Results for "aménagement+ou+équipement+|+53"
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S'installer dans la région de Resende (Rio de Janeiro) English translation pending
Je suis en train de négocier un contrat de travail local pour travailler chez Peugeot_Citroën au Brésil. Je suis Ingénieur Méthodes mais je n'ai aucune notion des coûts actuels pour vivre sur place (mes souvenir dans ce domaine dates de 1977, puisque j'ai déjà vécu 2ans à Rio de Janeiro) et donc aucune notion du salaire auquel je peux prétendre. Qui peux me donner des informations sur ces sujets, car cela devient urgent. Merci d'avance.
Compteurs défectueux dans les petits taxis de Marrakech English translation pending
Combien de fois n'avez vous pas entendu par le chauffeur d'un petit taxi de Marrakech, que le compteur ne marche pas et que c'est 30 dh! Résultat de plus en plus de marrakchis ont du mal à prendre le taxi, celui-ci préférant prendre des touristes à 30 dh, c'est plus rentable! Même si pour un occidental, 3 euro n'est pas grand chose, d'autant plus en vacances, ce n'est pas une raison.
Il faut savoir que les compteurs sont obligatoires dans les petits taxis, si un policier est tenu au courant que le chauffeur refuse de le faire fonctionner, celui-ci est dans la possibilité d'envoyer le taxi directement à la fourière, et c'est au chauffeur de payer la récupération de son véhicule, donc d'un coup c'est beaucoup moins rentable.
Je ne dis pas qu'il faille forcément aller voir un policier si le taxi ne veut pas mettre en marche son compteur mais je pense que c'est bien de le savoir.
Bon séjour à Marrakech
S'installer à Accra au Ghana: prix et qualités des logements? English translation pending
Bonjour!!!
Je compte m'installer en septembre à Accra avec mon conjoint. J'ai en effet obtenu un poste à l'école française d'Accra. Tt ce que j'apprends sur le Ghana m'enthousiaste beaucoup et j'ai hâte! mais réside quand même des zones d'ombre: notamment une très importante concernant le logement. Je serais ravie de discuter avec quelqu'un ayant vécu, ou vivant actuellement ou comptant vivre à Accra prochainement!! Mon école est située dans le quartier de Cantonments, on m'a parlé de cambriolages, de vols à main armée, qu'en est-il vraiment? les prix des loyers ont l'air aussi très élevés. C'est pourquoi nous envisagerions plutôt de nous installer au coeur de la ville, et aussi plus proche du quotidien des ghanéens. Qui peut m'aider sur la qualité des logements là-bas (appart? maison?)? les prix? à qui dois-je m'adresser pour avoir des annonces de logement? Enfin, combien de temps je peux mettre en voiture du centre-ville à l'école française à Cantonments?en vélo? est-ce possible? Enfin, est-il facile de faire des rencontres et tisser des liens avec des ghanéens?
Toutes vos réponses, de près ou de loin à mes questions, me seront très très précieuses!! Vivement merci!!!
Je compte m'installer en septembre à Accra avec mon conjoint. J'ai en effet obtenu un poste à l'école française d'Accra. Tt ce que j'apprends sur le Ghana m'enthousiaste beaucoup et j'ai hâte! mais réside quand même des zones d'ombre: notamment une très importante concernant le logement. Je serais ravie de discuter avec quelqu'un ayant vécu, ou vivant actuellement ou comptant vivre à Accra prochainement!! Mon école est située dans le quartier de Cantonments, on m'a parlé de cambriolages, de vols à main armée, qu'en est-il vraiment? les prix des loyers ont l'air aussi très élevés. C'est pourquoi nous envisagerions plutôt de nous installer au coeur de la ville, et aussi plus proche du quotidien des ghanéens. Qui peut m'aider sur la qualité des logements là-bas (appart? maison?)? les prix? à qui dois-je m'adresser pour avoir des annonces de logement? Enfin, combien de temps je peux mettre en voiture du centre-ville à l'école française à Cantonments?en vélo? est-ce possible? Enfin, est-il facile de faire des rencontres et tisser des liens avec des ghanéens?
Toutes vos réponses, de près ou de loin à mes questions, me seront très très précieuses!! Vivement merci!!!
Jeune couple du Canada cherche à partir à l'étranger pour aider humanitairement English translation pending
Bonjour!
Je me nomme Annie, j'ai 24ans, mon copain Jonathan en a 26. Nous sommes du Québec (canada)
Nous recherchons à voyager et si possible aider les gens.
Mon copain a un diplôme professionel(DEP) en électricité de construction, cependant ce cours n'est pas valide en dehors du Canada (supposément) Pour ma part, j'avais commencé un cours en scènes et performances (théâtre, cinéma) au CEGEP, mais je ne l'ai pas complèté...
Nous sommes des personnes travaillantes, la main sur le coeur, prêt à aider son prochain, nous apprenons vite et nous nous completons à merveille par nos qualités et défauts. Nous sommes une équipe géniale ensemble!
On voudrait partir pour donner un coup de main ailleurs dans le monde! Nous n'avons jamais voyagé (mais nous en rêvons sans cesse) donc pour ce qui est de la destination nous sommes ouvert. Nous ne sommes pas tellement riche, mais il y a toujours moyen d'économiser...
Après quelques brèves recherches sur les aide humanitaire. peu concluante...
Est-ce possible selon vous de partir ensemble pour donner notre aide, malgré le fait que nous n'ayons pas des cours en lien avec l'aide que nous voulons offrir? Dans quel pays vous nous conseillez? Un coût à débourser? Comment se préparer? Le plus d'information? svp! merci 😊 c'est vraiment gentil d'avoir pris le temps de lire jusqu'à cette phrase! Bonne journée à tous 🙂
Je me nomme Annie, j'ai 24ans, mon copain Jonathan en a 26. Nous sommes du Québec (canada)
Nous recherchons à voyager et si possible aider les gens.
Mon copain a un diplôme professionel(DEP) en électricité de construction, cependant ce cours n'est pas valide en dehors du Canada (supposément) Pour ma part, j'avais commencé un cours en scènes et performances (théâtre, cinéma) au CEGEP, mais je ne l'ai pas complèté...
Nous sommes des personnes travaillantes, la main sur le coeur, prêt à aider son prochain, nous apprenons vite et nous nous completons à merveille par nos qualités et défauts. Nous sommes une équipe géniale ensemble!
On voudrait partir pour donner un coup de main ailleurs dans le monde! Nous n'avons jamais voyagé (mais nous en rêvons sans cesse) donc pour ce qui est de la destination nous sommes ouvert. Nous ne sommes pas tellement riche, mais il y a toujours moyen d'économiser...
Après quelques brèves recherches sur les aide humanitaire. peu concluante...
Est-ce possible selon vous de partir ensemble pour donner notre aide, malgré le fait que nous n'ayons pas des cours en lien avec l'aide que nous voulons offrir? Dans quel pays vous nous conseillez? Un coût à débourser? Comment se préparer? Le plus d'information? svp! merci 😊 c'est vraiment gentil d'avoir pris le temps de lire jusqu'à cette phrase! Bonne journée à tous 🙂
Itinéraire idéal en Irlande? English translation pending
Bonjour,
Nous voudrions faire un voyage à 2 en Irlande cet été, du 11 au 18 août. Nous devrions atterrir à Dublin et sûrement repartir du même aéroport. Nous avons imaginé cet itinéraire:
Jour 1 Dublin Dublin Jour 2 Dublin Westport Jour 3 Westport Galway Jour 4 Galway Limerick Jour 5 Limerick Killarney Jour 6 Killarney Cork Jour 7 Cork Kilkenny Jour 8 Kilkenny Dublin
Est ce que cet itinéraire vous semble bien? Nous avons sûrement oublié des sites incontournables... Pensez-vous qu'il est préférable, en pleine saison touristique, de réserver à l'avance des B&B ou nous allons pouvoir en trouver facilement à prix (très) raisonnable?
Merci de votre aide!
Nous voudrions faire un voyage à 2 en Irlande cet été, du 11 au 18 août. Nous devrions atterrir à Dublin et sûrement repartir du même aéroport. Nous avons imaginé cet itinéraire:
Jour 1 Dublin Dublin Jour 2 Dublin Westport Jour 3 Westport Galway Jour 4 Galway Limerick Jour 5 Limerick Killarney Jour 6 Killarney Cork Jour 7 Cork Kilkenny Jour 8 Kilkenny Dublin
Est ce que cet itinéraire vous semble bien? Nous avons sûrement oublié des sites incontournables... Pensez-vous qu'il est préférable, en pleine saison touristique, de réserver à l'avance des B&B ou nous allons pouvoir en trouver facilement à prix (très) raisonnable?
Merci de votre aide!
Critères de qualité pour un paquebot idéal English translation pending
Aujourd’hui, un bateau de 1.000 passagers est petit !!! L’ère des géants a commencé !
Toujours plus gros! C'est la profession de foi des compagnies de croisière qui se livrent à une surenchère de capacité, en lançant des paquebots de plus en plus imposants.
Une limite dans la taille des “géants des mers” est elle en vue ?
Pourra-t-on continuer à soutenir ce rythme longtemps? Il semble que oui, puisque Carnival fait construire plusieurs paquebots de la classe Pinnacle (au nom bien choisi, s'il fait référence à son volume), qui jaugeront entre 180 000 et 200 000 tonnes, pour une capacité de 5400 passagers. Le premier prendra la mer en 2009. Coût estimé: 1, 1 milliard $US.
Devenir une escale régulière ou plus encore une tête de ligne est synonyme d’activités pour le port, de retombées économiques pour le territoire et de promotion de la destination. Face à ces enjeux et à la vitalité de ce secteur touristique, de plus en plus de villes et de ports tentent de séduire les armateurs et les tours opérateurs pour figurer parmi leurs destinations croisière. La croisière prend une place grandissante dans le développement portuaire, urbain et touristique des villes portuaires françaises
Mais........... Cette surenchère soulève des critiques chez les spécialistes et les agents de voyages qui craignent que les opérations d'embarquement et de débarquement dans les ports d'escale ne provoquent de terribles engorgements. Comment, en effet, s'y prendra-t-on pour débarquer et rembarquer 5000 passagers dans un port des Antilles ou de la Méditerranée en un laps de temps raisonnable? Les plus pessimistes prédisent des files dignes d'un régime soviétique et des attentes interminables.
Outre les économies d'échelle qu'ils permettent de réaliser, les mégapaquebots ont leurs avantages pour les passagers: ils y trouveront plus de bars, plus de restaurants, plus de boutiques et un éventail de distractions plus important. Ce qui se traduit par un autre avantage pour les compagnies, puisque les passagers sont ainsi portés à passer plus de temps à bord et à écourter les moments qu'ils consacrent à explorer les ports d'escale. Et c'est bien connu, un passager qui reste plus longtemps à bord y dépense plus d'argent en boissons et pour d'autres menus frais qui ne sont pas compris dans les prix des croisière. et.............. L’engouement pour ces méga paquebots s’explique en premier lieu par des raisons économiques. Ils permettent de faire des économies d’échelle avec moins de personnel par passager par exemple. La nouveauté : Les attractions à bord - casino, magasins, théâtres - ont permis d’augmenter les revenus à bord et de diminuer le prix d’une semaine de croisière, ce qui permet d’élargir la clientèle.
Car, même si le produit est présenté comme une solution de rechange au tout-inclus, les croisières ne sont pas des « tout-inclus » Alcoolisées ou non, les boissons sont payantes, sauf à bord des navires des compagnies très haut de gamme comme Seabourn ou Silversea. Critères de qualité
Cela dit, en matière de croisières, la qualité ne se mesure pas à l'aune du tonnage. On peut considérer deux critères pour juger du degré de confort d'un navire et du niveau de service assuré à bord. Le premier, c'est le rapport espace/passager, puisque l'espace est aujourd'hui un des critères du luxe en matière d'hébergement.
Le second et le plus important, est le rapport passagers/membres d'équipage: lorsqu'on compte un membre d'équipage par client à bord, on sera certainement servi avec plus de diligence que si le rapport est d'un employé pour trois clients.
Compagnie : Ratio d'espace (Tonnes/passager)/ Ratio passager - Personnel
Carnival : 38 / 2, 2 à 2, 5 - 1 Celebrity Cruises : 46 / 2 - 1 Costa : 39 à 41 / 2, 2 à 2, 3 - 1 Crystal Cruises : 54 / 1, 7 - 1 MSC Italian Cruises : 40, 4 / 2, 3 à 2, 6 - 1 Norwegian Cruise Line : 41, 4 / 2 - 1 Radisson Seven Seas : 56 à 71 / 1, 5 - 1 Caribbean : 30 à 37 / 3, 2 - 1 Seabourn : 48 / 1, 3 - 1 Silversea : 56 à 81 / 1, 3 à 1, 4 - 1
Il serait fort intéressant de connaître l’avis des « amoureux des mers » pour savoir quel serait le ou leur paquebot de croisière IDEAL ?
Qu’aimeriez vous modifier, privilégier, exiger, conserver ou améliorer sur les unités maritimes existantes (structures, aménagements divers (extérieurs, salons et sportifs), réception et accueil passagers, mode de restauration, jeux extérieurs, itinéraires etc etc
En France et en Med, les escales sont elles des créneaux à développer, améliorer et /ou à diversifier, ….
Merci
Toujours plus gros! C'est la profession de foi des compagnies de croisière qui se livrent à une surenchère de capacité, en lançant des paquebots de plus en plus imposants.
Une limite dans la taille des “géants des mers” est elle en vue ?
Pourra-t-on continuer à soutenir ce rythme longtemps? Il semble que oui, puisque Carnival fait construire plusieurs paquebots de la classe Pinnacle (au nom bien choisi, s'il fait référence à son volume), qui jaugeront entre 180 000 et 200 000 tonnes, pour une capacité de 5400 passagers. Le premier prendra la mer en 2009. Coût estimé: 1, 1 milliard $US.
Devenir une escale régulière ou plus encore une tête de ligne est synonyme d’activités pour le port, de retombées économiques pour le territoire et de promotion de la destination. Face à ces enjeux et à la vitalité de ce secteur touristique, de plus en plus de villes et de ports tentent de séduire les armateurs et les tours opérateurs pour figurer parmi leurs destinations croisière. La croisière prend une place grandissante dans le développement portuaire, urbain et touristique des villes portuaires françaises
Mais........... Cette surenchère soulève des critiques chez les spécialistes et les agents de voyages qui craignent que les opérations d'embarquement et de débarquement dans les ports d'escale ne provoquent de terribles engorgements. Comment, en effet, s'y prendra-t-on pour débarquer et rembarquer 5000 passagers dans un port des Antilles ou de la Méditerranée en un laps de temps raisonnable? Les plus pessimistes prédisent des files dignes d'un régime soviétique et des attentes interminables.
Outre les économies d'échelle qu'ils permettent de réaliser, les mégapaquebots ont leurs avantages pour les passagers: ils y trouveront plus de bars, plus de restaurants, plus de boutiques et un éventail de distractions plus important. Ce qui se traduit par un autre avantage pour les compagnies, puisque les passagers sont ainsi portés à passer plus de temps à bord et à écourter les moments qu'ils consacrent à explorer les ports d'escale. Et c'est bien connu, un passager qui reste plus longtemps à bord y dépense plus d'argent en boissons et pour d'autres menus frais qui ne sont pas compris dans les prix des croisière. et.............. L’engouement pour ces méga paquebots s’explique en premier lieu par des raisons économiques. Ils permettent de faire des économies d’échelle avec moins de personnel par passager par exemple. La nouveauté : Les attractions à bord - casino, magasins, théâtres - ont permis d’augmenter les revenus à bord et de diminuer le prix d’une semaine de croisière, ce qui permet d’élargir la clientèle.
Car, même si le produit est présenté comme une solution de rechange au tout-inclus, les croisières ne sont pas des « tout-inclus » Alcoolisées ou non, les boissons sont payantes, sauf à bord des navires des compagnies très haut de gamme comme Seabourn ou Silversea. Critères de qualité
Cela dit, en matière de croisières, la qualité ne se mesure pas à l'aune du tonnage. On peut considérer deux critères pour juger du degré de confort d'un navire et du niveau de service assuré à bord. Le premier, c'est le rapport espace/passager, puisque l'espace est aujourd'hui un des critères du luxe en matière d'hébergement.
Le second et le plus important, est le rapport passagers/membres d'équipage: lorsqu'on compte un membre d'équipage par client à bord, on sera certainement servi avec plus de diligence que si le rapport est d'un employé pour trois clients.
Compagnie : Ratio d'espace (Tonnes/passager)/ Ratio passager - Personnel
Carnival : 38 / 2, 2 à 2, 5 - 1 Celebrity Cruises : 46 / 2 - 1 Costa : 39 à 41 / 2, 2 à 2, 3 - 1 Crystal Cruises : 54 / 1, 7 - 1 MSC Italian Cruises : 40, 4 / 2, 3 à 2, 6 - 1 Norwegian Cruise Line : 41, 4 / 2 - 1 Radisson Seven Seas : 56 à 71 / 1, 5 - 1 Caribbean : 30 à 37 / 3, 2 - 1 Seabourn : 48 / 1, 3 - 1 Silversea : 56 à 81 / 1, 3 à 1, 4 - 1
Il serait fort intéressant de connaître l’avis des « amoureux des mers » pour savoir quel serait le ou leur paquebot de croisière IDEAL ?
Qu’aimeriez vous modifier, privilégier, exiger, conserver ou améliorer sur les unités maritimes existantes (structures, aménagements divers (extérieurs, salons et sportifs), réception et accueil passagers, mode de restauration, jeux extérieurs, itinéraires etc etc
En France et en Med, les escales sont elles des créneaux à développer, améliorer et /ou à diversifier, ….
Merci
Sièges dans un avion Boeing 777 300 d'Air France en classe économique? English translation pending
Je pars donc à nouveau à Jakarta en juillet via Air France et Korean Airlines ( Paris Séoul Jakarta ).
Avez-vous déjà effectué ce voyage et comment est le boeing 777-300 ER d'Air France ? ( dispo 3-4-3 )
J'espère une place suffisante en éco quand même. Y a-t-il des places préférentielles ? ( devant je suppose ... )
J'espère ne pas être trop décu ( ayant voyagé avant avec Singapour, Malaysia puis Etihad 😛 )
Merci.
Avez-vous déjà effectué ce voyage et comment est le boeing 777-300 ER d'Air France ? ( dispo 3-4-3 )
J'espère une place suffisante en éco quand même. Y a-t-il des places préférentielles ? ( devant je suppose ... )
J'espère ne pas être trop décu ( ayant voyagé avant avec Singapour, Malaysia puis Etihad 😛 )
Merci.
Un an déjà au Cameroun: mes impressions English translation pending
Ma dernière intervention sur VF remonte à l'année dernière, j'étais encore en France. Aujourd'hui je suis au Cameroun, avec Internet à la maison (plus pratique que les cyber et bien plus rapide). J'habite actuellement Douala - Bonamoussadi.
Mes impressions sur le Cameroun sont assez mitigés. Et je vais donner mes avis par thème.
Les expatriés au Cameroun, tour d'horizon
A part quelques gars sympa, qui ne se prennent pas la tête. Il y a beaucoup d'expatriés qui pètent plus haut que leur cul, malheureusement leur QI ne s'élève pas plus haut, lui. J'en ai rencontré même des racistes qui traitaient la population locale de "singe", mais qui trainaient tous les soirs dans des boîtes à prostitués (Orange métallique, Semper, Gogo Dance etc...) pour se tirer des "guenons". Il y a ceux qui estiment qu'ils peuvent faire toutes les conneries ici en Afrique, alors qu'en France ils seraient cloîtrés chez eux... Encore d'autres viennent pour du tourisme sexuel ou chercher la femme qu'ils ont rencontré sur Internet. D'autres viennent passer une retraite "bon marché" au Cameroun (cette dernière remarque n'est pas péjorative).
Les Camerounais
Quand on a la peau blanche au Cameroun, ça suscite quelques réactions. Quand on navigue en voiture, pour peu qu'on ai la fenêtre ouverte, on entendra toujours les : "Blancs", "White", "Mon beau", "Boss"... Certains resteront sincères dans leurs démarches amicales, mais la majorité y verra son intérêt. Les Camerounais sont serviables, mais pour certains, c'est une serviabilité calculé. D'autres vont promettre la Terre et la Lune pour un petit service, mais rien ne sera fait, alors qu'ils réclameront un dédommagement pour le service qui n'a pas été rendu 😉
Il y a aussi les chefs d'entreprises qui voient dans les blancs une plus-value, une marque de sérieux... Attention à avoir un contrat en béton pour bosser ici... Beaucoup de patrons ne paient pas et en + ils ne respectent pas les termes du contrat.
Les Camerounaises
Ici quand on est blanc, même en fauteuil roulant et presqu'à l'article de la mort... Pas d'inquiétude, il y aura toujours une femme auprès de vous. Pareil que plus haut, certaines sont sincères, mais une majorité veut son "blanc" pour s'offrir une vie confortable à elle et à sa famille. Quand on tombe sur une femme "bien", il ne faut surtout pas s'imaginer que les Camerounaises sont soumises. Elles ont un tempérament de feu qui pète dans tous les sens quand ça ne va pas. Surtout les femmes du centre (Bassa et Béti).
Attention aux wakas, ces fausses "amoureuses" qui sont là pour votre fric. Elle jouent à merveille la comédie des sentiments, mais derrière elles ont une idée bien précise de ce qu'elles veulent. Les plus stupides vous demanderont l'argent de leur électricité ou de leur loyer, les plus intelligentes vont vous marier 😉
Il y a les sincères, celles qui rêve d'un blanc parce qu'ils sont idéalisé à la télévision ici. Beaucoup de Camerounaises sont traités comme des moins que rien ou des objets ici. Alors quand on apporte un peu de respect, croyez moi, ça fait tout de suite la différence.
Le Cameroun
Un très beau pays, avec des richesses énormes mais inexploités. Un pays qui pourrait sans doute être le plus riche d'Afrique si la corruption n'était pas si importante (à tous les niveaux).
Une petite anecdote m'est arrivé en voulant faire ma 1ère prorogation. Une pseudo amie qui est censée connaître tout le monde dans les administrations, voulait m'aider à obtenir mon fameux tampon pour rester au pays. Le tampon de prorogation c'est 50.000 fcfa pour une durée maxi de 3 mois ! Cette femme voulait voir son ami à l'aéroport pour me tamponner le passeport, j'y vais accompagné de ma femme (qui est Camerounaise). Et là curieusement son ami ne veut plus nous recevoir. Mais je reçois un SMS le lendemain comme quoi c'était 150.000 pour tamponner. Avec ma femme on a bien rigolé et finalement on est passé directement par Yaoundé à l'immigration.
L'anecdote est pour vous expliquer jusqu'à quel point certains ont la mentalité pourrie ici. Et malheur à vous si vous leur dite en face que c'est des escrocs ou des feymens. En fait si vous tombez sur ce genre de personnes, il ne faut rien dire et passer ailleurs.
Ce qui tue le Cameroun en tout premier, c'est la corruption. La mentalité du profit à tous les niveaux, surtout quand on a une position importante. La répartition d'un budget ici c'est 60% pour ma poche, 30% pour les copains et 10% pour le projet qu'on devait financer. Donc au final très peu de choses se font.
On verra si le programme "épervier" va arranger quelque chose...
Bon je pense que ce n'est pas exhaustif, et si vous avez des questions n'hésitez pas. Même si j'ai pointé du doigt les défauts du Cameroun, il y a des choses positives ici 😇
A bientôt
Mes impressions sur le Cameroun sont assez mitigés. Et je vais donner mes avis par thème.
Les expatriés au Cameroun, tour d'horizon
A part quelques gars sympa, qui ne se prennent pas la tête. Il y a beaucoup d'expatriés qui pètent plus haut que leur cul, malheureusement leur QI ne s'élève pas plus haut, lui. J'en ai rencontré même des racistes qui traitaient la population locale de "singe", mais qui trainaient tous les soirs dans des boîtes à prostitués (Orange métallique, Semper, Gogo Dance etc...) pour se tirer des "guenons". Il y a ceux qui estiment qu'ils peuvent faire toutes les conneries ici en Afrique, alors qu'en France ils seraient cloîtrés chez eux... Encore d'autres viennent pour du tourisme sexuel ou chercher la femme qu'ils ont rencontré sur Internet. D'autres viennent passer une retraite "bon marché" au Cameroun (cette dernière remarque n'est pas péjorative).
Les Camerounais
Quand on a la peau blanche au Cameroun, ça suscite quelques réactions. Quand on navigue en voiture, pour peu qu'on ai la fenêtre ouverte, on entendra toujours les : "Blancs", "White", "Mon beau", "Boss"... Certains resteront sincères dans leurs démarches amicales, mais la majorité y verra son intérêt. Les Camerounais sont serviables, mais pour certains, c'est une serviabilité calculé. D'autres vont promettre la Terre et la Lune pour un petit service, mais rien ne sera fait, alors qu'ils réclameront un dédommagement pour le service qui n'a pas été rendu 😉
Il y a aussi les chefs d'entreprises qui voient dans les blancs une plus-value, une marque de sérieux... Attention à avoir un contrat en béton pour bosser ici... Beaucoup de patrons ne paient pas et en + ils ne respectent pas les termes du contrat.
Les Camerounaises
Ici quand on est blanc, même en fauteuil roulant et presqu'à l'article de la mort... Pas d'inquiétude, il y aura toujours une femme auprès de vous. Pareil que plus haut, certaines sont sincères, mais une majorité veut son "blanc" pour s'offrir une vie confortable à elle et à sa famille. Quand on tombe sur une femme "bien", il ne faut surtout pas s'imaginer que les Camerounaises sont soumises. Elles ont un tempérament de feu qui pète dans tous les sens quand ça ne va pas. Surtout les femmes du centre (Bassa et Béti).
Attention aux wakas, ces fausses "amoureuses" qui sont là pour votre fric. Elle jouent à merveille la comédie des sentiments, mais derrière elles ont une idée bien précise de ce qu'elles veulent. Les plus stupides vous demanderont l'argent de leur électricité ou de leur loyer, les plus intelligentes vont vous marier 😉
Il y a les sincères, celles qui rêve d'un blanc parce qu'ils sont idéalisé à la télévision ici. Beaucoup de Camerounaises sont traités comme des moins que rien ou des objets ici. Alors quand on apporte un peu de respect, croyez moi, ça fait tout de suite la différence.
Le Cameroun
Un très beau pays, avec des richesses énormes mais inexploités. Un pays qui pourrait sans doute être le plus riche d'Afrique si la corruption n'était pas si importante (à tous les niveaux).
Une petite anecdote m'est arrivé en voulant faire ma 1ère prorogation. Une pseudo amie qui est censée connaître tout le monde dans les administrations, voulait m'aider à obtenir mon fameux tampon pour rester au pays. Le tampon de prorogation c'est 50.000 fcfa pour une durée maxi de 3 mois ! Cette femme voulait voir son ami à l'aéroport pour me tamponner le passeport, j'y vais accompagné de ma femme (qui est Camerounaise). Et là curieusement son ami ne veut plus nous recevoir. Mais je reçois un SMS le lendemain comme quoi c'était 150.000 pour tamponner. Avec ma femme on a bien rigolé et finalement on est passé directement par Yaoundé à l'immigration.
L'anecdote est pour vous expliquer jusqu'à quel point certains ont la mentalité pourrie ici. Et malheur à vous si vous leur dite en face que c'est des escrocs ou des feymens. En fait si vous tombez sur ce genre de personnes, il ne faut rien dire et passer ailleurs.
Ce qui tue le Cameroun en tout premier, c'est la corruption. La mentalité du profit à tous les niveaux, surtout quand on a une position importante. La répartition d'un budget ici c'est 60% pour ma poche, 30% pour les copains et 10% pour le projet qu'on devait financer. Donc au final très peu de choses se font.
On verra si le programme "épervier" va arranger quelque chose...
Bon je pense que ce n'est pas exhaustif, et si vous avez des questions n'hésitez pas. Même si j'ai pointé du doigt les défauts du Cameroun, il y a des choses positives ici 😇
A bientôt
Recherche association humanitaire fiable au Burkina Faso pour juillet 2008 English translation pending
bonjour je suis a la recherche d'information sur différentes assos situé au burkina faso, leur fiabilité leur action. nous souhaiterions partir deux semaine cet été avec ma seour afin d'offrir de notre temps pour aider et partager, mais il est tren dur de trouver une mission serieuse
Hôtels pour des vacances en famille à Varadero? English translation pending
Bonjour,
J'aimerais avoir le nom de bons hôtels familiaux à Varadéro. Nous avons 2 enfants de 3 et 5 ans. Par contre, je sais que plusieurs suggèrent Cayo coco pour la plage et l'eau moins profonde. Juin, est-ce bien à Cuba? Merci!!!
J'aimerais avoir le nom de bons hôtels familiaux à Varadéro. Nous avons 2 enfants de 3 et 5 ans. Par contre, je sais que plusieurs suggèrent Cayo coco pour la plage et l'eau moins profonde. Juin, est-ce bien à Cuba? Merci!!!
Vivre au Maroc pour y travailler English translation pending
Bonjour,
J'ai l'intention de quitter la france pour vivre et travailler au Maroc du côté d'Agadir. Cela fait 2 fois que je vais sur Agadir pour voir un peu la vie sur place et j'y retourne ce Jeudi 06 mai pour 4 jours. J'aimerai avoir des informations sur l'administration pour le droit de travailler & de résider pour un ressortissant Français, le prix d'un loyer moyen par mois, le salaire moyen ( à savoir que je suis actuellement Manager en France )...
Merci,
Frank.
J'ai l'intention de quitter la france pour vivre et travailler au Maroc du côté d'Agadir. Cela fait 2 fois que je vais sur Agadir pour voir un peu la vie sur place et j'y retourne ce Jeudi 06 mai pour 4 jours. J'aimerai avoir des informations sur l'administration pour le droit de travailler & de résider pour un ressortissant Français, le prix d'un loyer moyen par mois, le salaire moyen ( à savoir que je suis actuellement Manager en France )...
Merci,
Frank.
Liaison Paris-Maurice bientôt en Boeing 777-300ER avec Air France? English translation pending
En belgique, il y a une rumeur qui court concernant les vols AF966 et AF963 de Paris vers Maurice et retour.
Il paraitrait que Air France mettrait bientôt en service un Boeing 777-300ER sur la liaison Paris CDG - Maurice et retirer les 747 plus anciens. Alors je demande confirmation et est-ce que cette rumeur est fondée ? Merci
Itinéraire d'une semaine en Irlande au mois d'août 2008 English translation pending
bonjour à tous voyageurs !
c'est décidé notre prochaine destination sera l'Irlande... Apres quelques recherches sur ce cher forum je vous soumets notre itinéraire (2 personnes).
Nous pensons louer une voiture depuis la France et répartir notre semaine comme suit : on arrive le vendredi 22 aout soir via ryanair on passe le samedi 24 et dimanche 25 à dublin (nous connaissons qq là-bas donc on dort chez lui) on part le lundi 25 matin de dublin à galway, aprem decouverte de galway mardi 26 : connemara mercredi 27 : iles d'aran jeudi 28 : burren et falaises de Moher ça nous mène au 29 où on peut choper un vol sur dublin départ 18h35 donc on se met en route le matin de galway tranquillou en faisant peut-etre un stop à mi-chemin de la route.
avez vous des commentaires ? Y a t il un ordre à respecter pour les "day trips" ? est ce que la localisation à galway est une bonne idée ou vaudrait-il mieux changer d'hebergement ?
nous hesitons à dormir en auberge en chambre privée (barnacles ou sleepzone) pour 70 euros ou au forster court hotel pour 95 euros. Des avis ?
enfin, last but not least, pourriez vous donner des ordres d'idées de prix afin de comparer si la vie est aussi chere qu'on le dit ?
Un grand merci d'avance !
c'est décidé notre prochaine destination sera l'Irlande... Apres quelques recherches sur ce cher forum je vous soumets notre itinéraire (2 personnes).
Nous pensons louer une voiture depuis la France et répartir notre semaine comme suit : on arrive le vendredi 22 aout soir via ryanair on passe le samedi 24 et dimanche 25 à dublin (nous connaissons qq là-bas donc on dort chez lui) on part le lundi 25 matin de dublin à galway, aprem decouverte de galway mardi 26 : connemara mercredi 27 : iles d'aran jeudi 28 : burren et falaises de Moher ça nous mène au 29 où on peut choper un vol sur dublin départ 18h35 donc on se met en route le matin de galway tranquillou en faisant peut-etre un stop à mi-chemin de la route.
avez vous des commentaires ? Y a t il un ordre à respecter pour les "day trips" ? est ce que la localisation à galway est une bonne idée ou vaudrait-il mieux changer d'hebergement ?
nous hesitons à dormir en auberge en chambre privée (barnacles ou sleepzone) pour 70 euros ou au forster court hotel pour 95 euros. Des avis ?
enfin, last but not least, pourriez vous donner des ordres d'idées de prix afin de comparer si la vie est aussi chere qu'on le dit ?
Un grand merci d'avance !
Choisir une auberge de jeunesse à San Francisco English translation pending
Bonjour à tous,
Je serai à San Francisco du 22 au 25 juillet prochain. Je suis en train de chercher une auberge de jeunesse sympa à San Francisco, mais je suis un peu perdue : je ne veux pas me retrouver près du quartier "dangereux" de SF (je ne me souviens jamais du nom...). Mais je n'arrive déjà pas à délimiter les contours de ce quartier sur ma carte. Vous pouvez m'aider là-dessus ? nous allons juste devoir garer notre voiture le soir de notre arrivée, mais ensuite nous serons à pieds. Donc je voudrais trouver un endroit facilement accessible à pieds, et en transport en commun. Je préfèrerais aller dans une auberge de jeunesse avec PDJ inclus Pour terminer, j'ai repéré 2 auberges (mais je n'en suis qu'au début de mes recherches) : HI San Francisco Fisherman's Wharf au Fort Mason (jolie vue apparemment) Green Tortoise Bacpackers (adresse : 494 Broadway street)
Merci beaucoup pour vos conseils avisés !
Marion
Je serai à San Francisco du 22 au 25 juillet prochain. Je suis en train de chercher une auberge de jeunesse sympa à San Francisco, mais je suis un peu perdue : je ne veux pas me retrouver près du quartier "dangereux" de SF (je ne me souviens jamais du nom...). Mais je n'arrive déjà pas à délimiter les contours de ce quartier sur ma carte. Vous pouvez m'aider là-dessus ? nous allons juste devoir garer notre voiture le soir de notre arrivée, mais ensuite nous serons à pieds. Donc je voudrais trouver un endroit facilement accessible à pieds, et en transport en commun. Je préfèrerais aller dans une auberge de jeunesse avec PDJ inclus Pour terminer, j'ai repéré 2 auberges (mais je n'en suis qu'au début de mes recherches) : HI San Francisco Fisherman's Wharf au Fort Mason (jolie vue apparemment) Green Tortoise Bacpackers (adresse : 494 Broadway street)
Merci beaucoup pour vos conseils avisés !
Marion
Aide pour tour de France à vélo English translation pending
Bonjour à tous !
Le 4 juillet, je m'élancerai de Brest pour le tour de France, un jour devant les équipes pros, avec la ferme intention de faire les mêmes étapes qu'eux. Cela ressemble un peu à ce que Guillaume Prébois va retenter cette année à la grosse différence près que je veux le faire avec mon vélo de voyage ( autour de 25 kg donc ) et sans logistique : pas de voiture derrière avec le médecin, le masseur et le camping car ou l'hotel à l'arrivée...
J'ai donc besoin de vous !!!
Si le tour passe à côté de chez vous, je serai ravi de partager quelques kilomètres en votre compagnie.
Si une étape se termine pas trop loin de votre domicile et que vous pouvez me poussez vers la ville de départ du lendemain, un grand merci d'avance ! - écrivez-le moi à karvals@hotmail.com -
Si tout simplement, vous visitez mon site http://pleinsud.top-depart.com/ et que vous vous inscrivez à la newsletter, vous m'aiderez à décider d'éventuel(s) sponsor(s) à se joindre à l'aventure et vous participerez à la construction de l'édifice !
En attendant de se voir sur les routes, je vous dis à bientôt sur mon blog où vous découvrirez pourquoi ce tour n'est qu'un test préparatoire au grand voyage de l'année prochaine.
Amicalement, Guillaume
Le 4 juillet, je m'élancerai de Brest pour le tour de France, un jour devant les équipes pros, avec la ferme intention de faire les mêmes étapes qu'eux. Cela ressemble un peu à ce que Guillaume Prébois va retenter cette année à la grosse différence près que je veux le faire avec mon vélo de voyage ( autour de 25 kg donc ) et sans logistique : pas de voiture derrière avec le médecin, le masseur et le camping car ou l'hotel à l'arrivée...
J'ai donc besoin de vous !!!
Si le tour passe à côté de chez vous, je serai ravi de partager quelques kilomètres en votre compagnie.
Si une étape se termine pas trop loin de votre domicile et que vous pouvez me poussez vers la ville de départ du lendemain, un grand merci d'avance ! - écrivez-le moi à karvals@hotmail.com -
Si tout simplement, vous visitez mon site http://pleinsud.top-depart.com/ et que vous vous inscrivez à la newsletter, vous m'aiderez à décider d'éventuel(s) sponsor(s) à se joindre à l'aventure et vous participerez à la construction de l'édifice !
En attendant de se voir sur les routes, je vous dis à bientôt sur mon blog où vous découvrirez pourquoi ce tour n'est qu'un test préparatoire au grand voyage de l'année prochaine.
Amicalement, Guillaume
Stage ONU à New York: visa? English translation pending
Bonsoir,
Je viens d'apprendre que j'étais prise en stage à l'ONU ce qui est une excellente nouvelle mais... Les formalités sont décourageantes et j'ai surtout peur de ne pas avoir le temps. Je sais que pour un stage il faut un visa J1 mais selon le site de l'ONU le visa B1 suffit. Il me semble en effet que l'ONU bénéficie d'un statut spécial... Si quelqu'un a fait ce stage ou a des infos n'hésitez pas à me les communiquer je serai éternellement reconnaissante !!
Je viens d'apprendre que j'étais prise en stage à l'ONU ce qui est une excellente nouvelle mais... Les formalités sont décourageantes et j'ai surtout peur de ne pas avoir le temps. Je sais que pour un stage il faut un visa J1 mais selon le site de l'ONU le visa B1 suffit. Il me semble en effet que l'ONU bénéficie d'un statut spécial... Si quelqu'un a fait ce stage ou a des infos n'hésitez pas à me les communiquer je serai éternellement reconnaissante !!
Travaux à Agadir, promenade en construction entre la plage et les hôtels English translation pending
Les galères suite à la réservation de notre semaine de vacances au Maroc (Agadir)
du 23au 30 mars 08 à l'Ibérostar Founty Beach
Tout d’abord il y a eu des horaires de vols infâmes qui nous faisaient perdre 1 jour et ½ nuit à l’aller et rebelote au retour 1/2 nuit et la dernière journée ! Comme le TO a tout prévu, vous ne pouvez rien réclamer, le 1er et dernier jour peuvent être considérés comme journées de voyage ! 🤪 Quant aux deux ½ nuits, no comment, en plus que l’on voyage avec des enfants !!! 😐 Je me démène et parviens à négocier un retour par Bruxelles au lieu de Liège…on regagne de ce fait ½ nuit et la dernière journée 😉
Et voici la cerise sur le gâteau !!😠 Mercredi 19 mars, soit 4 jours avant le départ, on reçoit un courrier de la part de Neckermann, notre TO.
Je cite :
« En tant qu’organisateur attentif et soucieux du votre voyage, nous accordons la plus grande importance aux informations relatives à votre séjour.
Depuis quelques mois, la ville d’Agadir a entamé la construction d’une nouvelle promenade entre les hôtels et la plage. ……la construction entraîne des désagréments visuels et sonores. En ce moment, les travaux débutent sur la plage devant l’ibérostar Founty Beach. Il s’ensuit qu’on ne peut accéder à la plage durant les premiers mois des travaux, à partir du mois de mars jusqu’en mai. Pendant cette période, on subit des nuisances sérieuses au bord de la plage et des nuisances sonores limitées au bord de la piscine. A partir du mois de juin, le désagrément sera limité, également au bord de la plage, comme les travaux auront atteint la phase de finitions. La fin des travaux est prévue fin juillet. Si la situation change, vous en serez informés. Nous suivons l’évolution des travaux de près.
Si vous désirez, sur base de cette information, modifier ou annuler votre dossier, cela sera possible sans frais de modification.
Votre boutique Neckermann reste bien évidemment à votre entière disposition afin d’obtenir des informations supplémentaires. Nous vous remercions pour votre compréhension …etc.…. »
Suite à ce courrier, nous avons choisi une modification de destination…heureusement, l’offre qui nous a été proposée nous convenait, c’est pour cela que nous partons pour la Mer Rouge avec séjour à l’Hôtel Akassia pas loin de Marsa Alam, nous y avons déjà séjourné il y a 3 ans et nous avions été satisfait de notre séjour sans pour autant égaler la qualité d’un Ibérostar, (cette chaine hôtelière n’est pas présente en Egypte)
Je ne comprends pas pourquoi, lors de notre réservation en janvier, on ne nous a pas mis en garde en nous signalant les éventuelles nuisances, les travaux étaient connus de tous !!!
Je suppose que je ne suis pas la seule à choisir une autre destination, c’est un mauvais coup du sort pour les hôteliers.
Tout d’abord il y a eu des horaires de vols infâmes qui nous faisaient perdre 1 jour et ½ nuit à l’aller et rebelote au retour 1/2 nuit et la dernière journée ! Comme le TO a tout prévu, vous ne pouvez rien réclamer, le 1er et dernier jour peuvent être considérés comme journées de voyage ! 🤪 Quant aux deux ½ nuits, no comment, en plus que l’on voyage avec des enfants !!! 😐 Je me démène et parviens à négocier un retour par Bruxelles au lieu de Liège…on regagne de ce fait ½ nuit et la dernière journée 😉
Et voici la cerise sur le gâteau !!😠 Mercredi 19 mars, soit 4 jours avant le départ, on reçoit un courrier de la part de Neckermann, notre TO.
Je cite :
« En tant qu’organisateur attentif et soucieux du votre voyage, nous accordons la plus grande importance aux informations relatives à votre séjour.
Depuis quelques mois, la ville d’Agadir a entamé la construction d’une nouvelle promenade entre les hôtels et la plage. ……la construction entraîne des désagréments visuels et sonores. En ce moment, les travaux débutent sur la plage devant l’ibérostar Founty Beach. Il s’ensuit qu’on ne peut accéder à la plage durant les premiers mois des travaux, à partir du mois de mars jusqu’en mai. Pendant cette période, on subit des nuisances sérieuses au bord de la plage et des nuisances sonores limitées au bord de la piscine. A partir du mois de juin, le désagrément sera limité, également au bord de la plage, comme les travaux auront atteint la phase de finitions. La fin des travaux est prévue fin juillet. Si la situation change, vous en serez informés. Nous suivons l’évolution des travaux de près.
Si vous désirez, sur base de cette information, modifier ou annuler votre dossier, cela sera possible sans frais de modification.
Votre boutique Neckermann reste bien évidemment à votre entière disposition afin d’obtenir des informations supplémentaires. Nous vous remercions pour votre compréhension …etc.…. »
Suite à ce courrier, nous avons choisi une modification de destination…heureusement, l’offre qui nous a été proposée nous convenait, c’est pour cela que nous partons pour la Mer Rouge avec séjour à l’Hôtel Akassia pas loin de Marsa Alam, nous y avons déjà séjourné il y a 3 ans et nous avions été satisfait de notre séjour sans pour autant égaler la qualité d’un Ibérostar, (cette chaine hôtelière n’est pas présente en Egypte)
Je ne comprends pas pourquoi, lors de notre réservation en janvier, on ne nous a pas mis en garde en nous signalant les éventuelles nuisances, les travaux étaient connus de tous !!!
Je suppose que je ne suis pas la seule à choisir une autre destination, c’est un mauvais coup du sort pour les hôteliers.
Québécoise cherche à faire du bénévolat English translation pending
Bonjour à tous,
Depuis plusieurs mois, je recherche des gens ainsi que des organismes afin de m'aider dans un parcour de vie, celui de faire de l'aide humanitaire. Depuis toujours, je ressent au plus profond de mon être, le désir d'aider mon prochain. Présentement et depuis des années, je travail auprès des gens en difficultés de toutes sortes et je suis extrêment motivée et passionnée à l'idée de partir du québec pour quelques temps et me donner corps et âme pour des gens dans le besoin ailleurs dans le monde. Je parle francais bien sur, et je me débrouille également en anglais.
Je sais que c'est un site Francais de France et qu'il y a peu de liens d'organismes Québecois, c'est pourquoi en fait je vous demmande de l'aide.
Quelqu'un pourrait m'aider ? en vous remerciant de tout coeur,
Isabelle Nadeau
Depuis plusieurs mois, je recherche des gens ainsi que des organismes afin de m'aider dans un parcour de vie, celui de faire de l'aide humanitaire. Depuis toujours, je ressent au plus profond de mon être, le désir d'aider mon prochain. Présentement et depuis des années, je travail auprès des gens en difficultés de toutes sortes et je suis extrêment motivée et passionnée à l'idée de partir du québec pour quelques temps et me donner corps et âme pour des gens dans le besoin ailleurs dans le monde. Je parle francais bien sur, et je me débrouille également en anglais.
Je sais que c'est un site Francais de France et qu'il y a peu de liens d'organismes Québecois, c'est pourquoi en fait je vous demmande de l'aide.
Quelqu'un pourrait m'aider ? en vous remerciant de tout coeur,
Isabelle Nadeau
Singapore Airlines: victime de son succès English translation pending
Il semble que SQ soit victime de son succès et à cause de ses très forts taux de remplissage en Business sur A380 et 77W traite ses clients avec un peu de négligence.
Sinon pourquoi continuer à vendre une correspondance de 45 mn sur un parcours SYD - SIN - FRA alors que l'A380 a souvent des retards de 30 à 45 mn (49mn le 03/03).
C'est ce qui m'est arrivé après un vol déjà très moyen concernant le catering et le service à bord (mais heureusement le sourire des Singapore Girls est toujours là) sur SYD - SIN (et un A380 que je n'ai pas trouvé exceptionnel avec ses coffres à bagage trop petit pour un bagage normal).
Débarquant à SIN on me dit que le vol de FRA est déjà parti et que je suis reporté sur le vol de 23h35 sur MXP 😠 : évidemment je n'ai plus mon choix de siège ni celui de mon plat "book the cook", sans compter que je passe d'un vol de jour à un vol de nuit 😠
On m'envoie "généreusement" passer le reste de l'après midi dans un vieil hotel (Grand mercure roxy) aux chambres bien défraichis et qui exige près d'une demie heure de taxi.
S'il est vrai que les nouveaux sièges Business sont agréables pour dormir (lie flat à 0°) en position fauteuil ils ne sont pas très confortables.
Autant il semble qu'en First SQ garde une longueur d'avance sur ses concurrents (encore que j'ai eu une très bonne expérience sur LH récemment), en Business ils tombent au niveau des concurrents et en particulier de la Thai avec laquelle j'ai eu une très bonne expérience sur un BKK - SYD : dommage que les plats du repas fassent plutôt classe éco car le service était excellent et le petit déjeuner bien supérieur à ceux de SQ.
De Bombay à Mysore en petites étapes English translation pending
Jour 1 (31 janvier 2008) : arrivée à Bombay avec British Airways (Bruxelles-Bombay-Bruxelles 690Euro) vers midi. Bus de l'aéroport pour la gare d'Andheri, 5Rs. Train pour Dadar 6Rs. Train pour Pune 54Rs 3h45 de trajet. Hotel National 572Rs (cher pour ce que c'est et les prix allaient augmenter de 100Rs au 01/02 !)
Jour 2 : train 71Rs pour Solapur 4h20 de trajet. Hotel Vikram Palace 381Rs (mieux que le précédent)
Jour 3 : séjour et visite de Solapur (intéressant hotel de ville et temple au milieu d'un lac; population symphatique; aucun touriste)
Jour 4 : train 19Rs pour Bijapur 2h40 de trajet Sagar Deluxe Hotel 180Rs
Jour 5 : séjour et visite de Bijapur, location vélo 3Rs en face du Bus Stand
Jour 6 : train 35Rs pour Bagalkot 2h de trajet + bus 21Rs pour Badami 1h de trajet Hotel Laxmi Vilas 250Rs
Jour 7 et 8 : séjour et visite de Badami (entrée des grottes 100Rs) + excursion Aihole (entrée site principal 100Rs) bus 20Rs 1h15 de trajet retour en share rickshaw 20Rs jusque Patadakal (entrée du site 250Rs) puis bus 10Rs jusque Badami. Patadakal est "plus riche" que Aihole
Jour 9 : bus 37Rs pour Gadag 1h40 de trajet Shanbhag Lodge 200Rs. A/R Lakkundi 6Rs 30' de trajet (ne vaut pas le détour)
Jour 10 : bus 56Rs pour Hospet 2h30 de trajet; bus 10Rs pour Hampi 30' de trajet Archana Guest House 300Rs.
Jour 11 et 12 séjour Hampi location de vélo 40Rs/jour.
Jour 13 : bus 7Rs pour Hospet 40' de trajet; bus ?Rs pour Chitradurga 3h30 de trajet Upadhya Lodge 300Rs. Visite du Fort (100Rs) site fabuleux, pas de touriste, à découvrir.
Jour 14 : train 24Rs pour Arsikere (trajet normal 4h) mais descendu à Kadur car le train a 1h de retard; bus 21Rs pour Chikmagalur 1h de trajet; bus 7Rs pour Belur 35' de trajet Hotel Sumukha Residency 250Rs
Jour 15 : A/R Helebid 12Rs 30' de trajet. Halebid est "plus riche" que Belur. L'accès aux temples est gratis.
Jour 16 : bus 40Rs pour Chanarayapatna (en fait le bus pour Bangalore via Hassan) 1h45 de trajet bus 7Rs pour Sravanabelagola 30' de trajet Hotel Raghu 200Rs
Jour 17 : séjour à Sravanabelagola location de vélo 4Rs/h. L'accès au temple est gratis.
Jour 18 : bus 43Rs pour Mysore 2h20 de trajet hotel Govardhan 208Rs
Jour 19 et 20 : séjour à Mysore. Visite du Palace (entrée 100Rs) et du Lalitha Mahal Palace Hotel. Location vélo 3Rs/h. Aller Srirangapatnam bus (pour Bangalore) 12Rs 20' et retour bus 8, 50Rs par le chemin des écoliers avec rizières et villages jusqu'au City Bus Stand.
Et demain, le Tamil Nadu.
Vol Emirates et transit à Dubaï English translation pending
Bonjour à tous,
Je part Samedi 23 Février sur le vol EK 076 de 21h05 Paris-Dubai suivit du vol EK 386 Dubai-Bangkok (le 24). J'ai plusieurs questions concernant mon vol: Est il possible de réserver mes places dans l'avion à l'avance via internet? Si oui comment? J'ai entendu dire que le vol CDG-DXB du soir EK 076 qui est censé etre oppéré en A330 allait etre remplacé par B777-300ER tout neuf "courant Février". Savez vous si cette modification est déja effective? L'enregistrement par internet évite t'il de faire la queue à l'embarquement à CDG et est il possible de choisir son sièges? Mon transit à DXB dure 1h30. J'ai déja transité par cet aéroport en Novembre pour un DXB-MRU. On m'avait raconté monts et merveilles à propos de cet aéroport et je doit dire que j'ai été déçu. Certe la duty-free est impressionante mais l'aérogare est complétement bondée. J'aimerai savoir si il existe des zones équipées de sièges en dehors des salles d'embarquement qui sont vite pleines et ouvertes peu de temps avant l'embarquement. Où se situent ces zones?
Merci pour vos réponses! 😉
Je part Samedi 23 Février sur le vol EK 076 de 21h05 Paris-Dubai suivit du vol EK 386 Dubai-Bangkok (le 24). J'ai plusieurs questions concernant mon vol: Est il possible de réserver mes places dans l'avion à l'avance via internet? Si oui comment? J'ai entendu dire que le vol CDG-DXB du soir EK 076 qui est censé etre oppéré en A330 allait etre remplacé par B777-300ER tout neuf "courant Février". Savez vous si cette modification est déja effective? L'enregistrement par internet évite t'il de faire la queue à l'embarquement à CDG et est il possible de choisir son sièges? Mon transit à DXB dure 1h30. J'ai déja transité par cet aéroport en Novembre pour un DXB-MRU. On m'avait raconté monts et merveilles à propos de cet aéroport et je doit dire que j'ai été déçu. Certe la duty-free est impressionante mais l'aérogare est complétement bondée. J'aimerai savoir si il existe des zones équipées de sièges en dehors des salles d'embarquement qui sont vite pleines et ouvertes peu de temps avant l'embarquement. Où se situent ces zones?
Merci pour vos réponses! 😉
Ah l'Afrique! Namibie - Botswana en famille (Partie 2) English translation pending
Ah, l’Afrique ! suite et fin

