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Séjourner à la maison d'hôte "La maison de Pythagore" à Louxor? English translation pending
J'ai trouver sur internet une maison d'hôte à Louxor qui me semble très intéressante .
" La maison de Pythagore " En fait elle est dans la proche banlieue de Louxor.
J'aimerais connaître les commentaires de personnes qui y ont séjourné.
J'aimerais connaître les commentaires de personnes qui y ont séjourné.
Élection du meilleur cliché du mois de juin 2010 sur le thème "Métiers du monde" English translation pending
Chers photographes ,
Suite a l'excellente idée de notre ami Lahaut, je lance donc le concours photo entre vf-iste du moi de juin ! Faites chauffer les disques dur et depoussierez les archives photo ! Le but est d'élire entre nous le meilleur cliché du mois sur le theme du mois choisi par moi.
Ce concours est gratuit et ouvert à tous les véfistes ! Ce concours n'est pas officiel, juste un petit concours bon-enfant d'amateurs de photos que nous sommes. L'objectif est de partager des photos, de parler photos, de montrer des photos. C'est pourquoi j'ai décidé de ne pas changer grand choses aux regles du concours de lahaut. J'ai même repris certaines de ses blagues 🤪. Quelques petites retouches seulement (en gras ci-dessous)
Le gagnant sera déclaré meilleur photographe VF du mois de juin 2010 (titre honorifique) Le gagnant pourra choisir le thème du prochain concours VF (en juillet ou peut etre en septembre a cause des vacances) Le gagnant recevra un sushi au saumon en main propre ici a Tokyo (car les vrais sushi se mangent au japon exclusivement). Si le vainqueur ne peut se rendre a Tokyo (ce qui serait regrettable) dans les delais imparti, je me verrais contraint de le manger moi-meme. (j'ai choisi sushi au saumon, car sushi au thon ou a la baleine c'est pas politiquement correct)
LIRE LE REGLEMENT DU CONCOURS AVANT TOUTE PARTICIPATION (toutes les heures si dessous sont en time zone France)
1 C'est au participant qui a réalisé lui même le cliché (couleur, noir et blanc, grand ou petit format , etc..) de le poster sur ce post en pièce jointe ou directement dans le message . Les participants sont invités à privilegier les grandes tailles car le concours précédent a montré que cela peut constituer un avantage. Mais sinon, ce n'est pas très grave. Petite ou grande, l'excellent jury (nous tous) saura se montrer juste et reconnaître les belles photos.
2 Le cliché doit correspondre au thème imposé. (indiquer aussi le lieu où a été prise la photo!)
3 Le participant pourra posté un seul et uniquement un seul cliché (sinon les clichés suivant seront déclarés hors concours !)
4 Les participants devront poster leur cliché dans les dates du 8 au 21 juin minuit (tout cliché posté après la fermeture du concours ne sera pas accepté )
5 On s'abstient de faire des commentaires des clichés durant la période du concours pour ne pas engluer le post de message sans photo
6 Seuls les participants du concours ont un seul et unique droit de vote et pourront commencer à voter à la clôture du concours 21 juin minuit jusqu' à la clôture du vote 30 juin 2010 minuit. Tout vote émis après la fermeture du bureau de vote ne sera pas comptabilisé. On vote en postant sur ce fil, au grand jour.
7 Les participants devront voter pour la meilleure photo (sauf la leur) en leur âme et conscience au point de vue qualité de l'image , cadrage , originalité , luminosité , sujet correspondant bien au thème , etc ...
8 Durant la période de vote, il sera demandé aux votants de commenter leur vote en quelques phrases (pourquoi ils ont choisi ce cliché, pourquoi ils ont hésité entre celui-ci et un autre, etc ...) et en argumentant selon les critères suivants :a La pertinence par rapport au thème du concoursb La qualité en termes de cadrage, d’originalité et de gestion de la lumière. c Le message délivré par la photo, l'ambiance, et tout autre element subjectif comme le cote exotique 9 Le vainqueur sera celui ou celle qui aura obtenu le plus de voix (les votes des personnes n'ayant pas poste de photos peuvent etre pris en compte uniquement en cas d'egalite)
THEME DU CONCOURS
Pour ce deuxieme concours j'ai choisi le thème : "Métiers du Monde"
Je pense que ce theme est suffisament large pour permettre a tout le monde de participer. Toute activité professionnelle fait partie du sujet : du conducteur de Shinkansen au "pilote" de touk touk. Du charcutier, au cordonnier, en passant par le vendeur de légume sur les marchés et pourquoi pas le serveur du Macdo de Carcassonne (s'il y en a un 😛 ). N'hésitez pas à vous prendre pour Sebastiao Salgado ! (je déconne)
Le metier peut evidemment etre represente par la personne qui le pratique, mais tout autre axe de traitement du sujet est particulièrement apprécié : plan large sur la boutique du cordonnier, plan serre sur le geste du cordonier, sur ses mains ou sur ses outils, photo de l'enseigne de sa boutique, queue devant la boutique, etc ...
Alors bonne chance à tous et à toutes !
Suite a l'excellente idée de notre ami Lahaut, je lance donc le concours photo entre vf-iste du moi de juin ! Faites chauffer les disques dur et depoussierez les archives photo ! Le but est d'élire entre nous le meilleur cliché du mois sur le theme du mois choisi par moi.
Ce concours est gratuit et ouvert à tous les véfistes ! Ce concours n'est pas officiel, juste un petit concours bon-enfant d'amateurs de photos que nous sommes. L'objectif est de partager des photos, de parler photos, de montrer des photos. C'est pourquoi j'ai décidé de ne pas changer grand choses aux regles du concours de lahaut. J'ai même repris certaines de ses blagues 🤪. Quelques petites retouches seulement (en gras ci-dessous)
Le gagnant sera déclaré meilleur photographe VF du mois de juin 2010 (titre honorifique) Le gagnant pourra choisir le thème du prochain concours VF (en juillet ou peut etre en septembre a cause des vacances) Le gagnant recevra un sushi au saumon en main propre ici a Tokyo (car les vrais sushi se mangent au japon exclusivement). Si le vainqueur ne peut se rendre a Tokyo (ce qui serait regrettable) dans les delais imparti, je me verrais contraint de le manger moi-meme. (j'ai choisi sushi au saumon, car sushi au thon ou a la baleine c'est pas politiquement correct)
LIRE LE REGLEMENT DU CONCOURS AVANT TOUTE PARTICIPATION (toutes les heures si dessous sont en time zone France)
1 C'est au participant qui a réalisé lui même le cliché (couleur, noir et blanc, grand ou petit format , etc..) de le poster sur ce post en pièce jointe ou directement dans le message . Les participants sont invités à privilegier les grandes tailles car le concours précédent a montré que cela peut constituer un avantage. Mais sinon, ce n'est pas très grave. Petite ou grande, l'excellent jury (nous tous) saura se montrer juste et reconnaître les belles photos.
2 Le cliché doit correspondre au thème imposé. (indiquer aussi le lieu où a été prise la photo!)
3 Le participant pourra posté un seul et uniquement un seul cliché (sinon les clichés suivant seront déclarés hors concours !)
4 Les participants devront poster leur cliché dans les dates du 8 au 21 juin minuit (tout cliché posté après la fermeture du concours ne sera pas accepté )
5 On s'abstient de faire des commentaires des clichés durant la période du concours pour ne pas engluer le post de message sans photo
6 Seuls les participants du concours ont un seul et unique droit de vote et pourront commencer à voter à la clôture du concours 21 juin minuit jusqu' à la clôture du vote 30 juin 2010 minuit. Tout vote émis après la fermeture du bureau de vote ne sera pas comptabilisé. On vote en postant sur ce fil, au grand jour.
7 Les participants devront voter pour la meilleure photo (sauf la leur) en leur âme et conscience au point de vue qualité de l'image , cadrage , originalité , luminosité , sujet correspondant bien au thème , etc ...
8 Durant la période de vote, il sera demandé aux votants de commenter leur vote en quelques phrases (pourquoi ils ont choisi ce cliché, pourquoi ils ont hésité entre celui-ci et un autre, etc ...) et en argumentant selon les critères suivants :a La pertinence par rapport au thème du concoursb La qualité en termes de cadrage, d’originalité et de gestion de la lumière. c Le message délivré par la photo, l'ambiance, et tout autre element subjectif comme le cote exotique 9 Le vainqueur sera celui ou celle qui aura obtenu le plus de voix (les votes des personnes n'ayant pas poste de photos peuvent etre pris en compte uniquement en cas d'egalite)
THEME DU CONCOURS
Pour ce deuxieme concours j'ai choisi le thème : "Métiers du Monde"
Je pense que ce theme est suffisament large pour permettre a tout le monde de participer. Toute activité professionnelle fait partie du sujet : du conducteur de Shinkansen au "pilote" de touk touk. Du charcutier, au cordonnier, en passant par le vendeur de légume sur les marchés et pourquoi pas le serveur du Macdo de Carcassonne (s'il y en a un 😛 ). N'hésitez pas à vous prendre pour Sebastiao Salgado ! (je déconne)
Le metier peut evidemment etre represente par la personne qui le pratique, mais tout autre axe de traitement du sujet est particulièrement apprécié : plan large sur la boutique du cordonnier, plan serre sur le geste du cordonier, sur ses mains ou sur ses outils, photo de l'enseigne de sa boutique, queue devant la boutique, etc ...
Alors bonne chance à tous et à toutes !
Voyage de l'Algérie vers la Tunisie English translation pending
Bonjour tout le monde😏
Voila on compte faire un voyage en tunisie le mois prochain ( juillet) par route et on aimera conaître le trajet le plus court ( le moins long) par voiture de la ville d'Alger en Algérie vers la ville de Nabeul en Tunisie.
Comme c'est la 1ère fois quand va faire ce voyage par route on compte beaucoup sur votre aide pour faire de cette expérience une grande réussite qui restera longtemps dans nos têtes.
en attente de vous lire merci 😉 Amicalement
Voila on compte faire un voyage en tunisie le mois prochain ( juillet) par route et on aimera conaître le trajet le plus court ( le moins long) par voiture de la ville d'Alger en Algérie vers la ville de Nabeul en Tunisie.
Comme c'est la 1ère fois quand va faire ce voyage par route on compte beaucoup sur votre aide pour faire de cette expérience une grande réussite qui restera longtemps dans nos têtes.
en attente de vous lire merci 😉 Amicalement
Symbole de déclin: RMS Queen Elisabeth II? English translation pending
Lorsque je préparais ma croisière sur le Déliziosa qui devait nous mener, en Mai de cette année, de Dubaï à Savone, j’observais fréquemment les webcams des bateaux Costa qui croisaient au Moyen Orient.
Chaque fois qu’un bateau était accosté dans le port de Dubaï, on pouvait voir, sur l’image webcam, dans le lointain, un paquebot à la cheminée rouge. Ce bateau était toujours présent et ne semblait pas bouger.
Et bien sûr, lorsque le 9 Mai, nous avons embarqué sur le Déliziosa, à Dubaï, une de mes premières préoccupations a été de regarder si le paquebot était toujours là : Il était bien là, en effet, parfaitement amarré sur le quai du port Rashid, à quelques centaines de mètres. A cette distance, je ne pouvais pas lire son nom. Mais, ce bateau était imposant. J’avais cru voir un peu de fumée sortir de son unique cheminée.
Le lendemain, lorsque nous visitions Dubaï et que nous étions sur les trottoirs du souk de l’or, nous apercevions, dans le lointain, le Delizioza, magnifique, et ce mystérieux paquebot.
Je profite alors de la présence de notre guide pour lui demander quel était ce bateau, qui semblait en parfait état mais qui, visiblement, ne bougeait plus.
« C’est le Queen Elisabeth II », répondit-il. Il a été racheté par une société de Dubaï et va être transformé en hôtel de luxe.
Le site définitif de mouillage du QE2 sera le Palm Jumeirah, une ile artificielle créée par le gouvernement de Dubaï. C’est un volet de la politique de Dubaï pour le développement du tourisme, dans le but de devenir, à terme, une station capable de concurrencer Las Vegas.
Les travaux auraient dû commencer en 2009. Mais voilà, il y a eu la crise, et pour l’instant, il ne se passe rien. On fait seulement tourner les turbines du bateau afin de ventiler l’intérieur (d’où la fumée qui s’échappe de la cheminée).
Autre problème : les jeux d’argent sont interdits dans les pays musulmans, alors, comment concurrencer Las Vegas, dans ces conditions ?
Autant de questions qui font planer un doute sur l’avenir de ce magnifique bateau.
Alors, Je me suis posé une nouvelle question : la « reconversion » de ce bateau a-t’il provoqué en Angleterre la même émotion qu’en France, lorsque le paquebot France est devenu le Norway ?
Car, le voilà pratiquement abandonné sur un quai du Moyen Orient. Bien sûr, l’inscription « Cunard » a été effacée. Normal, puisqu’il n’appartient plus à cette compagnie. De même, son port d’attache « Southampton » a été remplacé par « Port Vila », capitale du Vanuatu, états des Nouvelles Hébrides dans l’Océanie.
Mais, il s’appelle toujours le « Queen Elisabeth II » le nom de la reine qui l’a baptisé et qui règne toujours sur l’empire britannique.
Ce magnifique bateau a, en effet, été baptisé le 20 Septembre 1968 par la reine Elisabeth II elle-même. La souveraine avait utilisé, pour la cérémonie, la même paire de ciseaux d’or qu’avaient précédemment utilisée sa mère et sa grand’mère lors des inaugurations du Queen Elisabeth et du Queen Mary. Une grande cérémonie, à la gloire du Royaume Uni.
Aussi, n’est-ce pas humiliant, pour les Anglais que le nom de leur reine soit encore inscrit sur un bateau du Vanuatu, abandonné sur un quai de Dubaï ? Où est donc la fière Angleterre : “Rule Britannia, rule over the world “?
Et, ce luxueux hôtel flottant, s’il existe un jour, s’appellera-t-il également Queen Elisabeth II ?
Je ne suis pas anglais, mais j’ai éprouvé beaucoup de tristesse en photographiant ce bateau. J’ai recherché, depuis, son histoire dans internet : Il a une dimension historique car il a participé aux transports de troupes, pendant la guerre des Malouines. Et il a transporté des millions de croisièristes...
J’ai trouvé de nombreux sites mais j’en ai sélectionné un d’un conférencier anglais que j’ai trouvé particulièrement émouvant :
« J’ai senti une grande tristesse lorsque, en Juin 2007, j’ai appris que le QE2 avait été vendu et prenait sa retraite. J’avais eu la chance de donner une série de conférences à bord au cours de sa saison d’adieu. Ce fût une perte terrible pour les voyageurs lorsque le QE2 est arrivé à Dubaï. Son retrait du service a marqué la fin d’une époque. C’était la fin d’un navire comme on n’en avait jamais vu. J’ai le ferme espoir qu’à Dubaï, elle sera conservée comme une icône et traitée comme une reine** »
Une grande tristesse, mais aucun sentiment d’humiliation. Finalement, tant mieux…..
(**Nota :les Britanniques n’utilisent pas le genre neutre pour leurs navires mais le genre féminin, montrant ainsi qu’ils considèrent leurs bateaux comme des personnes).
Chaque fois qu’un bateau était accosté dans le port de Dubaï, on pouvait voir, sur l’image webcam, dans le lointain, un paquebot à la cheminée rouge. Ce bateau était toujours présent et ne semblait pas bouger.
Et bien sûr, lorsque le 9 Mai, nous avons embarqué sur le Déliziosa, à Dubaï, une de mes premières préoccupations a été de regarder si le paquebot était toujours là : Il était bien là, en effet, parfaitement amarré sur le quai du port Rashid, à quelques centaines de mètres. A cette distance, je ne pouvais pas lire son nom. Mais, ce bateau était imposant. J’avais cru voir un peu de fumée sortir de son unique cheminée.
Le lendemain, lorsque nous visitions Dubaï et que nous étions sur les trottoirs du souk de l’or, nous apercevions, dans le lointain, le Delizioza, magnifique, et ce mystérieux paquebot.
Je profite alors de la présence de notre guide pour lui demander quel était ce bateau, qui semblait en parfait état mais qui, visiblement, ne bougeait plus.
« C’est le Queen Elisabeth II », répondit-il. Il a été racheté par une société de Dubaï et va être transformé en hôtel de luxe.
Le site définitif de mouillage du QE2 sera le Palm Jumeirah, une ile artificielle créée par le gouvernement de Dubaï. C’est un volet de la politique de Dubaï pour le développement du tourisme, dans le but de devenir, à terme, une station capable de concurrencer Las Vegas.
Les travaux auraient dû commencer en 2009. Mais voilà, il y a eu la crise, et pour l’instant, il ne se passe rien. On fait seulement tourner les turbines du bateau afin de ventiler l’intérieur (d’où la fumée qui s’échappe de la cheminée).
Autre problème : les jeux d’argent sont interdits dans les pays musulmans, alors, comment concurrencer Las Vegas, dans ces conditions ?
Autant de questions qui font planer un doute sur l’avenir de ce magnifique bateau.
Alors, Je me suis posé une nouvelle question : la « reconversion » de ce bateau a-t’il provoqué en Angleterre la même émotion qu’en France, lorsque le paquebot France est devenu le Norway ?
Car, le voilà pratiquement abandonné sur un quai du Moyen Orient. Bien sûr, l’inscription « Cunard » a été effacée. Normal, puisqu’il n’appartient plus à cette compagnie. De même, son port d’attache « Southampton » a été remplacé par « Port Vila », capitale du Vanuatu, états des Nouvelles Hébrides dans l’Océanie.
Mais, il s’appelle toujours le « Queen Elisabeth II » le nom de la reine qui l’a baptisé et qui règne toujours sur l’empire britannique.
Ce magnifique bateau a, en effet, été baptisé le 20 Septembre 1968 par la reine Elisabeth II elle-même. La souveraine avait utilisé, pour la cérémonie, la même paire de ciseaux d’or qu’avaient précédemment utilisée sa mère et sa grand’mère lors des inaugurations du Queen Elisabeth et du Queen Mary. Une grande cérémonie, à la gloire du Royaume Uni.
Aussi, n’est-ce pas humiliant, pour les Anglais que le nom de leur reine soit encore inscrit sur un bateau du Vanuatu, abandonné sur un quai de Dubaï ? Où est donc la fière Angleterre : “Rule Britannia, rule over the world “?
Et, ce luxueux hôtel flottant, s’il existe un jour, s’appellera-t-il également Queen Elisabeth II ?
Je ne suis pas anglais, mais j’ai éprouvé beaucoup de tristesse en photographiant ce bateau. J’ai recherché, depuis, son histoire dans internet : Il a une dimension historique car il a participé aux transports de troupes, pendant la guerre des Malouines. Et il a transporté des millions de croisièristes...
J’ai trouvé de nombreux sites mais j’en ai sélectionné un d’un conférencier anglais que j’ai trouvé particulièrement émouvant :
« J’ai senti une grande tristesse lorsque, en Juin 2007, j’ai appris que le QE2 avait été vendu et prenait sa retraite. J’avais eu la chance de donner une série de conférences à bord au cours de sa saison d’adieu. Ce fût une perte terrible pour les voyageurs lorsque le QE2 est arrivé à Dubaï. Son retrait du service a marqué la fin d’une époque. C’était la fin d’un navire comme on n’en avait jamais vu. J’ai le ferme espoir qu’à Dubaï, elle sera conservée comme une icône et traitée comme une reine** »
Une grande tristesse, mais aucun sentiment d’humiliation. Finalement, tant mieux…..
(**Nota :les Britanniques n’utilisent pas le genre neutre pour leurs navires mais le genre féminin, montrant ainsi qu’ils considèrent leurs bateaux comme des personnes).
Meilleure période pour se balader dans l'Atlas marocain? English translation pending
bonjour !🙂
j'ai envie de faire le circuit suivant, cela vous parait-il jouable :
j'arrive en avion à ouarzazate et je pars pour la vallée du draa.
ensuite j'essaie (mais comment ?) à partir pour rejoindre celle du daddes
remonter vers errachiddia, la vallée du ziz et remonter vers fes (retour à paris )
je ne prends que des transports locaux. j'ailmerais me débrouiller sans guide ! quelle serait la meilleure période ? avez-vous d'autres idées autour de cet itinéraire ?
🙂 merci de vos conseils
je ne prends que des transports locaux. j'ailmerais me débrouiller sans guide ! quelle serait la meilleure période ? avez-vous d'autres idées autour de cet itinéraire ?
🙂 merci de vos conseils
Djerba en une journée: endroits à voir? English translation pending
Boujour,
Je vais cet été à Hammamet avec mes amis en voiture, j'ai beaucoup entendu parler de Jerba, j'ai vu quelques photos sur google et google earth et je voudrais consacrer une journée pour aller de bon matin de hammamet à jerba, y passer la journée et revenir le soir. Quelles sont les plus beaux endroits, les choses à voir, les endroits ou aller ...etc j'aimerais aller à l'ile des flamants roses par exemple, comment je dois faire pour y accéder. Je serais avec des amis, on a entre 20 et 24 ans et c'est pour la journée seulement :)
J'attend ^^
Je vais cet été à Hammamet avec mes amis en voiture, j'ai beaucoup entendu parler de Jerba, j'ai vu quelques photos sur google et google earth et je voudrais consacrer une journée pour aller de bon matin de hammamet à jerba, y passer la journée et revenir le soir. Quelles sont les plus beaux endroits, les choses à voir, les endroits ou aller ...etc j'aimerais aller à l'ile des flamants roses par exemple, comment je dois faire pour y accéder. Je serais avec des amis, on a entre 20 et 24 ans et c'est pour la journée seulement :)
J'attend ^^
Égypte: sortir des sentiers touristiques? English translation pending
Bonjour a tous.
Avec mon ami, nous partons 1 semaine en Égypte en croisière qui remonte le Nil.
Nous avons fais le choix d'une croisiere car c'etait un juste milieu entre des vacances dans 1 pays et une civilisation que nous voulions découvrir, sans avoir a organiser quelque chose (nos études nous bouffent trop de temps!).
Mais nous voudrions quand même prendre du temps pour découvrir des lieux moins touristiques (marchees, intérieur des villes), notamment lors des quelques demi journées libres. Nous passons par Louxor, Assouan.... bref les classiques. Que nous conseillez vous?
merci !
Préparation d'un séjour inoubliable de onze jours au Maroc English translation pending
Bonjour tout le monde,
Je prépare un petit séjour de 11 jours au Maroc, j ai plein d interrogations donc votre aide serait la bienvenue !
Je vais passer 2 jours à Marrakech, 8 à Essaouira et une nuit à Casablanca à l hôtel ibis moussafir gare casa voyageur donc voila mes questions : - A l arrivé, à l aéroport de Casablanca le 1er jour, comment faire pour aller à Marrakech, train ou bus (arrivé en matinée) ? Personnellement je suis plus partant pour le bus donc quelle compagnie choisir, est il possible de réserver et est ce obligatoire ? Les horaires de la CTM qu on trouve sur le net sont ils mis a jour ? y a-t-il des navettes entre l aéroport et la gare routière (tarif pour 4)?
- Arrivé à Marrakech qu y a-t-il de plus beau à voir en 2 jours ? Peut-on trouver des taxis facilement ? Quel est le prix moyen d’une course en ville? - Quelle compagnie de bus choisir pour rallier Marrakech à Essaouira ? Tarif et horaires ?
- Arrivé à Essaouira qu y a-t-il à voir ? Est ce que ça vaut le coup de louer une voiture pour aller visiter Safi ou Agadir ? si oui pour visiter quoi? y a-t-il des agences de location que vous me conseilleriez ?
- Ensuite quelle compagnie choisir pour rallier Essaouira a Casablanca ? Comment faire pour aller à l hôtel depuis la gare routière ? y a-t-il des magasins et des sites touristiques à voir à proximité de l hôtel ou il faut prendre un moyen de transport ?!
- Sinon, y a-t-il des restos sympas dans ces trois villes ? Des festivals, des soirées, des …. - Le cout de la vie est il cher, combien faut il prévoir/jour/personne ? - Où pourrais-je trouver une carte détaillée du Maroc pour Smartphones (pour utiliser le GPS) ? Si vous avez des conseils je suis preneur !
Merci d avance. 😎
Je prépare un petit séjour de 11 jours au Maroc, j ai plein d interrogations donc votre aide serait la bienvenue !
Je vais passer 2 jours à Marrakech, 8 à Essaouira et une nuit à Casablanca à l hôtel ibis moussafir gare casa voyageur donc voila mes questions : - A l arrivé, à l aéroport de Casablanca le 1er jour, comment faire pour aller à Marrakech, train ou bus (arrivé en matinée) ? Personnellement je suis plus partant pour le bus donc quelle compagnie choisir, est il possible de réserver et est ce obligatoire ? Les horaires de la CTM qu on trouve sur le net sont ils mis a jour ? y a-t-il des navettes entre l aéroport et la gare routière (tarif pour 4)?
- Arrivé à Marrakech qu y a-t-il de plus beau à voir en 2 jours ? Peut-on trouver des taxis facilement ? Quel est le prix moyen d’une course en ville? - Quelle compagnie de bus choisir pour rallier Marrakech à Essaouira ? Tarif et horaires ?
- Arrivé à Essaouira qu y a-t-il à voir ? Est ce que ça vaut le coup de louer une voiture pour aller visiter Safi ou Agadir ? si oui pour visiter quoi? y a-t-il des agences de location que vous me conseilleriez ?
- Ensuite quelle compagnie choisir pour rallier Essaouira a Casablanca ? Comment faire pour aller à l hôtel depuis la gare routière ? y a-t-il des magasins et des sites touristiques à voir à proximité de l hôtel ou il faut prendre un moyen de transport ?!
- Sinon, y a-t-il des restos sympas dans ces trois villes ? Des festivals, des soirées, des …. - Le cout de la vie est il cher, combien faut il prévoir/jour/personne ? - Où pourrais-je trouver une carte détaillée du Maroc pour Smartphones (pour utiliser le GPS) ? Si vous avez des conseils je suis preneur !
Merci d avance. 😎
Bons plans pour voyager le Maroc en 4x4? English translation pending
Bonsoir à tous,
Nouveau sur ce forum, je viens aux renseignements, le Maroc, je ne connait pas encore, j'envisage un raid en 4x4, (un seul véhicule) en bon père de famille, (à deux personnes) tranquille, je pratique le 4x4 depuis quelques années en m'échinant à donner une image positive de cette passion, bref ! me rendant pour un périple de trois semaines pour commencer, dans ce magnifique pays, je souhaite savoir ou l'on peut stationner en sécurité, près, ou dans les villes et dans les campagnes, car je sent que si je retrouve mon vieux compagnon de route sur cales, je vais apprécier que modérément. Voilà, c'est un premier contact, si vous voulez en parler, que ce soit des endroits à visités, l'Atlas, par exemple ou les grande villes, les endroits à ne pas manquer, etc, je suis preneur.
Par avance merci à tous.
A très bientot.😉
Marc
Egypte, du désert aux berges du Nil English translation pending
15 jours en février 2010, hors des sentiers battus en Egypte
La version complète avec toutes les photos se trouve ici: http://sites.google.com/...tauxbergesdunil/home
Préparation du voyage :
Pas toujours facile, parfois décourageant par le manque de réponses ou les difficultés à réserver sans passer par une agence, mais au final, tout s’est déroulé comme sur des roulettes ! (j’ai appris à mon détriment que les prix changent vite, et donc j’ai décidé cette fois-ci de ne pas les indiquer, sauf quelques-uns pour donner un ordre d’idées!)
- Choix de la période février. Les avantages : journées moins chaudes (surtout pour le désert) et prix moins élevé du billet d’avion ! - Les inconvénients : les journées sont plus courtes et les sites ferment plus tôt - Billet d’avion Lyon – Le Caire , prix très intéressants avec Swiss Airlines, le top du top ! (nous avons même pu voir nos différents décollages et atterrissages en direct par l’intermédiaire d’une caméra !) - Vols intérieurs en Egypte : billets réservés par internet sur le site d’Egyptair (il faut indiquer Egypte comme pays d’origine, beaucoup moins cher). Attention, la carte bleue ne doit pas expirer avant le voyage prévu pour pouvoir réserver ! (c’est du vécu….) - Nous avions prévu un voyage en train de nuit « Le Caire-Assouan ». Malgré un site très bien construit, « ABELA » qui s’occupe de gérer les trains ne répond ni aux mails, ni aux fax. C’est à notre hôtel du Caire que j’ai demandé de s’occuper de la réservation, mais cela ne leur est autorisé que 14 jours à l’avance. Ce qui devait arriver, arriva, le train était complet ! Nous avons donc dû nous rabattre sur l’avion à la dernière minute, ce qui implique, un changement dans ce qui était prévu pour le désert (cela n’a posé aucun problèmes, ils se sont adaptés pour nous arranger au maximum), et un voyage en avion beaucoup plus cher que si nous l’avions réservé six mois auparavant, avec des horaires moins faciles ! - Nous avions réservé à l’avance tous les transferts avion – aéroport par l’intermédiaire des hotels. - (Assouan 100 LEG avec Sara Hotel en grand taxi. Le Caire 180LEG en minivan car nous sommes 5, c’est cher, on peut certainement trouver mieux !) - Felouques : les « gréements du Nil ». Il y a peut-être moins cher, mais cette organisation avait été testée et approuvée par de nombreux autres, gage de qualité, ce fut donc notre choix. De plus, c’est géré par une française, Sara, communication facile et très disponible. - Désert : Helal Travel. Nathalie, française, travaille avec lui, toujours disponible pour répondre à toutes sortes de questions. - Des guides trouvés dans des carnets de voyage ou sur des sites (tous francophones) et avec qui on communique par internet. (nous en avons testé finalement un, coordonnées à la fin, et un autre qui appartient à l’équipe de Sara des felouques)
Texte et photos : Gilles et Sylvie
1er jour
Il neige sur Saint Exupéry lorsque nous arrivons à l’aéroport. Nous avons réussi à passer la première épreuve du voyage : traverser sans encombre les différentes grippes et gastros qui nous ont sournoisement cotoyé. La deuxième épreuve se pointe à son tour : allons-nous décoller en pleine tempête de neige, alors que les avions sont bloqués sur Roissy ?! Après un lever à 3h30 par 6°C en-dessous de zéro, nous embarquons dans un avion glacial, pas encore chauffé et nous nous envolons vers Zurich, première étape du trajet. La météo est formelle : nous n’aurons pas de problèmes de neige à Zurich ! En pratique, comme d’habitude, la situation est toute autre. Si l’atterrissage fut une formalité, en revanche le décollage pour le Caire dû attendre le dégivrage de l’aile avec une sorte de karcher géant tant la neige tombait drue. Nous n’avons obtenu aucune place près d’un hublot, c’est donc captivés par nos écrans vidéos individuels que nous atteignons Le Caire. Il y est annoncé +30°C !!! En quatre heures nous sommes passés de l’hiver à l’été. Magique non ? Adieu bonnets, gants et anoraks. Bienvenue aux sandales et à la crème solaire !
L’arrivée sur Le Caire contraste immédiatement avec nos paysages européens : dudésert que du désert et encore le désert. L’organisation est impeccable à l’aéroport pour récupérer nos bagages, acheter nos visas (un peu moins de 15€ par personne), passer la douane et retrouver la personne dépêchée par l’hôtel avec un panneau à notre nom.
Le chauffeur de taxi embarque tous nos bagages sur le passage piéton et…. se prend une amende ! La mine déconfite, il nous rejoint mais ne parvient pas à faire redémarrer son moteur! Nous devons changer de taxi et abandonner notre chauffeur à sa dure situation.
Go to l’hôtel Longchamps à Zamalek, quartier chic du Caire. La traversée de la ville nous laisse une drôle d’impression. Quelques beaux ouvrages, mais surtout des constructions non terminées au milieu de gravats, détritus, tas de terre, ferraille, planches, et tout cela pêle-mêle. Impression d’un grand chantier désordonné. Des magasins de luxe côtoient des petits magasins de fruits vétustes. Au milieu de tout cela, déambulent des femmes voilées, qui parfois ne laissent apparaître que leurs yeux. Pas de doute, autre monde, autre culture ! Il y a vingt ans, lors de notre premier voyage, il y avait peu de femmes voilées. Les temps ont bien changé.
L’hôtel Longchamps où nous arrivons est très agréable, très coquet, avec de belles chambres toutes de charme vêtues. (www.hotellongchamps.com/) Le soir, nous décidons d’aller dîner à deux pas de l’hôtel, aux five bells. Les plats y sont bons, mais pas très copieux et le service, très, mais alors, très long…. Au lit tout le monde, demain nous avons rendez-vous avec Helal qui doit nous mettre sur la route du désert. (Agence pour le désert :Helal Travel, le jardin sous la lune www.helaltravel.com)
2ème jour : « Vous ne me connaissez pas mais moi je vous connais ». Ainsi s’est présenté Helal à l’hôtel , après que nous ayons pris un petit déjeuner copieux dans la superbe salle à manger rouge et jaune. Décidément à chaque rendez-vous nous nous sommes fait surprendre par les égyptiens, toujours en avance sur l’horaire prévu. Nous chargeons les bagages dans le taxi qui va nous emmener rejoindre notre 4X4 à la sortie de la ville. Notre chauffeur invente, mais il n’est pas le seul, la troisième voie lorsqu’il n’en existe que deux. Un grand n’importe quoi qui consiste à avancer le plus vite possible par tous les moyens. Ceci dit, à leur décharge, il semble qu’il n’y ait pas beaucoup d’accrochages et que ceci contribue à rentre le trafic plus fluide … La traversée du Caire laisse une impression très mitigée. Ce n’est pas précisément un champ de ruines, mais un grand chantier sale, débordant de vie, où s’entasse tout ce qui n’est pas fini et tout ce qui n’est pas encore commencé, c'est-à-dire, presque tout ! Des militaires sont partout, à tous les carrefours et le long des rues. Nous apercevons les pyramides dans la brume de la pollution, ce sera pour plus tard !
A la sortie de la ville, nous quittons le volubile Helal et rencontrons notre chauffeur/guide/cuisinier et pour finir bédouin Nashat avec le 4X4 qui nous transportera dans notre périple.
Sur la route, nous passons de multiples sas de contrôle avec des militaires. Il est précieux le désert ? Pour qu’il y ait autant de contrôle, il ne doit pas être si désert que cela …

