Shqipëria: voyager en Albanie en 2010
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Bonjour à tous,

Je reviens, avec "Breihzane", d'une voyage de plus de deux semaines dans la moitié Sud de l'Albanie. Ceux qui me connaissent un peu ne seront pas surpris par ce choix, puisque je pars régulièrement dans les Balkans. Je me suis déjà rendu en Albanie en 2006 (partie centrale : Durres, Tirana, Kruje, Elbassan) et en 2007 (Nord : Skhodra, Lezhe, Kruje de nouveau). Nous sommes partis avec notre véhicule, assez petit et à la caisse basse (c'est important pour comprendre la suite), sans coffre de toit.

Je ne vais pas faire ici un récit "traditionnel" mais je vais procéder par thèmes, anticipant les questions qui pourraient m'être posées par un VFiste curieux ou qui souhaite se rendre en Albanie.

Lorsqu'on parle d'Albanie, pas mal de gens ont encore des préjugés : insécurité, extrême pauvreté, routes calamiteuses...Ces préjugés étaient, je le pense, encore justifiés jusqu'à la fin des années 1990. Mais nous sommes en 2010. L'Albanie a beaucoup changé. Trop diront peut-être certains. J'ai moi-même constaté une nette évolution entre 2006 et 2010. On constate une accélération de la modernisation de l'Albanie. Pour le meilleur comme pour le pire. Cela me fait penser à la Chine, mais dans des proportions bien plus modestes bien sûr.

En tout cas, à condition de prendre certaines précautions, il est devenu facile de voyage en Albanie ! Je ne vois plus de différence avec la Macédoine, la Bosnie, la Bulgarie et même la Roumanie. Je vais ici détailler toutes les questions pratiques, celles que j'aurais voulu pouvoir avoir avant de partir !

Comment aller en Albanie par la route ?

On a souhaité choisir l'option Italie+ferry jusqu'à Igoumenitsa en Grèce mais près de la frontière albanaise (plus de place pour Durres, directement en Albanie) au lieu de longer la côte croate et monténégrine, vire de passer par l'autoroute croate, serbe et macédonienne, vers l'intérieur. Ce choix a été basé sur une question de temps. On ne partait pas un mois ! Pour les logements pendant la traversée, afin de ne pas galérer, on a fait des recherches sur internet préalablement.

- Traversée de la France : Paris ; autoroute A6 jusqu'à Macôn ; autoroute A40 jusqu'à Chamonix (on évite ainsi l'agglomération lyonnaise, peu de circulation sur la A40) ; Tunnel du Mont-Blanc ; arrêt à Verrès (Val d'Aoste, donc en Italie). Départ de Paris vers 13h, arrivée à Verrès en fin d'après-midi, ça se fait très bien.

- Traversée de l'Italie (on a choisi de faire plusieurs arrêts, histoire de visiter un peu le pays) : Verrès ; autoroute A5 jusqu'à Ivrea ; autoroute A4 jusqu'à Milan (on suit le GPS, on aurait dû passer au sud par Alessandria pour éviter l'agglo milanaise) ; autoroute A14 jusqu'à Ancône (ferry-boat), via Parme, Bologne, Rimini. Remarques : ) Circulation très dense sur la A14 dès Piacenza et bouchons horribles entre Bologne et Rimini (223 min pour faire 130 km !). On est tombé, ce samedi 7 août, en plein dans les départs en vacances italiens et européens !!! Un conseil : traversez l'Italie en semaine ! On a quitté l'autoroute pour prendre la nationale (via émilia), gagnant environ 1heure ) On a fait une pause à Saint-Marin, minuscule république indépendante dont la ville médiévale pleine de charme est installée sur une sorte de piton rocheux dominant toute la région. Nuit hôtel à Montecchio. )Deuxième pause à Urbino, ville Renaissance classée par l'Unesco, à l'instar de Saint-Marin. Très belle ville historique (ruelles, immeubles médiévaux, église, Palais-Musée remarquable. ) On a choisi Ancône pour le ferry car d'un jour à l'autre, cela peut être moins cher que d'aller jusqu'à Bari ou Brindisi, beaucoup plus au Sud !!! Ferry Minoan, pas de problème de traversée (à l'aller !!!). 442 euros A/R 1 voiture + 2 personnes.

- Arrivée en Grèce à Igoumenitsa, le grand port de ferry boat du nord de la Grèce (notamment pour les Turcs rentrant au pays, une autoroute toute neuve reliant la ville à Istanbul directement). De là, aussitôt, on part pour l'Albanie par le chemin le plus court, en longeant la côte vers le nouveau poste frontière de Sagadia (côté grec) -Konispol (côté albanais), je reivendrai sur ce poste frontière plus tard. Il faut une heure de route maximum pour arrivée en Albanie depuis Igou', par une bonne route.

Quel a été notre itinéraire en Albanie ?

Au jour le jour : - Frontière à Konsipol ; Saranda (capitale touristique et station balnéaire du sud de l'Albanie) - Saranda - "Blue eye" - Gjirokastra - Monastère Mesopotam - Saranda - Saranda - Butrint - Ksamil - Saranda - Saranda -Corfou (Grèce, par bateau) - Saranda - Saranda - Riviera albanaise (Borsh, Queparo, Porto Palermo, Himare, Vuno, Dhermi - Dhermi, col de LLogra - Orikum - Vlora - Monastère de Zvernec - Vlora - Vlora - Fier - Apollonia - Fier - Berat - Berat - Lushnja - Elbassan - Lin - frontière macédonienne - Ohrid - Ohrid (Macédoine : 3 jours de repos) - Ohrid - monastère de Saint-Naum (sud lac d'Ohrid) - Pogradec - Korça (de nouveau en Albanie) - Korça - frontière grecque.

Ce qui fait environ 10 jours. On avait prévu cet itinéraire et, excepté dans l'ordre des visites, on a pu le réaliser tranquillement. Je rappelle que les distances sont courtes, il est possible de visiter plusieurs endroits dans la journée, surtout si comme nous on se lève à 7h30 et qu'on visite jusqu'au soir. !

Je reviendrai bien sûr sur cet itinéraire plus loin, précisant ce qu'on a aimé et ce qui a pu nous déplaire.

Et l'tinéraire de notre retour ?

- Korça (Albanie) - Kastoria (Grèce) - Grevena - Météores - Metsovo - Ioannina - site antique de Dodone - Igoumenitsa (Plataria, juste à côté), ferry-boat - Traversée de l'Italie et de la France : même itinéraire qu'à l'aller, sauf contournement de l'agglomération milanaise par Alessandria. Hôtel à Montecchio (le même), après le reste d'un trajet se fait tranquillement jusqu'à Paris, avec 4 pauses véhicule et chauffeur. Arrivée à Paris vers 19h pour un départ de Montecchio vers 8h. Aucun bouchon, peu de circulation.

Quels sont les formalités pour aller en Albanie aujourd'hui (août 2010) ?

Aucune ! Ou presque. Là aussi, l'Albanie évolue très vite : plus de visa depuis longtemps, une petite taxe (1 ou 2 euros) qui d'après notre expérience (on a passé 3 postes frontières albanais en 10 jours) n'est plus demandé. On a pas payé un seul euro. Par ailleurs, la carte d'identité est suffisante, un français rencontré sur place est entré en Albanie sans passeport. Nous on a montré le notre mais sur les 6 tampons qu'on aurait dû avoir, on en a deux entiers (port de Saranda au retour de Corfou notamment) et un 3e uniquement la date de départ. Pour les 3 autres passages, aucun tampon !

Quels postes frontières prendre ?

Il y a bien plus de postes frontières que les cartes ne l'indiquent. - En venant du Nord (du Monténégro), il existe 2 postes frontières, l'un "Hani i hoti" au Nord du lac de Skhodra (route Podgorica-Shkodra, en mauvaise état en 2007 d'ailleurs) et un au sud du lac, en venant de Ulcinj au Monténégro. Une route minuscule sans panneau mène à un vrai poste frontière, dont la route rejoint après Skhodra. Si vous longiez la côté monténégrine pour aller an Albanie, il vous évite de faire le grand tour du lac Skhodra.

- A l'Est, depuis la Macédoine : 2 postes frontière au Nord (près de Lin) et au Sud du lac d'Ohrid (route de Pogradec). Tous les deux ouverts.

- Au sud : 4 postes frontières : ) deux classiques et connus : route Ioannina (grèce) - Gjirokastra (Albanie) et route Korça - Kastoria ; ) deux autres presque inconnus : Sagadia (grèce ) - Konispol (albanie) au sud, très pratique car reliant directement igoumenitsa en grèce (ferry boat) à Saranda en albanie. Ce poste frontière est moderne et récent. Il n'est pas bien indiqué côté grec (suivre "Sagadia"). Bonne route côté grec. Peu de fréquentation. Bâtiments neufs côté albanais mais pas encore utilisés (toujours préfabriqués en août 2010) mais cela ne saurai tarder car ils sont neufs, excellente route côté albanais puis piste puis plus de panneaux puis pistes...en fait la route n'est pas finie, elle est en travaux ! Dans un ou deux ans cela sera impécable. En attendant c'est faisable mais délicat pour la voiture. ; dernier poste frontière, sur aucune carte mais visible sur googlearth !!! : près de Leskovik, dans le sud-est, il permet apres de rejoindre Ioannina en Grèce. Je le déconseille en ce moment puisque la route côté albanais est en travaux.

Quel est l'état des routes albanaise en 2010 ?

Cette question est cruciale pour qui voyage avec son propre véhicule si ce n'est pas un 4x4. Depuis les années 2000, l'Albanie s'est lancée dans l'agrandissement et la modernisation de tout son réseau routier principal. C'est une bonne chose pour les Albanais et pour nous ! En fait, les routes goudronnées existaient mais étaient étroites et en mauvais état. On procède ainsi pour les moderniser : on élargi la chaussée, on retire le goudron ancien puis on en met du neuf. Sauf qu'il ne faut pas arriver entre les 2e et 3e phase car on fait alors de la piste rocailleuse et poussièreuse ! Les travaux ne sont jamais indiqués, on IGNORE combien de km de pistes on va se payer ! On espère 1 ou 2 km, c'est parfois 10 ou 20 km !!! En 2006, j'avais déjà fait 15 km comme ça, c'était horrible (entre Fushe Kruje et l'autoroute Durres-Tirana). En 2007, aucun problème. Cette année, on a de nouveau connu cela, et en arrivant au pays ! A tel point que cela a donné une image mauvaise et tronquée de la réalité actuelle du réseau albanais. En fait on a pas eu de chance du tout, ce fut la seule fois du séjour ! Le sud a longtemps été délaissé, enfin on s'occupent des routes entre saranda et la grèce, mais en attendant, ce sont souvent des mauvaises pistes en travaux. Je pense que d'ici 1 ou 2 ans cela devrait être terminé.

En août 2010, voici l'état des routes albanaise où j'ai pu rouler : 1)Bonnes voire excellentes: - Skodra-Fushé Kruja : TB (jusqu'à l'autoroute durres-tirana, travaux finis d'apres un temoignage) - Durres-Tirana : TB autoroute - Durres-Lushnja : TB autoroute au moins pour sa partie sud jusqu'à Rroghozina, sans doute 100% d'autoroute, elle continuerait aussi vers Fier. - Fushe Kruje - Kruje : route petite mais bonne en 2007 - Rroghozina - Pequin - Elbassan - frontière Macédoine : TB (axe Ouest-Est) - Frontière Macédoine (près de Lin) - Pogradec (longe le lac d'Ohrid) : des travaux, finis d'après des témoignages de Français, donc TB route - Pogradec-Korça : 5 km moyens puis TB route - Korça - frontière grecque : TB - Saranda-orikum (route riviera albanaise) : TB route toute neuve, avec même des lignes de rives (parfois) et des places de parking ! - Orikum -Vlora - Fier : route goudronnée ancienne, assez étroite : moyenne, pas de nids de poule mais chaussée parfois cabossée. Elle sera sans doute bientot refaite, donc futurs travaux donc futures pistes. - Route frontière grecque - Gjirokastra : TB, toute neuve, continue ainsi jusqu'à Tepelena. - Saranda - Mesopotam -Gjirokastra : bonne route de montagne. Des travaux prévus (d'après des panneaux), on se demande pourquoi !

