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Réflexion d'un Cubain au Canada English translation pending
by Rochoa · 2010-11-03 · 218 replies
Bonjour à tous, je demande à l'administrateur du site de ne pas effacer ce message vu que les informations mentionnées peuvent aider plusieurs personnes ici.

j’étais invité à un 5 à 7 chez un couple cubain, arriver sur place il y avait une belle ambiance 15 cubains étaient presents. En conversant, j’ai remarqué que plusieurs étaient venus ici dans le cadre d’un parrainage et vous connaissez la suite. Par contre je parlais à un qui m’expliquait qu’il était à Toronto depuis 5 ans avec sa blonde canadienne et qu'il avait 2 enfants. Il travaille et étudien à l’université pour devenir Comptable car il était comptable publique à Cuba. J'ai dit woaaaaaaaaaaa enfin un mariage réussi

Je me suis permis de lui poser la question pourquoi le mariage entre cubain et étranger ne fonctionne pas dans bien des cas.

Il m’a répondu penses-tu que les canadiens connaissent les cubains? Je vous fais un résumé de notre conversation.

1) Les étrangers ne connaissent pas la culture cubaine.

Les cubains (homme ou femme) pour qu’ils puissent tomber en amour d’un autre cubain ou d’un étranger, doivent recevoir beaucoup d’attention de la part de cette personne. Malheuresement, les étrangers au lieu de bâtir leur relation sur les sentiments préfèrent cajoler, gâter leurs amants avec beaucoup de cadeaux et surtout l’argent. La Relation au lieu de se base sur l’amour, les valeurs culturelles et familiales que les deux personnes partagent se base plutôt sur de l’argent. Donc, len agisant ainsi vous vous présentez comme un sauveur. Certains, en profitent pour s’installer vous faire croire en cet amour mais en faites ils en vous soutirent le maximum de bénéfices possibles.

2) Les étrangers doivent se poser la question pourquoi un cubain ou une cubaine aimerait m’avoir pour chum ou blonde? Cette personne si elle était ici au Canada es- ce-que je serai sur sa liste de prétendant. Cette question est importante pour se situer un peu et être sure dans quoi je m'embarquerai.

3. Enfin, les étrangers par sensibilité ou parce qu’ils ont des sous se responsabilisent de toute une famille. Il faudra faire des cadeaux que vous jugez importantes mais pas à la mode. Par exemple un cellular oui si vous le jugez nécessaire sinon il faut pas en donner. Certains peuvent manipalateur et utilisent de l'intimidation pour obtenir ce qu'ils veulent il ne faut pas vous laisser faire et ceci sera un test si ce sont les sentiments qui animent à la personne elle comprendra sinon elle se debarassera de vous rapidement car ce n'est pas un amoureux qu'ils ou qu'elles cherchent mais un support economique. Je recommande aux canadiens d'investir bcp plus dans le temps pour découvrir les vraies valeurs qui animent la personne sans oublier de prendre des décisions intempestives que vous pourrez regretter à l'avenir.

Je trouve que ces informations sont interessantes de plus elles viennent d'un cubain voilà pourquoi je la partage ici.
Etudier à l'étranger: choisir entre Buenos Aires, Mar del Plata y Montevideo? English translation pending
by Laetiti36 · 2010-11-03 · 7 replies
Bonjour à tous

Étudiante en France, je dois bientôt faire mes choix pour passer une année à l'étranger l'an prochain. J'hésite surtout entre Buenos Aires, Montevideo et Mar del Plata. Pouvez vous me faire partager vos expériences sur ces villes ? Notamment la question de la vie étudiante, culturelle (Montevideo ? Mar del Plata ?), associative mais aussi de la qualité de vie (Montevideo n'est elle pas plus agréable que la géante Buenos Aires ?), de l'accès à la nature (est il facile de sortir de BA ou Monte pour trouver un peu de campagne, de voyager ?)... Voilà, quelques questions en vrac...si vous avez d'autres idées.

Merci

Laëtitia
De retour de Seattle et sa région (septembre 2010) English translation pending
by Valreg · 2010-10-30 · 2 replies
Ci-dessous mon carnet de voyage suite aux 14 jours passés dans la région de seattle, jusqu’au glacier national park en septembre 2010.

Réservation d’une voiture cat B chez budget pour 332 € pour 3 conducteurs (nissan sentra confortable). Vol direct paris/seattle avec Air France.

1er jour : décollage de roissy à 11h, arrivée à 12h30 à seattle le vol a pris un peu de retard.

Passage de la douane vite fait. Les bagages sont super long à arriver, pas très performant seattle airport !!! Après avoir fait les démarches pour récupérer les clés de voiture, on arrive devant le véhicule et là pas de plage arrière, un employé qui se trouve à côté nous envoie au guichet il ne peut rien pour nous (super !!!). On retourne donc au guichet pour expliquer le problème, et là sans difficulté on nous donne les clés d’un autre véhicule.

14h20 (195 km) en route pour baker lake panorama point en passant par le mt vernon via WA-20 E (accident à la sortie de seattle=bouchon, après avoir bien patienté on se décide à prendre la prochaine sortie, et là merci au gps qui nous a bien remis sur la bonne route après l’accident).

On s’arrête faire la petite balade shadow of the sentinels 0.8 km allée/retour, petit sentier dans une forêt de grands sapins, écureuil & moustiques ! Ensuite arrêt photo au baker lake car on se fait dévorer par les moustiques, mais la vue est superbe. De là nous allons jusqu’au barrage upper baker la route après est fermée après donc demi-tour. 18h10 (55 km) en route pour marblemount où nous avons réservé l’hotel le buffalo run inn (52€ la nuit sans le petit déj mais micro-onde/frigo et wc/douche dans le hall très propre, des chambres avec salle d’eau sont dispo mais le tarif va avec, sinon petit déj pour 5$ par pers.). Nous dînons au buffalo qui appartient au patron de l’hotel et qui se trouve juste avant. Bon steak de bison et personnel sympa, prix raisonnable, grand choix de bière pour les amateurs. L’enregistrement pour l’hotel se fait au resto. Hotel au milieu de nul part, au bord de route principale mais pas de passage de voiture, c’est vraiment perdu comme coin.

2e jour : 7h en route pour Winthrop en traversant North Cascades (140 km). Arrêt au visitor center à l'ouest de newhalem où il y a un court chemin de planches qui aboutit à un belvédère d'où l'on peut admirer au nord la cime de 2074m du pinnacle peadk dans le picket range, mais bon pas de chance plein de nuages donc on ne voit pas grand-chose. gorge falls & rainbow falls sont les plus célèbres cascades du parc. Arrêt photo à Diablo Lake Overlook qui domine le lac avec une superbe couleur turquoise et permet d'apercevoir les cimes des montagnes environnantes, mais il n'y a pas beaucoup de neige. A sterling munro => 0.200m, vue sur picket range mais là encore dans les nuages. gorge overlook => 0.800m, petit sentier à travers bois pour voir une petite cascade dans deep gorge, et un barrage avec un lac d'une jolie couleur. rainy pass => 1.6 km, petit sentier à travers bois pour arriver sur une jolie vue sur le lac rainy & petites cascades en cours de route. arrêt photo à washington pass. 11h15 arrivée à Winthrop qui a des allures western, mais juste quelques maisons & boutiques sur une rue centrale, c'est vraiment un tout petit village mais très animé. On achète ce qu’il faut pour le déjeuner puis à 11h55 départ pour sandpoint (410 km), avec un arrêt pique-nique à 20 mn après winthrop, endroit aménagé près d’un visitor center, car dans winthrop rien d’aménager pour pique-niquer. 15h30 on a bien mérité une petite pause glace dans une station service après avoir traversé la columbia river. 18h40 arrivée à super 8 de sandpoint en prenant la WA 20, beaucoup de forêt, on a vu un groupe de dindon. Finalement rien d’extraordinaire niveau paysage je ne suis pas persuadée que ce parcours vaille vraiment la peine lorsqu’on a déjà fait les us. L’hôtel (58€ la nuit avec ptit déj) se trouve à l’extérieur de la ville, près un supermarché, et de quelques resto, au bord d’une grande route.

Dîner chez pizza hut, pour 10$ la plus petite taille est en faite déjà une grande pizza pour nous. Du coup on en mange que la moitié et on demande un doggy bag. Et voilà comme ca on a notre déjeuner pour le lendemain !!! Après petites courses au supermarché et on finit la soirée dans le jacuzzi de l’hotel.

3e jour : 7h05 départ pour le glacier national park (296 km). En cours de route on prend une heure de décalage horaire. 13h déjeuner à sprague creek, 1er arrêt pique-nique que nous trouvons juste après l’entrée du parc, au bord du lac, jolie vue sur les montagnes. 13h40 départ pour faire la route going to the sun (73 km). En cours de route arrêt photo au bord d’une petite rivière avec une eau incroyablement transparente, et vue sur les montagnes avec un peu de neige au niveau des glaciers, mais il reste pas grand-chose. 15h Arrêt photo à Avalanche creek et au loop vue sur heaven peak, puis sur haystak creek cascade. Travaux sur la route, on a le temps d’admirer le paysage !!! et d’admirer une biche juste avant Weeping Wall. Vu la météo, weeping wall est ridicule, on ne voit pas du tout le filet de larme !!! 15h15 nous faisons la balade Hidden Lake Trail (5 km aller-retour), la randonnée la plus courue du parc dont le but est un magnifique lac. Au départ il y a un chemin de planches qui traverse des prairies où l’on aperçoit marmotte, écureuil de terre et ensuite c’est un petit chemin de terre, ça monte un peu dur. Soudain on se prend un orage sur la tête, forcément comme il faisait beau au départ nous avons juste notre petit kway. On décide de poursuivre tout de même pour voir ce fameux lac. Juste avant d’arrivée au point de vue, une rencontre nous réconforte de nos efforts, 2 chèvres de montagne peu farouches broutent tranquillement. Et enfin on aperçoit le lac qui commence à être dans la brume, là aussi plus de glace mais c’est tout de même magnifique. Cela valait bien la peine d’être trempé comme des canards. On aura mis 1h30, et évidemment une fois la balade finit le soleil est revenu !!! On fait un petit tour dans le visitor puis nous continuons vers Jackson Glacier Overlook, mais là encore travaux et on attend bien 10mn. 17h35 vue sur le glacier Jackson où les photos sur les panneaux d'information montrent bien le retrait des glaciers dans le parc. Petit arrêt photo ensuite à la mini cascade sous le pont de sunrift gorge. Ici en fait on devrait prendre un chemin pour avoir un autre point de vue, mais n’ayant pas d’info et vu l’heure et le ciel qui s’assombrit on décide de poursuivre vers le lac Saint Mary. Au milieu du lac, Wild Goose Island (l'île de l'oie sauvage), est une des scènes les plus photographiées du parc. Situé au pied de Lewis Range (une barrière des Rocheuses) près de l'entrée Est, le lac est entouré de pins Ponderosa et de montagnes allant de 2500 à 3000 mètres. Il mesure 16 km de long et a une profondeur de 89 mètres. A l'autre bout de la route, près de l'entrée ouest, le lac McDonald est le plus grand lac du parc (16 km de long, 2,5 km de large et 144 mètres de profondeur). Les Kootenai l'appelaient "le lac des danses sacrées" et organisaient des cérémonies sur ses rives. L'un des endroits les plus photographiés du parc. 18h il fait déjà sombre donc pas génial pour la photo dommage car cela doit vraiment être beau avec un ciel dégagé et le soleil. Le lac est en fait juste avant la sortie du parc. A la sortie il y a un immense hotel, une station service et 2 boutiques de souvenirs, donc arrêt obligatoire !!! On ressort finalement bredouille. De là on part pour east glacier 50 kms à 20 miles la plupart du temps, la route est interminable en respectant la limitation. Quelques vaches s’aventurent sur la route, autrement au début beaucoup de parcelles avec des arbres morts brûlés et ensuite de grandes étendues sauvages c’est triste comme paysage. On s’arrête prendre une photo car beau panorama sur le lac two medecines. 19h30 Nous arrivons enfin à l’hotel Whistling Swan Motel and Two Medicine Grill (49€). On voit un mot nous disant de s’adresser à un magasin qui est à 1 mn à pied. A la caisse on dit que l’on vient faire le check in, le gars nous demande de patienter. Après 5 mn le propriétaire de l’hotel arrive et nous explique qu’en fait il ne nous attendait plus donc il va nous loger dans un hotel un peu plus loin, plus cher mais il prend la différence de prix à son compte. Alors celle-ci on nous l’avait encore jamais fait !!!! Du coup on se retrouve au Mont pine motel qui se trouve à l’entrée du village donc pas dans le mini centre ville comme le whistling. Le propriétaire du Mont pine est un vieux monsieur sympathique qui s’arrange donc avec l’autre propriétaire (ça ne doit pas être la 1ère fois que cette situation arrive !!!) et nous ne paierons donc bien que le montant entendu. Le propriétaire du Mont pine nous indique les restos du coin (des menus sont affichés dans l’entrée), nous dit quelle visite faire dans la région, et nous indique une route plus rapide pour aller au glacier national park le lendemain. Après avoir bien papoté, nous découvrons notre chambre toute simple, il s’agit en fait de cabine, donc les murs sont de vrais feuilles à cigarette, on entend le voisin ronflé !!! Pas de petit déj à l’hotel, et rien dans la chambre. De là nous décidons de ne pas reprendre la voiture pour aller manger, il y a 2/3 restos à 5mn à pied donc nous allons au 2e que nous voyons. Lumière tamisée on ne voit pas grand-chose et il fait froid à l’intérieur. Mon homme opte pour un steak et moi pour un little menu et là surprise, dans mon assiette une cuisse de poulet, un gros travers de porc et un autre morceau de viande !!!! en fait le little s’est transformé en big !!! pour environ 18$. Ensuite nous allons au mini market pour acheter un paquet de gâteau pour le petit déj et là rien à moins de 5$ le misérable paquet !!! bon bah nous ferons avec les restes que nous avons.

4e jour : 7h Nous prenons la route en passant par browning comme conseillé la veille et effectivement beaucoup plus rapide et agréable à conduire (84 km). En plus nous passons devant un élevage de bison, et un troupeau avec des cowboys. A l’entrée du parc, une route sans issue d'une vingtaine de kilomètres longe le lac Sherburne avant d'atteindre Many Glacier Area, une zone où se concentrent plusieurs glaciers et lacs accessibles par des chemins de randonnées. Un peu après l'entrée du parc, des voitures sont arrêtées et l’on distingue des tâches noires sur un côté de la montagne. On s’arrête et là quelle surprise, 3 ours noirs qui se rapprochent, aux jumelles on les voit super bien, super la journée comme bien. On reprend la voiture et un peu plus loin des biches sont sur le bord de la route. 8h45 On arrive au bout de la route sur le parking du visitor center où il y a un petit magasin et un resto. 9h Nous empruntons le Iceberg Lake Trail16km aller-retour, ça monte dur au début et après c’est assez plat. Le petit chemin est agréable, on traverse la forêt, des prairies fleuries et on a un beau point de vue sur tout le parc. On a le droit à un petit crachin pendant une bonne heure. Sur le chemin il y a un ranger devant nous et nous rencontrons peu de personne à l’aller. A mi-chemin il y a des wc au milieu des bois, et comme d’habitude, super propre et du papier, y’a pas à dire pour ça les américains sont champions. Sur le chemin on aura la chance de voir des écureuils, un caribou et un cerf avec des bois magnifiques. On arrive enfin au lac, couleur sublime, mais plus d’iceberg !!!! et il ne reste pas beaucoup de glace sur le glacier mais c’est tout de même magnifique, par contre un vent glacial. On avale une barre de céréale pour reprendre des forces et nous rebroussons chemin après en avoir pris plein les yeux. A mi-parcours des américains qui arrivaient en sens inverse nous disent de nous arrêter et effectivement on voit que cela bouge dans les buissons. Là on arme camescope et appareil photo car on se doute bien qu’il y a un animal et là un ours sort et va au devant du groupe d’américains, et puis un 2e ours sort c’est un petit. Là la maman ours panique car elle est bloquée entre nous et le groupe, elle se met à côté d’une américaine qui ne bouge pas et là elle se lève sur ses 2 pattes arrières, ah ouais c’est quand même une belle bête. L’américaine super courageuse ne pipe pas. La maman et son petit arrive à passer devant le groupe et descende le chemin. En fait on saura après que les américains ont mis de la bombe à ours (en fait c’est ni plus ni moins que de la bombe lacrimo). Là on s’avance donc pour continuer notre chemin et hop un ourson sort tout paniqué des buissons mais rejoint vite sa mère, on avance de nouveau et là un 4ème ourson !!! par contre lui il « pleure » il ne s’est pas où allé, mais ouf ça n’a pas duré longtemps il a trouvé son chemin aussi. Les américains nous disent d’attendre 5mn que les ours s’éloignent. Nous patientons 2 mn et reprenons le chemin en restant tout de même sur nos gardes. Par rapport à l’aller où il n’y avait personne, là on rencontre tout de même pas mal de personnes. A chaque fois elles demandent si on a vu des ours. Il y a juste un couple qui aura fait la rencontre de la petite famille ours, et la femme a eu une belle peur. Voyant qu’on avait pas de bombe, elle nous dit de faire du bruit de taper dans les mains pour les éloigner et si jamais on les rencontre de rester calme et de ne pas bouger. Des gens sont derrière nous avec un grelot pour faire du bruit. Mais nous on veut bien les revoir les ours !!!! Du coup on met un coup de turbo pour les semer car ils nous saoulent avec leur grelot. On rencontre de nouveau un couple qui nous demande si on a vu les ours, donc là on leur montre une photo et l’homme est dégoûté en nous disant qu’on a eu une chance énorme car il est très rare de voir des…grizzlis !!!! Et là on est encore plus content, ca valait bien le coup de faire ces 16 kms à pied !!!! 13h40 on a fini notre balade et là on voit une affiche au début du chemin qui indique que ce trail est fermé cause d’ours !!! Vraiment on a eu trop de chance. On fait un petit tour dans la boutique et pique niquons sur les bancs devant le visitor. Ensuite on s’offre un bon petit café pour nous réchauffer et là une ranger installe 2 jumelles. Derrière le visitor sur le flanc de la montagne on aperçoit 3 ours noirs et des bighorns (merci madame la ranger). Là il se met à bien pleuvoir, le ciel est tout couvert et noir, donc nous ne ferons pas la balade pour aller jusqu’au lac grinnell. Nous prenons donc la route pour Two Medecine Valley au sud-est du parc en espérant qu’il y fasse meilleur. La pluie s’arrête mais le ciel reste menaçant. Là miracle encore un bel ours sur le bas côté de la route en train de faire ses griffes sur un tronc. Nous arrivons près du lac et faisons la balade du paradise 1km, petit sentier au milieu des bois qui amène au bord du lac, c’est pratiquement la même vue que depuis le parking, nous rebroussons chemin puis allons jusqu'à la cascade Astrea 1.7 kms, là aussi pas grand intérêt la cascade est toute petite. Nous nous dépêchons de retourner à la voiture car il pleut un peu et le ciel est bien noir et la nuit arrive. Je ne sais pas si c’est dû à la météo mais nous n’avons pas trouvé un grand intérêt à cet endroit. Peut-être aurait il fallut prendre l’excursion en bateau pour voir les beautés du paysage qu’il doit y avoir, mais pour nous il était trop tard. Nous allons faire un tour dans la boutique à côté du parking avant de reprendre la route. Nous roulons jusqu’à browning car j’avais repéré un magasin de souvenir le matin. Arrivé sur place je vois un magasin de country, super !!! et bah non forcément il est trop tard c’est fermé. Ouf le magasin de souvenir est bien ouvert par contre. Browning est une ville tenue par des indiens, donc dans la boutique pas mal d’objet indien. De là nous faisons quelques courses au supermarché qui se tient un peu plus loin. Il y a aussi un casino pour ceux que cela intéresse. Nous retournons à l’hotel à East glacier pour déposer les affaires et décider où nous allons dîner. Nous dînons donc au medecine grill, à 5 mn en voiture (eh oui là ou nous devions dormir !!!). Là il ferme à 21h!!! et il est presque 20h30. Pour 10$ on a un plat copieux et coca à volonté dans une ambiance sympa, c’est tenu par 2 jeunes, à la bonne franquette. Par contre il n’y a pas d’alcool mais on peut amener sa bouteille, car on a accès à la supérette.

5e jour : Il a plu toute la nuit et il tombe encore des cordes. Nous partons à 7h en priant pour que la pluie cesse. Nous nous arrêtons à goat lick pour voir des chèvres de montagne mais nous ne voyons rien car un il y a un épais brouillard et il pleut toujours. Sur la route pour Coram (118km), nous nous arrêtons dans un harley davidson pour quelques achats. Plus loin on aperçoit un magasin de country donc demi-tour et là pas de chance c’est fermé (je suis maudite !!!). (374 km restant). Nous pique-niquons sur une aire de repos d’autoroute, en compagnie d’écureuil, il brouillasse heureusement la table est à l’abri. Des retraités offrent le café, quelle bonne idée pour nous réchauffer. 12h50 Nous arrivons àWallace, village historique ou a été tourné le pic de dante. Ici le temps s’est arrêté aux années 60, les boutiques, café, tout est d’époque. L'ancien maire de la ville a décrété que Wallace était le centre de l'univers donc il a fait mettre une plaque dans le bitume en plein centre ville pour marquer l’endroit. On peut visiter une mine, mais on en a déjà visité plusieurs ailleurs donc on laisse tomber cette option. On se balade dans le petit centre ville et au visitor center y’a une expo sur la mine. On profite aussi de trouver une poste pour enfin acheter des timbres. 14h Départ pour Cœur d’Alene. 15h On arrive au visitor center. De là nous faisons le tour de la colline tubbs hill qui se trouve au bord du lac via un petit sentier (parking gratuit la 1ère hre). C’est la petite promenade familiale. Ensuite nous faisons un petit tour à pied dans le petit centre ville très huppé, et il y a le marché des agriculteurs, comme en France. Nous partons pour l’hôtel le Motel 6 (48€, juste café dans le hall pour le matin) et là nous passons devons un Harley davidson, donc arrêt shopping. Le magasin est super grand et en fait il y a une concentration de motard, ambiance sympa. L’hôtel est en fait juste à côté le long de l’autoroute, on entend bien la circulation. La piscine extérieure n’est pas chauffée dommage. A 5mn à pied nous trouvons pour dîner un buffet à volonté chinois pour 15$. Ensuite nous allons faire un ptit tour au supermarché qui se trouve à l’opposé pour faire les courses.

6e jour : 7h en route via la I2 pour coulee city où en fait il n’y a rien !!! juste un lac et quelques maisons. Nous traversons d’immenses étendues de blé et quelques hameaux. Nous pensions trouver une station essence et pour une fois que dalle !!! Nous décidons d’aller jusqu’à grand coulee, ville qui paraît plus grande sur la carte, le paysage est magnifique le lac d’un côté et la montagne de l’autre. Nous sommes sauvés une station essence !!! Juste après la sortie de la ville, superbe vue sur le barrage et la centrale électrique. Nous continuons pour le lac de chelan, petite ville mignonne au bord du lac près duquel nous pique-niquons après avoir fait les courses au supermarché. Nous faisons un petit tour de ville avec une mignonne petite église et des petites éoliennes très rigolotes. Sur le lac un couple est debout sur un surf et pagaie pour avancer, champion de l’équilibre, c’est marrant nous ne connaissions pas cette discipline !!! 13h40 en route pour Leavenworth. On traverse des vergers, des vignes. Juste avant d’arrivée il y a un magasin où il y a plein d'épouvantail et de belles fleurs, et on peut aussi visiter une mini fermer. C’est très sympa donc arrêt photo oblige. 15h Arrivée au visitor center, les personnes sont costumées et très chaleureuses, on nous propose à boire, et nous disent que l’on peut rester sur le parking sans problème. Leavenworth est une véritable petite ville bavaroise, super mignonne on se croit vraiment en Autriche, en plus il fait un temps magnifique, il y a de la musique dans les rues, on peut faire un tour en calèche. Dans les boutiques on retrouve les mêmes articles qu’en Autriche, des bretzels, les façades ont de belles peintures (bon par contre rien à voir avec ceux d’alsace). Les balcons sont bien fleuris. Pour une fois nous ne sommes pas seul, il y a pas mal de touristes. 17h15 nous partons pour l’hôtel à ellensburg (95km) le days inn (70€). 18h40 nous nous installons et allons profiter de la piscine intérieure, y’a aussi un jacuzzi mais là pas de bulle, et pour les intéressés il y a aussi des appareils de muscu. L’hotel se trouve à côté d’une station service, nous dînons au resto routier de la station, ambiance sympa au milieu des routiers. Nous dégustons un bon et gros hamburger, et nous nous offrons une glace à la boutique de la station attenante.

7e jour : 7h35 eh oui nous avons attendu le petit déj mais cela valait le coup, car gauffre miam miam. Départ pour le Mont Rainier (146 km) en prenant un peu les routes de campagne pour profiter du paysage. On s’arrête à un view point où il y a effectivement un super point de vue sur différents monts. La route est magnifique et la vue sur le mont rainier est sublime. Il fait super beau, le mont est bien enneigé. 11h Nous entamons la balade de 1km emmons vista trail, là encore on en prend plein les yeux, nous continuons sur silver forest trail, qui nous fait traverser des prairies fleuries avec des petits écureuils, et rebroussons chemin à mi-parcours. L’altitude se fait ressentir sur le chemin du retour. 12h Nous reprenons la voiture pour canyon Stevens (50km). Par contre dans ce parc nous sommes arrêtés par de nombreux travaux, et les arrêts sont très longs car il faut attendre la voiture conducteur car on ne passe que sur une voie. On perdra facilement plus de une demi-heure au total. On s’arrête pique-niquer à l’entrée du parc car il y a des tables aménagées. Ensuite nous faisons la balade au pas de course (eh oui faut bien rattraper le retard) soit 2.4 kms en 20 mn à Grove des Patriarches pour admirer des arbres âgés de mille ans, ils sont effectivement assez impressionnant et le sentier dans la forêt est très sympa, mais un peu trop de monde. 14h30 nous continuons vers Paradise (52 km). 15h10 Nous faisons un arrêt au visitor center du glacier nisqually, parking plein, une foule inimaginable. Beau point de vue sur la partie Sud de Rainier, et ses pistes enneigées tout autour et la chaine de montagnes Tatoosh avoisinante. 15h45 Nous entamons la balade nisqually vista trail 2 kms. Le départ du chemin est en fait sur le parking avant le visitor center. Belle balade et super point de vue sur le glacier. 16h40 En route pour kautz creek avec un arrêt photo à Virginie falls, belle cascade au bord de la route. 17h15 on se lance sur kautz creek trail ancienne coulée de boue, mais on ne voit plus rien de la coulée, il y a un filet d'eau de couleur orange et des troncs d'arbres, donc on fait juste une petite balade dans la forêt en longeant un peu la "rivière" puis rebroussons chemin. 18h c’est parti pour 115kms pour rejoindre une chambre d’hôte au Ranch House Inn (64€) à Winlock. 19h45 à la sortie du village, nous entrons dans la propriété qui d’extérieure ne paye pas de mine mais à l’intérieur quelle surprise. Superbe cuisine américaine, grand salon avec écran plat géant (la télécommande c’est carrément comme un ipad), grand jacuzzi, juke-box, grande chambre avec lit très confortable. Enfin bref superbe maison américaine grandiose, avec en extérieur terrain de tennis, et piscine. La propriétaire ne nous attendait pas aussi tard (19h30) malgré qu’on l’avait prévenu lors de notre réservation par mail. Très gentille elle nous a laissé sa maison à disposition car elle, elle restait dans une sorte de grange aménagée je pense juste à côté de la maison. Du coup pour dîner nous sommes allés au supermarché de winlock à 5 mn en voiture et avons acheté des plats tout fait, que l’on a réchauffé au micro-onde à la maison. Cela était bien agréable et changeait un peu du resto et des pique-niques.

8e jour : 6h30 petit déj de luxe !!!! La propriétaire nous a demandé ce que l’on voulait donc nous avons craqué pour du bacon et des pancakes, hum trop bon avec en plus un bon jus d’orange pressé et là une super surprise, un café excellent, si si sans rire comme à la maison !!! comme quoi cela existe aux US !!!! 7h10 nous prenons la route pour le mont St Helens (90 km). 8h40 nous arrivons à Johnston Ridge Observatory. C'est le bout du bout de la route et on est pile en face du cratère du volcan à 1.300m d'altitude. Une brume nous cache le volcan, nous attendons donc une éclaircie dans un vent glacial mais au bout d’un quart d’heure enfin cela se lève et là superbe vue sur le volcan et le castle lake. Au loin, on voit sur les versants, quelques troncs d'arbres qui ont été couchés par les vents brûlants à 1000 km/h et + de 400°C. Sur le chemin du retour on s’arrête à tous les points de vue qui sont au bord de la route. On fait le petit sentier à coldwater lake qui amène au bord du lac. 11h20 nous faisons également un arrêt photo au bord du silver lake, puis nous traçons vers Portland (205km). A la sortie de Portland, nous pique-niquons à la 1ère aire de repos et là il y a beaucoup de monde, nous ne sommes pas habitués à voir autant de personne !!!! Là aussi on aura droit à un ptit café offert par des retraités. 13h40 Arrêt photo à Portland Women’s Forum Park qui offre une vision de carte postale sur la Columbia River Gorge. 14h10 A Vista Point nous prenons la route de 16 kms qui mène à Larch Mt. Look (petite route qui finit dans la forêt). De là un sentier mène à Sherrad Point ou l'on a une vue panoramique à 360° sur les Monts St Helens, Rainier, Adam, Hood, Jefferson, malheureusement c’est nuageux au loin donc on ne les voit pas. Par contre sacré montée pour accéder à l’observatoire. 15h30 route vers crown point, toujours la même vue sur la Columbia River Gorge, beaucoup de monde dur dur de trouver une place sur le parking, c’est samedi les familles de promènent. Le long de la route plusieurs cascades donc arrêt photo à chaque cascade visible de la route et en finissant par Multnomah Falls à 16h. Là aussi l’enfer pour se garer, et blindé de monde. Nous restons 20 mn entre la boutique et profiter de la vue sur la cascade. Le petit pont est plein de personne donc nous restons en bas de la cascade. 16h50 Nous arrivons à bonneville dam, et là pas de chance le visitor center ferme à 17h et il est tout au bout des bâtiments, du coup nous arrivons trop tard pour observer les saumons remontant le courant à travers le tunnel de verre. On fait donc demi-tour et là on voit à la sortie qu’il y a une ferme d’élevage donc l’accès est gratuit. Du coup on fait le tour des bassins d’élevage où il y a un grand nombre de saumon, et il y a aussi des petits étangs avec d’autre poisson, et on voit un film expliquant que les poissons élevés sont rejetés dans l’écluse pour alimenter la rivière. On aura pas tout perdu finalement, la balade est sympa. 17h50 Nous prenons l’autoroute pour the dalles (75km). Le vieux centre ville est tout en brique, il y a quelques bâtiments victoriens décorés de fresques murales retraçant l’histoire mais il y a un vent pas possible et tous les magasins sont fermés en préparation du labor day. Là par contre il n’y a pas un chat dans les rues. De là nous allons à l’hotel le Motel 6 (52€), là encore petite piscine à l’extérieur mais vu le vent c’est même pas la peine. La personne à l’accueil nous dit qu’il y a toujours du vent mais pas autant d’habitude tout de même. Là mauvaise surprise, la chambre pue le tabac malgré une non-fumeur, mais en face des jeunes font la fête et ca fume à tout va, allez ce n’est que pour une nuit heureusement, mais cela nous aura bien indisposé tout de même. Juste à côté de l’hotel il y a le cousin's qui fait penser au buffalo grill d’extérieur, déco sympa sur le thème de la ferme.Hamburger correct pour 9 $, les verres sont des grands pots à confiture.

9e jour : Des muffins sont à disposition dans le hall avec du café.7h05 départ pour trillium lake (102km) avec un arrêt chez walmart. Nous prenons la scenic road qui nous fait traverser de nombreux vergers, très sympa, puisle gps nous fait passé par la lolo pass, et là c’est la cata. C’est une petite route de pure montagne, on passe dans la forêt donc pas de paysage à voir, la route est interminable et n'est pas entièrement goudronnée. Il pleuviote, le mont hood est dans les nuages on ne voit rien donc aucun intérêt.10h on arrive à zigzag enfin sortie de cette maudite route. On file sur portland (78km). En cours de route on fait un petit détour à un point de vue pour voir ce fameux mont hood, et là toujours pas de chance, il est dans les nuages donc on ne voit rien. 11h45 On se gare dans le quartier historique (tous les parkings payant), dans lequel on fera un petit tour pour voir les bâtiments victoriens et il y a plein de caravane les unes contre les autres sur une place, en fait ce sont des petits snacks. De là on longe le Saturday market qui est l’équivalent du marché et d’une foire chez nous. 12h45 pique nique à washington park, avec en arrière plan portland. Ce parc a une belle roseraie dont l’entrée est gratuite, donc on fait une petite balade à travers des rosiers sublimes. 14h nous poursuivons notre visite en allant à pittock mansion. L’entrée au jardin pour voir une vue d’ensemble sur portland est gratuite. Là encore nous ne verrons pas le sommet qui se trouve au loin et que l’on voit sur toutes les cartes postales. 14h25 Nous faisons 128 kms pour atteindre à 16h cannon beach station balnéaire. Beaucoup de monde, nous faisons une balade sur la plage et dans le petit centre ville. 17h20 nous allons à ecola state park c’est le labor day donc entrée gratuite. En fait une petite route amène à 2 points de vue, heureusement qu’on a pas payé car cela n’en vaut pas la peine. On voit des rochers où on est censé voir des phoques mais il n’y a rien. Et au 2e point de vue, on voit une petite crique où l’on peut aller, mais c’est la même chose que sur la plage où nous nous sommes promenés. La bonne surprise est une biche qui mange paisiblement près du parking. 18h05 nous partons pour Astoria (42km). Nous arrivons à 19h au sommet de coxcomb hill (les routes sont comme à san francisco !!!), l'astoria column est impressionnante et décorée d'une fresque racontant l'histoire et ses héros. A l’intérieur de la colonne il y a 167 marches à monter pour voir un panorama sur toute la contrée. Il fait un vent glacial mais la vue est sublime malgré l’heure tardive. Nous allons ensuite nous installer à l’hotel Astoria Rivershore Motel (55€) qui se trouve face au lac au bord de la route principale avec les autres chaînes de motel. Nous dînons juste en face au Carolyn restaurant, et prenons la spécialité du jour un pain surprise avec comme une soupe très épaisse de saumon à l’intérieur, ca change des hamburgers pour un prix raisonnable et la serveuse est super sympa, ambiance familiale.

10e jour : après avoir fait le plein de muffin et de café dans le mini hall de l’hotel nous prenons la route à 7h15 pour le lac quinault (201 km), on emprunte le pont de 6 kms d’astoria, impressionnant. Il pleut !!! Nous arrivons enfin au lac qui est dans la brume et trouvons l’arrêt pour aller au Big Cedar. Un chemin à travers bois amène à un immense cèdre mort avec un gros trou dans le tronc dans lequel on peut rentrer. Les bas de nos jeans sont trempés il pleut toujours c’est l’horreur. Nous continuons tout de même jusqu’à Maple Glade et faisons le loop de moins d'1 km, malgré la pluie cela vaut le coup. Les arbres ont plein de mousse sur les branches, la forêt est magnifique. 11h30 route vers Hoh Rain Forest (112 km). Il pleut beaucoup, nous nous arrêtons donc déjeuner au seul endroit que nous croisons à kalaloch. Nous ne sommes pas tout seul à nous être réfugié ici, le service est très long. Le resto a une baie vitrée qui donne sur la mer et il y a une mini plage avec plein de tronc mort échoué. Il fait froid à l’intérieur, nous prenons un énième hamburger, on voit que le resto est seul, les prix sont un peu élevés. Nous prenons un café dans la petite boutique juste à côté pour nous réchauffer. Il pleut toujours, en sortant il y a un rassemblement de vieille voiture américaine bien entretenu. 16h (73 km) nous arrivons à Forks et passons devant le visitor center où nous nous arrêtons. Là nous découvrons un total engouement au film Twilight. Devant le visitor il y a la camionnette rouge de bella. A l’intérieur les personnages du film sont en poster, on nous remet le plan de la ville où est indiqué les lieux qui ont servis lors des tournages. Donc juste pour le fun et parce qu’il pleut toujours un peu, on fait un arrêt photo à la maison de bella et d’edouard, et là on se rencontre qu’il y a des trucages !!!! pas de forêt près des maisons !!!! Nous finissons dans le supermarché du coin pour faire 2/3 courses et en sortant miracle il ne pleut plus !!! A la sortie de la ville, il y a un tank d’exposé et une vieille loco.Du coup nous allons jusqu’au village de la push (23 kms). Là aussi c’est un lieu de tournage du film. Ce village regroupe la population indienne de Quillayute, c’est un village de pêcheurs de la tribu indienne des Quiludes. Il y a un totem près du petit port. On se balade sur la plage recouverte de troncs d'arbres blanchis et poncés par la mer. Sur un côté il y a plein de pelicans et des mouettes. Il y a un tronc d’arbre gigantesque d’échoué, avec les racines, super impressionnant de voir ça comme cela, on est tout petit à côté. 17h40 On prend la route pour l’hotel, le Forks Motel (74€). La piscine est dehors donc pas de baignade. Café dans le hall pour le petit déj. Avant d’aller dîner on fait un tour dans le centre ville, mais c’est vite fait juste une avenue centrale avec peu de commerce. A côté de l’hotel il y a un resto type familial, une employée passe l’aspirateur dans l’entrée mais nous laisse entrer. On comprendra qu’en fait cela ferme à 21h. Là je prends des morceaux de poulet pané pour 8$ et mon homme du flétan avec légumes à volonté (il y a un mini buffet pour se servir) pour 15$.

11e jour : 7h Après avoir pris le petit déj dans la chambre grâce à la cafetière et aux gâteaux achetés la veille, nous prenons la route pour le Lake Crescent (58 km). Entouré par la forêt et les montagnes, ce grand lac (le plus grand du parc) aux eaux d’un bleu profond occupe le lit d’un glacier disparu depuis plusieurs milliers d’années. A 1,6 km du lac nous empruntons le chemin pour les Marymere Falls, une chute d'eau de 30 mètres tombant dans un bassin. Balade sympa dans la forêt et nous tombons nez à nez avec des biches. Par contre ca monte dur près de la cascade. En repartant nous croiserons sur le bord de la route les biches, ouh la c’est bien dangereux pour elles. 9h Nous partons pour elwha (40km). Là pas de chance il y a des travaux, la route pour West Lake Mills est fermée. Nous décidons donc de faire Whiskey bend, en espérant avoir une jolie vue sur le lac. Nous prenons en voiture le petit sentier non goudronné, et ca monte dur, heureusement que nous sommes seul car pas la place pour 2 voitures. Arrivé au bout déception, c’est juste le départ de sentier pour de longue balade. En redescendant tout doucement (tout de façon on ne peut pas rouler vite !!!) on arrive à trouver un endroit pour s’arrêter prendre une photo tout de même du lake mills. Là nous retournons vers l’entrée du parc et au niveau du camping nous faisons la petite balade de 20 mn au milieu de cèdres géants et de fougère trempée donc encore une fois, nous avons le bas du pantalon trempé à Nature Trail. 11h Nous prenons la route pour hurricane ridge (65 km). Nous nous arrêtons au visitor center comme nous passons devant et là nous avons bien fait car le ranger nous montre sur son ordinateur la vue qu’il y a en temps réel grâce à une webcam du mont olympic. Et là pas de chance le mont est dans les nuages et c’est couvert pour toute la journée, donc inutile d'aller jusqu’à hurricane ridge. Du coup juste derrière le visitor il y a un petit chemin, donc nous l’empruntons pour faire une petite balade à travers bois. En fait en 15mn c’est baclé, rien d'exceptionnel, c'est plus pour se dégourdir les jambes. En fait étant à Port Angeles, nous allons près du port et nous nous baladons un peu entre le vieux centre ville et celui-ci. Par contre rien d’aménager pour pique-niquer, du coup nous retournons au visitor center qui n’est pas loin. 14h A défaut du mont olympe, nous décidons d’aller au sequim refuge national. A la sortie de port angeles, soudain je vois une boutique country ouverte !!! miracle !!! enfin une !!!! La boutique n’est pas très grande mais bon j’ai trouvé mon chapeau et suis trop contente. Arrivé au refuge, nous empruntons un petit chemin et en fait nous sommes en haut d’une la falaise avec la mer en contre bas mais malheureusement il y a un épais brouillard et on ne voit rien à l’horizon, et il y a un bon petit vent frais. Du coup la balade sera de courte durée. On se dit donc que nous allons voir une ferme de lavande car dans la région il y en a pas mal. Et là encore déception. Ah nous ne sommes pas en provence où on voit des champs à perte de vue de lavande. Là juste une maison avec un petit champ devant de lavande !!! Allez on laisse tomber la visite. On se demande bien quoi faire dans le coin et sur la carte nous voyons qu’il y a une plage aux crabes, bon bah pourquoi pas. Allez hop nous y allons. Là se trouve un restaurant spécialisé fruits de mer et crabe, on sent bien l’air iodé. Ca doit être la marée haute car y’a pas grand plage. Par contre par rapport à d’habitude, là il y a plein d’algues et des restes de coquillages, et seulement 3/4 pinces de crabe. Nous faisons donc une petite balade pour passe le temps puis à 17h nous prenons la route pour port townsend (116 km), en faisant un petit arrêt chez walmart. 18h30 nous arrivons dans le centre de port townsend, parking payant. Nous faisons le tour du petit centre ville pour voir les maisons victoriennes. Il y a plein de mouettes qui font un vacarme pas possible. La ville fait un peu vieillotte. Nous poursuivons à pied vers le petit port qui n’est pas loin. Nous allons ensuite à l’hotel The belmont, bâtiment historique de 1800 (65€) qui est sur l’avenue principale. Là dans le hall du restaurant pour faire le check in, on commence à prendre peur en voyant le décor qui est d’époque. Nous passons par une porte sur le côté pour emprunter un grand escalier recouvert de velours bordeaux et arrivons sur un grand palier. Nous découvrons notre chambre immense qui donne sur la rue. Le mur est en brique rouge, la salle de bain assez moderne est elle aussi immense. Mobilier d’époque aussi, mais le lit est confortable. Pas de tv dans la chambre. On entend les mouettes, et un gars joue du saxo dans la rue. J’arrive à avoir une place juste devant l’hotel pour monter les valises. Après s’être installé nous trouvons près de l’hotel un resto type année 60, super sympa la déco. On déguste un bon hamburger et une super bonne glace, car c’est leur spécialité et le proprio est très sympa. Bon rapport qualité/prix. On fait ensuite un tour à pied mais ici tout ferme de bonne heure.

12e jour : Encore une fois ptit déj dans la chambre. 8h Nous allons devant la boutique qui fait des excursions en mer pour observer les orques en croisant les doigts pour qu’on puisse en faire une. Au départ nous comptions prendre le ferry pour faire les îles san juan à partir d’anacortes mais nous changeons d’avis et privilégions la facilité et cela sera moins fatiguant de faire cette excursion. Nous attendons un bon moment qui nous parait une éternité. La personne arrive enfin et m’indique où laisser la voiture. Je la gare donc tout au bout près des hangars à bateaux. Elle regarde sur son agenda et nous annonce qu’il y a un groupe de 70 personnes, mais ouf c’est bon elle nous prend. 2 cars de personnes du 3e âge débarquent !!! Quand on voit tout se monde et la taille du bateau on se dit qu’on va se tenir chaud !!! Finalement on tient tous, 3 par banquette, nous sommes juste à côté de la porte pour accéder au pont. 9h20 c’est le départ, on nous propose du café (payant bien sûr), du pop-corn recouvert de beurre chaud… A mi-parcours nous arrivons à l’endroit où se trouve les orques. Il y a plusieurs bateaux, nous ne sommes pas tout seul. Et là super les orques sont au rendez-vous, nous en verrons une dizaine au total pendant à peu près une heure. 12h30 Nous débarquons sur l'île Friday harbord, pour déjeuner. Nous trouvons un petit supermarché pour acheter de quoi manger puis nous trouvons un banc à côté des restaurants avec vue sur la côte. Il fait super beau, nous nous baladons ensuite dans le petit centre ville, dommage nous ne restons pas assez longtemps pour louer un scooter pour faire le tour de l’île. 14h30 Départ pour port townsend. A mi-parcours le bateau s’arrête devant un îlot où il y a plein de phoques. On essaye de distinguer au loin le mont olympe avec les jumelles mais bon sans grande conviction. Le bateau ne s’arrêtera pas pour revoir les orques dommage, on garde un goût de trop peu tout de même. 16h30 Nous débarquons et prenons la route pour kingston. Le gps nous conduit direct à l’embarquement pour prendre le ferry où nous arrivons à 17h30. On arrive devant une guitoune, le monsieur nous vend un ticket et de là on se met dans une file pour attendre l’embarquement à 18h. 18h10 c’est parti pour la traversée. Nous traversons ensuite sans problème via la voie rapide seattle sans trop d’embouteillage pour aller à l’hotel Knights Inn SeaTac Aiport (35€) qui se trouve à 5mn de l’aéroport mais on n’entend pas du tout les avions. Un ordinateur est à notre disposition dans le hall, la piscine à l’extérieur est fermée car elle ne doit pas être chauffée. Plusieurs tables pour prendre le petit déj près de la réception, et la chambre impeccable avec frigo et micro onde, ouf car nous sommes là pour 2 nuits. Nous décidons d’aller dîner au old country buffet à lynnwood à 20mn de l'hotel, car nous connaissons cette chaîne et pour changer un peu des hamburgers et là au moins pas besoin de se prendre la tête pour traduire (enfin essayer !!) la carte. Nous arrivons à 20h10 et la caissière nous annonce qu’il ferme à 20h45 !!! Bon même pas on peut profiter calmement du bon buffet, donc on mange un peu avec un lance pierre tout de même dommage.

13e jour : Après un bon petit déj nous partons à la visite de seattle 7h45. Nous commençons parOccidental Park, après avoir essuyé un bouchon monstre. Ah on voit que nous sommes dans une grande ville, parc-mètre partout. Ouf il nous reste quelques pièces. Sur la place il y a 2 totems, nous cherchons les autres mais nous n’en trouverons qu’un, mais nous voyons par la même occasion Pioneer Square qui est juste à côté. Pioneer Square regroupe le plus grand nombre de constructions d'architecture victorienne-romane de tout le pays. De là nous reprenons la voiture pour aller au Waterfront. Là 8$ les 2h de parking. Le quartier est très animé avec ses restaurants et ses boutiques. C’est un marché couvert, avec de l’artisanat, des fleuristes, des poissonniers. Il y a beaucoup de monde, mais la plupart des boutiques n’ouvrent pas avant 10h. Il y a aussi le mur aux chewing-gum !!! Impressionnant, c’est un peu crade tout de même !!!. Les prix de l’artisanat sont un peu élevés, mais y’a de bonne idée pour faire des cadeaux. Les 2h de parking suffiront pour faire le tour du marché et des alentours. Nous prenons la route ensuite pourKerry Park. Et là une vraie galère pour trouver même avec le gps !!!! On demande à des personnes mais personne connaît !!! Enfin nous trouvons une dame qui nous indique la route, nous étions bien dans le bon quartier mais celui-ci est grand !!! En fait ce n’est pas un parc comme on l’entend c’est pour cela qu’on ne trouvait pas. Il y a juste un parc pour les enfants dans le contre-bas avec des tables pour pique-niquer mais c’est vrai que d’ici il y a une splendide vue sur le centre de Seattle, avec la Space Needle et à l'arrière-plan le Mont Rainier, situé une centaine de kilomètres au sud-ouest. Du coup nous mangeons là.Après nous partons à la recherche dufremont troll. Là aussi pas simple de trouver l’accès car il estsous l'aurora bridge. C’est un troll bien moche et dire qu’on a tourné pour voir ça !!! Bah oui car le gps c’est bien quand vous avez l’adresse exacte sinon c’est la galère avec les voies rapides et les sens uniques.Nous continuons versballard, un ancien village de pêcheurs scandinave afin de voir l'aquarium souterrain de saumon et le plus grand système d'écluses des Etats-Unis à Hiram M. Chittenden Locks. L’entrée est gratuite (sauf le parking), on traverse les écluses à pied, et de l'autre côté de l'écluse une échelle à poisson permet aux saumons de ne pas rester bloqués par le barrage. On peut observer leur migration à travers des vitres. Entre juin et septembre, ils sont ainsi 300.000 à emprunter ce passage. Il y a les chinooks, les cohos et les sockeyes dont le corps devient rouge au moment de la reproduction. En fait c’est ce que l’on aurait dû voir à Columbia river. Une ranger explique le déroulement, mais nous regardons juste les poissons de taille impressionnante et puis nous faisons le tour du jardin pour rejoindre la sortie. Il n’est pas trop tard donc nous prenons le temps d’aller jusqu’à lynnwood (18km) pour nos derniers achats chez harley davidson. Ensuite nous empruntons de nouveau la voie rapide pour aller jusqu’au space center, mais là bouchon, du coup nous prenons la 2e sortie et le gps nous redirige sans problème. Maintenant galère pour trouver un parking à prix raisonnable car nous ne comptons pas rester plus d’une heure. On finira par aller à un parking municipal mais où il faut payer par CB. On fait donc le tour de space center, on ne monte pas en haut de la tour car déjà fait au canada et en plus au loin c’est couvert et nous avions eu une super belle vue depuis kerry park. Au pied du space center on voit le départ des voitures « duck » qui vont dans l’eau c’est marrant, mais bon il est un peu tard pour faire cette virée, et puis de toute façon on ne va rien comprendre aux explications donc ca serait dommage. Et voilà visite de seattle c’est fini. Nous retournons à notre hotel et en avons marre de la voiture, donc là option wendy cheese pour le dîner qui est proche de l’hotel. En fait c’est comme chez mac do. Ensuite nous faisons un dernier tour dans un supermarché juste à côté pour ramener du thé et des bonbons à la cannelle car il reste un peu de place dans la valise. De retour à l’hotel, je prépare les valises pour le retour en France.

14e jour : grasse mat jusqu’à 8h30 !!! notre première !!! ah ça fait du bien car le rythme a été soutenu tout de même mais il fallait bien ça pour tout voir et en prendre plein les yeux sans avoir de regret d’avoir loupé un truc. On prend notre dernier petit déj tranquillement à la réception et 10h30 c’est le départ pour l’aéroport qui est juste à côté. On dépose la voiture, une personne fait la réception en 5mn et nous voilà parti pour l’enregistrement des bagages. Chouette on voit que nous voyageons avec Air France car le personnel est français. Oups ma valise fait 1.5 kg de trop !!! Je m’apprête à enlever des trucs pour mettre dans une autre petite valise que l’on a en bagage à main mais là sympa l’hôtesse nous dit que ça passe pour cette fois !!! Il est vrai aussi que nous sommes dans les 1er à s’enregistrer. Et voilà maintenant y’a plus qu’à attendre l’embarquement pour un décollage à 13h45 et une arrivée à Paris à 8h35 le lendemain matin.

Voilà les vacances sont finies on en a bien profité, tout s’est bien passé donc maintenant reste plus qu’à préparer le prochain voyage !!! J’espère que mon récit vous aura plu et si vous avez besoin de plus d’info n’hésitez pas.
Retour de Kolkata et Orissa! English translation pending
by Dauclair · 2010-10-22 · 7 replies
Bonjour à tous,

Voici un petit compte-rendu surtout pratique dernier trip à Kolkata et en Orissa qui vient tout juste de s’achever… J’y suis allée un peu plus de 3 semaines, comme d’hab, seule, en mode sac à dos. C’était mon 3ème voyage en Inde en 1 an et c’était comme la découverte d’un nouveau pays. Vraiment je ne regrette pas. Voyage vraiment en dehors des sentiers battus. Pas croisé âme blanche et les locaux étaient souvent surpris de me voir débarquer dans des petits villages du bout du monde. Pas de tout repos mais magnifique ! C’est parti !

Paris - Mumbai 24 septembre / Mumbai – Paris 17 octobre > Oman Air : 431 € via Ebookers

Mumbai Kolkata sur Spicejet (réservé sur Makemytrip) : 3982 RP. Pour info le transfert entre les 2 terminaux à l’aéroport de Mumbai est super simple et rapide et j’avais vraiment vu beaucoup trop large… Que d’attente. + de 2h de retard pour Spice Jet… Moyen car du coup arrivée vers 23h30 à Kolkata. Du coup j’ai pris un pre-paid taxi pour Sudder Street sans me poser de question : 238 RP. Single Room à l’hôtel Paragon : 350 RP. (Attention, ils ne gardent les sacs que 3h pas pratique dernier jour train de nuit).

Suis restée 4 jours à Kolkata. Divers visites comme le Khalighat temple où j’ai vu les sacrifices de chèvres ; Marble Palace : il faut avoir une autorisation préalable au west Bengal tourist Office mais franchement bof. Au nord, le quartier des sculpteurs en pleine effervescence pour la préparation de la Durga Puja. De là, on peut rejoindre les ghâts et redescendre jusqu’au marché aux fleurs, traverser des quartiers aux ambiances vraiment très variées. J’ai beaucoup beaucoup marché pendant les 4jours et parfois j’étais carrément bloquée dans des rues tellement il y avait de monde. Déplacement en bus, pas toujours évident mais on s’en sort ! Le métro est également top. Ticket environ 5 rp selon destination. Petit tour en ferry également sympa. Kolkata a quand même été un choc et après 4 jours de bruits, poussières, embouteillages, j’étais contente d’en partir.

Train de nuit Kolkata – Puri Départ 22h35, arrivée au petit matin à Puri (juste 30 min de retard !) classe Sleeper. Environ 250 RP. (Pour info, on peut facilement aller à Kolkata du quartier de Sudder Street à la gare de Howrah en bus pour 6 rp.) Hébergement : Derby Hotel 150 Rp. Franchement super. Un de mes meilleurs souvenirs de par l’accueil que j’y ai reçu. Dans le quartier des routards près de la mer. Par contre, ils étaient en travaux et construisaient un nouvel immeuble, donc à voir ce que deviendra ce petit hôtel familial… Je suis restée plusieurs jours à Puri et à partir de là, j’ai sillonné dans les environs que j’ai beaucoup appréciés : A Puri : Rickshaw bus stand jusqu’à quartier routard 25 rp - Bus pour Kornark et son superbe sun temple : 17 RP – 1h Sun Temple 250 RP Au retour, j’ai marché jusqu’à la mer pour m’arrêter à un village de pêcheurs, balade ++ - Bus pour Pipli : 20 RP. Village très coloré. Il faut vraiment s’enfoncer dans les ruelles. Pipli Chandanpur 18 rp. Arrêt également au village de Ragajpur. ++ - Bus Puri – Bhubaneswar : 30 RP 1h30. Il faisait une telle chaleur, du coup j’ai pris un rickshaw pour faire le tour des temples et me balader : 150 RP. A Puri, de belles rencontres vers le village des pêcheurs. Vers le temple aussi, j’ai aimé me perdre dans les petites rues, la vieille ville assez agréable.

Bus Puri – Satapada 20rp afin de prendre le ferry et traverser le lac Chilka. Le ferry est en fait une grande barque sur lequel on s’entasse à une quinzaine ! Départ à 13h30 et c’est parti pour 3h de traversée (30rp) pendant lesquelles je verrai 2 dauphins ! Puis je rejoins Rambha en bus mais ce fut assez galère. 15RP mais 2h d’attente puis 1h de trajet. Hébergement Panthanivas Rambha, chambre à 650 RP, négo à 360 rp. Seul hôtel. Ne suis pas restée finalement car ne m’y sentais pas bien.

Bus pour Berhampur : 20rp 1h30 puis pour les sources chaudes de taptapani, 30 rp 3h. Encore 1 fois un seul hébergement. Panthanivas OTCD. 1er prix de chambre à 850 RP ! Le lendemain j’ai continué jusqu’à Jeerango et la communauté tibétaine. Bus 15rp 1h30. Leur monastère est impressionnant. Une guesthouse : 500RP. On est vraiment au milieu de nulle part et il pleuvait non-stop ce qui a un peu gâché le trip. Pas d’électricité pendant 24h ! Ambiance très particulière ! Du coup, je suis retournée au bord de la mer le lendemain à Gopalpur me poser un peu. Besoin d’un peu de chaleur et de soleil ! Bus jusqu’à Berhampur : 40 rp 4h. Puis jusqu’à Gopalpur 8 rp 1h. Hébergement très sympa au Holiday Inn, 150 RP. J’ai bien aimé ce village de bord de mer, son ambiance calme, ces pêcheurs. La plage est propre mais toujours impossible de s’y baigner car les rouleaux sont vraiment méchants.

De là, j’ai pris un train de nuit, enfin de Berampur, pour Koraput. Le train étant full full, voyage en 2nd classe, assez hardos. Bondé, mais quand je vous dis bondé ! Et très en retard par-dessus le marché ! Ah, mais quand on aime les trains indiens… hi hi. Bon euh, 111 rp cette affaire.

Koraput. Pour aller de la gare au centre, j’ai partagé un Rickshaw. 10 rp. J’ai séjourné au Atithi près du temple pour 150 Rp. (ils ont 2 hôtels, un autre aussi juste à côté un peu plus cher). Je suis arrivée un dimanche, jour de grand marché à Koraput. Magnifique ! Il est vraiment immense, coloré, des sourires à l’infini ! A Koraput, le tribal Museum (free entrance) est à voir. Le temple également.