Nous arrivons dans l’oasis du Fayoum, région très fertile non par son lac salé qui borde ses rives , mais par les boues en provenance du Nil. Nashat nous emmène dans un dédale de ruelles, longeant des maisons de briques blanches plus ou moins en construction, des caniveaux d’eau croupie remplis de bouteilles vides et d’immondices pour débusquer des fruits et légumes à sa convenance : un étal directement dans la rue sur une couverture à même le sol, tenu par une femme (une des rares non voilée), eut sa préférence. Des enfants d’apparence plutôt pauvre en profiteront d’abord timidement puis plus gaillardement pour nous approcher et finalement nous demander de l’argent. Ce seront les seuls au cours de notre voyage . Dans l’oasis, nous croiserons beaucoup de femmes voilées intégralement, de noir vêtues, telles des fantômes. Nous longeons le lac Qarum dont la surface lisse se confond exactement avec la couleur du ciel, effaçant ainsi toute trace de la ligne d’horizon. Nous admirons quelques belles images de bateaux et de pêcheurs qui rangent leurs filets, puis les cultures de fleurs et de jasmin. A la sortie de l’oasis, nous quittons la route goudronnée pour avoir une vue d’ensemble du haut d’un promontoire rocheux puis à nouveau le goudron nous mène, en plein désert, jusqu’au Wadi-El-Hitan, le désert des baleines, site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Il regroupe la plus grande concentration au monde de squelettes de baleines qui appartiennent à l’ordre le plus ancien de ces dernières, ordre désormais éteint. Certains pourraient s’étonner de trouver des mammifères marins à cet endroit. Pourtant rien de plus normal si l’on en croit les géologues puisque ces terres étaient immergées lors de la Pangée (période pendant laquelle il n’y avait qu’un unique continent). Les restes de ces mammifères, s’ils ne sont pas extrêmement impressionnants, sont fort bien mis en valeur et le chemin explicatif plutôt bien fait dans un écrin minéral de toute beauté. Le rocher de grès est ici élégamment dentelé par le vent. Nous attaquons ce sentier sous un soleil de plomb, après un repas préparé par Nashat et l’homme qui tient l’unique auberge du coin. Côté repas, les plats contiennent beaucoup de crudités, ce qui nous pose un problème, nos estomacs occidentaux n’y sont pas préparés. Comme nous ne pouvons pas faire l’affront de tout laisser, nous y allons du bout des lèvres mais nous le faisons, et chaque jour par la suite un peu plus (ceci dit, certains vont quand même en subir les conséquences un peu plus tard ). Au menu du jour : crudités donc, haricots et oignons écrasés, salade de tomate au fromage blanc (vita de tomato), fromage de chèvre ou brebis , chips et fruits.
Après la balade, nous reprenons la route que nous quittons après quatre ou cinq kilomètres pour un hors piste dans les dunes à la « Paris-Dakar », du moins tel que nous pouvons l’imaginer. Les paysages sont sauvages et à couper le souffle entre roches et dunes. Nous arrivons au pied d’un monolithe de grès qui constituera notre campement. Nashat nous laisse « quartier libre » pendant qu’il installe le camp. Nous ne nous faisons pas prier et nous dirigeons vers un cordon de dunes près de falaises. Ce furent des instants magiques sous la lumière chaude et rasante du soleil couchant. Sur 360 ° tout est agréable à l’œil. Photos, sauts de dunes, recherche du caillou magique… De retour au camp à la nuit tombante, le camp est prêt: un feu allumé, un petit coin de paradis bédouin constitué d’un immense pare-vent adossé à la voiture, des couvertures, des coussins autour d’une table basse de trente centimètres de haut. Au menu: riz et poulet en papillotes, crudités. Et nous buvons notre premier thé bédouin à la menthe, un vrai de vrai préparé par Nashat et que nous attendrons avec plaisir chaque soir ensuite. Nous apprenons quelques jeux de carte à Nashat puis l’espace repas est transformé en quelques minutes en chambre à coucher sous la voute céleste sans lune. Dans des duvets recouverts de couvertures en poils de chameaux, il n’y a aucun risque d’avoir froid, d’autant que les nuits ne furent jamais froides.
3ème jour : Les premières lueurs du jour nous réveillent. . Le spectacle est saisissant de beauté avec une lumière douce qui redonne vie aux reliefs. Robin est debout illico presto pour profiter du « bac à sable ». L’appel du désert est le plus fort et nous partons en exploration, l’appareil photo à la main, pour saisir la beauté de l’instant. Après le petit déjeuner, nous reprenons la piste puis la route interminable vers l’oasis de Bahariya, le tout sur un fond musical local appuyé, un poil lancinant pour nos oreilles peu habituées aux rythmes et aux intonations égyptiennes. Il nous faudra quelques jours pour arriver à distinguer la musique bédouine locale (que nous avons préférée) de celle de la radio.

L’arrivée à Bahariya, au milieu du désert, casse complètement le mythe « tintinesque » de l’oasis. Bawiti en est la ville principale : maisons en construction ou pas finies, détritus partout dans la ville, terrains vagues où s’entassent de la ferraille, des tas de terre ou de cailloux et des immondices. Ici, pour ainsi dire, toutes les femmes portent le voile intégral. Rien de franchement réjouissant, en tout cas vue de notre fenêtre. Nashat quitte la partie habitée et nous amène pique-niquer dans la partie végétale de l’oasis, sous les dattiers, en compagnie des moustiques qui semblent visiblement préférer le casse-croûte français au casse-croûte égyptien (car Nashat n’est pas du tout sollicité par ces dames moustiques !). Quelle luxuriance. Toute cette végétation est rendue possible par des canaux d’irrigation qui sillonnent la palmeraie et qui permettent d’inonder les parcelles. Aux pieds des palmiers qui entretiennent de l’ombre, les égyptiens font pousser toute sorte de cultures. Ces canaux nécessitent un entretien permanent et donc une main d’œuvre assez abondante. Nous finissons notre route après un ravitaillement en essence, vers le désert noir au cœur duquel se situe le campement d’Helal, « le jardin sous la lune ». C’est mignon comme tout avec ses jardins durement gagnés sur le désert, son expo de pierres de ce même désert et ses petites maisons en terre. Nous emménageons dans nos trois chambres coquettes (nous sommes les seuls dans le campement) puis nous filons dans le désert près du camp, pour assister au coucher du dieu Rê. Comble du luxe, ici nous pouvons nous doucher (froide le soir et chaude le matin). Certains ont partagé ce moment avec une araignée gigantesque qui bien qu’ayant la bougeotte, était prête à la cohabitation sereine. Nous enchaînons avec le dîner dans une vaste pièce très accueillante au sol tapissé de couvertures et équipée de coussins et tables basses (30 à 40 cm du sol). Toute l’équipe de bédouins (masculine car nous n’avons qu’entraperçu les femmes) s’est ensuite réunie pour un intermède musical plutôt simple et chaleureux avec trois djembés, une flûte (poussive car elle se bouchait tout le temps), un tambourin et surtout des chants. Certains d’entre eux ont entamé des danses bédouines. Ça ne vaut pas une danse du ventre ont pensé certains mais ce n’est pas du tout le style local … Le moment fut agréable. De retour à nos chambres, Thibaud retrouve une copine de l’araignée à sa porte. Celle- ci aura moins de chance que celle de la douche. Du coup, nous vérifions les coins et recoins de notre propre chambre. En tout cas, tout cela ne nous a pas empêché de passer une douce nuit dans un calme serein.
4ème jour

Lever vers 7h30 suivi d’un petit déjeuner copieux sous une tonnelle. Au programme du jour, le désert noir, ainsi nommé à cause des pierres noires d’origine volcanique qui reposent sur un beau sable jaune. Lorsque l’on marche dessus, le son en est presque cristallin. Qui dit volcan dit cônes. Nous partons en 4 X 4 explorer l’un des cônes, entre groupes rocheux sombres et larges plages de sable. Nashat nous dépose pas trop loin du sommet, au milieu d’une belle langue de sable que nous gravissons pour admirer l’ensemble du paysage. Toutes les pointes placides noires sont autant de volcans qui firent l’animation du secteur. C’est beau, simple et lunaire.

De retour vers l’oasis, nous passons voir la source « magique », une pompe qui puise de l’eau parfaitement limpide et tiède mais un peu sulfureuse à deux cents mètres de profondeur et qui est à l’origine de toute la verdure de cette partie de l’oasis. Autant dire que l’endroit est peut être magique mais en tout cas stratégique ! Après cette douce halte civilisée au « jardin sous la lune », nous reprenons la piste en début d’après midi, sous un soleil de plomb, pour le désert blanc tant attendu. La vallée où nous étions étant bordée d’une falaise qui nous barre la route, il faut faire un certain nombre de kilomètres dans du sable assez mou, en la longeant, avant d’atteindre une sorte de « passe » pour accéder à un plateau. Disons que la « passe » en question n’est non seulement pas indiquée, mais en plus c’est juste une partie de la falaise un peu moins raide et moins haute que le reste, précédée d’une rampe d’accélération. La surprise est totale lorsque Nahat s’est mis à foncer droit vers le mur. D’un coup, le 4x4 est projeté au sommet. Je ne pensais pas qu’une telle montée fut possible avec un véhicule ! La piste qui suit est très changeante. Nashat est un pilote chevronné et semble connaître le désert comme sa poche. Nous naviguons à vue au milieu du sable profond et des monticules.

Nous arrivons à Aqabat, sorte de « monument valley » égyptien, fait d’un sol plat sur lequel sont disposés de gros blocs blancs gigantesques et de dunes rosées magnifiquement sculptées. Un spectacle sublime qui en impose. C’est là que nous installons le campement du soir, au pied d’un bloc rocheux monumental. Comme d’habitude, nous vaquons à nos occupations photographistiques , méditatives ou plus physiques avec les descentes de dunes, pendant que Nashat prépare le camp et le dîner (c’est le seul moment où nous profitons allègrement d’être dorlotés, sinon nous avons décidé de partager la vaisselle et le rangement du camp !) Après dîner et notre thé, nous entamons nos parties de cartes devenues rituelles. Mais ce soir là, un invité non prévu mettra fin inopinément à notre partie : un fennec (ou une fennec ???). Ce petit coquin (nous supposerons donc que c’est un garçon et nous l’appellerons Houcine, c’est le nom bédouin pour fennec) a senti l’odeur du poulet grillé. Court sur pattes, qu’il compense par la taille des oreilles. Il est à la fois farouche et téméraire et vient prendre un bout de poulet entre les doigts de Robin puis file au triple galop pour se cacher ensuite. Nous nous endormons de nouveau sous les étoiles avec du fennec plein les yeux.
5ème jour

Le camp plié, nous faisons route vers le désert blanc. Petit arrêt ludique dans les dunes pour un grand concours de saut avant un passage à la « magic spring » : juste quelques palmiers au milieu du désert, comme dans tintin au pays de l’or noir. Nous profitons de l’eau qui coule naturellement pour remplir les jerricans, faire un petit brin de toilette. La paysage est tantôt totalement plat comme le fond d’un lac séché, tantôt il fait apparaître des monticules blancs, comme sculptés par le vent, lorsque la surface plate est « entamée par l’érosion». Ces structures de calcaire petites au début finissent par prendre des formes fabuleuses. Nous nous arrêtons pour les admirer et sur le sol, l’endroit est rempli de petites pierres noires qui semble être de la pyrite et qui proviennent des failles à l’intérieur de la craie qui caractérise le désert blanc. Certaines cristallisent sous forme d’étoiles, d’autres de tubes, de cônes … Nous en collecterons quelques unes qui intrigueront à chaque fois les douaniers à l’aéroport de part leur structure métallique (on nous a demandé de les mettre en soute pour ne pas prendre de risque).
Nous avons décidé de faire confiance à Nathalie qui travaille pour Helal et de suivre l’itinéraire proposé. Nous n’avons donc pas dormi dans le désert blanc qui pour elle est tellement prisé qu’on est les uns sur les autres. C’est vrai que nous n’avons jamais vu personne dans nos bivouacs et que nous avons dormi dans des endroits toujours superbes. Cela-dit, nous sommes passés dans le désert blanc au zénith (du coup on l’avait pour nous tout seuls vue la chaleur accablante) et nous n’avons pas pu profiter de la douceur de la lumière du soleil couchant ou du levant et pour nous la lumière était très crue. Bon, ce fut fantastique quand même et on a vu que des endroits extras dans le Western désert ce soir là, mais il reste une petite frustration sous forme de dilemme : éviter la « foule » et rater les belles lumières ou l’inverse ??? En tout cas, pour nous le désert est resté … désert !

