Results for "Pékin+ou+Beijing+|+59+>+171"
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Escale à Pékin de 8 heures: que faire? English translation pending
Je serais avec mon fils de 9 ans le 23 décembre à pékin pr une escale de 8 heures. Merci de me conseiller sur ce que je peux faire ? Comment ? formalités ? Et les arnaques ? :-)
Je commence à me demander ds quelle aventure je me suis lancée encore une fois. Est ce facile de se retrouver ds cet aéroport ?
Merci
Billets d'avion les moins chers Lyon/Pékin? English translation pending
Bonjour,
Je souhaite prendre un vol Lyon/Pékin pour fin juillet. Pour celles et ceux qui ont déjà cette expérience, pouvez-vous me dire quelle est la meilleure période pour obtenir les tarifs les plus bas ? Actuellement le meilleur tarif trouvé est de 627 euros chez Opodo.
Merci,
Jief.
Premier segment d'un vol Paris - Pékin opéré par Thalys: comment récupérer les billets de train? English translation pending
Bonjour,
J'ai réservé un vol Paris - Pékin avec Hainan Airlines. Il présente la particularité d'avoir un premier segment en train (Paris Gare du Nord - Brussels National Airport), qui est opéré par Thalys.
Sur le mail qu'Opodo m'a envoyé, il est indiqué qu'il faut récupérer son billet de train au comptoir TGV Air, mais ce dernier n'existe pas à Gare du Nord. En ayant cherché sur Internet, j'ai trouvé qu'il était censé y avoir un guichet d'accueil sur le quai, ouvert par Thalys le jour du départ (vendredi 19 octobre pour moi) : http://www.vacancespratiques.com/...c-Thalys_a14599.html
Dans la mesure où personne n'a su me répondre (Opodo me dit d'aller à l'accueil SNCF, Thalys ne sait pas... et rien n'est indiqué sur leurs sites, ce qui est quand même assez moyen), je me tourne vers vous.
Quelqu'un a-t-il expérimenté ce type de voyage ? Est-ce que cela se passe bien comme il est dit sur le site Internet ? Et pour l'enregistrement du vol, est-ce qu'il a lieu une fois arrivé à Bruxelles ?
Merci !!
Denis
J'ai réservé un vol Paris - Pékin avec Hainan Airlines. Il présente la particularité d'avoir un premier segment en train (Paris Gare du Nord - Brussels National Airport), qui est opéré par Thalys.
Sur le mail qu'Opodo m'a envoyé, il est indiqué qu'il faut récupérer son billet de train au comptoir TGV Air, mais ce dernier n'existe pas à Gare du Nord. En ayant cherché sur Internet, j'ai trouvé qu'il était censé y avoir un guichet d'accueil sur le quai, ouvert par Thalys le jour du départ (vendredi 19 octobre pour moi) : http://www.vacancespratiques.com/...c-Thalys_a14599.html
Dans la mesure où personne n'a su me répondre (Opodo me dit d'aller à l'accueil SNCF, Thalys ne sait pas... et rien n'est indiqué sur leurs sites, ce qui est quand même assez moyen), je me tourne vers vous.
Quelqu'un a-t-il expérimenté ce type de voyage ? Est-ce que cela se passe bien comme il est dit sur le site Internet ? Et pour l'enregistrement du vol, est-ce qu'il a lieu une fois arrivé à Bruxelles ?
Merci !!
Denis
Grande Muraille et trekking au mois de décembre sur Pékin et ses environs? English translation pending
Bonsoir a tous,
Souhaitant faire un voyage de 2 semaines a la fin de l'année a Pékin, je me pose quelques questions. D'abord, j'aimerais savoir, si Pendant le mois de décembre, la grande muraille est envahie de touristes?, car je cherche plutôt le calme, et d’où est ce que je pourrais démarrer mon trek, en sachant que j'atterrit a Pékin. j'aimerais aussi, savoir si il y a des treks (en haute montagne) a proximité, et aussi, par rapport au climat.
merci beaucoup d'avançe.
Souhaitant faire un voyage de 2 semaines a la fin de l'année a Pékin, je me pose quelques questions. D'abord, j'aimerais savoir, si Pendant le mois de décembre, la grande muraille est envahie de touristes?, car je cherche plutôt le calme, et d’où est ce que je pourrais démarrer mon trek, en sachant que j'atterrit a Pékin. j'aimerais aussi, savoir si il y a des treks (en haute montagne) a proximité, et aussi, par rapport au climat.
merci beaucoup d'avançe.
Circuit organisé en Chine: groupe ou privé? English translation pending
Bonjour je prépare un voyage en Chine , je désire un circuit organisés, Votre expérience me serait utile.
J'hésite entre Sinorama et Vacances Camélia. Est-ce que vous connaissez?
Suis-je mieux d'opter pour un circuit en groupe ou bien avoir un guide privée à destination.
Je désire faire un circuit de 14 ou 16 jours incluant une croisière de 3 jours (3 gorges).
Et pour la température mon départ serait pour les vacances de la construction juillet 2013.
merci pour vos commentaires.
J'hésite entre Sinorama et Vacances Camélia. Est-ce que vous connaissez?
Suis-je mieux d'opter pour un circuit en groupe ou bien avoir un guide privée à destination.
Je désire faire un circuit de 14 ou 16 jours incluant une croisière de 3 jours (3 gorges).
Et pour la température mon départ serait pour les vacances de la construction juillet 2013.
merci pour vos commentaires.
Itinéraire de trois semaines au Yunnan et Pékin English translation pending
Bonjour,
Je prépare un voyage à 2 dans le Yunnan (3 semaines) et la dernière semaine à Pekin.
On arrive à Kunming via Pekin en milieu de journée le 30 septembre. Pour l’hébergement, j’hésite entre le Camellia Hostel et le Cloudland International Youth Hostel (plutôt en chambre privative). Je lis pas mal de bons retours sur les deux, peut être plus en quantité pour le Camellia.
Lequel a votre préférence ?
2 nuits suffisent ?
De Kunming, je pense aller d’abord à Yuanyang. Combien de jours sont nécessaires pour visiter ces lieux, sachant qu’on adore les marchés ? La ville de Jianshui mérite de s’y arrêter ?
Ensuite, retour obligé me semble t’il vers Kunming pour aller à Dali.
On consacrerait donc le reste du séjour au nord est du Yunnan : Dali, Lijiang, Gorges du Saut du Tigre, Lac Hugu, Shangri La, puis retour sur Kunming le 21 octobre car nous avons un vol pour Pekin le 22 octobre afin d’y passer la fin du séjour.
Mais tout ça fait peut être beaucoup pour 3 semaines, sachant que le transport prendra du temps.
On a l’habitude de voyager en individuel, sac à dos, en privilégiant les transports locaux.
Que pensez vous de ce prémice d’itinéraire, vos conseils ou carnets de voyage sont bienvenus ?
Merci d’avance,
Christine
Je prépare un voyage à 2 dans le Yunnan (3 semaines) et la dernière semaine à Pekin.
On arrive à Kunming via Pekin en milieu de journée le 30 septembre. Pour l’hébergement, j’hésite entre le Camellia Hostel et le Cloudland International Youth Hostel (plutôt en chambre privative). Je lis pas mal de bons retours sur les deux, peut être plus en quantité pour le Camellia.
Lequel a votre préférence ?
2 nuits suffisent ?
De Kunming, je pense aller d’abord à Yuanyang. Combien de jours sont nécessaires pour visiter ces lieux, sachant qu’on adore les marchés ? La ville de Jianshui mérite de s’y arrêter ?
Ensuite, retour obligé me semble t’il vers Kunming pour aller à Dali.
On consacrerait donc le reste du séjour au nord est du Yunnan : Dali, Lijiang, Gorges du Saut du Tigre, Lac Hugu, Shangri La, puis retour sur Kunming le 21 octobre car nous avons un vol pour Pekin le 22 octobre afin d’y passer la fin du séjour.
Mais tout ça fait peut être beaucoup pour 3 semaines, sachant que le transport prendra du temps.
On a l’habitude de voyager en individuel, sac à dos, en privilégiant les transports locaux.
Que pensez vous de ce prémice d’itinéraire, vos conseils ou carnets de voyage sont bienvenus ?
Merci d’avance,
Christine
Partir en hiver sur la Route de la Soie et/ou Amdo English translation pending
Bonjour à tous,
je suis en train de rentrer d'un tour en Ouzbékistan, récits prévus sur mon blog, j'enverrai en liens ! Et pour poursuivre sur ma lancée de route de la soie je me disais bien partir en Chine, mais en hiver ! genre atterrir à Pékin fin janvier/début février (2013) et se diriger vers l'ouest, avec pour but Kashgar et ensuite - si moyen financier et temps dispo - redescendre vers la partie tibétaine de la chine (Xining + Nord-ouest du Sichuan) ou bien l'inverse, débuter par le Qinghai et nord-ouest du Sichuan, arriver à Kashgar et poursuivre la Route de la Soie vers l'est. Les routes ne sont-elles pas bloquées pas la neige ou le temps trop froids, est-ce prudents de voyager en bus, train par ce temps glacial ? Je pense avoir les moyens pour partir 2 mois, en sachant que je préfère faire moins et à l'aise que plutôt courir après le temps...
Merci de vos conseils !
je suis en train de rentrer d'un tour en Ouzbékistan, récits prévus sur mon blog, j'enverrai en liens ! Et pour poursuivre sur ma lancée de route de la soie je me disais bien partir en Chine, mais en hiver ! genre atterrir à Pékin fin janvier/début février (2013) et se diriger vers l'ouest, avec pour but Kashgar et ensuite - si moyen financier et temps dispo - redescendre vers la partie tibétaine de la chine (Xining + Nord-ouest du Sichuan) ou bien l'inverse, débuter par le Qinghai et nord-ouest du Sichuan, arriver à Kashgar et poursuivre la Route de la Soie vers l'est. Les routes ne sont-elles pas bloquées pas la neige ou le temps trop froids, est-ce prudents de voyager en bus, train par ce temps glacial ? Je pense avoir les moyens pour partir 2 mois, en sachant que je préfère faire moins et à l'aise que plutôt courir après le temps...
Merci de vos conseils !
Vol le moins cher Europe-Pékin? English translation pending
Salut à tous !
Je prévois d'aller à Pékin et je voudrais trouver le vol le moins cher d'Europe,
avez-vous quelques conseils, sur la base vous rencontrez ?
Mercie beaucoup, Lucile
Je prévois d'aller à Pékin et je voudrais trouver le vol le moins cher d'Europe,
avez-vous quelques conseils, sur la base vous rencontrez ?
Mercie beaucoup, Lucile
Visa et billet Transsibérien de Moscou à Pékin English translation pending
Bonjour,
Nous prévoyons de partir fin septembre faire un petit tour du monde. Pour commencer nous voudrions prendre le transibérien fin septembre de Moscou à Pékin, puis Inde-Népal, puis vietnam-Laos et pous finir Australie-Nouvelle-Zélande(nous comptons revenir en avril-mai).
Nous avons lu pas mal de discussion sur le transibérien, l'achat des billets et les demandes de visas, mais nous restons dans le flou...
Pour l'achat des billets du transibérien, nous pensons essayer de le faire à Moscou pour les payer moins cher (nous cherchons encore un contact là-bas, si qq peut nous aider...).
Mais nous nous demandons surtout comment faire pour la demande des visas. Quels visas doit-on avoir avant de partir et lesquels peut-on prendre sur place (ils nous faudra russie-mongolie-chine-inde-népal-vietnam et laos) ? Nous pensions prendre au moins les trois premiers avant de partir (russie-mongolie-chine), mais sera-t-il possible de prendre les autres au fur et à mesure du voyage ?
de plus, nous habitons en province et passer par des agences coûtent cher (et ils vont nous garder nos passeport plusieurs jours à chaque fois) donc ne vaut-il pas mieux que l'on se déplace à Paris pour les demander ? est-ce que c'est vraiment galère ou possible ? sinon quelles sont les agences sérieuses par qui l'on peut passer ?
Merci d'avance de vos réponses, et si vous avez des conseils de voyage sur les pays que nous prévoyons de faire (ou des contacts là-bas...), ils sont les bienvenus !
Nous prévoyons de partir fin septembre faire un petit tour du monde. Pour commencer nous voudrions prendre le transibérien fin septembre de Moscou à Pékin, puis Inde-Népal, puis vietnam-Laos et pous finir Australie-Nouvelle-Zélande(nous comptons revenir en avril-mai).
Nous avons lu pas mal de discussion sur le transibérien, l'achat des billets et les demandes de visas, mais nous restons dans le flou...
Pour l'achat des billets du transibérien, nous pensons essayer de le faire à Moscou pour les payer moins cher (nous cherchons encore un contact là-bas, si qq peut nous aider...).
Mais nous nous demandons surtout comment faire pour la demande des visas. Quels visas doit-on avoir avant de partir et lesquels peut-on prendre sur place (ils nous faudra russie-mongolie-chine-inde-népal-vietnam et laos) ? Nous pensions prendre au moins les trois premiers avant de partir (russie-mongolie-chine), mais sera-t-il possible de prendre les autres au fur et à mesure du voyage ?
de plus, nous habitons en province et passer par des agences coûtent cher (et ils vont nous garder nos passeport plusieurs jours à chaque fois) donc ne vaut-il pas mieux que l'on se déplace à Paris pour les demander ? est-ce que c'est vraiment galère ou possible ? sinon quelles sont les agences sérieuses par qui l'on peut passer ?
Merci d'avance de vos réponses, et si vous avez des conseils de voyage sur les pays que nous prévoyons de faire (ou des contacts là-bas...), ils sont les bienvenus !
Coût d'un billet d'avion vers Katmandou via Pékin? English translation pending
😇Bonjourà tous, qui pourrait me dire combien coute un billet d'avion( acheté à KTM)Katmandu via Pékin?Merci à vous.
Photos de nuit: Pékin, Shanghai, Hong Kong English translation pending
Bonjour,
je pars en Chine en juin et je cherche des endroits pour pouvoir prendre des photos de nuit sur les villes suivantes : Shanghaï, Pékin et Hong Kong. Des points de vue, des trucs incontournables ... Bref tout ce qui pourrait vous venir à l'esprit. Merci d'avance de vos réponses !
je pars en Chine en juin et je cherche des endroits pour pouvoir prendre des photos de nuit sur les villes suivantes : Shanghaï, Pékin et Hong Kong. Des points de vue, des trucs incontournables ... Bref tout ce qui pourrait vous venir à l'esprit. Merci d'avance de vos réponses !
Visa pour dix jours à Pékin? English translation pending
Bonjour chers amis du Forum,
Je décolle pour Pékin, le 1e Juillet, mais j'ai quelques questions d'ordre administratifs.
Est-ce qu'un visa est nécessaire, même pour 10 jours ? (je suis sur que oui 🙂 )
Et j'ai lu qu'il fallait un passeport valable 6 mois après le retour, aie, aie, le mien
ne sera valable que 5 mois. Est-ce que ça va passer ?
1 mois à l'avance pour un visa, ça le fait ou c'est un peu juste ?
merci d'avance de votre réponse (je sent que je vais devoir courir pour un nouveau passeport) 😉
mat
mat
Hypersensibilité au climat thaïlandais ou allergie? English translation pending
Bonjour,
J'ouvre cette discussion car j'aimerai vous parler de mon problème, c'est assez étrange..
J'ai passé 3 mois en Thailande l'année dernière sans aucun soucis et cette année j'ai commencé à être ennuyé après 1 mois, je précise celà car que ce soit allergique ou autre c'est étrange de développer ca du jour au lendemain ... et ca peut aider à trouver ce j'ai.
Donc sur l'ile de Koh Phangan au sud de la Thailande j'ai commencé à avoir les symptomes aprés un mois sans soucis.
Grosse sueur de tout mon corps, un peu de mal à respirer, grosse perte d'energie qui m'oblige à aller me coucher. Tout ca jusque trois fois par jour, pas de fievre ... Et impossible de fumer la moindre taf sur une cigarette sinon je faisais une nouvelle crise, obligé darreter du jour au lendemain ... Impossible aussi de faire de la moto sans un masque ou autre devant le nez et la bouche, je suis devenu extremement sensible ...
