Results for "Blanc-Nez+|+127"
34725 results found.
Itinéraire conseillé pour 12 jours au Cambodge English translation pending
Bonjour chers voyageurs,
Après 2 ans d'attente, je pars enfin au Cambodge avec une amie! Je suis impatiente alors je passe tout mon temps libre le nez dans les guides touristiques et sur Internet pour tente d'établir un itinéraire. Mais je réalise que je nage dans un océan d'informations beaucoup trop vaste et je n'arrive pas à m'y retrouver :s Je fais donc appel à vous et à vos expériences pour me suggérer l'itinéraire PARFAIT :) Nous partons 2 semaines mais si on compte le voyage, nous ne passons que 12 jours sur place. L'idée serait de faire une boucle puisque nous arrivons le 4 août à 9h30 à Phnom Penh et nous repartons du même aéroport le 17 août à 6H du matin. Pas très originales, nous souhaitons mettre l'accent sur les temples d'Angkor. Nous aimerions aussi passer une journée sur le littoral, admirer les plus beaux paysages de ce pays et nous émouvoir au contact de son peuple. J'attends avec impatience vos suggestions et espère trouver mon phare parmi vous ;) Merci d'avance!
Après 2 ans d'attente, je pars enfin au Cambodge avec une amie! Je suis impatiente alors je passe tout mon temps libre le nez dans les guides touristiques et sur Internet pour tente d'établir un itinéraire. Mais je réalise que je nage dans un océan d'informations beaucoup trop vaste et je n'arrive pas à m'y retrouver :s Je fais donc appel à vous et à vos expériences pour me suggérer l'itinéraire PARFAIT :) Nous partons 2 semaines mais si on compte le voyage, nous ne passons que 12 jours sur place. L'idée serait de faire une boucle puisque nous arrivons le 4 août à 9h30 à Phnom Penh et nous repartons du même aéroport le 17 août à 6H du matin. Pas très originales, nous souhaitons mettre l'accent sur les temples d'Angkor. Nous aimerions aussi passer une journée sur le littoral, admirer les plus beaux paysages de ce pays et nous émouvoir au contact de son peuple. J'attends avec impatience vos suggestions et espère trouver mon phare parmi vous ;) Merci d'avance!
Marée du siècle le 21 mars (Manche) English translation pending
Bonjour à tous,
Où iriez-vous dans la Manche pour admirer la grande marée de samedi ? Je viens d'arriver dans la région et habite Cherbourg.
Merci à tous !
Laurie
Où iriez-vous dans la Manche pour admirer la grande marée de samedi ? Je viens d'arriver dans la région et habite Cherbourg.
Merci à tous !
Laurie
8 jours pays Basque Navarre avril 2015 English translation pending
Bonjour à tous
J'aimerais faire les Bardenas au mois d'avril, et je cherche un itinéraire.
à vu de nez, je dirais Bilbao Pampelune Bardenas Olite, mais ne connaissant pas la région, pouvez vous me dire comment coupler les bardenas, qui sont vraiment notre souhait numero 1.
nous sommes 2 adultes et 2 enfant 6 et 2 ans en avril.
Merci
J'aimerais faire les Bardenas au mois d'avril, et je cherche un itinéraire.
à vu de nez, je dirais Bilbao Pampelune Bardenas Olite, mais ne connaissant pas la région, pouvez vous me dire comment coupler les bardenas, qui sont vraiment notre souhait numero 1.
nous sommes 2 adultes et 2 enfant 6 et 2 ans en avril.
Merci
Fin d'un été English translation pending
Voilà qui peut paraitre bien tôt pour certains, et pourtant...
Les parasols fermés, sentinelles multicolores, se jouent du soleil et du vent. Le sable a perdu son éclat et s’étale, fatigué et poussif, sur le seuil des cabines. C’est la fin d’un été. Les enfants, entre bottes et bonnet, tendent les bras vers des ballons qui s’envolent Et les mouettes pas rieuses mais gourmandes picorent de-ci de-là les miettes d’un goûter. C’est la fin d’un été. Un banc. Une petite vieille emmitouflée de pâle feuillette un journal. Un autre banc. Un petit vieux emmitouflé de gris fait semblant de dormir. Et s’ils étaient assis ensemble sur le même banc… Hypothèses. C’est la fin d’un été. Les lunettes de soleil sont encore posées sur le nez Mais on cache ses épaules sous une petite laine On ramasse quelques coquillages au bord des vagues On boit un chocolat à une terrasse presqu’abandonnée. Et puis Quand la lumière du jour se fait plus douce Il est temps de rentrer. C’est la fin d’un été.
Dolma
Les parasols fermés, sentinelles multicolores, se jouent du soleil et du vent. Le sable a perdu son éclat et s’étale, fatigué et poussif, sur le seuil des cabines. C’est la fin d’un été. Les enfants, entre bottes et bonnet, tendent les bras vers des ballons qui s’envolent Et les mouettes pas rieuses mais gourmandes picorent de-ci de-là les miettes d’un goûter. C’est la fin d’un été. Un banc. Une petite vieille emmitouflée de pâle feuillette un journal. Un autre banc. Un petit vieux emmitouflé de gris fait semblant de dormir. Et s’ils étaient assis ensemble sur le même banc… Hypothèses. C’est la fin d’un été. Les lunettes de soleil sont encore posées sur le nez Mais on cache ses épaules sous une petite laine On ramasse quelques coquillages au bord des vagues On boit un chocolat à une terrasse presqu’abandonnée. Et puis Quand la lumière du jour se fait plus douce Il est temps de rentrer. C’est la fin d’un été.
Dolma
Circuit de 15 jours dans le Montana en partant de Seattle avec trois enfants English translation pending
Du 2 au 15 aout nous partons avec nos 3 enfants (8, 11 et 13 ans) pour un voyage dans le nord ouest américain.
Arrivée à Seattle la 2 Aout et départ de Seattle le 14 Aout. Nous souhaitons visiter le Montana.
1er jour trajet Seattle Coeur d'Alène en voiture
1 ere nuit coeur d'alene
2eme jour Nez Percée
2eme nuit entre Coeur d'Aléne et Kalispell
3eme jour galcier NP
3eme nuit environ de glacier NP
4eme jour glacier NP
5eme jour trajet glacier NP Yellowstone
5eme nuit alte à mi parcours
6 eme et 7eme jour yellowstone avec camping
8 eme et 9eme jour cody et buffalo bill country
10eme jour crater of the moon ketchum
11eme et 12eme jour retour vers Seattle
Est ce un circuit raisonnable? est ce vraiment nécessaire de visiter glacier NP qui nous fait faire un certain détour? Y at-il quelque chose de super sympa à faire avec les enfants ( notre fille de 13 ans adore les chevaux)? Est ce que ça vaut le coup d'aller à Big horn canyon? Pourrait on voir un rodeo? Nous n'avons pas réservé de motel est ce raisonnable?
Merci à tous ceux qui pourront m'aider dans le choix d'une boucle sympa et envisageable en 13 jours à partir de seattle avec des enfants.
Hôtel Villa Cojimar à Cayo Guillermo English translation pending
Bonjour à tous!!
Je m'envolerai pour la toute première fois le 15 février 09 pour 1 semaine au Villa Cojimar de Cayo Guillermo. Je suis très impatiente et un peu anxieuse face à ce premier voyage!😎 Prendre l'avion m'angoisse un peu je pense! C'est tellement haut 🤪 ! Mais bon, pas le choix, je vais respirer par le nez! Je pars avec une amie de longue date. C'est sécuritaire au Cojimar pour 2 filles fin vingtaine? J'ai lu plusieurs commentaires sur cet endroit mais j'aimerais avoir un peu de précision sur les excursions offertes. Etant donné que j'ai un budget assez limité et que je ne pourrai me permettre qu'une ou deux excursions je voulais savoir selon vous lesquelles faire. J'ai entendu parler de la Playa Pilar, que je veux absolument aller voir mais j'aimerais en faire une autre. Des suggestions?? C'est aussi indiqué qu'il y a une selection de sports nautiques non motorisés qui sont inclus mais ca comprend quoi? Ma prochaine question peut avoir lair niaiseuse alors je vous permet de rire de moi... 😛On m'a dit que de mettre le pied sur un jelly fish fesais tres mal, est ce vrai, est ce qu'on les vois dans l'eau pour eviter de piller dessus? Pardonner mon ignorance, je n'ai jamais vu ca de ma vie! En terminant j'aimerais avoir une idée de combien d'argent canadiens vous me conseillé d'emmener incluant le cout de 25 CUC pour sortir de cuba, les pourboires, 2 ou 3 souvenirs et 1 ou 2 excursions. 250 $ can. est ce suffisant?? Toute autre suggestion est la bienvenue, merci de m'aider!!!! 😊
Je m'envolerai pour la toute première fois le 15 février 09 pour 1 semaine au Villa Cojimar de Cayo Guillermo. Je suis très impatiente et un peu anxieuse face à ce premier voyage!😎 Prendre l'avion m'angoisse un peu je pense! C'est tellement haut 🤪 ! Mais bon, pas le choix, je vais respirer par le nez! Je pars avec une amie de longue date. C'est sécuritaire au Cojimar pour 2 filles fin vingtaine? J'ai lu plusieurs commentaires sur cet endroit mais j'aimerais avoir un peu de précision sur les excursions offertes. Etant donné que j'ai un budget assez limité et que je ne pourrai me permettre qu'une ou deux excursions je voulais savoir selon vous lesquelles faire. J'ai entendu parler de la Playa Pilar, que je veux absolument aller voir mais j'aimerais en faire une autre. Des suggestions?? C'est aussi indiqué qu'il y a une selection de sports nautiques non motorisés qui sont inclus mais ca comprend quoi? Ma prochaine question peut avoir lair niaiseuse alors je vous permet de rire de moi... 😛On m'a dit que de mettre le pied sur un jelly fish fesais tres mal, est ce vrai, est ce qu'on les vois dans l'eau pour eviter de piller dessus? Pardonner mon ignorance, je n'ai jamais vu ca de ma vie! En terminant j'aimerais avoir une idée de combien d'argent canadiens vous me conseillé d'emmener incluant le cout de 25 CUC pour sortir de cuba, les pourboires, 2 ou 3 souvenirs et 1 ou 2 excursions. 250 $ can. est ce suffisant?? Toute autre suggestion est la bienvenue, merci de m'aider!!!! 😊
Voir un dauphin de la plage à Cuba English translation pending
la semaine passée au sol cayo santa maria j'ai vue en tregardant la mer 2 dauphins au large !
directement de la plage !! il parait que ce n'est pas rare..
les cubains m'ont dit que c'était des toninas . j'ai fait une recherche... mais toninas ce n'est pas une espèce en particulier. j'aimerais bien savoir ce que j'ai vue ! merci
directement de la plage !! il parait que ce n'est pas rare..
les cubains m'ont dit que c'était des toninas . j'ai fait une recherche... mais toninas ce n'est pas une espèce en particulier. j'aimerais bien savoir ce que j'ai vue ! merci
Liaison Pérou-Équateur seule en bus? English translation pending
Bonjour,
Je compte voyager au Pérou et en Equateur pendant 1 mois ( de fin-août à fin septembre). Je partirai de Lima, et il me faut rejoindre le sud de l'Equateur pour retrouver deux amies. Savez-vous quelle ville de l'Equateur est liée à Lima par le bus ? Avec quelle compagnie partir ? Quel est le trajet le plus pratique et le plus sûr (je serai seule...)
Merci !
Je compte voyager au Pérou et en Equateur pendant 1 mois ( de fin-août à fin septembre). Je partirai de Lima, et il me faut rejoindre le sud de l'Equateur pour retrouver deux amies. Savez-vous quelle ville de l'Equateur est liée à Lima par le bus ? Avec quelle compagnie partir ? Quel est le trajet le plus pratique et le plus sûr (je serai seule...)
Merci !
Informations pratiques sur Zanzibar English translation pending
Bonjour à tous et une belle année 2020!
De retour de Zanzibar, je voulais juste partager quelques informations pratiques et quelques impressions rapidement. Je savais Zanzibar touristique, je n'avais pas mesurer à quel point...
Nous avons commencé notre séjour à Paje. Trajet en taxi avec Abdula (Wapp: +255.778.661.457) pour 60.000 shillings (25 dollars) Endroit plutôt touristique (apparemment bien moins que Nungwi malgré tout), on y trouve différent restaurants et bars, dans toutes les gammes de prix, et nous avons pu y manger très bien pour relativement peu cher (Chez Lucia, notamment, un peu en retrait de la plage, délicieux fruits de mer à la sauce coco). Il y a aussi pas mal d'épiceries, et on trouve de tout pour se faire à manger, pour peu qu'on cherche un peu (poissons, fruits, légumes et même du très bon pain!) Difficile de profiter de la plage sans se faire interpeller par les Masais qui cherchent à vendre ou les beach boys qui proposent pas mal d'activité, les fameux tours (dauphins, safari blue, Spice tour...), toujours de manière sympathique cependant.
Cela n'engage évidemment que moi, mais je déconseille fortement ces tours! Pour avoir voulu profiter du snorkeling, tout en mangeant des fruits de mer (c'est le safari blue), je me suis retrouvé sur un banc de sable au milieu d'au moins 500 autres personnes, qui faisaient tous la même chose au même moment... En fait de snorkeling, c'est 1/2h dans l'eau, à devoir sortir la tête de l'eau pour faire attention à ce qu'un bateau ne vous recule pas dessus... Et on se retrouve ensuite tous sur une plage pour manger chacun notre 1/2 langouste et nos crevettes. Puis à aller voir le même baobab les uns après les autres... Vraiment triste! Bon, en fait, je viens juste de découvrir le tourisme de masse, et c'était vraiment pas un plaisir. On avait initialement prévu de voir les dauphins, mais comme c'est la même chose pour eux et qu'ils se font emmm...er par des dizaines de bateaux tous les jours... on a renoncé!
On a continué notre séjour à Kizimkazi, (Paje-Kizimkazi -> 25.000 shillings) petit village de pêcheurs, beaucoup plus tranquille que Paje, et où nous avons passé 3 nuits. C'est l'endroit de départ pour aller voir les fameux dauphins, mais du coup, on ne croise pas les touristiques qui viennent jusqu'ici et repartent aussitôt... Du coup ici, en terme de restauration, les restaurants, moins nombreux (ceux des hôtels), sont beaucoup plus chers et moins bons qu'à Paje. La meilleure option pour nous a été de discuter avec Mister Cool, qui nous a servi du poisson et des fruits de mer directement sur la plage, pour un très bon prix (bon, ça se négocie!). C'était juste délicieux! Donc si vous vous faîtes accoster, allez-y tranquille! On est allé jusqu'à la partie nord du village pour visiter la plus vieille mosquée d'Afrique, mais un gars un peu nerveux a pris à parti le jeune qui était venu nous ouvrir la porte et a refusé de nous laisser entrer. On n'a pas insisté, car on était déjà sceptique à la base sur l’intérêt de la visite. Par contre, la plage ici est aussi très belle (bon, on a pas vu de plage qui ne le soit pas à Zanzibar en même temps) Pour l'hébergement, une alternative aux "beaux hôtels" à Kizimkazi à été Mawingu eco lodge, endroit très paisible!
Enfin, on a fini par Stone Town (60.000 shilling de taxi de Kizimkazi à Stone Town). On a adoré flâner, ou se posé au milieu d'une rue et regarder les gens passer. S'il y a ici aussi beaucoup de touristes, on ressent assez facilement la vie locale en se promenant au hasard des rues (se perdre est facile...et se retrouver aussi!) Et puis, contrairement au reste du séjour, on n'a pas eu chaud ici! L'air est toujours présent dans les ruelles ombragées! Et de nombreux établissements proposent d'excellents jus de fruits (Lukmaan!)
En conclusion, Zanzibar a été une destination parfaite pour passer une dizaine de jours avec nos jeunes enfants, nous qui adorons la mer (elle est vraiment magnifique partout où nous avons été!). Plus touristique que ce à quoi on s'attendait, on a été "piégé" dans ce safari blue, et on était vraiment pas à notre place malgré la beauté des lieux. Pour le reste, tout se passe avec gentillesse et sourire alors Hakuna matata!
De retour de Zanzibar, je voulais juste partager quelques informations pratiques et quelques impressions rapidement. Je savais Zanzibar touristique, je n'avais pas mesurer à quel point...
Nous avons commencé notre séjour à Paje. Trajet en taxi avec Abdula (Wapp: +255.778.661.457) pour 60.000 shillings (25 dollars) Endroit plutôt touristique (apparemment bien moins que Nungwi malgré tout), on y trouve différent restaurants et bars, dans toutes les gammes de prix, et nous avons pu y manger très bien pour relativement peu cher (Chez Lucia, notamment, un peu en retrait de la plage, délicieux fruits de mer à la sauce coco). Il y a aussi pas mal d'épiceries, et on trouve de tout pour se faire à manger, pour peu qu'on cherche un peu (poissons, fruits, légumes et même du très bon pain!) Difficile de profiter de la plage sans se faire interpeller par les Masais qui cherchent à vendre ou les beach boys qui proposent pas mal d'activité, les fameux tours (dauphins, safari blue, Spice tour...), toujours de manière sympathique cependant.
Cela n'engage évidemment que moi, mais je déconseille fortement ces tours! Pour avoir voulu profiter du snorkeling, tout en mangeant des fruits de mer (c'est le safari blue), je me suis retrouvé sur un banc de sable au milieu d'au moins 500 autres personnes, qui faisaient tous la même chose au même moment... En fait de snorkeling, c'est 1/2h dans l'eau, à devoir sortir la tête de l'eau pour faire attention à ce qu'un bateau ne vous recule pas dessus... Et on se retrouve ensuite tous sur une plage pour manger chacun notre 1/2 langouste et nos crevettes. Puis à aller voir le même baobab les uns après les autres... Vraiment triste! Bon, en fait, je viens juste de découvrir le tourisme de masse, et c'était vraiment pas un plaisir. On avait initialement prévu de voir les dauphins, mais comme c'est la même chose pour eux et qu'ils se font emmm...er par des dizaines de bateaux tous les jours... on a renoncé!
On a continué notre séjour à Kizimkazi, (Paje-Kizimkazi -> 25.000 shillings) petit village de pêcheurs, beaucoup plus tranquille que Paje, et où nous avons passé 3 nuits. C'est l'endroit de départ pour aller voir les fameux dauphins, mais du coup, on ne croise pas les touristiques qui viennent jusqu'ici et repartent aussitôt... Du coup ici, en terme de restauration, les restaurants, moins nombreux (ceux des hôtels), sont beaucoup plus chers et moins bons qu'à Paje. La meilleure option pour nous a été de discuter avec Mister Cool, qui nous a servi du poisson et des fruits de mer directement sur la plage, pour un très bon prix (bon, ça se négocie!). C'était juste délicieux! Donc si vous vous faîtes accoster, allez-y tranquille! On est allé jusqu'à la partie nord du village pour visiter la plus vieille mosquée d'Afrique, mais un gars un peu nerveux a pris à parti le jeune qui était venu nous ouvrir la porte et a refusé de nous laisser entrer. On n'a pas insisté, car on était déjà sceptique à la base sur l’intérêt de la visite. Par contre, la plage ici est aussi très belle (bon, on a pas vu de plage qui ne le soit pas à Zanzibar en même temps) Pour l'hébergement, une alternative aux "beaux hôtels" à Kizimkazi à été Mawingu eco lodge, endroit très paisible!
Enfin, on a fini par Stone Town (60.000 shilling de taxi de Kizimkazi à Stone Town). On a adoré flâner, ou se posé au milieu d'une rue et regarder les gens passer. S'il y a ici aussi beaucoup de touristes, on ressent assez facilement la vie locale en se promenant au hasard des rues (se perdre est facile...et se retrouver aussi!) Et puis, contrairement au reste du séjour, on n'a pas eu chaud ici! L'air est toujours présent dans les ruelles ombragées! Et de nombreux établissements proposent d'excellents jus de fruits (Lukmaan!)
En conclusion, Zanzibar a été une destination parfaite pour passer une dizaine de jours avec nos jeunes enfants, nous qui adorons la mer (elle est vraiment magnifique partout où nous avons été!). Plus touristique que ce à quoi on s'attendait, on a été "piégé" dans ce safari blue, et on était vraiment pas à notre place malgré la beauté des lieux. Pour le reste, tout se passe avec gentillesse et sourire alors Hakuna matata!
Albanie- 15 jours en hiver English translation pending
Quinze jours en Albanie - décembre 2016
-Jour 1- 29 novembre. L'ATR à hélices venant de Belgrade me dépose à 2 heures du matin sur le tarmac de l'aéroport de Tirana. Bien entretenu, le bâtiment ne semble pas vieux.
Formalités douanières simples et rapides. Même pas un petit coup de tampon sur le passeport. Récupération du sac tout aussi rapidement et repos sur un banc au sein même de l'aéroport en attendant les premiers départs de bus vers 8 heures du matin. Il y a cependant quelques hôtels proches de la sortie pour ceux que l'idée de passer quelques heures inconfortablement allongés, rebuterait.
Le trajet de l'aéroport au centre ville peut se faire par bus pour 270 leks. Ce serait aux alentours de 2000 leks par taxi. Je n'ai pas vérifié l'information, mais cela me semble excessif.
La Ville, à cette époque de l'année est, surtout en son centre et ses artères principales, joliment décorée de guirlandes électriques. La nuit tombe vers 16h30 et révèle tous ses néons et autres lumières. C'est plutôt joli. Je suis surpris de la propreté qui règne dans les rues. Le nombre d'agences de change et de tourisme m'interroge. Pourquoi y en a t-il autant..? Facile de parcourir à pied la ville (le centre)et de découvrir les principaux points d'intérêt. Un réseau de bus urbains dessert toute la Ville. La température est basse et ne dépasse pas les 10 degrés. Un petit vent sec rend l'air vif et pique un peu les doigts et le nez. En plein centre, ma guest-house m'offrira une chambre spartiate, froide, mais d'une propreté impeccable pour 10 euros sans petit déjeuner. (Andreas Guest- house). Accueil chaleureux. Pour petits budgets.
-Jour 2- 30 novembre 2016 Départ pour KUKES à 9 heures du matin d'une des deux gares routières de Tirana. L'une desservant les villes du Nord et l'autre les villes du sud. CQFD..! Mais d'aucuns affirment qu'il y a plus que 2 gares..! À celle-ci, on peut boire un café en attendant.
Nombreux bus, toutes les deux heures, à partir de 7 heures le matin jusqu'à 18 heures. Durée du trajet 3 heures pour 400 leks. La ville de KUKES n'offre que peu d'intérêt. Je saute l'étape. En plus, malgré le soleil, il fait glacial.
Changement de mini bus pour PESKHOPI - Trajet extrêmement cher car 800 leks pour moins de 3 heures de transport. Quasiment un seul mini bus à effectuer cette route donc pas de concurrence, ce qui explique le prix prohibitif pour une si courte durée. À cette époque de l'année la route qui frôle le plus haut pic dAlbanie offre de très jolis points de vue. Pics enneigés. Se mettre à droite dans le bus pour bénéficier d'une meilleure vue. Une des routes les plus jolies du pays avec celle de la côte entre SARANDE et VLORA
PESKHOPI pourrait justifier une halte pour la nuit. 4 ou 5 hôtels corrects. Je décide cependant de rentrer sur Tirana. 170 Kms d'une route parfois en mauvais état et 4 heures de trajet. 600 leks par personne. Très sinueuse, les personnes souffrant du mal de voiture vomissent. Des sachets plastique sont prévus à cet effet.
La nuit tombant vers 16h30, l'arrivée se fera de nuit à Tirana. Ce qui permet d'apprécier les nombreuses décorations et guirlandes lumineuses. La nuit, Tirana semble plus belle. Il fait à peine plus de 5 degrés. Content de remonter dans le bus urbain qui nous ramène en centre ville. 40 leks par personne. Évidemment beaucoup moins cher que le taxi qui demande 20 fois plus.
-Jour 3- 1er décembre. Trajet Tirana - POGRADEC. 3 heures de route dont une partie d'autoroute en construction. 600 leks avec la voiture d'un particulier qui fait le trajet jusqu'à KORÇA.
Stop pour la nuit dans cette petite bourgade au bord du lac Ohrid, frontière avec la Macédoine. Nuit à l'hôtel POGRADECI en bordure de lac. Chambre double à 25 euros avec petit déjeuner. Excellent rapport qualité prix.
La Ville sous le soleil est très agréable et mérite bien une halte d'une demi- journée.
Jour 4- 2 décembre 2016. Départ à 9 heures pour KORÇA. L'arrêt de bus (fourgons Mercedes) est près de l'église orthodoxe. Le trajet dure 2 heures d'une route qui n'offre pas un intérêt majeur sans être laide pour autant. Le prix est de 200 leks.
L'arrêt à KORÇA se fait en dehors du centre. Il faut marcher un kilomètre environ pour atteindre celui- ci. En pleine rénovation, ce centre ville promet d'être un bel endroit.
Un nouvel hôtel, dans une cour privative, qui à mon sens sera plein de charme, devrait ouvrir en mai 2017. En plein c˛ur du quartier rénové, ce sera certainement une place de choix.
Le centre ville, concentré sur un bon km2 offre une belle rue piétonnière qui débouche sur la plus grande Eglise orthodoxe d'Albanie. Cette rue, bordée de terrasses de café offre un point de chute agréable pour une petite pause.
L'endroit d'où partent les bus est situé dans cette zone du centre ville. Beaucoup de départs pour de nombreux endroits du pays. Pas de rabatteurs en Albanie mais on vous renseignera avec gentillesse.
Pour ma destination, PERMET, un seul bus par jour qui part à 13 heures. Si c'est votre projet de périple, il vaut mieux arriver avant le départ de ce bus... Faute d'avoir une place. Possibilité d'attendre au "Bar Kafe RIGEL " où vous pourrez vous restaurer d'une bonne soupe locale accompagnée de tranches d'un excellent pain local et d'un riz pilaf. Le tout pour une somme modique. Vue sur votre bus, ce qui pour les anxieux, est un petit plus..!
Le trajet pour PERMET dure un peu plus de 4 heures et coûte 800 leks dans un antique fourgon Mercedes assez peu confortable. " Tani Travel ". Il vaut mieux se placer sur la droite du bus. (Idéalement ce serait même opportun de faire le trajet dans l'autre sens afin d'éviter d'avoir continuellement le soleil dans les yeux). La route étroite, toute en lacets serrés, parfois en mauvais état, offre à certains endroits du parcours des très beaux panoramas. Les personnes victimes du mal de voiture auront très vite le tournis et peineront, comme certains passagers, à retenir leur repas du midi.!!
À PERMET, mon hotel, réservé sur Booking, le RAMIZ, est un peu excentré et sans charme. Bien que l'accueil soit sympathique et le petit déjeuner correct, je ne le conseille pas particulièrement. À éviter aussi le restaurant qui jouxte l'hôtel PERMET. Ils ne semblent pas avoir compris que le communisme n'existe plus. Service lent et nourriture sans attrait. L'hôtel ALVERO est plus cher mais mieux situé car en plein centre. Le gérant, Nikola, connaît très bien la FRANCE et parle parfaitement notre langue.
Pas grand chose à faire à PERMET mais c'est une bonne étape.
Jour 5 - 3 décembre 2016. Départ à 8h30 en face du "Café DÉJÀ VU " pour GJIROKASTRE. Compter une heure et demie de trajet pour 300 leks. Arrivée en pleine ville a un bon kilomètre du centre de la "vieille ville". Attention, pour s'y rendre à pieds ca grimpe dur. Vingt minutes de marche. Si vous avez un lourd sac, il vaut mieux le savoir.
Lieu privilégié des touristes, la vieille Ville offre trois ou 4 hôtels qui sortent du lot. Le KELENDI 2. Très jolies chambres à 35 euros pour 2 avec petit déjeuner. En surplomb, le KODRA qui est un poil plus cher à 40 euros mais plus chic avec restaurant en terrasse. Belles chambres avec vue imprenable sur la vallée. Plus haut, près de la mosquée, le Gjirokrastra Hotel. Correct également mais pas de restaurant et WiFi laborieux. Les chambres numéro 2 ou 3 sont à privilégier si vous êtes deux. En décembre 2016, c'était 25 euros avec le petit déjeuner. Cet hotel familial est surtout intéressant pour sa situation qui offre un beau point de vue en surplomb de la ville. Les prix varient en fonction de la saison selon les dires du fils du patron. Vérifier sur Booking.com. Ce jeune patron semble avoir bien compris le sens du bizness avec les touristes, mais surtout en sa faveur. Il reste néanmoins sympa.
Dans la vieille ville, quelques restaurants et petites boutiques sans intérêt majeur. Agréables balades à faire à pied dans les petites ruelles pavées. La forteresse qui offre un musée peut se visiter. (visite payante) L'endroit vaut surtout par son beau point de vue sur la montagne et les alentours.
Mérite une halte d'une demie journée.
Tous ces hôtels sont en plein c˛ur de la " vieille Ville", un quartier en pleine rénovation comme dans beaucoup d'autres villes d'Albanie. Mais la ville basse, faute d'être vraiment attrayante, peut aussi vous offrir de nombreuses possibilités de vous loger.
Jour6- 4 décembre 2016. Départ vers 9heures pour SARANDE. Le terminal de bus est excentré. Possible d'attendre un véhicule sur la route principale qui mène à SARANDE. Le trajet dure 1h30 et coûte 300 leks. Voiture particulière à 6 personnes. Arrivée centre ville près du parc. Petite ville balnéaire sans attrait particulier. Nombreux hôtels fermés à cette époque de l'année. Point de passage maritime pour l'Italie.
