Search VoyageForum
FR
Le Pattaya Express (Thaïlande) English translation pending
by Alan · 2006-07-07 · 1 reply




Pattaya Express

Le réseau ferré thaïlandais ne compte encore aujourd'hui qu'un peu plus de quatre mille kilomètres de voies (1). Hormis pour quelques grands axes (dont ceux reliant les frontières des pays limitrophes), le train n'est pas toujours une option qui vient à l'esprit. Peu de gens savent même qu'il existe une gare ferroviaire à Pattaya...

En Thaïlande, du nord au sud, le car inter-villes reste le mode de transport en commun le plus développé. Ne serait-ce qu'au départ de la gare routière de Pattaya-Nua, plus d'une trentaine de bus desservent au quotidien les trois terminus de Bangkok (Ekamai, Morchit et Sai-Tai-Mai). Soit une moyenne de 1500 passagers dans un sens et autant dans l'autre, tous les jours de la semaine. En comparaison, avec seulement quelques dizaines de voyageurs qui embarquent dans l'unique train faisant la navette du lundi au vendredi entre Pattaya et la capitale, la ligne ferroviaire fait figure de parent pauvre. Mais pour ceux qui ne sont pas pressés, cela vaut le détour.

En voiture !

La gare se situe à hauteur de Pattaya-Klang, sur Sukhumvit. Il faut rouler environ un kilomètre sur la route menant au Siam Country Club et tourner à gauche juste avant le passage à niveau. On distingue au loin une simple bâtisse de plain-pied, blottie dans un paysage champêtre. Une douzaine de chèvres ont envahi le bout du quai pour brouter parterres et massifs. L'ambiance est résolument détendue. On est loin de l'effervescence de la gare routière. Quelques femmes musulmanes voilées, des familles, des enfants, quatre ou cinq farangs en couple avec leur compagnes thaïes attendent sereinement l'omnibus. Le départ est prévu à 14h21. La billetterie (sponsorisée par la marque de bière à l’éléphant...) ouvre une demi-heure avant le départ. Inutile de réserver: pour 31 bahts par personne, la banquette 3ème classe est garantie. 14h17. Le chef de gare s'agite avec ses drapeaux rouge et vert, le train est à l'heure: cinq wagons flegmatiquement tirés par une locomotive diesel. Il revient de la gare de Ban-Plu-Ta-Luang à une vingtaine de kilomètres au sud de Pattaya. Après un arrêt de quatre minutes, le wagon s’ébranle poussivement.

Si le bus fait le trajet en 2h-2h30, le train met quand même 3h30, mais on peut allonger ses jambes et admirer le paysage. Il n'y a que l'embarras du choix pour s'installer. Rempli au quart de ses capacités, le compartiment est de vieille facture, rappelant ceux de la Compagnie des Indes, avec des ventilateurs au plafond, des porte-bagages réglementaires, des vitres coulissant verticalement et des persiennes métalliques. On découvre la campagne, les paysages verdoyants. On voit aussi l'envers du décor, comme une décharge à ciel ouvert où l'on récupère et trie les déchets. Plus loin, à l'ombre d'un porche, une mère transfigurée berce son enfant langé dans un hamac.

Premier arrêt : Banglamung

Il n'y pas grand monde. Et pas non plus de haut-parleurs annonçant le nom de la station, le temps d'arrêt, le départ et la fermeture automatique des portes… Les fonctionnaires de la SRT (State Railway of Thailand) s'échangent prestement des mallettes en bois marquées de hiéroglyphes à la peinture blanche. Ces mystérieuses valises renferment sans doute des documents administratifs consignant les mouvements ferroviaires. Prochains arrêts: Siracha, Khao Karat, Chonburi… Entre les gares, c'est un défilé de palmeraies, de cocoteraies, de bananeraies, de collines, de pitons rocheux, de bassins de pisciculture, d'élevages de crevettes et de pylônes électriques. On savoure brièvement une scène pastorale avec des bergers surveillant leurs troupeaux de zébus bossus, à côté d’un champs de canne à sucre. Puis surgit une usine de ciment où l'on concasse des cailloux. La végétation est riche et variée: alternant avec les rizières ondulantes, les marais exposent leurs roseaux, leurs nélombos et leurs lotus roses. Des filets de pêche chinois, comme de grands cerfs-volants argentés, se balancent paresseusement au-dessus de petits lacs verdâtres. On aperçoit bien sûr des temples élégamment austères, à côté d'usines ultramodernes, non loin de cabanes en bois.

Côté bestiaire, des buffles promènent leur apathie nonchalante non loin d'une multitude de hérons gris, délicatement posés sur un tapis d'émeraude végétal. Parfois, les narines sont sollicitées par des remugles émanant d'élevages de poulets en batterie, dont les longues cages sont montées sur pilotis au milieu d'étangs artificiels, peut-être de façon à ce que les poissons profitent des déjections. C'est ainsi que l'on franchit la barrière des espèces…

Arrêt Phanthong

Comme on peut s'y attendre, à peu près toutes les gares ont la même architecture minimaliste et le même agencement. Deux petits bâtiments rectangulaires, de part et d'autre de l'entrée et de l'accès au quai, celui-ci étant abrité par un toit d'un seul versant qui couvre toute sa longueur. En guise de cuisine embarquée, une matrone tout sourire propose des snacks et des cacahuètes bouillies. On lui réclame des boissons: qu'à cela ne tienne, elle vous confie toute sa marchandise pour aller chercher des bouteilles d'eau minérale stockées on ne sait où. Elle est chez elle, ce petit train est sa boutique et elle ne craint pas les voleurs…

Arrêts Donsinaun, Phaet-Riou, Chatchaengsao, Bangtoeuy… A une heure de l'arrivée, le compartiment n'est encore rempli qu'à moitié, mais une demi-heure plus tard il est presque complet. Normal, les arrêts se multiplient. En tout, depuis le départ, il n'y en a pas moins d'une trentaine jusqu'au cœur de Bangkok.

Avant les arrêts de Makkasan et de Phayathai, en pleine capitale, on voit encore de modestes élevages de poules abrités par de simples cages rondes en osier, posées à même le sol de terre battue. Et déjà, dans des académies installées sous de modestes chapiteaux, entre des épiceries et des maisons d'habitation, juste au bord de la voie, les joueurs de snooker frottent à la craie bleue la flèche des longues queues de billard. On arrive enfin à Hualamphong (nom thaï pour datura, une plante médicinale) vers 17h50. Les jeunes récupérateurs de bouteilles plastique se précipitent et montent avant même que tous les passagers ne soient descendus. Et puis on se retrouve tout à coup perdu dans la foule grouillant sous la majestueuse voûte métallique art-déco, au pied de belles façades intérieures. Située au coin sud-est du quartier chinois (Yaowarat), la gare fut construite par des architectes néerlandais juste avant la Première Guerre mondiale. Beaucoup de Bangkokois et de touristes viennent s'y réfugier de la chaleur et profiter des écrans de télévision géants, des kiosques à journaux, des commerces de détail et même d'une statue du Bouddha incitant au recueillement. Pour certains, ce n'est pas un lieu de départ ou d'arrivée mais une destination en elle-même. Les amateurs peuvent visiter une exposition permanente, retraçant l'histoire des transports en Thaïlande, située dans un des tunnels d'accès au métro (sortie numéro deux). Il reste de ce petit voyage l’impression que l'on vient de faire une courte escapade hors du temps, quelques heures à rêver, tel un flâneur immobile survolant la campagne: un luxe ma foi très accessible!

Raymond Vergé

(1) 4000 km de voies, c'est huit fois moins qu'un pays comme la France, à superficie et population sensiblement égales. Horaires officiels fournis en juin 2006 par le State Railway of Thailand:

Du lundi au vendredi inclus. Départ Pattaya 14h21 - Arrivée Bangkok-Hualamphong 17h40 (Il est possible de trouver une correspondance pour l'aéroport de Don Muang à partir de Hualamphong). Départ Bangkok-Hualamphong 6h50 - Arrivée Pattaya 10h18. Des taxis collectifs (songthaew) desservent la station balnéaire.
Récit d'un tour de la mer Baltique en famille English translation pending
by LandTrotteur · 2006-03-05 · 2 replies
Bonjour, Voici le récit de notre voyage de l'été 2004:

Pour changer des grands espaces Nord africains, nous décidons de traverser l’Europe du Nord. Notre périple autour de la Baltique nous fera parcourir 15 des 25 pays de la communauté européenne. Nous engageons notre périple par une traversée des Alpes italiennes et autrichiennes où nous effectuons notre premier bivouac au pied d’un massif enneigé. La météo ne nous est guère favorable. C’est sous la pluie que nous arrivons à la frontière tchèque. Le douanier est intrigué par notre Land, c’est un véhicule qu’il n’a pas l’habitude de rencontrer. Les formalités sont rapidement expédiées. Nous faisons une escale dans la région de Brno pour découvrir un peu ce pays. Nous commençons par la visite du château médiéval de Pernstejn. Nous ne sommes pas à la fin de nos surprises, nous restons sans voix devant le nombre d’interdictions affichées à l’entrée de la visite. Entre les habituelles restrictions du style ne pas manger, boire, photographier, nous apprenons qu’il est interdit de pénétrer dans le château avec des armes ou avec des enfants « braillards » … Les Tchèques sont extrêmement disciplinés et les explications du guide se font dans un silence religieux. Le soir nous trouvons un terrain de camping, pour finir les derniers petits travaux d’aménagement du Land. Un petit garçon de 2 ans court autour de notre véhicule avec un sourire ébahi. Une petite fille part en pleurs car elle veut visiter cette grande maison de poupées. Le campement installé, nous sentons une odeur acre, de plastique brûlé. Nous mettons plus d’une heure pour en trouver l’origine. C’est une aile de la crèche toute proche, toujours en service, qui vient de subir un incendie. Elle continue à se consumer doucement pendant que les enfants continuent d’y jouer ! Heureusement, la tempête qui fera rage toute la nuit éteindra les dernières fumerolles. Le feu proscrit, nous partons remonter notre moral dans une visite de caves bien particulières. Nous nous mêlons à une équipe de joyeux cyclistes qui nous serviront d’interprètes. Après une dégustation de vins, le caviste nous fait découvrir son trésor : les caves sont sculptées de nains et de scènes colorées de contes. Les enfants sont ravis dans ce décor féerique, mais nos interprètes deviennent confus pour nous décrire la dernière chambre : des scènes érotiques en garnissent les murs. Nous finissons notre circuit en République Tchèque par le Karst Morave. Ce sont des grottes formées par l’infiltration des eaux de la Punka. Une des grottes s’est effondrée formant un magnifique gouffre verdoyant. La visite de ces grottes est originale, elle commence à pied puis finit à bord de barques.

La frontière polonaise se franchit sans contrôle. L’état des routes se dégrade ainsi que la conduite des automobilistes : les ambulances et les dépanneuses ne chôment pas. Nous avons rendez-vous avec la famille de Fabrice à Wielizka. En cherchant leur résidence, nous croisons un Range Rover garé à côté d’un restaurant. Nous sommes intrigués par un autocollant « Land Serwis » plaqué sur la portière. Valérie descend pour le photographier, quand quatre hommes nous font signe de venir les rejoindre au restaurant. Nous lions connaissance, l’un d’eux parle un anglais très correct. Il est le patron du principal distributeur de pièces Land Rover de Pologne « Land Serwis » basé à Wielizka. Les trois autres personnes sont ces employés. Il nous fait ensuite l’honneur de visiter son entreprise avant de nous guider jusqu’à l’appartement de nos cousins. Nous restons deux jours à Wielizka dans la famille de Fabrice. Le mot hospitalité n’est pas vain en Pologne : nous avons droit à deux petits déjeuners et deux déjeuners dans la même journée. L’après-midi sera consacrée à la visite de Cracovie. Cela faisait 36 ans que Fabrice n’y était plus revenu. Des souvenirs de l’âge de quatre ans remontent à la surface tant l’ancienne capitale royale a su garder sa splendeur d’autrefois. Nous quitterons la famille après la visite de la mine de sel de Wielizka. Les trois heures de promenade nous amènent à 130 m de profondeur dans différentes salles taillées à même le sel. Nous y découvrons des scènes relatant la dureté de la vie des mineurs ou une chapelle agrémentée de statues, de bas-reliefs et de lustres en sel taillé. Il est alors temps de quitter la famille pour poursuivre notre voyage vers le grand Nord. Nous traversons Varsovie sous une pluie battante. Nous n’arrivons pas à nous habituer à la conduite nerveuse des polonais : il n’est pas rare de se faire doubler par deux véhicules de front sur une deux voies, avec une voiture venant en face ! La recherche des bivouacs ne pose pas de difficulté en Pologne, une route secondaire, puis une piste nous amènent vers des bivouacs tranquilles. Un soir, pourtant, nous entendons des aboiements de chiens accompagnés de déflagrations près des fermes avoisinantes. Curieusement, ces « tirs » proviennent toujours des mêmes directions. Drôles de chasseurs immobiles, non, simplement un système de canons à air comprimé pour effrayer les oiseaux car nous sommes en bordure de vergers. Ce sera notre dernier campement en Pologne.

