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Quelles arnaques sont courantes en Russie? English translation pending
Bonjour à tous🙂!
Je ne suis pas là pour témoigner, mais pour poser une question : je pars en Russie le 25/05, et je voudrais savoir quelles arnaques sont particulièrement courantes là bas? Je pars à Irkoutsk, Vladivostok, et retour vers Moscou bref, je suis la route du transsibérien!
JB
Je ne suis pas là pour témoigner, mais pour poser une question : je pars en Russie le 25/05, et je voudrais savoir quelles arnaques sont particulièrement courantes là bas? Je pars à Irkoutsk, Vladivostok, et retour vers Moscou bref, je suis la route du transsibérien!
JB
Périple à moto de France aux steppes mongoliennes English translation pending
Salut à tous
Avec un ami, nous avons le projet d'ici quelques temps (disons, pour faire large, avant 5 ans) de faire un "périple" en bécane jusqu'aux steppes mongoles. Meme si le projet ne se fera certainement pas cette année, ce site, mon ennui au travail et mon "envie d'aventure" (j'aime pas trop le terme, ça fait bon occidental de base qui a besoin de se mettre en danger ... meme si cest pas completement faux) m'ont poussé à regarder les itinéraires possibles...
Au passage je signale que je suis un passioné de bécane (1 mois sans deux roues et je suis agressif) mais surtout, pour le moment, pour le coté pilotage de vitesse. J'ai deja effectué quelques trajets en Europe chargé comme un mulet avec des etapes de 800 bornes.
Alors voila, CEST PARTI revons un peu et regardons les cartes: on commence par un Paris --> Trieste (1300 bornes) histoire de se chauffer un peu (avec sympathique traversée des Alpes), comptons 3 jours de voyage (je ne pense pas avoir le désir de faire de grande pause sur ce trajet la...) pour ne pas se crever des le depart et peut etre prendre quelques nationales. CROATIE : longeons l'Adriatique (il parait que cest zoli) et descendons tout au Sud (Drubovnik). En comptant large (mais peut etre que je me fourvoie), il y a en tres gros 600 bornes à faire en 4-5 jours histoire de profiter de la cote 🙂 SERBIE-MONTENEGRO: pouf on bifurque plein Est et on quitte l'Adriatique pour traverser le Montenegro et le Kosovo (zoli zoli ... d'apres les images de guerre que j'ai pu voir 😕 ) pour arriver en Bulgarie à Sofia. Comptons 400 bornes et 4 jours... BULGARIE-ROUMANIE: on traverse la Bulgarie de part en part (facile) pour arriver à la fameuse Mer Noire (Varna) ... puis on longe la cote (possible? pas possible?) pour arriver à la frontière ukrainienne. Comptons 800 bornes et 10 jours (faut bein en profiter non?) UKRAINE: on continue à longer la Mer Noire (zlaime bien), on passe par Odessa pour finalement longer la mer d'Azov (j'ai aucune idée de ce à quoi ça peut ressembler usine? pas d'usine? qui cest Azov?) pour arriver à la frontière russe à Rostov. Comptons re-800 bornes et re-10 jours ... sauf si cest pourri bien sur 😕 auqel cas en deux jours cest torché RUSSIE: on tire tout droit jusqu'à la mer Caspienne (sisi) en passant par le Nord de la Tchetchenie (glurps est-ce prudent?) pour arriver à Astrakhan sur la Volga (la claaaasse) près de la frontière kazakh. Comptons 500 bornes et 5 jours... KAZAKHSTAN: Début du VRAI voyage : c'est grand, cest desert cest tout ce qui me faut (hum enfin ca a lair). On traverse donc ce gigantesque pays Ouest en Est. Comptons 2500 bornes et 3 semaines (aaaaah ca fait longtemps que j'ai pas pris 3 semaines de vacances 🏴☠️ ) MONGOLIE: Poussons jusquà la capitale (tant qu'on y est). 1500 bornes et 2 semaines.
Puis vente de ce qui reste des pauvres engins et retour en avion...
8500 bornes et 2 mois 1 semaine ... disons 3 mois pour prendre en compte les pannes et autres heureuses ou moins heureuses rencontres
ca peut le faire finalement...
Prochaine étape, consulter des photos des endroits dont je parle ... parceque si ca se trouve, j'ai fait le tour du monde des villes industriels et des coupe gorges
mais ça je vous laisse me le dire...
bon aller, je retourne à mes compte rendus de reunion de crotte
bonne soiree à tous et faites de beaux reves 😉
Avec un ami, nous avons le projet d'ici quelques temps (disons, pour faire large, avant 5 ans) de faire un "périple" en bécane jusqu'aux steppes mongoles. Meme si le projet ne se fera certainement pas cette année, ce site, mon ennui au travail et mon "envie d'aventure" (j'aime pas trop le terme, ça fait bon occidental de base qui a besoin de se mettre en danger ... meme si cest pas completement faux) m'ont poussé à regarder les itinéraires possibles...
Au passage je signale que je suis un passioné de bécane (1 mois sans deux roues et je suis agressif) mais surtout, pour le moment, pour le coté pilotage de vitesse. J'ai deja effectué quelques trajets en Europe chargé comme un mulet avec des etapes de 800 bornes.
Alors voila, CEST PARTI revons un peu et regardons les cartes: on commence par un Paris --> Trieste (1300 bornes) histoire de se chauffer un peu (avec sympathique traversée des Alpes), comptons 3 jours de voyage (je ne pense pas avoir le désir de faire de grande pause sur ce trajet la...) pour ne pas se crever des le depart et peut etre prendre quelques nationales. CROATIE : longeons l'Adriatique (il parait que cest zoli) et descendons tout au Sud (Drubovnik). En comptant large (mais peut etre que je me fourvoie), il y a en tres gros 600 bornes à faire en 4-5 jours histoire de profiter de la cote 🙂 SERBIE-MONTENEGRO: pouf on bifurque plein Est et on quitte l'Adriatique pour traverser le Montenegro et le Kosovo (zoli zoli ... d'apres les images de guerre que j'ai pu voir 😕 ) pour arriver en Bulgarie à Sofia. Comptons 400 bornes et 4 jours... BULGARIE-ROUMANIE: on traverse la Bulgarie de part en part (facile) pour arriver à la fameuse Mer Noire (Varna) ... puis on longe la cote (possible? pas possible?) pour arriver à la frontière ukrainienne. Comptons 800 bornes et 10 jours (faut bein en profiter non?) UKRAINE: on continue à longer la Mer Noire (zlaime bien), on passe par Odessa pour finalement longer la mer d'Azov (j'ai aucune idée de ce à quoi ça peut ressembler usine? pas d'usine? qui cest Azov?) pour arriver à la frontière russe à Rostov. Comptons re-800 bornes et re-10 jours ... sauf si cest pourri bien sur 😕 auqel cas en deux jours cest torché RUSSIE: on tire tout droit jusqu'à la mer Caspienne (sisi) en passant par le Nord de la Tchetchenie (glurps est-ce prudent?) pour arriver à Astrakhan sur la Volga (la claaaasse) près de la frontière kazakh. Comptons 500 bornes et 5 jours... KAZAKHSTAN: Début du VRAI voyage : c'est grand, cest desert cest tout ce qui me faut (hum enfin ca a lair). On traverse donc ce gigantesque pays Ouest en Est. Comptons 2500 bornes et 3 semaines (aaaaah ca fait longtemps que j'ai pas pris 3 semaines de vacances 🏴☠️ ) MONGOLIE: Poussons jusquà la capitale (tant qu'on y est). 1500 bornes et 2 semaines.
Puis vente de ce qui reste des pauvres engins et retour en avion...
8500 bornes et 2 mois 1 semaine ... disons 3 mois pour prendre en compte les pannes et autres heureuses ou moins heureuses rencontres
ca peut le faire finalement...
Prochaine étape, consulter des photos des endroits dont je parle ... parceque si ca se trouve, j'ai fait le tour du monde des villes industriels et des coupe gorges
mais ça je vous laisse me le dire...
bon aller, je retourne à mes compte rendus de reunion de crotte
bonne soiree à tous et faites de beaux reves 😉
Moscou - Tokyo en train et bateau: quelle agence contacter? English translation pending
Bonjour,
Avec ma famille nous avons l'intention de faire un voyage cet été qui nous tient à coeur: rejoindre Moscou en avion pour prendre le Transsibérien jusqu'à Vladivostok puis le bateau jusqu'à Fushiki, rejoindre Tokyo et reprendre l'avion pour la France...
Auriez vous des contacts d'agences qui prennent en charge les billets d'avion aller-retour, le transsibérien, la traversée en bateau jusqu'au Japon ? A savoir que pour le Japon nous n'avons pas besoin d'être aidé par une agence de voyage.
Merci de votre aide, bon voyage à ceux qui sont en train de voyager, et bons rêves à ceux qui sont resté...
Avec ma famille nous avons l'intention de faire un voyage cet été qui nous tient à coeur: rejoindre Moscou en avion pour prendre le Transsibérien jusqu'à Vladivostok puis le bateau jusqu'à Fushiki, rejoindre Tokyo et reprendre l'avion pour la France...
Auriez vous des contacts d'agences qui prennent en charge les billets d'avion aller-retour, le transsibérien, la traversée en bateau jusqu'au Japon ? A savoir que pour le Japon nous n'avons pas besoin d'être aidé par une agence de voyage.
Merci de votre aide, bon voyage à ceux qui sont en train de voyager, et bons rêves à ceux qui sont resté...
Belgrade, Sarajevo, Zageb ou Ljubljana (capitales de l'ex-Yougoslavie)? English translation pending
Je suis en train de planifier un peu le tour d'Europe que je compte faire juin-juillet. Arrivé à Budapest, si il me reste un peu de temps je compte visiter une ou deux de ces capitales de l'Ex-Yougoslavie : Belgrade, Sarajevo, Zageb ou Ljubljana. J'aurais voulu savoir laquelle était la plus intéressante à visiter. J'ai regardé dans mon guide Lonely Planet Europe assez rapidement et je crains que ce ne soient que des villes à musées cad des villes modernes où il n'y a rien a voir sinon des musées et trois statues (bon sauf pour Ljubljana dont l'on m'a dit que c'etait une jolie ville)
Enregistrement en Russie English translation pending
Bonjour,
moi je compte barrouder en russie pendant un mois. Cela veut dire, pas de réservation d'hôtel, pas de billets non plus... Sincèrement, vous croyez que c'est jouable??? Ce qui m'inquiète surtout, c'est l'enregistrement?
Quelqu'un peut-il me rassurer?
Merci
Cromagnon
Cromagnon
Musée d'art soviétique English translation pending
Je ne sais pas si ça existe, mais j'aimerais beaucoup visiter un musée qui proposerait une belle collection d'art graphique, de design, d'architecture et d'art en général de l'époque soviétique.
Ce musée existe-t-il ? si oui, où ?
Ce musée existe-t-il ? si oui, où ?
Visa pour le Kazakhstan depuis Astrachan en Russie English translation pending
Bonjour,
Je compte me rendre au Kazakhstan depuis Astrachan (en Russie). Sur le site de l'ambassade du Kazakhstan, il est dit qu'il faut donner son parcours et une réservation d'hotel et une lettre adressée au consul? Mais je ne compte pas réserver d'hotel à l'avance, d'autant plus qu'apparemment dans cette région les hotels sont très chers. Alors comment faire? Quelqu'un a une idée? En plus je voyage en voiture. Faut-il le préciser pour l'obtention du visa?