Hotel LINDI. 20 euros pour 2 avec petit déjeuner. Grande chambre et patron cool et très sympa. Inutile de chercher un meilleur rapport qualité - prix.!!!
Cependant, à mon sens, cette ville ne mérite qu'une halte de quelques heures.
Jour7- 5 décembre 2016 Départ pour VLORA à 11h30 au parc en centre ville de SARANDE. Le trajet dure 4 heures et coûte 800 leks pour environ 130 Kms. (le trajet le plus cher jusqu'alors.) La route de montagne longe la côte et offre parfois de superbes panoramas. Attention de bien prendre le bus qui longe la côte. Il y a une route plus directe par les terres.
C'est vraiment un trajet incontournable..! À ne rater sous aucun prétexte.
La ville de VLORA est en pleine construction comme de nombreuses autres en Albanie. Le front de mer, assez éloigné du centre sera superbe quand il sera terminé. le "CANNES " des Albanais. Pour le reste ce sont des immeubles d'une quinzaine d'étages, totalement neufs qui composent les artères. Pas un charme fou... À part la vieille ville, on se demande où sont passées les vieilles maisons de cette ville pourtant passablement étendue.
Quelques hôtels en plein Centre près de la mosquée. Je conseille le Lux Hotel (35 euros) et déconseille l'Alpine hotel où les chambres sont exiguës, sentent le tabac et où le WiFi est indigent. Le VLORA aurait quant à lui besoin d'un petit coup de neuf.
Jour 8- 6 décembre 2016. Trajet de VLORA à BERAT. Compter deux heures par une route sans intérêt. 350 leks. L'arrivée ne se fait pas en centre ville mais à la gare routière. Des bus urbains partent régulièrement de la gare routière pour le centre qui n'est qu'à 15 minutes de là.
BERAT, connue aussi sous le nom de la ville aux mille fenêtres, est un patrimoine de l'Unesco. Elle est en pleine rénovation. Cela promet d'être joli. Très joli même. Nombreuses et très agréables rues piétonnières bordées de cafés et terrasses.
Je loge à l'hôtel TOMORI, un hôtel extrêmement bien situé, (plein centre) qui affiche 4 étoiles mais qui n'en vaut que 3. Un restaurant panoramique au 5ème étage qui mérite le détour car beau point de vue sur les alentours. De plus vous y trouverez d'excellentes pizzas pour un prix très honnête.
À deux pas de l'hôtel, pour les amateurs de chocolat, Le café "SHEPTEMI " où vous pourrez déguster un grand verre de ce délicieux breuvage chaud pour à peine un euro. Consommé en terrasse, c'est un véritable délice en ce mois de décembre.
Il faut également monter à la citadelle. Possible à pieds (c'est un peu rude) mais également accessible en voiture. Deux ou trois hôtels et guest- houses dont le KRIS guest- house qui offre des chambres sans salle de bain privative pour 25 euros. Très calme bien sûr et vue imprenable sur la vallée.
Juste à l'entrée de la montée toute en pavés, un nouveau B&B ONURI va ouvrir ses portes au printemps 2017. Je suis convaincu que ce sera une adresse prisée. La ville mérite vraiment une halte et ceux qui aiment flâner et/ ou qui ont du temps et de bonnes jambes pourront y consacrer deux jours.
Jour 9- 7 décembre 2016. Trajet de BERAT à DURRES. Environ 100 Kms dans une plaine essentiellement maraîchère. 300 leks. Arrivée en centre ville. Peu d'hôtels dans cette ville portuaire qui ne mérite, à mon sens, qu'un bref arrêt. Je poursuis vers Shkodra. Ancienne capitale culturelle de l'Albanie avant que les communistes en détruisent une bonne partie. Même station de bus. Deux départs quotidiens. 7 heures et 13 heures. 400 leks.
Environ 120 Kms séparent DURRES de Shkodra. Compter 2 bonnes heures. Arrivée en plein centre ville. Quelques hôtels tout proches. Mon choix sera le KADUKU. 25 euros la twin avec petit déjeuner.
Le centre-ville et ses rues piétonnes est vraiment très joli et bien restauré. Certaines boutiques et restaurants sont même un peu "luxe". Ville qui apparaît plus " moderne" que les autres. Galeries de peinture, salons de coiffure, restaurants chics etc..
Les prix des hôtels s'en ressentent et sont supérieurs d'environ 30% à ceux pratiqués en général. L'augmentation est encore plus sensible en haute saison.
Jour 10- 8 décembre 2016. Départ de Shkodra pour le Monténégro. Le bus qui fait la liaison avec Ucine effectue 3 trajets par jour dans les deux sens pour la somme de 5 euros. Environ deux heures de trajet. Il se prend juste en face de l'hôtel ROZAFA, plein centre ville.
Les formalités de police, à la frontière, sont simplifiées à l'extrême. Il n'est même pas utile de descendre du bus et c'est le chauffeur qui fait valider les passeports. Ensuite un autre bus pour BUDVA. Les hôtels sont bien plus chers. Minimum 50% d'augmentation par rapport à l'Albanie.
Visite de la vieille ville de Krotor. A seulement 20kms de BUDVA mais compter une heure et demie pour y aller. En bordure de la mer. Joli et touristique. Surtout touristique...J'imagine ce même endroit au plus fort de la période estivale. Je ne suis pas convaincu que j'aimerais ça... La route qui longe la mer de BUDVA à Krotor est très jolie mais parfois bétonnée. C'est la Riviera du Monténégro.. Pas vraiment mon truc non plus..
Jour 11 - 9 décembre 2016. Les prix étant largement supérieurs à ceux de l'Albanie, les gens pas spécialement sympas, je décide de retourner à Shkodra, en Albanie. Je terminerai mon séjour dans ce pays. Deux bus le matin pour Ucine. Le premier, que je rate, part à 7h50 et le deuxième à 13heures. Le bus qui part d'Ucine démarre à 16h30 et, bizarrement coûte un euro de plus dans ce sens là. C'est le dernier de la journée. Cela me fait arriver à 18 heures. Trajet de nuit car le jour tombe à 16h30. Retour à mon hôtel précédent. Le KADUKU.
Jour 12-10 décembre 2016. Départ à 9h15 pour Tirana. Environ 2 heures de trajet. Route peu intéressante.
Changement de bus et de gare routière à Tirana pour POGRADEC, ma destination finale. La gare routière se situe bien loin de celle d'arrivée. Il me faudra une bonne heure pour l'atteindre, mi bus, mi Pédibus..😜. Fort heureusement un superbe ciel bleu. Départ à 12h30 pour 3 heures de trajet et 450 leks. Avant POGRADEC jolie route en réfection qui longe le bord du lac. Même hotel (PROGRADECI) pour un prix défiant toute concurrence. Ce soir c'est la fête au restaurant de l'hôtel. Musique et danses albanaises. Atmosphère bon enfant des années 60 malgré un public mixte jeune et plus âgé.J'en profite pour étudier les m˛urs locales. Jour 13- 11 décembre. Visite du petit village de LIN.. Une petite vingtaine de Kms sur le bord du lac. Un seul bus à midi pour s'y rendre de PROGRADEC.
Il est préférable de se positionner à la sortie de la Ville pour tenter sa chance avec une voiture particulière. Agréable balade dans les petites rues pavées de ce village en cul de sac. Un hotel, une guest- house, quelques petits restaurants et rien d'autre. Une halte sympa pour ceux qui aiment le calme et les odeurs de la nature. Surtout la bouse.😜
Pour revenir à POGRADEC, marcher pendant 1,5 Kms, juste la distance qui sépare le village de la route qui vient de Tirana puis attendre un bus...
C'est 50 leks pour rejoindre le centre ville. Jour 14- 12 décembre 2016. Lever matinal pour se rendre à Ohrid qui se situe en Macédoine, de l'autre côté du lac, juste en face de la ville de POGRADEC. Cette excursion peut se faire en une journée, mais il peut aussi être agréable de passer la nuit sur place. Un mini bus part quand il est plein pour la Ville juste avant le poste frontière (Dogana) qui se situe à 5 ou 6 Kms du centre de POGRADEC. Un taxi peut être bien plus intéressant si on est deux. Attention certains chauffeurs peu scrupuleux vous demanderont 15 ou 20 euros.!! Vous pouvez leur rire au nez. Le juste prix se situe entre 300 ET 500 leks.
Apres les formalités douanières, (très simples) il y a théoriquement un bus pour le centre ville d'Ohrid. Je ne l'ai jamais vu ni à l'aller ni au retour. Il est préférable, me semble-t- il, de négocier le trajet avec un véhicule particulier. Là encore, certains ont la main lourde. Il y a environ 30 Kms à parcourir. Le bon prix se situe aux alentours de 4 ou 500 leks par personne.
Attention, vous changez de pays donc de monnaie. En Macédoine on utilise le DENAR. Vous aurez 61 dénars pour un euro. Facile à changer à POGRADEC.
La Ville d'Ohrid se situe en bord du lac bien sûr. Elle offre une bonne variété hôtelière et de nombreux restaurants. L'endroit est assez touristique et cela se ressent. L'essentiel peut être visité en une demie journée, mais ceux qui aiment flâner et goûter l'atmosphère du soleil déclinant devront bien sûr prévoir d'y dormir une nuit. Trois ou 4 belles églises orthodoxes et des petites ruelles pavées.
Pour ma part je préfère POGRADEC et j'y retourne... Jour 15- 13 décembre 2016 Retour à Tirana. Véhicule 6 places. 600 leks. Durée 2h30. Une autoroute est en construction et diminuera évidemment le temps de trajet.
Navette aéroport du centre ville. Compter une demi- heure. Attention aux bouchons.
-Jour 1- 29 novembre. L'ATR à hélices venant de Belgrade me dépose à 2 heures du matin sur le tarmac de l'aéroport de Tirana. Bien entretenu, le bâtiment ne semble pas vieux.
Formalités douanières simples et rapides. Même pas un petit coup de tampon sur le passeport. Récupération du sac tout aussi rapidement et repos sur un banc au sein même de l'aéroport en attendant les premiers départs de bus vers 8 heures du matin. Il y a cependant quelques hôtels proches de la sortie pour ceux que l'idée de passer quelques heures inconfortablement allongés, rebuterait.
Le trajet de l'aéroport au centre ville peut se faire par bus pour 270 leks. Ce serait aux alentours de 2000 leks par taxi. Je n'ai pas vérifié l'information, mais cela me semble excessif.
La Ville, à cette époque de l'année est, surtout en son centre et ses artères principales, joliment décorée de guirlandes électriques. La nuit tombe vers 16h30 et révèle tous ses néons et autres lumières. C'est plutôt joli. Je suis surpris de la propreté qui règne dans les rues. Le nombre d'agences de change et de tourisme m'interroge. Pourquoi y en a t-il autant..? Facile de parcourir à pied la ville (le centre)et de découvrir les principaux points d'intérêt. Un réseau de bus urbains dessert toute la Ville. La température est basse et ne dépasse pas les 10 degrés. Un petit vent sec rend l'air vif et pique un peu les doigts et le nez. En plein centre, ma guest-house m'offrira une chambre spartiate, froide, mais d'une propreté impeccable pour 10 euros sans petit déjeuner. (Andreas Guest- house). Accueil chaleureux. Pour petits budgets.
-Jour 2- 30 novembre 2016 Départ pour KUKES à 9 heures du matin d'une des deux gares routières de Tirana. L'une desservant les villes du Nord et l'autre les villes du sud. CQFD..! Mais d'aucuns affirment qu'il y a plus que 2 gares..! À celle-ci, on peut boire un café en attendant.
Nombreux bus, toutes les deux heures, à partir de 7 heures le matin jusqu'à 18 heures. Durée du trajet 3 heures pour 400 leks. La ville de KUKES n'offre que peu d'intérêt. Je saute l'étape. En plus, malgré le soleil, il fait glacial.
Changement de mini bus pour PESKHOPI - Trajet extrêmement cher car 800 leks pour moins de 3 heures de transport. Quasiment un seul mini bus à effectuer cette route donc pas de concurrence, ce qui explique le prix prohibitif pour une si courte durée. À cette époque de l'année la route qui frôle le plus haut pic dAlbanie offre de très jolis points de vue. Pics enneigés. Se mettre à droite dans le bus pour bénéficier d'une meilleure vue. Une des routes les plus jolies du pays avec celle de la côte entre SARANDE et VLORA
PESKHOPI pourrait justifier une halte pour la nuit. 4 ou 5 hôtels corrects. Je décide cependant de rentrer sur Tirana. 170 Kms d'une route parfois en mauvais état et 4 heures de trajet. 600 leks par personne. Très sinueuse, les personnes souffrant du mal de voiture vomissent. Des sachets plastique sont prévus à cet effet.
La nuit tombant vers 16h30, l'arrivée se fera de nuit à Tirana. Ce qui permet d'apprécier les nombreuses décorations et guirlandes lumineuses. La nuit, Tirana semble plus belle. Il fait à peine plus de 5 degrés. Content de remonter dans le bus urbain qui nous ramène en centre ville. 40 leks par personne. Évidemment beaucoup moins cher que le taxi qui demande 20 fois plus.
-Jour 3- 1er décembre. Trajet Tirana - POGRADEC. 3 heures de route dont une partie d'autoroute en construction. 600 leks avec la voiture d'un particulier qui fait le trajet jusqu'à KORÇA.
Stop pour la nuit dans cette petite bourgade au bord du lac Ohrid, frontière avec la Macédoine. Nuit à l'hôtel POGRADECI en bordure de lac. Chambre double à 25 euros avec petit déjeuner. Excellent rapport qualité prix.
La Ville sous le soleil est très agréable et mérite bien une halte d'une demi- journée.
Jour 4- 2 décembre 2016. Départ à 9 heures pour KORÇA. L'arrêt de bus (fourgons Mercedes) est près de l'église orthodoxe. Le trajet dure 2 heures d'une route qui n'offre pas un intérêt majeur sans être laide pour autant. Le prix est de 200 leks.
L'arrêt à KORÇA se fait en dehors du centre. Il faut marcher un kilomètre environ pour atteindre celui- ci. En pleine rénovation, ce centre ville promet d'être un bel endroit.
Un nouvel hôtel, dans une cour privative, qui à mon sens sera plein de charme, devrait ouvrir en mai 2017. En plein c˛ur du quartier rénové, ce sera certainement une place de choix.
Le centre ville, concentré sur un bon km2 offre une belle rue piétonnière qui débouche sur la plus grande Eglise orthodoxe d'Albanie. Cette rue, bordée de terrasses de café offre un point de chute agréable pour une petite pause.
L'endroit d'où partent les bus est situé dans cette zone du centre ville. Beaucoup de départs pour de nombreux endroits du pays. Pas de rabatteurs en Albanie mais on vous renseignera avec gentillesse.
Pour ma destination, PERMET, un seul bus par jour qui part à 13 heures. Si c'est votre projet de périple, il vaut mieux arriver avant le départ de ce bus... Faute d'avoir une place. Possibilité d'attendre au "Bar Kafe RIGEL " où vous pourrez vous restaurer d'une bonne soupe locale accompagnée de tranches d'un excellent pain local et d'un riz pilaf. Le tout pour une somme modique. Vue sur votre bus, ce qui pour les anxieux, est un petit plus..!
Le trajet pour PERMET dure un peu plus de 4 heures et coûte 800 leks dans un antique fourgon Mercedes assez peu confortable. " Tani Travel ". Il vaut mieux se placer sur la droite du bus. (Idéalement ce serait même opportun de faire le trajet dans l'autre sens afin d'éviter d'avoir continuellement le soleil dans les yeux). La route étroite, toute en lacets serrés, parfois en mauvais état, offre à certains endroits du parcours des très beaux panoramas. Les personnes victimes du mal de voiture auront très vite le tournis et peineront, comme certains passagers, à retenir leur repas du midi.!!
À PERMET, mon hotel, réservé sur Booking, le RAMIZ, est un peu excentré et sans charme. Bien que l'accueil soit sympathique et le petit déjeuner correct, je ne le conseille pas particulièrement. À éviter aussi le restaurant qui jouxte l'hôtel PERMET. Ils ne semblent pas avoir compris que le communisme n'existe plus. Service lent et nourriture sans attrait. L'hôtel ALVERO est plus cher mais mieux situé car en plein centre. Le gérant, Nikola, connaît très bien la FRANCE et parle parfaitement notre langue.
Pas grand chose à faire à PERMET mais c'est une bonne étape.
Jour 5 - 3 décembre 2016. Départ à 8h30 en face du "Café DÉJÀ VU " pour GJIROKASTRE. Compter une heure et demie de trajet pour 300 leks. Arrivée en pleine ville a un bon kilomètre du centre de la "vieille ville". Attention, pour s'y rendre à pieds ca grimpe dur. Vingt minutes de marche. Si vous avez un lourd sac, il vaut mieux le savoir.
Lieu privilégié des touristes, la vieille Ville offre trois ou 4 hôtels qui sortent du lot. Le KELENDI 2. Très jolies chambres à 35 euros pour 2 avec petit déjeuner. En surplomb, le KODRA qui est un poil plus cher à 40 euros mais plus chic avec restaurant en terrasse. Belles chambres avec vue imprenable sur la vallée. Plus haut, près de la mosquée, le Gjirokrastra Hotel. Correct également mais pas de restaurant et WiFi laborieux. Les chambres numéro 2 ou 3 sont à privilégier si vous êtes deux. En décembre 2016, c'était 25 euros avec le petit déjeuner. Cet hotel familial est surtout intéressant pour sa situation qui offre un beau point de vue en surplomb de la ville. Les prix varient en fonction de la saison selon les dires du fils du patron. Vérifier sur Booking.com. Ce jeune patron semble avoir bien compris le sens du bizness avec les touristes, mais surtout en sa faveur. Il reste néanmoins sympa.
Dans la vieille ville, quelques restaurants et petites boutiques sans intérêt majeur. Agréables balades à faire à pied dans les petites ruelles pavées. La forteresse qui offre un musée peut se visiter. (visite payante) L'endroit vaut surtout par son beau point de vue sur la montagne et les alentours.
Mérite une halte d'une demie journée.
Tous ces hôtels sont en plein c˛ur de la " vieille Ville", un quartier en pleine rénovation comme dans beaucoup d'autres villes d'Albanie. Mais la ville basse, faute d'être vraiment attrayante, peut aussi vous offrir de nombreuses possibilités de vous loger.
Jour6- 4 décembre 2016. Départ vers 9heures pour SARANDE. Le terminal de bus est excentré. Possible d'attendre un véhicule sur la route principale qui mène à SARANDE. Le trajet dure 1h30 et coûte 300 leks. Voiture particulière à 6 personnes. Arrivée centre ville près du parc. Petite ville balnéaire sans attrait particulier. Nombreux hôtels fermés à cette époque de l'année. Point de passage maritime pour l'Italie.
Hotel LINDI. 20 euros pour 2 avec petit déjeuner. Grande chambre et patron cool et très sympa. Inutile de chercher un meilleur rapport qualité - prix.!!!
Cependant, à mon sens, cette ville ne mérite qu'une halte de quelques heures.
Jour7- 5 décembre 2016 Départ pour VLORA à 11h30 au parc en centre ville de SARANDE. Le trajet dure 4 heures et coûte 800 leks pour environ 130 Kms. (le trajet le plus cher jusqu'alors.) La route de montagne longe la côte et offre parfois de superbes panoramas. Attention de bien prendre le bus qui longe la côte. Il y a une route plus directe par les terres.
C'est vraiment un trajet incontournable..! À ne rater sous aucun prétexte.
La ville de VLORA est en pleine construction comme de nombreuses autres en Albanie. Le front de mer, assez éloigné du centre sera superbe quand il sera terminé. le "CANNES " des Albanais. Pour le reste ce sont des immeubles d'une quinzaine d'étages, totalement neufs qui composent les artères. Pas un charme fou... À part la vieille ville, on se demande où sont passées les vieilles maisons de cette ville pourtant passablement étendue.
Quelques hôtels en plein Centre près de la mosquée. Je conseille le Lux Hotel (35 euros) et déconseille l'Alpine hotel où les chambres sont exiguës, sentent le tabac et où le WiFi est indigent. Le VLORA aurait quant à lui besoin d'un petit coup de neuf.
Jour 8- 6 décembre 2016. Trajet de VLORA à BERAT. Compter deux heures par une route sans intérêt. 350 leks. L'arrivée ne se fait pas en centre ville mais à la gare routière. Des bus urbains partent régulièrement de la gare routière pour le centre qui n'est qu'à 15 minutes de là.
BERAT, connue aussi sous le nom de la ville aux mille fenêtres, est un patrimoine de l'Unesco. Elle est en pleine rénovation. Cela promet d'être joli. Très joli même. Nombreuses et très agréables rues piétonnières bordées de cafés et terrasses.
Je loge à l'hôtel TOMORI, un hôtel extrêmement bien situé, (plein centre) qui affiche 4 étoiles mais qui n'en vaut que 3. Un restaurant panoramique au 5ème étage qui mérite le détour car beau point de vue sur les alentours. De plus vous y trouverez d'excellentes pizzas pour un prix très honnête.
À deux pas de l'hôtel, pour les amateurs de chocolat, Le café "SHEPTEMI " où vous pourrez déguster un grand verre de ce délicieux breuvage chaud pour à peine un euro. Consommé en terrasse, c'est un véritable délice en ce mois de décembre.
Il faut également monter à la citadelle. Possible à pieds (c'est un peu rude) mais également accessible en voiture. Deux ou trois hôtels et guest- houses dont le KRIS guest- house qui offre des chambres sans salle de bain privative pour 25 euros. Très calme bien sûr et vue imprenable sur la vallée.
Juste à l'entrée de la montée toute en pavés, un nouveau B&B ONURI va ouvrir ses portes au printemps 2017. Je suis convaincu que ce sera une adresse prisée. La ville mérite vraiment une halte et ceux qui aiment flâner et/ ou qui ont du temps et de bonnes jambes pourront y consacrer deux jours.
Jour 9- 7 décembre 2016. Trajet de BERAT à DURRES. Environ 100 Kms dans une plaine essentiellement maraîchère. 300 leks. Arrivée en centre ville. Peu d'hôtels dans cette ville portuaire qui ne mérite, à mon sens, qu'un bref arrêt. Je poursuis vers Shkodra. Ancienne capitale culturelle de l'Albanie avant que les communistes en détruisent une bonne partie. Même station de bus. Deux départs quotidiens. 7 heures et 13 heures. 400 leks.
Environ 120 Kms séparent DURRES de Shkodra. Compter 2 bonnes heures. Arrivée en plein centre ville. Quelques hôtels tout proches. Mon choix sera le KADUKU. 25 euros la twin avec petit déjeuner.
Le centre-ville et ses rues piétonnes est vraiment très joli et bien restauré. Certaines boutiques et restaurants sont même un peu "luxe". Ville qui apparaît plus " moderne" que les autres. Galeries de peinture, salons de coiffure, restaurants chics etc..
Les prix des hôtels s'en ressentent et sont supérieurs d'environ 30% à ceux pratiqués en général. L'augmentation est encore plus sensible en haute saison.
Jour 10- 8 décembre 2016. Départ de Shkodra pour le Monténégro. Le bus qui fait la liaison avec Ucine effectue 3 trajets par jour dans les deux sens pour la somme de 5 euros. Environ deux heures de trajet. Il se prend juste en face de l'hôtel ROZAFA, plein centre ville.
Les formalités de police, à la frontière, sont simplifiées à l'extrême. Il n'est même pas utile de descendre du bus et c'est le chauffeur qui fait valider les passeports. Ensuite un autre bus pour BUDVA. Les hôtels sont bien plus chers. Minimum 50% d'augmentation par rapport à l'Albanie.
Visite de la vieille ville de Krotor. A seulement 20kms de BUDVA mais compter une heure et demie pour y aller. En bordure de la mer. Joli et touristique. Surtout touristique...J'imagine ce même endroit au plus fort de la période estivale. Je ne suis pas convaincu que j'aimerais ça... La route qui longe la mer de BUDVA à Krotor est très jolie mais parfois bétonnée. C'est la Riviera du Monténégro.. Pas vraiment mon truc non plus..
Jour 11 - 9 décembre 2016. Les prix étant largement supérieurs à ceux de l'Albanie, les gens pas spécialement sympas, je décide de retourner à Shkodra, en Albanie. Je terminerai mon séjour dans ce pays. Deux bus le matin pour Ucine. Le premier, que je rate, part à 7h50 et le deuxième à 13heures. Le bus qui part d'Ucine démarre à 16h30 et, bizarrement coûte un euro de plus dans ce sens là. C'est le dernier de la journée. Cela me fait arriver à 18 heures. Trajet de nuit car le jour tombe à 16h30. Retour à mon hôtel précédent. Le KADUKU.
Jour 12-10 décembre 2016. Départ à 9h15 pour Tirana. Environ 2 heures de trajet. Route peu intéressante.
Changement de bus et de gare routière à Tirana pour POGRADEC, ma destination finale. La gare routière se situe bien loin de celle d'arrivée. Il me faudra une bonne heure pour l'atteindre, mi bus, mi Pédibus..😜. Fort heureusement un superbe ciel bleu. Départ à 12h30 pour 3 heures de trajet et 450 leks. Avant POGRADEC jolie route en réfection qui longe le bord du lac. Même hotel (PROGRADECI) pour un prix défiant toute concurrence. Ce soir c'est la fête au restaurant de l'hôtel. Musique et danses albanaises. Atmosphère bon enfant des années 60 malgré un public mixte jeune et plus âgé.J'en profite pour étudier les m˛urs locales. Jour 13- 11 décembre. Visite du petit village de LIN.. Une petite vingtaine de Kms sur le bord du lac. Un seul bus à midi pour s'y rendre de PROGRADEC.
Il est préférable de se positionner à la sortie de la Ville pour tenter sa chance avec une voiture particulière. Agréable balade dans les petites rues pavées de ce village en cul de sac. Un hotel, une guest- house, quelques petits restaurants et rien d'autre. Une halte sympa pour ceux qui aiment le calme et les odeurs de la nature. Surtout la bouse.😜
Pour revenir à POGRADEC, marcher pendant 1,5 Kms, juste la distance qui sépare le village de la route qui vient de Tirana puis attendre un bus...
C'est 50 leks pour rejoindre le centre ville. Jour 14- 12 décembre 2016. Lever matinal pour se rendre à Ohrid qui se situe en Macédoine, de l'autre côté du lac, juste en face de la ville de POGRADEC. Cette excursion peut se faire en une journée, mais il peut aussi être agréable de passer la nuit sur place. Un mini bus part quand il est plein pour la Ville juste avant le poste frontière (Dogana) qui se situe à 5 ou 6 Kms du centre de POGRADEC. Un taxi peut être bien plus intéressant si on est deux. Attention certains chauffeurs peu scrupuleux vous demanderont 15 ou 20 euros.!! Vous pouvez leur rire au nez. Le juste prix se situe entre 300 ET 500 leks.
Apres les formalités douanières, (très simples) il y a théoriquement un bus pour le centre ville d'Ohrid. Je ne l'ai jamais vu ni à l'aller ni au retour. Il est préférable, me semble-t- il, de négocier le trajet avec un véhicule particulier. Là encore, certains ont la main lourde. Il y a environ 30 Kms à parcourir. Le bon prix se situe aux alentours de 4 ou 500 leks par personne.
Attention, vous changez de pays donc de monnaie. En Macédoine on utilise le DENAR. Vous aurez 61 dénars pour un euro. Facile à changer à POGRADEC.
La Ville d'Ohrid se situe en bord du lac bien sûr. Elle offre une bonne variété hôtelière et de nombreux restaurants. L'endroit est assez touristique et cela se ressent. L'essentiel peut être visité en une demie journée, mais ceux qui aiment flâner et goûter l'atmosphère du soleil déclinant devront bien sûr prévoir d'y dormir une nuit. Trois ou 4 belles églises orthodoxes et des petites ruelles pavées.
Pour ma part je préfère POGRADEC et j'y retourne... Jour 15- 13 décembre 2016 Retour à Tirana. Véhicule 6 places. 600 leks. Durée 2h30. Une autoroute est en construction et diminuera évidemment le temps de trajet.
Navette aéroport du centre ville. Compter une demi- heure. Attention aux bouchons.
Trajet Buenos Aires / Ushuaïa English translation pending
Bonjour tout le monde,
Avec un ami nous sommes en train de planifier un itinéraire à vélo entre Buenos Aires et Ushuaïa. Le départ se ferai cette année au mois de novembre. Ce tronçon représentera la première "étapes" de notre périple "trans Amériques" à Vélo. L'objectif est de remonter ensuite vers le Pérou (côté Chili).
Nous avons commencé à tracer le trajet sur Google Earth (le trajet sur dropbox).
Y'en a t'il parmi vous qui ont déjà roulé dans ce coin de l'Argentine (entre Buenos Aires et Ushuaïa) ? Avez-vous des conseils à nous donner vis à vis de cette idée itinéraire ?
Merci à vous et peut être A+ sur les routes d'Amérique du Sud :)
Avec un ami nous sommes en train de planifier un itinéraire à vélo entre Buenos Aires et Ushuaïa. Le départ se ferai cette année au mois de novembre. Ce tronçon représentera la première "étapes" de notre périple "trans Amériques" à Vélo. L'objectif est de remonter ensuite vers le Pérou (côté Chili).
Nous avons commencé à tracer le trajet sur Google Earth (le trajet sur dropbox).