Nous assistons à une scène bien curieuse à la frontière lituanienne. Le douanier, arborant un appareil tout neuf « Don de la CEE » lui permettant de contrôler les passeports, nous réclame les nôtres. Les pays Baltes étant fraîchement admis dans la communauté européenne, nous lui donnons nos quatre cartes d’identités françaises. L’agent est déstabilisé et l’appareil les rejette tout net. Il tente de rentrer les informations manuellement, mais la file de véhicules s’allonge. Ces collègues, agacés par son excès de zèle, lui font signe de nous faire circuler. Enfin, la Lituanie s’offre à nous, de chaque côté de la route, une multitude de pistes nous tend les bras : nous nous retrouvons rapidement sur les pistes boueuses au milieu de petites fermes délabrées. Nous trouvons notre bivouac entre une grande bâtisse en ruine et un petit lac poissonneux. Nous approchons du grand Nord et le soleil tarde à disparaître. Il descend à peine en dessous de l’horizon, en nous offrant un spectacle flamboyant de coucher de soleil interminable. Après avoir plié rapidement le campement, nous décidons de poursuivre notre route par le chemin des écoliers. Nous croisons de nombreux fermiers étonnés de nous rencontrer au milieu de leurs champs, sur ces pistes perdues. Ils nous saluent tout en affûtant leur faux pour la moisson. L’agriculture n’est pas mécanisée, nous croiserons une charrette tirée par un cheval et saluerons un agriculteur labourant son champ avec sa charrue tractée par un percheron. C’est aussi le territoire des cigognes qui trônent sur les cheminées et les poteaux électriques.

Nous retrouvons le même paysage champêtre en Lettonie. Nous y sommes accueillis par une douanière souriante en talon aiguille et tailleur vert. Le pays est si petit que nous le traversons dans la journée. L’entrée en Estonie est des plus glaciale. Ici, douaniers et douanières ont revêtu des costumes dignes des armées sibériennes. Les bonnets en peaux retournées et par-dessus chauds sont de mise, pourtant le thermomètre affiche 25°C. L’Estonie est le plus riche des trois pays Baltes, les routes et les maisons sont en bien meilleur état qu’en Lituanie ou Lettonie. Nous empruntons des petites pistes pour longer la mer Baltique : c’est l’occasion de se régaler de myrtilles et fraises des bois. A l’écart d’une piste boueuse, nous élisons domicile pour la nuit au milieu des fleurs. La journée du lendemain sera longue : il faut prendre le ferry à Tallinn, la capitale, pour rejoindre Helsinki en Finlande.. Par contre, la légende Land Rover est bien ancrée en Estonie, pour preuve cette affiche publicitaire représentant un Land équipé raid avec un hamburger à la place de la roue de secours sur le capot. Nous arrivons enfin au port de Tallinn. C’est le 15 juillet, de nombreux touristes prennent le ferry ce jour. Nous laissons le Land pour chercher un billet. Nous nous mêlons au finlandais et suédois chargés de vodkas à 80° et de bières. Il ne reste plus qu’un seul billet en direction d’Helsinki pour la fin de journée. L’heure de l’embarquement approche, en cherchant le bon guichet, Fabrice recule dans un poteau et l’échelle se tord. Heureusement le pire est évité, la porte-arrière n’a pas souffert. Le port estonien ne fait pas exception à la règle : l’embarquement est anarchique et les premiers arrivés sont les derniers servis. La traversée sera rapide, moins de trois heures pour rejoindre la Scandinavie. Nous accostons à Helsinki. L’heure avance, nous sortons rapidement du bateau pour chercher un bivouac en dehors de la capitale de la Finlande. Nous ne subissons aucune formalité douanière et nous nous retrouvons sur la rocade d’Helsinki. Malheureusement les indications routières sont peu précises et nous n’arrivons pas à trouver notre chemin. Même s’il est tard, la proximité du cercle polaire nous apporte des fins de journées interminables. Nous trouvons enfin la direction des mille lacs vers Jivaskali. Nous décidons de rouler jusqu’à minuit. Notre présence ne semble pas gêner les élans que nous croisons en bordure de forêt. Nos tentatives pour trouver un bivouac en proximité de la capitale échouent lamentablement. Nous passons dans des pistes boueuses à la limite de l’enlisement : personne n’a vraiment envie de patauger dans cette boue nauséabonde à une heure aussi tardive. Le Land se retrouve presque à l’arrêt quand le train arrière retrouve un peu d’adhérence pour nous sortir d’une ornière profonde en reculant. Une autre tentative dans les bois se solde par un échec : nous tombons sur un champ en friche, en pente, envahi de moustiques. Nous sommes obligés de remonter en marche arrière dans les sous-bois, Valérie guidant avec de la végétation en haut des cuisses. La fatigue commence à se faire sentir et nous installons le campement au bord d’une piste sèche, sans plus se poser de question. Au réveil, les enfants font provision de myrtilles pendant que Fabrice redresse l’échelle de la galerie tordue dans le port de Tallinn. Avec une sangle à cliquet de camion accrochée à un arbre, l’échelle reprend sa forme originelle. La journée est dédiée aux pistes des mille lacs. Nous nous perdons avec plaisir dans de petites pistes encadrées de boulots, longeant les différents lacs. Nous avons une petite pensée pour les grands pilotes du rallye finlandais roulant à près de 200 km/h sur ces pistes étroites et glissantes bordées d’arbres. Pour notre part, nous ne dépasserons pas le 70 en pointe ! La montre de Valérie s’arrête et affiche 15 heures 30 alors qu’en réalité, il est 19 heures 30. Elle est surprise quand Fabrice commence à chercher un bivouac, le soleil toujours haut dans le ciel nous fait perdre la notion du temps. Une ancienne piste défoncée sera un cadre idéal pour notre bivouac ! Toutefois, les moustiques ravis de cette manne inespérée nous assaillent. Nous rallions Oulu au bord de la mer Baltique. A l’approche de cette ville, sur 30 km, nous ne comptons pas moins de 10 radars automatiques, sans compter ceux de l’autre côté de la route. Attention, la police ne plaisante pas avec la vitesse, même en plein milieu de la nuit. La majorité des routes sont doublées de pistes cyclables où les finlandais pratiquent le vélo, le roller avec des bâtons de ski ou la course à pieds. Pendant notre parcours finlandais, nous sommes surpris de ne jamais traverser de ville. Les routes principales ne font que les longer, un peu à la manière de nos autoroutes. A la périphérie d’Oulu, le voyant de charge s’allume et le moteur se met à chauffer. Fabrice détecte rapidement la panne : la courroie d’alternateur changée dernièrement en Grèce s’est désagrégée ! Malheureusement, dans la précipitation de notre départ, Fabrice a oublié la courroie dans le garage et les commerces sont fermés. Qu’à cela ne tienne, Fabrice met en route notre chauffage autonome. La pompe de la chaudière permet de faire circuler le liquide de refroidissement du moteur. Seulement, son débit ne permet pas d’envoyer assez de liquide vers le radiateur du moteur (ce qui est logique, puisqu’il est inutile de perdre des calories dans le radiateur lors du fonctionnement normal du chauffage), il suffit alors d’ouvrir à fond le chauffage de l’habitacle. Cet artifice nous permet de rejoindre le terrain de camping d’Oulu à 40 km/h sans faire chauffer le moteur. Dès notre arrivée, Fabrice commence à préparer le travail de réparation. Nous profitons de notre déconvenue pour découvrir les campings finlandais. A notre étonnement, pour un tarif modeste, les campings sont très bien équipés, les sanitaires nettoyés plusieurs fois par jour. Des cuisines et des barbecues avec le bois sont mis à la disposition des clients. La matinée sera consacrée à la recherche d’une courroie de rechange. Nous sommes dimanche, mais les garages des stations services sont ouverts. Nous y trouverons rapidement notre bonheur. Valérie amène l’après-midi les enfants se baigner dans la mer Baltique. Nous sommes au 65 ème parallèle, pourtant il fait 25° à l’ombre et l’eau est tiède. Il est difficile de réaliser qu’il est possible, l’hiver, de rejoindre les îles d’en face en voiture ! Pendant ce temps, Fabrice remonte la courroie. Nous repartons en direction de Rovaniemi, le village du Père Noël. Nous nous enfonçons dans les terres, dans un paysage de Taïga et de lacs. Nous sommes maintenant en Laponie, le royaume des rennes. Cet animal, au demeurant très attachant, fait preuve d’une grande intelligence. Nous en croisons souvent en Laponie, seuls ou en troupeaux. Notre approche les dérange ; dès lors, prenant leur courage à quatre pattes, ils prennent la fuite. Mais après mûre réflexion, constatant qu’il est plus facile de courir sur terrain dégagé que dans la forêt, à cause de leurs bois, nous les retrouvons devant nous, sur la route. Ainsi, nous en avons « coursés» sur plusieurs centaines de mètres avant qu’ils ne comprennent qu’ils avaient plus de chance de nous semer dans les bois. Mais ils restent un danger pour la circulation. Leur comportement est imprévisible, ils peuvent traverser la route sans prévenir. Pour preuve, les camping-cars et camions sont tous équipés de solides pare-buffles. Il paraît qu’à l’automne, après avoir mangé des baies fermentées, il n’est pas rare d’en croiser quelques-uns saouls et qu’ils ont l’alcool mauvais … Si les pistes sont nombreuses, la recherche de bivouacs n’est pas évidente. Les bas-côtés sont bordés de forêts en friche ou de marais ressemblant à des prairies. Il n’est pas recommandé d’y poser ses roues. Nous ne trouvons souvent qu’un simple renfoncement. Nous déballons les affaires au milieu des moustiques voraces. Il faut vite s’enduire de répulsifs, même sur les vêtements, car ils piquent à travers plusieurs couches. Quand nous nous déplaçons, ils ne nous lâchent pas d’une semelle. Cela vaudra à Valérie une piqûre infectée pendant quelques semaines. Les pistes du nord de la Finlande nous réservent des surprises. De chaque côté du passage, on observe un phénomène géologique étrange. Des dunes de sable se sont formées en recouvrant de petites collines. Les pistes lapones sont de vrais labyrinthes où nous nous perdons avec plaisir. Nous traversons quelques gués. Une visite du musée du peuple Sâme d’Inari (l’un des peuples lapons) vaut son détour, tant celui-ci est instructif : nous apprenons l’évolution géologique de la Laponie, la faune, la flore, la vie des habitants, d’hier et d’aujourd’hui, les instruments de chasse … Il ne nous reste plus qu’une nuit, si l’on peut dire, avant d’atteindre la Norvège. Nous prenons une piste au hasard. Après quelques kilomètres, une petite piste secondaire nous conduit en surplomb d’un étang, avec une petite barque et un foyer bordé de bûches de bois. Ce sera l’un de nos plus beaux bivouacs. Au menu, viande de renne séchée et côtes de porc grillées au feu de bois et soleil de minuit en prime, projetant une lumière tamisée sur l’étendue d’eau. Pour une fois, les moustiques nous ont oubliés ! Vincent, excité à l’idée d’entretenir le feu de camp passera sa première nuit blanche. Nous reprenons notre périple en direction du Cap Nord. La route est jalonnée de fréquentes aires de repos équipées de barbecue et de toilettes écologiques (un simple sac poubelle placé sous la cuvette). De nombreux scandinaves y installent leur caravane ou camping-car pour y passer les vacances. La taïga fait place aux fjords de la mer de Barents. Nous empruntons une piste longeant la frontière russe qui s’enfonce dans le Parc National de l’Ours. La température est encore clémente, le thermomètre affiche 23°C à l’extérieur, malgré le temps qui se couvre. Nous franchirons avec précaution un petit pont de bois en fort mauvais état. Des sac de gravas viennent le renforcer et boucher les trous entre les planches. A ces latitudes, la toundra envahit le paysage. Nous installons notre bivouac sous une tempête qui fera rage toute la nuit. Le lendemain, nous atteignons la ville la plus septentrionale d’Europe. Gamvik est une petite ville typique de Norvège établie sur une presqu’île. En bordure de mer, face au pôle Nord distant de 2000 km, située à 71° Nord 04’ de parallèle, elle est délaissée par les touristes et a pu garder intacte son charme. Un fabricant de girouettes animées y a installé ses ateliers à l’entrée de la ville. Nous bouderons volontairement le Cap Nord. Haut lieu touristique à la pointe d’une île, le cap devient un véritable « attrape touristes ». Il vous faudrait débourser pour quatre personnes pas moins de 100 € pour traverser le tunnel et prendre une place sur l’immense parking face au promontoire. Vous aurez ainsi l'infini privilège d’assister au soleil de minuit bercé par les clameurs d’ébahissement des badauds en extase devant ce spectacle et les flashs qui crépitent. Les routes norvégiennes situées sur les côtes nous obligent à de nombreux détours. Depuis que nous voyageons dans les régions reculées de l’Afrique du Nord ou de l’Orient, c’est la première fois que nous tombons en panne de carburant. Heureusement que nous emportons toujours avec nous un jerrycan de 20 litres par sécurité. Les points noirs couchés sur la carte censés représenter des villes sont en réalité un regroupement que 2 ou 3 maisons. Pour arranger nos affaires, les norvégiens font journée continue, nous avions bien trouvé une station service, mais à 17 heures elle était déjà fermée. Par conséquent, il faut faire le plein à chaque station, même si le prix du carburant est prohibitif. En cherchant un endroit pour la nuit, Fabrice tente un passage dans deux petites ornières dont le fond était recouvert de quelques centimètres d’eau. Arrivé à la moitié, le Land commence à ralentir, puis il s’immobilise à deux mètres de la fin. Le châssis se trouve posé sur une sorte de tourbière gorgée d’eau. Les roues ont déchiré la surface herbeuse et se retrouvent emprisonnées par les racines et reposent sur un mélange de boue liquide et de galets. Nous sortons les plaques et attachons une sangle à cliquet à un arbre. Il commence à se faire tard, nous pourrions sortir le Land en enlevant toute l’herbe le long de l’ornière quand nous apercevons un panneau indiquant que nous sommes sur une zone militaire. L’eau commence à monter, il devient alors impératif de sortir le plus rapidement possible le Land. Nous décidons de faire appel à une aide extérieure. Le premier 4X4 passant sur la route s’arrête et essaie de nous tracter. Même en prenant de l’élan, le Land ne remue pas. Fabrice décide de tout arrêter, craignant d’arracher le crocher de remorquage du 4X4 de notre sauveteur improvisé. Celui-ci accompagne Valérie à un terrain de camping tout proche. Le propriétaire nous envoie un de ses amis nous prêter main forte. Trois quarts d’heure plus tard, nous voyons arriver un tractopelle quatre roues motrices, avec le sosie de Crocodile Dandy à bord. Il accroche la sangle à sa pelle puis commence une première tentative. Le Land reste impassible, tandis que le tractopelle se dresse sur ses roues arrière. Après d’infructueuses tentatives, notre homme au chapeau raccourcit le plus possible la sangle pour pouvoir soulever l’arrière du Land. Ce sera la bonne solution, le Land se soulève de 50 cm puis sort de son piège. Nous finirons notre soirée au terrain de camping, le crochet de remorquage du Land gardant un souvenir un peu tordu … Pour rejoindre les îles Vesterälen et Lofoten, nous choisissons de traverser une petite portion de Finlande et de Suède. En voulant faire le plein de gasoil en Finlande, car nous disposons d’Euros et non de couronnes suédoises, nous remplissons le réservoir de fuel. En effet, fuel et gasoil sont vendus côte à côte sur la même pompe de couleur noire. Nous profiterons ainsi d’un plein à faible coût ! Nous dénicherons, non sans difficultés un bivouac dans une forêt suédoise. Nous mettrons fin rapidement à notre repas, tant les moustiques sont nombreux et envahissants, en avalant certains par moment. Au matin, nous sommes réveillés par le pas d’un renne qui s’arrête devant notre campement. Il observe le Land puis repart au galop : « Quel est donc cet étrange engin au milieu de ma forêt ? » Nous profitons des prix relativement bas en Suède, par rapport à la Norvège, pour faire le plein de provisions. Peu après la frontière Norvégienne, un douanier nous arrête pour contrôler la quantité d’alcool que nous transportons. A raison de 3 à 4 € la bière, le prix de l’alcool est prohibitif. Les alcools de plus de 5% sont vendus en magasins d’état dans les grandes villes. Ne disposant que deux bières, le douanier nous laisse partir, contrairement à ce camping-car allemand avec ses trois cartons de vins et alcools divers, attendant que le douanier finisse de rédiger le PV. Nous repartons tranquillement à l’assaut des îles. De grands ponts enjambent les bras de mer turquoise. Nous jetons notre dévolu sur l’île de Langoya où une crique d’eau turquoise entourée de montagnes majestueuses nous accueillera pour la nuit. Les pistes nous amènent dans des coins reculés où l’herbe pousse sur le toit des maisons, où les moules mesurent 15 cm de long et où les oiseaux ont des becs en forme de spatule multicolore. Nous quittons à regret ce petit coin de paradis à bord d’un ferry. Depuis notre arrivée en Norvège, nous avons des difficultés pour trouver les bivouacs : les pistes sont fermées ou mènent à des propriété privées. Un de nos bivouacs nous fait échouer sur une petite plage idyllique, s’il n’y avait pas la route avec de surcroît un virage. Nous aurons ainsi la visite d’un automobiliste saoûl venu nettoyer son tapis de sol souillé par ses excès, se confondant dans d’interminables salutations. La même nuit une personne tournera autour du Land pour contempler nos équipements. Un autre campement nous amènera à côté d’une voie ferrée cachée par des arbres : émotions garanties en pleine nuit quand un train passera. Une autre fois ce sera un petit animal qui jouera avec notre éponge qui avait nettoyé les assiettes de poissons de la veille. Pour rejoindre la région des grands fjords entre Trondheim et Bergen, nous testons les routes norvégiennes, les nombreux tunnels et les ferries. Les norvégiens conduisent en respectant le code de la route. De toute façon, la police veille. Certaines routes style départementale avec travaux sont payantes, il vaut mieux avoir l’appoint ou une carte bancaire, car il n’y a qu’une caisse automatique sans personnel Notre exploration des fjords débute par la visite de gravures rupestres vieilles de 5000 ans au bord d’un fjord aux eaux turquoises et de monts enneigés. Puis elle se poursuit par la cascade de Mardalsfoss, plus haute cascade d’Europe, avec ses 655 mètres dont 297 mètres de chute verticale. A chaque arrêt, les enfants trouvent soit des framboises, ou des fraises des bois, dont ils font provision pour le déjeuner. L’ascension de la montagne des trolls commence par le franchissement de onze épingles à cheveux sur lesquelles jaillissent les bouillons d’une belle cascade. On enclenche les courtes, étant donné que les nombreux cars de tourisme avancent à la vitesse d’un escargot. Arrivé sur le plateau, la vue sur la vallée est imprenable. Nous abordons le fjord le plus beau, d’après les guides. Malheureusement, les panaches de fumées des paquebots de croisière voilent le fond de la vue. Une route mène à une soi-disant vue exceptionnelle, bien sûre, elle est à péage ! Nous l’éviterons. Notre dernier ferry passe au milieu de quatre fjords d’où nous pouvons admirer de nombreuses cascades plongeant dans la mer. Notre dernier bivouac en Norvège est réellement idyllique. Une petite piste, montant vers une station de téléphérique, nous y conduit. Nous sommes entourés de montagnes enneigées, de cascades et nous distinguons au fond de la vallée les maisons qui ne sont que de petits points. Les enfants trouvent une profusion de fraises des bois. C’est décidé, ce matin, nous ferons de la confiture de fraises des bois au petit déjeuner pour fêter notre dernier jour en scandinavie. Bilan, 5 semaines de pur bonheur et 13 000 km et voilà de retour chez nous. Vous pouvez retrouver les photos sur notre site:
http://perso.wanadoo.fr/un-land-et-des-etoiles/

