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Itinéraire de deux semaines au Japon: avis et budget? English translation pending
Bonjour,
je compte voyager (avec ma femme) au japon pour 2 semaines (budget de 1400 euro/ pers hors vols), après de longues recherches sur le forum et ailleurs, je souhaite avoir vos conseils pour améliorer et optimiser (€) :
13 mai 2011 : départ de casablanca vers tokyo
du 14 au 21 mai 2011 : séjour à tokyo avec visite de NIKKO et HAKONE.
le 21 mai 2011 : visite de HIMEJI pendant le voyage vers hiroshima.
du 21 au 22 mai 2001 : Hiroshima avec visite de Myajima
du 22 au 27 mai 2011 : kyoto avec visite de NARA (et une autre excursion peut être).
le 28 mai 2011 : retour à casablanca depuis tokyo.
que pensez vous du circuit? est il trop chargé ? quels quartiers pour les hôtels à tokyo et kyoto (moyenne de 50 euros/nuit pour 2 personnes). doit je prendre un JR pass de 7 jours et quand est ce que doit l'activer? est ce qu'un budget de 25 Euro / pers est suffisant pour les repas
que pensez vous du circuit? est il trop chargé ? quels quartiers pour les hôtels à tokyo et kyoto (moyenne de 50 euros/nuit pour 2 personnes). doit je prendre un JR pass de 7 jours et quand est ce que doit l'activer? est ce qu'un budget de 25 Euro / pers est suffisant pour les repas
Vos escales de croisières à Tunis? English translation pending
Bonjour,
Partant avec Costa jeudi prochain, nous avons une escale à Tunis, a votre avis, vu les évènements actuels, comment cela se passe t'il ?
Avez vous déjà vécu un évènement similaire ?
Merci
Partant avec Costa jeudi prochain, nous avons une escale à Tunis, a votre avis, vu les évènements actuels, comment cela se passe t'il ?
Avez vous déjà vécu un évènement similaire ?
Merci
Préparation d'un voyage au Yunnan English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
Je prépare un voyage pour mon épouse et moi au sud Yunnan pour septembre – octobre de cette année.
Nous voyageons en individuel avec guide et chauffeur.
Nous sommes un couple d’une cinquantaine d’années, nous aimons nous balader à la campagne, les marchés, les édifices religieux, manger dans des gargottes, dormir chez l’habitant, les hôtels simples et le contact avec la population.
Nous arriverons à Jinping par la frontière Vietnamienne le 23 septembre, retour en France le 6 octobre de Kunming.
J’ai élaboré un trajet, mais je ne sais pas ce qu’il vaut.
Vietnam – Jinping – Yanyang - Menzi – Jianshui – Yuanjiang – Tonghai – Yuxi – Jinning – Shilin – Kunming
Les questions que je me pose :
Combien de temps à passer dans chaque ville ? Choses à voir aux alentours de chaque ville ? Villes à supprimer ou à ajouter ? Choses à voir au nord de Kunming ?
Merci par avance pour vos réponses.
Pierre.
Je prépare un voyage pour mon épouse et moi au sud Yunnan pour septembre – octobre de cette année.
Nous voyageons en individuel avec guide et chauffeur.
Nous sommes un couple d’une cinquantaine d’années, nous aimons nous balader à la campagne, les marchés, les édifices religieux, manger dans des gargottes, dormir chez l’habitant, les hôtels simples et le contact avec la population.
Nous arriverons à Jinping par la frontière Vietnamienne le 23 septembre, retour en France le 6 octobre de Kunming.
J’ai élaboré un trajet, mais je ne sais pas ce qu’il vaut.
Vietnam – Jinping – Yanyang - Menzi – Jianshui – Yuanjiang – Tonghai – Yuxi – Jinning – Shilin – Kunming
Les questions que je me pose :
Combien de temps à passer dans chaque ville ? Choses à voir aux alentours de chaque ville ? Villes à supprimer ou à ajouter ? Choses à voir au nord de Kunming ?
Merci par avance pour vos réponses.
Pierre.
Voyage au Mali en février: annulation, précautions, modifications? English translation pending
Bonjour,
Couple Français, vivant aux Pays-Bas, nous avons prévu un voyage de 15 jours au Mali, début février. Compte tenu de l'actualité, nous aimerions recueillir des avis éclairés afin de nous guider dans nos choix : maintenir ou non le voyage ? si oui, quelles régions traverser, dans quelles conditions ? si non, le reporter ? ... A titre informatif, nous pensions initialement éviter le nord, au dessus de Mopti. Nous pensions organiser un périple de Bamako au pays Dogon.
Nous nous tenons informés via différents médias. Ce que nous venons chercher ici ce sont des avis de personnes vivant sur place ou connaissant bien le pays pour y avoir voyagé à plusieurs reprises (de préférence également dernièrement). Nous ne cherchons pas à être alertés, affolés ou rassurés mais nous sommes bien dans l'attente d'avis objectifs.
Merci d'avance! Liie
Couple Français, vivant aux Pays-Bas, nous avons prévu un voyage de 15 jours au Mali, début février. Compte tenu de l'actualité, nous aimerions recueillir des avis éclairés afin de nous guider dans nos choix : maintenir ou non le voyage ? si oui, quelles régions traverser, dans quelles conditions ? si non, le reporter ? ... A titre informatif, nous pensions initialement éviter le nord, au dessus de Mopti. Nous pensions organiser un périple de Bamako au pays Dogon.
Nous nous tenons informés via différents médias. Ce que nous venons chercher ici ce sont des avis de personnes vivant sur place ou connaissant bien le pays pour y avoir voyagé à plusieurs reprises (de préférence également dernièrement). Nous ne cherchons pas à être alertés, affolés ou rassurés mais nous sommes bien dans l'attente d'avis objectifs.
Merci d'avance! Liie
Hôtel Tryp Cayo Coco? English translation pending
Bonjour !
Je prépare mon voyage à Cuba de l'année et j'aurais quelques questions concernant le Tryp Cayo Coco... en fait, je suis en pleine scéance de magasinage... à la relâche, c'est plutôt cher... mais bon, à lire tous les commentaires concernant cet hôtel, je pense que je vais faire le bon choix.
Puisqu'il y a plus de 500 chambres, est-ce vraiment grand ? Faut-il marcher beaucoup pour se rendre d'un endroit à l'autre ? Je ne suis pas un très grande marcheuse, alors ça fait partie de mes critères de sélection...
Y a-t-il des petits boutiques sur le site ? Y a-t-il quelque chose à faire et à voir à l'extérieur du site (boutiques...)?
Merci beaucoup !!!
Kyrya 😎
Je prépare mon voyage à Cuba de l'année et j'aurais quelques questions concernant le Tryp Cayo Coco... en fait, je suis en pleine scéance de magasinage... à la relâche, c'est plutôt cher... mais bon, à lire tous les commentaires concernant cet hôtel, je pense que je vais faire le bon choix.
Puisqu'il y a plus de 500 chambres, est-ce vraiment grand ? Faut-il marcher beaucoup pour se rendre d'un endroit à l'autre ? Je ne suis pas un très grande marcheuse, alors ça fait partie de mes critères de sélection...
Y a-t-il des petits boutiques sur le site ? Y a-t-il quelque chose à faire et à voir à l'extérieur du site (boutiques...)?
Merci beaucoup !!!
Kyrya 😎
Tourisme individuel à Bali: bons plans, hôtels...? English translation pending
Bonjour,
Nous désirons mon épouse et moi même effectuer un séjour à Bali durant La 2ème quinzaine de mars 2011. L'affluence touristique ne gâche-t-elle pas le charme de l'île. Quels sont les bons plans pour découvrir Bali en évitant les hordes de touristes.
Est-t-il préférable de confier la réservation des hôtels et voiture à une agence ou bien un vol sec est suffisant ?
Faut-il se limiter à Bali ou bien envisager de compléter le séjour par une visite de Lombok et/ou l'est de Java ?
merci d'avance pour les renseignements
Y'a-t-il que Chiang Mai, Phuket, Bangkok et Pattaya à visiter en Thaïlande? English translation pending
Bonjour,
J'aime bien lire des discussions dans la rubrique Asie du Sud-Est, c'est quand meme très intéressant pour une thaïlandaise comme moi. Oui, je suis née et j'habite toujours à Bangkok. En tous cas, j'ai bien constaté que les destinations mentionnees dans cette rubrique pour la Thaïlande ne sont que Chiangmai, Phuket, Pattaya et blah blah et je me suis demandée pourquoi vous ne partez pas voir d'autre coins en Thaïlande?
L'année passée, j'ai eu des occasions d'aller a Petchaboon pour le travail (la ville de Petchaboon c'est vers le nord ou nord-est, je n'ai jamais su). Le trajet prendait environs 5 heures en route a partir de Bangkok. Je suis venue au moins 4-5 fois dans cette province et je vous jure qu'il n'y a rien a visiter, chaque fois je ne reste que dans l'hotel. Et même si c'est le meilleur hôtel de la ville, je ne donnerais qu'une étoile et un tier. Pour moi, c'était très ennuyeux de venir ici.
Il y avait une fois, quand je conduisais, j'ai constate de tres loin à ma gauche, une toute petite statue de Bouddha en couleur blanche qui s'est située sur un des montagnes. Juste un moment tres court et je ne la vois plus. C'etait entre les 2 carrefours pour aller en ville de Petchaboon. En plus, quand j'y retourne pour rentrer à Bangkok, je n'ai rien aperçu. Donc, la dernière fois que j'ai du retourner la-bas, apres le travail, il etait deja 4-5 h du soir, au lieu de regarder la tele dans la chambre d'hotel, je suis sortie pour preuver si ce n'est pas qu'une illusion. C'était quand même pas facile, j'ai démandé aux gens pour la direction. Mais puisque je ne connaissais pas le nom du temple ou le nom de la statue, personne ne le connaissait. Finalement, j'ai trouve une dame qui pouvait m'indiquer la direction. J'ai continue encore 10-15 minutes pour aller vers d'autre province, j'ai trouve un temple mais il y'avait personne, vraiment personne pour que je puisse me renseigner. J'ai vu aucun moine, je n'ai meme pas ose de sortir de la voiture. Alors, j'ai decide de continuer la route un peu plus loin mais il n'y avait aucun d'habitant, y'avait que des arbres. Et puis, j'ai vu un jeune gar, je lui ai demande, il reflechisait et il m'a dit de retourner vers le temple, l'entree pour aller a la statue blanche etait juste en face du temple ou s'est trouve l'arbre de Putsa.. Umm.. je connais que des bananiers.. quand meme j'y suis retournee. Oui c'est vrai, il y'avait un petit chemin tout petit chemin en face du temple mais il etait couvert par plein de feuilles sechees. A droite, c'est un arbre, il est vert pareil mais un peu different des autres alors, j'ai assume que cela doit etre le Putsa dont le mec m'a dit. Soudainement, j'ai tourne a gauche pour prendre ce chemin.. Je ne sais pas comment expliquer, le chemin avait plusieurs curves et aussi surmonte. A cote, y'avait plein de bamboo. Et puis, j'arrive au parking, oui je suis la seule. A gauche, c'etait une centaine marches d'escalier alors, je les ai grimpé. Et quand je suis arrivée au sommet, Wowwww.. C'etait une immense statue de Bouddha, tout blanc, le meme que j'ai vu de loin. Oui..encore une fois, y'avait personne, vraiment personne. Mais j'etais tres heureuse car c'etait comme j'ai decouvert un endroit secret.. Cela me fait vraiment du bien.. Si je dois y retourner dans l'avenir, je ne vais pas rater de visiter mon endroit secret...
Allez!! Il y a toujours quelque chose de nouvelle a decouvrir!! Cherchez votre encroit secret en Thailande!!!
Finalement, je vous presente toutes mes excuses pour toutes mes fautes en francais 😎
Soyez heureux et bon sejour!!!
J'aime bien lire des discussions dans la rubrique Asie du Sud-Est, c'est quand meme très intéressant pour une thaïlandaise comme moi. Oui, je suis née et j'habite toujours à Bangkok. En tous cas, j'ai bien constaté que les destinations mentionnees dans cette rubrique pour la Thaïlande ne sont que Chiangmai, Phuket, Pattaya et blah blah et je me suis demandée pourquoi vous ne partez pas voir d'autre coins en Thaïlande?
L'année passée, j'ai eu des occasions d'aller a Petchaboon pour le travail (la ville de Petchaboon c'est vers le nord ou nord-est, je n'ai jamais su). Le trajet prendait environs 5 heures en route a partir de Bangkok. Je suis venue au moins 4-5 fois dans cette province et je vous jure qu'il n'y a rien a visiter, chaque fois je ne reste que dans l'hotel. Et même si c'est le meilleur hôtel de la ville, je ne donnerais qu'une étoile et un tier. Pour moi, c'était très ennuyeux de venir ici.
Il y avait une fois, quand je conduisais, j'ai constate de tres loin à ma gauche, une toute petite statue de Bouddha en couleur blanche qui s'est située sur un des montagnes. Juste un moment tres court et je ne la vois plus. C'etait entre les 2 carrefours pour aller en ville de Petchaboon. En plus, quand j'y retourne pour rentrer à Bangkok, je n'ai rien aperçu. Donc, la dernière fois que j'ai du retourner la-bas, apres le travail, il etait deja 4-5 h du soir, au lieu de regarder la tele dans la chambre d'hotel, je suis sortie pour preuver si ce n'est pas qu'une illusion. C'était quand même pas facile, j'ai démandé aux gens pour la direction. Mais puisque je ne connaissais pas le nom du temple ou le nom de la statue, personne ne le connaissait. Finalement, j'ai trouve une dame qui pouvait m'indiquer la direction. J'ai continue encore 10-15 minutes pour aller vers d'autre province, j'ai trouve un temple mais il y'avait personne, vraiment personne pour que je puisse me renseigner. J'ai vu aucun moine, je n'ai meme pas ose de sortir de la voiture. Alors, j'ai decide de continuer la route un peu plus loin mais il n'y avait aucun d'habitant, y'avait que des arbres. Et puis, j'ai vu un jeune gar, je lui ai demande, il reflechisait et il m'a dit de retourner vers le temple, l'entree pour aller a la statue blanche etait juste en face du temple ou s'est trouve l'arbre de Putsa.. Umm.. je connais que des bananiers.. quand meme j'y suis retournee. Oui c'est vrai, il y'avait un petit chemin tout petit chemin en face du temple mais il etait couvert par plein de feuilles sechees. A droite, c'est un arbre, il est vert pareil mais un peu different des autres alors, j'ai assume que cela doit etre le Putsa dont le mec m'a dit. Soudainement, j'ai tourne a gauche pour prendre ce chemin.. Je ne sais pas comment expliquer, le chemin avait plusieurs curves et aussi surmonte. A cote, y'avait plein de bamboo. Et puis, j'arrive au parking, oui je suis la seule. A gauche, c'etait une centaine marches d'escalier alors, je les ai grimpé. Et quand je suis arrivée au sommet, Wowwww.. C'etait une immense statue de Bouddha, tout blanc, le meme que j'ai vu de loin. Oui..encore une fois, y'avait personne, vraiment personne. Mais j'etais tres heureuse car c'etait comme j'ai decouvert un endroit secret.. Cela me fait vraiment du bien.. Si je dois y retourner dans l'avenir, je ne vais pas rater de visiter mon endroit secret...
Allez!! Il y a toujours quelque chose de nouvelle a decouvrir!! Cherchez votre encroit secret en Thailande!!!
Finalement, je vous presente toutes mes excuses pour toutes mes fautes en francais 😎
Soyez heureux et bon sejour!!!
Visiter Laas Gaal, Berbera et Sheikh (Somaliland) English translation pending
Si vous avez eu la très bonne idée de venir jusqu’à Hargeisa, il est un peu dommage de ne pas se rendre à une cinquantaine de kilomètres de la capitale, près du village de Duhbato, pour aller admirer les peintures rupestres de Laas Gaal.
Depuis les dernières élections présidentielles (transparentes et régulières) qui répondent à tous les critères démocratiques (autant le souligner pour un territoire de la Corne que l’UA comme les autres organisations internationales ne reconnaissent toujours pas après près de 20 ans d’indépendance de fait et sur un continent où la démocratie évolue (positivement) mais toujours (trop) lentement), il n’est plus possible de rallier les grottes (ou plutôt Duhbato) par soi-même avec le laissez-passer d’un général de la police.
Nouveau président, nouvelles mesures. Si le voyageur échappe dorénavant aux vautours du ministère du tourisme prompts à ponctionner tout ce qu’ils pouvaient, il doit maintenant composer avec une escorte réellement obligatoire.
Je suis loin d’être convaincu qu’il soit possible d’embarquer « son » protecteur (flic armé) dans un transport collectif. Vous devrez donc passer par votre hôtel (pour un véhicule et son chauffeur) ou tenter votre chance en en parlant autour de vous à Hargeisa. Cette seconde option ne doit pas être impossible mais relève de la loterie !
Etant donné que tout à un coût, vous pourriez, tant que vous y êtes, vous arranger pour un déplacement un peu plus consistant et pousser jusqu’à Berbera et Sheikh (en plus de Laas Gaal)
Lorsque j’y étais (seconde semaine de novembre), Burao (Burcao) posait problème. Des fondamentalistes avaient/auraient été signalés dans le coin et l’idée même d’aller jusque là donnait des frissons à tous les officiels (et les gens impliqués dans le tourisme au Somaliland)
En fait, avec l’objectif d’être enfin reconnu comme état à part entière, les autorités du Somaliland comme les rares acteurs du tourisme de ce territoire (si cela existe) sont bien conscients que si Al Shabab ou un autre groupe inféodé à la mouvance islamiste venait à « dégommer » l’un ou l’autre occidental, cela signerai l’arrêt de mort du tourisme (embryonnaire) au Somaliland mais, plus ennuyeux encore, stopperait toute idée de reconnaissance par la communauté internationale. L’UA et la Somalie (Mogadiscio) n’acceptant de toute façon pas ce scénario et tiennent mordicus à cette chimère de la réunification.
Dans ces conditions et malgré que le pays soit globalement calme (bémol pour l’extrême est, près du Puntland), le voyageur occidental est surprotégé et ne quitte pas la capitale comme il veut (ni où il veut !)
Les peintures rupestres de Laas Gaal se trouvent à 6-7 kilomètres du petit village de Duhbato. Il y a une piste qui y mène. L’embranchement se trouve entre deux « maisons », il n’y a pas un panneautage clair. Au cas où la situation viendrait à évoluer (Abdi Abdi et toutes les personnes impliquées dans le tourisme au Somaliland tentent de faire sauter ces contraintes, au moins pour cette partie du territoire), il est impossible de se perdre une fois sur la piste (si vous venez seul)
Un check-point (barrière) se trouve peu avant le bâtiment administratif. C’est là qu’au plus tard vous remettrez le permis (reçu à Hargeisa) et les 10 dollars. Il y a de fortes chances (si vous y allez tôt, ce qui est préférable), que vous croisiez dès Duhbato l’un ou l’autre policier/garde de la police touristique qui vit au village.
Le paysage n’est pas désertique au sens premier du terme mais le végétation est très réduite et le sol est un mélange de cailloux et de sable. Près des peintures et où le sol laisse apparaître les roches, il y a une pléthore de cristaux.
Les grottes (trois localisations) qui regroupent les peintures ne sont pas (ou plutôt plus) complètes et les peintures sont maintenant plus abritées par un plateau qui couvre celles-ci qu’incluses dans une grotte au sens premier. J’imagine que par le passé, elles ressemblaient plus à l’image de grottes que l’on a d’habitude.
Je n’ai aucune connaissance particulière en histoire ni en peinture (quelles qu’elles soient) mais ai apprécié ma visite pour plusieurs raisons. La première n’a rien à voir avec le site et les peintures mais est simplement le fait que de cette manière, vous pouvez quitter la capitale et voir « comment c’est » en dehors d’Hargeisa !
En fait, lorsque vous êtes voyageur indépendant, habitué à vous débrouiller et à circuler par vous-même, vous souffrez au Somaliland d’une certaine frustration. Cette obsession de la protection est franchement castratrice. Hormis aller au marché aux dromadaires (et autres animaux), parcourir Independance Road (les Champs Elysées d’Hargeisa mais la comparaison ne tient que dans vos rêves…) et parcourir les souks, vous avez vite fait le tour…
Bref, même si vous êtes escorté, c’est plutôt sympa d’aller voir ailleurs.
Pour avoir déjà vu des peintures rupestres, les peintures sont bien conservées, sont lumineuses (pigments bien conservés et comme vous êtes « le nez dessus », vous appréciez grandement le spectacle. Seules quelques unes sont abimées soit par le sable qui s’est « abattu » sur elles entrainé par le vent ou les animaux qui sont venus dans le bas, se frotter aux parois.
En toute logique, vous serez aussi le seul touriste sur le site. Cela n’a pas de prix…
Bref, c’est sympa.
Si vous ne souhaitez pas y aller à la journée, vous pourriez combiner Laas Gaal avec la visite de Berbera et de Sheikh. Il y a des hébergements dans les deux localités.
Berbera, port de haute mer sur le golfe d’Aden, est une ville sans charme mais où l’on trouve une partie ancienne qui, si elle ne rivalise pas avec Massawa, possède d’anciens bâtiments ottomans (entre autres) qui ont un cachet certain.
Le port, protégé, est hors de portée d’une visite. Les plages sont en dehors de la localité mais n’y ai pas été (pas de tropisme)
L’hébergement est nombreux mais comme c’est un port, les clients le sont aussi. Bref, pas tjrs facile de trouver un toit pour la nuit. Ai fini par trouver un lit dans un des moins cher de la ville et ai eu la bonne surprise de ne pas avoir des sanitaires dans un état déplorable. Chaleur et toilettes pouvant parfois donner des résultats (d)étonnants !
Il est également possible d’aller à Sheikh, situé sur un plateau. L’intérêt est plutôt de profiter du paysage (route de montagne et quelques points de vue) que de la localité en elle-même. Nécropole …encore à mettre au jour. Il faut dès lors la même imagination que pour Adulis… C’est tout dire !
Vous pouvez aussi toujours tailler une bavette avec le directeur de l’école vétérinaire. Un rwandais « perdu » à Sheikh…
Sortir d’Hargeisa, c’est surtout aller voir en dehors et découvrir (sous escorte) quelques coins d’un pays qui n’existe pas.
Ne venir en Afrique que pour le Somaliland n’a pas beaucoup de sens mais profiter de son passage dans le coin (je pense à Harar) pour y venir est tout sauf insensé.
Michel
Depuis les dernières élections présidentielles (transparentes et régulières) qui répondent à tous les critères démocratiques (autant le souligner pour un territoire de la Corne que l’UA comme les autres organisations internationales ne reconnaissent toujours pas après près de 20 ans d’indépendance de fait et sur un continent où la démocratie évolue (positivement) mais toujours (trop) lentement), il n’est plus possible de rallier les grottes (ou plutôt Duhbato) par soi-même avec le laissez-passer d’un général de la police.
Nouveau président, nouvelles mesures. Si le voyageur échappe dorénavant aux vautours du ministère du tourisme prompts à ponctionner tout ce qu’ils pouvaient, il doit maintenant composer avec une escorte réellement obligatoire.
Je suis loin d’être convaincu qu’il soit possible d’embarquer « son » protecteur (flic armé) dans un transport collectif. Vous devrez donc passer par votre hôtel (pour un véhicule et son chauffeur) ou tenter votre chance en en parlant autour de vous à Hargeisa. Cette seconde option ne doit pas être impossible mais relève de la loterie !
Etant donné que tout à un coût, vous pourriez, tant que vous y êtes, vous arranger pour un déplacement un peu plus consistant et pousser jusqu’à Berbera et Sheikh (en plus de Laas Gaal)
Lorsque j’y étais (seconde semaine de novembre), Burao (Burcao) posait problème. Des fondamentalistes avaient/auraient été signalés dans le coin et l’idée même d’aller jusque là donnait des frissons à tous les officiels (et les gens impliqués dans le tourisme au Somaliland)
En fait, avec l’objectif d’être enfin reconnu comme état à part entière, les autorités du Somaliland comme les rares acteurs du tourisme de ce territoire (si cela existe) sont bien conscients que si Al Shabab ou un autre groupe inféodé à la mouvance islamiste venait à « dégommer » l’un ou l’autre occidental, cela signerai l’arrêt de mort du tourisme (embryonnaire) au Somaliland mais, plus ennuyeux encore, stopperait toute idée de reconnaissance par la communauté internationale. L’UA et la Somalie (Mogadiscio) n’acceptant de toute façon pas ce scénario et tiennent mordicus à cette chimère de la réunification.
Dans ces conditions et malgré que le pays soit globalement calme (bémol pour l’extrême est, près du Puntland), le voyageur occidental est surprotégé et ne quitte pas la capitale comme il veut (ni où il veut !)
Les peintures rupestres de Laas Gaal se trouvent à 6-7 kilomètres du petit village de Duhbato. Il y a une piste qui y mène. L’embranchement se trouve entre deux « maisons », il n’y a pas un panneautage clair. Au cas où la situation viendrait à évoluer (Abdi Abdi et toutes les personnes impliquées dans le tourisme au Somaliland tentent de faire sauter ces contraintes, au moins pour cette partie du territoire), il est impossible de se perdre une fois sur la piste (si vous venez seul)
Un check-point (barrière) se trouve peu avant le bâtiment administratif. C’est là qu’au plus tard vous remettrez le permis (reçu à Hargeisa) et les 10 dollars. Il y a de fortes chances (si vous y allez tôt, ce qui est préférable), que vous croisiez dès Duhbato l’un ou l’autre policier/garde de la police touristique qui vit au village.
Le paysage n’est pas désertique au sens premier du terme mais le végétation est très réduite et le sol est un mélange de cailloux et de sable. Près des peintures et où le sol laisse apparaître les roches, il y a une pléthore de cristaux.
Les grottes (trois localisations) qui regroupent les peintures ne sont pas (ou plutôt plus) complètes et les peintures sont maintenant plus abritées par un plateau qui couvre celles-ci qu’incluses dans une grotte au sens premier. J’imagine que par le passé, elles ressemblaient plus à l’image de grottes que l’on a d’habitude.
Je n’ai aucune connaissance particulière en histoire ni en peinture (quelles qu’elles soient) mais ai apprécié ma visite pour plusieurs raisons. La première n’a rien à voir avec le site et les peintures mais est simplement le fait que de cette manière, vous pouvez quitter la capitale et voir « comment c’est » en dehors d’Hargeisa !
En fait, lorsque vous êtes voyageur indépendant, habitué à vous débrouiller et à circuler par vous-même, vous souffrez au Somaliland d’une certaine frustration. Cette obsession de la protection est franchement castratrice. Hormis aller au marché aux dromadaires (et autres animaux), parcourir Independance Road (les Champs Elysées d’Hargeisa mais la comparaison ne tient que dans vos rêves…) et parcourir les souks, vous avez vite fait le tour…
Bref, même si vous êtes escorté, c’est plutôt sympa d’aller voir ailleurs.
Pour avoir déjà vu des peintures rupestres, les peintures sont bien conservées, sont lumineuses (pigments bien conservés et comme vous êtes « le nez dessus », vous appréciez grandement le spectacle. Seules quelques unes sont abimées soit par le sable qui s’est « abattu » sur elles entrainé par le vent ou les animaux qui sont venus dans le bas, se frotter aux parois.
En toute logique, vous serez aussi le seul touriste sur le site. Cela n’a pas de prix…
Bref, c’est sympa.
Si vous ne souhaitez pas y aller à la journée, vous pourriez combiner Laas Gaal avec la visite de Berbera et de Sheikh. Il y a des hébergements dans les deux localités.
