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Nécessité de réserver ou pas le vol intérieur Chiang Mai - Phuket? English translation pending
😉Bonjour chers noctambules ou lève tôt du vf!
après avoir lu de nombreux posts je me lance .... Cela fait 20 ans que je ne suis pas retournée en asie du Sud- est dont la Thaïlande et j'ai un "peu "peur.....de me retrouver ds une mégapole pour Bkk mais elle l'était déjà ...... (facilitée j'imagine par le sky), de tourner des heures pour trouver un guest house à Chg M., de me faire balader par le taximan....... d'avoir à réserver mon planning pour 3 semaines en famille.Parce qu'avec des enfants ce n'est pas pareil, on est déjà obligé à distance de réserver 2 chambres sur BKK arrivant à 23h.....
Toujours est il que c'est avec émotion que nous y retournerons dans 10 jours, cette fois avec nos 2 filles qui n'ont qu'une hâte manger des brochettes, banh, khao pat &C°..... shopper pour la plus grande. etc......
Bon ce qui m'amène c'est que je suis tombée sur un bon témoignage datant de 2005 sur les vicissitudes de 2 femmes en bus vers Korat... mais en relisant plus loin vers 2006 un autre msg, au bus local s'est rajouté d'autres possibilités n'est il? (v.i.p. bus?) J'imagine que l'Isan s'ouvre peu à peu au tourisme, qui équivaut au confort.... On ne peut tout avoir . authenticité, facilité d'accès ne riment pas ...... Alors résa pas résa avant de partir, pour le vol Chg mai/ phuket ?(car on fera le trajet vers Nong khai en bus de BKk avec halte entre) et ne pas passer des heures en transport pour des milliers de km au retour....... Je ne connaissaient que les périodes juillet /aout et janvier février sembleraient des périodes "hautes" et hot en terme de remplissage hostel?
merci de vos bons tuyaux et avisements (si cela ce dit......) j'aimerai temps et tant partir avec eux comme "avant " no stress so cool.... confirmez le moi!
après avoir lu de nombreux posts je me lance .... Cela fait 20 ans que je ne suis pas retournée en asie du Sud- est dont la Thaïlande et j'ai un "peu "peur.....de me retrouver ds une mégapole pour Bkk mais elle l'était déjà ...... (facilitée j'imagine par le sky), de tourner des heures pour trouver un guest house à Chg M., de me faire balader par le taximan....... d'avoir à réserver mon planning pour 3 semaines en famille.Parce qu'avec des enfants ce n'est pas pareil, on est déjà obligé à distance de réserver 2 chambres sur BKK arrivant à 23h.....
Toujours est il que c'est avec émotion que nous y retournerons dans 10 jours, cette fois avec nos 2 filles qui n'ont qu'une hâte manger des brochettes, banh, khao pat &C°..... shopper pour la plus grande. etc......
Bon ce qui m'amène c'est que je suis tombée sur un bon témoignage datant de 2005 sur les vicissitudes de 2 femmes en bus vers Korat... mais en relisant plus loin vers 2006 un autre msg, au bus local s'est rajouté d'autres possibilités n'est il? (v.i.p. bus?) J'imagine que l'Isan s'ouvre peu à peu au tourisme, qui équivaut au confort.... On ne peut tout avoir . authenticité, facilité d'accès ne riment pas ...... Alors résa pas résa avant de partir, pour le vol Chg mai/ phuket ?(car on fera le trajet vers Nong khai en bus de BKk avec halte entre) et ne pas passer des heures en transport pour des milliers de km au retour....... Je ne connaissaient que les périodes juillet /aout et janvier février sembleraient des périodes "hautes" et hot en terme de remplissage hostel?
merci de vos bons tuyaux et avisements (si cela ce dit......) j'aimerai temps et tant partir avec eux comme "avant " no stress so cool.... confirmez le moi!
Trois jours à Koh Samed, budget hôtel 2500-3500 baths English translation pending
Coucou tout le monde
Voila je viens de lire les quelques postes sur Koh Samed, mais il me paraisse assez vieux, c'est ainsi que j'en poste un nouveau. Avec mon amie et moi, nous vous partir 3 jours/2 nuit sur cette ile, car nous sommes déjà allez sur Koh Chang, Samui, PhiPhi, Phan ngan.
Nous avons été du coté de Silom et il nous propose un package pour 3jours/2nuit pour 5.250 baths par personne,
Inclus :
2 nuit d'hotel au lima coco sur ao prao le van + le bateau + bus hotel
Maintenant, je ne sais pas si ca vous le coup d'y aller par nous meme, je sais que sur khao san on peut trouver aller retour en bus + bateau pour 550 baths par personne.
Pensez vous que ca soit moins cher ? Si on calcul avec le package de l agence cela couterai 10500 baths tout inclus.
J'aimerai bien un hotel sur ao prao et en bord de mer c'est la priorité, avec clim aussi aahahah
Merci
Voila je viens de lire les quelques postes sur Koh Samed, mais il me paraisse assez vieux, c'est ainsi que j'en poste un nouveau. Avec mon amie et moi, nous vous partir 3 jours/2 nuit sur cette ile, car nous sommes déjà allez sur Koh Chang, Samui, PhiPhi, Phan ngan.
Nous avons été du coté de Silom et il nous propose un package pour 3jours/2nuit pour 5.250 baths par personne,
Inclus :
2 nuit d'hotel au lima coco sur ao prao le van + le bateau + bus hotel
Maintenant, je ne sais pas si ca vous le coup d'y aller par nous meme, je sais que sur khao san on peut trouver aller retour en bus + bateau pour 550 baths par personne.
Pensez vous que ca soit moins cher ? Si on calcul avec le package de l agence cela couterai 10500 baths tout inclus.
J'aimerai bien un hotel sur ao prao et en bord de mer c'est la priorité, avec clim aussi aahahah
Merci
Séjour sur mesure en Thaïlande en novembre English translation pending
Bonjour a tous
J'ai pour projet de partir en thailande en novembre avec mon homme. J'ai trouve des billets d'avion pas trop cher avec la compagnie etihad qui a l'air d'avoir bonne reputation, vous confirmez ? j'aimerais ensuite aller dans le sud vers phuket. quelle compagnie pour un vol interieur ? thai airways ? airasia ( qui a de très bons prix ) ? nok air ? one to go ? Quel hotel conseillez vous a phuket pour budget moyen ? eventuellement, on pourraist aller a kho phi phi. une bonne gh a conseiller ?
enfin retour vers bangkok pour quelques jours avant de repartir et la encore, j'aimerais connaitre vos bonnes adresses d'hotel ou de GH. Un grand merci pour toutes vos infos
J'ai pour projet de partir en thailande en novembre avec mon homme. J'ai trouve des billets d'avion pas trop cher avec la compagnie etihad qui a l'air d'avoir bonne reputation, vous confirmez ? j'aimerais ensuite aller dans le sud vers phuket. quelle compagnie pour un vol interieur ? thai airways ? airasia ( qui a de très bons prix ) ? nok air ? one to go ? Quel hotel conseillez vous a phuket pour budget moyen ? eventuellement, on pourraist aller a kho phi phi. une bonne gh a conseiller ?
enfin retour vers bangkok pour quelques jours avant de repartir et la encore, j'aimerais connaitre vos bonnes adresses d'hotel ou de GH. Un grand merci pour toutes vos infos
Itinéraire pour une semaine en Egypte en août English translation pending
Bonjour, j'étais passé donner des conseils sur l'asie sur ce forum, et je m'en suis rappelé au moment de partir en voyage (maintenant), en EGYPTE.
Je voudrais partir pour pas trop cher ( ca c'est les habitudes de l'asie) en egypte, pour une semaine, sachant que je suis a Munich (Allemagne), et que c'est la que je reviendrai. Je voulais partir fin Aout, voire deb septembre, si vraiment c'est moins cher, et plutot que de faire la liste des billets sur Opodo, je me dit que Louxor ( le grand maitre ici ^^) avait peut etre une idée.
mes questions :Quoi visiter? Pyramides, Louxor(justement)?, le Nil?, Assouan? sachant que nous ne restons qu'une semaine ( avec ma copine), il est évidemment impossible de tout faire. pon est plutot backpackers petit budget, donc pas d'hotel 18* au caire, mais il y a quelquechose entre ca et le truc miteux? les plein d'étoiles sont-ils chers? Y'a t'il des low cost? j'ai vu egyptair, mais ca reste a 432€ munich/leCaire, il est peut etre beaucoup trop tard pour la haute saison?
bref, je cherche a en savoir plus sur un voyage la bas en cette fin d'été. (svp, me dites pas " ah non c trop tard, c trop cher, elle va pleurer de tristesse, elle veut des pyramides :))
Calcutta: que voir en une journée? English translation pending
Bonjour à tous,
Je dois aller à Calcutta en mai pour le travail. Je me garde les 3/4 d'une journée pour visiter la ville. Quels sont selon vous les incontournables, ce qu'il ne faut pas rater ? (temples, marchés....) Le guide du routard ne m'inspire pas trop, à part le marché aux fleurs
j'attends vos conseils merci d'avance 😉
Je dois aller à Calcutta en mai pour le travail. Je me garde les 3/4 d'une journée pour visiter la ville. Quels sont selon vous les incontournables, ce qu'il ne faut pas rater ? (temples, marchés....) Le guide du routard ne m'inspire pas trop, à part le marché aux fleurs
j'attends vos conseils merci d'avance 😉
Voyager seule, de quoi avez-vous peur? English translation pending
Hello 🙂
A mon premier voyage, j'avais 22 ans. Je voulais partir avec quelqu'un, mais personne dans mes amis, n'avait le temps ni les sous pour m'accompagner. Bon tant pis me suis je dit, j'y vais. J'avais peur de me retrouver au bout du monde, (en Indonésie) seule surtout. Et si il m'arrivait quelque chose? Et si je me faisais tout voler? Et si je me faisais violer? Et si je perdais mon passeport et ticket d'avion? Et si.... Zut, c'était mon grand rêve de petite fille, partir loin, alors voila.
Et bien, 17 ans plus tard, ca a été la chose la plus intelligente que j'ai faite! 😎
En revenant je me suis dite " Mon premier grand voyage... Surement le plus beau de tous? Comment est ce possible autrement?" Alors je suis repartie, toujours seule, et je n'ai quasi plus arrêté. Parfois un seul mois, parfois 20, mais voyager, apprendre le monde, et découvrir toutes les beautés que le monde recèle et qu'il n'y a pas chez nous.
J'ai toujours mes deux jambes, je ne me suis jamais rien fait volé, (sauf en Belgique) je n'ai jamais rien perdu (sauf ma virginité 😏) il ne m'est jamais arrivé qque chose de grave, sauf que j'ai réalisé que le metro boulot dodo était pas pour moi, ben oui c'est grave, non? 😉
J'ai commencé par des pays "cools" Java, Bali, la Thailande, un beau jour je me suis enfin décidée à aller en Inde, un autre en Iran, puis au Pakistan, et je le répète, rien de facheux ne m'est arrivé, jamais. Une fois une main au fesses en Inde, une autre fois au cambodge j'ai eu très chaud, mais il ne s'est rien passé de méchant.
Ah oui, je ne mets jamais de vetements moulants et courts, sauf une fois au Cambodge ou j'ai eu très chaud 😏
N'hésitez plus... Foncez! 🙂
Parvat' dit aussi "la mama"😏
A mon premier voyage, j'avais 22 ans. Je voulais partir avec quelqu'un, mais personne dans mes amis, n'avait le temps ni les sous pour m'accompagner. Bon tant pis me suis je dit, j'y vais. J'avais peur de me retrouver au bout du monde, (en Indonésie) seule surtout. Et si il m'arrivait quelque chose? Et si je me faisais tout voler? Et si je me faisais violer? Et si je perdais mon passeport et ticket d'avion? Et si.... Zut, c'était mon grand rêve de petite fille, partir loin, alors voila.
Et bien, 17 ans plus tard, ca a été la chose la plus intelligente que j'ai faite! 😎
En revenant je me suis dite " Mon premier grand voyage... Surement le plus beau de tous? Comment est ce possible autrement?" Alors je suis repartie, toujours seule, et je n'ai quasi plus arrêté. Parfois un seul mois, parfois 20, mais voyager, apprendre le monde, et découvrir toutes les beautés que le monde recèle et qu'il n'y a pas chez nous.
J'ai toujours mes deux jambes, je ne me suis jamais rien fait volé, (sauf en Belgique) je n'ai jamais rien perdu (sauf ma virginité 😏) il ne m'est jamais arrivé qque chose de grave, sauf que j'ai réalisé que le metro boulot dodo était pas pour moi, ben oui c'est grave, non? 😉
J'ai commencé par des pays "cools" Java, Bali, la Thailande, un beau jour je me suis enfin décidée à aller en Inde, un autre en Iran, puis au Pakistan, et je le répète, rien de facheux ne m'est arrivé, jamais. Une fois une main au fesses en Inde, une autre fois au cambodge j'ai eu très chaud, mais il ne s'est rien passé de méchant.
Ah oui, je ne mets jamais de vetements moulants et courts, sauf une fois au Cambodge ou j'ai eu très chaud 😏
N'hésitez plus... Foncez! 🙂
Parvat' dit aussi "la mama"😏
retard de 12h sur Malaysian Airlines English translation pending
Nous avons pris un vol KualaLumpur-Paris le 23 Avril dernier qui est parti avec 12h de retard :décollage à 11h30 le dimanche 24 au lieu de 23h30 le samedi 23 . nous avons été prévenus au dernier moment (affichage du report à 22h40 seulement );et nous avons dû passer les formalités douaniaires puis faire 50 mn de bus avant d'être logés dans un hôtel où nous avons, après un dîner très tardif et plus que frugal(omelette riz et pastèque) passé une très courte nuit:lever à 6h30 pour repartir à KLIA;Bref, pouvez vous me donner des conseils sur une éventuelle indemisation, par la Malaysian et ou par la carte Premier qui a été mon mode de paiement à Nouvelles Frontières?merci d'avance à ceux qui me renseigneront 🙂
Achats en Chine English translation pending
Savez vous s'il est interressant de faire des achats en Chine ? J'envisage de m'équiper d'accessoires pour appareils photo, de cartes numériques etc ... Je serai à Guangzhou en Décembre, dois je tout prévoir avant, ou est ce plus valable d'acheter sur place ??
Merci de vos tuyaux
Merci de vos tuyaux
Avis sur un article de Liberation English translation pending
L'ère des «travellers»
Par Frédérique DESCHAMPS
vendredi 06 août 2004 (Liberation - 06:00)

e «traveller» ou «backpacker» a aujourd'hui remplacé le routard. «"Traveller" est un terme anglo-saxon, plus générique et moins connoté que "routard". C'est un peu un hippie pasteurisé», explique Alexandre Kauffmann, 29 ans, auteur d'un petit récit drolatique (1) dans lequel il tente d'esquisser une topologie de cette tribu à laquelle il s'associe. Il est allé mener une enquête au Peace & Love Hotel à Paris et dans le quartier de Khao San Road à Bangkok. Car si le backpacker affiche un mépris certain pour le touriste lambda, il est pourtant animé comme lui d'un instinct grégaire qui le pousse à rejoindre ses congénères dans les mêmes guest houses plus ou moins sordides. Au fil des rencontres, le constat de Kauffmann est un peu amer : letravellerne réussit pas à échapper au paradoxe du touriste. «Le touriste vit dans le mépris de sa condition. Etranger au milieu qu'il visite, hanté par la peur du ridicule, honteux de son oisiveté, il aimerait passer inaperçu, détruire un statut qui lui permet pourtant d'être là.»
(1) Travellers, Ed. des Equateurs, 155 pp., 15 €.
Belle analyse ??!?
Par Frédérique DESCHAMPS
vendredi 06 août 2004 (Liberation - 06:00)

e «traveller» ou «backpacker» a aujourd'hui remplacé le routard. «"Traveller" est un terme anglo-saxon, plus générique et moins connoté que "routard". C'est un peu un hippie pasteurisé», explique Alexandre Kauffmann, 29 ans, auteur d'un petit récit drolatique (1) dans lequel il tente d'esquisser une topologie de cette tribu à laquelle il s'associe. Il est allé mener une enquête au Peace & Love Hotel à Paris et dans le quartier de Khao San Road à Bangkok. Car si le backpacker affiche un mépris certain pour le touriste lambda, il est pourtant animé comme lui d'un instinct grégaire qui le pousse à rejoindre ses congénères dans les mêmes guest houses plus ou moins sordides. Au fil des rencontres, le constat de Kauffmann est un peu amer : letravellerne réussit pas à échapper au paradoxe du touriste. «Le touriste vit dans le mépris de sa condition. Etranger au milieu qu'il visite, hanté par la peur du ridicule, honteux de son oisiveté, il aimerait passer inaperçu, détruire un statut qui lui permet pourtant d'être là.»(1) Travellers, Ed. des Equateurs, 155 pp., 15 €.
Belle analyse ??!?
Vos carnets de voyage English translation pending
On se regale a la lecture de tous vos recits, pendant quelques instants on quitte le bureau et l'ecran d'ordinateur pour se retrouve teleporter au milieu de nulle part, entre sourires des enfants et petites galeres en tout genre.
Mais pendant vos voyages, comment faites vous vos carnets?!? vous prenez des notes tous les soirs ou une fois par semaine (quand il faut attendre le bus pendant 2 heures dans une salle vide) vous etes plutot "on se leve a 8h, a 8h05 on court pour rattraper le bus, a 19h, apres 30 crevaisons et 15 sorties de routes on arrive a St Michel Chef Chef" ou "les enfants n'arretent pas de me sourire, et les vieilles femmes veulent toucher ma chevelure blonde" ou "en l'an 965, intel a conquit le pays, commence un regne d'abondance et de luxe, qui se reflete dans l'architecture delicate et raffinee et dans la profusion de livres et de traites theologiques" le dernier soir meme du voyage, le recit est fini emballe empaquete, ou 5 ans apres, le dernier chapitre reste toujours un mystere vous etes cahier d'ecolier, plume d'oie, ou feuilles blanches crayons de toutes les couleurs au retour, vous feuilletez les carnets tous les soirs, 3 pages font un excellent somniferes et garantissent des reves pleins de voyage. Ou alors, vous enfermez les carnets dans un coffre fort pour les ressortir lors du 20eme anniversaire de vos petits-enfants apres le voyage, votre pouce crie pouce et vous n'ecrivez plus une ligne jusqu'au prochain depart. Au contraire, comment s'arreter en si bon chemin alors que chaque jour est un voyage.
Bref, devoilez vous ! Dites nous comment vous ecrivez, on vous dira comment vous voyagez !
Mais pendant vos voyages, comment faites vous vos carnets?!? vous prenez des notes tous les soirs ou une fois par semaine (quand il faut attendre le bus pendant 2 heures dans une salle vide) vous etes plutot "on se leve a 8h, a 8h05 on court pour rattraper le bus, a 19h, apres 30 crevaisons et 15 sorties de routes on arrive a St Michel Chef Chef" ou "les enfants n'arretent pas de me sourire, et les vieilles femmes veulent toucher ma chevelure blonde" ou "en l'an 965, intel a conquit le pays, commence un regne d'abondance et de luxe, qui se reflete dans l'architecture delicate et raffinee et dans la profusion de livres et de traites theologiques" le dernier soir meme du voyage, le recit est fini emballe empaquete, ou 5 ans apres, le dernier chapitre reste toujours un mystere vous etes cahier d'ecolier, plume d'oie, ou feuilles blanches crayons de toutes les couleurs au retour, vous feuilletez les carnets tous les soirs, 3 pages font un excellent somniferes et garantissent des reves pleins de voyage. Ou alors, vous enfermez les carnets dans un coffre fort pour les ressortir lors du 20eme anniversaire de vos petits-enfants apres le voyage, votre pouce crie pouce et vous n'ecrivez plus une ligne jusqu'au prochain depart. Au contraire, comment s'arreter en si bon chemin alors que chaque jour est un voyage.
Bref, devoilez vous ! Dites nous comment vous ecrivez, on vous dira comment vous voyagez !
Land of smiles... Thaïlande English translation pending
Sawat Dee Kha !
Debut du voyage : Prendre le bus, c'est facile !
On arrive tant bien que mal (tant bien que mal fait partie d'une autre histoire !) a la gare routiere Nord-Nord-Est de Bangkok. Objectif "Khorat" (qui s'appelle aussi Nakhon Ratchasima, mais bon, on va choisir le nom le plus simple!).
Un panneau Nord-Est au troisieme etage. Ca commence facile. On grimpe, on debouche dans une immense salle et la... le debut du cauchemar !
Un hall interminable, des guichets et des guichets et des guichets a n'en plus finir dans les quatre directions. Des gens qui attendent patiemment au centre, charges de sacs et de paquets.
Et alors?
Ben, sur les guichets, comme dans toute gare qui se respecte, y'a les destinations, les prix, les horaires. Nous on veut aller a Khorat, rien de bien complique. Oui, mais imagine, les guichets, avec les petites fenetres, les bonhommes derriere le comptoir, les inscriptions en haut.
Imagine maintenant, au lieu des bons vieux caracteres latins si durement appris et gribouilles en classe, au lieu des A bien droits et des Z bien pointus…
Imagine des lettres toutes en rondeurs, toutes en courbes, avec des symboles au dessus (les voyelles), des mots longs comme ca, qui n'arrivent pas a accrocher nos yeux…
Oui, mais nous on veut aller a Khorat !
Alors, armee de sa patience legendaire, et d'un guide papier a tout faire, la blonde aventuriere ouvre le Lonely a la bonne page, il est bien ce guide, les villes sont aussi ecrites en Thai. Et commence l'essai de comparer le gribouillis sur le premier guichet avec le gribouillis sur le livre. Il y a au moins une cinquantaine de guichets, et les gribouillis sur le livre ne veulent pas s'imprimer sur les yeux !
Bon, on ne va pas y arriver comme ca! Comme McGyver, sortons le couteau-suisse numero deux.
Direction le bureau des renseignements.
"Bonjour on voudrait aller a Khorat, svp" (en version originale ca donnerait quelque chose comme : "Sawat Dee Kha, we'll like to go to Khorat please", par commodite de lecture, tous les dialogues qui vont suivre seront donnes en VF).
"ou?"
"Khorat"
"Ah Khorat, c'est juste la-bas" (vous l'aurez compris, notre accent thai n'est pas encore au point en ce premier jour de vadrouille ! mais au bout de 3 semaines, je peux vous assurer que tout le monde comprend mon Khorat !)
Apres, ce n'est que transaction financiere, optimisation du trajet jusqu'au car, gestion des bagages, selection de la place libre et adequate...