Les routes mauvaises voire pourries !

- Konispol - Saranda : venant du sud, d'abord 5-6 km excellents (route neuve) puis piste, celle-ci de divise (on n'a même pas vu où !!!), un tronçon par vers l'ouest et Butrint, aucun panneau, il parait que cette piste est moins mauvaise que celle qu'on a prise, qui en fait part plus vers le nord pour rejoindre Saranda, c'est le prolongement naturel de la tres belle route, on l'a donc suivi. Et bien non ! Dans un hameau, à un moment, il falait tourner à gauche, sauf que je n'ai jamais vu d'intersections, juste des départs de chemins ! C'était l'un d'eux. Sur la piste qu'on a pris, les cailloux heurtaient le dessous de la voiture, la poussière a recouvert la voiture, on s'est demandé à plusieurs reprises si on passait ! Deux autres véhicules me suivaient, ils n'ont même pas essayé de me doubler alors que je faisais du 7-8 km / h !!! On a pas pu éviter tous les trous et les nids de poule. Le dessous de ma voiture a heurté le sol deux fois !!! Tu parles d'une arrivée en albanie. Et dire que par la suite on ne verra presque que des bonnes routes.

- Saranda-Butrint. En travaux. 8 km de pistes, puis alternance superbe route - pistes, parfois certaines en pente. Sur la fin, route goudronnée ancienne étroite mais correcte. Au sud de Butrint, après le bac, panneaux indiquant même la frontière ! et route goudronnée ancienne mais visiblement bonne ! C'est celle qu'on avait rechercher, dans l'autre sens, en arrivant en Albanie !!! Pour vous rendre à Butrint, faites comme nous, prenez le bus ! (200 leks à 2 l'aller)

- Route Tepelene - Fier : en travaux, d'après un albanais

- Route du sud-est : Korça - Leskovik : en travaux, très difficile, d'après un albanais.

- Route Korça - Voskopoje : goudronnée mais assez mauvaise. Les témoignages et le guide disaient "bonne route" ! Tu parles ! La route a été élargie mais en raclant le sol ! ce qui reste de la chaussée doit remonter à 30 ou 40 ans ! La route est déformée, nids de poule, bosses...Sur au moins 10km, c'est à partir de là qu'on a fait demi-tour.

- Route Fier - Berat : goudronnée...en 1970 ? Chaussée déformée, quelques nids de poule et même un passage à guet ! (en fait une ligne de nids de poule remplis d'eau impossibles à éviter, c'est là aussi que ma voiture a frotté le sol). Cela reste faisable, mais il faut être très vigilant. Ou avoir un 4x4

- Route Berat - Lushnja : ressemble à la précédente mais en moins mauvaise, moins de nids de poule, pas de passage à guet mais sur un pont des protubérances de goudron de 20 cm !!!

3) Bilan

Le bilan est donc largement positif, on a dû avoir 85 % de très bonnes routes. Malheureusement, la piste (route en travaux) ça vous marque (et ça marque la voiture), je préfère encore la route d'époque communiste, un nid de poule ça s'évite, ça devient presque un jeu. D'ici à peut-être 5 ans, je pense que toutes les routes principales d'albanie seront excellentes.

En attendant, il est possible de faire un périple an albanie en utilisant uniquement des routes bonnes ou excellentes, par exemple : - Igoumenitsa puis Ioannina en Grèce, Gjirokastra, Saranda, Rivera albanaise, Vlora, Rroghozina, Elbassan, Porgradec, Korça, Grèce . - Ou bien depuis le Monténégro (attention, route frontière-Skodra très moyenne en 2007, peut etre refaite depuis) : skkodra, lezhe, kruje, tirana, durres, Rrogozina puis jusqu' à Saranda puis Gjirokastra puis Grèce ou bien vers l'Est (même itinéraire que le précédent).

Donc oui, on peut visiter l'Albanie sans rencontrer un seul nid de poule, il faut juste pour cela bien se renseigner auparavant. Les trajets que j'ai évoqués peuvent être faits en Ferrari, c'est pour dire ! (sauf feonrière monténégro- skhodra s'il n'y a pas eu de travaux).

Il y a du tourisme en Albanie ?

Oui !!! Contrairement à ce qui est dit parfois, la Riviera albanaise (littoral Sud-Ouest) et une partie des côtes sont touristiques. Comme partout, les gens vont à la plage l'été. Mais il s'agit à 95% de touristes albanais !!! Certaines plages sont très fréquentées, surtout les plages urbaines (Saranda, Durres, Vlora...), bien sûr. Par contre, si la plage est éloignée d'une grosse ville ou inaccessible par la route (la piste!), il y a peu ou pas de touristes.

Toutefois, lorsque l'on visite l'intérieur du pays, comme par enchantement, il n'y a presque plus de touristes !!! (comme partout l'été ?).

Et les touristes occidentaux ? En Albanie, vous verrez de nombreux véhicules véhicules immatriculés à l'étranger. Il s'agit en fait d'Albanais immigrés qui reviennent au pays pour les vacances, voir pour se réinstaller. L'auteur du Petit Futé a cru que les nombreuses plaques italiennes étaient des touristes italiens ! La blague...C'est bizarre, mais toutes les personnes qui étaient dans des véhicules "italiens" ressemblaient à des Albanais et ne se distinguaient absolument pas des autochtones.

En fait, j'ai observé des milliers de plaques italiennes et grecques : ce sont bien des Albanais immigrés rentrant au pays. J'ai eu la surprise aussi de voir une centaine de plaques britannique ! Ce sont des touristes anglais venant de Corfou d'après le petit futé. Sauf que j'ai bien observé les occupant de ces véhicules et ce sont bien des albanais ! Le nombre même de véhicule le prouve. D'ailleurs, j'ai même vu 3 plaques canadiennes et une dizaine de plaques américaines, même une se l'ile des Caraibes de Sainte-Lucie. Ce sont des touristes en mal d'aventure qui viennent jusqu'en Albanie ??? Naturellement, il s'agit d'immigrés albanais de nouveau.

Et les "vrais" touristes occidentaux ? Il y en a, plus qu'en 2006 et 2007, mais ils restent peu nombreux. J'ai quand même croisé environ 10 campings-car, tous italiens, et une petite dizaine de touristes français (2 Français avec une 2CV ; une famille de 5 en espace, ils sont tombés en panne les pauvres ; 3 jeunes autostoppeurs, 2 couples avec leur propre véhicule...une quinzaine en tout. Les plus jeunes en sac à dos, les plus agés avec leur véhicule personnel, comme par hasard...).

Il y a donc beaucoup de touristes albanais sur la côte, mais très peu vers l'intérieur, où vous rencontrerez plutôt quelques occidentaux isolés. C'est à Berat que j'ai croisé le plus de Français.

Et l'insécurité ???

En 1997 ou en 1999, l'Albanie, pour certaines régions tout au moins, était en état d'insurrection. C'était dangereux. En 1944, au mois d'août, il était aussi dangereux de se promener dans les rues de Paris. Mais dans les deux cas, c'est du passé !

En 2010, il n'y a pas plus de risque en Albanie que dans peut-être 150 pays à travers le monde. Peut-être a Norvège ou la Suède sont-elles plus sures.

Niveau vols, agression, etc., non seulement ce n'est pas arrivé, mais on a jamais eu la moindre crainte. Puisqu'il y a peu de touristes occidentaux, il n'y a pas de vol organisé à l'encontre des touristes, contrairement à l'Italie (zones touristiques) par exemple, ou dans les RERB qui vous mène à Paris à l'aéroport de Rossy. Cependant, on a tout de même pris nos précautions, on ne laissait rien trainer de recherché dans le véhicule, on se baignait l'un après l'autre..Avec ces précautions de base, on a pas eu la moindre crainte.

Les Albanais, même au volant, ne sont pas agressifs.

Quant aux policiers, ils arrêtent plein d'Albanais mais on a jamais eu cet honneur, dommage j'aurais bien aimé discuter ! Visiblement, les policiers voulant escroquer les touristes occidentaux c'est fini, ou alors on a eu beaucoup de chance. On a vu un radar entre Pogradec et Korça et 4 entre Skhodra et Tirana en 2007.

Comment conduisent les Albanais ?

Le seul problème, niveau sécurité, c'est la conduite des Albanais : comme tout bon peuple balkanique (les Monténégrins étant les pires), le code de la route n'est pas appliqué. On double n'importe où (côte, virage, ligne continue) et en prenant son temps, sans se rabattre vraiment parfois ! Par contre, lorsqu'ils vous doublent, ils ne font jamais de queue de poisson, ils prennent d'énormes distances de sécurité. Seuls les feux sont respectés, et encore (ceci dit à paris, je vos tous les jours des types ou des femmes griller volontairement les feux, mais à Paris le code de la route des provinces n'est pas appliqué).

En 2006, surpris, je m'étais énervé devant cette manière de conduire, d'autant plus que j'avais assisté à deux accidents. En 2010, prévenu, j'ai conduis tranquillement, lentement, en anticipant les dépassements et les problèmes de chaussée : je n'ai pas eu le moindre soucis. Mieux, je n'ai même pas eu peur une seule fois alors ça m'arrive presque tous les jours en allant au boulot en banlieue parisienne, des demeurés du volant forçant la priorité ou me faisant des queues de poisson.

Attention aux priorités à droite, elles ne sont pas respectées, c'est la route principale qui prime ou le premier véhicule à prendre l'initiative qui passe. A plusieurs reprises j'ai fait des signes pour me faire comprendre. Dans ce cas là, les Albanais ne forcent pas, ils ne s'énervent pas. Le klaxon ne sert qu'à signaler à un véhicule qu'on le double, ce n'est pas pour vous embêter mais pour vous prévenir.

Les Albanais ne roulent pas très vite, même sur d'excellents routes. Sur les pistes, certains roulent assez vite, ils n'ont pas peur d'abîmer leurs véhicules.

Dans ce domaine aussi, les Albanais progressent : j'ai vu un certain nombre de voitures d'auto-école, le clignotant sert de plus en plus...

Quel est le coup de la vie en Albanie ?

Le coup de la vie est bon marché. A l'exception des carburants (1,1 euro le gazole et autant pour l'essence) et des hôtels (on a payé entre 18 et 40 euros la ch. double, c'est bien plus cher sur la côte, bien sûr, sachant que toutes étaient propres et bien équipées). On a ris un taxi pour 3h, on a payé environ 15euros, on a pas voulu négocier.

Dans les markets, les bars, les patisseries, les boulangeries, le bus, c'est bon marché. Exemples (1 euro = 135 leks) : 1 Borek à 50 leks, 1 bouteille d'eau à 50 leks, 1 bouteille d'eau + 1 glace = 100 leks , 1 glace à 70 leks ; 1 pain 20 leks ; 2 boissons dans un bar branché 300 leks à 2 ; visite site antique Orikum 200 leks à deux ; 1 plat de spaghettis 300 leks, etc. Je relie mon carnet de voyage pour vous écrire tout cela. Bien entendu, c'est encore moins cher qu'on on s'éloigne des lieux touristiques du littoral.

Quels lieux a-t-on aimé en Albanie ?