Pour retourner à la première partie: http://voyageforum.com/...en_famille_D1523077/
Etosha: Balade en eau mineure.
La route pour Etosha est « tristement » goudronnée, mais c’est quand même bien pratique pour arriver assez vite, d’autant que la limitation est à 120km/h. L’arrêt à OUTJO, belle petite ville assez coquette et propre nous permet de faire un gros ravitaillement en victuailles et essence avant l’entrée du parc. En passant les portes de la réserve nous pénétrons dans un nouvel univers à la fois attirant et plus dangereux. Etosha est finalement un vaste lac asséché en hiver (notre saison donc) avec des pourtours de savane plus ou moins arborés et des zones franchement arides. Sur plan, on y trouve de tout : lions, gazelles, zèbres, girafes, éléphants, rhinos, hyènes et j’en passe … C’est très grand et parcouru par quelques pistes seulement pour laisser une large part à Dame Nature. Ici, il est interdit de descendre du véhicule pour des raisons évidentes. Nos grandes questions du moment : serons-nous capable de voir tout ce que nous souhaitons sans guide ? les enfants supporteront-ils les heures de voiture sans descendre se dégourdir les jambes, à traquer le gibier ? That is the question, à laquelle il est facile de répondre : ça dépend ! Il faut avouer qu’il y a des hauts et des bas en safari. L’objectif fixé au départ était simple : une glace offerte par la maison au premier qui voit un « big five » : Lion, buffle (il n’y en a pas à Etosha), rhino, éléphant ou panthère.
Le camping d’Okaukuejo offre d’assez généreux emplacements et est plutôt confortable avec ses sanitaires propres et ses douches chaudes. L’après midi est consacrée à nos premiers exploits de traque d’animaux. Nous consultons le livre à l’entrée du camp où sont consignées les observations « spectaculaires » du jour. De toute façon, le plus simple est d’aller vers un point d’eau, c’est là où nous avons le plus de chance de voir les stars du coin. Ce fut le cas. Là, tout le règne animal s’était donné rendez-vous, bien ordonné par catégories : A tout seigneur tout honneur : quelques lions squattaient les bords de l’eau, se faisant dorer la pilule au soleil.