Pendant deux mois on essai de me soigner de l'asthme à Koh phangan comme à Chiang Mai à l'hopital internationnal. Ensuite ils se sont (enfin) rendu compte, aprés avoir bouffé des dizaines et des dizaines de pillules dans differents traitements inéfficaces, qu'il ne s'agissait pas d'asthme mais d'une allergie à la pollution et la fumée de Chiang Mai.. Le seul moyen pour ne pas faire de crise à Chiang mai etait de porter un masque. Surtout aux heures de fortes pollution aux heures de pointes comme la fin d'aprés midi, mes sinus se bouche m'empechant de bien respirer ... Ok donc pour la pollution, il y'à vraiment un lien avec ce que j'ai mais pourquoi avoir commencer à etre malade à Koh Phangan ? Je suis rentré en France il y a 1 mois et ai perdu tous mes symptomes dans l'avion .........
J'avais comme projet de m'installer à Chiang Mai ce mois ci ... je suis très déçu.
Je ne sais pas trop ce que j'attend de ce message ... Je vois un medecin sur Paris en ce moment je fais des tonnes d'analyse
J'espere que je ne suis pas allergique tout simplement au climat !! c'est dingue ....
J'ouvre cette discussion car j'aimerai vous parler de mon problème, c'est assez étrange..
J'ai passé 3 mois en Thailande l'année dernière sans aucun soucis et cette année j'ai commencé à être ennuyé après 1 mois, je précise celà car que ce soit allergique ou autre c'est étrange de développer ca du jour au lendemain ... et ca peut aider à trouver ce j'ai.
Donc sur l'ile de Koh Phangan au sud de la Thailande j'ai commencé à avoir les symptomes aprés un mois sans soucis.
Grosse sueur de tout mon corps, un peu de mal à respirer, grosse perte d'energie qui m'oblige à aller me coucher. Tout ca jusque trois fois par jour, pas de fievre ... Et impossible de fumer la moindre taf sur une cigarette sinon je faisais une nouvelle crise, obligé darreter du jour au lendemain ... Impossible aussi de faire de la moto sans un masque ou autre devant le nez et la bouche, je suis devenu extremement sensible ...
Pendant deux mois on essai de me soigner de l'asthme à Koh phangan comme à Chiang Mai à l'hopital internationnal. Ensuite ils se sont (enfin) rendu compte, aprés avoir bouffé des dizaines et des dizaines de pillules dans differents traitements inéfficaces, qu'il ne s'agissait pas d'asthme mais d'une allergie à la pollution et la fumée de Chiang Mai.. Le seul moyen pour ne pas faire de crise à Chiang mai etait de porter un masque. Surtout aux heures de fortes pollution aux heures de pointes comme la fin d'aprés midi, mes sinus se bouche m'empechant de bien respirer ... Ok donc pour la pollution, il y'à vraiment un lien avec ce que j'ai mais pourquoi avoir commencer à etre malade à Koh Phangan ? Je suis rentré en France il y a 1 mois et ai perdu tous mes symptomes dans l'avion .........
J'avais comme projet de m'installer à Chiang Mai ce mois ci ... je suis très déçu.
Je ne sais pas trop ce que j'attend de ce message ... Je vois un medecin sur Paris en ce moment je fais des tonnes d'analyse
J'espere que je ne suis pas allergique tout simplement au climat !! c'est dingue ....
Vie gay à Pékin? English translation pending
Bonjour, je vais vivre à Pékin à partir du 5 avril. Je voulais savoir comment était la vie la bas? et surtout la communauté gay, est il facile de rencontrer du monde? Merci d'avance
😉
Coût de la vie à Pékin? English translation pending
Bonjour à toutes et à tous
J'envisage de partir 6 mois à Pékin en 2012 pour suivre ma copine et découvrir ce pays plein d'opportunités: apprendre le chinois, rencontrer des entrepreneurs locaux... J'ai tenté de faire quelques recherches sur le web mais n'ai pas trouvé tant d'infos que ca qui sont récentes.
Travail
J'hésite à chercher du travail ou pas. Est-ce nécessaire pour une demande de visa F (affaire) ou Z (travail) ou L (tourisme) ou pas d'avoir un travail sur place? Car je gère une petite activité d'autoentrepreneur sur le web français qui prend du temps donc j'hésite à ne pas chercher de travail et a donner simplement quelques cours de français et/ou anglais et prendre quelques cours de chinois. Possible ou pas à justifier?
Si je cherche un boulot là bas, c'est facile de trouver sur place ou mieux vaut chercher dès maintenant? Avec une agence? Sachant que mon background est un master en école de commerce et un MBA dans une fac américaine.
Cours
Avez-vous une idée de s'il y a une demande pour des cours de français et/ou d'anglais à Pékin et combien je peux être payé?
Coût de la vie
Je gagne en moyenne 1400 euros de bénéfices nets par mois avec mon activité d'auto-entrepreneur, auxquels il faut déduire 700 euros d'emprunt étudiant par mois, ainsi que 700€ l'aller/retour à Pékin. je dispose également d'environ 1500€ d'économies. Mon budget à Pékin (sauf développement de mon activité) serait de 800€ + 700€ par mois, soit 830€ par mois en moyenne + éventuels cours ou boulot que je pourrai trouver sur place.
vous en pensez-quoi? Quelqu'un pourrait me dire combien coûte la vie la bas, par exemple un studio de base, les assurances...? Quand à ma copine, elle serait payée 3000 RMB, soit 400€ par mois environ et dispose de 1000€ d'économies. Ce qui nous ferait en gros 1200-1300€ par mois à deux la bas. Vous en pensez-quoi pour Pékin?
Enfin, si vous voulez me donner quelques conseils ou autre, n'hésitez pas :)
A bientôt
Martin
J'envisage de partir 6 mois à Pékin en 2012 pour suivre ma copine et découvrir ce pays plein d'opportunités: apprendre le chinois, rencontrer des entrepreneurs locaux... J'ai tenté de faire quelques recherches sur le web mais n'ai pas trouvé tant d'infos que ca qui sont récentes.
Travail
J'hésite à chercher du travail ou pas. Est-ce nécessaire pour une demande de visa F (affaire) ou Z (travail) ou L (tourisme) ou pas d'avoir un travail sur place? Car je gère une petite activité d'autoentrepreneur sur le web français qui prend du temps donc j'hésite à ne pas chercher de travail et a donner simplement quelques cours de français et/ou anglais et prendre quelques cours de chinois. Possible ou pas à justifier?
Si je cherche un boulot là bas, c'est facile de trouver sur place ou mieux vaut chercher dès maintenant? Avec une agence? Sachant que mon background est un master en école de commerce et un MBA dans une fac américaine.
Cours
Avez-vous une idée de s'il y a une demande pour des cours de français et/ou d'anglais à Pékin et combien je peux être payé?
Coût de la vie
Je gagne en moyenne 1400 euros de bénéfices nets par mois avec mon activité d'auto-entrepreneur, auxquels il faut déduire 700 euros d'emprunt étudiant par mois, ainsi que 700€ l'aller/retour à Pékin. je dispose également d'environ 1500€ d'économies. Mon budget à Pékin (sauf développement de mon activité) serait de 800€ + 700€ par mois, soit 830€ par mois en moyenne + éventuels cours ou boulot que je pourrai trouver sur place.
vous en pensez-quoi? Quelqu'un pourrait me dire combien coûte la vie la bas, par exemple un studio de base, les assurances...? Quand à ma copine, elle serait payée 3000 RMB, soit 400€ par mois environ et dispose de 1000€ d'économies. Ce qui nous ferait en gros 1200-1300€ par mois à deux la bas. Vous en pensez-quoi pour Pékin?
Enfin, si vous voulez me donner quelques conseils ou autre, n'hésitez pas :)
A bientôt
Martin
Voyage de deux/trois semaines du côté de Pékin avec deux enfants English translation pending
Bonjour,
Je souhaiterai avoir des informations sur la chine du coté de pékin. Nous sommes 4( 2 adultes et 2 enfant ). Nous partirons fin juillet et début août !!!!! Je prends toutes informations ou conseil. Nous resté entre 2 et 3 semaines
MERCI 🙂
Je souhaiterai avoir des informations sur la chine du coté de pékin. Nous sommes 4( 2 adultes et 2 enfant ). Nous partirons fin juillet et début août !!!!! Je prends toutes informations ou conseil. Nous resté entre 2 et 3 semaines
MERCI 🙂
Itinéraire de 24 jours en Chine: Yunnan ou pas Yunnan? English translation pending
Bonjour à tous,
Nous avons prévu 1 voyage en Chine en couple pour ce mois d'Août. Nous avons déjà bien réfléchis sur l'itinéraire, mais j'ai de gros doutes sur le fait que nous puissions tout faire sans toujours courir. Résultat, je me demande s'il ne serait pas plus raisonnable de "sacrifier" le Yunnan compte-tenu de tous les autres paysages que nous allons faire. En synthétisant, voici notre parcourt: J1-J2 Shangaï J3 Départ pour huang shan - Arrivée à Tangkou fin de journée - Hôtel sur place au pied de l'ascension J4 Ascension - Coucher de soleil - Hôtel au sommet J5 Lever de soleil - Descente. Départ, arrivée à Shangaï en fin de journée J6 Excursion journalière à Suzhou J7 Shangaï - Vol Guillin fin de journée J8-J11 Guilin - Yangshuo - Longsheng (rizières) J12 Kunming (temple des bambous) J13 Visite du marché aux fleurs. Forêt de pierres, excursion aux Monts de l’Ouest. Train de nuit pour Dali (couchettes molles). J14 Dali:Promenade sur le lac Erhai. L’après-midi, visite des trois pagodes, du temple Gantong, de la vieille ville et son musée. J15 Dali-Lijiang J16 Lijiang - Kunming J17-19 Datong-Pingyao J20-24 Pékin
J'ai déjà supprimé Xi'an, je ne sais pas si j'ai eu tord. J'ai aujourd'hui aussi beaucoup de mal à lier le Yunnan (Lijiang) à Pingyao sans devoir repasser par Kunming. Bref, beaucoup de trajet au Yunnan et pas simple, je souhaiterai avoir donc votre retour d'expérience sur ce que je devrai éventuellement modifier. Le détour vaut-il toutes ces complications?
Merci pour vos infos, car là, je m'arrache les cheveux de la tête depuis quelques jours!! :-)
Nous avons prévu 1 voyage en Chine en couple pour ce mois d'Août. Nous avons déjà bien réfléchis sur l'itinéraire, mais j'ai de gros doutes sur le fait que nous puissions tout faire sans toujours courir. Résultat, je me demande s'il ne serait pas plus raisonnable de "sacrifier" le Yunnan compte-tenu de tous les autres paysages que nous allons faire. En synthétisant, voici notre parcourt: J1-J2 Shangaï J3 Départ pour huang shan - Arrivée à Tangkou fin de journée - Hôtel sur place au pied de l'ascension J4 Ascension - Coucher de soleil - Hôtel au sommet J5 Lever de soleil - Descente. Départ, arrivée à Shangaï en fin de journée J6 Excursion journalière à Suzhou J7 Shangaï - Vol Guillin fin de journée J8-J11 Guilin - Yangshuo - Longsheng (rizières) J12 Kunming (temple des bambous) J13 Visite du marché aux fleurs. Forêt de pierres, excursion aux Monts de l’Ouest. Train de nuit pour Dali (couchettes molles). J14 Dali:Promenade sur le lac Erhai. L’après-midi, visite des trois pagodes, du temple Gantong, de la vieille ville et son musée. J15 Dali-Lijiang J16 Lijiang - Kunming J17-19 Datong-Pingyao J20-24 Pékin
J'ai déjà supprimé Xi'an, je ne sais pas si j'ai eu tord. J'ai aujourd'hui aussi beaucoup de mal à lier le Yunnan (Lijiang) à Pingyao sans devoir repasser par Kunming. Bref, beaucoup de trajet au Yunnan et pas simple, je souhaiterai avoir donc votre retour d'expérience sur ce que je devrai éventuellement modifier. Le détour vaut-il toutes ces complications?
Merci pour vos infos, car là, je m'arrache les cheveux de la tête depuis quelques jours!! :-)
Etat des routes entre Pékin (Chine) et Oulan Bator (Mongolie) English translation pending
Je projete de faire Pékin OB en vélo cette année.
J'ai lu sur différents posts que la route était en travaux en 2008.
Est ce que quelqu'un posséde des infos fraiches sur l'état de la route à l'heure actuelle? Est elle totalement goudronnée?
merci à+
Vietnam du 21 juillet au 8 août: Hué ou delta du Mékong? English translation pending
salut a tous
nous partons (SOMMES 3) AU VIETNAM DU 21/07 AU 8/08
apres 1 visite d'hanoi et ses environs, nous partons vers le nord pour 1 trek de 3/4 jours + baie d'along
du 6/08 au 8/08 nous irons a Angkor.
avec tout ca nous hesitons entre la visite du centre (hue ...) et le sud (delta du mekong).
quelqu'un pourrait nous conseiller entre les 2 regions afin de profiter pleinement de l'une des 2.nous disposons de 6 jours avant d'aller pour Angkor.
merci a tous.Paul.
À quelle fréquence passe le Transsibérien sur la ligne Moscou-Pékin? English translation pending
Bonjour,
Je prévois de prendre le Transsibérien en Mars prochain et je me demandais si quelqu'un savait à quelle fréquence le train passe dans les gares en hiver? Y a t'il des trains plusieurs fois par jour, ou plusieurs fois par semaine? Puis-je envisager de descendre (quasiment) à chaque arrêt et repartir le lendemain? S'y retrouve t-on facilement avec tous les numéros de trains dans les gares russes?
Merci d'avance à ceux qui pourront m'aider !
Veiata
Travailler à Raiatea ou Tahiti en 2011? English translation pending
bonjour,
ça y est , je me lance....je ne sais pas où trouver des réponses précises à mes questions.
Aujourd'hui, en 2011, pensez-vous que c'est un projet irriéalisable de partir vivre quelques années à Raiatea ou Tahiti avec ma famille: 4 enfants entre 5 et 14 ans? Je suis infirmière depuis 17 ans(dispensaire, école, hopital...) , mon mari est cadre dans la sureté/malveillance/incendie.Il nous faut au moins un poste assuré avant le grand saut....Nous devons aussi être proche d'un lycée général.D'après ce que j'ai pu lire , je ne peux pas avoir de mutation mais alors quel salaire puis-je espérer?Les locations sont-elles toujours aussi chères(maison avec 3 chambres)?
C'est juste une ébauche de projet mais c'est déjà notre rêve 😎😎😎
Merci de prendre un peu de temps sivous avez quelques info
Merci de prendre un peu de temps sivous avez quelques info
Voyage d'un mois en sac à dos à partir de Pékin English translation pending
bonjour
Je cherche de l'aide pour construire un itinéraire tranquille (on ne veut pas courir et souhaitons nous cantonner à une région) d'un mois à partir de pékin cet été. Nous aimerions aller dans une région où il y a moins de canicule que dans les grosses villes. Lu beaucoup de choses intéressantes mais du mal à synthétiser et ai peur de ne pas supporter la chaleur humide. d'avance merci
Chine (Pékin) et Tibet en mars 2011: visas et transports? English translation pending
Je désire me rendre en chine puis au tibet en mars 2011 et j'aurais un certain nombre de questions et de conseils ...:
- Du genre est ce difficile d'obtenir son via pour la chine ?
- Dois je demander mon permis pour lhassa en même temps que le visa ? et combien ?
- Comment se rendre à lhassa de pekin pour le moins cher possible ? (aller-retour)
et puis c'est tout pour le moment ...lol
au plaisir et merci d'avance
et puis c'est tout pour le moment ...lol
au plaisir et merci d'avance
Trois mois pour traverser la Chine de Pékin à Hong Kong (avant de partir vers l'Inde) English translation pending
Bonjour
Moi et ma femme avons le projet de partir pour un grand voyage de 6 mois dans une région du monde ... tous les deux passionnés par les voyages, ce sera comme une grande aventure avant de se lancer dans la vie ici
Nous avons donc une piste pour ce grand voyage : traverser la Chine et l'Inde en passant par Hong Kong et peut-être le Népal.