Mission numero 1 accomplie sans emcombre ! Trop facile la Thailande !...
Mais ce n'est point assez d'adversite pour cette premiere escapade. Le deuxieme objectif du jour, si vous le voulez bien (autrement vous finirez maillons faible-au revoir !), est une petite ville qui ne presente peu d'interet en elle meme sinon de se trouver non loin d'un certain temple Khmer construit du Xeme au XIII eme siecle, epoque des grandeurs d'Angkor Vat au Cambodge.
Cette ville, Nang-Rong, se trouve au milieu de la ligne de bus Khorat - Buriram.
Deja a Khorat, on a pige le truc et les locaux aussi ! A peine sorties du bus de Bangkok, les gens nous demandent ou on veut aller et nous montrent en deux temps trois mouvement le bus adequat. Avec le sourire, tout va !
La on se sent vraiment en Asie. Autant le premier bus avait encore des airs de modernite, si peu different des criteres occidentaux et meme equipe d'une climatisation, autant ce deuxieme bus nous renvoie a ce que nous cherchons, tout backpacker que nous sommes. Un truc sur 4 roues, tout rouge-orange pour etre repere au milieu de la route en cas de panne, des sieges a moitie instables pour deux personnes selon les normes europeennes, trois personnes selon les normes thaies. Et des ventillos au dessus de nos tetes, qui ne manquent de nous decapiter a chaque fois qu'on se leve.
Le peuple voyageur n'est plus le meme. Des petits vieux charges de victuailles qui rentrent dans leur campagne, des jeunes de retour dans leur famille...
15 minutes pour parcourir le premier kilometre, entre les escales pour recuperer des voyageurs et les escales pour faire descendre les vendeurs ambulant de nourriture plus ou moins bizarre. Le bus est deja plein, tous les sieges sont occupes de 2 ou 3 personnes. Nos sacs a dos sont caches par des caisses, des valises et meme un velo.
Et nous partons, au travers des campagne, les rizieres, les villages, les gens a pied ou a velo. Une personne au bout du chemin, le bus stoppe, et que les gens montent et que les gens descendent. Si si y'a toujours de la place, juste 2 personnes debout.
Et Nang-Rong dans tout ca? On ne sait pas ou c'est et quand le bus va s'arreter. Comme l'arret est au milieu du trajet, on ne sait pas trop quand il faut descendre.
L'aventuriere blonde (toujours elle !), repart a l'attaque, toujours armee de son livre (trop bien le Lonely, non non, je n'ai pas d'action chez eux!) et traverse toute l'allee centrale encore peu encombree pour demander a la vieille dame qui vend les tickets de nous indiquer quand nous arriverons a Nang-Rong.
Rien a faire, primo Nang-Rong, c'est encore plus difficile a prononcer que Khorat. Et deuxio, la seule phrase que je connais en thai c'est "Nam Plao Song Kha" (quelque chose comme "2 bouteilles d'eau svp"), et la dame ne parle pas anglais. Je lui montre donc mon guide pour lui montrer Nang-Rong, mais elle ne sait pas lire les caracteres latins (et manque de bol, Nang-Rong n'etait pas ecrit en thai dans mon guide - va falloir que je me plaigne a l'auteur!).
Bon, tant pis, rebrousse chemin pour cogiter un peu. A chaque embranchement, on essaye de lire les panneaux -heureusement ecris en thai et caractere latin- pour se reperer sur la carte.
Le bus s'arrete a cote d'une ecole, 20 collegiens et collegiennes (au moins!) qui veulent monter. Venez, venez donc, il y a de la place. Et que tout le monde se serre, et que l'allee se remplisse (et je n'ose imaginer l'etat des roues et des amortisseurs avec cette charge).
Les ecoliers sont tous en uniforme, chemisier blanc, violet, vert, bleu ou rouge...
Et nous, toujours a nous demander comment descendre a Nang-Rong. Mais, que voyons-nous dans l'allee, parmis ces sourires, ces cartables, ces uniformes?... Un dictionaire Thai-Anglais ainsi que sa jeune proprietaire. Je pense qu'elle a du regretter avoir tenu ce dictionaire a la main, car la voila harcelee par deux jeunes farangs qui commencent a lui parler dans la langue de Shakespeare que apparement elle ne maitrise par encore. On essaye desesperement de lui expliquer notre probleme dantesque : on veut juste savoir quand descendre, on veut Nang-Rong! Quand apres 10 minutes d'english nous voyons que nous l'embarrassons plus que tout autre chose, nous capitulons une derniere fois.
Mais comme l'a si bien dit le general, nous avons perdu une bataille mais pas la guerre.
Il y a encore des gens dans le bus qui ne savent pas que nous voulons descendre a Nang-Rong.
Nous demandons donc a tous nos voisins et aux voisins des voisins, jeunes, vieux qui dort sur l'epaule de Sophie, femme avec son bebe, couple...Nang-Rong, Nang-Rong, Nang-Rong!
Et quand la terre promise enfin arrive, ou plutot la petite gare routiere de Nang-Rong, tout le bus (ou presque) se tourne vers nous pour nous dire que c'est ici la fin de notre premier vrai periple au pays de Siam. Ils s'en souviendront un bon moment, ces voyageurs locaux, des deux tetes blondes de Nang-Rong !
Amazing Thailand : A travers la campagne et le temple de Phanom Rung.
Pour aller au temple khmer de Phanom Rung (autrement que par une moto de location), il faut tout d’abord prendre un bus pour 10 km a la gare routiere de Nang-Rong, puis normalement des songtaews (taxi collectifs) conduisent au sommet du volcan pour 20 baths par personne.
Point de songtaews a la descente du bus, mais un moto-taxi qui n’a rien d’autre a faire que de tourner autour des deux seules voyageuses du coin.
« 100 bath aller-retour par personne, j’en conduis une puis je viens chercher l’autre »
« non merci »
re-discours du chauffeur, mot pour mot
« non merci, on attend le songtaew »
« pas de songtaew ici, que le week-end (on etait mardi)… Je vous fais 80 baths par personne, 40 pour aller, 40 pour revenir »
« non merci »
Que fait-on ? On attend ? On bouge parce qu’il commence a m’enerver le chauffeur, surtout qu’en voila un deuxieme qui rapplique ! Ok, on bouge !
Et nous voila de commencer a marcher. Le temple n’est que a 8km, il est 11h sous le soleil, ce n’est pas ca qui va effrayer les deux randonneuses que nous sommes.
Et comme pour retribuer notre courage, a peine parties, voila un songtaew qui arrive. On demande Phanom Rung, 20 baths, le chauffeur dit ok (on paye a la fin dans ces vehicules). Deux femmes sont deja a l’interieur, une des femmes a un bebe, qu’elle nous montre et qu’elle nous demande de faire coucou au bambin, et que nous faisons des sourires et des pseudo-grimaces…
3 kilometres plus loin, les deux femmes descendent. Et 5 minutes plus tard, juste avant la montee de la colline, voila le taxi qui s’arrete.
Le chauffeur : « 20 baths jusqu’ici, 100 baths pour monter au Phanom Rung ». Et nous de discuter, de refuser de se faire avoir, rien a faire, c’est le seul taxi, nous sommes les seuls touristes... La loi du marche ou plutot la loi de la jungle! Peu nous importe, nous voulions aller a pied, nous irons a pied, que diantre !!
Nous voila donc a l’assaut de la montagne, euh de la colline (le sommet est quand meme a 383 m !). Un kilometre a pied, ca use, ca use… Nous croisons un troupeau de buffles, puis une famille qui apporte des offrandes sur un autel au bord de la route, echanges de wai (salutations mains jointes) et de sourires. Scenes de vie, scenes de joie.
Ca commence a bien grimper, le soleil cogne, la bouteille d’eau passe de main en main.
Soudain un pick-up s’arrete. « Bonjour, on voudrait aller au Phanom Rung ». Et nous voici, a l’avant avec un conducteur que nous ne connaissons pas et qui ne nous demande rien. Il nous laissera devant le temple et refusera meme l’argent que nous voulions lui laisser en dedommagement. Quel contraste avec le chauffeur de la moto et le taxi 30 minutes plus tot.
L’entree dans le temple de Prasat Hin Khao Phanom Rung (« sanctuaire en pierre en haut de la grande colline »), se fait en longeant une longue allee dallee puis en franchissant trois ponts gardes de terribles nagas (serpents a 5 ou 7 tetes). A l’origine un monument hindou, le temple est couvert de sculpture en pierres de Vishnu et autres Shiva. Autant l’exterieur est incroyablement charge, de scenes de vie, de motifs floraux, de personnages epiques, autant l’interieur est petit et sobre. Les lieux respirent le calme et la serenite de la foret alentour.
Pour le retour, n’ayant marche que 1 ou 2 kilometres a l’aller, nous decidons de faire les 8 km jusqu’au bus a pied. Nous avons le temps, nous avons besoin de nous degourdir les jambes apres une journee entiere de bus, nous voulons profiter du paysage…
Nous voila donc gaiement sur les chemins, a travers la foret de Thailande. Et tres vite, les gens nous klaxonnent allegrement, etonnes de voir deux blanches a pied dans la campagne. Les motos nous doublent, les conducteurs se retournent, manquant finir dans le paysage. Et nous tout sourire, de descendre joyeusement le long de la route. Une voiture qui s’arrete propose nous emmener. Nous refusons gentiment et expliquons que nous voulons marcher. Une moto a present, merci bien, on continue a pied. La campagne est belle, paree d’un habit d’or, decoree de colliers verts, entouree d’un ciel bleu. Un etal au bord de la route propose des petites bananes, cela va nous tenir compagnie sur le chemin. En passant devant une ecole, des garcons assis sur un mur, nous lancent «I like banana », nous leur repondons « you want banana ? » et tout le monde se met a rire a cœur joie. Voici maintenant un groupe de jeunes a moto, eux devant, elles derriere. Que ne font-ils pas les garcons thais pour prendre en stop des occidentales ? Tout simplement demander a leur copines de descendre de moto et de laisser place ! Si si si ! Mais a pied nous continuons inlassablement. Et a se faire accoster, et a refuser les innombrables offres, et a rigoler avec les motards qui se retournent dangereusement, et a sourire a tout les enfants le long de la route, le chemin est trop court, l’arrivee deja approche, les moment de fous-rires toutes les deux au milieu de la campagne trop vite s’achevent.
De cette journee a Phanom Rung, curieusement, nous nous rappelons beaucoup plus cette escapade au milieu de la nature et de la population de ce coin de Thailande, que le temple Khmer, qui vaut quand meme largement le detour (ou les 8 km a pied !) pour sa beaute et son charme.
Fin du voyage : Prendre le bus, c'est toujours facile
On pensait avoir tout fait en terme de transport, bus de toutes les sortes (VIP avec rideaux en dentelle rose et boisson gratuite toutes les 3 minutes, bus avec clim ou avec ventilo, bus a la traine dans les routes de montagne, bus deglinge tenant encore debout par miracle), train couchette a l'ambiance de colonie de vacances, songtaew (camionette-taxis), tuk-tuk (taxi a 3 roues) et meme elephant (ca bouge vraiment beaucoup quand on est assis derriere la tete !) et bamboo rafting, sans oublier nos inusables pieds.
On croyait etre rodes dans la gestion des destinations, ou comment reussir a monter dans le bon bus en ne comprenant rien a l'ecriture thaie.
Mais une derniere epreuve nous attendait !
Les bus publics de Bangkok !!
Simple comme Sawat Dee Kah diriez vous !
Detrompez vous, le cauchemar recommence !
Operation numero 1 : trouver le bon bus, tirer le bon numero quoi ! Pas de plan, pas d'itineraire, pas d'indication, tout juste si on trouve les arrets le long de la route !
Les bus s'arretent a peine, juste le temps pour les voyageurs d'enjamber le marche pied avant de se faire happer par la bete.
Si une fois on arrive a trouver le temps de parler au chauffeur ou a la personne qui encaisse les 3 ou 10 baths de service, ceux-ci ne comprennent ou font semblant de ne pas comprendre l'anglais.
Nous voila donc coinces au sud de Bangkok, de retour de pelerinage. Nous voulons juste aller dans le centre, ou arriver a cote d'une station de skytrain (metro aerien). Rien de bien sorcier !
Et pourtant, un bus, deux bus, trois bus, ...10 bus. Tiens, ce numero la est deja passe il y a 10 minutes, 12 bus, 14 bus (c'est comme compter les moutons ca!)
Bon, passons a l'attaque, lancons la grande offensive.. ouvrons le guide ! ;-)
Manque de bol, il ne dit rien, il est devenu muet, aphone, epuise par 3 semaines de vadrouille dans tous les coins du pays...
Mais le guide a une aura benefique, voila qu'une jeune fille s'approche de nous et nous demande ou nous voulons aller. Bangkok Noi please. Elle ne sait pas trop comment y aller (ce n'est pas direct de l'endroit ou nous sommes), et la voila qui demande a une autre inconnue qui attend elle aussi a l'arret. Et toutes les deux, de discuter, de selectionner les bons numeros et les bons arrets.
Nous voici donc avec un bout de papier, 3 numeros dessus, un arret ecrit en thai et en anglais. Avec ca, nous sommes pares et arriverons a bon port.
Que la gentillesse, et la spontaneite des thais m'enchanteront toujours !!
Et d'autres souvenirs de bus, a Bangkok toujours, comme cette dame qui s'assied a cote de moi et me demande "where from" (une des questions favorite la-bas !). De lui repondre que je suis francaise et elle de me dire qu'elle parle allemand ! Mais vous avez de la chance ! Roger a cote de moi est suisse-allemand ! Et les voila engage dans une conversation que je ne decrypte pas, et moi d'y mettre mon grain de sel en anglais.... Vive le monde !
Et Land of Smiles, c'est aussi : "of temples and monks" : des temples partout, en bois ou en pierres, art deco ou art lanna, couverts d'or ou de mosaiques, sobres ou plein de scupltures.. Des moines aussi, cranes razes, tenues ocre/jaune reconnaissables de loin. Et nous les femmes qui devont nous ecarter sur la route pour eviter de les toucher. du ble ou du riz? Des rizieres assechees, des champs jaunes paille, des epis coupes a la faucille et entoures de ficelles, pour ensuite etre battus au sol pour separer le riz de l'ivraie. Pas vraiment l'image que nous avons des rizieres humides, des epis tout vert et des buffles qui labourent paisiblement. des karens, des lissus, des lazus, des chinois... Tribus des montagnes, magies des couleurs. Tuniques noires, rouges, bleues. Villages perdus au creux de la vallee, cabanes de bamboo et de bois, salles de bain sous les cascades. faire ses achats en bateau, au milieu des klongs (canaux) de Damnoen Sadduak. Un marche flottant, des femmes en bleu coiffees de leur chapeau de paille, sur des freles embarcations chargees de victuailles. et encore en vrac: Loy Kratong- la fete de la lumiere-, les bouddhas dans toutes les positions, des marches ou on trouve de tout et surtout a manger pour pas cher des tom kha kai, tom yam kung ou pad thai, le monde qui est surpris de nous voir baragouiner 2 mots de thai, un spectacle de danses traditionnelles by night devant le temple de Prasat Hin Phimai, des long boats au milieu de la riviere, un vieux monsieur qui discute avec nous pendant 1 heure pendant que nous savourons un the dans sa boutique... et tant de chose dans la tete, images eternelles mais qui ne peuvent s'exprimer avec nos si pauvres mots.
Et Land of Smiles (le surnom de la Thailande), c'est surtout et avant tout, les sourires et la generosite de ses habitants. Que je desire a present prolonger cette pleniture, d'avoir pendant 20 jours, toujours eu chaud au coeur.
Debut du voyage : Prendre le bus, c'est facile !
On arrive tant bien que mal (tant bien que mal fait partie d'une autre histoire !) a la gare routiere Nord-Nord-Est de Bangkok. Objectif "Khorat" (qui s'appelle aussi Nakhon Ratchasima, mais bon, on va choisir le nom le plus simple!).
Un panneau Nord-Est au troisieme etage. Ca commence facile. On grimpe, on debouche dans une immense salle et la... le debut du cauchemar !
Un hall interminable, des guichets et des guichets et des guichets a n'en plus finir dans les quatre directions. Des gens qui attendent patiemment au centre, charges de sacs et de paquets.
Et alors?
Ben, sur les guichets, comme dans toute gare qui se respecte, y'a les destinations, les prix, les horaires. Nous on veut aller a Khorat, rien de bien complique. Oui, mais imagine, les guichets, avec les petites fenetres, les bonhommes derriere le comptoir, les inscriptions en haut.
Imagine maintenant, au lieu des bons vieux caracteres latins si durement appris et gribouilles en classe, au lieu des A bien droits et des Z bien pointus…
Imagine des lettres toutes en rondeurs, toutes en courbes, avec des symboles au dessus (les voyelles), des mots longs comme ca, qui n'arrivent pas a accrocher nos yeux…
Oui, mais nous on veut aller a Khorat !
Alors, armee de sa patience legendaire, et d'un guide papier a tout faire, la blonde aventuriere ouvre le Lonely a la bonne page, il est bien ce guide, les villes sont aussi ecrites en Thai. Et commence l'essai de comparer le gribouillis sur le premier guichet avec le gribouillis sur le livre. Il y a au moins une cinquantaine de guichets, et les gribouillis sur le livre ne veulent pas s'imprimer sur les yeux !
Bon, on ne va pas y arriver comme ca! Comme McGyver, sortons le couteau-suisse numero deux.
Direction le bureau des renseignements.
"Bonjour on voudrait aller a Khorat, svp" (en version originale ca donnerait quelque chose comme : "Sawat Dee Kha, we'll like to go to Khorat please", par commodite de lecture, tous les dialogues qui vont suivre seront donnes en VF).
"ou?"
"Khorat"
"Ah Khorat, c'est juste la-bas" (vous l'aurez compris, notre accent thai n'est pas encore au point en ce premier jour de vadrouille ! mais au bout de 3 semaines, je peux vous assurer que tout le monde comprend mon Khorat !)
Apres, ce n'est que transaction financiere, optimisation du trajet jusqu'au car, gestion des bagages, selection de la place libre et adequate...
Mission numero 1 accomplie sans emcombre ! Trop facile la Thailande !...
Mais ce n'est point assez d'adversite pour cette premiere escapade. Le deuxieme objectif du jour, si vous le voulez bien (autrement vous finirez maillons faible-au revoir !), est une petite ville qui ne presente peu d'interet en elle meme sinon de se trouver non loin d'un certain temple Khmer construit du Xeme au XIII eme siecle, epoque des grandeurs d'Angkor Vat au Cambodge.
Cette ville, Nang-Rong, se trouve au milieu de la ligne de bus Khorat - Buriram.
Deja a Khorat, on a pige le truc et les locaux aussi ! A peine sorties du bus de Bangkok, les gens nous demandent ou on veut aller et nous montrent en deux temps trois mouvement le bus adequat. Avec le sourire, tout va !
La on se sent vraiment en Asie. Autant le premier bus avait encore des airs de modernite, si peu different des criteres occidentaux et meme equipe d'une climatisation, autant ce deuxieme bus nous renvoie a ce que nous cherchons, tout backpacker que nous sommes. Un truc sur 4 roues, tout rouge-orange pour etre repere au milieu de la route en cas de panne, des sieges a moitie instables pour deux personnes selon les normes europeennes, trois personnes selon les normes thaies. Et des ventillos au dessus de nos tetes, qui ne manquent de nous decapiter a chaque fois qu'on se leve.
Le peuple voyageur n'est plus le meme. Des petits vieux charges de victuailles qui rentrent dans leur campagne, des jeunes de retour dans leur famille...
15 minutes pour parcourir le premier kilometre, entre les escales pour recuperer des voyageurs et les escales pour faire descendre les vendeurs ambulant de nourriture plus ou moins bizarre. Le bus est deja plein, tous les sieges sont occupes de 2 ou 3 personnes. Nos sacs a dos sont caches par des caisses, des valises et meme un velo.
Et nous partons, au travers des campagne, les rizieres, les villages, les gens a pied ou a velo. Une personne au bout du chemin, le bus stoppe, et que les gens montent et que les gens descendent. Si si y'a toujours de la place, juste 2 personnes debout.
Et Nang-Rong dans tout ca? On ne sait pas ou c'est et quand le bus va s'arreter. Comme l'arret est au milieu du trajet, on ne sait pas trop quand il faut descendre.
L'aventuriere blonde (toujours elle !), repart a l'attaque, toujours armee de son livre (trop bien le Lonely, non non, je n'ai pas d'action chez eux!) et traverse toute l'allee centrale encore peu encombree pour demander a la vieille dame qui vend les tickets de nous indiquer quand nous arriverons a Nang-Rong.
Rien a faire, primo Nang-Rong, c'est encore plus difficile a prononcer que Khorat. Et deuxio, la seule phrase que je connais en thai c'est "Nam Plao Song Kha" (quelque chose comme "2 bouteilles d'eau svp"), et la dame ne parle pas anglais. Je lui montre donc mon guide pour lui montrer Nang-Rong, mais elle ne sait pas lire les caracteres latins (et manque de bol, Nang-Rong n'etait pas ecrit en thai dans mon guide - va falloir que je me plaigne a l'auteur!).
Bon, tant pis, rebrousse chemin pour cogiter un peu. A chaque embranchement, on essaye de lire les panneaux -heureusement ecris en thai et caractere latin- pour se reperer sur la carte.
Le bus s'arrete a cote d'une ecole, 20 collegiens et collegiennes (au moins!) qui veulent monter. Venez, venez donc, il y a de la place. Et que tout le monde se serre, et que l'allee se remplisse (et je n'ose imaginer l'etat des roues et des amortisseurs avec cette charge).
Les ecoliers sont tous en uniforme, chemisier blanc, violet, vert, bleu ou rouge...
Et nous, toujours a nous demander comment descendre a Nang-Rong. Mais, que voyons-nous dans l'allee, parmis ces sourires, ces cartables, ces uniformes?... Un dictionaire Thai-Anglais ainsi que sa jeune proprietaire. Je pense qu'elle a du regretter avoir tenu ce dictionaire a la main, car la voila harcelee par deux jeunes farangs qui commencent a lui parler dans la langue de Shakespeare que apparement elle ne maitrise par encore. On essaye desesperement de lui expliquer notre probleme dantesque : on veut juste savoir quand descendre, on veut Nang-Rong! Quand apres 10 minutes d'english nous voyons que nous l'embarrassons plus que tout autre chose, nous capitulons une derniere fois.
Mais comme l'a si bien dit le general, nous avons perdu une bataille mais pas la guerre.
Il y a encore des gens dans le bus qui ne savent pas que nous voulons descendre a Nang-Rong.