Cette douce chaleur avait visiblement quelques effets sur le sang bouillonnant d’un des males qui culbuta tendrement sa belle dans des rugissements de plaisir (d’où les fameuses barres chocolatées).

Du coup, de rage, un jeune se lança à la poursuite de quelques zèbres téméraires sans succès. Qui dit lion sur la plage, dit également attente pour boire pour tout le reste de la création. Un groupe de girafes, à distance respectable, prenait un cours de biologie sur les mœurs débridés des lions, au balcon.

- La couche royale fut observée de plus bas par des troupes de zèbres, oryx, gazelles, autruches, plus mélangés et turbulents voir franchement dissipés. Ça piaffait sec dans les rangs et quelques gazelles faisaient semblant de s’intéresser à la scène féline pour s’approcher de l’eau, là aussi sans succès.

Au fond, les moins téméraires de tous et pourtant les plus en sécurité, une bande d’humains voyeurs, faisait crépiter les appareils photo. En une bonne demi-heure, le lion eu le temps de récupérer 2 fois ses forces et de repartir à l’assaut de sa petite sauvageonne (qualificatif adapté à la taille des dents). Quelle santé ! Bref, à part les lions qui s’amusent, tout le monde regarde et attend. Tous, non, le soleil continue sa course inexorablement ce qui provoque le départ des voitures et de leurs équipages, bien entendu, qui doivent rentrer avant la fermeture des portes du camping au coucher de l’astre, laissant le soin à tout ce petit monde de régler ses affaires.

Pour nous ce n’était pas fini. Le camping dispose d’un point d’eau éclairé la nuit. Ce fut l’occasion de voir d’assez près des groupes d’éléphants très organisés venir boire. Pendant les ébats aquatiques de certains, d’autres surveillent, dos à l’eau, pour ne pas être surpris par un prédateur. Quelques rhinos firent leur apparition, essayant de forcer le passage vers l’eau et furent vertement chassés, mais avec prudence, par les pachydermes.

L’idée du point d’eau éclairé qui jouxte le camping est vraiment lumineuse. Avec son animation permanente, le spectacle semble continu. Difficile de s’ennuyer une seconde.

La nuit fût fraiche, signe du retour du froid.
Deuxième jour : réveil à 6h00 et direction Halali. Ça ronchonne fort chez ceux qui pensent qu’à cette heure les animaux ne sont pas levés. Ce fut injuste. Grisemote, l’instigatrice du départ au lever du soleil nous donne le cap pour voir les grappes de multipèdes qui en sont au petit déjeuner. Nous savons tous que plus la matinée avance, plus il fait chaud et moins on en voit. La logique est donc implacable. Pas de bol, ce matin-là, ils devaient tous jeûner. C’était peut être un vendredi, et comme le lac est à sec … A part quelques zèbres (plus d’une centaine quand même), gnous et oryx hirsutes, ce fut le grand calme. Heureusement, pour mettre de l’ambiance, nous avons repris avec les enfants le stage de conduite …


Celui-là, l'a échappé belle!
Le camping de Halali, comme le précédent, est assez confortable bien que les emplacements soient plus serrés. Il est sillonné de jour comme de nuit par des chacals et des mangoustes en bandes organisées pas vraiment farouches et à l’affût de tout ce qui se mange.

Gare aux poubelles au sol ou à la nourriture qui traîne. Passer derrière une haleine de chacal est certes exotique mais n’ouvre pas particulièrement l’appétit. Chez nous, ils ont ouvert la malle fermée, fort apprécié la sauce au roquefort importée de France, goûté des soupes en sachet et le Tang des enfants (bien fait !). Le camp dispose également d’un point d’eau plus éloigné que le précédent mais accessible à pied et éclairé la nuit. Sous un ciel toujours aussi étoilé et maintenant lunaire, tout en papotant avec Victor et Hanneke, nos Hollandais préférés, des rhinos, éléphants en groupes et hyènes sont venus se désaltérer. Il ne manquait qu’un petit apéro pour tangenter la perfection de cette soirée.


Troisième jour : lever à 6h00 et direction Namutoni, dernière étape à Etosha. L’expérience de la veille n’était pas probante, il est toujours bon de recommencer. Bizarrement, nous n’en avons pas vraiment vu plus, si ce n’est des bouquets de girafes majestueuses qui donnent toujours l’impression de danser au ralenti et des zèbres en file indienne qui traversaient des zones désertiques.



Pas grave quand même, car l’endroit est de toute beauté avec le lac asséché blanc aux reflets roses du sel.



Le troisième camping, Namutoni, était encore en construction, avec des sanitaires perfectibles, des douches chaudes et de l’eau non potable (c’est bien la première fois). Le soir se déroule suivant un rite bien installé, avec le montage des tentes en quelques minutes, le feu pour le repas puis la visite du point d’eau éclairé où, paraît-il, il ne se passe pas grand-chose. Eh bien effectivement, il ne se passe pas grand-chose. Des milliers d’oiseaux avaient organisé un concert dans la végétation luxuriante de la place. C’est reposant pour les yeux, moins pour les oreilles !

A la question initiale : serons-nous capable de voir de tout sans guide ? La réponse fut oui, mais heureusement qu’il y avait les points d’eau le soir sans quoi nous n’aurions pas vu beaucoup d’éléphants, pas de hyènes ni de rhinos. Le safari, c’est un peu une loterie dont les chances sont augmentées s’il y a un réseau déployé sur le terrain pour signaler les trophées. Au moins, comme cela, pour nous ce ne fut pas du tout cuit et c’est ce qui rend la chasse plus belle (avec des moments d’égarement quand même). En cas de désespoir, il reste de toute façon la solution qui consiste à suivre les véhicules d’un tour.
Le dernier jour, nous empruntons la route vers le nord en direction de la porte d’Andoni. Au dernier point d’eau dans le parc, les herbivores locaux se sont quand même déplacés en nombre pour nous saluer, mine de rien. C’est quand même sympathique toutes ces bêtes à cornes, joueuses, qui se laissent approcher d’assez près et qui font de gros efforts pour être photogéniques.
Bye Etosha, qui reste pour nous une perle Namibienne à ne pas rater.




En route pour la bande de Caprivi
La route pour Grootfontein, goudronnée, n’a pas d’intérêt particulier. La zone est vallonnée et la végétation est maintenant bien présente partout. Nous faisons une halte à Tsumeb, ville minière riche et très européenne avec ses palmiers et ses pelouses, pour remplir notre porte-monnaie (distributeur de billets) et faire un brin de shopping. Depuis le départ de Windhoek, il faut avouer qu’il n’est pas facile d’acheter des objets d’artisanat ou même de simples cartes postales. A Tsumeb, nous trouvons un atelier d’art et nous craquons pour des bijoux en coquille d’autruche peinte suivant l’art bushman et quelques statuettes d’animaux en bois. Nous ferons l’impasse sur la plus grande météorite du monde pour nous diriger directement vers le Roy’s camp, camping-lodge confortable avec un bar et une partie resto. L’endroit est fort agréable sans qu’il y ait des tonnes de choses à faire si ce n’est parcourir un des sentiers de randonnée au départ du camping sans grand intérêt, hormis quelques écureuils et oiseaux.


Nous y rencontrons à nouveau Victor et Hanneke, nos Hollandais inséparables et nous entamons avec eux un France – Hollande au foot qui verra une fois de plus une victoire française (pourtant, nous ne sommes pas plus spécialistes que cela…). Au retour des douches nous avons le plaisir d’avoir un camping-car installé au pied de nos tentes alors qu’il y a de larges emplacements vides partout. Qu’ils sont taquins ces Anglais. Ceux-là avaient visiblement besoin de compagnie ou bien peur des bêtes sauvages. Une grande amitié aurait pu naître entre nous si nous avions su placer l’accent tonique comme il faut sur notre « Hello ». Du coup, ils ne nous ont jamais répondu ni adressé la parole. Nul n’est parfait… Après un dîner au lodge, nous finissons la soirée à goûter un petit vin d’Afrique du Sud près du feu en compagnie de nos amis hollandais qui rentraient le lendemain en Europe. Ils nous manqueront sur la suite du voyage… (je les salue au passage s’ils lisent ces lignes).
La nuit fraîche n’a pas émoussé notre appétit de découverte, nous repartons vers Rundu et le N’Kwazi Lodge. La route fut en deux parties très contrastées : au sud, dans les territoires des riches propriétaires terriens blancs, longue comme la veille et monotone. au nord, après le passage de la barrière sanitaire, colorée (nous entrons dans la partie noire) et très animée. De petits villages de type « Kirikou » (pour reprendre une expression de MLefevre) bordent le bitume. L’activité est intense. Nous sommes vraiment transportés dans un autre univers. Femmes et enfants essentiellement marchent et portent principalement de l’eau et du bois. En dehors des images d’Épinal que cela représente, voir tous ces gens faire des kilomètres avec des bidons de 10 ou 20 litres sur la tête ou à bout de bras ne laisse pas indifférent.
Sur le bord de la route ont trouve des fagots pour 2 N$, des statuettes en bois d’animaux, des poteries, etc. Chaque zone a sa spécialité : après un secteur d’éléphants, nous trouvons un groupe de vendeurs de poteries en forme de pintades, puis des « maquettes » de voitures et d’hélicos en bois, etc.
Bien sûr, nous faisons des haltes qui soulageront notre porte-monnaie et rempliront le coffre. De façon générale, les objets en bois et les masques sont un peu « brut de pomme », mais le prix est aussi léger que la finition. Rundu est une ville très active, assez confuse, avec des rues en terre battue (alors que la route pour venir est en bitume). On y sent une certaine tension, notamment au supermarché (bien achalandé) lors de la sortie du caddie. On a déjà donné et nous restons très vigilants. Comme dans les autres villes, au niveau du tapis roulant des caisses, des personnes nous aident à remplir les sacs et à les porter jusqu’à la voiture contre un pourboire (entre 5 et 10N$ semble être la bonne mesure). Cela aide bien ! Rundu surplombe la rivière Okavango. Enfin de l’eau ! Derrière, c’est l’Angola. Nous ne traînons pas à Rundu et nous rejoignons le N’Kwazi Lodge, bel endroit très vert et ombragé, au bord d’un bras de rivière aux rives envahies de Papyrus. La partie lodge est construite en bois à base de gros bambous. Le tout respire l’exotisme à temps plein. Alors que d’habitude ce sont des Blancs qui tiennent l’accueil dans les lodges (et souvent des Européens), ici, un groupe de 3 jeunes Namibiens plein d’humour et de bonne humeur gèrent l’ensemble. Comme la veille, il n’est pas très facile de s’éloigner du camping pour des balades. Nous mangeons le soir au restau du lodge, autour d’un grand brasier qui fait oublier le froid qui nous mord dès que le soleil est couché. Bonne table dans une ambiance chaleureuse, suivie de danses locales au son du Tam Tam autour du feu.

La bande de Caprivi et l’Okavango
Shakawé : le camping aux crocos Les kilomètres défilent et se ressemblent sur le bitume de la route principale de la bande de Caprivi. Les villages succèdent aux villages au milieu des arbres. Troupeaux, porteurs d’eau et de multiples objets défilent sous nos yeux d’un pas lent et régulier sur cette artère vitale. Nous croisons peu de véhicules et de vélos.
Après plus de 200 km nous entrons dans le parking verdoyant des Popa Falls.
L’eau et la chaleur font bon ménage et le parc est un sanctuaire de plantes gigantesques. Côté « Falls », disons que ce doit être la perception d’un lilliputien car, bien que le cours d’eau soit puissant, la dénivellation reste assez modeste. Certainement à ne pas manquer lors des pluies. Les enfants en profitent pour se baigner sur la petite « plage » du coin. Si on passe devant, l’arrêt vaut le coup, mais cela vaut-il le détour (coût 70 N$) ?
Nous rejoignons ensuite la frontière pour rentrer au Botswana en direction du Shakawé Lodge sur les berges de l’Okavango. Rien que les noms font rêver ! Paperasses habituelles et petites taxes entre amis sont de rigueur (80 N$ pour la voiture à l’entrée au Botswana – à ne régler qu’à la première entrée au Botswana).
Si le paysage reste le même, en revanche la ville de Shakawé semble plus riche que ce que nous avons quitté dans la bande de Caprivi. Il y a davantage de voitures et les constructions sont franchement plus cossues. Paradoxe quand même, nous retirons des Pulas au distributeur de la Brinks, dans une sorte de baraquement précaire au milieu d’une zone en terre battue. Comme en Namibie, la Visa fonctionne et pas la Mastercard (elle fonctionne dans certains cas quand même mais ce n’est pas une valeur sûre).
Le lodge est assez difficile d’accès mais oh combien paradisiaque, situé au milieu d’arbres d’une taille respectable juste à côté de l’Okavango. Alors que nous nous installions sur un superbe emplacement au milieu des grands arbres, un petit panneau finit par attirer notre attention. « Maman, qu’est ce que cela veut dire – Be careful here with Crocodiles ? - Ça veut dire que le mieux est de décamper mon enfant ! »

Le suivant fut de tout repos à quelques mètres d’une vue dégagée sur l’eau en contrebas. Nous saurons plus tard qu’à l’endroit précédent une femme fut dévorée quelques années auparavant par un croco – les erreurs se payent cash ! En deuxième partie d’après-midi, nous partons en barque motorisée avec le guide du camping, une ravissante femme aux allures d’aventurière type « Out of Africa ». Elle connaît visiblement le coin comme sa poche et sait nous dénicher dans ce fatras de papyrus qui recouvrent les berges, des oiseaux, crocos et autres bestiaux. Normal pour l’Okavango.


Martin pêcheur malachite
Guêpiers à front blanc
Des sauriens de toute taille se font bronzer au soleil la bouche ouverte. On les croit dormeurs et d’un coup ils réagissent au quart de tour. On ne goûtera donc pas les joies de la baignade, même si l’eau est plutôt claire et pas trop froide. Un aigle pêcheur tentera également de nous épater par un plongeon sur un poisson. Le moment est très agréable au milieu de l’eau entourée d’une végétation luxuriante. D’après notre guide, la saison n’est pas la plus propice pour voir les oiseaux car le niveau de l’eau est bas et les hippos ne sont pas là !

Soirée poulet au feu de bois sous la lune, au chant des milliers de grenouilles qui peuplent discrètement les berges et qui fêtent le retour de la fraîcheur. La nuit fut d’ailleurs glaciale !
La réserve de Mahango : petite mais costaud
Le réveil au son du pépiement de l’eau et des oiseaux est du plus bel effet. Ils sont bien faits ces campings. En avant pour la réserve de Mahango, de retour en Namibie. C’est une petite réserve, mais vraiment elle vaut le coup. Dès l’entrée, quelques hypotragues noirs nous accueillent.

Nous prenons la première piste que nous trouvons et nous nous enfonçons, tel Daktari, dans la savane. La piste est bordée d’acacias agrippeurs et de grands arbres. Heureusement que nous n’avons pas rencontré de voiture car le croisement paraissait impossible. En fait, ce fut pire ! Les seuls animaux qui se dévouèrent pour se montrer ce matin-là furent une famille d’autruches. Un père tout de noir vêtu et une mère au corsage gris promenait d’un pas lancinant leur portée de 12 petits. Que c’est attendrissant.

Bon maintenant on y va. Comme chacun sait, les autruches ne manquent ni de muscles ni de plumes, mais de cervelle. M’enfin, mais qui a bien pu concevoir des animaux idiots comme ceux-là ?! Il est vrai que le cahier des charges est compliqué à la base : avec un cerveau plus lourd, le tout aurait certainement basculé vers l’avant. Toujours est-il que plus nous avançons pour pouvoir passer, plus la famille avance tout en restant strictement sur la piste. Tant est si bien qu’au bout d’un moment les oisillons s’épuisent et certains tombent. Les parents ne savent plus quoi faire : avancer ou reculer. Mais ils resteront obstinément sur le passage. Deux solutions s’offraient à nous. Faire du steak d’autruche (délicieux d’ailleurs) ou faire demi-tour en parvenant à trouver une largeur suffisante sur la piste. Après une longue marche arrière (en passant au-dessus d’un petit tombé que nous n’avions pas vu), un retournement périlleux et un retour de plus d’ 1 heure, nous rejoignons la piste principale. Mais si, on les aime quand même ces *$&# d’autruches …

Cette fois nous prenons un plan et visitons le reste de la réserve qui vaut le détour : éléphants prenant leur bain baobabs entourés de termitières sable profond à gogo. Tout ce qu’il faut pour ne pas s’ennuyer. Pour terminer, nous prenons une piste enchanteresse où nous sommes à nouveau bloqués par les gardes d’un groupe d’éléphants à un point d’eau. Ils nous feront comprendre que pour continuer il faudrait leur passer sur le corps. Il paraît que c’est moins tendre que l’autruche le steak d’éléphant, et puis, de toute façon, faut qu’on y aille !

Une spéciale du Camel Trophy aurait très bien pu passer par la piste du N’GépiCamp, notre camping pour la nuit. Il est accueillant une fois dedans, mais pour y arriver, il faut passer des ornières profondes, des grandes zones de sable mollasson et un pont de bois chancelant. Très verdoyant, il est confortable avec ses petits emplacements de pelouse.

Le camp Kwando
Après une bonne douche froide vivifiante, les 230 kilomètres pour atteindre le Kwando Lodge furent assez monotones. Du bitume en trace directe, des villages de huttes rondes au milieu des arbres. La piste pour atteindre le camping est cassante et assez pénible, une fois n’est pas coutume. La population dans cette zone semble moins amicale que ce que nous avons connu avant, avec parfois des gestes un peu hostiles d’enfants, sans vraiment être inquiétants.

Le Kwando Lodge est un très bel endroit près d’un bras de rivière toujours bordé de papyrus. La sérénité se dégage du lieu et le farniente à la terrasse qui surplombe la rivière est un réel plaisir. Grisemote nous a concocté un programme pour l’après-midi, dont elle a le secret : visite d’un village traditionnel.

Entouré d’une palissade de bois pour se protéger des bestioles de tous types et de tous poils, notamment des éléphants, le petit village « témoin » est formé de divers ateliers pour montrer aux touristes quelques caractéristiques d’un « vrai » village local. Très familial tout cela. Notre guide se met au tam tam, son frère s’occupe du soufflet pour travailler le bois puis devient sorcier, sa sœur, sa fille sa belle-sœur dansent et s’occupent successivement des différents ateliers... le tout se termine par l’incontournable visite des étals de leurs production « fait main ». C’est très convenu et ressemble à un sympathique piège à touristes, mais nous nous y retrouvons quand même car le tout est plutôt agréable, sans être transcendantal. Nous ramenons quelques objets d’artisanat dont un hippocola, sorte d’appeau qui permet d’imiter le « chant de l’Hippo », pour l’attirer et plus si affinité.

Grisemote, accompagnée de Remona (une secrétaire du lodge avec laquelle elle avait communiqué par internet et qui s’occupe d’œuvres sociales), nous abandonne pour porter dans une école le reste des fournitures scolaires embarquées au travers du projet de son école. Là-bas, ce n’est pas du luxe. Remona lui expliquera que la région est très pauvre, la concentration d’habitants est la plus importante du pays (tous les villages se sont regroupés le long des rivières), le taux de chômage y est fort élevé et l’Etat aide les habitants du coin avec des subventions pour éviter au maximum les problèmes…
Les enfants puisent de l'eau devant l'école 
Soirée échecs près de l’eau et Night Soccer avec les enfants avant notre habituelle flambée du soir. C’est notre dernier jour dans la bande de Caprivi et le lendemain nous quitterons la Namibie pour ne la retrouver qu’à la fin du parcours pour reprendre l’avion. La rivière Chobé: bouillon de culture animalier
Pendant que les marmottes habituelles dorment (dont je fais partie) dans le nid douillet des tentes, dès les premières lueurs de l’aube les plus courageux bravent le froid pour admirer les brumes matinales qui flottent juste au-dessus de l’eau et enveloppent les papyrus. Il faut admettre que sur photo, ensuite, ce n’est pas le même frisson. L’emplacement est vraiment de toute beauté.
En route, pour le Kubulodge, près de Kasane, au Botswana. Le passage frontière est toujours un moment de tension où même si tout est en règle, on reste sur nos gardes et on se demande à quelle nouvelle taxe nous allons être mangés. Les enfants ont instruction de ne rien dire. On ne sait jamais… Mais rien, nous devons juste faire passer la voiture dans une large flaque d’eau assaisonnée d’un produit bactéricide et poser nos semelles de chaussure sur un tapis imbibé du même produit. Le poste frontière est entouré de baobabs et surplombe la rivière Chobé verdoyante et grouillante de vie. Cela promet !



Kasane est une belle ville, riche, remplie de lodges de luxe pour touristes friqués. Nous confirmons notre réservation dans l’un d’eux pour la « Chobé cruise » : visite en bateaux de la rivière. Petite curiosité locale qui ne semblait étonner personne là-bas : en pleine route, près de l’entrée de la ville, nous croisons un groupe d’éléphants traversant clopin-clopant, stoppant la circulation pour quelques minutes. La routine quoi.

Sur le parking du supermarché
A l’embarquement, deux types de bateaux attendaient sagement la foule sans cesse grandissante des explorateurs de tous horizons venus pour le grand frisson du Chobé : de frêles esquifs motorisés au ras de l’eau et un gros bateau super-lourd au pont assez large pour installer des chaises et un bar afin de redonner du courage à ceux dont le moral serait chancelant. Chapeaux, chemises de safari et autres shorts multi-poches ou pantalons taillés pour les épreuves africaines par de grands couturiers sont de mise. Pas de doute, nous ne sommes plus en Namibie, mais dans de luxueux lodges du Botswana. Petit couac : avec nos billets, on nous indique que pour nous c’est sur le « paquebot » que se fera le voyage. Grisemote fait grise mine, très déçue de ne pas être au niveau de l’eau. Comme prévu, c’est au pas que cette grosse coque avance, mais finalement, cela n’a pas grande importance car la vie est partout et la vitesse ne change pas grand-chose à l’affaire. En revanche, la hauteur du pont et la taille du bateau permettent de s’approcher très près de la faune (même des plus coriaces) et de se déplacer pour être aux premières loges sur le bon bord :
éléphants à tribord prenant leur bain,

crocos de plusieurs mètres à bâbord la mâchoire coincée ouverte – pauvres vieux


- hippos calins et placides en pleine sieste les uns sur les autres,


buffles, nos premiers, paisiblement en train de tailler l’herbe grasse.


Bref, dans ce jardin d’Eden tout serait presque parfait si les hippos n’étaient pas du genre farceur. Dès qu’un bateau approche suffisamment près, ils bondissent avec célérité pour s’abattre dessus et tenter de le faire couler.


Ils sont certainement en contrat avec les crocos qui finalement ne dorment que d’un œil. La loi de la rivière vaut bien celle de la jungle ! Finalement, notre gros tank n’est pas si mal, car là, avec une coquille de noix c’est franchement dangereux ! A noter que lors de cette balade, nous repassons en Namibie et au ras des moustaches de l’Angola. La rivière est à la croisée de ces trois pays.

Alors que le soleil nous offre un départ en flamme, la pleine lune illumine le ciel au moment où nous mettons pied à terre.

Ce fut un grand moment de photographie et d’observation de toute cette vie, quasi impossible autrement que vue de l’eau. A ne rater sous aucun prétexte ! Nous rejoignons le Kubulodge à 16 km de Kasane, célèbre dans nos esprits pour ses emplacements de camping minimaux et globalement moches, mais entourés de grands eucalyptus nourris par la rivière pas loin. Gare, aux moustiques !

Comme l’Angola est à quelques coups de rame, le camping est sous bonne garde avec un groupe d’hommes chargés de veiller à la sécurité des campeurs.
Les Chutes Victoria : un bijou au clair de lune
En route pour les « Falls », site mythique et que nous attendons avec une certaine impatience. Nous avons choisi de ne pas les voir au Zimbabwe, ce pays naguère riche et maintenant ruiné par les soins de son brillant dictateur. Sur la carte, c’est simple, nous devons entrer en Zambie puis arriver à la ville de Livingstone près de laquelle se trouvent les fameuses chutes. A midi, nous mangerons nos sandwichs au milieu de ce grand brumisateur naturel prévoyons-nous. Go ! La frontière Botswanaise est une formalité. Juste derrière, surprise : nous arrivons sur des files de camions qui attendent dans tous les sens. Mais attendre quoi ? Un homme nous fait signe avec assurance de doubler la file, ce que nous exécutons avec plaisir. En tête de peloton, un vieux bac chargé de 2 ou 3 camions et quelques voitures n’attend plus qu’un véhicule pour partir : le nôtre. Nous embarquons immédiatement, sans bien comprendre ce qui nous arrive et sans savoir si nous sommes vraiment sur le bon chemin ! Des jeunes nous prennent en main lors de la traversée pour nous aider, disent-ils, à passer la frontière : m’enfin, c’est si compliqué que cela ? Prudence ! Ce n’est certainement parce que nous avons de bonnes têtes qu’ils veulent nous aider, d’ailleurs certains d’entre nous n’étaient pas coiffés !

Le passage d’une rive à l’autre du Zambèze ne prend que quelques minutes et nous débarquons dans un espace bondé de voitures et de camions enchevêtrés en phase d’attente du passage de la frontière zambienne. Dans quelle galère sommes-nous tombés. Nos jeunes nous expliquent qu’il faut nous présenter à un grand baraquement pour les formalités. Nous pensons déceler qu’ils cherchent à convertir des kwachas, la monnaie locale, en dollars. Restons zen, qui vivra verra. Le premier atelier du poste-frontière est une mise en jambe. Nous réglons les visas : 25 US $, par adulte uniquement. Le gouvernement zambien a tellement confiance en sa monnaie qu’il ne la prend pas en référence. Ça promet ! On nous indique qu’il faut continuer la file d’attente pour une taxe sur la voiture : la taxe carbone. Si, si. La Zambie est très respectueuse de l’environnement visiblement. Bon, admettons. Après trois quarts d’heure nous arrivons enfin au guichet (passage de 4 à 5 personnes devant nous). C’est vrai que ça a l’air compliqué comme formalité. Là, un douanier très propre sur lui est en train de téléphoner à sa femme ou une copine. Son air jovial et son regard « ailleurs » nous réjouissent le cœur. Pendant ce temps-là, tout le monde attend sagement. Il nous tend, après un bon quart d’heure au guichet, un formulaire, dans un excès de conscience professionnelle. 3 minutes suffisent à le remplir et 10 minutes pour le rendre à ce charmant douanier qui nous lance sèchement : 150 000 kwachas. Bigre, mais cela fait combien en $ ? En interrogeant nos voisins, nous comprenons que le tout fait globalement 40 $. On devient vite millionnaire en Zambie. Bien sûr, nous ne les avons pas. Nous n’avons que des dollars, monnaie que, bien sûr, ils n’acceptent pas. Grrrr ! C’est là qu’interviennent nos jeunes qui nous changent l’argent !!! Pour payer, il faut se présenter à un autre guichet. Restons calme. Muni de mes 150 000 kwachas, il faudra une bonne heure pour régler ma note (heureusement les files d’attente sont animées). Le caissier est d’une lenteur hypnotique. A se demander s’il ne va pas s’endormir entre deux pas. Il me tend un papier qu’il faut remettre à mon douanier au téléphone comme preuve du paiement, ce qui prendra encore une bonne demi-heure. 3 heures, c’est pas mal pour un tampon. Cette fois ci, c’est parti ! De retour à la voiture, nos jeunes nous indiquent que l’atelier numéro 3 est maintenant ouvert : l’assurance obligatoire au tiers. Quoi ? C’est quoi cette nouvelle plaisanterie ? 250 000 kwachas !!. Renseignements pris, l’assurance est bien obligatoire, mais 250 000 kwachas c’est pour 3 mois. Vu que nous ne restons que 2 jours et que le minimum est d’un mois, nous réglons 150 000 kwachas. Aller, les meilleures choses ont une fin… C’est à l’atelier 4 je crois que je me suis énervé. Lorsque nos jeunes nous en tendu la note pour le bac : 20 $. Epuisés, nous avons payé et enfin passé le garde de sortie de ce racket institutionnel cauchemardesque.
Livingstone est une ville touristique assez agréable, du moins pour le peu que l’on en a vu. Les faubourgs sont aménagés avec de grands et beaux hôtels afin d’exploiter au mieux la richesse du coin : les chutes. En franchissant le portail du site, juste à côté de la frontière du Zimbabwe, on commence à entrevoir l’ampleur de la situation. Un grondement sourd s’élève et guide nos pas. La moiteur de l’air témoigne de la violence de ce qui va suivre. Plusieurs chemins sont proposés pour voir les chutes sous différents angles : vue d’ensemble et d’assez loin, vue proche de la falaise et un chemin qui descend dans une forêt dense pour se rapprocher de l’eau (où nous n’irons pas jusqu’au bout). Après une vue saisissante de la partie zambienne, qui ne représente a priori qu’un quart des chutes et déjà cela impressionne fortement, nous sommes impatients et joyeux de les voir de près.