3 premiers mois Nous avons prévus d'arriver à Pékin et de traverser la Chine en suivant un axe Pékin -> Xian -> Sichuan -> Yunnan puis de rejoindre Hong Kong (par Sanya ?) … Nous zappons Shanghai :( trajet oblige
1) Nous souhaitons voyager en train ou en bus par petites étapes pour voir les plus beaux coins touristiques mais aussi nous poser dans des coins plus perdus et calmes, sans courir : - pensez-vous que 3 mois soient suffisants ou trop court ? - ou 2 mois suffiraient-ils (et dans ce cas nous passerions le 3e mois au Népal) ?
2) Notre boucle est elle intéressante ou d'autres itinéraires seraient plus adaptés pour connaître la Chine de la campagne ?
3 mois suivants De là, nous prendrons un vol pour l'Inde et New Dehli et nous ferons une boucle Rajasthan -> Bombay -> Goa -> Cap Sud de l'Inde -> Madras et remontée jusqu'à Calcutta pour la fin de notre périple...
3) La meilleure époque pour voyager en Inde se situe entre Janvier et Mars mais au pire nous pouvons peut-être décaler jusqu'à Mai … cela implique de traverser la Chine entre octobre-décembre ou novembre-janvier ou décembre-mars : - pensez vous que la période est adapté pour effectuer ce circuit en Chine ? - sinon quels seraient les meilleurs mois pour effectuer ce circuit en Chine ?
Un grand merci par avance pour vos précieux avis qui vont nous aider à avancer dans notre projet
Moi et ma femme avons le projet de partir pour un grand voyage de 6 mois dans une région du monde ... tous les deux passionnés par les voyages, ce sera comme une grande aventure avant de se lancer dans la vie ici
Nous avons donc une piste pour ce grand voyage : traverser la Chine et l'Inde en passant par Hong Kong et peut-être le Népal.
3 premiers mois Nous avons prévus d'arriver à Pékin et de traverser la Chine en suivant un axe Pékin -> Xian -> Sichuan -> Yunnan puis de rejoindre Hong Kong (par Sanya ?) … Nous zappons Shanghai :( trajet oblige
1) Nous souhaitons voyager en train ou en bus par petites étapes pour voir les plus beaux coins touristiques mais aussi nous poser dans des coins plus perdus et calmes, sans courir : - pensez-vous que 3 mois soient suffisants ou trop court ? - ou 2 mois suffiraient-ils (et dans ce cas nous passerions le 3e mois au Népal) ?
2) Notre boucle est elle intéressante ou d'autres itinéraires seraient plus adaptés pour connaître la Chine de la campagne ?
3 mois suivants De là, nous prendrons un vol pour l'Inde et New Dehli et nous ferons une boucle Rajasthan -> Bombay -> Goa -> Cap Sud de l'Inde -> Madras et remontée jusqu'à Calcutta pour la fin de notre périple...
3) La meilleure époque pour voyager en Inde se situe entre Janvier et Mars mais au pire nous pouvons peut-être décaler jusqu'à Mai … cela implique de traverser la Chine entre octobre-décembre ou novembre-janvier ou décembre-mars : - pensez vous que la période est adapté pour effectuer ce circuit en Chine ? - sinon quels seraient les meilleurs mois pour effectuer ce circuit en Chine ?
Un grand merci par avance pour vos précieux avis qui vont nous aider à avancer dans notre projet
Train de nuit Pingyao - Pekin? English translation pending
Bonjour,
Quelqu'un pourrait-il me dire s'il existe un train de nuit reliant Pingyao à Pékin?... Je trouve beaucoup d'info sur le trajet en sens inverse mais pas sur celui-ci...😕
Merci d'avance
Quelqu'un pourrait-il me dire s'il existe un train de nuit reliant Pingyao à Pékin?... Je trouve beaucoup d'info sur le trajet en sens inverse mais pas sur celui-ci...😕
Merci d'avance
Création d'une carte géographique style Pékin Express English translation pending
Bonjour,
Je suis actuellement en train de réaliser un montage vidéo de mon dernier voyage effectué en Chine et j'aimerai, pour le début du film, ajouter un carte géographique de la Chine avec les différentes étapes de ce voyage. Je n'ai pas besoin que cette carte soit animer par un avion qui se déplace entre les villes par exemple, mais juste une image fixe suffirait.
Pour être plus précis, voilà vers quoi je veux me rapprocher le plus possible: Cette image est tirée de l'émission Pékin Express.
Pensez-vous que cela soit possible d'en créer une ainsi? Merci de votre aide.
Je suis actuellement en train de réaliser un montage vidéo de mon dernier voyage effectué en Chine et j'aimerai, pour le début du film, ajouter un carte géographique de la Chine avec les différentes étapes de ce voyage. Je n'ai pas besoin que cette carte soit animer par un avion qui se déplace entre les villes par exemple, mais juste une image fixe suffirait.
Pour être plus précis, voilà vers quoi je veux me rapprocher le plus possible: Cette image est tirée de l'émission Pékin Express.

Pensez-vous que cela soit possible d'en créer une ainsi? Merci de votre aide.
I'm wondering... Or a little Véfe-style summary
My brain’s short-circuiting—I’m overthinking, overanalyzing, drowning in questions... So I’m turning to you, you with your sharp, no-nonsense advice. You’ll help me, I just know it!
Here’s the thing: I don’t know what to do with my life. I want to travel the world, but I think you need money for that. Should I work to save up a nest egg first, then leave? And if I’m unemployed, can I still just go anyway?
Okay, but *where*? If I go to Cuba, I’ll fall in love with some guy who’ll want to marry me. If I go to Arab countries, I won’t be able to walk around in shorts. If I go to India, I’ll see rats everywhere and beggars dying in the streets. If I go to Argentina, I’ll probably meet aliens. If I go to Africa, I’ll see lots of Black people living in huts, and in Canada, I’ll run into bears (though, honestly, that’s not so bad—I like bears). I could keep going with examples, but I don’t want to wear you out!
And then there’s the language thing—I only speak French. How am I supposed to get by in countries where they don’t speak it?
And what am I even going to eat in all these places? Fries won’t be everywhere, that’s for sure!
But I *still* want to go, to meet people and to *really* meet *myself*. Isn’t that the point? You all say it’s important to go somewhere else to find yourself, so...
Except I’m terrified of flying. I’ve done it a few times, and every time we land, I clap because I’m so relieved to have made it in one piece! And then—bam—I just read that clapping is *super* lame, which explains why I’m always the only one doing it. Everyone else knows it’s dumb. Maybe I just travel with really smart people?
Anyway, while I wait for your brilliant advice, I’ll start packing. Wait—rolling suitcase or backpack? Ugh, why is traveling so complicated! Maybe I should just stay on my couch and watch travel documentaries, like *Peking-whatever* or *Ko-thingy*. My brain would stay intact, and I wouldn’t have to ask so many questions.
But if I stop asking questions, why am I even here? Isn’t the whole point of a forum to ask questions and get answers? Or is it not *just* for that? Sometimes people argue, sometimes they insult each other, sometimes they laugh, sometimes they get bored... Is it just like real life, then? Not even funny...
Dolma
Here’s the thing: I don’t know what to do with my life. I want to travel the world, but I think you need money for that. Should I work to save up a nest egg first, then leave? And if I’m unemployed, can I still just go anyway?
Okay, but *where*? If I go to Cuba, I’ll fall in love with some guy who’ll want to marry me. If I go to Arab countries, I won’t be able to walk around in shorts. If I go to India, I’ll see rats everywhere and beggars dying in the streets. If I go to Argentina, I’ll probably meet aliens. If I go to Africa, I’ll see lots of Black people living in huts, and in Canada, I’ll run into bears (though, honestly, that’s not so bad—I like bears). I could keep going with examples, but I don’t want to wear you out!
And then there’s the language thing—I only speak French. How am I supposed to get by in countries where they don’t speak it?
And what am I even going to eat in all these places? Fries won’t be everywhere, that’s for sure!
But I *still* want to go, to meet people and to *really* meet *myself*. Isn’t that the point? You all say it’s important to go somewhere else to find yourself, so...
Except I’m terrified of flying. I’ve done it a few times, and every time we land, I clap because I’m so relieved to have made it in one piece! And then—bam—I just read that clapping is *super* lame, which explains why I’m always the only one doing it. Everyone else knows it’s dumb. Maybe I just travel with really smart people?
Anyway, while I wait for your brilliant advice, I’ll start packing. Wait—rolling suitcase or backpack? Ugh, why is traveling so complicated! Maybe I should just stay on my couch and watch travel documentaries, like *Peking-whatever* or *Ko-thingy*. My brain would stay intact, and I wouldn’t have to ask so many questions.
But if I stop asking questions, why am I even here? Isn’t the whole point of a forum to ask questions and get answers? Or is it not *just* for that? Sometimes people argue, sometimes they insult each other, sometimes they laugh, sometimes they get bored... Is it just like real life, then? Not even funny...
Dolma
Périple terrestre de l'Inde ou du Tibet vers la Mongolie: possible? English translation pending
Bonjour ! Est-ce que quelqu'un sait si c'est possible de se rendre de l'Inde par la Chine jusqu'à la Mongolie. On veut faire ce trajet vers avril 2011. Inde-Népal-Lhassa c'est assez ok mais apres ?? Et on peut traverser à terre de la chine à la Mongolie ?
Merci bcp !
Josée et Phil
Josée et Phil
Prix d'un billet transsibérien Moscou-Pekin en compartiment quatre couchettes? English translation pending
bonsoir, j aimerais connaitre le prix d'un compartiment 4 couchettes moscou pékin en aller simple et en été merci par avance de vos réponses
Pas qu'un article, une symphonie de gigantisme, Pékin English translation pending
Chères électrices, chers électeurs,
Face à l'impression qu'un milliard de chinois plébicitent le récit en mode livre rouge, reprenons notre baton de pélerin pour la Grande Marche qu'on agrémentera volontiers d'un avion, d'un train ou d'un bus de telle sorte que je n'y passe pas dix ans à traîner mes semelles nourries aux ampoules plantaires mais deux mois grand maximum, en direction de l'Inde, ligne droite s'abstenir.
Je partage avec la Norvège un dernier petit déjeuner avant que nos horizons ne s'éloignent en cette matinée ensoleillée. Nos maisons mobiles sur les épaules, tous équipés d'un sandwish baguette, nous nous installons dans un vaste parc à proximité de notre déjà ancienne maison fixe. Un banc idéalement situé entre fontaines et arbres toutes feuilles déployées nous offre un emplacement de choix. La conversation tourne autour de nos récents souvenirs, l'ambiance est guillerette. Tout en machant, je regarde l'immeuble qui dépasse de la canopée. Après cinq jours passés à Honk Kong, celui-ci ne me parait pas très grand. En quittant notre banc, je prends soin de compter les étages. Une vingtaine d'étages. Ridicule. La souillure de plus de 60 mètres pourrait être le troisième plus haut batiment parisien mais ici, c'est un brin d'herbe au milieu des bambous de béton, je ne m'en étonne même plus, il est temps de lever le camp.
Une embrassade plus tard, je partage nos souvenirs tout seul en route vers l'aéroport, à quelques battements de portes de métro de là. Particularité locale, j'enregistre mes bagages à mettre en soute alors que je suis encore à l'équivalent métropolitain de Chatelet-Les halles, bien en centre-ville, s'il en est. Ca a l'air de rien mais c'est quand même bien pratique! Jusqu'à l'avion! L'avion, en effet... Je n'en suis pas fier mais j'ai dans les 2000 kilomètres à avaler dans la journée. J'ai rendez-vous à Pékin, et le tout est de ne pas faire patienter mon hote, Dara.
J'ai partagé avec Dara quelques glorieuses semaines, qui sont devenues des mois, qui sont devenus des années, à astiquer de nos fessards les sièges à roulettes de l'institution bancaire extrème orientale qui me fait en quelque sorte l'honneur d'être sur vos écrans aujourd'hui. On a vécu ensemble la faim, la soif et le manque de sommeil, les alertes incendies, les discours de motivation et les chèques pas à créditer sur nos comptes respectifs. Et Dara est parti, à Pékin. Pour apprendre le chinois. Quelques heures par jour. Il y est désormais chez lui puisqu'il y loue son appartement et qu'il y a ses habitudes depuis de nombreux mois déjà. Il y a également emmené sa générosité puisqu'il m'invite à partager tout ça en sa compagnie, lui mon ami mon guide, lui qui possède quand même pas mal de temps libre ce qui, conjugué à la générosité, l'amène même à venir me chercher à l'aéroport. J'en rougis de honte...
L'avion est à l'heure pour le coucher du soleil, à l'heure pour dresser la table de nos retrouvailles. Je pénètre dans l'aérogare à la recherche du visage familier. Il est là, je n'attaque pas Pékin tout seul, merci l'ami! On file chez lui poser toutes mes affaires en prenant le métro rutilant.
Dans le tunnel, alors que nous sommes dans la rame, des écrans me font tiquer à l'extérieur, sur la paroi qui défile à grande vitesse. Les publicitaires chinois, qui ne savent sans doute pas quoi faire de leur argent ou des écrans plasmas qu'ils aident à fabriquer par millions, ont réinventé le dessin animé dans une configuration futuriste. Les écrans qui affichent chacun une image statique différente font naître une courte histoire vantant les mérites d'une lessive. Ils sont fous ces chinois!!! Habiller un tunnel noir d'écrans plats!!! Non mais quand même!!! J'en ai même pas un à la maison!!! Mais que fait la police???
En rejoignant la surface, ma première mission consiste à me souvenir du nom de la station. Suzhoujie, trop facile, ça ne rime avec rien et n'est pas non plus très bien loti pour enfanter des pirouettes mémotechniques. On arpente ensuite le trottoir jusqu'à son immeuble. Tout est propre, carré si on excepte les p'tits vieux qui jouent à une espèce de jeu de dames à même le trottoir. L'immeuble en lui-même est d'un beau gabarit si on est pas trop blasé de Hong Kong, et jouit de quatre ascenseurs protégés en permanence d'un garde à l'extérieur et d'un concierge qui appèle la boite d'acier à ta place. Classe.
Une fois dans l'appartement climatisé, Dara m'attribue le canapé-lit et me confie un jeu de clés. La confiance règne, à tort. A suivre.
Il est 21h, encore assez tôt pour qu'on puisse aller se restaurer à l'extérieur. Ca tombe bien, ni Dara ni moi ne sommes des fondus du four, de la casserole et de la poële. Marchant dans la rue, on passe le long de quelques salons de coiffure. Dara me met en garde, elle peuvent te couper tes cheveux et ton budjet, les salons de coiffure sont parfois des maisons de passes qui s'assument si j'en juge aux vêtements portés par les coiffeuses qui baillent en taillant... une bavette, le client se fait rare ce soir...
On dîne à la mode locale. C'est copieux et goutu. On discute à tout rompre sauf lorsqu'il faut interpeler les serveurs en hurlant, unique façon de les solliciter.
Retour à l'appartement. Là, on en vient à organiser la semaine que j'espère passer ici. Tranquillement d'abord puis assidument. Dara se révèle être un plannificateur hors-pair. Demain, on fait ça, après demain ça, c'est à peine si on couche tout sur papier! Ca me fait un petit choc en terme de routine, moi qui me projète rarement au delà de deux jours, mais c'est plaisant de savoir où on met les pieds étant donné la palette quasi-infinie de sîtes pouvant être qualifiés d'incontournables. Ca fait également un petit choc à mon gentil organisateur quand je mets les freins sur les réveils quotidiens à 8h du matin pour enchainer les visites dès le lever. Les habitudes sont faîtes pour être bousculer, mais dans la limite du sommeil minimum!! On a beau être en Chine, on est pas à l'usine!! Qui plus est, ça tombe aussi bien pour nous deux car le Dara n'est pas non plus homme à fermer les yeux avant 2h du matin. Qui se ressemble s'assemble, à une exception près, Dara a le plus souvent ses cours de 10h à midi, les réveils à 9h seront rarement partagés.