Nous demandons donc a tous nos voisins et aux voisins des voisins, jeunes, vieux qui dort sur l'epaule de Sophie, femme avec son bebe, couple...Nang-Rong, Nang-Rong, Nang-Rong!
Et quand la terre promise enfin arrive, ou plutot la petite gare routiere de Nang-Rong, tout le bus (ou presque) se tourne vers nous pour nous dire que c'est ici la fin de notre premier vrai periple au pays de Siam. Ils s'en souviendront un bon moment, ces voyageurs locaux, des deux tetes blondes de Nang-Rong !
Amazing Thailand : A travers la campagne et le temple de Phanom Rung.
Pour aller au temple khmer de Phanom Rung (autrement que par une moto de location), il faut tout d’abord prendre un bus pour 10 km a la gare routiere de Nang-Rong, puis normalement des songtaews (taxi collectifs) conduisent au sommet du volcan pour 20 baths par personne.
Point de songtaews a la descente du bus, mais un moto-taxi qui n’a rien d’autre a faire que de tourner autour des deux seules voyageuses du coin.
« 100 bath aller-retour par personne, j’en conduis une puis je viens chercher l’autre »
« non merci »
re-discours du chauffeur, mot pour mot
« non merci, on attend le songtaew »
« pas de songtaew ici, que le week-end (on etait mardi)… Je vous fais 80 baths par personne, 40 pour aller, 40 pour revenir »
« non merci »
Que fait-on ? On attend ? On bouge parce qu’il commence a m’enerver le chauffeur, surtout qu’en voila un deuxieme qui rapplique ! Ok, on bouge !
Et nous voila de commencer a marcher. Le temple n’est que a 8km, il est 11h sous le soleil, ce n’est pas ca qui va effrayer les deux randonneuses que nous sommes.
Et comme pour retribuer notre courage, a peine parties, voila un songtaew qui arrive. On demande Phanom Rung, 20 baths, le chauffeur dit ok (on paye a la fin dans ces vehicules). Deux femmes sont deja a l’interieur, une des femmes a un bebe, qu’elle nous montre et qu’elle nous demande de faire coucou au bambin, et que nous faisons des sourires et des pseudo-grimaces…
3 kilometres plus loin, les deux femmes descendent. Et 5 minutes plus tard, juste avant la montee de la colline, voila le taxi qui s’arrete.
Le chauffeur : « 20 baths jusqu’ici, 100 baths pour monter au Phanom Rung ». Et nous de discuter, de refuser de se faire avoir, rien a faire, c’est le seul taxi, nous sommes les seuls touristes... La loi du marche ou plutot la loi de la jungle! Peu nous importe, nous voulions aller a pied, nous irons a pied, que diantre !!
Nous voila donc a l’assaut de la montagne, euh de la colline (le sommet est quand meme a 383 m !). Un kilometre a pied, ca use, ca use… Nous croisons un troupeau de buffles, puis une famille qui apporte des offrandes sur un autel au bord de la route, echanges de wai (salutations mains jointes) et de sourires. Scenes de vie, scenes de joie.
Ca commence a bien grimper, le soleil cogne, la bouteille d’eau passe de main en main.
Soudain un pick-up s’arrete. « Bonjour, on voudrait aller au Phanom Rung ». Et nous voici, a l’avant avec un conducteur que nous ne connaissons pas et qui ne nous demande rien. Il nous laissera devant le temple et refusera meme l’argent que nous voulions lui laisser en dedommagement. Quel contraste avec le chauffeur de la moto et le taxi 30 minutes plus tot.
L’entree dans le temple de Prasat Hin Khao Phanom Rung (« sanctuaire en pierre en haut de la grande colline »), se fait en longeant une longue allee dallee puis en franchissant trois ponts gardes de terribles nagas (serpents a 5 ou 7 tetes). A l’origine un monument hindou, le temple est couvert de sculpture en pierres de Vishnu et autres Shiva. Autant l’exterieur est incroyablement charge, de scenes de vie, de motifs floraux, de personnages epiques, autant l’interieur est petit et sobre. Les lieux respirent le calme et la serenite de la foret alentour.
Pour le retour, n’ayant marche que 1 ou 2 kilometres a l’aller, nous decidons de faire les 8 km jusqu’au bus a pied. Nous avons le temps, nous avons besoin de nous degourdir les jambes apres une journee entiere de bus, nous voulons profiter du paysage…
Nous voila donc gaiement sur les chemins, a travers la foret de Thailande. Et tres vite, les gens nous klaxonnent allegrement, etonnes de voir deux blanches a pied dans la campagne. Les motos nous doublent, les conducteurs se retournent, manquant finir dans le paysage. Et nous tout sourire, de descendre joyeusement le long de la route. Une voiture qui s’arrete propose nous emmener. Nous refusons gentiment et expliquons que nous voulons marcher. Une moto a present, merci bien, on continue a pied. La campagne est belle, paree d’un habit d’or, decoree de colliers verts, entouree d’un ciel bleu. Un etal au bord de la route propose des petites bananes, cela va nous tenir compagnie sur le chemin. En passant devant une ecole, des garcons assis sur un mur, nous lancent «I like banana », nous leur repondons « you want banana ? » et tout le monde se met a rire a cœur joie. Voici maintenant un groupe de jeunes a moto, eux devant, elles derriere. Que ne font-ils pas les garcons thais pour prendre en stop des occidentales ? Tout simplement demander a leur copines de descendre de moto et de laisser place ! Si si si ! Mais a pied nous continuons inlassablement. Et a se faire accoster, et a refuser les innombrables offres, et a rigoler avec les motards qui se retournent dangereusement, et a sourire a tout les enfants le long de la route, le chemin est trop court, l’arrivee deja approche, les moment de fous-rires toutes les deux au milieu de la campagne trop vite s’achevent.
De cette journee a Phanom Rung, curieusement, nous nous rappelons beaucoup plus cette escapade au milieu de la nature et de la population de ce coin de Thailande, que le temple Khmer, qui vaut quand meme largement le detour (ou les 8 km a pied !) pour sa beaute et son charme.
Fin du voyage : Prendre le bus, c'est toujours facile
On pensait avoir tout fait en terme de transport, bus de toutes les sortes (VIP avec rideaux en dentelle rose et boisson gratuite toutes les 3 minutes, bus avec clim ou avec ventilo, bus a la traine dans les routes de montagne, bus deglinge tenant encore debout par miracle), train couchette a l'ambiance de colonie de vacances, songtaew (camionette-taxis), tuk-tuk (taxi a 3 roues) et meme elephant (ca bouge vraiment beaucoup quand on est assis derriere la tete !) et bamboo rafting, sans oublier nos inusables pieds.
On croyait etre rodes dans la gestion des destinations, ou comment reussir a monter dans le bon bus en ne comprenant rien a l'ecriture thaie.
Mais une derniere epreuve nous attendait !
Les bus publics de Bangkok !!
Simple comme Sawat Dee Kah diriez vous !
Detrompez vous, le cauchemar recommence !
Operation numero 1 : trouver le bon bus, tirer le bon numero quoi ! Pas de plan, pas d'itineraire, pas d'indication, tout juste si on trouve les arrets le long de la route !
Les bus s'arretent a peine, juste le temps pour les voyageurs d'enjamber le marche pied avant de se faire happer par la bete.
Si une fois on arrive a trouver le temps de parler au chauffeur ou a la personne qui encaisse les 3 ou 10 baths de service, ceux-ci ne comprennent ou font semblant de ne pas comprendre l'anglais.
Nous voila donc coinces au sud de Bangkok, de retour de pelerinage. Nous voulons juste aller dans le centre, ou arriver a cote d'une station de skytrain (metro aerien). Rien de bien sorcier !
Et pourtant, un bus, deux bus, trois bus, ...10 bus. Tiens, ce numero la est deja passe il y a 10 minutes, 12 bus, 14 bus (c'est comme compter les moutons ca!)
Bon, passons a l'attaque, lancons la grande offensive.. ouvrons le guide ! ;-)
Manque de bol, il ne dit rien, il est devenu muet, aphone, epuise par 3 semaines de vadrouille dans tous les coins du pays...
Mais le guide a une aura benefique, voila qu'une jeune fille s'approche de nous et nous demande ou nous voulons aller. Bangkok Noi please. Elle ne sait pas trop comment y aller (ce n'est pas direct de l'endroit ou nous sommes), et la voila qui demande a une autre inconnue qui attend elle aussi a l'arret. Et toutes les deux, de discuter, de selectionner les bons numeros et les bons arrets.
Nous voici donc avec un bout de papier, 3 numeros dessus, un arret ecrit en thai et en anglais. Avec ca, nous sommes pares et arriverons a bon port.
Que la gentillesse, et la spontaneite des thais m'enchanteront toujours !!
Et d'autres souvenirs de bus, a Bangkok toujours, comme cette dame qui s'assied a cote de moi et me demande "where from" (une des questions favorite la-bas !). De lui repondre que je suis francaise et elle de me dire qu'elle parle allemand ! Mais vous avez de la chance ! Roger a cote de moi est suisse-allemand ! Et les voila engage dans une conversation que je ne decrypte pas, et moi d'y mettre mon grain de sel en anglais.... Vive le monde !
Et Land of Smiles, c'est aussi : "of temples and monks" : des temples partout, en bois ou en pierres, art deco ou art lanna, couverts d'or ou de mosaiques, sobres ou plein de scupltures.. Des moines aussi, cranes razes, tenues ocre/jaune reconnaissables de loin. Et nous les femmes qui devont nous ecarter sur la route pour eviter de les toucher. du ble ou du riz? Des rizieres assechees, des champs jaunes paille, des epis coupes a la faucille et entoures de ficelles, pour ensuite etre battus au sol pour separer le riz de l'ivraie. Pas vraiment l'image que nous avons des rizieres humides, des epis tout vert et des buffles qui labourent paisiblement. des karens, des lissus, des lazus, des chinois... Tribus des montagnes, magies des couleurs. Tuniques noires, rouges, bleues. Villages perdus au creux de la vallee, cabanes de bamboo et de bois, salles de bain sous les cascades. faire ses achats en bateau, au milieu des klongs (canaux) de Damnoen Sadduak. Un marche flottant, des femmes en bleu coiffees de leur chapeau de paille, sur des freles embarcations chargees de victuailles. et encore en vrac: Loy Kratong- la fete de la lumiere-, les bouddhas dans toutes les positions, des marches ou on trouve de tout et surtout a manger pour pas cher des tom kha kai, tom yam kung ou pad thai, le monde qui est surpris de nous voir baragouiner 2 mots de thai, un spectacle de danses traditionnelles by night devant le temple de Prasat Hin Phimai, des long boats au milieu de la riviere, un vieux monsieur qui discute avec nous pendant 1 heure pendant que nous savourons un the dans sa boutique... et tant de chose dans la tete, images eternelles mais qui ne peuvent s'exprimer avec nos si pauvres mots.
Et Land of Smiles (le surnom de la Thailande), c'est surtout et avant tout, les sourires et la generosite de ses habitants. Que je desire a present prolonger cette pleniture, d'avoir pendant 20 jours, toujours eu chaud au coeur.
Advice on a classic Indonesia itinerary for summer 2026
I’d love to get some feedback on our itinerary—it’s probably pretty basic! This is our second trip to Asia and our first to Indonesia. We have three kids aged 20, 18, and 12. We land in Jakarta at 4 PM, spend 3 nights/2 days there, then take the train to Yogyakarta for 3 nights/2 days, followed by the train to Surabaya for 2 nights/1 day, then the train to Bromo for 1 day/1 night, a private driver to Ijen for 2 nights/2 days, then on to Bali (Ubud) for 4 nights/3 days, followed by Gili Air for 3 nights/2 days, Senggigi (Lombok) for 2 nights, and finally 5 nights in Kuta. I’m considering cutting the 2 nights in Senggigi to just keep Kuta and extend it to 7 nights. In Lombok, I’m not sure how to get around since I’m not comfortable with scooters... Your thoughts on all of this, and any advice, are more than welcome—don’t hesitate!
For those wondering why cities like Jakarta and Surabaya: we don’t often get the chance to visit big Asian cities, so we wanted to include that discovery in our trip. The trains between Jakarta and Yogyakarta, Surabaya and Probolinggo are booked. The return flight from Lombok to Jakarta is also set. Accommodations are booked but flexible (same for the trains).
Thanks!
For those wondering why cities like Jakarta and Surabaya: we don’t often get the chance to visit big Asian cities, so we wanted to include that discovery in our trip. The trains between Jakarta and Yogyakarta, Surabaya and Probolinggo are booked. The return flight from Lombok to Jakarta is also set. Accommodations are booked but flexible (same for the trains).
Thanks!
Superrich opening hours at Suvarnabhumi Airport
Hi. Does anyone know what time the Superrich on level -2 at Suvarnabhumi Airport stays open for currency exchange? I’ve got a flight arriving at night. Thanks.
Discussion parallèle au concours photo d'août: "Noir & Blanc" English translation pending
Je vous donne rendez-vous ici pour vos photos hors concours, pour discuter, échanger, conseiller, apprendre et s'amuser 😛
Le concours se passe par-là: https://voyageforum.com/v.f?post=10330487;a=10330487
Le concours se passe par-là: https://voyageforum.com/v.f?post=10330487;a=10330487
Transocéanique Costa Fortuna Singapour - Marseille du 19 mars au 10 avril 2020 English translation pending
Bonjour
je démarre cette discussion pour la préparation de notre future croisière de 23 jours
Nous avons prévu d'arriver à Singapour le 16 mars pour disposer de 2 jours de visite avant l' embarquement.
les escales en Malaisie : Port Klang pour Kuala Lumpur et Langkawi au Sri Lanka : Colombo En Inde : Mangalore Oman: Salaalah Grèce: Katakolon Italie : Naples et Savone (que nous connaissons bien pour y avoir fait plusieurs escales!!!)
Toutes aides et renseignements sont les bienvenus, regrouper les résultats de nos recherches ne peut être que bénéfique pour le plaisir du voyage.
en attendant ci dessous le lien vers la prépa de la transocéanique de 2019
https://voyageforum.com/discussion/escales-croisiere-fortuna-25-fevrier-26-mars-2019-d9145530/
bonne soirée
Nous avons prévu d'arriver à Singapour le 16 mars pour disposer de 2 jours de visite avant l' embarquement.
les escales en Malaisie : Port Klang pour Kuala Lumpur et Langkawi au Sri Lanka : Colombo En Inde : Mangalore Oman: Salaalah Grèce: Katakolon Italie : Naples et Savone (que nous connaissons bien pour y avoir fait plusieurs escales!!!)
Toutes aides et renseignements sont les bienvenus, regrouper les résultats de nos recherches ne peut être que bénéfique pour le plaisir du voyage.
en attendant ci dessous le lien vers la prépa de la transocéanique de 2019
https://voyageforum.com/discussion/escales-croisiere-fortuna-25-fevrier-26-mars-2019-d9145530/
bonne soirée
Saïgon pour 3 nuits avec enfants? English translation pending
Bonjour,
J’avance sur l’organisation de notre voyage de Saigon à Hanoï prévu en juillet, 20 jours avec 2 enfants (8 et 11 ans).
Nous arrivons à Saigon le 9/07 matin, après un vol en 2 étapes depuis Paris la veille. Aussi j’imagine rester sur place 3 nuits...pour prendre le temps de se remettre du voyage et du décalage horaire et de profiter de la ville.
Est ce trop long pour la seule ville de Saigon ? Ou y a t il suffisamment à voir et à faire pour s’occuper ?
En sachant que nous avons prévu un hôtel avec piscine pour que les enfants en profitent un peu.
Merci par avance de vos éclairages 💡
J’avance sur l’organisation de notre voyage de Saigon à Hanoï prévu en juillet, 20 jours avec 2 enfants (8 et 11 ans).
Nous arrivons à Saigon le 9/07 matin, après un vol en 2 étapes depuis Paris la veille. Aussi j’imagine rester sur place 3 nuits...pour prendre le temps de se remettre du voyage et du décalage horaire et de profiter de la ville.
Est ce trop long pour la seule ville de Saigon ? Ou y a t il suffisamment à voir et à faire pour s’occuper ?
En sachant que nous avons prévu un hôtel avec piscine pour que les enfants en profitent un peu.
Merci par avance de vos éclairages 💡
Istanbul inaugure le plus grand aéroport au monde English translation pending
Avec une capacité de 200 millions de voyageurs/an, le nouvel aéroport d'Istanbul sera le plus grand au monde. Inauguré ces jours-ci, il entrera pleinement en fonction fin 2018 et devrait remplacer à terme aussi l'aéroport actuel d'Atatürk.
Lire la suite...
Pourquoi cette condescendance vis-à-vis de Singapour? English translation pending
La "Ville-Etat" suivant le poncif des journalistes: Singapour affiche une réussite éclatante:
Celle du bon goût dans ses réalisations architecturales, urbaines et ses jardins. Une réussite économique, sécuritaire, écologique, technologique, sanitaire, maîtrise de l'immigration, réussite du " vivre ensemble" de 3 communautés principales, même si ce n'est pas le grand amour entre elles.....
Et pourtant si vous évoquez Singapour et sa réussite on vous approuve du bout des lèvres, on évoque même la "face cachée" de Singapour.
Alors je suis un touriste de passage, je m'ébahis à chaque visite devant les réalisations de cet Etat. Qui peut me révéler la face cachée de Singapour? Qui peut me retirer mes illusions et mon admiration?
Je sais que par le passé le Gouvernement a utilisé à l'excès les pendaisons pour réprimer le traffic de drogue; la criminalité liée à ce traffic semble maintenant réduite et la jeunesse préservée. Je sais que Singapour pille ses voisins en important massivement du sable pour étendre son territoire.....Y a t'il plus grave? Le Gouvernement est très paternaliste, par exemple en taxant les Singapouriens jouant au casino, en interdisant le Chewing gum, ou forçant les travailleurs à garder intacts leur économies de retraite....Mais quoi d'autre? (Anecdote sur la propreté: J'étais allé au Bar du Raffles prendre un Singapore Sling, le sol était jonché d'écorces de cacahouète, j'ai demandé à un barman la raison de ce relâchement . Il me déclara: "C'est notre réaction silencieuse par rapport au "Trop de propreté")
Pourquoi cette condescendance ? La raison en est elle que cette réussite n'a pas éclos dans un pays d'Occident? Singapour est il le portait inversé de nos pays d'Occident où la crise sévit dans tous les domaines: Santé, économie, écologie, sécurité....
Comment ne pas admirer ses réalisations architecturales si l'on compare avec certaines capitales asiatiques assez laides? Quant à la pollution, la profusion de taxis à bas prix et au comportement très encadré, l'a éliminée. A Pékin on ne voit pas à 200 mètres. En technologie Singapour est un leader mondial pour le recyclage de l'eau......Quant à la Santé, l'Education...
Ce qui est remarquable à Singapour, c'est la détermination et la persistance de la Politique. Le pays embellit et s'enrichit à chaque visite. En France nous avions le Plan, beaucoup de réalisations ont été faites sous la IVè. Maintenant tout est au démantèlement depuis 20 ans, aux friches industrielles, à l'exode de nos Jeunes, à la Dette, aux brancards dans les Urgences; l'Etat ne réalise plus rien et taxe à l'infini pour nourrir l'ogre jamais rassassié qu'il est devenu, avec l'aide de ses Serviteurs, persuadés de la magie de leur Verbe. Affamé l'Etat va même faire la poche de ses sujets les plus pauvres.
Alors je suis un touriste de passage, je m'ébahis à chaque visite devant les réalisations de cet Etat. Qui peut me révéler la face cachée de Singapour? Qui peut me retirer mes illusions et mon admiration?
Je sais que par le passé le Gouvernement a utilisé à l'excès les pendaisons pour réprimer le traffic de drogue; la criminalité liée à ce traffic semble maintenant réduite et la jeunesse préservée. Je sais que Singapour pille ses voisins en important massivement du sable pour étendre son territoire.....Y a t'il plus grave? Le Gouvernement est très paternaliste, par exemple en taxant les Singapouriens jouant au casino, en interdisant le Chewing gum, ou forçant les travailleurs à garder intacts leur économies de retraite....Mais quoi d'autre? (Anecdote sur la propreté: J'étais allé au Bar du Raffles prendre un Singapore Sling, le sol était jonché d'écorces de cacahouète, j'ai demandé à un barman la raison de ce relâchement . Il me déclara: "C'est notre réaction silencieuse par rapport au "Trop de propreté")
Pourquoi cette condescendance ? La raison en est elle que cette réussite n'a pas éclos dans un pays d'Occident? Singapour est il le portait inversé de nos pays d'Occident où la crise sévit dans tous les domaines: Santé, économie, écologie, sécurité....
Comment ne pas admirer ses réalisations architecturales si l'on compare avec certaines capitales asiatiques assez laides? Quant à la pollution, la profusion de taxis à bas prix et au comportement très encadré, l'a éliminée. A Pékin on ne voit pas à 200 mètres. En technologie Singapour est un leader mondial pour le recyclage de l'eau......Quant à la Santé, l'Education...
Ce qui est remarquable à Singapour, c'est la détermination et la persistance de la Politique. Le pays embellit et s'enrichit à chaque visite. En France nous avions le Plan, beaucoup de réalisations ont été faites sous la IVè. Maintenant tout est au démantèlement depuis 20 ans, aux friches industrielles, à l'exode de nos Jeunes, à la Dette, aux brancards dans les Urgences; l'Etat ne réalise plus rien et taxe à l'infini pour nourrir l'ogre jamais rassassié qu'il est devenu, avec l'aide de ses Serviteurs, persuadés de la magie de leur Verbe. Affamé l'Etat va même faire la poche de ses sujets les plus pauvres.
Un sénior en vadrouille au Myanmar English translation pending
Bonjour,
après un long break, je vous invite à me suivre en Birmanie, de mi novembre à mi décembre, en passant par la Thaïlande, ma contribution: Vous donner des informations pour faciliter votre futur périple, mon but: Trouver le meilleur rapport qualité / prix.
Passer par la Thaïlande permet d'avoir un vol moins cher, sert de base arrière au cas ou, franchir une frontière physique c'est toujours un moment particulier...
L'idéal c'est de partir à 4, je suis parti tout seul. Si vous êtes en bonne santé sans être sportif et n'avez pas de problème d’asthme ou de circulation, c'est possible, je l'ai fait. Vieux motard je recherche mon autonomie et mon indépendance. Les opinions subjectives que j’émets n'engage que moi. Toutes contributions utiles sont les bien venues. Let's go.
Vol sur une compagnie Européenne à un tarif très raisonnable (je préfère préserver l'emploi chez nous, dans des pays qui respectent les droits de l'homme et de la femme) sur A380.
