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De Hanoï à Sapa, l'anti-moto-école English translation pending
by Simplybrice · 2010-01-21 · 6 replies
Pas facile de se remettre à l'écriture, d'autant plus que je sors de 39 de fièvre... Heureusement que je te parles d'un temps où tout allait comme on mange des Ovomaltines sous le soleil du Vietnam, enfin quand il brille...

C'est un jour à marquer d'une pierre blanche que je n'espère pas tombale, jour à se mettre sur son 31 si on était pas sûr qu'il soit déjà tout sale au coucher du soleil. Aujourd'hui, comme il était prévu déjà la veille, on part en mission motorisée vers le nord vietnamien le coeur bien accroché et la confiance un brin douteuse. C'est mon baptème de conduite en mode vitesses et embrayage et à voir mon passé de voltigeur en mode automatique, ça promets déjà!! Gare à vous 'tites nenfants, veaux, vaches, cochons, le cavalier boiteux arrive!! Tous aux abris!!

Mais avant ça, il va falloir se lancer. Nous sommes toujours quatre à Hanoï, Marius est parti la veille et c'est aujourd'hui le tour de Nat de nous dire au revoir. C'est à 7h que la journée commence, les coqs ont déjà poussé leur premier râle ce à quoi on est déjà habitué. Ce qui sort plus de l'ordinaire, c'est que de l'autre côté du mur de notre chambre, le mur le plus prêt de nos têtes bien sûr, c'est un concert de marteau et de perceuse qui débute. C'est assez assourdissant pour qu'on se demande tous si les ouvriers ne vont pas passer à travers le mur pour nous apporter un petit déjeuner garni de pépites de ciment. Moi perso, c'est seulement à 8h que je me fais cette réflexion car c'est seulement à ce moment que la case "ils en font un boucan!" se coche dans ma tête. Avant je dormais au grand étonnement du reste de la chambrée... Ils devraient déjà s'être rendus compte depuis le temps mais bref... On a tous les yeux ouverts pour ce qui devrait être pour Dani, Jo et moi, notre dernier réveil à Hanoï avant le prochain, une grosse dizaine de jours plus tard. Et quand on dit réveil à Hanoï, qu'est ce qu'on dit aussi? Mau? Mauso? Mausolée d'Ho Chi Minh bien sur!! Après tous nos rendez-vous manqués, ce salHo n'a plus le choix, il devra nous ouvrir la porte étant donné qu'on connait toutes règles entravant une éventuelle visite. En plus, on lui fait le privilège de lui dédier la première étape de notre parcours moto, alors si avec tout ça il est pas content!!!

Il faut d'abord s'occuper d'aller chercher les motos... Retenant de nos erreurs passées à se perdre dans un verre d'eau, on s'équipe chacun d'une carte de visite contenant le nom de l'hotel et son adresse afin d'être vraiment sur de ne pas passer la journée à retomber sur nos pattes. Une petite collation plus tard, nous voilà rendus au garage et comme tout est déjà règlé, il n'y a plus qu'à enfourcher et fendre la bise! Fendre la bise? T'en a de bonnes toi!! Notre première obligation, en plus de respecter le code de la route et de ne pas se foutre en l'air, est d'aller remplir nos réservoir d'essence. On tente donc de partir en formation serrée dans cette fourmillière qu'on appelle la rue. C'est déjà peine perdue. Aujourd'hui pour Bibi, passer la première est plus difficile que de botter le cul des allemands en 39, c'est mission impossible! Une fois, deux fois, trois fois, les autres sont déjà loins que je m'énerve déjà. Et puis je transpire aussi dans ce cocktail de coups de talon matinés d'énervement. Stressssssss!!!!!!!! Voyant le tableau, un des garagistes vient me sortir de là et démarre la moto lui même. Je lui propose de nous suivre sur tout le périple pour me prêter assistance à chaque arrêt contraint et forcé, et lui, ça le fait bien marrer d'un rire ni contraint ni forcé! Je suis donc finalement en première, en route mauvaise troupe! Il va maintenant s'agir de retrouver les deux compères, direction la station service. Passage de seconde. Surréaliste!! Du premier coup!!! Champagne! Ou pas... Je conduis, je peux pas tout faire et puis on est au Vietnam, pas confortablement blotti à vos côté avec un Nicolas en bas de la rue.

J'arrive à la station service. Les deux gars sont en train de tenter de faire le plein. Je dis bien tenté car il faut faire comprendre à l'employé local que la mécanique russe de nos machines a besoin d'un mélange d'huile et d'essence pour fonctionner. Bon courage!! Après moultes tentatives d'explications doublés de mîme, c'est quand même fait. Ne reste plus qu'à rejoindre l'hotel, prendre nos sacs et faire nos adieux à Nat qui nous y attend déjà, depuis le temps que je galère. La liaison est une nouvelle fois pavée de bonnes intentions mais y'a pas à dire, sur une échelle de pilotage de zéro à dix, je pars des zones négatives!! En gros, c'est la merde pour passer les vitesses, pour rétrograder, pour ne pas caler, pour tout ce qui fait de la conduite une activité dont il faut un permis pour la pratiquer. Les autres sont donc constamment en train de m'attendre étant donné qu'en plus, j'arriverais à me perdre dans mon propre chez-moi si ce n'était pas un 20m².

On arrive quand même à l'hotel. Et on est encore à peu près dans les temps pour l'oncle Ho, c'est donc qu'on avance quand même. Nat est là toute triste, il faut dire que ça fait plusieurs mois qu'elle voyage avec Jo et qu'elle va redécouvrir le voyage en solo jusqu'à son retour en France prévu peu de temps après. On commence donc les embrassades quand, exactement au même moment, le tonnerre déchire la quiétude toute relative des environs. Les embrassades continuent les yeux un peu plus tournés vers le ciel, quand une première goutte s'abat sur le sol. Il est en fait impossible de déterminer laquelle est la première goutte tant c'est une purge qui tombe sur la ville sans coup férir. Nos motos sont là, garées à l'extérieur, Ho Chi Minh un peu plus loin à rire de nous, et nous, on se demande ce qu'on a fait pour mériter ça. Innimaginable de prendre la route dans ces conditions dantesques, on se retrouve suspendu au bon vouloir de Dame Nature.

Après une heure, c'est toujours le même cirque. Ho chi Minh m'a tuer... Après une heure trente enfin, c'est l'accalmie et le retour des embrassades, cette fois-ci c'est la bonne, pas question de rater cette fenêtre d'éclaircies. Chacun se promet de ne pas se perdre de vue, on récupère nos sacs et on se visse les fesses sur la selle. Finies les répétitions, place au road-trip dans toute sa démesure, "A la Che" comme dit Jo. On part donc à la traversée d'Hanoï de part en part. Notre itinéraire urbain se fait sur de larges avenues ponctuées de feux tricolores. Une fois sur cinq, je calle car ma moto ne supporte pas que je lache les commandes au point mort comme elle le devrait pourtant. Ca pourrait ne pas être gênant outre mesure mais lorsque cela se produit au passage au feu vert et qu'ils sont plusieurs centaines derrière à klaxonner, c'est la zénitude qui se fait la malle. Revers de la médaille, quand tout tourne rond parce que ça arrive plus de fois que tu ne dois le penser, c'est un bonheur de se laisser porter par le flot des deux roues qui fourmillent. On trouve facilement notre bon de sortie d'Hanoï, il ne pleut plus et comme la route est asphaltée, même si c'est mouillé, c'est encore pas trop gênant.

Enfin, vers 13h, on quitte enfin le centre-ville même si le traffic ne se clarsème pas pour autant. Il n'y a plus de feux, plus de raisons de s'arrêter tous les cinq cents mètres. Mais pour les remplacer, un autre challenge se profile, tous les camions qu'on ne voit pas en ville, on les voit ici; et les camions au Vietnam, c'est ce qui se fait de plus rapide et de plus irresponsable entre tous les véhicules. Ca double même quand il y a du monde en face, à toi de trouver une place où passer. Ca conduit à gauche même s'il faut conduire à droite. Ca accélère dans les flaques même si tu passes à côté. C'est le mastodonte dans toute sa splendeur au milieu des frêles mobylettes qui continuent de pulluler de partout.

Après quatre heures de conduite, on s'est enfin extrait du bordel principal, ça sent bon, c'est plus vert que gris, c'est enfin la campagne. On en profite donc pour faire un premier arrêt pour débrieffer ces premiers tours de roues et que chacun raconte là où il a failli se prendre un bus, un camion ou un chien. C'est aussi l'occasion de faire retomber la concentration parce que quatre heures consécutives de slalom entre les accidents potentiels, ça vous froisse un cerveau!

Ensuite, on repart pour trois nouvelles heures. C'est à mon tour de me créer des histoires à raconter quand le soir sera venu avec un veau sans doute bercé trop près du mur qui n'a rien trouvé d'autre à faire que de passer d'une position couchée à une position course effreinée quasimment sous mes roues. Il s'en est fallu d'un museau que je l'entrecote!!

A mesure que la journée défile, le paysage change passant des plaines, aux plateaux, aux montagnes. La configuration de la route change aussi parallèlement en étant maintenant à flanc de montagne jusqu'à dominer les nuages. Il fait même un peu frisquet. Les virages se suivent à rythme modéré, la conduite s'effectue à rythme soutenu.

Enfin, on arrive à Mai Chau, notre étape pour la nuit avant qu'on y voit plus rien. C'est l'occasion de prendre une énorme claque car Mai chau, c'est enorme de beauté. C'est niché au beau milieu des rizières d'un vert transcendant, entouré de sublimes montagnes. Ca vaut le déplacement qui se valait déjà de lui-même. L'occasion est trop belle de profiter du moment en buvant un coup en laissant reposer nos derrières meurtris par sept heures de selle rebondissante. On s'attèle à la tache jusqu'à ce qu'on y voit plus rien, puis on part à la recherche de la meilleure option couchette possible. C'est à nouveau l'occasion pour Jo et Dani d'hésiter et de faire jouer la concurrence à tout va pendant une heure mais je m'en fous, je suis VIVANT et la moto INTACTE!! Les "que choisir" finissent par se mettre d'accord et on se retrouve à trois, à l'étage sans cloisons intérieurs, d'une grande maison sur pilotis, où la famille finit d'installer nos paillasses et notre dîner. Celui-ci nous sera livré "en chambre" peu de temps après. C'est copieux, goutus, parfait pour nos corps et nos esprits fourbus.

Et puis comme on en a jamais assez, on est ressorti boire un bière et faire quelques parties de billard sur une table qui passe sa vie dehors à la merci des intempéries. Jamais vu une table pareille, même au Népal pendant le trek à 2800m, c'était plus praticable malgré un tapis fendu sur un demi-mètre de long! La table est même tellement ravagée que c'est la raison pour laquelle on finit nos boissons rapidement et qu'on va se mettre au lit. Et j'ai beau être d'un naturel nocturne, comme je suis VIVANT, je m'en contente largement!!!

Le lendemain, c'est la pluie qui sonne le réveil. Il est 9h et il pleut averse. Comme c'est toujours inconcevable de conduire dans ces circonstances où, même si on a pas d'accident on attrape quand même une pneumonie, on remet le départ à la fin de la mousson. Ca nous laisse tout loisir de déguster le petit déjeuner fait exclusivement de pain et d'oeuf et de se dire que la douche est en option puisqu'elle est de toute façon dehors sous les trombes d'eau qui s'abattent de manière anarchique et qu'elle est froide.

A 10h30 enfin, on peut se mettre tous cylindres dehors. Pour Dani et moi, ça prend dix minutes sans raisons valables hormi le fait que nos bécanes ne veulent rien savoir, les feignasses! On serpente ensuite au milieu des rizières un peu au petit bonheur la chance à la recherche des meilleurs points de vue en essayant au maximum d'éviter les chemins boueux. Une fois quand même, il faut qu'on franchisse un courte côte mais une côte abrupte. Jo se lance avec succès. Dani s'élance à son tour, c'est cahun-caha mais ça passe. Pour moi, bien sur, c'est la tuile, je reste bloqué au milieu. Comme la moto est quand même bien lourde et la pente bien pentue, je ne m'imagine pas la descendre en marche arrière sans la prendre sur la figure. Et pour la finir en marche avant, il faudrait déjà que j'apprennes à faire un démarrage en côte!! Je suis donc super mal barré quand une vieille femme sort de sa maison à quelques mètres de là sans doute alerté par les rires des zouaves germano-belges. Je la vois retrousser ses manches alors qu'elle se tient debout derrière moi en équilibre précaire. Tout en gestes, elle me fait signe que tout va bien se passer, qu'il suffit que j'enclenche et qu'elle s'occupe du reste. Et en effet, ce petit bout de force de la nature m'a littéralement issé hors de mon misérabilisme. Dans un sourire emprunt de respect, je lui fais ma plus belle révérance avant de filer dans un nuage de fumée.

Jusqu'à la fin de la matinée, on reste donc autour de Mai Chau à profiter, à glisser. Je suis content chaque fois qu'une difficulté est derrière nous. C'est l'expérience qui rentre et le souvenir des chutes laossiennes qui s'éloignent... Puis on finit par retrouver la route goudronnée, toujours entre montagnes et rizières. A l'heure du déjeuner, on traverse un village où on convient de s'arrêter pour reprendre des forces. Seulement, c'est vraiment rural, extrèmement difficile de se faire comprendre, quasiment impossible de trouver à manger. On déniche quand même d'abord une petite boutique où on ne vend, bizarrement, que des yahourts. Difficile de se satisfaire de ça même si c'est bon. On déniche alors encore un nouvel endroit qui ne mérite même pas de porter le nom de gargotte. La seule chose qu'on arrive à se faire proposer, c'est de la peau de poulet et du gras de poulet, heureusement avec du riz pour aider à faire descendre le tout. Espérons que pour le dîner, on parviennent à trouver quelque chose d'un peu plus digeste...

Toute l'après-midi ou presque se fait sous un soleil radieux. La route est faite de larges courbes qu'on peut prendre à vive allure au milieu d'un traffic nul. C'est le paradis de la conduite! Au final, on passe six nouvelles heures sur nos chevaux mécaniques jusqu'à l'arrivée à Son La qui se fait sur une cinq voie complètement déserte, ridicule, à fond de quatrième pour finir de tester la mécanique. Nos fesses auraient, comme la veille, bien besoin d'un massage. Nos estomacs auraient bien envie d'être maintenant remplis de belle manière. On part donc depuis notre nouvel hotel à la découverte de la ville et à la recherche d'un énième restaurant. Seulement, là où se situe notre GH, il n'y a rien autour et comme des idiots, on a tellement faim et on pense tellement trouver de quoi festoyer dans un court rayon, qu'on en oublie de prendre nos bécanes. Après 20 minutes de marche, on passe devant un premier établissement. C'est un restaurant, à n'en pas douter. Il est ouvert pour sûr. On entre. On demande à voir le menu. C'est peine perdue, il n'y a rien à manger, et quand je dis rien, c'est nada, peau d'balle, nib, que dalle, zéro, quéquette... Les gens qui se trouvent là à ne rien faire nous disent quand même qu'on peut s'adresser de l'autre côté de la rue. On traverse. - Vous avez à manger? Manger? Non? Quoi en face? Qu'on aille demander en face? Sûr? On passe alors 5 minutes à traverser la rue, les vietnamiens à se refourguer la responsabilité de nourrir nos estomacs affamés, sans compter que un kilomètre à pieds, ça use, ça use... Peine perdue, on poursuit. Peine perdue, on désèspère. Vingt nouvelles minutes pendant lesquelles on s'éloigne encore de l'hotel. Puis à l'horizon, de la lumière. Quoi? Une superette!!!! On fait donc le plein comme si le scénario devait se reproduire pendant dix jours!! Gateaux, noisettes, pain, vache qui rit, tout le paquetage du parfait Troupe de Marine en campagne!! On est donc supers contents, même si on se dit quand même que Son La est au moins dix fois plus grand que Mai Chau et qu'il est inconcevable qu'on y trouve que du paté pour chien! On continue donc à marcher, j'en ai pleins les pattes. ET ENFIN, après plus d'une heure d'atermoiments, l'oasis au milieu du désert, le centre ville autour duquel on a finalement fait que tourner!! Et qui dit centre-ville, dit restaurant. Et qui dit restorant, dit double ration de spaguettis bolognaises pour tout le monde, ça devrait nous calmer!! Et oui, c'est vrai! Ca calme!! On est tellement calmé qu'on rentre à l'hotel en taxi pour s'éviter une nouvelle transumance, avec sous le bras, notre trésor de guerre, des cocheneries à grignotter jusqu'à plus soif. Il est minuit quand on ferme les écoutilles en n'oubliant pas que ça fait maintenant deux jours qu'on est parti et qu'on est toujours VIVANT!!

Mets pas tes roues en canard, c'est la chenille qui redémarre, on avance bien et tant mieux, j'apprécie quand j'me fais pas d'bleus!!

Ca fait deux jours que je m'initie aux joies et aux frissons de la conduite avec boite manuelle sur deux roues. On a laissé les embouteillages à Hanoï. Devant nous, ce ne sont que routes désertes qui s'offrent comme des sirènes à Ulysse. Mais gare à la tentation d'aller trop vite, la sirène est une sacrée traitresse!!

Je commence enfin à maîtriser mon sujet. Les problèmes liés à l'apprentissage s'évaporent comme Brice au soleil. Les 164 kilomètres qui s'annoncent pour cette journée placée sous le signe du beau temps devraient n'être qu'une partie de plaisir; une de plus. Attention tout de même à ne pas baisser la garde, on a levé le camp à Sonla depuis moins d'une heure que je manque de me manger un cochonnot suicidaire. C'est la loi de la route au Vietnam comme il en va dans les autres pays d'Asie du Sud-Est, la route appartient avant toute chose au bestiaire qui peuple champs et maisons. Les cochons sont des rois, les vaches des reines et les volailles des ducs de Bourgogne, ou pas.

Ici, la chaussée est plutôt bonne et lisse mais à mesure qu'on progresse, on rencontre de plus en plus chantiers en tous genres. Apparemment, tout le réseau routier vietnamien est en réfection ce qui est une bonne chose pour les motards qui passeront par là dans quelques mois, mais pour nous par moments, il faut traverser des kilomètres de terrains vagues où la seule possibilité pour s'en sortir si on ne veut pas se vautrer dans les grandes largeurs ou s'enfoncer les pieds dans des flaques sans fonds, c'est de suivre les sillons laissés par les pneus des voitures. Je n'en emmène pas large car il n'y a pas beaucoup de place. Chaque fois qu'on dévie ne serait-ce que d'un pouce du sillon, ce sont les glissades qui reviennent au galop. Autre changement également dans la configuration de la route, plus on avance vers le nord, plus les montagnes nous entourent, plus les courbes laissent la place à des virages en épingles dans lesquels il est bien difficile de s'amuser tant il faut les aborder avec prudence.

A midi, c'est le moment idéal pour attraper un bon coup de soleil en s'arrêtant au beau milieu des rizières sachant que c'est bien difficile de se protéger derrière une pousse de riz haute comme trois pommes. Et puis, de toute façon, au diable le soleil!! L'endroit est réellement magnifique et mérite largement qu'on y attrape un bonne suée! Pendant cette pause, pleins de vietnamiens passent à côté de nous à vélo, et à chaque fois, c'est l'interrogation qui se lit sur leur visage autant que la joie se lit dans leur sourire et leur façon de nous saluer sans exceptions.

L'après-midi s'effectue au même rythme, peinard. Les virages sont toujours aussi traitres et je me garde bien de faire la course voire même d'essayer de suivre Jo et Dani qui s'en donnent à coeur joie en flirtant avec les lois de la gravité, s'inclinant autant que possible dans les virages pour garder une allure de pilote. Tous les dix kilomètres environs, ils sont obligés de m'attendre pour savoir si je suis seulement en retard ou si je n'ai pas une une relation suivie avec un gouffre. Ce petit manège se poursuit jusqu'au soir mise à part les vingt derniers kilomètres qui sont une longue descente continue vers Muong Lai où on compte bien trouver un hotel pour la nuit. L'ultime descente s'entame comme une course contre la nuit et étant donné mon rythme de sénateur, il est dors et déjà dit que je vais finir à la lanterne. Dès les premiers tournants, les furieux sont déjà loins. Je suis semé comme le bon grain. Je les rejoins en bas quarante minutes plus tard dans la nuit d'encre. Ils sont là à bailler aux corneilles, ils ont déjà fumé une voire deux cigarettes. Je me fais traiter de grand-père. Voilà pour l'esprit... Mais comme je suis vivant avec toutes mes mains, tous mes coudes et toutes mes fesses, je me garde bien de leur en tenir rigueur à ces garnements...

Arrivés à Muong Laï, on fait tout le tour du bled pour comparer les hotels. On tourne, on tourne et on tourne encore. En fin de compte, il faut se rendre à l'évidence, la ville n'en compte qu'un qu'on a d'abord visité un première fois avant d'aller voir ailleurs étant donné les prix pratiqués. On a bien essayé d'aller dormir chez l'habitant mais on s'est fait proposer une étable où les cafards sont plus nombreux que les brins de paille donc on est retourné la queue entre les jambes à l'hotel à proprement parler dans lequel on partage un lit double pour trois avec les pieds qui dépassent puisqu'on est obligé pour tous tenir dans le sens de la largeur. Qu'à cela ne tienne, on est crevé et ma propension à dormir dans toutes les circonstances ne s'est jamais aussi bien portée donc... Banco, on fait banquette.

Le jour suivant, on continue notre progression vers le nord. Aujourd'hui doit être une journée pépère car on a que dans les cents kilomètres à rugir. Enfin pépère, c'est vite dit car comme la route est à nouveau plus en courbes qu'en virages, comme on voit qui vient en face des centaines de mètres à l'avance et que de toute façon il n'y a personne, c'est à fond de quatrième qu'on fait défiler le paysage. Comme tout se prête à la confiance, j'ouvre la route la poignée dans l'angle, c'est à mes lascars d'essayer de me suivre!! On vient à bout du parcours en trois heures et quelques, c'est la première fois depuis qu'on est parti qu'on ne lutte pas pour finir avant la disparition du soleil. Ce n'est pas tant que ça fasse une différence majeure en terme d'occupation de la fin d'après-midi puisqu'on en fait rien de spécial, mais c'est toujours plaisir quand on peut minimiser les heures passées sur la selle tant, à force, on finit par avoir des culs rouges et durs comme ceux des babouins.

En chemin, le moment de frayeur quotidien est la traversée d'un nouveau chantier. Alors qu'il fallait passer à côté d'un tractopelle, je m'engage. C'est pile-poil le moment également choisi par le conducteur pour faire pivoter son engin. Je manque de me retrouver les quatre fers en l'air car la pelle me frole à quelques centimètres sans que ça ne choque qui que ce soit. Or, un Braïce, c'est 62-63kg. Un tractopelle, c'est X tonnes!!! Différence notable et vision effrayante!!!

Ce jour également, on reste bloqué pas loin d'une heure devant une barrière car ils sont en train de refaire le goudron sur toute la largeur de la route!! Ils ne pourraient pas commencer par un côté, laisser sècher, et passer ensuite à l'autre côté; non, tout en même temps, c'est nettement plus simple, d'autant plus quand il faut rouler ensuite lorsque la barrière se lève, sur l'asphalte encore chaud et à moitié liquide!

Enfin bon... On est arrivé à Lai Chau et c'est ça qui compte. On est dans un hotel qui n'a rien à voir avec celui de la veille : on a une salle de bain avec de l'eau chaude, chacun un lit, pour un peu, on aurait presque l'impression que c'est du luxe!

A l'heure du dîner, comme on a pas envie de faire comme deux jours auparavent, c'est à dire errer pendant plus d'une heure avant de trouver une table, et comme on a pas non plus envie de faire comme la veille, c'est à dire donner nos dollars à des hoteliers aux factures oligarques, on fait confiance au LP qui nous promet la gargotte la plus accueuillante de la ville. Et en effet, Le patron nous donne l'accolade malgré le fait qu'il lui manque les deux bras, c'est vous dire. Les gens parlent un anglais approximatif mais un anglais quand même. Et, top du top, il y a un menu, c'est Bizance!! Donc résultat, on a beau mangé local, c'est bon, pas 100% graisseux, en portions de vikings, et le tout pour pas plus cher qu'une canette dans le métro parisien. Après le repas, on se sent tellement bien qu'on discute de longues longues minutes avec le patron et comble de chance, on rentre chez nous juste avant que se déclenche l'orage qui durera jusqu'au matin. Dans la chambre, on passe près d'une heure à rire sur les programmes qui passent à la télévision vietnamienne. Pour vous donner, tous les programmes étrangers sont doublés par une seule et même personne!!! Et, si dans une même scène, vous avez des hommes et des femmes, ça ne fait pas de différence, une seule voix!! A mourir de rire!! Jusqu'à l'heure du dodo.

Le lendemain, c'est le départ ultime vers notre destination finale : "Sapa" où on pourra enfin s'alanguir puisqu'on devrait y passer au moins trois nuits. Ca va faire du bien d'avoir un quartier général au lieu de toujours avancer et recommencer chaque soir la quète d'une couche, d'un couvert, etc... En plus, comme on a que 65km à faire, on a le temps de partir la fleur au fusil. Le rythme est tranquille, personne n'est pressé. Il ne vaut pour eux ne pas l'être car ma moto commence à montrer des signes de fatigue évidents. J'ai par exemple toutes les peines du monde à changer les vitesses ce qui est pourtant bien pratique quand on doit sans cesse enchaîner courtes lignes droites et virages serrés. Ca pourrait aller mais comme aujourd'hui on doit franchir le plus haut col d'Asie du sud-est en partant de la vallée, j'aimerais autant que possible que ça se passe sans heurts... Jo et Dani ont donc repris leurs bonnes vieilles habitudes, à savoir rouler devant. Et chaque fois qu'on s'arrête, je leur fais part de mes mésaventures. A tel point que, alors qu'on est aux pieds de l'ascension, je les rejoints et les entends me brailler : - T'arrêtes pas! De toutes façons on te rejoint!!! Il n'en fallait pas plus pour m'échauder et transcender l'esprit de compétition qui parfois me caractérise. "On te rejoint"... On va bien voir... J'entame alors la montée avec la même rengaine qu'Attila : si la route était faite d'herbe, pas moyen qu'elle ne repousse après mon passage! Je me cale donc en troisième sachant que la quatrième n'offre aucune sorte de reprise étant donné l'angle de la pente, et je suis parti tel un diable quasiment alongé sur mon guidon. Je double camions, voitures, motos, rien ne me résiste, c'est comme si j'étais sur un tapis volant. Parfois, je peux voir en contrebas la route que j'ai parcourue quelques minutes auparavant afin de repérer les provocateurs. Mais comme jamais je ne les aperçois, je suis toujours à me dire qu'ils sont juste derrière et j'en remets une couche. Les bornes kilométriques qui affichent les kilomètres me séparant de Sapa défilent : 35, 30, 25km, et toujours pas une grande gueule dans ma roue. C'est d'autant plus plaisant que j'ai beau être pleine bourre, je suis en controle total, pas une frayeur sur toute la montée. Peut-être une petite quand en arrivant proche du sommet je remarque les nuages qui gravissent eux aussi la pente. Ils faut dire qu'ils sont poussés pas un vent d'enfer qui les fait avancer encore plus vite que moi. Les salauds... Suréaliste!! Mais impossible de lutter... J'ai juste besoin de passer en plein phare alors qu'il est 13h et de continuer la maestria!! Vroum!!

Pas la peine que je me fatigue à vous dire que je coupe la ligne le premier en arrivant au sommet, merde, je viens de le faire, ne reste plus qu'à attendre mes petits camarades fanfarons. J'en profite pour enfiler mon coupe vent ainsi qu'une polaire pour la première fois depuis l'hiver népalais, ça fait bizarre mais c'est nécessaire. Avec le vent qui souffle, il ne fait que dans les 12°. Toujours personne? J'en profite pour aller poser ma pêche dans les fourrés. Toujours personne? Pause cigarette, pause photo. Toujours personne? Mais qu'est ce qu'ils foutent? Une demie heure que je suis là!! Je me remets donc en selle et fais demi tour. En fait, les bougres sont une centaine de mètre derrière le cul posé sous une tente où une jeune femme fait des brochettes et sert le thé chaud. Les salauds! Ils ont cru que j'allais jusqu'à Sapa le nez dans le guidon et ils en profitent pour faire un gueuleton!! Heureusement qu'il reste des brochettes pour moi!! On se fait donc un mini déjeuner iconoclaste en se demandant parfois si la tente ne va pas s'envoler à cause du vent qui souffle en rafales bretonnes ou si on va pouvoir retrouver les bécanes à dix mètres de là tant les nuages nous entourent.

A l'issue de ce frichti au milieu de rien, il est temps d'achever cette mi-boucle commencée il y a cinq jours. On est tous équipé de quasiment tous les vêtements qu'on transporte quand on prend la route de la descente. On convient de se suivre à allure modeste pour faire une entrée triomphale et groupée dans les rues du village tant désiré. Et donc, quand on arrive à ses portes, le sentiment d'accomplissement est immense. Les croisés ont atteint Jérusalem, tant mieux pour eux. Nous ont a fait Hanoï - Sapa, et c'est pas mal non plus!! A Sapa justement, on entre dans le village à côté du lac. La vue est idyllique, c'est sûr que ça va nous plaire. Et puis on a pas longtemps à attendre avant de trouver notre GH. Alors qu'on est en train d'effectuer le tour du lac, une femme en scooter se met à notre hauteur et nous propose de la suivre jusqu'à son hotel. En même pas cinq minutes, nos sacs sont posés, nos corps à l'horizontal la tête sur l'oreiller et nos esprits en paix. Enfin pas longtemps car on est pas venu jusqu'ici pour dormir instantanément. Au lieu de ça, on préfère faire le tour du bled à pieds pour mieux en apprécier les attraits. Et ils ne manquent pas. Il y a partout des restos au dessus de notre moyenne personnelle, des bars sympathiques avec musiques de qualité et tables de billard, des marchés en plein air pleins de couleurs. Il y a quand même un revers à cette médaille. Qui dit bars et restos dit touristes à gogo. Dans les rues, la moitié des gens a quelques souvenirs à acheter et l'autre moitié a quelques souvenirs à vendre. en fait, on ne peut quasiment pas faire un pas sans qu'une vieille femme ou qu'une gamine ne vienne et vous suive sur quelques mètres pour vous proposer bracelets, chapeaux, etc... Ca pourrait être pesant mais comme tout se fait dans des sourires, c'est courtois et bon enfant. On a tôt fait d'oublier tout ce cirque pour apprécier l'endroit à sa juste valeur. C'est charmant encore et plus.

On s'en délecte donc jusqu'au soir en enchainant en trois heures déjeuner et dîner. Ensuite, on s'en retrouve à boire quelques coups dans un bar dont la politique est de fermer quand le dernier client quitte les lieux ce qui est bien urbain!! Dans le bar, on rencontre Antoine, un français qui vit à Sapa depuis six mois et travaille dans un hotel. Les deux jours suivants sont ses jours de repos et comme il est autant content de nous rencontrer que l'inverse, il propose d'être notre guide motorisé pour les deux journées qui viennent. Vous avez dit hospitalité? On se quitte vers 2h après quelques parties de billard contre des filles des tribus locales à la langue bien pendue et à la répartie humoristiquement assérée. Demain, c'est plus de chemins de traverse, de rizières, de cascades. Elle est pas belle la vie??

Pour t'en convaincre, jète un oeil aux photos, j'en reviens toujours pas que c'est moi qui les prends!!
États-Unis: trois semaines entre Plaines et Rocheuses (Colorado, Wyoming, Dakota du Sud, Montana), 4ème partie English translation pending
by Xfg59 · 2010-01-10 · 12 replies
1ère partie ici : http://voyageforum.com/v.f?post=3084186;#3084186 2ème partie ici : http://voyageforum.com/v.f?post=3090622;#3090622 3ème partie ici : http://voyageforum.com/...ost=3102355;#3102355

J17. 16/07/09 : YELLOWSTONE (WY) : Mt Washburn. Aujourd'hui c'est LA journée rando à Yellowstone : nous avons prévu l'ascension du Mt Washburn, point culminant du parc, histoire de prendre de la hauteur et d'essayer de rencontrer des mouflons supposés vivre dans ce secteur, puis de terminer la journée à Norris Geyser Basin. Nous quittons la cabine avant 9h, avec l'intention de filer jusqu'au point de départ du sentier sur la Chiteenden Road, à mi-chemin entre Canyon et Roosevelt. Un Ranger au Visitor Center de Canyon Village nous avait conseillé ce chemin plutôt que celui partant du Dunraven Pass, car ce dernier était boueux et parfois encore enneigé en ce début d'été. Las, nous avons dû faire face aux aléas de la circulation à Yellowstone en traversant hayden valley : un troupeau de bisons avait décidé de stationner au milieu de la route, provoquant un immense bouchon... Nous avons quand même perdu une heure, mais pas notre bonne humeur ! Nous n'arrivons donc que vers 11h au parking mais tant pis, on est en vacances après tout, no stress !

Au programme, 10 km aller retour, avec un dénivelé de 425 m. Une ballade superbe, que nous avons faite à notre rythme, nous arrêtant au gré de nos envies (paysages, fleurs etc...) avec un pique nique sympa en cours de route. Un peu avant l'arrivée, les mouflons sont bien là, réunis autour d'une plaque de neige oubliée par l'hiver. Quelle joie pour tous de les voir de si près ! Au sommet, il y a une plate forme de surveillance pour les feux de forêts d'où la vue s'étant à 360° sur tout le parc et au delà (on voit les Tetons au sud). De là haut la dimension de la Caldeira de Yellowstone prend toute sa mesure : on se rend compte qu'on se trouve au milieu des Rocheuses, et qu'à nos pieds, sur des km2, il n'y a... pas de montagnes ! Juste cette immense cuvette boisée. Sur le chemin du retour, un homme nous avertit qu'un grizzly est tout proche du sentier un peu plus bas... Nous avons sorti tout notre répertoire de chansons enfantines afin d'être le moins discrets possibles ! Hitoire de na pas surprendre la petite bête, qui a dû nous entendre car nous n'en avons pas vu une oreille. Quant aux moustiques... Nous les avons enfin vaincus grâce à un répulsif "Deep Forest" acheté 2 jours avant dans la boutique de Canyon Village. Et il s'avèrera très utile et efficace encore les jours qui suivront !

Rentrés à la voiture vers 15h, nous redescendons jusqu'à canyon Village puis prenons la route vers Norris où nous ne ferons qu'un petit tour, une partie du groupe faisant la grève de la marche (on ne dénoncera personne) ! Retour à canyon village, dîner puis retour au Dunraven Pass pour un nouveau "safari" grizzly. Et nous avons été récompensés par 3 specimens !!

J18. 17/07/09 : YELLOWSTONE (WY) : West Thumb, Grant Village, Midway Geyser Basin. Après le checking-out rapide et avoir chargé la voiture, nous quittons définitivement notre cabine du Lake Hotel. Nous longeons les bords du lac vers le sud jusqu'à West Thumb ou nous passons une petite heure à cheminer sur les passerelles au milieu de jolies sources très chaudes d'un bleu limpide et de cônes de geysers, dont certains sont submergés par l'eau du lac. Les enfants effectuent les dernières activités de leur programme Junior Ranger dans le but d'aller obtenir leur diplôme dans la journée. Après la ballade, il est encore tôt, mais il y a un coin pique-nique pas désagréable près du parking, et nous cassons la croûte sur place. Ensuite direction Grant Village, où nous visitons l'intéressant Visitor Center consacré aux feux de forêts. A la fin, nous nous adressons à une adorable "mamie" ranger qui validera les activités junior ranger des enfants et procèdera à une remise de diplôme très officielle au micro, en rassemblant tout le public présent pour applaudir chaudement nos 2 petits français assidus ! Grand souvenir ! Nous partons passer l'après midi vers le bassin de geysers de Midway que nous n'avions pas eu le temps de faire plus tôt, principalement pour voir la source Grand Prismatic Spring. Celle-ci étant vraiment immense, la vue n'est pas extra quand on est juste au bord, surtout que la vapeur revenait toujours vers nous (pas suffisamment de vent) et masquer en grande partie la vue. Nous revenons donc sur nos pas en voiture et nous stationnons au parking de Fairy Falls Trails pour emprunter le sentier sur quelques centaines de mètres (infesté d'insectes agressifs que des promeneurs nous nommeront "dragonflies") avant de gravir la colline qui fait face à la source Grand Prismatic. Il n'y a pas vraiment de sentier, et il faut être vraiment bien chaussé, mais quelle vue !! Nous profitons du paysage un moment, puis reprenons la route vers old faithful où nous pensons refaire un petit tour sur la passerelle Geyser Hill Loop Trail que nous avions survolée la première fois. En plus, au retour nous auront la chance de voir sa majesté Old Faithful en éruption une nouvelle fois (sympa pour nos derniers moments dans le parc !). Après cela dîner au Snow Lodge vers 18h avant de prendre la route pour quitter le parc par le sud et rejoindre le parc de Grand Teton. La route est très belle et sauvage, et dévoile soudain la chaîne des Tetons et Jackson Lake splendides dans le soleil couchant...

Nous atteignons enfin notre logement, une cabine retenue au Colter Bay Village, rustique, confortable et spacieuse. Et quel cadre !! Au bord du Jackson Lake, face au Mt Moran et à ses glaciers.

J18. 17/07/09 : GRAND TETON N.P. (WY) Ce premier jour dans le parc est plutôt "cool" : pas de programme précis, juste les routes touristiques classiques et les arrêts point de vue. A Colter Bay nous visitons le Visitor Center dont l'exposition est centrée sur les arts indiens et où nous retirons les désormais traditionnels programmes Junior Ranger. Puis nous prenons la voiture pour visiter les environs. Nous commençons donc par rejoindre la Signal Moutain Road jusqu'au sommet, d'où la vue sur la vallée de Jackson et le sud de la chaîne des Tetons est très belle. Ensuite nous nous rendons au bord du très joli String Lake où nous faisons notre halte déjeûner (pique-nique). Après le repas, nous faisons la route qui longe le très photogénique Jenny Lake, blotti face aux montagne dans un cadre remarquable. Nous avons encore pas mal de temps, et rallions donc Teton Village, station de sports d'hiver de Jackson, où nous empruntons le téléphérique. Au sommet, belles balades avec vue sur la vallée et la chaîne des Teton. Nous dînons à Teton Village, où il y a peu de monde, dans un restaurant à l'ambiance tyrolienne amusante. En rentrant nous faisons un arrêt sur le célèbre point de vue Snake River Overlook, très fréquenté par les photographes. Puis nous remontons vers le nord jusqu'à Oxbow Bend, endroit où la rivière Snake fait un coude et où les élans ne sont, parait-il, pas rares... Nous attendrons un bon moment, verrons des castors, de nombreux oiseaux, pélicans, balbuzard et des milliers de moustiques (mais le spray Deep Forest était là pour nous défendre !) mais le soleil se couchera sans qu'un élan ait montré le bout de ses bois... Emerveillés par ce beau coucher de soleil mais un peu frustrés, nous rentrons coucher.

J19. 18/07/09 : GRAND TETON N.P. (WY) Ce matin, nous avons prévu une sortie en canoe sur Jackson Lake, et louons un kayak biplace et un canoe pour 2 heures à la marina de Colter Bay (à 200m de notre cabine), malgré le temps menaçant. Après une sortie du chenal de la marina que nous jugerons un peu périlleuse à cause des yachts qui passent à proximité créant de grosses vagues, nous atteignons une passe entre plusieurs îles sauvage. Quel bonheur, petits et grands prendront beaucoup de plaisir à naviguer au milieu de ces terres habitées seulement de nombreux oiseaux face à un des plus beaux panoramas qui soit. Même la pluie qui tombera quelques minutes ne gâchera pas notre plaisir... L'après midi, nous nous dirigeons vers Mormon Row, lieu de résidence d'une communauté mormone et où subsistent quelques constructions du début du XXe siècle. L'endroit est peu fréquenté (nous sommes seuls) et l'ensemble est très photogénique. Ensuite nous faisons un arrêt au moderne Visitor Center Craig Thomas à l'extrémité sud du parc. Nous finissons la journée à Jackson Hole, flanant devant les vitrines chics des galeries et boutiques d'antiquités. Rien de bon marché dans le coin... La place centrale est encadrée par 4 étonnantes arches formées avec les bois de cerfs ramassés dans les environs (et notamment au National Elk Refuge où ceux-ci passent l'hiver). Au sud de la ville il y a une piste de luge d'été ; les enfants insistent et nous allons nous renseigner. Nous nous étranglons devant le prix de la descente (15$ par personne !!) et renonçons... Nous réussissons, sur les conseils du Routard, à éviter les restos un peu trop touristiques à note goût du centre et dînons au Bubba's BBQue, cantine locale à l'excellent rapport qualité-prix : on y dîne sur des tables en alu des plats basiques américains, aux portions généreuses. Encore une fois, la viande est excellente. A recommander ! Sur la route du retour, nouvel arrêt à Oxbow Bend ; toujours pas d'élans...

J20. 19/07/09 : GRAND TETON N.P. (WY) C'est notre dernier jour à Grand Teton, et nous avons programmé une randonnée "classique" : la traversée en bateau du Jenny Lake, puis ascension du sentier jusqu'à Inspiration Point en passant par Hidden Falls, enfin retour à la voiture à pied en faisant le tour du lac. La traversée en bateau offre de jolis points de vue sur les sommets environnant. Nous attaquons ensuite la ballade, très fréquentée, jusqu'à Hidden Falls où la plupart des gens s'arrête. Nous continuons jusqu'à Inspiration Point par le sentier, creusé sur sa dernière portion à flance de rochers. Sur le côté, un wapiti se repose, indifférent à notre présence. Arrivés en haut, nous profitons de cette vue magnifique sur le lac et la vallée, et les pics enneigés derrière nous. Il est un peu tôt, mais nous ne résistons pas à l'envie de nous installer là pour pique-niquer, sur une plate-forme surplombant le lac, un peu en contrevas du chemin, seulement troublés par les écureuils curieux qui viennent voler nos miettes. Sur le chemin du retour, il y a très peu de monde (la plupart des promeneurs font l'aller et le retour en bateau apparemment) et nous pourrons observer une énorme marmotte dans les rochers. Au bord du lac, un serpent se faufilera entre les pieds de Hugo. Nous sommes tous pétrifiés (sauf Hugo qui réalisa un des sauts les plus spectaculaires de sa jeune vie !) dans un hurlement d'effroi général. Nous avons juste le temps de voir que le serpent a une proie dans la gueule (une grenouille ou quelquechose du genre) avant qu'il ne disparaisse entre les rochers. Belle frayeur ! Nous revenons au parking en faisant le tour du lac par le sud. Comme il n'est pas très tard et que le temps est superbe, nous avons envie de retourner faire du kayak à Colter Bay. Hélas à notre arrivée, vers 16h15, on nous explique que la marina ferme à 17h, et que les dernières locations partent à 16h. On a beau insister, rien n'y fait, et nous nous contenterons d'une marche à pied le long du rivage dans la presque'île qui ferme la baie au nord. Nous dînons sur place, au sympathique John Colter Café-Court qui sert des plats mexicains à des prix raisonnables. Avant de rentrer coucher, nous faisons une dernière tentative pour observer des élans, en vain.

J21. 20/07/09 : GRAND TETON N.P. (WY) - CHEYENNE (WY) Aujourd'hui, grosse journée de route à travers tout le Wyoming jusqu'à Cheyenne. Le matin, hésitant entre deux routes possibles, je demande conseil à la réception du village, sans résultat (les gens qui travaillent là sont des saisonniers, pas des locaux, et ne connaissent pas du tout cette route). Je me tourne alors vers d'autres vacanciers, immatriculés au Colorado, qui me renseigne bien volontiers. eux même prennent la même direction (ils retournent sur Denver) et nous conseillent de prendre plutôt la route qui passe plus au nord, par Dubois et Lander. Nous suivons donc leur conseil, et empruntons cette route, à travers une épaisse forêt d'abord jusqu'au col Togwotee Pass (2944m) qui franchit les Monts Absaroka pour redescendre sur le versant est des montagnes, plus aride. Il y a de gros travaux sur la route et nous prenons du retard, arrivant à Dubois à midi passé. Nous nous y arrêtons, pour le pique-nique... Impression de nulle part typique de cette Amérique profonde des petites villes isolées... La route jusqu'à Lander traverse ensuite une réserve indienne, au milieu de magnifiques paysages de semi-désert, ponctués ça et là de mobil-home rouillés et de carcasses de voitures désossés. Impression bizarre et malaise s'installent à la vue des conditions de vie de ces peuples aujourd'hui... Après Lander, encore et toujours du désert à perte de vue, peu de monde sur la route. Quel dépaysement ! Nous faisons une halte dans la sympathique ville de Laramie pour dîner, et arrivons à Cheyenne à la nuit tombée. Nous couchons au Sleep Inn & Suite, loin du centre ville. C'est la période du rodéo et, en réservant 6 mois à l'avance il a été difficile de trouver une chambre (et à quel prix : 200$ hors taxes, la nuit la plus chère du séjour !!)

J22. 21/07/09 : CHEYENNE (WY)-DENVER (CO) Fin juillet Cheyenne, petite capitale du Wyoming sort de sa torpeur pendant les Frontier Days, le plus grand rodéo en plein air des USA. Nous avons pris des billets pour une expérience inoubliable ! Le matin, nous assistons au show aérien des Thunderbirds, patrouille aérienne de l'US Air Force. Ensuite nous nous dirigeons vers Frontier Park où ont lieu les épreuves du rodéo. Nous ne savons pas vraiment à quoi nous attendre, mais passerons une après-midi géniale ! Nous devons être faciles à repérer comme touristes car nous sommes quasiment les seuls à ne porter ni jeans, ni bottes ni chapeaux (c'est l'uniforme des spectateurs, de 4 à 90 ans). Les compétiteurs viennent de tout l'ouest pour se mesurer. Nos voisins nous renseignent de bon coeur sur les règles des différentes épreuves; quelques cow-boys repartiront en boîtant, un cheval en ambulance (il parait que c'est exceptionnel), et nous avec des images plein la tête et l'impression d'avoir cotoyé d'un peu plus près cette culture de l'ouest américain. Un grand moment. Le soir, après nous être attardé dans les différents stands autour du parc, et un dernier steak bien juteux, nous reprenons la route pour Denver que nous rallions en environ 1h30. Nous avons réservé au Comfort Inn, très bien situé à Dowtown, et face du luxueux Brown Palace hotel et à deux pas de l'artère commerçante de 16th street Mall.

J23. 22/07/09 : DENVER (CO) Ce matin, dernier réveil sur le sol américain... Nous réorganisons les valises en vue du départ, préparons nos bagages à main pour l'avion, chargeons la voiture (qu'on laissera à l'hôtel pour la journée), et partons nous ballader dans Denver. Notre avion n'est qu'à 20h et nous avons donc du temps devant nous. Nous faisons un peu de shopping dans 16th Street Mall (surtout des vêtements pour les enfants), visitons à pied les "vieilles" rues de Larimer Square agréablement restaurées, poussons jusqu'au Coors Stadium (stade de base-ball). Nous déjeûnons au "MArket" sur Larimer Square, très sympa, bon marché, qui semble être la cantine de pas mal d'hommes d'affaires du coin. Plusieurs restos sous le mêmes toits, différentes cuisines, ca rapelle un peu le Farmers Market de LA en plus petit. Nous revenons vers l'hôtel, faisons un tour dans le magnifique hall du Brown Palace Hotel, puis récupérons la voiture direction l'aéroport. Il est 15h. En chemin nous faisons une halte pour faire le plein, et en profitons pour remettre dans les valises les achats effectués en ville. La restitution de la voiture se passe sans encombre, la navette Hertz nous ramène au Terminal où nous enregistrons nos bagages puis passons les controles de sécurité. L'avion est à l'heure ; devant nous une famille française de Nantes est installée et nous partageons nos souvenirs avec enthousiasme... Le vol sera plutôt agîté surtout en deuxième partie de vol, et nous arrivons à Londres sous l'orage. Nous avons 5h d'attente pour prendre notre avion pour Bruxelles, et le mauvais temps allongera encore le temps d'attente... En plein jetlag, nous somnolons dans l'aérogare. A Bruxelles, enfin, nous retrouvons la famille, et surtout notre petit dernier resté avec ses grands parents qui commençait à nous manquer !

Nous rentrons des souvenirs plein la tête, heureux d'un voyage sans fausse note, où nous avons partagé des moments de découverte, d'émotions qui n'appartiennent qu'à nous. Un grand merci à Hugo et Arthur, nos Junior Ranger de 8 et 9 ans qui ont suivi chaque étape de ce voyage avec tant de plaisir, sans jamais se plaindre de routes trop longues ou de marches fatigantes, et qui ne cessent de demander quand on repart...

Nous sommes heureux de partager sur le forum cette merveilleuse expérience, en espérant qu'elle soit autant utile que celles d'autres vfistes nous l'ont été !
Compte-rendu de croisière "Anciens empires" sur le Azamara Quest (31 octobre au 14 novembre 2009) English translation pending
by MissMC · 2010-01-05 · 9 replies
Croisière Azamara Quest - Empires antiques 31 octobre au 14 novembre 2009

Itinéraire: Athènes - Chios - Istanbul - Kusadasi - Bodrum - Fethiye - Antalya - Limassol - Alexandria - Nauplion - Sorrento - Civitavecchia

29-30 octobre 2009 - Départ de Montréal vers Athènes

Nous quittons Montréal en fin d’après-midi pour Dorval où nous avons un vol Air Canada direction Athènes avec connexion à Francfort. Le tout se déroule sans embûches... à part une connexion faite à la course à pied... mais on a réussi à attraper le vol pour Athènes!

Nous arrivons à Athènes en début d’après-midi. J’avais commandé un taxi et notre chauffeur nous attend près des carousels à bagages. C’est bien de se gâter un peu... il prend en charge toutes les valises et nous, on n’a qu’à suivre jusqu’à la belle Mercedes rutilante qui nous attend! Les vacances commencent bien!!

J’avais réservé l’Hotel Amalia pour sa situation juste en face du Parlement, à côté de la Place Syntagma et à 2 minutes de marche de la Plaka, le vieux quartier d’Athènes. J’avais réservé avec le site venere.com et le tout s’est déroulé sans aucun problème. Notre chambre est spacieuse, avec un grand balcon avec vue sur le Parlement, le mont Lycabeth et le jardin national. Merveilleux! Comme on a encore de l’énergie, on décide de partir explorer un peu, plutôt que de se coucher. Il fait beau soleil et la place Syntagma bourdonne d’activité! Nous sommes surprises de voir que le drapeau canadien flotte un peu partout, mais on réalise vite que hier, Athènes recevait la délégation canadienne, avec notre gouverneure-générale afin de passer la flamme olympique en vue des Jeux de Vancouver en février prochain.

On s’arrête à une terrasse pour prendre un cappuccino et une bouchée. Ah, les vacances commencent vraiment bien!! Puis, on va visiter la station de métro Syntagma... pas parce qu’on a une fixation sur les transports en commun, mais plutôt parce que cette station est un musée archéologique. En effet, quand ils ont creusé pour le métro, ils ont trouvé plusieurs vestiges et nécropoles. Plutôt que de les déplacer, ils ont décidé d’incorporer les fouilles à la station! C’est génial! Puis, on est allé voir la relève de la garde au Parlement. Les gardes grecs sont toujours impressionnants avec leur costume un peu fanfaron est ses immenses pompons au bout de leur chaussure. Mais la danse qu’ils font semblent si solennelle qu’on ne peut pas rire... ah si, un peu quand même!! Notre première exploration se termine par une randonnée dans le jardin national. Quel oasis dans cette ville si bruyante.

Après un petit repos, je repars, seule cette fois, pour aller explorer la Plaka et faire quelques photos de nuits de l’Acropole... ah, que c’est romantique!! Les amoureux déambulent dans les ruelles de pavés, avec l’Acropole tout illuminé en arrière-plan...

Une bonne nuit de sommeil s’impose car demain, on ira faire la visite du nouveau musée de l’Acropole qui vient tout juste d’ouvrir ses portes, et ensuite, nous filerons vers le Pirée avec notre chauffeur privé, pour retrouver notre Quest!

31 octobre 2009 - Athènes /Embarqument - Soleil, 20 C

Décalage oblige, nous étions debout bien avant les poules! Après un petit déjeuner dans la chambre, nous partons à la découverte de la Plaka. Évidemment, il n’y a que quelques chats pour nous tenir compagnie... pas moyen de se trouver un petit café, tout est encore fermé. Nous arrivons au musée à 8h30 et lui, il est ouvert! Parfait! Comme c’est la saison inaugurale, l’entrée n’est que de 1€ par personne! Nous avons été époustouflés par ce musée... vraiment grandiose. Il est tout en verre nous permettant d’avoir une vue imprenable sur l’Acropole, le Parthénon et aussi sur toute la ville d’Athènes. L’espace est aménagé comme le Parthénon nous donnant le sens de grandeur de ce qu’était ce temple si imposant. Tout les planchers sont aussi en verre, un peu bizarre mais on s’habitue vite. On peut ainsi voir les excavations du sous-sol et toutes les pièces exposées. Comme on avait déjeuné très tôt, on a décidé d’aller casser la croute sur la magnifique terrasse tout en haut du musée. J’y ai mangé la meilleure salade de tomates et de chèvre de ma vie... j’en salive encore! Ma mère a opté pour une salade de pomme de terre au zeste d’orange - combinaison inusité mais tellement savoureuse! Vraiment, ces vacances commencent bien...

Notre chauffeur nous attendait à l’Hôtel à 11h30 et en moins de 30 minutes, nous étions au Pirée. Le chauffeur s’est occupé d’aller porter nos valises aux porteurs du port. Un agent d’Azamara nous a accompagnés jusqu’au comptoir d’enregistrement. Il n’y avait que quelques personnes et nous avons reçu nos cartes en moins de 2 minutes. Un record! En se rendant au navire, nous avons déjà rencontré un couple de Cruise Critic qui avait logé au même hôtel que nous. Nous sommes montés à bord et avons été accueillis par des officiers et un excellent verre de mousseux rosé. On nous a offert de garder nos ‘carry-ons’ jusqu’à ce que notre cabine soit prête.

Puis on est monté au buffet pour prendre un thé en attendant la cabine qui a été prête à 13h30. Déjà, on avait rencontré 3 autres couples de CC! Notre cabine 7030 est situé juste à côté des ascenseurs du devant. La cabine est bien décorée avec des boiseries foncées, une belle literie, des fleurs fraîches, un beau bol de fruit qui sera changé à tous les jours et un magnifique balcon avec une vraie table et 2 chaises. Nous sommes parties explorer le navire, bien que nous le connaissions déjà. Mais nous le redécouvrions avec le même enthousiasme!! Après la drill de sauvetage, nous sommes tombés des amis rencontrés sur le Quest en février avec qui nous avons réservés cette croisière. Quel bonheur de retrouver nos amis! Décidément, ces vacances commencent vraiment bien!!

Les valises défaites, on se prépare pour le souper... dès notre arrivée à la salle à manger, nous reconnaissons une foule de serveur et le maître D qui nous reconnait et nous appelle par nos prénoms.. Non mais quand même, c’est fort, après 9 mois et combien de croisièristes... Nous avons définitivement l’impression de rentrer chez des amis!! Nous rentrons tôt car déjà demain, notre première excursion à l’île de Chios... La mer brasse pas mal ce soir... assez que Mariette sort les Bonamines, et on doit appeler la maintenance car notre porte patio siffle si fort qu’on dirait des gendarmes qui font la circulation dans notre cabine. En moins de 10 minutes, le tout est réglé et Morphée nous tend les bras...

1 novembre 2009 - Chios - vent très fort - 12C am et 16C pm

Dès notre réveil, on pouvait apercevoir les côtes de l’île de Chios. Mais le bateau brassait encore beaucoup, la mer a été très agitée toute la nuit. Nous devions rencontrer notre groupe pour l’excursion privée à 8h30. Mais à 8h30, on n’était toujours pas accosté... le capitaine a pris le micro pour nous dire que les vents étaient trop fort et que le passage pour entrer au port étant trop étroit, il considérait la manœuvre trop dangereuse... l’escale était donc annulée. Toutefois, il fallait aller faire étamper tous les passeports pour signifier notre sortie de Grèce. Il a donc envoyé une vedette avec tous les passeports afin que les autorités puissent remplir les formalités nécessaires. Bien que déçus de ne pouvoir visiter cette île bien particulière et de devoir annuler notre excursion, nous étions quand même un peu contente d’avoir une petite journée de repos avant d’entreprendre 8 jours consécutifs d’escales... On a profité de la journée pour faire quelques activités et de retrouver nos amis. Une petite sieste en après-midi... ahhh le bonheur!

Nous avions reçu dès notre arrivée une convocation pour le party Meet & Mingle de Cruise Critic qui avait lieu ce soir à 18h00. A notre arrivée au Looking Glass, je suis presque tombée sur le dos... il y avait 150 personnes! Tous les officiers nous accueillaient un après l’autre, en commençant par le capitaine Leif Karlsson, la directrice de croisière Sue Denning, le directeur de l’hotellerie Philip Herbert et plusieurs autres. On nous servit du champagne et des hors d’oeuvres. C’était vraiment hallucinant car tout le monde venait me dire bonjour, me reconnaissant grâce à ma petite photo sur Cruise Critic! Jase avec un, jase avec l’autre et tout à coup j’entends au micro Sue la CD qui m’appelle!!! Les gens au party lui avait dit que j’avais organisé le Roll Call et que grâce à mon enthousiasme, les gens s’étaient inscrits au M&M!! C’était vraiment super de pouvoir voir tous ces gens avec qui on avait échangé pendant tous ces mois. Sue m’a dit que jamais dans l’histoire d’Azamara ils n’avaient eu un tel party!! C’était un record de tous les temps!! Elle m’a même fait envoyer une bouteille de champagne pour me remercier. Tous les officiers sont venus nous dire au revoir et merci! Nous sommes ensuite allés souper avec nos amis et un groupe de nouveaux amis rencontrés sur CC!!!

Bonne nouvelle de la journée - comme nous avons raté Chios, nous sommes donc partis plus tôt et arriverons à Istanbul tôt le matin plutôt qu’à midi! J’ai contacté la compagnie Hello Ephesus avec qui j’avais réservé pour un guide francophone pour notre visite d’Istanbul afin de devancer notre tour. J’ai eu une réponse pratiquement dans l’heure!!

La mer est encore houleuse, et le vent siffle dans notre porte... j’ai encore dû appelé la maintenance, mais cette fois sera la bonne! Il ajoute un coupe-froid à la porte et fini les sifflements de gendarme!!

2 novembre 2009 - Istanbul - Pluie, soleil, vent - 12C

Quel bonheur de voir les rives du Bosphore se dessiner au petit matin! On peut voir dans la pénombre du lever du jour les minarets d’Istanbul qui pointent vers le ciel. Mais ce ciel est plutôt gris, et les nuages sont chargés de grosses gouttes! Je dois vous avouer que ça fait déjà 10 ans que je RÊVE d’aller à Istanbul... on avait presque réservé en 1999 mais les tremblements de terre dévastateurs nous en avaient empêché... 10 ans plus tard, j’y suis enfin!!

Je trépigne, je ne tiens plus en place... le Quest est accosté à Karakoy, juste devant le NCL Jade, juste au pied du pont Galata, face à Topkapi, Ste-Sophie et tout le quartier de Sultanahmet... C’est magnifique malgré le ciel menaçant. A 8h30, nous débarquons et sommes accueillis par une bande de Turcs en costumes traditionnels. Notre guide Sedate nous attend à la sortie du terminal. Afin de sortir, on doit remplir un formulaire (Landing Card) et la remettre au douanier - assez simple, et pas besoin de visa.

Notre guide est un grand gaillard qui parle un français impeccable. Notre chauffeur vient nous chercher avec un grand parapluie et nous amène à notre véhicule - un 6 places Mercedes tout neuf. Notre premier arrêt fut à la Citerne de Yerebatan. Cette cathédrale engloutie a été bâtie au 4e siècle par Constantin pour approvisionner les palais impériaux en eau potable. Elle impressionne par ses proportions gigantesques. Elle contient une forêt de colonnes - 336 en tout - coiffées de chapiteux corinthiens. Une des colonnes est particulière car elle a un motif d’oeil de paon. Tout au fond, deux colonnes ont une base à tête de méduse: une à l’horizontale, et l’autre de côté. Vraiment très particulier. On se laisse prendre par le mysticisme de ce lieu.

Puis, on s’est rendue à pied vers la Mosquée de Sultan Ahmet connue comme la Mosquée bleue! Pour s’y rendre, nous traversons un grand parc qui la sépare de Ste-Sophie... c’est très impressionnant de voir ces deux monuments grandioses de part et d’autre de ce parc! Il faut retirer les chaussures pour entrer et on nous donne un petit sac pour les transporter. Les tapis sont épais et confortables - c’est plutôt agréable de s’y promener! Nous tentons tant bien que mal d’absorber toute la beauté de ce lieu. Les tuiles d’Iznik qui ont fait la renommée de cette décoration sont en grande partie disparues... mais il en reste quelques unes et on peut voir l’intensité de leur couleur bleue qui a donné le nom à cette mosquée. C’est une des plus belles d’Istanbul, qui en compte pas moins de 550!!!

Nous avons ensuite traversé l’hippodrome où nous avons pu voir les deux obélisques et la colonne serpentine. L’obélisque de Karnak, le jumeau de celui de la place de l’étoile à Paris, trône fièrement au centre de la place.

Puis nous avons repris la voiture pour nous rendre à Topkapi. On aurait pu y aller à pied, mais la température était incertaine et on voulait rester au sec!! Depuis que je suis toute petite que je rêve de visiter le Harem de Topkapi... ce lieu rempli d’intrigues, d’histoire de princesses ravies de contrées lointaines, de sultans et d’eunuques! Pour faire la visite du Harem, il faut payer une deuxième entrée - mais ça vaut vraiment la peine. C’est là que vivait le sultan avec la Validé Sultane, sa mère, ses 4 femmes, 20 favorites et centaines de concubines! Tous les murs du Harem sont recouverts de tuiles d’Iznik. C’est incroyable!! On a pu voir les différentes pièces réservées au femmes, les dortoirs, les piscines, les bains et même les toilettes turques! À la sortie du Harem, on peut aller voir les trésors de Topkapi - des bijoux invraisemblables sertis de tellement de pierres précieuses, dont le fameux poignard aux émeraudes de 84 carats! Nous avons aussi vu le musée de Mahomet où sont gardées plusieurs des reliques du prophète dont une dent, un morceau de son bras et même le saint poil de sa barbe!!!! On a fini la visite avec les différents pavillons extérieurs et bien sur par une promenade sur la terrasse d’où on a une vue magnifique sur le Bosphore et la Corne d’Or.

On a maintenant l’estomac dans les talons!! Direction: Grand Bazar - le plus grand au monde, il s’étend sur 64 rues et contient plus de 4500 boutiques! Mais on a bien trop faim pour shopper... on trouve donc un petit restaurant dans le Bazar et Sedate nous conseille sur le menu. Je choisi un donair et un ayran, une boisson turque faite de 1/3 de yogourt et 2/3 d’eau salée. C’est surprenant, mais finalement, j’adore!! Mariette choisi une assiette d’Iskender - une autre spécialité de la région de Mugla. De petits morceaux de viandes grillées sont mélangés à une sauce de tomate et beurre fondu, servi sur des morceaux de pain pita qui absorbe la sauce, et de yogourt nature... Oh mon dieu... c’était tellement bon!!! Heureusement que Mariette mange comme un petit oiseau... j’ai pu me régaler aussi!

Après avoir flâné au Grand Bazar un peu, nous avons repris la voiture et avons traversé à Corne d’Or par le pont Ataturk pour aller faire un tour dans la ville moderne avant de rentrer au bateau vers 15h30. Notre excursion en privé a été organisé par Hello Ephesus, avec guide francophone, toutes les entrées incluses (pas le lunch) et nous a coûté 50$ US par personne - une aubaine!

A l’arrivée au bateau, on nous attendait avec le tapis rouge - littéralement - et un bon chocolat chaud! Il était le bienvenu car il faisait plutôt froid et très humide.

Nous devions aller voir un spectacle de derviches tourneurs, mais après avoir tenté de localiser l’endroit avec notre guide, il nous a conseillé de ne pas nous y aventurer seules... on a donc décidé de rester à bord et de profiter du spectacle de baladi. Quelle bonne décision! Le spectacle à bord était extraordinaire. Un orchestre de musique traditionnel accompagnait une troupe de danseurs et la superbe Princesse Sahara qui nous en a donné pour notre argent!! Les petits monsieurs ont du faire des beaux rêves ce soir!!! Surtout notre ami qui a été choisi par Princess Sahara pour monter sur scène avec elle...

Après le spectacle, on est monté se coucher tandis que les hommes sont allés prendre une douche froide!!!

Demain, je repars à la découverte d’Istanbul, cette fois en tram avec mon amie!!

3 novembre 2009 - Istanbul - Soleil - 17C

Dès mon réveil, je peux entendre le va et vient des ferries qui traversent le Bosphore et la Corne d'Or... il y a du traffic même sur l'eau! Heureusement ce matin le soleil est au rendez-vous. A 8h00, je rejoins mon amie au buffet... elle dort!! Son père l'a réveillée en sursaut à 4h30 pensant qu'elle serait en retard pour notre départ!! Mais après un double espresso bien serré - excellent et gratuit au buffet - nous partons à pied.

Le Quest est tellement bien situé. A la sortie du terminal, nous empruntons une petite ruelle commerciale qui nous amène au pont de Galata en moins de 10 minutes. De là, on achète un billet de tram. Le tramway est la façon la plus simple de se déplacer à Istanbul. Ils sont tout neuf, et on évite ainsi la congestion! Le quartier de Sultan Ahmet est à 4 stations de Galata. Notre première visite ce matin sera Hagia Sofia - le temple de la divine sagesse! Construite par Constantinople comme Basilique, elle fut ensuite convertie en Mosquée, et aujourd'hui elle est un musée - ce qui explique qu'elle ait été fermée hier! Dès 8h30 la file se forme à l'entrée. On prend donc notre place pour être dans les premiers à entrer. à 9h00 pile, on entre. Le coût d'entrée est de 20 TLY et on ne prend ni carte de crédit, ni d'autres devises. Par chance, on avait changé quelques euros en lires turques avant d'arriver. La visite est impressionnante. J'avais lu dans mes recherches qu'on avait une vue superbe de la mezzanine. Alors dès notre entrée on est monté avant la cohue des touristes japonais... clic clic clic... pire que moi!!!