Le Mardi, lever tôt, départ pour Rayagada, bus à 8h. 55 RP – 4h (100 km). Je souhaite en effet aller au marché de Chatikona le lendemain. Hébergement assez nul : Hôtel Topan, Station Road 250 RP. La plupart des hôtels est full… En début d’après-midi, je reprends un petit bus jusqu’au village de Majhiguda car il y a un marché ce jour-là. (20 RP – 2h). Mais les routes sont tellement défoncées, le bus met un temps fou pour parcourir le peu de KM et quand j’arrive tout est fini ! Néanmoins, il est bon de se promener dans ses belles campagnes, les paysages sont superbes. Par contre, ce n’est vraiment pas de tout repos ! Je sature quand même par moment des bus, des parcours qui n’en finissent pas même si ce sont des moments de vie incroyable. Du coup, je fais du stop pour le retour et reviens en scooter ! Youhoo, ça décoiffe !

Le lendemain, levée aux aurores pour partir au marché de Chatikona. Pour info, c’est le même que celui de Bissamcuttack et d’ailleurs, à l’arrivée, je m’aperçois que le train s’arrête juste au niveau du marché. Bref, je craque, pas moyen de louper ce marché, je pars donc en taxi ! 1200 RP A/R… Il doit y avoir 40 KM, on va mettre un peu plus de 2h pour arriver. A chaque fois qu’on s’arrête, le chauffeur astique sa caisse… ça me fait bien marrer ! ça, on en mange de la poussière ! J’achète 1 ou 2 bricoles à des femmes tribales. Le marché est vraiment beau à voir, aucune agressivité, pas d’alcool, beaucoup de rires… Je repars enchantée. Je ne traine pas car je dois rejoindre Rayagada puis Koraput à nouveau. Le lendemain, c’est le fameux marché d’Ankadelli, pas moyen de le rater ! Bus Rayagada/Koraput 55RP 4h… Arrivée en soirée, vannée, au dodo, demain grosse journée !

Jeudi matin, ça va être vraiment le parcours du combattant et honnêtement, rétrospectivement, quelle galère de ne pas avoir pris de voiture pour rejoindre Onkadelli. Forcément, je ne savais pas. Sur le papier, 65 km… Bon, il faut d’abord rejoindre Jeypore, 1h environ pour 20 bornes. J’arrive vers 8h… et je n’attendrai le fameux marché que vers 13h30 !! Un sketch… Le bus que je prends, se retrouve d’abord bloqué par une procession funéraire… Puis s’arrête un temps infini pendant lequel un gras change un truc dans le moteur et là, j’apprends qu’en fait, il s’arrête dans un bled paumé et non à Onkadelli ! Je commence sérieusement à criser !! Arrivée dans le bled, Lantapur ou quelque chose comme ça, je commence à marcher car personne ne va à Onkadelli, trop tard, trop loin. M’en fiche, trouverai bien quelqu’un à arrêter sur la route ! Je stoppe un scoot, je fais du forcing. Ok il m’avance d’au moins 10 bornes. La route est belle. Je m’approche, je jubile ! On croise un rickshaw, bondé ! Onkadelli, Onkadelli ? Ouais il fait un vague signe de tête… On l’attend en embuscade un peu plus loin… Je crois que je lui saute littéralement dessus. J’ai perdu toute patience et ma détermination et plus forte que jamais !! Finalement, je finirai donc le trajet bon gré malgré dans ce petit carrosse béni ! On s’enfonce de plus en plus dans la montagne… Mais où est donc ce marché ?? C’est incroyable vraiment. Je suis partie depuis des heures et quand j’arrive j’ai envie de pleurer de joie ! Le marché est loin d’être fini ; par contre on me prévient que le dernier bus retour est à 16h (du coup, mieux vaudra se tenir prête dés 15h)… Ici, l’atmosphère est toute autre. Forcément je suis là pour voir les bondas et je vais directement au fonds du marché, là où toutes les femmes sont regroupées. Les hommes aussi. Je sais que je vais peut-être jouer un peu avec le feu mais je suis là pour m’imprégner de l’atmosphère alors… En fait, ils boivent tellement et je ne suis pas sûre qu’à l’heure à laquelle j’arrive il y est une seule personne sobre sur le marché. Les femmes sont particulièrement agitées et agressives et je vais en faire les frais puisqu’une bonda va méchamment s’en prendre à moi et un homme devra intervenir. Je vous avoue quand même que j’ai connu un petit moment de solitude ! Je n’arrivais pas à m’en défaire. Il a dû intervenir 2 fois, et la 2ème fois, elle devenait particulièrement violente, commençant à me taper, me pincer. J’essayais alors de fuir, mais elle me poursuivait, et toutes ses copines avec ! Quel tableau ! Le pire, c’est que du coup, je me suis dirigée à l’endroit pour prendre le bus, et là on m’a dit, No bus !!! Le type qui m’a précédemment aidée me trouve alors quelqu’un pour me ramener (1000 RP), il est bien sûr bien alcoolisé et s’arrêtera dans chaque village pour boire un coup… Mais on arrive à destination. Quand même plus de 3h pour parcourir les 65 KM. Quelle journée !

Le vendredi c’est la dernière journée à Koraput et il pleut non-stop. Samedi, Bus pour Vishakhapatman. 140 RP 6h30. Puis, liaison avec Spice Jet pour Mumbai, reserve sur Makemytrip. 3533 RP. Je passe la nuit à l’aéroport, enfin dehors ! Mais je profite de cette bonne chaleur avant le retour à Paris le lendemain matin… This is the end. Le voyage défile dans ma tête. Un voyage dans un autre pays. Je suis déjà allée en Inde du Sud et aussi dans la Vallée du Gange mais l’Orissa semble vraiment à part. C’est toujours aussi difficile pour moi de décrire mes émotions, mon ressenti. C’est aussi pour cela que ce compte rendu donne surtout des indications pratiques. Mais n’hésitez pas à me poser des questions, si je peux y répondre, ce sera avec plaisir. Un grand merci à Toto67, Parvat, et d’autres que j’oublie veuillez m’excuser, pour les infos, les échanges que nous avons eus et qui ont contribués à faire que ce voyage restera une fois de plus inoubliable.

Je posterai très bientôt un petit album photo pour vous faire un peu voyager... Alors à très vite et bon vent à vous Delphine
Compte rendu de notre croisière sur le MSC Magnifica (9 -16 octobre 2010) English translation pending
by Bruno06220 · 2010-10-17 · 662 replies
bonjour à tous.

et voila ! tout à une fin. l'heure est venue de vous livrer mes impressions.

nous sommes partis comme prévu à 4 h du matin. direction Venise. pas de soucis sur la route.

attention aux futurs partants en voiture. il y a une continuité d'autoroute qui va de la sortie venise vers trieste. on évite ainsi mestre pour aller vers trieste. ce tronçon d'autoroute n'est pas indiqué sur les GPS TOM TOM. du coup le GPS ne m'a pas indiqué la sortie puisque logiquement il n'y avait de possiblilité d'aller ailleurs... du coup, on c'est engagé sur ce nouveau tronçon et on a loupé la sortie mestre/venise. du coup on a fait un détour et perdu 30 mn. rien de grave mais faut se méfier à l'approche de venise.

le temps d'arriver au port, il était 11h. on trouve facilement le parking P2 de MSC. on gare la voiture et on va trainer sur le port. on voit le ruby princess et un cunard. pas retenu le nom.

on avait prévu un petit pic nic et on mange sur le parking du port. on décide alors d'aller voir l'hôtel pour déposer une valise. les deux grosses resteront dans la voiture. le parking est clos et surveillé par des caméras. on trouve notre hôtel à proximité de la piazzale Roma. c'est l'hôtel Arlecchino. une surprise nous attends. un sois disant groupe a réservé pas mal de chambres !!! le réceptionnaire veut nous caser à l'hôtel continental à côté de la gare. il nous appelle un bateau taxi. on accepte ! on a pas le choix. finalement il nous rappelle alors que l'on attendait le taxi pour nous proposer une chambre moins chère de 50 €. moins bien située et avec la douche et les toilettes sur le palier mais privées avec une clé. rien que pour nous. c'est juste à côté. la chambre et jolie et la salle de bain toute neuve. on accepte. pour une nuit ca suffit.

on va chercher notre pass 12 h pour le vaporetto. j'avais réservé par internet sur venise connected. direction Murano. pas très interressante à voir. on va ensuite vers Burano. plus petite et bien plus jolie. retour sur venise et ballade sur la place st marc, pont de rialto on cherche ensuite un petit resto indiqué par véro. on le trouve. on a très bien mangé pour pas cher. puis direction l'hôtel. la journée a été longue. on est debout depuis 3h du matin. on se couche vers 23h.

le lendemain petit déj à l'hôtel. excellent.

de la fenêtre de la chambre on voit la cheminée du NCL Gem. on se ballade un peu du côté de la rive ou se trouve la gare puis direction le parking pour récupérer les bagages et aller à l'embarquement. il est 10h. on voit le magnifica, le NCL GEM, le costa victoria, le splendour OTS.

nous voila en route vers le batiment MSC pour procéder à l'embarquement. en arrivant je zappe tout les guichets. je monte avec les valises au premier étage. pas mal de passagers sont déjà la. je me rends compte que les gens n'ont pas leurs valise. en fait j'ai condondu check in et MSC express. je redescends au RDC et je refile mes valises. puis Fabienne me dit : regardes, les gens scannent leurs étiquettes... 😊 catastrophe ! nos valises sont parties sans êtres enregistrées...

on ne se moque pas OK ????

heureusement que je parle couramment anglais et italien...😮 (c'est faux bien sur) et je demande à récupérer les valises. heureusement, elles ne sont pas loin. on va les faire scanner et les refile à nouveau aux bagagistes. retour au premier étage et la je vois MSC express. je comprends mon erreur. on a le n° 10 grace à l'enregistrement électronique. les autres passagers ont un n° allant de 20 à 30.

une erreur de débutant. et dire que c'est ma 5eme croisière. pas de quoi être fier...😊

tout rentre dans l'ordre et à midi on est sur le bateau.

la croisière peut commencer.

1 : le ruby princess

2 : Murano

3 et 4 : Burano

5 : le resto à venise.
Ouest USA – Chronique d'un cinquième voyage English translation pending
by Zitounet · 2010-10-17 · 40 replies
Après 4 voyages dans le Grand Ouest Américain, il nous restait à visiter quelques National Parks et Monuments pour prétendre les avoir tous vu (ou presque). Au programme, des lieux plutôt connus comme Redwood NP, Crater Lake, Olympic, Glacier, ou encore Dinosaur, Natural Bridge, King Canyon et Sequoias mais qui sont rarement visités lors des premiers périples. D'autres sont plus méconnus voire totalement inconnus des fans européens : Lava Bed, Newberry, North Cascades... Il nous restait aussi à voir quelques sites particuliers dans des parcs déjà visités ; nous n'avions pas pu voir lors de passages précédents le Grand Prismatic de Yellowstone, Cathedral Valley de Capitol Reef, le Grand Canyon nord ou la mystérieuse Racetrak Playa de Death Valley. Nous ne pouvions clore notre série de voyages américains sans assister à un vrai Pow Wow et un vrai Rodéo. Au total, 32 jours, 44 sites, 11000 km, 10 états , voilà les chiffres de notre carnet de voyage 2010.

Première partie, de San Francisco à Kalispell



Lundi 23 Août – Droit vers la faille

Départ de Nantes à 7h15, escale à Roissy, arrivée à San Francisco avant 13h, passage en douane rapide, longue attente pour récupérer les valises (il faut des premiers et des derniers, là on est dans la deuxième catégorie), longue attente et gros déboire avec NATIONAL (choisi pour éviter ALAMO, mais c'est la même truanderie) et nous partons finalement avec une Chevrolet Equinox. Direction Golden Bridge où nous conduit sans bavure notre vieux TomTom. Le but n'est pas de voir le célèbre pont, il y en a des millions de photos sur internet, même que j'en rajoute une, mais de rejoindre la route n°1 vers notre première destination, le Point Reyes National Seashore.



En chemin, nous arrêtons voir les oiseaux de Bolinas Lagoon. On y découvre une colonie d'éléphants de mer occupés à se dorer au soleil sur un îlot de sable.

Pensionnaires de Bolinas Lagoon

Nous avons perdu trop de temps pour arrêter au Visitor Center de Bear Valley qui ferme à 17h00 ; après avoir déposer les valises au Golden Inn à Inverness, nous partons visiter la péninsule formée par la fin de la plaque ouest de la faille de San Andrea. Sous la pression tectonique, elle s'élève de 3cm par an, mais lors du grand tremblement de terre de 1906, elle s'était élevée de 6m d'un seul coup. Pourvu qu'elle ne bouge pas trop pendant 24h ! Destination, la plage, par l'un des 3 accès aux 20km de la Point Reyes Beach. Plus beaucoup de monde en cette fin d'après-midi, le soleil commence à baisser, le thermomètre à descendre, le vent à se lever et la brume à tomber. Le temps de prendre la température du Pacifique, brrr ! de se remplir les chaussures de sable et en route vers la pointe du phare. Il paraît que c'est un bon lieu d'observation lors de migration des baleines, en avril-mai. En août c'est raté. Et de toute façons, à cette heure là, l'accès au phare est fermé. Par contre le parking final est le point de départ vers l'overlook le plus spectaculaire sur la plage, du haut de la falaise de 150m.

Point Reyes Beach overlook

Un petit tour à la pointe de Chimney Rock, déserte, et nous rentrons à Inverness faire les premiers achats, pour le petit déjeuner demain matin et l'indispensable glacière pour la suite du voyage.

Mardi 24 – Drive Thrue Trees

Réveil de très bonne heure, décalage oblige, nous sommes presque prêt à partir lorsque le soleil de lève sur la Tomale Bay, qui est la partie immergée de la faille de San Andrea.

6h00 à Tomale Bay

Nous suivons la route n°1 qui longe la côte. Ici, elle est beaucoup plus sinueuse qu'au sud de San Francisco et elle s'écarte souvent de la mer. Nous passons Bodega Bay, rendue célèbre par Alfred Hitchcock qui y tourna « Les Oiseaux », d'après un roman de Daphné Du Maurier. Quelques belles plages, encore un peu embrumées, mais les surfeurs sont déjà à l'ouvrage à 8h du matin.



Déjeuner dans un bon restaurant du port de Fort Bragg. Les huitres de la région ont la forme des huitres creuses et le goût des huitres plates de chez nous. La route n°1 quitte la côte pour rejoindre Leggett et son attraction principale, le Chandelier Tree. Ce séquoia millénaire aux branches en forme de chandelier a été percé pour y permettre le passage des véhicules. Attraction payante, 5$, mais on peut y passer autant de fois qu'on veut, et il y a queue pour voir l'arbre géant de l'intérieur. Notre Equinox passe sans problème. Photo souvenir obligée.



Plus au nord, l'Avenue of the Giants promet d'autres attractions à base de séquoias géants. Sur 30 miles, l'ancienne route, maintenant doublée par la Hwy 101, est parsemée des œuvres plus ou moins naturelles issues de l'imagination des exploitants d'une forêt millénaire pas encore protégée.

Déception, même si la traversée de la forêt est agréable, des promesses issues d'une page internet, seul le Shrine Drive Thrue Tree de Myers Flat mérite l'attention : pour le traverser aussi. Mais l'ouverture dans le tronc est presque naturelle ; plus étroit, là il faut plier les rétros.

Shrine Drive Thrue Tree

Nous faisons étape au Comfort Inn de Fortuna, un peu avant Eureka. Premier plein d'essence, douloureux.

Mercredi 25 – Les géants des terres ... et des mers

Journée consacrée au Redwood NP et divers states parcs qui s’entremêlent avec. Première étape au Kuchel Visitor Center pour construire avec le ranger de service un programme de visite à notre portée pour la journée. Intéressant, et de plus il nous signale que... mais nous en parlerons plus loin. Tout commence par une randonnée matinale à Lady Bird Johnson Grove. Un mile, plat sauf le début, le chemin déambule parmi les séquoias, plus gros, plus haut ou encore plus rouge ou plus creux les uns que les autres.

Dans la Lady Bird Johnson Grove

La 2ème étape suit la scenic pkwy dans le Prairie Creek State Park avec quelques haltes, en particulier au « Big Tree », comme si ils ne sont pas tous big par ici ? Puis nous rejoignons la côte par la piste Coastal Drive. Beaux points de vue sur un Pacifique bien bleu et plein d'oiseaux marins sur les rochers. Mais c'est un aigle à tête blanche qui capte notre attention.

Le Pacifique vu de la Coastal Drive

Sur les conseils du ranger, nous nous rendons à Klamath River Overlook. Il y a un peu de monde à ce point de vue qui domine l'océan de près de 600 pieds et tous les yeux sont tournés dans la même direction. Elles sont bien là, 2 baleines batifolent au large, assez proches pour bien les voir aux jumelles, mais trop loin pour en faire la moindre photo, même mon puissant zoom de 10 est ... impuissant. Quittant les géants des mers pour retourner à ceux des bois, sur la route nous arrêtons quelques minutes à Magic Forest pour nous rendre compte qu'il s'agit principalement d'un parc d'attraction pour distraire les enfants. Notre dernière étape importante est la Howland Hill Road dans le Jedediah State Park, 10 km de chemin de terre poussiéreux qui traversent la forêt de sequoias. Très visité, le nuage soulevé par les voitures a fini par couvrir la base des troncs et les fougères le long de la piste, ce qui donne un aspect fantomatique à la forêt.

Jedediah State Park, 10 km de chemin de terre poussiéreux

A la sortie notre Chevrolet est couverte de poussière ; si, au gré des pistes, elle changera de couleur, la couche ne fera que s'épaissir de jour en jour. En sortant, nous rejoignons le Travelodge de Medford après un bref passage dans l'Oregon.

Jeudi 26 – Les tubes de lave

Le Lava Beds NM est un des parcs les moins connus de l'ouest américain. A l’extrême nord-est de la Californie, il est à l'écart des circuits même des plus téméraires. Pourtant il offre des visites qu'on ne peut pas faire ailleurs, sauf un petit peu à Crater on the Moon dans l'Idaho : voir des tubes de lave de l'intérieur. Commençons par l'achat du Pass Annuel à l'entrée, ici pas d'électricité – pas de carte bancaire, payement en espèce – les 80 $ nous ouvrirons les portes de 22 entrées de parcs pour une valeur de 216 $. Dire qu'il y en a qui cherche à les revendre! Les 2 signatures nous sont imposées et par la suite, le passeport demandé à de nombreuses reprises, parfois plusieurs fois dans la même journée.



Bon revenons à nos lits de lave. C'est d’ailleurs une des premières choses que l'on voit, une étendue de lave noire qu'on dirait tout juste éteinte. Mais nous fonçons vers le Visitor Center, chercher conseils et lampes. Hé oui, des lampes torches que prête gentiment la jeune ranger à tous les visiteurs. Nous faisons avec elle le point sur les tubes ouverts que nous allons visiter. Un rapide coup d’œil sur le livre d'or pour constater que nous sommes les premiers français à le signer cette année. Et nous partons voir le plus proche, le Mushpot. Descente vers les antres de la terre. Surprise, en pénétrant dans le tube créé par la lave en fusion, le sol est bien lisse et le chemin tracé par la lave est balisé de part et d'autre de guirlandes lumineuses. Nous nous enfonçons dans les entrailles du volcan, en fait vers une sortie bouchée par lave refroidie. Les lampes sont inutiles au début, mais bien vite on est seuls dans le noir.



L'attraction principale du parc est constituée d'une douzaine de lieux disposés autour d'une boucle de 5 km que l'on parcourt en voiture. Tous ne sont pas ouverts à la visite, la ranger nous avait indiqué ceux qui sont fermés cette année. Pas de guirlande lumineuse, pas de sol bien plat, les tubes que nous visitons sont bien plus rustiques et très surprenants, les couloirs se séparent, se retrouvent. La promenade se termine toujours au bout de quelques centaines de mètres.









Plus à l'écart nous allons voir aussi la Valentine Cave puis revenons pique-niquer sur une table à l'ombre près du Mushpot. Le secteur est aussi un haut lieu de la Guerre des Modocs. Toujours la même histoire, une tribu indienne qui avait décidé de refuser l'exil vers une réserve très loin de leur terre natale, et s'était réfugiée dans ces lieux inhospitaliers. En 1872-73, 53 indiens tiennent tête à 500-600 soldats commandés par le général Canby qui y laissa la vie. Les restes des constructions militaires sont encore visibles. Le parc est bordé au nord par le lac Tule qui est une réserve importante pour les oiseaux. Et c'est vrais que des points d'observation aménagés, on en voit des milliers.



Note étape nocturne est à Klamath Falls, motel Cimaron Inn..

Vendredi 27 – Les cratères bleus

Pas de falls à Klamath Falls, mais un grand lac de retenue que la route longe vers le nord, vers LE parc national de l'Oregon : Crater Lake.. Peu de surprise avec cette étendue d'un bleu profond formée par les eaux retenues dans la caldeira du volcan Mazama. La dernière éruption a plus de 4000ans. A plus de 2000m d'altitude, le cratère gigantesque est ceinturé par une route de 53km. Nous en faisons le tour en arrêtant aux différents points de vue.



L'ile Wizard formée par un petit volcan plus récent est accessible en bateau, mais l'accès au bateau nécessite une longue descente sur le bord du lac

Les roches de Sentinel Rok sont une particularité aux couleurs inattendues dans cette région.

Sentinel Rok

Plus loin, la petite ile de Phantom Ship, née aussi d'une éruption



Au loin, vers le nord, nous apercevons un feux de forêt, ce n'est que le premier. Si le Crater Lake est bien connu des fans du grand West, il y a plus au nord un site dont bien peu connaissent le nom, le Newberry National Volcanic Monument. Deux grands lacs aussi créés dans le cratère de volcan, ouverts aux touristes avec camping, plages et bateaux. Ces lacs jumeaux (Paulina et East lakes) sont visibles du haut de Paulina Peack, au bout d'une rude ascension sur une piste caillouteuse où le croisement des voitures n'est pas toujours facile. Mais du haut à 8000 pieds, la vue est splendide sur les lacs et la coulée de lave semble encore fraiche entre les deux.

Paulina et East lakes vus de Paulina Peack

En bas, pas de visiteur au Visitor Center où la jeune ranger s'occupe en tricotant. Peu de doc, d'info et de souvenirs. Nous laissons notre trace sur le livre d'or... avant de rejoindre le Best Western de Madras.

Samedi 28 - A en faire trembler Custer dans sa tombe (voir LittleBighorn Battlefield l'an dernier)

Bon sang que j'avais eu du mal a le trouver celui là. J'avais toutefois obtenu une bonne adresse par une connaisseuse de voyage forum, mais le calendrier des PowWow restait désespérément vide dans les secteurs que nous devions visiter – j'étais pas à 200 ou 300 km prêt pour assister à un de ces grands rassemblements indiens, sans trop savoir ce qui s'y passe. Mais à partir du calendrier 2009 j'avais finit par écrire à quelques tribus (e-mail, bien sûr, ils n'en sont plus aux signaux de fumée).

Nous nous rendons dans l'état de Washington chez les Yakamas, à Toppenish. Ici il y a des vignes, sur les bords de la Nashes river, chez les riches récoltants blancs. Et puis il y a la réserve indienne, comme souvent sur les collines incultivables. Mais comme dans beaucoup d'endroit, il y a un casino géré par les indiens, et c'est justement le casino qui organisait le 8ème « Yakama Nation Legends Casino » du 27 au 29 Août. Nous passons à l'hôtel en arrivant, mais surprise , le Best Western réservé est devenu un Day Inn, donc des difficultés à trouver ; il y a bien le Tourism info à proximité, ouvert 7 jours sur 7, mais il est fermé ! Pas de problème à trouver le site du rassemblement, ni à stationner dans un grand près pas très loin de la grande tente d'où proviennent les sons amplifiés par une sono de campagne; Pour l'atteindre, il faut traverser le parking près d'un camp de tentes traditionnelles et de canadiennes modernes. Des « natives » de tout age mangent ou se parent de vêtements très colorés..

Il est environ 14h et nous arrivons à l'aire centrale : sous un grand chapiteau, plus d'une centaine de femmes, d'enfants, d'hommes jeunes et vieux dansent au son des chants et des tambours dont on ignore la provenance. C'est la grande parade, prélude aux compétitions de danse, car les PowWow modernes sont l’occasion de compétitions de danses traditionnelles. Les vêtements sont très colorés, au point que dans un premier temps ils nous semblent de pacotille. Mais en regardant de plus prêt, nous constatons que loin de là, ces vêtements garnis de plumes, de perles, de clochettes, sont d'une grande richesse. Il nous suffira par la suite d'en voir le prix de quelques éléments à vendre pour comprendre que les compétiteurs doivent y consacrer toutes leurs économies.





Autour de la piste, plusieurs rangs de chaises, la plupart vides – réservées aux familles des danseurs, nous ne sommes pas autorisés à les utiliser, pas plus que les tribunes à chaque extrémité. Difficile d'approcher et pas facile de voir entre les gens debout. A propos des gens, il n'y a que des indiens, presque tous en tenue de fête... non pas tous, il y a des jeunes en jeans et tee shirt. Par la suite nous croiserons des blancs, habitants de la ville ou fermiers du coin, mais certainement qu'il n'y a pas de touristes ici, ah mais si, nous !



Les compétitions débutent par les enfants, le 1 à 5 ans, les plus p'tits encadrés par la maman; les juniors de 6 à 12 ensuite – ils semblent déjà tout connaître des danses de leurs ainés. Ils me font penser à la danse pour faire venir la pluie. Pourvu qu'ils ne la dansent pas celle-là, nous avons eu du beau temps jusque là, on voudrait bien que ça dure, l'an dernier on avait pas été gâtés. C'est ensuite le tour des femmes... ayant toujours des difficultés pour approcher, nous partons voir sous un barnum voisin où se déroule d'autre compétitions; deux groupes face à face chantent et tapent sur des tambourins en alternance. Nous n'arrivons pas bien à comprendre les règles, il y a une histoire de bâton que le chef ramasse par terre avant de passer la main à l'équipe d'en face. Dans un groupe, deux femmes au milieu, une jeune et une grand mère bien gaillarde battent la mesure en faisant de grands gestes. Si nous n'arrivons pas à comprendre les règles, nous avons aussi du mal à comprendre les subtilités des chants. Nous faisons un tour des stands qui entourent la grande tente , marchands de bijoux indiens, de vêtements classiques ou de ts, de cd, de produit divers et de l'autre coté, de produits à boire et à manger. Pas d'alcool, d'ailleurs nous croisons souvent la police qui surveille. Sous le barnum, les compétitions se poursuivent. A notre retour, ce sont les « seniors » qui dansent. On peut approcher un peu plus et voir d'où viennent les chants. Aux 4 coins de la piste, les drums où 8-9 batteurs frappent en rythme et chantent en cœur, chaque groupe à son tour.



Nous constatons aussi que le jury est placé au centre de la piste, chaque notateur suit 2 ou 3 danseurs. La dernière compétition est celle des jeunes « guerriers ». Les tenues tournent vers la démesure avec une débauche de plumes dans le dos (mais que 2 sur la tête). Les danses sont de plus en plus rapides, avec des mouvements tournants et saccadés, des prouesses de gymnastes ... Chaque s��quence ne dure pas plus de 3 minutes au bout desquelles les concurrents ressortent épuisés.



En fin d'après-midi, c'est la remise des récompenses, pour les musiciens d'abord, puis pour chaque catégorie de danseurs. Enfin, une famille menée par le présentateur-directeur de cérémonie fait un tour d'honneur, en dansant bien sûr. La piste se vide, la pelouse est comme neuve, les centaines de danseurs qui l'ont piétinée depuis 2 jours n'ont quasiment pas laissés de traces !!! Et demain dimanche, ils recommencent !!! Le soleil rougeoie à l'horizon, nous rentrons à l'hôtel.

Dimanche 29 – Vite avant que ça explose !

Parmi le parcs nationaux que je considérais de moindre intérêt, il y avait le Mt Rainier NP. Le détour par Toppenish le mettait quasiment sur notre itinéraire vers l'étape majeure suivante, le parc Olympic. On allait quand même pas le rater au passage. Partis avec le beau temps, nous trouvons vite la grisaille en altitude. La splendide route de Stevens Canyon puis le circuit de Paradise sont dans la brume. Et puis c'est dimanche, aux portes de Seattle, il y a foule. Les points de vue ne sont pas extraordinaires, les cascades bien communes. La perspective sur l'ancien glacier de Nisqually est plus originale.

Ancien glacier de Nisqually

Nous quittons le Mt Rainier avant qu'il explose, car c'est certain, tout comme le Mt St Helens en 1980, ce volcan se réveillera un jour, peut être demain, peut être dans 10 ans, peut être dans 1 000 ans, c'est à dire demain à l'échelle galactique. Nous rejoignons le Chehalis Inn dans la ville du même nom, sur les bord de la I5. Piscine à l'arrivée, mais le mauvais temps du jour ne nous met pas en confiance pour le lendemain. La côte nord du Washington est réputé pour son climat très humide.

Lundi 30 – La forêt des vampires

Hi ! Le soleil est de la partie pour aujourd'hui. L'étape jusqu'à Forks se décline en 3 parties dans la partie ouest du Olympic NP. La première dans la Quinault Rain Forest nous fait traverser une de ces bien curieuses forêts peuplées d'arbres géants couverts de mousse dégoulinante.



Le petit circuit pédestre près du Visitor Center permet de découvrir la densité et la variété de la flore et un curieux habitant, le banana slug...

La deuxième partie longe une côte où les plages de sable sont couvertes de troncs d'arbre. Il faut les chevaucher pour atteindre l'eau. La plus connue de ces plages est sans conteste Ruby Beach avec ses îlots de Abbey.

Ruby Beach

Après une brève visite dans la réserve des indiens Hoh, la troisième partie pénètre dans la Hoh Rain Forest avec au bout de la route, une jolie promenade parmi les arbres couverts de mousse et les buissons de fougère.



Au retour, un Roosevelt Elk nous attend sur le bord de la route. Nous pouvons nous arrêter à quelques métres de lui, en essayant de ne pas l'effrayer.

Roosevelt Elk

Nous sommes proches de Forks, la ville de Twilight (les amateurs reconnaitrons la forêt – nous, nous en étions restés au Bal des Vampires, mais ici, ce n'est pas la Transylvanie.) En tout cas, Forks a bien profité de cette récente célébrité, à en voir les pubs de la ville. Les commerces aussi, les tarifs s'en ressentent, comme au Pacific Inn où nous passons la nuit.

Mardi 31 – Météo conforme

Après la journée de soleil d'hier, nous ne sommes pas étonnés de trouver la pluie, avec de vrais averses. Trois étapes encore pour la partie nord du parc Olympic, la première vers Sol Duc. Trop humide pour une randonnée matinale vers la cascade du même nom. Une pose à la curieuse piscine de la source chaude avec de nombreux baigneurs sous la pluie. Plus loin, la compagnie de quelques « dears » sur le bord de la route. Deuxième partie, la route d'Elwha ; la pluie a cessé et nous marchons jusqu'à la splendide Madison Falls

Madison Falls

Troisième étape, l'ascension de Port Angeles vers Hurricane Ridge. Mais dans les nuages, les points de vue sont bien tristounets.

Météo habituelle

Au sommet, le magasin de souvenir, sous le Visitor Center, dispose d'un petit self. Nous pouvons manger à l'abri. Rien d'encouragement pour agrémenter l'après midi, nous filons vers Kingston prendre le ferry pour rejoindre le Best Western Alderwood à Lynnwood.

Embarquement à Kingston

Mercredi 1er Septembre – où sont les cascades du nord ?

Le North Cascades National Park est situé au nord est de Seattle. Il n'est traversé ni pénétré par aucune route, par contre il est séparé en 2 parties par la route 20 qui suit la Skagit River et le lac Diablo.

Peu de choses à voir sans se lancer dans de grandes randonnées, les cascades se limitent à une sur la route, la Gorge Creek Falls.



Le Diablo Dam, barrage qui retient le magnifique Diablo Lake est juste à coté.

Diablo Lake

Les principaux sites sont les Overlook sur ce lac aux eaux d'un bleu turquoise et sur la retenue amont de Roos Dam. Le soleil étant revenu, nous sommes heureux de trouver une table à l'ombre et abrité du vent qui a fait son apparition. La North Cascade Scenic Hwy qui longe le parc au sud-est comporte quelques points de vue intéressant à Rain Pass et surtout Washington Pass.



Nous faisons étape à Omak, petite localité perdue près de la réserve indienne de Colville.

Jeudi 2 – Du Washington au Montana

La route est longue pour rejoindre le Montana et les abords du Glacier National Park. Pour rejoindre Kalispell, Google map nous donne 377 miles et 6h30 (sans les poses, visites et achats). C'est compté sans les importants travaux routiers dans la partie finale. Arrêts et ralentissements nous ferrons perdre au moins une heure. La seule véritable attraction sur la route est le Grand Coulée Dam et sont lac de retenue. Ce barrage hydraulique fut le plus grand du monde (hauteur et largeur) à sa construction terminée en 1942.

Grand Coulée Dam

A Kalispell, logement pour 3 nuits au La Quinta très bien situé pour la suite.

De Glacier National Parc à Canyonland, par Yellowstone, le rodéo de Blackfoot, Dinausor NM et la piste du Little Grand Canyon



Vendredi 3 septembre – Aller-Retour vers le Soleil !

Encore un parc grand comme un département. Le Glacier NP n'est ouvert que 3 mois par an, de la mi-juin à la mi-septembre, du moins la route qui le traverse d'est en ouest et vice-versa : la Going-to-the-Sun Road. L'aller et retour (160km) vers le soleil est le programme de notre premier jour à Glacier. L'entrée du parc est à 50km de Kalispell, la ville la plus proche à l'ouest, mais il existe des logements plus près. L'entrée ouest est double. West Glacier est un village touristique avec divers services et la maison du Canada, car le parc est binational, à cheval sur la frontière américano-canadienne. Mais la véritable entrée est un peu plus loin.



Le Apgar Visitor Center est situé sur la rive du lac McDonald. La route longe ce lac somme toute bien quelconque, puis s'engage dans la forêt en suivant McDonald Creek.

McDonald Creek

Quelques cascades et une gentil promenade sur le Nature Trail of Cedar, jalonne cette partie avant d'attaquer la haute montagne.

Même si on ne monte pas très haut ici, les sommets dépassent guère 3000m (comparé au 3700 du col de Rocky Mountain NP) on a vite l'impression d'être en haute montagne. The Loop est un des overlook principaux de la façade ouest : en face, les sommets semblent couverts des premières neiges.

The Loop

Mais ce virage marque un changement dans l’ascension : route plus étroite et, aïe, travaux avec alternat par feux. Les arrêts qu'ils provoquent et les ralentissements restent supportables. Après la « muraille qui pleure » et quelques lieux caractéristiques, le col de Logan Pass à 2025m dispose d'un parking et d'un Visitor Center très fréquenté. La descente vers l'est semble plus tranquille et après quelques arrêts « point de vue », on rejoint vite les rives du Saint Mary Lake. Nous avons récupéré à l’hôtel une doc sur les bateaux qui font des promenades sur les divers lacs du parc.

En bateau sur le St Mary Lake

La croisière sur le St Mary dure 1h30, – départ toutes les 2h. Le ciel est couvert et il y a du vent, tant pis on y va. Au départ, une jeune ranger donne des explications à la vingtaine de voyageurs. Nous passons près d'une ile, longeons la rive, apercevons un glacier quand soudain, Bear !!! quelqu'un a vu un ours. Tout le monde se tourne dans la direction. Effectivement il y a un ours debout sur une plage, vite jumelles, appareils photos... Le bateau se dirige vers lui, pas trop près, puis tourne pour en faire profiter les passagers assis du mauvais coté. Pas moyen d'en faire une bonne photo, l'ours repart dans la forêt. Plus loin, le bateau s'arrête sur la rive pour une petite promenade de 15 minutes vers les Baring Falls. Les plus courageux partent avec la ranger pour une randonnée de 2h vers St Mary Falls. Il rentrerons avec le bateau suivant.

Revenus à terre, petit tour jusqu'au Visitor Center de l'entrée est du parc. Devant niche une famille de balbuzards visible sur la webcam en ligne sur le site du parc. Puis nous reprenons la Going-to-the-sun en sens inverse. Quelques arrêts aux points de vue zappés à l'aller, cascades, vue sur le Jackson Glacier … Le premier overlook après Logan Pass offre une vue splendide le flan de montagne nommé Garden Wall et la route qui descend le long.

Garden Wall

Samedi 4 – Les glaciers, ce qu'il en reste

Le second jours est consacré aux autres sites, Two Medicine et Many Glacier, situés à l'est. Plutôt que de repasser par Going-to-the-sun, nous suivons la route 2 qui contourne le parc par le sud en longeant la voie ferrée - quelques paysages intéressants. En remontant coté est, on arrive d'abord à Two Medicine Lakes, 3 lacs. L'arrivée au second marque la fin de la route. Quelques beaux points de vue et une cascade, ciel bleu mais beaucoup de vent ; nous ne rééditons pas la promenade en bateau.

Two Medicine lake

En repartant vers le nord, les routes 49 puis 89 traversent des étendues de forêt carbonisée dans la réserve indienne des Blackfeet. Le lieu visité plus au nord se nomme Many Glacier. La route longe le lac Sherburne en pénétrant dans le parc. Rien d'extraordinaire, sauf... Bears, Bears !!! Le temps de le dire, 2 ours traversent la route 30-40m devant nous. Arrivé à l'endroit où ils ont disparu, les fourrés sont trop denses pour les revoir. La route va jusqu'au lac Swiftcurrent. De là on peut voir ce qu'il reste de 5 ou 6 glaciers dont le Grinnell dans l'alignement du lac.

Many Glacier Lake

Grinnell

Au parking du Swifcurrent Nature Trail, nous trouvons une table bien abritée du vent pour pic-niquer en compagnie des écureuils. Le retour se fait par la route du soleil, un troisième passage avec des arrêts qu'on avait pas fait la veille. Et avantage, on est samedi, les travaux sont arrêtés. De l'entrée ouest, il nous reste quelque chose à voir, la Camas Road jusqu'au Forest and Fire Nature Trail.

Camas Road

Au dire des rangers, la piste de Inside North Fork, parallèle au départ, n'est pas praticable depuis le dernier incendie.

Dimanche 5 – Yellowstone tel qu'on l'avait quitté en juin 2009

Nous entamons notre descente vers les contrées plus chaudes(?) et pour commencer une journée de route (370 miles) pour une étape au parc des geysers. Un peu de soleil au départ et puis la pluie. Au programme, si on est assez tôt, un arrêt aux Lewis and Clark Caverns. Qui sont donc ces Lewis et Clark dont on retrouve le nom partout dans le nord-ouest des States ? Pas des héros de série télé, ni des fabricants de jeans mais les chefs de la première expédition américaine à traverser les Etats-Unis par la terre jusqu'à la côte Pacifique de 1804 à 1806. Les explorateurs ne sont jamais passés dans ces cavernes. Site bien à l'écart des grandes routes, il y a beaucoup de monde en ce dimanche après-midi. Un petit tour au visitor center où une maquette grandeur nature d'un passage de stalactites et -mites donne envie d'en voir plus. On nous annonce 2 heures de visite et le prochain départ dans 1 heure. Après conciliabule, nous faisons un autre choix : allons dire bonjour aux bisons de Yellowstone. Arrêt technique au Best Western de West Yellowstone et go vers la rivière du même nom. Il pleut, non il tombe des saletés qui encrasse le pare-brise. Le ciel est très gris, ou plutôt il est jaune, comme disait un collègue autrefois. Le long de la Madison river, la pluie se transforme et c'est de la neige qui tombe lorsque nous atteignons les Norris. Il neige vraiment quand nous arrivons à Canyon Village puis nous arrivons sur les bords de la rivière. Ils sont bien là, tout un troupeau de bisons traverse la route au milieu des voitures dans dans une véritable tempête de neige.



L'an dernier, nous avions quitté Yellowstone le 6 juin sous la neige, 15 mois plus tard, nous le retrouvons sous la neige. Mais en rentrant, le soleil arrive à percer à travers les nuage pour un coucher de soleil hallucinant sur les prés blancs.

Coucher de soleil près de Canyon Village Lundi 6 - les Bas(s)ins manquants

Début septembre, c'est encore l'été ? Hier soir la neige, ce matin -5° ! Il faut gratter la glace sur les vitres de la voiture. Mais heureusement, grand soleil, ça va se réchauffer. Le 6 septembre, c'est la fête du travail aux USA, ce qui fait un week-end prolongé pour les « locaux ». Au programme, ce que l'on avait pas vu, volontairement ou pas, lors de nos précédents passages en 2007 et 2009, 8 jours au total. On passe jeter un œil au planning de la Grande Fontaine (voir carnet de l'an dernier), mais la prochaine éruption est prévu vers 3h du matin ; tant-pis. Direction le Grand Prismatic et ses voisins du Midway Geyser Basin. Avec la différence de température de l'air et de la source chaude, le Grand Prismatic est complètement enfumé, inutile même d'aller le voir d'en haut.

Vapeurs sur le Grand Prismatic

Par contre les nuances de bleu des Opal et Turquoise Pool sont magnifiques. Les autres visites nouvelles sont celles de Biscuit Basin et Black Sand Basin, zappées les autres fois au profit de Old Faithfull et la grande balade qui en part. D'autres nuances de bleu, saphir, black opal …



Il faut aller saluer le « vieux fidèle ». En 2007 nous l'avions vu en plein déluge, un orage survenu juste au moment où … mais il fallait se réfugier à l'abri. Une heure plus tard, on était un peu plus loin, de l'autre coté. L'an dernier, on était passé à coté sans s'arrêter. Pour une dernière fois, nous allons le voir de près, du premier rang. Pour ceux qui ne connaissent pas, je joins une photo de ce lieux totalement isolé dans les fin-fonds du Wyoming.

Salle d'attente du Old Faithfull

Le nouveau Visitor Center est ouvert. Perdu dans la foule, nous en ressortons bien vite en pensant au préfabriqué où l'on allait autrefois consulter les horaires « probables » des prochaines éruptions. Arrêt à Kepler Cascade, magnifique.

Déjeuner au restaurant de Grant Village, pas mal. Nous y rencontrons un voyage organisé de français qui, en 15 jours de car, visitent le Canada et les USA.

Rebonjour aux bisons sur les bords de la Yellowstone River.

Puis nous allons faire la Blacktail Plateau Drive, une piste à sens unique proche de Roosevelt Lodge, en espérant y rencontrer d'autres animaux. Déception. Un tour dans la Lamar Valley. C'est vrai qu'il y a aussi plein de bisons, ils n'étaient pas là lors de nos précédents passages.

Mardi 7 – Quand la capitale mondiale de la patate fait la fête

Destination Blackfoot, dans l'Idaho. Cette petite ville de 11000 habitants entre Idaho Falls et Pocatello se dit la capitale mondiale de la pomme de terre. Il paraît c'est là qu'il s'en cultive le plus au monde. C'est qu'il faut beaucoup de frites pour les restaurants US, chez les Mac et autres hamburgeristes. Il y a là un musée de la pomme de terre où sont présenter la plus grosse patate et la plus longue frite !

Chaque année en septembre, Blackfoot est le lieu durant une semaine de la plus grande foire de l'est Idaho, avec une importante compétition de rodéo. Justement, la finale c'est ce soir et c'est pour ça qu'on est venu. Nous allons acheter nos billets, faire des courses pour la suite et déposer nos valises à l'hôtel. Et nous partons faire une petit tour à la fête. D'abord il faut stationner, il n'y a pas de grand parking, les riverains des rues proches louent quelques mètres carrés de leur gazon, allons y.

Nous entrons par la partie attraction, type foire du Trône, grande roue, montagnes russes et tous ces manèges qui vous mettent les tripes en l'air. Dès l'entrée, nous trouvons la police en train de remonter les bretelles à un forain sur le point de laisser passer un gamin bien trop petit (les tailles mini sont affichées) dans un de ces manèges qui déglinguent la colonne vertébrale. Plus loin, une scène, une sono et des artistes (amateurs) – country, magie, clown se succèdent toute la journée. Les bâtiments de foire se divisent en 2 catégories, ceux des marchants, avec un peu de tout comme chez nous, de la brosse à dent au camping-car, et ceux où sont exposés les choses primées lors des concours du samedi ou dimanche, gâteaux, brodures, coutures, etc. Une allée complète est consacrée au concours de cucurbitacées !

Les Gagnants !

Il y a un stand indien où nous discutons un moment avec une dame shoshone car nous y voyons exposés les vêtements admirés la semaine passée au Pow Wow. Elle nous explique d'ailleurs que ça se prononce pawa. La partie restauration et boisson prend un large espace, on y trouve du coca et de la bière (on est pas dans l'Utah), de la cuisine mexicaine (ou texane), italienne, indienne, hamburgienne et bien sûr, frites à volonté.

Pour le rodéo, ou les courses de chevaux des jours précédents, la piste est isolée de la foire par un bâtiment de béton avec des gradins. Vers 19h00, l'accès s'ouvre à ceux qui ont des billets pour le rodéo. Nous choisissons des places au hasard, face aux grilles colorées d'où devraient sortir les taureaux. Un vieux cowboy assis devant nous dit que ce sont les meilleures places (après la sienne). Je ne vous décrirai pas la cérémonie d'ouverture ni les différentes compétions, pour les juniors,

les filles puis les cowboys professionnels, avec les chevaux, les taurillons qu'ils attrapent au lasso, et à la fin les taureaux. Pour chacune, concourent les 10 meilleurs sélectionnés lors des éliminatoires des jours précédents. La nuit est tombée, les photos difficiles à prendre, les vidéos sont mieux. En pleine action, celle que je joins montre à quel point un taureau furieux peut décoller du sol.

Taureau volant

La compétition finie, il n'est pas trop tard pour se restaurer et toutes les attractions tournent à plein.

Durant toute la journée, nous n'avons vu aucun touriste ici, mais des locaux ou des américains des états voisins, fans de rodéo.

Mercredi 8 – L'île dans le grand lac salé

Encore une longue route pour rejoindre Vernal, la ville des dinosaures. Et sur la route, Salt Lake City, la capitale mormone de l'Utah. Nous allons faire une halte à Antelop Island State Park. Après avoir cherché un peu trop tôt une route pour nous en approcher, nous finissons par découvrir qu'il suffit de suivre les panneaux, c'est indiqué à partir de l'autoroute.

La route qui s'enfonce dans le lac devient de plus en plus magique au fur et à mesure qu'on s'éloigne de la rive.



L'île est encore loin, dans la brume, que l'on se retrouve seul au milieu de l'eau. Nous passons au Visitor Center. La route, vue du Visitor Center

Qu'y a t'il à voir ? Un élevage de bisons ! On vient d'en voir plein en liberté. Des randonnées vers les points de vue des sommets, parfois on voit des antilopes ! Pas pour nous. Nous partons vers une plage de Bridger Bay . La plage est large et il y a foule face au parking pour aller se tremper dans l'eau salée.

La plage de Bridger Bay

Il y a aussi des tables abritées pour pique-niquer.

La route l'après-midi traverse les domaines skiables des jeux olympiques d'hiver de 2002, puis les paysages changent à l'approche de Vernal. Ils deviennent même familiers aux baroudeurs des terres rouges.

Le soir à l'Econolodge, petit accident de lunettes, il faut réparer d'urgence. Comment trouver un opticien? Le garçon à l'accueil de l'hôtel nous conseille d'aller au WalMart Supercenter. Évidemment, on y trouve de tout, dans le magasin ou dans la galerie. Le plus surprenant est la pharmacie à l'intérieur du magasin, entre les légumes et les vêtements, avec consultation sur place !

Jeudi 9 – sur les bords de la Green River

Le Dinosaur National Monument s'étend sur environ 60km, à cheval sur l'Utah et le Colorado en 2 parties distinctes. C'est la partie est, celle du Colorado, que nous allons visiter en premier. On y accède en passant par le village de Dinosaur à 62 km de Vernal, pourtant dans cette partie pas de fossile. Après le Visitor center, la route de Harpers Corner est jalonnée de points de vue sur les monts voisins, puis sur le canyon de la Green River. Car c'est surtout la Green River qui fait le spectacle ici, à Harpers Corner, mais aussi à Echo Park où nous nous rendons ensuite. Une descente de 21 km le long et à travers la Pool Creek et le Sand Canyon conduit par une piste facile à l'Echo Park. Au début, l'Echo Park Road fait penser au Shafer Trail de Canyonland qui nous attend après-demain. A l'arrivée sur les bords de la rivière verte, le lieu est enchanteur au pied du Steamboat Rock.

Steamboat Rock

Nous croisons un groupe arrivé là en rafting qui courre après un canoë mal arrimé. Un coin camping pour les amateurs, des tables pour manger à l'ombre en compagnie d'écureuils... Plusieurs points mérite un arrêt le long de la piste, à l'aller ou au retour. La Whispering Cave, grotte étroite de 10-12m de long, à été provoquée par un affaissement d'une partie de la falaise. Plus haut, une série de pétroglyphes décore le rocher de portraits (?) en pointillé. Nous n'avions jamais rencontré cette méthode de gravure indienne.

Petroglyphes au poinçon ?

Le soleil s'est caché derrière les nuages lorsque nous remontons pour faire un tour sur la Yampa Bench Road. La piste est caillouteuse, beaucoup plus désagréable que dans Sand Canyon. Elle mène à 3 Ovelooks éblouissants sur le canyon de la Yampa River qui rejoint la Green River à proximité d'Echo Park : il y a le Castel Park, le Harding Hole et le Wagon Wheel Point. Les méandres de Harding Hole peuvent rivaliser avec les Gooseneks célèbres de l'Utah.

Castel Park Overlook

Harding Hole Overlook

La piste étant mauvaise, le ciel de plus en plus sombre et le réservoir baissant rapidement, nous décidons de rejoindre au plus court la station service du village de Dinosaur. Il reste quelques points de vue sur la route du retour, mais sans commune mesure avec ce qu'on vient de voir. Avant de quitter le parc, nous faisons une agréable rencontre avec un groupe de deers, qui, après s'être écartés des bords de la route à notre approche, s'arrêtent dans un lieu dégagé.



Vendredi 10 – Le petit grand ?

Le soleil est de retour pour de bon (?) En tout cas, il nous accueille au Dinosaur Quarry Visitor Center. Mais nous sommes trop tôt, les rangers n'ont pas encore ouvert et on ne peut rien faire sans eux, sauf attendre. Notre seule ambition ce matin est d'aller voir des vrais fossiles de dinosaures. C'est ici le lieu qui a donné le nom au parc.

Mais depuis un glissement de terrain il y a quelques années, le bâtiment vedette du site est en travaux jusqu'en 2011. En attendant, une navette conduit les visiteurs jusqu'à un petit circuit guidé où nous pourrons voir de bien piètres pétroglyphes et quelques fossiles dont je joins la seule vue de vertèbres du jurassique.

Pas grand chose d'autre à voir !

Décevant... Du chemin, on aperçoit les bâtiments en construction. Les travaux ont l'air bien avancés, ce sera ouvert l'an prochain. Nous n'allons pas plus loin dans ce parc.

Nous partons sud-ouest vers les mines de charbon de Price puis Castle Dale pour prendre la piste 401 nommée Green River Cutoff Road. Le GPS nous est d'aucun secours pour trouver l'entrée, les cartes non plus. Après de vaines tentatives, il faut se résoudre à demander aux habitants. Pour s’apercevoir que sur la route 10 d'où nous somme arrivés, la route est indiquée, mais le panneau n'était pas visible dans notre sens. Et nous voilà parti pour plus de 90km de piste qui ne serons pas sans surprise. La première étape après 30km dans un univers désertique s’appelle Wedge Overlook Recreation Area – parking, équipements sommaires et camping déserté en cette période avancée de l'été. Et une vue magnifique sur la San Raphaël River. Du parking, une piste par à droite, une à gauche. Celle de droite devient vite impraticable, celle de gauche conduit au ... je vous le donne en mile, au Little Grand Canyon Overlook. Qu'en est-il donc pour faire concurrence au seigneur des canyons ? Et bien, il faut dire que la vue fait bien penser au célèbrissime fossé du Colorado, si on en oublie les dimensions.

Little Grand Canyon

Personne ici, sauf un couple âgé installé à lire près du bord du précipice. En repartant nous prenons la Buckhorn Draw Road pour descendre traverser la San Raphaël River. Avant le pont, les indiens ont peint sur la falaise. Le Buckhorn Wash Pictograph Panel s'étend sur 50m, ce ne sont pas des pétroglyphes, mais des peintures dont certaines semblent représenter des anges !

Buckhorn Wash Pictograph

Cet ensemble vieux de plus de 2000 ans est l’œuvre des peuples de la culture Barrier Canyon. Il y a aussi quelques pétroglyphes fremonts à coté, plus récents de 1000 ans. La suite de la piste suit ensuite une vallée encaissée. Nous y croisons quelques voitures et même nous suivons un moment un camion qui s'arrête tous les miles pour déposer des toilettes de campagne en prévision du marathon qui va se courir ici demain ! Un marathon dans ce désert ! À 50 km du village le plus proche. Il y a déjà du monde d'installé sur le camping près de la ligne de départ (ou d’arrivée). Nous n'avons vu aucun animal sauvage sur ces 90km de piste. Destination finale Green River, la ville, où nous logeons pour la 3ème fois au Ramada. Diner au Taramisk restaurant, avec vue sur la rivière (Green bien sûr) au coucher du soleil.

Samedi 11 – On the Shafer Trail again

Nos visites précédentes à Canyonland avaient été incomplètes. Dead Horse Point lors de notre bref passage en 2005, le survol de l'ensemble du National Park en 2008 (génial) puis une brève visite de Island in the Sky l'après-midi sous la pluie, enfin la descente du Shafer Trail en 2009. Le passage dans le secteur était une bonne opportunité de revoir dans de meilleures conditions le Grand View Point et quelques autres points de vue et surtout de refaire la plongée du Shafer Trail qui nous avait tant marqué l'an passé. Nous commençons par la grimpette vers la Mesa Arch, splendide le point de vue de l'arche, en début de matinée.

Mesa Arch



A 11h30, au Shafer Canyon Overlook, nous observons la piste à flan de falaise : personne.

Personne au point que dans un virage dessous nous, au deuxième lacet, un deer se promène sur la piste.



Surprenant, l'an dernier il y avait foule dans les 2 sens. Pour s'assurer de la praticabilité, nous allons demander aux rangers du Visitor center voisin si les orages d'été n'ont pas rendu la piste impraticable. Si ce fut le cas en Août, elles sont maintenant roulable. Nous pouvons donc nous lancer dans l'aventure.

Ici, la piste a été réparée

Toujours aussi infernale, cette descente du Shafer Trail, avec ses à-pic, ses épingles à cheveux, ses passages étroits et la vue superbe. J'ai l'impression que par endroit, la chaussée est un peu plus dégradée que l'an dernier. Il y a maintenant quelques autres voitures. Des vélos se sont lancés dans la pente aussi et nous en croisons dans l'autre sens, courage, ça va être dur.



Arrivés en bas, il reste les 20km de la Potasse Road avant de retrouver une route digne de ce nom. Là, la piste est vraiment mauvaise, limite limite pour notre Equinox, moins haute de caisse que la GMC de l'an dernier. Quelques passages se font au pas, et même après reconnaissance à pied. Tout fini par passer sans frotter.

Ici, ça passe encore bien !



Dans l'après-midi, Moab n'a pas changé. Toujours de la circulation. Il nous faut trouver l'agence de Farabee's Jep Rentals pour confirmer une réservation, et nous n'avons pas l'adresse (depuis elle est en ligne). Nous finissons par demander dans une station service : c'est à la sortie au sud. L'affaire classée, nous filons vers le Gateway Inn de Blanding.

En 3ème partie, quelques lieux connus mais beaucoup rarement visités :



Dimanche 12 septembre – Marche à l'ombre

En partant de Blanding, la route 95 est toute proche. Cette route, appelée aussi Trail of the Ancients est rarement prise pour rejoindre Moab à Hanksville et au delà Capitol Reef, pas la plus courte, pas grand chose à voir. Enfin pas grand chose à voir, c'est beaucoup dire. Ça commence fort, ça commence mal. Nous quittons l'hôtel de bonne heure. Le premier arrêt est tout proche, Jean Pierre nous a bien expliqué comment visiter le Mule Canyon, stationner en bas, environ 1 km à marcher jusqu'à ? Il nous a pas dis que la descente dans le canyon est à pic, il faudra remonter tout à l'heure. Il est 8h30 quand nous commençons à marcher sur un chemin étroit entre les herbes hautes du fond du canyon. Pas d'eau ici, mais nous traversons souvent le lit du ruisseau à sec. En tout cas, la promenade est agréable avec la fraicheur matinale. Au bout d'un moment, nous pensons que nous ne sommes pas loin, nous avons bien fait plus d'un km. Bon, c'était peut-être 1 mile. Elle doit être juste après le prochain virage, il n'est est rien. Nous avons fait plus de 2 km quand nous décidons de rebrousser chemin. Après plus de la moitié du chemin de retour, nous l’apercevons à gauche. Nous l'avions raté au passage, stupide, il y a un tas de caillou pour marquer l'embranchement. Un peu de montée et nous sommes devant House on Fire, la maison en feu.

House on Fire

Même si le soleil est maintenant haut, la demeure anasazi n'a pas encore pris sa couleur de feu. La chaleur monte pour la fin de la promenade et il n'y a plus d'ombre. Il est 11h lorsque nous arrivons à la voiture. Petite balade pour beaucoup, dure pour moi.

Le Natural Bridge National Monument n'est pas très loin.

Ce parc de taille moyenne abrite 3 ponts naturels creusés par une ancienne rivière. Ils se visitent en suivant le circuit de 14,5 km d'une route à sens unique qui part juste après le Visitor Center. Des arrêts sont aménagés aux principaux points de vue, plus importants à ceux d'où l'on voit les ponts et aux départs des différents trails. On s'arrête à Sipapu Bridge (2 points de vue),

Sipapu Bridge

Kachina Bridge puis Owachomo Bridge avec une descente au pied de ce dernier.