S’approchant des barrières, le fracas de l’eau est infernal et génère des embruns qui remontent du gouffre dans une proportion telle que nous sommes tout simplement sous la pluie et enveloppés dans une sorte de brouillard au gré du vent. Quel spectacle ! Ça décoiffe vraiment. On ne se lasse pas de voir ces milliards de gouttes d’eau se précipiter chaque seconde avec fureur dans cette grosse marmite froide. Un après-midi n’est donc pas de trop pour savourer ce joyau naturel. Inutile de dire que sans imperméable c’est la douche froide (on avait oublié les K-ways !).

Cela dit, la chaleur environnante permet de sécher rapidement. Le passage sous les arbres donne également un moyen de progresser à quelques dizaines de mètres le long de la falaise presque au sec.



A la sortie du site, un petit coup d’œil aux étals au sol des nombreux vendeurs d’artisanat se traduira très vite par une immersion des troupes, pataugeant entre français et anglais, pour marchander ce que nulle part ailleurs nous n’avions trouvé : de belles sculptures d’animaux en bois ou en métal, de masques, tam tam, bijoux et autres bibelots… Un de nos petits marchands connaissait bien la ville de Lyon et notamment tous les joueurs de l’équipe de foot, même les remplaçants (C’est aussi là que l’on se rend compte que spontanément la France, c’est Zidane !). Trois nuits par mois, les Falls sont ouvertes pour la pleine lune. Bingo ! Nous avons tiré le gros lot. Pourquoi me direz-vous revenir de nuit pour voir la même chose que de jour mais dans le noir ? Eh bien tout simplement parce que la pleine lune éclaire de sa lumière si spéciale le site et qu’aux premières heures de lever de lune, on peut y admirer un arc-en-ciel lunaire. Le spectacle de nuit est donc tout aussi splendide et surprenant que de jour, la chaleur en moins. A ne pas rater si l’on a cette chance.


Si c’était à refaire ? Même avec la galère de la douane et son allègement du porte-monnaie, nous le referions (enfin, c’est mon avis et il n’est pas partagé par tous !).
Chobé : la caverne d’Ali Baba de la faune africaine
Grasse mat jusqu’à 7 heures. Après les quelques achats d’art local complémentaires de la veille (il faut dire que tout est très attractif ici) nous repartons vers le poste-frontière botswanais. Dans ce sens, à part le bac, il n’y a plus rien à payer, donc c’est beaucoup plus simple. A noter une conception fantaisiste des additions au guichet du bac qui demande soit 150 000 kwachas (= 40 $) soit 20 $. Il suffit de changer de l’argent au bureau de change pour résoudre le problème. Bien tenté ! Tout semblait trop simple et cette fois, c’est un douanier botswanais qui fait du zèle. Il nous demande de poser TOUTES nos chaussures sur le tapis magique bactéricide. Pour des raisons sanitaires, tout cela peut se comprendre, sauf que pendant que nous nous exécutions, voitures et cars passaient la frontière tranquillement.

Comme il tenait de futurs coupables, il nous demande d’inspecter notre coffre à la recherche de viande dont l’import est interdit : bonne pioche, le réfrigérateur en contenait (achetée au Botswana). Comble de malchance, le djembé de Lucas durement marchandé aux Falls était visible et notre fonctionnaire trouve enfin là une bonne cible pour justifier sa périlleuse intervention : la sentence tombe comme un couperet. Il demande à un de ses assistants d’arracher puis de brûler la peau sur-le-champ. L’exécution eut lieu sous les yeux mouillés de notre explorateur en herbe. Dur dur. Du coup, il nous a laissé la viande qui aurait dû subir le même châtiment. Trop aimable.
Les dents serrées devant le « bon droit » de ce …, ce brave et sympathique douanier, nous retournons à Kasane nous ravitailler avant le grand saut dans le fameux parc de Chobé. Un petit crochet de 40 km de détour pour une bifurcation ratée par-ci, un plein d’essence pour lequel il a fallu faire plusieurs stations par manque d’approvisionnement par–là, quelques courses essentielles pour survivre pendant 3 à 4 jours (à l’intérieur de la réserve il n’existe aucune possibilité d’acheter quoi que ce soit) et nous arrivons devant les portes du paradis … à 16h00 alors que c’était prévu à midi.
Bien sur, nous payons l’entrée du parc, fort chère, pour la journée complète (le demi-tarif n’existe pas). Nous en profitons pour essayer de nous faire rembourser le camping (réservation obligatoire des mois au préalable si l’on veut passer la nuit à l’intérieur du parc), prélevé 2 fois par les gérants, ceux-ci ayant été totalement injoignables de l’extérieur ni par mail, ni par fax, ni par courrier, ni par signaux de fumée. Evidemment, ils n’ont aucune trace du dossier. Il faut pour cela envoyer un courrier ou un mail !
Bref, ambiance de fête ! Après donc cette partie administrative et logistique obscure, nous entrons dans un des temples du safari africain : la piste de sable souvent assez profond, au milieu des arbres, est un régal plus on approche de la rivière Chobé (celle-là même que nous avions parcouru en bateau 2 jours auparavant) plus la faune est dense. Pas de filet ici pour les imprudents : la zone regorge de crocos, hippos, éléphants, panthères, lions et tout ce qu’il faut ensuite pour finir le festin : chacals, vautours et autres prédateurs aux dents pas toujours plus courtes et à l’appétit tout aussi féroce. Cela dit, pour ne pas être goûtés par les uns et les autres, il suffit de rester sagement assis dans son véhicule et de ne pas agacer les seigneurs éléphants.



Pour ce qui est des animaux rares, plus sûr qu’un appeau, il suffit de repérer un troupeau de 4 x 4. C’est ainsi que nous avons pu admirer notre première panthère, sur un arbre perchée, tenant dans sa gueule une gazelle.


L’arrivée presque de nuit au camping fut saluée par tous par un soupir de soulagement. Passer la nuit au milieu de tout ce petit monde est forcément une expérience enrichissante mais non sans risque.
Camping de Ihaha
Il est bien connu que les campings protègent la zone habitée. Tous ? Non, un camping, celui-ci, résiste visiblement encore et toujours à tout aménagement (sauf un bâtiment loin de tout avec des douches). Ici, point d’accueil, les gardiens ne sont pas fous, ni de barrière. On cherche seul son emplacement et on se débrouille. Notre emplacement justement était situé face à la rivière, près des arbres, donc très exactement au milieu de la joyeuse bande d’estomacs creux qui animent la région. Plus de 100 mètres pour prendre nos aises, cela devrait suffire. Notre arrivée fut saluée par les cris stridents d’une tribu hostile d’une bonne trentaine de babouins qui n’avaient visiblement pas été informés que la place était louée.

Pour parlementer, nous avions envisagé de donner une offrande : le plus petit d’entre nous. Mais finalement, c’est un bon chercheur de bois et nous l’avons reconduit dans ses fonctions. Armés de gros gourdins de bois, nous avons fait valoir notre droit d’expropriation pour la nuit. Tels des Cromagnons, pendant que les uns préparaient le dîner et les tentes, les autres gardaient le camp. Heureusement, avec la tombée de la nuit, les babouins ne s’attardent pas et rentrent au milieu des arbres (au-dessus de nos têtes) : craindraient-ils d’autres animaux nocturnes ? Rechercher du bois pour le feu sans s’éloigner fut une épreuve et notre flambée ce soir-là eut une saveur toute particulière : en plus de nous réchauffer et de cuire le repas, elle était censée nous protéger de ceux qui n’avaient pas reçu d’invitation. Nuit noire, profonde, balayée par un vent chaud, animée par des cris exotiques puis éclairée par une belle lune ronde et rousse… Que demander de plus ?

Le retour aux sources procure un plaisir immense, tant que tout se passe bien, ce qui fut le cas !
Chobé, Savuti : que le monde est petit !
Au petit matin, dans la lueur blafarde du soleil levant, nous émergeons de nos abris haut perchés.

Le travail consciencieux d’un phacochère a déjà commencé pour rechercher de quoi satisfaire son appétit. Visite des poubelles déjà mises à sac par les babouins (pourtant là encore protégées), puis visite de notre campement. A quelques centimètres de nous, celui-ci ne semble pas particulièrement gêné par notre présence. En tout cas, c’est un très efficace répulsif contre les babouins.


Nous levons l’ancre pour parcourir les bords de la rivière et déguster un festin de faune en tout genre. On trouve de tout et en quantité.

Un aigle martial trône à côté des vautours.



Croisant une rare voiture, comme la nôtre, une pensée nous traverse l’esprit : Vinnylove, l’aventurier du forum, ne devait-il pas passer dans le coin à peu près à cette même date ? Vu la combinatoire des routes possibles dans la réserve, la chance de le rencontrer est proche de zéro. Nous nous arrêtons quand même, ouvrons la fenêtre et Grisemote essaie sans trop y croire un : Seriez-vous Vinnylove ? Oui, mais qui êtes-vous ? Incroyable ! Nous sortons de nos véhicules pour discuter chaleureusement et là, autre coïncidence, lui et moi portons exactement le même tee-shirt en provenance de Yellowstone. Etonnant n’est-il pas ? Après des échanges tous azimuts de nos aventures, nous repartons vers Savuti, le repère des lions, que Vinnylove et sa compagne n’ont pas vraiment vus en abondance. Les pauvres, pô de chance !

La piste de sable est un délice piégeux dans les premiers secteurs puis, à mesure que nous nous éloignons de la rivière, elle redevient plus tranquille.

« Ah, un détail : évitez le petit raccourci de 16 km vers Savuti, c’est un enfer », avait lancé Vinnylove en partant. « Un homme prévenu en vaut deux », dit le proverbe. Mais rien n’est mentionné pour les femmes. Grisemote en profite pour insister sur la nécessité d’arriver vite au camping. Et puis, 16 km un peu turbulents, franchement, il n’y a pas mort d’homme. Colossale erreur. 16 km de bosses de sable défoncées, cela prend au moins 1 h 30.

Explications : prenez un bel enchaînement de bosses de 16 km d’une fréquence courte (moins longues que la voiture). Mettez-y un 4 x 4 équipé d’une Grisemote déterminée. Roulez à plus de 10 km/h. Résultat : La voiture fait des bonds désordonnés en tangage et en roulis que l’on retrouve … sur un bateau en pleine tempête. L’équipage est balloté jusqu’au plafond, et tout le contenu de la glacière (œufs, yaourt, crème, beurre, etc.) finit par faire une pâte bien homogène. Heureusement, personne n’a eu le mal de mer !

Jetons un voile pudique sur cette scène d’une rare violence pour nous attacher à l’arrivée au camping de Savuti. Bigre, les sanitaires sont protégés par une muraille de 3 à 4 mètres de haut. C’est curieux quand même.

Prenant possession de notre emplacement, notre organisatrice descend fièrement de la voiture pour fouler le sable mou. Un éléphant gigantesque arrive droit sur nous, d’un pas tranquille mais décidé. « Pourvu qu’il nous ait vus », pensèrent ceux qui étaient dans la voiture et sur la trajectoire. « Pourvu qu’il ne m’ait pas vue », pensa celle qui n’y était pas, cachée derrière la carrosserie, un peu pâle. En fait, ce n’était juste qu’une visite de courtoisie entre voisins. Passant sa trompe par le haut de la fenêtre laissée malencontreusement ouverte, la montagne de muscles nous huma avant de continuer son chemin. Sympa, non ?

Savuti : Lion y es-tu ? Où manges-tu ?

Pour nous, Savuti fut une réserve fort agréable pour ses passages de sable techniques, ses éléphants en nombre aux rares points d’eau, ses quelques antilopes et ses paysages d’acacias et d’herbes hautes jaunies par le soleil.
A chaque point d'eau les éléphants ont leurs sentinelles!

Côté lion, ce fut minimaliste. Pas vu même une oreille. Nous finissons par apprendre qu’à cette saison ils sont en vacances à Morémi, là où se trouvent l’eau et les herbivores.


Extrait du carnet de route : « Matin : rien que du menu fretin, les enfants ont conduit le 4 x 4 (que le volant toujours) et passent leurs niveaux. Ils commencent à maîtriser, même dans le sable. Après-midi : le niveau 6 est atteint. Côté animaux, il y a des cornes. Gare au niveau d’essence, car il en faut jusqu’à Maun (1/2 plein). Veillée saucisses sur la braise. Grand feu sous les étoiles. Nous goûtons le plaisir d’être là, à nous réchauffer près des flammes. Les nuits africaines vont nous manquer. C’est notre dernier feu. »

Heureusement le camping emploie des G.O. pour animer les visiteurs.
Au début tout est calme, un calao virevolte gracieusement au-dessus de nous avant d’atterrir près de nos assiettes. « Oh, qu’il est mignon ! » Puis vient un deuxième tout aussi mignon. Au bout de 10 minutes, le vingtième commence à être beaucoup moins mignon et il faut entamer un repli stratégique et se fâcher.



Bien utilisés, ils restent pratiques pour la vaisselle. Mais franchement le résultat n’est pas net avec leurs longs becs. A déconseiller.
Comme la première nuit notre poubelle avait été visitée, la deuxième, nous prenons soin de mettre la caisse en métal remplie dessus par sécurité. En plein sommeil sa chute nous réveille. Un ratel (sorte de gros blaireau teigneux) était à l’œuvre. Pas trop sympa comme bestiole. Avec une peau en gilet pare-balles et des griffes acérées comme celles d’un ours, nous optons pour un partage de nos richesses.

Sans commentaire!!!
Savuti – Maun : c’est facile, c’est tout droit
Dernière journée de piste. Il faut la savourer. Cinq heures sont prévues pour rejoindre Maun. Les deux premières heures sont fantastiques. Au milieu des mopanes aux couleurs d’automne, sur une piste de sable vallonnée, nous taillons la route avec un panache de poussière à nos trousses.
Puis la piste devient large et technique, jusqu’à un passage à gué (un bras de l’Okavango) au milieu de la forêt. Après un test de profondeur, il faut prendre une décision : soit passer avec plus d’un mètre d’eau, soit prendre un autre chemin qui semble aller vers la réserve Morémi, ce qui n’est pas du tout notre route.

Le dilemme ne fut pas long à trancher. Si la voiture cale ou si l’eau entre dans l’habitacle ou touche les systèmes électriques, nous restons sur place avec une ardoise conséquente. Comme la croisée d’une voiture pour glaner des renseignements est rare, nous continuons vers Morémi en espérant qu’il y ait une solution alternative et que nous ayons assez d’essence. Une piste dans la bonne direction, nous en trouvons une. Après une bonne dizaine de kilomètres à galérer dans le sable, griffés par les branches, à éviter pierres et trous, notre piste du diable débouche… sur une zone de pêche. C’est un cul-de-sac. Nous ne sommes pas fiers, car là, vraiment, nous sommes au bout du monde, avec la quasi-certitude que des semaines peuvent passer sans qu’il y ait âme qui vive. De plus, nous avons perdu du temps (plus d’une heure) et consommé de l’essence. Aïe. De retour sur la piste principale, nous sortons de la réserve Chobé et prenons la direction de Morémi. Notre carte sommaire nous indique que de là on peut retomber sur nos pattes. Du coup, pour ouvrir l’appétit, nous passons trop près d’une souche entre deux arbres et crevons le pneu arrière. Et de trois !
C’est toujours aussi beau, mais le cœur n’y est pas complètement.
Ce qui devait arriver arriva, nous débouchons dans le secteur verdoyant de Morémi vers 14 heures (déjà au moins sept heures de route). L’Okavango offre tout ce qu’il faut pour que la station balnéaire animalière se développe. Juste devant nous un groupe d’une bonne cinquantaine d’éléphants traverse la piste, plaçant des gardes, les défenses pointées en direction de la voiture. Comme le défilé des gros, gras, grands et petits gabarits n’en finissait pas, ils ont dû sentir que nous étions un peu pressés pour arriver à destination avant la nuit. Profitant d’une accalmie dans le passage du groupe, les gardes nous ont laissés traverser sous haute surveillance. Ce n’est pas le moment de caler…

Finalement, ce détour non planifié nous permet de renouer une dernière fois avec le safari. Hors du parc, l’endroit est de toute beauté et surpeuplé d’éléphants, hippos, crocos et d’un tas de quadrupèdes pour les nourrir.



C’est pas tout ça, mais le réservoir d’essence se vide et on ne pourra pas dormir ici. Nous reprenons donc le cours de la route dans une direction hypothétique à partir d’une carte minimaliste et d’une boussole. Il faut être honnête, dans ce pays ils ne saoulent pas les visiteurs avec les panneaux. Ce qui donne le tournis quand même quand on voit que la moindre erreur de route coûte des kilomètres pour s’en apercevoir et donc des heures.
Heureusement nous croisons un local hilare qui nous donne la direction d’un geste approximatif. Sûr que ça va nous aider ! Comme nous lui faisons part de notre difficulté à suivre la route, il hausse les épaules et d’un large sourire s’exclame « This is Africa ! » qui est censé résumer la situation. Il a en effet l’art de la synthèse. Nous suivons donc la direction indiquée sur une piste qui semble importante. Mais voilà qu’elle se subdivise en deux, puis en trois, puis elle s’écarte sur 200 mètres de large dans du sable hyper-mou avec plusieurs sorties. L’enfer ! Nous faisons globalement de bons choix avec la boussole et finissons par arriver à la porte nord du parc de Morémi vers 16 heures. Nous engageons une discussion animée avec le gardien pour ne pas payer fort cher juste le transit par le parc à une heure déjà bien avancée (de toute façon le passage est obligé). Cela semble possible mais… Une piste forestière roulante aux couleurs chaudes et loin de toute animation animalière nous amène en trois bons quarts d’heure à la porte sud. Le gardien du temple est un fonctionnaire glacial, imperméable à tout argument sur nos négociations précédentes et de surcroît « gardé » par un homme en arme. Nous allégerons donc notre bourse d’environ 40 € (il nous a fait grâce des deux plus jeunes ) pour cette traversée lapidaire du parc. Une arnaque de plus au Botswana qui décidément s’en fait une spécialité et semble recruter ses fonctionnaires sur un modèle type d’antipathiques distants et bornés (au moins ceux que nous avons rencontrés !). De la piste sableuse et cassante, nous passons à des textures plus fermes et caillouteuses pour finir par notre bon vieux goudron retrouvé définitivement jusqu’à la fin du voyage. Dur, dur.

La nuit déjà bien entamée, nous finirons donc par arriver à Maun, fourbus après plus de douze heures de voiture. Mention spéciale quand même de nuit pour les ânes. Debout sur le frein pour éviter d’en percuter un au beau milieu de la route, le spécimen en question n’a pas bougé un cil. Ce comportement à risques est d’ailleurs assez usuel chez eux. Là, chapeau ou plutôt « bonnet », ces animaux ont vraiment des nerfs d’acier. Résultat : les pare-buffles ramassent du poil d’âne couramment (la partie complémentaire du poil est visible le long des routes le lendemain). Gare aux allergies. En revanche et c’est toujours bon à savoir, les bovins sont généralement d’une discipline qui force l’admiration. Ceux qui sont engagés hâtent le pas et les autres attendent sagement le passage des véhicules.
Le « Crocodile camp » nous servit un repas chaud bien apprécié, avant de tomber dans les bras de Morphée pour notre ultime nuit sous les tentes. Maun Windhoek : la boucle est bouclée
800 km nous séparent de Windhoek. Nous ne traînons pas devant nos fameux « Rusks » du matin (chouette, ce seront les derniers – petits pains durs jugés indispensables par notre nutritionniste improvisée), nous battons notre record de pliage des tentes (moins de quatre minutes chrono, qui dit mieux) et nous enfourchons notre multi-chevaux vapeur pour la dernière ligne droite. Ce n’est rien de le dire. Celui qui a dessiné les plans de la transkalaharienne n’avait à sa disposition qu’une règle pour faire un trait. Pour l’excuser, il faut bien dire qu’à gauche comme à droite de la route, c’est simple : acacias et buissons d’épineux (ce qui ne fait pas une grande différence) sur sol desséché. Sur au moins 700 km, c’est, comment dirais-je : lassant. Cela a laissé le temps à certains de faire des constats de nature à faire progresser la science : au Botswana, les bords de routes sont majoritairement équipés d’autruches alors que ce sont plutôt des phacochères en Namibie …

Heureusement la vitesse limite est de 120 km/h, ce qui nous permettra de rejoindre notre fameux Chaméléon Hotel du début à Windhoek en une bonne dizaine d’heures, encore de nuit.
Epilogue : Le voyage de retour fut une longue rêverie, en avion de nuit, repensant à tous ces moments forts du voyage, les positifs comme les caps qui furent difficiles à passer. Mais peut-on aller en Afrique sans qu’il n’arrive rien ? Là-bas c’est pas l’homme qui va à l’aventure, c’est l’aventure qui vient à l’homme. De retour en France, le syndrome africain a frappé une dernière fois. Sur les tapis roulants de Roissy, aucun de nos 9 bagages ne figurait, ce qui fit dire à notre taxi qui nous ramenait à une destination parisienne : « Vous voyagez léger pour une famille de 5 partie un mois en vadrouille. » L’histoire finira encore très bien avec une livraison à domicile différée. Il me fallut plusieurs semaines aux carrefours pour ne plus hésiter entre la voie de gauche et celle de droite, après 6000 km de conduite avec le volant à droite.
Si j’étais philosophe, je dirais que les années passent, les voyages et les expériences fortes restent. Ce furent des moments extraordinaires, que nous souhaitons à tous parce que là, nous étions au bout du monde, sans filet, sans hélico ni téléphone mobile, parce que chaque jour fut une aventure qui a tiré un peu sur la survie de l’espèce Plançon (et celle de notre compte en banque) et nous a ramenés à l’essentiel au travers de moments simples et pourtant si intenses. Un immense merci à ma tendre et passionnée Grisemote pour tout le travail préalable formidable et indispensable pour que « voyage » s’apparente à « plaisir » et sans laquelle nous n’aurions probablement pas découvert l’univers fascinant de l’Afrique australe.
Et n’oublions pas que le plus beau voyage, c’est celui que nous ferons demain … Gilles Plançon - 14 février 2008, 0 h 34
Itinéraire
1er jour : Arrivée en avion à Windhoek – nuit au Chaméléon 2ème jour : Sessriem par Spreetshoogte Pass (4 X 4) (278 km) (compter cinq heures !) 3ème jour : Sessriem dîner au Sossluveï lodge 4ème jour : Canyon de Sessriem (non fait !) départ pour Naukluft – Nuit au camping (139 km) 5ème jour : Olive Trail – Départ pour Walwis Bay Nuit au Lagoon lodge (312 km) 6ème jour : Balade dans les salines puis crapahutage sur la Dune 7 7ème jour : Cap cross (158 km) – route pour le Spitzkoppe (110 km) (randonnée) 8ème jour : Randonnée puis départ pour Ugab wilderness camp (125 km) (45 minutes ?) 9ème jour : Twyfelfontein – aba huab camp (peintures rupestres + organ pipes) (160 km?) 10ème jour : Sources chaudes de Warmquelle (260 km)– Nuit à Warmquelle 11ème jour : Route pour Purros – nuit à Purros (150 km) (attention quatre heures de route) 2612ème jour : Purros –Orupembé – Opuwo (à faire normalement en deux jours !) 13ème jour : Opuwo camping du Opuwo country lodge 14ème jour : Opuwo – cheetah farm cheetah farm camping 15ème jour : Cheetah farm camping (293 km) (une journée suffit à Cheetah Farm) 16ème jour : Etosha (Okaukuejo) (198 km) 17ème jour : Etosha (Halali) 18ème jour : Etosha (Namutoni) (129 km) 19ème jour : Matinée à Etosha - Roy’s camp (350-400 km ?) 20ème jour : Rundu n’kwazi lodge (200 km) 21ème jour : Popa Falls–bateau sur l’Okavongo Shakawe Fishing Camp (260 km ?) 22ème jour : Réserve de Mahango – nuit au N’Gépi Camp 23ème jour : nuit au camp Kwando (280 km ?) 24ème jour : Chobe Kubulodge – chobe cruise 25ème jour : Direction Chutes Victoria (livingstone en Zambie) Maramba River lodge –(80 km, mais attention passage de ferry !) 26ème jour : Kasane : plein d’essence, de courses et de bois ! Chobe – Ihaha 27 ème jour : Chobe – savuti 28 ème jour : Savuti 29 ème jour : Savuti - Maun 30 ème jour : Maun - Windhoek – nuit au chaméléon (800 km ?) 31 ème jour : départ avion
TOTAL : 6850 kilomètres
Manuel technique du voyageur Namibien ou Botswanais
Nos campings préférés :
Ce sont les plus sauvages ! 1- Purros 2- Ihaha (Chobé) 2- Ugab wilderness camp (ATTENTION, on me signale que un an après il n'est peut-être pas aussi bien qu'il le fut: mais de toutes façons à la base, c'est un camping sommaire, pleine nature!) 3- Warmquelle 4- Shakawé lodge au Botswana
En vrac, quelques petites choses: (en ce qui concerne un voyage en juillet – août) Sacs de couchage Nous avons emmené les nôtres : duvets -5°C + sous-duvets en soie ou polaire + couverture polaire (cependant inutile, le loueur en fournissait). Tout l’ensemble a été très utile car certaines nuits ont été vraiment très froides. A noter que l’on peut replier les tentes avec les duvets à l’intérieur, très pratique ! Matelas Ceux inclus dans les tentes de toit sont très confortables. Fringues La polaire me semble indispensable pour le soir et le matin. L’anorak ne fut pas superflu à certains moments. Il m’est arrivé aussi de mettre des gants le matin. Sinon pour la journée prévoir des shorts et tee–shirts.
A savoir : avec toute la poussière des pistes, nous devenons rapidement très sales, et en camping il n’est pas toujours facile de laver. Toutes les lessives ont été faites à la main, mais cela sèche rapidement. Hygiène Prévoir de la crème pour les lèvres et de la crème hydratante. La sécheresse de l’air peut devenir irritante. Voiture Voiture 4 x 4 off road Nissan Double cab chez Camping car Hire 4450 NAD (dont 3750 de rachat de franchise à la moitié, 300 pour conducteur supplémentaire + 300 pour les différents passages de frontières + 100 siège enfant + assurance pneus-pare-brise : 1650 NAD), 3452, 49 euros en tout.
Nous avons été très satisfaits de la voiture et du loueur ! Assurance pneus/pare-brise Après beaucoup d’hésitations, nous avons décidé de la prendre, nous n’avons pas regretté car à deux reprises les pneus éclatés se sont avérés irréparables (et un pneu de 4 x 4, c’est beaucoup plus cher que l’assurance ! Bon, tout le monde n’éclate pas ses pneus, ça c’est la loterie…) Pourboires celui qui met dans les sacs au supermarché : environ 5 NAD pour garder la voiture : 5 NAD de l’heure pourboires au restau : environ 10 % à la station service : entre 5 et 10 NAD Quelques chiffres Essence 622 € pour 6850 kilomètres (en 4 X 4) Prix du bois : entre 10 NAD et 20 NAD Timbres : 3, 7 NAD Passage frontière pour la Zambie : 147 € ! Entrée parcs Botswana : 160 € pour 3 jours Entrée Chutes Victoria : 26 € + 7 € le soir
En 2007 : 1 pula = environ 0, 123 € (monnaie du Botswana) 1 NAD (ou 1 RAND) = environ 0, 107 € (monnaie de Namibie) 1 kwacha = environ 0, 0002 € (monnaie de Zambie)
Pour retourner à la première partie: http://voyageforum.com/...en_famille_D1523077/

Pour retourner à la première partie: http://voyageforum.com/...en_famille_D1523077/
Etosha: Balade en eau mineure.
La route pour Etosha est « tristement » goudronnée, mais c’est quand même bien pratique pour arriver assez vite, d’autant que la limitation est à 120km/h. L’arrêt à OUTJO, belle petite ville assez coquette et propre nous permet de faire un gros ravitaillement en victuailles et essence avant l’entrée du parc. En passant les portes de la réserve nous pénétrons dans un nouvel univers à la fois attirant et plus dangereux. Etosha est finalement un vaste lac asséché en hiver (notre saison donc) avec des pourtours de savane plus ou moins arborés et des zones franchement arides. Sur plan, on y trouve de tout : lions, gazelles, zèbres, girafes, éléphants, rhinos, hyènes et j’en passe … C’est très grand et parcouru par quelques pistes seulement pour laisser une large part à Dame Nature. Ici, il est interdit de descendre du véhicule pour des raisons évidentes. Nos grandes questions du moment : serons-nous capable de voir tout ce que nous souhaitons sans guide ? les enfants supporteront-ils les heures de voiture sans descendre se dégourdir les jambes, à traquer le gibier ? That is the question, à laquelle il est facile de répondre : ça dépend ! Il faut avouer qu’il y a des hauts et des bas en safari. L’objectif fixé au départ était simple : une glace offerte par la maison au premier qui voit un « big five » : Lion, buffle (il n’y en a pas à Etosha), rhino, éléphant ou panthère.
Le camping d’Okaukuejo offre d’assez généreux emplacements et est plutôt confortable avec ses sanitaires propres et ses douches chaudes. L’après midi est consacrée à nos premiers exploits de traque d’animaux. Nous consultons le livre à l’entrée du camp où sont consignées les observations « spectaculaires » du jour. De toute façon, le plus simple est d’aller vers un point d’eau, c’est là où nous avons le plus de chance de voir les stars du coin. Ce fut le cas. Là, tout le règne animal s’était donné rendez-vous, bien ordonné par catégories : A tout seigneur tout honneur : quelques lions squattaient les bords de l’eau, se faisant dorer la pilule au soleil.

