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GR avec couchage en France ou Suisse, intermédiaire ou facile (femme seule) English translation pending
Je cherche un GR à faire entre 10 jours et 14 jours en France, en Suisse ou en Allemagne. Je suis une femme seule donc je suis un peu frileuse. Je compte dormir en gîte, auberge ou petit hôtel, et j'aimerais, si c'est possible, profiter d'un portage de bagages, quoique je peux toujours me débrouiller, mais pas en bivouac. J'ai fait en solo la Dingle Way en Irlande et le GR 70 Chemin de Stevenson, en solo aussi. J'ai quelques mauvais souvenirs de grande solitude en chemin quand un homme rencontré devient un peu gênant, et quand l'aubergiste à l'étape veut absolument de faire partager sa chambre au 4e étage, seuls. Je voudrais partir début septembre, quand les grandes chaleurs sont passées mais que la neige ou les gels ne sont pas encore installés. Donc début septembre. Les montagnes ne m'effraient pas mais je recherche avant tout la campagne plutôt que la forêt ( en tant que Québécoise, je connais!). Il y a-t-il quelqu'un pour me conseiller? J'ai certains tronçons du GR5 en ligne de mire mais ils m'apparaissent assez sauvages.
Merci à quiconque a de l'info à me faire partager!!!
Louise😄
Merci à quiconque a de l'info à me faire partager!!!
Louise😄
À ne pas manquer en France English translation pending
Nous sommes un groupe de 4 personnes qui prévoyons faire un petit tour de France en septembre prochain et notre itinéraires serait:
Paris 4 nuits, (location voiture) Dijon, Lyon, Grenoble (une nuit à chaque endroit), Nice 2 nuits, St-Maxime, Marseille, Sete, Lourde (une nuit à chaque endroit), St-Émilion, Amboise (deux nuits à chaque endroit), Mont St-Michel et Rouen (une nuit à chaque endroit) pour retour sur Paris.
Nous avons déjà préparé la liste des visites incontournables à voir et reconnu mondialement, mais j'aimerais avoir des suggestions pour des emplacements à voir et moins connus selon notre trajet. Nous aimons voir les lieux historique mais nous sommes également amoureux de la natures et des beau paysage, la géographie du pays.
Nous avons également quelques interrogation à savoir s'il est préférable de préparer un voyage entièrement préparé avec réservation à l'avance ou si nous devons réserver pour notre départ de notre visite et en route voir à réserver nos hôtels selon la situation du moment afin d'éliminer les contrainte de temps et de déplacement avec un itinéraire fixe.
Merci à l'avance de vos commentaires
Paris 4 nuits, (location voiture) Dijon, Lyon, Grenoble (une nuit à chaque endroit), Nice 2 nuits, St-Maxime, Marseille, Sete, Lourde (une nuit à chaque endroit), St-Émilion, Amboise (deux nuits à chaque endroit), Mont St-Michel et Rouen (une nuit à chaque endroit) pour retour sur Paris.
Nous avons déjà préparé la liste des visites incontournables à voir et reconnu mondialement, mais j'aimerais avoir des suggestions pour des emplacements à voir et moins connus selon notre trajet. Nous aimons voir les lieux historique mais nous sommes également amoureux de la natures et des beau paysage, la géographie du pays.
Nous avons également quelques interrogation à savoir s'il est préférable de préparer un voyage entièrement préparé avec réservation à l'avance ou si nous devons réserver pour notre départ de notre visite et en route voir à réserver nos hôtels selon la situation du moment afin d'éliminer les contrainte de temps et de déplacement avec un itinéraire fixe.
Merci à l'avance de vos commentaires
Croisière aux îles grecques sur le Costa Magica en octobre 2013: excursions English translation pending
Bonjour, je commence cette discussion, pour savoir si des personnes partent à la même date que nous, le 21 octobre 2013 nous sommes 5, un couple avec 3 enfants 3,9 et 12 ans.
Je serais interessée par des retours de croisières sur les Iles Grecques avec Costa, voici les escales :
- départ de Venise - Bari - Katakolon - Le Pirée - Santorin - Corfou - Dubrovnik
Je compte d'ailleurs organiser ces escales par moi-même
Merci de vos réponses
Sandrine
Je serais interessée par des retours de croisières sur les Iles Grecques avec Costa, voici les escales :
- départ de Venise - Bari - Katakolon - Le Pirée - Santorin - Corfou - Dubrovnik
Je compte d'ailleurs organiser ces escales par moi-même
Merci de vos réponses
Sandrine
Budget pour quinze jours dans l'Ouest américain English translation pending
Bonjour
Nous avons un projet de voyage en famille à 3 pour l Ouest Américain du 26 07 2013 au 10 08 2013 je ne sais pas s il vaut mieux opter pour un voyage avec une agence tout organisé ou se débrouiller par nous même pour rentabiliser financièrement ce voyage . On souhaite consacrer un budget le plus intéressant possible par rapport à nos moyens Nous n avons aucune idée du budget total pour ces 15jrs ( vol de Lyon , hôtels , repas, voiture etc....) Merci d avance pour vos conseiles et de nous faire profiter de vos expériences pour réaliser ce rêve pour les 18 ans de notre fille.
Nous avons un projet de voyage en famille à 3 pour l Ouest Américain du 26 07 2013 au 10 08 2013 je ne sais pas s il vaut mieux opter pour un voyage avec une agence tout organisé ou se débrouiller par nous même pour rentabiliser financièrement ce voyage . On souhaite consacrer un budget le plus intéressant possible par rapport à nos moyens Nous n avons aucune idée du budget total pour ces 15jrs ( vol de Lyon , hôtels , repas, voiture etc....) Merci d avance pour vos conseiles et de nous faire profiter de vos expériences pour réaliser ce rêve pour les 18 ans de notre fille.
Taux de change (euros-dollars) pour le Canada English translation pending
Bonjour,
J'aurai besoin de savoir ou c'est le plus interesant pour prendre c'est dolars canadienne. Plutot dans une banque francaise, ou yes change par commande sur internet ou plutot a l'aeoroport. J'ai fait un petit comparatif sur internet, voici les taux d'aujord'hui.
Achat : 1,31 cad et vente 1,27 cad sur yes change, et taux interbancaire 1,30 cad au crédit mutuel. Je m'y connait pas vraiment dans les taux, commisions, etc... Je sait pas ce qui est mieux yes change ou une banque comme credit mutuel, banque postal ou l'aeroport ?
Parcontre pour yes change, es pas un peu risque, un envoie par la poste pour des dolars canada par la poste ?
Merci d'avance pour c'est renseignement
J'aurai besoin de savoir ou c'est le plus interesant pour prendre c'est dolars canadienne. Plutot dans une banque francaise, ou yes change par commande sur internet ou plutot a l'aeoroport. J'ai fait un petit comparatif sur internet, voici les taux d'aujord'hui.
Achat : 1,31 cad et vente 1,27 cad sur yes change, et taux interbancaire 1,30 cad au crédit mutuel. Je m'y connait pas vraiment dans les taux, commisions, etc... Je sait pas ce qui est mieux yes change ou une banque comme credit mutuel, banque postal ou l'aeroport ?
Parcontre pour yes change, es pas un peu risque, un envoie par la poste pour des dolars canada par la poste ?
Merci d'avance pour c'est renseignement
Location de voiture aux États-Unis: Sunny Cars? English translation pending
Bonjour,
Je passe habituellement uniquement par Avis/Hertz, mais la folie de leurs prix cette année et les bonnes critiques sur le site m'ont amené à réserver via Sunny Cars et locationdevoiture.fr en pack premium. Pourtant, ce n'est pas trop mon truc ces intermédiaires 🤪 Véhicule Ford Escape (ou équivalent) cet été pour 3 semaines et demi avec frais de drop off (prix à Atlanta, rendu à Miami).
Sachant que la résa est annulable sans frais (et que mon inquiétude me fait toujours hésiter 😛) : - Quelles sont les éventuelles surprises auxquelles je peux m'attendre ? - Comment ça se passe pour les frais de drop off ? Quand et à qui les paye t'on ? - Dans les CGV de locationdevoiture.fr, il est spécifié que "les prix ne sont garantis qu'en $, le prix en euros étant donné à titre indicatif et pourrait être ajusté" => quelqu'un(e) a t'il/elle déjà eu des surprises avec ce point ?
Merci d'avance. Cordialement
Je passe habituellement uniquement par Avis/Hertz, mais la folie de leurs prix cette année et les bonnes critiques sur le site m'ont amené à réserver via Sunny Cars et locationdevoiture.fr en pack premium. Pourtant, ce n'est pas trop mon truc ces intermédiaires 🤪 Véhicule Ford Escape (ou équivalent) cet été pour 3 semaines et demi avec frais de drop off (prix à Atlanta, rendu à Miami).
Sachant que la résa est annulable sans frais (et que mon inquiétude me fait toujours hésiter 😛) : - Quelles sont les éventuelles surprises auxquelles je peux m'attendre ? - Comment ça se passe pour les frais de drop off ? Quand et à qui les paye t'on ? - Dans les CGV de locationdevoiture.fr, il est spécifié que "les prix ne sont garantis qu'en $, le prix en euros étant donné à titre indicatif et pourrait être ajusté" => quelqu'un(e) a t'il/elle déjà eu des surprises avec ce point ?
Merci d'avance. Cordialement
Départ pour Marsa Alam (Egypte) English translation pending
bonjour,
voila nous partons pour marsa alam en couple le 1mai, nous ne connaissons pas ce pays l'egypte , pour nous cela est une première;🙂
on ous a conseiller le three corners beach , et on nous a dit que marsa alam était paradisiaque.
que pouvez vous me dire sur cette destination et que pouvons nous visiter ou voir ds cette region??
que faut il prevoir pour ce voyage??😉
tout renseignements seront les biens venus
merciii😉
Différence entre les remorques English translation pending
Je suis en train de me renseigner pour l'équipement adéquat pour un voyage de 3 semaines en Italie.
J'ai une question sur les remorques, les bob yak sont à 350euros et d'autres remorques "tectake" à moins de 100 euros ? est ce une arnaque? la différence entre les 2 est elle si importante ? les "tectake" sont est de qualité ?
voivi le lien du produit : http://www.tectake.fr/remorque-velo-velo-couche-remorque-a-une-roue
Merci d'avance
Merci d'avance
Itinéraire de quinze jours au Japon: que choisir? English translation pending
Bonjour !
Je pars au Japon cet été, seul, avec mon sac sur le dos. J'ai horreur des pièges à touristes, et j'aime découvrir des petites pépites, me fondre à la population. Mais s'aventurer dans un pays comme le Japon impose une certaine préparation. Pour établir l'itinéraire suivant je me suis inspiré de plusieurs guides touristiques (le problème étant, souvenez-vous, que je n'aime pas les pièges à touristes). Qu'en pensez-vous ?
KYOTO ET SES ALENTOURS - Le 26, arrivée à Osaka le matin… Transfert et premiers pas à Kyoto (quartiers de la ville) - Le 27 : Kyoto (quartiers de la ville) - Le 28 : Kyoto (quartiers de la ville) - Le 29 : Kyoto (Bambouseraie d’Arashiyama) - Le 30 : Nara - Le 31 : Koyasan (Mont Koya, Oku-no-in)
DIRECTION TOKYO ! Mais pour le 1er et le 2 août, j’hésite entre : - Lac Yamanaka-koe et/ou Kawaguchi (avec vue sur le Fuji) - Shirakawago / Takayama - Tsumago - Nagoya - Ascension sur 2 jours du Mont Fuji - Ou carrément faire un crochet à Okinawa, les iles du sud…
TOKYO ET SES ALENTOURS - Le 3 : Tokyo (quartiers de la ville) - Le 4 : Tokyo (dimanche : voir les cosplays, quartier d’Harajuku) - Le 5 : Tokyo (quartiers de la ville) - Le 6 : Tokyo (quartiers de la ville) - Le 7 : Yokohama - Le 8 : Nikko - Le 9 : Kamakura / Enoshima - Le 10 : Hakone
RETOUR A PARIS depuis Tokyo - Le 11
Je précise que je ne suis pas branché par les musées, les vieilles pierres… Enfin, Hiroshima et Nagasaki ne m'attirent pas plus que ça... Ai-je tort ?
Merci !
Je pars au Japon cet été, seul, avec mon sac sur le dos. J'ai horreur des pièges à touristes, et j'aime découvrir des petites pépites, me fondre à la population. Mais s'aventurer dans un pays comme le Japon impose une certaine préparation. Pour établir l'itinéraire suivant je me suis inspiré de plusieurs guides touristiques (le problème étant, souvenez-vous, que je n'aime pas les pièges à touristes). Qu'en pensez-vous ?
KYOTO ET SES ALENTOURS - Le 26, arrivée à Osaka le matin… Transfert et premiers pas à Kyoto (quartiers de la ville) - Le 27 : Kyoto (quartiers de la ville) - Le 28 : Kyoto (quartiers de la ville) - Le 29 : Kyoto (Bambouseraie d’Arashiyama) - Le 30 : Nara - Le 31 : Koyasan (Mont Koya, Oku-no-in)
DIRECTION TOKYO ! Mais pour le 1er et le 2 août, j’hésite entre : - Lac Yamanaka-koe et/ou Kawaguchi (avec vue sur le Fuji) - Shirakawago / Takayama - Tsumago - Nagoya - Ascension sur 2 jours du Mont Fuji - Ou carrément faire un crochet à Okinawa, les iles du sud…
TOKYO ET SES ALENTOURS - Le 3 : Tokyo (quartiers de la ville) - Le 4 : Tokyo (dimanche : voir les cosplays, quartier d’Harajuku) - Le 5 : Tokyo (quartiers de la ville) - Le 6 : Tokyo (quartiers de la ville) - Le 7 : Yokohama - Le 8 : Nikko - Le 9 : Kamakura / Enoshima - Le 10 : Hakone
RETOUR A PARIS depuis Tokyo - Le 11
Je précise que je ne suis pas branché par les musées, les vieilles pierres… Enfin, Hiroshima et Nagasaki ne m'attirent pas plus que ça... Ai-je tort ?
Merci !
Quelles impasses pour un circuit de vingt jours dans l'Ouest américain? English translation pending
Bonjour à tous,
Actuellement en préparation d'un circuit de 20J dans l'Ouest Américain, je suis malheureusement confronté à un problème de timing.
Voilà où j'en suis sachant que nous voulions initialement absolument visiter Yosemite.
- J1 (22/07/2013) : Turin - Los Angeles (arrivée à 0h30), nuit aéroport - J2 (23/07/2013) : Los Angeles, Hollywood, Studios, nuit Los Angeles - J3 (24/07/2013) : Los Angeles, plages, Beverly Hills, nuit Los Angeles - J4 (25/07/2013) : Los Angeles - Kingman ou Williams (318 miles, 5h ou 430 miles, 6h30) - J5 (26/07/2013) : Kingman ou Williams - Grand Canyon (180 miles, 3h ou 60 miles, 1h), visite Grand Canyon, nuit Grand Canyon - J6 (27/07/2013) : Grand Canyon, nuit Grand Canyon - J7 (28/07/2013) : Grand Canyon - Monument Valley (180 miles, 4h), visite MV, nuit Monument Valley - J8 (29/07/2013) : Monument Valley - Moab (148 miles, 3h), visite Dead Horse Point, nuit Moab - J9 (30/07/2013) : Visite Arches NP, nuit Moab - J10 (31/07/2013) : Moab - Page (275 miles, 4h30) Page, nuit Page - J11 (01/08/2013) : visite Antelope Canyon, Lake Powell, nuit Page - J12 (02/08/2013) : Page - Bryce Canyon (150 miles, 3h), visite Bryce Canyon, nuit Tropic - J13 (03/08/2013) : Visite Bryce Canyon, Bryce Canyon - Zion (85 miles, 2h), nuit Zion - J14 (04/08/2013) : Visite Zion - J15 (05/08/2013) : Zion - Las Vegas (165 miles, 3h), nuit Las Vegas - J16 (06/08/2013) : Las Vegas, visite strip, nuit Las Vegas - J17 (07/08/2013) : Yosemite - J18 (08/08/2013) : Arrivée sur Sausalito dans l'après midi - J19 (09/08/2013) : San Francisco - J20 (10/08/2013) : San Franciso, Fisherman’s Warf, Alcatraz, Golden Gate - J21 (11/08/2013) : Départ à 15h, San Francisco - Turin - J22 (12/08/2013) : Arrivée à 14h
Est-ce que selon il est raisonnable de 'condenser' pour ajouter Yosemite voire un passage par Death Valley ? Sinon, je vois bien qu'il va falloir faire une impasse. Je pensais à Moab qui faire un crochet important ou alors Page mais Antelope a l'air tellement beau. Bref, j'ai besoin de vos avis éclairés pour avancer. Sinon, c'est couper Bryce ou Zion...
Par avance merci, Adrien
- J1 (22/07/2013) : Turin - Los Angeles (arrivée à 0h30), nuit aéroport - J2 (23/07/2013) : Los Angeles, Hollywood, Studios, nuit Los Angeles - J3 (24/07/2013) : Los Angeles, plages, Beverly Hills, nuit Los Angeles - J4 (25/07/2013) : Los Angeles - Kingman ou Williams (318 miles, 5h ou 430 miles, 6h30) - J5 (26/07/2013) : Kingman ou Williams - Grand Canyon (180 miles, 3h ou 60 miles, 1h), visite Grand Canyon, nuit Grand Canyon - J6 (27/07/2013) : Grand Canyon, nuit Grand Canyon - J7 (28/07/2013) : Grand Canyon - Monument Valley (180 miles, 4h), visite MV, nuit Monument Valley - J8 (29/07/2013) : Monument Valley - Moab (148 miles, 3h), visite Dead Horse Point, nuit Moab - J9 (30/07/2013) : Visite Arches NP, nuit Moab - J10 (31/07/2013) : Moab - Page (275 miles, 4h30) Page, nuit Page - J11 (01/08/2013) : visite Antelope Canyon, Lake Powell, nuit Page - J12 (02/08/2013) : Page - Bryce Canyon (150 miles, 3h), visite Bryce Canyon, nuit Tropic - J13 (03/08/2013) : Visite Bryce Canyon, Bryce Canyon - Zion (85 miles, 2h), nuit Zion - J14 (04/08/2013) : Visite Zion - J15 (05/08/2013) : Zion - Las Vegas (165 miles, 3h), nuit Las Vegas - J16 (06/08/2013) : Las Vegas, visite strip, nuit Las Vegas - J17 (07/08/2013) : Yosemite - J18 (08/08/2013) : Arrivée sur Sausalito dans l'après midi - J19 (09/08/2013) : San Francisco - J20 (10/08/2013) : San Franciso, Fisherman’s Warf, Alcatraz, Golden Gate - J21 (11/08/2013) : Départ à 15h, San Francisco - Turin - J22 (12/08/2013) : Arrivée à 14h
Est-ce que selon il est raisonnable de 'condenser' pour ajouter Yosemite voire un passage par Death Valley ? Sinon, je vois bien qu'il va falloir faire une impasse. Je pensais à Moab qui faire un crochet important ou alors Page mais Antelope a l'air tellement beau. Bref, j'ai besoin de vos avis éclairés pour avancer. Sinon, c'est couper Bryce ou Zion...
Par avance merci, Adrien
Trois semaines aux Philippines: vos avis? English translation pending
Bonjour à tous,
Je décolle pour 3 semaines aux philippines le 6 Avril. et j'ai de multiples questions à vous poser ;) en comptant sur votre bienveillance!
1- Je me pose à Manille le 8 vers 1 h du matin ou j'ai reservé 2 nuits au "where 2 next", pensez vous que c'est raisonnable de s'attaquer à un volcan (Taal ou Pinatubo) dès le premier jour et à quelles heures partent les bus pour ces deux lieux de pasay rotunda?
2- Le 9 je décolle pour cebu ou j'arrive théoriquement vers 11h30, arriverais-je à malapascua pour la fin d'après midi par les transports en commun sans difficultés? sachant que je n'ai pas de bagage soute à récuperer et que je ne peux me permettre financièrement une bangka privée (quoique..)
3- Je fais un open water a Malapascua, je ne le règle pas avec ma visa premier mais paypal, dois-je contracter une assurance spéciale en france ou suis-je couvert par le club de plongée ou ma responsabilité civile auto ou habitat?
Le 15 retour à la cool pour une nuit à Cebu et le 16 je décolle pour Palawan pour une semaine. je me pose a Puerto à 13h, je compte passer une première nuit à Port Barton puis en route pour El Nido! qu'en pensez vous?
Le 23 retour à Cebu direction moalboal pour 4 nuits. J'ai vu une société Planet Action Aventure qui propose des raids à la journée mais à chaque fois SEULEMENT pour 2 personnes sur le formulaire de réservation, si quelqu'un connaît : comment faire si l'on est seul car je ne sais pas si il faut absolument réserver.
Le 27 retour à Manille pour decollage le 28. Qu'en pensez vous?? n'ai-je pas été trop gourmand? (sachant que je suis très sportif) des conseils particuliers pour ce trip?
Bien à vous, mes amitiés.
PS: j'ai déjà effectué les recherches pour toutes ces questions mais c'est pas clair et j'aimerais vos avis.
Je décolle pour 3 semaines aux philippines le 6 Avril. et j'ai de multiples questions à vous poser ;) en comptant sur votre bienveillance!
1- Je me pose à Manille le 8 vers 1 h du matin ou j'ai reservé 2 nuits au "where 2 next", pensez vous que c'est raisonnable de s'attaquer à un volcan (Taal ou Pinatubo) dès le premier jour et à quelles heures partent les bus pour ces deux lieux de pasay rotunda?
2- Le 9 je décolle pour cebu ou j'arrive théoriquement vers 11h30, arriverais-je à malapascua pour la fin d'après midi par les transports en commun sans difficultés? sachant que je n'ai pas de bagage soute à récuperer et que je ne peux me permettre financièrement une bangka privée (quoique..)
3- Je fais un open water a Malapascua, je ne le règle pas avec ma visa premier mais paypal, dois-je contracter une assurance spéciale en france ou suis-je couvert par le club de plongée ou ma responsabilité civile auto ou habitat?
Le 15 retour à la cool pour une nuit à Cebu et le 16 je décolle pour Palawan pour une semaine. je me pose a Puerto à 13h, je compte passer une première nuit à Port Barton puis en route pour El Nido! qu'en pensez vous?
Le 23 retour à Cebu direction moalboal pour 4 nuits. J'ai vu une société Planet Action Aventure qui propose des raids à la journée mais à chaque fois SEULEMENT pour 2 personnes sur le formulaire de réservation, si quelqu'un connaît : comment faire si l'on est seul car je ne sais pas si il faut absolument réserver.
Le 27 retour à Manille pour decollage le 28. Qu'en pensez vous?? n'ai-je pas été trop gourmand? (sachant que je suis très sportif) des conseils particuliers pour ce trip?
Bien à vous, mes amitiés.
PS: j'ai déjà effectué les recherches pour toutes ces questions mais c'est pas clair et j'aimerais vos avis.
De retour de trois semaines au Sri Lanka et Maldives avec bébé, sans chauffeur English translation pending
Bonjour à tous !!!
Nous voilà de retour de 3 semaines de vacances, notre petit prince " Elyes" mon mari et moi même d'un voyage de deux semaines au Sri Lanka et une au Maldives à Maafushi! Je m'étais tellement servi de ce forum pour le Sri Lanka que je m'étais promis de donner des infos et pleins de petits détails à mon tour.
En espérant que cela puisse servir...À savoir que notre cas est assez particulier car nous avons louer une voiture sans Chauffeur !!! Et Elyes avait à peine 12 mois.
Pour commencer nous avons réservé nos billet " Paris - Colombo, Colombo-Malé et Malé-Paris 5 jours avant le départ avec Emirates, ( compagnie au top) avec une escale de 3h00 à Dubaï mais on ne les sent pas car l'aéroport est tellement grand et à 1h00 du mat tout était ouvert !!! On a payé 1580 euros avec le petit, c'est correct ! Je scrutais les prix depuis 3 mois !!!!
Nous sommes partis le 28 janvier de CDG à 14h30 ( petite Info pour le petit, nous avons emporté avec nous : sa poussette , le siège auto , un porte bebe dorsal, une tente anti uv ( Baby sun ) 90 couches, des pommes pot, des céréales, trois valises et avec tout cela les 70 kilos n' étaient même pas atteints ). Nous arrivons le mardi 29 Janv à 8h30 heure local soit 4h00 du mat a Paris ! Elyes était en forme !!!
Direction l'agence Europe Car où nous avons booké la voiture sur internet, je n'étais pas pour, mais mon mari se sentait capable car il a pour habitude de conduire des deux roues en Thaïlande donc la conduite à gauche ne lui faisait pas peur . À l'agence on nous dit qu il faut impérativement aller convertir le permis francais à une préfecture sur Colombo ! Il nous préviennent que le trafic est très important ( 2h00 ) et la circulation très difficile. Le doute et la crainte nous gagnent! Ils nous proposent alors un chauffeur pour la journée 15 $ qui nous emmènerait sur Colombo pour le document. Ils insistent sur le fait que c est un bon moyen de se mettre dans le bain !!!! Ils n avaient pas tord ! Excellente idée ! La voiture est une Toyota Vitz en très bon état.
Le chauffeur nous a donné tout les codes de conduite au Sri Lanka !!! En effet "le klaxon " c' est le meilleure moyen d éviter, de s imposer, et d'avertir... Ensuite ils nous a montré le meilleur endroit pour changer les euros " les Gold houses "( bijouterie) chez les Muslims, nous l avons eu à 170 alors qu'en banque c'était 164. Pour finir ils nous a déposé à l Hotel. Sachez qu'il n est pas aussi compliqué que cela de conduire là bas (Paris peut s'avérer bien plus difficile). Contrairement à ce qui est dit dans les forums les guides etc ... Les SL sont très courtois ... Les seuls vrais danger sont les bus !!! Des fous furieux... Serrer votre gauche et laisser passer !!! Il faut savoir qu'à part Colombo et Kandy. Le reste des routes sont rurales. On ne dépasse pas les 50km/h. En tout cas, pour nous Ça s'est très bien passé et puis quel confort on était libre surtout avec Elyes !!! La voiture et l'essence nous ont coûté 500 eu pour 16 jours (on aurait pu l'avoir moins cher si on s'y était pris plutôt) ! Pour l'orientation, mon mari a téléchargé la carte du pays sur le IPad et nos IPhone, nous avons juste à suivre le petit point bleu! Carrement easy, on ne s'est jamais perdu !!!
C'est partit ...Le Road trip commence (budget par nuit 20/30 eu, certaines sont reservées avant le sejour).
1er jour Negombo; Deux nuits : Amaya chalet ( booké sur le net ) GH sans plus, proprio gentil mais propreté plus que limite, le petit dej ne donne pas envie et elle est carrément excentrée ( je ne recommande pas ). À Negombo, le temps de se reposer du voyage, nous avons profité des restos sur Lewis place et de la piscine du jetwing blue superbe ( 1200 R. C' est cher)
Le 3ème jour départ pour Sigiriya : (durée:5h00 à notre rythme les paysages sont trop jolis, c'est tropical ). Arrivés à Sigiriya, on doit chercher une GH pour deux nuits... À savoir que ce n'est pas une ville mais plutôt un lieu dit avec qqes GH et restos sur la route. Nous avons trouvé rapidement tt près du rocher: "Sigiriya Rest Home".Joli jardin, chambre correct, proprio trés sympa et staff trés gentil. Le lendemain, nous faisons l'ascension du rocher. Le site est juste magnifique (30 $ quand même) et l'âpres midi détente à la piscine du" Sigiriya village" Hotel (2euros) bel endroit dans un beau parc ( surtout avec un bébé ).Pour manger des épiceries et des bouibouis on l'on mange assez bien.
5 ème jour; direction Dambulla ( à une petite dizaine de km ). On trouve sur la route un Hotel pour la nuit le "Éden garden" sympa, piscine, buffet, eau chaude etc...( 50 euros ) en demi pension, c 'est notre première vrai belle et propre chambre !!! Dambulla est sans intérêt par contre sur l'artère principale nous avons pris du riz crevettes aux 1001 saveurs "excellent" le fast food se trouve sur étage" NirUTake away " à ne pas rater. Ensuite nous sommes allé voir les grottes. C'est original ...là aussi faut grimper qqes marches et attention aux singes (15 eu a deux ).
6ème Jour; direction kandy ( 3h00 de route ). Elyes faisait la sieste donc pas de stop au jardin d épices ni aux fabriques de batiks à Matale tant pis! Arrivés au pays de kandy, nous voilà enchantés, des belles collines et enfin un vrai centre ville ou on pourra ballader Elyes en poussette et flâner! Nous avions booké sur le net le "kandy view Hotel" À qqes minutes du centre. Cependant Il est quand même un peu beaucoup perché , mais la vue de la chambre et de la terrasse sont superbe! ( ça vaut la peine et je sais que les tuk tuk y vont sans problème). Il nous a couté 20 eu la nuit. Les petits dej sont bon et le staf hyper serviable ! À kandy nous avons manger à pizza hut et au kfc . C'est notre estomac qui nous a supplié de faire une pause avec le curry ! Mais franchement c' était sans plus. On a aussi mangé dans des sortes de bakery c'était très bon! Nous avons visité le jardin botanic ! Très joli et cher ( on se rend compte que les SL paient 60 roupies l'entrée et nous 1200 r. la différence est énorme !( Je comprends et je ne comprends pas ) bref ! le Marché (sans plus) Nous avons aussi passé une journée dans une sorte de palace " Amaya Hills " tout là haut dans les collines, grande et belle piscine et très belle vue (600 r ~ 3.30 eu ) superbe et notre fils a adoré (à 10 min en voiture ).
9 ème jour nous avons tenté de faire le fameux " Temple de la dent ". Beaucoup de pèlerins, on ne voulait pas déranger du coup on s'est desistés et nos roupies aussi n'avaient pas trop envie ... Lol. Du coup une ballade autour du lac et départ pour Nuwara Elya. La plus haute ville de l île !!! Changement de climat à prévoir ( une laine suffit ) ! On décide de faire un détour par Hatton ( 6h00 de route avec de nombreux stop). Selon le guide du R la route entre Hatton et Nuwara Elya est la plus belle du pays . Ce n'est pas faux les vallée de plantation de thé se succèdent, malgré une brume le paysage est magnifique et hors du commun . Par contre la route est en travaux, cela a été notre chemin le plus difficile virage , route sinueuse etc.... Grrrr . Cependant nous avons fait une halte à St. Claire . L' ancienne demeure du pionnier du thé transformé en Resto . Wawwwww trop bon le Rice ans curry est ( pour moi le meilleur de toute ma vie lolll ). N.W est étonnante, où sont passé les milliers de palmiers des environs de Negombo, la jungle de Sigi , les collines de kandy. On se croirait quelque part en Angleterre ou en Germanie !!!! C mimi, le lac, le parc, les maisons ( souvent des GH), dépaysement assuré! Nous y avons réservé 2 nuits à Mehna GH . Belle demeure de 400 ans cheminée etc... Les maîtres d hôte sont très gentil pour pas changer et la chambre était impeccable avec encore une superbe vue sur la vallée ( 60 eu les deux nuits ) par contre il est excentré du centre ville ( où il y'a peu d'intérêt à part le parc et le lac ) mais bien plus prêt "d' Hortons plains " Le lendemain départ matinal (8h00) pour le site (5500 r soit ~32 eu à deux, tjrs aussi cher). La randonnée s'est avéré un plus difficile pour nous avec Elyes sur le dos ! Ça va qu'il ne fesait pas chaud ! H.P ce n est pas si exceptionnel que le raconte notre guide (3h30 le tour) pour voir deux View pont ( les Words End et une cascade) . Mais sans regret C'est quand même à voir ( attention à la brume ).
11ème Jour départ pour Ella de bon matin ( 2h30), nous n'y avons pas réservé de nuit. Ella est un village entouré de petites montagnes ( Little Adam pick ). Notre guide du R en faisait toute une histoire ! Mais l'animation de ce village se résume à 100 mètres! C 'estquand même joli et calme. Au bout de deux visites nous tombons sur le " Top Sun " proprio super super gentil , joli terrasse et très bon petit dej ! ( 25 eu la nuit ) situé a 200 mètre de la gare ... On s'installe et là comme une évidence ( je suis cheminotte )... Je propose à mon chauffeur ( mari ) une ballade en train j'usqu à Haputale pour faire Lipton Seat à 45 min de Haputale en tuk tuk, c est le meilleur moyen d'y aller ( 2 en 1, bah oui on se ballade en train et on fait un break avec la voiture ). On se renseigne les horaires sont parfait .( Dép. 12h30 retour 17h30 ) le trajet en train dure 1h00. Moment mythique...( mon 3ème préféré ) Wawwww rouler les portes ouvertes . Paysages superbes et moments de vie exceptionnel ( mes RER me paraissent...glauque....) Haputale (le centre) c' est moche. Mais la route pour Lipton Seat wawwww les cueilleuses, la thé factory, la vue tout la haut trop trop trop beau ( c est mon second moment préféré ). Durant le retour à Ella...silence... on a le cerveau pleins de belles images .
12 ème jour, on se lève tôt pour little Adam pick. C' est gratuit ... pour une fois ! C'est sympa à faire surtout avec un enfant en bas âge, superbe vue encore et encore. Montée facile et agréable !!!! Ensuite départ pour le sud Tissa (petit pincement, on réalise qu'on ne reverra plus ces beaux reliefs et les plantations ... La route est jolie (stop prés d'une cascade) très facile et surtout rapide , normal Il n'y a plus de virage ! Arrivés à Tissa 2 h00 plus tard, le paysage est complètement différent ... La " brousse" on se croirait un peu en Afrique c est tout plat avec des lacs ( ou les SL se baignent , se savonnent et font leur lessive ) des nénufars c'est joli . J'avais réservé une GH " le River Face inn ( 17eu) très très très bien !!! Le proprio est juste adorable et sa maman cuisine très bien ! (Je le conseille 100 fois) puis en prime c très propre ... On voulait faire le parc mais notre hôte a été honnête et nous la déconseillé avec notre bébé ( sans parler du risque de ne pas voir d animaux ) puis nos poches n'ont pas insisté !!!! Très bien je ne suis pas joueuse !
13ème Jour Départ pour Tangalla ... Nuit réservée à Menhara Cabanas excentré mais peu importe on est la pour du calme et la plage . L' extérieur est très beau, les petites cabanes la mer, la piscine, le jardin ... Mais l'intérieur est tout petit et sombre et les sanitaires limites. Le Resto n'est pas bon!!!! Voilà la plage est sauvage et les vagues importante ...
14 ème jour en route pour Mirissa ou Unawathuna . On s arrête a Mirissa, c' est joli mais c' est pas Wawwww. On continue pour Unawathuna on cherche vite une GH. On négocie, on a le choix des chambres; 40, 50$ et plus pour une chambre correct ou des 15, 20 euros; mais là c limite. Finalement on nous donne une petite chambre au Banana Garden pour à peine 20$.L' Hotel est super joli les pieds dans l eau . On est content et on y mange bien !!! Concernant la côte elle est très bien et la plage aussi ( par rapport à tout ce qu'on a vu précédemment ) et en plus c tout près de Galle dont le quartier du fort est plutôt sympa pour se balader !!! C est d'ailleurs très rare de voir des centres agréables au SL ... J'allais oublié enfin de journée on a pu voir les Fisher Man sur piquet .... Quel classe ... C était a kogolla ...couché de soleil en prime ...
15ème jour en route pour Colombo avec la toute nouvelle high est très rapide on y est en 1h30 mais pour rentrer dans Colombo un peu plus forcément . Concernant Colombo ... Je ne suis pas d'accord avec ceux qui déconseille !!!! Cette ville a tout son intérêt.C'est quand même la capitale et ce n'est pas plus pollué que chez nous !!! Il y'a des endroits joli, des grandes avenues et les SL sont différents du reste du pays et toujours aussi gentils. Nous n'avons pas réservé d'Hotel, un tuk tuk nous conseil le Nippon. Chambre impeccable ( attention les 3/4 sont vétustes, on a eu une nouvelle pour 25 eu )
16ème Jour et dernier !!! Notre vol pour les Maldives est à 20 h le soir . Nous avons le temps ... Nous décidons alors d aller à Pinawella !!! Avec un peu de recul ... c'est pas mal de voir les rois du pays aussi nombreux ... Mais bon c'est cher et touristique ( le mieux c'est de faire les safaris, plus cher mais sûrement plus authentique .... )
Voilà le Sri Lanka se termine à 18h00 avec des cordes qui tombent sur la route de l' aéroport. Notre vol pour les Maldives nous attends !!!!!!!!
Dernières infos concernant le voyage avec notre bébé !!! Avant de partir certaines personnes nous avaient trouvé incoscients d'emmener ce petit être dans ce pays! Comme bcp il y'a une confusion entre l'inde et le SL ... J avais moi même hésité ; les moustiques, le pallu, l hygiène, sa nourriture etc... Arrivés à l'aéroport on ressent tt de suite leur gentillesse leur sourire et leur amour pour les étrangers . Elyes était un véritable passeport pour nous !!! On était tjrs très bien accueillit . Ils adorent les bébés . Pour son quotidien c' était très facile ! Debout 7/8 heure il s endormait tjrs dans la voiture, il y faisait des bonnes siestes . Pour les repas il mangeait du riz , des omelettes , des petits légumes bouillies .... Et j'achetais dans les food city du lait en poudre, du fromage, des yaourts, ses goûter et des fruits...la nuit il n'y avait pas de lit Bébé. On dépliait sa tente Uv ( des serviettes et un petit drap) en plus ça protégeait des moustiques . C' était parfait. Franchement ça s' est super bien passé !!!!
Pour conclure le SL c'est vraiment à faire 80% des gens sont gentils ( ils ne sont pas encore intéressés pour le moment ). Ceci étant, il y a des côtés négatifs : les sites sont souvent cher parfois trop !!!! Les chambres ne sont pas vraiment propres ( pareil pour les restos ). Enfin les centres villes ne sont pas agréables et pour le shopping ... Y'a rien .... Bien entendu nos opinions sont personnelles et subjectives... " La vérité est qu'il n'y a pas de vérité ... Tout est relatif".
Concernant les Maldives je vais être brève !!!! Nous Quittons Colombo à 20h30, nous voilà arrives 1h30 plus tard . Sortie d' aéroport très rapide ( attention ne pas apporter drogue, alcool, porno etc... Le pays est à 99% Musulmans . Pour les Maldives je ne voulais nous retrouver dans un Resort avec 99% d' occidentaux !!!! Donc deuxième solution toute récente ce sont les îles habités . Coolll on va vraiment voyager rencontrer, s' immerger .... Voir tout simplement les vrais Maldiviens ....alors après cette sortie d 'aéroport (où on y changé nos euros sur place ( budget 350 eu )direction une navette (1$) pour pour Malé ( la capitale ) arrivés la bas il faut trouver un Hotel ( je m étais dit que ça allait être simple mais pas du tout ! ) mieux vaut reServer avant ). On prend un taxi. Il nous ballade 30 min ! Tout est cher ou complet. Finalement on trouve une chambre pour 25 eu . Correct !
Le lendemain nous devons prendre le ferry à 15h30 pour Maafushi île habitée ! Pour passer le temps on se ballade en ville c'est plustot propre , il n'y a pas de misère , les gens sont correct, une certaine réserve. Ça change du SL ! Certaines femmes sont voilées d'autre européanisées.Les Maldiviens sont beau, un peu reservés mais gentils. Encore une fois l'approche est différente et avantageuse avec un bébé.
On prend le ferry pour 2$ . 17h00 on est a Maafushi, j'avais réservé au Picnic Inn 420 eu les 6 nuits. On est content la GH est super mimi et très conviviale. On est les seuls français . On fait le tour de l'île c' est joli, les petites maisons , les gens sourient, l' eau est transparente." On est au Maldives ". Il y' a des supérettes, des magasins de souvenirs, d autre GH qui paraissent toutes aussi jolies !Et des restos ( compter entre 5 et 10 $ ) c' est bon et varié ...
Pt Négatifs : la plage est toute petite , on peut se baigner en bikini ! Mais dés qu'on passe le petit muret, il faut se rhabiller (il faut respecter, ce que je trouve normal ).
Chaque Hotel propose des excursions pour les grand Resort ( 30 $ minimum) des sorties plongée, etc...On l'a fait deux fois, c'est bien mais on est content de rentrer sur l'île le soir !
Voilà Lundi la question du retour se pose! notre vol est le Mercredi 20 fev à 09h55. Deux solutions: on prend le ferry à 7h30 (durée 1h30) mardi matin ce qui nous oblige à passer une jounée de plus sur Malé et une nuit sur la capitale, on perd donc une journée ... ou On reste une nuit de plus sur l'île et on prend un speed Boat mercredi matin vèers ( 180 $ les 30 min ) on profite une journée de plus et on depense 3 fois plus ... Finalement on choisi de rester on trouve un speed Boat à 100 $ et on part Mercredi matin à 7h45, arrivés à l'aéroport 8h15, parfait on est à l'heure!!! c ' est la Fin ... on fait les comptes on a dépenser 4200 eu pour tout tout tout ...
Pour commencer nous avons réservé nos billet " Paris - Colombo, Colombo-Malé et Malé-Paris 5 jours avant le départ avec Emirates, ( compagnie au top) avec une escale de 3h00 à Dubaï mais on ne les sent pas car l'aéroport est tellement grand et à 1h00 du mat tout était ouvert !!! On a payé 1580 euros avec le petit, c'est correct ! Je scrutais les prix depuis 3 mois !!!!
Nous sommes partis le 28 janvier de CDG à 14h30 ( petite Info pour le petit, nous avons emporté avec nous : sa poussette , le siège auto , un porte bebe dorsal, une tente anti uv ( Baby sun ) 90 couches, des pommes pot, des céréales, trois valises et avec tout cela les 70 kilos n' étaient même pas atteints ). Nous arrivons le mardi 29 Janv à 8h30 heure local soit 4h00 du mat a Paris ! Elyes était en forme !!!
Direction l'agence Europe Car où nous avons booké la voiture sur internet, je n'étais pas pour, mais mon mari se sentait capable car il a pour habitude de conduire des deux roues en Thaïlande donc la conduite à gauche ne lui faisait pas peur . À l'agence on nous dit qu il faut impérativement aller convertir le permis francais à une préfecture sur Colombo ! Il nous préviennent que le trafic est très important ( 2h00 ) et la circulation très difficile. Le doute et la crainte nous gagnent! Ils nous proposent alors un chauffeur pour la journée 15 $ qui nous emmènerait sur Colombo pour le document. Ils insistent sur le fait que c est un bon moyen de se mettre dans le bain !!!! Ils n avaient pas tord ! Excellente idée ! La voiture est une Toyota Vitz en très bon état.
Le chauffeur nous a donné tout les codes de conduite au Sri Lanka !!! En effet "le klaxon " c' est le meilleure moyen d éviter, de s imposer, et d'avertir... Ensuite ils nous a montré le meilleur endroit pour changer les euros " les Gold houses "( bijouterie) chez les Muslims, nous l avons eu à 170 alors qu'en banque c'était 164. Pour finir ils nous a déposé à l Hotel. Sachez qu'il n est pas aussi compliqué que cela de conduire là bas (Paris peut s'avérer bien plus difficile). Contrairement à ce qui est dit dans les forums les guides etc ... Les SL sont très courtois ... Les seuls vrais danger sont les bus !!! Des fous furieux... Serrer votre gauche et laisser passer !!! Il faut savoir qu'à part Colombo et Kandy. Le reste des routes sont rurales. On ne dépasse pas les 50km/h. En tout cas, pour nous Ça s'est très bien passé et puis quel confort on était libre surtout avec Elyes !!! La voiture et l'essence nous ont coûté 500 eu pour 16 jours (on aurait pu l'avoir moins cher si on s'y était pris plutôt) ! Pour l'orientation, mon mari a téléchargé la carte du pays sur le IPad et nos IPhone, nous avons juste à suivre le petit point bleu! Carrement easy, on ne s'est jamais perdu !!!
C'est partit ...Le Road trip commence (budget par nuit 20/30 eu, certaines sont reservées avant le sejour).
1er jour Negombo; Deux nuits : Amaya chalet ( booké sur le net ) GH sans plus, proprio gentil mais propreté plus que limite, le petit dej ne donne pas envie et elle est carrément excentrée ( je ne recommande pas ). À Negombo, le temps de se reposer du voyage, nous avons profité des restos sur Lewis place et de la piscine du jetwing blue superbe ( 1200 R. C' est cher)
Le 3ème jour départ pour Sigiriya : (durée:5h00 à notre rythme les paysages sont trop jolis, c'est tropical ). Arrivés à Sigiriya, on doit chercher une GH pour deux nuits... À savoir que ce n'est pas une ville mais plutôt un lieu dit avec qqes GH et restos sur la route. Nous avons trouvé rapidement tt près du rocher: "Sigiriya Rest Home".Joli jardin, chambre correct, proprio trés sympa et staff trés gentil. Le lendemain, nous faisons l'ascension du rocher. Le site est juste magnifique (30 $ quand même) et l'âpres midi détente à la piscine du" Sigiriya village" Hotel (2euros) bel endroit dans un beau parc ( surtout avec un bébé ).Pour manger des épiceries et des bouibouis on l'on mange assez bien.
5 ème jour; direction Dambulla ( à une petite dizaine de km ). On trouve sur la route un Hotel pour la nuit le "Éden garden" sympa, piscine, buffet, eau chaude etc...( 50 euros ) en demi pension, c 'est notre première vrai belle et propre chambre !!! Dambulla est sans intérêt par contre sur l'artère principale nous avons pris du riz crevettes aux 1001 saveurs "excellent" le fast food se trouve sur étage" NirUTake away " à ne pas rater. Ensuite nous sommes allé voir les grottes. C'est original ...là aussi faut grimper qqes marches et attention aux singes (15 eu a deux ).
6ème Jour; direction kandy ( 3h00 de route ). Elyes faisait la sieste donc pas de stop au jardin d épices ni aux fabriques de batiks à Matale tant pis! Arrivés au pays de kandy, nous voilà enchantés, des belles collines et enfin un vrai centre ville ou on pourra ballader Elyes en poussette et flâner! Nous avions booké sur le net le "kandy view Hotel" À qqes minutes du centre. Cependant Il est quand même un peu beaucoup perché , mais la vue de la chambre et de la terrasse sont superbe! ( ça vaut la peine et je sais que les tuk tuk y vont sans problème). Il nous a couté 20 eu la nuit. Les petits dej sont bon et le staf hyper serviable ! À kandy nous avons manger à pizza hut et au kfc . C'est notre estomac qui nous a supplié de faire une pause avec le curry ! Mais franchement c' était sans plus. On a aussi mangé dans des sortes de bakery c'était très bon! Nous avons visité le jardin botanic ! Très joli et cher ( on se rend compte que les SL paient 60 roupies l'entrée et nous 1200 r. la différence est énorme !( Je comprends et je ne comprends pas ) bref ! le Marché (sans plus) Nous avons aussi passé une journée dans une sorte de palace " Amaya Hills " tout là haut dans les collines, grande et belle piscine et très belle vue (600 r ~ 3.30 eu ) superbe et notre fils a adoré (à 10 min en voiture ).
9 ème jour nous avons tenté de faire le fameux " Temple de la dent ". Beaucoup de pèlerins, on ne voulait pas déranger du coup on s'est desistés et nos roupies aussi n'avaient pas trop envie ... Lol. Du coup une ballade autour du lac et départ pour Nuwara Elya. La plus haute ville de l île !!! Changement de climat à prévoir ( une laine suffit ) ! On décide de faire un détour par Hatton ( 6h00 de route avec de nombreux stop). Selon le guide du R la route entre Hatton et Nuwara Elya est la plus belle du pays . Ce n'est pas faux les vallée de plantation de thé se succèdent, malgré une brume le paysage est magnifique et hors du commun . Par contre la route est en travaux, cela a été notre chemin le plus difficile virage , route sinueuse etc.... Grrrr . Cependant nous avons fait une halte à St. Claire . L' ancienne demeure du pionnier du thé transformé en Resto . Wawwwww trop bon le Rice ans curry est ( pour moi le meilleur de toute ma vie lolll ). N.W est étonnante, où sont passé les milliers de palmiers des environs de Negombo, la jungle de Sigi , les collines de kandy. On se croirait quelque part en Angleterre ou en Germanie !!!! C mimi, le lac, le parc, les maisons ( souvent des GH), dépaysement assuré! Nous y avons réservé 2 nuits à Mehna GH . Belle demeure de 400 ans cheminée etc... Les maîtres d hôte sont très gentil pour pas changer et la chambre était impeccable avec encore une superbe vue sur la vallée ( 60 eu les deux nuits ) par contre il est excentré du centre ville ( où il y'a peu d'intérêt à part le parc et le lac ) mais bien plus prêt "d' Hortons plains " Le lendemain départ matinal (8h00) pour le site (5500 r soit ~32 eu à deux, tjrs aussi cher). La randonnée s'est avéré un plus difficile pour nous avec Elyes sur le dos ! Ça va qu'il ne fesait pas chaud ! H.P ce n est pas si exceptionnel que le raconte notre guide (3h30 le tour) pour voir deux View pont ( les Words End et une cascade) . Mais sans regret C'est quand même à voir ( attention à la brume ).
11ème Jour départ pour Ella de bon matin ( 2h30), nous n'y avons pas réservé de nuit. Ella est un village entouré de petites montagnes ( Little Adam pick ). Notre guide du R en faisait toute une histoire ! Mais l'animation de ce village se résume à 100 mètres! C 'estquand même joli et calme. Au bout de deux visites nous tombons sur le " Top Sun " proprio super super gentil , joli terrasse et très bon petit dej ! ( 25 eu la nuit ) situé a 200 mètre de la gare ... On s'installe et là comme une évidence ( je suis cheminotte )... Je propose à mon chauffeur ( mari ) une ballade en train j'usqu à Haputale pour faire Lipton Seat à 45 min de Haputale en tuk tuk, c est le meilleur moyen d'y aller ( 2 en 1, bah oui on se ballade en train et on fait un break avec la voiture ). On se renseigne les horaires sont parfait .( Dép. 12h30 retour 17h30 ) le trajet en train dure 1h00. Moment mythique...( mon 3ème préféré ) Wawwww rouler les portes ouvertes . Paysages superbes et moments de vie exceptionnel ( mes RER me paraissent...glauque....) Haputale (le centre) c' est moche. Mais la route pour Lipton Seat wawwww les cueilleuses, la thé factory, la vue tout la haut trop trop trop beau ( c est mon second moment préféré ). Durant le retour à Ella...silence... on a le cerveau pleins de belles images .
12 ème jour, on se lève tôt pour little Adam pick. C' est gratuit ... pour une fois ! C'est sympa à faire surtout avec un enfant en bas âge, superbe vue encore et encore. Montée facile et agréable !!!! Ensuite départ pour le sud Tissa (petit pincement, on réalise qu'on ne reverra plus ces beaux reliefs et les plantations ... La route est jolie (stop prés d'une cascade) très facile et surtout rapide , normal Il n'y a plus de virage ! Arrivés à Tissa 2 h00 plus tard, le paysage est complètement différent ... La " brousse" on se croirait un peu en Afrique c est tout plat avec des lacs ( ou les SL se baignent , se savonnent et font leur lessive ) des nénufars c'est joli . J'avais réservé une GH " le River Face inn ( 17eu) très très très bien !!! Le proprio est juste adorable et sa maman cuisine très bien ! (Je le conseille 100 fois) puis en prime c très propre ... On voulait faire le parc mais notre hôte a été honnête et nous la déconseillé avec notre bébé ( sans parler du risque de ne pas voir d animaux ) puis nos poches n'ont pas insisté !!!! Très bien je ne suis pas joueuse !
13ème Jour Départ pour Tangalla ... Nuit réservée à Menhara Cabanas excentré mais peu importe on est la pour du calme et la plage . L' extérieur est très beau, les petites cabanes la mer, la piscine, le jardin ... Mais l'intérieur est tout petit et sombre et les sanitaires limites. Le Resto n'est pas bon!!!! Voilà la plage est sauvage et les vagues importante ...