Owachomo Bridge

Il a un petit air du Landscape du Devil Garden. Nous déjeunons sur une table à l'ombre prêt du visitor center, en compagnie d'un oiseau bleu.

La route 95 longe puis traverse le petit mais spectaculaire canyon d'un rivière dont je retrouve pas le nom. Elle conduit jusqu'au pont, pas naturel du tout celui-là, sur le Colorado. A plus de 4h de route de Page, ce pont marque le début du lac Powel. De part et d'autre la vue sur le Colorado reflète le ciel, un ciel en train de se couvrir.

Le Colorado à Hite Crossing Bridge

Les coordonnées mémorisées sur notre GPS nous conduisent juste à l'entrée d'une piste à gauche de la 95. Rien d'indiqué, mais ça doit bien être là. Après 2-3 km de chemin de terre plutôt facile, un petit panneau nous signale le lieu: Little Egypt. On est pas sur les bords du Nil, même pas d'un quelconque little grand Nil, pas de pyramide, de sarcophages, mais les alignements de roches ocres et blanches peuvent peut-être faire penser à ceux du temple de Louxor (le vrais, pas celui de Las Vegas) ou d'un autre que nous avons visité il y a 2 ans.

Little Egypt

Moi, ça me fais plus penser aux Goblins SP voisin, si ce n'est la couleur. Le soleil, masqué, manque à la fête. En tout cas on peut se promener librement au milieu des ces roches.

Little Egypt

En approchant de Hanksville, nous voyons au loin les fumées d'un incendie, le deuxième. Route vers Capitol Reef que nous traversons sans arrêter. A Torrey, nous repérons le lieu de rendez-vous pour demain matin et filons vers Bicknell où nous avons réservé dans un hôtel qui devrait être bien. L'Aquarius Inn présente pas mal, la chambre est bien, frigo, micro-onde, wifi sans problème, mais, mais la piscine est fermée, bon, pas trop grave. Mais surtout le restaurant, soit disant ouvert 7 jours sur 7 toute l'année, est fermé ! Il faudra retourner les 2 soirs manger à Torrey

Lundi 13 – Les Cathédrales avec Brian

Rendez-vous à 9h au Hondoo Rivers and Trail, face à l'église Mormon de Torrey. Nous y retrouvons Brian qui a préparé son 4x4 pour nous emmener visiter des cathédrales, pas romanes ni gothiques pour un sous. Il faut dire que c'est la 3ème fois que nous venons à Capitol Reef et que les précédentes nous n'avons pas pu accéder à la vallée des cathédrales. Nous étions près à tenter de nous même une troisième fois. Mais Cendryon qui nous a raconté en direct les péripéties de son voyage cette année nous a donné la solution, faire la visite avec un professionnel, en occurrence le dénommé Brian. L'ancien cow boy connait comme sa poche toutes les pistes de la région. Il y met du cœur à l'expliquer de façon compréhensible pour nous, peu permissifs à l'accent rocailleux des gens de l'ouest. Et nous voilà parti avec le soleil vers Cathedral Valley, la backcountry nord du parc. Mais avant, un petit tour sur la Notom jusqu'à un beau point de vue sur la face est de Waterpocket Fold. Ensuite nous prenons la piste à Caineville (dommage, j'aurais apprécié une traversée de la Fremon river). La remontée le long de la Caineville wash road se fait sur une piste que le gros 4x4 Ford avale sans difficulté, pas sur qu'on aurait pu passer avec notre Equinox.

Arrêt au réservoir de bentonite,

Quelques lieux curieux comme par exemple ce rocher qui descend petit à petit d'un sommet en pente. De temps à autre, il glisse un peu plus bas, nous dit Brian.

Puis nous entrons dans Cathedral Valley :

Puis nous arrivons devant le Mur de Jéricho. Au pied se trouvent les 2 attractions majeures de la vallée (au sens de « ce qui attire les gens ») : le Temple of the Sun et le Temple of the Moon.

Temple of the Sun

Temple of the Moon

Les Temples du Soleil et de la Lune sont vraiment impressionnants quand on les approche. Il y a aussi les temples des Étoiles par derrière, plus petits puis d'autres plus loin. A coté, il y a la Glass Mountains, curieux rocher fait de plaques de cristal.



Plus loin , quelques vues intéressantes sur des pics volcaniques et d'autres temples dont j'ai oublié le nom.

Traces de volcan Temples of ???

A Harpnet Junction, nous montons au point de vue haut sur Cathedral Valley.

Upper overlook

Déjeuner sur place et avançons au Upper South Desert Overlook, de l'autre coté. Le retour l'après-midi se fait par la forêt à l'ouest, par la Thousand Lake Mountain. Quelques passages difficiles, des points de vue à l'infini, des plantes rares.

Nous avions demandé au départ à Brian si nous allions voir des animaux. Sa réponse était plutôt pessimiste, mais pas complètement négative. Avant de rejoindre la route 72, nous croisons une famille de cervidés à l’orée de la forêt.

Sur la route du retour, nous voyons un grand panache de fumée à l'horizon. Un incendie encore, Brian nous dit que cela dure depuis plusieurs semaines, mais que c'est dans un secteur inhabité. Après Loa, un énorme troupeau de vaches dans un immense pré. Notre cow boy en retraite nous dit que l'éleveur local possède 15 000 têtes de bétail, ça nous fait penser à Fernand Raynaud, avec son sketch sur le « pauvre paysan » Diner au Cafe Diablo de Torrey, une très bonne adresse, mais il y a du monde.

Mardi 14 – Les ornières de la Cotonwood

La route 12 qui descend de Torrey à Bryce est souvent considéré comme une des plus belles de l'Utah. C'est notre cinquième passage, l'enchantement n'est plus là, quoique l'endroit où l'on roule sur la ligne de crête est toujours aussi magique et impossible à bien photographier.

Méandre de la 12

Destination Cannonville, voir les rangers du visitor center. Question primordiale : la Cottonwood Road est-elle praticable en ce moment. L'an dernier, à la suite de l'orage subit 2 jours avant quand nous étions à Page, la piste était totalement impraticable : nous avions dû supprimer de notre programme plus de 150km de piste. Le ranger essaye de nous dissuader de nous engager dans cette aventure ; il nous montre la photo d'une voiture immergée jusqu'aux rétroviseurs dans la traversée d'un ruisseau en folie. Il avoue toutefois que ça fait plus de trois semaines qu'il n'a pas plu, que le niveau a baissé depuis et que la route est sèche. Bon, on verra bien, on va au moins aller jusqu'au site le plus intéressant qui n'est pas très loin de ce coté. Et la météo est avec nous, il fait beau et ça va durer.

La route est revêtue jusqu'à l'entrée de Kodachrome Basin. A l'embranchement, tout est fait pour dissuader de s'engager sur la piste, mais l'entrée n'est pas barrée. Aller, c'est parti pour environ 93km qui vont s’avérer les plus « hards » du voyage. Le début est plutôt facile et nous arrivons très vite à la rivière : vu le niveau, pas de problème, mais ça aurait pu glisser.

Aujourd'hui, ça passe

Nous découvrons plus loin les curieuses grilles à bestiaux que l'on passe ou qu'on contourne. Plus loin, certaines seront très hautes. Un arrêt à un point de vue puis plus loin nous bifurquons à gauche vers les arches dénommées depuis 1947 Grosvenor Arch.

Grosvenor Arch.

De retour sur la Cottonwood Road, la route se dégrade par endroit : lors des pluies précédentes, les voitures ont laissé l'emprunte de leurs roues dans la terre. Les sillons ainsi creusés sont de plus en plus profonds, trop pour les suivre. Notre Equinox n'a pas une hauteur de caisse suffisante, donc il n'y a qu'une solution, rouler en dehors des sillons. Cette gymnastique atteint sont paroxysme lorsque les espaces entre sillons se réduisent à la largeur des roues. L'essentiel est de ne pas frotter. Rares voitures rencontrées Heureusement, ce ne sont que des passages sur quelques centaines de mètres au maximum et il reste des sections plus roulantes entre. Les paysages sont souvent magnifiques. Nous ne sommes pas seuls sur cette piste, mais ce n'est pas la grande affluence.

Un des plus beau point de la cotoonwood

Une pose déjeuner à l'ombre, près qu'un canyon. On avait vu l'ombre, mais pas le canyon. Une famille s'arrête près de nous et part visiter. A leur retour, sur leurs conseils, nous y allons faire une promenade digestive. On y voit de curieux rochers.

Rocher dans le canyon

Plus loin, les torrents ont raviner les bas cotés et la piste n'est pas plus large que la voiture. Nous y trouvons un camping-car qui fait demi-tour, que diantre allait faire dans cette galère ! La fin est plus facile, mais les paysages sont moins beaux. A la fin, la route longe la Paria River. Environ 4h30 après y être entré au nord sur la Cottonwood Road, nous en ressortons au sud sur la route 89. A propos, ça ressemble à quoi un cottonwood. Le nom de cet arbre a baptisé de nombreux endroits dans tous les états de l'ouest. En voici une photo.

Cottonwood au bord de la Cottonwood

Destination Kanab. Nous logeons au Treasure Trail Motel pour 2 nuits et nous commençons par tester la piscine. Kanab est un haut lieu du western. Des plaques sont plantés sur les trottoirs de la rue principale en souvenir des grands noms du cinéma de cowboy qui ont tourné ici. A commencer par le grand John

Mercredi 15 – Intrusion en Arizona

L'Arizona, c'est l'état du Grand Canyon, le vrai. On a tendance à oublier, tellement le Colorado a creusé une colossale frontière, que la rive nord est aussi en Arizona – mais pas dans la réserve des navajos. Notre ville étape est à quelques encablures (si toutefois utiliser un terme nautique n'est pas trop déplacé dans cette région désertique) de la North Rim, enfin 130km tout de même). Pas dans les terres navajos, mais ils sont bien là, installés sur un parking, à déballer leurs jewelleries. La route 67 qui conduit au parc traverse ce qui reste d'une forêt brulée récemment.

L'entré du North Rim

Au poste d'entrée, il y la queue, certainement moins qu'aux entrées du sud, mais en cette mi-septembre, cette rive est très fréquentée. Ce sera confirmé sur tous les parking par la suite. Première étape, le Bright Angel point. Un chemin revêtu y conduit, en bon état mais pas très large et surtout avec de fortes déclivités. Au bout, une vue magnifique sur l'énorme fissure où coule le Colorado... à propos où est-il ? Et bien d'ici on ne le voit pas.

Bright Angel Point

Par contre on voit nettement l’incendie qui fait rage dans la forêt sur l'autre rive.

South Rim en feux

Deuxième étape, Point Imperial. C'est le lieu le plus haut, à 2683 m. La vue sur le canyon se double de celle sur le plateau. La brume blanche qui couvre l'horizon est la fumée du feux de l'autre rive. Au premier plan, le Mt Hayden est escaladé par les grimpeurs chevronnés.

Point Imperial

Troisième étape, à la pointe, Angel Window (la fenêtre des anges) et Cape Royal d'où on aperçoit la rivière.

Angel Window Les autres points de vues sont observés au retour. De Walhalla Overlook, on peut voir le Colorado à Unkar Delta, autrefois habité par les Pueblos.

le Colorado à Unkar Delta

Le dernier arrêt sera à Roosvelt Point, pour une vue joliment colorée. Partout nous avons vu du monde, les parkings étaient bien remplis, mais jamais autant qu'en Mai 2005 sur l'autre rive. Le fait que seul Bright Angel soit accessible aux cars réduit le nombre de touristes, la route vers Angel Window est limitée en gabarit et interdite aux camping-cars. Moins de points de vue, généralement au bout d'un peu de marche, on ne peut pas dire qu'il faut visiter la rive droite au lieu de la rive gauche, mais plutôt en complément.

En rentrant nous arrêtons au Liquor Border Store à la frontière de l'Arizona et de l'Utah. Je ne peux pas vous décrire le fouillis de ce magasin d'alcool dont la tenancière d'un age canonique semble tout droit échappée de Salem (MA, pas OR).

Jeudi 16 – Pipe Springs

Pour une foi, nous allons faire une exception et visiter autre chose qu'un site naturel, peut être en préparation de la soirée. La route de Kanab à St Georges passe dans l'Arizona et là se trouve un petit National Monument nommé Pipe Springs. Il s'agit d'un bâtiment de 1850, occupé par des fermiers mormons, qui fut fortifié par la suite pour se protéger des indiens navajos et piutes.

La cour intérieure

Les dépendances se visitent librement, mais le bâtiment principal n'est accessible que guidé par une ranger (sans supplément). Notez que les 4 caves l'an dernier, le bateau à Glacier, c'est toujours une femme ranger qui fait visiter. Mobilier, vaisselle, outils et décorations nous plongent dans la campagne isolée à la fin du XIXème siècle.



A l'extérieur nous voyons de près ces bovidés à grandes cornes que nous avions parfois vus de loin, comme l'an dernier dans le sud Dakota.

Nous visitons aussi des bâtiments annexes Route vers St Georges, on entrevoit au passage la fameuse église mormone blanche (visitée en 2008). Arrêt déjeuner au buffet de l’hôtel casino Casablanca à Mesquite - nous y avions logé cette année là. Et bientôt au loin, les tours des hôtels du Strip percent la brume ; un regard au GPS, nous sommes encore à plus de 20km.

Choisir un hôtel à Las Vegas est toujours sujet à discussion sur le forum, chacun étant certain d'avoir logé dans le meilleur. Ce sera le 5ème pour nous, et pour des raisons pratiques et financières, nous avons choisi l'Imperial Palace, au milieu du Strip. La réception nous demande si nous préférons avec vue sur le Strip ou pas. Nous disons « avec » mais on nous fait remarqué que c'est un peu bruyant. Bof, le bruit de la rue, du 10ème étage... Arrivé dans la chambre, nous constatons que le « un peu » est énorme, la musique et surtout les vibrations des basses de l’orchestre sous nos fenêtres font trembler la chambre, et il n'arrêtera qu'à 4h du matin. C'est sans problème qu'on nous échange la chambre contre une autre plus calme.

Sous le chapiteau, l'orchestre - en face le Mirage

La raison pratique de l'emplacement, c'est qu'il est presque en face le Mirage où nous allons voir ce soir un spectacle du Cirque du Soleil : Love. Profitant des remises estivales, nous avons eu 2 places à 50$, même au fond, c'est cadeau. Il y a 2 ans nous avions vu Myster, O et Ka. A comparer, Love est décevant, par la scène souvent partiellement masquée par des rideaux, par les numéros principaux, peu nombreux et assez communs et par l'animation générale du spectacle, trop danse, même si logique avec le thème général sur les Beatles. Mais le Cirque du Soleil reste magique et la mise en scène est du spécial Vegas qui n'a rien à envier aux autres. Il est interdit de filmer et photographier pendant le spectacle. Lors du final, je me risque à filmer avec mon appareil photo... 6 secondes et un placeur vient braquer sa torche sur moi. Arrêt immédiat, mais je peux en extraire une photo pour vous.

Final de Love

Retour sur le Strip :

Vendredi 17 – Retour dans la mortelle vallée



Beaucoup ne font que traverser Death Valley NP, certains osent y passer une nuit. Fait trop chaud en été ! C'est vrai qu'il fait chaud, un peu moins à la mi-septembre. Le thermomètre du visitor center de Furnage Creek à 15h00 affiche seulement 42° à l'ombre.



Nous y avons déjà passé une nuit en 2008, cette fois nous allons en passer deux. Maso ? C'est que dans ce parc immense, il y a d'autre chose à voir que Zabriskie, Dante et Bad Water et Sand Dunes. Et même dans les classiques, nous en avions ratés 2 l'autre année. Nous commençons par là le Twenty Mule Team Canyon. C'est une jolie piste à sens unique dans ce que le désert a de plus désertique, rocher et terre, rien ne pousse, rien ne bouge.

Twenty Mule Team Canyon

Pour continuer, Artist Drive aussi à sens unique. C'est plus animé ici, c'est même très fréquenté, même mal fréquenté. Les gens qui passent ici sont pressés, pressés d'arriver aux points de vue, pressés de stationner, de faire une photo et de repartir sans doute pour quitter au plutôt l'enfer.

Artists Palette

De la-haut, on a le Badwater Basin dans le rétro.

Badwater Basin

Notre principal soucis ensuite est de voir les rangers et de connaître l'état des pistes de l'arrière pays. Notre idée était de rejoindre Racetrack par la Saline Valley road puis la Hidden Valley, mais misère, les orages d'août ont rendu la première complètement inutilisable, même avec un vrai 4x4. Seule solution, la voie classique par le nord, par Ubehebe Crater. Au passage nous notons que l'essence à Furnace est à 4$29 alors que le plus cher que nous ayons trouvé jusqu'à présent était 3$34. Nous logeons à Stovepipe Wells Village. Il y a 3 jours nous avons reçu un mail de l'hôtel nous signalant qu'à la suite d'un incendie, le restaurant est temporairement fermé (encore le feu, cette fois, dans les cuisines). Il faudra aller à Furnace Creek pour manger.

Le temps de s'installer tranquillement, de constater que cette année, la wifi fonctionne dans les chambres, de faire quelques courses indispensables au magasin en face et nous partons à notre rendez-vous. Nous devons retrouver notre loueur de jeep à l'agence Farabee face au Furnace Creek Resort. En fait c'est un tout petit bâtiment où nous attendent 2 dames qui vont tout nous expliquer sur la location et le fonctionnement de la Jeep Colorado réservée pour 24h. L'agence, fermée en été, trop chaud sans doute, vient juste de rouvrir. Et à la tombée de la nuit, nous partons avec ce véhicule tellement haut que nous avons grand peine à y grimper.

Coucher de soleil à Furnace Creek Inn

Samedi 18 – le champ de course des pierres

Tout comme Olympic, Glacier, Dinausor, la Racetrack Playa constitue d'un des lieux majeurs de notre voyage. En 2008, les rangers ne nous avaient pas autorisé à y aller avec la Toyota Higthlander 4WD que nous avions. Principale raison, les pierres de la piste sont très coupante et c'est vrai que j'avais déjà lu beaucoup sur les pneus crevés sur cette piste. Dans ses publicités, Farabee cite la visite du Racetrack comme une des destinations premières avec leurs jeeps de location. Les dames avaient confirmé la fermeture complète de la route que nous souhaitions prendre au départ. Avec elles, nous avions bâti un autre parcours avec un endroit à explorer pour l'après midi.

Après avoir régler au mieux les sièges, tache difficile, nous partons de bonne heure et de bonne humeur vers le nord, 75km de désert jusqu'au cratère de Hubehebe. Au bout la piste, nous nous engageons avec prudence. En route pour 88 km (AR) d'enfer ? Somme toute, rien de bien difficile de rouler sur ces petits cailloux qu'on dit très coupant. Les gros pneus de notre jeep sont de taille à résister, enfin j'espère - en tout cas j'aimerais pas devoir mettre la roue de secours.

Notre Jeep Colorado

Tôle ondulée au départ, par endroit sinueuse, parfois étroite, la piste traverse bientôt des champs de Joshua Trees.

La piste de pierres coupantes et les Joshua Trees.

Vers 10h00, nous atteignons Teakettle Junction, le carrefour des théières porte bien son nom, même si le lieu a perdu de son authenticité tellement certaines semblent tout droit sorties du magasin du coin (quoique, où est-ce qu'il y a un coin, dans le coin ?)

Teakettle Junction

Vingt minutes plus tard, nous sommes au bord du champ de course, un ancien lac de 7km2. La boue séchée laisse une surface absolument plane, exceptée l'île de Grandstand à l'arrivée. Mais il faut aller jusqu'à l'autre extrémité pour voir une curiosité des plus surprenantes au monde : les pierres qui se déplacent toutes seules. C'est sûr qu'on ne les voit pas courir, même que jamais quelqu'un les a vu bouger. Pire, on ne sait pas trop expliquer ce qui déplace ces cailloux dont certains pèsent des dizaines de kg. Les tentatives d'explication sont a peine crédibles, mais ce qui est certain, ici les pierres bougent. Et elles ont laissé des traces de leur parcours. Sur parfois des centaines de mètres, elles ont marqué l'emprunte de leur trajectoire dans la boue qui l'a conservée en séchant. Étonnantes, ces trajectoires qui changent de direction parfois de 90° ou qui décrivent des figures …





Dans l'immensité plane de la playa, cernée de montagnes, sous un ciel tout bleu, dans un silence total, c'est un moment d'isolement au milieu du mystère, loin des nuées de touristes.

En repartant vers 11h30, nous pensions avoir été les seuls visiteurs aujourd'hui. Erreur, à Teakettle Junction nous croisons une autre jeep. Une pause au retour au Hubehebe Crater, mais nous l'avions déjà vu. Où trouver un endroit à l’ombre par ici pour pique-niquer ? Impossible, non ! nous somme assez proche du Scottis Castle et son oasis, là il y a des tables à l'ombre des grands arbres. Nous en profiterons pour faire un tour au visitor center local. Pour l'après-midi, plutôt que d'aller au Eureka Dunes, nous décidons de refaire le Titus Canyon qui nous avait beaucoup plu il y a 2 ans, un vrai baptême de la piste pour nous qui ne connaissions que Monument Valley et Carizo Plain. Mais d'abord faire le plein et pour cela nous allons à Beatty, c'est tout proche du début de la piste. Avec de l'essence à 2$73, ce sera une économie sur le plein final. Passage obligé à la ville fantôme de Rhyolite, pas rassurant. La piste du Titus Canyon commence par une longue ligne droite de tôle ondulée, ce n'est pas la partie intéressante. Puis elle monte en lacet vers le col de Red Pass, le passage le plus difficile, avec des ornières et des cailloux.

Juste après Red Pass

Dans la descente, nous rencontrons un des sympathiques habitants des lieux : un serpent à sonnette se fait doré au soleil au milieu de la piste. Il n'a pas l'air décidé de bouger, j'essaie de bien passer les roues de chaque coté pour ne pas l'écraser.

Notre seule rencontre !

Réussi, mais le rattlesnake s'est mis en boule, près à ce défendre contre le monstre qui l'a réveillé. Ensuite, on peut voir le village fantôme de Leadfield puis des pétroglyphes. La fin de la descente est longue avant d'arriver dans les magnifiques lacets du Titus canyon.

Dans le Titus Canyon

Un arrêt dans les dunes à l'Historic Stovepipe Well, le seul point d'approvisionnement d'eau à l'époque de l'exploitation des mines. En parlant d'approvisionnement, il faut faire le plein avant de rendre la voiture, à la pompe de Stovepipe village (3$40), plutôt qu'à Furnace Creek. Il fait nuit lorsque nous retrouvons nos 2 dames de Farabee pour leur remettre les clés et leur signaler « no problem ». Mais que ce 4x4 aurait été bien sur Cottonwood Road !!!

Dimanche 19 – Les collines à western

En sortant de Death Valley par l'ouest, on arrive à Lone Pine. Pour beaucoup, ce n'est qu'un lieu de passage, voire de couchage. Mais là se trouve, au pied des sommets de la Sierra Nevada, un tas de rochers connus sous le nom de Alabama Hills.

Alabama Hills, au pied de la Sierra Nevada

Dans ce dédale de rocs gris furent tournés une pléiade de western (films et TV) de la fin du muet à l'arrivée de la couleur. Une plaque à l'entrée de la piste rappelle tous les grands noms qui s’illustrèrent dans les combats et chevauchées sauvages, comme Garry Cooper, Humphrey Bogart et immanquable John Wayne. La promenade dans le site manque toutefois d'informations pour localiser les différents lieux. Alabama hills est aussi visité pour sa douzaine d'arches dont les plus célèbres sont Mobius Arch et Eye of Alabama.

Mobius Arch

Eye of Alabama

Indian Family

Dans la partie sud des collines ont été tournés les épisodes de Tremors. En fait il est difficile d'imaginer dans ces lieux les territoires des vers de terre géants. Au visitor center, on nous avait recommandé de faire un tour à 1/2h de route à 8000 pieds dans les montagnes voisines. La montée dans la Sierra Nevada est aisée et arrivé à la fin de la route, il y a plein de monde. On est dimanche, de nombreuses familles des environs sont venus passer le week-end ou quelques heures dans la fraicheur de la forêt en altitude, qui en randonnée, qui à la pêche, qui seulement pour manger. Le site de Withney Portal, même avec beaucoup de monde, est très agréable. Nous pique-niquons près d'un petit étang, entre un écureuil qui fait ses provisions pour l'hiver et une cascade. Au retour, la vue sur la vallée permet de voir l'ensemble des Alabama Hills telles qu'on a du mal à se les représenter quand on déambule dans les labyrinthes de rochers. Les Alabama Hills, vues d'en haut

Soirée et nuit à Mammoth Lake. Parti avec 40° de Death Valley le matin, arrivée autour de 5° près des stations de ski. Un agréable restaurant : le Slocums Grill.

Lundi 20 – Les classiques, Mono, Bodie et Tioga.

C'est une des étapes les plus classiques des circuits qui partent ou arrivent à San Francisco en été, et qui incluent Yosemite et Death Valley. Donc, allons voir ce que tout le monde arrête voir. Tout d'abord le Mono Lake et ses concrétions d'argile appelées tufa. Ce lac servit un temps à alimenter en eau la lointaine Los Angelès jusqu'à ce qu'on se rende compte qu'on le vidait ! Il y a différents points de vue sur les formations de Tufa, le principal est au sud. Une balade de 3/4h jusqu'au bord de l'eau permet d'admirer ces curieux pics émergeant du lac et une faune ailée impressionnante.

Mono Lake La route que nous suivons traverse Lee Vining puis longe le lac au nord pour tourner à gauche sur une piste de 16 km vers la ville fantôme de Bodie. Perdue dans les montagnes, c'est ce qu'il reste d'une ville minière qui compta jusqu'à 10 000 habitants lors de la ruée vers l'or à la fin du XIXème.

Bodie

Désertée dans les années 30, après plusieurs incendies, il reste environ 5% des bâtiments d'époque.



Moins lugubre que Rhyolite, la promenade est agréable au milieu des bâtiments en bois. Numéroté, l'histoire de chacun est racontée sur le guide remis à l'entrée (ce n'est pas un parc d'état, entrée chère)

Parfois assez bringuebalant

Déjeuner à Lee Vining puis route vers Yosemite. La route par la Tioga Pass, ouverte de juin à octobre, relie les deux cotés de la montagne. Après tout ce que nous venons de voir depuis 4 semaines, elle ne présente pas beaucoup d’intérêt. Joli lac de haute montagne, quelques vues sur les sommets, les rochers et la forêt, sans plus. Nous rejoignons Oakhurst en traversant Yosemite vers la sortie de Mariposa Grove, par des lieux visités en mai 2008.

Mardi 21 – Le parc en feu

Le programme du jour inclus les parcs nationaux de King Canyon et de Sequoia. La route qui conduit à l'entrée nord traverse des immensités de plantations d'arbres fruitiers, pêches, abricots, oranges, citrons … mais il n'est pas évident de trouver une station pour faire un plein, nécessaire car à l'intérieur du ou plutôt des parcs, il n'y a pas de station. L'entrée par Big Stump se fait après une longue montée. Il s'agit d'une petite enclave du King Canyon National Parc dans la Sequoia National Forest. La principale attraction ici, c'est le General Grant, géant parmi les géants du bosquet de séquoias : vieux de 1700 ans, haut de 82m, 33m de circonférence à la base, 12 m de diamètre.

Le Général du King Canyon

S'il y a beaucoup de monde ici et au visitor center du village voisin, bien peu s'aventurent plus loin. Et pourtant... La route 180 traverse le Giant Sequoia National Monument vers la Kings Canyon scenic byway. La longue descente en lacets bordée de yuccas offre des vues superbes – mieux que la Tioga Pass. Mais quel est ce brouillard à l'horizon ? Encore un feux de forêt et nous allons dans sa direction. Au parking d'un point de vue, un panneau donne le périmètre de la zone d'incendie et les pistes fermées. La route 180 et la Kings river sont en limite.

La zone d'incendie en rouge - notre route, la 180, longe au nord

Bon, on verra bien plus loin... et plus loin nous trouvons un groupe de véhicules de pompiers (pas rouges, mais verts les camions de pompiers des forêts nationales américaines) et les rangers. Ils ne disent rien aux quelques touristes comme nous qui passons à coté d'eux au ralenti. Peu après, des arbres fument juste de l'autre coté de la rivière. On continu.

Fumées inquiétante juste de l'autre coté de la rivière

L'entrée du Kings Canyon National Park (partie principale) est juste avant Cedar Grove Village. La plupart des campings près de la route sont fermés, mais il y en a au moins un d'ouvert. Le long de la rivière, il y a plusieurs points de vue. Mais dans un atmosphère enfumé et un brouillard de plus en plus épais, nous n'arrêtons qu'à la fin de la route, endroit plus dégagé, pour revenir rapidement dans un lieu plus rassurant. Par moment nous voyons que le feux n'est pas bien loin dans les montagnes.



Au retour, après des arrêts à Grizzly Falls et à Yucca Point, nous rejoignons le Sequoia National Park en prenant le raccourci de Hume Lake. C'est du genre raccourci qui rallonge, mais un coin tranquille pour pique-niquer.

Grizzly Falls, pas beaucoup d'eau en septembre

Dans la traversée de ce dernier parc, l'attraction majeure est le General Sherman, concurrent de Grant avec ses 2200 ans, 84m de haut et 31m de circonférence. Il est considéré comme l'arbre le plus imposant du monde de par son tronc de 1487 m3 (Grant n'en fait que 1320). Le Géneral de Sequoia NP

L'aventure se terminerait là si la chance n'avait pas voulu qu'une maman ourse et ses 2 oursons se promènent tout prêt de la route à notre passage. Nous sommes arrêter au premier rang, d'autres voitures viendront ensuite. Un des oursons traverse en courant devant nous. Les appareils photo étaient prêts. Plusieurs minutes de rencontre inatendue

Après quelques derniers séquoias, la sortie du parc est une longe descente ; destination le Super 8 de Visalia. Mercredi 22 – repos

Nous avions prévu de faire un tour dans la partie sud du Giant Sequoia National Monument, la moins visitée. Mais, depuis le Chandelier jusqu'au General Sherman, nous sommes rassasiés des géants de la forêt. Il nous manque quelques cadeaux, un grand tour dans les magasins de Visalia Mail, ça change de la nature. Puis la route de Bakerfield, pas l'autoroute mais la 65 qui après les alignements de fruitiers passe par des lieux plus sauvages avant de traverser les champs de pétrole.



Le Best Western Crystal Palace de Bakerfield est un délice. Notre chambre au rez de chaussée donne directement dans un grand patio avec palmiers autour de la piscine. De quoi passer un après midi de tout repos.

La piscine du Best Western Crystal Palace

Jeudi 23 – Good bye America

La route vers l'aéroport, la restitution de la voiture, l'enregistrement puis la dépose des bagages. Il reste du temps pour faire encore quelque achats. Embarquement à 15h30, nous avons pris des places premium voyageur, plus confortables pour tenter de dormir au retour.

Voir aussi en 2009, 11000 km du sud de l'Arizona au sud Dakota, Wyoming l'Idaho et le Nevada http://voyageforum.com/v.f?post=2697683;
Avis sur circuit dans l'Ouest américain de trois semaines en juin 2011? English translation pending
by Scheu · 2010-10-02 · 17 replies
Bonjour à tous

Je projette avec ma conjointe de faire un circuit de 3 semaines dans l'ouest américain en juin 2011, en louant une voiture de location.

J'ai beaucoup cherché sur internet et ce forum en particulier pour établir notre itinéraire de voyage, et j'aurais voulu avoir vos remarques et conseils sur la faisabilité, sachant que nous voulions éviter de faire 6h de voiture par jour en moyenne et donc ne pas avoir trop de route par jour (même si pour certaines étapes c'est inévitable). Notre itinéraire :

J1 PARIS - LOS ANGELES : arrivée Los Angeles dans l'après midi J2 LOS ANGELES : visite des Studios Universal, Hollywood Boulevard, Walk of Fame J3 LOS ANGELES - BARSTOW : visite Beverly Hills, Santa Monica, départ de LA en fin d'après-midi et nuit à Barstow J4 BARSTOW - TUSAYAN : visite le matin de Calico (ville fantôme reconstituée) puis route jusqu'à Tusayan (Grand Canyon) J5 TUSAYAN -PAGE : visite du Grand Canyon (survol en hélicoptère) J6 PAGE : Lake Powell en bâteau, Antelope Canyon en 4x4, nuit à Page J7 PAGE - BLUFF : visite de Monument Valley, nuit à Bluff J8 PAGE - MOAB : arrivée à Moab le midi , visite de Arches l'après-midi, nuit à Moab J9 MOAB : visite de Canyonsland (initiation rafting), Dead Horse Point, Island in the sky, nuit à Moab J10 MOAB - BOUDLER : visite de Capitol Reef, nuit à Boulder J11 BOULDER - BRYCE CANYON : passage sur la route Scenic Drive 12, visite de Bryce Canyon l'après-midi, nuit sur place J12 BRYCE CANYON - HURRICANE : suite visite de Bryce Canyon, nuit à Hurricane J13 HURRICANE - LAS VEGAS : visite de Zyon, nuit à Las Vegas J14 LAS VEGAS : journée à Las Vegas, nuit sur place J15 LAS VEGAS - LONE PINE : traversée de la Death Valley J16 LONE PINE - LEE VINING : visite du village fantôme de Bodie, Mono Lake, nuit à Lee Vining J17 LEE VINING - YOSEMITE : visite de YOSEMITE J18 YOSEMITE : suite visite, nuit sur place J19 YOSEMITE - SAN FRANCISCO : je ne sais pas quoi voir sur la route pour "couper" la durée du trajet J20 SAN FRANCISCO : journée à San Francisco, nuit sur place J21 SAN FRANCISCO : journée à San Francisco, nuit sur place J22 SAN FRANCISCO - PARIS

Je suis ouvert à tout conseil ou remarque permettant d'optimiser mon itinéraire, ou ajout de la visite d'un endroit sympa que j'aurais oublié sur mon trajet

Merci d'avance pour vos conseils
Hébergements pas chers sur Porto Santo? (Madère) English translation pending
by Elisea44 · 2010-09-29 · 21 replies
bonjour tout le monde 🙂

je suis en pleine préparation de mon voyage à madère pour la dernière semaine d'octobre...au programme, 3 jours à porto santo pour plonger, se balader, se reposer, (se retrouver sans notre bout de chou, tout simplement !) puis 5 jours à madère même pour randonner, voir de la montagne, et de la mer, découvrir les gens, les endroits différents de nos paysages français, la faune, la flore, enfin madère quoi ! je suis à la recherche d'infos sur les hébergements...pour les 2 nuits à porto santo, je cherche une bonne adresse, au calme et plutôt type gite (pas facile à trouver à la nuitée pour l'instant), et pour madère, je pense que funchal peut être le point de chute fixe, quelqu'un pourrait me dire la durée de trajet pour porto moniz ou sao vicente par exemple, depuis funchal, c'est pas facile de se rendre compte, les km ont l'air court mais la montagne réserve parfois des virages qui ralentissent beaucoup ! enfin, j'ai du mal à trouver une info précise : où dormir pour être au plus près, à pied, du port pour prendre le bateau à 8h pour porto santo ?

voilà, merci d'avance, beaucoup, pour votre aide

Elise
Carnet solitaire en Tanzanie 2010 English translation pending
by Francky4 · 2010-09-26 · 112 replies
Carnet solitaire en Tanzanie Juillet-Aout 2010 - Une histoire improbable

800 – Trajet



Pourquoi la Tanzanie Parce que nous avions été très frustrés de ne pas voir de félin au Botswana. On voulait « assurer le coup ».

Pourquoi en solitaire Parce qu’on aime ça. Sans aucun doute aussi pour contrarier tous ces empêcheurs de voyager en rond qui nous prédisaient tous les malheurs du monde, leur démontrer qu’il ne sert à rien de faire peur, juste pour vendre un TO copain. Merci à eux : ils nous ont motivés… Parce que OUI, définitivement OUI c’est tout à fait possible de faire la Tanzanie en solitaire, avec son 4x4, comme en Namibie, en AFS, au Botswana etc : Les risques, les plaisirs, les aléas, les possibilités sont les mêmes, EXACTEMENT les mêmes. Et OUI, on peut rentrer dans les parcs SANS guide. Les personnes qui tiennent les comptoirs d’entrée des parcs n’en sont que plus prévenantes, plus à l’écoute, et comme toujours en Tanzanie encore plus inclines à vous rendre service, à vous donner des conseils, à vous montrer su une carte où sont les bons endroits.

La sécurité Les gens sont vraiment très gentils. Ils discutent, proposent mais n insistent pas. Nous n’avons pas rencontré d’agressivité ni de sensation de se faire agresser, encore moins dans les coins les plus reculés, dans les villages lointains, là où ils ne voient que très peu de Blancs. La sécurité n’est pas non plus un argument pour vous empêcher d y aller seuls.

La conduite sur piste La conduite sur piste Tanzanienne se fait obligatoirement avec un 4x4. On voit quelques locaux en voitures mais rarement sur les pistes lointaines. Les pistes Tanzaniennes sont de vraies bonnes (~mauvaises) pistes « africaines » (mais qu’est ce qu’une piste « africaine » … ? on verra ça plus tard). Ma seule recommandation : prévoir peu de km par jour. Moins de 200 km, pour avoir le temps de profiter des endroits où l’on arrive, pour éviter d’arriver fatigué. Oui il vaut mieux avoir une certaine expérience de la conduite sur piste, mais ce n’est pas une obligation. L’expérience s’acquiert en pratiquant, et au bout de quelques jours on comprend vite que pour rouler vite, il faut freiner avant les trous… ! mais surtout que pour aller loin, il faut rouler doucement. La conduite du 4x4, si on a déjà pratiqué, n’est pas non plus un argument pour ne pas voyager seul en Tanzanie. Et j’ajouterai au contraire : il nous aurait été IMPOSSIBLE de faire ce voyage, assis derrière, dans un vieux Land Rover à amortisseurs à lames (dur dur pour le dos) d’un TO Local. Choisissez votre 4x4. Prenez plaisir à conduire vous-même. Compressé contre un co-voyageur inconnu sur la banquette aurait été pour nous un calvaire : - « excusez moi, je vous ai touché avec mon bras » - « pardon, puis je me pencher au dessus de votre sandwich à la crème, le temps de faire une photo de ce magnifique léopard qui… mince trop tard… Merci, pardon…, non c’est pas grave, je vous en prie… »

IL FAUT SAVOIR que nous avons fait ce trajet avec une tente sur le toit, MAIS CECI N EST PAS INDISPENSABLE. On peut très bien voyager en Tanzanie avec une tente au sol car les Public Camp site sont suffisamment pleins pour dissuader les bêbêtes.

Quoi d’autre… bah rien Alors allons-y…

Jour 1 – Dar Es Salam – Lusotho L’avion du Samedi, réservé en Décembre 2009, 647 euros A/R par personne, taxes et assurances inclues. RàS à part un retard de deux heures à l’escale au Caire. Les bagages nous suivront tranquillement, la nuit sera courte.

Le Dimanche à 6h15, incroyable mais vrai : 10 minutes, montre en main, pour sortir de l’aéroport : formulaire, douane, bagages inclus. On ne nous demande pas le vaccin contre la fièvre jaune. On ne nous le demandera pas non plus pour prendre l avion vers Mafia.

Improbable 4x4. Le seul 4x4 avec tente pas trop trop cher a été trouvé à Nairobi. Il me facture 300 euros pour me livrer la voiture à Dar et 150 euros par jour. Le loueur s’est réveillé deux jours avant pour nous demander s il s’agissait de 5h15 le matin ou l’après midi… Bah il était temps… ! LE MATIN qu’on t’a déjà dit 17 fois… ! ! ! Est-il là pour nous accueillir ? Beaucoup de panneaux attendent leurs interlocuteurs à la sortie, pas nous… Au bureau des renseignements, il n y est pas non plus, sur le parking… sur le parking… UN 4X4 avec tente sur le toit… Youpi. Le chauffeur est absent, on attend 5 minutes, il arrive… Ouuuuffff ! ! !

On a nos bagages, on a un 4x4… 8 ou 10 mois de préparation de ce voyage qui vont pouvoir se concrétiser… Choueeeeette !

Bon le 4x4 est un essence, pas un Diesel… Grrrr ! Ah bon, le 4x4 a une boîte automatique… Re-Grrrrr. On va consommer 20% de plus…Choueeette. On fera effectivement du 20 litres au 100 kms sans appuyer. Soit un budget essence de 680 euros au lieu des 500 euros prévus… pour nos 3900 km (au lieu de 3800 kms prévus ;-) Bon le 4x4 a 110 000 kms au lieu des 60 000 promis… Re-Re-Grrrr. Ça promet sur la probité du loueur… En ce qui le concerne, le pire est à venir.

Monsieur exige un déposit absolument pas prévu du tout, ni sur son Site, ni dans les emails malgré mes questions explicites. J’étais averti par Michèle à qui j avais donné ses coordonnées… mal m’en a pris, Pardon Michèle. Elle a été plus que moi très mal servie par ce loueur très indélicat. Elle a la gentillesse de m’avertir par SMS dès son arrivée à Nairobi, et de me raconter ses déboires de 4x4 en « avance de phase », puisqu’elle a trois semaines d’avance sur moi sur les pistes. Cooool... Super Merci Michèle. Il veut me prendre 2500 euros de caution (alors qu’il a pris environ 1500 euros à Michèle). C’est du grand n’importe quoi.

Ce loueur s’appelle Wago Wago, safariskenya.com, budgetcarhirekenya.com, carhire-kenya.com, africancenter.eu (se sont tous la même société). NE PASSEZ PAS PAR LUI, c’est un escroc… ! Do not rent your car with them…

Mais je lui ferai une petite « publicité » très personnalisée par ailleurs.

Il manque les couvertures et le frigidaire, les ustensiles de cuisine sont incomplets, les chaises de camping sont presque craquées… mais le gas-cooker est présent avec une bouteille pleine. Heureusement. On peut dire que le Gas-cooker et la très bonne qualité des pneus ont sauvé ce voyage !

On finit par partir au bout de 3 heures…

Obligé de passer par Dar, la ville est ceinte d’un « boulevard extérieur » saturé. Le GPS nous indiquera tranquillement une route de contournement. Merci Garmin, merci T4A. Mais la sortie de Dar par le nord nous prendra quand même deux bonnes heures, pour faire les 50 kms nécessaires à trouver une route (goudronnée) plus tranquille. On va pouvoir rouler. Mais attention, la police veille. Radar – jumelle comme à la maison.

005 – l’Afrique tout de suite… 007

008

On roule tranquille jusqu’à Lusotho. On est accueillis par des chants Luthériens du Collège, dans un grand jardin, un chemin qui serpente jusqu’aux quelques chambres louées. Superbe. Budget super cool : Douche chaude, repas du soir, petit déjeuner le matin avec des crêêêêpes… huuuummmm… ! Tout ça pour environ 40 dollars.

On y fera des provisions de confitures, de vin, de fromage… Huuummmmm ! « Si c’est ça la vie que tous les moines ont… » Ce sera le dernier fromage du voyage… 😠 (on ne compte pas les « Vache Qui Rit » et toutes leurs imitations).

Cette région est magnifique. Les randonneurs ont de quoi s’éclater pendant des jours dans des montagnes gentilles, sur des pistes rouges au milieu d’une végétation luxuriante, avec des paysages à couper le souffle… ou des nappes de brouillards improbables qui bouche la vue d’un seul coup…

010 - Heaven bar

Au loin la Montagne Masaï, début du territoire éponyme.

020 – Salle de jeu à Heaven bar

A Lesotho il y a un concours de gentillesse : les Luthériens se « disputent » avec les évangélistes, avec les Attentiste du Dernier Jour, avec les catholicistes, avec les JésusChrisistes, et toutes sortes de congrégations qui rivalisent de sourires et de prévenances. Première impression d un pays et de gens sublimes qui contraste beaucoup avec certains messages du Forum. Le Grand Méchant Loup ne nous croquera pas cette année… !

Les auto-stoppeuses sont des bonnes-sœurs qui vont nous accompagner au marché, un professeur… aveugle qui priera Dieu pour nous, une femme enceinte qui nous remercie mille fois… Que des gentils. Ce coin là, il fait envie d y vivre, moi je vous le dit…

025

Mais c’est déjà le départ pour le Kili…

J2 – Lusotho – Moshi Kili Kili Kili Improbable Kili

La route est tranquille jusqu’à Moshi, mais attention aux radars mobiles… !

« Le premier qui le voit a gagné une bière… » Mais tout le monde a perdu. Pas de Kili. Perdu dans les nuages, même depuis la porte Marungu (merci A-M) : Enveloppé dans une énorme écharpe de nuages, il ne montrera pas ses cheveux blancs. On aurait bien voulu le voir… Sa majesté en a décidé autrement. Si on avait su, pour gagner un jour, on serait allé directement à Arusha…

On dort à Chem-Chem (S3 17 48.6 E37 31 29.3), un petit terrain de camping accolé au Marangu Hotel qui propose repas du soir et petit-déjeuner. Super cool, douche froide, calme.

Au village de Mahungu : ATM et des dizaines de propositions d’accompagnement pour une escalade : pas assez sportif pour cela (je crois que 60% des gens échouent à mi-parcours), nous on a choisit sport mécanique…

Les couvertures empruntées à Egyptair seront bien utiles. Le loueur de 4x4 nous a promis de nous livrer les couvertures et le frigidaire ce soir à Arusha. Arrivé là bas on apprend qu’il n’arrive que demain matin : encore une occasion de nous mentir…

J3 – Moshi - Arusha Improbable piste nord pour rejoindre Arusha.

On prend la route après avoir fait les provisions à Moshi. Les Super Marchés n’existant pas ou alors sont bien cachés. On trouve des superettes qui ont presque tout, sauf des sacs poubelles. Boulangerie par ici : Ali Abbas Pastry shop (S3 20 52.1 E37 20 25.2) superette juste en face.

On fait le plein comme à chaque fois que c’est possible (il y a beaucoup de pompes à essence en Tanzanie, surtout sur les routes du nord très fréquentées par les touristes).

Puis on prend la route vers l’ouest, puis une route à droite ici Boma Ngombe Village (S3 19 56.1 E37 09 02.3), pour quitter le « highway ». Un policier nous arrête : un touriste immatriculé au Kenya, qui va à Arusha en passant par le nord, il n’y croit pas beaucoup ! Et les policiers sont vigilants dans cette partie du pays, il y intérêt à ralentir en arrivant dans les villages. On lui explique, on lui montre qu’on a une carte (Google Earth avec notre Trace), et il finit par sourire… Puis on tourne à gauche ici S3 08 53.2 E37 01 31.5 pour faire la piste parallèle à 25 km de la route principale. Piste assez difficile. On y rencontre des « vrais gens » qui sont très étonnés de trouver des Blancs-Becs par ici…

030 - « c’est qui ces Blancs-Becs… ? »

L’arrivée sur le parc d’Arusha par le nord est jôôli tout plein…

040 – Arrivée à Arusha par le Nord

Improbable Tarif des Parcs. D’abord savoir que les parcs du nord préfèrent les cartes Visa. Tarangire sera très réticent à accepter nos Dollars en liquides, que j’avais pris soin d’acheter en Janvier avant la baisse de l’Euro (ce qui m’a fait gagner environ 500 euros). Bon ! Les parcs du sud s’en fichent. Je ne crois pas que Ruaha et Selous aient un lecteur de carte Visa. Le parc Marin de Mafia ne veut QUE du liquide, et des dollars supérieurs à 2006… ou des euros !

En plus, contrairement à ce que j’avais compris, ce n’est pas seulement la nationalité du voyageur qui fait le prix, mais aussi celle de la VOITURE : 10000 TSh (environ 7 euros) pour une voiture Tanzanienne, 40 Dollars (américains) pour une étrangère. La mienne est Kényane… Pas cool ! 🤪 😠

050 – Tarifs des Parcs

055

Le parc d’Arusha est très joli, pas bien grand, avec des pistes principale assez faciles, et des pistes divergentes asses difficiles, comme par exemple celle qui monte sur le bord du cratère Ngurdoto (S3 17 44.2 E36 54 17.4) : l’aller-retour prend une petite heure, on ne peut pas croiser une autre voiture (je me demande encore aujourd’hui comment on aurait fait dans cette pente pentue… ), et la vue est très belle sur le cratère, sans doute une caldeira.

Les lacs sont beaux. Le coin Pique-nique très fréquenté : je vous conseille de manger juste en face, sur un promontoire improbable de l’autre côté du lac (Small Momela Viewpoint : S3 13 08.8 E36 53 45.3).

Des girafes et autres « habituels », des flamands roses qui courent sur l’eau…

060

Ou qui volent « dans le ciel bleu d’azur » (un peu couvert quand même)

070 – Elles ne sont pas rasées sous les bras !

C’est beau, c’est très beau. Un peu cher mais très beau.

Improbable douche On dormira le soir à Colobus Camp site, juste après la sortie Sud, à droite, à 300 m de la piste principale, accolé au lodge (S3 18 56.7 E36 52 38.9). Pas de douche chaude, et ce soir là... pas de douche du tout… (Juste un filet d’eau) !

On va cailler comme jamais (du moins on le croit…) Je rappelle que nos couvertures nous attendent (peut être) demain à Arusha. Les sacs polaires apportés + les couvertures Egyptair seront très très juste.s Il doit faire environ 12 degrés le matin en se réveillant dans un brouillard qui se déplace à la vitesse… d’un nuage.

J3 – Arusha – Natron par La Rivière aux Moustiques

On passe à Arusha pour récupérer la couverture et le frigidaire… 080 – Improbable rendez-vous

A coup de frais téléphoniques importants on apprend qu’on a rendez-vous dans un hôtel… qui n’existe pas : personne ne connait, tout le monde veut nous aider, mais rien à faire. Allez, c’est bon, encore un mauvais point pour ce loueur : On apprendra à ne pas manger de fromage

On part sur le goudron, vers le sud-ouest (Merci gps). En direction de Mto Wa Mbu, à la queue leu-leu avec les 4x4 des TO qui roulent plus vite que nous. On fait les courses et on échange des sourires

090 – Tout l’or du monde :

Puis on cherche la piste Nord indiquée sur T4A (« fermée, prenez celle qui est 300 m plus à l’ouest … ») La piste est belle et c’est le début de 2500 km de piste dont une très grande partie de tôle ondulée.

On traverse des villages Masaï.

100 - Boite Postale ?

Bien sur un auto-stoppeur, un papi tout gentil, tout en longueur, tout mince… C’est seulement quand il descendra à Selalei qu’Elisabeth verra la longue dague qu’il porte à la ceinture. Mais aucune crainte, au lieu de nous curer les dents, il nous promet de prier pour nous tous les dieux de la terre et du ciel Masaï, et je crois qu’ils sont nombreux dans sa « religion ».

Petite pause sous un arbre, en contre-versent du Ngoro, pour notre soupe – tomate – riz – bananes rouges (Huuuummmm) quotidiens.

110 – Contreforts du Ngorongoro

On reprend la route pour la partie plus difficile. On passe souvent en première, dans des lits de rivières creusées par les coulées du volcan. C’est beau, mais c’est tape-cul.

120

Après 7 heures de piste, on arrive au Lac.

130 – Moivaro Campsite (ET Special Camp)

Il est beau ce lac, il est sauvage, il est loin, tranquille, peuplé de gens super-gentils

140 – Photo prise par Thomas 145 – Montagne Sacrée

Thomas nous « guide » jusqu’au lac. C’est surtout bien sur, l’occasion de bavarder. Il nous fait arrêter juste devant une dizaine de femmes qui fabriquent de magnifiques bijoux Masaïs. On se promène, il nous confisque le petit appareil photo numérique, et il mitraille, zoom à fond dans les pixels… « C’est quoi, c’est une mouche ?, non, non c’est un pixel… » Franche rigolade… mais pas trop parce que fierté et orgueil sont visibles.

150 - Thomas

En rentrant je lui prête le volant (boîte automatique, c’est facile). Il a déjà conduit une fois et se débrouille très bien pour caresser les arbustes… Et comme tous les mâles de la terre quand ils sont au volant, il veut frimer devant ses copains en arrivant à Moivaro, accélère et frôle le poteau avec le rétro.. Rien de cassé. Ca serait dommage, un si beau 4x4 !

160 – Un mec au volant

Je vais lui envoyer la photo, il sera content… Ou si quelqu’un y va bientôt, je lui envoie la photo pour qu’il la donne à Thomas, vous verrez, c’est génial de leur montrer les photos dont ils n’ont vu que la face avant du téléobjectif… !

D’ailleurs en rentrant au camping, je lui donne les photos prise par Anne-Marie (merci A-M) pour qu’il les donne à son guide qui n’est pas là ce soir.

Petit repas au milieu du camping tranquille, juste à côté des Tented Camp à 100 ou 300 dollars pppn…

170 – Boma

Un petit diner aux chandelles…

175 – Bon anniversaire Zaza…

Puis dodo : il est 20h30 !

J4 – Natron – Lobo (Serengeti) Improbable raccourci… trouvé !

Au premier croisement, la piste part à droite vers Liliondo : continuer sur la gauche (photo ci-dessous)

180

Ce matin à Moaviro, on a posé des questions aux gens qui venaient de Serengeti. L’un d’eux nous indique très clairement le deuxième croisement où il faut quitter Eco Trail qui part au nord et prendre à droite.

Magnifique. La piste semble meilleure que Eco-trail et longe le Lac. On se régale.

190 – Lac Natron

On se régale aussi de rencontres de masaï qui nous vente sa fortune : 80 vaches et 60 brebis, obligé de vendre une vache pour marier sa sœur, son père mort quand il avait 5 ans. Il est beau comme un Légionnaire en rouge (private joke Colibry…), son oncle l’accompagne, il traduit la conversation… Puis s’en vont totalement spontanément quand on sert la soupe, malgré les bols et les cuillères sortis pour eux… très polis ces gens là, très dignes, très respectueux, très classe.

200 - Piste nord Natron

La piste est encore longue et difficile. On aura en tout 20 ou 30 km (sur 230) où l on pourra rouler à 60 km/h, Plus de la moitié des km à petite vitesse, et un seul endroit où la piste se perdra dans un village incertain… Vive le GPS Garmin avec T4A bien sur ! En fait, dans ce village très éparpillé, il faut rester sur éco-trail (que l on a rejoint un peu avant Wasso).

A Klein Gate (Serengeti), le caissier ainsi qu’un guide nous félicitent d’avoir fait cette piste tout seul (ah bon… ?), mais ne s’étonnent pas du tout de nous voir rentrer seuls dans le Parc sans guide, c’est le cadet de leurs soucis, faut dire que les pistes de Serengeti sont vraiment plus faciles que celle qui arrivent ici.

Le camping Lobo 25 km après la Gate est tranquille. Il y un petit bar juste au dessus où la bière est nettement moins cher qu’au Lodge juste en dessous.

Les Sud Af qui arriveront tard ne feront du bruit que jusqu’à 21h30 😛 La douche est propre et… pas trop froide. Les babouins ne sont pas trop téméraires ; la vue à perte de vue.

J5 – Lobo – Seronera Les félins au rendez-vous

On apprendra ce soir qu’on a raté une migration (un « crossing » !) de gnous qui traversaient la rivière Mara à 25 km de là. Mais bon… c’est la vie… !

« Alors, on prend la petite piste parallèle pour descendre à Seronera, comme repéré sur MapSource, ou on reste sur la piste principale ? »

La petite piste parallèle semble… petite et lente. On rattrape la piste principale qui s’avère redoutable de tôle ondulée.

Une autruche pleine de désiiiiiiirr, qui court après sa belle….

210 – Tu peux toujours courir… t'en auras pas du ça qu'est bon...

Puis nos premiers lions.

220 – Lion qui boude

Sérengeti est, il est vrai, un grand bestiaire. A partir du sud de Lobo, il y a de plus en plus d’animaux.

Tourner à droite ici S2 19 17.1 E34 50 45.9, pour rejoindre Hippo Pool qui est une grosse baignoire à hippos. Il paraît qu’il y a des mouches Tse-Tse… Tse-Tse je na sais pas mais qui piquent ça c’est sûr… purée !

230 – Priorité à droite, pas de soucis… !

232

On fait le tour par KubuKubu Lodge en suivant la rivière, jolis paysages : il doit y a voir du gibier, mais on ne le voit pas. Puis on rejoint la piste principale (tôle ondulée)

Quelques km, proche de Broken Bridge (qui n’est plus cassé), on croise un TO qui conseille à tout le monde de tourner à gauche. - « Cheetah at 500 meters, in the tree, just close to the road… »

Facile à repérer… 240 - Léopard

Quoi, vous ne le voyez pas ? Mais Nooon, pas celui qui est sur la roue de secours…

Celui-là :

250 – Il ne veut pas montrer sa bouille… Tant pis.

On arrive tranquille à Seronera Ranger Head Quater juste pour… voir. La petite boutique est vraiment petite (eau, chips, …), il y a du monde, les guides attendent. - Bonjour, on cherche un guide juste pour 2 heures - Demandez à ce monsieur - Good afternoon, my name is Franky - Hello, my name is Franky4 ! ! !

Il va nous montrer les endroits où il y a des lions, mais à 200 mètres, il confond les hyènes et les lionnes ! ! ! Il finit par nous raconter qu’il est stagiaire – chercheur en première année. Pas grave, on repère les coins le long de la rivière pour demain matin, puis deux lions et deux lionnes en chasse après un groupe de Gazelles… Pfff tu parles, elles courent 50 m et abandonnent.

Mais quand même, c’est beau… !