Valérie et Fabrice.
Retour de Lyon/Pays Dogon (Mali) en camping-car English translation pending
by Panfla · 2006-02-27 · 39 replies
Bonjour à tous,

Nous voici de retour de notre périple africain au combien riche en surprises de toutes sortes ; Nous sommes partis de Lyon le 16 décembre pour nous rendre au Pays Dogon, par la route, avec notre camping-car. Impossible ?!

Le véhicule est un Hymer Esxis, de 5, 45m de long, sans porte à faux ( indispensable pour l'itinéraire suivi). Il n'est pas 4X4. Nous l'avons chaussé de pneus contact type ice ( niquel pour les pistes en sable) et avons posé une tôle ( en remplacement de la protection en fibre de verre qui a très vite éclaté sur la piste) pour protèger le carter et le moteur . Et nous sommes partis pour 6 semaines d'un voyage un peu fou!!!

Itinéraire réalisé : Tanger/Fort Guerguerat/Nouakchott/ Route de l'Espoir jusqu'à Ayoun el Atrous/ Nioro du Sahel/ Didieni/ Bamako/ Douentza/ Monts Hombori/ Pays Dogon et retour par Kayes/Kidira/le barrage de Diama/ Nouakchott/ Maroc. Dans l'ensemble, nous avons roulé sur du bon "goudron" selon l'expression consacrée de l'Afrique de l'Ouest.

Cependant, certains tronçons sont déplorables : Boutilimit/Aleg : nids de poule importants, fréquents, mal bouchés, dos d'âne. çà "tape " beaucoup. Kiffa / Ayoun el Atrous : goudon très dégradé, passages de sable mou, puis plus dur, "congéres" de sable. Nioro/Diema : à déconseiller si la condition physique du conducteur n'est pas au top ! Impossible à faire avec un véhicule comportant un porte à faux. A cause des engins chargés de "graver" la future route " en terre moderne", la piste est extrêmement dégradée : trous, fondrières, bancs de sable mous, tôle ondulée très profonde type escalier, nids " d'autruche", latérite. C'est l'ensablage garanti. Mais avec une bonne sangle ( que vous aurez emportée), les ouvriers du chantier vous sortiront si vous êtes enlisés, avec beaucoup de gentilesse. Précautions à prendre :vider la porte du frigo, caler tout dans les placards, mettre du scotch sur toutes les targettes pour éviter leur ouverture intempestive, protèger avec du bulgom le couvercle de la plaque de cuisson s'il est en verre, oculter autant que faire ce peut les bouches d'aération des appareils électro ménager. C'est très sportif pendant 70KM! Pilote, co-pilote et véhicule sont à l'épreuve. Diema/Didieni : 178 KM de tôle ondulée dans la latérite ( poudre rouge qui s'infiltre partout). Vous roulerez entre 15 et 30Km/H pour protèger le véhicule. A l'arrivée, il faudra vérifier toutes les vis. Mais ce tronçon peut se faire avec un Ccar de plus de 6M. Un ami passe tous les 2 ans avec un intégral ! Les grands bâchés doublent à une vitesse folle, sans visibilité, mais la piste est large. Néanmoins, elle requière une attention soutenue du pilote et de son co-pilote. Didieni/Douentza/ Monts Hombori : route superbe, bon goudron voire excellent Bandiagara/ Sangha/ Pays Dogon : laisser le ccar dans un campement et louer un 4X4, ou un taxi pour rejoindre la falaise car les "radiés" (sorte de barrière canadienne pour la pluie) sont très cassants. Diema/Kidira : bon goudron mais le tronçon suivant de Tambacounda à Koalac est très dégradé. Piste du Barrage de Diema (Sénégal) : superbe, à travers la réserve du Diawling. C'est un chemin de relevé en sable, avec des faux niveaux, du devers, des ornières et des failles mais il est possible de prendre la piste parrallèle qui est plus roulante et moins accidentée. Vous pouvez recruter un guide pour ce passage à couper le souffle. En tout état de cause, la prudence et une vitesse tranquille sont de mise en Afrique! Tout peut surgir à tout moment sur la chaussée ! Ne jamais rouler de nuit non plus ! Nous avons toujours été extrêmement bien accueillis par des populations curieuse de notre " maison sur roues", laquelle a été respectée au même titre que les demeures des autochtones? Nous avons dormi dans des campements ( pratique pour les pleins d'eau) le plus souvent, sinon nous avons demandé la permission de dormir sur les parkings d'auberges moyennant de prendre le repas à l'auberge ou de payer la nuit, gardés, ou encore à la gendarmerie de Diema, sans aucun probléme dès lors qu'on demande l'hospitalité avec le sourire et qu'on accepte de laisser soit un cadeau ( cahiers, Tshirts, vêtements chauds...). Le véhicule n'a subi aucun dommage, ni son équipement, malgré nos moments d'angoisse sur la piste de Nioro : il n'est pas agréable de voir tomber les vis de l'aménagement, de voir tout vibrer malgré une vitesse de pointe à 40Km/H.

Alors si le coeur vous en dit, si la curiosité vous pique, nous sommes à votre disposition!

Amitiés,
Voyage à Paris pour Pâques avec ma petite fille de 8 ans English translation pending
by Daisysue47 · 2006-02-26 · 29 replies
Bonjour,

J'aimerais avoir de l'aide à savoir l'itinéraire le plus facile avec le plus de choses à voir du 13 avril au 18 avril à Paris. Je voyagerai avec ma petite fille de 8 ans, ma fille et son mari. Dans quel quartier le prix des hôtels sont-ils abordables. Suggestions de resto. Nous irons ensuite à Rome le 18 au 20 quoi voir là-bas en si peu de temps. Merci à tous (tes)! Gros bisous du Canada ! 😎
Hôtel Iberostar Daiquiri à Cayo Guillermo English translation pending
by Richardb · 2006-02-08 · 5 replies
Nous venons de "booker" un voyage à Cayo Guillermo, au Iberostar Daiquiri. Nous avons 3 questions: Comment les membres ont trouvé cet hôtel ? Y a-t-il possibilité de se baigner nu ? ...même s'il faut marcher longtemps sur la plage ! Quels sont vos conseils de vacances ?

Merci à l'Avance😉
Six mois en Thaïlande dans un foyer pour filles English translation pending
by LAjoulie · 2006-01-26 · 78 replies
Six mois en Thailande... Dans un orphelinat pour filles.

Peut-être que le titre rappellera des souvenirs à certains... ou donnera des idées à d'autres...

C'était en janvier dernier que je suis partie.... Avec une association qui m'a trouvé un bouleau et une famille d'accueil à PhraPutthabat, près de saraburi à 250km de bangkok... dans un petit villlage paumé.

Il faut foncer. C'est moi qui ai choisi de partir. de me fondre dans leur culture. de rencontrer une famille, d'y vivre, d'aller bosser dans un foyer pour filles. Moi qui ai décidé de découvrire... d'etre seule. d'etre mal, d'etre seule........ De rien capté à la langue. d'etre avec des dizaine de thai à table et de juste rien comprendre... Grand POING dans la gueule le premier mois... c'est dur. j'aimerais rentrer... souvent...

Mais je commence à travailler. A l'orphelinat-foyer de bansaraburi. OU vivent des filles de 5 à 20ans. Des fillettes, qui la plupart on été amenées ici par la police. Traffic sexuel, les parents souvent les ont vendues, car c'était surement encore la seule chose qui pouvait leur ramener un peu de tune... à bangkok, ou souvent dans cette putain de ville ignoble qui se nomme pattaya.....

Certaines ne savent pas d'où elles viennent... Certaines ne parlent plus... Certaines se font mal, se frappent, s'automutilent. Personne n'est là pour les écouter. Elles ont en elle quelque chose. Tout au fond. Un truc qui pleure et qui ne s'arrêtera surement jamais de pleurer. Quelque chose en sang. Quelque chose qu'on leur a arraché. Qu'on ne leur rendra pas. La confiance en la vie...

Dès mon début dans le foyer, je sens que ce sont ces gamines qui sont ma nouvelle famille.... Elles sont la, meurtrie, seules, avec un passé inimaginablement lourd.... mais elles sont la. Se sont reconstruites un petit univers... avec leurs amies. C'est la débandade, la vraie colonie de vacances. ON va a l'école, je donne des cours d'anglais alors que je parle vraiment mal, on mange des mangues vertes tout le temps, on court après les lézards, on mange des curry qui arrachent et elles se moquent de moi qui décède un peu quand c'est vraiment trop fort dans la bouche.....

je m'attache, elles s'attachent, après 1 mois c'est toutes mes petites soeurs, mes filles, mes petites découvertes.... J'y vais chaque matin avec un grand sourire... m'arrete dans la rue et achete des bananes fries et les leur amène. elles adorent. elles ont souvent aucun sous pour s'en acheter.