Nous repartons donc après avoir vu la poule et le chameau (deux structures imposantes et remarquables parmi les monolithes. Nouvel arrêt à une magic spring bondée à la périphérie du désert blanc. Sous les palmiers, il y avait tellement de monde que nous n’avons pas pu y pénétrer (ce qui donne des éléments de réponse à notre dilemme précédent). Les caravanes de chameaux s’y arrêtent toutes pour pique-niquer. Thibaud se met à saigner abondamment du nez à cause de la chaleur.

Nashat nous emmène manger beaucoup plus loin dans le western désert, malgré l’heure tardive. Ouf ! Il y a vraiment trop de monde ici, on n’était pas à l’aise. Nous nous installons pour le pique-nique à l’ombre d’un monument minéral. Assoiffée de désert et de photos, Sylvie repart sous un soleil de plomb pendant que tous les autres restent à l’ombre tant il fait chaud. Grand bien leur en fasse, elle n’était pas tout fraîche au retour ! Nous déjeunons dans la chaleur étouffante et repartons lorsque le soleil est un peu plus bas. Le Western désert est également très attachant (le plus beau diront certains !). On y trouve de grosses structures rocheuses, des bancs de sable et des répliques des blocs blancs comme dans le désert blanc mais en plus arrondis. Ils ressemblent de loin à des petits villages de huttes blanches. Sur la route nous nous arrêtons à un endroit particulièrement fossilifère. Sur le sable ocre sont posés des cailloux noirs « métalliques ». A bien y regarder, la plupart d’entre eux sont des fossiles de coquillages, coraux ( ?), … Dans ce paysage enchanteur, Nashat grimpe une dune au pied d’un bloc énorme qui domine le western désert et arrête son moteur. Notre nouveau camp de nuit est encore judicieusement choisi. La vue est superbe. Il règne une drôle d’ambiance : une brume englobe tout et nous voilera aussi le coucher de soleil. C’est un peu irréel. Nous partons de nouveau en vadrouille au milieu de toutes ces structures qui rappellent des huttes en terre pour certains et des espèces de gros tas de fiente de dinosaure tels que l’on peut les voir dans « Jurassic Park » pour une autre, d’autant que c’est parfois tellement mou que l’on s’y enfonce. Jusqu’où va l’imagination … C’est notre dernier soir et il faut en profiter au maximum. Nous espérons voir de nouveau un « houcine » (tel que nous l’avons surnommé), mais Nashat nous dit qu’il n’y a pas de poulet et que nos chances sont maigres ! Comme d’habitude, nous jouons aux cartes sous les étoiles et la lune. Une truffe courte sur pattes avec deux grandes oreilles s’invite au moment de manger. Celui-ci est encore plus coquin et aventurier que le précédent. A défaut de poulet, nous lui offrons un peu d’eau. Il restera de longues minutes avec nous à aller et venir puis disparaitra dans la nuit sous la lumière des flashs. Cette nuit là fut encore plus chaude que les précédentes. Quel plaisir que de goûter le grand air, d’entendre et de sentir un léger vent nous caresser le visage. Un parfum de liberté et de sérénité…
6ème jour Gilles se lève en premier au lever du soleil pour goûter à la belle lumière toujours tamisée par l’air légèrement brumeux (de poussière et non d’eau !), l’appareil photo à la main. Il tombe nez à truffe avec notre fennec. Celui-ci s’approche, se laisse photographier et prendre des poses diverses certainement pour gagner sa pitance (rusé petit renard). Malgré l’exclusivité du fennec sous la lumière du jour qui aurait pu le rendre célèbre, Gilles réveille le reste de la troupe ébouriffée et turbulente. Pas farouche quand même. Il doit être affamé et recherche un petit quelque chose, mais après divers essais (pain, vache qui rit, confiture), il ne daignera rien accepter hormis un peu d’eau. Nous passerons un bon moment en sa compagnie avant de le voir s’éloigner sur fond de désert ! Merci et longue vie, petit Houcine. La matinée est consacrée à la visite du western désert très attachant avec ses champs de gros champignons blancs disposés harmonieusement. De près, les champignons sont construits d’un bloc blanc habillé de dentelle de roches sculptées. A voir ! Cela devait arriver, nous regagnons le bitume qui nous conduit vers « le jardin sous la lune ». Nous nous arrêtons au passage à la montagne de cristal, sorte de veines, voire grandes fissures remplies de cristaux de quartz.

A notre arrivée au camp, tous les bédouins nous laissent « garder » le campement car c’est jour de prière ! Belle confiance. Après le déjeuner nous partons rejoindre Helal et un taxi pour le Caire à Bawiti. Nous faisons nos adieux chaleureux à Nashat, notre guide, cuisinier et pilote qui a rendu cette aventure passionnante. La route goudronnée et ennuyeuse pour le Caire durera cinq heures. Un tout autre périple nous attend pour la suite du voyage aux antipodes du précédent : de l’eau, de la végétation, du monde. A l’aéroport, un douanier s’émeut de tous nos cailloux métalliques collectés dans le désert, même après lui avoir montré le contenu du sac qui les détenait (rien d’illégal d’ailleurs). Pour un peu nous passerions pour d’odieux trafiquants de pierres précieuses. Au final cela se soldera par un petit billet discrètement remis à sa demande. C’est une autre culture … Notre avion part avec une demie heure de retard, mais le taxi réservé par l’intermédiaire du Sara hotel à Assouan sera bien au rendez-vous. C’est à deux heures du matin que nous nous couchons, enfin ! Demain nous embarquons directement sur la felouque sans avoir le temps de voir ni Assouan, ni le temple de Philae, ni Abu Simbel. Il faut bien faire des choix. Une prochaine fois peut-être….
7ème jour
Pour la felouque, nous nous sommes adressés aux « gréements du Nil », gérés par Sara, une française qui vit désormais en Égypte depuis de longues années. Les gréements du Nil : www.felouques-nil.com
Nous avons rendez-vous avec Karim, notre accompagnateur, à dix heures. Bien entendu, comme les autres, il est en avance. Il nous emmène rejoindre les deux bateaux et toute l’équipe (cinq personnes quand même) qui partagera nos journées durant toute la durée de l’expédition : - Ashur, sera notre cuisinier (grand chef et propriétaire de la felouque), - Ahmada pilotera le bateau à moteur « bateau resto » , ( mais il est en fait juste venu pour voir si tout allait bien et nous a quitté ensuite) - Ahmed, capitaine de la felouque et son mousse Kaled qui feront vraiment partie de notre vie quotidienne, tellement souriants, attachants et avec qui nous serons la totalité du temps sur la felouque - Karim, notre accompagnateur qui nous emmènera dans la plupart des visites. Ils sont en grande majorité nubiens. Beaucoup de monde pour nous tous seuls, mais nous les avons tous aimés et avons beaucoup apprécié de partager quelques moments avec eux, tout comme avec Nashat le bédouin du désert ! Pourquoi deux bateaux me direz-vous ? Il y a en fait une felouque (la nôtre est aux couleurs de Bob Marley), qui se meut par la force d’Eole (ça marche aussi, même si ce n’est pas le bon Dieu) et un bateau à moteur comme lieu de repas et qui transporte tout le nécessaire. En tout cas, la felouque est immédiatement très accueillante avec son grand « tatamis » sur le pont (qui sert aussi de matelas de couchage) et l’espace utilisable important qui fait que l’on a de la place pour vivre et se déplacer. Pour les plus turbulents le footing reste quand même périlleux.
Nous voilà partis pour une longue journée de navigation, par bon vent. La felouque est recouverte de couvertures et de coussins et l’on pouvait se prendre un peu pour Hatchepsout voguant au fil du Nil. Comme nous remontons le vent, qui vient du nord, nous faisons beaucoup de bords et donc les kilomètres se gagnent difficilement. C’est là que Thibaud a décidé de payer son tribu pour la nourriture pas très bien acceptée par son organisme. Il donne à manger aux poissons régulièrement, nourriture à base de karkadet (boisson à base de fleur d’ibiscus) qu’il a gloutonnement avalé sans modération au petit déjeuner. Au moins cela fait des heureux dans la rivière. Comme si cela n’était pas suffisant, Robin de son côté a misé sur des problèmes intestinaux prononcés. Comme il n’y a pas de toilettes à bord, il faut s’arrêter le long des berges. Ce n’est pas trop compliqué comme manœuvre mais c’est juste une question de temps que l’opération prend. Vers seize heures, le vent se met à faiblir, puis à tomber … Certes, même sans vent il y a le courant qui nous est favorable, mais c’est quand même laborieux. A chaque demande de Robin, plié en deux, pour s’arrêter sur les bords du Nil, il fallait repartir « à la rame » avec, en guise de rames, des sortes de grosses planches qui pouvaient pousser un peu notre embarcation de plusieurs tonnes, mais épuisait aussi totalement nos valeureux marins ! Bref, après cette errance de fin de journée nous finissons par arriver enfin à bon port au coucher du soleil.
Le soir, on descend des tentures et cela devient une grande chambre familiale de plein air. Comme cela les étoiles ne sont pas visibles mais on a bien l’impression de dormir dehors ! Une petite tente avec des toilettes est installée sur la rive et une planche pour descendre du bateau (la fameuse rame). La navigation ça creuse et ça fatigue, demain sera un autre jour !
8 ème jour

Ashur nous a préparé un copieux petit déjeuner au menu duquel figurent des crêpes. Quel bonheur ! Au programme, nous partons avec Karim pour le village de Daraw où a lieu un marché aux chameaux tous les samedis et dimanches, parait-il le plus important d’Egypte. En effet, une grande centaine de chameaux attendent de changer de propriétaire sous le contrôle d’un tas d’hommes qui discutent le coup. C’est très exotique ! Ces chameaux arrivent du Soudan, par la piste des quarante jours, soit 1800 kilomètres . C’est vraiment un haut lieu de rassemblement avec un fort rayonnement. Les jeunes seront mangés et les autres deviendront salariés à temps plein payés en nourriture, pour travailler (certains même deviendront bêtes de courses dans des émirats arabes). Le traitement des bêtes nous a paru assez rude à priori mais avec respect, pour ce que nous en avons vu. En tout cas, cela vaut largement le déplacement.

Karim nous emmène ensuite dans le souk du village pour y faire les courses. Sans accompagnateur, nous errons d’abord timidement dans les rues pour prendre quelques clichés. Là aussi nous sommes complètement immergés dans un autre monde. La rue est en terre battue. Des ânes tirant des charrettes ou portant un ou plusieurs humains constituent l’essentiel de la circulation, avec des sortes de vespas chinois à carénage intégral. Les étals surplombés de tentures donnent un aspect chaleureux à l’endroit. C’est l’exotisme complet. Ici, il n’y a pas de touristes et les gens sont sympathiques, plutôt avenant et ne nous sollicitent pas. Prendre des photos n’a pas été un problème, au contraire. Souvent ils nous souriaient ou bombaient le torse fièrement devant l’objectif. Un vrai bon moment. Nous retrouvons ensuite « tous nos gars » de l’équipage en train de coudre ! Et oui, la felouque va avoir une nouvelle voile. Sous les directives d’Ashur, ça va coudre pendant plusieurs jours !

La felouque nous dépose ensuite au temple de Kom Ombo, notre première visite d’un site archéologique. Le temple est dédié à Sobek (le Dieu à la tête de croco) et à Horus (le Dieu à tête de faucon), mais sans guide, il est bien difficile de percevoir toutes les subtilités du site. Malgré notre livre, nous passons forcement à côté de plein de choses intéressantes. Dommage ! En tout cas, les anciens s’y connaissaient en tags incrustés, en architecture et avaient des peintures tenaces qui résistent au temps. Un très bel endroit ! Déjeuner sur le bateau restau, où nous avons la chance de pouvoir goûter un peu tous les jours la cuisine locale, et route en felouque vers notre étape du soir ! Et quelle étape ! Dans une petite bicoque, sur les rives du Nil, un homme est en train d’attiser un feu. C’est un soudanais qui fait un café extraordinaire « à la turque » nous explique notre guide. Nous prenons notre douche avec l’eau du Nil réchauffée et un gobelet, et nous rejoignons tout le monde pour assister à la préparation de cette mixture fabuleuse. Il faut être très patient pour pouvoir goûter ces quelques gouttes de nectar fait main (un bon quart d’heure). Une des caractéristiques du truc, d’après Karim, c’est qu’il n’empêche pas de dormir. Il faut espérer que cela soit vrai car ce qui ressort de la fiole de fin de préparation est concentré et moyennement fluide. Pour ma part, j’ai goutté celui macéré avec du gingembre, et je n’ai pas voulu abuser de peur de ne pas pouvoir dormir, mais Dieu que je le regrette. Lucas a goutté pour la première fois de sa vie du café, et lui, il ne s’y est pas trompé il en a pris deux (petites) tasses (et a d’ailleurs fort bien dormi derrière !). Alors, qu’a t-il de spécial ce café ? Difficile à dire, il n’a aucune amertume, un fort bon goût persistant et il ne ressemble à aucun autre café. Le secret de cette potion en tous cas nous restera étranger … Dommage ! Tout cela provoque une bonne humeur à l’ensemble du groupe. Ashur en profite pour dégainer son djembé et nous voilà partis pour une soirée de musique nubienne. Le scénario est simple: un chanteur improvise une phrase et tout le monde reprend en chœur en tapant dans les mains si affinité. Ce type d’événement musical ne doit pas être rare car ils y prennent visiblement un grand plaisir. Surprise, à un moment ils veulent nous faire plaisir et entonnent « elle descend de la montagne à cheval », avec des paroles remaniées qui évoquent la felouque, puis « alouette, gentille alouette ». « A vous » ! C’est Gilles le musicien de la famille qui « s’y colle » et qui improvise sur alouette, « et la tête » et les plumes » et « les bras » et « les mains ». Il chantait vraiment n’importe quoi, dans le feu de l’improvisation, mais tous reprenaient en cœur et sans se tromper avec force claquements de mains. Nous avons ensuite participé à quelques chants nubiens dont les paroles nous ont échappées, mais fort entraînantes…. Quelle soirée, mais quelle soirée !
9 ème jour
Petit déjeuner toujours excellent et très copieux. Karim nous emmène marcher sur les bords du Nil pour visiter les luxuriants jardins qui le bordent ainsi qu’un village, . La balade commence au milieu des palmiers, dattiers et manguiers. Dans une zone plus aride nous découvrons des ruines de tombes de nobles égyptiens antiques. Sous nos pieds pourraient bien être enfouis des trésors architecturaux, mais faute de crédit, tout cela reste dans le sable. Peut-être est-ce une bonne chose, pour qu’il reste encore de quoi découvrir pour les générations futures. Puis nous atteignons le village de Fares.

Celui-ci a la particularité de regrouper une grande concentration de gens très croyants et dont beaucoup ont fait le pèlerinage à La Mecque. Les murs de leur maison « parlent » de cet événement marquant au travers de dessins et de textes. Ils inscrivent notamment le nom de tous ceux qui y ont été et qui portent désormais le titre très honorifique de « hadj ». Ce village est visiblement très prospère, d’après Karim, grâce au commerce des dattes et des aides gouvernementales pour l’irrigation. Nous prendrons plaisir à le découvrir, avec encore des gens bien sympathiques. De retour à la felouque, Karim nous propose de nous baigner dans le Nil. C’est vrai qu’à cet endroit l’eau semble claire, et le soleil bien lourd. Aaaarrrgh ! Que faire ! Le Nil est réputé (et nous avons pu le constater) comme très sale, véhiculant la bilharziose. Et d’un autre côté, comment expliquer à notre équipage qui se baigne tous les jours dedans que ça n’est pas propre pour nous. Seul Robin s’y est partiellement trempé (lâcheurs de parents) pour jouer avec Kaled. A mon avis, le troisième bras qui lui pousse maintenant ne provient pas de cela …
Petit à petit et un peu plus chaque jour, la felouque se transforme en tripot. On s’affronte entre Français et Egyptiens au jeu de « UNO », au « siga »(sorte de morpion égyptien plus intéressant ) ou « Abalone », et petit à petit notre vocabulaire égyptien s’étoffe : « arami » (tricheur)…
Un petit mot sur le thé que l’on nous amène régulièrement sur la felouque. «Combien de sucres dans ton thé ? » demande Karim à Robin. « Comme celui de Kaled hier» répond-il. Tout le monde explose de rire, car Kaled, comme les autres, le boit « à l’égyptienne », c'est-à-dire avec quatre sucres (dans une petite tasse !). Robin ne s’y est pas trompé ! Bon, en Egypte, tu as le droit de le boire à l’égyptienne, mais en France, tu reprendras des coutumes françaises mon garçon !

Le soir nous nous amarrons au quai des carrières du Djebel Silsileh, carrières pharaoniques de grès qui ont servi notamment à la construction des pyramides (le granit venant d’Assouan).Nous les visitons en compagnie de Karim qui nous explique la technique utilisée. La vue sur le Nil est belle et nous découvrons également quelques tombes encore bien colorées. Sur la rive opposée, les carrières sont inaccessibles et un mois auparavant, selon lui, des fouilles ont été effectuées pour trouver un chemin sous le Nil reliant les deux carrières. Ce fut un échec (à par des quais qui furent trouvés) !
De retour à la felouque, nous retrouvons l’équipage toujours affairé à coudre la voile. Ils travaillent jusqu’à la nuit. Nous contribuons au travail en fournissant de la lumière et en enfilant les aiguilles de fils de coton. Cette nouvelle voile, nous ne la verrons malheureusement pas en place avant notre départ ! Une dahabeya (bateau a deux voiles triangulaires nécessitant beaucoup de vent pour naviguer) a eu l’idée de venir accoster pour la nuit à côté de notre felouque. A cela rien à redire. Pour entretenir le confort des quatre personnes sur l’embarcation, le capitaine laisse tourner le gros moteur du bateau qui le tracte pour remonter le Nil, pour produire de l’électricité. Résultat, nous en avons subi le bruit et l’odeur toute la nuit. Ashur s’est bien déplacé deux fois au cours de la nuit pour demander du silence, mais sans succès. On a tous des poches sous les yeux le lendemain et de la haine envers qui vous savez !!!!!!
10 ème jour

Réveil très très matinal donc ce matin-là. Une randonnée de trois heures nous attend dans le désert du Wadi -El Chott. Karim nous présente Ahmed et son âne Aziza pour Robin, si on le souhaite. Robin n’a pas besoin d’âne, c’est un bon marcheur, mais nous avons à cœur de faire travailler le jeune Ahmed. Le désert mérite bien entendu son titre. Dès que l’on s’éloigne un peu des abords du Nil, le sable et la pierre reprennent immédiatement le dessus. Le soleil tape dur et pourtant on n’est que fin février ! Nous découvrons des « graffitis » du personnel travaillant pour Hatchepsout ou peut-être même des brouillons. La balade est sympa, la vue est belle. Nous quittons Aziza et son maître et regagnons notre felouque pour rejoindre notre bivouac du soir, après un très bon déjeuner et une belle navigation remplie de nombreuses parties de cartes. Les rives défilent sous nos yeux, bande de verdure regorgeant de vie sur un arrière plan figé de désert aride. Pour ceux qui ne jouent pas aux cartes, l’heure est à la contemplation. Robin n’a qu’un rêve, être mousse sur le bateau, aider, mais aider pour de vrai. Un matin, il se lève en disant « maman , tomorrow will be » (phrase répondue quand il a demandé à replier et à attacher la voile) « cela veut dire que c’est aujourd’hui ? » Ahmed et Kaled vont jouer le jeu et ne manqueront pas de lui faire plaisir. Capitano a été son surnom. Il a barré, replié et est monté au mât comme Kaled l’intrépide …. Lucas lui aussi fut capitaine à son tour. En récompense, Ahmed lui offrit le collier qu’il portait toujours en provenance du Brésil. Désormais notre capitaine sans bateau le porte tous les jours. Notre base du soir est encore un endroit très attrayant sur une petite île toute de verdure vêtue. Nous regardons les pêcheurs du Nil rentrer au soleil couchant. L’instant est magique. La lumière est métallique. Le silence est juste troublé par les chants émanant de plusieurs mosquées qui marquent l’heure de la prière. Karim nous explique que dans chaque village, il y en a entre cinq et sept mosquées! Ce n’est donc pas de l’écho que nous entendons mais les chants mêlés de plusieurs sources qui s’harmonisent entre elles. Ashur se lève tous les matins à cinq heures pour la prière, mais nous ne l’apprendrons qu’à la fin, car bien que dormant dans la cabine sur notre felouque, il a toujours été d’une grande discrétion.
Ce soir est notre dernier soir sur la felouque. Ashur lance quelques chants soutenus par son Djembé puis Karim enchaîne avec tout un panel d’énigmes. On voit que les Égyptiens ne passent pas tout leur temps le soir devant la télé. Ils savent s’occuper facilement en société (au moins c’est notre interprétation). Ahmed, hélas, ne partage pas notre soirée, car il a eu visiblement des mots avec Ashur sur l’endroit où accoster, et depuis le matin, il boude et refuse tout repas ou collation préparé par Ashur. Nous apprenons que Kaled, lui, va venir en France dans deux mois pour y disputer des championnats de boxe. Il est étudiant et travaille sur la felouque pendant ses vacances. Il pratique la boxe dans son école et il est déjà champion de pas mal de pays du Moyen Orient. Du coup, il a déjà beaucoup voyagé à vingt ans. Même s’il affronte des français, notre cœur sera pour lui. Bonne chance Kaled ! Robin s’endort au cours de la soirée et se met à rêver tout haut : « Chokkran » l’entend-on dire. Il rêve en arabe maintenant. Je crois que ça y est, l’Égypte l’a adopté !
11 ème jour
Nous nous levons très tôt : 6h30. Gloups, nous devons faire nos adieux à tous. C’est pas facile, on s’attache vite. Karim nous emmène dans le bateau à moteur jusqu’à Edfou et Ahmed nous accompagne. Il a lui aussi visiblement le cœur gros de nous quitter car il a bien sympathisé avec les enfants. Nous lui laissons notre jeu de UNO en souvenir.
Nous rejoignons Mohamed, guide francophone dépêché par Sara. Il doit nous faire visiter le temple d’Edfou . Cela fait tout drôle de reparler français et nous avons bien du mal à ne pas glisser des phrases en anglais. Le guide est bien, le temple aussi, mais c’est le jour d’arrêt de tous les gros bateaux en provenance de Louxor. Là, c’est vraiment trop : sept rangées de cinq ou six bateaux attendent sur le quai et ont déversé leurs flots de touristes dans le temple d’Edfou. Après la solitude du désert et la tranquillité de la felouque, nous avons du mal avec la foule et nous n’apprécions pas Edfou à sa juste valeur. Notre guide nous ramène ensuite jusqu’à Louxor que nous atteignons vers midi. Il y a quelques temps, il fallait voyager en convoi. C’est maintenant chose oubliée et nous avons donc circulé très librement. Nous nous installons à l’hôtel Saint Joseph, pas trop mal noté sur « tripadvisor ». Les enfants apprécient particulièrement la piscine sur la terrasse qui domine Louxor et le Nil. La vue est sympa, même si quelques constructions peu harmonieuses (dont le club med) nous gâchent un peu la vue. Quel plaisir de prendre une douche simplement (c’est vrai que sur la felouque l’opération était viable mais pas simple). Nous avions décidé de visiter par nos propres moyens Karnak l’après-midi, puis Louxor le soir, sous l’éclairage artificiel. Au dernier moment, nous changeons d’avis car sans guide, nous passons à côté de beaucoup de choses. Du coup nous sollicitons Mohamed notre guide d’Edfou pour les deux sites. Après un peu de marchandage (dont je crois, il n’est pas sorti perdant) l’affaire fut conclue.