260 – Lionne en chasse - unsucceed

270 – Lion qui fait le beau

On traine ainsi autour des Kopjes à la recherche de ces fainéants…

Puis retour vers le campsite. Il y a trois Public Camp Site. On réussit à éviter la foule de Dik-Dik, Temba est fermé provisoirement, en poussant 300 m plus loin, il y a de la place et une douche… froide « mais pas trop »… ! 😛

Et de jolis oiseaux

280

J6 – Seronera – Ngorongoro Improbable Léo… ?

290 – Tiens ! Voilà mon « copain »…

On se lève tôt puis on traine toute la matinée autour de la rivière, on repère les lions qui roupillent…

300

Puis à nouveau un guide prolixe

- Hello - Bonjour - Vous êtes français ? - Oui oui… - Tournez par ici, il y un Léopard dans un arbre

Et celui-ci va daigner montrer son museau…

Quel régal !

Les photos seront de mauvaise qualité car je privilégie le regard direct… Il est beau. Le voilà l’objet de nos convoitises depuis plusieurs années de frustration… !

310 – Merci Léo…

On descend le long de la rivière, pas grand-chose à se mettre sous l’objectif.

On rejoint, puis on quitte par la gauche la piste principale pour une piste parallèle plus roulante, qui passe autour des kopjes… Personne, ça roule un peu mieux que sur la tôle ondulée. Franchement, les pistes de Seronera dans un vieux 4x4, je plains les pauvres gens qui ont mal au dos… !

320 – Piste Seronera

Personne sur cette piste parallèle moins ondulée que la piste principale. On roule tranquille en direction d un monticule vers Simba Kopjes ( ! ), virage à droite… 6 LIONS… ! WAAOOOOHHHH Ils sont là à 5 mètres, sur le monticule à se faire dorer la pilule… un septième de l’autre côté de la piste.

330 – Elle rouspète quand je passe les bras par la fenêtre… !

Les petits jouent à cache-cache. C’est sur, à 50 mètres, dans les herbes, personne ne les verrait

340 – Invisible…

On va rester de longues dizaines de minutes, seuls à contempler leur théâtre, certains se « disputent » une place, d’autre signifie au mâle que ce n’est pas « l’heure »…

C’est beau… inoubliable…

Puis piste – tôle jusqu’à la Gate de sortie de Seronera qui est aussi la Gate d’entrée de Ngoro. Et là il faut calculer… 24h00 = 200 dollars mais 24h00 + une minute = deux jours = 2 x 200 dollars… ! Et encore 200 dollars de plus pour descendre dans le cratère, pas plus de 6 heures (+ 20 Doll mini pour le guide OBLIGATOIRE).

Pique-nique à la Gate… on passe le temps jusqu’à 15h00… avec les autres dizaines de touristes qui engloutissent leurs Lunch-boxes. On leur explique qu’on voyage seuls, ils nous refilent les restes de leurs sandwiches… on doit avoir vraiment l’air de clochards… ça fait longtemps qu’on n’avait pas vu un gâteau au chocolat… ! Et ils s’étonnent de nous voir seuls…

350 - Bain de midi



Nous passons aux gorges d’Olduvaï où une fausse piste nous fera découvrir ce joli rapace…

360 – Chasseur sachant chasser…

Si vous ne rentrez pas dans le « musée » vous ne payez pas, mais si vous vous pointez à la caisse en hésitant, vous payez quand même, pour avoir le droit d’être sur le site… !

Pour compléter le tableau, en arrivant au Cratère, un Guépard à 100 mètres, sur la colline. Cette fois, nous sommes comblés…

Simba Public Camp Site A (le B est Special Camp Site réservé par les TO). Le Camp est juste au dessus du cratère…

370 – Quelques minutes de « grand » soleil.

Le gardien du camping nous pique notre papier d’entrée du parc… impossible de le récupérer. Ce sera sa monnaie d’échange contre la certitude que je prendrai un guide demain matin pour le cratère… ! Les allemands qui sont là tout seul aussi ont subi le même sort… Les douches sont ch… froides et sales (normal vu le nombre de personnes), alors ce sera lingettes ce soir et demain matin (même si le camping n’est vraiment pas plein) Brrrr. On va cailler comme jamais… On fait chauffer la soupe sur le Gaz-Cooker dans le coffre. Impossible de manger dehors à cause du vent qui se lève. Soupe « Minestrone spéciale Afrique » (dénommée ainsi par Liebig), achetée à Iringa… dégueulasse… à déguster assis sur les sièges avant, la « soupe » posée sur l’accoudoir : deux clochards de luxe, qui vont se venger sur quatre bananes roses… hhhuuuuummmmmm ! ! !

380 – Délicieuses, sucrées... !

Puis couchés tôt : 19h30, il fait nuit noire, faut se lever tôt, et il fait très froid, du brouillard. Collant de sport d’hiver, polaires, sac polaire, couverture achetée à Arusha 15 euro pièce… ! Bonne nuit… ! Brrrrr !

J7 – Ngoro – Karatu Lutherian Hostel Improbable Soleil… !

Réveil en pleine nuit pour un truc complètement inhabituel : p… Il fait grand froid et très humide… Brrrrr Puis réveil à 5h15 pour être sur d’être à la Gate du Cratère à 6h00. Le café froid est un régal, la banane rose avec de la confiture dessus : superbe… ! Le guide (obligatoire pour descendre dans le cratère. Coût 20 dollars minimum « plus si vous voulez ») nous attend à la porte du camping. On est les premiers, on ne voit personne d’autre que nous pendant environ une heure, mais pas de Léo, pas de Guépard, pas de Rhino ni noir, ni bleu, ni vert, ni blanc…

Je suis content de pouvoir quand même suivre les traces que j’avais prévues, entre autre Table Crater indiqué par BLESL : vue superbe sur le Cratère. Puis une jolie chasse de lionnes sur des buffles… ratées…. Oh mince… On ne verra pas un festin de lions se tartiner les babines avec du sang tout frais… mince !

- Did you prefer the lion catch the buffalo, or are you happy for the Buffalo… ? - I don’t know… I am not God... !

390 – Cath me if you can… not

Voilà, c’est à peu près tout pour cette matinée, faut ressortir avant midi. On va raccompagner le guide au Ranger Post, et on quitte la montagne embrumée…

Jusqu’à Karutu Lutherian Guest House (à gauche en haut de la côte en arrivant au village) : très sympa, chambre propre et douche… chauauaude… huummm ! Double ration svp… !

Un grand tour dans la ville à rencontrer des gens très gentils, tirer des sous aux ATM sous protection, faire laver le 4x4…

Il y a une poussière dans ce pays, du fèche-fèche très fin qui se comporte comme de l’eau qui fait des vagues quand on arrive dedans, et qui s’infiltre partout. Et surtout, il y a un espace grand comme ça entre la portière du coffre et la carrosserie, bonjour les tas de sable sur les valises… !

On rencontre plein de locaux, on bavarde, on échange des emails, on fait des photos qu’on leur enverra à notre retour, ils sont contents comme tout.

Le soir diner au restau pour changer des pâtes et du riz, alors on a… du riz… ! Et du bon pain huuummm délicieux.

Puis re-douche et dodo bien mérité… Demain Manyara, ce n’est pas loin.

J8 – Karatu – Manyara – Tarangire Camp Site Improbable Hot Spring

Manyara est un parc charmant. Facile à faire, on ne peut pas se perdre, on descend et on remonte quasiment par la même piste.

Les lions sont dans les arbres, mais les arbres il n y a que ça. Manyara est une forêt au bord du lac éponyme. Belles photos à faire près du lac, pélicans, cigognes, beaucoup de singes, y compris des Blue Balls, des Dos Bleu et de très jolis oiseaux au Pique-nique (interdit de nourrir les oiseaux svp…).

400 – Hydravion

410 – Je ne pouvais pas rater ça…

420 – Il a du en manger des cacahuètes avariées pour devenir comme ça ?

Puis une belle ballade à la recherche de la Source Chaude en s’engouffrant dans le sud du parc qui est plus sauvage. On trouvera la source au retour, par hasard, sous une roche en contrebas…

430 – Improbable source d’eau chaude

Sortie du parc en milieu d’après midi en ayant pris un peu notre temps, puis direction Tarangire Public Camp Site à 5 km de la Gate de Tarangire. Ils ne voulaient pas de nos dollars, trop peur qu’ils soient faux, ils voulaient une Carte Visa. Le chef va passer 10 minutes à observer bêtement chaque billet, mais bon…

Le camping est très sympa. 2 douches seulement (froides), mais comme on est 2 dans le camping, ça tombe bien…

440 - Tarangire

450

Un énorme troupeau d impalas rodera une partie de la nuit autour des deux tentes, suivie d’une « migration » de gnous et zèbres… des milliers qui passent pendant presque une heure, pendant notre petit déjeuner du lendemain matin…. C’est beau… ! C’est dingue… !

J9 – Tanrangire – Kondoa Improbable goudron…

Une grande ballade toute une grande matinée dans le parc, qui est très beau. On verra beaucoup de gnous et zèbres qui courent dans la même direction… Mais où vont-ils ? Il y a des soldes chez Prisunic ?

460 – Boire un coup ?

Puis une grande ballade pour trouver (tout seul) des lions qui viennent de terminer leur repas. Les lionnes ont les babines presque propres, toutes léchées, et les petits ont encore plein de sang autour de la gueule… ils vont se coucher sous un arbre, se dorloter, se papouiller, s’allonger… s’endormir…. Huuuummmm ! Profitez-en, vous ne mangerez rien pendant 2 ou 3 jours… !

470

Pique-nique oiseaux… Qu’est ce qu’ils sont beaux ces oiseaux. C’est vrai que ça vaut le coup de faire un safari – oiseaux… (Bernard : )

485 – Un Rouge Gorge qui a mal tourné

Toujours et encore des singes…

490

492

494

Puis départ pour ce que je pensais être une belle route goudronnée. Heureusement que Michèle m’a confirmé qu’il fallait couper le trajet en deux entre Tarangire et Iringa, donc une halte à Kondoa.

Mapsource et T4A ne font pas la distinction entre « goudronnée » et « en construction » : la trace est rouge dans les deux cas, et j ai pas fait attention à la note de bas de page : j’avais bien vu A104 (une autoroute comme chez nous… ? choueeeetttte… !) mais je n’avais pas vu « bad condition » ! ! !

On s’attendait donc à du goudron : que de la piste qui tape, et des tronçons de travaux qui rétrécissent la piste, difficile de doubler les bus, les camions, les charrettes, les poules, les troupeaux, les trous, les bosses, les écoliers, les marchands, les ouvriers de la route, les machines outils, … Purée, je pensais rouler à 80, on roule à 25 km/h. A ce rythme là… Mais bon… Dernière station à Babati (S4 12 55.8 E35 44 54.8). Attention toutes les stations n’ont pas du Super.

On arrive à Kondoa vers 17h00.

Kondoa… ! Là tu te dis que tu es vraiment loin de tout, en Afrique pour de vrai… Superbe petite ville au fin fond de l’Afrique, une place de marché où les gens rigolent de nous voir confondre les graines d’haricots avec des cacahuètes (l’appel de l’apéro…), des rues perpendiculaires, et des gens super gentils… pas un blanc, un p’tit gars qui nous propose une visite guidée…Les ados qui viennent éprouver leur Anglais… Une vraie grande sensation de se sentir très très loin de tout…

On finira la journée au Restau derrière hôtel New Planet… Cool : un morceau de poulet et… du riz tout frais !

500 – Pour changer…

Douche… froide. Hotel 15 euros. Pas de petit déjeuner. Bonne nuit… avec une grosse angoisse pour les 400 kms qui nous attendent demain. Si le goudron ne fait pas son apparition, on risque bien d’arriver très très tard à Iringa… - Chérie, si on passe le cap de cette journée, tu pourras tout supporter de moi… ! 😕

J10 – Kondoa – Iringa Improbable goudron (bis)

La piste sera difficile tout le long, jusqu’à Iringa. A peine plus tendre après le barrage de Mtera, 50 km avant Iringa. Difficile de rouler à bonne allure, faut rester très concentré, c’est assez fatiguant.

On espère le goudron en le voyant apparaître en arrivant à la capitale, on se dit que celle ci pourrait être reliée par une « voie rapide » vers le grand sud, mais rien à faire, la piste ardue (tôle ondulée) reprend ses droits 3 km après la sortie de la ville d’où le GPS nous sortira des petites rues.

Dodoma Bon… plus que 280 kms… va t on y arriver… ?

La piste est dure… mais les paysages sont beaux. Piste rouge, baobabs, villages dans les baobabs, forêt à perte de vue, le barrage au loin, très peu de véhicules…

510

520

On arrive à finalement à Iringa vers 16h30. Le temps de repérer la boulangerie et Internet Café pour vérifier le compte en banque, si le loueur a débité quelque chose, comme il l’a fait aux copains qui m ont précédé et informé jour par jour de leurs mésaventures sur la piste cabossée, et sur la piste magnétique de leur CB… ! Puis Iringa River Side Camp Site… bungalow mérité (35 $)… Eau ? Chaude… Youpi !

On rencontre des gens qui vivent là pour apprendre le Swahili (canadiens, Sud’Af, Ecossaise, Italiens…). Une personne y est depuis trois mois… elle devrait aller parler avec des vrais gens… Ils vivent là en espèce de communauté.

- Je vais chercher une bouteille d’eau ? - Non, non on a une bouteille en commun. - … ???

A peine le temps de profiter d’un petit cours pour nous enseigner les balbutiements…

Bon repas. Bonne nuit. Bon petit déjeuner, et départ pour Ruaha…

J11 – Iringa – Ruaha - J12 – Ruaha

Départ pour deux nuits à Ruaha… On va pouvoir se reposer… dans un cadre superbe.

On passe par Iringa, faire des courses chez Mama J Myo (S7 47 03.2 E35 41 25.9) : il y a vraiment de tout chez Mama J Myo.

530 – Chez Mama Myo, y a tout c’qui faut

Boulangerie et marchand de vin près du marché, à l’autre bout de la ville.

Ah au fait, le 4x4 commence à tomber en miettes : j ai perdu une biellette de barre anti-roulis que j’ai du finir de démonter. Du coup la roue avant gauche fait un peu près ce qu’elle veut, on croirait une danseuse qui fait des pointes… et hop… Talon… Pointe… Talon… Pointe… Au moins on gagne en débattement… !

Puis la piste encore difficile, et belle, qui traverse plein de villages (pas un coin tranquille pour pi…) et concours d’obédiences…

540

550

A la Gate, je ne suis pas sur qu’ils aient un lecteur de carte visa. Tarifs standards pour tous les camps. On paye en liquide, dollars achetés en janvier à l’époque où il ne valait pas trop cher. - Vous avez une Banda de libre (10 euros plus cher que le camping, ça évitera de fermer la tente pour partir en drive) Il appelle avec son GSM… - Yes, it’s OK - Asante. Ansante sana.

Début d’un petit paradis. Je retrouve les sensations de Moremi : Beau, sauvage, rivière, calme, couleurs, diversité, pistes, solitude, grand… très grand. Sur mon GPS j ai téléchargé 2 drives de 150 kms chacun… ! Il y a de quoi faire, et évidemment, on fera moins de 80 kms sur deux jours.

Il y a de tout ici, y compris de très jolis oiseaux…

Celui-ci est mon préféré. Et pour une fois que je réussis une photo…

560 – Mon préféré

Celui-là, avec un « joli flou » autour… 😛

570

Et même celui-ci

580 – Camaïeux de bleu

Des lions non loin des bandas (petite cabane en tôle sans électricité, sans eau, juste deux lits avec draps) dont on verra les traces un matin en se levant…

Et les éléphants la nuit, qui picorent, qui souffle, qui gratouillent, qu’on aperçoit à travers le petit grillage de la banda… Heureusement que je ne suis pas sorti pi… Tomber nez à nez avec lui, enfin nez à nez si je puis dire. Je devrais dire « trompe à trompe »… enfin « trompe à trompe » si je puis dire…

Et les impalas par dizaines qui passeront une partie de la nuit à quelques mètres…

Je vous dis… c’est beau… !

Les ballades le long de la rivière sont superbes, vers le nord-est comme vers le sud-ouest, on ne fait pas du 10 kms/heure, on s’arrête dans tous les recoins.

Une girafe par ci

590

Un Sac à Main par là… 600

Des lions, mâles et femelles…, des steacks…

605 – Feuilles de chou

Bon, il y a aussi un peu de monde, mais vraiment beaucoup moins que dans les parcs du nord.

610

On passe deux jours et demi de grand plaisir. On a réussi à trouver à Iringa de quoi faire un apéro, coucher de soleil, rivière, éléphants qui s’approchent… Pffff… veux pas rentrer… Sniff… !

620

Le lendemain rebelote, mais avant il faut trouver d’où vient ce bruit depuis Iringa, quand je passe dans certaines bosses… Je me glisse en dessous… Pfff facile, le pot d’échappement est coupé net derrière le silencieux, la cinquième soudure n’a pas tenu. Colère Il n y a plus qu’à le démonter… Transpire un peu… Je vais en faire quoi maintenant : je le ramène, donc je lui dis au loueur – voleur, ou je le mets à la poubelle ?

Bon je l’accroche là, au moins il ne prendra pas de place… !

630 - Comme toi O grand arbre, j’ai les racines en l’air…

Mais le bruit persiste. Ça fait des grands KLONK dont je ne trouve pas l’origine. Direct au garage qui a la bonne idée d’exister dans ce parc. Le petit gars costaud trouve le problème : un amortisseur (pas le ressort) s’est déboité de son emplacement, impossible de le remettre, le pas de vis est foiré… Bah tant pis, pas besoin d’amorto, j’ai le ressort, ça suffit… Du coup, j’ai une patte folle à l’avant gauche et un kangourou à l’arrière gauche, un morceau de pot d’échappement en moins, une porte arrière entre-ouverte, une biellette dans le coffre… etc etc.

Ruaha, c’est deux jours de bonheur…

J13 – Ruaha – Iringa – Baobab Valley Improbable goudron…

Puis le départ… Bouhouhou

La piste dans l’autre sens, moins rapide qu’on pourrait le croire, tôle ondulée, amortisseurs en vrac… ! Puis Iringa à nouveau pour faire les pleins, puis enfin, le goudron… enfin presque, beaucoup de travaux, des temps d’attente pour les one way, des camions de travaux qui arrivent à fond en face sur ces one way, obligé de se jeter sur le bas côté… ! Et les kms qui n’avancent pas. Puis quelques dizaines de km en virage, route dangereuse.

640 – Tu as raison, planque ton vélo…

On voulait peut être s’arrêter à Mukomi NP, mais finalement on va (encore) suivre les conseils de JC : Stop à Baobab Valley 60 km avant Mukomi

Jolie douche chaude sous le baobab, campsite solitaire, et des baobabs… cool. Bonne étape pour le repos. Bière fraiche.

J14 – Baobab Valley – Jukumu Improbable goudron…

Le goudron qui traverse Mikumi NP, rouler doucement, voir des bêbêtes, des petites, pas de grosses…

Morogoro, grande ville, c’est un peu le bazar, suivre le GPS pour trouver la piste sud qui part vers Selous (bizarre, on ne prononce pas le « s » final…).

JC avait dit 6h00 pour faire ce trajet entre Morogoro et Selous, ça fait du 25 km/h, ça parait pas très pessimiste… pourtant c’est ça. On ne pourra pas atteindre Tagalala Public Campsite à l intérieur de Selous… Lente mais superbe, la piste est magnifique, luxuriante, peuplée, beaucoup de villages, petits et plus gros à traverser, piste rouge, ma – gni – fi – que. On se sent vraiment au fond de l’Afrique, on ne croise pas un Blanc, très peu de voitures (normal, t as vu la piste ?). Sur les conseils de JC on s’arrêtera à Jukumu Scoot Station Campsite.

- oooops, j’ai raté la piste qui monte à droite (S7 17 17.4 E37 50 46.4).

650 – Jukumu

Petite piste bordée de hautes herbes. Quelques centaines de mètres, on arrive, un bâtiment qui sert de salle de classe ( ? ), des latrines (qui ne sentent pas mauvais, non non !), et un grand champ arboré… Plus seul au monde tu meures !

Puis papy qui arrive en mobylette - Comment il sait qu’on est là ? - Bah ! le tam-tam africain… !

Il nous prend 20 000 TSh pour la nuit, puis nous emmène à la source, pour puiser de l’eau dans nos petits seaux, on rencontre plein de gens tous aussi gentils les uns que les autres, qui nous laissent passer pour prendre de l’eau ( …), qui rigolent de nous voir patauds, qui cherchent la conversation, comme nous…

- Madame, tu veux une couverture ? - Asante sana, asante… ! et un grand sourire.

Puis Papy nous ramène au campsite, on « discute », on « bavarde », on gesticule, cours de diction, on rigole, on écrit sur le tableau noir, on dessine, on boit un coup…

- Bon ! c’est pas tout ça mais on aimerait bien prendre une douche

Comme Marahanga (c’est le nom du Papy) descend au village pour déposer les 20 000 Tsh dans la caisse du comptable ou pour se désaltérer (devine…), on en profite pour faire douche : bouteille de 8 litres sur le toit, tuyau, aspiration dans le tuyau et vas-y mon kiki, tout nu dans la nature, instants sympathiques, douche, savon, douche chacun son tour… Super Cooool.

660

Puis un bon feu de bois et Marahanga qui revient en zigzagant très fort (le comptable a perdu), partager deux trois morceaux de notre repas, puis au lit.

Silence, 20h15, nuit noire

Puis des chants en contrebas, les femmes qui entonnent des chants rigolos, puis les hommes qui répondent. Ça dure quelques dizaines de minutes, berceuse efficace, seuls au monde, avec Marahanga qui garde le camp (il se lèvera toutes les deux heures pour faire sa ronde, incroyable), et le ciel comme vous l’imaginez : inimaginable !

Encore un « hôtel » qui se mérite, mais à recommander…

J15 – Jukumu – Selous river camp

Réveil. Partager un bon café noir avec Marahanga.

Puis départ pour Selous. Piste difficile… on commence à fatiguer de ces pistes difficiles. Ma douce va finir par craquer. Mais les gens croisés, les fruits et légumes achetés par-ci par-là nous changent les idées.

Puis Selous Gate. Le parc le plus cher de Tanzanie (après Ngoro bien sur), tarif normal + 35 $ d’éco-participation.

JC avait dit « c’est le seul parc où je conseille éventuellement un guide ». C’eut été une bonne idée. On s’en est sorti sans guide mais les pistes sont dans tous les sens, beaucoup de « rivières » à traverser, « ponts » cassés impraticables, à moitié bloqué en croisement de pont, obligé de faire le grannnnnnd tour…, obligé de monter au nord ouest pour trouver la piste principale qui part vers le sud est… C’est déroutant, c’est le cas de le dire, mais on progresse. Les paysages sont beaux. On parvient à Tagalala Lake. On s’arrête près du lac où le GPS nous indique le campsite. Encore seuls au monde. L’endroit est paradisiaque. Sauvage à souhait, plein de bestioles, des grosses, des petites, des gros oiseaux, des petites libellules…

670 – Paradis trouvé

Et un gros hippopotame à 3 mètres ! 3 mètres… pas 5, pas 10 : 3 mètres.

On finissait de manger, on avait rangé tout le matériel (heureusement), posé les appareils photo sur le siège arrière, près à partir… - Tu veux un café… ? - Oui je veux bien… Tu as vu l’hippo à 100 mètres, il vient de plonger… - Tiens j’ai mis du sucre… Schlip Schlop Schlip Schlop… quitouille… quitouille… quitouille… (bruit de la cuillère dans le verre).

Et là figé, on entend un gros bruit d’une masse qui sort de l’eau bruyamment, on se retourne dans le même geste, moi le verre à la main, Elisabeth la cuillère… Hippo à 3 mètres, juste au bord de l’eau, il y a juste un pauvre buisson avec trois branchouilles toute maigres entre lui et nous…

- Glups… (bruit du café qui a du mal à passer la glotte…) - Monte dans la voiture Viiiite…. (pas le moment de se tromper de côté…)

J’ai balancé le café, jeté le verre vide dans le carton, claqué la porte arrière et grimpé dans le 4x4 en moins de temps que vous n’avez mis pour lire cette phrase, ça c’est sur… !

Il est là juste derrière… adulte, énorme.

- Non pas de photo… Rouououououuuuuleeee… ! - Tu as raison, il risquerait de nous réclamer des royalties… !

Bah purée… Dire qu’on a faillit camper ici ??????

Puis on déambule à chercher la piste principale.

Ce parc est magnifique.

Les lacs les plus intéressants sont le premier et le troisième en venant du sud. Les lacs sont beaux. Ils drainent toute la faune africaine. Ce parc est magnifique (je l’ai déjà dit… ?)

680 – Quelqu’un peut il s’assoir dans l’arbre svp, pour la photo ?

On va se régaler les yeux (peu de photos) jusqu’en fin d’après midi, arrivée à la Gate sud…

Inoubliable… à demain… Comme on est rentré à 10h30 à la Gate nord, on aura le temps de revenir jusqu’au premier lac, quelques heures dans le parc demain matin dès l’ouverture (6h00)…

Bonne nuit à Selous River Camp.

On commence à lever le pied. On prend bandas (grande, douche…froide) au bord de la rivière Rufiji… Purée c’est magni…

Coucher de soleil… Bière fraiche… Cacahuètes… Enfoncés dans un fauteuil…

Repas sympa (full board : 90 $ pour deux), éléphants qui se promènent sur le parking, puis dans le camp la nuit. Bonne nuit les petits…

J16 – Selous River Camp

Morning walk.

Nez à nez avec un éléphant à 10 mètres. On se regarde, on recule, il retourne à ses occupations. Ces face-à-face à pied sont toujours impressionnants, comme avant hier à Ruaha face à une gazelle, le regard vivant, scrutant, inquiètant… Qui va baisser les yeux, qui va essayer de s’imposer. Une réelle sensation profonde d’appartenir à cette faune et de n’être rien qu’un fétu de paille.

Le guide nous apprend « les chose de la nature » : l’ébène qui n’est pas noir à l’extérieur, les bou-boules qui contiennent des fourmis pour protéger l’arbre des girafes qui grignotent,

690

Les escargots géants (30 cm…), les feuilles qui se ferment quand on les caresse…

Et des singes rares pour satisfaire mon apprentissage du « joli flou autour »

Blue Back qui se lime les ongles

700

Colobus qui fuient dès qu’ils se sentent repérés parce qu’ils étaient chassés il y a peu.

710

Belle ballade, toute simple, bien sympa.

Puis repos, repas, sieste (ça faisait longtemps)… on décompresse.

Un petit saut au dispensaire du village voisin, puis un joli boat drive en fin d’après midi.

L’occasion de voir et écouter une chorale

720

Quelques crocodiles par trop gros, des hippos inquiétants qui coulent…

De jolis Magala King Fisher…

730

Un king fisher qui fish 740

« Encore » un joli coucher de soleil. 😛

750

L’endroit est très beau, la patronne une anglaise un peu « british », les repas un peu frugaux, le camping très serré les uns sur les autres, notre banda à l’écart est au calme… impeccable !

760

Encore une bonne nuit et un départ aux aurores pour boucler la boucle à boucler… Direction Dar pour l’avion vers Mafia.

J17 – Selou – Dar es Salaam – Mafia

C’est incroyable comme JC avait raison : il avait dit 2h30 pour rallier le goudron, j’ai mis 2h15… Que des humps et des bumps, et j’ai failli partir en tonneau à cause de l’amortisseur arrière qui manque : le 4x4 se met en travers, il part dans le fossé gauche se met en crabe, une grosse crevasse se rapproche très vite, lâcher les freins pour retrouver de la motricité… on eu chaud.

Puis 30 km, j’ai bien dit les seuls 30 km de piste rapide que l’on aura vus en Tanzanie : on roule à 80, quel bonheur, incroyable !

770

Puis Dar es Salaam Le « rendu 4x4 » sera épique ! Il n’a pas le double du déposit avec lui. On le menace de tous les noms, de garder les clés. Puis on lui fait signer le contrat comme quoi il nous doit la caution. Purée les nerfs… ! A ce jour, nous sommes toujours en litige. Il a remboursé 1600 euros sur les 2400 volés… Il s’appelle wago-wago, ou budgetcarhirekenya, ou safariskenya.com et il ne faut surtout pas travailler avec lui.

Bref, avion vers Mafia pour se reposer beaucoup…

On est inquiet parce que les gens qui partaient à Mafia ce matin n’ont pas pu atterrir à cause de la tempête « tropicale » à Mafia. Ils ont du faire demi-tour… Mais bon, tout se passera bien avec à peine deux heures de retard.

De fait, on n’aura vraiment qu’une seule journée de soleil. Du coup, partir pour la plongée (avec ou sans bouteille), ça ne vaut pas vraiment le coup. Alors on ne va rien faire… ( Alain : 😛 )

Trois jours de plaisir : sieste, repas enfin bons (même s’ils auraient pu nous faire du poisson grillé au lieu des boulettes de poisson), sieste, ballade en bateau jusqu’à l’ile de Cholé, sieste, poisson grillé sur la plage avec le « business local », sieste, petit tour à Kilindoni en Tchouk-Tchouk dont il faut durement négocier le prix… - naaaaan pas 15000 Ths, allez 12000… ? - Bon d’accord La négo, c’est vraiment pour la forme.

780

Petite visite à Cholé.

J’avais imprimé et emporté là encore des photos transmises par Alain… (merci Alain). C’est un vrai bonheur de montrer leurs photos à ces gens qui ne se voient jamais, ils sont heureux, ils rigolent de se voir, de voir leurs copains de classe, ils se reconnaissent, citent les noms, éclatent de rire. C’est vraiment magique. Mama aura la même réaction de fierté de se voir avec ses neveux. Elle est contente, elle demande une autre photo pour la donner à son neveu « Ok pas de soucis… »

790

Si vous voulez emporter des photos, n’hésitez pas.

On va passer trois jours super calmes. Je n’avais pas de quoi décharger et trier mes photos, alors on fait sieste, sur le dos, sur le ventre, sur la plage, sur la terrasse de le chambre, dans le jardin… Et du poisson grillé avec les potes du village d’à côté, sur la plage…

Et je peux enfin lire le mode d’emploi de mon appareil photo…

On atterrit à Dar le soir et on reprend le Gros N’Avion le lendemain matin à 6h00…

Le taxi du soir sera tout gentil de venir nous chercher le lendemain à 4h00… L’hôtel est petit, bruyant, sale, très sale (cafard ou punaise, je ne sais pas, une fois étalée sur le carrelage dégueulasse, on ne reconnait plus). On a dormi tout habillés, on s’est aspergé de tout l’anti-moustique qui restait… ! Le soir il y a concours de chant à l’extérieur : chants traditionnels assénés à travers un haut parleur qui grésille, muézine qui est content de rompre le jeûne avec la prière du soir (qu’est ce qu’ il chante faux…), la « gardienne » des lieux qui écoute la télé. La nuit il y a de nombreux aller-retour dans une chambre à côté avec à chaque fois la porte qui claque…. Grrrrr ! Le lendemain matin à 4h15 on part en claquant la porte, 3 fois, en frappant à la porte de la chambre d’à côté, en réveillant brutalement la « surveillante », en oubliant de payer…Trop c’est trop !

L’avion sera… dormant… !

Et le retour sera… Pfffff Retour !

Voili-voilou… On a fait un super voyage, inoubliable…

La prochaine fois… On restera plusieurs looooonnnnngs jours à Ruaha et à Selous (4 lacs = 4 jours)… j’ai déjà un parcours en tête, jusqu’au Malawi, en passant par chez Didier à Tanganyika… D’autres regrets ? Non pas du tout.

On a dépensé exactement ce qui était prévu (on ramène 80 dollars et 40 euros) on a fait 3900 kms au lieu de 3800 prévus.

Et on est vraiment bien contents d’être partis tout seul, avec la petite maison sur le toit, sans guide, parce que je vous le dit et vous le répète : on peut partir sans guide en Tanzanie… !

Trop de kilomètres ? En ce qui me concerne j’aime la piste, toute sorte de pistes. Bon ! Ma petite femme en avait un peu marre. Faut dire pour celui qui ne conduit pas, être balloté à côté, ce n’est pas toujours un grand bonheur, surtout vers la fin, avec un kangourou à l’arrière… !

Bref… on y retourne quand vous voulez… Peut être avec vous tous… Mais avec vous tout seul hein… ! Et avec les Tanzaniens qui sont tellement mais tellement gentils… !

Un grand merci à Anne Marie qui m’a transmis sa passion pour ce pays, à Jean-Charles qui m’a donné tellement de bons tuyaux, et Alain qui m’a raconté son périple et transmis de bien beaux passeports sous formes de photo d’un précédent voyage. Merci à Joss et à Michèle qui m’ont raconté leur voyage quasiment en direct puisqu’elles étaient sur place 3 semaines avant moi et qu’elles m’envoyaient des messages.

Merci aussi à BLESL (Bernard) pour son site très complet sur les parcs tanzaniens
http://www.safari-tanzanie.com/

Et merci aussi à ceux qui ont cherché à me dissuader : ils m’ont donné envie…

Puissè-je vous transmettre cette même envie, mais TOUT en positif.

Bises à tous…
L'Ouest américain, Le Grand et Mamie-Boulet pour trois mois English translation pending
by Ninou98 · 2010-09-16 · 508 replies
Bonsoir à tous,

On n'a pas hésité longtemps. On repart !

Durée max : 4 mois

Hébergement : on ne réserve rien, comme la première fois. On ressort notre Home-sweet-home d'il y a 5 ans (tente 2 secondes Decath) et une voiture (4X4 - mais ça c'est Le Grand qui gère) l'important c'est qu'elle soit assez grande pour que je/on puisse dormir dedans : je ne suis toujours pas mure pour dormir sous la tente dans la Death Valley et la solution table préconisée par Sedonax est valable pour Le Grand pas pour moi 😕.

Epoque : départ mi-mars ou fin mars. Ahhhh revoir Mono Lake, mais comme l'ont vu "Les Héros" !

Les impératifs :

Ceux du Grand - retourner à Grand Canyon pour descendre au fond - dormir à la belle étoile dans Death Valley

Les miens - Joshua Tree NP - Carlsbad Caverns NP - Retourner à Canyonlands. Descendre la piste de ouf dans les traces de JF, aller à The Needles pour voir les pétroglyphes et trouver Thelma et Louise Point.

Les nôtres (parce qu'on en a quand même en commun 😛).

Zion : les Narrows

Grand Canyon : Havasupai

Capitol Reef : reprendre la balade où nous avons été obligés de la laisser à cause des orages

Kodachrome Basin

Grand Staircase-Escalante

Canyon de Chelly

Sedona

Garder la dernière semaine pour San Francisco

Garder les trois semaines avant la dernière pour remonter vers le nord :

- 1 semaine à Yellowstone. Ahhhh voir Grand Prismatic comme l'a vu Thibaud 😉

- 2 semaines pour la région de Seattle - pas pour les coups de foudre - mais pour North Cascades NP - Mt Rainier NP - et surtout les Columbia River gorge.

Les autres se sont imposés peu à peu grâce à la lecture des carnets de Thibaud, JC, Sedonax (pas fini 🙁 mais je finirai par trouver le temps) et tous les autres. Merci encore à tous 😎

- la Sierra Nevada avec encore un peu de neige - Bodie - Fisher Towers - Salt Lake City - Antelope Island - Goblin valley - CBN - CBS mais là va falloir m'expliquer cette histoire de tirage au sort. Sur place j'ai bien compris, mais par Internet 😛 - Horseshoe Bend - Antelope Canyon - Dead Horse Point - Chesler Park etc

Voilà, il ne nous reste plus qu'à tout mettre en ordre et vérifier ce qui est à la portée de nos gambettes.

Tous vos conseils seront les bienvenus.

Beaux rêves d'Ouest à tous Ninou
Recherche guide pour une escale de croisière à Casablanca English translation pending
by Lapinoux41 · 2010-09-13 · 16 replies
Bonjour,

Nous partons faire la croisiere "iles et terre du soleil" et nous recherchons un guide ou des information pour l'escale a Casablanca. Nous sommes a terre de 9h a 19 heures. Si vous avez les coordonnées d'un guide parlant le francais, ou des infos utiles, afin de visiter au mieux la ville et les alentours je suis preneur :o) Je suis deja aller en Tunisie et nous devions marchander le prix par 4 et a Casablanca il faut diviser par combien? Je vous remercie deja pour toute les infos qui seront le bienvenue
Avis sur itinéraire Mexique - Guatemala - Belize? English translation pending
by Caromul · 2010-09-09 · 9 replies
Bonjour !

J'ai préparé un itinéraire de 3 semaines où nous comptons parcourir le Mexique (Ycatan - Chiapas), le Guatemala (Atitlan, Flores - Tikal) et un petit bout du Belize à partir de mi-novembre. Je sais que c'est assez chargé comme programme et je me tâte encore pour quelques éléments. Mes questions sont en gras dans le programme ci-dessous mais je suis preneuse aussi d'un avis général, d'infos ou expériences diverses dans les endroits indiqués dans l'itinéraire ou de trucs à ne pas rater que j'aurais oublié !

En tout cas, merci d'avance !!!

Jour 1 (vendredi) : Bxl => Philadelphie - Arrivée début PM Visite Philadelphie PM Nuit à Philadelphie

Jour 2 (samedi) : Visite Philadelphie AM Philadelphie => Cancun PM Nuit à Cancun

Jour 3 (dimanche) : Cancun => Chichen Itza AM Visite ruines Chichen Iza => Mérida Nuit à Mérida

Jour 4 (lundi) : Visite Mérida => est-ce que ça vaut la peine d'y passer une journée ? Nuit à Mérida

Jour 5 (mardi) : Mérida => Uxmal Visite ruines Uxmal => Campeche Nuit à Campeche

Jour 6 (mercredi) : Visite Campeche Campeche => Palenque (bus de nuit)

Jour 7 (jeudi) : Arrivée très tôt Visite ruines de Palenque Nuit à Palenque

Jour 8 (vendredi) : Excursion Agua Azul => est-ce que ça vaut la peine d'y passer une journée ? Ou est-ce mieux de le coupler avec les ruines de Palenque ? Bcp d'agence propose la journée complète : ruines de Palenque - Agua Azul. Nuit à Palenque

Jour 9 (samedi) : Palenque => San Cristobal de Las Casas Visite San Cristobal PM Nuit à San Cristobal

Jour 10 (dimanche) : Visite San Cristobal ou Excursion canon del Sumidero => Quel est le mieux ? Combien de temps faut-il prévoir pour visiter San Cristobal ? Nuit à San Cristobal

Jour 11 (lundi) : San Cristobal => Panajachel Nuit à Panajachel

Jour 12 (mardi) : Visite Panajachel, lac Atitlan et environs Nuit à Panajachel

Jour 13 (mercredi) : Excursion volcan aux alentours de Panajachel? Ou est-ce mieux d'en faire un près d'Antigua ? Nuit à Panajachel

Jour 14 (jeudi) : Panajachel => Antigua Visite Antigua (jour de marché) Nuit à Antigua

Jour 15 (vendredi) : Antigua => Flores Nuit à Flores ou El Remate ? Qu'est-ce qui est le mieux ?

Jour 16 (samedi) : Visite Tikal Nuit à Flores ou El Remate ?

Jour 17 (dimanche) : Flores / El Remate => Belize City => Caye Caulkner Nuit à Caye Caulkner

Jour 18 (lundi) : Caye Caulkner : plage et snorkeling Nuit à Caye Caulkner

Jour 19 (mardi) : Caye Caulkner : plage et snorkeling => 2 jours à Caye Caulkner : est-ce trop ? Nuit à Caye Caulkner

Jour 20 (mercredi) : Caye Caulkner => Belize City => Chetumal => Tulum Nuit à Tulum

Jour 21 (jeudi) : Visite des ruines Plage / repos Nuit à Tulum

Jour 22 (vendredi) : Plage / repos / snorkeling AM Tulum => cancun PM Nuit à Cancun

Jour 23 (samedi) : Cancun => Bruxelles

Jour 24 (dimanche) : Arrivée à Bruxelles
Thaïlande: mais qu'arrive t-il au Baht? English translation pending
by Visu42 · 2010-09-07 · 44 replies
J'ai comme l'impression que le Bath à bu du Red Bull .😠....depuis debut septembre..

Bien que l'euro reste stable à 1.28 dollars , le change entre l'euro et le bath à baissé et n'est plus qu'à 39.41 ce jour.... Volonté d"un bath fort ???
Voyage au Vietnam: lettre d'invitation? English translation pending
by Jenreve · 2010-09-06 · 22 replies
Qui pourra m'expliquer ce qu'est la lettre d'invitation.? je vais demander mon visa pour 1 mois, j'ai déjà pris mon billet d'avion pour le Vietnam, nous partons au mois d'avril 2011. Merci d'avance.
Shqipëria: voyager en Albanie en 2010 English translation pending
by Aristomakos · 2010-08-31 · 40 replies
Bonjour à tous,

Je reviens, avec "Breihzane", d'une voyage de plus de deux semaines dans la moitié Sud de l'Albanie. Ceux qui me connaissent un peu ne seront pas surpris par ce choix, puisque je pars régulièrement dans les Balkans. Je me suis déjà rendu en Albanie en 2006 (partie centrale : Durres, Tirana, Kruje, Elbassan) et en 2007 (Nord : Skhodra, Lezhe, Kruje de nouveau). Nous sommes partis avec notre véhicule, assez petit et à la caisse basse (c'est important pour comprendre la suite), sans coffre de toit.

Je ne vais pas faire ici un récit "traditionnel" mais je vais procéder par thèmes, anticipant les questions qui pourraient m'être posées par un VFiste curieux ou qui souhaite se rendre en Albanie.

Lorsqu'on parle d'Albanie, pas mal de gens ont encore des préjugés : insécurité, extrême pauvreté, routes calamiteuses...Ces préjugés étaient, je le pense, encore justifiés jusqu'à la fin des années 1990. Mais nous sommes en 2010. L'Albanie a beaucoup changé. Trop diront peut-être certains. J'ai moi-même constaté une nette évolution entre 2006 et 2010. On constate une accélération de la modernisation de l'Albanie. Pour le meilleur comme pour le pire. Cela me fait penser à la Chine, mais dans des proportions bien plus modestes bien sûr.

En tout cas, à condition de prendre certaines précautions, il est devenu facile de voyage en Albanie ! Je ne vois plus de différence avec la Macédoine, la Bosnie, la Bulgarie et même la Roumanie. Je vais ici détailler toutes les questions pratiques, celles que j'aurais voulu pouvoir avoir avant de partir !

Comment aller en Albanie par la route ?

On a souhaité choisir l'option Italie+ferry jusqu'à Igoumenitsa en Grèce mais près de la frontière albanaise (plus de place pour Durres, directement en Albanie) au lieu de longer la côte croate et monténégrine, vire de passer par l'autoroute croate, serbe et macédonienne, vers l'intérieur. Ce choix a été basé sur une question de temps. On ne partait pas un mois ! Pour les logements pendant la traversée, afin de ne pas galérer, on a fait des recherches sur internet préalablement.

- Traversée de la France : Paris ; autoroute A6 jusqu'à Macôn ; autoroute A40 jusqu'à Chamonix (on évite ainsi l'agglomération lyonnaise, peu de circulation sur la A40) ; Tunnel du Mont-Blanc ; arrêt à Verrès (Val d'Aoste, donc en Italie). Départ de Paris vers 13h, arrivée à Verrès en fin d'après-midi, ça se fait très bien.

- Traversée de l'Italie (on a choisi de faire plusieurs arrêts, histoire de visiter un peu le pays) : Verrès ; autoroute A5 jusqu'à Ivrea ; autoroute A4 jusqu'à Milan (on suit le GPS, on aurait dû passer au sud par Alessandria pour éviter l'agglo milanaise) ; autoroute A14 jusqu'à Ancône (ferry-boat), via Parme, Bologne, Rimini. Remarques : ) Circulation très dense sur la A14 dès Piacenza et bouchons horribles entre Bologne et Rimini (223 min pour faire 130 km !). On est tombé, ce samedi 7 août, en plein dans les départs en vacances italiens et européens !!! Un conseil : traversez l'Italie en semaine ! On a quitté l'autoroute pour prendre la nationale (via émilia), gagnant environ 1heure ) On a fait une pause à Saint-Marin, minuscule république indépendante dont la ville médiévale pleine de charme est installée sur une sorte de piton rocheux dominant toute la région. Nuit hôtel à Montecchio. )Deuxième pause à Urbino, ville Renaissance classée par l'Unesco, à l'instar de Saint-Marin. Très belle ville historique (ruelles, immeubles médiévaux, église, Palais-Musée remarquable. ) On a choisi Ancône pour le ferry car d'un jour à l'autre, cela peut être moins cher que d'aller jusqu'à Bari ou Brindisi, beaucoup plus au Sud !!! Ferry Minoan, pas de problème de traversée (à l'aller !!!). 442 euros A/R 1 voiture + 2 personnes.

- Arrivée en Grèce à Igoumenitsa, le grand port de ferry boat du nord de la Grèce (notamment pour les Turcs rentrant au pays, une autoroute toute neuve reliant la ville à Istanbul directement). De là, aussitôt, on part pour l'Albanie par le chemin le plus court, en longeant la côte vers le nouveau poste frontière de Sagadia (côté grec) -Konispol (côté albanais), je reivendrai sur ce poste frontière plus tard. Il faut une heure de route maximum pour arrivée en Albanie depuis Igou', par une bonne route.

Quel a été notre itinéraire en Albanie ?

Au jour le jour : - Frontière à Konsipol ; Saranda (capitale touristique et station balnéaire du sud de l'Albanie) - Saranda - "Blue eye" - Gjirokastra - Monastère Mesopotam - Saranda - Saranda - Butrint - Ksamil - Saranda - Saranda -Corfou (Grèce, par bateau) - Saranda - Saranda - Riviera albanaise (Borsh, Queparo, Porto Palermo, Himare, Vuno, Dhermi - Dhermi, col de LLogra - Orikum - Vlora - Monastère de Zvernec - Vlora - Vlora - Fier - Apollonia - Fier - Berat - Berat - Lushnja - Elbassan - Lin - frontière macédonienne - Ohrid - Ohrid (Macédoine : 3 jours de repos) - Ohrid - monastère de Saint-Naum (sud lac d'Ohrid) - Pogradec - Korça (de nouveau en Albanie) - Korça - frontière grecque.

Ce qui fait environ 10 jours. On avait prévu cet itinéraire et, excepté dans l'ordre des visites, on a pu le réaliser tranquillement. Je rappelle que les distances sont courtes, il est possible de visiter plusieurs endroits dans la journée, surtout si comme nous on se lève à 7h30 et qu'on visite jusqu'au soir. !

Je reviendrai bien sûr sur cet itinéraire plus loin, précisant ce qu'on a aimé et ce qui a pu nous déplaire.

Et l'tinéraire de notre retour ?

- Korça (Albanie) - Kastoria (Grèce) - Grevena - Météores - Metsovo - Ioannina - site antique de Dodone - Igoumenitsa (Plataria, juste à côté), ferry-boat - Traversée de l'Italie et de la France : même itinéraire qu'à l'aller, sauf contournement de l'agglomération milanaise par Alessandria. Hôtel à Montecchio (le même), après le reste d'un trajet se fait tranquillement jusqu'à Paris, avec 4 pauses véhicule et chauffeur. Arrivée à Paris vers 19h pour un départ de Montecchio vers 8h. Aucun bouchon, peu de circulation.

Quels sont les formalités pour aller en Albanie aujourd'hui (août 2010) ?

Aucune ! Ou presque. Là aussi, l'Albanie évolue très vite : plus de visa depuis longtemps, une petite taxe (1 ou 2 euros) qui d'après notre expérience (on a passé 3 postes frontières albanais en 10 jours) n'est plus demandé. On a pas payé un seul euro. Par ailleurs, la carte d'identité est suffisante, un français rencontré sur place est entré en Albanie sans passeport. Nous on a montré le notre mais sur les 6 tampons qu'on aurait dû avoir, on en a deux entiers (port de Saranda au retour de Corfou notamment) et un 3e uniquement la date de départ. Pour les 3 autres passages, aucun tampon !

Quels postes frontières prendre ?

Il y a bien plus de postes frontières que les cartes ne l'indiquent. - En venant du Nord (du Monténégro), il existe 2 postes frontières, l'un "Hani i hoti" au Nord du lac de Skhodra (route Podgorica-Shkodra, en mauvaise état en 2007 d'ailleurs) et un au sud du lac, en venant de Ulcinj au Monténégro. Une route minuscule sans panneau mène à un vrai poste frontière, dont la route rejoint après Skhodra. Si vous longiez la côté monténégrine pour aller an Albanie, il vous évite de faire le grand tour du lac Skhodra.

- A l'Est, depuis la Macédoine : 2 postes frontière au Nord (près de Lin) et au Sud du lac d'Ohrid (route de Pogradec). Tous les deux ouverts.

- Au sud : 4 postes frontières : ) deux classiques et connus : route Ioannina (grèce) - Gjirokastra (Albanie) et route Korça - Kastoria ; ) deux autres presque inconnus : Sagadia (grèce ) - Konispol (albanie) au sud, très pratique car reliant directement igoumenitsa en grèce (ferry boat) à Saranda en albanie. Ce poste frontière est moderne et récent. Il n'est pas bien indiqué côté grec (suivre "Sagadia"). Bonne route côté grec. Peu de fréquentation. Bâtiments neufs côté albanais mais pas encore utilisés (toujours préfabriqués en août 2010) mais cela ne saurai tarder car ils sont neufs, excellente route côté albanais puis piste puis plus de panneaux puis pistes...en fait la route n'est pas finie, elle est en travaux ! Dans un ou deux ans cela sera impécable. En attendant c'est faisable mais délicat pour la voiture. ; dernier poste frontière, sur aucune carte mais visible sur googlearth !!! : près de Leskovik, dans le sud-est, il permet apres de rejoindre Ioannina en Grèce. Je le déconseille en ce moment puisque la route côté albanais est en travaux.

Quel est l'état des routes albanaise en 2010 ?

Cette question est cruciale pour qui voyage avec son propre véhicule si ce n'est pas un 4x4. Depuis les années 2000, l'Albanie s'est lancée dans l'agrandissement et la modernisation de tout son réseau routier principal. C'est une bonne chose pour les Albanais et pour nous ! En fait, les routes goudronnées existaient mais étaient étroites et en mauvais état. On procède ainsi pour les moderniser : on élargi la chaussée, on retire le goudron ancien puis on en met du neuf. Sauf qu'il ne faut pas arriver entre les 2e et 3e phase car on fait alors de la piste rocailleuse et poussièreuse ! Les travaux ne sont jamais indiqués, on IGNORE combien de km de pistes on va se payer ! On espère 1 ou 2 km, c'est parfois 10 ou 20 km !!! En 2006, j'avais déjà fait 15 km comme ça, c'était horrible (entre Fushe Kruje et l'autoroute Durres-Tirana). En 2007, aucun problème. Cette année, on a de nouveau connu cela, et en arrivant au pays ! A tel point que cela a donné une image mauvaise et tronquée de la réalité actuelle du réseau albanais. En fait on a pas eu de chance du tout, ce fut la seule fois du séjour ! Le sud a longtemps été délaissé, enfin on s'occupent des routes entre saranda et la grèce, mais en attendant, ce sont souvent des mauvaises pistes en travaux. Je pense que d'ici 1 ou 2 ans cela devrait être terminé.

En août 2010, voici l'état des routes albanaise où j'ai pu rouler : 1)Bonnes voire excellentes: - Skodra-Fushé Kruja : TB (jusqu'à l'autoroute durres-tirana, travaux finis d'apres un temoignage) - Durres-Tirana : TB autoroute - Durres-Lushnja : TB autoroute au moins pour sa partie sud jusqu'à Rroghozina, sans doute 100% d'autoroute, elle continuerait aussi vers Fier. - Fushe Kruje - Kruje : route petite mais bonne en 2007 - Rroghozina - Pequin - Elbassan - frontière Macédoine : TB (axe Ouest-Est) - Frontière Macédoine (près de Lin) - Pogradec (longe le lac d'Ohrid) : des travaux, finis d'après des témoignages de Français, donc TB route - Pogradec-Korça : 5 km moyens puis TB route - Korça - frontière grecque : TB - Saranda-orikum (route riviera albanaise) : TB route toute neuve, avec même des lignes de rives (parfois) et des places de parking ! - Orikum -Vlora - Fier : route goudronnée ancienne, assez étroite : moyenne, pas de nids de poule mais chaussée parfois cabossée. Elle sera sans doute bientot refaite, donc futurs travaux donc futures pistes. - Route frontière grecque - Gjirokastra : TB, toute neuve, continue ainsi jusqu'à Tepelena. - Saranda - Mesopotam -Gjirokastra : bonne route de montagne. Des travaux prévus (d'après des panneaux), on se demande pourquoi !

Les routes mauvaises voire pourries !

- Konispol - Saranda : venant du sud, d'abord 5-6 km excellents (route neuve) puis piste, celle-ci de divise (on n'a même pas vu où !!!), un tronçon par vers l'ouest et Butrint, aucun panneau, il parait que cette piste est moins mauvaise que celle qu'on a prise, qui en fait part plus vers le nord pour rejoindre Saranda, c'est le prolongement naturel de la tres belle route, on l'a donc suivi. Et bien non ! Dans un hameau, à un moment, il falait tourner à gauche, sauf que je n'ai jamais vu d'intersections, juste des départs de chemins ! C'était l'un d'eux. Sur la piste qu'on a pris, les cailloux heurtaient le dessous de la voiture, la poussière a recouvert la voiture, on s'est demandé à plusieurs reprises si on passait ! Deux autres véhicules me suivaient, ils n'ont même pas essayé de me doubler alors que je faisais du 7-8 km / h !!! On a pas pu éviter tous les trous et les nids de poule. Le dessous de ma voiture a heurté le sol deux fois !!! Tu parles d'une arrivée en albanie. Et dire que par la suite on ne verra presque que des bonnes routes.

- Saranda-Butrint. En travaux. 8 km de pistes, puis alternance superbe route - pistes, parfois certaines en pente. Sur la fin, route goudronnée ancienne étroite mais correcte. Au sud de Butrint, après le bac, panneaux indiquant même la frontière ! et route goudronnée ancienne mais visiblement bonne ! C'est celle qu'on avait rechercher, dans l'autre sens, en arrivant en Albanie !!! Pour vous rendre à Butrint, faites comme nous, prenez le bus ! (200 leks à 2 l'aller)

- Route Tepelene - Fier : en travaux, d'après un albanais

- Route du sud-est : Korça - Leskovik : en travaux, très difficile, d'après un albanais.

- Route Korça - Voskopoje : goudronnée mais assez mauvaise. Les témoignages et le guide disaient "bonne route" ! Tu parles ! La route a été élargie mais en raclant le sol ! ce qui reste de la chaussée doit remonter à 30 ou 40 ans ! La route est déformée, nids de poule, bosses...Sur au moins 10km, c'est à partir de là qu'on a fait demi-tour.

- Route Fier - Berat : goudronnée...en 1970 ? Chaussée déformée, quelques nids de poule et même un passage à guet ! (en fait une ligne de nids de poule remplis d'eau impossibles à éviter, c'est là aussi que ma voiture a frotté le sol). Cela reste faisable, mais il faut être très vigilant. Ou avoir un 4x4

- Route Berat - Lushnja : ressemble à la précédente mais en moins mauvaise, moins de nids de poule, pas de passage à guet mais sur un pont des protubérances de goudron de 20 cm !!!

3) Bilan

Le bilan est donc largement positif, on a dû avoir 85 % de très bonnes routes. Malheureusement, la piste (route en travaux) ça vous marque (et ça marque la voiture), je préfère encore la route d'époque communiste, un nid de poule ça s'évite, ça devient presque un jeu. D'ici à peut-être 5 ans, je pense que toutes les routes principales d'albanie seront excellentes.

En attendant, il est possible de faire un périple an albanie en utilisant uniquement des routes bonnes ou excellentes, par exemple : - Igoumenitsa puis Ioannina en Grèce, Gjirokastra, Saranda, Rivera albanaise, Vlora, Rroghozina, Elbassan, Porgradec, Korça, Grèce . - Ou bien depuis le Monténégro (attention, route frontière-Skodra très moyenne en 2007, peut etre refaite depuis) : skkodra, lezhe, kruje, tirana, durres, Rrogozina puis jusqu' à Saranda puis Gjirokastra puis Grèce ou bien vers l'Est (même itinéraire que le précédent).

Donc oui, on peut visiter l'Albanie sans rencontrer un seul nid de poule, il faut juste pour cela bien se renseigner auparavant. Les trajets que j'ai évoqués peuvent être faits en Ferrari, c'est pour dire ! (sauf feonrière monténégro- skhodra s'il n'y a pas eu de travaux).

Il y a du tourisme en Albanie ?

Oui !!! Contrairement à ce qui est dit parfois, la Riviera albanaise (littoral Sud-Ouest) et une partie des côtes sont touristiques. Comme partout, les gens vont à la plage l'été. Mais il s'agit à 95% de touristes albanais !!! Certaines plages sont très fréquentées, surtout les plages urbaines (Saranda, Durres, Vlora...), bien sûr. Par contre, si la plage est éloignée d'une grosse ville ou inaccessible par la route (la piste!), il y a peu ou pas de touristes.

Toutefois, lorsque l'on visite l'intérieur du pays, comme par enchantement, il n'y a presque plus de touristes !!! (comme partout l'été ?).

Et les touristes occidentaux ? En Albanie, vous verrez de nombreux véhicules véhicules immatriculés à l'étranger. Il s'agit en fait d'Albanais immigrés qui reviennent au pays pour les vacances, voir pour se réinstaller. L'auteur du Petit Futé a cru que les nombreuses plaques italiennes étaient des touristes italiens ! La blague...C'est bizarre, mais toutes les personnes qui étaient dans des véhicules "italiens" ressemblaient à des Albanais et ne se distinguaient absolument pas des autochtones.