Berbera, port de haute mer sur le golfe d’Aden, est une ville sans charme mais où l’on trouve une partie ancienne qui, si elle ne rivalise pas avec Massawa, possède d’anciens bâtiments ottomans (entre autres) qui ont un cachet certain.
Le port, protégé, est hors de portée d’une visite. Les plages sont en dehors de la localité mais n’y ai pas été (pas de tropisme)
L’hébergement est nombreux mais comme c’est un port, les clients le sont aussi. Bref, pas tjrs facile de trouver un toit pour la nuit. Ai fini par trouver un lit dans un des moins cher de la ville et ai eu la bonne surprise de ne pas avoir des sanitaires dans un état déplorable. Chaleur et toilettes pouvant parfois donner des résultats (d)étonnants !
Il est également possible d’aller à Sheikh, situé sur un plateau. L’intérêt est plutôt de profiter du paysage (route de montagne et quelques points de vue) que de la localité en elle-même. Nécropole …encore à mettre au jour. Il faut dès lors la même imagination que pour Adulis… C’est tout dire !
Vous pouvez aussi toujours tailler une bavette avec le directeur de l’école vétérinaire. Un rwandais « perdu » à Sheikh…
Sortir d’Hargeisa, c’est surtout aller voir en dehors et découvrir (sous escorte) quelques coins d’un pays qui n’existe pas.
Ne venir en Afrique que pour le Somaliland n’a pas beaucoup de sens mais profiter de son passage dans le coin (je pense à Harar) pour y venir est tout sauf insensé.
Michel
Projet de randonnée à Majorque fin mars English translation pending
J'ai consulté les messages sur les randonnées à Majorque et ce site très fourni http://www.martinpierre.fr, je voulais toutefois vous demander votre avis sur mon projet de rando à Majorque.
Je pars le samedi 26 mars et j'arrive vers 20h à l'aéroport de Palma, avec un retour le samedi suivant au plus tard. Initialement, je voulais utiliser les transports en commun ms vu l'heure d'arrivée et que je souhaite faire la rando Puig Roig (accessible que le dimanche si j'ai bien suivi), je crois que je vais devoir me résoudre à prendre une voiture en location (par EasyTerra, je peux en trouver une pour 53.71 euros, je sais pas si vous êtes déjà passé par ce site...).
Je pensais dormir 3 ou 4 nuits au Monastère de Lluch, dès le samedi soir (apparemment faut compter une heure de route depuis l'aéroport). De là, faire des randos au Puig Roig, Puig Massanela et Puig Tomir.
Ensuite, j'envisageais de dormir 2 nuits à Soller ou Porto Soller (je ne sais pas si l'un des deux est mieux...). De là, randos vers Sa Colabra, torrent de Pareis, Puig de l'Ofre, et peut être visiter également les villages de Deia et Valldemossa.
Enfin retour sur Palma (avec une ptte visite rapide) et retour en Alsace!
Qu'en pensez-vous ? Y a-t-il d'autres endroits à privilégier ? Une carte de randos est-elle nécessaire ou bien les chemins sont-ils bien balisés sur place ?
Je pars le samedi 26 mars et j'arrive vers 20h à l'aéroport de Palma, avec un retour le samedi suivant au plus tard. Initialement, je voulais utiliser les transports en commun ms vu l'heure d'arrivée et que je souhaite faire la rando Puig Roig (accessible que le dimanche si j'ai bien suivi), je crois que je vais devoir me résoudre à prendre une voiture en location (par EasyTerra, je peux en trouver une pour 53.71 euros, je sais pas si vous êtes déjà passé par ce site...).
Je pensais dormir 3 ou 4 nuits au Monastère de Lluch, dès le samedi soir (apparemment faut compter une heure de route depuis l'aéroport). De là, faire des randos au Puig Roig, Puig Massanela et Puig Tomir.
Ensuite, j'envisageais de dormir 2 nuits à Soller ou Porto Soller (je ne sais pas si l'un des deux est mieux...). De là, randos vers Sa Colabra, torrent de Pareis, Puig de l'Ofre, et peut être visiter également les villages de Deia et Valldemossa.
Enfin retour sur Palma (avec une ptte visite rapide) et retour en Alsace!
Qu'en pensez-vous ? Y a-t-il d'autres endroits à privilégier ? Une carte de randos est-elle nécessaire ou bien les chemins sont-ils bien balisés sur place ?
Faire un voyage jusqu'au Maroc à moindre coût avec sa voiture? English translation pending
Bonjour ,
J'aimerai avoir les avis de ceux qui font tous les étés le voyage jusqu'au Maroc ( Tanger pour être plus précis ), quel est le trajet le plus intéressant ?
Sachant que j'aimerai m'y rendre avec une voiture donc ferry oblige .. ( avec voiture car les locations de voitures a Tanger sont hors de prix )
J'ai regardé les prix , pour du Sète-Tanger , mais ce n'est pas donné 😕 sachant que ce serait dans la saison quoi ( juin / juillet / aout )
Alors que mon conseillez-vous ? comment faites-vous vous chaque été ? vous descendez jusqu'à Barcelone ( la ce n'est pas donné non plus ! ) ou carrément jusqu'à algeciras ? ( sachant que niveau essence/autoroute ça peut jouer aussi quoi ... )
Personnellement je trouve pas normal que pour le prix d'un aller je paye autant que le prix d'un aller / retour / hotel compris dans une agence de voyage...
Alors quel est le meilleur plan selon vous ? ( économiquement parlant )
Amicalement
J'aimerai avoir les avis de ceux qui font tous les étés le voyage jusqu'au Maroc ( Tanger pour être plus précis ), quel est le trajet le plus intéressant ?
Sachant que j'aimerai m'y rendre avec une voiture donc ferry oblige .. ( avec voiture car les locations de voitures a Tanger sont hors de prix )
J'ai regardé les prix , pour du Sète-Tanger , mais ce n'est pas donné 😕 sachant que ce serait dans la saison quoi ( juin / juillet / aout )
Alors que mon conseillez-vous ? comment faites-vous vous chaque été ? vous descendez jusqu'à Barcelone ( la ce n'est pas donné non plus ! ) ou carrément jusqu'à algeciras ? ( sachant que niveau essence/autoroute ça peut jouer aussi quoi ... )
Personnellement je trouve pas normal que pour le prix d'un aller je paye autant que le prix d'un aller / retour / hotel compris dans une agence de voyage...
Alors quel est le meilleur plan selon vous ? ( économiquement parlant )
Amicalement
Itinéraire au Vietnam du Nord: Hanoï - Bac Ha - parc Ba Be - baie d'Halong - île Cat Ba English translation pending
Bonjour à tous,
Grâce aux précieux conseils recueillis sur Voyage forum 😉 (merci abalone, ottlnpac, kimtwo, trashpam, etc...) je me suis donc décidée pour le Vietnam du Nord. Durée : 11 jours. (Ah oui, et j'emmène mon père aussi, qui n'a pas voyagé depuis longtemps mais est en pleine forme! 😉) Nous sommes donc 2.
Après avoir consulté guides et cartes, et moyens de transports....je me rend compte de la réelle difficulté à joindre certains lieux dans le nord.
J'ai imaginé cet itinéraire, je vous note des détails, et les adresses qui m'ont paru intéressantes, comme ça vous me direz si cela vous paraît pratique, et si vous connaissez, vous pourrez me donner votre avis.
J1 : Arrivée à Hanoï
Bus depuis l'aéroport pour l'hôtel (visite de la ville selon l'heure d'arrivée...) Nuit à Hanoï au North Hotel I
J2 : Visite d'Hanoï
Lac hoan kiem, mausolée ho chi minh, pagode au piler unique, temple de la littérature, KOTO, vieille ville... Nuit en train : Départ vers 21h30 pour Lao Caï dans un train couchette. Durée 8h.
J3 : Bac Ha
Arrivée à Lao Caï à l'aube. Départ pour Bac Ha à 10h (Durée 2h30). Dépôt des sacs à l'Hoang Vu Hotel. Après midi randonnée vers villages Hmong (Bam Phô ou Trieu Caï :8km aller/retour).
Prendre conseil auprès de Mr Nghe du Huong Hotel... Nuit à l'hôtel.
J4/5 : Trekking 2 jours/1 nuit (moto + rando OU jeep + rando) avec guide.
A organiser avec l'hôtel. Soit : Itinéraire via Ha Giang et Meo Vac pour finir sur le parc national de Ba be (nuit 5 au parc de Ba be)
Soit : Trek dans les environs de Bac Ha et retour à l'hôtel.
J6 : Parc National de Ba be.
Difficulté de trouver un transport depuis Bac Ha si le circuit de la veille ne comprend pas un transfert au lac Ba be....Donc :
Si déjà sur place depuis la veille 🙂: Excursion en bateau sur le lac (grotte de Puong, village Thay de Cam Ha, lagune d'Ao tien). Nuit chez l'habitant. Prendre contact avec le personnel du parc pour cela.
Sinon : Retour sur Hanoï pour ensuite rejoindre le parc national de Ba be via : bus et moto (environ 8h) résultat : 1 journée dans les transports......🤪
J 7 : Parc National de Ba be.
Rando vers les cascades de Thac Dau Dang Nuit chez l'habitant. A voir avec le personnel du parc.
J 8 : Transfert sur Haiphong via Hanoï (?)
Moto + bus pour Cao Bang + Train Cao Bang->Hanoï + Bus Hanoï->Haiphong (environ 10h) OU Moto + bus pour Cao Bang + Bus pour Hanoï via Phu luong et Thai Nguyen (non direct). (environ 8h)
J 9 : Baie d'Along / Ile de Cat Ba
Croisière dans la baie d'Along avec arrivée sur Cat Ba. Départ de Haïphong à 6h30. (durée 8 à 10h). Nuits aux bungalows whisper nature.
J10 : Ile de Cat Ba
Détente, Kayak et trek avec Slo pony adventures.
J 11 : Hanoï + Départ
Bateau + bus pour Hanoï (5h). A Hanoï : Cours de cuisine ou massage, marchés, souvenirs... Bus pour l'aéroport. Vol départ pour Paris en soirée.
Mes questions :
1- Casse tête depuis Bac Ha pour aller sur le parc Ba be ....Need help!
2- Quel est le plus simple depuis le parc Ba be pour rejoindre Haiphong ou Along ?

Désolée pour la piètre qualité de mon explication en image 😊 mais c'est + parlant que des mots souvent....
Merci d'avance pour vos remarques, suggestions, exclamations, etc.....
Grâce aux précieux conseils recueillis sur Voyage forum 😉 (merci abalone, ottlnpac, kimtwo, trashpam, etc...) je me suis donc décidée pour le Vietnam du Nord. Durée : 11 jours. (Ah oui, et j'emmène mon père aussi, qui n'a pas voyagé depuis longtemps mais est en pleine forme! 😉) Nous sommes donc 2.
Après avoir consulté guides et cartes, et moyens de transports....je me rend compte de la réelle difficulté à joindre certains lieux dans le nord.
J'ai imaginé cet itinéraire, je vous note des détails, et les adresses qui m'ont paru intéressantes, comme ça vous me direz si cela vous paraît pratique, et si vous connaissez, vous pourrez me donner votre avis.
J1 : Arrivée à Hanoï
Bus depuis l'aéroport pour l'hôtel (visite de la ville selon l'heure d'arrivée...) Nuit à Hanoï au North Hotel I
J2 : Visite d'Hanoï
Lac hoan kiem, mausolée ho chi minh, pagode au piler unique, temple de la littérature, KOTO, vieille ville... Nuit en train : Départ vers 21h30 pour Lao Caï dans un train couchette. Durée 8h.
J3 : Bac Ha
Arrivée à Lao Caï à l'aube. Départ pour Bac Ha à 10h (Durée 2h30). Dépôt des sacs à l'Hoang Vu Hotel. Après midi randonnée vers villages Hmong (Bam Phô ou Trieu Caï :8km aller/retour).
Prendre conseil auprès de Mr Nghe du Huong Hotel... Nuit à l'hôtel.
J4/5 : Trekking 2 jours/1 nuit (moto + rando OU jeep + rando) avec guide.
A organiser avec l'hôtel. Soit : Itinéraire via Ha Giang et Meo Vac pour finir sur le parc national de Ba be (nuit 5 au parc de Ba be)
Soit : Trek dans les environs de Bac Ha et retour à l'hôtel.
J6 : Parc National de Ba be.
Difficulté de trouver un transport depuis Bac Ha si le circuit de la veille ne comprend pas un transfert au lac Ba be....Donc :
Si déjà sur place depuis la veille 🙂: Excursion en bateau sur le lac (grotte de Puong, village Thay de Cam Ha, lagune d'Ao tien). Nuit chez l'habitant. Prendre contact avec le personnel du parc pour cela.
Sinon : Retour sur Hanoï pour ensuite rejoindre le parc national de Ba be via : bus et moto (environ 8h) résultat : 1 journée dans les transports......🤪
J 7 : Parc National de Ba be.
Rando vers les cascades de Thac Dau Dang Nuit chez l'habitant. A voir avec le personnel du parc.
J 8 : Transfert sur Haiphong via Hanoï (?)
Moto + bus pour Cao Bang + Train Cao Bang->Hanoï + Bus Hanoï->Haiphong (environ 10h) OU Moto + bus pour Cao Bang + Bus pour Hanoï via Phu luong et Thai Nguyen (non direct). (environ 8h)
J 9 : Baie d'Along / Ile de Cat Ba
Croisière dans la baie d'Along avec arrivée sur Cat Ba. Départ de Haïphong à 6h30. (durée 8 à 10h). Nuits aux bungalows whisper nature.
J10 : Ile de Cat Ba
Détente, Kayak et trek avec Slo pony adventures.
J 11 : Hanoï + Départ
Bateau + bus pour Hanoï (5h). A Hanoï : Cours de cuisine ou massage, marchés, souvenirs... Bus pour l'aéroport. Vol départ pour Paris en soirée.
Mes questions :
1- Casse tête depuis Bac Ha pour aller sur le parc Ba be ....Need help!
2- Quel est le plus simple depuis le parc Ba be pour rejoindre Haiphong ou Along ?

Désolée pour la piètre qualité de mon explication en image 😊 mais c'est + parlant que des mots souvent....
Merci d'avance pour vos remarques, suggestions, exclamations, etc.....
De retour de deux semaines en Thaïlande English translation pending
Bonjour,
Un petit post pour faire le bilan d'un rapide séjour en Thaïlande, histoire de partager avec ceux que ça peut intéresser mes expériences, notamment en hébergements, activités et lieux
- Première semaine dans le Nord, autour de Chang Mai : après une escale de 24 heures à Dubaï (hors sujet mais : Hôtel Premier Inn International Airport à recommander : pas trop cher pour la ville 80 € quand même, excellent accueil, navette aéroport gratuite, belles chambres, bon buffet petit-dej), arrivée à 08h à Bangkok. Je saute aussitôt dans un avion pour Chang Mai (Air Asia, parfait mais c'est du low cost, donc tout est en surplus) Hébergement Chang Mai : dans la vieille ville, côté ouest, à une minute du Wat Phra Sing. Essentiellement un joli bar-restaurant tout en bois, avec quelques bungalows en bois au fond. Bungalows simples mais propres, avec eau chaude et wifi, 350 Bath. Personnel très discret, mais cool et qui ne vous oblige pas à prendre des activités chez eux puisqu'ils n'en proposent pas ! http://www.baanlansa-guesthouse.com/
- Un trek s'imposait. Je recommande très fortement http://www.pooh-ecotrekking.com/ (sauf si vous recherchez les ballades à dos d'éléphant, le bambou-rafting et les circuits empruntés par la plupart des touristes). Pooh propose des choses hors des sentiers battus. J'ai choisi le circuit 3j/2nuits où la première nuit se passe dans un village Karen chez l'habitant, sur la "terrasse" à même le sol (petit matelas fourni quand même), préparation du repas en commun. La deuxième se passe dans un refuge en bois au bord d'une rivière (dans laquelle on se lave). On termine par la traversée d'une grotte inondée, à la lumière de torches qu'on prépare soi-même. Paysages superbes, montagneux, calme, pas croisé un seul autre groupe de touristes en 3 jours ! C'est beau, c'est tranquille (entre 3 à 4 heures de marche /jour), c'est rudimentaire, c'est humain, c'est respectueux. Et l'équipe de l'agence est tellement adorable ! Dommage qu'on ai terminé sous la pluie.
- fin de première semaine, je dois passer une nuit à Bangkok, entre deux vols intérieurs. Hotel Convenient Resort, à côté de l'aéroport, on vient vous chercher (attention, ils vous attendent avec le petit panneau à votre nom du côté des arrivées internationales), pas trop cher (900 Bath), personnel très accueillant. Pas de petit-dej, grandes chambres sinistres, absolument sans aucun charme (les photos du site sont trompeuses), ça résonne. Pratique pour un transit un peu long. Pas plus. http://www.convenientresort.com/
- 2e semaine : le sud et les îles.
- je commence par Koh Tarutao, réserve naturelle. Hébergement géré par les gardes-forestiers, via http://www.thaiforestbooking.com/ Je voulais un truc tranquille, sans trop de touristes et j'imaginais des petites cabanes basiques, quelque chose d'un peu Robinson Crusoé. En fait, j'ai été un peu déçu car tout est très aménagé (presque à l'image des parcs nationaux US) et les "bungalows" sont en fait des maisonnettes en dur, d'ailleurs très (trop) bien, il y a un restaurant, une supérette (dans laquelle il n'y a rien), des vélos à louer (indispensable). Tout ça est un peu sinistre (d'autant qu'il a plu pendant les 2 jours que je suis resté). Les plages sont superbes, sable blanc mais jonchées de détritus, falaises couvertes de jungle... . Superbes ballades à faire, des singes un peu partout, un paradis pour les amoureux des oiseaux et vraiment très peu de monde.
- une nuit à Koh Lipe
Je pensais pouvoir faire Tarutoa-Lanta dans la même journée, mais ce n'est pas possible. J'ai donc fait étape pour un après-midi et une nuit à Koh Lipe. Je ne pourrais pas en dire grand'chose car à peine débarqué, j'y ai fait une rencontre qui m'a permis de connaître les thaïlandais de manière plus, comment dire... rapprochée... Bref. Beaucoup de touristes, une rue principale qui part de la plage où on débarque : la Walking Street, qui n'est qu'un alignement d'agences de voyages, de guest-houses, de bars, de restos, de salons de tatouages. Mais tout ça dans une atmosphère cool et relax. Moi qui déteste les ghettos à touristes, je dois avouer que je ne me suis pas senti agressé et j'ai trouvé cette petite île plutôt sympa. Pour les restos, évitez-ceux de la Walking Street, allez jusqu'au bout et tournez à droite. Il y a là quelques restos plus authentiques, plus transquilles et moins chers. Mon hébergement : Serene Resort, au sommet de la Walking Street, sur la gauche en venant de la plage. 500 Bath pour une minuscule hutte en bambou avec SDB et WC et WiFi. Personnel adorable. Ca aurait été parfait si un générateur dans le quartier n'avait tourné toute la nuit.
- Koh Lanta : la faute de goût, l'erreur de parcours. Mais pourquoi cet engouement pour Koh Lanta ??? Ok, les plages, belles, longues, plutôt propres. La vieille ville, Ban Lanta et ses maisons sur pilotis, son village de pêcheurs, la côté Est plus tranquille et plus interessante que la côte Ouest. La côte Ouest.... une route qui la longe du Nord au Sud, très fréquentée, bruyante, inenvisageable au moins jusqu'au village de Phrae Ae. En débarquant à Saladan, tout au nord, envahie de hordes de touristes, j'ai tout de suite compris que ça n'allait pas le faire et me suis réjouis d'avoir réservé tout au sud, sur la dernière plage, là où la route de l'horreur se transforme en piste, décourageant la plupart des touristes. :
http://www.bamboobay.net/ Beaux bungalows (encore une fois, plutôt des maisonettes), vue superbe sur la mer, plage tranquille car uniquement trois petits "resorts", belle décoration des chambres, restaurant excellent, serveurs adorables (salut à Neil), location scooter pour 350 baths/jour. Mais 1 000 bath/nuit, sur une colline donc pente raide pour rejoindre son hébergement (même moi qui suis un grand randonneur en montagne, je tirais la langue !), patron (un farang scandinave) inexistant (un vague signe de tête à mon arrivée et plus rien), wifi au resto seulement, ambiance famille avec pleins de gosses partout et, principal défaut : situé sur Koh Lanta ! En plus, temps pas terrible J'avais réservé pour 4 nuits, je suis parti au bout de 2, pour rejoindre un autre enfer touristique
- Koh Phi-Phi Heureusement que l'île est absolument superbe, le site à lui seul justifierait le voyage en Thaïlande ! Mais il y a le revers de la médaille : c’est un enfer touristique. Du monde partout, la « capitale », Tonsai, est un exemple de ce que peut produire de pire le tourisme balnéaire de masse : un amoncellement de restos-usine, des agences proposant toutes les mêmes packages standarisés, des bars bruyants, quelques salons de massage pour mâles hétéros en goguette, des boutiques de souvenirs bidons, la musique à fond jusqu’à tard dans la nuit lors des beach-parties. A vomir. Mon hébergement : PP Bay View Pavilion Resort, tout au bout de la plage de Lhodalum. 600 baths pour une hutte en bambou avec SDB, personnel très sympa, mais tout est en chantier, impression de dormir au milieu d’une décharge
Etant à Koh Phi Phi, j’ai quand même voulu faire du snorkelling et suis tombé sur une excellente agence, Adventure Club (je crois), qui propose des trucs plutôt respectueux de l’environnement, en petits groupes, de bonne heure (afin d’éviter la foule), expliquant ce qu’on fait, ce qu’on voit. Encadrement européen, australien et étatsunien. 800 baths la demi-journée, avec eau fraiche et fruits sur le long-tail boat.
- dernière étape : Bangkok. - J’avais tellement lu que Bangkok était une ville invivable, polluée, bruyante, exténuante, que je n’avais prévu d’y passer qu'une journée et demie. Quel dommage ! Effectivement, c’est monstrueux, bruyant, pollué, fatigant, comme beaucoup de très grandes villes en drevenir, mais quelle énergie ici ! Quelles pulsations ! Quels chocs entre l’ancien et le moderne. J’ai adoré ! (en tout cas, jusqu’à ce qu’on me vole mon caméscope numérique HD acheté il y a un mois…). Il y a tant de choses à faire et à voir qu’il faut prévoir un minimum de 3 jours.
Mon hébergement : Inn Sala Daeng (theinnsaladaeng.com) Hôtel moderne, très propre, belles petites chambres avec eau chaude et wifi, buffet petit-dej (un peu succint) et idéalement situé à 2 mn à pied du Skytrain et de la frénésie de Silum, dans une petite rue calme. 1600 bath la nuit, pour se reposer avant le long trajet de retour vers la France.
Un petit post pour faire le bilan d'un rapide séjour en Thaïlande, histoire de partager avec ceux que ça peut intéresser mes expériences, notamment en hébergements, activités et lieux
- Première semaine dans le Nord, autour de Chang Mai : après une escale de 24 heures à Dubaï (hors sujet mais : Hôtel Premier Inn International Airport à recommander : pas trop cher pour la ville 80 € quand même, excellent accueil, navette aéroport gratuite, belles chambres, bon buffet petit-dej), arrivée à 08h à Bangkok. Je saute aussitôt dans un avion pour Chang Mai (Air Asia, parfait mais c'est du low cost, donc tout est en surplus) Hébergement Chang Mai : dans la vieille ville, côté ouest, à une minute du Wat Phra Sing. Essentiellement un joli bar-restaurant tout en bois, avec quelques bungalows en bois au fond. Bungalows simples mais propres, avec eau chaude et wifi, 350 Bath. Personnel très discret, mais cool et qui ne vous oblige pas à prendre des activités chez eux puisqu'ils n'en proposent pas ! http://www.baanlansa-guesthouse.com/
- Un trek s'imposait. Je recommande très fortement http://www.pooh-ecotrekking.com/ (sauf si vous recherchez les ballades à dos d'éléphant, le bambou-rafting et les circuits empruntés par la plupart des touristes). Pooh propose des choses hors des sentiers battus. J'ai choisi le circuit 3j/2nuits où la première nuit se passe dans un village Karen chez l'habitant, sur la "terrasse" à même le sol (petit matelas fourni quand même), préparation du repas en commun. La deuxième se passe dans un refuge en bois au bord d'une rivière (dans laquelle on se lave). On termine par la traversée d'une grotte inondée, à la lumière de torches qu'on prépare soi-même. Paysages superbes, montagneux, calme, pas croisé un seul autre groupe de touristes en 3 jours ! C'est beau, c'est tranquille (entre 3 à 4 heures de marche /jour), c'est rudimentaire, c'est humain, c'est respectueux. Et l'équipe de l'agence est tellement adorable ! Dommage qu'on ai terminé sous la pluie.
- fin de première semaine, je dois passer une nuit à Bangkok, entre deux vols intérieurs. Hotel Convenient Resort, à côté de l'aéroport, on vient vous chercher (attention, ils vous attendent avec le petit panneau à votre nom du côté des arrivées internationales), pas trop cher (900 Bath), personnel très accueillant. Pas de petit-dej, grandes chambres sinistres, absolument sans aucun charme (les photos du site sont trompeuses), ça résonne. Pratique pour un transit un peu long. Pas plus. http://www.convenientresort.com/
- 2e semaine : le sud et les îles.
- je commence par Koh Tarutao, réserve naturelle. Hébergement géré par les gardes-forestiers, via http://www.thaiforestbooking.com/ Je voulais un truc tranquille, sans trop de touristes et j'imaginais des petites cabanes basiques, quelque chose d'un peu Robinson Crusoé. En fait, j'ai été un peu déçu car tout est très aménagé (presque à l'image des parcs nationaux US) et les "bungalows" sont en fait des maisonnettes en dur, d'ailleurs très (trop) bien, il y a un restaurant, une supérette (dans laquelle il n'y a rien), des vélos à louer (indispensable). Tout ça est un peu sinistre (d'autant qu'il a plu pendant les 2 jours que je suis resté). Les plages sont superbes, sable blanc mais jonchées de détritus, falaises couvertes de jungle... . Superbes ballades à faire, des singes un peu partout, un paradis pour les amoureux des oiseaux et vraiment très peu de monde.
- une nuit à Koh Lipe
Je pensais pouvoir faire Tarutoa-Lanta dans la même journée, mais ce n'est pas possible. J'ai donc fait étape pour un après-midi et une nuit à Koh Lipe. Je ne pourrais pas en dire grand'chose car à peine débarqué, j'y ai fait une rencontre qui m'a permis de connaître les thaïlandais de manière plus, comment dire... rapprochée... Bref. Beaucoup de touristes, une rue principale qui part de la plage où on débarque : la Walking Street, qui n'est qu'un alignement d'agences de voyages, de guest-houses, de bars, de restos, de salons de tatouages. Mais tout ça dans une atmosphère cool et relax. Moi qui déteste les ghettos à touristes, je dois avouer que je ne me suis pas senti agressé et j'ai trouvé cette petite île plutôt sympa. Pour les restos, évitez-ceux de la Walking Street, allez jusqu'au bout et tournez à droite. Il y a là quelques restos plus authentiques, plus transquilles et moins chers. Mon hébergement : Serene Resort, au sommet de la Walking Street, sur la gauche en venant de la plage. 500 Bath pour une minuscule hutte en bambou avec SDB et WC et WiFi. Personnel adorable. Ca aurait été parfait si un générateur dans le quartier n'avait tourné toute la nuit.