Merci d'avance pour vos réponses
Cromagnon
Je compte me rendre au Kazakhstan depuis Astrachan (en Russie). Sur le site de l'ambassade du Kazakhstan, il est dit qu'il faut donner son parcours et une réservation d'hotel et une lettre adressée au consul? Mais je ne compte pas réserver d'hotel à l'avance, d'autant plus qu'apparemment dans cette région les hotels sont très chers. Alors comment faire? Quelqu'un a une idée? En plus je voyage en voiture. Faut-il le préciser pour l'obtention du visa?
Merci d'avance pour vos réponses
Cromagnon
Retour d'un voyage à surprises à Cuba English translation pending
je reviens de 15 jours à cuba.santiago camaguey trinidad la havane et varadéro.après un départ difficile avec air cubana( 10 heures de retard au départ et un copain qui ne figurait pas sur la liste de l'avion, éffacé parait il, par la compagnie, par erreur....), à l'arrivée il manquait une valise qui était restée à paris et qui a mis 8 jours pour revenir à destination. bref, mauvais départ. mais au retour, pas plus de chance puisque une partie des bagages de notre avion manquait .après quelques réclamations auprès de la compagnie, nous avons appris qu'ils étaient restés dans la soute. heureusement nous les avons récupérés avant que l'avion ne reparte......
sur le vol, rien à dire. le pays est magnifique et les cubains chaleureux. notre guide, par contre n'était pas top et nous visitions au pas de course avec des infos très succintes sauf quand il s'agissait de la révolution, du ché et de fidel. sur la vie de tousles jours, les cultures, les coutumes, rien ou si peu....bref décevant.
est ce normal qu'on soit obligé de payer un cuc pour pouvoir prendre des photos d' un cimetière, un musée, ou une ancienne maison??????
est 'il vrai qu'en semaine dernière, les fabriques de tabac aux alentours de la havane étaient fermées?????? à notre départ de la havane, il nous a été réclamé dans un grand hôtel des consommations non prises du frigo de la chambre et nous ne sommes pas les seuls auxquels ce soit arrivés!!!!!! bref en résumé, étonnement de ces pratiques.
Nous sommes rentrés un peu frustrés même si le pays nous a beaucoup plû car ne parlant pas la langue, il était difficile de communiquer avec les cubains rencontrés.
les savons, stylos teeshirts et autres vêtements légers sont plus qu'apréciés et même si nous sommes souvent sollicités, c'est toujours avec gentillesse et discrètion.
Coût de la vie à Moscou? English translation pending
Bonjour à tous, je suis nouveau donc j'espère passer de bons moments sur ce site!
En fait, j'aurais voulu savoir si Moscou était vraiment une ville réelement chère! Si le coût de la vie est aussi voir plus élevé qu'à Paris 😮😮?? Parce que, comme c'est possible que les gens gagnent peu d'argent et que les prix soient aussi élevés comme les rumeurs(peut etre vraies) le disent. Voilà, alors je prévois sûrement un voyage en Russie, en Norvège, en Angleterre ou au Japon, et je voudrais savoir pour la Russie quelques prix pour me donner un coût approximatif de la vie-prix d':un paquet de cigarettesune chambre simple d'hôtel deux étoilesnourritures ( combien de X plus chère qu'en France)repas de base en réstaurantticket de métro
voilà merci à tous
voilà merci à tous
Hôtel à Moscou English translation pending
bonjour à tous
y a t il moyen de se loger à Moscou autrement que dans des immenses complexes hôteliers super chers ?? je suis à la recherche d'un logement sympathique, genre petit hôtel de charme/familial ou chez l'habitant, ceci du 11 au 14 mai prochain ... je vous serais très reconnaissante si qq a une idée ou un contact. Merci!
y a t il moyen de se loger à Moscou autrement que dans des immenses complexes hôteliers super chers ?? je suis à la recherche d'un logement sympathique, genre petit hôtel de charme/familial ou chez l'habitant, ceci du 11 au 14 mai prochain ... je vous serais très reconnaissante si qq a une idée ou un contact. Merci!
Où partir pour 4 mois (avec un petit budget) de juillet à octobre? English translation pending
Salut, nous comptons partir en juillet 2006 (et oui, optimistes & fous, c'est nous) pour 4 mois. Las, il s'avère plus compliqué & onéreux de partir pour une "brève" période... En raclant dans les coins on aimerait dépenser moins de 6.00e. Nous voudrions vraiment partir en Afrique australe (Kenya, Tanzanie, Zanzibar, Mozambique, Namibie, Af Sud) avec un doux rêve de faire crochet au Mali. Des solutions de bus anglais existent mais on aimerait un truc un peu plus "roots", hors des sentiers battus et oùon pourrait profiter du voayge que tous les deux, façon caprice des dieux. Maintenant, étant donné la complexité (mise en oeuvre, budget, transport aérien, etc) d'un tel voyage, nous sommes TRES fortements interessés par de jolis conseils avisés sur les profondes questions suivantes : où partir à cette période (en fonction du facteur climat (asie, bof) & budget (adieu la polynésie)) ? quelle formule opter (bus, backback, trains-bus-stop) ? à quel budget faut-il s'attendre ? y a-t-il des gens qui ont essayé les bus anglais (overland, dragoman, etc) ? quelle compagnie aérienne fait des pass Afrique à des prix normaux et surtour qui dessert deux villes deplus que Jo'burg & Le Cap ? enfin, une question piège : faut-il saler la viande avant ou après cuisson ?
Merci à tous !
Billet d'avion et visa Kirghizistan English translation pending
Bonjour, j'ai quelques questions logistiques.
Savez vous si en achetant mon billet pour le Kirghizistan en avril plutot que maintenant, les prix auront beaucoup changé?
J'ai trouvé des billets à 740 euros A/R pour Paris-bishkek, avez vous deja trouvé moins cher?
Autre question, combien de temps faut-il prévoir pour obtenir son visa?
Clara
Formalités et documents pour l'obtention du visa russe English translation pending
Bonsoir à tous et à toutes
Je vais partir en russie pour un mois au printemps. Je ne passe pas par une agence voyage, je n'est pas prévu d'hotel. J'essaie de comprendre ce qu'il me faut comme papier pour obtenir le visa touristique. Pouvez-vous me confirmer ce que j'ai compris: Il faut : un passeport en cours de validité le formulaire d'obtention du visa une photo d'identité à agrafer sur le formulaire une attestation d'assurance le certificat d'assurance une invitation que je peux avoir sur www.waytorussia pour 30$ un petit chèque de 54 €... Est-ce que cela suffit? Est-ce que le tout peux se faire par correspondance? Beaucoup sur ce forum conseille de passer par... Action visa, mais je trouve que 70€ pour la lettre d'invitation c'est asez cher. Encore une petite question : Quelle est la différence entre un voucher et une invitation. Faut-il les deux?
Merci d'avance pour vos réponses
Cromagnon
Je vais partir en russie pour un mois au printemps. Je ne passe pas par une agence voyage, je n'est pas prévu d'hotel. J'essaie de comprendre ce qu'il me faut comme papier pour obtenir le visa touristique. Pouvez-vous me confirmer ce que j'ai compris: Il faut : un passeport en cours de validité le formulaire d'obtention du visa une photo d'identité à agrafer sur le formulaire une attestation d'assurance le certificat d'assurance une invitation que je peux avoir sur www.waytorussia pour 30$ un petit chèque de 54 €... Est-ce que cela suffit? Est-ce que le tout peux se faire par correspondance? Beaucoup sur ce forum conseille de passer par... Action visa, mais je trouve que 70€ pour la lettre d'invitation c'est asez cher. Encore une petite question : Quelle est la différence entre un voucher et une invitation. Faut-il les deux?
Merci d'avance pour vos réponses
Cromagnon
Itinéraire pour Russie - Kazakhstan English translation pending
Bonjour,
Je vais bientôt partir en Russie, visiter moscou entre autre. De là je voudrais ensuite rejoindre l'Ouzbékistan.
J'avoue que je ne sais quel chemin prendre. (Je voyage par la route)
En russie, je pensais faire :
Moscou - Niznij Novgorod - Kazan'
puis redescendre par la volga, Samara - Saratov - Volgograd et enfin Astrachan.
De là je serais reparti pour Atyrau au Kazakhstan et j'aurais rejoins Nokïz en Ouzbékistan.
Est-ce quelqu'un est déjà passé par là et sais si ça vaut les détours??
Ou alors vaut-il mieux faire plus direct : Moscou - Volgograd ? ou encore, après Kazan', faire Samara - oral (frontière Kazakh)?
Je ne sais pas par où aller pour rejoindre la mer d'Aral, et rejoindre l'Ouzbékistan.
Merci d'avance pour vos lumières
Cromagnon
Merci d'avance pour vos lumières
Cromagnon
Abandon ou vente de voiture en Russie English translation pending
bonjour à tous
Je compte aller en russie en voiture. Dans l'hypothèse où elle tombe en panne, je veux dire qu'il m'est impossible de continuer à rouler avec, est-ce qu'il est envisageable de la vendre à un garage, un particulier... et comment cela se passe à la frontière lorsqu'on ressort du pays. je suppose qu'il faut prouver quelque chose. Est-ce que quelqu'un a déjà eu une expérience de ce type.
Merci
Cromagnon
Je compte aller en russie en voiture. Dans l'hypothèse où elle tombe en panne, je veux dire qu'il m'est impossible de continuer à rouler avec, est-ce qu'il est envisageable de la vendre à un garage, un particulier... et comment cela se passe à la frontière lorsqu'on ressort du pays. je suppose qu'il faut prouver quelque chose. Est-ce que quelqu'un a déjà eu une expérience de ce type.
Merci
Cromagnon
Emmener la moto en avion English translation pending
Nous sommes allés en Asie en Automne et avons regratté de ne pas avoir notre "routière" Toutes les moto sont des 125 et peu de location de gros cubes. De plus nous avons pas mal roulé en Europe (Corse, Sicile, grande Traversée des Alpes, Croatie) avec notre bécane qui est bien équipée pour satisfaire à notre façon de voyager.
Attention "la belle" pèse 290 kgs. Quand je parle de la belle, ce n'est pas de ma femme que je parle vous l'avez bien compris.
Nous souhaitons faire:
1/ Inde, Radjastan, Birmanie, Laos.
2/ Ouest américain
Tous les tuyaux sront les bienvenus
Francis74
Le transsiberien: Moscou/Beijing English translation pending
bonjour a tous!
Quelqu un aurait il essaye un moscou/beijing par le transiberien?j'aimerais avoir vos impressions car cette formule me tente.
merci!😉
Suède et Finlande en camping-car? English translation pending
Bonjour,
Nous sommes un couple de 51 et 56 ans et pour notre première grande sortie en C.C. (les 3 premières semaines de Juillet 2006) nous envisageons de nous rendre jusqu'a Stockholm pour embarquer pour Turku, ensuite nous irons jusqu'à Joensuu ou nous passerons 8 jours pour participer à 2 épreuves de VTT-Orientation, (la coupe du monde se deroule à cet endroit au moment là) et ainsi qu'aux 5 jours de Finlande d'orientation pédestre. Ensuite nous remonterons jusqu'a Rovaniemi et après nous redescendrons toute la Suède en direction de Copenhague.
Je suis preneur des informations sur des visites qu'il ne faudrait pas manquer ou de renseignements qui pourraient m'être très utiles.
Quelle compagnie faudrait t'il contacter pour la traversée Stockholm - Turku
et ou peut t'on prendre le billet ?
Quel ordre de prix pour ce billet ? le C.C. fait 7m de long avec les vélos.