En fait, j'ai observé des milliers de plaques italiennes et grecques : ce sont bien des Albanais immigrés rentrant au pays. J'ai eu la surprise aussi de voir une centaine de plaques britannique ! Ce sont des touristes anglais venant de Corfou d'après le petit futé. Sauf que j'ai bien observé les occupant de ces véhicules et ce sont bien des albanais ! Le nombre même de véhicule le prouve. D'ailleurs, j'ai même vu 3 plaques canadiennes et une dizaine de plaques américaines, même une se l'ile des Caraibes de Sainte-Lucie. Ce sont des touristes en mal d'aventure qui viennent jusqu'en Albanie ??? Naturellement, il s'agit d'immigrés albanais de nouveau.

Et les "vrais" touristes occidentaux ? Il y en a, plus qu'en 2006 et 2007, mais ils restent peu nombreux. J'ai quand même croisé environ 10 campings-car, tous italiens, et une petite dizaine de touristes français (2 Français avec une 2CV ; une famille de 5 en espace, ils sont tombés en panne les pauvres ; 3 jeunes autostoppeurs, 2 couples avec leur propre véhicule...une quinzaine en tout. Les plus jeunes en sac à dos, les plus agés avec leur véhicule personnel, comme par hasard...).

Il y a donc beaucoup de touristes albanais sur la côte, mais très peu vers l'intérieur, où vous rencontrerez plutôt quelques occidentaux isolés. C'est à Berat que j'ai croisé le plus de Français.

Et l'insécurité ???

En 1997 ou en 1999, l'Albanie, pour certaines régions tout au moins, était en état d'insurrection. C'était dangereux. En 1944, au mois d'août, il était aussi dangereux de se promener dans les rues de Paris. Mais dans les deux cas, c'est du passé !

En 2010, il n'y a pas plus de risque en Albanie que dans peut-être 150 pays à travers le monde. Peut-être a Norvège ou la Suède sont-elles plus sures.

Niveau vols, agression, etc., non seulement ce n'est pas arrivé, mais on a jamais eu la moindre crainte. Puisqu'il y a peu de touristes occidentaux, il n'y a pas de vol organisé à l'encontre des touristes, contrairement à l'Italie (zones touristiques) par exemple, ou dans les RERB qui vous mène à Paris à l'aéroport de Rossy. Cependant, on a tout de même pris nos précautions, on ne laissait rien trainer de recherché dans le véhicule, on se baignait l'un après l'autre..Avec ces précautions de base, on a pas eu la moindre crainte.

Les Albanais, même au volant, ne sont pas agressifs.

Quant aux policiers, ils arrêtent plein d'Albanais mais on a jamais eu cet honneur, dommage j'aurais bien aimé discuter ! Visiblement, les policiers voulant escroquer les touristes occidentaux c'est fini, ou alors on a eu beaucoup de chance. On a vu un radar entre Pogradec et Korça et 4 entre Skhodra et Tirana en 2007.

Comment conduisent les Albanais ?

Le seul problème, niveau sécurité, c'est la conduite des Albanais : comme tout bon peuple balkanique (les Monténégrins étant les pires), le code de la route n'est pas appliqué. On double n'importe où (côte, virage, ligne continue) et en prenant son temps, sans se rabattre vraiment parfois ! Par contre, lorsqu'ils vous doublent, ils ne font jamais de queue de poisson, ils prennent d'énormes distances de sécurité. Seuls les feux sont respectés, et encore (ceci dit à paris, je vos tous les jours des types ou des femmes griller volontairement les feux, mais à Paris le code de la route des provinces n'est pas appliqué).

En 2006, surpris, je m'étais énervé devant cette manière de conduire, d'autant plus que j'avais assisté à deux accidents. En 2010, prévenu, j'ai conduis tranquillement, lentement, en anticipant les dépassements et les problèmes de chaussée : je n'ai pas eu le moindre soucis. Mieux, je n'ai même pas eu peur une seule fois alors ça m'arrive presque tous les jours en allant au boulot en banlieue parisienne, des demeurés du volant forçant la priorité ou me faisant des queues de poisson.

Attention aux priorités à droite, elles ne sont pas respectées, c'est la route principale qui prime ou le premier véhicule à prendre l'initiative qui passe. A plusieurs reprises j'ai fait des signes pour me faire comprendre. Dans ce cas là, les Albanais ne forcent pas, ils ne s'énervent pas. Le klaxon ne sert qu'à signaler à un véhicule qu'on le double, ce n'est pas pour vous embêter mais pour vous prévenir.

Les Albanais ne roulent pas très vite, même sur d'excellents routes. Sur les pistes, certains roulent assez vite, ils n'ont pas peur d'abîmer leurs véhicules.

Dans ce domaine aussi, les Albanais progressent : j'ai vu un certain nombre de voitures d'auto-école, le clignotant sert de plus en plus...

Quel est le coup de la vie en Albanie ?

Le coup de la vie est bon marché. A l'exception des carburants (1,1 euro le gazole et autant pour l'essence) et des hôtels (on a payé entre 18 et 40 euros la ch. double, c'est bien plus cher sur la côte, bien sûr, sachant que toutes étaient propres et bien équipées). On a ris un taxi pour 3h, on a payé environ 15euros, on a pas voulu négocier.

Dans les markets, les bars, les patisseries, les boulangeries, le bus, c'est bon marché. Exemples (1 euro = 135 leks) : 1 Borek à 50 leks, 1 bouteille d'eau à 50 leks, 1 bouteille d'eau + 1 glace = 100 leks , 1 glace à 70 leks ; 1 pain 20 leks ; 2 boissons dans un bar branché 300 leks à 2 ; visite site antique Orikum 200 leks à deux ; 1 plat de spaghettis 300 leks, etc. Je relie mon carnet de voyage pour vous écrire tout cela. Bien entendu, c'est encore moins cher qu'on on s'éloigne des lieux touristiques du littoral.

Quels lieux a-t-on aimé en Albanie ?

1) A ne surtout pas manquer, exceptionnels : - Le site archéologique de Butrint . Site naturel exceptionnel : delta fluvial et marécageux entouré de montagnes, végétation méditerranéenne, site antique entouré par le mer à 80%, acropole sur une hauteur en plein centre. De plus, ce n'est pas le genre de site antique avec des vestiges ne dépassant pas 10 cm de hauteur. De nombreux monuments ont été bien préservés : théâtre grec avec nombreuses inscriptions antiques bien visibles sur un côté ; église paléochrétienne des années 400 dont les murs sont tous conservés, monuments romains, baptistère avec magnifique mosaique (malheureusement recouverte pour protection), fragments d'enceinte de l'époque illyrienne à venise, en passant par les grecs (pierres colossales) et s'élevant parfois sur une dizaine de mètre de hauteur, comportant deux portes impresionnantes, etc. J'ai même trouvé par terre une monnaie d'argent de VENISE de 1396 environ !!! De plus, le site est couvert d'arbre, donnant du charme et de l'ombre !

- Le vieux village de Qeparo, abandonné dans une montagne qui domine la mer. Une découverte. Ce village n'est pas mentionné par le Petit futé, bizarrement. Un témoignage d'un camping-cariste en avait parlé. Le village moderne de Qeparo est en bas, le long de la route. Il faut prendre une petite route (panneau dans le sens nord-sud, pas dans l'autre !) en béton qui grimpe et serpente dans la montagne. Vue la température (40 °c), on a demandé à un albanais de faire le taxi. On est redescendu à pied. Qu'y a-t-il à voir à Qeparo ? C'est un village albanais montagnard et méditerranéen quasiemment abandonné. Une centaine d'habitations blanches s'entassent en haut d'une petite montagne. Les façades sont blanchies à la chaux, le pavage est constitué de gros pavés. Les habitations sont parfois en ruine, souvent à l'abandon. Ici pullulent les figuiers, la vigne plus ou moins sauvage, les lauriers-roses et toutes sortes de fleurs. La vue sur la mer est magnifique. De l'autre côté, la montagne continue, vers des petites chapelles perdues sur des pitons et vers...un petit château-fort sorti de nul part et qui invite à la randonnée. Malheureusement, il fait trop chaud pour cela ! Il nous fallait quitter ce lieu enchanteur où nous avons croisé 5 ou 6 albanais, un âne et 3 chiens...Qeparo vaut 10 fois le vieux Dhermi.

- La ville historique ottomane de Berat . Que c'est difficile de parvenir à Berat, toutes les routes sont difficiles ! Mais Berat se mérite. C'est un de nos trois coups de coeur albanais. La vile est classée par l'Unesco (je l'ai appris sur place, les habitants en sont fier) et le mérite amplement. Berat, c'est en fait trois villes anciennes en une. Je ne parle pas de la ville moderne, que nous n'avons pas visité. Trois centres historiques : Gorica, le quartier "chrétien", sur l'autre rive, Mangalem, le quartier "musulman", et la Citadelle, en hauteur, très vaste, entourée d'un puissant rempart. A Berat, il faut se promener dans ce dédale de ruelles parfois étroites et dominées par des hautes habitations traditionnelles aux murs blanchis. Vignes et figuiers sont également très présents. La ville a été classée dès l'époque communiste, en 1961. Ces trois quartiers historiques sont donc bien préservés et ont tous de l'intérêt. Dommage que les mosquées aient été fermées. On a pu visiter une église à Gorica, c'était la fin d'un mariage. On a dormi à l'hôtel Mangalemi, que je recommande fortement. Il est installé dans une demeure ottomane très bien restaurée, quel charme ! Peu de touristes albanais à Berat, mais on a quand même croisé 9 Français ! Un espace III immatriculé "35" escaladant une pente pavée de 30%, ça se remarque, comme une 2CV jaune et verte immatriculée également dans l'Ile et Vilaine. Je crois que tous les touristes occidentaux se sont concentré dans notre hôtel !

2) On a aimé : - Gjirokastra : ville ottomane classée au patrimoine mondial de l'Unesco. La citadelle est très intéressante et bien conservée (superbes vues, musée militaire avec canons fascistes capturés en 1944 exposés comme trophets...). Le reste de la ville ottomane (maisons hautes au murs blancs et aux toits gris) est séparée par un ravin tout en grimpant le long de la montagne. On a pas pu approfondir notre visite mais ce qu'on en a vu est joli.

- Orikum : site archéologique assez pauvre (les fouilles sont récentes et limitées) mais situé dans un très beau cadre naturel méditerranéen et surtout au coeur d'une ancienne base militaire encore active ! En fait ce site se visite légalement, il suffit d'aller à l'entrée de la base, de dire que l'on souhaite visiter le site archéologique d'Orikum (où Jules César avec mouiller sa flotte de guerre), un officier anglohone appelle alors un guide qui arrive et on forme alors un convois de véhicules de tourisme qui traverse une zone militaire à l'abandon avant d'atteindre le site même. On aperçoit nombre de bâtiments militaire en ruine, des bunkers (comme partout en Albanie), des obstacles anti-débarquement, des canons de DCA et des mines marines rouillés entassés...Mais aussi un drapeau de l'Otan et des soldats à l'entrainement. Le tout dans un très beau site possédant de nombreux figuiers ! Et on peut prendre des photos et déguster les figues !

- Lin : village typique localisé sur le lac d'Ohrid, près de la frontière macédonienne. Il s'étire le long du rivage, au pied d'une colline rocheuse. Une ruelle le traverse. Des ruelles perpendiculaires se dirigent vers le lac. Nombreuses habitations traditionnelles, même des granges hors d'âge et des poules et des vaches qui gambadent. La ruelle centrale a un revêtement tout neuf. Hôtel en construction. On y a croisé un mini bus de touristes italiens. La population a l'air particulièrement pauvre. On se croirait dan l'Albanie des années 1960.

3) Intéressants - Blue eye (Est de Saranda): source d'eau d'un très beau bleu entourée d'arbres géants, ancien lieu de détente des apparatchiks communistes. Enfin un peu d'ombre et de fraicheur !!! - Porto Palermo : petite baie abritant une forteresse d'ali pasha (gouverneur ottoman indépendant, vers 1800) en TB état et une ancienne base militaire...soviétique ! Les bâtiments sont délabrés, des canons de DCA rouillés entassés (comme à Orikum). Mais à l'entrée du tunnel à sous-marin, des vedettes de la marine albanaise montent la garde. Que suiveillent-elles dans cette base désafectée ? Des sous-marins américains ? En tout cas les Albanais adorent les USA. J'ai dû voir des dizaines de drapeaux US flotter un peu partout. Bar-restaurant près de la forteresse. C'est ici qu'on croisé une famille française en voiture et 3 jeunes routards français un peu perdus. - Dhermi (vieux village, nettement moins intéressant et joli que la perle Qeparo), - Vlora (statues communistes, mosquée ottomane), - Elbassan (muraille, ville cise à l'intérieur avec venelles aux maisons traditionnelles, mosquée et église.. - Korça (Belle et grande cathédrale orthodoxe toute neuve de 1992, vieille ville assez vaste avec ses bâtiments ottomans et ses ruelles préservées, pas de rafistolage touristique ici, comme à Qeparo. - Saranda : le Petit futé n'a pas aimé. Pourtant la promenade, toute neuve, ces façades modernes et multicolores, les quelques vestiges du passé, tout cela a un certain charme. Ne ratez pas la "bulle" de l'office du tourisme, les pieds dans l'eau.

4) Plutôt décevants : - Site antique d'Apollonia. Belle route, bien indiqué, très beau cadre (grosse colline ponctuée de bunkers dominant une vaste plaine littorale). Mais les fouilles semblent à peine avoir commencé. La ville antique était géante, mais seuls 5% du site semblent fouillée. Petit théâtre, fameux monuments de Agonothètes (sorte de temple, entièrement remonté), pas grand chose d'autre à se mettre sous la dent. Malheureusement Apollonia a été rasé. Il n'en reste pas grand chose, et à défaut de fouilles étendues futures, le site ne vaut pas vraiment le coup.

- Mesopotam. Monastère orthodoxe situé près de Saranda. Pas indiqué du tout ! Il n'est même pas situé dans le village de Mesopotam ! On l'a quand même trouvé sauf que pour y accéder, il faut emprunter un chemin défoncé. On revenait de Gjirokastra, c'était trop pour nous, on a abandonné. De toute façon, l'église byzantine du monastère était fermée !

- Voskopoje . Le problème est à peu près le même. En août 2010, la route était toujours aussi mauvaise. Après 10 KM à être secoués et à éviter les nids de poule, on a rebroussé chemin.

- Himara. C'est une station balnéaire avec une plage, c'est tout. Peu d'hôtels et ils sont complets (il faut réserver !!!).

- Dans l'ensemble de l'Albanie : malheureusement, nombre de mosquées, d'églises et de monastères sont fermés à clés, un peut partout dans le pays. Il faut avoir la chance de tomber dessus au moment de leur ouverture ponctuelle pour les visiter (culte, mariage...).

Voyager en Albanie en 2010, quel bilan ?

De ce voyage, et des autres, je peux tirer plusieurs remarques :

1) La pollution visible est devenu le problème No 1 pour le touriste. Les décharges sauvages sont nombreuses, le long des routes et des chemins. On balance son sac plastique ou sa bouteille en plastique n'importe où. A Saranda, l'hôtel de luxe Butrinti a une plage privée. Pour y accéder, on passe à la droite d'une petite décharge qui se trouve dans le secteur allouée à l'hôtel : même un hôtel de luxe tolère cela ! A Berat, j'ai vu un habitant de la citadelle balancer un sac poubelle par-dessus la muraille. je suis aller voir : une décharge énorme se trouvait au pied du mur ! Alors que Berat est classé à l'Unesco !!! Heureusement, comme l'albanie est ouverte récemment à le société de consommation, il n'y pas tant de décharge que cela. De plus, des progrès sont effectués : j'ai vu 4 camion poubelles à Saranda, un autre dans une autre ville, à Berat (Mangalem) et à Elbassan les habitants attachent leurs sacs poubelles au murs : je suppose donc que quelqu'un vient les ramasser. Le problème n'est pas catastrophique, mais il est tout de même préoccupant pour un pays qui rêve d'Europe.

2) Les routes étaient mon premier problème en 2006. Ce n'est plus le cas, l'albanie fait des progrès très rapides dans ce domaine même si, vue d'où elle part, il reste encre du travail, ma pauvre voiture l'a constaté à plusieurs reprises.

3) La société de conso' fonctionne très bien : gros 4x4 vitres tintées, stations service toutes neuves omniprésentes, pubs omniprésentes et géantes (notamment aux frontières) pour Heineken ou vodaphone ou pour une banque, téléphones portables, écrans plats, cybercafés, revues type Gala ou Choc sur les serviettes de plages, Coca cola bien sûr mais pas encore de Mc Do ! Ce n'est pas un hasard sur le Crédit agricole et la société générale s'y sont implantées (leurs agences se font face à Saranda).

4) Le tourisme se développe : bétonnisation des alentours de Saranda et de Ksamil, notamment, construction d'appartements et d'hôtels. Mais attention au constructions sans permis ! On en a vu une dizaine de détruite à Ksamil et à Vlora. Ce qui est bizarre, c'est que celle d'à côté est toujours là. En tout cas je ne suis pas sur que sur le littoral français on soit aussi respectueux de la loi, dans le sud en particulier. Autre aspect de ce développement du tourisme, positif lui, l'abondance des panneaux indiquant les curiosités à visiter. On en trouve partout, pour n'importe quoi parfois, même dans les endroits les plus perdus, sur le côté d'une piste par exemple. Les panneaux indiquant les destinations sont aussi très fréquents, mais parfois absents là où il faut ! (Konispol - saranda). L'albanie a beaucoup progessé dans ce domaine. Des office de tourismes apparaissent mais ne servent pas toujours à grand chose : soit elles n'ont pas de docs (Korça), soit tout est payant (Saranda).

5) Les albanais sont, dans leur majorité, ouverts, disponibles pour vous aider et souvent sympathiques. Un seul bémol, on a visité des marchés où on ne trouvait que des albanais, à Elbassan et Korça, tout le monde nous regardais bizarrement, comme des extra terrestres, à croire qu'on était revenu à l'époque communiste, de la méfiance vis à vis des étrangers. Un type a même eu des paroles visiblement hostiles à notre égard, mais ça s'est vite calmé.

6) J'ai appris que le Sud de l'Albanie, je vais me faire plein d'amis, est une sorte de prolongement de la Grèce. On nous dit que l'albanie est majoritairement musulmane. C'est sans doute le cas au centre (?) et au nord du pays. Mais au sud de la ligne Fier-Pogradec, j'ai trouvé peu de mosquées, énormément d'églises et de monastères orthodoxes, régulièrement tous neufs (alors que les rares mosquées remontent souvent au...XVe siècle ! donc du temps de la conquête ottomane). Les gens ont des noms grecs albanisés, les panneaux (Gjirokastra) sont doubles, avec traduction grecque. Un albanais travaillant en Grèce m'a dit qu'à Borsh il y a 40 églises. Les immatriculations grecques sont presque aussi nombreuses que les albanaises ! En fait, les liens sont très forts entre cette région et la grèce : religion, commerce, immigration. D'où des problèmes de nationalisme. Cette région fut occupée par la grèce à plusieurs reprises dans la première moitié du 20e siècle. Pendant notre séjour, un assassinat a été perpétré pour des raisons politiques à Himare. Bref, vue les petites croix qui pendant très souvent autour des coups, il semble que nombre d'albanais du sud ne se sentent peut etre pas totalement albanais. A Elbassan, où je suis allé voir la mosquée, c'était le début du ramadan. Il y avait une dizaine de personnes, dont quelques "barbus". Rien à voir avec la mosquée de clamart, en région parisienne, qui se trouvait à une centaine de mètres de mon ancien appartement. La ferveur religieuse musulmane est beaucoup plus forte en france, dans les banlieues, qu'en Albanie. Ce n'est pas un islam rigoriste, que les albanais pratiquent. Et visiblement ils s'entendent assez biens avec les albanais orthodoxes.

Voilà, c'est fini ! Si j'ai oublié d'aborder un thème qui vous intéresse, dites-le moi, je complèterai ce récit.

Je vous remercie de m'avoir lu jusqu'ici ! 🙂

A suivre : les photos !!!! (sur mes 2500, j'en ai quelques une d'intéressantes !)
Voyage à vélo en Amérique Latine: où se procurer le titre de continuation? English translation pending
by Frannycyclo · 2010-08-29 · 16 replies
Bonjour, je compte traverser l’Amérique latine en vélo, dans tous les pays aucun visa n’est exigé pour les ressortissants français pour des séjours entre 1 et 3 mois selon les pays, en revanche est exigé un Titre de continuation, où se les procurer ? Y-a-t-il des conditions spéciales ? Et ce titre a-t-il un coût ? Par ailleurs en Bolivie est demandé un titre de transport ou un visa pour le pays de continuation, comment faire quand on voyage en vélo et que le pays de continuation ne réclame pas de visa ?

Merci de vos réponses.
Grand Ouest américain à moto en avril 2011: météo, itinéraire? English translation pending
by Gullyver · 2010-08-28 · 26 replies
Bonjour,

Nous allons partir faire un tour de l'Ouest américain à 2 Harleys en solo et 1 voiture en duo. Pour des raisons de planning, nous avançons nos dates d'un mois et ce que nous avions prévu mi-mai, doit se faire mi-avril du dimanche 17 avril au 1er mai 2011. On compte prendre les billets d'avion en septembre, alors on essaie de régler les gros points avant de s'attaquer aux détails.

Alors voici quelques grandes questions :

1 - J'ai de gros doute sur la météo !! Si la traversée de Death Valley pourra se faire après 7h00 du mat 😎, je pense qu'il va falloir éviter l'étape à Mammoths Lake mais je ne sais pas comment la remplacer. Il me semble que les routes sont fermées à cette époque. Je compte sur vous pour arranger mes journées du 26 et du 27 . 😕

Je met mon roadbook ici :

dim. 17 avr. 2011 Paris Los Angeles

lun. 18 avr. 2011 Los Angeles

mar. 19 avr. 2011 Los Angeles Barstow Calico Ghost Town (2h30), Bagdad café Newberry Springs

mer. 20 avr. 2011 Newberry Springs Oatman, Kingman, Seligman Flagstaff

jeu. 21 avr. 2011 Flagstaff Meteor Crater Grand Canyon

ven. 22 avr. 2011 Grand Canyon Monument Valley Kayenta

sam. 23 avr. 2011 Monument Valley Lac Powell / Page Horse shoe Bend Bryce Canyon

dim. 24 avr. 2011 Bryce Canyon Zion Park Las Vegas

lun. 25 avr. 2011 Las Vegas

mar. 26 avr. 2011 Las Vegas Death Valley Mammoth Lake

mer. 27 avr. 2011 Mammoth Lake Yosemite Park San Francisco

jeu. 28 avr. 2011 San Francisco

ven. 29 avr. 2011 San-Franciso Cupertino (Apple!) Pismo Beach

sam. 30 avr. 2011 Pismo Beach Mojave Los Angeles

dim. 1 mai 2011 Los Angeles

lun. 2 mai 2011 Los Angeles Paris

Je sais que ça parait beaucoup mais on aime rouler, pas trop se promener. On compte partir tôt chaque matin pour rouler beaucoup et profiter des fin d'aprems. Et il y a peut-être des trucs qui vont virer selon le retard pris et la journée du dimanche à Los Angeles sera notre journée de marge. Là c'est l'objectif full-time... Et on compte sur les étapes off des grandes villes pour se refaire.

2 - Sinon, j'ai vu/lu nulle part qu'on pouvait mettre une sacoche magnétique sur le réservoir des HD. J'ai l'attention de rouler avec un Roll-Bag à l'arrière et une sacoche (transformable en sac à dos) à l'avant comme je fais ici sur une japonaise. Ca va ??

3 - Je mesure 1m95, et suis pas trop fan de l'electra, la fat-boy est impraticable sur 4000 bornes alors est-ce que je peux prendre une Street Glide ou une Road Glide ? Elles me paraissent toutes bien basses..

Voilà, après 3 mois de réflexions, c'est parti pour 7 mois de préparatifs. Je vais essayer de ne pas trop pourrir le forum de questions idiotes.

A bientôt, au plaisir de vous lire.

Merci
Norvège 2009: partie 4 de Bergen à Rouen English translation pending
by Jjmmsa · 2010-08-25 · 0 replies
NORVEGE 2009 - DE LA NORMANDIE A LA FRONTIERE RUSSE ET RETOUR

4ème et dernière Partie - RETOUR DE BERGEN A ROUEN

Jour 29 - Ma 14/07/2009 - Bergen - Førde



Dans l'exigüité retrouvée de l'Espace, nous avons passé une excellente nuit et renoué avec tous nos réflexes de campeurs. Après le petit-déjeuner pris les pieds dans l'eau, juste au bord du lac, nous retournons de nouveau à Bergen, et stationnons au même emplacement qu'hier.

En chemin, près de l'Université, nous visitons l'église catholique de Saint-Jean, construite en briques dans le style néo-classique. Nous dévalons la pente vers le centre de la ville, un petit tour au marché aux poissons, et nous prenons la longue file d'attente pour accéder au funiculaire de Floibanen. La queue est provoquée par les nombreux groupes d'excursionnistes débarqués de plusieurs paquebots.

11 h 20, nous sommes les derniers de la série à pouvoir monter dans un wagon ultra-moderne et de ce fait nous sommes très bien placés pour contempler la ville et le port durant l'ascension. Nous arrivons ainsi en quelques minutes au belvédère du mont Fløyen, l'une des 7 collines enserrant Bergen, à 320 m d'altitude. De là, nous profitons d'un vaste panorama sur les différents quartiers de la ville, sur le port et en arrière-plan sur le fjord. C'est d'autant plus magnifique que le soleil déchire enfin les nuages et nous gratifie d'un très bel éclairage sur les façades blanches et la succession des toits rouges des immeubles.

12 h 10, devant un beau panorama, pique-nique sur un banc le long du sentier qui redescend en ville. Ce sentier serpente au milieu des conifères. Dans les thalwegs les passages sont très sombres et humides. Des gouttes d'eau tombent des arbres dans une ambiance tropicale… bizarre ! L'eau ruisselle sur des mousses abondantes ou au pied des fougères de belle taille.

Nous retraversons le quartier d'Øvre Gaten et Nelly parcourt à nouveau les entrepôts de Bryggen, visite les boutiques, augmentant ainsi son stock de souvenirs… J-J marche vers le quartier de Nordnes. De l'autre côté du bassin de Vågen, il y a de jolies vues sur l'alignement des entrepôts colorés de Bryggen, et en continuant le tour de la presqu'île, on domine un quartier de petites maisons anciennes en bois blanc séparées par un lacis de ruelles pavées.

17 h 10, retour à la voiture et route vers Stavanger. Après la pause de Bergen, nous reprenons maintenant notre itinérance, mais cette fois-ci, en ne faisant que du sud. Pour ce faire, nous suivons la route E39, qui est un itinéraire très fréquenté puisqu'il dessert tout le sud de la Norvège.

18 h 30, nous prenons un énorme ferry à Halhjem, 6 files de véhicules sur le pont inférieur, 2 fois 2 files sur le pont supérieur, un vaste salon, 2 niveaux de coursives extérieures, difficilement fréquentables à cause du vent provoqué par la vitesse du bateau et aussi un peu de pluie.

Quarante minutes plus tard, débarquement à Sandvikvåg. Les norvégiens pourtant si calmes au volant sont toujours pris de frénésie à la sortie des ferries. C'est au plus rapide pour passer devant les nombreux camions qui débarquent en même temps. Sur cette route, il y a beaucoup de circulation et les dépassements sont quasiment impossibles, d'où l'intérêt d'être le premier de la file. Nous ne sommes pas pressés et comprenons vite l'inconvénient de rouler de longs kilomètres derrière un camion.

La E39 sinue maintenant sur une île aux côtes escarpées où il y a peu de possibilité de s'arrêter pour la nuit. Après Leirvik, nous franchissons un pont et un long tunnel sous l'embouchure du Hardangerfjord et nous retrouvons une côte plus hospitalière où nous devrions trouver un emplacement calme pour faire du camping sauvage. Peu après Valevåg, en nous aidant de la cartographie du GPS, nous repérons un chemin menant au fond d'un petit fjord.

Nous avons trouvé l'endroit idéal pour la nuit : un emplacement pour l'Espace à côté d'une hutte de pêcheurs et peu visible de la route, il y a même une table et des bancs pour le repas. Le cadre est d'une tranquillité absolue, les quelques maisons aux alentours se reflètent dans l'eau sombre et lisse du fjord, le soleil au ras des collines enveloppe le cadre de jolies teintes roses. Idéal !

Voilà que trois pêcheurs reviennent au port avec leur canot et comme par hasard sont les usagers de la cabane à côté de l'Espace. Ils viennent vider et nettoyer leur poisson juste au moment où Nelly se lance dans la confection de crêpes pour le dîner. Au fond, rien de méchant, mais la tranquillité dont nous rêvions s'en est trouvée un peu perturbée… Et nous avons quand même mangé nos crêpes sur la table de pique-nique qui dominait le petit port.

Les pêcheurs partis, Nelly a repéré à côté de leur hutte un magnifique tuyau d'arrosage que nous pourrions utiliser pour laver la voiture qui en a grand besoin. A peine le hayon arrière était-il lavé qu'un autre pêcheur arrive en voiture, nous voit, puis va examiner son bateau. Nous avons même discuté quelques minutes avec lui. Bien sûr, il nous a vu utiliser le matériel et l'eau de son confrère. Cela a-t-il une importance en Norvège ? Est-ce anodin ou va-t-il prévenir le propriétaire du tuyau ? Dans l'ignorance et le doute, nous préférons quitter les lieux et éviter tout incident.

Nous levons rapidement le camp et recommençons à rouler. Il se fait déjà tard et au bout de quelques kilomètres après Førde, toujours avec l'aide du GPS nous trouvons une piste qui nous mène sur un terre-plein, face à un petit port de plaisance en pleine nature au fond d'un fjord.

Personne aux environs, il y a de la place et même si ce n'est pas grandiose, nous pourrons dormir tranquillement. Et dans la pénombre qui arrive, nous pouvons mettre l'Espace en configuration nuit.

Vue générale de Bergen depuis le mont Fløyen

Jour 30 - Me 15/07/2009 - Førde - Stavanger - Strand



Averses orageuses durant la nuit et ciel bas pour le petit-déjeuner sur le terre-plein face aux bateaux de plaisance.

09 h 40, départ du campement et route vers Stavanger. A peine une éclaircie et la pluie arrive avant que nous n'embarquions sur un nouveau ferry à Arsvågen. Même bateau qu'hier. Trente minutes de traversée jusqu'à Mortavika. Nous passons ensuite sur plusieurs petites îles reliées entre elles par de longs viaducs ou tunnels.

12 h 00, arrivée à Stavanger, qui est une ville importante vivant autrefois du hareng ou de la sardine et maintenant entièrement tournée vers le pétrole off-shore. Nous arrivons dans le centre ville où il est difficile de stationner et une fois n'est pas coutume, nous utilisons un parking souterrain.

Pique-nique dans le parking (!?) ; d'une part, parce que c'est l'heure, d'autre part, pour nous éviter de nous charger lors de notre visite de la ville. Et heureusement, car le temps de notre repas, une violente averse orageuse s'est abattue sur la ville ! Nous avons ainsi évité d'être trempés.

12 h 30, l'averse passée, nous descendons vers le vieux port, le bassin de Vågen. Il y a une importante manifestation autour d'un vieux gréement suédois, le "Götheborg". Une foule compacte écoute des chants de marins qu'un groupe entonne sur le pont. Il y a aussi un ancien cargo qui intéresse beaucoup de monde.

La rive est du bassin est occupée par d'anciens entrepôts qui ne sont pas sans rappeler ceux de Bergen, occupés par une majorité de cafés et de restaurants dont les terrasses sont vides à cause de la météo. Nous montons au pied d'une imposante tour octogonale dominant la ville. Descente par une rue commerçante où Nelly trouve quelques souvenirs à acheter. Retour par la place de Torget. Nous achetons à un étal une barquette de fraises (500 g = 2.60 €). La vendeuse parle un peu français, vieux souvenirs de la période où elle était fille au pair en 1988 à Paris. A proximité, nous visitons la Cathédrale romane en pierre. L'intérieur est très sombre mais la chaire et différents tableaux ou triptyques sont ornés de statues en bois richement colorés.

Au dessus de Vågen, nous visitons la partie ancienne de la ville. De vieilles maisons en bois, toutes blanches sont accrochées à la pente raide de la colline. Si l'architecture est simple, tout le décor est dans les façades fleuries et les fenêtres qui à elles seules sont une véritable exposition d'objets ou d'ouvrages les plus divers. Tout le quartier est parcouru de ruelles pavées étroites et pentues, de placettes très calmes.

Avant de quitter Stavanger, nous achetons des crevettes qu'un pêcheur vend à bord de son chalutier. De tout notre voyage, ce sera la seule fois où nous aurons l'occasion de le faire.

15 h 15, départ en ferry pour rejoindre en 30 minutes le village de Tau situé sur l'autre rive du fjord. Encore un gros ferry très fréquenté. 2 ponts de véhicules.

16 h 15, nous nous arrêtons à l'écart de la route au bout d'une piste repérée sur le GPS en bordure du Høgsfjord entre Strand et Jørpeland pour le goûter. L'endroit en bordure de plage nous convient bien pour y pratiquer le camping sauvage.

A mesure, plusieurs véhicules s'arrêteront près de nous pour les mêmes raisons : camping-car belge, fourgon aménagé allemand, van hollandais, gros 4x4 BMW (dans lequel un couple d'Allemands passera la nuit), à croire que tous ces gens avaient le même GPS que nous et jusqu'à un Tchèque qui voulait nous faire déménager pour planter sa tente à l'emplacement de notre Espace. Peut-être n'avait-il pas compris que nous dormions dans notre véhicule ? Non mais !

A partir de ce moment, nous jouerons à cache-cache avec les averses orageuses pour tout le reste de la soirée, perturbant le café, la sieste, le repas du soir… Dur, la pire journée du voyage, Tout est trempé et nous avec.

22 h 00, une timide accalmie et la marée descendante nous a permis de faire notre 3ème pêche aux bigorneaux à proximité immédiate du campement. En quelques minutes, J-J en ramène de beaux spécimens que nous ferons cuire aussitôt… sous l'orage !

Extinction des feux, soirée gâchée par la pluie qui continuera une bonne partie de la nuit. La randonnée prévue demain au site du Preikestolen ne se présente pas sous les meilleurs auspices.

Jour 31 - Je 16/07/2009 - Strand - Preikestolen - Flekkefjord



07 h 30, la nuit a été humide, réveil et petit déjeuner se déroulent au bord du fjord sous un ciel encore bien maussade. Effectivement, la pluie arrive avant que nous ayons terminé le rangement de notre matériel dans la voiture.

09 h 40, nous arrivons au point de départ de la randonnée au Preikestolen haut lieu du tourisme norvégien. Déjà de nombreux véhicules stationnent sur le vaste parking, voitures, camping-cars et plusieurs bus, (encore une manne financière !). Une pluie fine continue de tomber, nous obligeant à revêtir K-Way et pantalon imperméable (pratique pour marcher !).

Il s'agit de gravir 335 m de dénivelé sur une longueur de 3 800 m permettant d'accéder à un promontoire dominant de 604 m le Lysefjord. Le ton est donné dès les premiers pas. Le début de la marche s'avère tout de suite ardu sur un chemin très pentu fait de pierres et de rochers très irréguliers rendant la marche difficile.

Donc, départ en montée, une zone plus plate mais marécageuse, une 2ème forte montée, nouveau plat aussitôt suivi d'une 3ème montée très escarpée pour franchir un petit col. Nous sommes alors à mi-parcours, s'en suit une montée plus douce sur de grands rochers plats à découvert, la pente s'accentue sur la fin du parcours avec quelques passages aménagés : pont en encorbellement, chaînes, etc…

Ce site attire les foules en saison et effectivement, nous ne sommes pas les seuls à faire cette randonnée, une longue procession grimpe tant bien que mal, tandis que les plus matinaux ou les plus sportifs redescendent déjà. Ultra convivial et ultra international.

Finalement la pluie s'arrête rapidement, nous obligeant à ôter K-Way et pantalon, rendant ainsi la randonnée plus agréable. En fin de parcours avec l'altitude nous sommes cernés par de légers bancs de brume qui s'effilochent au gré du vent.

12 h 00, arrivée incertaine à cause de la visibilité intermittente à travers les nuages à proximité du site. Dans les éclaircies fugitives, nous devinons, loin en contrebas la surface argentée du fjord. Et enfin, les nuages se déchirent complètement et le soleil luit lorsque nous arrivons en vue du profil caractéristique et abrupt du Preikestolen.

Avant même d'arriver, nous sommes déjà impressionnés par les dimensions du site. Ce rocher en surplomb sur trois côtés, domine du haut de ses 600 m le Lysefjord en un à-pic vertigineux. Incroyable ! De loin, nous voyons une multitude de silhouettes évoluer près du bord. Comment oser s'approcher aussi près du vide ? A ce spectacle, les frissons nous montent le long des jambes !

Lieu unique par ses caractéristiques, mais aussi à cause de sa fréquentation. A notre tour, nous arrivons sur une plate forme carrée d'environ 30 m de côté en saillie par rapport à la falaise. Le vide absolu sur 3 côtés, attirant, fascinant, effrayant ! Il n'y a aucune sécurité, aucun garde-corps, et malgré tout beaucoup de touristes se risquent à s'approcher du bord avec plus ou moins de détermination. Les plus fous sont assis, les jambes pendantes dans le vide, d'autres debout, les pieds à quelques centimètres du vide, les moins téméraires rampent sur le dernier mètre, n'avançant que la tête, histoire de se faire peur. Il y a beaucoup de monde qui se suit, se croise, s'invective dans toutes les langues et pourtant, il n'y aurait jamais eu d'accident dans cet endroit dangereux où la moindre erreur serait fatale.

Nelly habituellement sujette au vertige ne pourra résister à l'attirance du vide et contre toute attente, rampera, elle aussi, sur la roche pour contempler le fjord, 600 m plus bas.

Pour compléter sur la dangerosité de l'endroit, il est utile de préciser qu'une faille importante (Largeur ± 50 cm à la surface, profondeur ?), divise cette plate-forme en deux parties. Dans un jour, dans un mois, dans un an, dans mille siècles la partie surplombant le fjord ne manquera pas de s'effondrer… Mais aujourd'hui, cette faille n'inquiète personne, pas même nous ! Nous irons même jusqu'à consommer tranquillement notre pique-nique sur la partie qui risque l'effondrement !

Nous gravissons encore quelques mètres, c'est un peu acrobatique, mais nous avons alors une vue dominante sur la plate-forme du Preikestolen et de sa fréquentation, les touristes qui arrivent par grappes, ceux qui restent et qui testent leurs émotions, ceux qui repartent. Et de là, nous voyons les berges du fjord qui tombent brutalement dans l'eau argentée qui scintille au soleil 600 mètres en contrebas. La réputation du site n'est pas usurpée !

14 h 00, nous entamons le retour avec les mêmes difficultés qu'à l'aller, mais à l'envers. Une procession sans fin se déroule dans les deux sens. Que de monde pour réaliser ce parcours qui est loin d'être facile. Tout ce que la Norvège compte de touristes doit être là aujourd'hui : bébés, enfants, grands ou petits, jeunes ou vieux, alertes ou éclopés, tout le monde y va, même les chiens !

Après le petit col, la première descente est particulièrement malaisée, à sauter de roche en roche en cherchant toujours où poser le pied. Tout cela est assez physique et éprouvant.

16 h 00, retour sur le parking. Alors que nous quittons les lieux, d'autres visiteurs continuent à arriver… Cette petite balade, que nous avons rajoutée au programme initial, nous aura finalement pris la majeure partie de la journée. Mais le détour en valait la peine.

17 h 00, nous embarquons à Oanes pour traverser le Høgsfjord. Nous empruntons ainsi le dix-neuvième et dernier ferry de ce périple norvégien. Une courte navigation de 15 minutes nous amène à Laukvik, d'où nous gagnerons la côte sud du pays (Sørlandet).

Nous traversons d'abord une région de collines arrondies, faite de vastes espaces sauvages et désolés ; de gros blocs rocheux sont éparpillés çà et là, sans raison apparente. C'est lunaire. Déroutant ! C'est aussi une grosse région d'élevage de bovins et de moutons.

A priori, nous avons encore deux petites journées à musarder dans le Sørlandet avant de reprendre le ferry qui doit nous ramener au Danemark, soit 250 km jusqu'à Kristiansand. Alors que Nelly passe un long moment à filmer un de ces panoramas, J-J consulte machinalement le "road-book" pour étudier la poursuite du parcours et trouver un lieu pour se poser le soir. Pour réaliser soudainement que l'embarquement sur le ferry est en réalité fixé au lendemain après-midi… !!! Stupeur !

Nous sommes vraiment déconnectés ! Autre pays, autre rythme, autre mode de vie, ce voyage nous fait perdre le fil du temps. Nous ne pensions pas être arrivés si vite au terme de notre périple norvégien, il nous manque une journée pour le terminer tranquillement…

Il est 18 h 00, il nous reste 250 km à parcourir pour arriver à Kristiansand où nous devons être au plus tard demain à 15 h 00 ! Et en Norvège, impossible de rouler vite ! Donc, plus de temps à perdre !

Dommage, car en se rapprochant de la côte, vers Brusand, nous suivons un itinéraire grandiose dans un cadre minéral impressionnant. De nouveau, la route sinue à flanc de falaise laissant de belles échappées vers la mer. Beaucoup de montées, de descentes, de virages serrés. Mais nous ne pouvons plus flâner, il faut rouler et faire le maximum de chemin ce soir. Nous traversons sans presque ralentir, des villages ou des ports blottis dans des fjords encaissés comme Åna-Sira qui visiblement aurait mérité une visite.

20 h 10, peu après Flekkefjord, nous nous arrêtons au camping d'Egenes. L'emplacement que l'on nous propose est en réalité une place de parking à une centaine de mètres à l'extérieur du camping, mais gros avantage, idéalement située au bord d'un lac (Parking situé en bord de route, accessible au public dans la journée, mais… réservé la nuit aux clients du camping. C'est la Norvège !). Les parties communes du terrain sont quelque peu éloignées, mais c'est calme et le cadre nous plait.

Quelques véhicules passeront la nuit sans rien dire sur les autres parkings avoisinants. Une famille balte (le couple et une adolescente), s'installe derrière nous, ils vont dormir à trois dans un break !

Le rocher du Preikestolen

Jour 32 - Ve 17/07/2009 - Flekkefjord - Kristiansand (N) - Hirsthals (DK)



06 h 55, réveil matinal pour ce dernier jour en Norvège. Cela fait 32 jours que nous avons quitté Rouen et nous sommes surpris que cela se termine si vite, tant ce voyage aura été inédit, dépaysant, enrichissant, et allant de découvertes en découvertes sans jamais nous lasser.

09 h 30, malgré le fait que nous soyons maintenant limités par le temps, nous faisons un écart d'une trentaine de kilomètres vers la pointe de Lindesnes, le point le plus sud du pays à 57°58' N. Ainsi, nous aurons balisé les limites cardinales de la Norvège : le Cap Nord en voiture (71°10' N) ; l'est au port de Vardø (31°06' E), l'ouest en passant le Steinfjordsundet (04°44' E) avec l'Hurtigruten.

Vers la pointe de Lindesnes, la route serpente à travers un paysage maritime en suivant des baies tranquilles ou en contournant de petits fjords, les berges sont verdoyantes et peu escarpées. Dans plusieurs petits ports que nous traversons nous voyons de curieux hangars à bateaux : un alignement d'abris sur pilotis aux toits pentus. Sous chaque abri, un petit bateau à moteur. Sur le plan architectural, l'ensemble (peint en rouge orangé), est beau à regarder mais au niveau de l'utilisation rationnelle de l'espace, ce n'est guère efficace !

A notre arrivée au bout de la pointe, un panneau routier nous indique : Nordkapp 2 518 Km !

Nous escaladons la roche pour parvenir sur un promontoire au pied du phare de Lindesnes, une petite tour blanche surmontée d'une lanterne rouge, qui marque pour les navigateurs, l'extrême sud de la Norvège ainsi que la séparation entre la mer du Nord et le Skagerrak.

De ce lieu, on découvre une superbe vue sur la côte très découpée et un enchevêtrement de rochers de granit rose battus par la houle du large. Un peu plus haut, les vestiges de l'ancien phare (1822), construction massive hexagonale ; également aux alentours, les vestiges plus ou moins camouflés des constructions allemandes de la Seconde Guerre Mondiale.

10 h 50, arrivée à Mandal, petit port et station balnéaire, ici c'est la Côte d'Azur norvégienne ! Nous parcourons le centre de la ville, quelques ruelles pavées bordées de maisons blanches fleuries et décorées. Ces maisons blanches semblent être caractéristiques du sud de la Norvège. Quelques échoppes et quelques chalands donnent un peu d'animation au quartier et aux quais voisins. Pique-nique sur un banc public face au port.

13 h 00, arrivée à Kristiansand. Nous parcourons le centre historique pour faire les derniers achats de souvenirs (oui, oui, il en manquait !). La ville a été bâtie en 1641 par le roi Christian IV (d'où le nom), sur un plan rigoureusement géométrique. A partir d'une large rue commerçante toutes les artères se coupent à angle droit. De belles façades néo-classiques entourent la place centrale.

14 h 10, nous nous présentons à l'embarcadère de la compagnie norvégienne Color Lines pour prendre le ferry qui doit nous ramener au Danemark. Nous stationnons sur un vaste terre-plein qui se remplit rapidement. Une douzaine de longues files d'attente sont complètement occupées par des voitures, caravanes, camping-cars et camions. C'est le week-end et visiblement, les Norvégiens partent aussi en vacances. Comment tout cela va-t-il entrer dans le ferry ?

Le soleil qui avait largement brillé jusque là, disparaît brutalement laissant la place à d'épais nuages. L'embarquement commence à 16 h 00 sur le Super Speed One, un navire à grande vitesse, un engin énorme ! 11 ponts dont 1 pont camion et camping-cars et 2 ponts voitures, tout le reste à l'avenant.

Le bateau est quasiment complet, ce sont les vacances et il y a beaucoup d'excitation à bord. Beaucoup de monde partout qui se croise dans tous les sens et c'est déjà très bruyant. Des cris, des pleurs, des groupes de jeunes qui chantent. Pas une place assise tranquille et confortable ! Une véritable ambiance de kermesse qui nous donne le tournis. Nous avions perdu l'habitude d'autant d'agitation. Tant bien que mal, nous arrivons à trouver une place dans l'atrium, au cœur d'un brouhaha assourdissant, puis en fin de trajet, nous émigrerons dans la brasserie beaucoup plus calme alors que le service est terminé.

16 h 40, appareillage de Kristiansand et derniers regards vers la Norvège qui s'éloigne. Le bateau file 26 nœuds, la côte s'estompe rapidement. Cap sur le Danemark. A cause de la vitesse, il y a peu d'emplacements fréquentables sur le pont arrière, il y fait vite froid. Par contre, malgré la vitesse et le vent qui forcit, le bateau reste très confortable à la mer.

19 h 45, accostage du Super Speed One à Hirtshals au Danemark. Cohue dans les escaliers et les ascenseurs pour rejoindre les ponts véhicules. Vu le nombre, l'évacuation des voitures s'éternise mais se déroule dans le calme. Sur l'aire d'embarquement, des centaines de véhicules attendent pour faire le trajet inverse. Impressionnant !

20 h 15, arrivée au Hirtshals Camping, juste à la sortie de la ville, un grand terrain sans arbres en bordure de plage. Beaucoup de grandes caravanes en stationnement prolongé comme nous l'avions déjà vu à Århus ou en Suède. L'emplacement est bien exposé au vent frais de nord-est, aussi nous ne trainons pas pour le dîner.

Hangars à bateaux - Presqu'île de Lindesnes

Jour 33 - Sa 18/07/2009 - Hirtshals (DK) - Skagen (DK)

08 h 15, le vent fort d'est et le temps couvert nous obligent à changer la voiture de sens pour que nous puissions bénéficier de la protection relative du hayon pour prendre notre petit-déjeuner.

10 h 00, grosse averse orageuse alors que nous sommes à la douche dans un local assez éloigné de la voiture.

10 h 30 départ pour Skagen à l'extrémité de la pointe du Jutland. La pluie se calme durant le trajet, mais reprendra dès notre arrivée dans la ville et ne s'arrêtera plus de la journée.

Skagen est un port réputé du Danemark, fréquenté autrefois par les peintres impressionnistes pour la qualité de sa lumière… ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Nous visitons la ville et surtout la rue principale (St Laurentiivej), sous la pluie. Ce qui n'empêche pas de nombreux badauds et nous-mêmes de s'arrêter à chacune des nombreuses vitrines qui la bordent.

Visite de l'église, et puisque la pluie ne cesse pas, nous nous offrons le premier restaurant de ce voyage : une pizzeria danoise tenue par des turcs, dont l'efficacité du service n'est pas la première préoccupation…

16 h 45, nous nous rendons à la pointe de Grenen. Sur le parking, le vent se lève et la pluie redouble de violence, nous empêchant de descendre de l'Espace. Nous restons bloqués pendant deux heures que nous mettrons à profit pour faire la sieste.

Lors d'une brève et relative accalmie, J-J grimpe sur un blockhaus sur la dune, au bout d'une longue plage de sable, on devine de fortes vagues à travers un nuage d'embruns. Ca souffle, et retour rapide à la voiture ! Aucun espoir d'amélioration pour ce soir. Une journée de perdue !

18 h 00, repli sur le camping de Poul Egg, vaste terrain plat entrecoupé de quelques haies, où selon la mode danoise, beaucoup de grosses caravanes sont stationnées. Nous trouvons une place à l'écart. Nous devons attendre la fin d'une grosse averse pour commencer nos manipulations de bagages et notre installation. Si l'abri Décathlon nous abrite du vent, il n'est pas suffisant lorsqu'il pleut.

Pour la 1ère fois, nous devons installer la grande bâche bleue pour nous protéger des trombes d'eau qui s'abattent sur nous. Notre agencement suscite la curiosité et l'étonnement de nos voisins danois confortablement à l'abri sous l'auvent de leur grosse caravane. C'est vrai, notre installation ne fait pas riche, mais elle a le mérite d'être efficace, puisque Nelly peut préparer ses crêpes tranquillement et que nous pouvons les déguster assis sous cet abri de fortune.

Néanmoins, nous baignons dans l'humidité permanente. Nous n'éprouvons aucun intérêt à prolonger la soirée, et comme il pleut toujours, nous laissons l'Espace tel quel pour la nuit, c'est-à-dire hayon ouvert, abri Décathlon et bâche bleue en place pour la nuit et dormons ainsi.

Jour 34 - Di 19/07/2009 - Skagen (DK) - Herford (D)

Malgré que le hayon soit resté ouvert, nous avons passé une excellente nuit. Après le repli de tout le matériel encore humide, nous quittons le camping pour retourner à la pointe de Grenen, et miracle, il ne pleut plus !

La pointe de Grenen est un lieu particulier. A l'extrémité du Jutland, au nord-est du Danemark, cette pointe sableuse sépare le Skagerrak (mer du Nord), du Kattegat (mer Baltique). Les différences de fond et de salinité de ces deux mers, les courants de marée et le régime des vents créent des phénomènes de remous souvent très violents autour de cette pointe. Ce spectacle naturel et la vue de deux mers différentes à droite et à gauche ne manque pas d'attirer les foules au bout de cette pointe.

Nous marchons ainsi pendant un kilomètre le long de la plage sud (côté Kattegat, Baltique), dans un paysage de dunes. Pas de vent, mer calme, beaucoup de cargos à l'horizon, et quelques bancs de goélands et de sternes piaillent autour de nous. Et même configuration lorsque nous passons sur la plage nord (Skagerrak, mer du Nord).

A l'extrémité de l'éperon sableux qui meurt lentement dans la mer, nous assistons à la rencontre de deux régimes de vagues différents, mais rien de violent ce matin car il n'y a pas de vent. Tout juste un gros clapot et le bruit qui va avec, mais en cas de gros temps, cela doit être très spectaculaire. Nous prenons plusieurs photos au bout de la pointe, Nelly ayant un pied dans chaque mer… pour peu de temps, les méduses ayant le dernier mot !

De nombreux marcheurs arrivent progressivement et se regroupent à la limite incertaine du sable et de l'eau. Puis, nous assistons à l'arrivée du premier transport en commun de la pointe de Grenen : un énorme tracteur agricole avec des pneus très larges remorquant une cabine où ont pris place les touristes les moins courageux.

10 h 30, retour à Skagen et stationnement sur le port. Promenade dans les rues avoisinantes bordées de petits jardinets très soignés et de maisons de pêcheurs, basses, couvertes de tuiles et aux façades jaune foncé. C'est bien, mais finalement, nous ne trouvons pas cela exceptionnel. Serions-nous complètement blasés ou est-ce le manque de luminosité ? C'est sûrement le manque de lumière !

12 h 00, nous écoulons nos dernières couronnes danoises dans une boulangerie de la rue Saint-Laurent en achetant des petits pains (presque) français. Nous quittons Skagen et mettons durablement le cap au sud en roulant sous les averses intermittentes, puis arrêt pique-nique sur une aire de l'autoroute en profitant d'une brève éclaircie, mais le vent reste froid.

15 h 30, nous nous accordons une pause café après que Nelly ait conduit durant 2 heures sur l'autoroute.

16 h 30, passage de la frontière allemande. Gros bouchons pour passer l'Elbtunnel à Hambourg, puis direction Hanovre pour éviter les travaux de l'autoroute entre Hambourg et Brème. Mais gros bouchons, sans doute à cause des violents orages que nous subissons depuis Hambourg.

19 h 30, nous quittons l'autoroute avant Hanovre pour essayer de trouver un terrain de camping, mais sans renseignements précis, difficile de trouver et de s'orienter efficacement.

20 h 30, nous abandonnons nos recherches stériles et reprenons l'autoroute après Hanovre.

21 h 30, après des lieux de pique-nique idylliques en Norvège, nous nous arrêtons sur une aire d'autoroute pour faire chauffer une boite de saucisses lentilles…

23 h 00, arrêt sur l'aire de Herford pour prendre un peu de repos. Depuis Hambourg, les conditions de conduites sont difficiles à cause des orages successifs, de la pluie, de la nuit, des zones de travaux et du trafic intense qui demande beaucoup d'attention. Nous sommes fatigués… Sur l'aire d'autoroute, il est délicat de mettre l'Espace en configuration camping-car, alors nous nous endormons sur les sièges en abaissant les dossiers…

Danemark - Skagen - La pointe de Grenen sépare le Skagerak du Kattegatt

Jour 35 - Lu 20/07/2009 - Herford (D) - Namur (B) - ROUEN

03 h 30, réveil de J-J. Trouvé le sommeil pendant 4 heures, mais après impossible de se rendormir.

04 h 30, reprise de la route jusqu'à 06 h 30. Toujours beaucoup de trafic, des zones de travaux dangereuses et des pluies intermittentes. Nelly continue de dormir. Nouvel arrêt sur une aire de repos, 100 km avant Dortmund et sommeil jusqu'à 09 h 00.

09 h 15, petit-déjeuner sur l'aire. Nelly, peut-être pas bien réveillée, mais toujours déphasée, croit que c'est aujourd'hui son anniversaire… Nous réaliserons plus tard que c'est le lendemain.

12 h 00, arrêt à Namur en Belgique pour déjeuner. Rapide tour dans le centre de la ville. C'est lundi, et il y a peu de restaurants ouverts qui soient à notre convenance. Nous nous contenterons d'une salade dans un petit snack.

14 h 40, reprise de la route, puis passage de la frontière française où nous retrouvons le soleil.

17 h 00, arrivée à Rouen. Fin du périple.

BILAN

Pays traversés : 6 (B – D – DK – S – N – FIN)

Kilométrage de Rouen au Cap Nord : 4.831 km Kilométrage de Rouen à Kirkenes : 5.686 Kilométrage total Rouen/Rouen : 7.895

Auquel il faut ajouter : Croisière côtière Hurtigruten : 2.463 km (1.330 milles nautiques) Soit un voyage de : 10.358 Km

Passages en ferry en Norvège : 19

Consommation totale de gas-oil : 621.94 l Consommation moyenne : 7.75 l/100 km (véhicule chargé + coffre de toit)

Nuits en Espace en terrain de camping : 22 Nuits en Espace en camping sauvage : 4 Nuits en hytter (hutte) : 4 Nuits à bord de l’Hurtigruten : 5

Nombre de photos : 3.870 Nombre de prises vidéo : 2.500 qui permettront de réaliser au retour 4 heures de montage photo/vidéo (fractionnables… évidemment ! Ouf…).

Donc, ce n'était, bien sûr, pas l'expédition du siècle. Mais ce voyage de longue haleine, s'est déroulé sans stress et sans aucun incident, grâce à une sérieuse préparation et une bonne anticipation. Nous avons parcouru un vaste pays en évoluant toujours dans des sites grandioses et des paysages somptueux qui nous laissent un impérissable souvenir. Nous espérons bientôt y revenir dans les mêmes conditions.

1ère Partie -- 2ème Partie -- 3ème Partie

Ambiance des îles Lofoten - Le port de Nusfjord
L'Ouest américain c'est effectivement vraiment bien English translation pending
by Max68 · 2010-08-20 · 187 replies
Pour ceux qu'une version plus photogénique intéresserait j'ai créé un blog en parallèle initialement destiné à la famille et aux amis, vous y êtes donc les bienvenus: "http://retourdelouest.blogspot.com/";

Ca y est on est de retour Finalement 3 semaines passent vite, voir très vite.