Dans ma famille ca va bien. y'a 4 momes un peu gatés sur les bords mais ca va. Peu à peu, je passe tout mon temps au foyer et fini par y habiter et après 3 mois chey les SOMbuphiboonporn, je pars vivre la bas, dans la petite maison de la directrice... une femme incroyable qui m'accueille les bras ouverts.......

Ah les thai. pour ca... ils sont fort...

Je decouvre en six mois plus de chose qu'en 5ans à lausanne.

Je découvre qu'ils vivent dans leur bulle les thai. ils croient que nous, les européens on est des surhommes. que l'on souffre pas. ou moins en tout cas. que tout nous est acquis, donnés. facile. on est beau, parce qu'on est grands.

Un jour, j'ai meme raconter que j'avais fait un cauchemar à ma mère thai et elle était tellement étonnée ! elle me croyais pas ! Elle me disait... Maiiiis noooon..... tu fais des cauchemars ?????

Peut-être etait-ce parce que je me trouvais dans un petit village reculé. ou la seule image qu'ils ont des blancs, ce sont celles de la famille royale anglaise... La grand mere me dit meme que je ressemble à lady di....... suuuper... je recherche toujours la ressemblance. à part la peau blanche, je vois pas...

Enfin bref..... six moi qui ont passé, tout de meme, lentement. je ne regrette rien. le début fut difficile. peut-être la chose la plus dure que j'aie vécu de toute ma vie jusque la. J'ai du me dépasser. etre seule, je me suis découverte. J'ai vu des choses fabuleuses, des choses qui m'ont touchées et chamboulées à vie...

Ces petites du foyer sont dans ma tete à jamais. au bout de mes doigts et dans mes yeux. J'y retourne en mai. j'ai peur que tout me retombe sur la gueule. toutes ces émotions que jai du surmonter.

La rage, de voir des petits êtres souillés, qu'on a jamais respecté. Qu'on a abandonné. QU'on ignore parce que l'on ne veut pas voir la verité en face. L'envie, de toutes les prendre. De rester. D'être là pour elles. De ne pas les abandonner moi aussi. L'espoir, d'y croire... De croire en la vie. Qu'elles lui donnent une deuxième chance. QU'elles lui refasse confiance à cette salope. Refaire confiance à quelqu'un. A un sourire. A une main, à des yeux...

Durant ces six mois, j'ai pu aller à khao lak aussi, au nord de pukhet, 4 mois après le tsunami, dans un village de pêcheurs, ou ma mère thai ( directrice du foyer ) avait construit avec d'autres femmes, un centre pour ces habitants meurtris... j'ai vu des gamins qui parlaient plus... à jamais morts dans l'ame de s'etre vu emportés par l'océan. Des parents trainants les pieds, ayant perdu leurs bébés. L'attente.

Et puis, un petit bébé, né juste après le tsunami, dont le sourire rappelle que la vie continue.

J'ai pu aller dans un orphelinat près de chiang mai. Ou j'ai vu des centaines de bébés alignés dans les couchettes, attendant qu'un NICE Fallang viennent les adopter.

J'ai meme été dans un Home pour personnes handicapées, au nord aussi, avec ma mère thai, éducatrice. une horreur.... des cinquantaines de personnes handicapées, dans des chambres, à dormir par terre, tous habillés pareil, en robe un peu verte. rasées. j'ai cru tomber à la renverse. Jcrois que ça, je l'ai mis dans un petit coin de ma mémoire. j'y repense souvent à ces personnes... maintenant que je bosse dans une institution ou les handicapés ont une chambre à eux. une armoire d'habits, des ateliers ou s'amuser.... des gens pour s'occuper d'eux et un NOM à eux.....

J'ai fait aussi 10 jours de méditation dans un temble, à surat thani. La folie, c'était dur dur.... 10jours sans parler... 10jours avec toi meme. Ca FORGe quelque chose... je sais pas quoi. mais ca forge.....

un truc pareil ca vous marque à jamais. je me demande si quelqu'un va lire ca.

POur la thailande. je reve. je reve de remanger des nouilles au bord de la route et de voir un éléphant marcher derrière moi. en silence. De me lever à 5h du matin pour voir les moines recolter leur dons de nourritures. de voir mes petites nanas jouer sous les cocotiers avec des cailloux, qu'elles m'apprennent leurs jeux qu'elles ont inventés et que je sois foudroyée par leur intelligence. leur capacité à rebondir sur la vie. après avoir subi tant de violences et d'abandons....

Les bouddhas, les temples, les elephants, les motos qui pétaradent 24/24h. LA bouffe de malade.... les tongs 6mois de suite, les sourires des enfants asiatiques, la curiosité des adultes, leur envie de parler anglais, leur fierté, leurs silences, leurs sourires qui cachent mille souffrances accumulées de générations en générations.........

Tout ca et tellement de choses encore. la folie. la meilleur chose qui pouvait m'arriver. Me remplir de tout ce que le peuple thai m'a offert !!!! Sans le savoir...

MERCI POUR CEux qui ont tout lu ! - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - AOUT 2006

Voila... Je suis retournee dans l'orphelinat il y a deux mois, j'aimerais repartager ces retrouvailles avec vous ! Ca va venir.... Difficile de retrouver les mots. Cest encore trop frais peut-etre !

Fantastique, inesperé... ce que ces petites m'ont offert a nouveau est presque indescriptible. Personne ne m'avait oublié. Et puis, jai senti que Revenir vers ces petites qui avaient subi l'abandon. Ces petites que j'avais abandonnees en quelque sortes a la fin de mes six mois. Je leur ai prouvé que ce n'est pas une regle, que je ne l'ai avais pas abandonnees. que j'etais revenue.... Qu'elle peuve faire confiance a nouveau en quelqu'un qui leur dit je t'aime, qu'elles ne doivent pas avoir si peur d'aimer. Que... Que j'etais revenue et que je reviendrai. Elles me croient cette fois.

Aucune d'entre elles n'avait changé. Elles etaient la, comme l'année d'avant. Même pas tellement plus grandes. En arrivant, le soir, j'avais les jambes en sauce, le coeur dans les talons et les chauves souris dans les cheveux tellement j'avais peur......

Et elle etait la... Porn, 14 ans, retrouvee dans la rue quelques annees auparavant. Personne ne sait d'ou elle vient, elle non plus. Defoncee a toutes sortes de substances et encore beau mal l'annee derniere, elle etait assise, sur un banc, a l'entree des dortoirs......

Elle s'est levee et a crié : Piiii JUUUliiii !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

elle m'a saute dans les bras et la cetait juste la folie... Elle a rameuté toutes les petites qui sont venues me sauter dessus et ont pris ma pote maude d'assaut tout en douceur....

c'etait fabuleux...

Nous sommes restées deux semaines, à les accompagner à l'ecole, à manger avec elles, à rire sur les bancs, à reapprendre le thai, à ne plus avoir peur, à etre bien, à profiter de chaque moment, à partager ca avec une amie... A esperer que ces petites s'en sortiront.

J'y retournerai. le plus vite possible...

J'arrive pas a croire que j'ai pu faire une rencontre pareille. au bout du monde, j'ai une maman thailandaise avec ses 180 enfants. Pleins de petites soeurs et de petites fillettes...

MERCI à tous ceux qui ont lu jusqu'au BOut !!! A BIENTOT !

YAAAhhooou SAWADEEKA !!!
Itinéraire pour un voyage d'une semaine à Paris English translation pending
by LeumaS · 2006-01-21 · 11 replies
Bonjour, nous sommes 2 étudiants québécois qui seront à Paris pour la fin avril. Nous nous demandons si il existe un livre ou un guide (ou un site web!) pour nous aider à tracer un itinéraire dans Paris et pour en profiter le plus possible (le moins cher possible) durant 1 semaine. Nous allons demeurer chez un ami qui nous herbergera durant le séjour. Il habite rue de Violet.

Merci de votre aide!

Samuel

samuelsamusam.canalblog.com
Hiking the GR34 starting from Mont Saint-Michel
by Antoinepilou · 2006-01-11 · 15 replies
I’d like to hike the GR 34 this summer with my 17-year-old son. We’re planning to start at Mont Saint-Michel, aiming for around 20 km/day. We’ll be using a tent.

If anyone’s done this trail before, could you share some insights on how challenging it is, how easy it is to find campsites along the GR, and what the average daily distance is like?
Hôtel à Paris: un bon plan English translation pending
by Profone · 2006-01-08 · 33 replies
🙂Un endroit bien sympa pour dormir à Paris :

3 Ducks Hotel . 6 place Etienne Pernet. 01 48 42 04 05 De 17 à 24, 50 euros par personne. Dortoir ou chambre . Dans le 15 eme arrondissement!!. Metro Felix Faure il me semble. Installé dans d'anciennes écuries royales !😏 Il y a même un pub à l'intérieur .On peux aussi se garer gratuitement !!

chouette il y a un site internet www.3ducks.fr

Avez vous d'autres adresses pour dormir sur Paris pas trop cher ?

chap
L'hospitalité française English translation pending
by Opai · 2005-12-20 · 67 replies
Je me pose une question... J'ai rencontré ces derniers jours pas mal de voyageurs étrangers de nationalités diverses. Tous s'accordent à dire que l'accueil des français a été peu sympathique. Ils étaient tous déçu par cet aspect de leur découverte de Paris. Je ne suis pas très étonné et il ne faut pas généraliser... Mais bon, une bonne dizaine de personnes rencontrés dans différents endroits ont eu la même perception de la non-hospitalité française. Avez vous eu des expériences semblables ou, je l'espère, différentes ?
Mes blues.... English translation pending
by Nil · 2005-10-15 · 15 replies
Cela fait plusieurs mois que je rêve la nuit que je suis à Montréal, ma ville. Ou bien que je suis avec mon père, sur le lac. Ou que je suis en train de faire n'importe quoi mais avec les gens que j'aime, dans des lieux que j'aime, chez moi, au pays.

Jusque là, ca m'a toujours fait sourire, je me disais que c'était normal.

Tout d'un coup, peut-être à cause de la fatigue, de l'automne, j'ai les blues, le mal du pays, le mal d'être loin. Au point que j'ai même des crises de larmes. Je n'ai pas envie de retourner vivre là-bas, pas encore, j'aime ce que je vis, et j'ai le projet d'aller voir ailleurs à la fin de mon contrat l'an prochain.

Je parle à mes parents et mes amis quand je veux. Sans problèmes de coûts d'appels. Je suis constamment en contact avec eux.

Mais...

Je n'ai pas vu ma famille depuis plus d'un an. Je voudrais juste pouvoir les voir, les serrer dans mes bras. Être avec eux, sentir les odeurs de la maison de mon père, me promener dans la forêt avec lui. Me lever le matin, prendre mon café avec, corder le bois pour l'hiver, prendre nos repas sur sa terrasse avec un verre de bellini. Pouvoir dire un paquet de niaiseries avec ma belle-mère. Être capable de me serrer dans les bras de mon père. C'est ce qui me manque le plus. C'est étrange, je suis si heureuse de vivre tout ce que je vis, et en même temps, je suis triste de ne pas vivre avec ma famille et mes amis, les évènements au quotidien.

Mon voyage pour aller voir ma famille est seulement en juillet prochain. Je me demande bien comment je vais faire pour tenir jusque là. C'est fou comme ils me manquent. Ca fait vraiment mal, physiquement. Quand je vois des images de montréal, je me sens étourdie, j'ai le coeur qui pompe à toute vitesse.

Quand je dis à mon père que je m'ennuie, il me dis de revenir. Et ca me fait plus mal encore, je me sens déchirée entre être contente de vivre ce que je vis ici, et le besoin vicéral de voir ma famille. Je sais bien que ce n'est pas facile pour ma famille non plus. Ils ne comprennent pas pourquoi je suis partie au loin.

Pourquoi je vous raconte cela? Je ne sais pas. j'ai besoin d'en parler. J'espère que je vais arriver à surmonter ces émotions là, et être capable de tenir jusqu'en juillet.

Nil, la fi-fille à son papa
Du Bush Sud Africain aux baleines de l'océan Indien English translation pending
by Simba · 2005-09-26 · 77 replies
WILDLIFE SOUTH AFRICA (04.09.05 au 23.09.05)

J’avais terminé mon carnet de voyage précédent avec cette phrase : « Plus jamais …je ne resterais aussi longtemps sans refouler ce continent … C’est une promesse que je me fais à moi-même … je ne peux oublier cette magie diverse, palpitante, colorée et contrastée »

Promesse tenue et l’élan est loin d’être cadenassé … Du Bush Sud Africain aux baleines de l'océan Indien

Dimanche 04.09.05. La fête bat son plein à Spiennes (dans le petit village à côté de chez nous !) … Toute la famille est là, à l’occasion de la ducasse. Lou et moi terminons de boucler nos bagages (on ne sait pas être de toutes les fiestas en même temps et à choisir, on préfère de loin la nôtre : celle du départ !)

15h15, mes parents s’éclipsent pour nous lifter à Zaventem. A peine débarqués, devant l’aéroport que l’on manque de se faire ravaler l’arrière train par une automobiliste, qui fait marche arrière à l’aveuglette ! Cette odeur si commune qu’on les aéroports plane et enivre déjà. Le Check in (Lufthansa) se passe sans encombres. Suivi du passage à l’inlassable détecteur ! Connaissant la chanson, je me débarrasse de mes pompes de brousse, afin d’éviter une fouille en bonne et due forme (C’est que les coquines cachent du métal !)