A Karnak, nous décidons de visiter le musée à ciel ouvert avec la chapelle rouge d’Hachepsout, lieu recommandé par Sara. Il faut prendre un ticket en plus mais nous ne l’avons pas regretté (attirés pour avoir pas mal bouquiné sur la vie de la seule femme pharaon). Que dire de Karnak qui est déjà tellement célèbre ? Et bien que cela est impressionnant ! La forêt de pylônes nous ramène à la taille de lilliputiens. La lumière joue à cache-cache avec les alignements et les perspectives. « Vu mon sens de l’orientation, j’aurais du penser à jeter des petits cailloux pour ne pas me perdre » dit Sylvie ! Nous marchons dans les pas des pharaons, au milieu d’une vie grouillante comme il y a quelques siècles, mais les revenants feraient certainement des bonds en voyant les touristes partout profaner ce qui fut hautement sacré il y eut un temps et qui est retourné maintenant à l’état de construction imposante. . Le temps a raison de tout … (petit intermède philosophique). Nous quittons Karnak en longeant la « fameuse » route des sphinx qui va ouvrir sous peu. Elle doit relier Louxor à Karnak sur trois kilomètres mais elle nous laisse un sentiment mitigé. Nous voyons plus de socles que de sphinx et surtout de nombreuses maisons détruites et d’édifices pour déterrer les « trésors d’antan. En fait, pour faire les fouilles, les gens ont été déplacés, délogés et souvent, pas relogés. Ce chantier en tout cas ne fait pas l’unanimité et le maire de la ville a du faire face à de grosses manifestations. Le jeu en vaut-il la chandelle ?

Après la grosse chaleur de Karnak, nous retournons faire un plouf dans la piscine de l’hôtel en attendant le soir. Nous retrouvons notre guide en soirée au temple de Louxor, en empruntant une calèche (exotique et à peine plus cher qu’un taxi si on négocie bien). Eclairé de nuit, c’est vraiment très beau. Louxor est un temple qui a la particularité d’héberger une mosquée et une partie chrétienne. En tout cas, ça conserve ! Les explications de Mohamed nous permettront de bien apprécier tous les secrets symboliques que renferment ces édifices. « Ceci-dit » fait remarquer Gilles, «la religion pharaonique, un poil ésotérique et très contraignante, a empêché toute diversité dans l’expression artistique». Nous terminerons la soirée au « Sofra » restaurant, pas très loin du temple, au milieu des coussins, des décorations orientales et d’une petite table ronde, très sympa .
12 ème jour
C’est dans le site d’un passionné de Louxor et de l’Egypte, Christian, qui fait partie aussi de Voyage Forum, que fut trouvé notre guide du jour, Ahmed Fingan. Adresse de son site : http://louxoregypte.be/site/
Ahmed, comme presque tous les égyptiens, a plusieurs travails à son arc, car un ne suffit pas à vivre. Il est aussi journaliste. Pour un prix, me semble-t-il modique (50€, voiture comprise), il nous a pris en charge du matin jusqu’en fin d’après-midi pour nous faire visiter, selon notre désir, la rive ouest de Louxor : le royaume des morts. Nous l’avons beaucoup apprécié, de part sa culture, sa discrétion et toutes ses explications qu’elles soient de l’époque pharaonique ou de l’époque actuelle. Il nous a fait un petit peu appréhender les us et coutumes actuels. Nous ne pouvons que chaudement le recommander. Il essaie désormais aussi de monter une agence de voyages organisatrice de trips en felouque ou excursions dans le désert… latasse1974@yahoo.fr

Nous commençons par le temple d’Hatchepsout qui nous est chère après avoir presque tous lu « la dame du Nil » : du coup, ça rend le temple encore plus vivant. De bonne heure, nous l’avons à nous tous seuls et ça ne gâche rien. Là encore, nous sommes impressionnés par le nombre de chantiers de fouilles (comme dans chaque site visité auparavant). Ça creuse dans tous les coins. Sur places, des égyptiens sont en train de restaurer très minutieusement des vestiges, à coup de pinceau ou de seringue. Un travail de patience et de longue haleine.

Après avoir bien profité et des lieux et des explications d’Ahmed, nous nous dirigeons vers Deir El-Medineh, le village des artisans de la nécropole thébaine. Ceux-là n’étaient pas des esclaves comme il a souvent été dit, mais des ouvriers bien payés. Pendant leur temps libre, ils travaillaient à leur propre tombe et usaient de tout leur savoir-faire. Nous en avons visité certaines, mais sans appareil photo et sans guide comme l’oblige la réglementation. Du coup, Ahmed nous donne les explications à l’aide de photos et de cartes postales avant d’entrer. Pratique ! Il fera de même pour la vallée des rois, puisque c’est le même topo. Les tombes sont des merveilles. Les styles sont très différenciés et les couleurs sont d’une fraicheur qui laisse perplexe quant à leur âge ! Les artisans gardaient aussi sur place des brouillons, des comptes-rendus de leurs travaux, des factures, tout cela sur des plaques d’argile qui ont été fort utiles aux archéologues. Sur le même site, nous visitons le temple d’Hathor, restauré depuis peu (il y reste même hélas quelques échafaudages). Un bien bel endroit également.

Quatrième étape du jour, le temple de Ramses III, Medinet Habou. Il est grand, beau (comme tous les pharaons) , mais est-ce vraiment un être recommandable ?. Il s’est approprié certaines constructions en y ajoutant juste sa signature et en effaçant la précédente – pratique courante à priori. Pour ne pas subir la même chose, Ramses III a gravé ses hiéroglyphes très profondément (10 à 15 bon centimètres). On est loin de la finesse des reliefs d’Hatchepsout. Quelques fresques remarquables reproduisent de charmantes pratiques de l’époque : les prisonniers de guerre se voyaient amputés de leurs mains et de leurs bijoux de famille. C’est le genre de truc qui motive les guerriers au combat j’imagine. Bref, Ramses III était visiblement un rustre, mais a t-on le droit de parler de la sorte d’un pharaon ? Petit soupçon de délicatesse dans ce monde de brute, il a quand même inventé les premières toilettes de l’histoire, « à la turque » (on devrait dire à l’égyptienne !)
Ventre vide n’a point d’oreille dit le proverbe. C’est ce qui nous est arrivé au sortir du temple. Nous allons dans le premier resto que nous trouvons mais c’est assez cher sans un énorme souvenir.
Cinquième étape : la vallée des rois. En arrivant sur le site, une tempête de poussière s’est levée, avec un vent assez violent. Le ciel s’obscurcit et devient opaque. Nous devons nous abriter à chaque instant et protéger nos yeux et nos voies respiratoires. Là encore nous ne sommes pas autorisés à prendre des photos. Nous visitons la tombe de Thoutmosis III, le beau-fils d’Hatchepsout. Ce charmant garçon l’aimait tellement qu’il a essayé d’effacer son nom de tous les monuments. C’est beau la famille. Très belle tombe en tout cas avec un style tout personnel. Nous enchaînons avec celle de Ramses III (le rustre !!!) et la double tombe de Taousert et Sethnakht.Quelle beauté ces tombes. La couleur semble parfois fraiche de la veille et la gravure d’une grande précision. Plus le temps avance, plus le nuage de poussière assombrit et jaunit le ciel. Nous nous arrêtons aux colosses de Memnon, en réfection, dans une atmosphère surnaturelle de vent de sable. Nous quittons Ahmed Fingan (fingan signifie tasse pour le thé) que nous remercions encore pour la qualité de ses explications et notre chauffeur de taxi à qui nous donnons rendez-vous à cinq heures du matin pour nous emmener à l’aéroport le lendemain. Ce fut une très bonne journée, riche et bien remplie. De retour à l’hôtel, nous oublions la piscine pour nous détendre car c’est la tempête à Louxor. De toute façon nous avons quelques emplettes à faire avant le départ. Go pour les souks !

Les vendeurs sont roublards, c’est de bonne guerre, mais pas trop insistants et en aucun cas agressifs. Nous y passons une bonne heure bien agréable. Nous allons ce soir-là manger chez « Maxime », le restaurant de Sara des felouques, qui a semble-t-il bonne réputation. Nous partons en calèche après avoir fait répéter au conducteur « chaque close de notre contrat oral». Nous avons sur le sujet été prévenu qu’il faut énormément se méfier avec eux. Bingo ! Pendant le trajet il est très lourd avec ses « oulala mama » à tire-larigot. Et puis l’immanquable se produit. Il nous réclame plus, hausse le ton et devient agressif. Nous lui répondons que tout était convenu, la destination, le nombre de passagers et le prix. Mais il hausse fortement le ton dans la rue. Nous laissons la somme prévue sur le siège et avons finalement gain de cause. Ce sera le seul personnage avec lequel nous aurons eu un différent durant tout le voyage. Il est atypique ce restaurant, avec une façade que l’on peut qualifier d’immeuble « gothique » ou « médiéval ? ». A recommander (bien qu’un poil long sur les desserts car semble t-il il manquait un ingrédient).
13 ème jour – va-t-il nous porter chance ?
Lever aux aurores (4h30) et direction l’aéroport. Nos cailloux métalliques font encore sensation à la douane mais finissent par passer sans problème et l’avion n’a quasiment pas de retard. La tempête de sable continue comme la veille, mais cela ne semble pas gêner les réacteurs. A l’arrivée un van doit nous emmener directement aux pyramides où nous devons retrouver Fadi, un guide recommandé dans un carnet de voyageur. La journée va être longue et nous n’avons pas de temps à perdre ! Il fallait bien qu’il y ait un grain de sable dans toute cette mécanique fort bien huilée depuis le début du voyage. C’est un coup du 13 diront certains ! Le chauffeur de taxi est bien là, mais lui veut nous emmener à l’hôtel et pas aux pyramides tel que c’était prévu ! Un coup de fil à l’hôtel à la personne qui a géré tout ça puis le temps de reboucler avec la compagnie et le problème est finalement réglé. Ouf ! Nous appelons Fadi pour le prévenir de notre retard. « Je vous attendais hier » répond-il. « Aujourd’hui, je suis au travail ! ». Damned, après enquête, il s’est trompé de jour (il s’excusera mille fois par la suite, mais en attendant…. ) Et nous voilà partis pour les pyramides avec un chauffeur taciturne, qui ne parle pas vraiment anglais, dans une voiture bien trop grande pour nous puisque nous devions être sept et sans connaître quoique ce soit à ce que nous allions voir puisque nous devions être escortés et guidés (bon, pour les pyramides, on avait quelques idées quand même). Dans ce cas, nous dégainons une carte maîtresse : le « guide du routard ». Nous traversons de nouveau le Caire, pour la troisième fois, mais cette fois-ci, l’ambiance a changée : la veille il y a eu une pluie diluvienne accompagnée de grêle (ce qui est plutôt rare) et nous roulons dans l’eau qui s’accumule dans toutes les parties basses des routes (parfois trente à quarante centimètres). Ici il n’y a pas d’assainissement pour ce type de situation! Ahmed nous avait dit à Louxor pendant la tempête de sable, qu’ils attendaient des inondations vers Assouan et le Sinaï. Et bien, nous, nous aurons des photos des pyramides avec des nuages et des flaques d’eau devant, ça n’est pas si commun !

On a beau les avoir vues sous toutes les coutures en photo, elles sont quand même très impressionnantes ces bon sang de pyramides. Nous prenons notre temps pour les voir. Puis, pendant qu’une partie de la famille ira se balader à dos de chameau (ce qui n’apporte pas grand-chose si ce n’est une vue générale du site – les chameliers étaient également tout juste agréables) l’autre descendra pendant ce temps dans la pyramide de Khéphren. Un peu de déception par rapport aux souvenirs d’il y a vingt ans. Certes les pyramides sont toujours aussi hautes et impressionnantes, mais on n’y accède plus librement et un énorme truc moche (c’est un musée) a été construit à la base de l’une d’elle gâchant considérablement le paysage. Idem pour le matou, heu, je veux dire le sphinx. On ne peut même plus aller entre ses pattes, on est obligé de le voir de haut ! Un peu agaçant tout ça d’autant que tous les monuments se payent plutôt chers ! Nous sommes juste à l’heure de visite de la pyramide de Kheops (seulement deux fois 150 personnes dans la journée – après elles s’écroulent ?), mais comme les sites ferment à seize heures, nous n’aurions pas le temps d’aller ailleurs.

Nous sautons le repas de midi pour ne pas perdre de temps et partons pour Saqqarah et sa fameuse pyramide à degrés du roi Djoser, la plus ancienne. Ok, c’est haut mais moins impressionnant quand même qu’à Guizèh. Nous voulions aussi visiter la tombe superbe de Mérérouka comme cela était prévu initialement avec notre guide. Elle est fermée ! Nous descendons dans le mastaba de Ti, très jolie tombe pleine de scènes finement ciselées et colorées de la vie quotidienne égyptienne (photos interdites à nouveau) puis dans la pyramide de Téti. Nous croisons un couple de français qui a vécu dix ans en Égypte et qui est furieux après le chef des antiquités égyptiennes. Les sites sont, d’après eux, de plus en plus chers et de moins en moins accessibles, ce que nous confirmons. Les plus belles tombes étaient fermées. Nous finissons cette journée harassante au pas de course dans le musée Imothep (très bien mis en valeur) , juste avant sa fermeture. De belles pièces, mais ce n’est qu’un avant goût de ce que nous verrons le lendemain au musée du Caire.
Le soir venu, nous faisons simple : pizzeria « Thomas », le restau branché du coin. On y mange de bonnes pizzas, avec beaucoup de monde dans une ambiance finalement assez feutrée. Après une bonne nuit de sommeil (de nouveau à l’hôtel Longchamps), nous partons pour notre ultime expédition : le musée des antiquités égyptiennes du Caire. Nous sommes aux portes juste avant l’ouverture ce qui nous permet dès celles-ci ouvertes de filer à l’espace Toutankhamon, réputé souvent bondé. Nous serons presque seuls pour admirer le fameux masque sous toutes ses coutures, ce qui vaut, avec les sarcophages en poupées russes de l’époque, à eux seuls le déplacement. Même si ce musée ne met pas toutes ses pièces en valeur et donne un minimum d’explication (parfois uniquement en arabe – mais est-ce fait exprès pour inciter à prendre un des nombreux guides qui proposent leur service dans toutes les langues à l’entrée ? ), on y peut y passer de longues heures sans se lasser. A voir absolument ! Nous décidons de ne pas visiter la salle des momies pour deux raisons : Nous avons une certaine pudeur et les laissons à leur tranquillité et puis, il faut de nouveau payer en plus de l’entrée du musée, et ça devient vraiment très cher. Les antiquités égyptiennes en Egypte, ça va finir par être comme du caviar ! De retour à notre hôtel, nous savons que c’est fini, nous vivons nos dernières heures dans ce pays très attachant. Toutes les journées ont été un dépaysement total. Nous avons oublié notre quotidien et avons l’impression d’être partis des lustres. Quel voyage ! C’est un autre monde parallèle au nôtre. Ce voyage fut une de nos plus belles destinations que nous ne pouvons que conseiller à tous. C’est l’été au milieu de l’hiver !
Le retour fut presque une formalité jusqu’à Zurich. Petite anecdote vécue à l’aéroport du Caire où nous dépensions nos dernières livres : la caissière était en train de déchirer une carte postale allemande pour récupérer le timbre et coincer les boutons de ses tiroirs avec les lambeaux. « Nous espérons que les nôtres ne subirons pas le même traitement » lui lançons nous. Le simple sourire en retour ne nous a pas vraiment rassuré (mais nos cartes sont arrivées). Peut-être avait-elle une dent contre les allemands ! Notre arrivée à Lyon était prévue samedi 27 mars vers 22H30. La fin du vol fut, comment dire, quelque peu agitée, voir franchement périlleuse. Alors que nous sommes sur le point d’atterrir, dans de fortes turbulences, le pilote remet les gaz à fond et pointe le nez de l’appareil vers le ciel. C’est lorsque l’hôtesse nous a annoncé que le commandant de bord voulait nous parler que l’on a commencé à comprendre que tout ce rodéo n’était pas normal. Lors de la deuxième approche, après une bonne demie heure de tour de piste, à part une sorte de surfeur décoloré et bodybuildé derrière nous qui n’arrêtait pas de parler comme un expert des difficultés que le pilote rencontrait, un silence glacial s’était installé dans la cabine, entrecoupé des grincements lugubres de la carlingue. Lorsque les roues ont touché le sol, la performance du pilote fut saluée par une impressionnante salve d’applaudissements suivie de gros soupirs de soulagement. Nous le saurons bien vite, au sol sévissait la tempête Xynthia !
Divers liens qui peuvent être utiles :
Pour le désert : Helal Travelwww.helaltravel.com Le Caire : hotel Longchampswww.hotellongchamps.com Pour les felouques : Les gréements du Nilwww.felouques-nil.com Assouan : Sara Hotel www.sarahotel-aswan.com Hotel Saint Joseph à Louxor : reserve par l’intermédiaire de Expedia.fr
Ahmed Fingan, guide à Louxor : http://louxorguide.com latasse1974@yahoo.fr Mine de renseignements, le site de Christian : http://louxoregypte.be/site/
Pour que les enfants au-dessus de 12 ans bénéficient du tarif étudiant sur les sites (très intéressant car les sites sont hors de prix !) : carte internationale d’étudiantwww.isic.fr (13€ par enfant) J’avais pris la même en tant que professeur (18€)
Guides utilisés : le guide du routard et guide bleu
Et beaucoup de contacts par mail avec sara des felouques et Nathalie de Helal Travel…
La version complète avec toutes les photos se trouve ici: http://sites.google.com/...tauxbergesdunil/home
Préparation du voyage :
Pas toujours facile, parfois décourageant par le manque de réponses ou les difficultés à réserver sans passer par une agence, mais au final, tout s’est déroulé comme sur des roulettes ! (j’ai appris à mon détriment que les prix changent vite, et donc j’ai décidé cette fois-ci de ne pas les indiquer, sauf quelques-uns pour donner un ordre d’idées!)
- Choix de la période février. Les avantages : journées moins chaudes (surtout pour le désert) et prix moins élevé du billet d’avion ! - Les inconvénients : les journées sont plus courtes et les sites ferment plus tôt - Billet d’avion Lyon – Le Caire , prix très intéressants avec Swiss Airlines, le top du top ! (nous avons même pu voir nos différents décollages et atterrissages en direct par l’intermédiaire d’une caméra !) - Vols intérieurs en Egypte : billets réservés par internet sur le site d’Egyptair (il faut indiquer Egypte comme pays d’origine, beaucoup moins cher). Attention, la carte bleue ne doit pas expirer avant le voyage prévu pour pouvoir réserver ! (c’est du vécu….) - Nous avions prévu un voyage en train de nuit « Le Caire-Assouan ». Malgré un site très bien construit, « ABELA » qui s’occupe de gérer les trains ne répond ni aux mails, ni aux fax. C’est à notre hôtel du Caire que j’ai demandé de s’occuper de la réservation, mais cela ne leur est autorisé que 14 jours à l’avance. Ce qui devait arriver, arriva, le train était complet ! Nous avons donc dû nous rabattre sur l’avion à la dernière minute, ce qui implique, un changement dans ce qui était prévu pour le désert (cela n’a posé aucun problèmes, ils se sont adaptés pour nous arranger au maximum), et un voyage en avion beaucoup plus cher que si nous l’avions réservé six mois auparavant, avec des horaires moins faciles ! - Nous avions réservé à l’avance tous les transferts avion – aéroport par l’intermédiaire des hotels. - (Assouan 100 LEG avec Sara Hotel en grand taxi. Le Caire 180LEG en minivan car nous sommes 5, c’est cher, on peut certainement trouver mieux !) - Felouques : les « gréements du Nil ». Il y a peut-être moins cher, mais cette organisation avait été testée et approuvée par de nombreux autres, gage de qualité, ce fut donc notre choix. De plus, c’est géré par une française, Sara, communication facile et très disponible. - Désert : Helal Travel. Nathalie, française, travaille avec lui, toujours disponible pour répondre à toutes sortes de questions. - Des guides trouvés dans des carnets de voyage ou sur des sites (tous francophones) et avec qui on communique par internet. (nous en avons testé finalement un, coordonnées à la fin, et un autre qui appartient à l’équipe de Sara des felouques)
Texte et photos : Gilles et Sylvie
1er jour
Il neige sur Saint Exupéry lorsque nous arrivons à l’aéroport. Nous avons réussi à passer la première épreuve du voyage : traverser sans encombre les différentes grippes et gastros qui nous ont sournoisement cotoyé. La deuxième épreuve se pointe à son tour : allons-nous décoller en pleine tempête de neige, alors que les avions sont bloqués sur Roissy ?! Après un lever à 3h30 par 6°C en-dessous de zéro, nous embarquons dans un avion glacial, pas encore chauffé et nous nous envolons vers Zurich, première étape du trajet. La météo est formelle : nous n’aurons pas de problèmes de neige à Zurich ! En pratique, comme d’habitude, la situation est toute autre. Si l’atterrissage fut une formalité, en revanche le décollage pour le Caire dû attendre le dégivrage de l’aile avec une sorte de karcher géant tant la neige tombait drue. Nous n’avons obtenu aucune place près d’un hublot, c’est donc captivés par nos écrans vidéos individuels que nous atteignons Le Caire. Il y est annoncé +30°C !!! En quatre heures nous sommes passés de l’hiver à l’été. Magique non ? Adieu bonnets, gants et anoraks. Bienvenue aux sandales et à la crème solaire !
L’arrivée sur Le Caire contraste immédiatement avec nos paysages européens : dudésert que du désert et encore le désert. L’organisation est impeccable à l’aéroport pour récupérer nos bagages, acheter nos visas (un peu moins de 15€ par personne), passer la douane et retrouver la personne dépêchée par l’hôtel avec un panneau à notre nom.
Le chauffeur de taxi embarque tous nos bagages sur le passage piéton et…. se prend une amende ! La mine déconfite, il nous rejoint mais ne parvient pas à faire redémarrer son moteur! Nous devons changer de taxi et abandonner notre chauffeur à sa dure situation.
Go to l’hôtel Longchamps à Zamalek, quartier chic du Caire. La traversée de la ville nous laisse une drôle d’impression. Quelques beaux ouvrages, mais surtout des constructions non terminées au milieu de gravats, détritus, tas de terre, ferraille, planches, et tout cela pêle-mêle. Impression d’un grand chantier désordonné. Des magasins de luxe côtoient des petits magasins de fruits vétustes. Au milieu de tout cela, déambulent des femmes voilées, qui parfois ne laissent apparaître que leurs yeux. Pas de doute, autre monde, autre culture ! Il y a vingt ans, lors de notre premier voyage, il y avait peu de femmes voilées. Les temps ont bien changé.
L’hôtel Longchamps où nous arrivons est très agréable, très coquet, avec de belles chambres toutes de charme vêtues. (www.hotellongchamps.com/) Le soir, nous décidons d’aller dîner à deux pas de l’hôtel, aux five bells. Les plats y sont bons, mais pas très copieux et le service, très, mais alors, très long…. Au lit tout le monde, demain nous avons rendez-vous avec Helal qui doit nous mettre sur la route du désert. (Agence pour le désert :Helal Travel, le jardin sous la lune www.helaltravel.com)
2ème jour : « Vous ne me connaissez pas mais moi je vous connais ». Ainsi s’est présenté Helal à l’hôtel , après que nous ayons pris un petit déjeuner copieux dans la superbe salle à manger rouge et jaune. Décidément à chaque rendez-vous nous nous sommes fait surprendre par les égyptiens, toujours en avance sur l’horaire prévu. Nous chargeons les bagages dans le taxi qui va nous emmener rejoindre notre 4X4 à la sortie de la ville. Notre chauffeur invente, mais il n’est pas le seul, la troisième voie lorsqu’il n’en existe que deux. Un grand n’importe quoi qui consiste à avancer le plus vite possible par tous les moyens. Ceci dit, à leur décharge, il semble qu’il n’y ait pas beaucoup d’accrochages et que ceci contribue à rentre le trafic plus fluide … La traversée du Caire laisse une impression très mitigée. Ce n’est pas précisément un champ de ruines, mais un grand chantier sale, débordant de vie, où s’entasse tout ce qui n’est pas fini et tout ce qui n’est pas encore commencé, c'est-à-dire, presque tout ! Des militaires sont partout, à tous les carrefours et le long des rues. Nous apercevons les pyramides dans la brume de la pollution, ce sera pour plus tard !
A la sortie de la ville, nous quittons le volubile Helal et rencontrons notre chauffeur/guide/cuisinier et pour finir bédouin Nashat avec le 4X4 qui nous transportera dans notre périple.
Sur la route, nous passons de multiples sas de contrôle avec des militaires. Il est précieux le désert ? Pour qu’il y ait autant de contrôle, il ne doit pas être si désert que cela …