1) A ne surtout pas manquer, exceptionnels : - Le site archéologique de Butrint . Site naturel exceptionnel : delta fluvial et marécageux entouré de montagnes, végétation méditerranéenne, site antique entouré par le mer à 80%, acropole sur une hauteur en plein centre. De plus, ce n'est pas le genre de site antique avec des vestiges ne dépassant pas 10 cm de hauteur. De nombreux monuments ont été bien préservés : théâtre grec avec nombreuses inscriptions antiques bien visibles sur un côté ; église paléochrétienne des années 400 dont les murs sont tous conservés, monuments romains, baptistère avec magnifique mosaique (malheureusement recouverte pour protection), fragments d'enceinte de l'époque illyrienne à venise, en passant par les grecs (pierres colossales) et s'élevant parfois sur une dizaine de mètre de hauteur, comportant deux portes impresionnantes, etc. J'ai même trouvé par terre une monnaie d'argent de VENISE de 1396 environ !!! De plus, le site est couvert d'arbre, donnant du charme et de l'ombre !

- Le vieux village de Qeparo, abandonné dans une montagne qui domine la mer. Une découverte. Ce village n'est pas mentionné par le Petit futé, bizarrement. Un témoignage d'un camping-cariste en avait parlé. Le village moderne de Qeparo est en bas, le long de la route. Il faut prendre une petite route (panneau dans le sens nord-sud, pas dans l'autre !) en béton qui grimpe et serpente dans la montagne. Vue la température (40 °c), on a demandé à un albanais de faire le taxi. On est redescendu à pied. Qu'y a-t-il à voir à Qeparo ? C'est un village albanais montagnard et méditerranéen quasiemment abandonné. Une centaine d'habitations blanches s'entassent en haut d'une petite montagne. Les façades sont blanchies à la chaux, le pavage est constitué de gros pavés. Les habitations sont parfois en ruine, souvent à l'abandon. Ici pullulent les figuiers, la vigne plus ou moins sauvage, les lauriers-roses et toutes sortes de fleurs. La vue sur la mer est magnifique. De l'autre côté, la montagne continue, vers des petites chapelles perdues sur des pitons et vers...un petit château-fort sorti de nul part et qui invite à la randonnée. Malheureusement, il fait trop chaud pour cela ! Il nous fallait quitter ce lieu enchanteur où nous avons croisé 5 ou 6 albanais, un âne et 3 chiens...Qeparo vaut 10 fois le vieux Dhermi.

- La ville historique ottomane de Berat . Que c'est difficile de parvenir à Berat, toutes les routes sont difficiles ! Mais Berat se mérite. C'est un de nos trois coups de coeur albanais. La vile est classée par l'Unesco (je l'ai appris sur place, les habitants en sont fier) et le mérite amplement. Berat, c'est en fait trois villes anciennes en une. Je ne parle pas de la ville moderne, que nous n'avons pas visité. Trois centres historiques : Gorica, le quartier "chrétien", sur l'autre rive, Mangalem, le quartier "musulman", et la Citadelle, en hauteur, très vaste, entourée d'un puissant rempart. A Berat, il faut se promener dans ce dédale de ruelles parfois étroites et dominées par des hautes habitations traditionnelles aux murs blanchis. Vignes et figuiers sont également très présents. La ville a été classée dès l'époque communiste, en 1961. Ces trois quartiers historiques sont donc bien préservés et ont tous de l'intérêt. Dommage que les mosquées aient été fermées. On a pu visiter une église à Gorica, c'était la fin d'un mariage. On a dormi à l'hôtel Mangalemi, que je recommande fortement. Il est installé dans une demeure ottomane très bien restaurée, quel charme ! Peu de touristes albanais à Berat, mais on a quand même croisé 9 Français ! Un espace III immatriculé "35" escaladant une pente pavée de 30%, ça se remarque, comme une 2CV jaune et verte immatriculée également dans l'Ile et Vilaine. Je crois que tous les touristes occidentaux se sont concentré dans notre hôtel !

2) On a aimé : - Gjirokastra : ville ottomane classée au patrimoine mondial de l'Unesco. La citadelle est très intéressante et bien conservée (superbes vues, musée militaire avec canons fascistes capturés en 1944 exposés comme trophets...). Le reste de la ville ottomane (maisons hautes au murs blancs et aux toits gris) est séparée par un ravin tout en grimpant le long de la montagne. On a pas pu approfondir notre visite mais ce qu'on en a vu est joli.

- Orikum : site archéologique assez pauvre (les fouilles sont récentes et limitées) mais situé dans un très beau cadre naturel méditerranéen et surtout au coeur d'une ancienne base militaire encore active ! En fait ce site se visite légalement, il suffit d'aller à l'entrée de la base, de dire que l'on souhaite visiter le site archéologique d'Orikum (où Jules César avec mouiller sa flotte de guerre), un officier anglohone appelle alors un guide qui arrive et on forme alors un convois de véhicules de tourisme qui traverse une zone militaire à l'abandon avant d'atteindre le site même. On aperçoit nombre de bâtiments militaire en ruine, des bunkers (comme partout en Albanie), des obstacles anti-débarquement, des canons de DCA et des mines marines rouillés entassés...Mais aussi un drapeau de l'Otan et des soldats à l'entrainement. Le tout dans un très beau site possédant de nombreux figuiers ! Et on peut prendre des photos et déguster les figues !

- Lin : village typique localisé sur le lac d'Ohrid, près de la frontière macédonienne. Il s'étire le long du rivage, au pied d'une colline rocheuse. Une ruelle le traverse. Des ruelles perpendiculaires se dirigent vers le lac. Nombreuses habitations traditionnelles, même des granges hors d'âge et des poules et des vaches qui gambadent. La ruelle centrale a un revêtement tout neuf. Hôtel en construction. On y a croisé un mini bus de touristes italiens. La population a l'air particulièrement pauvre. On se croirait dan l'Albanie des années 1960.

3) Intéressants - Blue eye (Est de Saranda): source d'eau d'un très beau bleu entourée d'arbres géants, ancien lieu de détente des apparatchiks communistes. Enfin un peu d'ombre et de fraicheur !!! - Porto Palermo : petite baie abritant une forteresse d'ali pasha (gouverneur ottoman indépendant, vers 1800) en TB état et une ancienne base militaire...soviétique ! Les bâtiments sont délabrés, des canons de DCA rouillés entassés (comme à Orikum). Mais à l'entrée du tunnel à sous-marin, des vedettes de la marine albanaise montent la garde. Que suiveillent-elles dans cette base désafectée ? Des sous-marins américains ? En tout cas les Albanais adorent les USA. J'ai dû voir des dizaines de drapeaux US flotter un peu partout. Bar-restaurant près de la forteresse. C'est ici qu'on croisé une famille française en voiture et 3 jeunes routards français un peu perdus. - Dhermi (vieux village, nettement moins intéressant et joli que la perle Qeparo), - Vlora (statues communistes, mosquée ottomane), - Elbassan (muraille, ville cise à l'intérieur avec venelles aux maisons traditionnelles, mosquée et église.. - Korça (Belle et grande cathédrale orthodoxe toute neuve de 1992, vieille ville assez vaste avec ses bâtiments ottomans et ses ruelles préservées, pas de rafistolage touristique ici, comme à Qeparo. - Saranda : le Petit futé n'a pas aimé. Pourtant la promenade, toute neuve, ces façades modernes et multicolores, les quelques vestiges du passé, tout cela a un certain charme. Ne ratez pas la "bulle" de l'office du tourisme, les pieds dans l'eau.

4) Plutôt décevants : - Site antique d'Apollonia. Belle route, bien indiqué, très beau cadre (grosse colline ponctuée de bunkers dominant une vaste plaine littorale). Mais les fouilles semblent à peine avoir commencé. La ville antique était géante, mais seuls 5% du site semblent fouillée. Petit théâtre, fameux monuments de Agonothètes (sorte de temple, entièrement remonté), pas grand chose d'autre à se mettre sous la dent. Malheureusement Apollonia a été rasé. Il n'en reste pas grand chose, et à défaut de fouilles étendues futures, le site ne vaut pas vraiment le coup.

- Mesopotam. Monastère orthodoxe situé près de Saranda. Pas indiqué du tout ! Il n'est même pas situé dans le village de Mesopotam ! On l'a quand même trouvé sauf que pour y accéder, il faut emprunter un chemin défoncé. On revenait de Gjirokastra, c'était trop pour nous, on a abandonné. De toute façon, l'église byzantine du monastère était fermée !

- Voskopoje . Le problème est à peu près le même. En août 2010, la route était toujours aussi mauvaise. Après 10 KM à être secoués et à éviter les nids de poule, on a rebroussé chemin.

- Himara. C'est une station balnéaire avec une plage, c'est tout. Peu d'hôtels et ils sont complets (il faut réserver !!!).

- Dans l'ensemble de l'Albanie : malheureusement, nombre de mosquées, d'églises et de monastères sont fermés à clés, un peut partout dans le pays. Il faut avoir la chance de tomber dessus au moment de leur ouverture ponctuelle pour les visiter (culte, mariage...).

Voyager en Albanie en 2010, quel bilan ?

De ce voyage, et des autres, je peux tirer plusieurs remarques :

1) La pollution visible est devenu le problème No 1 pour le touriste. Les décharges sauvages sont nombreuses, le long des routes et des chemins. On balance son sac plastique ou sa bouteille en plastique n'importe où. A Saranda, l'hôtel de luxe Butrinti a une plage privée. Pour y accéder, on passe à la droite d'une petite décharge qui se trouve dans le secteur allouée à l'hôtel : même un hôtel de luxe tolère cela ! A Berat, j'ai vu un habitant de la citadelle balancer un sac poubelle par-dessus la muraille. je suis aller voir : une décharge énorme se trouvait au pied du mur ! Alors que Berat est classé à l'Unesco !!! Heureusement, comme l'albanie est ouverte récemment à le société de consommation, il n'y pas tant de décharge que cela. De plus, des progrès sont effectués : j'ai vu 4 camion poubelles à Saranda, un autre dans une autre ville, à Berat (Mangalem) et à Elbassan les habitants attachent leurs sacs poubelles au murs : je suppose donc que quelqu'un vient les ramasser. Le problème n'est pas catastrophique, mais il est tout de même préoccupant pour un pays qui rêve d'Europe.

2) Les routes étaient mon premier problème en 2006. Ce n'est plus le cas, l'albanie fait des progrès très rapides dans ce domaine même si, vue d'où elle part, il reste encre du travail, ma pauvre voiture l'a constaté à plusieurs reprises.

3) La société de conso' fonctionne très bien : gros 4x4 vitres tintées, stations service toutes neuves omniprésentes, pubs omniprésentes et géantes (notamment aux frontières) pour Heineken ou vodaphone ou pour une banque, téléphones portables, écrans plats, cybercafés, revues type Gala ou Choc sur les serviettes de plages, Coca cola bien sûr mais pas encore de Mc Do ! Ce n'est pas un hasard sur le Crédit agricole et la société générale s'y sont implantées (leurs agences se font face à Saranda).

4) Le tourisme se développe : bétonnisation des alentours de Saranda et de Ksamil, notamment, construction d'appartements et d'hôtels. Mais attention au constructions sans permis ! On en a vu une dizaine de détruite à Ksamil et à Vlora. Ce qui est bizarre, c'est que celle d'à côté est toujours là. En tout cas je ne suis pas sur que sur le littoral français on soit aussi respectueux de la loi, dans le sud en particulier. Autre aspect de ce développement du tourisme, positif lui, l'abondance des panneaux indiquant les curiosités à visiter. On en trouve partout, pour n'importe quoi parfois, même dans les endroits les plus perdus, sur le côté d'une piste par exemple. Les panneaux indiquant les destinations sont aussi très fréquents, mais parfois absents là où il faut ! (Konispol - saranda). L'albanie a beaucoup progessé dans ce domaine. Des office de tourismes apparaissent mais ne servent pas toujours à grand chose : soit elles n'ont pas de docs (Korça), soit tout est payant (Saranda).