14 ème jour en route pour Mirissa ou Unawathuna . On s arrête a Mirissa, c' est joli mais c' est pas Wawwww. On continue pour Unawathuna on cherche vite une GH. On négocie, on a le choix des chambres; 40, 50$ et plus pour une chambre correct ou des 15, 20 euros; mais là c limite. Finalement on nous donne une petite chambre au Banana Garden pour à peine 20$.L' Hotel est super joli les pieds dans l eau . On est content et on y mange bien !!! Concernant la côte elle est très bien et la plage aussi ( par rapport à tout ce qu'on a vu précédemment ) et en plus c tout près de Galle dont le quartier du fort est plutôt sympa pour se balader !!! C est d'ailleurs très rare de voir des centres agréables au SL ... J'allais oublié enfin de journée on a pu voir les Fisher Man sur piquet .... Quel classe ... C était a kogolla ...couché de soleil en prime ...
15ème jour en route pour Colombo avec la toute nouvelle high est très rapide on y est en 1h30 mais pour rentrer dans Colombo un peu plus forcément . Concernant Colombo ... Je ne suis pas d'accord avec ceux qui déconseille !!!! Cette ville a tout son intérêt.C'est quand même la capitale et ce n'est pas plus pollué que chez nous !!! Il y'a des endroits joli, des grandes avenues et les SL sont différents du reste du pays et toujours aussi gentils. Nous n'avons pas réservé d'Hotel, un tuk tuk nous conseil le Nippon. Chambre impeccable ( attention les 3/4 sont vétustes, on a eu une nouvelle pour 25 eu )
16ème Jour et dernier !!! Notre vol pour les Maldives est à 20 h le soir . Nous avons le temps ... Nous décidons alors d aller à Pinawella !!! Avec un peu de recul ... c'est pas mal de voir les rois du pays aussi nombreux ... Mais bon c'est cher et touristique ( le mieux c'est de faire les safaris, plus cher mais sûrement plus authentique .... )
Voilà le Sri Lanka se termine à 18h00 avec des cordes qui tombent sur la route de l' aéroport. Notre vol pour les Maldives nous attends !!!!!!!!
Dernières infos concernant le voyage avec notre bébé !!! Avant de partir certaines personnes nous avaient trouvé incoscients d'emmener ce petit être dans ce pays! Comme bcp il y'a une confusion entre l'inde et le SL ... J avais moi même hésité ; les moustiques, le pallu, l hygiène, sa nourriture etc... Arrivés à l'aéroport on ressent tt de suite leur gentillesse leur sourire et leur amour pour les étrangers . Elyes était un véritable passeport pour nous !!! On était tjrs très bien accueillit . Ils adorent les bébés . Pour son quotidien c' était très facile ! Debout 7/8 heure il s endormait tjrs dans la voiture, il y faisait des bonnes siestes . Pour les repas il mangeait du riz , des omelettes , des petits légumes bouillies .... Et j'achetais dans les food city du lait en poudre, du fromage, des yaourts, ses goûter et des fruits...la nuit il n'y avait pas de lit Bébé. On dépliait sa tente Uv ( des serviettes et un petit drap) en plus ça protégeait des moustiques . C' était parfait. Franchement ça s' est super bien passé !!!!
Pour conclure le SL c'est vraiment à faire 80% des gens sont gentils ( ils ne sont pas encore intéressés pour le moment ). Ceci étant, il y a des côtés négatifs : les sites sont souvent cher parfois trop !!!! Les chambres ne sont pas vraiment propres ( pareil pour les restos ). Enfin les centres villes ne sont pas agréables et pour le shopping ... Y'a rien .... Bien entendu nos opinions sont personnelles et subjectives... " La vérité est qu'il n'y a pas de vérité ... Tout est relatif".
Concernant les Maldives je vais être brève !!!! Nous Quittons Colombo à 20h30, nous voilà arrives 1h30 plus tard . Sortie d' aéroport très rapide ( attention ne pas apporter drogue, alcool, porno etc... Le pays est à 99% Musulmans . Pour les Maldives je ne voulais nous retrouver dans un Resort avec 99% d' occidentaux !!!! Donc deuxième solution toute récente ce sont les îles habités . Coolll on va vraiment voyager rencontrer, s' immerger .... Voir tout simplement les vrais Maldiviens ....alors après cette sortie d 'aéroport (où on y changé nos euros sur place ( budget 350 eu )direction une navette (1$) pour pour Malé ( la capitale ) arrivés la bas il faut trouver un Hotel ( je m étais dit que ça allait être simple mais pas du tout ! ) mieux vaut reServer avant ). On prend un taxi. Il nous ballade 30 min ! Tout est cher ou complet. Finalement on trouve une chambre pour 25 eu . Correct !
Le lendemain nous devons prendre le ferry à 15h30 pour Maafushi île habitée ! Pour passer le temps on se ballade en ville c'est plustot propre , il n'y a pas de misère , les gens sont correct, une certaine réserve. Ça change du SL ! Certaines femmes sont voilées d'autre européanisées.Les Maldiviens sont beau, un peu reservés mais gentils. Encore une fois l'approche est différente et avantageuse avec un bébé.
On prend le ferry pour 2$ . 17h00 on est a Maafushi, j'avais réservé au Picnic Inn 420 eu les 6 nuits. On est content la GH est super mimi et très conviviale. On est les seuls français . On fait le tour de l'île c' est joli, les petites maisons , les gens sourient, l' eau est transparente." On est au Maldives ". Il y' a des supérettes, des magasins de souvenirs, d autre GH qui paraissent toutes aussi jolies !Et des restos ( compter entre 5 et 10 $ ) c' est bon et varié ...
Pt Négatifs : la plage est toute petite , on peut se baigner en bikini ! Mais dés qu'on passe le petit muret, il faut se rhabiller (il faut respecter, ce que je trouve normal ).
Chaque Hotel propose des excursions pour les grand Resort ( 30 $ minimum) des sorties plongée, etc...On l'a fait deux fois, c'est bien mais on est content de rentrer sur l'île le soir !
Voilà Lundi la question du retour se pose! notre vol est le Mercredi 20 fev à 09h55. Deux solutions: on prend le ferry à 7h30 (durée 1h30) mardi matin ce qui nous oblige à passer une jounée de plus sur Malé et une nuit sur la capitale, on perd donc une journée ... ou On reste une nuit de plus sur l'île et on prend un speed Boat mercredi matin vèers ( 180 $ les 30 min ) on profite une journée de plus et on depense 3 fois plus ... Finalement on choisi de rester on trouve un speed Boat à 100 $ et on part Mercredi matin à 7h45, arrivés à l'aéroport 8h15, parfait on est à l'heure!!! c ' est la Fin ... on fait les comptes on a dépenser 4200 eu pour tout tout tout ...
Traverser à moto en solo du Vénézuela en Bolivie English translation pending
Bonjour,
j'aimerais voyager du venezuela jusqu'en bolivie en passant par la colombie et le perou. apres quelque recherche sur le site de l'ambassade francaise il est rigoureusement deconseiller de voyager par voie terrestre au venezuela et comlombie... est-il vraiment dangereux de traverser ces pays seule a moto ??? de plus combient coute une moto environ au venezuela ??? est-il difficile de passer les frontieres avec une moto venezuelienne ??? pour info je pense partire en mai 2013 et revenir en novembre 2013 ci ca interresse quelqu'un... Merci d'avance pour vos reponse..
j'aimerais voyager du venezuela jusqu'en bolivie en passant par la colombie et le perou. apres quelque recherche sur le site de l'ambassade francaise il est rigoureusement deconseiller de voyager par voie terrestre au venezuela et comlombie... est-il vraiment dangereux de traverser ces pays seule a moto ??? de plus combient coute une moto environ au venezuela ??? est-il difficile de passer les frontieres avec une moto venezuelienne ??? pour info je pense partire en mai 2013 et revenir en novembre 2013 ci ca interresse quelqu'un... Merci d'avance pour vos reponse..
Retour de notre voyage de cinq semaines New York et l'Ouest américain (budget, préférence, trajet...) English translation pending
Bonjour,
Grand nombre de gens m'avaient aidé ici à préparer mon voyage aux Etats-Unis, il y a quelques mois. Il était donc temps de les remercier et de faire partager mon aventure !
Nous sommes donc partis du 1er Septembre au 4 Octobre 2012.
C'est donc avec un peu de recul que je retrace les grandes lignes de notre voyage.
Nous avions un blog également que nous avons tenu à jour sur nos sorties, expériences culinaires etc... (http://usayolea.wordpress.com/)
Quelques photos argentiques NB du voyage : http://www.flickr.com/photos/21026752@N03/sets/72157631727754858/
Quelques photos argentiques couleur du voyage : http://www.flickr.com/photos/21026752@N03/sets/72157631765555646/
Pour ce qui était du programme : 1er Septembre 2012 au 4 Octobre 2012Jour 1 à Jour 7: New York (Hotel Carter)Jour 8 à jour 11: Train de New York à San Francisco (Lake Shore Limited de NY à Chicago puis California Zephyr de Chicago à San Francisco)Jour 12: San Francisco (hotel San Remo)Jour 13: SFJour 14: SF (Herbert Hotel)Jour 15: SF vers Monterey (nuit à Monterey)Jour 16: Monterey vers St Simeon (Nuit à St Simeon)Jour 17: St Simeon vers Santa Barbara (nuit Santa Barbara)Jour 18: Santa Barbara vers LA (nuit à LA)Jour 19: Los AngelesJour 20: LAJour 21: LA vers VegasJour 22: VegasJour 23: Vegas vers Death Valley (beatty)Jour 24: Death Valley vers Mammoth Lake (nuit à Mammoth Lake) Jour 25: Lee Vining vers Yosemite (nuit au Curry Village)Jour 26: Yosemite (nuit au curry village)Jour 27: Yosemite vers Three rivers ( nuit Tree Rivers)Jour 28: Three rivers Sequoia National ParkJour 29: Three Rivers vers Los AngelesJour 30: LAJour 31: LAJour 32: LAJour 33: LA retour Paris…Nous avions donc un programme plutôt light à la vu de certains autres itinéraires vu sur le forum. Nous ne voulions pas faire trop de voitures, et profiter un peu de chaque endroit.
Je ne vais pas tout détailler mais plutôt donner les grandes lignes.
Le Budget global : Nous avons dépensé l'équivalent de 6000 dollars pour le voyage entier à 2. Comprenant les billets d'avions aller-retour, les billets de train, les hôtels, la nourriture, les sorties, location de voiture, essence, cadeaux pour 5 semaines. Le gros du budget restant l'hôtel à New-York et les billet d'avion et de train.
Ce que l'on a préféré : (dans le désordre)
-Prendre le train California Zephyr de Chicago à San Francisco (Emeryville), je crois que nous garderons un souvenir exceptionnel de ce voyage, nous avions opté pour une cabine avec deux couchettes très confortables pour 3,5jours de train. Le train a des wagons avec vue panoramique et traverse les Etats-Unis d'Est en Ouest, longeant le Colorado et certains des plus grands parcs Nationaux, vraiment exceptionnel. De supers rencontres dans le train, un rythme lent, pas d'internet, ni de téléphone, bref nous avons adoré après une semaine folle à New-York !
-New-York dans son ensemble, ses musées, son effervescence.
-Los Angeles et particulièrement Venice Beach, et Downtown, ou j'ai passé des heures à photographier les gens !
-Bodie Ghost Town (complêtement vide) ce qui a ajouté fortement au charme de cet endroit
-L'aquarium de Monterey pour ses méduses splendides.
-Le Hoover Dam près de Vegas
-Les oiseaux un peu partout (aigles, pélicans, colibris...) et la faune en général.
-Croiser un ours au Sequoia National Park
Ce que l'on a moins aimé :
- Le froid et le brouillard de San Francisco (même au mois de Septembre) nous étions pourtant prévenus mais impossible de s'y faire. Je crois que malheureusement ça nous a un peu rendu la ville moins attachante que l'on espérait.
- Les trajets en voiture, et pourtant nous avons beaucoup découpé nos trajets ( jamais plus de 3h )pour éviter les heures de route mais malgré ça les distances sont longues, les routes abimées, (un mauvais souvenir du Big Sur, en travaux, avec des ralentissements, pas moyen de doubler et une route belle mais qui n'en finit pas !)
-Vegas : Bon pour le coup on a trouvé ça très triste, glauque et déprimant, peut-être que le hors-saison n'a pas aidé mais définitivement ce n'était pas pour nous. nous n'y passions que deux nuits et c'était largement suffisant. Par contre les alentours sont très beaux !
- Hearst Castle : Bof, l'impression d'arriver dans une maison de Sims de mauvais gout. Impressionnant certes mais pour nous ça ne valait pas ni le prix, ni l'arrêt...
Les hôtels : (nous avions une moyenne à 65$ la nuit pour 2)
Hotel Carter à New York : Nous avions lu beaucoup de mauvaises critiques sur cet hôtel (puisque un des moins chers dans Manhattan), au final, nous avons eu une chambre propre, très grand lit, draps propres, douche et sanitaires nickel, chambre un peu vétuste mais sans problèmes particuliers. Très bien placé pour visiter New York, tous les métros à proximité.
Hotel San Remo SF : Un peu cher mais avec du charme, bien placé, près des Pier. Propre
Herbert Hotel SF : Un peu cher pour le standing, dans le centre de San Francisco
Magic Carpet Lodge Seaside (Monterey) Tout près de Monterey RAS, propre et pas trop cher.
Courtesy Inn San Simeon Pas cher, propre
Avania In Santa Barbara Trop cher pour le standing, près de la plage
Hollywood City Inn Los Angeles Hotel pas trop mal, propre, à proximité d'Hollywood et du métro, avec parking, sur la ligne du métro pour aller aux Studio Universal sans voiture !
Excalibur Vegas Moche, de mauvais goût mais un des moins cher sur le Strip, piscine sale avec des gens qui mangent et doivent dedans. A éviter !
Death Vally Inn (Beatty pres de la vallée de la Mort) Motel tout simple, propre et pas cher
Motel 6 Mammoth Lakes Motel simple, pas cher, propre
Cedar Lodge ( à la sortie de Yosemite) Très cher, personnel désagréable, wifi hors de prix, mais pas le choix, le curry village venait de fermer...à cause des souris !
Western Holiday Lodge ( Three Rivers près de Sequoia) Un peu cher pour un "motel" mais bien placé pour visiter le parc
Marina del Rey Hotel à Los Angeles. Bof, trop cher, parking, mais pas très bien placé pour aller aux plages.
La nourriture : Dans l'ensemble nous avons mangé de manière un peu chaotique. Soit nous grignotions un peu toute la journée, soit nous faisions un gros repas par jour. On trouve assez facilement des supermarchés, ou nous remplissions la glacière et le coffre de choses à grignoter (barre de céréales, cookies, jus de fruits, fruits) soit quand nous allions au restaurant ou fast food, en général une portion pour 2 suffisait !
Quelques restos extras à conseiller tout de même ! :
-Le cha cha cha à San Francisco (1801 Haight St, San Francisco, CA 94117) cuisine latino-américaine à tomber par terre
- La Clam Chowder de chez Boudin, sur le Pier 39 à San Francisco
- Le CheeseCake Factory de la Marina del Rey à Los Angeles.
- Le sea Harvest Fish Market Restaurant de Monterey, à quelques rues de l'aquarium (meilleur espadon jamais mangé !)
- La chaîne de fast-food "Shake Shack" à New York ! Excellent !
Conclusion :
Je pense que nous retournerons aux Etats-Unis prochainement, je crois que nous profiterons un peu plus des villes (musées, ambiances, nourriture, sorties, vélos), et un peu moins des parcs que finalement nous avons moins apprécié (mais bon c'est comme ça nous sommes des citadins dans l'âme) ! Le timing était vraiment bien, 5 semaines nous ont permis de profiter pleinement des choses prévues et de ne pas courir entre chaque étape et surtout de nous reposer également ( seules vacances de l'année du coup...) Les américains sont franchement adorables, prêts à aider en cas de besoin ce qui est très agréable !
Surtout lisez bien les conseils pour préparer son voyage dans l'Ouest américain, ils nous ont été précieux et nous ont évité quelques errreurs ! Ah oui et surtout sans GPS, mon conjoint et moi nous nous serions battus ou engueulés, c'est certain, ils nous a été franchement indispensable ! Merci à tous
Quelques photos argentiques NB du voyage : http://www.flickr.com/photos/21026752@N03/sets/72157631727754858/
Quelques photos argentiques couleur du voyage : http://www.flickr.com/photos/21026752@N03/sets/72157631765555646/
Pour ce qui était du programme : 1er Septembre 2012 au 4 Octobre 2012Jour 1 à Jour 7: New York (Hotel Carter)Jour 8 à jour 11: Train de New York à San Francisco (Lake Shore Limited de NY à Chicago puis California Zephyr de Chicago à San Francisco)Jour 12: San Francisco (hotel San Remo)Jour 13: SFJour 14: SF (Herbert Hotel)Jour 15: SF vers Monterey (nuit à Monterey)Jour 16: Monterey vers St Simeon (Nuit à St Simeon)Jour 17: St Simeon vers Santa Barbara (nuit Santa Barbara)Jour 18: Santa Barbara vers LA (nuit à LA)Jour 19: Los AngelesJour 20: LAJour 21: LA vers VegasJour 22: VegasJour 23: Vegas vers Death Valley (beatty)Jour 24: Death Valley vers Mammoth Lake (nuit à Mammoth Lake) Jour 25: Lee Vining vers Yosemite (nuit au Curry Village)Jour 26: Yosemite (nuit au curry village)Jour 27: Yosemite vers Three rivers ( nuit Tree Rivers)Jour 28: Three rivers Sequoia National ParkJour 29: Three Rivers vers Los AngelesJour 30: LAJour 31: LAJour 32: LAJour 33: LA retour Paris…Nous avions donc un programme plutôt light à la vu de certains autres itinéraires vu sur le forum. Nous ne voulions pas faire trop de voitures, et profiter un peu de chaque endroit.
Je ne vais pas tout détailler mais plutôt donner les grandes lignes.
Le Budget global : Nous avons dépensé l'équivalent de 6000 dollars pour le voyage entier à 2. Comprenant les billets d'avions aller-retour, les billets de train, les hôtels, la nourriture, les sorties, location de voiture, essence, cadeaux pour 5 semaines. Le gros du budget restant l'hôtel à New-York et les billet d'avion et de train.
Ce que l'on a préféré : (dans le désordre)
-Prendre le train California Zephyr de Chicago à San Francisco (Emeryville), je crois que nous garderons un souvenir exceptionnel de ce voyage, nous avions opté pour une cabine avec deux couchettes très confortables pour 3,5jours de train. Le train a des wagons avec vue panoramique et traverse les Etats-Unis d'Est en Ouest, longeant le Colorado et certains des plus grands parcs Nationaux, vraiment exceptionnel. De supers rencontres dans le train, un rythme lent, pas d'internet, ni de téléphone, bref nous avons adoré après une semaine folle à New-York !
-New-York dans son ensemble, ses musées, son effervescence.
-Los Angeles et particulièrement Venice Beach, et Downtown, ou j'ai passé des heures à photographier les gens !
-Bodie Ghost Town (complêtement vide) ce qui a ajouté fortement au charme de cet endroit
-L'aquarium de Monterey pour ses méduses splendides.
-Le Hoover Dam près de Vegas
-Les oiseaux un peu partout (aigles, pélicans, colibris...) et la faune en général.
-Croiser un ours au Sequoia National Park
Ce que l'on a moins aimé :
- Le froid et le brouillard de San Francisco (même au mois de Septembre) nous étions pourtant prévenus mais impossible de s'y faire. Je crois que malheureusement ça nous a un peu rendu la ville moins attachante que l'on espérait.
- Les trajets en voiture, et pourtant nous avons beaucoup découpé nos trajets ( jamais plus de 3h )pour éviter les heures de route mais malgré ça les distances sont longues, les routes abimées, (un mauvais souvenir du Big Sur, en travaux, avec des ralentissements, pas moyen de doubler et une route belle mais qui n'en finit pas !)
-Vegas : Bon pour le coup on a trouvé ça très triste, glauque et déprimant, peut-être que le hors-saison n'a pas aidé mais définitivement ce n'était pas pour nous. nous n'y passions que deux nuits et c'était largement suffisant. Par contre les alentours sont très beaux !
- Hearst Castle : Bof, l'impression d'arriver dans une maison de Sims de mauvais gout. Impressionnant certes mais pour nous ça ne valait pas ni le prix, ni l'arrêt...
Les hôtels : (nous avions une moyenne à 65$ la nuit pour 2)
Hotel Carter à New York : Nous avions lu beaucoup de mauvaises critiques sur cet hôtel (puisque un des moins chers dans Manhattan), au final, nous avons eu une chambre propre, très grand lit, draps propres, douche et sanitaires nickel, chambre un peu vétuste mais sans problèmes particuliers. Très bien placé pour visiter New York, tous les métros à proximité.
Hotel San Remo SF : Un peu cher mais avec du charme, bien placé, près des Pier. Propre
Herbert Hotel SF : Un peu cher pour le standing, dans le centre de San Francisco
Magic Carpet Lodge Seaside (Monterey) Tout près de Monterey RAS, propre et pas trop cher.
Courtesy Inn San Simeon Pas cher, propre
Avania In Santa Barbara Trop cher pour le standing, près de la plage
Hollywood City Inn Los Angeles Hotel pas trop mal, propre, à proximité d'Hollywood et du métro, avec parking, sur la ligne du métro pour aller aux Studio Universal sans voiture !
Excalibur Vegas Moche, de mauvais goût mais un des moins cher sur le Strip, piscine sale avec des gens qui mangent et doivent dedans. A éviter !
Death Vally Inn (Beatty pres de la vallée de la Mort) Motel tout simple, propre et pas cher
Motel 6 Mammoth Lakes Motel simple, pas cher, propre
Cedar Lodge ( à la sortie de Yosemite) Très cher, personnel désagréable, wifi hors de prix, mais pas le choix, le curry village venait de fermer...à cause des souris !
Western Holiday Lodge ( Three Rivers près de Sequoia) Un peu cher pour un "motel" mais bien placé pour visiter le parc
Marina del Rey Hotel à Los Angeles. Bof, trop cher, parking, mais pas très bien placé pour aller aux plages.
La nourriture : Dans l'ensemble nous avons mangé de manière un peu chaotique. Soit nous grignotions un peu toute la journée, soit nous faisions un gros repas par jour. On trouve assez facilement des supermarchés, ou nous remplissions la glacière et le coffre de choses à grignoter (barre de céréales, cookies, jus de fruits, fruits) soit quand nous allions au restaurant ou fast food, en général une portion pour 2 suffisait !
Quelques restos extras à conseiller tout de même ! :
-Le cha cha cha à San Francisco (1801 Haight St, San Francisco, CA 94117) cuisine latino-américaine à tomber par terre
- La Clam Chowder de chez Boudin, sur le Pier 39 à San Francisco
- Le CheeseCake Factory de la Marina del Rey à Los Angeles.
- Le sea Harvest Fish Market Restaurant de Monterey, à quelques rues de l'aquarium (meilleur espadon jamais mangé !)
- La chaîne de fast-food "Shake Shack" à New York ! Excellent !
Conclusion :
Je pense que nous retournerons aux Etats-Unis prochainement, je crois que nous profiterons un peu plus des villes (musées, ambiances, nourriture, sorties, vélos), et un peu moins des parcs que finalement nous avons moins apprécié (mais bon c'est comme ça nous sommes des citadins dans l'âme) ! Le timing était vraiment bien, 5 semaines nous ont permis de profiter pleinement des choses prévues et de ne pas courir entre chaque étape et surtout de nous reposer également ( seules vacances de l'année du coup...) Les américains sont franchement adorables, prêts à aider en cas de besoin ce qui est très agréable !
Surtout lisez bien les conseils pour préparer son voyage dans l'Ouest américain, ils nous ont été précieux et nous ont évité quelques errreurs ! Ah oui et surtout sans GPS, mon conjoint et moi nous nous serions battus ou engueulés, c'est certain, ils nous a été franchement indispensable ! Merci à tous
Road trip de vingt-cinq jours dans l'Ouest américain English translation pending
Salut à tous les VForumeurs,
Je fais appel à l'experience de certains pour m'aider à finaliser mon iti cet été dans l'ouest.
Il s'agit d'une boucle classique au depart de SFO jusque LAX, pour la première otpion. De SFO à SFO pour la deuxième option.
J'ai établi tout d'abord une première ebauche du "squelette" de mon itinéraire en imaginant deux parcours assez similaires. Une fois cela finalisé, je prendrai nos billets d'avion, louerai ma voiture, puis booking des étapes hotels.
Pour plus de rapidité à me lire j' indiquerai uniquement les gdes lignes du parcours. Je passe les détails de timing pour les ballades ou randos à faire, j'ai déjà bcp d'éléments grace aux nbreux post à ce sujet.
En revanche j'hésite surtout sur la répartition des étapes et la fin du parcours. Je dispose de 25 jours en tout, 26 grand max.
OPTION 1:
D 28/07 = PARIS - SFO L 29/07 = SFO visites M 30/07 = SFO visites M 31/07 = SFO visites J 01/08 = Départ tôt pour Yosemite (entrée par le sud pour Mariposa G - Visites - Nuit Yosemite ou El Portal V 02/08 = Yosemite visites - Tioga Road avec visites sur la route - Nuit à Lee Vining ou Bridgeport ? S 03/08 = Bodie - Mono lake (ou l'inverse) - Alabama hills - Fin d'apm arrivée sur Death Valley - Nuit Furnace ou Stovepipe D 04/08 = Tôt le matin: Death Valley puis l'après midi route vers Las Végas Nuit Las Vegas L 05/08 = Las Vegas Nuit Las Vegas M 06/08 = Las Vegas Nuit Las Végas M 07/08 = Départ pour Valley of fire - Apm à Zion Nuit Springdale ou alentours ? J 08/08 = Matin à Zion - Apm route vers Bryce Nuit Tropic ou alentours ? V 09/08 = Journée à Bryce Nuit Tropic ou alentours ? S 10/08 = Route pour Capitol Reef - Ballade - Route vers et Nuit à MOAB D 11/08 = Journée sur Arches NP Nuit à Moab L 12/08 = Journée sur Canyonsland Nuit à Moab M 13/08 = Matin sur Canyonsland - (Needles, Moki Dugway Road ? Valley of gods ?) - Apm route vers Monument Valley et Nuit MV ou Mexican Hat M 14/08 = Matin sur Momunent Valley - apm (valley of gods ?) route vers Page - Horse Shoe Bend - Powel - Nuit Page J 15/08 = Matin: Antelope Canyon - Route pour arrivée fin d'apm sur Grand Canyon - Nuit Grand Canyon Village V 16/08 = Tôt le matin: Grand Canyon - apm route vers Williams et nuit Williams ou alentours ? S 17/08 = Route vers Seligman - Oatman .... - Nuit à Los Angeles D 18/08 = Los Angeles - Visites L 19/08 = Los Angeles - Visites M 20/08 = Los Angeles - Visites M 21/08 = Retour Paris et SNIF SNIF
Ce circuit propose 25 jours, je trouve que je passe trop de temps à Las Vegas et trop à Moab aussi, je ne peux pas non plus faire la cote de LAX à SFO (meme si c'est pas du bon coté, c'est un truc que je voulais bien faire !!)
OPTION 2:
D 28/07 = PARIS - SFO L 29/07 = SFO visites M 30/07 = SFO visites M 31/07 = SFO visites J 01/08 = Départ très tôt pour Yosemite (entrée par le sud pour Mariposa G - Visites - Nuit Yosemite ou El Portal V 02/08 = Yosemite visites le matin - Tioga Road avec visites sur la route - Nuit à Lee Vining ou Bridgeport ? S 03/08 = Bodie - Mono lake (ou l'inverse) - Alabama hills - Fin d'apm arrivée sur Death Valley - Nuit Furnace ou Stovepipe D 04/08 = Tôt le matin: Death Valley - puis l'après midi route vers Las Végas Nuit Las Vegas L 05/08 = Las Vegas Nuit Las Vegas M 06/08 = Las Vegas - Route vers Valley Of Fire , arrivée l'apm à Zion NP et Nuit à Springdale ou alentours ? M 07/08 = Matin sur Zion NP - Apm route vers Bryce Nuit à Tropic ou alentours ? J 08/08 = Journée sur Bryce Nuit Tropic ou alentours ? V 09/08 = Bryce puis route vers Capitol Reef - Nuit à Torrey ou alentours ? S 10/08 = Route vers Canyonsland (Dead horse point...) Nuit à Moab D 11/08 = Journée sur Arches NP Nuit à Moab L 12/08 = Matin sur Canyonsland - (Needles, Moki Dugway Road ? Valley of gods ?) - Apm route vers Monument Valley et Nuit MV ou Mexican Hat M 13/08 = Matin sur Momunent Valley (scenic drive) - apm (valley of gods ?) route vers Page - Horse Shoe Bend - Powel - Nuit Page M 14/08 = Matin: Antelope Canyon - Route pour arrivée fin d'apm sur Grand Canyon - Nuit Grand Canyon Village J 15/08 = Tôt le matin: Grand Canyon - apm route vers Williams et nuit Williams ou alentours ? V 16/08 = Route vers Seligman - Oatman - rte 66 .... - Nuit à Los Angeles S 17/08 = Los Angeles - Visites D 18/08 = Los Angeles - Visites L 19/08 = Los Angeles - Visites - apm route, ballade et nuit sur Moro Bay ou alentours ? M 20/08 = Route vers San luis Obispo - Big sur - Nuit à Monterey M 21/08 = Route Monterey vers SFO - Nuit à SFO J 22/08 = Départ pour Paris et SNIF SNIF
Dans celui ci j'ai grapillé une nuit à LV et une à Moab, rajouter une journée de plus, pour avoir mes 26 jours gd max et me permettre ainsi de remonter en plusieurs étapes par la cote californiene.
Mais avec ses deux parcours j'hésite, j'ai du mal à voir celui qui conviendrai le mieux. Bref tous vos avis pourront surement me filer un coup de pouce... Merci de m'avoir lu. Bien à vous,
Zebrasquare
Je fais appel à l'experience de certains pour m'aider à finaliser mon iti cet été dans l'ouest.
Il s'agit d'une boucle classique au depart de SFO jusque LAX, pour la première otpion. De SFO à SFO pour la deuxième option.
J'ai établi tout d'abord une première ebauche du "squelette" de mon itinéraire en imaginant deux parcours assez similaires. Une fois cela finalisé, je prendrai nos billets d'avion, louerai ma voiture, puis booking des étapes hotels.
Pour plus de rapidité à me lire j' indiquerai uniquement les gdes lignes du parcours. Je passe les détails de timing pour les ballades ou randos à faire, j'ai déjà bcp d'éléments grace aux nbreux post à ce sujet.
En revanche j'hésite surtout sur la répartition des étapes et la fin du parcours. Je dispose de 25 jours en tout, 26 grand max.
OPTION 1:
D 28/07 = PARIS - SFO L 29/07 = SFO visites M 30/07 = SFO visites M 31/07 = SFO visites J 01/08 = Départ tôt pour Yosemite (entrée par le sud pour Mariposa G - Visites - Nuit Yosemite ou El Portal V 02/08 = Yosemite visites - Tioga Road avec visites sur la route - Nuit à Lee Vining ou Bridgeport ? S 03/08 = Bodie - Mono lake (ou l'inverse) - Alabama hills - Fin d'apm arrivée sur Death Valley - Nuit Furnace ou Stovepipe D 04/08 = Tôt le matin: Death Valley puis l'après midi route vers Las Végas Nuit Las Vegas L 05/08 = Las Vegas Nuit Las Vegas M 06/08 = Las Vegas Nuit Las Végas M 07/08 = Départ pour Valley of fire - Apm à Zion Nuit Springdale ou alentours ? J 08/08 = Matin à Zion - Apm route vers Bryce Nuit Tropic ou alentours ? V 09/08 = Journée à Bryce Nuit Tropic ou alentours ? S 10/08 = Route pour Capitol Reef - Ballade - Route vers et Nuit à MOAB D 11/08 = Journée sur Arches NP Nuit à Moab L 12/08 = Journée sur Canyonsland Nuit à Moab M 13/08 = Matin sur Canyonsland - (Needles, Moki Dugway Road ? Valley of gods ?) - Apm route vers Monument Valley et Nuit MV ou Mexican Hat M 14/08 = Matin sur Momunent Valley - apm (valley of gods ?) route vers Page - Horse Shoe Bend - Powel - Nuit Page J 15/08 = Matin: Antelope Canyon - Route pour arrivée fin d'apm sur Grand Canyon - Nuit Grand Canyon Village V 16/08 = Tôt le matin: Grand Canyon - apm route vers Williams et nuit Williams ou alentours ? S 17/08 = Route vers Seligman - Oatman .... - Nuit à Los Angeles D 18/08 = Los Angeles - Visites L 19/08 = Los Angeles - Visites M 20/08 = Los Angeles - Visites M 21/08 = Retour Paris et SNIF SNIF
Ce circuit propose 25 jours, je trouve que je passe trop de temps à Las Vegas et trop à Moab aussi, je ne peux pas non plus faire la cote de LAX à SFO (meme si c'est pas du bon coté, c'est un truc que je voulais bien faire !!)
OPTION 2:
D 28/07 = PARIS - SFO L 29/07 = SFO visites M 30/07 = SFO visites M 31/07 = SFO visites J 01/08 = Départ très tôt pour Yosemite (entrée par le sud pour Mariposa G - Visites - Nuit Yosemite ou El Portal V 02/08 = Yosemite visites le matin - Tioga Road avec visites sur la route - Nuit à Lee Vining ou Bridgeport ? S 03/08 = Bodie - Mono lake (ou l'inverse) - Alabama hills - Fin d'apm arrivée sur Death Valley - Nuit Furnace ou Stovepipe D 04/08 = Tôt le matin: Death Valley - puis l'après midi route vers Las Végas Nuit Las Vegas L 05/08 = Las Vegas Nuit Las Vegas M 06/08 = Las Vegas - Route vers Valley Of Fire , arrivée l'apm à Zion NP et Nuit à Springdale ou alentours ? M 07/08 = Matin sur Zion NP - Apm route vers Bryce Nuit à Tropic ou alentours ? J 08/08 = Journée sur Bryce Nuit Tropic ou alentours ? V 09/08 = Bryce puis route vers Capitol Reef - Nuit à Torrey ou alentours ? S 10/08 = Route vers Canyonsland (Dead horse point...) Nuit à Moab D 11/08 = Journée sur Arches NP Nuit à Moab L 12/08 = Matin sur Canyonsland - (Needles, Moki Dugway Road ? Valley of gods ?) - Apm route vers Monument Valley et Nuit MV ou Mexican Hat M 13/08 = Matin sur Momunent Valley (scenic drive) - apm (valley of gods ?) route vers Page - Horse Shoe Bend - Powel - Nuit Page M 14/08 = Matin: Antelope Canyon - Route pour arrivée fin d'apm sur Grand Canyon - Nuit Grand Canyon Village J 15/08 = Tôt le matin: Grand Canyon - apm route vers Williams et nuit Williams ou alentours ? V 16/08 = Route vers Seligman - Oatman - rte 66 .... - Nuit à Los Angeles S 17/08 = Los Angeles - Visites D 18/08 = Los Angeles - Visites L 19/08 = Los Angeles - Visites - apm route, ballade et nuit sur Moro Bay ou alentours ? M 20/08 = Route vers San luis Obispo - Big sur - Nuit à Monterey M 21/08 = Route Monterey vers SFO - Nuit à SFO J 22/08 = Départ pour Paris et SNIF SNIF
Dans celui ci j'ai grapillé une nuit à LV et une à Moab, rajouter une journée de plus, pour avoir mes 26 jours gd max et me permettre ainsi de remonter en plusieurs étapes par la cote californiene.
Mais avec ses deux parcours j'hésite, j'ai du mal à voir celui qui conviendrai le mieux. Bref tous vos avis pourront surement me filer un coup de pouce... Merci de m'avoir lu. Bien à vous,
Zebrasquare
Faire un tour d'Europe en Combi Volkswagen? English translation pending
Bonjour
Je me présente je suis étudiant en IUT, je suis actuellement a la recherche de personne ayant fait un tour d’Europe en combi , pour lui poser quelques questions sur les avantages et les inconvénients de ce périlleux voyage Combi !
Je me présente je suis étudiant en IUT, je suis actuellement a la recherche de personne ayant fait un tour d’Europe en combi , pour lui poser quelques questions sur les avantages et les inconvénients de ce périlleux voyage Combi !
Circuit Los Angeles - San Francisco avec enfants, pour être originale English translation pending
Bonjour à tous,
Nous partons à 4 du 20 avril au 6 mai pour une boucle LA et san francisco. Tout ce que j'ai lu ici m'a été d'une aide précieuse, néanmoins j'ai un doute sur notre itinéraire. Pouvez vous me dire si il est réalisable ?
20/04 : Arrivée los angeles à 12h00 : balade sur walk of fame + hotel 21/04 : LA 22/04 : LA puis départ le soir pour LEGOLAND ( 2H00), Nuit a san diego 23/04 : LEGOLAND + nuit à SAN DIEGO 24/ 04 :SAN diego puis départ pour FLAGSTAFF, ( si trop long arrêt à seligman ou lak havasu) (6h00) 25/04 : Route vers MONUMENT VALLEY, nuit à KAYENTA (5h29) 26/05 : KAYENTA/PAGE NUIT àPAGE (4h52) 27/04 : balade sur lac powel puis départ pour BRYCE CANYON, nuit a bryce canyon (2 H ) 28/04 : BRYCE ET départ pour las vegas : nUIT à LAS VEGAS (5h00) 29/04 : LAS VEGAS ( sortie grand canyon au départ de las vegas) 30/04 : LAS VEGAS 01/05: Départ pour BAKERFIELD en passant par vallée de la mort ( 6h00) ( ou avion pour san francisco ???) nuit a BAKERSFIELD (6h00) 02/05 : Départ pour Moneterey ( visite aquarium l'am ou le lendemain matin, nuit à monterey ( 4H42) 03/05 : SAN francisco : 3 nuit à SAN FRANCISCO 06/05 : Avion à 14:00 pour luxembourg
Merci par avance, je suis preneuse de tous vos conseils ainsi que bon plan pour hotel à los angeles et san francisco.
Nous partons à 4 du 20 avril au 6 mai pour une boucle LA et san francisco. Tout ce que j'ai lu ici m'a été d'une aide précieuse, néanmoins j'ai un doute sur notre itinéraire. Pouvez vous me dire si il est réalisable ?
20/04 : Arrivée los angeles à 12h00 : balade sur walk of fame + hotel 21/04 : LA 22/04 : LA puis départ le soir pour LEGOLAND ( 2H00), Nuit a san diego 23/04 : LEGOLAND + nuit à SAN DIEGO 24/ 04 :SAN diego puis départ pour FLAGSTAFF, ( si trop long arrêt à seligman ou lak havasu) (6h00) 25/04 : Route vers MONUMENT VALLEY, nuit à KAYENTA (5h29) 26/05 : KAYENTA/PAGE NUIT àPAGE (4h52) 27/04 : balade sur lac powel puis départ pour BRYCE CANYON, nuit a bryce canyon (2 H ) 28/04 : BRYCE ET départ pour las vegas : nUIT à LAS VEGAS (5h00) 29/04 : LAS VEGAS ( sortie grand canyon au départ de las vegas) 30/04 : LAS VEGAS 01/05: Départ pour BAKERFIELD en passant par vallée de la mort ( 6h00) ( ou avion pour san francisco ???) nuit a BAKERSFIELD (6h00) 02/05 : Départ pour Moneterey ( visite aquarium l'am ou le lendemain matin, nuit à monterey ( 4H42) 03/05 : SAN francisco : 3 nuit à SAN FRANCISCO 06/05 : Avion à 14:00 pour luxembourg
Merci par avance, je suis preneuse de tous vos conseils ainsi que bon plan pour hotel à los angeles et san francisco.
Circulation à La Canée en Crète English translation pending
bonjour,
Je vais partir 10 jours en Crète au mois de mai et je suis en train de réfléchir à mon itinéraire. Je voyage avec un bébé de 18 mois donc pour limiter les temps de trajet, ca ne me dérange pas de changer d'hôtel régulièrement et je souhaite les réserver en avance pour être sure d'avoir la literie adaptée pour lui.
Je projette de passer 1 journée à la Canée (je prendrai une chambre dans un hôtel du centre) puis d'aller passer 1 jour à Elafonisi. Est-ce qu'il est préférable, la veille de dormir à la Canée ou vaut-il mieux réserver un hotel plutôt vers Kissamos ? Je m'interroge sur la circulation à la Cannée. Ne risque-t'on pas d'avoir des embouteillages pour sortir de la ville le matin, ce qui nous ferait "perdre" du temps sur notre journée, déjà chargée en trajets.
Merci d'avance pour vos réponses,
Séverine
Je vais partir 10 jours en Crète au mois de mai et je suis en train de réfléchir à mon itinéraire. Je voyage avec un bébé de 18 mois donc pour limiter les temps de trajet, ca ne me dérange pas de changer d'hôtel régulièrement et je souhaite les réserver en avance pour être sure d'avoir la literie adaptée pour lui.
Je projette de passer 1 journée à la Canée (je prendrai une chambre dans un hôtel du centre) puis d'aller passer 1 jour à Elafonisi. Est-ce qu'il est préférable, la veille de dormir à la Canée ou vaut-il mieux réserver un hotel plutôt vers Kissamos ? Je m'interroge sur la circulation à la Cannée. Ne risque-t'on pas d'avoir des embouteillages pour sortir de la ville le matin, ce qui nous ferait "perdre" du temps sur notre journée, déjà chargée en trajets.
Merci d'avance pour vos réponses,
Séverine
Ryanair: quatre-vingt-treize pour cent des passagers reviendront English translation pending
La compagnie aérienne low cost Ryanair a publié une étude selon laquelle 93% des passagers voyageront de nouveau à bord de ses avions, 95% pensant qu’elle propose un excellent rapport qualité-prix.
Dans un communiqué du 29 janvier 2013, la spécialiste irlandaise du vol pas cher précise que l’enquête du service clientèle a été effectuée auprès de 10 000 passagers à travers 28 pays d’Europe. Selon ses résultats, 93% des passagers voleront de nouveau avec Ryanair, 62% l’ont choisie pour ses tarifs bas et ont volé au moins quatre fois au cours des douze derniers mois. Le rapport qualité-prix de la low cost a été jugé excellent par 95% des passagers, 93% d’entre eux ont bénéficiés d’un vol à l’heure ; 87% expriment leur satisfaction globale et 84% confirment qu’ils recommanderaient Ryanair à un ami.
Pour le porte-parole Stephen McNamara, Ryanair accueillera « plus de 80 millions de passagers cette année en proposant les tarifs les plus bas et le meilleur service clientèle comprenant le plus de vols à l’heure, le moins de bagages égarés et le plus petit nombre d’annulation, ainsi que des tarifs bas et aucune surcharge carburant ».
La low cost, qui vient d’annoncer l’ouverture de ses deux premières bases hors d’Europe (au Maroc), a d’autre part revu à la hausse sa prévision de profit pour l’exercice 2012-2013 qui se termine en mars, à 540 millions d’euros contre 505 millions précédemment, en raison de la forte hausse des ventes de billets au dernier trimestre dans le nord de l’Europe.
Avis sur itinéraire en trois semaines en Chine? English translation pending
Bonjour.
Voici un intinéraire de 21 jours, qu'en pensez-vous (je pense un peu top long..)
- Arrivée Pekin: 3 jours - Datong: 3 jours - Pingyao: 3 jours - Xian: ??? - Huangshuan: 3 jours - Yangshuo: 3 jours - Pekin: 2 jours
Je pense qu'il faudra enlever Xian. Donc cela laisse des jours pour les trajets (en train/bus). Qu'en pensez-vous?
Merci d'avance.
Voici un intinéraire de 21 jours, qu'en pensez-vous (je pense un peu top long..)
- Arrivée Pekin: 3 jours - Datong: 3 jours - Pingyao: 3 jours - Xian: ??? - Huangshuan: 3 jours - Yangshuo: 3 jours - Pekin: 2 jours
Je pense qu'il faudra enlever Xian. Donc cela laisse des jours pour les trajets (en train/bus). Qu'en pensez-vous?
Merci d'avance.
Le défi de Valérie: 6,000 kilomètres à vélo en France en 2013 English translation pending
Le Défi de Valérie , un grand tour de France de 6000 km
Valérie a besoin de vos encouragements
Voici le lien vers son défi
http://cbandiera.free.fr/...hards/index.php?N=20
Biclou suivra son périple en 2013
claudio
http://cbandiera.free.fr/...hards/index.php?N=20
Biclou suivra son périple en 2013
claudio
Thaïlande du 17 mars au 17 avril 2013 English translation pending
Bonjour amis globatrotteur !!!
Voila il y a quelques semaines je me suis décidée ... ça y est j'ai mon billet aller / retour :D youpiii
Voici ce que j'ai prévu pour le moment :
Vols 570 € Paris Abu Dhabi . Bangkok - Bangkok Abu Dhabi Paris
Bien contente d'avoir des amis sur qui compté a Abu Dhabi ou mon escale est de presque 24h ^^
Enfin passons j'arriverai donc le lundi 18 vers 19h et qq, je voyagerai pour la premiere fois complètement seule j'ai 23 ans "c'est grave docteur ?"
Donc :
17/03 : Paris > Abu Dhabi 18/03 : Abu Dhabi > bangkok dans la soirée 19/03 : bangkok 20/03 : train pour Ayuthaya puis train pour Lopburri 21/03 : bus pour Sukhothai 22/03 : bus pour Chiang Mai 23/03 : Chiang Mai 24/03 : Bus pour Mae Hong Son 25/03 : Mae Hong Son treck ? 26/03 : Mae Hong Son treck ? (Au lieu de la full Moon :/ ) 27/03 : direction Pai (jesaispascomment surement en bus ? :D ) 28/03 : direction Chiang Rai surement en bus ? 29/03 : Chiang Rai treck ? 30/03 : Chiang Rai treck ? 31/03 : Chiang Rai > ???? j'aimerai bien un vol pour une ville du sud est pas trop cher et sans escales ... Mais la je vois pas
01/04 : POISSON D'AVRIL !!! 02/04 : 03/04 : 04/04 : 05/04 : 06/04 : 07/04 : 08/04 : 09/04 : 10/04 : 11/04 : 12/04 : BANGKOK NEW YEAR bataille d'eau et visites 13/04 : BANGKOK NEW YEAR bataille d'eau et visites 14/04 : BANGKOK NEW YEAR bataille d'eau et visites 15/04 : 16/04 : dodo a coté de l’aéroport 17/04 : Tot le matin Bangkok > Abu Dhabi 18/04 : Abu Dhabi > Paris
Reste plus qu'a ajouter: Prachuap Khiri Khan Chumphon Ko Tao Ko Phan Ngan Ko Samui Ko Yao krabi Ko Phi Phi Ko Lanta Ko Jun
Parcs : Kaeng Krachan et ou Khao Yai ....
L'excursion au cambodge je pense qu'il va falloir que je revienne non ?
Qu'en pensez vous ?
Voila il y a quelques semaines je me suis décidée ... ça y est j'ai mon billet aller / retour :D youpiii
Voici ce que j'ai prévu pour le moment :
Vols 570 € Paris Abu Dhabi . Bangkok - Bangkok Abu Dhabi Paris
Bien contente d'avoir des amis sur qui compté a Abu Dhabi ou mon escale est de presque 24h ^^
Enfin passons j'arriverai donc le lundi 18 vers 19h et qq, je voyagerai pour la premiere fois complètement seule j'ai 23 ans "c'est grave docteur ?"
Donc :
17/03 : Paris > Abu Dhabi 18/03 : Abu Dhabi > bangkok dans la soirée 19/03 : bangkok 20/03 : train pour Ayuthaya puis train pour Lopburri 21/03 : bus pour Sukhothai 22/03 : bus pour Chiang Mai 23/03 : Chiang Mai 24/03 : Bus pour Mae Hong Son 25/03 : Mae Hong Son treck ? 26/03 : Mae Hong Son treck ? (Au lieu de la full Moon :/ ) 27/03 : direction Pai (jesaispascomment surement en bus ? :D ) 28/03 : direction Chiang Rai surement en bus ? 29/03 : Chiang Rai treck ? 30/03 : Chiang Rai treck ? 31/03 : Chiang Rai > ???? j'aimerai bien un vol pour une ville du sud est pas trop cher et sans escales ... Mais la je vois pas
01/04 : POISSON D'AVRIL !!! 02/04 : 03/04 : 04/04 : 05/04 : 06/04 : 07/04 : 08/04 : 09/04 : 10/04 : 11/04 : 12/04 : BANGKOK NEW YEAR bataille d'eau et visites 13/04 : BANGKOK NEW YEAR bataille d'eau et visites 14/04 : BANGKOK NEW YEAR bataille d'eau et visites 15/04 : 16/04 : dodo a coté de l’aéroport 17/04 : Tot le matin Bangkok > Abu Dhabi 18/04 : Abu Dhabi > Paris
Reste plus qu'a ajouter: Prachuap Khiri Khan Chumphon Ko Tao Ko Phan Ngan Ko Samui Ko Yao krabi Ko Phi Phi Ko Lanta Ko Jun
Parcs : Kaeng Krachan et ou Khao Yai ....
L'excursion au cambodge je pense qu'il va falloir que je revienne non ?
Qu'en pensez vous ?
Où aller au Laos en dix jours maximum? English translation pending
Bonjour à tous/toutes
Nous partons 2 mois en février en thailande et nous voulons faire un détour par le laos, c'est sur que nous allons faire Luang Prabang mais pour le reste nous ne savons pas trop ou aller. Avez-vous une ou 2 destinations a conseiller? (sans trop aller dans le nord du laos car nous revenons après sur bangkok)
Merci d'avance
Nous partons 2 mois en février en thailande et nous voulons faire un détour par le laos, c'est sur que nous allons faire Luang Prabang mais pour le reste nous ne savons pas trop ou aller. Avez-vous une ou 2 destinations a conseiller? (sans trop aller dans le nord du laos car nous revenons après sur bangkok)
Merci d'avance
Circuit de douze jours en Norvège English translation pending
Bonjour,
ma fille de 19 ans a prévu d'aller 12 jours en Norvège cet été (début aout) avec son ami. Ils veulent louer une voiture pour se deplacer. Ils prévoient d'aterrir a Oslo, voudraient aller a Bergen et dans les fjords.
Quel circuit leur conseilleriez vous ? Quels sont les endroits à éviter.
Est-il vrai que la vie est chère ? Quel budget pour les repas sachant qu'ils ne chercheront rien de gastronomique ?
Le logement en auberge de jeunesse est-il correct ?
J'ai lu que les témpératures pouvaient passer de 30 à 5 en quelques heures. Qu'en est-il exactement du climat ?
Y a-t-il des activités qu'il ne faut pas faire seul mais avec un guide par exemple (rando ?)
Je suis à la recherche de tout renseignement qui leur permettra de partir en "sécurité".
Par avance merci.
Otawa511
ma fille de 19 ans a prévu d'aller 12 jours en Norvège cet été (début aout) avec son ami. Ils veulent louer une voiture pour se deplacer. Ils prévoient d'aterrir a Oslo, voudraient aller a Bergen et dans les fjords.
Quel circuit leur conseilleriez vous ? Quels sont les endroits à éviter.
Est-il vrai que la vie est chère ? Quel budget pour les repas sachant qu'ils ne chercheront rien de gastronomique ?
Le logement en auberge de jeunesse est-il correct ?
J'ai lu que les témpératures pouvaient passer de 30 à 5 en quelques heures. Qu'en est-il exactement du climat ?
Y a-t-il des activités qu'il ne faut pas faire seul mais avec un guide par exemple (rando ?)
Je suis à la recherche de tout renseignement qui leur permettra de partir en "sécurité".
Par avance merci.
Otawa511
Visa et vol Emirates pour la Thaïlande English translation pending
Bonsoir à tous,
Voilà, j'ai besoin de vos lumières. Je part avec un ami lundi pour la Thaïlande, avec la compagnie Emirate.
Moi, je reste moins de 30 jours, donc pas de problème avec le visa, par contre mon ami lui reste plus de 30 jours et n'a pas prévu d’extension de visa.
Peut-il se faire refouler à l'embarquement avec Emirate?
Sinon peut-il réserver un vol vers la Malaisie et le présenter lundi?
Merci de votre aide
Visa russe depuis la Mongolie English translation pending
Bonjour,
Ceci n'est qu'une ébauche de voyage mais il n'est jamais trop tôt pour les questions.
Dans l'hypothèse où je serai en Mongolie au printemps prochain (2014), j'envisage de revenir en France par le Transibérien, en faisant escale à Irkoutsk pour passer un peu de temps sur les bords du Baikal, et si possible me garder un jour ou deux pour visiter Moscou. De mes lectures je comprend qu'il me faudra demander un visa de tourisme pour la Russie, alors est-ce possible d'en faire la demande à Ulan-Bator ?
Merci, Mancha
Ceci n'est qu'une ébauche de voyage mais il n'est jamais trop tôt pour les questions.
Dans l'hypothèse où je serai en Mongolie au printemps prochain (2014), j'envisage de revenir en France par le Transibérien, en faisant escale à Irkoutsk pour passer un peu de temps sur les bords du Baikal, et si possible me garder un jour ou deux pour visiter Moscou. De mes lectures je comprend qu'il me faudra demander un visa de tourisme pour la Russie, alors est-ce possible d'en faire la demande à Ulan-Bator ?
Merci, Mancha
Nouvelle-Zélande: location de camping-car chez United Campervans English translation pending
Bonsoir
Comme je l'ai dit dans un précédent méssage nous partons pour 3 semaines en camping car
en Nouvelle Zélande
Nous avons loué le camping car chez United Campervans
Quelqu'un connait -il ce loueur ??Les véhicules sont ils corrects et bien équipés ?? L'agence nous à dit
qu'il y à tout dedans . Merci aux personnes qui pourraient nous en parler et éventuellement nous donner
des conseils C'est notre premiére expérience du camping car
Comme je l'ai dit dans un précédent méssage nous partons pour 3 semaines en camping car
en Nouvelle Zélande
Nous avons loué le camping car chez United Campervans
Quelqu'un connait -il ce loueur ??Les véhicules sont ils corrects et bien équipés ?? L'agence nous à dit
qu'il y à tout dedans . Merci aux personnes qui pourraient nous en parler et éventuellement nous donner
des conseils C'est notre premiére expérience du camping car
Trek de la Vallée de Milam, octobre 2012 English translation pending
Trek de la vallée de Milam - Sur la piste du Nanda Devi
octobre 2012