La Gate d’embarquement, se trouve au fond du long couloir …Flânant sur les nombreux tapis roulants : je m’amuse à regarder tous ces autres écrans annonciateurs de départs … Tiens ! Iberia et une pensée pour Chinook qui s’envole dans 2 jours pour le Pérou.

Succession de Décollages vers 19h15 … Juste le temps de transpercer la couche des nuages, d’apercevoir ces dégradés bleutés du ciel, avec en fond les carrés de verdures qui caractérisent si bien le territoire belge, que l’on arrive à Frankfort (50 min de vol !)

On a le temps et on relie à notre aise les 2 terminaux : européen et international. 1ère découverte pour nous de cet immense aéroport et passage dans le tunnel « Calypso » pour la lumière bleutée et les multiples bruits qui s’en dégagent. (Pas vrai, Sabaidde ?😛)

Décollage à 22h40. Le 747 est bondé … Y a plus qu’à patienter et essayer de trouver le sommeil pour abattre les 8600 km qui nous séparent de Johannesburg. Mince, j’ai oublié mon pull dans la voiture … Trop tard !

Lundi 05.09.05

Atterrissage à 8h50 (pas de décalage horaire à cette période). Une longue attente pour le tamponnage du passeport … Le gars n’est vraiment pas pressé et fignole ses vérifications et encodages ! On fini par changer de file et à notre grand bonheur, la collègue va beaucoup plus vite ! En dehors de l’aéroport se trouve le comptoir Avis … On s’y rend sans tarder, hâte de quitter JNB et de s’enfoncer dans le bush africain. La location du véhicule ne se fait pas sans peine. On avait réservé depuis la Belgique une catégorie C. Manque de bol, tout était déjà sur les routes …On nous propose alors un autre véhicule (catégorie inférieure) impossible de caser tous les bagages dans le coffre (et pourtant on en avait pas des masses !) et la carrosserie est criante de rouge! 🤪 Ce n’est pas dans notre style de faire un pataquès mais il est hors de question de se trimballer en bagnole aussi pimpante et explosée en coloris dans les réserves ! On ne tient pas à attiser la foudre d’un black Rhino mal luné ! On obtient gain de cause, auprès de la directrice de l’agence et nous voilà embarqué dans un véhicule, davantage passe partout !

Direction Pilanesberg. L’Authentique French GH (repérée sur internet) se situe au fin fond d’une piste en terre ocre de 3km. Un petit coin de paradis perdu au milieu de la nature. Les chambres sont cosy et les propriétaires (Alain et Françoise) charmants (cela nous permet d’échanger encore quelques bribes en français avant de se plonger définitivement dans la langue de Shakespeare). Le jardin fourmille déjà de rencontres animalières …Il suffit de se poser et d’écarquiller les yeux pour apercevoir plein d’oiseaux, de papillons colorés (dont la paon du jour), un agame délicatement posé sur le tronc d’un arbre (mélange de bleu vif et de jaune éclatant !).

On ne restera pas bien longtemps en place …L’appel de la nature est plus fort que tout.

Direction Sundown Ranch Lion Park. On a la chance de découvrir ce lieu (certes touristique) avec un guide passionné. Ce qui rendra la découverte plus pointue et individualisée. 1ère expérience d’être en contact direct avec des lionceaux de 3 mois et 8 mois. Les tous petits n’hésitent pas à s’acharner sur les mollets découverts (et ils ont bien raison ! Pensant qu’est ce que tu fous là toi ?!) Le pelage est extrêmement doux et c’est que ça fait déjà son petit poids ! Avoir la possibilité de les serrer doucement contre soi, de les caresser, de jouer avec eux est une expérience extraordinaire …Même si mentalement, le doute m’a envahi sur la nécessité de le faire. Probablement une pointe d’envie et d’égoïsme m’a fait lâchement céder. Les lionceaux de 8 mois … Sont déjà bien plus impressionnants …Billes jaunes (qui n’hésitent pas à fixer le regard de l’autre, sans broncher) et paluches incroyablement fortes. Sans guide, je n’aurais jamais osé tenter l’approche seule ! Ne jamais, leur tourner le dos, les fixer et reculer lentement …Telle est l’attitude à adopter en cas d’attaque ! Surtout ne jamais courir ! (Heu ! c’est vite dit !!! Entre l’instinct et la raison, je ne sais pas ce que l’on ferait dans ces cas là ! 😏)

L’âge de certains lions (en captivité) dépasse l’espérance de vie en milieu sauvage (en moyenne 12 ans). L’on trouve ici un mâle de 19 ans et une femelle de 17 ans …Bien en forme, puisqu’on assiste à une scène incroyable : celle de la copulation (Vernis ! Ce ne sera pas notre dernière !). 46 lions comporte ce ranch.

La fin de la journée s’annonce et on se croquerait bien un petit bout. Dans le coin c’est le bled et on se refuse à pousser la porte de Sun City. Direction donc le Lodge de Kwa Maritane (à l’intérieur du Parc du Pilanesberg !). La Gate du parc ferme ses portes à 18h30 (en cette saison) mais on peut accéder au Lodge, en dehors des heures. Une petite Amarula, avec de la glace pilée …hummmf que c’est bon ça ! 😛 Durant le repas, une scène incroyable se produit … 20 éléphants sont actuellement au point d’eau sur lequel donne le Hide du Lodge. On lâche tout et on empreinte calmement physiquement mais avec une intense excitation intérieure, le long couloir sous terre qui mène à ce endroit ! Scène grandiose, pour notre première soirée sur le sol africain : Une troupe de petits et grands, viennent s’abreuver, se nourrir des feuillages des arbres aux alentours (chaque craquage de branche nous informe de leur présence), se saupoudrer de poussière. On en oublie le repas et dans une forme de silence et de souffle retenu, pour éviter d’indiquer notre présence …on observe et se gave de ces images que la nature nous offre ! Magic Africa …

Tard dans la soirée, nous emprunterons la route du retour et la piste sinueuse qui mène à la GH … Pour une première nuit, déjà pleine de rêves !

06 et 07.09.05 Au cœur du Bush de Pilanesberg NP

La réserve n’étant qu’à une vingtaine de km, et l’entrée étant valable pour toute la journée. Ca nous permet d’y aller durant les meilleures heures pour l’observation de la faune animalière. (Dès l’ouverture de la Gate : 6h00 jusque 10h00 et dans l’après midi : de 14h30 à 18h30 !) Evitant ainsi les heures où le soleil cogne et où les animaux se cachent à l’abri des arbres.

On pratiquera 2 Gates sur 4 (la Bakubung et la Kwa Maritane). Petit parc, plein de charme. Créé en 1979, dans le cadre de « l’opération Genesis », il se situe dans la zone de transition entre la végétation aride du Kalahari et le Bush plus humide du Lowveld, en son centre, un volcan endormi. Le relief peut culminer jusque 1687 m. Il compte aujourd’hui 8000 têtes. Dont 22 lions, 28 léopards, 32 Guépards, 130 Rhinos blancs, pas mal de Black Rhinos également, 150 éléphants, 80 buffles (exempts de Tuberculose Bovine ! Enfin, une bonne nouvelle), 40 hyène brunes (pas de tachetées) et pas mal de Lycaons (il en ont d’ailleurs retirés du centre du parc et placés dans une zone de celui-ci, inaccessible pour le quidam), hippopotames, girafes … Tiens, les chiffres ont pas mal changé depuis le passage d’Afbé 75 !

Quelques indices sur les pistes et la population animalière les fréquentant :

Pour les lycaons et les guépards …La piste Tshepe est réputée (même, si nous n’avons pas eu la chance d’en apercevoir … Ceci dit, on a croisé quelques veinards !)

Pour les lions : tout le coin entre la Tshwene, la Mankwe, la Motlobo.

Pour les hippos : à coup sûr : au Lengau Dam, au Mankwe Dam, au Makorwane Dam, au Ruighoek Dam.

Les Rhinos foisonnent de partout …Mais passer sur la Tlou et c’est Banco.

Nos rencontres animalières dans ce petit paradis terrestre : Hyène brune dévorant les restes d’une proie (à 500 m de la Gate Bakubung), le poil soyeux et la chair encore bien rouge pourtant, dégoulinant de ces crocs !

Chacal (très tôt le matin), au Lengau Dam, s’abreuvant parmi les gnous, zèbres, impalas. Cet animal me fera décidément toujours craquer, le trouvant d’une élégance sans faille!

En moyenne 12 Rhinos par jours (des White, malheureusement pas le terribilous Black) et très proche des pistes de 10 à 2 m. Rapidement donc, familiarisés, avec ces mastodontes qui broutent l’herbe …tout en marchant.

Des hippos (avec petits) se faisant dorer la pilule au soleil (Lengau Dam).

Lions (Nous sommes chanceux, car apparemment pas évident à voir vu leur nombre) : 2 le premier jour (sur la Tshwene) … Un mâle et une femelle. Entre excitation et frustration : Ils sont là à une 20 aines de m, tapis dans les hautes herbes jaunies. Le véhicule n’étant point en hauteur, on ne peut les apercevoir que quand le mâle relève son épaisse crinière (préférant pionser derrière l’euphorbe !). Le pelage de la lionne est quant à lui totalement en symbiose avec la savane. That’s the Bush !

2 le second jour : Un mâle à la bifurcation entre la Tshepe et la Nkakanne) … Et une frustration doublée d’un agacement sans faille 😕!!! A 1 m ½ de la piste, il s’abreuve …On aperçoit son arrière train et sa sacrée crinière …Impossible de s’approcher !!! 2 grands véhicules (genre camions 4x4 transportant une 30aine de touristes) sont là à squatter la place stratégique ! On peut comprendre, ils font leur bisness les gars (et nous ne sommes que des particuliers!) mais là où ça commence à grincer, c’est quand ces « olibrius » ne ménagent pas le ton de leur voix, font de grands gestes (pas très malin !!!) et rient comme des empaffés ! Résultat …Le fauve dérangé s’en est allé bien plus loin au calme de toute cette agitation lamentable ! On en aurait bien « stronés » 🏴‍☠️, quelques uns !!! Bien qu’on aime l’Afrique de l’Est, nous ne sommes définitivement pas prêts (mentalement) à vivre le cauchemar des incessants ballets de véhicules dans le cratère du Ngorongoro (D’ici là, faudra cultiver sa patience !!)

Une lionne, sans attroupement et sans agitation (sur la Motlobo). Elle est blessée à la patte avant gauche. Isolée, elle a bien du mal à se déplacer …boitant pas mal ! Telles sont les lois de la nature.

Des éléphants au Hide de Ruighoek. Bel endroit pour observer le point d’eau et pas très fréquenté vu son sommaire accès. Le déplacement vaut le clou du spectacle : 3 pachydermes au bord de l’eau ! Ceci dit, je n’y suis guère à l’aise …On ne voit pas à 1m ½ des 2 côtés, tant la nature est dense et ça doit grouiller là dedans !

Un vieux mâle solitaire, plus tard à 1m ½ de la piste …Passablement énervé. On le passera doucement (impossible de faire marche arrière) et on se tiendra à distance respectable ! J’tiens pas à faire les frais du géant ! Moa !

Sans oublier Waterbucks, élands, babouins (au moins une centaine à la tombée de la nuit sur le pont de Lengau Dam) etc …

A cette époque, l’herbe du parc est brûlée aux abords des pistes des 2 entrées. Tellement sèche, qu’il faut ressourcer le vivier d’une façon ou d’une autre.

Infos Pratiques.

Authentique French Guest House Chez Françoise et Alain Le Marrec Depuis JNB : prendre la direction de Pretoria (N1) – ensuite passer sur la N4 jusque Rustenburg. Prendre la dernière sortie pour cette ville et se retrouver sur la R565. Bifurquer après Phokeng 490 Rd / nuit avec petit déjeuner

Sundown Ranch Lion Park (1600 Ha) Paf : 15 Rd

Pilanesberg NP Paf : 20 Rd / pers Véhicule : 15 Rd Carte du parc : 10 Rd A ne pas louper le Hide au Kwa Maritane Lodge.

…A suivre : Manyeleti Private Reserve
Ma rencontre avec Dennis la Menace! English translation pending
by PirateRousse · 2005-07-13 · 21 replies
Bonjour tout le monde !

J'ai fait un résumé... un récit devrais-je plutôt dire, de mon aventure avec l'ouragan Dennis. Si ça vous dit de le lire... à votre aise. Je l'ai fait pour mes souvenirs dans un de mes dossiers... et je vous le partage !

Salut tout le monde !

Je vous raconte notre aventure avec Dennis la Menace !

Tout a débuté le Jeudi, quand tout à coup, l’eau de l’océan est devenue quand même assez froide, ou plutôt fraîche dirais-je ! Je vous avoue avoir eu un doute… mais je n’en ai rien dit à ma fille et mon copain, car je ne voulais pas non plus les inquiéter. Premièrement, le vent était quand même assez fort pour faire changer la marée un peu, contrairement au niveau de l’eau des autres jours. Pendant notre baignade, nous voyons au loin des rideaux de pluie arriver et le soleil percer à travers de chaque passage de pluie. Toujours, ceux-ci venaient de la même direction et dans le même sens. J’ai déjà vu de la pluie dans le Sud et c’était particulier cette fois-ci, la façon que celle-ci arrivait. J’ai même pris une marche qu’à l’hôtel Daiquiri en après-midi, pour aller m’acheter quelques petits souvenirs que nous avions vu le matin, quand moi et mon copain avons décidé d’aller visiter les hôtels par la plage. Je suis revenue quasiment toute seule sur la plage, car tout le monde s’était sauvé à cause de les fortes pluies qui s’avançaient vers nous. Je me suis dit, à mon retour vers mon hôtel via la plage ; " Je suis en maillot de bain et franchement, ce n’est que de l’eau " C’était amusant d’être toute seule sur la plage à me faire arroser le dos par la pluie, vu le vent qu’il faisait. Je n’ai rencontré qu’une seule personne et moi et cet homme, nous nous sommes sourie tout simplement, voyant que nous étions les seul sur la plage… et elle est longue la plage ! Mais toujours le doute en moi, que quelque chose de bizarre se préparait.