Le premier exemple intervient dès le lendemain. Quand Dara rentre de cours, je suis encore à compter les moutons. C'est peut-être l'effet 1er juillet, peut-être la chaleur ambiante mais comme je ne mets pas de réveil, impossible de me contraindre à la verticalité avant d'avoir usé mes crédits-sommeil jusqu'à l'os. Mais malgré ça, dès le réveil, le troupe de marine est opérationnel. En milieu d'après-midi, on est lancé comme une balle de révolver, Pékin express!! On est contraint à une ballade rapide, ainsi soit-elle, tachons d'en tirer la moelle, la quintescence!!
On commence par un métro vite envoyé avec mon passe muti-voyages qui nous sort à la station Tiananmen Xi (la place du même nom), le nombril de l'Empire, le centre de la toupie, l'oeil du cyclone, la plus grande place du monde. Sitôt la tête dehors, je cherche le placard à balais. Guidé par un Dara qui n'a pas écumé les sîtes touristiques depuis longtemps, cap est mis jusqu'à ce que, sur notre droite se dévoile l'entrée de la Cité Interdite avec son imposant portrait de Mao, et sur notre gauche, de l'autre côté de l'avenue, cette fameuse Place Tiananmen qui tient autant de la place que de la plaine, au bout de laquelle on aperçoit le mausolée du même Mao. On sent qu'ils sont quelques uns dans le pays pour accoucher d'une vitrine pareille!!
Chose surprenante, il n'y a pas de vélos à l'horizon. Il semblerait que mon image romantique de Pékin traversé à vélo par des millions de pékinois ait vécu. Les transports en commun sont efficaces et les voitures pares-chocs contre pares-chocs (NDLR : Ahhhh, je perds ma grammaire!! Où est passé mon pluriel des noms composés!!), pots d'échappement crachant sur un fond de ciel agréablement bleu d'entre quelques nuages.
Nous en faisons le tour en une peu plus de 30 minutes, comptant autour de nous plus de touristes chinois qu'autre chose. C'est que 1er juillet oblige, les chinois commencent à être en période de congés estivaux et que, quand ils débarquent, c'est autrement que un par un. (NDLR : Ca vaut également pour le reste de mon ère chinoise)
Recherchant un peu d'ombre, on poursuit alors dans la large rue qui part dans le prolongement de la place en franchissant au passage deux anciennes "portes" ouvrant plusieurs passages dans lesquels plusieurs éléphants pourraient tenir côte à côte. Si, si, ils doivent être deux ou trois les gars. La rue en question véhicule une étrange atmosphère. Elle est quasiment vide de monde, complètement vide pour les trois quarts qui baignent au soleil. Comme sur la place Tiananmen, on y compte plus de policiers que de passants, qui sont eux mêmes potentiellement des policiers. Toutes les enseignes ne sont pour l'instant que des boutiques-fantomes, toutes à l'aube d'une ouverture toute proche, comme si Dieu avait construit la route en six jours mais qu'on était encore la veille de l'introduction de l'homme. Demain, pour Dieu c'est samedi, le repos est proche. Nous errons tout le long de la rue, un objectif en tête, parfait pour cette fin de journée, un sîte dont j'ai oublié le nom en français mais qui, en anglais, donne quelque chose comme Temple of Heaven Park (littéralement le Parc du Temple du Paradis). Merci le LP de Chine de mille pages en anglais que je me trimballe depuis 9 mois pour te pondre quelque chose de cohérent maintenant!! Le parc, grand de 267 hectares, est une oasis de verdure et de calme. De grandes allées longues d'un kilomètres nous promènent de temples extraordinairements construits et colorés en autels de marbre massif sur plusieurs étages dont le plus bas mesure dans les vingt mètres de diamètre et deux mètres d'épaisseur. L'ensemble est unique et rend l'expérience presque trop belle pour être vraie. Un peu comme ce qui suit.
Pendant la journée, j'ai fait part à Dara de mon envie de changer de chaussures, d'apporter une paix bien méritée à la paire que je porte partout depuis Paris. Ca n'a l'air de rien mais je n'ai qu'une paire, ça prend donc toute son importance. L'important également, c'est que je parviennes à mettre la main sur le même modèle passe-partout à trois bandes que la paire qui va finir en déchèterie. Dara connait un marché local réputé dans les perles, peut-être ont-ils aussi des godillots?
On rentre, c'est la Chine commerçante dans toute sa splendeur. L'impression d'être dans la maison-mère des boutiques où tout est à un ou deux euros pièce. Toute la daube plastique fabriquée localement est également vendue localement, dans une toute autre échelle encore que tout ce qu'on leur importe. Sacs, jouets, électronique bon marché, souvenirs, tout clignote, fait du bruit. Fatigués de la vie s'abstenir. Dans le bazar, gloire à Passe-Partout, un stand de chaussures. Achalandé avec tellement de bon gout que je peux y trouver mon bonheur. La paire souhaitée me tend les bras, ne reste qu'à m'acquitter de l'addition. Dara m'a prévenu, il me couvre dans la négociation. J'entame le bras de fer, en chinglish :
- Bonjour Madame, elles sont bien belles vos chaussures! - Merci jeune homme, quelle politesse! Soyez béni si vous m'achetez quelque chose. - Et bien justement, j'ai aperçu une paire qui, croyez le bien, m'intéresse au plus haut point! - Vous ne pouvez tomber mieux, elles sont à vendre!!! - Combien en demandez-vous? - 700 yuans. 70 euros. - 700 yuans, vous venez d'un futur lointain ou bien??? Elles sont bien belles tes Adadas, il faut bien le reconnaitre, mais 700 yuans? C'est essayer de faire rentrer l'étoile verte dans le trou rectangulaire jaune, ça ne rentre pas, y'a pas moyen!! - Bon, vous me marquez au fer rouge mais soit, puisque c'est vous, je veux bien descendre à 500.
Intervient dara, le vengeur masqué. Je laisse la place à l'expert.
- Bonjour Madame! J'ai cru comprendre que vous demandez 500 yuans à mon ami pour ces Adadas qui n'en sont même pas! Je vous en donne 50! - 50 yuans??? Vous, on peut dire que vous n'avez pas peur de chasser le moustique à la bombe atomique!! 50? T'as cru que je faisais du mécénat? Pour 300 yuans elles sont à vous, c'est me pendre que de descendre plus bas! - Et pourtant... 50 ou rien. - (ennuyée) Attendez un instant, je vais voir si ma copine a un meilleur prix pour vous qui me causez maintenant un ulcère.
Elle s'éloigne et discute avec sa collègue en retournant la tête de temps en temps comme pour vérifier qu'on est toujours là. Elle revient.
- Je crois qu'on a une bonne nouvelle pour vous! La petite souris est passée et a déposé un prix minuscule sous votre oreiller. 200 yuans.
- Brice, on perd notre temps, tu les veux pour 200? Je suis certain qu'elle peut descendre encore, c'est une mascarade. - Si tu le dis. On se casse? - Dans la seconde!
On tourne les talons en s'excusant de la perte de temps occasionnée à notre interlocutrice. Deux mètres plus tard, un cri dépasse du brouhaha environant.
- 100 yuans!!! Vous me faîtes perdre 20 ans d'espérance de vie mais soit! 100 yuans!
Dara assène le coup de grâce.
- Dois-je m'efforcer de redire ce qui a été maintes fois dit? Dois-je m'échiner à reprendre du début? 50 yuans et pas un jiao de plus!! - (dépitée) Je m'incline, maître, n'en jetez plus!! Prenez vos chaussures, disparaissez dans l'instant, et n'éventez jamais la nouvelle!! Adieu étrangers!!
Mon Graal de plastique et de faux cuir sous le bras, nous obtempérons et disparaissons.
A la sortie, on a beau flirter avec les 21h, on a encore juste assez de temps et de force pour retourner s'étonner de la cérémonie de coucher du drapeau géant qui flotte sur Tiananmen, en face de Mao, pour le coucher de soleil. Tous les touristes qui étaient étirés plus tôt sur toute la surface de la place se sont tous rassemblés au même endroit, repoussés en leur centre par les militaires qui protègent un pré-carré interdit sur lequel, si tu marches, tu ne passes pas par la case "Départ" et vas directement en prison. Ici, on est pas là pour rigoler, sensation confortée en étudiant la synchronisation dans les pas des soldats à mesure qu'ils se mettent en place. Un esprit couillon te dira que c'est jouable, mais non, pas là.
La foule est d'abord clairsemée avant de se densifier. Une demie heure avant le moment fatidique, pour ceux qui sont entre les premiers et dizièmes rangs, l'idée même de s'en extirper est vaine. Dara doit faire le guet au douzième rang. La chaleur, un semblant de fatigue, le nombres de téléphones-appareils-photos brandis me confortent dans l'idée de m'attarder au fond de la classe. Sans doute, dans la minute, je ne fais pas un très bon chinois. A l'heure du drapeau, D'autres uniformes arrivent depuis la Cité Interdite, coupant la circulation quelques minutes, avant d'emporter un butin qu'ils ne re-déploieront que le lendemain à l'aube. Nous, gageons qu'on dorme à ce moment là!
Le crépuscule est ce soir synonyme d'énorme coup de pompe. Dans le métro qui nous ramène, on n'est que soupirs. Dara, qui a compris la leçon, ne m'accompagnera pas demain au Palais d'Eté. C'est que ça promet de faire des bornes d'après ce qu'il a déjà vécu, il s'abstient cette fois-ci.
Mais avant de passer directement au lendemain, finissons avec cet interminable 1er juillet. Il nous reste encore à déjeuner/dîner. Il est 22h ou presque, l'estomac gronde. Dara, en fin connaisseur, s'acquitte de sa mission nourissière avec brio. D'abord, on commence par de la restauration rapide, sushi-style. Un petit train de coupettes pleines de sushis, makis, sashimis passe devant tous les mangeurs. Tant que la faim est là, tu n'as qu'à attendre le plat opportun et tendre le bras pour t'en saisir. A ce petit jeu là, je ramène dans la douzaine de coupettes pécheresses par gourmandise. Rassasiés, nous saluons nos hôtes. Avant de nous en retourner grand schtroumf? Pas encore...
Le restaurant de sushis c'était les petits plats dans les grands. Et les grands plats en l'occurence, c'est qu'au même titre que nos centres commerciaux de Navarre et d'ailleurs, le restaurant n'est que l'un des pièces d'un puzzle qu'on appèlera "Centre Commercial - Carrefour". Un carrefour!! Toute la joie de celui qui n'a pas vu un vrai supermarché depuis longtemps! Là encore, je veux bien qu'on m'y oublie toute la nuit!! Au lieu de cela, on achète de quoi remplir le réfrigirateur et les placarts de Dara, des yahourts aux fruits à la glace au litre, des biscuits à plus de biscuits. On achète mais pas sans avoir fait la queue à la caisse pendant près d'une heure!! Si, si, on voit bien qu'ils sont deux ou trois les gars!!
C'est la dernière ascension de cette étape de plaine. Quelques minutes de marche plus tard, on s'avachit comme de rigueur après une journée qui laisse des quadriceps d'octogénaire, l'occasion de s'assurer que "vraiment on a plus faim" en ouvrant quelques saloperies alimentaires sucrées et croustillantes avec des vrais bouts de noisettes si possible. La journée a laissé des traces, Dara ne regrette pas sa décision de rester à l'appartement après ses cours.
La lumière est éteinte avant 3h, c'est mieux. Dara a pris le temps de m'expliquer comment aller au Palais d'Eté s'il me prend l'envie d'y partir avant son retour de cours.
A midi et quelques, force est de constater que non. Comme la veille, c'est le son de la porte d'entrée qui me rappelle (NDLR : Ahhhh, je me rends compte que je perds mon bécherel!! Ahhh, les verbes en -eler!!!!) à l'existence d'un jour nouveau. J'émerge en dégustant le yahourt avec des palets bretons, merci Carrefour qui ferait un fantastique sponsor!! Dara s'affale à son tour de n'avoir pas assez dormi voire fait même une petite sieste qui ne me met pas exactement le coeur à l'ouvrage!
Vers 15h quand même, j'enclenche la deuxième. Grace aux couchers de soleil estivaux donc tardifs, il n'est pas trop tard. Merci les saisons. Merci le timing. Je sors de chez Dara, lui même les doigts de pieds en éventails, à la recherche de l'arrêt de bus. En un rien de temps, il est trouvé. Le bus arrive peu après. A son bord, je reste debout et regarde Pékin défiler. Mon arrêt, impossible de le rater, c'est le terminus. Victoire!
Mon ticket acheté, je rentre dans le complex. Passés quelques batiments forts intéressants nichés dans une forêt de belle tenue, je réalise vite ce que Dara voulait dire par "c'est grand". Je tombe sur un lac long de près de trois bornes dont plus de 100.000 laboureurs ont creusé et aggrandi les contours au XVIIIème siècle. Je parle français???? 100.000!!!!!!!!!!!!!!!! Cent mille bons hommes!!!!!!!!! Pour creuser un lac exclusif à l'empereur, lequel devait bien avoir une tête grosse comme son lac pour avoir des exigences pareilles!!!!!!!!!! Et il a tout fait selon son bon vouloir. Le lac est serti (certi??? c'errethie???) d'îles ainsi que d'un chemin surélevé se parcourant en franchissant quelques ponts aux lignes douces, le tout facilement visible depuis son palais gigantesque qui domine le tout, à la base d'une colline, elle-même forêt couverte de merveilles architecturales. Pour peu qu'à l'époque ils arrosaient également les arbres à la lance à incendie (sic), ça devait être un endroit parfait pour passer les mois caniculaires de juillet et d'Aout qui m'attendent ailleurs qu'entre ces murs. J'y passe facilement près de quatre heures de marche ininterrompue à accélération constante sur la fin pour m'assurer de pouvoir atteindre la sortie avant 20h au lieu de réaliser, à regrets, que cette même sortie est encore à trente minutes en petites foulées. Plein les pattes, fatigué de baptiser en beauté mes apipas, je reprends le bus dans l'autre sens, cette fois en m'asseyant (Trop dur asseyant!! J'ai bon?).
De retour à la maison, Dara est toujours là. Le dîner est une formalité vite expédiée. La soirée est calme voire studieuse. Demain, un nouveau plat de résistance est inscrit au programme : La Cité Interdite, plus si interdite présentement.
Cette fois, je m'autodiscipline. A midi je me réveille, mais à 13h30 je pars!! Révolution!! Dara reste une nouvelle fois à domicile pour potasser et pour éventuellement chercher un travail à Pékin. Il y a de l'installation plus que temporaire dans l'air. Je trouve facilement mon chemin, il est identique à celui emprunté deux jours plus tôt pour voir sa voisine Tiananmen à l'exception qu'aujourd'hui, je reste sur le même trottoir, côté Mao. Car la photo de Mao est en quelque sorte la gardienne de la Cité Interdite qui s'étale juste derrière. Devant le portrait, des douzaines de chinois se prennent en photos, des demies douzaines (mot composé au pluriel, arghhh!!) posent avec moi. A chaque fois, il me remercient en levant le pouce, pour un peu... Euh non, moins qu'un peu, on se croirait au Brésil!
Puis j'entre, difficilement car il faut trouver la bonne file d'attente, mais j'entre, entouré de nuées de parapluies en cette après-midi caniculaire. Ils ne sont toujours pas nombreux au soleil par rapport à la masse mais quand ils y sont, ils sortent casqués. L'entrée donne la mesure et établit une nouvelle référence en termes d'échelle. Le couloir d'entrée qui doit culminé à 8 mètres ne doit mesurer qu'un dixième de la structure entière. A l'intérieur, je m'attends à de la grande largeur, du beau volume, en un mot, du chinois!