Lonely Planet affirme que ce trek est difficile. Lorsqu'on étudie les cartes et la topographie, on peut s'en étonner: les dénivelés moyens sont peu importants ainsi que l'altitude maximum (4000m environ). En effet, beaucoup de ballades en montagne nous amènent à des altitudes supérieures à 5000m. Comme nous le verrons, LP ne se trompe pourtant pas. Ce trek de six jours au minimum et auquel nous avons consacré le double de temps devient parfois un véritable enfer: pistes effondrées et déviées, roches en équilibre instable et tapis de pierres disjointes auxquelles on essaie de préférer les bas côtés, lorsqu’il y en a, pour éviter de se tordre les chevilles...

Notre objectif: Il est d'approcher au plus près ce monstre qu'est le Nanda Devi, montagne sacrée de 7811 m en rejoignant un de ses camps de base à l'est de son sommet. Un objectif annexe est de traverser le glacier de Milam par sa rive gauche avant de retourner dans la basse vallée.
Contexte: Voyager léger pour être flexible est notre devise pour ce type de voyage. Eviter le poids de bagages excessifs tout en assurant un minimum d'autonomie pour être en plein au centre des évènements, quitte à prendre des risques. La période privilégiée est l'automne suivant la mousson d'été particulièrement longue et abondante cette année 2012 (on faisait état de glissements de terrains dus aux inondations dans la plaine à la mi septembre). Le mois d'octobre est aussi le mois des migrations des habitants de la haute vallée. Comme plus aucune activité pastorale n'est alors possible et puisque la route commerciale passant par Milam a été abandonnée en 1962, la haute vallée se vide de ses habitants pour les six mois d'hiver. Beaucoup de villages sont ainsi temporairement totalement abandonnés.
Préparation: ce trek est dans nos têtes depuis plusieurs années car la plage de temps où il est rendu possible avec un temps suffisamment dégagé est très étroite, de fin septembre à fin octobre. Nous avons utilisé Google Earth, Lonely Planet et le forum de Lonely Planet, très utile. Nous n’avons pas trouvé de carte valable sur Paris car cette région est pratiquement inconnue. La précision des photos satellite nous a paru suffisante pour créer un itinéraire balisé à l’aide du GPS. Comme nous le verrons, cette préparation s'est avérée incertaine du fait d'éboulements récents ayant modifié les implantations du chemin sur parfois plusieurs kilomètres. Il faut enregistrer chaque jour le trajet afin de conserver les distances journalières parcourues. Cela n’a pas été fait cette fois-ci. Cette année, nous n'avons pas accompli de préparation physique particulière en dehors du jogging, de la marche et de la natation. Nous sommes en bonne condition physique avant de partir. Sylvie est un peu fatiguée.
Sac à dos: les poids initiaux sont de 16 et 14 kg comprenant en particulier une tente 2 place de 1.5kg, deux sacs de couchage -9°C soi disant "confort" de 1.5kg chacun et des vivres pour 5 jours au moins incluant jambon séché, semoule, saucisson, comté, chocolat, café soluble, fruits séchés pour 4 kg.
Ils sont trop lourds. Il nous faudra réduire leurs poids pour les prochaines expéditions.
Accès à la Vallée de Milam: La première partie à a été effectuée avec Air India de Paris à Delhi 22:30 - 9:30. Les vols avec cette compagnie sont toujours agréables et ponctuels pour l'instant, avec des tarifs compétitifs. Que demander de plus? Le train au départ de Old Delhi à 16 :00 est une bonne alternative pour éviter le bus de nuit partant de Ghaziabad le soir vers 22 :30. Arrêt après 7h de trajet à Haldwani où se trouve la gare de bus et de jeeps. Les jeeps sont un mode assez flexible pour se rendre à Munsyari à partir de Haldwani. Il ne semble pas possible de s’y rendre directement. Un ou deux changements sur la route sont sûrement nécessaires. Sans perdre beaucoup de temps, nous avons mis 38h pour atteindre Munsyari à partir de Paris.
Le voyage et le trek au jour le jourLe 6 octobre:Nous avons beau avoir l'habitude de circuler dans cette mégapole, nous nous faisons toujours dépasser par les évènements. Ainsi, c'est dans la bouche d'accès au nouveau métro que nous apprenons qu'il est fermé pour maintenance. Il le sera aussi à notre retour, plus de 2 semaines après. C'est étonnant de voir un si récent ouvrage paralysé de cette manière. Nous arrivons à New Delhi Railway Station vers 11h pour acheter des billets de train ND - Haldwani. En effet, il existe un bureau spécial à NDRS pour les touristes et des billets sont délivrés sur des quotas spécifiques. Nous savons qu'un train part à 16:00 mais la réservation en France sur le site internet est rendue impossible du fait qu'il faut donner un n° de téléphone indien! En arrivant, on nous dit que le bureau a été déplacé sur Connaught Square et nous le croyons bêtement. Il faut dire que nous essuyons la fatigue d'une nuit blanche. En réalité nous sommes emmenés dans une agence de tourisme. L'heure perdue nous empêchera de réserver nos places car le délai minimum est de 4 heures avant le départ du train. Il est bon par ailleurs de prévoir une attente d'au moins une heure car la file d'attente est longue. Nous changeons des euros dans Main Bazar Street afin de ne pas être coincé dans les villages de montagne où nos monnaies occidentales doivent faire l'effet de billets de Monopoly.
Sauf si cela est vraiment nécessaire, il ne faut jamais changer à l'aéroport car le change vous fera perdre 6% de la valeur.
Nous filons à Old Delhi Railway Station en pensant prendre un bus de nuit (Ghaziabad) si nous n'arrivons pas à réserver directement nos places sur place. Là, nous achetons nos billets pour 136Rs/billet soit moins de 2€ pour 7 heures de train. Il y a un McDo à ODRS. Ce n'est pas que j'aime ce type de restau habituellement mais nous sommes trop heureux d'éviter la nourriture très épicée à laquelle il sera bien temps de s'y habituer par la suite.
Le train part à l'heure et nous sommes montés dans une voiture au hasard. Les contrôleurs sont bienveillants et nous laissent nous asseoir à des places numérotées auxquelles nous n'avions pas droit. Mais comment savoir où aller quand rien n'est indiqué? Heureusement, pour une fois le train n'est pas bondé. Nous devons quand même laisser 6 fois nos places
à des voyageurs en règle.
La nuit est tombée depuis longtemps sur la campagne chaude et humide. J'ai acheté un coca frais que nous mélangeons discrètement au Ballantine acheté au duty free pour arroser notre pique nique dînatoire.
Nous ne sentons plus la fatigue du voyage. Nous sentons seulement que notre nouvelle aventure commence bien... Nous arrivons à Haldwani à 22:30 comme prévu.
Nous sommes à la frontière de la plaine et des premières collines, contrefort des Himalaya. C'est probablement pourquoi la ligne de chemin de fer ne va pas plus loin.
Le taxi nous conduit en quelques minutes à la gare des bus et des jeeps. Malgré l'heure tardive, nous sommes tout de suite abordés par des rabatteurs.
L'un d'eux nous conduit vers le chauffeur d'une jeep qui part juste pour Munsyari. Des clients attendent déjà. Ils sont heureux de voir de nouveaux passagers car ils ne partiront que lorsque la voiture sera pleine. Nous ne tardons pas et nous nous engageons dans les premiers lacets sans voir grand chose.
Serrés à quatre sur une des 2 banquettes arrière il nous sera impossible de dormir lors de cette seconde nuit du voyage.
le 7 octobre:Nous sommes toujours en forme et de bonne humeur lorsque le soleil se lève et rosit la campagne tropicale que nous traversons. Nous nous sommes arrêtés plusieurs pour prendre un tchai réconfortant dans une échoppe au bord de la route. Nous somnolons lorsque la jeep s'arrête vers 8:30. Sommes nous déjà à Munsyari?
Le chauffeur nous détrompe. Nous sommes à Thal à 70km de Munsyari. Pourtant, il n'ira pas plus loin. Il nous invite à monter dans une nouvelle jeep dont le chauffeur nous dit qu'elle part à 10h pour notre destination finale. Il nous fait payer sa part, 650Rs sur les 900 qu'il demandait au départ. A 10:00 aucun nouveau client ne s'est présenté.
Je sens mal la situation. Nous avons vraiment besoin de nous poser. Je négocie avec lui le prix d'un départ immédiat. 1200Rs. Quel luxe! Nous voilà repartis, chacun couché sur sa banquette.
Nous ne tardons pas à nous endormir, non sans mauvaise conscience en voyant les trois passagers entassés à côté du chauffeur...


L'air devient plus frais et nous voyons apparaître les premiers pics enneigés. Nous arrivons vers 13:00. Nous cherchons un hôtel en arpentant le gros village qu’est Munsyari. C’est pourtant à côté de la gare que nous trouverons le meilleur (350Rs) le Pandet Lodge avec une vue splendide sur le massif du Panchachuli de la grande baie vitrée de la chambre.


Le patron nous apprend qu’il n’y a plus de demande de permis à effectuer à la gendarmerie. Une simple déclaration doit être faite. Nous l’effectuons à la caserne qui se situe à peu de centaines de mètres de l’hôtel après un déjeuner d’omelette de riz de coca et de thé en 5 minutes. Nous sommes pourtant un dimanche !Le 8 octobre : 1er jour altitude de départ 2157 m, altitude à l’arrivée 1634m
Le soleil se lève vers 6 :30 sur les massifs vierges de nuages. Une légère brume couvre les vallées et marque les premiers rayons du soleil.
Nous avons préparé un paquetage d’affaires inutiles pour le trek que nous laisserons à l’hôtel pour ne pas alourdir inutilement nos sacs à dos.
Après un petit déjeuner copieux nous partons à 8:00. Nous en profitons pour acheter une lampe de poche (80rs) car j’ai cassé la mienne pendant le voyage.
Nous avons décidé de partir à pied de Munsyari car il n’y a que 4.5km jusqu’à l’entrée du chemin. Une petite marche supplémentaire
pour éviter la recherche d’un transport et des attentes non maîtrisées… Les points sont scrupuleusement consignés dans le GPS
et nous suivons notre itinéraire sans difficulté. Le chemin en descente croise souvent la route bitumée en lacet.
Une femme nous arrête en nous disant que le chemin de Milam n’est pas dans la direction que nous prenons et qu’il est en surplomb.
Nous ne la croyons pas car le GPS est formel dans ses indications. Ce doit être une conspiration pour nous faire prendre un guide!


Vers 13:00, je pars explorer les pentes en hauteurs car le chemin s’est réduit et ne se distingue que par intermittence. Nous sommes inquiets. Je ne trouve rien et je reviens fatigué. Après un pique nique rapide, je tombe, emporté par le poids du sac auquel je ne suis pas encore habitué. Je m’en sors avec un œil au beurre noir qui ne me quittera pas du voyage. Le poignet gauche est aussi un peu douloureux mais rien n’est cassé. Nous continuons jusqu’à nous heurter à un énorme cône d’éboulis sous lequel disparaît le chemin. Les blocs de pierres sont instables et trouvent leur source à des centaines de mètres au dessus de nous. Nous choisissons d’explorer la zone sans le sac car nous nous voyons mal rebrousser chemin. Rien n’indique un chemin en surplomb. La journée serait pratiquement perdue. La progression, même sans le sac, est mal aisée. J’ai laissé Sylvie et je me retrouve face à une paroi verticale de la montagne dans laquelle je retrouve le chemin creusé en galerie. De l’autre côté, un nouveau cône d’éboulis nous attend.


A mon retour nous décidons cependant de tenter notre chance. L’avance est lente et précautionneuse. Chaque pierre peut être un piège. Nous retrouvons le chemin vers 16h à deux km de Lilam, bordé de quelques maisons habitées. Ce hameau est devenu un cul de sac et les habitants nous regardent, étonnés et compatissants. Les montées sont de plus en plus raides mais nous sommes rassurés. Nous n’arrivons qu’à 17:30, épuisés et incapables même de pénétrer dans le village, nous nous installons dans la première auberge qui borde le chemin. L’eau coule à profusion du rocher et nos toilettes à l’eau glacée nous procurent un bien être réparateur. A noter que Sylvie sera victime d’une sangsue gourmande.
Notre mésaventure est une sérieuse mise en garde : la préparation à distance, aussi précise soit elle ne peut pas remplacer la recherche d’informations locales avant de partir.
Le propriétaire de l’auberge nous fait un bon diner de chapatis omelette et tchai arrosé d’un peu d’alcool local. Nous nous couchons vers 19h. Nous calerons nos rythmes de vie dorénavant sur le lever et le coucher du soleil car il n’y a pas grand-chose à faire dans le noir et il faut profiter des premières heures du jour, toujours plus limpides. L’usage de sacs et tapis de couchage est pratiquement indispensable car le lit est un ensemble de planches. Nous dormons profondément.Le 9 octobre 2ème jour altitude à l’arrivée 2322m

Après pratiquement 13 heures de sommeil, nos corps n’ont pas oublié les efforts insensés de la veille. Lorsque nous voulons nous lever, nos jambes refusent tout effort et nous titubons pendant plusieurs minutes avant de pouvoir nous déplacer et sortir de notre gourbi de chambre. Il faudra 2 jours encore à nos corps avant qu’ils ne s’habituent aux exigences du trek. Il est 8 :00. Le ciel est bleu, parsemé de nuages. Nous ne partons que vers 10 :00 après un petit déjeuner (tchai, omelette et chapatis) . Nous doublons le village de Milam assez rapidement. Si le GPS nous indique une petite promenade de 12 km, la vraie vie nous apprendra que le double environ doit être réellement effectué, dans des conditions difficiles. En effet, les éboulements fréquents dus au grand encaissement de la vallée continuent de détruire de grandes portions du chemin. Ils sont le plus souvent déviés par des montées et descentes brutales et grossières passant sur les parties encore stable de la montagne.


La notion de kilomètre d’oiseau voit ainsi le jour. Et nous voudrions être des oiseaux pour éviter les ascensions inutiles nécessitant parfois l’usage de nos mains pour nous hisser ! Le départ tardif et les déviations nous empêchent d’arriver avant la nuit à Boudiyar. La pluie menace et nous nous arrêtons en surplomb de la Gori Ganga dans un lieu un peu abrité du vent qui s’est levé et nous refroidit. Les premières gouttes font leur apparition quand nous avons fini de monter la tente dans une cavité de la paroi. J’ai juste le temps de descendre chercher 2 litres d’eau dans le torrent, nécessaires au repas et à un semblant de toilette.


Le bois n’a pas manqué pour le feu. La pluie a redoublé pendant le repas (semoule de saucisson et sucreries). Nous nous apercevons en nous couchant que les coutures de la tente ne sont plus étanches. L’eau perle à l’intérieur et le pantalon de Sylvie s’est transformé en serpillère. Les sacs et les chaussures sont protégés par leurs bâches à l’extérieur. La pluie, heureusement s’arrête vers 22h. Les boules Quies viennent à bout du grondement du torrent, du tonnerre et du clapotis de la pluie sur la tente.Le 10 octobre 3ème jour, altitude à l’arrivée : 2450mOn se lève à 8 :00. Le ciel s’est lavé de tous ses nuages pendant la nuit. Ce sera une journée de repos car nous sommes proches de Boudiyar. Nous prenons le temps de sécher les affaires au soleil et profiter du paysage.

Nous arrivons au village après une heure de marche. Nous allons directement à la caserne positionnée à son entrée. Nous sommes bien accueillis car on nous offre des sièges et de l’eau. La procédure semble peu mise en œuvre ou très récente car les militaires sont hésitants. Il faut dire aussi qu’il y a si peu d’étrangers sur le chemin : je relève sur le registre un passage par jour sur les dernières semaines. Nous sommes loin en tous cas des enregistrements obligatoires avec photocopie de passeports et confiscation annoncée des appareils photos (j’avais pris un appareil photo supplémentaire pour le cas où…)
Il faudra enquêter pour savoir si les assouplissements réglementant le trekking touchent aussi le Sikkim car cette région nous est fermée aux dernières nouvelles (obligation de passer par une agence officielle, guide obligatoire donc nombreux porteurs etc.)
Il n’y a qu’un hôtel ouvert à Boudiyar, rustique et cher (285Rs) mais le responsable du restau est très sympa. Nous passons l’après midi à nous dorer au soleil sur la pelouse. Nous faisons notre première lessive à l’eau du torrent.


La soirée est exquise avec les muletiers qui tentent de nous souler à l’alcool local. Je vide le fond de leur jerrican crasseux en fumant un divin bidi : il n’y aura pas de cuite mais une sacrée migraine dans la nuit ! (mon cœur bat très lentement bizarrement à 50 - 60)
Le 11 octobre 4ème jour, altitude à l’arrivée : 3128mLe réveil nous sort du lit à 6 :30. Cela fait bien longtemps que le trafic bruyant des muletiers a commencé sur le chemin séparant l’hôtel du restau.
Nous laissons 4 kg de bagages à l’utilité limitée dont 500g de semoule et les livres. Nous espérons ainsi être un peu plus à l’aise dans les prochaines montées. Le gardien nous demande 300rs que nous négocions à 100Rs. Nous avons encore 5 jours d’autonomie, ce qui est plus que suffisant.
IL est impératif pour gagner du poids d’être plus précis dans la confection des menus pour nos prochaines expéditions.
Les muletiers nous proposent par l’intermédiaire du responsable du restau de prendre nos sacs pour les laisser à Rilkot pour 300Rs. Nous refusons. Nous verrons bien jusqu’où nous pouvons aller par nos propres moyens ! Il fait très beau temps et nous marchons beaucoup mieux. Nous ouvrons religieusement le jambon de Bayonne et le comté pour le déjeuner dans une auberge où nous commandons du tchai. Ils seront dégustés avec les 5 chapatis emportés de Boudiyar.

Nous passons par des gorges extraordinaires laissant place à un emplacement idéal pour camper (30°14'8.79"N - 80°12'57.04"E). Nous nous y arrêterons pour la nuit au retour si cela est possible.


L’environnement a changé, passant des de la végétation tropicale aux conifères et aux pâturages lorsque nous arrivons à Railkot vers 16h.

Railkot est abandonnée de la plupart de ses habitants, définitivement ou pour la période hivernale. Deux familles sur trois sont déjà descendues. Nous avons la chance de trouver une maison pour nous nourrir (riz dal légumes) et nous héberger dans le grenier avec un vieil indien et quelques grosses souris qui s’en prennent à nos sacs à dos. Coucher à 19h 19:30.
Le 12 octobre 4ème jour, altitude à l’arrivé : 3416m 

Nous nous réveillons naturellement à 5 :30. Nous sommes maintenant bien en phase avec le soleil. On ne veut pas trop nous servir de chapatis pour le petit déjeuner. Ce sera donc du Maggi. Il faut être adaptatifs ! On part à 7 :15 sans avoir pu faire un brin de toilette : il n’y a pas d’eau. Nous croisons une des nombreuses familles qui vont s’établir dans la basse vallée pendant l’hiver. Qui restera-t-il quand nous arriverons en haut ?


Le chemin est devenu excellent car la vallée s’élargie mais le ciel nous inquiète. Les nuages s’amoncèlent rapidement sur les massifs au nord. Nous croisons même un bulldozer ! C’est surprenant et il faut croire que les autorités locales veulent transformer la piste muletière en route carrossable ?


Le soleil ne suffit plus à nous réchauffer lorsque nous sommes à l’arrêt. Au niveau de Burphu vers 10 :30 nous déjeunons dans une petite auberge sympathique. C’est notre dernier point civilisé car nous allons nous séparer de la route principale passant sur la rive gauche de la Gori Ganga en restant sur sa rive droite pour rejoindre la vallée du glacier de Pachhu.


En partant, l’aubergiste nous poursuit car il a peur que nous nous soyons trompés !


On se perd un peu dans les champs mais nous arrivons à Ganghar face à Pachhu vers 15h après avoir traversé deux villages abandonnés aux maisons murées. Le mauvais temps sévit dans la basse vallée et le vent glacé nous transperce. Le village est totalement abandonné de ses habitants comme nous l‘avions prévu. Nous nous installons dans ce qui peut être qualifié de place centrale (30°24'2.38"N - 80° 9'15.00"E). L’eau coule d’un robinet dans une petite fontaine. C’est bien pratique.

Nous cherchons du bois pour le feu et nous installons le foyer dans un petit bâtiment de pierre pour nous abriter du vent. Le bois ne manque pas. Les charpentes écroulées nous fournissent des branches de bouleau bien sèches.


Nous partons ensuite en exploration pour trouver l’entrée du chemin qui doit nous conduire demain au camp de base du Nanda Devi. Nous le trouvons sans difficulté derrière un petit temple. C’est un soulagement car nous n’en avions trouvé aucun signe sur la photo satellite de Google Earth. Il neigeote quand nous allumons le feu vers 16h. Nous préparons un thé pour nous réchauffer.

La nuit sera froide et longue à n’en plus finir. Les deux sacs de couchages ont été liés ensemble. Mais le froid nous réveille régulièrement.Le 13 octobre 5ème jour, altitude à l’arrivée :3954m
Le soleil se lève vers 5 :30. Les parois de la tente sont tapissées d’une bonne couche de glace provenant de nos respirations.
Il en tombe de fines particules que nous sentons sur nos visages. Le ciel est complètement dégagé et nous pouvons maintenant apercevoir un dôme du Nanda Devi se dressant comme une invitation.
Je gratte la glace pour éviter qu’elle ne fonde bientôt avec la chaleur du soleil. Nous rallumons le feu pour le petit déjeuner (muesli et capuccino à gogo)


Nous ne partons qu’à 8 :25 car le rangement du paquetage a pris du temps. Le chemin de la rive droite que nous pouvions aussi théoriquement emprunter est plus direct mais nous semble plus dangereux à distance en passant dans des éboulis instables. Les montées de notre chemin sont fort raides mais bien marquées. Nous ne regrettons pas notre choix.


La neige apparaît sur le sentier. Les traces très précises d’un plantigrade y sont inscrites. Elles sont aussi larges que mon empreinte de chaussure et deux fois moins longues. Sylvie a peur et veut déjà redescendre. Nous avons un sentiment de fort isolement ici. Dans la bibliographie de la région, je n’ai retenu que la présence de léopards des neiges, peu visibles et en voie de disparition. Il semble que ce soit un bipède. Il ne devrait pas s’agir d’un ours car on ne voit pas de trace de griffes. Il s’agirait donc d’un enfant yéti ? Sylvie n’est pas plus rassurée mais nous continuons .


Pendant ce temps, les nuages s’agglutinent sur le massif du Nanda Devi. Nous arrivons à 12 :15 sur le plateau qui domine le glacier du Nanda Devi.

A sa limite, une traînée d’avalanche a creusé de profonds sillons difficilement franchissables avec nos sacs à dos. Nous décidons de ne pas aller plus loin. Nous sommes à 1 km d’oiseau du camp de base.



Nous installons la tente dans les derniers bosquets de rhododendron (30°23'28.78"N- 80° 7'1.81"E). Ce doit être magnifique au printemps. Le bois mort est abondant et nous n’avons pas de difficulté à en amasser suffisamment pour nous protéger du froid et pour la cuisine. Nous récupérons la neige à la cuillère pour la faire fondre car il n’y a pas de sources à cet endroit. La nuit sera difficile avec un équipement trop peu adapté au froid. J’ai 6 couches de vêtements superposées. Nous tentons de nous protéger avec les couvertures de survie mais rien n’y fait, nous frissonnerons toute la nuit !Le 14 octobre 6ème jour altitude à l’arrivée : 3186mLe réveil vers 5:30 nous récompense de nos efforts : le Nanda Devi se découvre à nous dans un ciel pur au jour naissant. Il surgit d’abord par nuances de gris et de bleus foncés Puis ses dômes se dorent aux premiers rayons du soleil. Enfin les masses resplendissent dans des contrastes de blancs, ors, bleus et noirs. Nous restons médusés devant ce spectacle tant attendu. Le petit déjeuner attendra ! Nous sommes récompensés au centuple des efforts des jours et des nuits précédentes.




Nous partons à 9h vers Ganghar. Nous avons décidé de ne pas continuer vers Pachhu puis le glacier de Milam car nous estimons avoir trop souffert du froid. Nous avons rempli pleinement notre objectif en campant au pied du Nanda devi. Nous aspirons à un minimum de confort pour nous remettre de l’épreuve. Nous ratons une étape d’aventure sur des pistes peut être effacées, la traversée du glacier peut-être impossible et de nouveaux spectacles certainement incomparables. C’est certainement ce que l’on appelle la sagesse. La révision de notre agenda nous permet une journée de repos à Almora.
L’équipement est essentiel pour avancer correctement à haute altitude. Nous le réviserons sans concession avant le prochain trek, probablement pour le camp de base du Makalu. Il faudra résoudre le paradoxe opposant le poids à la qualité.
La vue est beaucoup plus dégagée que la veille et le Nanda Devis nous accompagne longtemps dans la descente.


L’arrivée vers 11 :25 nous permet de nous laver sur le site de l’ancien campement et de déjeuner tranquillement. Il nous reste toujours les précieux jambon de Bayonne, Comté et chocolat noir Aldi. Nous manquons un peu de pain. C’est une impression bizarre de se retrouver seuls au cœur de ce village abandonné, d’en être pour quelques heures les seuls habitants.
Nous choisissons la voie basse plutôt que la voie haute où nous nous étions un peu égarés à l’aller. Le chemin est clairement barré de quelques pierres qui nous indiquent une voie sans issue.
Nous espérons pouvoir surmonter les difficultés car nous sommes plus légers que les convois de mulets. Tout va bien jusqu’au moment où la piste disparaît dans le vide.
Nous décidons, malgré tout, de passer en défaisant nos sacs et en nous collant à la paroi. L’exercice est relativement périlleux : Sylvie s’engage mal à un certain moment et peine à faire machine arrière.



La corde est un élément très utile dans ce trek ! Nous arrivons à Burphu qui nous semble ville morte. Un camion s’est bizarrement écrasé dans le ravin alors qu’il ne semble pas y avoir de route… Les militaires ont bien l’intention d’en faire une mais pour aller où ? Il n’y a plus rien de stratégique dans la région, à moins de rouvrir la frontière avec le Tibet et la Chine colonisatrice, ennemie irréductible, semble-t-il, des indiens.




Mais nous sommes vite pris en main par un des rares habitants qui nous conduit dans sa maison et son échoppe. Il nous propose une chambre très propre à 100Rs dans sa maison traditionnelle. Lila, son épouse est une fine cuisinière et tous les deux sont vraiment très accueillants. Ils compteront sur nous pour leur faire de la publicité, ce que nous ne manqueront pas de faire !
(leurs coordonnées : 30°22'2.29"N - 80°11'1.72"E ) Attention : comme dans de nombreuses guesthouses, il n’y a pas de blanquette, il est important de voyager avec un bon sac de couchage même sans l’intention de camper.
Ils descendent à Munsyari pour les 6 mois d’hiver, le 10 novembre. Ils remonteront à Burphu en avril. C’est donc dans le courant de ce mois que l’on peut organiser un trek, bien avant les premières pluies de mousson. C’est bon à savoir !
Le 15 octobre 7ème jour, altitude à l’arrivée : 2653m


Nous partons à 8 :15 après un petit déjeuner de roti (chapatis beurré) bien arrosés de tchai. Lila nous a préparé 4 chapattis pour le déjeuner sans qu’on lui demande. Nous rejoignons le torrent à l’extérieur du village pour faire notre toilette car l’eau est apportée par jerricans dans les maisons. La route redevient plus difficile à cause des montées et descentes intempestives contournant les fréquents éboulements par les hauteurs dans la vallée à nouveau très encaissée. En fait le chemin devient de plus en plus long et difficile avec le temps. Le chemin commercial multimillénaire de Milam se dégrade au fil du temps. Si la route militaire se construit, il n’y aura plus de problème mais la raison d’être du trek disparaîtra en même temps !




Nous déjeunons en finissant le jambon et le comté.

Le temps reste beau jusque 15 – 16h puis quelques gouttes de pluie annoncent le mauvais temps. La fatigue se fait bien sentir quand nous arrivons au Lieu Merveilleux. Sylvie veut continuer en arguant qu’elle se rappelle un gourbi à peu de distance. Je la suis à contre cœur. Nous y arrivons effectivement rapidement mais je ne trouve pas le lieu très agréable : il y a des rats, de nombreuses bouteilles d’alcool vides et une grosse hache posée par terre. Nous déposons nos sacs et Sylvie commence à installer les matelas sur les planches disjointes. J’arrive avec difficulté à la convaincre qu’il faut retourner à l’emplacement de rêve repéré à l’aller pour notre dernière nuit sous la tente. (30°14'8.79"N - 80°12'57.04"E) Mais la nuit tombe vite et nous plantons la tente dans la pénombre. Je trouve du bois en abondance charrié par la Gori Ganga. Je construis le foyer dans un recoin pour ne pas être trop visibles car nous sommes fort à découvert et la hache m’a impressionné.

Il fait bien 10°c de plus qu’à Burphu ici. Si nous n’avons pas vraiment chaud, la chaleur du feu nous pénètre suffisamment pour un diner confortable. Nous nous couchons à 19 :30, écrasés et fascinés par la verticalité du lieu.Le 16 octobre 8ème jour, altitude à l’arrivée : 2450m

Je me réveille avec le lever du jour mais j’attends longtemps dans mon duvet en espérant l’arrivée du soleil car il souffle un vent froid dehors. Il semble qu’il ne parviendra jamais au lieu du campement. Je sors pour allumer le feu et préparer le petit déjeuner. Je vais chercher l’eau dans la Gori Ganga.

J’y fais ma toilette. L’eau est vraiment glacée. Heureusement le soleil est de la partie et je me sèche avec volupté sur le sable fin déjà chaud.
Nous profitons du spectacle extraordinaire de ces montagnes gigantesques léchées par le soleil, de ces couloirs creusés par la main de l’homme en des temps immémoriaux.
Tout semble en même temps gigantesque et domestiqué ici. Nous trouvons ça et là des framboises délicieuses qui nous apportent les vitamines dont nous manquions depuis plusieurs jours.
Nous ne partons que vers 10:40 notre record. Nous sommes proches de Boudiyar où nous nous arrêterons pour la prochaine nuit.
Nous marchons d’un pas plus léger et nous sautons de pierre en pierre plutôt que de buter dessus.
Est-ce l’habitude prise des chemins chaotiques ou le poids des sacs déchargés au fur et à mesure des leurs réserves de nourriture ?

Nous parvenons à Boudiyar en parcourant 3 km en une heure (TGV= Trekkeur Grande Vitesse). Quelques gouttes d’une pluie naissante commencent à tomber quand nous retrouvons notre restau préféré. Nous retrouvons aussi notre sac. Nous laisserons une bonne part de la nourriture sur place car il est inutile de redescendre ces provisions à Munsyari et plus encore en France ! Sylvie invente le Rumikub de poche le plus petit du monde en découpant des carrés de papiers de son carnet. Nous passerons de très bonnes fins d’après midi avec ce jeu !



Nous rejoignons la cuisine rapidement après deux parties de Rumi pour nous réchauffer au coin de feu. Nous ne sommes pas les premiers. Nous passons une très bonne soirée avec les muletiers devant un repas de riz, de légumes (sibzi sûrement du turc sebze !) et de dal arrosé d’alcool local bu avec relative parcimonie pour éviter le mal de crâne. L’ambiance est feutrée. Nous sommes bercés par les douces et joyeuses conversations dont nous ne comprenons pas un mot. Quand je me lève, je titube et, cette fois, les marches forcées de notre périple n’y sont pour rien.Le 17 octobre 9ème jour, altitude à l’arrivée : 1699m
Le réveil sonne à 6 :00 mais cela fait bien une demi heure que les muletiers nous ont réveillés en commandant bruyamment leurs bêtes. Nous partons vers 8h sous un ciel parfaitement bleu mais il faudra attendre longtemps avant d’être réchauffés par les premiers rayons du soleil.


Sylvie tombe à la troisième heure de marche. Fatiguée, elle n’a pas vu qu’il n’y a que le vide bordant le chemin, surplombant le sol de plus d’un mètre. Elle tombe dans la terre meuble et se fait plus peur que mal. Elle aurait pu se tuer. C’est la seconde chute du trek.

Nous voyons peu de temps après de beaux singes gris blanc accrochés à la paroi montagneuse. Ce n’est pas un mirage, nous avons bien rejoins la zone tropicale.
Nous décidons de nous arrêter déjeuner en leur compagnie, à proximité d’une auberge où un garçon, peu aimable, nous sert du tchai en maugréant.
Nous croisons les seconds touristes du voyage, trois femmes anglo-saxonnes accompagnées de leur guide. Nous verrons leurs porteurs suivre avec une lourde caravane de mulets.
Nous avions aussi rencontré à l’aller un couple voyageant à notre manière à hauteur de Martoli.

Nous sommes bien loin de la vallée du Kumbu et ses embouteillages de trekkeurs ! Nous arrivons vers 15 :30 à Milam où le guesthouse gouvernemental est déjà fermé pour l’hiver. Un habitant nous récupère pour nous proposer une belle chambre (285Rs) et le couvert. Nous dormons bien mais nous sommes réveillés par des coups répétés et inquiétants dans la porte. Pas de voix. Ai-je rêvé ? j’imagine un brigand tentant de rentrer dans notre chambre. Puis des bruits de pas se propagent sur le toit. Il s’agit sûrement d’un singe ou d’un (très) gros rongeur. Sylvie, courageuse, envoie finalement un furieux coup de bâton dans le plafond. L’individu se sauve sans demander son reste.Le 18 octobre 10ème jour, altitude à l’arrivée : 2157mLe petit déjeuner se compose de pommes de terre délicieuses un peu frites, des chapattis et du tchai national. Il nous en coûte 250Rs pour le diner et le petit déjeuner.


La dernière partie de notre marche se compose comme d’habitude de montées et descentes abruptes qui font pester Sylvie. Nous interrogeons les personnes que nous croisons à proximité du pont à partir duquel nous pensons que démarre la déviation allant vers Darkot. Tous nous indiquent un chemin étroit, infranchissable par les mulets. Il faut pour nous hisser à certains endroits défaire les sacs et user de nos mains. Nous ne comprendrons jamais où commence et finit officiellement le chemin de Milam ! Nous nous faisons doubler par un groupe d’hommes. Ceux-ci semblent nous attendre sur un surplomb. Nous imaginons qu’il va falloir toute la journée pour rejoindre Munsyari car nous ne voyons pas le bout de ce chemin escarpé. Nous ne nous dirigeons pas vers Darkot selon le GPS qui ne sait pas se tromper. Le groupe ne nous attend pas. Il attend un véhicule. Nous débouchons sur une piste grossière. Nous pensons que nous sommes peut-être arrivés à un endroit où passent des jeeps. Une vieille dame avec sa fille semblent attendre également. Nous nous asseyons peu de temps avant de voir arriver une jeep chargée de colis nombreux et d’une chaise à porteur en fer forgé sur la galerie de toit.




Les hommes la descendent ainsi que les colis. Parmi eux, je vois des bouteilles de whisky. Les soirées sont longues en hiver. Nous imaginons que la chaise à porteur va servir à descendre la vieille femme. Cela nous arrangerait bien car tout le monde ne pourrait pas monter ! Les hommes semblent rejeter l’option de la chaise à porteur pour se mettre à lier des morceaux de bambou. La grand-mère descendra sur des bambous ! Nous attendons sagement. Le chauffeur nous fait comprendre qu’il va nous emmener à Munsyari. Nous chargeons les sacs sur la galerie après que la chaise à porteur y a été réinstallée. Les hommes descendent un dernier colis très lourd qu’ils installent avec difficulté sur les bambous. Il s’agit d’un « mantar ». Nous comprenons que c’est une pierre votive qu’ils vont descendre dans la vallée. La grand-mère n’aura que ses deux pieds pour les suivre ! Nous n’avons pas le temps malheureusement de voir notre équipage partir car le chauffeur a d’autres courses en perspective. Ici s’achève pour nous le trek de la vallée de Milam. Nous écumons la campagne pour prendre des voyageurs avant de rejoindre Munsyari.

Munsyari paraît bien bruyante après le calme de la montagne. Après un déjeuner à notre hôtel Pandey Lodge, nous recherchons les moyens de rejoindre le lendemain Almora, petite ville de villégiature renommée dans les collines en contreforts des Himalaya. Le fils du patron nous trouvera une jeep (350Rs*2) dans la soirée. L’hôtel n’est pas chauffé et nous prenons notre diner dans le froid, en condamnant la porte d’entrée pour qu’elle ne s’ouvre pas avec les courants d’air glacés provoqués par le vent. Le Chicken curry nous réchauffe.Le 19 octobreLe réveil sonne à 5 :30. Nos sacs sont déjà prêts. Nous prenons notre petit déjeuner à 5 :50, se résumant du fait de l’heure matinale à des toasts et du tchai. Le taxi nous prend vers 6:20. Nous voyageons avec un jeune couple d’indiens en vacances. Ils sont éditeurs à Bombay et ont abandonné leur travail pour visiter l’Inde tant qu’ils ont des ressources. Voilà la classe moyenne émergeante indienne.

Il n’y a pas grand monde sur la route et le chauffeur doit s’arrêter à mi chemin pour nous transvaser sur un autre taxi. Cela devient une habitude ! Nous avons le temps et nous goûtons pleinement au repos imposé par le trajet dans des décors magnifiques, de plus en plus bucoliques. Tout est calme et charmant après les immensités minérales du Nanda Devi. Il nous suit toujours, majestueux, dans notre descente. Nous arrivons vers 15h à Almora. La jeep nous dépose car elle continue plus loin, probablement vers Haldwani. Nous payons les 700Rs convenus avec le premier chauffeur.
Nous partons vers la ville haute comme on nous a conseillé pour trouver un hôtel. Nous en trouvons un très sympa dans le Lala Bazar (Hôtel Ban Sal 500Rs 29°35'56.36"N - 79°39'34.80"E). Dans le quartier les mondes de l’ islamisme et et de l’hindouisme se cotoient. Le mariage est plus de raison que d’amour apparemment : quand je salue dans sa mosquée un imam en joignant mes mains sur la poitrine comme il est d’usage en Inde, Il me reprend sur un ton très sec. Nous domestiquons la ville en trouvant un débit de boissons. Il est bien caché dans une rue parallèle. Seuls les hommes se promènent dans ces endroits et le patron de l’hôtel m’a demandé de m’y rendre seul. C’est mal connaître Sylvie ! (375ml d’un McDowell indien à 220Rs, très agréable, un peu plus sucré que le whisky écossais)Le 20 octobreNous faisons rapidement une dernière lessive que nous accrocherons sur la terrasse. Nous nous dirigeons avec le GPS vers le Nanda Devi caché par la colline qui surplombe la ville. Nous aimerions le saluer avant de rejoindre la morne plaine. Nous empruntons des routes qui nous conduisent directement dans un parc où il se découvre dans son massif au travers de la pinède. Il nous faut franchir une clôture de fils barbelés entourant un terrain militaire pour nous élever suffisamment. (29°37'13.85"N - 79°40'39.80"E). Sur ce promontoire, la vue est superbe. C’est un hommage comme il se doit à cette montagne qui nous a fait tant souffrir et rêver.


Après un déjeuner de momos, nous nous rendons à la gare, heureusement proche de l’hôtel. Un bus part pour Delhi tous les jours à 7:00. Nous sommes heureux de pouvoir faire le trajet d’un coup.



Nous visitons cette ville très agréable et colorée où les singes ont pris leurs quartiers. On achète deux tenues indiennes pour Sylvie, une tablette à chapattis (90Rs) pour les repas exotique de Thimécourt ainsi qu’une paire de baskets pas chère (200Rs) mais les deux pieds sont identiques !Le 21 octobreLe réveil sonne à 5 :30 et le patron nous apporte le petit déjeuner dans notre chambre à 5 :50. Quelle amabilité ! Quand nous arrivons au bus stand à 6 :20 le bus n’est pas encore arrivé. En voilà un qui arrive à 6 :30 et je demande au chauffeur s’il va à Delhi. Il me regarde comme ci j’étais un martien et m’indique l’écriteau en hindi « Evidemment qu’il va à Dehli ! » Le trajet (331Rs*2) est très long, surtout sur la première partie du trajet. Le reste de la route indiqué par le GPS sont aussi des km d’oiseau mais cette fois non pas à cause des nombreuses déviations et lacets mais à cause des embouteillages. Le bus cotoie les voitures à bras aussi bien que les ânes et les piétons. Nous mettrons juste 12 heures pour parcourir 330km jusqu’à la gare de Ghaziabad. Le train ne va pas beaucoup plus vite mais c’est une bien meilleure façon de voyager tant qu’il n’est pas bondé. Le métro nous permettrait de nous rendre à Pahar Ganj mais nous lui préférons un ricksaw (200Rs) pour prendre un peu l’air. Un rabatteur nous amène dans un hôtel convenable à 600Rs. Nous retrouvons les kingfisher et les frites dans les bars de Main Bazar. La civilisation a du bon.
Dans Main Bazar, rentrer dans le premier bar à partir de NDRS sur la gauche plutôt que dans le second un peu plus loin sur la droite. Le personnel y est plus sympa, la nourriture meilleure et la bière moins chère !Le 22 octobre

Cette fois, nous sommes réveillés vers 5h par des incantations et des tintements de cloches émanant d’un temple hindouiste voisin. Les religions sont un vrai bonheur dans l’expression de leurs rites ! L’hindouisme bat l’islamisme par leurs durées ! Nous cherchons vers 8h un restau pour prendre le petit déjeuner. C’est peine perdue. Le quartier dort encore, comme s’il avait la gueule de bois. Nous sommes moins des montagnes où la vie commence avec et même avant le lever du soleil. Nous nous rabattons dans une petite gargote à deux pas de l’hôtel. Le patron est très accueillant. Il travaille avec son père et avec son fils. 4 toasts beurrés pour 20Rs et tchai à 7Rs.

Sylvie ne veut plus retourner à la Cuma camii car elle a reçu une pierre la dernière fois. On l’oblige aussi à s’accoutrer dans une sorte de djellabah étouffante en tissu synthétique. Mais la mosquée du vendredi est la plus belle du monde avec ses marbres blancs et ses grés rouges. La luminosité est aussi bien meilleure en cette fin de mois d’octobre. Je propose cependant à Sylvie de nous organiser une autre visite pour remplir notre dernière journée en Inde. Un musée ? Un autre monument ? Elle ne trouve pas et nous voici repartis pour ce sanctuaire au ticket d’entrée prohibitif (300Rs aujourd’hui, 100Rs il y a encore un an. Mais quand on aime on ne compte pas). Pour finir et habillée en indienne, on la laissera passer sans déguisement ! Nous allons ensuite faire des emplettes : une bague en argent avec une belle améthyste pour Sylvie, un jean et un tea shirt pour moi. Nous retrouvons mon vendeur de patchouli à qui nous commandons le plus gros flacon possible (400Rs) Nous prenons un butter chicken extraordinaire au diner (premier bar) arrosé à la bière.


Lonely Planet affirme que ce trek est difficile. Lorsqu'on étudie les cartes et la topographie, on peut s'en étonner: les dénivelés moyens sont peu importants ainsi que l'altitude maximum (4000m environ). En effet, beaucoup de ballades en montagne nous amènent à des altitudes supérieures à 5000m. Comme nous le verrons, LP ne se trompe pourtant pas. Ce trek de six jours au minimum et auquel nous avons consacré le double de temps devient parfois un véritable enfer: pistes effondrées et déviées, roches en équilibre instable et tapis de pierres disjointes auxquelles on essaie de préférer les bas côtés, lorsqu’il y en a, pour éviter de se tordre les chevilles...

Notre objectif: Il est d'approcher au plus près ce monstre qu'est le Nanda Devi, montagne sacrée de 7811 m en rejoignant un de ses camps de base à l'est de son sommet. Un objectif annexe est de traverser le glacier de Milam par sa rive gauche avant de retourner dans la basse vallée.
Contexte: Voyager léger pour être flexible est notre devise pour ce type de voyage. Eviter le poids de bagages excessifs tout en assurant un minimum d'autonomie pour être en plein au centre des évènements, quitte à prendre des risques. La période privilégiée est l'automne suivant la mousson d'été particulièrement longue et abondante cette année 2012 (on faisait état de glissements de terrains dus aux inondations dans la plaine à la mi septembre). Le mois d'octobre est aussi le mois des migrations des habitants de la haute vallée. Comme plus aucune activité pastorale n'est alors possible et puisque la route commerciale passant par Milam a été abandonnée en 1962, la haute vallée se vide de ses habitants pour les six mois d'hiver. Beaucoup de villages sont ainsi temporairement totalement abandonnés.
Préparation: ce trek est dans nos têtes depuis plusieurs années car la plage de temps où il est rendu possible avec un temps suffisamment dégagé est très étroite, de fin septembre à fin octobre. Nous avons utilisé Google Earth, Lonely Planet et le forum de Lonely Planet, très utile. Nous n’avons pas trouvé de carte valable sur Paris car cette région est pratiquement inconnue. La précision des photos satellite nous a paru suffisante pour créer un itinéraire balisé à l’aide du GPS. Comme nous le verrons, cette préparation s'est avérée incertaine du fait d'éboulements récents ayant modifié les implantations du chemin sur parfois plusieurs kilomètres. Il faut enregistrer chaque jour le trajet afin de conserver les distances journalières parcourues. Cela n’a pas été fait cette fois-ci. Cette année, nous n'avons pas accompli de préparation physique particulière en dehors du jogging, de la marche et de la natation. Nous sommes en bonne condition physique avant de partir. Sylvie est un peu fatiguée.
Sac à dos: les poids initiaux sont de 16 et 14 kg comprenant en particulier une tente 2 place de 1.5kg, deux sacs de couchage -9°C soi disant "confort" de 1.5kg chacun et des vivres pour 5 jours au moins incluant jambon séché, semoule, saucisson, comté, chocolat, café soluble, fruits séchés pour 4 kg.
Ils sont trop lourds. Il nous faudra réduire leurs poids pour les prochaines expéditions.
Accès à la Vallée de Milam: La première partie à a été effectuée avec Air India de Paris à Delhi 22:30 - 9:30. Les vols avec cette compagnie sont toujours agréables et ponctuels pour l'instant, avec des tarifs compétitifs. Que demander de plus? Le train au départ de Old Delhi à 16 :00 est une bonne alternative pour éviter le bus de nuit partant de Ghaziabad le soir vers 22 :30. Arrêt après 7h de trajet à Haldwani où se trouve la gare de bus et de jeeps. Les jeeps sont un mode assez flexible pour se rendre à Munsyari à partir de Haldwani. Il ne semble pas possible de s’y rendre directement. Un ou deux changements sur la route sont sûrement nécessaires. Sans perdre beaucoup de temps, nous avons mis 38h pour atteindre Munsyari à partir de Paris.
Le voyage et le trek au jour le jourLe 6 octobre:Nous avons beau avoir l'habitude de circuler dans cette mégapole, nous nous faisons toujours dépasser par les évènements. Ainsi, c'est dans la bouche d'accès au nouveau métro que nous apprenons qu'il est fermé pour maintenance. Il le sera aussi à notre retour, plus de 2 semaines après. C'est étonnant de voir un si récent ouvrage paralysé de cette manière. Nous arrivons à New Delhi Railway Station vers 11h pour acheter des billets de train ND - Haldwani. En effet, il existe un bureau spécial à NDRS pour les touristes et des billets sont délivrés sur des quotas spécifiques. Nous savons qu'un train part à 16:00 mais la réservation en France sur le site internet est rendue impossible du fait qu'il faut donner un n° de téléphone indien! En arrivant, on nous dit que le bureau a été déplacé sur Connaught Square et nous le croyons bêtement. Il faut dire que nous essuyons la fatigue d'une nuit blanche. En réalité nous sommes emmenés dans une agence de tourisme. L'heure perdue nous empêchera de réserver nos places car le délai minimum est de 4 heures avant le départ du train. Il est bon par ailleurs de prévoir une attente d'au moins une heure car la file d'attente est longue. Nous changeons des euros dans Main Bazar Street afin de ne pas être coincé dans les villages de montagne où nos monnaies occidentales doivent faire l'effet de billets de Monopoly.
Sauf si cela est vraiment nécessaire, il ne faut jamais changer à l'aéroport car le change vous fera perdre 6% de la valeur.
Nous filons à Old Delhi Railway Station en pensant prendre un bus de nuit (Ghaziabad) si nous n'arrivons pas à réserver directement nos places sur place. Là, nous achetons nos billets pour 136Rs/billet soit moins de 2€ pour 7 heures de train. Il y a un McDo à ODRS. Ce n'est pas que j'aime ce type de restau habituellement mais nous sommes trop heureux d'éviter la nourriture très épicée à laquelle il sera bien temps de s'y habituer par la suite.
Le train part à l'heure et nous sommes montés dans une voiture au hasard. Les contrôleurs sont bienveillants et nous laissent nous asseoir à des places numérotées auxquelles nous n'avions pas droit. Mais comment savoir où aller quand rien n'est indiqué? Heureusement, pour une fois le train n'est pas bondé. Nous devons quand même laisser 6 fois nos places
à des voyageurs en règle.
La nuit est tombée depuis longtemps sur la campagne chaude et humide. J'ai acheté un coca frais que nous mélangeons discrètement au Ballantine acheté au duty free pour arroser notre pique nique dînatoire.
Nous ne sentons plus la fatigue du voyage. Nous sentons seulement que notre nouvelle aventure commence bien... Nous arrivons à Haldwani à 22:30 comme prévu.
Nous sommes à la frontière de la plaine et des premières collines, contrefort des Himalaya. C'est probablement pourquoi la ligne de chemin de fer ne va pas plus loin.
Le taxi nous conduit en quelques minutes à la gare des bus et des jeeps. Malgré l'heure tardive, nous sommes tout de suite abordés par des rabatteurs.
L'un d'eux nous conduit vers le chauffeur d'une jeep qui part juste pour Munsyari. Des clients attendent déjà. Ils sont heureux de voir de nouveaux passagers car ils ne partiront que lorsque la voiture sera pleine. Nous ne tardons pas et nous nous engageons dans les premiers lacets sans voir grand chose.
Serrés à quatre sur une des 2 banquettes arrière il nous sera impossible de dormir lors de cette seconde nuit du voyage.
le 7 octobre:Nous sommes toujours en forme et de bonne humeur lorsque le soleil se lève et rosit la campagne tropicale que nous traversons. Nous nous sommes arrêtés plusieurs pour prendre un tchai réconfortant dans une échoppe au bord de la route. Nous somnolons lorsque la jeep s'arrête vers 8:30. Sommes nous déjà à Munsyari?
Le chauffeur nous détrompe. Nous sommes à Thal à 70km de Munsyari. Pourtant, il n'ira pas plus loin. Il nous invite à monter dans une nouvelle jeep dont le chauffeur nous dit qu'elle part à 10h pour notre destination finale. Il nous fait payer sa part, 650Rs sur les 900 qu'il demandait au départ. A 10:00 aucun nouveau client ne s'est présenté.
Je sens mal la situation. Nous avons vraiment besoin de nous poser. Je négocie avec lui le prix d'un départ immédiat. 1200Rs. Quel luxe! Nous voilà repartis, chacun couché sur sa banquette.
Nous ne tardons pas à nous endormir, non sans mauvaise conscience en voyant les trois passagers entassés à côté du chauffeur...