De retour à la chambre, je me suis changé et nous sommes allés au bar pour prendre un petit capuccino et qui c’est transformé en Mojitos en fait ! (mdr) Nous sommes donc retourner à notre chambre et se préparer pour le souper. Il ventait et il pleuvait entre les rayons chauds du soleil. C’était rafraîchissant en tout cas. Ensuite, après le souper, nous sommes allés voir le spectacle de soirée. Après celui-ci, j’ai vu un des animateurs arriver avec une carte de Cuba. Je peux vous jurer qu’à partir de ce moment, sans qu’il est eu le temps d’ouvrir la bouche, que j’ai regardé mon copain et j’ai immédiatement dit ; " On va avoir un ouragan… j’en suis certaine !!! " Tout le monde parlait et celui-ci avait du mal à se faire comprendre, jusqu’à ce qu’il prononce le mot clef pour faire saisir le silence **OURAGAN** Alors là, le silence fût immédiat. Il nous explique que l’ouragan n’est pas dans notre trajectoire et que nous ne courrons aucun risque pour le moment. Si toutefois celle-ci décidait de changer de direction, nous serons évacués vers Cayo Coco ou Morron.

Je suis donc allé voir immédiatement sur Internet pour en savoir plus et quand j’ai vu l’ampleur de l’ouragan, je suis vite revenue voir mon copain et ma fille et les aviser que nous préparions nos valises dès ce soir avant d’aller dormir, car j’étais certaine qu’ils allaient nous évacuer. Car sur l’image satellite, elle prenait quasiment toute l’île de Cuba… alors aucune chance à prendre.

Nous décidons de prendre une douche et d’aller dormir vers minuit. Nous attendions le vent souffler très fort à l’extérieur et nous avions fermer les rideaux pour ne pas faire peur à notre fille. En fait, elle ne semblait pas avoir peur du tout. Nos valises étaient complètement faites entièrement. Quand vers 4h00 du matin, le téléphone nous a réveillé et j’ai répond avant le 2ième coup. J’étais sur et certaine que c’était pour nous faire évacuer et j’avais raison. On nous a dit ; " Vous devez prendre votre passeport et vos billets d’avion et vous n’avez que 30 minutes pour vous faire un petit sac et mettre vos valises dans la salle de bain s.v.p. et venez nous rejoindre dans le halle de l’entrée, d’où des autobus vous transporteront vers Cayo Coco à l’hôtel El Senator.

WOW ! Je peux vous assurer que ça réveil mal et que nous courrions partout dans la chambre à tout ramasser et mettre dans la salle de bain, tel les indications reçues. Je cherchais des vêtements pour tout le monde et moi, j’étais encore en pyjama à chercher une paire de petite culotte (mdr). J’avais fait nos sacs à une vitesse éclaire en essayant de ne rien oublié… mais on oublie beaucoup dans de telles situations. Mais nos passeports et billets d’avion étaient dans notre sac.

Quand nous avons ouvert la porte, il ventait incroyablement et il pleuvait également. Nous avons descendu les escaliers et nous entendions des bruits sourds un peu partout, pour se rendre compte que se sont les noix de coco qui tombaient des cocotiers. J’avoue avoir eu peur à ce moment exactement, car la peur d’en recevoir une sur le coco m’effrayait et je surveillais ma fille et mon copain pareillement en mentionnant de marcher bien au centre du trottoir qui nous mène à la réception. Nous entendions juste à côté de nous, les fameuses noix de coco et c’était comme une forme de bombardement.

Nous arrivions enfin à la réception et déjà un autobus était prêt à partir et remplie de passagers. Nous avons pris la 2ième après avoir mentionné le no de notre chambre et certifié que nous étions les 3 présents.

Nous roulions à une bonne vitesse en direction de Cayo Coco. J’étais assise à côté d’un des animateurs qui était complètement crevé, après avoir passé plus de 20 heures debout à ramasser les chaises, les parasols, les miroirs et tout le reste. Ils ont préparé notre évacuation et tout était prêt lors de l’appel à notre chambre. On voyait des autobus qui arrivaient à notre hôtel, les unes après les autres. C’est à ce moment que je réalisais combien ils savaient prendre les moyens pour évacuer les gens et ceci à une vitesse incroyable. Nous arrivions à l’hôtel El Senator vers les 5h30 du matin. Le ciel était gris et le halle de l’entrée était remplie de branches et de feuilles au sol. On nous demande de se rendre au comptoir de la réception, d’où on nous détermine une chambre. Alors, rendu au comptoir, on nous donne un sac avec 3 minis barres de savon et 2 rouleaux de papier de toilette. On nous mentionne par où passer pour se rendre à celle-ci et de revenir ensuite pour avoir les informations nécessaires quand l’ouragan frappera. Je peux vous dire que ça fait drôle comme feeling.

On marche… on marche et finalement on arrive au dernier bâtiment d’où est située notre chambre. J’ai trouvé que nous étions pas mal loin en cas d’urgence… mais bon ! Les chambres sont spacieuses et la salle de bain est très chic. En tant de décoratrice, je regarde la déco non ? Mais on s’aperçoit que ceci ressemble beaucoup plus à nos hôtels ici même au Québec, pas assez exotiques à mon goût. Mais bon, nous sommes super content de notre chambre là, on est à l’abri dans un sacré de bel endroit. Mais ça nous permet de voir ce que nous recherchons quand même comme endroit en vacance… c’est toute une chance ça !

On revient au Halle d’entrée et là on nous indique que le buffet va ouvrir pour que nous ayons la chance de manger quelque chose et ensuite de retourner à nos chambres à compter de 9h00 jusqu’à midi, plus personne ne doit se promener sur le site, car c’est le plus fort de l’ouragan qui passera durant ce temps là. Nous avions même un garde qui surveillait à ce que nous ne sortions pas de nos chambres. On a ouvert quand même les rideaux et d’où de grand X fait de papier collant dans les fenêtres, au cas que celles-ci ne volent en éclats.

Il s’est mit à venter, pour que quelques petites branches devant nous se cassent. On avait une forme de buisson devant notre porte vitrée et celui-ci touchait par terre par le vent. Nous avons donc pris une douche et fait une petite sieste, car le sommeil nous rattrapait vue l’heure que nous nous étions levés. Je dormais d’un seul œil quand même, incapable d’entrer dans un sommeil profond à cause du vent. Ma fille lisait ses revues qu’elle avait eu le temps de prendre avant notre évacuation. On voyait le garde passer devant notre fenêtre à 2 reprises, pour voir si tout allait bien.

Quand je vis qu’il était midi, j’ai ouvert la porte tout doucement, en espérant ne pas avoir de débris devant celle-ci. Alors, nous décidons donc d’aller voir ce qui advient de nous, si nous allons retourner à notre hôtel, qui nous manque déjà. Il y avait Fidel Castro à la télé qui expliquait la météo… ayoye ! Je dois vous dire ici, que les gens avaient un peu le fou rire… et pour raison. On voyait les autorités cubaines essayer de faire sortir une dame âgée de chez elle pour aller se réfugier ailleurs et celle-ci refusait en gueulant après eux. Ce sont ces personnes là qui sont en danger à cause des inondations et des objets qui volent à cause du vent. Il y a eu des morts, mais c’est surtout des gens qui ne voulaient pas quitter leur domicile.

Alors, impatiemment, nous attendions le O.K. pour retourner à notre hôtel. Alors, on nous mentionne que les hauts placés doivent se réunir dans une salle de conférence pour savoir ce qu’il en est. Pendant ce temps, nous retournons au buffet et d’où encore une fois, des repas sont servis. Il y a des gens qui abusent énormément et remplissent leur assiette et qui ne pensent absolument pas aux autres. C’était des situations assez frustrantes… surtout qu’ils se levaient de table et laissant leur assiette pleine de bouffe. Quand plusieurs n’avaient même plus de quoi manger ! Très choquant j’avoue et sans oublier un gros Québécois qui logeaient au El Senator et qui gueulait que nous prenions bien de la place et en plus que nos animateurs, qui essayaient de récupérer dans le halle, ceci lui déplaisait. Je n'en revenais pas d’entendre de telles sottises. Tu as de très bonnes personnes dans une telle situation… mais tu as des imbéciles de première aussi. Nous revenons donc après le repas au Halle d’entrée, pour se faire dire que ceux-ci attendent toujours l’accord des Associations Touristiques des pays. Mais je crois qu’ils n’ont pas obtenu tous les accords, ce qui a fait en sorte que nous devions passer la nuit à cet hôtel, à notre grande déception. Ce n’est pas que nous n’soyons pas confortables, tout le contraire, mais nous n’avions pas de vêtements de rechange et surtout que nous avions l’impression de ne pas être la bienvenue en fait. Mais une chance que le personnel de notre hôtel était présent et ils savaient nous remonter le moral, eux qui étaient crevés pas rien qu’un peu. On aidait à ramasser quelques verres et assiettes ici et là. On voulait aider un peu, car il n’y avait rien à faire que d’attendre. J’ai même offert à des animateurs de venir dormir dans notre chambre, car ils ne semblaient pas savoir d’où aller dormir, on avait le cœur brisé. Mais je crois qu’ils n’ont pas le droit… j’aurais dû me manifester beaucoup plus avoir su.

Dans l’après-midi, nous sommes allés voir la mer, moi et mon copain et celui-ci a même cru qu’il avait pris une photo, mais je crois que nous avons été sur le choc de voir des gens se baigner dans celle-ci, quand une cubaine est arrivée sur le quai et à crier après eux de sortir IMMÉDIATEMENT ! Le ciel était d’un gris pâle, l’eau était d’une couleur turquoise au menthe très pâle et le sable tout blanc, donnait une image assez spéciale monochrome. On voyait quelques tuiles de toit qui s’étaient envolées. Nous marchions quand même avec une crainte, mais la curiosité l’emportait.

Nous sommes donc retourner à notre chambre en soirée et pour y dormir avec la chaleur incroyable qu’il y faisait, car notre air climatisé ne fonctionnait pas. Dés le matin, nous étions levé à 6h00 du matin et à 7h00 nous nous sommes rendu au buffet. De cet endroit, une de nos animatrices nous a fait part que les autobus nous attendait pour retourner à notre hôtel dès que tout le monde sera préparé. Est-ce que je peux vous dire que nous avons mangé en vitesse et avons fait très vite d’aller chercher nos effets personnels et retourner prendre un autobus pour ENFIN nous ramener à nos hôtels ? En tout cas, on était super heureux et content de finalement retrouver notre petit coin de paradis. Nous avons encore pris le 2ième autobus pour nous ramener et on voyait ici et là des branches cassées un peu partout. Le ciel était gris, mais pas de pluie.

Quand nous sommes arrivés à notre hôtel, il y avait toutes les femmes de chambres qui étaient là à balayer tout le tour de la piscine, le bar, le restaurant et le halle d’entrée, un autre qui nettoyait la piscine de branches et de feuilles qui étaient tombées dans celle-ci. Notre trottoir était complètement déblayé des branches qui étaient tombés que nous pouvions apercevoir sur les côtés un peu partout. Un autre jardinier qui ramassait les branches et qui remplissaient de gros cubes sur roulettes. Quand nous avons enfin arrivé à notre chambre, tout était intact à notre grand bonheur. Nous avons remis nos valises en place et avons pris une bonne douche et ensuite enfilé nos maillots et avons retourné à la plage et pour constater que celle-ci était encore très belle, mais l’eau était brouillée. On voyait la hauteur que l’eau avait montée et c’était beaucoup quand même. Ceci a quand même fait en sorte que la plage était encore plus belle qu’avant. Nous avons détaché les chaises des arbres pour les remettre en place dessous les palapas, un seul palapas était tombé. Nous avons donc passé la journée du samedi à la mer à se baigner toute la journée encore une fois. L’eau était froide, mais très bien pour la baignade. Plus que la journée avançait et plus que l’eau redevenait limpide et toute belle. La vie continue et les cubains connaissent bien comment procéder quand les ouragans arrivent. Un spectacle a quand même eu lieu le soir et tout le monde était plus près des uns des autres. Tout le monde se souriait, on a connu des gens pendant ce jour d’ouragan et nous étions souvent ensemble par la suite.

Le dimanche, étant notre dernière journée, nous l’avons passé à la plage avec un soleil magnifique et presque plus rien de l’ouragan ne paraissait. Ni vue… ni connu ! On a décidé de quitter la plage pour aller prendre notre douche et rincer le sel et le sable dans nos maillots, quand il y a eu un bris d’eau pendant que mon copain était rempli de savon. Il était enragé pas à peu près, mais sûrement un bris à cause de l’ouragan, ils ont dû fermer l’eau partout sur le site. Notre femme de chambre nous a remis des bouteilles d’eau de source pour réussir à se rincer et pouvoir s’habiller pour ne pas manquer notre autobus qui nous amenait à l’aéroport. Je vous avoue que ce fût très difficile de quitter ce lieu paradisiaque, même après avoir vécu un ouragan.

Tourlou Vivie
Que faire autour de Lima? English translation pending
by Asterieinca · 2005-06-17 · 7 replies
Bonjour, je vis à Lima depuis seulement 3 mois, j'ai de la famille qui arrive de France en juillet. Pourriez vous me dire ce qui peut se faire sur une journée autour de Lima. J'ai entendu parler de Chancay, Huacho, Huaura, Barranca, Chocica ..... Existe-t-il un office de tourisme sur Lima ?

Merci de votre aide
Le Pif Paf Pouf enfin révélé! English translation pending
by DeCléricy · 2005-05-30 · 18 replies
La Machine… Pif!, à voyager…Paf!, vers les Étoiles…Pouf!