Tout c’est parfaitement déroulé. Il faut savoir que c’est notre premier grand voyage, organisé par nos soins, et nous ne sommes ni Indiana Jones (pour le côté aventurier), ni Sherlock Holmes (pour aimer chercher), ni Lespartiate (pour le côté physique) et je ne vous parle pas de nos qualités de linguistes…

Il y a juste madame météo qui n’avait pas compris que ce n’était pas grave s’il ne pleuvait pas…bien qu’il faut admettre qu’on a eu une certaine dose de chance, au moment où on était présent la pluie était allée voir ailleurs si j’y étais. On a été mouillé qu’à White Pocket, sur le trajet Boulder – Torrey et à Phoenix la veille de notre départ. En revanche qu’est-ce qu’il a fait froid à San Francisco.

Cela a tout même modifié nos plans puisque aucune piste n’était considérée comme praticable par les Rangers, exit Cottonwood Canyon rd, House Valley Rd (par conséquent Wire Pass), Burr Trail suivi de Notom rd et naturellement Cathedral Valley. Nous n’avons même pas fait la partie macadamisée de la Burr Trail ; sous la pluie cela n’avait pas un charme fou.

Sinon merci à tous pour votre contribution qui a permis que notre voyage soit une réussite, je ne détaillerais pas de peur d’oublier quelqu’un mais tout de même un clin d’œil à Arnho, Lespartiate, Cendryon, Papj59, Gnou75 et naturellement Sedonax qui nous incite tous à « sortir des sentiers battus ».

Pour l’avion, nous avions pris un vol direct à l’aller (FRA – SF)et juste une escale à Chicago au retour (PHX-ORD-FRA), c’est vrai qu’un vol direct est plus cher mais tellement plus reposant et sécurisant (peu de risque de rater une correspondance ou de perdre des bagages).

Pour la voiture le même besoin de sécurité nous a motivé. Nous avions pris Hertz, donc pas de harcèlement au guichet pour nous vendre des options, pas de surcoût inopiné, un check in très rapide grâce au pré-enregistement, une voiture impeccable (révision ok, pneus neuf, nettoyé, 2 jeux de clés, etc..). Donc tout c’est bien passé, enfin pas tout à fait, effectivement ça va vite pour l'enregistrement mais la voiture met 3/4 d'heure à venir et ça n'est pas la bonne!. Bon 2 solution, la diplomatique (s'il vous plait, si vous voulez bien) ou à la Française (je ne veux pas de cette voiture, donnez-moi ce que j’ai réservé ! cela dit d’un ton péremptoire) la conclusion; la deuxième est plus efficace. Nous aurons la voiture que nous voulions ( Nissan Xterra donc un vrai 4x4 rapport long et court bref tout ce qu’il faut pour nous rassurer) mais 1 heure plus tard. Et cette heure m’a a coûté cher...il y avait beaucoup de magasins à proximité. Check out pas de problème. Conclusion c’est plus cher mais bien.

Notre famille Nous sommes 4 dont un ado de 13 ans (sportif, casquette à l’envers et très ado !) et une fille de 16 ans (cheval, magasins et prince charmant sont ses activités favorites). Nous-même sommes d’un tempérament disons actif (les rares tentatives de flânerie n’ont pas durées), éclectiques, pas trop mouton (donc la foule bof).

Petite parenthèse on dit qu’il y a beaucoup de monde en cette saison, cela me posait un problème de savoir par rapport à quoi. J’avais même posé plusieurs fois la question de savoir si cela s’apparentait plutôt à la côte d’Azur ou à la Creuse. Conclusion : la Creuse, parce qu’on y croise plus de français qu’à la cote d’azur (Death Valley je dirais 70%, Bryce presque autant) et qu’à l’exception de quelques grands sites on a pas croisé beaucoup de monde, je dirais même que les hôtels semblait loin d’être complets et les routes peu fréquentées (sauf Yosemite, Zion à cause des travaux et grand canyon).

Pour la préparation j’ai tout fais moi-même grâce à VF et ses généreux membres. Internet est un merveilleux outil. Madame et les enfants se sont peu impliqués ils ont préférés découvrir et se laisser porter. Cela me convenait, j’aime bien organiser, en revanche par avance toutes les critiques étaient interdites (il ne faut tout de même pas exagérer)

Petite parenthèse concernant les langues, cela inquiète beaucoup de personnes. Pour tout les besoins quotidiens un anglais approximatif est suffisant. Cela se complique s’il faut parler par téléphone, la gestuelle n’étant plus là pour nous aider. En revanche notre faible niveau d’Anglais nous a empêché de pouvoir dialoguer avec les autochtones, c’est vraiment dommage, d’autant plus que les Américains sont ouverts, agréables et curieux.

Le budget, à mes yeux très élevé, je ne m’étendrais pas sur ce point sauf si quelqu’un le souhaite.

Le parcours : un classique VF : San Francisco – Monterey et Big Sur – Yosemite – Mono Lake – Bodie – Alabama Hills – Death Valley – Las Vegas – Valley of Fire – Zion (express) – CBS et White Pocket – Bryce Canyon – Torrey et Capitol Reef – Moab – Monument Valley – Page – Grand Canyon – Sedona – Tucson – Phoenix 5.900 kms parcourus. ela va faire rire Arnho: une moyenne journalière de 5 heures en voiture et 5 heures de visite, ballade et rando. Si si j’ai fait les statistiques.

Photos: 4.500 du coup je me retrouve au pied d’une montagne et je ne sais pas comment m’y prendre. Je viens de télécharger Picassa et je vais voir si on peut s’entendre…

Les autres renseignements je les distillerais au fur et à mesure du récit.

Voici le début du récit (j’espère arriver à tenir jusqu’au bout des 3 semaines…)

A Frankfurt nous sommes tombé sur un agent de sécurité fort peu accorte, il ne faisait aucun effort et refusait de parler plus doucement ou en Allemand. Il nous a fait inscrire sur une liste à part. Du coup j'ai stressé pendant tout le trajet, qui était d'ailleurs très long (loin des hublots). Mais une fois sur le sol Américain tout c'est bien passé, l'agent des douanes parlait doucement et je le comprenais mieux, en 1/4 heure c'était réglé nous étions dehors avec nos bagages à la recherche de la navette qui nous déposerait à l'hôtel. Il fait gris et froid (12°). La aussi pas de problème. Nous arrivons à l'hôtel, très bien également avec une grande chambre. CA Y EST ON EST EN AMERIQUE!!! Un peu tour avant de dormir (cela fait nous fait une journée de 32 heures). Une petite douche, qui a fait son effet…et oui il faut d’abord deviner comment ça marche… à chacun d’en faire la découverte, Après au dodo, ici il est 22h00mn. Nous logeons au Sheraton de Fishermann’s, nous l’avions choisi car il y avait un piscine (elle doit être pratique pour refroidir les boissons !) et pour pouvoir se promener le soir sur Fishermann’s. Nous avons été content de cet hôtel, bonnes prestations, bien placé (à 50 m du câble car) pour nous même s'il est assez cher et que nous avons pas pu utiliser la piscine.

Le lendemain réveillé de bonne heure (6 heures locale) nous partons à la découverte de la ville (découverte oui, mais avec plans, guides, parcours et tout ce qu'il faut). Petit arrêt pour le petit déjeuner dans un café, Mon fils et moi commandons ce que nous croyons être un chocolat chaud et ma fille un jus de fruit, et bien non; nous recevons deux chocolat glacés (avec des glaçons pilés) et ma fille la même chose avec de la banane !, il y a encore des progrès à faire...d'autant plus qu'on a plutôt froid on ne pensait tout de même pas qu'il ne faisait que 12°. Nous embarquons dans une des attractions locales: le câble car (tramway à chaines prévu pour gravir les collines très raides de la ville), nous sommes 5 dans le wagon, 2 heures plus tard il y aura 100 mètres de queue au même endroit!!. C'est bien de visiter tôt mais tout les magasins sont fermé ma fille est déçue!). Nous commençons par le quartier chinois, très dépaysant, c'est effectivement très asiatique. Même les noms de rues sont sous-titrés

Non ce n'est pas la fête de l'oignon à Truchtersheim !

A la sortie du quartier nous nous arrêtons au "café de la presse", Français d'inspiration pour prendre un Thé. les petits déjeuners y ont l'air très bien, nous y reviendrons demain. Après un petit tour au milieu des Buildings avec visite d'un petit musée de la Well's Fargo (anciennes diligences) c'est sympa que je ne le pensais pas, avec des immeubles tous différents et des halls d’entrées impressionnantes.

Suivront le quartier d'Union Square, ça vous dit rien, et bien c'est le quartier des magasins!!! (Ma fille apprécie et nous y repasserons demain, on n'avait pas assez dépensé...). Nous y mangerons dans un restaurant à la mode, ce qui signifie beaucoup de monde (Cheesecake Factory). A San Francisco c'est facile de trouver un endroit "à la mode" c'est là où il y a 100 mètres de queue devant. Mon fils s'est trouvé des racines américaines (dans une autre vie) il adore des voitures plus impressionnante les unes que les autres, des hamburgers et des vêtements "A la mode".

Après nous prenons le métro pour le quartier de Mission (Latino) et celui de Castro (Gay)





puis nous avons marché, puis marché, puis marché. Là on sent le décalage horaire, l'après midi il faut que nous marchions, si on s'arrête on s'endort. Suive le Quartier Haight (Hippies) où il y a de très belles maisons Victoriennes, Mes préférées en haut de Masonic

Version remasterisé (Arnho est passé par là avec un pot de peinture)

nous prenons ensuite le bus pour nous rendre en haut de Lombard Street, la rue la plus sinueuse au monde (nous sommes en Amérique cela ne peut pas être moins!), et comme d'hab. si c'est à la mode … une file de voiture qui attendent de descendre longue de 3 kilomètres. C'est effectivement impressionnant. Ensuite nous rentrons à l'hôtel.

Si, si, Lombard St c’est de l’autre côté il suffit de suivre la file de voitures

Diner au port, nous ne sommes plus très frais, heureusement que les Américains mangent tôt. A 9h03 on s’effondre... Nous avons décidé d’annuler le tour en vélo vers Sausalito le froid a eu raison de notre volonté (et le peu d’enthousiasme des filles). Le lendemain direction chez « Mama’s » réputé pour les petits déjeuners, mais comme d’hab.…une demi heure avant 40 personnes qui attendent pour une capacité du restaurant de 30 places !. Alors petit tour sur une colline (Coït Tower) avec une belle vue, enfin s'il avait fait beau.

Et ça grimpe !!!

On longe un parc où il y pleins d'asiatiques qui font du ThaÏ-Chi. On traverse à nouveau le quartier chinois (c'est la 3ème fois en 2 jours qu'on prend la même rue...Petit déjeuner et en route pour louer la voiture. Petite parenthèse, ça n'est pas un vain mot que de dire que les américains sont bienveillants, impossible d'ouvrir une carte ou montrer un signe d'hésitation sans que quelqu'un vous interpelle pour vous venir en aide. Cela en devient gênant, j'aime bien regarder ma carte!.

A la place du vélo nous irons au Golden Gates Park : Japan Tea Garden (sympa mais très fréquenté et pas d’indication sur le nom des plantes)



et un petit tour au jardin (de plusieurs hectares) botanique. Mention spéciale pour ce dernier, il est magnifique, la végétation (beaucoup d’arbres) de tous les continents y sont représentés, on pourrait s’y perdre des heures (d’ailleurs assez facilement car pas beaucoup d’indications). Il y a même un bosquet de Redwood avec un sentier recouvert d’écorces, super agréable. Et au moins ils ne sont pas brulés comme à Yosemite. Non ce n'est pas un Redwood mais il est très beau

Ensuite Golden Gate Bridge puis Sausalito. C'est fou, il suffit de traverser le pont pour qu’il fasse beau. A sausalito (petit Saint Tropez local) la curiosité ce sont des maisons flottantes à la fois décalées et élégantes.

Non ce n'est pas une navette spaciale

Beau visage, non ...., le nez, la bouche, ...

Venez, venez, petits canards que le dragon vous mange...

J'arrête là car j'en ai tout plein comme ça, ces maisons sont vraiment un régal...j'en rappelle l'adresse Waldo Point au Nord de Sausalito

Retour à l'hôtel, ravitaillement, on n'est pas peu fier de notre 4x4. Repas dans un restaurant Italien et initiation au tarot pour les enfants, il ne faut pas s'endormir trop tôt. Cette fois on tiendra jusqu'à 22 heures, ce sera l’occasion d’initier les enfants au tarot.

Dimanche matin il y a messe (Gospel). On ne peut pas dire que les enfants sont enthousiastes !. Mais une fois la messe commencer c’est à la fois prenant, magique et décalé par rapport à ce que nous connaissons. Après nous quittons la ville pour la côte et Monterey. Le coup de cœur des parents : la messe, les maisons Victoriennes, les maisons flottantes, les enfants : le Golden Gates Bridge, les voitures (pour mon fils), les maisons flottantes

01 Août. Ce qui était prévu : Messe Gospel – Outlet à Gilroy – Big Sur (Julia Pfeiffer Burns – Pfeiffer Beach – Point Lobos ). La messe à durée plus longtemps, j’ai bien réussi à négocier : exit l’arrêt à l’Outlet, nous ne arrêterons pas nous plus à Point Lobos, en contre partie nous arriverons plus tôt à Monterey et pourrons y passer un peu de temps

Dès que nous avons quitté SF il fait beau et de plus en plus chaud. On aura la chance de faire la One avec soit du soleil soit un ciel légèrement brumeux. Nous sommes descendu jusqu’à Julia Pfeiffer Beach, oui une cascade sur une plage il faut le voir. La photo est paradisiaque pour le reste c’est juste un petit aller-retour.

En remontant on s’arrête à Pfeiffer Beach, histoire de pouvoir mettre les pieds dans l’eau (mais pas plus, elle est froide).



Je ne vous dit pas pour aller chercher la baguette le matin...

Nous passons devant Point Lobos, mais plus de courage, il est tout de même déjà 17 heures, direction le Travelodge, un motel près du centre qui fait très « américain ». Ce côté motel typique nous a bien plu, il est bien placé et relativement bon marché pour Monterey.

Le soir sur les conseils de d'Aurelien (GNOU75) nous dînons au Hulan’s bar, un peu excentré mais ambiance surfeur (mon fils est aux anges) et s’est très bon, un petit tour le long de la plage pour voir les lions de mer (c’est plus sympa qu’à SF) et un tour dans l’attrape touristes qu’est le Fishermann’s. Nous avons aussi jeté un coup d’œil aux « monuments historiques » rien de renversant. Petite parenthèse les forêts et bosquets sont très beau avec des essences d’arbres peu courantes chez nous (je pense notamment à l’Eucalyptus et au Redwood, mais il y aussi de très beaux pins).

02 Août. Ce qui était prévu : Trajet jusqu’à Fish Camp, Yosemite Valley (Tunnel View et Bridalveil) , Glacier Point et Sentinel Dome (notre 1ère rando) Nous avons fait tout ce qui était prévu.

Départ pour Yosemite, une demi journée de route dans la plaine californienne à longer des vergers immenses et une grande retenue d'eau.

Nous arrivons à l’hôtel (nous logeons à Fish Camp), le Narrows Gauge, encore une fois merci VF, l’adresse est super, c’est mignon, on a un balcon qui donne sur la forêt. Ce sera l'hôtel préféré de mon épouse, de tout ce que j'ai vu il n'y a pas aussi bien sur Yosemite et le prix est raisonnable, à recommander sans restriction Heureusement que j’ai pu annuler au Tenaya pour venir ici, on n’y est passé plus tard c’est l’usine. Casse croûte tiré du sac sur le balcon.

Pour l’après midi : Yosemite ou repos, ce sera Yosemite. Passage à la guitoune et nous voila munis de notre précieux Annual Pass.

Arnho m’avait prévenu pour les travaux, alors ce n’est pas la peine de se demander où ils sont, c’est toute la route qu’ils sont en train de refaire, entre l’entrée et Tunnel View. Entre les passages alternés derrière une voiture pilote, les Bump, les graviers et les novices c’est long, voir très long (1h30 de Fish Camp et Tunnel View). Nous ferons Bridalveil, belle cascade et il y encore de l’eau, mais beaucoup trop de monde pour nous. Mais cela valait la peine de venir la vallée est impressionnante, magnifique.

Direction Glacier Point, re-travaux, re-novices. Point de vue superbe et nous ne sommes pas les seuls à l’apprécier. Au retour on s’arrête à Sentinel Dome, il est 17 heures. La petite ballade, il faut compter 25 minutes aller et 20 minutes retour (ça descend). Le point de vue est magnifique, l’immensité du parc est époustouflante, et nous sommes presque seuls. Il vraiment le faire et cela ne prend qu’un peu plus d’une heure avec le temps de contempler. Les enfants d’abord réticents sont redescendus enthousiastes. Belle vue non

Bon, plus haut je ne peux pas monter. Du haut de Sentinel Dome on a une vue à 360°





Retour à l’hôtel, madame s’est fait plaisir, plus de travaux, personne sur la route, c’est le p… Et oui, chez nous c’est madame qui conduit, soit disant elle est malade en voiture si elle ne tient pas le volant !!!. Malheureusement c’est le jour de repos à l’hôtel nous devrons donc aller au Tenaya pour manger, Pizza rien de mémorable.

Notre coup de cœur : Sentinel Dome à l’unanimité

03 Août. Ce qui était prévu : Mariposa Grove – Traversée de Yosemite (Olmsted pt, Tenaya Lake, Tuolumne Meadows) – Mono Lake – Bodie – Nuit à Bridgeport Nous avons fait tout ce qui était prévu.

Le lendemain nous partons visiter Mariposa Grove. Départ 6h30, les enfants préfèrent rester dormir. Nous sommes aux pieds des arbres un peu avant 7 heures, seuls, enfin presque, on ne croisera qu’un seul couple pendant toute la ballade (2h30 tout de même). Les Séquoia sont impressionnants, mais c’est injuste de ne parler que d’eux car il y a beaucoup de pins et quelques Douglas magnifiques. Pin ou RedWood ?....ah, ah, je reconnais les spécialistes c'est une pomme de pin, celle du Redwood est très petite

Là je tiens à prévenir les âmes sensibles (comme nous) il y beaucoup d’arbres brûlés…c’est assez tristes, de plus des séquoia il y en a de moins en moins, peu de zone de ré-générescence, et les gros se meurent (lentement je vous l’accorde). Il faut privilégier la partie haute (vers « Télescope ») quitte à monter en « camion », la forêt y est moins abîmée et la concentration de Séquoia supérieure.



Les solitaires les plus impressionnants sont près du parking (cela convient à beaucoup de touristes mais la plus belle forêt est en haut. En redescendant on verra les files se former aux pieds de arbres, chacun voulant être pris en photo devant l’un ou l’autre de ces ancêtres.

Après retour à l’hôtel où les enfants se sont enfin levés (ils se sont vite adaptés au changement d’horaire). Petit déjeuner et en route pour la Tioga Pass. On aura le temps de la voir venir, il nous à fallut 1h à 1h30 de trajet EN PLUS pour faire Fish Camp Yosemite valley. Le Yosemite park nous laisse tout de même un sentiment mitigé, tous ces arbres brulés…C’est déjà à l’origine une forêt peu dense. J’espère que la forêt arrivera à reprendre le dessus et que cela ne se transformera pas en « peau de Leopard » ave une végétation faible et plus que des broussailles ou petits arbres (type méditerranéen). A partir d’Olmsted Point le paysage change, c’est blanc (les roches) et verts (les arbres). C’est une pause sympa et on y voit Half Dome de l’autre côté.





Ensuite la zone de Meadows (petits lacs de montagne herbacé). C’est bucolique tout plein. Petite pause déjeuner au Tenaya Lake. On aura guetté tout le long de la route pour voir un ours, mais rien, à part les panneaux BEAR KILLING.

Si, si, c'est la route qu'il faut emprunter pour descendre de Tioga Pass vers Lee Vining, et les barrières de sécurité sont en option 😉 ils sont fâchés avec les rambardes de sécurité nous en verront peu au cours de notre voyage.

Comme nous avons pris du retard cela fait juste pour aller à Mono Lake mais on tente tout de même, si on a plus le temps de faire Bodie, on le fera demain. Lorsqu’on débouche de la route de Yosemite en arrive en plein dans les paysages américains tel qu’on les imagine, immense avec des routes toutes droites et rien…



Petit crochet aux Tufas de Mono Lake bien que ce soit au bord du lac, je dirais plutôt au milieu de nul part. On se gare et qui voit-on arriver ... le shérif, présence improbable mais bien réelle puisqu’on le croisera à nouveau au retour le long de la petite route qui nous ramène à la highway.

Ce qui est appréciable chez les américains c’est le respect de la nature (ils arrivent parfaitement à concilier exploitation touristique et préservation de la nature) et l’organisation (il y a toujours des indications, explications, et même souvent des Rangers et naturellement une guitoune pour prélever l’obole). Cela doit coûter une fortune, l’entretien, la préservation et tout ce personnel. Le prix que l’on paye est sans aucune commune mesure avec les frais engagés… alors resquiller c’est indécent.

Ensuite nous nous rendons à Bodie. Si cela ne tenait qu’à moi ils augmenteraient le prix de la visite (le national pass ne marche pas) et ils mettraient du macadam sur la route, car la « tôle ondulée » c’est que bof (surtout si on prendre la route qui remonte du nord de Mono lake).



Le voyant de réserve s’est allumé au bout de 320 miles, très petit le réservoir et il nous reste à aller à Bodie et retourner jusqu’à Bridgeport, petit coup de stress. Dorénavant nous ferons le plein plus souvent pour ne pas avoir à surveiller l’aiguille de trop près. Ce sera l’occasion de voir une petite, voir très petite ville américaine au milieu de nul part. Très peu pour moi, cela me donnerait plutôt le cafard.

Nous arrivons au Virginia Creek, très typique, les chambres en rondins de bois et tout et tout. C’est un petit établissement très attachant et les portions énormes (prendre les versions small). Ils font des pizzas jusqu’à 60 cm de diamètre. Très bonne adresse notre meilleur petit déjeuner et le repas du soir était excellent (j'avais une escalope de veau avec une sauce citronnée) et ils sont sympathiques (et bon marché mais ils ne faut pas leurs répéter)



A cette étape nous avons rencontré PAT124 et sa famille c’était très sympathique.

Nuit correcte, je sens toujours le décalage, nous tombons de sommeil entre 21 et 22 heures et réveil pour moi vers 4h (et mon épouse 5h) puis somnolence jusqu’au matin, les enfants eux se sont habitué instantanément, si on les laissent faire ils dorment jusqu’à 9 h du matin. Ce rythme de sommeil restera jusqu’à la fin.

04 Août. Ce qui était prévu : Bridgeport – Alabama Hills et Lone Pine – Death Valley avec Mosaic Canyon, Sand Dunes, Badwater, Devil’s Golf Course, Artiste Drive avec Artist Palette Nous ferons en plus Mammoth Lake (rapidement) et en moins Badwater (n’apporte pas grand par rapport à Devil’s Golf)

Super petit déjeuner avec un demi pancakes (tout de même 30 cm de diamètre et 1 cm d’épaisseur, ce sera le meilleur que nous aurons mangé avec celui du café de la presse de SF. Un petit coucou à PAT (nous devrions nous retrouver ce soir au Furnace Creek). En route pour le Sud.

Petit crochet pour voir Mammoth Lake, nous allons jusqu’au pieds des pistes pour voir si elles sont comme les nôtres, mon fils cherche le Bike Park. Cet une belle station avec des habitations bien intégrées dans le paysage, ce doit être très agréable de venir skier ici.

J’avais prévu d’emprunter la Movie Flat Rd avant Lone Pine, seulement c’est une piste et très peu fréquenter, on a plutôt l’impression de rentrer dans un ranch, on laissera tomber et irons dans les Alabama Hills à partir de Lone Pine. On trouvera sans problème la piste puis le trail (court) qui nous mène jusqu’à la Mobius Arch. Paysage lunaire avec ces rochers arrondis et en forme de boule de glace empilées. L’arche est toute petite mais jolie. C’est une bonne entrée en matière. Comme souvent les trails ne sont pas toujours facile à trouver mais une fois sur place il y a panneau explicatif, indications, et balisage (cairns ou piquets).





Au retour arrêt sous un arbre (et il n’y en a pas beaucoup), cours d’eau à côté, parfait pour notre premier pique nique. Composition standard : pain de mie, bacon, cheese, tomate, yaourt (vendu à la pièce et cher), fruit. Information pour d’autres Alsacien, ils ont des Bretzels mais écrit Pretzel en Américain, ils sont très bon (nous en auront en permanence dans la voiture). Pour l’eau, ne jamais prendre de l’eau PURE (en fait trafiquée, elle est pas bonne. Il y a de la CRYSTAL et ARROWHEAD qui sont tout à fait correctes). Le coca a aussi un autre goût, bof les enfants lui préfèreront le Pepsi ou le Sprite (ou Canada Dry, cela me rappelle des souvenirs de jeunesse). Pour conserver le tout nous avons acheté une glacière souple que nous ramènerons avec nous (cela nous fait trop bizarre d’acheter et d’abandonner sur place à la fin). Nous ferons aussi l’acquisition d’un pare soleil circulaire, très pratique, que nous ramènerons également.

Ensuite petit tour à Lone Pine, cela ne prend pas beaucoup de temps (c’est minuscule) et comme dans beaucoup de petites villes John Wayne y ai le héros local, donc Saloon où allait JW, hôtel où dormait JW, etc, ..magasins western.



Concernant l’essence, ils ont 3 niveaux d’octanes 87, 89, 91, je nourrirais donc notre monture avec du 89 pour tout le trajet. Pour le paiement, avec la carte il me réclame un code Zip, je me souvient avoir lu une discussion à ce sujet sur le forum mais je ne me rappelle pas la solution, c’est pas grave nous utiliserons le cash (il y aura d’autant moins de frais). Souvent ils veulent un prépaiement (on leurs déposent 60 dollars, on va se servir et ils rendent la monnaie), pour faire simple je le ferais systématiquement. De façon générale les américains ne sont pas des gens compliqués et d’un naturel bienveillant. Ils font confiance et on peut leur rendre la pareil, il n’y a pas de système de sécurité dans les magasins et beaucoup de choses sont en libre service.

Ensuite direction la vallée de la mort, stressant, déjà rien que le nom, surtout pour de grand aventuriers comme nous. Ces longues routes au milieu de paysages lunaires avec du rien. Prudent nous économiserons la clim pour éviter de trop solliciter le moteur. A ce sujet sur une carte tout est plat, et bien dans la réalité ça monte et descend, même beaucoup. Il faut mieux faire la vallée de la mort d’ouest en est puisque le plateau de la sierra Nevada est beaucoup plus haut que celui de Las Vegas.

Un cactus pour nous montrer la route...

Sur tout notre parcours nous verrons surtout des déserts (certes différents), toutes ces surfaces inexploitables, c’est impressionnant, on comprend (sans approuver) pourquoi ils font de l’agriculture intensive là où ils peuvent. Ça y est nous arrivons dans la vallée de la mort, et bien non, c’est celle de Panama Springs il faut remonter les collines et descendre de l’autre côté, c’est impressionnant. Grandes montées et surtout grandes descente, pour la vue c’est top. Et oui ce n'est que la vallée de Panama Springs, la vallée de la mort c'est de l'autre côté !

Avis aux passagers au cœur fragile, d’autant plus que nous aurons notre dose de précipices, falaises et autres vues plongeantes. Madame qui a le vertige et est malade en voiture conduira presque tout le temps !.

Enfin la descente sur la vallée de la mort, il n’y a peut-être rien mais les roches sont de toutes les couleurs. Arrêts à quelques points de vue, les enfants ont peur d’user prématurément leurs chaussures et sont inquiet de savoir si ce sera long et si c’est « indispensable », ces interrogations ne les quitterons pas de tout le séjour.

Nous avons deux adolescents (13 et 16 ans), quand je lisais sur VF les carnets apparemment tous les jeunes participaient joyeusement et participait avec entrain aux marches, et bien nous nous devons avoir des exceptions. Pour eux des vacances idéales (même à l’autre bout du monde) commence par un réveil pas avant 9 h (no stress comme ils disent), une bonne dose de magasins (motivation principale), et arrivée à l’hôtel au plus tard à 17 h pour profiter de la piscine. De plus leurs premières questions sont : »il y aura beaucoup de marche aujourd’hui ? », « sont-elles longues ? » et n’y a-t-il pas moyen d’y déroger. Nous adopterons dès que possible le rythme suivant : levé 6h30, rando matinale sans les enfants, retour à l’hôtel pour le petit déjeuner des enfants, faire les valises. La route, avec des ballades dans l’ensemble courtes et arrivée à l’hôtel autour de 17h, piscine, repas et à nouveau un petit tour en fin de journée. Partie de tarot, qui deviendra un rituel, puis dodo un peu avant 22 heures. Pour motiver mon fils ont lui a promis de le laisser conduire un peu dès qu’il y aura des pistes désertes sans risque (il avait lu dans le carnet de Virginath que son fils avait eu ce privilège et trouvait donc naturel d’y avoir aussi droit). Pour ma fille se c’est beaucoup plus compliqué, son prince charmant est loin, elle n’a pas du tout le tempérament aventureux (rapidement inquiète) et bizarrement de se savoir si loin de la maison fait qu’elle ne se sent pas bien, il faudra presque 2 semaines pour que cela aille mieux, et encore heureusement qu’il y a le wifi dans presque tous les hôtels. Ils l’utiliseront beaucoup tous les deux. Dans la voiture mon fils qui est un grand bavard et d’un naturel joyeux (si on le contredit pas) nous a inventé plein de jeux pour passer le temps : il faut deviner un animal, baccalauréat oral, devinette avec indice, suite de nom commun avec une lettre défini au hasard, et naturellement la variante avec noms de marques ou de modèle de voiture, théâtre improvisée, interview, … Je trouve que de façon générale tout ce temps en vase clos avec nos enfants nous a permis de nous redécouvrir, et pour ma part la vision que j’avais d’eux a légèrement changée.

Pour notre part nous avions emmené un peu de lecture mais nous n'aurons jamais le temps de lire.

Bon je reprend le fil de notre histoire : 1er arrêt Mosaic Canyon. Attention on la joue prudent ; chapeau, crème vaporisateur, eau en quantité. C’est une très belle petite ballade, sans difficulté avec un peu d’ombre. Le canyon est en marbre et en punding (roche agglomérée) c’est très beau et assez court. De plus comme elle est en arrivant côté Stovepipe le sèche cheveux n’est réglé que sur 1 !.



Ensuite arrêt à Sand Dunes, magique même si les filles ne s’attarderont pas. A partir d’ici le sèche cheveux sera régler sur 3 (voir 4 si c’était possible).



Arrivé au Furnace Creek, alors ce qui imaginait une petite gargote en serons pour leur frais, c’est une grande installation dans une oasis avec piscine, Gilft Shop, plusieurs restaurants et tout plein de Français, mais vraiment tout plein (plus que de Hollandais en Dordogne, c’est dire !). La piscine, nous n'y irons pas, cela paraît paradoxal mais il faisait trop chaud. Pour l'hôtel il n'y a pas le choix, ceci dit c'est très bien, les chambres sont grandes et il y a tous les services, même 2 machines à laver le linge en libre service (malheureusement prises d'assaut).

Nous nous sommes reposé, avons mangé dans un des restaurants, j'avais pris un Wrap, c’était très correct, ils étaient aimables et le service rapide (comme souvent aux US).

Nous sommes repartis vers 18h – 18h30 direction Devil’s Golf, immense, irréel, le site dégage une ambiance toute particulière d’autant plus que le coucher de soleil approche à grands pas.

Ensuite directions Artist Drive et Artist Palette où nous resterons jusqu’à ce que le soleil soit définitivement couché. Le nom n’est pas usurpé, que de couleurs, de la roche rouge, verte, jaune, blanche, …magique. Si vous vous rendez à Death Valley il faut absolument y venir en fin de journée. Au début lorsque je lisais Photographing Southwest qui indiquait le meilleur moment pour venir, je me disais : « je ne suis pas photographe averti ce genre de considération n’est pas pour moi, c’est déjà bien d’y aller ! ». Et bien non, dans ce cas la montagne regarde vers le soleil couchant donc le matin c’est à l’ombre et en milieu de journée (si vous arriver à y aller sans que vos pneus fondent) c’est écrasé par le soleil, aucune couleur !.

Et ne j'ai fait que "contraste auto" sous picasa...

Petite parenthèse, pour moi c’est aussi une initiation à la photo (nouvel appareil et tout et tout). De plus tout le monde parle tellement de lever et de coucher de soleil que je veux aussi les découvrir. Conclusion : les couchers sont beaucoup plus beau, le soleil dégage une chaleur dans les couleurs qu’on ne retrouve pas le matin où la lumière est beaucoup plus blanche. Ensuite un arrêt à Golden Canyon mais impossible, plus de soleil, plus de magie…De plus la roche rend sans retenue toute la chaleur accumulée pendant la journée, c’est intenable on se croirait dans le four d’un ogre qui a décidé de nous mangé à l’étouffé.

Ensuite retour à l’hôtel après une journée bien rempli, on en a plein les yeux et la vallée de la mort dégage une ambiance vraiment particulière, prenante, presque angoissante, immense, irréelle.

Nos coup de cœur : on a du mal à dire tout était hors du temps pour nous

Si vous avez des questions n'hésitez pas, suite au prochain épisode...

Jean-François

la suite: http://voyageforum.com/v.f?post=3635210#3635210
Carnet de voyage au Costa Rica (juillet 2010) English translation pending
by Titi77310 · 2010-08-15 · 32 replies
VOUS POUVEZ AUSSI LIRE CE CARNET SUR MON BLOG, PLUS AGREABLE, COULEUR, ETC QU'IL N'Y A PLUS ICI COMME AUPARAVANT...🙁🙁🙁

Néanmoins voici notre expérience...😎😎😎

Rubriques développées : Ø Itinéraire. Ø Transport. Ø Hébergement. Ø Climat. Ø Guide utilisé. Ø Alimentation Ø Excursions. Ø Animaux. Ø Populations. Ø Budget. Ø Ce qui n’a pas été dit. Ø Si c’était à refaire.

INTRODUCTION : Ce C/R est le notre au moment ou nous y étions, ne pas tout figer à la lettre, le temps passe et le reste avec… Nos dates : départ le 03/07/2010 de Roissy (CDG) sur XL Airways pour New York (JFK) (7h40), escale de 5 heures, puis direction Miami (2h30) escale de 1 heure et enfin San José (Capitale du Costa Rica) sur American Airlines (2h50). Retour le 27/07/2010 pour New York sur American Airlines (4h30) puis le 31/07/2010 pour Roissy sur XL Airways (6h40). Soit 23 jours au Costa Rica et 5 jours à NYC. Les horaires : 03/07/2010 CDG 22h45-23h55 JFK 04/07/2010 JFK 05h45-08h15 MIA 09h15-11h05 SJO 27/07/2010 SJO 07h45-14h20 JFK 31/07/2010 JFK 23h55-12h50 CDG (le 01/08) Le choix du Costa Rica fut défini autour des activités natures, découvertes d’animaux, exotisme et cultures variées, je voyage avec 2 enfants (fille 11 ans et garçon 14 ans)

ITINERAIRE : Jour1 : Alajuela (à côté aéroport) 1 nuit Jour2 et 3 : Arenal (Vallée centrale) 2 nuits - étape 1 : 148kms (4h) Jour4 et 5 : Tenorio (Vallée centrale) 2 nuits - étape 2 : 138kms (3h) Jour6, 7 et 8 : Samara (Pacifique centre) 3 nuits - étape 3 : 170kms (4h) Jour9 et 10 : Santa Elena (Vallée centrale) 2 nuits - étape 4 :141kms (3h30) Jour11, 12 et 13 : Parrita (Pacifique sud) 3 nuits - étape 5 : 171kms (4h) Jour14 : Ojochal (Pacifique sud) 1 nuit - étape 6 : 103kms (2h30) Jour15 : Sierpe (Sud ouest) 1 nuit - étape 7 : 41kms (45m) Jour16 : San Isidro (Vallée centrale) 1 nuit - étape 8 : 134kms (3h30) Jour17 et 18 : Orosi (Vallée centrale) 2 nuits - étape 9 : 131kms (3h) Jour19, 20 et 22 : Puerto Viejo (Côte Caraïbes) 3 nuits - étape 10 : 210kms (4h30)* Jour23 : Alajuela (à côté aéroport) 1 nuit - étape 11 : 235kms (4h30) * Jour 21 à Yorkin, village indigènes Bribri

TRANSPORT : Nous avons opté après des dizaines de lecture sur VF, pour le 4X4. Onéreux mais grande souplesse de déplacement, autonomie, pratique, non tenu par des horaires. A savoir sinon, que le transport en commun au Costa Rica est très bien développé et pas cher, un grand trajet par exemple San Vito>Alajuela coute 6000C ou 12$ ou 9€ et dure 6h. Les trajets sont par ailleurs plus long que en voiture et vous êtes tenus par des horaires. Je pense que ce choix est souvent prisé à cause du coût principalement. A savoir que beaucoup de routes ont été refaite, je m’attendais à des revêtements plus détériorés, parfois des routes sont réduites dues à des éboulements, assez fréquents. Les temps de route varient de 40 km/h à 50 km/h alors que encore il y a 2 à 3 ans ils étaient inférieur (dixit les expatriés au Costa Rica). Attendez vous néanmoins à faire pas mal de piste aussi pour aller voir ce qu’il y a à voir ou à faire. Nous avions un GPS parfois bien utile mais à utiliser avec modération, on peut même se perdre en l’utilisant trop. Les panneaux de direction sont fréquents, mais si vous cherchez quelque chose de précis, les indications sont peu présentes, parfois un panneau seulement situé face à l’entrée que vous cherchez !!! Nous nous sommes fait arrêtés 2 fois par la police. Les contrôles ont largement augmenté ces derniers temps et ce n’est que mieux d’après les dires. Un contrôle de papier (passeport) et un autre des ceintures de sécurité, respectez les vitesses, les policiers sont munis de pistolet laser de contrôle de vitesse, ils n’arrêtent que rarement les locaux qui ne pourraient sûrement pas payer les amendes, donc c’est plutôt sur vous qu’ils se focalisent. Mais on ne nous a pas raconté d’abus lié aux vitesses, si vous êtes allé trop vite, par compte ils n’hésiteront pas. Avons parcouru 2745kms en tout. J’ai loué le 4X4 par l’agence TOUTCOSTARICA, c’est Pierre du premier hôtel à Alajuela (lien plus bas) qui s’en est occupé, je n’ai pas avancé un centime ni N° de CB avant, j’ai pris le véhicule à l’agence mais ils sont revenus le chercher à l’hôtel à Alajuela le dernier jour, bien pratique. C’était un Daihatsu Bego.

HEBERGEMENT : J’avais réservé tous mes hôtels par une agence de San José tenu par des français. Je n’avais pas à chercher un lieu pour dormir à chaque fois, mais le coût est élevé et plus cher que si j’avais réservé en contactant chaque hôtel, c’est eux qui l’ont fait, seul côté pratique, j’ai été aussi accueilli à l’aéroport où ils m’ont remis un carnet de route, plein d’infos pratiques, et une assistance par téléphone en cas de problème. A cette époque de l’année, la quasi-totalité des hôtels étaient à moitié vide. Certains, nous étions les seuls occupants. L’hébergement au Costa Rica va de 10$ à 200$ et plus, le moins couteux est le camping mais déconseillé en juillet à cause des pluies. Dormir chez l’habitant peut se faire mais pas n’importe où probablement. Nos hôtels allaient de 40$ pour le moins cher à 120$ pour le plus cher. Inconvénient de mon choix de résa, était que j’était tenu de respecter mon itinéraire, je l’ai modifier tout de même un fois à cause d’un hôtel pas top.

ALAJUELA (1nuit) : La plupart des voyageurs dorment la première nuit à Alajuela, ville à 5m de l’aéroport et à 10kms au nord de la capitale, c’est pratique et il y a tout dans cette ville, San José il n’y a pas grand chose de toute façon. Notre hôtel est tenu par un français, Pierre, au Costa Rica depuis 14 ans, intéressant avec débriefing le lendemain matin au petit déjeuner, centre ville, petit déjeuner dans la boulangerie à 100m (Hôtel El Tucan) /télé, internet à dispo gratuit, frigo, clim/

ARENAL (2 nuits) : Hôtel tenu par des ticos sympathiques, à l’est du volcan et à 5 m de la ville principale La Fortuna, il s’agit de lodges bien entretenus en bois à l’intérieur, nous étions face au volcan Arenal (éruption et lave), vue superbe. Accès en bordure de route, petit déjeuner simple (Hôtel CampoVerde) /télé, internet à dispo gratuit, frigo, coffre, vue imprenable, parking, cafetière, clim/

TENORIO (2 nuits) : Situé à 1km avant le village de Bijagua, tenu par un couple français Christine et Franck, cet hôtel est aux abords du volcan Tenorio (fumerole uniquement). Composés de huit lodges plutôt luxe avec très grande baie vitrée avec vue sur la nature, beaucoup d’oiseaux perruches colibris etc. Accès 200m de piste, petit déjeuner copieux avec confitures maison faites par Christine (Tenorio Lodge) /coffre, internet à dispo gratuit, vue superbe, bar, restaurant, jacuzzis, clim/

SAMARA (3 nuits) : Hôtel tenu par de jeunes français Lionel et Clémence (membres VoyageForum) ils sont supers, et on se sent chez soi, rencontre inoubliable, situé à 1km au nord de cette ville touristique (mais pas trop) du Pacifique centre, des familles de singes hurleurs passent devant l’hôtel le matin et le soir, l’endroit est agréable et calme, plage de cocotier type carte postale aux alentours. Accès 800m de piste, petit déjeuner copieux (Hôtel Pacific Lodge Samara) /internet wifi, bar, restaurant, piscine, parking, clim/

SANTA ELENA (2 nuits) : Un des premiers hôtels en venant de Las Juntas situé à 1,5kms du centre, tenu par des suisses expatriés depuis 15 ans environ, elle est francophone et lui suisse/allemand, il s’agit en fait d’un couple chanteurs de pop des années 70, « Duo fairty’s » en retraite ici, l’hôtel a vraiment un air de la Suisse tout est en bois et décoré d’objets rappelant ce pays, nous étions dans un chalet, nous sommes en altitude, il fait plutôt froid, les couvertures sont bien utiles. Accès 20kms de piste comme toute cette région vous n’y couperez pas (comptez 1h15 pour ces 20 derniers kms), petit déjeuner copieux (Hôtel Swiss Miramontes) /télé, coffre, internet wifi, bar, restaurant/

PARRITA (3 nuits) : Nous sommes à 40kms du parc Manuel Antonio, avons préféré Parrita à Quepos qui lui est à 10kms du parc ou même la zone de Manuel Antonio et ses 30 ou 40 hôtels, nous sommes au calme chez Bernard et Elisabeth, un couple de français ici depuis 7 ans. L’hôtel est sur la plage de Palo Seco (8kms) et 5m du centre de Parrita, petite ville mais il y a tout encore une fois ici, comme partout au Costa Rica en fait. Des flamands, hérons, marabouts sont aux alentours, quelques singes nous ont rendu visite et écureuils également. La mer est par ailleurs dangereuse par ici, grosse vague pour le surf. Accès 600m de piste, petit déjeuner copieux (Hôtel Beso del Viento) /internet wifi, bar, restaurant, piscine, parking, clim/

OJOCHAL (1 nuit) : J’ai choisi cette région non loin de Uvita pour me rapprocher du parc Corcovado, et d’attractions assez proches. C’est dans cet hôtel que nous ferons qu’une nuit au lieu de 3. Il est tenu par des ticos, en fait il s’agit de lodges, rien à voir avec nos précédentes expériences !!! Ils sont carrément défraîchis, cela ressemble à de vieilles cabanes non entretenu, on sait très bien que ici au Costa Rica, il y a des bestioles/insectes, mais autant qu’elles restent dehors, certaines sont mortes dans la chambre, qui elle ressemble à une cellule de prison (photo à l’appui), la salle de bain est défraîchie, aussi de jour même avec la lumière, on y voit rien dans cette chambre, bref on va y dormir enfin c’est un grand mot et on n’utilisera pas la salle de bain. La piscine et les transats sont abîmés, le bar est fermé en permanence, personne ne se baigne, on comprend pourquoi, sauf nous !!! On est soit disant sur une falaise surplombant le Pacifique, que l’on aperçoit avec de bonnes jumelles. Le lendemain, j’ai déjà à 7h tout rangé et chargé le 4X4 !!! Accès bordure de route, petit déjeuner très simple (Hôtel Villa Gaia) /bar, restaurant, piscine, parking, ventilateur/

SIERPE (1 nuit) : Nous allons en fait à l’entrée du parc Corcovado, il n’y a qu’un hôtel à Sierpe, donc pas le choix, mais là on va dormir, tenu par des ticos sympathiques qui ont vu notre état de fatigue, nous ont baissé le prix de 5$ et inclus le petit déjeuner. Accès bordure de route, petit déjeuner simple (Hôtel Oleaje Sereno) /internet à dispo gratuit, bar, restaurant, parking, clim/

SAN ISIDRO EL GENERAL (1 nuit) : Avec ces changements d’hôtels, je décide de me rapprocher de ma prochaine étape (OROSI), et nous nous arrêtons dans le centre en bordure de l’Interamericana (la route traversant le Costa Rica, du sud au nord). Il est très bien et pas cher, 45$, sans le petit déjeuner, il y a à 100m une « panaderia » (boulangerie), ici pas grand-chose à faire, on cherchera une fabrique de café, mais elle est fermé ce jour, mais en ce lundi, c’est la reprise de l’école, et les routes et chemins sont fréquentés d’enfants en uniforme, auxquels on distribuera des crayons à papiers (j’en avais emporté une centaine). Accès bordure de route, n’avons pas testé le petit déjeuner (Hôtel San Isidro) /télé, internet à dispo gratuit, bar, restaurant, parking, piscine, ventilateur/

OROSI (2 nuits) : Nous sommes dans cette cité coloniale, avec une des dernières églises coloniales utilisées, cultures de café à perte de vue, l’hôtel est tenu par des allemands, et il est génial, cuisine aménagée dans la chambre, décoration de la cafétéria superbe, vue le matin sur les volcans Irazu et Turrialba. Accès 100m de piste, petit déjeuner copieux (Hôtel Orosi Lodge) /internet à dispo gratuit, bar, cuisine, frigo, parking, vue superbe, cafetière, ventilateur/

PUERTO VIEJO (4 nuits) dont une à YORKIN : Ambiance caraïbes et chaleur ici, eau turquoise et plage calme de cocotiers, il y a bien une cinquantaine d’hôtels ici, nous sommes chez Irène et Wolfgang des allemands expatriés depuis 30 ans dont 7 ans au Costa Rica, ils ont vécu en Afrique du sud, en République Dominicaine et au Burkina Faso, par ce dernier pays, ils parlent français, on est vraiment dans la forêt, il n’y a que 4 chambres dans des chalets de bois, singes et toucans nous fréquentent, je recommande cette adresse. Accès 900m de piste, petit déjeuner copieux (Hôtel El Tucan Jungle Lodge) /internet wifi, bar, parking, ventilateur, location de vélo/

ALAJUELA (1 nuit) : Idem première nuit

CLIMAT : Nous savions parfaitement à quoi s’attendre, mais franchement les pluies fréquentes ne sont pas très gênantes et sont souvent tard dans la journée, quasiment tous les matins, il fait beau et c’est là qu’il faut faire un maximum de choses, nous pour notre part, nous sommes levés tous les jours entre 6h et 7h30, c’est bizarre pour des vacances, mais vous vous rendez compte rapidement que vous n’êtes pas les seuls, tous les touristes au Costa Rica se lèvent tôt pour profiter, et parfois nous n’étions pas les premiers aux petits déjeuners ni aux entrées des attractions ou visites. En conclusion, même en juillet, c’est faisable et moins cher pour les hôtels, pour eux c’est la saison basse, et en plus il n’y a pas beaucoup de touristes comme de janvier à avril. A savoir que suivant les régions les pluies sont différentes et climats aussi. Aperçu des pluies : si des jours sont doublés ou triplés = plus de pluies ce jour-là et donc plus longtemps. Pour connaitre les régions où nous étions ces jours là, voir plus haut rubrique ITINERAIRE. Soirs des jours 1, 8, 10, 11, 13, 14, 15, 16, 17, 20 (vers 18h et 1h à 3h environ)Après midi des jours 2, 3, 4, 9, 12, 17, 22, 23 (vers 14h ou 15h et 1h à 2h environ)Nuits des jours 12, 14 (vers 20h ou 21h et 3h à 5h environ)Matins des jours 5, 13 (vers 6h ou 7h et 1h à 2h environ)Jours sans pluies 6, 7, 18, 19, 21Températures : fortes variations selon l’endroit, notre expérience. Vallée centrale : 15° à 25°Côte pacifique : 20° à 30°Côte caraïbes : 25° à 35°GUIDE UTILISE : Peu de guides touristiques sur le Costa Rica, Lonely Planet 2009, Petit Futé 2010, Guide Voir 2007, National Géographic 2007, Ulysse 2010, Gallimard 2009, Le Routard n’a pas été refait depuis le début des années 2000, pas assez de touristes francophones vers ce pays et pays pas très routard (coût élevé de la vie) pour lancer l’exploration du pays et donc la fabrication d’un bouquin en grande quantité. Nous avions le LP, j’ai déjà pratiqué ces guides intéressants, et je n’aime pas trop le Petit Futé, mais le LP est bien sûr une traduction de l’américain de l’édition de octobre 2008 et donc d’une exploration du pays du début d’année 2008 !!! Autant le dire, il est carrément périmé, les tarifs bien sûr, mais beaucoup d’infos manquantes et celles présentes sont introuvables ou disparues pour la plupart, en plus il est fait pour un américain qui voit le danger partout !!! En fait sans guide ça le fait aussi mais on cherche un peu plus.

ALIMENTATION : Vous pouvez au Costa Rica manger de tout, cuisine internationale et locale, préférez la locale peu couteuse entre 5$ et 10$, le plat principal et le « gallo Pinto » plutôt le matin (à base de haricots noirs et riz) ou le « casado » (même base avec viande ou poisson. Tout est très bon et pas cher. Des centaines d’échoppes appelées « soda » jalonnent les routes. On mange à toute heure et partout. Toutes les boissons existent, dont la fameuse bière locale « Impérial », la quasi-totalité des « soda » ont une enseigne « Impérial ». Concernant l’eau, non capsulée, elle est bonne et ne nous a pas rendu malade, mais cela peu dépendre des régions visitées, attention tout est servi très frais voir glacé.

EXCURSIONS : C’est aussi pour la diversité des excursions nature, faune ou sportive que le Costa est très intéressant. Il en a une quantité impressionnante proposée par des agences ou par les hôtels, avec départ des hôtels pour ceux qui ne seraient pas en 4X4. Nous avons fait les excursions/balades/sorties suivantes : le tarif indiqué est pour adulte, souvent les enfants, c’est gratuit ou à tarif réduit pour les moins de 12 ans. ARENAL :Ø Une chute d’eau appelée « La Fortuna Waterfall » de 70m de haut, balade sympa, descente dans la forêt, on peut se baigner en bas, la remontée est assez éprouvante avec chaleur et humidité / 9$-pers/8$-enf-12 . 5kms de la Fortuna sur la route de San Lorenzo. Ø Un petit centre refuge de nature et animaux « EcoCentrosDanaus », intéressant, visite guidée sympa, paresseux, agoutis, grenouilles, papillons, colibris, plantes médicinales / 5$-pers/gratuit-enf-12. 3kms de La Fortuna sur la route de Tanque. Ø Les sources chaudes du volcan, il y en a plusieurs, nous sommes allés aux « Baldi Hot Springs » cher pour ce que c’est, eau à 44° dans des piscines alimentées par les sources, trouver plutôt des sources naturelles aux alentours / 26$-pers/Adu ou enf. 6kms au nord de La Fortuna. Ø La balade sur les ponts suspendus est très bien, nous avons fait le site de « Hanging Bridges Arenal », avons vus pas mal de singes hurleurs, et passés 12 ponts environ, distance 3kms de marche / 22$-pers/gratuit-enf-15. 20kms au nord de La Fortuna, contournez le volcan et tournez à droite après le grand pont, un seul panneau vu après le pont. LAS CANAS :Ø Sur notre étape de TENORIO à SAMARA, le refuge d’animaux « Las Pumas » soigne des animaux, on y voit le fameux jaguar et autres singes, toucans, perroquets, boutique / 5$-pers/gratuit-enf-12. 5kms au nord de Las Canas sur l’Interamericana, entrée à côté d’un resto et agence d’excursions appelé « Safaris Corobici » TENORIO :Ø Nous avons fait l’excursion à ne pas manquer ici, nous sommes passés par l’hôtel, il s’agit d’une randonnée de 7kms en foret primaire sur les flancs du volcan Tenorio (fumerolles uniquement), le « Rio Celeste » passant par une cascade et longeant la rivière d’un bleu azur turquoise issu d’une réaction chimique de 2 rivières se rejoignant chargées de minéraux différents. Comptez 3 heures de marche, une montée difficile si vous commencez par la cascade, mais dans l’autre sens la descente sera aussi difficile, baignade dans sources chaudes naturelles du torrent, notre guide local était Alexander. A l’issue, on se restaure dans un soda, celui de la maman d’Alexander, casado typique au menu, une des meilleures sorties que nous ayons fait au Costa Rica, chaussures de marche indispensables / 31$-pers/16$-enf-12. 16kms de l’hôtel dont 10kms de piste. SAMARA :Ø Balade vers un refuge d’animaux avec visite guidée « La Selva », toucans, serpents, caïmans, paresseux, perroquet, / 10$-pers. 10kms de samara, passer la plage de Barillo et c’est à gauche, un seul panneau à cet endroit. Ø On voulait aller à un refuge de tortue à Ostional, mais le passage d’un gué grossi par les pluies fut impossible. Nous avons donc pris une excursion que j’ai regretté dommage, à la nuit tombée, on nous a transporté vers une plage au sud de Samara, 30kms environ dont 10 de piste peu praticable, il pleuvait énormément. Arrivée en bordure de mer, dans la nuit, nous avons été guidé vers une tortue semble-t-il de type « Ridley », qui avait déjà fait son trou, la ponte terminée, 1h30 plus tard, et sous un orage défiant tous ceux que j’ai connu, elle est repartie à la mer vers 21h, notre retour fut difficile tant il pleuvait, des torrents d’eau menant à la mer se sont créés, et le passage à pied main dans main de tout le monde fut nécessaire, les guides étaient même surpris. On a pratiquement rien vu, des groupes étaient agglutinés autour de cette pauvre tortue. A faire mais autrement et aussi pour le prix / 35$-pers/Adu ou enf. SANTA ELENA :Ø Ici, pas mal d’activités sportive ou de randonnée dans le parc national de Monteverde, à peine arrivé nous choisissons de faire une tyrolienne, il y en a 5 ou 6 différentes, notre choix se porte sur celle de « Selvatura », il y a aussi des ponts suspendus, ferme aux papillons, serpentarium, musée des insectes ou encore jardins aux oiseaux. Chaque attraction est payante séparément. La tyrolienne que nous faisons est composée de 13 câbles du plus court (72m) au plus long, le dernier (1km) vitesse 40km/h, soit au total 3kms de câble !!! Nous avons 3 moniteurs pour 7 personnes, après les explications, c’est le départ, les enfants feront un câble en tandem ainsi que le dernier (pas parce que c’est dangereux, mais les guides ont peur que les enfants ne freinent trop et ainsi se retrouver arrêter au milieu du câble de 1km). Rapidement, ils veulent le faire seul. C’est génial, vous êtes au dessus de la canopée à des hauteurs de 100 parfois ou dans les arbres. A FAIRE pour tous, à partir de 8 ans !!! A la fin, une surprise que le guide nous indique, on passe 2 ponts suspendus, et on va faire le « Tarzan Swing », depuis une plate-forme à 9m, nous serons accrochés à une corde, elle-même attachée à un arbre à 15m de hauteur, on saute dans le vide et on se balancera un dizaine de fois, sensations garanties !!! / 45$-pers/35$-enf-15/30$-enf-12. 2kms au nord de Santa Elena, panneaux indicateur multiples. Ø Sinon nous avons fait le « Ranario », voir les grenouilles du Costa Rica est difficile dans leur milieu naturel surtout qu’elles ont une activité nocturne, ici vous verrez toutes les espèces (les venimeuses aussi) votre ticket du jour est valable pour revenir de nuit, et voir toutes ces grenouilles bouger / 12$-pers/10$-enf-14. 1km au sud de Santa Elena. Ø Aussi le « Serpentario », rien d’extraordinaire, des serpents de toutes les couleurs ainsi que le Fer-de-lance, un des plus mortel au monde, le Costa Rica recense 130 espèces dont 17 venimeuses / 10$-pers/5$-enf-15/gratuit-enf-12. 500m au sud de Santa Elena. Ø Le jardin des orchidées « Jardin de Orquideas », environ 450 espèces sont visibles, des plus grosses aux plus petites du monde d’une taille de 2 millimètres !!! Visite guidée intéressante et parfumée / 10$-pers/gratuit-enf. Centre ville de Santa Elena TARCOLES :Ø Parc National CARARA, plusieurs sentiers et randonnées possibles, nous feront le petit tour (N°3) et ne verrons quasiment rien, des dizaines de colonnes de fourmis, lézards, phasmes, le fameux ara rouge de ce parc n’a pas été vu, il aurait fallu peut être un guide / 6$-pers/gratuit-enf-12. Situé à quelque kilomètres au sud du pont de Tarcoles ou par ailleurs vous pouvez y voir plusieurs crocodiles sur les berges, arrêtez vous au nord du pont et allez à pied sur le pont, il y en avait 6 lors de notre passage. QUEPOS :Ø Parc National MANUEL ANTONIO, nous y verrons beaucoup d’animaux de très près !!! Grenouilles, paresseux, singes hurleur, singes capucin, singes écureuil, ratons-laveur, caïmans, boas, iguanes, avons eu « la chance » d’être nez à nez avec un serpent-oiseau (non dangereux), nous étions seul dans un chemin pourtant fréquenté, il y avait du monde devant et dernière nous, mais personne ne l’a vu, au sol environ 1m30 de long et diamètre 5cm, ce fut impressionnant. Dans ce parc vous passez par 2 ou 3 plages calme et protégée par la baie, prenez les maillots. Nous n’avons pas pris de guide et d’ailleurs c’est inutile, sinon 15$ par personne (1 guide/1 personne=15$ et 1 guide/4 personnes=60$) auquel il faut ajouter l’entrée du parc. En voiture, il y a un parking gardé pour 6$. 10$-pers/4$-enf-12. Situé à l’extrémité de la zone de Manuel Antonio PARRITA :Ø Nous avons suivi le guide LP pour aller faire une randonnée avec ponts « Rainmaker », c’est bien d’après le guide, je dirais c’était bien, quasi abandonné, nous étions seul, et ils ont fermé lorsque nous avions fini la balade. Les ponts étaient abîmés, la végétation a repris le dessus sur les chemins, un chemin était fermé, cascades et torrent / 15$-pers/Adu ou enf. Un panneau a sept kilomètres au sud de Parrita puis 10kms de piste (traversée des palmeraies pour huile de palme). D’autres attractions existeraient dans la région, sur 2, nous en avons trouvé une et c’était fermé !!! L’autre introuvable, au bout de 25kms de piste j’ai fait demi-tour. DOMINICAL :Ø Un autre refuge à reptile « Reptilandia » tenu par des allemands, grenouilles, serpents, iguanes, dragons de Komodo, tortues. Pour les amateurs, un fer-de-lance présent et des pythons. 11$-pers/gratuit-enf-12. A 7kms de Dominical au nord. SIERPE :Ø Nous sommes à l’entrée du parc Corcavado, étant un peu malade et fatigué de notre mauvais hôtel à Ojochal, nous ne faisons pas une grande excursion dans ce parc. Un tout en bateau sur la rivière nous réjouira. Prise des billets au restaurant/boutique « Las Vegas », Sierpe (las Vegas N°1 sur la photo) est petit et cet endroit est immanquable, la balade de 3 heures avec guide a été géniale, nous avons vu beaucoup d’animaux, iguanes, crocodiles, oiseaux, porc-épic, boas, singes hurleur, singes capucin, singes écureuil, boissons incluses sur le bateau / 23$-pers/Adu ou enf. En entrant dans Sierpe à gauche à côté du petit Parque Centrale. TURRILBA : Ø Nous sommes dans la vallée d’Orosi, superbe endroit au sein des plantations de café, à 1h seulement et 44kms, il y a Turrialba et ses activités diverses, nous choisissons le Canyoning Canopy Tour avec l’agence « Explornatura », cher mais le top, 4 cascades de 10m environ en rappel et en solo, enfants aussi, 5 câbles tyroliennes, 3 ponts suspendus dont un en latte de bois et un filin de chaque côté pour se tenir !!! Cela à duré 4h avec un repas inclus à l’issu, un nouveau casado bien copieux. Nous avions 2 moniteurs, André costaricain, et Andy irlandais (6 mois par an au Costa Rica) plus 2 photographes pour les photos (20$ les 200 photos gravées sur un CD). Faites le si vous aimez un peu l’aventure sportive / 65$-pers/Adu ou enf. L’agence est dans la ville de Turrialba ou aller à la maison des équipements de rafting et canyoning, tournez à gauche à l’entrée de la ville puis piste sur 4kms, mais on a demandé notre chemin 3 fois avant de trouver !!! PUERTO VIEJO : Ø Nous avons fait la cascade Bribri avec René (membre VF), un français installé là bas (Casa Maobi), on passe une rivière avec le 4X4, puis on laisse le véhicule chez des ticos pour 4 $, ensuite marche sympa en foret et passage de rivière. La cascade est très bien, ensuite on monte au dessus, on est dans la rivière de cette cascade ou l’on peut se baigner dans des jacuzzis naturels (sans les remous). Cela prend la matinée. 25$-pers/10$-pers.supp. Faites 25kms depuis chez rené jusqu’au village Bribri, prendre à droite puis 4kms de piste. Ø Dernière excursion, le meilleur pour la fin, il fallait finir par cette expérience au Costa Rica, aller à la rencontre d’une communauté indigène (présent avant la conquête espagnole), les BRIBRI. D’autres tribus indigènes sont accessibles. René ne pouvant nous accompagner, nous partons avec le fils d’une de ses amies costaricaine, Victor qui parle français, il n’est jamais allé là bas non plus. Après le village Bribri, 10kms de piste jusqu’au village de Bambu ou on laisse le 4X4 chez des sœurs catholiques pour la journée et la nuit. De là, 3 personnes du village de Yorkin ou nous allons, sont venus nous chercher en pirogue motorisée. Une heure de remontée de la rivière Yorkin séparant le Costa Rica du Panama, d’une quinzaine de mètre de large, parfois la pirogue racle le fond, il faut en descendre pour pousser. Puis 30 minutes de marche en file indienne (sans jeu de mot !!!) pour atteindre le village, lui-même composé de 5 familles représentant 350 personnes environ, D’autres villages Bribri sont aux alentours aussi au Panama, soit un total de 11000 indigènes Bribri. Le reste cliquez ICI. 90$-pers/mini 2 pers. René vous emmène avec son pick-up.