L'air devient plus frais et nous voyons apparaître les premiers pics enneigés. Nous arrivons vers 13:00. Nous cherchons un hôtel en arpentant le gros village qu’est Munsyari. C’est pourtant à côté de la gare que nous trouverons le meilleur (350Rs) le Pandet Lodge avec une vue splendide sur le massif du Panchachuli de la grande baie vitrée de la chambre.


Le patron nous apprend qu’il n’y a plus de demande de permis à effectuer à la gendarmerie. Une simple déclaration doit être faite. Nous l’effectuons à la caserne qui se situe à peu de centaines de mètres de l’hôtel après un déjeuner d’omelette de riz de coca et de thé en 5 minutes. Nous sommes pourtant un dimanche !Le 8 octobre : 1er jour altitude de départ 2157 m, altitude à l’arrivée 1634m
Le soleil se lève vers 6 :30 sur les massifs vierges de nuages. Une légère brume couvre les vallées et marque les premiers rayons du soleil.
Nous avons préparé un paquetage d’affaires inutiles pour le trek que nous laisserons à l’hôtel pour ne pas alourdir inutilement nos sacs à dos.
Après un petit déjeuner copieux nous partons à 8:00. Nous en profitons pour acheter une lampe de poche (80rs) car j’ai cassé la mienne pendant le voyage.
Nous avons décidé de partir à pied de Munsyari car il n’y a que 4.5km jusqu’à l’entrée du chemin. Une petite marche supplémentaire
pour éviter la recherche d’un transport et des attentes non maîtrisées… Les points sont scrupuleusement consignés dans le GPS
et nous suivons notre itinéraire sans difficulté. Le chemin en descente croise souvent la route bitumée en lacet.
Une femme nous arrête en nous disant que le chemin de Milam n’est pas dans la direction que nous prenons et qu’il est en surplomb.
Nous ne la croyons pas car le GPS est formel dans ses indications. Ce doit être une conspiration pour nous faire prendre un guide!

Vers 13:00, je pars explorer les pentes en hauteurs car le chemin s’est réduit et ne se distingue que par intermittence. Nous sommes inquiets. Je ne trouve rien et je reviens fatigué. Après un pique nique rapide, je tombe, emporté par le poids du sac auquel je ne suis pas encore habitué. Je m’en sors avec un œil au beurre noir qui ne me quittera pas du voyage. Le poignet gauche est aussi un peu douloureux mais rien n’est cassé. Nous continuons jusqu’à nous heurter à un énorme cône d’éboulis sous lequel disparaît le chemin. Les blocs de pierres sont instables et trouvent leur source à des centaines de mètres au dessus de nous. Nous choisissons d’explorer la zone sans le sac car nous nous voyons mal rebrousser chemin. Rien n’indique un chemin en surplomb. La journée serait pratiquement perdue. La progression, même sans le sac, est mal aisée. J’ai laissé Sylvie et je me retrouve face à une paroi verticale de la montagne dans laquelle je retrouve le chemin creusé en galerie. De l’autre côté, un nouveau cône d’éboulis nous attend.


A mon retour nous décidons cependant de tenter notre chance. L’avance est lente et précautionneuse. Chaque pierre peut être un piège. Nous retrouvons le chemin vers 16h à deux km de Lilam, bordé de quelques maisons habitées. Ce hameau est devenu un cul de sac et les habitants nous regardent, étonnés et compatissants. Les montées sont de plus en plus raides mais nous sommes rassurés. Nous n’arrivons qu’à 17:30, épuisés et incapables même de pénétrer dans le village, nous nous installons dans la première auberge qui borde le chemin. L’eau coule à profusion du rocher et nos toilettes à l’eau glacée nous procurent un bien être réparateur. A noter que Sylvie sera victime d’une sangsue gourmande.
Notre mésaventure est une sérieuse mise en garde : la préparation à distance, aussi précise soit elle ne peut pas remplacer la recherche d’informations locales avant de partir.
Le propriétaire de l’auberge nous fait un bon diner de chapatis omelette et tchai arrosé d’un peu d’alcool local. Nous nous couchons vers 19h. Nous calerons nos rythmes de vie dorénavant sur le lever et le coucher du soleil car il n’y a pas grand-chose à faire dans le noir et il faut profiter des premières heures du jour, toujours plus limpides. L’usage de sacs et tapis de couchage est pratiquement indispensable car le lit est un ensemble de planches. Nous dormons profondément.Le 9 octobre 2ème jour altitude à l’arrivée 2322m


Après pratiquement 13 heures de sommeil, nos corps n’ont pas oublié les efforts insensés de la veille. Lorsque nous voulons nous lever, nos jambes refusent tout effort et nous titubons pendant plusieurs minutes avant de pouvoir nous déplacer et sortir de notre gourbi de chambre. Il faudra 2 jours encore à nos corps avant qu’ils ne s’habituent aux exigences du trek. Il est 8 :00. Le ciel est bleu, parsemé de nuages. Nous ne partons que vers 10 :00 après un petit déjeuner (tchai, omelette et chapatis) . Nous doublons le village de Milam assez rapidement. Si le GPS nous indique une petite promenade de 12 km, la vraie vie nous apprendra que le double environ doit être réellement effectué, dans des conditions difficiles. En effet, les éboulements fréquents dus au grand encaissement de la vallée continuent de détruire de grandes portions du chemin. Ils sont le plus souvent déviés par des montées et descentes brutales et grossières passant sur les parties encore stable de la montagne.


La notion de kilomètre d’oiseau voit ainsi le jour. Et nous voudrions être des oiseaux pour éviter les ascensions inutiles nécessitant parfois l’usage de nos mains pour nous hisser ! Le départ tardif et les déviations nous empêchent d’arriver avant la nuit à Boudiyar. La pluie menace et nous nous arrêtons en surplomb de la Gori Ganga dans un lieu un peu abrité du vent qui s’est levé et nous refroidit. Les premières gouttes font leur apparition quand nous avons fini de monter la tente dans une cavité de la paroi. J’ai juste le temps de descendre chercher 2 litres d’eau dans le torrent, nécessaires au repas et à un semblant de toilette.


Le bois n’a pas manqué pour le feu. La pluie a redoublé pendant le repas (semoule de saucisson et sucreries). Nous nous apercevons en nous couchant que les coutures de la tente ne sont plus étanches. L’eau perle à l’intérieur et le pantalon de Sylvie s’est transformé en serpillère. Les sacs et les chaussures sont protégés par leurs bâches à l’extérieur. La pluie, heureusement s’arrête vers 22h. Les boules Quies viennent à bout du grondement du torrent, du tonnerre et du clapotis de la pluie sur la tente.Le 10 octobre 3ème jour, altitude à l’arrivée : 2450mOn se lève à 8 :00. Le ciel s’est lavé de tous ses nuages pendant la nuit. Ce sera une journée de repos car nous sommes proches de Boudiyar. Nous prenons le temps de sécher les affaires au soleil et profiter du paysage.

Nous arrivons au village après une heure de marche. Nous allons directement à la caserne positionnée à son entrée. Nous sommes bien accueillis car on nous offre des sièges et de l’eau. La procédure semble peu mise en œuvre ou très récente car les militaires sont hésitants. Il faut dire aussi qu’il y a si peu d’étrangers sur le chemin : je relève sur le registre un passage par jour sur les dernières semaines. Nous sommes loin en tous cas des enregistrements obligatoires avec photocopie de passeports et confiscation annoncée des appareils photos (j’avais pris un appareil photo supplémentaire pour le cas où…)
Il faudra enquêter pour savoir si les assouplissements réglementant le trekking touchent aussi le Sikkim car cette région nous est fermée aux dernières nouvelles (obligation de passer par une agence officielle, guide obligatoire donc nombreux porteurs etc.)
Il n’y a qu’un hôtel ouvert à Boudiyar, rustique et cher (285Rs) mais le responsable du restau est très sympa. Nous passons l’après midi à nous dorer au soleil sur la pelouse. Nous faisons notre première lessive à l’eau du torrent.


La soirée est exquise avec les muletiers qui tentent de nous souler à l’alcool local. Je vide le fond de leur jerrican crasseux en fumant un divin bidi : il n’y aura pas de cuite mais une sacrée migraine dans la nuit ! (mon cœur bat très lentement bizarrement à 50 - 60)
Le 11 octobre 4ème jour, altitude à l’arrivée : 3128mLe réveil nous sort du lit à 6 :30. Cela fait bien longtemps que le trafic bruyant des muletiers a commencé sur le chemin séparant l’hôtel du restau.
Nous laissons 4 kg de bagages à l’utilité limitée dont 500g de semoule et les livres. Nous espérons ainsi être un peu plus à l’aise dans les prochaines montées. Le gardien nous demande 300rs que nous négocions à 100Rs. Nous avons encore 5 jours d’autonomie, ce qui est plus que suffisant.IL est impératif pour gagner du poids d’être plus précis dans la confection des menus pour nos prochaines expéditions.
Les muletiers nous proposent par l’intermédiaire du responsable du restau de prendre nos sacs pour les laisser à Rilkot pour 300Rs. Nous refusons. Nous verrons bien jusqu’où nous pouvons aller par nos propres moyens ! Il fait très beau temps et nous marchons beaucoup mieux. Nous ouvrons religieusement le jambon de Bayonne et le comté pour le déjeuner dans une auberge où nous commandons du tchai. Ils seront dégustés avec les 5 chapatis emportés de Boudiyar.

Nous passons par des gorges extraordinaires laissant place à un emplacement idéal pour camper (30°14'8.79"N - 80°12'57.04"E). Nous nous y arrêterons pour la nuit au retour si cela est possible.


L’environnement a changé, passant des de la végétation tropicale aux conifères et aux pâturages lorsque nous arrivons à Railkot vers 16h.


Railkot est abandonnée de la plupart de ses habitants, définitivement ou pour la période hivernale. Deux familles sur trois sont déjà descendues. Nous avons la chance de trouver une maison pour nous nourrir (riz dal légumes) et nous héberger dans le grenier avec un vieil indien et quelques grosses souris qui s’en prennent à nos sacs à dos. Coucher à 19h 19:30.
Le 12 octobre 4ème jour, altitude à l’arrivé : 3416m 

Nous nous réveillons naturellement à 5 :30. Nous sommes maintenant bien en phase avec le soleil. On ne veut pas trop nous servir de chapatis pour le petit déjeuner. Ce sera donc du Maggi. Il faut être adaptatifs ! On part à 7 :15 sans avoir pu faire un brin de toilette : il n’y a pas d’eau. Nous croisons une des nombreuses familles qui vont s’établir dans la basse vallée pendant l’hiver. Qui restera-t-il quand nous arriverons en haut ?


Le chemin est devenu excellent car la vallée s’élargie mais le ciel nous inquiète. Les nuages s’amoncèlent rapidement sur les massifs au nord. Nous croisons même un bulldozer ! C’est surprenant et il faut croire que les autorités locales veulent transformer la piste muletière en route carrossable ?


Le soleil ne suffit plus à nous réchauffer lorsque nous sommes à l’arrêt. Au niveau de Burphu vers 10 :30 nous déjeunons dans une petite auberge sympathique. C’est notre dernier point civilisé car nous allons nous séparer de la route principale passant sur la rive gauche de la Gori Ganga en restant sur sa rive droite pour rejoindre la vallée du glacier de Pachhu.


En partant, l’aubergiste nous poursuit car il a peur que nous nous soyons trompés !


On se perd un peu dans les champs mais nous arrivons à Ganghar face à Pachhu vers 15h après avoir traversé deux villages abandonnés aux maisons murées. Le mauvais temps sévit dans la basse vallée et le vent glacé nous transperce. Le village est totalement abandonné de ses habitants comme nous l‘avions prévu. Nous nous installons dans ce qui peut être qualifié de place centrale (30°24'2.38"N - 80° 9'15.00"E). L’eau coule d’un robinet dans une petite fontaine. C’est bien pratique.

Nous cherchons du bois pour le feu et nous installons le foyer dans un petit bâtiment de pierre pour nous abriter du vent. Le bois ne manque pas. Les charpentes écroulées nous fournissent des branches de bouleau bien sèches.


Nous partons ensuite en exploration pour trouver l’entrée du chemin qui doit nous conduire demain au camp de base du Nanda Devi. Nous le trouvons sans difficulté derrière un petit temple. C’est un soulagement car nous n’en avions trouvé aucun signe sur la photo satellite de Google Earth. Il neigeote quand nous allumons le feu vers 16h. Nous préparons un thé pour nous réchauffer.

La nuit sera froide et longue à n’en plus finir. Les deux sacs de couchages ont été liés ensemble. Mais le froid nous réveille régulièrement.Le 13 octobre 5ème jour, altitude à l’arrivée :3954m
Le soleil se lève vers 5 :30. Les parois de la tente sont tapissées d’une bonne couche de glace provenant de nos respirations.
Il en tombe de fines particules que nous sentons sur nos visages. Le ciel est complètement dégagé et nous pouvons maintenant apercevoir un dôme du Nanda Devi se dressant comme une invitation.
Je gratte la glace pour éviter qu’elle ne fonde bientôt avec la chaleur du soleil. Nous rallumons le feu pour le petit déjeuner (muesli et capuccino à gogo)

Nous ne partons qu’à 8 :25 car le rangement du paquetage a pris du temps. Le chemin de la rive droite que nous pouvions aussi théoriquement emprunter est plus direct mais nous semble plus dangereux à distance en passant dans des éboulis instables. Les montées de notre chemin sont fort raides mais bien marquées. Nous ne regrettons pas notre choix.


La neige apparaît sur le sentier. Les traces très précises d’un plantigrade y sont inscrites. Elles sont aussi larges que mon empreinte de chaussure et deux fois moins longues. Sylvie a peur et veut déjà redescendre. Nous avons un sentiment de fort isolement ici. Dans la bibliographie de la région, je n’ai retenu que la présence de léopards des neiges, peu visibles et en voie de disparition. Il semble que ce soit un bipède. Il ne devrait pas s’agir d’un ours car on ne voit pas de trace de griffes. Il s’agirait donc d’un enfant yéti ? Sylvie n’est pas plus rassurée mais nous continuons .


Pendant ce temps, les nuages s’agglutinent sur le massif du Nanda Devi. Nous arrivons à 12 :15 sur le plateau qui domine le glacier du Nanda Devi.

A sa limite, une traînée d’avalanche a creusé de profonds sillons difficilement franchissables avec nos sacs à dos. Nous décidons de ne pas aller plus loin. Nous sommes à 1 km d’oiseau du camp de base.



Nous installons la tente dans les derniers bosquets de rhododendron (30°23'28.78"N- 80° 7'1.81"E). Ce doit être magnifique au printemps. Le bois mort est abondant et nous n’avons pas de difficulté à en amasser suffisamment pour nous protéger du froid et pour la cuisine. Nous récupérons la neige à la cuillère pour la faire fondre car il n’y a pas de sources à cet endroit. La nuit sera difficile avec un équipement trop peu adapté au froid. J’ai 6 couches de vêtements superposées. Nous tentons de nous protéger avec les couvertures de survie mais rien n’y fait, nous frissonnerons toute la nuit !Le 14 octobre 6ème jour altitude à l’arrivée : 3186mLe réveil vers 5:30 nous récompense de nos efforts : le Nanda Devi se découvre à nous dans un ciel pur au jour naissant. Il surgit d’abord par nuances de gris et de bleus foncés Puis ses dômes se dorent aux premiers rayons du soleil. Enfin les masses resplendissent dans des contrastes de blancs, ors, bleus et noirs. Nous restons médusés devant ce spectacle tant attendu. Le petit déjeuner attendra ! Nous sommes récompensés au centuple des efforts des jours et des nuits précédentes.




Nous partons à 9h vers Ganghar. Nous avons décidé de ne pas continuer vers Pachhu puis le glacier de Milam car nous estimons avoir trop souffert du froid. Nous avons rempli pleinement notre objectif en campant au pied du Nanda devi. Nous aspirons à un minimum de confort pour nous remettre de l’épreuve. Nous ratons une étape d’aventure sur des pistes peut être effacées, la traversée du glacier peut-être impossible et de nouveaux spectacles certainement incomparables. C’est certainement ce que l’on appelle la sagesse. La révision de notre agenda nous permet une journée de repos à Almora.
L’équipement est essentiel pour avancer correctement à haute altitude. Nous le réviserons sans concession avant le prochain trek, probablement pour le camp de base du Makalu. Il faudra résoudre le paradoxe opposant le poids à la qualité.
La vue est beaucoup plus dégagée que la veille et le Nanda Devis nous accompagne longtemps dans la descente.


L’arrivée vers 11 :25 nous permet de nous laver sur le site de l’ancien campement et de déjeuner tranquillement. Il nous reste toujours les précieux jambon de Bayonne, Comté et chocolat noir Aldi. Nous manquons un peu de pain. C’est une impression bizarre de se retrouver seuls au cœur de ce village abandonné, d’en être pour quelques heures les seuls habitants.
Nous choisissons la voie basse plutôt que la voie haute où nous nous étions un peu égarés à l’aller. Le chemin est clairement barré de quelques pierres qui nous indiquent une voie sans issue.
Nous espérons pouvoir surmonter les difficultés car nous sommes plus légers que les convois de mulets. Tout va bien jusqu’au moment où la piste disparaît dans le vide.
Nous décidons, malgré tout, de passer en défaisant nos sacs et en nous collant à la paroi. L’exercice est relativement périlleux : Sylvie s’engage mal à un certain moment et peine à faire machine arrière.


La corde est un élément très utile dans ce trek ! Nous arrivons à Burphu qui nous semble ville morte. Un camion s’est bizarrement écrasé dans le ravin alors qu’il ne semble pas y avoir de route… Les militaires ont bien l’intention d’en faire une mais pour aller où ? Il n’y a plus rien de stratégique dans la région, à moins de rouvrir la frontière avec le Tibet et la Chine colonisatrice, ennemie irréductible, semble-t-il, des indiens.




Mais nous sommes vite pris en main par un des rares habitants qui nous conduit dans sa maison et son échoppe. Il nous propose une chambre très propre à 100Rs dans sa maison traditionnelle. Lila, son épouse est une fine cuisinière et tous les deux sont vraiment très accueillants. Ils compteront sur nous pour leur faire de la publicité, ce que nous ne manqueront pas de faire !
(leurs coordonnées : 30°22'2.29"N - 80°11'1.72"E ) Attention : comme dans de nombreuses guesthouses, il n’y a pas de blanquette, il est important de voyager avec un bon sac de couchage même sans l’intention de camper.
Ils descendent à Munsyari pour les 6 mois d’hiver, le 10 novembre. Ils remonteront à Burphu en avril. C’est donc dans le courant de ce mois que l’on peut organiser un trek, bien avant les premières pluies de mousson. C’est bon à savoir !
Le 15 octobre 7ème jour, altitude à l’arrivée : 2653m


Nous partons à 8 :15 après un petit déjeuner de roti (chapatis beurré) bien arrosés de tchai. Lila nous a préparé 4 chapattis pour le déjeuner sans qu’on lui demande. Nous rejoignons le torrent à l’extérieur du village pour faire notre toilette car l’eau est apportée par jerricans dans les maisons. La route redevient plus difficile à cause des montées et descentes intempestives contournant les fréquents éboulements par les hauteurs dans la vallée à nouveau très encaissée. En fait le chemin devient de plus en plus long et difficile avec le temps. Le chemin commercial multimillénaire de Milam se dégrade au fil du temps. Si la route militaire se construit, il n’y aura plus de problème mais la raison d’être du trek disparaîtra en même temps !




Nous déjeunons en finissant le jambon et le comté.

Le temps reste beau jusque 15 – 16h puis quelques gouttes de pluie annoncent le mauvais temps. La fatigue se fait bien sentir quand nous arrivons au Lieu Merveilleux. Sylvie veut continuer en arguant qu’elle se rappelle un gourbi à peu de distance. Je la suis à contre cœur. Nous y arrivons effectivement rapidement mais je ne trouve pas le lieu très agréable : il y a des rats, de nombreuses bouteilles d’alcool vides et une grosse hache posée par terre. Nous déposons nos sacs et Sylvie commence à installer les matelas sur les planches disjointes. J’arrive avec difficulté à la convaincre qu’il faut retourner à l’emplacement de rêve repéré à l’aller pour notre dernière nuit sous la tente. (30°14'8.79"N - 80°12'57.04"E) Mais la nuit tombe vite et nous plantons la tente dans la pénombre. Je trouve du bois en abondance charrié par la Gori Ganga. Je construis le foyer dans un recoin pour ne pas être trop visibles car nous sommes fort à découvert et la hache m’a impressionné.

Il fait bien 10°c de plus qu’à Burphu ici. Si nous n’avons pas vraiment chaud, la chaleur du feu nous pénètre suffisamment pour un diner confortable. Nous nous couchons à 19 :30, écrasés et fascinés par la verticalité du lieu.Le 16 octobre 8ème jour, altitude à l’arrivée : 2450m


Je me réveille avec le lever du jour mais j’attends longtemps dans mon duvet en espérant l’arrivée du soleil car il souffle un vent froid dehors. Il semble qu’il ne parviendra jamais au lieu du campement. Je sors pour allumer le feu et préparer le petit déjeuner. Je vais chercher l’eau dans la Gori Ganga.

J’y fais ma toilette. L’eau est vraiment glacée. Heureusement le soleil est de la partie et je me sèche avec volupté sur le sable fin déjà chaud.
Nous profitons du spectacle extraordinaire de ces montagnes gigantesques léchées par le soleil, de ces couloirs creusés par la main de l’homme en des temps immémoriaux.
Tout semble en même temps gigantesque et domestiqué ici. Nous trouvons ça et là des framboises délicieuses qui nous apportent les vitamines dont nous manquions depuis plusieurs jours.
Nous ne partons que vers 10:40 notre record. Nous sommes proches de Boudiyar où nous nous arrêterons pour la prochaine nuit.
Nous marchons d’un pas plus léger et nous sautons de pierre en pierre plutôt que de buter dessus.
Est-ce l’habitude prise des chemins chaotiques ou le poids des sacs déchargés au fur et à mesure des leurs réserves de nourriture ?
Nous parvenons à Boudiyar en parcourant 3 km en une heure (TGV= Trekkeur Grande Vitesse). Quelques gouttes d’une pluie naissante commencent à tomber quand nous retrouvons notre restau préféré. Nous retrouvons aussi notre sac. Nous laisserons une bonne part de la nourriture sur place car il est inutile de redescendre ces provisions à Munsyari et plus encore en France ! Sylvie invente le Rumikub de poche le plus petit du monde en découpant des carrés de papiers de son carnet. Nous passerons de très bonnes fins d’après midi avec ce jeu !



Nous rejoignons la cuisine rapidement après deux parties de Rumi pour nous réchauffer au coin de feu. Nous ne sommes pas les premiers. Nous passons une très bonne soirée avec les muletiers devant un repas de riz, de légumes (sibzi sûrement du turc sebze !) et de dal arrosé d’alcool local bu avec relative parcimonie pour éviter le mal de crâne. L’ambiance est feutrée. Nous sommes bercés par les douces et joyeuses conversations dont nous ne comprenons pas un mot. Quand je me lève, je titube et, cette fois, les marches forcées de notre périple n’y sont pour rien.Le 17 octobre 9ème jour, altitude à l’arrivée : 1699m

Le réveil sonne à 6 :00 mais cela fait bien une demi heure que les muletiers nous ont réveillés en commandant bruyamment leurs bêtes. Nous partons vers 8h sous un ciel parfaitement bleu mais il faudra attendre longtemps avant d’être réchauffés par les premiers rayons du soleil.


Sylvie tombe à la troisième heure de marche. Fatiguée, elle n’a pas vu qu’il n’y a que le vide bordant le chemin, surplombant le sol de plus d’un mètre. Elle tombe dans la terre meuble et se fait plus peur que mal. Elle aurait pu se tuer. C’est la seconde chute du trek.

Nous voyons peu de temps après de beaux singes gris blanc accrochés à la paroi montagneuse. Ce n’est pas un mirage, nous avons bien rejoins la zone tropicale.
Nous décidons de nous arrêter déjeuner en leur compagnie, à proximité d’une auberge où un garçon, peu aimable, nous sert du tchai en maugréant.
Nous croisons les seconds touristes du voyage, trois femmes anglo-saxonnes accompagnées de leur guide. Nous verrons leurs porteurs suivre avec une lourde caravane de mulets.
Nous avions aussi rencontré à l’aller un couple voyageant à notre manière à hauteur de Martoli.
Nous sommes bien loin de la vallée du Kumbu et ses embouteillages de trekkeurs ! Nous arrivons vers 15 :30 à Milam où le guesthouse gouvernemental est déjà fermé pour l’hiver. Un habitant nous récupère pour nous proposer une belle chambre (285Rs) et le couvert. Nous dormons bien mais nous sommes réveillés par des coups répétés et inquiétants dans la porte. Pas de voix. Ai-je rêvé ? j’imagine un brigand tentant de rentrer dans notre chambre. Puis des bruits de pas se propagent sur le toit. Il s’agit sûrement d’un singe ou d’un (très) gros rongeur. Sylvie, courageuse, envoie finalement un furieux coup de bâton dans le plafond. L’individu se sauve sans demander son reste.Le 18 octobre 10ème jour, altitude à l’arrivée : 2157mLe petit déjeuner se compose de pommes de terre délicieuses un peu frites, des chapattis et du tchai national. Il nous en coûte 250Rs pour le diner et le petit déjeuner.


La dernière partie de notre marche se compose comme d’habitude de montées et descentes abruptes qui font pester Sylvie. Nous interrogeons les personnes que nous croisons à proximité du pont à partir duquel nous pensons que démarre la déviation allant vers Darkot. Tous nous indiquent un chemin étroit, infranchissable par les mulets. Il faut pour nous hisser à certains endroits défaire les sacs et user de nos mains. Nous ne comprendrons jamais où commence et finit officiellement le chemin de Milam ! Nous nous faisons doubler par un groupe d’hommes. Ceux-ci semblent nous attendre sur un surplomb. Nous imaginons qu’il va falloir toute la journée pour rejoindre Munsyari car nous ne voyons pas le bout de ce chemin escarpé. Nous ne nous dirigeons pas vers Darkot selon le GPS qui ne sait pas se tromper. Le groupe ne nous attend pas. Il attend un véhicule. Nous débouchons sur une piste grossière. Nous pensons que nous sommes peut-être arrivés à un endroit où passent des jeeps. Une vieille dame avec sa fille semblent attendre également. Nous nous asseyons peu de temps avant de voir arriver une jeep chargée de colis nombreux et d’une chaise à porteur en fer forgé sur la galerie de toit.




Les hommes la descendent ainsi que les colis. Parmi eux, je vois des bouteilles de whisky. Les soirées sont longues en hiver. Nous imaginons que la chaise à porteur va servir à descendre la vieille femme. Cela nous arrangerait bien car tout le monde ne pourrait pas monter ! Les hommes semblent rejeter l’option de la chaise à porteur pour se mettre à lier des morceaux de bambou. La grand-mère descendra sur des bambous ! Nous attendons sagement. Le chauffeur nous fait comprendre qu’il va nous emmener à Munsyari. Nous chargeons les sacs sur la galerie après que la chaise à porteur y a été réinstallée. Les hommes descendent un dernier colis très lourd qu’ils installent avec difficulté sur les bambous. Il s’agit d’un « mantar ». Nous comprenons que c’est une pierre votive qu’ils vont descendre dans la vallée. La grand-mère n’aura que ses deux pieds pour les suivre ! Nous n’avons pas le temps malheureusement de voir notre équipage partir car le chauffeur a d’autres courses en perspective. Ici s’achève pour nous le trek de la vallée de Milam. Nous écumons la campagne pour prendre des voyageurs avant de rejoindre Munsyari.

Munsyari paraît bien bruyante après le calme de la montagne. Après un déjeuner à notre hôtel Pandey Lodge, nous recherchons les moyens de rejoindre le lendemain Almora, petite ville de villégiature renommée dans les collines en contreforts des Himalaya. Le fils du patron nous trouvera une jeep (350Rs*2) dans la soirée. L’hôtel n’est pas chauffé et nous prenons notre diner dans le froid, en condamnant la porte d’entrée pour qu’elle ne s’ouvre pas avec les courants d’air glacés provoqués par le vent. Le Chicken curry nous réchauffe.Le 19 octobreLe réveil sonne à 5 :30. Nos sacs sont déjà prêts. Nous prenons notre petit déjeuner à 5 :50, se résumant du fait de l’heure matinale à des toasts et du tchai. Le taxi nous prend vers 6:20. Nous voyageons avec un jeune couple d’indiens en vacances. Ils sont éditeurs à Bombay et ont abandonné leur travail pour visiter l’Inde tant qu’ils ont des ressources. Voilà la classe moyenne émergeante indienne.

Il n’y a pas grand monde sur la route et le chauffeur doit s’arrêter à mi chemin pour nous transvaser sur un autre taxi. Cela devient une habitude ! Nous avons le temps et nous goûtons pleinement au repos imposé par le trajet dans des décors magnifiques, de plus en plus bucoliques. Tout est calme et charmant après les immensités minérales du Nanda Devi. Il nous suit toujours, majestueux, dans notre descente. Nous arrivons vers 15h à Almora. La jeep nous dépose car elle continue plus loin, probablement vers Haldwani. Nous payons les 700Rs convenus avec le premier chauffeur.
Nous partons vers la ville haute comme on nous a conseillé pour trouver un hôtel. Nous en trouvons un très sympa dans le Lala Bazar (Hôtel Ban Sal 500Rs 29°35'56.36"N - 79°39'34.80"E). Dans le quartier les mondes de l’ islamisme et et de l’hindouisme se cotoient. Le mariage est plus de raison que d’amour apparemment : quand je salue dans sa mosquée un imam en joignant mes mains sur la poitrine comme il est d’usage en Inde, Il me reprend sur un ton très sec. Nous domestiquons la ville en trouvant un débit de boissons. Il est bien caché dans une rue parallèle. Seuls les hommes se promènent dans ces endroits et le patron de l’hôtel m’a demandé de m’y rendre seul. C’est mal connaître Sylvie ! (375ml d’un McDowell indien à 220Rs, très agréable, un peu plus sucré que le whisky écossais)Le 20 octobreNous faisons rapidement une dernière lessive que nous accrocherons sur la terrasse. Nous nous dirigeons avec le GPS vers le Nanda Devi caché par la colline qui surplombe la ville. Nous aimerions le saluer avant de rejoindre la morne plaine. Nous empruntons des routes qui nous conduisent directement dans un parc où il se découvre dans son massif au travers de la pinède. Il nous faut franchir une clôture de fils barbelés entourant un terrain militaire pour nous élever suffisamment. (29°37'13.85"N - 79°40'39.80"E). Sur ce promontoire, la vue est superbe. C’est un hommage comme il se doit à cette montagne qui nous a fait tant souffrir et rêver.


Après un déjeuner de momos, nous nous rendons à la gare, heureusement proche de l’hôtel. Un bus part pour Delhi tous les jours à 7:00. Nous sommes heureux de pouvoir faire le trajet d’un coup.



Nous visitons cette ville très agréable et colorée où les singes ont pris leurs quartiers. On achète deux tenues indiennes pour Sylvie, une tablette à chapattis (90Rs) pour les repas exotique de Thimécourt ainsi qu’une paire de baskets pas chère (200Rs) mais les deux pieds sont identiques !Le 21 octobreLe réveil sonne à 5 :30 et le patron nous apporte le petit déjeuner dans notre chambre à 5 :50. Quelle amabilité ! Quand nous arrivons au bus stand à 6 :20 le bus n’est pas encore arrivé. En voilà un qui arrive à 6 :30 et je demande au chauffeur s’il va à Delhi. Il me regarde comme ci j’étais un martien et m’indique l’écriteau en hindi « Evidemment qu’il va à Dehli ! » Le trajet (331Rs*2) est très long, surtout sur la première partie du trajet. Le reste de la route indiqué par le GPS sont aussi des km d’oiseau mais cette fois non pas à cause des nombreuses déviations et lacets mais à cause des embouteillages. Le bus cotoie les voitures à bras aussi bien que les ânes et les piétons. Nous mettrons juste 12 heures pour parcourir 330km jusqu’à la gare de Ghaziabad. Le train ne va pas beaucoup plus vite mais c’est une bien meilleure façon de voyager tant qu’il n’est pas bondé. Le métro nous permettrait de nous rendre à Pahar Ganj mais nous lui préférons un ricksaw (200Rs) pour prendre un peu l’air. Un rabatteur nous amène dans un hôtel convenable à 600Rs. Nous retrouvons les kingfisher et les frites dans les bars de Main Bazar. La civilisation a du bon.
Dans Main Bazar, rentrer dans le premier bar à partir de NDRS sur la gauche plutôt que dans le second un peu plus loin sur la droite. Le personnel y est plus sympa, la nourriture meilleure et la bière moins chère !Le 22 octobre


Cette fois, nous sommes réveillés vers 5h par des incantations et des tintements de cloches émanant d’un temple hindouiste voisin. Les religions sont un vrai bonheur dans l’expression de leurs rites ! L’hindouisme bat l’islamisme par leurs durées ! Nous cherchons vers 8h un restau pour prendre le petit déjeuner. C’est peine perdue. Le quartier dort encore, comme s’il avait la gueule de bois. Nous sommes moins des montagnes où la vie commence avec et même avant le lever du soleil. Nous nous rabattons dans une petite gargote à deux pas de l’hôtel. Le patron est très accueillant. Il travaille avec son père et avec son fils. 4 toasts beurrés pour 20Rs et tchai à 7Rs.

Sylvie ne veut plus retourner à la Cuma camii car elle a reçu une pierre la dernière fois. On l’oblige aussi à s’accoutrer dans une sorte de djellabah étouffante en tissu synthétique. Mais la mosquée du vendredi est la plus belle du monde avec ses marbres blancs et ses grés rouges. La luminosité est aussi bien meilleure en cette fin de mois d’octobre. Je propose cependant à Sylvie de nous organiser une autre visite pour remplir notre dernière journée en Inde. Un musée ? Un autre monument ? Elle ne trouve pas et nous voici repartis pour ce sanctuaire au ticket d’entrée prohibitif (300Rs aujourd’hui, 100Rs il y a encore un an. Mais quand on aime on ne compte pas). Pour finir et habillée en indienne, on la laissera passer sans déguisement ! Nous allons ensuite faire des emplettes : une bague en argent avec une belle améthyste pour Sylvie, un jean et un tea shirt pour moi. Nous retrouvons mon vendeur de patchouli à qui nous commandons le plus gros flacon possible (400Rs) Nous prenons un butter chicken extraordinaire au diner (premier bar) arrosé à la bière.
Récit de voyage - Botswana / Namibie - mai 2011 English translation pending
Récit de voyage - Botswana / Namibie - mai 2011
Mieux vaut tard que jamais 😊

Carole, 35 ans, et Matei, 40 ans. Notre premier voyage en Namibie date de mars 2009. Deux semaines et demie de pur bonheur. Le Damaraland, Sossusvlei et le NamibRand.
Une année plus tard, à la même période, on a commencé à rêver toutes les nuits de Namibie : le pays nous manquait, il fallait qu’on y retourne. Et avec le Botswana cette fois-ci.
On avait très envie de repartir à la même période, qui nous avait plu pour plusieurs raisons : la végétation verte et haute, l’eau dans les lits de rivières, très peu de monde (souvent nous étions seuls dans les lodges, aux petits soins), une température très agréable nuit et jour, et la découverte des animaux par surprise, au détour d’un buisson ou d’une dune. La basse saison présentait aussi l’avantage de pouvoir improviser sur place, décider du jour au lendemain l’itinéraire et la prochaine étape, à des prix inférieurs à la haute saison.
Mais pour diverses raisons, nous avons du décaler le voyage au mois de mai. Ce qui s’est avéré un coup de chance, car les pluies ont été très tardives et nous sommes arrivés peu après les dernières gouttes. Des connaissances qui étaient dans le Kalahari quinze jours avant nous, ont passé une semaine sous l’eau avec toutes les complications au niveau de l’état des pistes.
Le premier voyage s’était fait de guesthouse en lodge, ne connaissant pas du tout l’Afrique, nous n’étions pas rassurés à l’idée de camper au milieu des bêtes sauvages, grosses comme petites.
Cette fois-ci, ce serait mixte, moitié camping et bivouac, moitié lodge et guesthouse. Et donc la célèbre tente sur le toit, si pratique (et gardant un peu de distance avec les bêtes : ). On l’a trouvée cependant aussi très peu confortable, et notre sommeil s’en est ressenti : lorsque l’un bouge, toute la voiture bouge, et du coup l’autre aussi : ) Et de plus on est assez à l’étroit. Au final des nuits pas très reposantes, et une conviction : la prochaine fois, c’est tente au sol, sans hésitation!
Nous sommes donc partis dimanche 8 mai 2011, pour un mois de voyage entre le Botswana et la Namibie : Victoria Falls, Chobe, Savuti, Moremi, Magkadigkadi, Okavango, Damaraland, Kaokoland.
Les carnets de voyage d’autres membres du forum, notamment celui de Pierre77 qui nous a précédé sur un itinéraire quasiment identique, nous ont été précieux, un grand merci!
Lundi 9 mai - jour 1 Victoria Falls Après une escale à Francfort, et une autre à Johannesburg, nous atterrissons à Victoria Falls. Le vol entre Francfort et Johannesburg n’étant pas complet, on a pu avoir des sièges avec de la place pour les jambes. Une chance, dont on a bien profité! Une fois les formalités de visa accomplies (en euros ou en USD, mais ce n’est pas le même comptoir, donc on a fait deux fois la queue : ), un transfert nous attend pour nous emmener à la guesthouse Amadeus. En chemin nous déposons un couple au Vic Falls Safari Lodge, et premier contact avec la nature : le lodge est très beau, tout en bois, et en traversant le lobby pour aller sur la terrasse, on a une vue plongeante sur la savane, un beau point d’eau, et ... 4 éléphants, qui barbotent à quelque distance... Ca nous avait manqué, et nous sommes toujours aussi impressionnés.

La guesthouse Amadeus est simple, confortable, nous sommes les seuls, et peu de temps après on nous emmène faire un sunset cruise sur le Zambèze. Le soleil est orange, le GinTo bienvenu, on voit quelques hippos entre les rires tonitruants des canadiens qui nous accompagnent. Pas mécontents de retourner au calme, on mange un morceau et se couche à 20h.
Mardi 10 mai - jour 2 Victoria Falls > Kasane Départ tôt pour voir les chutes. A cette période on ne voit pas grand chose, le débit est tel qu’il y a un immense nuage de vapeur qui recouvre le tout. Par moments on découvre des bouts, et à d’autres c’est une vraie pluie tropicale («spray and mist») qui s’abat sur nos pèlerines. La faille est impressionnante, la forêt vierge inattendue, le volume d’eau ahurissant. C’est spectaculaire, sans être inoubliable.
La seule photo où on voit autre chose que de la vapeur d'eau...
Retour à la guesthouse, on remarque des troncs arrachés en pleine ville : les éléphants sont passés au cours de la nuit. Bagages faits, nous embarquons dans le minibus qui nous emmène à Kasane, au Botswana. Lors de la réservation de la voiture, on a opté pour la variante transfert entre Victoria Falls / Zimbabwe et Kasane / Botswana, qui s’avérait moins chère (12 €/p) et moins compliquée (taxes, formalités de douane) que de récupérer la voiture à Vic Falls et la faire retraverser la frontière. Personne à la douane, hormis des camions de transport de minerais (cuivre, cobalt) en provenance de RDC, en 10 mn c’est fait. On arrive au Chobe Safari Lodge, où nous attend Rex, de chez McKenzie 4x4, et notre Defender 130 Diesel. Nous faisons le tour en 2 heures et demie, on vérifie chaque pièce, et en particulier le téléphone satellite et le GPS. Bonne nouvelle, le téléphone satellite ainsi que les appels d’urgence sont offerts. Mauvaise nouvelle, ils ont oublié les «sand ladders». Une bière au bord de la Chobe river, on paye le solde de la voiture en cash. Au final, le Defender de McKenzie aura coûté, pour 11 jours, 1‘800 € (contre une offre de 2‘420 € pour le Land Cruiser de SelfDriveAdventures et 2‘050 € pour le Hilux basique 2.5L de Asco). On mange au buffet le soir, pas dément, entourés de russes et d’américains. Vivement le départ demain.
Mercredi 11 mai - jour 3 Kasane > Ihaha Chobe On se lève à l’aube pour un tour sur la Chobe River. L’eau est lisse et ample, l’air est froid, la lumière splendide, nous sommes seuls avec le guide, ainsi qu’un buffle, quelques oiseaux, plein d’hippopotames (dont les petits qui se dandinent ressemblent à des sharpei roses), des impalas, crocodiles et un magnifique hippotrague noir, puissant et d’apparence mythologique.


On ne verra pas d’éléphants, qui ne descendent que l’après-midi, et en cette saison ne traversent pas la rivière vers la Namibie, l’eau étant trop haute et les îles intermédiaires submergées. Retour à l’hôtel, et départ pour les courses. Déjeuner au Old House et sa terrasse très sympa, complément de courses, et enfin direction Sedudu Gate pour l’entrée dans le parc. Les journées sont courtes et celle-ce tire déjà gentiment sur sa fin. Nous avons 1h30 de soleil devant nous, et 30 km à parcourir jusqu’à Ihaha Campsite, ça devrait le faire. Erreur... A peine entrés dans le parc, nous découvrons une densité incroyable d’animaux, des troupeaux de centaines de buffles, des dizaines de girafes, et des éléphants de tous les côtés. C’est la première fois que nous conduisons dans un parc national, tout est nouveau, donc, prudents et patients, ayant lu les précautions concernant les éléphants, nous restons à distance, laissant passer. Sauf qu’il y en a partout, et lorsqu’un vieux mâle ou une femelle avec son petit mangent tout au bord de la piste, nous nous retrouvons coincés. Avec le soleil qui descend vite ... gloups. Heureusement, lors d’une marche arrière précautionneuse sur plusieurs dizaines de mètres (une mère et son petit suivaient la piste en se dirigeant vers nous), une voiture de Sud-Af nous dépasse : beaucoup plus audacieux (ou confiants, ou inconscients ?), ils ouvrent la route et nous les suivons de près, essayant de ne pas se faire semer. On passera comme ça 3 ou 4 situations délicates, avec mouvements de têtes mécontents et oreilles battantes. Sans eux, on y serait peut-être encore, à force d’être prudents et impressionnés/effrayés à la fois. Traçant derrière, on se désintéresse presque des girafes languides et si proches pour arriver enfin au campsite, soleil rasant. Ouf! Emplacement n°5 au bord de l’eau, on monte la tente, et invite notre voisin à un apéro très agréable pour le coucher de soleil. Tout en gardant l’oeil ouvert sur les buffles qui se promènent dans le coin, les rangers nous ont prévenus d’être attentifs à pied. Jesse est français, photographe professionnel et voyage seul depuis quelques semaines. Il répond à nos questions de novices, nous rassure, et on se remet de nos émotions. Puis dodo, première nuit dans le «bush»…

Jeudi 12 mai - jour 4 Ihaha Chobe La nuit a été longue, peuplée de bruits inconnus et de questions (c’est un hippo qui monte sur l’échelle? Un buffle qui prépare le petit déj?), on prend nos marques. Bonne nouvelle : pas de moustiques! La saison est censée être redoutable, mais le courant de la Chobe River est trop important et les moustiques absents : ) Réveil à l’aube, on se déplie tranquillement, tout le monde est parti, petit déjeuner royal (oeufs brouillés, bircher muesli) puis départ pour un drive vers Shimwanza Valley.

Le soleil est déjà chaud et on ne verra pas grand monde, quelques girafes, buffles et impalas, mais la balade est belle, isolée.

Déjeuner au camp et nouveau drive vers 15h, vers Serondela, avec l’envie - et l’appréhension - de revoir des éléphants. La piste principale étant parallèle à la rivière et les éléphants y descendant l’après-midi depuis l’intérieur du Parc, il est inévitable de les croiser. Ils traversent, à l’aller sans s’attarder, mais au retour prenant leur temps, tout au long de la piste : une pluie d’éléphants. On n’y avait pas pensé la veille, d’où le manque de temps prévu et le coup de stress. On descend au bord de la rivière, la presqu’île que nous visions s’est transformée en île, inaccessible.

Un grand éléphant mâle traverse, tandis que 3 autres batifolent au ralenti, se retournent dans l’eau les pattes en l’air. Le spectacle est délicieux. Dans l’intervalle le mâle est ressorti en face, et la ligne d’eau s’est dessinée sur sa peau poussiéreuse, comme s’il avait été trempé dans du chocolat. Retour au camp, plusieurs éléphants traversent la piste, c’est magique et moins éprouvant que la veille : nous avons le temps. Petits, vieux, tout le monde est là, une trentaine en tout, répartis en petits groupes. Désolé, les photos manquent, n’étant pas équipés pour la photo animalière, on pensait à autre chose : )

Douche au camp, tente, et on prépare l’apéro : GinTo, un excellent sauvigon blanc «Fat Bastard» (dans les verres à vins en inox, trop chouettes) et du biltong.

Nous partageons avec Monique et Alain, croisés le matin, ainsi que Jesse qui passe dire au revoir. Ils ont vu une lionne près de Sedudu. La nuit est tombée, tout le monde rentre, on mange nos steaks et au lit!
vendredi 13 mai - jour 5 Ihaha Chobe > Savuti Pas très bien dormi à nouveau, départ tôt pour Savuti.

La piste longe la rivière, toujours aussi vaste et d’une couleur bleu vif impressionnante. On croise waterbucks, girafes et baobabs.

Passé Ngoma Gate, on se retrouve sur une route fraîchement goudronnée, très large qui nous mène à Kachikau où, sans transition, on passe à une piste sableuse, avec les traces de roues et les hautes herbes au milieu. Le Bradt conseille de prendre une piste parallèle pour éviter le sable épais et profond, ce que nous faisons, aidés des points GPS. Nous croisons peu après la bifurcation un 4x4, probablement des chasseurs, à qui nous demandons confirmation, et qui nous répondent le contraire, qu’il faut retourner sur nos pas pour prendre la piste «officielle». Un temps perplexes, nous décidons de continuer malgré tout. Nous sommes au milieu de nulle part, la végétation est dense et basse, et nous nous regardons parfois avec un sourire légèrement tendu. Le choix se révèle bon et nous arrivons enfin à Ghoha Gate, d’où nous entrons dans le Parc. Quelques centaines de mètres plus loin, un point d’eau sur la droite et 3 énormes éléphants. Avec toute cette végétation, nous apercevons toujours les animaux à la dernière seconde, une fois arrivés à leur hauteur. Le soleil est haut à présent, et le sable, profond par endroits, devient de plus en plus mou. Nous nous enlisons deux fois, mais le Defender est un vrai tracteur, et nous repartons à chaque fois, labourant la piste. 4h20 après le départ, nous arrivons au Campsite. Un nouveau pont rend le passage de la rivière très facile, et on se pose à notre emplacement, pas fâchés d’être arrivés.
Le temps de nettoyer la voiture et le matériel (les secousses de la route ont renversé les bidons d’eau et le charbon de bois, il y en a partout), de déplier les chaises, d’ouvrir les bières, lorsque soudain apparaît entre les arbres un éléphant imposant, venant de l’emplacement voisin! Silencieux, il arrive tranquillement, droit sur nous. Calmes mais alertes, on range rapidement toute la nourriture et on se met dans la voiture. Il passe à 5 m et commence à se frotter à notre arbre, puis, nonchalamment, repart continuer sa tournée, en balançant ma chaise au loin d’un mouvement de trompe. Elle était sur le passage, l’idiote. Et moi dessus avec ma bière, une minute plus tôt.

(au milieu, Converse taille 44 : )
La visite des sanitaires, véritable place forte entourée d’un mur en béton armé renforcé d’un talus en terre, en dit long sur la présence des éléphants. Après Savut (on apprendra plus tard que c’est le nom de notre invité surprise) et les monstres vus à Ghoha, on a notre dose pour la journée. Pas de drive cet après-midi, on finit de ranger, préparer le barbecue et bouquiner sous l’arbre, l’oeil ouvert pour toute visite impromptue.

On admire le coucher de soleil sur la rivière Savuti, qui coule à nouveau depuis 2 ans, après presque 20 ans de sécheresse.
samedi 14 mai - jour 6 Savuti La nuit a été froide, la lune pleine et lumineuse, et on n’a pas beaucoup mieux dormi. On se présente à 7h30 au Savuti Safari Lodge, ils sont abasourdis, ils n’ont jamais vu des selfdrive arriver aussi tôt : ) Mais l’accueil est très chaleureux et la prise en main absolument parfaite. Linge sale hop, thé et cookies hop, game drive improvisé avec guide perso hop! et nous voilà partis pour explorer le Savuti. Metal est excellent, drôle, connaisseur et bon tracker. Carole est sous le charme, et moi aussi.

Nous voyons quelques zèbres, éléphants, et ... un léopard! et ... un autre léopard, à peine plus tard! Quelle chance, et quelle beauté! Il s’agit d’abord de la fille, qui longe la piste sur quelques mètres devant nous, puis de la mère, posée sur un tronc d’arbre mort pendant plusieurs minutes. Nous l’observons goulûment, je suis en admiration totale! Je n’ai qu’un appareil compact : les photos au zoom numérique sont de très mauvaise qualité, mais le souvenir est intact.


Retour au lodge, brunch parfait, on rencontre un couple de vieux anglais, tout droit sortis de l’imaginaire du safari (Dr Livingstone et sa femme je présume) et un couple de juges brésiliens, puis on s’installe dans la chambre, superbe.


Longue douche, courte sieste, et on repart pour le drive de l’après-midi, toujours seuls avec le guide. Metal nous explique comment le fait que la rivière coule à nouveau a modifié l’écosystème, et que nous ne verrons pas le célèbre groupe de lions qui s’attaquait avant aux éléphants : des luttes de pouvoir ont dispersé le groupe, et l’eau abondante a changé les habitudes. Le parcours est varié, nous voyons plusieurs girafes et une troupe de 25 éléphants qui se dirige vers un point d’eau.


Il y a des tout petits qui sont à tomber, avec leur bout de trompe hors contrôle. GinTo au coucher du soleil, une vraie carte postale avec la girafe au loin et les zèbres au premier plan, puis retour au lodge.