Nous croyons devoir emprunter un escalier pour monter, quelle ne fut notre surprise de voir que nous devions plutôt escalader un corridor de pierre, sans marche, et tout en marbre (lire glissant...). Le tout donnait à l'ascension une drôle de sensation. Arrivées en haut, on a pu voir de très près les magnifiques mosaïques chrétiennes. Et croire qu'elles avaient toutes été recouvertes à l'ère musulmane puisque les images sont interdites dans les mosquées... Après notre exploration de Hagia Sofia, nous sommes reparties à pied pour le Bazar égyptien aussi appelé le march�� des épices. Facile de s'y rendre, on n'a qu'à suivre à pied les rails du tram! Les rues sont bordés de boutiques et de restaurants et on fait un peu de lèche-vitrine. Les boutiques de bonbons - les délices turcs et les loukoums - sont tellement invitantes!

Nous rejoignons le marché aux épices en moins de 20 minutes. Ce marché est en fait beaucoup plus agréable que le Grand Bazar. Il est moins grand, donc moins de risques de s'y perdre, les boutiques sont sensiblement les mêmes, les prix sont meilleurs et en plus, on a les étals des choses quotidiennes comme les denrées, les épices, les chaudrons etc. contrairement au Grand Bazar où on retrouve principalement des bijoux, cuir etc.

Nous traversons le pont Galata à pied. Tout le long du pont, des dizaines de pêcheurs sont déjà installés avec leur grande canne!

On en profite pour acheter un jus de grenade fraîchement pressé devant nous... le bonheur!! J'ai fait le plein d'antioxydants pour un bout!!!

De retour sur le Quest, on nous attend avec du vin chaud épicé, ou Gluwein. Wow... c'est pas mal plus 'réjouissant' que le chocolat!! J'en prend deux coup sur coup!! Je suis heureuse... moi et Wendy on rigole comme des gamines...

Comme le Quest part d'Istanbul vers 13h00, on va tous s'installer sur le Lido afin d'avoir une bonne place pour le départ et la navigation du Bosphore. Les chaises longues en bois ont d'épais matelas et de belles couvertures nous attendent. Le bonheur! Après un bon lunch au grill, un guide turc s'installe pour nous faire le commentaire tout au long de notre navigation à travers le Bosphore, la mer de Marmara et plus tard, des Dardanelles... Vraiment, une autre journée exceptionnelle.

Nous avons un autre cocktail ce soir. Cette fois, c'est pour le Captain's Club. Encore une fois, nous rencontrons tous les officiers, Sue, le Capitaine et tous sont encore des plus chaleureux. C'est vraiment agréable car on peut vraiment s'attarder et avoir de bonne discussion avec eux!

Le Capitaine nous parle des changements qu'il y aura avec Azamara! A compter de maintenant, Azamara sera indépendante de Celebrity. Bien que toujours du groupe RCL, Azamara aura sa propre direction, son propre staff et développera sa niche. Ils veulent continuer à offrir une expérience de proximité avec les passagers tout en offrant le meilleur service qui soit, des itinéraires exclusifs et des voyages à thème. Il a même parlé d'élargir la flotte mais toujours avec des petits navires, avec moins de passagers! JE RÊVE OU QUOI!!!!! C'est le bonheur total!!!

Après un souper extraordinaire de filet mignon de cerf, nous allons voir le spectacle de production. La troupe compte 3 filles et 2 garçons, tous très talentueux, et le spectacle est très réussi, même avec une si petite scène. Il faut dire que le band est encore une fois incroyable... un band de 8 personnes avec 3 cuivres... ouf!! Ils sont vraiment bons.

Demain, on pourra faire la grasse matinée, car on n'arrive à Kusadasi que vers 11h00!!

4 novembre 2009 - Kusadasi - Orage, soleil 20C

Nous sommes arrivés à Kusadasi vers 10h30, avec un ciel encore chargé de gros nuages gris... mais des petits trous bleus se dessinant au loin nous donne espoir pour notre visite d’aujourd’hui à Ephèse. Le Quest est allé se ‘stationner’au deuxième quai du port puisqu’il y a déjà 3 navires accostés: Le Solstice de Celebrity, le Splendor of the Seas et l’Albatros. Le Quest a l’air d’un yacht privé à côté du mastodonte de Celebrity!!

Une troupe de jeunes danseuses et de musiciens nous attendait pour nous souhaiter la bienvenue, et un jeune garçon nous a remis une petit broche avec l’oeil bleu - une amulette pour nous protéger contre le ‘mauvais oeil’! Notre guide Ibrahim nous attendait à la sortie du terminal. Il est un professeur de français à la retraite avec une passion pour l’histoire... on est bien tombé!!

Nous partons de sitôt pour Selçuk pour aller visiter la maison de Marie. Le trajet prend environ 30 minutes. De part et d’autre de la route nous pouvons voir de grands vergers de pêches, d’oliviers, de mandarines et des champs de choux. Ibrahim nous raconte qu’autrefois, les parents réservaient les terres de montagnes à leur garçons, car elles étaient plus fertiles et se ‘débarrassaient’ des terres en bord de mer en les donnant à leurs filles... mais avec l’avènement du tourisme, ce sont les filles qui ont finalement hérité des terres avec la plus grande valeur car les promoteurs immobiliers s’arrachent tout ce qui est en bord de mer!! A notre arrivée sur le site de la maison de Marie, le ciel s’ouvre littéralement et bien que nous ayons des impers, nous nous retrouvons trempés jusqu’aux os... tout le monde tente de s’abriter tant bien que mal dans les quelques boutiques ou sous les arbres et le tonnerre gronde à tue tête... est-ce un signe??? Nous rejoignons finalement la petite chapelle qui a été construite sur les fondations de la maison où Marie aurait fini ses jours en compagnie de St-Jean Baptiste, à qui Jésus avait confié sa mère. La chapelle est bondée car la pluie a repris de plus bel... j’avoue qu’il est vraiment difficile de savourer le moment et de se dédié à nos dévotions... on ne pense qu’à retrouver le confort de la voiture... Je suis un peu bouleversé d’être dans un endroit si important et de ne pouvoir m’absorber... j’achète en vitesse 2 petites chandelles dans cette chapelle, me disant que je ferai mes dévotions une fois au sec!!!

Nous retournons vers Éphèse pour faire la visite de cette ville gréco-romaine, une des mieux conservées du bassin méditerranéen. Heureusement, le ciel s’est éclairci et le soleil a fait son apparition! Ibrahim nous amène à la Porte de Magnésie afin que nous fassions la visite en descandant... bonne idée, car les cars d’excursions de Princess on fait l’inverse et les gens ont dû se taper la visite en montant... beaucoup plus fatiguant!

Ce site est exceptionnel. On voit souvent l’image de la bibliothèque de Celsus, l’emblème d’Éphèse. Mais ce qui est à mon avis le plus remarquable est que la ville est tellement bien conservée qu’on peut vraiment voir comment la ville était, comment les gens vivaient. On n’a pas vraiment à user d’imagination car tout est là! Nous avons été visiter les maisons en terrasses, un petit extra que les groupes ne font pas et qui vaut franchement la peine. Ces maisons étaient celles des patriciens de l’époque, et contiennent des mosaïques et des fresques colorées dans un état impeccable. Ils ont recouvert ces excavations et en ont fait un musée vivant. On peut voir les archéologues trier et assembler des milliers de petites pierres et plaques de marbre afin de recréer les surfaces des planchers et des murs de ces maisons... vraiment, un travail de moine mais qui donne des résultats rien de moins que spectaculaire.

Sur l’avenue de marbre qui va du théâtre - un des plus gros de l’Antiquité, 24 000 sièges - jusqu’à la librairie de Celsus, une plaque est gravée avec une annonce pour le bordel. On y a gravé le visage d’une belle femme, un coeur, une pièce de monnaie et un pied... le pied, c’est prendre la mesure de ceux des clients - s’ils étaient plus petits, le client était trop jeune et donc refusé à l’entrée... Serait-ce ici l’origine de l’expression ‘Prendre son pied’???

Et que dire de la bibliothèque... construite en 110, un ingénieux système de ventilation a été aménagé entre deux murs afin de garder la bibliothèque fraîche et ainsi mieux conserver les rouleaux! C’était la deuxième bibliothèque en importance après celle d’Alexandrie.

Après cette visite extraordinaire, je me suis payé un autre jus de grenade... dieu que c’est bon! Une super-dose de vitamine qui vous remet sur le piton!!

Avant de retourner au bateau, nous avons fait un arrêt pour voir ce qui reste du temple d’Artémis. Une seule colonne persiste. Difficile de croire que ce temple était une des 7 merveilles du monde antique!

Nous étions de retour au navire vers 16h00, vraiment satisfaites de notre excursion avec Ibrahim. J’avais réservé cette visite avec Hello Ephesus au coût de 65$US par personne.

Après une petite collation sur la terrasse arrière du bateau, nous sommes ressorties pour aller faire un peu de shopping au bazar de Kusadasi. Nous sommes tombées sur mon amie Wendy qui venaient de faire de bons achats. Elle est donc repartie avec nous pour nous indiquer les bons magasins! Ici, c’est le paradis des ‘genuine fake’ et le cuir est à l’honneur. J’y ai vu des cuirs si minces qu’on les appelle soie de cuir. Je n’ai pu résister et je me suis acheté une magnifique veste d’un cuir si souple, qu’on a l’impression de ne rien avoir sur le dos! Ravie de mon achat, nous sommes revenus à bord et sommes allés manger au buffet.

Le buffet avait un thème différent à chaque soir et vraiment la nourriture était exceptionnelle, même ici. De plus, pour créer une ambiance différente le soir, un guitariste y était tous les soirs de 20h00 à 22h00.

5 novembre 2009 - Bodrum - Soleil 25 C

Ce matin, le ciel est clair et laisse présager une journée magnifique. Comme on partait pour la journée en tour privé, j’avais fait venir le petit déjeuner à la chambre. Avec Azamara, nous avons droit à un menu complet! J’avais demandé, en plus de notre déjeuner, des petits pains avec du jambon et du fromage afin de me faire des sandwiches pour grignoter au cas où!! Le service de Room service a deviné le but de ma demande car ils nous ont confectionné deux super sandwiches sur pain sésame avec mayo, tomates etc. De plus, on nous appelle pour nous aviser que le plateau s’en vient: ‘Good morning Miss Marie, it’s Martin your favorite Maitre D, your breakfast is on its way! Have a great day ashore’! OK... est-ce que je rêve encore?

J’avais fait beaucoup de recherche afin de trouver un tour opérateur pour cette escale. Mes recherches ont porté fruit et j’avais 3 groupes qui partaient aujourd’hui avec Akustik Travel. Dès notre arrivée au terminal, la personne avec qui j’avais fait les arrangements était là pour nous accueillir. Les trois groupes ont rejoint leur guide et mini-bus. J’avais limité notre groupe à 6 personnes afin d’avoir de l’espace dans le véhicule et aussi afin de ne pas se faire presser par personne. Notre guide Yavüz avait tout à fait l’air d’un fier descendant de sultan... avec ses yeux luisant, ses long cils noirs, sa barbichette et son crâne chauve! On pouvait tout à fait l’imaginer avec un turban orné d’une gigantesque émeraude et d’une plume d’aigrette!

Notre matinée a été dédiée à la visite de Bodrum, une magnifique station balnéaire. La marina était remplie à craquer de caïques turques, puisque la saison tire à sa fin. J’ai tout de suite pensé à notre Francine, passant ses nuits sur les matelas à l’arrière à se faire courtiser par les marins turcs...!!! Farce à part, ces bateaux sont vraiment majestueux avec leur grand mat et le bois vernis.

Nous avons passé un bon 3 heures à visiter le château St-Pierre, édifié au 15e siècle par les Hospitaliers de St-Jean, cet ordre militaire chargé de garder les routes maritimes vers la Terre Sainte. Le château faisait partie d’un réseau de places fortes protégeant l’île de Rhodes où l’ordre était basé. Le château abrite maintenant un musée des Découvertes sous-marines, où on peut voir les cargos d’épaves datant de plusieurs siècles avant JC ainsi qu’une collection d’amphores incroyables.

Bodrum est sise sur l’ancienne cité de Halicarnasse, fief du roi Mausole qui y régnat au 4e siècle av-JC. Il y fit construire un monument funéraire commencé en 355 av-JC et finit après sa mort. Ce monument funéraire des plus imposants donna à notre langue le mot ‘Mausolée’. Il ne reste malheureusement que la fondation de la chambre funéraire et un champs de colonnes en pièces. Ce monument était à l’époque une des 7 Merveilles du monde antique. Avec cette visite, nous avons donc vu 6 des 7 merveilles... il faudra aller à Bagdad en Irak pour voir la septième, les jardins suspendus de Babylone... pas pour demain!!

Après un bref arrêt au théâtre grec, construit à flanc de colline, nous prenons la route pour Sazköy, un village de 92 maisons (environ 350 personnes) où nous dînerons chez l’habitant et passerons l’après-midi. Ce village vit principalement de la fabrication de tapis. Les femmes qui font les tapis sont regroupées en coop et vendent leur tapis aux grands commerçants istanbuliotes. Le chef de la coop nous a reçu dans sa maison, aménagée pour recevoir des petits groupes de touristes. La grande véranda de la maison était recouverte de tapis et de kilims et au centre, un grand plateau recouvert de plats tous plus appétissants les uns que les autres, nous attendait! On s’est installé autour du plateau et notre hôte nous a offert vin, bière, eau etc. Les plats étaient exquis: feuilles de vignes, aubergines, courgettes, poulet, fèves, riz, sauce tomate, huile d’olive, et un pain plat super moelleux. C’était succulent! Yavüz ne cessait de remplir nos assiettes... on est sorti de là en roulant!! Après le repas, nous avons eu droit à la démo des tapis, mais sans pression... vraiment! Ils nous ont montré les différents types de tapis que les femmes fabriquent en nous racontant les histoires dépictées sur les tapis. Après la séance tapis, nous sommes allés faire le tour du village à pied. Nous avons rencontré les femmes à leur métier, en train de tisser les fameux tapis. Puis on a vu les fermettes, les champs d’oliviers. On a terminé notre visite en allant prendre un thé au magasin général, le seul commerce de la place. Tous les hommes y étaient pour prendre le thé d’après-midi et jouer au backgammon! Je vous dis qu’on se faisait zieuter... J’ai fait quelques achats au magasin - des loukoums tout à fait délicieux, et des coussins en broderies.

Cet après-midi nous a permis de découvrir le mode de vie d’environ 35% des turcs. Un mode de vie qui deviendra sûrement de plus en plus rare avec l’exode vers les villes. Cette excursion au coeur de la Turquie rurale en valait grandement la peine! Réservée avec Akustik Travel elle nous a coûté 61 € par personnes. Les deux autres groupes ont eu des meilleurs tarifs car leur groupe était plus gros (10 personnes). Nous avons terminé notre journée au bord de la piscine afin de ne gaspiller aucun des beaux rayons de soleil qui nous a suivi toute la journée!

Comme à tous les soir, le chef Anthony, un français, nous a concocté un autre souper digne de chez Toqué... tarte aux olives, brochettes de filet mignons et lentilles, et un Lava cake coulant... le bonheur!!!

6 novembre 2009 - Fethiye, Turquie - Soleil 23C - à l’ancre

Avant même de partir, nous avions décidé que Fethiye serait une journée plus relax pour nous. Nous avions déjà visité la région dans une croisière précédente, donc ce matin, on a fait la grasse matinée - je me suis levée à 6h30!!! Du rideau entrouvert, j’ai vu un ciel de feu... je me suis précipitée sur le balcon pour voir le lever de soleil le plus spectaculaire qu’il m’ait été donné de voir... vraiment, l’insomnie peut avoir des bons côtés!!!

On se l’est coulé douce jusqu’à 9h00. On a pris notre petit déjeuner à la salle à manger, tout en admirant le paysage et la mer si calme...

Nous avons pris le tender de 11h00. C’est le trajet le plus smooth que nous ayons jamais fait! Les tenders sont aussi beaucoup mieux fait que ceux des autres navires. Il n’y a aucun escaliers à monter, on entre au même niveau que le quai. Au bout du quai, on peut apercevoir l’amphithéâtre de Telmessos - le nom de cette ville à l’époque romaine. Contrairement aux sites archéologiques qu’on voit partout, celui-ci n’a pas été fouillé et le théâtre est laissé à lui même - la nature a pris le dessus, mais le site semble mieux ‘intégré’ à la ville d’aujourd’hui!

Le bord de mer est rempli de bateaux de pêcheurs et plusieurs sont installés pour vendre leur pêche du matin. Nous avons pris un taxi pour aller voir quelques tombes rupestres, creusés et sculptés à flanc de montagne, qui sont juste à la sortie de la ville. 20$US pour une course de 5 minutes semble un peu exagérée, mais on ne le savait pas avant de partir!!! Toutefois, la ville est très à pic, et l’ascension aurait grugé toute l’énergie nécessaire au shopping d’après-midi!!! Tout compte fait, un p’tit 20 bien dépensé! Ces tombes sont vraiment impressionnantes car on dirait des palais sculptés à même la montagne. Nous avions vu ce type de monument funéraire à Dalyan, mais quant à être ici, la visite en valait la peine.

De retour en ville, nous avons flâné dans le bazar. Comme la saison touristique tire à sa fin, on nous avait dit qu’il serait plus facile de marchander. Mais en fait, c’était tout le contraire... les commerçants sont écoeurés et ne pensent qu’à leur vacance! Pas de ‘deal’ à faire ici! Mariette se trouve quand même une belle écharpe pashmina aux couleurs ambrées... elle fera fureur avec son achat!!

On trouve une belle terrasse sous un treillis de vignes remplies de raisins pour le lunch. En voyant sur le menu la spécialité turque goûtée à Istanbul, on ne peut pas résister! On reprend une assiette d’Iskender et moi je choisi une pizza turque - vraiment différente de l’Italienne! La pizza turque est faite comme un chausson mais en long - elle mesure environ 18 pouces de long et 4 de large. La pâte mince est farcie de fromage de chèvre, de persil et de tomates. Le tout arrosé de notre nouvelle bière préférée, Efes... un autre moment de pur bonheur!

De retour sur le bateau, nous rencontrons nos amis qui eux ont eu toute une frousse aujourd’hui... Ils avaient décidé de faire une excursion privé avec un groupe de CC. Une fois arrivé aux tombes rupestres, les freins du véhicule ont lâché et le véhicule s’est retrouvé les deux roues arrière dans le vide!!! Heureusement, tout le monde était hors du véhicule... mais toutes leurs affaires s’y trouvaient!! Ils ont dû attendre qu’une grue viennent repêcher le mini-bus... quelle affaire!

7 novembre 2009 - Antalya, Turquie - Soleil - 27C

Lever du corps à 6h00... Ayoye... un peu tôt, mais notre excursion, réservée avec Azamara, débute à 7h15, donc on doit se grouiller ce matin!

Notre guide Ahmet parle un anglais impeccable et l’autobus est super propre et confortable. Chaque passager reçoit un sac avec une amulette protégeant de l’oeil maléfique, des serviettes humides et des écouteurs. Notre guide parle dans un radio émetteur ce qui permet à tout le monde de bien entendre ses commentaires - définitivement un avantage avec un gros groupe.

Nous prenons la route pour Aspendos qui se trouve à environ 1h00 d’Antalya. Nous visitons un théâtre qu’on dit être le mieux conservé au monde et un exemple parfait du théâtre romain. Ce qui est particulier, c’est que le mur de scène est intact et forme donc, avec l’hémispère des gradins, un demi-cercle fermé parfait. Contrairement au théâtre grec qui s’adosse à une colline, le théâtre romain est construit en hauteur grâce à l’arche! Il est fermé afin de contrôler l’attention des spectateurs. Les gradins sont toujours intact et les niches et décorations de l’arrière scène sont spectaculaires. Ce théâtre pouvait recevoir 15 000 spectateurs. Aujourd’hui, plusieurs spectacles d’opéra, de ballet ou de musique ont lieu à Aspendos. On y accueille environ 10 000 personnes - on est définitivement plus gros que du temps des Romains!

Deuxième arrêt, l’ancienne cité de Perge. Cette ville de l’Antiquité avait été fondée par des guerriers grecs suite à la chute de Troie, mais elle connut son apogée à l’époque de la Pax Romana. Nous avons visité l’agora avec ses colonnes de marbre et de granit, puis les thermes avec leur 4 pièces aux températures différentes. On peut encore voir tout le système de canalisation qui transportait les eaux froides ou chaudes, et aussi les égouts pour les eaux usées. Très différente d’Éphèse, Perge est aussi un site intéressant et nous donne un bon aperçu de la disposition et de la vie à cette époque. Perge a été conquise par Alexandre le Grand.

Le soleil était assez intense et après avoir marché dans ces vestiges pendant 1h30, nous étions assez fatigués. Heureusement, l’heure du lunch avait sonné! On nous conduisit dans un restaurant où un magnifique buffet de spécialités turques nous attendaient. Malheureusement, on n’avait que 30 minutes pour manger, et on a du faire la file pendant 15 minutes aux toilettes... donc on s’est gavé comme des oies afin de se sustenter un peu. J’ai tout de même réussi à goûter à un peu de tout, et c’était délicieux... dommage qu’on ait pas pu en profiter.

De retour à Antalya, nous avons fait un tour à pied de la partie ottomane de la ville. Les rues sont bordées de maisons en bois en encorbellement - on dit qu’Antalya constitue le plus beau noyau d’habitations ottomanes de Turquie. Deux minarets sont assez remarquables: Le minaret cannelé est devenu l’emblème de la cité. Un peu plus au centre, le minaret tronqué est accolé à une église byzantine. La porte d’Hadrien a une triple voûte à caissons flanquée de deux tours de garde. Elle fut érigé pour la venue de l’Empereur Hadrien en 130 AD. Le tour à pied (ou plutôt la course à pied!!!) s’est terminé au centre de la ville, près de la statue d’Ataturk... notre point de rencontre après la pause shopping qu’on nous donnait. Ouf... je suis à bout! On a plutôt choisi de prendre le 45 minutes pour aller prendre un café, bien assises à l’ombre à regarder les gens passer... Cette excursion est beaucoup trop chargée... on a mangé à la course, puis on a couru après le guide tout au long du tour à pied. Même si on a les écouteurs, c’est difficile de suivre quand on est 500 mètres derrière - à gauche la maison jaune, elle date de l’époque de Pasha machin chouette... ah oui? Et la maison bleue elle... ben tu la verras dans 5 minutes quand tu auras rattrapé le guide... attention les marchettes, ici, c’est du sport extrême!!!

Bon, comme prévu, après du shopping il y a toujours des retardataires et je suis convaincu que nous louperons la dernière portion de l’excursion, la visite au musée archéologique d’Antalya, le plus recommandé de Turquie... il est 15h00 et nous devions être de retour au bateau à 15h30!!

Mais Ahmet fait à sa tête, il nous amène au musée et nous aurons 45 minutes pour en faire la visite! Vraiment, cette visite est le clou! On peut y voir toutes les statues du théâtre d’Aspendos ainsi que toutes celles retrouvées dans les temples de Perge. L’état impeccable de ces trouvailles sont à couper le souffle. Le marbre est d’un blanc si pur, presque translucide. Une collection de sarcophage est aussi des plus impressionnante. Nous revenons finalement au bateau à 16h45... à peine 15 minutes avant le départ du bateau!!!

Épuisés par cette course folle, on s’effondre et faisons la sieste jusqu’à 19h00... Ce soir sera un petit souper au buffet (encore une fois exquis - spécial fruits de mer ce soir!), et dodo à 22h00!!

8 novembre 2009 - Limassol, Chypre - Soleil 28C

Encore un matin à l’heure des poules... réveil à 6h00, départ pour l’excursion à 7h00... ah les vacances!

Ce matin nous partons sur une excursion d’Azamara pour Paphos, un site du patrimoine de l’UNESCO situé à l’ouest de l’île de Chypre. Le trajet prend une bonne heure mais nous permet de voir cette île aride mais remplie de vergers d’agrumes sur le point d`être récoltés. L’irrigation fait des miracles! Sur la route qui longe la côte, on peut admirer les eaux turquoises de la Méditerranée. On fait un bref arrêt pour voir le rocher près duquel la déesse de l’amour, Aphrodite (Vénus) aurait émergé des eaux pour prendre vie. Ce rocher s’appelle Pétra tou Roumiou ou rocher du Romain. Est-ce qu’on peut la voir assise sur ce rocher - eh, bien, je suis peut-être une grande romantique, mais j’aurais juré qui oui!!

Nous arrivons à Paphos et visitons d’abord les tombeaux des rois. Cette nécropole nous fait découvrir des tombes sous-terraine datant du 4e s. av-JC où les patriciens et nobles de l’époque furent ensevelis. Certaines de ces chambres funéraires comportent de belles colonnes doriques et des fresques murales. Malheureusement, cette nécropole a été utilisé comme carrière au fil du temps et il n’en reste que quelques tombes. Il n’est que 9h30 le matin et le soleil nous tape... de plus, ce soleil d’automne projette des ombres si longue qu’on se croirait en fin de journée... une lumière tout à fait surprenante!

Troisière arrêt, le clou de la journée: La villa de Dionysos. On visite cette immense villa du 3e s. AD pour ses planchers en mosaïque parmi les plus beaux de l’est méditerranéen. Représentant des scènes inspirées de la mythologie grecque, elle fut accidentellement découverte en 1962 par un fermier qui labourait son champ. On l’appelle ‘Dionysos’ à cause des représentations de ce dieu du vin, mais la villa était probablement la propriété d’un riche général romain ou d’un commerçant de Paphos. Pièce après pièce, on retrouve des mosaïques colorées qui nous racontent les histoires des dieux et déesses! On peut facilement imaginer l’opulence de ces lieux et toutes les soirées et réceptions que le maître a pu donner dans cette villa! Un petit Odéon a été restauré non loin de la villa.

Après la visite, nous avions du temps libre pour profiter du petit port de Paphos. La chaleur nous avait un peu sonnés, alors on a décidé de trouver une belle terrasse au bord de l’eau et de prendre une bonne bière! Vraiment, on peut se faire à cette vie assez rapidement!

Sur la route de retour, nous avons fait un dernier arrêt à Yeroskipou pour y visiter sa magnifique église orthodoxe à 5 dômes, Ayia Paraskevi ou Ste-Vendredi. Cette église a été construite au 11e s et abrite les reliques de Ste Vendredi, une sainte vénérée par les gens qui ont des problèmes avec leurs yeux. La chance jouait avec nous car au moment de notre visite, on s’apprêtait à y célébrer un baptême. On a pu voir le petit chypriote et sa famille et notre guide nous a parlé des rites de baptême. Très émouvant!

Le bateau quittait Chypre à 13h00. On avait donc une belle après-midi de loisir, question de reprendre des forces avant notre journée au Caire!

Comme cette croisière était une croisière-réunion, il y avait beaucoup d’activités d’organisées pour les membres du Club du Capitaine. Cette après-midi, nous avions un cours d’artisanat où nous pouvions confectionner un bracelet en billes de verre. Je ne suis pas très ‘artisanat’ mais je me suis dis, pourquoi pas! Wow... moi qui pensait qu’on nous donnerait des ‘beads’ cheap et quétaine... erreur! On avait un choix incroyable de billes et tout ce dont on avait besoin pour faire de très belle création! Amusant car j’y ait inclus quelques uns des petits ‘yeux’ des amulettes qu’on nous avait donné! Je me suis donc fait 2 bracelets très représentatifs des endroits visités!!

On a fini la journée à la piscine - eau salée, chauffée - le bonheur!! Cette pause flottante m’a complètement ré-énergisé! En se rendant à la salle à manger, on s’est aperçu que l’orchestre s’apprêtait à faire une session de Jazz dans l’atrium (Mosaic)... on n’a pas pu résister! Ils sont tellement bon... ils ont ‘jammé’ pendant plus d’une heure! Même le fils du capitaine, en visite sur le navire, s’est joint au band à la guitare électrique. On pouvait voir toute la fierté d’un père et d’une mère, car sa femme y était aussi, sur leur sourire!

9 novembre 2009 - Alexandria, Egypte - Soleil 30C

Un autre matin très très tôt... mais je suis un peu surexcitée car nous partons pour une excursion que j’ai concoctée avec l’agence Ramses Travel depuis plusieurs mois déjà. De plus, 11 autres groupes de notre Roll Call sont aussi avec Ramses. J’ai donc très hâte de rencontrer le directeur de l’agence avec qui je suis en contact depuis plusieurs mois!

Le terminal où nous accostons est bien différent de celui où le Costa Magica était en 2005. Ce terminal a l’air tout neuf! Nous sommes descendus à 7h10. Un mot sur les formalités d’entrée: Un visa est requis pour aller en Egypte. Azamara s’est chargé d’obtenir le visa pour TOUS les passagers sans frais. A l’embarquement à Athènes, on a pris nos passeports et on nous les a remis la veille de notre arrivée en Egypte avec le visa étampé. A la sortie du bateau, nous n’avions qu’à montrer notre passeport au douanier égyptien, installé au poste de sécurité du bateau, et voilà, le tour était joué!

Aussitôt sortie du terminal, j’ai aperçu notre guide avec mon nom sur une pancarte et le directeur de l’agence. Nous avons reçu le traitement VIP toute la journée! J’étais un peu craintive à l’idée de partir au Caire seule avec ma mère. Mais nous avons été traitée aux petits oignons, et je me suis toujours sentie en très grande sécurité. Notre guide Karim parle un français impeccable, et notre chauffeur Mustafa, surnommé Mustafa Schumacher, lui ne parlait qu’anglais. On comprendra rapidement le surnom de Mustafa... et on appréciera d’avoir un conducteur aux nerfs d’acier... conduire au Caire donne à sport extrême une toute nouvelle dimension!! Ici, aucune règle ne prévaut...et quand on dit aucune, on dit aucune!! Pas de limites de vitesse, 6 voitures de large dans 2 voies, klaxons collés au fond, pas de lumières allumées pour conduire le soir... les gens qui pensent vivre une aventure à louer une voiture pour la journée frôle carrément l’inconscience. D’ailleurs, le seul groupe du bateau qui s’est aventuré à tenter l’expérience y est resté... ils ont loupé le bateau et on ne les a jamais revu!!

La route pour se rendre au Caire prend environ 3 heures. Nous avons pris la route du désert, comme tous les bus et autres groupes de touristes. Cette route a bien changé depuis notre dernière visite en 2005. Il y a beaucoup moins de terrains vagues, et plus de champs d’aménager et des mosquées installées en bord de route à tous les 50 km. A mi-chemin, nous avons fait un arrêt (pause bio) et pour prendre un café - instantané... yuk! Il n’y avait que des hommes au resto... les femmes, elles étaient toutes dans un salon aménagé dans la toilette! Elles attendaient patiemment avec les enfants... On a eu droit à bien des dévisagements et des regards curieux! Nous sommes arrivés au Caire vers 10h00 - c’est toujours impressionnant de voir les pyramides, un peu embrouillées par la pollution, au travers des quartiers qui bordent l’autoroute.

Ce qui est aussi vraiment bouleversant, c’est de voir que toutes les constructions sont inachevées... le fruit de la nouvelle civilisation Egyptienne comme nous raconte Karim! En effet, le Caire a été construit de part et d’autre du Nil, dans sa vallée fertile. Une loi de zonage, vraiment mal foutue, permettait la construction dans cette zone en contrepartie de taxes très élevée. Toutefois, les taxes ne sont perçues que quand la construction est complètement terminée!!! Ainsi, tout le monde a commencé à construire dans cette vallée, mais sans jamais terminer les édifices afin de contourner la loi. Tous les édifices ont l’air soit abandonné ou soit en ruine. Toutefois, ce n’est qu’une illusion! A l’intérieur, les gens sont super bien installés avec toutes les modernités... Vraiment, tout un clash!

Au programme aujourd’hui, le Caire islamique et le Caire copte (c’est ainsi qu’on appelle les égyptiens chrétiens). Notre première visite est à la citadelle de Saladin où on a visité la plus grande mosquée du monde islamique, la mosquée de Mohammed Ali (pas le boxeur, mais le vice-roi d’Égypte, fondateur de l’Égypte moderne). Cette mosquée est aussi appelée la mosquée d’albâtre. Assez impressionnant... à l’approche de l’entrée, un drôle de vendeur nous a abordé en nous appelant Mme Obama, Mme Carla, Mme Georges Washington!! En fait, il récitait tous les noms de personnages occidentaux qu’il connaissait!! A la sortie de la mosquée, la terrasse qui surplombe la ville nous offre un vue tout à fait saisissante. Comme il est midi, tous les muezzins se mettent à l’appel à la prière! L’effet est vraiment ahurissant... on entend des centaines (oui... on dit qu’il y aurait plus de 1000 mosquées au Caire) de muezzins faire ce qui nous semble des lamentations nasillardes! Toute une cacophonie, mais c’est presqu’hypnotisant!

Nous quittons la citadelle pour se rendre dans le quartier copte. Une guérite ferme ce quartier où vivent les chrétiens du Caire. On dit qu’ils formeraient de 5 à 20% de la population égyptienne et qu’ils sont bien respectés dans ce monde musulman. Toutefois, c’est assez perturbant de voir qu’ils sont confinés à un quartier et que des gardes armés veillent à la guérite. Ce quartier est l’un de plus vieux de la chrétienté car c’est ici que Marie et Joseph se sont réfugié durant leur exil de Judée. C’est dans le sous-sol de l’église St-Serge qu’aurait vécu la sainte famille pendant 40 jours. Assez émouvant comme visite, même si on n’est pas super pratiquant, il y a quand même une page d’histoire importante sous ces pierres!

Des dizaines de petites églises et chapelles se côtoient dans les ruelles étroites de ce quartier. Les gens, comme partout au Caire, vivent dans la rue et on croise plusieurs femmes avec leurs enfants, ou des travailleurs qui tentent, tant bien que mal, de remettre sur pied les vieilles habitations. On peut facilement reconnaître les coptes car ils ont une croix de malte tatouée sur le poignet. A la sortie de la vieille synagogue Ben Ezra, une dame vient me porter 2 petits pains... notre guide lui donne quelques sous pour la remercier mais elle veut simplement partager son pain avec nous. Ces pains sont comme ceux des images saintes qu’on avait à la petite école... je suis tout à coup transportée dans une scène biblique... c’est assez bizarre, surtout que le décor et les vêtements de cette dame sont encore les mêmes qu’à l’époque de Jésus. On visite plusieurs de ces églises, ce qui nous permet de s’abriter du soleil brûlant!

Après quelques heures dans le quartier copte, nous retrouvons Mustafa notre chauffeur et reprenons la route vers le centre du Caire pour notre lunch sur le Nil. Mais nous devrons vivre une autre expérience typiquement cairote avant d’être récompensé par notre dîner... les bouchons de circulation... on est littéralement pris pendant 45 minutes, le moteur éteint! Karim en profite pour nous initier à la musique égyptienne, au plus grand plaisir des passagers des voitures environnantes qui nous trouvent bien intrigantes! On finit par sortir du bouchon et nous allons au Grand Hyatt du Caire pour un lunch au Hard Rock Café. Ce genre d’établissement n’est vraiment pas ma tasse de thé - je privilégie les lieux plus représentatifs du pays, de la place, mais après plusieurs avertissements de la part des autorités, des gens du bateau etc., nous décidons qu’il est plus prudent d’aller dans un lieu plus sûr question de ne pas ramener de bibites non sollicitées!! Le lunch est ordinaire (buffet typique égyptien) mais la location est superbe - juste sur le bord du Nil!

Karim nous emmène ensuite pour faire une balade en felouque sur le Nil. Nous aurons une felouque pour nous seuls! La grande voile est hissée, et hop, on part! Quel moment magique... et reposant! C’est le silence complet, on a laissé les bruits ahurissants de la rue, et on n’entend que le vent qui pousse la voile. Le conducteur de la felouque me remet la barre! Je m’installe debout derrière la felouque et dirige le voilier avec ma jambe comme il me l’a enseigné. C’est assez difficile car la voile est immense et met une bonne pression sur le gouvernail. Mais je me tire très bien d’affaire et nous naviguons jusqu’au pont où nous devons faire demi-tour! Notre balade nous permet de voir les deux rives du Nil, la tour du Caire, le quartier des affaires. De retour au quai, nous retrouvons Mustafa et faisons nos adieux au Caire... nous rentrons à Alexandrie! La route est encore bien achalandée. On est un peu stressée car il est 17h00 et nous avons 3 heures de routes... pas beaucoup de manoeuvre en cas de pépins. Le soleil se couche à l’horizon et une fois la noirceur tombée (et que Mariette ait insisté pour que Mustafa allume les phares de voiture - ce qu’il tardait à faire!!), nous tombons endormies, épuisées par cette journée bien remplie!

Karim nous réveille vers 19h00 pour faire un arrêt dans une halte routière vraiment surréaliste... en fait, je me demande toujours si je ne rêvais pas... Nous sommes arrêtés au royaume du Lion - un espèce de zoo bizarre... pour aller à la toilette, on doit passer à travers des enclos remplis de toutes sortes d’animaux allant des chèvres, aux lions, à des poules, des chiens épagneuls, des zébres, des chameaux... vraiment, un endroit des plus hétéroclites!

Nous arrivons à Alexandrie où nous faisons un bref tour de ville avant de rentrer au port. On peut voir la magnifique bibliothèque ouverte en 2002 pour remplacer celle qui fut la plus grande du monde antique, la grande bibliothèque d’Alexandrie. Puis on va faire une petite balade à la citadelle de Qaitbay, forteresse construite au 15e s sur le site de l’ancien phare d’Alexandrie, une autre des 7 merveilles du monde antique! C’est un lieu de rencontre pour les jeunes couples alexandrins qui viennent s’y balader main dans la main. Très romantique! Karim nous achète des colliers faits de coquillages de la mer méditerranée... en fait, il nous a fait de petits cadeaux comme ça toute la journée! Nous faisons un dernier stop au marché aux poissons... et ça vraiment, c’est le plus puant que j’ai senti de toute ma vie... l’odeur était intolérable et il est impensable de croire que quiconque mange du poisson venant de ce marché!!

À 20h00 pile nous étions revenues au port! Je dois dire que le directeur de l’agence m’a téléphone à 4 reprises durant la journée afin de s’assurer que tout soit à notre satisfaction! Vraiment, c’était génial. Le prix de cette excursion est de 99$ US par personne, tout inclus! Comparé au 250$ demandé par Azamara, on n’aurait pu demander mieux.

Plusieurs échoppes étaient installés près du terminal, et ceux qui avaient encore un peu d’énergie pouvaient y faire quelques achats de dernières minutes! Crevées, moi et Mariette sommes plutôt rentrées! Quelle ne fut notre surprise rendue au terminal de voir que tous les officiers nous attendaient dans le terminal, avec des flutes de jus d’orange nous souhaitant bon retour à la maison!! Welcome Home!! My god... et une fois sur le quai, le band au grand complet était installé au pied de la passerelle et nous jouait des airs de swing... non mais je rêve ou quoi? C’était rien de moins que magique! On n’aurait pas pu finir cette journée de meilleure façon!!

10 novembre 2009 - En mer - Soleil 25C

Enfin, notre première journée en mer, enfin une journée de repos... Mais comment on fait pour se faire remplir l’agenda sans s’en rendre compte... D’abord, je devais aller faire un peu de lavage... à 6h15 le matin, il y avait déjà quelqu’un à la porte de la buanderie qui attendait qu’elle ouvre à 7h00... alors je me suis précipitée pour avoir une des quatre laveuses ... pas question de passer toute la matinée à rôder à la buanderie. Donc moi aussi je suis allé squatter la porte... à 8h00 tout était terminé!!

8h30: Petit déjeuner avec les amis 10h00: Invitation de la Cruise Director pour une 2e rencontre Cruise Critic 12h00: Barbecue des officiers... on n’allait certainement pas manquer ça ;) 14h00: Cour de peinture sur papyrus, dans le cadre des activités de la croisière-réunion 18h00: Cocktail pour les passagers ayant déjà voyagé avec Azamara... 20h00: Souper au Prime C avec les amis

Ouf... trois rencontres avec les officiers aujourd’hui... quelle journée!! Notre souper au Prime C a été bien mais franchement, je trouve que les soupers à la salle à manger sont tout aussi bon et plus variés que dans les resto de spécialité... Mais c’est tout de même excellent, quand on veut un bon filet mignon, ou de l’agneau, dans une ambiance un peu plus feutrée.

11 novembre 2009 - Nauplion - Passage nuageux 12 C

Nauplion est l’ancienne capitale de la Grèce. C’est aujourd’hui une jolie petite ville de bord de mer, privilégiée par les Athéniens comme destination weekend par excellence! C’est aussi le point de départ pour les excursions vers Mycènes et Épidaure.

Le Quest a jeté l’ancre au large de Nauplion vers 8h00. Comme j’étais debout très tôt, j’étais allé prendre un café au Mosaic. Deux des officiers arrivaient tout juste d’une rencontre avec le capitaine... la mer était très agitée, et les autorités de Nauplion ne voulait pas laisser entrer les navettes du Quest au port. Mais le capitaine a refait les calculs de ven, et de vitesse et a contesté la décision des autorités portuaires... et il a gagné! Nous allions pouvoir descendre à terre après tout! C’est vrai que le ciel était très menaçant... et la mer avait tourné d’une drôle de couleur - un turquoise laiteux et opaque. Comme nous n’avions pas d’excursions, nous avons flâné un peu et sommes descendus vers 11h00. Le trajet était assez houleux!

De la navette, on avait une magnifique vue sur la forteresse Palamidi qui trône tout en haut de la ville. On peut y monter par un escalier à pic de 1000 marches! Peut-être la prochaine fois? On est passé juste à côté du château Bourtzi, ce château en pleine mer, construit en 1473 pour protéger la ville des pirates!

La ville est mignonne avec ses petites rues bordées de boutiques d’artisans, de cafés et de tavernas, où le bougainvillier encore un peu fleuri est maître. Toutefois, la saison touristique tire à sa fin, et plusieurs boutiques sont maintenant fermée. Les bureaux touristiques sont aussi fermés. Et les gens semblent un peu moins hospitaliers, un peu moins affables. On s’est promené à travers la ville, à visiter les belles églises, à faire un peu de shopping... les savons à l’huile d’olive sont un must!! Et on ne peut pas passer à côté d’une petite bouteille d’ouzo... les crevettes flambées à l’ouzo... un vrai délice!

On a lunché sur la place Syntagma, une belle place tout en marbre! On s’est fait un peu enfirouapé par le proprio du resto qui s’obstinait à nous donner une soupe au poulet qu’on ne voulait pas et qui nous a coûté 20 €, mais le verre d’ouzo m’a vite fait oublier ce désagrément!

Nous sommes revenus sur le navire vers 15h30, juste à temps pour éviter l’orage! J’ai fini ma journée à faire une sieste sur les chaises longues du lido, bien à l’abri des intempéries! J’ai tellement dormi que j’ai loupé le cocktail d’aurevoir... mais après tous les cocktails et rencontres que nous avons eu... en manquer un me faisait moins de peine!!

Ce soir, nous sommes allés au spectacle car la directrice de croisière, Sue Denning, faisait un one-woman show! Wow... toute une femme, tout un spectacle. Elle a tellement d’énergie qu’elle nous étourdie! Et une voix tout en puissance! Elle nous a fait une revue musicale du Rock & Roll! Après son spectacle, la troupe et tous les ‘entertainers’ du bateau ont monté un meurtre et mystère!! Le capitaine nous a avisé que la mer serait agitée et... elle l’a été!! Mais j’ai le pied marin... je passe à travers tout ça sans problème. Le seul hic, c’est que le bateau craque beaucoup et que les choses se promènent sur les bureaux!! Mais demain sera notre deuxième et dernière journée en mer... on pourra enfin se reposer un peu!!!

12 novembre 2009 - En mer - Volcan Stromboli

Journée en mer à relaxer, souper avec nos amis et les officiers. Ce soir, le capitaine nous a annoncé que nous naviguerions près du volcan Stromboli aux alentours de 23h30. Après notre souper, nous sommes donc allés au spectacle puis on est allé mettre nos manteaux pour sortir sur les ponts pour voir ce fameux volcan! A 23h30, le capitaine a éteint les lumières des ponts 10 et 11. On distribuait du chocolat chaud et des couvertures! Tout le monde était agglutiné sur les ponts supérieurs pour voir ce volcan. Bien qu’actif, il est assez rare de voir plus que de la fumée... Une fois nos yeux acclimatés à la noirceur, on pouvait bien distinguer le cône de cette île volcanique. Il y avait en effet de la fumée au sommet... et puis une lueur orangée... et poofff une explosion de lave!! Tout le monde était survolté! Les yeux rivés sur le cône, on a dû attendre une vingtaine de minutes pour avoir droit cette fois à une vraie explosion et coulée de lave!!! En tout, on a eu droit à 3 belles explosions et coulées! Tout le monde était en extase, surtout que le ciel était rempli d’étoile rendant cette nuit tout à fait mémorable... Le capitaine a arrêté le bateau pendant plus d’une heure pour nous permettre d’admirer ce spectacle unique...

13 novembre 2009 - Sorrento - Soleil 18C - à l’ancre

Déjà notre dernière journée... il faudra trouver un moment pour faire les valises. On doit retrouver nos amis à 9h30 ce qui nous donne un peu de temps pour faire notre tri dans la paperasses et faire au moins une valise. Le matin était un peu brumeux, mais rapidement le ciel s’est éclairci et la péninsule sorrentine a pris une belle teinte ambrée par le soleil!

Arrivé au quai, nous avons pris un bus pour 1€ et qui nous a monté jusqu’en haut de la falaise, où la ville se trouve. Certains ont pris les escaliers - 20 minutes pour monter! On voulait garder notre énergie pour faire du shopping! Comme nous étions tous venus dans cette région à quelques reprises, nous avions vu les sites de Pompéi, Capri et côte amalfitaine. On en donc profité de cette dernière journée pour faire la Dolce Vita!

Nous avons fait la Via San Cesareo, une petite rue piétonnière, d’un bout à l’autre et avons fait plusieurs achats. On ne pensait pas que Sorrento serait LA destination shopping, mais on a réussi à dénicher pleins de trucs intéressants à de bons prix! Après une pause-café sur une belle terrasse de la Piazza Tasso où on s’est régalé d’un super café et d’un sfogliatelle à la crème et à l’orange...

Vers midi, on a fait un tour de ville à bord d’un petit train (6€). Bien qu’un peu quétaine, nous avons adoré cette balade car en plus d’un commentaire sur l’histoire de la ville on nous jouait les plus beaux airs d’opéra italien et le fameux O Sole Mio!

Nous sommes ensuite allés manger dans une pizzeria qui nous avait été recommandé par les officiers du bateau! Pizza con mozzarella e rucola avec une Peroni... mais peut-on vraiment être plus heureux?

De retour sur le bateau, nous avons fini les valises puis je suis allé me baigner avec les amis. Le soleil s’est doucement éteint teintant de rose la péninsule sorrentine... quelle belle façon de terminer cette croisière fantastique!

Notre dernier souper a été fabuleux - un menu extraordinaire, passé en excellente compagnie. Nous étions vraiment triste de devoir dire adieux au personnel de la salle à manger, eux qui ont été si gentils avec nous tout au long de la croisière...

14 novembre 2009 - Civitavecchia - Débarquement

Le lever du soleil sur le port de Civitavecchia était tout simplement spectaculaire... le ciel était d'un rose marbré de pourpre! Le débarquement sur Azamara ne peut être plus facile. Bien que nous devions laisser les cabines pour 8h00, les membres du Captain Club ont l'usage exclusif du Looking Glass. De plus, la salle à manger est ouverte et on peut aller y prendre son petit-déjeuner à compter de 7h00. Contrairement à bien des navires, on ne voit presque personne dans les lounges publics, juste quelques personnes ici et là. Pour voir les gens il faut littéralement aller au pont 4 à la réception pour voir sortir les gens! Le débarquement a commencé vers 7h00. Après avoir faire les adieux à nos anciens amis et à nos nouveaux, Mariette et moi avons décidé de sortir un peu plus tôt que prévu pensant que notre chauffeur serait peut-être arrivé. Quelle sortie! La directrice de croisière, le directeur de l'hotellerie, le directeur 'Food & Beverage' et le capitaine étaient à la porte pour nous dire aurevoir! On a même eu droit à un bec et un hug!! Ça, c'est une première!! D'ailleurs j'ai rarement vu le capitaine à la porte, certains officiers oui, mais le capitaine, jamais!

Une fois à terre on n'a qu'à marcher 500 mètres pour arriver au hangar dans lequel sont nos valises - super faciles à trouver. Des porteurs payés par le port prennent nos valises et les transportent jusqu'à notre véhicule. J'avais réservé un transfert/tour avec la compagnie Drivers In Rome pour nous rendre de Civitavecchia à l'aéroport. Comme notre vol était pour demain matin 6h00, on avait la journée! Donc j'avais demandé à faire un arrêt à Ostia Antica, une cité antique qui était, dans l'Antiquité, le port de Rome. Ostia est à 10 minutes de l'aéroport, donc très pratique!

Nous sommes partis du port à 9h00 pile et à 10h00 on était à Ostia. Nous avons eu 2 heures pour faire la visite, et notre chauffeur nous a gentilment conduit jusqu'au Hilton de l'aéroport. L'hotel est très pratique car il est à même l'aéroport de Rome (Leonard de Vinci), donc pour un vol de 6h00 AM, c'est l'idéal. Les chambres sont spacieuses et modernes. L'hotel a un bar, restaurant. Nous sommes allés à l'aéroport en reconnaissance car à 4h00 du mat, j'ai pas toujours les yeux dans les bons trous... et on a finalement mangé là! Il y avait une grande cafetéria et on a pu manger un peu de différentes choses - pizza, pâtes, fromage... Puis on est allé s'effondrer à l'hotel...

Le vol de retour avec Air Canada via Francfort a été sans évènements particuliers, toujours mieux comme ça! Et nous étions de retour à la maison vers 14h00...... La tête remplie d'histoires incroyables... les yeux remplis d'images colorées... le nez rempli d'odeur exotique... et le coeur rempli de nouvelles amitiés!!!

Appréciation globale d'Azamara et du navire Quest

Vous avez surement remarqués que je suis devenue une adepte, une disciple d'Azamara... vraiment, il sera très difficile d'aller vers une autre compagnie...

Toutefois, Azamara va annoncer le 8 décembre prochain des changements importants à leur alignement. Ils seront désormais indépendant de Celebrity, et vont tenter de créer un créneau unique. Cette approche sera surement intéressante, mais elle pourrait aussi faire grimper les prix de façon importante... à suivre!!

Pourquoi Azamara?

Premièrement, la nourriture est inagalée. Le menu est varié, différent, intéressant et reflète l'itinéraire ce qui permet à ceux qui le désirent de faire des découvertes intéressantes. De plus, les viandes sont les meilleures que j'ai jamais manger en croisière. Les poissons sont toujours cuits à la perfection (pas trop cuits...). Et la qualité est la même qu'on soit à la salle à manger, au buffet, au grill ou dans les spécialités. Même le Room service est exceptionnel car on peut y commander ce qu'on veut! Jus d'orange frais pressés, smoothies, jus vitalités (un menu complet), espresso, cappuccino... tout ça gratuitement!

Les divertissements étaient excellents pour ce genre de navire et avec l'horaire chargé que nous avions. En fait, Sue a décidé de ne faire qu'un seul spectacle par soir, à 9h45pm. Plusieurs couples voulaient danser, alors ils ont mis 1 heure de danse par soir, puis le spectacle. On a eu un peu de tout comme divertissement, cabaret, violonniste, pianiste, chanteurs, magiciens (très très drôle!!), et 2 spectacles de la troupe, en plus de l'orchestre extraordinaire!

Mon seul hic est qu'il n'y avait pas de conférencier sur l'itinéraire - il y avait 2 hommes qui ont fait des conférences mais sur la restauration de meuble et 'j'sais pas trop quoi' d'autre... Mais comme Sue m'a dit, l'itinéraire était tellement chargé qu'il était difficile de mettre des conférences à l'agenda. Toutefois, il y avait un officier du bureau touristique dans le lobby du bateau à tous les matins que nous étions en escale. Donc ceux qui voulaient découvrir par eux mêmes pouvaient obtenir des renseignements, cartes etc.

Mais le plus grand atout d'Azamara est le service et la courtoisie des employés qui sont uniques! Les exemples sont tellement nombreux qu'il est difficile de les énumérer... Tous les employés, sans exception, de la femme de ménage au capitaine nous saluent, très souvent par notre prénom. On ouvre les portes pour nous, on apporte nos assiettes à notre table. A chaque sortie et entrée sur le navire, les officiers sont là pour nous souhaiter bonne journée et bon retour... le comité d'accueil au retour du Caire avec l'orchestre sur le quai... tous les cocktails et rencontres... Je parlais au téléphone avec ma copine au sujet de mon IPod - Philippe le directeur de l'hotellerie m'a entendu... il m'a aussitôt dit qu'il chargerais mon Ipod sur son portable! Quand j'étais sur le pont à attendre le passage du Stromboli, le directeur financier a téléphoné au bridge pour savoir dans combien de temps nous serions arrivés car il faisait froid...

Bon... je pense que vous avez pigé... Nous avons fait une croisière de rêve!! Espérons seulement que la prochaine sera à la hauteur de nos attentes!

Si vous avez des questions, n'hésitez surtout pas!!

Au plaisir, Miss MC
Retour de l'Ouest Américain, 4*4 et "classiques", septembre 2009 - 1ère et 2eme parties English translation pending
by Oliv2019 · 2010-01-03 · 22 replies
Troisième voyage dans le grand ouest américain (après 2007 et 2008) et le plaisir est toujours aussi présent que pour la première fois ! Alors je ne résiste pas à l’envie de vous faire partager mon nouveau périple !

Tout d'abord, je vais faire la présentation des voyageurs : mes parents (retraités) à qui je vante les beautés de l'Ouest Américain depuis plus de 2 ans, et ma copine à qui je voulais faire partager ma passion de cette région.

J'avais déjà en tête un itinéraire à travers le Nouveau Mexique et le Colorado, deux états que je ne connaissais pas du tout mais dont je souhaitais vivement découvrir les beautés (notamment les White Sand Dunes et les Great Sand Dunes). Cependant, ma copine ne pouvant se libérer plus de 9 jours et puisque je souhaitais aussi faire découvrir la région à mes parents, l'idée m'est venue de combiner 2 voyages en 1. Tout d'abord 15 jours avec mes parents avec l'idée de faire les principaux sites de la Californie, du Nevada, de l'Utah et de l'Arizona (non exhaustif bien sûr vu le temps limité) mais aussi de profiter du fait de retourner sur certains sites pour faire quelques endroits un peu insolites. Puis 9 jours à travers le Sud de l'Arizona, le Nouveau Mexique et le Colorado.

Voila c'est parti pour un Los Angeles -> Denver du 12 Septembre 2009 au 4 Octobre 2009 !

1e partie - La Californie !Alabama Hills Racetrack Playa via la Hunter Mountain Road (Death Valley) Titus Canyon (Death Valley) Quelques classiques de Death Valley (Zabriskie Point, Dante's View, Devil's Golf Course, Bad Water, 20 mules team Canyon, Artist's Drive, Mine de Borax) 12 Septembre 2009 :

Le vol Paris -> Los Angeles s'est parfaitement déroulé et nous atterissons vers 12h30 à l'aéroport de Los Angeles. A peine 1 heure plus tard et nous sommes déjà en possession du véhicule : un Nissan Xtera avec des pneus avant légèrement usés mais qu'importe il nous semble qu'il tiendra le coup, et de plus c'est le véhicule parfait pour avaler les longues heures de piste prévues au programme !

Nous ne nous attardons pas à Los Angeles et nous prenons rapidement la route pour Lone Pine. Nous avons en effet à faire 4h30 de route et des courses pour la journée de piste du lendemain (avec l'essentielle glacière ainsi que le matériel de réparation en cas de crevaison).

Nous nous relayons pour lutter contra la fatigue qui commence à se faire sentir et arrivons enfin à Lone Pine. Petit resto mexicain et au lit (Mount Whitney Motel) !

13 Septembre 2009 :

Une petite carte de notre itinéraire dans la région pour commencer :

Alabama Hills

Situés tout près de Lone Pine, les Alabama Hills sont un ensemble de petites collines composées d’amas rocheux et granitiques coincées entre la chaîne de la Sierra Nevada (à l’Ouest) et les Inyo Mountains (à l’Est).

Pour nous, ce fut surtout notre premier terrain de jeu et l’occasion de se dégourdir un peu les jambes après le vol Paris-Los Angeles et le trajet en voiture Los Angeles-Lone Pine, effectués la veille

Personnellement, c’était aussi pour profiter d’un magnifique lever de soleil sur Mobius Arch avec le Mont Whitney comme arrière plan

Ayant dormi à Lone Pine, nous sommes sur place vers 5h du matin sur la piste de Movie Flat Road qui traverse les Alabama Hills du Sud au Nord.

Arrivés près de l’arche après une très courte marche d’une dizaine de minutes, nous constatons que nous ne sommes pas seuls. Un couple d’allemands, très désagréable, et un américain sont déjà en position. Seul petit problème, l’espace est limité et le photographe allemand ne tient pas à bouger d’un centimètre après avoir étalé son matériel un peu partout…bref, la courtoisie n’est pas de rigueur ce matin et au final je suis plutôt content quand je l’entend râler parce que mes parents laissent, sans le faire exprès, leurs ombres sur l’arche…



Mobius Arch au lever de soleil

Mais nous nous laissons pas gâcher le plaisir. Le soleil illumine la Sierra Nevada et le Mont Whitney qui prennent des couleurs rouges puis orangées. Quelques minutes plus tard, la Mobius Arch s’embrase, entourant de sa roche orangée le Mont Whitney. Le spectacle valait vraiment le coup et donne envie de marcher un peu dans ce décor surprenant. Nous resterons à peu près 2 heures, le temps d’aller voir quelques autres arches et de faire la piste en totalité.



Lathe Arch, Mont Whitney



Un mélange de roches d'origine volcanique et de granite compose le paysage des Alabma Hills



Heart Arch



Il est très agréable de se ballader au milieu de ses formations rocheuses

Racetrack Playa par la Saline Valley Road, la Hunter Mountain Road puis la Racetrack Valley Road (Death Valley, 85 miles de piste au total, 4*4 avec garde au sol haute obligatoire et pneus de bonne qualité)

Racetrack Playa est un site qui me fascine depuis que j’ai découvert la photo à Springdale (Parc de Zion) de michael Fatali, « Spirit Stones ». Je connaissais déjà l’endroit pour son histoire de pierres qui roulent toutes seules mais cette photo m’a tout de suite marqué par son coté « mystérieux» et « lunaire ». Par conséquent, je l’avais marqué comme prioritaire pour le prochain voyage dans l’Ouest Américain !

L’accès Nord par la piste de Ubehebe n’étant pas vraiment sur notre chemin (venant de Lone Pine) et ne voulant pas faire un aller retour (par cette piste de Ubehebe), nous avions donc décidé de passer par la Hunter Mountain Road via la Saline Valley Road.

Cette piste n’est pas très dure en soi mais par contre elle est très longue (nous avons mis 5h30 pour rejoindre Racetrack Playa en faisant quelques petits arrêts et en roulant doucement). Deux petit conseils avant de l'emprunter :

- Partir avec 3 jours de provisions en cas de problème mécanique avec la voiture. Il faut dire que nous n’avons croisé personne sur toute la piste !

- La piste retour (la racetrack valley road) est réputée pour mettre à rude épreuve les pneus. La roue de secours est donc obligatoire et le matériel en cas de crevaison est un luxe presque essentiel.

Vers 10h du matin nous entamons la piste par Lee flat au milieu des Joshuas Trees avec des envies d’aventure et de découverte, ce genre d’envies que nous sommes venus chercher ici dans les déserts de l’Ouest Américain.



La piste est facile et roulante avec en face de nous les Inyos Mountains et toujours les Joshuas Trees dont certains atteignent des tailles surprenantes (on ose imaginer leurs âges quand on sait le peu d’eau qui tombe dans la région). Après 1h nous entrons dans les limites du parc de Death Valley et la piste monte et descend doucement jusqu’à la jonction entre la Saline Valley road (que nous quittons) et la Hunter Mountain Road (que nous allons emprunter). Le panorama sur la Panamint Valley juste avant la jonction est magnifique avec au fond Telescope Peak, plus haut sommet de la région de Death Valley.



Peu avant la jonction avec la Hunter Mountain Road, nous profitons du splendide panorama sur la Panamint Valley

La route s’élève ensuite pour arriver en haut de Jackass Canyon où la végétation a totalement changé. Il y a beaucoup de petits arbustes, de petits conifères et de fleurs (sortes de rabbitbrush). Cela fait maintenant 2h30 que nous sommes partis et nous nous lassons pas du tout de cette piste. Je dirais même que nous la trouvons très agréable car la conduite est super facile, des paysages variées défilent et nous sommes seuls !



Dans les montagnes dominant Jackass Canyon

Arrivés en haut, nous commençons à apercevoir la vallée suivante au Nord, appelé Sand Flat. Nous commençons la descente, tout en douceur dans les endroits un peu pentus mais toujours en toute décontraction. Je crois que ce mot symbolise cette piste, « décontraction ». Nous effectuons un petit arrêt à la mine abandonné de Calmet, histoire aussi de nous dégourdir un peu les jambes. Puis nous dégustons les fruits que nous avions achetés la veille dans un silence absolu, ce genre de silence qui vous bourdonne dans les oreilles !



Mine abandonnée de Calmet

Pour repartir, nous pensons prendre un petit raccourci à travers Sand Flat en pensant pouvoir rejoindre la Hidden Valley. Après 20 min, nous abandonnons cette idée voyant que la piste principale est située pratiquement à l’opposé de notre position. On a bien perdu 40 min dans cette histoire mais ce n’est pas grave car notre objectif est d’arriver en fin de journée à Racetrack Playa.



La Piste redescant sur Sand Flat

La piste dans Hidden Valley est bien moins agréable que ce que l’on avait connu depuis le début, surtout pour notre 4*4 dont les pneus doivent supporter une piste devenu très caillouteuse (le genre de petits cailloux très coupants), et en se disant que c’est le programme du chemin retour. Nous avançons prudemment en prenant soin aussi de fermer totalement les fenêtres car le sable provenant du lac asséché de Hidden Valley est extrêmement volatile. Nous en oublions de passer par Burro Mine dans le Perdido Canyon. Tant pis, nous continuons et finissons par atteindre la jonction avec Racetrack Valley Road, connu sous le nom de Teakette Junction, après 5h de piste. Une impressionnante collection de tellières se trouve sur le panneau. Si quelqu’un connaît l’explication de cette étrange tradition ?



Hidden Valley



Teakette Junction

Nous apercevons enfin le but de notre périple de la journée : Racetrack Playa avec Grandstand telle une île au milieu d’un lac. Nous apercevons aussi la seule voiture de la journée sur cette piste qui dégage un nuage de poussière considérable. Il faut dire aussi qu’il y a un très fort vent faisant s’envoler des nuages de poussières.





Granstand forme une "île" de pierre au milieu du "lac" de Racetrack Playa (1e panorama), Racetrack Playa (2e panorama)

Ca y est nous sommes arrivés ! Il est 15h30, ce qui nous permet de rester une demie heure sur place. Bon là j’avoue que ce passage ne va pas être très glorifiant. En effet, je m’étais beaucoup renseigné sur la piste permettant de rejoindre Racetrack Playa mais pas du tout sur le site lui-même. Et il faut dire qu’il est très grand et que les pierres (rappelez vous, les pierres qui roulent toutes seules) ne se voient pas très bien de loin. Je sors de la voiture et commence l’exploration du lieu, à la course à pied…Je fais le tour de Granstand (l’île rocher au milieu du lac asséché) mais je vois toujours rien ou pas grand-chose. Quelques toutes petites pierres par-ci par-la, mais rien d’extraordinaire. Je continue à courir en faisant signe à mes parents de me suivre de loin avec le 4*4 et je finis par arriver à un endroit où quelques pierres un peu plus volumineuses et un peu plus nombreuses font la course (je verrais en rentrant en France que les pierres se situent tout au sud du lac asséché alors que nous étions restés au Nord !). Il est quand même étonnant de regarder cette course de pierres faisant un véritable sprint d’escargots, se croisant par moment et en laissant derrières elles les traces de leur mouvement.

Malheureusement un gros nuage capricieux fait son apparition et sonne pour nous le départ.

3, 2, 1 .... Go !



Chacun son rythme !

La piste de Racetrak Valley est assez monotone et est avalée en 2 petites heures (en faisant quand même attention aux cailloux de la piste). Le soleil se couche doucement en faisant rougir les Grapevine Mountains au loin.



Grapevine Mountains en fin de journée

Nous faisons un petit arrêt à Ubehebe Crater et je constate que le vent est toujours aussi fort que lors de ma première visite il y a 2 ans. La route menant à Stovepipe Wells est effectuée de nuit et nous sommes contents d'arriver à l'hotel. Nous savourons une bonne grillade au restaurant de l'hotel.

En se couchant, on ne pouvait s’empêcher de penser au fait que 2 jours auparavant nous étions à Paris et que aujourd’hui nous avions parcouru plus de 150 km de piste à travers les montagnes de la vallée de la mort !

Quel pied !

14 Septembre 2009 :

Quelques classiques de Death Valley pour commencer la journée !

Après un lever aux aurores, nous sommes à Zabriskie Point pour assister au lever de soleil. Le spectacle est toujours aussi beau même si j'avoue que le fait de le "partager" avec une trentaine d'autres personnes ne m'enchante pas beaucoup. Mon esprit contemplatif se libère en effet plus facilement dans la quiétude et la sollitude...mais c'est un peu la rançon de la beauté de cet endroit !



Lever de soleil sur Zabriskie Point



Terres ravinées par l'érosion à Zabriskie Point

Vers 6h30, nous entamons la petite piste (2 miles) de 20 Mules Team Canyon, accessible avec une voiture classique. J'avais raté la piste il y a 2 ans, alors cette fois-ci elle était marquée sur ma liste ! Très courte, la piste permet de circuler au milieu de formations érodées très colorées. Je trouve d'ailleurs que les couleurs sont bien plus belles qu'à Artist's Palette. En montant au sommet d'une des formations, je me dis que la prochaine fois que je viendrais dans la Vallée de la Mort c'est ici que je viendrais admirer le lever de soleil.



