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Croisière Costa au départ de Rhodes sur le Costa Classica English translation pending
by Mathos · 2014-07-01 · 27 replies
Bonjour à tous,

Partant pour cette croisière en dernière minute, j'aimerai savoir ce qu'il y a à voir ou à faire pour chacune de ces escales. Ne m'arrêtant pas uniquement à vos réponses, je mettrais ici ce que j'ai trouvé ailleurs et aussi, à mon retour, ce que j'ai pu trouver là-bas. Comme la photo le montre, les escales sont Héraklion, Mykonos, Santorin, Izmir, Samos, Kos, Rhodes.

Pour Héraklion, il y aurait les remparts construits sous l'occupation vénitienne, la Rocca al Mare( ou Fort de Koules), la Place de Saint Tite avec un bâtiment rectangulaire à deux étages appelé la Loggia, La fontaine Bembo sur la Plateia Kornarou à proximité du marché central.

Pour Mykonos, la capitale Chora, les moulins à vent, les musées dans la rue Enoplon Dynameon.

Pour Izmir, j'avais déjà visité le site d'Ephese qui, soit dit en passant, est magnifique. Pour cette escale, je ne m'étais pas embêté (c'était une de mes premières croisières), j'avais pris une excursion, un peu chère de Costa. Je n'ai pas été déçu grâce à un guide Français très agréable, mais au retour, nous avons du faire une pause dans un magasin de vêtements de cuir, qui, même si le thé fut gratuit, gâche un peu l'excursion. Enfin !!!



Pour Kos, il semble y avoir un site archéologique à visiter, celui de Kastro datant du XIIIème siècle. Il existe un petit train qui fait le tour de la ville, dont un des départ du port serait en face de la station de taxi.

Merci d'avance pour vos réponses.
Retour de croisière MSC Fantasia, 4 mai 2014 (Venise - Bari - Olympie - Santorin - Athènes - Corfou - Dubrovnik) English translation pending
by Glacerine · 2014-05-15 · 88 replies
Bonjour,

De retour de croisière dans les îles grecques avec le MSC Fantasia, voici le compte-rendu de notre voyage. Nous sommes partis de Venise, et nous avons fait escale à Bari, Olympie, Santorin, Athènes, Corfou et Dubrovnik.

Mais avant de parler des escales, le point sur l’arrivée au port et sur le bateau lui-même. J’ai déjà longuement parlé du Fantasia et de son jumeau Splendida dans mes précédents compte-rendus (ici et là), ce sont donc des points complémentaires.

Le train de nuit Thello Paris (gare de Lyon) - Venise (gare Santa Lucia)

L’aéroport de Venise est proche du centre, mais la gare ferroviaire l’est plus encore. Et je n’avais pas très envie de m’embêter avec des correspondances à n’en plus finir. Depuis la gare Saint Lazare, la ligne 14 du métro nous emmène directement jusqu’à la gare de Lyon, avec des escaliers roulants et des ascenseurs pour les valises, et à partir de là: le train de nuit est direct jusqu’à Venise. Une fois arrivés, la gare Santa Lucia donne sur le Grand Canal, à deux pas de la Piazalle Roma qui nous permet d’accéder au métro aérien du People Mover et au port maritime. Avec en prime du temps pour visiter la ville.

Le départ était programmé de Paris Gare de Lyon le samedi 3 mai 2014 à 19h59, avec une arrivée prévue à Venise en gare Santa Lucia dimanche 4 mai à 9h35, pour un départ du MSC Fantasia à 17h00 de la gare maritime. Au retour le dimanche 11 mai, le bateau accostait à 8 heures à Venise, pour un départ du train de nuit à 19h20. Ce qui laissait à l’aller comme au retour du temps pour visiter la ville.

J’ai lu beaucoup de retours effrayants sur le train de nuit Thello (wagons vétustes à la limite de la dangerosité, compartiments insalubres et envahis par les insectes et les punaises, WC immondes, horaires non respectés, trains annulés, clients laissés à l’abandon, etc). Je ne doute pas que la ligne ait connu des incidents, tout comme j’en ai déjà vécu de très nombreux avec la SNCF, avec les trains italiens ou certaines compagnies aériennes. Je dois avoir le goût de l’aventure car j’ai quand-même commandé mes billets, en m’y prenant même dès le mois de janvier, avec quelques appréhensions malgré tout au fur et à mesure que s’annonçait le départ.

J’ai voyagé souvent en train de nuit il y a 20 ans sur les lignes de la SNCF, dans des wagons qui avaient déjà bien vécu... La compagnie Thello ayant racheté le matériel de la SNCF, effectivement, la montée à bord m’a ramenée immédiatement en arrière. Les wagons sont exactement les mêmes, les fameux draps de forme sac aussi.

Sur la propreté, tout était impeccable dans les différents wagons, avec de l’eau dans toutes les toilettes jusqu’à l’arrivée: je le précise car ça fait bien longtemps qu’on n’a absolument plus d’eau dans les toilettes sur la ligne Intercités de la SNCF entre Cherbourg et Paris!

Les compartiments du train de nuit ont été rafraîchis, les banquettes ont été refaites à neuf et les vieilles couvertures de l’armée ont été remplacées par des édredons. Par contre il faut choisir: soit on couvre ses épaules, soit on couvre ses pieds. Mais il ne faut pas espérer réchauffer les deux !

Nous avions choisi un compartiment de 6 personnes. A l’aller nous avons voyagé avec deux couples d’italiens, au retour avec deux couples de parisiens. Sur les deux trajets, nous avons eu des voisins calmes, courtois et très respecteux des autres. Le train de nuit est parti et arrivé pile à l’heure, à l’aller comme au retour.

Monsieur Glacerine, qui s’était fort longuement et abondamment autoconditionné, fermement convaincu que de toute manière il n’arriverait pas à dormir, a passé les deux nuits à arpenter les couloirs et à discuter avec le personnel de bord. Pour ma part, j’ai dormi comme un bébé. J’avais emporté un masque de voyage pour couvrir mes yeux, et en prévision, j’avais également investi dans un casque recouvrant entièrement les oreilles, à la manière des casques antibruit. Dans les trains de nuit j’ai toujours dormi toute habillée, j’enlève juste les chaussures. Le téléphone bien calé dans la poche de mon jean, le masque sur les yeux et le casque bien calé sur les oreilles, j’ai lancé une liste de lecture. La musique couvrant bien les bruits alentour, je me suis endormie assez facilement. Lorsque la musique s’est arrêtée, je dormais et le casque a joué son rôle de filtre atténuateur contre le bruit.

La compagnie fournit une petite bouteille d’eau à chaque voyageur. Nous avons pris notre petit déjeuner à la voiture restaurant (6,50 euros pour une formule incluant un café, une viennoiserie et un jus d’orange). Pour ce prix, à l’aller il y avait également du pain à volonté (mais sans beurre ni confiture, je pense qu’il s’agissait des pains non consommés du dîner). Au retour, en payant j’ai donc demandé s’il y avait toujours la possibilité d’avoir du pain, et comme il n’y en avait pas ils m’ont proposé aussitôt une brioche sans supplément de prix.

Le personnel de bord est certes un peu débordé aux pics d’affluence (aux départ, aux heures des repas) mais très professionnel. Durant ses allers-retours, Monsieur Glacerine les a vus affronter de multiples situations. Pour 160 euros l’aller/retour par personne depuis Paris, pour ma part j’ai trouvé le service vraiment satisfaisant et les horaires ont été respectés.

La consigne de la gare Santa Lucia

En débarquant du train de nuit, nous avons confié nos deux valises au personnel de la consigne de la gare, sur un stand mobile MSC/Costa situé à l’entrée du quai N°1. Nous avons payé 5 euros par valise, ce qui nous a évité de les traîner dans Venise. Les valises doivent porter les étiquettes fournies dans le carnet de voyage.

A la gare nos valises ont été immédiatement été chargées sur un chariot MSC et ont ensuite été livrées directement devant notre cabine en fin d’après-midi, ce qui nous a évité de faire la queue au terminal pour l’enregistrement des bagages. De ce fait nous sommes entrés dans le terminal par le stand des passagers prioritaires: elle est pas belle la vie? Bon, ça ne nous a pas évité l’attente à l’étage pour obtenir la carte d’embarquement, mais on ne peut pas tout avoir. Au moins on aura évité le piétinement d’une des deux files d’attente.

Au retour, nous avons charrié nos valises depuis le port jusqu’à la gare Santa Lucia, puis nous les avons de nouveau confiées au même stand. Toujours pour 5 euros par bagage (je m'attendais à payer un peu plus cher), ils nous les ont gardées jusqu’au soir. Nous les avons récupérées à 18h45 (notre train était à 19h20). La consigne ferme à 20h00. C’est vraiment un très bon plan.

Pour rejoindre le bateau depuis la Piazzale Roma

La piazzale Roma est située à proximité de la gare ferroviaire. Sur cette place on trouve les bus en direction de la terre ferme, les bateaux bus (le vaporetto) en direction des îles et du centre, et le métro aérien People Mover en direction de la gare maritime et du parking du Tronchetto.

Le métro aérien n’a rien d’obligatoire, mais il permet de couper et d’écourter le trajet jusqu’au port (sinon il faut traverser un pont assez long). Le trajet coûte 1,30 euros par personne, nous avons payé par carte bleue sur les bornes automatiques à l’entrée du People Mover. Pour entrer dans le métro il faut passer le code barre du ticket sous le scanner du tourniquet. Pour le port il faut descendre à l’arrêt suivant, le trajet dure une minute à peine.

En sortant du métro aérien, quelques mètres plus loin nous avons pris un bus portant l’inscription “Fantasia”. Si aucun bus n’est visible, il suffit de l’attendre, il effectue une rotation toutes les 5 ou 10 minutes environ.

La navette est gratuite, mais nous sommes les seuls à l’avoir empruntée... nous nous sommes bien demandés pourquoi. Confortablement installés, nous avons dépassé la file des passagers traînant ou poussant de lourds bagages jusqu’au bateau. Le bus nous a conduit jusqu’à l’entrée du terminal.

Au retour, le bus nous prend au même endroit. Si le bus n’est pas visible, il suffit encore une fois de l’attendre quelques minutes. Contourner le parking pour rejoindre le People Mover n’a rien d'insurmontable, mais après la fatigue de la croisière (car une croisière, c’est quand-même fatiguant), tout ce qui peut éviter de traîner les valises est le bienvenu.

Le terminal et la procédure d’enregistrement

Sur le carnet de voyage il est indiqué que l’enregistrement démarre à 13h00. Il faut se présenter au plus tard 1h30 avant de le départ du bateau: pour un départ à 17h00 il faut donc se présenter au plus tard à 15h30.

Il semblerait qu’au départ de Venise, les passagers peuvent commencer à embarquer dès la fin de matinée (ce n’était pas le cas sur nos croisières au départ de Marseille). Quand nous sommes arrivés à 13h30, je m’attendais donc à embarquer assez rapidement.

Mais ce matin là le bateau était arrivé avec du retard au port, en raison de mauvaises conditions météorologiques. La procédure d’enregistrement n’avait pas encore démarré, les passagers du groupe N°1 n’avaient pas encore embarqué. Nous avions le numéro 16… A l’étage c’était une jolie pagaille, avec une foule extrêmement dense (sur ce parcours, la grande majorité des passagers embarque à Venise) et pour nous… plus de 2 heures et demie d’attente. Évidemment le bateau est parti avec du retard. Mais vu le contexte, j’ai trouvé que le personnel était plutôt efficace.

A force de trépigner sur sa chaise sans oser se lever pour se dégourdir les jambes (les places assises étant très chères) et de bailler abondamment (du fait de sa nuit blanche), Monsieur Glacerine décide au bout d’un moment de photographier la foule, histoire de lutter contre le sommeil et d’immortaliser la scène. Catastrophe... Plus d’appareil. Brusquement réveillé, il retourne fébrilement ses poches en silence, puis finit par vider son sac et par m’avouer sombrement qu’il a perdu l’appareil qui a servi toute la journée à capturer nos souvenirs de Venise. Il saute sur ses pieds, file au rez-de-chaussée, remonte précipitamment à l’étage, scrute nerveusement les sols et les rangées de sièges, soupçonne tous ses voisins ainsi que les milliers de passagers présents dans le terminal d’être des pickpockets en puissance, avant de reconnaître avec réticence qu’il a simplement et très certainement perdu son appareil dans le bus du port.

Mon anglais laborieux étant légèrement moins mauvais que le sien, me voilà envoyée en mission de récupération auprès d’un personnel complètement saturé et débordé. Je suis habituellement d’un naturel assez serein et optimiste, mais sur ce coup-là, comment dire… ça me parait assez mal engagé. Mais comme de toute façon il n’y a rien d’autre à faire à part attendre, j’entreprends de déranger l’ensemble du personnel pour leur raconter ma petite histoire.

Je découvre d’abord que les charmantes réceptionnistes asiatiques assises derrière le comptoir de la salle d’attente sont en réalité des passagères japonaises, qui ont décidé que des sièges vides derrière un guichet sont faits pour être occupés. Elles ne peuvent évidemment rien pour moi et m’orientent vers l’hôtesse MSC contenant la foule de l’étage.

L’hôtesse MSC écoute gentiment mon anglais torturé et comprend que je cherche le bus. Elle m’invite à redescendre au rez-de-chaussée, ce qui me paraît finalement plutôt opportun.

A l’entrée du terminal, un réceptionniste MSC complètement bousculé par l’enregistrement des bagages croit savoir qu’il existe un stand pour les objets trouvés, sans certitude cependant. Il m’oriente vers le personnel du port, qui me renvoie patiemment vers le responsable de la sécurité MSC.

Le responsable de la sécurité, sollicité de toutes parts, s'accorde une courte pause pour admirer mon anglais imagé, avant de m’inviter à remonter à l’étage, en me conseillant d’utiliser une info box pour demander une Esa. Évidemment je n’ai aucune idée de ce à quoi peut ressembler une info box ni de ce que peut être une Esa, mais très disciplinée et un rien fataliste, je remonte à l’étage.

Je suis à nouveau accueillie par l’hôtesse qui tente toujours de réguler la foule, et qui s’étonne que je n’aie pas trouvé mon bus. Je lui explique que le responsable de la sécurité m’envoie à l’info box. Elle me fait passer derrière un cordon et m’oriente vers des hommes en noir.

Victoire... Je me félicite intérieurement de mon anglais si hésitant mais tellement efficace. Sauf que… Les hommes en noir sont des photographes du bateau. Avec force de gestes et grands moulinets de bras, ils tentent de me convaincre de poser pour la traditionnelle photo d’embarquement. Non non, merci, jamais sans mon mari...

Mais sur le côté j’aperçois des stands avec des panneaux “check in” et - oh soulagement! - “Info box”. Je me poste derrière une famille dont la situation est en cours de traitement.

Les personnels MSC, en pleine gestion du chaos, interpellent une de leurs collègues dont je comprends qu’il s’agit de la fameuse Esa dont me parlait le responsable de la sécurité. Je réalise également qu’au fil de mes errances, je suis passée devant tous les passagers qui font la queue pour obtenir leur carte d’embarquement et qui s’adressent ensuite à l’info box pour les questions complémentaires.

Passer ainsi devant tout le monde n’est pas vraiment dans mes habitudes. Et comprenant que depuis plus d’une heure, je tourne en rond pour un stand vers lequel je serai de toute manière automatiquement dirigée durant le check-in, je retourne dans la salle d’attente pour rejoindre un mari quelque peu inquiet d’une si longue absence.

J’arrive pile au moment où notre numéro d’embarquement (le 16) est appelé, et après un nouveau passage obligé devant les hommes en noir, nous sommes dirigés rapidement vers le stand du check-in. Vérification des passeports, sourire crispé à la Webcam pour la carte d’embarquement, puis nouvelle tentative d’explication de notre souci de perte d’appareil photo auprès d’une hôtesse pressée, qui nous renvoie manu militari vers le stand info box situé juste à côté.

Arrivée peu glorieuse du couple Glacerine au stand info box, où je me prépare à entendre une bonne fois pour toutes que nous devrons faire le deuil de nos souvenirs de Venise. L’hôtesse nous coupe du geste, et nous indique que l’appareil photos a été retrouvé et qu’il nous attend au rez-de-chaussée à la sécurité... Monsieur Glacerine manque de s’en étouffer de surprise et de gratitude. Quant à moi, je suis certaine que tout le personnel du terminal avait hâte que nous retrouvions notre appareil et que nous les laissions enfin retourner à leurs occupations… Cela dit, je salue leur efficacité, dans un moment où ils avaient quand-même d’autres chats à fouetter !

Le MSC Fantasia

Tout d’abord quelques regrets…Depuis notre dernière croisière, MSC a modifié les catégories de sa grille tarifaire. Précédemment nous avions voyagé en cabine balcon sur les ponts 12 et 13. Cette fois nous étions encore en cabine balcon, mais en catégorie inférieure sur le pont 8. Je ne sais pas si cela date de la nouvelle grille tarifaire ou si c’était déjà le cas auparavant, mais sur le pont 8 la cabine n’est nettoyée qu’une seule fois par jour, contre deux fois par jour sur les ponts 12 et 13 (ce que nous ont confirmé nos voisins de table). Sur les ponts 12 et 13, les lits sont ouverts le soir, ce qui n’est pas le cas sur le pont 8. Bon c’est vrai, on n’est pas des crachous et notre chambre était propre, mais quand on y a été habitués, on regrette la disparition de ce genre d’attention... De la même manière, sur nos deux premières croisières, les cabiniers attendaient les passagers à l’embarquement et les guidaient jusqu’à leur cabine. Cette fois-ci, à l’entrée sur le bateau les passagers devaient chercher eux-mêmes leur cabine.Toujours dans le chapitre des économies d’échelle, le buffet et les plateaux de minuit ont également totalement disparu. Mais honnêtement... ils ne nous ont pas manqué. La surabondance et le gâchis inutile de nourriture alors que les passagers sortent à peine de table nous avaient laissés assez dubitatifs lors de nos précédentes croisières.Pour ceux qui ont déjà effectué une croisière sur le Fantasia, il faut savoir que les spectacles du soir sont inchangés. Zorro, Pirates, l'hommage à Mickaël Jackson... Les chorégraphies sont inchangées, seuls les artistes sont renouvelés. Certains numéros étant très spécifiques aux artistes (numéros de force, de jonglage, de contorsions ou d'acrobatie), certaines parties sont un peu ajustées. Mais sinon les spectacles sont les mêmes, y compris les blagues de fin de spectacle (par exemple avec le french cancan). Un dernier petit regret : sur le Fantasia, les décors sont plus que minimalistes... Juste un escalier lumineux qui sert à tous les spectacles. Sur le Splendida les décors étaient quand-même un peu plus travaillés. Je précise quand-même que ce sont de belles prestations de qualité. Pour mieux profiter du spectacle, je conseille les places du fond : si on est placé trop près on voit tous les effets et on ne voit pas tous les artistes. A présent les points positifs (en plus de tous les points positifs dont j'ai déjà pu parler dans mes précédents compte-rendus, et qui font des croisières une expérience unique !):Les cabines du pont 8 sont plus petites que celles des ponts 12 et 13, mais en entrant j’ai découvert que la cabine 8126 dispose d’une baignoire… Le grand luxe quand chez soi la salle de bain est si minuscule qu’elle n’autorise qu’une cabine de douche !Je craignais que la vue soit obstruée par les canots de sauvetages situés au pont 7, ou que nous soyons gênés par la musique des bars juste sous nos pieds. Effectivement on voit le haut des canots, mais ça ne gêne pas la vue. Et on n’entend absolument rien... Honnêtement il n’y a pas de crainte à avoir. Lorsque j’avais réservé, il n’y avait plus tellement de choix, c’était ça ou une cabine communiquante sur le pont 12. J’ai opté pour la catégorie inférieure sur le pont 8 pour avoir une cabine NON communiquante. En insistant très lourdement sur ce point. J’ai déjà voyagé dans une cabine communiquante, et tous les bruits passent par la fichue petite porte reliant les deux cabines. A l'inverse, les cabines non communiquantes sont parfaitement insonorisées. Je ne regrette pas le choix d’une catégorie inférieure, car franchement : une bonne isolation phonique, ça change tout !Sur le pont 8 et à notre table, nous avons eu la chance d’avoir eu affaire à du personnel francophone, c’est très agréable. Notre cabinier et notre serveur étaient mauriciens. A chaque fois que nous sommes allés à la réception (c’est-à-dire au moins une fois par jour...), nous avons été reçus par des membres d’équipage parlant le français. Pour avoir effectué des croisières où il fallait se dépatouiller en anglais, c’est beaucoup plus confortable. Nous avons pleinement apprécié. De plus, beaucoup de commerçants en Grèce parlent au moins quelques mots de français. Souvent on nous a demandé de quelle région nous étions, l'un ayant séjourné dans telle ville, tel autre ayant un ami ayant fait ses études en France…Régime alimentaire et nourriture à bord

Aïe aïe aïe… Alors ça, c’est dur.

Pour le contexte : avec beaucoup de persévérance et en modifiant toute mon alimentation, j’ai perdu plus de 30 kilos en 4 ans. Je suis passée d’une obésité massive au “simple” surpoids. J’en suis assez fière, mais si on calcule, ça donne une perte moyenne de 600 grammes par mois. Dans les faits, j’ai perdu au départ environ 5 kilos tous les 6 mois, et sur la fin environ 1 à 2 kilos tous les 6 mois. Tout ça pour dire que chaque kilo perdu l’a été au prix d’un très long travail de rééducation alimentaire. Il était hors de question de reprendre ne serait-ce que 2 kilos durant cette croisière : 2 kilos, à présent il me faut plus de 6 mois pour les perdre...

Je sais que des vacances, et à fortiori une croisière, c'est fait pour en profiter... Mais personnellement, je n'ai pas envie d'en profiter n'importe comment, et quitte à en profiter, autant d'être dans la qualité plutôt que dans une quantité irraisonnée, sans aucun intérêt et que je serais amenée à regretter...

Le soir, on est placés à table dans l’un des deux restaurants du bateau (je ne compte pas le resto payant ni celui du Yacht Club). Nous étions affectés au Red Velvet, que je trouve plus beau, plus agréable et moins bruyant que Il Cechio d'Oro. Sur cette croisière, il y a aussi la possibilité de manger le soir à la cafétaria.

La cafétaria est ouverte toute la journée quasiment sans interruption. Selon le moment de la journée, elle est plus ou moins généreusement alimentée. Pour le petit déjeuner et pour le repas du midi, on a le choix entre la cafétaria et le restaurant Il Cechio d'Oro (le Red Velvet n’est pas ouvert le midi).