Cette douce chaleur avait visiblement quelques effets sur le sang bouillonnant d’un des males qui culbuta tendrement sa belle dans des rugissements de plaisir (d’où les fameuses barres chocolatées).

Du coup, de rage, un jeune se lança à la poursuite de quelques zèbres téméraires sans succès. Qui dit lion sur la plage, dit également attente pour boire pour tout le reste de la création. Un groupe de girafes, à distance respectable, prenait un cours de biologie sur les mœurs débridés des lions, au balcon.

- La couche royale fut observée de plus bas par des troupes de zèbres, oryx, gazelles, autruches, plus mélangés et turbulents voir franchement dissipés. Ça piaffait sec dans les rangs et quelques gazelles faisaient semblant de s’intéresser à la scène féline pour s’approcher de l’eau, là aussi sans succès.

Au fond, les moins téméraires de tous et pourtant les plus en sécurité, une bande d’humains voyeurs, faisait crépiter les appareils photo. En une bonne demi-heure, le lion eu le temps de récupérer 2 fois ses forces et de repartir à l’assaut de sa petite sauvageonne (qualificatif adapté à la taille des dents). Quelle santé ! Bref, à part les lions qui s’amusent, tout le monde regarde et attend. Tous, non, le soleil continue sa course inexorablement ce qui provoque le départ des voitures et de leurs équipages, bien entendu, qui doivent rentrer avant la fermeture des portes du camping au coucher de l’astre, laissant le soin à tout ce petit monde de régler ses affaires.

Pour nous ce n’était pas fini. Le camping dispose d’un point d’eau éclairé la nuit. Ce fut l’occasion de voir d’assez près des groupes d’éléphants très organisés venir boire. Pendant les ébats aquatiques de certains, d’autres surveillent, dos à l’eau, pour ne pas être surpris par un prédateur. Quelques rhinos firent leur apparition, essayant de forcer le passage vers l’eau et furent vertement chassés, mais avec prudence, par les pachydermes.

L’idée du point d’eau éclairé qui jouxte le camping est vraiment lumineuse. Avec son animation permanente, le spectacle semble continu. Difficile de s’ennuyer une seconde.

La nuit fût fraiche, signe du retour du froid.
Deuxième jour : réveil à 6h00 et direction Halali. Ça ronchonne fort chez ceux qui pensent qu’à cette heure les animaux ne sont pas levés. Ce fut injuste. Grisemote, l’instigatrice du départ au lever du soleil nous donne le cap pour voir les grappes de multipèdes qui en sont au petit déjeuner. Nous savons tous que plus la matinée avance, plus il fait chaud et moins on en voit. La logique est donc implacable. Pas de bol, ce matin-là, ils devaient tous jeûner. C’était peut être un vendredi, et comme le lac est à sec … A part quelques zèbres (plus d’une centaine quand même), gnous et oryx hirsutes, ce fut le grand calme. Heureusement, pour mettre de l’ambiance, nous avons repris avec les enfants le stage de conduite …


Celui-là, l'a échappé belle!
Le camping de Halali, comme le précédent, est assez confortable bien que les emplacements soient plus serrés. Il est sillonné de jour comme de nuit par des chacals et des mangoustes en bandes organisées pas vraiment farouches et à l’affût de tout ce qui se mange.

Gare aux poubelles au sol ou à la nourriture qui traîne. Passer derrière une haleine de chacal est certes exotique mais n’ouvre pas particulièrement l’appétit. Chez nous, ils ont ouvert la malle fermée, fort apprécié la sauce au roquefort importée de France, goûté des soupes en sachet et le Tang des enfants (bien fait !). Le camp dispose également d’un point d’eau plus éloigné que le précédent mais accessible à pied et éclairé la nuit. Sous un ciel toujours aussi étoilé et maintenant lunaire, tout en papotant avec Victor et Hanneke, nos Hollandais préférés, des rhinos, éléphants en groupes et hyènes sont venus se désaltérer. Il ne manquait qu’un petit apéro pour tangenter la perfection de cette soirée.


Troisième jour : lever à 6h00 et direction Namutoni, dernière étape à Etosha. L’expérience de la veille n’était pas probante, il est toujours bon de recommencer. Bizarrement, nous n’en avons pas vraiment vu plus, si ce n’est des bouquets de girafes majestueuses qui donnent toujours l’impression de danser au ralenti et des zèbres en file indienne qui traversaient des zones désertiques.



Pas grave quand même, car l’endroit est de toute beauté avec le lac asséché blanc aux reflets roses du sel.



Le troisième camping, Namutoni, était encore en construction, avec des sanitaires perfectibles, des douches chaudes et de l’eau non potable (c’est bien la première fois). Le soir se déroule suivant un rite bien installé, avec le montage des tentes en quelques minutes, le feu pour le repas puis la visite du point d’eau éclairé où, paraît-il, il ne se passe pas grand-chose. Eh bien effectivement, il ne se passe pas grand-chose. Des milliers d’oiseaux avaient organisé un concert dans la végétation luxuriante de la place. C’est reposant pour les yeux, moins pour les oreilles !

A la question initiale : serons-nous capable de voir de tout sans guide ? La réponse fut oui, mais heureusement qu’il y avait les points d’eau le soir sans quoi nous n’aurions pas vu beaucoup d’éléphants, pas de hyènes ni de rhinos. Le safari, c’est un peu une loterie dont les chances sont augmentées s’il y a un réseau déployé sur le terrain pour signaler les trophées. Au moins, comme cela, pour nous ce ne fut pas du tout cuit et c’est ce qui rend la chasse plus belle (avec des moments d’égarement quand même). En cas de désespoir, il reste de toute façon la solution qui consiste à suivre les véhicules d’un tour.
Le dernier jour, nous empruntons la route vers le nord en direction de la porte d’Andoni. Au dernier point d’eau dans le parc, les herbivores locaux se sont quand même déplacés en nombre pour nous saluer, mine de rien. C’est quand même sympathique toutes ces bêtes à cornes, joueuses, qui se laissent approcher d’assez près et qui font de gros efforts pour être photogéniques.
Bye Etosha, qui reste pour nous une perle Namibienne à ne pas rater.



En route pour la bande de Caprivi
La route pour Grootfontein, goudronnée, n’a pas d’intérêt particulier. La zone est vallonnée et la végétation est maintenant bien présente partout. Nous faisons une halte à Tsumeb, ville minière riche et très européenne avec ses palmiers et ses pelouses, pour remplir notre porte-monnaie (distributeur de billets) et faire un brin de shopping. Depuis le départ de Windhoek, il faut avouer qu’il n’est pas facile d’acheter des objets d’artisanat ou même de simples cartes postales. A Tsumeb, nous trouvons un atelier d’art et nous craquons pour des bijoux en coquille d’autruche peinte suivant l’art bushman et quelques statuettes d’animaux en bois. Nous ferons l’impasse sur la plus grande météorite du monde pour nous diriger directement vers le Roy’s camp, camping-lodge confortable avec un bar et une partie resto. L’endroit est fort agréable sans qu’il y ait des tonnes de choses à faire si ce n’est parcourir un des sentiers de randonnée au départ du camping sans grand intérêt, hormis quelques écureuils et oiseaux.


Nous y rencontrons à nouveau Victor et Hanneke, nos Hollandais inséparables et nous entamons avec eux un France – Hollande au foot qui verra une fois de plus une victoire française (pourtant, nous ne sommes pas plus spécialistes que cela…). Au retour des douches nous avons le plaisir d’avoir un camping-car installé au pied de nos tentes alors qu’il y a de larges emplacements vides partout. Qu’ils sont taquins ces Anglais. Ceux-là avaient visiblement besoin de compagnie ou bien peur des bêtes sauvages. Une grande amitié aurait pu naître entre nous si nous avions su placer l’accent tonique comme il faut sur notre « Hello ». Du coup, ils ne nous ont jamais répondu ni adressé la parole. Nul n’est parfait… Après un dîner au lodge, nous finissons la soirée à goûter un petit vin d’Afrique du Sud près du feu en compagnie de nos amis hollandais qui rentraient le lendemain en Europe. Ils nous manqueront sur la suite du voyage… (je les salue au passage s’ils lisent ces lignes).
La nuit fraîche n’a pas émoussé notre appétit de découverte, nous repartons vers Rundu et le N’Kwazi Lodge. La route fut en deux parties très contrastées : au sud, dans les territoires des riches propriétaires terriens blancs, longue comme la veille et monotone. au nord, après le passage de la barrière sanitaire, colorée (nous entrons dans la partie noire) et très animée. De petits villages de type « Kirikou » (pour reprendre une expression de MLefevre) bordent le bitume. L’activité est intense. Nous sommes vraiment transportés dans un autre univers. Femmes et enfants essentiellement marchent et portent principalement de l’eau et du bois. En dehors des images d’Épinal que cela représente, voir tous ces gens faire des kilomètres avec des bidons de 10 ou 20 litres sur la tête ou à bout de bras ne laisse pas indifférent.
Sur le bord de la route ont trouve des fagots pour 2 N$, des statuettes en bois d’animaux, des poteries, etc. Chaque zone a sa spécialité : après un secteur d’éléphants, nous trouvons un groupe de vendeurs de poteries en forme de pintades, puis des « maquettes » de voitures et d’hélicos en bois, etc.
Bien sûr, nous faisons des haltes qui soulageront notre porte-monnaie et rempliront le coffre. De façon générale, les objets en bois et les masques sont un peu « brut de pomme », mais le prix est aussi léger que la finition. Rundu est une ville très active, assez confuse, avec des rues en terre battue (alors que la route pour venir est en bitume). On y sent une certaine tension, notamment au supermarché (bien achalandé) lors de la sortie du caddie. On a déjà donné et nous restons très vigilants. Comme dans les autres villes, au niveau du tapis roulant des caisses, des personnes nous aident à remplir les sacs et à les porter jusqu’à la voiture contre un pourboire (entre 5 et 10N$ semble être la bonne mesure). Cela aide bien ! Rundu surplombe la rivière Okavango. Enfin de l’eau ! Derrière, c’est l’Angola. Nous ne traînons pas à Rundu et nous rejoignons le N’Kwazi Lodge, bel endroit très vert et ombragé, au bord d’un bras de rivière aux rives envahies de Papyrus. La partie lodge est construite en bois à base de gros bambous. Le tout respire l’exotisme à temps plein. Alors que d’habitude ce sont des Blancs qui tiennent l’accueil dans les lodges (et souvent des Européens), ici, un groupe de 3 jeunes Namibiens plein d’humour et de bonne humeur gèrent l’ensemble. Comme la veille, il n’est pas très facile de s’éloigner du camping pour des balades. Nous mangeons le soir au restau du lodge, autour d’un grand brasier qui fait oublier le froid qui nous mord dès que le soleil est couché. Bonne table dans une ambiance chaleureuse, suivie de danses locales au son du Tam Tam autour du feu.

La bande de Caprivi et l’Okavango
Shakawé : le camping aux crocos Les kilomètres défilent et se ressemblent sur le bitume de la route principale de la bande de Caprivi. Les villages succèdent aux villages au milieu des arbres. Troupeaux, porteurs d’eau et de multiples objets défilent sous nos yeux d’un pas lent et régulier sur cette artère vitale. Nous croisons peu de véhicules et de vélos.
Après plus de 200 km nous entrons dans le parking verdoyant des Popa Falls.
L’eau et la chaleur font bon ménage et le parc est un sanctuaire de plantes gigantesques. Côté « Falls », disons que ce doit être la perception d’un lilliputien car, bien que le cours d’eau soit puissant, la dénivellation reste assez modeste. Certainement à ne pas manquer lors des pluies. Les enfants en profitent pour se baigner sur la petite « plage » du coin. Si on passe devant, l’arrêt vaut le coup, mais cela vaut-il le détour (coût 70 N$) ?
Nous rejoignons ensuite la frontière pour rentrer au Botswana en direction du Shakawé Lodge sur les berges de l’Okavango. Rien que les noms font rêver ! Paperasses habituelles et petites taxes entre amis sont de rigueur (80 N$ pour la voiture à l’entrée au Botswana – à ne régler qu’à la première entrée au Botswana).
Si le paysage reste le même, en revanche la ville de Shakawé semble plus riche que ce que nous avons quitté dans la bande de Caprivi. Il y a davantage de voitures et les constructions sont franchement plus cossues. Paradoxe quand même, nous retirons des Pulas au distributeur de la Brinks, dans une sorte de baraquement précaire au milieu d’une zone en terre battue. Comme en Namibie, la Visa fonctionne et pas la Mastercard (elle fonctionne dans certains cas quand même mais ce n’est pas une valeur sûre).
Le lodge est assez difficile d’accès mais oh combien paradisiaque, situé au milieu d’arbres d’une taille respectable juste à côté de l’Okavango. Alors que nous nous installions sur un superbe emplacement au milieu des grands arbres, un petit panneau finit par attirer notre attention. « Maman, qu’est ce que cela veut dire – Be careful here with Crocodiles ? - Ça veut dire que le mieux est de décamper mon enfant ! »
Le suivant fut de tout repos à quelques mètres d’une vue dégagée sur l’eau en contrebas. Nous saurons plus tard qu’à l’endroit précédent une femme fut dévorée quelques années auparavant par un croco – les erreurs se payent cash ! En deuxième partie d’après-midi, nous partons en barque motorisée avec le guide du camping, une ravissante femme aux allures d’aventurière type « Out of Africa ». Elle connaît visiblement le coin comme sa poche et sait nous dénicher dans ce fatras de papyrus qui recouvrent les berges, des oiseaux, crocos et autres bestiaux. Normal pour l’Okavango.


Martin pêcheur malachite
Guêpiers à front blancDes sauriens de toute taille se font bronzer au soleil la bouche ouverte. On les croit dormeurs et d’un coup ils réagissent au quart de tour. On ne goûtera donc pas les joies de la baignade, même si l’eau est plutôt claire et pas trop froide. Un aigle pêcheur tentera également de nous épater par un plongeon sur un poisson. Le moment est très agréable au milieu de l’eau entourée d’une végétation luxuriante. D’après notre guide, la saison n’est pas la plus propice pour voir les oiseaux car le niveau de l’eau est bas et les hippos ne sont pas là !

Soirée poulet au feu de bois sous la lune, au chant des milliers de grenouilles qui peuplent discrètement les berges et qui fêtent le retour de la fraîcheur. La nuit fut d’ailleurs glaciale !
La réserve de Mahango : petite mais costaud
Le réveil au son du pépiement de l’eau et des oiseaux est du plus bel effet. Ils sont bien faits ces campings. En avant pour la réserve de Mahango, de retour en Namibie. C’est une petite réserve, mais vraiment elle vaut le coup. Dès l’entrée, quelques hypotragues noirs nous accueillent.

Nous prenons la première piste que nous trouvons et nous nous enfonçons, tel Daktari, dans la savane. La piste est bordée d’acacias agrippeurs et de grands arbres. Heureusement que nous n’avons pas rencontré de voiture car le croisement paraissait impossible. En fait, ce fut pire ! Les seuls animaux qui se dévouèrent pour se montrer ce matin-là furent une famille d’autruches. Un père tout de noir vêtu et une mère au corsage gris promenait d’un pas lancinant leur portée de 12 petits. Que c’est attendrissant.

Bon maintenant on y va. Comme chacun sait, les autruches ne manquent ni de muscles ni de plumes, mais de cervelle. M’enfin, mais qui a bien pu concevoir des animaux idiots comme ceux-là ?! Il est vrai que le cahier des charges est compliqué à la base : avec un cerveau plus lourd, le tout aurait certainement basculé vers l’avant. Toujours est-il que plus nous avançons pour pouvoir passer, plus la famille avance tout en restant strictement sur la piste. Tant est si bien qu’au bout d’un moment les oisillons s’épuisent et certains tombent. Les parents ne savent plus quoi faire : avancer ou reculer. Mais ils resteront obstinément sur le passage. Deux solutions s’offraient à nous. Faire du steak d’autruche (délicieux d’ailleurs) ou faire demi-tour en parvenant à trouver une largeur suffisante sur la piste. Après une longue marche arrière (en passant au-dessus d’un petit tombé que nous n’avions pas vu), un retournement périlleux et un retour de plus d’ 1 heure, nous rejoignons la piste principale. Mais si, on les aime quand même ces *$&# d’autruches …

Cette fois nous prenons un plan et visitons le reste de la réserve qui vaut le détour : éléphants prenant leur bain baobabs entourés de termitières sable profond à gogo. Tout ce qu’il faut pour ne pas s’ennuyer. Pour terminer, nous prenons une piste enchanteresse où nous sommes à nouveau bloqués par les gardes d’un groupe d’éléphants à un point d’eau. Ils nous feront comprendre que pour continuer il faudrait leur passer sur le corps. Il paraît que c’est moins tendre que l’autruche le steak d’éléphant, et puis, de toute façon, faut qu’on y aille !

Une spéciale du Camel Trophy aurait très bien pu passer par la piste du N’GépiCamp, notre camping pour la nuit. Il est accueillant une fois dedans, mais pour y arriver, il faut passer des ornières profondes, des grandes zones de sable mollasson et un pont de bois chancelant. Très verdoyant, il est confortable avec ses petits emplacements de pelouse.

Le camp Kwando
Après une bonne douche froide vivifiante, les 230 kilomètres pour atteindre le Kwando Lodge furent assez monotones. Du bitume en trace directe, des villages de huttes rondes au milieu des arbres. La piste pour atteindre le camping est cassante et assez pénible, une fois n’est pas coutume. La population dans cette zone semble moins amicale que ce que nous avons connu avant, avec parfois des gestes un peu hostiles d’enfants, sans vraiment être inquiétants.

Le Kwando Lodge est un très bel endroit près d’un bras de rivière toujours bordé de papyrus. La sérénité se dégage du lieu et le farniente à la terrasse qui surplombe la rivière est un réel plaisir. Grisemote nous a concocté un programme pour l’après-midi, dont elle a le secret : visite d’un village traditionnel.

Entouré d’une palissade de bois pour se protéger des bestioles de tous types et de tous poils, notamment des éléphants, le petit village « témoin » est formé de divers ateliers pour montrer aux touristes quelques caractéristiques d’un « vrai » village local. Très familial tout cela. Notre guide se met au tam tam, son frère s’occupe du soufflet pour travailler le bois puis devient sorcier, sa sœur, sa fille sa belle-sœur dansent et s’occupent successivement des différents ateliers... le tout se termine par l’incontournable visite des étals de leurs production « fait main ». C’est très convenu et ressemble à un sympathique piège à touristes, mais nous nous y retrouvons quand même car le tout est plutôt agréable, sans être transcendantal. Nous ramenons quelques objets d’artisanat dont un hippocola, sorte d’appeau qui permet d’imiter le « chant de l’Hippo », pour l’attirer et plus si affinité.

Grisemote, accompagnée de Remona (une secrétaire du lodge avec laquelle elle avait communiqué par internet et qui s’occupe d’œuvres sociales), nous abandonne pour porter dans une école le reste des fournitures scolaires embarquées au travers du projet de son école. Là-bas, ce n’est pas du luxe. Remona lui expliquera que la région est très pauvre, la concentration d’habitants est la plus importante du pays (tous les villages se sont regroupés le long des rivières), le taux de chômage y est fort élevé et l’Etat aide les habitants du coin avec des subventions pour éviter au maximum les problèmes…
Les enfants puisent de l'eau devant l'école 
Soirée échecs près de l’eau et Night Soccer avec les enfants avant notre habituelle flambée du soir. C’est notre dernier jour dans la bande de Caprivi et le lendemain nous quitterons la Namibie pour ne la retrouver qu’à la fin du parcours pour reprendre l’avion. La rivière Chobé: bouillon de culture animalier
Pendant que les marmottes habituelles dorment (dont je fais partie) dans le nid douillet des tentes, dès les premières lueurs de l’aube les plus courageux bravent le froid pour admirer les brumes matinales qui flottent juste au-dessus de l’eau et enveloppent les papyrus. Il faut admettre que sur photo, ensuite, ce n’est pas le même frisson. L’emplacement est vraiment de toute beauté.

En route, pour le Kubulodge, près de Kasane, au Botswana. Le passage frontière est toujours un moment de tension où même si tout est en règle, on reste sur nos gardes et on se demande à quelle nouvelle taxe nous allons être mangés. Les enfants ont instruction de ne rien dire. On ne sait jamais… Mais rien, nous devons juste faire passer la voiture dans une large flaque d’eau assaisonnée d’un produit bactéricide et poser nos semelles de chaussure sur un tapis imbibé du même produit. Le poste frontière est entouré de baobabs et surplombe la rivière Chobé verdoyante et grouillante de vie. Cela promet !



Kasane est une belle ville, riche, remplie de lodges de luxe pour touristes friqués. Nous confirmons notre réservation dans l’un d’eux pour la « Chobé cruise » : visite en bateaux de la rivière. Petite curiosité locale qui ne semblait étonner personne là-bas : en pleine route, près de l’entrée de la ville, nous croisons un groupe d’éléphants traversant clopin-clopant, stoppant la circulation pour quelques minutes. La routine quoi.

Sur le parking du supermarchéA l’embarquement, deux types de bateaux attendaient sagement la foule sans cesse grandissante des explorateurs de tous horizons venus pour le grand frisson du Chobé : de frêles esquifs motorisés au ras de l’eau et un gros bateau super-lourd au pont assez large pour installer des chaises et un bar afin de redonner du courage à ceux dont le moral serait chancelant. Chapeaux, chemises de safari et autres shorts multi-poches ou pantalons taillés pour les épreuves africaines par de grands couturiers sont de mise. Pas de doute, nous ne sommes plus en Namibie, mais dans de luxueux lodges du Botswana. Petit couac : avec nos billets, on nous indique que pour nous c’est sur le « paquebot » que se fera le voyage. Grisemote fait grise mine, très déçue de ne pas être au niveau de l’eau. Comme prévu, c’est au pas que cette grosse coque avance, mais finalement, cela n’a pas grande importance car la vie est partout et la vitesse ne change pas grand-chose à l’affaire. En revanche, la hauteur du pont et la taille du bateau permettent de s’approcher très près de la faune (même des plus coriaces) et de se déplacer pour être aux premières loges sur le bon bord :
éléphants à tribord prenant leur bain,
crocos de plusieurs mètres à bâbord la mâchoire coincée ouverte – pauvres vieux


- hippos calins et placides en pleine sieste les uns sur les autres,


buffles, nos premiers, paisiblement en train de tailler l’herbe grasse.


Bref, dans ce jardin d’Eden tout serait presque parfait si les hippos n’étaient pas du genre farceur. Dès qu’un bateau approche suffisamment près, ils bondissent avec célérité pour s’abattre dessus et tenter de le faire couler.


Ils sont certainement en contrat avec les crocos qui finalement ne dorment que d’un œil. La loi de la rivière vaut bien celle de la jungle ! Finalement, notre gros tank n’est pas si mal, car là, avec une coquille de noix c’est franchement dangereux ! A noter que lors de cette balade, nous repassons en Namibie et au ras des moustaches de l’Angola. La rivière est à la croisée de ces trois pays.

Alors que le soleil nous offre un départ en flamme, la pleine lune illumine le ciel au moment où nous mettons pied à terre.

Ce fut un grand moment de photographie et d’observation de toute cette vie, quasi impossible autrement que vue de l’eau. A ne rater sous aucun prétexte ! Nous rejoignons le Kubulodge à 16 km de Kasane, célèbre dans nos esprits pour ses emplacements de camping minimaux et globalement moches, mais entourés de grands eucalyptus nourris par la rivière pas loin. Gare, aux moustiques !