En effet, saperlipopette, les empereurs chinois, ils n'ont pas dû souvent déménager avec tout ce qu'ils avaient ici! Des cours comme DES terrains de football, du marbre comme au Taj Mahal (NDLR : disponible en ligne et en article dans environ huit ans), du vertige comme au Grand Canyon (NDLR : disponibilité en ligne et en article in a galaxy far far away), ils avaient de quoi faire, même à vélo!! La Cité Interdite est un chef d'oeuvre de conservation et de restauration; construite à partir du XVème siècle, j'imagine que depuis, si elle a un potager, elle y cultive les superlatifs!! Les trois heures que j'y passent n'auront pas suffit à tout voir même de loin, à l'exception des groupes de visiteurs locaux qui se font guider au drapeau et au mégaphone. Qu'ils soient des groupes de dix ou de trente, dans la quasi-exclusivité des cas, le guide porte à sa bouche un petit micro relié à un haut parleur, lachant au vent comme à quiquonque dans un rayon d'un kilomètre le flot de ses descriptions dans la langue de Lu, et pas les biscuits. Le pas moins vif qu'en entrant, je salue l'auguste demeure impériale et me mets en route vers mon rendez-vous de début de soirée avec Dara qui est encore à plus d'une heure de là mais également pas exactement la porte à côté. La boussole dans la poche, je mets le cap au nord. J'ai alors face à moi le parc Jingshan au milieu duquel se dresse une coline depuis laquelle la vue du ciel sur la Cité Interdite révèle la pleine mesure de la bête.
Je poursuis et passe la Tour aux Tambours, fermée pour cause d'arrivée tardive. Qu'à cela ne tienne, je peux me refaire sur la Tour de la Cloche dont le sommet, atteint à l'issue d'une batterie de marches, renferme une cloche impressionante. Je reste jusqu'à ce que les gardiens me jètent dehors. Il doit y avoir une vie après la cloche, pour moi aussi, l'heure du rendez-vous approche.
Nous devons nous retrouver à la station de métro toute proche. J'y suis à l'heure pile, personne en face. Trente minutes plus tard, rien. Une heure plus tard, toujours rien. Qu'est ce qui ne va pas? Je pourrais aussi bien rentrer me mettre à l'aise à l'appartement mais je sens bien que si je bouge, Dara risque à son tour de faire chou blanc s'il se pointe. Je patiente. Pour une fois, un téléphone portable ne serait pas de trop. Enfin, après une heure et quart de lamentation, le messie arrive et pointe l'incompréhension flagrante dans laquelle nous berçons. Pendant que j'attendais à un endroit, Dara attendais à un autre, heureusement qu'un affreux doute l'a démangé sinon j'attendrais encore...
La nuit tombe sur Pékin et sonne l'heure du weekend. En ce vendredi soir, Dara m'emmène sur les bords des quelques lacs qui s'enfilent les uns derrières les autres en plein centre-ville et autour desquels les bars et restaurants se succèdent avec leurs cortèges d'happy hour. C'est enfin l'occasion de se poser et de déguster quelques cocktails bien mérités du haut d'une terrasse qui domine la rue qui se remplit à mesure que l'heure passe. Vers 22h, quand on choisit de repartir, l'effet fourmilière est à son apogée, même les mobylettes peinent à se frayer un chemin. Que ce soit sur l'eau des lacs où on peut louer des barques ou sur la chaussée, les agoraphobes ne sont pas à la fête!
En route vers le métro pour une nuit réparatrice bienvenue, on s'offre une petite glace autant pour contrer la chaleur qui tarde à s'évaporer dans l'obscurité que pour fêter cette nouvelle journée bien remplie. Demain samedi, Dara n'a pas cours, c'est relache pour tous les deux.
Je me garde de vous révêler l'heure du réveil. Avec Dara, nos horloges biologiques sonnent à l'unisson. La journée est calme et notre stock de vivres se dilapide.
Au soir venu seulement, on décide de mettre le nez dehors, direction le parc olympique. Pour Dara comme pour moi, c'est une première. Si ma visite a pû au moins servir à quelque chose...
On s'extrait du métro. Devant nous, le Cube d'eau fait varier les couleurs. On a vite fait de vérifier que le comité d'organisation n'a pas fait les choses à moitié et que Paris n'a pas eu cette fois non plus les jeux pour une bonne raison : ici plus qu'ailleurs, si on veut faire de la place, on fait de la place!! J'ignore combien de personnes ont vu leur maison rasée afin de créer le parc mais en termes de superficie, ça approche facilement un petit arrondissement! La piscine contournée, le nid d'oiseau s'offre au regard admirateur. Autant merveille technique qu'architecturale, ce n'est pas par sa taille pourtant énorme qu'il impressionne mais plus par sa conception même. Le béton s'entrelasse harmonieusement, l'éclairage subtil magnifie le tout, sans compter les centaines de locaux qui jouent comme des gamins entre les fontaines qui jaillisent sur le parvis. Une atmosphère de vacances et de détente plane. Entre les skateboards futuristes et les amateurs de cerfs-volant, on divague jusqu'à l'heure du dernier métro.
Quasiment jusqu'au lever du coq on entretient la forme du lendemain en oubliant de dormir. De toutes façons, demain c'est sans contraintes ni rencarts, c'est dimanche. Comme chaque nuit, la seule entorse à mon inactivité est une cigarette que je fume sur le trottoir, l'appartement de Dara étant officiellement non fumeur. Il est 2h30 et il n'y a pas foule. Seulement, au milieu du silence, un vrombissement s'amplifie. Je tourne la tête. Au bout de la rue, j'ai l'impression d'assister à l'avènement de l'anarchie arborée. Ca se rapproche. Il n'y a pas un poil de vent dans le bled mais un par un, les arbres s'agitent comme tourmentés par une tempête aussi soudaine qu'inatendue. Les branches se tordent et les feuilles peinent à s'y accrocher. J'aperçois alors un camion avançant à la limite de l'immobilité. Il se rapproche, j'écarquille les yeux devant le spectacle insolite. Sur le toit, les autorités ont eu le gout douteux de monter un canon à eau comme ceux qu'on utilise pour karcheriser les manifestants indisciplinés. Seulement à cette heure entre chien et loup, point de trouble-fêtes, point de moines tibétains à brimer, juste les arbres à arroser. Pékin est tellement sec qu'il faut faire prendre une douche à la couverture végétale qui borde la route. Ils n'y vont pas par quatre chemins! Folie des grandeurs à haute pression! Ils sont fous ces chinois!! Ne sachant si je dois en rire ou en pleurer, je remonte faire part du spectacle à Dara qui lui ne s'en étonne plus. C'est Pékin après tout...
Comme attendu, Dimanche est d'une rare non violence. La seule chose à laquelle je me contraints c'est de chercher pour la reprise du lundi une excursion sur la Grande Muraille. Ma meilleure chance pour cela, c'est de passer par l'intermédiare d'une GH qui se charge de tout organiser de A à Z en sachant que l'option classique de la visiter à Badaling n'est pas dans mes prérogatives ayant entendu que là-bas, la montagne est couverte de publicités suicidant le paysage, cela n'empêchant pas en plus la foule de s'y donner rendez-vous pour une visite le nez dans le sac-à-dos de la personne qui marche devant. Triste perspective quand les panoramas n'ont pas d'égal...
Parti sans l'ami bilingue, je fais chou blanc. J'ai beau avoir sué des litres et des litres, impossible de trouver muraille à mon pied. Je rentre bredouille, tançant Dara de se joindre à moi le lendemain pour que cette mésaventure ne se reproduise pas jour après jour comme ça risque bien d'arriver s'il n'attrape pas mes bouteilles à la mer.
En attendant, la fin d'après-midi se passe dans l'air généreusement climatisé de l'appartement, ce n'est pas un caprice, c'est un besoin.
Et quand un besoin en appelle un autre, le soleil disparu, il faut se restaurer, en bonne compagnie. Ce soir, nous avons rendez-vous avec des connaissances de l'ami Dara avec qui nous allons partager un peu de nourriture dans un restaurant plus guindé que d'habitude pour nous qui ne sommes pas difficiles dans le choix habituel du chef cuisinier. Nous n'avons beau être que quatre, on nous attribue une pièce à nous tous seuls au centre de laquelle trone une table ronde n'ayant, en dimensions, rien à envier à celle du Roi Arthur. Pourquoi une table si outrageusement grande? Vous ne comprenez rien? On est en Chine!! Si il n'y a pas à manger pour une armée entière, il n'y a pas à manger du tout. Ne comprenant rien au menu, les autres choisissent. Peu de temps après, les serveurs s'agitent. Un plat, deux, trois, la table est pleine, tour de force sachant qu'un autre est à venir... Maintenant il va falloir vider tout ça à la seule force de nos estomacs, le mien étant déjà rassasié rien qu'à la vue du festin!! Deux baguettes chacun n'y suffiront pas!! Effectivement, les hostilités closes, on pourrait encore nourrir quelques boulimiques... La peau du ventre gonflée au point de ne presque plus voir mes pieds, fourré comme une dinde de Noël, je peine à m'extraire de la position assise. Le retour est lent et poussif au point qu'un taxi ne serait pas pour me déplaire. Un taxi, un!!
Pour une fois, Dara comme moi nous écroulons comme pour ne plus jamais nous relever. La nuit est douce et ballonée.
Le réveil est dur et balloné. Dara part en cours à reculons. Je l'attends profitant du temps qui m'est offert pour prendre un bain qui fait de ce jour un jour de fête tant c'est exceptionel!! (NDLR : Ce n'est pas que je ne me lave pas mais une baignoire?!? Depuis le départ, j'en ai vu moins souvent que je n'ai vu de cafards dans mes GH successives!!) Il rentre comme d'habitude vers 12h30, je suis propre comme un soulier verni, ça durera au moins jusqu'à ce qu'on passe la porte vers l'extérieur et une nouvelle sudation accélérée, impression vite vérifiée. Accompagné du local de l'étape, gloire à lui, je m'évertue à accomplir ce qui a échoué la veille. Cet atout dans ma manche, plus rien pour me séparer du mur plus longtemps. Quelques foulées vaillantes plus tard, j'ai mon rendez-vous vers la truculence faîte construction, le plus grand Tétris de l'histoire, la muraille maintes fois rêvée m'attend le lendemain à l'aube. Pour un peu, j'en aurais déjà des fourmis dans les guiboles!! Plus que quelques heures, Rhââ Lovely!!!
Mon sésame en poche, lancés comme des boomerangs, la route s'inverse jusqu'à la climatisation. L'après-midi n'est qu'expectative. La soirée n'est qu'expectative. Le réveil est branché à 5h, tachons juste de l'entendre.
L'activation des sens est instantanée. Vue, j'ai. Ouïe, toucher, odorat, gout pour l'extraordinaire, j'ai. Debout maintenant!! Ce n'est pas parce que la ville dort encore qu'il faut que j'y retourne. Le rendez-vous immancable est à 6h à quelques stations de métro de Suzhoujie, en route!! Encore une fois, Dara, malgré mes recommandations, m'accompagne. C'est d'autant plus gênant que lui ne va pas sur la Grande Muraille!! Vous avez dit consciencieux?
A notre sortie du métro, juste sur le timing, le minibus est déjà là, n'attendant plus que moi. (sic) A peine le temps de me répandre en remerciements nourris que nous prenons la route. Pris dans des bouchons d'ampleur nationale, nous mettons dans les cinq heures pour rejoindre Jinshanling à 120 kilomètres du centre tentaculaire de Pékin. Il est 11h et le soleil tape comme si on était sur Mercure. J'espère que le litre et demi d'eau que je trimballe saura suffir à compenser les dix kilos que je suis en droit de perdre ici. Sur le parking, les bus ne sont pas légions et nous sommes alors le seul groupe à faire la queue. Voyant cela et riche de l'expérience qui me caractérise déjà, je me fais fort de marcher plus vite que tout le monde pour, ô merci, arriver le premier. Le temps de traverser un parc verdoyant, je suis maintenant seul. Hallucinant!! La muraille se dessine au loin et je suis seul!! Et pas qu'au soleil!!!! A l'ombre aussi, personne. Encore plus qu'attendu, les chinois sont tous à Badaling, les fous!!! Les chinois!!!
Le rempart est maintenant face à moi et aux quelques oiseaux qui bravent eux aussi le thermomètre bouillonnant. Sa simple vue est étourdissante. Ne reculant devant aucunes difficultés, les batisseurs fouettés se sont fait fort de faire courrir leur oeuvre sur les sommets de toutes les crêtes qui se présentaient à eux. Ainsi, pour pouvoir enfin poser le pied sur la muraille, il faut encore s'affranchir de la première gageure, la rejoindre! Au sommet d'une côté à l'inclinaison toute népalaise, elle nargue les alentours. Moi, pas longtemps. Essouflé, j'ai beau boire la moitié de mon eau dès cette première série de marches, j'en viens à bout en un temps record grace à mes nouvelles semelles de vent. Telles les sentinelles d'antan, je foule le mur autrement que des yeux, le spectacle est au delà de toutes mes espérances. A perte de vue, le serpent de pierre avale les kilomètres jusqu'à l'horizon, enjambant le terrain montagneux avec une élégance rare. Et dire que j'ai dix kilomètres de décollement de rétines devant moi!! Car c'est bien beau de pouvoir tenir sur la muraille, Mao n'a-t-il pas dit "qui n'a pas gravi la Grande Muraille n'est pas un vrai homme", c'est encore mieux de pouvoir s'acquitter de dix kilomètres de marche sur le dos même du phénomène! Dix kilomètres pendant lesquels je croise en tout et pour tout un groupe en plus de quelques autres marcheurs disséminés le long du parcours. Seul sur l'infini cordon. L'émerveillomètre crève le plafond. Je te renvois au photo pour t'épargner plus de dithyrambisme!!!!!!!!! Et il y avait la place!!!!!!!!!!!!
A l'issue du parcours, complètement émerveillé, je ne suis pourtant pas encore au bout de mes surprises. La Grande Muraille longe un lac qui donne encore un peu plus de cachet à l'ensemble. De l'autre côté de celui-ci se trouve le point de raliement, encore à quatre kilomètres. Or, pour s'affranchir de ces fameux quatre kilomètres, deux options sont possibles. Il y a soit une marche sympathique qui longe l'étendue d'eau, soit une tyrolienne extraterrestre qui part depuis le niveau de la Muraille, survole le lac jusqu'à sa rive opposée. Que croyez-vous qu'il fisse???????????? WHAOUUUUUU!!!!!!!!! Accrochez vos ceintures, prenez une profonde inspiration, serrez les fesses (mouillage de culotte interdit) et gardez les yeux ouverts!!!! En un clin d'oeil, la distance avec le sol passe de zéro à une centaine de mètres au moment d'entamer le survol du lac. Sensations de vitesses, de vertiges, de gratitude, la cerise sur le gateau est en fait une pastèque sur le gateau!!!!! S'il avait fallu un point d'orgue à cette journée dont on pense qu'elles n'existent que dans les contes de fées, c'en est un plus-que-parfait!!!! A l'arrivée, la sensation d'accomplissement est totale. La difficulté de la marche a beau être passée par là, je ne touche plus le sol, malgré la chaleur, je ne suis qu'un immense frisson et les deux heures à attendre les derniers ne viendront en rien atténuer l'exaltation. Si vous ne savez pas quoi faire de vos weekends, la Grande Muraille, pensez-y, vous n'en reviendrez pas.
Dans le minibus du retour, encore plus qu'à l'aller, les bouchons sont le réceptacle parfait de mes ronflements. Au retour à la maison, je suis déshydrater de fatigue, overdosé de plaisir, Dara accueuille un loque... Qu'à cela ne tienne, la farandole de sushis n'est pas si loin. Dans un dernier effort, j'engloutis tout ce qui passe à portée. Au retour définitif à la maison, je fais part à Dara de mon sentiment d'avoir bouclé la boucle pékinoise, le départ est proche, la prochaine étape choisie, Xi'an et son armée de terre cuite qui auront fort à faire pour me maintenir sur les rails délicieux initiés par Pékin.
Dans un dernier souffle, on se souhaite de faire de beaux rêves.