- Koh Lanta : la faute de goût, l'erreur de parcours. Mais pourquoi cet engouement pour Koh Lanta ??? Ok, les plages, belles, longues, plutôt propres. La vieille ville, Ban Lanta et ses maisons sur pilotis, son village de pêcheurs, la côté Est plus tranquille et plus interessante que la côte Ouest. La côte Ouest.... une route qui la longe du Nord au Sud, très fréquentée, bruyante, inenvisageable au moins jusqu'au village de Phrae Ae. En débarquant à Saladan, tout au nord, envahie de hordes de touristes, j'ai tout de suite compris que ça n'allait pas le faire et me suis réjouis d'avoir réservé tout au sud, sur la dernière plage, là où la route de l'horreur se transforme en piste, décourageant la plupart des touristes. :
http://www.bamboobay.net/ Beaux bungalows (encore une fois, plutôt des maisonettes), vue superbe sur la mer, plage tranquille car uniquement trois petits "resorts", belle décoration des chambres, restaurant excellent, serveurs adorables (salut à Neil), location scooter pour 350 baths/jour. Mais 1 000 bath/nuit, sur une colline donc pente raide pour rejoindre son hébergement (même moi qui suis un grand randonneur en montagne, je tirais la langue !), patron (un farang scandinave) inexistant (un vague signe de tête à mon arrivée et plus rien), wifi au resto seulement, ambiance famille avec pleins de gosses partout et, principal défaut : situé sur Koh Lanta ! En plus, temps pas terrible J'avais réservé pour 4 nuits, je suis parti au bout de 2, pour rejoindre un autre enfer touristique
- Koh Phi-Phi Heureusement que l'île est absolument superbe, le site à lui seul justifierait le voyage en Thaïlande ! Mais il y a le revers de la médaille : c’est un enfer touristique. Du monde partout, la « capitale », Tonsai, est un exemple de ce que peut produire de pire le tourisme balnéaire de masse : un amoncellement de restos-usine, des agences proposant toutes les mêmes packages standarisés, des bars bruyants, quelques salons de massage pour mâles hétéros en goguette, des boutiques de souvenirs bidons, la musique à fond jusqu’à tard dans la nuit lors des beach-parties. A vomir. Mon hébergement : PP Bay View Pavilion Resort, tout au bout de la plage de Lhodalum. 600 baths pour une hutte en bambou avec SDB, personnel très sympa, mais tout est en chantier, impression de dormir au milieu d’une décharge
Etant à Koh Phi Phi, j’ai quand même voulu faire du snorkelling et suis tombé sur une excellente agence, Adventure Club (je crois), qui propose des trucs plutôt respectueux de l’environnement, en petits groupes, de bonne heure (afin d’éviter la foule), expliquant ce qu’on fait, ce qu’on voit. Encadrement européen, australien et étatsunien. 800 baths la demi-journée, avec eau fraiche et fruits sur le long-tail boat.
- dernière étape : Bangkok. - J’avais tellement lu que Bangkok était une ville invivable, polluée, bruyante, exténuante, que je n’avais prévu d’y passer qu'une journée et demie. Quel dommage ! Effectivement, c’est monstrueux, bruyant, pollué, fatigant, comme beaucoup de très grandes villes en drevenir, mais quelle énergie ici ! Quelles pulsations ! Quels chocs entre l’ancien et le moderne. J’ai adoré ! (en tout cas, jusqu’à ce qu’on me vole mon caméscope numérique HD acheté il y a un mois…). Il y a tant de choses à faire et à voir qu’il faut prévoir un minimum de 3 jours.
Mon hébergement : Inn Sala Daeng (theinnsaladaeng.com) Hôtel moderne, très propre, belles petites chambres avec eau chaude et wifi, buffet petit-dej (un peu succint) et idéalement situé à 2 mn à pied du Skytrain et de la frénésie de Silum, dans une petite rue calme. 1600 bath la nuit, pour se reposer avant le long trajet de retour vers la France.
Qui sera à Bayahibe du 22 janvier au 5 février 2011? English translation pending
Bonjour à toutes et tous ! 😎
Serais t-il possible de savoir quels sont celles et ceux d'entre vous qui seront présents à Bayahibe dans la période du 22 janvier 2011 au 05 février 2011 ?
En fait, si je vous pose cette question c'est tout simplement car nous sommes en contact avec l'agence locale d'excursions Ryanna Sun (si connue sur ce forum), et que nous cherchons des personnes qui vont séjourner à Bayahibe sur cette période et qui pourraient être elles aussi intéressées par une excursion à Saint Domingue.
En général l'agence Ryanna Sun n'organise pas cette excursion, mais a notre demande elle a trouvé le moyen de mettre en place une excursion intéressante pour découvrir la capitale de la République Dominicaine (dont la partie coloniale inscrite au patrimoine de l' UNESCO). Seulement voilà, il faut être un minimum de 4 personnes pour que cette excursion aie lieu.
Nous sommes déjà 2, donc je viens ici proposer ce projet de visite à celles et ceux qui pourraient être intéressés ! 😉
Serais t-il possible de savoir quels sont celles et ceux d'entre vous qui seront présents à Bayahibe dans la période du 22 janvier 2011 au 05 février 2011 ?
En fait, si je vous pose cette question c'est tout simplement car nous sommes en contact avec l'agence locale d'excursions Ryanna Sun (si connue sur ce forum), et que nous cherchons des personnes qui vont séjourner à Bayahibe sur cette période et qui pourraient être elles aussi intéressées par une excursion à Saint Domingue.
En général l'agence Ryanna Sun n'organise pas cette excursion, mais a notre demande elle a trouvé le moyen de mettre en place une excursion intéressante pour découvrir la capitale de la République Dominicaine (dont la partie coloniale inscrite au patrimoine de l' UNESCO). Seulement voilà, il faut être un minimum de 4 personnes pour que cette excursion aie lieu.
Nous sommes déjà 2, donc je viens ici proposer ce projet de visite à celles et ceux qui pourraient être intéressés ! 😉
Volontaire deux mois au nord ouest de la Thaïlande English translation pending
VERS CHIANG MAI
C'est le Bankok Express , un vieux train des anne'e 30, je suppose, qui m'a deposé un apres midi a' Chiang Mai apres 16 heures de choo choo choo choo apathiques alternants avec des coups de freins intempestifs a' chaque fois qu'une vache decide de traverser les rails ou le conducteur s'est assoupi dans sa locomotive.
Pas de vitres mais des persiennes metalliques pour se proteger de la pluie ou du soleil, un ventilateur a' vous decoller le toupet, une banquette en simili vert sapin pour mes fesses, des draps propres, une couverture et un coussin pour la nuit. Les toilettes turques en acier sont a' peu pres propres mais il faut sutout etre acrobate pour pouvoir garder la porte close avec une main et avec l'autre se tenir a' un barreau de la fenetre pour ne pas tomber dans la cuvette lors d'un brusque coup de frein inopine' et s'essuyer les fesses avec...rien! Mon doigt peut-etre mais la question existentielle que je me pose a' ce moment: lacher quelle main? la main droite ou la main gauche?
Je m' installe pour la nuit sur la couchette superieur que je prefere car plus intime.
Lorsque je me reveille, au fond de mon champs de vision, la silhouette des montagnes enturbanne'e par une brume matinale defilent imperceptiblement.
Dans l'accordeon qui relie 2 wagons, je fume une cigarette, moment bruyant mais exaltant de sentir l'air frais du matin. Je vois defiler devant moi des carre's soyeux de rizieres, qq temples en bois plutot rustiques, des maisons sur pilotis au milieu d'un champ, des zebus qui broutent paisiblement. Les rails sillonnent une foret dense, a' la vegetation diverse: par-ci par-la' des palmiers hautains et majestueux, les feuilles grasses de bananiers en bouquet, des parasols de papayers, des bambous denses, des acacias gracieux, des grimpants opportunistes a' fleurs mauve (appele'es "gloire du matin" ) qui ne s'ouvrent que pour qq heures, des lotus erige's vers le soleil baignent dans une mare.
ARRIVEE A MAE HUNG SON6 heures entasse'e a' l'arriere d' un minibus comme une sardine portugaise entre un gros thai ( ce qui est peu commun ) et une femme de la tribue Hmong. J'ai subi les 1684 virages, sur une route sinuante de 240km (6 heures) a' travers une region montagneuse, qui relie Chiang Mai a' cette petite ville du nord de la Thailande situe'e a' 30 km, a' vol d'oiseau, de la frontiee birmane. Une nause'e permanente m'accompagnait tout le long. Qelle joie j'ai resenti lorsque le premier panneau indiquant Mae Hung Son m' est apparut et puis plus loin, une jolie avenue borde'e d'arbres et des parterres fleuris. Je suis depose' par Tong a' mon auberge (guesthouse) . Un jeune homme effemine'e mais plein de sourires se precipite a' ma rencontre pour me montrer ma chambre. 2 matelas comfortables a' mm le sol, un ventilateur silencieux et 1 salle de douche avec eau chaude. C'est le confort. Je deballe mes qq habits, prends une douche et je m'etends pour calmer le haut le coeur qui ne se dissipe pas. MHS est bien loin de la capitale de par sa distance et par sa population. Seulement une petite partie de la population est thai. La majorite' est Shan. Ayant fui leur pays, les Shans sont de fait devenus apatrides, car ils ne sont plus Birmans et la Thailande ne leur accorde pas des papiers d'identite' thailandais. Ils ne peuvent donc pas quitter la province sans permission. En venant ici, nous avons ete' stoppe's 2 fois par l'arme'e qui verifiait s'il y avait des personnes d'une tribue parmi nous dans notre bus. Du fait de leur illegalite' , ils ne peuvent pas acheter un lopin de terre pour y faire de la culture. Mais vite, ils trouvent un bosquet en bordure d'un champ de riz, d'une riviere dans lequel ils montent un abri de fortune pour se proteger de la pluie, du soleil, pour y dormir et caser leur maigres possessions. Et mener discretement leur vie, sans peur de dangers qu'ils ont fui mais la pauvrete' restera colle' a' leur peau. Malgre' les difficulte's a' surmonter, ils choisissent de ne pas vivre dans les camps de refugie'es et preferent s'installer dans des villages autour de MHS et de pourvoir a' leur besoin sans l'aide des organisations internationales. Il existe un reseau d'entre-aide entre les nouveaux refugie's et les anciens qui sont arrive's il y a 20 ans comme mon ami Tong. Les Shans proprietaires de qq petites guesthouses et cafe's engagent d'autres Shans dans leur petit commerce. Outre les Shans, des fonctionnaires gouvernementaux et soldats de la force frontaliere thais, mise en place pour surveiller les routes ( immigrants illegaux et drogue) reliant MHS a' d'autres villes, des commercants chinois et qq touristes aventureux donnent vie a' MHS, appele'e "Ville aux 3 brumes". Depuis que je suis arrive' a' MHS, j'ai comme le sentiment d'avoir quitte'e la Thailande. Je ne retrouve pas ici les elements que j'identifie avec la culture thai que j'ai connu dans l'est du pays comme par example: - la petite maison des esprits des ancetres au devant de chaque habitation - le port du sarong de soie - le calendrier a' l'effigie du roi au dessus de la tv - le wai respectueux a' tout un chacun - la nourriture est plus birmane que thai avec ses curry epais et piquants - le drapeau Thai au-devant de chaque maison - l'hymne national lache' par des haut-parleurs au son gresillant a' travers la ville a' 8 heures du matin et 6 heures du soir - le port de la chemise jaune ( la couleur du roi ) le lundi ( il est ne' un lundi ) - la langue thai n'est pas la langue commune des habitants d'ici - meme les chats ne sont plus siamois mais ....birmans
LE MATIN Le matin, je suis reveille' par le crepitement de grains de riz verse's dans une casserole en alu qui provient de la maison adjacente a' ma chambre, un doux murmure d'une voix d'enfant, un chien aboie et un coq lui repond, des roucoulements de pigeons, une gorge seche racle, une porte claque et le bruit aggressif d'un tuyeau d'echappement et par Kin, le ladyboy qui chante de sa voix d'eunuque le refrain d'une chanson pop thai qui braille de son telephone portable en balaillant allegrement la terrasse. Un apres-midi je l'ai surpris adosse' au petit muret de ma terasse en train de s'epiler les 3 poils qui pendaient de son menton. Il est adorable, gracieux et perpetuellement souriant. En faisant un brin de causette, on observait des missionaires d'une secte obscure ( peut-etre mormons) qui logeaient chez nous. 3 femmes en robes longues, un fichu sur la tete et dans leurs bras des bebe's d’ici. Je trouvais cela' curieux surtout que les bebe's n'etaient evidement pas les leurs d'une part et d' autre part, que les trois femmes addressaient un jeune homme blanc present "daddy ". J'en avais alors deduit qu'il etait polygame et les enfants avaient du etre adopte's ou' emprunte' a' des familles karens pauvres. C'est alors que Kin me raconte avec un rictus que ces “gens” vont dans les villages pauvres, construisent de grandes batisses (eglises) et incitent les meres Hmong ou Karens a' leur laisser leur bebe's en leur promettant de les nourrir, de les soigner etc...Ces familles pauvres recoivent de l'argent si elles viennent a' l'eglise et subissent (mes mots) la conversion vers un christianisme austere et oppose' aux croyances animistes qui persistent a' exister sur les flancs des montagnes ou' je me trouve. Je voyais bien que le timide Kin n'approuve pas ses methodes et la facon dont l'eglise chretienne achete une conversion avec de l'argent ( appele'e ici "rice conversion"). Dans un anglais moins que rudimentaire et avec une grimace qui en disait long, il m'explique que ces chretiens n'ont que le mot "good" pour ce qui est propre a' leur religion et "bad" pour tout ce qui compose les traditions de ces peuples: le culte des ancetres, la croyance aux esprits bienviellants et autres, les rites de la fertilite' et de la mort, les superstitions, l'usage des plantes guerrisseuses sont les elements animistes dont les missionaires protestants veulent faire table rase. Seule la Bible doit servir de reference. Je prends une douche et je traverse la rue encore tranquille pour prendre un petit-dejeuner en face chez Nang qui tient un cafe' ou' je passe souvent faire un brin de causette et embrasser son adorable fille d'1 an Poy avec sa petite bouche en coeur, An la jeune fille Shan qui me sert le petit dejeuner et me confie que Tong est mignon ( lui aussi la trouve adorable), ses 2 chiens biens nourris m'acueillent et je fais un calin au gros matou qui se prelasse sur son coussin prefere'. Je commande mes 2 tartines fait maison et une tasse de the' au jasmin que je deguste tranquillement en discutant avec la proprietaire. Je fais un bisou a' son bebe' endormi dans son hamac et je file retrouver Tong.
Perche sur la montagne qui surplomb la petite ville et son petit lac recouvert de fleurs de lotus, un temple a' la stupa dore'e m'offre la presence reconfortante du Buddha. Le matin, il est a' peine visible, cache' par une brume fine que le soleil dissipera bientot. L”ECOLE DU TEMPLE KAW KAW Pendant 6 semaines je serais la prof d'anglais dans une ecole d'un temple bouddhiste. Je suis un peu anxieuse car il faut que je respecte qq regles: ne pas toucher un moine mm s'il n'a que 10 ans ( lorsque je dois lui donner qq chose, je place l'objet sur la table qu'il reprend ), je dois les saluer respectueusement en faisant le "wai" (mains jointes, doigts touchant le bout du nez et tete baisse), et pas de chansons. A 13 heures, lorsque j'arrive, le son grave d'un gong resonne dans l'espace du temple. Il appelle les bonzes a' la salaa pour chanter en pali les louanges du Buddha en la presence d'un vieil abbe' austere. Les sons graves et peu melodieux dans un rythme monotonique presque hypnotique s'evade de la salaa. Ils resortent a' la queue leu-leu et se dirigent vers les classes. Bon, je me sens prete. Des moinillons boutonneux me regardent les yeux ronds de curiosite' lorsque je rentre dans la classe pour la premiere fois. Ils m'avaient deja' apercu du haut du balcon assis sur la balusrade. Ils n'ont pas l'habitude d'etre en presence de femmes et moins encore d'une "farang" ( une blanche) car peu de volontaires viennent enseigner au temple. Dans les ecoles laiques thais, les eleves se levent des que le prof fait son entre'e mais pas ici. Les moines et mm les novices restent bien assis ou plutot en tailleur sur leur chaises etroites. Je fais mon plus respectueux "wai", me presente en articulant bien. Le prof Karen se tient pres de moi en se tortillant les mains. Il se demande comment cela' va se passer. Il est timide et a peur de faire des fautes en anglais lorsqu'il me parle, souvent a' voix basse. Je dois presque lire sur ses levres ce qu'il me communique. Il enseigne strictement les regles de grammaire mais moi je prefere leur inculquer des mots de vocabulaire en leur faisant la conversation. Il a toujours pose' sur le bureau un verre d'eau fraiche pour mon gosier desseche' apres avoir repete' les mm mots avec lesquels ils ont des difficulte's comme: rice, novice, province, science, river, lips...en fait les sons S et L, R qu'ils invertissent pour une raison mysterieuse. Ils sont tous en robe orange, ceintre' par un sash jaune, une epaule denudée qui souvent laisse apercevoir un petit teton. Sur leurs epaules et leurs bras, d'une encre verte, des mantras bouddhistes et d'amulettes protectrices contre la maladie, la mauvaise fortune sont tatoue's. Les petits bonzes novices sont pour la plupart shans dont les familles ont fui la Birmanie pour se refugier ici a' MHS pour raisons economiques et les persecutions. Les plus demunis sont accueillis dans les temples de la ville et recoivent un habit orange, sont nourris, loge's et scholarise's: une education auquel ils n'ont pas eu acces lorsqu'ils habitaient de l'autre cote'. La-bas, il faut debourser pour apprendre a' lire et a' compter. Les instituteurs mal remunere's exigent de l'argent pour l'usage de l'electricite', de la chaise et de la table, des livres et les cahiers, les feuilles d'examens (et plus si on veut aussi les reponses) qui s'ajoutent aux frais d'inscription (eleve's pour la majorite' des birmans).
J'appercois souvent des bouts de tissus saffran qui depassent d'un mur ou derriere une porte entrebaille'e comme tire' par un fil transparent. Ce sont les petits moinillions qui discretement s'isolent pour reajuster les 3 metres de tissus qui doivent couvrir leur corps comme prescrit. Sans boutons ni epingles c'est un art qui s'acquiert avec les anne'es. Ils deroulent leur robe jusqu'a' la limite de l'exposition et s'enroulent a' nouveau en s'appliquant a' faire 3 jolis plis devant et derriere. Le tout tenu en place avec un bout de tissus jaune canarie ceintre' autour de leur corps fluets. Petites anecdotes: un des moines de 16 ans dit que je suis jolie en thai au prof. un autre, pour me provoquer me dit lorsque je lui demande ce qu'il a dans son sac:"une cigarette" suivi d'un sourir malicieuxils ont adore' lorsque je leur ai demande' qu'elle etait leur equipe de foot prefere'. Ils ont tous crie' en mm temps "Manchester United". La lecon d'anglais n'est pas toujours suivi avec autant d'enthousiasme. Cette exuberance me surprend un peu. entre 2 lessons, j'entends des sons aigus d'une chanteuse thai d'un portable d'un petit bonze , cache' par un petit mur ils recoivent qq fois des sous s'ils se levent tot pour la quete matinale a' 5h du matin ou lors de ceremonies funeraires auxquels ils sont qq fois invite's.Ils aiment les depenser chez un marchand ambulant qui vient tous les apres-midi vers 2h vendre des fruits, des boissons, des gateaux aux couleurs des plus artificiels que les enfants thai adorent. Je les ai surpris qq fois, sous pretexte d'aller faire pipi, devaler les escaliers pour aller acheter une friandise. Ils sont tres malicieux ces petits.Le temple exige des moines novice de suivre 130 et quelques regles qui seront plus nombreuses une fois consacre' moine (227). Une fois, leur education termine', vers l'age de 18 ans, bien souvent ils retournent a' la vie civile. Quelques regles: - ne pas voler - ne pas tuer un etre vivant (mm les moustiques) - ne pas mentir - ne pas dormir sur un matelas comfortable ni s'assoir sur une chaise eleve'e - ne pas avoir de rapports sexuels - ne pas accepter de grosses sommes d'argent - ne pas manger apres midi - ne pas porter de montre, de chapeau ni de chaussures - ne pas se parfumer ni porter des accessoirs pour s'embellir - ne pas boire de boissons alcoolise'es ni de consommer des produits intoxiquants - ne pas chanter, danser ou jouer un instrument de musique
"Cours de conduite pour les novices-moines un peu trop "pink" est le titre d'un article que j'ai lu dans le Bankok Times. La conduite jugée inappropriée de certains moines novices a motivé un moine à mettre en place des cours de bonne conduite. Ce dernier s’inquiète de voir certains moines utiliser des produits cosmétiques, porter des sacs à main rose, réajuster leur robe pour être "à la mode", ou même d’avoir des relations sexuelles dans les dortoirs, ce qui peut leur valoir d’être défroqués. Ce cours devrait enseigner aux novices les comportements adéquats, et pourrait même "prévenir certaines expressions de l’homosexualité". Si ce cours est un succès, il sera introduit dans d’autres temples à travers le royaume.
Apres ma premiere lecon d'anglais, je vais m'assoir sur un banc, face au lac parseme' de fleurs de lotus. J'etais remplie de douces reveries. Le crepuscule couvrait d'or la pagode de style birman de l'autre cote' du lac. Une fine voix melodieuse me parvint. Une certaine tristesse dans les sons d'un instrument que j'entendais pour la premiere fois. Un trio Karen chantait des ballades melancoliques qui rappellent leur terre dont ils sont exile's. Silencieusement, 4 jeunes moines passent derriere moi. Leurs robes saffran gracieusement enroule'es autour de leur corps, les epaules couvertes, le pas regulier, le regard vers le bas, ils se dirigent vers le temple du lac. Malheureusement, ce moment de poesie fut entache' par le bruit d'un monstre aerien qui survole la frontiere comme tous les fins d'apres-midi.
LES REFUGIES Le vrombissement d'un helicoptere de l'armee'e thai me sort de la lethargie d'un apres-midi indolent. Ils surveillent leurs alle'es et venues des milices nationalistes Shans et Karens qui viennent se refugier dans le no-man's land entre les 2 pays lorsque les combats avec l'arme'e birmanaise s'intensifient. Depuis les années 80, ils ont bénéficié d’une politique conciliante de la Thaïlande qui ont laisse’ les rébellions installer leurs bases arrière sur son territoire, fermant les yeux sur leur approvisionnement en armes contre bois de tek, métaux et pierres précieuses. L'économie Karen repose essentiellement sur l'exportation de bois rares (teck, antimoine, étain, jade et rubis). L'exploitation des forêts karens s’est toujours faite dans le souci de préserver le patrimoine écologique: pour chaque arbre coupé, un arbre soit planté. Cette gestion mesurée des ressources forestières a préservé jusqu'alors les montagnes karens de la déforestation. Ces forêts de tecks sont d'ailleurs l'enjeu de combats, les birmans n'hésitant pas à lancer des expéditions qui détruisent les jeunes pousses et pillent les réserves pour asphyxier l'économie Karen. Les insurgés Shan, eux, tirent leurs ressources du trafic de l'opium situé dans le Triangle d'or. Plusieurs milices shans se battent pour proteger cette region du nord qu'ils considerent la leur ( promise par la Grande Bretagne pour leur aide dans les combats contre les Japonais ). A la différence des ethnies du « triangle d’or », les Karens ne tirent aucun profit de la drogue, qu’ils ont toujours refusé de produire, et dont ils punissent très sévèrement la détention. Avec beaucoup de courage, les Karens traversent la foret vierge dense qui recouvre ces massifs montagneux bordant les 2 pays. Hommes, femmes et enfants affrontent la peur pour fuire les moyens repressifs et sanguinaires tels que la birmanisation, l 'emprisonnement arbitraire, la prostitution force'e, les mines dans les champs de riz que les militaires posent pour empêcher les paysans de s'y installer, le viol de leur femmes, la mise a' feu des villages. Ils veulent faire disparaitre ou evacuer de force ces tribues de leur territoire. La junte militaire impose aussi le travail force' et non paye' dans des chantiers de construction telle que la pipe-line Total qui va du nord de la Birmanie jusqu'au sud. On les oblige à construire des routes sans être payés, on leur fait porter des cargaisons de munitions et d’armes et, parfois, on les tue. On ne tente même pas de cacher les massacres au reste de la population : c’est une tactique pour forcer ce peuple à se soumettre ou à courir se réfugier en Thaïlande. Ils sont les victimes d'un nettoyage ethnique en bonne et due forme qui derriere ses hautes montagnes, loin des yeux du monde est en vigueur depuis qq anne'es. Les refugie's civils, qui sont aujourd’hui plus de 1.7 millions vivent le long de la frontière thaïlandaise, distribue’s en 9 camps discrets eparpille's sur les plateaux entre les 2 pays sous les auspices de plusieurs organisations internationales autour de MHS et de Mae Sot, plus au sud. Certains camps se distinguent par leur isolement et par la difficulte' d’accès pour les travailleurs de l’aide humanitaire. Les conditions de vie y sont absolument déplorables car certains sont extrêmement surpeuplés. Les habitations des réfugiés sont construites à flanc de collines escarpées où il existe un véritable danger de glissement de terrain. Le manque d’installations sanitaires et de canalisations d’eau donne lieu à une situation où les risques pour la santé publique sont endémiques. Le HCR a accepté que des réfugiés soient déplacés de ces camps vers le Canada. Parmi les autres pays qui ont répondu à l’appel du HCR de réinstaller des réfugiés birmans, on compte les États-Unis, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, la Finlande, le Danemark, la Norvège, la Suède, le Royaume-Uni et les Pays-Bas. Les refugie's qui ont acquis des competences dans le medical, l'administratif ou dans l'education et parlent bien l'anglais sont les premiers a quitter les camps et reconstruire leur vie dans ces pays d'accueil, s'ils le souhaitent. Malheureusement, les camps se voient ainsi drainer de personnes qualifie'es qui contribuent a' sa bonne administration dans divers secteurs. J'ai discute' avec une australienne qui a passe' 6 mois illegalement en sautant une cloture pour atterir dans un camp pres de Mae Sot. . Elle m'a dit que le risque d'epidemies plane dans l'athmosphere des camps. La tuberculose est souvent evoque'e et bien sur le SIDA. Il y a les problemes de la promiscuite' qui est effrayante et l'oisivete’ qui mene beaucoup de jeunes a' commettre des petits crimes et s'adonner a' la drogue. Pourvue par qui? je ne sais pas. Probablement avec l'aide de la police des camps. Elle m'a aussi dit qu'il y a des cas de viol de la part de cette police infame qu'aucune authorite' semble surveiller.Une ecole sur une petite montagne l'a heberge'e ou' elle a enseigne' l'anglais a' des petits karens. La police des camps ne l'a jamais soupconne' d'etre entre'e sans permission. Mais elle a ajoute' qu'elle ne s'aventurait pas beaucoup vers le coeur du camp qu'une police speciale des camps, surveille. Beacoup de refugie's sortent illegalement soit pour travailler dans la petite ville et gagner qq bahts ou pour se distraire sur une console video ou chatter sur internet .En sortant du camp, un chemin terreux vers la droite mene a' un autre camp un peu plus loin tandis que celui sur la gauche mene vers la petite ville.Avec un billet de 500 bahts dans la main d'un garde, un refugie' peut passer "inappercu" devant cette police corrompue jusqu'aux os pour sortir du camp, ce qui est defendu. Le gouvernement thai veut empecher que ces refugie's se deversent dans les environs. Il ne tient pas a' faciliter l'integration de cette masse de main d'oeuvre bon marche' et souvent mieux eduque'e que les habitants thais de la ville proche des camps . En fait, depuis qq temps, le gouvernement thai encourage les refugie's a' rentrer dans leur pays en les assurant (faussement) que les regions d'ou' ils viennent a ete' securise'es et demine'es. Ce qui a ete' dementi par les Karens encore en Birmanie. J’ai aussi appris que depuis 5 ans, la Thailande ne veut plus d'etrangers - volontaires ou pas- dans ces camps car elle a peur des allegations de mauvaise gerance et de corruption qui pourraient se rependre. J'ai ressentie cela' en parlant avec des personnes implique'es directement dans des actions d'aide pour les refugie's. Prudentes de trop devoiler, elles parlent peu et ne donnent jamais leur avis personnel. Le risque est de subir les reprisailles du gouvernement thai qui l'inflige a' ceux qui en disent trop. Comme la jeune volontaire hollandaise qui un jour avait raconte' ce qui se passait dans les camps et fut deporte' illico presto le lendemain vers son pays d'origine. Mais je me pose la question: que savent les institutions internationales qui s'occupent du bien-etre et du respect de chaque refugie' tel que UNHCR, IRS, CICR, IOM etc... Ne remarquent-ils rien ou ont -ils un baillon sur la bouche impose' par le gouvernement thai? Je parcours le net pour en savoir plus sur les ONG qui administrent ces camps mais rien ne transparait. Que des documents officiels qui parlent plus de leurs objectifs que ce qui s'accomplit vraiment.Tout cela' montre bien que tout n'est pas parfait dans ce bas monde et encore moins dans les camps et que les ONG preferent fermer les yeux sur ce qui se passent dans ces camps. J'ai rencontre' une autre australienne Vanessa qui elle aussi enseigne l'anglais mais dans un village tout pres du camp de NaiSoi. Elle etait tres reticente de reveler ou' elle enseignait. En peu de mots, elle me fait comprendre qu'elle avait ete' instruite de ne rien dire. Au fil des rencontres, j'ai appris qu'elle enseignait dans une ecole rudimentaire d' un village a' proximite d'un camp ou' des jeunes de 20 ans sortent illegalement qq heures pour apprendre l'anglais. Mais au fur et a' mesure de nos conversations, j'ai fini par comprendre que son travail comportait aussi la transcriptions en anglais de karens qui retournent clandestinement en Birmanie et rapportent leurs observations a' l'ONG qui les emploie. Je l'ai entendu mentioner discretement le nom de Thai-Burma Border Consortium (TBBC) . A l'origine de ce consortium ( 1985) est un adventiste et aujourd'hui ce sont, pour la plupart des organisations caritatives chretiennes de plusieurs pays europeens et les USA.