5) Les albanais sont, dans leur majorité, ouverts, disponibles pour vous aider et souvent sympathiques. Un seul bémol, on a visité des marchés où on ne trouvait que des albanais, à Elbassan et Korça, tout le monde nous regardais bizarrement, comme des extra terrestres, à croire qu'on était revenu à l'époque communiste, de la méfiance vis à vis des étrangers. Un type a même eu des paroles visiblement hostiles à notre égard, mais ça s'est vite calmé.

6) J'ai appris que le Sud de l'Albanie, je vais me faire plein d'amis, est une sorte de prolongement de la Grèce. On nous dit que l'albanie est majoritairement musulmane. C'est sans doute le cas au centre (?) et au nord du pays. Mais au sud de la ligne Fier-Pogradec, j'ai trouvé peu de mosquées, énormément d'églises et de monastères orthodoxes, régulièrement tous neufs (alors que les rares mosquées remontent souvent au...XVe siècle ! donc du temps de la conquête ottomane). Les gens ont des noms grecs albanisés, les panneaux (Gjirokastra) sont doubles, avec traduction grecque. Un albanais travaillant en Grèce m'a dit qu'à Borsh il y a 40 églises. Les immatriculations grecques sont presque aussi nombreuses que les albanaises ! En fait, les liens sont très forts entre cette région et la grèce : religion, commerce, immigration. D'où des problèmes de nationalisme. Cette région fut occupée par la grèce à plusieurs reprises dans la première moitié du 20e siècle. Pendant notre séjour, un assassinat a été perpétré pour des raisons politiques à Himare. Bref, vue les petites croix qui pendant très souvent autour des coups, il semble que nombre d'albanais du sud ne se sentent peut etre pas totalement albanais. A Elbassan, où je suis allé voir la mosquée, c'était le début du ramadan. Il y avait une dizaine de personnes, dont quelques "barbus". Rien à voir avec la mosquée de clamart, en région parisienne, qui se trouvait à une centaine de mètres de mon ancien appartement. La ferveur religieuse musulmane est beaucoup plus forte en france, dans les banlieues, qu'en Albanie. Ce n'est pas un islam rigoriste, que les albanais pratiquent. Et visiblement ils s'entendent assez biens avec les albanais orthodoxes.

Voilà, c'est fini ! Si j'ai oublié d'aborder un thème qui vous intéresse, dites-le moi, je complèterai ce récit.

Je vous remercie de m'avoir lu jusqu'ici ! 🙂

A suivre : les photos !!!! (sur mes 2500, j'en ai quelques une d'intéressantes !)
Ben
AL AlfredTeckel Veteran ·
Très intéressant, merci beaucoup! Pour Appolonia, je suis surpris, c'est sensé être le plus site archéologique du pays, on y a encore très récemment (moins d'un mois) fait de belles découvertes.

La seule question que je me pose après cette lecture (et peut-être ne pourrez pas me répondre vu que vous étiez motorisé): celle des transports en commun.
Lectures, voyages, musées, choses diverses et variées: www.nouvellefeuille.canalblog.com
AR Aristomakos Globetrotter ·
Bonsoir,

Moi aussi j'ai été déçu par Apollonia. Si la localisation est remarquable, il y a trop peu de monuments dégagés, à l'exception d'une petite zone en arrivant qui a été fouillée et aménagée. Pour le reste, seules quelques fouille semblent avoir été entreprises. Le plus intéressant doit être leur résultat, c'est-à-dire les objets découverts. Ailleurs, la plus grande surface est recouverte d'une végétation basse et dense où se promènent des petits tortues ! Je crois qu'il reste énormément de travail à effectuer. Il y en a pour 100 ans de fouilles !

En ce qui concerne les transports en commun, je peux te renseigne sur le plus simple, les bus et minibus. Ils sont omniprésents et déservent toutes les localités, du petit village d'à côté à Athènes ou l'Italie ! Chaque ville a sa gare routière. Les bus attendent avec une pancarte comportant leur destination. Donc même pas besoin de demander. Pour les horaires, cela parait plus compliqué. Je n'ai pas vu grand chose d'afficher. On a pris e bus pour aller à Butrint depuis Saranda ainsi que le retour qui s'est fait en deux temps, avec un arrêt à Ksamil (plage). En fait, le bus s'arrête où vous voulez, même si des arrêts importants se font toujours au mêmes endroits, sans qu'il y ait la moindre pancarte ! Si vous voyez un attroupement, c'est là ! Vous pouvez aussi héler un mini bus qui passe, il s'arrêtera tout de suite.
Ben
ME Meg2 Globetrotter ·
Quels postes frontières prendre ? A l'Est, depuis la Macédoine : 2 postes frontière au Nord (près de Lin) et au Sud du lac d'Ohrid (route de Pogradec).

il y a aussi, un peu plus à l'est, le poste frontière de Stenje, sur une route récente qui longe la rive ouest du lac Prespa. La route entre les deux lacs passe par un col d'où on a de belles vues aussi bien sur le lac d'Ohrid que sur le lac Prespa.

C'est vrai que le réseau routier est en pleine évolution, avec des résultats parfois cocasses, comme on voit sur cette photo d'une route ou ancienne piste récemment élargie.
AR Aristomakos Globetrotter ·
Bonsoir,

Merci pour le renseignement, qui complète ce que j'ai dit sur les postes frontière albanais.

On s'est demandé si on allait se rendre au lac Prespa mais on a eu peur de l'état de la route. Visiblement, elle est toute neuve.

Ta photo est marrante, par contre attention au touriste qui conduit de nuit sur cette route ! La route semble faire beaucoup de victimes en Albanie, si on se fie aux nombreuses stèles fleuries au bord des routes. J'ai encore vu un accident, à Pogredec.
Ben
JO Jojofredo ·
Bonjour à tous,

Je prévois l'été prochain de visiter l'Albanie et le Monténégro pendant 15 jours.Je compte partir en avion et louer une voiture sur place. Je me demande donc si c'est possible sans passer tout mon temps dans la voiture...et si ce n'est pas trop dangereux ( conduite, état des routes...). Je souhaite allier farniente et visite donc si vous avez des conseils... Merci d'avance.
PA Pape1949 ·
Merci Ben pour ton remarquable compte rendu sur l'Albanie. je vais y puiser un max d'inspiration car ce pays est sur mon itinéraire retour de Jordanie au printemps prochain . Cordialement Guy G.
http://roumanie2014.eklablog.com/accueil-c25545354
AR Aristomakos Globetrotter ·
Bonjour,

Désolé pour le retard de ma réponse mais je n'avais pas vu votre message.

15 jours, c'est pas mal, tout dépend en fait de l'itinéraire. En tout cas vérifier une chose : je ne crois pas qu'une voiture de location puisse passer la frontière ! Les routes sont en réfection, elles sont mauvaises surtout des deux côtés de la frontières (en 2008 en tout cas), pour le reste, côté albanais, elles seront souvent bonnes. Côté monténégro, les routes principales et certaines secondaires sont convenables.

Pour les plages, au monténégro c'est bindé ! excepté si vous allez au sud à Ulcinj, plage géante et plus populaire. Sinon, il faudra réserver bien à l'avance à Budva ou SV Stefan.

Côté albanais, évitez les plages des grandes villes comme celles de Durres, noires de monde. Par contre les plages du nord et celle au sud de Vlora, sans parler des plages désertes de la riviera, sont bonnes.
Ben
AR Aristomakos Globetrotter ·
Merci beaucoup, ce genre de commentaire fait plaisir et justifie que l'on ait passé plusieurs heures à rédiger un récit ! 🙂

Tu reviendras donc de Jordanie par la route ? Sur la Jordanie, je peux aussi te renseigner, si tu as besoin de conseils.

En tout cas, sers-toi bien de ce "Shqiperia" et, lorsque tu vas affiner ta préparation de voyage, n'hésite pas à me poser des questions.

Joyeuses fêtes !
Ben
PA Pape1949 ·
Bonsoir Ben,

tout d'abord ( c'est le dernier jour ) mes meilleurs voeux pour 2011, et surtout Santé et Sérénité.

merci pour ton offre Jordanie, partant le 4 mars ma préparation est quasiment bouclée, je n'attends plus que le visa pour la Syrie ( demande effectuée le 10 / 01 auprès de l'ambassade à Paris ) Toutefois comme ma préparation comporte très certainement des oublis si tu as quelques conseils ou suggestions à me faire n'hésite pas . Mon seul vrai problème devrait être le gaz car je ne peux emporter qu'une bouteille de 13 kgs qui me fera au maximum 4 ou 5 semaines ( sans chauffer ) or mon voyage devrait durer 4 mois et le gaz m'est indispensable pour le frigo et accessoirement le chauffage ( je peux cuisiner au camping gaz si besoin ) . Sauf erreur en Turquie et en Jordanie les bouteilles ont un raccord identique aux françaises, et pour la partie ex Yougoslavie ... ??? .... j'ai acheté un jeu d'adaptateurs réputés internationaux ....... Inch Allah ! Merci encore pour tes infos Cordialement Guy G.
http://roumanie2014.eklablog.com/accueil-c25545354
MO MoniqueM Globetrotter ·
Magnifique récit! Encore une fois, merci beaucoup! (Je viens de lire votre CR de Macédoine). Exactement les renseignements dont j'avais besoin! Je constate que vous avez remplacé la boussole par le GPS en 2010!? 😉 Merci pour tous ces renseignements, merci de partager vos coups de coeur. J'irai sûrement à l'hôtel Mangalemi... (aussi recommandé dans le Lonely Planet).

Je désire passer 1 semaine en Albanie: Côte ionnienne (1 nuit), Butrint, Gjirokastre (2 nuits), Bérat (2 nuits), Tirana (2 ou 3 nuits), Kruje (day trip à partir de Tirana). C'est l'état des routes qui me fait le plus peur évidemment. Est-ce réaliste en 1 semaine?

J'aurais deux autres questions à vous poser. - Est-il possible de faire le trajet suivant en 2 jours? et la route est-elle OK: Je me propose (j'essaie du moins) de réserver un ferry Brindisi-Vlora puis de longer la route 1027 (sur ma carte...) celle de la côte ionnienne jusqu'à Saranda; visiter le site de Butrint - nuitée en cours de route près de Qeparo ou Vuno - dès qu'on y verra un hôtel (il ne doit pas y en avoir à Qeparo)? puis voir Saranda (passage seulement) et ensuite Blue Eye et Gjirokastre (2 nuits).

- Peut-on aller à Corfu pour la journée seulement à partir de Saranda? Je ne vois que des traversiers à 9h du matin en partance de corfu pour le retour...? Merci à l'avance. Je continue à lire vos carnets 🙂
MoniqueM « Emmenez- moi au bout de la terre Emmenez-moi au pays des merveilles...»
AL Alogovastas ·
en vous remerciant de votre carnet de voyage excellent et tres informatif ...simplement je voudriais demander pour l"etat de route entre Tirana et Elbasan comment est elle et puis la vitesse moyenne qu'on peut rouler en traversant le pays du Nord vers la frontiere avec Ohrid et Prespa

merci encore
MA Mattfi Regular ·
Bonjour, j'técris de Berat en Albanie où je suis en vacances en ce moment! Si tu veux voir des photos: www.lesaventuresdeleaetmatthieu.blogspot.com !

Pour l'état des routes en ce moment (nous sommes en albanie depuis 2 jours!)

Monténégro /Skoder ! De la piste! Notre voiture est plein de poussière! 50km/h si tu es un peu fou, sinon 10 30km/h

Skoder/Tirana : parfait 80 100km/h

Tirana / Dures : parfait 80 100km/h

Dures /Berat : presque parfait entre 60 90km/h !
AR Aristomakos Globetrotter ·
Bonjour,

Merci pour le compliment !