J’ai trouvé le moyen de transport pour voyager au-delà de la Boule! La version améliorée du truc à téléporter du Capitaine Kirk. Moi oncle Marcel, altruiste de naissance, m’a t’en vas vous le lui expliquer gratos. Manuels d’assemblage et d’utilisation en primes. Copistes et fraudeurs seront déçus : j’ai fait breveter le chouette machin qui, pour l’instant, se décline en deux couleurs; rose Harlequin et bleu poupon.

Prémices : Ici sur Terre la bougeotte nous fait sauter de continents en continents, de pays en pays et d’îles en îles. Avec mon Truc on sautera de Galaxies en Galaxies, de Constellations en Constellations et d’Étoiles en Étoiles.

Ne riez pas petits coquins! Après la lecture de ce post vous aurez une raison supplémentaire de croire que les voyages vers ailleurs peuvent s’avérer agréables et rigolos! Fin de l’intro.

Après d’innombrables creuse-méninges et d’abyssalement profondes réflexions j’ai cru bon tester les différents modèles existants. Remerciez-moi. Je vous évite une perte de temps incroyable!

- L’avion de St-Exupéry : Le Petit Prince a prouvé que ça marche. Cependant ya un gros hic! Oùssé-qu’à lé?... on cherche encore.

- La Patente volante à Raël : Très efficace pour faire des rencontres avec les Choses là… comment y s’appellent déjà? Anyway! Faut prendre rendez-vous. Raël m’a dit que s’il n’est pas aux commandes lui-même… y prête pas sa soucoupe!

- La Télépathie : Difficile à maîtriser. De plus c’est interdit aux solitaires! Faut toujours être 2. Meuh oui quoi! Pour télépathier il faut un émetteur pis un récepteur, un qui envoi et l’autre qui reçoit et vice-versa. Jusque là vous suivez? Mais imagines que cé toé qui émet de Betelgeuse disons, pis que la ou le récepteur se trouve sur Orion mettons, pis qu’yé occupé à prendre des photos genre, ou à faire sécher son linge comme…coudonc yé occupé bon! Forcément tu te trouves à télépathier dans le vide! Non oubliez ça…cé pas fiable pantoute!

- Le Balai de Sorcière : Ça demande de la dextérité pas à peu près. Harry Potter a failli se péter la gueule avec çà! Croyez-en mon expérience, ce n’est pas à la portée du premier arrière-train venu. En plus c’est très inconfortable pour les longs trajets. Pis oùssé qu’t’installes le porte-bagages après c’t’Affaire là?

- L’Escabeau sidéral en aluminium : Il s’agit du modèle dernier cri de l’année 2005 avec patins à glace intégrés qu’un ou une VFiste propose sur le site. Malgré mes recherches je n’ai pas retrouvé le forum où j’ai appris l’existence du Précieux Objet. Alors je lance un appel à tous. Mon but, une fois l’Engin récupéré, est d’y boulonner un réacteur ionisant à Pensée Magique inversée de ma conception. Avec çà je mets les voiles sur l’Étoile Polaire où je lance un défi au Père Noël (qui est Canadien ne l’oublions pas!) dans une partie de hockey. Ce sera la Fée des Étoiles et moi contre Lui et le P’tit Renne au nez grenat. Les vainqueurs se verront offrir un souper, aux chandelles boréales sil vous plait, où il leur sera révélé le secret de la Caramilk. Si ça fouère (une panne d’Escabeau, ça peu arrivée!) je rentre chez-moi gentiment, je prends une photo de l’Engin que je met dans mon profil de membre VF…affaire à suivre.

Bref comme vous pouvez le constater aucun des moyens précédents n’est sur et fiable à cent pour cent. À l’usage les résultats s’avèrent trop aléatoires pour faire un choix éclairé. C’était sans compter sur le Marsou que je suis! Avec mon Truc vous voyagerez c’est certain. Il est breveté sous le nom de : Patente Originale Et Superfétatoirement Infaillible Enregistrée. Son sigle se prononce POÉSIE.

Les douaniers célestes vous gueulerons : Poètes! Vos papiers! Comme disait tonton Léo…ferré en la matière.

DeCléricy
Quels vêtements pour un trek au Népal? English translation pending
by Aurore · 2005-04-06 · 13 replies
bonjour à tous, je pars samedi prochain faire un trek avec comme point de chute pokhara, landruk, chumrung, deurali, annapurna. j'aurais voulu savoir quels vetements il fallit préconiser?
parcs autour de New York?? English translation pending
by Elyse · 2005-03-29 · 8 replies
Bonjour!!

quelqu'un peut-il me conseiller des randos sur deux jours ou plus autour de New York (3h de route max si possible)?? avec un denivele consequent: 1000m/jour par exemple...

merci d'avance!!

ce n'est pas que j'etouffe a NY, mais l'appel de la nature... 😉
Retour du Punta Bonita English translation pending
by Mariemilie · 2005-02-06 · 29 replies
Bonjour,

De retour du punta bonita il y a quelques jours je tiens à vous faire part de notre avis après avoir lu tant de mauvaises critiques sur cet hotel !

Déjà partis en République Dominicaine il y a deux ans à Juan Dolio on n'a pu faire la comparaison entre les deux hotels et se rendre compte que le sud et le nord sont totalement différents.

JOUR 1,

Départ de Paris à 13H à bord d'un Airbus avec la compagnie Corsair, le vol a été agréable même si les places assises en charter à bord d'un airbus sont peu confortables surtout pour les "grandes jambes"! le Boeing emprunté au retour était beaucoup plus confortable.Un repas servi à bord, pas mauvais mais pas très copieux a été suivi d'une collation avec sandwich quelques minutes avant l'arrivée à Puerto Plata.

Arrivée à Puerto Plata vers 17H45, heure locale, on a récupéré rapidement nos bagages et on a été accueillie par la correspondante Marsans de l'hotel Manuela avant d'embarquer à bord de mini bus (voyage plus rapide en mini bus qu'en autocar mais tout de même 4h de trajet très chaotique, on s'y attendait vu qu'on avait déjà l'expérience de la république dominicaine, de leurs routes et de leur conduite !)

Arrivée à l'hotel à 22h30, un cocktail de bienvenue est proposé en attendant l'arrivée des valises et la distribution des chambres puis un buffet, simple mais on était tellement crevé par le voyage (parti le matin à 06h30 de notre province), qu'on y a à peine gouté!

Nuit courte à cause du décalage horaire et des chiens qui se battaient joyeusement derrière la fenêtre de notre chambre!

JOUR 2

Lever très tôt, décalage horaire oblige, on en profite pour mieux découvrir la chambre, simple mais sympa et déballer un minimum d'affaires pour prendre notre première douche!

Petit déjeuner à 07H30, on goute les croissants et "viennoiseries" et on se rend compte de suite qu'ils sont infects et qu'il vaudra mieux se contenter des pancakes et du pain perdu au petit déjeuner par la suite ! autre inconvénient pour les lèves tôt, le beurre est congelé... On a passé la semaine à chercher une solution pour pouvoir l'étaler facilement ;)

Promenade le long de la plage vers une petite crique accessible à se mouillant les pieds et en contournant les rochers ou en escaladant un peu ... cependant ça vaut le coup pour les amateurs de petits poissons exotiques car ils sont nombreux le long des rochers (possibilité de prendre des palmes, masques et tubas au bureau d'animation de l'hotel).On retourne à l'hotel chercher des serviettes et prendre notre premier bain de soleil.

A 11h réunion d'information avec Oliv (le mari de Manuela) et Carole, on nous explique quelques formalités et on nous propose des excursions, on opte pour l'excursion en hors bord dans la baie de Samana pour aller voir les baleines (99dollars par personne) et le safari quad (150dollars pour deux personnes).

A midi découverte de la nourriture du buffet de l'hotel, pas de surprises, on était prévenu, , , c'est pas terrible mais bon, , , y'a toujours un certain choix et on trouve toujours quelquechose à se mettre sous la dent de pas trop mauvais ! On a même dès fois eu de bonnes surprises (attention, ils cuisinent le manioc comme les pommes de terre, sauté ou en frites et au début on peut confondre, ça surprend!);Les amateurs d'ananas se sont régalés toute la semaine, entre la confiture à l'ananas, les tranches d'ananas en dessert, les morceaux d'ananas dans les salades composées et les ananas flambés ...sans parler des gateaux à l'ananas ! par contre on a eu très peu de noix de coco et de bananes au buffet.

L'après midi on décide d'aller à Las Terrenas car la boutique de l'hotel est fermée et nous n'avons pas de cigarettes... on part en Motoconcho, moyen le plus rapide de s'y rendre et ma foi, on a bien aimé ! (200pesos pour deux personnes aller retour).On a passé une bonne partie de l'après midi là bas à découvrir à la fois la rue principale très polluée par les déchets et les gaz d'échappement.Mais il faut pousser la ballade jusqu'au bord de mer pour découvrir des petits restos (en direction d'El Portillo) sympas.

Retour à l'hotel, premiers cocktails et connaissance des autres touristes;

JOUR 3

On reste à l'hotel pour la journée, on en profite pour faire une longue ballade le long des plages du coté non exploré par nos soins la veille, on y trouve des coraux et des coquillages, sympas pour ceux qui ont des aquariums à la maison ! plongée pour aller voir les poissons, farniente et pétanque au programme.

Repas du soir au restaurant au dessus du beach bar ou on est servi à table, ça change un peu du buffet mais ce n'est pas très copieux (limité normalement à un repas par chambre par semaine et sous réservation la veille à l'accueil de l'hotel, mais certains ont réussi sans payer de supplément à y manger trois soirs dans la semaine!)

JOUR 4

Excursion pour aller voir les baleines, on est resté 3h sur le hors bord et on a pu voir une dizaine de baleines et un dauphin, très sympa ! les baleines étaient proches de l'embarcation!On a pris le repas de midi sur la plus belle plage de république dominicaine dans une baie (personnellement on avait trouvé la plage de CATALINA plus jolie), le repas était très copieux et très bon, du poisson grillé et du poulet délicieux. Par contre le retour à l'hotel malgré une pause près des récifs de marbre était très long, environ 3hde guagua.

JOUR 5

Il pleut ! grrrrrrrrrrrrrrrrrrrr !!! après un petit déjeuner trainé en longueur, on a fait un billard (enfin ce qu'il reste du billard qui penche, tapis en mauvais étât, queues de billard en mauvaise état etc...) puis on fait une partie de scrabble...

On est allée à Las Terrenas manger à midi dans un petit resto sympa qui proposait des langoustines, calamars, crevettes etc... on a très bien mangé puis on en a profité pour chercher quelques souvenirs dans les boutiques.

Retour à l'hotel et partie de pétanque

soirée à la discothèque avec pour une fois une organisation de jeux ;
Que voir avant de mourir? English translation pending
by Babiroussa · 2004-12-07 · 110 replies
🙂Ce We, je suis tombée sur un livre qui avait à peu près ce titre là... Genre "100 choses à voir ou à vivre dans le monde avant de mourir"... J'ouvre.... curieuse.....

Et là! déception! L'hôtel 4 étoiles de la station super balnéaire, le plus grand palace du monde avec un lit à eau bouillonnante (😐bon, c est rigolo, mais ce serait pas ma dernière volonté non plus...) dans la suite royale plus plus...etc etc... (je précise que c'était à Londres... ce sont donc peut être les choix des anglais 😉)

Je suis sûre qu'à nous tous, on aura AUCUN mal à trouver 100 choses à voir qui nous font rêver POUR DE VRAI...

Voilà mes idées, j'en mets 5 pour vous laisser de la place : les chutes d'Iguacu (mon côté préféré : l'argentin, parce qu'il nous renvoit à notre.... petitesse au sens propre 😉) les fonds sous-marins de Pulau Bunaken (nord de Sulawesi, Indonésie) Rio de Janeiro depuis le Christ Rédempteur quand quelques nuages s'accrochent encore aux Dos Irmaos Venise, la place San Marco sous la neige au petit jour le temple de Borobudur sur Java

A vous!!! (j'ai encore plein d'idées mais bon..) ET QUE CE QUE VOUS AVEZ VU... sinon c est trop facile!!!🙂
Hôtel Canoa ou Casa? English translation pending
by Laurent59 · 2004-11-19 · 26 replies
😉 Bonsoir,

Nous voulons sortir du voiture, boulot, boulot, boulot, ....DODO, 🤪

Bref let's go to rép dom. 10 jours, ( sans les enfants ...jamais réalisé depuis leurs naissances respective ) = angoisse .😕

On veut donc en avoir plein la tete, mega repos pour revenir avec plein de couleur, plein de souvenir, de rire, de farniente, de découverte en péré peinard.😇

Vos conseils et avis serons lus avec avidité...nous y sommes déjà.....faites nous languir...........CELA dit REVENONS A MES MOUTONS ....y'a-t-il des roches sur la plage de Canoa..??....Casa hotel bruyant??...Merçi à tous pour vos précieux conseils....😎😊

Revivez vos séjours ....racontez -nous A+ Laurent😎
Voyage aux origines du monde... Là où tout a commencé! English translation pending
by Trekkerbeub · 2004-10-14 · 17 replies
Il y a de nombreuses années déjà, je me faufilais au travers de la minuscule lucarne de paix qu’entrouvrait un pays mystérieux et inaccessible. Mystérieux il le restera longtemps encore, inaccessible malheureusement aussi … Je vous compte ici cette formidable épopée au royaume de Gilgamesh et des temps immémoriaux qui ont précédé son règne …

Beub
Bons plans pour la Croatie à vélo English translation pending
by Ocean2063 · 2004-08-20 · 67 replies
Bonjour,

Je prépare un voyage en vélo en croatie avec mon ami, nous ommes aux débuts de nos recherches.

Auriez-vous des bons plans, des lieux incontournables, insolites, typiques...à nous indiquer?

Avez-vous déjà tenté l'aventure en vélo? Le relief est-il difficile ? Comment vous êtes vous organisé pour dormir et les bagages?