En théorie, la cafétaria est plus appropriée que le restaurant pour contrôler son alimentation : chaque aliment est proposé de manière séparée, on choisit soi-même ce qu’on met dans son assiette et on compose son repas librement. Il y a la possibilité de manger léger, ou protéiné, ou au contraire gras et sucré. On y propose de tout : des fruits frais entiers ou coupés, des crudités, du poisson, des plats complets, des pâtes de toutes sortes, des frites, des légumes, des pizzas, des hamburgers, des viandes rôties, des sandwichs… Au petit déjeuner on dispose d’un choix hallucinant allant des céréales à la choucroute, en passant par des oeufs, des viennoiseries, des gâteaux…

C’est notre troisième croisière, la deuxième sur le Fantasia et une sur le Splendida (le jumeau du Fantasia). Nous avons trouvé que la cafétaria s’était beaucoup améliorée au fil du temps. Ça reste une cafétaria, ce n’est pas très assaisonné et ce n’est pas tout à fait du même niveau que les restaurants, mais c’est quand-même honorable et bien meilleur que sur nos premières croisières.

C’est bien là le problème.

Il règne une ambiance de surabondance à la cafétaria. Aux horaires des repas, la salle est prise d’assaut. Les gens veulent tout essayer, et leurs assiettes débordent d’aliments divers.

Bien sûr on peut y manger en dehors des pics d’affluence pour éviter la foule et surtout pour éviter de se faire piéger par la frénésie collective visant à tester les limites de son assiette et de son estomac. Mais même en faisant attention aux portions et en ayant une démarche d’alimentation régulée, on mange deux ou trois fois plus qu’habituellement. Dans un carnet, je note tout ce que je mange à chaque repas. Et après chaque passage à la cafétaria, alors que pourtant je faisais attention, le décompte était effarant.

Sur le bateau je préfère manger au resto. D’abord parce que c’est mieux préparé et assaisonné, on y trouve de quoi satisfaire pleinement un régime équilibré. Si je fais attention à ne commander qu’une entrée, un plat et un dessert (ce qui est déjà plus qu’amplement suffisant), je régule bien les quantités. De toute manière, si après le plat principal on se rend compte que les portions ont été trop petites et qu’on a encore faim, on peut demander aux serveur de nous resservir (soit d'un plat qu’on a déjà mangé, soit d'un autre plat, ou à nouveau une salade ou une entrée, ou un autre dessert…). Personnellement je n’ai jamais eu à redemander et je n’ai jamais eu faim en sortant de table.

Les boissons à bord

A bord, de multiples forfaits sont disponibles : forfaits tout inclus, forfaits pour les repas, forfait vins, forfait eau, forfait café, forfait soda, forfait cocktail, etc, etc, etc.

Nous avons seulement pris un forfait de 14 bouteilles d’eau. Pour le reste nous avons payé nos consommations à l’unité. Lors de nos différentes croisières, nous avons constaté que pour être rentabilisés, les forfaits nous obligent à boire beaucoup plus que nous ne l’aurions choisi autrement, et qu’à l’unité ça nous revient moins cher.

Je précise tout de même que nous ne buvons pas d'alcool, et que nous prenons de l’eau à table. Pour le reste : un ou deux expressos, de nombreux sodas, des Perriers, d’excellents cocktails sans alcool, quelques glaces… Et de multiples pauses à la cafétaria, où la vue est absolument superbe, avec du café et de l’eau gratuitement en libre service (pour accompagner les pâtisseries et les fruits!). Il faut également se rappeler que par définition, pendant les escales, tant qu’on est à terre on ne boit pas sur le bateau...

Nous avons pris toutes les boissons dont nous avions envie, chaque fois que nous en avons eu envie. A aucun moment nous ne nous sommes privés d’une consommation. Nous étions deux, et au total, en intégrant le forfait des bouteilles d’eau, nous avons dépensé très exactement 99,63 euros, facture à l’appui. Soit 50 euros chacun pour la totalité de la croisière. On est très loin des coûts des nombreux forfaits qui sont proposés sur le bateau. Et même pour ceux qui boivent de l’alcool et qui boivent plus que nous, il reste encore de la marge...

Un dernier petit truc à savoir

Dès le premier soir, ma carte d’embarquement était démagnétisée... Impossible de rentrer dans ma cabine. Pas d’affolement, il suffit de se rendre à la réception du pont 5 pour la remplacer. Cependant, chaque jour c’était la même routine : la carte fonctionnait quelques heures, puis en fin de journée elle ne voulait plus rien savoir. Je repassais à la réception pour qu’on détruise la carte et qu’on m’en redonne une neuve. Et le lendemain, à nouveau le même rituel.

J’ai commencé par soupçonner le scanner du portique de sécurité des douanes et à l’entrée du bateau. Puis le portique lui-même. Puis j’ai invoqué mon Karma. Au bout d'un moment j’ai arrêté de m'interroger.

Et le dernier jour… Une réceptionniste plus observatrice que les autres a désigné le sac qui ne me quittait jamais, la poche sur le devant dans laquelle je glissais la carte du bateau… et son fermoir aimanté, qui démagnétisait le tout. Damned! Stupid girl... Ça ne m’avait même pas traversé l’esprit !

Dans les prochains jours je posterai les escales, en commençant par Venise !
Retour d'une croisière sur le MSC Fantasia au départ de Venise English translation pending
by Wallis06 · 2014-04-30 · 133 replies
Bonjour,

Nous rentrons de notre première croisière. Nous sommes partis une semaine avec nos filles de 13 et 15 ans sur le MSC Fantasia, au départ de Venise. Au programme, escales à Bari, Katakolon (Olympie), Santorin, Le Pirée, Corfou, Dubrovnik.

Merci à ceux qui m'ont beaucoup aidé à préparer les escales avec leur compte-rendu et un très grand merci à Ericat 1505 pour son carnet d'escales et pour la tenue du calendrier qui nous a permis de faire une belle rencontre.

J'ai aussi beaucoup utilisé le travail remarquable d'un croisiériste américain dont voici le lien.

J-1 (samedi 19 avril) : Venise Départ vers 9H de Nice. Le temps très pluvieux tout le long de la route s’améliore heureusement à notre arrivée à Venise. Nous passons d’abord déposer nos valises à l’hôtel situé à Mogliano Veneto. Nous avions déjà testé l’hôtel Floris lors de notre précédent séjour. Nous avons une chambre pour 4 à 100 euros, prix imbattable pour une chambre spacieuse et agréable et avec un petit déjeuner sous forme de buffet vraiment très bien. La dernière fois, nous avions pris le train à la gare à côté de l’hôtel pour nous rendre à Venise. Cette fois, nous optons pour la voiture. Mais avant même de prendre le pont Via Liberta qui permet de rejoindre Venise, petite inquiétude en voyant des panneaux indiquant que les parkings sont pleins. Tant pis, on tente quand même le coup. Arrivés à la Piazzale Roma, on essaye le premier parking où on nous laisse entrer en nous demandant de monter au 7ème étage. Une fois au 7ème qui est complet comme tous les autres, on nous envoit au 10ème qui est plein aussi. Nous testons le 9éme et ouf, nous trouvons enfin une place. Moralité, la prochaine fois je préparerais un plan B pour savoir où est le parking le plus proche en dehors de Venise.

Il est déjà 16H00 lorsque nous commençons enfin notre visite. Le seul objectif est de nous rendre à la place Saint Marc et nous décidons d’y aller tranquillement en flânant à travers les ruelles et les ponts et en prenant des photos tous les 10 mètres. Arrivés à la place Saint Marc, la basilique étant déjà fermée car il est 18H00, nous décidons de monter au Campanille (8€). La vue là-haut est belle mais Il faut prévoir du temps car il y a bonne petite queue pour monter et pour descendre (à cette heure là, 25 min pour monter et 15 pour descendre). Notre petite visite terminée, nous partons voir le pont des soupirs et nous nous arrêtons manger dans un restaurant dans le coin. Nous, nous contentons de pizzas, moyennes et plutôt chères, mais bon, on est à Venise et dans un quartier hyper touristique. Retour ensuite vers la Piazzale Roma, pas par le chemin le plus rapide puisque cela nous a pris plus d’une heure et demie. Mais, se perdre fait parti des plaisirs de Venise. Quand je dis « se perdre », j’exagère un peu car il y a partout des indications pour retrouver la Piazzale Roma, le Rialto et la place St Marc.

Ferry Ancône (Italie) - Durrës (Albanie), deux 4x4 English translation pending
by Djodjo65 · 2014-03-06 · 11 replies
bonsoir a tous

je recherches des infos sur la traversée anconnes durres

Nous sommes deux 4x4, un bj 75 2 places et un patrol 4 places

en tentant des simulations sur le net, j'ai du mal à trouver des prix .

Faut il réserver le ferry avant on acheter sur place pour avoir un meilleur tarif ( j'ai l’habitude du ferry algeciras tanger) mais la c'est l’inconnu !

merci d'avance pour vos reponses
Retour sur voyage Venise - Vérone - Florence English translation pending
by Deldu197833 · 2014-02-16 · 1 reply
Bonjour,

Cette année, nous sommes partis deux semaines en Italie du Nord et je souhaiterais partager cette expérience avec vous. Nous avons effectué un voyage trés agréable et fort intéressant. Nous sommes partis en voiture et nous avons fait essentiellement du camping.

Nous avons commencé notre périple par LYON: Logement: hôtel à côté de la gare de Perache, trés pratique car à côté du métro. En revanche le quartier laisse un peu à désirer..... 2 Journées suffises pour visiter la ville. Le centre historique est fort beau. Il faut absolument monter à Fourvière par le funiculaire, la vue panoramique est magnifique. N'oubliez pas les jumelles. Sur la colline de fourvière se trouve un amphithéâtre romain impressionnant avec un musée sur l'histoire de la ville. C'est fort intéressant car cela permet de connaître les prémices de la ville. Nous avons visité le musée des Beaux arts qui est assez grand dont le jardin intérieur est magnifique. Le musée des frères lumière est lui aussi à voir. Il vous racontera l'histoire de la famille Lumière.

Où manger? dans un des nombreux bouchons du vieux lyon, c'est trés touristique dans le quartier de Pérache, juste à côté de la gare de Pérache, nous avons trouvé une grande brasserie. La salle est immense et il y règne une ambiance trés particulière. Comment vous dire?? En entrant dans cette brasserie, on a l'impression de plonger dans les années folles et dans le burlesque. Les mets sont délicieux, les serveurs trés agréables et de trés bonne humeur plutôt comiques et les prix sont tout à fait abordables.

Vérone: 2 jours suffisent pour visiter cette ville merveilleuse. C'est la ville mythique de Roméo et Juliette. Pas de musée particulier à faire mais la ville en elle-même vous ravit. A voir: les différents palais la statue de Juliette, sont accès est gratuit, il faut absolument toucher son sein si vous voulez être heureux en amour 😊😊 les façades des maisons les châteaux l'amphithéâtre les fortifications la banlieue de Vérone car la plupart des quartiers sont résidentiels. Les maison sont jolies, colorées et leurs jardins trés bien arrangés. N'hésitez pas à vous arrêter à une terrasse pour regarder les véronais car ils sont trés trés bien habillés, quasiment tous en tenue de soirée, les dames ont de superbes toilettes. Nous, les touristes étions les plus mal habillés😕.

Où dormir??: le seul camping de Vérone surplombe la ville ainsi que les collines avoisinantes. Le terrain n'est absolument pas plat et nous sommes les uns sur les autres. Nous avons une vue magnifique depuis la terrasse. Nous avons assisté à des couchers de soleils magnifiques mais le problème du camping, c'est le bruit, car la nuit il y a des courses de motos dans la rue!!!! Les sanitaires, n'étaient pas trés propres non plus et les tarifs pas si donnés que cela: 35€/nuit pour une tente et deux personnes. Nous sommes restés uniquement pour la vue car les soirées étaient fort agréables.

A noter: Un hôtel standing moyen en Italie du nord coûte environ 50/60€ par nuit pour deux.

Où manger? Dans les nombreuses pizzerias et bien sûr n'oubliez pas de rendre visites aux nombreux glaciers.

Le Lac de Garde 25km de Vérone. De nombreux campings jalonnent ce lac. Le paysage est magnifique. Pour ceux qui souhaitent camper, je leur suggère de camper au lac et de visiter Vérone. Nous avons uniquement visité Bardolino. C'est une petite station balnéaire trés chic. Nous avons trés bien mangé dans un des nombreux restaurants et ce n'était pas cher.

Venise 3 jours de visites et 2 jours de plage dans l'Adriatique Nous avons opté pour camper au camping miramare della Punta Sabbioni Camping trés agréable , ombragé, plat, propre, 35€/nuit tente/2 pers navette gratuite depuis le camping permettant l'accès à la plage. La plage est propre, on vous prête un parasol. La mer est chaude en août, environ 28 Degrès, pas de vague et pas trop profonde. Donc idéale pour les enfants et pour les petites embarcations. Le sable est clair, c'est trés agréable. Depuis le camping, nous pouvions aller à l'embarcadère à pied pour prendre le Vaporetto (métro maritime vénitien). Nous étions à une demi heure de la place Saint Marc.

où manger? au restaurant de l'embarcadère della Punta Sabbioni pour le dépaysement complet et pour la bonne cuisine. Bon rapport qualité prix. Tout est fait maison et l'attente peut être un peu longue, mais cela vaut la peine!!!! Les clients arrivent en bateau et se garent à côté du restaurant sur un parking maritime. La vraie Dolce vità.

Comment se déplacer à Venise??? Je vous conseillerais de prendre un forfait illimité pour les transport en commun maritimes car cela est beaucoup plus économique. 20€/personne pour 2 jours de bateau illimité jour et nuit.

Que visiter? Venise centre à ne pas manquer Le Lido, trés chic, trés urbain Burano, adorable petite île peuplée de petites maisons colorées Murano, île capitale du verre de Murano. Attention aux vendeurs chinois à Venise, n'achetez pas n'importe quel verre. Par expérience, il vaut mieux acheter le verre directement aux fabricants sur l'île de Murano. Pour un petit vase, compter environ 100€. Il doit être signé et poinçonné. Le vendeur doit vous remettre un certificat d'authenticité car la pièce doit être unique. Dans Venise, de nombreux magasins chinois vous proposent des vases et de babioles en verre meilleur marché mais le grain du verre est beaucoup moins fin. Si vous voyez qu'il y a plusieurs vases identiques, méfiance car cela signifie qu'ils sont fabriqué à la chaîne en Chine.

La ville de Venise est tellement magnifique, que nous avons l'impression de faire partie intégrante d'un décor de cinéma tellement que c'est irréel. Vous verrez toutes sortes de bateaux, ambulances, pompiers, police, taxi. N'hésitez pas à vous assoir à une terrasse sur le grand canal et à observer la scène. Les palais sont magnifiques, et je vous inviterais à vous perdre dans les petites ruelles. Nous n'avons pas pu faire le palais de Doges ni les différents musées car les files d'attente étaient interminables.

Un bémol, Venise est assez chère, compter environ 3€ une tasse de café par exemple.

Florence:

Nous avons opté pour camper dans la camagne toscane à une vingtaine de km de Florence. Nous étions dans un petit village toscan perdu dans la forêt et la montagne et nous étions les seuls étrangers du village. Inutile de dire que la campagne toscane est magnifique, les couchers de soleil aussi. Les maisons sont trés bien arrangées, en général trés grandes et les jardins sont trés colorés. Les habitants sont trés gentils et fort accueillants. Nous faisions nos emplettes au village dans les petits commerçants comme autrefois. Nous avons pu manger de trés bons produits du terroir trés bon marché.

Où manger? Chez Zocchi à Pratolino bien sûr. La façade ne paye pas de mine mais une fois que vous pénétrez dans le restaurant, vous vous rendez compte que le cadre est magnifique puisque la grande terrasse surplombe un parc naturel!!!! Nous y verrez des cerfs et des sangliers en liberté depuis votre table. N'oubliez donc pas vos jumelles. On y mange de la cuisine du terroir. Le menu est à 20€. Dans cette région de toscane, au mois d'août les crépuscules sont violets! Inutile de dire que le cadre est trés romantique.

A Florence, deux jours suffisent pour visiter l'ensemble de la ville. Où se garer gratuitement?? il y a des places gratuites entre l'hyppodrome et le tramway. Il faut le savoir!

Que visiter? S'agissant d'une ville de renommée internationale, il y a beaucoup de choses à voir et à visiter. La ville elle-même est magnifique. Je vous conseillerais de prendre un pass pour les différents musées car sinon cela peut revenir trés cher. Si la campagne toscane n'est pas chère, Florence étant trés touristique est fort chère.

Le Duomo ( vue imprenable sur Florence) à ne pas faire si vous avez le vertige car il faut monter 450 marches dans le dôme. La dernier tronçon de l'escalier est impressionnant car il est bombé vers l'extérieur et vous devez le monter comme s'il s'agit d'une échelle!!! Il Ponte Vecchio Le jardin di Boboli, payant. Le musée d'art, un des plus célèbres du monde avec le Louvre. Vous pourrez admirez les oeuvres de Michelangelo, El Greco, .... C'est à Florence que l'histoire de Pinocchio fut inventée.

Voilà, j'espère que ce petit résumé vous aura donné envie de visiter le nord de l'Italie, je reste bien sûr à votre entière disposition si vous avez des questions. L'année dernière nous avions fait Rhodes et j'avais également posté quelque chose.🙂🙂
Week-end Milan et Venise English translation pending
by Camillio · 2014-02-08 · 6 replies
Bonjour à tous ! Avec mon compagnon, nous avons l'opportunité de nous rendre en Italie pour un week-end pour moins de 50€/personne. Du coup nous voudrions en profiter le mois prochain, même si nous savons que 2 jours restent assez courts... Nous arriverions le samedi vers 9h30 à Milan, puis repartirions de Venise le dimanche vers 22h.

Ainsi, on hésite : rester un peu à Milan (surtout pour voir la place du Duomo) et prendre le train dans l'après-midi direction Venise pour arriver dans la ville des amoureux en fin d'après-midi/début de soirée ? Ou aller directement à Venise à notre arrivée à l'aéroport de Milan ? Sachant que nous ne comptons pas faire de musée (ce sera pour un prochain voyage), mais plutôt nous balader dans la/les ville(s).

Vos conseils sont les bienvenus ; merci d'avance.
Que voir en... Pays de la Loire English translation pending
by VoyageForum · 2014-01-15 · 10 replies
Que voir en Pays de la Loire ? Pour préparer votre futur voyage ou week-end, un aperçu des principaux sites et lieux à visiter dans la région (carte).

Les Pays de la Loire est l'une des 22 régions de la France métropolitaine. Elle est composée des départements de la Loire-Atlantique (44), Maine-et-Loire (49), Mayenne (53), Sarthe (72) et Vendée (85).