Pour les pays Allemagne, Danemark, Suede, Finlande, est ce que le panneau rayé rouge et blanc est obligatoire ?
Je pense à ces quelques questions mais, il m'en viendra d'autre par la suite.
Je vous remercie par vance de vos renseignements.
🙂Daniel et Monique😊
Pays baltes en camping-car? English translation pending
Bonjour à tous,
j'ai recueilli quelques infos dans la rubrique "Voyages Europe" mais rien par les camping caristes.
Alors, l'un d'entre vous a-t-il promené son camion dans cette région ?
la pratique de notre loisir est-elle bien accueillie ? est-elle sûre ?
Merci de vos sympathiques réponses.
Où aller en Europe en oct-nov? English translation pending
Bonsoir a tous!
Je n'ai pas de question précise, juste besoin de vos commentaires ou anecdotes. J'habite en France depuis quelques mois deja. J'en ai profité pour visiter l'Irlande, la Belgique et fait un petit survol de la Hollande. J'aimerais repartir pour un autre periple hors de la France dans quelques semaines, mais je n'arrive vraiment pas a faire un choix... L'Allemagne m'attire beaucoup, mais je sais bien que la saison n'est pas idéale...Sinon, p-être la Roumanie (j'ai rencontré des Roumains vraiment trop sympas 😉) Il y a aussi la Suede (oui c encore moins la bonne saison que pour l'Allemagne 😕) Sinon, reste a ma liste l'Espagne, l'Italie ou la Suisse...ou p-être aurez-vous d'autres destinations a me proposer??!!
J'aime un peu tout : architecture, histoire, nature, etc.
Si vous avez deja visité 1 ou plusieurs de ces pays, j'aimerais bien vos commentaires, impressions, etc.
Merci a l'avance!! Zoe
Si vous avez deja visité 1 ou plusieurs de ces pays, j'aimerais bien vos commentaires, impressions, etc.
Merci a l'avance!! Zoe
Bons plans en Estonie et traversée à partir de Suède English translation pending
Nous cherchons à partir à 5 en Suède pour rejoindre l'Estonie. Parait -il qu'il y a possibilité de faire la traversée en bateau ? Nous partons avec 2 grands ados, connaissez vous des plans aussi plutot ludiques à faire là bas ??
mille merci pour toutes vos suggestions
Laurence
Espagne comme 1er voyage sans parler espagnol? English translation pending
Bonjour, je suis en parfait dilemme en ce moment. Je suis de Montréal, au Canada, et j'ai l'intention de préparer mon premier voyage, qui se situerais aux alentours de l'été 2006. La durée, 1 mois environ.
J'ai pensé à l'Espagne comme premier arret, plus spécialement Barcelone. Ne connaissant pas aucun mot espagnol, je me demande si c'est une bonne id��e après tout de focaliser sur cette destination en particulier... ?! Mais je me dis en même qu'il ne faudrait pas que je m'arrête à un détail pareil, l'anglais doit être assez présent là-bas, voir le français aussi non ?
Quelques sugggestions, réflexions sur mon projet ?
J'ai pensé à l'Espagne comme premier arret, plus spécialement Barcelone. Ne connaissant pas aucun mot espagnol, je me demande si c'est une bonne id��e après tout de focaliser sur cette destination en particulier... ?! Mais je me dis en même qu'il ne faudrait pas que je m'arrête à un détail pareil, l'anglais doit être assez présent là-bas, voir le français aussi non ?
Quelques sugggestions, réflexions sur mon projet ?
Paris Moscou en bus, Moscou-Pekin en train English translation pending
Bonjour ! L'un d'entre vous peut-il me dire ou m'adresser pour partir en bus de Paris à Moscou ? (pour trouver un tarif le moins cher possible) et après pour trouver un billet de train Moscou-Pekin, via Oulan Bator (pour assister au Naadam) au vrai prix ! Nous souhaitons aussi nous arrêter un certain nombre de fois durant le trajet du transsibérien....Mon ami et moi voulons faire ce voyage mais nous n'arrivons à trouver que des agences qui veulent se prendre des tas de coms...et nous faire payer tous les arrêts avec le transsibérien...alors que nous voulons voyager en solitaire, et le moins cher possible...Est-ce vrai qu'il faut payer qq chose de + pour chaque stop avec le transibérien en Russie...Nous attendons vos réponses avec une grande impatience les amis ! Nous comptons partir dans 11 mois, ça va passer vite !
Russie: 10 jours dans la péninsule de Kola English translation pending
10 jours dans la péninsule de Kola - Carnet de voyage
21 Juillet 2005. Me voici une nouvelle fois en route pour de nouvelles aventures. Direction le nord : Mourmansk, le cercle polaire, la taïga et la toundra…
Je retrouve les fameux trains russes et leur appréciable 3ème classe : pas cher, confortable… Tout dépend de ses voisins en fait. Aujourd’hui, je ne suis pas gâté. A droite, une mère et sa fille, que je n’ai pu m’empêcher de qualifier intérieurement de « prudes » dès que je les ai vus. Les filles russes qui ricanent tout le temps et ont peur de tout et de tout le monde. En face, un couple qui passe le temps à manger et à boire de la bière en bouteilles de 2 litres. Pas trop de conversation donc. Heureusement, ça n’est que pour 27 heures. Avec des pauses de 25mn toutes les 6-8h, où attendent une armée de babouchkas équipées de poissons séchés, glaces, beignets, journaux, bières… Tout ce qu’il faut pour le voyage.
Dommage, 3 wagons plus loin, il y a un groupe qui part descendre des rivières dans le nord ; j’ai rencontré un des leurs à la gare, son sac m’avait intrigué : il était facilement 2 fois plus gros que le mien qui pourtant fait bien ses 20-25kg. J’essaierais bien de m’incruster avec eux, surtout que je pars en vrai touriste. Je ne sais pas du tout ce qu’il y a à voir et où je vais aller. J’ai bien la version russe du P’tit Futé, mais qui est pas très explicite.
Il s’avère qu’ils n’ont pas de place. Je conserve la carte du guide ; ça pourra servir pour un prochain voyage. De toute façon je veux conserver ma liberté. Avoir un peu de temps seul, pour penser, me reposer, faire le point. C’est indispensable de temps en temps.
Le départ a été assez difficile et fatiguant : accident sur l’A1 : je rate mon avion à une minute près, attend 6h le suivant. J’arrive tard à Saint-Pétersbourg, juste le temps de faire le sac, prendre une douche, puis enfiler le costard pour régler 2-3 affaires urgentes avant de partir. Il se met à pleuvoir, une bonne pluie ininterrompue qui dure toute la journée. Du train, je prie pour que ça s’arrête : je pars avec la tente ; et je préfère évite de randonner sous la pluie dès le 1er jour.
Au début, j’avais prévu de descendre à Apatity pour aller en « Hibiny », une région montagneuse et couverte de toundra. Très connue en Russie pour le ski l’hiver, puis pour la randonnée l’été. Le train arrivé en gare, je n’ai pas envie de descendre : le temps est trop gris, il fait limite nuit (moi qui était venu voir le jour polaire…), la pluie n’a pas cessé un moment, et en plus le paysage est moche : des usines désaffectées, des friches industrielles, des barres d’immeubles… J’hésite à descendre. La responsable du wagon vient m’engueuler parce que le train va repartir. Je prends quand même mon temps, je me dis que tant pis, je vais rester 4h de plus dans le train, et je vais aller sur la côte de la mer de Barents, le temps sera peut-être meilleur là-bas. Le train repart, tout le wagon me regarde comme si j’étais débile. 5mn après, en discutant avec la voisine, j’apprends que toute la côte nord est une « ZATO », zone militaire interdite aux étrangers et même aux russes qui n’y habitent pas. Oups, qu’est ce que je vais faire… ? Par dépit, je descend à la gare suivant, Olenegorsk. Il pleut trop, la gare est toute glauque, avec seulement quelques randonneurs qui partent vu qu’ils sont trempés. Je ne sais pas du tout ce qu’il y a à faire dans la région.
C’est le moment où tu te dis : « mais qu’est-ce que je fous là ? Pourquoi je ne suis pas resté peinard me reposer en Bretagne ? ». Pour répondre à cette (déprimante) question, j’engage la conversation avec un couple de randonneurs qui fuit vers le sud. Ils me conseillent un lac, le « Seïdozera », très beau, et lieu mythique des Saams, le peuple qui habitait le nord initialement. Par dépit, je me décide y aller, et de laisser les choses aller. Il pleut, je ne peux rien faire, alors rien ne sert de se stresser inutilement. Je laisse donc les choses aller, je vais bien voir où ça va me mener.
J’attends le bus pour Revda dans le café de la gare routière, très dépouillé (tendance feng-shui ?) : un comptoir qui fait aussi épicerie, 10m vide et au fond 5 tables, toutes pleines. Très bizarre, on a l’impression d’arriver dans un autre monde. 1h30 de bus sous une la pluie, il y a une couche de 10cm d’eau sur la route. La vue est sympathique : des arbres, des arbres, des arbres. Toujours les mêmes en plus, des bouleaux et des sapins. Pour couper la monotonie heureusement, un arrêt de bus au milieu de nul part avec une fille qui attend sous son parapluie, comme sortie de nul part. Puis une petite base militaire, vide, certainement désaffectée. Dans la cour, à 5m des grilles de l’entrée, un joli missile de 4m de long, incliné à 45°, comme prêt à partir. On ne s’ennuie pas…
21h, arrivée à Revda, 8000 habitants. C’est une ville comme je n’en ai jamais vu : tout tourne autour du kombinat, qui produit du concentré qui est ensuite envoyé dans l’Oural pour fabriquer de l’acier. Je rentre dans un magasin pour demander où dormir. Il y a la vendeuse et la cliente :
Nicolas – Bonjour ! Où est-ce qu’on peut dormir dans cette ville ? La vendeuse – A l’hôtel, mais il est vraiment pas top. Nicolas – Et c’est possible de dormir chez l’habitant ? La vendeuse (après avoir échangé un regard avec la cliente) – Non, on ne connaît personne. Nicolas 😕– Zut alors. La cliente – Ben chez moi, il y a de la place…
Et me voici invité pour la nuit chez Natalia. Direct, elle me dit « déshabillez-vous ». Je me dis, « c’est bon, je vais y passer ». Mais non, en fait, c’était une invitation à prendre une douche chaude. A peine sorti, je me retrouve devant un thé et un repas, et aussitôt fini un lit tout propre m’attends et me voici couché. Limite bordé ! Une vraie maman !
Et me voici invité pour la nuit chez Natalia. Direct, elle me dit « déshabillez-vous ». Je me dis, « c’est bon, je vais y passer ». Mais non, en fait, c’était une invitation à prendre une douche chaude. A peine sorti, je me retrouve devant un thé et un repas, et aussitôt fini un lit tout propre m’attends et me voici couché. Limite bordé ! Une vraie maman !
Natalia à 49 ans. Elle habite depuis plus de 20 ans ici, et à quitté son mari car il buvait trop. Sa fille élève un enfant seule dans l’immeuble d’en face. Toutes 2 travaillent au kombinat. Elle devrait déjà être à la retraite normalement : vu que le kombinat émet des radiations, les employés s’arrêtent de travailler à 45 ans. Mais depuis la privatisation, les salaires (90€ par mois…) sont payés une fois sur 3, alors il faut quand même continuer malgré la danger. Et en Russie, impossible de déménager. Pour vivre quelque part, il faut une autorisation, le « propiska ». Et, à moins d’avoir beaucoup d’argent pour soudoyer les autorités, c’est quasiment impossible de quitter ce genre de ville. Sympathique, non ?