Y'en a t'il parmi vous qui ont déjà roulé dans ce coin de l'Argentine (entre Buenos Aires et Ushuaïa) ? Avez-vous des conseils à nous donner vis à vis de cette idée itinéraire ?
Merci à vous et peut être A+ sur les routes d'Amérique du Sud :)
Circuit Californie + parcs été 2014 English translation pending
Bonjour les voyageurs !
Après plusieurs semaines de lecture intense sur ce forum et de "potassage" de guides, je me lance ici pour vous livrer l'ébauche de notre circuit dans l'ouest américain cet été. Nous sommes un couple, la trentaine, adorant voyager, flâner, marcher le nez au vent 😄. Nous aimons nous balader, mais nous ne sommes pas de grands marcheurs donc nous ne prévoyons pas de longues randonnées. Nous partons 25 jours pour une boucle SF-SF. Rien de bien original, mais je voulais avoir votre avis éclairé avant de boucler définitivement notre circuit.
Tout d'abord merci à Lol64, Peggy16, Fabregal, Itat, Pap69, Lexie3 (mais aussi beaucoup d'autres que j'oublie sûrement... 😊) pour leurs carnets, récits et conseils qui font bouillonner d'impatience et donnent des fourmis dans les pieds tellement on a hâte de partir ! 🙂
Voici notre projet (dans les grandes lignes) : - J0 : arrivée à SF en milieu d'après midi (installation + petite visite d'Union Square en fin d'après midi) - J1 : SF (fisherman´s wharf, alcatraz, coït tower) - J2 : SF (golden gate park, ocean beach, haight ashbury, alamo square) - J3 : SF (cable car museum, chinatown, financial district, ferry building) - J4 : SF (mission et castro, GGB, sausalito, twin peaks) - J5 : SF > Monterey par la côte - J6 : Monterey > Cambria - J7 : Cambria > Malibu - J8 : Santa Monica, Venice, Beverly Hills - J9 : LA (Warner bros studio, Hollywood Blvd, Griffith park & observatory + éventuellement downtown en fin de journée si on a le temps) - J10 : LA > Bagdad café > Oatman > Kingman (route 66) > Seligman - J11 : grand canyon - J12 : grand canyon > Page, Lake Powell (+ scenic view) - J13 : Antelope Canyon, Horseshoe Bend, arrivée à monument valley en fin de journée - J14 : Monument Valley, Gooseneck, Valley of the Gods > Four Corners > Mesa verde (nuit à Cortez par exemple) - J15 : Cortez > the needles overlook, Dead horse point, canyonlands (Island in the sky) - J16 : Arches - J17 : Arches > Goblins Valley > Torrey - J18 : Scenic byway 12 > Bryce canyon - J19 : Zion > Valley of fire en fin d'après midi > LV - J20 : LV - J21 : LV (outlets) > Death Vallley - J22 : Death Valley > Bodie > Mono Lake - J23 : Yosemite - J24 : Yosemite + retour à SF en fin de journée - J25 : SF + vol de retour dans l'après midi
Nous aurons une voiture de location à partir du jour 4 à SF. Pour l'instant, seul l'hôtel à SF est réservé (oui, on n'est pas en avance !!!). C'est le Mayflower, dans Bush Street. Avec l'ami Google Maps, j'ai essayé autant que possible d'estimer les distances et les temps de parcours. Cela vous semble-t-il réalisable ? Certaines journées seront chargées, nous en sommes conscients, mais ce programme vous paraît-il réaliste ?
Nous avons rajouté Four Corners et Mesa Verde qui n'étaient pas prévus au programme initialement. Cela vous parait-il judicieux ? Pas trop éloigné du reste et coûteux en temps ?
Autre question : nous pensions rallier LA à Seligman en passant par Oatman et Kingman, mais maintenant nous nous demandons si un détour par Joshua Tree serait envisageable...
J'ai déjà listé beaucoup d'idées d'hébergement dans différents carnets de voyage, mais si jamais vous avez de bonnes adresses (ou au contraire des endroits à éviter...), nous sommes preneurs ! Merci déjà d'avoir pris le temps de me lire, je prendrai tous vos conseils et suggestions avec grand plaisir. 🙂
Après plusieurs semaines de lecture intense sur ce forum et de "potassage" de guides, je me lance ici pour vous livrer l'ébauche de notre circuit dans l'ouest américain cet été. Nous sommes un couple, la trentaine, adorant voyager, flâner, marcher le nez au vent 😄. Nous aimons nous balader, mais nous ne sommes pas de grands marcheurs donc nous ne prévoyons pas de longues randonnées. Nous partons 25 jours pour une boucle SF-SF. Rien de bien original, mais je voulais avoir votre avis éclairé avant de boucler définitivement notre circuit.
Tout d'abord merci à Lol64, Peggy16, Fabregal, Itat, Pap69, Lexie3 (mais aussi beaucoup d'autres que j'oublie sûrement... 😊) pour leurs carnets, récits et conseils qui font bouillonner d'impatience et donnent des fourmis dans les pieds tellement on a hâte de partir ! 🙂
Voici notre projet (dans les grandes lignes) : - J0 : arrivée à SF en milieu d'après midi (installation + petite visite d'Union Square en fin d'après midi) - J1 : SF (fisherman´s wharf, alcatraz, coït tower) - J2 : SF (golden gate park, ocean beach, haight ashbury, alamo square) - J3 : SF (cable car museum, chinatown, financial district, ferry building) - J4 : SF (mission et castro, GGB, sausalito, twin peaks) - J5 : SF > Monterey par la côte - J6 : Monterey > Cambria - J7 : Cambria > Malibu - J8 : Santa Monica, Venice, Beverly Hills - J9 : LA (Warner bros studio, Hollywood Blvd, Griffith park & observatory + éventuellement downtown en fin de journée si on a le temps) - J10 : LA > Bagdad café > Oatman > Kingman (route 66) > Seligman - J11 : grand canyon - J12 : grand canyon > Page, Lake Powell (+ scenic view) - J13 : Antelope Canyon, Horseshoe Bend, arrivée à monument valley en fin de journée - J14 : Monument Valley, Gooseneck, Valley of the Gods > Four Corners > Mesa verde (nuit à Cortez par exemple) - J15 : Cortez > the needles overlook, Dead horse point, canyonlands (Island in the sky) - J16 : Arches - J17 : Arches > Goblins Valley > Torrey - J18 : Scenic byway 12 > Bryce canyon - J19 : Zion > Valley of fire en fin d'après midi > LV - J20 : LV - J21 : LV (outlets) > Death Vallley - J22 : Death Valley > Bodie > Mono Lake - J23 : Yosemite - J24 : Yosemite + retour à SF en fin de journée - J25 : SF + vol de retour dans l'après midi
Nous aurons une voiture de location à partir du jour 4 à SF. Pour l'instant, seul l'hôtel à SF est réservé (oui, on n'est pas en avance !!!). C'est le Mayflower, dans Bush Street. Avec l'ami Google Maps, j'ai essayé autant que possible d'estimer les distances et les temps de parcours. Cela vous semble-t-il réalisable ? Certaines journées seront chargées, nous en sommes conscients, mais ce programme vous paraît-il réaliste ?
Nous avons rajouté Four Corners et Mesa Verde qui n'étaient pas prévus au programme initialement. Cela vous parait-il judicieux ? Pas trop éloigné du reste et coûteux en temps ?
Autre question : nous pensions rallier LA à Seligman en passant par Oatman et Kingman, mais maintenant nous nous demandons si un détour par Joshua Tree serait envisageable...
J'ai déjà listé beaucoup d'idées d'hébergement dans différents carnets de voyage, mais si jamais vous avez de bonnes adresses (ou au contraire des endroits à éviter...), nous sommes preneurs ! Merci déjà d'avoir pris le temps de me lire, je prendrai tous vos conseils et suggestions avec grand plaisir. 🙂
Nager avec les requins à Punta Cana English translation pending
Bonjour,
Nous partons du 6 au 16 avril 2014 direction Punta Cana et il y a une excursion qui offre d'aller nager avec les requins. Est-ce qu'il y a parmis vous qui ont déjà fait cette activité??? Si oui, est-ce vraiment sécuritaire? Est-ce de petit requins?? J'aimerais vivre cette expérience avec mon fils de 17 ans, mais j'ai une petite crainte 🤪
Merci
Nous partons du 6 au 16 avril 2014 direction Punta Cana et il y a une excursion qui offre d'aller nager avec les requins. Est-ce qu'il y a parmis vous qui ont déjà fait cette activité??? Si oui, est-ce vraiment sécuritaire? Est-ce de petit requins?? J'aimerais vivre cette expérience avec mon fils de 17 ans, mais j'ai une petite crainte 🤪
Merci
Notre voyage en Nouvelle-Zélande, North Island English translation pending
Nouvelle Zélande, SOUTHLAND (île du sud)
Après avoir visité Christchurch, on commence par la montagne (Arthur’s Pass). Première nuit, on allume du feu les températures sont plus fraîches ici. On se réveille dans un paysage extraordinaire, je dirais même plus grandiose, tout à fait Tolkienesque, genre Le Seigneur des Anneaux (les trois films ont été tournés en Nouvelle Zélande et quand on regarde autour de nous, on comprend pourquoi !). Le lendemain, grimpette sur l’Avalanche Peak, pas très haut (2500 m) mais très raide et entouré de collègues au nez glacé. Les glaciers sont encore là dans ce pays même s’ils se sont amincis ici aussi. La pluie qui arrose régulièrement la partie ouest du pays les alimente en permanence. Il y a un certain nombre d’années, ils allaient même du haut des montagnes jusqu’à la mer. En tout cas, trouver des glaciers aussi proches de la mer, c’est une situation unique au monde . En route, on admire aussi les edelweiss, on peste contre les perroquets des montagnes (nommés keas :prononcer kieis) qui sont très intéressés par notre casse-croûte et me volent une barre de céréales, on s’émerveille devant des arbres en fleurs rouge sang ….
Prochain trip au bord de la mer. Ballade à pied géniale ( 3 jours) à côté de Nelson : Abel Tasman track
Ensuite : Pancake Rocks au nord de Greymouth. Paysage fabuleux de rochers formés de couches superposées, côte hyper découpée où les vagues s’engouffrent et viennent se fracasser en formant des colonnes d’écumes de plusieurs mètres de haut . Et comme le dit si bien le Lonely Planet : « just to remind you that mother Nature is the boss. »
Et puis, Okarito, encore un petit paradis sur terre et sur eau ! Posibilité de faire du kayac sur le lagon et les rivières dans la forêt.Vue sur les montagnes et glaciers environnants qui daignent se montrer entre les nuages parfois. Multitude d’oiseaux migrateurs et autres dont de magnifiques hérons blancs…
Si le temps le permet, aller voir les grands glaciers de plus près (Saint Joseph). Puis plonger dans l’eau chaude des bains Saint Joseph à Saint Joseph !
Retour vers les montagnes, plus au sud , départ sur le Copland track, sentier extraordinaire qui traverse la forêt pour aboutir à des sources chaudes en pleine montagne. Mousses, lichens, fougères arborescentes, cascades et rivières plus ou moins déchainées, que l’on doit traverser sur des ponts en bois ou en métal qui se balancent au-dessus du vide. On fait l’aller-retour dans la journée (32km !) et on repart fourbus mais heureux vers la mer. En Nouvelle-Zélande, on n’est jamais à plus de 40 km de la côte.
A voir aussi au sud ouest de l’île la région des fiords (« sounds » in English) appelée Fjordland et qui est parait-il magnifique (on n’a pas eu le temps à l’époque)
Le lendemain sera une journée très ensoleillée et ça fait du bien ! On traverse le pays d’ouest en est. On passe de paysages verdoyants à des reliefs arides . La pluie est retenue à l’ouest par les montagnes et l’est du pays peut être très sec. C’est le cas cette année. On se croirait au Maroc ! Quel contraste !
On tire notre révérence au passage au maître des lieux : le Mount Cook, Aoraki en Maori (celui qui perce les nuages) 3750 mètres, la plus haute montagne du pays et de l’hémisphère sud. Grand glacier, beaucoup de neige même en été. Lui et ses copains tout aussi enneigés surplombent un immense lac. A pleurer !
A découvrir aussi, pas loin de Christchurch, pour les paysages et pour l’ambiance cool : la péninsule d’ Akaroa .
Voyage à six personnes avec enfants et adolescents au Yucatan et Chiapas English translation pending
Bonjour !
Nous (2 parents, 2 ados et 2 enfants de 8 et 11 ans) envisageons de partir au Mexique une douzaine de jours pendant les vacances de Toussaint ou Noël 2013. Nous aimerions alterner visites de sites archéologiques, et activités natures, éviter les plages hyper-touristiques, manger et dormir pour pas cher (pas grave si c'est rustique, au contraire). Après quelques premières recherches j'aurais quelques questions pour ceux qui connaissent bien les régions du Yucatan et du Chiapas :
1) Vous parait-il faisable de faire un circuit sans louer de voiture, en nous déplaçant tous les 6 en bus ? Et niveau prix, ça reviendrait plus cher ou moins cher qu'une location, à vue de nez ? (sachant qu'étant obligé de prendre un monospace pour 6, on s'en tirerait d'après ce que j'ai vu, au mieux, pour au moins 1200 € de location)
2) Vous semble-t-il raisonnable de ne pas réserver d’hôtel à l'avance, pendant ces périodes, et de voir au jour le jour sur place ? Le but étant de pouvoir s'adapter aux changements de programme, d'envies, et autre aléas. Bref, est-ce que ça n'est pas insensé de partir avec nos gosses et nos sacs en gérant tout sur place, sachant que nous ne parlons pas espagnol (sauf une de nos filles qui a un an de cours derrière elle, et je compte m'y mettre d'ici-là, mais ce ne sera de toutes façons que des rudiments).
3) Une bonne option ne serait-elle pas de rayonner à partir de plusieurs villes, pendant quelques jours à chaque fois ?
4) Je m'interroge sur la visite des villes. Je ne suis pas ville, en général, mais je ne doute pas que ça vaille le coup d'en visiter au moins une ou deux. Lesquelles valent le plus le détour ?
5) Avez-vous des conseils d'endroits particuliers à voir avec nos jeunes, cénotes sauvages ou autres coins natures (et/ou randonnées) peu fréquentés à découvrir ?
6) C'est un point de détail, mais j'ai lu que dans certains lieux de baignade la crème solaire était interdite, cause pollution que ça engendre. C'est une très bonne chose, mais du coup comment fait-on alors pour ne pas virer écrevisse, voire pire, quand on est d'authentiques blancs-becs ?
J'aurais sûrement d'autres questions à venir, mais voilà le premier jet. Merci beaucoup d'avance à quiconque aura quelques éléments de réponse !!
Anne
PS : Qui connait une bonne méthode pour apprendre les bases de l'espagnol ?
Nous (2 parents, 2 ados et 2 enfants de 8 et 11 ans) envisageons de partir au Mexique une douzaine de jours pendant les vacances de Toussaint ou Noël 2013. Nous aimerions alterner visites de sites archéologiques, et activités natures, éviter les plages hyper-touristiques, manger et dormir pour pas cher (pas grave si c'est rustique, au contraire). Après quelques premières recherches j'aurais quelques questions pour ceux qui connaissent bien les régions du Yucatan et du Chiapas :
1) Vous parait-il faisable de faire un circuit sans louer de voiture, en nous déplaçant tous les 6 en bus ? Et niveau prix, ça reviendrait plus cher ou moins cher qu'une location, à vue de nez ? (sachant qu'étant obligé de prendre un monospace pour 6, on s'en tirerait d'après ce que j'ai vu, au mieux, pour au moins 1200 € de location)
2) Vous semble-t-il raisonnable de ne pas réserver d’hôtel à l'avance, pendant ces périodes, et de voir au jour le jour sur place ? Le but étant de pouvoir s'adapter aux changements de programme, d'envies, et autre aléas. Bref, est-ce que ça n'est pas insensé de partir avec nos gosses et nos sacs en gérant tout sur place, sachant que nous ne parlons pas espagnol (sauf une de nos filles qui a un an de cours derrière elle, et je compte m'y mettre d'ici-là, mais ce ne sera de toutes façons que des rudiments).
3) Une bonne option ne serait-elle pas de rayonner à partir de plusieurs villes, pendant quelques jours à chaque fois ?
4) Je m'interroge sur la visite des villes. Je ne suis pas ville, en général, mais je ne doute pas que ça vaille le coup d'en visiter au moins une ou deux. Lesquelles valent le plus le détour ?
5) Avez-vous des conseils d'endroits particuliers à voir avec nos jeunes, cénotes sauvages ou autres coins natures (et/ou randonnées) peu fréquentés à découvrir ?
6) C'est un point de détail, mais j'ai lu que dans certains lieux de baignade la crème solaire était interdite, cause pollution que ça engendre. C'est une très bonne chose, mais du coup comment fait-on alors pour ne pas virer écrevisse, voire pire, quand on est d'authentiques blancs-becs ?
J'aurais sûrement d'autres questions à venir, mais voilà le premier jet. Merci beaucoup d'avance à quiconque aura quelques éléments de réponse !!
Anne
PS : Qui connait une bonne méthode pour apprendre les bases de l'espagnol ?
Bonne nouvelle de Dong Van English translation pending
Il faut toujours un permis (220 000 dong) pour aller à Dong Van et Meo Vac, mais maintenant, plus besoin d'aller à l'immigration à Ha Giang ; le permis s'achète au poste de police de Dong Van si on arrive par Ha Giang ou de Meo Vac si on arrive par l'est.
Certaines personnes ont parfois demandé s'il fallait un permis juste pour coucher à Ha Giang ou à Bao Lac sans aller à Dong Van/Meo Vac. La réponse est "Non".
Et la région est toujours aussi fantastique 🙂
Certaines personnes ont parfois demandé s'il fallait un permis juste pour coucher à Ha Giang ou à Bao Lac sans aller à Dong Van/Meo Vac. La réponse est "Non".
Et la région est toujours aussi fantastique 🙂
Cameroun: partir seule, faire du WWOOFing? English translation pending
Bonjour,
je compte partir seule au cameroun en juin-juillet 2012.
Plusieurs problèmes se sont alors posés à moi:
- les questions de sécurité, puisque bien que les avis divergent, il semble globalement peu prudent de se balader seule... (je crois qu'être métisse ne m'empêche pas de sentir le touriste à plein nez...)
- des questions financières, l'hébergement en hôtel représentant un coût conséquent, et je ne sais pas si les locations longues durée sont aisées pour disons une ou deux semaines dans une ville...
- pour obtenir le visa, il faut un contact sur place, ce que je n'ai pas actuellement.
Le WWOFING m'est alors apparu comme une bonne alternative puisque me permettant d'avoir un contact sur place, et de rencontrer des gens, en particulier des "autochtones" en sortant de la relation touristes- autochtones. Et l'idée de faire des travaux agricoles me plaît bien.
J'ai donc envoyer un mail à peter yuhala, dont j'avais en l'occurrence entendu parler sur ce site, pour savoir comment cela se passait... et il m'a répondu mais seulement en me disant qu'en payant les frais d'inscription, je recevrai la liste des hôtes...
Il n'y a pas de sites internet... Donc me voilà avec bien peu d'infos...
Notamment, puisque j'irai en pleine saison des pluies, y a-t-il à cette époque de l'année besoin de main d’œuvre agricole (question peut-être naïve mais je suis novice!)?
Quelqu'un a-t-il fait du wwoofing au cameroun?
Plus globalement, j'aurai aimé avoir des témoignages de gens partis seul au cameroun, savoir comment ils se sont organisés: visa, hébergement, ont-ils pu se balader seul tranquillement (le guide du routard le déconseille par exemple, ce qui finit par m'angoisser quelque peu...), dans quelles régions ils ont pu aller (j'ai cru comprendre que le Nord du pays subissait quelques tourments et que c'était toute une aventure pour s'y rendre sans danger)...
Merci d'avance de vos réponses.
Itinéraire de vingt-deux jours en Indonésie: vos avis? English translation pending
Bonjour,
nous nous rendons en Indonésie du 29 septembre au 22 octobre. Voici l'itinéraire grosso modo (encore susceptible d'évoluer !) que nous avons envisagé :
- arrivée le jeudi 30 à Jakarta - départ le lendemain en train pour Yogyakarta, - week end sur yogya (visite, Borododur éventuellement Prambanan...) - Départ tôt le lundi 3 pour Bali en passant par le Bromo (début d'itinéraire plutôt classique si j'en crois ce que j'ai pu lire sur le forum notamment 😉)
- on reste jusqu'à Bali 2/3 jours (on pourrait par exemple aller passer par le nord, et descendre à Denpasar en passant à Jatiluwih)
- traversée de Florès d'est en ouest : Moni (en allant voir les lacs du Kelimutu(!), Bajawa, Ruteng, Labuan Bajo et suivant le temps qu'il nous reste Rinca, sachant que le vol de retour que l'on a repéré est le 16 octobre de Labuan Bajo
- On reste sur Bali (par ex Ubud, côte est de Bali jusqu'à Amed) jusqu'au retour à Jakarta le 22,
Qu'en pensez-vous ? Est-ce que c'est faisable ou trop ambitieux ?
10 jours sur Florès, est-ce suffisant pour ne pas passer son temps à courir et profiter de la traversée Maumère Labuan Bajo ? Il y a beaucoup de "blancs" pas encore remplis, est-ce que vous avez des suggestions pour l'améliorer ?
En fait, même si c'est la basse saison, on aimerait éviter les lieux trop touristiques de Bali par exemple, sachant que l'on y passe deux jours avant d'aller sur Florès, puis 5/6 jours après...
Merci de votre aide 🙂 !
nous nous rendons en Indonésie du 29 septembre au 22 octobre. Voici l'itinéraire grosso modo (encore susceptible d'évoluer !) que nous avons envisagé :
- arrivée le jeudi 30 à Jakarta - départ le lendemain en train pour Yogyakarta, - week end sur yogya (visite, Borododur éventuellement Prambanan...) - Départ tôt le lundi 3 pour Bali en passant par le Bromo (début d'itinéraire plutôt classique si j'en crois ce que j'ai pu lire sur le forum notamment 😉)
- on reste jusqu'à Bali 2/3 jours (on pourrait par exemple aller passer par le nord, et descendre à Denpasar en passant à Jatiluwih)
- traversée de Florès d'est en ouest : Moni (en allant voir les lacs du Kelimutu(!), Bajawa, Ruteng, Labuan Bajo et suivant le temps qu'il nous reste Rinca, sachant que le vol de retour que l'on a repéré est le 16 octobre de Labuan Bajo
- On reste sur Bali (par ex Ubud, côte est de Bali jusqu'à Amed) jusqu'au retour à Jakarta le 22,
Qu'en pensez-vous ? Est-ce que c'est faisable ou trop ambitieux ?
10 jours sur Florès, est-ce suffisant pour ne pas passer son temps à courir et profiter de la traversée Maumère Labuan Bajo ? Il y a beaucoup de "blancs" pas encore remplis, est-ce que vous avez des suggestions pour l'améliorer ?
En fait, même si c'est la basse saison, on aimerait éviter les lieux trop touristiques de Bali par exemple, sachant que l'on y passe deux jours avant d'aller sur Florès, puis 5/6 jours après...
Merci de votre aide 🙂 !
Obtention d'un visa 59 jours à l'aéroport de Cebu? (Philippines) English translation pending
Hello,
J'habite à Tahiti, donc pour faire un visa c un peu rapé, j'ai pas envi que mon passeport fasse le tour du monde pour avoir un visa en métropole, merci je l'aime bien mon passeport il reste dans mon sac ^_^
Donc je suis parti pour rester 21 jours à Cebu, Philippines, seulement les amis avec qui je voyage ont pas besoin de visa vu qu'ils sont de Cebu.
Le problème c'est qu'ils ont prévu de rester 23 jours, et que donc je pourrais pas reprendre l'avion avec eux, c un peu bête.
D'où ma question : peut ton pointer son nez à Cebu et acheter un visa 59 jours à l'aéroport ? surement avec une tite amende bonus ? En fait je me demande si avec un billet retour supérieur à 21 jours ils me laisseront aller jusqu'au bureau d'immigration de Cebu ?
merci pour les réponses 🙂 ++
J'habite à Tahiti, donc pour faire un visa c un peu rapé, j'ai pas envi que mon passeport fasse le tour du monde pour avoir un visa en métropole, merci je l'aime bien mon passeport il reste dans mon sac ^_^
Donc je suis parti pour rester 21 jours à Cebu, Philippines, seulement les amis avec qui je voyage ont pas besoin de visa vu qu'ils sont de Cebu.
Le problème c'est qu'ils ont prévu de rester 23 jours, et que donc je pourrais pas reprendre l'avion avec eux, c un peu bête.
D'où ma question : peut ton pointer son nez à Cebu et acheter un visa 59 jours à l'aéroport ? surement avec une tite amende bonus ? En fait je me demande si avec un billet retour supérieur à 21 jours ils me laisseront aller jusqu'au bureau d'immigration de Cebu ?
merci pour les réponses 🙂 ++
Berline ou 4x4 pour le Québec en février? English translation pending
Bonsoir,
Je vais faire un trip en boucle les 2 premières semaines de février au Québec. Les étapes : Québec (city) - Saguenay - Gaspésie (en traversier) - Québec. Sur le site de location j'ai le choix entre des japonaises basiques (suzuki swift, nissan versa, chevrolet cobalt), des berlines us (pontiac G6, dodge caliber) ou un 4x4 (ford escape).
Comme c'est une région difficile en hiver, on m'a conseillé de prendre une grosse berline ou un 4x4. Quelqu'un connait le comportement de ces voitures sur neige, ainsi que leur consommation (je ne connais malheureusement pas les cylindrées), spécialement pour le ford escape? Est-ce qu'un 4x4 est vraiment indispensable ou une bonne berline peut suffire?
Merci
Je vais faire un trip en boucle les 2 premières semaines de février au Québec. Les étapes : Québec (city) - Saguenay - Gaspésie (en traversier) - Québec. Sur le site de location j'ai le choix entre des japonaises basiques (suzuki swift, nissan versa, chevrolet cobalt), des berlines us (pontiac G6, dodge caliber) ou un 4x4 (ford escape).
Comme c'est une région difficile en hiver, on m'a conseillé de prendre une grosse berline ou un 4x4. Quelqu'un connait le comportement de ces voitures sur neige, ainsi que leur consommation (je ne connais malheureusement pas les cylindrées), spécialement pour le ford escape? Est-ce qu'un 4x4 est vraiment indispensable ou une bonne berline peut suffire?
Merci
Guest house, monastère, chez l'habitant en Inde du Nord? English translation pending
Bonjour à tous,
Je voudrais connaitre vos bons plans en ce qui concerne l'hébergement en Inde du Nord. Les Guest house que vous avez testé et aimé, adoré ou bien destesté...Leurs adresses, tarifs, qqles détails si possible... Comment dormir chez l'habitant? sans passer par HC et Couchsurffing Qui a déjà dormi dans un Monastère?
Voici les villes où nous allons (a priori)
Varanasi Agra Udaipur Jodpur Jaisalmer
Merci, 😉
Je voudrais connaitre vos bons plans en ce qui concerne l'hébergement en Inde du Nord. Les Guest house que vous avez testé et aimé, adoré ou bien destesté...Leurs adresses, tarifs, qqles détails si possible... Comment dormir chez l'habitant? sans passer par HC et Couchsurffing Qui a déjà dormi dans un Monastère?
Voici les villes où nous allons (a priori)
Varanasi Agra Udaipur Jodpur Jaisalmer
Merci, 😉
Trouver des guest houses ou hôtels au Vietnam pour août? English translation pending
Bonjour à tous,
Nous (2 + 2 enfants de 7 et 11 ans) sommes en train de finaliser notre voyage cet été en août et souhaitons trouver des GH ou hôtels dans les villes de Saigon (centre ville), Nha Trang (centre ville, les environs, les îles, … mais près de la plage) et Ha Noi (centre ville).
Petite info : nous sommes (parents) d’origine vietnamienne vivant à Saigon jusqu’à l’âge de 18 ans. Nous avons encore de la famille au VN mais ne souhaitons pas les déranger en logeant chez eux.
Le but de ce voyage est de faire découvrir le VN et ses habitants à nos enfants nés en France en recherchant les contacts « authentiques » avec les vietnamiens.
C’est pour cette raison, nous préférons, dans la mesure du possible et ce n’est pas un problème de budget, d’éviter les hôtels (surtout les hôtels de luxe à "touristes") en recherchant des GH, pensions familiales ou petits hôtels qui doivent quand même être propres et avoir de l’eau chaude.
Si vous connaissez des « bonnes » adresses, alors je serais preneur.
D’avance merci de votre aide. Cordialement, Daniel
Nous (2 + 2 enfants de 7 et 11 ans) sommes en train de finaliser notre voyage cet été en août et souhaitons trouver des GH ou hôtels dans les villes de Saigon (centre ville), Nha Trang (centre ville, les environs, les îles, … mais près de la plage) et Ha Noi (centre ville).
Petite info : nous sommes (parents) d’origine vietnamienne vivant à Saigon jusqu’à l’âge de 18 ans. Nous avons encore de la famille au VN mais ne souhaitons pas les déranger en logeant chez eux.
Le but de ce voyage est de faire découvrir le VN et ses habitants à nos enfants nés en France en recherchant les contacts « authentiques » avec les vietnamiens.