1- LOIRE-ATLANTIQUE (44) Ancenis : la troisième sous-préfecture de Loire-Atlantique possède quelques vieux quartiers et une petite forteresse médiévale.Château de Clisson : située dans la commune de Clisson, au sud-est de Nantes, c'est une vaste forteresse médiévale du XIIIe siècle avec encore une partie de ses remparts.Châteaubriant : cette sous-préfecture a un beau château et une vieille-ville où on peut découvrir nombre d'anciennes maisons.Côte de Jade : c'est sous ce nom qu'est désignée la portion de littoral courant de l'estuaire de la Loire jusqu'au département de la Vendée. Outre Pornic, on y retrouve une dizaine d'autres stations balnéaires (La Plaine-sur-Mer, Saint-Michel Chef Chef, Les Moutiers-en-Retz…)Domaine de la Garenne Lemot : à Gétigné, à la limite de la Vendée. Il s'agit d'une propriété du début du XIXe siècle avec un superbe parc-jardin aménagé.Guérande : très belle cité médiévale entourée de remparts. Guérande est aussi connue pour ses marais salants au sud de la ville.La Baule : une station balnéaire plutôt huppée avec sa longue plage, son casino et ses hôtels prestigieux située à l'ouest de Saint-Nazaire. La Bernerie-en-Retz : station balnéaire limitrophe de Pornic. Sa côte est un mélange de plages et de falaises.La Turballe : station de bord de mer située à côté de Guérande. C'est également un port de plaisance et un port de pêche.Le Croisic : petite commune portuaire à l'extrémité de la Presqu'île du Croisic avec de jolis paysages et panoramas notamment sur les marais salants de Guérande. Son littoral jusqu'au Pouliguen, avec ses petites criques et ses rochers, est appelé la "Côte sauvage". Le Pouliguen : limitrophe de La Baule c'est à la fois une station balnéaire, un port de pêche et un port de plaisance.Nantes : la préfecture du département, mais aussi de la région, possède un vieux centre urbain et nombre de beaux édifices.Piriac-sur-Mer : des plages de sable, de galets et des falaises pour cette station du nord du département.Pornic : jolie petite ville en bord de mer avec un vieux port, un château et des plages. Pornichet : station balnéaire limitrophe de La Baule.Saint-Brévin les Pins : station balnéaire de la Côte de Jade séparée de Saint-Nazaire par l'estuaire de la Loire.Saint-Lyphard : dans ce village de la Brière on peut visiter un petit hameau "typique" de la région, Kerhinet, avec ses vieilles maisons aux toits de chaume et son musée.Saint-Nazaire : connue pour son port, ses chantiers navals et son pont, Saint-Nazaire est aussi une sous-préfecture.Saint-Philbert de Grand-Lieu : cette commune des environs de Nantes possède deux centres d'intérêt que sont son lac et sa réserve ornithologique, ainsi qu'une belle abbatiale du IXe siècle.Patrimoine naturel Canal de Nantes à Brest : ce petit canal qui relie les deux villes via le sud de la Bretagne est une attraction touristique. On peut y naviguer (en partie) sur de petits bateaux ou le découvrir à pied ou à vélo le long des chemins de halage.Parc naturel régional de Brière : situé au nord de l'estuaire de la Loire, c'est le second plus grand parc naturel français après celui de la Camargue. Il est constitué en grande partie de marais (La Brière) qu'on peut localement découvrir en randonnée ou en barque.Réserve naturelle régionale du Lac de Grand-Lieu : ce lac à quelques kilomètres au sud-ouest de Nantes est une zone ornithologique dans laquelle nichent nombre d'oiseaux.Vallée de l'Erdre : il est possible de faire des promenades en bateau sur cette petite rivière au nord de Nantes.2- MAINE-ET-LOIRE (49)Abbaye de Fontevraud : très belle abbaye royale du XIe siècle construite à côté de Saumur.Angers : la préfecture du Maine-et-Loire est aussi la seconde agglomération des Pays de la Loire. C'est une ville agréable avec son vieux centre et son grand château commencé au XIIIe siècle qui renferme la célèbre tapisserie de l'Apocalypse. Baugé : à l'est d'Angers, Baugé possède un centre-ville avec un grand nombre d'hôtels particuliers et de vieilles maisons, de même qu'un château édifié au XVe siècle.Béhuard : ce joli village, avec ses ruelles et maisons anciennes, est entièrement construit sur une île de la Loire à quelques kilomètres d'Angers. Candé : la bourgade a conservé un vieux quartier autrefois entouré de remparts. Sur son territoire on peut également voir plusieurs moulins, manoirs et petits châteaux.Château de Brézé : un château Renaissance, proche de Saumur, dans la petite commune de Brézé qui abrite d'ailleurs d'autres manoirs.Château de Brissac-Quincé : construit à côté d'Angers entre le XIe et le XVIIe siècle, la forteresse fait partie des Châteaux de la Loire sans forcément être un des plus visités.Château de Montreuil-Bellay : grosse construction médiévale dans la commune du même nom.Château de Montsoreau : en bord de Loire, ce château du XVe siècle est situé dans la commune du même nom connue grâce au roman d'Alexandre Dumas "La dame de Montsoreau".Château du Plessis-Bourré : pas loin d'Angers, c'est un bel édifice du XVe siècle entouré de douves faisant "officiellement" partie des Châteaux de la Loire.Château de Serrant : beau château Renaissance dans la commune de Saint-Georges sur Loire.Cholet : une des sous-préfectures du département.Doué-la-Fontaine : une commune, au sud-ouest de Saumur, connue pour ses caves troglodytes et surtout son zoo qui est parmi les attractions les plus visitées du département.Maulévrier : lacommune à côté de Cholet abrite le plus grand jardin japonais d'Europe aménagé autour d'un château.Pouancé : entre Bretagne et Anjou, c'est une ville close avec son enceinte et son château médiéval.Puy-Notre-Dame : ce village perché du saumurois possède plusieurs vieilles demeures et chapelles, une belle église et un réseau de souterrains qui servit de refuge aux habitants à différentes époques.Rochemenier : petit village troglodytique des environs d'Angers devenu une des principales attractions du département.Saumur : connue pour son célèbre Cadre Noir (école de cavalerie), son vin et accessoirement son château, la ville possède également quelques vieux quartiers.Vallée de la Loire : à travers quatre départements (37, 41, 45, 49) la Vallée de la Loire est classée au patrimoine de l'UNESCO pour ses villes, villages et surtout ses châteaux situés entre Sully-sur-Loire (45) et Chalonnes (49). Patrimoine naturel Corniche Angevine : cette petite route le long de la Loire court de Chalonnes à Rochefort-sur-Loire, au sud-ouest d'Angers. Elle permet de découvrit d'assez jolis panoramas sur la rivière et ses abords. Parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine : à la fois sur l'Indre-et-Loire et le Maine-et-Loire ce vaste parc traversé par la Loire est une zone de randonnées.3- MAYENNE (53)Canyon et grottes de Saulges : dans la vallée de l'Erve, à l'est de Laval, l'endroit accueille plusieurs grottes ornées et sites préhistoriques.Château Gontier : une des deux sous-préfectures du département. Jublains : ce village fut autrefois une importante citée romaine. Il abrite de fait un vaste site archéologique avec nombre de témoignages antiques.Lassay-les-Châteaux : la commune au nord de Laval tire son nom de la présence de trois châteaux sur son territoire dont celui de Lassay qui est le plus joli et qui date du XVe siècle.Laval : la préfecture de Mayenne a un petit centre historique avec notamment des maisons à colombages.Mayenne : une sous-préfecture et la seconde ville du département située entre Rennes et Le Mans.Saint-Pierre sur Erve : petit village de caractère avec un assez beau patrimoine architectural aussi bien civil que religieux. Plusieurs grottes préhistoriques de la famille des grottes de Saulges également sur la commune.Sainte-Suzanne : très belle cité médiévale perchée située entre Laval et Le Mans. Elle est labélisée "plus beaux villages de France". Patrimoine naturel Alpes mancelles : à la fois sur la Sarthe, l'Orne et la Mayenne, cette jolie zone vallonnée est en partie située dans le parc Normandie-Maine. On y vient pour les beaux paysages et surtout les possibilités de randonnées, de VTT et de canoë.Parc naturel régional Normandie-Maine : à cheval sur les Pays de la Loire et la Basse-Normandie, le vaste parc est en partie recouvert de forêts parmi lesquelles il est possible de randonner.4- SARTHE (72)Abbaye de l'Epau : belle abbaye cistercienne à côté du Mans située sur la commune d'Yvré-l'Evêque (qui abrite également le parc d'attractions Papéa Parc).Asnières-sur-Vègre : ce village au sud-ouest du Mans a une jolie église aux peintures murales réputées, de même que plusieurs manoirs.Bonnétable : cette commune au nord-est du Mans possède un château, mais est surtout connue localement pour être un point de départ du Chemin de fer touristique de la Sarthe.Château du Lude : forteresse médiévale transformée ensuite en un beau château Renaissance agrémenté de jolis jardins. Il est situé en bordure du Loir, en dessous du Mans.Fresnay sur Sarthe : une cité médiévale des Alpes mancelles avec de belles demeures et un château entouré de remparts.La Ferté Bernard : cette petite agglomération d'environ 10 000 habitants est surnommée la Venise de l'Ouest pour les canaux qui traversent son centre. La Ferté possède également un petit patrimoine médiéval.La Flèche : seconde ville et sous-préfecture du département. La Flèche est d'abord connue pour son zoo qui demeure un des plus importants de France et le premier site visité dans la Sarthe.Le Mans : reconnue avant tout pour son circuit des 24 heures et ses rillettes, la préfecture de la Sarthe n'en possède pas moins une vieille ville avec nombre de témoignages urbains de son passé, allant de l'époque romaine à nos jours en passant par la période médiévale. Montmirail : petite commune avec quelques vieilles maisons et un château dont la construction débuta au XIVe siècle.Sablé-sur-Sarthe : c'est une des "grandes villes" de la Sarthe connue pour l'Abbaye de Solesme située à 2 km et accessoirement pour être la ville de l'ex Premier Ministre François Fillon.Saint-Léonard des Bois : au coeur des Alpes mancelles, le village vit du tourisme vert grâce aux diverses activités nature (rando, VTT, canoë…) proposées dans ses environs.Solesmes : le bourgade près de Sablé-sur-Sarthe est connue pour ses deux abbayes : l'Abbaye Saint-Pierre et l'Abbaye Sainte-Cécile. Patrimoine naturel Alpes mancelles : à la fois sur la Sarthe, l'Orne et la Mayenne cette jolie zone vallonnée est en partie située dans le parc Normandie-Maine. On y vient pour les beaux paysages et surtout les possibilités de randonnées, de VTT et de canoë.Parc naturel régional Normandie-Maine : à cheval sur les Pays de Loire et la Basse-Normandie, le vaste parc est en partie recouvert de forêts parmi lesquelles il est possible de randonner.5- VENDÉE (85)Brétignolles-sur-Mer : station balnéaire avec une longue plage. On y pratique le surf.Château de Tiffauges : cette forteresse du XIe siècle fut autrefois celle de Gilles de Rais. Des spectacles médiévaux y sont organisés régulièrement.Côte des lumières : c'est sous ce nom qu'est désigné le littoral vendéen qui compte une vingtaine de stations balnéaires.Fontenay-le-Comte : la sous-préfecture a un centre historique avec quelques vieux bâtiments.Ile de Noirmoutier : cette île constituée de forêts, de marais salants et de dunes est une destination touristique. On y vient pour les plages, les balades possibles, le château de Noirmoutier et le passage du Gois qui est une voie submersible reliant l'île au continent et qui demeure en quelque sorte la principale attraction de Noirmoutier.Ile d'Yeu : à une vingtaine de kilomètres du continent, l'île vit de la pêche et du tourisme. Elle compte plusieurs phares, quelques édifices historiques et surtout de très beaux paysages où se mélangent plages, dunes, landes et falaises. On peut y randonner.La Barre de Monts : ce village sert avant tout de point de départ aux bateaux pour l'Ile d'Yeu. Un de ses hameaux, Fromentine, est aussi une station balnéaire.La Faute-sur-Mer : dernière station balnéaire au sud du département. Elle est jumelée au petit port voisin de L'Aiguillon-sur-Mer.La Roche-sur-Yon : c'est la préfecture de Vendée.La Tranche-sur-Mer : station de bord de mer très fréquentée en saison et apprécié notamment des surfeurs. Elle est située face à l'Ile de Ré.Le Puy du Fou : aux confins du département, sur la commune des Epesses, c'est le quatrième parc d'attractions à thème de France au niveau fréquentation.Les Herbiers : la "capitale" du bocage vendéen et la troisième ville du département.Les Sables d'Olonne : à la fois un port de pêche, un port de plaisance et une station balnéaire (avec Olonne-sur-Mer) parmi les plus fréquentées en saison.Luçon : cette ville de 10 000 habitants possède un certain patrimoine religieux avec notamment une petite cathédrale gothique.Mallièvre : commune au sud de Cholet avec un certain cachet dû à ses belles maisons de maître et un bâti ancien.Saint-Gilles Croix-de-Vie : à la fois port de pêche, port de plaisance et station balnéaire.Saint-Hilaire de Riez : station balnéaire face à l'Ile d'Yeu. La commune abrite aussi beaucoup de marais salants sur son territoire. Saint-Jean de Monts : une station pas mal fréquentée située juste avant Noirmoutier.Vouvant : ce petit village entouré de quelques remparts médiévaux est classé parmi "les plus beaux villages de France" sans être cependant transcendant comparé à bien d'autres. Il accueille aussi nombre de peintres et de galeries.Patrimoine naturel Baie d'Aiguillon : cette réserve naturelle littorale à la fois en Charente-Maritime et en Vendée est reconnue au niveau ornithologique.Marais poitevin : sur trois départements et deux régions, le Marais poitevin est devenu une zone touristique avec ses promenades en barque, à pied ou à vélo et l'observation des oiseaux.6- LE PLUS APPRÉCIÉ...

Loire-Atlantique : Canal de Nantes à Brest; Guérande; Nantes; Parc naturel régional de Brière; Pornic.

Maine-et-Loire : Abbaye de Fontevraud; Angers; Château du Plessis-Bourré; Rochemenier; Vallée de la Loire.

Mayenne : Alpes mancelles; Sainte-Suzanne.

Sarthe : Alpes mancelles; Château du Lude; Le Mans.

Vendée : Château de Tiffauges; Côte des lumières; Ile de Noirmoutier; Ile d'Yeu; Le Puy du Fou; Marais poitevin.

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Pérou juillet 2014 - Se débrouiller English translation pending
by Justelily · 2013-11-25 · 29 replies
Bonjour à tous.

Nous aimerions partir au Pérou avec mon compagnon sans agence en juillet 2014. Pas encore de dates ni de durée bien définies. On ferais probablement : Lima - Paracas - Nasca - Arequipa - Puno - Cusco - Aguas Calientes (pour le MP) et retour Lima.

Ce que j'aimerai savoir, c'est s'il est facile de trouver les stations de bus, de se repérer, et s'il y en a beaucoup. Je précise que mon compagnon parles espagnol 🙂. Puis s'il est nécessaire de réserver les hotels avant le départ, vos avis sur l'itinéraire etc... Enfin, tous les conseils que vous pourrez nous donner sont les bienvenus... 😉
Train en Italie English translation pending
by Fechatuboca · 2013-10-01 · 15 replies
Bonjour, j'aimerais vous faire part de mon eventuel itinéraire pour l'Italie en été 2014

1st: Milan 2nd: Lac Majeur 3nd: Lac Come 4nd: Verone 5th: Bolzano 6th: Cortina d'Ampezzo 7-9th: Venise 10th: Vinci, Pise, Lucques, Montecatini therme (apercu) 11th: Cinque Terres 12th: Sienne San Gimignano 13-18: Florence 19th: Napoli capri 20th: Herculanum-Pompei 21th Vesuve 22th-33th Rome

On pense p-e à coté 3 jours quelques part pour se rendre faire l'etna, le stromboli et le vulcano en Sicile.

J'aimerais savoir, Étant donner que nous devrions prendre le train pour presque toutes les destination. Le prix d'une passe reviendrais au alentour de 500$ Il serait probablement préférable, que je choisi des journées spécifique (les plus chères) pour la Pass, et payer le train sans pass pour les petit prix

Petit prix ex: Milan-Stresa-Milan 14.20 $CA Prix chère ex: Venise-Florence

Donc serait-il plus avantageux de choisir euralpass pour 4-5 jours ( Milan-Verone Venise-Florence Florence-Naples Naples-Rome et peut-être Rome-Sicile) ou de acheter tout les billets ''en billet unique'' et non en pass? Car par moment j'ai l'impression que les Pass sont plus chères. Mais j'imagine que les prix des billets vont augmenter pour le temps de l'été 2014 à comparer à octobre, septembre, donc la pass serait plus avantageux?

Merci.
Tour historique de la RC 4 entre Lang Son et Cao Bang English translation pending
by Larsay · 2013-08-12 · 49 replies
Bonjour

De retour d’un tour historique de la RC4 entre Lang Son et Cao Bang, voilà !

POURQUOI LE MOT « HISTORIQUE » ?

J'avais déjà fait la RC4, mais sans trop m'attarder car partie d'un grand tour sur Cao Bang, Bao Lac, Dong Van, Ha Giang etc. Cette fois-ci, RC 4 seulement après beaucoup de préparation entre l'Internet et tous mes bouquins sur la guerre d'Indo afin de ne rien "rater"

La RC 4, actuellement Route No. 4 A de Lang Son à Cao Bang et 4 B de Lang Son jusqu'à la côte, est une route super-stratégique car elle longe toute la frontière chinoise entre le golfe du Tonkin et Cao Bang à la pointe nord-est, dont les 3 « portes » de la Chine que sont Mon Cai, Lang Son et Cao Bang. Ceci explique entres autre qu’en 1979, les chinois ont bombardé par surprise et rasé ces 3 villes – en plus de Lao Cai, la 4e « porte » - avant d’envahir le Nord et de prendre une retentissante volée (50 000 morts et plus de 400 chars dans la sciure !!!).

Beaucoup de touristes font la route de Lang Son à Cao Bang sans trop savoir – ou pas du tou -- ce qui s’y est passé en 1950. Et pourtant, le 7 octobre 1950 devrait être une grande date dans l’histoire du monde moderne : en effet, pour la première fois, un peuple colonisé en rébellion a fait subir à une armée de colonisateurs une défaite sanglante qui, en ce qui concerne la France, a annoncé la conclusion inéluctable, reculée de 4 ans par la bêtise des gouvernements de l’époque : Dien Bien Phu. En fait, la Guerre d’Indochine a été perdue à Dong Khé en octobre 1950.

LES ACTEURS:

Du coté asiatique: Ho Chi Minh et Giap, qui sont enfouis dans les calcaires du Nord-est depuis 1941, des bandes Vietminh sans rien, et Mao qui est en train de repousser les troupes de Chang Kai Check sur la frontière sino-vietnamienne.

Du coté français, un gouvernement ignorant tout de l’Indochine, mais aimant beaucoup les milliards qu’elle rapporte, des gros capitalistes installés en Indochine (Banque d’Indochine, Brasseries et Glacières d’Indochine, Michelin -les plantations de caoutchouc- etc.), bien pourris, qui bloquent toutes réformes pour continuer à se remplir les poches, et un Corps Expéditionnaire, les meilleures troupes du monde de l’époque - 30% d’anciens SS dans la Légion, tous les Seigneurs de la guerre qui deviendront célèbres : Bigeard, Jeanpierre, Trinquier, Faulques, Elie de Saint Marc, Ponchardier (ben oui, le future auteur des romans de la Série Noire “Le Gorille”), Vandenberg, “Le Seigneur du delta”, etc. , anciens résistants et troupes de la 2e DB de Leclerc et de la 1ère Armée de de Lattre, sans oublier les Tabors marocains, que les Viets craignaient comme la peste. Malheureusement pour eux, ce merveilleux outil militaire est commandé par un incapable complet, mais très doué pour magouiller au Ministère de la Guerre, le général Carpentier, que de Lattre avait viré pour incompétence en 1944. Cet énergumène considère qu’il n’a à connaître ni le terrain, pourtant capital dans une guerre comme celle-là, ni la troupe : c’est l’affaire des subalternes. Lui, il doit rester dans son bureau climatisé de Saigon et faire des synthèses, superbes rapports bien léchés expliquant au gouvernement que tout allait de mieux en mieux (curieux comme l’histoire se répète ; ce sont les mêmes mensonges perpétrés par les généraux US pendant la Guerre du Vietnam, avec les mêmes résultats). En fait, juste avant le désastre, cet incapable affirmait au gouvernement qu’il “avait la situation bien en main et pourrait vraisemblablement renvoyer des troupes en France sous peu”. Le résultat de cette nullité : en 1950, il n’avait encore jamais mis les pieds au Tonkin, sauf pour une rapide visite de Hanoï.

LE CADRE

Le Nord-Est est un capharnaüm de pics calcaires et de canyons ou vallées très profondes, le tout couvert de jungles et truffé de grottes et sillonné par un dédale de petites routes et de pistes qui ne sont que d’immenses coupe-gorges. De Lang Son à Dong Khé, à mi-chemin entre Lang Son et Cao Bang, la route suit une vallée bordées de collines cultivées, et ne présente pas de points particulièrement dangereux. A partir de Dong Khé, c’est le coupe-gorge intégral : la route serpente d’un col à l’autre le long de la rivière avec de chaque côté des pitons calcaires et la rivière en contrebas à droite. Toute manœuvre y est impossible. Un petit canon de montagne dans une grotte dominant la route –et il y en a des centaines- détruisant les camions de tête et de queue d’un convoi, et Boom, plus de convoi. C’est ce que Giap savait bien, et Carpentier pas du tout, vu qu’il n’y avait jamais mis les pieds et refusait d’écouter les nombreux officiers, eux bien au courant de la situation, qui prédisaient une catastrophe et préconisaient l’évacuation de tous les postes entre Cao Bang et l’imprenable Lang Son (évacuation déjà préconisée en 1949 par le Général Revers, mais personne n’a voulu l’écouter, d’autant plus que son rapport au gouvernement était dans les mains de Giap quelques jours après sa distribution aux ministres français, une belle magouille politique où partisans de la colonisation et sûrement le PCF ont trempé.

LES PRÉMICES

Début 1950, les troupes de Mao arrivent à la frontière du Vietnam, repoussant les troupes nationalistes au Nord Tonkin, que les français parviennent à désarmer, et en Thaïlande du Nord, où elles s’installent dans le Triangle d’or, et en plus des plantations de thé, organisent le trafic d’opium, dont elles contrôleront 80% de la production mondiale dans les années 60-80. Mao a maintenant récupéré les gigantesques dépôts d’armement américains et les camps du Yunnan, où il invite Giap à former des divisions entières, entraînées et surarmées par ses généraux. Les services secrets français, pas plus nuls que les autres, sont parfaitement au courant de la situation et en informent l’Etat Major, qui ne fait rien à part envoyer la Légion à Cao Bang (le célèbre 2e BEP sous les ordres d’un fameux guerrier, le Colonel Charton) et dans des postes le long de la RC 4, dont les principaux sont That Khé, Na Cham, et Dong Khé (plus de petits en haut de chacun des nombreux cols) ; maintenant bien équipé et entrainé, le Vietminh ne cesse de harceler les postes pour « se faire la main ». En 1950, certains convois de ravitaillement perdent jusqu’à 80% de leurs camions entre Dong Khé et Cao Bang.

LE DRAME

Le 25 mai 1950, c’est le coup de semonce : les viets de la célèbre division d’élite 308 s’emparent de Dong Khé et coupent la RC4 en deux, révélant ainsi qu’ils sont maintenant puissants et dotés d’une artillerie. Le 27 mai, les paras du 3e BCCP sautent directement sur le bourg et le reprennent. Le 15 septembre, les viets reprennent Dong Khé, d’où on ne les délogera plus. Carpentier décide d’évacuer la RC 4 entre Cao Bang et Lang Son, ce qui était fort possible par pont aérien, mais, toujours aussi futé, il décide que cela se fera….par la route. Son plan est qu’une colonne dirigée par le colonel Lepage remontera la route à partir de Lang Son, reprendra Dong Khé, et y rencontrera la colonne qui va évacuer Cao Bang. Donc, tout ce beau plan repose sur le fait que Dong Khé sera repris.

Charton quitte donc Cao Bang en emmenant tous les civils –ce qui explique en grande partie l’échec de l’évacuation, et il le savait mais avait refusé de les abandonner à un sort certain. Bien entendu, rien ne passe comme prévu : Lepage ne peut pas reprendre Dong Khé malgré l’héroïsme des parachutistes du 1er BEP, et la RC 4 reste donc coupée ; de plus, Lepage se fait tronçonner par les Viets et, au lieu de secourir Charton, c’est maintenant lui qui lui demande de venir à son secours. Apprenant que Dong Khé est toujours aux mains des viets, Charton quitte la RC 4 pour prendre une piste, celle Quang Liet, contournant Dong Khé, avec ses 2000 civils, dont pas un seul n’en sortira vivant. Bloqué au sud de Dong Khé, la colonne Lepage se retrouve coincée en haut d’une falaise de 300 m surplombant la petite vallée de Coc Xa ; la colonne Chartron se retrouve bloquée également dans la cuvette de Coc Xa, et c’est le rendez-vous de la mort : le 7 octobre 1950, la colonne Lepage est anéantie en haut de la falaise et la colonne Chartron en bas (d’où le terme militaire « se faire coxer »). Bilan : 2 000 soldats français morts et 3 000 prisonniers dont on récupérera moins de 1000 - surtout nord-africains, maintenant bien endoctrinés à la guerre anti-coloniale- à l’arrivée de de Lattre ; les autres ont péri d’inanition et de maladies dans les terribles camps vietminh dont Elie de Saint Marc, qui a connu les deux, dira qu’ils étaient pires que les camps de concentration nazis. Une dizaine d’hommes parviendront à rejoindre Na Cham, dont le grand poste est tenu par le célèbre capitaine Mattéi, après avoir erré des jours dans la jungle.