Le but de mon récit était d'être le plus utilie possible pour tous les voyageurs intéressés par un séjour en Albanie.

Entre Tirana et elbassan, la route directe passe par une montagne, le paysage est très joli mais la route, bien qu'en bonne état, est parfois étroite. Attention, peut_être les Albanais oint_ils entrepris récemment de la refaire, dans ce cas là, elle ressembelra à une piste pour quelques mois.

La solution la plus sûre mais la plus longue, c'est de contourner par le sud : durres par l'autoroute, Kavaje, Rrogozhine, Pequin et elbassan. C'est beaucoup plus long mais ce détour c'est 100% de routes toutes neuves et l'arrêt à Durres vaut le coup, le centre ville historique est intéressant (muraille, musée archeologique, amphitheatre romain, mosquées...).

D'apres ce que je comprends, tu voudrais traverser l'albanie depuis le montenegro jusqu'en macedoine. c'est possible en une journée, mais c'est dommage de ne pas s'arreter un peu.

A partir de Skhodra, en passant par Durres; c'est 100% de tres bonnes routes, voire d'autoroute. Je crois me rappeler que la vitesse est limitée à 100 km h sur aotoroute et 90 sur nationales. Attention, bcp de radars mobiles entre Skhodra et tirazna (au moins)/ Mais du montenegro à Skhodra, la route est en réfection, donc c'est une piste (avant, elle était deja dans un état pitoyable). Il existe une 2e route pour passer du MOnt à l'albanie, en passant au sud du las skhodra. J'ignore si cette route est en réfection.
Ben
AR Aristomakos Globetrotter ·
Bonjour,

Merci pour ce message en direct d'albanie. Alors, vous êtes descendus à l'hotel Mangalemi ? La ville vous plait ?

La route durres _ berat (pour sa deuxième partie) est_elle neuve ???

Bon séjour !
Ben
MA Mattfi Regular ·
Bonjour de Macédoine!

On a juste fait l'auberge de jeunesse de Berat très très charmante en mode camping!

Tout notre récit en Albanie : www.lesaventuresdeleaetmatthieu.blogspot.com

Durres Berat , non elle est encore bien abimé!

En sud Albanie, faites attention aux petites pistes, dans la grande passe (Llogarasa pass) pour Saranda mon moteur a beaucoup chauffé et sur la plage après la montagne de Logarase on a voulu descendre pour voir la beauté de la plage (beauté confirmé), mais en remontant on a troué une durite et du etre poussé par trois italiens et deux français!

On a réparé dans un garage turc de Girokastra avec une pièce d'un vieux radiateur pour 500 lek soit environ 4e!
AR Aristomakos Globetrotter ·
Merci bien pour la réponse !

Vous avez quoi comme véhicule déjà ? Vous avez pu rouler jusqu'à Girokaster ?

Alors, vous êtes allés sur la plage située au pied de la route du col du Llogara, côté sud de la montagne (côté Riviera albanaise) ? Elle semblait magnifique cette plage de sable fin peu accessible, on y est pas allé car ma audi A3 n'aurait pas supporté la piste je crois !
Ben
MA Mattfi Regular ·
Ma voiture : R21 nevada break aménagé!

Oui on est allé à cette plage que tu dis!
GR Groscaca ·
Bonjour,

Je flanais sur ce forum, à la recherche de renseignement sur le trajet Paris-Dakar que je compte faire en juillet prochain , quand je me suis rappelé que je n'avais pas donné de nouvelles de mon voyage en Albanie l'été dernier, que j'avais pu préparer entre autre grâce aux conseils d'Aristomakos.

Nous sommes partis à quatre copains (25-30 ans) dans une Kangoo neuve, du 7 au 19 août. Trajet : Voiture jusqu'à Venise, puis Ferry jusqu'à Igoumenitsa au nord de la Grèce, boucle d'une semaine dans le Sud de l'Albanie et retour par le même chemin. Les sièges arrière de la Kangoo repliés, on peut y installer un matelas gonflable deux places, et nous disposons d'une tente pour deux.

7 août : 77-Venise

Départ de Seine et Marne à 7h (80km au sud de Paris) pour Venise en passant par le Col du Simplon en Suisse. Très courtes escales (achat de la vignette autoroutière suisse à la frontière, petite promenade sur le col du Simplon dans la brume - dommage- puis sur une aire d'autoroute italienne), arrivée à la tombée de la nuit à Venise, dans notre camping réservé (camping bourré de jeunes fêtards anglosaxons, mitoyen à l'aéroport de Venise : impressionnant de voir les avions roulaient à moins de 100m des tentes). Repas le soir dans un snack sur la route en direction du centre de Venise, resté ouvert assez tard pour nous accueillir.

8 août : Venise - Quelque part dans l'Adriatique

Nous sommes allés garer la voiture sur le port de Venise tôt le matin et avons pris un métro-navette (3 arrêts sur la ligne) qui emmène les croisiéristes (1€) près de la gare ferroviaire. Nous nous sommes promenés dans Venise toute la matinée, jusqu'à la Place Saint Marc. Plus ça allait et plus ça grouillait de touristes, jusqu'à devenir vraiment étouffant. Nous avons mangé dans un snack, puis avons fait le chemin inverse pour nous retrouver en milieu d'après midi au port où nous devions embarqué. Une seule personne est autorisée pour garer la voiture, les autres entrent par la passerelle. Nous avons quand même pu faire des allés-retours avant le départ du ferry pour prendre ce dont nous avions besoin. Nous n'avons pas réservé de cabine, nous nous sommes installés sur un pont à l'extérieur (matelas gonflables, chaises pliantes). Beaucoup font pareil, certains ouvrent même leur tente. Le départ de Venise est splendide, on passe devant la Place Saint Marc et tout le centre-ville. Nous avons pu prendre une douche (en maillot de bain), sur le grand pont, près de la piscine du ferry (campement des voyageurs du type "jeunes fêtards"). Nourriture et boisson très cher sur le bateau. Prévoir des provisions. Nous avions acheté de l'alcool à Venise, et on s'est (surtout moi) bourrés la gueule sur le bateau. Notre guitare a attiré des petits groupes de Français qui ont rejoint notre campement, tandis que tous ceux qui avaient installés leurs matelas près de nous ont préféré déménagé à cause du boucan. J'ai fini la soirée dans la boîte de nuit à faire le con, et la torsion sur la piste de ma cheville ayant subi une entorse récemment m'ont calmé.

9 août : Quelque part dans l'Adriatique - Igoumenitsa

Réveil difficile sur le bateau. Journée tranquille, lecture d'Ismael Kadare et révision des guides touristiques albanais. Dans l'après-midi, on aperçoit la terre Albanaise, à partir de Durres. On voit très bien le col de Llogara et sa route qui grimpe, surplombant une plage splendide. On passe entre Corfou et Ksamil, et on aperçoit parfaitement la lagune de Butrint. Arrivée vers 21h (locale) à Igoumenitsa. Petit tour dans le centre pour se renseigner sur l'emplacement de notre camping, qui se trouvait le long de la route côtière allant vers le sud. Petite baignade au soleil couchant, bonne douche, gros repas et dodo (avec des moustiques).

10 août : Igoumenitsa - Lukovie

départ tôt le matin en direction de l'Albanie. A Igoumenitsa, plein de gazole et courses, puis route assez bien indiquée en direction de la frontière (Sagadia), que l'on atteint assez rapidement. Frontière quasi déserte. La route côté albanais est bonne, mais seulement si on veut passer à l'est de la lagune de Butrint. Pour se rendre au site archéologique de Butrint, nous avons pris une piste à Xarre sur la gauche. Je sais pas si c'est la seule route, mais rien n'est indiqué, on traverse un village qui parait sans doute le plus pauvre que l'on ait vu en Albanie... Juste en arrivant. Cependant, si rien est indiqué, la piste est largement praticable.

On débouche finalement sur un bac assez rudimentaire, près d'un fortin médiéval fermé. Zone très venteuse. Une fois de l'autre côté de ce bras d'eau qui relie la lagune à la mer, on est sur le parking du site archéologique de Butrint. La route vers Saranda est goudronnée et visiblement cela est assez récent.

Nous visitons en cette fin de matinée le site de Butrint, qui est sur un site naturelle exceptionnelle, avec cette lagune où pêchent de nombreux autochtones. Le site recouvre toutes les périodes historiques (des ruines de la très ancienne acropole au sommet de la colline au Fort ottoman du XIXe tout près de celle-ci, en passant par les ruines antiques (termes, forum...) et médiévales (églises, villas...) au pied de la colline).

Nous reprenons la route vers le nord et rencontrons la première ville : Ksamil. Une ville sans charme, avec d’innombrables constructions inachevées. Nous voulons nous baigner, et nous rendons à une plage... Mais le vent est violent et la mer très agité, avec ses grosses vagues nous découragent. Nous déjeunerons finalement (en milieu d'après-midi) dans le bungalow restaurant surplombant cette plage, avant de repartir vers Saranda.

Saranda n'a rien non plus d'exceptionnelle. Nous nous garons, et nous promenons sur la promenade de front de mer, en cette fin d'après-midi. Je me baignerai rapidement pour me rafraîchir. Nous allons demander à l'office du tourisme s'il y a des campings à proximité, et la jeune femme nous répond qu'il n'y en a pas en Albanie, sauf "peut-être" à Dhermi... Apparemment elle était moins au courant que moi.

Nous repartons, et en essayant de partir vers le nord en longeant la côte, nous nous perdons plusieurs fois. Les gens nous font signe de rebrousser chemin car ce sont des cul de sac. Dès qu'on s'éloigne du centre, route chaotique, vaches nombreuses errant dans les rues à la recherche de nourriture qu'elles trouvent dans les nombreux tas d'ordure. Nous comprenons que pour nous diriger vers le nord, nous devons quitter la ville par l'est, sur une route qui nous éloigne pour une quinzaine de km du littoral.

Convaincu qu'il n'y a pas de camping dans la région, nous cherchons un endroit où dormir. Nous quittons une première fois la route principale sur une route goudronnée et toute neuve en direction de la mer. Après avoir grimpé une dizaine de minutes les collines qui nous séparent du littoral, nous tombons sur une grande barrière, derrière laquelle se trouve la descente vers une baie. Apparemment, c'est un site en chantier. Je crois que nous sommes tombés sur le futur Club Méditerranée de Saranda !

Nous faisons demi tour, retrouvons la route principale, et repartons vers le nord. Quelques km plus loin, à Lukovie, une nouvelle route se dirige vers la côte. Nous la prenons, escaladons les collines. D'en haut, on aperçoit en contrebas une plage avec des bungalows, parasols, etc. La nuit tombe, il faudra que nous trouvions un coin où dormir ici. Nous descendons, et cent mètres avant la plage, nous tombons sur un "camping". Quelques caravanes, tentes, van, stationnant dans un pré à côté d'un petit restaurant. Nous y passerons la nuit pour 5e tout compris. Une cabane rudimentaire fait usage de douche et de WC. Dans le bungalow-réception-restaurant, les patrons ne sont pas encore habitués au tourisme, et guère bavard. Nous communiquons en anglais grâce aux enfants, qui ont l'air tout aussi mal à l'aise que leurs parents. Nous y dînerons assez tard, et y déjeunerons le matin. Les autres touristes sont français et italiens. Nous faisons une promenade nocturne jusqu'à la plage, près de laquelle se trouvent une caravane, ainsi que quelques tentes en camping sauvage. L'endroit est très venteux et nous devons protéger la tente avec la voiture.

11 août : Lukovie - Dhermi

Au levé, après un déjeuné sommaire au bungalow, nous nous rendons sur la plage. Mais il y a trop de vent, et la mer est trop agité (et fraîche), nous décidons de continuer notre route pour trouver un coin plus tranquille où nous baigner. Nous reprenons la route vers le nord. Nous nous arrêterons à Piqeras boire un coup à une terrasse de bistrot, puis longerons la mer sur une route la surplombant, jusqu'à Borsh.