Piste de 20 mules Team Canyon



Formations colorées et érodées des "badlands" de 20 Mules Team Canyon



Nous reprenons ensuite la route qui nous conduit à Dante's View, situé sur les Black Mountains, pour profiter d'un magnifique panorama sur la vallée



Le sel a formé des formes imaginatives sur le fond de la vallée



Panorama sur la partie centrale de la Vallée de la Mort

Il est déjà 8h du matin et une petite faim commence à se faire sentir. Nous nous rendons donc à Furnace Creek pour prendre un lunch et des forces pour le reste de la journée ! Retour à l'hotel (Stovepipe Wells) et départ pour Titus Canyon avec au passage un petit arrêt photo aux Mesquite Sand Dunes :



Titus Canyon (Death Valley, 27 miles, 4*4 obligatoire)

Titus Canyon est un grand classique en 4*4 de Death Valley. Cette piste est plutôt facile avec cependant quelques passages où il ne faut pas avoir peur du vide.

Sachant que cette piste est une des plus populaire de Death Valley, nous avions la crainte de rencontrer beaucoup de monde. Cependant, pour notre grand bonheur nous n’avons vu que 3 véhicules nous doubler lors de nos arrêts.

Il est 10h30 lorsque nous commençons par emprunter la piste de Titus Canyon située au bord de la route 374 près de Rhyolite (la piste est en sens unique). Le début s’apparente à une longue ligne droite de plus de 8km à travers l’Amargosa Valley avec en point de mire les Grapevine Mountains. Cette partie de la piste n’est pas des plus excitantes et il nous tarde de traverser le massif montagneux.

Ca y est la piste commencer à s’élever doucement et s’enfonce au milieu des Grapevine Mountains. Après 1h nous atteignons White pass qui marque le début de Upper Titanothere Canyon (le nom du canyon vient du fait que l'on y a retrouvé des restes de Titanothere). Nous effectuons une petite pause pour profiter du paysage avec à l’Ouest Thimble Peak (plus haut sommet des Grapevine Mountains que l’on peut atteindre depuis Red Pass, 8-9km aller retour) et au Nord des montagnes rugueuses d’origine volcanique.



La piste se faufile ensuite au milieu de montagnes aux strates très colorées. La piste est très agréable et nous profitons d’un air frais car il y a peu de poussières.



Titanothere Canyon

La piste descend ensuite jusqu’au niveau de Titanothere Canyon avant de remonter vers Red Pass qui porte bien son nom puisque la terre est devenue toute rouge.



Titanothere Canyon

Cela fait 1h30 que nous sommes partis et nous décidons de faire la pause déjeuner à Red Pass. Il y a pas mal de vent la haut, ce qui s’explique facilement car c’est le « col » qui permet de passer de titanothere à Titus Canyon. C’est aussi le point le plus haut de la piste avec 5 250 feet. C’est donc à l’abri dans la voiture que nous savourons les sandwichs achetés le matin même à Furnace creek. Nous effectuons aussi une petite ballade sur les rochers qui surplombent Red Pass et surtout nous profitons de cette vue Est/Ouest avec une préférence pour l’Ouest avec ces montagnes colorées serpentées par une piste couleur rouge et le Mont Palmer au fond.



Vue "Ouest" de Red Pass



Vue de la piste depuis les rochers surplombant Red Pass (a gauche), Vue "Est" de Red Pass

Nous reprenons la piste en descendant dans Titus Canyon pour arriver à la ville fantôme de Leadfield où il ne reste que quelques cabanes abandonnées et des mines fermées.



Il est intéressant de voir comment cette ville s’est rapidement construite en 1926 (elle compta jusqu’à 300 personnes) pour disparaître en ….1927 !



Juste après Leadfield, la piste s’engouffre entre les falaises de Titus Canyon. La piste se fait maintenant étroite et c’est avec beaucoup de plaisir que nous vivons cette expérience inédite. Le long d’une falaise nous apercevons les petroglyphs des native americans illustrant les chasses de bighorn de l’époque.



A 14h15, nous sortons définitivement de Titus Canyon. La piste rejoint la route principale.

Et là, en tournant la tête pour voir d’où on venait, et bien, on sait plus trop où se situe le canyon. A croire qu’un prestidigitateur a fait disparaître le canyon !

Quelques autres grands classiques pour finir la journée !

Nous terminons la journée par un petit passage à la mine de Borax avec le 20 team mule, Artiste's drive, Devil's Golf Course où "seul le diable peut jouer au golf ici", Badwater.

Vers 17h Nous quittons définitivement la Vallée de la mort en direction de Las Vegas.



Artiste's Palette



Devil's Golf Course



Bad Water



Bad Water



Noël avant l'heure à Bad Water !
Anarchiste? English translation pending
by Maxximepio · 2009-12-25 · 243 replies
Quelques questions naîve voir cliché...mais j'espère pas seulement !

- Pensez vous que pour être un anarchiste cohérent, il faut vivre en marginal? N'y'a t-il un mode de vie propre à l'anarchiste, une mode de vie pouvant duré une vie entière?

- " Ne pas être anarchiste à seize ans, c'est manquer de coeur, l'être à 40, c'est manquer de jugement", D'après vos expériences , c'est justifié?

- Etre anarchiste nécéssite une grande éthique, n'est-il alors pas plus simple d'être "modéré" (beurk !) et de n'avoir pas ainsi à se soucier de tonnes de questions?

- La norme morale raille les jeunes anarchistes (cf "petit anarchiste" de Didier Super), pensez-vous que c'est justifié ou que ce n'est pas au contraire qu'une forme de controle moral, pour éviter la déviance ?

Merci d'avance pour vos réponse !
Douze jours de randonnée dans le Haut Atlas English translation pending
by Lucbertrand · 2009-12-22 · 1 reply
Maroc 12 jours à pied dans le haut Atlas autour du M'Goun en juillet 2007

Partir en voyage accompagné ce n'est pas mon fort, mais du fait d'une bande de Basques enthousiastes je me suis laissé convaincre et je ne le regrette pas. Le but de la balade consiste en douze jours de randonnée dans la région du M'Goun, gravir ce sommet de 4046 mètres puis descendre jusqu'à la vallée des Roses.

Je vais donc décrire cette promenade dans le Haut Atlas, le long d'un itinéraire très connu sur lequel les trekkeurs occidentaux sont nombreux. Cependant, bien qu'ayant eu quelques craintes de parcourir ce circuit, de peur d'être confronté à la foule de mes semblables, le voyage a été très agréable. Le cadre magnifique, à lui seul, justifie tous les bains de foule, qui cependant n'ont pas eu lieu. Les groupes rencontrés parfois à certaines étapes ou croisés, n'ont pas représenté de gêne. Je ne peux que conseiller ce genre d'expérience, même aux amateurs de solitude et de randonnées en solitaire.

Après un départ de Bordeaux quelque peu mouvementé prévu à 22 h qui a finalement eu lieu à 4h du matin, un vol court nous amène à Marrakech au lever du jour. Nous sommes au mois de juillet, la chaleur est intense. Notre guide Ali, nous attend et nous conduit à l'hôtel où la nuit était prévue. Après un somme de quelques heures sur la terrasse, ou pour les moins avisés dans des chambres surchauffées, nous nous retrouvons tous sur le toit de l'hôtel. Dans cette fournaise, un petit courant d'air intermittent amène sur la peau un soupçon de rafraîchissement. Heureusement nous n'allons rester que quelques heures dans cette ville. Je n'imagine pas à cette période de l'année y séjourner longuement. Un petit déjeuner agréable nous est servi. Le minibus qui nous emmènera à destination de Tabant, point de départ de notre randonnée, part vers les onze heures. Nous mettons à profit les deux heures d'attente pour découvrir cette ville tant à la mode chez les Occidentaux. Le matin manifestement la localité semble encore ensommeillée.

L'heure du départ ayant sonné, armes et bagages entassés, le véhicule part en direction du Haut Atlas. Le pays est très sec et rocailleux. Vers les midi arrêt dans une petite ville, nous déjeunons dans un restaurant à l'atmosphère étouffante. De nouveau sur la route, les montagnes commencent à se dresser devant nous. Un col en altitude barre l'horizon. Après l'avoir pratiquement atteint, Ali fait arrêter le véhicule devant un groupe de paysans occupé à battre le blé à l'aide de chevaux qui le foulent sous les sabots. Ils tournent en ligne de front sur une aire circulaire et les paysans jettent au vent à la fourche la paille qui s'envole au gré des courants d'air. Le but étant qu'à la fin de l'opération il ne reste que le grain au sol. Certains d'entre nous vont s'initier à la conduite des trains de chevaux, tels des Ben Hur, et au coup de fourche dans le ciel, ce qui déclenchera un fou rire généralisé aussi bien de la part des paysans marocains que de la nôtre.

Du col nous plongeons dans une vallée profonde. Le terme de notre voyage en véhicule est le petit village de Tabant, blotti à 1850 mètres d'altitude. Le cadre est magnifique. Nous sommes entourés de montagnes imposantes, à l'allure aride. Le gîte est une bâtisse sur un niveau avec une cour intérieur de laquelle nous pouvons voir les sommets environnants. Si l'air est plus frais qu'à Marrakech, les mouches manifestement le savent et apprécient aussi le coin. Nos affaires déposées, nous partons à la découverte des environs. Un imposant tertre d'une centaine de mètres de haut nous invite à l'escalade. Par une sente escarpée nous en atteignons le faîte. Le panorama est magnifique. Une multitude de groupes de maisons couleur terre sont accrochés un peu partout le long des plissements de cette chaîne montagneuse puissante. De nombreuses terrasses à la teinte dorée, servant au battage des céréales, s'échelonnent au dessus de Tabant. A cette heure chevaux et paysans ont regagné leur demeure. Le vert des cultures tranche très nettement sur la couleur terne, un peu poussière qui domine dans ce paysage. Le ciel, lui-même, affiche une couleur presque neutre. La quantité de particules en suspension, faisant en quelque sorte le lien entre le sol et l'atmosphère, donne cette apparence du brouillard ténu. Cette visibilité réduite, relativement car portant à quelques kilomètres, bien spécifique de l'Afrique je l'ai aussi expérimentée le long des plages girondines. En effet, en remontant du cap Ferret à la pointe de Graves sur une centaine de kilomètres, les pieds dans l'eau, on a la sensation d'avancer vers le néant du fait de cette poussière de sable en suspension, qui limite la visibilité aussi à quelques kilomètres. Il en découle que l'œil n'a aucun point de repère sur lequel s'accrocher afin d'évaluer la distance à parcourir. Le seul repère de distance est donné par le podomètre ou le GPS. Mais dans le fond, il est préférable dans ces cas-là de ne posséder aucun de ces deux engins, destinés à tout rationaliser, alors que l'on est à la recherche du plaisir, qui ne quantifie pas avec des engins, et d'une apparence de liberté par rapport à notre mode de vie trop structuré. Toujours, lorsque je me promène à l'étranger me viennent tout naturellement des éléments de comparaison avec ce que j'ai vécu en France.

Revenons au sommet de notre tertre. Une imposante construction circulaire trône et impose sa silhouette. Il s'agit d'une ancienne ferme. L'occupant des lieux nous offre le café aimablement, cependant il nous fait remarquer que nous ne le payons pas assez. Aïe! Aurions-nous fait une erreur, voire une impolitesse? Les choses s'arrangent, mais le tenant du lieu semble nous garder quelque grief.

Nous rejoignons notre gîte dans la cour duquel le regard plongeait de notre hauteur. Comble du luxe, il y a même une douche. Le repas sera sympathique et l'ambiance au rire et à la joie à l'idée de la magnifique balade qui commence le lendemain. Aucun d'entre nous ne connaît cette région, ce qui fait que la curiosité et l'empressement nous rendent tous impatients de nous retrouver quelques heures plus tard.

Après une nuit très correcte, répartis dans deux pièces exiguës, où nous avons dormi sur des paillasses à même le sol, nous sommes accueillis par un spectacle grandiose. Le soleil se lève et illumine les grandes pentes de caillasses escarpées et arides qui nous dominent. La lumière du jour dessine toutes les arêtes et laisse les gorges à leur mystère. Une telle vision réveille instantanément mon instinct de grimpeur et je m'imagine le long de ces rochers, assister à la naissance du jour. Le bivouac en montagne, accroché à une paroi, est l'une des plus belles expériences que j'ai fait dans ma vie, et toujours aussi intense malgré les répétitions. Cela m'a peut-être permis de garder mon regard d'enfant qui s'émerveille facilement. Je me souviens d'une nuit passée au milieu de la face nord-ouest de l'Olan. Étant arrivés tôt au refuge, nous avons décidé d'attaquer tout de suite. Ce qui nous a conduits au pied de la paroi vers les seize heures. Au début septembre les jours étant longs, la nuit nous a surpris alors que nous avions déjà gravi la moitié de la paroi, c'est à dire cinq ou six cents mètres. Nous nous sommes installés au moins mal sur une dalle en pente, bien arrimés à quelques pitons pour éviter le grand plongeon dans le sommeil, et nous avons gouté à un spectacle fabuleux. Une mer de nuages, quelques centaines de mètres plus bas, butait contre notre paroi et s'allongeait jusqu'à l'infini. Le soleil s'est englouti au loin en une multitude de couleurs et de dégradés et nous a abandonnés à la nuit et à l'austérité froide de cette immensité minérale verticale, se parant de menaces dans l'obscurité. Les émotions que l'on ressent dans ces moments, loin de tout au beau milieu d'une paroi de plus de mille mètres, montée et descente présentant les mêmes difficultés, voire les mêmes impossibilités en cas de mauvais temps, restent gravées en vous une vie entière. Voilà pourquoi un soleil levant ou couchant sur une paroi éveille toujours chez moi de très fortes émotions.

Avant le petit déjeuner, je profite d'un moment de solitude pour me plonger dans la contemplation de ce monde minéral. Avec quelque indiscrétion je pars à l'aventure au milieu de grands bâtiments en torchis qui jouxtent notre refuge. Les murs sont mangés par de grands trous béants, probablement résultat de la pluie ruisselant sur ces constructions en boue séchée. Cette terre, de laquelle les habitations sont construites, est la même qui constitue les immenses flancs de la montagne. On passe des unes aux autres sans aucune rupture dans les tons et les couleurs. De cette uniformité se dégage une impression particulière, comme si l'homme dans ces contrées faisait réellement partie intégrante du décor en s'y fondant complètement, bien loin de l'impression que dégagent nos villes et de notre civilisation mangeuses de nature.

Nous débutons la première étape. Nous longeons la vallée principale. De grands arbres aux épaisses feuilles nous accompagnent le long d'un ruisseau. Au débouché dans un champ, deux cigognes nous regardent passer. Elles ne montrent pas le moindre signe d'inquiétude. De toute évidence elles ont l'habitude de voir ces visages pâles étonnés, marquer l'arrêt et sortir leur troisième œil pour les immortaliser dans le but de les classer et les ranger dans un énième dossier de voyage. Première halte à l'ombre d'un immense noyer, nous sommes assis en rond à même les gros galets du fond de la vallée. Ali fait circuler parmi nous son sac de fruits secs. Outre les arachides et autres noix de cajou, quelques magnifiques dattes font la joie de tous. Il s'agit de la toute première halte, prélude à un rite qui s'accomplira deux fois par jours durant deux semaines. Nous découvrons ce guide attentif, cultivé qui connait magnifiquement son pays.

Après cette courte pose la marche reprend. Le long du chemin, encore des aires de battage des céréales. La technique utilisée, jeter à la fourche la paille en l'air afin que le vent en emporte les particules légères dont on veut se défaire, doit être millénaire. Bien qu'en terre musulmane on ne peut s'empêcher de penser aux débuts de l'ère chrétienne. Les animaux et les hommes que nous regardons feraient des personnes idéaux dans une crèche le jour de la naissance du Christ.

Sur notre droite une vallée secondaire apparaît. Nous allons la remonter jusqu'à un col Tarkeddit dont l'altitude est de 3300 mètres. Nous ne le franchirons que le lendemain, car le bivouaque est prévu quelque part sur un replat à son pied. Avant de quitter la vallée principale, je ne peux m'empêcher de la contempler une dernière fois et de me demander par quel phénomène géologique, ces grosses pyramides de terre et de pierres, parcourues d'immenses strates aux courbes torturées, ont pu prendre naissance et se dresser au beau milieu de cette large dépression.

Le fond du vallon est parcouru par un torrent alerte, dont les multiples cascades soulèvent une écume qui contraste dans ce relief semi-désertique. Après avoir erré quelque peu au milieu de broussailles au confluent des deux vallées, un chemin bien dessiné montre la direction. La montée commence. Il va nous falloir franchir le torrent. Nous regardons nos mules lourdement chargées s'affranchir de cette opération. À notre tour de traverser et bien évidemment pour les premiers qui ne s'y attendent pas de gros cailloux lancés avec précision, leur donnent l'occasion de prendre un petit rafraîchissement, ma foi très agréable. Un village se trouve sur notre route, nous y achetons quelques bouteilles d'eau. D'ailleurs tout au long de notre voyage, se présenteront de petits commerces et lorsque les villages seront trop éloignés, des enfants nous proposeront de l'eau en bouteille sans laquelle nous considérons qu'il n'y pas point de salut.

L'heure du repas approche. Nous débouchons sur une petite plaine légèrement verdoyante, dominée d'un monticule caillouteux sur lequel un troupeau de moutons se presse. On les confond presque avec les pierres, dont la corpulence et la couleur sont les mêmes. Nous approchons de quelques bergeries aux murs de pierre et au toit plat couvert de chaume. Oh surprise! Une belle table avec un plat rond en son centre entouré de onze assiettes joliment remplies d'une magnifique salade de crudités aux couleurs vives nous attend. Nos muletiers sont en plus des artistes de la cuisine et de la décoration.

Après cette halte bien agréable, nous reprenons notre marche vers le fond de la vallée. A l'arrière plan le M'Goun ou Amsod (vent) se dessine. Nous quittons l'axe principal pour un embranchement sur la droite. Arrivés à un replat nos muletiers nous attendent et ont préparé le campement pour la nuit. Chaque soir la même opération se renouvellera. Une fois bien installé, chacun vaque à ces petites occupations. Le ruisseau permet un décrassage sommaire. A la tombée de la nuit nos accompagnateurs marocains entonnent des chansons traditionnelles accompagnées d'instruments de musique rudimentaires, grelots, gros bidon vide, bassine en plastique et même une boîte de conserve, qu'ils utilisent comme instruments à percutions. Les Basques donnent la réplique en entonnant leurs chants que tous reprennent en cœur, je me sens vraiment bercé par des traditions qui ne sont pas les miennes. Marocains et Basques sont sur la même longueur d'onde lorsqu'il s'agit d'entonner leurs chansons à tue-tête. Cette ambiance est extraordinaire. Juchés sur notre terrasse, perdue au milieu d'un immense pan de montagne nous assistons à l'arrivée de la nuit et du mystère qui descend sur cette terre d'altitude. Les formes et les dimensions deviennent imprécises et permettent à l'esprit toutes les extravagances. Avec un peu d'imagination, dans ces boursouflements verticaux qui se drapent de secret avec les ténèbres, je m'imagine toute une faune préhistorique qui a pu peupler ces escarpements, que le pied de l'homme n'a certainement pas encore foulés en bien des endroits. Peut-être que pas très loin, dans le creux d'une couche géologique protectrice, un spécimen vieux de plusieurs millions d'années, attend patiemment de nous révéler ses secrets, afin de nous faire progresser sur le mystère du ou des chaînons manquants. Bivouaquer seul dans ces montagnes doit encore augmenter l'émotion produite par la divagation de l'esprit. Cependant, je dois reconnaître que le voyage en groupe apporte d'autres joies, peut-être aussi une certaine tranquillité, qu'une recherche d'absolu à travers le voyage en solitaire généralement exclue. Il est très intéressant de pouvoir expérimenter les deux, qui représentent des approches distinctes d'une même quête, la découverte de soi au filtre de la nature et des autres.

Dans la spacieuse tente salle à manger nous allons poursuivre la découverte des dons culinaires de notre cuisinier. Malheureusement cela fait maintenant plus de deux ans et le détail des mets ne me revient pas. Cependant, me reste en mémoire une impression de satisfaction de manger des plats bien présentés à la saveur prononcée. Chaque soir cette réunion nous permettra de comparer nos impressions de la journée sur ces régions que nous découvrons.

Après une nuit tiède sans plus à 2250 mètres d'altitude, qui a favorisé un sommeil réparateur, le décor fabuleux de la montagne marocaine nous accueille. Devant nous un raidillon de mille mètres doit nous conduire au col de Tarkeddit donnant accès au plateau du même nom au pied du M'Goun. La végétation change. Seuls subsistent de gros buissons en boule aux piquants acérés, dont la couleur verte contraste étonnamment avec la couleur ocre du sol complètement desséché. La nature s'adapte à toutes les conditions. Dans certaines parties du désert il existe même des poissons qui lorsque l'eau se retire, s'enfoncent dans la boue avant qu'elle ne sèche. Une fois à l'intérieur, la sécheresse arrivant, ils se transforment en produit déshydraté, et peuvent attendre plusieurs années la pluie qui les regonflera et leur rendra en quelque sorte la vie pour un temps! Comment imaginer qu'une telle évolution conduisant à l'adaptation aux conditions locales soit simplement le fruit du hasard?

Le chemin raide s'étire en de nombreux lacets le long d'un flanc de montagne constellé de myriades de ces gros buissons piquants. Les différents groupes de trekkeurs s'échelonnent sur ces mille mètres de dénivelé. Les mules au chargement multicolore et parfois hétéroclite donnent une touche étonnante à la scène. On distingue d'une part les trains d'animaux qui accompagnent les touristes et d'autre part les équipages qui se livrent au commerce de vallée en vallée et ravitaillent les villages. On les reconnaît facilement par leur chargement. En effet dans le premier cas les ustensiles de camping avec matelas et tentes prédominent sur le dos des animaux, tandis que pour les seconds il s'agit de sacs contenant du ravitaillement et en particulier des céréales.

Une fois le col atteint, l'Amsod, du haut de ses quatre mille mètres, nous saute à la figure et obstrue tout l'arrière-plan. Sa couleur sombre, grise presque noire par endroits est mise en exergue par deux grosses taches de neige qui soulignent son arête terminale. L'endroit est venté et nous nous abritons en nous collant à de gros rochers pour faire une pause. Le froid est tout relatif, cependant nous réagissons à l'amplitude thermique. La vue de ce point de passage est magnifique, la terre prend toutes sortes de couleurs, en particulier par endroit une teinte indéfinissable, peut-être lie de vin claire. À nos pieds se dessine le large plateau de Tarkeddit dont l'altitude est de 2900 mètres. En quelques centaines de mètres de dénivelé nous le rejoignons. Ce sera notre lieu de campement pour ce soir. Ce site est à la croisée de nombreux itinéraires de treks, ce qui explique le nombre important de groupes qui y stationnent. Mais il y a de l'espace et nous ne nous gênons pas les uns les autres. Cependant, ceux qui veulent aller prendre une douche au refuge ressentent un peu plus la foule, car il faut faire la queue dans l'attente d'un peu d'eau. Je ne sens pas le besoin de me laver, ce qui m'évite de me retrouver dans ce refuge, qui a toutes les caractéristiques d'un refuge chamoniard un quatorze juillet ou un quinze août. Mais note lieu de campement est suffisamment éloigné pour nous permettre d'être bien tranquilles. De nombreux animaux paissent sur ce grand terrain plat. On y croise des chevaux, des mulets, des chèvres et quelques chameaux. En particulier un spectacle attire l'œil. Une jeune femme au port altier et à l'allure sauvage passe à grandes enjambées, suivie de près par de magnifiques chameaux blancs. Elle se refuse à toute photo, dommage car elle a vraiment fière allure avec son troupeau.

Lever très matinal, de nuit, car Ali veut éviter tout risque d'orage sur le sommet que nous comptons grimper aujourd'hui. Nous démarrons avec l'arrivée de l'aube. Un long vallon caillouteux remonte jusqu'à une arête, qu'il nous faudra suivre pour atteindre le but. Tout n'est que minéral, plus une seule plante, seulement cette pierre sombre à perte de vue. Il fait frais, le vent souffle avec force. Nous sommes tous emmitouflés. Les groupes nombreux et compactes comme repliés sur eux s'égrainent sur cette sente austère. On sent une certaine compétition montée, sans doute générée par les différents guides et le rythme s'accélère. Les groupes parfois explosent semant au gré du chemin les malheureux qui perdent le souffle. Mais les guides veillant, des haltes sont imposées pour rassembler les troupeaux. Au cours de ces arrêts le corps se refroidit et la reprise de la marche est une délivrance.

L'arête est atteinte, son altitude se situe aux environs des trois mille neuf cents mètres. Le vue s'étend à un espace immense, essentiellement minéral. Il nous faut maintenant suivre cette crête, en ondulations amples, qui conduit tout là-bas au point culminant. Elle s'incurve au-dessus d'un vaste versant couvert d'un gigantesque pierrier sombre, par lequel nous rejoindrons le profond vallon qui nous conduira à la vallée d'Oulilimt. De par l'effet de perspective, la trace qui fend ce vaste versant nous apparaît d'une raideur extrême. Cette illusion trompeuse est due à la vue presque de face de ce pan de montagne qui se situe à l'opposé de la crête en demi-cercle que nous avons à parcourir. Enfin le sommet est atteint. Cette longue marche aérienne entre deux versants est un enchantement. J'aimerais que cela ne finisse pas. Cette cime est le point le plus important, donc le plus convoité de notre randonnée. Cela fait trois jours que nous la voyons se rapprocher lentement, quand elle veut bien ne pas se cacher. Tout naturellement la joie explose sur tous les visages. Une longue station est nécessaire pour assouvir tout ce plaisir, qui concrétise un rêve de plusieurs mois pour certains, voire de plusieurs années pour d'autres.

Le moment de quitter ce lieu haut perché arrive. Un dernier regard circulaire sur ce panorama presque désertique et nous plongeons dans un raide pierrier. Le calibre des pierres est idéal pour se lancer dans une course effrénée à grands bonds dans cette pente abrupte. La descente des pierriers en courant le plus vite possible m'a toujours procuré une immense jouissance. Je me souviens de certains endroits des Dolomites où après de splendides escalades des pierriers sur des centaines de mètres offraient des sensations extraordinaires. En effet les bonds dans des fortes pentes donnent vraiment l'impression de décoller, et l'atterrissage restant relativement doux du fait de l'amorti qu'offrent les pierres qui roulent sous la semelle. Dans le Dévoluy au pied de la crête des Bergers, montagne où s'est tué Jean Couzy l'un des plus doué alpinistes de sa génération, se trouvent des pierriers à couper le souffle. Mais aujourd'hui je vais réfréner mon ardeur et garder une vitesse de descente modérée, car une blessure serait une gêne pour tout le groupe, et ce serait de l'inconséquence de leur imposer une telle situation. Cependant, sans tout donner la sensation est malgré tout très agréable.

Après ce grand cirque rapidement dépassé, un long vallon aux couleurs sombres s'enfonce entre des parois rocheuses. De façon imperceptible la végétation réapparait. Au fond d'une gorge profonde subsistent quelques restes de neige, résultant sans doute de grosses avalanches qui sont venues s'accumuler dans cette dépression. Il y a quelques années à cet endroit s'est déroulé un drame. Deux randonneuses lyonnaises sont mortes, surprises par le mauvais temps de nuit. Par touches successives la couleur ocre se substitue au gris. La chaleur se fait plus insistante. Les gros buissons verts sont à nouveau présents. Le long d'une petite crête une chamelle et son petit s'en nourrissent. Mais comment font-ils pour mâcher ces épines dures comme du fer et effilées comme des rasoirs? Enfin se dévoile le fond de la vallée et le campement que nos muletiers ont monté. Un dernier raidillon et nous voilà arrivés. Il est treize heures, la chaleur dans ce recoin rocheux est terrible. On se croirait dans un four. Un repas savoureux nous fait le plus grand bien. Un ruisseau à l'eau froide permet de se laver. Afin de ne pas le polluer certains utilisent de petites bassines et déversent l'eau utilisée à distance du lit du cours d'eau.

Je profite de cet après-midi pour observer les environs et tout particulièrement les chameaux qui broutent autour du camp. Ils s'aventurent sur des pentes en éboulis instables sans la moindre hésitation et jamais ils ne dérapent. Leurs sabots sont de véritables crampons.

Des enfants viennent nous proposer de l'eau en bouteilles et des fossiles. De toute évidence, ce genre de trek que l'on fait accompagné par un guide et son équipe de muletiers peut s'entreprendre seul avec un minimum de poids. En effet de l'eau on en trouve partout, car la rivière n'est jamais loin et avec des pastilles d'épuration elle devient buvable. D'autre part à plusieurs reprises j'ai vu des sources , où à mon avis l'eau est potable telle quelle. Et dernier recours, et là tout au long des deux semaines la même scène s'est répétée, des enfants viennent vous vendre des bouteilles d'eau minérale. En outre, dans les villages traversés, au moins un par jour et souvent plus, se trouve toujours une petite épicerie qui fournit l'alimentation de base voire un peu plus. De plus dans ces hameaux, le logement ne pose généralement pas de problème car on y trouve des gîtes. Le plus difficile à résoudre pour se lancer seul dans ce type d'aventure, provient de la complexité de trouver la carte qui décrit l'itinéraire.

Avec le déclin du soleil l'ombre arrive assez tôt, du fait de la hauteur des sommets qui nous entourent. D'autres groupes campent dans les parages, mais les distances sont suffisamment grandes pour que nous ne nous entendions pratiquement pas. Sous la tente salle à manger la soirée sera encore très conviviale. De toute évidence voyager de cette manière est très différent du voyage seul avec un sac réduit. Dans ce dernier cas souvent les nuits sont beaucoup plus spartiates et la nourriture moins diversifiée. Dans le fond ça fait du bien de se laisser dorloter.

Une fois la nuit bien installée je pars n'installer pour contempler les étoiles. Les conditions sont idéales, l'altitude, l'absence de lumière résiduelle et un ciel sans nuage sont les éléments prélude à un spectacle de grande beauté. Malgré la densité et la luminosité des étoiles, le voûte céleste affiche une couleur noire. Certains calculs montrent que du fait de la multitude de corps cosmiques qui nous éclairent la nuit, la lumière qui en découle devrait être des milliers de fois plus intense que celle que nous percevons. Cette con station milite pour la théorie de l'expansion de l'univers. En effet, ce paradoxe de lumière manquante provient du fait que le calcul est fait en statique ce qui démontre que l'hypothèse est fausse, et par conséquent semble prouver que les galaxies s'éloignent les unes des autres. Une belle voûte étoilée permet tous les rêves les plus fous et souvent on reste bien en-deçà de la réalité scientifique, qui tous les jours fait des découvertes toujours plus époustouflantes. Le dictionnaire amoureux du Ciel et des Etoiles de Trinh Xuan Thuan est un livre très accessible faisant un point clair et compréhensible par tous sur les avancées actuelles dans ce domaine. Ce pavé de plus de mille pages se lit comme un incroyable roman de science fiction pour certaines parties et comme un beau livre d'histoire au cours des âges pour d'autres. Mais on est transporté tout du long, et lorsqu'on en est bien imprégné, se coucher sous les étoiles entraîne un bouillonnement de pensées et d'images dans le cerveau. J'imagine un peu ce que pouvait éprouver Saint-Exupéry perdu dans le désert suite à une panne de moteur de son avion.

Le matin, comme nous le faisons depuis trois jours, le rite du branle-bas commence à se rôder. Un bon petit déjeuner nous est servi, puis nous fermons chacun notre sac que nous entassons, puis nous nous mettons en route. Les muletiers se chargeront de tout récupérer et de constituer les chargements des mules. L'étape de ce jour se déroule pour sa première partie le long d'une petite sente qui domine le cours d'eau. La végétation est extraordinaire. Toujours ces grosses boules de piquants, certaines d'entre elles fleurissent et se couvrent d'une multitude de petites fleurs jaunes. Par endroit, le sol couleur ocre est semé de gros cailloux de la même teinte. Les thuyas ces arbres incroyables font leur apparition. L'harmonie entre ces différents éléments végétaux et minéraux est totale dans l'association des formes des dimensions et des couleurs.

Le thuya est vraiment une curiosité à plus d'un titre. Tout d'abord en contemplant les pans des grandes montagnes qui nous entourent, on réalise qu'il a colonisé bien des escarpements. Il ne s'agit pas d'un arbuste, car certains échantillons approchent les dix mètres de haut. Comparativement à la masse de bois le feuillage est de petite dimension, un peu à la manière de touffes éparses accrochées à des branches massives. Chaque individu a des mutilations à la scie. Des sections coupées se dégage une senteur puissante et très agréable. Ali nous explique que chaque arbre a un propriétaire et qu'il ne s'agit pas d'aller couper une branche d'un individu qui appartient au voisin. Certains sont très loin du chemin à des centaines de mètres de dénivelé, ils ont cependant un propriétaire. De toute évidence ils sont multi-centenaires, probablement millénaires pour nombre d'entre eux. Ils doivent se transmettre par héritage.

Alors que nous profitons d'un point de vue magnifique sur la vallée que nous dominons, nos muletiers nous dépassent. Ils ont fière allure, le chef muletier dans sa djellaba marron et le cuisinier, grand noir au port altier et au regard pétillant, vêtu de clair hormis son couvre-chef noir. Les animaux malgré leur chargement volumineux se déplacent sans difficulté sur ce sentier étroit et aérien par endroit.

Nous passons quelques lieux d'habitation estivale d'éleveurs. La famille complète y séjourne, les conditions de vie sont de toute évidence spartiates. Les maisons sont de simples tas de cailloux à hauteur d'homme couverts d'un peu de terre. En contrebas du chemin on les distingue à peine des amoncellements de pierres dus à la nature. Des petits enfants s'égaillent autour de ce lieu de stationnement. Des femmes à l'air farouche, à moins qu'elles ne soient excédées montrent des signes de mécontentement si l'on essaie de les photographier, bien que le sentier passe à une distance de quelques centaines de mètres.

Une descente raide nous ramène en fonde la vallée en un point étonnant. Il s'agit d'une grande zone d'érosion à la confluence de deux gorges. Une multitude d'édifices de terre, telles des citadelles en ruine se dressent en troupe serrée en bordure de rivière. Le lieu est idéal pour la pause de midi. La fraîcheur, conjugaison de l'eau qui court de l'ombre que prodiguent ces grandes cheminées de fées et du courant d'air créé, donne à cette halte une petite touche de paradis. Tous en profitent pour se baigner. Pour ma part, je pars me perdre dans les couloirs profonds, raides et glissants qui s'enfoncent dans ces roches érodées. Je gagne quelques dizaines de mètres et je décide de m'arrêter pour des raisons de sécurité. Le point de vue est enchanteur. L’un des énorme rochers posé à même les galets sur la partie sèche du lit de la rivière ressemble à une espèce de grosse bête préhistorique qui semble le gardien du lieu, à moins qu'il ne s'agisse d'une mariée avec une traîne imposante. Ces montagnes donnent loisir à toutes les divagations lorsqu'on observe le travail de l'érosion sur la roche.

Nous reprenons notre route assez tôt. Le chemin est à même les galets. La chaleur est importante, du fait de l'altitude qui diminue et aussi du fait de la réverbération sur la roche claire. Le lieu d'arrêt prévu est déjà occupé, il nous faut donc aller un peu plus loin. Nous nous installons en bordure de rivière. La vallée est large un peu en U. L'eau est tentante, peu profonde, elle court sur des galets. L'endroit est idéal pour un petit rafraîchissement. Quelques constructions, avivent notre curiosité. Nous partons les visiter. Il s'agit d'un grenier à grains de belle dimension. Ces constructions en torchis donnent toujours l'impression d'être en déliquescence. Un jeune couple de Français, croulant sous des sacs énormes remontent la vallée. Ils s'arrêtent à notre campement et Ali leur offre le thé.

De retour vers le campement, accompagné de Jean-Paul je remonte la rive opposée de la rivière. Une petite cascade jaillit d'un muret. Jean-Paul pense qu'il s'agit d'une source et s'abreuve abondamment. Cela me paraît bizarre. J'escalade le mur d'où l'eau gicle et je constate qu'il s'agit d'un défaut d'étanchéité du muret d'un canal d'irrigation. Mais toutes les bêtes y viennent et la boire comme l'a fait mon camarde peut entraîner quelques désagréments. Il ne s'émeut pas pour autant. Il me demande de lui passer quelques pastilles d'épuration qu'il croque sur le champ. En effet le remède sera efficace, il n'aura aucun trouble digestif.

Ce lieu où nous campons s'appelle Tighremt n'Aït Ahmed et se situe à 2200 mètres d'altitude. Comme tous les soirs précédents l'ambiance sera à la fête, les rires et les chansons fuseront de toutes parts. Je m'étonne parfois de trouver un tel plaisir à une randonnée en groupe, moi qui suis habitué à partir seul en montagne. Le sommeil sera calme et profond. Dans ces contrées il n'y a pratiquement pas d'humidité d'où absence totale de condensation dans les tentes, ce qui explique peut-être en partie la quiétude des nuits?

Nous entamons notre cinquième jour de marche. La végétation commence à changer avec l'altitude qui diminue. Dans les méandres de la rivière commencent à apparaître de grandes zones verdoyantes, arbres à feuilles caduques et champs cultivés. Le contraste, entre le brun clair des pentes de rocher et le vert profond qui colonise par endroits le fond de la vallée, donne une touche nouvelle au panorama. Le chemin conduit au travers de villages en corniche, dont les maisons se confondent avec la montagne environnante et s'y intègrent parfaitement par leur forme simple et leur teinte. Les villageois sont habitués à ces trains de touristes. J'évalue à une dizaine, au moins, le nombre de groupes par jour qui empreinte ce sentier à cette époque de l'année. Dans l'un des villages, deux tous petits gamins, huit ans maximum, sont juchés au sommet d'un mulet et essaient de le faire manœuvrer dans une rue étroite. Un peu avant ce même village un autre gamin à l'air abattu, monté lui aussi sur un âne, s'est approché de nous et nous a demandé des médicaments car il avait une rage de dents ou mal à la tête. Nous lui avons donné quelques aspirines et il a repris son chemin en remontant la rivière.

La halte de midi a lieu au gîte chez Jarnel, magnifique construction à un étage au pied d'une falaise escarpée. L'intérieur est de toute beauté, tout particulièrement la charpente en thuya qui dégage un parfum puissant dans chacune des pièces. Des enfants viennent se faire photographier dans l'espoir de récupérer quelques pièces. Nous profitons de cet arrêt aux heures chaudes pour aller nous rafraîchir en bordure de rivière. De nombreux enfants s'y amusent. Un petit bout de chou de trois quatre ans, seul sur la rive, descend d'un pas pas très assuré. S'il tombe à l'eau, étant donné le courant, je crains que sa vie ne soit mise en réel danger. Mais cela ne semble déranger personne. C'est peut-être cela le fatalisme musulman? Inch Allah!

Encore quelques heures de marche et nous arrivons à Igherm Izdarn. Nous logeons chez le père de notre guide. Ce dernier récupérera son jeune fils qui nous accompagnera sur la fin de notre voyage. Pour le repas du soir nous avons droit au mouton à la façon locale. Dans un four en terre un feu est allumé, une fois que la quantité de braises est suffisante, le mouton embroché est piqué dans les braises. L'orifice supérieur du four est alors hermétiquement obstrué à l'aide de terre mouillée, constituant un enduit qui colmate bien et empêche tout échange, en particulier d'oxygène. Après un temps de cuisson long, la croûte de terre qui a séché est brisée et apparaît le mouton magnifiquement doré. Cette viande est succulente, cuite uniformément en profondeur. La nuit à l'intérieur de la maison sera moins confortable que sous la tente, en effet la chaleur et le manque de courant d'air seront une gêne pour le sommeil.

Au matin, je suis bien content de sortir à la recherche d'un peu de fraîcheur. Aujourd'hui nous allons nous engager dans une variante qui durant trente six heures va nous conduire sur une variante de cette grande classique. Nous allons quitter la vallée que nous suivons depuis plusieurs jours et nous diriger vers un col donnant accès à la vallée d'à côté. Au court de cette journée et demie nous ne croiserons aucun groupe de trekkeurs. Au sortir du village, une petite épicerie accueillante, nous nous y engouffrons tous à la recherche de quelques friandises et autres bouteilles de jus de fruit chimique.

La halte de dix heures a lieu dans le village du frère d’Ali. Nous sommes reçus avec beaucoup de gentille pour le thé. De succulents petits gâteaux accompagnent la boisson. Le moment passé dans ce village nous laissera un très agréable souvenir. Une fois de retour dans le lit de la rivière et reprenons notre marche vers le col. Le paysage est imposant, des falaises nous encerclent, des thuyas de grandes taille au bois torturé ponctuent le sentier. Ces arbres sont vraiment étonnants, ils sortent d'une terre complètement aride et exhibent des troncs et des branches de taille imposante. Je ne me lasse pas de las admirer, ils sont tous différents et présentent des courbes et des volumes très esthétiques, et puis ils sentent si bon! A proximité du col, une vaste bergerie, à peine surélevée du sol, non occupée nous offre un lieu de déjeuner agréable et original. De cet emplacement, la vue sur la vallée en conter-bas et sur les montagnes qui nous entourent, est absolument magnifique. A par nous absolument personne. Je me fais la réflexion que dès que l'on quitte les itinéraires à la mode la montagne est presque déserte. J'ai déjà fait ce type d'expérience dans les Alpes et les Pyrénées. Après une longue pose, le col est rapidement atteint. La zone est presque désertique. Seul, de loin en loin, un thuya apporte sa pointe de verdure. Ce type d'endroit j'aimerais m'y arrêter et y passer la nuit seul face aux étoiles. Mais il n'en est pas question. Nous basculons dans une autre vallée et rapidement nous atteignons le village d’Arg. Une petite terrasse un peu au-dessus de la rivière nous offre un superbe emplacement de bivouac. Rapidement des enfants nous abordent. L'un d'entre eux tient dans ses bras une mignonne petite chèvre. Nos tentes sont installées en cercle. Ce soir la douche est prise directement dans le courant du cours d'eau, ce qui nous fait dire que la montagne a des yeux, car manifestement cela éveille de la curiosité, que nous trouvons un peu trop insistante.

La soirée une fois de plus sera un moment très agréable. La vue de notre promontoire sur cette vallée déserte fermée par un grand cirque de montagnes, une fois de plus nous met en présence de la beauté du Haut Atlas. Le regard ne se lasse pas de se déplacer le long des à pics de ce monde minéral. Lorsque le soleil plonge derrière ces sommets en fond de vallée, la roche de toutes parts s'illumine de couleurs qui donnent l'illusion d'un monde en fusion.

Nous quittons à regret notre nid d'aigle. Encore une demi-journée avant de retrouver la vallée principale et ses trains de trekkeurs. En y arrivant nous faisons halte sous un auvent rocheux. Notre cuisinier bien assis collé contre le rocher met en œuvre des marmites avec entrain. A vrai dire, nous sommes installés le long d’une large strate dont la lèvre supérieure est en surplomb et offre de ce fait une protection. La rivière nous invite à la baignade. J'en profite pour la remonter jusqu'à une cascade d'environ un mètre cinquante. J'assiste à un spectacle assez époustouflant. Au beau milieu de l'écume une petite truite de quatre centimètres essaie de remonter et se fait rejeter vers l'aval. Si l'on tient compte des dimensions, on pourrait imaginer un saumon de quarante centimètres essayant de passer une cascade de quinze mètres !

La gorge se resserre et des parois de grande hauteur donne un caractère austère au lieu. Haut perchées des restes de constructions en plein milieu d'une paroi nous intriguent. Ali nous dit qu'il s'agit des ruines d'une garnison portugaise qui s'était installée dans cet endroit reculé il y a plus de deux siècles. J'imagine l'impression d'éloignement que devaient éprouver les militaires envoyés en mission au fond de cette vallée. Un chemin en encorbellement après avoir passé un verrou, donne accès à un élargissement de la vallée.

Nous installons notre campement à Tarzount, au pied d'une falaise immense. Le panorama est impressionnant, on se sent écrasé. Bien évidemment mon esprit ne peut s'empêcher d'imaginer de belles lignes d'escalade le long de piliers aériens et de dièdres qui jaillissent presque jusqu'au ciel. Chaque soir, le lieu de campement est différent. Aucune lassitude ne s'installe. Bien au contraire l'envie que l'aventure continue est un souhait. Mais nous sentons que nous avons basculé dans la dernière partie de notre randonnée et que la fin se rapproche. Mais n'y pensons pas trop et profitons de ce spectacle en permanence renouvelé. Un énorme arbre abattu est étendu pratiquement dans notre bivouac. A-t-il été amené à cet endroit par la rivière en crue?

Au matin au sortir de la tente la vision sur cette falaise que j'ai pourtant regardée sous toutes ses coutures la veille, ne laisse pas de m'impressionner. Aujourd'hui nous allons progresser dans l'eau dans une gorge étroite de toute beauté. Nous quittons nos chaussures de randonnée, pour chausser soit des baskets ou des sandales. Ce qui est mon cas, mes chaussures spéciales canyon font merveille et permettent une marche aisée. Cette marche dans vingt à trente centimètres d'une eau courant à vive allure est un enchantement. Par endroits les parois sont si rapprochées que la pénombre n’est pas loin. De gros bombements nous surplombant nous cachent le ciel et nous donnent l’impression d’être dans une grotte. Je n’ose imaginer une crue dans ces coins, la hauteur des flots doit être gigantesque dans ces étroitures. Au milieu de la gorge, un chemin incroyablement escarpé escalade le fond d’un couloir presque vertical. Il s’agit d’un itinéraire emprunté lorsque le débit de l’eau ne permet pas l’utilisation du lit de la rivière.

D’un coup les parois s’écartent et permettent à la rivière de s’étaler le long d’une petite plage, sur laquelle une échoppe propose café et autres boissons ainsi qu’un assortiment de bijoux rudimentaires. Immédiatement nous sentons à une foule de détail que nous allons quitter le domaine de la haute montagne. A la halte de midi une nuée de gamins viennent nous voir. Ils sont habillés de vêtements éculés. Une petite fille de six ans porte sur son dos sa sœur de un ou deux ans et à aucun moment ne la posera au sol, malgré l’effort qu’elle produit.

Ce soir nous campons à Aguerzaka, village à 1750 mètres d’altitude. Les tentes sont installées dans l’enceinte d’un ancien édifice pratiquement disparu. Seuls en subsistent des restes de murs effondrés qui délimitent le périmètre de notre bivouac. Les environs immédiats, de toute évidence, servent de lieu d’aisance aux habitants du hameau. Il faudra faire attention si nous sommes amenés à circuler de nuit. Ali nous emmène chez le sage du village qui nous offre le café. Les montagnes autour de nous se sont affaissées et laissent la place à d’immenses moutonnements aux allures moins verticales. Ce lieu respire la sérénité, l’espace semble s’élargir, sans doute impression due au fait que les montagnes nous surplombent moins. Comble du luxe, il est possible de prendre une douche, et les filles vont se faire maquiller à la mode berbère. Ce soir encore au cours du repas ce sont chants et danse endiablées en tapant sur les habituels bidons et gamelles.

L’étape suivante se déroule dans une vallée qui s’élargit et des montagnes de moins en moins hautes. De grands bouquets de verdure et des villages qui deviennent d véritables petites villes sont les signes les plus évidents que nous n’allons pas tarder à quitter ces terres hautes de l’Atlas. Encore deux nuits sous tente et l’aventure prendra fin. Je pense que nous aurions aimé que cette aventure continue un peu plus. L’avant dernier soir un habitant du lieu nous propose sous le manteau un horrible alcool de noix, imbuvable. Un signe de plus nous annonçant la fin imminente du voyage, les téléphones portables passent. Les premiers appels vers les familles ont lieu, le charme va être rompu.

La fin de la dernière étape se passe sur une route goudronnée. Le bivouac est installé dans un coude de la route. Une belle fête va clôturer ces douze jours à travers le Haut Atlas. Une envie me prend de revenir parcourir les sentiers secrets de ces montagnes. Un projet fabuleux consiste en la traversée totale de la chaîne du Haut Atlas, cela nécessitant à mon avis un mois voire plus. Tout entreprise qui touche à sa fin doit déclencher l’envie de nouvelles aventures, pour éviter le petit coup de blues du au vide créé par l’accomplissement d’un rêve.
Sécurité lors d'un transit en Mauritanie? English translation pending
by Dudu123 · 2009-12-14 · 23 replies
Bonjour, Avec mon amie nous projetons de nous rendre, début janvier de Suisse au Mali, en voiture, via le Maroc et la Mauritanie(Dakhla, Nouakchott, Ayoûn, Nioro). Depuis l'enlèvement de 3 espagnols sur ce trajet, nous remettons sérieusement en question notre projet. Qu' en est il de la sécurité sur ce trajet? Quelqu'un l'a t' il parcouru depuis les derniers événements? Faut-il vraiment avoir peur?
Destination le sud du Maroc English translation pending
by AchrafTramp · 2009-12-10 · 10 replies
Bonjour,

J'ai pris mon congés, aprés quelques brusquements au niveaux professionel et personnel, j'ai 3 semaines de congés, et j'ai envie ce me défouler, dé-stresser alors je fais revivre cette passion en moi de la découverte, des randonnées, je viens de découvrir ce forum, et je vous le fais pas dire ca ne va pas être mon dernier message.

l'itiniraire et le suivant, Marrakech ->oukaimeden pour le ski(j'espére que ca a commencé a neigé)->ouarzazate(pour des randonnées ^^)->taroudant-> agadir->Essaouira et puis le retour. cela fait longtemps que je n'ai pas conduit, pour être précis depuis que j'ai pris mon permis alors je commence des cours de recyclage ces deux jours, car j'ai l'intention de loeur une voiture pour visiter les environs de chaque ville. j'ai l'intention de me procurer une carte michelin si possible et puis qlqs livres guides. derniére précision : Je pars en solo

toute remarque conseil, ou orientation, seront les bienvenue.
Campings en Turquie hors saison (voyage en camping-car) English translation pending
by Carpatjo · 2009-12-06 · 21 replies
Nous sommes en Turquie depuis 5 semaines et voici les adresses où nous avons séjourné avec notre camping car. Pour info, la majeure partie des gérants s'expriment en Allemand et en Anglais. La langue de Molière est très peu usitée car la Turquie est une destination boudée par les français. Côte méditerranéenne : à TASUCU, camping AKCAKIL à 3 km du centre ville, en bord de mer, eau chaude, douche, lave-linge, internet, restaurant à ANTALYA : camping Bambus club (The Sould Shied sur l'enseigne), en centre ville à 10 mn du port à pied, en bord de mer internet, sanitaires corrects, douches à revoir, pas d'eau chaude. On peut confier son linge à laver au gérant, retour séché le lendemain à BOZDOGAN près d'Anamur : camping Pullu, nous y étions en novembre dernier, pas d'électricité, pas d'eau chaude, pas d'entretien des installations hors saison à INCEKUM: grand camping en périphérie de la ville , l'enseigne est noyée dans les arbres, à éviter hors saison car pas d'entretien des installations en conséquence, les sanitaires déplorables et tout à l'avenant ; par contre, le prix, lui, n'est pas hors saison !! à PAMUKKALE: Pamukkale Camping, à 5 mn à pied des travertins, restaurant hôtel camping très correct, accueil sympathique , lave-linge et sèche-linge, internet , sanitaires impeccables à SIDE : Istanbul camping - 800 mètres du centre ville - 5 minutes à pied des ruines de l'ancienne cité - pension , quelques places pour les camping-car, internet, toilettes et douche corrects - électricité à CESMELI : camping sauvage à côté d'une paillotte sur la plage - gérant de la paillotte très serviable

à SULTANHYIMI : camping à l'arrière d'un hôtel implanté face à une station service à l'extérieur de la ville - internet - toilettes et douches corrects (ceux de l'hôtel sont mis à la disposition des camping caristes) - électricité
Itinéraire entre seize et dix-huit jours sur la côte ouest américaine English translation pending
by Themat · 2009-11-30 · 51 replies
Bonjour,

Depuis quelques semaines je parcours les différents forums et itinéraires, mais il y a pratiquement autant d'itinéraires qu'il y a de sujet... donc difficile de faire son choix... je demande donc aussi votre aide, c'est surtout pour réserver le billet d'avion au plus vite, je pars en Juin.

Pour le moment, je pars sur l'idée de faire un séjour sur la cote Ouest, en passant pas mal de temps dans les NP, mais aussi un peu à San Francisco. La durée n'est pas encore fixée car j'ai encore des interrogations...

J1 : Arrivée à San Francisco, nuit entre Financial District & Chinatown J2 : Musée d'Art moderne SFMOMA, Union Square, Golden Gate Park, nuit entre Financial District & Chinatown J3 : Chinatown, prendre le Cable Car (Powell-Hyde) vers Fisherman's wharf, Golden Gate Bridge, Alcatraz, nuit entre Financial District & Chinatown J4 : route vers Yosemite Village, via Tunnel View, Glacier Point, nuit à Yosemite Village J5 : Rando de 3h en partant de Happy Isles à Vernal Falls, nuit à Yosemite Village J6 : passage par Mono Lake, Hwy 120, route vers Furnace Creek, nuit à Stovepipe Wells J7 : route vers Zion, nuit à Springdale J8 : Bryce Canion, Pekaboo, Queen Garden, nuit au Bryce Canyon Motel, près de Tropic J9 : route Horseshoe Bend (le matin tôt), Antelope Canyon (le midi), nuit à Page J10 : route vers Monument Valley, nuit à Mexican Hat J11 : route vers le Grand Canyon, nuit à Flagstaff J12 : nuit à Flagstaff J13 : route vers Las Vegas, visite du Strip la nuit, nuit au Stratosphere Hotel J14 : route vers Los Angeles, Arrivée à Los Angeles, hollywood boulevard, nuit vers Hollywood West J15 : Studio Universal (Studio Tour 10h-16h30 suffit), Getty Center, nuit vers Hollywood West J16 : départ de Los Angeles, pour retour vers France

Mes questions sont 🤪 : - mon itinéraire est-il réaliste, ou trop speed ? - nous hésitons à passer par Arches NP entre le J8 et J10, et donc rallonger notre séjour de 2J ? mais on a un peu peur d'être blasé par déjà tous les canyons qu'on a dans le séjour... à moins que çà soit sensiblement différent, et que le détour en vaille la peine ? - des étapes ont été zappé, ou pour d'autres il n'est pas nécessaire d'y rester dormir ?

Je remettrai à jour mon itinéraire au fur et mesure pour qu'il serve à d'autres aventuriers...

Merci d'avance pour vos avis et idées. 😉
Bigoodi en Ibérie (septembre 2009) Centre, Pyrénées, Espagne, nord du Portugal, Andorre et Cévennes English translation pending
by Bigoodi · 2009-11-29 · 3 replies
Cette année sera moins exotique : c’est décidé, nous prenons la voiture depuis chez nous et cap au sud !

Voila l’itinéraire que nous projetons

http://maps.google.fr/...3ac6059bee72&z=5

Nous voyageons toujours de la même façon : à deux, en voiture et nuits à l’hôtel ou en chambre d’hôtes.

Samedi 22/08/09 : nous partons par les gorges de la Loire : la route sera jolie tout au long de cette 1ere journée.

Aurec – gorges de la Loire – Bas en Basset – Retournac – Allegre+ – Ste marguerite – Paulhaguet – Domeyrat – Lavaudieu : très joli village à voir – Brioude (qui ne nous a pas plus emballés que ça) – Massiac.

Nous arrivons en fin de journée à Murat (joli village aux toits gris), mais les hôtels ne nous inspirent pas et le BB sont pleins, nous passerons donc la nuit dans un petit hôtel à Laveissière (Hotel Bellevue, 44 euros sans petit dej, propre, mais sans caractère particulier) et finalement ce n’est pas plus mal : cela nous permet de déguster l’excellente cuisine du Cheval Blanc : menu a 18€, soufflet aux lentilles, jambon braisé cuit au foin, miam !!!!!!!!!🙂 je conseille : très bon rapport qualité prix !

Dim 23/08 : Nous voila partis pour la station du Lioran. Nous trichons et prenons le télésiège de Rombière pour accéder au Puy Griou un peu plus rapidement (aller 10.8€ pour 2). A un jour près il fermait, ça sent la fin de saison, nous sommes tous seuls sur notre balancelle… ça rappelle les bronzés font du ski, sans la neige. 😐

La ballade est chouette, la vue jolie avec les limousines qui font sonner leurs cloches au bord du chemin de St Jacques de Compostelle. Nous redescendons à pied cette fois (piste font de Cère, c’est bien balisé et facile d’accès). Nous reprenons la route par Dienne, et le pas de Peyrol et faisons l’ascension du Puy Mary : ce sont des marches, mais irrégulières, abruptes et ça n’en finit pas… Arrivés en haut nous ne sommes pas déçus : vue dégagée sur les Puy, ça valait bien l’effort finalement. Nous passons ensuite par Aurillac, c’est le lendemain d’un festival de rue et ça sent le lendemain de fête : ordures, odeurs nauséabondes, poivrots en train d’essayer de dessouler… bref, on se sauve rapidement…

Montsalvy- le Pont d’Entraygues sur Truyeres est coupé, ce sera pour une autre fois…

Nous voila à Conques : ça c’est un beau village médiéval… à voir absolument si vous passez dans la région. 🙂

Il se fait tard, à St Cyprien sur Dourdou, nous voyons un panneau « gîte »++++ et le suivons… Bien nous en prend : nous nous retrouvons chez Anne et Alain dont l’accueil, un jour de baptême, nous restera longtemps en mémoire. Nous sommes adoptés : nous goûtons à l’accueil aveyronnais et dînons avec toute la famille (encore de bons petits plats dont le fameux gâteau à la broche). Allez y ! des hôtes comme eux, on en redemande🙂🙂🙂 ! http://gitemasnaut.blog4ever.com/blog/index-192337.html

24/08 : Ce matin, nous commençons par la visite de Villefranche de Rouergues (sympa), puis nous poursuivons par Cordes sur Ciel (à voir), Gaillac (OK, sans plus). Nous arrivons à proximité de Toulouse ; beaucoup de monde en cette fin de journée, la circulation est difficile, nous ne sommes pas emballés et on préfère continuer. Finalement, nous nous retrouverons au camping « les bords de l’eau » de Rieux. 32€ le bungalow, riquiqui mais très propre avec sanitaires à l’intérieur ; heureusement nous avions pris nos « sacs a viande », et heureusement que nous n’avions pas pris l’idée de camper : un bel orage a éclaté pendant la nuit et je n’aurais pas voulu être sous la tente…

25/08 : Un petit tour a St Girons avant de traverser la frontière espagnole une 1ere fois : Pont de Suert – Ainsa : je pensais rester là ce soir, c’est mignon mais les hôtels sont hors de prix (style 95€ le 1 étoile…), nous remontons finalement en France à St Lary Soulan où nous dormons dans un bon 2* : Les Arches 51€ sans petit dej. Nous mangeons à La Pergola : c’est pas mal, mais ils se la jouent un peu et au final le rapport qualité prix n’a rien d’extraordinaire.

26/08 : Arreau (joli village), Col d’Aspin, Pic de Bigorre (on ne le verra que de loin) et Tourmalet : je ne connaissais pas les Pyrénées et autant vous dire que j’adore : c’est vert et très ouvert par rapport aux Alpes. Nous continuons sur Lutz, St Sauveur et bien sur, Gavarnie : il y a encore du monde mais la ballade est bien agréable et le cirque au bout, vaut d’être vu. Nous passerons la nuits dans la station des Cauterets : Hôtel des Lys, 50€, accueil très sympa pour un hôtel avec autant de chambres et internet gratuit. Suivant leur conseil, nous allons encore nous régaler ce soir : resto En so de bedau dans la rue Raillère, bonnes spécialités régionales, copieux et délicieux pour 55€ pour 2 avec du vin et un accueil Tip Top en prime…que demander de plus ???? 🙂🙂🙂

27/08 Nous allons visiter le site du pont d’Espagne (très joli), puis nous passons par Argeles Gazost : La route entre Argeles et Eaux Bonnes (col d’Aubisque) est magnifique. Nous traversons à nouveau la frontière pour arriver à Torla, porte du parc d’Ordessa.

Nous passerons 2 nuits à l’hôtel Edelweiss(49€ la nuit). 🙂Grande chambre très propre avec un petit salon, accueil charmant et bonne sangria sur la terrasse à 5€ pour 2 (malheureusement, et à notre grande surprise on s’apercevra très vite que c’est loin d’être le cas de partout en Espagne : un gros verre insipide sera la plus souvent servi à 7-8€…).

Nous allons finir la journée par une première ballade jusqu’à la vallée de l’Otal (a partir de San Nicolas de Bujaruelos)-compter 3 bonnes heures aller-retour.

Diner sur la terrasse du Cocinella (très bon pour 45€ y compris le vin). 🙂

28/08 : aujourd’hui, nous prenons le bus (9e) pour arriver au départ

de la ballade traditionnelle dans le parc d’Ordessa. Elle est longue,

nous longeons le Rio Arazas, c’est joli, assez long mais pas trop ardu. Arrivés au bout (cirque de Soaso), nous revenons par le même chemin plutôt que de monter par la Senda de Los Cazadores qui a l’air assez ardu selon nos guides. 4 heures aller-retour quand même, on a bien mérité un bon petit gueuleton chez El Duende… Bon d’accord, comme pour tous les bons restos en Espagne, il nous faut attendre l’heure d’ouverture un peu trop longtemps à notre goût, mais ça vaut la peine ici : cuisine excellente et pas trop chère (entrée, plat, dessert à 55€ pour 2 avec le vin)

Samedi 29/08 – une semaine et 1500 km que nous sommes sur la route. Retour en France par Jaca. Jolies halte à St Jean Pied de Port, Espelette, Ainhoa, Sare… Mais on regarde les hôtels et chambres d’hôtes depuis 16h00 environ et tout est complet ou très moche pour ce qui reste disponible. St Jean de Luz : rien non plus, on continue sur Hendaye, il est tard et c’est pareil, samedi soir fin aout et sans réservation…à éviter (le Campanile d’Hendaye dans la zone industrielle est a 90€ pour vous donner une idée…et complet !). Ca bouchonne à la frontière, on en a marre : ce soir ce sera pizza et nuit dans la voiture (même pour les restos, Hendaye ne nous a pas inspirés…). 😕

30/08 : Un petit tour à Hondarabia : bien sympa le dimanche matin sans personne dans les rues et nous voila à San Sébastian. La ville est agréable avec sa promenade en front de mer et ses grandes artères aérées. Si nous nous y étions trouvés en fin de journée, nous y aurions passé la nuit avec plaisir. Mais il est bien trop tôt , nous continuons donc à

Getaria (sympa), Zumaia, Ondarroa…

Beaucoup de monde à la plage le dimanche dans tous ces petits villages aux rues étroites : circulation et parking difficiles ! (parking payant le + souvent). L’après midi est déjà bien avancé lorsque nous nous retrouvons à Bilbao, et là bonne surprise ! Nous y étions passés il y a une bonne dizaine d’année et avions en souvenir un ville triste et grise. Cette fois nous arrivons par le pont juste au dessus du musée Gugenheim (ça vaut le coup de payer 0.55€ pour arriver par là) : c’est magnifique, face à nous le musée avec son matou géant fleuri juste devant.

Nous poursuivons jusqu’à Laredo : hôtel Montecristo pas mal, calme, parking gratuit et grande chambre mais 71€ avec les petits dej quand même ! (les autres 2-3* semblent être aussi dans ces prix).

Nous allons faire un tour sur la grande plage avec belle promenade, assez sympa, mais la ville elle même ne casse pas deux pattes à un canard. Après nous être fait rançonnés pour une sangria infecte (8€ les 2) en bord de mer (je sais, évidemment, on a un peu cherché aussi…). Nous allons manger dans la vieille ville à coté de l’église : resto La Abadia, cuisine familiale, délicieuse et bon marché (28 € le repas pour 2 avec le vin). Dans tous ces villages sur l’océan, un conseil : cherchez les restos vers les églises, c’est souvent là qu’ils sont meilleurs !

31/08 Un petit tour à Santander, puis Santillana del Mar (joli village médiéval), et nous voila à Comillas. Nous étions partis pour aller plus loin mais l’hôtel Josein +++ est trop tentant : 65€ pdj et accès internet inclus, les pieds dans l’eau…L’étape sera courte aujourd’hui d’autant plus qu’il fait très beau et la baignade est délicieuse !

http://www.hoteljosein.com/ oui, je sais, ils auraient pu le peindre autrement pour faire moins tache mais en même temps, quand on est dedans, on ne le voit pas 😉!

La journée se termine par une visite de la vieille ville (qui ne donne pas sur la mer), c’est sympa et on tombe sur une perle : resto Filippinas🙂🙂🙂 : 35€ à la carte avec le vin (seiches dans leur encre a retenir). Ce resto familial sera l’un des meilleurs rapport qualité prix du voyage. A ne pas rater si vous passez par là !

01/09 un tour sur les hauteurs de San Vincent de la Barquera, puis nous bifurquons dans le parc des Picos de Europa. Malheureusement, il ne fait pas beau (averses et brouillard) et nous ne les verrons que depuis la voiture. Ce sera finalement notre seul jour de mauvais temps. On continue par Lastres, puis Gijon qui ne nous inspire pas pour terminer finalement à Oviedo. Nous nous garons dans un pkg privé (11€ pour 24h) et le 2e hôtel sera le bon : hôtel Vetusta, sympathique 3* malgré son nom, la chambre est plutôt petite, mais pour 60€ avec les pdj et juste à coté du quartier historique il n’y a rien a redire !

La ville est très jolie de nuit, les bâtiments sont mis en lumière avec bonheur et il fait bon flâner, d’autant plus que les Espagnols savent utiliser leurs places pour se retrouver le soir : ça discute, ça rigole, ça vit !

Par contre coté resto, rien ne nous inspire… Pour le folklore, la spécialité locale semble être le service du cidre à table en en versant la moitié de la bouteille sur les chaussures… j’exagère un peu mais ça colle aux pieds et ça sent bizarre… pour une fois on finira au Mac Do !