LA HONTE

Après le drame, la honte intégrale, la panique noire des français. Alors que Lang Son était imprenable, le chef de la garnison, le colonel Constans, décide de l’abandonner « par surprise », donc en ne faisant sauter ni les énormes forts ceinturant la ville, ni les dépôts de tout, qui sont tellement gigantesques qu’ils suffiront à alimenter une division entière de Giap pendant 1 an. Panique également à Hanoi, que les français commencent à évacuer. De Lattre, nommé Chef du Corps expéditionnaire et Gouverneur général de l’Indochine, sauvera la situation en 2 batailles sanglantes : Vin Yenh à l’ouest de Hanoï et Mao Khé au nord, mais, dès le 7 octobre, la guerre d’Indochine est perdue, Giap contrôlant maintenant toute la zone nord-est d’où soldats (y compris de nombreux techniciens chinois et même des troupes) et surtout convois de ravitaillement motorisés au lieu de portage passeront sans problème jusqu’à Dien Bien Phu.

JOUR 1 : HANOI-CHI LANG-LANG SON

C’est la Route No. 1 qui part de la pointe de Camau à l’extrême sud du pays, longe la côte sous le nom de « Route Mandarine » et se termine à Lang Son. Petit arrêt à Chi Lang pour la raison suivante :

Le coup de force japonais (9 mars 1945) En 1940, les japonais occupent le Vietnam et établissent un modus vivendi avec les français de Vichy : nous continuons à gérer le pays à condition de laisser les troupes japonaises contrôler le pays et notamment la frontière chinoise. En mars 1945, leur défaite approchant à grand pas, les japonais se vengent des blancs en organisant le massacre général par traitrise des troupes françaises (à Ha Giang, le gouverneur japonais invite les officiers français à dîner puis les fait abattre, le fort de Ha Giang tombe, et les troupes japonaises se livrent à leurs atrocités habituelles sur les prisonniers et les civils français). Même scénario dans tout le Vietnam, notamment à Hanoi, Saigon et Lang Son, où 460 prisonniers français sont sauvagement massacrés et de nombreux corps coupés en morceaux et enterrés un peu partout dans la ville.

La garnison du petit fortin de Than Muoi, à une dizaine de kilomètres au nord de Chi Lang (54 km au nord de Hanoi sur la Route No. 1), subit le même sort. Il y a quelques années, en creusant son champ, un paysan a découvert les squelettes des soldats massacrés et le gouvernement vietnamien a autorisé les français à créer un petit cimetière derrière sa maison, le paysan, très sympathique, étant en charge d’entretenir les tombes marquées « Souvenir français » par impossibilité d’identifier les corps sauf celui d’un légionnaire.

Arrivée à Lang Son et visite de forts français. En plus de la vue magnifique de toute la vallée, c’est impressionnant, même complètement démoli par les chinois en 1979. Pour y aller, descendre la rue Dang Ninh, traverser le pont, à droite sur Tran Nhat Duat, qui devient Trang Hung puis tourner à gauche sur la petite rue Duong Déo Giang ; elle serpente dans les montagnes. Dirigez-vous d’abord vers les 2 tours radio sur votre gauche et monter le col ; la vue sur Lang Son est magnifique ; cul-de-sac au fond du col ; un petit chemin vous mène à des blockhaus dominant le col. Retour sur vos pas et vous continuer tout droit pour monter un petit col ; garer la voiture juste avant un grand panneau bleu indiquant Duong Tran Quang Khai 500 m, Truong Su Phan 800 m et prendre le chemin en terre sur votre droite juste avant le panneau ; vous arrivez au pied du plus grand fort de Lang Son, une masse énorme complètement concassée mais impressionnante de puissance, avec de gigantesques morceaux de parois de blockhaus de 2-3 mètres d’épaisseur et ses casemates sous-terraines bétonnées ; contourner les vestiges du fort sur votre gauche (petit chemin) pour passer par derrière et grimper entre de gigantesques blocs de béton jusque sur le toit du fort. Vue superbe sur Lang Son.

JOUR 2 : LANG SON – KY LUA – NA CHAM – DONG KHE

Premier arrêt aux grottes de Ky Lua à 2 km de Lang son sur la RC 4 direction Dong Khé.

Les grottes de Ky Lua Elles servaient d’horrible prison japonaise à la kempetaï, la gestapo japonaise, où tous les prisonniers français ont été massacrés à coups de baïonnettes et de pioche en mars 45. Autre fait historique :

UNE PETITE REVANCHE : L’OPÉRATION HIRONDELLE (17 juillet 1953)

Donc, le Vietminh est, depuis octobre 1950, bien retranché dans les formidables fortifications de Lang Son, où il a accumulé tout le matériel chinois qu’il faut. En 1950, les services secrets français ayant appris qu’une division viet au repos était en train de partir et une autre d’arriver, d’où un certain flottement, le général Navarre, nouveau commandant-en-chef du Corps Expéditionnaire, décide d’une opération aéroportée qui fait encore le sujet d’un enseignement dans les écoles de guerre du monde entier. Le 17 juillet à 8h, 2 bataillons de parachutistes, le 6e BPC de Bigeard et le 8e Choc de Tourret, sautent par surprise sur la ville, foncent sur les grottes où est entassé le matériel vietminh, et en détruisent plus de 5000 tonnes. A 16 heures, tout est terminé et les parachutistes rentrent à Hanoï par la route, accompagnés de centaines de civils Viets pas plus heureux que ça du Paradis communiste. Fou de rage, le général Giap rappelle ses divisions d’élite pour leur couper la route, mais il est trop tard.

II y a 3 grottes-pagodes : Tam Thanh Dông, avec un petit lac souterrain ; en sortant de la grotte de Tam Thanh, prenez la petite route à gauche au fond du parking et la première à droite, jusqu’à des marches à droite ; vous arrivez au sommet du vieux fort français de Thanh Nha Mac (fin du 19e), offrant une autre vue superbe de Lang Son. Retour devant Tam Thanh et vous continuez sur 50 m pour arriver dans le charmant cadre des deux grottes Nhât Thanh et Nhi Than, cette dernière très profonde avec rivière souterraine (entrée 20 000 dong pour Tam Thanh et 20 000 pour les 2 autres).

2e Arrêt à Na Sam ou Na Cham – 30 km de Lang Son - un petit bourg bien sympathique dominé par un énorme fort français dont il ne reste que de très épaisses murailles, celles de droite inaccessibles (poste de radio) et les autres pareil car enfoui es sous la jungle. Petit col à la sortie du bourg, avec vue superbe sur la vallée de la rivière Song Khi. Arrivée au bourg de Dong Khé et nuit à l’hôtel Mai Hien à l’entrée du bourg, le seul fréquentable (demander en arrivant qu’ils vous préparent un petit déjeuner sinon c’est la soupe du matin en ville). Il ne reste rien des forts français de Dong Khé à part un petit blockhausen moellons au milieu du bourg. Par contre, une balade magnifique est à faire pour visiter le QG de Ho Chi Minh et Giap pendant la bataille de la RC4, situé dans le village de Duc Long. Pour y arriver, continuer la rue passant devant le fort et aller tout droit jusqu’au village. Au bout de la route, petit panneau indiquant un chemin à gauche ; vous le prenez et arrivez dans un dédale de pistes bétonnées avec grottes en veux-tu en voilà ; c’est le fameux QG. La maison jaune sur pilotis était là où dormaient Giap et HCM ; vous la contournez et montez les marches ; les grottes sont disséminées à droite et à gauche. Retourner sur la route et continuer à gauche pour arriver à un petit musée intéressant de la bataille d’octobre 1950. Bon diner en ville dans un petit restaurant de rue, le Nha Hang Bao Van.

JOUR 3 : LE CIRQUE DE COC XA

Journée inoubliable ! Prendre la RC 4 direction Cao Bang ; à un rond-point, prendre à gauche la VIEILLE RC 4 et monter le col de Nguom Kim, site des plus terribles embuscades de la « Route sanglante » ; les panoramas sont époustouflants. A la borne kilométrique « Cao Bang 32 km » (il y a 2 maisons à droite et une à gauche), prendre une petite route à gauche (vérifier bien que vous prenez la bonne en demandant tout simplement « Coc Xa », prononcé Coc Sa ;) ; cette route devient rapidement une piste ; continuez jusqu’à ce que vous ne puissiez pas aller plus loin en 4x4 ; vous êtes dans une vallée idyllique avec, de gauche à droite, les fameuses falaises calcaires de Coc Xa qui ont bloqué les français, la piste, une petite rivière, des rizières, et des collines boisées. Dans le petit village Tay, il y a à gauche une maison-épicerie-bar ; vous avez 2 choix : 4 km à pied pour arriver au pied de la falaise de Coc Xa où les français se sont fait « coxer », ou vous demandez au marchand de vous appeler des motos ; les jeunes locaux, tout souriant et connaissant l’histoire de la bataille, sont tout contents de se faire 100 000 D par moto (nous y sommes allés en moto et sommes rentrés à pied tellement c’est magnifique - y compris les belles Tay en train de repiquer le riz). 2e nuit à Dong Khé, avec diner à la terrasse de l’hôtel, qui n’offre que des œufs durs et une délicieuse soupe de riz au porc émincé.

JOUR 4 : DONG KHE – CAO BANG – PAC BO

Nous avons fait Dong Khé-Cao Bang par la nouvelle RC 4, la vieille étant bloquée par des travaux avant qu’elle ne rejoigne la neuve. Arrivée à Cao Bang ; à votre gauche, restes d’un blockhaus ; prenez la 1ère à gauche qui grimpe jusqu’au plus gros fort ; on ne visite pas car occupé par l’armée vietnamienne mais on peut y voir deux casemates au bord de la rue. Ensuite, traversée du pont et à gauche pour monter jusqu’au mémorial de guerre , d’où l’on a une très belle vue panoramique de la ville.

Pris ensuite la route 203, récemment élargie, direction Pac Bo, à la frontière chinoise. C’est la qu’Ho Chi Minh a débarqué à pied de Chine le 28 janvier 1941 après 30 ans d’exil on ne sait pas trop où (Russie et Chine entre autres) et s’est caché jusqu’en 1945 dans une grotte côté Vietnam et une cahute enfouie sous la jungle côté chinois au cas où les français s’approchaient trop près. Pas communiste pour rien, il a tout de suite baptisé la belle rivière « Lénine » et le pic qui domine « Karl Marx » ; tout un programme ! 😕 Barrière à l’entrée (20 000 D de droit) et dans le bâtiment à gauche, un petit musée HCM. En octobre 1930, le Parti communiste indochinois (PCI) est créé par Ho Chi Minh et d’autres exilés (il faut d’ailleurs bien remarquer le mot « indochinois », ce qui prouve bien que les viets avaient déjà l’idée bien arrêtée de mettre toute l’Indochine sous contrôle communiste viet, et ce par la force vu qu’aussi bien les laotiens que les cambodgiens les détestaient) ; en mai 1941, une réunion du PCI crée à Pac Bo une organisation paramilitaire, le Việt Nam Ðộc Lập Ðồng Minh Hội, en français Ligue pour l'indépendance du Viêt Nam, plus connu sous le nom Viet Minh. Retour à Cao Bang pour diner et dormir à Cao Bang – hôtel Huong Sen au bord de la rivière, avec un bon restaurant. J’ai pu constater partout que les viets locaux n’étaient pas plus polis et souriants que les autres fois où j’y étais !

JOUR 5 : CAO BANG – LAC BABE

Nous prenons la RC 3 direction Bac Kan et nous arrêtons à Ban Khéo, rendu célèbre par le livre Par le sang versé de Paul Bonnecarrère, car c’est là que se trouve le fameux Piton Mattéi (facile à repérer : il est à votre droite à la sortie du village, juste à la hauteur de la borne kilométrique indiquant « Bac Kan 68 km »). Hélas, grosse déception : tout a été bulldozé pour construire une maison ; ne restent que quelques petits tas de vieilles briques et un trou rempli de cailloux qui est sans doute la tombe d’Ickewitz, le « garde du corps » de Mattéi.

Nous allons ensuite au lac Babe chez mon grand ami Duy Tho à Pac Ngoi, toujours aussi hilare et francophone, pour un repos bien mérité et de délicieux repas changeant agréablement de la boustifaille le long de la RC 4.
Suggestions pour prévenir le mal de mer? English translation pending
by Jolo123 · 2013-06-22 · 23 replies
Bonjour,

Je pars en croisière début août (îles grecques à partir de Venise) et je me demandais si vous aviez des conseils pour prévenir le mal de mer.

CAA Québec vend des bracelets avec points de pression qui atténue les effets du mal des transports. Est-ce que l'un d'entre vous a déjà essayé ce genre de truc?

Merci à l'avance pour vos réponses! 🙂
Venise cet été: logement, visites et transport? English translation pending
by Hichiro · 2013-06-21 · 18 replies
Bonjour je souhaite partir avec ma copine à Venise cet été selon ce planning:

Bus Flibco (38€) 4/7 Arlon -> Charleroi(Airport)

Avion: (97.96€)

4/7 Bruxelles(Charleroi) -> Venise(Trévise) 45.98€ (20kg pour 2)

11/7 Venise(Trévise) -> Paris(Beauvais) 51.98€ (20kg pour 2)

Train: (74,80€)

15/7 Paris (Gare de l'Est) -> Reims(Gare de Reims)

15/7 Reims(Gare de Reims) -> LONGWY

Longwi -> maison en voiture

Total: 210.76€

Donc en résumé une semaine a la Sérénissime. J'ai lu plusieurs sujet a son propos mais je ne m'en suis pas trouver pleinement satisfait donc je rouvre un sujet.

Disposant de moyen financier limité (étudiant) je compte prendre les logement, restaurant et activité à moindre coût. J'ai cru lire que à Venise marcher n'est pas un calvaire alors je compte pour la grande partie de mon séjour éviter les bus au possible. Mais pour visiter une ou l'autre ile je devrais prendre une compagnie de transport je crois.

Je souhaite vos avis et conseil pour m'aider à planifier mon séjour.

Y a t'il des navette de l'aéroport de Trévise jusqu'à Venise? Si oui prix, .. (si possible) Je cherche des logement abordable le moins cher à Venise commence vers 600€la semaine et j’atteins assez vite les 1000€ .. J'ai trouver cet hôtel mais disposant pas de voiture j'hésite a y aller:
http://www.initalia.it/hotel.php?id=11064&checkin=04-07-2013&checkout=11-07-2013&disp=1&oc=2&lang=fr

Pour les restaurants moi et ma compagne ne somme pas friands des fruits de mer. Un peu de poisson passe mais nous aimerions plus des plats moins noble comme du poulet, veau, .. Et comme a Venise tout est cher trouver des restaurants selon nos goût et à cout modique semble une mission sortie d'un film de mission impossible.

En ce qui concerne le transport que me proposez vous? Je cherche en 1er lieu aller de l'aéroport a Venise en arrivant de l'inverse pour partir ensuite selon le logement dont le lieu m'est encore inconnu. Ensuite visiter l'ile morano et les autres me semble intéressant .. Je me tâte

Pour finir les visites je sais que visiter Venise est très plaisant que avec 9€/personne ont peut visiter toute les église et cathédrale. Mais ensuite je ne vois pas quoi faire.. Je compte sur vos avis et conseil :)

Ont ne parle pas un mot d'Italien, Les habitants de Venise parle t'il Français où Anglais en générale ?

Merci d'avance
Europe: que pensez-vous de mon itinéraire en juin 2014? English translation pending
by Olichab · 2013-04-19 · 29 replies
Voilà mon plus récent itinéraire pour mon EUROTRIP juin 2014 de deux semaines. Je resterai dans des auberges(les noms sont écris en bas). Je prend tous vos conseils (budget, itinéraire, visites, etc.) Je veux bouger mais que le tout reste faisable. Je suis type croisière, donc beaucoup de places en peu de temps. Mon itinéraire reste à s'ajuster aux vols pas chers, qui sont soient très tôt(mais rare) ou tard le soir, cependant je recherchais des vols en avant-midi vers 10h pour arriver dans la ville en plein jour. À la fin, il y a l'itinéraire si je choisis de visiter Barcelone ou Venise (encore là je prend vos suggestions, mais pour l'instant mon choix s'arrêterait sur Barcelone pour la proximité, son côté plus jeune et le fait que le reste de cette partie de pays ne m'intéresse pas, au contraire de l'Italie qui renferme plusieurs endroits que je souhaite visite, il m'est donc possible de visiter Venise au cours d'un autre voyage). Les numéros correspondent au jour, et dans ce cas-ci à la date (mon itinéraire à été fait en fonction de partir le 31 mai de Montréal pour arriver le 1er juin à Paris), reste que les dates ne sont pas officielles car je pars l'année prochaine...

Les auberges ne sont qu'à titre indicatif, rien n'est sûr de ce côté, même chose pour le moyen de transport..

Avion Montréal-Paris 1: Arc de Triomphe, Jardin des Tuileries, Louvre, Tour Eiffel 2: Versailles, Place des Vosges 3: Galeries Lafayette, Sacré-Coeur, Notre-Dame, Village St-Paul 3 nuits à Oops Hostel Paris Transport entre Paris-Amsterdam = RAIL 4 : Départ vers Amsterdam, Promenades dans ville, Rembrandtplein 5 : Rijksmuseum, The Jordaan, Red Lights Districts 6 : Leidseplein, Prisengratch, Tour de vélo, Concertgebouw 3 Nuits à Flying Pig Uptown/St. Christopher's Inn Transport entre Amsterdam-Nice = AIR TRANSLAVIA 7: Départ pour Nice, Promenades des Anglais, Colline du Chateau, Phoenix Parc Floral 8: Visite de Cannes : La Croisette, Ìle des Lérins, Le Suquet, retour Nice 9 : Visite de Monaco : Monte-Carlo, Casino Square, Japanese Gardens, Monte Carlo Harbor, La Note Bleue, Musée Océanographique, Palais du Prince, Vieux Monaco, Retour à Nice 10 : Visite de Menton : Plage, Promenade le Corbusier, Jardin Botanique Val Rahmeh, Basilique St. Michel, Chateau de Roquebrune 11 : Visite de Villefranche-sur-mer : Chapelle Saint-Pierre-des-Pêcheurs, La Darse, Place Garibaldi, Cathédrale Saint-Nicolas, Saint-Jean-Cap-Ferrat (Villa Ephrussi de Rothschild, Paloma Beach) 12 : Temps à Nice :Plage (Lido, Blue, Observatoire de la Côte d'Azur, Place Masséna, Chapelle Jeanne D'Arc, Départ 5 Nuits à Hôtel Pastoral/Hostel Paradis Transport Nice-Barcelone = EasyJet

13 : Sagrada Familia, Las Ramblas, Barri Gotic, Columbus Monument 14 : Guell Park, Casa Batllo, La Pedrera-Casa Milà, Palais de la Musique Catalane 15 : Guell Palace, Parc et fontaines de Montjuic, Plage, Depart 3 nuits à Twentytu Hostel/Equity Point Gothic

13 : Piazza San Marco, Basilique Saint-Marc, Galleria de'll Academia, Venice Jazz Club 14 : Dorsoduro, Rialto Brige, Visite de Murano, (Gondole), Piccolo Mondo 15 : Visite de Lido, Grand Canal, Gondole, Départ pour Québec

Merci beaucoup :) !
Croisière MSC Fantasia au départ de Venise English translation pending
by Edio · 2013-04-13 · 10 replies
Bonjour, nous partons le 7 juillet sur le fantasia pour une croisière sur les iles greques. Le père, la mère et deux ados 16 et 14. ce sera notre première croisière. que faut il savoir ? merci
Itinéraire en camping-car en Albanie? English translation pending
by Ninise55 · 2013-03-25 · 11 replies
bonjour

nous desirons partir en mai 2013 a 2 camping car 20 jours voyage compris que nous conseillez vous comme itineraire et comme le temps pour nous est restreint que voir en principale sur place et se qu'il faut eviter (ville) merci a bientot
Compte rendu de croisière sur le Costa Favolosa "Vision d'Orient" du 4 au 11 novembre 2012 English translation pending
by Tatima · 2012-11-15 · 37 replies
Allez, je me lance ! Ayant emmené mon notebook avec moi, j'ai pu chaque soir ou presque faire un premier jet de ce CR. Ce qui est bien pratique, sinon, on risque d'oublier beaucoup de choses !

Pour ne pas vous lasser, vous aurez une journée de bateau par jour, pas plus ! Allez, on y va !

Samedi 3 novembre 2012 : Flassans sur Issole-Venise

C’est le grand départ. Les valises ont été bouclées hier soir, on est OK.

Après une courte nuit, le réveil sonne à 5 h 15… Oups, c’est dur ! Un café pour Monsieur, rien pour moi (si je bois un thé, on devra s’arrêter toutes les ½ h pour une pause, ça va pas le faire). Le temps de charger la voiture, et de faire le tour de la maison, nous voilà partis. Il fait relativement beau, autant qu’on puisse en juger dans le noir, avec une température qui oscille entre 10 et 15° C.

Premier arrêt café/toilettes à 8 h, on est déjà en Italie. Nouvel arrêt à 10 h (visiblement, même sans thé, ça le fait pas !). Petite curiosité, à 10 h 04, franchissement du 45° parallèle (c’est indiqué sur l’autoroute !). A 11 h 50, on profite encore d’un arrêt pour compléter le réservoir : 22 € pour 12 L de gasoil, purée, ça fait le litre à 1,83 €… Ils ne s’embêtent pas !

Curieusement, le GPS nous demande de quitter l’autoroute … Bêtement, on s’exécute… Bien nous en prend. Il est à noter que quand nous sommes passés à Vintimille, nous avions toujours dans la voiture le télébadge Escota. Il a sonné, et la barrière s’est ouverte. On s’est dit « tiens, ça marche aussi en Italie »… Sauf que non ! Parce que pour sortir de l’autoroute en Italie, ben, ça marchait plus. Et on avait beau appuyer sur le bouton pour que quelqu’un vienne, tu parles ! Au bout d’un moment, comme il y avait 4 voitures derrière nous, ça a du les gonfler, et l’appareil nous a sorti un ticket à 59 € à payer en nous proposant plusieurs méthodes de paiement (je suppose le trajet le plus long), et la barrière s’est ouverte. Rien compris. Bon, on paiera sur une aire d’autoroute au retour. Comme on n’est plus sur l’autoroute, on en profite pour déjeuner dans un Mc Do, puis Madame GPS, je ne sais pas pourquoi, nous fait reprendre l’autoroute. Là, on s’est dépêché de retirer le télébadge Escota et on a pris un ticket.