Nous y rencontrons Pierre Jaunet, qui nous rejoint au bar, entendant que nous parlons français. Il nous parle de sa longue expérience du Zimbabwe et du Botswana, on se renseigne sur la qualité des pistes pour la suite du voyage, puis on passe à table avec ses amis, Tim et June Liversedge, sur la belle terrasse avec vue nocturne sur le point d’eau et la rivière. Au cours du repas, Tim nous racontera plein d’anecdotes sur le Botswana, où il réside depuis 40 ans, ayant été conservateur à Chobe, reconstruit le Khwai Lodge, construit la route entre North Gate et South Gate à Moremi et étant maintenant réalisateur et producteur de documentaires animaliers. A moment donné, nous remarquons la présence soudaine d’une trentaine d’éléphants venus s’abreuver au point d’eau (puisée en profondeur, l’eau est minéralisée). Arrivant en vagues régulières, tout petits compris, ils remplissent la plaine juste à quelques mètres devant le deck. Il en arrive toujours plus, comme si ça ne devait pas s’arrêter, déclenchant exclamations et enthousiasme fasciné de notre part. Même Tim est bluffé. Une soirée inoubliable, d’autant que nous aurons la chance de voir aussi des lycaons («wild dogs») et des hyènes, et qu’un léopard a été aperçu dans l’enceinte du lodge. Nous discutons encore tard dans la nuit, puis dodo.
dimanche 15 mai - jour 7 Savuti > Moremi La nuit est réparatrice, réveil à 6h et départ à 7h30. Nous partons pour Third Bridge, et les avis divergent sur la route à prendre. Il y a beaucoup d’eau à Moremi, et la piste entre North Gate et Xakanaxa est fermée. La première option est de passer par North Gate et descendre sur South Gate pour remonter ensuite sur Xakanaxa ou Third Bridge, mais les passages sont très difficiles autour de Khwai et North Gate, et on nous déconseille de prendre cette route seuls. La deuxième est de prendre la gravel road par Mababe et remonter sur South Gate, c’est moins intéressant, plus long mais plus sûr. Un groupe d’italiens va prendre la route de North Gate dans 2 camions avec guides, nous discutons pour nous joindre à eux, mais finalement ils partent sans nous attendre. Tant pis, nous aviserons à Mababe Gate. Nous embarquons deux planches en guise de «sand ladders» et prenons la Sandridge road. La piste est belle, et nous restons concentrés, Carole sur l’apparition d’éléphants sur la piste, et moi sur les passages de sable mou et profond. On n’a pas trop envie de s’ensabler puis d’avoir des éléphants sur le dos pendant qu’on déblaie. Un ou deux passages délicats (arbres en travers de la piste au milieu d’un passage de «hauts fonds») et nous voilà à Mababe Gate. Le Ranger nous déconseille lui-aussi de passer seuls par North Gate. Bon, d’accord, on ne va pas insister, c’est vrai qu’on n’a croisé aucune voiture de toute la matinée. Mais la gravel road est atroce, pleine de nids-de-poules, et le Defender, qui était jusque là irréprochable, se comporte très mal, perdant régulièrement l’adhérence au-dessus de 30 km/h. Je ne pense pas à dégonfler les pneus, j’aurais dû! La route est un calvaire, d’autant plus incompréhensible que les rares autres voitures foncent sans problème. Je me sens comme Gaston Lagaffe dans son tacot : ). Nous remontons ensuite vers South Gate et entrons dans le Parc. A l’entrée, on nous déconseille la route directe vers Third Bridge, il faut aller sur Xakanaxa puis continuer sur Third Bridge. La piste est de plus en plus belle, on roule bien, la Mopane Tongue est verte, les arbres sont hauts et feuillus et nous ne traversons que quelques passages boueux.

Nous atteignons enfin Xakanaxa, après 7h de route! C’est long, trop long... Il reste encore 40 mn pour rejoindre Third Bridge, et on en a un peu marre. On va voir s’il y a de la place ici. Le campsite est plein, on essaye les lodges, et coup de chance, le Xakanaxa Moremi Safari Lodge nous accepte à l’improviste, passés les conciliabules d'hésitation devant cette situation inhabituelle. Et à prix réduit (pour Xakanaxa!), puisqu’on nous propose le Full Board et toutes activités à 100 € par personne. Le lodge est superbe! Les tentes ont chacune une petite terrasse donnant sur le delta et les hautes herbes, et salle à manger, bar, salon et coin autour du feu ouverts s’articulent le long du canal, sur un deck qui serpente entre les grands arbres.


On bouquine le reste de l’après-midi, le coucher de soleil est magique, on est biens. On apprend que la semaine dernière encore, il pleuvait à verses. Ca explique les routes coupées et les trous d’eau profonds qui barrent l’accès aux lodges.

Repas léger, échanges concernant l’état des pistes vers Savuti avec un couple de SudAf et on se couche, épuisés.
lundi 16 mai - jour 8 Xakanaxa Moremi Game Drive à 6h30 avec Oli, excellent tracker : il s’arrête soudain, regardant des traces au sol. Il entend ensuite les cris d’alerte des singes. Plus loin, repère la direction où regardent les impalas, et nous mène droit sur un magnifique léopard, qui suit la piste devant nous. On est vernis! On le suit, faisons un court détour, puis, moteur arrêté, l’observons passer à 3m de nous, calme et indifférent à notre présence. Nous sommes bouche bée.

Puis les autres voitures, alertées par radio, déboulent de tous les côtés, mais il est parti. Nous le reverrons un peu plus tard, grâce à l’oeil perçant de Carole, assis immobile à l’ombre d’un buisson, nous regardant droit en face : impressionnant. Nous voyons également de très beaux kudus et un troupeau d’éléphants, dont un petit qui n’a pas froid aux yeux et cherche à nous intimider.


Brunch au lodge, lecture sur le deck, nous décidons finalement de ne pas aller à Third Bridge. La route du sud, peu recommandée, nous contraint à revenir par Xakanaxa, ce qui nous fait faire un aller-retour quasi-inutile, et surtout rallonge une route déjà longue demain. Avec quelques regrets - mais du confort - on reste au lodge une nuit supplémentaire. Game Drive avec un autre guide à 15h30, en direction de Third Bridge justement, où certains ont vu la veille un jeune lion mâle prendre la pose dans une clairière. On fait un crochet par une carcasse d’hippopotame, victime d’un combat des chefs qui s’est terminé en agonie dans l’enceinte d’un lodge.

Les paysages sont à tomber, les arbres majestueux, les couleurs vives, il y a une beauté et une énergie incroyables.

Nous nous engageons sur les pistes secondaires, parfois à peine visibles, avec des passages compliqués dans les marais, l’eau entrant dans la voiture par les portières. Il faut sérieusement connaître, sinon c’est l’enlisement assuré.

La piste est là, à droite. Où ? Ben là... : )
On se regarde avec Carole : on ne serait jamais passés par ici, seuls en selfdrive. On passe non loin du campement de Veronica Roodt, qui vit seule et isolée, sous tente, avec un aide bushman. La saison n’est pas la plus riche en faune, le haut niveau des eaux éloigne beaucoup d’animaux, et notamment les guépards. Il pleut entre novembre et mars, puis le delta est haut entre avril et juin. C’est à la saison sèche hivernale, entre août et septembre, que l’on voit le plus d’animaux, mais avec une végétation sèche, jaune et des arbres sans feuilles. Nous voyons quand même beaucoup d’éléphants.

Plus loin, soudain, un grand mâle en rut vient droit sur nous, l’oeil mauvais... Surtout ne pas reculer, faire gronder le moteur de manière régulière, le face à face dure un moment, puis il finit par nous contourner… Décidément c’est très impressionnant, et ça fait peur. Il est énorme et, comment dire? Pas content quoi. Puis nous avons la chance de tomber sur une meute de 6 lycaons qui se reposent dans une clairière, après une chasse infructueuse. Etonnante similitude comportementale avec les chiens.


Retour au lodge, un peu de lecture, repas et dodo confortable, dans une belle chambre éclairée aux bougies. Pleine lune sur le delta.

mardi 17 mai - jour 9 Moremi > Boteti River Départ tôt pour Boteti. Pour une fois, la route va aller en s’améliorant, et ça fait drôle de rouler sur le bitume. On aide un français à changer sa roue à South Gate, il revient du Kalahari où il a vu 6 lions en 5 jours. On arrive en début d’après-midi à Meno-A-Kwena (le GPS n’était pas du luxe). Le lodge est un camp de toile, type safari mobile mais permanent, avec du mobilier et des objets dans le style des années 50 (tiens, il y a une photo de Tim dans le tas).

Le camp domine la rivière Boteti, avec le Parc du Magkadigkadi en face, la vue est splendide. Tout se fait au feu de bois, y compris l’eau pour la douche, et toujours cette vue plongeante, partout.


Il y a des nuages, pour une fois. L’après-midi est passée à observer les rares animaux, en faisant attention aux serpents apparemment nombreux, apéro avec Anita et John qui rentrent eux aussi du Kalahari, où ils ont croisé une lionne et ses 3 petits, dans leur campement, au petit déjeuner. Voir Anita, sud-africaine habituée au bush, mimer comment elle s’est jetée tête la première dans la voiture, nous fait encore sourire aujourd’hui, mais est surtout rassurant : ils ne sont pas tous fous : ) Excellent repas sous la toile de parachute de la tente principale, pleine de détails, d’armoires et de caisses à l’ancienne. Bonne nuit, pleine lune, pluie au milieu de la nuit, et rugissements de lions au loin. A moins que je n’aie rêvé, Carole n’a rien entendu?

mercredi 18 mai - jour 10 Boteti > Gweta Petit déjeuner et observation de 4 éléphants pas tranquilles en contrebas, au bord de la rivière.

On hésite entre deux routes pour rallier Planet Baobab : soit à travers le Parc Magkadigkadi Pans, ce qui implique de prendre le bac à Khumaga (il n’y en a qu’un le matin?) et ressortir par Phuduhudu Gate, soit en faisant le tour par Motopi. Les incertitudes liées au bac et le temps de route sensiblement plus long de l’option Parc font pencher la balance pour la seconde. La route est facile et nous arrivons tôt dans un lieu décontracté, avec quelques locaux et de beaux baobabs. Le ciel est gris et nuageux et c’est ce soir que nous avons prévu de dormir à la belle étoile dans le Pan. Malgré le temps menaçant, nous partons quand même à 14h, avec une famille d’australiens (père et fils tout contents, mère et belle-mère pas du tout : ). Au programme : visite de suricates, nuit dans Ntwetwe Pan, et le lendemain retour par Chapman’s Baobab. La route est cahoteuse, longue, pas très intéressante et il fait rapidement froid. En chemin nous passons voir les suricates : pas fous, ils ne se montrent pas par ce temps. Nous continuons le chemin jusqu’à l’étendue plate du pan, et arrivons au camp incongru préparé pour la nuit : une table et des chaises posées au milieu de rien, ce vestige asséché de lac mésozoïque où rien ne pousse, rien ne vit. Le guide prépare les grillades et le pain, fait sur place à partir de maïs et de bière. A cause des nuages, il fait déjà sombre, mais en une minute le coucher de soleil embrase le ciel bas, le Pan prend feu, on est émerveillés.

Repas rapide et on se couche dans les «bedrolls» utltra-chauds et confortables. On va bien dormir, et je me réjouis de me réveiller à l’aube dans ce désert, on voit déjà la lune qui fait quelques apparitions. Malheureusement, vers 22h, quelques gouttes de pluie de trop nous font tout remballer en vitesse. Lorsque la croûte du Pan est mouillée, les voitures s’embourbent profondément, on ne peut pas rester. Quel dommage !! Surtout que lorsque nous arrivons au guesthouse après un drive de nuit dans le froid, le ciel est complètement dégagé et la lumière de la lune inonde le bush... Il s’en est fallu de rien! Les regrets seront persistants. C’était en plus la seule raison qui nous avait fait choisir Planet Baobab, plutôt que Nxai Pan qui nous attirait beaucoup.
jeudi 19 mai - jour 11 Planet Baobab Réveil tranquille, grasse matinée (8h). Il fait beau, l’air est pur. Petit déjeuner et farniente. On envisage un temps de retourner dormir dans le Pan, mais le guide est malade (il a pris froid?), bon, on se fait une raison, et tant pis pour les suricates qu’on avait tellement envie de revoir. Lecture, sieste, on prépare les bagages et la voiture pour la rendre le lendemain à Maun. Le soir, on mange typique botswanais «Bogobe le Nyama», délicieux ! L’ambiance locale promise laisse à désirer : il n’y a personne : )
Vendredi 20 mai - jour 12 Gweta > Maun > Okavango Réveil à 5h30, départ de nuit à 6h. Le lever de soleil est superbe et rapide, juste après la lune et les étoiles. Ca change vite ! Nous faisons un détour par Nxai Pan pour voir les Baine’s Baobabs. Le paysage du parc rappelle un peu la Namibie, avec zèbres et oryx. Ca donne envie d’y passer plus de temps, d’autant que tout le monde est là à cette saison, même si nous ne les voyons pas ce matin : lions, guépards et léopards. Les baobabs sont imposants, millénaires plantés sur une île au milieu du pan.


On continue la route pour arriver à Maun, où nous rendons la voiture à Mac (Kenzie), quinquagénaire sympa et décontracté, rosé dans son bleu de mécano. On a bien aimé le Defender, qui a été solide et fiable, même si de loin pas de toute première fraîcheur, et on le quitte à regret.

Nous sommes à présent arrivés à la dernière partie du voyage au Botswana, avec deux jours au Gunn’s Camp, dans le delta de l’Okavango, juste au sud de Chief’s Island. A midi nous embarquons à bord d’un petit avion pour Xaxaba; la piste de notre camp étant inondée, il va falloir atterrir à une demi-heure de là. Il y a une TV dans la salle d’attente. Coupés du monde pendant 2 semaines, l’éclair d’actualité au fin fond du Botswana nous apprend l’arrestation de DSK à NY. La planète Mars quoi : ) Nous nous réjouissons de survoler enfin le delta, dont nous avons tant entendu parler. Le survol est sympa, même si on est pas mal secoués dans le coucou qui tangue et vole de travers, et j’ai la chance d’être à la place du copilote pour observer autant les gestes du pilote que l’Okavango au-dessous, très bleu et immergé.

A l’arrivée, des guides du camp nous attendent pour un transfert à pied, en pirogue «mokoro» et en bateau à moteur pour arriver au lodge, joliment placé au bord d’un canal. Les tentes sont plus loin, via une passerelle au milieu des hautes herbes, sous les grands arbres, toutes avec vue sur le delta. Elle sont immenses, avec douche et baignoire à l’extérieur, une terrasse à l’avant, et une sorte d’antichambre qui fait office de bureau et salon.


Départ pour une balade «sundowner» en bateau, beaucoup d’oiseaux (marabouts, african jacana...) et plusieurs éléphants, que nous sommes surpris de voir aussi loin dans le delta submergé. Un mâle en rut («smelly») traverse la rivière juste devant nous, c’est très sympa à observer, il ressort de l’autre côté, la ligne de flottaison bien visible. Le coucher de soleil est rouge, orange, rose et violet.


Repas au lodge avec Jinx, le manager un peu envahissant qui monopolise la parole et l’attention, mais entraînant. Puis au lit, après une belle et longue journée! Quand je pense que le matin nous étions parmi les baobabs gigantesques, au milieu d’un pan désertique, quel contraste!
samedi 21 mai - jour 13 Okavango La nuit a été fraîche, on a entendu plusieurs hippopotames, réveil à 6h pour un départ en «mokoro». La balade est lente et silencieuse, on glisse entre les herbes et les nénuphars au lever du soleil, quel plaisir. On accoste sur une rive, pour continuer à pied.

J’attendais ça depuis longtemps, on n’a pas l’occasion de marcher dans les parcs nationaux au Botswana. Le rapport à la nature est tout autre lorsqu’on est là, vulnérable, au milieu de la végétation. Nous croisons une grande famille de babouins, plusieurs phacochères pas trop craintifs, des impalas beaucoup plus, et quelques traces d’éléphants et zèbres. Et toute une flopée d’oiseaux : aigle, martin-pêcheur, cigogne, marabout et d’autres très colorés (oui, nous ne sommes vraiment pas des spécialistes : ) Retour soyeux en «mokoro», délicieux brunch suivi d’une douche à ciel ouvert sous les grands arbres, et lecture dans la tente. A 15h nouvelle ballade en bateau, assez semblable à la veille.

Apéro dans la tente et repas animé par les contes africains de Jinx. Impala rôti, asperges, on mange bien au Gunn’s Camp.
dimanche 22 mai - jour 14 Okavango > Maun > Windhoek Grasse mat’ monstrueuse (7h : ). La nuit a été moyenne, les oiseaux, insectes, grenouilles et hippos sont bien là. Petit déjeuner copieux (oeufs brouillés et tomate, saucisse, bacon, corn-flakes avec joghurt et fruits frais, miam). Nous profitons d’un moment calme pour écrire quelques cartes postales puis départ en bateau pour l’aéroport de brousse. Derniers nénuphars et African jacana, et nous voilà débouchant sur la piste d’atterrissage en terre avec les bagages, sortant de nulle part. Le vol secoue pas mal et la vue est belle : les patches d’îles et d’arbres, avec les traces des pistes des animaux, dessinent une carte fascinante, tantôt émergée, tantôt immergée, de différents verts, beiges, bleus et noirs. Comme des rides sur la peau, les pistes des animaux sillonnent la terre. Changement d’avion à Maun, et vol vers Windhoek, très excités à l’idée de retourner en Namibie! L’aéroport est familier, il y a une heure de décalage horaire avec le Botswana, nous faisons un peu de change, prenons une carte SIM et en route pour Asco, où nous récupérons le Hilux Double Cabine avec tente sur le toit. Aïe, il n’y a pas de 2e batterie et le frigo ne marche pas lorsque le moteur est arrêté. La tuile. Et il est trop tard pour changer de véhicule. Tant pis, on avisera. Il y a beaucoup d’eau à Windhoek, et on traverse un gué en pleine rue, chose que l’on avait pas connue en mars 2009. On retrouve la pension Londiningi, et Nathalie et Alex avec plaisir. David Rey, notre guide pour le Kaokoland, nous y rejoint pour faire connaissance et régler les derniers points. Au moment de préparer le voyage, nous avions beaucoup hésité sur la manière de voyager dans le Kaokoland. Devant la plupart des avertissements, nous avons finalement exclu le voyage en solo, même munis de téléphone satellite. Il restait soit l’option de trouver une autre voiture intéressée aux mêmes dates, soit un guide. Nous en avons contacté plusieurs, dont David, recommandé par notre amie Ruth. Puis les échanges de mails avant le départ ont achevé de nous convaincre de son sérieux. Mais nous ne l’avions jamais rencontré jusqu’à ce soir. RV est pris pour le surlendemain à Opuwo. Un pavé de springbok aux truffes du Kalahari plus tard, nous nous couchons pour une belle et longue nuit.
lundi 23 mai - jour 15 Windhoek > Opuwo Excellent petit déjeuner, copieux, frais et varié, on mange toujours aussi bien à Londiningi. On prend la route à 8h30 après avoir réservé la nuit du 2 juin, veille du retour. Quel plaisir de rouler à 120 Km/h sur une route asphaltée, dans une voiture confortable et souple. Arrêts successifs à Otjiwarongo, Outjo (délicieuse Bäckerei et étonnant Biergarten où les serveuses Damara parlent allemand), Kamanjab (première Himba, sublimement belle, qui sort de l’épicerie) et Kavita Lion lodge, où on envisage éventuellement de passer la nuit, le Hobatere lodge étant malheureusement fermé pour de tristes histoires avec la Communauté. Les activités avec les lions ne sont que le matin, le lodge est désert, on décide de continuer notre chemin. On tente le Community Campsite d’Hobatere, un peu plus loin en face de la porte Ouest d’Etosha, un très bel endroit, mais on n’est pas complètement emballés. Finalement, la décision est prise de continuer jusqu’à Opuwo, ça devrait le faire au niveau timing et du coup on partira plus tôt pour le Kaokoland. On arrive au coucher du soleil, la vue sur la vallée est très belle, avec la fumée de tous les feux qui s’allument, et une légère brume qui s’installe. On aura finalement roulé toute la journée, mais par rapport au Botswana, c’était du beurre, de la double crème, on n’est même pas fatigués. Opuwo est un melting-pot impressionnant. Beaucoup de Himbas traditionnels, mélangés aux Hereros en costume XIXe (quel contraste!) et au reste de la population, de tous genres. On s’installe au campsite, où nous tombons sur David, qui est lui-aussi arrivé plus tôt que prévu, son RV à Swakopmund ayant été annulé. Ca tombe bien. Apéro au lodge, belle vue sur la piscine et les montagnes environnantes. Le contact avec David est excellent, on se réjouit!
mardi 24 mai - jour 16 Opuwo > Orupembe Réveil à l’aube, on n’a pas entendu les bruits de fête au loin qui ont duré, à ce qu’il semble, toute la nuit. Le campsite est presque plein, avec notamment un bus / camion rempli de français. Leurs discussions animées sont une musique familière qui nous font sourire, un brin nostalgiques. L’un d’eux, peut-être pas bien réveillé, ou excluant d’emblée la possibilité, nous pose trois questions de suite en anglais, sans réaliser qu’on répondait à chacune en français. Il est ensuite reparti, et on ne saura jamais s’il s’en est rendu compte : ) ? On fait les courses pour 7 jours d’autonomie au supermarché, avec toujours ce mélange étonnant, dans cette ville carrefour où tous se croisent. Plein d’essence à ras-bord et départ pour une nouvelle longue journée de route. Il est 9h30. David part devant avec son Land Cruiser, on le suit à distance, une fois le nuage de poussière retombé : à chaque intersection, s’il ne s’est pas arrêté pour nous attendre, c’est que c’est tout droit. On quitte rapidement la vallée d’Opuwo, les paysages évoluent, puis changent souvent. La piste rétrécit, puis devient cahoteuse par endroits, voire délicate avec des passages de pierriers, mais sans jamais être trop difficile. On passe des lits de rivière (Hoarusib), des canyons, des goulets, des cols, des vallées étroites, d’autres beaucoup plus larges, on aperçoit un marcheur solitaire - minuscule point perdu dans l’immensité.


On croise des Himbas à la pompe à eau de Sanitatas. On a acheté à Opuwo de la farine et du tabac, David leur en donne une partie, échange quelques mots, et obtient l’autorisation de faire des photos. Je dois me faire prier, car je n’ai aucune envie de faire le voyeur, mais c’est malgré tout un moment unique.

La timidité est de mise chez les jeunes filles, qui se dérident sensiblement lorsqu’elles voient le résultat sur l’écran de l’appareil. Les enfants s’esclaffent et se tapent sur les cuisses. On continue notre route et peu avant Orupembe, alors que le soleil descend, on choisit un emplacement de bivouac à côté de la piste, au milieu de Bushman Grass et de quelques arbres. On aura croisé beaucoup de vaches, de chèvres et d’ânes, et quelques oryx, autruches et springboks.


Magnifique coucher de soleil (17h30), la lumière est belle, on est seuls au monde et heureux. Dîner au coin du feu, l’air s’est rapidement refroidi, il est temps de se coucher.
mercredi 25 mai - jour 17 Orupembe > Hartmann Petit déjeuner au lever du soleil, on est encore un peu fripés.


La compagnie de David est très agréable, et il est très compétent. Ses connaissances du pays sont vastes et complètes mais il n’impose pas, il est sûr, a un sens de l’humour qu’on apprécie, il est prévenant et attentif, c’est un bonheur. Départ à 8h, on arrive rapidement à Orupembe (étrange ce poste de police perdu au milieu de nulle part) pour continuer et s’enfoncer vers le Nord, soleil dans les yeux. Orange Drum, quelques bifurcations et nous voilà enfin dans la vallée de Hartmann, but de notre voyage. C’est magnifique… On sort de la piste centrale pour rejoindre notre emplacement de bivouac en hauteur. Il a tellement plu cette année que tout est recouvert d’herbe haute, alors qu’en temps normal ce n’est que sable rouge et roche. David découvre le phénomène pour la première fois, alors qu’il y vient plusieurs fois par année depuis 15 ans. Le Hilux ne parvient pas à monter une pente raide avec du sable mou. On tente les vitesses courtes, le Diff Lock, rien n’y fait. Recul pour prendre de l’élan, dégonflage des pneus à 0.8 bar, et on fonce comme des dératés : ça passe tout, tout juste. Il manque un peu de puissance mais c’est passé. Deux autres passages délicats se font sans problème, c’est impressionnant l’efficacité des pneus -très- dégonflés sur le sable meuble. Le lieu de bivouac est idéal, situé entre une falaise et un gros rocher granitiques, ce qui offre de l’ombre pratiquement toute la journée.


On s’installe, petite douche et balade à pied vers un point de vue en hauteur. La vue est magnifique, d’un côté la vallée principale de Hartmann en contrebas, de l’autre la vallée secondaire et au loin, les dunes de la Skeleton Coast. On reste un long moment à contempler en silence, sous une légère brise.


Retour au bivouac et apéro pour le coucher de soleil. Le gros rocher forme une arche, et en passant dessous on accède à un promontoire qui surplombe la vallée, plein ouest et le soleil qui descend sur les dunes. Le GinTo est mémorable, on est bouche bée, c’est vraiment un endroit magique.


Grillades et petits pois à la nuit tombée, avec le bois ramassé en route, il fait extrêmement doux c’est un bonheur. Coucher à 20h, réveil 2 heures plus tard, le vent s’est levé et fait claquer violemment la toile anti-pluie. Démontage à la frontale, à poil sous les étoiles.

jeudi 26 mai - jour 18 Hartmann Réveil à 6h, il fait bon, la lumière est très belle, on descend dans la vallée principale pour aller au bout de la piste, vers des dunes en forme de croissants, ça tombe bien pour le petit-déjeuner : ) On se régale, le soleil s’est levé, les ombres sont longues, et les discussions intéressantes et décontractées.


Puis départ vers la 1ère vallée, la plus à l’est. Un village himba est posé au milieu de dunes roses - apparemment le lodge de luxe voisin a fait en sorte de pérenniser la présence des semi-nomades - et on descend vers la rivière Kunene. Elle est là, large, puissante, bordée de végétation et de crocodiles, vision étonnante dans ce paysage désertique et dramatique.

On croise un jeune berger himba et ses chèvres qui éternuent, avant de rencontrer 3 himbas adultes qui descendent chercher de l’eau à la rivière. Deux jeunes à dos d’âne, souriantes, et une vieille matriarche à pied, plus austère et pressée, qui se laissent photographier en échange de farine.


On rentre au bivouac pour la fin de matinée, exploration à pied des environs, sieste, lecture, déjeuner, re-sieste, balade, dur quoi ! : )

On ne voit pratiquement pas de grands animaux, la vie se trouve à l’échelle miniature, avec criquets et autres bugs qu’on observe à plat ventre. A 15h30 on prend la route d’un sommet plus proche de la Skeleton Coast pour le ‘sundowner’. En route, sur les pentes recouvertes de duvet, on passe devant un terrier de suricates, qui disparaissent à notre approche. On attend en vain qu’ils ressortent. On continue la piste jusqu’au dernier sommet, la pente est raide, heureusement que le Land Cruiser de David est puissant. Et là… c’est indescriptible! … Les dunes de la Skeleton Coast s’étendent à perte de vue, tournent autour de notre point de vue sur 210°. Au sud, on voit clairement la limite entre le désert et la vallée secondaire de Hartmann, les dunes s’arrêtent brusquement, tandis qu’au nord, elles tombent dans la faille de la Kunene, avec les montagnes noires de l’Angola au-delà. Et à l’ouest, la brume de l’océan se mélange au soleil couchant sur une mer de dunes.



C’est le point le plus au nord-ouest de Namibie où il est permis d’aller. On voit d’ailleurs la piste réservée aux rangers percuter les premières dunes avant de disparaître au milieu du sable. Le vent est violent, mais on reste des heures, transportés, envoûtés.

Carole est à gauche.
Finalement le soleil se couche, on doit quitter le lieu, muets d’émerveillement durant tout le trajet de retour. Un bon plat de pâtes et dodo, il fait toujours aussi doux, c’est vraiment très agréable.

La nuit est magnifiquement étoilée.
vendredi 27 mai - jour 19 Hartmann > Purros Lever de soleil sur la Hartmann Valley...

Nous partons pour Purros, les pneus toujours à 800 grammes. David nous fait prendre une piste non-indiquée sur les cartes, qui longe la Skeleton Coast. On roule une heure, séduits par la beauté des paysages, avant de s’arrêter sur de petites dunes pour le petit déjeuner.


Les paysages changent, on passe Green Drum, des dizaines et des dizaines d’oryx galopent au milieu d’une vallée granitique, puis c’est un désert de cailloux, des rivières asséchées, un peu de gravel «tôle ondulée», des pistes secondaires inconnues, quelques girafes dans le lit de la Khumib River et enfin l’arrivée splendide à Purros. Les montagnes violettes entourent le lit très vert et dense de la rivière Hoarusib.

On s’installe au Campsite, ça fait bizarre de revoir des gens : ) Après le déjeuner, on va remonter la rivière, à la recherche des éléphants et des lionnes du désert. Les trois mâles ont malheureusement été tués en 2010, par des chasseurs. On remonte la rivière, tombant rapidement sur les premières traces, impressionnantes, bien fraîches, elles ne sont pas loin…

Commence la traque savante et complexe, mais bien plus haut, toujours pas de fauves. On tombe sur un groupe d’éléphants du désert, dont un tout petit à croquer et un mâle qui barrit à notre passage.


Le soleil se couche, il est temps de retourner sur nos pas, lorsque soudain on les repère, allongées tranquillement au bord de la rivière. Grosses paluches, bonne tête, bien en chair, elles nous regardent tranquillement, à 20m. David nous explique en chuchotant, entre deux prises de vues, le travail de Flip Stander qui documente toute l’activité des lions du désert à l’aide des colliers radio (www.desertlion.info).

Ravis, nous rentrons au Camp pour un dîner de patates et «gemsquash» au feu de bois. La soirée est délicieuse, c’est toujours aussi agréable de discuter avec David et écouter ses histoires. Dodo tôt pour se lever à l’aube, on est impatients de retrouver nos lionnes : )
samedi 28 mai - jour 20 Purros Réveil à 5h45 (en fait 4h45 car on a oublié de changer d’heure sur le réveil depuis le Botswana, grrr : ), départ de nuit à 6h, c’est le bon moment pour revoir les lionnes. On traque, on observe, on guette, trace après trace, minutieusement, les sens aux aguets, mais rien, pas de lionnes. Petit déjeuner au bord de la piste après 2h de recherches infructueuses, en regardant une centaine de springboks descendre par vagues successives du pied des montagnes vers la rivière pour s’abreuver. Montés sur ressorts, ils sautent, bondissent comme des gamins surexcités et réjouis. Peut-être que les lionnes sont juste à côté et vont trouver le spectacle à leur goût? On attend, scrutant de tous côtés, mais c’est peine perdue. Le soleil est haut à présent, elles doivent être tapies dans l’ombre, invisibles. Plus loin on revoit les éléphants, si particuliers dans ce décor montagneux, puis retour au camp, avec un crochet par la case supermarché du village. Case au sens propre : ) A l’intérieur, quelques rayonnages, deux jeunes qui jouent au billard, un juke box fou et une femme ivre morte, qui titube de personne en personne. On en profite ensuite pour sonder l’entrée du canyon de l’Hoarusib, piste prévue pour le lendemain, mais a priori encore impraticable, ce qui se confirme avec un sol très mou, collant et imbibé. Quoique, une voiture estampillée «Club 4x4» nous dépasse et s’enfonce plus loin, pas farouche. Déjeuner au camp, douche, sieste, et c’est reparti pour la chasse aux lionnes. On tourne, retourne, re-retourne, décidément ça veut pas… Au sommet d’un point de vue en hauteur, assez haut le long de la rivière, on admire les montagnes et repère en contrebas le groupe d’éléphants, dans la lumière du couchant.

On se rapproche bien, un petit est parmi eux, et on reste un long moment à les observer en se régalant. Le petit est craquant... Oups! Il faut déguerpir soudain en vitesse, on s’est retrouvés encerclés par d’autres congénères arrivés par derrière, et deux mâles nous font comprendre - on comprend très bien dans ces cas-là : ) - qu’on doit dégager fissa.


On redescend toute la rivière vers Purros, l’espoir de revoir les lionnes s’amenuisant au fur et à mesure que le camp se rapproche, et nous voilà de retour. Pas de fauves pour aujourd’hui. Mais au dîner, excellent poisson aux épices de David! Soirée très agréable à nouveau, et dodo.
Ps. On ne reverra plus les lionnes, et le 10 juillet 2011 toutes les trois seront retrouvées mortes, empoisonnées, sonnant la fin du groupe de lions de l’Hoarusib. Heureusement d’autres groupes continuent, Hoanib, Auses, Obab, Ugab et peut-être que certains reviendront vers l’Hoarusib.
dimanche 29 mai - jour 21 Purros > Hoanib River Réveil tôt pour monter sur une colline et prendre le petit déjeuner avec la vue au lever du soleil. Ca caille grave. On remarque à nouveau que l’air se refroidit sensiblement quelques instants à peine avant les premiers rayons, chacun y va de sa théorie, mmh, personne ne convainc vraiment : ) La vue est à 360°, la vallée de Purros est splendide avec la large coulée verte de végétation autour de l’Hoarusib, lacet d’argent dans l’ombre des montagnes couleur betterave.

Nous partons pour notre prochaine étape, la rivière Hoanib, via Amspoort, mais malheureusement sans passer par le canyon de l’Hoarusib. On n’est toutefois pas déçus, les paysages sont variés, les dunes rencontrent les collines de basalte et on traverse de vastes plaines et étendues d’herbe (elle est partout cette année, au grand étonnement de David). On ne se lasse pas de cette beauté, parsemée d’oryx et … de suricates. On aperçoit une sentinelle dressée sur son monticule, impassible. Après l’avoir observée à la jumelle, on tente l’approche à pied, délicatement, lorsqu’elle disparaît soudain. On se poste à moyenne distance, avec vue sur les multiples sorties du terrier, mais malgré la patience et la longue attente, elle ne réapparaît pas. La piste continue et nous voilà arrivés à l’Hoanib, que l’on remonte à présent tranquillement.


Gouttes de pluie tombées juste au bon moment pour s'imprimer sur la boue en train de sécher
Il y a beaucoup de sable et des traces toute fraîches de lion, apparemment un gros mâle. On inspecte, cherche à déduire où il se trouve, tourne et retourne, mais sans le trouver. Un peu plus haut, des traces de babouins autour d’un point d’eau, puis on croise un groupe de quinze éléphants du désert, qui se détachent de la végétation de la rivière, mais se confondent avec les collines environnantes.

On passe le Dubis Pass et installons le bivouac. Quelques herbes couchées signalent une présence récente. On retourne ensuite voir les éléphants, menés par une vieille femelle aux longues défenses. Un petit trottine maladroitement avec ses grosses pattes et sa trompe à contretemps. On retourne au camp, pour réaliser que les herbes couchées témoignent en fait du passage des éléphants. Pour éviter les visites impromptues, on se déplace au sommet d’une colline, au centre du cirque de montagnes formé par le Dubis Pass et les vallées de l’Hoanib et du Ganamub. Les mastodontes ne sont que récemment descendus des montagnes et ne sont pas encore complètement à l’aise avec les visiteurs. La montée est très raide, et le Hilux s’en sort bien. Le T-Bone steak cuit et sent merveilleusement bon tandis qu’on prend l’apéro devant le coucher de soleil.

lundi 30 mai - jour 22 Hoanib > Palmwag La nuit a été froide et on rêve d’un bedroll dans une tente au sol : ) Lever de soleil sur le cirque, c’est un émerveillement sans cesse renouvelé. Petit déjeuner emmitouflés, on remarque que l’hiver approche, et qu’on est déjà plus au sud que Hartmann.

Le raidillon pierreux pour descendre de la colline est impressionnant, mais la technique très simple : première courte et on lâche tout, ni accélérateur ni frein, la voiture fait le reste. On continue à remonter l’Hoanib, avec plusieurs passages en eau, et une sortie compliquée, qui nécessite une reconnaissance approfondie à pied et un choix cornélien entre plusieurs traces. Là encore, le Hilux s’en sortira bien, s’arrachant à la boue collante et escaladant le talus haut et abrupt. Quelques antilopes et pas mal de fech-fech plus tard, nous arrivons à Sesfontein, où nous faisons le plein d’essence. L’aiguille de la jauge n’a pas bougé depuis Opuwo, nous n’avons pas entamé le 2e réservoir (les balades autour de Hartmann et de Purros se sont faites dans le Land Cruiser de David, mais les distances étaient faibles). On prend la route vers Palmwag, avec girafes et springboks, on a du plaisir à retrouver la concession qui nous avait beaucoup plu lors du premier voyage 2 ans plus tôt. La gravel road est régulièrement entrecoupée de passages abîmés par les eaux. On se régale d’un délicieux steak d’oryx au campsite de Palmwag et prenons congé de David, guide parfait et tellement agréable, qui repart vers Windhoek, prévoyant un bivouac aux environs de la rivière Huab. «Choice is yours» : ) On hésitait entre Grootberg et Palmwag pour cette nuit, on choisira de ne pas reprendre la voiture, même si Grootberg nous tente bien plus comme endroit. Lecture à la piscine - on a honte? Un peu : ) - apéro au coucher de soleil, dîner et dodo.

mardi 31 mai - jour 23 Palmwag > Huab Lodge Encore une grasse mat’, énorme! 8h! C’est vertigineux! On bouquine au pieu, petit déj frisquet et départ pour le Huab Lodge, via Grootberg Pass et Kamanjab. J’avais beaucoup aimé l’endroit en 2009, découvert par hasard et choisi à l’improviste, où nous nous étions retrouvés les seuls clients aux bons soins de Jaap, hôte passionnant et attachant. Cette fois-ci, arrivant au lodge après une route facile, nous rencontrons le couple propriétaire, Jan et Suzi, qui étaient absents la première fois, en voyage dans le Kgalagadi Transfrontier Park. Mais pas de Jaap, qui est parti la veille en vacances. Dommage. Jan et Suzi nous font un accueil très chaleureux. On s’installe dans la chambre, ça fait plaisir d’être de retour, nous sommes à nouveau les seuls clients. On part ensuite pour un drive avec Jan, qui s’avère être un érudit très sympathique avec une tête de marchand hollandais dans les peintures du XVIIe siècle. Il a acheté le Huab Lodge 19 ans plus tôt, après avoir passé près de 20 ans à Etosha, où il a rencontré Suzi. La vallée de l’Huab est verte comme un jardin d’Eden, on aperçoit oryx, kudus et zèbres de Hartmann au loin, passablement craintifs. Jan est passionné d’ornithologie, identifie tous les oiseaux au chant, a une mémoire encyclopédique et les imite à la perfection. On apprend que le Huab Lodge est une destination prisée des «birders», et que la vallée abrite une dizaine d’espèces endémiques qu’on ne trouve pas ailleurs en Namibie. Retour au lodge après un GinTo au coucher de soleil et un combat d’oryx, avant de se rendre au lapa pour le dîner. L’ambiance du lieu est très réussie, et le repas présenté en langue «click tongue» Damara par Mercia est juste trop bon! La compagnie est très agréable, Jan présente les vins et nous souhaite officiellement la bienvenue, ils savent recevoir, même si une très légère couche de vernis est perceptible. On rentre se coucher repus et ravis, dans un lit très confortable.
mercredi 1er mai - jour 24 Huab Lodge Réveil de nuit pour une marche matinale à 6h avec Jan, accompagné de Tessa et Mafuta, les deux chiens du lodge. Le moment que je préfère, de loin.

Traces d'oryx sur le sel au bord de la rivière
La Huab River est impraticable en véhicule, pleine d’herbes hautes et épaisses. La balade est très agréable, Jan regorge d’informations sur la géologie, la flore, les oiseaux, l’histoire, je l’écoute parler en m’abreuvant du paysage à l’aube, c’est un moment paisible, hors du temps.

Au retour, délicieux petit déjeuner au soleil et anecdotes sur la vie passée à Etosha. A 10h nouveau drive avec Jan, qui profite de chaque sortie pour tenir le compte des animaux dans le coin. Donc : 40 oryx, 10 zèbres, 15 kudus dont 2 petits. Ils sont clairement plus sauvages qu’ailleurs. On est seuls, forcément, et c’est très apprécié. Déjeuner au lapa, avec les meilleurs spaghettis bolognaise jamais mangés, préparés par Mona Lisa. Sans blague! Vraiment la cuisine est exceptionnelle. Après midi farniente, passée entre la Hot Spring et la chambre, lecture et cartes postales. Apéro WeizenBier Camelthorn, nouvelle brasserie à Windhoek. Il y d’autres clients ce soir, ou plutôt des amis : Berndt et Sandra, amis allemands de Suzi, et Orlando, ranger dont on fête l’anniversaire ce soir. Repas gargantuesque, chants en Damara, Pinotage et dodo.
jeudi 2 mai - jour 25 Huab Lodge > Okonjima Marche matinale, avec Jan et Orlando, en remontant le lit de la rivière. Les deux sont tout autant passionnés d’ornithologie, et s’échangent des nouvelles des amis communs. Je flotte.

Nous quittons le lodge après le petit déjeuner, direction Okonjima, improvisation de dernière minute : plutôt que de passer la dernière nuit à Windhoek comme prévu, on souhaite profiter encore un peu des animaux, et on nous a dit du bien de la Africat Foundation, qui s’occupe de préserver guépards et léopards. Le lapa est beau, très vert et entouré de plantes. Accueil sympa, bien qu’impersonnel. Nous partons avec notre guide, Nigel, namibien blanc dans la soixantaine, visiter la clinique, avec sa salle de traitement, le matériel et la documentation sur les activités menées par la Fondation. Rien d'ébouriffant, d’autant que le personnel est absent ce jour-là, mais on se rend un peu compte du quotidien, et les explications sont claires. Plusieurs types d’animaux sont soignés ici, répartis dans différentes zones de différentes tailles : ceux qui sont trop habitués à l’homme pour être relâchés (les seuls que voient les visiteurs), ceux qui ont une chance de retrouver leurs capacités de survie, et ceux qui sont toujours restés à l’état sauvage. On part à la recherche de trois guépards dans un enclos de 50 ha, que l’on retrouve sous des buissons après un bon moment passé à les localiser à l’aide de l’antenne radio et du collier émetteur. Effectivement très habitués, ils ne bronchent pas et on les observe longuement, suffisamment près pour entendre leurs ronronnements.

Traditionnel apéro au coucher de soleil, suivi peu après d’un bon dîner, mais on se les pèle grave. On renonce finalement au hide nocturne, fait trop froid et le sommeil nous tombe dessus, tant pis pour les porcs-épics…
vendredi 3 mai - jour 26 Okonjima > Windhoek > Genève Après avoir entendu des rugissements de lion au cours de la nuit, réveil à 5h30, petit-déjeuner et départ avec Nigel et Steven, pour observer les guépards à pied dans une réserve de 16‘000 ha. Nigel confirme que la Fondation s’occupe également de lions, mais qu’ils ne sont pas visibles. Les herbes au bord de la route sont recouvertes de gelée matinale, brrr, les couvertures ne sont pas de trop dans la jeep. Passé le portail de l’enclos, on se rapproche en voiture, puis lorsque le signal radio est suffisamment proche, on descend. C’est une sensation rare de marcher dans le bush, démuni, et on frémit lorsque deux kudus déboulent à toute vitesse hors d’un arbuste voisin avant de changer brusquement de direction en nous voyant. Steven le tracker marche devant, nous suivons et Nigel ferme la marche.

Après plusieurs centaines de mètres et un passage de rivière, nous les apercevons enfin, à l'affût dans les buissons, avançant lentement, avant de se mettre soudain à courir. C’est très impressionnant, on confirme, ça va vite ! : ) On les retrouve un peu plus tard, apparemment la chasse n’a rien donné, et ils se reposent au soleil. On s’approche à 10m, c’est grisant et stupéfiant d’être à pied juste à côté d’eux.



On les observe longtemps, debout, couchés, à ronronner et se lécher la pomme, c’est une fin de voyage de toute beauté, on a le grand sourire des réjouis de la crèche! Retour au lodge et départ pour le dernier trajet vers Windhoek. On rend la voiture à Asco, qui l’ausculte sous toutes le coutures et remplit le réservoir à ras-bord (on devra payer le 1,3 litre manquant alors qu’on a fait le plein à la station qui est à 200m : ) Comme on a encore du temps, le chauffeur très sympa du transfert vers l’aéroport nous emmène en ville à la recherche des verres à vins en inox qui nous ont tellement plu, mais sans succès, et après quatre magasins différents, il est l’heure de partir vers Hosea Kutako. Nous décollons à 15h30 direction Johannesburg, le visage collé au hublot pour les dernières gouttes, puis long-courrier vers Francfort avec les chants du choeur Ye Begudi qui donnent la chair de poule («Jerusalema»), short-transfer à Francfort (coupe-file magnifique, sont trop forts à Lufthansa) et arrivée à Genève au petit matin. Forcément complètement décalés… quel endroit étrange? : )
Si c’était à refaire, en mieux :
1- On prendrait une tente au sol, suffisamment grande (une tente de 4 pour 2 personnes), plutôt que la tente sur le toit. 2- On ferait étape à North Gate ou Khwai River, pour couper le long trajet entre Savuti et Third Bridge. 3- On irait à Nxai Pan au-lieu de Planet Baobab. 4- On passerait quelques jours dans le Central Kalahari Game Reserve.

Mieux vaut tard que jamais 😊

Carole, 35 ans, et Matei, 40 ans. Notre premier voyage en Namibie date de mars 2009. Deux semaines et demie de pur bonheur. Le Damaraland, Sossusvlei et le NamibRand.
Une année plus tard, à la même période, on a commencé à rêver toutes les nuits de Namibie : le pays nous manquait, il fallait qu’on y retourne. Et avec le Botswana cette fois-ci.
On avait très envie de repartir à la même période, qui nous avait plu pour plusieurs raisons : la végétation verte et haute, l’eau dans les lits de rivières, très peu de monde (souvent nous étions seuls dans les lodges, aux petits soins), une température très agréable nuit et jour, et la découverte des animaux par surprise, au détour d’un buisson ou d’une dune. La basse saison présentait aussi l’avantage de pouvoir improviser sur place, décider du jour au lendemain l’itinéraire et la prochaine étape, à des prix inférieurs à la haute saison.
Mais pour diverses raisons, nous avons du décaler le voyage au mois de mai. Ce qui s’est avéré un coup de chance, car les pluies ont été très tardives et nous sommes arrivés peu après les dernières gouttes. Des connaissances qui étaient dans le Kalahari quinze jours avant nous, ont passé une semaine sous l’eau avec toutes les complications au niveau de l’état des pistes.
Le premier voyage s’était fait de guesthouse en lodge, ne connaissant pas du tout l’Afrique, nous n’étions pas rassurés à l’idée de camper au milieu des bêtes sauvages, grosses comme petites.
Cette fois-ci, ce serait mixte, moitié camping et bivouac, moitié lodge et guesthouse. Et donc la célèbre tente sur le toit, si pratique (et gardant un peu de distance avec les bêtes : ). On l’a trouvée cependant aussi très peu confortable, et notre sommeil s’en est ressenti : lorsque l’un bouge, toute la voiture bouge, et du coup l’autre aussi : ) Et de plus on est assez à l’étroit. Au final des nuits pas très reposantes, et une conviction : la prochaine fois, c’est tente au sol, sans hésitation!
Nous sommes donc partis dimanche 8 mai 2011, pour un mois de voyage entre le Botswana et la Namibie : Victoria Falls, Chobe, Savuti, Moremi, Magkadigkadi, Okavango, Damaraland, Kaokoland.
Les carnets de voyage d’autres membres du forum, notamment celui de Pierre77 qui nous a précédé sur un itinéraire quasiment identique, nous ont été précieux, un grand merci!
Lundi 9 mai - jour 1 Victoria Falls Après une escale à Francfort, et une autre à Johannesburg, nous atterrissons à Victoria Falls. Le vol entre Francfort et Johannesburg n’étant pas complet, on a pu avoir des sièges avec de la place pour les jambes. Une chance, dont on a bien profité! Une fois les formalités de visa accomplies (en euros ou en USD, mais ce n’est pas le même comptoir, donc on a fait deux fois la queue : ), un transfert nous attend pour nous emmener à la guesthouse Amadeus. En chemin nous déposons un couple au Vic Falls Safari Lodge, et premier contact avec la nature : le lodge est très beau, tout en bois, et en traversant le lobby pour aller sur la terrasse, on a une vue plongeante sur la savane, un beau point d’eau, et ... 4 éléphants, qui barbotent à quelque distance... Ca nous avait manqué, et nous sommes toujours aussi impressionnés.

La guesthouse Amadeus est simple, confortable, nous sommes les seuls, et peu de temps après on nous emmène faire un sunset cruise sur le Zambèze. Le soleil est orange, le GinTo bienvenu, on voit quelques hippos entre les rires tonitruants des canadiens qui nous accompagnent. Pas mécontents de retourner au calme, on mange un morceau et se couche à 20h.
Mardi 10 mai - jour 2 Victoria Falls > Kasane Départ tôt pour voir les chutes. A cette période on ne voit pas grand chose, le débit est tel qu’il y a un immense nuage de vapeur qui recouvre le tout. Par moments on découvre des bouts, et à d’autres c’est une vraie pluie tropicale («spray and mist») qui s’abat sur nos pèlerines. La faille est impressionnante, la forêt vierge inattendue, le volume d’eau ahurissant. C’est spectaculaire, sans être inoubliable.
La seule photo où on voit autre chose que de la vapeur d'eau...Retour à la guesthouse, on remarque des troncs arrachés en pleine ville : les éléphants sont passés au cours de la nuit. Bagages faits, nous embarquons dans le minibus qui nous emmène à Kasane, au Botswana. Lors de la réservation de la voiture, on a opté pour la variante transfert entre Victoria Falls / Zimbabwe et Kasane / Botswana, qui s’avérait moins chère (12 €/p) et moins compliquée (taxes, formalités de douane) que de récupérer la voiture à Vic Falls et la faire retraverser la frontière. Personne à la douane, hormis des camions de transport de minerais (cuivre, cobalt) en provenance de RDC, en 10 mn c’est fait. On arrive au Chobe Safari Lodge, où nous attend Rex, de chez McKenzie 4x4, et notre Defender 130 Diesel. Nous faisons le tour en 2 heures et demie, on vérifie chaque pièce, et en particulier le téléphone satellite et le GPS. Bonne nouvelle, le téléphone satellite ainsi que les appels d’urgence sont offerts. Mauvaise nouvelle, ils ont oublié les «sand ladders». Une bière au bord de la Chobe river, on paye le solde de la voiture en cash. Au final, le Defender de McKenzie aura coûté, pour 11 jours, 1‘800 € (contre une offre de 2‘420 € pour le Land Cruiser de SelfDriveAdventures et 2‘050 € pour le Hilux basique 2.5L de Asco). On mange au buffet le soir, pas dément, entourés de russes et d’américains. Vivement le départ demain.
Mercredi 11 mai - jour 3 Kasane > Ihaha Chobe On se lève à l’aube pour un tour sur la Chobe River. L’eau est lisse et ample, l’air est froid, la lumière splendide, nous sommes seuls avec le guide, ainsi qu’un buffle, quelques oiseaux, plein d’hippopotames (dont les petits qui se dandinent ressemblent à des sharpei roses), des impalas, crocodiles et un magnifique hippotrague noir, puissant et d’apparence mythologique.