02/09 Cudillero (joli petit port, mais parking difficile une fois de plus), puis Playa del Silencio 😮 pour démarrer la journée en toute beauté : elle se mérite si vous voulez descendre vous baigner et surtout remonter après. Mais même depuis la route, la vue vaut largement le crochet ! Un petit tour par Luarca, puis nous voici à Ribadeo-Castropol : à mon avis, l’aller retour jusqu’au bout de La Ria n’est pas indispensable. Nous voici en Galice : Praia Catedrais (moins spectaculaire que Praia del Silencio), Ribadeo, puis nous trouvons notre hôtel sur les dessus de Viveiro : best western La Sirenas à 50€ sans pdj. (très correct).

Nous dinons à L’impérial en ville (correct).

03/09 direction Cap Ortegal (sauvage), puis Ferrol , Betanzos, et un peu plus longtemps à La Corogne : la ville est sympa mais les hôtels sont chers… on continue pour finalement tomber à Laxe : petit port, plage de sable blanc, super hotel 3* a 48€ sans petit dej : 🙂🙂🙂

http://www.playadelaxe.com/ES/Inicio/index.php

...et très bon resto Arcos🙂🙂 : le plateau de fruits de mers grillés est un peu cher mais (comme dans tous les restos) c’est plus que copieux et délicieux, en prime le cadre et le service sont parfaits (repas à 95€, on a cassé la tirelire ce soir mais sans regret !).

Bref : une très bonne étape que je vous conseille si vous passez par là.

04/09 Depuis le temps qu’on longe et qu’on croise le chemin de Compostelle, après le Cap Finistère et Muros nous voilà enfin à Santiago. Nous nous garons dans la rue juste en dehors de la vieille ville : ce n’est payant que la journée et pas excessif. Nous partons a la recherche d’un hôtel, tout est assez cher et nous finissons a l’hôtel Real http://www.hotelreal.com/ c’est dans le centre (rue piétonne, donc assez tranquille), les chambres sont petites mais c’est propre et l’accueil est sympa. 53€ sans pdj. La ville est bien agréable la cathédrale splendide et les arrivées de pèlerins émouvantes : à voir !

Le soir nous sortons de la vielle ville pour aller manger au resto O desazeis (10 mn de l’hôtel a pied) re re miam : pimientos del Padron (sorte de petits poivrons verts doux et grillés a l’huile d’olive, Padron c’est leur ville d’origine, d’ailleurs pas loin de Santiago) daurade au sel. Nous avons bien fait de venir tôt (enfin tôt pour l’Espagne), le resto est vite plein. Seul le service pourrait être un peu plus sympa.🙂46€ pour 2 http://www.dezaseis.com/

05/09 Encore un tour en ville, 2 cafés et 2 churros pour 2 euros au café Cananueva Praza de Fonté Séca (vers l’université) : ils sont sympas, ce serait sûrement devenu notre café habituel si nous étions restés plus longtemps ! Un peu plus tard nous voilà à Pontevedra, nous nous garons sur le parking de l’hypermarché Carrefour et traversons le fleuve a pied car il y a foule : c’est la fête (Feira de Franca), tout le monde se balade en costume médiéval, des banquets sont organisés, de la paille est dispersée dans les rue pour faire plus vrai, même les poussettes sont déguisées. On passe un bon moment. Puis nous repartons faire le tour du Ria Pontevedra/ Ria de Vigo : Combarro est particulièrement à voir avec tous ses « horreo » (sortes de garde-manger en pierre). C’est joli mais il n’y a pas beaucoup d’hôtels, celui que j’avais repéré sur le Lonely Planet est plein, nous finissons a Bueu à l’hôtel Incamar (50€), face à la plage. La ville est moche mais bon, nous sommes en fin de journée, resto familial O chuza pas loin (48€).

06/09 - 3500 km au compteur - Vigo (moche), Baiona : chouette, et nous voila à Aguarda, dernière ville avant le Portugal ; de l’autre coté nous commençons par visiter Caminhas : c’est joli et ça mérite un arrêt, puis nous descendons à Viana do Castelo. Nous trouvons une petite pension toute simple à 35€, nous visitons tranquillement, montons en voiture jusqu'à Santa Luzia « sacré cœur » sur les hauteurs de la ville. Il est plus de 19h00 quand nous redescendons, et nous nous garons dans l’immense parking souterrain : normalement il y a un forfait après 19h00, le problème c’est qu’il est en fait 18h, nous n’avions pas pensé au décalage horaire d’une heure entre le Portugal et l’Espagne… la douloureuse le matin : plus de 15€ le parking ! Les restos ont l’air vide (et pour cause, il n’est pas encore 20h00 quand nous commençons à regarder les menus…). Nous dînons à celui qui nous parait le plus animé : Pastelaria Jardim : délicieux et très bon marché, goûtez au moins leurs gâteaux !

07/09 Après la mauvaise surprise du parking, nous partons à l’est vers Ponte de Lima (vaut le petit détour), puis Braga (et Bom Jesus sur les hauteurs) et Guimaraes (joli centre ville, a voir). Nous remettons le cap sur la côte, mais Vila do Conde et les stations balnéaires que nous croisons ne nous inspirent franchement pas (moches). Nous tentons La Quinta das Alfais, chambres d’hôtes un peu plus dans les terres : super ! Ce sera l’une des plus sympathiques étapes du voyage, la maison, le jardin et la piscine compensent sans problème l’éloignement de la plage et surtout l’accueil de Térésa et Joa est tout simplement parfait. 70€ avec le pdj : allez y !!!!!!!! 🙂🙂🙂 http://www.quintadasalfaias.com/en/fotos.html

En plus Porto est à 20mn en voiture : pour arriver par la plage en ville, prenez l’A28, sortez à Matosinhos Republica ; c’est sympa de longer la mer, puis le Douro pour arriver directement dans le quartier touristique. Nous dînons au resto Farol à Ribeira (44€ : touristique mais bon et sympa, avec jolie vue sur le Douro), puis faisons un tour sur le pont Eiffel, assez impressionnant, de nuit !

08/09 Encore un tour à Porto, de jour cette fois. Nous connaissons déjà Lisbonne, et cette fois, nos décidons de longer le Douro avant de retrouver l’Espagne : Penafiel, Amarante, les vignobles se succèdent, il fait très chaud, les incendies aussi. Nous pensons nous arrêter a Lamego mais une fête apparemment très populaire rend la circulation quasi impossible. Nous reprenons la N 222 et finissons par suivre des panneaux « casa rural » un peu avant Pinhao : la route est étroite et sinueuse mais nous nous retrouvons à la Quinta da Azenha : jolie chambre avec vue sur le Douro. Damiao nous explique la fabrication du porto avec dégustation à l’appui et en français qui plus est, c’est une étape vraiment très sympa 55€ avec pdj 🙂🙂🙂 allez y ! http://www.quintadaazenha.net/site1.html Nous dînons à l’hôtel un peu plus bas (correct et accueil sympa, vin délicieux, mais repas moyen. 50€ pour 2).

09/09 Un petit tour à Pinhao (c’est vite fait), puis nous montons jusqu’au mirador (demander Casal de Loivos). La vue est superbe, un peu du genre vue sur les côtes roties depuis les hauteurs de Condrieu pour ceux qui connaissent le coin ;-)

Nous retraversons la frontière et nous arrêtons dans la jolie ville de Ciudad Rodrigo. Nous voila à Salamanque vers 16h00. Nous trouvons à nous garer gratuitement à proximité du centre (coup de bol ?) et partons à la recherche d’un hôtel : les 3 étoiles sont chers, nous finissons par trouver le Don Juan 2* un peu vieux mais propre à 59€ avec petit dej à 2 pas de la Plaza Mayor. La rue est fermée à la circulation le soir, c’est donc en ville et calme.

Visite de Salamanque 😮 : les monuments, l’ambiance, la Plaza Mayor et la Meson Cervantes (resto sympa sur la place), cette ville nous a littéralement emballés !

10/09 Encore un tour à Salamanque (ne ratez pas la visite de la cathédrale), puis nous repartons direction Avila et ses remparts +, Segovia +++ son château et ses acqueducs, El Escorial et son monastère (plutôt moche de l’extérieur : on dirait une caserne). Nous voila à Madrid vers 16h00 : circulation et parking difficiles (30€ la nuit vers la gare), hôtels du centre ville hors de prix et mal indiqués, nous tentons de sortir un peu vers le palais des expositions, mais seuls des 4 ou 5* sont signalés, ras le bol, ça nous gonfle, les madrilènes n’auront pas nos sous ! A mon avis, ce n’est pas une ville qui correspond à notre façon de voyager : il faut soit arriver un dimanche, soit le matin, se garer et chercher tranquillement, ou encore réserver un hôtel quelques jours à l’avance sur le net. Nous partons et finissons la journée à Tolède, hôtel Mayoral 3* à 60€ sans pdj. Après la beauté de Salamanque, cette ville ne m’emballe pas plus que ça…Parking payant, ça grimpe, et je crois que pour les cathédrales et les centro historico, je commence à saturer un peu…Pas de resto mémorable non plus.

11/09 Encore un tour de jour à Tolède par acquis de conscience, mais je ne change pas d’avis. 4000 km au compteur, nous passons par Guadalupe et son monastère, l’étape est sympa et la route agréable, puis nous faisons halte à Trujilo, la ville est très jolie +++ mais les hôtels sur place sont chers, nous revenons un peu sur nos pas à Madronera, une petite dizaine de km à l’est, nous tombons sur le très sympathique hôtel rural Sotterana, 3*, 60€ avec le pdj : top ! 🙂 bon accueil, grandes et jolies chambres, tout pour plaire ! http://www.soterrana.com/

Dîner à Trujilo au très bon resto La Sonata 🙂 dans la petite rue qui monte derrière la place (nous étions les seuls clients mais nous nous sommes régalés à 50€ pour 2 vin compris).

12/09 Nous voila à Caceres, assez sympa, puis Mérida avec ses temples romains, Zafra et enfin Aracena. Nous arrivons tout juste pour la dernière visite des grottes de Las Maravillas 😮 (16€ pour 2, ça les vaut même si la visite guidée est un peu au pas de course). Nous dormons à l’hôtel Sierra de Aracena (2* correct sans plus mais accueil sympa-53€ sans pdj) et nous dînons à l’excellent El Manzano 🙂 (solomillo, chanterelles…huuuuuum ! 48€ pour 2 avec le petit digestif à la pêche en prime)

13/09 il pleut, nous passons rapidement par les Minas de Los Tinto, puis arrivons à Séville 😮 en toute fin de matinée. Et là, le bonheur ! c’est dimanche, ça roule bien, je repère sur des panneaux un 3* au hasard, nous nous garons sur une place gratuite juste à coté et bingo : jolie et grande chambre tout confort à 64€, sans le pdj mais avec super José à l’accueil et le centre ville à 15mn à pied de l’autre coté du pont. Allez y !!!! 🙂🙂🙂 Hotel Monte Triana http://www.hotelesmonte.com/...-montetriana-FR.html

Nous avons eu du bol : il n’a plut que sur la route. Nous allons nous promener en ville, nous y étions déjà passés, mais cette fois c’est un coup de cœur…peut être du à l’ambiance du dimanche. Nous nous laissons tenter par des tapas « deluxe » à 18€ : 6 froids, 6 chauds + 6 sucrés, et le soir nous dînons au Robles placentines +++ (75€ pour 2 cher mais très bon)🙂 http://www.casa-robles.com/FR/FR.htm

14/09 Direction le parc de la Donana même si c’est encore tôt pour les oiseaux. Nous faisons escale à El Rocio, curieux village de pèlerinage aux rues en sable, ambiance camargue et western. L’accueil n’est pas particulièrement sympathique ici mais c’est à proximité du parc et nous dormons a l’hôtel Toruna : 73€ avec pdj. Plutot cher mais pas pour ici apparemment. Nous sommes descendus voir Matalascanas en bord de mer plus au sud mais cette station est très moche (grands ensembles). Ballades dans divers points du parc, bien balisé et agréable. Le soir nous dînons au resto Critina(45€ – familial)

15/09 Nous nous arrêtons à Jerez de la Frontéra ++ : la ville est agréable d’autant plus que nous tombons sur une très belle expo du photographe José B Ruiz : splendide ! 😮

http://www.cienporciennatural.es/

Sanlucar, Chipiona, Puerto de Sta Maria ne nous inspirent pas pour y dormir. Par contre nous serions bien restés à Cadix++ mais il y a compète de natation et tout est pris. Nous remontons donc sur Jerez…pour finir à l’hôtel Ibis 54€ san pdj avec le pkg. Du coté du centre, il n’y avait que des 4-5* et pour trouver les 3* plus à l’est, il aurait fallut ressortir par le périph, nous l’avons découvert le lendemain… Avantage : l’Ibis est bien insonorisé et juste à coté de Carrefour : il est tard et nous n’avons pas envie de retourner en ville, à nous le casse croûte fromages, charcuterie et jaja régionaux !

16/09 Arcos de la Frontera ++ et ses petites rues escarpées, Olvera qui produirait une des meilleurs huiles d’olives du pays, Osuna, Ecija, et nous voila à Cordoue. Les hôtels sont tous chers, nous finissons par trouver un 1*, l’hôtel Oasis, très correct pour 65€ sans pdj 🙂. http://www.oasiscordoba.com/...ontpage&Itemid=1

A noter : le système des étoiles en Espagne, on n’y a rien compris : Ibis est souvent coté 1* alors que ce sont les mêmes hôtels qu’en France, ce 1* là n’avait rien a envier à d’autres 2* moins confortables où nous avons dormi, bref, ne pas trop se fier aux étoiles en Espagne…

Nous partons visiter la ville de l’autre coté du pont (20 mn à pied depuis l’hôtel) et tombons sur l’excellent resto Los Marqueses 🙂🙂🙂 : 45€ pour 2 vin compris, l’un des tops 3 restos du voyage en rapport qualité-prix! http://www.restaurantelosmarqueses.com

17/09 Nous partons par Andujar, puis Ubeda et Baeza + Jaen et enfin Grenade. La plupart des villes sont en travaux et la circulation n’en est pas facilitée. A Grenade, nous optons à nouveau pour l’Ibis, pas trop cher a 55€ avec le pkg mais quand même un peu loin du centre à pied. Grenade pour nous est à l’inverse de Séville : nous en avions un excellent souvenir mais cette fois nous n’avons pas particulièrement accroché… Chaque voyage est différent !

18/09 -6000km- Nous descendons retrouver la mer par les Alpujarras, c’est un vrai bol d’air après la foule, les travaux et la circulation de Grenade. Petites routes de montagne et villages blancs accrochés à leur crête…joli. Nous arrivons au bord de la mer un peu avant Alméria…Quelle horreur ! Des serres plastiques à perte de vue sur des kilomètres, il faut bien nourrir le monde…sans doute… Mais cette vision laisse un goût amer, en partant de là on n’est franchement pas fier d’appartenir à l’espèce humaine… Je sais, il y a sans doute bien pire, mais ici c’est tellement visuel et répugnant… 🏴‍☠️

Tout ça pour vous dire que d’Alméria nous n’avons pas vu grand-chose, nous préférons poursuivre jusqu’au Cabo de Gata +++ à San José, et là c’est tout le contraire : jolies côtes, belles plages, village à taille encore humaine. Nous dormons et dînons à l’Hostal Santuario 🙂 (50 € sans pdj), très bon repas (resto aniceto). http://www.elsantuariosanjose.es/

19/09 Encore un tour autour de San José (plages de Monsul +++ et Genoveses+++) puis nous remontons… Si nous avions su, nous serions restés un jour de plus ici, plus au nord c’est l’horreur. Nous ne connaissions pas cette partie de la côte mais nous n’avons rien perdu… Il faut bien se poser quelque part, nous sommes à la Manga / Mar minor : une lagune de 20km qui a du être un vrai paradis et s’est transformé en enfer : tours moches sur tours moches on dirait qu’ils ont voulu exploiter le moindre cm carré. Autant vous dire que je ne vous conseille pas ce coin !

20/09 Murcia, Elx et ses palmiers + , Alicante+, nous dormons ce soir à Javea, station assez agréable, surtout après avoir fait un tour à Benidorm (Cancun en encore plus moche pour ceux qui connaissent), hôtel Solymar, correct (50€ sans pdj).

21/09 nous visitons Valence+++ ce matin, la ville, aérée, nous plait bien, grandes avenues, jolie architecture, elle pourrait faire une étape agréable mais il est encore tôt pour s’arrêter.

Nous continuons vers le nord en ne trouvant rien qui nous interpelle jusqu’à San Carles de la Rapita : encore une petite station qui a gardé des dimensions raisonnables. Nous dormons à l’excellent Hotel du Port 🙂🙂🙂(55€ avec pdj, moderne et chouette) http://www.hoteldelport.es/english/home_eng.htm et dînons au non moins excellent resto Varadero 🙂🙂🙂

22/09 Nous commençons par nous promener dans le delta de l’Ebre, qui démarre juste après San Carles : c’est top, tranquille, beau, serein… 😮Une véritable oasis sur cette portion de cote ! Balade à Tarragone, et nous voila à Barcelone : ça ne circule pas trop mal en ville et contrairement à Madrid, les hôtels sont bien indiqués, mais malheureusement hors de prix (tous ceux que nous avons vus étaient complets ou a plus de 100€). Nous décidons donc de nous éloigner du centre et nous retrouvons une fois encore à notre Ibis préféré dans ces cas là : Ibis Cornella, 69€ pkg compris, zone industrielle au sud ouest de la ville, pas glamour, mais bien pratique : la gare est à coté et le train nous conduit à la Plaza Espana en 15mn. Un bon plan, le seul truc avec les Ibis en Espagne, c’est la qualité de leurs serviettes de toilette, les 3 que nous avons fait nous ont fourni des serviette toutes rapées qui doivent être millésimées, minimum ! Soirée agréable à Barcelone…

23/09 Encore un tour en ville, en voiture cette fois, nous visitons notamment les monuments Gaudi, la Sagrada Familia (extérieur seulement), le parc Guell, la Casa Batlo… et c’est reparti ! Nous empruntons les jolies routes de la sierra de Montserra au nord-est de Barcelone pour arriver aux portes d’Andorre. Par rapport à ce que nous avions vu des Pyrénées à l’aller, nous sommes assez déçus (vallées encaissées, ville moche), un bon plein d’essence, et quelques courses, et hop ! nous revoici en France, nous dormons à Mont Louis : un très bon resto à retenir : crêperie du Rucher de l’ours 🙂🙂🙂, bon vin, patron super sympa et cuisine délicieuse pour 53€. Nous qui pensions trouver une crêperie basique (tout le reste était fermé dans le village), nous sommes ravis !

24/09 Dernière étape : Olargues, gorges d’Héric, St Guilhem le désert 😮 puis Ganges ou nous dormons et dînons au Norias (gîte de France agréable, mais plutôt cher).

25/09 Après être passés par le parc des Cévennes😮 (route du mont Aigoual) et Balazuc en Ardèche (le village est plus joli de l’extérieur finalement), nous revoilà à notre point de départ après 8566 km

Les coups de cœur en vrac 🙂🙂🙂🙂🙂:

- Le Cantal : Puys Griou, Mary .

- Conques

- Les Pyrénnées et le pays basque

- Bilbao, Playa del Silencio, St Jacques, Salamanque, grottes d’Aracena, Séville, San José / Cabo de Gata, le delta de l’Ebre, Valence.

- Porto et l’accueil des portugais.

- Les 7 hotels à ne pas rater si vous passez là bas 🙂🙂🙂:

http://gitemasnaut.blog4ever.com/blog/index-192337.html

http://www.hoteljosein.com/

http://www.playadelaxe.com/ES/Inicio/index.php http://www.quintadasalfaias.com/en/fotos.html

http://www.quintadaazenha.net/site1.html

http://www.soterrana.com/

http://www.hotelesmonte.com/...-montetriana-FR.html

http://www.hoteldelport.es/english/home_eng.htm

- Les restos Tip Tops du voyage 😛:

Cheval Blanc à Laveissière

En So de Bedau, rue raillère aux Cauterets +++

Filippinas à Comillas +++

Arcos à Laxe

http://www.dezaseis.com/

Pastelaria Jardim à Viana do Castelo

El Manzano à Aracena

http://www.casa-robles.com/FR/FR.htm

Los Marqueses à Cordoue +++ http://www.restaurantelosmarqueses.com

Aniceto à San José

Varadero à San Carles de la Rapita

Crêperie du Rucher de l’ours à Mont Louis

Ce qui nous a moins plu 😐😐😐😐:

- Les travaux de partout

- Madrid qui restera le mauvais souvenir du voyage

- Le rapport qualité prix qui n’a plus rien à voir avec celui que nous avions connu il y a une petite douzaine d’années ! Mais pour essence et autoroute c’est mieux qu’en France !

- Pratiquement toute la cote méditerranéenne

Si c’était à refaire ?

Je ne repartirais pas pour un tour d’Espagne d’un seul coup : nous avons pourtant l’habitude de faire de grands voyages de ce type là, mais l’Espagne est sans doute trop proche de nous et moins exaltante que d’autres destinations plus lointaines, les cathédrales et quartiers historiques finissent pas tous se ressembler. Je conseillerais plutôt 3 semaines le nord, et une autre fois, 3 semaines le sud.

En complément : carnet de voyage aux canaries - Fuerteventura et Lanzarote +++ en 03/2009 http://voyageforum.com/v.f?post=2490592;

et un autre sur Majorque ++ en 04/2010 : http://voyageforum.com/v.f?post=3387626;#3387626
4,000 kilomètres à vélo, huit semaines, sept pays (6ème partie, Lettonie et Estonie) English translation pending
by Lucbertrand · 2009-11-14 · 8 replies
Lettonie Estonie du 11 au 21 septembre 300km

Durant cette dernière partie de notre voyage, nous allons utiliser assez souvent le bus et le train, le vélo assez peu. En effet au cours de ces dix derniers jours nous ne parcourrons que trois cents kilomètres à deux roues.

Nous pénétrons donc en début d'après-midi en Lettonie. Les traditionnelles photos sont prises. Elles représentent nos vélos appuyés sur les petites bornes matérialisant la limite de chacun des pays. Notre destination est la ville de Saldus qui se situe à une quarantaine de kilomètres de la frontière.

Un peu avant d'entrer en ville nous sommes intrigués par un cimetière militaire, le premier que nous voyons. Il s'agit d'une nécropole allemande, qui a été érigée récemment entre 1996 et 1999. Ces travaux ont été rendus possibles lorsque la Lettonie a recouvré son indépendance au début des années 1990. En 1944, de très importants combats ont opposé dans le Courlande trente deux divisions allemandes à des forces russes colossales. Les Soviétiques ont essayé d'enfoncer les lignes allemandes au cours de six attaques majeures, qui occasionnèrent 400 000 tués dans leurs rangs et 50 000 chez les Allemands. Actuellement les restes de 22 000 soldats des armées de l'Axe reposent en ce lieu. À terme, il est prévu d'en regrouper trente mille. Ces cimetières militaires allemands sont toujours d'une grande austérité, les croix, contrairement à ce que font la plupart des nations, sont faites de pierre de couleur sombre, presque noire.

L'arrivée dans la ville se fait par une piste cyclable, et rapidement nous nous retrouvons au centre. Au syndicat d'initiative, une jeune femme très compétente nous fournit une foule de renseignements qui vont nous être très utiles par la suite. Nous nous installons dans un hôtel qui de toute évidence date du temps de l'Union Soviétique. Bien qu'il soit immense nous avons bien le sentiment d'être les seuls clients. Cependant les chambres sont confortables pour la somme de douze euros chacun. Nous partons faire un repérage de la gare, car demain tôt nous comptons prendre le train jusqu'à Riga, et de là partir le plus rapidement possible en bus vers Parnu, en Estonie. Ce travail effectué, nous nous dirigeons vers une grande surface pour quelques emplettes. Les magasins sont nombreux dans ces pays, il n'y a pas de dépaysement. La différence provient seulement du fait que les caddies sont beaucoup moins pleins que dans les pays occidentaux.

Réveil de très bonne heure, notre train partant à 6h30. Au moment de sortir la porte d'entrée est verrouillée et nous ne voyons personne. Je pense tout d'abord que nous sommes seuls enfermés à l'intérieur, et essaye de sortir par une fenêtre. Mais avec les bagages et les vélos cela s'avère très compliqué voire impossible. En désespoir de cause on arpente tout l'hôtel en appelant. Je commence à me dire, que notre train nous allons le louper. Alors miracle, une femme encore toute endormie descend l'escalier et vient nous délivrer. La gare est rejointe dans les temps. La montée dans le wagon avec armes et bagages est sportive, mais à deux cela se passe très rapidement. Seul, cela aurait sans doute été plus délicat.

En deux heures nous sommes à Riga. Nous n'avons pas l'intention d'y rester. Notre désir est de trouver un car pour rejoindre au plus vite l'Estonie. Nous gagnons rapidement la gare routière qui n'est pas très éloignée et nous mettons à la recherche du moyen de transport désiré. La chance nous sourit, un autocar d'Eurolines pour Tallinn part sous peu. Le chauffeur nous demande de démonter nos vélos et de les bâcher. Il nous presse, de peur de prendre du retard. Mais non, tout se passe au mieux et il démarre à l'heure prévue. Trois heures plus tard nous atteignons la jolie ville de Parnu, dans laquelle nous allons passer deux nuits. Le chauffeur très gentiment nous indique le camping, d'ailleurs qui se trouve à proximité de l'arrêt. Nous y louons une chambre, car les nuits commencent à être longues et la température descend,

ce qui n'est pas très confortable pour manger dehors.

Le lendemain à nouveau par bus nous rejoignons Tallinn, qui est distante de 120 kilomètres. Puis-je vraiment parler d'une cité, où nous ne nous sommes promenés que quelques heures dans la vieille ville? Je donnerai les quelques impressions ressenties au cours de ce bref séjour. Le bus nous a laissé dans un quartier récent, à une vingtaine de minutes à pied du cœur ancien de la capitale estonienne. Nous sommes arrivés en pleine course populaire. Des centaines de concurrents rivalisaient de vitesse à travers les rues.

Le cœur historique de cette cité n'est pas très grand. L'absence de véhicule laisse tout loisir de flâner le long de ses ruelles et sur ses places. Les styles s'y mélangent au gré du passé très riche de la région. Les influences multiples en ont fait un bijou sculpté aux multiples facettes. La déclivité rajoute au charme du lieu . En effet la ville originelle se serre autour d'un petit promontoire fortifié, dont il reste de belles traces. Le cachet d'une ville est toujours rehaussé par la présence d'une colline. Pour le Lyonnais que je suis, cela est très important. Une ville doit nécessairement comporter à mon sens au moins une rivière et un tertre. Lyon s'est bâtie à la confluence de deux cours d'eau et sur deux collines, celle qui prie et celle qui travaille. Cette situation géographique exceptionnelle fait de la capitale des Gaules la plus merveilleuse ville que je connaisse. Mais je m'égare je parlais de Tallinn. Du haut de son promontoire, on peut contempler la vieille ville juste en dessous, et plus loin la récente qui s'étale jusqu'à la mer. Ces quelques heures de promenade sont un vrai régal dans une atmosphère paisible, bien que nous soyons des hordes de touristes. La cathédrale qui s'élance d'un jet d'une petite place offre une perspective époustouflante. Nous allons sentir l'âme de la cité en allant nous installer à la terrasse d'un restaurant sur la place centrale. Moment agréable, mais quelques centaines de mètres plus loin, dans un décor certes moins esthétique nous aurions mangé presque la même chose pour quatre ou six fois moins cher. Mais l'ambiance se paie et il est vrai que cette architecture baroque et ces églises magnifiques il faut essayer de s'en imprégner durant le court moment que nous consacrons à l'endroit.

Retour à Parnu, promenade le long de ses plages au sable un peu noir. Je ne sais pas si je suis difficile ou trop critique, mais l'esthétique d'une plage, je ne peux m'empêcher de la mesurer à l'échelle de la Gironde et de ses immensités de sable clair, face à un océan qui envoie ses vagues en toute liberté depuis les côtes américaines. Mais attention, je suis bien conscient qu'il n'est pas question de juger un lieu parce que l'on y a passé quelques heures, voire moins. Je peux juste dire que ce jour au bord de cette plage je n'ai pas ressenti ce que je ressens parfois du côté de Lacanau ou Mimizan. Mais essayons de ne pas comparer.

Oh surprise! En arrivant à notre camping, le champ qui était complètement désert est absolument rempli de camping-cars. Il s'agit d'un groupe d'Allemands, en vadrouille à travers l'Europe, qui fait étape pour la nuit. La moyenne d'âge est pas loin des soixante dix ans, ça ne les empêche pas d'attaquer vaillamment la route avec leurs escargots blancs.

Le lendemain nous amorçons notre dernier fragment d' itinéraire qui inexorablement nous conduira dans quelques jours à l'aéroport de Riga. Le voyage sans contrainte financière au gré de ses envies et agrémenté d'un bel effort physique enlève toute envie de rentrer. Mais les êtres chers qui souffrent en vous attendant, vous rappellent que vous avez un chez vous. Dilemme insoluble, partir ou ne pas partir. Paradoxe de la vie, se savoir entouré vous donne assurance et confiance. Et cette confiance en soi vous donne le courage d'affronter une vie un peu plus hypothétique et d'abandonner temporairement ceux qui vous ont donné ce courage. Mais la vie est ainsi faite!

Le temps n'est pas très clément, il bruine doucement. Nous enfourchons nos vélos et l'étape commence par une route nationale très passante. Les Allemands du camping nous doublent en plusieurs vagues et nous adressent des signes amicaux. Puis nous prenons des routes de plus en plus petites pour finir par des chemins de terre. Dans un village, nous faisons quelques courses. Sensation étrange, nous sentons bien que ces gens n'ont pas notre histoire. Je reste cependant admiratif quant à leur capacité d'adaptation. J'imagine ce que devait être leur vie il y a vingt ans en Union Soviétique, alors que maintenant ils ont rejoint la grande famille de l'Union Européenne.

Le chemin devient très difficile car un engin, genre gros scraper, vient de le retourner et la terre est meuble. Nos roues enfoncent profondément, ce qui demande des efforts importants pour contrer la résistance due au frottement. Comme lorsque nous étions sur les pavés au nord de la Pologne nous essayons de viser le bord du chemin à la limite de l'herbe, afin de retrouver un peu d'appui. Cette piste, ainsi labourée, nous fait peiner sur une trentaine de kilomètres. Une voiture passe en sens inverse, et nous profitons de ses empreintes sur le sol, pour rouler sur un terrain plus consistant. Dans ces pays on passe, encore pour combien de temps, de la civilisation au bout du monde en un rien de temps. Arrive le point de délimitation entre l'Estonie et la Lettonie. Ce sera notre dernier passage de frontière. Une petite maison de bois abandonnée, entourée de pommiers dont les fruits tombent au gré de leur mûrissement est la seule trace de civilisation.

Peu de kilomètres après, nous arrivons dans un village tout droit sorti du communisme avec ses restes de kolkhozes bien géométriques, laissés à l'abandon. Et au beau milieu de cette agglomération un improbable hôtel, au confort appréciable et au prix minime. La tenancière ne parle pas un traître mot, ni de français ni d'anglais ni d'allemand . Nous communiquons par gestes et choisissons nos plats au hasard sur la carte. Je trouve cela très amusant de ne pas savoir ce que nous allons manger et de le découvrir lorsque les assiettes arrivent sur la table.

Dans ce village, qui se nomme Mazalaca perdu au milieu de nulle part, à la frontière de la Lettonie et de l'Estonie nous avons vraiment l'impression d'être très loin. C'est peut-être l'endroit où je me suis senti le plus distant au cours de ces deux mois.

Encore quelques tours et détours nous conduisent, deux jours durant, à la découverte de la Lettonie profonde. Sur les marchés on trouve des quantités de girolles magnifiques à des prix dérisoires. Au hasard d'une route, un château nous interpelle. Sur son seuil, un vieux monsieur parlant allemand, nous raconte la suite ininterrompue de guerres que le lieu a vécue depuis deux siècles. Nous demandons, si la visite en est possible. Il nous conduit à travers quelques pièces. Nous réalisons qu'il s'agit d'une maison de retraite. De toute évidence, le pays, bien qu'il ait rejoint l'Union Européenne, par le spectacle qu'il nous offre dans cette grande bâtisse, nous laisse penser qu'il y a encore beaucoup à faire dans certains domaines. Encore quelques dizaines de kilomètres à travers de belles forêts, au fond desquelles se cachent des lacs tranquilles et nous mettons un terme à notre déplacement à vélo.

En effet, nous rejoignons Riga en train. Dans cette magnifique ville nous séjournons trois jours, étant logés au centre de la ville historique. Parmi les trois capitales baltes, toutes très belles et originales, c'est cette dernière qui m'a le plus plu. Son immense marché à proximité de la gare est un lieu où nous irons flâner à plusieurs reprises, parmi les innombrables accumulations de fruits et légumes et champignons, de poissons séchés et autres marchandises. Le quartier art nouveau, où la plupart des ambassades sont implantées, nous nous y promenons longuement en admirant une multitude de belles façades aux couleurs vives. La «Petite Russie», quartier délabré, respirant la pauvreté, comme oublié par la rénovation qui bat son plein dans le pays, donne une touche étrange. Et puis la vieille ville, et tout particulièrement sa place centrale, dominée par la maison des Têtes Noires, avec en arrière-plan l'époustouflante église Saint-Pierre, je ne me lasserai pas d'aller m'y promener de jour comme de nuit. Et bien entendu, les drames de l'envahissement, aussi bien russe qu'allemande sont remarquablement abordés dans le très pédagogique musée de l'occupation. Pour vraiment en profiter, il est nécessaire de le visiter en plusieurs fois tellement l'information délivrée est dense. Les commentaires très complets sont accompagnés de photos d'époque faisant bien prendre conscience des méthodes employées par les régimes totalitaires pour briser et essayer de faire disparaître tout esprit national.

Au moment de notre départ, alors que nous retardions désespérément le moment de rouler vers l'aéroport, nous flânions à travers la ville. Au cours d'un dernier arrêt sur cette place des Têtes Noires, cœur et symbole de Riga, nous fûmes envoûtés par un trompettiste, dont la mélodie grave roulait le long des façades. C'est la dernière image qu'il me reste de ces deux mois d'errance, et peut-être la plus forte, du fait de la conjoncture de la féerie du lieu et de la profondeur de cette musique, sur sentiment de vague à l'âme du fait d'une fin imminente de vagabondage.
Avis sur itinéraire sur la côte ouest des Etats-Unis en avril? English translation pending
by Mamieweb · 2009-11-07 · 15 replies
bonjour, après avoir potassé vos messages et reçu plein de conseils - j'ai établi un projet d'itinéraire ... que je soumets à vos avis ... j'ai du supprimer yosémite cause Avril mais je crains aussi que d'autres sites soient fermés ??? quelqu'un saurait il si en avril j'aurais d'autres sites fermés que je dois retirer de mon itinéraire ? je tiens à remercier ce site extra et les internautes voyageurs si sympas

1

jeudi 15 avril 2010 : arrivée SAN FRANCISCO / nuit du 15 SF

2

vendredi 16 : PRENDE VOITURE et visite S.F / nuit du 16 SF

3

samedi 17 : visite S.F alcatraz / nuit du 17 SF

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dimanche 18 : départ à 7 h pour LOS ANGELES arrivée en soirée 553 km : 6 h5

en route : arrêt Monterey (191 km 2h30) /arrêt Santa Barbara / nuit du 18 L.A

5

lundi 19. : visite L.A / nuit du 19 L.A

6

mardi 20 départ 10 h pour KINGMAN -514 km 5 h7(étape pour couper la route) / nuit du 20 kingman

7

mercredi 21 à 7 h départ pour GRAND CANYON : 279 km : 3h20 visite G.C ap.midi / nuit du 21 G.C

8

jeudi 22 visite G.C à l'aube puis départ pour LAC POWELL– 227 km : 3h40 / nuit du 22 L.P

9

Vendredi 23 visite L.P matin et à 8.4 km (10 mn) horseshoes bend et à 18 km 25 mn ANTELOPE CANYON / nuit du 23 L.P

10

samedi 24 départ 7 h pour MONUMENT VALLEY 151 km : 2H26 visite l'après midi de M.V : nuit du 24 M.V

11

dimanche 25 Visite muley point over look valley of the gods / nuit du 25 M.V

12

lundi 26 départ 7 h pour GOOSENECKS 340 km : 5H17 visite - / nuit du 26 Goosenecks

13

mardi 27 départ 7 h pour MOAB - 310 km - 6H10 visites- Canyolands/52KM 60MN pour dead horse point

/ corona arches à 61.7km 1h10:total pour Moad / nuit du 27 à Moab

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mercredi 28 - visite d'ARCHES-CANYOLANDS ETC ETC / nuit du 28 moab

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jeudi 29 départ 7 h pour BRYCE CANYON - 436 km : 5H41 - sur la byway scenic drive 12- / nuit du 29 B.C

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Vendredi 30 visite bryce /nuit du 30 B.C

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samedi 01 visite bryce / nuit du 01 B.C

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dimanche 02 départ 7 h pour ZION 137 km - 2H16 visite toute la matinée de Bryce puis ZION / nuit du 02 zion

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lundi 03 départ 10 h pour LAS VEGAS - 266 km : 3h - Visite las vegas journée et nuit / nuit du 03 L.V

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Mardi 04 départ après midi pour DEATH VALLEY 190 km : 3h11- visite death valley – / nuit du 04 D.V

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mercredi 05 départ à 14 h pour LAS VEGAS 190 km : 3h11- Visite D.V le matin puis retour Las vegas

RENDRE VOITURE – / nuit du 05 L.V

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jeudi 06 DEPART France
Une boucle "papillon" dans l'Ouest américain English translation pending
by Cendryon · 2009-10-29 · 63 replies
Nous y voici !!! Le temps est venu de raconter moi aussi nos aventures, ... notre premier voyage de 4 semaines à l'ouest des USA !!! ...

En espérant que ce récit puisse autant servir que m'ont servi d'autres carnets de voyages de ce même forum ! 😉

Merci encore à tous ceux qui participent à ce forum 🙂

Carte du circuit .

Vous comprendrez pourquoi je l'ai appelé la boucle " papillon "... mais c'est aussi parceque l'on s'est "posé" peu de temps sur les sites visités...

Les étapes :

1er aout – Vol Bruxelles/Londres/LA avec BMI + New Zeland Airways (1nuit au Sheraton aeroport de LA) 2 aout /3aout – Los Angeles Hollywood (2 nuits au Magic castle hotel) 4 aout – Santa Barbara (1 nuit au Virginia Holidays inn express) 5 aout – Carmel (1 nuit au Wayside inn) 6, 7, 8, 9 aout - san Francisco (4 nuits à l'Holiday inn express fisherman wharf) 10 aout – Yosemite village (1 nuit au Yosemite lodge) 11 aout – Bridgeport (1 nuit au Virginia creek settlement) 12 aout – Death valley (1 nuit au Stovepipe well) 13, 14, 15, 16 aout – Las Vegas (4 nuits au Venetian) 17 aout – Grand Canyon (1 nuit au Thunderbird lodge) 18, 19 aout – Page (2 nuits au Holiday inn express) 20 aout – Monument valley (1 nuit au View) 21 aout – Torrey (1 nuit à l'Austins chuckwagon) 22, 23 aout – bryce Canyon (2 nuits au Ruby's inn) 24 aout – las Vegas (1 nuit au Golden Nugget) 25, 26 et 27 aout – Los Angeles Anaheim (3 nuits au Park vue inn) 28 aout – Vol LA/Londres/Bruxelles avec New Zeland Airways + BMI

J'allais oublier : Nous sommes une famille de 4 à faire ce voyage : Le père, la mère, le fils (18ans) et la fille (presque 13ans)

Commençons le récit directement avec...

...le jour d'après (notre arrivée). En effet le temps passé dans les aéroports et les avions n'a rien de très excitant et l'arrivée tardive à Los Angeles nous a fait rejoindre bien vite le Sheraton où une suite avec un lit très confortable - et un canapé lit moins confortable pour les enfants - était bienvenu après une si longue journée.

Dimanche 2 aout Réveillés très tôt, ce qui n'a rien d'exceptionnel vu le décalage horaire, nous sommes impatients de découvrir la vue de Los Angeles. A quoi ressemble la ville ? Comment sera le temps ? Va-t-on découvrir le fameux smug dont on parle tant à Los Angeles ? Déception. La vue depuis le 7ème étage d'un hotel moderne et sans âme proche de l'aéroport n'a rien de folichon et en plus elle baigne dans une brume grisâtre.. Les voitures s'affolent pourtant déjà sur le boulevard qui jouxte l'hotel. C'est dimanche mais près d'un aéroport, il y a toujours de la circulation...

Tout le monde est prêt rapidement, curieux de découvrir la mégapole. En descendant par l'ascenseur je repense à la réflexion de Nicolas hier au soir qui avait été étonné de constater que je ne lui avais pas raconter de blague : Il n'y a pas de 13ème étage dans les hotels américains !...

La récupération de la voiture chez AVIS se fait rapidement, il n'y a personne au comptoir et lorsqu'on propose un 4X4 à Patrick à la place de la berline réservée, il accepte illico ! Je n'en reviens pas, lui qui ne voulait pas que je loue un 4X4... Bonne opération pour le commercial de chez AVIS, mauvaise pour mon porte monnaie mais finalement, nous ne regretterons pas un instant ce choix (impulsif) de véhicule PONTIAC TORRENT, certes peu nerveux à notre goût, mais qui nous permettra de faire nos 4800 km de routes et pistes sans problème. Il est tout blanc et il est immatriculé "HOT"... On dira donc...qu'il semble tout indiqué pour affronter les températures que nous rencontrerons !

En traversant la ville vers le sud, le voile terne qui enveloppait le ciel s'est levé et c'est sous un soleil radieux que nous apparaît le vieux, mais encore majestueux, QUEEN MARY... Cet élégant navire a eu a chance de na pas finir dépecé dans un sordide chantier de casse indien car les américains l'ont récupéré pour le transformer ...en hotel restaurant. C'est justement dans le restaurant que nous avons rendez-vous pour un traditionnel brunch dominical...eh oui, c'est dimanche !

Nous voici donc dans le grand salon du bateau, plongés immédiatement dans un univers rétro et élégant. Un buffet pantagruélique s'offre à nous avec différentes cuisines du monde organisées par "stations". Nous aurons l'occasion lors de ce voyage de nous apercevoir que les américain aiment beaucoup les grands buffets.... Un grand blues man noir trônant au dessus d'un buffet de poisson et fruits de mer réchauffe l'ambiance en chantant de vieux tubes de sa voie éraillée ... It's a wonderful world !

Après les agapes, place à la visite du navire. Avant d'arriver à la salle des machines, rarement accessible dans un paquebot, nous admirons quelques maquettes en coupe... L'histoire de ce navire qui a servi au transport des troupes pendant la guerre est racontée à travers de nombreux documents d'époque visuels ou sonores et nous suivons son évolution tout au long des coursives.

Sur les ponts supérieur nous avons accès à la salle des commandes ainsi qu'aux appartements privés des officiers de bord ainsi qu'à une superbe vue sur Long Beach.

Il est temps de quitter ce paquebot de légende pour rejoindre HOLLYWOOD, ce qui signifie également qu'il faille traverser la ville... et traverser la ville, même un dimanche après-midi, ça ne se fait pas en 5 minutes. Nous sommes au sud, nous allons au nord ce qui fait en tout 52km à parcourir, et même si le GPS indique 40 minutes de temps de trajet, nous mettrons environ 1 heure pour traverser cette immense métropole de 13 millions d'habitants avec quelques ralentissements qui ne sont tout de même pas comparables aux embouteillages de la semaine.

Le MAGIC CASTLE HOTEL paraît bien sympathique au milieu d'un environnement fleuri. En entrant et en voyant la petite piscine je me dis que finalement j'aurais peut-être mieux fait de réserver ici plutôt que de m'embêter à loger au Hollywood Hill Hotel, l'ensemble d'appartements qui fait office d'annexe du Magic castle. Au comptoir du tout petit Lobby un tout petit homme m'annonce qu'il y a un tout petit problème de plomberie pour la chambre que j'ai réservé, et me propose une chambre plus grande ici même, en bas, avec tous les snacks que l'on désire et avec possibilité d'aller à la piscine d'en haut si l'on veut...et insiste en me disant que de toute façon, je n'aurais eu qu'une chambre avec vue sur la colline et non sur la ville... Je ne crois pas un instant à ce problème de plomberie me disant qu'ils préfèrent sans doute remplir l'hotel du bas avant d'ouvrir les chambre du haut, mais je me dis que finalement, nous n'aurons pas a descendre la colline à pied pour venir au petit déjeuner qui, de toute façon, doit être pris en bas et que ce n'est sûrement pas plus mal !

La chambre est en fait un appartement spacieux doté d'un coin cuisine et d'une chambre séparée. Les enfants quant à eux devront (encore) dormir dans le canapé lit ! Le petit déjeuner au magic Castle s'avèrera tout à fait correct avec d'excellentes scones aux myrtilles.

Le magic castle restera une des bonne surprises du voyage et je suis encore étonnée d'avoir pu trouver un hotel à taille humaine dans une si grande ville et en plus à 2 pas du Hollywood boulevard !

J'ai réservé un TOUR DE VILLE avec CALIFUN, une société qui propose des visites guidées en français. Le guide (québécois) vient nous chercher à l'hotel et nous embarque dans un van.

Nous voilà parti les quartiers chics de BERVERLY HILL suivi de la traversée de BEL AIR avec sont lot de villas de stars. Après avoir stationné dans une rue qui nous permet d'aperçevoir le fameux "signe HOLLYWOOD" qui surplombe le quartier, nous faisons un arrêt obligé sur Hollywood boulevard le temps de prendre quelques photos devant le chinese theatre mais il y a un monde fou. Comme notre hotel est tout proche, nous reviendrons un matin où le quartier s'avèrera beaucoup plus calme...

Nous partons vers le centre ville au milieu des grands buildings où le guide nous montre l'architecture moderne du Disney theatre.

Puis nous faisons une halte dans quartier très animé de Almera, le temps de voir les danses mexicaines et le petit marché d'une rue des plus anciennes de la ville. Là c'est vraiment le Mexique et toute sa communauté qui se rassemble pour faire la fiesta et on aurait envie d'y rester plus longtemps!

De retour à l'hotel la nuit tombée, nous décidons d'aller diner au YAMASHIRO, le restaurant qui domine la colline. Le receptionniste du Magic Castle, toujours plié en 4, qui appelle pour réserver notre table et nous emmène en voiture jusqu'à l'entrée du restaurant. Le repas est excellent (l'expresso est un vrai et bon expresso) et la vue sur la ville est superbe.

















Lundi 3 aout Aujourd'hui nous passons la journée aux studios Universal. Nous avons déjà eu l'occasion de visiter le parc d'attraction du même nom en Floride, à Orlando, mais ici, à Hollywood, en plus des attractions il y a les "véritables" studios de cinéma ! Nous avons choisi un tour VIP qui nous permettra, outre de se la "pèter" car ce n'est pas tous les jours que l'on est VIP, d'éviter de faire de longues files d'attente en cette chaude journée du mois d'aout, mais aussi d'aller visiter les studios en back stage !

Avant de pénétrer dans le parc , nous remarquons le sympathique "saddle ranch" avec ses décors très "western". Nous ne passons pas sous la clèbre arches des studios comme à Orlando, le passage se fait sur le côté.

La journée commence tranquille par un accueil souriant, genre sourire publicitaire pour une marque connue de dentifrice. Comme nous sommes en avance, nous avons le temps de faire un petit tour dans le parc à l'heure où il n'y a vraiment pas foule et Caroline commence ses "repérages" dans les boutiques !

Dans un premier temps, je ne remarque pas du tout l'intru de la sculpture du tournage à l'entrée !... très amusant !

Dans le salon d'accueil des VIP que nous sommes nous attendent café, jus de fruits et petits gateaux ainsi que nos guides qui nous répartissent en petits groupes d'une dizaine de personnes. Nous serons donc avec une famille anglaise et un couple d'australiens.

Le tour commence par l'attraction des Simpsons, un simulateur qui vous emmène faire un tour de roller coaster virtuel, donc très peu pour moi merci, je préfère attendre le reste de la "team" !

Vient ensuite la visite attendue des studios en "petit train" et nous commençons par les trucages pour le son. Puis nous nous rendons dans un hangar qui abrite la fabrication des décors avec toutes les techniques de trompe l'oeil pour agrémenter les constructions.

Puis, dans un autre bâtiment, nous nous faufilons entre de hautes étagères où s'entassent un nombre incalculable d'objets. Ce bric à brac extraordinaire est la salle des accessoires et c'est à se demander comment les employés arrivent à les retrouver dans cet incroyable cafarnaüm !

Le guide nous emmène ensuite sur des lieux de tournage en extérieur. Le commentaire est illustré par des extraits de films qui passent sur les écrans plats du petit train. Je retiendrais le passage près de la maquette qui a servi au tournage du dernier "King kong" : En réalité, il s'agit de décors miniature avec un petit bateau alors que le rendu dans le film est impressionant ! Lorsque nous arrivons à la hauteur du fameux motel de "Psychose", un homme sort du bâtiment avec un grand paquet qu'il place dans le coffre d'une vieille voiture. Lorqu'il aperçoit notre "petit train" il s'élance alors sur nous un couteau sanguinolant en main !

Puis c'est le passage dans la très chic, très propre, très fleurie visteria lane de "Desperates housewifes" où le guide nous parle déjà de personnages de "saisons" qui ne sont pas encore arrivées jusqu'en Europe !....

Plus loin notre véhicule passe sur un pont de bois qui s'effrondre au moment de notre passage.. mais heureusement, on s'en sort sans problème... Ah ces trucages sont vraiment bien faits !!

Après un repas servi sous forme de buffet nous poursuivons par quelques attractions dont "Jurassic parc" que nous avons trouvé meilleure que celle du parc de Orlando alors que la version de la Momie est ici beaucoup moins impressionante.

Enfin, avant de déambuler librement dans le parc où l'on peut croiser des "personnages" comme Marylin, Zorro ou les Simpsons, nous assistons au spectacle "Waterworld" dont l'attérissage de l'avion sur le plan d'eau qui sert de scène est assez impressionnant et je n'ai d'ailleurs toujours pas compris comment cet avion était arrivé là !

Nous quittons le parc en fin de journée car les enfants ont hâte d'aller diner au HARD ROCK CAFE qui se trouve au bout de la City walk. Il est moins vaste que celui de Orlando mais tout de même très bien décoré avec également une Cadillac qui tourne au dessus du bar ! Nous faisons nos emplettes à la boutique puis nous obtenons une table bien placée...









Mardi 4 aout Aujourd'hui nous prenons le temps de nous offrir une petite flanerie matinale sur Hollywood boulevard, beaucoup plus calme que lors de notre première visite l'après-midi. Il fait déjà très chaud mais il y a beaucoup moins de monde que l'après-midi et après être passé devant le théatre chinois, nous remontons un peu plus le boulevard histoire de trouver d'autres étoiles connues. C'est un jeu qui plait beaucoup à Caroline qui a en main le plan avec les emplacements des "stars des stars". Nous irons jusqu'à l'étoile de Marylin qui malheureusement n'est pas très propre mais, comme par hasard, il y a un type à 2 pas de là qui se balade avec un chiffon et un vaporisateur en main prêt à nettoyer les étoiles “au hasard” des demandes... et pour quelques dollars ! En revenant nous aperçevons sur la colline le YAMASHIRO où nous avions passé la soirée de l'avant veille.

Nous partons pour BURBANK et les studios WARNER BROS. Après avoir récupéré les tickets (les vrais car acheté sur le net) nous nous restaurons de quelques patisseries au starbuck café. Le VIP tour est très bien organisé. Moins “show à l'américaine” que celui des studios Universal, il nous permet d'aller sur des lieux de tournage où nous...ne verrons pas grand chose … si ce n'est quelques décors de villes comme New-York ou Chicago, , , enfin on nous dit que c'est Chicago car comme nous ne sommes jamais allées ni à New-York ni à Chicago...et aussi sur la scène du l'emission de TV américaine du “Ellen show”. En fait, les studios WARNER produisent pas mal de shows et de séries TV, dont FRIENDS, mais la plupart restent réservées aux chaines américaines. Nous visitons également un sorte de musée de voitures célèbres comme la "bat mobile" ou bien la voiture volante de Harry Potter mais aussi une exposition de costumes dont ceux justement du film "Harry Potter". Il y a même une dame qui nous fait le "coup du chapeau" de Harry Potter !

La route pour SANTA BARBARA se fait rapidement, ce qui n'et pas le cas pour ceux qui viennent dans le sens inverse !

Le GPS nous fait passer par des quartiers un peu triste avant d'arriver à l'hotel, petit holiday inn aux reflets espagnols dans le style de la ville que nous allons découvrir. Nous sommes un peu au pays de ZORRO ! La chambre, toujours dans le même style avec ses grands lits en bois, est plutôt petite mais jolie et les lits sont très confortables.

C'est parti pour une petite balade très sympa jusqu'au Pier en bord de mer ou nous verrons le “congrès des pélicans” juste à côté de celui des pigeons et un peu plus loin celui des goélands. Des "pirogues de mer" s'affrontent jusqu'à une bouée où l'on entend les supporters hurler . En fait ce sont des phoques ou otaries installés sur la bouée qui doivent raler pour ce dérangement !

Nous revenons à pied vers le centre ville où un marché bat son plein sur la très animée state street. Nous nous rendons directement vers le PALACE grill car j'avais lu sur tripadvisor qu'il s'agissait d'un bon restaurant, bien coté des internautes.

A la reception on nous demande si nous avons une réservation, je crains le pire...et puis finalement on nous installe de suite dans une salle assez bruyante du fait de la proximité des cuisines semi-ouvertes. En fait ce restau ne paye pas de mine et l'intérieur n'est pas franchement reluisant... et puis le bruit et l'air des ventilateurs n'a rien pour plaire.

Le serveur prend notre commande et dépose sur la table des muffins avec un bol de crème. Drôle d'entrée en matière. Alors on lui demande tout de même si c'est pour manger tout au long du repas où à la fin. Il nous suggère de commencer de suite. En fait la boule de crème se révèle être une sorte de beure salé, et les muffins n'ont rien de sucré. Ce sont plutôt de petits cakes aux noix, aux épices, aux herbes... et ils sont excellents.

Après cette bonne introduction nous dégustons littéralement nos plats. Ici la cuisine est celle de la Louisiane, les plats sont cajun et la musique est jazzy. J'ai pris des pates aux écrevisses (oui il y a beaucoup d'écrevisses de proposées dans les plats du menu) avec des champignons, une sauce créole épicée mais crémeuse. C'est très bon! Patrick déguste son filet mignon sur purée de pommes de terre.. aux écrevisses. Puis une serveuse nous amène un document à n'ouvrir que lorsque la musique commencera. On entend alors le grand Louis chanter “It's a wonderful world”, le son est à fond et tous les serveurs du restaurant viennent à chaque table trinquer avec les convives... original ! Sur le document il y a les paroles de la chanson que les clients peuvent reprendre en choeur. re-Original ! Le son baisse alors pour laisser s'egrener les classiques du jazz de la nouvelles orléans et le service reprend son cours...

Pour le dessert, le serveur apporte 4 assiettes pour partager ("just in case") … Ils doivent avoir l'habitude! Nicolas et moi avons commandé un pudding soufflé au grand Marnier à se partager, comme l'a suggéré le serveur qui connait la taille de la portion. C'est excellent !

Patrick et Caroline ont opté pour la Key Lime pie, portion plus raisonnable. Bref il n'y a que le café qui n'est franchement pas buvable mais le reste nous aura vraiment ravi. Une bonne adresse.

Nous revenons sur la state street où les touristes s'entassent sur les terrasses pour gouter à des cuisines mexicaines ou traditionnelles. C'est certes plus animé mais après avoir regardé les menus... et les tarifs, nous ne regreterons pas notre choix. Balade nocturne dans les petites rues de cette charmante cité aux accents espagnols qui vivra dès jeudi aux heures des “old spanish days” autant dire que la fiesta battera son plein ! Au final, la ville de Santa-Barbara nous laissera un excellent souvenir !













Mercredi 5 aout C'est parti aujourd'hui pour une grande journée de route le long de la côte. Nous quittons Santa Barbara sous le soleil et le GPS nous propose de passer à travers la montagne et les vignobles pour rejoindre SOLVANG. Initialement je n'avais pas prévu de passer par ici craignant que la route soit trop sinueuse et les paysages enlaidis par les récents incendies. Mais il n'en est rien et la route est très agréable à travers les vignes et les ranchs.

Avant d'entrer dans le village, il nous faut faire le plein d'essence. On parle rarement dans les carnets de voyage de cet embarras devant la pompe essence... Eh oui, une fois trouvée la fente pour introduire la carte de crédit, voilà la machine qui nous demande, non pas le code de la carte, mais le code postal de notre région !...Nous voici donc bien embarrassé pour prendre le carburant et Patrick de devoir demander au pompiste comment faire ! Heureusement que l'humain suplée parfois la machine qui n'a pas prévu que des étrangers puissent venir chercher du carburant !!! Nous aurons ce tour plusieurs fois au cours de notre voyage !

SOLVANG est un charmant village de style Dannois très fleuri avec son moulin et des maisons typiques et colorées. Les boutiques sont attirantes et nous nous laissons tentés par quelques patisseries pour le pique nique prévu ce midi sur la côte. La visite du village est très appréciable au matin car il n'y a pas beaucoup de monde dans les rues.

Direction donc la côte. En passant près de San Obispo je remarque le Madonna Inn, l'hotel hyper kitsch dans lequel j'avais eu envie de dormir vu qu'il dispose de chambres démentielles!.. Finalement l'environnement de l'établissement n'a rien d'original : le bord de l'autoroute …ce qui explique que peut-être qui aient mis le paquet sur l'intérieur "so amazing!"

Arrivée sur MORRO BAY c'est la déception car la brume, enfin, les nuages bas de brume, se sont posés sur la mer et la côte ...Nous ne verrons donc pas Morro bay et nous poursuivons vers Cambria.

Et là, tout à coup, c'est le drame !!

Le tableau de bord indique qu'il faut changer l'huile !!! Patrick peste contre le loueur. C'est un peu fort de nous louer une bagnole pour le mois sans avoir fait la vidange !!! Nous nous arrêtons donc pour téléphoner à AVIS par le numéro de secours prévu... et là, c'est l'horreur : La nana au bout du fil nous demande notre nom, prénom (tout juste si elle ne demande pas l'age des passagers …) et n'arrive pas à nous situer quand on lui dit qu'on se trouve sur la N1en Californie, la route qui longe la mer, entre Cambria et San simeon!! De plus elle ne veut pas de nos coordonnées GPS la nullissime! Là je me rapelle soudain le texte d'un gars sur voyageforum qui disait avoir appelé car en plein désert, il avait abimé sa roue et le call center, sans doute situé à l'autre bout de la planète, l'avait envoyé dans un bled où le garage n'existait plus!

Moment d'angoisse (sauf que l'on est pas en plein désert, moment de doute, moment de rage, moment de désespoir... J'imagine la nana avec son casque de téléphone à New Delhi (voir slumdog millionnaire) en train d'essayer de nous situer sur une carte (ils n'ont donc pas google map?) Elle nous propose de RETOURNER vers San Luis Obispo dans l'agence AVIS dont elle nous donne l'adresse … Merci, on aurait pu la trouver directement avec tomtom , grrrrrr! Le call center dans ce cas ne nous aura aidé aucunement, pire il nous a fait perdre 20' et le coût d'un appel international pour tout ce temps (40€)!

Arrivés à l'adresse indiquée, nous nous retrouvons à l'entrée d'un vaste centre commercial, sic ! Heureusement la chance ne nous a pas totalement lâché car nous repérons un gars sympa sortant de sa boutique qui s'empresse de nous trouver l'agence AVIS sur son ordi (merci internet) et reviens illico presto pour nous indiquer qu'elle se trouve dans l'hotel Embassy au bout du parking. Merci, sympa, on n'aurait jamais pu trouver sans l'aide de ce gars car AVIS n'est pas indiqué et se trouve dans un recoin de l'hotel. Si un jour ce gars est au chômage, il pourra toujours se faire embaucher dans un call center !!

Wahouuu quel lobby !! On dirait l'hotel Alliance de Lille, un ancien cloitre couvert d'une verrière pyramidale dans sa version moderne ! Le gars de chez AVIS ne doit pas être souvent dérangé, dns un recoin de l'hotel, bien planqué dans son agence. Heureusement il est très aimable et souriant. Il remarque sur le contrat que l'entretien de la bagnole vient d'être fait et que le garagiste a dû oublié de faire un “reset” pour remettre en ordre l'électronique … grrrr... Il nous assure qu'il n'y a aucun problème et que nous ne sommes pas les premiers auxquels cela arrive. Il nous remet le bazar en ordre et on peut repartir.

Il est 14h et les ados ont faim. Alors on stationne l'auto à l'ombre et on entre dans le premier truc venu où l'on a vu sur la vitre que l'on pouvait avoir des salades. En fait c'est une bonne surprise. Au lieu de pique niquer près de la mer avec nos patisseries danoises, nous avons droit à un buffet à volonté, boissons incluses, pour 35$ à 4. Il y a du choix en chaud et froid, c'est frais et c'est bon! Patrick prend du lapin et goute diverses choses. Le crumble en dessert est excellent ! Bref ce BUFFET HOMETOWN est une excellente alternative au fast food... Nous prenons note du nom de la chaine .. au cas où...mais nous n'en reverrons pas d'autres au cours de notre périple.

Nous repassons devant le Madonna Inn pour la seconde fois puis rejoingnons la côte et MORRO BAY qui cette fois n'est plus dans le brouillard et se signale surtout par les grosses cheminées de sa centrale electrique (…)

Nous venons donc de prendre 2h de plus sur le planning prévu. Tant pis nous ne visiterons pas Point Lobos.

Nous nous arrêtons tout de même à l'endroit que j'avais prévu pour pique niquer, histoire de voir si les coordonnées GPS relevées étaient exactes. Yep, TOMTOM a l'air compatible avec les coordonnées données par google map.. mais pas pour toutes... L'endroit est plaisant, venteux et nous rencontrons nos premiers écureuils pas sauvages du tout.... L'arrêt suivant s'effectue sur la plage de San Simeon, bien signalée par un panneau, pour voir les sea lions, en d'autres termes, les éléphants de mer. Il n'y en a pas des masses, mais question masse ils font le poids !

La route qui suit attaque littéralement la montagne et donne l'impression de toujours monter sans jamais redescendre. Nous atteignons une hauteur assez vertigineuse...

Je vole quelques photos de la route car Patrick n'a pas l'intention de s'arrêter partout !... Je lui explique que nous devrons impérativement nous arrêter à Julia Pfeiffer Burns, un des points de vue des plus remarquables de la côte.

Julia Pfeiffer Burns est exactement comme sur les nombreuses photos que j'ai vues de l'endroit. La cascade n'est pas à sec et l'endroit ensoleillé à souhait est ravissant.

Nous terminons la route de BIG SUR avec un soleil déclinant qui rend la lumière de la mer aveuglante puisque le soleil se couche toujours... à l'ouest !

L'entrée dans CARMEL est assez surpenante car on se retrouve au milieu de pins très bas ce qui assombrit les rues en cette fin de journée. On a l'impression d'être dans les dunes. L'hotel WAYSIDE INN est super mimi avec des fleurs partout. La chambre est spacieuse et cosy, dans un style british. C'est trop mignon, nickel j'adore!

Nous ressortons rapidement car, je vous le donne en mille, les ados ont... faim !!! J'avais repréré sur le net, un restaurant italien car ils adorent ça. En fait il s'agit du restaurant NICO'S, un grec/italien où l'on trouve des plats assez classiques. 2 Spagghetis carbonara, 1 penne aux fruits de mer, pizza aux fruits de mer, crème brulée160 $ tips inclus à 20% d'office, (ils ne s'emm.. pas pour un service où, mis a part le patron qui se la joue à l'italienne .. où à la grecque, c'est selon, n'est pas très souriant). Craigneraient-ils que les européens ne laissent rien en pourboire ?

Nous partons faire un petit tour dans la rue principale. Il y a beaucoup de boutiques très classes. Les rues sont peu éclairées. Je me souviens avoir lu quelque part que c'était voulu car les habitants de Carmel, (au fait, les habitantes sont-elles des carmélites ???) refusaient la modernité ! Comme on ne voit pas grand chose dans le noir, nous décidons de rejoindre l'hotel. La visite, ce sera pour demain !









Jeudi 6 aout Ce matin on nous ammène un petit “panier déjeuner” devant la porte de la chambre à 7h30., une sorte de "panier repas" en sac isotherme avec des taourt, du lait et des céréales... Le ciel est gris quand nous partons faire une petite balade sur Océan street jusqu'à la plage bordée de pins "de Monterey" où les promeneurs et leurs chiens sont déjà nombreux. Après avoir marché dans le sable (pas très chaud), nous retournons vers l'hotel par la rue principale avec ses galeries d'art et ses patios commerciaux fleuris abritant des boutiques aux noms "frenchy". Au final cette ville nous aura parue très "snob", sorte de "Deauville" ou "Knokke le Zoute" du Pacifique...

MONTEREY est très proche de Carmel et nous avons prévu de visiter l'aquarium qui se trouve dans une ancienne fabrique de... sardines ! La visite est sympa. Ceux qui connaissent Nausicaa à Boulogne/mer (comme nous) ne seront pas surpris car c'est un peu le même système de visite pédagogique avec toutefois une collection de méduses et d'hipocampes assez chouette. Je m'attendais tout de même à plus grand. Le soleil est revenu ce qui nous permet de parcourir la route de la côte jusqu'à san Francisco en profitant encore de ses paysages qui font parfois penser à... la Bretagne !

Et puis voilà les premières vues de SAN FRANCISCO et ses petites maisons pastel qui nous invitent à poursuivre la visite. Nous savons déjà que cette ville va nous plaire !

A l'hotel HOLIDAY INN au FISHERMANS WHARF, nous avons une suite avec un salon/kichenette séparé de la chambre au 4ème et dernier étage de l'établissement . Les fenêtres donnent sur le sommet de la pyramid tower et la coit tower. C'est "nickel chrome" pour ma "team" qui a apprécie déjà notre environnement car notre première visite est pour les quais et leur animation. Nous traversons le musée mécanique pour voir quelques bateaux à quai et nous nous rendons ensuite vers le célèbre Pier 39 où nous avons prévu de diner, devinez où ??... au hard Rock Café qui devient passage obligé car les ados sont fans ! Le diner ne nous laissera pas un souvenir impérissable. La déco est moyenne et l'endroit est extrèmement bruyant ! J'ai tout de même testé le steak sirloin qui n'était pas si mal.