Nous arrivons dans l’oasis du Fayoum, région très fertile non par son lac salé qui borde ses rives , mais par les boues en provenance du Nil. Nashat nous emmène dans un dédale de ruelles, longeant des maisons de briques blanches plus ou moins en construction, des caniveaux d’eau croupie remplis de bouteilles vides et d’immondices pour débusquer des fruits et légumes à sa convenance : un étal directement dans la rue sur une couverture à même le sol, tenu par une femme (une des rares non voilée), eut sa préférence. Des enfants d’apparence plutôt pauvre en profiteront d’abord timidement puis plus gaillardement pour nous approcher et finalement nous demander de l’argent. Ce seront les seuls au cours de notre voyage . Dans l’oasis, nous croiserons beaucoup de femmes voilées intégralement, de noir vêtues, telles des fantômes. Nous longeons le lac Qarum dont la surface lisse se confond exactement avec la couleur du ciel, effaçant ainsi toute trace de la ligne d’horizon. Nous admirons quelques belles images de bateaux et de pêcheurs qui rangent leurs filets, puis les cultures de fleurs et de jasmin. A la sortie de l’oasis, nous quittons la route goudronnée pour avoir une vue d’ensemble du haut d’un promontoire rocheux puis à nouveau le goudron nous mène, en plein désert, jusqu’au Wadi-El-Hitan, le désert des baleines, site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Il regroupe la plus grande concentration au monde de squelettes de baleines qui appartiennent à l’ordre le plus ancien de ces dernières, ordre désormais éteint. Certains pourraient s’étonner de trouver des mammifères marins à cet endroit. Pourtant rien de plus normal si l’on en croit les géologues puisque ces terres étaient immergées lors de la Pangée (période pendant laquelle il n’y avait qu’un unique continent). Les restes de ces mammifères, s’ils ne sont pas extrêmement impressionnants, sont fort bien mis en valeur et le chemin explicatif plutôt bien fait dans un écrin minéral de toute beauté. Le rocher de grès est ici élégamment dentelé par le vent. Nous attaquons ce sentier sous un soleil de plomb, après un repas préparé par Nashat et l’homme qui tient l’unique auberge du coin. Côté repas, les plats contiennent beaucoup de crudités, ce qui nous pose un problème, nos estomacs occidentaux n’y sont pas préparés. Comme nous ne pouvons pas faire l’affront de tout laisser, nous y allons du bout des lèvres mais nous le faisons, et chaque jour par la suite un peu plus (ceci dit, certains vont quand même en subir les conséquences un peu plus tard ). Au menu du jour : crudités donc, haricots et oignons écrasés, salade de tomate au fromage blanc (vita de tomato), fromage de chèvre ou brebis , chips et fruits.
Après la balade, nous reprenons la route que nous quittons après quatre ou cinq kilomètres pour un hors piste dans les dunes à la « Paris-Dakar », du moins tel que nous pouvons l’imaginer. Les paysages sont sauvages et à couper le souffle entre roches et dunes. Nous arrivons au pied d’un monolithe de grès qui constituera notre campement. Nashat nous laisse « quartier libre » pendant qu’il installe le camp. Nous ne nous faisons pas prier et nous dirigeons vers un cordon de dunes près de falaises. Ce furent des instants magiques sous la lumière chaude et rasante du soleil couchant. Sur 360 ° tout est agréable à l’œil. Photos, sauts de dunes, recherche du caillou magique… De retour au camp à la nuit tombante, le camp est prêt: un feu allumé, un petit coin de paradis bédouin constitué d’un immense pare-vent adossé à la voiture, des couvertures, des coussins autour d’une table basse de trente centimètres de haut. Au menu: riz et poulet en papillotes, crudités. Et nous buvons notre premier thé bédouin à la menthe, un vrai de vrai préparé par Nashat et que nous attendrons avec plaisir chaque soir ensuite. Nous apprenons quelques jeux de carte à Nashat puis l’espace repas est transformé en quelques minutes en chambre à coucher sous la voute céleste sans lune. Dans des duvets recouverts de couvertures en poils de chameaux, il n’y a aucun risque d’avoir froid, d’autant que les nuits ne furent jamais froides.
3ème jour : Les premières lueurs du jour nous réveillent. . Le spectacle est saisissant de beauté avec une lumière douce qui redonne vie aux reliefs. Robin est debout illico presto pour profiter du « bac à sable ». L’appel du désert est le plus fort et nous partons en exploration, l’appareil photo à la main, pour saisir la beauté de l’instant. Après le petit déjeuner, nous reprenons la piste puis la route interminable vers l’oasis de Bahariya, le tout sur un fond musical local appuyé, un poil lancinant pour nos oreilles peu habituées aux rythmes et aux intonations égyptiennes. Il nous faudra quelques jours pour arriver à distinguer la musique bédouine locale (que nous avons préférée) de celle de la radio.

L’arrivée à Bahariya, au milieu du désert, casse complètement le mythe « tintinesque » de l’oasis. Bawiti en est la ville principale : maisons en construction ou pas finies, détritus partout dans la ville, terrains vagues où s’entassent de la ferraille, des tas de terre ou de cailloux et des immondices. Ici, pour ainsi dire, toutes les femmes portent le voile intégral. Rien de franchement réjouissant, en tout cas vue de notre fenêtre. Nashat quitte la partie habitée et nous amène pique-niquer dans la partie végétale de l’oasis, sous les dattiers, en compagnie des moustiques qui semblent visiblement préférer le casse-croûte français au casse-croûte égyptien (car Nashat n’est pas du tout sollicité par ces dames moustiques !). Quelle luxuriance. Toute cette végétation est rendue possible par des canaux d’irrigation qui sillonnent la palmeraie et qui permettent d’inonder les parcelles. Aux pieds des palmiers qui entretiennent de l’ombre, les égyptiens font pousser toute sorte de cultures. Ces canaux nécessitent un entretien permanent et donc une main d’œuvre assez abondante. Nous finissons notre route après un ravitaillement en essence, vers le désert noir au cœur duquel se situe le campement d’Helal, « le jardin sous la lune ». C’est mignon comme tout avec ses jardins durement gagnés sur le désert, son expo de pierres de ce même désert et ses petites maisons en terre. Nous emménageons dans nos trois chambres coquettes (nous sommes les seuls dans le campement) puis nous filons dans le désert près du camp, pour assister au coucher du dieu Rê. Comble du luxe, ici nous pouvons nous doucher (froide le soir et chaude le matin). Certains ont partagé ce moment avec une araignée gigantesque qui bien qu’ayant la bougeotte, était prête à la cohabitation sereine. Nous enchaînons avec le dîner dans une vaste pièce très accueillante au sol tapissé de couvertures et équipée de coussins et tables basses (30 à 40 cm du sol). Toute l’équipe de bédouins (masculine car nous n’avons qu’entraperçu les femmes) s’est ensuite réunie pour un intermède musical plutôt simple et chaleureux avec trois djembés, une flûte (poussive car elle se bouchait tout le temps), un tambourin et surtout des chants. Certains d’entre eux ont entamé des danses bédouines. Ça ne vaut pas une danse du ventre ont pensé certains mais ce n’est pas du tout le style local … Le moment fut agréable. De retour à nos chambres, Thibaud retrouve une copine de l’araignée à sa porte. Celle- ci aura moins de chance que celle de la douche. Du coup, nous vérifions les coins et recoins de notre propre chambre. En tout cas, tout cela ne nous a pas empêché de passer une douce nuit dans un calme serein.
4ème jour

Lever vers 7h30 suivi d’un petit déjeuner copieux sous une tonnelle. Au programme du jour, le désert noir, ainsi nommé à cause des pierres noires d’origine volcanique qui reposent sur un beau sable jaune. Lorsque l’on marche dessus, le son en est presque cristallin. Qui dit volcan dit cônes. Nous partons en 4 X 4 explorer l’un des cônes, entre groupes rocheux sombres et larges plages de sable. Nashat nous dépose pas trop loin du sommet, au milieu d’une belle langue de sable que nous gravissons pour admirer l’ensemble du paysage. Toutes les pointes placides noires sont autant de volcans qui firent l’animation du secteur. C’est beau, simple et lunaire.

De retour vers l’oasis, nous passons voir la source « magique », une pompe qui puise de l’eau parfaitement limpide et tiède mais un peu sulfureuse à deux cents mètres de profondeur et qui est à l’origine de toute la verdure de cette partie de l’oasis. Autant dire que l’endroit est peut être magique mais en tout cas stratégique ! Après cette douce halte civilisée au « jardin sous la lune », nous reprenons la piste en début d’après midi, sous un soleil de plomb, pour le désert blanc tant attendu. La vallée où nous étions étant bordée d’une falaise qui nous barre la route, il faut faire un certain nombre de kilomètres dans du sable assez mou, en la longeant, avant d’atteindre une sorte de « passe » pour accéder à un plateau. Disons que la « passe » en question n’est non seulement pas indiquée, mais en plus c’est juste une partie de la falaise un peu moins raide et moins haute que le reste, précédée d’une rampe d’accélération. La surprise est totale lorsque Nahat s’est mis à foncer droit vers le mur. D’un coup, le 4x4 est projeté au sommet. Je ne pensais pas qu’une telle montée fut possible avec un véhicule ! La piste qui suit est très changeante. Nashat est un pilote chevronné et semble connaître le désert comme sa poche. Nous naviguons à vue au milieu du sable profond et des monticules.

Nous arrivons à Aqabat, sorte de « monument valley » égyptien, fait d’un sol plat sur lequel sont disposés de gros blocs blancs gigantesques et de dunes rosées magnifiquement sculptées. Un spectacle sublime qui en impose. C’est là que nous installons le campement du soir, au pied d’un bloc rocheux monumental. Comme d’habitude, nous vaquons à nos occupations photographistiques , méditatives ou plus physiques avec les descentes de dunes, pendant que Nashat prépare le camp et le dîner (c’est le seul moment où nous profitons allègrement d’être dorlotés, sinon nous avons décidé de partager la vaisselle et le rangement du camp !) Après dîner et notre thé, nous entamons nos parties de cartes devenues rituelles. Mais ce soir là, un invité non prévu mettra fin inopinément à notre partie : un fennec (ou une fennec ???). Ce petit coquin (nous supposerons donc que c’est un garçon et nous l’appellerons Houcine, c’est le nom bédouin pour fennec) a senti l’odeur du poulet grillé. Court sur pattes, qu’il compense par la taille des oreilles. Il est à la fois farouche et téméraire et vient prendre un bout de poulet entre les doigts de Robin puis file au triple galop pour se cacher ensuite. Nous nous endormons de nouveau sous les étoiles avec du fennec plein les yeux.
5ème jour

Le camp plié, nous faisons route vers le désert blanc. Petit arrêt ludique dans les dunes pour un grand concours de saut avant un passage à la « magic spring » : juste quelques palmiers au milieu du désert, comme dans tintin au pays de l’or noir. Nous profitons de l’eau qui coule naturellement pour remplir les jerricans, faire un petit brin de toilette. La paysage est tantôt totalement plat comme le fond d’un lac séché, tantôt il fait apparaître des monticules blancs, comme sculptés par le vent, lorsque la surface plate est « entamée par l’érosion». Ces structures de calcaire petites au début finissent par prendre des formes fabuleuses. Nous nous arrêtons pour les admirer et sur le sol, l’endroit est rempli de petites pierres noires qui semble être de la pyrite et qui proviennent des failles à l’intérieur de la craie qui caractérise le désert blanc. Certaines cristallisent sous forme d’étoiles, d’autres de tubes, de cônes … Nous en collecterons quelques unes qui intrigueront à chaque fois les douaniers à l’aéroport de part leur structure métallique (on nous a demandé de les mettre en soute pour ne pas prendre de risque).
Nous avons décidé de faire confiance à Nathalie qui travaille pour Helal et de suivre l’itinéraire proposé. Nous n’avons donc pas dormi dans le désert blanc qui pour elle est tellement prisé qu’on est les uns sur les autres. C’est vrai que nous n’avons jamais vu personne dans nos bivouacs et que nous avons dormi dans des endroits toujours superbes. Cela-dit, nous sommes passés dans le désert blanc au zénith (du coup on l’avait pour nous tout seuls vue la chaleur accablante) et nous n’avons pas pu profiter de la douceur de la lumière du soleil couchant ou du levant et pour nous la lumière était très crue. Bon, ce fut fantastique quand même et on a vu que des endroits extras dans le Western désert ce soir là, mais il reste une petite frustration sous forme de dilemme : éviter la « foule » et rater les belles lumières ou l’inverse ??? En tout cas, pour nous le désert est resté … désert !

Nous repartons donc après avoir vu la poule et le chameau (deux structures imposantes et remarquables parmi les monolithes. Nouvel arrêt à une magic spring bondée à la périphérie du désert blanc. Sous les palmiers, il y avait tellement de monde que nous n’avons pas pu y pénétrer (ce qui donne des éléments de réponse à notre dilemme précédent). Les caravanes de chameaux s’y arrêtent toutes pour pique-niquer. Thibaud se met à saigner abondamment du nez à cause de la chaleur.

Nashat nous emmène manger beaucoup plus loin dans le western désert, malgré l’heure tardive. Ouf ! Il y a vraiment trop de monde ici, on n’était pas à l’aise. Nous nous installons pour le pique-nique à l’ombre d’un monument minéral. Assoiffée de désert et de photos, Sylvie repart sous un soleil de plomb pendant que tous les autres restent à l’ombre tant il fait chaud. Grand bien leur en fasse, elle n’était pas tout fraîche au retour ! Nous déjeunons dans la chaleur étouffante et repartons lorsque le soleil est un peu plus bas. Le Western désert est également très attachant (le plus beau diront certains !). On y trouve de grosses structures rocheuses, des bancs de sable et des répliques des blocs blancs comme dans le désert blanc mais en plus arrondis. Ils ressemblent de loin à des petits villages de huttes blanches. Sur la route nous nous arrêtons à un endroit particulièrement fossilifère. Sur le sable ocre sont posés des cailloux noirs « métalliques ». A bien y regarder, la plupart d’entre eux sont des fossiles de coquillages, coraux ( ?), … Dans ce paysage enchanteur, Nashat grimpe une dune au pied d’un bloc énorme qui domine le western désert et arrête son moteur. Notre nouveau camp de nuit est encore judicieusement choisi. La vue est superbe. Il règne une drôle d’ambiance : une brume englobe tout et nous voilera aussi le coucher de soleil. C’est un peu irréel. Nous partons de nouveau en vadrouille au milieu de toutes ces structures qui rappellent des huttes en terre pour certains et des espèces de gros tas de fiente de dinosaure tels que l’on peut les voir dans « Jurassic Park » pour une autre, d’autant que c’est parfois tellement mou que l’on s’y enfonce. Jusqu’où va l’imagination … C’est notre dernier soir et il faut en profiter au maximum. Nous espérons voir de nouveau un « houcine » (tel que nous l’avons surnommé), mais Nashat nous dit qu’il n’y a pas de poulet et que nos chances sont maigres ! Comme d’habitude, nous jouons aux cartes sous les étoiles et la lune. Une truffe courte sur pattes avec deux grandes oreilles s’invite au moment de manger. Celui-ci est encore plus coquin et aventurier que le précédent. A défaut de poulet, nous lui offrons un peu d’eau. Il restera de longues minutes avec nous à aller et venir puis disparaitra dans la nuit sous la lumière des flashs. Cette nuit là fut encore plus chaude que les précédentes. Quel plaisir que de goûter le grand air, d’entendre et de sentir un léger vent nous caresser le visage. Un parfum de liberté et de sérénité…
6ème jour Gilles se lève en premier au lever du soleil pour goûter à la belle lumière toujours tamisée par l’air légèrement brumeux (de poussière et non d’eau !), l’appareil photo à la main. Il tombe nez à truffe avec notre fennec. Celui-ci s’approche, se laisse photographier et prendre des poses diverses certainement pour gagner sa pitance (rusé petit renard). Malgré l’exclusivité du fennec sous la lumière du jour qui aurait pu le rendre célèbre, Gilles réveille le reste de la troupe ébouriffée et turbulente. Pas farouche quand même. Il doit être affamé et recherche un petit quelque chose, mais après divers essais (pain, vache qui rit, confiture), il ne daignera rien accepter hormis un peu d’eau. Nous passerons un bon moment en sa compagnie avant de le voir s’éloigner sur fond de désert ! Merci et longue vie, petit Houcine. La matinée est consacrée à la visite du western désert très attachant avec ses champs de gros champignons blancs disposés harmonieusement. De près, les champignons sont construits d’un bloc blanc habillé de dentelle de roches sculptées. A voir ! Cela devait arriver, nous regagnons le bitume qui nous conduit vers « le jardin sous la lune ». Nous nous arrêtons au passage à la montagne de cristal, sorte de veines, voire grandes fissures remplies de cristaux de quartz.

A notre arrivée au camp, tous les bédouins nous laissent « garder » le campement car c’est jour de prière ! Belle confiance. Après le déjeuner nous partons rejoindre Helal et un taxi pour le Caire à Bawiti. Nous faisons nos adieux chaleureux à Nashat, notre guide, cuisinier et pilote qui a rendu cette aventure passionnante. La route goudronnée et ennuyeuse pour le Caire durera cinq heures. Un tout autre périple nous attend pour la suite du voyage aux antipodes du précédent : de l’eau, de la végétation, du monde. A l’aéroport, un douanier s’émeut de tous nos cailloux métalliques collectés dans le désert, même après lui avoir montré le contenu du sac qui les détenait (rien d’illégal d’ailleurs). Pour un peu nous passerions pour d’odieux trafiquants de pierres précieuses. Au final cela se soldera par un petit billet discrètement remis à sa demande. C’est une autre culture … Notre avion part avec une demie heure de retard, mais le taxi réservé par l’intermédiaire du Sara hotel à Assouan sera bien au rendez-vous. C’est à deux heures du matin que nous nous couchons, enfin ! Demain nous embarquons directement sur la felouque sans avoir le temps de voir ni Assouan, ni le temple de Philae, ni Abu Simbel. Il faut bien faire des choix. Une prochaine fois peut-être….
7ème jour
Pour la felouque, nous nous sommes adressés aux « gréements du Nil », gérés par Sara, une française qui vit désormais en Égypte depuis de longues années. Les gréements du Nil : www.felouques-nil.com
Nous avons rendez-vous avec Karim, notre accompagnateur, à dix heures. Bien entendu, comme les autres, il est en avance. Il nous emmène rejoindre les deux bateaux et toute l’équipe (cinq personnes quand même) qui partagera nos journées durant toute la durée de l’expédition : - Ashur, sera notre cuisinier (grand chef et propriétaire de la felouque), - Ahmada pilotera le bateau à moteur « bateau resto » , ( mais il est en fait juste venu pour voir si tout allait bien et nous a quitté ensuite) - Ahmed, capitaine de la felouque et son mousse Kaled qui feront vraiment partie de notre vie quotidienne, tellement souriants, attachants et avec qui nous serons la totalité du temps sur la felouque - Karim, notre accompagnateur qui nous emmènera dans la plupart des visites. Ils sont en grande majorité nubiens. Beaucoup de monde pour nous tous seuls, mais nous les avons tous aimés et avons beaucoup apprécié de partager quelques moments avec eux, tout comme avec Nashat le bédouin du désert ! Pourquoi deux bateaux me direz-vous ? Il y a en fait une felouque (la nôtre est aux couleurs de Bob Marley), qui se meut par la force d’Eole (ça marche aussi, même si ce n’est pas le bon Dieu) et un bateau à moteur comme lieu de repas et qui transporte tout le nécessaire. En tout cas, la felouque est immédiatement très accueillante avec son grand « tatamis » sur le pont (qui sert aussi de matelas de couchage) et l’espace utilisable important qui fait que l’on a de la place pour vivre et se déplacer. Pour les plus turbulents le footing reste quand même périlleux.
Nous voilà partis pour une longue journée de navigation, par bon vent. La felouque est recouverte de couvertures et de coussins et l’on pouvait se prendre un peu pour Hatchepsout voguant au fil du Nil. Comme nous remontons le vent, qui vient du nord, nous faisons beaucoup de bords et donc les kilomètres se gagnent difficilement. C’est là que Thibaud a décidé de payer son tribu pour la nourriture pas très bien acceptée par son organisme. Il donne à manger aux poissons régulièrement, nourriture à base de karkadet (boisson à base de fleur d’ibiscus) qu’il a gloutonnement avalé sans modération au petit déjeuner. Au moins cela fait des heureux dans la rivière. Comme si cela n’était pas suffisant, Robin de son côté a misé sur des problèmes intestinaux prononcés. Comme il n’y a pas de toilettes à bord, il faut s’arrêter le long des berges. Ce n’est pas trop compliqué comme manœuvre mais c’est juste une question de temps que l’opération prend. Vers seize heures, le vent se met à faiblir, puis à tomber … Certes, même sans vent il y a le courant qui nous est favorable, mais c’est quand même laborieux. A chaque demande de Robin, plié en deux, pour s’arrêter sur les bords du Nil, il fallait repartir « à la rame » avec, en guise de rames, des sortes de grosses planches qui pouvaient pousser un peu notre embarcation de plusieurs tonnes, mais épuisait aussi totalement nos valeureux marins ! Bref, après cette errance de fin de journée nous finissons par arriver enfin à bon port au coucher du soleil.
Le soir, on descend des tentures et cela devient une grande chambre familiale de plein air. Comme cela les étoiles ne sont pas visibles mais on a bien l’impression de dormir dehors ! Une petite tente avec des toilettes est installée sur la rive et une planche pour descendre du bateau (la fameuse rame). La navigation ça creuse et ça fatigue, demain sera un autre jour !
8 ème jour

Ashur nous a préparé un copieux petit déjeuner au menu duquel figurent des crêpes. Quel bonheur ! Au programme, nous partons avec Karim pour le village de Daraw où a lieu un marché aux chameaux tous les samedis et dimanches, parait-il le plus important d’Egypte. En effet, une grande centaine de chameaux attendent de changer de propriétaire sous le contrôle d’un tas d’hommes qui discutent le coup. C’est très exotique ! Ces chameaux arrivent du Soudan, par la piste des quarante jours, soit 1800 kilomètres . C’est vraiment un haut lieu de rassemblement avec un fort rayonnement. Les jeunes seront mangés et les autres deviendront salariés à temps plein payés en nourriture, pour travailler (certains même deviendront bêtes de courses dans des émirats arabes). Le traitement des bêtes nous a paru assez rude à priori mais avec respect, pour ce que nous en avons vu. En tout cas, cela vaut largement le déplacement.

