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Partir vivre et travailler en tant que chauffeur poids lourd en Martinique? English translation pending
Bonjour à tous,
nous sommes trentennaires et souhaitons venir vivre ma femme et moi en Martinique au mois de Décembre 2010.Je voudrais savoir en étant métro si je trouverais du travail comme chauffeur poids-lourd?.Et ma femme dans le domaine administratif?.Est-ce que l'intérim marche bien?.Pour ma part j'ai dèja vécu 3ans en Guadeloupe "an sav parlé créole" je pense que cela m'aidera pour trouver un emploi.
Nous quittons la métropole car nous recherchons une façon de vivre et état d'esprit plus tranquille et nos ne voulons pas d'une vie chacun pour soi.Je ne pense pas me tromper en venant en martinique.
Merci et a bientot.
Obtenir un visa iranien en Inde? English translation pending
Bonjour,
je voudrais savoir si quelqu'un a des infos recentes sur l'obtention du visa iranien en Inde (New Delhi ou ailleurs). Est-ce faisable d'avoir un visa toursite d'un mois ? Quel delai ?
Merci, Gael
je voudrais savoir si quelqu'un a des infos recentes sur l'obtention du visa iranien en Inde (New Delhi ou ailleurs). Est-ce faisable d'avoir un visa toursite d'un mois ? Quel delai ?
Merci, Gael
Itinéraire de vingt-huit jours au Mexique: votre avis? (urgent) English translation pending
Bonjour à tous,
Je souhaitais faire appel à vos diverses experiences concernant notre itineraire au mexique et au guatemala, le depart est demain matin....Oui en effet je suis en avance!🤪
J1 Arrivee à Mexico le soir J2 Mexico visite ville zocalo, palacio, xochimilco J3 Mexico visite ville Musee anthropologique, templo mayor J4 Mexico visite ville, teotihuacan Puis depart pour Taxco, nuit a taxco J5 Taxco visite sur la matinee, puis à 16H Bus pour Puebla, Nuit à Puebla J6 Puebla, visite sur la matinee, puis bus pour OAXACA, nuit sur Oaxaca J7 Oaxaca, Monte Alban, visite ville J8 Oaxaca, visites alentours, tula, mitla, hierve el agua. Voyage de Nuit pour Puerto Angel J9 Puerto Angel (Cela presente t il vraiment un interet ou vaut il mieux reporter ses 2 jrs à Tulum à la fin du voayge ??) J10 Puerto Angel Voyage de nuit pour Tuxtla J11 Tuxtla Guiterez et le Canon del Sumidero, puis bus pour San Cristobal De Las Casas et Nuit sur place J12 SCDLC, visite ville J13 (Un Dimanche) San Juan Chamula, + Visite alentour Souhait de visiter lagunas de Montebello ? J14 Palenque, visite sur la route des sites Agua Azul, clara, misol ha... Possible de le faire seul avant d'arriver a Palenque ?? Nuit à Palenque ou proche des Ruines J15 Palenque site archeo, nuit à Palenque J16 Palenque - Bonampak - Yaxchilan (SEUL OU AVEC AGENCE ??) Le soir, à Tikal ou El Remate. Possible ????? J17 Tikal, site archeo, nuit à Flores J18 Flores - Chetumal en bus, nuit à Chetumal J19 Chetumal - Site de Calakmul, bus pour Merida et nuit sur place... Possible ???? J20 Merida, visite ville J21 Merida, visite de Uxmal, nuit à Merida ou Piste (Proche de Chitchen) Interet ??? J22 Mérida ou Piste, Visite de Chitchen Itza, Nuit sur Mérida ou possible de se rendre dans la foulle à Valladolid ??? J23 Valladolid, visite d'une Cenote, laquelle ?? Non determiné. Bus pour Tulum et nuit sur place J24 Tulum J25 Tulum J26 Tulum J27 Tulum, Nuit à Cancun J28 Cancun aeropuerto, départ pour Paris.........SNIFFF !!!🙁
Voilà, je suis preneur de toutes remarques pouvant m'aider à optimiser ce periple... Deux questions majeures, Y a t il un interet d aller a puerto angel Peut on faire par soi meme les sites d'agua azul etc.... sur la route en ralliant Palenque, cela evite, une fois à Palenque de passer par un TO pour l'excursion.... Le trajet Flores, Chetumal et la visite de Calakmul, à l'air compliqué... Besoins d'avis.
Bien à vous Zebrasquare
Je souhaitais faire appel à vos diverses experiences concernant notre itineraire au mexique et au guatemala, le depart est demain matin....Oui en effet je suis en avance!🤪
J1 Arrivee à Mexico le soir J2 Mexico visite ville zocalo, palacio, xochimilco J3 Mexico visite ville Musee anthropologique, templo mayor J4 Mexico visite ville, teotihuacan Puis depart pour Taxco, nuit a taxco J5 Taxco visite sur la matinee, puis à 16H Bus pour Puebla, Nuit à Puebla J6 Puebla, visite sur la matinee, puis bus pour OAXACA, nuit sur Oaxaca J7 Oaxaca, Monte Alban, visite ville J8 Oaxaca, visites alentours, tula, mitla, hierve el agua. Voyage de Nuit pour Puerto Angel J9 Puerto Angel (Cela presente t il vraiment un interet ou vaut il mieux reporter ses 2 jrs à Tulum à la fin du voayge ??) J10 Puerto Angel Voyage de nuit pour Tuxtla J11 Tuxtla Guiterez et le Canon del Sumidero, puis bus pour San Cristobal De Las Casas et Nuit sur place J12 SCDLC, visite ville J13 (Un Dimanche) San Juan Chamula, + Visite alentour Souhait de visiter lagunas de Montebello ? J14 Palenque, visite sur la route des sites Agua Azul, clara, misol ha... Possible de le faire seul avant d'arriver a Palenque ?? Nuit à Palenque ou proche des Ruines J15 Palenque site archeo, nuit à Palenque J16 Palenque - Bonampak - Yaxchilan (SEUL OU AVEC AGENCE ??) Le soir, à Tikal ou El Remate. Possible ????? J17 Tikal, site archeo, nuit à Flores J18 Flores - Chetumal en bus, nuit à Chetumal J19 Chetumal - Site de Calakmul, bus pour Merida et nuit sur place... Possible ???? J20 Merida, visite ville J21 Merida, visite de Uxmal, nuit à Merida ou Piste (Proche de Chitchen) Interet ??? J22 Mérida ou Piste, Visite de Chitchen Itza, Nuit sur Mérida ou possible de se rendre dans la foulle à Valladolid ??? J23 Valladolid, visite d'une Cenote, laquelle ?? Non determiné. Bus pour Tulum et nuit sur place J24 Tulum J25 Tulum J26 Tulum J27 Tulum, Nuit à Cancun J28 Cancun aeropuerto, départ pour Paris.........SNIFFF !!!🙁
Voilà, je suis preneur de toutes remarques pouvant m'aider à optimiser ce periple... Deux questions majeures, Y a t il un interet d aller a puerto angel Peut on faire par soi meme les sites d'agua azul etc.... sur la route en ralliant Palenque, cela evite, une fois à Palenque de passer par un TO pour l'excursion.... Le trajet Flores, Chetumal et la visite de Calakmul, à l'air compliqué... Besoins d'avis.
Bien à vous Zebrasquare
Itinéraire de sept mois en Amérique du Sud English translation pending
Bonjour a tous ,
Voila je pars en novembre 2010 et rentre en mars 2011 soit 7 mois en amerique du sud,
JE galère pas mal pour tracer mon itinéraires sachant que les pays visité sont ;
Equateur Pérou ( machu pichu ) Bolivie Chili Argentine ( Ushuaia, chute Iguazu ) Brésil ( descente de l'Amazonie)
Quelqu'un pourrait il m'aider pour tracer l'itinéraire sachant que j'aimerais tomber dans la bonne période pour les sites notés ci dessus
Manaus en mars est il réalisable ?
Je sais que l'on ne peut pas être de partout au meilleur moment mais svp un petit coup de main
Voila je pars en novembre 2010 et rentre en mars 2011 soit 7 mois en amerique du sud,
JE galère pas mal pour tracer mon itinéraires sachant que les pays visité sont ;
Equateur Pérou ( machu pichu ) Bolivie Chili Argentine ( Ushuaia, chute Iguazu ) Brésil ( descente de l'Amazonie)
Quelqu'un pourrait il m'aider pour tracer l'itinéraire sachant que j'aimerais tomber dans la bonne période pour les sites notés ci dessus
Manaus en mars est il réalisable ?
Je sais que l'on ne peut pas être de partout au meilleur moment mais svp un petit coup de main
Avis sur le 4x4 WW Amarok? English translation pending
Bonjour à tous
Avec mon épouse nous avons l'intention d'acheté un 4 x 4 WW AMAROK comme 2° véhicule et pouvoir y rajouté une céllule amovible pour nos divers déplacements
je sais qu'il a une charge utile de 1000 kg et je crois savoir que c'est le seul de cette catégorie
donc que pensez vous de ce 4 x 4 ?
merci pour vos réponses
Itinéraire de vingt-quatre jours au Pérou et en Bolivie: votre avis? English translation pending
Bonjour à tous,
je prépare un voyage de 24 jours au Pérou et Bolivie avec ma fiancée, pour octobre 2010. Après avoir longuement épluché les guides de voyage, on a composé un itinéraire qui nous permet de voir ce qui nous plait le plus dans ces magnifiques pays.
Pour ceux qui ont voyagé là-bas, que pensez-vous de notre itinéraire ?
je précise que nous avons tous deux 25 ans, que nous sommes sportifs et avosn l'habitude des voyages et des randonnées.
Jour 1 - Vol depuis Paris la veille et Arrivée à Lima à midi. Visite de la ville. Nuit à Lima Jour 2 - Visite de Lima et Pachacamac. Bus de nuit vers Trujillo. Jour 3 - Trujillo : visite de Chan Chan ET des temples du soleil et de la Lune. Bus de nuit vers Huaraz Jour 4 - Huaraz : visite de Chavin de huantar. Bus de nuit pour Lima. Jour 5 - Lima. Bus de nuit pour Nazca Jour 6 - Survol des lignes de Nazca, Bus de nuit pour Cuzco Jour 7 - Cuzco, visite de la ville Jour 8 - Cuzco, depart pour le Machu Picchu et nuit au pied du site Jour 9 - Visite du Machu Picchu, retour à Cuzco Jour 10 - Cuzco, visite de la vallée sacrée. Bus de nuit pour Arequipa Jour 11 - Arequipa, visite de la ville et du monsatère Jour 12 - Départ pour le Cañon del Colca et Cruz del Condor, nuit sur place Jour 13 - Cruz del Condor, retour à Arequipa. Bus de nuit pour Puno Jour 14 - Puno, panoramas du lac et nuit chez l'habitant Jour 15 - Iles de Uros et Taquile Jour 16 - Bus Puno - La Paz en Bolivie. Bus de nuit La Paz - Tupiza Jour 17 - Excursion Sud Lipez et salar (1) Jour 18 - Excursion Sud Lipez et salar (2) Jour 19 - Excursion Sud Lipez et salar (3) Jour 20 - Retour d'Uyuni à la Paz Jour 21 - Vol La Paz-Paris Jour 22 - Arrivée à paris
- Tous ces trajets en bus de nuits sont-il supportables ? - Si on peut trouver deux jours de plus, où serait-il judicieux de les placer ? (on aimerait bien se reposer un peu à Cuzco notamment, ou étendre l'excursion dans le salar d'un jour, mais il est peut-être plus intelligent de faire une pause à un autre moment) - Est-il envisageable de laisser nos affaires dans notre hotel de Lima pendant qu'on ira visiter le Nord, et de les récupérer 4 jours après ?
Merci de vos avis ! Michaël
je précise que nous avons tous deux 25 ans, que nous sommes sportifs et avosn l'habitude des voyages et des randonnées.
Jour 1 - Vol depuis Paris la veille et Arrivée à Lima à midi. Visite de la ville. Nuit à Lima Jour 2 - Visite de Lima et Pachacamac. Bus de nuit vers Trujillo. Jour 3 - Trujillo : visite de Chan Chan ET des temples du soleil et de la Lune. Bus de nuit vers Huaraz Jour 4 - Huaraz : visite de Chavin de huantar. Bus de nuit pour Lima. Jour 5 - Lima. Bus de nuit pour Nazca Jour 6 - Survol des lignes de Nazca, Bus de nuit pour Cuzco Jour 7 - Cuzco, visite de la ville Jour 8 - Cuzco, depart pour le Machu Picchu et nuit au pied du site Jour 9 - Visite du Machu Picchu, retour à Cuzco Jour 10 - Cuzco, visite de la vallée sacrée. Bus de nuit pour Arequipa Jour 11 - Arequipa, visite de la ville et du monsatère Jour 12 - Départ pour le Cañon del Colca et Cruz del Condor, nuit sur place Jour 13 - Cruz del Condor, retour à Arequipa. Bus de nuit pour Puno Jour 14 - Puno, panoramas du lac et nuit chez l'habitant Jour 15 - Iles de Uros et Taquile Jour 16 - Bus Puno - La Paz en Bolivie. Bus de nuit La Paz - Tupiza Jour 17 - Excursion Sud Lipez et salar (1) Jour 18 - Excursion Sud Lipez et salar (2) Jour 19 - Excursion Sud Lipez et salar (3) Jour 20 - Retour d'Uyuni à la Paz Jour 21 - Vol La Paz-Paris Jour 22 - Arrivée à paris
- Tous ces trajets en bus de nuits sont-il supportables ? - Si on peut trouver deux jours de plus, où serait-il judicieux de les placer ? (on aimerait bien se reposer un peu à Cuzco notamment, ou étendre l'excursion dans le salar d'un jour, mais il est peut-être plus intelligent de faire une pause à un autre moment) - Est-il envisageable de laisser nos affaires dans notre hotel de Lima pendant qu'on ira visiter le Nord, et de les récupérer 4 jours après ?
Merci de vos avis ! Michaël
Ladakh: moyens de transports pour rejoindre Lamayaru à Leh? English translation pending
bonjour,
Je voulais savoir si quelqu'un pouvait me renseigner sur les moyens de transports dispos pour rejoindre Leh de Lamayaru, j'ai cru lire qu'il n'y avait des bus que le lundi et le jeudi.
Est ce le cas, ou bien y'en a t il tous les jours?
Par avance merci
Jérôme
Je voulais savoir si quelqu'un pouvait me renseigner sur les moyens de transports dispos pour rejoindre Leh de Lamayaru, j'ai cru lire qu'il n'y avait des bus que le lundi et le jeudi.
Est ce le cas, ou bien y'en a t il tous les jours?
Par avance merci
Jérôme
Comment faire Los Angeles - San Francisco - Las Vegas en quinze jours? English translation pending
Bonjour à tous,
On est décidé, on souhaite partir 15jrs max, début septembre, dans ma tete je pensais prendre un billet multi destination sur AA, en faisant Paris-San Francisco, SF-Los Angeles, Los Angeles-LAS vegas, LAs vegas-PARIS, et a chaque fois faire un peu à chaque endroit, sauf 2jrs à Las Vegas,
Mais je suis pas totalement chaud, je prefererai faire un bout de chemin en voiture plutot que par l'avion pour voir ce que je veux voir, mais ne connaissant pas les distances entre chaque endroit, je vous demande votre avis.
Nous souhaitons voir :
- Monument Valley - Death Valley - grand canon - bryce canyon - yosemite park ou sequoia park si l'un est proche d'un endroit à voir autant le faire - la route 66 - los angeles - las vegas - san francisco
vous me conseillerez peut etre certaines choses à supprimer
Voilà, merci à tous par avance
On est décidé, on souhaite partir 15jrs max, début septembre, dans ma tete je pensais prendre un billet multi destination sur AA, en faisant Paris-San Francisco, SF-Los Angeles, Los Angeles-LAS vegas, LAs vegas-PARIS, et a chaque fois faire un peu à chaque endroit, sauf 2jrs à Las Vegas,
Mais je suis pas totalement chaud, je prefererai faire un bout de chemin en voiture plutot que par l'avion pour voir ce que je veux voir, mais ne connaissant pas les distances entre chaque endroit, je vous demande votre avis.