A Borsh, il y a une plaine marécageuse entre le flanc de la montagne et la mer. Nous quittons la route principale, traversons sur une bonne piste (quelques grandes flaques d'eau) la plaine, jusqu'à la mer où nous nous baignons et nous reposons quelques temps. Plage caillouteuse, avec de gros blocs de bétons servant de poubelle. Une petite caravane au milieu de la plage, un bonhomme passant avec un âne. Beaucoup de bungalows bar entre la route et la plage, tout le long. Ils nous prêterons un parasol.

Nous continuons notre route, pour arriver en fin de matinée à Qeparo. Nous cherchons cette fameuse route qui grimpent vers le village semi-abandonné. Nous avons trouvé facilement, il me semble qu'elle était indiquée. Nous sommes montés avec la voiture. C'est pentu mais la route est très bonne. Le centre du village est encore habité, mais dès qu'on s'y éloigne, les maisons de pierres sont laissés en ruine. Les ruelles escarpées sont magnifiques et offrent de belles vue sur la mer d'un côté, où les montagnes de l'autre. Nous nous promenons hors du village, dans les oliviers, jusqu'à un petit fortin, gardé par un chien.

Nous redescendons en début d'après-midi, reprenons notre route vers le nord. On s'arrêtera manger dans un snack juste avant Porto Palermo. Le fort de Porto Palermo, que nous visitons avec lampe de poche, n'offre pas énormément d'intérêt. Il est pratiquement laissé à l'abandon. Sur la grande terrasse qui se trouve au dessus du fort, la vue est belle car le fort se trouve sur une presqu'île. Un homme nous a fait payer l'entrée et nous a délivré des tickets. Ce vieil homme nous a raconté être allé à Eurodisney, et avoir alors logé à Esbly, avant de nous a expliqué que l'ancienne base sous-marine non loin de là était interdite d'accès et que les militaires étaient tous des fascistes.

Un ami essaiera de se baigner avec masque et tuba, mais ne verra dans l'eau qu'ordures et oursins.

Nous reprenons notre route et arrivons, en soirée, à Dhermi. Nous décidons de chercher le fameux camping, dont même l'incompétente hôtesse de l'office du tourisme de Saranda avait eu écho. Nous tournons un peu en rond, demandons notre chemin... Nous prenons finalement une piste assez difficile qui nous mène à une immense plage, bordé de restaurants, snacks et campings. Là, les touristes (surtout locaux) sont nombreux. Il s'agit apparemment de la destination de vacances des jeunes de bonnes familles albanais. Nous décidons d'y passer la nuit. Nous sommes au pied du col de Llogara dont nous percevons distinctement la route grimpant le col. Après une baignade au coucher du soleil, nous mangeons des pizzas, et allons passer la soirée dans un bar. Nous y rencontrons un couple de français, qui viennent de Macédoine et qui sont arrivés sur la côte en utilisant un car entre Korca et Saranda. Le trajet leur a été long et fatiguant, mais ils affirment que la route est bonne. Le bar se vide vers 1h du matin, et nous découvrons en rentrant qu'une boite de nuit en plein air est installé sur la plage. Grand bar central, dj et danseuses sur des podium à 5m de l'eau. Beaucoup d'italiens et d'Albanais. Nous y "danserons" jusqu'au levé du jour, puis passerons la nuit sur la plage, près de la voiture.

12 août : Dhermi - environ de Vlore

Réveil difficile après 2h de sommeil. Nous nous laverons sous la seule douche de plage, avant de reprendre la route. Nous grimpons facilement le col de Llogara. La vue sur les plages de Borsh y est sublime. En haut du col, nous décidons de grimper à pied une colline entre le col et la mer, en haut de laquelle on peut apercevoir des antennes. Nous sommes trop optimistes sur la longueur du trajet, mais heureusement, à mi parcours, le gardien des antennes passe en jeep sur la piste et nous embarque pour un trajet très chaotique, surtout à certains endroits. Il ne parle pas français ni anglais, mais il arrivera à nous faire comprendre que nous voyons Orikum, au loin. Nous redescendrons à pied.

Les paysages changent dans la descente du col vers Orikum. La route (très bonne) est bordée de hauts sapins. En bas nous arrivons sur une grande plaine, que nous traversons jusqu'à Orikum. A partir de là, la côte n'est plus escarpée, une grande plaine sépare la mer des montagnes. Nous déjeunons dans un snack, avant de nous promener dans la campagne avoisinante à la recherche d'un temple romain, que nous ne trouverons jamais. Nous découvrirons cependant une magnifique petite église byzantine construite au centre de ruines.

Nous avons ensuite pris la route vers Vlore, où nous sommes arrivés en fin d'après midi. Nous nous sommes promenés dans le centre, le long de la rue principale. Nous avons visité une vieille mosquée, dont l'Imam nous a expliqué en Russe que son fils vivait à Londres. Dans le parc, près des statues érigées sous Enver Hoxa, des vieux jouent aux dames.

Nous nous sommes alors dirigés vers la presqu'île de Zvernec où se trouvent un monastère, que nous avons trouv�� au soleil couchant. C'est un joli monastère qui se situe sur une île, au milieu d'une lagune, et auquel on accède grâce à long ponton pour piéton. Un couple de mariés profitaient du cadre du lieu pour se faire filmer (énorme caméra, digne d'une caméra de télévision).

Info générale : nous rencontrerons, plus tard, assez souvent, dans des sites touristiques assez romantiques, des couples de mariés se faire filmer en prenant des poses et des expressions digne de Titanic. Dès que la caméra est coupée, ils redeviennent normaux. J'ai vu un coupe costume - robe de mariés se fixer amoureusement d'un regard intense pendant qu'ils se faisaient filmer, puis reprendre leur engueulade dès que la prise était faite...

Le monastère en lui même, sur l'île, n'a rien de spectaculaire.

Nous empruntons la même route pour revenir à Vlore (Zvernec se situe sur une presqu'île). La nuit tombe. Nous nous arrêtons dans un restaurant dans une forêt de pins, dans l'espoir non seulement de manger mais aussi de dormir. Nous faisons mine de demander à la fin du repas s'il y a un camping dans le coin, et comme nous l'espérions, il n'y en a évidemment pas et les propriétaires nous proposent de planter notre tente dans le petit jardinet du restaurant quand les derniers clients seraient partis. Nous discutons avec eux une bonne partie de la soirée, et le patron nous raconte difficilement (quelques mots d'anglais et d'italien) sa version de l'histoire de l'Albanie en montrant les changements de frontières qui selon lui a considérablement réduit le territoire national ces 200 dernières années. Il a également l'air d'en vouloir aux Italiens.

Le patron et sa famille quittent le restaurant, avec deux bouteilles de vin français que nous leur offrons en remerciement. Seuls restons un gardien et nous-même, qui nous couchons, à deux dans la voiture, à deux dans une tente.

13 août : Environ de Vlore - Berat

Nous quittons les lieux au petit matin, traversons Vlore et prenons la route, toujours en direction du nord du pays. Nous arrivons en milieu de matinée à Fier, où nous quittons la route pour le site archéologique d'Apolonia. Sur place, nous sommes les seuls touristes. Il y a un très beau monastère, quant au site archéologique, il se limite aux restes du temple. Le reste n'a que peu d'intérêt.

Après une bière bue au bar du site, nous retournons à Fier, que nous traversons en voiture, pour reprendre la route vers le nord. Quelques km plus loin, nous ferons un petit détour (près de Kolonje) vers le monastère d'Ardenica. Une vieille dame nous fait comprendre que nous devrons la payer pour qu'elle garde notre voiture au parking. Le monastère est encore habité, et un "moine" nous ouvre les portes de l'Eglise. Beau site.

Nous continuons la route vers le nord, jusqu'à Lushnje. Autour de cette ville, nombreux bouchons, paysages peu agréables. La route de bitume est vieille et le trafic dense. Nous prendrons un bout d'autoroute en construction... Nous raterons une sortie, et découvrirons que nous roulons sur une autoroute en chantier, et donc interdite. Nous devons faire demi tour et sortir de l'autoroute.

A Lushnje, nous prenons la route de Berat, vers le sud est. Route bitumée, à travers une plaine vallonnée (la montagne commence à Berat), route ancienne, avec des trous, des mauvais passages... Mais largement praticable. Il ne faut pas être pressé, mais ça passe. Nous arrivons à Berat en fin de journée. Nous décidons de nous offrir l'hôtel. J'avais contacté le fameux patron de l'auberge Mangalem, mais je n'avais pas réservé car les prix me semblaient trop élevés pour notre budget. Dans notre guide, nous trouvons un hôtel qui semble peu cher. Nous nous y rendons, mais les prix ont presque doublé, et nous paierons 65e la chambre de 4, notre seule nuit à l'hôtel, petit déjeuner compris.

Après une bonne douche, nous partons visiter la citadelle de Berat, en début de soirée. Nous suivrons à pied la route pavée blanche et glissante qui y grimpe lentement. Nous décidons de couper par un petit chemin escarpé. Un petit peu sportif, mais finalement plus rentable, surtout que les pavés de la route sont très glissants. Nous arriverons dans la citadelle par une petite entrée dans les broussailles... Et ne paierons donc pas ! Nous nous promenons dans les vieilles rues de la magnifique citadelle entourée de remparts. Sans doute avec Butrint le plus beau site. Un village avec de belles maisons de pierres blanches, et autour, les ruines de remparts, églises, mosquées... Presqu'à l'abandon. La mosquée est creusée dans le sol, et on pourrait y pénétrer si on y entendait pas, quelques mètres plus bas, le cri des rats s'agitant au sein de la mosquée inondée et sombre. Sans doute pleine de détritus.

Nous redescendons en ville (elle-même agréable) à la tombée de la nuit. Une grande route le long du fleuve est barrée à la circulation, et une foule se promène, ainsi que sur le pont éclairé. Non loin de là se déroule une grande fête, on ne sait pas trop de quoi, mais un podium est installée sur la place. Des groupes de jeunes hommes et d'autres de jeunes filles (habillés sexy) se croisent, se matent, sans jamais s'accoster. Les bars sont pleins, on aperçoit la diffusion d'un match du PSG à la télé. Nous mangerons dans un petit restaurant sinistre, avant d'aller nous coucher.

14 août : Berat - Lac d'Ohrid

De bon matin, nous repartons de Berat en empruntant la route par laquelle nous sommes venus. Arrivés à Lujne, nous partons vers l'est et la ville d'Elbasan, que nous atteignons dans l'après-midi. Nous nous arrêtons, nous promenons dans la vieille ville, protégée par des remparts. C'est une ville de province agréable. Nous boirons un verre dans un bar qui fut autrefois un hammam. Le serveur nous montre les pièces du hammam, aujourd'hui utilisé en débarras.

Nous continuons la route (bonne) à travers les moyenne montagne, et arrivons enfin, dans la soirée, en vue du lac d'Ohrid. Avant de tourner à gauche et nous diriger vers la frontière macédonienne, nous allons faire une escapade dans le charmant village de pêcheur de Lin. Nous nous garons à l'entrée et descendons la rue principale. Joli petit village. Un car avec touristes hollandais et guide comique arrive en même temps que nous. Il nous demande notre nationalité et rie de Zidane et de son fameux coup de tête (Il y a 5 ans pourtant). Arrivés au bout du village, nous nous apercevons que le groupe de touriste escalade la colline par un petit sentier dont il était question dans mon guide mais que je ne trouvais pas. Nous les suivons, les doublons, et arrivons sur une colline aride surplombant le lac d'Ohrid. Là se trouvent les ruines d'une église, et des mosaïques au sol recouvertes de sable (pour protéger). Seul un endroit est déssablé pour donner un aperçu aux touristes, certainement le temps que tout cela soit mis en valeur. En effet, la mosaïque, pour ce qu'on en voit, semble magnifique. Nous redescendons par des sentiers au niveau de l'église du village, et reprenons notre route.

