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Gastronomie Belge! English translation pending
Vous aimez la bière? La bonne cuisine? Pourquoi pas essayez un plat du plat pays pour changer?
Un lapin à la Leffe? Des carbonnades flamandes? Des chicons au gratin? Le lapin par exemple... Vous le rotisser dans un peu de beurre et huile d'olive, rajoutez des oignons. Quand il devient cuivré, verser deux leffes blondes. Vous rajoutez des champignons, de l'ail, des carottes, sel poivre, thym et laurier et vous laissez mijoter une bonne heure... Avec ca, des pdt persillées et une bonne leffe blonde bien sur! 🙂 On peut changer la Leffe par de la Faro, Kriek ou autre Moinette...
Les chicons (endives) j'aime pas, alors je les remplace par des poireaux. 2 poireaux p/p cuits lentement dans un peu d'eau et de beurre, sel. Ensuite enrouler un à la fois dans une tranche de jambon. Les mettre dans un plat pour aller ensuite au four. Les recouvrir de champignons coupés en tranches fines. Faire une sauce blanche, (deux cuillères à soupe de beurre, laisser fondre, rajouter la meme quantité de farine, à feu doux, quand ca forme une boule rajouter du lait petit à petit et tourner). Verser la sauce sur les poireaux et les champignons. Ensuite faire une purée de pommes de terre, à la place du lait, je rajoute un verre de jus de carotte frais, un peu d'ail, sel poivre thym et je recouvre le tout de purée. Un peu de gruyère pour avoir un beau gratin, et hop dans le four une petite demi heure à feu doux. Bon ap' 🙂
Un lapin à la Leffe? Des carbonnades flamandes? Des chicons au gratin? Le lapin par exemple... Vous le rotisser dans un peu de beurre et huile d'olive, rajoutez des oignons. Quand il devient cuivré, verser deux leffes blondes. Vous rajoutez des champignons, de l'ail, des carottes, sel poivre, thym et laurier et vous laissez mijoter une bonne heure... Avec ca, des pdt persillées et une bonne leffe blonde bien sur! 🙂 On peut changer la Leffe par de la Faro, Kriek ou autre Moinette...
Les chicons (endives) j'aime pas, alors je les remplace par des poireaux. 2 poireaux p/p cuits lentement dans un peu d'eau et de beurre, sel. Ensuite enrouler un à la fois dans une tranche de jambon. Les mettre dans un plat pour aller ensuite au four. Les recouvrir de champignons coupés en tranches fines. Faire une sauce blanche, (deux cuillères à soupe de beurre, laisser fondre, rajouter la meme quantité de farine, à feu doux, quand ca forme une boule rajouter du lait petit à petit et tourner). Verser la sauce sur les poireaux et les champignons. Ensuite faire une purée de pommes de terre, à la place du lait, je rajoute un verre de jus de carotte frais, un peu d'ail, sel poivre thym et je recouvre le tout de purée. Un peu de gruyère pour avoir un beau gratin, et hop dans le four une petite demi heure à feu doux. Bon ap' 🙂
Corée du Sud ou Malaisie English translation pending
bonjour !!
je n arrive pas me decider entre coree du sud et malaisie pour septembre 2006 !!! (voyage de 4 semaines )
je cherche des personnes ayant fait un de ces deux pays ou meme les deux pour me donner des suggestions,
des remarques, des conseils ... afin que je puisse me decider car ces deux pays ont vraiment l air tres
interressant a faire!!!!
merci !!!
je n arrive pas me decider entre coree du sud et malaisie pour septembre 2006 !!! (voyage de 4 semaines )
je cherche des personnes ayant fait un de ces deux pays ou meme les deux pour me donner des suggestions,
des remarques, des conseils ... afin que je puisse me decider car ces deux pays ont vraiment l air tres
interressant a faire!!!!
merci !!!
Sécurité Kirghizistan English translation pending
Bonjour,
le message de prévention sur France -Diplomatie à propos du Kirghiztan est assez effrayant et dissuasif... je sais que ce site est toujours très alarmiste mais tout de même... Si j'ai bien compris, il y a des troubles politiques, une région à éviter (bon ça ça me parait faisable), et des flics / soldats pas toujours cools... Euh, des infos???