Mis à part la température hivernale, on a bien aimé l'ambiance du PIER 39. Il y a des tas de boutiques et de restaurants mais il y a surtout la visite aux otaries... ça pue un peu mais c'est tout de même marrant à voir !

Le FISHERMAN'S WHARF est certes très touristique mais l'ambiance y est festive et il y a toujours quelque chose à voir ou à écouter... et ça, c'est amusant ! Les garçons se trouvent des chapeaux “Indiana Jones”... dans des boutiques qui sont partiquement toutes tenues par... des chinois ! Quant à moi, je me prend un gilet polaire tellement j'ai froid !!! Caroline est aux anges car il y a vraiment de quoi faire du shopping. Il y a des centaines de tee shirts dont certains repésentent le président nouvellement élu. Avant de rentrer nous passons voir le terminus du CABLE CAR, ce funiculaire en bois, pour assister au retournement du véhicule qui se fait ici, à la main...et c'est vraiment l'attraction locale !









Vendredi 7 aout Levée avec le soleil, nous prenons notre temps pour prendre le petit déjeuner car nous avons rendez-vous à 10h30 pour un tour guidé avec Mr TOAD. Il s'agit d'un tour motorisé dans un "tacot" aménagé. Notre chauffeur est très sympa et son attitude cadre totalement avec le style du véhicule. Il me fait penser à un personnage Disney alternant les commentaires avec les "pouet pouet" à l'encontre des habitués croisés du parcours. Le véhicule limite le nombre de passagers à 10. Le parcours est classique et l'arrêt à Chinatown permet d'aller voir la fabrique des "fortune cakes". Le passage dans les beaux quartiers nous permet d'admirer de superbes villas victoriennes et dans le quartier hippie de High Hasbury, notre chauffeur enclanche la musique "If you go to San Francisco ..." Ambiance ambiance ! Nous terminons par la visite du Presidio et du Golden Gate. Hereusement que nous avons pensé à prendre les coupes vent car dans ce genre de véhicule ouvert il y a beaucoup d'air et il est très froid ici !!! Après avoir acheté un "MUNI pass" pour 3 jours, nous embarquons dans le fameux CABLE pour grimper jusqu'à Sutter street. Nous aurons l'occasion d'amortir ce Muni pass car nous emprunterons le bus plusieurs fois. Les bus sont nombreux et faciles à prendre. En revanche, le Cable est bondé de touristes. A cette heure il y a une file d'attente dingue au terminus et aux arrêts il faut presque se battre pour trouver une place ou s'accrocher au parapet... C'est une petite deception car pour notre premier trajet dans ce véhicule, on ne voit rien de la route ... Nous déjeunons au LORI'S DINNER situé à l'angle de Sutter street et Powell street (le cable passe juste devant). Le décor est super pour ceux qui aiment les années 50's façon "Grease" !! La nourriture est plutôt bonne et il y a du choix. On teste les hamburgers (of course), les premiers du voyage et ils sont très bon ! A noter que pour l'accompagnement on peut demander de la salade ou du coleslaw à la place des frites.

J'ai eu beau préparer ce voyage depuis plusieurs mois, je me sens perdue à San Francisco où j'ai l'impression que les routes qui descendent ou montent sont bien plus nombreuses que je ne l'avais repéré sur mes plans....Bref ici , ça monte, ça descend tout le temps !

Nous voici arrivés sur UNION SQUARE, la fameuse place centrale qui, selon moi, n'a pas grand chose de différent d'une autre ville. Macy's, qui trône au milieu de la place, est un grand magasin genre Galeries Lafayettes et le reste c'est "boutiques" etc...Je ne vois pas l'intérêt de s'y attarder, il y a tant d'autres choses à découvrir ici. Nous passons donc au quartier financier et ses buildings. On n'a jamais vu de buildings si hauts aussi rapprochés, alors ça fait un peu bizarre ce quartier de la finance. Le musée de la banque WELLS FARGO est tout petit mais comme c'est gratuit, ça vaut le coup de s'y poser 5' et de monter dans la diligence. Pendant notre voyage, nous penserons souvent à l'épopée des pionniers qui sont venus s'installer à l'ouest, osant s'aventurer sur des pistes incertaines et traverser des contrées hostiles pour parvenir jusqu'à l'océan !

Nous entreprenons de flaner dans le quartier MISSION pour voir les façades peintes. Le parc accueille de nombreux jeunes installés tranquillement face à des bâtiments anciens comme Mission Dolores. Nous nous promenons un peu dans la mission street et les rues adjacentes. C'est un quartier agréable et apparemment en pleine reconversion car il y a de nombreuses boutiques et restaurants branchés fraichement ouverts. Mais nous ne nous attraderons pas le soir car le coin de la station de métro sur Mission/16th est hyper mal famé (bandes, prostituées...)...

Nous nous rendons ensuite dans le quartier japonais, peu étendu mais dont le centre commercial et sa tour sont particulièrement significatifs. Nous avons réservé au BENIHANA , restaurant japonais Tepanyaki. Nous apprécions particulièrement ce rituel ou le chef japonais cuisine devant nous sur une plaque chauffante. C'est bon, frais et c'est léger. Le seul hic c'est que ce restaurant est bien bruyant. La "Japantown" est donc toute petite comparé à la Chinatown mais il y a de nombreux restaurants (non tepan) et quelques boutiques nippones.









Samedi 8 aout Aujourd'hui c'est notre journée "bicyclette". En route donc pour SAUSALITO via le GOLDEN GATE ! Nous louons nos vélos, sortes de "mountain bike" chez BAY CITY BIKE, une boutique proche de l'hotel.. appréciable au retour (rincés mais heureux....). C'est assez facile de louer un vélo à San Francisco car il y en a partout. Nous croiserons des centaines de cyclistes durant notre périple du jour ! Nous longeons la baie pour nous rendre vers le Golden gate qui est à moitié dans la brume. Ca monte un peu pour arriver sur le tablier du pont mais une fois qu'on y est, ça va, c'est presque plat... et là ce n'est que du bonheur ! On en a tout de même "plein les pattes" après car les vélos sont peut-être "secure" mais ils sont hyper lourds.. alors moi, dès que ça monte, c'est à côté du vélo que je me place... De l'autre côté, nous faisons une petite halte auprès des pêcheurs, histoire d'admirer le pont (toujours dans la brume). Avant d'arriver à Sausalito, ça monte un peu à travers la forêt d'eucalyptus... en même temps ça doit bien dégager les bronches !

SAUSALITO est une ville très mignonne mais il y a un monde fou ! A l'aller on se dit que l'on ne va pas s'arrêter de suite vu la foule. On préfère poursuivre vers les houseboats. Toutes les "résidences", autrefois celles des "hippies" ne sont pas accessibles au public pour préserver la tranquilité des riverains ... qui ne sont plus vraiment des hippies aujourd'hui... Sur le chemin du retour, on décide de s'arrêter déjeuner avant le centre ville dans un petit café très sympa, le CIBO, un tantinet branché écolo-nature. Bonne pioche !! On est bien tranquille ici. Il y a une petite terrace mais on préfère profiter de la fraicheur intérieure. Au menu Panini servi avec un petit ravier de pickles et moi j'ai testé un french toast avec des pêches et des fraises HUMMMMM. Dans ce café, on ne sert pas de coca, chose étrange pour les USA mais ce n'est pas plus mal ! J'en attrape pour 35$ boissons comprises, le même prix que l'autre jour au SUBWAY de Monterey, mais ici c'est bien meilleur et nettement plus clean avec un service souriant et "in french" ! Faudra qu'on m'explique là !!! Quand on se rend à Sausalito en vélo via le golden gate on a, en gros, é alternatives : Revenir par le pont ou bien traverser la baie en ferry qui nous ramène non loin du fisherman wharf ... Nous optons pour cette solution, la moins couteuse en ...énergie car nos batteries sont un peu déchargées à cette heure ... Nous tentons de stationner les vélos dans un parking (à vélos) du centre ville mais après avoir pris connaissance des heures du ferry nous renonçons de façon à avoir une place à bord .. et c'est pas gagné vu le nombre de vélos au centre ! C'est pourquoi nous sommes les premiers à embarquer. A en croire des français qui sont à bord du ferry du retour, on a bien fait de déjeuner à l'extérieur du centre. On a l'impression que tout le monde s'arrête au centre ville alors qu'après c'est beaucoup plus cool !

A bord du bateau, au moment de reprendre els bicyclettes pour débarquer, c'est le bins total ! Heureusement que les américains étaient mieux organisés pour débarquer en juin 44 ! Il faut dire que c'est le week end et on a vraiment l'impression que les californiens qui ne font pas de joging font du vélo !!! Bref on n'est pas tout seul sur la route... tant pis pour les autos, ce n'est pas leur jour !! Après un passage à l'hotel histoire de se reprendre un peu, nous repartons en cable vers le haut de la Columbus street mais en route, nous décidons d'aller voir de plus près la fameuse LOMBART street dans sa partie la plus attractive : Les lacets fleuris ! Pour de nombreux touristes, le jeu consiste à descendre cette rue en auto et de préférence en se tenant, pour les passagers, assis sur les portières du véhicule !... En haut de la rue il ne faut pas moins de 2 policiers pour réguler la circulation. Inutile de dire que si l'on tient absolument à effectuer la descente en voiture dans la journée, il convient de prendre son mal en patience !!! Avant de rejoindre notre restaurant du soir, la STINCKING ROSE, nous décidons d'aller voir d'un peu plus près la fameuse transamerica pyramid. Sur le trottoir, un orchestre chinois au grand complet nous rappelle que nous sommes aux portes de chinatown. Heureusement que j'ai réservé le restaurant "Stincking rose" sur internet sinon il aurait fallut attendre dehors ! On nous accompagne jusqu'à notre table, au premier étage, dans un dédale de petits passages. La salle de restaurant est assez vétuste. Ce restaurant est une vraie usine et c'est très bruyant !!! Ici l'ail est à l'honneur et il y en a dans tous les plats ! C'est le concept du resto qui en fait sa renommée mais la cuisine n'est pas super originale mis à part cet ail qui est partout, y compris dans les fresques grossières peintes sur les murs. Les plats sont plutôt italiens et le service pourrait être plus souriant. Attention, les gnocchis sont juste un peu...sucrés

Dimanche 8 aout C'est formidable de pouvoir passer un dimanche à San Francisco, surtout quand le soleil est au rendez-vous dès le matin et que le ciel est dégagé ! Le dimanche est un jour tranquille... mais notons que les californiens sont déjà assez cool et puis c'est le jour de la messe, de la célébration comme on dit dans les églises méthodistes et Cie...car nous avons prévu de nous rendre assister à la célébration de la GLIDE... et qu'a t'elle de particulier cette église pour que j'ai envie d'y aller alors que je n'assiste jamais à la messe d'habitude ? Ben j'vais vous l'dire : Il s'agit tout simplement d'une messe en GOSPEL !!!! Alors nous partons en Cable car à l'assaut du centre ville. Alors que nous marchons vers l'adresse indiquée, nous dépassons un groupe de dames chapeautées qui se rendent au même endroit que nous...mais nous sommes les premiers de la file d'attente et le chairman, très sympa, nous place près du mur. Ensuite il nous invite à entrer et nous choisissons de monter à l'étage car j'avais lu que c'était mieux pour les touristes. Nous nous installons au premier rang du balcon. Derrière nous il y a d'autres touristes français. Nous avons alors une vue imprenable sur la scène car ici, point d'hotel et de reliques, point de statues, de vitraux ou fantaisie, tout se passe dans le chant, le discours, l'attitude et ...la technologie car films et images se relaient sur le grand écran situé derrière la scène ! On nous distribue alors un éventail car il fait assez chaud au balcon. Il porte l'inscription d'une publicité pour le restaurant de l'hotel japonais du coin, brunch oblige...ou comment allier spiritualité, sponsoring et bien être ! J'avais lu que les messes en gospel de la Glide étaient super, mais en réalité c'est carrément surprenant, un véritable spectacle pendant lequel on ne s'ennuie pas une seconde !! On démarre directement par un chant et tout de suite on est dans l'ambiance. Le soliste est extraordinaire , les choeurs sont parfaits et les musiciens carrément top (Wahouuu le saxo !!). Au premier étage, un type tout aussi agité que les habitués du bas relaie l'enthousiasme des chanteurs et nous invite à frapper des mains comme un "chauffeur" de salle de spectacle ! Au cours de la célébration nous assistons à une scène surprenante. Un grand noir très efféminé nous présente les produits dérivés qui peuvent être achetés à la fin de l'office. Il se met à défiler comme dans une collection de haute couture avec un tablier à l'éfigie du groupe. On croirait Jacob dans la cage aux folles... Tout le monde éclate de rire... on n'en croit pas nos yeux ! Imaginez une telle scène dans une messe de chez nous !! Mais nous n'avons pas fini d'être surpris car voici qu'entre en scène le très dynamique, que dis-je, l'explosif pasteur noir qui va nous offrir un prêche carrément politique et rappeler au passage que "Maintenant, nous avons un président !" Après coup, je ne sais pas si l'on peut vraiment parler de messe car ici il s'agit plutôt d'un show !!! et quel show !!! En tout cas c'est vraiment très chouette. Je suis ravie !

Quelle chance nous avons d'avoir un temps superbe sur cette ville dont on dit qu'elle est souvent dans la brume ! J'ai réservé pour le brunch au TOP OF THE MARK, le restaurant situé au sommet de l'hotel intercontinental Mark Hopkins. Le "Top" n'est qu'au 22ème étage, ce qui est nettement moins haut que le Carnelian room, le restaurant situé au 55ème étage de la tour de la bank of américa, mais qui n'etait pas ouvert ce dimanche !I Qu'importe, le Mark Hopkins est situé en hauteur sur une colline, par rapport aux autres buildings ce qui compense. Comme nous sortons assez tard de la Glide, nous hattons le pas pour nous rendre au restaurant ce qui fait que nous arrivons bien fatigués tellement la pente de la rue est rude ! En montant dans l'ascenseur, nous remarquons encore une fois qu'il n'y a pas de 13ème étage. Dans le restaurant très chic à l'ambiance feutrée il y a peu de touristes. Ce sont plutôt des gens de San Francisco qui viennent bruncher chic ici ! En tout cas le service est très soigné et buffet très fin ... un peu normal vu la classe de l'établissement ... et le prix .. mais la vue sur la baie est superbe !!! Le MUSEE DU CABLE, situé à deux pas de là, est un petit musée sympa et gratuit où l'on apprend comment fonctionne les "cable car" et où l'on voit les machines en mouvement... c'est donc très bruyant ! Après, en attendant ce cable car dans la rue déserte car il n'y a décidemment pas beaucoup de circulation à San Francisco le dimanche, nous prêterons une oreille d'autant plus attentive au bruit du cable situé au centre de la rue...

Retour à l'hotel pour se relaxer avant de partir visiter ALCATRAZ. Le bateau part à 18h45. J'ai réservé le tour de nuit. Nous prenons nos KWAY car j'imagine que le vent sera frais... je n'ai pas tord. Arrivés sur l'île, des guides nous prennent en charge pour nous accompagner jusqu'à l'entrée de la prison où nous prenons des audio guides dans notre langues c'est à dire en français pour moi et en néerlandais pour Patrick et les enfants. La visite est très interessante et la façon de faire commenter les lieux par d'anciens gardiens ou prisonniers est vraiment originale. Nous arpentons ainsi les couloirs de la prison, découvrant l'étroitesse des cellules et la vie des "pensionnaires" dont les plus célèbres ont même droit à l'affichage de leur trombine sur les murs! Au retour, nous pouvons admirer les lumières de la ville où nous passerons notre dernière soirée. Nous allons diner au BUBA GUMP à la demande des enfants, ce qui n'est pas une super idée car c'est assez cher pour manger ...quelques crevettes ! Mais bon, ce sont les vacances et on aime faire plaisir aux enfants (c'est comme au Hard rock café : hyper bruyant mais branché !). Au retour ils demanderont à voir le film Forrest GUMP...







(A suivre....)
4,000 kilomètres à vélo, huit semaines, sept pays (3ème partie, Autriche et Slovaquie) English translation pending
by Lucbertrand · 2009-10-27 · 2 replies
Autriche 3 août 6 août 400km

Notre dernière vision du Danube allemand, une énorme sirène en bronze avec un gros poisson dans les mains. Peu après, le panneau frontière nous invite à rentrer dans la deuxième nation de notre périple. Deux terres de langue allemande, j'ai l'impression de rester dans le même pays. Un groupe de jeunes filles pénètre au même instant que nous. Toutes poussent des cris de joie et applaudissent. Donc, nous arrivons bien dans un pays différent. Le Danube, depuis Passau, a encore pris de l'ampleur. Il devient majestueux. Alors qu'il creusait son passage de façon rectiligne à travers les plaines allemandes, il vient buter sur une zone montagneuse. De la résistance à la progression naissent de larges méandres enfoncés entre de grandes collines. D'immenses forêts couvrent le relief. Le temps n'est pas au beau, mais il ne pleut pas. Que ces grandes masses de végétation qui descendent jusqu'au fleuve donnent du cachet au site! Nous sommes en plein romantisme. Le gris prononcé du ciel se reflète sur l'eau, teintée d'un vert-gris indéfinissable, enserrée dans de sombres forêts. Cette portion de la piste cyclable dégage une impression d'esthétique absolue. Le contraste est étonnant entre l'herbe vert cru, presque fluorescente et le sombre de l'eau et des sapins. L'ordre et la propreté sont les mêmes qu'en Allemagne. Pas un papier ne traîne. Les maisons sont toutes entourées de magnifiques jardins envahis de fleurs bien ordonnées. Bien souvent, elles colonisent aussi les façades de leurs corolles multicolores. Les pelouses sont tondues avec rigueur.

La piste de notre côté s'interrompt. Un petit bac, conçu pour les vélos, permet une courte traversée originale et très sympathique pour un prix modique. À nouveau la piste au goudron impeccable, sans la moindre aspérité déroule son ruban sous nos roues. On a plus l'impression de glisser que de rouler. Que ce déplacement à vélo dans ce cadre grandiose est agréable. Les grandes courbes du fleuve provoquent des changements de perspective permanents, ce qui avive la curiosité. La partie de l'itinéraire avant Sigmaringen ainsi que l'étape de ce jour, sont les deux portions de nos 1200km le long du Danube que j'ai le plus appréciées. Chacune a son style très différent, mais toutes deux dégagent une grande beauté. Cela ne veut pas dire que le reste du parcours ne m'a pas plu, bien au contraire. Ce qui est absolument formidable, c'est de pouvoir rouler, pratiquement toujours, sur une piste sans voiture. Le retour aux routes encombrées à partir de Bratislava sera d'autant plus difficile. En effet en dix jours on prend ses petites habitudes, et la vigilance se relâche. Pas de gros camion à surveiller, qui arrive rapidement dans le dos. Facteur aggravant en matière de transition brutale, en Allemagne sur route, tous les véhicules respectent scrupuleusement le code et l'on ne se sent pas en danger. En Autriche déjà un peu moins, mais si toute l'Europe roulait comme eux ce serait déjà pas mal.

Nous arrivons à Linz vers les quinze heures. Je demande le chemin du camping à une femme. Bien qu'autrichienne, son accent est presque incompréhensible, à tel point que je lui demande sa nationalité. Du coup la conversation se poursuit en anglais, je la comprends un peu mieux. Elle part chercher des cartes et prospectus et me donne de grandes explications. J'ai l'impression que le repas de midi a été bien arrosé. En finale, elle me fait deux grosses bises bien appuyées. Elle a dû se piquer car cela fait quatre jours que je ne me suis pas rasé, et comme chez tout homme aux gènes méditerranéens ça pousse dru. Je lui dis que si nous ne trouvons pas nous revenons, ça la fait rigoler. Jean, qui a assisté à la scène en direct, propose de prendre ma place la prochaine fois qu'il faudra demander le chemin à une femme.

Malheureusement nous trouvons le camping, donc pas question de retourner, sniff! Au demeurant il est très bien organisé, même s'il est particulièrement surpeuplé. Ce qui est plus inquiétant, c'est que le temps se dégrade franchement et que nous allons, sans nul doute possible, vers la pluie. Nous dînons au restaurant et goûtons à la fameuse tarte de Linz.

Lever sous un ciel menaçant et très sombre, l'humidité a tout envahi, sol et ciel, ce qui laisse peu de doute sur la journée qui nous attend. En effet, dès les premiers kilomètres la pluie se met de la partie, et très vite elle devient violente. Je commence par maudire ce temps, d'autant plus que mes habits pluie ne sont pas performants et je suis rapidement trempé. Et puis, contre toute attente, le miracle se produit. Sous ces trombes d'eau, mon corps s'habitue et la température clémente et le rythme élevé me permettent de ne pas me refroidir. J'éprouve un immense plaisir à rouler à vive allure dans ces conditions en apparence hostiles. Nous perdons notre chemin à Mauthausen, nom tristement célèbre. À un feu rouge, je demande à plusieurs automobilistes la direction pour retourner au fleuve. Oh surprise! Pas un n'ouvre sa fenêtre, et tous tournent la tête, certains mettent même leur main pour encore moins nous voir et nous faire comprendre qu'ils ne veulent absolument pas nous parler. Nous restons interloqués après la gentillesse et la serviabilité allemande. Espérons que ce comportement n'est que local, et que tous les Autrichiens ne sont pas effrayés par deux pauvres Français perdus et complètement trempés. À l'instinct, nous prenons à gauche, et parcourons plusieurs kilomètres de route avant de renouer avec le Danube.

Nous faisons une première halte dans un superbe café en surplomb sur le fleuve. Comme d'habitude, nous engloutissons quelques gros gâteaux en contemplant de la véranda les eaux sombres . Le spectacle est impressionnant, le cours d'eau est devenu très large, et par ce temps il dégage une impression de puissance sauvage.

Puis après nous être bien empiffrés, c'est reparti sous des cataractes. La partie de l'itinéraire qui se présente se fera sur route. En effet, la piste est rive droite et j'ai peur de me refroidir en prenant le bac, ce serait dommage pour les gâteaux. Le temps ne s'améliore pas, on appuie d'autant plus sur les pédales. Vers les treize heures , Jean prend un coup de fringale et désire s'arrêter sur place pour faire chauffer quelque chose. Je l'en dissuade, en effet il tombe de véritables trombes, et cet arrêt serait, à mon sens, une vraie catastrophe pour le contenu de nos sacoches à ouvrir. Donc nous décidons de faire halte au premier lieu abrité. Un joli restaurant se présente une dizaine de kilomètres après. Nous profitons de ce gîte agréable et très joliment aménagé. Le moral reste bon, d'autant plus que nous avons déjà fait cent trois kilomètres ce matin. Je suis vraiment étonné d'avoir éprouvé un tel plaisir à rouler sous la pluie.

Bien rassasiés, avec ardeur nous reprenons la route. Le temps semble s'améliorer, les ondées s'espacent, cependant le ciel reste menaçant. De magnifiques vignobles développent leurs pieds de vigne le long des pentes dominant le fleuve en larges ondulations. Quelques villages en hauteur, en récompense des efforts pour les atteindre, offrent des points de vue de premier plan sur la vallée. Dommage que le temps ne soit pas plus clément, car la vue doit pouvoir porter plus loin. Vers seize heures la ville de Krems est atteinte. Encore une fois nous avons abattu plus de cent quarante kilomètres. Nous louons une caravane, car la pluie reste très menaçante. D'autres campeurs très bien équipés restent stoïquement dehors.

Le temps s'améliore au réveil. Ce matin j'ai une petite forme, je me ressens sans doute des efforts des jours précédents. D'ailleurs, on a peut-être un peu trop fêté notre étape de la veille, ça n'aide pas non plus. Nous arrivons au cœur de la ville de Vienne par une piste cyclable. Il est agréable et étonnant de rejoindre le centre d'une grande métropole sans avoir été confronté au danger du trafic routier, toujours bien réel dans nombre de capitales. Nous cherchons le camping en périphérie ouest, ce qui nécessite une dizaine de kilomètres. Ce dernier est immense, très populeux. Le vrombissement de l'autoroute proche tient lieu de bruit de fond, bien perceptible. Nous nous installons rapidement, puis retournons à la découverte du centre ville. Un bus dont l'arrêt se trouve à proximité nous conduit au métro, ce qui nous permet une balade très agréable dans le centre de la capitale autrichienne quelques heures dans la soirée.

Derniers kilomètres en Autriche, cet après-midi nous serons en Slovaquie. Nous commençons par errer au milieu des grandes îles sur le Danube, à la recherche de l'itinéraire. En effet, ce matin j'ai à peine pris la peine de consulter notre petit guide. Si je l'avais fait, l'itinéraire se serait présenté de façon évidente. Cette négligence nous a permis de prendre conscience de l'immensité de ce dédale au milieu du fleuve dans la périphérie de Vienne. Alors que nous continuons à nous enfoncer dans l'erreur, commençant à avoir de sérieux doutes, face à nous arrive un cyclotouriste lourdement chargé, pédalant pieds nus. Il s'agit d'un Hongrois qui rentre chez lui après une errance à travers l'Europe de plusieurs mois. Il nous explique que le chemin conduit à une impasse et de concert nous rebroussons chemin. C'est un véritable plaisir de l'interroger sur son périple. Encore un exemple démontrant que l'erreur s'avère payante et favorise les belles rencontres. Une fois de nouveau sur la bonne voie, dans une zone marécageuse, il nous faut enjamber de grands troncs d'arbres qui obstruent le chemin. De toute évidence les fortes pluies d'avant-hier ont engendré quelques inondations dans le coin. Puis sur plusieurs dizaines de kilomètres nous suivons une digue rectiligne. La frontière semble proche. En traversant le dernier village autrichien, son monument aux morts et disparus nous interpelle. Il a été érigé en 1921 à la mémoire des combattants de 14-18. Deux listes de même longueur ont été rajoutées l'une pour «Unsere Gefallenen »et l'autre pour « Unsere Vermissten» (nos morts et nos disparus) de la seconde guerre mondiale. L'impression produite est forte.

Slovaquie du 06/08 au 14/08 500 km

Le chemin a quitté le fleuve depuis quelques kilomètres. À travers champs nous nous dirigeons vers la Slovaquie. Sur une colline dans le lointain apparaît une agglomération comme perchée sur un monticule. De toute évidence il s'agit de Bratislava. Le grand bâtiment clair en avant de la cité est sans doute possible le château. Cette apparition nous motive, et nous appuyons sur les pédales. La frontière est là devant nous. Un immense poste frontière avec de grands parkings où les véhicules devaient s'amonceler des heures durant, peut-être plus, pour passer ce point de passage entre l'est et l'ouest. Aujourd'hui tout est désert, pas âme qui vive sur ces vestiges d'un passé récent. Le mur n'est tombé qu'en 1989, et l'ouverture généralisée s'est faite après.

En quelques kilomètres, le centre de Bratislava est atteint. Nous n'avons pas eu de circulation. En effet, la piste conduit sans transition des prés directement dans la vieille ville. Par contre, demain, pour quitter cette capitale, nous serons plongés dans un enfer de circulation. La ville historique est à dimension humaine, le trafic est bien organisé. La première impression parmi ces bâtiments aux belles couleurs est excellente. Nous sommes pressés de partir à la découverte des petites rues et prenons une chambre dans un hôtel en plein centre, afin de poser au plus vite bagages et vélos. La petite reine peut s'avérer un gros handicap lors de certaines visites, car il faut toujours sécuriser la monture et son chargement avant de les abandonner quelques heures. Notre hôtel est idéalement situé. La chambre pas donnée, 60 euros pour une petite pièce avec seulement une fenêtre ouvrant sur une cour intérieure. De plus la porte de la salle de bain me tombe quasiment dessus, lorsque j'essaie d'y pénétrer. Mais mon Dieu, ces contingences matérielles sont sans importance, et ne perdons pas de temps à aller nous plaindre, car nous n'avons qu'une demi-journée pour visiter cette charmante ville. Nous nous offrons une assiette de spaghettis, à un prix prohibitif. A plusieurs reprises nous aurons l'occasion de constater que dans chacun de ces ex-pays communistes, coexistent en réalité deux pays, le premier fréquenté massivement par les touristes occidentaux et le second en dehors des circuits touristiques. De l'un à l'autre les prix varient dans un rapport de un à quatre, voire de un à six.

Vers les seize heures, Slavo nous rejoint. En guise de bienvenue, il nous offre un bel atlas routier au 1/100 000 de son pays, cadeau précieux qui va nous permettre de profiter au maximum des petites routes slovaques. Il nous entraîne à travers la ville, dont il nous commente l'historique. Ensuite, le soir il nous fait découvrir un restaurant traditionnel en dehors des circuits classiques. En effet, uniquement des Slovaques sont attablés. Les grandes salles ont vraiment du cachet. Tout est en bois, pas très entretenu, cela donne un côté rustique du meilleur effet. Une spécialité bien consistante à base de choux et de charcuterie nous est servie, conseillée par Slavo. Le dessert est lui aussi conséquent. Nous sortons bien calés, et pour trois cela n'a coûté que 18 euros boissons comprises. Ce prix est à comparer avec les 15 euros par assiette de pâtes mangée à midi, certes accompagnée d'une bière, d'un peu d'eau et d'un café.

Départ matinal de Bratislava, la vieille ville est calme. Très vite, dans la partie moderne de la cité, un fort trafic nous engloutit et nous tâtonnons quelque peu pour sortir de l'agglomération. Nous prenons une direction nord-est pour rejoindre le village de Drietoma, où habitent les parents de Slavo. Ce dernier nous a conseillé un itinéraire en sous-estimant la distance. Il a annoncé 115 kilomètres alors qu'il s'agit de 145. De plus, les côtes sont raides, longues et nombreuses. Il faut ajouter à cela une chaleur étouffante et un trafic routier dense. De nombreux camions, ne respectant absolument pas les distances de sécurité, nous donnent bien du souci sur des routes relativement étroites. Nous finissons par faire une erreur en loupant un embranchement. Vers les seize heures, après plus de cent kilomètres, un joli lac nous invite au camping sauvage. Juste au-dessus, un restaurant permet de sa terrasse un magnifique panorama sur la campagne environnante. Les clients sont tous autochtones et la serveuse parle très mal l'anglais. Cependant, par gestes nous nous comprenons, en particulier en montrant du doigt ce que les autres ont dans leur assiette. La nourriture est très correcte pour un prix dérisoire, moins de dix euros à deux. L'ambiance n'a vraiment plus rien à voir avec Bratislava et ses cortèges de touristes occidentaux.

Au réveil, surprise! Les toilettes du restaurant sont fermées, donc pas d'eau. Nous n'avons pas pris la précaution de faire le plein la veille au soir. Jean propose de prendre de l'eau dans le lac pour faire un café. Vu la couleur, je ne suis pas enthousiasmé, et nous partons à jeun avec l'intention de nous arrêter à la prochaine ville. Tôt le matin, aux environs de 6 heures, la route est déserte. Nous atteignons Nove Mesto. Un café agréable nous accueille. La ville est en émoi, car il s'y déroule une course de motos. Tout un tas de vieilles pétoires de toutes les cylindrées sont lancées dans une sarabande, pas vraiment folle, je la qualifierais plutôt de poussive et pétaradante. Le spectacle n'en est pas moins intéressant, et en me délectant d'un gros chocolat bien crémeux je regarde ces antiquités rivaliser sinon de vitesse, au moins de bruit. Le spectacle est vraiment cocasse. L'un des compétiteurs est énorme et chevauche une frêle cinquante centimètres cubes. Nous prenons tout notre temps, car l'étape de ce jour n'est que de 45 kilomètres, et la moitié est déjà effectuée. Nous sommes attendus vers les onze heures chez les parents de Slavo, et il n'est pas neuf heures.

Que c'est bon de prendre son temps. Je réalise que depuis notre départ le 27 juillet à Mulhouse, nous avons surtout passé nos journées à rouler et ne pas prendre de retard sur la programmation. Le voyage à vélo, il faut faire attention lorsque on est dans la phase conception de ne pas programmer une compétition genre tour de France. Le meilleur moyen à mon sens, c'est justement de ne rien programmer et de rouler au jour le jour sans se mettre d'échéance. Mais, ce n'est pas si facile à faire, on a toujours la manie de planifier. S'affranchir de la notion de temps est presque impossible pour nous, Occidentaux. Nous avons tellement été formatés à vivre au rythme de notre montre, quand ce n'est pas au rythme de notre chronomètre.

Comme prévu, nous arrivons dans le petit village où habitent les parents de Slavo. Ils nous accueillent avec gentillesse. La maison est belle, bien entretenue, le jardin magnifiquement soigné. J'ai presque honte en pensant à la mienne de maison, que je laisse presque à l'abandon. Ces gens qui sont fonctionnaires d'un pays, certes de l'Union Européenne, ne roulent manifestement pas sur l'or. Ils mettent sans doute un point d'honneur à embellir leur lieu d'habitation.

Nous passons 24 heures très agréables. Slavo et sa compagne, tous deux ayant une bonne maîtrise de l'anglais, servent d'interprètes avec son père. Par contre, sa mère parlant un peu l'allemand nous nous comprenons sans intermédiaire. La discussion va être animée, son père était officier dans l'armée tchécoslovaque à l'époque du Pacte de Varsovie et moi officier dans l'armée de l'air française. Je me souviens des nombreuses alertes à trois heures du matin dans le cadre de l'entraînement à une réaction immédiate pour contrer l'avance des forces communistes. Les temps ont changé rapidement. Maintenant il est civil, mais travaille au ministère de la défense et s'occupe de l'intégration des forces slovaques aux standards OTAN. Son point de vue sur cette évolution m'intéresse au premier chef. Ayant déjà travaillé au sein d'un état-major d'un ex-pays communiste, l'Albanie, la comparaison d'un pays à l'autre me captive. Le père de Slavo ressent une certaine nostalgie, toute relative cependant, d'une armée autrefois équipée de nombreux matériels et qui aujourd'hui se trouve confrontée aux prix prohibitifs de matériels hautement technologiques, le tout dans le cadre de restrictions budgétaires sur fond de crise, dans un Occident qui ne met pas l'entretien de ses armées en toute première priorité . Slavo nous emmène visiter la jolie ville de Trencin, surmontée d'un magnifique château. Ces vingt quatre heures nous marqueront d'un souvenir inoubliable de gentillesse et d'hospitalité.

Le lendemain nous reprenons notre chemin vers l'est en direction des Tatras. Slavo et sa compagne nous accompagnent à vélo sur une trentaine de kilomètres. Ils nous laissent à l'entrée d'un petit chemin très raide en nous assurant que c'est le plus court pour rejoindre notre destination de la journée. Très vite, nous nous retrouvons à pousser les vélos dans une pente de plus de vingt pour cent. Et ça se corse encore. Le chemin disparaît dans la forêt. Rapidement nous n'arrivons plus à pousser, même à deux, tellement la végétation devient touffue. Donc nous portons d'abord les bagages, puis les vélos. Après trois heures totalement exténuantes, nous arrivons enfin sous une route. Le dernier remblai, à franchir pour la rejoindre, est d'une pente redoutable et constitué de terre, dont les grains ressemblent à des roulements à bille. Ces vingt derniers mètres nous demandent un effort violent, où nous devons bien nous coordonner pour faire passer vélos et bagages. On s'initie au jeter de sacoches.

Une fois sur le goudron, que cela paraît facile de pédaler. Mais, nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Vingt cinq kilomètres plus loin, la route vient littéralement mourir dans une petite vallée profonde. Nous distinguons un sillon blanc, qui escalade la montagne directement sur plusieurs centaines de mètres. Pas de doute, c'est pour nous. Et c'est reparti, d'abord chacun pousse son vélo, mais c'est exténuant. Alors on se met tous les deux, l'un poussant le guidon, l'autre arque bouté derrière les bagages. Ensuite nous redescendons chercher le deuxième vélo, et réitérons l'opération. Après une grosse heure d'efforts soutenus dans la poussière, enfin la pente s'adoucit et nous rejoignons un petit col dans un cadre d'une grande beauté. Le chemin part quelque temps à niveau et nous pouvons enfourcher nos vélos. Arrive une longue descente, mais pas aussi confortable que nous l'espérions. En effet, elle est raide et caillouteuse. Les poignets sont fortement sollicités. Il serait dangereux de dépasser les 10 kilomètres à l'heure, donc les doigts sont crispés sur les freins.

Enfin de retour dans la vallée, des recherches nécessitent quelques détours, pour raison de carte non à jour. A la tombée de la nuit nous arrivons au camping de Turcianske Tepelice. L'étape aura été de 11 heures pour cent trois kilomètres. Nous sommes les seuls campeurs. Une équipe de foot fête probablement une victoire, et les gros bocks de bière défilent à vive allure. Ça chauffe dur!!!

Départ tardif, vers les dix heures trente, l'étape de la veille a laissé quelques traces. Aujourd'hui encore, des passages sportifs nous attendent. Après une belle côte de quinze kilomètres, rendue très désagréable du fait des camions lancés à vive allure qui nous frôlent, un chemin de terre, parfois meuble, entre 12 et 15 %, nous demande à nouveau de rudes efforts sur plus de cinq kilomètres. Cette portion exigera une bonne heure de suée à appuyer sur les pédales, à la limite du dérapage de la roue arrière. Enfin, un col à 1075 mètres met un point final à cette montée infernale. La moyenne de la journée ne sera pas très élevée, étant donné le terrain et les chemins que nous empruntons.

En fin d'après-midi, nous cherchons dans un village une épicerie. Les gens ne semblent parler aucune langue étrangère, et subitement une femme qui nous regarde d'un balcon, dans un anglais parfait nous indique le lieu où se ravitailler. Le temps semble au beau, la forêt et la montagne sont accueillantes. C'est l'occasion d'un beau camping sauvage. Nous prenons pas mal d'eau et de jus d'orange et nous repartons à l'escalade d'un col qui n'en finit pas. La traversée de Liptovska Luzana est incroyable, village tout en longueur dans une montée de six ou sept kilomètres.

Enfin, la dernière maison dépassée, nous commençons à rechercher un coin où se cacher de la route. Un petit chemin à gauche, nous le prenons et demandons à un berger si nous pouvons nous installer pour la nuit. Nous essuyons un refus catégorique et nous partons plus haut. Que l'endroit est sauvage! Il paraît qu'il y a des loups et des ours. Les tentes sont installées à la lisière d'une forêt de sapins, leurs silhouettes masquées par les premiers arbres. Un joli petit ruisseau fait une multitude de méandres dans la prairie, juste devant notre lieu d'implantation. De magnifiques chardons, de grande hauteur, lancent leurs nombreuses têtes mauves à l'assaut du ciel.

Cette soirée sera, par sa simplicité et le cadre grandiose qui nous entoure, l'un des souvenirs marquants de notre vagabondage. Bien souvent, on se souvient avec émerveillement et nostalgie de ces instants un peu en dehors du temps, que l'on a vécus comme par hasard, en prenant le risque de passer une nuit de galère. En effet dans le village précédent nous aurions pu être logés convenablement à un prix ridicule, mais nous avons fait le bon choix. A ces moments j'ai vraiment l'impression de vivre. Sans doute cela provient du contact simple avec la nature, dans un endroit privilégié. Et je me dis que les expériences les plus intenses et les plus enrichissantes, sont justement celles qui ne se monnaient pas.

Les loups et autres ours ne se sont pas montrés. Un ciel blafard accompagne le lever du jour. Le petit déjeuner pris nous plions rapidement. Une course de vitesse s'engage, et avec les derniers rangements la pluie arrive. Ce n'est pas une surprise, car depuis un moment nous la regardons monter à l'assaut des hauteurs, sur les quelles nous sommes perchés. Très rapidement elle est forte. Nous commençons à pédaler sur une côte raide, menant à un col à plus de mille mètres d'altitude. La route est déserte. Il fait froid. Mes habits de pluie ne sont pas efficaces. Malgré l'effort que nécessite cette montée sévère, je n'ai pas chaud. Arrive le col, nous nous engageons dans une longue descente. La température de mon corps descend aussi. Avec le froid, cela devient vite un calvaire. Mes doigts s'engourdissent et j'ai du mal à serrer le guidon, encore plus à freiner. Mais il n'y a pas d'alternative, la seule option descendre. Quitte à le faire, autant y aller le plus vite possible. En serrant les dents j'appuie au maximum sur les pédales sous des trombes d'eau glaciales.

Après vingt kilomètres d'un vrai calvaire, le village de Partizanska apparaît. Un bar sur la gauche, ouvert à cette heure matinale, sans hésiter je m'y précipite grelottant, me tenant les mains toutes blanches presque insensibles. J'ai subi une grosse déperdition de chaleur. Mes habits ne sont vraiment pas performants, pourtant jusqu'à présent, ma Patagonia je n'avais jamais eu à m'en plaindre. Mais en vieillissant elle a dû devenir poreuse, en effet depuis quatre ans elle sert intensivement. En matière d'imperméable, j'ai aussi pris un vieil habit, que mon père a utilisé pendant plus d'une décennie. Je m'en veux, car j'ai à la maison du matériel efficace contre la pluie. Comment ai-je pu sous-estimer à ce point les conditions météorologiques qui nous attendaient dans cette partie de l'Europe?

Après une heure et deux gros chocolats bien crémeux, la pluie n'a pas faibli. Jean a été moins atteint que moi. Cependant, l'un comme l'autre nous n'envisageons pas de repartir dans ces conditions. On nous indique un particulier louant des chambres. Le lieu est superbe, les chambres vastes et la douche bien chaude. Pour couronner le tout, chacun ayant sa pièce en demi-pension, cela nous revient à 11 euros chacun. Il n'est que 10 heures du matin. Une grande journée de farniente se profile, ce qui n'est pas pour me déplaire. Ayant terminé les deux livres que j'ai emportés, j'entame la lecture de l'ouvrage que Jean vient de me prêter, «Solos d'amour» de John Updike. Je lis rarement ce genre de littérature, décrivant les relations hommes femmes, mais je suis immédiatement très intéressé, et de plus l'auteur a un style qui invite à la lecture.

Nous passons une partie de l'après-midi à affiner nos plans pour le mois à venir. Le programme concocté par Jean prévoit la traversée des Tatras dans toute leur longueur, et elles s'étendent sur trois pays, Slovaquie, Pologne et Ukraine. Cela m'inquiète un peu, car le kilométrage est très conséquent et les dénivelés affolants. De plus aux environs du 15 août, nous sommes le 11, le temps n'est pas toujours formidable en montagne. Les conditions que nous subissons, alors que nous ne sommes qu'en périphérie du massif montagneux, laissent présager des journées de souffrance. Je sais bien que Kasantzakis a écrit «Un jour où je n'ai pas souffert est un jour où je n'ai pas vécu». J'aime bien cette maxime, mais pas trop quand même! Sans proposer de décision radicale, je pressens qu'il nous faudra apporter des aménagements à ce programme très chargé. Dans un premier temps, nous comptons rejoindre le «Tatransky Narody Park», et de là grimper au moins un joli sommet.

Le repas du soir est copieux et l'ambiance chaleureuse. Cela est d'autant plus remarquable, que les personnes, qui nous accueillent, ont eu un décès. À midi ils accueillaient tous les membres de leur famille, pour la réunion habituelle lors de ces tristes circonstances.

Nuit très agréable, mais au matin un brouillard épais empêche toute visibilité. L'idée de repartir et de subir les intempéries de la veille ne m'enthousiasme pas. Mes habits ne sont pas tout à fait secs, je les mets cependant en espérant qu'au moment du départ, ils le seront. Va-t-on partir? L'inaction prolongée n'est jamais très bonne conseillère. Cependant, en repensant à Nicolas Bouvier qui était resté un hiver complet à Tabrize, je relativise nos petits ennuis. Nous descendons déjeuner, nos hôtes sont très agréables, de plus ils parlent bien allemand, ce qui facilite grandement la conversation.

A huit heures et demie nous reprenons nos vélos, le temps semble assez beau, le brouillard se déchire. Notre route contourne le joli et grand lac de Liptovska. Dans le lointain de hautes montagnes commencent à se dessiner. Arrêt dans la ville de Liptovsky Mikulas, car Jean doit racheter un cale-pied. Le magasin est tout neuf, Sport 2000 ou Décathlon, je ne sais plus. Cependant, je me souviens que les prix pratiqués sont les mêmes que ceux pratiqués en France. Le contraste est saisissant lorsqu'on compare avec les onze euros de la demi-pension de la nuit dernière. Les clients ne semblent pas très nombreux. Ces grandes chaînes occidentales se positionnent probablement sur le marché slovaque en vue d'être rentables dans quelques années lorsque le niveau de vie moyen aura augmenté. Le cale-pied, il le trouvera un peu plus loin chez un marchand de cycles.

A la sortie de la ville, nous faisons nos courses, pour midi, dans un super marché. Tout au long de notre périple, nous n'aurons pratiquement jamais eu la moindre difficulté d'approvisionnement. Au cas où nous l'aurions oublié, nous sommes dans l'Union Européenne, et on le ressent bien, la logistique est sans grande surprise. A l'heure du déjeuner, nous nous arrêtons dans un petit abri en bordure de route sous une légère ondée. Les montagnes ont pris de l'ampleur et nous comptons rejoindre la station de Stabske Pleso, qui se situe à 1346 mètres d'altitude. Il s'agit d'un point de départ réputé, permettant d'accéder à de magnifiques randonnées conduisant à de nombreux sommets, culminant entre 2300 et 2600 mètres. La côte se fait raide et le temps menaçant. Une pluie orageuse violente nous surprend. Un grand sapin, en lisière de forêt, nous offre sa protection. L'intensité de l'ondée diminuant, nous repartons. Entre les nuages apparaît un magnifique sommet pyramidal, le Krivan, dominant la vallée du haut de ses 2500 mètres. Pyramide majestueuse, symbole des Tatras slovaques, au point que l'une des pièces d'euros du pays en porte l'effigie. Je tombe instantanément amoureux de ce petit Cervin. Notre occupation pour demain est toute trouvée.

Nous prenons l'option de l'hôtel, car le premier camping est très éloigné du départ de la balade envisagée demain, de plus le temps reste très incertain.

Lever cinq heures du matin, ciel rouge, prémisse de très mauvais temps. Le départ est décidé dans les plus brefs délais. Nous espérons prendre le mauvais temps de court. 1200 de dénivelé, en trois heures cela ne devrait pas poser de problème, même si la randonnée commence par une marche à niveau de quatre ou cinq kilomètres. Mais à peine sommes-nous partis que la pluie nous rattrape. Tant pis nous n'aurons pas l'occasion de revenir de sitôt dans les Tartras, on persévère. Une fois arrivés au pied de la montagne, un joli chemin empierré monte le long d'une arête. La pluie s'intensifie, et le brouillard se met de la partie. Nous sommes seuls , l'ambiance devient farouche. Au détour du chemin, deux chamois, ombres furtives, disparaissent dans la pente. Le sentier devient plus raide. Il est nécessaire de mettre les mains pour progresser. Nous sommes à la limite de l'escalade. La visibilité est réduite à cinquante mètres. Il ne faudra surtout pas se perdre à la descente. Le Krivan se défend et ne veut pas de nous. Le vent se met à son tour de la partie. L'endroit devient très inhospitalier. Je sens le sommet tout proche, mais là c'est franchement de l'escalade, certes pas difficile. Mais trempé, peu couvert, sous des trombes d'eau, sans visibilité, avec un vent rafraîchissant très sérieusement, le thermomètre indique trois degrés, de plus en chaussures de cycliste avec lesquelles il faut faire attention aux parties métalliques qui ripent sur le rocher mouillé, cela devient particulièrement pénible et dangereux. L'altimètre indique 2485 mètres, le point culminant se situe théoriquement dix mètres au-dessus. L'absence de visibilité nous empêche de le discerner. D'un coup, le froid me submerge, il faut impérativement que je m'enfuie immédiatement sous peine de problèmes graves. Jean a moins froid que moi. Je sors la veste que j'ai dans le sac et l'enfile entre mon tee-shirt et ma patagonia. Je mets mes gants avec difficulté. Je sens mon corps se raidir. Je n'avais jamais eu cette sensation. Attention à la déescalade, surtout ne pas chuter, mon corps ayant perdu toute souplesse. Rapidement le terrain devient plus facile. Le rythme s'accélère, en conséquence la température du corps augmente, et son agilité revient. Une fois de plus, je suis allé un peu loin, sur ce que je considérais comme une simple balade. On comprend facilement que des gens meurent de froid en montagne. Le moindre petit incident ou retard dans ces conditions limites, et cela peut tourner au drame. Je m'en veux un peu de mon imprudence et de mon manque de prévoyance. J'aurais pu m'habiller plus, mais j'espérais mouiller le moins de vêtements possibles en prévision des jours à venir. De toute évidence, c'était un mauvais raisonnement. Avoir fait 1500 kilomètres à vélo ne rend pas invulnérable au très mauvais temps en montagne, il me faut m'en souvenir et savoir rester humble.

En redescendant, nous croisons quelques personnes, qui envisagent d'effectuer la randonnée que nous venons de réaliser. Elles nous demandent si nous sommes allés au sommet. Notre réponse affirmative les rend admiratifs, et ils retrouvent le moral. Retour à l'hôtel vers midi, le temps se calme un peu. Nous nous posons la question de savoir si nous restons un jour de plus pour randonner, car il y a d'autres très beaux sommets. Les prévisions météo sont assez mauvaises, en particulier la visibilité devrait rester faible, ce qui est frustrant sur une belle montagne. En conséquence, nous décidons de mettre le cap sur la Pologne dès demain.

Au lever du jour, le temps est acceptable, pourvu que cela tienne. Nous prenons la direction de Zakopane, le Chamonix polonais. Une route à flanc sur les vingt premiers kilomètres nous conduit à travers des zones touristiques fréquentées surtout par des nationaux. On voit très peu de ressortissants étrangers hormis des Polonais. La route rejointe se dirige droit sur la frontière. Le pourcentage de la pente est important, parfois supérieur à 12%. Après 54 kilomètres nous pénétrons en Pologne. Beaucoup de voitures sont garées de part et d'autre de la limite de ces deux pays. Une petite rivière matérialise la démarcation, mais bien entendu pas un contrôle et même pas un panneau annonçant « Polska». Nous sommes frustrés, pas moyen de faire la classique et traditionnelle photo avec les vélos appuyés au panneau frontière lors d'un changement de pays.
Avis sur le "Louis Majesty" de Louis Cruise Line? English translation pending
by Cricket030 · 2009-10-25 · 718 replies
Bonjour,

La Compagnie Louis Cruise Line à un nouveau navire le "Louis Majesty". Il y a t-il des personnes qui connaissent ?

Merci

Chrystel
Croisière sur le Costa Magica du 5 avril 2010 English translation pending
by Roquebrunois · 2009-10-20 · 76 replies
Bonsoir Prise de contact pour un échange d'informations sur la prochaine croisière. SAVONNE-ROME-EGYPTE-CHYPRE-GRÊCE-TURQUIE-GRÊCE-GRÊCE-ROME-RETOUR SAVONE
Itinéraire de vingt-neuf jours Colorado - Utah - Arizona - Nouveau-Mexique - Colorado English translation pending
by Laurence49b · 2009-10-17 · 247 replies
2 voyages aux USA c'est déjà beaucoup et bien peu aussi , à qui veut approfondir le Grand Ouest...

C'est notre cas et nous venons de crier notre ouf de soulagement " Yeah, we will go " suite à quelques réflexions et contraintes financières et professionnelles.

L'itinéraire s'est vite imposé à nous en fonction de nos désirs et de la consultation contemplative de nombreux carnets de voyage ( Krikri, Mokalhki, Derennes, Veileen et bien d'autres encore ! )- quel vrai plaisir de chercher / fouiner / créer / remodeler !!-

Un premier jet avec une arrivée à SLC puis , la découverte du site et voyage 09 de mlefevre nous a émerveillé et décontenancé.. et orienté sur d'autres horizons ... Soit, nous aborderons l' Ouest non plus par SLC mais par Denver ... Merci, Marie ...

Bien d'autres bases nous ont servi à la construction du trajet dont certains sites n'ayant plus lieu ou raison d'être cités car hautement compulsés par nous tous ou presque .... Merci à Philippe S, Thierry L, Dominique C, vazyvite... etc

Juin et 4 semaines seront nécessaires pour profiter des merveilleuses contrées dont voici le tracé

J1 Arrivée à Denver en soirée

J2 Denver/Moab 5h30 de route +Trails à Arches Marching Men/Tower Arch - Delicate Arch

J3 Canyonlands - Island in The Sky Mesa Arch : False Kiva / Shafer Trail / Musselman Arch

J4 Moab /Hanksville 2 h de route + Horseshoe Canyon ( trail + piste environ 5 h )

J5 Hanksville / San Rafael 1/2 h de route Crack Canyon (trail 2h )+ Little Wild Horse Canyon ( trail 3h ) + Goblin Valley( 2h sur place)

J6 Hanksville/Capitol Reef 2 h de route en passant par Factory Butte ( 2h ) + Hickman Bridge ( trail 1h) + Cohab Canyon ( trail 2h ) + Cassidy Arch ( trail de 1h )+ Chimney Rock ( trail 2h ) + Sulfur Creek ( trail 4h ) Journée à revoir trop chargée

J7 Capitol Reef Cathedral Valley + trail des Monolith + voir avec Veileen Glass Mountain

J8 Torrey/ Escalante par la Notom Road et Burr Trail 4h30 de route et piste + trail Upper Muley Twist Canyon ( trail 5h)

J9 Escalante/Hole in the Rock Zebra Slot canyon / Peekaboo Slot Canyon /Sunset & Brocken Bow Arches

J10 Escalante The Volcano

J11 Escalante Neon Canyon / Devil's Canyon

J12 Escalante/Willis Creek/Bryce Canyon 3h de route Willis Creek ( trail 2h )+Bryce canyon ( trail Peekaboo Loop 4h )

J13 Tropic/Cedar Breacks/Zion 3h30 de route Cedar Breaks ( trail 2h ) + Zion ( trail Narrows )

J14 Zion The Subway si permis ou West Rim trail ( trail de 7h )

J15 Zion / Valley of Fire White Dome ( trail 1h )+ Fire Canyon/Ephemeral Arch ( trail 1h30 ) + Rainbow Vista /Elephant Arch

J16 Valley of Fire / Vermilion Cliffs 4 h de route + Old Paria + Toadstools Hoodoos

J17 CBN ou CBS + White Pocket si permis ou Walk-in Permit ( les 4 journées sur la région de Page seront planifiées en fonction de l'obtention ou non des permis pour CBN et CBS & WP )

J18 CBS + White Pocket ou CBN si permis ou Walk-in Permit

J19 Cottonwood Road / Grand Staircase/ Glen Canyon Grovenor Arch + Yellow Rock + Alstrom Point ou Walk-in Permit CBN / CBS & White Pocket

J20 Glen Canyon National Recreation Area Rainbow Bridge ( boat tour + trail ) + Waterholes Canyon ou Wahweap Hoodoos

J21 Page /Tuba City 1h30

J22 Tuba City / Monument Valley / Canyon de Chelly 4h30 de route + White House Trail (trail 2h )

J23 Canyon de Chelly visite + trail + route vers Thoreau

J24 Thoreau / A Shi Sle Pah ( 2h15 de route )/ Bisti Badlands ( 1h15 de route ) / Farmington ( 1h30 de route Visite des 2 sites A Shi Sle Pah + Bisti Wilderness

J25 Farmington / Durango ( visite de la ville ) / Great Sand Dunes 5h de route + High Dune trail ( trail 2h )

J26 Great Sand Dunes Trails

J27 Great SD / Colorado Springs 3h30 de route + Garden of the Gods ( trails Chambers / Palmer/ Bretag Trail )

J28 Manitou Springs / Denver 1h30 de route + Achats cadeaux + Roxborough SP

J29 Départ Vol Denver / Londres /Paris

De nombreux trails sont intégrés à notre programme , les grandes villes ont été délibérément squeezées du parcours laissant nos préférences à la découverte de la nature en sac à dos et chaussures de rando ... sans compter les quelques miles nous séparant des différentes étapes en écrasant les pneus du véhicule ... des plans B voire C seront à prévoir .. en fonction surtout de la météo et des éventuels travaux sur pistes

Nous attendons avec plaisir toutes vos remarques , opinions et idées diverses . Rien est encore vraiment fixé alors n'hésitez pas, sans abuser quand même! 😛 ne cherchez pas à tout nous chambouler, tout de même ! 😉 un avis du roi de l'asphalte US, l'itinéris Maestro : ITAT ... sera le bienvenu

Et merci d'avoir eu la patience de lire ..jusqu'au bout ..du monde ..

Bonne soirée et à très bientôt

Laurence et Patrick
Quarante jours dans le Sud-Ouest américain (5ème partie) English translation pending
by Isap29 · 2009-10-11 · 30 replies
Compte-rendu de notre périple USA 2009 (5ème partie)

1ère partie : de Los Angeles à Monument Valley
http://voyageforum.com/...ere_partie_D2770076/

2ème partie : de Goosenecks SP à Moab (Fisher Towers) http://voyageforum.com/...eme_partie_D2841809/

3ème partie : de Moab (Arches) à Escalante Natural Bridge http://voyageforum.com/...eme_partie_D2859221/

4ème partie : de Lower Calf Creek à Bryce Canyon http://voyageforum.com/...eme_partie_D2907704/

5ème partie : de la Cottonwood Canyon Road à Coyote Buttes South http://voyageforum.com/...eme_partie_D2949558/

6ème partie : de Antelope Canyon à Zion http://voyageforum.com/...eme_partie_D3004337/

7ème et dernière partie : de Bryce (bis) à Los Angeles (fin) http://voyageforum.com/...ere_partie_D3148167/

Lundi 8 juin ... suite Après avoir fait le plein de carburant, nous prenons la route pour la CCR (Cottonwood Canyon Road) qui va être notre lot pour toute la journée et une partie du lendemain. Retour à Kodachrome pour avoir l'état de la piste, mais le ranger est parti ; le papier affiché à l'extérieur donne le même état que l'autre jour : bon en général sauf la fin avec de profondes ornières. Idem pour la météo, OK aujourd'hui et 40% de « chance » de pluie demain après-midi.

Nous attaquons donc la piste, confiants, à 8h40 et arrivons une demi-heure plus tard à Grosvenor Arch. La plupart des informations que j'ai sur cette arche la donne pour double mais ouestusa la désigne triple : mystère à lever !



Après une demi-heure de balade très tranquille, avec seulement 17°C de température extérieure ce qui montre l'intérêt de se lever de bonne heure, nous quittons l'arche pour les Narrows que nous atteignons un peu avant 10h. Arrêt sur un petit parking Au centre, le petit parking nord

et, après les séances rituelles de changement de chaussures, de crémage et de prise de sacs à dos, nous voilà partis. Petite balade dans le wash, sur un sol assez sableux mais en partie à l'ombre car orienté nord-sud ; les falaises de grès navajo sont impressionnantes.



À droite, une énorme alcôve

Nous rejoignons la piste un peu plus bas et là, sur le chemin de retour à la voiture, nous trouvons des paysages nettement plus jolis, notamment au niveau des couleurs, couleurs que l'on retrouve sur la photo du parking, un peu plus haut. Arrivés à la voiture à 11h30 avec une température en hausse : 23°C.

Nous reprenons la piste pour Hackberry Canyon que nous atteignons à 12h08. Isabelle n'aimant pas la marche dans le sable et le soleil tapant dur, je pars seul, juste pour jeter un premier œil. Au bout de 10 minutes, je fais demi-tour pour lui annoncer qu'il n'y a que du sable, épais, rendant la marche un peu fatigante. Les photos suivantes sont extraites de vidéos mais vous saurez pourquoi plus tard. Je repars donc seul et, rapidement, entre dans le canyon.

Celui-ci est donné pour « perennial » et il devrait donc y avoir de l'eau, mais que nenni ! Au bout d'un moment, j'aperçois de l'eau, mais qui vient vers moi, descendant le wash, coulant tranquillement sur le sable ;

peu à peu, ce filet d'eau se fait ru puis continue à s'élargir, m'obligeant à sauter par dessus plusieurs fois pour continuer la marche au fond du canyon.

Voir de l'eau descendre comme ça, sans discontinuer et grossir, me fait immédiatement penser aux « flash flood », même si je n'entends pas le grondement de l'orage et le ciel commence à être chargé. Je continue, un peu inquiet tout de même, et arrive à Stone Pillar, rocher aisé à reconnaître.

Les traces de dinosaures sont encore plus loin mais je fais demi-tour car le ruisseau continue de s'élargir et le courant de se renforcer ; ma documentation parle aussi de sables mouvants !

Retour à la voiture à 13h50 et, effectivement, le ruisseau a bien avancé.

Casse-croute rapide et brainstorming : que faire ? Continuer comme prévu, c'est à dire rester sur place et faire la rando de Yellow Rock, Red Top et Hidden Cache (donnée pour 5h30), dormir sur place, puis le lendemain aller aux Wahweap Hoodoos via les BLM430 et 431 ? Les risques d'orages, le fait de ne pas avoir de 4*4, nous décident de changer de programme, de zapper Yellow Rock et de filer directement sur les hoodoos (j'y tiens vraiment).

Nous partons donc à 14h12 pour arriver à 15h37, après une piste pas terrible du tout, paysage moche, terne, des washs profonds, parfois difficiles à traverser ; il y en a même eu un où nous avons « failli » rester coincés et où ça a tapé à l'avant et à l'arrière au même moment. Heureusement que j'avais anticipé et pris un peu de vitesse pour le passer en force. Dans un autre, Isabelle est descendue me guider, enlever des (gros) cailloux ici ou là pour faciliter le passage.

Nous descendons dans le lit du torrent, très large et où la marche est assez aisée (quelques traces de 4*4). La température de 26°C fait que, contrairement à de nombreux forumeurs, nous n'éprouvons pas de difficultés particulières. Nous arrivons sur zone et, après quelques tentatives, nous réussissons à sortir du lit du torrent pour nous approcher de ces fameux « fantômes blancs » ; le pied ! Les photos ne « mentaient » pas et j'éprouve les mêmes sensations en voyant ces magnifiques hoodoos.

Le « chapeau » de ces hoodoos est stupéfiant ; c'est un agglomérat de graviers et cailloux liés par un substrat rouge. La perte de ce chapeau entraîne la dégradation rapide des monolithes que certains nomment « pains de sucre ».

En regardant d'un peu plus loin, on distingue très bien les 2 couches géologiques superposées : la blanche, épaisse, formant le corps des hoodoos, et la rouge, plus mince mais plus dure, cassante, qui protège la précédente.



Photo de droite : gros plan sur le trou du pied du grand monolithe de la photo de gauche La chute n'est sans doute plus très loin !



Nous regagnons notre voiture à 17h20 et reprenons la piste un quart d'heure plus tard. Le ciel s'est à nouveau éclairci et les risques d'orages semblent s'éloigner. Lors de la préparation du voyage, j'avais remarqué que la piste passait très près des White Rocks ; d'après le logiciel de cartographie, il devait être possible de descendre directement sans avoir à faire le tour par Churchwells (sur la carte, parages de WhiteWah cross). Pendant l'heure suivante, je vais essayer de prouver cette possibilité.



À chaque traversée de wash dans la zone, je me gare et, sac à dos au cas où (Isabelle restant dans la voiture), me voilà parti, descendant les washs à la recherche DU passage. Le sol est fait de roche très friable (très, très friable !), je longe une couche de charbon de 10 à 20 centimètres d'épaisseur et, à chaque fois, j'arrive, non pas à une pente un peu raide, mais à un mur vertical d'au moins une dizaine de mètres et vu la fragilité de la roche, il n'est pas question de tenter la descente, ce serait du suicide. Échec 😠.

Nous regagnons la CCR et entamons la dernière partie ; ses ornières profondes (deep ruts) sont bien là ; première lente en permanence et un œil attentif sont impératifs pour « surfer » d'une crête à l'autre et surtout ne pas tomber au fond d'une ces ornières. Quelques gouttes de sueur plus tard, nous arrivons « sain et sauf » 😉 sur la 89 ; ouf !

Passant devant Paria Outpost (« gîte des Dodson), où nous avons réservé pour le lendemain, nous faisons une halte, mais il n'y a personne, juste une voiture immatriculée en Californie. Comme nous avions prévu de dormir à Yellow Rock, où aller maintenant ? Old Paria nous tend les bras et nous y filons ; la piste d'accès est un peu bumpy, mais les paysages sont magnifiques et valent à eux seuls le détour,

la lumière du soir (il est quasiment 20h et 24°C) illumine les couleurs.

Malheureusement, des moucherons en grande quantité nous contraignent à faire demi-tour. Nous décidons de passer la nuit dans la cour des Dodson, en espérant qu'ils ne nous en voudront pas. La voiture précédente est partie et il n'y a pas de réseau téléphonique, donc impossible de les prévenir. Nous nous garons là et préparons à manger, puis dodo.

Mardi 9 juin Comme nous avons modifié notre programme et que nous sommes sur place, pourquoi ne pas retenter, en « live », la loterie pour The Wave ? 🙂 Nous partons à 8h pour le bureau des rangers où nous arrivons très rapidement ; il n'y a que 3 voitures et la barrière n'est pas ouverte avant 8h30. Le peu d'espoir qui aurait pu germer au vu du peu de véhicules présents se dissipe rapidement au fur et à mesure de l'arrivée de ceux-ci. Nous serons finalement 36 participants au tirage, pour combien de personnes (50, 60, ... ?, chaque participant jouant pour la totalité de son équipe), et seulement 10 places !!! Un jeune couple de français, Vanessa et Mickaël, semble avoir quelques difficultés à comprendre le principe et nous discutons un peu. Puis, roulements de tambours (non, je déconne 😉 !), mais lorsque le ranger demande le silence, il se fait de suite et on peut ressentir le stress qui monte dans l'assemblée. Première boule, deuxième boule, … dernière boule : c'est encore loupé 😠 😕.

Vanessa et Mickaël ont eu plus de chance que nous et détiennent le fameux sésame : nous leur souhaitons une superbe rando.

À 9h55, nous partons, un peu de vague à l'âme, pour Catstair Canyon et ses pétroglyphes, situé non loin de là. Une marche très courte (à peine 10 minutes) et nous entrons dans le canyon.