A Bangkok après être descendu de la bétaillère et passé la douane, descente au sous sol pour prendre le City Line 40 Bahts le jeton (a ne pas perdre, sert à la sortie) pour gagner le centre ville, l'appareil rend la monnaie, mais avant, passage à la banque pour changer mes €, derrière le distributeur se trouve 2 monnaies changer (Value plus et Super Rich) Changer un maximum, je n'ai pas trouvé un meilleur taux à Bangkok. Compter 1 heure pour atteindre le terminus, de là avec un couple de Niçois nous avons pris un taxi pour le quartier de Khao San road pour 100 B.
Le taxi avec compteur à Bangok c' est abordable, nous avions réservé la même GH Lamphu House (700 B sans pt déj 130 B) dans une impasse en retrait de la fureur du quartier. Simple, la clim (ouf) mais salle de bain commune, propre. Bruyant la nuit à cause du personnel. C'est le seul hôtel que j'ai réservé sur Booking machin, je ne suis pas pour et peu internet. Mais après 20 heures de vol je voulais éviter de galérer pour trouver une chambre. D'ailleurs cela m'a posé un problème car je n'avais réservé que 2 nuits.
Khao San, avant c'était une rue maintenant, c'est devenu tout un quartier où les occidentaux imposent leur mode de vie, sans compter les routards en fin de parcours qui échouent là, bizarre, unique, ce n'est pas l'Asie. De plus c'est mal desservit par les transports, à part l’accès au Chao Phraya (à faire absolument) et la possibilité d' aller dans l'agence d' Olivier (au 200 Khao San Road dans une petite galerie marchande) un Français de très bon conseil que je recommande pour organiser son voyage. Bref, au retour j'irais loger dans Sukhumvit plus facile d’accès. Donc je voulais rester une 3 ème nuit, mais tout était déjà complet avec Booking machin, à 7 heure ni une ni deux je saute dans un taxis (80 B) pour Phaya Thai, de là sky train pour Mo Chit sortie 3, franchir la passerelle et prendre un bus N° 3 ou 77 pour le terminal de bus qui se trouve de l'autre coté du parc mais il y a un bout. Le terminal est immense, trouver le guichet de la compagnie 99.999 (compagnie public) 1 seul départ de jour, 8h15, direct pour Mae Sot, les autres de nuit (580 B) bus VIP avec hôtesse, un arrêt dans un petit terminal près de l'aéroport de Don Muang, traversée de l'interminable banlieue de Bangkok après plaine jusqu’à Tak avec un arrêt le midi dans un grand hall où en présentant son billet l'on peu choisir un menu pour déjeuner. Après, 4 voies en construction à travers une partie plus montagneuse (la frontière n'est pas près de fermer au contraire, cela va devenir un axe important à travers l'Asie du S.E.) Arrivée vers 16h au terminal de Mae Sot, derrière l'aéroport, au milieu d'une zone commerciale. La ville se trouve derrière à l'Est, prendre un Tuktuk.
J'ai dormi à la GH Phannu (300 B sans AC 500 B avec) Simple et propre, réveillé par les coqs et la pluie sur la tôle ondulée. Diner et petit déj en face à la Casa Mia sympa pas cher, attention à la glace !
Prendre un Pick-up (30B) pour la frontière (7 km). Avoir son visa (28 jours maxi), 2 solutions: E visa 50 $ par internet rapide 3 jours ce que j'ai fait ou prendre un visa classique à Bangkok moins cher mais perte de temps (1 journée) Après le pont (400m) coté Birman le chef est venu pour valider mon E visa.
Je n'ai pas vu de véhicule immatriculé à l’étranger au Myanmar (j'avais vu un documentaire ou une voyageuse arrivait a faire entrer une moto après de longues formalités) Il est peut être possible de passer en vélo. Attention décalage horaire -1/2 heure et changement de sens de circulation.
Pour l'argent: DAB partout, de préférence aller sur celui qui est couplé avec une banque, en cas de problème...Ouverture des banques 9h 15h fermées le W-End. Dans les distributeurs prendre le maxi (300.000 K) car frais fixes, plus les frais de votre banque. Pour éviter d'engraisser les banquiers, le mieux c'est de changer des €, acceptés partout si billets en bon état, à partir de 50 € meilleur taux, un chèque pour se dépanner auprès de nos compatriotes ainsi que des $ au cas ou.
Avant même la sortie du poste de douane les rabatteurs agissent pour vous prendre dans leur van, je pars a la recherche du terminal de bus que je ne trouve pas. Finalement après marchandage (100 B) je monte dans un vieux car pour Pha An.
A refaire j'irai d'abord a Mawlamine car d'une part le bateau qui remonte vers Pha An permet d'aller visiter le joli temple de U na Auk et d'autre part désormais il existe un bus de nuit direct de Pha An vers le lac Inlé sans passer par Yangon.
Si au début la route est correcte cela ne dure pas et devient plus proche d'une vicinale, avec beaucoup de travaux, de plus on s’arrête souvent pour refroidir les freins, le moteur, ou manger...
120 km, on se traine mais de toutes façons on ne pas doubler. Avant d'arriver on me dépose au milieu de nul part "c'est pas loin" 8 km, une paille, il fait toujours aussi chaud, ça commence bien, je me pose sur le bord de la route, un petit pick-up s’arrête, je monte derrière, le jeune couple à l'avant ne parle pas l'anglais et me dépose près du fleuve, la ville est étendue et je suis loin du centre que je gagne à pied, il est 16h.
J'espérais trouver une chambre au Galaxy Motel la pension des rêves du Lonely. Complet, j'atterris un peu plus loin près de la Paya Shweyinhmyaw au Golden sky 1, en passant devant le Than Lwin Pyar tout bleu dans le même style. Chambre (15.000 K sans AC 20.000 avec) au 2 ème étage, petit déj compris sur une terrasse avec une vue superbe sur les montagnes karstiques et le fleuve. C'est propre et correct, reste les tauliers, que l'on a l'impression de déranger, le petit personnel est très sympa.
J'y rencontre 2 Françaises (d'un certain age) qui ont négocié avec un chauffeur de taxis pour une course de 3 semaines dans tout le pays (pour 2.000 €) Pourquoi pas ?
Tous les soirs à 17 h je vais assister au coucher du soleil à la pagode d’à coté, puis diner au Lucky 1 ou Khit Thit en face.
Le matin trainer au marché, superbe, la région vient de s'ouvrir au tourisme et reste authentique.
Dans la journée balade en moto (6.000 k/j) location chez Good Luck ( eh oui cela ne s'invente pas) face à la Clock tower moins cher que dans les hôtels (et faut bien faire vivre tout le monde)
Attention la moto, si vous n'avez pas l'habitude, laissez tomber. Ce n'est surtout pas ici qu'il faut apprendre. C'est le plus gros qui à la priorité.
Les hôtels (ex le Galaxy) proposent des excursions très bien faites pour 5.000 K.
A voir absolument: Kyauk Kalap tôt le matin ou tard le soir sinon beaucoup de touristes Birman, pas la peine de se déchausser pour monté sur le rocher, d'abord on ne monte pas bien haut, de plus on ne peux pas prendre de photos. Saddan caves, pas facile à trouver rien n'est indiqué, de plus la carte fournie est complétement fausse, l'idéal c'est d'avoir l'application Maps.me sur son smartphone, que je n'avais pas. Bref, il faut emprunter une piste sur 8 km pour l'atteindre, si il pleut, c'est pas la peine. Inutile de prendre une lampe c'était éclairé, par contre emporter ses chaussures, c'est surtout le retour en barque qui est superbe.
J'ai réussi a obtenir une chambre au Galaxy mais le prix est de 25 $ et non 25.000 K comme je le pensais, la chambre est grande avec salle d'eau, eau chaude et frigo. Kim la patronne est charmante, son mari: un peu trop obséquieux à mon goût, vous pouvez laisser des affaires Thaïlandaise en attendant votre retour. En un mot c'est pas non plus l'affaire du siècle. Là j'ai pris un billet (8.000 K) pour la descente en bateau pour Mawlamyine. Départ à 13 h sur un petit bateau bâché en compagnie de 7 autres touristes, arrêt à mi parcours dans un village. Arrivée à 16h30 où attend un thounkbein qui nous dépose à nos hotels respectifs.
J'ai choisi le Sandalwood, bonne pioche, grande chambre avec salle d'eau, carrelée, très propre (15.000 K sans AC). Pour manger, aller près du fleuve, sur la droite Gd Father & Mother resto associatif et à gauche le soir Street Food. En plus pas loin du Breeze GH où, sans être client on peux bénéficier de leurs services pour organiser ses déplacements.
La ville est en pente et c'est pénible de faire à pied la balade du Lonely, mieux vaux prendre un moto taxi et se faire déposer sur la crête au Paya U Zina et aller vers les autres temples à pied.
Je recommande l'immense marché, le Gd bouddha couché, à 22 km au Sud, impressionnant et très kitch et peu avant les 2 rochers au milieu des champs avec leur stupa.
Au Nord ne pas louper la pagode Nwa la bo, à égalité avec le rocher d'or, mais bien plus tranquille. Conseils y aller en moto 1 personne par moto ça grimpe sec ou alors prendre un pick-up le plus tôt possible au rond point qui se trouve sur North Bogyoke avant le pont 20 km plus loin il vous dépose a l'embranchement pour la route qui grimpe au temple, de là attendre ( plus ou moins longtemps) un véhicule pour monter.
A propos du rocher d'or, ça ressemble au Mt St Michel mais sans la mère poulard, par contre éviter d'y dormir, c'est la seul fois ou j'ai du utiliser mon sac à viande (Pann Myo Thu 10 $) En face du terminal de bus, stationnent les camions pour monter. Contrairement à ce que dit le GdR il vaut mieux se mettre sur le premier banc, car on peu se mettre debout et voir le paysage. Près du sommet des essais de téléphérique sont en cours. Droits de péage pour le site 10.000 K. Garder ses chaussures si l'on veux visiter les villages plus loin. Pas la peine de dormir en haut pour assister au coucher du soleil le dernier camion redescend vers 18h.
Je souhaitais aller à Loikaw, une région qui s'ouvre au tourisme, Bago ne possède plus de terminal bus, aucun renseignement fiable pour aller à Loikaw ou de là on doit pouvoir gagner en bateau la lac Inlé.
Alors direction Yangon et son immense terminal avec ses centaines de car, sa banque, à l'ouest prendre le bus 36 (200 k) ou un van pour gagner la pagode Sule en plein centre, de là à pied, gagner le Chan Myaye GH ou le Cherry un peu plus loin même type. Je vais au premier, 8 ème étage, petite chambre sans fenêtre, propre (21.600 K avec AC) salle de bain commune.
Déjeuner et diner au 203 petite gargote où on choisi son plat, bon et pas cher. Incontournable visite de la Shwedagon, compter 1/2 journée et 10.000K.
A faire, le tour de Yangon en train, à la gare centrale quai 7 ou 8, 3h de voyage, le spectacle est autant dans le train que dehors.
Retour au terminal pour prendre un bus de nuit pour le lac Inlé, pas de réservation, départ vers 19h, difficile de s'y retrouver ici tout est écrit en Birman, je suis allé à l'agence où était écrit VIP, compter 16.000 K avec repas et clim, dans un Scania type Marco Polo, confortable comme les autres, 1ère partie sur la High Way, 2 ème partie plus sinueuse, au petit matin on me dépose à un carrefour à Shwenyaung.
Je ne suis pas allé à Kalaw pour le "treck" il semble que se soit devenu un boulevard et que les villageois saturent de voir tant d'étrangers, par contre possibilité d'y aller en train départ vers 8h30.
On me propose de me conduire au lac pour 8.000 K. Un local paie 500 K. Ici vous êtes considéré comme une tirelire à roulette, rançon du succès, vous voici prévenu.
Après le péage (12.500 K.) arrivé à Nyaungshwe, J'ai logé au Golden Empress GH (30 $) (en face du Royal Nyaung Shwe Hotel) tout en bois, avec AC, mais pas nécessaire à cette période de l'année, essayer de dormir à l'étage.
Tanda la gérante est adorable, à l'écoute de toutes vos demandes. Diner à coté au Star Flower, cuisine Italienne ça change.
Location de vélo, pas de moto (2.000 K/j) bien vérifier l'état, avec, possibilité d'aller boire un coup chez le Français qui s'occupe des vignes, au soleil couchant (beaucoup de monde) ou d'aller de l'autre coté jusqu'aux sources d'eau chaude, suivre la route.
Pour les marchés des 5 jours se renseigner auprès de son logeur (ça change tout le temps). Pour ma part je suis allé à Aungban, à 9h30 ça se termine, pas de touriste, sur une colline derrière, marché aux bestiaux, possibilité de dormir la veille dans un hôtel au sortir de la ville.
Pour le lac je recommande d'arriver au débarcadère vers 7h pour trouver un bateau (6 personnes par bateau) et, de faire la balade complète jusqu'à Sankar, en passant par Intheine, où derrière le village se trouve tout un site en cours de restauration. 60.000 K par bateau, mais cela permet d'aller dans des sites moins touristique et d'éviter les fabriques artisanales. Prévoir pull crème solaire et chapeau.
Minibus au départ de l’hôtel ( 8.000 k) à 9h pour Mandalay, beaux paysages au début après c'est plat, arrivé à 17h, il me dépose devant l'ET GH (16 $) qui s'avère bruyant à cause de la rue, je changerai pour le Nylon 2 un peu plus loin, rien à voir pour 2 $ de plus je dispose d'une belle chambre au calme avec salle de bain plus petit déj sous forme de buffet. Réveille à 5h30 par le muezzin d'à coté.
La ville est étendue, circuler en vélo (2.500 K./j en mauvais état) est très dangereux, la balade du Lonely est sympa et se termine au River View Hôtel où un cocktail est offert à partir de 17h sur le toit terrasse.
J'ai loué une moto en bon état à un particulier (10.000 k) par l'intermédiaire du ET. pour visiter les anciennes capitales royales, sinon à Inwa obligé de prendre une calèche... Déçu par le pont U Bein niveau du lac très bas, j'ai aimé Mingun (péage 5.000k) en arrivant de Sagaing en longent le fleuve. Diner au Pan Cherry bon mais spice et au Rainforest loin et cher pour ce que c'est.
Pour 9.000 K un minibus me prend à l'hotel à 8h pour Bagan, où j'arrive à 14h après le péage (25.000 K) à Nyaung U au New Park Hotel (15 $) la petite chambre simple avec AC salle d'eau, eau chaude, dans un bel environnement pas loin de la rue des restos. A cette période les températures sont très agréables. Prévoir plusieurs jours c'est vraiment super. A 6h prise en main d'un scoot électrique (6.000 K /j) pour se rendre sur un temple (ex: Buledi) depuis le tremblement de terre de 2016 peu de temple sont ouvert, conséquence on n'est jamais tout seul, mais cela reste magique, l'envol des montgolfières ( 380 $ par personne pour 45 mn, c'est du vol) je ne sais pas d'où elles décollent (près du golf ?) après petit déj à l’hôtel, puis balade sur le site par les sentiers (difficile en vélo) Déj au Myo Myo on choisi ses petits plats très bon. A 17h on regrimpe sur un temple pour assister au sunset. Le scoot: si la batterie commence à donner des signes de faiblesse le ramener au loueur pour éviter de rentrer à pied.
Il semble toujours possible de gagner directement Mrauk U (pas loin du drame que subisse les rohingyas depuis des années) Tous renseignements auprès d'Ever Sky sympa et fiable. Pour moi retour sur Pha-An via Yangon (17.500 K) (possibilité d'un vol pour Bangkok sur Air Asia ou Nok Air à bon prix) bus de nuit où l'on vient vous chercher à votre hôtel. Retour à la Clock tower, dans la moiteur.
Possibilité d'aller sur la cote vers Dawei et de franchir la frontière. Plus au Sud c'est l'aventure. Pour ma part je repasse par Mae Sot (10.000 K. minivan, départ de 8h à 12h) je pensais aller à Sukhothai, mais je n'ai plus le temps. Plus de place en VIP je prends la catégorie inférieur mais correct (375 B.) départ à 19h pour Bangkok arrivée à 4h à Mo Chit, le métro ne demarre qu'a 6h.
Cette fois je descends à Nana (Sukhumvit où hélas sévit la prostitution)) pour gagner le soi 4 pour trouver une petite G.H. La Gde Résidence fait parfois des promos 2.000 B la chambre, Dans le soi se trouve l'agence Julie travel ou l'on parle français. Diner entre le Soi 1 et la voie ferrée dans un hangar, pas cher le poisson grillé est très frais.
Conclusion: Jamais je ne me suis senti en insécurité, les Birmans sont parfois roublard (la faute à qui ?) Des temps fort, la Shwedagon, le lac Inlé, Bagan, après on peu s'éloigner des sentiers battus par les touristes et être plus dans l'aventure et l’authentique.
Je reste à votre disposition pour toutes infos complémentaires et vous céder mon guide Lonely (la dernière édition).
Good trip.
Croisière Asie Costa 2018 / 2019 English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis en train de finaliser une réservation de croisiere costa sur le fortuna de 14 jours Singapour / Singapour en janvier 2019. J'hésite à prendre le package incluant les vols. J'ai l'habitude de prendre les vols Costa (objectif : sécurité / assistance en cas de problème) mais ils sont dans l'incapacité de fournir les plans de vol (il faut attendre l'émission des billets, donc confirmer l'achat pour les obtenir). Pourriez-vous m'indiquer votre pratique SVP ? Pour ceux partis avec COSTA en Asie, quelle compagnie avez-vous eu lors de la réservation de vols COSTA ?
Merci à tous !
De Mandalay à Hpa-An, notre découverte de la Birmanie en transports en commun English translation pending
Voilà un pays qui ne laisse pas indifférent ! Bien sûr, les problèmes ne sont pas prêts d'y être résolus et nul ne peut prédire dans quel sens il va évoluer. Va-t-il s'ouvrir de plus en plus ou se refermer ?
Certes, ce n'est pas le pays où l'on peut admirer les plus merveilleux paysages mais l'extraordinaire accueil de la population fait oublier (un peu) la pollution et la poussière qui y règnent, ainsi que les conditions de vie et de travail des gens car, ici, tout se fait à la main, de l'empierrement et du goudronnage des routes (par des femmes et des adolescents, très souvent) à la construction des maisons et des pagodes, ainsi que la fabrication du gravier et du ciment sur le bord des routes de montagne... sans oublier les graves problèmes ethniques, le bouddhisme radical et omniprésent, pas toujours pacifiste... la main-mise des généraux et l'énorme corruption...
Malgré tout ça, pour les visiteurs que nous sommes, l'atmosphère birmane reste assez envoûtante et le sourire des habitants si heureux de voir leur pays s'ouvrir et de pouvoir essayer de communiquer avec les étrangers font que l'on s'y attache incontestablement...
Tout d'abord, voici notre parcours qui a duré 28 jours, durée autorisée par le visa, avant de passer la frontière terrestre pour la Thaïlande (qui fera le thème d'un autre carnet) :
-atterrissage à Mandalay, la ville et ses alentours (4 nuits)
-Monywa (1 nuit)
-Pakokku (1 nuit)
-Mindat (3 nuits)
-Bagan (Nyaung U) (4 nuits)
-Kalaw (3 nuits)
-marché d'Augban + lac Inle (Nyaungshwe) (3 nuits)
-Yangon (2nuits)
-Mawlaymine (2 nuits)
-Hpa-An (3 nuits)
Passage de la frontière birmano-thaïe à Myawaddy le 11 février
Nous avons dépensé pour 28 jours, sur place, à deux personnes : 1200€
Tout le monde nous avait dit que l'hébergement était très cher en Birmanie. Tout est relatif car nous avons réussi à trouver des hôtels corrects (à quelques exceptions près) pour 20 à 25€ mais comme le petit déjeuner pour 2 personnes est toujours compris, le prix n'est finalement pas si élevé. En revanche, la nourriture n'est pas chère du tout et pas si mauvaise que nous l'avions entendu dire (beaucoup de riz et de légumes). C'est vrai que c'est souvent cuisiné dans beaucoup d'huile, malheureusement...
La monnaie est le kyat. 1€ = 1440 kyats environ, pendant la durée de notre séjour Sur place, pendant 28 jours à deux, nous avons dépensé en tout 1 200€ Voici nos hébergements pour 2 personnes : HOTELS : Mandalay : ET Hôtel 18$ (grande chambre, salle de bain et bon petit déj compris, accueil sympa) N°129, 83rd street, bet 23rd and 24th tél : 02 65006,66547, 011203529 Monywa : hôtel Shwe Taung Tarn (ch 405, 18,50€ av s de b et petit déj très bon) et bon resto en bas, tél: 071 21478 Pakokku : Mya Yatanar Inn (ch très spartiate, petit déj minable, douche au seau, 16,6€ beaucoup trop chère pour ce que c'est) tél : 06221457, 0933081302 Mindat : Se Nang Family gh (grande ch avec salle de bain partagée, très bon petit déj, accueil très sympa, salon commun où l'on peut manger ce qu'on achète au marché, 21€) tél: 02442002645,0949205318 Bagan (Nyaung U) : Ever New gh (à 3kms du centre) (gde ch avec clim et frigo, s de b séparée mais privée, petit déj inégal selon les jours, certains jours pt dej continental, d'autres riz ou nouilles, calme, 23$, resto très copieux dans cour, loc de e-bikes) N°6, Aung Myay Thar quarter, 1 line, tél : 061 61178 Kalaw : Railroad gh (gde ch parquetée, confortable, s de b avec eau chaude, jardin, terrasse, 24,5€, petit déj très copieux et excellent servi sur terrasse : bien se couvrir le matin, il fait froid!) bien située, pas trop loin du centre mais au calme, près de la gare, tél: 081 50858 Nyaungshwe (lac Inle) : hôtel Nanda Wunn (bungalow dans jardin avec petite terrasse privée, très jolie ch confortable, gde s de b, clim, petit déj buffet, vraiment très bien et accueil excellent : 22€) tél: 081 20911, 081 20912 Yangon : Agga Youth hostel (ch très bien, propre, bonne douche chaude, clim, frigo, petit déj buffet, 25€) bien situé près du quartier chinois , N°86, 12th street, Lanmadaw Township, tél: 01 225460, 01 2300051, 09 5078195 ,09 253363403 Mawlamyine : plus de place à la Breeze gh, nous devons nous rabattre sur le Htun Yadanar Motel, situé près du marché, non loin de la rivière (ch propre et moderne mais très bruyante, on croirait dormir dans la rue, accueil très froid, petit déj minable servi ds la ch, très chère pour ce que c'est :28€) Hpan-An : Soe brother gh (gde ch n°25, avec clim, frigo, s de b et eau chaude, très bien mais il a plusieurs catégories de ch, pas de petit déj mais nous le prenions ds la ch car nous disposions d'une bouilloire, 22€) hôtel très routard toujours rempli, construit de bric et de broc mais très sympa... tél: 058 21372
Et maintenant, le récit de notre périple (mon mari et moi, la soixantaine...) : MANDALAY : Nous décollons de Paris le samedi 14 janvier 2017, à 11h50, avec la compagnie "China Eastern". Après 5h d'escale à Kunming, en Chine, nous arrivons le dimanche 15 à Mandalay à 14h30. Pour nous rendre de l'aéroport à l'hôtel E.T. que nous avions réservé sur Booking.com (c'est le seul hôtel que nous avions réservé d'avance), nous prenons un minibus (taxi partagé) pour 4000kyat (2,70€) par personne (l'aéroport est situé à 40kms de Mandalay). La ville paraît très vaste et assez déglinguée et chaotique... une fois installés à l'hôtel, dont l'accueil est très sympathique, nous prenons un peu de repos après ce long trajet et nous allons dîner au "Lashio lay", resto qui nous est recommandé par le patron de l'hôtel et qui est situé tout près. Nous découvrirons par la suite qu'il est dans le guide du Routard comme étant une très bonne adresse et c'est vrai que c'est bon (parfois assez étonnant comme cuisine) , nous y retournerons tous les soirs de notre séjour à Mandalay. E.T. hôtel : 83rd Street, between 23rd and 24th street. Lundi 16 : Après la visite d'un atelier de feuilles d'or, nous prenons des motos-taxis pour nous rendre au pied de la colline de Mandalay. Deux gros lions marquent l'entrée puis il faut grimper les escaliers couverts, pieds nus, jusqu'au sommet (1700marches environ). En haut, après avoir admiré bouddhas et pagodes, nous déjeunons dans un agréable petit resto avec terrasse, puis il faut redescendre, ce qui sollicite beaucoup les genoux et mollets!