On ne verra pas d’éléphants, qui ne descendent que l’après-midi, et en cette saison ne traversent pas la rivière vers la Namibie, l’eau étant trop haute et les îles intermédiaires submergées. Retour à l’hôtel, et départ pour les courses. Déjeuner au Old House et sa terrasse très sympa, complément de courses, et enfin direction Sedudu Gate pour l’entrée dans le parc. Les journées sont courtes et celle-ce tire déjà gentiment sur sa fin. Nous avons 1h30 de soleil devant nous, et 30 km à parcourir jusqu’à Ihaha Campsite, ça devrait le faire. Erreur... A peine entrés dans le parc, nous découvrons une densité incroyable d’animaux, des troupeaux de centaines de buffles, des dizaines de girafes, et des éléphants de tous les côtés. C’est la première fois que nous conduisons dans un parc national, tout est nouveau, donc, prudents et patients, ayant lu les précautions concernant les éléphants, nous restons à distance, laissant passer. Sauf qu’il y en a partout, et lorsqu’un vieux mâle ou une femelle avec son petit mangent tout au bord de la piste, nous nous retrouvons coincés. Avec le soleil qui descend vite ... gloups. Heureusement, lors d’une marche arrière précautionneuse sur plusieurs dizaines de mètres (une mère et son petit suivaient la piste en se dirigeant vers nous), une voiture de Sud-Af nous dépasse : beaucoup plus audacieux (ou confiants, ou inconscients ?), ils ouvrent la route et nous les suivons de près, essayant de ne pas se faire semer. On passera comme ça 3 ou 4 situations délicates, avec mouvements de têtes mécontents et oreilles battantes. Sans eux, on y serait peut-être encore, à force d’être prudents et impressionnés/effrayés à la fois. Traçant derrière, on se désintéresse presque des girafes languides et si proches pour arriver enfin au campsite, soleil rasant. Ouf! Emplacement n°5 au bord de l’eau, on monte la tente, et invite notre voisin à un apéro très agréable pour le coucher de soleil. Tout en gardant l’oeil ouvert sur les buffles qui se promènent dans le coin, les rangers nous ont prévenus d’être attentifs à pied. Jesse est français, photographe professionnel et voyage seul depuis quelques semaines. Il répond à nos questions de novices, nous rassure, et on se remet de nos émotions. Puis dodo, première nuit dans le «bush»…

Jeudi 12 mai - jour 4 Ihaha Chobe La nuit a été longue, peuplée de bruits inconnus et de questions (c’est un hippo qui monte sur l’échelle? Un buffle qui prépare le petit déj?), on prend nos marques. Bonne nouvelle : pas de moustiques! La saison est censée être redoutable, mais le courant de la Chobe River est trop important et les moustiques absents : ) Réveil à l’aube, on se déplie tranquillement, tout le monde est parti, petit déjeuner royal (oeufs brouillés, bircher muesli) puis départ pour un drive vers Shimwanza Valley.

Le soleil est déjà chaud et on ne verra pas grand monde, quelques girafes, buffles et impalas, mais la balade est belle, isolée.

Déjeuner au camp et nouveau drive vers 15h, vers Serondela, avec l’envie - et l’appréhension - de revoir des éléphants. La piste principale étant parallèle à la rivière et les éléphants y descendant l’après-midi depuis l’intérieur du Parc, il est inévitable de les croiser. Ils traversent, à l’aller sans s’attarder, mais au retour prenant leur temps, tout au long de la piste : une pluie d’éléphants. On n’y avait pas pensé la veille, d’où le manque de temps prévu et le coup de stress. On descend au bord de la rivière, la presqu’île que nous visions s’est transformée en île, inaccessible.

Un grand éléphant mâle traverse, tandis que 3 autres batifolent au ralenti, se retournent dans l’eau les pattes en l’air. Le spectacle est délicieux. Dans l’intervalle le mâle est ressorti en face, et la ligne d’eau s’est dessinée sur sa peau poussiéreuse, comme s’il avait été trempé dans du chocolat. Retour au camp, plusieurs éléphants traversent la piste, c’est magique et moins éprouvant que la veille : nous avons le temps. Petits, vieux, tout le monde est là, une trentaine en tout, répartis en petits groupes. Désolé, les photos manquent, n’étant pas équipés pour la photo animalière, on pensait à autre chose : )

Douche au camp, tente, et on prépare l’apéro : GinTo, un excellent sauvigon blanc «Fat Bastard» (dans les verres à vins en inox, trop chouettes) et du biltong.

Nous partageons avec Monique et Alain, croisés le matin, ainsi que Jesse qui passe dire au revoir. Ils ont vu une lionne près de Sedudu. La nuit est tombée, tout le monde rentre, on mange nos steaks et au lit!
vendredi 13 mai - jour 5 Ihaha Chobe > Savuti Pas très bien dormi à nouveau, départ tôt pour Savuti.

La piste longe la rivière, toujours aussi vaste et d’une couleur bleu vif impressionnante. On croise waterbucks, girafes et baobabs.

Passé Ngoma Gate, on se retrouve sur une route fraîchement goudronnée, très large qui nous mène à Kachikau où, sans transition, on passe à une piste sableuse, avec les traces de roues et les hautes herbes au milieu. Le Bradt conseille de prendre une piste parallèle pour éviter le sable épais et profond, ce que nous faisons, aidés des points GPS. Nous croisons peu après la bifurcation un 4x4, probablement des chasseurs, à qui nous demandons confirmation, et qui nous répondent le contraire, qu’il faut retourner sur nos pas pour prendre la piste «officielle». Un temps perplexes, nous décidons de continuer malgré tout. Nous sommes au milieu de nulle part, la végétation est dense et basse, et nous nous regardons parfois avec un sourire légèrement tendu. Le choix se révèle bon et nous arrivons enfin à Ghoha Gate, d’où nous entrons dans le Parc. Quelques centaines de mètres plus loin, un point d’eau sur la droite et 3 énormes éléphants. Avec toute cette végétation, nous apercevons toujours les animaux à la dernière seconde, une fois arrivés à leur hauteur. Le soleil est haut à présent, et le sable, profond par endroits, devient de plus en plus mou. Nous nous enlisons deux fois, mais le Defender est un vrai tracteur, et nous repartons à chaque fois, labourant la piste. 4h20 après le départ, nous arrivons au Campsite. Un nouveau pont rend le passage de la rivière très facile, et on se pose à notre emplacement, pas fâchés d’être arrivés.
Le temps de nettoyer la voiture et le matériel (les secousses de la route ont renversé les bidons d’eau et le charbon de bois, il y en a partout), de déplier les chaises, d’ouvrir les bières, lorsque soudain apparaît entre les arbres un éléphant imposant, venant de l’emplacement voisin! Silencieux, il arrive tranquillement, droit sur nous. Calmes mais alertes, on range rapidement toute la nourriture et on se met dans la voiture. Il passe à 5 m et commence à se frotter à notre arbre, puis, nonchalamment, repart continuer sa tournée, en balançant ma chaise au loin d’un mouvement de trompe. Elle était sur le passage, l’idiote. Et moi dessus avec ma bière, une minute plus tôt.

(au milieu, Converse taille 44 : )La visite des sanitaires, véritable place forte entourée d’un mur en béton armé renforcé d’un talus en terre, en dit long sur la présence des éléphants. Après Savut (on apprendra plus tard que c’est le nom de notre invité surprise) et les monstres vus à Ghoha, on a notre dose pour la journée. Pas de drive cet après-midi, on finit de ranger, préparer le barbecue et bouquiner sous l’arbre, l’oeil ouvert pour toute visite impromptue.

On admire le coucher de soleil sur la rivière Savuti, qui coule à nouveau depuis 2 ans, après presque 20 ans de sécheresse.
samedi 14 mai - jour 6 Savuti La nuit a été froide, la lune pleine et lumineuse, et on n’a pas beaucoup mieux dormi. On se présente à 7h30 au Savuti Safari Lodge, ils sont abasourdis, ils n’ont jamais vu des selfdrive arriver aussi tôt : ) Mais l’accueil est très chaleureux et la prise en main absolument parfaite. Linge sale hop, thé et cookies hop, game drive improvisé avec guide perso hop! et nous voilà partis pour explorer le Savuti. Metal est excellent, drôle, connaisseur et bon tracker. Carole est sous le charme, et moi aussi.

Nous voyons quelques zèbres, éléphants, et ... un léopard! et ... un autre léopard, à peine plus tard! Quelle chance, et quelle beauté! Il s’agit d’abord de la fille, qui longe la piste sur quelques mètres devant nous, puis de la mère, posée sur un tronc d’arbre mort pendant plusieurs minutes. Nous l’observons goulûment, je suis en admiration totale! Je n’ai qu’un appareil compact : les photos au zoom numérique sont de très mauvaise qualité, mais le souvenir est intact.


Retour au lodge, brunch parfait, on rencontre un couple de vieux anglais, tout droit sortis de l’imaginaire du safari (Dr Livingstone et sa femme je présume) et un couple de juges brésiliens, puis on s’installe dans la chambre, superbe.


Longue douche, courte sieste, et on repart pour le drive de l’après-midi, toujours seuls avec le guide. Metal nous explique comment le fait que la rivière coule à nouveau a modifié l’écosystème, et que nous ne verrons pas le célèbre groupe de lions qui s’attaquait avant aux éléphants : des luttes de pouvoir ont dispersé le groupe, et l’eau abondante a changé les habitudes. Le parcours est varié, nous voyons plusieurs girafes et une troupe de 25 éléphants qui se dirige vers un point d’eau.


Il y a des tout petits qui sont à tomber, avec leur bout de trompe hors contrôle. GinTo au coucher du soleil, une vraie carte postale avec la girafe au loin et les zèbres au premier plan, puis retour au lodge.

Nous y rencontrons Pierre Jaunet, qui nous rejoint au bar, entendant que nous parlons français. Il nous parle de sa longue expérience du Zimbabwe et du Botswana, on se renseigne sur la qualité des pistes pour la suite du voyage, puis on passe à table avec ses amis, Tim et June Liversedge, sur la belle terrasse avec vue nocturne sur le point d’eau et la rivière. Au cours du repas, Tim nous racontera plein d’anecdotes sur le Botswana, où il réside depuis 40 ans, ayant été conservateur à Chobe, reconstruit le Khwai Lodge, construit la route entre North Gate et South Gate à Moremi et étant maintenant réalisateur et producteur de documentaires animaliers. A moment donné, nous remarquons la présence soudaine d’une trentaine d’éléphants venus s’abreuver au point d’eau (puisée en profondeur, l’eau est minéralisée). Arrivant en vagues régulières, tout petits compris, ils remplissent la plaine juste à quelques mètres devant le deck. Il en arrive toujours plus, comme si ça ne devait pas s’arrêter, déclenchant exclamations et enthousiasme fasciné de notre part. Même Tim est bluffé. Une soirée inoubliable, d’autant que nous aurons la chance de voir aussi des lycaons («wild dogs») et des hyènes, et qu’un léopard a été aperçu dans l’enceinte du lodge. Nous discutons encore tard dans la nuit, puis dodo.
dimanche 15 mai - jour 7 Savuti > Moremi La nuit est réparatrice, réveil à 6h et départ à 7h30. Nous partons pour Third Bridge, et les avis divergent sur la route à prendre. Il y a beaucoup d’eau à Moremi, et la piste entre North Gate et Xakanaxa est fermée. La première option est de passer par North Gate et descendre sur South Gate pour remonter ensuite sur Xakanaxa ou Third Bridge, mais les passages sont très difficiles autour de Khwai et North Gate, et on nous déconseille de prendre cette route seuls. La deuxième est de prendre la gravel road par Mababe et remonter sur South Gate, c’est moins intéressant, plus long mais plus sûr. Un groupe d’italiens va prendre la route de North Gate dans 2 camions avec guides, nous discutons pour nous joindre à eux, mais finalement ils partent sans nous attendre. Tant pis, nous aviserons à Mababe Gate. Nous embarquons deux planches en guise de «sand ladders» et prenons la Sandridge road. La piste est belle, et nous restons concentrés, Carole sur l’apparition d’éléphants sur la piste, et moi sur les passages de sable mou et profond. On n’a pas trop envie de s’ensabler puis d’avoir des éléphants sur le dos pendant qu’on déblaie. Un ou deux passages délicats (arbres en travers de la piste au milieu d’un passage de «hauts fonds») et nous voilà à Mababe Gate. Le Ranger nous déconseille lui-aussi de passer seuls par North Gate. Bon, d’accord, on ne va pas insister, c’est vrai qu’on n’a croisé aucune voiture de toute la matinée. Mais la gravel road est atroce, pleine de nids-de-poules, et le Defender, qui était jusque là irréprochable, se comporte très mal, perdant régulièrement l’adhérence au-dessus de 30 km/h. Je ne pense pas à dégonfler les pneus, j’aurais dû! La route est un calvaire, d’autant plus incompréhensible que les rares autres voitures foncent sans problème. Je me sens comme Gaston Lagaffe dans son tacot : ). Nous remontons ensuite vers South Gate et entrons dans le Parc. A l’entrée, on nous déconseille la route directe vers Third Bridge, il faut aller sur Xakanaxa puis continuer sur Third Bridge. La piste est de plus en plus belle, on roule bien, la Mopane Tongue est verte, les arbres sont hauts et feuillus et nous ne traversons que quelques passages boueux.

Nous atteignons enfin Xakanaxa, après 7h de route! C’est long, trop long... Il reste encore 40 mn pour rejoindre Third Bridge, et on en a un peu marre. On va voir s’il y a de la place ici. Le campsite est plein, on essaye les lodges, et coup de chance, le Xakanaxa Moremi Safari Lodge nous accepte à l’improviste, passés les conciliabules d'hésitation devant cette situation inhabituelle. Et à prix réduit (pour Xakanaxa!), puisqu’on nous propose le Full Board et toutes activités à 100 € par personne. Le lodge est superbe! Les tentes ont chacune une petite terrasse donnant sur le delta et les hautes herbes, et salle à manger, bar, salon et coin autour du feu ouverts s’articulent le long du canal, sur un deck qui serpente entre les grands arbres.


On bouquine le reste de l’après-midi, le coucher de soleil est magique, on est biens. On apprend que la semaine dernière encore, il pleuvait à verses. Ca explique les routes coupées et les trous d’eau profonds qui barrent l’accès aux lodges.

Repas léger, échanges concernant l’état des pistes vers Savuti avec un couple de SudAf et on se couche, épuisés.
lundi 16 mai - jour 8 Xakanaxa Moremi Game Drive à 6h30 avec Oli, excellent tracker : il s’arrête soudain, regardant des traces au sol. Il entend ensuite les cris d’alerte des singes. Plus loin, repère la direction où regardent les impalas, et nous mène droit sur un magnifique léopard, qui suit la piste devant nous. On est vernis! On le suit, faisons un court détour, puis, moteur arrêté, l’observons passer à 3m de nous, calme et indifférent à notre présence. Nous sommes bouche bée.

Puis les autres voitures, alertées par radio, déboulent de tous les côtés, mais il est parti. Nous le reverrons un peu plus tard, grâce à l’oeil perçant de Carole, assis immobile à l’ombre d’un buisson, nous regardant droit en face : impressionnant. Nous voyons également de très beaux kudus et un troupeau d’éléphants, dont un petit qui n’a pas froid aux yeux et cherche à nous intimider.


Brunch au lodge, lecture sur le deck, nous décidons finalement de ne pas aller à Third Bridge. La route du sud, peu recommandée, nous contraint à revenir par Xakanaxa, ce qui nous fait faire un aller-retour quasi-inutile, et surtout rallonge une route déjà longue demain. Avec quelques regrets - mais du confort - on reste au lodge une nuit supplémentaire. Game Drive avec un autre guide à 15h30, en direction de Third Bridge justement, où certains ont vu la veille un jeune lion mâle prendre la pose dans une clairière. On fait un crochet par une carcasse d’hippopotame, victime d’un combat des chefs qui s’est terminé en agonie dans l’enceinte d’un lodge.

Les paysages sont à tomber, les arbres majestueux, les couleurs vives, il y a une beauté et une énergie incroyables.


Nous nous engageons sur les pistes secondaires, parfois à peine visibles, avec des passages compliqués dans les marais, l’eau entrant dans la voiture par les portières. Il faut sérieusement connaître, sinon c’est l’enlisement assuré.

La piste est là, à droite. Où ? Ben là... : )On se regarde avec Carole : on ne serait jamais passés par ici, seuls en selfdrive. On passe non loin du campement de Veronica Roodt, qui vit seule et isolée, sous tente, avec un aide bushman. La saison n’est pas la plus riche en faune, le haut niveau des eaux éloigne beaucoup d’animaux, et notamment les guépards. Il pleut entre novembre et mars, puis le delta est haut entre avril et juin. C’est à la saison sèche hivernale, entre août et septembre, que l’on voit le plus d’animaux, mais avec une végétation sèche, jaune et des arbres sans feuilles. Nous voyons quand même beaucoup d’éléphants.

Plus loin, soudain, un grand mâle en rut vient droit sur nous, l’oeil mauvais... Surtout ne pas reculer, faire gronder le moteur de manière régulière, le face à face dure un moment, puis il finit par nous contourner… Décidément c’est très impressionnant, et ça fait peur. Il est énorme et, comment dire? Pas content quoi. Puis nous avons la chance de tomber sur une meute de 6 lycaons qui se reposent dans une clairière, après une chasse infructueuse. Etonnante similitude comportementale avec les chiens.


Retour au lodge, un peu de lecture, repas et dodo confortable, dans une belle chambre éclairée aux bougies. Pleine lune sur le delta.

mardi 17 mai - jour 9 Moremi > Boteti River Départ tôt pour Boteti. Pour une fois, la route va aller en s’améliorant, et ça fait drôle de rouler sur le bitume. On aide un français à changer sa roue à South Gate, il revient du Kalahari où il a vu 6 lions en 5 jours. On arrive en début d’après-midi à Meno-A-Kwena (le GPS n’était pas du luxe). Le lodge est un camp de toile, type safari mobile mais permanent, avec du mobilier et des objets dans le style des années 50 (tiens, il y a une photo de Tim dans le tas).

Le camp domine la rivière Boteti, avec le Parc du Magkadigkadi en face, la vue est splendide. Tout se fait au feu de bois, y compris l’eau pour la douche, et toujours cette vue plongeante, partout.


Il y a des nuages, pour une fois. L’après-midi est passée à observer les rares animaux, en faisant attention aux serpents apparemment nombreux, apéro avec Anita et John qui rentrent eux aussi du Kalahari, où ils ont croisé une lionne et ses 3 petits, dans leur campement, au petit déjeuner. Voir Anita, sud-africaine habituée au bush, mimer comment elle s’est jetée tête la première dans la voiture, nous fait encore sourire aujourd’hui, mais est surtout rassurant : ils ne sont pas tous fous : ) Excellent repas sous la toile de parachute de la tente principale, pleine de détails, d’armoires et de caisses à l’ancienne. Bonne nuit, pleine lune, pluie au milieu de la nuit, et rugissements de lions au loin. A moins que je n’aie rêvé, Carole n’a rien entendu?

mercredi 18 mai - jour 10 Boteti > Gweta Petit déjeuner et observation de 4 éléphants pas tranquilles en contrebas, au bord de la rivière.

On hésite entre deux routes pour rallier Planet Baobab : soit à travers le Parc Magkadigkadi Pans, ce qui implique de prendre le bac à Khumaga (il n’y en a qu’un le matin?) et ressortir par Phuduhudu Gate, soit en faisant le tour par Motopi. Les incertitudes liées au bac et le temps de route sensiblement plus long de l’option Parc font pencher la balance pour la seconde. La route est facile et nous arrivons tôt dans un lieu décontracté, avec quelques locaux et de beaux baobabs. Le ciel est gris et nuageux et c’est ce soir que nous avons prévu de dormir à la belle étoile dans le Pan. Malgré le temps menaçant, nous partons quand même à 14h, avec une famille d’australiens (père et fils tout contents, mère et belle-mère pas du tout : ). Au programme : visite de suricates, nuit dans Ntwetwe Pan, et le lendemain retour par Chapman’s Baobab. La route est cahoteuse, longue, pas très intéressante et il fait rapidement froid. En chemin nous passons voir les suricates : pas fous, ils ne se montrent pas par ce temps. Nous continuons le chemin jusqu’à l’étendue plate du pan, et arrivons au camp incongru préparé pour la nuit : une table et des chaises posées au milieu de rien, ce vestige asséché de lac mésozoïque où rien ne pousse, rien ne vit. Le guide prépare les grillades et le pain, fait sur place à partir de maïs et de bière. A cause des nuages, il fait déjà sombre, mais en une minute le coucher de soleil embrase le ciel bas, le Pan prend feu, on est émerveillés.

Repas rapide et on se couche dans les «bedrolls» utltra-chauds et confortables. On va bien dormir, et je me réjouis de me réveiller à l’aube dans ce désert, on voit déjà la lune qui fait quelques apparitions. Malheureusement, vers 22h, quelques gouttes de pluie de trop nous font tout remballer en vitesse. Lorsque la croûte du Pan est mouillée, les voitures s’embourbent profondément, on ne peut pas rester. Quel dommage !! Surtout que lorsque nous arrivons au guesthouse après un drive de nuit dans le froid, le ciel est complètement dégagé et la lumière de la lune inonde le bush... Il s’en est fallu de rien! Les regrets seront persistants. C’était en plus la seule raison qui nous avait fait choisir Planet Baobab, plutôt que Nxai Pan qui nous attirait beaucoup.
jeudi 19 mai - jour 11 Planet Baobab Réveil tranquille, grasse matinée (8h). Il fait beau, l’air est pur. Petit déjeuner et farniente. On envisage un temps de retourner dormir dans le Pan, mais le guide est malade (il a pris froid?), bon, on se fait une raison, et tant pis pour les suricates qu’on avait tellement envie de revoir. Lecture, sieste, on prépare les bagages et la voiture pour la rendre le lendemain à Maun. Le soir, on mange typique botswanais «Bogobe le Nyama», délicieux ! L’ambiance locale promise laisse à désirer : il n’y a personne : )
Vendredi 20 mai - jour 12 Gweta > Maun > Okavango Réveil à 5h30, départ de nuit à 6h. Le lever de soleil est superbe et rapide, juste après la lune et les étoiles. Ca change vite ! Nous faisons un détour par Nxai Pan pour voir les Baine’s Baobabs. Le paysage du parc rappelle un peu la Namibie, avec zèbres et oryx. Ca donne envie d’y passer plus de temps, d’autant que tout le monde est là à cette saison, même si nous ne les voyons pas ce matin : lions, guépards et léopards. Les baobabs sont imposants, millénaires plantés sur une île au milieu du pan.


On continue la route pour arriver à Maun, où nous rendons la voiture à Mac (Kenzie), quinquagénaire sympa et décontracté, rosé dans son bleu de mécano. On a bien aimé le Defender, qui a été solide et fiable, même si de loin pas de toute première fraîcheur, et on le quitte à regret.

Nous sommes à présent arrivés à la dernière partie du voyage au Botswana, avec deux jours au Gunn’s Camp, dans le delta de l’Okavango, juste au sud de Chief’s Island. A midi nous embarquons à bord d’un petit avion pour Xaxaba; la piste de notre camp étant inondée, il va falloir atterrir à une demi-heure de là. Il y a une TV dans la salle d’attente. Coupés du monde pendant 2 semaines, l’éclair d’actualité au fin fond du Botswana nous apprend l’arrestation de DSK à NY. La planète Mars quoi : ) Nous nous réjouissons de survoler enfin le delta, dont nous avons tant entendu parler. Le survol est sympa, même si on est pas mal secoués dans le coucou qui tangue et vole de travers, et j’ai la chance d’être à la place du copilote pour observer autant les gestes du pilote que l’Okavango au-dessous, très bleu et immergé.

A l’arrivée, des guides du camp nous attendent pour un transfert à pied, en pirogue «mokoro» et en bateau à moteur pour arriver au lodge, joliment placé au bord d’un canal. Les tentes sont plus loin, via une passerelle au milieu des hautes herbes, sous les grands arbres, toutes avec vue sur le delta. Elle sont immenses, avec douche et baignoire à l’extérieur, une terrasse à l’avant, et une sorte d’antichambre qui fait office de bureau et salon.


Départ pour une balade «sundowner» en bateau, beaucoup d’oiseaux (marabouts, african jacana...) et plusieurs éléphants, que nous sommes surpris de voir aussi loin dans le delta submergé. Un mâle en rut («smelly») traverse la rivière juste devant nous, c’est très sympa à observer, il ressort de l’autre côté, la ligne de flottaison bien visible. Le coucher de soleil est rouge, orange, rose et violet.


Repas au lodge avec Jinx, le manager un peu envahissant qui monopolise la parole et l’attention, mais entraînant. Puis au lit, après une belle et longue journée! Quand je pense que le matin nous étions parmi les baobabs gigantesques, au milieu d’un pan désertique, quel contraste!
samedi 21 mai - jour 13 Okavango La nuit a été fraîche, on a entendu plusieurs hippopotames, réveil à 6h pour un départ en «mokoro». La balade est lente et silencieuse, on glisse entre les herbes et les nénuphars au lever du soleil, quel plaisir. On accoste sur une rive, pour continuer à pied.

J’attendais ça depuis longtemps, on n’a pas l’occasion de marcher dans les parcs nationaux au Botswana. Le rapport à la nature est tout autre lorsqu’on est là, vulnérable, au milieu de la végétation. Nous croisons une grande famille de babouins, plusieurs phacochères pas trop craintifs, des impalas beaucoup plus, et quelques traces d’éléphants et zèbres. Et toute une flopée d’oiseaux : aigle, martin-pêcheur, cigogne, marabout et d’autres très colorés (oui, nous ne sommes vraiment pas des spécialistes : ) Retour soyeux en «mokoro», délicieux brunch suivi d’une douche à ciel ouvert sous les grands arbres, et lecture dans la tente. A 15h nouvelle ballade en bateau, assez semblable à la veille.

Apéro dans la tente et repas animé par les contes africains de Jinx. Impala rôti, asperges, on mange bien au Gunn’s Camp.
dimanche 22 mai - jour 14 Okavango > Maun > Windhoek Grasse mat’ monstrueuse (7h : ). La nuit a été moyenne, les oiseaux, insectes, grenouilles et hippos sont bien là. Petit déjeuner copieux (oeufs brouillés et tomate, saucisse, bacon, corn-flakes avec joghurt et fruits frais, miam). Nous profitons d’un moment calme pour écrire quelques cartes postales puis départ en bateau pour l’aéroport de brousse. Derniers nénuphars et African jacana, et nous voilà débouchant sur la piste d’atterrissage en terre avec les bagages, sortant de nulle part. Le vol secoue pas mal et la vue est belle : les patches d’îles et d’arbres, avec les traces des pistes des animaux, dessinent une carte fascinante, tantôt émergée, tantôt immergée, de différents verts, beiges, bleus et noirs. Comme des rides sur la peau, les pistes des animaux sillonnent la terre. Changement d’avion à Maun, et vol vers Windhoek, très excités à l’idée de retourner en Namibie! L’aéroport est familier, il y a une heure de décalage horaire avec le Botswana, nous faisons un peu de change, prenons une carte SIM et en route pour Asco, où nous récupérons le Hilux Double Cabine avec tente sur le toit. Aïe, il n’y a pas de 2e batterie et le frigo ne marche pas lorsque le moteur est arrêté. La tuile. Et il est trop tard pour changer de véhicule. Tant pis, on avisera. Il y a beaucoup d’eau à Windhoek, et on traverse un gué en pleine rue, chose que l’on avait pas connue en mars 2009. On retrouve la pension Londiningi, et Nathalie et Alex avec plaisir. David Rey, notre guide pour le Kaokoland, nous y rejoint pour faire connaissance et régler les derniers points. Au moment de préparer le voyage, nous avions beaucoup hésité sur la manière de voyager dans le Kaokoland. Devant la plupart des avertissements, nous avons finalement exclu le voyage en solo, même munis de téléphone satellite. Il restait soit l’option de trouver une autre voiture intéressée aux mêmes dates, soit un guide. Nous en avons contacté plusieurs, dont David, recommandé par notre amie Ruth. Puis les échanges de mails avant le départ ont achevé de nous convaincre de son sérieux. Mais nous ne l’avions jamais rencontré jusqu’à ce soir. RV est pris pour le surlendemain à Opuwo. Un pavé de springbok aux truffes du Kalahari plus tard, nous nous couchons pour une belle et longue nuit.
lundi 23 mai - jour 15 Windhoek > Opuwo Excellent petit déjeuner, copieux, frais et varié, on mange toujours aussi bien à Londiningi. On prend la route à 8h30 après avoir réservé la nuit du 2 juin, veille du retour. Quel plaisir de rouler à 120 Km/h sur une route asphaltée, dans une voiture confortable et souple. Arrêts successifs à Otjiwarongo, Outjo (délicieuse Bäckerei et étonnant Biergarten où les serveuses Damara parlent allemand), Kamanjab (première Himba, sublimement belle, qui sort de l’épicerie) et Kavita Lion lodge, où on envisage éventuellement de passer la nuit, le Hobatere lodge étant malheureusement fermé pour de tristes histoires avec la Communauté. Les activités avec les lions ne sont que le matin, le lodge est désert, on décide de continuer notre chemin. On tente le Community Campsite d’Hobatere, un peu plus loin en face de la porte Ouest d’Etosha, un très bel endroit, mais on n’est pas complètement emballés. Finalement, la décision est prise de continuer jusqu’à Opuwo, ça devrait le faire au niveau timing et du coup on partira plus tôt pour le Kaokoland. On arrive au coucher du soleil, la vue sur la vallée est très belle, avec la fumée de tous les feux qui s’allument, et une légère brume qui s’installe. On aura finalement roulé toute la journée, mais par rapport au Botswana, c’était du beurre, de la double crème, on n’est même pas fatigués. Opuwo est un melting-pot impressionnant. Beaucoup de Himbas traditionnels, mélangés aux Hereros en costume XIXe (quel contraste!) et au reste de la population, de tous genres. On s’installe au campsite, où nous tombons sur David, qui est lui-aussi arrivé plus tôt que prévu, son RV à Swakopmund ayant été annulé. Ca tombe bien. Apéro au lodge, belle vue sur la piscine et les montagnes environnantes. Le contact avec David est excellent, on se réjouit!
mardi 24 mai - jour 16 Opuwo > Orupembe Réveil à l’aube, on n’a pas entendu les bruits de fête au loin qui ont duré, à ce qu’il semble, toute la nuit. Le campsite est presque plein, avec notamment un bus / camion rempli de français. Leurs discussions animées sont une musique familière qui nous font sourire, un brin nostalgiques. L’un d’eux, peut-être pas bien réveillé, ou excluant d’emblée la possibilité, nous pose trois questions de suite en anglais, sans réaliser qu’on répondait à chacune en français. Il est ensuite reparti, et on ne saura jamais s’il s’en est rendu compte : ) ? On fait les courses pour 7 jours d’autonomie au supermarché, avec toujours ce mélange étonnant, dans cette ville carrefour où tous se croisent. Plein d’essence à ras-bord et départ pour une nouvelle longue journée de route. Il est 9h30. David part devant avec son Land Cruiser, on le suit à distance, une fois le nuage de poussière retombé : à chaque intersection, s’il ne s’est pas arrêté pour nous attendre, c’est que c’est tout droit. On quitte rapidement la vallée d’Opuwo, les paysages évoluent, puis changent souvent. La piste rétrécit, puis devient cahoteuse par endroits, voire délicate avec des passages de pierriers, mais sans jamais être trop difficile. On passe des lits de rivière (Hoarusib), des canyons, des goulets, des cols, des vallées étroites, d’autres beaucoup plus larges, on aperçoit un marcheur solitaire - minuscule point perdu dans l’immensité.


On croise des Himbas à la pompe à eau de Sanitatas. On a acheté à Opuwo de la farine et du tabac, David leur en donne une partie, échange quelques mots, et obtient l’autorisation de faire des photos. Je dois me faire prier, car je n’ai aucune envie de faire le voyeur, mais c’est malgré tout un moment unique.

La timidité est de mise chez les jeunes filles, qui se dérident sensiblement lorsqu’elles voient le résultat sur l’écran de l’appareil. Les enfants s’esclaffent et se tapent sur les cuisses. On continue notre route et peu avant Orupembe, alors que le soleil descend, on choisit un emplacement de bivouac à côté de la piste, au milieu de Bushman Grass et de quelques arbres. On aura croisé beaucoup de vaches, de chèvres et d’ânes, et quelques oryx, autruches et springboks.


Magnifique coucher de soleil (17h30), la lumière est belle, on est seuls au monde et heureux. Dîner au coin du feu, l’air s’est rapidement refroidi, il est temps de se coucher.
mercredi 25 mai - jour 17 Orupembe > Hartmann Petit déjeuner au lever du soleil, on est encore un peu fripés.


La compagnie de David est très agréable, et il est très compétent. Ses connaissances du pays sont vastes et complètes mais il n’impose pas, il est sûr, a un sens de l’humour qu’on apprécie, il est prévenant et attentif, c’est un bonheur. Départ à 8h, on arrive rapidement à Orupembe (étrange ce poste de police perdu au milieu de nulle part) pour continuer et s’enfoncer vers le Nord, soleil dans les yeux. Orange Drum, quelques bifurcations et nous voilà enfin dans la vallée de Hartmann, but de notre voyage. C’est magnifique… On sort de la piste centrale pour rejoindre notre emplacement de bivouac en hauteur. Il a tellement plu cette année que tout est recouvert d’herbe haute, alors qu’en temps normal ce n’est que sable rouge et roche. David découvre le phénomène pour la première fois, alors qu’il y vient plusieurs fois par année depuis 15 ans. Le Hilux ne parvient pas à monter une pente raide avec du sable mou. On tente les vitesses courtes, le Diff Lock, rien n’y fait. Recul pour prendre de l’élan, dégonflage des pneus à 0.8 bar, et on fonce comme des dératés : ça passe tout, tout juste. Il manque un peu de puissance mais c’est passé. Deux autres passages délicats se font sans problème, c’est impressionnant l’efficacité des pneus -très- dégonflés sur le sable meuble. Le lieu de bivouac est idéal, situé entre une falaise et un gros rocher granitiques, ce qui offre de l’ombre pratiquement toute la journée.


On s’installe, petite douche et balade à pied vers un point de vue en hauteur. La vue est magnifique, d’un côté la vallée principale de Hartmann en contrebas, de l’autre la vallée secondaire et au loin, les dunes de la Skeleton Coast. On reste un long moment à contempler en silence, sous une légère brise.


Retour au bivouac et apéro pour le coucher de soleil. Le gros rocher forme une arche, et en passant dessous on accède à un promontoire qui surplombe la vallée, plein ouest et le soleil qui descend sur les dunes. Le GinTo est mémorable, on est bouche bée, c’est vraiment un endroit magique.


Grillades et petits pois à la nuit tombée, avec le bois ramassé en route, il fait extrêmement doux c’est un bonheur. Coucher à 20h, réveil 2 heures plus tard, le vent s’est levé et fait claquer violemment la toile anti-pluie. Démontage à la frontale, à poil sous les étoiles.

jeudi 26 mai - jour 18 Hartmann Réveil à 6h, il fait bon, la lumière est très belle, on descend dans la vallée principale pour aller au bout de la piste, vers des dunes en forme de croissants, ça tombe bien pour le petit-déjeuner : ) On se régale, le soleil s’est levé, les ombres sont longues, et les discussions intéressantes et décontractées.


Puis départ vers la 1ère vallée, la plus à l’est. Un village himba est posé au milieu de dunes roses - apparemment le lodge de luxe voisin a fait en sorte de pérenniser la présence des semi-nomades - et on descend vers la rivière Kunene. Elle est là, large, puissante, bordée de végétation et de crocodiles, vision étonnante dans ce paysage désertique et dramatique.

On croise un jeune berger himba et ses chèvres qui éternuent, avant de rencontrer 3 himbas adultes qui descendent chercher de l’eau à la rivière. Deux jeunes à dos d’âne, souriantes, et une vieille matriarche à pied, plus austère et pressée, qui se laissent photographier en échange de farine.


On rentre au bivouac pour la fin de matinée, exploration à pied des environs, sieste, lecture, déjeuner, re-sieste, balade, dur quoi ! : )

On ne voit pratiquement pas de grands animaux, la vie se trouve à l’échelle miniature, avec criquets et autres bugs qu’on observe à plat ventre. A 15h30 on prend la route d’un sommet plus proche de la Skeleton Coast pour le ‘sundowner’. En route, sur les pentes recouvertes de duvet, on passe devant un terrier de suricates, qui disparaissent à notre approche. On attend en vain qu’ils ressortent. On continue la piste jusqu’au dernier sommet, la pente est raide, heureusement que le Land Cruiser de David est puissant. Et là… c’est indescriptible! … Les dunes de la Skeleton Coast s’étendent à perte de vue, tournent autour de notre point de vue sur 210°. Au sud, on voit clairement la limite entre le désert et la vallée secondaire de Hartmann, les dunes s’arrêtent brusquement, tandis qu’au nord, elles tombent dans la faille de la Kunene, avec les montagnes noires de l’Angola au-delà. Et à l’ouest, la brume de l’océan se mélange au soleil couchant sur une mer de dunes.



C’est le point le plus au nord-ouest de Namibie où il est permis d’aller. On voit d’ailleurs la piste réservée aux rangers percuter les premières dunes avant de disparaître au milieu du sable. Le vent est violent, mais on reste des heures, transportés, envoûtés.

Carole est à gauche.Finalement le soleil se couche, on doit quitter le lieu, muets d’émerveillement durant tout le trajet de retour. Un bon plat de pâtes et dodo, il fait toujours aussi doux, c’est vraiment très agréable.

La nuit est magnifiquement étoilée.
vendredi 27 mai - jour 19 Hartmann > Purros Lever de soleil sur la Hartmann Valley...

Nous partons pour Purros, les pneus toujours à 800 grammes. David nous fait prendre une piste non-indiquée sur les cartes, qui longe la Skeleton Coast. On roule une heure, séduits par la beauté des paysages, avant de s’arrêter sur de petites dunes pour le petit déjeuner.


Les paysages changent, on passe Green Drum, des dizaines et des dizaines d’oryx galopent au milieu d’une vallée granitique, puis c’est un désert de cailloux, des rivières asséchées, un peu de gravel «tôle ondulée», des pistes secondaires inconnues, quelques girafes dans le lit de la Khumib River et enfin l’arrivée splendide à Purros. Les montagnes violettes entourent le lit très vert et dense de la rivière Hoarusib.

On s’installe au Campsite, ça fait bizarre de revoir des gens : ) Après le déjeuner, on va remonter la rivière, à la recherche des éléphants et des lionnes du désert. Les trois mâles ont malheureusement été tués en 2010, par des chasseurs. On remonte la rivière, tombant rapidement sur les premières traces, impressionnantes, bien fraîches, elles ne sont pas loin…

Commence la traque savante et complexe, mais bien plus haut, toujours pas de fauves. On tombe sur un groupe d’éléphants du désert, dont un tout petit à croquer et un mâle qui barrit à notre passage.


Le soleil se couche, il est temps de retourner sur nos pas, lorsque soudain on les repère, allongées tranquillement au bord de la rivière. Grosses paluches, bonne tête, bien en chair, elles nous regardent tranquillement, à 20m. David nous explique en chuchotant, entre deux prises de vues, le travail de Flip Stander qui documente toute l’activité des lions du désert à l’aide des colliers radio (www.desertlion.info).

Ravis, nous rentrons au Camp pour un dîner de patates et «gemsquash» au feu de bois. La soirée est délicieuse, c’est toujours aussi agréable de discuter avec David et écouter ses histoires. Dodo tôt pour se lever à l’aube, on est impatients de retrouver nos lionnes : )
samedi 28 mai - jour 20 Purros Réveil à 5h45 (en fait 4h45 car on a oublié de changer d’heure sur le réveil depuis le Botswana, grrr : ), départ de nuit à 6h, c’est le bon moment pour revoir les lionnes. On traque, on observe, on guette, trace après trace, minutieusement, les sens aux aguets, mais rien, pas de lionnes. Petit déjeuner au bord de la piste après 2h de recherches infructueuses, en regardant une centaine de springboks descendre par vagues successives du pied des montagnes vers la rivière pour s’abreuver. Montés sur ressorts, ils sautent, bondissent comme des gamins surexcités et réjouis. Peut-être que les lionnes sont juste à côté et vont trouver le spectacle à leur goût? On attend, scrutant de tous côtés, mais c’est peine perdue. Le soleil est haut à présent, elles doivent être tapies dans l’ombre, invisibles. Plus loin on revoit les éléphants, si particuliers dans ce décor montagneux, puis retour au camp, avec un crochet par la case supermarché du village. Case au sens propre : ) A l’intérieur, quelques rayonnages, deux jeunes qui jouent au billard, un juke box fou et une femme ivre morte, qui titube de personne en personne. On en profite ensuite pour sonder l’entrée du canyon de l’Hoarusib, piste prévue pour le lendemain, mais a priori encore impraticable, ce qui se confirme avec un sol très mou, collant et imbibé. Quoique, une voiture estampillée «Club 4x4» nous dépasse et s’enfonce plus loin, pas farouche. Déjeuner au camp, douche, sieste, et c’est reparti pour la chasse aux lionnes. On tourne, retourne, re-retourne, décidément ça veut pas… Au sommet d’un point de vue en hauteur, assez haut le long de la rivière, on admire les montagnes et repère en contrebas le groupe d’éléphants, dans la lumière du couchant.

On se rapproche bien, un petit est parmi eux, et on reste un long moment à les observer en se régalant. Le petit est craquant... Oups! Il faut déguerpir soudain en vitesse, on s’est retrouvés encerclés par d’autres congénères arrivés par derrière, et deux mâles nous font comprendre - on comprend très bien dans ces cas-là : ) - qu’on doit dégager fissa.


On redescend toute la rivière vers Purros, l’espoir de revoir les lionnes s’amenuisant au fur et à mesure que le camp se rapproche, et nous voilà de retour. Pas de fauves pour aujourd’hui. Mais au dîner, excellent poisson aux épices de David! Soirée très agréable à nouveau, et dodo.
Ps. On ne reverra plus les lionnes, et le 10 juillet 2011 toutes les trois seront retrouvées mortes, empoisonnées, sonnant la fin du groupe de lions de l’Hoarusib. Heureusement d’autres groupes continuent, Hoanib, Auses, Obab, Ugab et peut-être que certains reviendront vers l’Hoarusib.
dimanche 29 mai - jour 21 Purros > Hoanib River Réveil tôt pour monter sur une colline et prendre le petit déjeuner avec la vue au lever du soleil. Ca caille grave. On remarque à nouveau que l’air se refroidit sensiblement quelques instants à peine avant les premiers rayons, chacun y va de sa théorie, mmh, personne ne convainc vraiment : ) La vue est à 360°, la vallée de Purros est splendide avec la large coulée verte de végétation autour de l’Hoarusib, lacet d’argent dans l’ombre des montagnes couleur betterave.

Nous partons pour notre prochaine étape, la rivière Hoanib, via Amspoort, mais malheureusement sans passer par le canyon de l’Hoarusib. On n’est toutefois pas déçus, les paysages sont variés, les dunes rencontrent les collines de basalte et on traverse de vastes plaines et étendues d’herbe (elle est partout cette année, au grand étonnement de David). On ne se lasse pas de cette beauté, parsemée d’oryx et … de suricates. On aperçoit une sentinelle dressée sur son monticule, impassible. Après l’avoir observée à la jumelle, on tente l’approche à pied, délicatement, lorsqu’elle disparaît soudain. On se poste à moyenne distance, avec vue sur les multiples sorties du terrier, mais malgré la patience et la longue attente, elle ne réapparaît pas. La piste continue et nous voilà arrivés à l’Hoanib, que l’on remonte à présent tranquillement.


Gouttes de pluie tombées juste au bon moment pour s'imprimer sur la boue en train de sécherIl y a beaucoup de sable et des traces toute fraîches de lion, apparemment un gros mâle. On inspecte, cherche à déduire où il se trouve, tourne et retourne, mais sans le trouver. Un peu plus haut, des traces de babouins autour d’un point d’eau, puis on croise un groupe de quinze éléphants du désert, qui se détachent de la végétation de la rivière, mais se confondent avec les collines environnantes.

On passe le Dubis Pass et installons le bivouac. Quelques herbes couchées signalent une présence récente. On retourne ensuite voir les éléphants, menés par une vieille femelle aux longues défenses. Un petit trottine maladroitement avec ses grosses pattes et sa trompe à contretemps. On retourne au camp, pour réaliser que les herbes couchées témoignent en fait du passage des éléphants. Pour éviter les visites impromptues, on se déplace au sommet d’une colline, au centre du cirque de montagnes formé par le Dubis Pass et les vallées de l’Hoanib et du Ganamub. Les mastodontes ne sont que récemment descendus des montagnes et ne sont pas encore complètement à l’aise avec les visiteurs. La montée est très raide, et le Hilux s’en sort bien. Le T-Bone steak cuit et sent merveilleusement bon tandis qu’on prend l’apéro devant le coucher de soleil.

lundi 30 mai - jour 22 Hoanib > Palmwag La nuit a été froide et on rêve d’un bedroll dans une tente au sol : ) Lever de soleil sur le cirque, c’est un émerveillement sans cesse renouvelé. Petit déjeuner emmitouflés, on remarque que l’hiver approche, et qu’on est déjà plus au sud que Hartmann.

Le raidillon pierreux pour descendre de la colline est impressionnant, mais la technique très simple : première courte et on lâche tout, ni accélérateur ni frein, la voiture fait le reste. On continue à remonter l’Hoanib, avec plusieurs passages en eau, et une sortie compliquée, qui nécessite une reconnaissance approfondie à pied et un choix cornélien entre plusieurs traces. Là encore, le Hilux s’en sortira bien, s’arrachant à la boue collante et escaladant le talus haut et abrupt. Quelques antilopes et pas mal de fech-fech plus tard, nous arrivons à Sesfontein, où nous faisons le plein d’essence. L’aiguille de la jauge n’a pas bougé depuis Opuwo, nous n’avons pas entamé le 2e réservoir (les balades autour de Hartmann et de Purros se sont faites dans le Land Cruiser de David, mais les distances étaient faibles). On prend la route vers Palmwag, avec girafes et springboks, on a du plaisir à retrouver la concession qui nous avait beaucoup plu lors du premier voyage 2 ans plus tôt. La gravel road est régulièrement entrecoupée de passages abîmés par les eaux. On se régale d’un délicieux steak d’oryx au campsite de Palmwag et prenons congé de David, guide parfait et tellement agréable, qui repart vers Windhoek, prévoyant un bivouac aux environs de la rivière Huab. «Choice is yours» : ) On hésitait entre Grootberg et Palmwag pour cette nuit, on choisira de ne pas reprendre la voiture, même si Grootberg nous tente bien plus comme endroit. Lecture à la piscine - on a honte? Un peu : ) - apéro au coucher de soleil, dîner et dodo.

mardi 31 mai - jour 23 Palmwag > Huab Lodge Encore une grasse mat’, énorme! 8h! C’est vertigineux! On bouquine au pieu, petit déj frisquet et départ pour le Huab Lodge, via Grootberg Pass et Kamanjab. J’avais beaucoup aimé l’endroit en 2009, découvert par hasard et choisi à l’improviste, où nous nous étions retrouvés les seuls clients aux bons soins de Jaap, hôte passionnant et attachant. Cette fois-ci, arrivant au lodge après une route facile, nous rencontrons le couple propriétaire, Jan et Suzi, qui étaient absents la première fois, en voyage dans le Kgalagadi Transfrontier Park. Mais pas de Jaap, qui est parti la veille en vacances. Dommage. Jan et Suzi nous font un accueil très chaleureux. On s’installe dans la chambre, ça fait plaisir d’être de retour, nous sommes à nouveau les seuls clients. On part ensuite pour un drive avec Jan, qui s’avère être un érudit très sympathique avec une tête de marchand hollandais dans les peintures du XVIIe siècle. Il a acheté le Huab Lodge 19 ans plus tôt, après avoir passé près de 20 ans à Etosha, où il a rencontré Suzi. La vallée de l’Huab est verte comme un jardin d’Eden, on aperçoit oryx, kudus et zèbres de Hartmann au loin, passablement craintifs. Jan est passionné d’ornithologie, identifie tous les oiseaux au chant, a une mémoire encyclopédique et les imite à la perfection. On apprend que le Huab Lodge est une destination prisée des «birders», et que la vallée abrite une dizaine d’espèces endémiques qu’on ne trouve pas ailleurs en Namibie. Retour au lodge après un GinTo au coucher de soleil et un combat d’oryx, avant de se rendre au lapa pour le dîner. L’ambiance du lieu est très réussie, et le repas présenté en langue «click tongue» Damara par Mercia est juste trop bon! La compagnie est très agréable, Jan présente les vins et nous souhaite officiellement la bienvenue, ils savent recevoir, même si une très légère couche de vernis est perceptible. On rentre se coucher repus et ravis, dans un lit très confortable.
mercredi 1er mai - jour 24 Huab Lodge Réveil de nuit pour une marche matinale à 6h avec Jan, accompagné de Tessa et Mafuta, les deux chiens du lodge. Le moment que je préfère, de loin.

Traces d'oryx sur le sel au bord de la rivièreLa Huab River est impraticable en véhicule, pleine d’herbes hautes et épaisses. La balade est très agréable, Jan regorge d’informations sur la géologie, la flore, les oiseaux, l’histoire, je l’écoute parler en m’abreuvant du paysage à l’aube, c’est un moment paisible, hors du temps.

Au retour, délicieux petit déjeuner au soleil et anecdotes sur la vie passée à Etosha. A 10h nouveau drive avec Jan, qui profite de chaque sortie pour tenir le compte des animaux dans le coin. Donc : 40 oryx, 10 zèbres, 15 kudus dont 2 petits. Ils sont clairement plus sauvages qu’ailleurs. On est seuls, forcément, et c’est très apprécié. Déjeuner au lapa, avec les meilleurs spaghettis bolognaise jamais mangés, préparés par Mona Lisa. Sans blague! Vraiment la cuisine est exceptionnelle. Après midi farniente, passée entre la Hot Spring et la chambre, lecture et cartes postales. Apéro WeizenBier Camelthorn, nouvelle brasserie à Windhoek. Il y d’autres clients ce soir, ou plutôt des amis : Berndt et Sandra, amis allemands de Suzi, et Orlando, ranger dont on fête l’anniversaire ce soir. Repas gargantuesque, chants en Damara, Pinotage et dodo.
jeudi 2 mai - jour 25 Huab Lodge > Okonjima Marche matinale, avec Jan et Orlando, en remontant le lit de la rivière. Les deux sont tout autant passionnés d’ornithologie, et s’échangent des nouvelles des amis communs. Je flotte.

Nous quittons le lodge après le petit déjeuner, direction Okonjima, improvisation de dernière minute : plutôt que de passer la dernière nuit à Windhoek comme prévu, on souhaite profiter encore un peu des animaux, et on nous a dit du bien de la Africat Foundation, qui s’occupe de préserver guépards et léopards. Le lapa est beau, très vert et entouré de plantes. Accueil sympa, bien qu’impersonnel. Nous partons avec notre guide, Nigel, namibien blanc dans la soixantaine, visiter la clinique, avec sa salle de traitement, le matériel et la documentation sur les activités menées par la Fondation. Rien d'ébouriffant, d’autant que le personnel est absent ce jour-là, mais on se rend un peu compte du quotidien, et les explications sont claires. Plusieurs types d’animaux sont soignés ici, répartis dans différentes zones de différentes tailles : ceux qui sont trop habitués à l’homme pour être relâchés (les seuls que voient les visiteurs), ceux qui ont une chance de retrouver leurs capacités de survie, et ceux qui sont toujours restés à l’état sauvage. On part à la recherche de trois guépards dans un enclos de 50 ha, que l’on retrouve sous des buissons après un bon moment passé à les localiser à l’aide de l’antenne radio et du collier émetteur. Effectivement très habitués, ils ne bronchent pas et on les observe longuement, suffisamment près pour entendre leurs ronronnements.