C’est pour cette raison, nous préférons, dans la mesure du possible et ce n’est pas un problème de budget, d’éviter les hôtels (surtout les hôtels de luxe à "touristes") en recherchant des GH, pensions familiales ou petits hôtels qui doivent quand même être propres et avoir de l’eau chaude.
Si vous connaissez des « bonnes » adresses, alors je serais preneur.
D’avance merci de votre aide. Cordialement, Daniel
Deux Marseillais à Rio English translation pending
« Deux Marseillais à Rio »
Dimanche 26 octobre Galeão, 5h30 du mat. Les bagages récupérés, nous cherchons la sortie. A l’extérieur, il fait lourd. Nous ne supportons plus nos vestes. Le soleil n’a pas encore fait son apparition, mais la température dépasse déjà les 20° ! Nous voilà dans le bain. Impossible d’échapper aux sollicitations des taxis à l’affût de potentiels clients. Nous repoussons poliment leurs avances, préférant aux voitures jaunes l’autocar, plus économique. Vingt minutes plus tard, la navette de la compagnie Real pointe son nez. Santa Clara, Copacabana. C’est ce que je me contente de glisser au chauffeur qui hoche la tête. En espérant qu’il ait compris, je viens m’asseoir à côté d’Anne. Derrière les vitres défile la proche banlieue de la « cidade ». Et pour le moment, elle n’a vraiment rien de « maravilhosa » avec ses favelas où s’étale la misère. Cramponnés à nos fauteuils, nous faisons connaissance avec la conduite à la brésilienne. Je me souviens avoir évoqué les automobilistes italiens sur Voyage Forum. Un post qui m’avait d’ailleurs attiré les foudres d’un membre sans doute originaire de la botte et visiblement froissé par mes propos. Ce dernier louait mon culot, soulignant qu’un Marseillais été bien mal placé pour critiquer la façon de conduire des transalpins. Et bien, qu’il soit rassuré ! Car si Naples et Rome sont cauchemardesques pour les piétons, ce n’est rien en comparaison de Rio ! Dépassements dangereux, vitesse excessive, feux rouges grillés… Je vous en passe et des meilleures. Ayrton Senna a visiblement fait des émules dans son pays, et pas seulement sur les circuits de F1. Moins d’une heure de trajet et l’on nous dépose sains et saufs sur l’Avenida Atlantica. Nos sacs sur le dos, nous pénétrons dans Santa Clara. J’ai mon plan du quartier dans les mains mais je n’hésite pas toutefois pas à demander mon chemin. Un marchand de journaux nous explique clairement où trouver la rua Lacerda Coutinho. Au numéro 45, le Bamboo Rio Hostel, une adresse discrète adossée au pied d’une colline. Nous sommes bien en avance sur l’horaire prévu. A la réception, un imbroglio administratif nous attend… Un bug a semble-t-il perturbé notre réservation en ligne. Résultat des courses, la première nuit a été enregistrée mais pas les deux suivantes. Idem pour la seconde partie du séjour à Rio prévue ici même. Dans un anglais qu’elle manie difficilement, la réceptionniste nous invite à laisser nos bagages dans le hall, d’aller faire un tour et de revenir d’ici deux heures afin qu’elle puisse trouver une solution avec le gérant. Vu les options qui nous sont offertes, nous nous exécutons. A deux pas du Bamboo, découverte de l’Apolo, une sorte de boulangerie où nous prenons place pour un petit déj qui commençait à se faire désirer. Café pour Anne, chocolat chaud pour moi, et gâteaux pour tout le monde. C’est acté, ce sera notre squat pour les matinées à venir. Rassasiés, nous ne pouvons pas faire autrement que de prendre la direction de la plage. Ciel bleu et soleil sont présents. Peaux blanches et jeans baskets, on ne passe pas inaperçus. Autant déambuler avec une pancarte « TOURISTE » autour du cou. Les vendeurs à la sauvette se succèdent tous les 50 mètres, arborant bracelets, t-shirts, casquettes et bibelots en tous genres. L’un d’eux, moyennant 15R$, réussi à me refourguer un paréo aux couleurs de la « bandeira brasileira ». Une courte pause sur un banc ne tarde pas à se transformer en petite sieste pour Anne qui essaye de terminer sa nuit. Au terme de Copa, nous tournons les talons et rentrons à l’hôtel. Nous avons enfin une chambre, du moins pour la nuit à venir. Nous installons donc nos quartiers dans une pièce exiguë occupée par deux lits superposés et une salle d’eau. Nous y déballons le minimum car il faudra déménager dès le lendemain matin. De toute façon, nous disposons de si peu d’espace que le problème ne se pose même pas. Une douche salvatrice pour nous requinquer et nous quittons nos pénates. Il est 14h passé, nos estomacs se manifestent. A l’angle de l’Avenida Atlantica et de Santa Clara, un resto au nom bien franchouillard : « la Maison ». Pour pas cher, nous mangeons si copieusement que nous ne viendrons jamais à bout de nos assiettes. En guise de digestion, une balade s’impose. Anne et moi optons pour traîner sur Copacabana le restant de la journée. Pas très rassuré jusqu’à lors par tout ce que j’avais pu lire sur la dangerosité de Rio, j’hésite encore à sortir mon numérique. Mais l’envie l’emportant sur la précaution, je me décide à réaliser mes premiers clichés. J’entame une longue série de photos par des sculptures de sable. Anne ne tient plus le coup, elle souhaite rentrer pour se reposer. Je l’accompagne jusqu’à Santa Clara puis guide mes pas vers le Othon Palace, un établissement de luxe planté au milieu de l’Avenida Atlantica. Un ascenseur me hisse au dernier étage qui héberge un bar et une piscine. Mais c’est surtout un point de vue imprenable sur la plus célèbre plage du monde que je découvre. Vagues de mosaïques, palmiers, parasols multicolores, écume de l’océan… Rien n’échappe à mon appareil. Le soleil disparaît lentement. Je m’en vais rejoindre Anne. Elle a un peu dormi, mais pas suffisamment pour reprendre des forces, et ne trouve pas le courage de sortir à nouveau. Je me charge donc d’aller acheter de quoi grignoter dans le quartier. Ainsi prend fin notre première soirée à Rio. Nous avons vraiment besoin de repos. Demain, nous attaquons les visites…
Lundi 27 octobre La nuit a été des plus bénéfiques. La chambre jouxtant la forêt, le chant des oiseaux nous tire doucement des bras de Morphée. Une douche rapide et nous filons à l’Apolo. Le planning de la journée n’est pas encore établi. Mais d’ores et déjà, Corcovado et Pain de Sucre sont à exclure, car le ciel laiteux qui plane sur nos têtes ne s’y prête guère. Ce sera donc le Jardin Botanique. Je consulte la liste des lignes d’autobus que j’ai déniché sur le web avant le départ. Mon papier m’indique le 572, mais outre le numéro, je ne dispose pas davantage d’indices. Et trouver le bon transport se révèle être un sacré casse-tête. Les principales lignes sont circulaires, il y a plusieurs abribus sur une même rue et certains n’affichent aucune information ! On se fait indiquer par des passants l’arrêt correspondant sur Barata Ribeiro, une quatre voies à sens unique comme la majorité des artères de Copa. La circulation automobile y est dense, composée en grande partie de taxis et de bus. Le notre ne tarde pas. Cela devient une habitude, je demande confirmation de la destination auprès du chauffeur, sait-on jamais. Un receveur encaisse nos piécettes et nous fait passer par un tourniquet. Original. Un petit quart d’heure de route et l’on nous fait signe de descendre. Nous y voilà. 4R$ chacun pour entrer, c’est cadeau. Cet espace de verdure, deux fois centenaire, s’étend sur plus de 130 hectares entièrement dédiés à la flore mondiale. On ne peut être qu’impressionné par les allées de palmiers impériaux, dont la cime semble tutoyer les cieux. Des héliconias écarlates font briller les yeux d’Anne, fervente amatrice de fleurs tropicales. Cet endroit respire le calme. Seuls le crissement des bambous géants caressés par le vent et des mélodies d’oiseaux parviennent à troubler cette quiétude. La minuscule silhouette du Cristo Redentor peine à se détacher d’un ciel qui tend désormais vers le gris. Soudain, au détour d’un chemin, sous le regard amusé de privilégiés, deux puis trois singes « macaco-prego » descendent des branches les plus hautes en quête de nourriture. Ils viennent chiper un morceau des énormes fruits jaunâtres du jacquier, un arbre tropical qui prolifère dans le parc. Un peu plus loin, ce sont deux ouistitis qui cherchent de quoi se ravitailler près d’un banc abandonné par des enfants. Le Jardin Botanique est tout proche de Tijuca, la plus grande forêt urbaine du monde. Approcher aussi facilement des singes en liberté n’est donc pas si surprenant. Nous sortons du jardin pour nous rendre au Lagoa Rodrigo de Freitas, une immense étendue d’eau située à quelques minutes de marche. Mais il nous faut traverser une route pour y accéder. Etre un piéton, c’est pourtant si simple partout ailleurs. Oui, partout, sauf à Rio. Sûrement le troisième sport national après le foot et le volley… Sans avoir manqué de laisser nos vies sur le bitume, l’obstacle est victorieusement franchi. Les ventres commencent à gargouiller, il est temps pour nous de les remplir. Un resto snack en bordure du lac fera l’affaire. Nous tombons par hasard sur le siège du Clube de Regatas do Flamengo. Créé à l’origine pour la pratique de l’aviron, ce club a vu sa section football devenir au fil des décennies l’une des plus titrées du Brésil. Anne et moi entrons pour jeter un œil. Piscines, terrains d’entraînement et courts de tennis agrémentent ce joli complexe sportif. Dans la salle des trophées s’alignent les coupes et les récompenses glanées dans chaque discipline. Le rayon foot n’est pas en reste avec notamment la prestigieuse Coupe Intercontinentale remportée en 1981 par la bande à Zico face aux Anglais de Liverpool. Notre itinéraire se poursuit naturellement jusqu’à Ipanema, l’autre fameuse plage de Rio. Les fesses incrustées dans le sable fin, le Morro Dois Irmãos pour décor, nous prenons la pose à tour de rôle pour une petite séance photo. Puis on s’attable un instant sur le front de mer pavé de mosaïques pour plonger une paille dans une coco bien fraîche. Un artiste expose ici diverses peintures inspirées des beautés de Rio. L’une de ses œuvres attise notre envie, mais le prix nous refroidi un peu. Entre hésitations et marchandages, nous repartons finalement avec la toile qui trouvera sa place dans notre salon. Nous atteignons tranquillement la Pedra do Arpoador, belvédère naturel séparant Copacabana et Ipanema. En contrebas, les surfeurs défient les vagues de l’océan qui s’échouent sur la Praia do Diabo. Arpoador semble être le coin romantique par excellence. Le coucher de soleil depuis ce promontoire rocheux est réputé magnifique, mais nous n’aurons hélas pas le loisir de le vérifier. Les nuages qui tapissent l’horizon empêchent l’astre du jour de nous offrir ses plus belles couleurs. Deux ou trois clichés tout de même, mais on ne campe pas bien longtemps. Le spectacle ne sera pas pour ce soir. On reviendra si l’occasion se présente et à condition que le ciel veuille bien y mettre un peu du sien. Ce soir, pas de prise de tête pour le dîner. Nous échouons dans un fast food. Dernier petit détour par l’Othon afin d’admirer la vue panoramique, avec Anne cette fois-ci. La nuit est tombée sur la ville. Parasols et paréos ont déserté le sable refroidi. Eclairés par les lampadaires de l’Avenida Atlantica, quelques gamins courent après un ballon. Jusqu’à quelle heure vont-il encore taper le cuir ? Pour nous en revanche, la journée s’achève…
Mardi 28 octobre Petit flash-back. Fin septembre, rivé sur mon ordi, je navigue sur le web. Je suis en pleine préparation du voyage. Mais j’ai un peu de mal à dénicher des infos très précises sur le football brésilien. Google me renvoie vers le blog d’un dénommé Sergio. C’est un passionné de football qui vit à Rio et qui supporte Flamengo. Il propose ses services en qualité de guide pour assister à un match ou tout simplement pour répondre aux questions des internautes. Je crois que j’ai trouvé la bonne personne. Je lui envoie un mail afin qu’il m’aide dans mes investigations. Il me répond très gentiment et, dans un français remarquable, m’explique précisément à quelles rencontres je peux assister lors de mon séjour, où et comment me procurer les billets, les tarifs, etc… Retour à Rio, un mois plus tard. En ce mardi matin, je reçois un mail signé Sergio. Il m’informe de l’ouverture officielle de la billetterie pour Flamengo-Portuguesa, match du championnat brésilien qui doit se tenir dans quatre jours. Ce qui tombe bien, car la visite du Maracanã étant au menu du jour, autant faire d’une pierre deux coups. Si le bus est de loin la meilleure option pour accéder aux principales attractions touristiques de la ville, le métro s’avère en revanche plus approprié pour rallier des points plus éloignés tel que le stade. A la station Siqueira Campos, la plus proche du Bamboo, nous empruntons pour la première fois les couloirs souterrains de Rio. Achats de cartes magnétiques que la machine avale dès la première validation. Les rames sont très spacieuses, rien à voir avec les wagons étriqués des métros européens. Changement à Estacio, unique carrefour des deux lignes que compte la ville. Le stade est cerné par les bidonvilles. Il y en aurait plus de 700 dans la seule ville de Rio ! Des agences de voyage proposent même à leurs clients des excursions dans Rocinha, la plus grande favela d’Amérique du Sud. Un peu trop malsain pour nous, on se contentera des classiques. Nous voici donc devant les grilles de l’Estadio Jornalista Mario Filho, mondialement connu sous le nom de Maracanã. Depuis le temps que j’en rêvais ! Mais je ne m’extasie pas bien longtemps. Ma bien-aimée est là pour me rappeler que la priorité du moment, ce sont les billets pour la rencontre de samedi. Les infos de Sergio sous le nez, Anne me suit à la recherche des précieux sésames. Ne me demandez pas comment on s’y est pris, mais une heure et deux tours de stade plus tard (et croyez-moi qu’il est grand !), nous n’avions toujours pas trouvé le guichet en question. Finalement, c’est chose faite grâce aux indications des supporters présents autour des grilles, et auprès desquels nous avons parlementé dans un spanglish approximatif. Le fameux guichet 8, ce sont en fait deux petits fenestrons creusés dans un mur (à l’époque médiévale, on aurait appelé ça des meurtrières…) par lesquels des employés cachés délivrent les tickets. Cela nous revient à 30R$ par personne, soit une dizaine d’euros. Le « futbol » est un sport grandement populaire au Brésil, et assister à un match ne coûte pas bien cher. Nos poches sont désormais vides. Nous visitons le quartier voisin dans l’espoir d’y trouver une banque. Nous questionnons une passante qui nous renvoie à une autre. Cette dernière habite ici et parle un peu français. Quelle chance ! Elle pourrait se contenter de nous indiquer où retirer de l’argent, mais elle nous prend en main et se propose de nous accompagner. Nous suivons donc Marisa - c’est son prénom - dans la première agence bancaire qui se présente. Elle se renseigne auprès d’un employé pour savoir si nos cartes de retrait peuvent y être utilisées. Raté ! Deuxième essai un peu plus loin. Idem. Nous poussons alors la porte d’une station service dans laquelle se trouve un distributeur « 24 Horas ». Le sigle Visa est apposé sur la machine, c’est bon signe. Nous tirons de quoi tenir plusieurs jours. Sourires aux lèvres, nous rejoignons Marisa qui faisait le guet à l’entrée. Nous redescendons la rue pour revenir là où nous l’avions rencontré. Nous l’embrassons et la couvrons de remerciements. Sans son aide, je pense qu’on aurait pu galérer bien longtemps. Nous pouvons maintenant partir à l’assaut du stade. Mon numérique s’attarde sur les plaques du « Hall of Fame » qui fleurissent à l’entrée. Garrincha, Romario, Ronaldo... Les plus grands joueurs de la Seleção ont laissé ici leurs empreintes de pieds. La visite débute par la présentation de Flamengo, Fluminense, Botafogo et Vasco. L’histoire et les principaux faits d’armes des quatre grands clubs cariocas sont retracés via une expo photo. Sur un mur voisin, une énorme plaque rend hommage à l’équipe nationale qui remporta la Coupe du Monde en 1958, la toute première pour le Brésil et pour un gamin de 18 ans, un certain Pelé. Après avoir découvert les vestiaires et la salle d’échauffement, nous abordons un couloir décoré des portraits géants des idoles de tout un pays. Anne me mitraille alors que je pose aux côtés de Ronaldinho et de Kaka. Au bout du tunnel, l’arène nous attend. C’est étrange, mais du bord de la pelouse, ce colosse de béton n’en n’impose pas tant que ça. Bâti pour la Coupe du Monde de 1950 que le Brésil perdit face à l’Uruguay (un véritable drame national !), il pouvait alors contenir jusqu’à 200.000 personnes ! Mais après des années de travaux et de mises aux normes, sa capacité fut réduite à 95.000 places. De nouveaux chantiers sont prévus très bientôt car le Brésil organisera la Coupe du Monde de 2014. Mais pour l’heure, le Maracanã accueille certains matchs de la Seleção, mais surtout les rencontres des meilleurs ennemis de Rio, Flamengo et Fluminense. D’ailleurs, les derbies entre ces deux équipes, les « Fla-Flu » comme on les surnomme ici, déclenchent la passion de toute une ville ! Anne et moi posons pour une photo souvenir. Il nous faut grimper dans les tribunes pour mieux apprécier l’immensité de l’enceinte. En temps normal, nous devrions pouvoir admirer le Cristo Redentor, mais le sommet du Corcovado est noyé sous d’épais nuages… Le soleil n’est encore pas de la partie aujourd’hui. Nous ne tardons pas à déserter les abords du stade. Non sans avoir au passage relevé dans le hall d’entrée une citation de Mario Filho. Le journaliste y a résumé avec humour l’engouement que le football peut susciter auprès du peuple brésilien : « E mais dificil deixar de amar um clube do que uma mulher ». Traduisez par : « Il est plus difficile d’arrêter d’aimer un club qu’une femme ». La gente féminine appréciera… Un rapide trajet en métro jusqu’à la station Carioca. Il est presque 14h30. Nous déjeunons dans un Bob’s, le Mc Do local. Bon, c’est vrai, de la malbouffe à la sauce carioca, ça reste de la malbouffe ! Sur mon plan, j’ai repéré deux ou trois curiosités à voir dans le coin. Autant vous le dire tout de suite, le Centro n’est pas le quartier le plus touristique de la ville, loin s’en faut. Nous improvisons une balade qui nous amène pour commencer à la Nossa Senhora de la Candelaria. Nous y entrons brièvement pour l’admirer. Nous arrivons ensuite devant une autre église, celle attenante au Monastère de São Bento. Mais l’intérieur est si sombre que même avec mon flash je ne réussis pas à capturer d’images potables. Ce qui m’amuse davantage, c’est ce que nous apercevons de l’autre côté de la rue. Un terrain de football sur le toit d’un parking ! J’adore ! Je shoote sans retenue. L’insolite, nous le rencontrons également un peu plus tard lorsqu’un groupe de jeunes, armés de palangrottes artisanales, s’amuse à ramener d’énormes poissons des eaux de Guanabara. On s’en voit même proposer… Euh, sans façon non ! Notre vadrouille s’achève sur la Praça XV, en référence au 15 novembre 1889, date de la proclamation de la République. On y trouve le modeste Paço Imperial, ancien palais reconverti en musée, ainsi que la statue équestre un peu altérée du Général Osorio, un politique brésilien. La station Carioca est toute proche, la boucle est bouclée. Nous tirons jusqu’à la route menant à Lapa. Derrière l’immense cube de métal qui abrite le siège de la Petrobras, la Catedral Metropolitana nous dévoile sa surprenante structure conique. Le cœur de cet édifice est illuminé par quatre vitraux vertigineux qui s’élancent jusqu’au sommet, un immense cercle serti d’une croix translucide. Anne et moi continuons sur l’Avenida Republica do Paraguai d’où nous apercevons les Arcos de Lapa, un ancien aqueduc sur lequel circule désormais le vieux tramway de Santa Teresa. Justement, nous décidons de finir la journée par une virée en tram. Nous sommes parmi les premiers à monter à bord de cette machine d’un autre temps. Et nous faisons bien, car le wagonnet jaune se rempli rapidement de nouveaux passagers. Les plus chanceux se serrent sur les banquettes de bois, les retardataires devant se contenter du marchepied. Après une longue attente, le « bondinho » se réveille brutalement. Le franchissement périlleux des Arcos de Lapa marque le début d’un circuit d’une heure à travers les rues sinueuses de Santa Teresa. Nous en revenons enchantés, tant et si bien que nous convenons de renouveler l’expérience au retour d’Iguaçu. Il est 19h30. L’obscurité s’est emparée de la ville. Un copieux dîner dans un resto de Santa Clara conclura parfaitement une journée riche en émotions...