Merci
Situation en Bolivie ( part IV Le depart ) 7 juin 2005 English translation pending
Bonjour a tous ( et a Klokette )
Donc tout le monde a appris hier soir ( 21h00 h bolivienne ), la demission de notre cher Mesa...coup de teatre, en fait personne n attendait aussi vite une mise sur la table de la demande de demission du president. En fait dans la constitution bolivienne, un president de la republique ne peux demissionner sans l'accord des deputes ...Il avait deja fait le coup en mars dernier, et la chambre avait refuse sa demission ...il retente aujourd hui ! Donc toute la nuit se sont presentes en direct sur les chaines de teles boliviennes ( retransmis a Bsas sur les tele argentines .....car 1.000.000 de boliviens en Argentine ), les declarations et les commentaires des syndicalistes, politiques et journalistes de la Paz mais aussi de toutes les autres provinces.
Ce qu il en ressort : Les syndicats sont contents ...mais ne s'y attendaient pas donc ne savent pas trop comment reagir ..... les hommes politiques demandent le calme et demandent aux boliviens d arreter les coupures de route pour revenir a une situations acceptable dans le pays et relancer un debat dans une ambiance plus sereine .
Cote du president : Il est vrai qu il en a marre le pauvre vieux, mais bon que voulez vous, il est mauvais, il ne contente personne et tout le monde lui crache dessus ( sauf l armee qui lui a toujours montré sa loyauté ) . Aujourd'hui il voudrait se retirer au plus vite et laisser la patate chaude a quelqu'un d'autre.
Cote de l assemblee : le probleme c est qu aucun parti n'a la majorite, meme pas une alliance pourrait trouver les 50 %, donc ca se tire entre les jambes dans une multitude de petits partis defendant uniquement des interets sectauriaux . L assemblee devait se reunir a midi pour debattre de l acceptation ou non de la demission du president ...il est 13h00 en ce moment a la Paz ....l assemblee n'a toujours pas pris de decision ...... en cas de demission, c'est le president du parlement qui assure l'interim : HORMANDO VACA DÍEZ ...... vraiment pas de chance de s appeler comme ca ! ( Armand La Vache Dix ) ..........un detail les syndicalistes le detestent ...donc comme le disent certains boliviens : Mesa se va, el caos se queda !
Cote syndicats : Premierement l etonnement, bon c'est vrai que les 80.000 personnes de presentes sur la place des armes hier en fin d apres midi ont fait pencher le president pour la demission, mais tout de meme le discours du president les a surpris .. " du style : j ai fait le maximum pour relancer le pays...je n'arrive pas me faire ecouter, et le pays perd de l argent tous les jours..je ne veux pas provoquer un bain de sang, donc je me retire ! ", les syndicats restent sur la defensive et attendent la decision du parlement pour reagir.
Cote Blocus du pays : La situation pendant la nuit a ete calme, ce matin toujours 78 blocages dans le pays, seules les villes de Beni et Tarija sont accessibles.
Il est encore trop tot pour savoir comment va evoluer la situation, il faut attendre la fin de la journee pour connaitre la decision du congres et la reaction des syndicats .
Les photos d hier apres midi (lundi) a la Paz : les 80.000 manifestants : http://www.lanacion.com.ar/anexos/imagen/05/401482.JPG Les cocaleros : http://www.lanacion.com.ar/anexos/imagen/05/401469.JPG le president Mesa apres sa declaration et sortant du palais tout sourire pour rejoindre son domicile ( style Rafarin bien content de ne plus etre premier ministre ) : http://www.lanacion.com.ar/anexos/imagen/05/401466.JPG
A bientot !
Herge !