Nous le parcourons intégralement (joli au demeurant), mais c'est uniquement en ressortant que nous trouvons les pétroglyphes et pictographes. Beaucoup de représentations d'animaux (Bighorn sheep, dindon, cerf, serpent), d'humains

Seuls pictographes ocre-jaune que nous avons vus

et même un cavalier.

Les plus vieux sont âgés de plus de 6 000 ans ; pour plus d'informations : http://www.frankstehno.com/...caseenm/gsenmart.htm

Nous quittons Catstair pour les formations de Toadstoll Hoodoos, situées plus à l'est et démarrons la rando à à11h40. La formation de ces hoodoos est du même genre que celle des Wahweap, seule la couleur varie (le type du chapeau aussi). La balade serait agréable s'il n'y avait pas la pluie qui nous oblige à sortir les k-ways. Après une petite marche dans le lit du torrent (wash), nous arrivons rapidement à la première manifestation : une couche rouge entre 2 couches blanches et quelques monolithes chapeautés.



Un peu plus loin, les hoodoos rouges virent au blanc, mais sont très différents des Wahweap, même si, géologiquement parlant, ils sont identiques (plusieurs millions d'années peuvent les séparer).



Au fond de la gorge, nous apercevons la vallée suivante, avec ses alternances de rouges et de blanc.

Nous repartons à 13h pour les White Rocks que nous atteignons après une piste facile, mais heureusement qu'il ne pleut pas.

Déjeuner sur le pouce et randonnée (surtout en voiture) parmi ces formations déchirées, mais sans ressentir autant d'intérêt que la veille, à Wahweap Hoodoos.



Nous retrouvons la couche de charbon aperçue hier, pratiquement au sommet du plateau.

Vers 15h10, nous sommes de retour sur l'US89 et décidons de partir vers Page pour faire un peu de lessive et quelques courses. Arrêt au VC de Big Water pour demander des infos sur l'état de la piste pour Alstrom Point, mais le ranger nous demande de repasser le lendemain car son état peut varier d'un jour à l'autre, en fonction de la météo. Sur la route, nous nous arrêtons pour voir le lac Powell, du côté de la marina de Wahweap.

À Page, nous redécouvrons les feux tricolores ; nous avions oublié à quoi ça ressemblait ! 🙂 Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons au barrage pour quelques photos,



puis de nouveau sur la route qui longe le lac (le Pass nous permet d'y accéder). Même si la construction du barrage est très décriée, il faut avouer que le spectacle est magnifique. Au fond, on aperçoit NavajoMountain (Naatsis'áán en navajo, Head of the Earth) 10 416 ft (3 175 m)

Nous essayons ensuite de joindre les Dodson au téléphone mais tombons systématiquement sur un répondeur et le débit de Susan fait que je ne comprends rien. Nous essayons de joindre Laurence et JP à Thousand Oaks, mais Laurence nous dit ne pas comprendre le martien (la liaison doit être très mauvaise dans son sens) ; tans pis, nous regagnons Paria Outpost, et là, à nouveau personne. Et pas de réseau. Isabelle, qui était persuadée pouvoir prendre une douche, s'énerve un peu mais bon, nous allons passer une autre nuit sur leur terrain. Comme nous avions réservé, nous nous installons sur les tables et chaises de la galerie couverte (j'y installe un fil à linge) et utilisons un barbecue. Après diner, ayant découvert une prise de courant, nous commençons le déchargement des cartes et le tri des photos et là, grosse catastrophe : bug de Vista ou pas, nous voyons disparaître toutes nos photos sur le portable. Heureusement, nous avons une sauvegarde sur disque externe, mais évidemment, tout n'était pas sauvegardé et les 6 derniers jours de photos ont disparus. Isabelle est choquée et aura du mal à s'endormir. Ayant quelques (petites) connaissances dans le domaine, je décide de changer de partition sur le disque dur pour tenter de récupérer les photos à notre retour. Nous mettons aussi de côté les cartes mémoires de nos appareils (nous en avons suffisamment).

23H30, nous allons nous coucher déçus et dépités. Mais ce n'est pas fini : à peine la lumière éteinte, Isabelle « sent » une « bête » sur son oreiller. Le temps de trouver la torche et d'allumer, nous découvrons une énorme chenille, bardée de poils urticants.

Mercredi 10 juin Réveil à 6h50 ; après le petit déjeuner et les ablutions matinales, je rédige un petit mot pour Steve et Susan quand, tout d'un coup, ils arrivent. Quelques explications avec cette dernière et apparemment, ils n'auraient pas reçu notre dernier mail. Susan nous fait du café et prépare rapidement notre chambre. Nous partons chez les rangers vérifier l'état de la piste pour Wire Pass et la météo pour la journée. Tout est ok, les rangers nous recommandant seulement de vérifier le ciel au confluent de Buckskin Gulch. La piste étant correcte (just a little bit bumpy), nous arrivons à 10h25 sur le parking ; la température extérieure est de 20°C. Après le rituel habituel (chaussures de marche, crème solaire, sacs à dos), nous nous inscrivons sur le registre au trailhead et entamons la randonnée à 10h42. Au bout de 10 mn, je remarque qu'Isabelle ne prend pas de photos, toujours sous le coup de la perte d'hier mais, heureusement, cela ne dure pas. La piste (ce sera ainsi toute la journée) suit le wash, un peu sableux, dans un environnement de roche rouge et avec un ciel bleu, presque sans nuages.

Une demi-heure plus tard, nous arrivons dans la première partie de ce slot canyon et entendons des voix françaises devant nous.

Premier obstacle, un gros rocher obstrue le canyon et il faut le descendre : un couple de compatriotes rebrousse chemin, mais Isabelle leur montre (surtout à la femme) que cela ne pose pas de grosse difficultés. Ils acceptent de continuer. Deux autres hommes, dont Gillou02 sur le forum, sont là et nous continuerons presque toute la rando avec eux.

Un premier morceau de bois fiché en hauteur dans les parois nous montre jusqu'où peut monter le flux lors des flash-floods ; il ne fait pas bon être là à ce moment.

Nous ressortons de cette première partie, retrouvant le ciel bleu, et apercevons aussitôt la seconde partie ;

celle-ci est vraiment très étroite (slot !), très haute et très sombre.

Sur la droite de la sortie, une grande alcôve nous ouvre les bras ; quelques jeunes s'amusent à monter le plus haut possible, à grand renfort de cris !

Les pétroglyphes, juste à gauche, représentent surtout des animaux et quelques figures anthropomorphiques.





Il est midi et nous sommes au confluent de Wire Pass et Buckskin Gulch, nous continuons dans ce dernier car le ciel reste assez clair. Buckskin Gulch, vers l'aval

Buckskin Gulch, vers l'amont

Notre but est, entre autres, de vérifier la possibilité de sortir de ce canyon lorsqu'il se dirige vers l'est et de gagner les North Teepees. Philippe, avec qui j'en ai parlé, a émis des doutes mais tentera la même chose. La balade est assez agréable, la température fraîche à cause des hautes falaises et nous cheminons à 6 le long du wash.







Tout à coup, une première flaque fait son apparition, trop grande et trop profonde pour la franchir d'un bond.

Nous enlevons chaussures et chaussettes, traversons (l'eau est froide), essuyons, remettons chaussettes et chaussures et c'est reparti … jusqu'à la prochaine. Rebelote, et ainsi de suite jusqu'au ras le bol (après la sixième) ; nous franchirons les suivantes sans nous déchausser. Certaines sont si profondes que l'eau m'arrive au dessus du genou. C'est dans cette zone que nous quitte le couple que nous avions convaincu de poursuivre lors de la difficulté précédente.

D'autres « arbres » plantés dans les parois indiquent la hauteur et la violence des crues soudaines.

Nous arrivons à l'endroit où j'espère sortir, mais il faut se rendre à l'évidence (les rangers m'avaient prévenu), à moins d'être alpiniste, ce n'est pas possible. Dans une correspondance ultérieure, Philippe me dit qu'il est arrivé à passer les obstacles du début, mais a fini par renoncer devant un surplomb.

Nous continuons avec Gillou02 et son copain en direction de l'est dans ce canyon magnifique, quelques mètres de largeur, des falaises entre 20 et 30 m de haut et quelles couleurs !



Je m'étais bien gardé de dire à Isabelle qu'il pourrait y avoir des serpents à sonnettes mais les derniers orages (récents au vu des flaques) ont fait le ménage ! Deux heures dix après avoir quitté le confluent, je décide de faire demi-tour tandis que Gillou02 continue, pour voir. À 15h15, nous sommes de retour au confluent et faisons la pause casse-croûte, bientôt rejoints par nos deux compères ! Nous repartons une demi-heure plus tard et, à l'entrée de Wire Pass, nous attaquons un petit sentier sur la gauche qui semble aller vers le plateau, mais redescend un peu plus loin.

Nous sommes de retour dans le wash et regagnons la voiture en moins d'une heure, après avoir dépassé l'entrée du sentier pour The Wave ; nous avons marché pratiquement 15 km dans ces 2 magnifiques canyons et même si nous n'avons pas trouvé la sortie espérée, ce fût une excellente journée. Sur le parking, nous retrouvons Vanessa et Mickaël qui arrivent, heureux, d'avoir fait The Wave ; on peut les comprendre. Gillou02 et son copain nous rejoignent un peu plus tard, ils s'étaient plantés ! Nous quittons le parking à 17h30 et comme Catstair est sur notre chemin, nous nous y arrêtons au cas où nous ne pourrions pas récupérer nos photos perdues. En prime, quelques photos complémentaires.





Retour chez Steve et Susan, un peu avant 19h ; douche et repas avec un petit groupe d'asiatiques. Comme d'habitude, les parts sont énormes et, rassasiés, nous allons nous coucher.

Jeudi 11 juin Lever à 7h45 ; au menu aujourd'hui, Coyotes Buttes Sud avec Paria Outpost. Petit déjeuner préparé par Susan et départ à 9h45 avec un couple d'allemands, très sympathiques au demeurant. Notre guide pour la journée sera Kurt qui nous fournira plusieurs indications sur la flore locale (nous sommes parmi les rares à nous préoccuper de la question, paraît-il ?). Nous découvrons notre véhicule pour la journée, et là oui, c'est un 4*4, un vrai, celui où il faut pratiquement un escabeau pour monter dedans.

Nous prenons la piste de la veille (Houserock Valley Road), passons le parking pour The Wave et à 10h35 nous quittons la piste principale vers la gauche (route 1079) pour arriver un quart d'heure plus tard à Paw Hole. Les formations rocheuses ressemblent à des gros Teepees, le sol est de sable et les fleurs nombreuses.

Whipple Cholla (Opuntia whipplei)



Nous repartons et à 11h26, en plein milieu de nulle part, nous tournons à gauche ; le début du chemin sableux est constellé de Evening Primerose. Peu de temps après, Kurt arrête la voiture, nous annonce une rando d'au minimum 3h et nous demande si on veut manger maintenant, apporter le pique-nique ou manger au retour ; nous décidons de manger au retour et là, un des allemands nous demande si nous voulons des « snakes » !!! ??? 😕 Je me doute bien qu'il ne s'agit pas de serpent 🙂 et quand Kurt nous montre une barre de céréales, nous acceptons mais sans avoir compris (ce n'est que plus tard qu'Isabelle découvrira sur le dictionnaire qu'il s'agissait de « snack » qui veut dire « en-cas »).

Crémés de partout, sacs à dos pleins d'eau, chaussures de marche et chapeaux, nous partons à 11h45 pour Cottonwood Cove et, pratiquement dès le départ, des Spiderworts de 2 couleurs différentes.



Et ensuite, les miracles de l'érosion dans leurs splendeurs, en festival deux tons. Les photos parleront mieux qu'un long discours.





"Quasimodo" devant et derrière





De multiples cônes et arêtes semblent sortis tout droit d'une machine à glaces à l'italienne, parfum vanille framboise ! 🙂









Vers 13h15 nous traversons avec précaution (suivre les traces) une zone appelée « Fin Land » : la roche est très fragile et comporte de nombreuses arêtes en forme de lame que le moindre pas peut briser.

Un peu plus tard, un remake de la scène de la Grande Vadrouille lorsque la machine à tracer la bande jaune part dans les décors, mais toujours en 2 tons (vanille framboise).

Quelques fleurs sur notre passage. Sandpaper Mules Ears (Wyethia scabra)

Spreading Phlox (Phlox diffusa)

En plein désert, une sculpture moderne trône !





Vers 14h20, nous arrivons sur une zone où les oxydes métalliques (fer et manganèse a priori) apportent un cachet spécial à la roche : un camaïeu allant du rouge au pourpre sombre.

Dans les mêmes parages, pour nous qui n'avons pas pu voir The Wave, une de ses cousines nous attire : The Third Wave ? 🙂

Sur le chemin du retour, une superbe glace vanille-framboise à l'italienne 😉 (cela tourne à l'obsession !)

Et après une petite marche dans le sable, nous arrivons à la voiture pour un petit pique-nique ; il est 15h45 et nous venons de marcher 8.75 km.

Trois quarts d'heure plus tard, nous partons pour le dernier point de la journée, White Pocket.

À peine arrivés sur le site, nous découvrons cette espèce de plateau blanc au relief un peu chahuté, avec des zones rougeâtres et parfois ocres jaunes, juste sous la couche blanche. Une fois de plus, les photos se passent de commentaires tellement c'est beau ; mais il faut parfois jouer avec les nuages.











Bordée de chantilly, une nouvelle Wave !

Kurt, notre guide, nous laisse pratiquement seuls nous recueillir dans cette immensité, sans autre bruit que celui de nos pas.







Kurt, notre guide

















Wingseed Blazinstar (Mentzelia pterosperma)

Retour à la voiture et départ à 18h50. Sur le chemin du retour, Kurt accélère un peu et, sur les cahots de la piste, Isabelle parle de pulpe et d'Orangina ; je ne comprends pas 🙂. Je descends à toutes les barrières pour les ouvrir et refermer après notre passage et Kurt apprécie, cela nous fait gagner du temps et lui évite de descendre. Le véhicule est en position 4*4 et, malgré ça, certains passages sont délicats à franchir. Il nous faudra 55 minutes pour revenir sur House Valley Road et à 20h30 nous débarquons à Paria Outpost, heureux de notre journée.

Kurt m'apporte un de ses livres sur la flore locale et, comme nous discutons, Steve me dit que nous avons de la chance, le printemps a été assez pluvieux et le mois de juin particulièrement froid. Nous dinons tous les 5 avec des cuisses de dinde cuites par Steve sur son barbecue et, comme d'habitude, il y en a beaucoup trop. Steve nous met tous les restes dans un plat au frigo pour notre départ du lendemain (doggy bag).

Fin de la cinquième partie.

1ère partie : de Los Angeles à Monument Valley http://voyageforum.com/...ere_partie_D2770076/

2ème partie : de Goosenecks SP à Moab (Fisher Towers) http://voyageforum.com/...eme_partie_D2841809/

3ème partie : de Moab (Arches) à Escalante Natural Bridge http://voyageforum.com/...eme_partie_D2859221/

4ème partie : de Lower Calf Creek à Bryce Canyon http://voyageforum.com/...eme_partie_D2907704/

5ème partie : de la Cottonwood Canyon Road à Coyote Buttes South http://voyageforum.com/...eme_partie_D2949558/

6ème partie : de Antelope Canyon à Zion http://voyageforum.com/...eme_partie_D3004337/

7ème et dernière partie : de Bryce (bis) à Los Angeles (fin)http://voyageforum.com/voyage/etats-unis_quarante_jours_dans_sud_ouest_americain_7eme_derniere_partie_D3148167/[/lie
Le pays où le noir est couleur English translation pending
by Eider · 2009-10-08 · 19 replies
Djenné

« Le pays où le noir est couleur »

Il fallait sans doute être inconscient pour quitter le confort douillet de notre bonne vieille Europe et se plonger au cœur du continent noir avec pour seuls points de repère les images toutes faites des catalogues aseptisés des voyagistes et les souvenirs fabriqués et climatisés des touristes de safari.

Non, vraiment, cette approche était bien différente.

Invités des Djénnékés dans le cadre du jumelage de leur ville avec notre historique et bourgeoise cité vitréenne, nous étions neuf à nous partager la même émotion, à subir la première gifle de chaleur à la descente de l’avion sur le crasseux aéroport de Bamako. L’aventure commençait avec les premiers six cents kilomètres de piste qui devaient nous amener de la capitale au terme de notre périple, où nous attendaient nos amis africains.

Bamako

L’indescriptible ferraille cahotante réduite à l’essentiel qui nous emmène à la recherche de notre contact dans les faubourgs de Bamako n’est pas un modèle unique. Les Peugeot prolongent leur vieillesse poussive et rouillée dans la poussière rougeâtre des pistes maliennes. Tandis que notre chauffeur se bat avec son levier de vitesse, les premières images colorées de l’Afrique nous sautent au visage. Par les vitres ouvertes, des vagues brûlantes m’obligent à cligner des yeux. Un léger voile atmosphérique tempère l’éclat du soleil. La lumière joue des arpèges sur une gamme chromatique limitée à une déclinaison insensible du rouge vers le brun, pour s’achever dans le noir ciré des peaux africaines. Les petits vendeurs de tout et de rien s’égrènent des deux côtés de la route. Nous n’avons pas l’adresse complète de notre contact, mais nous savons que la « Maison des Cités Unies », dont il est responsable, se situe dans le quartier de l’hippodrome. Nous le cherchons en vain pendant deux heures et le croiserons par hasard alors que nous avions décidé de rejoindre l’aéroport pour nous débrouiller seuls.

Nous sommes chez Jean-Claude Michelet qui doit nous aider pendant cette première journée à négocier un véhicule et son chauffeur pour nous accompagner durant toute la durée de notre séjour. Nous nous installons, pour cette première nuit africaine, sous les moustiquaires. Je m’endors au son du tam-tam. C’est la fête dans la maison d’à-côté. Rythme sans cri, plaisir brut, lancinant. La nuit est pure, les étoiles clignotent dans un ciel qui n’est plus le nôtre. J’y recherche en vain mes repères habituels. Les tam-tams se sont tus, le silence est revenu, à peine troublé par le froissement soyeux d’une énorme chauve-souris au vol saccadé. Le lendemain, je m’éveille au son litanien de la voix du muezzin, cristalline, s’éloignant, revenant, portée par le vent incertain.

Pour relier Bamako à Djenné, une seule route. Six cents kilomètres nous séparent du but de notre voyage, 600 kilomètres éprouvants sous un soleil implacable, dans un tourbillon de cette farine rouge, la latérite, qui, mêlée à la sueur, nous plaque sur la peau un masque craquelé, pénètre nos narines et nos poumons, cerne nos yeux, envahit tout. Il nous faudra 16 heures pour effectuer la liaison, ponctuée de nombreux événements, tous aussi imprévisibles les uns que les autres.

Le départ vers Djenné

Nous nous serrons dans la camionnette 404 bâchée vers 9h ½ le matin après avoir entassé malles et bagages sur le toit. Et c’est à partir de cet instant que nous allons vivre l’Afrique car on ne voit pas seulement l’Afrique, on la vit, par ses odeurs, par ses bruits, par ses rythmes, par ses incertitudes, par ses incompréhensions, par son indolence, par ses sourires fatalistes. Nous avions loué la camionnette uniquement pour nous. Assis sur les dures banquettes de bois, nous estimions que neuf personnes étaient une limite à ne pas dépasser. Douce naïveté ! Notre chauffeur nous demande la permission d’aller chercher sa femme qui doit se rendre à Ségou, à mi-chemin de notre périple. Quelques instants plus tard, en plein embouteillage indescriptible au centre de Bamako, un jeune Malien s’agrippe à l’arrière de notre véhicule. Nous voulons le repousser. Pas question, c’est l’apprenti-chauffeur, surgi de la foule. Nous protestons . « C’est l’Afrique ! » s’exclame notre chauffeur en un sourire immense et désarmant.

Nouvelle halte chez un mécano pour changer le radiateur. Nous quittons enfin Bamako avec près de deux heures de retard. Le voyage sera émaillé d’une bonne dizaine de contrôles de police dont un qui nous oblige à embarquer un militaire. Nous nous serrons un peu plus. Nous sommes maintenant treize.

A Ségou , arrêt pour déjeuner. On accepte, dans l’unique hôtel-campement, de nous cuire du poulet. Les bières sont les bienvenues car nos réserves en eau s’épuisent. Nous en consommerons dans la journée une quarantaine de litres. Pendant que nous déjeunions, nous avons laissé filer notre chauffeur avec la camionnette. Il en a pour un quart d’heure. Une heure après il n’est toujours pas là. Nous nous regardons, inquiets, tous les bagages sont sur la galerie. Et si il ne revenait pas ? Une pétarade désormais familière épanouit nos visages. Nouveau sourire découvrant ses touches de piano : « c’est l’Afrique ! Sans doute un quart d’heure CFA ! Là, il rit franchement.

Les sueurs froides c’est pour après, sous la forme d’une biellette de direction trop fatiguée pour survivre à l’épreuve. Il s’est arrêté juste avant qu’elle ne cède. « Je vérifie. J’ai du jeu dans la direction. ». Quelques instants plus tard c’était la catastrophe. A cent km/h cela ne pardonne pas. Il fait nuit. Nous sommes à San. Notre chauffeur reste optimiste. Au poste de police, on lui prête une mobylette pour tenter de trouver, dans la ville, la pièce salvatrice. Nous nous apprêtons à passer la nuit sur le bord de la route. Une malienne, au comportement étrange, rit, chante, danse, tient des propos incohérents. Folie, drogue ou tout simplement alcool ? A la lueur fugace de nos lampes électriques nous n’osons plus nous regarder. Le temps s’écoule lentement. A peine une demi-heure s’est elle écoulée, qu’il est là, triomphant, une biellette toute neuve dans la main. C’est l’Afrique !

Après un nouvel arrêt chez la personne qui lui a procuré la pièce, nous quittons San. La route s’éternise. Nos vertèbres n’en peuvent plus. Nos muscles, crispés pour conserver un équilibre précaire, sont �� la limite de la tétanisation. Et nous n’avons encore rien vu. Nous abandonnons la route après l’embranchement de Djenné pour nous élancer courageusement sur la piste ondulée. Infernal. Cauchemardesque. Nouvel arrêt. La biellette se desserre. Il était temps. Nouveau départ jusqu'à l’impasse : le Bani. Le fleuve doit, à cette période de l’année, être franchi au moyen d’un bac mais la sécheresse a changé la configuration du terrain. La lueur froide de la lune inonde le paysage de larges flaques blondes. Nous demeurons stupides devant la piste coupée. Il est impossible de s’aventurer dans le lit du Bani, large d’un bon kilomètre, sans rien voir, sans savoir où est l’eau, les vasières éventuelles, les effondrements de terrain. Soudain, fantomatique, une silhouette vêtue de blanc, surgit de la nuit. Entre ses doigts croisés sur son ventre s’égrène un chapelet. Hébétés, nous le regardons s’avancer droit et digne. Que faisait-il là, en plein désert, à l’écart de toute civilisation ? Le mystère demeurera. Peut-être était-ce un miracle ? Notre chauffeur, qui plus tard nous en donnera une explication mystique, sert d’interprète. Il l’installe dans la cabine à côté de lui. Nous nous élançons, dévalant les falaises bordant le lit du fleuve pour franchir les vasières sans nous arrêter, contournant d’un seul élan ses bras encore inondés. Surtout ne pas s’arrêter. Nous retenons notre souffle mais notre homme sait où il nous mène. La berge opposée atteinte, je le regarde s’éloigner, toujours aussi droit, toujours aussi digne, toujours aussi mystérieux.

Djenné

Nous voici à la Maison des hôtes. C’est là que nous logerons. Comme tous les bâtiments de Djenné, elle est construite en banco, briques de terre crue. Le « confort » est monacal, réduit à sa plus simple expression : il n’y a rien sinon les matelas de mousse. Pas une chaise, juste un trou dans une pièce attenante en guise de commodités, et des cuvettes d’eau douteuse. On vide l’eau usée à même le sol, en pente douce, jusqu'à un orifice, pratiqué dans un coin, assurant son évacuation. C’est le luxe, car le dénuement total je le verrai en visitant un intérieur djennéké. Accroupie à même le sol de terre battue, une femme prépare les galettes de mil. La pièce est entièrement vide. Cette image va rester gravée dans ma mémoire. Boubakar, l’instituteur, m’accompagne très tôt le matin. Je veux faire des photos des boutiques d’artisans. « Ca va, ça va bien, et ta famille ? ». Le tout débité comme une litanie, sans attendre de réponse. Je ne compte plus les mains qu’il me faut serrer. « Bonjour, bienvenue à Djenné ». Et les sourires, partout les sourires. Cette joie de vivre, de survivre, me rend humble. Quelle leçon ! Je ne pourrai plus vivre tout à fait comme avant.

Jamais je n’ai entendu un enfant pleurer. Ils sont tous beaux, sains, parfois très sales - l’eau est précieuse - ils sont joueurs, curieux, rieurs, malicieux, tendres, affectueux. Leurs sourires éclairent l’âme du voyageur. Ici, les enfants sont rois. Boubakar m’accompagne à l’école. Ma gorge se serre devant les tables usées et le tableau noir. On enseigne le matin, l’après-midi étant consacrée à l’initiation aux techniques agricoles. Tout autour des bâtiments scolaires, on plante, on arrose, on entretient. Un enfant me montre le karité. Les paysans n’abattent jamais cet arbre. Il est trop utile. Il est médecin, il soigne les rhumes, les courbatures, les maladies pulmonaires. De ses noix on extrait le beurre de karité qui sert à la fois à la cuisine et à l’élaboration de produits de beauté. Nous aurons plusieurs fois l’occasion de manger des patates douces cuites dans le beurre de karité.

Le marché de Djenné

Chaque lundi se tient le marché. Dès la veille au soir commencent à s’installer sur la grande place centrale, face à la mosquée, les villageoises des environs, venant de plusieurs dizaines de kilomètres à la ronde, à pied, portant sur leur tête les marchandises qu’elles vont tenter de vendre. On trouve de tout sur le marché : les poissons séchés, les épices, les graines, le beurre de karité, la viande, les sauces, les fruits, les légumes, le savon fabriqué sur place, les cuvettes, les calebasses, les objets artisanaux, les vanneries, les tissus, les outils rudimentaires. Tout est disposé à même le sol, dans la poussière. On se presse, on se bouscule, on se harangue, on s’interpelle dans une explosion de bruits, d’odeurs, de couleurs, de chaleur moite. Les odeurs surtout, crues, sauvages, brutales. On saisit l’Afrique à pleines narines : les mangues délicates et parfumées, les épices mystérieuses et envoûtantes, les poissons pourris et insupportables, les sauces écoeurantes, et mille autres parfums inconnus, indéfinissables, tour à tour sublimes et pestilentiels. Les femmes, cambrées, passent et repassent, se croisent et s’entrecroisent, drapées dans le chatoiement coloré de leurs tissus impossibles. La nuit tombée, de place en place, s’allument les feux des petits braseros pour quelques brochettes rapidement consommées. Le lendemain, le vent s’est levé balayant d’un revers dédaigneux les derniers attardés.

L’eau à Djenné

Une nappe phréatique assure l’alimentation en eau potable de Djenné. Elle est pompée à l’aide d’une motopompe - un cadeau du Canada - qui la propulse dans un château d’eau, d’une contenance de trente mètres cube, d’où elle est acheminée, par des conduites souterraines, vers les différentes fontaines disposées dans la ville. Un chef de fontaine est responsable de la distribution par quartier. Les habitants doivent acquitter une taxe de cinq francs CFA, par seau. Les fonds ainsi recueillis sont affectés à l’entretien du système, à l’achat de l’essence et au traitement de l’eau par le chlore. « Depuis cinq ans, date de l’installation de la motopompe, les diarrhées ont quasiment disparu de Djenné », note le médecin du dispensaire. Des affiches vantant les mérites de « l’eau de santé » incitent les Djennékés à utiliser cette eau de préférence à toute autre. Il est un fait qu’aujourd’hui l’eau de Djenné est une des meilleures du Mali. Hélas, la motopompe vieillit. Les réserves financières constituées par la taxe sont insuffisantes pour en assurer le renouvellement. Une taxe plus élevée dissuaderait les habitants d’utiliser cette eau. Les revenus sont plus que modestes. Que se passera-t-il lorsque la panne séchera les fontaines ? La vie des Djennékés est suspendue au crépitement du moteur de la motopompe.

Le barrage

La plaine, nue, désertique, s’étend à mes pieds. C’est le lit du Bani, asséché. Sur la berge, les maçons confectionnent des briques de terre séchée, tandis que les femmes lavent le linge dans l’eau boueuse, extraite d’un puits sans fond. Nous nous rendons sur les lieux du projet du barrage. Le sol est aussi dur que du ciment. La poussière abrasive nous pique les yeux. L’absence de roches dans toute la région a contraint les Djennékés à construire en pisé, soit moulé à la main sous forme de grosses boules, soit préconditionné en briques crues. Pour le barrage, il faudra bétonner, donc, importer certains matériaux. L’ingénieur chargé des travaux nous en décrit par le menu les contraintes. Un peu plus loin, les rapaces se partagent la carcasse d’une chèvre. Il faut que je m’approche pour qu’ils daignent s’éloigner d’un vol lourd et lent. Il est bientôt 19h, nous sommes sur le chemin du retour. La nuit est tombée sur la brousse, chaude et parfumée. Les bergers rassemblent leurs troupeaux. Nous sommes invités à discuter des difficultés de l’élevage à Djenné, avec le chef de l’élevage.

« Il faut comprendre qu’ici la nature est hostile. Nos vaches doivent trouver leur nourriture elles mêmes. Elles produisent deux litres de lait par jour. Chez vous, une bonne laitière en fait trente. Lorsque vous vous plaignez d’excédents, nous ici, on rigole. »

Tant mieux si cela le fait rigoler. Le ciel s’allume point par point. Le concert bruyant des vaches se mêle aux ordres brefs des bergers. Les flèches lumineuses de nos torches trouent l’ombre de lueurs incertaines et fugaces. Patiemment, il nous explique :

« A Mopti, grâce à l’aide de la France, on va créer une laiterie. C’est généreux mais l’acheminement du lait est impossible. Il n’y a pas d’infrastructures routières. La conservation du lait par réfrigération se fera comment, sans matériel et sans électricité ? Et les débouchés commerciaux n’existent pas ».

Nous nous séparons après avoir bu à la régalade une calebasse de lait fraîchement trait.

Le pays dogon

Pour nous rendre en pays dogon, nous empruntons la piste. La vraie piste africaine. L’épreuve commence. La camionnette cahote, gémit, se dresse, plonge, renâcle, bondit, s’époumone, s’emballe, contourne, hésite, s’empanache de poussière rouge. Les quarante derniers kilomètres seront parcourus en deux bonnes heures. Et nous voilà chez les Dogons. La seule ethnie au Mali encore animiste. Nos amis Djennékés qui nous accompagnent : Baba et N’iangalli, aplanissent les difficultés pour nous permettre de pénétrer dans le village de Songa. Second choc. Je mesure l’impuissance dans laquelle je me trouve de traduire ce que je ressens, ce que je vois, ce que je devine. Un autre âge, une autre planète. Dans les ruelles très étroites, une sensation d’étouffement. Les cases de terre séchée sont minuscules et vides. Les enfants s’accrochent à nous, rieurs, curieux. Certains nous tendent un rectangle de papier où est inscrite leur adresse. Ceux-là vont à l’école et cherchent un correspondant. L’anachronisme est partout. On nous présente l’Ogon, le plus ancien du village, que nous saluons avec respect. On nous explique les coutumes toujours vivaces, la case à palabres, l’autel aux sacrifices, les génies.

Le lendemain, au lever du soleil, accompagnés d’un jeune Dogon, sac au dos, gourdes en bandoulière, nous partons à pied dans la montagne, à la recherche des villages les plus reculés. Heureusement que nous ne mesurions pas à l’avance l’ampleur des difficultés. Dans la montagne, les roches, transformées en accumulateurs thermiques, amplifient la cruauté du soleil. Nous devons effectuer une pause tous les deux ou trois cents mètres, essoufflés, le cœur affolé dans la poitrine. Parmi notre petite troupe il se trouve pourtant de bons marcheurs. Nous croisons souvent des femmes, dignes et droites, transportant des charges incroyables sur la tête. Les villages sont nichés à flanc de falaise et les puits, en bas, dans la vallée. L’approvisionnement en bois et en eau nécessite de quotidiens va-et-vient. Des enfants nous suivent pour nous aider, spontanément, nous guidant dans les passages difficiles et disparaissent tout aussi mystérieusement qu’ils sont apparus. Lorsque nous traversons un village, nous devons obligatoirement nous présenter au chef de village qui nous écoute en hochant la tête. Notre interprète nous enseigne les fautes à ne pas commettre pour ne pas troubler l’ordre social. Il nous rappelle l’essentiel de la religion animiste :

« Selon l’écrivain malien Amadou Hampaté Ba, l’univers visible n’est que l’écorce d’un univers invisible beaucoup plus vaste où s’agitent bien et mal, forces positives contre forces négatives, avec le temps comme terrain de lutte et l’homme comme arbitre mais aussi comme participant. On retrouve constamment cette opposition : bien - mal, positif - négatif, harmonie - chaos, Dieu est le « souffle vital » . Il a créé l’univers. L’homme n’en est qu’une composante qui peut provoquer le chaos dans l’harmonie voulue par Dieu. Mais ce dernier a introduit des entités négatives dans ce grand jeu. L’homme dispose donc d’une marge de liberté qui lui permet de choisir son camp : il s’intègre dans l’ordre des choses ou, allié aux puissances négatives, il désorganise l’œuvre divine. Il est à noter que l’Africain ne prête aucun trait anthropomorphique à Dieu. On assimile « le souffle vital » à la Parole d’où l’importance du Verbe. La parole est l’agent de la création. C’est aussi la courroie de transmission qui permet à la révélation initiale de traverser les âges. Dieu représente une entité considérable. Il serait irrévérencieux et inutile de s’adresser directement à Lui. Il a délégué ses pouvoirs à d’innombrables génies aux attributions diverses. Certains recouvrent les phénomènes naturels. On conclut avec eux un pacte qu’il convient de respecter scrupuleusement. Ces génies se localisent au travers des fétiches. Ceux-ci sont un support pratique permettant de visualiser une force immatérielle : un arbre, une statuette, un masque, une montagne. Pour éloigner les entités néfastes, on utilise un ensemble de rites et, pour ce faire, on a recours à la palabre »

Plus tard, enfin parvenus sur le plateau rocheux nous ramenant à la ferme dogon, nous mesurons l’importance de nos efforts, et nous sommes fiers de notre expédition. Les Dogons, eux aussi, ils se méritent.

Je garderai en mémoire la fière beauté des Maliennes, leur allure altière, l’arrogance amusée de leur regard. Droites et dignes, toujours présentes mais discrètes, elles cristallisent la volonté de vivre, de survivre, dans ce pays maltraité par la nature, asséché par les vents de sable, oublié des nuages.

Eider
Retour de croisière à bord du Costa Mediterranea du 22 septembre au 2 octobre English translation pending
by Alcati · 2009-10-02 · 601 replies
HELLO VOUS TOUS......

Bonjour les filles et un salut aux hommes.

Me revoilà, c'est fait et tout s'est déroulé trop vite.....

Mais bon, il y a du boulot car maintenant je vais tout vous raconter ou plutôt prendre le temps de vous faire part de ce que nous avons vécu car nous avons dû faire près de 2500 photos afin de vous faire partager ces bons moments.

Je m'étais dit qu'il fallait que je ramène un maximum d'images, c'est donc fait.

Descendus du navire ce matin à 08h45, nous avons pris notre temps en longeant le bord de mer avec mon véhicule afin de retourner à la maison. Nous venons d'arriver et je voulais vous faire un coucou avant de dévoiler toute cette belle aventure.

Mais auparavant, je dois adresser un amicale bonjour à LAINCY77 et son épouse que nous avons connu sur ce bateau et qui étaient venus chercher des infos sur ce forum (Croisière sur le Costa Mediterranéa du 27 septembre au 02 octobre 2009). A Laure et à Jérôme, nos Toulousains adorables qui ont découvert leur première croisière. A COUPDEGRISOU, jeunes gens très sympathiques qui ont apprécié leur nouvel univers de vacances. A Annick et Michel qui ont fait l'aller et le retour avec nous en voiture et qui ont partagé nos journées et nos excursions.

Je souhaite vivement que chacun d'eux viennent compléter cette discussion par leur ressenti et les photos.

Bruno, Titi, Capucine, vous aviez raison pour certaines escales, ce fut que du bonheur.

Mes premières impressions :

Arrivée, prise en compte du véhicule, des bagages = rien à dire. Embarquement à 13h45 (arrivée sur les lieux à 12h30) = encore mieux que l'année dernière, pas de bousculade, une libre circulation jusqu'à l'intérieur du navire = super point.

Un petit bémol (il faut qu'il y en ait un quand même). Après le passage de la sécurité et la passerelle, une hôtesse prends en photo avec un mini appareil tous les passagers afin de mémoriser le visage lors des sorties et entrées en escales. Puis, vous devez donner vos passeports afin d'en faire une photocopie et le service responsable les garde jusqu'à l'escale importante (ALEXANDRIE). On vous remet la photocopie de suite et une carte avec numéro d'attribution. A ce moment là, il y une queue énorme et un peu de bousculade car ces personnels sont placés de suite à droite en entrant sur le bateau après l'hôtesse.

Direction la cabine et là vous retrouvez dans celle-ci vos valises et non pas dehors comme en septembre 2008. Je donne encore un bon point.

Nous nous sommes dirigés vers le buffet du pont n° 9 et nous avons pu nous restaurer.

Installation des affaires dans la cabine, exercice d'abandon du navire que j'ai trouvé plus sérieux et les passagers bien rangés. Celui-ci fut assez long mais cela nous a permis de ne pas rater le départ de Savone sous un ciel extra. Départ vers 17h00/17h30 de Savone dans une ambiance bon enfant.

Pour la suite : le navire, installation en salle de restaurant, relations avec les passagers, ambiance des équipes d'animation, spectacles, escales, excursions, renseignements recueillis auprès de responsables français à bord seront à votre portées rapidement afin de vous faire vivre ce choix de circuit et surtout ce paquebot.

Je reviens très vite et encore merci à ceux qui de par CECILDALM m'ont fait passé un amicale bonjour.

Bruno, le GEM était face à moi à NAPLES. Pour les amoureux du Victoria, il était présent à Santorin, le Fortuna à Katakolon, avec le NOORDAM, également.

Heureux d'être à nouveau parmi vous.

JC
Croisière Costa sur le Deliziosa le 22 octobre 2010 English translation pending
by Marinemargau · 2009-09-26 · 286 replies
nous venons de reserver notre prochaine croisiere sur le costa delicioza, depart le 22/10/2010. Je suis preneuse d'infos sur les escales (Naples, sicile, alexandrie, Limassol, Turquie, Santorin et Olympie) et aimerais savoir si d'autres personnes ont egalement reservé cette croisiere. C'est notre 2eme croisiere avec Costa...
Trois mois en Inde-Népal-Tibet: budget, points d'intérêt? English translation pending
by Olympie · 2009-09-23 · 6 replies
Bonjour,

Je souhaite organiser un voyage de trois mois pour parcourir l'inde le népal et le tibet. Je souhaite connaitre le budget que vous me conseillez pour 3 mois ( en mode backpaker pas d'hôtel touristique ou très peu) ainsi que les points d'intéret qui vous semble indispensable dans ces trois pays. Je souhaite partir en Octobre Novembre Décembre 2010.

Merci pour votre aide

Olympe
Que visiter à Safi et El Jadida? (Maroc) English translation pending
by Mariespagne · 2009-09-12 · 31 replies
Bonjour, j'établis mon circuit d'Essaouira à Casa mais je ne trouve pas grand'chose à visiter sur SAFI et ELDJADIDA; cela vaut-il vraiment la peine de s'y arrêter et de faire le détour (surtout à SAFI?).Sachant toutefois que ce qui m'intéresse est découvrir ce qu'il n'y a pas ailleurs; la mer ne m'intéresse pas; merci.
Travailler deux mois en Australie et voyager un mois en Thaïlande à petits prix English translation pending
by Jessetstéph · 2009-09-09 · 15 replies
Bonjour, nous sommes deux québécoises qui désiront partir vers le mois de septembre 2010. Nous voulons travailler 2 mois en australie et ensuite aller en thailande pendant 1 mois pour voyager...🙂 Le problème, c'est que nous n'avons pas beaucoup d'argent et c'est notre premier voyage dans ce genre...Avez-vous des adresses pour un travail en australie?Nous avons peut-etre pensé faire la cueillette de fruits...Peut-on etre hébergé et nourris sur place?Avez-vous des sites où l'on peut accéder à des billets d'avion pas trop cher à partir du Québec?😮 Nous voulons ensuite aller visiter la thailande, tant qu'a etre dans le coin (si on peut dire)...Quel budget devrons-nous prévoir pour environ 1 mois? Quels sont les endroits que vous nous recommanderiez, sans que ca ne coute trop cher??? Alors, voilà!Au plaisir d'avoir vos réponses et merci à l'avance! 😉
Découverte de l'Ouest américain à travers quatre États, pendant vingt-cinq jours (dernière partie) English translation pending
by Bastinj · 2009-09-07 · 32 replies
Bonjour à tous(tes)

Je vous livre, ici, la fin de notre voyage à travers le Sud-Ouest américain qui s'est déroulé du 27/06/2009 au 21/07/2009. Il s'agit des étapes suivantes : Bryce Canyon – Zion – Las Vegas – Death Valley – Yosemite – San Francisco

Vous pouvez retrouver la première partie concernant les étapes: San Francisco – Côte Pacifique – Los Angeles – Grand Canyon – Page – Monument Valley – Moab – Torrey – Bryce Canyon sur le post suivant: voyageforum.com/...ere_partie_D2800143/

Lundi 13/7 : Bryce Canyon N.P. ; Nuit Bryce Canyon N.P

Voici ce qui était prévu au planning (65 Km) Bryce Canyon N.P. (sunrise à 6h05 et sunset à 20H50)

Voici ce que nous avons fait 5H30 : Réveil matinal pour assister au lever de soleil prévu à 6H05. Brr… il fait 10°C… Le gros pull est de rigueur ! Nous sommes en altitude… (2500m.) La pénombre (ou la précipitation !) nous fait rater l’embranchement pour Sunrise Point… Demi-tour et arrivés au parking, nous voyons plusieurs personnes se presser vers le point de vue. Nous accélérons donc le pas en nous demandant combien on va être là-haut… Et bien, non, l’endroit n’est pas noir de monde… Nous sommes peu nombreux à avoir eu le courage de nous être levés si tôt, et donc on ne se bouscule pas pour être aux premières loges ! D’ici, nous dominons une sorte d’amphithéâtre. Ce parc est une vraie merveille ne ressemblant à aucun autre : des milliers de colonnes rocheuses érodées (des hoodoos, traduits très poétiquement par cheminées de fées) serrées les unes contre les autres, semblables à des soldats au garde à vous… Un émouvant chef d’œuvre de la nature : bien qu’en ayant vu de nombreuses photos avant de partir, j’en reste bouche bée ! Et le spectacle ne fait que commencer… Finalement, nous nous sommes pressés pour rien et aurions pu rester plus longtemps au lit car le soleil ne va pointer le bout de son nez qu’une demi-heure plus tard (une demi-heure pendant laquelle d’ailleurs arrive une multitude de photographes). Et alors la magie opère : toutes ces colonnes de calcaire s’éclairent peu à peu et prennent des teintes cuivrées lumineuses allant du rouge au blanc crème en passant par le jaune, l’orange, le saumon, et même le violet… Ces couleurs très photogéniques sont rehaussées par le bleu du ciel et le vert des nombreux pins disséminés parmi les hoodoos… J’imagine la beauté de ce lieu en hiver lorsqu’il est recouvert d’un blanc manteau ! Ce parc, avec tous ses dégradés de nuances, est franchement mon favori !

7H30 : Nous retournons au Ruby’s Inn, non sans avoir croisé des familles de cervidés broutant dans les prairies encore nimbées de brume et bordant la route… Ce n’est pas vraiment ce qu’il était prévu (puisque je croyais randonner dès poltron minet) mais nous devons récupérer ma fille qui a préféré faire la grasse matinée aujourd’hui… Elle ne sait pas ce qu’elle vient de rater ! Nous en profitons aussi pour déjeuner et préparer nos sacs à dos. Euh !... certains repiqueront aussi un petit roupillon !

10h00 : Nous nous remettons en route : direction cette fois-ci, Sunset point. Non pas pour déjà assister au coucher de soleil, mais pour entamer une rando qui démarre depuis cet endroit. Il s’agit de Navajo Loop Trail suivi de Queen’s Garden Trail, soit une boucle de 4, 8 Km nous permettant de descendre entre les pitons rocheux, au cœur même du gigantesque amphithéâtre.

Cette balade est impérative si on veut se rendre compte de la hauteur de ces magnifiques colonnes pouvant atteindre des dizaines de mètres ! Les pins à côté, pourtant majestueux, semblent minuscules. La descente tracée en lacets, est facile et offre de splendides panoramas. Il est dommage seulement qu’à cette heure, il y ait beaucoup de monde… Cela ressemble un peu à une procession !... ou à un chemin de croix pour certains !... En effet, nous croisons beaucoup de personnes parties plus tôt et dans l’autre sens (ou faisant simplement un aller-retour), semblant souffrir pour remonter le Navajo loop Trail assez pentu. Il est de loin préférable de remonter vers la rim en empruntant le Queen’s Garden Trail dont la pente est beaucoup plus douce. Heureusement, plus on avance et plus on se retrouve seul. Nous rencontrons des dizaines d’écureuils chapardeurs, et d’adorables chipmunks (des tamias), ces petites bêtes ayant inspiré Disney pour ses personnages de Tic et Tac… Il est difficile de résister à leur donner à manger ! Et pourtant, l’amende est sévère si un Ranger vous surprend en train de le faire…

14H00 : Nous sommes remontés sur la Rim, au Sunrise Point. Là, nous pique niquons au General Store. Puis les garçons partent, rechercher la voiture laissée à Sunset Point, en longeant la rim à pied. (La navette circulant dans le parc, n’est pas pratique : elle nous aurait obligés à faire tout le tour !)

15H00 : Retour au Ruby’s inn pour un repos bien mérité. Deux d'entre nous vont s’éclater à la piscine pendant que mon fils, lui, essaye consciencieusement de réparer l’appareil photo qui s’est malencontreusement étalé par terre et dont l’objectif reste résolument calé… Ce sera vain… Il finira à la poubelle ! Ce n’était pas un coûteux appareil ultra performant (il faisait notamment de laides photos de nuit) mais il n’était pas vieux…

17h00 : Retour au parc. Nous parcourons les 18 miles de la Scenic Drive qui permet d’accéder à de nombreux autres points de vue. Inspiration Point et Bryce Point surtout, dominant eux aussi l’amphithéâtre des hoodoos, sont sans aucun doute les plus beaux… merveilleux, magiques, gigantesques…. Dame Nature a quand même prodigieusement bien travaillé ! Les autres points de vue situés plus loin, sont nettement moins impressionnants, sauf peut-être celui de Natural Bridge qui est une arche sur une falaise et que l’on surplombe depuis le promontoire. Mais il est complètement dans l’ombre à cette heure-ci. Bizarrement, à de nombreux arrêts, rodent de grands corbeaux noirs un peu effrayants (peut-être parce qu’ils me font penser à ceux d’Hitchcock…) mais bon ils n’ont encore attaqué personne ! Sinon ça se saurait… hein !

Fin de journée, nous sommes de retour à Sunset Point pour y admirer, comme de bien entendu, le coucher de soleil. Mais le soleil nous semble encore bien haut, alors nous décidons de retourner d’abord au Ruby’s Inn pour passer la voiture au car wash. En effet, notre Dodge Durango dénote un peu sur les parkings… Il faut dire qu’il en a vu, des pistes depuis quelques jours ! La terre rouge caractéristique du Sud-Ouest américain est tellement incrustée dans la carrosserie que nous n’arrivons pas à l’en détacher en la frottant à la main ! On ne peut décemment pas le rendre dans cet état au comptoir d’Alamo (je crois que j’ai plus de scrupule qu’eux !) La tâche accomplie, nous retournons une dernière fois à Sunset Point, mais nous avons mal jugé de la course du soleil… Et quand nous y arrivons, seuls quelques derniers rayons éclairent encore les hoodoos ! Trop tard… nous sommes arrivés trop tard !... Je peste un peu !... beaucoup même !... Je le savais pourtant qu’il faut toujours arriver sur les sites bien avant l’heure prévue. Je me consolerai en allant déguster un bon repas au Bryce Canyon Pines qui est un resto situé à 6 miles de l’entrée du parc. Ne pas oublier d’y goûter en dessert, une de leurs nombreuses et réputées pies !

Mardi 14/7 : Tropic (Bryce Canyon N.P.) –Zion N.P. –Las Vegas ; Nuit à Las Vegas

Voici ce qui était prévu au planning (290Mi-460 Km) Arrêts à : - Red Canyon - Cedar Breaks N.M. - Springdale ( Zion N.P.) - Valley of Fire S.P. ( à faire fin de journée, sunset à 20h00))

Voici ce que nous avons fait 9H00 : Départ du Ruby’s Inn et route vers Las Vegas, très attendue par les garçons! Las Vegas…pas la route! Celle-ci pourtant vaut le coup d’œil… Bien vite, nous traversons un petit parc, le Red Canyon S.P., dont les hoodoos nous donnent un arrière goût très agréable de Bryce Canyon… Les experts y recommandent la rando Pink Ledges Trail. Mais bien qu’elle soit courte, nous n’avons pas le temps de nous y arrêter…

Passé Mont Carmel Jonction, nous progressons vers l’ouest en empruntant la route 9. Sur une longue ligne droite, nous longeons un élevage de bisons. Mais ceux-ci sont bien trop loin, au bout du champ, que pour être vus correctement… Il faudrait aller au Yellowstone pour en observer de vrais spécimens en liberté (mais vu son éloignement par rapport au trajet planifié, j’ai raisonnablement renoncé à visiter ce parc cette année)… ou aller au zoo pour les admirer de près, lâche ironiquement Virginie ! Euh, ce n’est pas pareil !!

A l’approche du parc de Zion, la route est goudronnée en rouge pour se fondre dans le paysage (là il n’y a rien à redire : pour le show, ils sont forts ces Américains !!), et devient même une véritable route scénique. Passé l’entrée Est de Zion, le paysage est de toute beauté avec ses roches blanches, rouges, jaunes, aux formes multiples, se détachant dans le ciel bleu azur… Certaines font penser à des "choutes" de crème glacée au goût vanille, melon, fraise ou framboise !! Malheureusement, il n’y a pas beaucoup d’arrêts prévus pour photographier ces tableaux… Juste avant un long tunnel très étroit, nous prenons la seule place vacante, laissée par une voiture venant de quitter le petit parking. D’ici, démarre la rando qui suit un sentier facile d’accès, le Canyon Overlook Trail (1Mi/1H A-R). Nous longeons un canyon creusé par une rivière, puis débouchons sur un promontoire rocheux découvrant une impressionnante vue panoramique sur le canyon de Zion et ses pics découpés.

Nous remontons en voiture et devons attendre une dizaine de minutes pour pouvoir, à notre tour, traverser le long tunnel étroit (tellement étroit que le passage des voitures se fait en sens alterné, d’où l’attente !). Puis les lacets de la route 9 nous descendent vers le canyon de Zion. Nous nous garons au parking bondé du Visitor Center du parc, non sans mal (nous devrons tourner plusieurs fois pour trouver une place…). Ouf … nous ne devons pas rejoindre Springdale et reprendre une navette supplémentaire nous ramenant ici. Sinon… quelle perte de temps… et le temps, en vacances, est précieux, d’autant plus dans un périple comme celui-ci où il y a tant à voir… Nous prenons nos sacs à dos et sautons dans la navette obligatoire, empruntant la Zion Canyon Scenic Drive. Cette route en cul de sac, de 10 km, se trouve au creux d’une profonde entaille creusée par la Virgin River. Nous longeons donc cette rivière et de monumentale falaises dressées de chaque coté de la route. Le chauffeur de la navette commente régulièrement les lieux que nous traversons et annonce les différents arrêts possibles… tout cela d’un ton engourdi, pas très convaincant, le discours étant sans doute devenu trop routinier pour lui ! Le bougre, il va finir par nous emmener dans sa torpeur !! Allez hop, arrêt 4 : nous descendons pour aller diner au Lodge équipé d’un snack bar. Il est installé au milieu d’une vaste prairie baignée de soleil, invitant au farniente et profite d’un cadre magnifique. Oui, mais nous ne sommes pas là pour dormir…

Il est déjà 13H30… Les hamburgers avalés (étonnamment bons et pas trop chers), nous reprenons une navette pour cette fois aller jusqu’au terminus de la Scenic Drive, Temple of Sinawava. De là, nous suivons à pied le Riverside Walk longeant la Virgin River et nous menant au Narrows, un étroit canyon formé d’immenses parois de grès, qui va en se rétrécissant. C’est ici que nous sommes amenés à marcher dans le lit de la rivière… Nous troquons donc nos souliers de marche contre des sandales d’eau en toile caoutchoutée. En chemin, j’ai remarqué que plusieurs personnes rentrant de la balade, étaient équipées de grosses bottines spéciales en néoprène, louées pour l’occasion… J’espère que l’eau n’est pas trop froide et que nos simples sandales vont suffire ! Nous retroussons nos pantalons… et nous voilà partis… La rivière n’est absolument pas glacée. Nous sommes munis de hauts bâtons de bois ramassés quelques jours plus tôt. Ils nous servent à sonder le terrain et ainsi éviter de tomber dans un trou… En effet l’eau trouble, légèrement boueuse, empêche toute visibilité suffisante. Alors au début, nous progressons lentement, de peur de nous mouiller… Puis finalement, nous comprenons que si nous voulons dépasser la foule massée au départ, il va falloir aller plus loin, là où le niveau de l’eau est plus conséquent ! Très vite les filles finissent par avoir de l’eau jusqu’ à la taille… Les garçons étant plus grands, s’en sortent mieux. Avant qu’une catastrophe n’arrive, nous nous dépêchons de transférer toutes les affaires de nos sacs à dos dans un sac poubelle que j’avais pris soin d’emporter. Mine de rien, le courant nous déstabilise facilement. Nous n’avançons pas très vite, surtout que le lit de la rivière est constitué de gros cailloux sur lesquels viennent butter nos orteils ! Cette rando qui ne devait durer au départ qu’une demi-heure, va se prolonger bien plus que prévu ! En effet, nous trouvons cela très plaisant et très rafraîchissant ! De plus, le paysage est grandiose : les falaises nous surplombent et le canyon devient de plus en plus étroit au fur et à mesure de notre progression. Et il n’y a plus grand monde.

A 16H30, nous rebroussons chemin à regret. Nous aurions bien continué mais encore une fois, le temps nous manque : ce soir, nous dormons à Las Vegas ! Et rien qu’à cette idée, les enfants se sentent soudain pousser des ailes… Le retour se fait à la vitesse éclair, surtout que maintenant nous connaissons le terrain. Cette balade très ludique et divertissante (que de fous rires !) fut un vrai coup de cœur pour tous les quatre et restera un de nos meilleurs souvenirs. Revenus sur le Riverside Walk, nous ne trainons pas mais nous nous arrêtons quand même auprès d’un couple de cerf et biche – mulet (aux grandes oreilles). Nos pantalons sont déjà secs. La fatigue et la voix toujours aussi soporifique du conducteur de la navette nous ramenant au parking, nous emportent quelques instants dans les bras de Morphée !

Il est déjà passé 18H30 quand la navette nous dépose auprès de notre voiture. Là, je me dis que, bien que nous allons gagner 1H en rentrant sur le territoire du Nevada, nous allons louper le coucher de soleil à Valley of Fire S.P. Nous reprenons donc la route sans tarder, dans l’espoir de pouvoir quand même bénéficier des derniers rayons de lumière dans ce petit parc situé à une cinquantaine de miles avant Las Vegas. Enfin, pour dire toute la vérité, je suis bien la seule à avoir envie de découvrir cet endroit… Les enfants commencent à en avoir assez des roches rouges… Et, malgré ma description émoustillante du lieu, ils préfèrent de loin filer d’une traite vers Las Vegas… D’ailleurs, pour être en forme ce soir, mon fils qui d'habitude prend le volant décide de dormir durant les 2H30 que dure le trajet, et passe le volant à son frère qui ne demande pas mieux !! Ainsi tout le monde est content… même moi qui ne perds pas espoir de pouvoir encore les convaincre…

La route 9 dominée par les roches déchiquetées est toujours très belle. Elle traverse une succession de petits bourgs mormons. Le Trading Post de Virgin est aménagé en Fort, comme au temps des tuniques bleues de la cavalerie attaquant les tribus indiennes Apaches, Sioux ou autres… On se croirait revenu à l’époque de la ruée vers l’or… même les chariots bâchés des pionniers américains à la conquête du Far West sont encore là ! C’est très cliché mais ça vaut bien une petite photo-souvenir !

Nous ne tardons pas à monter sur l’autoroute, direction Las Vegas. Nous suivons toujours la Virgin River et sommes entourés de splendides montagnes rouges puis blanches ou grises. Le cadre est superbe… Nous arrivons à l’embranchement menant au parc de Valley of Fire… Mais là, il faut bien que je me rende à l’évidence : le soleil se couche derrière les sommets. Il est vraiment trop tard pour faire ce détour par ce parc dont les concrétions de grès rouge prennent paraît-il d’extraordinaires couleurs au coucher de soleil… Bon, ça sera pour une prochaine fois !! De toute façon, je le savais qu’il serait difficile de combiner, sur une même journée, la visite de ce parc avec celle de Zion.

Nous sommes maintenant dans l’Etat du Nevada et le décor change soudain : nous traversons des étendues désertiques pendant des kilomètres jusqu’à ce que… mon fils se réveille et décide de reprendre le volant. Il veut être aux premières loges à l’arrivée sur La s Vegas. Et soudain, un océan de lumières surgit dans la nuit noire… Las Vegas brille de mille feux. C’est impressionnant. On distingue déjà très bien la Stratosphère (haute tour de 350m) et pourtant il nous reste encore 20 miles de route à faire avant de rejoindre le cœur de cette ville qui ne dort jamais ! Les enfants sont tout excités mais l’enchantement va vite disparaître… A l’entrée de la ville, de formidables bouchons nous attendent. L’autoroute parallèle au Strip, fait que nous longeons les derrières de tous les immenses hôtels-casinos. Pour couronner le tout, nous nous trompons de sortie (seule erreur sur plus de 7000 Km, sans GPS) et finalement nous mettons 1H pour rejoindre notre hôtel, le Signature at MGM. Là, nickel… le valet prend en charge la voiture et les bagages.

Mais une deuxième déconvenue ne tarde pas à arriver. La chambre qu’on nous a attribuée n’est pas à la hauteur de nos espérances. D’abord elle n’est qu’au 8ème étage mais surtout les garçons, qui croyaient goûter à un certain faste ici, se rendent compte qu’ils vont devoir dormir sur un canapé-lit bien trop court pour leurs grandes guiboles. C’est un comble… car jusqu’ici nous avons toujours eu des chambres à deux queen-beds. Ni une ni deux, nous redescendons à la réception exposer nos doléances, mais on nous explique que même en prenant une suite à deux pièces, le 2ème lit sera aussi un canapé-lit ! En réservant avant de partir, je n’avais pas compris ce « détail » … Trop tard, la chambre a déjà été facturée depuis longtemps… il est impossible de changer d’hôtel. J’envisage alors de prendre une chambre supplémentaire mais vu le prix demandé et le peu de temps qu’on y reste, les garçons refusent cette solution. En compensation, la réceptionniste nous alloue une chambre au dernier étage (le 38ème)… Au moins, on aura une vue ! A part ça, la chambre est très grande et très luxueuse, avec un coin kitchenette ultramoderne et une salle de bain grandiose avec douche et jacuzzi 2 places séparés… De ce côté-là, rien à redire ! C’est la classe…

Finalement, il est déjà passé 22H00 quand nous rejoignons le Strip à pied. Il fait encore chaud… et tous les buffets ont déjà fermé leurs portes. On se contente d’un truc rapide, « dégeu » et pourtant cher, au Paris… Bon, ben Las Vegas jusqu’à présent… ce n’est pas trop ce qu’on avait imaginé ! Pour ne pas aller dormir là-dessus (et puis aussi parce que ma fille s’est parée de ses plus beaux atours… les étiquettes de ses nouveaux vêtements ont volé dans toute la chambre…), nous décidons d’arpenter un peu ce Strip et d’admirer tous ses hôtels-casinos aux néons clignotant et à l’architecture démente. C’est vrai… tous ces immenses complexes sont féériques et donnent un bel aperçu de la mégalomanie américaine. Le Paris, vu de l’extérieur, est plutôt réussi avec son ensemble de monuments représentant la capitale française et à l’intérieur, son casino a des allures de rues parisiennes, sous un ciel bleu en permanence qui nous fait oublier qu’il fait déjà nuit dehors. J’y vois même le Palais des Glaces de Versailles ! Pas mal… Nous poussons jusqu’au Bellagio et regardons le spectacle magistral des jets d’eaux dansant sur fond musical. L’intérieur de cet hôtel tout en marbre luisant est aussi très luxueux. Nous continuons jusqu’au Caesars Palace à l’allure de Rome antique avec ses statues et fontaines colossales, ainsi que sa galerie commerciale monumentale fermée pour l’heure. Les garçons perdent leurs premiers $ dans les « bandits manchots »du Planet Hollywood. Les salles de jeux avec leurs centaines de machines à sous, tables de poker, black jack etc.… sont immenses… à s’y perdre ! Mais que de mètres parcourus… Mes jambes n’en peuvent plus ! Je finis par marcher pieds nus… En rentrant, nous passons par le New York-New York à la façade constituée de buildings avec en plus le pont de Brooklyn, la Statue de la Liberté, le tout traversé par un immense grand-huit. Encore quelques $ de perdus… et direction le lit. Mais pour y arriver, il nous faut traverser les longs couloirs démesurés du MGM… Heureusement, quelques tapis roulants nous facilitent la tâche. Passée la porte de notre chambre, je m’écroule de fatigue sur le lit hyper moelleux… Les autres n’en mènent pas large non plus ! Normal… il est 2H00 du matin… Il me faudra beaucoup de courage pour m’en extirper et aller m’allonger dans le jacuzzi !

Mercredi 15/7 : Las Vegas ; Nuit à Las Vegas

Voici ce qui était prévu au planning Visite de Las Vegas

Voici ce que nous avons fait 10H45 : Nous décollons seulement de la chambre… Bizarre… pour une fois, les enfants sont prêts avant moi. Je ne les ai jamais vus aussi motivés le matin… Nous avons compris la leçon : ce Strip tout en longueur n’en finit pas… Cette fois, nous allons épargner nos pieds. Nous récupérons notre voiture et allons « butiner » les casinos en nous garant dans leurs « self parks » gratuits. Nous en voyons les principaux, chacun rivalisant d’originalité avec son voisin. L’un d’eux retient particulièrement notre attention, le Venetian. On s’y croirait à Venise ! Tout est là : les canaux, les gondoles, le Pont des Soupirs, le Campanile, le Palais des Doges, … Et à l’intérieur, tout est aussi beau avec la Place St Marc, le plafond peint couleur ciel et les canaux longeant des dizaines de boutiques… C’est d’un réalisme saisissant ! Dehors, il fait très chaud, 35 à 40°… (D’ailleurs nous n’avons jamais vu, en rue, autant de mini-jupes et de décolletés au m² !). Par contre à l’intérieur des hôtels, la clim fonctionne à fond… Les contrastes sont donc surprenants, nous passons régulièrement du four au frigo et du frigo au four ! Bonjour les sinusites ! Parfois, les garçons introduisent quelques pièces de 1 dollar dans les machines à sous… sans jamais gagner le pactole évidemment ! Ma fille, elle, vu son âge (17) ne fait que regarder de loin… Mais ces casinos sont étrangement silencieux. Je m’attendais à entendre des sonneries retentissantes annonçant les jackpots ou le cliquetis des jetons tombant après chaque gain. Mais non, il n’y a plus de pièces !! Je suis un peu déçue… Où est cette ambiance vue dans les films ?

A 13H45, nous allons diner au Spice Market Buffet du Planet Hollywood. Pour 20 dollars seulement par personne, nous pouvons goûter à volonté, aux plats de toutes sortes, aux cuisines de tous pays : viande, poissons, pâtes, plats épicés, … et les desserts offrent une immense variété de choix… Ma fille reviendra même avec une barbe à papa !

L’appareil photo ayant rendu l’âme à Bryce Canyon, nous faisons les boutiques des galeries marchandes pour en racheter un autre. Mais les prix sont plus que surfaits ! Nous allons alors à la sortie de la ville dans un immense Wal-Mart où nous trouvons un petit numérique pas cher, un Panasonic Lumix, mais pas le TZ5 que je désirais. A la tombée du jour, les lumières se mettent à nouveau à scintiller de partout. On est content de notre achat : il est possible de prendre à main levée, de splendides photos de nuit, sans jamais devoir poser l’appareil comme nous devions le faire avec le précédent. Nous assistons aux divers spectacles que les casinos proposent gratuitement, depuis les trottoirs du Strip. Tout d’abord celui du Mirage où, au milieu d’une île tropicale, un grand volcan s’éveille et se met à cracher du feu et de la fumée. Ensuite celui du Treasure Island devant lequel sont amarrés deux bateaux, grandeur nature, qui vont combattre à coups de canon… Le spectacle sexy est bien rodé, digne d’un show à l’américaine, mais il faut aimer… Moi, je trouve ça plutôt vulgaire et en plus nous sommes serrés comme des sardines, tellement il y a du monde ! Les garçons, eux, apprécient… En voiture nous traversons le Strip, direction nord, c'est-à-dire vers Downtown où l’on trouve les plus vieux casinos de Las Vegas. Ici aussi, les néons multicolores brillent, encore bien plus qu’au Time Square de New York. Ici aussi, il y a foule pour assister au spectacle son et lumière de la Fremont Street où la voûte recouvrant la rue s’illumine grâce aux 2 millions d’ampoules installées, en formant des dessins étonnants. En revenant, encore un dernier coup d’œil au spectacle des jets d’eau du Bellagio déjà vu la veille.