Traditionnel apéro au coucher de soleil, suivi peu après d’un bon dîner, mais on se les pèle grave. On renonce finalement au hide nocturne, fait trop froid et le sommeil nous tombe dessus, tant pis pour les porcs-épics…
vendredi 3 mai - jour 26 Okonjima > Windhoek > Genève Après avoir entendu des rugissements de lion au cours de la nuit, réveil à 5h30, petit-déjeuner et départ avec Nigel et Steven, pour observer les guépards à pied dans une réserve de 16‘000 ha. Nigel confirme que la Fondation s’occupe également de lions, mais qu’ils ne sont pas visibles. Les herbes au bord de la route sont recouvertes de gelée matinale, brrr, les couvertures ne sont pas de trop dans la jeep. Passé le portail de l’enclos, on se rapproche en voiture, puis lorsque le signal radio est suffisamment proche, on descend. C’est une sensation rare de marcher dans le bush, démuni, et on frémit lorsque deux kudus déboulent à toute vitesse hors d’un arbuste voisin avant de changer brusquement de direction en nous voyant. Steven le tracker marche devant, nous suivons et Nigel ferme la marche.

Après plusieurs centaines de mètres et un passage de rivière, nous les apercevons enfin, à l'affût dans les buissons, avançant lentement, avant de se mettre soudain à courir. C’est très impressionnant, on confirme, ça va vite ! : ) On les retrouve un peu plus tard, apparemment la chasse n’a rien donné, et ils se reposent au soleil. On s’approche à 10m, c’est grisant et stupéfiant d’être à pied juste à côté d’eux.



On les observe longtemps, debout, couchés, à ronronner et se lécher la pomme, c’est une fin de voyage de toute beauté, on a le grand sourire des réjouis de la crèche! Retour au lodge et départ pour le dernier trajet vers Windhoek. On rend la voiture à Asco, qui l’ausculte sous toutes le coutures et remplit le réservoir à ras-bord (on devra payer le 1,3 litre manquant alors qu’on a fait le plein à la station qui est à 200m : ) Comme on a encore du temps, le chauffeur très sympa du transfert vers l’aéroport nous emmène en ville à la recherche des verres à vins en inox qui nous ont tellement plu, mais sans succès, et après quatre magasins différents, il est l’heure de partir vers Hosea Kutako. Nous décollons à 15h30 direction Johannesburg, le visage collé au hublot pour les dernières gouttes, puis long-courrier vers Francfort avec les chants du choeur Ye Begudi qui donnent la chair de poule («Jerusalema»), short-transfer à Francfort (coupe-file magnifique, sont trop forts à Lufthansa) et arrivée à Genève au petit matin. Forcément complètement décalés… quel endroit étrange? : )
Si c’était à refaire, en mieux :
1- On prendrait une tente au sol, suffisamment grande (une tente de 4 pour 2 personnes), plutôt que la tente sur le toit. 2- On ferait étape à North Gate ou Khwai River, pour couper le long trajet entre Savuti et Third Bridge. 3- On irait à Nxai Pan au-lieu de Planet Baobab. 4- On passerait quelques jours dans le Central Kalahari Game Reserve.

Un mois dans l'Ouest Américain - En route vers Yellowstone! Partie 1 English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis un amoureux de l’Ouest Américain, de ses contrées désertiques et grandioses, de cette ambiance si particulière mêlée d’aventure et de découverte. J’adore aussi la gentillesse des américains, leur disponibilité et leur serviabilité. Pour tout dire, il m’est difficile de me dire qu’il existe un pays aussi beau et où il est aussi facile d’organiser son voyage. Alors après 3 précédents voyages (2007, 2008 et 2009), il m’était tout naturel de proposer à ma chérie de découvrir l’Ouest Américain avec moi. Je lui ai dit que « Ça serait notre plus beau voyage ! » et elle a répondu positivement à ma prétention bien placée !
Nous avons donc organisé un voyage d’un mois en insistant principalement sur 4 endroits : Page, Escalante, Moab et Yellowstone. L’objectif était de faire des endroits que je n’avais jamais faits (la liste commence sérieusement à se raccourcir) tout en restant exceptionnels. Voyageforum est pour cela une vraie mine d’or ! Alors merci à tous ceux qui réalisent des carnets sur ce site qui sont une vraie source d’inspiration !
Le voyage s’est fait à 2 pendant près de 3 semaines puis mes parents (qui visitaient la Californie) nous ont rejoints pour les 10 derniers jours afin de faire ensemble Yellowstone et Dinosaure NP.
Enfin dernière petite chose, j’ai écrit la première partie de ce carnet et ma chérie a écrit la seconde (je précise avant que l’on ne croit que je suis schyso ;-) )
Quelques chiffres pour commencer : Durée : 30 jours Distance parcourue en voiture : 11 000 km Distance parcourue à pied : environ 300 km Préparation : 1 mois et demi avant de partir. Réservation auprès du NPS pour Grand Canyon Camping du Phantom Ranch (permis nécessaire), Canyonlands White Rim Road (permis nécessaire), Dinosaur NM Echo Park Camping. Réservation pour Camping Supaï. Quelques réservations d’Hôtel surtout près des parcs nationaux (Canyonlands, Yellowstone).
J’ai fait une liste des endroits que nous avons faits en y rajoutant mes propres commentaires et une notation, bien sûr très personnelle et subjective J Je serais heureux d’en débattre avec les amateurs de l’Ouest Américain ;)
· * On aurait pu s’en passer. · ** Sympa mais pas inoubliable · *** Bien, nous avons beaucoup apprécié · **** Très bien, à faire absolument · ***** Enormes surprises ou incontournables · ****** Exceptionnel, unique au monde (Grand Canyon, Havasupaï Falls, CBS Cottonwood, White Pocket, Grand Prismatic)
La carte du parcours :

Las Vegas
Las Vegas/Strip/Vieux Las Vegas (Ballade) : ** (incontournable mais comment faire autrement ?) Red Rock canyon (Randonnée, point de vue) : ** (la ballade dans les Calico Hills est agréable, un peu de monde à cause de la proximité de Las Vegas, on peut se passer de la ballade de red Spring, 2.3 km)
Grand Canyon
Grand Canyon – South Kaibab Trail (randonnée) : ****** (des points de vue à couper le souffle, un sentier magnifique, la descente se fait par là ! 12.6 km) Grand Canyon – Bright Angel (randonnée) : ***** (la fin est terrible avec un gros sac à dos, des points d’eau aux bons endroits, la remontée se fait par là ! 16.8 km) Havasupai Falls (randonnée, baignade) : ****** (le paradis sur terre ! Le prix d’accès est scandaleux…33km)
Page
HorseShoe Bend (point de vue, ballade) : **** (Incontournable, un méandre parfait du Colorado, des falaises impressionnantes, 4km) Smockey Mountain Road/Kelly Grade (piste) : **** (l’impression d’être sur la Lune, jamais vu un contraste de couleur pareil le jour où nous y étions) Cobra Arch (randonnée) : ** (un peu déçu par l’arche qui est finalement petite, par contre il n’y a personne ! 10 km) Coyote Butte South - Cottonwood section (piste, randonnée) : ****** (la nature est capable de choses incroyables, vaut largement The Wave, 5.7 km) White Pocket (pise, ballade) : ****** (une autre planète ! 2.5 km)
Kanab
Townsite Johnson Canyon Road (visite) : ** (petite ville du far West qui a servi de décor, sympa) Willis Creek (randonnée) : *** (ballade dans un canyon traversé par une rivière. Rafraîchissant et agréable 4.6 km)
Escalante
Kodachrome State Park/Panorama Trail (randonnée) : ***** (Belle surprise que ce parc, un Must, 10 km) The Vulcano/Escalante NP (randonnée) : **** (Partir avec les coordonnées GPS ! 12.7 km) Escalante River/Escalante NP (randonnée) : ** (mérite sûrement mieux mais nous nous sommes trompés de chemin ! 11.4 km) Zebra Slot Canyon/Tunnel Slot/ Escalante NP (randonnée) : **** (très photogénique, les alentours méritent aussi le déplacement 11.7 km) Aetchi Baetchi Tower (piste, randonnée) : *** (inconnu et totalement en dehors des sentiers battus 5.7 km) Coyote Gulch (randonnée) : ***** (la plus belle randonnée de l’Ouest Américain pour certains, 24.5 km) Chimney Rock (piste, point de vue) : * (a faire si dans les environs)
Capitol Reef
Gooseneck Overlook et Sunset Overlook (ballade, point de vue, ): * (A faire si on est dans le coin, 1 km) Hickman Bridge (ballade) : *** (Arche grandiose, environnement magnifique, 3.2 km)
Hanksville
Dirty Devil Overlook (piste, point de vue) : **** (un des plus beaux points de vue de l’Ouest Américain) Leprechaun Canyon (randonnée) : **** (ludique, photogénique, surprenant 3.2 km) Hite Overlook (point de vue) : ** (à voir si on passe à côté) Road Canyon Ruins (randonnée) : **** (très belles ruines, jolies couleurs 7.2 km) Mule Canyon/House on Fire (randonnée) : **** (l’intérêt principal est photogénique 3.4 km)
Moab
Druid Arch/Chesler Park (randonnée) : ***** (Arche grandiose dans le plus beau parc pour marcher 21 km) Anticline Overlook (piste, point de vue) : **** (mérite les 100 km de détour !) Mesa Arch/ Island in the Sky (ballade) : ***** (un must 1.6 km) Whale Rock Trail/Island in the sky (ballade) : * (intérêt limité à part monter sur un rocher qui ressemble à une baleine ! 1.6 km) Upheaval Overlook/Island in the Sky (point de vue) : **** (cratère de météorite, couleurs et forme impressionnantes 1.6 km) Green River Overlook/Island in the Sky (point de vue) : **** (splendide) Aztec Bute Trail/Island in the Sky (ballade) : ** (l’accès à la 2e butte était interdit, mérite surement mieux, 1 km) False Kiva Trail/Island in the Sky (ballade, point de vue) : *** (photogénique, un petit côté mystique, 3.5 km) Shaffer Trail/Potash Road/Island in the Sky (piste) : *** (descente impressionnante, très cassante) White Rim Trail Road/Island in the Sky (piste) : ***** (une piste de 160 km, mythique, inoubliable) Zeus & Moses Trail (ballade) : ** (pour se dégourdir les jambes lorsqu’on fait la piste de White Rim Trail Road, 4 kme) Dead Horse Point (point de vue) : ***** (Grandiose) Long Canyon Road (piste) : *** (un passage légèrement technique, beaux points de vue) Corona Arch (ballade) : **** (majestueuse, nécessite peu d’effort pour y aller, 4 km) Dinosaur Track/Petroglyphes/Colorado River/Moab (ballade) : ** (à voir si on passe à côté) Hurrah Pass (Piste) : *** (bien) Mill Creek (ballade) : *** (rafraîchissant, 3 km) Survol canyonlands (Vol) : **** (Au départ de l’aéroport de Moab, inoubliable) Onion Creek/La Sal Mountains Loop/Castle Valley (Piste) : **** (des paysages très différents, un MUST. Attention une des pistes les cassantes que j’ai faite) Fisher Towers (Ballade) : *** (A faire en fin de journée, parait-il les falaises les plus rouge de l’Ouest Américain 2.7 km) Negro Bill Canyon/Morning Glory Bridge (Randonnée) : *** (facile, sympa, le pont naturel est dur à photographier, 7 km) Crystal Geyser (Visite) : **** (des couleurs magnifiques, surprenant) Buckhorn Wash Road & petroglyphs (piste) : *** (très jolis petroglyphs) Little Grand Canyon Overlook (Point de vue) : *** (le détour en vaut la peine !)
Yellowstone
Grand Teton National Park/Scenic Road (Points de vue) : **** (Chaîne de montagne majestueuse) Kepler Cascades (Point de vue) : ** (A côté de la route (entrée Sud), quel débit !) Old Faithful/Morning Glory Pool/Yellowstone (Ballade) : **** (site principal du parc, éruptions courantes, un peu trop “organisé” à notre gout, 5 km) Black Sand Basin/Yellowstone (Ballade) : **** (pools avec des très jolies couleurs, 1 km) Biscuit Basin/Yellowstone (Ballade) : ***** (Magnifique, 1 km) Midway Geyser Basin/Grand Prismatic Spring/Yellowstone (Ballade) : ****** (s’il faut n’en voir qu’un ! Surtout depuis la colline en face ! 4 km) Lower Geyser Basin/Yellowstone (Ballade) : **** (un décor de fin (ou de début) du monde, 0.7 km) Terrace Spring/Yellowstone (Ballade) : ** (pas essentiel, 0.2 km) Gibbon Falls/Yellowstone (Point de vue) : ** (Sur la route, à voir) Monument Geyser Basin/Yellowstone (Randonnée) : *** (je ne sais pas si cela vaut le temps passé vu toutes les autres merveilles du Parc, 4 km) Artist Paint Pot/Yellowstone (Ballade) : *** (très varié, 2 km) Norris Geyser Basin/Yellowstone (Ballade) : **** (steamboat geyser est très actif, 4 km) Mammoth Hot Spring/Yellowstone (Ballade) : ***** (une des 3 choses à voir absolument avec grand prismatic et le canyon de Yellowstone, 3 km) Upper Terrace Drive/Yellowstone (Route) : **** (très intéressant) Roaring Mountain/Yellowstone (Point de vue) : * (Mouais, si on veut se dégourdir les jambes 2 min) Canyon de Yellowstone (Lower Falls, Grand View, Upper Falls, Uncle Tom trail (le début), Artist Point) /Yellowstone (Points de vue, Ballades) : **** (le canyon a des couleurs à tomber, des chutes d’eau impressionnantes, 3 km) Sulfur Calderon/Yellowstone (Point de vue) : ** (pas essentiel) Mud Vulcano/Yellowstone (Ballade) : ** (bien, 1.2 km) Strom Point trail/Yellowstone (randonnée) : *** (sympa, calme, plein de marmottes ! 3.5 km) West Thumb/Yellowstone : **** (A voir absolument, 1.5 km)
Dinosaur national Monument
Island Park Road (Piste) : *** (Piste facile, presque personne) Petroglyphes de McKee Spring (Ballade) : **** (ceux-ci et ceux d’en face sont splendides !) Island Park Overlook (Point de vue) : *** (joli point de vue mais trop « européen » pour ma part) Jone Holes trail (Randonnée) : *** (très agréable, attention aux serpents (on en a rencontré 3) 12 km) Fossiles du Quarry Exhibit : *** (impressionnant mais organisé) Sounds of Silence trail (Ballade) : *** (ballade sympa, 5km) Split Mountain Overlook (Point de vue) ** (sur la route) Josie’s Cabin (Visite) : ** (intéressant, un autre monde) Pétroglyphes (lézards) (Ballade) : *** (unique) Escalante Overlook, Canyon Overlook, Island park Overlook, Iron Spring Bench Overlook, Echo park Overlook (Points de vue) : *** (à faire) Pétroglyphes horizontaux (Ballade) : *** (surprenant) Harpers Corner trail (Ballade) : **** (très sympa et point de vue grandiose, 3.5 km) Echo Park Road (Historic Chew ranch, Pool Creek petroglyphs, Whispering Cave, Picasso Face) (Piste) : *** (sympa) Steamboat Rock Trail & Overlook (Ballade, Point de vue) : **** (Magnifique, 5 km) YampaBench Road (Castle Park, Harding Hole and Wagon Wheel Point Overlooks) (Piste) : *** (Intéressant mais un peu long)
Samedi 21 Avril
Après un vol pour Los Angeles sans encombre, nous nous empressons d’aller au loueur de voiture avec la ferme intention de trouver le véhicule adapté à notre programme. Bon, dès le début, l’hôtesse nous la fait à l’envers en nous disant qu’ils n’ont pas de 4*4 en full size mais uniquement des SUV routiers…elle nous propose de payer un supplément pour avoir un 4*4 dans la taille supérieure. De nature confiante (quoi que..) on va voir… et là ils nous sortent un veau version XXXXXL et en 4WD en plus ! Ca sent l’arnaque à plein nez : le véhicule ne doit pas appartenir à l’agence de Los Angeles et ils cherchent un pigeon pour le ramener à sa véritable agence, en plus à nos frais ! Bref, je prends les choses en main et farfouille dans l’allée. C’est vrai, il n’y a pas grand-chose, mais un écusson « trail rated » sur une Jeep Liberty avec une vrai roue de secours, 4*4 manuel et pont court, finit par me convaincre que nous avons trouvé notre monture pour le mois. Seul petit bémol, les pneus ne semblent pas être de la première jeunesse. Pas grave, nous prévoyons de faire un saut à l’agence de Las Vegas pour voir s’il y a mieux. Mais pour l’instant, nous devons décoller de Los Angeles pour rejoindre Las Vegas. Le temps a quand même tourné et nous avons de la route à faire !
A mesure que nous sortons de Los Angeles, le temps s’éclaircit. Ce n’est pas qu’il fait mauvais à Los Angeles mais la pollution créé un nuage qui oblitère en partie le soleil. Les automatismes reviennent vite : doubler par la droite, rouler 7mph au-dessus de la vitesse indiquée. Le plaisir de conduire sans stress revient tout aussi vite. La température monte progressivement et il fait 104°F à Las Vegas. Quoi ! 30°C de différence avec Paris que nous avons quitté 24H plus tôt. Humm trop bon !
L’entrée par le Strip est toujours un moment où l’on hésite entre fascination et kitsch… ah ces américains, tout dans la démesure et le superficiel…

La chambre prise (Riveria Hotel : bon rapport qualité/prix), nous filons vers Fremont Street pour aller voir le « Vieux » Vegas. Enfin vieux, c’est tout relatif car nous sommes accueillis par un spectacle son et lumière à décoiffer un chauve ! Quelle débauche de Watts !
Nous déambulons pendant 1H au milieu de personnages allant de Disney au travesti SM. Tous les goûts sont dans la nature paraît-il alors nous dirons simplement que tout participe à la fête. Ah oui, ��a avait l’air aussi sympa la tyrolienne installée sur la longueur de Fremont Street. Dommage qu’il y avait autant de monde à faire la queue sinon ça nous aurait bien dit de jouer à Tarzan !




Buffet à volonté (très moyen), quelques dollars rapidement dépensés au bandit manchot et la fatigue commence à se faire sentir. Il faut dire que l’on a déjà fait le tour du cadran depuis le départ… donc nous décidons de retourner au Strip par le Bus. Ce fut interminable : 1H pour rejoindre Treasure Island ! Nous étions à deux doigts de faire notre nuit dans ce bus. Heureusement des américains excessivement bruyants nous en ont empêchés (involontairement). Nous profitons des quelques spectacles du Strip jusqu’au Bellagio et décidons d’aller rejoindre Morphée à l’Hôtel, fatigués mais heureux d’être là. Vraiment heureux !


Dimanche 22 Avril
Malgré une nuit très courte, décalage horaire et excitation nous font décoller tôt. Petit déjeuner au Deny’s … humm les pancakes et le chocolat avec crème, quel régal !
Nous filons maintenant à l’aéroport de Las Vegas pour dénicher un meilleur véhicule (ou au moins avec de meilleurs pneus). Pas de chance, le choix est aussi limité qu’à Los Angeles. Il y a bien une jolie Jeep Wrangler avec des pneus impressionnants mais le toit est en toile. Ce n’est vraiment pas l’idéal pour laisser une voiture plusieurs jours en plein désert… Pas de doute maintenant, il va falloir rouler doucement sur les pistes avec la Liberty ! Comme nous avons quelques backpacking et des nuits sous la tente, nous devons faire quelques courses (bombonnes de gaz, glacière, réchaud…). Nous trouvons un très bon magasin (Bass Pro Shops Outdoor World), un peu cher mais avec beaucoup de choix.
En prévision de la descente du Grand Canyon de demain, nous allons maintenant nous dérouiller un peu les jambes au petit parc de Red Rock Canyon situé à quelques km à l’Ouest de Las Vegas.

Premier arrêt à calico Basin pour une rapide ballade (20 min) qui consiste à aller voir une source et profiter des paysages de la partie Est du red Rock. La chaleur est déjà difficilement soutenable car il n’est pas loin de midi et la région connait des records de température.


Nous repartons vers l’entrée du parc. C’est Dimanche et il y a quand même pas mal de visiteurs qui espèrent surement échapper aux températures caniculaires (le parc est à 1 200 m d’altitude). Nous faisons la ballade qui longe les Calico Hills en regardant de temps en temps quelques personnes faire de l’escalade. Les roches « Atztec sandstone » rouges orangées tranchent magnifiquement avec les autres roches blanches et grises.
Parcours de la petite ballade
Avec le profil suivant


De retour à la voiture, nous voyons que nous n’avons plus vraiment le temps de découvrir ce parc et nous parcourons le reste de la route en voiture. En effet, nous devons rejoindre Tusayan d’ici ce soir.

La route est longue et monotone mis à part les kilomètres aux alentours du Lac Mead. Tiens il y a un nouveau pont au-dessus du barrage Hoover ! Il n’y a plus les traditionnels embouteillages lorsqu’il fallait passer sur le barrage.
Au loin, nous apercevons une fumée se dégager. Est-ce un incendie, une tornade de poussière. En s’approchant de plus près on se rend compte que c’est un incendie qui vient de la route. En effet, un camion vient juste de prendre feu et sa cargaison est en train de partir en fumée. Nous ne savons pas ce que c’est mais il y a par moment des explosions. Tous les véhicules sont arrêtés car il est impossible de passer. Au bout de 5 min, un premier 4*4 escalade le talus pour prendre l’autre voie à contre sens. A son passage une explosion plus violente se fait entendre mais ça va il passe sans problème. Puis d’autres décident de suivre son exemple. Comme nous ne sommes pas vraiment en avance nous faisons la même chose et puis c’est le premier test de franchissement pour notre véhicule. Test réussi et haut la main ! De l’autre côté, nous voyons le chauffeur qui est indemne et qui attend les pompiers.
Après plusieurs heures de route, nous arrivons à Tusayan. Nous sommes tellement fatigués que nous n’avons même pas la force de manger ! Direct au lit !
Au fait, pourquoi faisons nous Las Vegas -> Grand Canyon -> Havasupaï ? Alors que la logique aurat voulu que l’on fasse Havasupaï avant Grand Canyon… Tout simplement parce que je m’y suis pris comme un manche au moment de la réservation et que j’ai inversé les dates ! Ma petite étourderie nous aura coûté au moins 6 à 8H de route ! Je vous l’ai dit : J’ADORE conduire aux Etats Unis ! ;)
Lundi 23 Avril
Aujourd’hui c’est la descente du Grand Canyon qui nous attend ! Nous avons choisi l’option de faire la rando sur 2 jours afin de profiter un maximum de l’endroit. La rando en 1 jour est surement faisable mais cela nécessite de partir très tôt, probablement aux alentours de 4H du matin. Nous préparons les sacs en essayant de limiter au maximum le poids mais avec la tente, 4,5L d’eau chacun, la bombonne de gaz, le réchaud, sac de couchage, la nourriture pour 2 jours, les vêtements, le matériel de photo …le sac s’alourdit considérablement : entre 15 et 17 kg pour le mien ! Il faut dire aussi que nous avions mal lu les conditions d’accès à l’eau et pensions qu’il n’y avait pas d’eau au camping du phantom ranch ! D’où les 9L d’eau à 2…. Bref passons cette épisode peu glorieux de la préparation (encore un…) et attaquons nous aux 1 400 m de dénivelé négatif !
Tout d’abord, nous allons prendre des forces avec un petit déjeuner à la Cafétéria du Lodge du Grand Canyon. Puis nous prenons la navette qui nous amène au début du South Kaibab Trail. Nous démarrons doucement la marche car il nous faut nous habituer à la lourdeur des sacs et puis nous ne sommes aux Etats Unis que depuis 2 jours (pas très sérieux de faire cela si tôt après un long vol mais bon..). Cela nous laisse au moins le temps de profiter de la beauté du paysage ! Il est 9H du matin et il fait déjà chaud. Le temps est magnifique !
La carte du parcours
Profil de la descente
Profil de la remontée


Plus nous descendons et moins il y a du monde. C’est le chemin que la plupart des randonneurs prenne pour aller dormir en bas du grand Canyon car il n’y a pas d’eau sur le South Kaibab Trail, au contraire du Bright Angel qui est pris pour la remontée. Nous doublons quelques personnes qui nous font vraiment envie car elles portent un petit sac. Elles ont eu la chance de pouvoir réserver une chambre dans le Phantom Ranch, hummm. Il faut savoir que les réservations se font généralement 1 an et demi avant ! Avec notre mois et demi de préparation, nous avons même eu de la chance d’avoir déjà une place au camping du Phantom Ranch ! Le chemin offre des vues plongeantes et spectaculaires et le Colorado se dévoile de temps en temps lorsque le plateau se rapproche de la falaise.








Nous arrivons au bord du Colorado vers 14H après avoir traversé le Dark Bridge. C’est l’occasion de faire une pause bien méritée. Quel plaisir de déposer le sac à dos et d’enlever les chaussures :-) Nous ne résistons pas à l’envie de tremper nos pieds dans l’eau très très rafraichissante du Colorado. Vu d’ici le grand Canyon ressemble à un canyon normal car il est impossible d’apercevoir les rim Sud et Nord, situés 1400 m plus haut.


Après avoir monté la tente (emplacement de camping nickel), nous allons nous désaltérer, on dira plutôt se réhydrater, avec des litres de citronnade au Bar du Ranch. Tiens que m’arrive-t-il ? Je ne suis pas capable de lever le verre…en fait, j’ai tellement mal aux trapèzes à cause du sac que je suis incapable de lever les bras ! Quand on vous dit qu’on manquait de préparations ! En revenant à la tente, le « ranger » arrive et nous prend à parti pendant 30 minutes pour nous expliquer les règles d’usage du camp. On écoute sagement mais on rigole quand même intérieurement quand il nous explique que si l’on laisse un morceau de plastique à l’intérieur de la tente, on risque de se faire attaquer pendant la nuit par une horde d’animaux sauvages qui voudrait dévorer le plastique :-)
Après un succulent repas à base de nouilles déshydratées, nous allons voir le coucher de soleil sur les falaises bordant le Colorado. Quel calme ! On a surtout le sentiment d’être dans un endroit unique et reculé.


A 19H, nous nous endormons, fatigués, en espérant qu’une bande d’écureuils ne nous agresse pas pendant la nuit !
Mardi 24 Avril
Finalement et malgré les dangereux animaux rodant surement toute la nuit, notre tente est intacte et nous avons passé une superbe nuit, aidés il est vrai par une superbe fatigue ! Nous nous levons aux premiers rayons du soleil vers 5H30. Il nous faudra 1 petite heure pour tout ranger et prendre le petit déjeuner. Au moins déjà la moitié des randonneurs est déjà partie. Il faut en effet éviter la forte chaleur durant la remontée, surtout qu’il y a des records de température en ce moment (34° hier au bord du Colorado !).
Nous quittons Bright Angel Creek puis nous traversons le Silver Bridge, pont suspendu qui enjambe le Colorado. Le temps s’annonce radieux !




Le chemin longe tranquillement le Colorado (quelques montées et descentes quand même) jusqu’au début de la montée allant à Indian Garden qui s’effectue dans l’ombre (en partant tôt bien sûr) puis sous les arbres.



Il n’y a pas du tout les mêmes vues plongeantes que lors de la descente du South Kaibab Trail mais le chemin est très agréable et pas trop pentue pour l’instant. En plus, il n’y a pas grand monde ce qui est normal. Nous croisons quand même certains randonneurs partis à 4H du matin de la haut (dont un qui le faisait en courant) !


A partir d’Indian Garden les choses se compliquent et la montée devient bien plus raide. Nos pas ralentissent au fur et à mesure que nous nous rapprochons du bord du Grand Canyon et « bizarrement » le poids du sac à dos se fait de plus en plus sentir ! Heureusement, les rangers ont mis en place 3 points d’eau tous les 1.5 miles afin d’éviter de porter trop d’eau. Un système de pompe fait remonter l’eau depuis Indian Garden jusqu’aux 2 autres points d’eau situés plus haut. Les derniers lacets sont interminables mais beaucoup de touristes nous encouragent en nous voyant souffrir. C’est sympa !

A 14H30, nous effectuons nos derniers pas dans le Grand Canyon et une fois le panneau franchi nous tombons dans les bras l’un de l’autre. Nous sommes fiers de l’avoir fait. We did it ! Quel soulagement d’enlever le sac à dos en attendant le bus :-) Nous sommes quand même exténués…
La climatisation à fond dans le bus additionnée à la fatigue a raison de mes dernières forces et j’en profite pour choper la crève ! Il faut dire aussi que 45 min pour rejoindre le visitor center…c’est pas très rapide. Bref, nous récupérons la voiture qui n’a pas explosé malgré les bonbonnes de gaz qu’elle contient..oui c’était notre crainte depuis la veille d’avoir laissé la voiture au soleil avec 3 bonbonnes de gaz à l’intérieur ;) Heureusement, il fait quand même bien plus frais là-haut qu’au bord du Colorado. Nous allons étancher notre soif à la cafeteria. Humm trop bon ! Malheureusement, nous n’avons pas trop le temps de traîner car nous devons rejoindre Peach Springs ce soir.
Retour donc vers l’Ouest en profitant cette fois-ci du paysage de la route que nous avions fait de nuit 2 jours plus tôt. Nous avons choisi le motel le plus près du site de Havasupaï mais il faut avouer que ce n’est pas vraiment cela : il est cher pour la prestation offerte et en plus nous sommes seuls. Ça fait un peu comme dans les films où un jeune couple disparait dans des conditions étranges lors de son séjour dans un Motel paumé au milieu de nulle part. Un peu glauque à vrai dire…
2e inquiétude et pas des moindres : le temps annoncé pour demain n’est pas terrible et pour le surlendemain carrément abominable ! De violents orages sont annoncés d’ici 24H et nous avons prévu de faire Havasupai en 2 jours… Nous contactons le prestataire qui organise des vols en hélicoptère afin de gagner 1 journée de randonnée mais aucun vol n’est effectué demain ! Nous n’avons donc pas le choix, il va falloir effectuer la randonnée sur 1 journée, soit 35 km avec 800m de dénivelé positif et négatif ! Sur ce bonne nuit !
Mercredi 25 Avril
On se lève vers 3H30 du mat et après avoir checké une dernière fois la météo nous décidons de mettre notre plan à exécution. Nous partons du Motel à 4H et prenons la route qui mène tout droit à Hilltop. Enfin tout droit c’est vite dit car à cette heure avancée de la nuit c’est toute la famille Lapinou qui a décidé de traverser la route et de jouer à cache-cache avec les roues de la voiture ! C’est con quand même un lapin dès fois…surtout quand il a des envies de suicide !
Nous arrivons pile au moment où le jour commence à se lever vers 5H30. Le parking est plein de randonneurs ayant passé la nuit à Supai. Il y a un gardien à Hilltop pour surveiller les voitures. Nous nous équipons rapidement et partons de suite.
Une petite carte de l’itinéraire
Ce qui donne le dénivelé suivant
Le temps est très couvert mais on ne dirait pas qu’il va pleuvoir. Le canyon d’Havasu s’ouvre devant nous. Je le trouve assez majestueux avec ses hautes falaises régulières aux couleurs rougeâtres.

On distingue le labyrinthe formé par le 2e petit canyon situé à l’intérieur et qui mène au village de Supaï. Tout est là pour une journée mémorable !
Nous entamons la descente en courant car la météo annonce de possibles averses dès 9H du matin. Passés les switchbacks une longue pente conduit à l’entrée du sous canyon creusé par la rivière qui est maintenant totalement à sec. Nous marchons d’un pas très rapide et commençons à croiser les premiers randonneurs remontant dans l’autre sens. Ils nous demandent d’ailleurs s’il pleut là-haut ! Nous additionnons les kilomètres et finissons par atteindre la rivière Havasu.
L’eau est d’une limpidité incroyable, sa couleur bleu turquoise invite à la baignade ! Après 2H20 d’une marche très active nous atteignons les premières maisons du village et nous sommes au visitor center à 8H. 2H30 pour faire 13 Km, ça fait une bonne moyenne !

Nous payons les droits d’entrée : 88$ pour 2 simplement pour rentrer, sans autre prestation et pour quelques heures…on trouve cela tout simplement scandaleux ! Le paradis a un prix parait-il, les indiens l’ont bien compris !
Nous contournons le village par la droite (chemin imposé, pas le droit de traverser le village..) et arrivons aux premières chutes : Navajo Falls. Elles sont très larges et doubles. Elles ressemblent aux chutes que l’on voit dans les tableaux lumineux des restos chinois (je sais c’est une super référence !). Il y a beaucoup de végétation sur les parois des chutes formant un mur végétal à travers lequel coule l’eau.


La chute d’après est me semble-t-il nouvelle et a été créée lors de la dernière inondation. Elle est assez classique mais de toute beauté. A sa droite la rivière s’écoule à travers de larges bassins.




Nous reprenons le chemin, ce qui laissera à nos appareils photo le temps de se reposer un peu !


Au bout de 1 à 2 km un bruit assourdissant se fait entendre. Rien qu’à ce bruit nous savons que nous allons découvrir quelque chose d’exceptionnelle :-) La première vue sur Havasu fall est mémorable. Plus que la chute d’eau, c’est tout l’environnement qui donne l’impression d’arriver dans un coin du paradis : un large bassin rempli d’une eau d’une couleur irréelle qui se termine par un bassin plus petit formant une sorte de jacuzzi, une large chute tombant au milieu de coulées de roche.
A la vue de ce merveilleux spectacle nous courons littéralement. En quelques secondes nous sommes en maillot de bain et en plus l’eau est agréable ! We like it !

Nous y restons près d’une heure mais le temps nous étant compté aujourd’hui, nous décidons à regret de partir en direction de la 3e chute. Nous traversons le camping. Il y a quelques personnes mais il n’est pas vraiment plein. Les gens ne semblent pas vraiment s’inquiéter des orages qui s’annoncent (ou peut-être ne sont-ils pas au courant..).
Après 1.4 km un nouveau grondement sourd se fait entendre et nous découvrons d’en haut Mooney Fall, beaucoup plus haute que les chutes précédentes. Son mugissement est impressionnant. Nous entamons la descente en nous aidant des chaînes mais nous nous rendons compte que nous avons dépassé le temps que nous nous étions fixés pour notre départ. Il est 12H15 et nous devons en effet repartir afin d’éviter les fortes pluies orageuses annoncées pour la fin de la journée.


La remontée s’annonce dure car nous avons déjà fait 17 Km et bizarrement, à l’aller, le chemin ne nous avait pas semblé aussi pentu…
Après un petit verre rafraîchissant à Supaï nous entamons la remontée. Pour tout dire, elle me semblera interminable, surtout la partie dans le sous canyon. Et puis, nous croisons d’incessantes colonnes de mules déversant des tonnes de crottin sur tout le trajet. Ca gâche un peu la beauté du parcours, renifler toutes les 30 secondes une odeur de merde, y a quand même plus agréable !
Le temps couvert a l’avantage de nous protéger de la chaleur pendant la remontée. 20km, 25km, 30km…les muscles deviennent douloureux et il est de plus en plus difficile de marcher (du moins pour ma part). Le rythme ralentit et nous commençons à entamer nos réserves. A la sortie du sous canyon, les 2.5 derniers km de la montée finale nous attendent et je m’aide d’un bâton afin de soulager l’arrière de ma cuisse droite qui me tire à chaque appui. A la limite de mes forces, 17H25, je jette mon bâton en l’air. We did it ! 35 km, 800m de dénivelé positif et négatif. Ce fut notre Havasu marathon !
Pas le temps de traîner, nous rejoignons Flagstaff, fatigués mais heureux d’avoir vécu une superbe journée. Inoubliable !
Jeudi 26 Avril
Nous nous levons à 7H30 pour une journée de transition nous menant à Page. Le temps est vraiment mauvais, pluie et orages. On se dit qu’on a bien fait de faire havasu Falls en une seule journée. La route vers Page s’effectue pratiquement intégralement sous la pluie.
Arrivés à Page, nous prenons possession de la chambre au Motel 6 : piscine fermée, machine à glaçons en panne, lit défoncé, isolation totalement inefficace…à éviter mais on n’a pas le choix.. on a réservé 3 nuits ici !
Il est 15H et nous remarquons que les éclaircies reviennent. Nous décidons d’aller à Horseshoe bend que je connais bien (3e fois pour moi) mais c’est un peu incontournable ! Et puis nous avons l’intention de nous balader dans la partie Nord Est du site (après avoir fait la partie Sud-Ouest il y a 3 ans).
La vue sur ce méandre parfait du Colorado est toujours aussi impressionnante et les couleurs toujours aussi remarquables ! Nous nous baladons ensuite au milieu des tepees, formes tabulaires, buttes striées et en profitant toujours de vue impressionnantes. Nous effectuons une boucle qui nous reconduit à la voiture. Ce fut une ballade super agréable qui permet de s’éloigner du monde.





Le temps reste quand même menaçant mais nous décidons d’effectuer le début de la piste de Smokey Mountain Road, notamment la montée de Kelly Grade qui est la partie la plus spectaculaire de la piste et qui offre des points de vue magnifiques sur le lac Powell.





Vendredi 27 Avril
Ce matin, nous partons à 7H ! Pourquoi ? Parce que le tirage au sort pour Coyote Bute North et Coyote Bute South se situe maintenant à Kanab et non plus à la Paria Ranger Station à coté de Page. Heureusement que nous l’avons lu sur Internet pendant le voyage ! Il nous faudra quand même 1h20 pour atteindre Kanab. Bizarre d’avoir déplacé le tirage au sort la bas… Comme nous ne sommes que 6 à vouloir faire CBS il n’y a pas de tirage au sort et nous repartons avec les permis pour le lendemain.
Pour aujourd’hui, nous avons prévu de faire Cobra Arch située non loin de la Paria Ranger Station sur le plateau au-dessus de Buckskin Gulch. La piste qui mène au début du TrailHead longe Long canyon puis s’aventure au milieu d’un plateau sablonneux.
A la fin de la piste, une dame qui lit un livre sur un transat ( !) nous indique que le début de la rando est bien ici et que le chemin n’est pas évident à suivre. Nous avons un GPS de rando et une carte donc pas de soucis pour nous, ça devrait aller !

Il est 11H15 lorsque nous empruntons le chemin non balisé. La marche s’effectue principalement dans du sable mou ou du sandstone cassant et très fin. Elle ne présente pas d’intérêt particulier et est plutôt fatigante avec un enchaînement de montées et de descentes. Nous faisons un petit détour pour voir Buckskin Gulch d’en haut, mais nous n’arrivons pas à voir le fond du Canyon.
Finalement c’est très simple d’arriver à Cobra Arch qui se découvre qu’au dernier moment. Notre première réaction est de nous dire qu’elle est beaucoup plus petite que ce nous pensions. De plus elle est très peu décollée de la falaise, ce qui rend peu aisée la prise de photo. Par contre, il est vrai qu’elle ressemble à un cobra sous un certain angle.

Pas très loin au-dessus se trouve un énorme Tepee très photogénique. C’est une mise en bouche de ce qui nous attend demain à CBS.


Sur le chemin du retour nous croisons 4 magnifiques Bighorns. Je n’en avais jamais vu lors de mes 3 voyages précédents ! Ils nous observent depuis leur promontoire. Ensuite, nous filons tout droit vers la voiture que nous atteignons à 16H15.



Que dire de cette ballade ? Elle ne nous a pas semblé essentielle et il y a surement bien mieux à faire dans la région avant de faire celle-ci. Par contre, on a bien bronzé (ou cramé plutôt car il n’y a pas une seule zone d’ombre !)
Sur le retour vers Page, nous faisons un petit arrêt à la Marina pour se tremper les pieds et faisons la route longeant le lac afin de constater que le niveau du lac a bien baissé ces dernières années …

Samedi 28 Avril
Le permis pour CBS en poche, la journée s’annonce succulente ! Nous partons de Page vers 7H30 avec une petite appréhension quand même : nous avons tellement lu de commentaires sur la possibilité de s’ensabler sur les pistes du plateau des Vermillon Cliffs que nous avons choisi le chemin le plus facile et le moins sablonneux, c’est-à-dire en faisant le grand tour par le Sud.
Nous arrivons vers 10H30 à CBS (ça fait quand même 3H de route/piste…) et sans encombre. Les passages de sable mou étaient plutôt faciles. Il y a déjà 2 autres véhicules présents sur le site et un Outfitter arrive avec 2 clients américains en même temps que nous. Ils ne nous lâcheront pas de la journée (ou l’inverse) !!
Le sentier commence par une petite marche dans du sable mou jusqu’à un petit plateau avec un rocher ressemblant à un Rubik’s cube avec plein de couleurs différentes.

Nous enchainons ensuite en passant à travers des teepees aux formes extravagantes, des vagues aux striures surprenantes, des « cornets de glace ». Le site est immense et recèle d’innombrables curiosités.





A chaque fois nous pensons être arrivés au bout et on aperçoit finalement un autre ensemble de formations, ce qui nous incite à continuer l’exploration. Il faudrait bien 2 jours pour profiter pleinement du lieu surtout si on a la passion de la photographie. Il n’y a peut-être pas la finesse de The Wave mais les formes et les couleurs sont beaucoup plus diversifiées. Nous resterons au total près de 4 heures sur place avant de nous restaurer de retour à la voiture.
Encore quelques photos de cet endroit surprenant :











Nous reprenons la piste par le chemin le plus direct pour White Pocket que nous atteignons vers 15H40. La piste est légèrement cassante dans la descente avec des grosses ornières dans le sable mou. Il faut de bons amortisseurs !
L’arrivée est assez surprenante car au « parking » nous ne voyons absolument rien. Il faut franchir les dunes de sable sur une centaine de mètre pour découvrir un décor irréel. L’impression d’arriver sur une autre planète est très forte : des brain rocks blancs mélangés à des coulées de roche rouges et des vagues colorées. J’avoue n’avoir pas pu décoller mon doigt de la gâchette : près de 200 photos en 2H ! Un vrai killer !













De retour à la voiture, nous décidons de prendre la piste du Sud qui est la plus facile et permet de ressortir vers Marble Canyon. Au final et malgré nos craintes, la piste n’a pas été aussi dure que ce que nous pensions (les sac de couchages et les provisions pour 3 jours que nous avions pris au cas où ne nous ont pas servi !)
Nous retournons à Page pour la nuit.
Dimanche 29 Avril
Nous quittons la région de Page que nous avons beaucoup apprécié. Il y a tellement de choses à découvrir ici ! Nous nous levons à 6 heures et prenons la direction de Kanab. Notre projet initial était de faire la smokey Mountain Road mais nous avons finalement changé d’avis. L’arrivée dans l’Utah se fera donc par la Johnson Canyon Road !
Après quelques miles nous faisons un petit arrêt au Townsite de la Johnson Canyon Road. Cette ville fantôme est un ancien décor de cinéma. Il y a pas mal de bâtiments qui sont à terre mais tout y est : le saloon, l’église, l’épicerie, la potence… un vrai parfum de Farwest. Très sympa !




La route de la Johnson Canyon Road se termine et nous prenons à droite la piste de la Skutumpah Road. Elle est très roulante et passe au milieu de vallées de l’Escalante National Monument. Les vues sont plaisantes et reposantes même s’il n’y a rien de spectaculaire.
Nous passons devant Lick Wash que nous ne pouvons pas faire faute de temps et allons directement à Willis Creek. Il y a une dizaine de voitures sur le parking dont un énorme 4*4 (type camion du Paris Dakar) qui appartient à des allemands qui font un tour du monde. Impressionnant ! Il est vrai que nous sommes Dimanche et qu’avec la chaleur la ballade dans l’eau est très rafraîchissante.
Nous mettrons 1h30 pour faire la petite marche qui suit la rivière avec des passages au milieu de canyons étroits très photogéniques (trépied obligatoire). Nous croisons quelques groupes de jeunes et même des groupes à cheval. Le temps est très agréable aujourd’hui et c’est un vrai plaisir de profiter des passages ombragés. Nous allons jusqu’à la confluence avec un canyon de même taille venant de la gauche, pensant que les passages les plus intéressants étaient faits.









Nous reprenons la voiture pour terminer la piste et allons à Kodachrome State Park.

Au loin, Powell Point qui permet d’admirer tous les environs (fait en 2009)

Il y a très peu de personnes, pour ne pas dire personne. A noter que la Cottonwood Road est fermée en ce moment pour cause de dégradation de la piste.
En route vers Kodachrome
Nous entamons Panorama trail vers 15H30. La ballade est facile et magnifique. Nous passons près de grands Hoodoos très spectaculaires. Le chemin est super bien indiqué et permet de faire le grand tour en passant par quelques passages « secrets » et surprenants. On a adoré cette ballade. Le sentier est bien sûr défini mais il y a quand même un sentiment de liberté et de découverte, les ingrédients indispensables pour une bonne ballade. Nous ne croiserons que 4 personnes sur tout le chemin (près de 10 km). Il y a de très jolies couleurs. Le vert des arbres tranche avec le rouge et le blanc des roches.







Après un peu plus d’1h30, nous sommes de retour au parking. Nous quittons Kodachrome pour rejoindre Escalante où nous logeons au Circle D Motel. Nous prenons des pizzas à l’Escalante Outfitters (beaucoup d’attente malheureusement).
Lundi 30 Avril
Il y a 1H de plus en Utah donc 1H de moins à dormir. Ceci explique que le réveil est assez dur ce matin. De plus, le petit déjeuner prendra plus d’une heure au Circle D ! Nous finissons quand même par décoller et prendre la direction de « The Vulcano ». Nous avions étudié les différents itinéraires et nous avons finalement décidé de passer par la piste du Nord (Spencer Flat Road).
Nous commençons à 10H en rentrant les coordonnées GPS de The Vulcano et heureusement car nous ne comprendrons pas grand-chose de la carte que nous avions récupéré sur Internet ! Au bout de quelques dizaines de minutes nous nous retrouvons en effet trop à gauche et nous rectifions le tir en suivant le cap sur le GPS. Il y a plein de moqui marbles sur le chemin (petits concrétions d’oxyde de fer qui forment des toupies ou des grosses billes. Elles proviennent du Navajo Sandstone).

Le temps est agréable avec un léger vent. Après 1H45, nous atteignons The Vulcano qui est bien plus grand que ce que nous imaginions ! Par contre, à cette heure de la journée, une grande partie du sable qui compose le fond du « cratère » est dans l’ombre.
Arrivée à Vulcano


Nous décidons donc de manger et d’enchainer avec une petite sieste au soleil :-) Puis après avoir fait le tour pour profiter du lieu depuis tous les angles, nous repartons vers 13H30 en essayant de faire au plus court cette fois-ci, ce qui nous obligera à marcher une grande partie sur des plans inclinés. On mettra 1H30 pour retourner à la voiture et finir les 12.9 km.
Comme nous avons encore une petite faim, nous terminons les pizzas d’hier soir que nous avions emporté avec nous. Il est 15H15 et il nous reste encore pas mal de temps. Nous choisissons sur notre livre une petite ballade pour aller voir l’Escalante Natural Bridge.
Arrivés au parking, n’ayant pas de carte, nous demandons à 2 randonneurs le chemin à suivre pour aller voir le pont naturel (en gros faut-il descendre ou remonter la rivière ?). Suivant leurs conseils nous descendons donc la rivière… grosse erreur mais nous ne le savons pas encore ! Le sentier suit tout d’abord la rivière puis remonte un canyon sur la droite. Au bout de 1H45, nous ne trouvons toujours rien. Nous sommes pratiquement remontés jusqu’à la sortie du Canyon et pas de pont naturel en vue. Nous croisons un randonneur qui baroude sur plusieurs jours dans la région. Il nous dit qu’il a vu un pont naturel en haut d’une colline et nous montre sa photo…rien à voir avec le pont que nous cherchons ! Nous n’avons pas le choix, nous décidons de rebrousser chemin. Mais mis à part le fait de ne pas avoir trouvé le pont naturel, la ballade est très sympa en elle-même avec des passages dans la rivière, en sous-bois et dans des canyons aux falaises de sandstone. Nous sommes de retour au parking après 3H de ballade et un total de près de 12 km.

Ce n’est que de retour à l’hôtel que nous saurons qu’il fallait remonter la rivière plutôt que de la descendre ! Bref, pas une grande réussite au niveau de l’orientation !
Mardi 1 Mai
Nous nous levons à 6H45 pour prendre le petit déjeuner avec des énormes pancakes au Prospector Inn :-)
Nous prenons ce matin la piste de Hole in the Rock jusqu’au départ du sentier menant à Zebra Slot Canyon. Il est 9H15 et il y a beaucoup de vent. Le temps se dégage progressivement. Comme souvent nous ne croisons personne sur le chemin aller. La marche suit un petit wash pour arriver enfin à l’entrée du Slot Canyon. Celui-ci est très photogénique mais pas très long. Il ne faut surtout pas être trop gros !




Nous ressortons du canyon et prenons le Canyon qui monte tout de suite à gauche (barbelés à franchir) avant de redescendre dans un canyon qui rejoint l’arrière de Tunnel slot. Nous rencontrons à ce moment-là 3 américains mouillés jusqu’à la taille. Ils nous expliquent que Tunnel Slot est noyé par 1m30 d’eau croupie. Et en effet, en nous approchant, de l’entrée de Tunnel Slot nous voyons qu’il est inondé par une eau marron qui ne donne vraiment pas envie.

Nous décidons donc de ne pas traverser Tunnel Slot et de faire demi-tour en traversant le plateau pour rejoindre le sentier. Le retour se fait par le même chemin qu’à l’aller. Nous sommes de retour à 13H (environ 12km).



Nous faisons une petite pause déjeuné à la voiture et partons pour Aetschi Baetchi. Nous avons imprimé des copies d’écran depuis Google Earth pour ne pas se tromper dans les pistes à prendre. Il n’y a pas de sentier menant à la tour mais celle-ci est tellement imposante (peut-être 40 m) qu’elle se voit de très loin. Une grande partie de la marche se fait dans un wash qui slalome dans la vallée. Nous sommes vraiment impressionnés par ce hoodoo isolé au fond d’une vallée.




Les environs donnent envie d’explorer l’endroit mais nous sommes un peu fatigués aujourd’hui. Nous ferons un simple détour dans la « vallée rouge » où se trouvent quelques formes étranges dans le style de Goblin Valley.


Nous mettrons 2H pour faire les 6km de cette petite ballade hors des sentiers battus. Ce fut une bonne découverte que cet endroit. Nous retournons à Escalante pour préparer les valises et faire quelques courses.
Mercredi 2 Mai
Notre expérience avec les gros sacs à dos lors de la descente du Grand Canyon nous a un peu refroidis et on se dit que faire Coyote Gulch en 1 journée est largement faisable, il suffit de partir tôt !
Nous nous levons à 3H45 du matin sachant qu’il y a quand même 2H45 de route pour aller au trailhead depuis Escalante. A 4H15, nous démarrons sur la piste de Hole in the Rock, de nuit c’est encore plus monotone que de jour ! Finalement nous ne mettrons que 2H15 pour faire le trajet (dur dur de rester éveillé à cette heure !). Nous sommes les premiers sur place. Il y a 3 voitures de personnes qui ont passé la nuit dans le Canyon. Bientôt, un groupe de 6 septuagénaires de Los Alamos arrivent, motivés comme jamais ! On aimerait bien avoir la même pêche qu’eux dans 30 ans !
Après une petite sieste dans la voiture, nous nous motivons pour partir vers 7H. Le temps est très couvert, ça ne va pas être l’idéal pour les photos mais au moins nous n’aurons pas trop chaud. Nous essaierons en vain d’attendre une éclaircie sur Steven Arch et l’escalante River, juste avant la descente par Crack in the Wall. Après 45 min, nous abandonnons ! C’est parti donc pour le Canyon avec tout d’abord une descente amusante dans Crack in the Wall (il ne faut vraiment pas être large)


Puis la dune permet d’arriver rapidement à la petite rivière qui traverse Coyote Gulch. La randonnée maintenant est une ballade tranquille où nous alternons marche dans l’eau (excellente de surcroît) et le long du chemin. Les falaises de Sandstone sont particulièrement impressionnantes et le contraste des couleurs ocres et oranges des falaises tranchent avec le vert de la végétation.

La rivière enchaine les méandres et il faut franchir quelques cascades.




Nous passons voir Black Lagoon (pas grand intérêt selon nous), découvrons de splendides pétroglyphes et voyons Cliff Arch qui est peu décollé de la falaise mais reste quand même impressionnante.