Nous souhaitons voir :
- Monument Valley - Death Valley - grand canon - bryce canyon - yosemite park ou sequoia park si l'un est proche d'un endroit à voir autant le faire - la route 66 - los angeles - las vegas - san francisco
vous me conseillerez peut etre certaines choses à supprimer
Voilà, merci à tous par avance
Achat d'une voiture aux États-Unis: procédures et douanes? English translation pending
bonjour je vais au etat-unis en voyage pour 2 semaine je voudrais peut-etre en profiter pour acheter une auto quelle son les procedure pour l achat et pour les douane est-ce que sa vaut vraiment la peine merci
Train et bus France - Liban - Syrie ou Jordanie? English translation pending
bonjour tout le monde !
j'espere que vous allez bien !
voila en fait je voudrais savoir comment faire pour aller au liban, jordanie ou syrie par l'intermediaire des bus et des trains?
est ce que quelqu'un sait comment peut faire proceder ?
merci !!
a bientot !!😉
Route des vins et Walla Walla en passant par Seattle? English translation pending
Bonjour,
nous partons 2 semaines fin du mois de juillet moi et mon copain pour Seattle. Nous sommes de grands amateurs de bons vins et très peu de plein air. Nous avons entendu dire que les régions de Walla Walla et de Columbia River produisaient de très bons vins et que l, on pouvait visiter les vignobles. Nous avons quelques infos, mais ce n, est pas évident. Bien sûr, nous allons louer une voiture. Nous allons également visiter Portland, Canon beach, le mon St Helen's ainsiq ue Seatlle. Pour ces villes ça va, j, ai beaucoup d'infos grâce aux autres discussions. Mais pour la mini-route des vins dans la région de Walla Walla, est-ce que quelqu'un peut m'aider?
merci 😊
nous partons 2 semaines fin du mois de juillet moi et mon copain pour Seattle. Nous sommes de grands amateurs de bons vins et très peu de plein air. Nous avons entendu dire que les régions de Walla Walla et de Columbia River produisaient de très bons vins et que l, on pouvait visiter les vignobles. Nous avons quelques infos, mais ce n, est pas évident. Bien sûr, nous allons louer une voiture. Nous allons également visiter Portland, Canon beach, le mon St Helen's ainsiq ue Seatlle. Pour ces villes ça va, j, ai beaucoup d'infos grâce aux autres discussions. Mais pour la mini-route des vins dans la région de Walla Walla, est-ce que quelqu'un peut m'aider?
merci 😊
Partir en famille faire de l'humanitaire dans le monde entier English translation pending
bonjour a tous, pour l'instant, ce n'ai qu'un projet qui débute, mais je vien sur ce forum pour faire appelle à votre aide. Alors voilà, j'ai 25 ans, mon copain 30 ans, et mes enfants 6 et 4. Nous avions à la base l'intention d'acheter un bus aménager, et partir faire de l'humanitaire dans le monde entier, mais la fait de devoir partir plus de 2, 3 mois nous ai difficile avec les enfants et leur papa. Alors pour l'instant, on ce concentre sur un camping car ou un camion aménagé et pouvoir partir le plus souvent possible quelques semaine dans d'autre pays.
On cherche l'échange culturel pour pouvoir nous épanouir, et faire grandir nos enfants avec de magnifique souvenir. Mais bien-sure, on ne veut pas aller la bas comme à la cote d'azur... on aimerai avoir un but humanitaire. par exemple quand on décide de faire le Maroc, on aimerai avoir plusieurs lieu ou apporter notre aide.
Donc si vous avez des idées on est preneur.
Merci a tous
Voyage dans le temps: Waterloo, entraînement photo English translation pending
Bonjour,
Un dernier entrainement avec mon nouvel appareil photo avant notre départ pour un nouveau grand voyage à l'ouest des USA me donne l'occasion de publier ces quelques photos.
Les conditions de cet entrainement sont idéales : Pluie, temps gris, froid, fumée, éloignement des personnages, mouvement, ...bref tout comme au jour de la vraie bataille, tout est fait pour rater les photos (sans doute pour ça que l'on en a pas des photos de la vraie bataille 😉!!!)
http://www.frontiereland.be/photos/waterloo.htm
Bon surf !
Un dernier entrainement avec mon nouvel appareil photo avant notre départ pour un nouveau grand voyage à l'ouest des USA me donne l'occasion de publier ces quelques photos.
Les conditions de cet entrainement sont idéales : Pluie, temps gris, froid, fumée, éloignement des personnages, mouvement, ...bref tout comme au jour de la vraie bataille, tout est fait pour rater les photos (sans doute pour ça que l'on en a pas des photos de la vraie bataille 😉!!!)
http://www.frontiereland.be/photos/waterloo.htm
Bon surf !
Récit de mon voyage à Madagascar English translation pending
Bonjour,
Je me propose de vous faire partager mon voyage de 11 semaines à Madagascar à travers 7 épisodes avec quelques photos à l'appui Voici le premier épisode
A peine arrivé que déjà je suis reparti.
Me voilà sur mon île, Madagascar, depuis presque une semaine.
Pour ceux qui ne savent pas, j'y suis né, il y a bien longtemps.
Je suis arrivé le 24 Mars et repartirai le 10 Juin.
Voilà le programme pour quelques semaines.
Environ, une semaine à Antananarivo.
Puis départ vers l'extrême sud pour Fort-Dauphin en avion.
Pas de réflexion désobligeante, je n'ai pas changé. Je suis toujours un baroudeur.
Je vous explique :
L'aller en avion et le retour en camion brousse
Il faut au moins 4 jours pour effectuer ce trajet, avec plein d'aléas comme panne, pluie.
Je vais surement dormir dans des villages en rase campagne.
Je vous raconterai dans un prochain épisode.
Je me propose de vous faire partager mon voyage de 11 semaines à Madagascar à travers 7 épisodes avec quelques photos à l'appui Voici le premier épisode
A peine arrivé que déjà je suis reparti.
Me voilà sur mon île, Madagascar, depuis presque une semaine.
Pour ceux qui ne savent pas, j'y suis né, il y a bien longtemps.
Je suis arrivé le 24 Mars et repartirai le 10 Juin.
Voilà le programme pour quelques semaines.
Environ, une semaine à Antananarivo.
Puis départ vers l'extrême sud pour Fort-Dauphin en avion.
Pas de réflexion désobligeante, je n'ai pas changé. Je suis toujours un baroudeur.
Je vous explique :
L'aller en avion et le retour en camion brousse
Il faut au moins 4 jours pour effectuer ce trajet, avec plein d'aléas comme panne, pluie.
Je vais surement dormir dans des villages en rase campagne.
Je vous raconterai dans un prochain épisode.
Transport de médicaments inscrits sur la liste des stupéfiants English translation pending
Bonjour,
J'ai remarqué que les informations relatives au transport d'un traitement médicamenteux inscrit sur la liste des stupéfiants (tel que la morphine, la Ritaline etc....) ne sont pas évidentes à trouver.
Et pourtant, si les démarches administratives ne sont pas faites, on s'expose à être accusé de trafic de stupéfiants, ce qui peut couter la peine capitale dans certains pays !
Un premier lien, issu du site de l'AFSSAPS (ce document est un PDF). Si vous parte en dehors de l'Union Eurpéenne, renseignez-vous auprès du consulat du pays concerné. Et pour en avoir fait l'expérience, le consulat vous renverra le plus souvent au service médical de l'ambassade car le consulat considère très souvent ce cas comme trop spécifique.
Même devoir d'aller se renseigner si on suit un traitement psychotrope mais non inscrit sur la liste des stupéfiants : en cas de contrôle, ça vous évitera de sacrés déboires (quant à ma chère mère qui se croit à l'abri de tout avec les médicaments, j'ai carrément du lui sortir le document de l'AFSSAPS ainsi que les textes de loi pour lui montrer qu'elle se fourre le doigt dans l'oeil jusqu'au coude. Et je lui ai également raconté comme anecdote qu'en Grèce, impossible d'importer mon sirop à la codéine acheté en vente libre, elle qui croit toujours que la législation sur les médicaments est identique dans toute l'UE ! C'est dingue ce que les gens peuvent croire tout savoir alors qu'ils n'en savent rien !!) !
Pour les traitements non psychotropes et non stupéfiants, on emporte les ordonnances sur soi, avec si possible la traduction en anglais, + certificat médical avec sa traduction en anglais quand on emporte des seringues : ça prend très peu de places et ça évite bien des déboires avec un douanier tatillon et/ou hystérique, qui croit qu'une maladie génétique est contagieuse (véridique et entendu de mon oreille valide !).
Un premier lien, issu du site de l'AFSSAPS (ce document est un PDF). Si vous parte en dehors de l'Union Eurpéenne, renseignez-vous auprès du consulat du pays concerné. Et pour en avoir fait l'expérience, le consulat vous renverra le plus souvent au service médical de l'ambassade car le consulat considère très souvent ce cas comme trop spécifique.
Même devoir d'aller se renseigner si on suit un traitement psychotrope mais non inscrit sur la liste des stupéfiants : en cas de contrôle, ça vous évitera de sacrés déboires (quant à ma chère mère qui se croit à l'abri de tout avec les médicaments, j'ai carrément du lui sortir le document de l'AFSSAPS ainsi que les textes de loi pour lui montrer qu'elle se fourre le doigt dans l'oeil jusqu'au coude. Et je lui ai également raconté comme anecdote qu'en Grèce, impossible d'importer mon sirop à la codéine acheté en vente libre, elle qui croit toujours que la législation sur les médicaments est identique dans toute l'UE ! C'est dingue ce que les gens peuvent croire tout savoir alors qu'ils n'en savent rien !!) !
Pour les traitements non psychotropes et non stupéfiants, on emporte les ordonnances sur soi, avec si possible la traduction en anglais, + certificat médical avec sa traduction en anglais quand on emporte des seringues : ça prend très peu de places et ça évite bien des déboires avec un douanier tatillon et/ou hystérique, qui croit qu'une maladie génétique est contagieuse (véridique et entendu de mon oreille valide !).
Travailler en tant que manipulateur radio en Guadeloupe? English translation pending
Bonjour,
voilà j'ai parcouru le forum en long et en large mais je n'ai rien trouvé concernant le travail de manipulateur radio en guadeloupe. En effet je souhaiterai partir là bas d'ici un an (pour une durée limitée), et j'aimerai savoir où pourrais je trouver du travail là bas? Si il y a des manips expatriés 😛 ou qui y sont allés et qui pourraient me faire partager leur expérience, ce serait vraiment sympa!! merci !!!😎
voilà j'ai parcouru le forum en long et en large mais je n'ai rien trouvé concernant le travail de manipulateur radio en guadeloupe. En effet je souhaiterai partir là bas d'ici un an (pour une durée limitée), et j'aimerai savoir où pourrais je trouver du travail là bas? Si il y a des manips expatriés 😛 ou qui y sont allés et qui pourraient me faire partager leur expérience, ce serait vraiment sympa!! merci !!!😎
Sécurité au nord du Kenya? English translation pending
Je souhaite rejoindre Nairobi depuis l'Ethiopie, en passant par Moyale.
Quelle est la situationau niveau de la sécurité sur cette route?
Quelles sont les moyens de transports?
Merci.
Merci.
Récit de mon voyage au Maroc English translation pending
Dimanche 27 mai 2007
Tôt le matin, je parcours les ruelles de la médina avant de prendre le taxi collectif de Bade r-Rob pour me rendre à Imlil. Une fois le taxi complet, 2 passagers à l’avant et 4 à l’arrière de cette Mercedes, nous quittons Marrakech.
J’arrive à Imlil, 64 Km de Marrakech, (1740 m d’altitude), les guides sont nombreux à me proposer une excursion, je refuse toutes propositions, c’est ainsi que je vais fonctionner durant mon séjour dans ce pays.
J’effectue une randonnée de 6 H00, le site est merveilleux, j’aperçois la neige sur des sommets de plus de 4000 m d’altitude dont celui du Toubkal atteignant 4167m, le plus haut d’Afrique du Nord. Sur cette vallée, se nichent de minuscules villages berbères de pierre et de terre, le temps semble s’être arrêté depuis des siècles. J’ai la chance car entre mi-avril et début mai, en principe, il y a la récolte du blé. Tout le monde vient prêter main forte, hommes, femmes et enfants, dans une ambiance festive d’une gaieté incroyable, j’entends les femmes chanter, j’aperçois les enfants qui sur leur mulet chargé de blé, vont porter celui-ci à la cour de leur maison.
Sur le chemin du retour, quelques Km avant Imlil, un camion descend la vallée, le chauffeur m’amène à Asni.
Je fais du stop pour aller à Ouirgane, je vais passer la nuit chez l’habitant.
Je suis parfaitement bien accueilli par cette famille. Je fais quelques tours de magie aux enfants. Un Monsieur tond un mouton, un vieil homme assis à côté sur un tabouret en bois fait une remarque car le mouton est blessé par la tondeuse.
Lorsque la tonte de l’animal est finie, la laine est mise dans un sac puis on coupe la ficelle attachée aux pattes et une jeune fille amène ce mouton non sans égard dans un minuscule et vieux bâtiment et on recommence avec un autre mouton.
Lundi 28 mai
Je déjeune dans la cour, 7H10 et il fait déjà chaud.
Pour la douche, ça se passe dans les toilettes. L’eau recueillie de la montagne se trouve dans un bidon, sur celui-ci est accrochée une boîte de conserve qui a fonction de récipient.
Avec peu de moyen, on peut être propre, la preuve en est.
Avant de quitter cet habitat, je parcours ce village aux ruelles de terre accidentées. Je ne vais pas trop loin car je risque de ne pas pouvoir retrouver la maison où j’ai passé la nuit sinon, bien au contraire, il ne faut pas hésiter à s’y perdre, c’est le meilleur moyen de découverte.
Le bus partant de Marrakech à destination d’Agadir passe par Ouirgane vers 11H00. Voulant visiter la mosquée de Tin Mel, le car s’y arrêtant à 800m, c’est bon pour moi.
Sur cette route, j’aperçois les kasbahs d’Agadir-n-Gouf et de Talat-n- Yâkoub, je ne peux pas m’arrêter à les visiter car l’attente d’un véhicule sera longue. Les taxis collectifs seront probablement complets et le prochain bus passe dans 4H00. Le meilleur moyen pour circuler dans ce pays est la voiture de location mais pour moi seul, c’est trop coûteux. De toute façon, je sais que durant mon séjour, j’arriverai à me débrouiller.
Au loin, j’aperçois la mosquée de Tinmel, je frappe des mains pour que le car s’arrête. La mosquée se trouve à 800m de la route principale, je traverse les vergers pour m’y rendre.
Cette mosquée date de 1153. Abandonnée à l’état de ruines pendant des siècles, cette mosquée a fini par être restaurée. L’extérieur a l’austérité d’une forteresse. Le plan de cette mosquée est symétrique, des arcades en brique délimitant neuf nefs. Seule la première travée a conservé son élégant décor de stuc, notamment le beau mihrab et trois coupoles à stalactites. Les autres travées ont été entièrement reconstruites en brique rose, recréant avec beaucoup de bonheur l’espace originel.
Durant la visite de la mosquée, il y a deux couples de touristes français avec une voiture de location, je leur demande s’ils vont à Taroudant, la veine pour moi, c’est leur direction. Grâce à ces touristes, je gagne de nombreuses heures d’attente.
Le trajet offre un splendide panorama sur l’étroite vallée de l’oued Nfiss. Des petits champs en terrasses minutieusement entretenus et irrigués, des vergers d’amandiers et d’oliviers entourent les villages aux maisons de pierres sèches.
Après une série de virages vertigineux, on arrive au col du Tizi-n- Test à 2092m d’alt. La vue est époustouflante. La route descend ensuite tranquillement et la végétation évolue des chênes verts du sommet aux arganiers sauvages du Sous, en passant par les palmiers nains, les lauriers-roses et les immenses genêts à petites fleurs blanches.
De nombreuses chèvres grimpent sur les branches d’arganiers, nous passons une vingtaine de minutes à les observer, le spectacle est magnifique.
A 35 Km de Taroudant, nous visitons la palmeraie de Tioute. A l’arrière plan de cette palmeraie, il y a une belle vue de la chaîne du Haut Atlas. Au pied de cette palmeraie, se trouve une belle kasbah.
Nous reprenons le chemin pour Taroudant, la nuit tombe, je trouve un hôtel à 2 Km des remparts.