VIREE EN MOTO VERS LE CAMP DE REFUGIES DE NAI SOI On decide donc d’aller voir de plus pres ce camp. On me previent que je ne pourrais pas entrer sans la permission d’un organe du gouvernement thai qui s’occupe dela gerance des camps. ( qu’ils appellent “shelter” ce qui veut dire abri dans le sens de protection). Je convainc Tong de nous accompagner mais je sens une petite reticence. Il a peur des check points de l’arme’e qui arretent les vehicules pour verifier les papiers des non-thais comme Tong. Il nous accompagne quand mm car il a peur pour notre securite’. Depuis MHS une route asphalte’ nous mene a’ travers une valle’e verdoyante: beaucoup de bananiers, de palmiers et des petits champs de riz sur les qq m2 de terre au fond des valle'es. Une jungle epaisse sur les flancs des montagnes bordent notre route. On depasse 2 bonzes errants en robes moutarde ( couleur prefere' des bonzes de la foret et ceux qui errent jusqu'a' la saison des pluies), leur crane au crane burine' par le soleil portant pour seule possession au bout de leur bras leur bols et une ombrelle pour se proteger du soleil et de la pluie peinait sur la monte'e. On arrive au village karen de Nai Soi qui est a 5km de la frontiere thai-birmane. Des maisons en bois de teck noircies par le temps bordent la route. On s’arrete pour demander le chemin vers le camps a’ des enfants en velo. Ils ne comprennent pas le thai, ni le shan mais on decide de suivre la route et puis on verra. Sur un monticule, une batisse en dure, peinte en blanc avec sa croix qui perce le ciel nous tombe presque dessus. Elle domine le petit village. Je me sens mal a’ l’aise quand je vois la determination avec laquelle les missions protestantes convertissent ces peuples animistes et bouddhistes ( qui sont plus recalcitrants a' la conversion ). Les missions et certaines sectes comme les mormons et les adventistes sont tres actives dans ces villages pauvres et recule's. A la sortie du village, la route asphalte’ se transforme en poussiere et rocaille. J’ai un peu de mal sur ce terrain poussiereux et pentu car il faut eviter de freiner alors je m’engage prudement sur le versant de la colline que nous devons franchir. Au fond de la valle’e, une clairiere, une barriere et un panneau en travers “no entry” nous accueille. On est arrive’ dans un cul de sac: un poste de garde flanque’ de 2 drapeaux thais et surveille’ par 2 jeunes militaires, une grande pancarte avec le nom du camp et une buvette, tenue par une femme karen. Elle nous vend une bouteille d’eau pour lubrifier nos gosiers desseche’s. Aucune activite’ autour de ce poste si ce n’est un couple de jeunes hommes dont un a la bouche ensanglante’ par le betel qui s’approche du garde en tenue militaire. Il discute et puis fait signe a’ son copain et passe la barriere.Au dela’ de cette barriere 15 000 refugie’s essaient de reconstruire leur vie dans ce camp entoure’ de montagnes et cache’ par la jungle envahissante. A gauche de cette barriere, et faisant partie du camp d'a' cote', s'etend un village de femmes "girafes" que nous refusont de visiter. Les Padaungs Karens dont les femmes sont appele'es femmes "girafes" a' cause de leur tradition qui consiste à allonger le cou des petites filles progressivement avec des anneaux posés chaque année. La raison reste mystérieuse. Pour certains, cela aurait initialement protégé les jeunes filles et les femmes, restées à la maison pendant que les hommes étaient partis à la chasse, contre les attaques des tigres qui s’en prennent en premier lieu au cou de leurs victimes. Pour d’autres, cela aurait été un moyen employé par les Padaungs pour protéger leur or qui, posé sur le cou des femmes, ne pouvait ainsi être volé. Elle pourrait également ecouler d’une superstition et constituerait une protection contre la mauvaise fortune Au fil des ans, de moins en moins de femmes choisissent de subir cette tradition barbare. Cette coutume a été interdite par décret en Birmanie, mais elle est parfaitement tolérée en Thaïlande. Je dirais mm encourage'e. Les femmes "girafes" ont ete' acueillis avec plus d'enthousiasme sur le territoire thailandais que leurs cousines karens car elles representent une manne financiere issue du tourisme pour le gouvernement thai et le KNPP (milice nationaliste karen qui se bat pour l'independance du pays Karen en Birmanie). La Thailande leur a occtroye' des terres pour y installer leur villages. Elles passent leur journe'es assises dans des huttes a' tisser et se faire photographier par les touristes. Elles ne sortent que rarement de leur villages. Les 250 bahts qu'ils percoivent des touristes servent a' payer leur salaire et a' financer le mouvement KNPP.A l'entre'e du village, est affiche'e une carte detaille'e de la Birmanie dont la partie thailandaise est en blanc, vide , comme si elle n'existait pas. Je suis surprise car apres tout ces camps sont bien sur territoire thai! On est un peu penaud car on pensait pouvoir observer des alle’es et venues de l’exterieur. On reprend nos velomoteurs et nous rentrons. Le soleil entre-temps a rougi les champs, une fine brise qui nous depoussette s’est leve’e.
BALADES A MOTO DANS LES ENVIRONS Hmong, Liseu, Karen, Lahu sont les tribues des montagnes que l’on peut rencontrer lors des balades a’ moto ou trecks. Ils ne connaissent pas les fronieres impose'es par les gouvernements.Ils sont semi-nomades et vivent dans des villages eparpille's sur les flancs des massifs montagneux qui s'etendent du Laos jusqu'en Birmanie en passant par la Thailande et le long des rivieres. Ils y cultivent le riz sur ces petits lopins de terre.Lorsque leurs terres peu fertiles ne donnent plus assez pour nourrir la communaute, ils s'installent sur un autre flanc de montagne.Ils cultivent aussi le pavot qui fait partie de leur pharmacope'e traditionnelle. Ils vivent dans des huttes sur pilotis construites en teck et bamboo, des feuilles seche'es forment la toiture, excercice qui doit etre renouvele' tous les ans.Ils ne viennent en ville que pour vendre leur recoltes et leur artisanat ( tissage traditionel sur metier et broderies sur vetements ) que je vois etale' au marche' lors de ma balade nocturne. Un matin, nous sommes partis a' la decouverte de ce qui se cachait derriere la brume matinale en direction de la frontiere thai-birmane. QQ km de routes asphalte'es et puis une route en terre rougeatre et pentu, parseme' de virages nous amenent vers un village Karen pauvre, cache' dans une petite valle'e etroite. Je vois un mahout sur son elephant qui avance lentement le long du flanc de la colline oppose’e. Il se dirige vers l'interieur de la foret. On s’arrete devant une bicoque en bois ou' une femme se laisse bercer dans son hamac. Elle sursaute lorsqu'elle nous appercoit et ne veut pas se laisser photographier car elle ne se trouve pas belle. Elle eclate de rire. Je m'eloigne un peu du groupe qui s'est assemble'e autour de la "star" du village. Un peu plus loin, un chien pose son museau dans une marmite en fonte qui fumait. Il se fait chasser. Du linge suspendu sur un fil entre 2 cocotiers, une machine a' laver sous un toit de canisse. Un fil electrique tendu d'arbres en arbres, une parabole, une antenne et une boite d'emballage LG revele l'existence d'une tele'qui doit surement troner a l'interieure de la structure en bois. Des enfants nous devisagent, etonne's et des vieilles femmes habille’es en pagne tisse’et brode’s s’arretent pour observer les 4 motards sur leur engins bruyants et puants. Elles n’ont pas un regard indulgent envers nos cameras bien que nous leur demandons la permission. On continue notre chemin sous un ciel bleu vif et une chaleur seche qui monte. Personne sur la route qui longe la riviere Pai. On traverse un autre village. D’un petit monastere shan en bois, 3 jeunes bonzes, torses nus (chose rare) me saluent avec un joli sourire. Tristement un vieil homme dont le pied droit n’est qu’un moignon traine sa jambe. Un cas de polio comme on en voit encore par ici. Il fait au moins 30 * mais il porte un bonnet de laine. On traverse a' pieds un long pont etroit en bamboo tremblotant sous nos poids au-dessus de la riviere Pai. Le chemin s'engouffre dans la jungle plein de serpents. Je rebrousse chemin et j'attends mes companions assise a' l'ombre d'un acacia. 3 cerberes pales sortent des buissons mais n'osent pas m'approcher. Ils m'observent, la queue leve', en etat d'alerte. Ils n'ont pas l'habitude de "farangs" ( hommes blancs ) par ici. Je sursaute. A la sortie du virage d'un chemin poussiereux qui serpente vers le bas de la colline, un paysan en habits de camouflage vert m'apparait. Je confond sa scie dans son dos pour un fusil. je suis un peu sur mes nerfs, si pres de la frontiere et seule. On reprend la route pour finir dans un cul de sac. Une clairiere avec des echoppes de nourriture et de boissons. 2 petits garcon et une fille tenant dans la main une lampe torche nous demandent de leur petite voix si on voudrait visiter la grotte un peu plus haut. A' la queue leu leu, on les suit et on monte vers la colline. On arrive a' un petit temple en bois fonce' niche' dans le feuillage de la jungle. C’est un lieu propice pour une retraite ou’ les heures coulent dans la meditation et la reflexion. Ici pas de musique ni de distractions visuelles. Cet endroit plait a’ Tong qui voudrait faire une retraite d’un mois dans un monastere de la foret comme celui-ci. Un jeune bonze solitaire ramasse des feuilles mortes autour du temple ou il vit seul. Il avait le dos et les avant bras tatoue's de signes protecteurs et ecritures bouddhistes, mantras qui est une tradition chez beaucoup de bonzes shans. Tatouages porte’s comme des amulettes ( pour se proteger de la mauvaise fortune, de la maladie et des animaux sauvages) que j'ai aussi appercu sur des villageois shans qui ont traverse’ la jungle pour arriver sain et sauf en Thailande . On salue le bonze et on continue notre monte’e qui mene vers la grotte. A l'entre'e, un ermite en platre de style hindou, occupe les lieux, des bougies, des fleurs, un paquet de cigarette et une bouteille d’eau lui sont offert par les habitants du village. Les enfants penetrent dans la cavite' sombre et humide et nous illuminent le plafond calcaire et une statue de Buddha dans une niche tout au fond. Pour y acceder on doit ramper a' genoux.On redescend vers le village et la clairiere. Je vois une caserne ou plutot une hutte militaire surplombant la place, a’ partir duquel qq soldats surveillent les alle’e et venues des villageois car nous sommes a’ qq metres de la frontiere. Un soldat assis sur la colline m'observe. Son oeil de lynx appercoit ma camera pourtant miniscule et me fait signe de le ranger. Une autre vire'e nous a mene'e vers le nord pour visiter un village chinois. Une route asphalte’e serpente le long des flancs de la montagnes. L’ombre des arbres nous procure de la fraicheur. QQ rizieres desseche’es brunies par le soleil et peu d’habitations. Nos motos ont du mal a’ grimper la cote. Je prends mon temps, je savoure la sensations d’etre loin, tres loin de tout, au bout du monde. Je hume l’air qui m’apporte des odeurs de terre brule’e, une senteur doucatre de frangipani tout le long de notre balade au nord de la Thailande. Vers la descente d’un col, des terrasses parseme’es de buissons ronds recouvrent les flancs des collines. A’ la sortie d’un virage, au fond de la petite valle’e, un joli lac indigo, des maisons en torchis ocre, des lampions rouges suspendues aux tuiles des toits nous apparaissent. On evite de justesse des chevaux libres de circuler dans le village, des chiens dormant sur la chausse’e et on se dirige vers le centre pour deguster le the’. Ban Rak Thai est un village d’immigrants du Younan qui aujourd’hui vit de la culture de the’. Elle a remplace’ celle du pavot. Dans le passe’, ce petit village fut le refuge d’anciens soldats Kuomintang qui se sont battus contre l’Arme’e Rouge de Mao. Je souris a’ une grand-mere chinoise qui porte son petit-fils sur son dos et on file pour voir le paysage par dessus la barriere du poste frontalier thai. Un chemin de terre a' travers une foret de bambous nous mene sur la colline qui surplomb la Birmanie. Un drapeau thai, un panneau en bois "Myamar", des sacs de sables encerclant une hutte d'observation vide, une barriere fait de bambous. On est un peu decu mais excite's quand mm, de se trouver dans un coin perdu au nord de la Thailande. Nous sommes a' la lisiere des 2 pays dans une zone tampon entre plusieurs factions militaires qui se disputent ces terres. A ma droite, vers l’ouest l'arme'e birmane et a' ma gauche l'arme'e UWASA (Chinois) protege son territoire de l’arme’e birmane et des invasions d'autres milices ethniques Shans. Depuis le poste frontalier, mon regard s'etend a' perte de vue sur plusieurs massifs montagneux sous un ciel bleu d'acier. Aucune habitation, aucun village, aucune route, aucune tour de tele'communications, rien que de la vegetation dense dans laquelle qq tigres solitaires trouvent encore un refuge. On pose dans la hutte pour se faire photographier avant qu'un soldat nous deloge de la'. Mais on a ete' repere' du haut d'un autre colline. Un jeune soldat en habits camouflage vert descend et nous sourit. On est soulage'. Il nous invite a' visiter le camp tout en haut de la colline mais nous demande de ne pas prendre de photos. Un jeune chiot nous accueille en fretillant la queue. 1 drapeau thai bien haut pour delimiter le territoire de celui du voisin, 4 huttes en bambous et feuilles seche'es, un rempart de sacs de sable face a' la Birmanie, une radio, un velomoteur, qq utensils de cuisine et c'est tout. Pas de commandos arme'e de AK47, en etat d'alerte permanente, a' l'affut de chaque mouvements dans la jungle sous mes yeux. Pas tout a' fait ce que je m'imaginais comme poste frontalier d’une region ou' les escarmouches entre les differentes factions etaient si frequentes. RENCONTRES Ce que j'apprecie le plus lorsque je depose ma petite valise pour qq semaines dans une ville est ce temps precieux que j'ai pour creer des contacts, nouer des liens avec ceux que je rencontre qui ne sont pas que de passage et les personnes que je cotoie presque tous les jours avec un “sawadee Ka” ou hochement de tete et un sourire: la proprietaire de ma guest house a' qui je dis bonsoir dans mon meilleur thai lorsque je la vois repasser le linge des clients. Je lui fais un clin d’oeil et jette un regarde vers son homme bien installe' devant la tele' - elle rigole car on s’est compris, la dame qui tient une buvette ou' je deguste un the' vert glace' delicieux en fin d'apres-midi qui me dit “reviens demain”, la vendeuse du tissu brode' que j'ai achete' l'autre jour me reconnait et me sourit lorsque je pase devant son magazin pour aller ecrire mes e-mails, la vendeuse de brochettes de poulet a' la sauce de cacahouetes et riz gluant qui m’a reconnu au marche’ et moi pas (J’etais embarasse’e) , la dame qui m’accueille avec bonne humeur et me prepare une delicieuse salade de papaye verte – elle se rappelle de ne pas y mettre de piment, les bonzes au temple qui m’observent du coin de l’oeil et lorsque je leur souris, sont embarrasse’s mais flatte’s et les moinillions qui disparaissent en rigolant quand ils me voient. Je suis comble'e par ce contact humain dans la simplicite' mais avec un coeur sincere. Il y a surtout Tong le coordinateur Shan de 25 ans qui s'occupe de nous: un visage harmonieux, un sourire a' faire fondre tous les glaciers du Groenland, des yeux qui laissent deviner une intelligence pleine de sensibilite' et sa facon d'exprimer des pense'es pures et profondes. Un etre cher dans un bel emballage, un don precieux pour tous ceux qui l'entourent. Il apprecie ma companie et moi la sienne. On se retrouve souvent pour discuter sur ce qui se passe a' cote': la question des mouvements nationalistes des ethnies en Birmanie. Son oncle, avec qui il avait traverse' les montagnes qui bordent les 2 pays, avait ete' enrolle' de force dans la milice du fameux Khun Sa lorsqu'il etait enfant. Cette milice d'enfants avait fait couler beaucoup d'encre a' l'epoque. Khun Sa faisait des razzias dans les villages Shan et "volait" les enfants et sur son parcours, laissait des meres en larmes car elles savaient qu'elles ne reverraient plus leurs fils. Effectivement, ces enfants mourraient lors des combats contre l'arme'e birmane ou succombaient a' la tentation de l'opium que leur procurait Khun Sa. A lui seul, il gerait la production d'heroine dans son fief cache' dans la jungle du triangle d'or ( 3/4 de la production mondiale) et son ecoulement qui finissait dans les veines des GI americains qui venaient se resourcer en Thailande. L'oncle de Tong, jeune combattant de la milice de Khun Sa a fini par mourir du Sida car lui aussi etait devenu accro a' l'heroine. Mon ami Tong avait pris la route de l'exil a' travers ces montagnes hostiles il y a 19 ans, avec son oncle et sa mere pour retrouver son pere. Mais il me dit, si c'etait a' refaire il suivrait un groupe de Shans et aurait ete' pris en charge par une ONG dans un des camps qui borde la frontiere. Il aurait recu alors une education et une preparation plus complete pour pouvoir faire face a' la vie hors du camp dans un pays comme l'Australie, la Nouvelle Zelande, le Canada ou les USA. 500 a' 700 refugie's quittent les camps pour ces pays pour refaire leur vie, loin du climat de guerre dans lequel ils ont vecu. Il pense qq fois de prendre le risque et retourner en Birmanie pour revenir en Thailande en tant que refugie' officiel parce que sa situation de personne sans papiers lui pese. C'est le dilemme de presque tous les réfugiés comme Tong. Apatride, il se heurte à la politique de non intégration du royaumes. Le choix de travail est limite' et lorsqu'il en trouve, il se confond dans la masse d'une main d'oeuvre sous-paye's employe' par des employeurs thais cupides. La plupart travaillent donc clandestinement dans l’agriculture, l’industrie du poisson, le bâtiment, les usines de textiles et les emplois domestiques. Il ne peut ni acquerir un petit commerce ni ouvrir un compte en banque. Ce mois n'a pas ete' un mois tres agreable a' vivre pour Tong. Sa petite amie lui a annonce' que ses parents (chinois) voyaient d'un mauvais oeil cette relation. Ils pensent que Tong n'est pas assez "bon" pour elle pour considerer une liaison de longue dure'e et le mariage. Tong n'etant pas thai et sans papiers, ne pourra donc jamais trouver un travail assez bien paye' pour entretenir leur fille bien-aime'e. Elle est plus age'e que Tong et le temps presse pour elle. Il etait triste certains soirs. Son collegue et ami Ton Yee avec lequel il aimait travailler a soudainement decide' de quitter l'orphelinat et de partir pour Chiang Mai apres une violente dispute avec le pere de Tong. Et puis, il y avait il y a eu la crise du riz.Tong, un matin, nous fait part de son anxiete' et nous demande si nous pouvons l'aider en achetant 3 sacs de riz pour les 50 enfants de l'orphelinat que son pere gere. Ce matin-la', les enfants n'etaient pas alle's a' l'ecole car ils avaient le ventre vide. Plus d'argent pour acheter du riz. On interroge Tong. Mais comment cela? Qu'a-t-il fait avec l'argent du riz qu'un riche anglais lui envoie tous les ans? En entendant cette histoire, on se regarde, les 2 volontaires et moi et decidons d'agir.Le lendemain, on court au marche' pour trouver 45kg x 3 de riz au meilleur prix. Difficile! On rentre dans un magazin tenu par une chinoisse dans la cinquantaine, des cheveux courts brosse’s comme un herisson. Nous demandons le prix d’un sac de 45 kg.. Plusieurs prix et qualite's de riz nous est propose'es. Du cher a' 40 euros qui baisse jusqu’ a' 18 euros les 45 kgs. On negocie vers le bas pour le riz le moins cher. On explique que c'est pour des enfants orphelins ou pauvres de refugie's dans la region. La vieille chinoise nous regarde, un petit sourire hypocrite sur les levres, et nous dit qu'elle ne peut baisser le prix que de 5%. Elle ne peut pas faire plus. Elle le regrette mais ne semble pas sincere. On recommence avec nos supplications mais rien a' faire. La radine reste insensible aux besoins des orphelins. On est degoute'. Entre-temps, je vais vite faire un tour dans le ventre du marche'. Au cas ou' j'en trouverai moins cher. Je me perds dans les dedales sombres du marche' ou' sont entasse's des fruits, des legumes, des sucreries, des biscuits secs, des produits de beaute's, du savon et produits de nettoyage, des piles de toutes les grandeurs, des ventilateurs, des bassines et autres recipients en plastic, des sandales, des t shirts. J’apercois une “femme girafe” qui se faufile entre les etales, habille’e en habit traditionel de pagne tisse’ et ses colliers en laitons qui lui serrent la gorge. Elle s’est peint les levres en rose qui detonne un peu avec le foulard jaune canarie qu’elle porte autour des cheveux releve’s. Je la suis pour pouvoir mieux la regarder mais avec distance et discretion. Elles sont rares celles qui sortent de leur village. Elles sont trop souvent devisage’es par les touristes comme si elles etaient des animaux de zoo. De grosses gouttes de sueur perlent mon front lorsque je tombe sur une vendeuse de riz mais qui s'avere encore plus cher. Penaude, je rebrousse chemin a' travers les couloirs etroits et sombres pour revenir chez la vieille chinoise. On decide d'acheter ces 3 sacs et on appelle le chauffeur du camion qui amene les enfants a' l'ecole. On arrive a' un cul de sac, au bord d'un champ de riz desseche' ou' les plus age's des orphelins nous attendent. On decharge les sacs qu'ils ont mis dans une charrette en metal. On les suit en traversant des champs de culture diverses et un bosquet a travers lequel j'appercois des habitations en bambou et bois mont'es sur pilotis que la pluie de la mousson et le vent auront vite fait de detruire. Tong m'explique que ce sont des refugie's Shan, infiltre's illegalement et qui se sont installe's et vivent ici discretement. Des chiens aboient lorsque notre caravane passe mais ne nous suivent pas. On arrive dans l'enceinte de l'orphelinat ou' nous sommes accueillis par 50 enfants qui nous attendaient. Ils pourront enfin manger un bol de riz et demain aller a' l'ecole jusqu'a' ce que le bienfaiteur anglais de l'orphelinat remplit a' nouveau la tire-lire en janvier, comme tous les ans. CAFE SALWEEN Cafe' convivial, tenue par Nang, une femme shan tres accueillante qui nous prepare des petits-dejeuners copieux et concocte des repas delicieux que ce soit shans, thailandais ou europeens. Son cafe' accueille beaucoup de voyageurs et qq d'employe's dans les ONG qui "travaillent" dans la region. J'y ai rencontre' des jeunes et des moins jeunes aux parcours de vie, convictions et aspirations diverses comme : - Holly, la jeune australienne qui parcourt le Cambodge et la Thailande pour trouver des orphelinats qu’elle voudrait aider en organisant une expo de photos a’ Melbourne. La vente de ces photos est reverse’e integralement aux orphelinats participants a’ ce projet. Elle a un bienfaiteur qui lui a donne’ 500 $, somme qu’elle a utilise’ pour acheter des petits appareils photo et le development des photos faites dans le village par les orphelins. J’ai achete’ une photo noir et blanc prise par Vibol, un jeune cambodgien de 14 ans: orphelin de parents morts du SIDA et lui aussi atteint de cette maladie qui n’en finit pas de faire des ravages parmi les plus demunis. - Un petit bout de femme dans la soixantaine, voyageuse et courageuse. Annick ne parle pas l'anglais et pourtant elle voyage a' travers l'Asie pendant plusieurs mois dans l'anne'e avec sa petite valise dans laquelle elle transporte tout ce qu'elle possede. Elle ne retourne en France qu'en ete' pour visiter ses enfants et ses amis. Elle prefere voyager que payer un loyer et rester en France. Sa petite pension ne lui permet pas les deux. - Un idealiste suedois qui vient plusieurs fois par ans et traverse la frontiere pour aider l'arme'e de liberation shan. Il parle le shan couramment. Ses bras sont tapisse's de tatouages lie's aux mouvements independantistes shan : le drapeau shan et " Union Democratic Front" qui est le nom d'une des milices shans qui se bat contre l'arme'e birmane pour etablir un etat independant shan don’t l'extreme partie a' l'est = le fameux triangle d'or. Il loue un gros tout-terrain pour transporter ce dont la milice a besoin en medicaments, nourriture, materiaux de construction mais doit justifier la raison pour laquelle il veut passer de l'autre cote' et doit demander prealablement la permission a' la prefecture de MHS car n'importe qui ne peut pas traverser la frontiere et entrer dans la zone de combat qui sevit a’ la frontier du nord de la Thailande. - Des curieux comme l'espagnol qui me raconte qu'il est ici pour prospecter la possibilite' de faire un documentaire dans un de ces camps de refugie's. Il est decu car c'est impossible sans la permission d'une agence gouvernementale a' Bankok. Il est evident qu'on ne rentre pas dans un camp de refugie's comme dans un moulin. Il decide alors de prendre sa moto et d'aller localiser par lui-mm ces camps discretement cache's pres de MHS mais loin de la route nationale. Un chemin terreux se presente a' lui et il l'emprunte pour qq km. A la sortie d'un virage, un poste frontalier se dresse devant lui et au loin une pancarte "Thai-Myamar" Border". 2 militaires au regard hargneux, qui de leur main font un geste qui veut dire, sans equivoque "rebroussez chemin, vous n'avez rien a' faire ici". Mon aventurier surpris fait marche arriere et retourne sur la route nationale en laissant un nuage de poussiere derriere lui. - Un couple d’aventureux qui traverse l'Asie en velo depuis la Nouvelle Zelande en passant par l'Australie, l'Indonesie, la Malaisie etc...pour arriver a' Londres a' temps pour les Jeux Olylpiques en 2012 - Un vieux hippy americain aux longs cheveux blancs, ancien veteran de la guerre du Vietnam. Il a decouvert la Thailande lors de ses permissions et est revenu qq anne'es plus tard pour s'y installer. Il semble avoir fume' un peu trop d'opium car il divague souvent, repete les mm histoires lors de ses visites dans notre cafe'. Il aime dispenser des conseils et nous faire savoir qu'il a des contacts importants dans cette ville qui l'aident pour ce qui concerne le renouvellement de ses visas. Il m'explique qu'avec qq milliers de baht tout est possible ici. Il aime raconter, qu'un beau jour il a decide' de quitter la US airforce parcequ'il ne supportait plus de pilonner des villages vietnamiens du haut de son F4 (?).Il nous a dit cela', froidement et sans etat-d'ame evidente. - Un misogyne norvegien marie' a' une thailandaise qui raconte a’ tous ceux qui veulent bien l’ecouter que les thailandaises sont sans vergognes.Avec une forte voix pour que toute l'assistance puisse l'entendre, il disait aussi qu’il n’etait pas dupe des manigances des "thai ladies" des bars de Pattaya experte dans l'art de se faire entretenir. Il ricanait lorsqu'il dit que ces belles prennent les les "hommes blancs" pour des portefeuilles sur pattes. Il se sentait fier d'avoir compris leur jeu de seduction et de flatteries qui vont droit au coeur de ces messieurs en manque d’amour. Elles sont aussi voleuses . Il nous dit avec une certain fierte’ que tous les soirs, il teste sa femme en mettant son porte-feuille bien en evidence sur la commode après avoir compte’ les billets et qu’il verifie des son reveil. D’apres lui, ells sont aussi menteuses et pour illustrer ce point, il nous raconte une anecdote. Un jour, il a entendu une femme, sur le palier de son parloir de massage, dire a’ son interlocuteur au telephone, : “ Hello darling, oui je vais bien, je suis chez ma mere au village, je pense a’ toi , oui je t’aime. Il ricanait. - un illumine' chretien qui cherche a' convertir les jeunes voyageurs dans une secte obscure appele’e Eckankar.