Avec tout ça, on arrive vers 13 h 30 à Venise. Il fait brumeux, mais il ne pleut pas. On place la voiture au parking sans problème, un coup de People Mover, et hop, on prend un vaporetto pour aller visiter le Théâtre de la Fenice. A noter qu’il n’y a plus du tout d’eau dans Venise, après l’Aqua Alta de jeudi. Mais les « passerelles » sont toujours présentes.

Magnifique. Visite avec audio-guide et la chance, pendant qu’on écoute d’une oreille distraite les explications sur la réfection après le dernier incendie, de suivre une répétition d’un opéra de Wagner. Un bonheur, pour nous mélomane, même si le ténor n’est pas à la hauteur (mais nous sommes très difficiles sur les ténors !).

Ensuite, direction la Place Saint Marc. Enfin, encore faut-il la trouver ! Alors Venise, c’est un labyrinthe. Mais histoire de compliquer le truc, non seulement, il y a pleins de petites ruelles d’à peine 1 m de large, mais entrecoupées de ponts et de petits canaux… Bref, un plan s’avère indispensable. Mais bon, on a une langue et on demande.

Du monde, mais pas tant que ça. C’est grand, c’est beau ! Trop tard pour la visite de la Basilique, tant pis, on ira si on peut le dimanche du retour. Après un tour sur la place, nous nous mettons à la recherche de la navette qui mène à notre hôtel, le Bauer Palladio, juste en face de la Place Saint Marc, sur l’île de la Giudecca. Après quelques allers-retours, nous finissons par apprendre qu’il faut passer par son grand frère, le Bauer Pallazio, situé à droite de la Place Saint Marc. Très bel hôtel ! Nous le traversons pour accéder à la terrasse, et rejoindre la navette à l’embarcadère. Un petit bateau tout en bois, nous emmène en 5 mn de l’autre côté ! Après avoir franchi une toute petite porte, nous découvrons un très bel endroit, dans un ancien couvent. Très classe, tout en étant moderne. La chambre est belle, la salle de bain parfaite. Nous nous posons un peu et après une bonne douche (et l’examen de la carte du restaurant, sympa mais trop chère), nous reprenons la navette pour aller dîner dans un petit restau à côté de la Fenice. Puis une ballade sur les ponts et ruelles, nous ramène Place Saint Marc, où nous passons un bon moment à écouter un très bon violoniste et son pianiste, devant un célèbre café. Un dernier petit tour et hop, un petit coup de navette nous ramène à l’hôtel pour une nuit bien méritée !

Quelques photos :

Le Splendour of Seas à Venise



Le Théâtre de la Fenice

Je confirme, il faisait plutôt froid ! Mais pour une fois que je souris !



Le salon de l'hôtel

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui, la suite demain !
Programme de visite rapide à Venise English translation pending
by Czmax · 2012-11-02 · 9 replies
Bonjour

je vais faire un voyage partiellement organisé de Venise d'une durée de 4 jours en groupe à partir du 15 novembre

Le programme

jour 1 arrivée en début d'après midi libre

jour 2 matin visite organisée de la Punta della Dogana jour 2 après midi libre jour 2 soir Othello à la Fenice

jour 3 excursion de la lagune Murano Burano Torcelli jour 3 après midi libre

jour 4 matin libre et transfert en fin de matinée pour l'aéroport

Il y a tant de chose à voir et on reste pas longtemps que je suis perdu dans les guides et je ne sais plus comment m'organiser

quelques lignes directrices simples m'aiderais beaucoup, un mini programme pour les deux après midi libre par exemple

merci beaucoup de votre aide et de vos conseils

Czmax
Tour d'Italie 2012 English translation pending
by Celica68 · 2012-08-19 · 7 replies
Bonjour à tous,

Nous sommes un jeune couple (24ans chacun) et nous avons décidé de faire chaque année pour nos vacances le tour d'un pays, l'année dernière nous avons fait le tour de France, cette année nous avons choisi l'Italie comme destination.

Nombres de jours: 14 Destinations: Une dizaine de villes, 2 parcs d'attractions et 1 magasin d'usine Logements: 11 hôtels et une agriturismo (Maison d’hôte) Vous trouverez pour chaque hôtel nos commentaires. Véhicule: Fiat Panda 2011 (Location Super U)

Notre circuit du 04 au 17 août 2012

Généralité Notre séjour c'est très bien passé, nous avons apprécié les monuments de la plupart des villes que nous avons visités, il faisait chaud très chaud même, nous avons eu de la chance certainement car aucun bouchon sur les autoroutes italiennes, le prix de l'essence est en moyenne 20cts plus cher qu'en France (entre 1,76€ et 2,02€ / litres pour le sans plomb), sur la route il ne faut pas avoir peur et s'imposer, les italiens sont assez "dangereux" sur la route, les feux ne sont pas respectés, encore moins les priorités à droite, excès de vitesse en tout genre, ... et la 2ème langue nationale est le klaxon ^^ (Bien évidemment nous ne critiquons pas mais c'est quelque chose qui nous a marqué).

Jour 1 - Lac de Côme Départ à 5h du matin, nous habitons en Alsace, nous sommes passé par la Suisse (plus rapide) arrivé à Como à 10h20 (40min de bouchon à l'entrée du tunnel du Gotthard), nous avons longé le lac pour arriver 1h35 plus tard à Bellagio, ce que nous ne conseillons pas trop, la route est vraiment très sinueuse et étroite, avec le recul nous aurions pris le ferry à Menaggio pour Bellagio (10,90€ pour une voiture comprise entre 3,5 et 4,5m) ce qui permet de gagner 1h au planning. Arriver à Bellagio nous avons pris le pass libre circulation entre 6 villes (Lenno - Tremezzo - Cadenabbia - Bellagio - Menaggio - Varenna) pour 15€/personnes.

Attention les parkings sont vite pleins et prévoir de la monnaie car les horodateurs n’acceptent pas la CB et pas de chance l'appareil pour la monnaie ne fonctionnait pas.

Menaggio Nous avons pris le petit train qui va jusqu'à Lenno (sans plus, aucune explication) et promenade le bord du lac.

Varenna Balade dans les ruelles assez sympathique.

Bellagio Idem que Varenna, les rues sont étroites avec pas mal de marche.

Hébergement - Hôtel Best Western Master à Brescia (74€/nuit) 112 km, 1h40 de route.

Notre commentaire sur l'hotel (Voir "anonyme, couple jeune, le 18 aout".):
http://www.booking.com/hotel/it/bestwesternhotelmaster.fr.html?tab=4&aid=301664&rid=799230878&label=review_am

Jour 2 - Parc Gardaland à Castelnuovo del Garda

Prix de l'entrée : 29,50€ / personne (Réservé via internet) Parc ouvert de 10 à 23h.

C'est un parc agréable avec de beaux décors, à l'entrée du parc la mascotte chante l'hymne nationale de l'Italie. L'attente est correcte : 1 min pour le Raptor car nous nous sommes directement dirigés vers celui-ci, 30 min pour le Blue Tornado en revanche 1h pour le Mammut.

Le Raptor: Très bien mais un peu court. Blue Tornado, Mammut, Magic Mountain: Bien Fuga da Atlantide: beaucoup d'attente pour deux descentes qui ne mouillent pas trop.

Le parking coûte 5€. Les toilettes sont très propres. Nous n'avons pas mangé dans le parc donc nous ne pouvons pas juger du repas.

Hébergement - Hotel Vergilius à Creazzo (54€ / nuit) 69 km, 50 min de route. C'est un hôtel design, chambre spacieuse, piscine, bar. Le petit déjeuner est copieux et très bon.

Suite à venir tout de suite, merci de ne pas commenter avant la fin de notre post.
Venise - Thonon-les-Bains à vélo juin 2012 English translation pending
by Lucbertrand · 2012-07-16 · 4 replies
Encore un périple à vélo, avec l’habitude les voyages finissent par se ressembler, c’est tout du moins la première impression. On part, on pédale, tendu vers le but à atteindre, déjà rompu à la manœuvre par l’habitude de milliers de kilomètres parcourus à deux roues. Mais en fait, il n’en est rien, l’aventure est à chaque fois différente pour de multiples raisons. Je n’en citerai que quelques unes, des plus évidentes: la météorologie, variable majeure, déterminant le niveau de plaisir ou de souffrance, les compagnons qui sont différents d’une fois à l’autre d’où entente ou non, la forme physique du moment qui conditionne totalement l’expérience, les pays traversés qui par leur diversité impriment chacun une trace particulière sur le voyage.

Rentrant tout juste des Pyrénées où nous avons effectué une merveilleuse chevauchée à huit sur un certain nombre de cols mythiques comme le Tourmalet, l’Aubisque, l'Aspin, Marie Blanque et bien d’autres me voilà de retour à Lyon pour un bref repos de deux jours. Gérard me rejoint et nous préparons nos vélos pour un embarquement très matinal en direction de Venise, point de départ de ce nouveau circuit à deux roues à travers les montagnes alpines. Emballer son vélo, dans un carton aux dimensions réglementaires, semble au premier coup d’œil mission impossible. Mais pas de panique, une fois les roues démontées, la selle baissée, le guidon desserré, le porte-bagages avant retiré, car inutile cette fois en Europe, eh bien le miracle s’accomplit et tout rentre, et le carton se ferme sans difficulté. Il suffit de le renforcer avec la quantité de scotch de déménagement qui convient et le tour est joué. Mon nouveau camarade je l’ai connu via internet et le site voyage forum. En effet, lorsque j’ai décidé de me lancer dans cette traversée afin de terminer le parcours entrepris l’année précédente de Thonon à Nice, ma compagne outre le fait de me voir partir, appréhendait que je me lance seul dans l’aventure. J’ai donc mis une petite annonce sur ce fameux site de voyage, VF, et j’ai eu deux réponses. Le premier candidat ne convenait pas, car il s’agissait d’un cycliste avec vélo de course qui comptait parcourir cet itinéraire sans bagages en effectuant des étapes très longues. Je m’inscris dans une démarche de cyclotourisme, roulant assez lentement, avec sacoches relativement lourdes, ce qui procure une capacité d’autonomie permettant le camping et le bivouac. Cyclistes de route et cyclotouristes n’ont pas la même philosophie du voyage, d’où généralement difficulté d’harmonisation. Par contre mon deuxième contact, Gérard, s’inscrivait tout à fait dans l’esprit de l’errance à vélo en toute liberté. Après quelques échanges écrits puis téléphoniques, nous permettant d’envisager avec succès un voyage en commun, un rendez-vous physique est pris. Nous nous retrouvons un soir dans un restaurant du Jura et faisons plus ample connaissance. Tout se passe pour le mieux et nous voilà deux mois plus tard à boucler nos cartons en vue de prendre l’avion demain matin à 6 heures à l’aéroport de Saint-Exupéry à Lyon. Internet a révolutionné beaucoup de domaines de nos vies professionnelles, affectives et de loisir. En effet, pour des grandes balades de ce type à vélo, les candidats prêts à partir ne sont pas nombreux et de plus à une date donnée, cela devient la quadrature du cercle. Mais voilà, le petit message lancé dans le virtuel se concrétise par un compagnon en chair et en os avec lequel je vais vivre une magnifique aventure de 11 jours. N’oublions pas, qu’internet c’est aussi les amis fictifs que l’on a jamais vus et que l’on verra probablement jamais mais que l’on comptabilise dans une liste d’amis qui parfois est pléthorique ! Ne jugeons pas, le net, chacun en fait l’emploi qui lui convient, ou semble lui convenir, mais nous en sommes tous, ou presque, fortement tributaires. Nous n’échappons pas aux évolutions de notre monde ! 9 juin, 3h30 du matin, ça fait tôt ! Debout, on enfourne les cartons contenant nos vélos et nos bagages dans ma voiture, un vrai petit camion ! Mon neveu nous accompagne à l'aéroport afin de ramener le véhicule. Nous avons décidé de procéder de la sorte, afin de ne pas être prisonniers de réservation d’avion pour le retour. En effet, ce dernier se fera à vélo jusqu’à Thonon-les-Bains et de là nous rentrerons à Lyon par l’un des nombreux TER qui relient les deux villes. Les formalités d’embarquement vélos et sacoches sont effectuées sans difficulté, ce qui nous enlève un poids. Tous ceux qui ont voyagé en avion avec leur vélo connaissent les tracasseries de dernier moment, qui généralement ne manquent pas de faire monter le rythme cardiaque et demandent des réponses rapides et efficaces. Mais aujourd’hui, rien de tout cela et tranquillement nous rejoignons la zone de transit. Notre avion décolle avec une demi-heure de retard, mais fait surprenant sur un si petit trajet, il arrivera à remonter ce handicap et se posera à l’heure. Bien entendu, l’arrivée à l’aéroport de Venise est un spectacle à ne pas manquer. L’avion en approche survole la lagune et on cherche du regard cette ville incroyable, unique au monde construite réellement au beau milieu de l’eau. Tant que l’on ne l’a pas vue du ciel, on a du mal à imaginer cette cité au beau milieu de sa lagune, époustouflant ! Il y a six mois j’y ai séjourné quelques jours. Mon plus grand plaisir avait consisté à passer mes journées à bord des bateaux transports en commun, dénommés « vaporetto », à circuler d’île en île, ou le long des canaux de Venise à contempler les innombrables palais. Aujourd’hui alors que l’avion est en approche finale, je vois défiler le palais des Doges, la place Saint Marc, et en arrière fond je distingue l’île du Lido où nous avions passé quelques nuits dans un hôtel superbe, et incroyable mais vrai, aux prix doux ! Les roues touchent, le poser se fait sans heurt. Arrêtons de rêver de vaporetto, de palais des Doges et autres douceurs de ce lieu unique, car nous sommes là, paradoxalement, pour nous en éloigner le plus rapidement possible afin de rejoindre les montagnes et les nombreux cols qui s’égrènent le long des mille kilomètres qui nous séparent du lac Léman. Toujours une petite angoisse en récupérant les vélos, y-a-t-il de la casse ? Une détérioration devient rapidement un handicap nécessitant réparation, qu’il s’agisse d’un rayon cassé, d’un porte-bagages tordu, d’une poignée de frein déformée, sans parler du gros pépin, du cadre déformé car il a été percuté par un corps étranger de forte masse. Jean, mon mentor en cyclorando, m’a plusieurs fois relaté cet exemple de cadre définitivement tordu empêchant toute utilisation du vélo ! Nous récupérons nos cartons dans un lieu approprié aux bagages encombrants et nous installons dans un recoin calme de l’aéroport en vue de remonter nos vélos. A la première inspection des emballages tout semble normal, le remontage nous le confirmera. Gérard a vite fait de mettre sa monture en ordre de marche. En ce qui me concerne, ayant dû procéder à un démontage plus important, il me faut logiquement plus de temps afin d’être prêt. En finale, je dois batailler avec les patins de freins qui refusent de se mettre dans leur position avant démontage, un frottement important sur les jantes persistant. Donc, je commence à modifier les serrages des câbles, et après quelques ajustements, mon vélo est opérationnel. Il est 9h30. Nous voilà à l’air libre. Nous identifions rapidement la route à prendre, en direction de Trieste dans un premier temps. Le ciel semble clément bien que gris. Les prévisions météorologiques consultées la veille se présentaient sous de bons augures. Les premiers kilomètres sont parcourus le long d’un axe à forte densité. La chaussée n’est pas toujours très large, pas d’espace de protection pour les vélos. Heureusement, un léger vent favorable nous accompagne, ce qui nous permet de rouler à vive allure. Cependant les camions et les caravanes nous frôlent parfois dangereusement. Les propriétaires de ces dernières ne semblent pas toujours avoir le gabarit de leur maison sur roues dans l’œil. La voiture étant passée, l’engin tracté ne peut que passer lui aussi ! Gérard étant devant moi, je vois une voiture le doubler en dehors de toutes les règles de sécurité, et la caravane, au gabarit légèrement plus important, j’ai vraiment l’impression qu’elle va le renverser. Il s’en est fallu de quelques centimètres. Mon compagnon n’a pas vraiment réalisé, mais en ce qui me concerne mon rythme cardiaque a fait un bond. Pourvu que ce calvaire ne dure pas trop longtemps. De plus, pour ne rien arranger, le temps devient menaçant et une petite bruine intermittente s’invite. Durant les premiers kilomètres d’un voyage, où l‘on sait que l’on va affronter des difficultés conséquentes, se retrouver confronté à des conditions météorologiques et de circulation relativement hostiles, fait clairement prendre conscience des risques d’échec, au cas où la situation évoluerait défavorablement. Comme toujours à vélo on se sent très dépendant des intempéries, on prie pour que le mauvais temps et la pluie, voire la neige, ne s’acharnent pas trop sur nous. Dans ces moments de doute et de concentration pour combattre l’adversité, on se sent vivre et en communication avec les éléments et notre corps. Pour le moment le ciel se contente de rester menaçant et d’humidifier la route. Après trente kilomètres, nous atteignons la petite ville de San Dona de Piave, et comme par miracle la circulation devient bien moins dense, moins inquiétante. Nous faisons quelques courses dans un super marché, prenons du jambon cru, particulièrement savoureux pour un prix défiant toute concurrence. De vastes plaines s'étirent en direction du nord, et les premières silhouettes de relief se lèvent devant nous. N’oublions pas que nous sommes venus traverser les Alpes par une longue succession de cols, des fois que ces premières étendues plates nous le fassent oublier. Vers midi, la pluie s’intensifie, nous nous abritons dans une allée couverte au centre d’un village et tranquillement nous savourons notre sublime jambon italien. Un petit café juste à côté, nous y prenons notre premier expresso. Par chance les précipitations s’arrêtent et nous voilà de nouveau en route. La cadence est bonne. Une petite ville est atteinte, un passage à niveau est fermé. Des trombes d’eau, un véritable déluge s’abat sans prévenir. Vite, une fois encore un petit porche nous abrite. La barrière reste fermée, bien que le train soit passé, mais vu le temps nous ne sommes pas pressés de repartir. L’ondée, phénomène par définition éphémère, se calme, mais la barrière du passage à niveau ne se lève pas. Cela doit bien faire un quart d’heure que la route est coupée. Les gens semblent y être habitués car aucune voiture ne reste, les rares qui arrivent font immédiatement demi-tour. Bizarre, bizarre ! On décide de passer sous l’obstacle et de franchir les voies ferrées. Mais à ce moment le chemin se libère et nous n’aurons pas à commettre cette infraction, qui est à la source de nombreux accidents mortels de par le monde. Nous reprenons notre itinéraire le long d’une vallée qui longe les montagnes. La nature très verte est la preuve des journées pluvieuses qui viennent de s’écouler. En début d’après-midi, les nuages se déchirent et le soleil fait de belles apparitions, rien de tel pour nous donner un moral d’acier. Vers 18 heures après 113 kilomètres, certes avec très peu de côtes nous arrivons dans la charmante ville de Maniago. Sur la place centrale de belle taille, une jolie auberge « Albergo Montenegro » nous offrira le gîte et le couvert pour un prix comparable à ce que l’on trouve en France. Nous aurons droit à une magnifique platée de pâtes bien dans la tradition italienne. Nous nous régalons. La serveuse est fort sympathique et nous parle de son pays la Roumanie. Pour une première journée nous sommes satisfaits, car levés depuis 3 heures du matin, après un trajet en avion, nous nous attendions à une petite forme. Eh bien ! Rien du tout ce fut la grande forme.

Deuxième jour 76 km Maniago Sauris de Sopra 1500 m de dénivelé Le temps en ce début de matinée semble correct mais les prévisions sont pessimistes et les dernières pluies datent de peu de temps, le sol étant détrempé. Nous allons attaquer notre premier col « Passo Rest ». Il n’est pas très élevé, 1052 mètres mais nous partons de 300 mètres et la route est vallonnée avant d’arriver au pied de l’obstacle. La circulation a complètement disparu et ce début de deuxième étape est particulièrement agréable, en direction d’une montagne qui se fait de plus en plus présente. Ce col est magnifique, la route est étroite et s’élève à travers une forêt dense et profonde, dominée de grandes falaises. La pente est raide, je me traîne à cinq à l’heure, Gérard plus rapide me distance sans attendre et je le vois disparaître, comme ce sera généralement le cas à chaque longue côte de notre périple. Autant je roule bien sur le plat, autant dès que des pentes se présentent, j’ai l’impression d’être cloué sur place. Cela est sans doute dû à ma quasi absence d’entraînement au cours de l’année. En effet, je n’arrive pas à me motiver pour des sorties à vélo de la journée. Il me faut absolument cette notion d’errance sans savoir où je vais dormir le soir pour que ce sport revête de l’intérêt. Mais bien que je monte à faible vitesse, je suis en mesure de tenir des heures, donc armé de patience je m’attaque à ce premier col d’une longue série. Une succession de virages en épingle à cheveux escalade une pente raide. Le ciel s’assombrit, la pluie commence à tomber et quelques kilomètres avant le col, des trombes s’abattent et ne semblent pas vouloir cesser. Je passe le point le plus haut complètement trempé. Aucun abri en vue, Gérard a donc, de toute évidence, décidé de continuer. Je me lance dans la descente. Rapidement je suis transi, les freins n’ont pratiquement plus aucune efficacité. D’après la carte la descente s’étire sur une dizaine de kilomètres jusqu’à la prochaine ville. Je rêve de trouver un bar où m’abriter de ce froid qui me transperce. Le nez sur la route, le visage baissé au maximum pour éviter les piqures des gouttes énormes qui me cinglent la peau, mon champ de vision est réduit au minimum dans cette ambiance brouillardeuse et hostile. Un virage, une voix m’interpelle, je lève la tête. J’aperçois un terre-plein, sur lequel un panneau supportant une carte de la région, le tout surmonté par un minuscule haut-vent de trente centimètres. Gérard s’est littéralement collé contre la carte et essaie de se protéger des intempéries. Il me propose de le rejoindre et d’en faire de même de l’autre côté. Nous nous retrouvons donc collés chacun d’un côté d’un grand panneau de bois, cherchant un abri incertain sous nos avant-toits de faible dimension. Le lieu n’est pas idéal pour le repas de midi, tant pis. Nous nous passons la nourriture de la main à la main sans nous voir chacun caché de son côté. Dans ces moments on ne peut s’empêcher d’imaginer ce qui se passerait si le col au lieu de culminer à 1052 mètres, dépassait les 2500. Je préfère prendre ce gros mauvais temps maintenant que plus tard. Mais l’un n’excluant pas l’autre, il ne nous reste qu’à souhaiter avoir de la chance lors des grandes montées à venir. Le temps de manger notre charcuterie italienne, en évitant les gouttières qui nous dégoulinent sur la tête et les épaules, la pluie faiblit. On reprend notre chemin dans des conditions plus favorables. Mais la descente s’arrête vite et nous voilà dans des côtes sévères, étonnant pour une descente de col. Mais le soleil pointe à travers de gros nuages et une atmosphère chaude nous enveloppe. Que cela est bon, lorsqu’on est trempé et que l’on grelotte. En levant les yeux, on réalise que de toute évidence cette accalmie ne sera pas de longue durée, vu la couleur du ciel en général. Enfin, nous plongeons vers la vallée et rejoignons la ville d’Ampezzo. Ce nom chantant nous avertit que nous rentrons dans ce fabuleux massif des Dolomites, qui recèle nombre de montagnes connues universellement dans le monde de l’escalade : Tre Cime, Marmolada, Civetta, Catinaccio, Tofana di Rozes et bien d’autres. Que de souvenirs d’ascensions époustouflantes me reviennent en mémoire. Je pense entre autre à la voie Cassin à la Cima ovest di Lavaredo toute en surplomb, ou au Spigolo Gialo doigt de 300 ou 400 mètres qui défie presque la gravité. Mais pour pouvoir profiter des panoramas grandioses qui nous attendent, le beau temps serait indispensable. Hélas, ce ne sera pas le cas, car les deux jours à venir vont être les plus éprouvants de notre traversée lors du passage de cols à plus de 2000 mètres. D’Ampezzo après avoir bu un capuccino, nous attaquons la longue pente qui conduit au Passo d. Mauria, quelques 800 mètres plus haut. Le temps n’est pas beau, mais que la montagne est impressionnante lorsque les nuages et les grandes parois s’associent pour la beauté de la nature. Quelques tunnels, malgré mes appréhensions, ils sont les bienvenus, car il n’y pleut pas et de plus l’éclairage est important, ce qui limite le danger. Au village de Sauris de Sopra la fatigue commence à se faire sentir et il ne faut pas s’attendre à rencontrer d’hébergement en direction du col. Une auberge agréable tenue par un Français nous offre un confort appréciable à un prix correct. Seul petit inconvénient, il n’y a pas de chauffage, donc pas question de faire sécher nos affaires. En ce qui me concerne j’ai des rechanges, bien isolées dans des sacs de congélation, mais il est toujours agréable de reprendre la route au matin avec l’ensemble de ses habits secs. En effet, des vêtements restant mouillés plusieurs jours finissent par moisir. Dans ce village on est en pays germanique. Tout y fait penser, l’architecture, la représentation des légendes germaniques lutins, gnomes et autre Nibelungen. Et pour renforcer cette impression, la plupart des gens parlent allemand ou un dialecte approchant. Donc aucun problème de communication. Il y a une dizaine d’années j’avais de bonnes bases en italien, mais le manque depratique me rend toute conversation dans cette langue très difficile. Je me suis aperçu que souvent les Italiens parlent français ou anglais, et dans cette région l’allemand, donc tous les problèmes de compréhension sont aplanis. De plus, lorsque j’essaie de leur parler italien, très vite je m’exprime en espagnol et ils comprennent toujours ! Mais je mets un point d’honneur à utiliser les formules de politesse italiennes, même si plus souvent que je ne le voudrais cela dérape vers des ‘por favor’ ou autre gracias !