Mardi 29 mai
Taroudant se trouve à 81 km d’Agadir, 223 Km de Marrakech et 294 Km de Ouarzazate.
Les remparts dessinant un carré approximatif d’environ 8 km de pourtour sont percés de 5 portes monumentales. Il n’y a pas si longtemps, oliveraies et vergers venaient jusqu’au pied des murailles, leur conférant un charme supplémentaire. Mais, depuis quelques années, ce côté bucolique est menacé par la construction de faubourgs peu esthétiques.
J’ai visité un hôtel de luxe, je suis rentré dans cet établissement incognito. Cet établissement occupe l’ancien palais du pacha de Taroudant. Jardins luxuriants, cours secrètes animées de fontaines, beaux patios anciens plantés de grands bananiers, galeries et terrasses forment un dédale où il fait bon flâner. N’oublions pas la piscine.
Je quitte les remparts de Taroudant pour déambuler dans les souks, beaucoup d’enfants travaillent dans de minuscules ateliers avec une très faible luminosité. Hélas pour eux, ils ne vont pas à l’école qui pourtant est obligatoire, ceci amène à être analphabète, ces enfants ne sauront pas lire, ils seront comme aveugles, sans éducation, la lutte n’est pas possible.
Le très faible niveau socio-économique des familles oblige les parents à engager leurs enfants dans le travail à des âges précoces.
Leurs rémunérations de 150 DH à 300 DH par mois, soit entre 15 et 30€, sont perçues directement par les parents.
Le SMIC Marocain est à 2100 Dirhams.
Les conditions de vie sont souvent inhumaines.
Ce ‘trafic’ très lucratif est parfaitement bien organisé, il y a des bureaux de placements faisant le lien entre les familles très souvent rurales des ‘victimes’ et les futurs ‘Exploitants’.
Le code du travail de l’enfant a été élaboré mais toujours pas amandé.
Je quitte les souks et visite la médina, je suis surpris par le nombre de mosquées, les minarets sont magnifiques.
Je mange dans un restaurant à la propreté douteuse mais j’adore cette formule. Une omelette 2 œufs avec pain et thé plus l’eau du robinet à volonté me valent 7 DH, je laisse 3 DH de pourboire.
Sachez que 10 DH valent 1 €.
Maintenant j’ai une longue route à faire, je veux être ce soir à Ousmenat, village se situant à quelques Km avant Tafraoute et ce n’est pas gagné.
Un taxi collectif m’amène à Inezgane, banlieue d’Agadir. A la place des taxis collectifs d’Inezgane, je prends un autre taxi m’amenant cette fois à Âit-Baha.
Je suis à 70 Km d’Ousmenat mais avant, je veux visiter une citadelle.
En attendant que le taxi soit au complet, je prends un thé à la terrasse d’un café, je suis le seul consommateur. Dans ce pays, il est accepté de passer son temps dans un établissement sans prendre de consommation.
Nous sommes que 4 personnes à attendre que ce taxi soit au complet, voulant quitter Âit-Baha rapidement, je décide de payer la place pour les 2 personnes manquantes.
Comme prévu, je m’arrête à Tizorgan. Ce village fortifié bien seul à 500 m de la route est frappant. Arrivé à une porte fortifiée, un vieil homme assis me demande quelques DH. Ce village, situé au sommet d’une colline escarpée, a la particularité d’être parfaitement circulaire. Son enceinte de pierre est formée par les murs extérieurs des maisons. En parcourant les deux uniques ruelles, circulaires, j’admire quelques belles portes anciennes en bois d’arganier, patinées par les siècles et protégées par des auvents en plaques de schiste.
En quittant ce village, j’attends sous un soleil de plomb qu’un véhicule passe.
Après une heure d’attente, un camion s’arrête, le chauffeur m’amène à Ousmenat. Nous sommes 4 passagers pour ce trajet, serrés bien sur mais on oublie le confort, j’ai eu vraiment de la chance que ce camion soit sur cette route, la R 105, fort belle, je contemple le sommet Jbel Lekst à 2359 m d’alt.
Dans le sud du Maroc, il y a peu de véhicules, le stop est très facile, c’est un moyen pour le chauffeur de recevoir quelques DH.
Ce camion est chargé, surchargé de phosphate. Nous avançons à une vitesse d’environ 10 Km/h en côte. Nous franchissons le col du Tizi-n-Tarakine à 1500m d’alt, maintenant nous descendons à 20 Km/h, la troisième vitesse n’est jamais enclenchée. Parfois, nous nous arrêtons pour ne pas trop fatiguer le moteur.
Il fait nuit, nous roulons sans lumière sur cette route si dangereuse, c’est incroyable, je ne pense pas à l’accident sinon la peur s’installe, je suis rôdé, c’est la 5ième fois que je visite ce pays, je m’y suis habitué, je ne suis surpris de rien.
Arrivé à Ousmenat, je donne un bon pourboire au chauffeur, il le mérite franchement.
Il fait nuit, je fais de petits pas, le chemin est très accidenté, ici, nous ne sommes pas en Occident, les routes et trottoirs goudronnés, les noms de rue, l’éclairage, ceci n’existe pas.
Je rencontre une Marocaine, cette femme est institutrice. Sur le chemin m’amenant à un gîte, nous parlons de divers sujets.
A l’école, cette femme trouve les élèves mal élevés, elle pense que ceci vient des parents, il y a un manque de discipline, depuis quelques années, l’instituteur ne doit plus utiliser le bâton pour régner l’ordre.
Sur ce sujet comme tant d’autres thèmes abordés par les Marocains, je dérange mais je ne peux pas rester passif, je sais quand dans ce pays, la critique est insultante mais je respire mal si je ne dis pas ma pensée, j’ai toujours fonctionné ainsi, c’est parfois dangereux, risqué, mais c’est ma personnalité.
Dans ce pays, beaucoup d’enfants n’aiment pas l’école, ils encaissent des coups et des gifles par des excès de colère des instituteurs.
L’école publique au Maroc est malade. Certains enseignants sont outrés par les actes de leurs collègues qui . Comment aimer l’école dans ces conditions ? C’est normal que l’école devienne un endroit que l’on rejette.
Les parents envoient leurs enfants à l’école pour apprendre et se nourrir l’esprit, et pas pour prendre des coups et vivre dans la panique.
Certains enseignants pensent qu’un élève qui n’est pas battu, est un mauvais élève.
Cette enseignante me trouve trop bavard, dans ce pays, on ne parle pas ainsi me dit-elle, je lui explique comment je fonctionne, elle comprend ma culture occidentale mais est certaine qu’un jour, il m’arrivera des ennuis, ici ce n’est pas la France, tu es en vacances, respire, oublie le reste, réfléchit bien à ce que je te dis, en guise de réponse, je souris.
Je suis très bien reçu par le patron de ce gîte. Au Maroc, en principe, nous sommes toujours extrêmement bien reçus dans un établissement hôtelier ou un restaurant à l’arrivée comme au départ. Par contre, pour ce qui est administratif, banque, poste, c’est le contraire.
Mercredi 30 mai
Ce matin, je me lève plus tard, je suis tellement bien dans cette chambre si luxueuse, j’ai une douche avec l’eau chaude et en plus une serviette.
Un car d’excursion arrive pour visiter ce lieu, quant à moi, je fais la visite de ce village seul. Je me perds pour retrouver le chemin allant à Tafraoute.
Me voici enfin sur la R 105. Un petit car d’excursion s’arrête, surprise pour moi, le guide me propose de m’amener à Tafraoute, ce sont les Français que j’ai aperçus à Ousmenat qui ont demandé au guide de me faire monter dans le car. Durant le trajet, nous échangeons quelques mots, ces excursionnistes sont surpris de me voir passer des vacances ainsi, sans bagage, je voyage seulement avec un petit sac en bandoulière.
Aujourd’hui mercredi, c’est le jour du souk à Tafraoute, il approvisionne les villages de toute la région.
Je visite le village d’Adaï, 4 Km de Tafraoute, bon pour les mollets. Comme dans beaucoup de villages, de nombreuses maisons vieilles d’environ 3 ou 4 siècles sont à l’abandon ou en ruine.Il faudrait un plan de réhabilitation mais il n’y a pas d’argent pour cela, par contre, pour les mosquées des villages, elles sont toujours dans un état d’entretien impeccable. A l’intérieur de ce petit village, il y a de nombreux rochers, c’est vraiment impressionnant.
Je retourne à Tafraoute, à l’entrée de cette petite ville, il y a un hôtel avec une piscine, le nom de cet établissement se nomme Antoine. Je peux me baigner pour 20 DH.
Je vais à mon hôtel, le luxe est différent et le tarif est en conséquence. Je lave mon linge, il sèche très rapidement, il vaut mieux pour moi car c’est les seuls vêtements que j’ai.
Le soir, il y a toujours autant de monde dans les rues et les villages.
Jeudi 31 mai
Aujourd’hui, je vais visiter les gorges d’Aït-Mansour à environ 35 Km de Tafraoute.
Il n’y a pas de moyen de locomotion pour aller à ces gorges, seule une société de 4X4 fait ce trajet.
Je me dirige vers la station essence de cette ville. J’attends patiemment, durant 2H30, seul 3 automobilistes font le plein de leur véhicule de location. La première voiture est un couple d’Allemand, ils ne veulent pas me prendre ce qui est tout à fait normal, il en est de même pour le deuxième véhicule. Une troisième voiture arrive, il est déjà 10H30, ce couple est hésitant, je leur propose de l’argent pour les frais de carburant, refus de leur part par contre je peux faire le trajet avec eux, c’est vraiment une bonne journée pour moi.
Ce parcours est magnifique. Nous apercevons l’Adrar Mqorn à 2344 m d’alt. Lorsque la route goudronnée se termine, s’élève une surprenante palmeraie, enserrée entre deux hautes falaises très rapprochées. C’est un véritable enchantement de voir la verdure éclatante des jardinets irrigués sous les frondaisons denses des palmiers dattiers et de traverser l’oued à gué, à de nombreuses reprises.
La sortie des gorges débouche sur une vallée, un peu plus large, où apparaissent plusieurs villages anciens mais il faudrait trop de temps pour faire la visite. Je me contente de visiter un village se trouvant entre les deux gorges, le site est époustouflant.
Je fais demi tour et reviens vers la voiture, j’ai voulu laisser les Français se promener seuls.
Pour la route du retour, je veux m’arrêter au village d’Agard-Oudad, je quitte la voiture et remercie bien évidement ces personnes sans qui je n’aurais pas passé une agréable journée.
Ce village est entouré de rochers étrangement sculptés par l’érosion, comme ceux que l’on a nommé la gazelle, le chapeau de Napoléon, le doigt.
J’ai une heure de marche pour arriver à Tafraoute, je prends mon temps.
Je prends mon repas à la terrasse de l’hôtel, l’oued bien sec est en face de moi, soudain, inimaginable en occident, un commerçant jette tous ses détritus à travers le pont, boîtes de conserve, bouteilles de verre et autres . Triste oued, il est chargé de déchets sur toute la longueur de la ville.
Vendredi 1 juin
Je prends le bus partant de Tafraoute à 6H00 pour aller à Tiznit, distance : 107 Km.
Cette route est pittoresque. Nous mettons 3H30 pour parcourir cette distance.
Arrivé à Tiznit, je prends un taxi collectif pour me rendre à Inezgane (10 Km d’Agadir). Le chauffeur de ce taxi roule extrêmement vite, il ne faut pas être surpris si au Maroc, il y a autant d’accidents.
Je n’ai pas la prétention à écrire une rubrique ni à réaliser un rapport sur les accidents meurtriers dans ce pays mais hélas, alors que le code de la route suscite toujours la colère des conducteurs, ceux-ci ont d’ailleurs fait grève en mars 2007 pour protester contre un projet de loi visant à imposer de lourdes sanctions pour non respect des règlements de circulation, l’hécatombe, elle, se poursuit.
Les excès de vitesse, la défaillance mécanique, 60% des bus ne rempliraient pas les conditions minimales de sécurité, absence de marquage sur les routes, dépassement dans les virages, la nuit la plupart des véhicules ne sont pas éclairés et je peux en rajouter.
En 1998, le Maroc disposait de 57251 Km de routes dont 29952 Km revêtues.
Le parc automobile en circulation sur le réseau routier marocain est évalué en 2004 à 1950802 unités, ce qui représente une augmentation de 4% par rapport à 2003. Ce parc est composé de 73% de véhicules de tourisme, 26% de véhicules utilitaires et de 1% de mobylettes.
Le taux de motorisation est de 65 véhicules pour 1000 habitants source 2004.
Source 2004, le véhicule au Maroc tue 9,7 fois plus qu’en France.
3622 personnes ont été tuées dans les accidents de la circulation survenus en 2006.
Ce carnage prend les dimensions d’un cancer qui ne cesse de s’amplifier malgré la volonté d’y mettre un terme.
De Tiznit à Anizgane, il y a 78 Km. Ce trajet n’est pas agréable, sur tous les trajets que j’ai parcourus durant mon séjour, c’est le seul qui n’est pas merveilleux à mon goût.
Le taxi collectif s’arrête à une très grande place, il y a une centaine de 150 taxis à attendre le client et plus loin de nombreux bus partant pour toutes les destinations de ce pays.
Je viens d’acheter mon billet pour aller à Skoura, il est à peine midi, le bus part à 21H00, j’ai largement du temps me permettant de faire une visite quelque part.
Il fait très chaud, j’aperçois un indicateur de température s’affichant à 38°.
Dans la nuit du 29 février 1960, la ville d’Agadir fut anéantie par un tremblement de terre qui causa la mort de plus de 15000 personnes. En France, l’émotion est très vive. Monté sur le trône un an plus tard, Hassan II décide la reconstruction d’Agadir ; elle sera menée tambour battant, et le béton coulera à flot.
Architecture de béton, larges avenues entrecoupées d’espaces verts caractérisent le centre urbain reconstruit à l’issu de ce tremblement de terre. Il est difficile de comprendre l’admiration que cette architecture a pu susciter à cette époque.
Le PDRT (programme de développement régional touristique) d’Agadir vise à doter la ville à l’horizon 2015 d’une capacité litière s’élevant à 60000 lits. Ce programme porte sur le renforcement de l’hébergement en front de mer.
Je fais le choix de visiter la nouvelle médina.
Le tremblement de terre ayant privé Agadir de son ancienne médina, Coco Pollizzi, maître artisan décorateur Italien né à Rabat, a eu l’idée d’en reconstruire une. Plutôt que de tenter une impossible reconstruction, Coco Pollizzi s’est lancé dans une création personnelle, réutilisant à sa manière le vocabulaire plastique de l’architecture vernaculaire marocaine, ses matériaux et ses techniques traditionnelles de construction.
A l’intérieur, une enceinte en pisé, vous retrouverez, presque plus vrai que nature, ruelles, maisons, échoppes, ateliers, café maure, etc. La médina, loin d’être achevée, couvrira 4 ha, on peut voir des bâtisseurs blancher le pisé, installer un plafond en tataoui ou découper des zelliges. A ce projet architectural, s’ajoute un projet socioculturel : faire revivre un artisanat authentique, à l’abri du mercantilisme des bazaristes. Plusieurs dizaines d’artisans travaillent déjà, à leur propre compte, dans la médina. Leur production est vendue exclusivement sur place, pas de marchandage.
Personnellement, je trouve cette médina trop artificielle, un peu écomusée, elle manque de chaleur, il y a beaucoup de touristes venant avec le car d’excursion.
Dans cette médina, il y a un projet de discothèque, piscine, hôtel, à méditer.
Je retourne à Inezgane, je suis à 400 Km de Skoura.
Le bus quitte la place d’Inezgane comme prévu à 21H00, nous faisons le trajet de nuit.
Ce bus fait le trajet jusqu’à Errachidia, distance 670 Km.
Nous passons par Taroudant puis Ouarzazate, arrêt d’environ 30 mn.
Skoura est à 42 Km d’Ouarzazate, j’arrive à 2H30 du matin.
Heureusement, je connais Skoura, dès que j’aperçois l’entrée de ce village, je frappe très fort avec mes mains, c’est ainsi qu’il faut faire pour que le chauffeur s’arrête mais j’ai l’impression que ce chauffeur ne m’entend pas, je crie, enfin il stoppe.