En bas, encore des temples, monastères et pagodes et surtout le magnifique Shwe Nandaw Monastery, tout en bois sculpté. Ce monastère, tout en teck, faisait initialement partie des bâtiments du Palais royal où vécut le roi Mindon. En 1880, son fils le fit démonter et transporter à sa place actuelle, en dehors de l'enceinte du palais, ce qui lui a évité de brûler avec le reste du palais détruit pendant la guerre. Pour le visiter, il faut acheter le pass de 10 000k/pers, ce qui donne droit de voir plusieurs sites, dont le Palais royal et le beau monastère en bois d'Inwa. Puisque le Palais royal est inclus dans le passe, nous décidons d'y aller et pour cela, nous prenons des petites rues transversales très tranquilles, ce qui contraste avec le trafic intense des avenues, bordées de petites maisons en bois et en bambou entourées de jardins. Ambiance de village très sympa... ensuite nous traversons un marché qui longe la grande artère menant à l'entrée du palais (il ferme à 17h). Il faut laisser un passeport au militaire qui garde l'entrée et, contrairement à ce que nous pensions, il est impossible de traverser le parc et de sortir de l'autre côté, ce qui nous aurait bien arrangés pour rentrer à notre hôtel. Le palais initial ayant été complètement détruit pendant la seconde guerre mondiale, il a été reconstruit, peut-être pas tout à fait à l'identique, mais pas mal quand même. Après la visite, nous sommes donc obligés de repasser par la même entrée pour récupérer notre passeport puis nous prenons un taxi pour rentrer à l'hôtel (4000k). Les tuk-tuks ne sont pas nombreux dans cette ville, contrairement aux autres pays d'Asie que nous avons visités jusque là...
La monnaie est le kyat. 1€ = 1440 kyats environ, pendant la durée de notre séjour Sur place, pendant 28 jours à deux, nous avons dépensé en tout 1 200€ Voici nos hébergements pour 2 personnes : HOTELS : Mandalay : ET Hôtel 18$ (grande chambre, salle de bain et bon petit déj compris, accueil sympa) N°129, 83rd street, bet 23rd and 24th tél : 02 65006,66547, 011203529 Monywa : hôtel Shwe Taung Tarn (ch 405, 18,50€ av s de b et petit déj très bon) et bon resto en bas, tél: 071 21478 Pakokku : Mya Yatanar Inn (ch très spartiate, petit déj minable, douche au seau, 16,6€ beaucoup trop chère pour ce que c'est) tél : 06221457, 0933081302 Mindat : Se Nang Family gh (grande ch avec salle de bain partagée, très bon petit déj, accueil très sympa, salon commun où l'on peut manger ce qu'on achète au marché, 21€) tél: 02442002645,0949205318 Bagan (Nyaung U) : Ever New gh (à 3kms du centre) (gde ch avec clim et frigo, s de b séparée mais privée, petit déj inégal selon les jours, certains jours pt dej continental, d'autres riz ou nouilles, calme, 23$, resto très copieux dans cour, loc de e-bikes) N°6, Aung Myay Thar quarter, 1 line, tél : 061 61178 Kalaw : Railroad gh (gde ch parquetée, confortable, s de b avec eau chaude, jardin, terrasse, 24,5€, petit déj très copieux et excellent servi sur terrasse : bien se couvrir le matin, il fait froid!) bien située, pas trop loin du centre mais au calme, près de la gare, tél: 081 50858 Nyaungshwe (lac Inle) : hôtel Nanda Wunn (bungalow dans jardin avec petite terrasse privée, très jolie ch confortable, gde s de b, clim, petit déj buffet, vraiment très bien et accueil excellent : 22€) tél: 081 20911, 081 20912 Yangon : Agga Youth hostel (ch très bien, propre, bonne douche chaude, clim, frigo, petit déj buffet, 25€) bien situé près du quartier chinois , N°86, 12th street, Lanmadaw Township, tél: 01 225460, 01 2300051, 09 5078195 ,09 253363403 Mawlamyine : plus de place à la Breeze gh, nous devons nous rabattre sur le Htun Yadanar Motel, situé près du marché, non loin de la rivière (ch propre et moderne mais très bruyante, on croirait dormir dans la rue, accueil très froid, petit déj minable servi ds la ch, très chère pour ce que c'est :28€) Hpan-An : Soe brother gh (gde ch n°25, avec clim, frigo, s de b et eau chaude, très bien mais il a plusieurs catégories de ch, pas de petit déj mais nous le prenions ds la ch car nous disposions d'une bouilloire, 22€) hôtel très routard toujours rempli, construit de bric et de broc mais très sympa... tél: 058 21372
Et maintenant, le récit de notre périple (mon mari et moi, la soixantaine...) : MANDALAY : Nous décollons de Paris le samedi 14 janvier 2017, à 11h50, avec la compagnie "China Eastern". Après 5h d'escale à Kunming, en Chine, nous arrivons le dimanche 15 à Mandalay à 14h30. Pour nous rendre de l'aéroport à l'hôtel E.T. que nous avions réservé sur Booking.com (c'est le seul hôtel que nous avions réservé d'avance), nous prenons un minibus (taxi partagé) pour 4000kyat (2,70€) par personne (l'aéroport est situé à 40kms de Mandalay). La ville paraît très vaste et assez déglinguée et chaotique... une fois installés à l'hôtel, dont l'accueil est très sympathique, nous prenons un peu de repos après ce long trajet et nous allons dîner au "Lashio lay", resto qui nous est recommandé par le patron de l'hôtel et qui est situé tout près. Nous découvrirons par la suite qu'il est dans le guide du Routard comme étant une très bonne adresse et c'est vrai que c'est bon (parfois assez étonnant comme cuisine) , nous y retournerons tous les soirs de notre séjour à Mandalay. E.T. hôtel : 83rd Street, between 23rd and 24th street. Lundi 16 : Après la visite d'un atelier de feuilles d'or, nous prenons des motos-taxis pour nous rendre au pied de la colline de Mandalay. Deux gros lions marquent l'entrée puis il faut grimper les escaliers couverts, pieds nus, jusqu'au sommet (1700marches environ). En haut, après avoir admiré bouddhas et pagodes, nous déjeunons dans un agréable petit resto avec terrasse, puis il faut redescendre, ce qui sollicite beaucoup les genoux et mollets!
En bas, encore des temples, monastères et pagodes et surtout le magnifique Shwe Nandaw Monastery, tout en bois sculpté. Ce monastère, tout en teck, faisait initialement partie des bâtiments du Palais royal où vécut le roi Mindon. En 1880, son fils le fit démonter et transporter à sa place actuelle, en dehors de l'enceinte du palais, ce qui lui a évité de brûler avec le reste du palais détruit pendant la guerre. Pour le visiter, il faut acheter le pass de 10 000k/pers, ce qui donne droit de voir plusieurs sites, dont le Palais royal et le beau monastère en bois d'Inwa. Puisque le Palais royal est inclus dans le passe, nous décidons d'y aller et pour cela, nous prenons des petites rues transversales très tranquilles, ce qui contraste avec le trafic intense des avenues, bordées de petites maisons en bois et en bambou entourées de jardins. Ambiance de village très sympa... ensuite nous traversons un marché qui longe la grande artère menant à l'entrée du palais (il ferme à 17h). Il faut laisser un passeport au militaire qui garde l'entrée et, contrairement à ce que nous pensions, il est impossible de traverser le parc et de sortir de l'autre côté, ce qui nous aurait bien arrangés pour rentrer à notre hôtel. Le palais initial ayant été complètement détruit pendant la seconde guerre mondiale, il a été reconstruit, peut-être pas tout à fait à l'identique, mais pas mal quand même. Après la visite, nous sommes donc obligés de repasser par la même entrée pour récupérer notre passeport puis nous prenons un taxi pour rentrer à l'hôtel (4000k). Les tuk-tuks ne sont pas nombreux dans cette ville, contrairement aux autres pays d'Asie que nous avons visités jusque là...
Discussion autour du thème du mois d'octobre 2016: "Géométrie urbaine" English translation pending
Bonjour,
Un nouveau concours photo vient d'être lancé sur le forum Jeux voyages. Il s'intitule "Géométrie Urbaine" et se trouve ici. Seules les photos doivent y être postées.
Ce fil recevra tous les autres messages. Le diaporama des photos proposées se trouve là.
Mais voici quelques photos personnelles on topic.

Dans l'ordre : Hong-Kong La mosquée bleue d'Amman Atlantic City New-York Cathédrale de Tokyo
Un nouveau concours photo vient d'être lancé sur le forum Jeux voyages. Il s'intitule "Géométrie Urbaine" et se trouve ici. Seules les photos doivent y être postées.
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Mais voici quelques photos personnelles on topic.

Dans l'ordre : Hong-Kong La mosquée bleue d'Amman Atlantic City New-York Cathédrale de Tokyo
2 semaines à Taïwan en novembre English translation pending
Bonjour
Nous (couple la cinquantaine) sommes à la recherche d'une nouvelle destination en Asie pour la première quinzaine de novembre. On voyage en individuel, sac à dos hébergements maxi 50€, et aimons la nature la mer, la montagne et ...la cuisine asiatique en général.
Nos recherches se portent sur Taiwan.
Bien sur quelques questions se posent. Outre celle de y a t il un intérèt de passer ses vacances à Taiwan?
1) A cette période de l'année, le climat est il quand même clément?
2)On aime se baigner, y a t'il encore à cette période des possibilités de passer quelques jours dans une région côtière et y nager un peu (révéil musculaire du matin😉).
3)dans un premier temps on a repéré quelques zones ou activités qui nous séduisent à priori. La côte est, le Parc national de Takoro, Hualien, Parc National de Kenting.... On aimerait aussi visiter quelques plantations de thé mais je n'ai pas repéré encore leurs emplacements. Prendre des bains d'eaux chaudes aussi pourquoi pas? Nous ne sommes pas des fous des villes et encore moins du shopping mais peut être finirons nous à Taipéh ou dans ses environs.
4) Avec notre anglais basique, qui nous suffit en Thailande par exemple, y a t'il plus de difficultés à se nourrir, se loger et se déplacer à Taiwan?
5) Est il judicieux de louer une voiture pour faire la traversée nord sud, ou sud nord si jamais nous prenons un vol intérieur de Taipeh au sud(Hengchun je crois)?
Comme on n'a que 2 semaines sur places, on cherche plutôt 2/3 (hors Taipeh) destinations d'ou rayonner que changer d'endroits tous les soirs. Et, cette fois, on a envie d'un voyage assez "facile", la destination s'y prête t'elle?
6) Ou trouver de bonnes infos, sur Taiwan?. Hors VF, bien sur, sites, guides.....
Voila pour mes premières et nombreuses questions. En plus de vos réponses, je lirai avec attention vos suggestions.
Nos recherches se portent sur Taiwan.
Bien sur quelques questions se posent. Outre celle de y a t il un intérèt de passer ses vacances à Taiwan?
1) A cette période de l'année, le climat est il quand même clément?
2)On aime se baigner, y a t'il encore à cette période des possibilités de passer quelques jours dans une région côtière et y nager un peu (révéil musculaire du matin😉).
3)dans un premier temps on a repéré quelques zones ou activités qui nous séduisent à priori. La côte est, le Parc national de Takoro, Hualien, Parc National de Kenting.... On aimerait aussi visiter quelques plantations de thé mais je n'ai pas repéré encore leurs emplacements. Prendre des bains d'eaux chaudes aussi pourquoi pas? Nous ne sommes pas des fous des villes et encore moins du shopping mais peut être finirons nous à Taipéh ou dans ses environs.
4) Avec notre anglais basique, qui nous suffit en Thailande par exemple, y a t'il plus de difficultés à se nourrir, se loger et se déplacer à Taiwan?
5) Est il judicieux de louer une voiture pour faire la traversée nord sud, ou sud nord si jamais nous prenons un vol intérieur de Taipeh au sud(Hengchun je crois)?
Comme on n'a que 2 semaines sur places, on cherche plutôt 2/3 (hors Taipeh) destinations d'ou rayonner que changer d'endroits tous les soirs. Et, cette fois, on a envie d'un voyage assez "facile", la destination s'y prête t'elle?
6) Ou trouver de bonnes infos, sur Taiwan?. Hors VF, bien sur, sites, guides.....
Voila pour mes premières et nombreuses questions. En plus de vos réponses, je lirai avec attention vos suggestions.
Concours photos VF Avril 2016: Impression de mouvement English translation pending
Le jeux Concours photos VF d'Avril 2016 est lancé !
Le thème ? « Impression de mouvement » Montrez-nous vos photos d'où se dégage une impression de mouvement, de déplacement et donc de dynamisme … des photos qui, prises l'instant d'après seraient déjà différentes. Quelques exemples, comme les photos de sport, de courses, de sauts, de cascades, de chutes d'eau, de manèges tournoyant, de jongleurs, de danseurs, de vagues déferlant, de sillages de bateaux, d'effet du vent sur des habits, sur des voiles ou des drapeaux … Côté technique : effet de filé avec sujet net et un arrière plan flou, sujet flou évoquant le mouvement, pause longue avec pied ou prise en vitesse rapide (en mode sport) afin de figer le mouvement … et que sais-je encore ? Je mets quelques exemples de photos « de mouvements » dans l'espace de discussions dédié à ce thème du mois (à venir ...) A vous de nous surprendre avec encore bien d'autres situations présentées par vos photos ! L'impression de mouvement et de dynamisme doit être, évidemment, un point fort de la photo. L’environnement dépaysant doit nous faire voyager, la situation originale si possible, l’angle de vue, la composition, les présences humaines, la technique photo …. Tous ces aspects seront appréciés et feront très certainement la différence au moment des votes. Amateurs de voyages et de photos vous devez certainement avoir dans vos archives des vues qui correspondent à ce thème …
Le règlement du Concours est identique aux précédents : 3 photos (maximum) par participants, postées chacune dans un message différent. N’oubliez pas de numéroter vos photos. Même si les images doivent parler d’elles même, une légende (localisation, contexte, courte présentation …) est toujours appréciable. On imagine et on souhaite, bien sûr, que vous soyez bien l’auteur des photos présentées. Dépôt des photos jusqu’au samedi 23 Avril 2016 inclus. Début des votes à partir du dimanche 24 jusqu’au jeudi 28 Avril 2016 (24 h, heure de Paris) inclus.
Pour le vote, pensez à bien indiquer : Le Pseudo et le numéro de la photo … et votre classement ! 1er photo = 3 points, 2ème = 2 pts, 3ème = 1 pt Tous les membres de VF peuvent voter (même ceux qui n’ont pas déposé de photos). En cas d’égalité de points pour deux photos, la photo gagnante sera celle ayant obtenu le plus grand nombre de 1ère places sur le podium !
Le talentueux gagnant aura le privilège d’organiser le prochain Concours photo VF de Mai 2016.
Pour les échanges, les discussions ou les polémiques … utilisez cet espace en suivant ce lien : http://voyageforum.com/discussion/concours-photos-vf-avril-2016-espace-discussions-d7435057/
Diaporama : à venir ...
A vos photos … et bonne chance ! Jean
Le thème ? « Impression de mouvement » Montrez-nous vos photos d'où se dégage une impression de mouvement, de déplacement et donc de dynamisme … des photos qui, prises l'instant d'après seraient déjà différentes. Quelques exemples, comme les photos de sport, de courses, de sauts, de cascades, de chutes d'eau, de manèges tournoyant, de jongleurs, de danseurs, de vagues déferlant, de sillages de bateaux, d'effet du vent sur des habits, sur des voiles ou des drapeaux … Côté technique : effet de filé avec sujet net et un arrière plan flou, sujet flou évoquant le mouvement, pause longue avec pied ou prise en vitesse rapide (en mode sport) afin de figer le mouvement … et que sais-je encore ? Je mets quelques exemples de photos « de mouvements » dans l'espace de discussions dédié à ce thème du mois (à venir ...) A vous de nous surprendre avec encore bien d'autres situations présentées par vos photos ! L'impression de mouvement et de dynamisme doit être, évidemment, un point fort de la photo. L’environnement dépaysant doit nous faire voyager, la situation originale si possible, l’angle de vue, la composition, les présences humaines, la technique photo …. Tous ces aspects seront appréciés et feront très certainement la différence au moment des votes. Amateurs de voyages et de photos vous devez certainement avoir dans vos archives des vues qui correspondent à ce thème …
Le règlement du Concours est identique aux précédents : 3 photos (maximum) par participants, postées chacune dans un message différent. N’oubliez pas de numéroter vos photos. Même si les images doivent parler d’elles même, une légende (localisation, contexte, courte présentation …) est toujours appréciable. On imagine et on souhaite, bien sûr, que vous soyez bien l’auteur des photos présentées. Dépôt des photos jusqu’au samedi 23 Avril 2016 inclus. Début des votes à partir du dimanche 24 jusqu’au jeudi 28 Avril 2016 (24 h, heure de Paris) inclus.
Pour le vote, pensez à bien indiquer : Le Pseudo et le numéro de la photo … et votre classement ! 1er photo = 3 points, 2ème = 2 pts, 3ème = 1 pt Tous les membres de VF peuvent voter (même ceux qui n’ont pas déposé de photos). En cas d’égalité de points pour deux photos, la photo gagnante sera celle ayant obtenu le plus grand nombre de 1ère places sur le podium !
Le talentueux gagnant aura le privilège d’organiser le prochain Concours photo VF de Mai 2016.
Pour les échanges, les discussions ou les polémiques … utilisez cet espace en suivant ce lien : http://voyageforum.com/discussion/concours-photos-vf-avril-2016-espace-discussions-d7435057/
Diaporama : à venir ...
A vos photos … et bonne chance ! Jean
Discussion autour du concours photo de septembre 2015: World Street Art English translation pending
Bonsoir,
Un nouveau concours photo vient d'être lancé sur le forum Jeux voyages. Il s'intitule "World Street Art" et se trouve ici.
Seules les photos doivent y être postées et à compter du 25 septembre 2015, seulement les votes. Ce fil recevra tous les autres messages.
Le diaporama des photos proposées se trouve là.
Un nouveau concours photo vient d'être lancé sur le forum Jeux voyages. Il s'intitule "World Street Art" et se trouve ici.
Seules les photos doivent y être postées et à compter du 25 septembre 2015, seulement les votes. Ce fil recevra tous les autres messages.
Le diaporama des photos proposées se trouve là.
Discussion sur le concours photo de juin 2015 - Contrastes English translation pending
Le concours est lancé, ça se passe ici !
Discussion sur le concours photo du mois de mai 2015: " le monde du rail " English translation pending
C'est ici ! 🙂
Bons plans petit budget Asie du Sud-Est English translation pending
Bonjour tout le monde !
Nous sommes en Thailande avec ma copine Stella, nous avons finalement plus de complications que prévues, difficultés a trouver des transports (car lu beaucoup d'arnaques sur internet et avons peur de prendre des trajets en bus par exemple) niveau des activités, nous sommes ouverts à tout mais manquons de conseils et de gens aimables pour nous conseiller des bonnes choses à faire. Nous nous sommes lancés dans un voyage de 5 mois avec un budget de 9000 à 10000€ à deux à travers la thailande, la malaisie, les philippines et l'indonésie.Nous voudrions savoir si d'autres voyageurs on fait comme nous ou quasi-similaire afin de nous donner de bons conseils et des bons plans, nous avons vraiment vraiment peur de ne pas pouvoir finir notre voyage correctement. Actuellement nous sommes sur chiang mai, demain nous louerons un scooter pour aller nous balader voir les temples et les chutes d'eau, nous aimerions tant voir, elephants, tigres, jungles etc .. mais manquons grandement de conseils pour pouvoir faire cela... Nous croisons que des personnes en voyages pour un mois maximum et donc, il s'avère que ceux-ci ont un budget nettement plus élevé et nous parle de chose qui coûtent très cheres... Nous ne sommes pas des inconscients, nous souhaitons juste faire le plus beau voyage de notre vie, nous avons prévu beaucoup de chose mais une fois sur place il s'avère que celles-ci sont plus faciles a dire qu'à faire.. Comme les transports par exemple...
En attente de vos réponses, nous serons tous les jours là pour voir si quelqu'un daigne nous répondre... Merci d'avance. Et désolé si mon ecriture pique les yeux..