Nous poursuivons jusqu’au pont naturel qui est très plaisant avec la rivière coulant tranquillement en dessous.

Le temps commence vraiment à s’améliorer et le soleil perce de temps en temps. A 13H50, nous arrivons au bout de notre remontée de Coyote Gulch : Jacob Hamblin Arch.

Là, les choses sérieuses commencent ! Les 6 personnes de Los Alamos sont déjà en train de faire l’ascension. Nous observons un moment leur montée et décidons de commencer aussi la nôtre. Il faut avouer que la montée est bien plus pentue que ce que nous pensions. Nous utilisons la corde de 30 mètres que nous avons avec nous afin de nous assurer. 10 min plus tard nous sommes la haut. Les américains n’ont pas beaucoup avancé mais ils avancent quand même.


La voiture se trouve à 3.4 km d’après le GPS et nous traçons tout droit à travers les buttes et les petits ravins. Le sable et le slickrock s’alternent et à 16H nous sommes de retour à la voiture, après 25km. Une bonne journée ! Maintenant, c’est 2H20 de voiture sur piste pour rentrer à Escalante. Nous faisons un petit détour à Chimney Rock sur le chemin et atterrissons au Motel Cowboy Inn. La décoration Far West est marrante et le lit est gigantesque ! C’est une bonne adresse.
Chimney Rock
La suite ci-dessous:
La partie 2 : http://voyageforum.com/...e_partie_2_D5756534/
La partie 3 : http://voyageforum.com/...e_partie_3_D5756556/
Je suis un amoureux de l’Ouest Américain, de ses contrées désertiques et grandioses, de cette ambiance si particulière mêlée d’aventure et de découverte. J’adore aussi la gentillesse des américains, leur disponibilité et leur serviabilité. Pour tout dire, il m’est difficile de me dire qu’il existe un pays aussi beau et où il est aussi facile d’organiser son voyage. Alors après 3 précédents voyages (2007, 2008 et 2009), il m’était tout naturel de proposer à ma chérie de découvrir l’Ouest Américain avec moi. Je lui ai dit que « Ça serait notre plus beau voyage ! » et elle a répondu positivement à ma prétention bien placée !
Nous avons donc organisé un voyage d’un mois en insistant principalement sur 4 endroits : Page, Escalante, Moab et Yellowstone. L’objectif était de faire des endroits que je n’avais jamais faits (la liste commence sérieusement à se raccourcir) tout en restant exceptionnels. Voyageforum est pour cela une vraie mine d’or ! Alors merci à tous ceux qui réalisent des carnets sur ce site qui sont une vraie source d’inspiration !
Le voyage s’est fait à 2 pendant près de 3 semaines puis mes parents (qui visitaient la Californie) nous ont rejoints pour les 10 derniers jours afin de faire ensemble Yellowstone et Dinosaure NP.
Enfin dernière petite chose, j’ai écrit la première partie de ce carnet et ma chérie a écrit la seconde (je précise avant que l’on ne croit que je suis schyso ;-) )
Quelques chiffres pour commencer : Durée : 30 jours Distance parcourue en voiture : 11 000 km Distance parcourue à pied : environ 300 km Préparation : 1 mois et demi avant de partir. Réservation auprès du NPS pour Grand Canyon Camping du Phantom Ranch (permis nécessaire), Canyonlands White Rim Road (permis nécessaire), Dinosaur NM Echo Park Camping. Réservation pour Camping Supaï. Quelques réservations d’Hôtel surtout près des parcs nationaux (Canyonlands, Yellowstone).
J’ai fait une liste des endroits que nous avons faits en y rajoutant mes propres commentaires et une notation, bien sûr très personnelle et subjective J Je serais heureux d’en débattre avec les amateurs de l’Ouest Américain ;)
· * On aurait pu s’en passer. · ** Sympa mais pas inoubliable · *** Bien, nous avons beaucoup apprécié · **** Très bien, à faire absolument · ***** Enormes surprises ou incontournables · ****** Exceptionnel, unique au monde (Grand Canyon, Havasupaï Falls, CBS Cottonwood, White Pocket, Grand Prismatic)
La carte du parcours :

Las Vegas
Las Vegas/Strip/Vieux Las Vegas (Ballade) : ** (incontournable mais comment faire autrement ?) Red Rock canyon (Randonnée, point de vue) : ** (la ballade dans les Calico Hills est agréable, un peu de monde à cause de la proximité de Las Vegas, on peut se passer de la ballade de red Spring, 2.3 km)
Grand Canyon
Grand Canyon – South Kaibab Trail (randonnée) : ****** (des points de vue à couper le souffle, un sentier magnifique, la descente se fait par là ! 12.6 km) Grand Canyon – Bright Angel (randonnée) : ***** (la fin est terrible avec un gros sac à dos, des points d’eau aux bons endroits, la remontée se fait par là ! 16.8 km) Havasupai Falls (randonnée, baignade) : ****** (le paradis sur terre ! Le prix d’accès est scandaleux…33km)
Page
HorseShoe Bend (point de vue, ballade) : **** (Incontournable, un méandre parfait du Colorado, des falaises impressionnantes, 4km) Smockey Mountain Road/Kelly Grade (piste) : **** (l’impression d’être sur la Lune, jamais vu un contraste de couleur pareil le jour où nous y étions) Cobra Arch (randonnée) : ** (un peu déçu par l’arche qui est finalement petite, par contre il n’y a personne ! 10 km) Coyote Butte South - Cottonwood section (piste, randonnée) : ****** (la nature est capable de choses incroyables, vaut largement The Wave, 5.7 km) White Pocket (pise, ballade) : ****** (une autre planète ! 2.5 km)
Kanab
Townsite Johnson Canyon Road (visite) : ** (petite ville du far West qui a servi de décor, sympa) Willis Creek (randonnée) : *** (ballade dans un canyon traversé par une rivière. Rafraîchissant et agréable 4.6 km)
Escalante
Kodachrome State Park/Panorama Trail (randonnée) : ***** (Belle surprise que ce parc, un Must, 10 km) The Vulcano/Escalante NP (randonnée) : **** (Partir avec les coordonnées GPS ! 12.7 km) Escalante River/Escalante NP (randonnée) : ** (mérite sûrement mieux mais nous nous sommes trompés de chemin ! 11.4 km) Zebra Slot Canyon/Tunnel Slot/ Escalante NP (randonnée) : **** (très photogénique, les alentours méritent aussi le déplacement 11.7 km) Aetchi Baetchi Tower (piste, randonnée) : *** (inconnu et totalement en dehors des sentiers battus 5.7 km) Coyote Gulch (randonnée) : ***** (la plus belle randonnée de l’Ouest Américain pour certains, 24.5 km) Chimney Rock (piste, point de vue) : * (a faire si dans les environs)
Capitol Reef
Gooseneck Overlook et Sunset Overlook (ballade, point de vue, ): * (A faire si on est dans le coin, 1 km) Hickman Bridge (ballade) : *** (Arche grandiose, environnement magnifique, 3.2 km)
Hanksville
Dirty Devil Overlook (piste, point de vue) : **** (un des plus beaux points de vue de l’Ouest Américain) Leprechaun Canyon (randonnée) : **** (ludique, photogénique, surprenant 3.2 km) Hite Overlook (point de vue) : ** (à voir si on passe à côté) Road Canyon Ruins (randonnée) : **** (très belles ruines, jolies couleurs 7.2 km) Mule Canyon/House on Fire (randonnée) : **** (l’intérêt principal est photogénique 3.4 km)
Moab
Druid Arch/Chesler Park (randonnée) : ***** (Arche grandiose dans le plus beau parc pour marcher 21 km) Anticline Overlook (piste, point de vue) : **** (mérite les 100 km de détour !) Mesa Arch/ Island in the Sky (ballade) : ***** (un must 1.6 km) Whale Rock Trail/Island in the sky (ballade) : * (intérêt limité à part monter sur un rocher qui ressemble à une baleine ! 1.6 km) Upheaval Overlook/Island in the Sky (point de vue) : **** (cratère de météorite, couleurs et forme impressionnantes 1.6 km) Green River Overlook/Island in the Sky (point de vue) : **** (splendide) Aztec Bute Trail/Island in the Sky (ballade) : ** (l’accès à la 2e butte était interdit, mérite surement mieux, 1 km) False Kiva Trail/Island in the Sky (ballade, point de vue) : *** (photogénique, un petit côté mystique, 3.5 km) Shaffer Trail/Potash Road/Island in the Sky (piste) : *** (descente impressionnante, très cassante) White Rim Trail Road/Island in the Sky (piste) : ***** (une piste de 160 km, mythique, inoubliable) Zeus & Moses Trail (ballade) : ** (pour se dégourdir les jambes lorsqu’on fait la piste de White Rim Trail Road, 4 kme) Dead Horse Point (point de vue) : ***** (Grandiose) Long Canyon Road (piste) : *** (un passage légèrement technique, beaux points de vue) Corona Arch (ballade) : **** (majestueuse, nécessite peu d’effort pour y aller, 4 km) Dinosaur Track/Petroglyphes/Colorado River/Moab (ballade) : ** (à voir si on passe à côté) Hurrah Pass (Piste) : *** (bien) Mill Creek (ballade) : *** (rafraîchissant, 3 km) Survol canyonlands (Vol) : **** (Au départ de l’aéroport de Moab, inoubliable) Onion Creek/La Sal Mountains Loop/Castle Valley (Piste) : **** (des paysages très différents, un MUST. Attention une des pistes les cassantes que j’ai faite) Fisher Towers (Ballade) : *** (A faire en fin de journée, parait-il les falaises les plus rouge de l’Ouest Américain 2.7 km) Negro Bill Canyon/Morning Glory Bridge (Randonnée) : *** (facile, sympa, le pont naturel est dur à photographier, 7 km) Crystal Geyser (Visite) : **** (des couleurs magnifiques, surprenant) Buckhorn Wash Road & petroglyphs (piste) : *** (très jolis petroglyphs) Little Grand Canyon Overlook (Point de vue) : *** (le détour en vaut la peine !)
Yellowstone
Grand Teton National Park/Scenic Road (Points de vue) : **** (Chaîne de montagne majestueuse) Kepler Cascades (Point de vue) : ** (A côté de la route (entrée Sud), quel débit !) Old Faithful/Morning Glory Pool/Yellowstone (Ballade) : **** (site principal du parc, éruptions courantes, un peu trop “organisé” à notre gout, 5 km) Black Sand Basin/Yellowstone (Ballade) : **** (pools avec des très jolies couleurs, 1 km) Biscuit Basin/Yellowstone (Ballade) : ***** (Magnifique, 1 km) Midway Geyser Basin/Grand Prismatic Spring/Yellowstone (Ballade) : ****** (s’il faut n’en voir qu’un ! Surtout depuis la colline en face ! 4 km) Lower Geyser Basin/Yellowstone (Ballade) : **** (un décor de fin (ou de début) du monde, 0.7 km) Terrace Spring/Yellowstone (Ballade) : ** (pas essentiel, 0.2 km) Gibbon Falls/Yellowstone (Point de vue) : ** (Sur la route, à voir) Monument Geyser Basin/Yellowstone (Randonnée) : *** (je ne sais pas si cela vaut le temps passé vu toutes les autres merveilles du Parc, 4 km) Artist Paint Pot/Yellowstone (Ballade) : *** (très varié, 2 km) Norris Geyser Basin/Yellowstone (Ballade) : **** (steamboat geyser est très actif, 4 km) Mammoth Hot Spring/Yellowstone (Ballade) : ***** (une des 3 choses à voir absolument avec grand prismatic et le canyon de Yellowstone, 3 km) Upper Terrace Drive/Yellowstone (Route) : **** (très intéressant) Roaring Mountain/Yellowstone (Point de vue) : * (Mouais, si on veut se dégourdir les jambes 2 min) Canyon de Yellowstone (Lower Falls, Grand View, Upper Falls, Uncle Tom trail (le début), Artist Point) /Yellowstone (Points de vue, Ballades) : **** (le canyon a des couleurs à tomber, des chutes d’eau impressionnantes, 3 km) Sulfur Calderon/Yellowstone (Point de vue) : ** (pas essentiel) Mud Vulcano/Yellowstone (Ballade) : ** (bien, 1.2 km) Strom Point trail/Yellowstone (randonnée) : *** (sympa, calme, plein de marmottes ! 3.5 km) West Thumb/Yellowstone : **** (A voir absolument, 1.5 km)
Dinosaur national Monument
Island Park Road (Piste) : *** (Piste facile, presque personne) Petroglyphes de McKee Spring (Ballade) : **** (ceux-ci et ceux d’en face sont splendides !) Island Park Overlook (Point de vue) : *** (joli point de vue mais trop « européen » pour ma part) Jone Holes trail (Randonnée) : *** (très agréable, attention aux serpents (on en a rencontré 3) 12 km) Fossiles du Quarry Exhibit : *** (impressionnant mais organisé) Sounds of Silence trail (Ballade) : *** (ballade sympa, 5km) Split Mountain Overlook (Point de vue) ** (sur la route) Josie’s Cabin (Visite) : ** (intéressant, un autre monde) Pétroglyphes (lézards) (Ballade) : *** (unique) Escalante Overlook, Canyon Overlook, Island park Overlook, Iron Spring Bench Overlook, Echo park Overlook (Points de vue) : *** (à faire) Pétroglyphes horizontaux (Ballade) : *** (surprenant) Harpers Corner trail (Ballade) : **** (très sympa et point de vue grandiose, 3.5 km) Echo Park Road (Historic Chew ranch, Pool Creek petroglyphs, Whispering Cave, Picasso Face) (Piste) : *** (sympa) Steamboat Rock Trail & Overlook (Ballade, Point de vue) : **** (Magnifique, 5 km) YampaBench Road (Castle Park, Harding Hole and Wagon Wheel Point Overlooks) (Piste) : *** (Intéressant mais un peu long)
Samedi 21 Avril
Après un vol pour Los Angeles sans encombre, nous nous empressons d’aller au loueur de voiture avec la ferme intention de trouver le véhicule adapté à notre programme. Bon, dès le début, l’hôtesse nous la fait à l’envers en nous disant qu’ils n’ont pas de 4*4 en full size mais uniquement des SUV routiers…elle nous propose de payer un supplément pour avoir un 4*4 dans la taille supérieure. De nature confiante (quoi que..) on va voir… et là ils nous sortent un veau version XXXXXL et en 4WD en plus ! Ca sent l’arnaque à plein nez : le véhicule ne doit pas appartenir à l’agence de Los Angeles et ils cherchent un pigeon pour le ramener à sa véritable agence, en plus à nos frais ! Bref, je prends les choses en main et farfouille dans l’allée. C’est vrai, il n’y a pas grand-chose, mais un écusson « trail rated » sur une Jeep Liberty avec une vrai roue de secours, 4*4 manuel et pont court, finit par me convaincre que nous avons trouvé notre monture pour le mois. Seul petit bémol, les pneus ne semblent pas être de la première jeunesse. Pas grave, nous prévoyons de faire un saut à l’agence de Las Vegas pour voir s’il y a mieux. Mais pour l’instant, nous devons décoller de Los Angeles pour rejoindre Las Vegas. Le temps a quand même tourné et nous avons de la route à faire !
A mesure que nous sortons de Los Angeles, le temps s’éclaircit. Ce n’est pas qu’il fait mauvais à Los Angeles mais la pollution créé un nuage qui oblitère en partie le soleil. Les automatismes reviennent vite : doubler par la droite, rouler 7mph au-dessus de la vitesse indiquée. Le plaisir de conduire sans stress revient tout aussi vite. La température monte progressivement et il fait 104°F à Las Vegas. Quoi ! 30°C de différence avec Paris que nous avons quitté 24H plus tôt. Humm trop bon !
L’entrée par le Strip est toujours un moment où l’on hésite entre fascination et kitsch… ah ces américains, tout dans la démesure et le superficiel…

La chambre prise (Riveria Hotel : bon rapport qualité/prix), nous filons vers Fremont Street pour aller voir le « Vieux » Vegas. Enfin vieux, c’est tout relatif car nous sommes accueillis par un spectacle son et lumière à décoiffer un chauve ! Quelle débauche de Watts !
Nous déambulons pendant 1H au milieu de personnages allant de Disney au travesti SM. Tous les goûts sont dans la nature paraît-il alors nous dirons simplement que tout participe à la fête. Ah oui, ��a avait l’air aussi sympa la tyrolienne installée sur la longueur de Fremont Street. Dommage qu’il y avait autant de monde à faire la queue sinon ça nous aurait bien dit de jouer à Tarzan !




Buffet à volonté (très moyen), quelques dollars rapidement dépensés au bandit manchot et la fatigue commence à se faire sentir. Il faut dire que l’on a déjà fait le tour du cadran depuis le départ… donc nous décidons de retourner au Strip par le Bus. Ce fut interminable : 1H pour rejoindre Treasure Island ! Nous étions à deux doigts de faire notre nuit dans ce bus. Heureusement des américains excessivement bruyants nous en ont empêchés (involontairement). Nous profitons des quelques spectacles du Strip jusqu’au Bellagio et décidons d’aller rejoindre Morphée à l’Hôtel, fatigués mais heureux d’être là. Vraiment heureux !


Dimanche 22 Avril
Malgré une nuit très courte, décalage horaire et excitation nous font décoller tôt. Petit déjeuner au Deny’s … humm les pancakes et le chocolat avec crème, quel régal !
Nous filons maintenant à l’aéroport de Las Vegas pour dénicher un meilleur véhicule (ou au moins avec de meilleurs pneus). Pas de chance, le choix est aussi limité qu’à Los Angeles. Il y a bien une jolie Jeep Wrangler avec des pneus impressionnants mais le toit est en toile. Ce n’est vraiment pas l’idéal pour laisser une voiture plusieurs jours en plein désert… Pas de doute maintenant, il va falloir rouler doucement sur les pistes avec la Liberty ! Comme nous avons quelques backpacking et des nuits sous la tente, nous devons faire quelques courses (bombonnes de gaz, glacière, réchaud…). Nous trouvons un très bon magasin (Bass Pro Shops Outdoor World), un peu cher mais avec beaucoup de choix.
En prévision de la descente du Grand Canyon de demain, nous allons maintenant nous dérouiller un peu les jambes au petit parc de Red Rock Canyon situé à quelques km à l’Ouest de Las Vegas.

Premier arrêt à calico Basin pour une rapide ballade (20 min) qui consiste à aller voir une source et profiter des paysages de la partie Est du red Rock. La chaleur est déjà difficilement soutenable car il n’est pas loin de midi et la région connait des records de température.


Nous repartons vers l’entrée du parc. C’est Dimanche et il y a quand même pas mal de visiteurs qui espèrent surement échapper aux températures caniculaires (le parc est à 1 200 m d’altitude). Nous faisons la ballade qui longe les Calico Hills en regardant de temps en temps quelques personnes faire de l’escalade. Les roches « Atztec sandstone » rouges orangées tranchent magnifiquement avec les autres roches blanches et grises.
Parcours de la petite ballade
Avec le profil suivant

De retour à la voiture, nous voyons que nous n’avons plus vraiment le temps de découvrir ce parc et nous parcourons le reste de la route en voiture. En effet, nous devons rejoindre Tusayan d’ici ce soir.

La route est longue et monotone mis à part les kilomètres aux alentours du Lac Mead. Tiens il y a un nouveau pont au-dessus du barrage Hoover ! Il n’y a plus les traditionnels embouteillages lorsqu’il fallait passer sur le barrage.
Au loin, nous apercevons une fumée se dégager. Est-ce un incendie, une tornade de poussière. En s’approchant de plus près on se rend compte que c’est un incendie qui vient de la route. En effet, un camion vient juste de prendre feu et sa cargaison est en train de partir en fumée. Nous ne savons pas ce que c’est mais il y a par moment des explosions. Tous les véhicules sont arrêtés car il est impossible de passer. Au bout de 5 min, un premier 4*4 escalade le talus pour prendre l’autre voie à contre sens. A son passage une explosion plus violente se fait entendre mais ça va il passe sans problème. Puis d’autres décident de suivre son exemple. Comme nous ne sommes pas vraiment en avance nous faisons la même chose et puis c’est le premier test de franchissement pour notre véhicule. Test réussi et haut la main ! De l’autre côté, nous voyons le chauffeur qui est indemne et qui attend les pompiers.
Après plusieurs heures de route, nous arrivons à Tusayan. Nous sommes tellement fatigués que nous n’avons même pas la force de manger ! Direct au lit !
Au fait, pourquoi faisons nous Las Vegas -> Grand Canyon -> Havasupaï ? Alors que la logique aurat voulu que l’on fasse Havasupaï avant Grand Canyon… Tout simplement parce que je m’y suis pris comme un manche au moment de la réservation et que j’ai inversé les dates ! Ma petite étourderie nous aura coûté au moins 6 à 8H de route ! Je vous l’ai dit : J’ADORE conduire aux Etats Unis ! ;)
Lundi 23 Avril
Aujourd’hui c’est la descente du Grand Canyon qui nous attend ! Nous avons choisi l’option de faire la rando sur 2 jours afin de profiter un maximum de l’endroit. La rando en 1 jour est surement faisable mais cela nécessite de partir très tôt, probablement aux alentours de 4H du matin. Nous préparons les sacs en essayant de limiter au maximum le poids mais avec la tente, 4,5L d’eau chacun, la bombonne de gaz, le réchaud, sac de couchage, la nourriture pour 2 jours, les vêtements, le matériel de photo …le sac s’alourdit considérablement : entre 15 et 17 kg pour le mien ! Il faut dire aussi que nous avions mal lu les conditions d’accès à l’eau et pensions qu’il n’y avait pas d’eau au camping du phantom ranch ! D’où les 9L d’eau à 2…. Bref passons cette épisode peu glorieux de la préparation (encore un…) et attaquons nous aux 1 400 m de dénivelé négatif !
Tout d’abord, nous allons prendre des forces avec un petit déjeuner à la Cafétéria du Lodge du Grand Canyon. Puis nous prenons la navette qui nous amène au début du South Kaibab Trail. Nous démarrons doucement la marche car il nous faut nous habituer à la lourdeur des sacs et puis nous ne sommes aux Etats Unis que depuis 2 jours (pas très sérieux de faire cela si tôt après un long vol mais bon..). Cela nous laisse au moins le temps de profiter de la beauté du paysage ! Il est 9H du matin et il fait déjà chaud. Le temps est magnifique !
La carte du parcours
Profil de la descente
Profil de la remontée

Plus nous descendons et moins il y a du monde. C’est le chemin que la plupart des randonneurs prenne pour aller dormir en bas du grand Canyon car il n’y a pas d’eau sur le South Kaibab Trail, au contraire du Bright Angel qui est pris pour la remontée. Nous doublons quelques personnes qui nous font vraiment envie car elles portent un petit sac. Elles ont eu la chance de pouvoir réserver une chambre dans le Phantom Ranch, hummm. Il faut savoir que les réservations se font généralement 1 an et demi avant ! Avec notre mois et demi de préparation, nous avons même eu de la chance d’avoir déjà une place au camping du Phantom Ranch ! Le chemin offre des vues plongeantes et spectaculaires et le Colorado se dévoile de temps en temps lorsque le plateau se rapproche de la falaise.








Nous arrivons au bord du Colorado vers 14H après avoir traversé le Dark Bridge. C’est l’occasion de faire une pause bien méritée. Quel plaisir de déposer le sac à dos et d’enlever les chaussures :-) Nous ne résistons pas à l’envie de tremper nos pieds dans l’eau très très rafraichissante du Colorado. Vu d’ici le grand Canyon ressemble à un canyon normal car il est impossible d’apercevoir les rim Sud et Nord, situés 1400 m plus haut.


Après avoir monté la tente (emplacement de camping nickel), nous allons nous désaltérer, on dira plutôt se réhydrater, avec des litres de citronnade au Bar du Ranch. Tiens que m’arrive-t-il ? Je ne suis pas capable de lever le verre…en fait, j’ai tellement mal aux trapèzes à cause du sac que je suis incapable de lever les bras ! Quand on vous dit qu’on manquait de préparations ! En revenant à la tente, le « ranger » arrive et nous prend à parti pendant 30 minutes pour nous expliquer les règles d’usage du camp. On écoute sagement mais on rigole quand même intérieurement quand il nous explique que si l’on laisse un morceau de plastique à l’intérieur de la tente, on risque de se faire attaquer pendant la nuit par une horde d’animaux sauvages qui voudrait dévorer le plastique :-)
Après un succulent repas à base de nouilles déshydratées, nous allons voir le coucher de soleil sur les falaises bordant le Colorado. Quel calme ! On a surtout le sentiment d’être dans un endroit unique et reculé.


A 19H, nous nous endormons, fatigués, en espérant qu’une bande d’écureuils ne nous agresse pas pendant la nuit !
Mardi 24 Avril
Finalement et malgré les dangereux animaux rodant surement toute la nuit, notre tente est intacte et nous avons passé une superbe nuit, aidés il est vrai par une superbe fatigue ! Nous nous levons aux premiers rayons du soleil vers 5H30. Il nous faudra 1 petite heure pour tout ranger et prendre le petit déjeuner. Au moins déjà la moitié des randonneurs est déjà partie. Il faut en effet éviter la forte chaleur durant la remontée, surtout qu’il y a des records de température en ce moment (34° hier au bord du Colorado !).
Nous quittons Bright Angel Creek puis nous traversons le Silver Bridge, pont suspendu qui enjambe le Colorado. Le temps s’annonce radieux !




Le chemin longe tranquillement le Colorado (quelques montées et descentes quand même) jusqu’au début de la montée allant à Indian Garden qui s’effectue dans l’ombre (en partant tôt bien sûr) puis sous les arbres.



Il n’y a pas du tout les mêmes vues plongeantes que lors de la descente du South Kaibab Trail mais le chemin est très agréable et pas trop pentue pour l’instant. En plus, il n’y a pas grand monde ce qui est normal. Nous croisons quand même certains randonneurs partis à 4H du matin de la haut (dont un qui le faisait en courant) !


A partir d’Indian Garden les choses se compliquent et la montée devient bien plus raide. Nos pas ralentissent au fur et à mesure que nous nous rapprochons du bord du Grand Canyon et « bizarrement » le poids du sac à dos se fait de plus en plus sentir ! Heureusement, les rangers ont mis en place 3 points d’eau tous les 1.5 miles afin d’éviter de porter trop d’eau. Un système de pompe fait remonter l’eau depuis Indian Garden jusqu’aux 2 autres points d’eau situés plus haut. Les derniers lacets sont interminables mais beaucoup de touristes nous encouragent en nous voyant souffrir. C’est sympa !

A 14H30, nous effectuons nos derniers pas dans le Grand Canyon et une fois le panneau franchi nous tombons dans les bras l’un de l’autre. Nous sommes fiers de l’avoir fait. We did it ! Quel soulagement d’enlever le sac à dos en attendant le bus :-) Nous sommes quand même exténués…
La climatisation à fond dans le bus additionnée à la fatigue a raison de mes dernières forces et j’en profite pour choper la crève ! Il faut dire aussi que 45 min pour rejoindre le visitor center…c’est pas très rapide. Bref, nous récupérons la voiture qui n’a pas explosé malgré les bonbonnes de gaz qu’elle contient..oui c’était notre crainte depuis la veille d’avoir laissé la voiture au soleil avec 3 bonbonnes de gaz à l’intérieur ;) Heureusement, il fait quand même bien plus frais là-haut qu’au bord du Colorado. Nous allons étancher notre soif à la cafeteria. Humm trop bon ! Malheureusement, nous n’avons pas trop le temps de traîner car nous devons rejoindre Peach Springs ce soir.
Retour donc vers l’Ouest en profitant cette fois-ci du paysage de la route que nous avions fait de nuit 2 jours plus tôt. Nous avons choisi le motel le plus près du site de Havasupaï mais il faut avouer que ce n’est pas vraiment cela : il est cher pour la prestation offerte et en plus nous sommes seuls. Ça fait un peu comme dans les films où un jeune couple disparait dans des conditions étranges lors de son séjour dans un Motel paumé au milieu de nulle part. Un peu glauque à vrai dire…
2e inquiétude et pas des moindres : le temps annoncé pour demain n’est pas terrible et pour le surlendemain carrément abominable ! De violents orages sont annoncés d’ici 24H et nous avons prévu de faire Havasupai en 2 jours… Nous contactons le prestataire qui organise des vols en hélicoptère afin de gagner 1 journée de randonnée mais aucun vol n’est effectué demain ! Nous n’avons donc pas le choix, il va falloir effectuer la randonnée sur 1 journée, soit 35 km avec 800m de dénivelé positif et négatif ! Sur ce bonne nuit !
Mercredi 25 Avril
On se lève vers 3H30 du mat et après avoir checké une dernière fois la météo nous décidons de mettre notre plan à exécution. Nous partons du Motel à 4H et prenons la route qui mène tout droit à Hilltop. Enfin tout droit c’est vite dit car à cette heure avancée de la nuit c’est toute la famille Lapinou qui a décidé de traverser la route et de jouer à cache-cache avec les roues de la voiture ! C’est con quand même un lapin dès fois…surtout quand il a des envies de suicide !
Nous arrivons pile au moment où le jour commence à se lever vers 5H30. Le parking est plein de randonneurs ayant passé la nuit à Supai. Il y a un gardien à Hilltop pour surveiller les voitures. Nous nous équipons rapidement et partons de suite.
Une petite carte de l’itinéraire
Ce qui donne le dénivelé suivantLe temps est très couvert mais on ne dirait pas qu’il va pleuvoir. Le canyon d’Havasu s’ouvre devant nous. Je le trouve assez majestueux avec ses hautes falaises régulières aux couleurs rougeâtres.

On distingue le labyrinthe formé par le 2e petit canyon situé à l’intérieur et qui mène au village de Supaï. Tout est là pour une journée mémorable !
Nous entamons la descente en courant car la météo annonce de possibles averses dès 9H du matin. Passés les switchbacks une longue pente conduit à l’entrée du sous canyon creusé par la rivière qui est maintenant totalement à sec. Nous marchons d’un pas très rapide et commençons à croiser les premiers randonneurs remontant dans l’autre sens. Ils nous demandent d’ailleurs s’il pleut là-haut ! Nous additionnons les kilomètres et finissons par atteindre la rivière Havasu.
L’eau est d’une limpidité incroyable, sa couleur bleu turquoise invite à la baignade ! Après 2H20 d’une marche très active nous atteignons les premières maisons du village et nous sommes au visitor center à 8H. 2H30 pour faire 13 Km, ça fait une bonne moyenne !

Nous payons les droits d’entrée : 88$ pour 2 simplement pour rentrer, sans autre prestation et pour quelques heures…on trouve cela tout simplement scandaleux ! Le paradis a un prix parait-il, les indiens l’ont bien compris !
Nous contournons le village par la droite (chemin imposé, pas le droit de traverser le village..) et arrivons aux premières chutes : Navajo Falls. Elles sont très larges et doubles. Elles ressemblent aux chutes que l’on voit dans les tableaux lumineux des restos chinois (je sais c’est une super référence !). Il y a beaucoup de végétation sur les parois des chutes formant un mur végétal à travers lequel coule l’eau.


La chute d’après est me semble-t-il nouvelle et a été créée lors de la dernière inondation. Elle est assez classique mais de toute beauté. A sa droite la rivière s’écoule à travers de larges bassins.




Nous reprenons le chemin, ce qui laissera à nos appareils photo le temps de se reposer un peu !


Au bout de 1 à 2 km un bruit assourdissant se fait entendre. Rien qu’à ce bruit nous savons que nous allons découvrir quelque chose d’exceptionnelle :-) La première vue sur Havasu fall est mémorable. Plus que la chute d’eau, c’est tout l’environnement qui donne l’impression d’arriver dans un coin du paradis : un large bassin rempli d’une eau d’une couleur irréelle qui se termine par un bassin plus petit formant une sorte de jacuzzi, une large chute tombant au milieu de coulées de roche.
A la vue de ce merveilleux spectacle nous courons littéralement. En quelques secondes nous sommes en maillot de bain et en plus l’eau est agréable ! We like it !

Nous y restons près d’une heure mais le temps nous étant compté aujourd’hui, nous décidons à regret de partir en direction de la 3e chute. Nous traversons le camping. Il y a quelques personnes mais il n’est pas vraiment plein. Les gens ne semblent pas vraiment s’inquiéter des orages qui s’annoncent (ou peut-être ne sont-ils pas au courant..).
Après 1.4 km un nouveau grondement sourd se fait entendre et nous découvrons d’en haut Mooney Fall, beaucoup plus haute que les chutes précédentes. Son mugissement est impressionnant. Nous entamons la descente en nous aidant des chaînes mais nous nous rendons compte que nous avons dépassé le temps que nous nous étions fixés pour notre départ. Il est 12H15 et nous devons en effet repartir afin d’éviter les fortes pluies orageuses annoncées pour la fin de la journée.


La remontée s’annonce dure car nous avons déjà fait 17 Km et bizarrement, à l’aller, le chemin ne nous avait pas semblé aussi pentu…
Après un petit verre rafraîchissant à Supaï nous entamons la remontée. Pour tout dire, elle me semblera interminable, surtout la partie dans le sous canyon. Et puis, nous croisons d’incessantes colonnes de mules déversant des tonnes de crottin sur tout le trajet. Ca gâche un peu la beauté du parcours, renifler toutes les 30 secondes une odeur de merde, y a quand même plus agréable !
Le temps couvert a l’avantage de nous protéger de la chaleur pendant la remontée. 20km, 25km, 30km…les muscles deviennent douloureux et il est de plus en plus difficile de marcher (du moins pour ma part). Le rythme ralentit et nous commençons à entamer nos réserves. A la sortie du sous canyon, les 2.5 derniers km de la montée finale nous attendent et je m’aide d’un bâton afin de soulager l’arrière de ma cuisse droite qui me tire à chaque appui. A la limite de mes forces, 17H25, je jette mon bâton en l’air. We did it ! 35 km, 800m de dénivelé positif et négatif. Ce fut notre Havasu marathon !
Pas le temps de traîner, nous rejoignons Flagstaff, fatigués mais heureux d’avoir vécu une superbe journée. Inoubliable !
Jeudi 26 Avril
Nous nous levons à 7H30 pour une journée de transition nous menant à Page. Le temps est vraiment mauvais, pluie et orages. On se dit qu’on a bien fait de faire havasu Falls en une seule journée. La route vers Page s’effectue pratiquement intégralement sous la pluie.
Arrivés à Page, nous prenons possession de la chambre au Motel 6 : piscine fermée, machine à glaçons en panne, lit défoncé, isolation totalement inefficace…à éviter mais on n’a pas le choix.. on a réservé 3 nuits ici !
Il est 15H et nous remarquons que les éclaircies reviennent. Nous décidons d’aller à Horseshoe bend que je connais bien (3e fois pour moi) mais c’est un peu incontournable ! Et puis nous avons l’intention de nous balader dans la partie Nord Est du site (après avoir fait la partie Sud-Ouest il y a 3 ans).
La vue sur ce méandre parfait du Colorado est toujours aussi impressionnante et les couleurs toujours aussi remarquables ! Nous nous baladons ensuite au milieu des tepees, formes tabulaires, buttes striées et en profitant toujours de vue impressionnantes. Nous effectuons une boucle qui nous reconduit à la voiture. Ce fut une ballade super agréable qui permet de s’éloigner du monde.





Le temps reste quand même menaçant mais nous décidons d’effectuer le début de la piste de Smokey Mountain Road, notamment la montée de Kelly Grade qui est la partie la plus spectaculaire de la piste et qui offre des points de vue magnifiques sur le lac Powell.





Vendredi 27 Avril
Ce matin, nous partons à 7H ! Pourquoi ? Parce que le tirage au sort pour Coyote Bute North et Coyote Bute South se situe maintenant à Kanab et non plus à la Paria Ranger Station à coté de Page. Heureusement que nous l’avons lu sur Internet pendant le voyage ! Il nous faudra quand même 1h20 pour atteindre Kanab. Bizarre d’avoir déplacé le tirage au sort la bas… Comme nous ne sommes que 6 à vouloir faire CBS il n’y a pas de tirage au sort et nous repartons avec les permis pour le lendemain.
Pour aujourd’hui, nous avons prévu de faire Cobra Arch située non loin de la Paria Ranger Station sur le plateau au-dessus de Buckskin Gulch. La piste qui mène au début du TrailHead longe Long canyon puis s’aventure au milieu d’un plateau sablonneux.
A la fin de la piste, une dame qui lit un livre sur un transat ( !) nous indique que le début de la rando est bien ici et que le chemin n’est pas évident à suivre. Nous avons un GPS de rando et une carte donc pas de soucis pour nous, ça devrait aller !

Il est 11H15 lorsque nous empruntons le chemin non balisé. La marche s’effectue principalement dans du sable mou ou du sandstone cassant et très fin. Elle ne présente pas d’intérêt particulier et est plutôt fatigante avec un enchaînement de montées et de descentes. Nous faisons un petit détour pour voir Buckskin Gulch d’en haut, mais nous n’arrivons pas à voir le fond du Canyon.
Finalement c’est très simple d’arriver à Cobra Arch qui se découvre qu’au dernier moment. Notre première réaction est de nous dire qu’elle est beaucoup plus petite que ce nous pensions. De plus elle est très peu décollée de la falaise, ce qui rend peu aisée la prise de photo. Par contre, il est vrai qu’elle ressemble à un cobra sous un certain angle.

Pas très loin au-dessus se trouve un énorme Tepee très photogénique. C’est une mise en bouche de ce qui nous attend demain à CBS.


Sur le chemin du retour nous croisons 4 magnifiques Bighorns. Je n’en avais jamais vu lors de mes 3 voyages précédents ! Ils nous observent depuis leur promontoire. Ensuite, nous filons tout droit vers la voiture que nous atteignons à 16H15.



Que dire de cette ballade ? Elle ne nous a pas semblé essentielle et il y a surement bien mieux à faire dans la région avant de faire celle-ci. Par contre, on a bien bronzé (ou cramé plutôt car il n’y a pas une seule zone d’ombre !)
Sur le retour vers Page, nous faisons un petit arrêt à la Marina pour se tremper les pieds et faisons la route longeant le lac afin de constater que le niveau du lac a bien baissé ces dernières années …

Samedi 28 Avril
Le permis pour CBS en poche, la journée s’annonce succulente ! Nous partons de Page vers 7H30 avec une petite appréhension quand même : nous avons tellement lu de commentaires sur la possibilité de s’ensabler sur les pistes du plateau des Vermillon Cliffs que nous avons choisi le chemin le plus facile et le moins sablonneux, c’est-à-dire en faisant le grand tour par le Sud.
Nous arrivons vers 10H30 à CBS (ça fait quand même 3H de route/piste…) et sans encombre. Les passages de sable mou étaient plutôt faciles. Il y a déjà 2 autres véhicules présents sur le site et un Outfitter arrive avec 2 clients américains en même temps que nous. Ils ne nous lâcheront pas de la journée (ou l’inverse) !!
Le sentier commence par une petite marche dans du sable mou jusqu’à un petit plateau avec un rocher ressemblant à un Rubik’s cube avec plein de couleurs différentes.

Nous enchainons ensuite en passant à travers des teepees aux formes extravagantes, des vagues aux striures surprenantes, des « cornets de glace ». Le site est immense et recèle d’innombrables curiosités.





A chaque fois nous pensons être arrivés au bout et on aperçoit finalement un autre ensemble de formations, ce qui nous incite à continuer l’exploration. Il faudrait bien 2 jours pour profiter pleinement du lieu surtout si on a la passion de la photographie. Il n’y a peut-être pas la finesse de The Wave mais les formes et les couleurs sont beaucoup plus diversifiées. Nous resterons au total près de 4 heures sur place avant de nous restaurer de retour à la voiture.
Encore quelques photos de cet endroit surprenant :











Nous reprenons la piste par le chemin le plus direct pour White Pocket que nous atteignons vers 15H40. La piste est légèrement cassante dans la descente avec des grosses ornières dans le sable mou. Il faut de bons amortisseurs !
L’arrivée est assez surprenante car au « parking » nous ne voyons absolument rien. Il faut franchir les dunes de sable sur une centaine de mètre pour découvrir un décor irréel. L’impression d’arriver sur une autre planète est très forte : des brain rocks blancs mélangés à des coulées de roche rouges et des vagues colorées. J’avoue n’avoir pas pu décoller mon doigt de la gâchette : près de 200 photos en 2H ! Un vrai killer !













De retour à la voiture, nous décidons de prendre la piste du Sud qui est la plus facile et permet de ressortir vers Marble Canyon. Au final et malgré nos craintes, la piste n’a pas été aussi dure que ce que nous pensions (les sac de couchages et les provisions pour 3 jours que nous avions pris au cas où ne nous ont pas servi !)
Nous retournons à Page pour la nuit.
Dimanche 29 Avril
Nous quittons la région de Page que nous avons beaucoup apprécié. Il y a tellement de choses à découvrir ici ! Nous nous levons à 6 heures et prenons la direction de Kanab. Notre projet initial était de faire la smokey Mountain Road mais nous avons finalement changé d’avis. L’arrivée dans l’Utah se fera donc par la Johnson Canyon Road !
Après quelques miles nous faisons un petit arrêt au Townsite de la Johnson Canyon Road. Cette ville fantôme est un ancien décor de cinéma. Il y a pas mal de bâtiments qui sont à terre mais tout y est : le saloon, l’église, l’épicerie, la potence… un vrai parfum de Farwest. Très sympa !




La route de la Johnson Canyon Road se termine et nous prenons à droite la piste de la Skutumpah Road. Elle est très roulante et passe au milieu de vallées de l’Escalante National Monument. Les vues sont plaisantes et reposantes même s’il n’y a rien de spectaculaire.
Nous passons devant Lick Wash que nous ne pouvons pas faire faute de temps et allons directement à Willis Creek. Il y a une dizaine de voitures sur le parking dont un énorme 4*4 (type camion du Paris Dakar) qui appartient à des allemands qui font un tour du monde. Impressionnant ! Il est vrai que nous sommes Dimanche et qu’avec la chaleur la ballade dans l’eau est très rafraîchissante.
Nous mettrons 1h30 pour faire la petite marche qui suit la rivière avec des passages au milieu de canyons étroits très photogéniques (trépied obligatoire). Nous croisons quelques groupes de jeunes et même des groupes à cheval. Le temps est très agréable aujourd’hui et c’est un vrai plaisir de profiter des passages ombragés. Nous allons jusqu’à la confluence avec un canyon de même taille venant de la gauche, pensant que les passages les plus intéressants étaient faits.









Nous reprenons la voiture pour terminer la piste et allons à Kodachrome State Park.

Au loin, Powell Point qui permet d’admirer tous les environs (fait en 2009)
Il y a très peu de personnes, pour ne pas dire personne. A noter que la Cottonwood Road est fermée en ce moment pour cause de dégradation de la piste.
En route vers KodachromeNous entamons Panorama trail vers 15H30. La ballade est facile et magnifique. Nous passons près de grands Hoodoos très spectaculaires. Le chemin est super bien indiqué et permet de faire le grand tour en passant par quelques passages « secrets » et surprenants. On a adoré cette ballade. Le sentier est bien sûr défini mais il y a quand même un sentiment de liberté et de découverte, les ingrédients indispensables pour une bonne ballade. Nous ne croiserons que 4 personnes sur tout le chemin (près de 10 km). Il y a de très jolies couleurs. Le vert des arbres tranche avec le rouge et le blanc des roches.







Après un peu plus d’1h30, nous sommes de retour au parking. Nous quittons Kodachrome pour rejoindre Escalante où nous logeons au Circle D Motel. Nous prenons des pizzas à l’Escalante Outfitters (beaucoup d’attente malheureusement).
Lundi 30 Avril
Il y a 1H de plus en Utah donc 1H de moins à dormir. Ceci explique que le réveil est assez dur ce matin. De plus, le petit déjeuner prendra plus d’une heure au Circle D ! Nous finissons quand même par décoller et prendre la direction de « The Vulcano ». Nous avions étudié les différents itinéraires et nous avons finalement décidé de passer par la piste du Nord (Spencer Flat Road).
Nous commençons à 10H en rentrant les coordonnées GPS de The Vulcano et heureusement car nous ne comprendrons pas grand-chose de la carte que nous avions récupéré sur Internet ! Au bout de quelques dizaines de minutes nous nous retrouvons en effet trop à gauche et nous rectifions le tir en suivant le cap sur le GPS. Il y a plein de moqui marbles sur le chemin (petits concrétions d’oxyde de fer qui forment des toupies ou des grosses billes. Elles proviennent du Navajo Sandstone).

Le temps est agréable avec un léger vent. Après 1H45, nous atteignons The Vulcano qui est bien plus grand que ce que nous imaginions ! Par contre, à cette heure de la journée, une grande partie du sable qui compose le fond du « cratère » est dans l’ombre.
Arrivée à Vulcano

Nous décidons donc de manger et d’enchainer avec une petite sieste au soleil :-) Puis après avoir fait le tour pour profiter du lieu depuis tous les angles, nous repartons vers 13H30 en essayant de faire au plus court cette fois-ci, ce qui nous obligera à marcher une grande partie sur des plans inclinés. On mettra 1H30 pour retourner à la voiture et finir les 12.9 km.
Comme nous avons encore une petite faim, nous terminons les pizzas d’hier soir que nous avions emporté avec nous. Il est 15H15 et il nous reste encore pas mal de temps. Nous choisissons sur notre livre une petite ballade pour aller voir l’Escalante Natural Bridge.
Arrivés au parking, n’ayant pas de carte, nous demandons à 2 randonneurs le chemin à suivre pour aller voir le pont naturel (en gros faut-il descendre ou remonter la rivière ?). Suivant leurs conseils nous descendons donc la rivière… grosse erreur mais nous ne le savons pas encore ! Le sentier suit tout d’abord la rivière puis remonte un canyon sur la droite. Au bout de 1H45, nous ne trouvons toujours rien. Nous sommes pratiquement remontés jusqu’à la sortie du Canyon et pas de pont naturel en vue. Nous croisons un randonneur qui baroude sur plusieurs jours dans la région. Il nous dit qu’il a vu un pont naturel en haut d’une colline et nous montre sa photo…rien à voir avec le pont que nous cherchons ! Nous n’avons pas le choix, nous décidons de rebrousser chemin. Mais mis à part le fait de ne pas avoir trouvé le pont naturel, la ballade est très sympa en elle-même avec des passages dans la rivière, en sous-bois et dans des canyons aux falaises de sandstone. Nous sommes de retour au parking après 3H de ballade et un total de près de 12 km.

Ce n’est que de retour à l’hôtel que nous saurons qu’il fallait remonter la rivière plutôt que de la descendre ! Bref, pas une grande réussite au niveau de l’orientation !
Mardi 1 Mai
Nous nous levons à 6H45 pour prendre le petit déjeuner avec des énormes pancakes au Prospector Inn :-)
Nous prenons ce matin la piste de Hole in the Rock jusqu’au départ du sentier menant à Zebra Slot Canyon. Il est 9H15 et il y a beaucoup de vent. Le temps se dégage progressivement. Comme souvent nous ne croisons personne sur le chemin aller. La marche suit un petit wash pour arriver enfin à l’entrée du Slot Canyon. Celui-ci est très photogénique mais pas très long. Il ne faut surtout pas être trop gros !




Nous ressortons du canyon et prenons le Canyon qui monte tout de suite à gauche (barbelés à franchir) avant de redescendre dans un canyon qui rejoint l’arrière de Tunnel slot. Nous rencontrons à ce moment-là 3 américains mouillés jusqu’à la taille. Ils nous expliquent que Tunnel Slot est noyé par 1m30 d’eau croupie. Et en effet, en nous approchant, de l’entrée de Tunnel Slot nous voyons qu’il est inondé par une eau marron qui ne donne vraiment pas envie.

Nous décidons donc de ne pas traverser Tunnel Slot et de faire demi-tour en traversant le plateau pour rejoindre le sentier. Le retour se fait par le même chemin qu’à l’aller. Nous sommes de retour à 13H (environ 12km).



Nous faisons une petite pause déjeuné à la voiture et partons pour Aetschi Baetchi. Nous avons imprimé des copies d’écran depuis Google Earth pour ne pas se tromper dans les pistes à prendre. Il n’y a pas de sentier menant à la tour mais celle-ci est tellement imposante (peut-être 40 m) qu’elle se voit de très loin. Une grande partie de la marche se fait dans un wash qui slalome dans la vallée. Nous sommes vraiment impressionnés par ce hoodoo isolé au fond d’une vallée.




Les environs donnent envie d’explorer l’endroit mais nous sommes un peu fatigués aujourd’hui. Nous ferons un simple détour dans la « vallée rouge » où se trouvent quelques formes étranges dans le style de Goblin Valley.


Nous mettrons 2H pour faire les 6km de cette petite ballade hors des sentiers battus. Ce fut une bonne découverte que cet endroit. Nous retournons à Escalante pour préparer les valises et faire quelques courses.
Mercredi 2 Mai
Notre expérience avec les gros sacs à dos lors de la descente du Grand Canyon nous a un peu refroidis et on se dit que faire Coyote Gulch en 1 journée est largement faisable, il suffit de partir tôt !
Nous nous levons à 3H45 du matin sachant qu’il y a quand même 2H45 de route pour aller au trailhead depuis Escalante. A 4H15, nous démarrons sur la piste de Hole in the Rock, de nuit c’est encore plus monotone que de jour ! Finalement nous ne mettrons que 2H15 pour faire le trajet (dur dur de rester éveillé à cette heure !). Nous sommes les premiers sur place. Il y a 3 voitures de personnes qui ont passé la nuit dans le Canyon. Bientôt, un groupe de 6 septuagénaires de Los Alamos arrivent, motivés comme jamais ! On aimerait bien avoir la même pêche qu’eux dans 30 ans !
Après une petite sieste dans la voiture, nous nous motivons pour partir vers 7H. Le temps est très couvert, ça ne va pas être l’idéal pour les photos mais au moins nous n’aurons pas trop chaud. Nous essaierons en vain d’attendre une éclaircie sur Steven Arch et l’escalante River, juste avant la descente par Crack in the Wall. Après 45 min, nous abandonnons ! C’est parti donc pour le Canyon avec tout d’abord une descente amusante dans Crack in the Wall (il ne faut vraiment pas être large)


Puis la dune permet d’arriver rapidement à la petite rivière qui traverse Coyote Gulch. La randonnée maintenant est une ballade tranquille où nous alternons marche dans l’eau (excellente de surcroît) et le long du chemin. Les falaises de Sandstone sont particulièrement impressionnantes et le contraste des couleurs ocres et oranges des falaises tranchent avec le vert de la végétation.

La rivière enchaine les méandres et il faut franchir quelques cascades.




Nous passons voir Black Lagoon (pas grand intérêt selon nous), découvrons de splendides pétroglyphes et voyons Cliff Arch qui est peu décollé de la falaise mais reste quand même impressionnante.


Nous poursuivons jusqu’au pont naturel qui est très plaisant avec la rivière coulant tranquillement en dessous.

Le temps commence vraiment à s’améliorer et le soleil perce de temps en temps. A 13H50, nous arrivons au bout de notre remontée de Coyote Gulch : Jacob Hamblin Arch.

Là, les choses sérieuses commencent ! Les 6 personnes de Los Alamos sont déjà en train de faire l’ascension. Nous observons un moment leur montée et décidons de commencer aussi la nôtre. Il faut avouer que la montée est bien plus pentue que ce que nous pensions. Nous utilisons la corde de 30 mètres que nous avons avec nous afin de nous assurer. 10 min plus tard nous sommes la haut. Les américains n’ont pas beaucoup avancé mais ils avancent quand même.


La voiture se trouve à 3.4 km d’après le GPS et nous traçons tout droit à travers les buttes et les petits ravins. Le sable et le slickrock s’alternent et à 16H nous sommes de retour à la voiture, après 25km. Une bonne journée ! Maintenant, c’est 2H20 de voiture sur piste pour rentrer à Escalante. Nous faisons un petit détour à Chimney Rock sur le chemin et atterrissons au Motel Cowboy Inn. La décoration Far West est marrante et le lit est gigantesque ! C’est une bonne adresse.
Chimney RockLa suite ci-dessous:
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