Je suis le seul passager à descendre de ce bus, je me dirige jusqu’au centre de ce petit village.
Arrivé sur la Place, un vieux Monsieur fait la surveillance des magasins, au même moment un type en mobylette vient à mes côtés, il me propose de dormir chez lui, je me rends très vite compte qu’il est ivre et drogué, j’accepte tout de même sa proposition.
Arrivé chez lui, sa seule pièce d’habitation d’environ 30 m² est dans un état de clochardisation. J’espère ne pas attraper de puces ou autres. Il m’offre le thé, imaginez sa théière et ses verres, ‘ornementation de saleté’. Il parle mais le dialogue est incohérent. Vers 4H30, nous dormons, enfin lui mais moi, c’est impossible, il a un chien qui n’arrête pas de me lécher la figure, je repousse cet animal mais aussitôt il revient à moi et aboie bien péniblement. Cette bête est très amaigrie, elle a faim. Ne pouvant pas dormir et ne voulant pas perdre mon temps ici, je réveille Rachid, il a eu peur de ma présence, il ne se rappelait plus que je dormais chez lui.
Samedi 2 juin
Rachid me propose de faire la visite de la palmeraie de Skoura, allons-y, même si je la connais.
Je suis assis sur le porte-bagage de sa mobylette, il roule vite sur ce chemin sablonneux, j’espère ne pas tomber.
Nous faisons une première halte à une kasbah, construite à la fin du 18ième siècle par un Andalou. Elle est très belle (en bois sculpté, puits de lumière en colonnes) et justifie pleinement les travaux de restauration récemment entrepris. Les terrasses supérieurs offrent une vue superbe sur la palmeraie.
Ensuite, nous allons dans une maison auprès d’une mosquée, l’endroit est bucolique. Rachid me présente le propriétaire de cette maison.
Si Rachid m’amène dans cette maison, c’est certainement pour quelque chose, c’est comme la visite de la kasbah, je n’ai pas laissé le pourboire. Rachid a proposé de passer cette journée avec moi, mon temps n’est pas compté, pas de problème.
Ils ont comme projet de rénover cette maison pour en faire un gîte, alors ils me demandent si je veux participer financièrement à ce projet, en quelque sorte devenir actionnaire, ils partageront avec moi les bénéfices. Combien de fois ai-je pu avoir des propositions de ce genre.
Je refuse cette proposition débile et explique les raisons.
Ils fument le cannabis puis font une sieste, je n’ai plus qu’à attendre.
Rachid réveillé, nous quittons cette maison, aujourd’hui, la rénovation de cet habitat n’aura pas avancé.
Assis sur cette mobylette, nous prenons le chemin menant à Skoura, de là, Rachid m’amène à un gîte, le patron me fait visiter son établissement, c’est un émerveillement, fascinant, quel travail pour arriver à ce résultat. Le patron en est fier mais il peut l’être, c’est une véritable réussite.
Je paie un repas bien mérité à Rachid dans cet établissement, je n’avais pas mangé depuis hier soir, avant de prendre le bus à Inezgane.
Je prends le taxi collectif pour aller à Imassine. En quittant Skoura je me rends compte aussitôt que ce taxi prend la direction pour Ouarzazate., explication, je demande à faire demi-tour, non sans difficulté. Maintenant je suis à nouveau sur la petite place de Skoura pour attendre que le taxi soit au complet pour aller cette fois dans la bonne direction, Imassine.
En arrivant à Imassine, il fait nuit. En quittant le taxi, je traverse la route, il y a un grand parking et un restaurant. Je demande s’il y a un endroit pour dormir mais hélas, la réponse est négative. Sur cette route, les bus et les taxis s’arrêtent pour manger le tajine, acheter des cigarettes, fruits. Les femmes restent dans le véhicule ?
On m’amène un matelas, une couverture et un oreiller, je dors sur ce parking, souvent réveillé par le bruit mais c’est plus rassurant que de passer la nuit à la belle étoile.
Dimanche 3 juin
Le village d’Imassine se trouve en face du restaurant où j’ai passé la nuit. Je traverse la route pour admirer ce village situé de part et d’autres d’un oued que l’on passe à gué. Les nombreuses kasbahs sont construites au bord de la falaise.
J’attends maintenant au bord de la route qu’un taxi collectif m’amène à El Kelaâ M’Gouna, de là, je prends un autre taxi longeant la Vallée des Roses pour m’arrêter à Hadida, après ce village, la route n’est plus bitumée.
J’utilise mes jambes pour aller à Tourbist par un chemin, le seul d’ailleurs, très caillouteux.
Après 2H00 de marche, le paysage devient splendide, un panorama à 180° s’ouvre devant moi. A l’ouest se dresse l’Ighil M’Goun (4071m), avec son sommet enneigé.
De cet itinéraire, le plateau géologique est remarquable.
Je marche depuis plus de 3H00 sous un soleil de plomb, mes jambes tremblent, j’ai peu mangé ce matin, thé, pain, confiture, j’ai très soif mais je n’ai pas d’eau.
De Hadida à Tourbist par le chemin, le guide Michelin sans faire de pub annonce 2 Km, il y a obligatoirement une erreur ; quand nous circulons avec un 4X4 ce n’est pas un problème à faire 3 ou 4 Km supplémentaires mais à pied, ça change la donne.
Je deviens super agacé, je n’apprécie plus le paysage, je n’ai rencontré personne sur cette route, je me demande s’il ne faut pas faire demi-tour, suis-je sur la bonne destination ? Continuons à marcher, on verra.
Enfin un 4X4 arrive, je mets mon pouce d’avant en arrière en direction de ma bouche pour dévoiler ma soif, de cette façon, en principe, ce véhicule s’arrêtera.
Le guide ouvre la porte du 4X4, je demande à boire de l’eau.
Ce véhicule ne doit pas quitter cet endroit sans moi, je demande à ce guide accompagné du chauffeur et de 2 touristes Anglais si je peux faire le restant du parcours avec eux.
Evidemment, je le savais, le guide hésite mais c’est normal, ce guide est payé par ces Anglais pour visiter la région et pas pour prendre des stoppeurs.
Le couple d’Anglais accepte sans hésitation, ces Londoniens ne comprennent pas comment j’ai pu marcher si longtemps à 40°, sans eau et sans bagage, ils me trouvent suicidaire me disent-ils.
J’arrive à Tourbist, je traverse l’oued, je réserve 2 nuits d’hôtel, de ma chambre, j’ai une jolie vue d’un minaret avec son nid de cigognes, j’observe longuement les volatiles claquants avec leurs longs becs rouges.
Je visite ce charmant village puis revient à l’hôtel, un 4X4 est garé devant l’entrée.
Allongés sur des coussins, un jeune homme et son guide fument le joint, la discussion est sévère entre moi et ce touriste français, il pense que les gens de ce village peuvent visiter cette région le week-end et même aller l’été en vacances au bord de la mer. J’explique à ce débile que ces gens n’ont pas l’argent pour visiter le pays, ils restent dans leur village jusqu’à la fin de leur vie, ils n’ont pas le choix. Cet idiot insiste, il pense qu’il y a toujours un moyen de gagner de l’argent, je cesse la discussion, nous ne sommes pas sur la même longueur d’ondes. Il passera la soirée à fumer le cannabis, à chacun son plaisir.
En soirée, des musiciens arrivent, j’ai discuté avec eux lorsque j’ai visité le village en fin d’après-midi. Des femmes, après avoir cuisiné les repas pour les clients de l’hôtel font la vaisselle et le ménage (j’ai préféré manger dans un petit restau du village), arrivent pour danser au rythme de la musique, elles sont payées pour s’exhiber, ces femmes berbères n’ont pas le choix, il faut nourrir la famille. Les touristes n’hésitent pas à prendre des photos, quel paradoxe, dans ces villages de la montagne, les femmes ont le visage caché, elles ne regardent pas les hommes et dans les établissements hôteliers, pour pouvoir manger, ces mères n’ont pas d’autre solution que de se montrer pour la satisfaction des étrangers.
A propos du voile, ou on le porte et dans ce cas on ne l’enlève pas sous prétexte qu’il y a des touristes, ou on ne le porte pas, à méditer ?
Lundi 4 juin
Je fais une longue balade à Tourbist. Les maisons de ce village sont en terre rouge. Des enfants commencent à me suivre, je fais quelques tours de magie, ils m’applaudissent et ils veulent que je recommence, quel bon public ! Il y a en moi de l’émotion, en Occident, l’émerveillement a disparu.
En bordure de l’oued s’épanouissent de magnifiques plantations de figuiers, d’amandiers et d’autres arbres fruitiers. Je retrouve l’ambiance d’Imlil lors de la récolte du blé, je reste assis près de 30 mn à entendre ces femmes chanter, que c’est beau !
Plus loin, des femmes et de jeunes filles lavent le linge.
Un forgeron cloue un fer au pied d’un maigre cheval.
La nuit ne vas pas tarder, Je retourne au village, les enfants m’appellent le magicien.
Je rencontre Adil, le musicien d’hier soir, il m’invite à prendre le thé chez ses amis. Dans cette pièce de la maison, nous sommes 6 avec moi, je suis le seul à ne pas fumer le cannabis. A la demande d’Adil, je dois faire de la magie à ses amis, pas de problème, il apprécie.
Avec Adil, j’achète une bouteille d’alcool de figue (40°), nous frappons à la porte métallique de la maison, le propriétaire nous donne contre un billet de 100 DH (10€) ce liquide dans une bouteille d’eau en plastique. Je sais, c’est idiot d’acheter de l’alcool, il est plus utile d’offrir de la nourriture mais j’ai proposé et à l’unanimité le choix a été pour la boisson.
Soirée excellente au son de la musique, chacun a amené son instrument, guitare, tam tam, crotale. Le fils du patron de l’hôtel où je dors arrive avec un grand plat de couscous, c’est vraiment gentil de sa part, ce garçon est très sérieux, il ne fume pas et ne boit pas, il a franchement raison.
Mardi 5 juin
Je fais mes adieux, je remercie le fils du patron d’être venu avec un plat de couscous hier soir.
Pour retourner à Hadida, je ne prends pas le même chemin qu’à l’aller, je passe par l’oued, en cette saison, il n’y a pas trop d’eau, enfin, je l’espère.
Marcher le long de l’oued peu être risqué, s’il y a un violent orage, en quelques minutes l’eau monte très rapidement et c’est la noyade assurée, mais si on vit perpétuellement avec l’idée du danger, on ne fait rien.
Jusqu’à Hadida, mon parcours a duré 3H30, j’ai eu parfois certaines difficultés à franchir certains obstacles mais j’ai été fort heureusement récompensé par un sublime paysage. Parfois, j’avais de l’eau jusqu’à la taille, une eau boueuse et glacée en provenance de la fonte des neiges, le courant était assez impressionnant, j’avais peur de tomber, mes vêtements séchaient vite avec le soleil torride.
A 10 Km avant El-Kellaâ M’Gouna, je trouve un gîte, je suis le seul client, comme d’habitude, je suis très bien reçu par le propriétaire.
Mercredi 6 juin
Petit-déjeuner très copieux, j’ai même des gâteaux, je laisse un généreux pourboire au patron.
Sur le chemin d’El-Kellaâ, nous sommes des centaines de personnes à marcher, hommes, femmes, enfants. Aujourd’hui, c’est jour de marché. Les marchés sont toujours très typiques, les gens de la montagne font des Km pour vendre ou acheter les produits. Il y a également le marché aux bestiaux, amis des animaux, évitez d’y assister.
Départ du bus allant à Marrakech, à l’embranchement de la route allant à Âït-Benhaddou, je prends un autre moyen de locomotion, le taxi collectif, je demande au chauffeur de me laisser juste avant l’oued, après le village d’Aït. Maintenant, il y a un pont pour traverser l’oued, pour les habitants de Tamdakth, c’est franchement mieux, l’hiver, ils ne seront plus isolés, ces gens pourront descendre la vallée.
Je réserve 2 nuits à l’hôtel mais ne prends pas de chambre, je préfère dormir sur la terrasse.
Je lave mon linge, le seul bermuda que j’ai et ma chemisette, je profite de la piscine en attendant que mes vêtements sèchent.
Je descends à Âït, je ne prends pas la route mais passe par les chemins.
Jeudi 7 juin
Cette nuit, il y a eu beaucoup de vent, pire qu’à Saint-Malo, je n’ai pas bien dormi, vers 4H00 du matin, j’étais déjà réveillé par le jour mais j’aime cette façon de vivre, ce soir je vais dormir à nouveau sur la terrasse de l’hôtel.
Je vais me promener à Tamdakt (4 Km d’Âït-Benhaddou), d’immenses nids de cigognes sont installés en haut des tours à moitié détruites. Je traverse les champs de ce village pour rejoindre l’oued puis reviens à l’hôtel. Je fais une sieste, la seule de mes vacances. En début d’après-midi, je vais à Âït. Je descends par l’oued, il n’y a pas une goûte d’eau. Les hautes Kasbahs datent probablement du 18ième siècle, les façades sont décorées de motifs géométriques réalisés à l’aide de briques de terre crue. Il faut se promener dans le lacis des ruelles qui escaladent la colline, couronnée par les vestiges d’une forteresse juive préislamique. Le panorama du sommet est exceptionnel.
Vendredi 8 juin
Je quitte Âït-Benhaddou pour Marrakech.
A l’entrée de Marrakech, j’aperçois de superbes villas, juste en face de ces immenses demeures, se trouvent de misérables bidonvilles, ceux-ci seront dans peu de temps certainement démolis pour construire de nouvelles demeures pour les riches.
Le parc immobilier de cette ville est en plein essor.
Il y a 2 mois, le marché de gros a été déplacé à une quinzaine de Km sur la route allant à El Jadida, seul, pourront aller se ravitailler les riches commerçants, les pauvres seront encore plus nombreux. A l’endroit où existait ce marché, il y a de nombreuses grues, le projet immobilier est démesuré.
Ce marché de gros se trouvait en face le jardin Majorelle, j’aimais le visiter lorsque je passais à Marrakech.
Tôt le matin, les restaurateurs et les commerçants de la ville venaient s’approvisionner ; seul les particuliers n’avaient en principe pas le droit à l’achat, croyez-moi, la visite valait le détour. De nombreux paysans venaient des environs de Marrakech, la plupart à dos d’âne, pour vendre leurs récoltes de dattes, de blé en grande quantité. On y trouvait toutes sortes de légumes. On y achetait la volaille, la viande, le poisson venait d’Essaouira. Quelle ambiance que ce marché ! Je n’ai plus qu’à enregistrer dans ma mémoire cette atmosphère.
Le bus arrive à la gare, je vais à pied à la Place Jemâa el -Fna et trouve un hôtel à 5 € la nuit.
Au coin d’une rue, des enfants se shootent à coup de colle. Des jeunes filles vendent des kleenex, des cigarettes, des fleurs aux feux rouges, quand elles ne se prostituent pas pour une bouchée de pain. Ces filles sont toutes des mères célibataires potentielles, donc, d’autres enfants qui vont grandir dans la rue. A d’autres coins de rue, encore des enfants, cireurs de chaussures. Voilà où conduit la pauvreté de ce pays. Des réseaux de mendicité organisés recrutent ces enfants. Les parents des ‘enfants de rues’ sont démissionnaires, ils ne savent plus jouer leur rôle. Plus alarmant, l’enfant représente très souvent la seule source de revenus pour une famille qui ne cesse de croître dangereusement. Pensons également au triste sort réservé aux ‘bonnes’, ce sont ces filles placées dès la petite enfance par leur parents, dans des familles où elles sont bonnes à tout faire. Souvent battues, elles vivent dans des conditions précaires, ne voyant leur parent qu’une fois par mois ou tous les deux mois, le jour où celui-ci vient chercher la paie souvent ridicule et dont la petite fille ne jouit nullement.
J’ai vu, croyez-moi, des visages d’enfants marqués de cicatrices, la rue bousille leur santé, ils sont happés. J’ai vu à Marrakech et Casablanca des enfants battus par la police, en pleine rue, le vagabondage étant interdit.
Que faire, je suis impuissant, m’en mêler, mon passeport est confisqué et je ne reviens pas en France, j’ai honte de moi mais je ne peux hélas que constater ce déplorable spectacle, aujourd’hui, en 2007, triste monde, j’ajoute « odieux monde ».