Mercredi 29 octobre Depuis notre arrivée à Rio, nous cherchons de quelle manière rallier l’aéroport en autocar. En vain. Sur Copa, nous en avons vu passer plusieurs, mais impossible de savoir d’où ils viennent et surtout où ils s’arrêtent. Nous ne prendrons pas de risques, c’est un taxi qui nous amènera à Galeão. Ce matin, on s’est levé plus tôt que d’habitude. Nos bagages bouclés depuis la veille, nous faisons une halte à l’Apolo avant d’attraper un taxi sur Santa Clara. Il nous demande 40R$. C’est ce que nous avions prévu, nous embarquons. La circulation est fluide, l’aéroport est bientôt en vue. L’enregistrement des bagages vite expédié, nous nous accordons une séance de lèche-vitrine avant le décollage. A 10h20 et des poussières, l’appareil s’élance, cap à l’ouest. Pour tuer le temps, on s’adonne au rituel des cartes postales. Au terme de trois heures de vol, ponctuées d’une escale à Curitiba, l’avion atterrit sur le tarmac détrempé du champêtre aéroport de Foz do Iguaçu. Il tombe des cordes. Décidément, la météo est bien cruelle avec nous. Nos sacs sur les épaules, Anne et moi nous dirigeons vers la sortie. Le guide de l’agence Brésil Découverte nous guette, nos noms inscrits sur un panneau. Il se présente à nous dans un français hésitant, et sur le ton de la plaisanterie : « Je m’appelle Edio, attention pas idiot !». Sur ce coup-là, il aura perdu l’occasion de se taire… A l’extérieur, un van nous récupère. Edio ne m’a pas encore réclamé les vouchers, ce qui m’étonne un peu. Mais bon, je me dis qu’il doit avoir l’habitude, ça ne m’inquiète pas davantage. Le chauffeur décharge tout son petit monde devant les portes du San Martin Hotel. Edio nous abandonne aussi vite. Il nous récupèrera dans une petite heure pour nous emmener au Parc des Oiseaux Tropicaux. Nous voilà seuls à nous débrouiller avec le réceptionniste. Mais le type à beau feuilleter à plusieurs reprises les pages de son registre, nos noms ne figurent nulle part ! Troublé, je sors mes papiers. Nous ne sommes pas au bon endroit. Pas de panique. Nous stockons les bagages dans le hall et, affamés, nous prenons une table au restaurant de l’hôtel pour déguster un repas chaud. Edio se pointe avec un léger retard. Nous lui expliquons son erreur. Les sacs à dos réintègrent le coffre du van. Un court trajet et on nous dépose sur le parking du site. La pluie est plus que jamais présente. Et nous n’avons pas l’ombre d’un parapluie ! Edio, en bon guide qu’il est, nous achète nos billets et nous lâche à l’entrée. Colibris, ibis rouges, toucans, perroquets et aras multicolores cohabitent au cœur de cette réserve tropicale. Tropical l’est tout autant le déluge qui s’abat sur nos têtes, nous empêchant de profiter pleinement de la visite. Des rares photos que je tente de faire, le résultat s’avèrera désastreux. Nous retrouvons Edio dans une boutique après une bonne heure et demie sous la flotte. Trempés jusqu’aux os, le van nous rapatrie jusqu’au bon logement cette fois-ci. L’Iguassu Charm Suites est une belle pousada proche du centre ville de Foz do Iguaçu. La chambre est spacieuse, elle nous convient parfaitement. Premier réflexe en arrivant, nous débarrasser de nos vêtements humides. Nous tentons de les faire sécher avec les moyens dont nous disposons, c'est-à-dire pas grand-chose. Pendant que certaines fringues pendent sur des cintres, je m’attaque au jean gorgé d’eau de ma chère Anne avec un sèche-cheveux branché sur du 110 ! Au bout d’une demi-heure, le résultat n’est guère encourageant, je stoppe mes efforts. Des habits secs sur le dos, nous partons dîner dans le centre. Nous trouvons facilement un restaurant. Nous y mangeons abondamment et ce à un prix raisonnable. Le repas terminé, on se contente d’une petite flânerie dans le supermarché local, plus par curiosité que par nécessité. D’ailleurs, nous en ressortons les bras vides. Cette soirée aurait dû s’achever de la sorte, mais c’était sans compter sur un évènement inattendu. Figurez-vous qu’on ne trouva plus notre chemin ! A l’aller, encore éclairés par un soleil couchant, nous avions dévalé avec insouciance une longue avenue menant au centre ville. Mais la nuit est apparue et nous voilà bêtement piégés par l’obscurité. Au bout d’une bonne demi-heure de déambulations et d’inquiétude, nous décidons de frapper à la porte d’une maison. Par chance, j’avais gardé dans la poche de ma veste un papier avec les coordonnées de notre hôte, informations qu’Anne aussi bien que moi n’avions même pas pensé à retenir. Une femme se présente à nous et nous indique la direction à suivre. Nous n’étions en réalité pas si perdus que ça, encore fallait-il connaître les lieux. Encore une péripétie à classer au rayon des anecdotes. Remis de nos frayeurs, nous ne tarderons pas à nous endormir…
Jeudi 30 octobre La nuit s’est très bien passée. Dans la salle à manger, une multitude de gâteaux, pains et fruits sont dispersés sur une grande table. Il n’y a que l’embarras du choix. Alors que je me restreins au classique cacao et tartines de confiture, Anne ne peut s’empêcher de goûter à toutes les sortes de pâtisseries qui sont à sa portée. Le ventre plein, nous rejoignons le van stationné devant la pousada. La pluie de la veille a cessé, mais les nuages eux, n’ont pas disparu. Une petite demi-heure de route est nécessaire pour atteindre le Parc National d’Iguazu. Le passage de la frontière brésilo-argentine se fait sans aucun souci. A l’entrée du site, je me procure un plan, histoire de suivre le déroulement de la journée. Edio nous amène jusqu’à une petite gare. Il nous faut en effet emprunter un train puis marcher un petit kilomètre pour approcher l’une des principales attractions, la Garganta del Diablo (Gorge du Diable). Depuis le belvédère stratégiquement placé, Anne et moi sommes émerveillés par cette cascade de 90 mètres, la plus haute du parc. Ces tonnes d’eau qui se déversent forment des embruns, rendant la prise de photos délicate. De petits malins exploitent à merveille la situation en faisant commerce de cirés et de parapluies ! Après être revenus sur nos pas, la visite se poursuit par le circuit inférieur qui permet d’explorer les chutes d’en bas. Nous y croisons de nombreuses personnes avec un maillot de bain comme unique vêtement. Et pour cause, ils vont se placer au plus près des torrents pour une douche 100% naturelle. L’expérience est tentante, mais nous n’avons pas l’équipement pour les imiter. 11h50. Après avoir conversé avec un employé posté à un guichet, Edio nous remet les tickets pour la balade en bateau. Comme à son habitude, il ne nous donne aucune explication, si ce n’est qu’il nous attendra au terme de notre parcours d’environ une heure trente. Il aurait pu par exemple nous dire que notre embarcation partait à 12h ! Nous descendons prudemment la petite voie pentue menant à la rivière, et alors que nous nous apprêtons à intégrer le zodiac, on se fait gentiment refouler. Je suis furieux lorsque je comprends que la navette de midi vient de nous passer sous le nez ! Maudissant Edio pour cette nouvelle bourde, je suis Anne dans la remontée du sentier jusqu’au guichet. Là, l’employé nous confirme qu’il nous faudra patienter une petite heure pour le prochain départ. C’est parfait, ça me laisse assez de temps pour me calmer. 13h. Cette fois-ci, c’est la bonne. Nous ôtons chaussures, chaussettes, et retroussons les pantalons dans le but de limiter les dégâts. Quelle naïveté de notre part ! Nos effets à l’abri dans des pochettes étanches, nous sommes prêts pour le moment fort de la journée. Le zodiac démarre bientôt, garni d’une trentaine de passagers, et s’approche doucement des torrents. En quelques secondes, la foule se retrouve noyée sous des trombes d’eau. Le pilote prend plaisir à zigzaguer d’une cascade à l’autre avant de ramener une deuxième puis une troisième fois son embarcation sous une nouvelle rincée. Nous voilà trempés comme si on avait plongé dans l’eau tout habillés. A peine les pieds posés sur la terre ferme, nous enchaînons par une traversée de la forêt à bord d’un camion. Afin de savoir dans quelle langue elle va s’exprimer, la guide qui nous accueille questionne les participants sur leur nationalité. Et elle ne va pas être déçue. Français, Italiens, Espagnols, Britanniques, Argentins, etc… Bon, alors ce sera anglais pour tout le monde. Tandis que le véhicule s’enfonce dans l’épaisse jungle, elle délivre à son auditoire diverses explications sur les espèces végétales qui peuplent cet espace naturel préservé. En mauvais élève, je n’écoute que d’une demi oreille son discours et concentre mon attention sur ce qui nous entoure. 14h30. Le camion stoppe sa course. Evidement, Edio n’est pas un brin surpris de nous voir réapparaître avec une bonne heure de retard. Mais le meilleur reste à venir… Alors que nous manifestons auprès de lui une faim insistante, nous le suivons vers un établissement qu’il nous dit connaître à deux pas de là. Il va enfin nous être utile ! Je ravale vite mes pensées. Il nous fait sortir puis semble aussi surpris que nous de ne trouver trace d’un quelconque restaurant. Là, il ose nous proposer de rentrer à notre hébergement pour y déjeuner. Mais lorsque ma chère et tendre le questionne sur le programme de l’après-midi, il ne se démonte pas en lui répondant que les visites de la journée s’arrêtent là. Pour Anne, qui a fait preuve jusqu’à présent d’un sang-froid admirable, c’est la goûte d’eau qui fait déborder le vase. Elle me prend le plan des mains pour le coller sous le nez d’Edio et lui fait remarquer preuve à l’appui qu’il a omis l’un des itinéraires. Gêné, il nous fait donc réintégrer le parc pour trouver un snack. Anne donne sèchement congé à notre guide afin que nous puissions manger en paix. Enervée, elle grommelle que s’il avait l’intention de profiter du restant de l’après-midi en nous lâchant à Foz, il a eu tout faux. Et elle a bien l’intention de squatter les lieux pour en découvrir les moindres recoins. Le repas achevé, Edio nous conduit jusqu’au petit sentier où débute le parcours supérieur des chutes. Il se propose de patienter là et de nous laisser continuer seuls. Nous le plantons, soulagés de nous débarrasser pour un temps d’un guide plus encombrant qu’autre chose. Et le temps, nous le prenons ! Suivant une passerelle qui domine et enjambe les cascades, nous pouvons les admirer sous un angle nouveau mais tout aussi merveilleux. Mon numérique est en pleine effervescence devant l’impressionnant mur d’eau formé par le Salto San Martin. Une fois n’est pas coutume, les nuages gris en suspension au-dessus des torrents se fondent bien dans ce décor sauvage. Papillons aux couleurs éclatantes posent également devant mon objectif. Edio nous aura attendu 90 bonnes minutes au final. Mais avant de partir, passage obligé par les boutiques de souvenirs. Le hic, c’est que nous nous trouvons en territoire argentin. Certes, nous pouvons régler en réals brésiliens, mais c’est en pesos que la monnaie nous est rendue… S’ensuit alors pour Anne et moi une séance de calcul mental à vous filer une migraine. Mais je perds vite patience à jongler entre les devises et tente de convaincre Anne de freiner sa fièvre acheteuse. Il est 17h30 environ quand nous retrouvons le proche Brésil. De retour à la pousada, nous convenons avec Edio d’un horaire pour le lendemain. Nous partons ensuite en direction du centre. Pour éviter de nous paumer une nouvelle fois, nous prenons un ou deux repères. Nos pas nous mènent un peu plus loin que la veille, en chasse d’une curiosité à se mettre sous les yeux. Mais Foz n’est définitivement pas d’un grand intérêt touristique. Principalement dédiée à l’hôtellerie, elle ne semble exister que par la présence des Cataratas voisines. En cette douce soirée, nous nous contenterons seulement d’un dîner en terrasse. Nous faisons ainsi nos adieux à cette ville, sans vraiment de regrets…
Vendredi 31 octobre Le soleil daigne enfin se montrer. Ca tombe bien, nous repartons cet après-midi ! Notre hôte nous fait part de l’existence d’une boutique de souvenirs à la sortie de la ville. Frustrés du peu d’emplettes que nous avons eu le loisir d’effectuer jusqu’ici, l’info est la bienvenue. Nous demandons à Edio d’y faire une halte avant de nous rendre aux chutes. Le magasin en question, au nom évocateur de « Tres Fronteiras », est en fait un véritable hypermarché. Du calendrier illustré des « Cataratas » aux toucans de bois, en passant par les produits artisanaux sud-américains, il y a ici de quoi ravir le plus exigeant des touristes. On nous laisse quartier libre une petite demi-heure, plus qu’il n’en faut pour faire marcher la carte bancaire. L’exploration du côté brésilien est assez courte. 90 minutes nous suffisent pour sillonner le chemin balisé qui fait face à l’Argentine. Ce sont des vues inédites qui se dévoilent devant nous. Aidé par un soleil radieux, je parviens à réaliser de superbes images, agrémentées pour la plupart d’arcs-en-ciel féeriques ! Je capture également une petite dizaine de séquences vidéo de la grandeur du spectacle dont nous sommes les témoins. Une passerelle de bois et de métal permet au visiteur d’accéder au cœur de la rivière. Cernés de part et d’autre par des torrents assourdissants, Anne et moi nous y aventurons pour un ultime frisson. A l’extrémité du promontoire, on peine à distinguer la Garganta del Diablo derrière un rideau de vapeur d’eau. Les photos y sont très difficiles à faire. Alors on se contente d’admirer la puissance de la nature. Les yeux écarquillés par tant de beauté, nous prenons congé des merveilles d’Iguaçu pour rejoindre l’aéroport. Nous disons au revoir à Edio, sans regrets et sans pourboire. Le vol est prévu pour 14h, nous avons le temps de prendre un repas avant d’embarquer. Nous nous installons dans une cafétéria pour reprendre des forces avant les trois heures de voyage qui nous attendent. Avec un peu de retard sur l’horaire, nous finissons par décoller. Derrière le hublot, la nature nous offre un dernier récital. Un fleuve couleur ocre serpente à travers une verte et dense jungle, ce qui est du plus bel effet. 17h30. L’appareil effleure les toits des favelas avant de se poser sur la piste de Galeão. Pour rallier Santa Clara, nous attrapons un autocar Real qui se retrouve bientôt piégé dans les embouteillages. La soirée sera des plus calmes. Dans notre fast food préféré de Copa, nous faisons un passage éclair pour un dernier casse-croûte avant de rentrer. Quelques mails vers la France, puis nous allons dormir. Demain, c’est une grande journée qui s’annonce…
Samedi 1er novembre En préparant le voyage, j’ai découvert l’existence d’une curiosité située non loin du Centro. En cette grise matinée, Lapa est donc notre première destination. Aux pieds des Arcos, nous questionnons les passants. Le coin n’est pas très fréquentable, nous y croisons un groupe de toxicos défoncés. Une habitante du quartier semble avoir deviné le but de notre visite. Elle nous indique une ruelle escarpée qu’Anne et moi gravissons sous une pluie fine. Puis, sur notre gauche, se déroule un escalier… Nous y sommes ! L’Escadaria Manuel Carneiro, rebaptisé Selaron par l’artiste qui l’a métamorphosé en œuvre d’art. Il est chilien et son look soigneusement travaillé n’est pas sans rappeler un certain Dali. Son travail a vu le jour en 1990. Il a commencé par décorer les marches de mosaïques bleues, vertes et jaunes, aux couleurs du Brésil. Et depuis, il n’a cessé de transformer son œuvre, grâce notamment aux petits carreaux que les visiteurs lui apportent des quatre coins de la planète. Une œuvre qu’il qualifie lui-même de « rêve unique et fou qui ne prendra fin que le jour de sa mort ». Le résultat est spectaculaire. Dans un troquet tout proche, nous demandons si quelqu’un sait où vit l’auteur de cet ouvrage. Un jeune se lève. Il nous demande de patienter avant d’avaler une bonne dizaine de marches. Posté devant une fenêtre, il se met à hurler « Selaron ! Selaron ! ». L’épaisse moustache de notre artiste fait son apparition. Il nous convie dans une minuscule pièce qui lui sert d’atelier. De nombreuses peintures recouvrent les murs et le sol. Autoportraits, femmes enceintes et vues de Rio constituent ses principales sources d’inspiration. Nous lui remettons un carreau déniché à Marseille, illustré du Vieux Port et de la Bonne Mère. Pour nous remercier, il nous fait cadeau de jolies cartes postales, puis nous présente fièrement les nombreuses photos et articles de presse relatant son histoire et son travail. On y apprend que les escaliers ont servi de décor pour des séries télévisées et même pour des clips de U2 ou de Snoop Dogg. Nous le suivons ensuite à l’extérieur où il s’improvise en guide pour nous expliquer la provenance de ses plus beaux carreaux, dont certains sont rares et précieux. Il y en a du monde entier. La France y est bien sûr représentée. Notre surprise est totale lorsqu’on tombe nez à nez avec deux tuiles estampillées « MARSEILLE » qui se mélangent aux centaines de mosaïques. Je multiplie les clichés avant que nous posions avec Selaron devant les marches colorées. Nous le quittons bientôt, satisfait de notre rencontre avec ce drôle de personnage. La Confeitaria Colombo est l’étape suivante. Ce somptueux salon de thé situé dans une ruelle du Centro arbore marbres et vitraux. Pendant que je m’attarde pour une poignée de photos, Anne s’en va acheter des pâtisseries qui lui font de l’œil. Le tram n’est pas très loin, autant refaire un tour de Santa Teresa. Dans la file d’attente, les pasteis de chez Colombo nous aident à patienter. Ces petits flans sont délicieux, mais rien à voir avec ceux de Belém que nous avions goûté à Lisbonne lors de notre escapade portugaise. A bord du tram, nous nous rappelons des sensations ressenties quatre jours auparavant. Le chauffeur se plait à divertir ses passagers, bringuebalant son jouet dans les virages les plus serrés. La bruyante carcasse peine à avaler les pentes du quartier perché entre les favelas. Elle souffle un court instant devant un Corcovado toujours embrumé. Tout au long du trajet, des jeunes s’amusent à attraper le véhicule en marche. Folklorique au possible ! Lorsque la virée prend fin, on s’engouffre dans le métro pour en ressortir à Copa. On y avale un bon repas avant de retrouver le Bamboo. Nous avons rendez-vous avec Sergio à 16h30. A Siqueira Campos, les couleurs rouges et noires commencent à fourmiller. Station après station, ils sont de plus en plus nombreux. Le temple du football brésilien se dessine bientôt derrière les vitres de notre rame. Drapeaux et maillots contrefaits s’étalent autour de l’enceinte. Parmi les supporters agglutinés devant le socle de la statue de Bellini, je reconnais facilement Sergio. Il parle aussi bien le français qu’il ne l’écrit. Il nous présente un couple de touristes finlandais qui, comme nous, viennent pour la première fois voir un match dans ce stade mythique. Nous suivons Sergio jusqu’à l’entrée. En habitué des lieux, il nous place au cœur de l’ « arquibancada verde », un peu à l’écart des supporters les plus chauds. Près de l’ambiance mais loin des embrouilles. C’est parfait ! En l’espace d’un an et demi, je réalise mes deux plus grands rêves footballistiques. Après avoir vu jouer le Barça au Nou Camp, me voici donc dans les gradins du Maracanã. Je suis comme un gosse ! Le coup d’envoi est donné à 18h30. Les « Mengão » ouvrent rapidement le score. Un but superbe qui fait s’enflammer le stade. Dans la tribune que nous occupons, c’est du délire ! Les supporters « Rubro Negra » font le show. J’immortalise l’instant par quelques photos et vidéos. Après ça, Flamengo joue moins bien et la rencontre perd de son intensité. A la mi-temps, les deux équipes se séparent sur ce score de 1-0 en faveur des locaux. Sur l’un des écrans géants s’affiche le nombre de spectateurs. Il dépasse à peine les 44.000. C’est peu, moins de la moitié des places ont trouvé preneur. Dès le retour des vestiaires, le match prend une autre tournure. Portuguesa fait parler son réalisme et inscrit deux buts en moins de cinq minutes. C’est la douche froide pour Sergio. Les supporters commencent à siffler leurs joueurs. A cinq minutes du coup de sifflet final, Flamengo égalise pour le plus grand bonheur des torcidas. Malgré ce sursaut d’orgueil, ce résultat nul n’est pas une bonne opération pour le club carioca. Le titre de champion semble s’éloigner… Alors que le stade se vide, Sergio nous propose de terminer la soirée avec lui. Nous acceptons bien volontiers. Il est tellement sympa que c’est un plaisir d’être en sa compagnie. Il dépose les deux finlandais devant leur hôtel et trace en direction d’Ipanema. Dans le resto où il nous entraîne, nous faisons connaissance avec ses amis, Jean-Michel et Caro. Ce couple de français n’en est pas à sa première expérience en terre brésilienne. Ils nous racontent de petites anecdotes de leurs nombreux voyages à travers le pays. D’ailleurs, leur prochaine destination s’appelle… Iguaçu ! Comme nous, ils ont acheté un pack auprès de l’agence Brésil Découverte. Nous leur relatons les exploits de notre fameux guide, leur souhaitant de ne pas tomber sur le même. Aux dernières infos de Sergio, ils y auront échappé… Le repas terminé, Sergio nous dépose à Santa Clara. Nous le remercions pour cette soirée inoubliable, la plus belle de notre séjour dans la Cidade Maravilhosa…
Dimanche 2 novembre Nous entamons la journée par une image insolite. Depuis la fenêtre de notre chambre, nous assistons au ballet d’une petite dizaine de ouistitis débarqués des branches. Des pensionnaires du Bamboo prennent leur petit dej en terrasse et les singes de la forêt voisine s’y sont invités. Le soleil brille enfin ! Il faut en profiter, on ne sait pas trop si ça va durer. Un petit tour à l’Apolo comme tous les matins, puis nous attrapons le 511 qui trace vers Urca. Même pas besoin de demander au chauffeur si c’est la bonne ligne. On constate rapidement qu’il n’y a que des touristes à bord. Le trajet n’est pas très long. Le bus décharge tous ses occupants près de la Praia Vermelha. Le téléphérique du Pain de Sucre apparaît bientôt. Il n’y a pas encore foule. La première cabine qui se présente à nous est la bonne. En quelques minutes, nous voilà à mi-chemin du sommet. La vue y est splendide mais nous ferons des photos plus tard. Pour l’heure, c’est l’un des grands moments du voyage qui nous attend. C’est ici que se trouve l’un des héliports destiné aux touristes. Auprès du stand qui gère les vols, nous choisissons un circuit parmi ceux qui nous sont proposés. Le notre durera 11 à 12 minutes pour la modique somme de… 120€ par personne ! Je vous l’accorde, c’est pas donné. Avant de quitter la France, j’étais très hésitant quant à l’utilité d’une telle dépense. J’avais d’ailleurs questionné des membres de VF qui, avant moi, avaient déboursé une petite fortune pour découvrir Rio depuis le ciel. Est-ce que ça valait le coup de sortir tant d’argent pour une visite aussi courte ? Tous m’avaient répondu de manière positive. Et bien, je peux maintenant confirmer leurs propos. Oui, il faut le faire ! Notre hélicoptère se pose, mais il ne stationne guère longtemps. Nous prenons place, Anne derrière, moi aux côtés du pilote, prêt à filmer. Nous décollons dans la foulée. Première étape du circuit, le stade. Après une longue ligne droite, l’appareil fait un lent virage au-dessus d’un Maracanã plus impressionnant que jamais ! Puis il prend la direction du Corcovado. Anne et moi sommes subjugués par l’image de carte postale que nous découvrons. Arrivant derrière le Cristo Redentor, la baie de Rio s’offre à nos yeux émerveillés. Une rotation autour de la statue colossale, puis nous traçons vers l’océan. Nos regards sont braqués sur Ipanema et Copa, dont on peut mesurer toute la beauté. Magique ! De retour sur Terre, Anne et moi échangeons nos premières impressions. Tous deux sommes d’accord, c’était fantastique. On se remet doucement de nos émotions pour continuer la visite des lieux. Dans une petite salle de projection, un film passe en boucle. Il raconte l’histoire du téléphérique et de sa construction. Un projet qui a semble-t-il suscité beaucoup de doutes et d’interrogations lors de son lancement au début des années 1900. D’après les interviews et les archives, l’idée même qu’on puisse relier le sommet du pic rocheux par des cabines semblait relever de la pure folie. Près d’un siècle plus tard, à en juger par l’affluence touristique présente sur le site, force est de constater que les précurseurs avaient vu juste. On a jamais été aussi proches du Pain de Sucre. Avant que nous empruntions le second tronçon, je shoote ce symbole de la ville, encore et encore. La cabine nous dépose bientôt au sommet. Nous dominons les plages et les îles qui baignent dans la baie. Anne et moi posons devant ces jolis décors. Nous errons là près d’une heure, à la recherche de vues toujours plus belles. Revenus 400 mètres plus bas, nous battons le pavé de l’Avenida Pasteur. Dans une station service, on se pose le temps d’avaler un morceau et de décider de la suite des opérations. Le ciel est avec nous aujourd’hui, nous n’hésitons pas longtemps. Le Corcovado n’attend que nous. Botafogo est toute proche. De nombreux bateaux sont amarrés dans cette paisible plage sur laquelle semble veiller le Pain de Sucre. Je jette un œil sur mon papelard. Le hasard faisant bien les choses, le bus dont nous avons besoin passe par là. Mais le problème est toujours le même. On a le numéro mais pas l’arrêt. Nous sollicitons à nouveau la gentillesse des cariocas. Mais ils semblent aussi pommés que nous. C’est finalement escortés par un flic bien sympa que nous débusquons le bon abribus. Le 583 nous ouvre bientôt ses portes. Un bus qui se videra presque entièrement devant la gare de Cosme Velho, point de départ du train à crémaillère. Le wagon rouge transperce la dense forêt de Tijuca pour nous emmener au sommet du Corcovado. Le trajet compte quelques étapes, où passagers entrent et sortent. Les « Bom de Samba » s’invitent bientôt à bord. C’est un groupe de musiciens qui, plusieurs fois par jour, vient égayer le court voyage des visiteurs contre quelques réals. La vidéo est à faire. Je filme Anne pendant qu’elle s’essaye à la pratique du ganza, un instrument à percussion que l’un des musiciens lui a prêté. Mais bon, n’est pas « sambista » qui veut… « Bem-vindo ao Cristo Redentor ». C’est ce qu’indique un écriteau. On emprunte un escalier pour accéder au sommet. Au fur et à mesure des marches, le panorama se dévoile. L’hippodrome, proche du Jardin Botanique, est le premier à se mettre en évidence. La statue, de dos, se dresse droit devant. Nous sommes bientôt à ses pieds. Nous pouvons alors contempler la Cidade. Sur notre droite, le Lagoa Rodrigo de Freitas dont les eaux verdâtres contrastent avec le bleu de l’Atlantique. La plage se cache derrière les immeubles d’Ipanema. Nous découvrons aussi le Morro dos Cabritos, l’énorme colline boisée au flanc de laquelle se trouve le Bamboo. A notre gauche, le paysage est moins glamour. Des favelas qui s’entassent ici et là, triste écrin pour l’ovoïde Maracanã facilement repérable. Le Christ Rédempteur ouvre ses bras face à la baie, comme pour protéger la cité carioca. Anne s’impatiente pendant que je fais tourner mon numérique à plein régime, capturant des clichés de l’imposante statue sous tous les angles. En vrai gosse, je demande à Anne de me tirer le portrait les bras en croix devant le colosse. Ça fait touriste de base mais j’assume ! D’ailleurs, je me demande encore comment j’ai convaincu Anne d’en faire autant. Non, en réalité, elle faisait des essais de pose pour moi quand je l’ai shootée à son insu… En éternel insatisfait de mes photos, je propose à ma chère et tendre de revenir ici même le lendemain matin pour de nouveaux clichés. En effet, j’ai le soleil en pleine poire et le rendu des images n’est pas à la hauteur de mes espérances. De toute façon, le programme du séjour est bouclé, autant continuer en roue libre jusqu’au départ. Avant de retrouver le train, courte halte par le socle, occupé par une petite chapelle. Bus et métro pour Copa. Sur un marché nocturne face à la plage, nous achetons deux ou trois souvenirs avant d’aller dîner. On dînera asiatique ce soir. Aussitôt quitté le resto, il commence à pleuvoir. C’est bientôt un déluge qui s’abat sur nos têtes. C’est ça les averses tropicales, il tombe des cordes, mais ça ne dure jamais bien longtemps. Je ne me doutais pas à quel point le ciel pouvait être capricieux. Sitôt passée cette rincée, nous regagnons notre chambre…
Lundi 3 novembre Nous commençons la journée par… une grasse matinée. Nous n’émergeons réellement qu’attablés à l’Apolo pour un petit dej un peu tardif. Puis, comme convenu, nous retrouvons les sentiers menant au Corcovado pour un pèlerinage photographique. Nous aurons finalement dû attendre les ultimes jours pour bénéficier d’un soleil brésilien digne de ce nom. Aux pieds du Cristo, je m’attarde pour des photos. Comme la veille, Anne est presque déçue par la taille de la statue. A l’été 2007, nous avions visité le Cristo Rei à Lisbonne, une statue inspirée de celle de Rio, deux mètres plus petite. Ce qui explique qu’elle s’attendait à une œuvre plus impressionnante. L’heure passe, il fait faim. Nous déjeunons sur place. Dans le train qui nous rapatrie vers Cosme Velho, nous tombons par hasard sur le couple de Finlandais rencontré lors du match. Ils ne sont toujours pas très causants… Les « Bom de Samba » sont de retour. Cette fois, je me porte volontaire pour faire vibrer le ganza. Anne se saisit du numérique pour immortaliser la scène. L’après-midi est déjà bien entamé. Et nous n’avons pas encore en notre possession tous les souvenirs que nous comptons ramener à nos proches et… à nous-mêmes. C’est à Copa que nous trouvons de quoi étancher notre soif d’achats. Les échoppes se suivent et se ressemblent, mais chaque fois que nous entrons dans une boutique, nous trouvons quelque chose que la précédente n’avait pas. La carte bleue chauffe, le porte-monnaie se vide. Drapeaux, bracelets, posters, magnets… Nous trouvons presque tout ce que nous cherchons, voire même ce que nous ne cherchons pas. Pour nous remettre de cette séance de shopping intensive, nous nous asseyons pour siroter nos premiers « sucos ». Du coup, on enrage de ne pas avoir testé avant ces délicieux jus de fruits qu’il est possible de déguster à chaque coin de rue. La soirée s’achève comme souvent sur la plage. Dans le marché nocturne de l’Avenida Atlantica, les dernières emplettes finissent de nous plumer. Nous squattons Santa Clara pour le dîner avant de rentrer. Demain soir, l’aventure brésilienne prendra fin…
Mardi 4 novembre Nous terminons notre séjour comme il avait commencé, sur la plage de Copa. Le soleil brille, la balade est plaisante. Le thermomètre affiche 27°. De courageux joggers brûlent leurs calories sur l’Avenida Atlantica. Les inflexibles marchands ambulants ont bien du mal à écouler leurs stocks de paréos. Anne et moi errons en suivant le dessin du littoral pour rejoindre Ipanema. Nous n’avons encore jamais pris de bain depuis notre arrivée au Brésil. Anne avait bien approché les eaux de l’océan le premier jour, tentative avortée par un orteil trop frileux. Cette fois-ci, c’est moi qui m’y colle. Anne s’est calée à l’ombre d’un palmier. J’hésite un peu avant de me jeter dans les rouleaux. Je la trouve à mon goût, si bien que ma chère et tendre ne me reverra réapparaître qu’une bonne demi-heure plus tard ! Ici, les ballons roulent et volent à longueur de journée. Après la baignade, j’aimerai bien taquiner le cuir comme le font les cariocas. On stagne un moment devant une partie de foot-volley prenante. Têtes, ailes de pigeon, amortis poitrine… C’est un vrai récital de gestes techniques ! Cela à l’air si facile. A l’air seulement… Je ne me démonte pas. Aussitôt la partie terminée, je demande la permission de prendre part à la suivante. Ni une, ni deux, me voilà tout fier, planté dans le sable d’Ipanema. Je rattrape ou tente de rattraper ce que je peux, conseillé que je suis par une équipière désabusée mais compréhensive. Malgré quelques rares ballons bien négociés, mon niveau me trahit rapidement et cause l’inéluctable défaite du binôme improvisé. Je remercie les jeunes pour la leçon, et c’est encore essoufflé que je suis Anne dans le quartier jouxtant la plage pour y casser la croûte. Nous ne ferons pas grand-chose du restant de la journée. Nous errons dans les rues jusqu’à remonter à l’hôtel. Sur le trajet, nous nous délectons d’un dernier jus de mangue « do Brasil ». En passant devant Arpoador, nous distinguons le Morro Dois Irmãos perdu dans la brume. Nous faisons ainsi le deuil d’un beau coucher de soleil. Nous quittons définitivement Santa Clara à bord d’un taxi. Galeão est atteint dans la nuit tombante. Dans le hall, des fresques représentant le Corcovado, le Pain de Sucre et le Maracanã nous font prendre conscience de ce que nous laissons dans notre sillage. En 1999, l’aéroport a été rebaptisé Antonio Carlos Jobim, en mémoire d’un grand compositeur brésilien. Mon dernier cliché est destiné à une plaque qui lui rend hommage, et sur laquelle on peut lire les paroles de sa chanson « Samba do Avião » : « Minha alma canta Vejo o Rio de Janeiro Estou morrendo de saudade Rio, teu mar, praias sem fim Rio, você foi feito pra mim ».
« Mon âme chante Je vois Rio de Janeiro Je me meurs de mélancolie Rio, ta mer, tes plages sans fin Rio, tu a été faite pour moi ».