Au matin du 8 juillet, j'émerge en même temps que mon hôte. Me préparant pour aller acheter un billet de train à la gare, je cherche la clé dont je ne me suis servi depuis plus de 24 heures. Dans mes poches, non. Dans mon petit sac, pas plus de succès. Pris de panique, je retourne mes affaires ainsi que l'appartement. Rien à faire, la clé est introuvable. Quand je vous disait que la confiance règnait... La seule chose qu'il ne fallait pas que je perdes, et bien je l'ai perdu... Bien joué l'artiste... Avec des trucs comme ça, je sens qu'il n'est pas encore venu le moment où vous allez me demander de garder vos enfants pour la soirée!!! Après avoir vérifié absolument partout, je fais part de mon désarroi au maître des clés, ce qui le remplit également d'un affolement de belle facture à tel point qu'il annule ses leçons du jour. Ensuite, on reprocède à la fouille méticuleuse de mes affaires. Toutes les poches sont vidées, les moindres recoins exposés au jour. Rien. Vient encore le tour de l'appartement. Chaque tiroir est ouvert, chaque meuble soulevé, en vain. La tension monte. C'est que c'est la clé habituellement dévolue à sa copine et que pour une raison que j'ai oublié, ça la fout, mais alors, plus que mal. Après deux heures d'excavation, on ne peut que constater les dégats, la clé est perdue pour le meilleur et surtout pour le pire. Dara se lance alors dans les procédures d'usage pendant que je tremble pour mon porte-monnaie, une mésaventure relativement similaire m'étant arrivée à Paris et m'ayant laissée sur la paille au grand bonheur de la guilde des serruriers. Le concierge est prévenu et un technicien est attendu. Un technicien? Et oui, à Pékin, si on perd une clé, même si on a un double, on change la serrure!!!!! C'est la stratégie du pire dans toute sa logique.
Deux heures plus tard, le serrurier se pointe, un mécanisme tout neuf sous le bras. En deux coups de perceuse, le tout est installé. En guise de remerciements, Dara se voit attribuer quatre clés. Je me demande à quoi ça peut bien servir puisque si on en perd une, il faut tout changer!! La facture arrive, étonnament bon marchée, je la règle en modissant les collègues parisiens de prendre près de cent fois le prix demandé ici!!!! La situation est clarifiée, la vie reprend son cours. A nous deux la gare!!!!! Dara, sur mes injonctions, reste cette fois à la maison, c'est pas une gare qui va me faire peur. Erreur.
Pour la rejoindre pas de problèmes, le métro local n'a plus de secrets pour moi. En rejoignant la surface, j'ai le batiment face à moi et tremble. Colossal, à l'image des parcs, des monuments, des murailles. Et contrairement à la veille, le moins qu'on puisse dire c'est que je ne suis pas tout seul. Il est dit qu'à n'importe quel moment de l'année, que ce soit le jour, la nuit, l'équinoxe, le solstice, ils sont toujours au moins dix millions de chinois dans les trains. En cette journée déjà bien mal entamée, j'ai l'impression démente que les fameux dix millions ne sont pas dans les trains mais tous à la gare!!! Valise contre valise, nez contre nuque, c'est un parcours du combattant juste pour atteindre l'intérieur sans même parler des guichets. Des guichets justement, il y en a littéralement à perte de vue et ce n'est pas qu'une façon de parler!! La gare de l'ouest ferait passer la gare de Lyon pour une maquette!! Et comme un bonheur ne vient jamais seul, rien mais alors rien n'est écrit dans l'alphabet de nos ancêtres. Des idéogrammes partout si bien que tout devient une mission spéciale.
D'abord trouver quelqu'un qui parle anglais.
- Excuse me, excuse me?
Personne. Je patiente dans la première queue en face de moi. une heure et quart!!! Une heure et quart pour s'entendre dire : dwvslvnksfzeijpoejaojjjjieahbn uononcvaeipnp!! Comment voulez-vous que j'arrive à quelque chose?? Du doigt quand même, la femme que j'ai en face de moi pointe une direction. Je suis. Là, au milieu de ce bazar inextricable, je tombe, ô miracle, sur un couple de gringos. Eux viennent d'acheter leurs billets et connaissent de ce fait la marche à suivre. Sous la file marquée "aopfpojcp", une personne bredouille l'anglais, là voilà ma clé!! Je re-patiente. Une heure.
- Bonjour monsieur. Un aller simple pour Xi'an s'il vous plait. - Pour quand? - Pour ce soir. - Ahhh... Pour ce soir, je n'ai plus de place couchette, plus de place assise, voulez-vous quand même un billet? - Un billet? - Debout. - Debout? Vous êtes tombés dedans quand vous étiez petits ou vous le faîtes exprès? - Si si, debout. - Allons bon, de toutes façons, le plus tôt le mieux. Et puis, ce n'est qu'un trajet de onze heures alors... (NDLR : ONZE HEURES!!!!! DEBOUT!!!) Je prends!!
Je quitte la gare lessivé par la densité infernale de gens au mètre carré à 17h. Trente minutes plus tard, je suis de retour chez Dara.
A peine de temps de se dire convenablement au revoir que je reprends une ultime fois le métro, cette fois chargé de tous mes bagages, idéal aux heures de pointe. Emporté par la foule, nous ne formons qu'un seul corps, j'échoue à la gare une heure avant le départ. Suis mort et Pékin peu!!!!
Face à l'impression qu'un milliard de chinois plébicitent le récit en mode livre rouge, reprenons notre baton de pélerin pour la Grande Marche qu'on agrémentera volontiers d'un avion, d'un train ou d'un bus de telle sorte que je n'y passe pas dix ans à traîner mes semelles nourries aux ampoules plantaires mais deux mois grand maximum, en direction de l'Inde, ligne droite s'abstenir.
Je partage avec la Norvège un dernier petit déjeuner avant que nos horizons ne s'éloignent en cette matinée ensoleillée. Nos maisons mobiles sur les épaules, tous équipés d'un sandwish baguette, nous nous installons dans un vaste parc à proximité de notre déjà ancienne maison fixe. Un banc idéalement situé entre fontaines et arbres toutes feuilles déployées nous offre un emplacement de choix. La conversation tourne autour de nos récents souvenirs, l'ambiance est guillerette. Tout en machant, je regarde l'immeuble qui dépasse de la canopée. Après cinq jours passés à Honk Kong, celui-ci ne me parait pas très grand. En quittant notre banc, je prends soin de compter les étages. Une vingtaine d'étages. Ridicule. La souillure de plus de 60 mètres pourrait être le troisième plus haut batiment parisien mais ici, c'est un brin d'herbe au milieu des bambous de béton, je ne m'en étonne même plus, il est temps de lever le camp.
Une embrassade plus tard, je partage nos souvenirs tout seul en route vers l'aéroport, à quelques battements de portes de métro de là. Particularité locale, j'enregistre mes bagages à mettre en soute alors que je suis encore à l'équivalent métropolitain de Chatelet-Les halles, bien en centre-ville, s'il en est. Ca a l'air de rien mais c'est quand même bien pratique! Jusqu'à l'avion! L'avion, en effet... Je n'en suis pas fier mais j'ai dans les 2000 kilomètres à avaler dans la journée. J'ai rendez-vous à Pékin, et le tout est de ne pas faire patienter mon hote, Dara.
J'ai partagé avec Dara quelques glorieuses semaines, qui sont devenues des mois, qui sont devenus des années, à astiquer de nos fessards les sièges à roulettes de l'institution bancaire extrème orientale qui me fait en quelque sorte l'honneur d'être sur vos écrans aujourd'hui. On a vécu ensemble la faim, la soif et le manque de sommeil, les alertes incendies, les discours de motivation et les chèques pas à créditer sur nos comptes respectifs. Et Dara est parti, à Pékin. Pour apprendre le chinois. Quelques heures par jour. Il y est désormais chez lui puisqu'il y loue son appartement et qu'il y a ses habitudes depuis de nombreux mois déjà. Il y a également emmené sa générosité puisqu'il m'invite à partager tout ça en sa compagnie, lui mon ami mon guide, lui qui possède quand même pas mal de temps libre ce qui, conjugué à la générosité, l'amène même à venir me chercher à l'aéroport. J'en rougis de honte...
L'avion est à l'heure pour le coucher du soleil, à l'heure pour dresser la table de nos retrouvailles. Je pénètre dans l'aérogare à la recherche du visage familier. Il est là, je n'attaque pas Pékin tout seul, merci l'ami! On file chez lui poser toutes mes affaires en prenant le métro rutilant.
Dans le tunnel, alors que nous sommes dans la rame, des écrans me font tiquer à l'extérieur, sur la paroi qui défile à grande vitesse. Les publicitaires chinois, qui ne savent sans doute pas quoi faire de leur argent ou des écrans plasmas qu'ils aident à fabriquer par millions, ont réinventé le dessin animé dans une configuration futuriste. Les écrans qui affichent chacun une image statique différente font naître une courte histoire vantant les mérites d'une lessive. Ils sont fous ces chinois!!! Habiller un tunnel noir d'écrans plats!!! Non mais quand même!!! J'en ai même pas un à la maison!!! Mais que fait la police???
En rejoignant la surface, ma première mission consiste à me souvenir du nom de la station. Suzhoujie, trop facile, ça ne rime avec rien et n'est pas non plus très bien loti pour enfanter des pirouettes mémotechniques. On arpente ensuite le trottoir jusqu'à son immeuble. Tout est propre, carré si on excepte les p'tits vieux qui jouent à une espèce de jeu de dames à même le trottoir. L'immeuble en lui-même est d'un beau gabarit si on est pas trop blasé de Hong Kong, et jouit de quatre ascenseurs protégés en permanence d'un garde à l'extérieur et d'un concierge qui appèle la boite d'acier à ta place. Classe.
Une fois dans l'appartement climatisé, Dara m'attribue le canapé-lit et me confie un jeu de clés. La confiance règne, à tort. A suivre.
Il est 21h, encore assez tôt pour qu'on puisse aller se restaurer à l'extérieur. Ca tombe bien, ni Dara ni moi ne sommes des fondus du four, de la casserole et de la poële. Marchant dans la rue, on passe le long de quelques salons de coiffure. Dara me met en garde, elle peuvent te couper tes cheveux et ton budjet, les salons de coiffure sont parfois des maisons de passes qui s'assument si j'en juge aux vêtements portés par les coiffeuses qui baillent en taillant... une bavette, le client se fait rare ce soir...
On dîne à la mode locale. C'est copieux et goutu. On discute à tout rompre sauf lorsqu'il faut interpeler les serveurs en hurlant, unique façon de les solliciter.
Retour à l'appartement. Là, on en vient à organiser la semaine que j'espère passer ici. Tranquillement d'abord puis assidument. Dara se révèle être un plannificateur hors-pair. Demain, on fait ça, après demain ça, c'est à peine si on couche tout sur papier! Ca me fait un petit choc en terme de routine, moi qui me projète rarement au delà de deux jours, mais c'est plaisant de savoir où on met les pieds étant donné la palette quasi-infinie de sîtes pouvant être qualifiés d'incontournables. Ca fait également un petit choc à mon gentil organisateur quand je mets les freins sur les réveils quotidiens à 8h du matin pour enchainer les visites dès le lever. Les habitudes sont faîtes pour être bousculer, mais dans la limite du sommeil minimum!! On a beau être en Chine, on est pas à l'usine!! Qui plus est, ça tombe aussi bien pour nous deux car le Dara n'est pas non plus homme à fermer les yeux avant 2h du matin. Qui se ressemble s'assemble, à une exception près, Dara a le plus souvent ses cours de 10h à midi, les réveils à 9h seront rarement partagés.
Le premier exemple intervient dès le lendemain. Quand Dara rentre de cours, je suis encore à compter les moutons. C'est peut-être l'effet 1er juillet, peut-être la chaleur ambiante mais comme je ne mets pas de réveil, impossible de me contraindre à la verticalité avant d'avoir usé mes crédits-sommeil jusqu'à l'os. Mais malgré ça, dès le réveil, le troupe de marine est opérationnel. En milieu d'après-midi, on est lancé comme une balle de révolver, Pékin express!! On est contraint à une ballade rapide, ainsi soit-elle, tachons d'en tirer la moelle, la quintescence!!
On commence par un métro vite envoyé avec mon passe muti-voyages qui nous sort à la station Tiananmen Xi (la place du même nom), le nombril de l'Empire, le centre de la toupie, l'oeil du cyclone, la plus grande place du monde. Sitôt la tête dehors, je cherche le placard à balais. Guidé par un Dara qui n'a pas écumé les sîtes touristiques depuis longtemps, cap est mis jusqu'à ce que, sur notre droite se dévoile l'entrée de la Cité Interdite avec son imposant portrait de Mao, et sur notre gauche, de l'autre côté de l'avenue, cette fameuse Place Tiananmen qui tient autant de la place que de la plaine, au bout de laquelle on aperçoit le mausolée du même Mao. On sent qu'ils sont quelques uns dans le pays pour accoucher d'une vitrine pareille!!
Chose surprenante, il n'y a pas de vélos à l'horizon. Il semblerait que mon image romantique de Pékin traversé à vélo par des millions de pékinois ait vécu. Les transports en commun sont efficaces et les voitures pares-chocs contre pares-chocs (NDLR : Ahhhh, je perds ma grammaire!! Où est passé mon pluriel des noms composés!!), pots d'échappement crachant sur un fond de ciel agréablement bleu d'entre quelques nuages.
Nous en faisons le tour en une peu plus de 30 minutes, comptant autour de nous plus de touristes chinois qu'autre chose. C'est que 1er juillet oblige, les chinois commencent à être en période de congés estivaux et que, quand ils débarquent, c'est autrement que un par un. (NDLR : Ca vaut également pour le reste de mon ère chinoise)
Recherchant un peu d'ombre, on poursuit alors dans la large rue qui part dans le prolongement de la place en franchissant au passage deux anciennes "portes" ouvrant plusieurs passages dans lesquels plusieurs éléphants pourraient tenir côte à côte. Si, si, ils doivent être deux ou trois les gars. La rue en question véhicule une étrange atmosphère. Elle est quasiment vide de monde, complètement vide pour les trois quarts qui baignent au soleil. Comme sur la place Tiananmen, on y compte plus de policiers que de passants, qui sont eux mêmes potentiellement des policiers. Toutes les enseignes ne sont pour l'instant que des boutiques-fantomes, toutes à l'aube d'une ouverture toute proche, comme si Dieu avait construit la route en six jours mais qu'on était encore la veille de l'introduction de l'homme. Demain, pour Dieu c'est samedi, le repos est proche. Nous errons tout le long de la rue, un objectif en tête, parfait pour cette fin de journée, un sîte dont j'ai oublié le nom en français mais qui, en anglais, donne quelque chose comme Temple of Heaven Park (littéralement le Parc du Temple du Paradis). Merci le LP de Chine de mille pages en anglais que je me trimballe depuis 9 mois pour te pondre quelque chose de cohérent maintenant!! Le parc, grand de 267 hectares, est une oasis de verdure et de calme. De grandes allées longues d'un kilomètres nous promènent de temples extraordinairements construits et colorés en autels de marbre massif sur plusieurs étages dont le plus bas mesure dans les vingt mètres de diamètre et deux mètres d'épaisseur. L'ensemble est unique et rend l'expérience presque trop belle pour être vraie. Un peu comme ce qui suit.
Pendant la journée, j'ai fait part à Dara de mon envie de changer de chaussures, d'apporter une paix bien méritée à la paire que je porte partout depuis Paris. Ca n'a l'air de rien mais je n'ai qu'une paire, ça prend donc toute son importance. L'important également, c'est que je parviennes à mettre la main sur le même modèle passe-partout à trois bandes que la paire qui va finir en déchèterie. Dara connait un marché local réputé dans les perles, peut-être ont-ils aussi des godillots?