Marrakech ne m’attire plus comme au début où j’ai connu cette ville, le souk ne m’intéresse absolument pas.
J’aime la Place des Ferbantiers, en cette saison, les cigognes sont nombreuses.
En flânant dans les rues de cette ville, j’entends de la musique, je me dirige vers cet endroit, sur une minuscule place il y a une fête foraine : quatre stands, un manège pour enfants, un pour adulte, un tir au ballon et celui que je préfère, le stand de la loterie. Ce stand me rappelle celui de mon enfance, le forain distribuait quelques tickets gratuits pour attirer le badaud, parmi ces bouts de papier, il y avait un N° gagnant, lorsque la roue indiquant plusieurs N° commençait à tourner, j’avais de l’adrénaline en moi, je ne gagnais jamais le gros lot.
Plus tard, j’ai pensé qu’il était pour celui qui achetait le billet, peut-être même que cette personne était complice avec le forain, ainsi, le lot retournait derrière le stand, enfin, peu importe.
Je suis resté longtemps à observer ce stand, il est vraiment agréable à le regarder, contempler, admirer, scruter, dévisager, la population ici est vraie, sincère, ce lieu est magique, fantastique, étonnant, formidable, extraordinaire, fabuleux, prodigieux, STOP.
J’ai conversé avec le forain animant ce stand, j’ai expliqué mes émotions, aujourd’hui en France ce stand n’existe plus, certainement que dans le Guéliz, les passants ignoreraient son stand, ici, ce n’est pas le même quartier, le peuple a encore besoin de rêves, il prend le temps de respirer, il vous écoute parler, vous êtes un homme de théâtre, vous savez donner de l’illusion, franchement, bravo !
Ce forain m’avise que c’est la première fois qu’un touriste lui adresse la parole, en principe les touristes sont pressés, il pense que mon analyse sur lui est excellente, nous nous quittons par une vigoureuse et chaleureuse poignée de main.
J’ai quelques difficultés à aller à l’hôtel, je me suis perdu dans ces rues, pas de panique, on retrouve toujours son chemin.
Samedi 9 juin
Dernière ballade dans les rues de Marrakech puis direction l’aéroport.
N’ayant pas de bagage, je n’ai pas l’enregistrement à faire, il n’y a plus qu’à attendre le droit d’aller à la salle d’embarquement.
Une information annonce que notre vol est retardé et plus tard, une nouvelle annonce pour un retard nettement plus important. Certaines personnes ne supportent pas cette annonce. Un Monsieur s’énerve auprès du personnel, je frappe des mains, silence de la salle d’embarquement, toutes les têtes sont tournées vers moi, je demande à ce Monsieur de respecter le personnel, d’être poli, vous avez fait le choix d’une compagnie d’aviation au tarif très bas, il faut assumer, la prochaine fois que vous prenez l’avion, choisissez Air France ou Royal Air Maroc, ainsi vous n’aurez pas de problème.
Avant de quitter le Maroc, il fallait que je me fasse remarquer, je me reconnais.
Tony
Tôt le matin, je parcours les ruelles de la médina avant de prendre le taxi collectif de Bade r-Rob pour me rendre à Imlil. Une fois le taxi complet, 2 passagers à l’avant et 4 à l’arrière de cette Mercedes, nous quittons Marrakech.
J’arrive à Imlil, 64 Km de Marrakech, (1740 m d’altitude), les guides sont nombreux à me proposer une excursion, je refuse toutes propositions, c’est ainsi que je vais fonctionner durant mon séjour dans ce pays.
J’effectue une randonnée de 6 H00, le site est merveilleux, j’aperçois la neige sur des sommets de plus de 4000 m d’altitude dont celui du Toubkal atteignant 4167m, le plus haut d’Afrique du Nord. Sur cette vallée, se nichent de minuscules villages berbères de pierre et de terre, le temps semble s’être arrêté depuis des siècles. J’ai la chance car entre mi-avril et début mai, en principe, il y a la récolte du blé. Tout le monde vient prêter main forte, hommes, femmes et enfants, dans une ambiance festive d’une gaieté incroyable, j’entends les femmes chanter, j’aperçois les enfants qui sur leur mulet chargé de blé, vont porter celui-ci à la cour de leur maison.
Sur le chemin du retour, quelques Km avant Imlil, un camion descend la vallée, le chauffeur m’amène à Asni.
Je fais du stop pour aller à Ouirgane, je vais passer la nuit chez l’habitant.
Je suis parfaitement bien accueilli par cette famille. Je fais quelques tours de magie aux enfants. Un Monsieur tond un mouton, un vieil homme assis à côté sur un tabouret en bois fait une remarque car le mouton est blessé par la tondeuse.
Lorsque la tonte de l’animal est finie, la laine est mise dans un sac puis on coupe la ficelle attachée aux pattes et une jeune fille amène ce mouton non sans égard dans un minuscule et vieux bâtiment et on recommence avec un autre mouton.
Lundi 28 mai
Je déjeune dans la cour, 7H10 et il fait déjà chaud.
Pour la douche, ça se passe dans les toilettes. L’eau recueillie de la montagne se trouve dans un bidon, sur celui-ci est accrochée une boîte de conserve qui a fonction de récipient.
Avec peu de moyen, on peut être propre, la preuve en est.
Avant de quitter cet habitat, je parcours ce village aux ruelles de terre accidentées. Je ne vais pas trop loin car je risque de ne pas pouvoir retrouver la maison où j’ai passé la nuit sinon, bien au contraire, il ne faut pas hésiter à s’y perdre, c’est le meilleur moyen de découverte.
Le bus partant de Marrakech à destination d’Agadir passe par Ouirgane vers 11H00. Voulant visiter la mosquée de Tin Mel, le car s’y arrêtant à 800m, c’est bon pour moi.
Sur cette route, j’aperçois les kasbahs d’Agadir-n-Gouf et de Talat-n- Yâkoub, je ne peux pas m’arrêter à les visiter car l’attente d’un véhicule sera longue. Les taxis collectifs seront probablement complets et le prochain bus passe dans 4H00. Le meilleur moyen pour circuler dans ce pays est la voiture de location mais pour moi seul, c’est trop coûteux. De toute façon, je sais que durant mon séjour, j’arriverai à me débrouiller.
Au loin, j’aperçois la mosquée de Tinmel, je frappe des mains pour que le car s’arrête. La mosquée se trouve à 800m de la route principale, je traverse les vergers pour m’y rendre.
Cette mosquée date de 1153. Abandonnée à l’état de ruines pendant des siècles, cette mosquée a fini par être restaurée. L’extérieur a l’austérité d’une forteresse. Le plan de cette mosquée est symétrique, des arcades en brique délimitant neuf nefs. Seule la première travée a conservé son élégant décor de stuc, notamment le beau mihrab et trois coupoles à stalactites. Les autres travées ont été entièrement reconstruites en brique rose, recréant avec beaucoup de bonheur l’espace originel.
Durant la visite de la mosquée, il y a deux couples de touristes français avec une voiture de location, je leur demande s’ils vont à Taroudant, la veine pour moi, c’est leur direction. Grâce à ces touristes, je gagne de nombreuses heures d’attente.
Le trajet offre un splendide panorama sur l’étroite vallée de l’oued Nfiss. Des petits champs en terrasses minutieusement entretenus et irrigués, des vergers d’amandiers et d’oliviers entourent les villages aux maisons de pierres sèches.
Après une série de virages vertigineux, on arrive au col du Tizi-n- Test à 2092m d’alt. La vue est époustouflante. La route descend ensuite tranquillement et la végétation évolue des chênes verts du sommet aux arganiers sauvages du Sous, en passant par les palmiers nains, les lauriers-roses et les immenses genêts à petites fleurs blanches.
De nombreuses chèvres grimpent sur les branches d’arganiers, nous passons une vingtaine de minutes à les observer, le spectacle est magnifique.
A 35 Km de Taroudant, nous visitons la palmeraie de Tioute. A l’arrière plan de cette palmeraie, il y a une belle vue de la chaîne du Haut Atlas. Au pied de cette palmeraie, se trouve une belle kasbah.
Nous reprenons le chemin pour Taroudant, la nuit tombe, je trouve un hôtel à 2 Km des remparts.
Mardi 29 mai
Taroudant se trouve à 81 km d’Agadir, 223 Km de Marrakech et 294 Km de Ouarzazate.
Les remparts dessinant un carré approximatif d’environ 8 km de pourtour sont percés de 5 portes monumentales. Il n’y a pas si longtemps, oliveraies et vergers venaient jusqu’au pied des murailles, leur conférant un charme supplémentaire. Mais, depuis quelques années, ce côté bucolique est menacé par la construction de faubourgs peu esthétiques.
J’ai visité un hôtel de luxe, je suis rentré dans cet établissement incognito. Cet établissement occupe l’ancien palais du pacha de Taroudant. Jardins luxuriants, cours secrètes animées de fontaines, beaux patios anciens plantés de grands bananiers, galeries et terrasses forment un dédale où il fait bon flâner. N’oublions pas la piscine.
Je quitte les remparts de Taroudant pour déambuler dans les souks, beaucoup d’enfants travaillent dans de minuscules ateliers avec une très faible luminosité. Hélas pour eux, ils ne vont pas à l’école qui pourtant est obligatoire, ceci amène à être analphabète, ces enfants ne sauront pas lire, ils seront comme aveugles, sans éducation, la lutte n’est pas possible.
Le très faible niveau socio-économique des familles oblige les parents à engager leurs enfants dans le travail à des âges précoces.
Leurs rémunérations de 150 DH à 300 DH par mois, soit entre 15 et 30€, sont perçues directement par les parents.
Le SMIC Marocain est à 2100 Dirhams.
Les conditions de vie sont souvent inhumaines.
Ce ‘trafic’ très lucratif est parfaitement bien organisé, il y a des bureaux de placements faisant le lien entre les familles très souvent rurales des ‘victimes’ et les futurs ‘Exploitants’.
Le code du travail de l’enfant a été élaboré mais toujours pas amandé.
Je quitte les souks et visite la médina, je suis surpris par le nombre de mosquées, les minarets sont magnifiques.
Je mange dans un restaurant à la propreté douteuse mais j’adore cette formule. Une omelette 2 œufs avec pain et thé plus l’eau du robinet à volonté me valent 7 DH, je laisse 3 DH de pourboire.
Sachez que 10 DH valent 1 €.
Maintenant j’ai une longue route à faire, je veux être ce soir à Ousmenat, village se situant à quelques Km avant Tafraoute et ce n’est pas gagné.
Un taxi collectif m’amène à Inezgane, banlieue d’Agadir. A la place des taxis collectifs d’Inezgane, je prends un autre taxi m’amenant cette fois à Âit-Baha.
Je suis à 70 Km d’Ousmenat mais avant, je veux visiter une citadelle.
En attendant que le taxi soit au complet, je prends un thé à la terrasse d’un café, je suis le seul consommateur. Dans ce pays, il est accepté de passer son temps dans un établissement sans prendre de consommation.
Nous sommes que 4 personnes à attendre que ce taxi soit au complet, voulant quitter Âit-Baha rapidement, je décide de payer la place pour les 2 personnes manquantes.
Comme prévu, je m’arrête à Tizorgan. Ce village fortifié bien seul à 500 m de la route est frappant. Arrivé à une porte fortifiée, un vieil homme assis me demande quelques DH. Ce village, situé au sommet d’une colline escarpée, a la particularité d’être parfaitement circulaire. Son enceinte de pierre est formée par les murs extérieurs des maisons. En parcourant les deux uniques ruelles, circulaires, j’admire quelques belles portes anciennes en bois d’arganier, patinées par les siècles et protégées par des auvents en plaques de schiste.
En quittant ce village, j’attends sous un soleil de plomb qu’un véhicule passe.
Après une heure d’attente, un camion s’arrête, le chauffeur m’amène à Ousmenat. Nous sommes 4 passagers pour ce trajet, serrés bien sur mais on oublie le confort, j’ai eu vraiment de la chance que ce camion soit sur cette route, la R 105, fort belle, je contemple le sommet Jbel Lekst à 2359 m d’alt.
Dans le sud du Maroc, il y a peu de véhicules, le stop est très facile, c’est un moyen pour le chauffeur de recevoir quelques DH.
Ce camion est chargé, surchargé de phosphate. Nous avançons à une vitesse d’environ 10 Km/h en côte. Nous franchissons le col du Tizi-n-Tarakine à 1500m d’alt, maintenant nous descendons à 20 Km/h, la troisième vitesse n’est jamais enclenchée. Parfois, nous nous arrêtons pour ne pas trop fatiguer le moteur.
Il fait nuit, nous roulons sans lumière sur cette route si dangereuse, c’est incroyable, je ne pense pas à l’accident sinon la peur s’installe, je suis rôdé, c’est la 5ième fois que je visite ce pays, je m’y suis habitué, je ne suis surpris de rien.
Arrivé à Ousmenat, je donne un bon pourboire au chauffeur, il le mérite franchement.
Il fait nuit, je fais de petits pas, le chemin est très accidenté, ici, nous ne sommes pas en Occident, les routes et trottoirs goudronnés, les noms de rue, l’éclairage, ceci n’existe pas.
Je rencontre une Marocaine, cette femme est institutrice. Sur le chemin m’amenant à un gîte, nous parlons de divers sujets.
A l’école, cette femme trouve les élèves mal élevés, elle pense que ceci vient des parents, il y a un manque de discipline, depuis quelques années, l’instituteur ne doit plus utiliser le bâton pour régner l’ordre.
Sur ce sujet comme tant d’autres thèmes abordés par les Marocains, je dérange mais je ne peux pas rester passif, je sais quand dans ce pays, la critique est insultante mais je respire mal si je ne dis pas ma pensée, j’ai toujours fonctionné ainsi, c’est parfois dangereux, risqué, mais c’est ma personnalité.
Dans ce pays, beaucoup d’enfants n’aiment pas l’école, ils encaissent des coups et des gifles par des excès de colère des instituteurs.
L’école publique au Maroc est malade. Certains enseignants sont outrés par les actes de leurs collègues qui . Comment aimer l’école dans ces conditions ? C’est normal que l’école devienne un endroit que l’on rejette.
Les parents envoient leurs enfants à l’école pour apprendre et se nourrir l’esprit, et pas pour prendre des coups et vivre dans la panique.
Certains enseignants pensent qu’un élève qui n’est pas battu, est un mauvais élève.
Cette enseignante me trouve trop bavard, dans ce pays, on ne parle pas ainsi me dit-elle, je lui explique comment je fonctionne, elle comprend ma culture occidentale mais est certaine qu’un jour, il m’arrivera des ennuis, ici ce n’est pas la France, tu es en vacances, respire, oublie le reste, réfléchit bien à ce que je te dis, en guise de réponse, je souris.
Je suis très bien reçu par le patron de ce gîte. Au Maroc, en principe, nous sommes toujours extrêmement bien reçus dans un établissement hôtelier ou un restaurant à l’arrivée comme au départ. Par contre, pour ce qui est administratif, banque, poste, c’est le contraire.
Mercredi 30 mai
Ce matin, je me lève plus tard, je suis tellement bien dans cette chambre si luxueuse, j’ai une douche avec l’eau chaude et en plus une serviette.
Un car d’excursion arrive pour visiter ce lieu, quant à moi, je fais la visite de ce village seul. Je me perds pour retrouver le chemin allant à Tafraoute.
Me voici enfin sur la R 105. Un petit car d’excursion s’arrête, surprise pour moi, le guide me propose de m’amener à Tafraoute, ce sont les Français que j’ai aperçus à Ousmenat qui ont demandé au guide de me faire monter dans le car. Durant le trajet, nous échangeons quelques mots, ces excursionnistes sont surpris de me voir passer des vacances ainsi, sans bagage, je voyage seulement avec un petit sac en bandoulière.
Aujourd’hui mercredi, c’est le jour du souk à Tafraoute, il approvisionne les villages de toute la région.
Je visite le village d’Adaï, 4 Km de Tafraoute, bon pour les mollets. Comme dans beaucoup de villages, de nombreuses maisons vieilles d’environ 3 ou 4 siècles sont à l’abandon ou en ruine.Il faudrait un plan de réhabilitation mais il n’y a pas d’argent pour cela, par contre, pour les mosquées des villages, elles sont toujours dans un état d’entretien impeccable. A l’intérieur de ce petit village, il y a de nombreux rochers, c’est vraiment impressionnant.