Troisième jour Sauris de Sopra au Passo Falzarego 87 km 1600m de dénivelé Ce matin après un petit déjeuner sympathique en présence de l’hôtelier et son épouse, nous reprenons notre traversée dans une ambiance blafarde et brouillardeuse qui ne n’est pas de très bon augure. En effet, quelques kilomètres plus loin, la pluie se met de la partie et elle nous gratifiera de sa présence généreuse toute la journée. Le premier col, Passo d. Mauria (1298 m) est atteint. Nous ne traînons pas, les nuages accrochent tous les reliefs. Heureusement qu’il ne fait pas trop froid, car c’est la neige que nous pourrions avoir. Vu les conditions météorologiques exécrables, il est impératif de modifier notre itinéraire, optant pour la route passant le plus bas. Bien évidemment il s’agit d’une route à grande circulation qui va nous conduire à Cortina d’Ampezzo. La ronde des camions commence. En temps normal ce n’est pas très plaisant d’être frôlé par ces monstres hurlants, mais sous la pluie cela devient un véritable calvaire. Une côte raide sur une quatre voies, je reste cloué, Gérard disparait. La route s’engouffre dans un tunnel étroit au trafic intense, l’horreur. Sur plus d’un kilomètre je vais vraiment avoir peur, le vélo n’a absolument pas sa place dans ces antres de Lucifer. Sitôt sorti, je constate qu’un second se présente, heureusement plus court. Un embranchement à droite, direction de Cortina, le trafic se réduit, le gros du flot descendant vers Belluno. Au passage d’un village Gérard m’appelle, il a repéré la piste cyclable que l’hôtelier lui a indiquée, et qui doit nous conduire jusqu’à Cortina. Je n’avais rien vu et sans son intervention j’aurais continué sans jamais voir cette vélo-route qui restera un peu au-dessus de l’itinéraire automobile. Ne plus devoir être soumis au stress de la circulation est psychiquement reposant ; cependant la pluie est toujours très présente. Les sommets sont accrochés et les beaux pics de calcaire qui s’élancent dans le ciel restent désespérément cachés. Cette piste cyclable emprunte une ancienne voie ferrée datant du début du XX siècle. Nous passons de charmants tunnels aux petites dimensions. On pourrait se croire sur une voie ferrée pour train miniature. Nous profitons de l’un de ses tunnels pour effectuer notre pause casse-croûte bien à l’abri de la pluie. Depuis trois jours elle nous accompagne, nous commençons à nous poser des questions. Le moral reste bon, car malgré les conditions hostiles nous avançons. Sur cette piste de nombreux vélos de location circulent, la pluie ne rebute pas les amateurs. Cela me rappelle les Allemands sur le bord du Danube, que rien n’arrête. Un léger répit dans les précipitations nous permet de reprendre goût à l’effort du pédalage. Cortina d’Ampezzo est atteinte. Quel dommage que la vue soit si restreinte. Les journées sont logues en juin et il n’est pas très tard. Nous faisons une halte réparatrice dans un bar au pied du col de Fazarego, qui culmine quelques 900 mètres plus haut. Plus rien ne semble nous arrêter. Nous sommes trempés mais nous avançons. Vers les 2000 mètres d’altitude le froid devient plus vif et la pluie redouble d’intensité, comme pour nous empêcher d’atteindre ce col à 2117 mètres. Malgré les éléments adverses, nous y arrivons. Nous trouvons refuge dans une petite chapelle aux quatre vents, juste le temps de retirer nos vêtements trempés avant d’entamer la descente. Les nuages se déchirent et quelques grandes parois verticales se laissent admirer. Les Dolomites, paysage montagnard unique ! Nous faisons quelques kilomètres et sur le bord de la route un hôtel au look de château de la Belle au Bois Dormant nous invite à l’arrêt. Encore une journée riche en efforts et coups de pluie.

Quatrième jour Passo Falzarego à Castelrotto 63km 1100 m de dénivelé Ce matin les conditions météo sont déplorables et les prévisions détestables. Il tombe des cordes. Avec une certaine impatience, nous attendons dans le garage de l’hôtel, prêts à démarrer, en regardant rebondir la pluie sur la route. Elle est si intense, que sur le goudron une pellicule d’eau ruisselle en vagues plus ou moins épaisses. Nous n’allons pas partir sous ce déluge, nous sommes indécis, mais l’immobilité n’est jamais très bonne pour le moral. Après une dizaine de minutes d’attente, nous décidons de nous lancer et de parcourir la distance que l’on pourra. C’est la première fois que je démarre sous des trombes. Nous commençons à vraiment nous interroger. Cela fait déjà une belle distance dans ces conditions difficiles. Serions-nous lancés dans la première traversée des Alpes à vélo en intégrale par mauvais temps ? En cinq minutes je suis trempé. Une fois que c’est fait, on ne craint plus de l’être. Mais la déperdition de chaleur, poursuit son action sur l’organisme. A froid en descente cela ne traîne pas pour se mettre à grelotter. La couche nuageuse est si épaisse qu’on ressent une impression de nuit tombant. Cependant, il faut bien reconnaître que dans ces conditions la nature est de toute beauté. De grands bancs de brumes traînent le long des pentes abruptes de la vallée. Le vert des prés et des sapins prend une teinte sombre, presque épaisse, qui tranche sur le blanc cotonneux des bancs de brume. Les intempéries donnent toujours un air mystérieux à la montagne. Nous atteignons le village de Pieve de Livinallongo, qui se situe au pied du col à venir, le Passo Campolongo, qui culmine à 1875 mètres. Le dénivelé n’est pas très important de l’ordre de 400 mètres. Une fois de plus la montée se fera sous une pluie battante. En côte même trempé on se réchauffe en appuyant sur les pédales, mais dans la descente à venir, je sais d’expérience qu’une fois de plus le froid va sévir. Comme prévu, c’est transi que j’atteins le village de Corvara. Autant une belle descente à vélo par temps sec procure un immense plaisir, autant le même exercice sous une pluie glacée est un véritable calvaire sous les aiguilles des gouttes et les morsures du froid, sans oublier les freins qui ne répondent quasiment plus sur un vélo chargé. Mais voilà cela fait partie des plaisirs de ce mode de voyage, où les caprices de la Terre revêtent toute leur signification. Se soumettre aux aléas du temps est un luxe, auquel on est de plus en plus réticent à s’exposer, recherche inconditionnelle du confort oblige. Il faut rester philosophe malgré les conditions adverses. Une fois au bas du col, je n’arrive plus à réprimer les tremblements de mon corps, Gérard a l’air en meilleur état. Ses habits semblent plus efficaces que les miens. J’opterais pour me lancer directement dans l’ascension du col suivant le Passo Gardena, à 2121 mètres, de peur de n’avoir pas le courage de repartir après une halte. Mais Gérard s’y refuse, nous nous abritons dans un café. Cette halte est en fait la bienvenue, cela me permet de me réchauffer. Une heure plus tard nous reprenons la route en direction du Passo Gardena. Nous sommes au cœur du massif des Dolomites. Une multitude de grandes parois nous cerne de tous côtés. Les une après les autres, elles se dévoilent par intermittence parmi les brumes, tels d’immenses spectres aux dimensions gigantesques. Je reconnais des montagnes que j’ai gravies il y plus de trente ans. Malgré les années ces souvenirs forts sont toujours très présents dans ma mémoire. Une accalmie rend une partie de cette montée agréable, le soleil pointe par moments quelques rayons timides. Le paysage est grandiose. Mais hélas, l’embellie sera de courte durée et c’est sous de véritables bourrasques que j’atteins le col. Tout autour, ce ne sont que gigantesques masses rocheuses fantomatiques qui jouent à cache-cache avec les nuées poussées par le vent. Malgré l’inconfort de la situation je ne puis m’empêcher de marquer l’arrêt afin de m’imprégner de ces panoramas dantesques, et de les immortaliser par quelques photos. Gérard m’attend un peu plus bas, vaguement abrité. Nous ne traînons pas et entamons la descente vers la belle vallée du val Gardena. Les freins à disques de mon compagnon manifestent de sérieux signes de fin de vie. Il n’est pas content, car ils avaient été contrôlés avant le départ de cette balade que l’on imaginait très exigeante pour les mâchoires de freins. Mais la chance nous sourit à Santa Cristina, un préparateur va lui changer les pièces défectueuses. Nous voilà repartis dans une longue descente.L’altitude diminuant, la température augmente et le froid devient plus supportable. Mes tremblements incoercibles s’arrêtent d’eux-mêmes et je me sens beaucoup mieux. La crispation, contre laquelle je lutte accroché à mon guidon, disparait elle aussi. Arrivés à Ortisei ou St Ulrich nous prenons une petite route à gauche en direction de Castelrotto ou Kästelruth. Dans ces régions tous les lieux ont leur dénomination italienne et germanique. Pour ajouter au très net caractère allemand, les constructions sont vraiment de tradition germanique ou autrichienne, grands bâtiments peints de couleurs claires, avec de magnifiques fresques. Cette petite route que nous amorçons, nous surprend d’entrée de jeu par sa raideur. Certains passages dépassent allégrement les 15%. Après une journée déjà éprouvante, c’est le coup de grâce. Nous constatons que nous n’avons pas mangé à midi et il est 17 heures. En pleine côte un arrêt s’impose car l’hypoglycémie guette. Après nous être sustentés les forces reviennent et nous atteignons notre troisième col de la journée, le Passo Pinei à 1437 mètres. Il ne nous reste plus qu’à nous laisser entraîner vers le magnifique village de Castelrotto alors qu’en cette fin d’après-midi le calme météorologique est revenu et que le soleil fait de grandes apparitions qui nous apportent chaleur et route sèche. Ce petit village est adorable, il me fait penser en miniature à la ville de Königsberg au bord du Danube. Partout ce ne sont que splendides maisons aux décorations aux couleurs vives et de bon goût, remarquablement entretenues. Notre hôtel est une merveille, l’accueil y est de premier ordre. L’endroit est touristique. Un groupe d’Américains se fait particulièrement remarquer par leur accent auquel j’ai du mal à m’habituer. Je ne sais pas si cela est dû à notre heure d’arrivée tardive, plus de 18 heures, mais j’ai droit à une superbe suite avec petit déjeuner gargantuesque pour la modique somme de 44 euros. Nous partons nous promener à travers les ruelles et les petites places de ce village de contes de fées. Le temps semble vouloir évoluer enfin vers le beau. Mieux vaut tard que jamais. Nous n’aurons pas vu grand chose des Dolomites que nous quitterons définitivement demain matin. Cela nous donnera un motif pour y revenir. D’ailleurs il n’est pas impossible que nous revenions pour un tour beaucoup plus approfondi de cette région par la multitude de ses cols haut perchés.

Cinquième jour Castelrotto à Prato allo Stelvio 113 km 600 m de dénivelé Après un magnifique petit déjeuner au cours duquel j’engloutis pain, croissants, fromages frais dur et blanc, œufs à la coque, jambon, saucisson, et autres gâteaux couverts de confiture et de beurre, le tout noyé dans un déluge de jus d’orange de café et de thé, je me sens d’attaque pour une nouvelle journée, prêt à affronter sans mollir les imprévus de la route. Nous en avons perdu l’habitude mais le soleil a repris possession du ciel. Nous effectuons nos derniers tours de roue dans les Dolomites, avant de plonger vers la ville de Bolzano. Nous quittons définitivement le Haut Adige. J’ai du mal à pédaler, la tête levée, le regard scrutant à la recherche d’itinéraires d’escalade au milieu de ces immenses à-pics qui nous dominent. Je me projette déjà dans mes prochains desseins, une semaine d’escalade à mon retour de ce périple. Mais une chose après l’autre ! Carpe diem, oui profitons de l’instant présent. Après quelques petites côtes en début de parcours, juste pour nous échauffer, une magnifique route sinueuse en encorbellement dans une falaise très raide nous conduit par une superbe descente jusqu’à l’entrée de Bolzano. Par moments, quelques centaines de mètres plus bas nous pouvons discerner une véritable procession de camions à touche-touche sur la grande route de fond de vallée, que nous allons nécessairement rejoindre. Cela ne manque pas de nous inquiéter. Va-t-on devoir emprunter une route très passante sur une longue distance, au milieu du bruit et de la pollution ? Eh bien non ! Avec joie nous allons découvrir au peu avant la grande ville de Bolzano une magnifique piste cyclable qui va nous conduire une centaine de kilomètres plus loin au pied de ce col mythique, le Stlevio, qui avec ses 2758 mètres est un concurrent sérieux à l’Iseran pour le titre de plus haut col d’Europe. Certains connaisseurs pourraient me rétorquer, que le plus haut c’est Restefond la Bonette. Eh bien pas exact ! La route de Restefond la Bonette, qui fait le tour d’un pic, est la plus haute d’Europe, mais le col de la Bonette qui donne accès aux deux versants de cette montagne culmine juste au-dessus de 2700mètres. Nous voilà sur cette piste cyclable incroyable, qui bien séparée du trafic important de cette vallée passante, nous fait franchir routes et autoroute par des ouvrages successifs, en longeant une rivière au courant rapide, qui donne l’occasion de très jolis coup d’œil. La traversée de Bolzano est un peu brouillonne, bien que constamment sur piste cyclable. A plusieurs reprises nous demandons notre chemin au croisement de plusieurs pistes, fréquentées par de nombreux cyclistes. Si certains voient que nous sommes français et nous répondent dans notre langue, la majorité semble préférer l’allemand à l’italien. Une fois sortis de la ville, nous remontons à vive allure en direction de Merano. Les cols des derniers jours nous ont donné une belle forme et nous pédalons de bon cœur sur cette vélo route presque plate, du moins pour le moment. Une heure et quelques minutes nous suffisent pour atteindre la ville de Merano à une trentaine de kilomètres au nord de Bolzano. Nombreux sont les cyclistes que nous croisons et c’est la première fois que je vois une telle concentration de voyageurs avec sacoches. Sont-ils tous sur un même itinéraire, ou cette piste est-elle le passage commun d’une multitude d’itinéraires ? Je ne pense pas que toutes ces personnes soient lancées dans la traversée des Alpes en sens inverse du nôtre. Alors que nous avions des appréhensions concernant cette étape de liaison en fond de vallée, nous effectuons un trajet superbe, bien conçu pour le vélo. À partir de Merano, de temps en temps quelques petits raidillons nous font prendre par paliers les 600 mètres de dénivelé qui séparent Bolzano de notre point d’arrivée au pied du Stelvio. Nous rencontrons un Allemand lancé dans une traversée de longuehaleine du sud de l’Italie jusqu’en Hollande. Nous faisons quelques kilomètres en sa compagnie, jusqu’à Prato, terme de notre étape du jour. Lui est un pur, il va camper, nous un peu plus embourgeoisés nous optons pour l’hôtel, avec comme alibi, l’étape difficile et mythique du Stelvio programmée le lendemain.

Sixième jour Prato allo Stelvio à Valdidentro 58 km 2300 m de dénivelé Ce matin encore le temps est au beau fixe. Hier matin nous avions eu l’information, que le col du Stelvio était fermé à la circulation du fait des très mauvaises conditions météorologiques de cette dernière semaine. Mais notre moral était gonflé à bloc, et devoir pousser ou porter nos vélos quelques centaines de mètres dans la neige, ne représentait pas à nos yeux une raison pour renoncer. Mais bonne nouvelle, ce matin le col est de nouveau ouvert. La montée se déroule le long de 25 kilomètres et quelques 1800 mètres de dénivelé. Nous attaquons alors qu’il fait encore frais. Le premier tiers suit un fond de vallée au milieu d’une forêt. Nous apercevons les hauts sommets qui nous dominent, la perspective plongeante ne nous permettant pas de saisir toute l’ampleur de ces vastes domaines glaciaires. La circulation de motos et de voitures de sport des plus luxueuses est intense. Par moments, on se croirait vraiment au milieu d’une compétition tellement les machines surpuissantes en pleine action sont présentes en grand nombre. Quelques cyclistes avec vélo de route nous doublent. Nous rejoignons un cyclotouriste tchèque qui effectue la dernière étape de son voyage au départ de son pays. Devant nous un immense pan de montagne apparait en bout de vallée, une incroyable succession d’épingles à cheveux en zèbre toute la pente. C’est bien par là que nous allons monter ? Pas de doute ! Virage après virage le champ de vision s’élargit, de vastes zones enneigées striées de grandes crevasses et bornées d’immenses séracs se dévoilent au fur et à mesure. Le spectacle est si captivant que je ne vois pas les kilomètres défiler, le regard perdu un peu partout là-haut. Je dépasse une cycliste allemande de Cologne, très sympathique. Nous échangeons quelques mots, lorsque les vrombissements des motos nous laissent quelques instants de répit. Je n’ai jamais vu un tel trafic de « gros cubes » de tous genres, Harley et autres customs, grandes routières, sportives, roadsters … Cette montée est un vrai régal et une pensée très machiste me fait rire. Un très bon camarade m’avait dit un jour, je te propose de créer un club : le MMPG. De quoi s’agit-il ? Sigle très explicite pour : Montagne, Moto, Pinard, Gonzesse !! Pas très futé, j’en conviens ! Mais dans cette montée trois des éléments, avec ma charmante cycliste de Cologne, sont réunis. Mais il est vrai que le quatrième, le Pinard, ne serait peut-être pas le bien venu dans cette rampe de longue haleine ! Les virages et enparticulier ceux que je viens de franchir accaparent de nouveau mon esprit. La perspective en contrebas est franchement époustouflante. Par endroits, on ne voit que superposition de tronçons de route parallèles. Une route comme celle-là, je n’en avais jamais imaginé. Dans les quelques derniers kilomètres, la neige est présente sur le bord de la route. Des inscriptions au sol, 1000, puis 500, puis 200 et enfin 100. Ça y est, le sommet arrive. Incroyable, une foule immense, principalement des motards. Cela me replonge une quarantaine d’années dans le passé, à l’époque des grands concentrations, en particulier je pense à celle dénommée le Chamois qui se déroulait vers le 14 juillet à Val d’Isère. Il fait bon, nous savourons notre plaisir au point culminant de notre traversée. Tout bon moment n’ayant pas vocation d’éternité, nous entreprenons la descente sur le versant opposé avec l’intention de profiter de l’occasion afin de se faire un gros plaisir à fond de train. Je ne serai pas déçu. La couche de neige est plus importante de ce côté de la montagne que de celui de la montée, sans doute question d’orientation et de pente. Les vélos de course et les motos sont nombreux. L’état de la route permet de belles prises de vitesse, je frôle fréquemment les 70 à l’heure. Vers le milieu de la descente, un groupe d’une dizaine de cyclistes se trouve à une centaine de mètres devant moi. Un groupe de 8 motos me double et les rattrape. Le revêtement devenant de moindre qualité, les pneus de course demandent des précautions, les cyclistes freinent, les deux groupes de vélos et motos se mélangent. Mes pneus schwalbe extrême, beaucoup plus robustes, ne nécessitent pas tant de précautions. J’appuie à fond sur les pédales, grand développement. À gauche de la chaussée un espace reste libre, je m’y engouffre, compteur presque à 70. Quelques dizaines de mètres plus loin, une suite de courbes pas très prononcées, ça doit passer sans freiner, mais impérativement les doubler tous, vélos et motos, avant la première courbe. Une moto fait mine de déboîter, mais elle s’abstient, m’a-telle vu dans son rétro ? Ça y est, je suis devant. Pas un coup de frein, j’enchaîne les courbes. Derrière j’entends hurler les moteurs de motos. Quel bordel ça doit être ? Pas le temps de me retourner, juste regarder la route un peu cahoteuse et négocier au mieux les virages. Le vrombissement me rejoint. Grand courbe à droite, je suis au milieu des motos. L’une d’entre elles, exactement à ma hauteur sur l’extérieur, prend la courbe à ma vitesse. On a la même inclinaison. Grosse jouissance. Le passager hilare, me regarde le pouce en l’air. Pas le temps de répondre, gaffe, je n’ai pas des freins de moto, ne pas en percuter une. Suit un virage à gauche, je me retrouve en extérieur entre la rambarde de sécurité et la moto. Cette dernière se laisse quelques instants embarquer. Aïe, je vois mon espace vital virer au néant ! Le pilote réagit et penche brutalement à gauche, ce qui me libère un passage. Suivent deux épingles à cheveux. Je coupe dans la première, tandis que les motos élargissent le virage. La seconde on la passe de façon un peu brouillonne des motos un peu partout. Eh voilà, ça va être fini pour moi, une grande ligne droite suit. Les monstres vont me foudroyer sur place. Mais non, gentiment ils se rangent tous en bordure de route pour se regrouper. Je les double et à mon tour quelques centaines de mètres plus loin je m’arrête afin d’attendre Gérard. Dans un premier temps les motos passent à faible vitesse et me font de petits signes amicaux auxquels je réponds avec le sourire. Ensuite arrive Gérard, qui me dit « tu as loupé l’embranchement que nous devons prendre en direction du Passo Foscagno ». Tout accaparé de joie au milieu de ma horde sauvage, je n’avais même pas vu qu’il y avait un croisement ! Tout plaisir a son prix, en l’occurrence il s’agira d’un kilomètre de remontée en plus. D’un coup la fatigue me tombe dessus. Il fait très chaud et on vient de monter le Stelvio à bon train, et de plus de le descendre comme des furieux ! De plus à part quelques barres de mars et autre pâte d’amande, nous n’avons rien à manger. Après quelques kilomètres de montée, sur la gauche un village est indiqué. Il y a un restaurant. Mais il faut descendre une belle côte, ce qui impliquera logiquement de la remonter. Tant pis, on y va. Le restaurant est fermé, ainsi que l’épicerie se situant à côté. Nous nous contentons de nos quelques sucreries. Cependant une fontaine nous permet de nous ravitailler en eau fraîche. Après une halte salvatrice, nous repartons dans une pente raide sous un soleil de plomb pour une dizaine de kilomètres. Tout ce que nous ferons aujourd’hui nous n’aurons pas à le faire demain. Même si ce raisonnement a quelques raisons de nous motiver, au village de Valdidentro nous nous arrêtons dans une auberge à l’aspect patibulaire, mais qui se révélera très bonne et pas chère.