On rentre, c'est la Chine commerçante dans toute sa splendeur. L'impression d'être dans la maison-mère des boutiques où tout est à un ou deux euros pièce. Toute la daube plastique fabriquée localement est également vendue localement, dans une toute autre échelle encore que tout ce qu'on leur importe. Sacs, jouets, électronique bon marché, souvenirs, tout clignote, fait du bruit. Fatigués de la vie s'abstenir. Dans le bazar, gloire à Passe-Partout, un stand de chaussures. Achalandé avec tellement de bon gout que je peux y trouver mon bonheur. La paire souhaitée me tend les bras, ne reste qu'à m'acquitter de l'addition. Dara m'a prévenu, il me couvre dans la négociation. J'entame le bras de fer, en chinglish :
- Bonjour Madame, elles sont bien belles vos chaussures! - Merci jeune homme, quelle politesse! Soyez béni si vous m'achetez quelque chose. - Et bien justement, j'ai aperçu une paire qui, croyez le bien, m'intéresse au plus haut point! - Vous ne pouvez tomber mieux, elles sont à vendre!!! - Combien en demandez-vous? - 700 yuans. 70 euros. - 700 yuans, vous venez d'un futur lointain ou bien??? Elles sont bien belles tes Adadas, il faut bien le reconnaitre, mais 700 yuans? C'est essayer de faire rentrer l'étoile verte dans le trou rectangulaire jaune, ça ne rentre pas, y'a pas moyen!! - Bon, vous me marquez au fer rouge mais soit, puisque c'est vous, je veux bien descendre à 500.
Intervient dara, le vengeur masqué. Je laisse la place à l'expert.
- Bonjour Madame! J'ai cru comprendre que vous demandez 500 yuans à mon ami pour ces Adadas qui n'en sont même pas! Je vous en donne 50! - 50 yuans??? Vous, on peut dire que vous n'avez pas peur de chasser le moustique à la bombe atomique!! 50? T'as cru que je faisais du mécénat? Pour 300 yuans elles sont à vous, c'est me pendre que de descendre plus bas! - Et pourtant... 50 ou rien. - (ennuyée) Attendez un instant, je vais voir si ma copine a un meilleur prix pour vous qui me causez maintenant un ulcère.
Elle s'éloigne et discute avec sa collègue en retournant la tête de temps en temps comme pour vérifier qu'on est toujours là. Elle revient.
- Je crois qu'on a une bonne nouvelle pour vous! La petite souris est passée et a déposé un prix minuscule sous votre oreiller. 200 yuans.
- Brice, on perd notre temps, tu les veux pour 200? Je suis certain qu'elle peut descendre encore, c'est une mascarade. - Si tu le dis. On se casse? - Dans la seconde!
On tourne les talons en s'excusant de la perte de temps occasionnée à notre interlocutrice. Deux mètres plus tard, un cri dépasse du brouhaha environant.
- 100 yuans!!! Vous me faîtes perdre 20 ans d'espérance de vie mais soit! 100 yuans!
Dara assène le coup de grâce.
- Dois-je m'efforcer de redire ce qui a été maintes fois dit? Dois-je m'échiner à reprendre du début? 50 yuans et pas un jiao de plus!! - (dépitée) Je m'incline, maître, n'en jetez plus!! Prenez vos chaussures, disparaissez dans l'instant, et n'éventez jamais la nouvelle!! Adieu étrangers!!
Mon Graal de plastique et de faux cuir sous le bras, nous obtempérons et disparaissons.
A la sortie, on a beau flirter avec les 21h, on a encore juste assez de temps et de force pour retourner s'étonner de la cérémonie de coucher du drapeau géant qui flotte sur Tiananmen, en face de Mao, pour le coucher de soleil. Tous les touristes qui étaient étirés plus tôt sur toute la surface de la place se sont tous rassemblés au même endroit, repoussés en leur centre par les militaires qui protègent un pré-carré interdit sur lequel, si tu marches, tu ne passes pas par la case "Départ" et vas directement en prison. Ici, on est pas là pour rigoler, sensation confortée en étudiant la synchronisation dans les pas des soldats à mesure qu'ils se mettent en place. Un esprit couillon te dira que c'est jouable, mais non, pas là.
La foule est d'abord clairsemée avant de se densifier. Une demie heure avant le moment fatidique, pour ceux qui sont entre les premiers et dizièmes rangs, l'idée même de s'en extirper est vaine. Dara doit faire le guet au douzième rang. La chaleur, un semblant de fatigue, le nombres de téléphones-appareils-photos brandis me confortent dans l'idée de m'attarder au fond de la classe. Sans doute, dans la minute, je ne fais pas un très bon chinois. A l'heure du drapeau, D'autres uniformes arrivent depuis la Cité Interdite, coupant la circulation quelques minutes, avant d'emporter un butin qu'ils ne re-déploieront que le lendemain à l'aube. Nous, gageons qu'on dorme à ce moment là!
Le crépuscule est ce soir synonyme d'énorme coup de pompe. Dans le métro qui nous ramène, on n'est que soupirs. Dara, qui a compris la leçon, ne m'accompagnera pas demain au Palais d'Eté. C'est que ça promet de faire des bornes d'après ce qu'il a déjà vécu, il s'abstient cette fois-ci.
Mais avant de passer directement au lendemain, finissons avec cet interminable 1er juillet. Il nous reste encore à déjeuner/dîner. Il est 22h ou presque, l'estomac gronde. Dara, en fin connaisseur, s'acquitte de sa mission nourissière avec brio. D'abord, on commence par de la restauration rapide, sushi-style. Un petit train de coupettes pleines de sushis, makis, sashimis passe devant tous les mangeurs. Tant que la faim est là, tu n'as qu'à attendre le plat opportun et tendre le bras pour t'en saisir. A ce petit jeu là, je ramène dans la douzaine de coupettes pécheresses par gourmandise. Rassasiés, nous saluons nos hôtes. Avant de nous en retourner grand schtroumf? Pas encore...
Le restaurant de sushis c'était les petits plats dans les grands. Et les grands plats en l'occurence, c'est qu'au même titre que nos centres commerciaux de Navarre et d'ailleurs, le restaurant n'est que l'un des pièces d'un puzzle qu'on appèlera "Centre Commercial - Carrefour". Un carrefour!! Toute la joie de celui qui n'a pas vu un vrai supermarché depuis longtemps! Là encore, je veux bien qu'on m'y oublie toute la nuit!! Au lieu de cela, on achète de quoi remplir le réfrigirateur et les placarts de Dara, des yahourts aux fruits à la glace au litre, des biscuits à plus de biscuits. On achète mais pas sans avoir fait la queue à la caisse pendant près d'une heure!! Si, si, on voit bien qu'ils sont deux ou trois les gars!!
C'est la dernière ascension de cette étape de plaine. Quelques minutes de marche plus tard, on s'avachit comme de rigueur après une journée qui laisse des quadriceps d'octogénaire, l'occasion de s'assurer que "vraiment on a plus faim" en ouvrant quelques saloperies alimentaires sucrées et croustillantes avec des vrais bouts de noisettes si possible. La journée a laissé des traces, Dara ne regrette pas sa décision de rester à l'appartement après ses cours.
La lumière est éteinte avant 3h, c'est mieux. Dara a pris le temps de m'expliquer comment aller au Palais d'Eté s'il me prend l'envie d'y partir avant son retour de cours.
A midi et quelques, force est de constater que non. Comme la veille, c'est le son de la porte d'entrée qui me rappelle (NDLR : Ahhhh, je me rends compte que je perds mon bécherel!! Ahhh, les verbes en -eler!!!!) à l'existence d'un jour nouveau. J'émerge en dégustant le yahourt avec des palets bretons, merci Carrefour qui ferait un fantastique sponsor!! Dara s'affale à son tour de n'avoir pas assez dormi voire fait même une petite sieste qui ne me met pas exactement le coeur à l'ouvrage!
Vers 15h quand même, j'enclenche la deuxième. Grace aux couchers de soleil estivaux donc tardifs, il n'est pas trop tard. Merci les saisons. Merci le timing. Je sors de chez Dara, lui même les doigts de pieds en éventails, à la recherche de l'arrêt de bus. En un rien de temps, il est trouvé. Le bus arrive peu après. A son bord, je reste debout et regarde Pékin défiler. Mon arrêt, impossible de le rater, c'est le terminus. Victoire!
Mon ticket acheté, je rentre dans le complex. Passés quelques batiments forts intéressants nichés dans une forêt de belle tenue, je réalise vite ce que Dara voulait dire par "c'est grand". Je tombe sur un lac long de près de trois bornes dont plus de 100.000 laboureurs ont creusé et aggrandi les contours au XVIIIème siècle. Je parle français???? 100.000!!!!!!!!!!!!!!!! Cent mille bons hommes!!!!!!!!! Pour creuser un lac exclusif à l'empereur, lequel devait bien avoir une tête grosse comme son lac pour avoir des exigences pareilles!!!!!!!!!! Et il a tout fait selon son bon vouloir. Le lac est serti (certi??? c'errethie???) d'îles ainsi que d'un chemin surélevé se parcourant en franchissant quelques ponts aux lignes douces, le tout facilement visible depuis son palais gigantesque qui domine le tout, à la base d'une colline, elle-même forêt couverte de merveilles architecturales. Pour peu qu'à l'époque ils arrosaient également les arbres à la lance à incendie (sic), ça devait être un endroit parfait pour passer les mois caniculaires de juillet et d'Aout qui m'attendent ailleurs qu'entre ces murs. J'y passe facilement près de quatre heures de marche ininterrompue à accélération constante sur la fin pour m'assurer de pouvoir atteindre la sortie avant 20h au lieu de réaliser, à regrets, que cette même sortie est encore à trente minutes en petites foulées. Plein les pattes, fatigué de baptiser en beauté mes apipas, je reprends le bus dans l'autre sens, cette fois en m'asseyant (Trop dur asseyant!! J'ai bon?).
De retour à la maison, Dara est toujours là. Le dîner est une formalité vite expédiée. La soirée est calme voire studieuse. Demain, un nouveau plat de résistance est inscrit au programme : La Cité Interdite, plus si interdite présentement.
Cette fois, je m'autodiscipline. A midi je me réveille, mais à 13h30 je pars!! Révolution!! Dara reste une nouvelle fois à domicile pour potasser et pour éventuellement chercher un travail à Pékin. Il y a de l'installation plus que temporaire dans l'air. Je trouve facilement mon chemin, il est identique à celui emprunté deux jours plus tôt pour voir sa voisine Tiananmen à l'exception qu'aujourd'hui, je reste sur le même trottoir, côté Mao. Car la photo de Mao est en quelque sorte la gardienne de la Cité Interdite qui s'étale juste derrière. Devant le portrait, des douzaines de chinois se prennent en photos, des demies douzaines (mot composé au pluriel, arghhh!!) posent avec moi. A chaque fois, il me remercient en levant le pouce, pour un peu... Euh non, moins qu'un peu, on se croirait au Brésil!
Puis j'entre, difficilement car il faut trouver la bonne file d'attente, mais j'entre, entouré de nuées de parapluies en cette après-midi caniculaire. Ils ne sont toujours pas nombreux au soleil par rapport à la masse mais quand ils y sont, ils sortent casqués. L'entrée donne la mesure et établit une nouvelle référence en termes d'échelle. Le couloir d'entrée qui doit culminé à 8 mètres ne doit mesurer qu'un dixième de la structure entière. A l'intérieur, je m'attends à de la grande largeur, du beau volume, en un mot, du chinois!
En effet, saperlipopette, les empereurs chinois, ils n'ont pas dû souvent déménager avec tout ce qu'ils avaient ici! Des cours comme DES terrains de football, du marbre comme au Taj Mahal (NDLR : disponible en ligne et en article dans environ huit ans), du vertige comme au Grand Canyon (NDLR : disponibilité en ligne et en article in a galaxy far far away), ils avaient de quoi faire, même à vélo!! La Cité Interdite est un chef d'oeuvre de conservation et de restauration; construite à partir du XVème siècle, j'imagine que depuis, si elle a un potager, elle y cultive les superlatifs!! Les trois heures que j'y passent n'auront pas suffit à tout voir même de loin, à l'exception des groupes de visiteurs locaux qui se font guider au drapeau et au mégaphone. Qu'ils soient des groupes de dix ou de trente, dans la quasi-exclusivité des cas, le guide porte à sa bouche un petit micro relié à un haut parleur, lachant au vent comme à quiquonque dans un rayon d'un kilomètre le flot de ses descriptions dans la langue de Lu, et pas les biscuits. Le pas moins vif qu'en entrant, je salue l'auguste demeure impériale et me mets en route vers mon rendez-vous de début de soirée avec Dara qui est encore à plus d'une heure de là mais également pas exactement la porte à côté. La boussole dans la poche, je mets le cap au nord. J'ai alors face à moi le parc Jingshan au milieu duquel se dresse une coline depuis laquelle la vue du ciel sur la Cité Interdite révèle la pleine mesure de la bête.
Je poursuis et passe la Tour aux Tambours, fermée pour cause d'arrivée tardive. Qu'à cela ne tienne, je peux me refaire sur la Tour de la Cloche dont le sommet, atteint à l'issue d'une batterie de marches, renferme une cloche impressionante. Je reste jusqu'à ce que les gardiens me jètent dehors. Il doit y avoir une vie après la cloche, pour moi aussi, l'heure du rendez-vous approche.
Nous devons nous retrouver à la station de métro toute proche. J'y suis à l'heure pile, personne en face. Trente minutes plus tard, rien. Une heure plus tard, toujours rien. Qu'est ce qui ne va pas? Je pourrais aussi bien rentrer me mettre à l'aise à l'appartement mais je sens bien que si je bouge, Dara risque à son tour de faire chou blanc s'il se pointe. Je patiente. Pour une fois, un téléphone portable ne serait pas de trop. Enfin, après une heure et quart de lamentation, le messie arrive et pointe l'incompréhension flagrante dans laquelle nous berçons. Pendant que j'attendais à un endroit, Dara attendais à un autre, heureusement qu'un affreux doute l'a démangé sinon j'attendrais encore...
La nuit tombe sur Pékin et sonne l'heure du weekend. En ce vendredi soir, Dara m'emmène sur les bords des quelques lacs qui s'enfilent les uns derrières les autres en plein centre-ville et autour desquels les bars et restaurants se succèdent avec leurs cortèges d'happy hour. C'est enfin l'occasion de se poser et de déguster quelques cocktails bien mérités du haut d'une terrasse qui domine la rue qui se remplit à mesure que l'heure passe. Vers 22h, quand on choisit de repartir, l'effet fourmilière est à son apogée, même les mobylettes peinent à se frayer un chemin. Que ce soit sur l'eau des lacs où on peut louer des barques ou sur la chaussée, les agoraphobes ne sont pas à la fête!
En route vers le métro pour une nuit réparatrice bienvenue, on s'offre une petite glace autant pour contrer la chaleur qui tarde à s'évaporer dans l'obscurité que pour fêter cette nouvelle journée bien remplie. Demain samedi, Dara n'a pas cours, c'est relache pour tous les deux.
Je me garde de vous révêler l'heure du réveil. Avec Dara, nos horloges biologiques sonnent à l'unisson. La journée est calme et notre stock de vivres se dilapide.
Au soir venu seulement, on décide de mettre le nez dehors, direction le parc olympique. Pour Dara comme pour moi, c'est une première. Si ma visite a pû au moins servir à quelque chose...
On s'extrait du métro. Devant nous, le Cube d'eau fait varier les couleurs. On a vite fait de vérifier que le comité d'organisation n'a pas fait les choses à moitié et que Paris n'a pas eu cette fois non plus les jeux pour une bonne raison : ici plus qu'ailleurs, si on veut faire de la place, on fait de la place!! J'ignore combien de personnes ont vu leur maison rasée afin de créer le parc mais en termes de superficie, ça approche facilement un petit arrondissement! La piscine contournée, le nid d'oiseau s'offre au regard admirateur. Autant merveille technique qu'architecturale, ce n'est pas par sa taille pourtant énorme qu'il impressionne mais plus par sa conception même. Le béton s'entrelasse harmonieusement, l'éclairage subtil magnifie le tout, sans compter les centaines de locaux qui jouent comme des gamins entre les fontaines qui jaillisent sur le parvis. Une atmosphère de vacances et de détente plane. Entre les skateboards futuristes et les amateurs de cerfs-volant, on divague jusqu'à l'heure du dernier métro.