Je retourne à Tafraoute, à l’entrée de cette petite ville, il y a un hôtel avec une piscine, le nom de cet établissement se nomme Antoine. Je peux me baigner pour 20 DH.
Je vais à mon hôtel, le luxe est différent et le tarif est en conséquence. Je lave mon linge, il sèche très rapidement, il vaut mieux pour moi car c’est les seuls vêtements que j’ai.
Le soir, il y a toujours autant de monde dans les rues et les villages.
Jeudi 31 mai
Aujourd’hui, je vais visiter les gorges d’Aït-Mansour à environ 35 Km de Tafraoute.
Il n’y a pas de moyen de locomotion pour aller à ces gorges, seule une société de 4X4 fait ce trajet.
Je me dirige vers la station essence de cette ville. J’attends patiemment, durant 2H30, seul 3 automobilistes font le plein de leur véhicule de location. La première voiture est un couple d’Allemand, ils ne veulent pas me prendre ce qui est tout à fait normal, il en est de même pour le deuxième véhicule. Une troisième voiture arrive, il est déjà 10H30, ce couple est hésitant, je leur propose de l’argent pour les frais de carburant, refus de leur part par contre je peux faire le trajet avec eux, c’est vraiment une bonne journée pour moi.
Ce parcours est magnifique. Nous apercevons l’Adrar Mqorn à 2344 m d’alt. Lorsque la route goudronnée se termine, s’élève une surprenante palmeraie, enserrée entre deux hautes falaises très rapprochées. C’est un véritable enchantement de voir la verdure éclatante des jardinets irrigués sous les frondaisons denses des palmiers dattiers et de traverser l’oued à gué, à de nombreuses reprises.
La sortie des gorges débouche sur une vallée, un peu plus large, où apparaissent plusieurs villages anciens mais il faudrait trop de temps pour faire la visite. Je me contente de visiter un village se trouvant entre les deux gorges, le site est époustouflant.
Je fais demi tour et reviens vers la voiture, j’ai voulu laisser les Français se promener seuls.
Pour la route du retour, je veux m’arrêter au village d’Agard-Oudad, je quitte la voiture et remercie bien évidement ces personnes sans qui je n’aurais pas passé une agréable journée.
Ce village est entouré de rochers étrangement sculptés par l’érosion, comme ceux que l’on a nommé la gazelle, le chapeau de Napoléon, le doigt.
J’ai une heure de marche pour arriver à Tafraoute, je prends mon temps.
Je prends mon repas à la terrasse de l’hôtel, l’oued bien sec est en face de moi, soudain, inimaginable en occident, un commerçant jette tous ses détritus à travers le pont, boîtes de conserve, bouteilles de verre et autres . Triste oued, il est chargé de déchets sur toute la longueur de la ville.
Vendredi 1 juin
Je prends le bus partant de Tafraoute à 6H00 pour aller à Tiznit, distance : 107 Km.
Cette route est pittoresque. Nous mettons 3H30 pour parcourir cette distance.
Arrivé à Tiznit, je prends un taxi collectif pour me rendre à Inezgane (10 Km d’Agadir). Le chauffeur de ce taxi roule extrêmement vite, il ne faut pas être surpris si au Maroc, il y a autant d’accidents.
Je n’ai pas la prétention à écrire une rubrique ni à réaliser un rapport sur les accidents meurtriers dans ce pays mais hélas, alors que le code de la route suscite toujours la colère des conducteurs, ceux-ci ont d’ailleurs fait grève en mars 2007 pour protester contre un projet de loi visant à imposer de lourdes sanctions pour non respect des règlements de circulation, l’hécatombe, elle, se poursuit.
Les excès de vitesse, la défaillance mécanique, 60% des bus ne rempliraient pas les conditions minimales de sécurité, absence de marquage sur les routes, dépassement dans les virages, la nuit la plupart des véhicules ne sont pas éclairés et je peux en rajouter.
En 1998, le Maroc disposait de 57251 Km de routes dont 29952 Km revêtues.
Le parc automobile en circulation sur le réseau routier marocain est évalué en 2004 à 1950802 unités, ce qui représente une augmentation de 4% par rapport à 2003. Ce parc est composé de 73% de véhicules de tourisme, 26% de véhicules utilitaires et de 1% de mobylettes.
Le taux de motorisation est de 65 véhicules pour 1000 habitants source 2004.
Source 2004, le véhicule au Maroc tue 9,7 fois plus qu’en France.
3622 personnes ont été tuées dans les accidents de la circulation survenus en 2006.
Ce carnage prend les dimensions d’un cancer qui ne cesse de s’amplifier malgré la volonté d’y mettre un terme.
De Tiznit à Anizgane, il y a 78 Km. Ce trajet n’est pas agréable, sur tous les trajets que j’ai parcourus durant mon séjour, c’est le seul qui n’est pas merveilleux à mon goût.
Le taxi collectif s’arrête à une très grande place, il y a une centaine de 150 taxis à attendre le client et plus loin de nombreux bus partant pour toutes les destinations de ce pays.
Je viens d’acheter mon billet pour aller à Skoura, il est à peine midi, le bus part à 21H00, j’ai largement du temps me permettant de faire une visite quelque part.
Il fait très chaud, j’aperçois un indicateur de température s’affichant à 38°.
Dans la nuit du 29 février 1960, la ville d’Agadir fut anéantie par un tremblement de terre qui causa la mort de plus de 15000 personnes. En France, l’émotion est très vive. Monté sur le trône un an plus tard, Hassan II décide la reconstruction d’Agadir ; elle sera menée tambour battant, et le béton coulera à flot.
Architecture de béton, larges avenues entrecoupées d’espaces verts caractérisent le centre urbain reconstruit à l’issu de ce tremblement de terre. Il est difficile de comprendre l’admiration que cette architecture a pu susciter à cette époque.
Le PDRT (programme de développement régional touristique) d’Agadir vise à doter la ville à l’horizon 2015 d’une capacité litière s’élevant à 60000 lits. Ce programme porte sur le renforcement de l’hébergement en front de mer.
Je fais le choix de visiter la nouvelle médina.
Le tremblement de terre ayant privé Agadir de son ancienne médina, Coco Pollizzi, maître artisan décorateur Italien né à Rabat, a eu l’idée d’en reconstruire une. Plutôt que de tenter une impossible reconstruction, Coco Pollizzi s’est lancé dans une création personnelle, réutilisant à sa manière le vocabulaire plastique de l’architecture vernaculaire marocaine, ses matériaux et ses techniques traditionnelles de construction.
A l’intérieur, une enceinte en pisé, vous retrouverez, presque plus vrai que nature, ruelles, maisons, échoppes, ateliers, café maure, etc. La médina, loin d’être achevée, couvrira 4 ha, on peut voir des bâtisseurs blancher le pisé, installer un plafond en tataoui ou découper des zelliges. A ce projet architectural, s’ajoute un projet socioculturel : faire revivre un artisanat authentique, à l’abri du mercantilisme des bazaristes. Plusieurs dizaines d’artisans travaillent déjà, à leur propre compte, dans la médina. Leur production est vendue exclusivement sur place, pas de marchandage.
Personnellement, je trouve cette médina trop artificielle, un peu écomusée, elle manque de chaleur, il y a beaucoup de touristes venant avec le car d’excursion.
Dans cette médina, il y a un projet de discothèque, piscine, hôtel, à méditer.
Je retourne à Inezgane, je suis à 400 Km de Skoura.
Le bus quitte la place d’Inezgane comme prévu à 21H00, nous faisons le trajet de nuit.
Ce bus fait le trajet jusqu’à Errachidia, distance 670 Km.
Nous passons par Taroudant puis Ouarzazate, arrêt d’environ 30 mn.
Skoura est à 42 Km d’Ouarzazate, j’arrive à 2H30 du matin.
Heureusement, je connais Skoura, dès que j’aperçois l’entrée de ce village, je frappe très fort avec mes mains, c’est ainsi qu’il faut faire pour que le chauffeur s’arrête mais j’ai l’impression que ce chauffeur ne m’entend pas, je crie, enfin il stoppe.
Je suis le seul passager à descendre de ce bus, je me dirige jusqu’au centre de ce petit village.
Arrivé sur la Place, un vieux Monsieur fait la surveillance des magasins, au même moment un type en mobylette vient à mes côtés, il me propose de dormir chez lui, je me rends très vite compte qu’il est ivre et drogué, j’accepte tout de même sa proposition.
Arrivé chez lui, sa seule pièce d’habitation d’environ 30 m² est dans un état de clochardisation. J’espère ne pas attraper de puces ou autres. Il m’offre le thé, imaginez sa théière et ses verres, ‘ornementation de saleté’. Il parle mais le dialogue est incohérent. Vers 4H30, nous dormons, enfin lui mais moi, c’est impossible, il a un chien qui n’arrête pas de me lécher la figure, je repousse cet animal mais aussitôt il revient à moi et aboie bien péniblement. Cette bête est très amaigrie, elle a faim. Ne pouvant pas dormir et ne voulant pas perdre mon temps ici, je réveille Rachid, il a eu peur de ma présence, il ne se rappelait plus que je dormais chez lui.
Samedi 2 juin
Rachid me propose de faire la visite de la palmeraie de Skoura, allons-y, même si je la connais.
Je suis assis sur le porte-bagage de sa mobylette, il roule vite sur ce chemin sablonneux, j’espère ne pas tomber.
Nous faisons une première halte à une kasbah, construite à la fin du 18ième siècle par un Andalou. Elle est très belle (en bois sculpté, puits de lumière en colonnes) et justifie pleinement les travaux de restauration récemment entrepris. Les terrasses supérieurs offrent une vue superbe sur la palmeraie.
Ensuite, nous allons dans une maison auprès d’une mosquée, l’endroit est bucolique. Rachid me présente le propriétaire de cette maison.
Si Rachid m’amène dans cette maison, c’est certainement pour quelque chose, c’est comme la visite de la kasbah, je n’ai pas laissé le pourboire. Rachid a proposé de passer cette journée avec moi, mon temps n’est pas compté, pas de problème.
Ils ont comme projet de rénover cette maison pour en faire un gîte, alors ils me demandent si je veux participer financièrement à ce projet, en quelque sorte devenir actionnaire, ils partageront avec moi les bénéfices. Combien de fois ai-je pu avoir des propositions de ce genre.
Je refuse cette proposition débile et explique les raisons.
Ils fument le cannabis puis font une sieste, je n’ai plus qu’à attendre.
Rachid réveillé, nous quittons cette maison, aujourd’hui, la rénovation de cet habitat n’aura pas avancé.
Assis sur cette mobylette, nous prenons le chemin menant à Skoura, de là, Rachid m’amène à un gîte, le patron me fait visiter son établissement, c’est un émerveillement, fascinant, quel travail pour arriver à ce résultat. Le patron en est fier mais il peut l’être, c’est une véritable réussite.
Je paie un repas bien mérité à Rachid dans cet établissement, je n’avais pas mangé depuis hier soir, avant de prendre le bus à Inezgane.
Je prends le taxi collectif pour aller à Imassine. En quittant Skoura je me rends compte aussitôt que ce taxi prend la direction pour Ouarzazate., explication, je demande à faire demi-tour, non sans difficulté. Maintenant je suis à nouveau sur la petite place de Skoura pour attendre que le taxi soit au complet pour aller cette fois dans la bonne direction, Imassine.
En arrivant à Imassine, il fait nuit. En quittant le taxi, je traverse la route, il y a un grand parking et un restaurant. Je demande s’il y a un endroit pour dormir mais hélas, la réponse est négative. Sur cette route, les bus et les taxis s’arrêtent pour manger le tajine, acheter des cigarettes, fruits. Les femmes restent dans le véhicule ?
On m’amène un matelas, une couverture et un oreiller, je dors sur ce parking, souvent réveillé par le bruit mais c’est plus rassurant que de passer la nuit à la belle étoile.
Dimanche 3 juin
Le village d’Imassine se trouve en face du restaurant où j’ai passé la nuit. Je traverse la route pour admirer ce village situé de part et d’autres d’un oued que l’on passe à gué. Les nombreuses kasbahs sont construites au bord de la falaise.
J’attends maintenant au bord de la route qu’un taxi collectif m’amène à El Kelaâ M’Gouna, de là, je prends un autre taxi longeant la Vallée des Roses pour m’arrêter à Hadida, après ce village, la route n’est plus bitumée.
J’utilise mes jambes pour aller à Tourbist par un chemin, le seul d’ailleurs, très caillouteux.
Après 2H00 de marche, le paysage devient splendide, un panorama à 180° s’ouvre devant moi. A l’ouest se dresse l’Ighil M’Goun (4071m), avec son sommet enneigé.
De cet itinéraire, le plateau géologique est remarquable.
Je marche depuis plus de 3H00 sous un soleil de plomb, mes jambes tremblent, j’ai peu mangé ce matin, thé, pain, confiture, j’ai très soif mais je n’ai pas d’eau.
De Hadida à Tourbist par le chemin, le guide Michelin sans faire de pub annonce 2 Km, il y a obligatoirement une erreur ; quand nous circulons avec un 4X4 ce n’est pas un problème à faire 3 ou 4 Km supplémentaires mais à pied, ça change la donne.
Je deviens super agacé, je n’apprécie plus le paysage, je n’ai rencontré personne sur cette route, je me demande s’il ne faut pas faire demi-tour, suis-je sur la bonne destination ? Continuons à marcher, on verra.
Enfin un 4X4 arrive, je mets mon pouce d’avant en arrière en direction de ma bouche pour dévoiler ma soif, de cette façon, en principe, ce véhicule s’arrêtera.
Le guide ouvre la porte du 4X4, je demande à boire de l’eau.
Ce véhicule ne doit pas quitter cet endroit sans moi, je demande à ce guide accompagné du chauffeur et de 2 touristes Anglais si je peux faire le restant du parcours avec eux.
Evidemment, je le savais, le guide hésite mais c’est normal, ce guide est payé par ces Anglais pour visiter la région et pas pour prendre des stoppeurs.
Le couple d’Anglais accepte sans hésitation, ces Londoniens ne comprennent pas comment j’ai pu marcher si longtemps à 40°, sans eau et sans bagage, ils me trouvent suicidaire me disent-ils.
J’arrive à Tourbist, je traverse l’oued, je réserve 2 nuits d’hôtel, de ma chambre, j’ai une jolie vue d’un minaret avec son nid de cigognes, j’observe longuement les volatiles claquants avec leurs longs becs rouges.
Je visite ce charmant village puis revient à l’hôtel, un 4X4 est garé devant l’entrée.
Allongés sur des coussins, un jeune homme et son guide fument le joint, la discussion est sévère entre moi et ce touriste français, il pense que les gens de ce village peuvent visiter cette région le week-end et même aller l’été en vacances au bord de la mer. J’explique à ce débile que ces gens n’ont pas l’argent pour visiter le pays, ils restent dans leur village jusqu’à la fin de leur vie, ils n’ont pas le choix. Cet idiot insiste, il pense qu’il y a toujours un moyen de gagner de l’argent, je cesse la discussion, nous ne sommes pas sur la même longueur d’ondes. Il passera la soirée à fumer le cannabis, à chacun son plaisir.
En soirée, des musiciens arrivent, j’ai discuté avec eux lorsque j’ai visité le village en fin d’après-midi. Des femmes, après avoir cuisiné les repas pour les clients de l’hôtel font la vaisselle et le ménage (j’ai préféré manger dans un petit restau du village), arrivent pour danser au rythme de la musique, elles sont payées pour s’exhiber, ces femmes berbères n’ont pas le choix, il faut nourrir la famille. Les touristes n’hésitent pas à prendre des photos, quel paradoxe, dans ces villages de la montagne, les femmes ont le visage caché, elles ne regardent pas les hommes et dans les établissements hôteliers, pour pouvoir manger, ces mères n’ont pas d’autre solution que de se montrer pour la satisfaction des étrangers.
A propos du voile, ou on le porte et dans ce cas on ne l’enlève pas sous prétexte qu’il y a des touristes, ou on ne le porte pas, à méditer ?
Lundi 4 juin
Je fais une longue balade à Tourbist. Les maisons de ce village sont en terre rouge. Des enfants commencent à me suivre, je fais quelques tours de magie, ils m’applaudissent et ils veulent que je recommence, quel bon public ! Il y a en moi de l’émotion, en Occident, l’émerveillement a disparu.