Karim nous emmène ensuite dans le souk du village pour y faire les courses. Sans accompagnateur, nous errons d’abord timidement dans les rues pour prendre quelques clichés. Là aussi nous sommes complètement immergés dans un autre monde. La rue est en terre battue. Des ânes tirant des charrettes ou portant un ou plusieurs humains constituent l’essentiel de la circulation, avec des sortes de vespas chinois à carénage intégral. Les étals surplombés de tentures donnent un aspect chaleureux à l’endroit. C’est l’exotisme complet. Ici, il n’y a pas de touristes et les gens sont sympathiques, plutôt avenant et ne nous sollicitent pas. Prendre des photos n’a pas été un problème, au contraire. Souvent ils nous souriaient ou bombaient le torse fièrement devant l’objectif. Un vrai bon moment. Nous retrouvons ensuite « tous nos gars » de l’équipage en train de coudre ! Et oui, la felouque va avoir une nouvelle voile. Sous les directives d’Ashur, ça va coudre pendant plusieurs jours !

La felouque nous dépose ensuite au temple de Kom Ombo, notre première visite d’un site archéologique. Le temple est dédié à Sobek (le Dieu à la tête de croco) et à Horus (le Dieu à tête de faucon), mais sans guide, il est bien difficile de percevoir toutes les subtilités du site. Malgré notre livre, nous passons forcement à côté de plein de choses intéressantes. Dommage ! En tout cas, les anciens s’y connaissaient en tags incrustés, en architecture et avaient des peintures tenaces qui résistent au temps. Un très bel endroit ! Déjeuner sur le bateau restau, où nous avons la chance de pouvoir goûter un peu tous les jours la cuisine locale, et route en felouque vers notre étape du soir ! Et quelle étape ! Dans une petite bicoque, sur les rives du Nil, un homme est en train d’attiser un feu. C’est un soudanais qui fait un café extraordinaire « à la turque » nous explique notre guide. Nous prenons notre douche avec l’eau du Nil réchauffée et un gobelet, et nous rejoignons tout le monde pour assister à la préparation de cette mixture fabuleuse. Il faut être très patient pour pouvoir goûter ces quelques gouttes de nectar fait main (un bon quart d’heure). Une des caractéristiques du truc, d’après Karim, c’est qu’il n’empêche pas de dormir. Il faut espérer que cela soit vrai car ce qui ressort de la fiole de fin de préparation est concentré et moyennement fluide. Pour ma part, j’ai goutté celui macéré avec du gingembre, et je n’ai pas voulu abuser de peur de ne pas pouvoir dormir, mais Dieu que je le regrette. Lucas a goutté pour la première fois de sa vie du café, et lui, il ne s’y est pas trompé il en a pris deux (petites) tasses (et a d’ailleurs fort bien dormi derrière !). Alors, qu’a t-il de spécial ce café ? Difficile à dire, il n’a aucune amertume, un fort bon goût persistant et il ne ressemble à aucun autre café. Le secret de cette potion en tous cas nous restera étranger … Dommage ! Tout cela provoque une bonne humeur à l’ensemble du groupe. Ashur en profite pour dégainer son djembé et nous voilà partis pour une soirée de musique nubienne. Le scénario est simple: un chanteur improvise une phrase et tout le monde reprend en chœur en tapant dans les mains si affinité. Ce type d’événement musical ne doit pas être rare car ils y prennent visiblement un grand plaisir. Surprise, à un moment ils veulent nous faire plaisir et entonnent « elle descend de la montagne à cheval », avec des paroles remaniées qui évoquent la felouque, puis « alouette, gentille alouette ». « A vous » ! C’est Gilles le musicien de la famille qui « s’y colle » et qui improvise sur alouette, « et la tête » et les plumes » et « les bras » et « les mains ». Il chantait vraiment n’importe quoi, dans le feu de l’improvisation, mais tous reprenaient en cœur et sans se tromper avec force claquements de mains. Nous avons ensuite participé à quelques chants nubiens dont les paroles nous ont échappées, mais fort entraînantes…. Quelle soirée, mais quelle soirée !
9 ème jour
Petit déjeuner toujours excellent et très copieux. Karim nous emmène marcher sur les bords du Nil pour visiter les luxuriants jardins qui le bordent ainsi qu’un village, . La balade commence au milieu des palmiers, dattiers et manguiers. Dans une zone plus aride nous découvrons des ruines de tombes de nobles égyptiens antiques. Sous nos pieds pourraient bien être enfouis des trésors architecturaux, mais faute de crédit, tout cela reste dans le sable. Peut-être est-ce une bonne chose, pour qu’il reste encore de quoi découvrir pour les générations futures. Puis nous atteignons le village de Fares.

Celui-ci a la particularité de regrouper une grande concentration de gens très croyants et dont beaucoup ont fait le pèlerinage à La Mecque. Les murs de leur maison « parlent » de cet événement marquant au travers de dessins et de textes. Ils inscrivent notamment le nom de tous ceux qui y ont été et qui portent désormais le titre très honorifique de « hadj ». Ce village est visiblement très prospère, d’après Karim, grâce au commerce des dattes et des aides gouvernementales pour l’irrigation. Nous prendrons plaisir à le découvrir, avec encore des gens bien sympathiques. De retour à la felouque, Karim nous propose de nous baigner dans le Nil. C’est vrai qu’à cet endroit l’eau semble claire, et le soleil bien lourd. Aaaarrrgh ! Que faire ! Le Nil est réputé (et nous avons pu le constater) comme très sale, véhiculant la bilharziose. Et d’un autre côté, comment expliquer à notre équipage qui se baigne tous les jours dedans que ça n’est pas propre pour nous. Seul Robin s’y est partiellement trempé (lâcheurs de parents) pour jouer avec Kaled. A mon avis, le troisième bras qui lui pousse maintenant ne provient pas de cela …
Petit à petit et un peu plus chaque jour, la felouque se transforme en tripot. On s’affronte entre Français et Egyptiens au jeu de « UNO », au « siga »(sorte de morpion égyptien plus intéressant ) ou « Abalone », et petit à petit notre vocabulaire égyptien s’étoffe : « arami » (tricheur)…
Un petit mot sur le thé que l’on nous amène régulièrement sur la felouque. «Combien de sucres dans ton thé ? » demande Karim à Robin. « Comme celui de Kaled hier» répond-il. Tout le monde explose de rire, car Kaled, comme les autres, le boit « à l’égyptienne », c'est-à-dire avec quatre sucres (dans une petite tasse !). Robin ne s’y est pas trompé ! Bon, en Egypte, tu as le droit de le boire à l’égyptienne, mais en France, tu reprendras des coutumes françaises mon garçon !

Le soir nous nous amarrons au quai des carrières du Djebel Silsileh, carrières pharaoniques de grès qui ont servi notamment à la construction des pyramides (le granit venant d’Assouan).Nous les visitons en compagnie de Karim qui nous explique la technique utilisée. La vue sur le Nil est belle et nous découvrons également quelques tombes encore bien colorées. Sur la rive opposée, les carrières sont inaccessibles et un mois auparavant, selon lui, des fouilles ont été effectuées pour trouver un chemin sous le Nil reliant les deux carrières. Ce fut un échec (à par des quais qui furent trouvés) !
De retour à la felouque, nous retrouvons l’équipage toujours affairé à coudre la voile. Ils travaillent jusqu’à la nuit. Nous contribuons au travail en fournissant de la lumière et en enfilant les aiguilles de fils de coton. Cette nouvelle voile, nous ne la verrons malheureusement pas en place avant notre départ ! Une dahabeya (bateau a deux voiles triangulaires nécessitant beaucoup de vent pour naviguer) a eu l’idée de venir accoster pour la nuit à côté de notre felouque. A cela rien à redire. Pour entretenir le confort des quatre personnes sur l’embarcation, le capitaine laisse tourner le gros moteur du bateau qui le tracte pour remonter le Nil, pour produire de l’électricité. Résultat, nous en avons subi le bruit et l’odeur toute la nuit. Ashur s’est bien déplacé deux fois au cours de la nuit pour demander du silence, mais sans succès. On a tous des poches sous les yeux le lendemain et de la haine envers qui vous savez !!!!!!
10 ème jour

Réveil très très matinal donc ce matin-là. Une randonnée de trois heures nous attend dans le désert du Wadi -El Chott. Karim nous présente Ahmed et son âne Aziza pour Robin, si on le souhaite. Robin n’a pas besoin d’âne, c’est un bon marcheur, mais nous avons à cœur de faire travailler le jeune Ahmed. Le désert mérite bien entendu son titre. Dès que l’on s’éloigne un peu des abords du Nil, le sable et la pierre reprennent immédiatement le dessus. Le soleil tape dur et pourtant on n’est que fin février ! Nous découvrons des « graffitis » du personnel travaillant pour Hatchepsout ou peut-être même des brouillons. La balade est sympa, la vue est belle. Nous quittons Aziza et son maître et regagnons notre felouque pour rejoindre notre bivouac du soir, après un très bon déjeuner et une belle navigation remplie de nombreuses parties de cartes. Les rives défilent sous nos yeux, bande de verdure regorgeant de vie sur un arrière plan figé de désert aride. Pour ceux qui ne jouent pas aux cartes, l’heure est à la contemplation. Robin n’a qu’un rêve, être mousse sur le bateau, aider, mais aider pour de vrai. Un matin, il se lève en disant « maman , tomorrow will be » (phrase répondue quand il a demandé à replier et à attacher la voile) « cela veut dire que c’est aujourd’hui ? » Ahmed et Kaled vont jouer le jeu et ne manqueront pas de lui faire plaisir. Capitano a été son surnom. Il a barré, replié et est monté au mât comme Kaled l’intrépide …. Lucas lui aussi fut capitaine à son tour. En récompense, Ahmed lui offrit le collier qu’il portait toujours en provenance du Brésil. Désormais notre capitaine sans bateau le porte tous les jours. Notre base du soir est encore un endroit très attrayant sur une petite île toute de verdure vêtue. Nous regardons les pêcheurs du Nil rentrer au soleil couchant. L’instant est magique. La lumière est métallique. Le silence est juste troublé par les chants émanant de plusieurs mosquées qui marquent l’heure de la prière. Karim nous explique que dans chaque village, il y en a entre cinq et sept mosquées! Ce n’est donc pas de l’écho que nous entendons mais les chants mêlés de plusieurs sources qui s’harmonisent entre elles. Ashur se lève tous les matins à cinq heures pour la prière, mais nous ne l’apprendrons qu’à la fin, car bien que dormant dans la cabine sur notre felouque, il a toujours été d’une grande discrétion.
Ce soir est notre dernier soir sur la felouque. Ashur lance quelques chants soutenus par son Djembé puis Karim enchaîne avec tout un panel d’énigmes. On voit que les Égyptiens ne passent pas tout leur temps le soir devant la télé. Ils savent s’occuper facilement en société (au moins c’est notre interprétation). Ahmed, hélas, ne partage pas notre soirée, car il a eu visiblement des mots avec Ashur sur l’endroit où accoster, et depuis le matin, il boude et refuse tout repas ou collation préparé par Ashur. Nous apprenons que Kaled, lui, va venir en France dans deux mois pour y disputer des championnats de boxe. Il est étudiant et travaille sur la felouque pendant ses vacances. Il pratique la boxe dans son école et il est déjà champion de pas mal de pays du Moyen Orient. Du coup, il a déjà beaucoup voyagé à vingt ans. Même s’il affronte des français, notre cœur sera pour lui. Bonne chance Kaled ! Robin s’endort au cours de la soirée et se met à rêver tout haut : « Chokkran » l’entend-on dire. Il rêve en arabe maintenant. Je crois que ça y est, l’Égypte l’a adopté !
11 ème jour
Nous nous levons très tôt : 6h30. Gloups, nous devons faire nos adieux à tous. C’est pas facile, on s’attache vite. Karim nous emmène dans le bateau à moteur jusqu’à Edfou et Ahmed nous accompagne. Il a lui aussi visiblement le cœur gros de nous quitter car il a bien sympathisé avec les enfants. Nous lui laissons notre jeu de UNO en souvenir.
Nous rejoignons Mohamed, guide francophone dépêché par Sara. Il doit nous faire visiter le temple d’Edfou . Cela fait tout drôle de reparler français et nous avons bien du mal à ne pas glisser des phrases en anglais. Le guide est bien, le temple aussi, mais c’est le jour d’arrêt de tous les gros bateaux en provenance de Louxor. Là, c’est vraiment trop : sept rangées de cinq ou six bateaux attendent sur le quai et ont déversé leurs flots de touristes dans le temple d’Edfou. Après la solitude du désert et la tranquillité de la felouque, nous avons du mal avec la foule et nous n’apprécions pas Edfou à sa juste valeur. Notre guide nous ramène ensuite jusqu’à Louxor que nous atteignons vers midi. Il y a quelques temps, il fallait voyager en convoi. C’est maintenant chose oubliée et nous avons donc circulé très librement. Nous nous installons à l’hôtel Saint Joseph, pas trop mal noté sur « tripadvisor ». Les enfants apprécient particulièrement la piscine sur la terrasse qui domine Louxor et le Nil. La vue est sympa, même si quelques constructions peu harmonieuses (dont le club med) nous gâchent un peu la vue. Quel plaisir de prendre une douche simplement (c’est vrai que sur la felouque l’opération était viable mais pas simple). Nous avions décidé de visiter par nos propres moyens Karnak l’après-midi, puis Louxor le soir, sous l’éclairage artificiel. Au dernier moment, nous changeons d’avis car sans guide, nous passons à côté de beaucoup de choses. Du coup nous sollicitons Mohamed notre guide d’Edfou pour les deux sites. Après un peu de marchandage (dont je crois, il n’est pas sorti perdant) l’affaire fut conclue.

A Karnak, nous décidons de visiter le musée à ciel ouvert avec la chapelle rouge d’Hachepsout, lieu recommandé par Sara. Il faut prendre un ticket en plus mais nous ne l’avons pas regretté (attirés pour avoir pas mal bouquiné sur la vie de la seule femme pharaon). Que dire de Karnak qui est déjà tellement célèbre ? Et bien que cela est impressionnant ! La forêt de pylônes nous ramène à la taille de lilliputiens. La lumière joue à cache-cache avec les alignements et les perspectives. « Vu mon sens de l’orientation, j’aurais du penser à jeter des petits cailloux pour ne pas me perdre » dit Sylvie ! Nous marchons dans les pas des pharaons, au milieu d’une vie grouillante comme il y a quelques siècles, mais les revenants feraient certainement des bonds en voyant les touristes partout profaner ce qui fut hautement sacré il y eut un temps et qui est retourné maintenant à l’état de construction imposante. . Le temps a raison de tout … (petit intermède philosophique). Nous quittons Karnak en longeant la « fameuse » route des sphinx qui va ouvrir sous peu. Elle doit relier Louxor à Karnak sur trois kilomètres mais elle nous laisse un sentiment mitigé. Nous voyons plus de socles que de sphinx et surtout de nombreuses maisons détruites et d’édifices pour déterrer les « trésors d’antan. En fait, pour faire les fouilles, les gens ont été déplacés, délogés et souvent, pas relogés. Ce chantier en tout cas ne fait pas l’unanimité et le maire de la ville a du faire face à de grosses manifestations. Le jeu en vaut-il la chandelle ?

Après la grosse chaleur de Karnak, nous retournons faire un plouf dans la piscine de l’hôtel en attendant le soir. Nous retrouvons notre guide en soirée au temple de Louxor, en empruntant une calèche (exotique et à peine plus cher qu’un taxi si on négocie bien). Eclairé de nuit, c’est vraiment très beau. Louxor est un temple qui a la particularité d’héberger une mosquée et une partie chrétienne. En tout cas, ça conserve ! Les explications de Mohamed nous permettront de bien apprécier tous les secrets symboliques que renferment ces édifices. « Ceci-dit » fait remarquer Gilles, «la religion pharaonique, un poil ésotérique et très contraignante, a empêché toute diversité dans l’expression artistique». Nous terminerons la soirée au « Sofra » restaurant, pas très loin du temple, au milieu des coussins, des décorations orientales et d’une petite table ronde, très sympa .
12 ème jour
C’est dans le site d’un passionné de Louxor et de l’Egypte, Christian, qui fait partie aussi de Voyage Forum, que fut trouvé notre guide du jour, Ahmed Fingan. Adresse de son site : http://louxoregypte.be/site/
Ahmed, comme presque tous les égyptiens, a plusieurs travails à son arc, car un ne suffit pas à vivre. Il est aussi journaliste. Pour un prix, me semble-t-il modique (50€, voiture comprise), il nous a pris en charge du matin jusqu’en fin d’après-midi pour nous faire visiter, selon notre désir, la rive ouest de Louxor : le royaume des morts. Nous l’avons beaucoup apprécié, de part sa culture, sa discrétion et toutes ses explications qu’elles soient de l’époque pharaonique ou de l’époque actuelle. Il nous a fait un petit peu appréhender les us et coutumes actuels. Nous ne pouvons que chaudement le recommander. Il essaie désormais aussi de monter une agence de voyages organisatrice de trips en felouque ou excursions dans le désert… latasse1974@yahoo.fr

Nous commençons par le temple d’Hatchepsout qui nous est chère après avoir presque tous lu « la dame du Nil » : du coup, ça rend le temple encore plus vivant. De bonne heure, nous l’avons à nous tous seuls et ça ne gâche rien. Là encore, nous sommes impressionnés par le nombre de chantiers de fouilles (comme dans chaque site visité auparavant). Ça creuse dans tous les coins. Sur places, des égyptiens sont en train de restaurer très minutieusement des vestiges, à coup de pinceau ou de seringue. Un travail de patience et de longue haleine.

Après avoir bien profité et des lieux et des explications d’Ahmed, nous nous dirigeons vers Deir El-Medineh, le village des artisans de la nécropole thébaine. Ceux-là n’étaient pas des esclaves comme il a souvent été dit, mais des ouvriers bien payés. Pendant leur temps libre, ils travaillaient à leur propre tombe et usaient de tout leur savoir-faire. Nous en avons visité certaines, mais sans appareil photo et sans guide comme l’oblige la réglementation. Du coup, Ahmed nous donne les explications à l’aide de photos et de cartes postales avant d’entrer. Pratique ! Il fera de même pour la vallée des rois, puisque c’est le même topo. Les tombes sont des merveilles. Les styles sont très différenciés et les couleurs sont d’une fraicheur qui laisse perplexe quant à leur âge ! Les artisans gardaient aussi sur place des brouillons, des comptes-rendus de leurs travaux, des factures, tout cela sur des plaques d’argile qui ont été fort utiles aux archéologues. Sur le même site, nous visitons le temple d’Hathor, restauré depuis peu (il y reste même hélas quelques échafaudages). Un bien bel endroit également.

Quatrième étape du jour, le temple de Ramses III, Medinet Habou. Il est grand, beau (comme tous les pharaons) , mais est-ce vraiment un être recommandable ?. Il s’est approprié certaines constructions en y ajoutant juste sa signature et en effaçant la précédente – pratique courante à priori. Pour ne pas subir la même chose, Ramses III a gravé ses hiéroglyphes très profondément (10 à 15 bon centimètres). On est loin de la finesse des reliefs d’Hatchepsout. Quelques fresques remarquables reproduisent de charmantes pratiques de l’époque : les prisonniers de guerre se voyaient amputés de leurs mains et de leurs bijoux de famille. C’est le genre de truc qui motive les guerriers au combat j’imagine. Bref, Ramses III était visiblement un rustre, mais a t-on le droit de parler de la sorte d’un pharaon ? Petit soupçon de délicatesse dans ce monde de brute, il a quand même inventé les premières toilettes de l’histoire, « à la turque » (on devrait dire à l’égyptienne !)
Ventre vide n’a point d’oreille dit le proverbe. C’est ce qui nous est arrivé au sortir du temple. Nous allons dans le premier resto que nous trouvons mais c’est assez cher sans un énorme souvenir.
Cinquième étape : la vallée des rois. En arrivant sur le site, une tempête de poussière s’est levée, avec un vent assez violent. Le ciel s’obscurcit et devient opaque. Nous devons nous abriter à chaque instant et protéger nos yeux et nos voies respiratoires. Là encore nous ne sommes pas autorisés à prendre des photos. Nous visitons la tombe de Thoutmosis III, le beau-fils d’Hatchepsout. Ce charmant garçon l’aimait tellement qu’il a essayé d’effacer son nom de tous les monuments. C’est beau la famille. Très belle tombe en tout cas avec un style tout personnel. Nous enchaînons avec celle de Ramses III (le rustre !!!) et la double tombe de Taousert et Sethnakht.Quelle beauté ces tombes. La couleur semble parfois fraiche de la veille et la gravure d’une grande précision. Plus le temps avance, plus le nuage de poussière assombrit et jaunit le ciel. Nous nous arrêtons aux colosses de Memnon, en réfection, dans une atmosphère surnaturelle de vent de sable. Nous quittons Ahmed Fingan (fingan signifie tasse pour le thé) que nous remercions encore pour la qualité de ses explications et notre chauffeur de taxi à qui nous donnons rendez-vous à cinq heures du matin pour nous emmener à l’aéroport le lendemain. Ce fut une très bonne journée, riche et bien remplie. De retour à l’hôtel, nous oublions la piscine pour nous détendre car c’est la tempête à Louxor. De toute façon nous avons quelques emplettes à faire avant le départ. Go pour les souks !