Du coup, pour survivre, ils produisent un maximum eux-mêmes : ils récoltent les baies dans la toundra, ramassent des herbes qui remplaceront le thé où agrémenteront la soupe. Ils ont aussi de petits jardins, mais difficiles à entretenir avec un hiver de 9 mois, et une moyenne de –25° au plus fort de l’hiver.
Le lendemain, bonne surprise, la pluie a cessé : je commence la randonnée, direction le lac Seïdozera. Le début du chemin se situe après le kombinat, à 3km de la ville. Je prends le bus de l’usine pour y aller, avec les employés. Je traverse ensuite l’usine. Une vraie ruine, avec un périmètre tout pollué tout autour. Et juste après commence la nature et les beaux paysages : une vallée toute de pierres, avec des montagnes à pic de chaque côte, puis un plateau recouvert de cailloux et de mousses, où on se repère avec des cairns, et enfin le lac au loin, avec une descente à travers la taïga, qui commence par une petite forêt de bouleaux nains, comme des bonzaïs géants. Je rencontre un groupe de russe, les « kosmopaïck » qui voyagent dans les lieux et sites liés aux météorites, OVNI et légendes mystiques, comme ce lac, sacré pour les Saams, en raison d’une tâche à forme humaine, haute d’une trentaine de mètre sur une falaise. Il paraît aussi que des gens deviennent fous après avoir séjourné au lac. Parfois, la brume tombe pendant 3 jours, on ne voit plus les cairns et les gens se perdent. On les retrouve fous, ou gelés au printemps suivants… J’arrive toujours à tomber dans des endroits spé…
Comme pour illustrer ces légendes, on perd la moitié du groupe, avant de passer une soirée bivouac tranquille. Surprise au matin, le lac, qui était parfaitement transparent le soir, est vert le matin. Mais c’est un vrai vert, profond, épais, comme si on avait versé de la peinture dans le lac. Je mets 5mm d’eau dans ma casserole, on ne voit plus le fond. Ce lac mérite bien sa réputation !
Au matin, je repars. Je fais un pari risqué : je vais jusqu’à un autre lac, où j’espère trouver un bateau pour la ville de Lovozera. S’il n’y a pas de bateau, il me faudra revenir sur mes pas, avec pas assez de bouffe pour aller jusqu’au bout. Pourvu qu’il n’y ait pas de brume !
Je me fais donc une journée de marche sur le bord du lac. En tout, je ne croise qu’un groupe de personnes qui bivouaquaient. Le paysage est magnifique, le lac décidemment vert. Puis j’arrive en soirée au bord du lac, en priant pour trouver un bateau. Il faut savoir que c’est un endroit vraiment paumé. Déjà, Revda se situe à 100km de la route principale, qui est l’axe de développement de la région. A part Revda et Lovozera, il n’y a rien d’autre que la forêt, des rivières et des lacs, sur des centaines de kilomètres. Je m’attends donc à trouver des pêcheurs ou des personnes faisant du tourisme fluvial, il n’y a aucun bateau régulier. Et là coup de chance, je vois des tentes, 3 mecs habillés en treillis (tenue de tous les russes qui passent leurs congés dans la nature) avec un catamaran gonflable. Je m’approche, et avant que je n’aie le temps d’ouvrir la bouche, on me demande si je sais ramer. Il faut être en effet 4 pour conduire le catamaran, et un de leur pote est malade et est rentré à Moscou. Me voilà embauché pour 10h de rames le lendemain ! On croit rêver… A part les moustiques, les esprits ont été plutôt cool avec moi !
Finalement, il pleut toute la nuit et la température baisse de 5°. Vu que je n’ai pas de vêtements étanches, mes nouveaux compagnons préfèrent ne pas partir à la rame. On profite alors de la visite surprise du garde nature, qui nous tracte pendant 3h avec son petit bateau à moteur. L’arrivée à Lovozera est magnifique : toutes les berges sont couvertes de petites cabanes à bateau colorées qui se reflètent dans l’eau du lac parfaitement immobile. Puis quand on se rapproche du centre, les barres d’habitation et les cheminées rappellent que quand même on est en Russie !
On fête notre retour à la terre avec quelques bières et un bon saucisson de renne. Et on reprend la route. Ils vont pagayer plus loin dans les rapides, et me déposent au passage à minuit à Revda où je retourne chez Natalia qui m’accueille à bras ouverts.
C’est intéressant de voir comment les russes voyagent. Les nouveaux riches partent à l’étranger, à Paris et à Nice, qui sont du dernier chic, et où ils peuvent allègrement claquer leurs sous. C’est assez flagrant à La Défense, où après une séance photo devant l’Arche, ils filent tout droit au centre commercial et ressortent les bras chargés de fringues et de grands crus. Les autres par contre voyagent beaucoup dans la nature. Ca a vraiment une autre dimension qu’en France. Ils sont très proches de la nature (même si par ailleurs ils ne la respectent pas toujours, il suffit de voir la quantité de détritus le long des routes) et adeptes des vacances tranquille au bord d’un lac ou d’une rivière, à pêcher, bivouaquer, randonner. En tout cas ceux que j’ai rencontré, parce qu’il y en a une bonne partie aussi qui sont fan des vacances à Sotchi, sur des plages qui feraient trouver celles de la Côte d’Azur peu peuplées l’été…
Le lendemain en route vers Mourmansk, en bus. 3h30 de bus depuis Revda, avec un changement. Je suis juste en transit à Mourmansk, je monte dans le 1er bus pour Nikel, non loin de la Norvège. Un contrôle du FSB au passage, quelques questions sur l’objet de mon voyage et ils recopient mon passeport et mon visa comme une photocopieuse. A 20km au nord de Mourmansk, il y a la ville de Severomorsk, port militaire nucléaire totalement fermé.
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Les moustiques 🤪
Il sont omniprésents, les bois, c’est leur pays !
La plupart du temps, c’est supportable, quand il n’y en a que 10 ou 20 à vous tourner autour. Mais parfois, ils s’énervent, par exemple en soirée ou après la pluie. Là on peut en avoir des centaines à voler autour de vous et à guetter la moindre faille pour vous bouffer. Ca donne vaguement l’impression d’être un caca odorant, avec son régiment de mouches qui se disent « hummm, le repas est servi ! ». De plus, ils n’ont aucune pudeur : ils entrent dans les oreilles, sous le pantalon, et piquent même à travers les vêtements.
Heureusement, on apprécie la biodiversité : il y a aussi les mouches noires, minuscules, elles ne font pas de bruit, on ne sent pas quand elles se posent, mais elles, elles embarquent carrément un bout de peau. Et aussi de gros moustiques marrons, qui volent à 30-40cm de vous et soudain attaquent en piquée et plantent directement leur effroyable pompe dans votre tendre petite chaire.
Pour y parer, 3 méthodes : Marcher vite (relou au moment de la pause ou le soir). Faire un feu et se mettre dans la fumée. Utiliser un anti-moustique. J’en ai un qui dure 8h. Les moustiques n’ont pas dû lire la notice parce qu’après 8mn ils sont d’attaque !Enfin, le refuge suprême, c’est la tente. Pour entrer, mettre son sac et fermer, il faut au maximum 20 secondes. Ca suffit pour laisser entrer 40 moustiques. Commence alors une séance rituelle d’écrasage de moustiques. A la fin on a une petite pâte de moustiques écrasés entre le pouce et l’index. Et pas moyen de sortir se rincer les doigts… Bonne nuit !
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Il faut 5h de bus ensuite pour rejoindre Nikel . Tout le temps on longe la ZATO ; toute la zone littorale fermée. Chaque sommet un peu plus haut que les autres est coiffé d’antennes et de radars. Puis au milieu on passe dans une zone militaire mais non fermée. Tous les passeports sont vérifiés, le mien l’est pendant 40mn par un militaire qui a l’air de vouloir m’enfler, ou de faire du zèle. Finalement ils me laissent passer. J’ai eu de la chance parce que je n’ai pas ma carte de sortie, qui est restée à Saint-Pétersbourg.
A partir de là, la paysage est exotique, parsemé de bases militaires (photos interdites, je préfère ne pas tenter…). Ici, des casernes avec des soldats qui s’exercent. Là, une colonne de char. Plus loin un parking de quelques centaines de blindés. En fait, la Norvège était au temps de l’URSS la seul frontière avec l’OTAN, la Finlande ayant signé avec Staline un traité : la Finlande reste neutre et les soviétiques ne l’occupent pas comme ailleurs en Europe de l’Est. D’où l’incroyable présence militaire… Et encore on ne voit pas tous les missiles atomiques qui doivent être planqués un peu partout.
Enfin, on arrive à Zapoliarni, puis 40mn plus tard à Nikel. Là le paysage est encore plus exotique. Fini les bases militaires, elles sont remplacées par des collines marrons, vierges de toute végétation, avec des petits pics qui un jour furent des arbres. On se demande s’il y a eu un essai nucléaire, mais en fait il semble que ça soit simplement les émissions des kombinats d’extraction et de transformation de nickel qui se trouvent dans les 2 villes. Ambiance post-apocalyptique sympathique ! Je descend à Nikel, le terminus. La ville est collée au kombinat, heureusement les vents dominants sont dans le bon sens. Mais bon, l’espérance de vie ne doit quand même pas être top. Le décor alentours est constitué de collines ravagées. La ville est toute glauque.
Je ne m’attarde pas, la frontière norvégienne est à 30km, ça doit être plus propre là-bas pour poser la tente. Vu qu’il n’y a pas de transports en commun qui passent la frontière, je pars en stop et me fait prendre très vite par un norvégien qui est allé faire le plein de produits pas chers en Russie. On passe la seule douane entre les 2 pays ; à 20h, on est la 40ème voiture de la journée… Heureusement qu’il m’a pris ! J’y serai encore sinon ! On passe un no man land de 15km entre les 2 pays, hérissé de miradors. Puis on arrive en Norvège.
Changement radical. Ce sont 2 mondes différents. Côté norvégien, tu peux boire dans n’importe quel ruisseau, tout est propre, tout est pur. Fini les barres d’habitations, place aux maisons individuelles de toutes les couleurs. On sent qu’on est arrivé dans un autre monde ! Mon chauffeur me pose sur les bords d’un fjord, je bivouaque et profite du coucher de soleil, de 22h à 3h du matin. Je n’ai pas le courage d’enchaîner le lever de 3h à 7h. C’est très pratique ces jours polaires : ça fait faire des économies considérables en lampe de frontale. Par contre, les moustiques ne vont jamais se coucher. Ca c’est vraiment ballot.