Donc tout le monde a appris hier soir ( 21h00 h bolivienne ), la demission de notre cher Mesa...coup de teatre, en fait personne n attendait aussi vite une mise sur la table de la demande de demission du president. En fait dans la constitution bolivienne, un president de la republique ne peux demissionner sans l'accord des deputes ...Il avait deja fait le coup en mars dernier, et la chambre avait refuse sa demission ...il retente aujourd hui ! Donc toute la nuit se sont presentes en direct sur les chaines de teles boliviennes ( retransmis a Bsas sur les tele argentines .....car 1.000.000 de boliviens en Argentine ), les declarations et les commentaires des syndicalistes, politiques et journalistes de la Paz mais aussi de toutes les autres provinces.
Ce qu il en ressort : Les syndicats sont contents ...mais ne s'y attendaient pas donc ne savent pas trop comment reagir ..... les hommes politiques demandent le calme et demandent aux boliviens d arreter les coupures de route pour revenir a une situations acceptable dans le pays et relancer un debat dans une ambiance plus sereine .
Cote du president : Il est vrai qu il en a marre le pauvre vieux, mais bon que voulez vous, il est mauvais, il ne contente personne et tout le monde lui crache dessus ( sauf l armee qui lui a toujours montré sa loyauté ) . Aujourd'hui il voudrait se retirer au plus vite et laisser la patate chaude a quelqu'un d'autre.
Cote de l assemblee : le probleme c est qu aucun parti n'a la majorite, meme pas une alliance pourrait trouver les 50 %, donc ca se tire entre les jambes dans une multitude de petits partis defendant uniquement des interets sectauriaux . L assemblee devait se reunir a midi pour debattre de l acceptation ou non de la demission du president ...il est 13h00 en ce moment a la Paz ....l assemblee n'a toujours pas pris de decision ...... en cas de demission, c'est le president du parlement qui assure l'interim : HORMANDO VACA DÍEZ ...... vraiment pas de chance de s appeler comme ca ! ( Armand La Vache Dix ) ..........un detail les syndicalistes le detestent ...donc comme le disent certains boliviens : Mesa se va, el caos se queda !
Cote syndicats : Premierement l etonnement, bon c'est vrai que les 80.000 personnes de presentes sur la place des armes hier en fin d apres midi ont fait pencher le president pour la demission, mais tout de meme le discours du president les a surpris .. " du style : j ai fait le maximum pour relancer le pays...je n'arrive pas me faire ecouter, et le pays perd de l argent tous les jours..je ne veux pas provoquer un bain de sang, donc je me retire ! ", les syndicats restent sur la defensive et attendent la decision du parlement pour reagir.
Cote Blocus du pays : La situation pendant la nuit a ete calme, ce matin toujours 78 blocages dans le pays, seules les villes de Beni et Tarija sont accessibles.
Il est encore trop tot pour savoir comment va evoluer la situation, il faut attendre la fin de la journee pour connaitre la decision du congres et la reaction des syndicats .
Les photos d hier apres midi (lundi) a la Paz : les 80.000 manifestants : http://www.lanacion.com.ar/anexos/imagen/05/401482.JPG Les cocaleros : http://www.lanacion.com.ar/anexos/imagen/05/401469.JPG le president Mesa apres sa declaration et sortant du palais tout sourire pour rejoindre son domicile ( style Rafarin bien content de ne plus etre premier ministre ) : http://www.lanacion.com.ar/anexos/imagen/05/401466.JPG
A bientot !
Herge !
Le Costa Rica: paradis sur terre en 2017? English translation pending
Le Costa Rica a beaucoup changé depuis ces vingt dernières années et la publicité et promotion qui se fait toujours de ce pays est très certainement devenu un tant soit peu incorrecte. Je suis français et résidant au Costa Rica depuis huit années, j’exerce la profession de reporter photographe depuis plus de trente ans. Comme beaucoup d’autres personnes, je me suis trouvé à un moment donné de ma vie à la recherche de l’endroit idyllique, un endroit où j’allais pouvoir enfin profiter d’une vie paisible et pouvoir y fonder une famille. J’avais eu l’occasion de découvrir ce charmant pays en tant que touriste en 1993 et alors que je résidai à Vancouver, le Costa Rica me semblait alors accueillant, relativement tranquille hormis quelques voleurs à la tire dans le centre de San José. En 2009, j’ai eu l’opportunité de concrétiser ce projet et je me suis donc installé dans sa banlieue. J’ai alors connu mon épouse, de nationalité costaricienne, et nous avons eus depuis deux enfants également nés ici. Toutefois et dû principalement à de nombreux problèmes que traverse ce pays, nous avons finalement décidés de nous en aller d’ici jugeant que cela n’était plus un endroit convenable pour notre famille, nous serons donc très prochainement de retour en Europe conscient aussi des contraintes du vieux continent, c’est la vie.