Minuit : Nous allons manger un burger près du MGM avant que ma fille et moi retournions sagement dormir à notre hôtel. Les garçons, eux, veulent encore s’essayer aux tables du casino du MGM. En moins de 2H00, ils perdront près de 100€… Heureusement qu’ils en resteront là !

Jeudi 16/7 : Las Vegas - Death Valley N.P .; Nuit à Furnace Creek Ranch (dans Death Valley)

Voici ce qui était prévu au planning (180 Mi-290 Km) - Arret à Red Rock Canyon S.P. ?? - Visite de Death Valley (sunset à 20H10)

Voici ce que nous avons fait Rien de ce qui était prévu !

9H45 : Ma fille et moi sommes debout pour aller voir le complexe de piscines du MGM auquel nous avons accès, du fait de loger au Signature at MGM. Il fait déjà bien chaud mais à cette heure matinale, il n’y a pas encore grand monde. Nous sautons immédiatement dans la rivière artificielle… Que c’est agréable de se laisser emporter par le courant !… Malgré leur rentrée tardive de cette nuit, les garçons nous rejoignent assez vite.

11H15 : douche, valises et check-out vers midi. Nous allons faire un tour au Showcase Mall. Ma fille, comme une enfant, reste ébahie à la boutique M&M’s. Puis nous faisons quelques achats à la nouvelle boutique du Hard Rock Café, située juste à côté. Au passage, nous admirons l’extérieur de l’Excalibur ressemblant à un château féodal, ainsi que l’immense pyramide du Luxor d’inspiration égyptienne. Las Vegas n’a de cesse de se développer… Les nombreux chantiers en construction en sont la preuve… D’autres hôtels-casinos titanesques vont bientôt voir le jour, toujours plus hauts, toujours plus grands…

Nous garons la voiture au self park du Paris pour aller dîner au buffet « Le Village » où pour 19$ par personne, nous pouvons choisir entre des dizaines de plats de chaque région de France, de l’Alsace à la Provence. Le buffet de la veille proposait un choix encore plus vaste et meilleur, mais le cadre ici, est plus original, un peu sorti tout droit du monde de Disneyland.

14H30 : D’après le planning, c’est l’heure de quitter Las Vegas au plus tard, pour rouler jusqu’à la Death Valley et avoir ainsi trois bonnes heures pour visiter, avant le coucher de soleil, cette contrée hostile où la chaleur est étouffante. Oui, mais…les enfants n’ont pas encore eu leur dose de Las Vegas et en réclament davantage… Ma fille voudrait aller aux outlets situés au nord de la ville et les garçons, aller faire un tour au casino du Wynn… C’est donc reparti pour deux bonnes heures supplémentaires… En définitive, les outlets s’avéreront décevants (articles plutôt démodés ou prix relativement chers) et les garçons seront raisonnables en ne misant que la somme reçue en échange de leur inscription comme membre.

17H30 : Nous quittons enfin Las Vegas (les enfants, eux, diraient déjà), non sans être, au préalable, passés au Wal-Mart pour faire à nouveau le plein d’essence et le plein de boissons. Ceci est vraiment indispensable avant de partir maintenant affronter un immense parc situé en plein désert, la Death Valley ou Vallée de la Mort, où la température en été, atteint en moyenne 47°C ! Cette région sèche, brûlante et inhospitalière fut baptisée ainsi au 19ème siècle, par les émigrants venus de l’Est qui la traversaient pour se rendre en Californie, au moment de la ruée vers l’or, et où plusieurs d’entre eux y périrent de soif. De Las Vegas, il faut minimum 2H pour y parvenir ; ce faisant, nous repassons maintenant en Californie. Ça sent la fin du voyage !...Hélas… le compte à rebours pour le retour est déjà enclenché… Le temps donc de faire la route jusque là, il est trop tard pour y assister à un coucher de soleil ou même y distinguer quoique ce soit. Je suis un peu déçue mais je me dis qu’on se rattrapera le lendemain, en se levant suffisamment tôt pour visiter ce parc désertique, avant les heures les plus chaudes de la journée.

C’est donc dans la nuit noire que nous nous dépêchons de faire le check in, à un des deux seuls hôtels ouverts du parc, le Furnace Creek Ranch, une oasis au milieu du désert, et d’aller se restaurer au Forty Niner Café. Mais celui-ci affiche complet. On nous affuble alors d’un badge censé clignoter dès qu’une table se libère. On a beau être au milieu du désert, on utilise ici, des moyens modernes ! Et c’est bien pratique : cela nous permet de nous éloigner un peu et d’aller jusqu’au Trading Post, situé juste à côté, (ceci expliquant peut-être cela !!) pour y faire nos derniers achats-cadeaux. Vingt cinq minutes plus tard, nous sommes attablés mais le repas s’avère être d’un piètre rapport qualité/prix (Normal puisqu’il n’y a pas de concurrence avec d’autres !)

Après être passés par la chambre pour enfiler nos maillots, nous courons jusqu’à l’immense piscine ouverte jusque 23H00 et alimentée par une eau de source à 37° ! On se croirait dans son bain ! Un vrai caldarium, comme aux temps des Romains ! Mais où est donc le frigidarium ?!! Une grosse heure plus tard, en retournant à notre chambre, nous nous extasions devant les milliers d’étoiles constellant le ciel. Dans cet endroit reculé, loin de toutes villes éclairées et de toute pollution, le ciel est suffisamment noir que pour admirer notre galaxie, de la meilleure des façons qu’il soit possible.

Vendredi 17/7 : Death Valley N.P. - Lee Vining ; Nuit à Lee Vining

Voici ce qui était prévu au planning (250 Mi-400 Km) - Visite Death Valley (sunrise à 5H45) - Arrêt à Mammouth Lakes?? - Visite Bodie (ville-fantôme) - Coucher de soleil à Mono Lake (à 20H15)

Voici ce que nous avons fait

Jour de notre plus grande frayeur !

5H30 : Comme prévu, tous (certains en bougonnant!), nous nous levons à l’aurore, pour aller admirer les premiers rayons de soleil à Zabriskie Point, situé à 7Km/10 minutes du Furnace Creek Ranch. Une fois de plus, nous n’y sommes pas nombreux ! Il donne un point de vue sur des canyons, sortes de dunes rocheuses et des formations géologiques multicolores. Il fait déjà 28°C ! Nous poussons la route qui devient très escarpée dans les derniers Km, jusqu’à Dante View, un point de vue panoramique situé sur une montagne, à plus de 1600m. D’ici, nous dominons la Vallée de la Mort. Tout en bas, nous distinguons le bassin de Badwater qui est le point le plus bas des USA (-86m). Mais le ciel est nuageux et la visibilité réduite… De plus, les deux à l’arrière de la voiture se sont rendormis !... Bon, j’ai compris… Je n’insiste pas… Retour à la chambre pour 2 -3 heures de sommeil supplémentaires !

10H30 : Nous partons visiter le Musée Borax consacré à l’exploitation minière (dont le borax) de la vallée, au 19ème siècle. Il est situé dans l’enceinte de l’hôtel. Malheureusement, il est fermé. Tant pis ! De toute façon, nous n’avons plus vraiment le temps… Après le check out, nous empruntons la route 178 vers le sud, jusqu’à Badwater qui est situé à 86 mètres en-dessous du niveau de la mer. Nous marchons quelques instants sur l’immense lit de sel laissé par l’ancien lac qui était ici, il y a 10 000 ans. Maintenant le soleil tape… Il fait 46°C ! Nous courons très vite nous réfugier dans la voiture climatisée ! Sur le retour, nous prenons la courte piste menant à Devil’s Golf Course, vaste étendue de boue séchée dans laquelle s’est cristallisé du sel, en gros blocs déchiquetés. Nous parcourons ensuite Artists Drive, une route étroite à sens unique, sinueuse et offrant de très beaux paysages, notamment au lieu dit « Artist Palette »où la roche prend de remarquables couleurs très variées (rouge, jaune, verte…) selon les différents métaux qu’elle contient. Il fait encore plus chaud : 49°C ! Après être repassés devant le Furnace Creek Ranch, nous remontons vers le nord, vers Stovepipe Wells Village où nous longeons de surprenantes dunes de sable, comme au Sahara… Il fait bien trop chaud que pour envisager de grimper au sommet de l’une d’entre elles ! Pour cela, il aurait fallu arriver dès le lever de soleil… De même que pour randonner dans Mosaic Canyon dont les parois sont, parait-il, recouvertes de marbre blanc.

13H15 : Maintenant, pour sortir du parc, nous mettons le cap sur Lone Pine. Et là, arrive ce qui sera la plus grande frayeur de tout le voyage ! En grimpant au sommet d’une colline, la voiture commence à subir une perte de puissance : on a beau pousser sur l’accélérateur, la voiture n’avance plus très vite… On s’interroge… On se dit que, vu la fournaise dehors, la voiture souffre…mais on ne s’inquiète pas encore ! Un kilomètre plus loin, on s’aperçoit que la jauge d’essence qui indiquait encore ½ plein, commence à descendre brutalement… En quelques secondes, nous sommes au bord de la réserve ! On regarde l’ordinateur de bord indiquant l’autonomie du véhicule… Au départ, nous avions 300 Km d’autonomie et là, on voit les chiffres dégringoler à une allure folle : 1Km à chaque seconde qui passe, alors que nous roulons au ralenti… Le calcul est vite fait : en raison d’une perte d’autonomie de 1Km par seconde écoulée et ayant au départ une autonomie de 300Km, il nous reste 300 secondes c.-à-d. 5 minutes pour trouver une solution ou se retrouver avec un réservoir vide! Paniqué, on s’arrête sur le côté de la route… On se penche en-dessous de la voiture pour constater une éventuelle fuite dans le réservoir… Rien ! Mais l’ordinateur de bord indique toujours une consommation effrénée de carburant… mais on ne roule même plus ! C’est à n’y rien comprendre… Oh secours !! A ce rythme-là, encore quelques secondes et nous serons à sec !! Je me remémore les différents comptes rendus lus sur VF, qui racontent les difficultés rencontrées face aux problèmes de voiture dans la Death Valley, à cause de la chaleur… S’il y a bien un endroit où il ne faut pas tomber en panne, c’est bien ici au milieu de nulle part et par 50°C à l’ombre! Et, il n’y a pas d’ombre ! On essaye de téléphoner à Alamo… Rien… pas de réseau GSM! La prochaine station essence est à plus de 30 Km ! Et pas d’autres voitures à l’horizon ! C’est un peu la panique à bord… On redémarre en se disant que tant qu’à tomber en panne de carburant, autant continuer à avancer au maximum, puisque même à l’arrêt, la voiture consomme quand même… Et ça continue… Pied à fond sur l’accélérateur, on avance à peine à du 40Km/H… Quant à l’autonomie, elle continue à baisser anormalement, toujours à raison de 1Km à chaque seconde qui passe… Tant bien que mal, nous arrivons en haut de la colline, et pour économiser l’essence restante (c.-à-d plus grand chose !), on se laisse descendre dans la vallée sans jamais accélérer. En redescendant, … et par magie, la jauge d’essence remonte, et l’ordinateur de bord fait aussi marche arrière : l’autonomie remonte alors qu’on continue à rouler ! Ouf ! Nous récupérons petit à petit ¼ de plein… On n’y comprend rien ! Mais qu’est ce qu’on est soulagé !

Explication plausible après réflexion: Vu la température extérieure élevée (50°C) au sommet de la colline, l’essence s’est vaporisée dans le réservoir qui n’était pas plein au maximum au départ, ce qui explique la perte de puissance, le manque de carburant et la chute de l’autonomie. Par contre, la température extérieure a chuté sensiblement en redescendant dans la vallée, l’essence s’est alors recondensée. Au final, nous avons quand même perdu ¼ de plein d’essence qui s’est évaporée en pleine nature !

15H00 : Nous nous arrêtons à Lone Pine pour faire le plein d’essence et manger un bout. Puis nous roulons vers Lee Vining tout en longeant la Sierra Nevada dont le point culminant est le Mont Whitney à 4400m. Je finis par m’endormir et quand je me réveille, entre Big Pine et Mammouth Lakes, le paysage est bien différent de celui du matin : nous suivons maintenant une route de montagne entre lacs et forêts de conifères. Tout compte fait, nous avons bien avancé, plus vite que prévu. Nous avons même peut-être encore le temps aujourd’hui, comme c’était prévu, de visiter Bodie, une ville-fantôme du 19ème siècle. Nous traversons donc Mammouth Lakes puis Lee Vining, sans nous y arrêter et nous filons à toute allure, vers Bodie. Mais le temps de faire la piste qui y mène, il est 18H05 quand on se présente à l’entrée de ce petit parc… Pas de chance : l’entrée ferme à 18H00 ! Et un poteau nous en barre l’accès. La voiture qui nous précède, décide de passer…par la sortie… Et après un moment d’hésitation, nous lui emboîtons le pas ! Quelle grave erreur ! Nous sommes vite rattrapés et vertement réprimandés par des Rangers patrouillant là… C’est la première fois que nous avons affaire à eux et franchement, ils ne rigolent pas ! Demi-tour forcé donc et retour à Lee Vining où nous prenons possession de notre chambre au Murphey’s Motel.

19H00 : Nous nous retrouvons dans notre chambre plus tôt que d’habitude. Le temps est couvert, il pleut même quelques gouttes… Cela compromet totalement le coucher de soleil prévu sur le lac Mono Lake et ses concrétions calcaires en forme de cheminées très photogéniques ! Que faire ? Un petit tour sur l’ordi nous apprend que les outlets de Mammouth Lakes restent ouverts aujourd’hui (vendredi) jusque 21H00. Et les garçons sont intéressés par la boutique Ralph Lauren… Nous ne sommes plus à quelques kilomètres près… Nous remontons en voiture et parcourons les 30 miles nous séparant de Mammouth Lakes où nous étions déjà passés 2H00 plus tôt, sans nous y arrêter! Il s’agit d’une grande station de ski (altitude 2300m) située dans la Sierra Nevada et très vivante, été comme hiver. Les garçons y feront de bons achats avantageux et puis nous y souperons aussi. Finalement, il sera presque 23h00 lorsque nous regagnerons notre chambre à Lee Vining !

Samedi 18/7 : Lee Vining - Yosémite N.P. ; Nuit à Oakhurst (au Sud du Yosemite N.P.)

Voici ce qui était prévu au planning (170 Mi-270 km) - Arrêt à Saddlebag Lake - Tioga Pass : rando Tuolumne Meadows (1H30) arrêt à Tenaya Lake Olmsted Point - Visite Vallée Yosémite - Coucher de soleil à Glacier¨Point (à 20H15)

Voici ce que nous avons fait

8H30 : check out et départ de Lee Vining pour Bodie que nous atteignons 40 minutes plus tard. Bodie est une ancienne ville minière très prospère du temps de la ruée vers l’or, au 19ème siècle et qui, comme beaucoup d’autres, fut abandonnée progressivement, au 20ème siècle, quand les filons d’or se sont taris. Plus tard, cette ville-fantôme déjà désertée par beaucoup de ses habitants, fut détruite à 95%, par à un gigantesque incendie. Actuellement, cette ville a été transformée en State Historic Park. L’endroit est bien aménagé, sans être trop restauré, et nous pouvons y voir encore de nombreux bâtiments d’époque tout en bois, toujours debout malgré l’incendie et le temps qui passe, bien que certains soient tout de guingois. L’église semble toujours attendre le révérend et ses fidèles ; les bancs de l’école, les enfants Ingalls et leurs copains ; le saloon, ses filles, les cowboys et les hors-la-loi ; l’hôtel, l’arrivée des diligences et de leurs passagers… Quant à la banque pourtant construite en briques, son coffre-fort ne sera plus dynamité… Tous sont restés dans l’état où ils étaient au moment de la fuite de leurs résidents … C‘est comme si le temps était suspendu… comme si les habitants étaient partis la veille… Et cependant, en visitant cette ville, siège autrefois de bandits et de multiples règlements de comptes, nous faisons un bond en arrière de 100 ans ! C’est un véritable décor de westerns bien émouvant! En outre, l’endroit, bien que loin de tout, n’est judicieusement pas dénaturé par de quelconques restos, cafés ou boutiques-souvenirs… (Ce que beaucoup d’adultes sans doute reprochent à sa consœur, la tant décriée ville-fantôme de Calico trop bien rénovée !... mais que mes enfants regrettent n’avoir pas vue !) Bref, Bodie est un endroit authentique que moi, j’ai beaucoup apprécié, de plus sous un ciel autrement bleu que la veille!

Il est 11H30 quand nous revenons sur Lee Vining où nous faisons le plein d’essence, avant d’entamer la traversée, d’Est en Ouest, du Yosemite N.P, par la Tioga Road, une longue route de 70Mi/110Km fermée de novembre à mai (pour cause de neige). Le Yosemite N.P. est un immense parc, aux paysages alpins (altitude max. 3400 m), logé au cœur de la Sierra Nevada. Avec ses dômes et falaises de granit gris et dur, ses lacs, rivières et cascades majestueuses et ses forêts de séquoias géants, il est bien différent de tous les autres parcs vus précédemment en Utah et en Arizona où la terre et les roches sont rouges, les falaises de sandstone faites de sable fossilisé, beaucoup plus friables et les forêts souvent moins verdoyantes. Quelques miles avant l’entrée Est du parc Yosemite, nous faisons un petit détour par une route grimpant à flanc de montagne, longeant une rivière et aboutissant à un superbe lac , le Saddlebag Lake, situé à 2500m. Au vu des nombreux arbres rongés et jonchant le sol, nous supposons la présence de castors dans le coin !

Nous reprenons la Tioga Road ; les vues sur les cimes encore enneigées de la Sierra Nevada sont saisissantes à cette époque. Nous stoppons à Tuolumne Meadows qui est une vaste prairie subalpine, entourée de dômes majestueux. Nous cachons nos restes de nourriture dans une des grosses boîtes en fer disposées là, à l’abri des ours présents dans ce parc et qui sinon, alléchés par l’odeur, pourraient bien défoncer la voiture pour se servir ! Et nous partons randonner une bonne heure, le long de la rivière Tuolumne. Le sentier est facile et le cadre enchanteur est très reposant !

De retour sur la Tioga Road, nous admirons toujours le paysage montagneux. Les deux arrêts suivants sont obligatoires… le 1er, pour observer le lac Tenaya Lake et ses eaux limpides convoitées par de nombreux baigneurs peu frileux, et le 2ème, pour contempler depuis Olmsted Point, la vue grandiose sur une vallée encaissée et sur le Half Dome, un dôme de granit culminant à 2700m, à la forme de demi-sphère caractéristique, devenu emblème du parc.

15h30 : Nous arrivons aux portes de la Vallée du Yosemite c.-à-d la partie la moins sauvage, la plus aménagée du parc. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle attire énormément de monde ! Il s’agit d’une ancienne vallée glaciaire : il y a des millions d'années, un glacier colossal a trouvé son chemin et raviné cette étroite vallée, en lissant les parois des montagnes de granit. La première petite balade a pour but de découvrir une chute d’eau de 190 m, la Bridalveil Fall. Certes, elle est plus belle au printemps, quand elle est nourrie par la fonte des neiges, mais à mi-juillet, elle n’est pas encore à sec ! Il parait que l’endroit où se jette la cascade est magnifique, car auréolé de halos de brumes et d’arcs en ciel. Mais pour cela, il faut gravir de nombreux et gros rochers humides et donc hyper glissants… Ma fille et moi, voyant de nombreuses personnes s’étaler et se faire bien mal (quoique dans ce cas-là, quand tu tombes devant un rideau de touristes, tu te relèves gêné, faisant semblant de rien, mais grimaçant de douleur, une fois le dos tourné… Tout un spectacle aussi !), nous restons prudemment en bas, pendant que les garçons plus agiles et donc plus audacieux, grimpent en un rien de temps jusqu’au pied de la cascade… Leurs photos ont, de fait, un cachet que les miennes n’ont pas!

L’arrêt suivant se fait à Valley View qui donne un bel aperçu de l’ensemble de la Vallée du Yosemite. Puis, nous poursuivons la route jusqu’au bout de la Vallée en suivant la Merced River qui coule en son creux. Au Village, il y a beaucoup de trafic et de voitures qui s’entrecroisent dans les différentes directions. Nous nous arrêtons un court instant, le temps d’acheter un sandwich au general store, puis nous entamons la boucle dans l’autre sens. Très vite, nous garons la voiture, pour randonner jusqu’au bas de la chute Lower Yosemite Fall … Bof, elle est un peu asséchée, et surtout elle est dans l’ombre ! En prenant un autre chemin nous permettant un recul suffisant, et en nous retournant, nous pouvons apercevoir l’entièreté de la chute d’eau, les parties Lower(basse) et Upper(haute) ensemble, haute de 740 mètres tout de même, soit 10 fois celles du Niagara!

18h30 : A nouveau en voiture, nous quittons la Vallée et nous dirigeons maintenant vers le Sud, en empruntant la route 41. Juste avant un tunnel, nous nous arrêtons une fois de plus à un point de vue, celui de Tunnel View. D’ici, le panorama sur la Vallée entourée de falaises est impressionnant : nous distinguons très bien au fond, le Half Dome, emblème du parc, dont le glacier a raviné la moitié, et à gauche, l’El Capitan, gigantesque monolithe de granit de 1000 m de haut, mondialement connu des alpinistes chevronnés. Puis nous prenons une route de montagne trèèèès sinueuse, en cul-de-sac menant à Glacier Point. Le trajet semble trèèèès long depuis la Vallée (1H00), et assez monotone (car on longe d’immenses sapins touffus empêchant toute belle vue). Mais une fois arrivés là-haut, à 2200 m d’altitude, le panorama est époustouflant… D’ici, nous pouvons observer la Vallée et ses impressionnantes chutes d’eau qui semblent pourtant toutes petites, plus de 1000 mètres plus bas ! Et, tout autour, tous les majestueux sommets de la Sierra Nevada dont le Half Dome bien visible, rougeoient à cette heure où le soleil se couche. Pour bien faire, nous aurions dû arriver encore plus tôt. Nous profitons jusqu’au bout des derniers rayons de lumière et nous ne nous pressons pas pour nous remettre en route, ce qui va quand même se révéler être un peu fâcheux pour la suite…

20H45 : Il nous faut maintenant rejoindre Oakhurst situé à une vingtaine de Km de l’entrée Sud du parc de Yosemite… D’ici, ça nous fait alors plus de 60 Km, ce qui nous semble être dérisoire… Mais en montagne, les notions distance/temps sont trompeuses… En réalité, ces 60-70 Km vont nous paraitre interminables. En effet, la nuit tombe très vite et la route est très sinueuse, voire dangereuse si on roule trop vite. Nous aurions dû quitter Glacier Point plus vite. Nous mettons 1H15 pour enfin parvenir à destination. Il était temps car à l’arrière de la voiture, ma fille et mon fils , ballottés à chaque virage de droite à gauche et de gauche à droite, ne se sentent pas très bien…

Il est donc passé 22H00 quand nous entrons dans l’hôtel Shilo Inn de Oakhurst. A notre grand étonnement, nous ne sommes pas les seuls à arriver si tard… La réception est débordée ! Plusieurs familles n’ayant pas réservé de chambre au préalable, cherchent encore, à cette heure tardive, un hébergement pour la nuit. Malheureusement pour elles, l’hôtel affiche complet… (ce qui d’ailleurs est souvent le cas depuis le début de notre voyage). Ne nous étant pas encore présentés, l’une d’elles, manifestement, attend depuis un moment, en espérant un désistement de notre part… A notre arrivée, ces gens sont bien évidemment déçus et n’ont plus d’autre choix que de repartir voir autre part… J’espère qu’ils n’ont pas été contraints de dormir dans leur voiture… Quant à nous, il nous faut à présent, trouver un resto encore ouvert à 22H30. Celui que j’avais repéré ne sert évidemment plus… C’est ainsi que nous nous retrouvons à la Pizza Hut du coin… Nous commandons 2 pizzas de taille XL… Elles sont tellement grandes que même à nous quatre, nous n’arrivons pas au bout !

Dimanche 19/7 : Yosémite N.P. ; Nuit à El Portal (Ouest du Yosemite N.P.)

Voici ce qui était prévu au planning (100 Km) - rando Mariposa Grove (forêt de séquoias géants) (2.5 à 8 Kms/ 1 à 4H) - rando Sentinel Dome (3, 5 Kms/2H A-R) - rando Panorama Trail ( de Glacier Point à Curry Village : 14Kms/6 à 8H) ou Vernal Fall (jusqu’au sommet : 5Kms/3H A-R) ou +Nevada Fall (jusqu’au sommet : 11Kms/6H A-R)

Voici ce que nous avons fait

9h15 : Check out et départ d’Oakhurst pour Mariposa Grove, une forêt de séquoias géants située seulement à 20 Km, c.-a-d peu après l’entrée Sud du parc Yosemite. Vingt minutes plus tard, nous arrivons au péage de l’entrée qui bouchonne un peu… Nous espérons pouvoir prendre la Mariposa Grove Road pour accéder au parking situé juste à l’entrée de la forêt. Mais nous sommes arrivés trop tard : ce petit parking est déjà complet… J’avais bien dit qu’il fallait arriver plus tôt, mais les enfants ont de plus en plus de mal à se lever de bonne heure ! Du coup, on nous renvoie nous garer à Wawona situé 8 Km plus au Nord, où de là il faut prendre une navette gratuite nous ramenant à Mariposa Grove… Ce système de navette est très bien organisé, mais quelle perte de temps ! Et puis les enfants ne se réjouissent pas du tout de faire des allées et venues supplémentaires sur cette route hyper sinueuse qui les a rendus malades la veille ! Finalement, nous trouvons une place de parking juste devant la cahute du péage de l’entrée du parc, et montons dans la fameuse navette empruntant la Mariposa Grove Road nous emmenant 3Km plus loin à l’entrée de la forêt de séquoias.

10h00 : Nous voici enfin au début du sentier passant par les séquoias les plus impressionnants… de presque 100 mètres de haut et 30 mètres de circonférence… Certains de ces arbres gigantesques ont plus de 3000 ans ! Plantés chez nous, ils auraient connu les civilisations grecque et romaine !... En effet, ils peuvent vivre très longtemps du fait qu’ils sont extrêmement résistants aux maladies, aux feux et aux insectes, grâce à leur bois plein de tanins et leur écorce très épaisse (60 cm !). Nous marchons pendant plus de 3H00. Au début, il fait encore frais mais il y a un monde fou… Puis, plus on s’enfonce dans la forêt, et plus on se retrouve seul, avec des chemins de rando plus difficiles car plus pentus… mais l’heure avançant, il fait de plus en plus chaud aussi ! Nous découvrons un séquoia couché au sol depuis plus de 300 ans mais toujours entier. En fait, les racines de ces géants s’étalent plus que ce qu’elles ne s’enfoncent, ce qui fait qu’un vent puissant ou une charge trop important de neige peut les faire vaciller, les déraciner et les jeter au sol ! Mais, même à terre, grâce aux tanins qu’ils contiennent, ils pourrissent très lentement et peuvent mettre des centaines d’années pour disparaître ! Nous en voyons également beaucoup qui, malgré leur tronc brûlé, continuent dignement leur croissance. Il parait même que les Rangers boutent expressément des feux qu’ils contrôlent, pour favoriser leur reproduction. Car ces colosses ont un autre point faible : ils ont du mal à se reproduire. Les pommes de pins peuvent restées vertes, accrochées aux branches pendant 20 ans ! Mais l’air chaud des incendies provoqués, fait ouvrir les pommes de pins et libère ainsi les semences. Nous passons aussi à travers le tronc de l’un d’entre eux… A la fin du 19ème siècle, un tunnel a été creusé de manière à être traversé par les voitures de l’époque! Nous sommes à l’affût du moindre animal, et essayons de faire le moins de bruit possible pour ne pas les effrayer, mais nous n’en voyons aucun, à part les sempiternels écureuils… grosse déception tout de même! A un moment donné, nous entendons un gros boum, derrière nous… C’est juste une énorme pomme de pin qui vient sans doute de chuter de plusieurs dizaines de mètres… Au vu de sa taille démesurée, il valait mieux ne pas se trouver sur son passage ! Les narines encore toutes excitées par les fortes odeurs boisées de cette futaie étonnante, nous reprenons une navette, puis notre voiture pour rejoindre la Vallée du Parc.

14H00 : Il est normalement prévu maintenant de déposer les garçons à Glacier Point pour leur permettre de rejoindre la Vallée, à pied, en suivant Panorama Trail, un sentier magnifique passant par de nombreuses chutes d’eau. Et pendant ce temps-là, ma fille et moi , sommes censées retourner dans la Vallée en voiture, puis aller à pied, à la rencontre des garçons, en suivant la rando nous menant à la chute d’eau Vernall Fall. Oui, mais… l’après-midi est déjà bien entamée, les garçons sont fatigués et l'un d'eux ne compte plus les nombreuses ampoules qu’il a aux pieds ! Tous préfèrent aller se détendre dans la piscine de l’hôtel à El Portal. Aussitôt dit, aussitôt fait… Euh ! Il y a quand même toute cette route 41 à faire pour remonter vers le nord… Vous savez…cette route trèèèèèèèès sinueuse qui n’en finit pas et que mes enfants n’ont pas du tout appréciée la veille! Et bien, ils ne vont pas mieux l’estimer aujourd’hui…

15H00 : Le check-in fait à l’hôtel View Lodge, nous arrivons avec nos valises dans la chambre pour enfiler nos maillots. Là, une grosse déception nous attend : malgré son prix élevé, la pièce est obscure et d’une propreté douteuse…toiles d’araignées en-dessous des lits, sales cheveux plaqués dans chaque recoin de la salle de bain, … des fourmis courent même sur la kitchenette ! Mais, nous n’avons pas le courage de recharger le coffre de la voiture, de retourner nous plaindre à la réception pour ré-emménager dans une autre chambre… (un peu marre tout de même des valises qu’on fait, qu’on transporte, qu’on défait, qu’on refait, qu’on re-transporte, …après 23 jours de voyage !) De toute façon, il paraît que les hôtels du Yosemite ne sont pas terribles… Les lits sont propres, c’est l’essentiel ! Je fais donc contre mauvaise fortune, bon cœur… Mais les enfants sont étonnés de ma réaction… D’habitude, je serais allée rouspéter… Nous partons nous rafraîchir à la piscine… Comme j’aurais dû me douter, son état de propreté ne vaut pas mieux…détritus de feuilles et crème solaire nagent à la surface ! Là, c’en est trop pour moi ! Je reste sagement me reposer à l’ombre, pendant que les enfants, moins vite écœurés, se jettent à l’eau…

16H15 : Je propose aux enfants d’aller faire un tour près de la rivière Merced qui coule au pied de l’hôtel… Ben oui, j’ai quand même chaud, moi, assise près de la piscine, et j’ai bien envie d’aller y mettre les pieds !... Son eau claire m’inspire mieux que celle trouble de la piscine… Oui…mais voilà… le courant à cet endroit m’effraye un peu… Par contre, les enfants inconscients du danger, hésitent beaucoup moins et s’aventurent plus loin que moi. Ils finissent même par s’y baigner totalement, sous l’œil mi-amusé, mi-ahuri, voire désapprobateur des clients de l’hôtel, accoudés au balcon de leur chambre. Ma fille est la première à être emportée par le courant… Les deux autres suivent sous prétexte d’aider leur sœur à rejoindre la berge. Finalement, après s’être bien amusés, mais aussi s’être faits éraflés par les rochers, ils regagnent le bord et constatent leurs ecchymoses en rigolant… A posteriori, attirer les enfants ici, n’était pas du tout une bonne idée. C’était trop dangereux : ils auraient pu se cogner la tête contre un gros rocher et se noyer… J’en frémis rien qu’à l’idée ! Eux, bien évidemment disent que j’exagère et qu’à aucun moment, ils ne se sont sentis en danger, et qu’ils ont passé un très bon moment bien excitant…

17h45 : Nous reprenons la voiture, direction Curry Village situé tout au fond de la Vallée du Yosemite. Arrivés au niveau de Sentinel Beach, une plage située sur la Merced River, au cœur de la Vallée, on s’y arrête de manière à prendre quelques photos… et tout d’un coup, dans les fourrés, j’aperçois un…ours. Je crie OURS mais les enfants croient d’abord à une blague, avant de l’apercevoir. Il faut dire que notre moisson de photos concernant la faune locale est plutôt maigre : des lapins, des écureuils de tous types, des lézards, des biches et cerfs mulets, et… c’est tout ! Point de bisons près de Zion, ni de scorpions ou de serpents à sonnette à la Wave, ni de pumas dans Mariposa Grove, ni de mouflons dans Capitol Reef, ni de bip-bip à Death Valley, ni de ratons laveurs pourtant si fréquents le soir sur le parking de l’hôtel d’El Portal, pas de pélicans et peu d’éléphants de mer sur la côte pacifique, pas de coyotes, ni de chiens de prairies, ni de marmottes… A croire que nous n’avons pas randonner ! Enfin, bref… Je crie OURS… Certes, ce n’est pas une ééééénorme bête, il ressemble à un très gros ourson. Mais le temps de l’entrevoir, il s’écarte déjà et s’enfonce à l’abri des regards, dans les buissons. Il faut qu’on le poursuive un peu pour le prendre en photo. Nous sommes les seuls à l’avoir vu à cet endroit. Là, nous sommes impressionnés. C’est donc bien vrai qu’ils osent s’approcher si près du centre de la Vallée, à quelques mètres seulement de la route principale! Notre série de photos vient de s’étoffer d’un animal supplémentaire, et non des moindres : un ours en totale liberté… un peu flou tout de même !

Presque 19H00 : Après avoir garé la voiture à Curry Village, et pris une navette, nous entamons la rando (5Km/3H A-R) censée nous conduire au sommet de la chute d’eau Vernall Fall. Nous croisons beaucoup de personnes qui en reviennent. Elles doivent sûrement penser qu’il est vraiment saugrenu de commencer une promenade à pareille heure… Elles ont sans doute raison. L’avantage, c’est qu’il ne fait pas trop chaud et que bien vite, nous sommes pratiquement seuls… Nous ne devrons pas suivre un chapelet de personnes s’égrenant une à une sur les marches. Le désavantage, c’est que le soleil qui est entrain de décliner, n’atteint plus le sentier et que, par conséquent, nos photos risquent de manquer de luminosité. Quoiqu’il en soit, ma fille et moi, laissons partir en avant, les garçons qui marchent d’un pas bien plus rapide que le nôtre, en leur disant de ne pas nous attendre. Nous nous arrêterons sans doute au pont enjambant la rivière Merced, qui offre déjà un beau panorama sur la cascade. Mais arrivées à la passerelle en bois, nous ne sommes pas fatiguées et la nuit est loin de tomber. Nous poursuivons alors d’un pas alerte et atteignons la partie la plus difficile de la rando, à savoir les marches étroites et glissantes car mouillées à cause des retombées de la cascade. Finalement, nous rattrapons les garçons occupés à mitrailler l’épaisse chute d’eau de 97 mètres, tombant verticalement de la falaise, en projetant de légers embruns, dans un vacarme terriblement assourdissant. Le spectacle est de toute beauté…même sans soleil ! Nous ne sommes plus très loin du sommet, mais il est plus prudent de rebrousser chemin et de rentrer, car maintenant, le soleil est couché et la pénombre s’installe peu à peu… De fait, la nuit succède rapidement au jour, bien avant que nous n’atteignons la Vallée. Nous avançons maintenant en appréhendant une éventuelle rencontre inopinée avec un ours… Cela rajoute du piment à la marche et nous procure une dose suffisante d’adrénaline nous permettant d’avancer à toute allure sans jamais penser à la fatigue.

21H00 : Avec un autre groupe de retardataires, nous courons attraper une des navettes qui circulent encore jusque 22H00… Je viens de battre un record : j’ai fait l’aller-retour de cette rando en 2H00… C’était la dernière excursion du périple. Elle reste aussi un de nos excellents souvenirs ! A présent, il nous faut songer au souper. Les restos du parc n’étant pas bien côtés, nous nous contentons d’acheter au General Store, quatre plats surgelés que nous réchaufferons dans le micro-ondes de notre chambre. Cela nous permettra aussi de gagner du temps, car ce soir, il nous faut vider complètement la voiture et préparer toutes les valises en prévision du retour en avion… Il est nécessaire de répartir toutes nos affaires, uniformément entre nos différents sacs ! Cela nous prendra quand même 1H30 ! La connexion internet étant peu probante (un mauvais point supplémentaire pour cet hôtel à bannir résolument !), il nous sera impossible de confirmer le vol du retour…

Lundi 20/7 : Retour à S.F. par Tiburon , Sausalito, Golden Gate Bridge ; Nuit dans l’avion

Voici ce qui était prévu au planning (290 Mi-460 Km) - Tiburon et Sausalito - décollage à 18H50 (S.F.-Londres- Bruxelles)

Voici ce que nous avons fait

8H45 : Après une courte nuit, nous quittons l’hôtel pour rejoindre San Francisco, par la route 140 moins sinueuse et donc beaucoup plus roulante que la route 120. Nous passons par Mariposa, une petite ville style western, de l’ex-ruée vers l’or, puis montons sur l’autoroute. Nous nous arrêtons sur le parking d’une chaîne de motels où gratuitement, nous pouvons profiter de la connexion internet. Nous validons enfin notre inscription pour le vol du retour et choisissons nos sièges dans l’avion. Etant pratiquement les derniers à nous enregistrer, nous n’avons guère d’alternative… Maintenant, ça en est fini des grands espaces vierges, des paysages grandioses, des longues routes solitaires, des voies rectilignes à l’infini… nous rencontrons du monde, de la circulation intense, des ralentissements, des feux… bref, la civilisation ! Quel dommage...nous étions bien, reculés au bout du monde ! Nous passons par le nord de San Francisco et allons admirer l’époustouflant point de vue Muir Beach Overlook dominant des falaises plongeant dans l’Océan Pacifique. Pour cela, nous sommes obligés de nous couvrir chaudement : la température atteint un petit 15°C et un vent glacial nous transperce jusqu’aux os… Nous avons retrouvé le temps typique de San Francisco noyée sous la brume… Nous empruntons une route panoramique nous élevant jusqu’à Muir Woods, une autre forêt de séquoias géants vieux de 1000 ans, encore plus hauts, mais moins larges que ceux du parc Yosemite. En redescendant, nous longeons la baie de San Francisco, du côté de Sausalito, un ancien village de pêcheurs envahi par les maisons flottantes (house boats) excentriques des hippies, dans les années soixante, et devenu à présent, le havre de nombreux milliardaires occupant de très grosses villas flottant sur l’eau.

15H00 : Il est l’heure maintenant de regagner l’aéroport, d’où notre avion pour Londres décolle à 18H50. Une dernière fois, nous passons sur le Golden Gate Bridge enveloppé d’un épais brouillard. A notre arrivée, il y a 24 jours, nous avions eu la chance de le découvrir sous un franc soleil… Le long de l’autoroute, nous croisons une voiture en feu et des pompiers à l’action pour l’éteindre ! Nous arrivons à l’aéroport bien en avance… La remise de la voiture de location chez Alamo se fait en 1 minute, le temps pour eux de scanner le code-barres collé sur le pare-brise… Nous prenons tout notre temps pour sortir nos valises du coffre et ne rien oublier dans les différentes boites de rangements… Nous jetons nos derniers déchets et abandonnons lâchement notre glacière qui, durant ce voyage à travers des contrées brûlantes, s’est révélée être très efficace pour réfrigérer boissons et pique-niques.

18H50 : L’avion décolle à l’heure. Les dix heures de vol se déroulent sans problème, le temps de souper, de somnoler et de visionner de nombreux films… Il est quand même difficile de dormir profondément !

Mardi 21/7 : Arrivée à Bruxelles, via Londres

Un petit déjeuner nous est servi à 3H00 du matin, heure californienne, qui correspond à 11H00, heure londonienne ou midi, heure belge. Nous atterrissons à Londres, comme prévu, à 13H00. Le temps de descendre de l’avion, de subir les nombreux contrôles, nous devons galoper dans les couloirs d’Heathrow pour attraper notre correspondance pour Bruxelles partant à 14H00. Une heure, c’est vraiment court !! Nous arrivons enfin à Bruxelles à 15H40, heure londonienne, c.-à-d 16H40, heure belge. Et nos bagages suivent aussi… Quel miracle! Quand je vois la course que nous, nous avons dû faire à Londres! Mais un de nos sacs est éventré ! Décidément, British Airways nous gâte ! Après inspection, nous constaterons qu’il ne manque qu’une paire de tongs ! Notre gentil voisin est déjà là pour nous ramener à la maison !

Voilà, notre long périple dans le Sud-ouest américain est déjà terminé. Ces 25 jours vécus intensément du lever au coucher de soleil, sont pourtant passés beaucoup trop vite, et nous n’avons qu’une envie : celle d’y retourner le plus vite possible… Nous avons vu tant de beaux paysages, mais nous savons aussi qu’il y en a encore tellement d’autres à découvrir… En attendant, pour me replonger dans l’ambiance du Far West, il me reste encore beaucoup de photos à visionner puis à trier… et ce carnet que j’ai pris beaucoup de plaisir à rédiger, et que plus tard, quand la mémoire me jouera des tours, je relirai sans doute avec une certaine nostalgie… La dernière étape pour rendre ce carnet plus vivant, sera l'ajout de quelques photos... Mais ce ne sera pas pour tout de suite!

Conclusion

Les randos (de min. 4 Km) les plus appréciées, très différentes les unes des autres, citées suivant l’itinéraire : Dans le Grand Canyon : South Kaibab Trail jusque Cedar Ridge (4, 5 Km/2-3 H) Dans CBN (Vermillon Cliffs) : The Wave (8, 4 Km/4-6 H) Dans Arches N.P. : Delicat Arch Trail (4, 8 Km/2 H30) Dans Rafael Desert : Little Wild Horse Canyon (= slot canyon) (4Km/2 H) Dans Bryce Canyon N.P. : Navajo Loop + Queen’s Garden (au milieu des hoodoos)(4, 8 Km/ 3 H) Dans Zion N.P. : The Narrows (marche dans le lit de la Virgin River) Dans Yosemite N .P. : Vernall Fall (chute d’eau) (5 Km/3 H)

Nos préférences, toutes activités confondues : Pour moi : 1. Rando the Wave 2. Bryce Canyon N.P. 3. Vol en avion de 3 H à partir de Moab 4. Monument Valley 5. Rando The Narrows(Zion) / Dead Horse Point

Pour mon aîné: 1. Vol en avion de 3 H à partir de Moab 2. Bryce Canyon N.P. 3. Rando The Narrows(Zion) 4. San Francisco 5. Arches N.P./ Little Colorado

Pour mon autre fils : 1. Vol en avion de 3 H à partir de Moab 2. Rando the Wave 3. San Francisco / Las Vegas 4. Bryce Canyon N.P. 5. Rando The Narrows(Zion) / Rando South Kaibab Trail jusque Cedar Ridge (Grand Canyon )

Pour ma fille: 1. Rando The Narrows(Zion) 2. Alcatraz / Las Vegas / Universal Studio 3. Monument Valley / Rando the Wave/ Rando Little Wild Horse Canyon 4. Les outlets 5. Venice Beach

Les visites dont on aurait pu se passer: Santa Monica ( Venice Beach peut suffire) Route 66 ( sauf Oatman qu’il faut visiter!) Alstrom Point (trop loin, même si le point de vue est superbe !) Muley Point, sur la route 95 (semblable à Gooseneck) Valley of the Gods (à faire de préférence avant Monument Valley pour mieux l'apprécier) Onion Creek Road (près de Moab) ( moins" fun" que prévu par manque d’eau) Devil’s Garden (fort semblable à Goblin Valley) Capitol Reef (impression mitigée, mais le soleil était absent et nous avions le ventre vide !)

Vol British Airways : Impression très mitigée : un vol non enregistré, 2H de retard à l’embarquement, un sac éventré

Location de voiture avec Alamo : Aucun problème sauf le fait d’obtenir difficilement un SUV 4WD

Hôtel à proscrire : Le View Lodge, à El Portal (près du Yosemite N.P.) : cher et sale
Carnet de voyage été 2009: New York et l'Ouest américain English translation pending
by Tbouf · 2009-08-26 · 2 replies
Bonjour,

De retour, et comme promis avant notre départ, voici notre carnet de voyage, qui nous a permis de découvrir pendant 25 j New York et l'ouest américain durant le mois de juillet 2009. Vous trouverez d'autres messages sur la préparation de notre voyage dans le forum.

Jeudi 09/07 – L’envol vers les USA

Ca y est ! Nous sommes prêts et le départ s’annonce.

A Bordeaux, le pilote British Airways est aussi impatient que nous, voir plus, car il fait un faux départ : il met les gaz et freine au milieu de sa course d’élan. Demi-tour au milieu de la piste - Un peu de tension et d’inquiétude nous gagne ... Mais il se remet sur le plot de départ comme si il ne s’était rien passé et au GO du starter, remet la gomme et enfin s’envole. Ouf …

RAS sur le vol par la suite. Pas de problème non plus sur le transfert en bus entre Gatwick et Heathrow (le terminal 4 n’est pas tout proche des autres quand même). Ce transfert a quand même permis à Thomas de découvrir les célèbres bus anglais à 2 étages.

Avec le décalage horaire, c’est un peu du n’importe quoi pour les repas (17h30 ?? et 0h00)

A l’arrivée, transfert en bus jusqu’à notre hôtel proche de la Central Station et premier aperçu de Manhattan, de loin et de près en passant par Time Square.

Belle entrée en matière.

Avant de nous coucher à 9h30 (il est 3h30 du matin en France et la journée a été longue), nous décidons quand même du programme du lendemain – La statue de la Liberté pour commencer.

Vendredi 10/07 – J1 à New York

Réveil de bonne heure pour Thomas et Thierry : 05h00 à NY (11h en France, toujours un décalage de 6h mais c’est la dernière fois que je parlerai des heures françaises).

Sylvie et Romain font la grasse matinée en se levant à 6h30.

Je consulte les messages sur mon téléphone et super nouvelle : Romain a eu son brevet avec la mention TB. Very good news (merci papy et mamie). Sylvie fait partager sa joie aux voisins.

On fête immédiatement cela royalement en trinquant avec un verre d’eau (pas de café ni de jus d’orange) complété avec des chocos françaises.

Quelques SMS plus tard pour avertir tout le monde, on file prendre le métro new-yorkais pour aller à la pointe sud de Manhattan. Même pas le temps pour un petit café et nous voila partis sur le premier bateau, vers la grande silhouette si familière. La traversée est magnifique.

Avant d’attaquer la statue, un petit déjeuner au soleil et c’est parti.

Oups …, la queue s’est déjà formée et nous allons attendre presque 2 heures avant de pouvoir rentrer dans le socle de la Grande Dame. Petite déception car on ne pourra pas monter dans la tête qui vient d’ouvrir le 04 juillet après 8 ans d’interruption suite aux attentats des twin tower : il fallait réserver à l’avance car le nombre d’entrée est limité : et mince !!!

Un petit tour par la boutique de souvenirs et on part ensuite vers Ellis Island, superbe visite qui nous fait découvrir ce que pouvait ressentir les migrants souhaitant tenter leur chance aux US. Le retour en bateau nous offre une vue splendide sur Manhattan, avec ses tours et ses bâtiments de style si différents.

Thomas se fait quelques copains à notre descente du bateau et va nous faire un petit spectacle dans la rue avec quelques amis du Bronx.

On remonte ensuite à pied dans les rues animées, en passant a coté de la Bourse de NY et de Wall street, pour aller voir Ground Zero. C’est un grand trou en travaux, ce qui laisse quand même envisager l’ampleur de la catastrophe. On reprend le métro vers la Central Station, magnifique gare en marbre et de nombreux lustres superbes.

Malgré la fatigue de cette première journée, on fait quelques magasins : 1er achat de « Converse » pour Romain et un peu de nourriture pour le soir (on n’a pas la force de ressortir manger) et le petit-déj du lendemain. Retour à l’hôtel pour une petite douche, le diner et DODO.

Samedi 11/07 – J2 à New York

Visite Empire State pour commencer la journée. Vue la longueur des couloirs pour atteindre l’ascenseur, on est super content d’y être allé de bonne heure. Grosse déception car King Kong n’était pas là.

Point de vue magnifique avec un super temps et de la visibilité.

Premier Mc DO : A part la boisson, les portions ne sont pas forcement plus grosses qu’en France et la qualité est équivalente.

Constat confirmé : les américains sont super sympa : par exemple, la caissière de MACY nous fait 10% de réduction en allant nous chercher un bon spécial. Les employés sont en général partout très sympas.

Départ ensuite pour Time Square : quelle animation ! Cela grouille de partout et encore, on est en journée. On est dans la 10ème dimension ! Il y a quelques personnages surprenants.

Deux visites marrantes : Toys’r us et sa grande roue intérieure, et un magasin sur quatre étages entièrement dédié à M&M’s, des colonnes entières de M&M’s, ça nous a fait rêver !!.

On y reviendra un soir car cela doit aussi être impressionnant la nuit.

On laisse l’agitation et la foule pour aller au Musée d’art moderne (MOMA) : des toiles et œuvres très intéressantes.

Retour ensuite à l’hôtel en passant par le Waldorf Astoria où nous sommes rentrés dans le magnifique hall art déco de ce palace de luxe.

La marche a encore été plus longue qu’hier : demain, on circulera le maximum en métro et bus.

Dimanche 12/07 – J3 à New York

Dimanche 12/07 – J3 Messe Gospel à Harlem

Ce matin, comme tous les dimanches (ou presque !!!), nous irons à la messe.

Ici, c’est bien car on a le choix entre celle de 8h et celle de 11h : à l’unanimité (n’est ce pas les enfants ?), ce sera 11h.

Le voyage en bus sera intéressant car il nous permettra de passer très rapidement de Manhattan avec ses buildings à Harlem avec ses immeubles bas et parfois dégradés, alors que l’on est seulement à un bloc de Central Parc et ses maisons aux façades majestueuses. Le contraste est saisissant.

A notre arrivée vers l’église (merci Martine pour l’adresse) , nous nous mettons dans la file d’attente. Les fidèles rentrent d’abord au rez de chaussée et les touristes à l’étage ensuite. Ce moment nous permet de voir arriver quelques fidèles dans des tenues telles qu’on les imaginait. Les femmes ont mis leurs plus belles robes et les hommes leurs costumes, avec parfois un peu de « bling bling ». Il y a également quelques couleurs surprenantes de temps en temps mais cela est très authentique.

La messe sera un grand moment de bonheur : les chants sont magnifiques et il y a beaucoup d’émotion. Le spectacle est également dans la salle. Quelle surprise de voir les personnes danser, se lever, crier pour faire partager leur foi avec les orateurs ou encore se donner des accolades sur certains prêches.

Nous les avons accompagnés en rythmant leurs magnifiques chansons.

Thomas et Romain ont trouvé des enfants jouant à la DS pendant la cérémonie.

Cela va être dur la prochaine fois que nous irons à l’église de leur dire de ne pas bouger.

Cette messe fut un vrai moment de bonheur.

Dimanche 12/07 – J3 Suite de la journée

Après la messe, nous avons été dans Central Parc pour pique-niquer. Le parc est un havre de paix mais avec aussi une foule de sportifs.

Cela va du jogger qui pousse son enfant dans une poussette jusqu’à la personne âgée qui risque de tomber à chaque foulée. Les New-Yorkais sont fanas de sport.

L’après-midi, nous avons visité Guggenheim. L’exposition est consacrée à l’architecte Franck Lloyd Wright, véritable génie qui a conçu le bâtiment du musée Guggenheim. Nous avons tous les quatre étés passionnés par cette visite.

Après cette nourriture culturelle, nous sommes revenus à une réalité plus commerciale : le plus grand magasin de jouet de la ville Schartwz puis Apple Store, magasin qui présente en avant première dans le monde tous les produits Apple : pour Romain et Thierry gros moment d’émotion.

Enfin pour clore cette belle journée, nous sommes partis voir Time Square de nuit (toujours autant de monde et d’animation). Fin de la journée : Ouf !

Lundi 13/07 – J4 – Dernier jour à NY

Pour démarrer la journée, nous partons faire la traversée du pont de Brooklin à pied. C’est marrant d’être au dessus des voitures. Cette balade nous donne également de belles vues sur Manhattan.

Visite ensuite de Chinatown avec ses bazars et son agitation. Il suffit ensuite de traverser une rue et on se retrouve à Little Italy, avec ses cafés italiens (un peu cher le café : 4, 5 dollar le luxe total !mais au moins il est bon !) et ses décorations et peintures aux couleurs vertes, rouges et blanches. .

Cette journée est émouvante, nous avons conscience que nous allons quitter cette ville qui a su nous toucher. Nous aimons ce mélange de races, de conditions sociales : une vraie leçon de tolérance.

Lundi 13/07 – Transfert vers Las Vegas

2ème fouille au corps pour Thierry en 2 vols US. Qu’est-ce qui ne leur plait pas aux douaniers US ? Il a le look terroriste ? Au concours, Romain n’est pas loin derrière : 1 sur 2, pour lui. Les douaniers ont contrôlé avec insistance son sac qui contenait vous vous en doutez des objets très controversés : MP4, oreiller, livres…. Prochain test à San Francisco pour le retour (je devrais peut-être faire un petit excès de vitesse en voiture pour augmenter mon avance mais je ne suis pas sûr que mon coté joueur soit apprécié…)

Sur le vol New-York-Las Vegas, nous avons eu à nos cotés des voisins pittoresques. Deux dames tellement obèses qu’elles étaient coincées dans leurs sièges. Une jeune fille placée à leur droite à coté du hublot se faisait toute petite. Je ne vous dis pas quand celle-ci avait besoin d’aller aux toilettes ! Un monsieur ronflant comme un camion, mais aussi une autre jeune fille largement tatouée qui descendait les apéros comme des coca.

Lundi 13/07 – Arrivée Las Vegas et La voiture

Notre arrivée sur Las Vegas est royale : la ville s’est parée de toutes ses lumières pour nous recevoir. L’aéroport est luxueux. Il est tellement grand qu’il faut prendre un tram pour aller récupérer ses bagages. On est bien dans la ville du jeu : à peine débarqué, on entend déjà le bruit des machines à sous.

On prend également un grand coup de chaud : il fait 40° à 23h30.

Nous prenons possession de la voiture de location et là malgré la fatigue (rappelons qu’il est 1 heure du matin), nous avons eu le droit à un moment d’anthologie avec Thierry et la boîte automatique qui a suscité de bons délires. Qu’est ce que je fais de cette pédale et de ce levier ? Nous avons eu le droit à un tour du parking très comment dire…..haché ! Nous vous rassurons, il conduit maintenant comme un vrai pro.

Mardi 14/07 – Las Vegas et transfert vers Grand Canyon

Depuis que nous sommes arrivés à Las Vegas, le mot mal-bouffe prend toute sa mesure. Nous avons pris notre petit déjeuner sur le mode buffet en libre service. Certaines personnes ont mangé en un repas ce que nous n’avons pas mangé nous à quatre. Nous hallucinons devant les verres de coca dés le matin, la hauteur des gâteaux divers et variés posés dans les assiettes (record = 3 gaufres l’une sur l’autre avec de la confiture et recouvertes de chantilly). Les New Yorkaises étant minces et très élégantes, nous pensions que les médias exagéraient le problème de nutrition dans ce pays : nous pouvons affirmer le contraire. Emilianne, si tu veux travailler aux US, tu n’auras pas de problème à trouver de la clientèle.

Grosse chaleur dès que l’on sort de l’hôtel. Pour se balader en ville, on prendra la voiture la semaine prochaine. Petit tour rapide sur le célèbre Strip en voiture pour avoir une première vue des hôtels et de leurs décors qui semblent en carton pâte, et ensuite première grosse traversée en voiture (4h30) pour rejoindre Grand Canyon via le barrage Hooverdam (les grands œuvres et chantiers sont à la taille du pays)

Passage obligé par la mythique route 66 à Seligman et arrivée à l’hôtel de Tusayan. Super ! Il y a internet (ouf pour le blog) et une piscine : depuis le temps que Thomas voulait se baigner, à peine dans la chambre, il était déjà en maillot. Il avait raison : rien de mieux pour se détendre après les grosses chaleurs !!

Mercredi 15/07 – Grand Canyon

Avant de partir vers le grand canyon, on a réservé pour le tour en hélico : ce sera demain matin.

Arrivée au parc (merci Laurent et Valérie pour la carte d’entrée qui a fonctionnée) et premier point de vue grandiose. On en prend plein « les mirettes ». On passe au Visitor Center pour voir les ballades possibles. Ce sera «Bright Angel Trail », en version intermédiaire, 10 km et 4 à 6h prévue quand même. Super baptême de rando pour Thomas qui sera à la hauteur du défi. Notre petit cabri Romain a fait l’éclaireur loin devant pendant une grande partie de la remontée.

Pendant la descente, on a eu 3 gouttes de pluie qui ont essayé de nous dissuader d’aller plus loin. Peine perdue, et le soleil a de nouveau fait son apparition (près de 30 °). On a bu au moins 3 litres d’eau par personne.

Beaucoup d’écureuils tout au long du parcours : à la fin, on n’y faisait presque plus attention. Pendant le pique-nique, ils devenaient presque menaçants pour trouver de la nourriture.

Cette longue descente puis remontée est une manière très intéressante de découvrir et de retrouver le côté nature du canyon, surtout par rapports aux différents points de vue où il y a parfois beaucoup de monde. Au-delà du canyon, le parc est très sympa avec sa forêt de pins qui sent bon.

Retour à l’hôtel ensuite avec piscine avant d’aller manger et de rêver d’hélicoptère (on a vu les photos de Guylaine et Pascal sur leur blog et on salive déjà).

Jeudi 16/07 – Grand Canyon – hélico – Mexican Hat

Suite à la rando d’hier, les jambes commencent à se faire sentir.

Départ en hélico ce matin.

Superbe expérience : quelles sensations !!!!

C'était vraiment à faire.

Sylvie a bien entendu été tirée au sort pour être à côté du pilote, pendant que Thierry, Romain et Thomas essayait de compenser (en vain !!) les 250 kg du couple d’américain qui faisaient le vol avec nous.

Après ce voyage, retour sur terre via les navettes du parc qui nous permettent de voir différents points de vue. Nous repartons par la sortie Est et en profitant de la super vue du canyon depuis Desert View avec sa tour « ancienne » (1930 = ancien pour les Américains).

Traversée ensuite des territoires Navajo pour passer Monument Valley et arriver à Mexican Hat. Les paysages sont époustouflants.. Nous avons l’impression d’être au bout du monde, dans un motel au bord de la San Juan River.

Le diner dans un restaurant avec des chanteurs de « country » confirme notre impression.

Vendredi 17/07 – Monument Valley – Lake Powell - Page

Avant de redécouvrir Monument Valley, nous faisons un petit détour pour aller voir Mexican Hat Rock et Goosenecks (méandres de la San Juan River).

Nous partons ensuite directement pour Page.

Sur la route, nous faisons une halte à la plage sur le Lake Powell dans un cadre idyllique. Nous devions rester ½ heure. Nous sommes partis au bout de 3h et encore par ce qu’il faisait vraiment trop chaud (>40°). Moment historique : Sylvie s’est baignée longuement : cela ne lui était plus arrivé depuis 1999 en Dordogne avec Claire et Wilfried. Nous avons fait un concours de plongeon assidu, gagné haut la main par Romain et Thomas.

En soirée, nous avons assisté au coucher de soleil sur d’autres méandres magnifiques, ceux du Colorado à Horseshoe Bend.

L’exceptionnel devient notre quotidien.

Au fait, un défi spécial touristo-français a été lancé par Pauline et Camille. Le but ? Photographier les plaques (d'immatriculations) des 51 états des USA. : nous acceptons de relever le défi (12 plaques déjà trouvées en 3 heures). Résultats dans un peu moins de 3 semaines. Le perdant paiera bien entendu l’apéro.

Demain : Grande Journée avec THE WAVE (à suivre ...)

Samedi 18/07 – The Wave - Page

Nous rappelons pour ceux qui n’auraient pas eu le début de l’histoire que the WAVE est un site naturel dont la roche forme des vagues, comme son nom l’indique (le parfait bilingue aura déjà traduit).

Il faut déjà connaitre ce site qui n’est jamais cité sur les guides touristiques. Mais Thierry, à qui on ne l’a fait pas, a déniché cette visite potentielle en surfant sur le web. Pourquoi potentielle, me direz vous ? Parce que seuls 20 personnes par jour peuvent y rentrer suite à tirage au sort. Et, vous l’avez deviné nous sommes les « lucky » qui ont eu un billet d’entrée. (Vous remarquerez mes progrès fulgurants en anglais).

Malgré la chance, ce site se mérite et pour s’y rendre une randonnée de 4 heures aller-retour est nécessaire. 4 heures oui mais sous 110° fahrenheit soit 43° degré Celsius.

Lever 5h30 et nous voilà donc partis ce matin. Mais surprise avant d’atteindre le lieu de départ il faut emprunter un chemin de terre tout cabossé sur 15 kms (vous l’avez vu sur la photo, nous n’avons pas de 4X4). Cela rappelle, en pire, le chemin pour rejoindre la maison que nous avions loué en Toscane (Gatien, Valérie et Eric verront très bien de quoi je parle). Non, ils ne nous décourageront pas ! Et, on a bien fait de résister : une pure merveille. Les paysages aux alentours sont magnifiques, presque surréalistes et compensent par leur beauté la difficulté du trail. Les cartes des Rangers sont hyper précises et la végétation sur les photos ne change que très peu, pour se repérer il suffit également de suite les "cairns" laissés par les précédents randonneurs et également suivre les traces de pas dans le sable! A part ça, pas de signalisation.

Après quelques petites pauses, 1h45 de marche et après une ultime montée, nous atteignons enfin Le Paradis des yeux et des photographes, et nous tombons en extase devant ce trésor caché de l' Ouest américain !!! Il n'y a pas de mot pour décrire avec justesse la beauté de ce site .... Les photos en parleront mieux que nous. Cerise sur le gâteau, nous étions seuls. Seul un petit lapin nous a salué sur notre passage (c’était peut être un Rangers déguisé !!)

Encore une fois, les garçons ont été à la hauteur. Ils sont prêts pour des trekkings.

Nous rentrons à l’hôtel vers 14h00 assez fatigué ... mais la nuit sera remplie de beaux "wêves" !!!!

Cet après-midi, ce sera repos et détente au bord de la piscine.

Dimanche 19/07 – Page

Ce matin, nous avions prévu de laisser dormir un peu plus les enfants. Mais le sort en a décidé autrement : la femme de ménage a sonné à 8h. Raté Romain pour la grasse matinée !

Cap sur Antelope Canyon : « Lower » en premier et « Upper » ensuite.

Le premier se visite à pied au travers d’un boyau étroit, sculpté par les eaux, aux couleurs ocre, orange et rouges. Il faut parfois se contorsionner entre les parois en faisant attention à ne pas se cogner la tête.

Pas si tranquille que ça le canyon car, en août 1997, suite à un orage violent, 11 touristes, Français pour la plupart, ont trouvé la mort dans ce canyon emportés par un torrent de boue.

Pour « Upper Antelope, c’est visite guidée obligatoire, où nous sommes accompagnés d’un guide Navajo (nom du peuple indien à qui appartient Antelope Canyon - Lower comme Upper). Cela démarre par un tour de pickup 4x4 avec les visiteurs derrière. On a tiré le bon numéro : le guide/chauffeur est à fond sur la piste très sablonneuse. Les enfants sont ravis et ont décollé à plusieurs reprises de leur siège. Cela bougeait tellement que le guide avait conseillé de sortir casquettes et lunettes : cela s’est bien entendu vérifié exact puisque nous avons réussi à rattraper au vol une bouteille d’autres visiteurs mais manqué la casquette d’un enfant. Beaucoup de monde dans ce canyon mais un guide super qui a joué de la flute, nous a indiqué tous les meilleures positions pour faire des photos, quand il ne les prenait pas directement à notre place, avec le résultat au bout (voir photos). Les deux sites sont magnifiques.

Pique nique mémorable dans la voiture avec la clim allumée : il fait vraiment trop chaud dehors !

Nous avons profité de la bonne habitude des américains, qui proposent des box à la fin du repas au restaurant. Nous avons ainsi fini de déguster les pizzas de la veille au soir, réchauffées par le soleil d’Arizona.

Après cela, plongeons pour tout le monde dans le cadre idyllique du Lake Powell pour une nouvelle baignade. Cela va être dur de quitter cet endroit et même Sylvie est d’accord : l’eau à 30° est tout à fait à son goût.

Visite rapide du barrage de Glen Canyon (3 plaques de voitures en +, eh ! eh ! ) puis départ ensuite pour Bryce Canyon et de nouvelles aventures.

Nous ne sommes pas sûrs pendant 2 jours de pouvoir mettre à jour nos commentaires car nous allons dormir dans des parcs nationaux, en compagnie des animaux.

Lundi 20/07 – Bryce Canyon

Arrivée avec quelques averses hier soir (il fait toujours 30° !).

Nous découvrons Bryce Canyon. Vaillamment, nous rechaussons nos chaussures pour faire une nouvelle randonnée. Pour motiver Thomas, nous ne prononçons pas le mot de « randonnée » mais utilisons l’expression « faire une petite promenade », promenade qui va quand même durer plus de 2 heures (je vous rassure, au bout de 5mn, il courait partout et avait une pêche d’enfer). Nous avons eu un orage et de la grêle au milieu de la rando et nous avons pique-niqué une nouvelle fois dans un endroit insolite : une arche formée par la roche. Le dessert a été pris après l’orage dans une sorte de grotte. L’aventure, c’est l’aventure !

Le site est grandiose, avec ses cheminées aux nuances variées, ses ponts, la faune et la flore encore différente de tout ce qu’on a pu voir jusqu’à présent. Vraiment un endroit splendide!

Nous dormons ce soir dans le lodge à l’intérieur du parc. Les touristes partis, nous pouvons disposer seuls du parc. Un Ranger nous rassure : il n’y a pas d’ours !

Les photos seront mises en lignes plus tard (d'ici 1 à 2 jours).

Nous sommes aujourd’hui à la moitié de notre voyage. Il nous reste encore de belles journées en perspective.

Demain, d'autres points de vue de Bryce et première découverte de Zion.

Mardi 21/07 – Zion

Ballade jusqu’au fond du parc (Bryce Point) où l’on va avoir la plus belle vue sur l’amphithéâtre du parc. En chemin, premières rencontres avec des sortes de biches/cerfs.

Départ ensuite vers Zion avec quelques averses sur la route.