Je croyais être arrivé au paradis, mais je déchante vite le lendemain : il pleut presque toute la journée et il commence à vraiment cailler. C’est ça la contrepartie des 69° de latitude nord. Ensuite je passe une journée passionnante sur le bord de la route pour faire du stop. Une voiture toutes les 6 minutes, et une chance sur 25 de se faire prendre. Ca fait 2h30 d’attente pour chaque lift. Plutôt ennuyeux. Mais on m’avait prévenu que par ici, les gens n’aiment pas trop les étrangers et voient les touristes pas d’un très bon œil. J’en ai fait les frais. Je veux retourner en Russie ! Heureusement le paysage est magnifique, comme le Connemara ou l’Ecosse : des collines sur lesquelles s’alternent pierres et mousses, le sommet caché par les nuages et le pied se jetant dans la mer ou un fjord. Pour agrémenter le tout, les rennes sont omniprésents. Les voitures vont très lentement tant le risque de shooter l’animal malentendant sont fortes. En voiture, on en voit toutes les 10mn. Ils sont en liberté l’été, puis sont regroupés l’hiver. Les nomades saams s’occupent de la transhumance et traversent avec eux de vastes étendues de forêt, jusqu’en Laponie. Pas le temps de les voir, dommage. Tant pis, il faudra revenir☺ Il paraît que ça donne une très bonne viande après. Les russes eux ne semblent pas l’apprécier, parce que de l’autre côté de la frontière en n’en voit pas un seul. L’explication est que les rennes se nourrissent d’une plante très sensible à la pollution, jusqu’aux traces d’essences sur les bords des routes. Côté russe ils ne sont pas très forts là-dessus…
Finalement j’arrive à Bugoynes, un village de pêcheurs de 300 habitants environ, un paquet de maisons colorées blotties sur une presqu’île. On y pêche le « king crab », le même que celui qui s’échappe des fermes d’élevage ailleurs et zigouille tous les autres pauvres petits crabes. Le village est joli mais vraiment trop froid. La nuit la tempête se lève : il pleut, beaucoup de vent, 5°… J’ai dû mettre la tente dans un jardin pour avoir un peu d’abri, c’est impossible ailleurs. La tente souffre terriblement, et moi au dessous je ne dors pas. Au matin, je dois repartir pour Kirkenes, puis la Russie. Je remballe tout sous la pluie, sous le regard stupide des propriétaires qui me regardent par la fenêtre en se disant « qu’est ce qu’il doit avoir froid ! ». Effectivement, je suis gelé. Je commence le stop à la sortie du village. Une dame me fait de grands signes. Elle voit que j’ai froid et m’invite chez elle à prendre un café, une douche chaude, un repas… Pas le temps d’en profiter, elle connaît tout le village et me trouve une voiture qui partait à l’instant pour Kirkenes. Dommage, j’aurais bien aimé discuter et voir un peu comment ils vivent dans un village aussi éloigné de tout. Et essayer de comprendre un peu ces gens qui me font penser à des îliens ou des montagnards, bourrus, peu accueillants, vivant dans des conditions extrêmes, mais qui peuvent aussi être très ouverts dès qu’on a brisé la glace.
Vu que presque tous les Norvégiens parlent un anglais impeccable, la communication est facilitée. Au début je pensais que nous Français étions vraiment mauvais pour les langues, mais en fait les Norvégiens trichent, leur langue ressemble beaucoup à l’anglais (sauf l’accent, qui est comme dans la pub Krisproll).
Retour à Kirkenes, que beaucoup qualifient de ville russe compte-tenu du grand nombre de russes qui y ont élu domicile en raison de la meilleure qualité de vie. En tout cas ça ne ressemble pas du tout à la Russie. C’est une petite ville de 5000 habitants qui figure sur toutes les cartes compte-tenu de sa position délicate pendant la guerre froide. Mauvaise surprise : le bus pour Mourmansk coûte plus de 50€. J’avais payé 6€ en Russie pour faire presque le même chemin en sens inverse. Et oui, c’est pas le même niveau de vie la Norvège. Même pour des Français c’est cher. On le comprend très vite quand on va dans les magasins. Finalement, j’ai trouvé une solution « à la russe » ; je suis allé demandé aux chauffeurs des rares voitures immatriculées en Russie s’ils partait pour Mourmansk, et bien sûr, dès qu’il y a un business à faire, il y a toujours un russe derrière, je suis tombé sur un gars qui fait tous les jours l’aller-retour en voiture et prend les gens qui n’ont pas de place dans le bus où le trouvent trop cher. Et l’avantage c’est que le retour est bouclé en 3h là où le bus en prend 5. 2 jours en Norvège, c’était court, mais avec le temps et sans voiture c’était déjà beaucoup. Mais ça appelle à un autre voyage.
Arrivée à Mourmansk le soir, j’appelle Vitali qui m’avait donné son numéro dans un bus quelques jours auparavant. Il vient avec Max, un de ses amis, habillé tout en noir, et on part chercher un hôtel. Il y a le choix entre les hôtels type occidentaux, à 50€ la nuit, et les hôtels russes à 4€ la nuit. C’est un peu miteux, mais pour le prix on s’y fait. Sauf que pour les étrangers les prix sont multipliés par 5. Assez énervant. Au 3ème, je me décide à rester malgré tout, mais mes compagnons ne me laissent pas, ils ne veulent pas me laisser me faire arnaquer royalement devant leurs yeux. Du coup Max m’invite chez lui. Il habite chez ses parents dans une barre d’habitation. Comme toujours dans ces pays là, très moche dehors, mais très confortable à l’intérieur, décoré et aménagé avec soin. On a passé la soirée à discuter devant quelques bières.
Puis le lendemain, ils m’ont fait un programme de visite de la ville, assez inédit : Mourmansk par les hauteurs ! Ca consiste à se promener sur les collines, au milieu de rochers et de mousses, avec plein de vent et 6°. On commence par Aliocha, une statue de soldat d’au moins 30m de haut qui domine la ville et surveille les nazi qui jadis menaçaient au loin. Jolie vue sur le port et le brise-glace nucléaire. Puis on se retrouve dans une carrière de pierre et sur d’autres collines. Je suis sûr que ça n’est pas dans le programme des tour-operators (évidemment : il n’y a pas de tour-operators à Mourmansk. Il n’y a pas de touristes de toute façon) ! Après 5h de marche, on redescend en ville. Moi je suis gelé, les autres sont peinards en t-shirt. C’est vrai qu’eux autres ont une autre conception du chaud et du froid.
Direction le café, où on rejoint 2 autres gars tout en noir et où on goûte la bière locale. On parle hard-rock, ils s’inquiètent de savoir si en France on a des groupes vu qu’ils n’en connaissent aucun. Ils me montrent des photos de leur dernier concert, lors d’une soirée qu’ils ont organisé en mémoire d’un chanteur de métal disparu quelques années avant. C’est super intéressant de voir la jeunesse de Mourmansk. Ils n’ont pas du tout les mêmes valeurs que leurs aînés, sont beaucoup plus ouverts au monde, ont envie de voyager, ne sont plus attaché à un système qu’ils n’ont connu que dans leur enfance. Les temps changent… Est-ce que ça deviendra à terme comme chez nous ? J’ai un doute, même si les modes de vie et les cultures vont se rapprocher, je pense qu’il existe une profonde identité russe qui fera que ça sera toujours différent là-bas.
Le soir ils m’accompagnent à la gare et le train repart, 29h jusqu’à Saint-Pétersbourg. Dommage, c’était court et il y avait encore beaucoup à voir et à vivre. D’autant plus qu’un voyage est d’autant plus intéressant qu’on parle couramment la langue et qu’on peut avoir de vraies discussions solides avec les gens qu’on rencontre. Je trouve également la Russie beaucoup plus intéressante en dehors de Moscou et Saint-Pétersbourg, où les mentalités sont très différentes. La vie est complètement différente en dehors de ces villes, et les gens naturellement beaucoup plus accueillants et ouverts à discuter, beaucoup plus directs, beaucoup plus russes.
21 Juillet 2005. Me voici une nouvelle fois en route pour de nouvelles aventures. Direction le nord : Mourmansk, le cercle polaire, la taïga et la toundra…
Je retrouve les fameux trains russes et leur appréciable 3ème classe : pas cher, confortable… Tout dépend de ses voisins en fait. Aujourd’hui, je ne suis pas gâté. A droite, une mère et sa fille, que je n’ai pu m’empêcher de qualifier intérieurement de « prudes » dès que je les ai vus. Les filles russes qui ricanent tout le temps et ont peur de tout et de tout le monde. En face, un couple qui passe le temps à manger et à boire de la bière en bouteilles de 2 litres. Pas trop de conversation donc. Heureusement, ça n’est que pour 27 heures. Avec des pauses de 25mn toutes les 6-8h, où attendent une armée de babouchkas équipées de poissons séchés, glaces, beignets, journaux, bières… Tout ce qu’il faut pour le voyage.
Dommage, 3 wagons plus loin, il y a un groupe qui part descendre des rivières dans le nord ; j’ai rencontré un des leurs à la gare, son sac m’avait intrigué : il était facilement 2 fois plus gros que le mien qui pourtant fait bien ses 20-25kg. J’essaierais bien de m’incruster avec eux, surtout que je pars en vrai touriste. Je ne sais pas du tout ce qu’il y a à voir et où je vais aller. J’ai bien la version russe du P’tit Futé, mais qui est pas très explicite.
Il s’avère qu’ils n’ont pas de place. Je conserve la carte du guide ; ça pourra servir pour un prochain voyage. De toute façon je veux conserver ma liberté. Avoir un peu de temps seul, pour penser, me reposer, faire le point. C’est indispensable de temps en temps.
Le départ a été assez difficile et fatiguant : accident sur l’A1 : je rate mon avion à une minute près, attend 6h le suivant. J’arrive tard à Saint-Pétersbourg, juste le temps de faire le sac, prendre une douche, puis enfiler le costard pour régler 2-3 affaires urgentes avant de partir. Il se met à pleuvoir, une bonne pluie ininterrompue qui dure toute la journée. Du train, je prie pour que ça s’arrête : je pars avec la tente ; et je préfère évite de randonner sous la pluie dès le 1er jour.
Au début, j’avais prévu de descendre à Apatity pour aller en « Hibiny », une région montagneuse et couverte de toundra. Très connue en Russie pour le ski l’hiver, puis pour la randonnée l’été. Le train arrivé en gare, je n’ai pas envie de descendre : le temps est trop gris, il fait limite nuit (moi qui était venu voir le jour polaire…), la pluie n’a pas cessé un moment, et en plus le paysage est moche : des usines désaffectées, des friches industrielles, des barres d’immeubles… J’hésite à descendre. La responsable du wagon vient m’engueuler parce que le train va repartir. Je prends quand même mon temps, je me dis que tant pis, je vais rester 4h de plus dans le train, et je vais aller sur la côte de la mer de Barents, le temps sera peut-être meilleur là-bas. Le train repart, tout le wagon me regarde comme si j’étais débile. 5mn après, en discutant avec la voisine, j’apprends que toute la côte nord est une « ZATO », zone militaire interdite aux étrangers et même aux russes qui n’y habitent pas. Oups, qu’est ce que je vais faire… ? Par dépit, je descend à la gare suivant, Olenegorsk. Il pleut trop, la gare est toute glauque, avec seulement quelques randonneurs qui partent vu qu’ils sont trempés. Je ne sais pas du tout ce qu’il y a à faire dans la région.
C’est le moment où tu te dis : « mais qu’est-ce que je fous là ? Pourquoi je ne suis pas resté peinard me reposer en Bretagne ? ». Pour répondre à cette (déprimante) question, j’engage la conversation avec un couple de randonneurs qui fuit vers le sud. Ils me conseillent un lac, le « Seïdozera », très beau, et lieu mythique des Saams, le peuple qui habitait le nord initialement. Par dépit, je me décide y aller, et de laisser les choses aller. Il pleut, je ne peux rien faire, alors rien ne sert de se stresser inutilement. Je laisse donc les choses aller, je vais bien voir où ça va me mener.