ANIMAUX : On peut dire que en Europe, vous allez dans des zoo pour voir certains animaux que vous verrez ici passer devant votre voiture, ou tourner autour de votre hôtel. J’ajoute sinon qu’il y a beaucoup de chiens errant sur les routes ou couchés au milieu, également des coatis vus devant la voiture ou écrasés, faire attention. En plus des animaux déjà cités avons vu aussi chauve-souris, pélicans, hérons, araignées, grand papillon bleu (morphéo), crabes bleus, une couleuvre autour de la piscine à l’hôtel de Samara. Concernant les moustiques, ils sont fréquents dès que vous êtes en foret ainsi que des puces qui piquent de la même manière, protection obligatoire pour personnes sensibles.

POPULATION COSTARICAINE : Les gens sont très agréables et gentils, on a été renseigné et aidé plein de fois. Pas d’oppression particulière, pas de ressenti d’abus quelconque, néanmoins la nuit ou les endroits isolés sont à éviter même en groupe, comme partout ne pas tenter quiconque, idem objets trop visibles dans les véhicules. Vraiment un bon état d’esprit en général. Même si on vous donne les chiffres des assassinats au Costa Rica qui sont grands, cela est souvent lié au trafic des narcotrafiquants. Donc pas plus de danger ici qu’ailleurs. Le pays se visite très bien et l’accueil est chaleureux.

BUDGET : Vous l’attendez tous, le budget, il s’agit du notre bien sûr, vous pouvez faire moins cher ou plus cher, on doit être dans la moyenne pour 23 jours. Tout est en euros en faisant au mieux la conversion. VOLS : 1881€ pour nous 3 (Paris-New York A/R 399€ / New York-San josé A/R 228€ = 627€ A/R Paris-San José par personne) Avons rencontrés aucun touriste avec des vols à moins de 800€ par personne A/RHOTELS : 1709€ (23 nuits avec petit déjeuner inclus, moyenne/nuit de 74€)4X4°: 855€ tout inclus, assurance, GPS gratuit (23 jours, soit la semaine à 260€)EXCURSIONS°: 831€ (total de 20 excursions à 3 personnes)REPAS : 491€ (soit moyenne de 11€/jour pour 3, on mangeait quand on avait faim et c’était rare)ESSENCE : 157€ (175 litres de super à 0,89€/litre)SOUVENIRS : 79€TAXE AEROPORT : 57€ (19€x3)EPICERIE : 35€TAXI : 35€LAVERIE : 19€ (3 lessives en tout)COIFFEUR : 6€LAVAGE AUTO : 3€TOTAL = 6159€ (soit par personne 2053€)

CE QUI N’A PAS ETE DIT : Plages du Pacifique : Sauvages, authentiques, cocotiers mais dangereuses, grosse vague et gros rouleau, intéressant pour le surf.Plage dans le parc Manuel Antonio : Elles sont abritées et plates, et donc sans danger et superbes, marée importante.Plages des Caraïbes : Sauvages, authentiques, cocotiers, calmes, pour les fans de snorkeling, quelques récifs de corail avec beaucoup de poissons exotiques.Ville de NICOYA : Sur notre étape N°3 (Tenorio>Samara), nous nous sommes arrêtés dans cette ville coloniale ou seule l’église montre ce passé. Elle est typique et abîmée, mais intéressante. A l’intérieur, des objets de l’époque coloniale subsistent, messe encore célébrée, à côté du « parque central ». XVIIème siècle, Iglesia de San Blas.Ville de SARCHI : Sur notre étape N°1 (Alajuela>Arenal), nous passons dans cette ville artisanale entourée de plantation de café, et symbole du Costa Rica, c’est le lieu de ces fameuses « carretas » colorées, chars ou charrettes à bœufs. Une « carreta » géante se situe dans le « parque central » face à l’église. On trouve facilement de nombreux ateliers d’artisanat.Ville de ZARCERO : Toujours sur notre étape N°1, 25kms après Sarchi, l’intérêt principal est le « parque central » Francisco Alvarado, face à la Iglesia de San Rafael, on y a vu les superbes « arbres sculptés », à l’origine d’un jardinier des années 60, autre particularité des alentours, le développement de l’agriculture biologique.Ville de OROSI : Nous avons dormi 2 nuits à Orosi, cité coloniale où la Iglesia de San José Orosi, XVIIIème siècle, est toujours en service, face au stade de football.L’agriculture costaricaine rencontrée : Avons parcouru les plantations du fameux café costaricain, dans toute la vallée centrale, souvent à flan de montagne, une déception, le meilleur café part à l’exportation. (Costa Rica 12ème producteur mondial). Les plantations d’ananas sont nombreuses entre les villes de Buenos Aires et San Isidro, exploitée par la compagnie bien connue « Del Monte » (Cie américaine), c’était lors de notre étape N°8 (Sierpe>San Isidro). (Costa Rica 6ème producteur mondial). Sur notre étape N°10 vers la côte caraïbe (Orosi>Puerto Viejo), de grandes exploitations de la banane longent les routes entre Limon et Cahuita, exploité par la compagnie « Dole » (Cie américaine de Hawaï). (Costa Rica 10ème producteur mondial). C’était sur notre étape N°6 (Parrita>Ojochal), que de grandes plantations du « palmier à huile » sont exploitées par une raffinerie digne dans années 50, l’huile est utilisée essentiellement dans agroalimentaire puis en cosmétique et parfois dans les biocarburants. (Costa Rica 12ème producteur mondial)Sphères de la Isla del Caño : La Isla del Caño est une île au nord de la péninsule d’Osa et du parc national Corcovado où des archéologues ont trouvé des « sphères en pierre taillées » (de 10cm à 2m de diamètre), il s’agirait d’une fabrication de l’époque précolombienne, plusieurs mythes tournent autour de ces sphères, cérémonial religieux, façonnée par la nature ou encore que chaque sphère est un grain de café unique !!! Elles ont beaucoup été déplacées, visibles au musée national de San José, également dans les bourgades de Palmar Norte et Palmar Sur à 17kms au nord de Sierpe, nous les avons vus essentiellement dans les 2 « parque central » de ces villages, et dans le collège de Palmar Norte sur l’Interaméricana.Communauté indigène, les « BORUCA » : Lors de notre étape N°8 (Sierpe>San Isidro), entre palmar Norte et Buenos Aires, nous nous sommes arrêtés vers le village de Curre, ou des membres de la communauté vendent de l’artisanat (calebasse, arcs, masques etc), très accessibles.« SE VENDE » : On voit sur le bord de toutes les routes et pistes du Costa Rica des pancartes « SE VENDE » ou « FOR SALE », des milliers de terrains et de lots sont à vendre, nombreux sont les étrangers qui achètent le « Costa Rica » !!!SI C’ETAIT A REFAIRE : C’est un pays ou je retournerai probablement.Je ne réserverai pas à l’avance pour la période de l’été, et diminuerai le coût de l’hébergement.Je consacrerai toujours au moins 3 semaines.Je referai sûrement le Rio Celeste, une tyrolienne, ferai plus de randonnées vers volcans.Bien sûr aussi des zones pas faite, Rincon de la vieja, Cano Negro, Tortuguero, Guanacaste.Je relouerai un 4X4.Plus de temps en communauté indigène, en faire plusieurs.PURA VIDA

VOILA, JE REPONDS A TOUTES LES QUESTIONS LES PHOTOS SONT SUR LE BLOG DANS LA SIGNATURE A BIENTOT
Appel à la prière à Kamala? (Thaïlande) English translation pending
by Pupuce75 · 2010-08-13 · 48 replies
Bonjour à tous,

J'ai entendu ou lu, que Kamala étant un lieu musulman, il y a l'appel à la prière plusieurs fois par jour. Est-ce bien correcte ? Est-ce dérangeant ? Je ne veux pas paraitre impolie, mais me concernant cela me gênerait d'entendre "hurler" 5 x par jour...

Merci
Avis sur parcours d'un mois à deux en individuel en Chine English translation pending
by Kevo · 2010-08-10 · 55 replies
😉 Nous préparons à 2 notre premier voyage en Chine sur 1 durée de 1 mois environ en individuel (sauf petit séjour de 3 jours à Hong Kong il ya 10 ans).Nous nous déplacerons essentiellement en train Nuit/Jour voir en Bus.

J'ai préparé déjà un parcours (première version), j'aurai besoin de savoir si cela tient la route par rapport à la durée du voyage et durée des étapes? Trop longues ou trop courtes?, des étapes à enlever ou rajouter?.J'aurai aimer voir le barrage des trois gorges dans le Hubei mais le temps?????.

J'attends votre avis et suggestions pour ceux l'ayant fait en individuel (par leurs propres moyens)😏

le parcours :

Samedi 03/09/2011 Départ pour Pekin

Dimanche 04/09/2011 Arrivée à Pekin

Lundi 05/09/2011 Pekin

Mardi 06/09/2011 Pekin

Mercredi 07/09/2011 Pekin

Jeudi 08/09/2011 Chengde

Vendredi 09/09/2011 Chengde

Samedi 10/09/2011 Datong

Dimanche 11/09/2011 Datong

Lundi 12/09/2011 Wutaishan

Mardi 13/09/2011 Wutaishan

Mercredi 14/09/2011 Pingyao

Jeudi 15/09/2011 Pingyao Vendredi 16/09/2011 Xi’an

Samedi 17/09/2011 Xi’an

Dimanche 18/09/2011 Shanghai

Lundi 19/09/2011 Shanghai

Mardi 20/09/2011 Shanghai

Mercredi 21/09/2011 Suzhou + région

Jeudi 22/09/2011 Suzhou + région

Vendredi 23/09/2011 Hangzhou

Samedi 24/09/2011 Hangzhou + Wuzhen

Dimanche 25/09/2011 Hangzhou + Wuzhen

Lundi 26/09/2011 La montagne Jaune(Huang Shan)

Mardi 27/09/2011 La montagne Jaune(Huang Shan)

Mercredi 28/09/2011 La montagne Jaune(Huang Shan)

Jeudi 29/09/2011 Guilin

Vendredi 30/09/2011 Guilin

Samedi 01/10/2011 Retour à Pekin ou Shanghai

Dimanche 02/10/2011 Départ pour Paris

Que faire, tout plaquer et partir? English translation pending
by Bartpop · 2010-07-25 · 32 replies
Hello à tout le monde, je suis confronté à un gros dilemme, qui a déjà été discuté ici je vais avoir 27 ans, j'ai un boulot potable, bien payé vu le peu de diplome que j'ai ( bac pro ), ma famille et amis ici, et propriétaire d'un appartement j'ai vraiment pas à me plaindre de ma vie mais depuis un moment j'ai vraiment l'impression de ne rien faire, et stagner, et j'ai vraiment envi de changer tout ça 'tout plaquer et partir' comme on dit souvent seulement je ne suis pas du genre à faire ça sur un coup de tête, ça ne m'interesse pas j'aimerais partir si possible à l'étranger mais hélas moi à part le français ... j'aimerais le Canada ... ça m'a toujours interessé je regarde souvent les annonces mais dans ma branche ( bac pro en informatique ) il n'y a rien, et ça ne me dérange pas de faire tout autre chose mais sans expérience... ou alors prendre simplement une année sabatique, partir 6 mois voir 1 an et me dépayser totalement, ça suffirait peut être

j'avoue être un peu perdu, ne pas savoir quoi faire
Itinéraire pour un grand voyage de la France à vélo? English translation pending
by Ragnarock59 · 2010-07-20 · 38 replies
Bonjour J'aimerai fair un grand tour de la france , enfin pas vraiment un tour mais un grand voyage de la france en velo . Quelqu'un a deja fait cela ? quel itineraire me conseillerez vous ? Combien d'argent devrais je avoir au minimum ? Et pleins d'autre question ^^ Cordialement
Dix-sept jours à vélo à travers les Préalpes françaises English translation pending
by Lucbertrand · 2010-07-09 · 3 replies
Préalpes juin 2010

Depuis bientôt un an nous projetions une randonnée à vélo de deux ou trois semaines à travers les bosses autour de la vallée du Rhône, en passant par la Chartreuse, le Vercors, le Mont Ventoux, la Montagne de Lure et puis par les monts d’Ardèche pour rentrer à Lyon. La période choisie n’a pas été très favorable au point de vue météorologique mais nous n’en avons pas moins pédalé. Certes l’itinéraire initial a subi des modifications importantes, dues à des chutes de pluie torrentielles et des prévisions de vent très violent, mais les 17 jours d’errance à deux roues que nous avons vécus nous ont permis de toujours connaître mieux ce fabuleux pays qu’est la France, et nous y avons éprouvé un grand plaisir dans l’effort physique.

Ce dimanche 6 juin, avec Jean nous démarrons de Lyon, tardivement, en suivant le bord du Rhône en direction de Crémieu, où nous rejoignons Evelyne qui complétera le trio. Tout commence sous les augures du temps incertain que nous subirons durant notre voyage. Sitôt tourné le coin de la rue, de gros nuages menaçants donnent la couleur, très sombre. Quelques gouttes sont les premiers signes d’alarme, mais dans notre enthousiasme du départ nous poussons d’autant plus sur les pédales, nous disant que l’étape du jour ne fera que 45km. Il est donc trois heures de l’après-midi. Après un court passage sur le goudron, nous voilà le long du canal de Jonage. Nous espérons remonter, par le chemin qui longe d’abord le canal, puis le Grand Large (plan d’eau) et finalement suivre le Rhône, jusqu’au confluent avec la rivière Ain. Le temps menaçant semble se cantonner à l’ouest alors que nous fonçons vers le nord-est avec l’espoir d’échapper à l’averse. Dans un premier temps, tout se déroule au mieux. Le chemin est très agréable, la végétation nous entourant bien verte, par endroits de grands arbres nous dominent donnant un air forestier à la balade.

Je me souvenais, pour l’avoir déjà fait à pied, que le chemin après le village de Jons pouvait être problématique. Effectivement mes souvenirs étaient exacts. Le chemin s’insinue entre un terrain de golf et des zones marécageuses le long du fleuve. Les ornières, sur ce qui n’est plus un chemin mais un sentier sinueux, deviennent profondes et larges. La pluie se met franchement de la partie. Une glaise visqueuse nous cloue littéralement au sol. La végétation envahit notre espace de roulement. Il nous faut coller la tête au guidon pour espérer passer sous les nombreuses branches qui gênent l’avancement. Cela implique la peine de la double douche. Avec nos vélos chargés d’une vingtaine de kilos la conduite devient mal aisée. Je me retrouve au fond d’une ornière de large taille dans une position d’équilibre précaire, les deux chaussures flottant sur une mare de boue. J’ai la sensation que je coule lentement. J’effleure juste la boue de mes semelles, reportant le gros de mon poids sur la selle, souhaitant que mes pieds ne soient pas immergés dans cette matière grise et gluante. Quelques kilomètres avant le confluent de l’Ain nous devons renoncer à suivre cette piste, et nous prenons le premier itinéraire de remplacement qui offre une issue non mouvante. Un peu au petit bonheur la chance nous rejoignons le village de Villette-d’Anthon. Au centre nous nous abritons alors que des trombes d’eau s’abattent de plus belle. Il ne fait pas très chaud. Cela promet pour la suite. Enfin la chute d’eau se calme, et miracle, il ferait presque beau. Nous décidons de reprendre, avant de nous rendre à Crémieu, le détour par le site du lieu de rencontre de l’Ain et du Rhône. Cet endroit est magnifique. Voir les eaux de deux cours d’eau qui se mêlent est toujours passionnant. Dans le cas présent il s’agit d’un fleuve et d’une rivière, tous deux au cours vif, le Rhône au flot puissant bien endigué et l’Ain, plus modeste qui court entre des plages de galets. Je me rends souvent sur ce lieu et ma curiosité pour ces eaux qui se rencontrent est toujours la même. Mission accomplie, je voulais absolument montrer à Jean cet endroit qui me plaît tant. Après avoir bien profité de ce spectacle, en une dizaine de kilomètres par une route fréquentée nous atteignons la jolie ville de Crémieu. Ancienne cité médiévale enserrée au milieu de plateaux calcaires, son histoire est riche et sa visite vaut le déplacement. Evelyne nous attend et voit deux tas de boue mobiles venir à sa rencontre. Les bords du Rhône nous ont laissé quelques souvenirs tangibles.

Lundi 7 juin

Départ par des routes détournées et tranquilles, et des villages déserts avec l’intention de rejoindre le lac d’Aiguebelelle. Les senteurs de fin de printemps nous accompagnent. Que le vélo dans la campagne est agréable à cette époque de l’année. Après les bourgs de Dizimieu et Soleymieu, ainsi que d’autres nous nous arrêtons à Brangues, village sur une butte. Je me souviens y être venu à l’occasion d’un marché du livre. De ce village sont originaires Stendhal et Paul Claudel. Concernant ce dernier, nous sommes allés nous recueillir sur sa tombe, qui est située au fond d’une grande propriété. Le lieu exhale la tranquillité et la sérénité, une impression de permanence, même d’éternité par rapport aux outrages du temps. Cependant la sépulture, elle, n’est pas imprégnée de cette paix. Cette vaste tombe de marbre aux courbes arrondies, dont la surface par endroits est mangée d’une fine mousse, semble recouverte d’un voile de tristesse. L’épitaphe est étrange et génère un trouble au lecteur que je suis : ici reposent les restes et la semence de Paul Claudel.

Après avoir pique-niqué sur la place du village nous reprenons notre route en direction du lac qui ponctuera notre étape de ce jour. Encore de charmants villages, la France en regorge, sur les 36000 communes que de lieux pittoresques ! Au cours de ces 17 jours nous en visiterons une multitude, tous plus jolis les uns que les autres. Arrivés dans la charmante petite ville de Saint-Genix-sur-Guiers, nous touchons aux premiers contreforts du massif de la Chartreuse. Eh bien évidemment ça commence à grimper dur. Après nous être égarés par des chemins caillouteux et très pentus, à la recherche du château du fameux Mandrin, aimé des pauvres car il détroussait les riches à leur profit, un aimable autochtone nous indique comment revenir sur notre route. Le premier col d’une longue série est franchi. Il s’agit du col de la Crusille, qui culmine fièrement à 573 mètres d’altitude. Après l’effort dans la montée, le plaisir de la descente est immédiat, et là on a plus l’impression de glisser que de rouler. Je suis toujours étonné de constater que mon vélo lancé à plus de cinquante voire soixante à l’heure, donne une grande impression de stabilité.

Après une agréable cure de vitesse à travers champs jusqu’à la modeste ville de Novalaise, nous faisons une constatation étrange, impossible de trouver le moindre ravitaillement en ce lundi après-midi. Dans les coins les plus reculés de l’Albanie ou du fin fond de la Pologne, il y a toujours une petite épicerie qui est ouverte ou qui vous accueille comme par enchantement lorsque vous demandez, mais là dans notre bon pays de France que nenni ! Pas très inquiets nous nous disons que sur le bord du lac d’Aiguebelette en ce mois de juin, le tourisme aidant, nous trouverons ce qu’il nous faut pour ce soir. Rapidement nous atteignons un camping remarquablement situé, juste en bordure d’eau, mais à l’aspect un peu glauque et à la propreté négligée. Enfin pour ce soir cela fera bien l’affaire. Une fois les tentes montées, renseignements pris, aucun moyen de se ravitailler. Un couple de retraités habitué des lieux, ayant pitié de nous, pauvres cyclistes affamés, nous offre deux sachets de riz qui nous permettent d’effectuer un excellent repas, tout en regardant les poissons du lac se livrer à leur dernière agitation avant la nuit. La surface d’huile est trouée par une myriade de petites ablettes fuyant en ordre dispersé devant ce qui me semble être une truite tentant de faire son dernier repas de la journée.

Mardi 8 juin

Bien qu’il n’ait pas plu cette nuit, la proximité du lac a généré une très forte humidité et je me retrouve avec une flaque dans ma tente. Aurait-elle vieilli prématurément? Je l’utilise depuis plus de trois ans de façon assez intensive, elle est particulièrement légère, un kilogramme deux cents, piquets compris, mais la contrepartie de la légèreté sans doute implique une durée de vie plus courte. Après un agréable petit déjeuner dans un décor idyllique, certes frugal à base du dernier croûton de pain que nous partageons en trois, nous décidons de commencer notre journée, qui promet d’être rude par le tour du lac. En effet ce contour, bien qu’il nous rallonge de quelque distance donne l’occasion d’admirer de magnifiques panoramas lacustres ponctués de barques de pêche multicolores, qui glissent paisiblement à la recherche des bons coins prometteurs en belles prises.

Nous nous arrêtons sur la rive sud du lac pour prendre un vrai petit déjeuner. Une boulangerie pâtisserie permet la consommation sur place, cela nous rappelle les grosses ventrées de gâteaux et autres forêts noires au cours de notre traversée de l’Allemagne le long du Danube. Mais je dois dire que les pâtisseries allemandes nous en avons abusé, mais jamais nous n’avons eu une sensation d’écœurement, ce qui n’est pas le cas ce matin. Enfin nous repartons bien rassasiés et sans trop de risque de prendre le coup de fringale si terrible à vélo. Très vite la route s’élève parmi les champs où l’herbe haute n’a pas encore été coupée. Des multitudes de fleurs rouges, jaunes ou bleues ponctuent les pâturages. Les senteurs toujours plus présentes, en particulier le tilleul, nous rapprochent de la nature. Un même trajet en voiture, en apparence permet de voir des paysages semblables et d’éprouver des sensations identiques, mais en réalité non. En effet d’une part la lenteur et d’autre part l’effort physique, forçant à de grandes inspirations sans la protection de l’habitacle d’un véhicule, abolissent un certain nombre de barrières à la nature. Contempler un champ, au milieu d’un foisonnement d’odeurs dues à l’herbe, aux fleurs ou aux arbres, nous projette au beau milieu de cette nature un peu plus comme acteurs que comme spectateurs. Une sorte de symbiose se crée, on se sent un peu moins intrus.

Nous n’avons pas toujours le loisir d’éviter les routes à grande circulation, mais en général nous y réussissons. Le temps semble se dégrader, cependant les sommets de la Chartreuse ne se dévoilent pas. La pluie nous cueille au pied du col de la Placette qui donne accès à Voreppe. Heureusement, elle est de courte durée. Encore une belle, raide et sinueuse descente, dans laquelle il faut rester prudent car la chaussée est humide. Arrêt dans cette agglomération, le temps de boire un café et de faire quelques courses car ce soir nous comptons dormir quelque part dans le Vercors.

Une question nous tracassait, comment passer Grenoble sans avoir à plonger dans un trafic important. La réponse nous est donnée par la carte série verte au 100 000 ième, édition 2010. En effet, une piste cyclable depuis Voreppe suit l’Isère vers l’aval sur plusieurs dizaines de kilomètres. Elle nous conduira, de plus avec un bon vent dans le dos jusqu’au village de Cognin-les-Gorges, au pied de Malleval, hameau perché que nous comptons atteindre ce soir. On constate qu’en France les choses bougent en matière de pistes cyclables. D’une part de plus en plus de routes laissent un couloir protégé pour les cyclistes et d’autre part les vraies pistes cyclables sont toujours plus nombreuses, comme celle de l’Isère qui nous a-t-on dit allait de Grenoble à Valence.

Nous voilà au pied de la terrible montée de la gorge du Nan. Ce soir nous ne ferons que 900 mètres de dénivelé le long d’une route qui s’accroche entre hautes parois et ravins, et qui cherche son chemin au travers de la roche par des tunnels qui surplombent le vide. Enfin, après une montée très exigeante de plus de neuf kilomètres qui nous a demandé pas loin d’une heure et demie, au détour du dernier lacet les quelques maisons de Malleval apparaissent. Le lieu semble passablement désert, le camping est ouvert, l’ambiance venteuse et les mille mètres d’altitude rendent ce coin de montagne hostile. Evelyne et moi ne nous sentons pas trop l’âme campeuse ce soir après une étape assez longue, 90 kilomètres, et difficile. Je vais m’enquérir auprès d’une petite auberge des différentes possibilités de logement. Très gentiment le propriétaire nous ouvre un grand gîte pour nous trois. Nous y passerons une agréable et calme nuit.

Mercredi 9 Juin

La journée s’annonce belle. L’étape commence par une montée de quelques cinq cents mètres de dénivelé, qui conduit sur le plateau du Vercors. La nature est éclatante, la petite route pratiquement déserte. De vastes champs bien verts constellés de fleurs sont bordés de hautes falaises blanches qui barrent l’accès au plateau. Après une montée raide mais plaisante à travers prairies puis le long d’escarpements et finalement en traversant une jolie forêt de feuillus, nous atteignons le col du Mont Noir à 1431 mètres d’altitude.

Ce col porte un nom curieux, car cet endroit aurait été victime des brûleurs de loups. En effet, pour les traquer et les acculer, ils incendiaient certains secteurs. Mais parfois il arrivait que le feu se propage plus loin que prévu, c’est ainsi que ces zones brûlées auraient été qualifiées de noires, d’où le nom du col.

Il fait frais pour la saison, on ne se croirait pas en juin. Nous redescendons vers le col de Romeyère, quatre cents mètres plus bas, par lequel initialement nous voulions arriver. Mais on nous avait indiqué que la route était fermée suite à des éboulements. Entre Chartreuse et Vercors de nombreuses routes sont impraticables suite à des effondrements. Sont-ils dus aux rudes conditions de cet hiver ou alors s’agit-il d’un phénomène plus général, conséquence du changement climatique?

Dans ce matin à l’air vivifiant, les couleurs sont tranchées, qu’il s’agisse des prés, des fleurs, des arbres, des parois ou des nuages. Rapidement nous rejoignons le village de Rencurel. Je trouve que pour un plateau nous descendons beaucoup, certes la vitesse est agréable, mais nécessairement il va falloir reprendre l’altitude perdue. Dans ce minuscule village balayé par un vent froid, bien qu’il vienne du sud, nous nous blottissons dans un bar bien sympathique l’espace d’un café. Mais le temps passe vite et l’heure du repas n’est pas loin. Nous poussons jusqu’à la Balme de Rencurel. Là, une épicerie nous fournit le minimum, et dans un recoin de la fontaine municipale protégée du vent, bien installés au soleil nous profitons de notre pause de midi. Un pêcheur de truites marque l’arrêt sur le pont à proximité. J’en profite pour l’interroger sur la population de truites de la Bourne. Ce torrent descend vers la très célèbre paroi d’escalade de Presles, qui abrite la curieuse grotte de Choranche avec ses fistuleuses parmi les plus longues au monde. Il s’agit de multitudes stalactites de la section d’un cheveu ou presque et qui font, si je me souviens bien, un ou deux mètres de long. Pour en revenir à notre pêcheur, il se plaint du fait que les écologistes s’opposent depuis quelques années au rempoissonnement des cours d’eau de la région, d’où une très nette baisse de l’intérêt de la pêche. Effectivement doivent-ils se mêler de tout ? C’est un autre débat, mais ne lançons pas la polémique, même si je suis séduit par la proposition du pêcheur préconisant de les mettre eux (les écologistes) dans un zoo !

Il faut s’arracher à notre douce torpeur et regagner l’altitude perdue. Par un raccourci à la pente redoutable, supérieure à 10% nous regagnons les 900 mètres. Un vent bien établi de face nous donne la sensation d’une belle côte sur les vingt kilomètres qui viennent. J’ai un petit coup de barre et Jean propose gentiment de prendre une partie de mes affaires. En effet j’ai emmené du matériel d’escalade. Est-ce vraiment utile ? La suite nous le dira. Après avoir traversé Saint-Martin-en-Vercors et Saint-Agnan-en-Vercors nous arrivons au hameau de Rousset. Le vent ne faiblit pas et le col du Rousset dresse devant nous ses grands virages. Mais la route est dessinée et l’effort modéré, d’autant plus que selon les virages le vent est avec ou contre nous.

Enfin le col est atteint, un tunnel de 700 mètres de long nous épargne les derniers efforts de la montée. Ce n’est jamais très agréable à vélo de circuler dans ces espaces clos, mais en l’occurrence il est bien éclairé. L’arrivée sur le versant sud est époustouflante. Une descente de plus de vingt kilomètres nous conduit directement à Die. Le vent est si violent, que parfois les bourrasques nous arrêtent en pleine descente et nous devons mettre pied à terre. Cela déplaît tout particulièrement à Evelyne, sans doute du fait de son poids plume.

Enfin la ville, nous nous procurons pour commencer une bouteille de clairette que nous savourerons au camping. Le temps est particulièrement sec, ce vent du sud me fait penser au vent d’Autan à Toulouse. Du camping municipal, à l’accueil très sympathique, nous avons une vue magnifique sur la montagne de Glandasse et sa magnifique paroi aux escalades célèbres, la voie de la Pentecôte et le pilier Leprince-Ringuet, pour n’en citer que deux. La soirée sera bien agréable assis dans l’herbe, le climat du midi prenant le dessus, ce qui se voit en particulier au changement de végétation.

Jeudi 10 juin

La nuit fut venteuse mais en contrepartie la sécheresse a régné, donc pas de tente à faire sécher. Si tous les matins l’état d’humidité du matériel de camping était aussi faible, alors cela deviendrait un vrai plaisir. Mais malheureusement, souvent cela s’apparente, il faut bien le reconnaître, à une corvée. Je sais que je risque de faire hurler les puristes et les inconditionnels de la tente. Mais cela n’est que mon humble avis.

La journée commence par un trajet d’une dizaine de kilomètres le long de la Drôme jusqu’au village de Pontaix. Splendide et austère hameau qui se niche au pied d’une falaise. Les murs de ses maisons canalisent littéralement la rivière. Aujourd’hui elle ne charrie pas beaucoup d’eau, elle étale son onde claire sur des plages aux galets lumineux. Au-dessus du village au sommet d’une colline, aux flancs abrupts, les ruines d’un très vieux château se découpent sur un ciel aux teintes grisées. Il se dégage de ce lieu une impression de quiétude et de bien-être. Mais nous ne sommes qu’au début de notre étape du jour, donc je prends juste le temps de faire quelques photos et nous reprenons la route. Une départementale sans circulation nous conduit au départ de la sauvage vallée qui perce les collines de la Provence drômoise jusqu’à Rémuzat.

La montagne des Trois Becs dévoile son imposante paroi de deux cent cinquante mètres de haut, appelée par les alpinistes la Pelle. Je reste hypnotisé par ce spectacle. En effet ma jeunesse défile dans ma mémoire. Cette paroi je l’ai gravie cinq fois, et à chaque reprise le plaisir était aussi intense. Voie d’escalade qui serpente au milieu de surplombs et qui toujours procure un itinéraire de toute beauté. En particulier, je me souviens de ce passage sur une dalle verticale au-dessus d’un surplomb, que l’on traverse de gauche à droite les pieds posés sur de petits silex qui sortent du rocher. On y ressent une forte impression de vide. Et puis le souvenir me revient de cette fois où nous avions débuté tardivement. La nuit avait failli nous bloquer un peu avant le sommet. Cette dernière longueur de corde heureusement pas trop difficile, cependant pas éloignée de la verticale, je l’avais parcourue à vive allure dans les ténèbres qui commençaient à prendre possession de l’espace. Et à chaque fois, l’arrivée au sommet de cette montagne dans un grand pré en pente était un bonheur. Souvent nous débouchions en fin d’après-midi dans des herbes éclairées par un soleil rasant déjà bien loin à l’ouest. En fin d’automne nous trouvions d’immenses chardons dont parfois nous cueillions une ou deux magnifiques corolles, qui allaient décorer notre bibliothèque.

Nous roulons et les perspectives se succèdent, au revoir montagne des Trois Becs. La vallée plein sud nous accueille avec un fort vent de face que nous allons combattre toute la journée dans une chaleur épuisante. Le premier village rencontré, Saint-Benoit-en-Diois, arbore sur un monticule une surprenante église, dont la silhouette est rehaussée par quatre cyprès qui se lancent à l’assaut du ciel. Chacun de ces villages traversés a sa propre personnalité, son cachet propre, son atmosphère particulière. Je suis toujours étonné de cette diversité, de cette originalité de ces trente six mille communes de France. La vallée passe quelques verrous calcaires au travers desquels l’eau a creusé son chemin. La roche calcaire est toujours superbe et cela pour de multiples raisons. Tout d’abord, généralement elle est de couleurs éclatantes. Dans les zones verticales, elle prend une belle teinte gris clair, souvent promesse d’exaltantes escalades, les pieds en adhérence sur une matière rugueuse à souhait et les doigts enfoncés dans de petites prises en forme de goutte d’eau justement creusées par l’eau. Dans les zones en surplomb les couleurs varient entre le jaune et le rouge. Et toujours, on a tout loisir d’observer des strates épousant toutes les formes et montrant toutes les épaisseurs, au gré des plissements qui au cours des âges ont pétri cette fantastique matière, créée au fond des mers par des organismes vivants qui se déposaient et formaient ces couches de sédiments, qui à leur tour surgiraient du tréfonds des mers pour s’élever en somptueuses montagnes.

La vitesse du vélo est idéale afin d’admirer à profusion toutes ces beautés de la nature. Je me rends compte que ce mode de déplacement me plaît par ces découvertes à petit rythme qu’il autorise et qui se renouvellent à l’infini au long de la route ou du chemin. L’effort physique me convient aussi, mais contrairement à certains, je ne me sens pas motivé pour enfiler les cols les uns derrière les autres lorsque je connais déjà la route. De ce fait, hors les voyages j’ai beaucoup de mal à me motiver pour aller m’entraîner autour de chez moi sur des itinéraires que nécessairement je connais.

Que cette vallée étroite et sinueuse se révèle sauvage, une petite rivière, dont je ne me souviens pas du nom, déroule ses méandres amples et parsemés de galets éclatants. Le village de Saint-Nazaire-le-Désert, le bien nommé, est atteint. Nous arrivons deux minutes après les douze heures trente fatidiques, heure de fermeture de la petite épicerie. Donc nous nous contenterons d’une boîte de maquereaux, d’un petit morceau de gruyère et de quelques fruits secs. Assis à l’ombre nous souffrons cependant sous une chaleur accablante et sous les coups de boutoir de ce vent du sud rageur. Dans un recoin du village un bar sympathique caché au détour d’une mignonne placette, nous autorise à remplir notre rite sacré quotidien du café après le déjeuner.

A nouveau sur la route, par des itinéraires dérobés, la progression s’effectue par bosses, vent adverse et chaleur en direction de notre but de la journée, Rémuzat. Une longue descente finale donne une touche particulièrement agréable à cette belle étape à travers le Diois et la Drôme Provençale.

Rémuzat est célèbre pour sa magnifique falaise qui domine de façon imposante le site. Si vous la regardez, vous ne tarderez pas à apercevoir d’immenses vautours qui planent nonchalamment le long des à-pics. Au fond d’une ruelle nous dégottons un gîte absolument adorable, implanté dans une ancienne maison de notables, construite depuis plusieurs centaines d’années. Les prix sont modiques, et l’accueil très chaleureux. J’y reviendrai un jour pour arpenter les chemins autour de ce pittoresque village.

Vendredi 11 juin

Le lieu de Rémuzat est vraiment très agréable, et en ce début de mois de juin il n’y a pas grand monde. Dans ce gîte, à part nous, sont hébergées trois femmes habituées du coin qui viennent chaque année pour se promener au milieu de la garrigue et des barres rocheuses.

Aujourd’hui notre but se situe dans les environs de Malaucène, village mythique au pied du Mont Ventoux. Le premier tronçon de notre itinéraire nous mène le long de la magnifique gorge de l’Eygues, rivière bordée de jolies et longues falaises. Au passage nous admirons le pittoresque village de Saint-May, perché sur son verrou dans un méandre du cours d’eau. Cette première partie au petit matin, en descente, dans un décor superbe de roches multicolores et plissées, le long d’une jolie rivière et de plus avec une circulation raisonnable, est un vrai bonheur.

Au cours de la pratique du vélo, contrairement à celle de la marche à pied, les moments agréables et les difficiles alternent souvent sans crier gare. Une côte, une descente, un vent contraire ou favorable dû à un changement de direction et le rythme et les conditions d’effort s’inversent spontanément. A pied par contre, la pente raide fera prendre un rythme lent, la descente elle bien souvent obligera à freiner son allure, ce qui générera une forme de fatigue due à cet effort de retenue. On ne ressent pas ce passage brutal de l’effort physique à la joie de la vitesse sans peine. Mais attention, je ne dénigre surtout pas la marche à pied. Au fond de mon cœur, le voyage à pied tient une très grande place. A une allure plus faible, il permet cependant d’atteindre des lieux auxquels le vélo ne donne pas accès. La liberté est plus grande dans les zones accidentées. Traverser les Alpes par un chemin de grande randonnée ou traverser les Pyrénées par la Haute Route des Pyrénées représentent des aventures, qui m’enthousiasment beaucoup plus que de parcourir les grands cols de ces montagnes à vélo.

Revenons à notre vallée de l’Eygues que nous allons maintenant quitter pour escalader le col de d’Ey qui culmine à 962 mètres, ce qui donne approximativement 500 m de dénivelé pour 6 kilomètres. Cette montée est rendue très agréable du fait de la présence d’une multitude d’adolescents lancés avec leurs professeurs de collège dans un voyage à deux roues d’une semaine autour de la vallée du Rhône. Nous nous retrouvons tous au col, et le lieu retentit de tous les cris de joie de ces enfants heureux d’avoir gravi leur dernière difficulté. En effet leur périple s’arrêtera à Buis-les-Baronnies après quelques 6 kilomètres de descente. En quittant le col nous croisons un couple lourdement chargé, qui chacun à un rythme lent escalade la pente raide sur son vélo couché. Ils n’ont pas l’air de peiner et la position semble très confortable.

Halte de midi dans cette charmante petite agglomération capitale des Baronnies, assis sur un banc public nous déjeunons. Ensuite une courte promenade à travers le centre ville aux rues étroites nous permet de sentir l’âme de cette cité. Nous prenons notre temps, car l’étape de cet après-midi n’est pas très importante. Nous avons rendez-vous vers les 17 heures chez Nadine au Hameau des Valettes à quelque distance au nord de Malaucène. En chemin nous passons le village de Mollans-sur-Ouvèze, au-dessus duquel trône une incroyable église, perchée sur un immense rocher plat. Un camarade m’avait dit qu’elle avait été construite par un notable de la région, ayant fait le vœu de la bâtir si son fils revenait de la première guerre mondiale. Le vœu a manifestement bien été exaucé.

Notre arrivée à Malaucène me surprend par le nombre de cyclistes qui s’y trouvent. En effet il s’agit de l’un des trois accès au Mont Ventoux. A l’heure qu’il est, nombreux sont ceux qui en descendent, le pourcentage d’étrangers est important. On sent que le lieu respire la fête de la petite reine. En fin d’après-midi nous effectuons les cinq kilomètres qui nous conduisent à notre point de rendez-vous. La pluie se met de la partie. Nadine nous accueille dans son adorable petite maison de village.

Samedi 12 juin

Aujourd’hui nous devrions faire une facile balade de récupération sans les sacoches. Je me réjouis d’avance d’un petit effort dans cette région aux mille beautés. Mais la balade de santé va en définitive se transformer en un tour du Mont Ventoux, qui se déroulera tout de même sur 118 kilomètres. Nadine est une pédaleuse effrénée, elle a déjà parcouru de nombreux kilomètres à travers le monde, et elle compte à son actif au moins une quinzaine de montées au Mont Ventoux par tous ses itinéraires. Quand je la vois pédaler à vive allure en côte sans la moindre peine, je me demande si elle n’aurait pas un petit moteur caché dans le cadre, ce dont on a soupçonné Cancellara ces derniers jours.

Nous démarrons notre circuit par la départementale 40 qui contourne le Mont Ventoux par le nord. Toujours ce satané vent du sud en pleine figure qui ne veut pas s’arrêter. Cela fait presque depuis notre départ de Lyon, qu’en général, nous pédalons contre le vent. La vue sur le Mont Ventoux est impressionnante. Mais rapidement le temps se détériore et les nuages nous cachent le sommet. Nous effectuons une halte à la fontaine de Saint-Léger-du-Ventoux et nous repartons sur un bon train. Ces coins sont très fréquentés par les cyclistes. Un petit détour par une pente terriblement raide mais heureusement courte nous mène au joli village de Montbrun-les-Bains. Aujourd’hui samedi jour de marché, les étals se parent de toutes les couleurs et de toutes les senteurs. La rue centrale a été fermée à la circulation et le marché se développe au beau milieu de la chaussée. De nouveau sur la route, nous passons Revel et marquons une pause prolongée à Sault, autre village légendaire sur le chemin du Ventoux.

Une grande partie de plaisir nous attend dans un décor réputé, il s’agit de la descente des gorges de la Nesque. Sur une trentaine de kilomètres nous nous adonnons aux joies de la vitesse sur une route sinueuse surplombant une gorge profonde aux roches éclatantes donnant sur des profondeurs impressionnantes. Arrêt à un belvédère, où nous faisons la photo classique de groupe dans l’un des méandres les plus caractéristiques de la rivière. Un homme vend des bouquets de lavande et une multitude de produits dérivés de cette plante extraordinaire. Son coffre de voiture lui sert d’échoppe. Il l’a agencé avec beaucoup de goût et un esthétisme certain. Il m’autorise à faire une photo de son étalage.

Une fois la descente terminée, les cent kilomètres au compteur ne sont pas loin et il nous faut encore en effectuer une vingtaine, en particulier quelques côtes raides pour rejoindre notre tranquille maison de village au Hameau des Valettes. Nous passons quelques affleurements d’ocre, qui ont rendu la région célèbre. Avant de rentrer dans le bourg, Nadine s’arrête dans un champ de cerises appartenant à son cousin et nous invite à une merveilleuse dégustation sur l’arbre. Ce seront les seules cerises dignes de ce nom que je mangerai en ce mois de juin particulièrement froid et peu ensoleillé. Eh bien ! En définitive, cette journée de repos aura été bien occupée.

Dimanche 13 juin

Après une agréable soirée et une bonne nuit, ce matin plusieurs choix sont possibles. Le premier consiste en une montée au Mont Ventoux par Malaucène. Jean et René, le compagnon de Nadine, vont opter pour cette alternative. En ce qui me concerne la motivation n’est pas énorme, et la fatigue accumulée depuis une semaine, un argument supplémentaire pour proposer un circuit plus clément. Evelyne n’est pas non plus très enthousiaste pour une grosse défonce. Nadine nous emmène pour un tour plus « cool ». Nous partons pour une boucle qui fera tout de même une quarantaine de kilomètres avec quelques montées sévères et un timing final serré pour arriver à temps pour préparer le repas. Dans une belle nature de printemps qui explose de toutes parts, nous passons d’abord à l’abbaye du Barroux, puis nous visitons le village du même nom. Il est de toute beauté, bien établi sur une butte, enserré dans son ancien mur de protection, et abritant en son sein un château de grande taille. Puis nous prenons la direction du très pittoresque village de la Roque Alric, tout à fait étonnant. En effet ses maisons semblent lancées à l’assaut du rocher qui les domine, ce qui lui donne une touche magnifique. Bien évidemment une belle luminosité comme le midi de la France sait en distiller ajoute à l’esthétique du site. Notre chemin se poursuit en passant à proximité des dentelles de Montmirail, roches réputées pour l’escalade qui affichent leur verticalité éclatante de blancheur. Je suis toujours étonné de constater la diversité des paysages en France et la rapidité avec laquelle on passe de l’un à l’autre, qu’il s’agisse de sites naturels ou de constructions. Puis notre route va nous conduire vers un col, qui a une particularité bien singulière. En effet lorsqu’on en atteint le sommet avec le panneau nous indiquant que nous y sommes, et bien on continue à monter pendant plusieurs kilomètres à flanc de montagne. Enfin arrive le moment de nous lancer dans une belle descente vers Malaucène. Mais Nadine pressée de rentrer pour commencer le repas, nous avait littéralement déposés sur le bord de la route au bas de la côte. Comment fait-elle ? Enfin nous arrivons au centre de Malaucène. Nous y retrouvons nos deux camarades, qui de retour du Mont Ventoux prennent tranquillement une bière au centre du village. Nous rentrons tous les quatre et retrouvons Nadine qui s’active en cuisine. Encore un moment très agréable en perspective autour de plats concoctés avec goût et qui nous laissera un excellent souvenir.

En ce dimanche après-midi, Nadine et René vont devoir partir. Eh oui ! Demain matin il leur faut aller au boulot. Donc nous nous retrouvons à trois Jean, Evelyne et moi. Nous quitterons cet endroit charmant pour poursuivre notre périple itinérant.

Lundi 14 juin

Aujourd’hui avec une petite pointe de tristesse, nous laissons ce charmant Hameau des Valettes, avec cependant l’espoir d’y revenir, Nadine nous ayant proposé de nous retrouver l’année prochaine pour quelques jours de pédalage intensif.

Notre objectif de la journée se trouve plein est et se nomme Banon, petit village réputé, une vingtaine de kilomètres à l’ouest de la vallée de la Durance. Nous devons reprendre sur les trente premiers kilomètres l’itinéraire que nous avons suivi avant-hier, de plus aujourd’hui nous avons nos bagages. Mais tout se passe très bien et la vue permanente sur le Mont Ventoux que l’on contourne par le nord est un spectacle suffisamment grandiose pour que nous ne trouvions pas le temps de nous ennuyer. Nous en profitons pour monter au village de Brantes. Encore un lieu perché, il nous faut laisser nos vélos à l’entrée et y pénétrer par un long escalier de pierre multi centenaire. Nous nous promenons parmi les vieilles maisons rénovées et nous laissons envoûter par le charme du lieu qui fait face au Mont Ventoux. Puis reprenant notre chemin, rapidement nous marquerons l’arrêt pour la pause de midi dans le très tranquille minuscule hameau de Savoillan. Une charmante boulangerie donnant sur l’église, exhale une bonne odeur de pain cuit au feu de bois, nous en avons l’eau à la bouche. Après que nous ayons effectué quelques achats, la boulangère nous autorise à nous assoir à la table devant sa vitrine. Qu’il est agréable de voyager de la sorte tout en prenant son temps et de se laisser guider dans nos haltes par le hasard, toujours heureux. Cela nous permet de nous imprégner de toutes ces atmosphères de Haute Provence, et bien entendu des auteurs comme Giono ou Bosco nous viennent à l’esprit.

Nous repartons après le rituel café du midi pour les quelques 35 kilomètres qui mènent à Banon. Le ciel est magnifique, de gros cumulus éclatants bourgeonnent tout en laissant de grandes trouées bleues. Des averses sont tombées car par endroits la route est mouillée, mais jamais nous ne recevons une goutte. L’altitude relative, le vent, la nature mouillée et la luminosité s’associent pour nous offrir des paysages de toute beauté. Le plaisir de pédaler est immense, cette nature on en fait vraiment partie, et puis ces odeurs de fleurs toujours présentes, donnent encore plus cette sensation d’intégration de nos corps au milieu naturel.

Nous atteignons le charmant village de Banon. Un cyclotouriste hollandais nous entretient sur son périple à travers la France. Souvent les personnes qui pratiquent le voyage à vélo sont seules, et les Français sont très peu nombreux. Les Allemands et les Bataves fournissent le gros des effectifs. Les vélos lourdement chargés sont souvent regardés avec curiosité en France. Les cyclistes sur leur vélo de course nous regardent souvent avec un certain dédain. Je me souviens d’une réflexion entendue dans un groupe qui nous croisait à vive allure l’année dernière en Corse, l’un des participants nous apercevant avait fait le commentaire suivant : « Eh bien ! Du vélo comme ça non merci ! ». Heureusement tous n’ont pas cette attitude, certains vont même jusqu’à nous encourager. Parfois la vue de ces deux roues lourdement chargés provoque des commentaires étranges. Il y a quelques jours, à l’entrée d’un village un groupe de randonneurs se préparait au départ. Une femme nous remarque et dit à ses compagnons : « Tiens voilà des sacochards ». Quel terme horrible !

Banon, ravissant village provençal, nous y découvrons quelques boutiques d’alimentation qui proposent des produits de qualité, en particulier le fameux fromage qui porte le nom du lieu. Après quelques achats nous rejoignons le camping un peu excentré. Dilemme, plante-on la tente ou loue-t-on un mobil home ? Le temps semble beau, l’air absolument pas humide, Jean opte pour la tente, Evelyne pour le mobil home, et moi je reste relativement indécis. Mais en finale, nous choisissons la solution en dur. Grand bien nous en a pris. A partir de onze heures du soir la pluie va se mettre à tomber et durant trente six heures ce sera un véritable déluge. J’ai rarement vu une pluie aussi violente durant une si longue période. D’ailleurs les résultats ne se sont pas fait attendre, des inondations catastrophiques ont eu lieu un peu plus au sud dans le Var, en particulier à Draguignan.

Mardi 15 juin

Une bonne partie de la nuit les précipitations ont martelé le toit de notre abri. Il fait froid et humide, on ne se croirait pas au mois de juin dans le sud de la France. La journée s’annonce morose, nous sommes quasiment dans les nuages et le mauvais temps semble très bien installé. Il va falloir nous armer de patience. Un petit intermède de repos ne fera pas de mal. De plus j’ai un livre extrêmement intéressant, journal d’un conjuré 1938-1944, d’Ulrich von Hassel. Ce diplomate qui s’était toujours opposé au national-socialisme, décrit de l’intérieur l’Allemagne de cette époque. Il analyse les doutes et les espoirs des hommes influents, en particulier, il montre l’état d’esprit des généraux qui au gré des victoires ou des défaites de Hitler pouvaient être plus ou moins enthousiastes et se montrer favorables ou non au système nazi.

Nous ne passons pas la journée dans notre baraque. A la première petite interruption des averses, je prends mon vélo et pars au centre de Banon. J’y découvre, vraiment étonné, une très grande librairie, le Bleuet. Dans un si petit village, pourquoi un établissement d’une telle taille. Les ouvrages disponibles sont très nombreux, certaines collections sont complètes, plus importantes que dans les grandes librairies réputées que j’ai l’habitude de fréquenter à Paris, Lyon ou Bordeaux. Manifestement, il doit y avoir beaucoup d’intellectuels ou passionnés de lecture qui se cachent dans la campagne environnante. Au demeurant, profitant de l’aubaine je passe un bon moment alors que le temps reste maussade.

Mercredi 16 juin

Ce matin nous avons franchement froid, au point que je me mets à grelotter. Je n’aime vraiment pas cette humidité. Il nous faut prendre des décisions, on ne peut rester cloués une journée de plus dans notre camping, cette situation est très mauvaise pour le moral. Seul le mouvement ramène la paix dans les esprits. Nous décidons de rouler jusqu’au village de Sait-Etienne-les-Orgues, situé au pied de la Montagne de Lure. Une fois sur place nous aviserons. Nous laissons nos bagages avec l’intention de revenir passer une troisième nuit à Banon. Nous voilà partis, il ne pleut pas, mais les reliefs sont accrochés par des bancs de nuages pas très prometteurs de beau temps. Une fois notre village atteint, au bistrot de la place nous prenons un café et interrogeons le propriétaire sur le temps et les conditions sur Lure. Il nous dissuade d’y aller, nous relatant la mésaventure de cyclistes qui les jours précédents ont été soumis à un véritable bombardement de grêlons. Comme si les éléments l’entendaient, la pluie reprend. Armons-nous de patience. Il est midi, profitons de ces conditions pour tranquillement déguster le plat du jour proposé. A la fin du repas, il ne pleut plus et le temps semble s’améliorer. Jean propose de faire « pour voir » les premiers kilomètres sur la route de la montagne de Lure. On se doute bien que ça y est nous y sommes et que pour nous arrêter il va falloir des grêlons gros comme des œufs de poule.

En effet, un bon rythme est pris, la route bien tracée ne présente pas de pente trop raide. Le temps tout de même incertain, nous motive pour profiter de cette fenêtre favorable, et nous avons tendance à appuyer sur les pédales. Le soleil de début d’après-midi réchauffe l’atmosphère. Vers les 1500 mètres d’altitude nous rentrons dans le brouillard et l’air se rafraîchit. Maintenant nous irons au sommet quoiqu’il arrive. La route passe à un kilomètre sous le sommet. Par un accès en mauvais état et très raide nous nous dirigeons vers les antennes qui matérialisent le sommet que nous convoitons, à l’altitude de1826 mètres. Les jeux de lumières parmi les nuées qui circulent sont magnifiques et les contrastes très accentués. Nous y sommes, cet endroit baigné dans le brouillard nous apparaît quelque peu fantomatique et mystérieux. La montagne y gagne en grandeur. Nous sommes contents d’avoir effectué cette randonnée malgré le temps plus qu’incertain. Et puis cette montagne de Lure constitue l’un des passages importants de notre circuit. Cependant le plaisir du sommet ne s’éternise pas, toujours un peu inquiets, des fois que l’orage se déclenche, l’endroit deviendrait assez malsain. Donc nous nous lançons dans une longue descente. Les premiers kilomètres sont vivifiants, puis nous sortons du brouillard et la chaleur revient. De retour au bar de la place, nous prenons un rafraîchissement et rentrons à Banon. La journée qui ne semblait pas très prometteuse nous aura cependant permis une belle escapade d’un peu plus de 80 kilomètres.