Les vendeurs sont roublards, c’est de bonne guerre, mais pas trop insistants et en aucun cas agressifs. Nous y passons une bonne heure bien agréable. Nous allons ce soir-là manger chez « Maxime », le restaurant de Sara des felouques, qui a semble-t-il bonne réputation. Nous partons en calèche après avoir fait répéter au conducteur « chaque close de notre contrat oral». Nous avons sur le sujet été prévenu qu’il faut énormément se méfier avec eux. Bingo ! Pendant le trajet il est très lourd avec ses « oulala mama » à tire-larigot. Et puis l’immanquable se produit. Il nous réclame plus, hausse le ton et devient agressif. Nous lui répondons que tout était convenu, la destination, le nombre de passagers et le prix. Mais il hausse fortement le ton dans la rue. Nous laissons la somme prévue sur le siège et avons finalement gain de cause. Ce sera le seul personnage avec lequel nous aurons eu un différent durant tout le voyage. Il est atypique ce restaurant, avec une façade que l’on peut qualifier d’immeuble « gothique » ou « médiéval ? ». A recommander (bien qu’un poil long sur les desserts car semble t-il il manquait un ingrédient).
13 ème jour – va-t-il nous porter chance ?
Lever aux aurores (4h30) et direction l’aéroport. Nos cailloux métalliques font encore sensation à la douane mais finissent par passer sans problème et l’avion n’a quasiment pas de retard. La tempête de sable continue comme la veille, mais cela ne semble pas gêner les réacteurs. A l’arrivée un van doit nous emmener directement aux pyramides où nous devons retrouver Fadi, un guide recommandé dans un carnet de voyageur. La journée va être longue et nous n’avons pas de temps à perdre ! Il fallait bien qu’il y ait un grain de sable dans toute cette mécanique fort bien huilée depuis le début du voyage. C’est un coup du 13 diront certains ! Le chauffeur de taxi est bien là, mais lui veut nous emmener à l’hôtel et pas aux pyramides tel que c’était prévu ! Un coup de fil à l’hôtel à la personne qui a géré tout ça puis le temps de reboucler avec la compagnie et le problème est finalement réglé. Ouf ! Nous appelons Fadi pour le prévenir de notre retard. « Je vous attendais hier » répond-il. « Aujourd’hui, je suis au travail ! ». Damned, après enquête, il s’est trompé de jour (il s’excusera mille fois par la suite, mais en attendant…. ) Et nous voilà partis pour les pyramides avec un chauffeur taciturne, qui ne parle pas vraiment anglais, dans une voiture bien trop grande pour nous puisque nous devions être sept et sans connaître quoique ce soit à ce que nous allions voir puisque nous devions être escortés et guidés (bon, pour les pyramides, on avait quelques idées quand même). Dans ce cas, nous dégainons une carte maîtresse : le « guide du routard ». Nous traversons de nouveau le Caire, pour la troisième fois, mais cette fois-ci, l’ambiance a changée : la veille il y a eu une pluie diluvienne accompagnée de grêle (ce qui est plutôt rare) et nous roulons dans l’eau qui s’accumule dans toutes les parties basses des routes (parfois trente à quarante centimètres). Ici il n’y a pas d’assainissement pour ce type de situation! Ahmed nous avait dit à Louxor pendant la tempête de sable, qu’ils attendaient des inondations vers Assouan et le Sinaï. Et bien, nous, nous aurons des photos des pyramides avec des nuages et des flaques d’eau devant, ça n’est pas si commun !

On a beau les avoir vues sous toutes les coutures en photo, elles sont quand même très impressionnantes ces bon sang de pyramides. Nous prenons notre temps pour les voir. Puis, pendant qu’une partie de la famille ira se balader à dos de chameau (ce qui n’apporte pas grand-chose si ce n’est une vue générale du site – les chameliers étaient également tout juste agréables) l’autre descendra pendant ce temps dans la pyramide de Khéphren. Un peu de déception par rapport aux souvenirs d’il y a vingt ans. Certes les pyramides sont toujours aussi hautes et impressionnantes, mais on n’y accède plus librement et un énorme truc moche (c’est un musée) a été construit à la base de l’une d’elle gâchant considérablement le paysage. Idem pour le matou, heu, je veux dire le sphinx. On ne peut même plus aller entre ses pattes, on est obligé de le voir de haut ! Un peu agaçant tout ça d’autant que tous les monuments se payent plutôt chers ! Nous sommes juste à l’heure de visite de la pyramide de Kheops (seulement deux fois 150 personnes dans la journée – après elles s’écroulent ?), mais comme les sites ferment à seize heures, nous n’aurions pas le temps d’aller ailleurs.