En bordure de l’oued s’épanouissent de magnifiques plantations de figuiers, d’amandiers et d’autres arbres fruitiers. Je retrouve l’ambiance d’Imlil lors de la récolte du blé, je reste assis près de 30 mn à entendre ces femmes chanter, que c’est beau !
Plus loin, des femmes et de jeunes filles lavent le linge.
Un forgeron cloue un fer au pied d’un maigre cheval.
La nuit ne vas pas tarder, Je retourne au village, les enfants m’appellent le magicien.
Je rencontre Adil, le musicien d’hier soir, il m’invite à prendre le thé chez ses amis. Dans cette pièce de la maison, nous sommes 6 avec moi, je suis le seul à ne pas fumer le cannabis. A la demande d’Adil, je dois faire de la magie à ses amis, pas de problème, il apprécie.
Avec Adil, j’achète une bouteille d’alcool de figue (40°), nous frappons à la porte métallique de la maison, le propriétaire nous donne contre un billet de 100 DH (10€) ce liquide dans une bouteille d’eau en plastique. Je sais, c’est idiot d’acheter de l’alcool, il est plus utile d’offrir de la nourriture mais j’ai proposé et à l’unanimité le choix a été pour la boisson.
Soirée excellente au son de la musique, chacun a amené son instrument, guitare, tam tam, crotale. Le fils du patron de l’hôtel où je dors arrive avec un grand plat de couscous, c’est vraiment gentil de sa part, ce garçon est très sérieux, il ne fume pas et ne boit pas, il a franchement raison.
Mardi 5 juin
Je fais mes adieux, je remercie le fils du patron d’être venu avec un plat de couscous hier soir.
Pour retourner à Hadida, je ne prends pas le même chemin qu’à l’aller, je passe par l’oued, en cette saison, il n’y a pas trop d’eau, enfin, je l’espère.
Marcher le long de l’oued peu être risqué, s’il y a un violent orage, en quelques minutes l’eau monte très rapidement et c’est la noyade assurée, mais si on vit perpétuellement avec l’idée du danger, on ne fait rien.
Jusqu’à Hadida, mon parcours a duré 3H30, j’ai eu parfois certaines difficultés à franchir certains obstacles mais j’ai été fort heureusement récompensé par un sublime paysage. Parfois, j’avais de l’eau jusqu’à la taille, une eau boueuse et glacée en provenance de la fonte des neiges, le courant était assez impressionnant, j’avais peur de tomber, mes vêtements séchaient vite avec le soleil torride.
A 10 Km avant El-Kellaâ M’Gouna, je trouve un gîte, je suis le seul client, comme d’habitude, je suis très bien reçu par le propriétaire.
Mercredi 6 juin
Petit-déjeuner très copieux, j’ai même des gâteaux, je laisse un généreux pourboire au patron.
Sur le chemin d’El-Kellaâ, nous sommes des centaines de personnes à marcher, hommes, femmes, enfants. Aujourd’hui, c’est jour de marché. Les marchés sont toujours très typiques, les gens de la montagne font des Km pour vendre ou acheter les produits. Il y a également le marché aux bestiaux, amis des animaux, évitez d’y assister.
Départ du bus allant à Marrakech, à l’embranchement de la route allant à Âït-Benhaddou, je prends un autre moyen de locomotion, le taxi collectif, je demande au chauffeur de me laisser juste avant l’oued, après le village d’Aït. Maintenant, il y a un pont pour traverser l’oued, pour les habitants de Tamdakth, c’est franchement mieux, l’hiver, ils ne seront plus isolés, ces gens pourront descendre la vallée.
Je réserve 2 nuits à l’hôtel mais ne prends pas de chambre, je préfère dormir sur la terrasse.
Je lave mon linge, le seul bermuda que j’ai et ma chemisette, je profite de la piscine en attendant que mes vêtements sèchent.
Je descends à Âït, je ne prends pas la route mais passe par les chemins.
Jeudi 7 juin
Cette nuit, il y a eu beaucoup de vent, pire qu’à Saint-Malo, je n’ai pas bien dormi, vers 4H00 du matin, j’étais déjà réveillé par le jour mais j’aime cette façon de vivre, ce soir je vais dormir à nouveau sur la terrasse de l’hôtel.
Je vais me promener à Tamdakt (4 Km d’Âït-Benhaddou), d’immenses nids de cigognes sont installés en haut des tours à moitié détruites. Je traverse les champs de ce village pour rejoindre l’oued puis reviens à l’hôtel. Je fais une sieste, la seule de mes vacances. En début d’après-midi, je vais à Âït. Je descends par l’oued, il n’y a pas une goûte d’eau. Les hautes Kasbahs datent probablement du 18ième siècle, les façades sont décorées de motifs géométriques réalisés à l’aide de briques de terre crue. Il faut se promener dans le lacis des ruelles qui escaladent la colline, couronnée par les vestiges d’une forteresse juive préislamique. Le panorama du sommet est exceptionnel.
Vendredi 8 juin
Je quitte Âït-Benhaddou pour Marrakech.
A l’entrée de Marrakech, j’aperçois de superbes villas, juste en face de ces immenses demeures, se trouvent de misérables bidonvilles, ceux-ci seront dans peu de temps certainement démolis pour construire de nouvelles demeures pour les riches.
Le parc immobilier de cette ville est en plein essor.
Il y a 2 mois, le marché de gros a été déplacé à une quinzaine de Km sur la route allant à El Jadida, seul, pourront aller se ravitailler les riches commerçants, les pauvres seront encore plus nombreux. A l’endroit où existait ce marché, il y a de nombreuses grues, le projet immobilier est démesuré.
Ce marché de gros se trouvait en face le jardin Majorelle, j’aimais le visiter lorsque je passais à Marrakech.
Tôt le matin, les restaurateurs et les commerçants de la ville venaient s’approvisionner ; seul les particuliers n’avaient en principe pas le droit à l’achat, croyez-moi, la visite valait le détour. De nombreux paysans venaient des environs de Marrakech, la plupart à dos d’âne, pour vendre leurs récoltes de dattes, de blé en grande quantité. On y trouvait toutes sortes de légumes. On y achetait la volaille, la viande, le poisson venait d’Essaouira. Quelle ambiance que ce marché ! Je n’ai plus qu’à enregistrer dans ma mémoire cette atmosphère.
Le bus arrive à la gare, je vais à pied à la Place Jemâa el -Fna et trouve un hôtel à 5 € la nuit.
Au coin d’une rue, des enfants se shootent à coup de colle. Des jeunes filles vendent des kleenex, des cigarettes, des fleurs aux feux rouges, quand elles ne se prostituent pas pour une bouchée de pain. Ces filles sont toutes des mères célibataires potentielles, donc, d’autres enfants qui vont grandir dans la rue. A d’autres coins de rue, encore des enfants, cireurs de chaussures. Voilà où conduit la pauvreté de ce pays. Des réseaux de mendicité organisés recrutent ces enfants. Les parents des ‘enfants de rues’ sont démissionnaires, ils ne savent plus jouer leur rôle. Plus alarmant, l’enfant représente très souvent la seule source de revenus pour une famille qui ne cesse de croître dangereusement. Pensons également au triste sort réservé aux ‘bonnes’, ce sont ces filles placées dès la petite enfance par leur parents, dans des familles où elles sont bonnes à tout faire. Souvent battues, elles vivent dans des conditions précaires, ne voyant leur parent qu’une fois par mois ou tous les deux mois, le jour où celui-ci vient chercher la paie souvent ridicule et dont la petite fille ne jouit nullement.
J’ai vu, croyez-moi, des visages d’enfants marqués de cicatrices, la rue bousille leur santé, ils sont happés. J’ai vu à Marrakech et Casablanca des enfants battus par la police, en pleine rue, le vagabondage étant interdit.
Que faire, je suis impuissant, m’en mêler, mon passeport est confisqué et je ne reviens pas en France, j’ai honte de moi mais je ne peux hélas que constater ce déplorable spectacle, aujourd’hui, en 2007, triste monde, j’ajoute « odieux monde ».
Marrakech ne m’attire plus comme au début où j’ai connu cette ville, le souk ne m’intéresse absolument pas.
J’aime la Place des Ferbantiers, en cette saison, les cigognes sont nombreuses.
En flânant dans les rues de cette ville, j’entends de la musique, je me dirige vers cet endroit, sur une minuscule place il y a une fête foraine : quatre stands, un manège pour enfants, un pour adulte, un tir au ballon et celui que je préfère, le stand de la loterie. Ce stand me rappelle celui de mon enfance, le forain distribuait quelques tickets gratuits pour attirer le badaud, parmi ces bouts de papier, il y avait un N° gagnant, lorsque la roue indiquant plusieurs N° commençait à tourner, j’avais de l’adrénaline en moi, je ne gagnais jamais le gros lot.
Plus tard, j’ai pensé qu’il était pour celui qui achetait le billet, peut-être même que cette personne était complice avec le forain, ainsi, le lot retournait derrière le stand, enfin, peu importe.
Je suis resté longtemps à observer ce stand, il est vraiment agréable à le regarder, contempler, admirer, scruter, dévisager, la population ici est vraie, sincère, ce lieu est magique, fantastique, étonnant, formidable, extraordinaire, fabuleux, prodigieux, STOP.
J’ai conversé avec le forain animant ce stand, j’ai expliqué mes émotions, aujourd’hui en France ce stand n’existe plus, certainement que dans le Guéliz, les passants ignoreraient son stand, ici, ce n’est pas le même quartier, le peuple a encore besoin de rêves, il prend le temps de respirer, il vous écoute parler, vous êtes un homme de théâtre, vous savez donner de l’illusion, franchement, bravo !
Ce forain m’avise que c’est la première fois qu’un touriste lui adresse la parole, en principe les touristes sont pressés, il pense que mon analyse sur lui est excellente, nous nous quittons par une vigoureuse et chaleureuse poignée de main.
J’ai quelques difficultés à aller à l’hôtel, je me suis perdu dans ces rues, pas de panique, on retrouve toujours son chemin.
Samedi 9 juin
Dernière ballade dans les rues de Marrakech puis direction l’aéroport.
N’ayant pas de bagage, je n’ai pas l’enregistrement à faire, il n’y a plus qu’à attendre le droit d’aller à la salle d’embarquement.
Une information annonce que notre vol est retardé et plus tard, une nouvelle annonce pour un retard nettement plus important. Certaines personnes ne supportent pas cette annonce. Un Monsieur s’énerve auprès du personnel, je frappe des mains, silence de la salle d’embarquement, toutes les têtes sont tournées vers moi, je demande à ce Monsieur de respecter le personnel, d’être poli, vous avez fait le choix d’une compagnie d’aviation au tarif très bas, il faut assumer, la prochaine fois que vous prenez l’avion, choisissez Air France ou Royal Air Maroc, ainsi vous n’aurez pas de problème.
Avant de quitter le Maroc, il fallait que je me fasse remarquer, je me reconnais.
Tony
Visites d'Antelope Canyon: avis sur les horaires? English translation pending
j'ai regardé sur le site qui propose les visites , les horaires sont fixés je pense qu'il faut mieux que je choisisse 9h (départs 9h ou 11h30...parmi d'autres horaires) j'aimerai avoir votre avis, je sais qu'il faut y etre vers 11h
Appareil photo/vidéo: que choisir quand on aime la photo? English translation pending
J'envisage un long périple dans un paquet de pays, le tout à la force des mollets et je me heurte au très très difficile choix de l'appareil photo.
Je suis passionné de photo (j'utilise différents réflex et optiques haut de gamme), j'aime également beaucoup filmer mais je veux partir avec 1 seul équipement, c'est plus simple à gérer, notamment niveau recharger.
C'est une chance car on commence à trouver des appareils qui font de supers vidéos en plus des photos... mais ça ne me dit toujours pas quelle gamme de matériel choisir.
jusqu'à présent sur des voyages courts je partais avec un ultra ultra compact, sincèrement le résultat est plutôt bon, les vidéos en 640x480 correctes, le son des vidéos bien pourri par contre (vent dans le micro).
Là j'ai quand même envie de monter en gamme, avoir de la vidéo au moins en 720p, avec un son correct (un micro externe ?) et des photos de qualité au passage.
Mes hésitations se font régulièrement entre : - un bon compact (type panasonic TZ7/10) - un mini réflex avec zoom à tout faire type panasonic GH1 + 14-45 ou 14-140 - un vrai petit réflex avec optique de base genre canon 550D + 18-55 + éventuellement une optique plus ouverte légère (50 ou 85 1.8 ?) - un concept un peu nouveau, un compact... avec optique interchangeable de reflex : sony nex-5 + 18-55
Si je suis d'humeur MUL je me dis qu'avec un compact il y a déjà de quoi faire... si je suis d'humeur qualité d'image je me dis qu'il n'y a pas à tortiller, je prends le réflex (550D)... et puis je creuse et je vois que l'autofocus n'est pas utilisable, que pour mettre un micro potable dessus ça s'annonce sport (on trouve vite des trucs très encombrants), que la stabilisation optique n'est pas géniale en vidéo (bruit, bouffe beaucoup de batterie) alors je retourne vers les compromis... (nex-5 qui ne fait pas de la vidéo en mode progressif...), et ainsi de suite... j'ai une sacoche de guidon pas très grande (guidon de vélo de course = gaines qui gènent = petite sacoche) et j'aime bien aussi filmer en roulant, donc avec l'appareil autour du cou (l'ixus est génial pour ça, je l'ai quasi en permanence autour du cou) et en dégainant comme ça d'une main... donc le réflex me fait un peu peur... mais j'aime les belles images...
enfin vous voyez mon dilemme. J'ai néanmoins réglé 2 problèmes : - côté budget, je fais un petit boulot en + dont le but est de pouvoir me permettre de choisir ce qui sera le plus adapté sans trop me poser de questions sur le prix de l'appareil (enfin en gros entre 100 et 1500 € grand max quand même) - côté recharge, le passage à la dynamo de moyeu + e-werk me permet de charger les batteries de 7.2V des gros compacts/réflex
voilà, si vous avez des suggestions, je suis très très preneur
Mes hésitations se font régulièrement entre : - un bon compact (type panasonic TZ7/10) - un mini réflex avec zoom à tout faire type panasonic GH1 + 14-45 ou 14-140 - un vrai petit réflex avec optique de base genre canon 550D + 18-55 + éventuellement une optique plus ouverte légère (50 ou 85 1.8 ?) - un concept un peu nouveau, un compact... avec optique interchangeable de reflex : sony nex-5 + 18-55
Si je suis d'humeur MUL je me dis qu'avec un compact il y a déjà de quoi faire... si je suis d'humeur qualité d'image je me dis qu'il n'y a pas à tortiller, je prends le réflex (550D)... et puis je creuse et je vois que l'autofocus n'est pas utilisable, que pour mettre un micro potable dessus ça s'annonce sport (on trouve vite des trucs très encombrants), que la stabilisation optique n'est pas géniale en vidéo (bruit, bouffe beaucoup de batterie) alors je retourne vers les compromis... (nex-5 qui ne fait pas de la vidéo en mode progressif...), et ainsi de suite... j'ai une sacoche de guidon pas très grande (guidon de vélo de course = gaines qui gènent = petite sacoche) et j'aime bien aussi filmer en roulant, donc avec l'appareil autour du cou (l'ixus est génial pour ça, je l'ai quasi en permanence autour du cou) et en dégainant comme ça d'une main... donc le réflex me fait un peu peur... mais j'aime les belles images...
enfin vous voyez mon dilemme. J'ai néanmoins réglé 2 problèmes : - côté budget, je fais un petit boulot en + dont le but est de pouvoir me permettre de choisir ce qui sera le plus adapté sans trop me poser de questions sur le prix de l'appareil (enfin en gros entre 100 et 1500 € grand max quand même) - côté recharge, le passage à la dynamo de moyeu + e-werk me permet de charger les batteries de 7.2V des gros compacts/réflex
voilà, si vous avez des suggestions, je suis très très preneur
Idées de voyage bon marché et routard en Afrique? English translation pending
bonjour les routards d'Afrique.
je suis en train de préparer une année au Canada pour 2011. avant de partir dans le grand froid j'aimerai faire un voyage en Afrique(plutôt pour début 2011). j'ai visité le Mali en janvier 2010 et suis revenue émerveillée!
je cherche donc des idées d'une destination d'Afrique où partir en voyage. j'ai l'habitude de voyager en routard, avec le sac à dos et le lonely planet. je me débrouille en anglais. ah et aussi... je recherche un voyage très bon marché !!! ( vol, logement - la plupart du temps sur le toit ou dortoir-, activité...)
j'aimerai partir entre 2 à 3 semaines.
des idées? des conseils ?
merci!!