Jeudi 17 juin

Les conditions de temps n’étant pas très favorables, nous apportons une modification radicale à notre itinéraire. Au lieu de partir sur le Luberon, puis de remonter par la vallée du Rhône ou par les monts d’Ardèche, de peur du fort mistral, nous préférons remonter directement en direction du Dévoluy.

Ce jour nous donne l’occasion de vivre une étape mémorable entre toutes. En effet, pour éviter de reprendre une route déjà empruntée, nous décidons de quitter Banon en direction de l’un des cols sur la crête de la Montagne de Lure, afin de descendre directement dans la vallée du Jabron, d’où nous mettrons le cap sur le village d’Orpierre. Seul petit hic, l’itinéraire choisi est normalement utilisé par les randonneurs à pied. Mais nous verrons bien, un peu d’aventure a plutôt tendance à aiguiser notre curiosité.

Ce matin encore les sommets sont accrochés par des nuages qui ne sont pas présage de temps sec. Mais la nature après les grandes pluies des jours derniers semble toute propre, et elle luit de mille feux, vert tendre de l’herbe, lumières multicolores des différentes fleurs, où le jaune des pissenlits et des boutons d’or domine, suivi de près par le rouge ponctué de noir des coquelicots.

Nous entrons dans une étroite vallée qui conduit au bout du monde, au village de Saumane. Le lieu dépassé, la route devient presque chemin et puis le goudron prend fin. Le sentier raide assez plat nous permet pendant quelques kilomètres de rester sur nos montures. Nous nous demandons où nous allons. Au-dessus de nous un versant raide et boisé va se perdre dans le brouillard. Notre itinéraire se trouve là quelque part entre arbres et brume. Un carrefour en Y nous fait hésiter. Heureusement dans la forêt se trouve un bûcheron, il nous renseigne. Plus de doute notre voie en direction du col Saint-Vincent va nous occasionner une bonne séance de sport en poussant les vélos. Un chemin très raide parsemé de gros cailloux donne le ton. Nous voilà tous les trois à pousser dans la pente. Cela nous rappelle des expériences passées au fond de la Slovaquie. Pas de répit, ni du côté de la déclivité ni de celui de la grosseur des cailloux qui bloquent en permanence les roues. De plus pour que le jeu soit encore plus plaisant, la pluie se met de la partie. Cette manutention de bicyclettes est franchement épuisante, la douleur se fait sentir aux articulations des poignets. Et puis la pente se redresse, il faut alors se mettre à deux pour pousser un seul vélo. Le sol détrempé laisse l’eau s’écouler et par endroits on se croirait dans le lit d’un torrent. Mais avec opiniâtreté, nous poussons prenant l’eau par le haut et par le bas. Nous avons vraiment l’impression de monter dans le ciel avec nos vélos. Si nous croisions des randonneurs, ils nous prendraient probablement pour des fous, mais dans cette ambiance très humide nous sommes seuls. Enfin au détour d’un raidillon, je pars sans mon vélo et quelques dizaines de mètres après un espace plat apparaît. Il est verdoyant, et il arbore un magnifique panneau annonçant col Saint-Vincent 1287 mètres. Je pousse un cri de joie et rejoins mes compagnons pour un dernier effort. Ce col je me souviens y être passé en sens inverse, à pied, il y a trois ans lorsque j’avais réalisé une magnifique randonnée de 9 jours du Vercors à la Méditerranée. Tout était très différent, on était en automne, les arbres prenaient toutes les teintes de cette magnifique saison et il faisait très beau. En 9 jours je n’ai pas le souvenir d’avoir vu un seul nuage, seulement les habituelles brumes matinales saisonnières qui donnent un véritable cachet à la nature en y ajoutant une touche de mystère.

Au col nous ne nous attardons pas, car nous sommes trempés et le refroidissement guette. Nous plongeons sur la vallée du Jabron. Le chemin est si raide et si mal pavé que nous ne pouvons pas enfourcher nos montures, bien qu’il s’agisse d’une descente. Mais ces grandes forêts de feuillus, à la frondaison encore tendre, sont si belles sous la pluie que nous éprouvons un vrai plaisir à nous trouver en ces lieux si peu propices au vélo, surtout avec des bagages. Cependant, par endroits nous nous risquons à enfourcher nos deux roues. Il faut faire attention de ne pas tomber, entre cailloux et terre glissante. Bien doser la pression sur les freins est indispensable pour conserver un équilibre subtil et précaire. Dans les grands lacets il nous faut descendre à pied et avancer avec précaution, pour ne pas se faire emporter dans une glissade glaiseuse par le poids de nos engins. Enfin, nous sommes sous la couche nuageuse et voyons le fond de la vallée. Nous n’allons pas tarder à nous retrouver sur un terrain presque plat. Le chemin s’élargit, nous prenons de la vitesse et arrivons en vue de la première voiture rencontrée depuis bientôt trois bonnes heures. Ses occupants doivent vraiment se demander d’où nous venons.

Cette matinée a été éprouvante du fait de cette pratique du vélo dans des conditions particulières. Je ne crois pas que nombreux soient les cyclotouristes chargés qui ont emprunté le col Saint-Vincent. C’est sans doute un bon avant-goût pour le périple que nous envisageons à travers l’Amérique du Sud dans deux mois, l’altitude en moins bien sûr, parce que dans les Andes on évolue généralement vers les 4000 mètres.

De retour sur le bitume, on a l’impression d’avoir des ailes. Le temps se stabilise et un rayon de soleil nous gratifie de sa chaleur. Dans cette vallée du Jabron, nous marquons la pause et mangeons à belles dents, car les cailloux et la boue nous ont ouvert l’appétit. Mais le lieu est désert, pas le moindre petit bar pour le rituel café. Donc un peu frustrés nous repartons. Dans le village Les Omergues, enfin le bistrot tant désiré. Il arrive d’autant mieux que la pluie fait une fois de plus son apparition, et il fait froid. A l’intérieur de la salle une douce chaleur. Nous allons devoir nous faire violence pour reprendre notre chemin. Le moment redouté arrive, nous enfilons nos imperméables et stoïquement nous attaquons le col qui nous sépare de Séderon. Les muscles se réchauffent, la beauté du relief aidant, le plaisir revient.

Après Séderon, ne pas louper la petite route qui conduit au col Saint-Pierre. Après quelques hésitations nous attaquons cette dernière difficulté de la journée, qui monte à plus de mille mètres. Il s’agit d’une belle rampe de cinq kilomètres qui s’élève en courbes raides. Au milieu de la montée, un monument commémoratif rappelle la résistance au nazisme, qui dans la région fut active et en en a payé le prix fort.

Le dernier effort de cette journée terminé, nous n’avons plus qu’à nous laisser glisser vers Orpierre en passant par le village de Laborel. Dans le lointain Orpierre est bien balisé par son fameux Quiquillon, flèche de calcaire de 150 mètres de haut qui attire une multitude de grimpeurs.

Vendredi 18 juin

La journée d’hier a laissé quelques traces dans les cuisses, les mollets les bras et les poignets. Nous aspirons à nous reposer. Le cadre est propice à cette activité, un joli village enserré entre des parois calcaires qui de toutes parts dressent leurs à-pics.

Samedi 19 juin

Aujourd’hui nous allons partir pour la journée dans le but d’assister à une messe au monastère de Rosans. Il héberge des sœurs bénédictines. Je ne suis pas particulièrement pratiquant, mais prendre part à un office au sein d’un ordre régulier a toujours provoqué chez moi une forte émotion, d’une part sans doute du fait du lieu reculé où ces ordres généralement s’établissent, d’autre part du fait du côté confidentiel, bien souvent très peu de fidèles assistent à la messe. Ce jour en dehors de notre petit groupe, un quatrième ami s’étant joint à nous, une seule personne était présente. Au retour nous avons effectué une visite guidée du prieuré de Saint-André-de-Rosans. Petit intermède très instructif sur la vie de la région au cours des siècles. Cela nous a permis d’admirer de belles mosaïques multi centenaires. Encore une agréable et intensive journée de vélo (plus de 90km) à but culturel, le long de superbes petites routes sauvages et accidentées loin de la circulation, au contact d’une nature épanouie par l’abondance d’eau que cette année a apportée.

Dimanche 20 juin

Matin froid et venteux, les ruelles d’Orpierre sont de vraies glacières traversées par une bise aigre. Le courage nous manque et nous ferons une journée de visite de la magnifique vallée du Jabron, mais en voiture. Au moment de partir deux Allemandes aux vélos lourdement chargées stationnent sur la place du village. Immédiatement nous les abordons. Elles ne sont pas toutes jeunes, à mon avis 65 ans, voire sans doute plus pour l’une d’elles. Elles arrivent de Stuttgart à travers les massifs montagneux français, Vosges, Jura, Chartreuse, Vercors. Ce trajet elles l’ont accompli en douze jours, belle performance eu égard à leur chargement, les mauvaises conditions des deux semaines passées et puis de leur âge.

Lundi 21 juin

Nous nous retrouvons seuls avec Jean, Evelyne étant repartie en voiture avec François pour Crémieu. Nous allons vivre le dernier jour de notre périple dans les Préalpes. Notre intention est de rejoindre Veynes, d’y déposer nos affaires à l’hôtel et de gravir quelques cols cachés au cours de l’après-midi. Une fois de plus le vent sera contraire et nous obligera à forcer sur les pédales. Un petit café dans un bistrot du centre ville de Serres, nous procure un agréable moment. J’aime beaucoup cette petite agglomération au pied d’un gros rocher. On n’y recherche pas le calme, car c’est un axe routier très fréquenté, mais le lieu est très esthétique, et de voir ces foules de voitures de camping-cars et de motos, dont beaucoup d’étrangers déferler, cela donne un petit goût de vacances !

A Veynes, l’agréable hôtel du centre, établissement au charme désuet, à l’ombre d’une place ombragée par des platanes centenaires, nous propose une chambre de tout confort. Nous déjeunons sur place, laissons nos bagages et partons pour notre dernière petite virée. Deux jolis cols déserts, col de la Bachassette et col des Verniers, cachés au milieu de montagnes érodées, nous laisserons nos dernières sensations de ces deux semaines d’errance. A la descente du second des vues de toute beauté nous dévoilent le Pic de Bure et la crête de Bergers, cimes du Dévoluy qu’affectionnait particulièrement René Desmaison. Je reste à rêver sur ces montagnes, me disant que bientôt d’autres horizons bien plus lointains vont s’ouvrir. Demain nous prendrons le train direction Lyon, et chacun rentrera chez lui dans l’attente du prochain rendez-vous.
Croisière en Norvège avec Costa English translation pending
by Coudan · 2010-07-03 · 27 replies
Bonjour, Nous partirons d'Amsterdam le 20 juillet 2010. Je rêve de ce voyage depuis des mois, je le fais à l'occasion de mes 50 ans ;). (Nous avons fait une croisière en Méditerranée occidentale il y a 3 ans avec Costa aussi.)Est-ce que certains qui reviennent de cette croisière peuvent nous donner des conseils : vêtements, excursions (ns en avons réservé 3 lundi dernier sur le site : Vues de Geiranger, Transfert au Cap Nord et Les îles Lofoten), vie à bord, état de la mer, points positifs, problèmes rencontrés...)D'autres francophones parmi vous sont-ils inscrits?Merci 🙂
Rencontre VF "Randonnée urbaine" à Marseille le 21 août 2010 English translation pending
by Stef2Mars · 2010-06-27 · 310 replies
Bonjour à toutes et à tous !!! 🙂

Il y a bien longtemps qu’une rencontre VF digne de ce nom n’a pas eu lieu à Marseille. Alors voilà, je me lance…

Je ne sais pas si le concept que je vais vous proposer a déjà été testé, mais le voici : une rando urbaine ! Je m’explique...

L’idée est simple : un itinéraire dans les rues de Marseille (en majorité à pied et avec un zeste de transports en commun) afin de découvrir ou redécouvrir quelques jolis coins de la Cité Phocéenne.

Au menu : départ du Palais Longchamp, passage par la Canebière, le Vieux Port, le Fort St Jean, "pèlerinage touristique" auprès de la Bonne Mère, et fin du parcours au Palais du Pharo. Le tout entrecoupé d’un pique-nique dans le centre-ville. J’ai d'ores et déjà ma petite idée sur le lieu mais je vous en parlerai plus tard.

Concernant le repas, c’est free style ! Chacun amène ce qu’il veut… pour soi ou pour partager, peu importe !

Faire la connaissance de nouvelles têtes ou revoir des habitués du forum, passer un bon moment d’échanges entre passionnés du voyage et visiter cette belle ville ensoleillée qui est la mienne, tels sont les objectifs de cette rencontre. Si ces arguments ne vous donnent pas envie de venir… 😎

La date maintenant : je vous propose le samedi 21 août 2010. Deux mois, je pense que ça laisse pas mal de marge afin que les personnes qui ne viendraient pas de Marseille et qui souhaiteraient participer puisse s’organiser pour être présentes. Si j’ai choisi un samedi c’est tout simplement qu’au niveau des transports en commun c’est plus pratique qu’un dimanche.

Ce qui serait sympa c’est que non seulement soient présents des membres français du forum mais également des membres étrangers de passage dans la région. J’ai déjà « testé » un itinéraire semblable avec un pote venu du Brésil l’an passé et il avait bien apprécié la balade.

Dernier point : les enfants sont les bienvenus. Je pense venir avec ma fille d’ailleurs. L’itinéraire n’est pas trop fatiguant. Et puis, on prendra notre temps et de nombreuses haltes « photographiques » seront prévues tout au long du parcours.

Voilà, je laisse l’idée faire son chemin… 😉

A bientôt !!!

Stef

Itinéraire Marrakech - Ouarzazate - Merzouga: votre avis? English translation pending
by Albounet · 2010-06-21 · 55 replies
Bonjour,

Mon amie et moi comptons passer 5 jours au maroc mi-septembre, et désirons visiter le sud maroc jusqu'aux portes du désert (avoir une petite idée de ce que le desert de dunes peut avoir l'air). Nous somme bien conscient que 5 jours c'est tres court, mais là dessus pas de possibilités de faire autrement. Nous allons passer beaucoup de temps en voiture, j'en suis conscient aussi, mais ça nous laissera aussi la possibilité de faire des arrêts au endroits coup de coeur, sachant qu'on est pas trop farniente à l'hôtel ou 4h sur les marchés.

J'aimerai bien ramener de belles photos de ce road-trip.

Apres la lecture de plusieurs sujets de ce forum, j'imagine le parcours suivant (en gras mes interrogations) :

Jour 1 :07h35 : Depart CDG09H : Arrivée, Voiture de loc à l'aéroport10H : départ pour OuarzazateQuels sont les arrêts que vous préconiseriez sur la route ?Fin d'apres midi : Arrivée à OuarzazateHotel : rose noire
http://www.tripadvisor.fr/Hotel_Review-g304018-d646838-Reviews-Rose_Noire-Ouarzazate.htmlou Dar Kamar : http://www.tripadvisor.fr/Hotel_Review-g304018-d586447-Reviews-Dar_Kamar-Ouarzazate.htmlDodo Jour 2 :07h00 : Départ vers MerzougaCombien d'heures de route pour faire ouarzazate-merzouga ?Quels sont les arrêts que vous préconiseriez sur la route ? (palmeraie , vallées des roses ?)15h00 : Arrivé à Merzouga (à quelle heure vaut mieux t'il arriver pour pouvoir faire une petite randonée dans les dunes + nuit en bivouac ?)Départ en randonnée dans les dunes, chameaux ?, nuit au bivouac (sans doute via "les dunes d'or" ou "tihiri") Nuit en bivouacJour 3 :Retour de la randonnéeRetour à Oaurzazate pour dodo (ou alors une autre ville sur la route de Marrakech ?)Quels sont les arrêts que vous préconiseriez sur la route ?Dodo (quel endroit ?) Jour 4 :09h00 : départ pour marrackech13h00 : Arrivée à Marrakech au riad miski http://www.riadmiski.com/=>; visite des souksDodo à Marrakech Jour 5 :Suite de la visite de marrakechRetour de la voiture de loc'Départ Avion 17h50Voilà pour résumer avant tout je me pose la question du trajet marrakech-ouarzazate-merzouga, jouable mon aller et et retour en 3/4 jours ? Quels sont les endroits où s'arrêter sur ce trajet ? Y a t'il une autre ville que ouarzazate qui pourrait me servir d'étape pour le trajet retour (histoire de pas s'arrêter deux fois au même endroit ?)

Sachant que je préfère les beaux paysages à l'artisanat local :D

Je suis ouvert à toutes remarques (sauf sur la durée, et le côté beaucoup de voitures, j'en suis conscient mais c'est décidé).

Je ne recherche pas d'accompagnateurs, de prestateurs, d'organisateurs de circuit/raid, juste des avis de voyageurs ou locaux désinteressés.

Merci d'avance pour toutes vos réponses :)
Agences de porteurs à Jiri? (Népal) English translation pending
by Pipoliko · 2010-06-15 · 18 replies
Bonjour, J'aissaie de contacter Care Porter Nepal, et , ou Porter Progress Nepal, depuis près d'un mois, pour "louer" les services d'un porteur mais impossible de les joindre. Auriez vous des informations sur ces 2 organisations à Kathmandu? J'avais déjà eu recours a eux. D'autre part, sauriez vous si il y a des agences à Jiri ? Merci et à bientôt.
Récit de mon voyage au Maroc English translation pending
by Avanarasi · 2010-06-11 · 2 replies
Dimanche 27 mai 2007

Tôt le matin, je parcours les ruelles de la médina avant de prendre le taxi collectif de Bade r-Rob pour me rendre à Imlil. Une fois le taxi complet, 2 passagers à l’avant et 4 à l’arrière de cette Mercedes, nous quittons Marrakech.

J’arrive à Imlil, 64 Km de Marrakech, (1740 m d’altitude), les guides sont nombreux à me proposer une excursion, je refuse toutes propositions, c’est ainsi que je vais fonctionner durant mon séjour dans ce pays.

J’effectue une randonnée de 6 H00, le site est merveilleux, j’aperçois la neige sur des sommets de plus de 4000 m d’altitude dont celui du Toubkal atteignant 4167m, le plus haut d’Afrique du Nord. Sur cette vallée, se nichent de minuscules villages berbères de pierre et de terre, le temps semble s’être arrêté depuis des siècles. J’ai la chance car entre mi-avril et début mai, en principe, il y a la récolte du blé. Tout le monde vient prêter main forte, hommes, femmes et enfants, dans une ambiance festive d’une gaieté incroyable, j’entends les femmes chanter, j’aperçois les enfants qui sur leur mulet chargé de blé, vont porter celui-ci à la cour de leur maison.

Sur le chemin du retour, quelques Km avant Imlil, un camion descend la vallée, le chauffeur m’amène à Asni.

Je fais du stop pour aller à Ouirgane, je vais passer la nuit chez l’habitant.

Je suis parfaitement bien accueilli par cette famille. Je fais quelques tours de magie aux enfants. Un Monsieur tond un mouton, un vieil homme assis à côté sur un tabouret en bois fait une remarque car le mouton est blessé par la tondeuse.

Lorsque la tonte de l’animal est finie, la laine est mise dans un sac puis on coupe la ficelle attachée aux pattes et une jeune fille amène ce mouton non sans égard dans un minuscule et vieux bâtiment et on recommence avec un autre mouton.

Lundi 28 mai

Je déjeune dans la cour, 7H10 et il fait déjà chaud.

Pour la douche, ça se passe dans les toilettes. L’eau recueillie de la montagne se trouve dans un bidon, sur celui-ci est accrochée une boîte de conserve qui a fonction de récipient.

Avec peu de moyen, on peut être propre, la preuve en est.

Avant de quitter cet habitat, je parcours ce village aux ruelles de terre accidentées. Je ne vais pas trop loin car je risque de ne pas pouvoir retrouver la maison où j’ai passé la nuit sinon, bien au contraire, il ne faut pas hésiter à s’y perdre, c’est le meilleur moyen de découverte.

Le bus partant de Marrakech à destination d’Agadir passe par Ouirgane vers 11H00. Voulant visiter la mosquée de Tin Mel, le car s’y arrêtant à 800m, c’est bon pour moi.

Sur cette route, j’aperçois les kasbahs d’Agadir-n-Gouf et de Talat-n- Yâkoub, je ne peux pas m’arrêter à les visiter car l’attente d’un véhicule sera longue. Les taxis collectifs seront probablement complets et le prochain bus passe dans 4H00. Le meilleur moyen pour circuler dans ce pays est la voiture de location mais pour moi seul, c’est trop coûteux. De toute façon, je sais que durant mon séjour, j’arriverai à me débrouiller.

Au loin, j’aperçois la mosquée de Tinmel, je frappe des mains pour que le car s’arrête. La mosquée se trouve à 800m de la route principale, je traverse les vergers pour m’y rendre.

Cette mosquée date de 1153. Abandonnée à l’état de ruines pendant des siècles, cette mosquée a fini par être restaurée. L’extérieur a l’austérité d’une forteresse. Le plan de cette mosquée est symétrique, des arcades en brique délimitant neuf nefs. Seule la première travée a conservé son élégant décor de stuc, notamment le beau mihrab et trois coupoles à stalactites. Les autres travées ont été entièrement reconstruites en brique rose, recréant avec beaucoup de bonheur l’espace originel.

Durant la visite de la mosquée, il y a deux couples de touristes français avec une voiture de location, je leur demande s’ils vont à Taroudant, la veine pour moi, c’est leur direction. Grâce à ces touristes, je gagne de nombreuses heures d’attente.

Le trajet offre un splendide panorama sur l’étroite vallée de l’oued Nfiss. Des petits champs en terrasses minutieusement entretenus et irrigués, des vergers d’amandiers et d’oliviers entourent les villages aux maisons de pierres sèches.

Après une série de virages vertigineux, on arrive au col du Tizi-n- Test à 2092m d’alt. La vue est époustouflante. La route descend ensuite tranquillement et la végétation évolue des chênes verts du sommet aux arganiers sauvages du Sous, en passant par les palmiers nains, les lauriers-roses et les immenses genêts à petites fleurs blanches.

De nombreuses chèvres grimpent sur les branches d’arganiers, nous passons une vingtaine de minutes à les observer, le spectacle est magnifique.

A 35 Km de Taroudant, nous visitons la palmeraie de Tioute. A l’arrière plan de cette palmeraie, il y a une belle vue de la chaîne du Haut Atlas. Au pied de cette palmeraie, se trouve une belle kasbah.

Nous reprenons le chemin pour Taroudant, la nuit tombe, je trouve un hôtel à 2 Km des remparts.

Mardi 29 mai

Taroudant se trouve à 81 km d’Agadir, 223 Km de Marrakech et 294 Km de Ouarzazate.

Les remparts dessinant un carré approximatif d’environ 8 km de pourtour sont percés de 5 portes monumentales. Il n’y a pas si longtemps, oliveraies et vergers venaient jusqu’au pied des murailles, leur conférant un charme supplémentaire. Mais, depuis quelques années, ce côté bucolique est menacé par la construction de faubourgs peu esthétiques.

J’ai visité un hôtel de luxe, je suis rentré dans cet établissement incognito. Cet établissement occupe l’ancien palais du pacha de Taroudant. Jardins luxuriants, cours secrètes animées de fontaines, beaux patios anciens plantés de grands bananiers, galeries et terrasses forment un dédale où il fait bon flâner. N’oublions pas la piscine.

Je quitte les remparts de Taroudant pour déambuler dans les souks, beaucoup d’enfants travaillent dans de minuscules ateliers avec une très faible luminosité. Hélas pour eux, ils ne vont pas à l’école qui pourtant est obligatoire, ceci amène à être analphabète, ces enfants ne sauront pas lire, ils seront comme aveugles, sans éducation, la lutte n’est pas possible.

Le très faible niveau socio-économique des familles oblige les parents à engager leurs enfants dans le travail à des âges précoces.

Leurs rémunérations de 150 DH à 300 DH par mois, soit entre 15 et 30€, sont perçues directement par les parents.

Le SMIC Marocain est à 2100 Dirhams.

Les conditions de vie sont souvent inhumaines.

Ce ‘trafic’ très lucratif est parfaitement bien organisé, il y a des bureaux de placements faisant le lien entre les familles très souvent rurales des ‘victimes’ et les futurs ‘Exploitants’.

Le code du travail de l’enfant a été élaboré mais toujours pas amandé.

Je quitte les souks et visite la médina, je suis surpris par le nombre de mosquées, les minarets sont magnifiques.

Je mange dans un restaurant à la propreté douteuse mais j’adore cette formule. Une omelette 2 œufs avec pain et thé plus l’eau du robinet à volonté me valent 7 DH, je laisse 3 DH de pourboire.

Sachez que 10 DH valent 1 €.

Maintenant j’ai une longue route à faire, je veux être ce soir à Ousmenat, village se situant à quelques Km avant Tafraoute et ce n’est pas gagné.

Un taxi collectif m’amène à Inezgane, banlieue d’Agadir. A la place des taxis collectifs d’Inezgane, je prends un autre taxi m’amenant cette fois à Âit-Baha.

Je suis à 70 Km d’Ousmenat mais avant, je veux visiter une citadelle.

En attendant que le taxi soit au complet, je prends un thé à la terrasse d’un café, je suis le seul consommateur. Dans ce pays, il est accepté de passer son temps dans un établissement sans prendre de consommation.

Nous sommes que 4 personnes à attendre que ce taxi soit au complet, voulant quitter Âit-Baha rapidement, je décide de payer la place pour les 2 personnes manquantes.

Comme prévu, je m’arrête à Tizorgan. Ce village fortifié bien seul à 500 m de la route est frappant. Arrivé à une porte fortifiée, un vieil homme assis me demande quelques DH. Ce village, situé au sommet d’une colline escarpée, a la particularité d’être parfaitement circulaire. Son enceinte de pierre est formée par les murs extérieurs des maisons. En parcourant les deux uniques ruelles, circulaires, j’admire quelques belles portes anciennes en bois d’arganier, patinées par les siècles et protégées par des auvents en plaques de schiste.

En quittant ce village, j’attends sous un soleil de plomb qu’un véhicule passe.

Après une heure d’attente, un camion s’arrête, le chauffeur m’amène à Ousmenat. Nous sommes 4 passagers pour ce trajet, serrés bien sur mais on oublie le confort, j’ai eu vraiment de la chance que ce camion soit sur cette route, la R 105, fort belle, je contemple le sommet Jbel Lekst à 2359 m d’alt.

Dans le sud du Maroc, il y a peu de véhicules, le stop est très facile, c’est un moyen pour le chauffeur de recevoir quelques DH.

Ce camion est chargé, surchargé de phosphate. Nous avançons à une vitesse d’environ 10 Km/h en côte. Nous franchissons le col du Tizi-n-Tarakine à 1500m d’alt, maintenant nous descendons à 20 Km/h, la troisième vitesse n’est jamais enclenchée. Parfois, nous nous arrêtons pour ne pas trop fatiguer le moteur.

Il fait nuit, nous roulons sans lumière sur cette route si dangereuse, c’est incroyable, je ne pense pas à l’accident sinon la peur s’installe, je suis rôdé, c’est la 5ième fois que je visite ce pays, je m’y suis habitué, je ne suis surpris de rien.

Arrivé à Ousmenat, je donne un bon pourboire au chauffeur, il le mérite franchement.

Il fait nuit, je fais de petits pas, le chemin est très accidenté, ici, nous ne sommes pas en Occident, les routes et trottoirs goudronnés, les noms de rue, l’éclairage, ceci n’existe pas.

Je rencontre une Marocaine, cette femme est institutrice. Sur le chemin m’amenant à un gîte, nous parlons de divers sujets.

A l’école, cette femme trouve les élèves mal élevés, elle pense que ceci vient des parents, il y a un manque de discipline, depuis quelques années, l’instituteur ne doit plus utiliser le bâton pour régner l’ordre.

Sur ce sujet comme tant d’autres thèmes abordés par les Marocains, je dérange mais je ne peux pas rester passif, je sais quand dans ce pays, la critique est insultante mais je respire mal si je ne dis pas ma pensée, j’ai toujours fonctionné ainsi, c’est parfois dangereux, risqué, mais c’est ma personnalité.

Dans ce pays, beaucoup d’enfants n’aiment pas l’école, ils encaissent des coups et des gifles par des excès de colère des instituteurs.

L’école publique au Maroc est malade. Certains enseignants sont outrés par les actes de leurs collègues qui . Comment aimer l’école dans ces conditions ? C’est normal que l’école devienne un endroit que l’on rejette.

Les parents envoient leurs enfants à l’école pour apprendre et se nourrir l’esprit, et pas pour prendre des coups et vivre dans la panique.

Certains enseignants pensent qu’un élève qui n’est pas battu, est un mauvais élève.

Cette enseignante me trouve trop bavard, dans ce pays, on ne parle pas ainsi me dit-elle, je lui explique comment je fonctionne, elle comprend ma culture occidentale mais est certaine qu’un jour, il m’arrivera des ennuis, ici ce n’est pas la France, tu es en vacances, respire, oublie le reste, réfléchit bien à ce que je te dis, en guise de réponse, je souris.

Je suis très bien reçu par le patron de ce gîte. Au Maroc, en principe, nous sommes toujours extrêmement bien reçus dans un établissement hôtelier ou un restaurant à l’arrivée comme au départ. Par contre, pour ce qui est administratif, banque, poste, c’est le contraire.

Mercredi 30 mai

Ce matin, je me lève plus tard, je suis tellement bien dans cette chambre si luxueuse, j’ai une douche avec l’eau chaude et en plus une serviette.

Un car d’excursion arrive pour visiter ce lieu, quant à moi, je fais la visite de ce village seul. Je me perds pour retrouver le chemin allant à Tafraoute.

Me voici enfin sur la R 105. Un petit car d’excursion s’arrête, surprise pour moi, le guide me propose de m’amener à Tafraoute, ce sont les Français que j’ai aperçus à Ousmenat qui ont demandé au guide de me faire monter dans le car. Durant le trajet, nous échangeons quelques mots, ces excursionnistes sont surpris de me voir passer des vacances ainsi, sans bagage, je voyage seulement avec un petit sac en bandoulière.

Aujourd’hui mercredi, c’est le jour du souk à Tafraoute, il approvisionne les villages de toute la région.

Je visite le village d’Adaï, 4 Km de Tafraoute, bon pour les mollets. Comme dans beaucoup de villages, de nombreuses maisons vieilles d’environ 3 ou 4 siècles sont à l’abandon ou en ruine.Il faudrait un plan de réhabilitation mais il n’y a pas d’argent pour cela, par contre, pour les mosquées des villages, elles sont toujours dans un état d’entretien impeccable. A l’intérieur de ce petit village, il y a de nombreux rochers, c’est vraiment impressionnant.

Je retourne à Tafraoute, à l’entrée de cette petite ville, il y a un hôtel avec une piscine, le nom de cet établissement se nomme Antoine. Je peux me baigner pour 20 DH.

Je vais à mon hôtel, le luxe est différent et le tarif est en conséquence. Je lave mon linge, il sèche très rapidement, il vaut mieux pour moi car c’est les seuls vêtements que j’ai.

Le soir, il y a toujours autant de monde dans les rues et les villages.

Jeudi 31 mai

Aujourd’hui, je vais visiter les gorges d’Aït-Mansour à environ 35 Km de Tafraoute.

Il n’y a pas de moyen de locomotion pour aller à ces gorges, seule une société de 4X4 fait ce trajet.

Je me dirige vers la station essence de cette ville. J’attends patiemment, durant 2H30, seul 3 automobilistes font le plein de leur véhicule de location. La première voiture est un couple d’Allemand, ils ne veulent pas me prendre ce qui est tout à fait normal, il en est de même pour le deuxième véhicule. Une troisième voiture arrive, il est déjà 10H30, ce couple est hésitant, je leur propose de l’argent pour les frais de carburant, refus de leur part par contre je peux faire le trajet avec eux, c’est vraiment une bonne journée pour moi.

Ce parcours est magnifique. Nous apercevons l’Adrar Mqorn à 2344 m d’alt. Lorsque la route goudronnée se termine, s’élève une surprenante palmeraie, enserrée entre deux hautes falaises très rapprochées. C’est un véritable enchantement de voir la verdure éclatante des jardinets irrigués sous les frondaisons denses des palmiers dattiers et de traverser l’oued à gué, à de nombreuses reprises.

La sortie des gorges débouche sur une vallée, un peu plus large, où apparaissent plusieurs villages anciens mais il faudrait trop de temps pour faire la visite. Je me contente de visiter un village se trouvant entre les deux gorges, le site est époustouflant.

Je fais demi tour et reviens vers la voiture, j’ai voulu laisser les Français se promener seuls.

Pour la route du retour, je veux m’arrêter au village d’Agard-Oudad, je quitte la voiture et remercie bien évidement ces personnes sans qui je n’aurais pas passé une agréable journée.

Ce village est entouré de rochers étrangement sculptés par l’érosion, comme ceux que l’on a nommé la gazelle, le chapeau de Napoléon, le doigt.

J’ai une heure de marche pour arriver à Tafraoute, je prends mon temps.

Je prends mon repas à la terrasse de l’hôtel, l’oued bien sec est en face de moi, soudain, inimaginable en occident, un commerçant jette tous ses détritus à travers le pont, boîtes de conserve, bouteilles de verre et autres . Triste oued, il est chargé de déchets sur toute la longueur de la ville.

Vendredi 1 juin

Je prends le bus partant de Tafraoute à 6H00 pour aller à Tiznit, distance : 107 Km.

Cette route est pittoresque. Nous mettons 3H30 pour parcourir cette distance.

Arrivé à Tiznit, je prends un taxi collectif pour me rendre à Inezgane (10 Km d’Agadir). Le chauffeur de ce taxi roule extrêmement vite, il ne faut pas être surpris si au Maroc, il y a autant d’accidents.

Je n’ai pas la prétention à écrire une rubrique ni à réaliser un rapport sur les accidents meurtriers dans ce pays mais hélas, alors que le code de la route suscite toujours la colère des conducteurs, ceux-ci ont d’ailleurs fait grève en mars 2007 pour protester contre un projet de loi visant à imposer de lourdes sanctions pour non respect des règlements de circulation, l’hécatombe, elle, se poursuit.

Les excès de vitesse, la défaillance mécanique, 60% des bus ne rempliraient pas les conditions minimales de sécurité, absence de marquage sur les routes, dépassement dans les virages, la nuit la plupart des véhicules ne sont pas éclairés et je peux en rajouter.

En 1998, le Maroc disposait de 57251 Km de routes dont 29952 Km revêtues.

Le parc automobile en circulation sur le réseau routier marocain est évalué en 2004 à 1950802 unités, ce qui représente une augmentation de 4% par rapport à 2003. Ce parc est composé de 73% de véhicules de tourisme, 26% de véhicules utilitaires et de 1% de mobylettes.

Le taux de motorisation est de 65 véhicules pour 1000 habitants source 2004.

Source 2004, le véhicule au Maroc tue 9,7 fois plus qu’en France.

3622 personnes ont été tuées dans les accidents de la circulation survenus en 2006.

Ce carnage prend les dimensions d’un cancer qui ne cesse de s’amplifier malgré la volonté d’y mettre un terme.

De Tiznit à Anizgane, il y a 78 Km. Ce trajet n’est pas agréable, sur tous les trajets que j’ai parcourus durant mon séjour, c’est le seul qui n’est pas merveilleux à mon goût.

Le taxi collectif s’arrête à une très grande place, il y a une centaine de 150 taxis à attendre le client et plus loin de nombreux bus partant pour toutes les destinations de ce pays.

Je viens d’acheter mon billet pour aller à Skoura, il est à peine midi, le bus part à 21H00, j’ai largement du temps me permettant de faire une visite quelque part.

Il fait très chaud, j’aperçois un indicateur de température s’affichant à 38°.

Dans la nuit du 29 février 1960, la ville d’Agadir fut anéantie par un tremblement de terre qui causa la mort de plus de 15000 personnes. En France, l’émotion est très vive. Monté sur le trône un an plus tard, Hassan II décide la reconstruction d’Agadir ; elle sera menée tambour battant, et le béton coulera à flot.

Architecture de béton, larges avenues entrecoupées d’espaces verts caractérisent le centre urbain reconstruit à l’issu de ce tremblement de terre. Il est difficile de comprendre l’admiration que cette architecture a pu susciter à cette époque.

Le PDRT (programme de développement régional touristique) d’Agadir vise à doter la ville à l’horizon 2015 d’une capacité litière s’élevant à 60000 lits. Ce programme porte sur le renforcement de l’hébergement en front de mer.

Je fais le choix de visiter la nouvelle médina.

Le tremblement de terre ayant privé Agadir de son ancienne médina, Coco Pollizzi, maître artisan décorateur Italien né à Rabat, a eu l’idée d’en reconstruire une. Plutôt que de tenter une impossible reconstruction, Coco Pollizzi s’est lancé dans une création personnelle, réutilisant à sa manière le vocabulaire plastique de l’architecture vernaculaire marocaine, ses matériaux et ses techniques traditionnelles de construction.

A l’intérieur, une enceinte en pisé, vous retrouverez, presque plus vrai que nature, ruelles, maisons, échoppes, ateliers, café maure, etc. La médina, loin d’être achevée, couvrira 4 ha, on peut voir des bâtisseurs blancher le pisé, installer un plafond en tataoui ou découper des zelliges. A ce projet architectural, s’ajoute un projet socioculturel : faire revivre un artisanat authentique, à l’abri du mercantilisme des bazaristes. Plusieurs dizaines d’artisans travaillent déjà, à leur propre compte, dans la médina. Leur production est vendue exclusivement sur place, pas de marchandage.

Personnellement, je trouve cette médina trop artificielle, un peu écomusée, elle manque de chaleur, il y a beaucoup de touristes venant avec le car d’excursion.

Dans cette médina, il y a un projet de discothèque, piscine, hôtel, à méditer.

Je retourne à Inezgane, je suis à 400 Km de Skoura.

Le bus quitte la place d’Inezgane comme prévu à 21H00, nous faisons le trajet de nuit.

Ce bus fait le trajet jusqu’à Errachidia, distance 670 Km.

Nous passons par Taroudant puis Ouarzazate, arrêt d’environ 30 mn.

Skoura est à 42 Km d’Ouarzazate, j’arrive à 2H30 du matin.

Heureusement, je connais Skoura, dès que j’aperçois l’entrée de ce village, je frappe très fort avec mes mains, c’est ainsi qu’il faut faire pour que le chauffeur s’arrête mais j’ai l’impression que ce chauffeur ne m’entend pas, je crie, enfin il stoppe.

Je suis le seul passager à descendre de ce bus, je me dirige jusqu’au centre de ce petit village.

Arrivé sur la Place, un vieux Monsieur fait la surveillance des magasins, au même moment un type en mobylette vient à mes côtés, il me propose de dormir chez lui, je me rends très vite compte qu’il est ivre et drogué, j’accepte tout de même sa proposition.

Arrivé chez lui, sa seule pièce d’habitation d’environ 30 m² est dans un état de clochardisation. J’espère ne pas attraper de puces ou autres. Il m’offre le thé, imaginez sa théière et ses verres, ‘ornementation de saleté’. Il parle mais le dialogue est incohérent. Vers 4H30, nous dormons, enfin lui mais moi, c’est impossible, il a un chien qui n’arrête pas de me lécher la figure, je repousse cet animal mais aussitôt il revient à moi et aboie bien péniblement. Cette bête est très amaigrie, elle a faim. Ne pouvant pas dormir et ne voulant pas perdre mon temps ici, je réveille Rachid, il a eu peur de ma présence, il ne se rappelait plus que je dormais chez lui.

Samedi 2 juin

Rachid me propose de faire la visite de la palmeraie de Skoura, allons-y, même si je la connais.

Je suis assis sur le porte-bagage de sa mobylette, il roule vite sur ce chemin sablonneux, j’espère ne pas tomber.

Nous faisons une première halte à une kasbah, construite à la fin du 18ième siècle par un Andalou. Elle est très belle (en bois sculpté, puits de lumière en colonnes) et justifie pleinement les travaux de restauration récemment entrepris. Les terrasses supérieurs offrent une vue superbe sur la palmeraie.

Ensuite, nous allons dans une maison auprès d’une mosquée, l’endroit est bucolique. Rachid me présente le propriétaire de cette maison.

Si Rachid m’amène dans cette maison, c’est certainement pour quelque chose, c’est comme la visite de la kasbah, je n’ai pas laissé le pourboire. Rachid a proposé de passer cette journée avec moi, mon temps n’est pas compté, pas de problème.

Ils ont comme projet de rénover cette maison pour en faire un gîte, alors ils me demandent si je veux participer financièrement à ce projet, en quelque sorte devenir actionnaire, ils partageront avec moi les bénéfices. Combien de fois ai-je pu avoir des propositions de ce genre.

Je refuse cette proposition débile et explique les raisons.

Ils fument le cannabis puis font une sieste, je n’ai plus qu’à attendre.

Rachid réveillé, nous quittons cette maison, aujourd’hui, la rénovation de cet habitat n’aura pas avancé.

Assis sur cette mobylette, nous prenons le chemin menant à Skoura, de là, Rachid m’amène à un gîte, le patron me fait visiter son établissement, c’est un émerveillement, fascinant, quel travail pour arriver à ce résultat. Le patron en est fier mais il peut l’être, c’est une véritable réussite.

Je paie un repas bien mérité à Rachid dans cet établissement, je n’avais pas mangé depuis hier soir, avant de prendre le bus à Inezgane.

Je prends le taxi collectif pour aller à Imassine. En quittant Skoura je me rends compte aussitôt que ce taxi prend la direction pour Ouarzazate., explication, je demande à faire demi-tour, non sans difficulté. Maintenant je suis à nouveau sur la petite place de Skoura pour attendre que le taxi soit au complet pour aller cette fois dans la bonne direction, Imassine.

En arrivant à Imassine, il fait nuit. En quittant le taxi, je traverse la route, il y a un grand parking et un restaurant. Je demande s’il y a un endroit pour dormir mais hélas, la réponse est négative. Sur cette route, les bus et les taxis s’arrêtent pour manger le tajine, acheter des cigarettes, fruits. Les femmes restent dans le véhicule ?

On m’amène un matelas, une couverture et un oreiller, je dors sur ce parking, souvent réveillé par le bruit mais c’est plus rassurant que de passer la nuit à la belle étoile.

Dimanche 3 juin

Le village d’Imassine se trouve en face du restaurant où j’ai passé la nuit. Je traverse la route pour admirer ce village situé de part et d’autres d’un oued que l’on passe à gué. Les nombreuses kasbahs sont construites au bord de la falaise.

J’attends maintenant au bord de la route qu’un taxi collectif m’amène à El Kelaâ M’Gouna, de là, je prends un autre taxi longeant la Vallée des Roses pour m’arrêter à Hadida, après ce village, la route n’est plus bitumée.

J’utilise mes jambes pour aller à Tourbist par un chemin, le seul d’ailleurs, très caillouteux.

Après 2H00 de marche, le paysage devient splendide, un panorama à 180° s’ouvre devant moi. A l’ouest se dresse l’Ighil M’Goun (4071m), avec son sommet enneigé.

De cet itinéraire, le plateau géologique est remarquable.

Je marche depuis plus de 3H00 sous un soleil de plomb, mes jambes tremblent, j’ai peu mangé ce matin, thé, pain, confiture, j’ai très soif mais je n’ai pas d’eau.

De Hadida à Tourbist par le chemin, le guide Michelin sans faire de pub annonce 2 Km, il y a obligatoirement une erreur ; quand nous circulons avec un 4X4 ce n’est pas un problème à faire 3 ou 4 Km supplémentaires mais à pied, ça change la donne.

Je deviens super agacé, je n’apprécie plus le paysage, je n’ai rencontré personne sur cette route, je me demande s’il ne faut pas faire demi-tour, suis-je sur la bonne destination ? Continuons à marcher, on verra.

Enfin un 4X4 arrive, je mets mon pouce d’avant en arrière en direction de ma bouche pour dévoiler ma soif, de cette façon, en principe, ce véhicule s’arrêtera.

Le guide ouvre la porte du 4X4, je demande à boire de l’eau.

Ce véhicule ne doit pas quitter cet endroit sans moi, je demande à ce guide accompagné du chauffeur et de 2 touristes Anglais si je peux faire le restant du parcours avec eux.

Evidemment, je le savais, le guide hésite mais c’est normal, ce guide est payé par ces Anglais pour visiter la région et pas pour prendre des stoppeurs.

Le couple d’Anglais accepte sans hésitation, ces Londoniens ne comprennent pas comment j’ai pu marcher si longtemps à 40°, sans eau et sans bagage, ils me trouvent suicidaire me disent-ils.

J’arrive à Tourbist, je traverse l’oued, je réserve 2 nuits d’hôtel, de ma chambre, j’ai une jolie vue d’un minaret avec son nid de cigognes, j’observe longuement les volatiles claquants avec leurs longs becs rouges.

Je visite ce charmant village puis revient à l’hôtel, un 4X4 est garé devant l’entrée.

Allongés sur des coussins, un jeune homme et son guide fument le joint, la discussion est sévère entre moi et ce touriste français, il pense que les gens de ce village peuvent visiter cette région le week-end et même aller l’été en vacances au bord de la mer. J’explique à ce débile que ces gens n’ont pas l’argent pour visiter le pays, ils restent dans leur village jusqu’à la fin de leur vie, ils n’ont pas le choix. Cet idiot insiste, il pense qu’il y a toujours un moyen de gagner de l’argent, je cesse la discussion, nous ne sommes pas sur la même longueur d’ondes. Il passera la soirée à fumer le cannabis, à chacun son plaisir.

En soirée, des musiciens arrivent, j’ai discuté avec eux lorsque j’ai visité le village en fin d’après-midi. Des femmes, après avoir cuisiné les repas pour les clients de l’hôtel font la vaisselle et le ménage (j’ai préféré manger dans un petit restau du village), arrivent pour danser au rythme de la musique, elles sont payées pour s’exhiber, ces femmes berbères n’ont pas le choix, il faut nourrir la famille. Les touristes n’hésitent pas à prendre des photos, quel paradoxe, dans ces villages de la montagne, les femmes ont le visage caché, elles ne regardent pas les hommes et dans les établissements hôteliers, pour pouvoir manger, ces mères n’ont pas d’autre solution que de se montrer pour la satisfaction des étrangers.

A propos du voile, ou on le porte et dans ce cas on ne l’enlève pas sous prétexte qu’il y a des touristes, ou on ne le porte pas, à méditer ?

Lundi 4 juin

Je fais une longue balade à Tourbist. Les maisons de ce village sont en terre rouge. Des enfants commencent à me suivre, je fais quelques tours de magie, ils m’applaudissent et ils veulent que je recommence, quel bon public ! Il y a en moi de l’émotion, en Occident, l’émerveillement a disparu.

En bordure de l’oued s’épanouissent de magnifiques plantations de figuiers, d’amandiers et d’autres arbres fruitiers. Je retrouve l’ambiance d’Imlil lors de la récolte du blé, je reste assis près de 30 mn à entendre ces femmes chanter, que c’est beau !

Plus loin, des femmes et de jeunes filles lavent le linge.

Un forgeron cloue un fer au pied d’un maigre cheval.

La nuit ne vas pas tarder, Je retourne au village, les enfants m’appellent le magicien.

Je rencontre Adil, le musicien d’hier soir, il m’invite à prendre le thé chez ses amis. Dans cette pièce de la maison, nous sommes 6 avec moi, je suis le seul à ne pas fumer le cannabis. A la demande d’Adil, je dois faire de la magie à ses amis, pas de problème, il apprécie.

Avec Adil, j’achète une bouteille d’alcool de figue (40°), nous frappons à la porte métallique de la maison, le propriétaire nous donne contre un billet de 100 DH (10€) ce liquide dans une bouteille d’eau en plastique. Je sais, c’est idiot d’acheter de l’alcool, il est plus utile d’offrir de la nourriture mais j’ai proposé et à l’unanimité le choix a été pour la boisson.

Soirée excellente au son de la musique, chacun a amené son instrument, guitare, tam tam, crotale. Le fils du patron de l’hôtel où je dors arrive avec un grand plat de couscous, c’est vraiment gentil de sa part, ce garçon est très sérieux, il ne fume pas et ne boit pas, il a franchement raison.

Mardi 5 juin

Je fais mes adieux, je remercie le fils du patron d’être venu avec un plat de couscous hier soir.

Pour retourner à Hadida, je ne prends pas le même chemin qu’à l’aller, je passe par l’oued, en cette saison, il n’y a pas trop d’eau, enfin, je l’espère.

Marcher le long de l’oued peu être risqué, s’il y a un violent orage, en quelques minutes l’eau monte très rapidement et c’est la noyade assurée, mais si on vit perpétuellement avec l’idée du danger, on ne fait rien.

Jusqu’à Hadida, mon parcours a duré 3H30, j’ai eu parfois certaines difficultés à franchir certains obstacles mais j’ai été fort heureusement récompensé par un sublime paysage. Parfois, j’avais de l’eau jusqu’à la taille, une eau boueuse et glacée en provenance de la fonte des neiges, le courant était assez impressionnant, j’avais peur de tomber, mes vêtements séchaient vite avec le soleil torride.

A 10 Km avant El-Kellaâ M’Gouna, je trouve un gîte, je suis le seul client, comme d’habitude, je suis très bien reçu par le propriétaire.

Mercredi 6 juin

Petit-déjeuner très copieux, j’ai même des gâteaux, je laisse un généreux pourboire au patron.

Sur le chemin d’El-Kellaâ, nous sommes des centaines de personnes à marcher, hommes, femmes, enfants. Aujourd’hui, c’est jour de marché. Les marchés sont toujours très typiques, les gens de la montagne font des Km pour vendre ou acheter les produits. Il y a également le marché aux bestiaux, amis des animaux, évitez d’y assister.

Départ du bus allant à Marrakech, à l’embranchement de la route allant à Âït-Benhaddou, je prends un autre moyen de locomotion, le taxi collectif, je demande au chauffeur de me laisser juste avant l’oued, après le village d’Aït. Maintenant, il y a un pont pour traverser l’oued, pour les habitants de Tamdakth, c’est franchement mieux, l’hiver, ils ne seront plus isolés, ces gens pourront descendre la vallée.

Je réserve 2 nuits à l’hôtel mais ne prends pas de chambre, je préfère dormir sur la terrasse.

Je lave mon linge, le seul bermuda que j’ai et ma chemisette, je profite de la piscine en attendant que mes vêtements sèchent.

Je descends à Âït, je ne prends pas la route mais passe par les chemins.

Jeudi 7 juin

Cette nuit, il y a eu beaucoup de vent, pire qu’à Saint-Malo, je n’ai pas bien dormi, vers 4H00 du matin, j’étais déjà réveillé par le jour mais j’aime cette façon de vivre, ce soir je vais dormir à nouveau sur la terrasse de l’hôtel.

Je vais me promener à Tamdakt (4 Km d’Âït-Benhaddou), d’immenses nids de cigognes sont installés en haut des tours à moitié détruites. Je traverse les champs de ce village pour rejoindre l’oued puis reviens à l’hôtel. Je fais une sieste, la seule de mes vacances. En début d’après-midi, je vais à Âït. Je descends par l’oued, il n’y a pas une goûte d’eau. Les hautes Kasbahs datent probablement du 18ième siècle, les façades sont décorées de motifs géométriques réalisés à l’aide de briques de terre crue. Il faut se promener dans le lacis des ruelles qui escaladent la colline, couronnée par les vestiges d’une forteresse juive préislamique. Le panorama du sommet est exceptionnel.

Vendredi 8 juin

Je quitte Âït-Benhaddou pour Marrakech.

A l’entrée de Marrakech, j’aperçois de superbes villas, juste en face de ces immenses demeures, se trouvent de misérables bidonvilles, ceux-ci seront dans peu de temps certainement démolis pour construire de nouvelles demeures pour les riches.

Le parc immobilier de cette ville est en plein essor.

Il y a 2 mois, le marché de gros a été déplacé à une quinzaine de Km sur la route allant à El Jadida, seul, pourront aller se ravitailler les riches commerçants, les pauvres seront encore plus nombreux. A l’endroit où existait ce marché, il y a de nombreuses grues, le projet immobilier est démesuré.

Ce marché de gros se trouvait en face le jardin Majorelle, j’aimais le visiter lorsque je passais à Marrakech.

Tôt le matin, les restaurateurs et les commerçants de la ville venaient s’approvisionner ; seul les particuliers n’avaient en principe pas le droit à l’achat, croyez-moi, la visite valait le détour. De nombreux paysans venaient des environs de Marrakech, la plupart à dos d’âne, pour vendre leurs récoltes de dattes, de blé en grande quantité. On y trouvait toutes sortes de légumes. On y achetait la volaille, la viande, le poisson venait d’Essaouira. Quelle ambiance que ce marché ! Je n’ai plus qu’à enregistrer dans ma mémoire cette atmosphère.

Le bus arrive à la gare, je vais à pied à la Place Jemâa el -Fna et trouve un hôtel à 5 € la nuit.

Au coin d’une rue, des enfants se shootent à coup de colle. Des jeunes filles vendent des kleenex, des cigarettes, des fleurs aux feux rouges, quand elles ne se prostituent pas pour une bouchée de pain. Ces filles sont toutes des mères célibataires potentielles, donc, d’autres enfants qui vont grandir dans la rue. A d’autres coins de rue, encore des enfants, cireurs de chaussures. Voilà où conduit la pauvreté de ce pays. Des réseaux de mendicité organisés recrutent ces enfants. Les parents des ‘enfants de rues’ sont démissionnaires, ils ne savent plus jouer leur rôle. Plus alarmant, l’enfant représente très souvent la seule source de revenus pour une famille qui ne cesse de croître dangereusement. Pensons également au triste sort réservé aux ‘bonnes’, ce sont ces filles placées dès la petite enfance par leur parents, dans des familles où elles sont bonnes à tout faire. Souvent battues, elles vivent dans des conditions précaires, ne voyant leur parent qu’une fois par mois ou tous les deux mois, le jour où celui-ci vient chercher la paie souvent ridicule et dont la petite fille ne jouit nullement.

J’ai vu, croyez-moi, des visages d’enfants marqués de cicatrices, la rue bousille leur santé, ils sont happés. J’ai vu à Marrakech et Casablanca des enfants battus par la police, en pleine rue, le vagabondage étant interdit.

Que faire, je suis impuissant, m’en mêler, mon passeport est confisqué et je ne reviens pas en France, j’ai honte de moi mais je ne peux hélas que constater ce déplorable spectacle, aujourd’hui, en 2007, triste monde, j’ajoute « odieux monde ».

Marrakech ne m’attire plus comme au début où j’ai connu cette ville, le souk ne m’intéresse absolument pas.

J’aime la Place des Ferbantiers, en cette saison, les cigognes sont nombreuses.

En flânant dans les rues de cette ville, j’entends de la musique, je me dirige vers cet endroit, sur une minuscule place il y a une fête foraine : quatre stands, un manège pour enfants, un pour adulte, un tir au ballon et celui que je préfère, le stand de la loterie. Ce stand me rappelle celui de mon enfance, le forain distribuait quelques tickets gratuits pour attirer le badaud, parmi ces bouts de papier, il y avait un N° gagnant, lorsque la roue indiquant plusieurs N° commençait à tourner, j’avais de l’adrénaline en moi, je ne gagnais jamais le gros lot.

Plus tard, j’ai pensé qu’il était pour celui qui achetait le billet, peut-être même que cette personne était complice avec le forain, ainsi, le lot retournait derrière le stand, enfin, peu importe.

Je suis resté longtemps à observer ce stand, il est vraiment agréable à le regarder, contempler, admirer, scruter, dévisager, la population ici est vraie, sincère, ce lieu est magique, fantastique, étonnant, formidable, extraordinaire, fabuleux, prodigieux, STOP.

J’ai conversé avec le forain animant ce stand, j’ai expliqué mes émotions, aujourd’hui en France ce stand n’existe plus, certainement que dans le Guéliz, les passants ignoreraient son stand, ici, ce n’est pas le même quartier, le peuple a encore besoin de rêves, il prend le temps de respirer, il vous écoute parler, vous êtes un homme de théâtre, vous savez donner de l’illusion, franchement, bravo !

Ce forain m’avise que c’est la première fois qu’un touriste lui adresse la parole, en principe les touristes sont pressés, il pense que mon analyse sur lui est excellente, nous nous quittons par une vigoureuse et chaleureuse poignée de main.

J’ai quelques difficultés à aller à l’hôtel, je me suis perdu dans ces rues, pas de panique, on retrouve toujours son chemin.

Samedi 9 juin

Dernière ballade dans les rues de Marrakech puis direction l’aéroport.

N’ayant pas de bagage, je n’ai pas l’enregistrement à faire, il n’y a plus qu’à attendre le droit d’aller à la salle d’embarquement.

Une information annonce que notre vol est retardé et plus tard, une nouvelle annonce pour un retard nettement plus important. Certaines personnes ne supportent pas cette annonce. Un Monsieur s’énerve auprès du personnel, je frappe des mains, silence de la salle d’embarquement, toutes les têtes sont tournées vers moi, je demande à ce Monsieur de respecter le personnel, d’être poli, vous avez fait le choix d’une compagnie d’aviation au tarif très bas, il faut assumer, la prochaine fois que vous prenez l’avion, choisissez Air France ou Royal Air Maroc, ainsi vous n’aurez pas de problème.

Avant de quitter le Maroc, il fallait que je me fasse remarquer, je me reconnais.

Tony

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