Septième jour Valdidentro Chiavenna 119 km 2000 m de dénivelé Ce matin le temps est encore une fois magnifique. Nous démarrons directement en côte. Je ressens la fatigue des jours précédents et cette première montée de près de 800 mètres pour 15 kilomètres, je la trouve longue. De plus le trafic de camions est relativement intense, ce qui n’est jamais agréable. Le panorama par contre, se révèle magnifique, en particulier vers la Cima de Piazzi qui nous domine du haut de ses 3439 mètres, et qui étale ses grandes masses glacières au soleil éclatant. Le col de Foscagno est enfin atteint après une longue rampe finale. Il culmine tout de même à2291mètres. De là, nous apercevons le suivant à quelques kilomètres, le Passo Eira qui s’élève à 2208 mètres. Après une belle descente et une courte remontée de quelques deux cents mètres, mais forts pentus, nous empochons notre deuxième col de la journée. Une belle descente nous conduit dans le village de Livigno, à la configuration étrange, tout en longueur. Un peu au-dessus nous effectuons un agréable pique-nique dans l’herbe, au milieu des vaches. La montagne par beau temps, on l’apprécie franchement après quatre jours de pluie. Nous voilà partis pour la troisième ascension de la journée. Il s’agit de rejoindre la Forcala di Livigno, située à 14 kilomètres du village et 500 mètres plus haut à 2315 mètres. Le vent nous est défavorable, ce qui rend la montée d’autant plus difficile. Une immense vallée se présente devant nous. On peut voir pratiquement le col à une dizaine de kilomètres, ce qui donne une idée claire de la vitesse de fourmi à laquelle nous montons. Le vélo tourisme est avant tout une école de patience. Ne pas chercher à se presser, en profiter pour regarder ce qui nous entoure et s’imprégner de cette nature que nous traversons à la force de nos cuisses. Je suis toujours étonné de constater, qu’au cours de ces longs voyages, le long de côtes infinies, alors que l’on en bave du matin au soir, sous le joug du froid ou de la chaleur, du trafic, du vent, de la fatigue et de la soif, les journées passent à une vitesse affolante. Je ne suis jamais blasé de ces périples de forçats, toujours curieux de découvrir ce qui se cache derrière le prochain virage, ou la prochaine montagne. L’immense rampe finale me rappelle le col de la Colombière dont nous ne voyions pas la fin avec Evelyne, lors de notre parcours de la Route des Grandes Alpes de Thonon-les-Bains à Nice, l’année dernière. Enfin le col est atteint. La vue y est magnifique sur le massif de la Bernina, l’un des sommets de plus de 4000 mètres des Alpes. D’ailleurs le col du même nom sera le quatrième de la journée avant de plonger sur Saint Moritz et la Suisse aux prix prohibitifs. Nous passons la frontière italienne sans contrôle et plongeons dans un vallon de toute beauté, aux flancs arides aux grandes pentes minérales, où la végétation est totalement absente. Quatre kilomètre d’une superbe descente, puis le poste frontière suisse, lui aussi non gardé, et en quatre kilomètres d’une route acrobatique nous rejoignons le Passo Bernina à 2330 mètres d’altitude. Les montagnes qui nous entourent nous écrasent du haut de leurs quatre mille mètres. Une longue descente nous conduit à Saint Moritz. Nous dépassons la ville dans l’espoir de trouver un logement à prix acceptable. La moindre chambre d’hôtel est à deux cents euros, et encore après remise. On nous propose une chambre chez l’habitant pour cent soixante euros avec WC sur le palier. J’ai vraiment l’impression qu’on nous prend pour des pigeons. La Suisse ce n’est pas la même Europe que la nôtre, celle qui est en faillite. Après hésitation, sur le fait de faire demi-tour et retourner dans un camping, je propose à Gérard de tenter de rejoindre la ville italienne de Chiavenna qui est à 40 kilomètres, alors qu’il est déjà six heures du soir. Mais la route devrait descendre pratiquement tout letemps de 1800 mètres à 333 mètres. Effectivement, après quelques kilomètres de plat à lutter contre un fort vent de face, nous abordons une immense descente, où nous voyons les épingles à cheveux s’empiler presque jusqu’à l’infini. Nous avons bon espoir de rejoindre Chiavenna en un peu plus d’une heure. Cette immense descente est un vrai plaisir, j’en profite pour doubler toute une file de voitures ralentie par un car qui négocient les virages difficiles à faible allure. Le dépassement du bus en coupant dans une épingle se fait rapidement. La route est toute à moi pour plusieurs kilomètres et je dépasse allégrement les 70km/h. Les cent kilomètres sont atteints, et c’est avec près de 120 au compteur que nous rentrons dans cette petite ville italienne perdue au milieu d’un océan de gigantesques montagnes, ce qui lui donne un charme saisissant. Les derniers kilomètres parcourus le long d’une étroite ruelle aux murs multi centenaires sont une pure merveille. On pourrait presque se croire dans une vallée reculée perdu quelque part au pied de l’Annapurna. Je ressens la même émotion devant ces terres qui s’envolent vers d’inaccessibles altitudes tout autour. Nous éprouvons quelques difficultés à trouver une place dans un hôtel à cette heure tardive de 19 heures. Finalement, tout s’arrange et pour un prix fort acceptable nous obtenons une chambre confortable, équipée d’un petit balcon, duquel la vue est magnifique sur les environs, en particulier sur la vieille église qui se situe juste en face. Nous partons dîner dans les rues étroites de la vieille ville, qui ont un charme fou. La soirée est très agréable, parmi des Italiens et Italiennes pleins de joie de vivre. Souvent, on m’a dit que les Italiens représentaient le peuple le plus joyeux de la terre, je le crois volontiers. Nous nous louons d’avoir osé faire ces quarante kilomètres et de nous être échappés de cette Suisse et de ses prix déments.

Huitième jour Chiavenna Bivouac 30km avant Lugano 100 km 2550 m de dénivelé L’étape du jour risque d’être difficile, voire la plus longue de notre périple en matière de dénivelé. Nous comptons passer deux cols, dans un premier temps le Passo Spluga (2113 m) et ses 1780 mètres de dénivelé et ensuite le Passo San Bernadino (2066m) avec 600 mètres de dénivelé. Cela signifie, que s’il n’y avait aucune descente au cours de la montée de ces deux cols nous serions déjà à 2400 mètres de dénivelé. Nous verrons bien. Nous décidons cependant de partir relativement tôt, vers les 8h15. D’entrée la pente est très soutenue, sans replat pour souffler. De plus à ces basses altitudes la température, dès le matin, est importante, et c’est dans une atmosphère étouffante que nous entamons notre longue étape. Comme toujours je me cale sur mon petit plateau à 22 dents et mon plus grand pignon et je mouline en attendant que les kilomètres défilent et l’altitude augmente. Après une dizaine de kilomètres nous faisons une halte dans un petit village et achetons les ingrédients pour notre repas de midi. Nous avons très nettement un faible pour la charcuterie italienne. Ma botte secrète une grosse bouteille de deux litres d’un « banga » bien sucré, qui me permettra de palier les coups de fringale, qui risquent de se manifester dans la journée, ici ou là. A la sortie du village, une grande descente vient casser le rythme. En effet, ce sera une centaine de mètres supplémentaires à ajouter à la longue liste de la journée. Nous abordons l’un des passages les plus extraordinaires de notre traversée. La route s’engage en lacets dans une véritable paroi. Une succession d’épingles serrées ponctuées de tunnels s’élève de façon vertigineuse. Malgré la raideur, l’enthousiasme est tel que je pédale sans aucune fatigue, trop impatient de découvrir le point de vue du prochain virage ou de la sortie du prochain tunnel. Les virages sont si serrés que cette portion de route est interdite à tous véhicule plus volumineux qu’une voiture. Les motos sont nombreuses à emprunter cet itinéraire qui monte dans le ciel. Après cette partie particulièrement spectaculaire, la route traverse de grandes prairies avant de rejoindre un vaste replat occupé par un lac. Vient en bouquet terminal un dernier raidillon qui conduit au col qui culmine à 2113. Bien que cette altitude ne soit pas très élevée, cette montée représente l’une des plus longues et des plus extraordinaires que j’ai accomplies. Bien installés, nous faisons notre pause casse-croûte en regardant les nombreux deux roues, à moteur ou non, qui passent. Nous reprenons notre route avec la ferme intention de passer le col suivant le Grand S. Bernardino. La descente que nous effectuons est très belle. La route une fois de plus offre des perspectives stupéfiantes sur ses séries de lacets. Une fois au pied, nous nous arrêtons prendre une consommation dans un café bien agréable. Pas de doute nous sommes bien revenus en Suisse, un capuccino et un coca pour la modique somme de 8,28 euros. Il faut dire que le franc suisse a quasiment la valeur de l’euro. Ne nous laissons pas polluer par des pensées négatives. Nous remontons une longue vallée par une piste cyclable bucolique à travers forêt, mais la pente par endroits demande de ne pas relâcher la pression sur les pédales ! Nous arrivons au pied du col. Un panneau annonce : 8 km et 450 m de dénivelé. Le tracé de la route est optimal pour les vélos. Une succession d’épingles entrecoupées de longues lignes droites à la pente modérée. Cela nous permet de prendre un bon rythme et de le maintenir sans avoir à développer des efforts surhumains. Les deux derniers kilomètres sont exposés à un vent défavorable. Cela nous ralentit à peine. L’arrivée au col est de toute beauté. Le soleil commence à baisser sur ce décor de grandes montagnes, ce qui donne des teintes douces qui tirent vers le rose. Un lac de belles dimensions occupe le replat au niveau du col. Des pêcheurs en barque rentrent, mais ils cachent bien leurs prises, donc le mystère restera sur le succès de leur pêche. Il est déjà tard. La carte indique un camping au village de San Bernardino. Ce dernier se trouve quelques kilomètres sous le col. Si nous devons camper, je préfère perdre de l’altitude et aller dormir beaucoup plus bas, ce qui devrait être plus confortable en matière de température. Toute envie de nous arrêter nous est immédiatement ôtée, lorsque nous voyons le camping en question. Entassement de maisonnettes aux teintes sombres, qui font plus penser à un camp au mieux de rétention qu’à un lieu de villégiature. Le suivant se situe à une trentaine de kilomètres dans le val Mesolcina à Roveredo. Cela ne devrait pas nous poser de problème de le rejoindre ce soir, car la route ne fait que descendre. Cependant, en ce dimanche soir nous n’avons rien à manger, et pas question de trouver une épicerie ouverte. Nous décidons de nous arrêter au premier restaurant rencontré, de commencer par nous sustenter, puis de rejoindre le camping. Dans un premier temps nous nous arrêtons dans un motel à l’aspect glauque. Ils ne font pas à manger le soir. Par curiosité nous leur demandons le prix d’une chambre à deux lits. La réponse ne nous étonne plus : 102 francs suisses ou 97 euros. On me proposerait la nuit gratuitement, je ne sais pas si j’accepterais, il est des lieux qui n’inspirent vraiment pas ! Un peu plus loin à la sortie d’un village, un restaurant, tout ce qu’il y a de plus simple. Pour un repas modeste, quelques branches de céleri, une assiette de pâtes deux boules de glace, un coca, un verre de vin et une camomille, cela nous revient à 68 euros à deux. Décidément la Suisse ce n’est pas un pays pour le reste des Européens. Demain nous allons manger à peu près la même chose en Italie et cela nous coûtera 21 euros ! Outre la douloureuse, la serveuse nous apporte la bonne nouvelle que le camping que nous comptons rejoindre n’existe plus. Donc, nous n’avons plus le choix, ce soir ce sera camping sauvage. Il ne nous reste plus qu’à trouver un coin tranquille. Nous nous éloignons de la route principale, en longeant un chemin de terre qui suit la rivière, puis après quelques hésitations nous trouvons un emplacement convenable en bordure de piste. Au loin, il y a bien quelques chiens qui aboient, sentant notre présence, mais rapidement ils nous intègrent dans leur environnement. La nuit sera calme.

Neuvième jour environs de Roveredo à Varzo 90km 1000 m de dénivelé C’est un peu collants que nous nous réveillons, la nuit a été particulièrement chaude, et l’absence de douche après les gros efforts de la veille n’a pas été très agréable. Nous faisons un brin de toilette à la rivière et reprenons notre chemin. Au premier village, nous déjeunons dans un bistrot. Nous nous attendons une fois de plus au coup de bambou. Il n’en n’est rien, le prix payé est raisonnable pour ce que nous avons bu et mangé. Une trentaine de kilomètres plus loin, nous rentrons dans Locarno. Nous prenons le temps de descendre au bord du lac, qui est de belles dimensions. Puis avant de continuer notre avancée vers l’ouest nous effectuons un tour au centre ville. Une grande place entourée de maisons multicolores, aux teintes pastel est du plus bel effet. A la sortie d la ville nous nous dirigeons vers Losone. Pour quelques kilomètres nous nous retrouvons sur l’autoroute, ce qui est franchement désagréable. Heureusement cela ne dure pas. Nous prenons alors la direction d’Intragna. L’arrivée dans ce village se fait par une petite route en côte très raide. Nous l’estimons au moins à 15%. Encore une dizaine de kilomètres puis nous franchissons la frontière une fois de plus et nous retrouvons en Italie. Une route, qui sans avoir l’air, monte sur une vingtaine de kilomètres. La chaleur est accablante. Tout au long de ce parcours la vue sur la rivière que nous dominons est superbe. D’ailleurs vu le nombre de motos, on comprend que l’on est encore sur un tronçon très touristique. Enfin, une longue descente nous conduit au pied du col du Simplon. Un long tunnel tout en descente, et bien éclairé. Je prends une belle vitesse, mon compteur indique 76km/h. J’ai une très vive sensation de vitesse. Plus aucune voiture ne me double, il me semble que la vitesse est limitée à 70. Vais-je prendre un PV pour excès de vitesse ? De celui-là je pourrais être fier ! Nous voilà à Crevoladossola, démarrage pour le Simplon, dernier grand col de 1800 mètres de dénivelé. Nous en faisons les 8 premiers kilomètres ce soir, ce sera toujours cela de moins demain. C’est fatigués par la forte chaleur que nous arrivons au village de Varzo. Nous rentrons dans ce bourg par un petit chemin, tellement raide que c’est à pied que je termine. Cela ne m’était jamais arrivé. Nous trouvons un logement chez l’habitant au prix très modéré pour une belle prestation dans une maison au jardin de toute beauté.

Dixième jour Varzo à Sion 109 km, 1500 m de dénivelé L’étape de ce jour peut être qualifiée de plus pénible de notre traversée. Large route qui donne l’illusion de pente modérée, alors que je me traîne à six ou sept à l’heure. Cette lenteur, alors que l’on n’a pas une impression de raideur, est démoralisante. Je mets cela sur le compte de la méforme. Mais si je prends la peine de me retourner, je constate que la vallée se creuse réellement. La circulation est assez importante, ce col étant un lieu de passage fréquenté entre Italie et Suisse. Une partie du trafic est absorbé par le tunnel ferroviaire, mais tous les camions n’utilisent pas le rail. En matière de tunnels la route de ce col est aussi bien fournie. Certains sont très longs, plusieurs kilomètres. Le bruit des moteurs résonne. On ne perçoit pas dans quel sens les véhicules viennent. Le grondement s’amplifie, et lorsqu’un camion me rattrape, la dernière phase de rapprochement est un vrai calvaire. Je me pose toujours la question de savoir s’il peut m’accrocher. Puis dans un bruit infernal il me dépasse souvent dans un nuage de fumée, car en montée il doit développer une grande puissance. Non, franchement, cette montée du Simplon ne me restera pas comme un joli moment de plaisir, mais plutôt comme quelques heures pénibles passées sur une route hostile. Tout a une fin, même les expériences désagréables, le sommet est atteint. Une longue descente nous conduit dans la vallée du Rhône à Brig. Nous y trouvons une piste cyclable. Son tracé n’est pas très cohérent, il traverse la vallée, pourtant large, dans tous les sens. Nous avons vraiment l’impression de faire des tours et des détours sans toujours beaucoup avancer vers l’ouest. Nous aurons même la surprise de nous retrouver à escalader un vignoble abrupt en nous éloignant franchement du fleuve. Cette erreur nous conduit à une impasse. Soit faire un immense détour pour rejoindre le fond de la vallée, ou alors couper directement à travers vignobles et buissons en retenant nos vélos dans des pentes de terre très raides, et même les porter en traversant des bois d’acacias, dont les épines sont particulièrement redoutables. Nous optons pour la seconde option. Tout n’est pas à critiquer dans ce tronçon de la vallée du Rhône. Par moments de beaux passages pas toujours goudronnés nous permettent de suivre le Rhône qui est presque un torrent de montagne, à l’abri des frondaisons. Camping les citronniers à Sion, l’accueil est particulièrement bon, nous le conseillons vivement.

Onzième jour Sion Thonon 119 km 900m de dénivelé Aujourd’hui nous abordons la dernière étape de notre traversée. Je suis toujours surpris de constater que l’on rentre vite dans le voyage à vélo, et que l’on n’a pas toujours envie d’en sortir. Je me verrais bien continuer vers Nice ou vers Vienne en Autriche. Mais voilà, lorsqu’on a fixé des dates il faut s’y tenir, car la famille vit souvent ces absences avec une forme de souffrance. Nous reprenons dans un premier temps la piste cyclable du Rhône. Ce matin la vallée nous apparait beaucoup plus riante et la cycloroute plus agréable. Après une soixantaine de kilomètres nous atteignons la ville de Monthey. De là il reste à franchir le dernier col de notre périple, le Pas de Morgins. Certes comparé au Stelvio, un dénivelé de 800 mètres représente une difficulté modérée. Mais nous avons déjà plus de soixante kilomètres dans les jambes depuis le départ de l’étape, d’autre part c’est le onzième jour que nous roulons sans repos et nous allons franchir l’obstacle aux heures les plus chaudes, entre midi et deux heures de l’après-midi. La pente s’avère très soutenue, particulièrement dans les premiers kilomètres. Vers quatorze heures, je franchis ce col à l’altitude modérée, 1369 mètres. Gérard est déjà passé depuis un bon moment. Il m’attend à la terrasse d’un café au premier village rencontré dans la descente. Il ne nous reste plus qu’à nous laisser emporter par la pente en direction de la gare de Thonon. Quelques petites pluies irrégulières nous apportent rafraîchissement sans désagrément. Mauvaise surprise à 17 kilomètres de notre but, la route est totalement coupée. Cela nous force à un détour qui commence par six kilomètres de montée. Nous rejoignons par la suite une magnifique petite route toute en virages dans une pente raide qui nous conduit à Thonon. Nous traversons rapidement les bouchons de cette petite ville et notre aventure prend fin devant la gare, là où elle avait commencé en septembre dernier en direction de Nice.
Croisière en Méditerranée sur le Breeze, départ de Barcelone le 19 septembre 2012 English translation pending
by Gamache123 · 2012-05-30 · 5 replies
Bonjour,

Quelqu'un prend le départ de Barcelone pour la croisière du 19 septembre 2012 sur le nouveau paquebot Breeze! Nous avons fait plusieurs croisières, mais c'est notre première en Europe. Avons besoin de conseils pour l'achat de nos excursions!

Merci!
Déposer ses bagages en consigne Costa avant l'embarquement à Venise English translation pending
by CB13190 · 2012-05-24 · 2 replies
Bonjour. Je suis novice sur ce forum pour les questions à poser mais j'ai déjà lu et retenu beaucoup de commentaires très pertinents sur les retours de voyages. Je dois embarquer sur le FAVOLOSA à VENISE le Dimanche 26/08/2012 pour la croisière VISION D'ORIENT. J'arriverai à l'aéroport à 8 heures 55 par mes propres moyens (pré ach. COSTA hors de prix) et je voudrai avoir le maximum de temps de libre pour visiter VENISE avant le départ du bateau à 18 heures 00. Il existe bien une consigne sur le Piazzale Roma à coté du PEOPLE MOVER mais j'avais lu sur ce forum que la queue était importante et que bien souvent elle était pleine à partir de 9 heures 30. J'ai donc pu trouver les coordonnées et j'ai appelé le dépôt qui m'a confirmé que la queue était grande le matin, qu'en principe en saison la consigne était pleine en milieu de matinée (nous ouvrons à 6 heures et les clients sont servis au fur et a mesure, puis quand elle est pleine, elle est pleine...), et que pour tout arranger, le Dimanche c'était bien pire encore car 7 ou 8 bateaux arrivent dans la matinée.