Récemment j’ai pris l’initiative de participer à un forum d’expatriations, en apportant mon expérience et opinion personnel sur le pays, sans aucune intention de dissuader les internautes quant à l’idée de venir s’établir ici, sinon de les avertir sur les problèmes que traverse aussi ce petit pays, chacun étant finalement libre de ses propres décisions. Mon témoignage n’aura pas été du goût de tous, et un agent immobilier francophone installé à San José, a immédiatement réagi à travers de différentes vidéos sur son canal YouTube, je n’y vois aucun inconvénient. De nombreux internautes m’ont alors répondus, certains d’entre eux par message privé. Je n'ai rien en contre du Costa Rica, j'y suis venu de mon plein gré, avec les intentions d’y rester si possible pour toujours et à la recherche de paix et de sérénité. Toutefois, il faut également arrêter de mal informer les gens en leur faisant croire qu’ici il s’agit toujours d’un paradis sur terre…
J’éviterai de m’étendre sur le sujet d’obtention de la résidence permanente, en ce qui me concerne j’ai pu l’obtenir en trois mois, sans la nécessité d’un avocat. Pour toute demande de résidence permanente vous devez obligatoirement passer par la "Direccion de Migracion y Extranjeria de Costa Rica" a la Uruca, ils vous communiqueront toute l’information nécessaire et procédure à suivre, ils sont très efficaces et très professionnels, je leur tire mon chapeau.
L’INSÉCURITÉ : L’insécurité croissante dans tout le pays, et non pas seulement dans la capitale comme certains souhaiteraient pouvoir le penser, est une des raisons principales de notre départ. Les retraités étrangers sont devenus ces dernières années la cible de criminels bien préparés. D’ici à quelques années, ce pays sera devenu aussi problématique et dangereux que le Salvador ou le Honduras, et le gouvernement costaricien ne semble pas pouvoir détenir le problème malgré toute sa bonne volonté.
Je cite et traduit en français le journal "La Nacion" du 3 janvier 2017 : "…La violence au Costa Rica ne laisse aucun répit aux autorités. En 2016, le nombre d'homicides a augmenté par rapport aux années précédentes. Selon le rapport de l'Agence d'enquête judiciaire (OIJ), au cours des 12 derniers mois, il y a eu 577 meurtres, alors qu'en 2015 ils étaient de 558. En d'autres termes, il y avait 19 meurtres de plus que durant la période précédente. Cela implique également une augmentation du taux d'homicide: En 2016, il était de 11,8 pour 100 000 habitants. En 2015, le taux était de 11,4. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) établit qu'un taux de 10 homicides pour 100 000 habitants est considéré comme une "épidémie"… "
Je cite un internaute : "…Bonjour, J'ai fait des recherches sur le Costa Rica. Hélas, tous les expatriés que j'ai rencontrés m'ont dit la même chose que vous. Au début, je n'avais pas pris le problème de l'insécurité au sérieux. Je croyais que l'insécurité était localisée dans certains quartiers. D'après ce que j'ai vu et entendu, il n'existe plus d’endroits tranquilles au Costa Rica : toutes les villes, tous les villages sont concernés. Des personnes qui ont vécu plus de dix ans au Costa Rica m'ont dit qu'ils vont s'établir en Asie du sud-est, car là-bas, on vit encore en sécurité…"