Nous filons sur la rive ouest du lac d'Ohrid, vers le Nord et la frontière macédonienne. Le passage se fait sans encombre. La nuit va bientôt tomber, nous devons trouver un camping. Il y en a un au bord du lac, à Kalishta, accessible par une petite route sur la droite, quelques km après avoir traverser la frontière. Nous nous baignerons dans le lac, joueront un peu au basket sur leur terrain, prendrons une bonne douche et mangeront au restaurant du camping du poisson avant de nous coucher.

Le 15 août : Lac d'Ohrid - Voskopoje

Nous quittons le camping dès le matin, et prenons la route d'Ohrid, qui longe le lac vers l'est (plus ou moins de près). Nous tentons de nous arrêter à Struga, mais on nous demande 1e de stationnement. Nous refusons et repartons, toujours le long du lac, mais cette fois vers le sud-est et Ohrid. En arrivant sur Ohrid, on peut croiser sur le bord de la route de nombreuses personnes avec des pancartes proposant de louer leur logement pour les touristes. Nous nous garons près du centre d'Ohrid, et nous flanons sur la promenade le long du lac.

Il y a là de nombreux touristes, essentiellement des pays de l'est. Le contraste est saisissant avec l'Albanie. Tout est propre, une vraie station balnéaire comme on les connait, ou presque. Des bateliers nous accostent tout du long pour nous vendre une promenade sur le lac dans leur bateau. On peut apercevoir un beau château, mais nous nous y rendrons pas non plus. Après une bière macédonienne à la terrasse d'un café ambiance musique métal, nous reprenons la route, vers le sud et Progradec en Albanie.

Nous longeons le lac sur une vingtaine de km... Des hôtels, des fines plages où pataugent des baigneurs, de plus en plus rare plus on s'éloigne d'Ohrid. Nous passons une frontière quasi déserte, encore une fois sans encombre, et nous revoilà en Albanie. Quelques km plus loin, nous nous arrêterons sur une plage pas très ragoutante. Eh oui, nous sommes côté albanais, les ordures sont de retour. Je pique quand même une tête, en faisant l'effort de ne pas boire la tasse, dans cette eau stagnante. A côté, des enfants barbotent paisiblement. L'un d'eux, une crêpe à la main, immerge plusieurs fois son goûter dans l'eau avant de le dévorer, sans que cela semble déranger les parents.

Nous reprenons la route. D'autres plages, plus près de Progradec, semble plus propre mais nous ne nous arrêterons pas. Nous traversons Progradec et prenons la route de Korce à travers un grand plateau agricole. Nous faisons une promenade dans Korce, qui présente l'intérêt d'une ville de province, avec une belle église. En quittant la ville, nous découvrons de tristes cités d'immeubles délabrés en périphérie.

Il est tard et nous décidons d'aller trouver un coin où dormir, dans les montagnes, près de Voskopoje, à l'ouest de Korce. La route est mal indiquée et souvent mauvaise (parfois de la piste) et nous devons demander notre chemin. La route finit par quitter le plateau et grimpe dans la montagne. Nous arrivons assez tard à Voskopoje. Nous visitons plusieurs églises désertes en pleine campagne (Voskopoje aujourd'hui petit village fût autrefois une grande ville médiévale), avec de magnifiques fresques murales, puis d'autres dans le village. Sur un pré servant de terrains de foot, une quarantaine de jeunes se disputent le ballon. Des vaches traversent les rues du village et frôlent ma voiture garée, sans y toucher. La nuit tombée, nous dînons dans le bar au centre du village. De nombreux militaires y boivent des coups. A la fin du repas, nous cherchons à demander un endroit où camper, sans trop arriver à nous faire comprendre. Heureusement, un Albanais avec quelques notions d'Anglais vient à notre rescousse, et nous traduit. Le gérant du bar nous invite à nous installer sur le terrain de foot que nous avions vu précédemment. Nous y passerons une très bonne nuit, dans la fraîcheur des montagnes.

16 août : Voskopoje - Ionnina !

Pour quitter Voskopoje, nous n'avons d'autre choix que de faire marche arrière jusqu'à Korce. A Korce, nous prenons la longue route qui nous mène, à travers la haute montagne, jusqu'à Girokastra. La route est très bonne, récente. A un seul endroit, elle a glissé en contre bas et on traverse les 10m écroulés sur une piste, en apercevant les restes de bitume, 10m plus bas. Nous traversons la haute montagne du sud est de l'Albanie. Nous déjeunons à Erseke, dans un "chalet de montagne" désert, au bon moment. En effet, pendant notre repas, un orage éclate avec une pluie battante. A notre départ, le beau temps est déjà revenu.

A partir de Leskovic, la route bifurque vers le nord-ouest pour contourner une immense montagne. Cette route longe un cours d'eau pure qui se glisse entre les rochers. Nous nous arrêtons et devons descendre un talus très pentu pour y accéder. Elle s'avère très fraîche, évidemment. Nous reprenons la route, et la haute montagne contournée, nous pouvons redescendre vers le sud et rejoindre la belle route qui relie Girokastra à Tepelene. De là, nous arrivons rapidement à Girokastra, en fin d'après-midi.

Girokastra, c'est le même principe que Berat, le blanc étant remplacé par le gris-ardoise. Il faut grimper une route pavée et glissante pour rejoindre une grande citadelle, cette fois inhabitée. Là est bati un fort, qui présente à mon goût un intérêt assez pauvre. Girokastra ne vaut pas Berat, et il est difficile de l'apprécier après avoir visité la deuxième. Nous flanons dans le centre du vieux village, au contrebas de la citadelle, et décidons de repartir en direction de la frontière, après avoir échangé nos derniers leks, alors que la nuit tombe.

Nous arrivons à la frontière grecque (Kakavia) en début de nuit. Le passage à la douane albanaise ne pose pas de problèmes, mais un gros embouteillage nous attend entre les deux postes. Les voitures n'avancent plus, sans trop que l'on sache pourquoi. Nous sortons de voiture, et au bout d'une heure, nous mettons à jouer de la guitare le long des fils de voiture, pour détendre tout le monde (certaines voitures qui remontaient la file jusqu'au poste frontière, et qui essayait de s'insérer juste avant le poste avaient le don d'exaspérer ceux qui attendaient). Au bout d'un moment, un douanier grec (qui a du se faire engueuler par la douane albanaise où commençait à déborder le bouchon) remonte la file de voiture en hurlant des consignes. A ses mots, tous les passagers sortent de voiture pour traverser la frontière en piéton, afin qu'il n'y ait que le conducteur dans chaque voiture (==>passage plus rapide). Tandis qu'un ami se charge de la voiture, nous nous dirigeons vers le poste de contrôle, guitare à la main, chantant. A l'arrivée devant le fonctionnaire grec, celui-ci se précipite sur nous, tend son téléphone, puis écroulé de rire parle à son pote au bout du fil, nous retend le téléphone en faisant signe de continuer... Il nous fera passer à côté de la file de queue, et passer la frontière sans même montrer notre passeport.

Conseil au trafiquant de drogue : chantez "Foule sentimentale" de Souchon accompagnés d'une guitare, et vous passez tranquilles !

Il est plus de minuit, mais des gyros sont ouverts juste après le poste frontière. Nous nous rassasions et repartons dans l'idée de trouver un coin pour faire du camping sauvage, avant Ionnina.

Nous quitterons bien la route une fois, pour une excursion nocturne en campagne à la recherche d'un coin, mais nous décidons de renoncer, et fonçons finalement vers Ionnina. Là, nous cherchons près du lac un endroit où camper. Nous tombons finalement sur un camping, dont l'accès était libre. Mais voyant les prix, nous décidons de planter une tente de deux dans le camping, tandis que nous autres allions nous garer autre part pour dormir dans la voiture, plus discret qu'une tente. Nous trouverons un parking au pied d'un immeuble à la sortie du camping.

Le 17 août : Ionnina - Igoumenitsa

Le lendemain, tôt, nos compères qui ont dormi dans le camping nous rejoignent. La réception n'était pas encore ouverte, ils sont partis sans payer, après bien sur avoir profité des douches. Nous quittons Ionnina, et rejoignons dans la matinée Igoumenitsa. Notre ferry partant le lendemain matin, nous allons installer la tente dans le camping où nous avions dormi à notre arrivée en Grèce, une semaine avant, et passons l'après-midi sur des transats à Platania, à nous reposer et nous baigner, avant de rentrer dîner, en début de soirée, au camping. Après le dîner, nous sympathisons avec deux voisines grecques d'Athènes en vacances, avec qui nous discuterons autour de bières une partie de la nuit.

Le 18 et 19 août

Nous prenons tôt le matin le même ferry qu'à l'aller, dans l'autre sens. Le ferry étant parti de Patras, il y a peu de place libre où nous installer, mais nous y parvenons. Nous passons notre journée à somnoler sur le ferry, et irons "danser" un peu le soir à la discothèque.

Le lendemain matin, nous arrivons à Venise dans la matinée. Nous reprendrons l'autoroute, puis traverserons le col du Simplon, cette fois dégagé, puis les autoroutes suisses, pour repasser en France et reprendre l'A6 à Bourg en Bresse. Nous arriverons chez moi vers 1h du matin, et chacun regagnera son foyer.
AR Aristomakos Globetrotter ·
Bonjour Gros C...,

Merci beaucoup pour ce récit détaillé de votre voyage. Il manquerait juste deux petites choses : quelques photos et votre avis sur l'albanie (points positifs et points négatifs). Visiblement, les décharges sauvages vous ont marquées. C'était également mon cas lors de mon premier voyage, mais moins lors des deux autres, excepté à la sortie de Saranda et au pied de l'enceinte de Bérat. D'autre part, en un an, pas mal de routes ont été terminées visiblement, notamment celle de Korça à Girokaster.

Bonne année !
Ben
GR Groscaca ·
Salut,

Ce n'était pas pratique sur ce forum pour y mettre des photos, alors j'ai créé une page aujourd'hui sur un site de voyage assez pratique pour réaliser des carnets de voyage. Les étapes sont séparées, et j'ai rajouté des photos pour chacune d'elle (une photo par site). Le récit de voyage est un copié collé, mais en cliquant sur les photos pour les agrandir, on peut lire en dessous, en "description", le mode d'emploi pour y accéder ainsi qu'une brève description.

http://www.visoterra.com/voyage-une-semaine-dans-le-sud-de-l-albanie-en-/-2

Mon ressenti sur l'Albanie... Le mot qui me vient, ça serait authenticité. Rien n'est préparé pour le tourisme, la mise en valeur est faible. Ca a le mérite de ne pas ressembler à Eurodisney comme certaines villes comme Venise où rien ne dépasse, au point de ne plus paraître réel. Là, c'est le contraire... On voudrait parfois un peu moins d'authenticité pour améliorer le confort et valoriser le charme de certains sites. Je pense surtout aux ordures qui jonchent Berat, les belles plages du sud, le village de Qeparo, etc.

Quand on voyage sans confort, comme nous l'avons fait (camping dans voiture et petite tente), le manque de confort également pendant les visites ou les trajets peut être assez fatiguant.

Les Albanais sont souvent un peu réservés, voir bourrus. Ils ne sont pas formatés pour les touristes. Il ne vous aborde pas, ne vous sollicitent pas pour vous vendre un bien ou un service. Il faut aller les chercher. Mais au moins, on est "tranquilles", on ne vous force pas la main comme dans d'autres endroits plus touristiques.