Nous sautons le repas de midi pour ne pas perdre de temps et partons pour Saqqarah et sa fameuse pyramide à degrés du roi Djoser, la plus ancienne. Ok, c’est haut mais moins impressionnant quand même qu’à Guizèh. Nous voulions aussi visiter la tombe superbe de Mérérouka comme cela était prévu initialement avec notre guide. Elle est fermée ! Nous descendons dans le mastaba de Ti, très jolie tombe pleine de scènes finement ciselées et colorées de la vie quotidienne égyptienne (photos interdites à nouveau) puis dans la pyramide de Téti. Nous croisons un couple de français qui a vécu dix ans en Égypte et qui est furieux après le chef des antiquités égyptiennes. Les sites sont, d’après eux, de plus en plus chers et de moins en moins accessibles, ce que nous confirmons. Les plus belles tombes étaient fermées. Nous finissons cette journée harassante au pas de course dans le musée Imothep (très bien mis en valeur) , juste avant sa fermeture. De belles pièces, mais ce n’est qu’un avant goût de ce que nous verrons le lendemain au musée du Caire.
Le soir venu, nous faisons simple : pizzeria « Thomas », le restau branché du coin. On y mange de bonnes pizzas, avec beaucoup de monde dans une ambiance finalement assez feutrée. Après une bonne nuit de sommeil (de nouveau à l’hôtel Longchamps), nous partons pour notre ultime expédition : le musée des antiquités égyptiennes du Caire. Nous sommes aux portes juste avant l’ouverture ce qui nous permet dès celles-ci ouvertes de filer à l’espace Toutankhamon, réputé souvent bondé. Nous serons presque seuls pour admirer le fameux masque sous toutes ses coutures, ce qui vaut, avec les sarcophages en poupées russes de l’époque, à eux seuls le déplacement. Même si ce musée ne met pas toutes ses pièces en valeur et donne un minimum d’explication (parfois uniquement en arabe – mais est-ce fait exprès pour inciter à prendre un des nombreux guides qui proposent leur service dans toutes les langues à l’entrée ? ), on y peut y passer de longues heures sans se lasser. A voir absolument ! Nous décidons de ne pas visiter la salle des momies pour deux raisons : Nous avons une certaine pudeur et les laissons à leur tranquillité et puis, il faut de nouveau payer en plus de l’entrée du musée, et ça devient vraiment très cher. Les antiquités égyptiennes en Egypte, ça va finir par être comme du caviar ! De retour à notre hôtel, nous savons que c’est fini, nous vivons nos dernières heures dans ce pays très attachant. Toutes les journées ont été un dépaysement total. Nous avons oublié notre quotidien et avons l’impression d’être partis des lustres. Quel voyage ! C’est un autre monde parallèle au nôtre. Ce voyage fut une de nos plus belles destinations que nous ne pouvons que conseiller à tous. C’est l’été au milieu de l’hiver !
Le retour fut presque une formalité jusqu’à Zurich. Petite anecdote vécue à l’aéroport du Caire où nous dépensions nos dernières livres : la caissière était en train de déchirer une carte postale allemande pour récupérer le timbre et coincer les boutons de ses tiroirs avec les lambeaux. « Nous espérons que les nôtres ne subirons pas le même traitement » lui lançons nous. Le simple sourire en retour ne nous a pas vraiment rassuré (mais nos cartes sont arrivées). Peut-être avait-elle une dent contre les allemands ! Notre arrivée à Lyon était prévue samedi 27 mars vers 22H30. La fin du vol fut, comment dire, quelque peu agitée, voir franchement périlleuse. Alors que nous sommes sur le point d’atterrir, dans de fortes turbulences, le pilote remet les gaz à fond et pointe le nez de l’appareil vers le ciel. C’est lorsque l’hôtesse nous a annoncé que le commandant de bord voulait nous parler que l’on a commencé à comprendre que tout ce rodéo n’était pas normal. Lors de la deuxième approche, après une bonne demie heure de tour de piste, à part une sorte de surfeur décoloré et bodybuildé derrière nous qui n’arrêtait pas de parler comme un expert des difficultés que le pilote rencontrait, un silence glacial s’était installé dans la cabine, entrecoupé des grincements lugubres de la carlingue. Lorsque les roues ont touché le sol, la performance du pilote fut saluée par une impressionnante salve d’applaudissements suivie de gros soupirs de soulagement. Nous le saurons bien vite, au sol sévissait la tempête Xynthia !
Divers liens qui peuvent être utiles :
Pour le désert : Helal Travelwww.helaltravel.com Le Caire : hotel Longchampswww.hotellongchamps.com Pour les felouques : Les gréements du Nilwww.felouques-nil.com Assouan : Sara Hotel www.sarahotel-aswan.com Hotel Saint Joseph à Louxor : reserve par l’intermédiaire de Expedia.fr
Ahmed Fingan, guide à Louxor : http://louxorguide.com latasse1974@yahoo.fr Mine de renseignements, le site de Christian : http://louxoregypte.be/site/
Pour que les enfants au-dessus de 12 ans bénéficient du tarif étudiant sur les sites (très intéressant car les sites sont hors de prix !) : carte internationale d’étudiantwww.isic.fr (13€ par enfant) J’avais pris la même en tant que professeur (18€)
Guides utilisés : le guide du routard et guide bleu
Et beaucoup de contacts par mail avec sara des felouques et Nathalie de Helal Travel…
Marrakech à huit personnes dont deux enfants de 6 ans: quoi faire? English translation pending
Bonjour tout le monde !
Je pars le 15 mai à marrakech et ce pour une semaine avec toute ma famille (parents (jeunes), frere, femmes, enfants), nous avons loué un riad près de la place djema el fna et je souhaiterai savoir quoi faire d'original aux alentours (100km max) de marrakech? je souhaiterai voir des villages typiques (un peu loin des touristes...), pour faire connaitre la culture à mes nièces de 6 ans... savoir où nous pourrons nous rafraichir avec les enfants... ça vaut le coup d'aller à essaouira? si oui, connaissez vous un bon resto de poissons (pas très cher si possible...😊 oui je demande la lune...) Donc nous sommes 6 adultes et deux enfants, le mieux pour nous si nous voulons bouger de marrakech, c'est quoi, location de minibus? si oui, avec chauffeur? ça coute combien? Oui j'ai une tonne de questions... où pouvons nous passer une demie journée de détente (hammam, massage....), oui, mes parents n'ont jamais connus ça et j'aimerai bien y remédier... 😉 Vous connaissez des restos sympas (pas trop de touristes, non pas que j'aime pas les touristes, mais autant être avec des locaux...) aux alentours de laplace djema el fna ! Bon je crois que j'ai tout demandé mais pas sur... je verrai avec vos réponses si j'ai d'autres questions qui me viennent ! en tout cas merci d'avance pour vos réponses ! je suis comme un enfant avant noêl, tout excité de notre départ !!!!
Je pars le 15 mai à marrakech et ce pour une semaine avec toute ma famille (parents (jeunes), frere, femmes, enfants), nous avons loué un riad près de la place djema el fna et je souhaiterai savoir quoi faire d'original aux alentours (100km max) de marrakech? je souhaiterai voir des villages typiques (un peu loin des touristes...), pour faire connaitre la culture à mes nièces de 6 ans... savoir où nous pourrons nous rafraichir avec les enfants... ça vaut le coup d'aller à essaouira? si oui, connaissez vous un bon resto de poissons (pas très cher si possible...😊 oui je demande la lune...) Donc nous sommes 6 adultes et deux enfants, le mieux pour nous si nous voulons bouger de marrakech, c'est quoi, location de minibus? si oui, avec chauffeur? ça coute combien? Oui j'ai une tonne de questions... où pouvons nous passer une demie journée de détente (hammam, massage....), oui, mes parents n'ont jamais connus ça et j'aimerai bien y remédier... 😉 Vous connaissez des restos sympas (pas trop de touristes, non pas que j'aime pas les touristes, mais autant être avec des locaux...) aux alentours de laplace djema el fna ! Bon je crois que j'ai tout demandé mais pas sur... je verrai avec vos réponses si j'ai d'autres questions qui me viennent ! en tout cas merci d'avance pour vos réponses ! je suis comme un enfant avant noêl, tout excité de notre départ !!!!
Voyage en Tunisie: apporter des cadeaux aux enfants des villages? English translation pending
Bonjour a tous ,
Je part pour la deuxieme fois en tunisie la premiere c'etais l'année derniere et c'etait relax sur la plage et a la piscine sans rien faire de ses journées mais cette année ce sera different je l'est decider .
Je veut bouger , Voyager faire des rencontre , mais pas celle que l'on voit dans les hotels des vrai tunisiens dans les petit village ou personne ne va ou aucun touriste ne serjourne ...
Je vais loger a l'hotel club jumbo a djerba , mais la journée je desire Decouvrir la vraie tunisie ....Je voulais amener des cadeau , bonbons , livre, stylo, jouet et autre pour offrir au enfants des village est ce que ca se fait ?
Quelqu'un a t'il deja fait ca?
Quel village ou partie de l'ile me conseiller vous?
Louer une voiture revient t'il chere ?
Merci
Je part pour la deuxieme fois en tunisie la premiere c'etais l'année derniere et c'etait relax sur la plage et a la piscine sans rien faire de ses journées mais cette année ce sera different je l'est decider .
Je veut bouger , Voyager faire des rencontre , mais pas celle que l'on voit dans les hotels des vrai tunisiens dans les petit village ou personne ne va ou aucun touriste ne serjourne ...
Je vais loger a l'hotel club jumbo a djerba , mais la journée je desire Decouvrir la vraie tunisie ....Je voulais amener des cadeau , bonbons , livre, stylo, jouet et autre pour offrir au enfants des village est ce que ca se fait ?
Quelqu'un a t'il deja fait ca?
Quel village ou partie de l'ile me conseiller vous?
Louer une voiture revient t'il chere ?
Merci
Location de voiture à Agadir? English translation pending
Bonjour,
Je compte me rendre à agadir au mois de mai, et je suis à la recheche d'info concernant la location d'une voiture chez un loueur sérieu et raisonable dans les prix je préveligie les artisants les grandes enseignes sont proscrites, merci à tous votre aide.
Je compte me rendre à agadir au mois de mai, et je suis à la recheche d'info concernant la location d'une voiture chez un loueur sérieu et raisonable dans les prix je préveligie les artisants les grandes enseignes sont proscrites, merci à tous votre aide.
Faire l'ascension du M'Goun sans guide? (Maroc) English translation pending
Bonjour,
Je souhaite effectuer prochainement l ascension du m'goun au Maroc.
Je randonne assez régulièrement et j ai déjà effectué plusieurs randonnées relativement physique (plusieurs fois au Ladakh)!
Ma question est la suivante: est il possible de faire l ascension du m goun sans guide?
je vous remercie par avance pour vos réponses.
Benoit
Je souhaite effectuer prochainement l ascension du m'goun au Maroc.
Je randonne assez régulièrement et j ai déjà effectué plusieurs randonnées relativement physique (plusieurs fois au Ladakh)!
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je vous remercie par avance pour vos réponses.
Benoit
Croisière Fram "Gloire des pharaons" English translation pending
Bonjour qui pourrait me donner son avis sur la Croisiere Gloire des pharaons de Fram Merci herissonne Pour un sejour repos est ce mieux de rester à Hourgada ou sharm ek sheik?merci
État des routes au Maroc après les pluies? (mi-avril 2010) English translation pending
suite aux innondations, pas mal de routes sont coupées, d'autres fermées pour renovation, certaines praticables juste en minibus et cc donc interdites aux voitures pour le moment en attendant la dre (direction regionale de l'equipement)
donc pour ceux qui ont silloner dernierement le pays, nous faire part de leur remarques sur l'etat du mac adam...
a vous
donc pour ceux qui ont silloner dernierement le pays, nous faire part de leur remarques sur l'etat du mac adam...
a vous
Vivre à Ryad (Arabie Saoudite) English translation pending
Bonjour,
Je suis nouvelle sur le forum.Mon mari a eu une proposition de travail a Ryad et je voulais un peu savoir si cela est tolérable d'y vivre avec deux enfants de 5 ans et un bb.J'ai vu qu'il faudrait que je sois voilée pour sortir , j'ai un peu peur que cela terrifie mes enfants😮 qui ne m'ont jamais vu sous cette apparence.Je suis d'accord d'accepter les differentes cultures et croyances mais est-ce vivable pour tous les jours pour quelqun de notre culture. Il ya t-til des ecoles Francaises et des groupes de Mamans, playgroupes, associations ou autres? Merci de vos reponses et temoignages!!😉 Lise.
Je suis nouvelle sur le forum.Mon mari a eu une proposition de travail a Ryad et je voulais un peu savoir si cela est tolérable d'y vivre avec deux enfants de 5 ans et un bb.J'ai vu qu'il faudrait que je sois voilée pour sortir , j'ai un peu peur que cela terrifie mes enfants😮 qui ne m'ont jamais vu sous cette apparence.Je suis d'accord d'accepter les differentes cultures et croyances mais est-ce vivable pour tous les jours pour quelqun de notre culture. Il ya t-til des ecoles Francaises et des groupes de Mamans, playgroupes, associations ou autres? Merci de vos reponses et temoignages!!😉 Lise.
Qu'emmener en voyage à Djerba en mai? English translation pending
bonjour,
je vais partir pour la 1ere fois en voyage, je pars la 1ere semaine de mai à Djerba et je me demande que dois je emmener? papier, quel genre de vetement? y a t il possibilité d'en acheter là bas pour partir léger (et revenir lourd! lol !)? médicaments? etc ...
auriez vous une liste mémoire ? idem pour la conversion de la monnaie, je pense me faire une fiche histoire d'avoir toujours en tete ce que vaut un dinar par rapport à l'euro
si vous avez d'autres choses utiles merci pour votre aide et votre compréhension
Retour du Costa Marina "L'Atlantique et ses Iles" du 14 au 28 mars 2010 English translation pending
Bonjour,
Nous sommes déjà revenus 😏 avec pleins d'images dans la tête. Cette croisière a été très enrichissante d'une part par la convivialité que nous avons connue sur ce bateau, l'agréable attention du personnel et les 10 escales de cette croisière. Il est vrai qu il existe une excellente ambiance sur ce bateau, j'ai beaucoup apprécié le fait qu'il ne soit pas grand car on se retrouve et qu'il existe des endroits comme sur l'arrière du pont qui est très plaisant. Je vais vous décrire donc les excursions que nous avons faites
Barcelone : nous avions l'excursion de 13 h à 17h à bord Avec un autre couple d'amis nous avons pris le shuttle bus nous avons remonté à pied "les Ramblas" et nous sommes allés au marché (en haut des ramblas à gauche) ou nous avons déjeuner un plateau de crustacés un régal😛
Casamblaca : excursion pour la journée Sortie du port à pied jusqu'à la Mosquée d'Hassan II très beau monument à cet endroit se trouve l'office de tourisme ou sont garés des taxis rouges, nous avons demandé auprès d'un taximan qui nous a proposé un tour de ville. Nous sommes tomblés sur Monsieur Abdelassam. Ce fut une excellente journée il nous a fait voir la baie, le quartier des habbous, le palais royal, il nous a fait déguster le thé à la menthe à côté du marché, à notre demande il nous amené dans un restaurant pour déguster un couscous et un tajine ou on s'est régalé . Il nous a amené dans la ville moderne de Casablanca et nous a laissé dans la médina ou nous avons fait une brève promenade et retour à pied au port. Le taxi nous a couté donc pour la journée 40 Euros par couple . Il faut savoir que les taxis rouges sont limités à 3 passagers. Grâce à Abdelassam.cette journée a été un très beau souvenir
Agadir : excursion de de 14h00 à 18h30 nous avons pris un taxi à 4 pour 35 Euros les 3 heures. Tout d'abord il nous a amené dans un souk dans la banlieue, il est vrai qu'en arrivant dans ce souk on n'était pas autant à l'aise par rapport à casamblaca notre crainte s'est apaisée par la suite lorsque nous sommes rentrés dans une boutique de plantes, d'épices . Cette boutique était tenue par Monsieur Djamal qui nous a offert un thé (mélange de thévert, menthe citron, menthe poivrée) très agréable. Ensuite le taxi nous a mené dans un magasin d'habits pour faire des achats . Comme il voulait nous amené que dans des magasins nous lui avons demandé de nous laisser au bord de la plage ou nous avons promené dommage il y avait des travaux de construction il faudra revenir dans quelques mois. Ensuite le taxi nous a ramené au bateau. Bien sûr par rapport à Casamblaca nous avons été déçus, on va dire que ce sont les alléas des voyages. Pour cette excurion je recommande une sortie avec Costa car les délais étaient un peu juste.
Arrecife : Arrivée à 09h30 départ à 17h30 Le matin nous avons pris le bus navette de Costa pour aller à Arrecife ou nous avons fait des empleintes moment très agréable et l'après-midi nous sommes allés en excursion pour le parc de Timanfaya .Super excursion dans ce monde lunaire et faire la promenade à chameaux
Las Palmas Arrivée à 08h00 départ à 17h30 pour cette journée nous avons pris le bus touristique rouge pour 18 Euros/par personne il vous promène dans toute la ville pour toute la journée. On est descendu dans les quartiers de Vegueta on a vu la cathédrale nous sommes allés nous restaurer dans un restaurant vietnamien c'était un buffet à volonté très bon. Ensuite nous sommes allés dans les quartiers à coté du port et nous sommes rentrés.
Santa Cruz de la Palma : Arrivée à 08h00 Départ à 18h30. D'après les informations obtenus dans des précédentes discussions, nous avons loué une voiture à la Sté CICAR on vous demande 40 Euros la journée à 4 et un permis de conduire . Nous sommes allés à Puerto de Tazacorte endroit très surprenant avec des bananeraies et des plages volcaniques.
Santa Cruz de Tenerife :Arrivée à 07h00 départ à 15h30 . Nous avons également loué une voiture à la Sté CICAR idem 40 € la journée pour 4 personnes .Nous sommes allés à Puerto de la Cruz lieu touristique au bord de la plage balade très agréable. La sté CICAR se trouve en sortant du port dans le bâtiment à droite ou se trouve la Police Municipale.
Funchal : Arrivée à 08h30 départ à 16h30 nous sommes allés à pied jusqu'en ville . Il est vrai que la ville a beaucoup était endommagée. Nous avons pris le bus touristique 12 Euros la journée par personne. Nous avons voulu visiter le jardin botannique pour y aller il faut prendre le télphérique 15 Euros par personne aller/retour à l'arrivée il faut prendre un autre téléphérique 12 Euros en plus par personne et il faut payer chaque jardin à hauteur de 10 Euros par personne. Nous avons trouvé ces tarifs un peu abusifs là je recommand e l'excursion avec costa . En plus les jardins étaient très endommagés . Il faudra revenir dans quelques mois.
Malaga : Arrivée à 12 heures départ à 17h30 nous avons pris le bus touristique pour 18 Euros par personne visite de la ville nous nous sommes arretés dans un bar à Tapas "Mamalena TAPAS" tenu par un français qui était très content de parler notre bon vieux français.
Voilà mon compte rendu des excursions, lors de la croisière nous avons eu 3 soirées de gala , lors des journées en mer une équipe d'animations occupait bien notre temps au dire des spectacles proposés nous en avons vu qu'un , qui était très plaisant, c'était un peu la course le soir au 2ème service pour 20h45 , le spectacle avait lieu à 19h30 du fait que nos journées étaient bien remplies nous préférions nous reposer et prendre le temps pour nous préparer.
Le personnel est très serviable et agréable nous avions comme personnel Poutou (nettoyage de chambre) Mariano, Ali et Christopher (service de table)
Utile également la permanence francophone qui se tient à la diposition notamment pour les français tous les jours pendant une heure.
Un petit bémol , le bateau bouge la première nuit a été mouvementée et la cabine de toilette est trop petite et pas pratique.
Voilà pour aujourd'hui, j'espère que ces informations vont complétées celles pour des futurs croisiéristes j'en profite encore pour remercier les personnes qui ont laissées des informations qui m'ont servies à réussir nos excursions.
Je reste désormais dans l'attentes de vos commentaires ou demandes de renseignements
A bientôt
Nous sommes déjà revenus 😏 avec pleins d'images dans la tête. Cette croisière a été très enrichissante d'une part par la convivialité que nous avons connue sur ce bateau, l'agréable attention du personnel et les 10 escales de cette croisière. Il est vrai qu il existe une excellente ambiance sur ce bateau, j'ai beaucoup apprécié le fait qu'il ne soit pas grand car on se retrouve et qu'il existe des endroits comme sur l'arrière du pont qui est très plaisant. Je vais vous décrire donc les excursions que nous avons faites
Barcelone : nous avions l'excursion de 13 h à 17h à bord Avec un autre couple d'amis nous avons pris le shuttle bus nous avons remonté à pied "les Ramblas" et nous sommes allés au marché (en haut des ramblas à gauche) ou nous avons déjeuner un plateau de crustacés un régal😛
Casamblaca : excursion pour la journée Sortie du port à pied jusqu'à la Mosquée d'Hassan II très beau monument à cet endroit se trouve l'office de tourisme ou sont garés des taxis rouges, nous avons demandé auprès d'un taximan qui nous a proposé un tour de ville. Nous sommes tomblés sur Monsieur Abdelassam. Ce fut une excellente journée il nous a fait voir la baie, le quartier des habbous, le palais royal, il nous a fait déguster le thé à la menthe à côté du marché, à notre demande il nous amené dans un restaurant pour déguster un couscous et un tajine ou on s'est régalé . Il nous a amené dans la ville moderne de Casablanca et nous a laissé dans la médina ou nous avons fait une brève promenade et retour à pied au port. Le taxi nous a couté donc pour la journée 40 Euros par couple . Il faut savoir que les taxis rouges sont limités à 3 passagers. Grâce à Abdelassam.cette journée a été un très beau souvenir
Agadir : excursion de de 14h00 à 18h30 nous avons pris un taxi à 4 pour 35 Euros les 3 heures. Tout d'abord il nous a amené dans un souk dans la banlieue, il est vrai qu'en arrivant dans ce souk on n'était pas autant à l'aise par rapport à casamblaca notre crainte s'est apaisée par la suite lorsque nous sommes rentrés dans une boutique de plantes, d'épices . Cette boutique était tenue par Monsieur Djamal qui nous a offert un thé (mélange de thévert, menthe citron, menthe poivrée) très agréable. Ensuite le taxi nous a mené dans un magasin d'habits pour faire des achats . Comme il voulait nous amené que dans des magasins nous lui avons demandé de nous laisser au bord de la plage ou nous avons promené dommage il y avait des travaux de construction il faudra revenir dans quelques mois. Ensuite le taxi nous a ramené au bateau. Bien sûr par rapport à Casamblaca nous avons été déçus, on va dire que ce sont les alléas des voyages. Pour cette excurion je recommande une sortie avec Costa car les délais étaient un peu juste.
Arrecife : Arrivée à 09h30 départ à 17h30 Le matin nous avons pris le bus navette de Costa pour aller à Arrecife ou nous avons fait des empleintes moment très agréable et l'après-midi nous sommes allés en excursion pour le parc de Timanfaya .Super excursion dans ce monde lunaire et faire la promenade à chameaux
Las Palmas Arrivée à 08h00 départ à 17h30 pour cette journée nous avons pris le bus touristique rouge pour 18 Euros/par personne il vous promène dans toute la ville pour toute la journée. On est descendu dans les quartiers de Vegueta on a vu la cathédrale nous sommes allés nous restaurer dans un restaurant vietnamien c'était un buffet à volonté très bon. Ensuite nous sommes allés dans les quartiers à coté du port et nous sommes rentrés.
Santa Cruz de la Palma : Arrivée à 08h00 Départ à 18h30. D'après les informations obtenus dans des précédentes discussions, nous avons loué une voiture à la Sté CICAR on vous demande 40 Euros la journée à 4 et un permis de conduire . Nous sommes allés à Puerto de Tazacorte endroit très surprenant avec des bananeraies et des plages volcaniques.
Santa Cruz de Tenerife :Arrivée à 07h00 départ à 15h30 . Nous avons également loué une voiture à la Sté CICAR idem 40 € la journée pour 4 personnes .Nous sommes allés à Puerto de la Cruz lieu touristique au bord de la plage balade très agréable. La sté CICAR se trouve en sortant du port dans le bâtiment à droite ou se trouve la Police Municipale.
Funchal : Arrivée à 08h30 départ à 16h30 nous sommes allés à pied jusqu'en ville . Il est vrai que la ville a beaucoup était endommagée. Nous avons pris le bus touristique 12 Euros la journée par personne. Nous avons voulu visiter le jardin botannique pour y aller il faut prendre le télphérique 15 Euros par personne aller/retour à l'arrivée il faut prendre un autre téléphérique 12 Euros en plus par personne et il faut payer chaque jardin à hauteur de 10 Euros par personne. Nous avons trouvé ces tarifs un peu abusifs là je recommand e l'excursion avec costa . En plus les jardins étaient très endommagés . Il faudra revenir dans quelques mois.
Malaga : Arrivée à 12 heures départ à 17h30 nous avons pris le bus touristique pour 18 Euros par personne visite de la ville nous nous sommes arretés dans un bar à Tapas "Mamalena TAPAS" tenu par un français qui était très content de parler notre bon vieux français.
Voilà mon compte rendu des excursions, lors de la croisière nous avons eu 3 soirées de gala , lors des journées en mer une équipe d'animations occupait bien notre temps au dire des spectacles proposés nous en avons vu qu'un , qui était très plaisant, c'était un peu la course le soir au 2ème service pour 20h45 , le spectacle avait lieu à 19h30 du fait que nos journées étaient bien remplies nous préférions nous reposer et prendre le temps pour nous préparer.
Le personnel est très serviable et agréable nous avions comme personnel Poutou (nettoyage de chambre) Mariano, Ali et Christopher (service de table)
Utile également la permanence francophone qui se tient à la diposition notamment pour les français tous les jours pendant une heure.
Un petit bémol , le bateau bouge la première nuit a été mouvementée et la cabine de toilette est trop petite et pas pratique.
Voilà pour aujourd'hui, j'espère que ces informations vont complétées celles pour des futurs croisiéristes j'en profite encore pour remercier les personnes qui ont laissées des informations qui m'ont servies à réussir nos excursions.
Je reste désormais dans l'attentes de vos commentaires ou demandes de renseignements
A bientôt
État de la route de Skoura à Demnate fin avril? (Maroc) English translation pending
Bonjour,
La route Skoura vers Demnate est-elle toujours pratiquable avec une voiture de tourisme ?, nous souhaitons l'emprunter a la fin du mois d'avril.
Merci de vos reponses.
cordialement.
marc
Code de la route au Maroc? English translation pending
Que dit le code de la route pour le cas suivant : quand on va sur Agadir en passant par Marrakech imintanout dans la grande descente qui arrive sur Agadir , la ou les camions roule a 10KM/H , dans le sens de la descente on a pas le droit de doubler la ligne est continue , les gendarmes attendent plus bas et tous ce qui double ce font donner le compte , dont moi il y avait bien 800 m sans aucune voiture en face j'allais pas rester derrière un camions pendant 1h00 ! j'ai doublé mais ami derrière eux aussi ont c'est fait tous les 3 arrêter , alors il dit quoi le code de la Route ??? on a le droit de doubler un camion qui n'a pas frein qui est obligé de rouler a 10Km/H ?? ou si ya possibilité de doubler sans danger même en ligne continue ?? le camion est en tord non ?
Aussi au retours toujours sur cette route ligne pointillé je gette un oeil j'avais un C15 à doubler et 2 camions il était 7h00 du mat sa faisait deja 2 h que je roulé , en face une voiture de gendarmerie qui pendant mon dépacement me fait appels de far la vitesse 80km/h je dépassé pas ligne pointillé personne en face !! le gendarme sort la voiture ce met au milieu de la route et me fait garer j'avais la remorque avec mon zodiac , il me demande les papiers je lui demande le motif il me fait dépassement dangereux qu'au Maroc il est interdit de doubler 3 véhicules d'un coup que je devais les doubler un par un , j'ai pas pus me retenir je l'ai envoyé baladé , j'ai passé mon permis à Rabat jamais j'avais entendu une connerie pareils , ce gendarme a insité il faut payé et les papiers , j'ai démarré je lui ai dit si il continue je porte plainte et j'appels de suite l'ambassade je lui ai demandé son nom et grade et je me suis cassé 😏
Aussi au retours toujours sur cette route ligne pointillé je gette un oeil j'avais un C15 à doubler et 2 camions il était 7h00 du mat sa faisait deja 2 h que je roulé , en face une voiture de gendarmerie qui pendant mon dépacement me fait appels de far la vitesse 80km/h je dépassé pas ligne pointillé personne en face !! le gendarme sort la voiture ce met au milieu de la route et me fait garer j'avais la remorque avec mon zodiac , il me demande les papiers je lui demande le motif il me fait dépassement dangereux qu'au Maroc il est interdit de doubler 3 véhicules d'un coup que je devais les doubler un par un , j'ai pas pus me retenir je l'ai envoyé baladé , j'ai passé mon permis à Rabat jamais j'avais entendu une connerie pareils , ce gendarme a insité il faut payé et les papiers , j'ai démarré je lui ai dit si il continue je porte plainte et j'appels de suite l'ambassade je lui ai demandé son nom et grade et je me suis cassé 😏
Retour de la croisière Dubai-Dubai sur le Déliziosa English translation pending
très belle croisière de 18 jours sur un bâteau magnifique, avec un personnel toujours aussi adorable.
Les francophones étaient le 2ème groupe derrière les Allemands, beaucoup aussi d'Espagnols, et encore des Turcs, Russes , Polonais.......ce qui est assez nouveau.
Le 26 février au matin nous arrivons à Dubai après un départ retardé pour cause de grève des aiguilleurs du ciel, l'embarquement est rapide, nos valises sont déjà dans notre cabine.(D'autres passagers venus par Luftansa et Condor ont eu un vol beaucoup plus long, de même que l'embarquement, d'où, parait-il, beaucoup de tensions.
Nous partons à 18h pour FUdjairah, restons sur le bâteau, pour cause d'entorse récente.
Le soir départ direction Goa, nous apprendrons que Costa a réussi après négociations avec les autorités indiennes et en modifiant son itinéraire , à permettre aux passagers de faire toutes les escales en Inde(en effet , les autorités de ce pays ont eu "la bonne idée" à partir du 20 janvier d'exiger une dérogation pour pouvoir rentrer plusieurs fois en Inde sans un délai de deux mois entre deux entrées;beaucoup de passagers soit n'étaient pas au courant, soit n'avaient pas eu le temps d'obtenir la fameuse dérogation):l'itinéraire initial Goa, Cochin, Maldives Bombay, devient Goa, Bombay, Cochin, Maldives, cette modification a du poser pas de problèmes de logistique à Costa.
1ère escale en Inde Goa, nous visitons un temple hindou, des églises, un emporium dans une vielle maison portugaise, le cadre est très beau, mais nous ne voyons pas la Goa des reportages:sans doute un mauvais choix d'excursion.
Nous remontons ensuite pour Deux jours à Bombayah!les tracasseries bureaucratiques indiennes:à chaque arrivée nous devons récupérer un papier tamponné par l'immigration, à rendre à notre départ, on se demande vraiment quelle efficacité peut avoir un tel contrôle!
Le premier jour nous sortons seuls, nous avons déjà visité Bombay il y a 30 ans:à part d'avoir considérablement grandi, la ville n'a guère changé:trottoirs défoncés, ordures amoncelées où se nourrissent les chiens, mendiants, bidonvilles, le tout à deux minutes à pieds du quartier des affaires, du coup retour rapide au bâteau.Le lendemain, nous prendrons une excursion pour nous rendre à l'île d'Elephanta à une heure de bâteau,120 marches à gravir, mais c'est magnifique.
J'ai surtout aimé Cochin, cadre très beau , moins de pauvreté, de saleté, et un guide extra.
Puis direction les Maldives:nous restons à Malé, petite ville agréable, car la plage très peu pour nous(un comble!!!!!), mais nous voyons du bâteau(et encore mieux grâce aux longues vues sur le pont les îlots paradisiaques qui nous environnent;
Après trois jours de mer, très agréables, nous gagnons Mascate:Dubai en moins démesuré, une mosquée magnifique, une palais du sultan somptueux, des souks très couleur locale.
Enfin nous passons deux jours à Dubai:visite grâce à un shuttle d'un mall, attention, les prix sont aussi élevés(et parfois plus) qu'en France;nous faisons aussi une excursion pour voir la voile, une reconstitution d'un souk, d'un village traditionnel, la visite de la première école qui n'était pas coranique.On est vraiment frappé comme à Mascate, outre par la démesure, la propreté, la beauté des bâtiments.(par comparaison avec l'aéroport de Dubai , Roissy a vraiment l'air d'être dans un pays sous-développé, crasseux).Nous voyons une armée de travailleurs et travailleuses asiatiques (les locaux, descendants de bédoins, ne veulent pas être "au service" de quelqu'un;même le métier de guide est jugé peu volorisant pour cette raison).
Escale de croisière en Tunisie le 13 avril avec le MSC Splendida English translation pending
Bonjour à tous et à toutes.J ai contacté une société de taxis en Tunisie pour une excursion à Tunis et à Sidi Bou Said (de 15h à 19h) le 13 avril (MSC Splendida).Il m a été proposé 60 euros pour 4 personnes.Qu en pensez-vous?Est-ce trop cher?Faut-il mieux attendre d etre sur place?Je voulais prendre le train mais j ai peur qu en 4 heures je ne puisse faire les deux, étant donné que Tunis est semble-t-il à l opposé de Sidi Bou Said.J attends vos conseils et je vous souhaite une bonne journée.Patricia
Ça chauffe pour les faux guides au Maroc (mars 2010) English translation pending
Bonsoir,
Il semblerait que les professionnels marocains du tourisme en ont assez de se voir piquer le gateau du tourisme par des individus ou des structures dont la légalité est douteuse.
une petite info : ""Un mois de prison avec sursis pour la française «professionnal shopper» de Marrakech, Leaticia Trouillet. Elle a été poursuivie par l'association des guides de Marrakech «pour exercice illégal du métier». (Cf.leconomiste. com). Le tribunal a donné raison aux guides en condamnant Leaticia Trouillet à un mois avec sursis et une amende de 5.000 DH. Les guides comptent interjeter appel."" (source groupe le Maroc en 4x4)
Il semblerait que des accompagnateurs professionnels de groupes de motos, 4x4, camping cars , européens, soient eux aussi dans le collimateur suite à une nouvelle règlementation.
Juste pour les éventuels "clients" qui pourraient, au mieux , se retrouver orphelins, au pire, dans la tourmente judiciaire.
Il semblerait que les professionnels marocains du tourisme en ont assez de se voir piquer le gateau du tourisme par des individus ou des structures dont la légalité est douteuse.
une petite info : ""Un mois de prison avec sursis pour la française «professionnal shopper» de Marrakech, Leaticia Trouillet. Elle a été poursuivie par l'association des guides de Marrakech «pour exercice illégal du métier». (Cf.leconomiste. com). Le tribunal a donné raison aux guides en condamnant Leaticia Trouillet à un mois avec sursis et une amende de 5.000 DH. Les guides comptent interjeter appel."" (source groupe le Maroc en 4x4)
Il semblerait que des accompagnateurs professionnels de groupes de motos, 4x4, camping cars , européens, soient eux aussi dans le collimateur suite à une nouvelle règlementation.
Juste pour les éventuels "clients" qui pourraient, au mieux , se retrouver orphelins, au pire, dans la tourmente judiciaire.
Croisière sur le MSC Lirica en Méditérranée English translation pending
Salut,
qui peut me donner des informations sur la croisière du MSC lirica de 8 jours avec le trajet suivant en méditérranée :
Toulon gênes portofino, ajaccio, Rome Salerne, Tunis, Palma de majorque. Merci d'avance. sandra Algumarine
Location de voiture à Djerba pour descendre au Ksar Guilaine? English translation pending
bonjour a tous
je suis a djerba du 21 au 28 mars et je souhaite savoir si il possible de louer une voiture pour descendre au ksar guilaine
combien de kilometres et temps de route ;est ce possible sur une journée ?
merci de votre aide
Tour de l'Amérique du Sud à vélo couché English translation pending
Bonjour,
J'envisage de faire le tour de l'amérique du sud dans un an, à vélo.
La question du choix de vélo commence à me tarabiscoter le ciboulo. Et au-delà des nombreux sujets de discussions parcourus sur le choix d'un vélo couché ou d'un vélo droit, j'ai quelques questions.
Je me demandais si un vélo couché utilisait d'autres muscles de la jambes ou, plus exactement, si les mollets que me font travailler le vélo droits me seront-ils tout aussi utiles. Dans le cas contraire si les cuisses sont davantage sollicitées sur un vélo couché se pourrait-il que je sois sur un vélo couché moins performant sur la distance, l'endurance ...
Je voulais également savoir s'il était possible de mettre un éclairage avant sur un vélo couché. Et, est ce vraiment pratique ? Peut on suffisamment apercevoir la route éclairée ? Sinon je prendrai un éclairage frontale mais c'est pareil peut-être que les jambes m'empêche de voir.
Enfin, et dans la volée, peut-on mettre un moyeu de dynamo sur l'une des roues. Si oui, j'imagine qu'il se met sur la roue arrière... est ce bien celà ?
Je vous remercie pour vos réponses.
Grégory
J'envisage de faire le tour de l'amérique du sud dans un an, à vélo.
La question du choix de vélo commence à me tarabiscoter le ciboulo. Et au-delà des nombreux sujets de discussions parcourus sur le choix d'un vélo couché ou d'un vélo droit, j'ai quelques questions.
Je me demandais si un vélo couché utilisait d'autres muscles de la jambes ou, plus exactement, si les mollets que me font travailler le vélo droits me seront-ils tout aussi utiles. Dans le cas contraire si les cuisses sont davantage sollicitées sur un vélo couché se pourrait-il que je sois sur un vélo couché moins performant sur la distance, l'endurance ...
Je voulais également savoir s'il était possible de mettre un éclairage avant sur un vélo couché. Et, est ce vraiment pratique ? Peut on suffisamment apercevoir la route éclairée ? Sinon je prendrai un éclairage frontale mais c'est pareil peut-être que les jambes m'empêche de voir.
Enfin, et dans la volée, peut-on mettre un moyeu de dynamo sur l'une des roues. Si oui, j'imagine qu'il se met sur la roue arrière... est ce bien celà ?
Je vous remercie pour vos réponses.
Grégory
Itinéraire à conseillé pour douze jours en Égypte? English translation pending
Bonjour à tous,
je viens à vous afin que vous me conseilliez un itinéraire pour voir les beaux endroits de l'EGYPTE. Je sais 12 jours (14 avec avion) c'est court pour un joli pays comme l'egypte. C'est pourquoi je voudrais aller à l'essentiel et terminer mon sejour (2 jours) dans une plage pour profiter de la plongée.
merci pour vos réponses.
a bientôt !
Voyage à vélo Demnate - Zagora? English translation pending
Bonjour à tous,
Nous partons à 4 faire du vtt en Avril. Notre projet: Partir de Demnate, passer par la vallée de la tessaout, le tizi oulaoun, imi n oulaoun, tizguin, bou tharar, gorges du dadès, djebel sarho, tizi n tazazert, pour enfin arriver sur Zagora et voir les dunes du Sahara.
Que pensez vous de ce circuit? La vallée de la tessaout est-elle praticable en vtt?
Par ailleurs, nous comptons venir avec nos vtt et une remorque BOB IBEX. Nous comptons les mettre dans un carton de protection, avec du papier bulle. Connaisssez-vous une adresse sur Marrakech (hotel, pension, ...) qui pourrais nous garder ces emballage le temps de notre voyage (nous passerions evidemment 2 nuit à l'aller et 2 au retour à marrakech)? Serais-t-il possible de laisser aussi le vélo une semaine (la suivante), car ma compagne me rejoins pour faire du "tourisme pédestre"? Merci par avance de vos conseils et infos. a bientot de vous lire, Paul
Nous partons à 4 faire du vtt en Avril. Notre projet: Partir de Demnate, passer par la vallée de la tessaout, le tizi oulaoun, imi n oulaoun, tizguin, bou tharar, gorges du dadès, djebel sarho, tizi n tazazert, pour enfin arriver sur Zagora et voir les dunes du Sahara.
Que pensez vous de ce circuit? La vallée de la tessaout est-elle praticable en vtt?
Par ailleurs, nous comptons venir avec nos vtt et une remorque BOB IBEX. Nous comptons les mettre dans un carton de protection, avec du papier bulle. Connaisssez-vous une adresse sur Marrakech (hotel, pension, ...) qui pourrais nous garder ces emballage le temps de notre voyage (nous passerions evidemment 2 nuit à l'aller et 2 au retour à marrakech)? Serais-t-il possible de laisser aussi le vélo une semaine (la suivante), car ma compagne me rejoins pour faire du "tourisme pédestre"? Merci par avance de vos conseils et infos. a bientot de vous lire, Paul
Vallée du Zat - Plateau de Yagour au Maroc English translation pending
Bonjour,
je pense me diriger la dernière semaine de mars 2010, si le temps le permet, dans la vallée du Zat. Je voulais savoir si Tighdouine était fréquenté tout comme le plateau du Yagour ? Je n'ai pas trop envie de me retrouver avec des cars qui déversent des centaines de personne sur la place du village... en tout cas pas pour ce voyage ci. Je pense que je vais faire Tighdouine - Tizi'n Oucheg - Plateau de Yagour - Hyalen - Tghdouine en 4 jours... est-ce que quelqu'un peut me donner son avis la dessus ? (est-ce que 150 à 180€ suffisent pour un guide et sa mule pour deux personnes ?) Est-ce que vous savez combien peut couter un taxi entre marrakech et tighdouine ? Merci bcp d'avance pour vos conseils et réponses. Cordialement
Clarence
je pense me diriger la dernière semaine de mars 2010, si le temps le permet, dans la vallée du Zat. Je voulais savoir si Tighdouine était fréquenté tout comme le plateau du Yagour ? Je n'ai pas trop envie de me retrouver avec des cars qui déversent des centaines de personne sur la place du village... en tout cas pas pour ce voyage ci. Je pense que je vais faire Tighdouine - Tizi'n Oucheg - Plateau de Yagour - Hyalen - Tghdouine en 4 jours... est-ce que quelqu'un peut me donner son avis la dessus ? (est-ce que 150 à 180€ suffisent pour un guide et sa mule pour deux personnes ?) Est-ce que vous savez combien peut couter un taxi entre marrakech et tighdouine ? Merci bcp d'avance pour vos conseils et réponses. Cordialement
Clarence