LE COÛT DE LA VIE : Je cite un autre internaute : "…Après un an et demi passé ici, nous voulons partir et cherchons une autre destination ... la vie est très chère ici et ne nous permet pas de vivre correctement…. Nous avons vu beaucoup d'expatriés repartir, ruinés, faute d'avoir bien évalué le pays, persuadés d'avoir trouvé le paradis, mais qui déchantent vite dans les deux ans qui suivent leurs arrivés…"
Je cite un internaute : "…Le coût de la vie est très élevé le même qu’en France et surtout les frais médicaux. Je suis installé au Costa Rica depuis dix ans et quelle différence depuis notre arrivée…"
Je cite un internaute : "…Dans une vidéo récente, un américain établit au Costa Rica dit qu'il loue un logement pour 100 US dollars par mois, dans un village, et qu'il se sent en parfaite sécurité là où il vit…"
Je peux vous garantir qu’au Costa Rica et en 2017 vous ne pouvez pas trouver un logement pour 100 US dollars par mois. Méfiez-vous de ces annonceurs, en générale ce sont des gens sans scrupule, malhonnête, très souvent dangereux et abusant de l’ignorance et de la naïveté des gens. A San José et sa banlieue, vous devrez payer au moins 600 US dollars mensuel pour un logement avec trois chambres, salle de bain, patio, salon et cuisine et dans une zone encore tranquille et plus selon le type de logement et sa localisation. Pour un loyer inférieur à cela vous devrez vous contenter de vivre alors dans une zone sensible ou pire encore un "precario" (habitat précaire), au milieu de "sicarios" (criminels) illégaux et trafiquants de substances illicites...
L’EMPLOI : Si vous venez vous installer au Costa Rica, il serait préférable que ce soit sans la nécessité de devoir trouver un emploi pour subsister et, si possible, avec suffisamment d’économies sur votre compte bancaire pour vous maintenir à flot le temps nécessaire. Il est très difficile pour ne pas dire quasiment impossible d’obtenir en tant qu’expatrié un emploi. Les costariciens sont prioritaires et quoi de plus normal et il y a très peu de postes à pourvoir et beaucoup de demandes. Nombreux sont les jeunes étudiants et universitaires du pays qui faute de pouvoir trouver un emploi correspondant à leurs cycles d’études se trouvent dans l’obligation de travailler dans les magasins de la capitale ou fast-foods. Ici il est préférable venir s’y établir si vous êtes à la retraite et ne dépendez plus d’un salaire ou alors avec une mentalité de créateur d’entreprise.
L’ENVIRONNEMENT : Je cite et traduit en français le journal "La Nacion" du 17 novembre 2014 : "…Le Costa Rica est un pays à la traîne qui se vante de vieilles gloires environnementales. Un rythme de consommation qui dépasse la capacité biologique du territoire, la forte dépendance à l'égard des hydrocarbures et la mauvaise gestion des eaux usées, contredisent cette image du "paradis naturel" promu à l'étranger… Entre 1980 et 2013, le parc automobile est passé de 180 986 unités à 1 328 928; en d'autres termes, il a augmenté de plus d'un million en seulement 33 ans…"
Source : le magazine GÉO : "…Or les entorses à la ligne de conduite écologique sont nombreuses, comme le pointe le vingtième rapport sur l’état de la nation, un bilan élaboré chaque année depuis 1994 par les quatre universités publiques du Costa Rica.