A l’arrivée dans le parc, nous débutons par une petite mise en jambe (1h de ballade).

Le fait de dormir au Lodge nous permet d’aller en voiture jusqu’au milieu du parc environ. Nous sommes arrivés en avance et cela nous permet de choisir notre chalet. Il a un charme fou avec sa petite véranda, son petit banc en bois et sa cheminée intérieure en pierre.

On dépose les affaires et on part pour une nouvelle ballade : Emeralds Pools. Petite déception car il n’y a pas beaucoup d’eau (on s’y attendait un peu quand même) mais la ballade est jolie et nous permet de voir de près d’autres biches (2 heures de plus au compteur pédestre). Heureusement que nous partons demain pour Las Vegas, Thomas demande grâce.

Autour du chalet, nous avons divers animaux qui viennent nous rendre visite : dindons sauvages, écureuils, biches, … et même chenille géante sur les couvertures (Brrrrr....)

Nous avons une fois de plus la sensation d'être au plus proche de la nature. Quelle sérénité !, enfin presque. On vous racontera la nuit plus tard

Logistique

Pour la logistique hôtel/Valises/voiture c'est rodé et nickel. Toutes les réservations sont prêtes, y compris celles non payées à l'avance. Pour l'instant, nous n'avons eu aucune mauvaise surprise sur la qualité des hôtels. Les chambres sont confortables.

En ce qui concerne les valises, chacun prend en charge la sienne. Contrairement à ce que craignions initialement, ce n'est pas la galère de changer régulièrement d'hôtel. Nous avons pris le rythme.

On a trouvé deux laveries, avec sèche-linges dans les hôtels à Mexican Hat et ici à Lone Pine.

Pour les repas, nous pique-niquons souvent en achetant la nourriture dans les petits supermarchés et on complète par les restaurants où on peut avoir quelques surprises quand l'assiette arrive. Soit parfois, on ne comprend pas la carte et nous avons du mal à comprendre certains serveurs qui ont oublié d'enlever leur chewing-gum, soit il y a toujours des assaisonnements ou compléments rajoutés et qui ne sont pas tous du meilleur goût.

Pour l'anglais, on se débrouille même si il y a parfois quelques mots qui nous échappent ou nous posent problème. Même Thomas et moi nous lançons dans des phrases. Romain comprend bien. Thierry comprend pas forcément tout mais assure.

Mercredi 22/07 – Zion/Las Vegas le retour

Malgré l’angoisse de Sylvie par rapport aux bestioles, la nuit s’est bien passée.

Petit déjeuner au lodge et départ en navette jusqu’au fond du parc pour la belle ballade (2h) au bord de la rivière. Pour Thomas ce fut un peu plus qu’au bord : suite à une glissade, il s’est retrouvé les fesses dans l’eau. Avec la température ambiante, il a séché assez rapidement. N’étant pas équipé pour ensuite marcher dans l’eau, on renonce à aller dans les narrows. De même, impossible d’aller faire la rando Angels Landing (4h) car les jambes des enfants demandent grâce.

Retour au lodge pour un pique-nique sur la pelouse avec en dessert un « smoothie » (mélange de jus de fruit et de glaçons, passés au mixeur) aux fruits rouges délicieux, déjà gouté la veille. Départ ensuite vers Las Vegas en traversant des villages typiques à la sortie du parc. La fin de la route est aussi impressionnante par ses paysages mais on commence à s’y habituer.

Nous arrivons à Las Végas où nous logeons cette fois à Luxor, l’hôtel en forme de Pyramide. L’hôtel Circus Circus à coté ressemble presque à un petit hôtel familiale. Le Luxor est démesuré, nous avons notre chambre au 27ème étage (sur 30) avec vue sur l’Excalibur, hôtel en forme de château Disney, un bout de la tour Eiffel, et du New York-New York.

Nous filons nous rafraîchir à la piscine, il faut retrouver de l’énergie pour sortir en soirée voir le strip de la ville. Le « Strip » est le mot qui désigne une bande de route, ici c’est est la rue principale où tous les principaux hôtels se situent Nous découvrons les paillettes, les lumières, les filles en tenues de soirées élégantes (enfin, suivants leurs critères: robes courtes voir très très courtes, avec le maximum de paillettes !). Comme dirait Bigard, on a un sacré lâché de P……. sauvages.

En dehors de cette bande de Lumière, les rues adjacentes sont peu entretenues et laisse apercevoir la misère. Nous sommes surpris de découvrir un nombre relativement important de SDF, ce que nous n’avions pas trouvé pour l’instant dans les autres villes. Les enfants ont fait un lien avec les pertes aux jeux. Est-ce la seule raison ?

Notre ballade nocturne est épuisante : le Strip est long (6km) et on est presque obligé de passer dans les casinos ou l’on finit parfois par se perdre dans les dédales bien entendu mal signalés. Tout est fait pour garder le client. On abrège à minuit à la moitié du strip en rentrant en monorail.

Alors que la moyenne des précipitations est proche du zéro dans cette zone désertique, nous avons eu droit à quelques gouttes de pluie alors qu’il fait 40°.

Jeudi 23/07 – Las Vegas suite

Réveil un peu plus tardif et direction le buffet pour le petit déjeuner : on prend la formule « All you can Eat » pour la journée, ce qui veut dire que l’on peut venir manger autant de fois qu’on le souhaite : Pour nous ce sera 3 repas classiques. Les serveuses débarrassent les assiettes rapidement et Romain a du littéralement s’agripper à la sienne pour la conserver alors que la serveuse la tirait de son côté.

Ce matin, séance de shopping dans Las Vegas Premium Outlet, un grand « Quai des marques ».

Notre Ado trouve pas mal de choses à son goût : Levi’s, Converse, … Cela commençait à être urgent vu le nombre de centimètres manquants en bas de ses pantalons. Nous ne sommes pas en reste non plus : les prix sont moins chers qu’en France et le taux de change rajoute à nos bonnes affaires. On espère que tout rentrera dans les valises pour le retour.

Nouveau rafraichissement à la piscine de l’hôtel.

Séance de bandit manchot : 1cents la partie, 3mn 30s au total et deux réprimandes de la sécurité car les enfants n'ont pas le droit de regarder.

Après le repas, nous décidons quand même de repartir sur le strip pour voir le spectacle du Treasure Island et l’hôtel Venetian. Pour éviter la marche, nous prenons la voiture et, après plusieurs tours et détours involontaires par les entrées d’hôtels et les files réservées aux taxis et aux voituriers, nous finissons par nous garer au self parking du Palazzo. Le spectacle de bateaux est quelconque. Par contre, les décos des casinos sont surprenantes, parfois kitchs, parfois magnifiques.

Vendredi 24/07 – Death Valley/ Lone Pine

Nous quittons Las Vegas sans trop de regrets et nous laissons le mot de la fin à Thomas : "Vegas, ça lasse !"

Départ vers Death Valley, vestige d’un lac asséché entre 2 chaines de montagnes et dont l’altitude est parfois sous le niveau de la mer. Les paysages sont lunaires et la température à l’ombre est sympathique (46°), avec en plus une petite brise chaude : un vrai bonheur !

Petite angoisse lorsque nous sommes pratiquement seuls sur la route et que la voiture présente des signes de fatigue à cause des fortes montées : et si nous tombions en panne …

Nous arrivons ensuite à Lone Pine, petit village au pied de la Sierra Nevada , où on aperçoit un peu de neige sur certains sommets. A notre arrivée au Best Western, nous nous dirigeons vers la laverie (cela commençait à devenir urgent) , puis aussitôt après vers la piscine.

Nous retrouvons comme dans tous les hôtels depuis le début la traditionnelle bible sur la table de chevet. Conseil aux futurs voyageurs : inutile de vous charger !

Repas au centre-ville (on ne risque pas de le rater !) dans un resto au décor dédié aux westerns, le Mt Withney Restaurant : heureuse surprise car les plats sont délicieux.

Samedi 25/07 – Mono Lake/ Lee Vining / Bodie

Réveil en sursaut à 9h36 : le petit déj ferme à 10h

La route vers Lee Vining et Mono lake laisse à l’ouest la Sierra Nevada et le Mt Whitney. Petit détour par la station de ski assez huppée de Mammoth Lake, qui comporte un aéroport et de nombreuses boutiques de luxe.

Arrivée ensuite au Murpheys Lodge, qui sera notre hébergement ce soir. Après le repas, départ pour la ville de Bodie, ancien ville de chercheur d’or, détruite par le feu puis abandonnée et aujourd’hui Monument historique. Il reste 150 maisons en bois, laissées en l’état depuis l’abandon en 1940 environ. Cela représente 5% de la ville à son apogée. Tout a été laissé tel quel (les 3 derniers miles de la route d’accès n’ont même pas été goudronnés) et nous nous sommes projetés à cette époque là. Les américains n’en ont pas fait un parc d’attraction et c’est tout à leur honneur : il n’y a même pas un bar et le magasin de souvenir est réduit à sa plus simple expression. Nous avons apprécié cette visite.

Sur la route du retour vers Lee Vinning, nous tentons la baignade à Mono Lake, avant le village, sans aller jusqu’à South Tuffa qui est visiblement le seul point de baignade autorisé. Nous allons alors tomber au bout du chemin sur une Rangers qui va nous prêter ses jumelles et sa longue vue pour nous faire découvrir la faune de ce lac salé, classé réserve naturelle. Grâce à elle, nous apercevons au loin un nid sur une des concrétions calcaires au milieu du lac ainsi que plusieurs variétés d’oiseaux sauvages. Tant pis pour la baignade, nous préférons prolonger ce moment de quiétude et d’authenticité.

dimanche 26/07 – Yosemite Parc

Surprise à l’extinction des feux : on y voit presque comme en plein jour dans la chambre. Le couvre-lit servira de double-rideaux mais sera quand même insuffisant. C’est notre première nuit difficile. L’hôtel n’est pas à recommander.

Petit déj à Lee Vinning : pas terrible non plus. Cette ville qui sert de point de passage vers Yosemite ne nous laissera pas un souvenir impérissable.

Le parc de Yosemite nous fait rapidement oublier ces légers désagréments : la montée par le Tioga Pass, ouvert seulement de juin à septembre à cause de la neige, est splendide.

Arrêt baignade et farniente impromptu à Tenaya Lake (superbe panorama à 2500 m d’altitude !) : l’eau est légèrement plus fraiche, lac de montagne oblige ! Seuls trois d’entre nous se sont baignés : devinez qui ne s’est pas baigné, sachant que Thomas a été le premier à l’eau : réponse en photos …

Malheureusement, il a fallu quitter ce havre de paix pour aller voir nos premiers Séquoias mais aussi pour éviter les coups de soleil (n’est ce pas Thierry et Romain !).

Tuolumn Grove sera notre première randonnée : nous découvrons enfin ces arbres géants et mythiques que sont les séquoias. Il ne vaut mieux pas prendre une pigne de pin sur la tête vu la taille de certaines, qui malgré ce que l'on pourrait croire, ne sont pas celles du séquoia. Nous sommes passés dans un tronc de séquoia tombé, formant un tunnel. Les habitants (araignées) n'ont pas apprécié notre visite et nous l'ont fait savoir en se vengeant principalement sur Romain.

Les journées passent vite, de plus en plus vite. Il est déjà temps de rejoindre l’hôtel.

Heureusement, celui-ci n’a rien à voir avec l’établissement de la veille. Le cadre est sympa et nous ne parlons pas de la piscine extérieure dans un environnement paradisiaque. Une fois de plus, plongeon pour tout le monde et ce qui devient habituel, Sylvie nage aussi.

Seul petit bémol dans cet hôtel, pas de connexion Wifi donc pas de mise à jour possible du blog et pas de lecture pour nous de vos messages que nous apprécions beaucoup chaque jour.

Lundi 27/07 – Yosemite Parc Again

Au réveil ce matin, le bras de Romain a doublé de volume : elles n'y sont pas allées de main morte les bestioles.

De nouveau, cap vers Yosemite Parc. Nous nous dirigeons vers Yosemite Village pour faire nos courses pour le pique-nique du midi. Nous bouquinons les différents documents remis à l'entrée du parc pour choisir notre randonnée. Thierry souhaite faire celle de Yosemite Falls : Falls veut dire cascades. Thomas et Sylvie, eux, souhaitent faire celle de Mirror Lake. Romain, lui, est indécis. Comme dans toute bonne démocratie la majorité l'emporte.

Nous voilà partis pour Mirror Lake et à l'arrivée nous nous sommes trouvés à John Muir Trail. Nous nous sommes garés à un parking d'où partaient plusieurs chemins en terre, sans indications. Après avoir mis nos provisions dans des casiers anti-ours, nous sommes partis et bien sûr nous n'avons pas pris le bon chemin. Au lieu de faire une ballade tranquille au bord du lac pour pique-niquer et nous baigner, nous voilà embarqués sur une randonnée classée difficile (1h30 de montée sans discontinuer, 600 marches en granit à gravir pour arriver en haut du 2ème point) mais le résultat sera au rendez-vous : d'abord une cascade grandiose (Vernal Falls) et au dessus, un bassin avec juste en amont des toboggans naturels. Malgré la fraicheur de l'eau, Romain et Thomas n'ont pas résisté. Nous n'irons pas voir la cascade suivante (Nevada falls à 3km) ni le Half Dome (7km) car le temps nous manque (pas les jambes …). Après la descente plus rapide, nous partons vers le sud du parc (Mariposa Grove) pour voir une autre forêt de séquoia. Nous choisissons cette fois de prendre le tram pour faire la visite (il était temps car nous prenons le dernier wagon !). Le site est la plus grande futaie de séquoia géant du parc et la visite sympa (quoiqu'un peu chère !) : cela saute pas mal dans les wagons et Romain a évité les troncs creux..

Un seul regret dans Yosemite : nous n'avons pas vu de bears (ours). Désolé Eric. Par contre, nous avons rencontrés un gray fox mais également des deers et les traditionnels sqirrels, sans compter bien entendu les beers et autres buds : à vos dictionnaires !

Départ ensuite pour OakHurst Lodge avec une petite baignade dans la piscine avant le repas.

Aucune plaque trouvée aujourd'hui : c'est vrai qu'il n'est pas facile de les arracher sans se faire voir. Cela ne va pas être facile de les faire rentrer dans la valise.

Yosemite est un parc magnifique et un lieu de rêve pour les randonneurs.

Mardi 28/07 – Carmel et Monterey

Visite de Carmel, ville dont Clint Eastwood a été maire pendant 3 ans : il y a des arbres partout, il est interdit de les couper. Dans certains quartiers, il n’y a pas de trottoirs pour éviter que les gens s’y promènent à pied. Les maisons sont magnifiques, il doit y avoir au minimum 20 pièces dans chaque maison. Nous avons également joué à retrouver celles des 7 nains car certaines d’entre elles ressemblent à des maisons « Disney ».

Nous visitons la mission San Carlos Borromeo qui a des allures d’hacienda mexicaine.

Nous empruntons ensuite la célèbre «17 miles Drive », route privée à péage, avec entre autre le fameux Pebble Beach Golf. La route serpente près de la côte, entre golfs, pins, cyprès et des propriétés toutes aussi somptueuses les unes que les autres. On a même vu des biches sur les greens. Premiers Sea Lions , les éléphants de mer, également. Nous sommes dans un monde de luxe et de raffinement absolu.

La température a nettement baissé par rapport à Yosemite : nous commençons à ranger les shorts et à sortir les vestes dans un premier temps.

Le soir, nous allons nous promener dans le centre-ville de Monterey, vers Fishermann Wharf où nous voyons les Sea Lions affalés. Le centre-ville, petit port de pêche, a beaucoup de charme.

La piscine de l’hôtel est extérieure et pour la première fois, nous ne prenons pas l’option baignade : il fait trop froid. Nous avons été mal habitués. Quant à l’océan : même pas la peine d’y penser !

Demain cap sur notre dernière destination : San Francisco.

Mercredi 29/07 – Monterey

Ce matin, destination l’aquarium de Monterey. Nous prévoyons d’y passer la matinée avant de partir pour San Francisco. Bilan : nous y arrivons à 10h 30 et nous en repartons à 15h30. L’aquarium est d’une qualité incroyable. Tout est bien conçu : le bâtiment moderne entièrement vitrée est tourné vers la mer. Il offre une grande variété d’espèces mais son atout est d’avoir su le mettre en valeur en alternant le coté éducatif et le coté ludique avec beaucoup d’ateliers interactifs, de bassins tactiles : une référence en terme de lieu de connaissances.

Heureusement que nous ne lisons pas couramment l’anglais sinon nous partions dans la soirée !

Petit pincement au cœur en nous installant dans la voiture : nous réalisons que nous partons pour notre dernière destination. Mais, bon encore quatre jours dont nous comptons profiter au maximum.

Nous arrivons sur San Francisco et passons prés de Silicone Valley. Nous sommes un peu émus de passer à côté de cet endroit mythique. Hewlett et Packard y ont débuté encore étudiants pour fonder leur entreprise, Steve Jobs a commencé dans son garage pour créer le 1er Mac et sa société Apple. Que de sociétés créées par des hommes de génies défilent devant nos yeux : HP, Google, Oracle, Ebay, Yahoo …Petit clin d’œil à nos amis les informaticiens : Pascal, Gatien, Alain, Erics

Nous voyons encore un autre endroit prestigieux : l’université de Stanford que la famille Stanford a crée à la mémoire de leur fils décédé à l’âge de 15 ans. Les bâtiments sont majestueux : quelle différence avec les bâtiments délabrés de la fac de science de Talence. Les universités prestigieuses défilent : Palo Alto, Berkeley.

L’arrivée sur San Francisco enchante Romain par son dédale de routes et lui rappelle, moment de nostalgie, son jeu vidéo « Burn Out » (petit rappel il n’y a pas joué depuis maintenant trois semaines : une éternité !).

Nous nous installons à l’hôtel et grand confort nous n’allons plus bouger pour trois nuits.

Nous mangeons dans un restaurant italien sur Fisherman Wharf et décidons de remettre au lendemain la découverte de la ville. Il est déjà 21h30 et nous sommes fatigués.

Jeudi 30/07 – San Francisco

Nous décidons de ne pas prendre la voiture pour découvrir San Francisco mais les transports en commun. Nous commençons par le Cable Car, sorte d’antique funiculaire sur lequel on peut s’accrocher et rester sur le marchepied. Bonne surprise, le départ est situé à côté de notre hôtel. Nous pouvons ainsi nous installer où on le souhaite. Thierry, Thomas et Romain s’installent le corps à l’extérieur accrochés à une barre et les pieds sur le marchepied. Sylvie aura l’occasion plus tard dans la journée de tester également cette position. La sensation est assez sympa surtout dans les grandes descentes et quand deux Cable Cars se croisent.

Bonne nouvelle également : le temps se réchauffe car la température a varié entre 20° et 25°, sauf le soir où la brume est tombée sur les hauteurs.

Nous découvrons le centre ville de San Francisco en nous rendant à Union Square. Nous allons déambuler à pied. L’un des charmes de la ville tient en ses collines mais la conséquence de ce charme et comme nous l’a indiqué une fidèle auditrice : nous avons parcouru la ville à pied en alternant de bonnes montées...descentes...montées... descentes.... Ce vallonnement nous conduit d’Union Square au Financial Distric jusqu’à Chinatown. Nous faisons un détour pour admirer une tour appelé Transamerica pyramid, le plus haut gratte-ciel de San Francisco. Nous retrouvons également un bâtiment conçu par Franck Lloyd Wright génial architecte dont nous vous avons déjà parlé lors de notre visite à New York. Ceux qui ne connaissent pas encore dépêchez-vous de combler cette lacune on vous le dit il est génial, un vrai visionnaire pour son époque !

Nous nous sommes fait plaisir dans le minuscule quartier français et nous sous sommes arrêtés dans le Café de la presse, au coin de Chinatown : vrais expresso pour les grands et croissants, chocolatine pour les enfants. Un délice !

Ces petits détails commencent à nous manquer avec pour Thierry et Romain, comme autre détail, un bon steak sans sauce.

Nous visitons quelques magasins, dont Macy, où nous déjeunerons (bonne adresse : des pâtes, du poulet grillé, des fruits, des légumes : cela change des hamburgers !!).

Après avoir repris des forces, nous décidons de nous attaquer, toujours à pied, à la Coit Tower (le nom n’a rien à voir avec ce que vous pourriez penser mais provient du nom de la personne qui a financé le bâtiment !) : c’est une tour qui domine la ville. La vue y est magnifique mais avant cela, la montée sur Telegraph Hill l’est aussi : nous admirons au passage la dextérité des conducteurs pour se garer dans les rues en pentes. Nous empruntons les Filbert Steps : un escalier, tantôt en brique, tantôt en bois, qui permet de descendre la colline parmi les arbres, les massifs de fleurs et des maisons en bois.

La journée a été longue : retour à l’hôtel.

Demain visite d’Alcatraz : « The Rock » pour les intimes

Vendredi 31/07 – San Francisco-Alcatraz

Nous avons du mal à démarrer ce matin et nous partons vers 10h 30.

Nous commençons par Lombard St, la seule rue qui serpente en lacets alors que toutes les autres sont droites. Une vraie curiosité à faire à pied mais aussi en voiture. Pour nous aujourd’hui, c’est à pied que nous allons la parcourir (elle est proche de l’hôtel, ouf !). La pente pour y arriver est assez rude, on s’échauffe les muscles. Vu le nombre de voiture qui passent, heureusement au ralenti, je plains les voisins.

Nous prenons un Cable Car au vol en haut de la rue pour rejoindre les «Piers» pour une ballade avant d’aller voir Alcatraz. Repas au Rain Forest, restaurant au décor de jungle : on se croirait chez Disney.

Le départ pour Alcatraz est prévu à 13h45 : nous sommes un peu juste alors nous avons droit à un petit jogging digestif sur les quais : ouf ! Nous sommes arrivés à temps.

Le trajet en bateau permet d’avoir un vue imprenable sur la baie de San Francisco qui est grandiose, ainsi que sur la ville. Il y a du soleil mais le fond de l’air est frais et le haut du Golden Gate est toujours dans le brouillard.

Arrivés sur l’île, nous « chaussons » nos audio guides et nous débutons la visite. La bande son nous fait vivre de façon très vivante la prison et l’histoire de ses locataires dont le célèbre Al Capone.

Après cette visite, nous repartons vers Market Street en trolley bus pour essayer de finir quelques achats. Nouveau Cable Car pris au vol sur Powell Street (sans resquiller, alors qu’il y avait près d’1 heure de queue au terminus ??) qui nous ramène à l’hôtel.

Ce soir, nous commençons à rassembler les affaires dans les sacs pour préparer le retour.

Samedi 01/08 – San Francisco-Sausalito

Dernière journée : Thierry veut en profiter à fond et part en repérage seul dès 8h le matin, laissant le reste de la famille dormir : encore en décalage horaire ?. Visite à nouveau, en famille cette fois, du Pier 39, célèbre quai de San Francisco car il héberge une colonie de Sealions sur ses pontons flottants. Malgré le côté commercial, ce quai a un certain charme.

Après avoir monté la portion sinueuse de Lombard Street à pied, nous la faisons aujourd’hui en voiture.

C’est presque plus compliqué de s’y rendre que de la descendre : les routes pour aller au sommet de la colline sont toutes plus pentues les unes que les autres. Il faut ensuite faire la queue pour descendre au ralenti. L’impression est rigolote.

Nous nous dirigeons ensuite vers Alamo Square pour aller voir un autre symbole de la ville : les Painted Ladies. Le contraste est saisissant entre ces maisons victoriennes en bois aux couleurs pastel et la modernité des gratte-ciels en arrière plan. Le quartier regorge de maisons toutes aussi belles et parfois très luxueuses.

Direction ensuite vers le Golden Gate Bridge, toujours aussi embrumé : il a plus de charme de loin que de près. Nous avons préféré la traversée du Brooklin Bridge à New York.

Nous allons ensuite déjeuner en bord de mer à Sausalito, avec une vue imprenable sur San Francisco et sa baie. Sausalito est une ville agréable, assez huppée, paradis des plaisanciers. On y trouve un peu après le centre villes des maisons flottantes construites initialement par les hippies mais qui aujourd’hui sont de véritables villas pour certaines.

Après un tour sur la côte du Pacifique, nous prenons le chemin de notre dernier hôtel aux USA, près de l’aéroport : toutes les bonnes choses ont une fin.

Fin du voyage

Nous sommes à Bordeaux depuis lundi soir 16 h 10.

Le voyage a été long mais s'est bien passé : aucun retard d’avion. Un peu de bazar quand même à Gatwick avec des files interminables pour passer le contrôle de sécurité. Nous avons très peu dormi dans les différents avions empruntés et mangé un peu à n’importe quelle heure. Nous finissons de récupérer du décalage horaire : 1er nuit OK (la fatigue du voyage !) mais tout le monde debout à 4h du mat la seconde nuit après une nuit blanche pour Sylvie et Thomas.

Comme vous avez peut-être du l’apercevoir au travers de nos articles, notre 1er séjour aux USA a été vraiment passionnant et nous espérons vous avoir fait partager notre plaisir d'être là-bas.

Impressions générales / conclusion Nous sommes rentrés enchantés de ce voyage qui est notre premier aux Etats-Unis.

Nous avons parcouru en voiture 3500kms dans une grande variété de paysages allant de New York à la côte Ouest, des déserts de l'Utah et de l'Arizona aux montagnes de la Sierra Nevada et à la côte pacifique.

Pour un premier voyage, nous ne nous sommes pas contentés d'un circuit classique, déjà par l’escale à New York et le choix délibéré de se passer de la visite de Los Angeles. Nous l'avons émaillé de sites sortant des sentiers battus, dont le fameux Wave et également quelques randos dans les différents parcs, sans compter les kilomètres parcourus à pied dans les villes.

Malgré notre condition physique relativement correcte, nous étions bien contents de nous reposer chaque jour après les différents efforts, soit au bord d’une piscine ou d’un lac par exemple.

Nos impressions générales :

- L'accueil des américains : il suffit de sortir une carte de sa poche (sans rien demander) et il y a toujours quelqu'un qui spontanément vous renseigne. Ils ont également un grand sens du service (resto, commerces, …), sauf à Las Vegas où le côté commercial l’emporte malheureusement. Aucun sentiment « anti Français » ressenti.

- Temps : 25° /30 ° environ à New York Plus de 40° à Las Vegas , Page. Un peu moins au Grand Canyon, à Bryce et Zion . Quelques gouttes de pluie à Bryce et plus étonnant, à Las Vegas malgré les 40°.

Très chaud dans Death Valley (45° à l’ombre) Nettement plus froid à San Francisco (18 à 25°) et encore on a eu de la chance : nous n’avons même pas sortis la polaire emmenée par précaution. C’est marrant, c’est le seul endroit où le rayon souvenirs parka/polaire est plus grand que le rayon Tshirt.

- La voiture : conduite très cool sur des routes extra larges. En revanche, les Américains ne respectent pas plus la vitesse que nous, contrairement à ce qu'on avait lu avant notre départ et la crainte du shérif sortant de n’importe où !

Essence pas chère (entre 2$6 et 3, 4$ le gallon de 3, 8l), routes gratuites, location de voiture sans problème, un peu d’apprentissage pour la boite auto (la position P obligatoire pour pouvoir retirer la clé de contact par exemple) mais bien sympa ensuite sur les routes américaines.

Très pratique, les feux de l’autre coté de la route : plus de torticolis pour regarder la couleur du feu parce qu’un autre véhicule est avancé. On peut également tourner à droite au feu rouge, s’il n’y a personne bien sûr.

Autre truc marrant : les carrefours à 4 stops. Le premier arrivé sera le premier sorti : l’ordre d’arrivée est bien respecté par tous.

De gros Trucks magnifiques croisés et également des chargements très longs. C’est également le cas de camping –cars qui sont immenses, tractés par des pick-up monstrueux et qui remorquent souvent une voiture « classique » en plus. Certains ont même des jets ski et/ou un quad. Je ne vous dis pas la taille des convois sur la route !!. Idem pour les trains de marchandises avec un nombre très important de wagons.

Les infrastructures sont prévues pour donc cela ne pose pas trop de soucis.

Pas d’aire de repos comme en France : on sort de la route aux embranchements et là il y a généralement une station service.

- GPS : bien pratique pour ne pas perdre trop de temps dans les grandes villes. En dehors des grosses agglomérations (SF, Las Vegas), vu le nombre de routes et d’intersections, et malgré l’absence souvent de panneaux indicateurs, il n’y a pas trop de risque de se perdre si on a une carte. Le GPS est quand même très intéressant car il indique à tout moment le temps restant pour sa destination finale, ce qui n’est pas forcément simple à calculer rapidement après conversion des miles.

- Les prestations hôtelières : nous avions réservé à l’avance tous les hébergements. Ils nous ont donné pratiquement entière satisfaction. Etant donné que nous étions 4, nous avons eu de grandes chambres à chaque fois (2 lits Queens – cafetière, sèche cheveu, fer, table à repasser systématiques et souvent frigo + micro-onde). Je comprends maintenant la surprise de certains américains pouvant débarquer dans certains de nos hôtels, à Paris par exemple.

Même dans les plus petits endroits et avec des réservations effectuées par mail (Mexican Hat par exemple), nous n’avons eu aucune mauvaise surprise : nous étions bien attendus. Au fur et à mesure de notre périple, cela a contribué à diminuer nos quelques craintes subsistantes.

- Logement dans les parcs : Nous avons couché dans Bryce Canyon et Zion. Pour Bryce, nous conseillerons plutôt un hébergement à l’entrée du parc. Le logement à l’intérieur (plus cher) ne se justifie par particulièrement. Le Zion Lodge est sympa et permet d’accéder rapidement aux ballades. Il permet également d’amener son véhicule au centre du parc. Les restaurants le soir dans les parcs sont plutôt chers.

- Café : Dur dur de savourer un bon expresso comme en France. Les américains ne sont pas trop adeptes du "Petit noir". La dose minimum pour eux est le gobelet, type McDo, de 250ml .... En plus il faut faire attention pour le boire car il est super chaud quand il est servi : c’est pour pouvoir durer longtemps, longtemps … On peut même le boire à la paille. On a donc parfois fait comme les vrais américains : café acheté à la station service et bu ensuite au volant.

Heureusement quand même, la chaîne "Starbucks Café", que l’on trouve presque partout permet de boire un petit café de temps en temps. Il est un peu plus cher que le gobelet géant : on en a même trouvé à 4$ dans le quartier Little Italy à New York.

- Bud : C’est de la bière (ça c’est pour ceux qui n’ont pas trouvé dans le dictionnaire la traduction) Même moi, j’ai du montrer mon ID (un papier d’identité) pour acheter une bière. Vu mon âge, soit les lunettes de la vendeuse étaient mal réglées, soit elle était très flatteuse.

- Eau : on boit beaucoup, il y a beaucoup de points d’eau partout, même parfois dans certaines randos, et surtout l’eau est potable. Dans les hôtels, il y a des distributeurs de glace partout mais attention, pour les départs en rando, la glace prends plus de volume que l’eau. Pour the Wave, il n’y a pas de point d’eau, nous avons été un peu juste en eau malgré près de 3 l environ par personne.

- Toilettes (restrooms en américain) : il y en a partout et elles sont propres, ce qui change de certains endroits en France.

- Les repas : pique-nique un repas sur deux environ, soit par fatigue de ressortir le soir, soit par souplesse de pouvoir manger n’importe où mais également pour éviter d’aller dans des restos tout le temps. Difficulté à trouver des choses «natures» : il y a toujours une sauce, les yaourts, même estampillés light, ont de la crème incorporée.

Nous n’avons pas acheté de glacière : nous faisions nos achats de nourriture régulièrement. Cela aurait pu être utile car parfois, les sandwichs et boissons étaient un peu chauds.

Pas trop de repas Mc DO mais quand même quelques repas avec de vrais hamburgers dans les restos (steak entre tranches de pain, salade, tomates, oignons, cornichons et assaisonnement à part) : très bons en général.

Les fruits et légumes sont plus chers qu'en France et surtout le prix correspond à une livre. Les prix des articles sont indiqués hors taxe, même en grande surface : c’est le cas pour tous les produits, de la carte postale aux vêtements. C’était difficile pour nous de prévoir le montant exact des achats en arrivant à la caisse.

Beaucoup de personnel dans les restos avec en plus une particularité (de plus en plus connue dans nos activités informatiques) : la spécialisation. Chacun sa fonction : on peut avoir 4 à 5 personnes différentes avec chacune un rôle bien défini (le placeur, le serveur qui prend la commande, le serveur qui apporte les plats, celui qui s’occupe des boissons, celui qui dessert les assiettes) et cela, même dans les restos de moyenne gamme. On voit déjà cela en France dans certaines chaines.

- Internet : le Wifi est présent pratiquement partout. Il est souvent gratuit mais peut être aussi facturé de 10 à 15 $ par jour. On en trouve dans les Mc DO et les Starbuck Café. A New York, notre chambre permettait de capter le réseau du café voisin : cela nous a évité de trimballer le portable et nous a permis de faire les mises à jour du blog plus rapidement. On a même trouvé le Wifi au milieu de Bryce Canyon dans l’épicerie près du lodge.

- Paiements : On trouve partout des distributeurs de billets jusque dans certaines petites épiceries. Certains prennent une commission en $ (on retire 200$ et la en fait le relevé CB est de 203 $)

La formule des chèques de voyage en $ est très pratique, inutile de les changer à la banque car la plupart des commerçants les acceptent (un ou deux ont bien retourné le chèque 4 à 5 fois pour vérifier avant de l’accepter) et rendent la monnaie en $, comme s'il s'agissait d'argent liquide.

Autre particularité : lorsque l’on paye par CB, le ticket que l’on nous remet peut comporter 2 lignes supplémentaires : Une pour le service (tip ou gratuity) et une pour le nouveau total; il ne faut pas oublier de compléter les deux lignes sinon le caissier risquerait de les compléter lui-même.

En fonction de votre carte bancaire, pensez a faire augmenter votre plafond de carte bleu pour ne pas être bloqué sur place. Ce conseil est valable également pendant votre période de préparation car certaines prestations (avion, hôtel, ...) sont parfois à payer d'avance.

- Achats : Quelques achats/Tshirt souvenirs à New York et San Francisco. Pas mal d’achats de vêtements pour les enfants (Converse, Tennis Nike, jeans Levi’s, T shirt) et pour les parents (Ralph Lauren, T.Hilfiger). Les achats ont été faits principalement dans les Outlets à Las Vegas et Mammoth Lake(Ralph Lauren), ainsi que chez MACY (sorte de Galerie Lafayette, plus cher que les outlets mais avec quelques soldes intéressantes).

En gros, entre le prix et le taux de change à un peu moins de 1, 40$ pour 1 €, les réductions sont de 30 à 60% par rapport au prix en France

Dommage que les valises soient limitées en poids et en taille (et le portefeuille aussi) !!

Nos coups de cœur !

Nous avons adoré les endroits suivants (dans le désordre)

- Bryce Canyon et son amphithéâtre.

- Grand Canyon avec notamment la ballade en hélicoptère (à faire absolument)

- Yosemite, ses dômes, ses lacs, ses cascades et ses séquoias.

- Les villes :

o San Francisco, à ne pas manquer, si charmante

o New York, grandiose, à voir absolument.

- Page/Lake Powell pour ses lieux de baignades et Antelope Canyon

- Et bien sûr The Wave, fabuleux

Nos « petits moins » - Zion : pas de chance car la visite s’est effectuée pour nous après les musts que sont Grand Canyon, Antelope Canyon, the Wave et Bryce Canyon. Emerald Pools est un peu décevant en été, Riverside Walk est sympa et nous n’avons pas eu le temps d’aller faire la ballade dans les Narrows ni la fameuse rando « Angels Landing ». Nous conseillerions de le traverser juste ou d’y rester en faisant les ballades (mais cela impose d’avoir du temps).

- Las Vegas : c’est incontournable à voir mais cela manque de charme. Outlets intéressants.

Nos regrets : - ne pas avoir eu plus de temps car il y a plein de choses magnifiques à découvrir et d’activités à faire (randos complémentaires, cheval, rafting, ….)

- ne pas avoir croisé d'ours à Yosemite (on ne dirait sûrement pas ça si on s’était trouvé face à eux)

Conclusion finale

De supers souvenirs partagés à quatre. Nous sommes prêts à repartir pour d’autres périples.

Plein de lieux mythiques que nous avons la chance de découvrir et qui nous reviendront régulièrement à l’esprit au détour des films, des séries américaines, des journaux télévisés et des posters ou affiches.

J'espère que ce carnet vous donnera envie de découvrir les merveilles que nous avons pu voir. N'hésitez pas à nous laisser vos commentaires et vos questions, nous serons heureux d'y répondre.

Cordialement

Thierry
Transport Essaouira-Casablanca et villages avoisinants? English translation pending
by Mariespagne · 2009-08-24 · 33 replies
Bonjour, je me rends à Marrackeh en octobre puis après je désire partir vers Essaouira puis Casa. Que me conseillez-vous comme villages entre deux à visiter? Quels sont les moyens de locomotion pour ce que vous me proposerez et connaissez-vous des hôtels pour ces destinations? Mon séjour se passera sur un délai de 6 jours vu que j'aurais déjà visiter Marrackeh à plusieurs reprises. Merci à vous tous ; MARIE
Peuples de la Chine et de l'Asie du Sud-Est English translation pending
by GeorgesOZ · 2009-08-23 · 520 replies
On trouve en Asie une grande quantité de peuples dont les origines et les liens de parenté ne sont souvent pas évidents. La confusion est d’autant plus grande qu’ils ont une variété de noms aux sonorités assez semblables à premier abord, et qu’un groupe donné se voit attribuer des noms différents suivant le pays où on le rencontre, la date à laquelle on en parle, l’auteur etc…. Meo, Miao, Yao, Hmong, Lao, Taï, Thaï, Qiang, Jurchen, Mandchous, Khitai etc…. la liste et longue ! Comment s’y retrouver ? D’où viennent-ils et comment sont-ils reliés les uns aux autres?

Je ne suis pas ethnologue, mais c’est un sujet qui m’a toujours intéressé. Au fil de mes lectures, je me suis rendu compte que pratiquement tous les peuples qui se trouvent maintenant en Asie du sud-est sont originaires de la Chine. La plupart des experts, par exemple, font remonter à Taiwan les langues austronésiennes, c.-à-d. malais, langues cham du sud du Vietnam, langues parlées dans le monde Malayo-Polynésien, qui s’étend de Madagascar jusqu’à Hawaï mais dont on trouve encore aujourd’hui quelques traces en Asie du sud-est. Comme référence, il suffit de citer l’excellent « Cambridge History of South-Est Asia », Vol. 1, Part One, « From early times to c. 1500 », 1999 ; page 112 (je traduis):

« Pendant l’étape linguistique proto-Austro-Tai (vers 4500 av. JC ?), il semblerait que des colonisateurs possédant une culture agraire franchirent le détroit de Formose pour atteindre Taiwan. Ils y établirent les langues initiales du groupe Austronésien. Leur population augmenta et se répandit à travers l’île, jusqu’à ce que, un millénaire plus tard peut-être (vers 3500 av. JC ?), leurs descendants linguistiques firent leurs premiers mouvements vers Luzon. » Etc……

Curieusement, je n’étais pas trop porté sur la Chine au départ, mais j’ai fini par me rendre à l’évidence : un minimum de connaissances sur la Chine est essentiel pour comprendre les populations de l’Asie du sud-est et même au-delà. Que s’est-il passé en Chine qui aurait poussé tous ces peuples à se déplacer vers le sud ?

Permettez-moi une plaisanterie ! On peut apporter une réponse simple et rapide à cette question : « Les Chinois sont des casse-pieds qui bousculent les gens autour d’eux. Les habitants non-Chinois de la Chine en ont eu marre, ont ramassé leurs cliques et leurs claques et se sont cassés ».

Il y a du vrai dans cette réponse, mais nous sommes entre gens un peu moins simplistes que ça, j’en suis sûr, et il doit y avoir plus à dire sur le sujet ! Je me propose de prendre autant de raccourcis que possible sur l’histoire de la Chine, pour en distiller ce qui m’intéresse ici, c.-à-d. les mouvements des peuples dans la sphère géographique chinoise. Ma référence principale (il faut bien commencer quelque part, comme je l’ai dit, ce n’est que récemment que « j’aborde la Chine ») est un livre publié en 2008: « China, A History » (« Chine, Une Histoire ») de John Keay. Ce journaliste britannique a dénoncé le « consensus international, pour ne pas dire la conspiration, de faire de l’histoire de la Chine un sujet aussi rébarbatif et incompréhensible que possible ». Je recommande vivement de le lire (je ne sais pas s’il a été traduit en français).

On me reprochera peut-être ma préférence à (souvent, sauf pour les termes déjà bien acceptés en français) ne pas utiliser les formes féminine ou plurielle pour les noms d’ethnies et de cultures de la Chine et de l’Asie en général. Ces formes n’existent ni en chinois ni dans d’autres langues locales. Je préfère donc dire « les Xia » plutôt que « les Xias ». Le comble, il me semble, est le terme « Laos », introduit il semblerait par des missionnaires Portugais, le « s » final en faisant un nom en portugais. Le problème, à mon avis, c’est que tout le monde prononce se « s » final, qui n’existe pas dans la langue Lao. Que ceux que ma petite manie dérange ajoutent les « s », les « e » et les « es » où ils veulent !

Alors allons-y! Premier chapitre:

Les débuts - Xia

La première dynastie chinoise reconnue, suivant la période des « cinq empereurs » mythiques, fut celle des Xia (2070-1600 av. JC ; chinois traditionnel: 華夏 ; chinois simplifié : 华夏; pinyin: Huáxià). On n’est pas absolument sûr que les Xia aient vraiment existé. La dynastie suivante, celle des Shang, est mieux corroborée. L’évidence archéologique ferait correspondre les Xia à un ensemble de cultures néolithiques et de l’âge du bronze du bassin inférieur du Fleuve Jaune (Huang He), c.-à-d. de la Plaine Centrale de la Chine du nord qui s’étend de la province de Shandong à la province du Shaanxi.

L’histoire de la Chine, presque toujours un produit « officiel » par des gens qui avaient un « agenda », a tendance à idéaliser et à simplifier. En fait, il ne semble pas que le nord de la Chine ait été contrôlé d’une façon uniforme et centralisée par les premières dynasties. Et les développements qui résultèrent en une « culture chinoise » se déroulèrent plutôt sur des territoires plus vastes que ceux des Xia, et auraient impliqué des peuples qui n’étaient probablement pas uniformes d’un point de vue ethnique. En fait, le concept d’ethnies bien séparées ne semble pas « tenir la route », une constatation qui n’est pas unique à l’Asie d’ailleurs. On devrait plutôt parler de culture et d’héritage linguistique. De la même façon, le mot «Han », désignant au départ une dynastie (202 av. JC – 189 après JC), en passa à être utilisé comme une étiquette ethnique et se trouve maintenant être la dénomination officielle de la majorité du peuple chinois, supposée être d’une seule et même ethnie.

Toujours est-il que les peuples de la Plaine Centrale, constituant le noyau des futurs Han, en fait les ancêtres de l'ethnie Han, se désignaient aux derniers siècles av. JC comme « Xia » pour se différencier des peuples « moins Chinois » considérés comme barbares, pour lesquels on usait de termes tels que « Di » ou « Rong ». Les Di ou Rong auraient été assimilés au fil de la très longue dynastie des Zhou (1050 – 256 av. JC). Cela résultait peut-être du sentiment d’avoir une identité privilégiée en tant qu’héritiers du royaume Xia, par des gens qui ont fini par se désigner comme « Xia ». Pour une première fois, avant l’usage du terme « Han », on avait abusé d’un terme désignant une culture pour désigner une population qui n’était pas ethniquement homogène.

Le terme « Xia » était encore utilisé pour désigner la culture « Chinoise », celle du nord, à l’époque ou les Qin (d’un «état » du nord qui correspondait plus ou moins au Shaanxi d’aujourd’hui) commencèrent à unifier le territoire chinois dans un sens moderne. En particulier, le roi Hui de la dynastie Qin conquit le Sichuan (le pays « des quatre rivières », connu jusque là sous les termes de Shu et Ba) au IV-ème siècle av. J-C (on cite la date de 316 av. JC). Le Sichuan tomba donc sous l’influence culturelle Xia, et fut intégré dans l’empire chinois.

Cette consolidation intégra d’autres territoires « non-Xia » : le reste du bassin du Yang Tse, une grande partie de la Chine du sud et la Mongolie Intérieure. L’apogée fut Huangdi, le premier empereur historique, rendu fameux entre autres par l’ armée de terre cuite de sa tombe (dont la chambre centrale n’a pas encore été excavée), et qui régna au III-ème siècle av. J-C. La dynastie Qin ne dura pas longtemps, mais donna la base à partir de laquelle l’empire suivant, celui des Han, se reforma à partir de la fin du III-ème siècle av. J-C.

Voilà donc ma première fournée. J’espère que cela intéressera quelques forumistes, et comme je l’ai dit, je ne suis pas un spécialiste du sujet, donc j’espère bien en apprendre plus de la part de ceux dont la lanterne est plus éclairée que la mienne !
États-Unis Dream 2009 English translation pending
by Veileen · 2009-08-22 · 129 replies
Introduction :

Et oui, encore un carnet ! J’ai pris beaucoup de plaisir à lire celui des autres voyageurs. C’est d’ailleurs ce qui m’a donné l’idée de faire le mien. Avant tout, le but est d’en faire profiter ma famille et mes amis au loin, mais aussi, tout ceux qui auront envie de lire ma longue prose. Je vais d’ailleurs l’éditer par groupe de quelques journées à la fois, ce qui me laissera un peu de temps pour l’insertion des photos... 4 semaines tout de même, du 20/06 au 18/07/09.

Je rappelle qu’évidemment, mes remarques sont toutes personnelles, n’engageant que moi, chacun ayant ses propres avis et ses propres goûts !

J’ai essayé de faire attention à l’orthographe. S’il reste quelques coquilles, veuillez m’en excuser…

* *********************************

20/06/09

4:50 : Si j’ai oublié quelque chose, c’est trop tard. Le taxi est en avance. Francesco est déjà en bas et je ferme la maison. Je coupe l’électricité et je plonge enfin dans mon rêve ! Des années qu’on y pense mais ce n’était jamais le moment. Il y a 2 ans : la grande décision est prise. Et depuis un an, je prépare nos 4 semaines. Depuis le temps que je rêvasse devant le fabuleux site de Philippe et Thierry : je peux enfin concocter mon mélange special : un zest de ville (ce n’est pas notre truc), une rasade de grands classiques : les fameux “incontournables”, une pincée de wilderness, quelques mythes que la chance nous autorise et un rafraîchissement pour la fin : Yellowstone. En plus, j’ai carte blanche, ce qui m’arrange bien mais me donne une responsabilité supplémentaire (si un rouage grince, je ne pourrai m’en prendre qu’à moi !)

Pour nous situer un peu, nous n’avons pas l’habitude des grands voyages : quelques petits sauts en Europe, un voyage de noce qui date (Et généralement, on ne se perd pas sur une petite île au soleil). Donc quasi aucune expérience. Alors, pous les septiques et les angoissés qui hésitent entre voyage organisés et se débrouiller par soi-même : franchement, si je l’ai fait : c’est que vous aussi vous pouvez le faire !!!!!! Un peu d’anglais, un zest de patience, internet, une lecture assidue de Voyage Forum et voilà, c’est fait ! Les avions sont réservés, les chambres longuement étudiées sur Trip advisor aussi, passeports et Esta ok.

Et nous voilà tous les 4 (avec Adrien et Nathan mes 2 garçons de 12 et 15 ans quasi révolus) après une nuit très courte, à faire la queue pour s’enregistrer à l’aéroport. Une hôtesse nous évite l’attente et nous fait l’enregistrement sur une machine qui bien évidemment exige plusieurs fois la lecture du passeport avant de daigner cracher les boardings cards. Arrivés à Frankfort, nous profitons des 5:00 d’attente pour prendre le train et faire un saut de puce en ville. Bref, nos premières photos américaines sont… allemandes. J’adore la flammeküche et nous trouvons un resto qui en propose. Super ! Sauf que maintenant, il fait gris.









Retour et cette fois, c’est l’envol pour Los Angeles.







13h00 plus tard et gavés de films récents sur nos écrans individuels, vaguement abrutis de fatique nous récupérons toutes nos valises (ouf…). Un tour aux toilettes de l’aéroport ; mon mari et mon fils me font une drôle de réflexion : d'après eux, elles seraient toutes bouchées : l'aéroport a un sérieux problème !

Nous prenons ensuite la navette pour notre loueur Alamo. 10mn d’attente pour un samedi de juin à 18:00. Je n’en n’espérais pas tant. Accueil très sympa. C’est top : je comprends à peu près tout ce qu’on me dit. Le préposé, sans doute un peu moins, mais il a la courtoisie de ne pas le montrer. Il nous annonce tout de suite vu la quantité de bagages qu’il nous donne un véhicule full size. Génial on nous propose un magnifique 4x4 GMC. Je luis demande si c’est un vrai 4WD et s’il me confirme que je n’aurai qu’à payer le drop off, le plein et la PAI que je souhaite en plus. Sûr que c’est un upgrade gratuit ? Vi Madame ! Banco, je signe tout ce qu’il veut ! Nous nous nous apprêtons à partir. A la dernière seconde, il m’arrête : Non, renseignements pris, ce n’est pas un vrai 4WD : à la place il y a celui-là ou celui-ci. Ce sera celui-ci : un Toyota Sequoia géant.



Il faut s’agripper à la poignée pour grimper. Bon, les pneus sont impecables et y’a bien le bouton à 3 position pour le 4x4. Mon fils n’a pas de mal à ranger ses longues guibolles. Il est certes moins beau (le 4x4, pas le fils…), mais plus spacieux et n’a que 3611 miles au compteur. Sûr que ce monstre change de ma Panda. De toute façon je prends d’autorité le volant (je n’aime pas me faire conduire) et ne le lâcherai que 8100 km plus tard après quelques coups de freins dont se souviendront longtemps le reste de ma famille (ben oui quoi : quand y’a pas d’embrayage, le pied gauche conserve ses réflexes et vient s’écraser volontiers sur le pied droit qui n’en demandait pas tant !

Gps en route et après avoir évidemment manqué l’entrée de l’hôtel La quinta Inn (très correct avec Pti déj) situé à 5mn d’Alamo, et refait le tour du paté de maison (alors c’est vrai qu’on peut tourner à droite au feu rouge ?), et après avoir garé le monstre dans une exceptionnellement petite place (dis, t’es sûr que je peux reculer encore ??) nous nous installons dans notre chambre. Tour aux toilettes : possible que les toilettes soient encore bouchées ?!!! Non, en fait, le niveau d’eau de la cuvette est beaucoup plus haut qu’en Europe. Va bien faloir s’y faire ! Rigolade et éclaboussures garanties !

Force est de constater qu’il nous manque un sac à dos ! Bon, sûrement resté dans le GMC. Les enfants se couchent. Nous retournons à Alamo et après 4 fois la même explication et un brave homme qui fait tout son possible pendant 20mn : rien à faire : le GMC a été loué entre temps . Adieu le sac et les affaires à l’intérieur ! Au moins j’ai expérimenté mon anglais. Retour à l’hôtel. On est crevé et on s’endort vite mais à 4:00 : réveil et plus question de fermer l’oeil. Et cela se reproduira encore longtemps…

21/06

A une heure plus décente et après un copeux petit déjeuner, nous partons. Au moment de ranger les bagages, nous relevons un siège et découvrons tout honteux, le sac à dos manquant ! Tout ça pour ça !

Allez, c’est parti ! En route pour Death Valley. Merveilleux petit GPS qui nous guide sur ces routes pleines de voies. La vitesse est limitée. 2h00 plus tard nous nous arrêtons à Lancaster à notre premier Walmart faire les courses : priorité la fameuse glacière. Ouaouh : qui disait qu’on avait du mal à trouver de la salade et des fruits ! Tout est dispo, très frais et bien conçu pour les touristes que nous sommes : rien à couper, rien à laver… Nous repartons. Quelques petites frayeurs plus tard (nous ne trouverons jamais le manuel d’utilisation du Toyota) : bon, je vous la fait version polie « Mince ! : pourquoi je ne puis-je enlever la clef du contact : ha ! Faut être sur Parking » « Zut ! : pourquoi je peux pas passer en position Drive ? Ha ! y’a la sécurité qui a blogué le frein » : il suffit de freiner fort pour débloquer : dixit un vrai cow-boy : le seul être humain que j’ai trouvé en plein désert devant un passage à niveau avec le chapeau, les bottes et l’accent machonné au chewing gum . Faut dire qu’on est là depuis 20mn à attendre que ce train long comme un jour sans pain finisse de passer. Après 200 km sans un feu rouge, ça fait un peu étrange tout ça !

Nous arrivons enfin à Death Valley. Rassurée, je trouve enfin une station d’essence (au moins 150 km sans en voir une…) et fais mon premier plein, aidée par une charmante caissière aux immenses ongles roses fluo. Bref, j’apprends ma leçon : pour payer, c’est Fastpay avec la carte ou Payinside. Et je mets du Regular (le moins cher fait tout aussi bien l’affaire).



Nous nous installons au premier hôtel réservé : le Stovepipe Wells (la chambre est bof, moins belle que sur le site, mais propre : pour la nuit ça ira). Histoire de se dégourdir les jambes, et vu la chaleur (on doit être autour de 42 ce qui n’est pas si pire finalement pour le coin) nous prenons grand plaisir à nous jeter dans la piscine. Ahhhh que c’est bon ! Surtout dans un décor pareil. Ces, comment dire, “vastitudes” nous éblouissent autant que le soleil. Même avec les lunettes, la clarté est telle que j’ai les yeux qui me brûlent (cela m’arrive régulièrement mais là, c’est presque tous les jours…)

Après la baignade, Nous voulons acheter le National Pass mais la cabane des rangers est fermée. Direction Sand Dunes juste à côté. Nous nous balladons une petite heure dans les dunes. Gaffe aux serpents d’après le magazine, mais là tout va bien Lumière de fin d’après-midi, c’est magnifique !







Nous repartons pour Artiste Drive. Je ferai bien un saut jusqu’à Bad Water



Mais les ombres montent et j’ai peur d’arriver ensuite trop tard pour Artiste Palette la bien nommée ! Que c’est beau !





Retour pour un dodo bien mérité.

22/06

Départ matinal pour Zabriskie Point. Trop tôt pour l’ouverture de la cabane des Rangers. Une lumière rasante sur Sand Dunes et je ne peux m’empêcher de faire quelques photos de plus.





Le soleil est levé quand nous arrivons mais le seul couple déjà présent sur place nous explique que la présence importante d’ombres les a obligé à attendre de toute façon pour les photos. Nous emplissons nos yeux de ce spectacle.









Dante’s view est notre prochain arrêt. Bigre, il fait froid : polaire bienvenue ! Nous croisons un autre jeune couple italien en voyage de noce, et aussi notre première espèce locale : un lézard à corne de désert.







En route pour Las Vegas ! Et quelle route !





Il est trop tôt pour le check’in. Direction l’outlet au Sud du Strip. Notre fils retrouve ses marques favorites : la CB chauffe pour lui bien que les prix ne soient pas si extrordinaires. Nathan ne veut rien, Mon mari Remarque d’un air circonspect la largeur des vêtements (même ceux en S) et moi j’ai le choix entre style mémère ou nymphette. J’abandonne même les idées de chaussures ! Allez direction le Golden Nugget.



Vive le Valet Parking et les bagages apportés dans la chambre ! Ma famille me regarde avec surprise distribuer les billets de 1$. Je leur explique la notion de pourboire aux USA ! Nous sommes fatigués et nous contentions de faire un tour à côté de l’hôtel pour attendre l’heure du diner. Une jolie petite wedding chapel et la Stratosphère qui semble proche devant nous, mais s’éloigne coquinement à chaque pas que nous faisons. Non décidément, il fait trop chaud ! Je propose le buffet du Golden Nugget. Je m’attends à faire la queue, mais non, nous rentrons de suite et Adrien et Nathan se jettent sur tout ce qui semble fris ou pané ; Francesco et moi, sur les crudités, et les fruits ! Différence de génération !

23/06

Déjeuner pantagruélique au buffet ! Mais ce n’est rien à côté des assiettes de certains. Les garcons jettent l’éponge : ils ne peuvent rivaliser ! Du monde, du bruit. J’en ai déjà assez. Je propose de s’éloigner pour la matinée car nous réservons le Strip pour l’après-midi et la soirée. Miracle, les jeunes sont d’accord. Nous partons pour Red Rock Canyon : un excellent apéritif pour l’ouest américain. Des lièvres gambadent.Pour être rouge, c’est rouge ! Nous apprécions la ballade.









Tout est nouveau pour nous, y compris les 8 ou 9 feux (rouges aussi) qui s’alignent devant nous tous les 50mètres au retour. Redéjeuner au buffet pour bénéficier de 2 buffets gratuits pour 2 payés. Vu la circulation en ville, je decide que nous nous déplacerons en taxi. Franchement, ce n’est vraiment pas cher et cela m’a donné l’occasion de discuter avec les chauffeurs. Nous sommes largués devant le Venetian. Nous connaissons Venise et, en clignant les yeux, on pourrait s’y croire.



L'eau est quand même un peu moins bleue dans la vraie Venise ! 😉









Le Paris et son ambiance plus sombre me plaisent moins. Le Caesar est assez beau aussi.



Nous profitons du spectacle des fontaines du Bellagio. Km à pied, chaleur : l’après-midi passé vite. Hamburgers et salade vite fait. Maintenant, photos de nuit !







Re spectable au Bellagio. Nous reprenons un taxi pour la Stratosphère et je m’essaye aux photos sans trépied puisque c’est interdit de grimper avec. Des liftiers s’empressent de nous faire la conversation. Faut dire que ce ne doit pas être réjouissant de passer ses journées dans un ascenseur !



Il y a des fous qui font des manèges suspendus dans le vide. Adrien qui faisait le bravache n’insiste pas. Re taxi pour rentrer et dodo avec pause grands yeux ouverts pendant 1:00 comme d’habitude!

24/06

Ce matin, je veux prendre des sous à l’ATM (nos DAB). Mais celui de l’hôtel ne permet de prendre qu’une somme limitée avec 3$ d’intérêts. Nous sortons à pied à la première banque à côté de l’hôtel. Au moins je récupère un plus gros montant et avec moins de frais. Nous revenons chercher la voiture pour faire nos courses. Le premier “grocery “ donné par le Gps est minable. Finalement je trouve le moyen d’insérer la recherche d’un walmart : il m’en donne un à quelques miles de là. Super : on fait le plein car cet après-midi : départ pour Valley Of Fire ! Je prévois le picnique du soir dans le parc : un de nos plus beaux !

Quelques gouttes lorsque nous quittons Las Vegas. Quelques dollars au Valet parking et 1:30 plus tard, nous arrivons. Je repère un parking avec de superbes trucks. Pour un peu je descendrais bien pour faire quelques photos. Mais j’ai égalementhâte de poursuivre et ne suis pas ma première inspiration. Dommage, je n’aurai aucune photo de camion US avec leurs pots d’échappement en l’air.

Après avoir enfin acheté le fameux pass, nous passons pas mal de temps sur la partie basse du parc







"Scream"



et finissons par la ballade vers White Dome. Dès que nous passons le Visitor Center, le spectacle deviant enchanteur. Mince, si j’avais su, nous serions montés plus vite. Nous déclinons les premiers trails proposés le long de la route pour celui de White Domes.







J’aurais bien voulu tous les faire tellement je suis conquise. Ce dernier se fera hélas dans l’ombre car les nuages se disputent avec le soleil. Au moment où le soleil se couche, nous nous installons sur une aire de picnique et dinons devant un ciel moiré de rose. J’ai vraiment adoré ce parc, surtout la partie haute !





Retour en pleine nuit à Las Vegas. Nous n’avons que survolé cette ville, amusés par l’ambiance, étonnés par ces décors plutôt bien realisés, mais pas franchement conquis, du moins nous, les parents. Las Vegas reste le meilleur souvenir de Nathan. Dernière nuit sur place.

25/06 : Après quelques courants d’air glacés à la sortie de l’ascenseur (ah la clim !!!), un coup d’oeil à la piscine avec son toboggan qui passe dans l’aquarium aux requins (même pas testée : trop de monde…) et un check out rapide, en route pour Grand Canyon ! Sur la route, le Lake Mead et son barrage. Un pont en cours de construction : c’est l’occasion d’essayer mon zoom que je n’ai que depuis peu. Avec le téléconvertisseur, encore plus près !







Route sans encombre pour le Grand Canyon. Nous sommes aux Yavapai Lodge. Le temps une fois de plus est gris et morose. Evidemment, en sortant de la chambre, nous oublions la clé magnétique à l’intérieur. Francesco et Adrien attendent donc avec les bagages, pendant qu’avec Nathan, je vais refaire une autre clé. En sortant du parking, un bus est à l’arrêt depuis un moment devant moi et un autre véhicule qui perd soudain patience. Je vois les feux de recul s’allumer. Il ne m’a pas vu et donne un grand coup d’accélérateur pour démarrer. Sa voiture réagit trop bien. Même pas le temps de klaxonner que me voilà emboutie. Quel fracas ! J’imagine les morceaux de mon Toyota pendant pitoyablement sur le bitume, et le temps que je vais perdre alors que le reste de ma famille m’attend devant la porte fermée de la chambre à 2km de là… Voilà donc le grain de sable dont j’avais peur ! Mais en sortant, surprise : seule la plaque d’immatriculation est par terre et un jeune français blanc de confusion me présente toutes ses excuses. Tout ce bruit et même pas une égratignure ! Costauds les Toyota Sequoia !

Nous empruntons un tournevis au Gift shop (pour rien, car je perdrai cette plaque la semaine suivante au retour d’une piste !) et réparons le dommage.

Quel soulagement ! Reste un autre souci : le ciel gris, gris, gris. A peine installés, Francesco et moi faisons rapidement les 400 mètres pour atteindre la rim : C’est grandiose mais désespérément gris ! J’essaie le zoom sur des geais bleux mais le résultat n’a pas l’air fameux.

Mon mari essaie de me remonter le moral mais l’espoir d’un merveilleux coucher de soleil sur le Grand Canyon s’évanouit aussi vite que tombent les premières gouttes. Nous dinons à la cafétéria : ce sera le pire souvenir culinaire de ces vacances.

26/06 : Toujours après une nuit entrecoupée, nous nous réveillons pour zieuter d’un air anxieux le ciel. Bingo ! Tout bleu. Je presse mon mari qui prépare en vitesse 2 yaourts et quelques cookies à grignoter. Les garçons dorment. Au bord de la Rim, j’ai enfin une lumière correcte pour mon appareil. Je shoote à tout va et nous parcourons la rim après notre petit déjeuner devant ce spectacle de la nature. ] Je repère quelques nuages et je sens que cela va changer rapidement. Nous revenons à la chambre, et une fois prêts à partir, le ciel s’est remis au gris. Pire : l’orage éclate et nous voila coincés dans la voiture près de l’arrêt de bus pour la Hermist Road. Nous nous contenterons des poins de vue de la Hermist Road, la rando prévue étant abandonée. 10mn plus tard, armés de Kway, nous grimpons dans le bus. Certains arrêts sont en travaux mais nous passerons la matinée à arpenter les autres. Parfois un coin de ciel bleu. Mais il ne faut pas rêver. Nous quittons donc Grand Canyon, poursuivis par un orage qui me laisse à peine le temps de préparer les sandwiches avant d’éclater sur nous avec une violence terrible. Certains sont encore en train de faire des photos, s’aggripant à tout et n’importe quoi pour ne pas perdre l’équilibre ! Même en voiture, c’est impressionnant. Nous partons donc pour Page en Arizona. Sur la route encore des points de vue. Ciel bleu et nuages alternent. Nous passons par des vallées aux couleurs improbables et à la poussière tournoyante qui nous empêche de sortir. Enfin, un apercu du lac Powell au loin.C’est le moment d’une petite pause et d’une photo bien sûr. Toujours pressée d’aller voir, je claque la portiere un peu trop vite, hélas, pour le majeur de ma main droite. Me voilà glapissante devant le reste de la famille qui se décompose et n’ose regarder si un morceau git au sol. Non, le doigt n’est que pincé, mais gonfle et prend rapidement une teinte violette. Ayant déjà cassé un doigt, je sais que celui-là ne l’est pas. Un peu de glace (merci la glacière !) me fait passer du stade glapissante au stade gémissante… Après 2 ou 3 jours, je garderai une insensibilité désagréable qui mettra un mois pour disparaître. Tant pis, il faut continuer. Mon mari propose de prendre le volant. Mais maintenant que je maîtrise le pied gauche, on va pas recommencer les coups de frein intempestifs ; je garde donc le volant (avec 9 doigts ; c’est suffisant !)

Le décor est à mon goût : nous passons devant le golf de Page sur fond de pierres roses. Surpris, nous ne comptons pas moins de 7 ou 8 églises d’affilée avant d’arriver à notre motel : le Bashfull Bob. Bob est d’une gentillesse rare. Il nous donne les clés d’un vrai petit appartement où nous allons passer les 5 prochaines nuits. C’est spatieux avec un séjour, 2 chambres, SDB et cuisinette, terrasse des 2 côtés avec barbecue. Les murs sont repeints, la moquette par contre vieillotte, la SDB encore plus, et le mobilier de cuisine moyennement propre. Ce n’est pas le grand luxe, mais tout cela pour 46$ la nuit. Franchement, après un léger désappointement, nous finirons par apprécier les avantages de cette chambre et en garderons un bon souvenir. Allez, c’est parti pour Dîner. Le Ken old west fera l’affaire. Délicieuse viande et bar à salade apprécié avant une bonne nuit (par petits bouts) de repos. C’est que demain, il s’agit d’une journée qui me tient particulièrement à coeur. J’ai téléphone à Paria Outpost pour me faire confirmer l’heure de notre rendez-vous. Nous avons choisi de visiter Coyotte Buttes Sud avec un guide. Ce ne sera ni Susan ni Steve mais leur employé Kurt .Steve m’explique que nous avons bien de la chance car il a plu le matin même et les températures s’étant raffraichies, nous pourrons débuter à 8:00 au lieu des 5:00 prévues par mail quelques mois auparavant. En voilà une bonne nouvelle ! Attention 8:00 chez Paria, c’est 7:00 à Page… (question de fuseau…).

La suite d'ici peu...

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