Tout est dit…
* * * * *
Dimanche 26 octobre Galeão, 5h30 du mat. Les bagages récupérés, nous cherchons la sortie. A l’extérieur, il fait lourd. Nous ne supportons plus nos vestes. Le soleil n’a pas encore fait son apparition, mais la température dépasse déjà les 20° ! Nous voilà dans le bain. Impossible d’échapper aux sollicitations des taxis à l’affût de potentiels clients. Nous repoussons poliment leurs avances, préférant aux voitures jaunes l’autocar, plus économique. Vingt minutes plus tard, la navette de la compagnie Real pointe son nez. Santa Clara, Copacabana. C’est ce que je me contente de glisser au chauffeur qui hoche la tête. En espérant qu’il ait compris, je viens m’asseoir à côté d’Anne. Derrière les vitres défile la proche banlieue de la « cidade ». Et pour le moment, elle n’a vraiment rien de « maravilhosa » avec ses favelas où s’étale la misère. Cramponnés à nos fauteuils, nous faisons connaissance avec la conduite à la brésilienne. Je me souviens avoir évoqué les automobilistes italiens sur Voyage Forum. Un post qui m’avait d’ailleurs attiré les foudres d’un membre sans doute originaire de la botte et visiblement froissé par mes propos. Ce dernier louait mon culot, soulignant qu’un Marseillais été bien mal placé pour critiquer la façon de conduire des transalpins. Et bien, qu’il soit rassuré ! Car si Naples et Rome sont cauchemardesques pour les piétons, ce n’est rien en comparaison de Rio ! Dépassements dangereux, vitesse excessive, feux rouges grillés… Je vous en passe et des meilleures. Ayrton Senna a visiblement fait des émules dans son pays, et pas seulement sur les circuits de F1. Moins d’une heure de trajet et l’on nous dépose sains et saufs sur l’Avenida Atlantica. Nos sacs sur le dos, nous pénétrons dans Santa Clara. J’ai mon plan du quartier dans les mains mais je n’hésite pas toutefois pas à demander mon chemin. Un marchand de journaux nous explique clairement où trouver la rua Lacerda Coutinho. Au numéro 45, le Bamboo Rio Hostel, une adresse discrète adossée au pied d’une colline. Nous sommes bien en avance sur l’horaire prévu. A la réception, un imbroglio administratif nous attend… Un bug a semble-t-il perturbé notre réservation en ligne. Résultat des courses, la première nuit a été enregistrée mais pas les deux suivantes. Idem pour la seconde partie du séjour à Rio prévue ici même. Dans un anglais qu’elle manie difficilement, la réceptionniste nous invite à laisser nos bagages dans le hall, d’aller faire un tour et de revenir d’ici deux heures afin qu’elle puisse trouver une solution avec le gérant. Vu les options qui nous sont offertes, nous nous exécutons. A deux pas du Bamboo, découverte de l’Apolo, une sorte de boulangerie où nous prenons place pour un petit déj qui commençait à se faire désirer. Café pour Anne, chocolat chaud pour moi, et gâteaux pour tout le monde. C’est acté, ce sera notre squat pour les matinées à venir. Rassasiés, nous ne pouvons pas faire autrement que de prendre la direction de la plage. Ciel bleu et soleil sont présents. Peaux blanches et jeans baskets, on ne passe pas inaperçus. Autant déambuler avec une pancarte « TOURISTE » autour du cou. Les vendeurs à la sauvette se succèdent tous les 50 mètres, arborant bracelets, t-shirts, casquettes et bibelots en tous genres. L’un d’eux, moyennant 15R$, réussi à me refourguer un paréo aux couleurs de la « bandeira brasileira ». Une courte pause sur un banc ne tarde pas à se transformer en petite sieste pour Anne qui essaye de terminer sa nuit. Au terme de Copa, nous tournons les talons et rentrons à l’hôtel. Nous avons enfin une chambre, du moins pour la nuit à venir. Nous installons donc nos quartiers dans une pièce exiguë occupée par deux lits superposés et une salle d’eau. Nous y déballons le minimum car il faudra déménager dès le lendemain matin. De toute façon, nous disposons de si peu d’espace que le problème ne se pose même pas. Une douche salvatrice pour nous requinquer et nous quittons nos pénates. Il est 14h passé, nos estomacs se manifestent. A l’angle de l’Avenida Atlantica et de Santa Clara, un resto au nom bien franchouillard : « la Maison ». Pour pas cher, nous mangeons si copieusement que nous ne viendrons jamais à bout de nos assiettes. En guise de digestion, une balade s’impose. Anne et moi optons pour traîner sur Copacabana le restant de la journée. Pas très rassuré jusqu’à lors par tout ce que j’avais pu lire sur la dangerosité de Rio, j’hésite encore à sortir mon numérique. Mais l’envie l’emportant sur la précaution, je me décide à réaliser mes premiers clichés. J’entame une longue série de photos par des sculptures de sable. Anne ne tient plus le coup, elle souhaite rentrer pour se reposer. Je l’accompagne jusqu’à Santa Clara puis guide mes pas vers le Othon Palace, un établissement de luxe planté au milieu de l’Avenida Atlantica. Un ascenseur me hisse au dernier étage qui héberge un bar et une piscine. Mais c’est surtout un point de vue imprenable sur la plus célèbre plage du monde que je découvre. Vagues de mosaïques, palmiers, parasols multicolores, écume de l’océan… Rien n’échappe à mon appareil. Le soleil disparaît lentement. Je m’en vais rejoindre Anne. Elle a un peu dormi, mais pas suffisamment pour reprendre des forces, et ne trouve pas le courage de sortir à nouveau. Je me charge donc d’aller acheter de quoi grignoter dans le quartier. Ainsi prend fin notre première soirée à Rio. Nous avons vraiment besoin de repos. Demain, nous attaquons les visites…
Lundi 27 octobre La nuit a été des plus bénéfiques. La chambre jouxtant la forêt, le chant des oiseaux nous tire doucement des bras de Morphée. Une douche rapide et nous filons à l’Apolo. Le planning de la journée n’est pas encore établi. Mais d’ores et déjà, Corcovado et Pain de Sucre sont à exclure, car le ciel laiteux qui plane sur nos têtes ne s’y prête guère. Ce sera donc le Jardin Botanique. Je consulte la liste des lignes d’autobus que j’ai déniché sur le web avant le départ. Mon papier m’indique le 572, mais outre le numéro, je ne dispose pas davantage d’indices. Et trouver le bon transport se révèle être un sacré casse-tête. Les principales lignes sont circulaires, il y a plusieurs abribus sur une même rue et certains n’affichent aucune information ! On se fait indiquer par des passants l’arrêt correspondant sur Barata Ribeiro, une quatre voies à sens unique comme la majorité des artères de Copa. La circulation automobile y est dense, composée en grande partie de taxis et de bus. Le notre ne tarde pas. Cela devient une habitude, je demande confirmation de la destination auprès du chauffeur, sait-on jamais. Un receveur encaisse nos piécettes et nous fait passer par un tourniquet. Original. Un petit quart d’heure de route et l’on nous fait signe de descendre. Nous y voilà. 4R$ chacun pour entrer, c’est cadeau. Cet espace de verdure, deux fois centenaire, s’étend sur plus de 130 hectares entièrement dédiés à la flore mondiale. On ne peut être qu’impressionné par les allées de palmiers impériaux, dont la cime semble tutoyer les cieux. Des héliconias écarlates font briller les yeux d’Anne, fervente amatrice de fleurs tropicales. Cet endroit respire le calme. Seuls le crissement des bambous géants caressés par le vent et des mélodies d’oiseaux parviennent à troubler cette quiétude. La minuscule silhouette du Cristo Redentor peine à se détacher d’un ciel qui tend désormais vers le gris. Soudain, au détour d’un chemin, sous le regard amusé de privilégiés, deux puis trois singes « macaco-prego » descendent des branches les plus hautes en quête de nourriture. Ils viennent chiper un morceau des énormes fruits jaunâtres du jacquier, un arbre tropical qui prolifère dans le parc. Un peu plus loin, ce sont deux ouistitis qui cherchent de quoi se ravitailler près d’un banc abandonné par des enfants. Le Jardin Botanique est tout proche de Tijuca, la plus grande forêt urbaine du monde. Approcher aussi facilement des singes en liberté n’est donc pas si surprenant. Nous sortons du jardin pour nous rendre au Lagoa Rodrigo de Freitas, une immense étendue d’eau située à quelques minutes de marche. Mais il nous faut traverser une route pour y accéder. Etre un piéton, c’est pourtant si simple partout ailleurs. Oui, partout, sauf à Rio. Sûrement le troisième sport national après le foot et le volley… Sans avoir manqué de laisser nos vies sur le bitume, l’obstacle est victorieusement franchi. Les ventres commencent à gargouiller, il est temps pour nous de les remplir. Un resto snack en bordure du lac fera l’affaire. Nous tombons par hasard sur le siège du Clube de Regatas do Flamengo. Créé à l’origine pour la pratique de l’aviron, ce club a vu sa section football devenir au fil des décennies l’une des plus titrées du Brésil. Anne et moi entrons pour jeter un œil. Piscines, terrains d’entraînement et courts de tennis agrémentent ce joli complexe sportif. Dans la salle des trophées s’alignent les coupes et les récompenses glanées dans chaque discipline. Le rayon foot n’est pas en reste avec notamment la prestigieuse Coupe Intercontinentale remportée en 1981 par la bande à Zico face aux Anglais de Liverpool. Notre itinéraire se poursuit naturellement jusqu’à Ipanema, l’autre fameuse plage de Rio. Les fesses incrustées dans le sable fin, le Morro Dois Irmãos pour décor, nous prenons la pose à tour de rôle pour une petite séance photo. Puis on s’attable un instant sur le front de mer pavé de mosaïques pour plonger une paille dans une coco bien fraîche. Un artiste expose ici diverses peintures inspirées des beautés de Rio. L’une de ses œuvres attise notre envie, mais le prix nous refroidi un peu. Entre hésitations et marchandages, nous repartons finalement avec la toile qui trouvera sa place dans notre salon. Nous atteignons tranquillement la Pedra do Arpoador, belvédère naturel séparant Copacabana et Ipanema. En contrebas, les surfeurs défient les vagues de l’océan qui s’échouent sur la Praia do Diabo. Arpoador semble être le coin romantique par excellence. Le coucher de soleil depuis ce promontoire rocheux est réputé magnifique, mais nous n’aurons hélas pas le loisir de le vérifier. Les nuages qui tapissent l’horizon empêchent l’astre du jour de nous offrir ses plus belles couleurs. Deux ou trois clichés tout de même, mais on ne campe pas bien longtemps. Le spectacle ne sera pas pour ce soir. On reviendra si l’occasion se présente et à condition que le ciel veuille bien y mettre un peu du sien. Ce soir, pas de prise de tête pour le dîner. Nous échouons dans un fast food. Dernier petit détour par l’Othon afin d’admirer la vue panoramique, avec Anne cette fois-ci. La nuit est tombée sur la ville. Parasols et paréos ont déserté le sable refroidi. Eclairés par les lampadaires de l’Avenida Atlantica, quelques gamins courent après un ballon. Jusqu’à quelle heure vont-il encore taper le cuir ? Pour nous en revanche, la journée s’achève…
Mardi 28 octobre Petit flash-back. Fin septembre, rivé sur mon ordi, je navigue sur le web. Je suis en pleine préparation du voyage. Mais j’ai un peu de mal à dénicher des infos très précises sur le football brésilien. Google me renvoie vers le blog d’un dénommé Sergio. C’est un passionné de football qui vit à Rio et qui supporte Flamengo. Il propose ses services en qualité de guide pour assister à un match ou tout simplement pour répondre aux questions des internautes. Je crois que j’ai trouvé la bonne personne. Je lui envoie un mail afin qu’il m’aide dans mes investigations. Il me répond très gentiment et, dans un français remarquable, m’explique précisément à quelles rencontres je peux assister lors de mon séjour, où et comment me procurer les billets, les tarifs, etc… Retour à Rio, un mois plus tard. En ce mardi matin, je reçois un mail signé Sergio. Il m’informe de l’ouverture officielle de la billetterie pour Flamengo-Portuguesa, match du championnat brésilien qui doit se tenir dans quatre jours. Ce qui tombe bien, car la visite du Maracanã étant au menu du jour, autant faire d’une pierre deux coups. Si le bus est de loin la meilleure option pour accéder aux principales attractions touristiques de la ville, le métro s’avère en revanche plus approprié pour rallier des points plus éloignés tel que le stade. A la station Siqueira Campos, la plus proche du Bamboo, nous empruntons pour la première fois les couloirs souterrains de Rio. Achats de cartes magnétiques que la machine avale dès la première validation. Les rames sont très spacieuses, rien à voir avec les wagons étriqués des métros européens. Changement à Estacio, unique carrefour des deux lignes que compte la ville. Le stade est cerné par les bidonvilles. Il y en aurait plus de 700 dans la seule ville de Rio ! Des agences de voyage proposent même à leurs clients des excursions dans Rocinha, la plus grande favela d’Amérique du Sud. Un peu trop malsain pour nous, on se contentera des classiques. Nous voici donc devant les grilles de l’Estadio Jornalista Mario Filho, mondialement connu sous le nom de Maracanã. Depuis le temps que j’en rêvais ! Mais je ne m’extasie pas bien longtemps. Ma bien-aimée est là pour me rappeler que la priorité du moment, ce sont les billets pour la rencontre de samedi. Les infos de Sergio sous le nez, Anne me suit à la recherche des précieux sésames. Ne me demandez pas comment on s’y est pris, mais une heure et deux tours de stade plus tard (et croyez-moi qu’il est grand !), nous n’avions toujours pas trouvé le guichet en question. Finalement, c’est chose faite grâce aux indications des supporters présents autour des grilles, et auprès desquels nous avons parlementé dans un spanglish approximatif. Le fameux guichet 8, ce sont en fait deux petits fenestrons creusés dans un mur (à l’époque médiévale, on aurait appelé ça des meurtrières…) par lesquels des employés cachés délivrent les tickets. Cela nous revient à 30R$ par personne, soit une dizaine d’euros. Le « futbol » est un sport grandement populaire au Brésil, et assister à un match ne coûte pas bien cher. Nos poches sont désormais vides. Nous visitons le quartier voisin dans l’espoir d’y trouver une banque. Nous questionnons une passante qui nous renvoie à une autre. Cette dernière habite ici et parle un peu français. Quelle chance ! Elle pourrait se contenter de nous indiquer où retirer de l’argent, mais elle nous prend en main et se propose de nous accompagner. Nous suivons donc Marisa - c’est son prénom - dans la première agence bancaire qui se présente. Elle se renseigne auprès d’un employé pour savoir si nos cartes de retrait peuvent y être utilisées. Raté ! Deuxième essai un peu plus loin. Idem. Nous poussons alors la porte d’une station service dans laquelle se trouve un distributeur « 24 Horas ». Le sigle Visa est apposé sur la machine, c’est bon signe. Nous tirons de quoi tenir plusieurs jours. Sourires aux lèvres, nous rejoignons Marisa qui faisait le guet à l’entrée. Nous redescendons la rue pour revenir là où nous l’avions rencontré. Nous l’embrassons et la couvrons de remerciements. Sans son aide, je pense qu’on aurait pu galérer bien longtemps. Nous pouvons maintenant partir à l’assaut du stade. Mon numérique s’attarde sur les plaques du « Hall of Fame » qui fleurissent à l’entrée. Garrincha, Romario, Ronaldo... Les plus grands joueurs de la Seleção ont laissé ici leurs empreintes de pieds. La visite débute par la présentation de Flamengo, Fluminense, Botafogo et Vasco. L’histoire et les principaux faits d’armes des quatre grands clubs cariocas sont retracés via une expo photo. Sur un mur voisin, une énorme plaque rend hommage à l’équipe nationale qui remporta la Coupe du Monde en 1958, la toute première pour le Brésil et pour un gamin de 18 ans, un certain Pelé. Après avoir découvert les vestiaires et la salle d’échauffement, nous abordons un couloir décoré des portraits géants des idoles de tout un pays. Anne me mitraille alors que je pose aux côtés de Ronaldinho et de Kaka. Au bout du tunnel, l’arène nous attend. C’est étrange, mais du bord de la pelouse, ce colosse de béton n’en n’impose pas tant que ça. Bâti pour la Coupe du Monde de 1950 que le Brésil perdit face à l’Uruguay (un véritable drame national !), il pouvait alors contenir jusqu’à 200.000 personnes ! Mais après des années de travaux et de mises aux normes, sa capacité fut réduite à 95.000 places. De nouveaux chantiers sont prévus très bientôt car le Brésil organisera la Coupe du Monde de 2014. Mais pour l’heure, le Maracanã accueille certains matchs de la Seleção, mais surtout les rencontres des meilleurs ennemis de Rio, Flamengo et Fluminense. D’ailleurs, les derbies entre ces deux équipes, les « Fla-Flu » comme on les surnomme ici, déclenchent la passion de toute une ville ! Anne et moi posons pour une photo souvenir. Il nous faut grimper dans les tribunes pour mieux apprécier l’immensité de l’enceinte. En temps normal, nous devrions pouvoir admirer le Cristo Redentor, mais le sommet du Corcovado est noyé sous d’épais nuages… Le soleil n’est encore pas de la partie aujourd’hui. Nous ne tardons pas à déserter les abords du stade. Non sans avoir au passage relevé dans le hall d’entrée une citation de Mario Filho. Le journaliste y a résumé avec humour l’engouement que le football peut susciter auprès du peuple brésilien : « E mais dificil deixar de amar um clube do que uma mulher ». Traduisez par : « Il est plus difficile d’arrêter d’aimer un club qu’une femme ». La gente féminine appréciera… Un rapide trajet en métro jusqu’à la station Carioca. Il est presque 14h30. Nous déjeunons dans un Bob’s, le Mc Do local. Bon, c’est vrai, de la malbouffe à la sauce carioca, ça reste de la malbouffe ! Sur mon plan, j’ai repéré deux ou trois curiosités à voir dans le coin. Autant vous le dire tout de suite, le Centro n’est pas le quartier le plus touristique de la ville, loin s’en faut. Nous improvisons une balade qui nous amène pour commencer à la Nossa Senhora de la Candelaria. Nous y entrons brièvement pour l’admirer. Nous arrivons ensuite devant une autre église, celle attenante au Monastère de São Bento. Mais l’intérieur est si sombre que même avec mon flash je ne réussis pas à capturer d’images potables. Ce qui m’amuse davantage, c’est ce que nous apercevons de l’autre côté de la rue. Un terrain de football sur le toit d’un parking ! J’adore ! Je shoote sans retenue. L’insolite, nous le rencontrons également un peu plus tard lorsqu’un groupe de jeunes, armés de palangrottes artisanales, s’amuse à ramener d’énormes poissons des eaux de Guanabara. On s’en voit même proposer… Euh, sans façon non ! Notre vadrouille s’achève sur la Praça XV, en référence au 15 novembre 1889, date de la proclamation de la République. On y trouve le modeste Paço Imperial, ancien palais reconverti en musée, ainsi que la statue équestre un peu altérée du Général Osorio, un politique brésilien. La station Carioca est toute proche, la boucle est bouclée. Nous tirons jusqu’à la route menant à Lapa. Derrière l’immense cube de métal qui abrite le siège de la Petrobras, la Catedral Metropolitana nous dévoile sa surprenante structure conique. Le cœur de cet édifice est illuminé par quatre vitraux vertigineux qui s’élancent jusqu’au sommet, un immense cercle serti d’une croix translucide. Anne et moi continuons sur l’Avenida Republica do Paraguai d’où nous apercevons les Arcos de Lapa, un ancien aqueduc sur lequel circule désormais le vieux tramway de Santa Teresa. Justement, nous décidons de finir la journée par une virée en tram. Nous sommes parmi les premiers à monter à bord de cette machine d’un autre temps. Et nous faisons bien, car le wagonnet jaune se rempli rapidement de nouveaux passagers. Les plus chanceux se serrent sur les banquettes de bois, les retardataires devant se contenter du marchepied. Après une longue attente, le « bondinho » se réveille brutalement. Le franchissement périlleux des Arcos de Lapa marque le début d’un circuit d’une heure à travers les rues sinueuses de Santa Teresa. Nous en revenons enchantés, tant et si bien que nous convenons de renouveler l’expérience au retour d’Iguaçu. Il est 19h30. L’obscurité s’est emparée de la ville. Un copieux dîner dans un resto de Santa Clara conclura parfaitement une journée riche en émotions...
Mercredi 29 octobre Depuis notre arrivée à Rio, nous cherchons de quelle manière rallier l’aéroport en autocar. En vain. Sur Copa, nous en avons vu passer plusieurs, mais impossible de savoir d’où ils viennent et surtout où ils s’arrêtent. Nous ne prendrons pas de risques, c’est un taxi qui nous amènera à Galeão. Ce matin, on s’est levé plus tôt que d’habitude. Nos bagages bouclés depuis la veille, nous faisons une halte à l’Apolo avant d’attraper un taxi sur Santa Clara. Il nous demande 40R$. C’est ce que nous avions prévu, nous embarquons. La circulation est fluide, l’aéroport est bientôt en vue. L’enregistrement des bagages vite expédié, nous nous accordons une séance de lèche-vitrine avant le décollage. A 10h20 et des poussières, l’appareil s’élance, cap à l’ouest. Pour tuer le temps, on s’adonne au rituel des cartes postales. Au terme de trois heures de vol, ponctuées d’une escale à Curitiba, l’avion atterrit sur le tarmac détrempé du champêtre aéroport de Foz do Iguaçu. Il tombe des cordes. Décidément, la météo est bien cruelle avec nous. Nos sacs sur les épaules, Anne et moi nous dirigeons vers la sortie. Le guide de l’agence Brésil Découverte nous guette, nos noms inscrits sur un panneau. Il se présente à nous dans un français hésitant, et sur le ton de la plaisanterie : « Je m’appelle Edio, attention pas idiot !». Sur ce coup-là, il aura perdu l’occasion de se taire… A l’extérieur, un van nous récupère. Edio ne m’a pas encore réclamé les vouchers, ce qui m’étonne un peu. Mais bon, je me dis qu’il doit avoir l’habitude, ça ne m’inquiète pas davantage. Le chauffeur décharge tout son petit monde devant les portes du San Martin Hotel. Edio nous abandonne aussi vite. Il nous récupèrera dans une petite heure pour nous emmener au Parc des Oiseaux Tropicaux. Nous voilà seuls à nous débrouiller avec le réceptionniste. Mais le type à beau feuilleter à plusieurs reprises les pages de son registre, nos noms ne figurent nulle part ! Troublé, je sors mes papiers. Nous ne sommes pas au bon endroit. Pas de panique. Nous stockons les bagages dans le hall et, affamés, nous prenons une table au restaurant de l’hôtel pour déguster un repas chaud. Edio se pointe avec un léger retard. Nous lui expliquons son erreur. Les sacs à dos réintègrent le coffre du van. Un court trajet et on nous dépose sur le parking du site. La pluie est plus que jamais présente. Et nous n’avons pas l’ombre d’un parapluie ! Edio, en bon guide qu’il est, nous achète nos billets et nous lâche à l’entrée. Colibris, ibis rouges, toucans, perroquets et aras multicolores cohabitent au cœur de cette réserve tropicale. Tropical l’est tout autant le déluge qui s’abat sur nos têtes, nous empêchant de profiter pleinement de la visite. Des rares photos que je tente de faire, le résultat s’avèrera désastreux. Nous retrouvons Edio dans une boutique après une bonne heure et demie sous la flotte. Trempés jusqu’aux os, le van nous rapatrie jusqu’au bon logement cette fois-ci. L’Iguassu Charm Suites est une belle pousada proche du centre ville de Foz do Iguaçu. La chambre est spacieuse, elle nous convient parfaitement. Premier réflexe en arrivant, nous débarrasser de nos vêtements humides. Nous tentons de les faire sécher avec les moyens dont nous disposons, c'est-à-dire pas grand-chose. Pendant que certaines fringues pendent sur des cintres, je m’attaque au jean gorgé d’eau de ma chère Anne avec un sèche-cheveux branché sur du 110 ! Au bout d’une demi-heure, le résultat n’est guère encourageant, je stoppe mes efforts. Des habits secs sur le dos, nous partons dîner dans le centre. Nous trouvons facilement un restaurant. Nous y mangeons abondamment et ce à un prix raisonnable. Le repas terminé, on se contente d’une petite flânerie dans le supermarché local, plus par curiosité que par nécessité. D’ailleurs, nous en ressortons les bras vides. Cette soirée aurait dû s’achever de la sorte, mais c’était sans compter sur un évènement inattendu. Figurez-vous qu’on ne trouva plus notre chemin ! A l’aller, encore éclairés par un soleil couchant, nous avions dévalé avec insouciance une longue avenue menant au centre ville. Mais la nuit est apparue et nous voilà bêtement piégés par l’obscurité. Au bout d’une bonne demi-heure de déambulations et d’inquiétude, nous décidons de frapper à la porte d’une maison. Par chance, j’avais gardé dans la poche de ma veste un papier avec les coordonnées de notre hôte, informations qu’Anne aussi bien que moi n’avions même pas pensé à retenir. Une femme se présente à nous et nous indique la direction à suivre. Nous n’étions en réalité pas si perdus que ça, encore fallait-il connaître les lieux. Encore une péripétie à classer au rayon des anecdotes. Remis de nos frayeurs, nous ne tarderons pas à nous endormir…
Jeudi 30 octobre La nuit s’est très bien passée. Dans la salle à manger, une multitude de gâteaux, pains et fruits sont dispersés sur une grande table. Il n’y a que l’embarras du choix. Alors que je me restreins au classique cacao et tartines de confiture, Anne ne peut s’empêcher de goûter à toutes les sortes de pâtisseries qui sont à sa portée. Le ventre plein, nous rejoignons le van stationné devant la pousada. La pluie de la veille a cessé, mais les nuages eux, n’ont pas disparu. Une petite demi-heure de route est nécessaire pour atteindre le Parc National d’Iguazu. Le passage de la frontière brésilo-argentine se fait sans aucun souci. A l’entrée du site, je me procure un plan, histoire de suivre le déroulement de la journée. Edio nous amène jusqu’à une petite gare. Il nous faut en effet emprunter un train puis marcher un petit kilomètre pour approcher l’une des principales attractions, la Garganta del Diablo (Gorge du Diable). Depuis le belvédère stratégiquement placé, Anne et moi sommes émerveillés par cette cascade de 90 mètres, la plus haute du parc. Ces tonnes d’eau qui se déversent forment des embruns, rendant la prise de photos délicate. De petits malins exploitent à merveille la situation en faisant commerce de cirés et de parapluies ! Après être revenus sur nos pas, la visite se poursuit par le circuit inférieur qui permet d’explorer les chutes d’en bas. Nous y croisons de nombreuses personnes avec un maillot de bain comme unique vêtement. Et pour cause, ils vont se placer au plus près des torrents pour une douche 100% naturelle. L’expérience est tentante, mais nous n’avons pas l’équipement pour les imiter. 11h50. Après avoir conversé avec un employé posté à un guichet, Edio nous remet les tickets pour la balade en bateau. Comme à son habitude, il ne nous donne aucune explication, si ce n’est qu’il nous attendra au terme de notre parcours d’environ une heure trente. Il aurait pu par exemple nous dire que notre embarcation partait à 12h ! Nous descendons prudemment la petite voie pentue menant à la rivière, et alors que nous nous apprêtons à intégrer le zodiac, on se fait gentiment refouler. Je suis furieux lorsque je comprends que la navette de midi vient de nous passer sous le nez ! Maudissant Edio pour cette nouvelle bourde, je suis Anne dans la remontée du sentier jusqu’au guichet. Là, l’employé nous confirme qu’il nous faudra patienter une petite heure pour le prochain départ. C’est parfait, ça me laisse assez de temps pour me calmer. 13h. Cette fois-ci, c’est la bonne. Nous ôtons chaussures, chaussettes, et retroussons les pantalons dans le but de limiter les dégâts. Quelle naïveté de notre part ! Nos effets à l’abri dans des pochettes étanches, nous sommes prêts pour le moment fort de la journée. Le zodiac démarre bientôt, garni d’une trentaine de passagers, et s’approche doucement des torrents. En quelques secondes, la foule se retrouve noyée sous des trombes d’eau. Le pilote prend plaisir à zigzaguer d’une cascade à l’autre avant de ramener une deuxième puis une troisième fois son embarcation sous une nouvelle rincée. Nous voilà trempés comme si on avait plongé dans l’eau tout habillés. A peine les pieds posés sur la terre ferme, nous enchaînons par une traversée de la forêt à bord d’un camion. Afin de savoir dans quelle langue elle va s’exprimer, la guide qui nous accueille questionne les participants sur leur nationalité. Et elle ne va pas être déçue. Français, Italiens, Espagnols, Britanniques, Argentins, etc… Bon, alors ce sera anglais pour tout le monde. Tandis que le véhicule s’enfonce dans l’épaisse jungle, elle délivre à son auditoire diverses explications sur les espèces végétales qui peuplent cet espace naturel préservé. En mauvais élève, je n’écoute que d’une demi oreille son discours et concentre mon attention sur ce qui nous entoure. 14h30. Le camion stoppe sa course. Evidement, Edio n’est pas un brin surpris de nous voir réapparaître avec une bonne heure de retard. Mais le meilleur reste à venir… Alors que nous manifestons auprès de lui une faim insistante, nous le suivons vers un établissement qu’il nous dit connaître à deux pas de là. Il va enfin nous être utile ! Je ravale vite mes pensées. Il nous fait sortir puis semble aussi surpris que nous de ne trouver trace d’un quelconque restaurant. Là, il ose nous proposer de rentrer à notre hébergement pour y déjeuner. Mais lorsque ma chère et tendre le questionne sur le programme de l’après-midi, il ne se démonte pas en lui répondant que les visites de la journée s’arrêtent là. Pour Anne, qui a fait preuve jusqu’à présent d’un sang-froid admirable, c’est la goûte d’eau qui fait déborder le vase. Elle me prend le plan des mains pour le coller sous le nez d’Edio et lui fait remarquer preuve à l’appui qu’il a omis l’un des itinéraires. Gêné, il nous fait donc réintégrer le parc pour trouver un snack. Anne donne sèchement congé à notre guide afin que nous puissions manger en paix. Enervée, elle grommelle que s’il avait l’intention de profiter du restant de l’après-midi en nous lâchant à Foz, il a eu tout faux. Et elle a bien l’intention de squatter les lieux pour en découvrir les moindres recoins. Le repas achevé, Edio nous conduit jusqu’au petit sentier où débute le parcours supérieur des chutes. Il se propose de patienter là et de nous laisser continuer seuls. Nous le plantons, soulagés de nous débarrasser pour un temps d’un guide plus encombrant qu’autre chose. Et le temps, nous le prenons ! Suivant une passerelle qui domine et enjambe les cascades, nous pouvons les admirer sous un angle nouveau mais tout aussi merveilleux. Mon numérique est en pleine effervescence devant l’impressionnant mur d’eau formé par le Salto San Martin. Une fois n’est pas coutume, les nuages gris en suspension au-dessus des torrents se fondent bien dans ce décor sauvage. Papillons aux couleurs éclatantes posent également devant mon objectif. Edio nous aura attendu 90 bonnes minutes au final. Mais avant de partir, passage obligé par les boutiques de souvenirs. Le hic, c’est que nous nous trouvons en territoire argentin. Certes, nous pouvons régler en réals brésiliens, mais c’est en pesos que la monnaie nous est rendue… S’ensuit alors pour Anne et moi une séance de calcul mental à vous filer une migraine. Mais je perds vite patience à jongler entre les devises et tente de convaincre Anne de freiner sa fièvre acheteuse. Il est 17h30 environ quand nous retrouvons le proche Brésil. De retour à la pousada, nous convenons avec Edio d’un horaire pour le lendemain. Nous partons ensuite en direction du centre. Pour éviter de nous paumer une nouvelle fois, nous prenons un ou deux repères. Nos pas nous mènent un peu plus loin que la veille, en chasse d’une curiosité à se mettre sous les yeux. Mais Foz n’est définitivement pas d’un grand intérêt touristique. Principalement dédiée à l’hôtellerie, elle ne semble exister que par la présence des Cataratas voisines. En cette douce soirée, nous nous contenterons seulement d’un dîner en terrasse. Nous faisons ainsi nos adieux à cette ville, sans vraiment de regrets…
Vendredi 31 octobre Le soleil daigne enfin se montrer. Ca tombe bien, nous repartons cet après-midi ! Notre hôte nous fait part de l’existence d’une boutique de souvenirs à la sortie de la ville. Frustrés du peu d’emplettes que nous avons eu le loisir d’effectuer jusqu’ici, l’info est la bienvenue. Nous demandons à Edio d’y faire une halte avant de nous rendre aux chutes. Le magasin en question, au nom évocateur de « Tres Fronteiras », est en fait un véritable hypermarché. Du calendrier illustré des « Cataratas » aux toucans de bois, en passant par les produits artisanaux sud-américains, il y a ici de quoi ravir le plus exigeant des touristes. On nous laisse quartier libre une petite demi-heure, plus qu’il n’en faut pour faire marcher la carte bancaire. L’exploration du côté brésilien est assez courte. 90 minutes nous suffisent pour sillonner le chemin balisé qui fait face à l’Argentine. Ce sont des vues inédites qui se dévoilent devant nous. Aidé par un soleil radieux, je parviens à réaliser de superbes images, agrémentées pour la plupart d’arcs-en-ciel féeriques ! Je capture également une petite dizaine de séquences vidéo de la grandeur du spectacle dont nous sommes les témoins. Une passerelle de bois et de métal permet au visiteur d’accéder au cœur de la rivière. Cernés de part et d’autre par des torrents assourdissants, Anne et moi nous y aventurons pour un ultime frisson. A l’extrémité du promontoire, on peine à distinguer la Garganta del Diablo derrière un rideau de vapeur d’eau. Les photos y sont très difficiles à faire. Alors on se contente d’admirer la puissance de la nature. Les yeux écarquillés par tant de beauté, nous prenons congé des merveilles d’Iguaçu pour rejoindre l’aéroport. Nous disons au revoir à Edio, sans regrets et sans pourboire. Le vol est prévu pour 14h, nous avons le temps de prendre un repas avant d’embarquer. Nous nous installons dans une cafétéria pour reprendre des forces avant les trois heures de voyage qui nous attendent. Avec un peu de retard sur l’horaire, nous finissons par décoller. Derrière le hublot, la nature nous offre un dernier récital. Un fleuve couleur ocre serpente à travers une verte et dense jungle, ce qui est du plus bel effet. 17h30. L’appareil effleure les toits des favelas avant de se poser sur la piste de Galeão. Pour rallier Santa Clara, nous attrapons un autocar Real qui se retrouve bientôt piégé dans les embouteillages. La soirée sera des plus calmes. Dans notre fast food préféré de Copa, nous faisons un passage éclair pour un dernier casse-croûte avant de rentrer. Quelques mails vers la France, puis nous allons dormir. Demain, c’est une grande journée qui s’annonce…