A commencer par l’usage de pesticides et autres produits chimiques dans les cultures d’ananas et de bananes, pour répondre à la demande des consommateurs nord-américains et européens. Selon l’Organisation mondiale pour l’alimentation (FAO), le Costa Rica se place même au premier rang mondial des pays utilisateurs de pesticides par hectare, devant la Chine…"
Source : Mediapart : " … La dégradation des sols ne semble pas avoir touché les dirigeants du Costa Rica qui continuent de permettre la poursuite de grandes plantations destinées à l'exportation. Un autre fait qui a également attiré mon attention a été la quantité de déchets dans les différentes villes et le manque de système de traitement des eaux usées dans de nombreux lieux touristiques. "Des cas de contamination de sources d’eau potable ont été avérés dans plusieurs communautés", confirment des spécialistes de l’Université nationale du Costa Rica, notamment dans les régions de Talamanca et de Cartago. Le pays ne dispose toujours pas de stations d’épurations et les eaux usées terminent dans les rivières déjà fortement contaminés du pays puis à la mer…"
Source : Inside Costa Rica : "…Le Costa Rica emploie actuellement 18,2 kilogrammes de pesticides par hectare, selon les dernières données de l'Université nationale (UNA). C'est même plus que la Chine à 17 kilos par hectare, deuxième consommateur de pesticides. Beaucoup de pesticides utilisés dans le pays ont été prouvés dangereux pour la santé humaine et ont été interdits dans de nombreux autres pays, comme l'endosulfan... "
Finalement, la meilleure façon de se faire une idée du pays étant de voir ses actualités nationales, je vous recommande de le faire en ligne :
Journal télévisés du Costa Rica en ligne: http://www.repretel.com/envivo-6 Heures de diffusion, heure française: 3am et 9pm
De tout cœur je vous souhaite de pouvoir concrétiser votre rêve d’installation au Costa Rica, c’est un pays avec beaucoup d’avantages mais aussi beaucoup d’inconvénients et certains d’entre eux, comme l’insécurité, à ne pas prendre à la légère, surtout lorsque vous avez les intentions de venir vous y installer en famille.
Dans l’éventualité où vous souhaiteriez réagir à mes commentaires, je vous demanderai de le faire publiquement sur ce forum, d’avance merci.
Simon.
Récemment j’ai pris l’initiative de participer à un forum d’expatriations, en apportant mon expérience et opinion personnel sur le pays, sans aucune intention de dissuader les internautes quant à l’idée de venir s’établir ici, sinon de les avertir sur les problèmes que traverse aussi ce petit pays, chacun étant finalement libre de ses propres décisions. Mon témoignage n’aura pas été du goût de tous, et un agent immobilier francophone installé à San José, a immédiatement réagi à travers de différentes vidéos sur son canal YouTube, je n’y vois aucun inconvénient. De nombreux internautes m’ont alors répondus, certains d’entre eux par message privé. Je n'ai rien en contre du Costa Rica, j'y suis venu de mon plein gré, avec les intentions d’y rester si possible pour toujours et à la recherche de paix et de sérénité. Toutefois, il faut également arrêter de mal informer les gens en leur faisant croire qu’ici il s’agit toujours d’un paradis sur terre…
J’éviterai de m’étendre sur le sujet d’obtention de la résidence permanente, en ce qui me concerne j’ai pu l’obtenir en trois mois, sans la nécessité d’un avocat. Pour toute demande de résidence permanente vous devez obligatoirement passer par la "Direccion de Migracion y Extranjeria de Costa Rica" a la Uruca, ils vous communiqueront toute l’information nécessaire et procédure à suivre, ils sont très efficaces et très professionnels, je leur tire mon chapeau.
L’INSÉCURITÉ : L’insécurité croissante dans tout le pays, et non pas seulement dans la capitale comme certains souhaiteraient pouvoir le penser, est une des raisons principales de notre départ. Les retraités étrangers sont devenus ces dernières années la cible de criminels bien préparés. D’ici à quelques années, ce pays sera devenu aussi problématique et dangereux que le Salvador ou le Honduras, et le gouvernement costaricien ne semble pas pouvoir détenir le problème malgré toute sa bonne volonté.