J’attends le bus pour Revda dans le café de la gare routière, très dépouillé (tendance feng-shui ?) : un comptoir qui fait aussi épicerie, 10m vide et au fond 5 tables, toutes pleines. Très bizarre, on a l’impression d’arriver dans un autre monde. 1h30 de bus sous une la pluie, il y a une couche de 10cm d’eau sur la route. La vue est sympathique : des arbres, des arbres, des arbres. Toujours les mêmes en plus, des bouleaux et des sapins. Pour couper la monotonie heureusement, un arrêt de bus au milieu de nul part avec une fille qui attend sous son parapluie, comme sortie de nul part. Puis une petite base militaire, vide, certainement désaffectée. Dans la cour, à 5m des grilles de l’entrée, un joli missile de 4m de long, incliné à 45°, comme prêt à partir. On ne s’ennuie pas…
21h, arrivée à Revda, 8000 habitants. C’est une ville comme je n’en ai jamais vu : tout tourne autour du kombinat, qui produit du concentré qui est ensuite envoyé dans l’Oural pour fabriquer de l’acier. Je rentre dans un magasin pour demander où dormir. Il y a la vendeuse et la cliente :
Nicolas – Bonjour ! Où est-ce qu’on peut dormir dans cette ville ? La vendeuse – A l’hôtel, mais il est vraiment pas top. Nicolas – Et c’est possible de dormir chez l’habitant ? La vendeuse (après avoir échangé un regard avec la cliente) – Non, on ne connaît personne. Nicolas 😕– Zut alors. La cliente – Ben chez moi, il y a de la place…
Et me voici invité pour la nuit chez Natalia. Direct, elle me dit « déshabillez-vous ». Je me dis, « c’est bon, je vais y passer ». Mais non, en fait, c’était une invitation à prendre une douche chaude. A peine sorti, je me retrouve devant un thé et un repas, et aussitôt fini un lit tout propre m’attends et me voici couché. Limite bordé ! Une vraie maman !
Et me voici invité pour la nuit chez Natalia. Direct, elle me dit « déshabillez-vous ». Je me dis, « c’est bon, je vais y passer ». Mais non, en fait, c’était une invitation à prendre une douche chaude. A peine sorti, je me retrouve devant un thé et un repas, et aussitôt fini un lit tout propre m’attends et me voici couché. Limite bordé ! Une vraie maman !
Natalia à 49 ans. Elle habite depuis plus de 20 ans ici, et à quitté son mari car il buvait trop. Sa fille élève un enfant seule dans l’immeuble d’en face. Toutes 2 travaillent au kombinat. Elle devrait déjà être à la retraite normalement : vu que le kombinat émet des radiations, les employés s’arrêtent de travailler à 45 ans. Mais depuis la privatisation, les salaires (90€ par mois…) sont payés une fois sur 3, alors il faut quand même continuer malgré la danger. Et en Russie, impossible de déménager. Pour vivre quelque part, il faut une autorisation, le « propiska ». Et, à moins d’avoir beaucoup d’argent pour soudoyer les autorités, c’est quasiment impossible de quitter ce genre de ville. Sympathique, non ?
Du coup, pour survivre, ils produisent un maximum eux-mêmes : ils récoltent les baies dans la toundra, ramassent des herbes qui remplaceront le thé où agrémenteront la soupe. Ils ont aussi de petits jardins, mais difficiles à entretenir avec un hiver de 9 mois, et une moyenne de –25° au plus fort de l’hiver.
Le lendemain, bonne surprise, la pluie a cessé : je commence la randonnée, direction le lac Seïdozera. Le début du chemin se situe après le kombinat, à 3km de la ville. Je prends le bus de l’usine pour y aller, avec les employés. Je traverse ensuite l’usine. Une vraie ruine, avec un périmètre tout pollué tout autour. Et juste après commence la nature et les beaux paysages : une vallée toute de pierres, avec des montagnes à pic de chaque côte, puis un plateau recouvert de cailloux et de mousses, où on se repère avec des cairns, et enfin le lac au loin, avec une descente à travers la taïga, qui commence par une petite forêt de bouleaux nains, comme des bonzaïs géants. Je rencontre un groupe de russe, les « kosmopaïck » qui voyagent dans les lieux et sites liés aux météorites, OVNI et légendes mystiques, comme ce lac, sacré pour les Saams, en raison d’une tâche à forme humaine, haute d’une trentaine de mètre sur une falaise. Il paraît aussi que des gens deviennent fous après avoir séjourné au lac. Parfois, la brume tombe pendant 3 jours, on ne voit plus les cairns et les gens se perdent. On les retrouve fous, ou gelés au printemps suivants… J’arrive toujours à tomber dans des endroits spé…
Comme pour illustrer ces légendes, on perd la moitié du groupe, avant de passer une soirée bivouac tranquille. Surprise au matin, le lac, qui était parfaitement transparent le soir, est vert le matin. Mais c’est un vrai vert, profond, épais, comme si on avait versé de la peinture dans le lac. Je mets 5mm d’eau dans ma casserole, on ne voit plus le fond. Ce lac mérite bien sa réputation !
Au matin, je repars. Je fais un pari risqué : je vais jusqu’à un autre lac, où j’espère trouver un bateau pour la ville de Lovozera. S’il n’y a pas de bateau, il me faudra revenir sur mes pas, avec pas assez de bouffe pour aller jusqu’au bout. Pourvu qu’il n’y ait pas de brume !
Je me fais donc une journée de marche sur le bord du lac. En tout, je ne croise qu’un groupe de personnes qui bivouaquaient. Le paysage est magnifique, le lac décidemment vert. Puis j’arrive en soirée au bord du lac, en priant pour trouver un bateau. Il faut savoir que c’est un endroit vraiment paumé. Déjà, Revda se situe à 100km de la route principale, qui est l’axe de développement de la région. A part Revda et Lovozera, il n’y a rien d’autre que la forêt, des rivières et des lacs, sur des centaines de kilomètres. Je m’attends donc à trouver des pêcheurs ou des personnes faisant du tourisme fluvial, il n’y a aucun bateau régulier. Et là coup de chance, je vois des tentes, 3 mecs habillés en treillis (tenue de tous les russes qui passent leurs congés dans la nature) avec un catamaran gonflable. Je m’approche, et avant que je n’aie le temps d’ouvrir la bouche, on me demande si je sais ramer. Il faut être en effet 4 pour conduire le catamaran, et un de leur pote est malade et est rentré à Moscou. Me voilà embauché pour 10h de rames le lendemain ! On croit rêver… A part les moustiques, les esprits ont été plutôt cool avec moi !
Finalement, il pleut toute la nuit et la température baisse de 5°. Vu que je n’ai pas de vêtements étanches, mes nouveaux compagnons préfèrent ne pas partir à la rame. On profite alors de la visite surprise du garde nature, qui nous tracte pendant 3h avec son petit bateau à moteur. L’arrivée à Lovozera est magnifique : toutes les berges sont couvertes de petites cabanes à bateau colorées qui se reflètent dans l’eau du lac parfaitement immobile. Puis quand on se rapproche du centre, les barres d’habitation et les cheminées rappellent que quand même on est en Russie !
On fête notre retour à la terre avec quelques bières et un bon saucisson de renne. Et on reprend la route. Ils vont pagayer plus loin dans les rapides, et me déposent au passage à minuit à Revda où je retourne chez Natalia qui m’accueille à bras ouverts.
C’est intéressant de voir comment les russes voyagent. Les nouveaux riches partent à l’étranger, à Paris et à Nice, qui sont du dernier chic, et où ils peuvent allègrement claquer leurs sous. C’est assez flagrant à La Défense, où après une séance photo devant l’Arche, ils filent tout droit au centre commercial et ressortent les bras chargés de fringues et de grands crus. Les autres par contre voyagent beaucoup dans la nature. Ca a vraiment une autre dimension qu’en France. Ils sont très proches de la nature (même si par ailleurs ils ne la respectent pas toujours, il suffit de voir la quantité de détritus le long des routes) et adeptes des vacances tranquille au bord d’un lac ou d’une rivière, à pêcher, bivouaquer, randonner. En tout cas ceux que j’ai rencontré, parce qu’il y en a une bonne partie aussi qui sont fan des vacances à Sotchi, sur des plages qui feraient trouver celles de la Côte d’Azur peu peuplées l’été…
Le lendemain en route vers Mourmansk, en bus. 3h30 de bus depuis Revda, avec un changement. Je suis juste en transit à Mourmansk, je monte dans le 1er bus pour Nikel, non loin de la Norvège. Un contrôle du FSB au passage, quelques questions sur l’objet de mon voyage et ils recopient mon passeport et mon visa comme une photocopieuse. A 20km au nord de Mourmansk, il y a la ville de Severomorsk, port militaire nucléaire totalement fermé.
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Les moustiques 🤪
Il sont omniprésents, les bois, c’est leur pays !
La plupart du temps, c’est supportable, quand il n’y en a que 10 ou 20 à vous tourner autour. Mais parfois, ils s’énervent, par exemple en soirée ou après la pluie. Là on peut en avoir des centaines à voler autour de vous et à guetter la moindre faille pour vous bouffer. Ca donne vaguement l’impression d’être un caca odorant, avec son régiment de mouches qui se disent « hummm, le repas est servi ! ». De plus, ils n’ont aucune pudeur : ils entrent dans les oreilles, sous le pantalon, et piquent même à travers les vêtements.
Heureusement, on apprécie la biodiversité : il y a aussi les mouches noires, minuscules, elles ne font pas de bruit, on ne sent pas quand elles se posent, mais elles, elles embarquent carrément un bout de peau. Et aussi de gros moustiques marrons, qui volent à 30-40cm de vous et soudain attaquent en piquée et plantent directement leur effroyable pompe dans votre tendre petite chaire.
Pour y parer, 3 méthodes : Marcher vite (relou au moment de la pause ou le soir). Faire un feu et se mettre dans la fumée. Utiliser un anti-moustique. J’en ai un qui dure 8h. Les moustiques n’ont pas dû lire la notice parce qu’après 8mn ils sont d’attaque !Enfin, le refuge suprême, c’est la tente. Pour entrer, mettre son sac et fermer, il faut au maximum 20 secondes. Ca suffit pour laisser entrer 40 moustiques. Commence alors une séance rituelle d’écrasage de moustiques. A la fin on a une petite pâte de moustiques écrasés entre le pouce et l’index. Et pas moyen de sortir se rincer les doigts… Bonne nuit !
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Il faut 5h de bus ensuite pour rejoindre Nikel . Tout le temps on longe la ZATO ; toute la zone littorale fermée. Chaque sommet un peu plus haut que les autres est coiffé d’antennes et de radars. Puis au milieu on passe dans une zone militaire mais non fermée. Tous les passeports sont vérifiés, le mien l’est pendant 40mn par un militaire qui a l’air de vouloir m’enfler, ou de faire du zèle. Finalement ils me laissent passer. J’ai eu de la chance parce que je n’ai pas ma carte de sortie, qui est restée à Saint-Pétersbourg.
A partir de là, la paysage est exotique, parsemé de bases militaires (photos interdites, je préfère ne pas tenter…). Ici, des casernes avec des soldats qui s’exercent. Là, une colonne de char. Plus loin un parking de quelques centaines de blindés. En fait, la Norvège était au temps de l’URSS la seul frontière avec l’OTAN, la Finlande ayant signé avec Staline un traité : la Finlande reste neutre et les soviétiques ne l’occupent pas comme ailleurs en Europe de l’Est. D’où l’incroyable présence militaire… Et encore on ne voit pas tous les missiles atomiques qui doivent être planqués un peu partout.