Samedi 1er novembre En préparant le voyage, j’ai découvert l’existence d’une curiosité située non loin du Centro. En cette grise matinée, Lapa est donc notre première destination. Aux pieds des Arcos, nous questionnons les passants. Le coin n’est pas très fréquentable, nous y croisons un groupe de toxicos défoncés. Une habitante du quartier semble avoir deviné le but de notre visite. Elle nous indique une ruelle escarpée qu’Anne et moi gravissons sous une pluie fine. Puis, sur notre gauche, se déroule un escalier… Nous y sommes ! L’Escadaria Manuel Carneiro, rebaptisé Selaron par l’artiste qui l’a métamorphosé en œuvre d’art. Il est chilien et son look soigneusement travaillé n’est pas sans rappeler un certain Dali. Son travail a vu le jour en 1990. Il a commencé par décorer les marches de mosaïques bleues, vertes et jaunes, aux couleurs du Brésil. Et depuis, il n’a cessé de transformer son œuvre, grâce notamment aux petits carreaux que les visiteurs lui apportent des quatre coins de la planète. Une œuvre qu’il qualifie lui-même de « rêve unique et fou qui ne prendra fin que le jour de sa mort ». Le résultat est spectaculaire. Dans un troquet tout proche, nous demandons si quelqu’un sait où vit l’auteur de cet ouvrage. Un jeune se lève. Il nous demande de patienter avant d’avaler une bonne dizaine de marches. Posté devant une fenêtre, il se met à hurler « Selaron ! Selaron ! ». L’épaisse moustache de notre artiste fait son apparition. Il nous convie dans une minuscule pièce qui lui sert d’atelier. De nombreuses peintures recouvrent les murs et le sol. Autoportraits, femmes enceintes et vues de Rio constituent ses principales sources d’inspiration. Nous lui remettons un carreau déniché à Marseille, illustré du Vieux Port et de la Bonne Mère. Pour nous remercier, il nous fait cadeau de jolies cartes postales, puis nous présente fièrement les nombreuses photos et articles de presse relatant son histoire et son travail. On y apprend que les escaliers ont servi de décor pour des séries télévisées et même pour des clips de U2 ou de Snoop Dogg. Nous le suivons ensuite à l’extérieur où il s’improvise en guide pour nous expliquer la provenance de ses plus beaux carreaux, dont certains sont rares et précieux. Il y en a du monde entier. La France y est bien sûr représentée. Notre surprise est totale lorsqu’on tombe nez à nez avec deux tuiles estampillées « MARSEILLE » qui se mélangent aux centaines de mosaïques. Je multiplie les clichés avant que nous posions avec Selaron devant les marches colorées. Nous le quittons bientôt, satisfait de notre rencontre avec ce drôle de personnage. La Confeitaria Colombo est l’étape suivante. Ce somptueux salon de thé situé dans une ruelle du Centro arbore marbres et vitraux. Pendant que je m’attarde pour une poignée de photos, Anne s’en va acheter des pâtisseries qui lui font de l’œil. Le tram n’est pas très loin, autant refaire un tour de Santa Teresa. Dans la file d’attente, les pasteis de chez Colombo nous aident à patienter. Ces petits flans sont délicieux, mais rien à voir avec ceux de Belém que nous avions goûté à Lisbonne lors de notre escapade portugaise. A bord du tram, nous nous rappelons des sensations ressenties quatre jours auparavant. Le chauffeur se plait à divertir ses passagers, bringuebalant son jouet dans les virages les plus serrés. La bruyante carcasse peine à avaler les pentes du quartier perché entre les favelas. Elle souffle un court instant devant un Corcovado toujours embrumé. Tout au long du trajet, des jeunes s’amusent à attraper le véhicule en marche. Folklorique au possible ! Lorsque la virée prend fin, on s’engouffre dans le métro pour en ressortir à Copa. On y avale un bon repas avant de retrouver le Bamboo. Nous avons rendez-vous avec Sergio à 16h30. A Siqueira Campos, les couleurs rouges et noires commencent à fourmiller. Station après station, ils sont de plus en plus nombreux. Le temple du football brésilien se dessine bientôt derrière les vitres de notre rame. Drapeaux et maillots contrefaits s’étalent autour de l’enceinte. Parmi les supporters agglutinés devant le socle de la statue de Bellini, je reconnais facilement Sergio. Il parle aussi bien le français qu’il ne l’écrit. Il nous présente un couple de touristes finlandais qui, comme nous, viennent pour la première fois voir un match dans ce stade mythique. Nous suivons Sergio jusqu’à l’entrée. En habitué des lieux, il nous place au cœur de l’ « arquibancada verde », un peu à l’écart des supporters les plus chauds. Près de l’ambiance mais loin des embrouilles. C’est parfait ! En l’espace d’un an et demi, je réalise mes deux plus grands rêves footballistiques. Après avoir vu jouer le Barça au Nou Camp, me voici donc dans les gradins du Maracanã. Je suis comme un gosse ! Le coup d’envoi est donné à 18h30. Les « Mengão » ouvrent rapidement le score. Un but superbe qui fait s’enflammer le stade. Dans la tribune que nous occupons, c’est du délire ! Les supporters « Rubro Negra » font le show. J’immortalise l’instant par quelques photos et vidéos. Après ça, Flamengo joue moins bien et la rencontre perd de son intensité. A la mi-temps, les deux équipes se séparent sur ce score de 1-0 en faveur des locaux. Sur l’un des écrans géants s’affiche le nombre de spectateurs. Il dépasse à peine les 44.000. C’est peu, moins de la moitié des places ont trouvé preneur. Dès le retour des vestiaires, le match prend une autre tournure. Portuguesa fait parler son réalisme et inscrit deux buts en moins de cinq minutes. C’est la douche froide pour Sergio. Les supporters commencent à siffler leurs joueurs. A cinq minutes du coup de sifflet final, Flamengo égalise pour le plus grand bonheur des torcidas. Malgré ce sursaut d’orgueil, ce résultat nul n’est pas une bonne opération pour le club carioca. Le titre de champion semble s’éloigner… Alors que le stade se vide, Sergio nous propose de terminer la soirée avec lui. Nous acceptons bien volontiers. Il est tellement sympa que c’est un plaisir d’être en sa compagnie. Il dépose les deux finlandais devant leur hôtel et trace en direction d’Ipanema. Dans le resto où il nous entraîne, nous faisons connaissance avec ses amis, Jean-Michel et Caro. Ce couple de français n’en est pas à sa première expérience en terre brésilienne. Ils nous racontent de petites anecdotes de leurs nombreux voyages à travers le pays. D’ailleurs, leur prochaine destination s’appelle… Iguaçu ! Comme nous, ils ont acheté un pack auprès de l’agence Brésil Découverte. Nous leur relatons les exploits de notre fameux guide, leur souhaitant de ne pas tomber sur le même. Aux dernières infos de Sergio, ils y auront échappé… Le repas terminé, Sergio nous dépose à Santa Clara. Nous le remercions pour cette soirée inoubliable, la plus belle de notre séjour dans la Cidade Maravilhosa…
Dimanche 2 novembre Nous entamons la journée par une image insolite. Depuis la fenêtre de notre chambre, nous assistons au ballet d’une petite dizaine de ouistitis débarqués des branches. Des pensionnaires du Bamboo prennent leur petit dej en terrasse et les singes de la forêt voisine s’y sont invités. Le soleil brille enfin ! Il faut en profiter, on ne sait pas trop si ça va durer. Un petit tour à l’Apolo comme tous les matins, puis nous attrapons le 511 qui trace vers Urca. Même pas besoin de demander au chauffeur si c’est la bonne ligne. On constate rapidement qu’il n’y a que des touristes à bord. Le trajet n’est pas très long. Le bus décharge tous ses occupants près de la Praia Vermelha. Le téléphérique du Pain de Sucre apparaît bientôt. Il n’y a pas encore foule. La première cabine qui se présente à nous est la bonne. En quelques minutes, nous voilà à mi-chemin du sommet. La vue y est splendide mais nous ferons des photos plus tard. Pour l’heure, c’est l’un des grands moments du voyage qui nous attend. C’est ici que se trouve l’un des héliports destiné aux touristes. Auprès du stand qui gère les vols, nous choisissons un circuit parmi ceux qui nous sont proposés. Le notre durera 11 à 12 minutes pour la modique somme de… 120€ par personne ! Je vous l’accorde, c’est pas donné. Avant de quitter la France, j’étais très hésitant quant à l’utilité d’une telle dépense. J’avais d’ailleurs questionné des membres de VF qui, avant moi, avaient déboursé une petite fortune pour découvrir Rio depuis le ciel. Est-ce que ça valait le coup de sortir tant d’argent pour une visite aussi courte ? Tous m’avaient répondu de manière positive. Et bien, je peux maintenant confirmer leurs propos. Oui, il faut le faire ! Notre hélicoptère se pose, mais il ne stationne guère longtemps. Nous prenons place, Anne derrière, moi aux côtés du pilote, prêt à filmer. Nous décollons dans la foulée. Première étape du circuit, le stade. Après une longue ligne droite, l’appareil fait un lent virage au-dessus d’un Maracanã plus impressionnant que jamais ! Puis il prend la direction du Corcovado. Anne et moi sommes subjugués par l’image de carte postale que nous découvrons. Arrivant derrière le Cristo Redentor, la baie de Rio s’offre à nos yeux émerveillés. Une rotation autour de la statue colossale, puis nous traçons vers l’océan. Nos regards sont braqués sur Ipanema et Copa, dont on peut mesurer toute la beauté. Magique ! De retour sur Terre, Anne et moi échangeons nos premières impressions. Tous deux sommes d’accord, c’était fantastique. On se remet doucement de nos émotions pour continuer la visite des lieux. Dans une petite salle de projection, un film passe en boucle. Il raconte l’histoire du téléphérique et de sa construction. Un projet qui a semble-t-il suscité beaucoup de doutes et d’interrogations lors de son lancement au début des années 1900. D’après les interviews et les archives, l’idée même qu’on puisse relier le sommet du pic rocheux par des cabines semblait relever de la pure folie. Près d’un siècle plus tard, à en juger par l’affluence touristique présente sur le site, force est de constater que les précurseurs avaient vu juste. On a jamais été aussi proches du Pain de Sucre. Avant que nous empruntions le second tronçon, je shoote ce symbole de la ville, encore et encore. La cabine nous dépose bientôt au sommet. Nous dominons les plages et les îles qui baignent dans la baie. Anne et moi posons devant ces jolis décors. Nous errons là près d’une heure, à la recherche de vues toujours plus belles. Revenus 400 mètres plus bas, nous battons le pavé de l’Avenida Pasteur. Dans une station service, on se pose le temps d’avaler un morceau et de décider de la suite des opérations. Le ciel est avec nous aujourd’hui, nous n’hésitons pas longtemps. Le Corcovado n’attend que nous. Botafogo est toute proche. De nombreux bateaux sont amarrés dans cette paisible plage sur laquelle semble veiller le Pain de Sucre. Je jette un œil sur mon papelard. Le hasard faisant bien les choses, le bus dont nous avons besoin passe par là. Mais le problème est toujours le même. On a le numéro mais pas l’arrêt. Nous sollicitons à nouveau la gentillesse des cariocas. Mais ils semblent aussi pommés que nous. C’est finalement escortés par un flic bien sympa que nous débusquons le bon abribus. Le 583 nous ouvre bientôt ses portes. Un bus qui se videra presque entièrement devant la gare de Cosme Velho, point de départ du train à crémaillère. Le wagon rouge transperce la dense forêt de Tijuca pour nous emmener au sommet du Corcovado. Le trajet compte quelques étapes, où passagers entrent et sortent. Les « Bom de Samba » s’invitent bientôt à bord. C’est un groupe de musiciens qui, plusieurs fois par jour, vient égayer le court voyage des visiteurs contre quelques réals. La vidéo est à faire. Je filme Anne pendant qu’elle s’essaye à la pratique du ganza, un instrument à percussion que l’un des musiciens lui a prêté. Mais bon, n’est pas « sambista » qui veut… « Bem-vindo ao Cristo Redentor ». C’est ce qu’indique un écriteau. On emprunte un escalier pour accéder au sommet. Au fur et à mesure des marches, le panorama se dévoile. L’hippodrome, proche du Jardin Botanique, est le premier à se mettre en évidence. La statue, de dos, se dresse droit devant. Nous sommes bientôt à ses pieds. Nous pouvons alors contempler la Cidade. Sur notre droite, le Lagoa Rodrigo de Freitas dont les eaux verdâtres contrastent avec le bleu de l’Atlantique. La plage se cache derrière les immeubles d’Ipanema. Nous découvrons aussi le Morro dos Cabritos, l’énorme colline boisée au flanc de laquelle se trouve le Bamboo. A notre gauche, le paysage est moins glamour. Des favelas qui s’entassent ici et là, triste écrin pour l’ovoïde Maracanã facilement repérable. Le Christ Rédempteur ouvre ses bras face à la baie, comme pour protéger la cité carioca. Anne s’impatiente pendant que je fais tourner mon numérique à plein régime, capturant des clichés de l’imposante statue sous tous les angles. En vrai gosse, je demande à Anne de me tirer le portrait les bras en croix devant le colosse. Ça fait touriste de base mais j’assume ! D’ailleurs, je me demande encore comment j’ai convaincu Anne d’en faire autant. Non, en réalité, elle faisait des essais de pose pour moi quand je l’ai shootée à son insu… En éternel insatisfait de mes photos, je propose à ma chère et tendre de revenir ici même le lendemain matin pour de nouveaux clichés. En effet, j’ai le soleil en pleine poire et le rendu des images n’est pas à la hauteur de mes espérances. De toute façon, le programme du séjour est bouclé, autant continuer en roue libre jusqu’au départ. Avant de retrouver le train, courte halte par le socle, occupé par une petite chapelle. Bus et métro pour Copa. Sur un marché nocturne face à la plage, nous achetons deux ou trois souvenirs avant d’aller dîner. On dînera asiatique ce soir. Aussitôt quitté le resto, il commence à pleuvoir. C’est bientôt un déluge qui s’abat sur nos têtes. C’est ça les averses tropicales, il tombe des cordes, mais ça ne dure jamais bien longtemps. Je ne me doutais pas à quel point le ciel pouvait être capricieux. Sitôt passée cette rincée, nous regagnons notre chambre…
Lundi 3 novembre Nous commençons la journée par… une grasse matinée. Nous n’émergeons réellement qu’attablés à l’Apolo pour un petit dej un peu tardif. Puis, comme convenu, nous retrouvons les sentiers menant au Corcovado pour un pèlerinage photographique. Nous aurons finalement dû attendre les ultimes jours pour bénéficier d’un soleil brésilien digne de ce nom. Aux pieds du Cristo, je m’attarde pour des photos. Comme la veille, Anne est presque déçue par la taille de la statue. A l’été 2007, nous avions visité le Cristo Rei à Lisbonne, une statue inspirée de celle de Rio, deux mètres plus petite. Ce qui explique qu’elle s’attendait à une œuvre plus impressionnante. L’heure passe, il fait faim. Nous déjeunons sur place. Dans le train qui nous rapatrie vers Cosme Velho, nous tombons par hasard sur le couple de Finlandais rencontré lors du match. Ils ne sont toujours pas très causants… Les « Bom de Samba » sont de retour. Cette fois, je me porte volontaire pour faire vibrer le ganza. Anne se saisit du numérique pour immortaliser la scène. L’après-midi est déjà bien entamé. Et nous n’avons pas encore en notre possession tous les souvenirs que nous comptons ramener à nos proches et… à nous-mêmes. C’est à Copa que nous trouvons de quoi étancher notre soif d’achats. Les échoppes se suivent et se ressemblent, mais chaque fois que nous entrons dans une boutique, nous trouvons quelque chose que la précédente n’avait pas. La carte bleue chauffe, le porte-monnaie se vide. Drapeaux, bracelets, posters, magnets… Nous trouvons presque tout ce que nous cherchons, voire même ce que nous ne cherchons pas. Pour nous remettre de cette séance de shopping intensive, nous nous asseyons pour siroter nos premiers « sucos ». Du coup, on enrage de ne pas avoir testé avant ces délicieux jus de fruits qu’il est possible de déguster à chaque coin de rue. La soirée s’achève comme souvent sur la plage. Dans le marché nocturne de l’Avenida Atlantica, les dernières emplettes finissent de nous plumer. Nous squattons Santa Clara pour le dîner avant de rentrer. Demain soir, l’aventure brésilienne prendra fin…
Mardi 4 novembre Nous terminons notre séjour comme il avait commencé, sur la plage de Copa. Le soleil brille, la balade est plaisante. Le thermomètre affiche 27°. De courageux joggers brûlent leurs calories sur l’Avenida Atlantica. Les inflexibles marchands ambulants ont bien du mal à écouler leurs stocks de paréos. Anne et moi errons en suivant le dessin du littoral pour rejoindre Ipanema. Nous n’avons encore jamais pris de bain depuis notre arrivée au Brésil. Anne avait bien approché les eaux de l’océan le premier jour, tentative avortée par un orteil trop frileux. Cette fois-ci, c’est moi qui m’y colle. Anne s’est calée à l’ombre d’un palmier. J’hésite un peu avant de me jeter dans les rouleaux. Je la trouve à mon goût, si bien que ma chère et tendre ne me reverra réapparaître qu’une bonne demi-heure plus tard ! Ici, les ballons roulent et volent à longueur de journée. Après la baignade, j’aimerai bien taquiner le cuir comme le font les cariocas. On stagne un moment devant une partie de foot-volley prenante. Têtes, ailes de pigeon, amortis poitrine… C’est un vrai récital de gestes techniques ! Cela à l’air si facile. A l’air seulement… Je ne me démonte pas. Aussitôt la partie terminée, je demande la permission de prendre part à la suivante. Ni une, ni deux, me voilà tout fier, planté dans le sable d’Ipanema. Je rattrape ou tente de rattraper ce que je peux, conseillé que je suis par une équipière désabusée mais compréhensive. Malgré quelques rares ballons bien négociés, mon niveau me trahit rapidement et cause l’inéluctable défaite du binôme improvisé. Je remercie les jeunes pour la leçon, et c’est encore essoufflé que je suis Anne dans le quartier jouxtant la plage pour y casser la croûte. Nous ne ferons pas grand-chose du restant de la journée. Nous errons dans les rues jusqu’à remonter à l’hôtel. Sur le trajet, nous nous délectons d’un dernier jus de mangue « do Brasil ». En passant devant Arpoador, nous distinguons le Morro Dois Irmãos perdu dans la brume. Nous faisons ainsi le deuil d’un beau coucher de soleil. Nous quittons définitivement Santa Clara à bord d’un taxi. Galeão est atteint dans la nuit tombante. Dans le hall, des fresques représentant le Corcovado, le Pain de Sucre et le Maracanã nous font prendre conscience de ce que nous laissons dans notre sillage. En 1999, l’aéroport a été rebaptisé Antonio Carlos Jobim, en mémoire d’un grand compositeur brésilien. Mon dernier cliché est destiné à une plaque qui lui rend hommage, et sur laquelle on peut lire les paroles de sa chanson « Samba do Avião » : « Minha alma canta Vejo o Rio de Janeiro Estou morrendo de saudade Rio, teu mar, praias sem fim Rio, você foi feito pra mim ».
« Mon âme chante Je vois Rio de Janeiro Je me meurs de mélancolie Rio, ta mer, tes plages sans fin Rio, tu a été faite pour moi ».
Tout est dit…
* * * * *
Récit de nos quinze jours au Costa Rica English translation pending
Récit de notre voyage de 15 jours au costa rica
Jour 1 : trajet paris – san josé, nuit à l’hotel mi tierra à san josé Jour 2 : vol à 5h30 avec sansa pour rejoindre golfito Bateau pour rejoindre golfito à puerto jimenez Location d’une chambre aux cabinas jimenez, super hôtel au pied de la plage et pas très cher (45-80$ en fonction de la chambre) Découverte de puerto jimenez Jour 3 : bus collectif 6h du mat pour un trajet de 2h environ pour carate C’est assez remuant car la route est mauvaise mais c’était très sympa Départ de la rando, arrêt au bout de 3 km pour s’inscrire à la leona pour accéder à la rando leona-sirena (attention il faut arriver avant 11h sinon ils ne laissent pas les gens faire la rando de 14km afin qu’ils arrivent avant la nuit) Rando difficile pour nous car nous sommes partis avec de gros sacs à dos. C’est une rando mixant jungle et plage Penser à prendre beaucoup d’eau. Nous avons vu des singes, des aras, des lézards et nous sommes tombés presque nez à nez avec un tapir (c’était incroyable), des coatis.. Nous avons pris trop notre temps donc nous avons dû passer le rio claro avec de l’eau jusqu’à la poitrine car nous avons mal gérés le temps donc la marée remontait. Attention il peut y avoir des requins dans l’eau et des crocodiles sur la berge. Mais nous nous avons eu de la chance car il n’y avait rien. Le mieux est de passer le rio claro avec de l’eau au niveau des genoux. A part c quelques soucis (marée + une belle averse qui nous a rafraîchit) cette rando a vraiment été super. Arrivée vers 16h30 à la sirena La sirena est super comme poste d’observation et propose plusieurs petites rando. Le confort est très sommaire (matelas à même le sol, prevoir tente et moustiquaire mais possibilité de les réserver avant d’ailleurs c mieux car nous nous avions emmené matelas, duvet et moustiquaire et du coup cela a vraiment fait peser nos sacs à dos). Douche avec eau froide et prevoir du papier toilette. Possibilité de réserver les repas qui sont excellents sinon il y a un coin cuisine mais il faut tout prévoir. Jour 4 : journée à la sirena, observation de la faune (singes, aras, pecari, vautour….) Jour 5 : départ avec 3 compagnons belges rencontrés la veille à 4h du mat pour faire la rando de retour. Arrivée à 13h à carate, on a réussi à rejoindre un petit hôtel qui a accepté de nous faire à manger moyennant 20$ pour le repas. Bus de retour à 16h pour san jose, arrivée à 18h à san josé Nuit de nouveau aux cabinas jimenez, les propriétaires gardent les bagages et gratuitement en plus. Jour 6 : bateau vers golfito Avion sansa golfito-san jose Taxi pour rejoindre europcar Prise du 4*4 de location Route vers poascito Nuit à l’hôtel lo que tu quieres lodge (cabinas pas très chères et le proprio est italien d’origine il fait des pâtes succulentes) Le restaurant panoramique offre une vue superbe sur le pays (surtout sur san josé) Lieu où pulullent des colibris Attention il fait assez froid donc prévoir les polaires Jour 7 : route vers le volcan poas Découverte du volcan + ballade dans le parc de poas + découverte du lac Apres midi route vers la fortuna (volcan arenal) environ 4 heures de route Hôtel mayol lodge avec vue sur le volcan (hôtel très sympa avec piscine pas trop cher) Jour 8 : matinée consacrée au volcan arenal avec une rando au parc national Nous n’avons pas vu la lave. Après midi découverte de la fortuna Nuit au même hôtel Jour 9 : route vers santa helena environ 4 heures (les 40 derniers kilomètres sont sur des routes en mauvais état) Visite de santa helena Nuit à arco iris ecolodge Jour 10 : matin rando au parc national de santa helena (marche 2h30) Après midi visite du serpentarium et du ranarium Nuit à santa helena Jour 11 : route vers san jose assez longue car un accident sur la route nous a bloqué pendant 2h mais ca va nous nous étions arrêtés juste avant dans un magasin de souvenirs donc nous avons attendu sur le parking du magasin et non dans la voiture On a rendu la voiture de location et un taxi nous a emmené à notre hôtel mi casa su casa. C’est en fait la maison du patron de l’organisme jungle tom safari qui organise des tours pour tortuguero. Super accueil par ce couple et maison magnifique Jour 12 : départ pour nos 3 jours en organisés pour tortuguero avec notre guide alvaro Bus à 6h20 avec halte petit déjeuner avec le groupe Arrivée à 12h à cano blanco 1 heure de trajet en bateau sur les canaux de tortuguero pour rejoindre notre hôtel à tortuguero Dépose des bagages dans notre superbe hôtel evergreen et déjeuner Bateau pour rejoindre tortuguero town Après midi visite du musée de tortuguero sur la conservation des tortues + visite de la ville de tortuguero Le soir de 22h à minuit ballade nocturne pour voir tortues en train de pondre On en a vu 3 (une qui rabattait le sable après avoir pondu, une en train de pondre et la dernière qui avait fini et qui repartait vers la mer. Cette visite aurait pû être inoubliable s’il y avait eu moins de monde mais nous étions plus d’une quarantaine et nous avions l’impression que cela stressait les tortues. Personnellement j’aurai préféré qu’on soit moins afin de préserver un peu plus ces adorables tortues mais cela reste quand même une rencontre incroyable Attention caméra et photos sont interdites pour cette visite Jour 13 : matin découverte d’un des canaux de tortuguero avec notre guide et le groupe On a vu des singes hurleurs, des singes araignées, caimans, spatules… Après midi libre pour nous donc rando dans le parc national Attention bottes obligatoires Quelques infos utiles pour tortuguero : entrée de parc 10$ par personne et par jour Visite nocturne : 25$ + 10$ ou seulement 25$ en fonction de la zone où on va voir les tortues (chaque guide doit se rendre à l’office national pour demander un accès aux plages (plages publiques gratuites, et plages du parc payantes) pour le soir même c un tirage au sort le premier nom obtient la partie qu’il souhaite payante ou non et l’horaire soit 20h-22h ou 22h à minuit) Jour 14 : matin découverte d’un des autres canaux de tortuguero avec notre guide et le groupe Marche dans le parc national avec notre guide Bateau de retour vers cano blanco Prise du bus de retour pour san jose Nuit chez Thomas à mi casa su casa Jour 15 : taxi à 4h30 pour l’aeroport Vol retour + train paris-nantes Arrivée nantes 13h
Conclusion : le costa rica est incroyable de diversité, de simplicité et de gentillesse. C’est un pays facile d’accès et pour tout type de budget Penser à vos anti moustiques car suivant les régions ils peuvent pululler mais je dirai que ce n’est pas grand-chose comparer aux magnifiques découvertes qu’on peut faire. Nous avons eu un temps super mais si quelquefois il pleut mais dans les régions ca a le mérite de rafraîchir l’air. Nous avons pleins d’animaux de près bref une vraie communion avec la faune et la flore Pour finir je conseilles à tout le monde ce magnifique pays
Jour 1 : trajet paris – san josé, nuit à l’hotel mi tierra à san josé Jour 2 : vol à 5h30 avec sansa pour rejoindre golfito Bateau pour rejoindre golfito à puerto jimenez Location d’une chambre aux cabinas jimenez, super hôtel au pied de la plage et pas très cher (45-80$ en fonction de la chambre) Découverte de puerto jimenez Jour 3 : bus collectif 6h du mat pour un trajet de 2h environ pour carate C’est assez remuant car la route est mauvaise mais c’était très sympa Départ de la rando, arrêt au bout de 3 km pour s’inscrire à la leona pour accéder à la rando leona-sirena (attention il faut arriver avant 11h sinon ils ne laissent pas les gens faire la rando de 14km afin qu’ils arrivent avant la nuit) Rando difficile pour nous car nous sommes partis avec de gros sacs à dos. C’est une rando mixant jungle et plage Penser à prendre beaucoup d’eau. Nous avons vu des singes, des aras, des lézards et nous sommes tombés presque nez à nez avec un tapir (c’était incroyable), des coatis.. Nous avons pris trop notre temps donc nous avons dû passer le rio claro avec de l’eau jusqu’à la poitrine car nous avons mal gérés le temps donc la marée remontait. Attention il peut y avoir des requins dans l’eau et des crocodiles sur la berge. Mais nous nous avons eu de la chance car il n’y avait rien. Le mieux est de passer le rio claro avec de l’eau au niveau des genoux. A part c quelques soucis (marée + une belle averse qui nous a rafraîchit) cette rando a vraiment été super. Arrivée vers 16h30 à la sirena La sirena est super comme poste d’observation et propose plusieurs petites rando. Le confort est très sommaire (matelas à même le sol, prevoir tente et moustiquaire mais possibilité de les réserver avant d’ailleurs c mieux car nous nous avions emmené matelas, duvet et moustiquaire et du coup cela a vraiment fait peser nos sacs à dos). Douche avec eau froide et prevoir du papier toilette. Possibilité de réserver les repas qui sont excellents sinon il y a un coin cuisine mais il faut tout prévoir. Jour 4 : journée à la sirena, observation de la faune (singes, aras, pecari, vautour….) Jour 5 : départ avec 3 compagnons belges rencontrés la veille à 4h du mat pour faire la rando de retour. Arrivée à 13h à carate, on a réussi à rejoindre un petit hôtel qui a accepté de nous faire à manger moyennant 20$ pour le repas. Bus de retour à 16h pour san jose, arrivée à 18h à san josé Nuit de nouveau aux cabinas jimenez, les propriétaires gardent les bagages et gratuitement en plus. Jour 6 : bateau vers golfito Avion sansa golfito-san jose Taxi pour rejoindre europcar Prise du 4*4 de location Route vers poascito Nuit à l’hôtel lo que tu quieres lodge (cabinas pas très chères et le proprio est italien d’origine il fait des pâtes succulentes) Le restaurant panoramique offre une vue superbe sur le pays (surtout sur san josé) Lieu où pulullent des colibris Attention il fait assez froid donc prévoir les polaires Jour 7 : route vers le volcan poas Découverte du volcan + ballade dans le parc de poas + découverte du lac Apres midi route vers la fortuna (volcan arenal) environ 4 heures de route Hôtel mayol lodge avec vue sur le volcan (hôtel très sympa avec piscine pas trop cher) Jour 8 : matinée consacrée au volcan arenal avec une rando au parc national Nous n’avons pas vu la lave. Après midi découverte de la fortuna Nuit au même hôtel Jour 9 : route vers santa helena environ 4 heures (les 40 derniers kilomètres sont sur des routes en mauvais état) Visite de santa helena Nuit à arco iris ecolodge Jour 10 : matin rando au parc national de santa helena (marche 2h30) Après midi visite du serpentarium et du ranarium Nuit à santa helena Jour 11 : route vers san jose assez longue car un accident sur la route nous a bloqué pendant 2h mais ca va nous nous étions arrêtés juste avant dans un magasin de souvenirs donc nous avons attendu sur le parking du magasin et non dans la voiture On a rendu la voiture de location et un taxi nous a emmené à notre hôtel mi casa su casa. C’est en fait la maison du patron de l’organisme jungle tom safari qui organise des tours pour tortuguero. Super accueil par ce couple et maison magnifique Jour 12 : départ pour nos 3 jours en organisés pour tortuguero avec notre guide alvaro Bus à 6h20 avec halte petit déjeuner avec le groupe Arrivée à 12h à cano blanco 1 heure de trajet en bateau sur les canaux de tortuguero pour rejoindre notre hôtel à tortuguero Dépose des bagages dans notre superbe hôtel evergreen et déjeuner Bateau pour rejoindre tortuguero town Après midi visite du musée de tortuguero sur la conservation des tortues + visite de la ville de tortuguero Le soir de 22h à minuit ballade nocturne pour voir tortues en train de pondre On en a vu 3 (une qui rabattait le sable après avoir pondu, une en train de pondre et la dernière qui avait fini et qui repartait vers la mer. Cette visite aurait pû être inoubliable s’il y avait eu moins de monde mais nous étions plus d’une quarantaine et nous avions l’impression que cela stressait les tortues. Personnellement j’aurai préféré qu’on soit moins afin de préserver un peu plus ces adorables tortues mais cela reste quand même une rencontre incroyable Attention caméra et photos sont interdites pour cette visite Jour 13 : matin découverte d’un des canaux de tortuguero avec notre guide et le groupe On a vu des singes hurleurs, des singes araignées, caimans, spatules… Après midi libre pour nous donc rando dans le parc national Attention bottes obligatoires Quelques infos utiles pour tortuguero : entrée de parc 10$ par personne et par jour Visite nocturne : 25$ + 10$ ou seulement 25$ en fonction de la zone où on va voir les tortues (chaque guide doit se rendre à l’office national pour demander un accès aux plages (plages publiques gratuites, et plages du parc payantes) pour le soir même c un tirage au sort le premier nom obtient la partie qu’il souhaite payante ou non et l’horaire soit 20h-22h ou 22h à minuit) Jour 14 : matin découverte d’un des autres canaux de tortuguero avec notre guide et le groupe Marche dans le parc national avec notre guide Bateau de retour vers cano blanco Prise du bus de retour pour san jose Nuit chez Thomas à mi casa su casa Jour 15 : taxi à 4h30 pour l’aeroport Vol retour + train paris-nantes Arrivée nantes 13h
Conclusion : le costa rica est incroyable de diversité, de simplicité et de gentillesse. C’est un pays facile d’accès et pour tout type de budget Penser à vos anti moustiques car suivant les régions ils peuvent pululler mais je dirai que ce n’est pas grand-chose comparer aux magnifiques découvertes qu’on peut faire. Nous avons eu un temps super mais si quelquefois il pleut mais dans les régions ca a le mérite de rafraîchir l’air. Nous avons pleins d’animaux de près bref une vraie communion avec la faune et la flore Pour finir je conseilles à tout le monde ce magnifique pays
Cheveux et autres poils English translation pending
Je suis sur mon balcon et j’observe….