Ma question est donc simple: est ce que l'un ou l'une de vous a pu se présenter chez COSTA 7 ou 8 heures avant le départ du bateau et à défaut d'effectuer le CHECK IN qui en principe peut se faire 4 heures avant le départ, tout au moins se faire garder les bagages déjà étiquetés COSTA pour rester libre de ses mouvements. Merci de toute information pouvant m'aider à régler ce problème.

Les coordonnés de la consigne sont : COOPERATIVA TRASBAGLI Bureau +39 041 713 719 et surtout Dépôt +39 041 52 31 107. (des gens charmants, très serviables au téléphone)

Costa Serena 2011 La dolce vita MSC Poesia 2011 Les capitales de la Baltique.
Croisière Costa Fascinosa dans les îles grecques le 9 juillet English translation pending
by Lana38 · 2012-05-09 · 25 replies
Bonjour,

Ca sera pour notre 1ère croisière chez costa, on en a déjà fait 2 chez msc mais on a voulu changer un peu pour nous faire une idée de cette compagnie.

Je recherche des informations sur les escales voilà ce que j'ai pu trouver sur le forum vous pouvez me complétez ya pas de soucis je prend toute les idées.nous serons avec 2 enfants de 3 et 5 ans.

Bari j'ai vu qu'il y avait un petit train a 8euros par personnes ou bien visiter la ville à pied.

Katakolon à pied dans la ville.

Santorin on a 10h ça c génial je pense qu'on va prendre l'excurion village d'oia.quelqu'un sait l'heure du départ de l'excursion ?

Rhodes là je ne sais pas je sais que c'est faisable à pied mais que visiter là j'ai besoin d'un coup de pouce.

Dubrovnik ya le bus a 10 euros par personne mais c celui de costa ou un de la ville ? les tickets s'achetent ou si c pas une navette costa ?

Pour l'instant je n'ai pas trouver de photos des cabines, mais du bateau j'en ai vu un peu il a l'air pas mal. On sera au pont 1 cabine int pas trop le choix pour le prix qu'on voulait mettre jespère qu'on aura une bonne mer vu le pont ou l'on est ça risque d'etre mouvementé en cas de mer forte.

Pour nos fils c leur 1ère croisière est ce que le club enfants est bien ?et pour le mal de mer les cachets cocculine suffise t il ou faut il autrechose ?

Pour le parking a venise j'ai trouver les infos que je voulais sur le forum qui est très complet en informations.

Je vous remercie d'avance.
Les grands lacs italiens en camping-car English translation pending
by Dilou38 · 2012-05-07 · 2 replies
Bonjour, Nous partons en camping car début juin. Nous avons prévu de faire les lacs de Côme, de Garde et Majeur. Nous pensons nous "poser" avec le camping car et visiter en bateau les différentes villes.

Que pouvez vous nous conseiller?

D'avance merci.
Astuces pour visiter Lyon, Vérone, Venise et Florence English translation pending
by Deldu197833 · 2012-02-23 · 5 replies
Bonjour,

Cette année, nous sommes partis deux semaines en Italie du Nord et je souhaiterais partager cette expérience avec vous. Nous avons effectué un voyage trés agréable et fort intéressant. Nous sommes partis en voiture et nous avons fait essentiellement du camping.

Nous avons commencé notrepériple par LYON: Logement: hôtel à côté de la gare de Perache, trés pratique car à côté du métro. En revanche le quartier laisse un peu à désirer..... 2 Journées suffises pour visiter la ville. Le centre historique est fort beau. Il faut absolument monter à Fourvière par le funiculaire, la vue panoramique est magnifique. N'oubliez pas les jumelles. Sur la colline de fourvière se trouve un amphithéâtre romain impressionnant avec un musée sur l'histoire de la ville. C'est fort intéressant car cela permet de connaître les prémices de la ville. Nous avons visité le musée des Beaux arts qui est assez grand dont le jardin intérieur est magnifique. Le musée des frères lumière est lui aussi à voir. Il vous racontera l'histoire de la famille Lumière.

Où manger? dans un des nombreux bouchons du vieux lyon, c'est trés touristique dans le quartier de Pérache, juste à côté de la gare de Pérache, nous avons trouvé une grande brasserie. La salle est immense et il y reigne une ambiance trés particulière. Comment vous dire?? En entrant dans cette brasserie, on a l'impression de plonger dans les années folles et dans le burlesque. Les mets sont délicieux, les servieurs trés agréables et de trés bonne humeur voire comiques et les prix sont tout à fait abordables.

Vérone: 2 jours suffisent pour visiter cette ville merveilleuse. C'est la ville mythique de Roméo et Juliette. Pas de musée particulier à faire mais la ville en elle-même vous ravit. A voir: les différents palais la statue de Juliette, sont accès est gratuit, il faut absolument toucher son sein si vous voulez être heureux en amour les façades des maisons les châteaux l'amphithéâtre les fortifications la banlieue de Vérone car la plupart des quartiers sont résidentiels. Les maison sont jolies, colorées et leurs jardins trés bien arrangés. N'hésitez pas à vous arrêter à une terrasse pour regarder les véronais car ils sont trés trés bien habillés, quasiment tous en tenue de soirée, les dames ont de superbes toilettes. Nous les touristes étions les plus mal habillés.

Où dormir??: le seul camping de Vérone surplombe la ville ainsi que les collines avoisinantes. Le terrain n'est absolument pas plat et nous sommes les uns sur les autres. Nous avons une vue magnifique depuis la terrasse. Nous avons assisté à des couchers de soleils magnifiques mais le problème dans ce camping, c'est le bruit, car la nuit il y a des courses de motos dans la rue!!!! Les sanitaires, n'étaient pas trés propres non plus et les tarifs pas si donnés que cela: 35€/nuit pour une tente et deux personnes. Nous sommes restés uniquement pour la vue car les soirées étaient fort agréables.

A noter: Un hôtel standing moyen en Italie du nord coûte environ 50/60€ par nuit pour deux.

Où manger? Dans les nombreuses pizzerias et bien sûr n'oubliez pas de rendre visites aux nombreux glaciers.

Le Lac de Garde 25km de Vérone. De nombreux campings jalonnent ce lac. Le paysage est magnifique. Pour ceux qui souhaitent camper, je leur suggère de camper au lac et de visiter Vérone. Nous avons uniquement visité Bardolino. C'est une petite station balnéaire trés chic. Nous avons trés bien mangé dans un des nombreux restaurants et ce n'était pas cher.

Venise 3 jours de visites et 2 jours de plage dans l'Adriatique Nous avons opté pour camper au camping miramare della Punta Sabbioni Camping trés agréable, ombragé, plat, propre, 35€/nuit tente/2 pers navette gratuite depuis le camping permettant l'accès à la plage. La plage est propre, on vous prête un parasol. La mer est chaude en août, environ 28 Degrès, pas de vague et pas trop profonde. Donc idéale pour les enfants et pour les petites embarcations. Le sable est clair, c'est trés agréable. Depuis le camping, nous pouvions aller à l'embarcadère à pied pour prendre le Vaporetto (métro maritime vénitien). Nous étions à une demi heure de la place Saint Marc.

où manger? au restaurant de l'embarcadère della Punta Sabbioni pour le dépaysement complet et pour la bonne cuisine. Bon rapport qualité prix. Tout est fait maison et l'attente peut être un peu longue, mais cela vaut la peine!!!! Les clients arrivent en bateau et se garent à côté du restaurant sur un parking maritime. La vraie Dolce vità.

Comment se déplacer à Venise??? Je vous conseillerais de prendre un forfait illimité pour les transport en commun maritimes car cela est beaucoup plus économique. 20€/personne pour 2 jours de bateau illimité jour et nuit.

Que visiter? Venise centre à ne pas manquer Le Lido, trés chic, trés urbain Burano, adorable petite île peuplée de petites maisons colorées Murano, île capitale du verre de Murano. Attention aux vendeurs chinois à Venise, n'achetez pas n'importe quel verre. Par expérience, il vaut mieux acheter le verre directement aux fabricants sur l'île de Murano. Pour un petit vase, compter environ 100€. Il doit être signé et poinçonné. Le vendeur doit vous remettre un certificat d'authenticité car la pièce doit être unique. Dans Venise, de nombreux magasins chinois vous proposent des vases et de babioles en verre meilleur marché mais le grain du verre est beaucoup moins fin. Si vous voyez qu'il y a plusieurs vases identiques, méfiance car cela signifie qu'ils sont fabriqué à la chaîne en Chine.

La ville de Venise est tellement magnifique, que nous avons l'impression de faire partie intégrante d'un décor de cinéma tellement que c'est irréel. Vous verrez toutes sortes de bateaux, ambulances, pompiers, police, taxi. N'hésitez pas à vous assoir à une terrasse sur le grand canal et à observer la scène. Les palais sont magnifiques, et je vous inviterais à vous perdre dans les petites ruelles. Nous n'avons pas pu faire le palais de Doges ni les différents musées car les files d'attente étaient interminables.

Un bémol, Venise est assez chère, compter environ 3€ une tasse de café par exemple.

Florence:

Nous avons opté pour camper dans la camagne toscane à une vingtaine de km de Florence. Nous étions dans un petit village toscan perdu dans la forêt et la montagne et nous étions les seuls étrangers du village. Inutile de dire que la campagne toscane est magnifique, les couchers de soleil aussi. Les maisons sont trés bien arrangées, en général trés grandes et les jardins sont trés colorés. Les habitants sont trés gentils et fort accueillants. Nous faisions nos emplettes au village dans les petits commerçants comme autrefois. Nous avons pu manger de trés bons produits du terroir trés bon marché.

Où manger? Chez Zocchi à Pratolino bien sûr. La façade ne fait pas de mine mais une fois que vous pénétrez dans le restaurant, vous vous rendez compte que le cadre est magnifique puisque la grande terrasse surplombe un parc naturel!!!! Nous y verrez des cerfs et des sangliers en liberté depuis votre table. N'oubliez donc pas vos jumelles. On y mange de la cuisine du terroir. Le menu est à 20€. Dans cette région de toscane, au mois d'août les crépuscules sont violets! Inutile de dire que le cadre est trés romantique.

A Florence, deux jours suffisent pour visiter l'ensemble de la ville. Où se garer gratuitement?? il y a des places gratuites entre l'hyppodrome et le tramway. Il faut le savoir!

Que visiter? S'agissant d'une ville de renommée internationale, il y a beaucoup de choses à voir et à visiter. La ville elle-même est magnifique. Je vous conseillerais de prendre un pass pour les différents musées car sinon cela peut revenir trés cher. Si la campagne toscane n'est pas chère, Florence étant trés touristique est fort chère.

Le Duomo ( vue imprenable sur Florence) à ne pas faire si vous avez le vertige car il faut monter 450 marches dans le dôme. La dernier tronçon de l'escalier est impressionnant car il est bombé vers l'extérieur et vous devez le monter comme s'il s'agit d'une échelle!!! Il Ponte Vecchio Le jardin di Boboli, payant. Le musée d'art, un des plus célèbres du monde avec le Louvre. Vous pourrez admirez les oeuvres de Michelangelo, El Greco, .... C'est à Florence que l'histoire de Pinocchio fut inventée.

Voilà, j'espère que ce petit résumé vous aura donné envie de visiter le nord de l'Italie, je reste bien sûr à votre entière disposition si vous avez des questions. L'année dernière nous avions fait Rhodes et j'avais également posté quelque chose.
Transport dans Venise? English translation pending
by Counette · 2012-01-29 · 10 replies
Bonjour,

Beaucoup de discussions et sites au sujet de Venise, mais je ne trouve pas la réponse à ma question.

J'arrive à l'aéroport Marco Polo, je dois : - Prendre un bus (=un bateau en fait?) vers Piazza Roma - Puis prendre un vaporetto jusqu'à mon hôtel place San Marco.

Quelle différence entre bus et vaporetto ?

Je trouve toutes sortes de prix selon les sites ! Quel est vraiment le coût du bus depuis l'aéroport?

La Rolling Venice Card est-elle vraiment bien ?

Merci de ne pas me donner le lien d'un site dédié à Venise, je les ai tous regardé. Merci de repondre si vous êtes allé à Venise !

Merci,
Séjour à Venise, appartement à Lido di Jesolo English translation pending
by Oneguine39 · 2012-01-21 · 12 replies
Bonjour à tous,

Alors voilà: ma petite famille et moi-même ( soit 2 adultes et 2 enfants 4 et 6 ans) partons à Venise fin avril pour 5 jours, en avion. Nous logerons à Lido di Jesolo. J'aurais quelques questions à poser à ceux qui auraient déjà effectué un tel séjour: - Quel bus faut-il prendre depuis l’aéroport Marco Polo de Venise et Lido di Jesolo? et aussi (et surtout), quel est le prix d'un ticket? - Depuis Lido di Jesolo, comment faire pour aller à Venise en bateau, et, encore une fois, quel est le prix d'un tel trajet? Nous avons un budget assez serré, c'est surtout ça qui nous "inquiète"! Merci à tous pour vos réponses.

Oneguine39
Quatre jours à Venise en décembre English translation pending
by Mimiz44 · 2011-11-23 · 6 replies
bonjour, Je pars à venise 4 Jours au mois de décembre, mon hôtel se trouve au lido. J'ai vu qu'il existait des pass pour le vaporetto et les visites essentielles; pouvez vous me dire quel est le plus intéréssant? de plus avez vous des bonnes adresses pour manger au restaurant? je suis preneuse de toutes info utiles merci
Vacances à Venise: hébergement et quartier? English translation pending
by Voyageur52 · 2011-11-12 · 13 replies
Bonjour,

Je me cherche un appartement à Venise bien situé et lumineux pouvant accueillir 4 adultes. En fouillant je constate qu'il y a plusieurs quartiers; quel est le quartier le plus approprié pour un court séjour(3 nuits). Avez-vous des expériences à partager? Avez-vous des références à me fournir pour me trouver un hébergement(appart avec 2 chambres).

J'attends de vos nouvelles😉
Grand Ouest américain - le meilleur et le pénible English translation pending
by Oltean · 2011-09-02 · 165 replies
Nous avons patiemment attendu que notre fille soit en âge de voyager pour renouer avec la tradition des vacances lointaines. Cinq longues années à ronger notre frein... Maintenant qu'elle va sur ses six ans, le moment est venu de choisir la destination de nos rêves. Ce sera un séjour aux Etats-unis. Pour une première visite nous avons choisi un petit circuit classique en prenant soin de suivre les conseils "voyager aux USA avec enfant" trouvés sur ce forum.

La première partie nous emmènera en Arizona et en Utah depuis Las Vegas. Ensuite nous visiterons la côte Ouest de Los Angeles à San Francisco. Nous vous invitons à partager ces quelques pensées sur ces trois semaines d'explorations, émaillées de quelques déconvenues...

Alors voilà, here we go...:)

Après un long voyage voici donc Las Vegas. Cette ville n’est pas un but. Jamais je n’aurais imaginé passer tant de temps dans un long-courrier, subir une escale ennuyeuse à New York et emprunter un vol domestique de la Delta pour visiter la capitale du toc, du kitsch et du fric. Mais le vaste circuit que nous avons établi depuis Paris, grâce aux guides et au VF, nous a naturellement désigné la métropole du Nevada comme point d’arrivée.

Passer quatre journées dans ce que j’imagine être une kermesse exaspérante ne m’enchante pas, mais la perspective inverse de cuver mon décalage horaire sur les highways américaines, ajoutant le stress de la conduite au sommeil, m’apparait pire encore.

Dès le premier jour, je m’aperçois que je suis me suis trompé. Las Vegas n’est pas la foire au pire que j’imaginais. Les vastes casinos sont bel et bien là, mais baignés par une atmosphère plutôt agréable, plongés dans une perpétuelle pénombre et sans musique agressive. Je sais parfaitement que cet écrin de douceur cherche à retenir le joueur en abusant ses sens pour mieux le plumer. Mais moi, qui ne joue pas et me contente d’explorer l’endroit, je reste séduit par le soin apporté aux grands hôtels. Tout y flatte l’œil, les plantes gigantesques et les aquariums bigarrés, la démesure des imitations ou des boutiques de luxe.

La topologie de Las Vegas est simple. Les casinos et les hôtels qui les hébergent (à moins que ce ne soit l’inverse) sont alignés de part et d’autre d’un long et large boulevard nommé « strip ». Le tourisme consiste à descendre ou remonter le strip en visitant les palaces qui y sont installés. Surprise, la chaleur n’est pas si intense quoi que j’aie pu lire à ce sujet : rien à voir avec ce que j’ai pu vivre en Egypte ou dans certaines villes du sud de l’Europe où l’alliance entre soleil, pollution et puanteur était simplement intenable. Par ailleurs il faut savoir que les casinos-hôtels sont souvent reliés l’un à l’autre par des couloirs climatisés, somme toute l’on peut visiter le strip sans souffrir à l’excès du soleil.



Notre palace, The Mirage, se révèle assez sobre, et héberge même des restaurants intéressants. Mais on ne comprend pas très bien la thématique du lieu : aquarium, ménagerie, parade de dauphins, piscine (pour humains), jungle tropicale et vrai-faux volcan sont les attractions offertes. Est-ce un palace sponsorisé par Ushuaïa ?

L’aquarium, derrière le comptoir d’accueil, est sans grand intérêt malgré sa dimension, d’autant plus qu’on trouvera bien mieux au Mandalay, dont je parlerai plus loin. Pour ceux que cela intéresse, la ménagerie entretient quelques félins albinos. Quand nous y sommes allés, comme dans toutes les ménageries de l’univers, les tigres et autres lions dormaient paisiblement ou se déplaçaient d’un air las. Si la parade de dauphins (payante) est classique et sans surprise, il ne faut surtout pas oublier de prendre l’escalier et descendre sous le bassin pour contempler les cétacés à travers de vastes hublots, le principal attrait du lieu.

La piscine est une réussite avec ses bassins généreux, sa vraie cascade, ses jeunes sauveteurs et sauveteuses en une pièce rouge droit sortis de Bay Watch. Et devant l’hôtel, tous les soirs un volcan entre en éruption : jeux d’eaux et de feu au son d’une mélopée tribale.



En quittant le Mirage pour l’autre côté du strip, le Venetian offre une gigantesque surprise : dans une aube éternelle – tel est l’effet étonnant produit par l’éclairage du lieu, surmonté d’une immense et artificielle voute céleste – un véritable canal empli d’eau sillonne le quartier marchand. Quelques gondoles se trouvent là, dans l’attente de touristes. En se promenant dans les ruelles l’on trouve une reconstitution de la place Saint Marc, toujours avec ce ciel en trompe l’œil plus vrai que nature. L’on a beau être allergique aux tics et aux paillettes, la reconstitution laisse baba. J’ai rarement ressenti cette impression d’avoir abdiqué tout repère d’heure et d’endroit. Jet lag aidant, je me serais cru sous l’emprise d’une drogue planante ou à côté de Di Caprio dans une scène d’Inception.



En descendant le boulevard voici le Caesar palace dont le luxe pseudo-latin ne me touche pas. Le palace est célèbre depuis le film The Hangover (en français, Very Bad Trip), tout comme le Bellagio l’est devenu avec Ocean’s eleven. Le spectacle est dehors, avec la fontaine géante (le plus grande du monde ?) qui entrecroise jets et effets au rythme de "Con te partiró". J’avoue mon faible goût pour la reconstitution de Paris dans le palace homonyme, pas vraiment impressionnante avec sa Tour Eiffel et son Arc de Triomphe flanqués d’une fausse montgolfière. Quel intérêt ? L’intérieur fait songer à Amélie Poulain, c’est dire. Pas très loin de là, le Flamingo fonde sa communication sur les véritable flamants roses de sa ménagerie. C’est aussi le problème, car du coup le casino sent la volaille – de là à se faire plumer… quant aux flamants ils sont là et bien roses. Leur rendre visite est déjà bien suffisant tant leur contemplation est barbante – connaissez-vous animal plus patibulaire ? La palourde, peut-être... Alors, un séjour au Flamingo, non merci.



Je ferai un peu le même constat que pour Paris avec le New York, New York. L’esprit new-yorkais et si éloigné de la superficialité végasienne que le mélange fait flop. Ou alors, à réserver aux gens qui n’aiment pas la Grosse Pomme, rien ici ne viendra mettre en question leurs certitudes.

A deux pas de là, l’Excalibur fait craindre le pire avec son moyen-âge de carton-pâte et son sous-sol dédié à un casino pour enfants. A noter que les gamins ne gagnent pas de sous, évidemment, mais des tickets que l’on échange en fin de parcours contre des babioles. L’Excalibur héberge un bar très connu où l’on vient pour se faire insulter : idée stupide sans doute mais qui je ne sais pourquoi flatte agréablement une part de mon esprit, peut-être parce qu’elle s’oppose à l’image lisse et niaise trop souvent offerte par la ville.



Le Luxor (vu dans Mars Attacks) oublie la demi-mesure avec sa forme de pyramide égyptienne gardée par un sphinx et ses statues gigantesques imitées d’Abu Simbel. Mais que l’intérieur déçoit, tant l’endroit semble vide ! C’est beau de faire une pyramide, encore faut-il pouvoir la remplir… Oubliez les ascenseurs qui montent de travers : l’expérience inoubliable promise par le Guide du Routard (qui on le verra ne lésine pas sur les âneries en tout genre) ne vaut décidément pas le déplacement. Enorme, tape-à-l’œil et en définitif creux : une bouffissure endémique.



Divine surprise avec le Mandalay Bay, palais pour une fois de bon goût. Les architectes ont été inspirés par l’Asie et la sagesse indiennes. Fontaines discrètes, murs amples et plus vrais que nature, ambiance pénétrée de rumeurs de jongle. Le Mandalay Bay abrite un fort bel aquarium que l'on parcourt avec ravissement. L'on y trouve un espace réservé où les enfants peuvent toucher quelques animaux marins : roussettes, raies et même limules, arthropodes venus de la nuit des temps et maladroitement appelés « crabe fer à cheval », car, n’importe quel amateur un peu éclairé vous le confirmera, ce n’est certainement pas un crabe. Une belle découverte pour le plus réussi des palaces.

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