Mlix
je suis en train de préparer une année au Canada pour 2011. avant de partir dans le grand froid j'aimerai faire un voyage en Afrique(plutôt pour début 2011). j'ai visité le Mali en janvier 2010 et suis revenue émerveillée!
je cherche donc des idées d'une destination d'Afrique où partir en voyage. j'ai l'habitude de voyager en routard, avec le sac à dos et le lonely planet. je me débrouille en anglais. ah et aussi... je recherche un voyage très bon marché !!! ( vol, logement - la plupart du temps sur le toit ou dortoir-, activité...)
j'aimerai partir entre 2 à 3 semaines.
des idées? des conseils ?
merci!!
Mlix
Itinéraire de trois semaines Pérou-Bolivie English translation pending
Bonjour,
Je travaille sur mon itinéraire (2 pers) pour visiter le Pérou et la Bolivie fin aout début septembre. Pour décrire un peu notre profil de voyageur, on est pas vacances "roots" car on tient à notre confort (ma copine à des problèmes au dos) et on a pas envie de passer notre séjour à nous soucier de tout. Normalement on prendrait un package tout compris par une agence mais là le budget ne le permet pas donc on va réserver seulement les hôtels à l'avance (on a d'ailleurs peur d'avoir un problème un jour et de nous retrouver à courir après notre planning). Le reste on verra sur place, en espérant que ca ne soit pas trop compliqué.
J'ai fait une 1ère version (voir ci-dessous) et j'arrive à quelques conclusions :
- On essaie de voir trop de sites et du coup on reste 1 jour la plupart du temps - L'ordre des déplacements n'est peut-être pas le plus optimisé, impossible de faire Isla del Sol à Chivay en 1 jour et ca nous prend 4 jours pour faire Cuzco -> Sucre (1 jour d'arrêt à Puno pour ne pas enchainer 3 jours de transport) !
Avez-vous des conseils pour améliorer mon itinéraire ? Sur quels sites devrions-nous faire l'impasse (les gouts et les couleurs j'imagine... Site qui serait trop compliqué à organisé pour nous, ou alors trop éprouvant pour ma copine) ? Enlever Canon de colca et Arequipa et passer 1 jour de plus au lac tititaca et au désert de sel (que peut-on y faire en 2 jours ?)
J0-J1 AVION PARIS-?-LIMA-LAPAZ (Hotel)
J2 VISITE Ville La Paz
J3 BUS Trajet La Paz -> Copacabana (3h30) VISITE Ville Copacabana
J4 VISITE Lac Titicaca / Isla Del Sol (Hotel)
J5 BUS Isla Del Sol -> Chivay
J6 VISITE Canon de Colca (Hotel Chivay)
J7 BUS Chivay -> Arequipa (180km)
J8 VISITE Ville Arequipa
J9 BUS Arequipa -> Cuzco (400km)
J10 VISITE Ville Cuzco
J11 VISITE Vallée Sacrée (Hotel Cuzco)
J12 VISITE Vallée Sacrée (Hotel Aguas Calientes)
J13 VISITE Machu Pichu (Hotel Cuzco)
J14 BUS Cuzco -> Puno (400km)
J15 VISITE Ville Puno
J16 BUS Puno -> La Paz (220km)
J17 AVION La Paz -> Sucre
J18 VISITE Ville Sucre
J19 BUS Sucre -> Potosi VISITE Potosi
J20 BUS Potosi -> Uyuni
J21 VISITE Désert de sel BUS Uyuni -> La Paz (nuit)
J22 VISITE Ville La Paz
J23-J24 AVION La Paz-Lima-?-Paris
Merci pour votre aide !
Je travaille sur mon itinéraire (2 pers) pour visiter le Pérou et la Bolivie fin aout début septembre. Pour décrire un peu notre profil de voyageur, on est pas vacances "roots" car on tient à notre confort (ma copine à des problèmes au dos) et on a pas envie de passer notre séjour à nous soucier de tout. Normalement on prendrait un package tout compris par une agence mais là le budget ne le permet pas donc on va réserver seulement les hôtels à l'avance (on a d'ailleurs peur d'avoir un problème un jour et de nous retrouver à courir après notre planning). Le reste on verra sur place, en espérant que ca ne soit pas trop compliqué.
J'ai fait une 1ère version (voir ci-dessous) et j'arrive à quelques conclusions :
- On essaie de voir trop de sites et du coup on reste 1 jour la plupart du temps - L'ordre des déplacements n'est peut-être pas le plus optimisé, impossible de faire Isla del Sol à Chivay en 1 jour et ca nous prend 4 jours pour faire Cuzco -> Sucre (1 jour d'arrêt à Puno pour ne pas enchainer 3 jours de transport) !
Avez-vous des conseils pour améliorer mon itinéraire ? Sur quels sites devrions-nous faire l'impasse (les gouts et les couleurs j'imagine... Site qui serait trop compliqué à organisé pour nous, ou alors trop éprouvant pour ma copine) ? Enlever Canon de colca et Arequipa et passer 1 jour de plus au lac tititaca et au désert de sel (que peut-on y faire en 2 jours ?)
J0-J1 AVION PARIS-?-LIMA-LAPAZ (Hotel)
J2 VISITE Ville La Paz
J3 BUS Trajet La Paz -> Copacabana (3h30) VISITE Ville Copacabana
J4 VISITE Lac Titicaca / Isla Del Sol (Hotel)
J5 BUS Isla Del Sol -> Chivay
J6 VISITE Canon de Colca (Hotel Chivay)
J7 BUS Chivay -> Arequipa (180km)
J8 VISITE Ville Arequipa
J9 BUS Arequipa -> Cuzco (400km)
J10 VISITE Ville Cuzco
J11 VISITE Vallée Sacrée (Hotel Cuzco)
J12 VISITE Vallée Sacrée (Hotel Aguas Calientes)
J13 VISITE Machu Pichu (Hotel Cuzco)
J14 BUS Cuzco -> Puno (400km)
J15 VISITE Ville Puno
J16 BUS Puno -> La Paz (220km)
J17 AVION La Paz -> Sucre
J18 VISITE Ville Sucre
J19 BUS Sucre -> Potosi VISITE Potosi
J20 BUS Potosi -> Uyuni
J21 VISITE Désert de sel BUS Uyuni -> La Paz (nuit)
J22 VISITE Ville La Paz
J23-J24 AVION La Paz-Lima-?-Paris
Merci pour votre aide !
Chili: parcourir le parc national Lauca en voiture? English translation pending
Bonjour
j'ai recherché sur le forum des infos concernant l'état des routes arica -lago chungara et route pour rejoindre le salar de surire.
A priori, la route arica, chungara ne doit pas poser de problème.
Pour ce qui est de se rendre au salar de surire, les avis ont l'air de diverger et je n'ai pas trouvé de renseignements récents, et je pense qu'en 5 ans, les infrastructures ont dû évoluer.
Nous nous demandons si cette virée nécessite un 4x2, un 4x4, ou si une voiture ordinaire suffit.
A priori des camions circulent jusqu'au salar de surire, donc est-ce pssible de s'y rendre en voiture ordinaire?
Si ce n'est pas le cas, nous consacrerons nos trois jours dans le parc à faire des ballades à pieds autour des routes en bon état, car question budget, c'est un peu juste pour nous de louer un véhicule tout terrain...
Merci pour les infos !
Appareils photos jetables étanches? English translation pending
Bonjour, Je pars pour la Riviera Maya pour 2 semaines et j'aurai la possibilité de faire de la plongée en apnée. Je voudrais faire quelques photos de poissons. Quel cie, ou appareils jetables étanches seraient à conseiller. Je sais que ce n'est pas tellement dispendieux mais bon, peut-être que quelqu'un en a déjà utilisé un .
Merci!
Martine
Merci!
Martine
Vivre dans une maison mobile à l'année? English translation pending
bonjour ,
je vous explique ma situation , j'ai 20 ans , dans le courant de fin d'année mes parents partent en retraite et déménagent a 700km d'ici ( en haute savoie ) je vais donc me retrouvé sans logement , je hais la fixité , et louer un appartement serais ma plus grande phobie , j'ai déja un Peugeot Boxer L1 H2 aménagé ( sommairement , cuisine , placard , lit ) , a partir de l'année prochaine je compte vivre dans une maison mobile , partir en saison et dans les pays limitrophes durant 1 ans , et je compte préparé un voyage humanitaire pour partir dans 1 ans - 1ans et demie ... je suis donc a la recherche de quel type de camion acheter ... il faut savoir que je n'ai pas de permis poid lourd , qu'il me faudrait un minimum d'espace et d'un aménagement prévu pour y vivre ( douche - wc - cuisine , autonomie en electricité etc... ) je Pense pouvoir débloqué entre 6000 et 7500-8000 euros ...
Camping car : bien aménagé , on peut y vivre mais malheureusement pour un véhicule qui tiens la route , et propre , mon budget n'est pas assez conséquent ..
Fourgon : difficile de trouvé un aménagement vitale pour y vivre , souvent des problèmes de corrosions , ou des kms ...
fourgon caisse : grand espace , mais consommation élevé, ou des tarifs trop élevé ...
Sachant que je vais beaucoup beaucoup roulé , un châssis qui passe partout ( je suis assez aventurier :-D ) , et que je compte voyager a l'étranger et ne pas avoir de problèmes ou du moins le moins possible ... si quelqu'un a une expérience a partagé ou des idées n'hésitez pas a m'en parler , je prend tout conseil qui pourrait venir ...
Merci d'avance de vos réponses
je vous explique ma situation , j'ai 20 ans , dans le courant de fin d'année mes parents partent en retraite et déménagent a 700km d'ici ( en haute savoie ) je vais donc me retrouvé sans logement , je hais la fixité , et louer un appartement serais ma plus grande phobie , j'ai déja un Peugeot Boxer L1 H2 aménagé ( sommairement , cuisine , placard , lit ) , a partir de l'année prochaine je compte vivre dans une maison mobile , partir en saison et dans les pays limitrophes durant 1 ans , et je compte préparé un voyage humanitaire pour partir dans 1 ans - 1ans et demie ... je suis donc a la recherche de quel type de camion acheter ... il faut savoir que je n'ai pas de permis poid lourd , qu'il me faudrait un minimum d'espace et d'un aménagement prévu pour y vivre ( douche - wc - cuisine , autonomie en electricité etc... ) je Pense pouvoir débloqué entre 6000 et 7500-8000 euros ...
Camping car : bien aménagé , on peut y vivre mais malheureusement pour un véhicule qui tiens la route , et propre , mon budget n'est pas assez conséquent ..
Fourgon : difficile de trouvé un aménagement vitale pour y vivre , souvent des problèmes de corrosions , ou des kms ...
fourgon caisse : grand espace , mais consommation élevé, ou des tarifs trop élevé ...
Sachant que je vais beaucoup beaucoup roulé , un châssis qui passe partout ( je suis assez aventurier :-D ) , et que je compte voyager a l'étranger et ne pas avoir de problèmes ou du moins le moins possible ... si quelqu'un a une expérience a partagé ou des idées n'hésitez pas a m'en parler , je prend tout conseil qui pourrait venir ...
Merci d'avance de vos réponses
Camping-car en Égypte: où en sommes-nous au 1er juin 2010? English translation pending
L'accès à l'Egypte en camping-car est-il toujours subordonné à la possession d'un CPD ?
(carnet de passage en douane) et faut-il toujours un accompagnateur au delà de 5 personnes ?
C'est flippant ces contraintes administratives alors qu'une nouvelle liaison maritime bien pratique vient d'ouvrir
VENISE / TARTOUS (en Syrie) / ALEXANDRIE (en Egypte) http://www.visemarline.com/
Nous envisageons un voyage en Egypte, 2 camping-cars et 4 personnes au total..
Merci de vos réponses
Cordialement
(carnet de passage en douane) et faut-il toujours un accompagnateur au delà de 5 personnes ?
C'est flippant ces contraintes administratives alors qu'une nouvelle liaison maritime bien pratique vient d'ouvrir
VENISE / TARTOUS (en Syrie) / ALEXANDRIE (en Egypte) http://www.visemarline.com/
Nous envisageons un voyage en Egypte, 2 camping-cars et 4 personnes au total..
Merci de vos réponses
Cordialement
Retour de Budapest vers Paris en train avec un vélo English translation pending
Salut,
On prévoit de passer 3 semaines en cyclocamping avec comme trajet Mulhouse-Budapest sur l'Eurovélo 6 (j'aurais préférer partir d'Orléans mais c'est short en 3 semaines...).
Pour renter de Budapest vers Paris, j'ai regardé sur le superbe site de la DB et ça a l'air un peu galère avec un paquet de changements (Budapest - Gyor - Vienne - Nurnberg - Stuttgart - Paris). Ca risque d'être le gros stress sachant qu'on sera 3 ou 4 avec des vélos bien chargés et qu'on ne pourra pas les trimballer démontées sous housse.
Y'a-t'il moyen de faire plus simple ? Peut-être que dans le sens Paris-Budapest, c'est plus pratique ? J'avais aussi penser à louer un petit camion à Budapest pour rentrer à Paris, mais je me demande si c'est possible... Pour l'avion, je veux éviter au maximum, question de principe.
Merci d'avance de me faire partager vos expériences
Y'a-t'il moyen de faire plus simple ? Peut-être que dans le sens Paris-Budapest, c'est plus pratique ? J'avais aussi penser à louer un petit camion à Budapest pour rentrer à Paris, mais je me demande si c'est possible... Pour l'avion, je veux éviter au maximum, question de principe.
Merci d'avance de me faire partager vos expériences
Y a t-il beaucoup de pizzeria en Nouvelle-Calédonie? English translation pending
Boujour à tous, 😉
j'ai une pizzeria dans le nord de la france , et je pense vendre bientôt. je suis sérieusement intéressée par la nouvelle calédonie, y a t il beaucoup de pizzeria/creperie dans la nc ? Le fond de commerce d'un restaurant est il facilement accessible pour une française ? ou sont ils vendus en priorité aux locaux ? Ce type de restauration plait -il en nc ? ou en avez vous de trop ! merci de m'éclairer à ce sujet... bises la murene
j'ai une pizzeria dans le nord de la france , et je pense vendre bientôt. je suis sérieusement intéressée par la nouvelle calédonie, y a t il beaucoup de pizzeria/creperie dans la nc ? Le fond de commerce d'un restaurant est il facilement accessible pour une française ? ou sont ils vendus en priorité aux locaux ? Ce type de restauration plait -il en nc ? ou en avez vous de trop ! merci de m'éclairer à ce sujet... bises la murene
Photos de Pétra (Jordanie) en trois dimensions, mai 2010 English translation pending
Voici une petite collection de photos 3D de Pétra :
http://nanor44.free.fr/forum/petra-3d/
Vous trouverez aussi quelques grandes photos "normales" :
Pétra éclairé à la bougie
Pétra éclairé à la bougie
Le monastère taillé dans la masse à Pétra
Les 45m de haut de la façade du monastère à Pétra
Le Trésor de Pétra
http://nanor44.free.fr/forum/petra-3d/
Vous trouverez aussi quelques grandes photos "normales" :
Pétra éclairé à la bougie
Pétra éclairé à la bougie
Le monastère taillé dans la masse à Pétra
Les 45m de haut de la façade du monastère à Pétra
Le Trésor de PétraQuel appareil photo Nikon offrir en cadeau? English translation pending
Bonjour,
Je ne suis pas experte
Je voudrais offrir un Nikon à mon mari
Il a un "ancien D70" que je pensais lui changer
Comme objectif il dispose d'un classique et d' un Zoom AF-SVR Nikkor 70-200
1:28GED
J' hésite entre le D90 qui se rapprocherait davantage du sien mais sans grand changement majeur( je crois), le D300S, et le D700 si vraiment il est très bien
Merci de votre avis