Comme l’Angola est à quelques coups de rame, le camping est sous bonne garde avec un groupe d’hommes chargés de veiller à la sécurité des campeurs.
Les Chutes Victoria : un bijou au clair de lune
En route pour les « Falls », site mythique et que nous attendons avec une certaine impatience. Nous avons choisi de ne pas les voir au Zimbabwe, ce pays naguère riche et maintenant ruiné par les soins de son brillant dictateur. Sur la carte, c’est simple, nous devons entrer en Zambie puis arriver à la ville de Livingstone près de laquelle se trouvent les fameuses chutes. A midi, nous mangerons nos sandwichs au milieu de ce grand brumisateur naturel prévoyons-nous. Go ! La frontière Botswanaise est une formalité. Juste derrière, surprise : nous arrivons sur des files de camions qui attendent dans tous les sens. Mais attendre quoi ? Un homme nous fait signe avec assurance de doubler la file, ce que nous exécutons avec plaisir. En tête de peloton, un vieux bac chargé de 2 ou 3 camions et quelques voitures n’attend plus qu’un véhicule pour partir : le nôtre. Nous embarquons immédiatement, sans bien comprendre ce qui nous arrive et sans savoir si nous sommes vraiment sur le bon chemin ! Des jeunes nous prennent en main lors de la traversée pour nous aider, disent-ils, à passer la frontière : m’enfin, c’est si compliqué que cela ? Prudence ! Ce n’est certainement parce que nous avons de bonnes têtes qu’ils veulent nous aider, d’ailleurs certains d’entre nous n’étaient pas coiffés !

Le passage d’une rive à l’autre du Zambèze ne prend que quelques minutes et nous débarquons dans un espace bondé de voitures et de camions enchevêtrés en phase d’attente du passage de la frontière zambienne. Dans quelle galère sommes-nous tombés. Nos jeunes nous expliquent qu’il faut nous présenter à un grand baraquement pour les formalités. Nous pensons déceler qu’ils cherchent à convertir des kwachas, la monnaie locale, en dollars. Restons zen, qui vivra verra. Le premier atelier du poste-frontière est une mise en jambe. Nous réglons les visas : 25 US $, par adulte uniquement. Le gouvernement zambien a tellement confiance en sa monnaie qu’il ne la prend pas en référence. Ça promet ! On nous indique qu’il faut continuer la file d’attente pour une taxe sur la voiture : la taxe carbone. Si, si. La Zambie est très respectueuse de l’environnement visiblement. Bon, admettons. Après trois quarts d’heure nous arrivons enfin au guichet (passage de 4 à 5 personnes devant nous). C’est vrai que ça a l’air compliqué comme formalité. Là, un douanier très propre sur lui est en train de téléphoner à sa femme ou une copine. Son air jovial et son regard « ailleurs » nous réjouissent le cœur. Pendant ce temps-là, tout le monde attend sagement. Il nous tend, après un bon quart d’heure au guichet, un formulaire, dans un excès de conscience professionnelle. 3 minutes suffisent à le remplir et 10 minutes pour le rendre à ce charmant douanier qui nous lance sèchement : 150 000 kwachas. Bigre, mais cela fait combien en $ ? En interrogeant nos voisins, nous comprenons que le tout fait globalement 40 $. On devient vite millionnaire en Zambie. Bien sûr, nous ne les avons pas. Nous n’avons que des dollars, monnaie que, bien sûr, ils n’acceptent pas. Grrrr ! C’est là qu’interviennent nos jeunes qui nous changent l’argent !!! Pour payer, il faut se présenter à un autre guichet. Restons calme. Muni de mes 150 000 kwachas, il faudra une bonne heure pour régler ma note (heureusement les files d’attente sont animées). Le caissier est d’une lenteur hypnotique. A se demander s’il ne va pas s’endormir entre deux pas. Il me tend un papier qu’il faut remettre à mon douanier au téléphone comme preuve du paiement, ce qui prendra encore une bonne demi-heure. 3 heures, c’est pas mal pour un tampon. Cette fois ci, c’est parti ! De retour à la voiture, nos jeunes nous indiquent que l’atelier numéro 3 est maintenant ouvert : l’assurance obligatoire au tiers. Quoi ? C’est quoi cette nouvelle plaisanterie ? 250 000 kwachas !!. Renseignements pris, l’assurance est bien obligatoire, mais 250 000 kwachas c’est pour 3 mois. Vu que nous ne restons que 2 jours et que le minimum est d’un mois, nous réglons 150 000 kwachas. Aller, les meilleures choses ont une fin… C’est à l’atelier 4 je crois que je me suis énervé. Lorsque nos jeunes nous en tendu la note pour le bac : 20 $. Epuisés, nous avons payé et enfin passé le garde de sortie de ce racket institutionnel cauchemardesque.
Livingstone est une ville touristique assez agréable, du moins pour le peu que l’on en a vu. Les faubourgs sont aménagés avec de grands et beaux hôtels afin d’exploiter au mieux la richesse du coin : les chutes. En franchissant le portail du site, juste à côté de la frontière du Zimbabwe, on commence à entrevoir l’ampleur de la situation. Un grondement sourd s’élève et guide nos pas. La moiteur de l’air témoigne de la violence de ce qui va suivre. Plusieurs chemins sont proposés pour voir les chutes sous différents angles : vue d’ensemble et d’assez loin, vue proche de la falaise et un chemin qui descend dans une forêt dense pour se rapprocher de l’eau (où nous n’irons pas jusqu’au bout). Après une vue saisissante de la partie zambienne, qui ne représente a priori qu’un quart des chutes et déjà cela impressionne fortement, nous sommes impatients et joyeux de les voir de près.

S’approchant des barrières, le fracas de l’eau est infernal et génère des embruns qui remontent du gouffre dans une proportion telle que nous sommes tout simplement sous la pluie et enveloppés dans une sorte de brouillard au gré du vent. Quel spectacle ! Ça décoiffe vraiment. On ne se lasse pas de voir ces milliards de gouttes d’eau se précipiter chaque seconde avec fureur dans cette grosse marmite froide. Un après-midi n’est donc pas de trop pour savourer ce joyau naturel. Inutile de dire que sans imperméable c’est la douche froide (on avait oublié les K-ways !).

Cela dit, la chaleur environnante permet de sécher rapidement. Le passage sous les arbres donne également un moyen de progresser à quelques dizaines de mètres le long de la falaise presque au sec.



A la sortie du site, un petit coup d’œil aux étals au sol des nombreux vendeurs d’artisanat se traduira très vite par une immersion des troupes, pataugeant entre français et anglais, pour marchander ce que nulle part ailleurs nous n’avions trouvé : de belles sculptures d’animaux en bois ou en métal, de masques, tam tam, bijoux et autres bibelots… Un de nos petits marchands connaissait bien la ville de Lyon et notamment tous les joueurs de l’équipe de foot, même les remplaçants (C’est aussi là que l’on se rend compte que spontanément la France, c’est Zidane !). Trois nuits par mois, les Falls sont ouvertes pour la pleine lune. Bingo ! Nous avons tiré le gros lot. Pourquoi me direz-vous revenir de nuit pour voir la même chose que de jour mais dans le noir ? Eh bien tout simplement parce que la pleine lune éclaire de sa lumière si spéciale le site et qu’aux premières heures de lever de lune, on peut y admirer un arc-en-ciel lunaire. Le spectacle de nuit est donc tout aussi splendide et surprenant que de jour, la chaleur en moins. A ne pas rater si l’on a cette chance.


Si c’était à refaire ? Même avec la galère de la douane et son allègement du porte-monnaie, nous le referions (enfin, c’est mon avis et il n’est pas partagé par tous !).
Chobé : la caverne d’Ali Baba de la faune africaine
Grasse mat jusqu’à 7 heures. Après les quelques achats d’art local complémentaires de la veille (il faut dire que tout est très attractif ici) nous repartons vers le poste-frontière botswanais. Dans ce sens, à part le bac, il n’y a plus rien à payer, donc c’est beaucoup plus simple. A noter une conception fantaisiste des additions au guichet du bac qui demande soit 150 000 kwachas (= 40 $) soit 20 $. Il suffit de changer de l’argent au bureau de change pour résoudre le problème. Bien tenté ! Tout semblait trop simple et cette fois, c’est un douanier botswanais qui fait du zèle. Il nous demande de poser TOUTES nos chaussures sur le tapis magique bactéricide. Pour des raisons sanitaires, tout cela peut se comprendre, sauf que pendant que nous nous exécutions, voitures et cars passaient la frontière tranquillement.

Comme il tenait de futurs coupables, il nous demande d’inspecter notre coffre à la recherche de viande dont l’import est interdit : bonne pioche, le réfrigérateur en contenait (achetée au Botswana). Comble de malchance, le djembé de Lucas durement marchandé aux Falls était visible et notre fonctionnaire trouve enfin là une bonne cible pour justifier sa périlleuse intervention : la sentence tombe comme un couperet. Il demande à un de ses assistants d’arracher puis de brûler la peau sur-le-champ. L’exécution eut lieu sous les yeux mouillés de notre explorateur en herbe. Dur dur. Du coup, il nous a laissé la viande qui aurait dû subir le même châtiment. Trop aimable.
Les dents serrées devant le « bon droit » de ce …, ce brave et sympathique douanier, nous retournons à Kasane nous ravitailler avant le grand saut dans le fameux parc de Chobé. Un petit crochet de 40 km de détour pour une bifurcation ratée par-ci, un plein d’essence pour lequel il a fallu faire plusieurs stations par manque d’approvisionnement par–là, quelques courses essentielles pour survivre pendant 3 à 4 jours (à l’intérieur de la réserve il n’existe aucune possibilité d’acheter quoi que ce soit) et nous arrivons devant les portes du paradis … à 16h00 alors que c’était prévu à midi.
Bien sur, nous payons l’entrée du parc, fort chère, pour la journée complète (le demi-tarif n’existe pas). Nous en profitons pour essayer de nous faire rembourser le camping (réservation obligatoire des mois au préalable si l’on veut passer la nuit à l’intérieur du parc), prélevé 2 fois par les gérants, ceux-ci ayant été totalement injoignables de l’extérieur ni par mail, ni par fax, ni par courrier, ni par signaux de fumée. Evidemment, ils n’ont aucune trace du dossier. Il faut pour cela envoyer un courrier ou un mail !
Bref, ambiance de fête ! Après donc cette partie administrative et logistique obscure, nous entrons dans un des temples du safari africain : la piste de sable souvent assez profond, au milieu des arbres, est un régal plus on approche de la rivière Chobé (celle-là même que nous avions parcouru en bateau 2 jours auparavant) plus la faune est dense. Pas de filet ici pour les imprudents : la zone regorge de crocos, hippos, éléphants, panthères, lions et tout ce qu’il faut ensuite pour finir le festin : chacals, vautours et autres prédateurs aux dents pas toujours plus courtes et à l’appétit tout aussi féroce. Cela dit, pour ne pas être goûtés par les uns et les autres, il suffit de rester sagement assis dans son véhicule et de ne pas agacer les seigneurs éléphants.



Pour ce qui est des animaux rares, plus sûr qu’un appeau, il suffit de repérer un troupeau de 4 x 4. C’est ainsi que nous avons pu admirer notre première panthère, sur un arbre perchée, tenant dans sa gueule une gazelle.


L’arrivée presque de nuit au camping fut saluée par tous par un soupir de soulagement. Passer la nuit au milieu de tout ce petit monde est forcément une expérience enrichissante mais non sans risque.
Camping de Ihaha Il est bien connu que les campings protègent la zone habitée. Tous ? Non, un camping, celui-ci, résiste visiblement encore et toujours à tout aménagement (sauf un bâtiment loin de tout avec des douches). Ici, point d’accueil, les gardiens ne sont pas fous, ni de barrière. On cherche seul son emplacement et on se débrouille. Notre emplacement justement était situé face à la rivière, près des arbres, donc très exactement au milieu de la joyeuse bande d’estomacs creux qui animent la région. Plus de 100 mètres pour prendre nos aises, cela devrait suffire. Notre arrivée fut saluée par les cris stridents d’une tribu hostile d’une bonne trentaine de babouins qui n’avaient visiblement pas été informés que la place était louée.

Pour parlementer, nous avions envisagé de donner une offrande : le plus petit d’entre nous. Mais finalement, c’est un bon chercheur de bois et nous l’avons reconduit dans ses fonctions. Armés de gros gourdins de bois, nous avons fait valoir notre droit d’expropriation pour la nuit. Tels des Cromagnons, pendant que les uns préparaient le dîner et les tentes, les autres gardaient le camp. Heureusement, avec la tombée de la nuit, les babouins ne s’attardent pas et rentrent au milieu des arbres (au-dessus de nos têtes) : craindraient-ils d’autres animaux nocturnes ? Rechercher du bois pour le feu sans s’éloigner fut une épreuve et notre flambée ce soir-là eut une saveur toute particulière : en plus de nous réchauffer et de cuire le repas, elle était censée nous protéger de ceux qui n’avaient pas reçu d’invitation. Nuit noire, profonde, balayée par un vent chaud, animée par des cris exotiques puis éclairée par une belle lune ronde et rousse… Que demander de plus ?

Le retour aux sources procure un plaisir immense, tant que tout se passe bien, ce qui fut le cas !
Chobé, Savuti : que le monde est petit !
Au petit matin, dans la lueur blafarde du soleil levant, nous émergeons de nos abris haut perchés.

Le travail consciencieux d’un phacochère a déjà commencé pour rechercher de quoi satisfaire son appétit. Visite des poubelles déjà mises à sac par les babouins (pourtant là encore protégées), puis visite de notre campement. A quelques centimètres de nous, celui-ci ne semble pas particulièrement gêné par notre présence. En tout cas, c’est un très efficace répulsif contre les babouins.


Nous levons l’ancre pour parcourir les bords de la rivière et déguster un festin de faune en tout genre. On trouve de tout et en quantité.

Un aigle martial trône à côté des vautours.


Croisant une rare voiture, comme la nôtre, une pensée nous traverse l’esprit : Vinnylove, l’aventurier du forum, ne devait-il pas passer dans le coin à peu près à cette même date ? Vu la combinatoire des routes possibles dans la réserve, la chance de le rencontrer est proche de zéro. Nous nous arrêtons quand même, ouvrons la fenêtre et Grisemote essaie sans trop y croire un : Seriez-vous Vinnylove ? Oui, mais qui êtes-vous ? Incroyable ! Nous sortons de nos véhicules pour discuter chaleureusement et là, autre coïncidence, lui et moi portons exactement le même tee-shirt en provenance de Yellowstone. Etonnant n’est-il pas ? Après des échanges tous azimuts de nos aventures, nous repartons vers Savuti, le repère des lions, que Vinnylove et sa compagne n’ont pas vraiment vus en abondance. Les pauvres, pô de chance !

La piste de sable est un délice piégeux dans les premiers secteurs puis, à mesure que nous nous éloignons de la rivière, elle redevient plus tranquille.

« Ah, un détail : évitez le petit raccourci de 16 km vers Savuti, c’est un enfer », avait lancé Vinnylove en partant. « Un homme prévenu en vaut deux », dit le proverbe. Mais rien n’est mentionné pour les femmes. Grisemote en profite pour insister sur la nécessité d’arriver vite au camping. Et puis, 16 km un peu turbulents, franchement, il n’y a pas mort d’homme. Colossale erreur. 16 km de bosses de sable défoncées, cela prend au moins 1 h 30.

Explications : prenez un bel enchaînement de bosses de 16 km d’une fréquence courte (moins longues que la voiture). Mettez-y un 4 x 4 équipé d’une Grisemote déterminée. Roulez à plus de 10 km/h. Résultat : La voiture fait des bonds désordonnés en tangage et en roulis que l’on retrouve … sur un bateau en pleine tempête. L’équipage est balloté jusqu’au plafond, et tout le contenu de la glacière (œufs, yaourt, crème, beurre, etc.) finit par faire une pâte bien homogène. Heureusement, personne n’a eu le mal de mer !

Jetons un voile pudique sur cette scène d’une rare violence pour nous attacher à l’arrivée au camping de Savuti. Bigre, les sanitaires sont protégés par une muraille de 3 à 4 mètres de haut. C’est curieux quand même.

Prenant possession de notre emplacement, notre organisatrice descend fièrement de la voiture pour fouler le sable mou. Un éléphant gigantesque arrive droit sur nous, d’un pas tranquille mais décidé. « Pourvu qu’il nous ait vus », pensèrent ceux qui étaient dans la voiture et sur la trajectoire. « Pourvu qu’il ne m’ait pas vue », pensa celle qui n’y était pas, cachée derrière la carrosserie, un peu pâle. En fait, ce n’était juste qu’une visite de courtoisie entre voisins. Passant sa trompe par le haut de la fenêtre laissée malencontreusement ouverte, la montagne de muscles nous huma avant de continuer son chemin. Sympa, non ?

Savuti : Lion y es-tu ? Où manges-tu ?

Pour nous, Savuti fut une réserve fort agréable pour ses passages de sable techniques, ses éléphants en nombre aux rares points d’eau, ses quelques antilopes et ses paysages d’acacias et d’herbes hautes jaunies par le soleil.
A chaque point d'eau les éléphants ont leurs sentinelles!
Côté lion, ce fut minimaliste. Pas vu même une oreille. Nous finissons par apprendre qu’à cette saison ils sont en vacances à Morémi, là où se trouvent l’eau et les herbivores.


Extrait du carnet de route : « Matin : rien que du menu fretin, les enfants ont conduit le 4 x 4 (que le volant toujours) et passent leurs niveaux. Ils commencent à maîtriser, même dans le sable. Après-midi : le niveau 6 est atteint. Côté animaux, il y a des cornes. Gare au niveau d’essence, car il en faut jusqu’à Maun (1/2 plein). Veillée saucisses sur la braise. Grand feu sous les étoiles. Nous goûtons le plaisir d’être là, à nous réchauffer près des flammes. Les nuits africaines vont nous manquer. C’est notre dernier feu. »

Heureusement le camping emploie des G.O. pour animer les visiteurs.
Au début tout est calme, un calao virevolte gracieusement au-dessus de nous avant d’atterrir près de nos assiettes. « Oh, qu’il est mignon ! » Puis vient un deuxième tout aussi mignon. Au bout de 10 minutes, le vingtième commence à être beaucoup moins mignon et il faut entamer un repli stratégique et se fâcher.



Bien utilisés, ils restent pratiques pour la vaisselle. Mais franchement le résultat n’est pas net avec leurs longs becs. A déconseiller.
Comme la première nuit notre poubelle avait été visitée, la deuxième, nous prenons soin de mettre la caisse en métal remplie dessus par sécurité. En plein sommeil sa chute nous réveille. Un ratel (sorte de gros blaireau teigneux) était à l’œuvre. Pas trop sympa comme bestiole. Avec une peau en gilet pare-balles et des griffes acérées comme celles d’un ours, nous optons pour un partage de nos richesses.

Sans commentaire!!!Savuti – Maun : c’est facile, c’est tout droit
Dernière journée de piste. Il faut la savourer. Cinq heures sont prévues pour rejoindre Maun. Les deux premières heures sont fantastiques. Au milieu des mopanes aux couleurs d’automne, sur une piste de sable vallonnée, nous taillons la route avec un panache de poussière à nos trousses.
Puis la piste devient large et technique, jusqu’à un passage à gué (un bras de l’Okavango) au milieu de la forêt. Après un test de profondeur, il faut prendre une décision : soit passer avec plus d’un mètre d’eau, soit prendre un autre chemin qui semble aller vers la réserve Morémi, ce qui n’est pas du tout notre route.

Le dilemme ne fut pas long à trancher. Si la voiture cale ou si l’eau entre dans l’habitacle ou touche les systèmes électriques, nous restons sur place avec une ardoise conséquente. Comme la croisée d’une voiture pour glaner des renseignements est rare, nous continuons vers Morémi en espérant qu’il y ait une solution alternative et que nous ayons assez d’essence. Une piste dans la bonne direction, nous en trouvons une. Après une bonne dizaine de kilomètres à galérer dans le sable, griffés par les branches, à éviter pierres et trous, notre piste du diable débouche… sur une zone de pêche. C’est un cul-de-sac. Nous ne sommes pas fiers, car là, vraiment, nous sommes au bout du monde, avec la quasi-certitude que des semaines peuvent passer sans qu’il y ait âme qui vive. De plus, nous avons perdu du temps (plus d’une heure) et consommé de l’essence. Aïe. De retour sur la piste principale, nous sortons de la réserve Chobé et prenons la direction de Morémi. Notre carte sommaire nous indique que de là on peut retomber sur nos pattes. Du coup, pour ouvrir l’appétit, nous passons trop près d’une souche entre deux arbres et crevons le pneu arrière. Et de trois !
C’est toujours aussi beau, mais le cœur n’y est pas complètement.Ce qui devait arriver arriva, nous débouchons dans le secteur verdoyant de Morémi vers 14 heures (déjà au moins sept heures de route). L’Okavango offre tout ce qu’il faut pour que la station balnéaire animalière se développe. Juste devant nous un groupe d’une bonne cinquantaine d’éléphants traverse la piste, plaçant des gardes, les défenses pointées en direction de la voiture. Comme le défilé des gros, gras, grands et petits gabarits n’en finissait pas, ils ont dû sentir que nous étions un peu pressés pour arriver à destination avant la nuit. Profitant d’une accalmie dans le passage du groupe, les gardes nous ont laissés traverser sous haute surveillance. Ce n’est pas le moment de caler…

Finalement, ce détour non planifié nous permet de renouer une dernière fois avec le safari. Hors du parc, l’endroit est de toute beauté et surpeuplé d’éléphants, hippos, crocos et d’un tas de quadrupèdes pour les nourrir.



C’est pas tout ça, mais le réservoir d’essence se vide et on ne pourra pas dormir ici. Nous reprenons donc le cours de la route dans une direction hypothétique à partir d’une carte minimaliste et d’une boussole. Il faut être honnête, dans ce pays ils ne saoulent pas les visiteurs avec les panneaux. Ce qui donne le tournis quand même quand on voit que la moindre erreur de route coûte des kilomètres pour s’en apercevoir et donc des heures.
Heureusement nous croisons un local hilare qui nous donne la direction d’un geste approximatif. Sûr que ça va nous aider ! Comme nous lui faisons part de notre difficulté à suivre la route, il hausse les épaules et d’un large sourire s’exclame « This is Africa ! » qui est censé résumer la situation. Il a en effet l’art de la synthèse. Nous suivons donc la direction indiquée sur une piste qui semble importante. Mais voilà qu’elle se subdivise en deux, puis en trois, puis elle s’écarte sur 200 mètres de large dans du sable hyper-mou avec plusieurs sorties. L’enfer ! Nous faisons globalement de bons choix avec la boussole et finissons par arriver à la porte nord du parc de Morémi vers 16 heures. Nous engageons une discussion animée avec le gardien pour ne pas payer fort cher juste le transit par le parc à une heure déjà bien avancée (de toute façon le passage est obligé). Cela semble possible mais… Une piste forestière roulante aux couleurs chaudes et loin de toute animation animalière nous amène en trois bons quarts d’heure à la porte sud. Le gardien du temple est un fonctionnaire glacial, imperméable à tout argument sur nos négociations précédentes et de surcroît « gardé » par un homme en arme. Nous allégerons donc notre bourse d’environ 40 € (il nous a fait grâce des deux plus jeunes ) pour cette traversée lapidaire du parc. Une arnaque de plus au Botswana qui décidément s’en fait une spécialité et semble recruter ses fonctionnaires sur un modèle type d’antipathiques distants et bornés (au moins ceux que nous avons rencontrés !). De la piste sableuse et cassante, nous passons à des textures plus fermes et caillouteuses pour finir par notre bon vieux goudron retrouvé définitivement jusqu’à la fin du voyage. Dur, dur.

La nuit déjà bien entamée, nous finirons donc par arriver à Maun, fourbus après plus de douze heures de voiture. Mention spéciale quand même de nuit pour les ânes. Debout sur le frein pour éviter d’en percuter un au beau milieu de la route, le spécimen en question n’a pas bougé un cil. Ce comportement à risques est d’ailleurs assez usuel chez eux. Là, chapeau ou plutôt « bonnet », ces animaux ont vraiment des nerfs d’acier. Résultat : les pare-buffles ramassent du poil d’âne couramment (la partie complémentaire du poil est visible le long des routes le lendemain). Gare aux allergies. En revanche et c’est toujours bon à savoir, les bovins sont généralement d’une discipline qui force l’admiration. Ceux qui sont engagés hâtent le pas et les autres attendent sagement le passage des véhicules.
Le « Crocodile camp » nous servit un repas chaud bien apprécié, avant de tomber dans les bras de Morphée pour notre ultime nuit sous les tentes. Maun Windhoek : la boucle est bouclée
800 km nous séparent de Windhoek. Nous ne traînons pas devant nos fameux « Rusks » du matin (chouette, ce seront les derniers – petits pains durs jugés indispensables par notre nutritionniste improvisée), nous battons notre record de pliage des tentes (moins de quatre minutes chrono, qui dit mieux) et nous enfourchons notre multi-chevaux vapeur pour la dernière ligne droite. Ce n’est rien de le dire. Celui qui a dessiné les plans de la transkalaharienne n’avait à sa disposition qu’une règle pour faire un trait. Pour l’excuser, il faut bien dire qu’à gauche comme à droite de la route, c’est simple : acacias et buissons d’épineux (ce qui ne fait pas une grande différence) sur sol desséché. Sur au moins 700 km, c’est, comment dirais-je : lassant. Cela a laissé le temps à certains de faire des constats de nature à faire progresser la science : au Botswana, les bords de routes sont majoritairement équipés d’autruches alors que ce sont plutôt des phacochères en Namibie …

Heureusement la vitesse limite est de 120 km/h, ce qui nous permettra de rejoindre notre fameux Chaméléon Hotel du début à Windhoek en une bonne dizaine d’heures, encore de nuit.
Epilogue : Le voyage de retour fut une longue rêverie, en avion de nuit, repensant à tous ces moments forts du voyage, les positifs comme les caps qui furent difficiles à passer. Mais peut-on aller en Afrique sans qu’il n’arrive rien ? Là-bas c’est pas l’homme qui va à l’aventure, c’est l’aventure qui vient à l’homme. De retour en France, le syndrome africain a frappé une dernière fois. Sur les tapis roulants de Roissy, aucun de nos 9 bagages ne figurait, ce qui fit dire à notre taxi qui nous ramenait à une destination parisienne : « Vous voyagez léger pour une famille de 5 partie un mois en vadrouille. » L’histoire finira encore très bien avec une livraison à domicile différée. Il me fallut plusieurs semaines aux carrefours pour ne plus hésiter entre la voie de gauche et celle de droite, après 6000 km de conduite avec le volant à droite.
Si j’étais philosophe, je dirais que les années passent, les voyages et les expériences fortes restent. Ce furent des moments extraordinaires, que nous souhaitons à tous parce que là, nous étions au bout du monde, sans filet, sans hélico ni téléphone mobile, parce que chaque jour fut une aventure qui a tiré un peu sur la survie de l’espèce Plançon (et celle de notre compte en banque) et nous a ramenés à l’essentiel au travers de moments simples et pourtant si intenses. Un immense merci à ma tendre et passionnée Grisemote pour tout le travail préalable formidable et indispensable pour que « voyage » s’apparente à « plaisir » et sans laquelle nous n’aurions probablement pas découvert l’univers fascinant de l’Afrique australe.
Et n’oublions pas que le plus beau voyage, c’est celui que nous ferons demain … Gilles Plançon - 14 février 2008, 0 h 34