Je cite et traduit en français le journal "La Nacion" du 3 janvier 2017 : "…La violence au Costa Rica ne laisse aucun répit aux autorités. En 2016, le nombre d'homicides a augmenté par rapport aux années précédentes. Selon le rapport de l'Agence d'enquête judiciaire (OIJ), au cours des 12 derniers mois, il y a eu 577 meurtres, alors qu'en 2015 ils étaient de 558. En d'autres termes, il y avait 19 meurtres de plus que durant la période précédente. Cela implique également une augmentation du taux d'homicide: En 2016, il était de 11,8 pour 100 000 habitants. En 2015, le taux était de 11,4. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) établit qu'un taux de 10 homicides pour 100 000 habitants est considéré comme une "épidémie"… "
Je cite un internaute : "…Bonjour, J'ai fait des recherches sur le Costa Rica. Hélas, tous les expatriés que j'ai rencontrés m'ont dit la même chose que vous. Au début, je n'avais pas pris le problème de l'insécurité au sérieux. Je croyais que l'insécurité était localisée dans certains quartiers. D'après ce que j'ai vu et entendu, il n'existe plus d’endroits tranquilles au Costa Rica : toutes les villes, tous les villages sont concernés. Des personnes qui ont vécu plus de dix ans au Costa Rica m'ont dit qu'ils vont s'établir en Asie du sud-est, car là-bas, on vit encore en sécurité…"
LE COÛT DE LA VIE : Je cite un autre internaute : "…Après un an et demi passé ici, nous voulons partir et cherchons une autre destination ... la vie est très chère ici et ne nous permet pas de vivre correctement…. Nous avons vu beaucoup d'expatriés repartir, ruinés, faute d'avoir bien évalué le pays, persuadés d'avoir trouvé le paradis, mais qui déchantent vite dans les deux ans qui suivent leurs arrivés…"
Je cite un internaute : "…Le coût de la vie est très élevé le même qu’en France et surtout les frais médicaux. Je suis installé au Costa Rica depuis dix ans et quelle différence depuis notre arrivée…"
Je cite un internaute : "…Dans une vidéo récente, un américain établit au Costa Rica dit qu'il loue un logement pour 100 US dollars par mois, dans un village, et qu'il se sent en parfaite sécurité là où il vit…"
Je peux vous garantir qu’au Costa Rica et en 2017 vous ne pouvez pas trouver un logement pour 100 US dollars par mois. Méfiez-vous de ces annonceurs, en générale ce sont des gens sans scrupule, malhonnête, très souvent dangereux et abusant de l’ignorance et de la naïveté des gens. A San José et sa banlieue, vous devrez payer au moins 600 US dollars mensuel pour un logement avec trois chambres, salle de bain, patio, salon et cuisine et dans une zone encore tranquille et plus selon le type de logement et sa localisation. Pour un loyer inférieur à cela vous devrez vous contenter de vivre alors dans une zone sensible ou pire encore un "precario" (habitat précaire), au milieu de "sicarios" (criminels) illégaux et trafiquants de substances illicites...
L’EMPLOI : Si vous venez vous installer au Costa Rica, il serait préférable que ce soit sans la nécessité de devoir trouver un emploi pour subsister et, si possible, avec suffisamment d’économies sur votre compte bancaire pour vous maintenir à flot le temps nécessaire. Il est très difficile pour ne pas dire quasiment impossible d’obtenir en tant qu’expatrié un emploi. Les costariciens sont prioritaires et quoi de plus normal et il y a très peu de postes à pourvoir et beaucoup de demandes. Nombreux sont les jeunes étudiants et universitaires du pays qui faute de pouvoir trouver un emploi correspondant à leurs cycles d’études se trouvent dans l’obligation de travailler dans les magasins de la capitale ou fast-foods. Ici il est préférable venir s’y établir si vous êtes à la retraite et ne dépendez plus d’un salaire ou alors avec une mentalité de créateur d’entreprise.
L’ENVIRONNEMENT : Je cite et traduit en français le journal "La Nacion" du 17 novembre 2014 : "…Le Costa Rica est un pays à la traîne qui se vante de vieilles gloires environnementales. Un rythme de consommation qui dépasse la capacité biologique du territoire, la forte dépendance à l'égard des hydrocarbures et la mauvaise gestion des eaux usées, contredisent cette image du "paradis naturel" promu à l'étranger… Entre 1980 et 2013, le parc automobile est passé de 180 986 unités à 1 328 928; en d'autres termes, il a augmenté de plus d'un million en seulement 33 ans…"
Source : le magazine GÉO : "…Or les entorses à la ligne de conduite écologique sont nombreuses, comme le pointe le vingtième rapport sur l’état de la nation, un bilan élaboré chaque année depuis 1994 par les quatre universités publiques du Costa Rica.