Nous sommes en Thailande avec ma copine Stella, nous avons finalement plus de complications que prévues, difficultés a trouver des transports (car lu beaucoup d'arnaques sur internet et avons peur de prendre des trajets en bus par exemple) niveau des activités, nous sommes ouverts à tout mais manquons de conseils et de gens aimables pour nous conseiller des bonnes choses à faire. Nous nous sommes lancés dans un voyage de 5 mois avec un budget de 9000 à 10000€ à deux à travers la thailande, la malaisie, les philippines et l'indonésie.Nous voudrions savoir si d'autres voyageurs on fait comme nous ou quasi-similaire afin de nous donner de bons conseils et des bons plans, nous avons vraiment vraiment peur de ne pas pouvoir finir notre voyage correctement. Actuellement nous sommes sur chiang mai, demain nous louerons un scooter pour aller nous balader voir les temples et les chutes d'eau, nous aimerions tant voir, elephants, tigres, jungles etc .. mais manquons grandement de conseils pour pouvoir faire cela... Nous croisons que des personnes en voyages pour un mois maximum et donc, il s'avère que ceux-ci ont un budget nettement plus élevé et nous parle de chose qui coûtent très cheres... Nous ne sommes pas des inconscients, nous souhaitons juste faire le plus beau voyage de notre vie, nous avons prévu beaucoup de chose mais une fois sur place il s'avère que celles-ci sont plus faciles a dire qu'à faire.. Comme les transports par exemple...
En attente de vos réponses, nous serons tous les jours là pour voir si quelqu'un daigne nous répondre... Merci d'avance. Et désolé si mon ecriture pique les yeux..
De Dubaï au Cambodge English translation pending
Avant de lire ce compte rendu, il faut savoir qu'il est subjectif dans le sens qu'il relate nos impressions très personnelles car nous sommes partis avec une idée preconcue qui s'avérera fausse, dépassée.
Voilà dix années que nous n'avions plus mis les pieds en Asie du Sud Est, (nous avions fait le Myanmar, la Thaïlande, le Laos)les sourires nous manquaient, le plaisir de s'asseoir au bord d'une riziere aussi....Nous voulions une ballade bucolique, prendre le temps...
DE DUBAÏ AU CAMBODGE
Du 2 février 2015 au 28 février 2015
De l'éblouissement au désenchantement relatif.
Premier chapitre: Dubaï Tout commença par le survol de la ville qui nous sembla déjà plus grande que prévue. Malgré le modernisme de son aéroport et la renommée de la compagnie Emirates, nous eûmes à attendre près d'une heure avant de voir arriver nos bagages et c'est donc en pleine nuit que nous traversâmes un Dubai fantomatique et ce à très vive allure, notre taximan semblant vouloir battre des records. L'hôtel qui nous fut réservé via la compagnie était en fait un modeste et assez vétuste appart-hotel à 111 dollars la nuit, tenu par des Indiens (nettement majoritaires dans la ville), cela signifiant donc que le ménage était assuré uniquement par la gente masculine. Conséquence, il n'y avait qu'un seul verre, pas de couverts (pour un appartement avec cuisine) et surtout pas d'essuies. Le lendemain, la ville pouvait enfin s'offrir à nous et après une centaine de mètres nous mettions déjà nos pieds dans....un supermarché dans lequel on trouvait les mêmes produits que chez nous. Nous entamâmes alors la visite du vieux Dubaï , son splendide musée et ses vieux quartiers bien réhabilités. En quelques pas, nous longeâmes alors ce bras de mer appelé La Creek sur lequel naviguent de splendides Dhows, sortes d'immenses barges en bois aux pontons colorés. Il y règne une effervescence digne de Hong Kong avec un chassé croisé de multiples bateaux dans un enchevêtrement d'immeubles modernes avec quand même ici et là quelques souks typiquement arabes dont le fameux souk de l'Or et sa centaines de boutiques dont les vitrines dégueulent d'énormes parures en or plus kitches les unes que les autres. Pour aller à la rencontre du nouveau Dubaï , il nous fallut prendre le tout nouveau métro qui est très pratique et très facile. Mais sa qualité première est bien sa propreté: il y est interdit de transporter du....poisson, de manger, de fumer, de boire, de chiquer. Conséquence, des stations d'une netteté irréprochable et tout le monde semble bien s'y accommoder alors qu'aucune présence policière ne se manifeste(hormis près des guichets). Certains wagons, à certaines heures, sont réservées aux femmes et aux enfants et plusieurs fois nous fûmes invités à échanger notre place debout par une place assise. Comme quoi la courtoisie n'est pas qu'occidentale. Nous parcourûmes alors successivement deux des plus grands malls, le Dubai Mall le plus grand et celui des Emirates plus ancien, fréquentés par une foule importante, très bigarrée allant du populaire s'y promenant en short, aux mousmées minijupées mais aussi des sheiks enrubannés qui font leurs emplettes chez Gucci ou Dior en poussant une charrette du Carrefour suivi de leurs concubines portant évidemment le tchador. Chaque Mall se devant d'attirer le client, le premier s'est doté d'un magnifique aquarium dont la surface est immense et que l'on peut pénétrer via un tunnel transparent. On voit ainsi des requins, des raies voltiger à côté et au dessus de vos têtes. Le second possède lui une ....piste de ski avec tire-fesses et télésiège, le tout sous -4°C. Ce fut assez désopilant de voir des émirs, tout de blanc vêtus, endossés des anoraks pour se rouler dans l'or...blanc. Mais, mais....le clou, le choc ce fut quand même quand nos regards se posèrent pour la première fois sur ...la Burj Khalifa. Osons le dire, c'est une merveille que cette tour de plus de 800 m (828m), tout en spirale afin de résister à des vents de plus de 190 km/h, construite en 5 ans par 12000 ... esclaves. D'accord, humainement c'est inacceptable et actuellement nous avons vu encore des milliers qui travaillaient jour et nuit sur les innombrables chantiers de la ville. D'accord, oui...mais l'œuvre est splendide et témoigne de l'ingéniosité humaine dont on peut s'émerveiller comme on le fait pour les pyramides. Combien d'esclaves sont-ils morts sous les coups de fouet des contremaîtres du Pharaon? Décidément, l'histoire aime à faire repasser les mêmes plats.
Chapitre deux: une journée à Bangkok
A peine le tarmac foulé, la fièvre de Bangkok nous avait rattrapé. On l'avait quittée il y a dix ans, déjà bouillonnante, on la retrouvait saturée comme les bandes sons des Daft Punk. Un nouveau train nous amena ainsi en trente minutes dans son ventre grouillant de monde pour nous entasser ensuite dans les wagons du Sky Train, le métro aérien de Bangkok. Une station plus loin, nous faisions rebondir nos valises sur les trottoirs toujours aussi défoncés de la ville, pour enfin rejoindre notre hôtel. La chaleur de la nuit tombante, les vapeurs des gaz d'échappement, les invitations aux massages, les étals de nuit...tout y était, nous retrouvions nos sensations passées et rapidement nous retrouvions le plaisir de boire une bière fraîche à la terrasse d'un établissement un peu retiré, fréquenté par des groupes de jeunes se réunissant là autour d'une fontaine à bière ou ici autour d'une bouteille de whisky thaïlandais. Notre soupe Tom Yam parfumée à la coriandre avalée, nous pouvions enfin nous jeter dans les bras de Morphée. La journée suivante débuta par une première désillusion lorsque voulant rejoindre un quartier près du Palais Royal par la voie du fleuve Chao Praya nous constations qu'il ne restait plus que des bateaux touristiques. Où donc étaient passés les vaporettos thaïs qui allaient et venaient par centaines, dans lesquels on se pressait pour rester debout? Nous voilà donc obligés de faire comme le commun des pingouins, faire la file, se faire octroyer un siège et subir les commentaires gueulés par une accompagnatrice, entourés de Sino-Japonais, d'Allemands...heureusement, nous les vîmes débarquer assez vite nous permettant d'admirer à l'aise quelques wats (temples) dont le fameux Wat Arun. Notre ballade nous conduisit alors dans des quartiers un peu à l'écart du monde et nous eûmes la chance de voir une superbe exposition d'un des maîtres du dessin. Après avoir visité le Musée National, c'est sous un soleil de plomb que nous allâmes nous attabler dans une petit échoppe de rue où nous avons dégusté un excellent bouillon de poule alors qu'à côté on servait des abats de cochon dans de grands bols fumants.
La chaleur se faisant plus lourde, elle nous contraignit à prendre refuge dans un Starbucks (et oui) et sous l'air conditionné à y retrouver un peu de tonus. L'après midi nous vit arpenter deux temples qui bien que près du Palais Royal soient délaissés. Dans le premier, celui du Pilier, l'atmosphère était aux multiples prières accompagnées de brûlage d'encens. Nous eûmes la chance d'assister à une représentation théâtrale de la grande épopée du Ramayana, par des actrices d'un âge passé et surtout par un prince dont l'un des faux cils tombait sur sa joue.
L'autre, le Wat Sukhat, que nous avons rejoint par une route sans trottoirs, était un havre de paix tant la circulation environnante y était dense. Pour rejoindre l'hôtel, après d'âpres discussions, nous osons monter dans un tuk tuk. Ce fut une épreuve sans nom pour nos nerfs car il se faufilait telle une anguille entre les voitures, frôlant là un pare-chocs, ici une portière ouverte, roulant à contre-sens, brûlant les feux rouges, coupant les carrefours. Arrivés sains et saufs, nous irons alors profiter de la piscine pendant deux heures. Ne voulant reconduire l'expérience du tuk tuk, c'est en métro que nous nous rendons dans le Chinatown qui s'est concentré sur une seule avenue, qu'il faut arpenter à même l'asphalte tout en longeant des centaines d'étals de nourriture dans lesquels thaïlandais comme les touristes se ruent pour y savourer crabes, crevettes...Il y règne une effervescence rare car dans une semaine ce sera le nouvel an chinois. Nous trouvons enfin notre choix dans une petit ruelle et sous la lueur d'une lampe à pétrole dégustons coquilles St Jacques, crabes...alors qu'un peu plus loin le maître du Wok s'agite dans tous les sens faisant monter au ciel d'énormes flammes dégageant des saveurs étonnantes. Demain, nous aborderons le Cambodge pour une promenade que nous espérons la plus bucolique possible.
Chapitre trois: Phnom Penh
Dès l'aéroport, nous sommes surpris par la différence avec la Thaïlande. Le bâtiment semble d'un autre âge et c'est sous une lumière blafarde que nous passons les différents points de contrôle. Ici point de galerie marchande. Ni Gucci, ni Dior. Que trois quais pour saisir les bagages et trois douaniers militaires pour recevoir tous les documents qu'il nous avait fallu remplir dans l'avion. Ici pas d'air conditionné mais des ventilateurs qui dispersent autour de nous une flopée de moustiques. Mais tout cela nous rassure, allait-on retrouver une autre Asie pas trop défigurée par le tourisme ou la modernité? A nous, les promenades au bord des rizières verdoyantes dans lesquelles les paysannes courbées en deux piquent et repiquent le riz, sous le soleil couchant, à nous les mélodies langoureuses des moines bouddhistes au petit matin... ? Il nous fallut très vite déchanter car le tuk-tuk qui nous amena au centre de Phnom Penh nous fait découvrir des routes fréquentées par des milliers de...motos qui vont dans tous les sens. Sur une seule bécane, on s'y sert à trois ou à quatre, avec de tout jeunes enfants coincés soit à l'avant, entre le conducteur et le guidon, soit entre les jambes écartées de la maman. Tel un essaim de moustiques, les motos doublent, triplent, quadruplent pour finir même à contre-sens. On roule ici à l'influence au mépris le plus total du code de la route. Les agents sont inexistants. Faut dire que pour le salaire qu'ils touchent, pourquoi iraient- ils faire...la police? La pollution est telle que nous sommes obligés de nous protéger la bouche avec notre foulard. D'ailleurs, ils sont nombreux à porter des masques bleus de chirurgien tant l'air respiré sur les routes est vicié. Nous logeons dans un quartier chaud, à deux pas du Quai Sisowath, la promenade des Anglais de Phnom Penh, qui longe le fleuve Tonle Sap et qui un peu plus loin se jette dans le célèbre Mékong. Notre hôtel est cerné de boîtes de nuit et de bars fréquentés par de jeunes hôtesses. Les façades rongées par l'humidité sont cachées par une multitude de néons qui éclairent nos pas. On vante la douceur de vivre de Phnom Penh...allons donc nous promener sur le quai. D'abord il nous faut traverser le flot de voitures et de motos. Cela ressemble à une tentative suicidaire. Tel un torero, nous esquivons, frôlons...pour enfin pouvoir flâner et ressentir les bienfaits d'une petite brise. Mais, tout est assez délabré et surtout tout est sale. Le Khmer semble n'avoir aucun souci avec la saleté: il jette tout par terre, de l'épluchure d'un fruit à sa canette vide. Le sol est partout jonché de détritus que parfois un petit feu consume lentement. Nous ne voyons aucun ramassage de poubelle.Il semblerait d'ailleurs qu'il n'y ait aucun service public comme l'absence totale dans la ville de lignes de bus expliquant ainsi le nombre affolant de motos. A notre retour, nous longeons de nombreux établissements où expatriés et touristes profitent de Happy Hours généreuses. Alcool et sexe font ici bon ménage et on croise beaucoup de vieux loups solitaires attablés à leur table, dans l'attente de quelques plaisirs perdus ou pire... interdits. Ce soir là on ira manger à La Patate un Resto belge pour s'offrir un bon steak accompagné d'une excellente sauce béarnaise le tout avec un verre de vin, cela remontera le moral. Les jours suivants, on aborde la visite des différents points touristiques en commençant par le Musée National qui renferme une belle collection d'art venant d'Angkor. Nous prenons un guide local pour nous resituer les différentes étapes de l'art Khmer ce qu'il fit dans un français parfois peu compréhensible mâchant ses mots entre deux raclements de gorge. Puis ce sera le joli Palais Royal, un soi disant temple extraordinaire, préféré du Routard ...absolument quelconque, le temple de Phnom Penh, le marché russe dans lequel nous ne pouvons résister à une vieille habitude de nous asseoir au comptoir d'une échoppe pour y déguster une excellente soupe. Les odeurs et les plaisirs de l'Asie s'en retrouvent ainsi ravivés. La visite qui nous aura finalement le plus marqués sera celle de la prison S-21 transformée en musée du Crime Génocidaire, qui de 1975 à 1979 fut la prison la plus terrifiante des Khmers Rouges. Pol Pot et ses sbires communistes dont cet ancien prof de math, le Duch, y torturèrent près de 15000 personnes. Les gardiens étaient des jeunes de 10 à 15 ans qui prenaient des photos de ces pauvres êtres avant et après les interrogatoires. Assez insoutenable mais nécessaire pour comprendre ce que le peuple cambodgien traîné comme passé.Tout cela fait des kilomètres à déambuler dans la ville sur des trottoirs envahis par les voitures ou les échoppes, si ce n'est par des familles qui y dorment à même le sol, dans une crasse intolérable. Autre aspect, le Cambodgien est assez roublard et plus d'une fois il nous fallut corriger la note. Faut dire que la plupart des prix sont en dollars, qu'un dollar vaut 4000 riels et qu'on mélange allègrement les deux monnaies. Ainsi si la note à payer est de 6,125 $ et que vous donnez un billet de 10$ , vous devez vous attendre à recevoir 3500 riels et 3$ ou 15500 riels selon la disponibilité. Un casse-tête après avoir dégusté 2 Angkor Béer. Bon, on s'y fait et cela ne nous empêche de grimper sur la terrasse d'un des immeubles pour y déguster un cocktail alors que nous contemplons la ville s'illuminer et que sur les quais résonnent des airs de musique entraînant dans leur sillage une cinquantaine de personnes s'adonnant à leur heure de gymnastique quotidienne. La Chine nous rattrape finalement très vite. Vivement demain, car nous allons enfin sortir des villes.
Chapitre 4: À la campagne
Nous louons un taxi à la journée depuis Phnom Pen pour quelques visites intéressantes . Il nous faudra une heure pour quitter les chaussées surchargées de la capitale et nous retrouver dans un environnement champêtre. Nous y retrouvons la douceur de vivre des campagnards, les rudimentaires logements en bois dont la partie principale est surélevée sur des pilastres. Seule désolation, la couleur verte est totalement absente de cet univers, les rizières s'étant asséchées ne laissant apparaître qu'une terre brûlée par le soleil sur laquelle ne subsistent que de petits fétus de paille.Nous nous arrêtons pour visiter notre premier temple pré angkorien et mettre en pratique nos nouvelles connaissances. Le site est isolé et nous sommes accompagnés seulement de jeunes enfants mendiant quelques riels comme offrande à Boudha. Les couleurs du temple se marient à merveille avec les tons automnaux de la forêt et alors que je m'applique sur ma première aquarelle, Mimi divertit comme à son habitude les enfants.
Le midi nous irons nous poser sur une petite paillote installée à la surface du lac Bati nous rassure, allait-on retrouver une autre Asie pas trop défigurée par le tourisme ou la modernité et y déjeuneront agréablement de soupes alors qu'une frêle embarcation nous accoste nous proposant des œufs (avec ...le poussin?), des grosses blattes rôties...Pour ma part, je goûterai aux petits escargots trop peu relevés et avec Mimi une petite poignée d'insectes... croustillants à souhait. Il faut savoir que pour les Khmers, tout ce qui n'est pas venimeux....est comestible et donc il nous a été permis de voir sur les étals des tarentules grillées ou des chauves-souris rôties!
Nous nous éloignons encore un peu plus de P.P et accédons par une volée de 450 marches à notre premier temple-montagne situé sur un Phnom (montagne en langage Khmer). Nous avons la chance de faire la visite en compagnie d'un petit groupe de Français dont le guide est conférencier au célèbre musée Guimet de Paris. Un vrai moment de plaisir tant ce professeur nous éclaire avec simplicité de ses connaissances. C'est donc le cœur plus léger que nous regagnons P.P. et allons déguster une de nos meilleures pizzas autour d'un bon verre de vin. Elle n'est pas belle la vie? Demain, on attaque le...Nord.
Chapitre 5: on bouge! Au fil des kilomètres, la fine langue d'asphalte noire finit par disparaître sous l'épaisse couche de terre rougeâtre déplacée à tout vent par les gros camions qui empruntent la route principale reliant P.P. à Kampong Thom. Toutes les petites agglomérations que nous traversons sont étouffées par cette poussière envahissante nous faisant rouler dans un épais brouillard. Nous sommes dans un bus "limousine" bondé aux sièges défoncés, aux évents cassés. La télé n'arrête pas de diffuser des chansons "fleur bleue" sous forme de karaoké qu'heureusement ne reprennent pas les membres d'un famille cambodgienne assez excitée par le voyage. Lors d'un arrêt on nous propose des tarentules mais ne voyant personne en consommer nous n'osons le faire. Une prochaine fois, ...j'espère.
La route est en réparation et nous mettons le double du temps imparti. Heureusement nous tombons sur un bon hôtel situé dans un jardin tropical avec...piscine. On en profitera. C'est en tuk tuk que nous allons visiter les sites intéressants des alentours dont Pre Ouk perdu dans une forêt avec des temples envahis par les terribles ficus étrangleurs.
Nous découvrons les lieux avec un jeune guide local formé par une ONG nous faisant pénétrer cette jungle jonchée de briques, de lingams couchés....Vishnou et Shiva sont parmi nous. Nous nous prenons aussi une journée de farniente avec au programme piscine et promenade à vélo dans la campagne environnante. S'ensuit une grosse discussion quant à notre destination suivante, le Mékong à l'Est ou une expédition à la frontière thaïlandaise pour y voir le second site classé Patrimoine de l'Humanité après Angkor qui lui est définitivement envahi par les Chinois? Le virus est dans nos gènes et nous décidons de foncer vers la ville de Sra Em, cap plein Nord. Nous prenons le bus sur le coin d'une avenue en plein cagnard car au Cambodge les villes n'ont pas de terminaux comme dans les autres villes d'Asie. Le bus arrive...bondé et nous avons la chance de trouver 2 places au fond parmi une multitude de caisses car le bus sert aussi de camion d'approvisionnement! Mimi a pour une fois la chance de ne pas avoir sa place côté soleil mais juste derrière un petit paysan portant casquette Mao et ne cessant de tousser! La télé diffuse un film contant les péripéties assez comiques d'un jeune moine bouddhiste faisant jaillir de nombreux rires parmi les voyageurs. Le couloir central est occupé par de petits sièges en plastique occupés par de jeunes militaires rejoignant leur campement car la zone où nous rendons est très tendue avec leurs ennemis héréditaires du Siam. Des enfants s'y promènent, y courent et font pipi dans une bouteille.
Après quatre heures de voyage, je profite d'un arrêt pour sortir me dégourdir les jambes quand je suis assailli par une kyrielle de conducteurs de motos m'offrant de me conduire au temple. Un temple, quel temple? Mon franc ou plutôt mes riels m'en tombent: nous sommes à Sra Em!!! Sans eux, on continuait le voyage mais pour où? Impossible à dire car ici aucune inscription en anglais et personne ne le parle. Juste le temps de faire sortir Mimi, de ramasser nos affaires et nous voilà tirant nos sacs sur un km le long d'une route sous les regards assez fermés des autochtones. Nous allons commencer nos deux journées particulières que je vous conterai lors d'un prochain épisode.
Chapitre 6: deux journées très particulières(1)
Sur cette route, nous parcourons près d'un kilomètre pour enfin rejoindre notre guest house, la meilleure selon nos guides. La décoration du hall, les banderoles rouges, tout désigne un établissement tenu par des Chinois. L'accueil est glacial ou plutôt indifférent. La fille de l'accueil mâche son chewing-gum d'une manière indolente alors que la fille de ménage traîne ses mini bottes en caoutchouc dans les couloirs en rénovation, déplaçant dans un autre coin la fine poussière blanche de plâtre qui recouvre les dallages. Nous avons choisi une chambre sans climatisation mais avec fan car il paraissait que dans le Nord les nuits sont fraîches! Il fera 30°! Les murs sont d'une couleur verdache à vomir, sales, le faux plafond est défoncé mais inaccessible pour y mettre une moustiquaire, avec de sympathiques toiles d'araignée qui y pendent. Le lit est recouvert d'un fin édredon grisâtre, il y a deux fauteuils en skaï orange sous un extracteur vombrissant et enfin une salle de bain munie d'un wc fréquenté par une superbe araignée que je ne parviendrai jamais à écraser, une douche chaude sans cabine (l'eau éclabousse de ce fait toute la pièce) et enfin un évier tellement de travers qu'il est impossible d'y déposer quelque chose. Voici l'écrin dans lequel j'ai déposé Mimi pour la ...St Valentin. Mais à 10$ la nuitée, il ne faut pas faire trop la fine bouche. A propos de bouche, le restaurant est lui aussi tenu par des Chinois qui sont bien incrustés dans tous le pays. La plupart des hôtels leur appartiennent. Ils montent aussi des usines pour profiter de salaires plus bas encore que chez eux. Nous avons appris que dans un bel hôtel, le salaire moyen tourne autour des 100$ avec 4 jours de congé mensuel (300$ pour un chef de rang). Mais la plupart paie 65$ avec un seul jour de repos. La vie est extrêmement dure ici, la misère encore bien présente. Le pays où règne la corruption reste toujours un des plus pauvres de la planète et son économie repose essentiellement sur le tourisme autour de Siem Reap et la culture des hévéas que l'on plante un peu partout, défrichant des forêts primaires à tour de bras ou pire par le feu. Malheureusement l'argent du caoutchouc n'arrive pas toujours dans les mains de l'Etat. Au restaurant donc, il faut se faire comprendre par gestes bien que la liste des plats proposés soient énormes (on s'effraie quand même d'y trouver des calamars dans ce coin reculé alors que les frigos sont en fait de simples glacières et que la chaîne du froid est totalement inexistante). La nourriture est correcte et pour se récompenser de notre journée de voyage nous nous offrons un thé au citron. On nous apporte alors un grand verre contenant un liquide orange, chaud et sucré puis une théière classique. Nous opérons le mélange et trempons nos lèvres: nous buvons une exclusivité mondiale à savoir un thé... au Fanta chaud. Un grand moment...de fou rire avant de plonger dans notre lit. Au petit matin, nous voilà chacun assis à l'arrière d'une moto-dop pour aller visiter ce fameux site, le Prasat Preah Vihear!