Enfin, on arrive à Zapoliarni, puis 40mn plus tard à Nikel. Là le paysage est encore plus exotique. Fini les bases militaires, elles sont remplacées par des collines marrons, vierges de toute végétation, avec des petits pics qui un jour furent des arbres. On se demande s’il y a eu un essai nucléaire, mais en fait il semble que ça soit simplement les émissions des kombinats d’extraction et de transformation de nickel qui se trouvent dans les 2 villes. Ambiance post-apocalyptique sympathique ! Je descend à Nikel, le terminus. La ville est collée au kombinat, heureusement les vents dominants sont dans le bon sens. Mais bon, l’espérance de vie ne doit quand même pas être top. Le décor alentours est constitué de collines ravagées. La ville est toute glauque.
Je ne m’attarde pas, la frontière norvégienne est à 30km, ça doit être plus propre là-bas pour poser la tente. Vu qu’il n’y a pas de transports en commun qui passent la frontière, je pars en stop et me fait prendre très vite par un norvégien qui est allé faire le plein de produits pas chers en Russie. On passe la seule douane entre les 2 pays ; à 20h, on est la 40ème voiture de la journée… Heureusement qu’il m’a pris ! J’y serai encore sinon ! On passe un no man land de 15km entre les 2 pays, hérissé de miradors. Puis on arrive en Norvège.
Changement radical. Ce sont 2 mondes différents. Côté norvégien, tu peux boire dans n’importe quel ruisseau, tout est propre, tout est pur. Fini les barres d’habitations, place aux maisons individuelles de toutes les couleurs. On sent qu’on est arrivé dans un autre monde ! Mon chauffeur me pose sur les bords d’un fjord, je bivouaque et profite du coucher de soleil, de 22h à 3h du matin. Je n’ai pas le courage d’enchaîner le lever de 3h à 7h. C’est très pratique ces jours polaires : ça fait faire des économies considérables en lampe de frontale. Par contre, les moustiques ne vont jamais se coucher. Ca c’est vraiment ballot.
Je croyais être arrivé au paradis, mais je déchante vite le lendemain : il pleut presque toute la journée et il commence à vraiment cailler. C’est ça la contrepartie des 69° de latitude nord. Ensuite je passe une journée passionnante sur le bord de la route pour faire du stop. Une voiture toutes les 6 minutes, et une chance sur 25 de se faire prendre. Ca fait 2h30 d’attente pour chaque lift. Plutôt ennuyeux. Mais on m’avait prévenu que par ici, les gens n’aiment pas trop les étrangers et voient les touristes pas d’un très bon œil. J’en ai fait les frais. Je veux retourner en Russie ! Heureusement le paysage est magnifique, comme le Connemara ou l’Ecosse : des collines sur lesquelles s’alternent pierres et mousses, le sommet caché par les nuages et le pied se jetant dans la mer ou un fjord. Pour agrémenter le tout, les rennes sont omniprésents. Les voitures vont très lentement tant le risque de shooter l’animal malentendant sont fortes. En voiture, on en voit toutes les 10mn. Ils sont en liberté l’été, puis sont regroupés l’hiver. Les nomades saams s’occupent de la transhumance et traversent avec eux de vastes étendues de forêt, jusqu’en Laponie. Pas le temps de les voir, dommage. Tant pis, il faudra revenir☺ Il paraît que ça donne une très bonne viande après. Les russes eux ne semblent pas l’apprécier, parce que de l’autre côté de la frontière en n’en voit pas un seul. L’explication est que les rennes se nourrissent d’une plante très sensible à la pollution, jusqu’aux traces d’essences sur les bords des routes. Côté russe ils ne sont pas très forts là-dessus…
Finalement j’arrive à Bugoynes, un village de pêcheurs de 300 habitants environ, un paquet de maisons colorées blotties sur une presqu’île. On y pêche le « king crab », le même que celui qui s’échappe des fermes d’élevage ailleurs et zigouille tous les autres pauvres petits crabes. Le village est joli mais vraiment trop froid. La nuit la tempête se lève : il pleut, beaucoup de vent, 5°… J’ai dû mettre la tente dans un jardin pour avoir un peu d’abri, c’est impossible ailleurs. La tente souffre terriblement, et moi au dessous je ne dors pas. Au matin, je dois repartir pour Kirkenes, puis la Russie. Je remballe tout sous la pluie, sous le regard stupide des propriétaires qui me regardent par la fenêtre en se disant « qu’est ce qu’il doit avoir froid ! ». Effectivement, je suis gelé. Je commence le stop à la sortie du village. Une dame me fait de grands signes. Elle voit que j’ai froid et m’invite chez elle à prendre un café, une douche chaude, un repas… Pas le temps d’en profiter, elle connaît tout le village et me trouve une voiture qui partait à l’instant pour Kirkenes. Dommage, j’aurais bien aimé discuter et voir un peu comment ils vivent dans un village aussi éloigné de tout. Et essayer de comprendre un peu ces gens qui me font penser à des îliens ou des montagnards, bourrus, peu accueillants, vivant dans des conditions extrêmes, mais qui peuvent aussi être très ouverts dès qu’on a brisé la glace.
Vu que presque tous les Norvégiens parlent un anglais impeccable, la communication est facilitée. Au début je pensais que nous Français étions vraiment mauvais pour les langues, mais en fait les Norvégiens trichent, leur langue ressemble beaucoup à l’anglais (sauf l’accent, qui est comme dans la pub Krisproll).
Retour à Kirkenes, que beaucoup qualifient de ville russe compte-tenu du grand nombre de russes qui y ont élu domicile en raison de la meilleure qualité de vie. En tout cas ça ne ressemble pas du tout à la Russie. C’est une petite ville de 5000 habitants qui figure sur toutes les cartes compte-tenu de sa position délicate pendant la guerre froide. Mauvaise surprise : le bus pour Mourmansk coûte plus de 50€. J’avais payé 6€ en Russie pour faire presque le même chemin en sens inverse. Et oui, c’est pas le même niveau de vie la Norvège. Même pour des Français c’est cher. On le comprend très vite quand on va dans les magasins. Finalement, j’ai trouvé une solution « à la russe » ; je suis allé demandé aux chauffeurs des rares voitures immatriculées en Russie s’ils partait pour Mourmansk, et bien sûr, dès qu’il y a un business à faire, il y a toujours un russe derrière, je suis tombé sur un gars qui fait tous les jours l’aller-retour en voiture et prend les gens qui n’ont pas de place dans le bus où le trouvent trop cher. Et l’avantage c’est que le retour est bouclé en 3h là où le bus en prend 5. 2 jours en Norvège, c’était court, mais avec le temps et sans voiture c’était déjà beaucoup. Mais ça appelle à un autre voyage.
Arrivée à Mourmansk le soir, j’appelle Vitali qui m’avait donné son numéro dans un bus quelques jours auparavant. Il vient avec Max, un de ses amis, habillé tout en noir, et on part chercher un hôtel. Il y a le choix entre les hôtels type occidentaux, à 50€ la nuit, et les hôtels russes à 4€ la nuit. C’est un peu miteux, mais pour le prix on s’y fait. Sauf que pour les étrangers les prix sont multipliés par 5. Assez énervant. Au 3ème, je me décide à rester malgré tout, mais mes compagnons ne me laissent pas, ils ne veulent pas me laisser me faire arnaquer royalement devant leurs yeux. Du coup Max m’invite chez lui. Il habite chez ses parents dans une barre d’habitation. Comme toujours dans ces pays là, très moche dehors, mais très confortable à l’intérieur, décoré et aménagé avec soin. On a passé la soirée à discuter devant quelques bières.
Puis le lendemain, ils m’ont fait un programme de visite de la ville, assez inédit : Mourmansk par les hauteurs ! Ca consiste à se promener sur les collines, au milieu de rochers et de mousses, avec plein de vent et 6°. On commence par Aliocha, une statue de soldat d’au moins 30m de haut qui domine la ville et surveille les nazi qui jadis menaçaient au loin. Jolie vue sur le port et le brise-glace nucléaire. Puis on se retrouve dans une carrière de pierre et sur d’autres collines. Je suis sûr que ça n’est pas dans le programme des tour-operators (évidemment : il n’y a pas de tour-operators à Mourmansk. Il n’y a pas de touristes de toute façon) ! Après 5h de marche, on redescend en ville. Moi je suis gelé, les autres sont peinards en t-shirt. C’est vrai qu’eux autres ont une autre conception du chaud et du froid.
Direction le café, où on rejoint 2 autres gars tout en noir et où on goûte la bière locale. On parle hard-rock, ils s’inquiètent de savoir si en France on a des groupes vu qu’ils n’en connaissent aucun. Ils me montrent des photos de leur dernier concert, lors d’une soirée qu’ils ont organisé en mémoire d’un chanteur de métal disparu quelques années avant. C’est super intéressant de voir la jeunesse de Mourmansk. Ils n’ont pas du tout les mêmes valeurs que leurs aînés, sont beaucoup plus ouverts au monde, ont envie de voyager, ne sont plus attaché à un système qu’ils n’ont connu que dans leur enfance. Les temps changent… Est-ce que ça deviendra à terme comme chez nous ? J’ai un doute, même si les modes de vie et les cultures vont se rapprocher, je pense qu’il existe une profonde identité russe qui fera que ça sera toujours différent là-bas.
Le soir ils m’accompagnent à la gare et le train repart, 29h jusqu’à Saint-Pétersbourg. Dommage, c’était court et il y avait encore beaucoup à voir et à vivre. D’autant plus qu’un voyage est d’autant plus intéressant qu’on parle couramment la langue et qu’on peut avoir de vraies discussions solides avec les gens qu’on rencontre. Je trouve également la Russie beaucoup plus intéressante en dehors de Moscou et Saint-Pétersbourg, où les mentalités sont très différentes. La vie est complètement différente en dehors de ces villes, et les gens naturellement beaucoup plus accueillants et ouverts à discuter, beaucoup plus directs, beaucoup plus russes.
Hôtel pas cher proche gare transsibérien Moscou English translation pending
Je viens de finir ma préparation de mon voyage asiatique mais je me rends compte que j'ai oublié une chose assez capitale si on ne veux pas passer une nuit dans les rues moscovites.
J'arrive le 29 août à Moscou et je prends le transibérien le lendemain. J'ai oublié de réfléchir à l'endroit où je pourrais dormir en arrivant dans la capitale russe. Je fais donc un voyage de six à sept mois en Asie et mon budget journalier est asse serré.
Je cherche un hôtel, une guesthouse, un lit pas trop cher à Moscou et si possible près de la gare de transsibérien pour un départ matinal. Donc merci à ceux qui pourront me renseigner.😏
J'arrive le 29 août à Moscou et je prends le transibérien le lendemain. J'ai oublié de réfléchir à l'endroit où je pourrais dormir en arrivant dans la capitale russe. Je fais donc un voyage de six à sept mois en Asie et mon budget journalier est asse serré.