LE TEMPLE DU LAC
Un apres-midi, je me promenais dans le temple Shan qui domine le petit lac de la ville. C'est une batisse toute en bois dont le toit est decore' par de la dentelle en etain argente' qui scintille lorsque le soleil est au zenith. Je me dechausse et monte les marches pour me recueillir devant le Buddha. Un beau plancher de bois de teck fonce' et burine' par les milliers de genoux qui se sont prosterne's, s'etale devant moi. Un moine un peu grassouillet m'acueille avec un sourire edente'. Il se presente : mon nom est Akhram" et me demande le mien. Ma visite au temple lui procure un plaisir evident. Il me montre comment saluer le Buddha. On se met a' genoux tous les deux. On salue le Bouddha avec nos mains jointes en form de lotus. On se prosterne la tete touchant le plancher 3 fois et on se releve. Il me demande si je suis marie'e et je lui reponds que non. Un autre sourire edente' et d'une voix plutot aigue me dit que je devrais devenir nonne. Il me decrit dans son anglais moins que basic la robe que je devrais porter et avec un petit rire malicieux, me dit que je devrais aussi me raser la tete. Pour couronner le tout, il me dit que nous serons alors "frere et soeur". Il me fait visiter le reste du temple et me montre les belles images peintes sur verre qui raconte les moments symboliques de la vie du Buddha. Elles proviennent de la Birmanie. Elles sont arrive'es dans ce temple au debut du siecle passe'. Du coin de l'oeil, etandu sur un tapis bleu, a' gauche du Buddha, j'appercois un chat tigre'. Il dormait paisiblement, a' l'aise au frais comme chez lui…. Les véritables possessions du moine sont très réduites, et il doit considérer tout autre objet comme un prêt que lui fait l’Ordre. Il n’a que huit biens indispensables : - une toge du dessus à double épaisseur, pour la saison froide ou porté lors d’occasions formelles - un vêtement du dessus à simple épaisseur - un vêtement monastique utilisé comme sous-vêtement, enroulé autour de la taille - une ceinture pour le vêtement de dessous - un bol pour recueillir la nourriture - un rasoir - une aiguille (nécessaire à couture) pour réparer ses vêtements - un filtre à eau pour ôter les êtres vivants de son eau afin que ni lui ni eux ne soient blessés. Vers la fin de ma visite, il me passe autour de la poigne'e un bracelet orange tout en ce faisant murmure quelque benediction et me souhaite bonne sante' et bonheur. Je le salue avec un "wai" et un sourire et je me dirige vers le ficus ou' je dois retrouver Tong pour savourer les dernieres minutes dore'es d'un soleil couchant. Tong voudrait faire une retraite solitaire d'un mois dans la foret. Il se nourrira de ce qu'il trouvera ( plantes, racines, fruits, et qq fois de riz que des villageois genereux auraient depose's discretement a' ses pieds. Il n'aura qu'un bol pour mendier (mais qu'il fera rarement car il vivra en solitaire), un drap pour se coucher, un rasoir, une aiguille pour rapecier sa robe et une ombrelle pour la pluie et le soleil. Il devra faire face a' la faim et a' la soif, a' ses peurs des esprits malveillants, des animaux tels que le cobra et l'ours, les tigres ( il en existe encore qq uns ), des moustiques, des scorpions, des araigne'es etc.Il n'aura pas de maitres car il aura deja' acquis par une etude personelle des notions approfondies. Les heures seront consacre'es au recueillement dans le silence et dans la meditation afin d'acquerir une force interieure, developper la patience et travailler sur l'abolition de ses desirs.Il me parle de son desir de retraite en solitaire avant de se marier pour acquerir des merites pour sa mere qu'il aime profondement et qu'il veut heureuse car elle avait beaucoup souffert lors de sa vie commune avec le tyrannique pere de Tong. Maintenant elle vit a' Chiang Mai, marie'e a' un Thai qui la traite avec respect et qui l'aime. A l'occasion de l'anniversaire du roi, une cinquantaine de thailandaises venues specialement de BKK, lui ont dedie' 3 jours de vie monastique dans notre temple. Des banderoles jaunes canari ( la couleur royale ), ainsi que des fanions, des lampions, des pompons et des fleurs de la mm couleur decorent le temple pour l'occasion. Le portrait du roi plus grand que nature trone a' l'entre'e du temple. 4h du matin, un son de cloche, des chiens qui aboient dont un qui hurle. Je sors de ma chambre en robe de nuit, une couverture sur le dos et me dirige vers le lac. Les feux du temple m'offrent une vision feerique a' travers la brume cotonneuse qui l'enveloppe durant la saison fraiche. Une voix grave offre des benedictions, dispense des conseils, rassure, conseille et puis un chant devotionel, une melope'e aux sons repetitifs, presque lugubres en pali vient jusqu'a' moi. 6h du matin. Les prieres, la recitations des mantras, le sermon s'arretent comme par enchantement. Un silence pure s'etale sur l'eau du lac. Les femmes, tout en blanc se tiennent debout devant l'enceinte du temple comme des fantomes. Certains choisissent de se prosterner. Elles se courbent a' l'approche de la file silencieuse des bonzes. Leurs mains tendues font don de leurs offrandes. Les bonzes avancent, lentement, les yeux baisse's et tendent leur bols.
LOY KRATHONG Le premier dimanche que j'ai passe' a' MHS etait la fete de Loy Kaprong, fete d'origine hindoue, dedie'e a' la deese de l'eau durant laquelle les bouddhistes (et moi) allument des nacelles faites avec une rondelle de tronc de bananiers qui flotte, recouvert de ses feuilles et harmonieusement decore'e de fleurs, une bougie et 3 batons d'encens qu'ils lachent sur l'eau en faisant des voeux de bonheur, de bonne sante' et de richesse pour tous ceux qu'ils aiment et souhaitant que tout ce qui est negatif dans leur vie soit emporte' par l'eau. Cela' se passe des que la nuit est tombe'e et tres vite le lac scintille de mille feux. Dans la ferveur du moment, ils ont aussi lache' des lanternes blanches vers une lune perle'e bien pleine, au-dessus du temple. Des petards et un feu d'artifice recouvraient une musique gresillante d'influence chinoise alternant avec des chansons sentimentales thai qui peinait a' se faire entendre.
LE MARCHE DU SOIR Le soir, un fine brise raffraichit l'air. Comme tous les soirs, je jette un regard vers le haut de la montagne, et comme tous les soirs, je suis emerveille'e par les lumieres scintillante de la pagode qui semble suspendue a' la lune par un fil de plomb transparent. Autour du lac, assises en tailleur, a' mm le sol, des femmes Hmung au visage de lune et teint perle' etalent leurs sacs fabrique's a' partir de tissus tisse's sur des metiers en bois traditionels et brode's de fils rouges, jaunes, oranges et pompons pour la touche feminine. J'en voie quelquefois, sous la lumiere blafarde d'un lampadaire enfiler des perles swarowsky ou broder des graines d'un acacia sous lequel elles sont assise avec des doigts de fe'es pour qq bahts. Peu cher paye' ce travail manuel qui fait courber l'echine et rend presque aveugles ces femmes laborieuses et resigne'es. Elles ont souvent leurs enfants avec elles, un be'be' endormi au creux de leurs jambes croise'es ou porte' au sein. Elles sont habille'es traditionellement en pantalon en toile de coton fonce', a' bordure brode'es, franges perle'es et decorations de pieces metalliques sur la jaquette (tribue Hmong) ou un scapulaire de velours bleu fonce' sur une chemise colore'e et pantalon noir aussi en velours (tribue Liseu). Des femmes Karens sont en sarong et haut tisse' blanc pour les jeunes filles et fonce's pour les femmes marie'es. Elles sourient a' mon passage. Elle me reconaissent car je m'arrete souvent pour regarder leurs jolis sacs qui me tentent. Mais que faire? Je ne peux quand mm pas acheter un sac de chaque tribue. J'essaie les qq mots de thai que je connais. Je leur dit que je n'ai pas d'argent sur moi. Avec un sourire charmeur, elles pointent la banque de l'autre cote' de la rue. Je rigole et elles aussi. Des vendeurs de breloques, de Buddhas, de chaussettes, de jouets en plastic, de boites lacque'es de Birmanie, de friandises, de T shirts sont aussi installe's autour du lac. Des jeunes filles de Bankok, par groupes de 4, jean serre' et escarpins fins, deambulent langoureusement en sirotant un cafe' glace'. QQ touristes europeens charme'es par la vue des petites lumieres sur le lac et les lampions dans un ciel d'encre sourient. J'ai un petit creux. Je retrouve Tong, mon ami pour un repas du soir et on se dirige vers le parc ou' sont installe's des marchands ambulants qui concoctent des plats savoureux et surtout pas chers. Entre 30 cts et 2 frs, je me regale de: de soupe aux nouilles, emince's de porc et raviolesdes petits carre's de gateau de riz gluant caramelise's fondantdes crepes fines a' la creme de coco et lait evapore' delicieusesdes curry birmans tres piquants et riz gluant servi dans une feuille de bananierde la salade de papaye et cacahouetes, assaisonne'e de citron vert, sucre et dsauce de poisson que je connais biendu poisson et des cuisses de poulets fritsdes brochettes de bout de poulet a' la sauce de cacahouetesdes friandises a' la graine de sesame et carameldes fruits pele's, finement coupe'e et soigneusement emballe's dans une pochette en ( malheureusement ) plasticde pieds de cochons a' 5 parfums que mes papilles n'ont pas encore teste'.J’appercois un un jeune ladyboy en jeans serre’, taille basse et T shirt avec un coeur en paillettes qui recouvre ses seins a’ peine prononce’s. Il faisait des pirouettes devant son stand de beignets, un eventail a’ la main, ses longs cheveux qui lui couvraient les fesses tournoyaient autour de ses hanches. Il lancait des clins d’oeil coquins a’ un male europeen qui passait. Son spectacle de seducteur termine’, j’ai commande’ mon souper. Ne trouvant plus de place libre a' une petite table sur le gazon, je demande a' Apres mon repas, discretement, je ramasse ce que les autres ont laisse' dans leurs assiettes et je remplis mon sac en plastic d'os de poulet, de restes de poisson, de bout de gras de porc et du riz que je distribue aux chiens couche's sur mon chemin vers ma guesthouse.
ARRIVEE A MAE HUNG SON6 heures entasse'e a' l'arriere d' un minibus comme une sardine portugaise entre un gros thai ( ce qui est peu commun ) et une femme de la tribue Hmong. J'ai subi les 1684 virages, sur une route sinuante de 240km (6 heures) a' travers une region montagneuse, qui relie Chiang Mai a' cette petite ville du nord de la Thailande situe'e a' 30 km, a' vol d'oiseau, de la frontiee birmane. Une nause'e permanente m'accompagnait tout le long. Qelle joie j'ai resenti lorsque le premier panneau indiquant Mae Hung Son m' est apparut et puis plus loin, une jolie avenue borde'e d'arbres et des parterres fleuris. Je suis depose' par Tong a' mon auberge (guesthouse) . Un jeune homme effemine'e mais plein de sourires se precipite a' ma rencontre pour me montrer ma chambre. 2 matelas comfortables a' mm le sol, un ventilateur silencieux et 1 salle de douche avec eau chaude. C'est le confort. Je deballe mes qq habits, prends une douche et je m'etends pour calmer le haut le coeur qui ne se dissipe pas. MHS est bien loin de la capitale de par sa distance et par sa population. Seulement une petite partie de la population est thai. La majorite' est Shan. Ayant fui leur pays, les Shans sont de fait devenus apatrides, car ils ne sont plus Birmans et la Thailande ne leur accorde pas des papiers d'identite' thailandais. Ils ne peuvent donc pas quitter la province sans permission. En venant ici, nous avons ete' stoppe's 2 fois par l'arme'e qui verifiait s'il y avait des personnes d'une tribue parmi nous dans notre bus. Du fait de leur illegalite' , ils ne peuvent pas acheter un lopin de terre pour y faire de la culture. Mais vite, ils trouvent un bosquet en bordure d'un champ de riz, d'une riviere dans lequel ils montent un abri de fortune pour se proteger de la pluie, du soleil, pour y dormir et caser leur maigres possessions. Et mener discretement leur vie, sans peur de dangers qu'ils ont fui mais la pauvrete' restera colle' a' leur peau. Malgre' les difficulte's a' surmonter, ils choisissent de ne pas vivre dans les camps de refugie'es et preferent s'installer dans des villages autour de MHS et de pourvoir a' leur besoin sans l'aide des organisations internationales. Il existe un reseau d'entre-aide entre les nouveaux refugie's et les anciens qui sont arrive's il y a 20 ans comme mon ami Tong. Les Shans proprietaires de qq petites guesthouses et cafe's engagent d'autres Shans dans leur petit commerce. Outre les Shans, des fonctionnaires gouvernementaux et soldats de la force frontaliere thais, mise en place pour surveiller les routes ( immigrants illegaux et drogue) reliant MHS a' d'autres villes, des commercants chinois et qq touristes aventureux donnent vie a' MHS, appele'e "Ville aux 3 brumes". Depuis que je suis arrive' a' MHS, j'ai comme le sentiment d'avoir quitte'e la Thailande. Je ne retrouve pas ici les elements que j'identifie avec la culture thai que j'ai connu dans l'est du pays comme par example: - la petite maison des esprits des ancetres au devant de chaque habitation - le port du sarong de soie - le calendrier a' l'effigie du roi au dessus de la tv - le wai respectueux a' tout un chacun - la nourriture est plus birmane que thai avec ses curry epais et piquants - le drapeau Thai au-devant de chaque maison - l'hymne national lache' par des haut-parleurs au son gresillant a' travers la ville a' 8 heures du matin et 6 heures du soir - le port de la chemise jaune ( la couleur du roi ) le lundi ( il est ne' un lundi ) - la langue thai n'est pas la langue commune des habitants d'ici - meme les chats ne sont plus siamois mais ....birmans
LE MATIN Le matin, je suis reveille' par le crepitement de grains de riz verse's dans une casserole en alu qui provient de la maison adjacente a' ma chambre, un doux murmure d'une voix d'enfant, un chien aboie et un coq lui repond, des roucoulements de pigeons, une gorge seche racle, une porte claque et le bruit aggressif d'un tuyeau d'echappement et par Kin, le ladyboy qui chante de sa voix d'eunuque le refrain d'une chanson pop thai qui braille de son telephone portable en balaillant allegrement la terrasse. Un apres-midi je l'ai surpris adosse' au petit muret de ma terasse en train de s'epiler les 3 poils qui pendaient de son menton. Il est adorable, gracieux et perpetuellement souriant. En faisant un brin de causette, on observait des missionaires d'une secte obscure ( peut-etre mormons) qui logeaient chez nous. 3 femmes en robes longues, un fichu sur la tete et dans leurs bras des bebe's d’ici. Je trouvais cela' curieux surtout que les bebe's n'etaient evidement pas les leurs d'une part et d' autre part, que les trois femmes addressaient un jeune homme blanc present "daddy ". J'en avais alors deduit qu'il etait polygame et les enfants avaient du etre adopte's ou' emprunte' a' des familles karens pauvres. C'est alors que Kin me raconte avec un rictus que ces “gens” vont dans les villages pauvres, construisent de grandes batisses (eglises) et incitent les meres Hmong ou Karens a' leur laisser leur bebe's en leur promettant de les nourrir, de les soigner etc...Ces familles pauvres recoivent de l'argent si elles viennent a' l'eglise et subissent (mes mots) la conversion vers un christianisme austere et oppose' aux croyances animistes qui persistent a' exister sur les flancs des montagnes ou' je me trouve. Je voyais bien que le timide Kin n'approuve pas ses methodes et la facon dont l'eglise chretienne achete une conversion avec de l'argent ( appele'e ici "rice conversion"). Dans un anglais moins que rudimentaire et avec une grimace qui en disait long, il m'explique que ces chretiens n'ont que le mot "good" pour ce qui est propre a' leur religion et "bad" pour tout ce qui compose les traditions de ces peuples: le culte des ancetres, la croyance aux esprits bienviellants et autres, les rites de la fertilite' et de la mort, les superstitions, l'usage des plantes guerrisseuses sont les elements animistes dont les missionaires protestants veulent faire table rase. Seule la Bible doit servir de reference. Je prends une douche et je traverse la rue encore tranquille pour prendre un petit-dejeuner en face chez Nang qui tient un cafe' ou' je passe souvent faire un brin de causette et embrasser son adorable fille d'1 an Poy avec sa petite bouche en coeur, An la jeune fille Shan qui me sert le petit dejeuner et me confie que Tong est mignon ( lui aussi la trouve adorable), ses 2 chiens biens nourris m'acueillent et je fais un calin au gros matou qui se prelasse sur son coussin prefere'. Je commande mes 2 tartines fait maison et une tasse de the' au jasmin que je deguste tranquillement en discutant avec la proprietaire. Je fais un bisou a' son bebe' endormi dans son hamac et je file retrouver Tong.
Perche sur la montagne qui surplomb la petite ville et son petit lac recouvert de fleurs de lotus, un temple a' la stupa dore'e m'offre la presence reconfortante du Buddha. Le matin, il est a' peine visible, cache' par une brume fine que le soleil dissipera bientot. L”ECOLE DU TEMPLE KAW KAW Pendant 6 semaines je serais la prof d'anglais dans une ecole d'un temple bouddhiste. Je suis un peu anxieuse car il faut que je respecte qq regles: ne pas toucher un moine mm s'il n'a que 10 ans ( lorsque je dois lui donner qq chose, je place l'objet sur la table qu'il reprend ), je dois les saluer respectueusement en faisant le "wai" (mains jointes, doigts touchant le bout du nez et tete baisse), et pas de chansons. A 13 heures, lorsque j'arrive, le son grave d'un gong resonne dans l'espace du temple. Il appelle les bonzes a' la salaa pour chanter en pali les louanges du Buddha en la presence d'un vieil abbe' austere. Les sons graves et peu melodieux dans un rythme monotonique presque hypnotique s'evade de la salaa. Ils resortent a' la queue leu-leu et se dirigent vers les classes. Bon, je me sens prete. Des moinillons boutonneux me regardent les yeux ronds de curiosite' lorsque je rentre dans la classe pour la premiere fois. Ils m'avaient deja' apercu du haut du balcon assis sur la balusrade. Ils n'ont pas l'habitude d'etre en presence de femmes et moins encore d'une "farang" ( une blanche) car peu de volontaires viennent enseigner au temple. Dans les ecoles laiques thais, les eleves se levent des que le prof fait son entre'e mais pas ici. Les moines et mm les novices restent bien assis ou plutot en tailleur sur leur chaises etroites. Je fais mon plus respectueux "wai", me presente en articulant bien. Le prof Karen se tient pres de moi en se tortillant les mains. Il se demande comment cela' va se passer. Il est timide et a peur de faire des fautes en anglais lorsqu'il me parle, souvent a' voix basse. Je dois presque lire sur ses levres ce qu'il me communique. Il enseigne strictement les regles de grammaire mais moi je prefere leur inculquer des mots de vocabulaire en leur faisant la conversation. Il a toujours pose' sur le bureau un verre d'eau fraiche pour mon gosier desseche' apres avoir repete' les mm mots avec lesquels ils ont des difficulte's comme: rice, novice, province, science, river, lips...en fait les sons S et L, R qu'ils invertissent pour une raison mysterieuse. Ils sont tous en robe orange, ceintre' par un sash jaune, une epaule denudée qui souvent laisse apercevoir un petit teton. Sur leurs epaules et leurs bras, d'une encre verte, des mantras bouddhistes et d'amulettes protectrices contre la maladie, la mauvaise fortune sont tatoue's. Les petits bonzes novices sont pour la plupart shans dont les familles ont fui la Birmanie pour se refugier ici a' MHS pour raisons economiques et les persecutions. Les plus demunis sont accueillis dans les temples de la ville et recoivent un habit orange, sont nourris, loge's et scholarise's: une education auquel ils n'ont pas eu acces lorsqu'ils habitaient de l'autre cote'. La-bas, il faut debourser pour apprendre a' lire et a' compter. Les instituteurs mal remunere's exigent de l'argent pour l'usage de l'electricite', de la chaise et de la table, des livres et les cahiers, les feuilles d'examens (et plus si on veut aussi les reponses) qui s'ajoutent aux frais d'inscription (eleve's pour la majorite' des birmans).
J'appercois souvent des bouts de tissus saffran qui depassent d'un mur ou derriere une porte entrebaille'e comme tire' par un fil transparent. Ce sont les petits moinillions qui discretement s'isolent pour reajuster les 3 metres de tissus qui doivent couvrir leur corps comme prescrit. Sans boutons ni epingles c'est un art qui s'acquiert avec les anne'es. Ils deroulent leur robe jusqu'a' la limite de l'exposition et s'enroulent a' nouveau en s'appliquant a' faire 3 jolis plis devant et derriere. Le tout tenu en place avec un bout de tissus jaune canarie ceintre' autour de leur corps fluets. Petites anecdotes: un des moines de 16 ans dit que je suis jolie en thai au prof. un autre, pour me provoquer me dit lorsque je lui demande ce qu'il a dans son sac:"une cigarette" suivi d'un sourir malicieuxils ont adore' lorsque je leur ai demande' qu'elle etait leur equipe de foot prefere'. Ils ont tous crie' en mm temps "Manchester United". La lecon d'anglais n'est pas toujours suivi avec autant d'enthousiasme. Cette exuberance me surprend un peu. entre 2 lessons, j'entends des sons aigus d'une chanteuse thai d'un portable d'un petit bonze , cache' par un petit mur ils recoivent qq fois des sous s'ils se levent tot pour la quete matinale a' 5h du matin ou lors de ceremonies funeraires auxquels ils sont qq fois invite's.Ils aiment les depenser chez un marchand ambulant qui vient tous les apres-midi vers 2h vendre des fruits, des boissons, des gateaux aux couleurs des plus artificiels que les enfants thai adorent. Je les ai surpris qq fois, sous pretexte d'aller faire pipi, devaler les escaliers pour aller acheter une friandise. Ils sont tres malicieux ces petits.Le temple exige des moines novice de suivre 130 et quelques regles qui seront plus nombreuses une fois consacre' moine (227). Une fois, leur education termine', vers l'age de 18 ans, bien souvent ils retournent a' la vie civile. Quelques regles: - ne pas voler - ne pas tuer un etre vivant (mm les moustiques) - ne pas mentir - ne pas dormir sur un matelas comfortable ni s'assoir sur une chaise eleve'e - ne pas avoir de rapports sexuels - ne pas accepter de grosses sommes d'argent - ne pas manger apres midi - ne pas porter de montre, de chapeau ni de chaussures - ne pas se parfumer ni porter des accessoirs pour s'embellir - ne pas boire de boissons alcoolise'es ni de consommer des produits intoxiquants - ne pas chanter, danser ou jouer un instrument de musique
"Cours de conduite pour les novices-moines un peu trop "pink" est le titre d'un article que j'ai lu dans le Bankok Times. La conduite jugée inappropriée de certains moines novices a motivé un moine à mettre en place des cours de bonne conduite. Ce dernier s’inquiète de voir certains moines utiliser des produits cosmétiques, porter des sacs à main rose, réajuster leur robe pour être "à la mode", ou même d’avoir des relations sexuelles dans les dortoirs, ce qui peut leur valoir d’être défroqués. Ce cours devrait enseigner aux novices les comportements adéquats, et pourrait même "prévenir certaines expressions de l’homosexualité". Si ce cours est un succès, il sera introduit dans d’autres temples à travers le royaume.
Apres ma premiere lecon d'anglais, je vais m'assoir sur un banc, face au lac parseme' de fleurs de lotus. J'etais remplie de douces reveries. Le crepuscule couvrait d'or la pagode de style birman de l'autre cote' du lac. Une fine voix melodieuse me parvint. Une certaine tristesse dans les sons d'un instrument que j'entendais pour la premiere fois. Un trio Karen chantait des ballades melancoliques qui rappellent leur terre dont ils sont exile's. Silencieusement, 4 jeunes moines passent derriere moi. Leurs robes saffran gracieusement enroule'es autour de leur corps, les epaules couvertes, le pas regulier, le regard vers le bas, ils se dirigent vers le temple du lac. Malheureusement, ce moment de poesie fut entache' par le bruit d'un monstre aerien qui survole la frontiere comme tous les fins d'apres-midi.