Hors le fait que nul ne lève jamais la tête, (je situe la proportion des gens qui lèvent les yeux au ciel à 0, 1% et uniquement si le ciel est menaçant), j’aperçois tous les cheveux qui passent sous ma fenêtre. Des tonsures librement acceptées, des tonsures soigneusement cachées par la mèche largement rabattue, pathétiquement ridicule, des tonsures comblées par des implants roussâtres, je vois aussi des racines grises des colorations trop anciennes, des fausses blondes qui oublient que vu du haut on les découvre superbement brunes et toutes les couleurs artificiellement crées par des coloristes voulant mettre de la belle humeur sur les têtes à défaut de l’intérieur de ces mêmes têtes. Que vois-je encore, des casquettes, des bobs et autres couvre-chefs parfois maintenus par grand vent. Quelques bandanas, quelques foulards noirs bien serrés ne laissant échapper aucune mèche, parfois une calvitie totale cachée tristement par un foulard noué sur le dessus (là, j’ai envie de crier, t’inquiète, ça repousse). Des cheveux de petits garçons, si légers, qu’ils sont tout ébouriffés, des couettes et tresses de petites filles avec leurs barrettes multicolores. Des crânes rasés où j’entrevois des cicatrices anciennes qui font des petits traits blancs sur le cuir chevelu. Une marée de tête vue du haut. Je vous entends d’ici, " aucun rapport avec le voyage, comme un cheveu sur la soupe…, on va lui sucrer son post"
Et je pense .mais oui, ça m’arrive !
Je pense aux magnifiques cheveux des indiennes dévotes collectés par les temples et revendus à l’Occident pour les perruques et pour ces fameux rajouts si « tendance » Je pense aux asiatiques qui veulent être blondes Je pense aux africaines qui veulent des cheveux raides Je pense aux indiens si soigneusement coiffés, la raie bien droite et le cheveu huilé. Je pense aux fichus de nos grand-mères qu’on trouve encore parfois dans nos campagnes et aux mantilles pour aller à la messe autrefois. L’époque où sortir en cheveux c’était pour les femmes mal élevées. Je pense aux femmes tondues à la libération. Je pense aux morpions, aux poux et autres bêtes Je pense aux nonnes et à leur tête rasée sous la coiffe Et je me dis qu’il n’y a pas un seul pays au monde ou cheveux et poils n’ont aucune importance. Je crois que c’est la seule et unique partie du corps dont tous les humains se préoccupent, bien plus que les mains, les pieds, les seins, les muscles….. Les cheveux symbole de force, de séduction. Les cheveux des guerriers, la tonsure des bonzes. Et chez nous, baromètre du moral (j’vais chez le coiffeur, j’supporte plus ma tête) C’est sacrément important la chevelure….et les poils… Et ma pensée s’étire et je pense à nos différences physiques. Les asiatiques ne veulent plus de l’épicanthus qui font leur regard délicieusement bridé, les brésiliennes veulent des derrières hauts perchés (eh ! c’est pas très beau la fesse en goutte d’huile). En Chine on ne bande plus les pieds, en Thaïlande on étire encore les cous, en Afrique on perce le nez et partout dans le monde on cherche à être beau, toujours plus beau avec la chirurgie, avec les artifices, les crèmes, les enduits, les onguents, les pilules, etc.….On s’épile chaque poil mal venu même en vacances, y’a qu’à voir, ici, les questions existentielles sur les centres de beauté, sur les branchements électriques pour épilateur. Et même, on ne dit plus « c’était au poil » ce n’est plus in. Le poil, c’est sale, faut le couper, le raser, le tondre, le parfumer, l’oindre. Ah les belles barbes douces, elles n’ont plus le vent en poupe… Les moustaches, ça reste viril, presque tous les moustachus se concentrent en Inde, (statistiquement, c’est là qu’il y a le plus d’hommes !), en Occident, c’est démodé la moustache.. Pfuuu, y’a pas à dire le poil est un problème. L’éliminer ou le garder ?
Comme quoi, même sur un balcon y’a matière à couper les cheveux en quatre…
Me reste le poil dans la main, mais faut de l’ art pour le planquer…l’ est mal vu…
Dom
Hors le fait que nul ne lève jamais la tête, (je situe la proportion des gens qui lèvent les yeux au ciel à 0, 1% et uniquement si le ciel est menaçant), j’aperçois tous les cheveux qui passent sous ma fenêtre. Des tonsures librement acceptées, des tonsures soigneusement cachées par la mèche largement rabattue, pathétiquement ridicule, des tonsures comblées par des implants roussâtres, je vois aussi des racines grises des colorations trop anciennes, des fausses blondes qui oublient que vu du haut on les découvre superbement brunes et toutes les couleurs artificiellement crées par des coloristes voulant mettre de la belle humeur sur les têtes à défaut de l’intérieur de ces mêmes têtes. Que vois-je encore, des casquettes, des bobs et autres couvre-chefs parfois maintenus par grand vent. Quelques bandanas, quelques foulards noirs bien serrés ne laissant échapper aucune mèche, parfois une calvitie totale cachée tristement par un foulard noué sur le dessus (là, j’ai envie de crier, t’inquiète, ça repousse). Des cheveux de petits garçons, si légers, qu’ils sont tout ébouriffés, des couettes et tresses de petites filles avec leurs barrettes multicolores. Des crânes rasés où j’entrevois des cicatrices anciennes qui font des petits traits blancs sur le cuir chevelu. Une marée de tête vue du haut. Je vous entends d’ici, " aucun rapport avec le voyage, comme un cheveu sur la soupe…, on va lui sucrer son post"
Et je pense .mais oui, ça m’arrive !
Je pense aux magnifiques cheveux des indiennes dévotes collectés par les temples et revendus à l’Occident pour les perruques et pour ces fameux rajouts si « tendance » Je pense aux asiatiques qui veulent être blondes Je pense aux africaines qui veulent des cheveux raides Je pense aux indiens si soigneusement coiffés, la raie bien droite et le cheveu huilé. Je pense aux fichus de nos grand-mères qu’on trouve encore parfois dans nos campagnes et aux mantilles pour aller à la messe autrefois. L’époque où sortir en cheveux c’était pour les femmes mal élevées. Je pense aux femmes tondues à la libération. Je pense aux morpions, aux poux et autres bêtes Je pense aux nonnes et à leur tête rasée sous la coiffe Et je me dis qu’il n’y a pas un seul pays au monde ou cheveux et poils n’ont aucune importance. Je crois que c’est la seule et unique partie du corps dont tous les humains se préoccupent, bien plus que les mains, les pieds, les seins, les muscles….. Les cheveux symbole de force, de séduction. Les cheveux des guerriers, la tonsure des bonzes. Et chez nous, baromètre du moral (j’vais chez le coiffeur, j’supporte plus ma tête) C’est sacrément important la chevelure….et les poils… Et ma pensée s’étire et je pense à nos différences physiques. Les asiatiques ne veulent plus de l’épicanthus qui font leur regard délicieusement bridé, les brésiliennes veulent des derrières hauts perchés (eh ! c’est pas très beau la fesse en goutte d’huile). En Chine on ne bande plus les pieds, en Thaïlande on étire encore les cous, en Afrique on perce le nez et partout dans le monde on cherche à être beau, toujours plus beau avec la chirurgie, avec les artifices, les crèmes, les enduits, les onguents, les pilules, etc.….On s’épile chaque poil mal venu même en vacances, y’a qu’à voir, ici, les questions existentielles sur les centres de beauté, sur les branchements électriques pour épilateur. Et même, on ne dit plus « c’était au poil » ce n’est plus in. Le poil, c’est sale, faut le couper, le raser, le tondre, le parfumer, l’oindre. Ah les belles barbes douces, elles n’ont plus le vent en poupe… Les moustaches, ça reste viril, presque tous les moustachus se concentrent en Inde, (statistiquement, c’est là qu’il y a le plus d’hommes !), en Occident, c’est démodé la moustache.. Pfuuu, y’a pas à dire le poil est un problème. L’éliminer ou le garder ?
Comme quoi, même sur un balcon y’a matière à couper les cheveux en quatre…
Me reste le poil dans la main, mais faut de l’ art pour le planquer…l’ est mal vu…
Dom
Achat de pierres précieuses au Myanmar English translation pending
salut. message a la frontiere entre la ballade touristique et le business, j'aimerais savoir s'il est possible d'acheter des pierres precieuses (rubis, jade, ..) au Myanmar (sans se faire entuber ... je suis specialiste alors gare aux escrocs ... ) et de les sortir du pays en toute legalite. si quelqu'un a des tuyaux voire interesse par faire le business avec moi, n'hesitez pas a me contacter. je travaille au Japon et serai au Myanmar dans 3 semaines environ. merci
Recherche Marcel en Thaïlande English translation pending
il y a bien l'un d'entre vous qui le connait c'est un "pharang" expatrié depuis environ 17 ou 18 ans, il est probablement restaurateur ou un truc comme ça, je crois que c'est important pour moi de retrouver sa trace, merci ha j'oubliais il doit avoir 63 ans.
Préparation d'un voyage en Thaïlande English translation pending
Bonjour et merci à celles et ceux qui voudront bien nous aider.
On veut partir à 2 en Thailande en septembre ou octobre, quelle est la meileure des 2 périodes?
On a rencontrer en France une thailandaise qui nous propose de partir rejoindre un membre de sa famille là bas, elle nous propose de visiter le nord de la Thailande jusqu'au Laos. Pour le tourisme, on est plutôt OK avec elle. Par contre, elle nous met en garde contre les arnaques aux touristes et nous dit que les prix pour les européens sont parfois 2 fois plus cher que pour les locaux. Qu'il faut donc donner l'argent à la personne qui nous accompagnerais et qu'elle ferais les achats pour nous. C'est pas un peu louche?
Il ne me semble pas avoir entendu parler de ce genre d'arnaques. De plus, pour 3 semaines de vacances à peine, on s'attribue un budget de 1000 euros pour 2, elle nous réponds que c'est trop juste et même avec 1000 euros par personne on ne fera pas tout ce qu'elle peut nous propose.
Est ce possilble de se débrouiller avec 1000 euros pour 2 en 3 semaines et en routars? Est ce facile de se loger et de se déplacer là-bas? C'est notre premier voyage et j'avoue que cette personne m'a fait un peu stressée.
Merci de nous rassurer....
Ethiopie: sur le toit de l'Afrique English translation pending
ETHIOPIE : SUR LE TOIT DE L'AFRIQUE
Un épais brouillard emmitoufle la métropole italienne, nous sommes en janvier et les plaines lombardes en cette saison aiment bien se vêtir de cette ouate laiteuse. Abyssinie que tu es loin encore car nous devons transiter par la capitale anglo saxonne avant de poser le pied, nos pieds sur les traces de tes illustres prédécesseurs. Et il pleut sur Addis Abebba ! Mais Yemane, notre chauffeur, est là fidèle au cœur de la nuit et prendra en main la situation en nous conduisant dans un hôtel de son choix où nous nous endormirons sans même en savoir le nom! Le lendemain, encore un peu fatigué par ce voyage au long cours nous ferons une rapide visite de cette capitale de bric et de broc qui tente par un semblant d'organisation de discipliner ses petites maisons en quartiers populaires. Les gens déambulent tranquillement dans les rues, vaquant à leurs occupations et seul le bruit de quelques véhicules (nous sommes un dimanche) trouble la quiétude des vieux quartiers italiens. A vrai dire il ne subsiste guère grand chose de cette époque coloniale que l'un de nous, italien, aimerait bien retrouver… Noyés par les vapeurs d'essence qui nous piquent le nez et les yeux c'est un interminable filon de véhicules poussifs qui tente désespérément de rentrer dans la ville que nous croisons avant que les tentacules des derniers quartiers ne laisse la place à la campagne éthiopienne émaillée de jolies cases en pierres ou en torchis aux toits de chaume noirs. Une incessante foule blanche que l'on aperçoit du bas de la ville monte et descend les rues à la quasi verticale de Lalibella se pressant aux différentes cérémonies d'un pas toujours soutenu que nous avons du mal à suivre. Car Lalibella, la copte, est en fête !!! C'est la Timkat, l'épiphanie copte où l'on célèbre le Christ avec grande ferveur. Les cantiques des prêtres ont pris possession de la ville, chaque rite est ponctué par cette mélopée lente et douce qui comme un swing berce la foule. Ici pas de débordement ou de cris, on partage la joie de la naissance du Christ en regardant les prêtres chanter et danser. Une atmosphère de paix, une grande plénitude ont envahit la ville du roi Lalibella en cette veille de la Timkat. Des pèlerins dorment à même le sol enveloppés dans de grands draps blancs à l'endroit ou se dérouleront les rites du baptême, veillant ainsi sur tous les livres religieux des églises environnantes réunis pour l'occasion sous une même tente, alors que dans une autre les prêtres chanteront toute la nuit accompagnant leurs danses de la lancinante musique des tambours et des sistres et c'est baigné de lumière et béni que nous quitterons Lalibella. Nous roulons cahin cahan sur la route mussolienne, 1800 kilomètres d'Addis Abebba à Asmara construite par les italiens à la fin des années trente. Que penserait donc Mussolini si au lieu de son armée glorieuse il voyait défiler ce bataillon de caravanes d'ânes croulant sous leurs lourdes charges, ce flot ininterrompu de paysans et d'enfants qui d'un pas rapide et régulier se pressent vers les petits marchés ruraux et les écoles? De l'occupation italienne il ne reste presque plus que ce long ruban de bitume où marchent inlassablement des millions d'éthiopiens… car il marche l'éthiopien comme si sa vie en dépendait! Mais où donc peut-il bien aller? Il marche de son pas docile et chaloupé, presque toujours pieds nus, parfois de méchantes chaussures accrochées à son bâton de pèlerin indispensable et fidèle ami de l'abyssinien. Il ne se déplace jamais sans lui, ils ne font qu'un tellement ils sont indissociables, plus qu'une aide c'est lui qui logé sur les épaules va caractériser les diverses ethnies qui ainsi marchent vers leur destin. Par nuées, grappes, groupes, les hommes, les femmes, les enfants tous avancent, tous se dirigent droit devant parfois très lourdement chargés, parfois accompagnés de leurs troupeaux; comme un long défilé humain qui, sans bruit, comme des réfugiés, cherche sa place sur cette terre. Mais d'où viennent-il, ont-ils un objectif précis? on se le demande à les voir ainsi déboucher de partout, de derrière les arbres, les amas de pierres, les montagnes. Partout où se posent les yeux des pauvres hères apparaissent. Ils dévalent les pentes raides pour économiser des kilomètres coupant par ci, coupant par là essayant ainsi de rejoindre au plus vite leur destination. Mais où vont-ils donc ainsi pas après pas ? au marché ? à l'école? dans les champs? nul ne semble le savoir ni s'en soucier pourtant leur longue marche a bien en soi une finalité : celle d'arriver a un jour meilleur. En attendant ils foulent la terre noire comme la couleur des fronts en sueur qui la retournent espérant que leur longue quête vers le bonheur sera brève. Mais dans ce pays si démuni chaque pas semble l'éloigner de ce but et l'éthiopien continuera, encore longtemps, à marcher de sa longue foulée vers son destin sur le toit de l'Afrique…
Un épais brouillard emmitoufle la métropole italienne, nous sommes en janvier et les plaines lombardes en cette saison aiment bien se vêtir de cette ouate laiteuse. Abyssinie que tu es loin encore car nous devons transiter par la capitale anglo saxonne avant de poser le pied, nos pieds sur les traces de tes illustres prédécesseurs. Et il pleut sur Addis Abebba ! Mais Yemane, notre chauffeur, est là fidèle au cœur de la nuit et prendra en main la situation en nous conduisant dans un hôtel de son choix où nous nous endormirons sans même en savoir le nom! Le lendemain, encore un peu fatigué par ce voyage au long cours nous ferons une rapide visite de cette capitale de bric et de broc qui tente par un semblant d'organisation de discipliner ses petites maisons en quartiers populaires. Les gens déambulent tranquillement dans les rues, vaquant à leurs occupations et seul le bruit de quelques véhicules (nous sommes un dimanche) trouble la quiétude des vieux quartiers italiens. A vrai dire il ne subsiste guère grand chose de cette époque coloniale que l'un de nous, italien, aimerait bien retrouver… Noyés par les vapeurs d'essence qui nous piquent le nez et les yeux c'est un interminable filon de véhicules poussifs qui tente désespérément de rentrer dans la ville que nous croisons avant que les tentacules des derniers quartiers ne laisse la place à la campagne éthiopienne émaillée de jolies cases en pierres ou en torchis aux toits de chaume noirs. Une incessante foule blanche que l'on aperçoit du bas de la ville monte et descend les rues à la quasi verticale de Lalibella se pressant aux différentes cérémonies d'un pas toujours soutenu que nous avons du mal à suivre. Car Lalibella, la copte, est en fête !!! C'est la Timkat, l'épiphanie copte où l'on célèbre le Christ avec grande ferveur. Les cantiques des prêtres ont pris possession de la ville, chaque rite est ponctué par cette mélopée lente et douce qui comme un swing berce la foule. Ici pas de débordement ou de cris, on partage la joie de la naissance du Christ en regardant les prêtres chanter et danser. Une atmosphère de paix, une grande plénitude ont envahit la ville du roi Lalibella en cette veille de la Timkat. Des pèlerins dorment à même le sol enveloppés dans de grands draps blancs à l'endroit ou se dérouleront les rites du baptême, veillant ainsi sur tous les livres religieux des églises environnantes réunis pour l'occasion sous une même tente, alors que dans une autre les prêtres chanteront toute la nuit accompagnant leurs danses de la lancinante musique des tambours et des sistres et c'est baigné de lumière et béni que nous quitterons Lalibella. Nous roulons cahin cahan sur la route mussolienne, 1800 kilomètres d'Addis Abebba à Asmara construite par les italiens à la fin des années trente. Que penserait donc Mussolini si au lieu de son armée glorieuse il voyait défiler ce bataillon de caravanes d'ânes croulant sous leurs lourdes charges, ce flot ininterrompu de paysans et d'enfants qui d'un pas rapide et régulier se pressent vers les petits marchés ruraux et les écoles? De l'occupation italienne il ne reste presque plus que ce long ruban de bitume où marchent inlassablement des millions d'éthiopiens… car il marche l'éthiopien comme si sa vie en dépendait! Mais où donc peut-il bien aller? Il marche de son pas docile et chaloupé, presque toujours pieds nus, parfois de méchantes chaussures accrochées à son bâton de pèlerin indispensable et fidèle ami de l'abyssinien. Il ne se déplace jamais sans lui, ils ne font qu'un tellement ils sont indissociables, plus qu'une aide c'est lui qui logé sur les épaules va caractériser les diverses ethnies qui ainsi marchent vers leur destin. Par nuées, grappes, groupes, les hommes, les femmes, les enfants tous avancent, tous se dirigent droit devant parfois très lourdement chargés, parfois accompagnés de leurs troupeaux; comme un long défilé humain qui, sans bruit, comme des réfugiés, cherche sa place sur cette terre. Mais d'où viennent-il, ont-ils un objectif précis? on se le demande à les voir ainsi déboucher de partout, de derrière les arbres, les amas de pierres, les montagnes. Partout où se posent les yeux des pauvres hères apparaissent. Ils dévalent les pentes raides pour économiser des kilomètres coupant par ci, coupant par là essayant ainsi de rejoindre au plus vite leur destination. Mais où vont-ils donc ainsi pas après pas ? au marché ? à l'école? dans les champs? nul ne semble le savoir ni s'en soucier pourtant leur longue marche a bien en soi une finalité : celle d'arriver a un jour meilleur. En attendant ils foulent la terre noire comme la couleur des fronts en sueur qui la retournent espérant que leur longue quête vers le bonheur sera brève. Mais dans ce pays si démuni chaque pas semble l'éloigner de ce but et l'éthiopien continuera, encore longtemps, à marcher de sa longue foulée vers son destin sur le toit de l'Afrique…
Arnaque à Bangkok English translation pending
un mec maccoste dans la rue et me demande de venir rencontrer sa niece qui doi aller travailler en france. comme ca je pourrai lui donner des conseil car elle a un peu peur
je vais chez lui, il moffre a manger en attendant sa niece. (chez lui cest a 1 heure de bkk en taxi, quil paye bien entendu)
il me dit quil est croupier dans un casino sur un bateau de croisiere.
comme sa niece est coincer dans les embouteillage, il me propose de mapprendre comment arnaquer qlq en jouant au black jack
il me montre et on joue pour mentrainer quil dit.
puis il telephone a un mec, un riche des emirats arabes qui arrive 10 minutes apres, sort une liasse de dollars enorme, et il me presente comme un biznessman francais (jai plus le look dun baba, mais bon!)
jai pas une thune sur moi, mais si ca tourne au vinaigre, jai assez de couille pour me defendre. je sens larnaque a plein nez, mais je veux voir ou il veulent en venir et jusquou il sont pres a aller.
je fini par gagner 36000 dollars!!!!! il est convenu que je prend 25 pour cent des gains.
seulement au moment de payer, le riche veut sassurer que jai bien la somme que javais parier...
lautre me prend a part, me dit quil peut reunir environ 15000 dollars, mais quil a besoin de mon aide pour le reste de la somme.
jai fait comme si je marchait et il mont ramener en taxi a une bank pres de mon hotel: il voulait que je change mes travellers, que je tire au guichet, puis que jachete de lor en CB.
vu que pres de mon hotel jetait en securiter, jai commencer a leur dire tout ce que javais relever comme mensonge en les questionnant sur des detail de leur vie separement (il y avait aussi une jolie fille dans lhistoire, soi disant la soeur du premier lascar) je leur ai dit que je preferais conclure laffaire le lendemain donc aujourdui, dans ma chambre dhotel.
si ils ont le culot de se pointer, jai un pote qui va les prendre en photo (numerik) et je vais leur demander la somme quil voulai mestorquer, sinon je donne les photo au flic (bluff bien entendu!!!)
si y a une chose que je supporte pas cest quon essaye de me baiser en se servant de ma gentillesse.
peut etre quil reflechirons a deux fois avant daborder un autre pigeon.
la suite prochainement.....
je vais chez lui, il moffre a manger en attendant sa niece. (chez lui cest a 1 heure de bkk en taxi, quil paye bien entendu)
il me dit quil est croupier dans un casino sur un bateau de croisiere.
comme sa niece est coincer dans les embouteillage, il me propose de mapprendre comment arnaquer qlq en jouant au black jack
il me montre et on joue pour mentrainer quil dit.
puis il telephone a un mec, un riche des emirats arabes qui arrive 10 minutes apres, sort une liasse de dollars enorme, et il me presente comme un biznessman francais (jai plus le look dun baba, mais bon!)
jai pas une thune sur moi, mais si ca tourne au vinaigre, jai assez de couille pour me defendre. je sens larnaque a plein nez, mais je veux voir ou il veulent en venir et jusquou il sont pres a aller.
je fini par gagner 36000 dollars!!!!! il est convenu que je prend 25 pour cent des gains.
seulement au moment de payer, le riche veut sassurer que jai bien la somme que javais parier...
lautre me prend a part, me dit quil peut reunir environ 15000 dollars, mais quil a besoin de mon aide pour le reste de la somme.
jai fait comme si je marchait et il mont ramener en taxi a une bank pres de mon hotel: il voulait que je change mes travellers, que je tire au guichet, puis que jachete de lor en CB.
vu que pres de mon hotel jetait en securiter, jai commencer a leur dire tout ce que javais relever comme mensonge en les questionnant sur des detail de leur vie separement (il y avait aussi une jolie fille dans lhistoire, soi disant la soeur du premier lascar) je leur ai dit que je preferais conclure laffaire le lendemain donc aujourdui, dans ma chambre dhotel.
si ils ont le culot de se pointer, jai un pote qui va les prendre en photo (numerik) et je vais leur demander la somme quil voulai mestorquer, sinon je donne les photo au flic (bluff bien entendu!!!)
si y a une chose que je supporte pas cest quon essaye de me baiser en se servant de ma gentillesse.
peut etre quil reflechirons a deux fois avant daborder un autre pigeon.
la suite prochainement.....