Quasiment jusqu'au lever du coq on entretient la forme du lendemain en oubliant de dormir. De toutes façons, demain c'est sans contraintes ni rencarts, c'est dimanche. Comme chaque nuit, la seule entorse à mon inactivité est une cigarette que je fume sur le trottoir, l'appartement de Dara étant officiellement non fumeur. Il est 2h30 et il n'y a pas foule. Seulement, au milieu du silence, un vrombissement s'amplifie. Je tourne la tête. Au bout de la rue, j'ai l'impression d'assister à l'avènement de l'anarchie arborée. Ca se rapproche. Il n'y a pas un poil de vent dans le bled mais un par un, les arbres s'agitent comme tourmentés par une tempête aussi soudaine qu'inatendue. Les branches se tordent et les feuilles peinent à s'y accrocher. J'aperçois alors un camion avançant à la limite de l'immobilité. Il se rapproche, j'écarquille les yeux devant le spectacle insolite. Sur le toit, les autorités ont eu le gout douteux de monter un canon à eau comme ceux qu'on utilise pour karcheriser les manifestants indisciplinés. Seulement à cette heure entre chien et loup, point de trouble-fêtes, point de moines tibétains à brimer, juste les arbres à arroser. Pékin est tellement sec qu'il faut faire prendre une douche à la couverture végétale qui borde la route. Ils n'y vont pas par quatre chemins! Folie des grandeurs à haute pression! Ils sont fous ces chinois!! Ne sachant si je dois en rire ou en pleurer, je remonte faire part du spectacle à Dara qui lui ne s'en étonne plus. C'est Pékin après tout...
Comme attendu, Dimanche est d'une rare non violence. La seule chose à laquelle je me contraints c'est de chercher pour la reprise du lundi une excursion sur la Grande Muraille. Ma meilleure chance pour cela, c'est de passer par l'intermédiare d'une GH qui se charge de tout organiser de A à Z en sachant que l'option classique de la visiter à Badaling n'est pas dans mes prérogatives ayant entendu que là-bas, la montagne est couverte de publicités suicidant le paysage, cela n'empêchant pas en plus la foule de s'y donner rendez-vous pour une visite le nez dans le sac-à-dos de la personne qui marche devant. Triste perspective quand les panoramas n'ont pas d'égal...
Parti sans l'ami bilingue, je fais chou blanc. J'ai beau avoir sué des litres et des litres, impossible de trouver muraille à mon pied. Je rentre bredouille, tançant Dara de se joindre à moi le lendemain pour que cette mésaventure ne se reproduise pas jour après jour comme ça risque bien d'arriver s'il n'attrape pas mes bouteilles à la mer.
En attendant, la fin d'après-midi se passe dans l'air généreusement climatisé de l'appartement, ce n'est pas un caprice, c'est un besoin.
Et quand un besoin en appelle un autre, le soleil disparu, il faut se restaurer, en bonne compagnie. Ce soir, nous avons rendez-vous avec des connaissances de l'ami Dara avec qui nous allons partager un peu de nourriture dans un restaurant plus guindé que d'habitude pour nous qui ne sommes pas difficiles dans le choix habituel du chef cuisinier. Nous n'avons beau être que quatre, on nous attribue une pièce à nous tous seuls au centre de laquelle trone une table ronde n'ayant, en dimensions, rien à envier à celle du Roi Arthur. Pourquoi une table si outrageusement grande? Vous ne comprenez rien? On est en Chine!! Si il n'y a pas à manger pour une armée entière, il n'y a pas à manger du tout. Ne comprenant rien au menu, les autres choisissent. Peu de temps après, les serveurs s'agitent. Un plat, deux, trois, la table est pleine, tour de force sachant qu'un autre est à venir... Maintenant il va falloir vider tout ça à la seule force de nos estomacs, le mien étant déjà rassasié rien qu'à la vue du festin!! Deux baguettes chacun n'y suffiront pas!! Effectivement, les hostilités closes, on pourrait encore nourrir quelques boulimiques... La peau du ventre gonflée au point de ne presque plus voir mes pieds, fourré comme une dinde de Noël, je peine à m'extraire de la position assise. Le retour est lent et poussif au point qu'un taxi ne serait pas pour me déplaire. Un taxi, un!!
Pour une fois, Dara comme moi nous écroulons comme pour ne plus jamais nous relever. La nuit est douce et ballonée.
Le réveil est dur et balloné. Dara part en cours à reculons. Je l'attends profitant du temps qui m'est offert pour prendre un bain qui fait de ce jour un jour de fête tant c'est exceptionel!! (NDLR : Ce n'est pas que je ne me lave pas mais une baignoire?!? Depuis le départ, j'en ai vu moins souvent que je n'ai vu de cafards dans mes GH successives!!) Il rentre comme d'habitude vers 12h30, je suis propre comme un soulier verni, ça durera au moins jusqu'à ce qu'on passe la porte vers l'extérieur et une nouvelle sudation accélérée, impression vite vérifiée. Accompagné du local de l'étape, gloire à lui, je m'évertue à accomplir ce qui a échoué la veille. Cet atout dans ma manche, plus rien pour me séparer du mur plus longtemps. Quelques foulées vaillantes plus tard, j'ai mon rendez-vous vers la truculence faîte construction, le plus grand Tétris de l'histoire, la muraille maintes fois rêvée m'attend le lendemain à l'aube. Pour un peu, j'en aurais déjà des fourmis dans les guiboles!! Plus que quelques heures, Rhââ Lovely!!!
Mon sésame en poche, lancés comme des boomerangs, la route s'inverse jusqu'à la climatisation. L'après-midi n'est qu'expectative. La soirée n'est qu'expectative. Le réveil est branché à 5h, tachons juste de l'entendre.
L'activation des sens est instantanée. Vue, j'ai. Ouïe, toucher, odorat, gout pour l'extraordinaire, j'ai. Debout maintenant!! Ce n'est pas parce que la ville dort encore qu'il faut que j'y retourne. Le rendez-vous immancable est à 6h à quelques stations de métro de Suzhoujie, en route!! Encore une fois, Dara, malgré mes recommandations, m'accompagne. C'est d'autant plus gênant que lui ne va pas sur la Grande Muraille!! Vous avez dit consciencieux?
A notre sortie du métro, juste sur le timing, le minibus est déjà là, n'attendant plus que moi. (sic) A peine le temps de me répandre en remerciements nourris que nous prenons la route. Pris dans des bouchons d'ampleur nationale, nous mettons dans les cinq heures pour rejoindre Jinshanling à 120 kilomètres du centre tentaculaire de Pékin. Il est 11h et le soleil tape comme si on était sur Mercure. J'espère que le litre et demi d'eau que je trimballe saura suffir à compenser les dix kilos que je suis en droit de perdre ici. Sur le parking, les bus ne sont pas légions et nous sommes alors le seul groupe à faire la queue. Voyant cela et riche de l'expérience qui me caractérise déjà, je me fais fort de marcher plus vite que tout le monde pour, ô merci, arriver le premier. Le temps de traverser un parc verdoyant, je suis maintenant seul. Hallucinant!! La muraille se dessine au loin et je suis seul!! Et pas qu'au soleil!!!! A l'ombre aussi, personne. Encore plus qu'attendu, les chinois sont tous à Badaling, les fous!!! Les chinois!!!
Le rempart est maintenant face à moi et aux quelques oiseaux qui bravent eux aussi le thermomètre bouillonnant. Sa simple vue est étourdissante. Ne reculant devant aucunes difficultés, les batisseurs fouettés se sont fait fort de faire courrir leur oeuvre sur les sommets de toutes les crêtes qui se présentaient à eux. Ainsi, pour pouvoir enfin poser le pied sur la muraille, il faut encore s'affranchir de la première gageure, la rejoindre! Au sommet d'une côté à l'inclinaison toute népalaise, elle nargue les alentours. Moi, pas longtemps. Essouflé, j'ai beau boire la moitié de mon eau dès cette première série de marches, j'en viens à bout en un temps record grace à mes nouvelles semelles de vent. Telles les sentinelles d'antan, je foule le mur autrement que des yeux, le spectacle est au delà de toutes mes espérances. A perte de vue, le serpent de pierre avale les kilomètres jusqu'à l'horizon, enjambant le terrain montagneux avec une élégance rare. Et dire que j'ai dix kilomètres de décollement de rétines devant moi!! Car c'est bien beau de pouvoir tenir sur la muraille, Mao n'a-t-il pas dit "qui n'a pas gravi la Grande Muraille n'est pas un vrai homme", c'est encore mieux de pouvoir s'acquitter de dix kilomètres de marche sur le dos même du phénomène! Dix kilomètres pendant lesquels je croise en tout et pour tout un groupe en plus de quelques autres marcheurs disséminés le long du parcours. Seul sur l'infini cordon. L'émerveillomètre crève le plafond. Je te renvois au photo pour t'épargner plus de dithyrambisme!!!!!!!!! Et il y avait la place!!!!!!!!!!!!
A l'issue du parcours, complètement émerveillé, je ne suis pourtant pas encore au bout de mes surprises. La Grande Muraille longe un lac qui donne encore un peu plus de cachet à l'ensemble. De l'autre côté de celui-ci se trouve le point de raliement, encore à quatre kilomètres. Or, pour s'affranchir de ces fameux quatre kilomètres, deux options sont possibles. Il y a soit une marche sympathique qui longe l'étendue d'eau, soit une tyrolienne extraterrestre qui part depuis le niveau de la Muraille, survole le lac jusqu'à sa rive opposée. Que croyez-vous qu'il fisse???????????? WHAOUUUUUU!!!!!!!!! Accrochez vos ceintures, prenez une profonde inspiration, serrez les fesses (mouillage de culotte interdit) et gardez les yeux ouverts!!!! En un clin d'oeil, la distance avec le sol passe de zéro à une centaine de mètres au moment d'entamer le survol du lac. Sensations de vitesses, de vertiges, de gratitude, la cerise sur le gateau est en fait une pastèque sur le gateau!!!!! S'il avait fallu un point d'orgue à cette journée dont on pense qu'elles n'existent que dans les contes de fées, c'en est un plus-que-parfait!!!! A l'arrivée, la sensation d'accomplissement est totale. La difficulté de la marche a beau être passée par là, je ne touche plus le sol, malgré la chaleur, je ne suis qu'un immense frisson et les deux heures à attendre les derniers ne viendront en rien atténuer l'exaltation. Si vous ne savez pas quoi faire de vos weekends, la Grande Muraille, pensez-y, vous n'en reviendrez pas.
Dans le minibus du retour, encore plus qu'à l'aller, les bouchons sont le réceptacle parfait de mes ronflements. Au retour à la maison, je suis déshydrater de fatigue, overdosé de plaisir, Dara accueuille un loque... Qu'à cela ne tienne, la farandole de sushis n'est pas si loin. Dans un dernier effort, j'engloutis tout ce qui passe à portée. Au retour définitif à la maison, je fais part à Dara de mon sentiment d'avoir bouclé la boucle pékinoise, le départ est proche, la prochaine étape choisie, Xi'an et son armée de terre cuite qui auront fort à faire pour me maintenir sur les rails délicieux initiés par Pékin.
Dans un dernier souffle, on se souhaite de faire de beaux rêves.
Au matin du 8 juillet, j'émerge en même temps que mon hôte. Me préparant pour aller acheter un billet de train à la gare, je cherche la clé dont je ne me suis servi depuis plus de 24 heures. Dans mes poches, non. Dans mon petit sac, pas plus de succès. Pris de panique, je retourne mes affaires ainsi que l'appartement. Rien à faire, la clé est introuvable. Quand je vous disait que la confiance règnait... La seule chose qu'il ne fallait pas que je perdes, et bien je l'ai perdu... Bien joué l'artiste... Avec des trucs comme ça, je sens qu'il n'est pas encore venu le moment où vous allez me demander de garder vos enfants pour la soirée!!! Après avoir vérifié absolument partout, je fais part de mon désarroi au maître des clés, ce qui le remplit également d'un affolement de belle facture à tel point qu'il annule ses leçons du jour. Ensuite, on reprocède à la fouille méticuleuse de mes affaires. Toutes les poches sont vidées, les moindres recoins exposés au jour. Rien. Vient encore le tour de l'appartement. Chaque tiroir est ouvert, chaque meuble soulevé, en vain. La tension monte. C'est que c'est la clé habituellement dévolue à sa copine et que pour une raison que j'ai oublié, ça la fout, mais alors, plus que mal. Après deux heures d'excavation, on ne peut que constater les dégats, la clé est perdue pour le meilleur et surtout pour le pire. Dara se lance alors dans les procédures d'usage pendant que je tremble pour mon porte-monnaie, une mésaventure relativement similaire m'étant arrivée à Paris et m'ayant laissée sur la paille au grand bonheur de la guilde des serruriers. Le concierge est prévenu et un technicien est attendu. Un technicien? Et oui, à Pékin, si on perd une clé, même si on a un double, on change la serrure!!!!! C'est la stratégie du pire dans toute sa logique.
Deux heures plus tard, le serrurier se pointe, un mécanisme tout neuf sous le bras. En deux coups de perceuse, le tout est installé. En guise de remerciements, Dara se voit attribuer quatre clés. Je me demande à quoi ça peut bien servir puisque si on en perd une, il faut tout changer!! La facture arrive, étonnament bon marchée, je la règle en modissant les collègues parisiens de prendre près de cent fois le prix demandé ici!!!! La situation est clarifiée, la vie reprend son cours. A nous deux la gare!!!!! Dara, sur mes injonctions, reste cette fois à la maison, c'est pas une gare qui va me faire peur. Erreur.
Pour la rejoindre pas de problèmes, le métro local n'a plus de secrets pour moi. En rejoignant la surface, j'ai le batiment face à moi et tremble. Colossal, à l'image des parcs, des monuments, des murailles. Et contrairement à la veille, le moins qu'on puisse dire c'est que je ne suis pas tout seul. Il est dit qu'à n'importe quel moment de l'année, que ce soit le jour, la nuit, l'équinoxe, le solstice, ils sont toujours au moins dix millions de chinois dans les trains. En cette journée déjà bien mal entamée, j'ai l'impression démente que les fameux dix millions ne sont pas dans les trains mais tous à la gare!!! Valise contre valise, nez contre nuque, c'est un parcours du combattant juste pour atteindre l'intérieur sans même parler des guichets. Des guichets justement, il y en a littéralement à perte de vue et ce n'est pas qu'une façon de parler!! La gare de l'ouest ferait passer la gare de Lyon pour une maquette!! Et comme un bonheur ne vient jamais seul, rien mais alors rien n'est écrit dans l'alphabet de nos ancêtres. Des idéogrammes partout si bien que tout devient une mission spéciale.
D'abord trouver quelqu'un qui parle anglais.
- Excuse me, excuse me?
Personne. Je patiente dans la première queue en face de moi. une heure et quart!!! Une heure et quart pour s'entendre dire : dwvslvnksfzeijpoejaojjjjieahbn uononcvaeipnp!! Comment voulez-vous que j'arrive à quelque chose?? Du doigt quand même, la femme que j'ai en face de moi pointe une direction. Je suis. Là, au milieu de ce bazar inextricable, je tombe, ô miracle, sur un couple de gringos. Eux viennent d'acheter leurs billets et connaissent de ce fait la marche à suivre. Sous la file marquée "aopfpojcp", une personne bredouille l'anglais, là voilà ma clé!! Je re-patiente. Une heure.
- Bonjour monsieur. Un aller simple pour Xi'an s'il vous plait. - Pour quand? - Pour ce soir. - Ahhh... Pour ce soir, je n'ai plus de place couchette, plus de place assise, voulez-vous quand même un billet? - Un billet? - Debout. - Debout? Vous êtes tombés dedans quand vous étiez petits ou vous le faîtes exprès? - Si si, debout. - Allons bon, de toutes façons, le plus tôt le mieux. Et puis, ce n'est qu'un trajet de onze heures alors... (NDLR : ONZE HEURES!!!!! DEBOUT!!!) Je prends!!
Je quitte la gare lessivé par la densité infernale de gens au mètre carré à 17h. Trente minutes plus tard, je suis de retour chez Dara.
A peine de temps de se dire convenablement au revoir que je reprends une ultime fois le métro, cette fois chargé de tous mes bagages, idéal aux heures de pointe. Emporté par la foule, nous ne formons qu'un seul corps, j'échoue à la gare une heure avant le départ. Suis mort et Pékin peu!!!!