Merci
Ile de Marajo au Brésil English translation pending
by IchtusS · 2004-08-19 · 2 replies
Je pars dans une semaine pour Belem, où je rejoindrais un bateau pour me rendre sur l'ile de Marajo. Des conseils ou des adresses sympas sur l'ile me feront le plus grand plaisir. Y'a t'il possibilité de passer d'une rive à l'autre sur l'ile, pour pouvoir rejoindre ensuite Macapa?
Jungle Tour à Varadero English translation pending
by Senna · 2004-06-01 · 5 replies
Je pars à Cuba début juillet à Varadéro je désire faire le jungle Tour à Varadéro recherche des renseignements. Merci
Lit pliant dans camping car pour voyage au Canada English translation pending
by Oieroia · 2004-05-14 · 28 replies
Bonjour à tous/toutes, J'ai une question pour les utilisateurs de motorisés: peut-on faire rentrer un lit bébé(lit parapluie pliant) dans un camping-car? Nous partons cet été au canada avec nos trois garçons (5, 3ans, et 10 mois), en itinérant et nous pensons que cette formule est la plus adaptée pour nous, compte tenu de l'âge des enfants! (en plus on va faire la surprise aux deux ainés, qui risquent d'être ravis!) Donc on cherche un camping-car (motorisé) avec deux, voire trois lits superposés, si cela existe? Merci pour tous pour vos conseils et idées. L'idéal serait de me donner la taille qui convient pour une famille avec 3 kids!!! Oieroia
Quel coin de Bretagne choisir pour l'été? English translation pending
by Ridermath · 2004-05-10 · 16 replies
Salut,

Je finis ma session en juin à Grenoble (France). Apres ca je voudrais m'installer en Bretagne pour l'été, me trouver un petit boulot, faire la fête et visiter ce coin de paradis. Par contre, je connais personne qui vient de là bas où qui y a travaillé.

J'aimerais des suggestions de villes et/ou villages qui sont bien là bas. Mes critères de sélections sont principalement: la beauté de la place, les possibilités d'emplois (restaurants, bars, qq chose ds le public), le logements assez facile et pas trop cher, biensûr l'ambiance chaleureuse, les festivals et les partys. J'ai regardé un peu sur internet mais je trouve que c'est pas tellement personnel. Ce serait vraiment nice de ta part de me donner de l'info!

Merci à l'avance
Qu'avez-vous déjà mangé de particulier? English translation pending
by Bedouin12 · 2004-02-28 · 234 replies
Juste une petite question de curiosité. On entend toujours à travers le monde que les français mangent des choses "ragoutantes" comme les escargots ou les cuisses de grenouilles.

Mais vous, n'avez vous pas eu à manger, à l'occasion d'un voyage, quelque viande ou spécialité un peu "particulière" voire "ragoutante" au premier abord ?

A vos souvenirs et si vous avez en plus une façon de la cuisiner ....

nathalie
Les petites "galères"? English translation pending
by José · 2004-01-12 · 161 replies
Tiens pour changer ...

Après … ou plutôt en même temps que, car je ne veux pas couper court aux autres sujets, « les petits moments de bonheur », les citations, cette destinée qui nous rattrape toujours, les « vrais » et les « faux » voyageurs ou autres questions existentielles, pourriez-vous nous raconter une de vos petites «galères» de voyage (ou considérées comme tel à leur arrivée) dont vous riez volontiers aujourd’hui?

Je lance le sujet avec cette anecdote recopiée d'un carnet.

« …ce n’est qu’à l’heure du BN que j’ai pu sortir du piège de ce fond de lit d’oued à sec dans lequel nous étions engagés depuis le milieu de matinée. Tout allait pourtant pour le mieux -du moins le croyais-je- jusqu’à l’arrivée au-dessus de cette cascade sèche, oh pas bien haute … même pas deux mètres, mais quand même infranchissable par mon compagnon d’infortune. Je veux citer Rantanplan, mon, parfois têtu et stupide - si, si j’vous jure- mulet, mais néanmoins solide, courageux et fidèle compagnon-porteur tout-terrain. Tout-terrain ? Pas tout à fait ! Bon, rien à dire face à la cascade sèche… Je me doutais bien qu’il n’allait pas sauter, pattes jointes, deux mètres plus bas rien que pour me faire plaisir. J'ai donc fait demi tour sans me prendre la tête, mais après… quand-même ! Me laisser plus de trois heures, sans aucun remord apparent, au fond d’une gorge, en pleine « cagna » de mi-journée parce que Monsieur refusait de retraverser le petit éboulis dont il s’était rit à l’aller, je trouve la plaisanterie un peu saumâtre.

Bon, la tension est retombée. Je suis maintenant tiré d’affaire, bien à l’ombre bienfaisante d’un genévrier thurifère centenaire préservé - par quel miracle ?- du massacre à la hache subi par ses diformes et squelettiques congénères. J’en ai assez pour la journée ! Le petit bivouac est installé, le thé au thym frémit gentiment sur les braises, Rantanplan broute ce qu’il peut entre les cailloux en attendant son repas du soir, je me remémore et laisse quelques traces écrites des événements de ces dernières heures.

Quand j’ai vu le mulet planter ses fers et s’immobiliser devant l’étranglement du passage et quelques cailloux polis, j’ai pensé qu’au vu des expériences précédentes, passer au-delà ne serait qu’une formalité ; d’autant plus qu’à l'aller il n’avait pas marqué la moindre hésitation.

J’ai donc commencé par le plus simple : l'accompagner en le tenant par la bride. Il n’a pas bougé les pattes d’un millimètre. Je suis passé derrière en lui donnant la traditionnelle tape sur la croupe accompagnée dans mon meilleur berbère du mot « ouchte » connu par tous les mulets de l’Atlas pour déclencher le mouvement. Rien. Une, deux, dix, vingt fois et plus sans succès, j’ai renouvelé ces gestes basiques. Sans y croire réellement j’ai vérifié qu’aucun animal rampant n’était caché dans les pierres à proximité. Si un serpent était dans coin il aurait de toutes façons fuit depuis longtemps. Je lui ai fait faire demi tour sur quelques mètres, pris par la bride et revenu en espérant passer ainsi comme si de rien n’était. Quand il s’est de nouveau planté devant la plus grosse pierre sans même l’effleurer du sabot, j’ai cru lire dans son regard « non mais tu me prends pour un con ? ». J’ai essayé de lui faire comprendre que non. Je lui ai susurré à l’oreille que c’était le plus gentil et courageux des mulets, qu’après avoir arpenté sans chuter des pierriers pentus et instables à la recherche d’une trace perdue, qu’après avoir franchi dans les rochers des passages en escaliers devant lesquels j’aurais fait demi tour sans hésiter si je n’avais pas vu les traces de fer sur les cailloux ou eu la garantie des bergers rencontrés que le passage était accessible aux mulets, qu’après avoir reculé sur plusieurs mètres, à trente mètres de la rivière en contre-bas, dans une vire de falaise étroite au point de ne pas pouvoir faire demi-tour, il ne devait pas se laisser ridiculiser par ces quelques cailloux certes un peu polis mais qu’il avait royalement toisé deux heures auparavant. Toujours rien. Fâché, j’ai fini par lui dire qu’il n’avait aucun orgueil, que je le revendrais à un méchant éleveur de chèvres dès que nous serions sortis de là, qu’il me regretterait en voyant la différence de traitement avec moi qui ne l’avais jamais battu. Je l'ai menacé de partir seul avec mon sac à dos en l’abandonnant là à son triste sort… Cela n’a pas semblé l’émouvoir. Je l’ai déchargé, fait plusieurs fois demi tour et revenu en montant dessus en croyant naïvement que si je lui montrais que je n’avais pas peur sur lui, il n’avait rien à craindre non plus. Ce ne fût pas un franc succès. J’ai ensuite pensé qu’une diversion viendrait à bout du caprice et l’ai entraîné jusqu’au petit filet d’eau qui ressurgissait en aval à une demi-heure de là. Il n’a pas voulu reboire. Moi si. Nous sommes restés là le temps de fumer une cigarette ( pas lui, moi ) et je l’ai fait trotter au retour en espérant qu’il passe dans la foulée… mais la foulée s’est figée une fois de plus à la vue du passage considéré comme délicat. Je lui ai bandé les yeux, et à nouveau tiré, poussé, monté à nouveau. Il y a eu un semblant de progrès. N’y voyant rien, il posait le premier sabot, mais dès celui-ci au contact de ce p….. de caillou c’était un « non » aussi franc que massif. Que faire ? Arrêter de se prendre la tête, passer là le reste de l’après-midi et la nuit et … demain serait un autre jour ? Imprudent. Même si je ne suis pas plus inquiet que cela sur la météo de ce mois de juillet, je n’aime pas dormir dans un endroit « sans issue ». Le laisser là et partir chercher de l’aide d’un conducteur de mulet plus expérimenté que moi ? C’était une option. De toute façon … il n’allait pas se sauver ! Construire une espèce de passerelle selon la technique locale éprouvée Tiens c’est une idée ça. Les cailloux c’est pas ce qui manque … de toutes tailles… Il n’y a plus qu’à les déplacer ! Le bois est plus rare, mais j’en ai vu ce matin qui avait du être charrié par l’eau cet hiver avant de coincer dans les rochers riverains… Il n’y a plus qu’a aller les chercher ! Au taf ! J’ai donc joué les terrassiers pendant plus d’une heure avant de, non pas m’émerveiller du labeur accompli dans la canicule de cette mi-journée, mais du moins estimer suffisant le résultat et envisager la fin de la plaisanterie. Je n’y ai pas cru longtemps ! L’animal était dans une phase d’humeur contrarié et la mienne d’humeur n’étant pas dans un cycle de jovialité, j’ai opté sagement pour une petite détente-collation destinée à faire chuter ma tension. Collation …? Et si asserdoun ( le mulet ) avait faim ? Lui aussi a généralement droit à sa ration d’orge de midi pendant que je déguste mes sardines à la tomate ou mon corned beef. Et si sa ration était alignée en petits tas tous les trente centimètres jusqu’à dépasser … ce que je ne peux toujours pas qualifier d’obstacle ? Je la tenais ma solution ! Collé à la paroi de la falaise pour profiter de la petite bande d’ombre qu’elle voulait bien dispenser, j’ai fini ma portion de Vache qui rit et mes figues ( et oui, aujourd’hui c’était fromage et dessert !) sans savoir si je devais rire ou pleurer. J’aurais du mal à décrire ici l’attitude ridicule adoptée par l’animal pour attraper le tas suivant après avoir avalé goulûment les trois premières poignées de grain, mais je me promets de la mimer à celles ou ceux qui m’en feront un jour la demande. Sachez seulement que ce cher Rantanaplan ne semblait pas décidé à esquisser le moindre petit pas en avant pour accéder au x autres petits tas de grain et finir son repas de midi. C’est cependant cette position grotesque qui m’a donné une nouvelle idée : l’encolure et la tête allongée au maximum, le naseau frémissant, les lèvres tendues trois centimètres devant sa dentition de jeune homme, et les deux pattes avant jointes formant un angle avec le sol à la limite de rupture d’équilibre … Suffirait-il de rompre la stabilité de cet inesthétique position pour qu’il fasse enfin ces deux pas en avant tant attendus depuis la fin de matinée ? Y avait qu’à … et pour cela une seule solution : le prendre par surprise car il reprendrait sa position bien campée dès que je m’approcherais.

La surprise, oui mais … Qui a déjà essayé de s’approcher d’un mulet sans se faire remarquer ?

La solution serait dans la corde qui sert à la fixation du chouari et du taghrart ( paniers de portage et sac de bât). J’ai attaché une extrémité de la corde à une des pattes avant et l’autre bout à une des pattes arrière, resservi à portée de gueule quelques grains pour l’aguicher, mis la corde en limite de tension et attendu patiemment trois mètres devant lui qu’ il essaye à nouveau d’attraper le tas suivant. L’instant propice n’a pas tardé plus d’une minute. Dès qu’il a atteint la position attendue j’ai tiré d’un coup sec simultanément sur les deux brins de la corde.

Bingo ! Déséquilibré réellement ou surpris par la tension brutale de la corde dans les chevilles, toujours est-il que plus de trois heures après s’être planté une première fois, Rantanplanfranchissait le misérable tas de cailloux, m’évitant ainsi d’avoir à exposer dans une langue où je ne connais que quelques « expressions de survie » le grotesque de la situation à la première bergerie trouvée.

Certes, la vie des montagnards locaux manque tellement de récréations que l’anecdote du roumi et asserdoun n’aurait pas manqué d’alimenter les discussions des veillées et certainement diverti le souk régional pendant des semaines… Mais j’avoue être un brin susceptible, alors … »

José
El senador...encore une fois... English translation pending
by Milly13 · 2003-12-30 · 12 replies
Bonjour, je sais que le El senador a été abordé plusieurs fois dans ce forum mais je m'y rend du 27 février au 6 mars et je ne sais plus vraiment quoi penser. Plusieurs personnes ont vraiment adoré leur voyage et d'autres disent que c'était la pire semaine de leur vie! Je reste positive en me disant que j'y vais durant la haute saison donc tous les restaurants seront ouverts. Je logerai dans une villa sur pilotis: est-ce que ça pue tant que ça? Il y en a qui disent que oui, d'autre non. Dernier point: Je voyage avec Vacances air canada. Est-ce que quelqu'un a déja fait affaire avec eux? Si oui, est-ce que c'était bien?

J'attends vos réponses🙂
Kathak, danse de l'Inde du Nord English translation pending
by Titania · 2003-10-29 · 57 replies
Bonjour,

Y-aurait-il sur ce site des passionnés de Kathak ? (danse de l'Inde du Nord). Je viens de commencer un cours et je trouve vraiment extraordinaire. Si qqn veut échanger à ce sujet.....

Advanced search

Your search

More filters

Filters

By member

Display