LES REFUGIES Le vrombissement d'un helicoptere de l'armee'e thai me sort de la lethargie d'un apres-midi indolent. Ils surveillent leurs alle'es et venues des milices nationalistes Shans et Karens qui viennent se refugier dans le no-man's land entre les 2 pays lorsque les combats avec l'arme'e birmanaise s'intensifient. Depuis les années 80, ils ont bénéficié d’une politique conciliante de la Thaïlande qui ont laisse’ les rébellions installer leurs bases arrière sur son territoire, fermant les yeux sur leur approvisionnement en armes contre bois de tek, métaux et pierres précieuses. L'économie Karen repose essentiellement sur l'exportation de bois rares (teck, antimoine, étain, jade et rubis). L'exploitation des forêts karens s’est toujours faite dans le souci de préserver le patrimoine écologique: pour chaque arbre coupé, un arbre soit planté. Cette gestion mesurée des ressources forestières a préservé jusqu'alors les montagnes karens de la déforestation. Ces forêts de tecks sont d'ailleurs l'enjeu de combats, les birmans n'hésitant pas à lancer des expéditions qui détruisent les jeunes pousses et pillent les réserves pour asphyxier l'économie Karen. Les insurgés Shan, eux, tirent leurs ressources du trafic de l'opium situé dans le Triangle d'or. Plusieurs milices shans se battent pour proteger cette region du nord qu'ils considerent la leur ( promise par la Grande Bretagne pour leur aide dans les combats contre les Japonais ). A la différence des ethnies du « triangle d’or », les Karens ne tirent aucun profit de la drogue, qu’ils ont toujours refusé de produire, et dont ils punissent très sévèrement la détention. Avec beaucoup de courage, les Karens traversent la foret vierge dense qui recouvre ces massifs montagneux bordant les 2 pays. Hommes, femmes et enfants affrontent la peur pour fuire les moyens repressifs et sanguinaires tels que la birmanisation, l 'emprisonnement arbitraire, la prostitution force'e, les mines dans les champs de riz que les militaires posent pour empêcher les paysans de s'y installer, le viol de leur femmes, la mise a' feu des villages. Ils veulent faire disparaitre ou evacuer de force ces tribues de leur territoire. La junte militaire impose aussi le travail force' et non paye' dans des chantiers de construction telle que la pipe-line Total qui va du nord de la Birmanie jusqu'au sud. On les oblige à construire des routes sans être payés, on leur fait porter des cargaisons de munitions et d’armes et, parfois, on les tue. On ne tente même pas de cacher les massacres au reste de la population : c’est une tactique pour forcer ce peuple à se soumettre ou à courir se réfugier en Thaïlande. Ils sont les victimes d'un nettoyage ethnique en bonne et due forme qui derriere ses hautes montagnes, loin des yeux du monde est en vigueur depuis qq anne'es. Les refugie's civils, qui sont aujourd’hui plus de 1.7 millions vivent le long de la frontière thaïlandaise, distribue’s en 9 camps discrets eparpille's sur les plateaux entre les 2 pays sous les auspices de plusieurs organisations internationales autour de MHS et de Mae Sot, plus au sud. Certains camps se distinguent par leur isolement et par la difficulte' d’accès pour les travailleurs de l’aide humanitaire. Les conditions de vie y sont absolument déplorables car certains sont extrêmement surpeuplés. Les habitations des réfugiés sont construites à flanc de collines escarpées où il existe un véritable danger de glissement de terrain. Le manque d’installations sanitaires et de canalisations d’eau donne lieu à une situation où les risques pour la santé publique sont endémiques. Le HCR a accepté que des réfugiés soient déplacés de ces camps vers le Canada. Parmi les autres pays qui ont répondu à l’appel du HCR de réinstaller des réfugiés birmans, on compte les États-Unis, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, la Finlande, le Danemark, la Norvège, la Suède, le Royaume-Uni et les Pays-Bas. Les refugie's qui ont acquis des competences dans le medical, l'administratif ou dans l'education et parlent bien l'anglais sont les premiers a quitter les camps et reconstruire leur vie dans ces pays d'accueil, s'ils le souhaitent. Malheureusement, les camps se voient ainsi drainer de personnes qualifie'es qui contribuent a' sa bonne administration dans divers secteurs. J'ai discute' avec une australienne qui a passe' 6 mois illegalement en sautant une cloture pour atterir dans un camp pres de Mae Sot. . Elle m'a dit que le risque d'epidemies plane dans l'athmosphere des camps. La tuberculose est souvent evoque'e et bien sur le SIDA. Il y a les problemes de la promiscuite' qui est effrayante et l'oisivete’ qui mene beaucoup de jeunes a' commettre des petits crimes et s'adonner a' la drogue. Pourvue par qui? je ne sais pas. Probablement avec l'aide de la police des camps. Elle m'a aussi dit qu'il y a des cas de viol de la part de cette police infame qu'aucune authorite' semble surveiller.Une ecole sur une petite montagne l'a heberge'e ou' elle a enseigne' l'anglais a' des petits karens. La police des camps ne l'a jamais soupconne' d'etre entre'e sans permission. Mais elle a ajoute' qu'elle ne s'aventurait pas beaucoup vers le coeur du camp qu'une police speciale des camps, surveille. Beacoup de refugie's sortent illegalement soit pour travailler dans la petite ville et gagner qq bahts ou pour se distraire sur une console video ou chatter sur internet .En sortant du camp, un chemin terreux vers la droite mene a' un autre camp un peu plus loin tandis que celui sur la gauche mene vers la petite ville.Avec un billet de 500 bahts dans la main d'un garde, un refugie' peut passer "inappercu" devant cette police corrompue jusqu'aux os pour sortir du camp, ce qui est defendu. Le gouvernement thai veut empecher que ces refugie's se deversent dans les environs. Il ne tient pas a' faciliter l'integration de cette masse de main d'oeuvre bon marche' et souvent mieux eduque'e que les habitants thais de la ville proche des camps . En fait, depuis qq temps, le gouvernement thai encourage les refugie's a' rentrer dans leur pays en les assurant (faussement) que les regions d'ou' ils viennent a ete' securise'es et demine'es. Ce qui a ete' dementi par les Karens encore en Birmanie. J’ai aussi appris que depuis 5 ans, la Thailande ne veut plus d'etrangers - volontaires ou pas- dans ces camps car elle a peur des allegations de mauvaise gerance et de corruption qui pourraient se rependre. J'ai ressentie cela' en parlant avec des personnes implique'es directement dans des actions d'aide pour les refugie's. Prudentes de trop devoiler, elles parlent peu et ne donnent jamais leur avis personnel. Le risque est de subir les reprisailles du gouvernement thai qui l'inflige a' ceux qui en disent trop. Comme la jeune volontaire hollandaise qui un jour avait raconte' ce qui se passait dans les camps et fut deporte' illico presto le lendemain vers son pays d'origine. Mais je me pose la question: que savent les institutions internationales qui s'occupent du bien-etre et du respect de chaque refugie' tel que UNHCR, IRS, CICR, IOM etc... Ne remarquent-ils rien ou ont -ils un baillon sur la bouche impose' par le gouvernement thai? Je parcours le net pour en savoir plus sur les ONG qui administrent ces camps mais rien ne transparait. Que des documents officiels qui parlent plus de leurs objectifs que ce qui s'accomplit vraiment.Tout cela' montre bien que tout n'est pas parfait dans ce bas monde et encore moins dans les camps et que les ONG preferent fermer les yeux sur ce qui se passent dans ces camps. J'ai rencontre' une autre australienne Vanessa qui elle aussi enseigne l'anglais mais dans un village tout pres du camp de NaiSoi. Elle etait tres reticente de reveler ou' elle enseignait. En peu de mots, elle me fait comprendre qu'elle avait ete' instruite de ne rien dire. Au fil des rencontres, j'ai appris qu'elle enseignait dans une ecole rudimentaire d' un village a' proximite d'un camp ou' des jeunes de 20 ans sortent illegalement qq heures pour apprendre l'anglais. Mais au fur et a' mesure de nos conversations, j'ai fini par comprendre que son travail comportait aussi la transcriptions en anglais de karens qui retournent clandestinement en Birmanie et rapportent leurs observations a' l'ONG qui les emploie. Je l'ai entendu mentioner discretement le nom de Thai-Burma Border Consortium (TBBC) . A l'origine de ce consortium ( 1985) est un adventiste et aujourd'hui ce sont, pour la plupart des organisations caritatives chretiennes de plusieurs pays europeens et les USA.
VIREE EN MOTO VERS LE CAMP DE REFUGIES DE NAI SOI On decide donc d’aller voir de plus pres ce camp. On me previent que je ne pourrais pas entrer sans la permission d’un organe du gouvernement thai qui s’occupe dela gerance des camps. ( qu’ils appellent “shelter” ce qui veut dire abri dans le sens de protection). Je convainc Tong de nous accompagner mais je sens une petite reticence. Il a peur des check points de l’arme’e qui arretent les vehicules pour verifier les papiers des non-thais comme Tong. Il nous accompagne quand mm car il a peur pour notre securite’. Depuis MHS une route asphalte’ nous mene a’ travers une valle’e verdoyante: beaucoup de bananiers, de palmiers et des petits champs de riz sur les qq m2 de terre au fond des valle'es. Une jungle epaisse sur les flancs des montagnes bordent notre route. On depasse 2 bonzes errants en robes moutarde ( couleur prefere' des bonzes de la foret et ceux qui errent jusqu'a' la saison des pluies), leur crane au crane burine' par le soleil portant pour seule possession au bout de leur bras leur bols et une ombrelle pour se proteger du soleil et de la pluie peinait sur la monte'e. On arrive au village karen de Nai Soi qui est a 5km de la frontiere thai-birmane. Des maisons en bois de teck noircies par le temps bordent la route. On s’arrete pour demander le chemin vers le camps a’ des enfants en velo. Ils ne comprennent pas le thai, ni le shan mais on decide de suivre la route et puis on verra. Sur un monticule, une batisse en dure, peinte en blanc avec sa croix qui perce le ciel nous tombe presque dessus. Elle domine le petit village. Je me sens mal a’ l’aise quand je vois la determination avec laquelle les missions protestantes convertissent ces peuples animistes et bouddhistes ( qui sont plus recalcitrants a' la conversion ). Les missions et certaines sectes comme les mormons et les adventistes sont tres actives dans ces villages pauvres et recule's. A la sortie du village, la route asphalte’ se transforme en poussiere et rocaille. J’ai un peu de mal sur ce terrain poussiereux et pentu car il faut eviter de freiner alors je m’engage prudement sur le versant de la colline que nous devons franchir. Au fond de la valle’e, une clairiere, une barriere et un panneau en travers “no entry” nous accueille. On est arrive’ dans un cul de sac: un poste de garde flanque’ de 2 drapeaux thais et surveille’ par 2 jeunes militaires, une grande pancarte avec le nom du camp et une buvette, tenue par une femme karen. Elle nous vend une bouteille d’eau pour lubrifier nos gosiers desseche’s. Aucune activite’ autour de ce poste si ce n’est un couple de jeunes hommes dont un a la bouche ensanglante’ par le betel qui s’approche du garde en tenue militaire. Il discute et puis fait signe a’ son copain et passe la barriere.Au dela’ de cette barriere 15 000 refugie’s essaient de reconstruire leur vie dans ce camp entoure’ de montagnes et cache’ par la jungle envahissante. A gauche de cette barriere, et faisant partie du camp d'a' cote', s'etend un village de femmes "girafes" que nous refusont de visiter. Les Padaungs Karens dont les femmes sont appele'es femmes "girafes" a' cause de leur tradition qui consiste à allonger le cou des petites filles progressivement avec des anneaux posés chaque année. La raison reste mystérieuse. Pour certains, cela aurait initialement protégé les jeunes filles et les femmes, restées à la maison pendant que les hommes étaient partis à la chasse, contre les attaques des tigres qui s’en prennent en premier lieu au cou de leurs victimes. Pour d’autres, cela aurait été un moyen employé par les Padaungs pour protéger leur or qui, posé sur le cou des femmes, ne pouvait ainsi être volé. Elle pourrait également ecouler d’une superstition et constituerait une protection contre la mauvaise fortune Au fil des ans, de moins en moins de femmes choisissent de subir cette tradition barbare. Cette coutume a été interdite par décret en Birmanie, mais elle est parfaitement tolérée en Thaïlande. Je dirais mm encourage'e. Les femmes "girafes" ont ete' acueillis avec plus d'enthousiasme sur le territoire thailandais que leurs cousines karens car elles representent une manne financiere issue du tourisme pour le gouvernement thai et le KNPP (milice nationaliste karen qui se bat pour l'independance du pays Karen en Birmanie). La Thailande leur a occtroye' des terres pour y installer leur villages. Elles passent leur journe'es assises dans des huttes a' tisser et se faire photographier par les touristes. Elles ne sortent que rarement de leur villages. Les 250 bahts qu'ils percoivent des touristes servent a' payer leur salaire et a' financer le mouvement KNPP.A l'entre'e du village, est affiche'e une carte detaille'e de la Birmanie dont la partie thailandaise est en blanc, vide , comme si elle n'existait pas. Je suis surprise car apres tout ces camps sont bien sur territoire thai! On est un peu penaud car on pensait pouvoir observer des alle’es et venues de l’exterieur. On reprend nos velomoteurs et nous rentrons. Le soleil entre-temps a rougi les champs, une fine brise qui nous depoussette s’est leve’e.
BALADES A MOTO DANS LES ENVIRONS Hmong, Liseu, Karen, Lahu sont les tribues des montagnes que l’on peut rencontrer lors des balades a’ moto ou trecks. Ils ne connaissent pas les fronieres impose'es par les gouvernements.Ils sont semi-nomades et vivent dans des villages eparpille's sur les flancs des massifs montagneux qui s'etendent du Laos jusqu'en Birmanie en passant par la Thailande et le long des rivieres. Ils y cultivent le riz sur ces petits lopins de terre.Lorsque leurs terres peu fertiles ne donnent plus assez pour nourrir la communaute, ils s'installent sur un autre flanc de montagne.Ils cultivent aussi le pavot qui fait partie de leur pharmacope'e traditionnelle. Ils vivent dans des huttes sur pilotis construites en teck et bamboo, des feuilles seche'es forment la toiture, excercice qui doit etre renouvele' tous les ans.Ils ne viennent en ville que pour vendre leur recoltes et leur artisanat ( tissage traditionel sur metier et broderies sur vetements ) que je vois etale' au marche' lors de ma balade nocturne. Un matin, nous sommes partis a' la decouverte de ce qui se cachait derriere la brume matinale en direction de la frontiere thai-birmane. QQ km de routes asphalte'es et puis une route en terre rougeatre et pentu, parseme' de virages nous amenent vers un village Karen pauvre, cache' dans une petite valle'e etroite. Je vois un mahout sur son elephant qui avance lentement le long du flanc de la colline oppose’e. Il se dirige vers l'interieur de la foret. On s’arrete devant une bicoque en bois ou' une femme se laisse bercer dans son hamac. Elle sursaute lorsqu'elle nous appercoit et ne veut pas se laisser photographier car elle ne se trouve pas belle. Elle eclate de rire. Je m'eloigne un peu du groupe qui s'est assemble'e autour de la "star" du village. Un peu plus loin, un chien pose son museau dans une marmite en fonte qui fumait. Il se fait chasser. Du linge suspendu sur un fil entre 2 cocotiers, une machine a' laver sous un toit de canisse. Un fil electrique tendu d'arbres en arbres, une parabole, une antenne et une boite d'emballage LG revele l'existence d'une tele'qui doit surement troner a l'interieure de la structure en bois. Des enfants nous devisagent, etonne's et des vieilles femmes habille’es en pagne tisse’et brode’s s’arretent pour observer les 4 motards sur leur engins bruyants et puants. Elles n’ont pas un regard indulgent envers nos cameras bien que nous leur demandons la permission. On continue notre chemin sous un ciel bleu vif et une chaleur seche qui monte. Personne sur la route qui longe la riviere Pai. On traverse un autre village. D’un petit monastere shan en bois, 3 jeunes bonzes, torses nus (chose rare) me saluent avec un joli sourire. Tristement un vieil homme dont le pied droit n’est qu’un moignon traine sa jambe. Un cas de polio comme on en voit encore par ici. Il fait au moins 30 * mais il porte un bonnet de laine. On traverse a' pieds un long pont etroit en bamboo tremblotant sous nos poids au-dessus de la riviere Pai. Le chemin s'engouffre dans la jungle plein de serpents. Je rebrousse chemin et j'attends mes companions assise a' l'ombre d'un acacia. 3 cerberes pales sortent des buissons mais n'osent pas m'approcher. Ils m'observent, la queue leve', en etat d'alerte. Ils n'ont pas l'habitude de "farangs" ( hommes blancs ) par ici. Je sursaute. A la sortie du virage d'un chemin poussiereux qui serpente vers le bas de la colline, un paysan en habits de camouflage vert m'apparait. Je confond sa scie dans son dos pour un fusil. je suis un peu sur mes nerfs, si pres de la frontiere et seule. On reprend la route pour finir dans un cul de sac. Une clairiere avec des echoppes de nourriture et de boissons. 2 petits garcon et une fille tenant dans la main une lampe torche nous demandent de leur petite voix si on voudrait visiter la grotte un peu plus haut. A' la queue leu leu, on les suit et on monte vers la colline. On arrive a' un petit temple en bois fonce' niche' dans le feuillage de la jungle. C’est un lieu propice pour une retraite ou’ les heures coulent dans la meditation et la reflexion. Ici pas de musique ni de distractions visuelles. Cet endroit plait a’ Tong qui voudrait faire une retraite d’un mois dans un monastere de la foret comme celui-ci. Un jeune bonze solitaire ramasse des feuilles mortes autour du temple ou il vit seul. Il avait le dos et les avant bras tatoue's de signes protecteurs et ecritures bouddhistes, mantras qui est une tradition chez beaucoup de bonzes shans. Tatouages porte’s comme des amulettes ( pour se proteger de la mauvaise fortune, de la maladie et des animaux sauvages) que j'ai aussi appercu sur des villageois shans qui ont traverse’ la jungle pour arriver sain et sauf en Thailande . On salue le bonze et on continue notre monte’e qui mene vers la grotte. A l'entre'e, un ermite en platre de style hindou, occupe les lieux, des bougies, des fleurs, un paquet de cigarette et une bouteille d’eau lui sont offert par les habitants du village. Les enfants penetrent dans la cavite' sombre et humide et nous illuminent le plafond calcaire et une statue de Buddha dans une niche tout au fond. Pour y acceder on doit ramper a' genoux.On redescend vers le village et la clairiere. Je vois une caserne ou plutot une hutte militaire surplombant la place, a’ partir duquel qq soldats surveillent les alle’e et venues des villageois car nous sommes a’ qq metres de la frontiere. Un soldat assis sur la colline m'observe. Son oeil de lynx appercoit ma camera pourtant miniscule et me fait signe de le ranger. Une autre vire'e nous a mene'e vers le nord pour visiter un village chinois. Une route asphalte’e serpente le long des flancs de la montagnes. L’ombre des arbres nous procure de la fraicheur. QQ rizieres desseche’es brunies par le soleil et peu d’habitations. Nos motos ont du mal a’ grimper la cote. Je prends mon temps, je savoure la sensations d’etre loin, tres loin de tout, au bout du monde. Je hume l’air qui m’apporte des odeurs de terre brule’e, une senteur doucatre de frangipani tout le long de notre balade au nord de la Thailande. Vers la descente d’un col, des terrasses parseme’es de buissons ronds recouvrent les flancs des collines. A’ la sortie d’un virage, au fond de la petite valle’e, un joli lac indigo, des maisons en torchis ocre, des lampions rouges suspendues aux tuiles des toits nous apparaissent. On evite de justesse des chevaux libres de circuler dans le village, des chiens dormant sur la chausse’e et on se dirige vers le centre pour deguster le the’. Ban Rak Thai est un village d’immigrants du Younan qui aujourd’hui vit de la culture de the’. Elle a remplace’ celle du pavot. Dans le passe’, ce petit village fut le refuge d’anciens soldats Kuomintang qui se sont battus contre l’Arme’e Rouge de Mao. Je souris a’ une grand-mere chinoise qui porte son petit-fils sur son dos et on file pour voir le paysage par dessus la barriere du poste frontalier thai. Un chemin de terre a' travers une foret de bambous nous mene sur la colline qui surplomb la Birmanie. Un drapeau thai, un panneau en bois "Myamar", des sacs de sables encerclant une hutte d'observation vide, une barriere fait de bambous. On est un peu decu mais excite's quand mm, de se trouver dans un coin perdu au nord de la Thailande. Nous sommes a' la lisiere des 2 pays dans une zone tampon entre plusieurs factions militaires qui se disputent ces terres. A ma droite, vers l’ouest l'arme'e birmane et a' ma gauche l'arme'e UWASA (Chinois) protege son territoire de l’arme’e birmane et des invasions d'autres milices ethniques Shans. Depuis le poste frontalier, mon regard s'etend a' perte de vue sur plusieurs massifs montagneux sous un ciel bleu d'acier. Aucune habitation, aucun village, aucune route, aucune tour de tele'communications, rien que de la vegetation dense dans laquelle qq tigres solitaires trouvent encore un refuge. On pose dans la hutte pour se faire photographier avant qu'un soldat nous deloge de la'. Mais on a ete' repere' du haut d'un autre colline. Un jeune soldat en habits camouflage vert descend et nous sourit. On est soulage'. Il nous invite a' visiter le camp tout en haut de la colline mais nous demande de ne pas prendre de photos. Un jeune chiot nous accueille en fretillant la queue. 1 drapeau thai bien haut pour delimiter le territoire de celui du voisin, 4 huttes en bambous et feuilles seche'es, un rempart de sacs de sable face a' la Birmanie, une radio, un velomoteur, qq utensils de cuisine et c'est tout. Pas de commandos arme'e de AK47, en etat d'alerte permanente, a' l'affut de chaque mouvements dans la jungle sous mes yeux. Pas tout a' fait ce que je m'imaginais comme poste frontalier d’une region ou' les escarmouches entre les differentes factions etaient si frequentes. RENCONTRES Ce que j'apprecie le plus lorsque je depose ma petite valise pour qq semaines dans une ville est ce temps precieux que j'ai pour creer des contacts, nouer des liens avec ceux que je rencontre qui ne sont pas que de passage et les personnes que je cotoie presque tous les jours avec un “sawadee Ka” ou hochement de tete et un sourire: la proprietaire de ma guest house a' qui je dis bonsoir dans mon meilleur thai lorsque je la vois repasser le linge des clients. Je lui fais un clin d’oeil et jette un regarde vers son homme bien installe' devant la tele' - elle rigole car on s’est compris, la dame qui tient une buvette ou' je deguste un the' vert glace' delicieux en fin d'apres-midi qui me dit “reviens demain”, la vendeuse du tissu brode' que j'ai achete' l'autre jour me reconnait et me sourit lorsque je pase devant son magazin pour aller ecrire mes e-mails, la vendeuse de brochettes de poulet a' la sauce de cacahouetes et riz gluant qui m’a reconnu au marche’ et moi pas (J’etais embarasse’e) , la dame qui m’accueille avec bonne humeur et me prepare une delicieuse salade de papaye verte – elle se rappelle de ne pas y mettre de piment, les bonzes au temple qui m’observent du coin de l’oeil et lorsque je leur souris, sont embarrasse’s mais flatte’s et les moinillions qui disparaissent en rigolant quand ils me voient. Je suis comble'e par ce contact humain dans la simplicite' mais avec un coeur sincere. Il y a surtout Tong le coordinateur Shan de 25 ans qui s'occupe de nous: un visage harmonieux, un sourire a' faire fondre tous les glaciers du Groenland, des yeux qui laissent deviner une intelligence pleine de sensibilite' et sa facon d'exprimer des pense'es pures et profondes. Un etre cher dans un bel emballage, un don precieux pour tous ceux qui l'entourent. Il apprecie ma companie et moi la sienne. On se retrouve souvent pour discuter sur ce qui se passe a' cote': la question des mouvements nationalistes des ethnies en Birmanie. Son oncle, avec qui il avait traverse' les montagnes qui bordent les 2 pays, avait ete' enrolle' de force dans la milice du fameux Khun Sa lorsqu'il etait enfant. Cette milice d'enfants avait fait couler beaucoup d'encre a' l'epoque. Khun Sa faisait des razzias dans les villages Shan et "volait" les enfants et sur son parcours, laissait des meres en larmes car elles savaient qu'elles ne reverraient plus leurs fils. Effectivement, ces enfants mourraient lors des combats contre l'arme'e birmane ou succombaient a' la tentation de l'opium que leur procurait Khun Sa. A lui seul, il gerait la production d'heroine dans son fief cache' dans la jungle du triangle d'or ( 3/4 de la production mondiale) et son ecoulement qui finissait dans les veines des GI americains qui venaient se resourcer en Thailande. L'oncle de Tong, jeune combattant de la milice de Khun Sa a fini par mourir du Sida car lui aussi etait devenu accro a' l'heroine. Mon ami Tong avait pris la route de l'exil a' travers ces montagnes hostiles il y a 19 ans, avec son oncle et sa mere pour retrouver son pere. Mais il me dit, si c'etait a' refaire il suivrait un groupe de Shans et aurait ete' pris en charge par une ONG dans un des camps qui borde la frontiere. Il aurait recu alors une education et une preparation plus complete pour pouvoir faire face a' la vie hors du camp dans un pays comme l'Australie, la Nouvelle Zelande, le Canada ou les USA. 500 a' 700 refugie's quittent les camps pour ces pays pour refaire leur vie, loin du climat de guerre dans lequel ils ont vecu. Il pense qq fois de prendre le risque et retourner en Birmanie pour revenir en Thailande en tant que refugie' officiel parce que sa situation de personne sans papiers lui pese. C'est le dilemme de presque tous les réfugiés comme Tong. Apatride, il se heurte à la politique de non intégration du royaumes. Le choix de travail est limite' et lorsqu'il en trouve, il se confond dans la masse d'une main d'oeuvre sous-paye's employe' par des employeurs thais cupides. La plupart travaillent donc clandestinement dans l’agriculture, l’industrie du poisson, le bâtiment, les usines de textiles et les emplois domestiques. Il ne peut ni acquerir un petit commerce ni ouvrir un compte en banque. Ce mois n'a pas ete' un mois tres agreable a' vivre pour Tong. Sa petite amie lui a annonce' que ses parents (chinois) voyaient d'un mauvais oeil cette relation. Ils pensent que Tong n'est pas assez "bon" pour elle pour considerer une liaison de longue dure'e et le mariage. Tong n'etant pas thai et sans papiers, ne pourra donc jamais trouver un travail assez bien paye' pour entretenir leur fille bien-aime'e. Elle est plus age'e que Tong et le temps presse pour elle. Il etait triste certains soirs. Son collegue et ami Ton Yee avec lequel il aimait travailler a soudainement decide' de quitter l'orphelinat et de partir pour Chiang Mai apres une violente dispute avec le pere de Tong. Et puis, il y avait il y a eu la crise du riz.Tong, un matin, nous fait part de son anxiete' et nous demande si nous pouvons l'aider en achetant 3 sacs de riz pour les 50 enfants de l'orphelinat que son pere gere. Ce matin-la', les enfants n'etaient pas alle's a' l'ecole car ils avaient le ventre vide. Plus d'argent pour acheter du riz. On interroge Tong. Mais comment cela? Qu'a-t-il fait avec l'argent du riz qu'un riche anglais lui envoie tous les ans? En entendant cette histoire, on se regarde, les 2 volontaires et moi et decidons d'agir.Le lendemain, on court au marche' pour trouver 45kg x 3 de riz au meilleur prix. Difficile! On rentre dans un magazin tenu par une chinoisse dans la cinquantaine, des cheveux courts brosse’s comme un herisson. Nous demandons le prix d’un sac de 45 kg.. Plusieurs prix et qualite's de riz nous est propose'es. Du cher a' 40 euros qui baisse jusqu’ a' 18 euros les 45 kgs. On negocie vers le bas pour le riz le moins cher. On explique que c'est pour des enfants orphelins ou pauvres de refugie's dans la region. La vieille chinoise nous regarde, un petit sourire hypocrite sur les levres, et nous dit qu'elle ne peut baisser le prix que de 5%. Elle ne peut pas faire plus. Elle le regrette mais ne semble pas sincere. On recommence avec nos supplications mais rien a' faire. La radine reste insensible aux besoins des orphelins. On est degoute'. Entre-temps, je vais vite faire un tour dans le ventre du marche'. Au cas ou' j'en trouverai moins cher. Je me perds dans les dedales sombres du marche' ou' sont entasse's des fruits, des legumes, des sucreries, des biscuits secs, des produits de beaute's, du savon et produits de nettoyage, des piles de toutes les grandeurs, des ventilateurs, des bassines et autres recipients en plastic, des sandales, des t shirts. J’apercois une “femme girafe” qui se faufile entre les etales, habille’e en habit traditionel de pagne tisse’ et ses colliers en laitons qui lui serrent la gorge. Elle s’est peint les levres en rose qui detonne un peu avec le foulard jaune canarie qu’elle porte autour des cheveux releve’s. Je la suis pour pouvoir mieux la regarder mais avec distance et discretion. Elles sont rares celles qui sortent de leur village. Elles sont trop souvent devisage’es par les touristes comme si elles etaient des animaux de zoo. De grosses gouttes de sueur perlent mon front lorsque je tombe sur une vendeuse de riz mais qui s'avere encore plus cher. Penaude, je rebrousse chemin a' travers les couloirs etroits et sombres pour revenir chez la vieille chinoise. On decide d'acheter ces 3 sacs et on appelle le chauffeur du camion qui amene les enfants a' l'ecole. On arrive a' un cul de sac, au bord d'un champ de riz desseche' ou' les plus age's des orphelins nous attendent. On decharge les sacs qu'ils ont mis dans une charrette en metal. On les suit en traversant des champs de culture diverses et un bosquet a travers lequel j'appercois des habitations en bambou et bois mont'es sur pilotis que la pluie de la mousson et le vent auront vite fait de detruire. Tong m'explique que ce sont des refugie's Shan, infiltre's illegalement et qui se sont installe's et vivent ici discretement. Des chiens aboient lorsque notre caravane passe mais ne nous suivent pas. On arrive dans l'enceinte de l'orphelinat ou' nous sommes accueillis par 50 enfants qui nous attendaient. Ils pourront enfin manger un bol de riz et demain aller a' l'ecole jusqu'a' ce que le bienfaiteur anglais de l'orphelinat remplit a' nouveau la tire-lire en janvier, comme tous les ans. CAFE SALWEEN Cafe' convivial, tenue par Nang, une femme shan tres accueillante qui nous prepare des petits-dejeuners copieux et concocte des repas delicieux que ce soit shans, thailandais ou europeens. Son cafe' accueille beaucoup de voyageurs et qq d'employe's dans les ONG qui "travaillent" dans la region. J'y ai rencontre' des jeunes et des moins jeunes aux parcours de vie, convictions et aspirations diverses comme : - Holly, la jeune australienne qui parcourt le Cambodge et la Thailande pour trouver des orphelinats qu’elle voudrait aider en organisant une expo de photos a’ Melbourne. La vente de ces photos est reverse’e integralement aux orphelinats participants a’ ce projet. Elle a un bienfaiteur qui lui a donne’ 500 $, somme qu’elle a utilise’ pour acheter des petits appareils photo et le development des photos faites dans le village par les orphelins. J’ai achete’ une photo noir et blanc prise par Vibol, un jeune cambodgien de 14 ans: orphelin de parents morts du SIDA et lui aussi atteint de cette maladie qui n’en finit pas de faire des ravages parmi les plus demunis. - Un petit bout de femme dans la soixantaine, voyageuse et courageuse. Annick ne parle pas l'anglais et pourtant elle voyage a' travers l'Asie pendant plusieurs mois dans l'anne'e avec sa petite valise dans laquelle elle transporte tout ce qu'elle possede. Elle ne retourne en France qu'en ete' pour visiter ses enfants et ses amis. Elle prefere voyager que payer un loyer et rester en France. Sa petite pension ne lui permet pas les deux. - Un idealiste suedois qui vient plusieurs fois par ans et traverse la frontiere pour aider l'arme'e de liberation shan. Il parle le shan couramment. Ses bras sont tapisse's de tatouages lie's aux mouvements independantistes shan : le drapeau shan et " Union Democratic Front" qui est le nom d'une des milices shans qui se bat contre l'arme'e birmane pour etablir un etat independant shan don’t l'extreme partie a' l'est = le fameux triangle d'or. Il loue un gros tout-terrain pour transporter ce dont la milice a besoin en medicaments, nourriture, materiaux de construction mais doit justifier la raison pour laquelle il veut passer de l'autre cote' et doit demander prealablement la permission a' la prefecture de MHS car n'importe qui ne peut pas traverser la frontiere et entrer dans la zone de combat qui sevit a’ la frontier du nord de la Thailande. - Des curieux comme l'espagnol qui me raconte qu'il est ici pour prospecter la possibilite' de faire un documentaire dans un de ces camps de refugie's. Il est decu car c'est impossible sans la permission d'une agence gouvernementale a' Bankok. Il est evident qu'on ne rentre pas dans un camp de refugie's comme dans un moulin. Il decide alors de prendre sa moto et d'aller localiser par lui-mm ces camps discretement cache's pres de MHS mais loin de la route nationale. Un chemin terreux se presente a' lui et il l'emprunte pour qq km. A la sortie d'un virage, un poste frontalier se dresse devant lui et au loin une pancarte "Thai-Myamar" Border". 2 militaires au regard hargneux, qui de leur main font un geste qui veut dire, sans equivoque "rebroussez chemin, vous n'avez rien a' faire ici". Mon aventurier surpris fait marche arriere et retourne sur la route nationale en laissant un nuage de poussiere derriere lui. - Un couple d’aventureux qui traverse l'Asie en velo depuis la Nouvelle Zelande en passant par l'Australie, l'Indonesie, la Malaisie etc...pour arriver a' Londres a' temps pour les Jeux Olylpiques en 2012 - Un vieux hippy americain aux longs cheveux blancs, ancien veteran de la guerre du Vietnam. Il a decouvert la Thailande lors de ses permissions et est revenu qq anne'es plus tard pour s'y installer. Il semble avoir fume' un peu trop d'opium car il divague souvent, repete les mm histoires lors de ses visites dans notre cafe'. Il aime dispenser des conseils et nous faire savoir qu'il a des contacts importants dans cette ville qui l'aident pour ce qui concerne le renouvellement de ses visas. Il m'explique qu'avec qq milliers de baht tout est possible ici. Il aime raconter, qu'un beau jour il a decide' de quitter la US airforce parcequ'il ne supportait plus de pilonner des villages vietnamiens du haut de son F4 (?).Il nous a dit cela', froidement et sans etat-d'ame evidente. - Un misogyne norvegien marie' a' une thailandaise qui raconte a’ tous ceux qui veulent bien l’ecouter que les thailandaises sont sans vergognes.Avec une forte voix pour que toute l'assistance puisse l'entendre, il disait aussi qu’il n’etait pas dupe des manigances des "thai ladies" des bars de Pattaya experte dans l'art de se faire entretenir. Il ricanait lorsqu'il dit que ces belles prennent les les "hommes blancs" pour des portefeuilles sur pattes. Il se sentait fier d'avoir compris leur jeu de seduction et de flatteries qui vont droit au coeur de ces messieurs en manque d’amour. Elles sont aussi voleuses . Il nous dit avec une certain fierte’ que tous les soirs, il teste sa femme en mettant son porte-feuille bien en evidence sur la commode après avoir compte’ les billets et qu’il verifie des son reveil. D’apres lui, ells sont aussi menteuses et pour illustrer ce point, il nous raconte une anecdote. Un jour, il a entendu une femme, sur le palier de son parloir de massage, dire a’ son interlocuteur au telephone, : “ Hello darling, oui je vais bien, je suis chez ma mere au village, je pense a’ toi , oui je t’aime. Il ricanait. - un illumine' chretien qui cherche a' convertir les jeunes voyageurs dans une secte obscure appele’e Eckankar.