Berat et Butrint sont des sites remarquables à voir dans sa vie. Lin, Voskopoje, le village perché de Qeparo et les belles plages de Dhermi sont des sites à ne pas manquer si l'on se rend dans la région.
AR Aristomakos Globetrotter ·
Bonsoir,

Merci pour ce compte-rendu et pour tes impressions. Que ce soit pour les visites ou pour ce que tu dis des Albanais, je suis plutôt d"accord avec toi.

Sinon, moi aussi je voyageais avec la tente et parfois avec nuit forcée dans le véhicule ; désormais je prends des hôtels, partout où je vais, on ne voyage pas pour se torturer, on bosse pour gagner de quoi voyager correctement quand même ! 😉 Je ne suis pas du tout adepte du luxe mais j'aime bien le confort, le calme et la propreté.

Et désolé d'avoir mis du temps à te répondre...

Ben
Ben
KW Kwietz ·
Salut,

Je remercie Aristomakos et Grocaca pour leurs récits détaillés de voyage en Albanie. C'est un pays que je rêve de visiter depuis longtemps, pour plusieurs raisons que vous avez parfaitement décrites, authenticité des sites loin du bétonnage des cotes méditerranéennes, rusticité de la population, beauté des paysages, l’empreinte du communisme sectaire….

Dans vos messages j’ai trouvé de quoi établir un carnet de route pour les dix jours de vacances que je compte y consacrer. Mais j’ai peu de vacances cette année je n’ai pas envie de sacrifier deux à trois jours aller/retour pour m’y rendre en voiture. Je pense donc prendre un vol jusqu’à Tirana et louer une voiture sur place, avec hébergement à l’hôtel.

Quid de la location de voiture en Albanie ?

Dix jours au départ (puis retour) de Tirana sont-ils suffisants pour profiter pleinement des côtes et des sites que vous décrivez ?

Comment se passe l’hébergement en hôtel?, Réservation?, Nombre suffisant ? Accessoirement cout moyen ?

A bientôt

Kiewtz
AR Aristomakos Globetrotter ·
Bonjour,

merci pour le compliment !

pour la résa' de voiture, je ne peux pas te renseigner. pour les hotels, inutile de réserver, on trouve facilement et tres bien placé un peut partout (Kruje, Korce) et pour 20 à 30 euros la ch double maxi, confortable et propre. Pour la riviera albanaise, c'est plus risqué. on a trouvé à saranda sans résa' mais on a eu un peu de chance sans doute. à himare, tt était complet, on a dû aller au camping, qui loue tente et matelas heureusment !

en 10 jours, vous pourrez visiter toute la moitié sud de l'alabanie, la plus interessante, plus Kruje.

si tu as d'autres questions...

Ben
Ben
VO Voyageur78s Regular ·
Bonjour,

L'été approchant, je viens de constater que nous n'avions pas donné le lien de notre "expérience Albanaise" de Septembre 2011.

Celle-ci est volontairement orientée "hors-routes" pour ceux que celà tente.....

http://voyageur78s.over-blog.com/article-84822614.html (avec même un partage de traces)

Vous trouverez sur le ce même blog nos récits et photos de Sardaigne, Islande, afrique de l'ouest ....

Michel & Anne
AR Aristomakos Globetrotter ·
Bonjour,

Avec retard (un petit peu !), je vous remercie pour le lien du récit de votre voyage albanais. Je me suis rendu à 3 reprises dans ce pays et j'ai regretté ne pas pouvoir trop m'éloigner des sentiers "battus" (qui sont parfois relatifs) comme vous avez pu le faire. Cependant, nous n'avions pas le même véhicule, même si j'ai pratiqué un peu de pistes albanaise (des routes en réfection, en fait), ma Audi A3 s'en est rappelée en rentrant en France, je l'ai vendu peu de temps après d'ailleurs 😉...
Ben
CE Cecilelauren ·
Bonjour, je souhaite aller an Albanie avec mon mari et mon fils (12 ans) en juillet 2013. D'abord, merci pour toutes ces informations fortes utiles. Je voudrai aussi savoir si la chaleur est vraiment insupportable en juillet comme le laisse entendre les guides ? Merci pour vos réponses.
AR Aristomakos Globetrotter ·
Bonjour,

Bonne idée d'aller en Albanie, un des pays d'Europe qui change le plus vite ces dernières années, mais qui reste encore largement authentique. La chaleur est supportable l'été, surtout sur la côte et en montagne, à l'intérieur, c'est moins agréable. Ceci dit, j'ai l'habitude d'aller dans les pays méditerranéens l'été ! Je pense qu'il faut alterner visites à l'intérieur et visites sur la côte, c'est possible.

N'hésitez pas à poser d'autres questions.

Benoît
Ben
CE Cecilelauren ·
Bonjour, merci pour votre réponse. Je vais étudier de plus près le guide et je pense que je reviendrai vers vous pour vous poser d'autres questions. Merci encore de votre disponibilité et de faire vivre ce forum. Cordialement
AR Aristomakos Globetrotter ·
De rien 😉
Ben
GR Groscaca ·
Salut, pour ma part, j'y suis allé début août 2011, et je n'ai jamais vraiment souffert de la chaleur. Il faisait certes chaud dans les plaines intérieurs, mais ce n'était jamais insupportable (moins que dans le centre de la Grèce cet été 2012). Dans les montagnes, à Voskopoje, près de Korce, nous avons même dû mettre une petite laine la nuit tombée.
CE Cecilelauren ·
Bonjour, nous pensons nous concentrer sur le centre et le Sud du pays, car nous ne voulons pas faire plus de 3h de route/jour (à cause de notre fils qui n'a que 12 ans). Est-ce que vous savez si dans la région, disons, entre le lac d'Ohrid et Gjirokastra, il y a des randonnées (3 à 4h de marche) qui puissent se faire sans guide? Sentiers balisés ou faciles à suivre sans crainte de se perdre. J'ai été mise en contact avec une agence locale (par le biais d'Evanéos), qui, grosso-modo, a prévu le parcours suivant:

Jour 1 : Tirana.

Jour 2 - Elbasan. Ensuite le village de Tushemisht (prés de Pogradec). Jour 3 - le village de Rehove. Ce village se trouve a la frontière avec la Grèce (recommandé par l'agence locale, mais que je ne trouve pas sur le Petit Futé...). Jour 4 - Permet. Leuze et Bënj. Jour 5 - Gjirokastra + Butrint. Jour 6 - Qeparo où Borsh.

Jour 7 – Orikum Jour 8 - monastère d’Ardenica + Berat Jour 9 – Kruja,

Jour 10 - Transfert vers l’aéroport Ce parcours nous plait beaucoup, car il allie ce que nous recherchons (visites culturelles, randonnées, farnienté sur la plage), mais je me demande si nous ne rajouterions pas 2 jours pour faire une excursion dans le nord. En effet, à la lecture du guide, le lac de Koman à l'air très joli. Y est vous allé ? cela vaut-il le détour? Est-ce faisable en 2 jours (en faisant sur place un trek de 2 ou 3h) ?

Encore une question, niveau budget, savez-vous combien nous devons prévoir par personne, pour 12 jours (logement standard ou pas cher + location de voiture + essence + repas) ? Bon, ma question est peut-être un peu bête, vous n'est pas tour opérator et je comprendrai que ce genre de question vous agace... Par avance merci de vos réponses.
GR Groscaca ·
Salut,

j'ai fait à peu près la même boucle, en 8 jours pour ma part, mais sans monter jusqu'à Tirana et Kruj. Et il me semble que vous aurez plutôt 5h/jr de route en moyenne et non pas 3...

Nous n'avons pas cherché de randonnée de montagnes durant notre séjour, mais dans les montagnes entre Korce et Girokastra, je vois mal la présence de sentier de randonnée balisé... Et dans tout le pays en général. Si vous voulez marcher en montagne, rendez vous peut être à Voskopoje, dans les montagnes près de Korce (où vous passerez) : vous pouvez faire le tour des innombrables anciennes églises médiévales et de leurs fresques, éparpillées dans la campagne autour du petit village qui fut autrefois une ville importante. Nous sommes allés d'une église à l'autre en voiture, mais ça peut être l'occasion d'une ballade sympathique à pied.

Sinon, à Berat, une guide qui faisait visiter la citadelle à une famille française avait discuté avec nous quelques minutes, dans la descente à pied, et nous avait donné un beau prospectus commercial en couleur sur du canyoning il me semble, dans les montagnes à l'est de la ville. Mais nous n'y sommes pas allés. Mais ça montre qu'il doit y avoir des trucs relativement balisés pour les touristes dans ce coin.

Niveau budget, je connais pas bien le prix des hôtels, nous y sommes allés qu'à Berat et c'était relativement cher (le double de ce qui est indiqué dans le Petit Fûté). Les repas sont deux fois moins chers qu'en France pour les snacks ou petite restauration, dans les trois fois moins chers pour les restaurants un peu plus complets.

A+
CE Cecilelauren ·
OK. Merci beaucoup pour votre réponse rapide. Je vais encore réfléchir à tout ça, je reviendrai certainement très bientôt sur le forum avec plein d'autres questions...😉
AR Aristomakos Globetrotter ·
Bonjour,

Pour le Jour 6, préférez Qeparo à borsh, qui nous a déçu. Qeparo est un village perché et abandonné magnifique avec de superbes vues et il n'y avait aucun touriste quand j'y suis allé, par contre route compliquée pour y accéder, un albanais nous y avait conduit ! 😉

Pour les hôtels, c'était entre 25 et 40 euros la ch double de bonne qualité, plus cher sur la côte, moins vers l'intérieur, comme souvent.
Ben
TO TommyMtl Regular ·
Merci pour ce récit, j'ai pris note de quelques endroits..

Très beau résumé ça donne encore plus le goût de découvrir ce pays...

mais des plaques d'immatriculations canadiennes ?? vraiment ? wow... ils sont riches ces expatriés albanais !!! pour "rapporter" leurs voitures canadienne en Albanie...😮
Blog Voyage: http://www.lecastorvoyageur.ca/
MG Mguibentif Globetrotter ·
Je n'ai pas vu de plaques canadiennes; par contre, j'ai vu de fausses plaques suisses, mal faites (plaque avant du véhicule différente de la plaque arrière, notamment écusson du canton faux..., etc. 😉)
Mathilde
AR Aristomakos Globetrotter ·
De rien, avec plaisir ! Mais j'ai été encore plus surpris de voir en Albanie un 4x4 avec une plaque de Saint-Lucie, une île des Antilles !!! 😉
Ben
AR Aristomakos Globetrotter ·
Beaucoup d'Albanais ont égalment apposés sur leurs plaques l'autocollant "Union européenne" avec sous les 12 étoiles les lettres "AL" 😛 … Ils devront encore attendre 10 ou 15 ans...
Ben
MG Mguibentif Globetrotter ·
Oui, j'ai vu ça, mais ce qui m'inquiète le plus, c'est de savoir comment sont assurés ceux qui ont de fausses plaques suisses... 🤪
Mathilde
DN Dnlgyp Regular ·
- Route Korça - Voskopoje : goudronnée mais assez mauvaise. Les témoignages et le guide disaient "bonne route" ! Tu parles ! La route a été élargie mais en raclant le sol ! ce qui reste de la chaussée doit remonter à 30 ou 40 ans ! La route est déformée, nids de poule, bosses...Sur au moins 10km, c'est à partir de là qu'on a fait demi-tour.

Tiens, c'est rigolo de lire ça car je me suis rendu 2 fois à Voskopoje (en VW) et si la première fois, en 2005, c'était encore une piste, en octobre 2010, c'était devenu une route toute neuve...😇
VW T4 Font Vendôme 2.4D 1993 (307.200km)

https://gypgypvoyages.forumactif.com (43 ans de voyages, 75 destinations)

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