27 km plus loin, nous choisissons la manière la plus sportive de l'aborder à savoir une ascension de 500 m en empruntant un escalier de ...2250 marches. Dans la montée, nous croisons de pauvres campements militaires totalement isolés sensés empêcher les Thaïlandais de reprendre possession du temple aux abords déjà truffés de mines anti personnelles par les derniers Khmers Rouges en 1998. Défense de s'écarter des chemins même pour un besoin pressant!En 1979, la Thaïlande revendique une fois de plus sa possession mais frustrée de ne pas le recevoir des instances internationales fait vider les camps de réfugiés(qui avaient fui les Khmers Rouges) en leur faisant emprunter... le champ de mines. Thaïs et Cambodgiens se regardent aujourd'hui en chien de faïence mais ce ne fut pas toujours le cas car entre 2008 et 2011 on y tirait à l'arme lourde. Le temple angkorien est splendide même si les sculptures en sont absentes.Il comporte de larges allées de 250 m séparées par des temples aux frises finement sculptées qui très aériennes s'élancent vers le ciel. Nous en jouissons à notre rythme, très loin de la foule d'Angkor. Éreintés par notre matinée et surtout par notre descente, nous passons le reste de l'après midi dans notre belle chambre. Comme quoi, on s'habitue à tout.
Chapitre 7: deux journées particulières (suite)
Nous partîmes 500 mais par un prompt renfort nous nous vîmes 3000 en arrivant au port.... D'accord Rodrigue, mais dans notre cas, point de renfort, ni de port. Quel est donc le rapport? Nous quittons Sra Em en désirant rejoindre le mythique Mékong par les routes toutes neuves du Nord, leur bon état s'expliquant par le fait qu'il faut pouvoir y amener facilement les troupes en cas de conflit. Nous prenons un taxi (une voiture particulière) pour rejoindre la capitale de la province située à une centaine de km de là. Le voyage se fera en compagnie de 2 cambodgiennes avec qui il est difficile de converser. Le taxi nous dépose au départ des voitures pour Stung Treng et nous désigne ...un minibus orange ayant quelques km au compteur. Nous sommes happés par le chauffeur qui place nos sacs sur le porte bagage situés tout à l'arrière du véhicule en les entassant avec quelques sacs de riz.
Mimi se place sur le siège à côté du chauffeur mais en est vite chassée en lui montrant 2 doigts. Nous n'en comprenons pas encore le sens! Elle vient me rejoindre sur la première banquette déjà occupée par deux jeunes gens. Les deux autres banquettes se remplissent aussi et après une demi-heure d'attente le minibus est complet. 2 personnes sur la place à côté du chauffeur (on saisit enfin le signe) 4 sur la nôtre et 8 sur les deux autres. Nous voici 14 sans le chauffeur. Mais, mais la porte ne se ferme pas...on attend. Cela se précipite dehors, on prend encore des sacs, des caisses, une...poule et le minibus se remplit, se remplit. On place 3 personnes devant notre banquette sur un banc très étroit, 6 autres sur les autres. Pour ne pas laisser de vide, on en fait même passer un par la fenêtre. On démarre enfin mais mais...après 500 m on s'arrête pour accepter une famille de 4 personnes dont 3 viendront se caser devant nous et la quatrième qui partagera le fauteuil...du chauffeur. Du jamais vu! On espère que le passager du chauffeur ne pousse pas sur l'accélérateur .On fera ainsi un voyage de ....3 heures entassés comme des sardines à 31 (3 autres ont été envoyés ...sur le toit) pour 14 places selon nos normes.
A l'arrivée, nous ne sentions plus nos jambes, nos fesses...on en avait même oublié de payer nos places tant nous nous sommes pressé de déguerpir pour trouver un logement (nous serons rattrapés par le chauffeur et nous nous en excuserons). Nous choisissons alors un bel hôtel pour 20$ avec une grande chambre donnant sur le Mékong, avec une vraie salle de bain...La ville se Stung Treng est un nœud de communication important sur la route du Laos, sans âme. On en profite pour flâner dans le marcher, y manger et enfin regagner notre belle chambre pour y siester. Mais pendant notre somme un léger interstice dans la fenêtre a laissé entrer des milliers de petits insectes profitant de la nuit tombante pour envahir la chambre. Pour compléter le tableau, une colonne de fourmis en a profité pour coloniser notre dernier sac à bonbons. Nous refusons de rester une minute de plus et recevons une autre chambre, sans vue et sans papier de toilette. Le réceptionniste, désolé, nous explique que le camion qui devait les livrer n'est jamais arrivé alors, alors.....Mimi lui suggère d'aller en chercher dans une autre chambre inoccupée. Il réagit par un haussement d'épaules tout en nous tendant une deuxième clé. Notre recherche fut heureusement fructueuse nous permettant de passer une nuit convenable avant de reprendre tôt un bus pour Kratie.
Chapitre 8: enfin et fin!
Chacun son chemin, chacun son destin...telle est la façon la plus cool de rouler au Cambodge. Nous voici sur nos vélos dans la circulation de Kratie, petite ville au bord du Mékong qui surprise est plus bleu que brun. Nous longeons le large fleuve parsemé d'îlots de sable et bordé de petites cahutes en bois sur pilotis. Quelques-unes sont décorées de banderoles rouges pour fêter le Têt. Les hommes sont rassemblés autour de bières alors que d'autres s'adonnent à la pétanque locale de jouant sur des distances nettement plus courtes et qui comme à la provençale peuvent prendre un élan pour "tirer". Deux mètres les séparent seulement du "petit" fait d'une simple capsule. Nous prenons ensuite une embarcation pour une ballade bucolique sur une l'île faisant face à la ville. L'environnement est calme, aucune voiture pour le troubler. Les zébus sous la maison, les belles meules de foin en face, nos premiers champs tout verts...nous retrouvons ENFIN l'Asie que nous cherchions. Assis sur un banc, nous admirons le coucher de soleil sur le "fleuve majestueux" , signe que demain commence une nouvelle journée. Quatre heures de bus plus loin, nous voici à Kampong Cham qui nous rapproche de Phnom Penh. La ville est relativement propre avec de larges avenues et une belle promenade le long du Mékong. Devant chaque magasin on fait brûler dans un petit brasero des liasses de faux dollars, de faux lingots d'or...on fête aujourd'hui la fin de l'année du cochon. Nous louons un tuk tuk l'après-midi et découvrons un superbe petit temple angkorien avec une pagode insérée en son milieu. L'endroit est tellement magique que nous y retournerons pour essayer de l'immortaliser par une aquarelle. Nous rendons ensuite visite à un petit village géré par une O.N.G. dont le but est de promouvoir une activité locale comme le tissage ou l'artisanat pendant la saison sèche. Le soir, la ville est en liesse et à la foire, avec ses petits moulins, se pressent des dizaines d'enfants. Au petit matin, attirés par une pétarade nous suivons un petit cortège de dragons célébrant la venue de l'année de la Chèvre. Nous ne les suivons pas par peur des jets de pétards lancés à tout va et préférons louer un vélo pour nous réfugier sur une autre île. Pour y accéder, il nous faut franchir un extraordinaire pont t en bambous que l'on monte en période sèche et une fois le niveau trop élevé que l'on démonte pour recommencer l'année suivante. Il est surprenant et accepte même le passage de voitures. Une fois le pont franchi, nous retrouvons la même sérénité, distribuant nos petits jouets aux enfants du coin, nous arrêtant pour déguster un énorme fruit ressemblant à un pomelo mais comme partout sommes dans l'impossibilité de communiquer. La langue khmère a aussi la particularité d'être peu chantante et même ses caractères n'ont pas les arabesques arrondies du laotien ou du thaï. Mais elle est très ancienne tout comme la manière de compter en base...cinq. Ainsi 7 se dira 5+2 et 18 se dira 10+5+3. Les écoles d'un piètre niveau sont pleines à craquer et il est touchant de voir ces centaines d'élèves en bleu et blanc chevauchant leurs vélos rentrer chez eux. Quelques uns seulement nous gratifient d'un Hello car même les plus jeunes ne connaissent pas un seul mot d'anglais. La société cambodgienne veut garder sa spécificité khmer et sommes étonnés de ne trouver que très peu de traces occidentales en comparaison des pays voisins.Les voitures sont japonaises ou coréennes, les télévisons ne passent aucune série américaine...Par contre les Chinois, assez antipathiques en général, sont bien présents dans ce pays en devenir. Nous reprenons ensuite nos sacs pour une longue journée de bus, 3h30 jusqu'à Phnom Penh puis changement de bus pour Sihanoukville que nous atteignons au bout de 4 h de route. Nous choisissons une plage assez éloignée du centre et surtout un hôtel dans un endroit jugé trop calme par la plupart des fêtards. Commencent enfin nos cinq jours de repos le long de la côte, commencent aussi nos journées de...supplice. Certes il fait chaud et sec, la mer à 29°, certes le sable est blanc et la plage bordée de cocotiers, certes on voit quelques îles....mais il y a aussi les nombreux bars avec toute la faune qui va avec, les ivrognes de tout âge gisant tel des épaves sur les lits de plage à 10 h du matin, les vieux qui arborent une gamine à leur bras, les Russes qui se croient tout permis, les moustiques et les puces de sable qui vous font des Vésuves sur le corps et la marée qui ramène les déchets en tout genre. Il y a tellement de monde qu'il nous est difficile de trouver un fauteuil de libre pour s'y allonger. Décidément paresser et glander ne sont pas nos activités favorites! Mais n'ayons pas peur des mots, ce voyage, s'il a pu faire rêver certains, n'a pas répondu à nos attentes. Même si découvrir un pays en empruntant les moyens locaux, en fréquentant leurs restaurants, en s'évadant librement dans la nature tout en faisant vivre les petites gens reste à nos yeux la meilleure manière d'appréhender sa réalité. Mais pour la première fois dans nos voyages, nous n'avons cessé d'émettre aussi souvent l'hypothèse de quitter un pays. Rares ont été les moments où il nous fut agréable de poser nos valises. Jamais nous nous sommes ébahis devant la beauté d'un site naturel. Or nous savons que ce ne sont pas les vieilles pierres qui resteront gravées dans nos têtes. Peut-être sommes-nous devenus de vieux routards blasés qui ne s'amusent plus de s'asseoir sur des planches de WC trempées par la douche, d'éviter de se laver les dents avec de l'eau impropre à la consommation ou d'attendre des bus dans la poussière et les ordures? Nous avons sans doute commis l'erreur de vouloir retrouver une Asie qui n'existe plus et surtout d'être partis à la mauvaise saison car voir les rizières aussi brûlées est aussi déprimant que de voir la pluie gorger les sillons de nos champs en hiver. Nous en reviendrons donc déçus mais ce sentiment au nom de l'expérience vécue nous l'assumons pleinement. Vivement donc les espaces de nos montagnes, son air pur, la convivialité entre marcheurs, la propreté des chemins....et quand nous y serons, nous pourrons dire...ENFIN!
FIN
De l'éblouissement au désenchantement relatif.
Premier chapitre: Dubaï Tout commença par le survol de la ville qui nous sembla déjà plus grande que prévue. Malgré le modernisme de son aéroport et la renommée de la compagnie Emirates, nous eûmes à attendre près d'une heure avant de voir arriver nos bagages et c'est donc en pleine nuit que nous traversâmes un Dubai fantomatique et ce à très vive allure, notre taximan semblant vouloir battre des records. L'hôtel qui nous fut réservé via la compagnie était en fait un modeste et assez vétuste appart-hotel à 111 dollars la nuit, tenu par des Indiens (nettement majoritaires dans la ville), cela signifiant donc que le ménage était assuré uniquement par la gente masculine. Conséquence, il n'y avait qu'un seul verre, pas de couverts (pour un appartement avec cuisine) et surtout pas d'essuies. Le lendemain, la ville pouvait enfin s'offrir à nous et après une centaine de mètres nous mettions déjà nos pieds dans....un supermarché dans lequel on trouvait les mêmes produits que chez nous. Nous entamâmes alors la visite du vieux Dubaï , son splendide musée et ses vieux quartiers bien réhabilités. En quelques pas, nous longeâmes alors ce bras de mer appelé La Creek sur lequel naviguent de splendides Dhows, sortes d'immenses barges en bois aux pontons colorés. Il y règne une effervescence digne de Hong Kong avec un chassé croisé de multiples bateaux dans un enchevêtrement d'immeubles modernes avec quand même ici et là quelques souks typiquement arabes dont le fameux souk de l'Or et sa centaines de boutiques dont les vitrines dégueulent d'énormes parures en or plus kitches les unes que les autres. Pour aller à la rencontre du nouveau Dubaï , il nous fallut prendre le tout nouveau métro qui est très pratique et très facile. Mais sa qualité première est bien sa propreté: il y est interdit de transporter du....poisson, de manger, de fumer, de boire, de chiquer. Conséquence, des stations d'une netteté irréprochable et tout le monde semble bien s'y accommoder alors qu'aucune présence policière ne se manifeste(hormis près des guichets). Certains wagons, à certaines heures, sont réservées aux femmes et aux enfants et plusieurs fois nous fûmes invités à échanger notre place debout par une place assise. Comme quoi la courtoisie n'est pas qu'occidentale. Nous parcourûmes alors successivement deux des plus grands malls, le Dubai Mall le plus grand et celui des Emirates plus ancien, fréquentés par une foule importante, très bigarrée allant du populaire s'y promenant en short, aux mousmées minijupées mais aussi des sheiks enrubannés qui font leurs emplettes chez Gucci ou Dior en poussant une charrette du Carrefour suivi de leurs concubines portant évidemment le tchador. Chaque Mall se devant d'attirer le client, le premier s'est doté d'un magnifique aquarium dont la surface est immense et que l'on peut pénétrer via un tunnel transparent. On voit ainsi des requins, des raies voltiger à côté et au dessus de vos têtes. Le second possède lui une ....piste de ski avec tire-fesses et télésiège, le tout sous -4°C. Ce fut assez désopilant de voir des émirs, tout de blanc vêtus, endossés des anoraks pour se rouler dans l'or...blanc. Mais, mais....le clou, le choc ce fut quand même quand nos regards se posèrent pour la première fois sur ...la Burj Khalifa. Osons le dire, c'est une merveille que cette tour de plus de 800 m (828m), tout en spirale afin de résister à des vents de plus de 190 km/h, construite en 5 ans par 12000 ... esclaves. D'accord, humainement c'est inacceptable et actuellement nous avons vu encore des milliers qui travaillaient jour et nuit sur les innombrables chantiers de la ville. D'accord, oui...mais l'œuvre est splendide et témoigne de l'ingéniosité humaine dont on peut s'émerveiller comme on le fait pour les pyramides. Combien d'esclaves sont-ils morts sous les coups de fouet des contremaîtres du Pharaon? Décidément, l'histoire aime à faire repasser les mêmes plats.
Chapitre deux: une journée à Bangkok
A peine le tarmac foulé, la fièvre de Bangkok nous avait rattrapé. On l'avait quittée il y a dix ans, déjà bouillonnante, on la retrouvait saturée comme les bandes sons des Daft Punk. Un nouveau train nous amena ainsi en trente minutes dans son ventre grouillant de monde pour nous entasser ensuite dans les wagons du Sky Train, le métro aérien de Bangkok. Une station plus loin, nous faisions rebondir nos valises sur les trottoirs toujours aussi défoncés de la ville, pour enfin rejoindre notre hôtel. La chaleur de la nuit tombante, les vapeurs des gaz d'échappement, les invitations aux massages, les étals de nuit...tout y était, nous retrouvions nos sensations passées et rapidement nous retrouvions le plaisir de boire une bière fraîche à la terrasse d'un établissement un peu retiré, fréquenté par des groupes de jeunes se réunissant là autour d'une fontaine à bière ou ici autour d'une bouteille de whisky thaïlandais. Notre soupe Tom Yam parfumée à la coriandre avalée, nous pouvions enfin nous jeter dans les bras de Morphée. La journée suivante débuta par une première désillusion lorsque voulant rejoindre un quartier près du Palais Royal par la voie du fleuve Chao Praya nous constations qu'il ne restait plus que des bateaux touristiques. Où donc étaient passés les vaporettos thaïs qui allaient et venaient par centaines, dans lesquels on se pressait pour rester debout? Nous voilà donc obligés de faire comme le commun des pingouins, faire la file, se faire octroyer un siège et subir les commentaires gueulés par une accompagnatrice, entourés de Sino-Japonais, d'Allemands...heureusement, nous les vîmes débarquer assez vite nous permettant d'admirer à l'aise quelques wats (temples) dont le fameux Wat Arun. Notre ballade nous conduisit alors dans des quartiers un peu à l'écart du monde et nous eûmes la chance de voir une superbe exposition d'un des maîtres du dessin. Après avoir visité le Musée National, c'est sous un soleil de plomb que nous allâmes nous attabler dans une petit échoppe de rue où nous avons dégusté un excellent bouillon de poule alors qu'à côté on servait des abats de cochon dans de grands bols fumants.
La chaleur se faisant plus lourde, elle nous contraignit à prendre refuge dans un Starbucks (et oui) et sous l'air conditionné à y retrouver un peu de tonus. L'après midi nous vit arpenter deux temples qui bien que près du Palais Royal soient délaissés. Dans le premier, celui du Pilier, l'atmosphère était aux multiples prières accompagnées de brûlage d'encens. Nous eûmes la chance d'assister à une représentation théâtrale de la grande épopée du Ramayana, par des actrices d'un âge passé et surtout par un prince dont l'un des faux cils tombait sur sa joue.
L'autre, le Wat Sukhat, que nous avons rejoint par une route sans trottoirs, était un havre de paix tant la circulation environnante y était dense. Pour rejoindre l'hôtel, après d'âpres discussions, nous osons monter dans un tuk tuk. Ce fut une épreuve sans nom pour nos nerfs car il se faufilait telle une anguille entre les voitures, frôlant là un pare-chocs, ici une portière ouverte, roulant à contre-sens, brûlant les feux rouges, coupant les carrefours. Arrivés sains et saufs, nous irons alors profiter de la piscine pendant deux heures. Ne voulant reconduire l'expérience du tuk tuk, c'est en métro que nous nous rendons dans le Chinatown qui s'est concentré sur une seule avenue, qu'il faut arpenter à même l'asphalte tout en longeant des centaines d'étals de nourriture dans lesquels thaïlandais comme les touristes se ruent pour y savourer crabes, crevettes...Il y règne une effervescence rare car dans une semaine ce sera le nouvel an chinois. Nous trouvons enfin notre choix dans une petit ruelle et sous la lueur d'une lampe à pétrole dégustons coquilles St Jacques, crabes...alors qu'un peu plus loin le maître du Wok s'agite dans tous les sens faisant monter au ciel d'énormes flammes dégageant des saveurs étonnantes. Demain, nous aborderons le Cambodge pour une promenade que nous espérons la plus bucolique possible.