LE TEMPLE DU LAC
Un apres-midi, je me promenais dans le temple Shan qui domine le petit lac de la ville. C'est une batisse toute en bois dont le toit est decore' par de la dentelle en etain argente' qui scintille lorsque le soleil est au zenith. Je me dechausse et monte les marches pour me recueillir devant le Buddha. Un beau plancher de bois de teck fonce' et burine' par les milliers de genoux qui se sont prosterne's, s'etale devant moi. Un moine un peu grassouillet m'acueille avec un sourire edente'. Il se presente : mon nom est Akhram" et me demande le mien. Ma visite au temple lui procure un plaisir evident. Il me montre comment saluer le Buddha. On se met a' genoux tous les deux. On salue le Bouddha avec nos mains jointes en form de lotus. On se prosterne la tete touchant le plancher 3 fois et on se releve. Il me demande si je suis marie'e et je lui reponds que non. Un autre sourire edente' et d'une voix plutot aigue me dit que je devrais devenir nonne. Il me decrit dans son anglais moins que basic la robe que je devrais porter et avec un petit rire malicieux, me dit que je devrais aussi me raser la tete. Pour couronner le tout, il me dit que nous serons alors "frere et soeur". Il me fait visiter le reste du temple et me montre les belles images peintes sur verre qui raconte les moments symboliques de la vie du Buddha. Elles proviennent de la Birmanie. Elles sont arrive'es dans ce temple au debut du siecle passe'. Du coin de l'oeil, etandu sur un tapis bleu, a' gauche du Buddha, j'appercois un chat tigre'. Il dormait paisiblement, a' l'aise au frais comme chez lui…. Les véritables possessions du moine sont très réduites, et il doit considérer tout autre objet comme un prêt que lui fait l’Ordre. Il n’a que huit biens indispensables : - une toge du dessus à double épaisseur, pour la saison froide ou porté lors d’occasions formelles - un vêtement du dessus à simple épaisseur - un vêtement monastique utilisé comme sous-vêtement, enroulé autour de la taille - une ceinture pour le vêtement de dessous - un bol pour recueillir la nourriture - un rasoir - une aiguille (nécessaire à couture) pour réparer ses vêtements - un filtre à eau pour ôter les êtres vivants de son eau afin que ni lui ni eux ne soient blessés. Vers la fin de ma visite, il me passe autour de la poigne'e un bracelet orange tout en ce faisant murmure quelque benediction et me souhaite bonne sante' et bonheur. Je le salue avec un "wai" et un sourire et je me dirige vers le ficus ou' je dois retrouver Tong pour savourer les dernieres minutes dore'es d'un soleil couchant. Tong voudrait faire une retraite solitaire d'un mois dans la foret. Il se nourrira de ce qu'il trouvera ( plantes, racines, fruits, et qq fois de riz que des villageois genereux auraient depose's discretement a' ses pieds. Il n'aura qu'un bol pour mendier (mais qu'il fera rarement car il vivra en solitaire), un drap pour se coucher, un rasoir, une aiguille pour rapecier sa robe et une ombrelle pour la pluie et le soleil. Il devra faire face a' la faim et a' la soif, a' ses peurs des esprits malveillants, des animaux tels que le cobra et l'ours, les tigres ( il en existe encore qq uns ), des moustiques, des scorpions, des araigne'es etc.Il n'aura pas de maitres car il aura deja' acquis par une etude personelle des notions approfondies. Les heures seront consacre'es au recueillement dans le silence et dans la meditation afin d'acquerir une force interieure, developper la patience et travailler sur l'abolition de ses desirs.Il me parle de son desir de retraite en solitaire avant de se marier pour acquerir des merites pour sa mere qu'il aime profondement et qu'il veut heureuse car elle avait beaucoup souffert lors de sa vie commune avec le tyrannique pere de Tong. Maintenant elle vit a' Chiang Mai, marie'e a' un Thai qui la traite avec respect et qui l'aime. A l'occasion de l'anniversaire du roi, une cinquantaine de thailandaises venues specialement de BKK, lui ont dedie' 3 jours de vie monastique dans notre temple. Des banderoles jaunes canari ( la couleur royale ), ainsi que des fanions, des lampions, des pompons et des fleurs de la mm couleur decorent le temple pour l'occasion. Le portrait du roi plus grand que nature trone a' l'entre'e du temple. 4h du matin, un son de cloche, des chiens qui aboient dont un qui hurle. Je sors de ma chambre en robe de nuit, une couverture sur le dos et me dirige vers le lac. Les feux du temple m'offrent une vision feerique a' travers la brume cotonneuse qui l'enveloppe durant la saison fraiche. Une voix grave offre des benedictions, dispense des conseils, rassure, conseille et puis un chant devotionel, une melope'e aux sons repetitifs, presque lugubres en pali vient jusqu'a' moi. 6h du matin. Les prieres, la recitations des mantras, le sermon s'arretent comme par enchantement. Un silence pure s'etale sur l'eau du lac. Les femmes, tout en blanc se tiennent debout devant l'enceinte du temple comme des fantomes. Certains choisissent de se prosterner. Elles se courbent a' l'approche de la file silencieuse des bonzes. Leurs mains tendues font don de leurs offrandes. Les bonzes avancent, lentement, les yeux baisse's et tendent leur bols.
LOY KRATHONG Le premier dimanche que j'ai passe' a' MHS etait la fete de Loy Kaprong, fete d'origine hindoue, dedie'e a' la deese de l'eau durant laquelle les bouddhistes (et moi) allument des nacelles faites avec une rondelle de tronc de bananiers qui flotte, recouvert de ses feuilles et harmonieusement decore'e de fleurs, une bougie et 3 batons d'encens qu'ils lachent sur l'eau en faisant des voeux de bonheur, de bonne sante' et de richesse pour tous ceux qu'ils aiment et souhaitant que tout ce qui est negatif dans leur vie soit emporte' par l'eau. Cela' se passe des que la nuit est tombe'e et tres vite le lac scintille de mille feux. Dans la ferveur du moment, ils ont aussi lache' des lanternes blanches vers une lune perle'e bien pleine, au-dessus du temple. Des petards et un feu d'artifice recouvraient une musique gresillante d'influence chinoise alternant avec des chansons sentimentales thai qui peinait a' se faire entendre.
LE MARCHE DU SOIR Le soir, un fine brise raffraichit l'air. Comme tous les soirs, je jette un regard vers le haut de la montagne, et comme tous les soirs, je suis emerveille'e par les lumieres scintillante de la pagode qui semble suspendue a' la lune par un fil de plomb transparent. Autour du lac, assises en tailleur, a' mm le sol, des femmes Hmung au visage de lune et teint perle' etalent leurs sacs fabrique's a' partir de tissus tisse's sur des metiers en bois traditionels et brode's de fils rouges, jaunes, oranges et pompons pour la touche feminine. J'en voie quelquefois, sous la lumiere blafarde d'un lampadaire enfiler des perles swarowsky ou broder des graines d'un acacia sous lequel elles sont assise avec des doigts de fe'es pour qq bahts. Peu cher paye' ce travail manuel qui fait courber l'echine et rend presque aveugles ces femmes laborieuses et resigne'es. Elles ont souvent leurs enfants avec elles, un be'be' endormi au creux de leurs jambes croise'es ou porte' au sein. Elles sont habille'es traditionellement en pantalon en toile de coton fonce', a' bordure brode'es, franges perle'es et decorations de pieces metalliques sur la jaquette (tribue Hmong) ou un scapulaire de velours bleu fonce' sur une chemise colore'e et pantalon noir aussi en velours (tribue Liseu). Des femmes Karens sont en sarong et haut tisse' blanc pour les jeunes filles et fonce's pour les femmes marie'es. Elles sourient a' mon passage. Elle me reconaissent car je m'arrete souvent pour regarder leurs jolis sacs qui me tentent. Mais que faire? Je ne peux quand mm pas acheter un sac de chaque tribue. J'essaie les qq mots de thai que je connais. Je leur dit que je n'ai pas d'argent sur moi. Avec un sourire charmeur, elles pointent la banque de l'autre cote' de la rue. Je rigole et elles aussi. Des vendeurs de breloques, de Buddhas, de chaussettes, de jouets en plastic, de boites lacque'es de Birmanie, de friandises, de T shirts sont aussi installe's autour du lac. Des jeunes filles de Bankok, par groupes de 4, jean serre' et escarpins fins, deambulent langoureusement en sirotant un cafe' glace'. QQ touristes europeens charme'es par la vue des petites lumieres sur le lac et les lampions dans un ciel d'encre sourient. J'ai un petit creux. Je retrouve Tong, mon ami pour un repas du soir et on se dirige vers le parc ou' sont installe's des marchands ambulants qui concoctent des plats savoureux et surtout pas chers. Entre 30 cts et 2 frs, je me regale de: de soupe aux nouilles, emince's de porc et raviolesdes petits carre's de gateau de riz gluant caramelise's fondantdes crepes fines a' la creme de coco et lait evapore' delicieusesdes curry birmans tres piquants et riz gluant servi dans une feuille de bananierde la salade de papaye et cacahouetes, assaisonne'e de citron vert, sucre et dsauce de poisson que je connais biendu poisson et des cuisses de poulets fritsdes brochettes de bout de poulet a' la sauce de cacahouetesdes friandises a' la graine de sesame et carameldes fruits pele's, finement coupe'e et soigneusement emballe's dans une pochette en ( malheureusement ) plasticde pieds de cochons a' 5 parfums que mes papilles n'ont pas encore teste'.J’appercois un un jeune ladyboy en jeans serre’, taille basse et T shirt avec un coeur en paillettes qui recouvre ses seins a’ peine prononce’s. Il faisait des pirouettes devant son stand de beignets, un eventail a’ la main, ses longs cheveux qui lui couvraient les fesses tournoyaient autour de ses hanches. Il lancait des clins d’oeil coquins a’ un male europeen qui passait. Son spectacle de seducteur termine’, j’ai commande’ mon souper. Ne trouvant plus de place libre a' une petite table sur le gazon, je demande a' Apres mon repas, discretement, je ramasse ce que les autres ont laisse' dans leurs assiettes et je remplis mon sac en plastic d'os de poulet, de restes de poisson, de bout de gras de porc et du riz que je distribue aux chiens couche's sur mon chemin vers ma guesthouse.
Auto-stop Lyon-Andalousie English translation pending
Bonjour à tous !
Je me présente, je m'appelle Pierrick, j'ai 18 ans depuis peu. J'ai toujours rêver de voyager, et j'aimerais monter un projet pour cet été 2011 ( pour l'instant seul, il est possible que j'en parle a des amis, ou alors que je cherche un compagnon de voyage si personne n'est de la partie ).
J'ai beaucoup d'attachement pour ce pays qu'est l'Espagne, pour sa culture, et même sa langue. Et j'aimerais donc préparer un vrai trip au cœur de l'Espagne, en auto-stop, jusqu'en Andalousie !
Bien sur ce projet n'est encore qu'une ébauche, c'est pour cela que je viens demander une multitude de renseignements avant mon probable départ 😉.
Tout d'abord, je me suis mis en tête de consacrer entre 2 et 4 semaines pour faire un aller retour complet, j'aimerais avoir vos avis la dessus, car d'après ce que j'ai lu, l'auto-stop n'est pas vraiment ancré dans les mœurs espagnols. De plus, quel budget consacrer pour un tel parcours ? En sachant que je compte me loger au maximum gratuitement, par le biais de ma tente 🤪, et sûrement aussi avec l'aide de couchsurfers, ou de personnes qui voudraient bien m'accueillir et qui me paraitraient honnêtes. C'est pour cela que je vous pose la question du budget, je pense que 200 euros sont suffisants pour manger ( honnête ? sachant que je vais pas la jouer difficile ). Par contre j'ai du mal a voir de quoi j'aurais besoin sur place, qu'est ce que j'aurais besoin de payer, si quelqu'un peut me guider..
Je vis peut-être encore au pays des bisounours, cela vous paraît peut-être inconscient mais je pense que d'autres avant moi ont réussis des choses bien plus difficiles 😛. Question sécurité, j'aimerais avoir l'avis d'auto-stoppeurs qui ont voyagés un peu de partout sur le globe, je pense qu'une bombe lacrymogène et un couteau ne seront pas de trop, histoire de dissuader si j'ai des ennuis ...
Enfin, la question du matos.. une carte, j'ai un pc portable ( je ne sais pas si il est souhaitable que je l'emporte avec moi ), des bouteilles, je pense que la question de l'eau va être primordiale surtout dans le sud de l'espagne, de la crème solaire ! 😄 Une tente, un appareil photo, de quoi lire, écrire, une trousse de premiers secours ( Se faire assurer a l'étranger aussi, ca peut aider ), prévoir toujours plus de nourriture qu'on a besoin, de quoi réchauffer des aliments .. Si quelqu'un veut compléter cette liste très loin d'être parfaite je suis à l'écoute.
Bon je crois que j'ai fait le tour de la question, juste un dernier point, comment s'en sortir avec ses vêtements ( oui ma mère a toujours été responsable de mon linge 😛 ) et son hygiène en général, j'ai pas envi d'effrayer les gens ! Par exemple des astuces sur des endroits où il est possible de se laver, ou des choses que j'imagine pas encore mais qui ont manqués à des voyageurs.. Partagez vos idées 😉
Je vous demande énormément de choses j'en suis conscient, mais si vous pouvez m'appuyer sur ne serait-ce qu'un point, je vous en serai reconaissant.
Merci d'avance, bonne journée 🙂
Je me présente, je m'appelle Pierrick, j'ai 18 ans depuis peu. J'ai toujours rêver de voyager, et j'aimerais monter un projet pour cet été 2011 ( pour l'instant seul, il est possible que j'en parle a des amis, ou alors que je cherche un compagnon de voyage si personne n'est de la partie ).
J'ai beaucoup d'attachement pour ce pays qu'est l'Espagne, pour sa culture, et même sa langue. Et j'aimerais donc préparer un vrai trip au cœur de l'Espagne, en auto-stop, jusqu'en Andalousie !
Bien sur ce projet n'est encore qu'une ébauche, c'est pour cela que je viens demander une multitude de renseignements avant mon probable départ 😉.
Tout d'abord, je me suis mis en tête de consacrer entre 2 et 4 semaines pour faire un aller retour complet, j'aimerais avoir vos avis la dessus, car d'après ce que j'ai lu, l'auto-stop n'est pas vraiment ancré dans les mœurs espagnols. De plus, quel budget consacrer pour un tel parcours ? En sachant que je compte me loger au maximum gratuitement, par le biais de ma tente 🤪, et sûrement aussi avec l'aide de couchsurfers, ou de personnes qui voudraient bien m'accueillir et qui me paraitraient honnêtes. C'est pour cela que je vous pose la question du budget, je pense que 200 euros sont suffisants pour manger ( honnête ? sachant que je vais pas la jouer difficile ). Par contre j'ai du mal a voir de quoi j'aurais besoin sur place, qu'est ce que j'aurais besoin de payer, si quelqu'un peut me guider..
Je vis peut-être encore au pays des bisounours, cela vous paraît peut-être inconscient mais je pense que d'autres avant moi ont réussis des choses bien plus difficiles 😛. Question sécurité, j'aimerais avoir l'avis d'auto-stoppeurs qui ont voyagés un peu de partout sur le globe, je pense qu'une bombe lacrymogène et un couteau ne seront pas de trop, histoire de dissuader si j'ai des ennuis ...
Enfin, la question du matos.. une carte, j'ai un pc portable ( je ne sais pas si il est souhaitable que je l'emporte avec moi ), des bouteilles, je pense que la question de l'eau va être primordiale surtout dans le sud de l'espagne, de la crème solaire ! 😄 Une tente, un appareil photo, de quoi lire, écrire, une trousse de premiers secours ( Se faire assurer a l'étranger aussi, ca peut aider ), prévoir toujours plus de nourriture qu'on a besoin, de quoi réchauffer des aliments .. Si quelqu'un veut compléter cette liste très loin d'être parfaite je suis à l'écoute.
Bon je crois que j'ai fait le tour de la question, juste un dernier point, comment s'en sortir avec ses vêtements ( oui ma mère a toujours été responsable de mon linge 😛 ) et son hygiène en général, j'ai pas envi d'effrayer les gens ! Par exemple des astuces sur des endroits où il est possible de se laver, ou des choses que j'imagine pas encore mais qui ont manqués à des voyageurs.. Partagez vos idées 😉
Je vous demande énormément de choses j'en suis conscient, mais si vous pouvez m'appuyer sur ne serait-ce qu'un point, je vous en serai reconaissant.
Merci d'avance, bonne journée 🙂
Vacances en Bretagne l'été sans réserver les hébergements? English translation pending
Bonjour,
Est-ce que je dois réserver absolument les hébergements pour passer une semaine en Bretagne durant l'été. La pluie me fait peur... alors s'il y a du soleil, on passe une semaine entière... mais l'idée est qu'on a certainement pas envie de passer une semaine sous la pluie alors si on n'a pas de réservation on pourra alors filer vers une destination plus ensoleillée.
Est-ce que je dois réserver absolument les hébergements pour passer une semaine en Bretagne durant l'été. La pluie me fait peur... alors s'il y a du soleil, on passe une semaine entière... mais l'idée est qu'on a certainement pas envie de passer une semaine sous la pluie alors si on n'a pas de réservation on pourra alors filer vers une destination plus ensoleillée.
Avis sur itinéraire de six semaines au Japon? English translation pending
Bonjour à tous!
Après avoir épluché guides et le net, et "harcelé" un peu de questions CalamityJane que je ne remercierai jamais assez de son aide...Je vais enfin soumettre mon itinéraire à vos yeux d'experts afin de bénéficier de vos conseils avisés :)..
Juste le mini topo de base, je partirais seule (femme, 33 ans, genève :D) du 14 mars au 23 ou 24 avril 2011..Mon budget pourra aller jusqu'à 6'500 euros environ..ha et c'est mon premier voyage au Japon...dont je rêve depuis trèèèèèèèèèès longtemps..J'ai un mini-minimum de connaissances en japonais mais bon..:s
L'ordre des jours des day-trips à Kyoto et Tokyo sont à titres indicatifs, à voir avec le temps et les envies sur place :). Je n'ai pas encore tout à fait démêlé les horaires/prix/pass des transports mais j'y suis presque. Et je n'ai pas encore réservé ni l'avion ni d'hôtel mais c'est planifié pour cette semaine.
Et oui je suis une fan de parc d'attractions, surtout Disney (cf les 3 derniers jours ^-^)
Merci de l'aide que vous pourriez m'apporter!
Donc voici:
J1 mar : Arrivée Osaka 10h00.
Express Nankai Rapid : 35mn, 1'400.
è 11h30-12h00 : Hôtel Osaka.
Tournoi de Sumo : 8h début --> « mini »
15h : 2e division
16h : les « fat »
18h : Fin.
Après-midi suffisant pour apprécier/ « rentabiliser » le billet?
Aquarium : ouvert jusqu’à 20h.
Soirée, balade + miam.
Nuit : Osaka.
J2 mer : Osaka – Hiroshima : 1h30, 9'470.
Matin : Dôme, Mémorial, parc.
Aprèm : Hiroshima – Miyajima, 30mn / 1h30.
Nuit : Miyajima
J3 jeudi: Miyajima.
Matin : encore un peu Miyajima ou depart direct?
Miyajima – Washuzan/Kojima : 1h45, 7’200. +20mn et ? yen.
Demander un plan (en japonais mais bien illustré) à la gare de Kojima. Devant la gare, prendre un bus jusqu'à Washuzan (env. 20 min) et grimper jusqu'à l'observatoire. La vue sur le pont Seto-Ohashi et sur la mer (Seto-Nai-Kai) parsemée d'îles de toutes tailles est fantastique.
De retour à Kojima, traverser la gare, marcher 5 minutes jusqu'au port et prendre la vedette rapide qui passe autour et sous le pont (env. 40 min).