Itinéraire
1er jour : Arrivée en avion à Windhoek – nuit au Chaméléon 2ème jour : Sessriem par Spreetshoogte Pass (4 X 4) (278 km) (compter cinq heures !) 3ème jour : Sessriem dîner au Sossluveï lodge 4ème jour : Canyon de Sessriem (non fait !) départ pour Naukluft – Nuit au camping (139 km) 5ème jour : Olive Trail – Départ pour Walwis Bay Nuit au Lagoon lodge (312 km) 6ème jour : Balade dans les salines puis crapahutage sur la Dune 7 7ème jour : Cap cross (158 km) – route pour le Spitzkoppe (110 km) (randonnée) 8ème jour : Randonnée puis départ pour Ugab wilderness camp (125 km) (45 minutes ?) 9ème jour : Twyfelfontein – aba huab camp (peintures rupestres + organ pipes) (160 km?) 10ème jour : Sources chaudes de Warmquelle (260 km)– Nuit à Warmquelle 11ème jour : Route pour Purros – nuit à Purros (150 km) (attention quatre heures de route) 2612ème jour : Purros –Orupembé – Opuwo (à faire normalement en deux jours !) 13ème jour : Opuwo camping du Opuwo country lodge 14ème jour : Opuwo – cheetah farm cheetah farm camping 15ème jour : Cheetah farm camping (293 km) (une journée suffit à Cheetah Farm) 16ème jour : Etosha (Okaukuejo) (198 km) 17ème jour : Etosha (Halali) 18ème jour : Etosha (Namutoni) (129 km) 19ème jour : Matinée à Etosha - Roy’s camp (350-400 km ?) 20ème jour : Rundu n’kwazi lodge (200 km) 21ème jour : Popa Falls–bateau sur l’Okavongo Shakawe Fishing Camp (260 km ?) 22ème jour : Réserve de Mahango – nuit au N’Gépi Camp 23ème jour : nuit au camp Kwando (280 km ?) 24ème jour : Chobe Kubulodge – chobe cruise 25ème jour : Direction Chutes Victoria (livingstone en Zambie) Maramba River lodge –(80 km, mais attention passage de ferry !) 26ème jour : Kasane : plein d’essence, de courses et de bois ! Chobe – Ihaha 27 ème jour : Chobe – savuti 28 ème jour : Savuti 29 ème jour : Savuti - Maun 30 ème jour : Maun - Windhoek – nuit au chaméléon (800 km ?) 31 ème jour : départ avion
TOTAL : 6850 kilomètres
Manuel technique du voyageur Namibien ou Botswanais
Nos campings préférés :
Ce sont les plus sauvages ! 1- Purros 2- Ihaha (Chobé) 2- Ugab wilderness camp (ATTENTION, on me signale que un an après il n'est peut-être pas aussi bien qu'il le fut: mais de toutes façons à la base, c'est un camping sommaire, pleine nature!) 3- Warmquelle 4- Shakawé lodge au Botswana
En vrac, quelques petites choses: (en ce qui concerne un voyage en juillet – août) Sacs de couchage Nous avons emmené les nôtres : duvets -5°C + sous-duvets en soie ou polaire + couverture polaire (cependant inutile, le loueur en fournissait). Tout l’ensemble a été très utile car certaines nuits ont été vraiment très froides. A noter que l’on peut replier les tentes avec les duvets à l’intérieur, très pratique ! Matelas Ceux inclus dans les tentes de toit sont très confortables. Fringues La polaire me semble indispensable pour le soir et le matin. L’anorak ne fut pas superflu à certains moments. Il m’est arrivé aussi de mettre des gants le matin. Sinon pour la journée prévoir des shorts et tee–shirts.
A savoir : avec toute la poussière des pistes, nous devenons rapidement très sales, et en camping il n’est pas toujours facile de laver. Toutes les lessives ont été faites à la main, mais cela sèche rapidement. Hygiène Prévoir de la crème pour les lèvres et de la crème hydratante. La sécheresse de l’air peut devenir irritante. Voiture Voiture 4 x 4 off road Nissan Double cab chez Camping car Hire 4450 NAD (dont 3750 de rachat de franchise à la moitié, 300 pour conducteur supplémentaire + 300 pour les différents passages de frontières + 100 siège enfant + assurance pneus-pare-brise : 1650 NAD), 3452, 49 euros en tout.
Nous avons été très satisfaits de la voiture et du loueur ! Assurance pneus/pare-brise Après beaucoup d’hésitations, nous avons décidé de la prendre, nous n’avons pas regretté car à deux reprises les pneus éclatés se sont avérés irréparables (et un pneu de 4 x 4, c’est beaucoup plus cher que l’assurance ! Bon, tout le monde n’éclate pas ses pneus, ça c’est la loterie…) Pourboires celui qui met dans les sacs au supermarché : environ 5 NAD pour garder la voiture : 5 NAD de l’heure pourboires au restau : environ 10 % à la station service : entre 5 et 10 NAD Quelques chiffres Essence 622 € pour 6850 kilomètres (en 4 X 4) Prix du bois : entre 10 NAD et 20 NAD Timbres : 3, 7 NAD Passage frontière pour la Zambie : 147 € ! Entrée parcs Botswana : 160 € pour 3 jours Entrée Chutes Victoria : 26 € + 7 € le soir
En 2007 : 1 pula = environ 0, 123 € (monnaie du Botswana) 1 NAD (ou 1 RAND) = environ 0, 107 € (monnaie de Namibie) 1 kwacha = environ 0, 0002 € (monnaie de Zambie)
Pour retourner à la première partie: http://voyageforum.com/...en_famille_D1523077/
Hôtel Grand Palladium Palace à Punta Cana en "Royal Suite" English translation pending
Bonjour
Je pars pendant 3 semaines (a partir du 22 mars) à l'hotel Palladium Palace en Royal Suite à Punta Cana. Certains d'entre vous pourraient-ils me donner des renseignements sur cet hôtel ? merci d'avance.
Je pars pendant 3 semaines (a partir du 22 mars) à l'hotel Palladium Palace en Royal Suite à Punta Cana. Certains d'entre vous pourraient-ils me donner des renseignements sur cet hôtel ? merci d'avance.
Vistes pour Alicante, Murcie, Elche et Torrellano? (Espagne) English translation pending
Bonjour,
Nous allons très bientôt passer un long week-end à Alicante, Murcie, et Elche.
Que devons-nous absolument voir dans chacune de ces trois villes ? Nous avons déjà repéré le château et la plage d'Alicante, et les palmeraies d'Elche...
De manière plus anecdotique, quelqu'un connaît-il la ville de Torrellano ? (nous comptons y prendre le train à notre arrivée à l'aéroport)
Un grand grand merci à vous tous !
Nous allons très bientôt passer un long week-end à Alicante, Murcie, et Elche.
Que devons-nous absolument voir dans chacune de ces trois villes ? Nous avons déjà repéré le château et la plage d'Alicante, et les palmeraies d'Elche...
De manière plus anecdotique, quelqu'un connaît-il la ville de Torrellano ? (nous comptons y prendre le train à notre arrivée à l'aéroport)
Un grand grand merci à vous tous !
Itinéraire de deux semaines en Indonésie? English translation pending
Bonjour a tous,
Voila, voila...j'ai l'intention de partir en Indonesie la premiere quinzaine de mai 2008 mais je ne sais pas trop quelles iles visiter....je suis plutot nature et les grandes villes comme Jakarta ne m'interesses pas... et je pensais plutot aller sur Bali, Borneo, Sumatra et, et....
Pourriez vous svp me donner quelques conseils de villes/iles/activites en sachant que les grosses attractions touristiques sont pas pour moi, qu'un trek dans la jungle de Borneo serait le top ainsi qu'un vrai safari elephant (administre par des locaux tout en respectant les animaux et l'environement).
Je n'ai pas vraiment de limite de budget.
merci !!!
Nina
Camping Ras L'Bol à Olmeto en Corse English translation pending
Bonjour,
Je voudrai des avis sur le camping RAS L' BOL SE TROUVANT A OLMETO PLAGE. Si vous y êtes allés, j'aurais besoin de vos avis. Je veux louer un chalet pour 5 personnes (j'ai des ados de 17 ans et un enfant de 9 ans). Me le conseillez vous 🙂 🏴☠️
Merci de vos réponses
Je voudrai des avis sur le camping RAS L' BOL SE TROUVANT A OLMETO PLAGE. Si vous y êtes allés, j'aurais besoin de vos avis. Je veux louer un chalet pour 5 personnes (j'ai des ados de 17 ans et un enfant de 9 ans). Me le conseillez vous 🙂 🏴☠️
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Croisière sur le Costa Magica English translation pending
bonjour a toutes et a tous, je pars en croisiere(sur le magiqua) en avril, savone, tunis, les baleares, l espagne avec 10 adultes et 4enfants, toutes idees d excursions et de bon tuyaux seront les bienvenus.merci d avance
Retour de Thaïlande (merci) English translation pending
Bonjour à tous.
Je me suis enfin décidé à mettre un poste dans ce forum. Voilà bientôt un mois que je suis revenu de Thailande. Je tenais avant toute chose à remercier "Barbot" qui m'a bien conseillé à m'a envoyé à la bonne adresse.
Je suis parti en Thailande 17 jours de mi novembre à début décembre. De bangkok à Phuket, de Phi Phi à Lanta, j'ai découvert un autre monde, une autre culture. Les paysages sont si fantastiques et différents et les gens sont merveilleux.
J'ai beaucoup voyagé et de tout ce que j'ai vu, j'ai vraiment bloqué sur la Thailande. Depuis début décembre, je n'arrive pas à me déconnecter de ce pays merveilleux. C'est sans cesse dans la, aux moindre faits et gestes.
Biensûr ces quelques lignes ne suffiraient pas à expliquer mes sentiments et je sais qu'il y a tant de chose à voir en Thailande.
A tel point que je me suis mis dans la tête d'investir dans un condominium en leasehold.
Est ce que l'un d'entre vous a t'il fait cette expérience ? En est il ressorti gagnant ou a t'il eu des surprises ? Est ce que comme certains disent là bas, il est préférable d'acheter directement à un thailandais plutôt que de passer par une agence au niveau du prix ? Un appartement se loue t'il si facilement durant l'année comme l'ose supposer les agences ?
Merci pour vos conseils.
Merci à toi Barbot !
Je me suis enfin décidé à mettre un poste dans ce forum. Voilà bientôt un mois que je suis revenu de Thailande. Je tenais avant toute chose à remercier "Barbot" qui m'a bien conseillé à m'a envoyé à la bonne adresse.
Je suis parti en Thailande 17 jours de mi novembre à début décembre. De bangkok à Phuket, de Phi Phi à Lanta, j'ai découvert un autre monde, une autre culture. Les paysages sont si fantastiques et différents et les gens sont merveilleux.
J'ai beaucoup voyagé et de tout ce que j'ai vu, j'ai vraiment bloqué sur la Thailande. Depuis début décembre, je n'arrive pas à me déconnecter de ce pays merveilleux. C'est sans cesse dans la, aux moindre faits et gestes.
Biensûr ces quelques lignes ne suffiraient pas à expliquer mes sentiments et je sais qu'il y a tant de chose à voir en Thailande.
A tel point que je me suis mis dans la tête d'investir dans un condominium en leasehold.
Est ce que l'un d'entre vous a t'il fait cette expérience ? En est il ressorti gagnant ou a t'il eu des surprises ? Est ce que comme certains disent là bas, il est préférable d'acheter directement à un thailandais plutôt que de passer par une agence au niveau du prix ? Un appartement se loue t'il si facilement durant l'année comme l'ose supposer les agences ?
Merci pour vos conseils.
Merci à toi Barbot !
Musées et temples du Cambodge (Angkor Borei, Sambor Pre Kuk, Angkor, Preah Vihear, Banteay Chmar,..) English translation pending
Je reviens d'un voyage individuel de 3 semaines au Cambodge en décembre, orienté sur les temples lointains, les temples d'Angkor, l'art khmer, etc.
Quelques infos pratiques à jour, valables en saison sèche.
Les hotels d'abord (avec AC). A Phnom Penh, l'hôtel Renakse, avec ses chambres de style colonial, dans un grand parc, idéalement situé en face au palais royal, pour 40 $ la nuit petit dej inclus, reste le choix des connaisseurs. A Siem Reap, le Guesthouse Big Lyna (www.catgen.com/biglynavilla), au bord de la rivière, à mi-chemin à pied des 3 centres de la ville, dans une maison traditionnelle calme et confortable, une famille polie et efficace, reste une bonne adresse pour 15 $, non inclus le copieux petit dej americain 2, 5 $ (fut géré en son temps par Khniom du forum). En plus c'est le camp de base du tuktuk francophone Kosal que le forum plébiscite (kosarito@yahoo.com, 012 953 152), et de ses amis tuk anglophones tres sympas (comme partout 12 $ la journée vers les temples, sauf 20 $ pour Banteay Srei qui est plus loin) A Battambang, l'hôtel d'Angkor est bon marché, propre et idéalement situé au bord de la rivière, et à proximité des restaus. Le tuk In-Salone (012 977 227) qui est efficace, sympa, parle anglais, et connait bien la région, est omniprésent entre l'hôtel d'Angkor et l'hôtel de charme La Villa (laquelle est un peu chere et excentrée, mais un lieu exquis pour prendre une boisson parmi d'authentiques antiquités).
Les musées d'art khmer. L'incontournable et délicieux musée d'Art Khmer de Phnom Penh est toujours aussi bon marché (3 $) et mérite plusieurs visites. Le nouveau musée privé d'Art Khmer de Siem Reap vient d'ouvrir en novembre, avec un ticket à 8 $. Moderne, climatisé, il rassemble de belles pièces en partie issues de la Conservation d'Angkor. On peut lui reprocher la muséographie moderne de la galerie aux milles bouddhas, qui met en scène les statues sans pourvoir les regarder de près, mais c'est beau, et les autres galeries contiennent de nombreuses pièces majeures ou curieuses qui méritent le détour, et quelques bronzes. La Conservation d'Angkor elle-même est réputée interdite au public, mais en se présentant aux heures ouvrables, avec le sourire, et muni d'un billet de 5 $ par personnes, il est toujours possible de visiter une partie des réserves, véritable caverne d'Ali Baba. Le petit musée de Battambang… ferme le week-end, et je n'ai pas pu le visiter. Le petit musée d'Angkor Borei à Ta Kev (au sud de PP), qui contient peu de pièces mais intéressantes, va emménager dans ses nouveaux locaux. Ne pas oublier, à l'occasion d'un stop au retour, les magnifiques collections d'Art Khmer du musée de Bangkok en Thailande (sans compter les arts de Dvaravati, Srivijaya, etc…), et les collections du musée Guimet à Paris.
Les temples lointains Preah Vihear, Koh Ker et Beng Melea. Ces 3 temples valent vraiment le détour : Beng Melea est devenu plus lisible depuis son aménagement mais garde son charme de temple perdu dans la forêt, Koh ker est indispensable à la compréhension de la période formative et plein de charme (comme le Bakong de Roluos), et Preah Vihear est majestueux sur son promontoire rocheux. L'éternelle question est l'état de la route de Preah Vihear, qui évolue d'une saison à l'autre. Il faut maintenant oublier la route depuis Kompong Thom, qui est complètement défoncée (un éléphant n'y retrouverait pas ses petits !). Depuis Siem Reap, la route d'Along Veng au nord est devenue plus mauvaise que la route qui est dans le prolongement de la route de Koh Ker au nord-est, laquelle est donc maintenant empruntée de préférence (elle ne figure sur aucune carte, sauf les cartes militaires américaines, et n'est pas tres visible sur GoogleMap). Il faut choisir entre une voiture à 150 $ minimum et avoir les reins solides, et un 4x4 à 250 $ minimum, chauffeur et péages compris. La route à péage est bonne et bitumée jusqu'à Koh Ker (compter 2 heures), puis bonne et en latérite jusqu'au village de Kulean. Elle devient vraiment mauvaise sur le tronçon sud-nord entre Kulean et le croisement de la route est-ouest qui relie Choam Khsan à Along Veng. Puis les quelques kilomètres sur cette route sont excellents, de même que la traverse sud-nord qui rejoint le village situé au pied de la montagne. Au total compter 6 heures en 4x4 avec les arrêts. Perso je préfère visiter les temples le matin, on s'est donc arrêté à Beng Melea (5 $) et Koh Ker (10 $) à l'aller, pour arriver à la nuit et dormir au sommet de la montagne de Preah Vihear, dans un GH rustique mais suffisant (5 à 6 $). Des motos à 8 $ par personne, ou un pickup à 30 $, vous montent et viennent vous rechercher le lendemain matin (chemin tres tres escarpé !!). On a visité Preah Vihear de 7 à 10h (2, 5 $), avant l'arrivée des touristes de la Thaïlande proche. Attention les abords du temple ne sont pas déminés. Puis on est rentré à SR avant la nuit, en s'arrêtant à la carrière de gres de Beng Melea entre le temple et l'embranchement de la route PP-SR, et au pont Angkorien situé sur le tronçon de route PP-SR.
Le temple lointain de Banteay Chmar. Le rapport qualité prix est moins bon que le circuit nord que je viens de décrire, mais les amateurs d'art Khmer y trouveront leur compte. La route peut se faire en voiture normale pour 100 $, aller-retour dans la journée, mais on s'est fait déposer à Battambang le soir. Le tronçon Siem Reap-Sisophon qui est en reconstruction est devenu mauvais sur ses deux tiers. Puis la route de latérite vers Banteay Chmar au nord de Sisophon n'est plus tres bonne. Au total compter 4 heures pour atteindre le temple. L'intérieur du temple reste peu lisible sans un plan précis qu'il faut amener, mais a beaucoup de charme. Sa particularité tient surtout au mur du premier étage, gravé de bas reliefs dans le style du Bayon : scènes bouddhiques bien préservées (c'est rare), scènes de batailles, et vie quotidienne. Il faut pas mal escalader les pierres et franchir des broussailles pour en approcher, et on rêve qu'une équipe archéologique remonte cette galerie, pour lui rendre sa lisibilité et la protéger. Les abords du temple sont en cours de déminage.
A Battambang Je n'ai visité que le Temple Banone, perdu au milieu des rizières, dont les tours sont pleines de charme, mais ne vaut pas à lui seul le déplacement. Par contre la région de Battambang permet de voir de nombreux aspects de la vie traditionnelle, dont l'utilisation de la fameuse faucille à riz en forme de serpent, le tour d'enfer en drézine sur la voie ferrée de PP (trop lool), etc. Le retour Battambang-SR par bateau sur le Tole Sap est un classique (15 $, compter 7 heures en tout, prévoir des boules de protection pour le oreilles).
Les temples Sambor Pre Kuk à Kompong Thom. Les prasats ne sont pas tres spectaculaires, mais informatifs et faciles d'accès (une heure) depuis Kompong Thom, ville située sur la route entre PP et SR. Cette facilité n'est qu'apparente : la route nord est devenue effroyablement mauvaise, mais les taxis savent couper par les lacis de chemins qui n'apparaissent pas sur les cartes.
Le temple lointain de Preah Khan de Kompong Svay. Etant difficile d'accès, et les gens n'en ramenant pas de belles photos (sauf les garudas !), on dit de lui « qu'il est vert et bon pour des goujats ». J'ai essayé d'y accéder depuis Kompong Thom avec le 4x4 d'un ami, mais aucune route n'était pas carrossable (et les bas-cotés pas déminés), seuls les motos-dop acceptaient l'aller-retour en 10 heures pour 50 $ lool. Par contre les 4x4 acceptent d'y aller depuis SR, mais j'avais mieux à faire.
Combines à Angkor (non exhaustives). Le pass 7 jours à 60 $ reste le meilleur rapport qualité-prix. Arriver tot vers 7 heures sur les temples avant les foules d'asiatiques est plus que jamais un bon plan. Roluos tot le matin, puis bateau au-travers de la foret inondée et du village sur pilotis. Angkor Wat le matin, entrer par l'est, se faire reprendre à l'ouest (le soir par l'ouest, et ne pas manquer la photo depuis le bassin au nord de la chaussée intérieure). Le 3ème étage est actuellement fermé pour quelques semaines, ils construisent des escaliers en bois pour y accéder. Mais compte tenu de la forte dégradation du temple, je ne serais pas surpris que sa visite devienne rapidement tres balisée !. Il y a maintenant un spectacle son et lumière coté est, une mongolfière coté ouest, mais j'ai pas essayé. Preak Khan le matin, entrer par l'est, se faire reprendre à l'ouest. Ta Prohm en milieu de journée, entrer par le nord, se faire reprendre à l'est. Banteay Kdei en fin de journée, entrer par l'ouest, se faire reprendre à l'est. Bantéay Srei tot le matin (compter une heure de route), ou en fin de journée. Se faire déposer à la porte est centrale d'Angkor Thom, marcher 20 minutes sur les remparts, se faire reprendre à la porte est du nord. La porte ouest d'Angkor Thom en fin de journée. Le Baphuon est en partie visitable de 7 à 15h les jours ouvrés, mais n'est pas encore suffisamment lisible (quand pourra-ton revoir ses merveilleux bas reliefs, son bouddha couché...!). Ne pas oublier de flaner à l'ouest de la terrasse des éléphants (palais royal, Preah Palilay, terrasses bouddhiques...), et à l'est de la place royale (les Préah Pithou, Khleangs, Prasat Suor Prat, terrasses bouddhiques, ...). Pour se retrouver au calme, escalader les marches du Ta Kev (c'est le repère du jeune orphelin «O» 16 ans du village Angkor Krao, qui a un bon potentiel, et mériterait d'être aidé par une assos humanitaire). Faire un tour à dos d'éléphant dans Angkor Thom semble extra, mais j'ai pas testé. Les massages traditionnels de SR n'ont peut-être pas l'efficacité de ceux Bangkok, mais restent indispensables au voyageur fourbu...
Le sud du Cambodge. Le temple de Tonle Bati et le Phnom Chisor peuvent se faire dans la journée en taxi depuis Phnom Penh. Le premier a beaucoup de charme, avec son orchestre classique permanent, et les familles qui le prennent d'assaut le week-end. Le second ne vaut pas pour ses pierres, mais pour ses monastères habités de moinillons, et surtout son escalier monumental qui descend d'au moins 150 mètres jusqu'aux vertes rizières de la plaine. Superbe ballade.
Angkor Borei et Phnom Da Se visitent en bateau (25 $ le tour) depuis la ville de Ta Kev, où on peut passer la nuit. Ces temples sont surtout l'occasion d'une croisière sur les plaines inondées du Mékong, et de s'imprégner de l'environnement bucolique des royaumes Khmers du premier millénaire. Les sanctuaires du Phnom Da et les villages de pécheurs sont pleins de charme. Angkor Borei vaut surtout pour les quelques pièces originales de son musée, et son matériel préhistorique (céramique et outils de potiers), les statues de style Phnom Da n'étant que des copies du musée de PP. Pour apprécier le délicieux art pré-Angkorien, visiter le musée de PP, le nouveau musée de SR, et moins connu, le musée de Bangkok qui contient de nombreuses et sublimes statues du 7° siècle (l'étape ultime étant la visite des sanctuaires du 5° siècle et des musées en Inde).
L'île du Lapin ( Ko Tonsai) à Kep Je terminerai en disant tout le bien que je pense de l'île du Lapin ( Ko Tonsai) au large de Kep, qui rappelle avec nostalgie Ko Samui ou Ko PhiPhi en Thailande lorsqu'il n'existait que des paillotes. Les conditions sont minimales (peu d'eau et électricité, l'hiver les couvertures sont bien fines...), mais la plage est belle, et on y mange bien, voire très bien si comme les cambodgiens on prend la précaution d'y emmener des kilos de crabes à bouillir, de seiches et calamars à griller, achetés avant la traversée…
Dernière info, pour les amis du tuk Kosal qui ont collecté la somme nécessaire à ce qu'il devienne guide francophone d'Angkor (projet de Hialle du forum), les nouvelles sont bonnes : son dossier est bouclé, et il va entreprendre courant janvier 2008 les 3 mois de formations. La photo jointe : le tuk Kosal apprenti guide à Banteay Chmar...
Les hotels d'abord (avec AC). A Phnom Penh, l'hôtel Renakse, avec ses chambres de style colonial, dans un grand parc, idéalement situé en face au palais royal, pour 40 $ la nuit petit dej inclus, reste le choix des connaisseurs. A Siem Reap, le Guesthouse Big Lyna (www.catgen.com/biglynavilla), au bord de la rivière, à mi-chemin à pied des 3 centres de la ville, dans une maison traditionnelle calme et confortable, une famille polie et efficace, reste une bonne adresse pour 15 $, non inclus le copieux petit dej americain 2, 5 $ (fut géré en son temps par Khniom du forum). En plus c'est le camp de base du tuktuk francophone Kosal que le forum plébiscite (kosarito@yahoo.com, 012 953 152), et de ses amis tuk anglophones tres sympas (comme partout 12 $ la journée vers les temples, sauf 20 $ pour Banteay Srei qui est plus loin) A Battambang, l'hôtel d'Angkor est bon marché, propre et idéalement situé au bord de la rivière, et à proximité des restaus. Le tuk In-Salone (012 977 227) qui est efficace, sympa, parle anglais, et connait bien la région, est omniprésent entre l'hôtel d'Angkor et l'hôtel de charme La Villa (laquelle est un peu chere et excentrée, mais un lieu exquis pour prendre une boisson parmi d'authentiques antiquités).
Les musées d'art khmer. L'incontournable et délicieux musée d'Art Khmer de Phnom Penh est toujours aussi bon marché (3 $) et mérite plusieurs visites. Le nouveau musée privé d'Art Khmer de Siem Reap vient d'ouvrir en novembre, avec un ticket à 8 $. Moderne, climatisé, il rassemble de belles pièces en partie issues de la Conservation d'Angkor. On peut lui reprocher la muséographie moderne de la galerie aux milles bouddhas, qui met en scène les statues sans pourvoir les regarder de près, mais c'est beau, et les autres galeries contiennent de nombreuses pièces majeures ou curieuses qui méritent le détour, et quelques bronzes. La Conservation d'Angkor elle-même est réputée interdite au public, mais en se présentant aux heures ouvrables, avec le sourire, et muni d'un billet de 5 $ par personnes, il est toujours possible de visiter une partie des réserves, véritable caverne d'Ali Baba. Le petit musée de Battambang… ferme le week-end, et je n'ai pas pu le visiter. Le petit musée d'Angkor Borei à Ta Kev (au sud de PP), qui contient peu de pièces mais intéressantes, va emménager dans ses nouveaux locaux. Ne pas oublier, à l'occasion d'un stop au retour, les magnifiques collections d'Art Khmer du musée de Bangkok en Thailande (sans compter les arts de Dvaravati, Srivijaya, etc…), et les collections du musée Guimet à Paris.
Les temples lointains Preah Vihear, Koh Ker et Beng Melea. Ces 3 temples valent vraiment le détour : Beng Melea est devenu plus lisible depuis son aménagement mais garde son charme de temple perdu dans la forêt, Koh ker est indispensable à la compréhension de la période formative et plein de charme (comme le Bakong de Roluos), et Preah Vihear est majestueux sur son promontoire rocheux. L'éternelle question est l'état de la route de Preah Vihear, qui évolue d'une saison à l'autre. Il faut maintenant oublier la route depuis Kompong Thom, qui est complètement défoncée (un éléphant n'y retrouverait pas ses petits !). Depuis Siem Reap, la route d'Along Veng au nord est devenue plus mauvaise que la route qui est dans le prolongement de la route de Koh Ker au nord-est, laquelle est donc maintenant empruntée de préférence (elle ne figure sur aucune carte, sauf les cartes militaires américaines, et n'est pas tres visible sur GoogleMap). Il faut choisir entre une voiture à 150 $ minimum et avoir les reins solides, et un 4x4 à 250 $ minimum, chauffeur et péages compris. La route à péage est bonne et bitumée jusqu'à Koh Ker (compter 2 heures), puis bonne et en latérite jusqu'au village de Kulean. Elle devient vraiment mauvaise sur le tronçon sud-nord entre Kulean et le croisement de la route est-ouest qui relie Choam Khsan à Along Veng. Puis les quelques kilomètres sur cette route sont excellents, de même que la traverse sud-nord qui rejoint le village situé au pied de la montagne. Au total compter 6 heures en 4x4 avec les arrêts. Perso je préfère visiter les temples le matin, on s'est donc arrêté à Beng Melea (5 $) et Koh Ker (10 $) à l'aller, pour arriver à la nuit et dormir au sommet de la montagne de Preah Vihear, dans un GH rustique mais suffisant (5 à 6 $). Des motos à 8 $ par personne, ou un pickup à 30 $, vous montent et viennent vous rechercher le lendemain matin (chemin tres tres escarpé !!). On a visité Preah Vihear de 7 à 10h (2, 5 $), avant l'arrivée des touristes de la Thaïlande proche. Attention les abords du temple ne sont pas déminés. Puis on est rentré à SR avant la nuit, en s'arrêtant à la carrière de gres de Beng Melea entre le temple et l'embranchement de la route PP-SR, et au pont Angkorien situé sur le tronçon de route PP-SR.