Chapitre trois: Phnom Penh
Dès l'aéroport, nous sommes surpris par la différence avec la Thaïlande. Le bâtiment semble d'un autre âge et c'est sous une lumière blafarde que nous passons les différents points de contrôle. Ici point de galerie marchande. Ni Gucci, ni Dior. Que trois quais pour saisir les bagages et trois douaniers militaires pour recevoir tous les documents qu'il nous avait fallu remplir dans l'avion. Ici pas d'air conditionné mais des ventilateurs qui dispersent autour de nous une flopée de moustiques. Mais tout cela nous rassure, allait-on retrouver une autre Asie pas trop défigurée par le tourisme ou la modernité? A nous, les promenades au bord des rizières verdoyantes dans lesquelles les paysannes courbées en deux piquent et repiquent le riz, sous le soleil couchant, à nous les mélodies langoureuses des moines bouddhistes au petit matin... ? Il nous fallut très vite déchanter car le tuk-tuk qui nous amena au centre de Phnom Penh nous fait découvrir des routes fréquentées par des milliers de...motos qui vont dans tous les sens. Sur une seule bécane, on s'y sert à trois ou à quatre, avec de tout jeunes enfants coincés soit à l'avant, entre le conducteur et le guidon, soit entre les jambes écartées de la maman. Tel un essaim de moustiques, les motos doublent, triplent, quadruplent pour finir même à contre-sens. On roule ici à l'influence au mépris le plus total du code de la route. Les agents sont inexistants. Faut dire que pour le salaire qu'ils touchent, pourquoi iraient- ils faire...la police? La pollution est telle que nous sommes obligés de nous protéger la bouche avec notre foulard. D'ailleurs, ils sont nombreux à porter des masques bleus de chirurgien tant l'air respiré sur les routes est vicié. Nous logeons dans un quartier chaud, à deux pas du Quai Sisowath, la promenade des Anglais de Phnom Penh, qui longe le fleuve Tonle Sap et qui un peu plus loin se jette dans le célèbre Mékong. Notre hôtel est cerné de boîtes de nuit et de bars fréquentés par de jeunes hôtesses. Les façades rongées par l'humidité sont cachées par une multitude de néons qui éclairent nos pas. On vante la douceur de vivre de Phnom Penh...allons donc nous promener sur le quai. D'abord il nous faut traverser le flot de voitures et de motos. Cela ressemble à une tentative suicidaire. Tel un torero, nous esquivons, frôlons...pour enfin pouvoir flâner et ressentir les bienfaits d'une petite brise. Mais, tout est assez délabré et surtout tout est sale. Le Khmer semble n'avoir aucun souci avec la saleté: il jette tout par terre, de l'épluchure d'un fruit à sa canette vide. Le sol est partout jonché de détritus que parfois un petit feu consume lentement. Nous ne voyons aucun ramassage de poubelle.Il semblerait d'ailleurs qu'il n'y ait aucun service public comme l'absence totale dans la ville de lignes de bus expliquant ainsi le nombre affolant de motos. A notre retour, nous longeons de nombreux établissements où expatriés et touristes profitent de Happy Hours généreuses. Alcool et sexe font ici bon ménage et on croise beaucoup de vieux loups solitaires attablés à leur table, dans l'attente de quelques plaisirs perdus ou pire... interdits. Ce soir là on ira manger à La Patate un Resto belge pour s'offrir un bon steak accompagné d'une excellente sauce béarnaise le tout avec un verre de vin, cela remontera le moral. Les jours suivants, on aborde la visite des différents points touristiques en commençant par le Musée National qui renferme une belle collection d'art venant d'Angkor. Nous prenons un guide local pour nous resituer les différentes étapes de l'art Khmer ce qu'il fit dans un français parfois peu compréhensible mâchant ses mots entre deux raclements de gorge. Puis ce sera le joli Palais Royal, un soi disant temple extraordinaire, préféré du Routard ...absolument quelconque, le temple de Phnom Penh, le marché russe dans lequel nous ne pouvons résister à une vieille habitude de nous asseoir au comptoir d'une échoppe pour y déguster une excellente soupe. Les odeurs et les plaisirs de l'Asie s'en retrouvent ainsi ravivés. La visite qui nous aura finalement le plus marqués sera celle de la prison S-21 transformée en musée du Crime Génocidaire, qui de 1975 à 1979 fut la prison la plus terrifiante des Khmers Rouges. Pol Pot et ses sbires communistes dont cet ancien prof de math, le Duch, y torturèrent près de 15000 personnes. Les gardiens étaient des jeunes de 10 à 15 ans qui prenaient des photos de ces pauvres êtres avant et après les interrogatoires. Assez insoutenable mais nécessaire pour comprendre ce que le peuple cambodgien traîné comme passé.Tout cela fait des kilomètres à déambuler dans la ville sur des trottoirs envahis par les voitures ou les échoppes, si ce n'est par des familles qui y dorment à même le sol, dans une crasse intolérable. Autre aspect, le Cambodgien est assez roublard et plus d'une fois il nous fallut corriger la note. Faut dire que la plupart des prix sont en dollars, qu'un dollar vaut 4000 riels et qu'on mélange allègrement les deux monnaies. Ainsi si la note à payer est de 6,125 $ et que vous donnez un billet de 10$ , vous devez vous attendre à recevoir 3500 riels et 3$ ou 15500 riels selon la disponibilité. Un casse-tête après avoir dégusté 2 Angkor Béer. Bon, on s'y fait et cela ne nous empêche de grimper sur la terrasse d'un des immeubles pour y déguster un cocktail alors que nous contemplons la ville s'illuminer et que sur les quais résonnent des airs de musique entraînant dans leur sillage une cinquantaine de personnes s'adonnant à leur heure de gymnastique quotidienne. La Chine nous rattrape finalement très vite. Vivement demain, car nous allons enfin sortir des villes.
Chapitre 4: À la campagne
Nous louons un taxi à la journée depuis Phnom Pen pour quelques visites intéressantes . Il nous faudra une heure pour quitter les chaussées surchargées de la capitale et nous retrouver dans un environnement champêtre. Nous y retrouvons la douceur de vivre des campagnards, les rudimentaires logements en bois dont la partie principale est surélevée sur des pilastres. Seule désolation, la couleur verte est totalement absente de cet univers, les rizières s'étant asséchées ne laissant apparaître qu'une terre brûlée par le soleil sur laquelle ne subsistent que de petits fétus de paille.Nous nous arrêtons pour visiter notre premier temple pré angkorien et mettre en pratique nos nouvelles connaissances. Le site est isolé et nous sommes accompagnés seulement de jeunes enfants mendiant quelques riels comme offrande à Boudha. Les couleurs du temple se marient à merveille avec les tons automnaux de la forêt et alors que je m'applique sur ma première aquarelle, Mimi divertit comme à son habitude les enfants.
Le midi nous irons nous poser sur une petite paillote installée à la surface du lac Bati nous rassure, allait-on retrouver une autre Asie pas trop défigurée par le tourisme ou la modernité et y déjeuneront agréablement de soupes alors qu'une frêle embarcation nous accoste nous proposant des œufs (avec ...le poussin?), des grosses blattes rôties...Pour ma part, je goûterai aux petits escargots trop peu relevés et avec Mimi une petite poignée d'insectes... croustillants à souhait. Il faut savoir que pour les Khmers, tout ce qui n'est pas venimeux....est comestible et donc il nous a été permis de voir sur les étals des tarentules grillées ou des chauves-souris rôties!
Nous nous éloignons encore un peu plus de P.P et accédons par une volée de 450 marches à notre premier temple-montagne situé sur un Phnom (montagne en langage Khmer). Nous avons la chance de faire la visite en compagnie d'un petit groupe de Français dont le guide est conférencier au célèbre musée Guimet de Paris. Un vrai moment de plaisir tant ce professeur nous éclaire avec simplicité de ses connaissances. C'est donc le cœur plus léger que nous regagnons P.P. et allons déguster une de nos meilleures pizzas autour d'un bon verre de vin. Elle n'est pas belle la vie? Demain, on attaque le...Nord.
Chapitre 5: on bouge! Au fil des kilomètres, la fine langue d'asphalte noire finit par disparaître sous l'épaisse couche de terre rougeâtre déplacée à tout vent par les gros camions qui empruntent la route principale reliant P.P. à Kampong Thom. Toutes les petites agglomérations que nous traversons sont étouffées par cette poussière envahissante nous faisant rouler dans un épais brouillard. Nous sommes dans un bus "limousine" bondé aux sièges défoncés, aux évents cassés. La télé n'arrête pas de diffuser des chansons "fleur bleue" sous forme de karaoké qu'heureusement ne reprennent pas les membres d'un famille cambodgienne assez excitée par le voyage. Lors d'un arrêt on nous propose des tarentules mais ne voyant personne en consommer nous n'osons le faire. Une prochaine fois, ...j'espère.
La route est en réparation et nous mettons le double du temps imparti. Heureusement nous tombons sur un bon hôtel situé dans un jardin tropical avec...piscine. On en profitera. C'est en tuk tuk que nous allons visiter les sites intéressants des alentours dont Pre Ouk perdu dans une forêt avec des temples envahis par les terribles ficus étrangleurs.
Nous découvrons les lieux avec un jeune guide local formé par une ONG nous faisant pénétrer cette jungle jonchée de briques, de lingams couchés....Vishnou et Shiva sont parmi nous. Nous nous prenons aussi une journée de farniente avec au programme piscine et promenade à vélo dans la campagne environnante. S'ensuit une grosse discussion quant à notre destination suivante, le Mékong à l'Est ou une expédition à la frontière thaïlandaise pour y voir le second site classé Patrimoine de l'Humanité après Angkor qui lui est définitivement envahi par les Chinois? Le virus est dans nos gènes et nous décidons de foncer vers la ville de Sra Em, cap plein Nord. Nous prenons le bus sur le coin d'une avenue en plein cagnard car au Cambodge les villes n'ont pas de terminaux comme dans les autres villes d'Asie. Le bus arrive...bondé et nous avons la chance de trouver 2 places au fond parmi une multitude de caisses car le bus sert aussi de camion d'approvisionnement! Mimi a pour une fois la chance de ne pas avoir sa place côté soleil mais juste derrière un petit paysan portant casquette Mao et ne cessant de tousser! La télé diffuse un film contant les péripéties assez comiques d'un jeune moine bouddhiste faisant jaillir de nombreux rires parmi les voyageurs. Le couloir central est occupé par de petits sièges en plastique occupés par de jeunes militaires rejoignant leur campement car la zone où nous rendons est très tendue avec leurs ennemis héréditaires du Siam. Des enfants s'y promènent, y courent et font pipi dans une bouteille.
Après quatre heures de voyage, je profite d'un arrêt pour sortir me dégourdir les jambes quand je suis assailli par une kyrielle de conducteurs de motos m'offrant de me conduire au temple. Un temple, quel temple? Mon franc ou plutôt mes riels m'en tombent: nous sommes à Sra Em!!! Sans eux, on continuait le voyage mais pour où? Impossible à dire car ici aucune inscription en anglais et personne ne le parle. Juste le temps de faire sortir Mimi, de ramasser nos affaires et nous voilà tirant nos sacs sur un km le long d'une route sous les regards assez fermés des autochtones. Nous allons commencer nos deux journées particulières que je vous conterai lors d'un prochain épisode.
Chapitre 6: deux journées très particulières(1)
Sur cette route, nous parcourons près d'un kilomètre pour enfin rejoindre notre guest house, la meilleure selon nos guides. La décoration du hall, les banderoles rouges, tout désigne un établissement tenu par des Chinois. L'accueil est glacial ou plutôt indifférent. La fille de l'accueil mâche son chewing-gum d'une manière indolente alors que la fille de ménage traîne ses mini bottes en caoutchouc dans les couloirs en rénovation, déplaçant dans un autre coin la fine poussière blanche de plâtre qui recouvre les dallages. Nous avons choisi une chambre sans climatisation mais avec fan car il paraissait que dans le Nord les nuits sont fraîches! Il fera 30°! Les murs sont d'une couleur verdache à vomir, sales, le faux plafond est défoncé mais inaccessible pour y mettre une moustiquaire, avec de sympathiques toiles d'araignée qui y pendent. Le lit est recouvert d'un fin édredon grisâtre, il y a deux fauteuils en skaï orange sous un extracteur vombrissant et enfin une salle de bain munie d'un wc fréquenté par une superbe araignée que je ne parviendrai jamais à écraser, une douche chaude sans cabine (l'eau éclabousse de ce fait toute la pièce) et enfin un évier tellement de travers qu'il est impossible d'y déposer quelque chose. Voici l'écrin dans lequel j'ai déposé Mimi pour la ...St Valentin. Mais à 10$ la nuitée, il ne faut pas faire trop la fine bouche. A propos de bouche, le restaurant est lui aussi tenu par des Chinois qui sont bien incrustés dans tous le pays. La plupart des hôtels leur appartiennent. Ils montent aussi des usines pour profiter de salaires plus bas encore que chez eux. Nous avons appris que dans un bel hôtel, le salaire moyen tourne autour des 100$ avec 4 jours de congé mensuel (300$ pour un chef de rang). Mais la plupart paie 65$ avec un seul jour de repos. La vie est extrêmement dure ici, la misère encore bien présente. Le pays où règne la corruption reste toujours un des plus pauvres de la planète et son économie repose essentiellement sur le tourisme autour de Siem Reap et la culture des hévéas que l'on plante un peu partout, défrichant des forêts primaires à tour de bras ou pire par le feu. Malheureusement l'argent du caoutchouc n'arrive pas toujours dans les mains de l'Etat. Au restaurant donc, il faut se faire comprendre par gestes bien que la liste des plats proposés soient énormes (on s'effraie quand même d'y trouver des calamars dans ce coin reculé alors que les frigos sont en fait de simples glacières et que la chaîne du froid est totalement inexistante). La nourriture est correcte et pour se récompenser de notre journée de voyage nous nous offrons un thé au citron. On nous apporte alors un grand verre contenant un liquide orange, chaud et sucré puis une théière classique. Nous opérons le mélange et trempons nos lèvres: nous buvons une exclusivité mondiale à savoir un thé... au Fanta chaud. Un grand moment...de fou rire avant de plonger dans notre lit. Au petit matin, nous voilà chacun assis à l'arrière d'une moto-dop pour aller visiter ce fameux site, le Prasat Preah Vihear!
27 km plus loin, nous choisissons la manière la plus sportive de l'aborder à savoir une ascension de 500 m en empruntant un escalier de ...2250 marches. Dans la montée, nous croisons de pauvres campements militaires totalement isolés sensés empêcher les Thaïlandais de reprendre possession du temple aux abords déjà truffés de mines anti personnelles par les derniers Khmers Rouges en 1998. Défense de s'écarter des chemins même pour un besoin pressant!En 1979, la Thaïlande revendique une fois de plus sa possession mais frustrée de ne pas le recevoir des instances internationales fait vider les camps de réfugiés(qui avaient fui les Khmers Rouges) en leur faisant emprunter... le champ de mines. Thaïs et Cambodgiens se regardent aujourd'hui en chien de faïence mais ce ne fut pas toujours le cas car entre 2008 et 2011 on y tirait à l'arme lourde. Le temple angkorien est splendide même si les sculptures en sont absentes.Il comporte de larges allées de 250 m séparées par des temples aux frises finement sculptées qui très aériennes s'élancent vers le ciel. Nous en jouissons à notre rythme, très loin de la foule d'Angkor. Éreintés par notre matinée et surtout par notre descente, nous passons le reste de l'après midi dans notre belle chambre. Comme quoi, on s'habitue à tout.
Chapitre 7: deux journées particulières (suite)
Nous partîmes 500 mais par un prompt renfort nous nous vîmes 3000 en arrivant au port.... D'accord Rodrigue, mais dans notre cas, point de renfort, ni de port. Quel est donc le rapport? Nous quittons Sra Em en désirant rejoindre le mythique Mékong par les routes toutes neuves du Nord, leur bon état s'expliquant par le fait qu'il faut pouvoir y amener facilement les troupes en cas de conflit. Nous prenons un taxi (une voiture particulière) pour rejoindre la capitale de la province située à une centaine de km de là. Le voyage se fera en compagnie de 2 cambodgiennes avec qui il est difficile de converser. Le taxi nous dépose au départ des voitures pour Stung Treng et nous désigne ...un minibus orange ayant quelques km au compteur. Nous sommes happés par le chauffeur qui place nos sacs sur le porte bagage situés tout à l'arrière du véhicule en les entassant avec quelques sacs de riz.
Mimi se place sur le siège à côté du chauffeur mais en est vite chassée en lui montrant 2 doigts. Nous n'en comprenons pas encore le sens! Elle vient me rejoindre sur la première banquette déjà occupée par deux jeunes gens. Les deux autres banquettes se remplissent aussi et après une demi-heure d'attente le minibus est complet. 2 personnes sur la place à côté du chauffeur (on saisit enfin le signe) 4 sur la nôtre et 8 sur les deux autres. Nous voici 14 sans le chauffeur. Mais, mais la porte ne se ferme pas...on attend. Cela se précipite dehors, on prend encore des sacs, des caisses, une...poule et le minibus se remplit, se remplit. On place 3 personnes devant notre banquette sur un banc très étroit, 6 autres sur les autres. Pour ne pas laisser de vide, on en fait même passer un par la fenêtre. On démarre enfin mais mais...après 500 m on s'arrête pour accepter une famille de 4 personnes dont 3 viendront se caser devant nous et la quatrième qui partagera le fauteuil...du chauffeur. Du jamais vu! On espère que le passager du chauffeur ne pousse pas sur l'accélérateur .On fera ainsi un voyage de ....3 heures entassés comme des sardines à 31 (3 autres ont été envoyés ...sur le toit) pour 14 places selon nos normes.
A l'arrivée, nous ne sentions plus nos jambes, nos fesses...on en avait même oublié de payer nos places tant nous nous sommes pressé de déguerpir pour trouver un logement (nous serons rattrapés par le chauffeur et nous nous en excuserons). Nous choisissons alors un bel hôtel pour 20$ avec une grande chambre donnant sur le Mékong, avec une vraie salle de bain...La ville se Stung Treng est un nœud de communication important sur la route du Laos, sans âme. On en profite pour flâner dans le marcher, y manger et enfin regagner notre belle chambre pour y siester. Mais pendant notre somme un léger interstice dans la fenêtre a laissé entrer des milliers de petits insectes profitant de la nuit tombante pour envahir la chambre. Pour compléter le tableau, une colonne de fourmis en a profité pour coloniser notre dernier sac à bonbons. Nous refusons de rester une minute de plus et recevons une autre chambre, sans vue et sans papier de toilette. Le réceptionniste, désolé, nous explique que le camion qui devait les livrer n'est jamais arrivé alors, alors.....Mimi lui suggère d'aller en chercher dans une autre chambre inoccupée. Il réagit par un haussement d'épaules tout en nous tendant une deuxième clé. Notre recherche fut heureusement fructueuse nous permettant de passer une nuit convenable avant de reprendre tôt un bus pour Kratie.
Chapitre 8: enfin et fin!
Chacun son chemin, chacun son destin...telle est la façon la plus cool de rouler au Cambodge. Nous voici sur nos vélos dans la circulation de Kratie, petite ville au bord du Mékong qui surprise est plus bleu que brun. Nous longeons le large fleuve parsemé d'îlots de sable et bordé de petites cahutes en bois sur pilotis. Quelques-unes sont décorées de banderoles rouges pour fêter le Têt. Les hommes sont rassemblés autour de bières alors que d'autres s'adonnent à la pétanque locale de jouant sur des distances nettement plus courtes et qui comme à la provençale peuvent prendre un élan pour "tirer". Deux mètres les séparent seulement du "petit" fait d'une simple capsule. Nous prenons ensuite une embarcation pour une ballade bucolique sur une l'île faisant face à la ville. L'environnement est calme, aucune voiture pour le troubler. Les zébus sous la maison, les belles meules de foin en face, nos premiers champs tout verts...nous retrouvons ENFIN l'Asie que nous cherchions. Assis sur un banc, nous admirons le coucher de soleil sur le "fleuve majestueux" , signe que demain commence une nouvelle journée. Quatre heures de bus plus loin, nous voici à Kampong Cham qui nous rapproche de Phnom Penh. La ville est relativement propre avec de larges avenues et une belle promenade le long du Mékong. Devant chaque magasin on fait brûler dans un petit brasero des liasses de faux dollars, de faux lingots d'or...on fête aujourd'hui la fin de l'année du cochon. Nous louons un tuk tuk l'après-midi et découvrons un superbe petit temple angkorien avec une pagode insérée en son milieu. L'endroit est tellement magique que nous y retournerons pour essayer de l'immortaliser par une aquarelle. Nous rendons ensuite visite à un petit village géré par une O.N.G. dont le but est de promouvoir une activité locale comme le tissage ou l'artisanat pendant la saison sèche. Le soir, la ville est en liesse et à la foire, avec ses petits moulins, se pressent des dizaines d'enfants. Au petit matin, attirés par une pétarade nous suivons un petit cortège de dragons célébrant la venue de l'année de la Chèvre. Nous ne les suivons pas par peur des jets de pétards lancés à tout va et préférons louer un vélo pour nous réfugier sur une autre île. Pour y accéder, il nous faut franchir un extraordinaire pont t en bambous que l'on monte en période sèche et une fois le niveau trop élevé que l'on démonte pour recommencer l'année suivante. Il est surprenant et accepte même le passage de voitures. Une fois le pont franchi, nous retrouvons la même sérénité, distribuant nos petits jouets aux enfants du coin, nous arrêtant pour déguster un énorme fruit ressemblant à un pomelo mais comme partout sommes dans l'impossibilité de communiquer. La langue khmère a aussi la particularité d'être peu chantante et même ses caractères n'ont pas les arabesques arrondies du laotien ou du thaï. Mais elle est très ancienne tout comme la manière de compter en base...cinq. Ainsi 7 se dira 5+2 et 18 se dira 10+5+3. Les écoles d'un piètre niveau sont pleines à craquer et il est touchant de voir ces centaines d'élèves en bleu et blanc chevauchant leurs vélos rentrer chez eux. Quelques uns seulement nous gratifient d'un Hello car même les plus jeunes ne connaissent pas un seul mot d'anglais. La société cambodgienne veut garder sa spécificité khmer et sommes étonnés de ne trouver que très peu de traces occidentales en comparaison des pays voisins.Les voitures sont japonaises ou coréennes, les télévisons ne passent aucune série américaine...Par contre les Chinois, assez antipathiques en général, sont bien présents dans ce pays en devenir. Nous reprenons ensuite nos sacs pour une longue journée de bus, 3h30 jusqu'à Phnom Penh puis changement de bus pour Sihanoukville que nous atteignons au bout de 4 h de route. Nous choisissons une plage assez éloignée du centre et surtout un hôtel dans un endroit jugé trop calme par la plupart des fêtards. Commencent enfin nos cinq jours de repos le long de la côte, commencent aussi nos journées de...supplice. Certes il fait chaud et sec, la mer à 29°, certes le sable est blanc et la plage bordée de cocotiers, certes on voit quelques îles....mais il y a aussi les nombreux bars avec toute la faune qui va avec, les ivrognes de tout âge gisant tel des épaves sur les lits de plage à 10 h du matin, les vieux qui arborent une gamine à leur bras, les Russes qui se croient tout permis, les moustiques et les puces de sable qui vous font des Vésuves sur le corps et la marée qui ramène les déchets en tout genre. Il y a tellement de monde qu'il nous est difficile de trouver un fauteuil de libre pour s'y allonger. Décidément paresser et glander ne sont pas nos activités favorites! Mais n'ayons pas peur des mots, ce voyage, s'il a pu faire rêver certains, n'a pas répondu à nos attentes. Même si découvrir un pays en empruntant les moyens locaux, en fréquentant leurs restaurants, en s'évadant librement dans la nature tout en faisant vivre les petites gens reste à nos yeux la meilleure manière d'appréhender sa réalité. Mais pour la première fois dans nos voyages, nous n'avons cessé d'émettre aussi souvent l'hypothèse de quitter un pays. Rares ont été les moments où il nous fut agréable de poser nos valises. Jamais nous nous sommes ébahis devant la beauté d'un site naturel. Or nous savons que ce ne sont pas les vieilles pierres qui resteront gravées dans nos têtes. Peut-être sommes-nous devenus de vieux routards blasés qui ne s'amusent plus de s'asseoir sur des planches de WC trempées par la douche, d'éviter de se laver les dents avec de l'eau impropre à la consommation ou d'attendre des bus dans la poussière et les ordures? Nous avons sans doute commis l'erreur de vouloir retrouver une Asie qui n'existe plus et surtout d'être partis à la mauvaise saison car voir les rizières aussi brûlées est aussi déprimant que de voir la pluie gorger les sillons de nos champs en hiver. Nous en reviendrons donc déçus mais ce sentiment au nom de l'expérience vécue nous l'assumons pleinement. Vivement donc les espaces de nos montagnes, son air pur, la convivialité entre marcheurs, la propreté des chemins....et quand nous y serons, nous pourrons dire...ENFIN!
FIN
Discussion autour du concours photo août 2014 "la foule" English translation pending
Le concours est ici.
Les blablas et prises de tête sont là. 😉
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