à Kojima-Kurashiki. (45mn, 1’250)
Nuit : Kurashiki.
J4 ven : Kurashiki
Matin : Kurashiki
Fin mat.-début aprèm : Kurashiki – Matsue : 2h20, 5'550.
Château, coucher de soleil, résidence de samouraïs, Lafcadio Hearn.
Nuit : Matsue
J5 sam : Matsue – Kyoto : 4h, 11’980.
Nuit : Kyoto
J6-J10 : Kyoto (5.5 jours purs à Kyoto)
J11-13 : 1. Hikone & Nagahama (château, jardin) (50mn/16-26mn)
2. Nara : 40mn, 690-1110.
3. Himeji bâché ??/ / Kobe / Universal Osaka ou autre.
Nuit 6-13 : Kyoto
J14 lun : Kyoto – Inuyama 1h30, 6’180
Château et maison de thé : trésors nationaux.
Nuit : Inuyama ou Nagoya ? (un peu de temps pour un peu visiter Nagoya aussi ?)
J15 mar: Nagoya – Kanazawa : 2h30, 7’800.
Nuit : Kanazawa
J16 : Kanazawa.
Jardin, musée du Nô, d’art, quartier des geishas…etc…
Nuit : Kanazawa.
J17 jeu : Kanazawa – Takayama : 2h30, 5’840
Maison historique du gvt, demeures de marchands, Yoshijima-ke, chars du Matsuri + masques et instruments, laques, marché du matin!
Nuit : Takayama.
J18 ven : Takayama.
Nuit : Takayama
J19 sam:
Takayama-KisoFukushima 3h, 7'840.
Nuit : Kiso-Fukushima.
J20 dim: KisoFukushima – Nakatsugawa (35mn, 2'410) – Magome (20mn, 320) : 55mn, 2'730.
Rejoindre Tsumago à pied --> 2h30.
Ou bus Magome – Tsumago : 25mn, 600.
Nuit : Tsumago
J21 lun:
+20mn Magome / +45mn Tsumago
Nakatsugawa – KisuFukushima : 35mn, 2’410
KisoFukushima – Matsumoto : 1h20, 4’180
Environ 2h30 total
Matsumoto
Château en bois classé trésor national, musée des estampes
Temps suffisant pour visiter ??
Nuit : Matsumoto
J22 mar : Matsumoto – Nagano : 1h15, 1'110.
Nagano – Sendai : 2h30, 15'620.
Sendai-Shiogama : 16mn, 230.
Shiogama- Matsushima bateau : 50mn, 1’420/2’220 (un toutes les heures entre 9h30 et 15h)
Nuit : Matsushima
J23 merc : Matsushima.
Matsushima-Sendai : 35mn, 400.
Sendai – Nikko : 2h20, 8'820.
Nuit : Nikko
J24 jeu : Nikko
Nikko-Tokyo : 2h, 5'430.
Nuit: Tokyo
J25-J40 : Tokyo.
J25 : Tokyo
J26 : Tokyo
J27: Tokyo
J28 : Tokyo
J29 : Tokyo
J30: Kamakura
J31:Ghibli
J32ven : Tokyo
J33 sam :Tokyo.
J34: Yokohama
J35: Hakone ou Fuji-Go-Ko à nuit sur place.
J36: Hakone ou Fuji-Go-Ko. Nuit : Tokyo
J37 : Disney
J38 : Disney
J39 : Disney
J40 : depart.
Après avoir épluché guides et le net, et "harcelé" un peu de questions CalamityJane que je ne remercierai jamais assez de son aide...Je vais enfin soumettre mon itinéraire à vos yeux d'experts afin de bénéficier de vos conseils avisés :)..
Juste le mini topo de base, je partirais seule (femme, 33 ans, genève :D) du 14 mars au 23 ou 24 avril 2011..Mon budget pourra aller jusqu'à 6'500 euros environ..ha et c'est mon premier voyage au Japon...dont je rêve depuis trèèèèèèèèèès longtemps..J'ai un mini-minimum de connaissances en japonais mais bon..:s
L'ordre des jours des day-trips à Kyoto et Tokyo sont à titres indicatifs, à voir avec le temps et les envies sur place :). Je n'ai pas encore tout à fait démêlé les horaires/prix/pass des transports mais j'y suis presque. Et je n'ai pas encore réservé ni l'avion ni d'hôtel mais c'est planifié pour cette semaine.
Et oui je suis une fan de parc d'attractions, surtout Disney (cf les 3 derniers jours ^-^)
Merci de l'aide que vous pourriez m'apporter!
Donc voici:
J1 mar : Arrivée Osaka 10h00.
Express Nankai Rapid : 35mn, 1'400.
è 11h30-12h00 : Hôtel Osaka.
Tournoi de Sumo : 8h début --> « mini »
15h : 2e division
16h : les « fat »
18h : Fin.
Après-midi suffisant pour apprécier/ « rentabiliser » le billet?
Aquarium : ouvert jusqu’à 20h.
Soirée, balade + miam.
Nuit : Osaka.
J2 mer : Osaka – Hiroshima : 1h30, 9'470.
Matin : Dôme, Mémorial, parc.
Aprèm : Hiroshima – Miyajima, 30mn / 1h30.
Nuit : Miyajima
J3 jeudi: Miyajima.
Matin : encore un peu Miyajima ou depart direct?
Miyajima – Washuzan/Kojima : 1h45, 7’200. +20mn et ? yen.
Demander un plan (en japonais mais bien illustré) à la gare de Kojima. Devant la gare, prendre un bus jusqu'à Washuzan (env. 20 min) et grimper jusqu'à l'observatoire. La vue sur le pont Seto-Ohashi et sur la mer (Seto-Nai-Kai) parsemée d'îles de toutes tailles est fantastique.
De retour à Kojima, traverser la gare, marcher 5 minutes jusqu'au port et prendre la vedette rapide qui passe autour et sous le pont (env. 40 min).
à Kojima-Kurashiki. (45mn, 1’250)
Nuit : Kurashiki.
J4 ven : Kurashiki
Matin : Kurashiki
Fin mat.-début aprèm : Kurashiki – Matsue : 2h20, 5'550.
Château, coucher de soleil, résidence de samouraïs, Lafcadio Hearn.
Nuit : Matsue
J5 sam : Matsue – Kyoto : 4h, 11’980.
Nuit : Kyoto
J6-J10 : Kyoto (5.5 jours purs à Kyoto)
J11-13 : 1. Hikone & Nagahama (château, jardin) (50mn/16-26mn)
2. Nara : 40mn, 690-1110.
3. Himeji bâché ??/ / Kobe / Universal Osaka ou autre.
Nuit 6-13 : Kyoto
J14 lun : Kyoto – Inuyama 1h30, 6’180
Château et maison de thé : trésors nationaux.
Nuit : Inuyama ou Nagoya ? (un peu de temps pour un peu visiter Nagoya aussi ?)
J15 mar: Nagoya – Kanazawa : 2h30, 7’800.
Nuit : Kanazawa
J16 : Kanazawa.
Jardin, musée du Nô, d’art, quartier des geishas…etc…
Nuit : Kanazawa.
J17 jeu : Kanazawa – Takayama : 2h30, 5’840
Maison historique du gvt, demeures de marchands, Yoshijima-ke, chars du Matsuri + masques et instruments, laques, marché du matin!
Nuit : Takayama.
J18 ven : Takayama.
Nuit : Takayama
J19 sam:
Takayama-KisoFukushima 3h, 7'840.
Nuit : Kiso-Fukushima.
J20 dim: KisoFukushima – Nakatsugawa (35mn, 2'410) – Magome (20mn, 320) : 55mn, 2'730.
Rejoindre Tsumago à pied --> 2h30.
Ou bus Magome – Tsumago : 25mn, 600.
Nuit : Tsumago
J21 lun:
+20mn Magome / +45mn Tsumago
Nakatsugawa – KisuFukushima : 35mn, 2’410
KisoFukushima – Matsumoto : 1h20, 4’180
Environ 2h30 total
Matsumoto
Château en bois classé trésor national, musée des estampes
Temps suffisant pour visiter ??
Nuit : Matsumoto
J22 mar : Matsumoto – Nagano : 1h15, 1'110.
Nagano – Sendai : 2h30, 15'620.
Sendai-Shiogama : 16mn, 230.
Shiogama- Matsushima bateau : 50mn, 1’420/2’220 (un toutes les heures entre 9h30 et 15h)
Nuit : Matsushima
J23 merc : Matsushima.
Matsushima-Sendai : 35mn, 400.
Sendai – Nikko : 2h20, 8'820.
Nuit : Nikko
J24 jeu : Nikko
Nikko-Tokyo : 2h, 5'430.
Nuit: Tokyo
J25-J40 : Tokyo.
J25 : Tokyo
J26 : Tokyo
J27: Tokyo
J28 : Tokyo
J29 : Tokyo
J30: Kamakura
J31:Ghibli
J32ven : Tokyo
J33 sam :Tokyo.
J34: Yokohama
J35: Hakone ou Fuji-Go-Ko à nuit sur place.
J36: Hakone ou Fuji-Go-Ko. Nuit : Tokyo
J37 : Disney
J38 : Disney
J39 : Disney
J40 : depart.
Jeu des photos (52ème épisode) English translation pending
Bonjour à tous,
Le précédent post ayant atteint le seuil des 500 discussions, il est temps d' en ouvrir un nouveau Je vous soumets ce cliché avec comme questions:
Où se trouve cette maison? A qui appartenait elle?
Le précédent post ayant atteint le seuil des 500 discussions, il est temps d' en ouvrir un nouveau Je vous soumets ce cliché avec comme questions:
Où se trouve cette maison? A qui appartenait elle?
4x4 trip to Egypt in the Libyan Desert?
Hello,
Taking the boat from VENICE to Alexandria is easier than going through Tunisia and Libya.
We’re putting together a group to split costs for a trip in 2011 or early 2012.
Inshallah.
I’m looking for people who’ve recently crossed the Libyan Desert—sand sea, oases, etc.—with their 4x4s.
Any info is welcome, thanks in advance.
Things like:
Entry formalities for the 4x4.
Agencies and guides for the desert.
Military requirements.
Fuel, etc.
Thanks again.
Saharan greetings.
Guesthouses à recommander au Cambodge English translation pending
Apres avoir sollicite les VFnautes, je viens, a mon tour,
donner mon avis sur les 2 guesthouses que nous avons
ferquentees.
La Europe Guesthouse a Phnom Penh.Elle est situee pres des
quais, au 51 de la 136eme rue.Seng, le proprietaire, est super sympa.
Par contre. je conseille de choisir une chambre eloignee de la rue.Sinon,
on peut etre reveille des 3 h. du matin.
A Kampot, nous sommes alles aux Manguiers>Le cadre est superbe, l accueil
chaleureux, les repas bons et copieux.Le light set a 5 euros est largement suffisant.
Par contre, il est bien excentre.Il faut 20 minutes en tuk tuk(compter 3 dollars voire 4!)
Enfin, les excursions proposees sont sans interet et cheres, notamment la ferme du poivre
l ile des Lapins et la grotte.😐
Se baigner dans le Gange English translation pending
bonjour,
j'ai une envie, un reve...me baigner dans le gange
je serai a varanasi d'ici 15j et je voudrais connaitre votre expérience, vos conseils
est ce envisageable ou opération gastro hospital assurée???
j'attends vos avis
merci
Séjour au Liban la première quinzaine de janvier English translation pending
Amis voyageurs bonjour!
J'écris aujourd'hui (pour la première fois sur ce site, ô combien consulté auparavant) car je prépare un voyage au iban pour la première quinzaine de janvier.
Je cherche par conséquent des informations, des conseils, des adresses, des bons plans et tout autre suggestion de la part de voyageurs qui ont eu la chance de découvrir cette partie du globe.
Pour vous donner une idée de ce vers quoi on tend voici quelques infos me concernant: je voyage avec mon ami, nous sommes 30naires, et ne connaissons pas du tout cette région, nous arriverons à Beyrtouh et songeons (vu les distances) à parcourir le pays voire à faire un saut à Damas.
Nous avons un peu plus d'une douzaine de jours sur place, et un budget moyen (40$ par nuit pour l'hébergement, déjeuners sur le pouce et dîners dans restos traditionnels, voyages en bus et taxis). Quel budget devons-nous prévoir?
Je remercie par avance toutes les personnes qui auront et prendront le temps de me répondre, de partager avec moi ainsi que les lecteurs du forum tous les bons tuyaux et suovenirs qu'ils ont sur cette région du monde.
A tous, je souhaite de beaux voyages!
M
J'écris aujourd'hui (pour la première fois sur ce site, ô combien consulté auparavant) car je prépare un voyage au iban pour la première quinzaine de janvier.
Je cherche par conséquent des informations, des conseils, des adresses, des bons plans et tout autre suggestion de la part de voyageurs qui ont eu la chance de découvrir cette partie du globe.
Pour vous donner une idée de ce vers quoi on tend voici quelques infos me concernant: je voyage avec mon ami, nous sommes 30naires, et ne connaissons pas du tout cette région, nous arriverons à Beyrtouh et songeons (vu les distances) à parcourir le pays voire à faire un saut à Damas.
Nous avons un peu plus d'une douzaine de jours sur place, et un budget moyen (40$ par nuit pour l'hébergement, déjeuners sur le pouce et dîners dans restos traditionnels, voyages en bus et taxis). Quel budget devons-nous prévoir?
Je remercie par avance toutes les personnes qui auront et prendront le temps de me répondre, de partager avec moi ainsi que les lecteurs du forum tous les bons tuyaux et suovenirs qu'ils ont sur cette région du monde.
A tous, je souhaite de beaux voyages!
M
Avis sur itinéraire en Thaïlande du 9 au 25 février 2011? English translation pending
Me revoili me revoila après maintes et maintes réflexions pour vous soumettre cet ultime ébauche d'itinéraire. Il a l'air de me satisfaire plus que les autres, car j'ai l'impression qu'il ne me fera pas trop courir, avec mes 2 tits bouts (mais déjà presque grands ! 11 et 7 ans). Qu'en pensez-vous ? Validation avant réservations ?Mer. 09/02 : Arrivée à 14h25 à Bangkok. (on aura passé 3 jours à visiter quelques temples d’Angkor). Minibus pour Kanchanaburi. 2/3 heures de route. Arrivée à Kanchanaburi vers 17h30. Nuit à Kanchanaburi. Jeu. 10/02 : (1er jour avec Safarine) A 9h00 Safarine vient nous chercher à l’hôtel. Journée visite du Prasat Muang Sing, ruines d'un temple Khmer du style Bayon, ancienne frontière Ouest de l'Empire Khmer. Grotte de Krasae et pont de la Rivière Kwaï. Déjeuner aux cascades de Sayoke Noi. Puis VTT : promenade dans la jungle (1 heure). Puis baignade relaxante dans les sources d'eau chaude de Hindad. Dîner. Coucher de soleil sur le lac au GANESHAPARK. (1ère nuit au Ganeshapark).Ven. 11/02 : (2ème jour : Ganeshapark) : Départ de bonne heure pour aller "réveiller" les éléphants dans la forêt. Toilette et baignade avec les éléphants. Avec le mahout, apprentissage et approche de l'éléphant. Promenade dans une bananeraie pour ramener la nourriture aux éléphants. Nourriture et soins des éléphants. Déjeuner. Promenade en bateau sur le lac. Promenade avec les éléphants, puis baignade. Retour en forêt pour "coucher" les éléphants. Dîner sur les bords du lac, GANESHAPARK. (2ème nuit au Ganeshapark).Sam. 12/02 : (3ème jour : avec Safarine) Sangklaburi - les Trois Pagodes. Aller à Tong Pha Phum. Promenade d’environ une heure : visite de temple et du marché traditionnel. Route le long du lac vers Sangklaburi. Arrêt café aux chutes de Kuankavia. Déjeuner au col des trois pagodes. Visite du col des trois pagodes et du marché local. Sangklaburi : promenade sur le pont de bois. Dîner et nuit dans un hôtel flottant sur la Rivière Kwaï ). Dim. 13/02 : (4ème jour : avec Safarine) : Hell Fire Pass – Erawan. Petit déjeuner en regardant les éléphants se baigner. (il est prévu Hell Fire Pass, le musée, promenade sur l’ancien tracé de la voie de chemin de fer puis chutes d’Erawan : j’aimerai beaucoup en faire l’impasse justement, et passer la journée aux chutes d’Erawan). Promenade et baignade dans les 7 étages des chutes d’Erawan. Déjeuner dans un restaurant local. Possibilité d’aller au Temple aux tigres (prix d’entrée non compris). Canoë sur la Rivière Kwaï. Retour à Kanchanaburi et nuit à l’hôtel. Lun. 14/02 : je pense rester encore 1 jour aux environs de Kanchanaburi. Qu’en pensez-vous ?Mar. 15/02 : ? Mer. 16/02 : ? Jeu. 17/02 : Vol aussi tôt que possible le matin pour Krabi. Vend. 18 : Krabi.Sam. 19 : Ko Phi PhiDim. 20 : Ko Phi PhiLun. 21, Ko Lanta mar. 22 : Ko Lanta Mer. 23/02 : Bateau retour pour Krabi + vol retour pour Bangkok. Après-midi dans Bangkok.Jeu. 24/02 : Bangkok. Ven. 25/02 : Fin de matinée : avion du retour pour Paris.Je fais l'impasse sur Pai, sur Chiang Mai, pour profiter pleinement de la région centre (mais sans me dire que j'y retournerai un jour, hein ! 😕 )
J'attends de vous lire avec impatience ! Merci à tous ! (Et promis je ne vous enquiquinerais pas avec d'autres avis d'itinéraires.... 😛😉)
J'attends de vous lire avec impatience ! Merci à tous ! (Et promis je ne vous enquiquinerais pas avec d'autres avis d'itinéraires.... 😛😉)
Îles au sud de Trang en Thaïlande English translation pending
réponse à un message sur les îles autour de Trang mais qui est ancien me dit VF.
http://voyageforum.com/v.f?do=post_reply_write;parent_post_id=2805661;
Cette discussion m'intéresse beaucoup car je suis en train de préparer une partie de mon voyage sur cette région. Je me suis arrêtée à Trang, l'hiver dernier. j'ai fait l'excursion des îles, et je me suis arrêtée à Koh Kradan avec le rêve d'y retourner. J'ai eu un très mauvais temps à cette période, et j'ai abandonné l'idée de rester dans la région plus longtemps.
Mais j'ai pris un maximum d'infos afin de pouvoir un jour y retourner. Et peut être ce sera bientôt, car je pars pour la Thailande fin décembre et je compte y retourner. je privilégie les îles, là où les logements sont les moins chers car je voyage en "routard moyen" et je suis en très haute saison.
Donc cela est l'un des critères de choix. Et je sais que c'est plutôt cher sur ces îles.
Je pensais dormir à Koh Kradan, deux nuits. y a t il un logement pas trop cher ?
Je pensais peut être à Koh Libong, à cause des dugongs et des oiseaux. (j'ai déjà vu une fois un dugong ... du ciel .. très petit )
- -- est il possible d'aller de Koh Kradan à Koh Libong sans remonter sur Pak Meng qui est au nord, alors que Koh Libong est lié à Chao Mai Pier qui est beaucoup plus au sud.
Koh Muk, ça ne me tente pas trop, j'ai vu la grotte, je cherche surtout du sable avec de l'eau transparente.
- -- Et puis pour les bons choix d'îles, moi aussi je suis perdue. aller sur lesquelles ??? quel est le circuit bateau qui permet d'aller d'île en île sans devoir retourner sur la côte ?
- -- Koh Petra ? qui sait quelque chose sur ce parc d'îles, comment on y va etc etc.
@henridusud, tu habites Krabi ? J'ai passé 13 jours en décembre 2009, à Krabi (town) toute seule, je m'emmerdais, et je ne te connaissais pas !
@MengWan tu habites Koh Samui je vais peut être y aller cette fois-ci, l'hiver dernier je n'étais aps en bonne saison climatique. et je ne connais pas cette île
@kemai tu es en Isan j'aimerais savoir ce qui est attractif à visiter dans cette région, car à part Korat et pimai, je ne la connais pas;
voila, merci à tous si je reçois un peu d'aide et d'infos de votre part.
http://voyageforum.com/v.f?do=post_reply_write;parent_post_id=2805661;
Cette discussion m'intéresse beaucoup car je suis en train de préparer une partie de mon voyage sur cette région. Je me suis arrêtée à Trang, l'hiver dernier. j'ai fait l'excursion des îles, et je me suis arrêtée à Koh Kradan avec le rêve d'y retourner. J'ai eu un très mauvais temps à cette période, et j'ai abandonné l'idée de rester dans la région plus longtemps.
Mais j'ai pris un maximum d'infos afin de pouvoir un jour y retourner. Et peut être ce sera bientôt, car je pars pour la Thailande fin décembre et je compte y retourner. je privilégie les îles, là où les logements sont les moins chers car je voyage en "routard moyen" et je suis en très haute saison.
Donc cela est l'un des critères de choix. Et je sais que c'est plutôt cher sur ces îles.
Je pensais dormir à Koh Kradan, deux nuits. y a t il un logement pas trop cher ?
Je pensais peut être à Koh Libong, à cause des dugongs et des oiseaux. (j'ai déjà vu une fois un dugong ... du ciel .. très petit )
- -- est il possible d'aller de Koh Kradan à Koh Libong sans remonter sur Pak Meng qui est au nord, alors que Koh Libong est lié à Chao Mai Pier qui est beaucoup plus au sud.
Koh Muk, ça ne me tente pas trop, j'ai vu la grotte, je cherche surtout du sable avec de l'eau transparente.
- -- Et puis pour les bons choix d'îles, moi aussi je suis perdue. aller sur lesquelles ??? quel est le circuit bateau qui permet d'aller d'île en île sans devoir retourner sur la côte ?
- -- Koh Petra ? qui sait quelque chose sur ce parc d'îles, comment on y va etc etc.
@henridusud, tu habites Krabi ? J'ai passé 13 jours en décembre 2009, à Krabi (town) toute seule, je m'emmerdais, et je ne te connaissais pas !
@MengWan tu habites Koh Samui je vais peut être y aller cette fois-ci, l'hiver dernier je n'étais aps en bonne saison climatique. et je ne connais pas cette île
@kemai tu es en Isan j'aimerais savoir ce qui est attractif à visiter dans cette région, car à part Korat et pimai, je ne la connais pas;
voila, merci à tous si je reçois un peu d'aide et d'infos de votre part.
Jeu des photos, c'est l'heure du 51? English translation pending
Alors, puisque c'est moi qu'ai "trouvé Zola" j'en met une , yes !
Quel pays ? quelle ville ? le nom exact du lieu ?
Très facile. 🙂
Escale un samedi à Tokyo Narita: circuit? English translation pending
Bonjour a tous, je quitte vendredi prochain la polynésie francaise pour retourner a Marseille, je me tape le grand tour coté Asie et je fais donc une escale a Tokyo narita arrivée: 13h30 le samedi, départ: 9h00 le dimanche...
Donc voila, est prévu une visite de Tokyo.
Je pensais faire un petit circuit histoire de voir le coté "traditionnel " de la ville donc, passer le samedi apres midi a Ueno puis passer la soirée à Shibuya/Harajuku pour le coté plus moderne...
Seulement voila, je voyage seule, une jeune francaise ne parlant pas un mot de japonais et un anglais tres approximatif est ce bien raisonnable dans les rues du Tokyo moderne en pleine nuit un samedi soir ??? y'a t'il des endroits à éviter ou, est ce carrément déconseillé ?
Et, si quelqu'un connais les horaires des trains, mon hotel se trouve a l'aeroport de narita donc, pourrais je profiter de la soirée a shibuya et rentrer dans la nuit à narita ?
Une derniere chose selon vous, mon circuit est il jouable ou bien, est ce que je devrais plutot me cantonner a un seul aspect de la ville ??? Si c'est jouable, si quelqu'un peut m'indiquer le meilleur itinéraire a suivre ( le plus rapide et au meilleur prix !!!! lol), ca serait sympa...
Merci a tous pour vos réponses...
Seulement voila, je voyage seule, une jeune francaise ne parlant pas un mot de japonais et un anglais tres approximatif est ce bien raisonnable dans les rues du Tokyo moderne en pleine nuit un samedi soir ??? y'a t'il des endroits à éviter ou, est ce carrément déconseillé ?
Et, si quelqu'un connais les horaires des trains, mon hotel se trouve a l'aeroport de narita donc, pourrais je profiter de la soirée a shibuya et rentrer dans la nuit à narita ?
Une derniere chose selon vous, mon circuit est il jouable ou bien, est ce que je devrais plutot me cantonner a un seul aspect de la ville ??? Si c'est jouable, si quelqu'un peut m'indiquer le meilleur itinéraire a suivre ( le plus rapide et au meilleur prix !!!! lol), ca serait sympa...
Merci a tous pour vos réponses...
Quoi voir à Tokyo? English translation pending
Bonsoir
Je passe 3 jours à Tokyo et je voulais savoir ce qui est à voir dans cette ville.
Si quelqu'un peut me faire un petit programme ce serait sympa (style J1, J2 j3...)
Merci de votre aide.😉
Je passe 3 jours à Tokyo et je voulais savoir ce qui est à voir dans cette ville.
Si quelqu'un peut me faire un petit programme ce serait sympa (style J1, J2 j3...)
Merci de votre aide.😉
Deux semaines en Malaisie fin mai-début juin English translation pending
Bonjour,
je suis ne train de préparer mon voyage en Malaisie fin mai début juin avec ma dulcinée.
Nous allons partir 2 semaines, voici le plan du voyage (plutot classique) :
Kuala lumpur : 2/3 jours Taman Negara : 2 jours Cameron Highlands : 2 jours Perhentians : une petite semaine
Qu'en pensez vous ? J'ai un peu peur que les trajets nous mettent KO mais heureusement les Perhentians nous requinqueront ;) Cela vaut il le coup de passer par Singapour au retour ?
Merci d'avance !
Kuala lumpur : 2/3 jours Taman Negara : 2 jours Cameron Highlands : 2 jours Perhentians : une petite semaine
Qu'en pensez vous ? J'ai un peu peur que les trajets nous mettent KO mais heureusement les Perhentians nous requinqueront ;) Cela vaut il le coup de passer par Singapour au retour ?
Merci d'avance !
Excursion à Vinales depuis La Havane et à Cardenas/Matanza depuis Varadero? English translation pending
Bonjour,
Pendant mon prochain séjour à la Havane, j'envisage de faire une excursion sur une journée pour aller à Viñales. Quelqu'un a-t-il déjà fait cette excursion ? est-ce que ça vaut le coup ? a-ton bien le temps de découvrir cette région ? De même, depuis Varadero j'aimerais aller à Cardenas et Matanza. Quelqu'un a -t-il déjà fait de telles excursions ? Y a-t-il beaucoup de chose à voir/faire dans ces 2 villes ?
merci pour vos réponses
Pendant mon prochain séjour à la Havane, j'envisage de faire une excursion sur une journée pour aller à Viñales. Quelqu'un a-t-il déjà fait cette excursion ? est-ce que ça vaut le coup ? a-ton bien le temps de découvrir cette région ? De même, depuis Varadero j'aimerais aller à Cardenas et Matanza. Quelqu'un a -t-il déjà fait de telles excursions ? Y a-t-il beaucoup de chose à voir/faire dans ces 2 villes ?
merci pour vos réponses
Agence locale pour faire un circuit dans le nord de Luzon début janvier 2011? (Philippines) English translation pending
je désire faire un circuit dans le nord de luzon debut jan.2011.
quelqu'un aurait-il les coordonnées d'une agence locale bien et pas chère pour l'organiser?