Le temple lointain de Banteay Chmar. Le rapport qualité prix est moins bon que le circuit nord que je viens de décrire, mais les amateurs d'art Khmer y trouveront leur compte. La route peut se faire en voiture normale pour 100 $, aller-retour dans la journée, mais on s'est fait déposer à Battambang le soir. Le tronçon Siem Reap-Sisophon qui est en reconstruction est devenu mauvais sur ses deux tiers. Puis la route de latérite vers Banteay Chmar au nord de Sisophon n'est plus tres bonne. Au total compter 4 heures pour atteindre le temple. L'intérieur du temple reste peu lisible sans un plan précis qu'il faut amener, mais a beaucoup de charme. Sa particularité tient surtout au mur du premier étage, gravé de bas reliefs dans le style du Bayon : scènes bouddhiques bien préservées (c'est rare), scènes de batailles, et vie quotidienne. Il faut pas mal escalader les pierres et franchir des broussailles pour en approcher, et on rêve qu'une équipe archéologique remonte cette galerie, pour lui rendre sa lisibilité et la protéger. Les abords du temple sont en cours de déminage.
A Battambang Je n'ai visité que le Temple Banone, perdu au milieu des rizières, dont les tours sont pleines de charme, mais ne vaut pas à lui seul le déplacement. Par contre la région de Battambang permet de voir de nombreux aspects de la vie traditionnelle, dont l'utilisation de la fameuse faucille à riz en forme de serpent, le tour d'enfer en drézine sur la voie ferrée de PP (trop lool), etc. Le retour Battambang-SR par bateau sur le Tole Sap est un classique (15 $, compter 7 heures en tout, prévoir des boules de protection pour le oreilles).
Les temples Sambor Pre Kuk à Kompong Thom. Les prasats ne sont pas tres spectaculaires, mais informatifs et faciles d'accès (une heure) depuis Kompong Thom, ville située sur la route entre PP et SR. Cette facilité n'est qu'apparente : la route nord est devenue effroyablement mauvaise, mais les taxis savent couper par les lacis de chemins qui n'apparaissent pas sur les cartes.
Le temple lointain de Preah Khan de Kompong Svay. Etant difficile d'accès, et les gens n'en ramenant pas de belles photos (sauf les garudas !), on dit de lui « qu'il est vert et bon pour des goujats ». J'ai essayé d'y accéder depuis Kompong Thom avec le 4x4 d'un ami, mais aucune route n'était pas carrossable (et les bas-cotés pas déminés), seuls les motos-dop acceptaient l'aller-retour en 10 heures pour 50 $ lool. Par contre les 4x4 acceptent d'y aller depuis SR, mais j'avais mieux à faire.
Combines à Angkor (non exhaustives). Le pass 7 jours à 60 $ reste le meilleur rapport qualité-prix. Arriver tot vers 7 heures sur les temples avant les foules d'asiatiques est plus que jamais un bon plan. Roluos tot le matin, puis bateau au-travers de la foret inondée et du village sur pilotis. Angkor Wat le matin, entrer par l'est, se faire reprendre à l'ouest (le soir par l'ouest, et ne pas manquer la photo depuis le bassin au nord de la chaussée intérieure). Le 3ème étage est actuellement fermé pour quelques semaines, ils construisent des escaliers en bois pour y accéder. Mais compte tenu de la forte dégradation du temple, je ne serais pas surpris que sa visite devienne rapidement tres balisée !. Il y a maintenant un spectacle son et lumière coté est, une mongolfière coté ouest, mais j'ai pas essayé. Preak Khan le matin, entrer par l'est, se faire reprendre à l'ouest. Ta Prohm en milieu de journée, entrer par le nord, se faire reprendre à l'est. Banteay Kdei en fin de journée, entrer par l'ouest, se faire reprendre à l'est. Bantéay Srei tot le matin (compter une heure de route), ou en fin de journée. Se faire déposer à la porte est centrale d'Angkor Thom, marcher 20 minutes sur les remparts, se faire reprendre à la porte est du nord. La porte ouest d'Angkor Thom en fin de journée. Le Baphuon est en partie visitable de 7 à 15h les jours ouvrés, mais n'est pas encore suffisamment lisible (quand pourra-ton revoir ses merveilleux bas reliefs, son bouddha couché...!). Ne pas oublier de flaner à l'ouest de la terrasse des éléphants (palais royal, Preah Palilay, terrasses bouddhiques...), et à l'est de la place royale (les Préah Pithou, Khleangs, Prasat Suor Prat, terrasses bouddhiques, ...). Pour se retrouver au calme, escalader les marches du Ta Kev (c'est le repère du jeune orphelin «O» 16 ans du village Angkor Krao, qui a un bon potentiel, et mériterait d'être aidé par une assos humanitaire). Faire un tour à dos d'éléphant dans Angkor Thom semble extra, mais j'ai pas testé. Les massages traditionnels de SR n'ont peut-être pas l'efficacité de ceux Bangkok, mais restent indispensables au voyageur fourbu...
Le sud du Cambodge. Le temple de Tonle Bati et le Phnom Chisor peuvent se faire dans la journée en taxi depuis Phnom Penh. Le premier a beaucoup de charme, avec son orchestre classique permanent, et les familles qui le prennent d'assaut le week-end. Le second ne vaut pas pour ses pierres, mais pour ses monastères habités de moinillons, et surtout son escalier monumental qui descend d'au moins 150 mètres jusqu'aux vertes rizières de la plaine. Superbe ballade.
Angkor Borei et Phnom Da Se visitent en bateau (25 $ le tour) depuis la ville de Ta Kev, où on peut passer la nuit. Ces temples sont surtout l'occasion d'une croisière sur les plaines inondées du Mékong, et de s'imprégner de l'environnement bucolique des royaumes Khmers du premier millénaire. Les sanctuaires du Phnom Da et les villages de pécheurs sont pleins de charme. Angkor Borei vaut surtout pour les quelques pièces originales de son musée, et son matériel préhistorique (céramique et outils de potiers), les statues de style Phnom Da n'étant que des copies du musée de PP. Pour apprécier le délicieux art pré-Angkorien, visiter le musée de PP, le nouveau musée de SR, et moins connu, le musée de Bangkok qui contient de nombreuses et sublimes statues du 7° siècle (l'étape ultime étant la visite des sanctuaires du 5° siècle et des musées en Inde).
L'île du Lapin ( Ko Tonsai) à Kep Je terminerai en disant tout le bien que je pense de l'île du Lapin ( Ko Tonsai) au large de Kep, qui rappelle avec nostalgie Ko Samui ou Ko PhiPhi en Thailande lorsqu'il n'existait que des paillotes. Les conditions sont minimales (peu d'eau et électricité, l'hiver les couvertures sont bien fines...), mais la plage est belle, et on y mange bien, voire très bien si comme les cambodgiens on prend la précaution d'y emmener des kilos de crabes à bouillir, de seiches et calamars à griller, achetés avant la traversée…
Dernière info, pour les amis du tuk Kosal qui ont collecté la somme nécessaire à ce qu'il devienne guide francophone d'Angkor (projet de Hialle du forum), les nouvelles sont bonnes : son dossier est bouclé, et il va entreprendre courant janvier 2008 les 3 mois de formations. La photo jointe : le tuk Kosal apprenti guide à Banteay Chmar...
Retour de Birmanie en novembre 2007: tarifs, budget et itinéraire English translation pending
Bonjour,
Nous sommes revenus de Birmanie le 5 décembre. Au niveau sécurité, il n' y a vraiment aucun soucis:on n'a pas vu un militaire, les moines se promenaient librement....tout nous a semblé le plus normal du monde (bien sûr avec nos yeux de touristes). Par contre c'est un désastre économique pour ceux qui vivent du tourisme: restaurants et hotels complètement vides: la cata. Pour nous c'était bien sûr agréable: quand on visite un temple et qu'on est que 2, le lieu est beaucoup plus solennel que lorsqu'on est 50.
Vu l'inflation gallopante en Birmanie, voici le détail de ce que nous avons payé si ça peut vous aider à prevoir votre budget. billet d'avion paris-bangkok= 616 € avec gulf air + air asia 95 € bangkok yangoon.
Ne surtout pas voyagé avec gulf air= 15 h de retard a bahrein a l'aller et 5 h au retour= géré n'importe comment aucune annonce offcielle, on apprend les retards juste avant d'enregistrer d'abord 3h après 5h etc.... on doit batailler pour avoir un hotel et un repas, donc des gens qui ne parlaient pas anglais on dormi dans l'aérogare avec des bébés ! et l'aéroport est plein de gens dont les vols ont été annulés ou retardés de 21 h, on était pas du tout une exception !!!!
Cours du kyat 1 $= 1240 kyats. On obtient un meilleur taux avec des coupures de 100$ mais nous n'avions que des 50$. Les prix ci-dessous sont pour 1 personne sauf pour les chambres d'hotel où c'est pour 2 personnes.
Mandalay yangoon - Mandalay= billet d'avion 95$ taxi aéroport= 18000 kyats (essayer de trouver quelqu'un pour partager) hotel Mandalay (le Golden Mandalay Express: hotel très sympa, de grands bungalows dans un jardin tropical, on déjeune sur une terasse sur pilotis au-dessus des nenuphars, c'est un peu excentré mais ca n'en est que mieux, le quartier est verdoyant alors que le centre de mandalay est poussiereux et sans grand intérêt)= 20$ la nuit non négociable (on a essayé).
Billet visite (tous les monuments de la ville et les cités impériales sauf mingun)= 10$ bateau mingun= 3$ +500 kyats pour la bicyclette en fait pas la peine de prendre la bicyclette sur place c'est petit. location de bicyclette par l'hotel= 2000 kyats à la journée certainement moins cher chez un loueur indépendant). repas entre 4000 kyats et 8000 kyats à 2 (ça dépend si on est un dans un bouiboui, un stand de rue ou un restaurant (pas un restaurant chic bien sûr)) on a d'ailleurs mangé plusieurs fois dans des stands de rue ou dans des teashops pas reluisants et on n'a jamais été malade.
billet d'avion mandalay-bagan= 40$, il n'y avait pas de bateau car pas assez de touristes le prix aurait été de 27$, la gérante de l'hotel nous avait déconseillé de prendre le bus mais en fait ça se fait très bien pour l'avoir expérimenté après.
taxi jusqu'à l'aéroport= 12000 kyats (négocié par l'hotel)
Bagan taxe d'entrée sur le site= 10$ transfer gratuit à l'hotel (qu'on avait réservé depuis mandalay)= le golden express hotel: des chambres doubles à 21$, 23$, 31$ et 35$. on avait pris une chambre à 23$ très bien même celle à 21$ était très bien. Beaucoup moins de charme que l'hotel de mandalay, mais il y a une piscine et on n'est pas loin du site à vélo. Pas négociable là non plus. Il y a certainement des guesthouses moins chères mais on voulait une piscine. Les autres hotels avec piscine étaient plus chers. le Tante Hotel a beaucoup plus de charme, bungalows dans un petit jardin et une piscine= 35$ qu'on avait négocié à 30 mais on a finalement opté pour le golden express pour faire quelques économies. repas toujours pareil entre 5000 et 7000 kyats. vélo (par l'hotel)= 2000 kyats la journée. Bus bagan-kalaw= 10500 kyats par personne. départ à 3h50 (du matin !) arrivé à 14h. En fait les places sont petites mais ils vous en trouvent où vos genoux ne sont pas en butée (l'homme de ce voyage fait 1m88), on est bien calé et on dort bien. On peut avoir de temps en temps un sac de riz sous les pieds qu'ils n'ont pas eu la place de mettre ailleurs...c'etait franchement pas inconfortable: le conducteur conduisait bien on n'a pas eu l'impression d'être secoué dans tous les sens. Et on voit le paysage parce qu'en avion forcément....
Kalaw winner hotel= chambre à 15, 18 ou 25 $, très propre, sans charme particulier, ruby qui tient l'hotel parle très bien anglais. trek kalaw-inle en 3 jours= 10$ par jour et par personne repas, nuit et guide inclus. Je vous conseille comme guide Mr Doh du winner hotel, il parle bien anglais, il est très sympa, intelligent, tout en étant pas envahissant ni soulant. Si vous avez envie de parler il parle sinon non. Enfin il est top, il sait être discret quand il faut. transport des sacs kalaw-inle (organisé par l'hotel à kalaw, il l'envoie a l'hotel de votre choix à nyaugswe)= 6000 kyats par sac. Pour le trek, acheter un désinfectant genre bétadine, les villageois vont venir vous montrer les plaies qu'ils se sont faites en travaillant pour savoir si vous n'auriez pas du désinfectant. Gros succes aussi du paracétamol. Vous pouvez ammener des cahiers, crayons, billes, ballons etc, qu'on donne aux écoles en chemin (et pas directement aux enfants ! ), on traverse environ 5 villages. vous pouvez acheter tout ça pour un prix dérisoire à Kalaw. La première nuit on a dormi chez l'habitant (alors là c'est un peu rude, maison en bambou sur pilotis donc y a des courants d'air partout avec le buffle qui gesticule en dessous et qui respire ....fort!). Je vous conseille les boules quies et la couverture de survie réutilisable (4€ chez décathlon) parce qu'on est quand même à plus de 1000m et en novembre ça pellait, paraît que c'est bien pire en janvier et février. Acheter les boule quies et la couverture de survie en France il n'y en a pas à Kalaw. On dort par terre enfin sur un natte hyper dure donc vous pouvez vous entraîner un peu sur votre moquette avant de partir. Par contre on a très bien mangé ! La deuxième nuit c'est dans un monastère: on peut se laver mais eau froide en plain air, donc prévoyez plutot des lingettes si vous êtes frileux. Les moines apprécient les donations (on a donné 2000 kyats par personne) car ils font des frais pour les touristes : achat de couvertures, ils ont une petite éolienne plus un système hydrauélectrique pour avoir un heure d'électricité pendant que vous mangez, des toilettes et puis ils veulent que ça beneficie aux gens du village. Il y a par exemple une télé dans la salle de prière que les villageois viennent regarder le soir.
Inle: Vous allez arriver au sud du lac donc il faudra payer le bateau pour vous ammener à Nyaugshwe= 15000 kyats vous pouvez le partager avec d'autres touristes facilement d'habitude, car il y pas mal de monde sur le trek, nous on était que 2 donc ça a eu ses avantages et ses inconvenients.... Entrée sur le site d'inle= 3$ par personne. J'ai visité tous les hotels de la ville après une première nuit au view point inn parce que je voulais un bon matelas, donc je suis au point. le view point inn= l'hotel le plus charmant de la ville, des bungalows sur pilotis dans un jardin tropical avec vue sur les rizières= 20$ la nuit négocié à 15$ si vous restez plusieurs jours mais matelas défoncés !!!! nawng khan= bien, lit un peu mou, jolie jardin= 10 ou 12$ taekwood guesthouse= charmante a été toute refaite il y a 2 ans avec beaucoup de goût= 18 ou 12$, matelas un peu mou. primrose hotel= très calme, un peu bétonné, des bungalows propres et spacieux = 20$ inle inn= doit être très bien il était complet lorsque on y était et il n'y avait pas un chat dans nyaugshwe. nandawunn hotel= 20$, vous pouvez trouver mieux pour le même prix; mingalar hotel= 10$ propore et bien mais matelas mou. aquarius inn= petit jardin très intime et très joli, beaucoup d'orchidées avec plain de fauteuils pour se poser, les gens qui le tiennent sont adorables, chambre petite et salle de bains sommaire mais les meilleurs matelas de la ville !!!! des bons et vrais matelas= 12$
Les prix étaient peut-être un peu plus bas que d'habitude dans nyaungshwe par manque de touristes. Balade en bateau sur le lac= 14000 kyats pour 2 par l'agence du restaurant le smiling moon; Je ne vous conseille pas cette agence= on ne voulait pas faire les boutiques du lac donc ils nous ont dit on va vous organiser un tour spécial avec des endroits qui ne sont pas dans votre guide mais ce sera un peu plus cher en fait c'était le tour normal sans les boutiques, le guide ne parlait pas un mot d'anglais: on n'a pas eu un mot d'explication! JE vous conseille de faire le tour normal avec les boutiques vous rentrerez plus dans les villages flottants et puis les boutiques ce n'est pas la mer à boire: c'était 10000 kyats pour 2 le tour normal.
avion nyaugswe-yangon= 83$ un peu plus cher que d'habitude par manque de touristes yangoon= hotel 3 seasons= bien, propre, bon ptit dej= 15$ négocié taxi aéroport= 6000 kyats yangon-aéroport 8000 dans l'autre sens
Dans tout le pays, on a trouvé des cafés internet environ 1000 kyats l'heure (moins cher a yangoon). Compter une bonne demi heure pour envoyer un message d'une dizaine de lignes. Créer vous une adresse gmail c'est celle qui marche le mieux. Te je n'ai jamais réussi a envoyer un message a une personne qui avit une adresse hotmail en farnce les utres yahoo ca marchait oui, je sais c'est incompréhensible....
Voilà !
Enfin allez-y c'était super !
nanou
Nous sommes revenus de Birmanie le 5 décembre. Au niveau sécurité, il n' y a vraiment aucun soucis:on n'a pas vu un militaire, les moines se promenaient librement....tout nous a semblé le plus normal du monde (bien sûr avec nos yeux de touristes). Par contre c'est un désastre économique pour ceux qui vivent du tourisme: restaurants et hotels complètement vides: la cata. Pour nous c'était bien sûr agréable: quand on visite un temple et qu'on est que 2, le lieu est beaucoup plus solennel que lorsqu'on est 50.
Vu l'inflation gallopante en Birmanie, voici le détail de ce que nous avons payé si ça peut vous aider à prevoir votre budget. billet d'avion paris-bangkok= 616 € avec gulf air + air asia 95 € bangkok yangoon.
Ne surtout pas voyagé avec gulf air= 15 h de retard a bahrein a l'aller et 5 h au retour= géré n'importe comment aucune annonce offcielle, on apprend les retards juste avant d'enregistrer d'abord 3h après 5h etc.... on doit batailler pour avoir un hotel et un repas, donc des gens qui ne parlaient pas anglais on dormi dans l'aérogare avec des bébés ! et l'aéroport est plein de gens dont les vols ont été annulés ou retardés de 21 h, on était pas du tout une exception !!!!
Cours du kyat 1 $= 1240 kyats. On obtient un meilleur taux avec des coupures de 100$ mais nous n'avions que des 50$. Les prix ci-dessous sont pour 1 personne sauf pour les chambres d'hotel où c'est pour 2 personnes.
Mandalay yangoon - Mandalay= billet d'avion 95$ taxi aéroport= 18000 kyats (essayer de trouver quelqu'un pour partager) hotel Mandalay (le Golden Mandalay Express: hotel très sympa, de grands bungalows dans un jardin tropical, on déjeune sur une terasse sur pilotis au-dessus des nenuphars, c'est un peu excentré mais ca n'en est que mieux, le quartier est verdoyant alors que le centre de mandalay est poussiereux et sans grand intérêt)= 20$ la nuit non négociable (on a essayé).
Billet visite (tous les monuments de la ville et les cités impériales sauf mingun)= 10$ bateau mingun= 3$ +500 kyats pour la bicyclette en fait pas la peine de prendre la bicyclette sur place c'est petit. location de bicyclette par l'hotel= 2000 kyats à la journée certainement moins cher chez un loueur indépendant). repas entre 4000 kyats et 8000 kyats à 2 (ça dépend si on est un dans un bouiboui, un stand de rue ou un restaurant (pas un restaurant chic bien sûr)) on a d'ailleurs mangé plusieurs fois dans des stands de rue ou dans des teashops pas reluisants et on n'a jamais été malade.
billet d'avion mandalay-bagan= 40$, il n'y avait pas de bateau car pas assez de touristes le prix aurait été de 27$, la gérante de l'hotel nous avait déconseillé de prendre le bus mais en fait ça se fait très bien pour l'avoir expérimenté après.
taxi jusqu'à l'aéroport= 12000 kyats (négocié par l'hotel)
Bagan taxe d'entrée sur le site= 10$ transfer gratuit à l'hotel (qu'on avait réservé depuis mandalay)= le golden express hotel: des chambres doubles à 21$, 23$, 31$ et 35$. on avait pris une chambre à 23$ très bien même celle à 21$ était très bien. Beaucoup moins de charme que l'hotel de mandalay, mais il y a une piscine et on n'est pas loin du site à vélo. Pas négociable là non plus. Il y a certainement des guesthouses moins chères mais on voulait une piscine. Les autres hotels avec piscine étaient plus chers. le Tante Hotel a beaucoup plus de charme, bungalows dans un petit jardin et une piscine= 35$ qu'on avait négocié à 30 mais on a finalement opté pour le golden express pour faire quelques économies. repas toujours pareil entre 5000 et 7000 kyats. vélo (par l'hotel)= 2000 kyats la journée. Bus bagan-kalaw= 10500 kyats par personne. départ à 3h50 (du matin !) arrivé à 14h. En fait les places sont petites mais ils vous en trouvent où vos genoux ne sont pas en butée (l'homme de ce voyage fait 1m88), on est bien calé et on dort bien. On peut avoir de temps en temps un sac de riz sous les pieds qu'ils n'ont pas eu la place de mettre ailleurs...c'etait franchement pas inconfortable: le conducteur conduisait bien on n'a pas eu l'impression d'être secoué dans tous les sens. Et on voit le paysage parce qu'en avion forcément....
Kalaw winner hotel= chambre à 15, 18 ou 25 $, très propre, sans charme particulier, ruby qui tient l'hotel parle très bien anglais. trek kalaw-inle en 3 jours= 10$ par jour et par personne repas, nuit et guide inclus. Je vous conseille comme guide Mr Doh du winner hotel, il parle bien anglais, il est très sympa, intelligent, tout en étant pas envahissant ni soulant. Si vous avez envie de parler il parle sinon non. Enfin il est top, il sait être discret quand il faut. transport des sacs kalaw-inle (organisé par l'hotel à kalaw, il l'envoie a l'hotel de votre choix à nyaugswe)= 6000 kyats par sac. Pour le trek, acheter un désinfectant genre bétadine, les villageois vont venir vous montrer les plaies qu'ils se sont faites en travaillant pour savoir si vous n'auriez pas du désinfectant. Gros succes aussi du paracétamol. Vous pouvez ammener des cahiers, crayons, billes, ballons etc, qu'on donne aux écoles en chemin (et pas directement aux enfants ! ), on traverse environ 5 villages. vous pouvez acheter tout ça pour un prix dérisoire à Kalaw. La première nuit on a dormi chez l'habitant (alors là c'est un peu rude, maison en bambou sur pilotis donc y a des courants d'air partout avec le buffle qui gesticule en dessous et qui respire ....fort!). Je vous conseille les boules quies et la couverture de survie réutilisable (4€ chez décathlon) parce qu'on est quand même à plus de 1000m et en novembre ça pellait, paraît que c'est bien pire en janvier et février. Acheter les boule quies et la couverture de survie en France il n'y en a pas à Kalaw. On dort par terre enfin sur un natte hyper dure donc vous pouvez vous entraîner un peu sur votre moquette avant de partir. Par contre on a très bien mangé ! La deuxième nuit c'est dans un monastère: on peut se laver mais eau froide en plain air, donc prévoyez plutot des lingettes si vous êtes frileux. Les moines apprécient les donations (on a donné 2000 kyats par personne) car ils font des frais pour les touristes : achat de couvertures, ils ont une petite éolienne plus un système hydrauélectrique pour avoir un heure d'électricité pendant que vous mangez, des toilettes et puis ils veulent que ça beneficie aux gens du village. Il y a par exemple une télé dans la salle de prière que les villageois viennent regarder le soir.
Inle: Vous allez arriver au sud du lac donc il faudra payer le bateau pour vous ammener à Nyaugshwe= 15000 kyats vous pouvez le partager avec d'autres touristes facilement d'habitude, car il y pas mal de monde sur le trek, nous on était que 2 donc ça a eu ses avantages et ses inconvenients.... Entrée sur le site d'inle= 3$ par personne. J'ai visité tous les hotels de la ville après une première nuit au view point inn parce que je voulais un bon matelas, donc je suis au point. le view point inn= l'hotel le plus charmant de la ville, des bungalows sur pilotis dans un jardin tropical avec vue sur les rizières= 20$ la nuit négocié à 15$ si vous restez plusieurs jours mais matelas défoncés !!!! nawng khan= bien, lit un peu mou, jolie jardin= 10 ou 12$ taekwood guesthouse= charmante a été toute refaite il y a 2 ans avec beaucoup de goût= 18 ou 12$, matelas un peu mou. primrose hotel= très calme, un peu bétonné, des bungalows propres et spacieux = 20$ inle inn= doit être très bien il était complet lorsque on y était et il n'y avait pas un chat dans nyaugshwe. nandawunn hotel= 20$, vous pouvez trouver mieux pour le même prix; mingalar hotel= 10$ propore et bien mais matelas mou. aquarius inn= petit jardin très intime et très joli, beaucoup d'orchidées avec plain de fauteuils pour se poser, les gens qui le tiennent sont adorables, chambre petite et salle de bains sommaire mais les meilleurs matelas de la ville !!!! des bons et vrais matelas= 12$
Les prix étaient peut-être un peu plus bas que d'habitude dans nyaungshwe par manque de touristes. Balade en bateau sur le lac= 14000 kyats pour 2 par l'agence du restaurant le smiling moon; Je ne vous conseille pas cette agence= on ne voulait pas faire les boutiques du lac donc ils nous ont dit on va vous organiser un tour spécial avec des endroits qui ne sont pas dans votre guide mais ce sera un peu plus cher en fait c'était le tour normal sans les boutiques, le guide ne parlait pas un mot d'anglais: on n'a pas eu un mot d'explication! JE vous conseille de faire le tour normal avec les boutiques vous rentrerez plus dans les villages flottants et puis les boutiques ce n'est pas la mer à boire: c'était 10000 kyats pour 2 le tour normal.
avion nyaugswe-yangon= 83$ un peu plus cher que d'habitude par manque de touristes yangoon= hotel 3 seasons= bien, propre, bon ptit dej= 15$ négocié taxi aéroport= 6000 kyats yangon-aéroport 8000 dans l'autre sens
Dans tout le pays, on a trouvé des cafés internet environ 1000 kyats l'heure (moins cher a yangoon). Compter une bonne demi heure pour envoyer un message d'une dizaine de lignes. Créer vous une adresse gmail c'est celle qui marche le mieux. Te je n'ai jamais réussi a envoyer un message a une personne qui avit une adresse hotmail en farnce les utres yahoo ca marchait oui, je sais c'est incompréhensible....
Voilà !
Enfin allez-y c'était super !
nanou