Je cherche un hôtel, une guesthouse, un lit pas trop cher à Moscou et si possible près de la gare de transsibérien pour un départ matinal. Donc merci à ceux qui pourront me renseigner.😏
Festival Europalia Russie en Belgique (4 oct 2005-21 fév 2006) English translation pending
Voici qui devrait intéresser quelques Vfistes (événements à Bruxelles et Anvers) :
Le festival Europalia 2005 mettra la Russie à l'honneur du 4 octobre 2005 au 21 février 2006. Pierre le Grand, Malevitch, Fabergé, Dostoïevski, Tolstoï ou encore Pouchkine sont autant de personnages marquants de l'histoire culturelle russe que le public pourra (re)découvrir lors des quelque 20 expositions, 150 concerts, 15 pièces de théâtre, 3 spectacles de danse ou nombreux films présentés à l'occasion de la vingtième édition de l'événement. "La Russie n'a jamais connu pareil événement culturel. Un festival aussi varié, aussi global et aussi important n'a jamais eu lieu", a souligné lundi Mikhaïl Shvydkoï, directeur de l'Agence fédérale pour la culture et la cinématographie, lors d'une conférence de presse. Europalia.russia rassemblera 22 expositions présentées dans diverses villes du royaume: "La Russie à l'avant-garde (1900-1935)", qui présente plusieurs disciplines artistiques (arts plastiques, architecture, théâtre, design, photographie, cinéma...) marquées par l'avant-garde en Russie (Palais des Beaux-Arts, Bruxelles, 6 octobre 2005 - 22 janvier 2006). "Du tsar à l'empereur", qui rassemble tant des chefs-d'oeuvre provenant des grands musées russes que des oeuvres inédites issues de collections provinciales pour illustrer l'évolution d'une Russie féodale et orthodoxe vers un état puissant, immense et ouvert sur l'Europe (Palais des Beaux-Arts, Bruxelles, 11 octobre 2005 - 22 janvier 2006). "Le Transsibérien": Des objets, des goûts, des bruits, des couleurs et des parfums évoqueront l'histoire et l'interminable parcours du train, ainsi que les paysages, les ethnies et les traditions qu'il traverse (Musées royaux d'Art et d'Histoire (MRAH), Bruxelles, 15 octobre 2005 - 26 février 2006). D'autres expositions seront dédiées au Réalisme soviétique (Musée d'Art Wallon, Liège), au Symbolisme russe (Musée d'Ixelles), aux objets de Fabergé (Espace ING, Bruxelles), à la construction des 7 tours staliniennes de Moscou (Botanique, Bruxelles), aux Huns (MRAH, Bruxelles), ou à l'art contemporain russe ("Angels of History", MuHKA, Anvers). Le programme musical, qui rassemble quelque 150 concerts, offre un panorama quasi complet de l'ensemble de la musique russe, de la culture populaire et des chants liturgiques orthodoxes jusqu'à l'avant-garde et les styles plus contemporains comme le folk, le jazz et l'underground. La musique ancienne sur instruments d'époque, qui est en train de prendre un grand essor en Russie, figure également au programme. Les grands orchestres seront représentés par les deux principales formations du pays: les ensembles du Thétre de Mariinsky de Saint-Pétersbourg sous la baguette de Valery Gergiev, et le jeune Orchestre National de Russie dirigé par Mikhaïl Pletnev. Le public sera également invité à entendre Youri Bachmet, Nikolaï Lougansky, Viktor Popov, Alexandre Roudine et d'autres grands maîtres. Le programme d'europalia.russia s'attarde également sur les arts de la scène en accueillant plusieurs grands metteurs en scène: Piotr Fomenko, Lev Dodine, Anatoli Vassiliev, Declan Donnellan et Yevgueni Grichkovets. Les spectacles de théâtre de marionnettes des troupes Tyen, Skazka et Potudan seront également présentés. Olga Pona et Tatiana Boganova présenteront de la danse contemporaine tandis que les danseurs étoiles du Théâtre Bolchoï clôtureront eux le festival à La Monnaie. Les cinéphiles seront eux comblés par des rétrospectives (Musée du cinéma, Bruxelles et Filmmuseum, Anvers), des films d'animation russes (Anima 2006) ou des rencontres avec des cinéastes.
Le festival Europalia 2005 mettra la Russie à l'honneur du 4 octobre 2005 au 21 février 2006. Pierre le Grand, Malevitch, Fabergé, Dostoïevski, Tolstoï ou encore Pouchkine sont autant de personnages marquants de l'histoire culturelle russe que le public pourra (re)découvrir lors des quelque 20 expositions, 150 concerts, 15 pièces de théâtre, 3 spectacles de danse ou nombreux films présentés à l'occasion de la vingtième édition de l'événement. "La Russie n'a jamais connu pareil événement culturel. Un festival aussi varié, aussi global et aussi important n'a jamais eu lieu", a souligné lundi Mikhaïl Shvydkoï, directeur de l'Agence fédérale pour la culture et la cinématographie, lors d'une conférence de presse. Europalia.russia rassemblera 22 expositions présentées dans diverses villes du royaume: "La Russie à l'avant-garde (1900-1935)", qui présente plusieurs disciplines artistiques (arts plastiques, architecture, théâtre, design, photographie, cinéma...) marquées par l'avant-garde en Russie (Palais des Beaux-Arts, Bruxelles, 6 octobre 2005 - 22 janvier 2006). "Du tsar à l'empereur", qui rassemble tant des chefs-d'oeuvre provenant des grands musées russes que des oeuvres inédites issues de collections provinciales pour illustrer l'évolution d'une Russie féodale et orthodoxe vers un état puissant, immense et ouvert sur l'Europe (Palais des Beaux-Arts, Bruxelles, 11 octobre 2005 - 22 janvier 2006). "Le Transsibérien": Des objets, des goûts, des bruits, des couleurs et des parfums évoqueront l'histoire et l'interminable parcours du train, ainsi que les paysages, les ethnies et les traditions qu'il traverse (Musées royaux d'Art et d'Histoire (MRAH), Bruxelles, 15 octobre 2005 - 26 février 2006). D'autres expositions seront dédiées au Réalisme soviétique (Musée d'Art Wallon, Liège), au Symbolisme russe (Musée d'Ixelles), aux objets de Fabergé (Espace ING, Bruxelles), à la construction des 7 tours staliniennes de Moscou (Botanique, Bruxelles), aux Huns (MRAH, Bruxelles), ou à l'art contemporain russe ("Angels of History", MuHKA, Anvers). Le programme musical, qui rassemble quelque 150 concerts, offre un panorama quasi complet de l'ensemble de la musique russe, de la culture populaire et des chants liturgiques orthodoxes jusqu'à l'avant-garde et les styles plus contemporains comme le folk, le jazz et l'underground. La musique ancienne sur instruments d'époque, qui est en train de prendre un grand essor en Russie, figure également au programme. Les grands orchestres seront représentés par les deux principales formations du pays: les ensembles du Thétre de Mariinsky de Saint-Pétersbourg sous la baguette de Valery Gergiev, et le jeune Orchestre National de Russie dirigé par Mikhaïl Pletnev. Le public sera également invité à entendre Youri Bachmet, Nikolaï Lougansky, Viktor Popov, Alexandre Roudine et d'autres grands maîtres. Le programme d'europalia.russia s'attarde également sur les arts de la scène en accueillant plusieurs grands metteurs en scène: Piotr Fomenko, Lev Dodine, Anatoli Vassiliev, Declan Donnellan et Yevgueni Grichkovets. Les spectacles de théâtre de marionnettes des troupes Tyen, Skazka et Potudan seront également présentés. Olga Pona et Tatiana Boganova présenteront de la danse contemporaine tandis que les danseurs étoiles du Théâtre Bolchoï clôtureront eux le festival à La Monnaie. Les cinéphiles seront eux comblés par des rétrospectives (Musée du cinéma, Bruxelles et Filmmuseum, Anvers), des films d'animation russes (Anima 2006) ou des rencontres avec des cinéastes.
Asie Centrale: hébergement, transports et visas English translation pending
bonjour,
je souhaite me rendre en asie centrale bientôt (les cinq pays) et j'ai du mal à trouver des infos sur l'hébergement. quelqu'un pourrait-il m'aider à trouver des solutions vraiment pas chères?
j'ai vu que les BandB sont chers (30euros pour une chambre simple en moyenne) et les vieux hôtels soviétiques pas forcément plus accessibles.
qu'en est-il des transports (je suis particulièrement adepte du train de nuit (raisons économiques obligent)) et de la sécurité (notamment en ce qui concerne les trains de nuit)?
enfin, tous les visas recquièrent-ils un enregistrement auprès de l'ovir local (j'ai fait ça à moscou et ça a pris énormément de temps)?
bref, je ne suis pas encore très rassuré quand à ce voyage. y-a-t'il certains d'entres vous qui ont visité ces pays sac sur le dos sans l'aide d'une quelconque agence de voyage (je compte bien faire cela). heureusement, je parle russe, cela devrait m'éviter quelques désagréments.
merci d'avance pour vos réponses:)
je souhaite me rendre en asie centrale bientôt (les cinq pays) et j'ai du mal à trouver des infos sur l'hébergement. quelqu'un pourrait-il m'aider à trouver des solutions vraiment pas chères?
j'ai vu que les BandB sont chers (30euros pour une chambre simple en moyenne) et les vieux hôtels soviétiques pas forcément plus accessibles.
qu'en est-il des transports (je suis particulièrement adepte du train de nuit (raisons économiques obligent)) et de la sécurité (notamment en ce qui concerne les trains de nuit)?
enfin, tous les visas recquièrent-ils un enregistrement auprès de l'ovir local (j'ai fait ça à moscou et ça a pris énormément de temps)?
bref, je ne suis pas encore très rassuré quand à ce voyage. y-a-t'il certains d'entres vous qui ont visité ces pays sac sur le dos sans l'aide d'une quelconque agence de voyage (je compte bien faire cela). heureusement, je parle russe, cela devrait m'éviter quelques désagréments.
merci d'avance pour vos réponses:)
Vos impressions sur Prague English translation pending
Bonsoir à tous !
Je voudrais me rendre à Prague - cette ville m'attire beaucoup - mais j'aurais voulu avoir quelques renseignements à propos de cette ville... qui a-t-il à visiter d'incontournable à Prague et ses alentours et quelles ont été vos impressions ?
Témoignez !
Je vous remercie d'avance !😉
Je voudrais me rendre à Prague - cette ville m'attire beaucoup - mais j'aurais voulu avoir quelques renseignements à propos de cette ville... qui a-t-il à visiter d'incontournable à Prague et ses alentours et quelles ont été vos impressions ?
Témoignez !
Je vous remercie d'avance !😉
Transmogolien et transsibérien en hiver, une aberration? English translation pending
Bonjour,
Nous sommes actuellement en asie et envisageons de rentrer en France via le Transmongolien puis transsibérien. Nous cherchons à savoir si ce trajet pendant l'hiver est faisable ou si les températures interdisent toutes sorties du train et donc limitent l'intéret du voyage?
Connaissez vous le climat des pays traversé et avez vous tentez l'expérience?
Merci!
Nous sommes actuellement en asie et envisageons de rentrer en France via le Transmongolien puis transsibérien. Nous cherchons à savoir si ce trajet pendant l'hiver est faisable ou si les températures interdisent toutes sorties du train et donc limitent l'intéret du voyage?
Connaissez vous le climat des pays traversé et avez vous tentez l'expérience?
Merci!
Voucher/invitation russie + questions visa English translation pending
Salut
Qqun aurait il des plans pour un voucher ou invitation pas cher pour la russie pour pouvoir avoir ensuite un visa "tourisme" le plus long possible? Pcq action visas je viens de regarder et c'est.. 70 euros (!!) donc j'aimerais bien trouver un truc moins cher..
Et sinon a priori vu que c'est seulement un mois le plus long, vous savez si y'aurait moyen de le ralonger une fois sur place genre d'un deusieme mois? Si oui c'est faisable vers irkoutsk? :)
Merci
Qqun aurait il des plans pour un voucher ou invitation pas cher pour la russie pour pouvoir avoir ensuite un visa "tourisme" le plus long possible? Pcq action visas je viens de regarder et c'est.. 70 euros (!!) donc j'aimerais bien trouver un truc moins cher..
Et sinon a priori vu que c'est seulement un mois le plus long, vous savez si y'aurait moyen de le ralonger une fois sur place genre d'un deusieme mois? Si oui c'est faisable vers irkoutsk? :)
Merci