A commencer par l’usage de pesticides et autres produits chimiques dans les cultures d’ananas et de bananes, pour répondre à la demande des consommateurs nord-américains et européens. Selon l’Organisation mondiale pour l’alimentation (FAO), le Costa Rica se place même au premier rang mondial des pays utilisateurs de pesticides par hectare, devant la Chine…"
Source : Mediapart : " … La dégradation des sols ne semble pas avoir touché les dirigeants du Costa Rica qui continuent de permettre la poursuite de grandes plantations destinées à l'exportation. Un autre fait qui a également attiré mon attention a été la quantité de déchets dans les différentes villes et le manque de système de traitement des eaux usées dans de nombreux lieux touristiques. "Des cas de contamination de sources d’eau potable ont été avérés dans plusieurs communautés", confirment des spécialistes de l’Université nationale du Costa Rica, notamment dans les régions de Talamanca et de Cartago. Le pays ne dispose toujours pas de stations d’épurations et les eaux usées terminent dans les rivières déjà fortement contaminés du pays puis à la mer…"
Source : Inside Costa Rica : "…Le Costa Rica emploie actuellement 18,2 kilogrammes de pesticides par hectare, selon les dernières données de l'Université nationale (UNA). C'est même plus que la Chine à 17 kilos par hectare, deuxième consommateur de pesticides. Beaucoup de pesticides utilisés dans le pays ont été prouvés dangereux pour la santé humaine et ont été interdits dans de nombreux autres pays, comme l'endosulfan... "
Finalement, la meilleure façon de se faire une idée du pays étant de voir ses actualités nationales, je vous recommande de le faire en ligne :
Journal télévisés du Costa Rica en ligne: http://www.repretel.com/envivo-6 Heures de diffusion, heure française: 3am et 9pm
De tout cœur je vous souhaite de pouvoir concrétiser votre rêve d’installation au Costa Rica, c’est un pays avec beaucoup d’avantages mais aussi beaucoup d’inconvénients et certains d’entre eux, comme l’insécurité, à ne pas prendre à la légère, surtout lorsque vous avez les intentions de venir vous y installer en famille.
Dans l’éventualité où vous souhaiteriez réagir à mes commentaires, je vous demanderai de le faire publiquement sur ce forum, d’avance merci.
Simon.
Norwegian Escape 2016 - avis détaillé English translation pending
Bonjour,
nous revenons d'une croisière sur ce navire flambant neuf et je souhaiterais laisser un avis pour celles et ceux qui souhaitent faire une croisière sur ce bateau.
Nous avons passé une très bonne semaine, tout est superbe, moderne, bien pensé et étudié, quelques astuces pratiques comme les prises USB sur les lampes des chambres qui évitent les adaptateurs US, et des leds sur les numéros de chambre pour indiquer que vous êtes dans la chambre et que vous ne souhaitez pas être dérangé ou bien que vous attendez le room service.
Le navire est actuellement le plus large du monde (d'après les dires des animateurs) et il ne bouge pas, la mer était assez calme mais j ai deja connu des navires qui tanguaient bien plus vite)
Ce qu'il faut savoir les + et les - :
- nous avons trouvé que l'organisation est excellente, pas de bouchons humains ni à l embarquement et le débarquement est hyper bien organisé, musique et distribution de linges et boissons, lors des excursions c'est fluide, pour un navire capable d accueillir 5000 passagers, tout s 'est passé rapidement et calmement.
à la fin de la croisière on ne vous mettra pas dans le théatre à 07h du matin comme sur des navires italiens (Ms... et Co..) car ici avec Norwegian vous débarquez à l'heure que vous choisirez !! Nous avons quitté le navire et notre cabine calmement à 09h35 le matin. (sortie max 10h00).
- il n y a pas de harcèlement au micro dans votre chambre pour "BINGO BINGO" à tout bout de champs !!! quel plaisir!! quelques annonces discrètes... La soirée du capitaine dure 30 minutes, c est très différent.
- à bord tout est exclusivement en anglais, excepté sur demande le journal de bord donc si votre anglais est nul, pensez à télécharger votre meilleur appli de traduction ou armez-vous de patience et de dictionnaires.
- les animations sont très bien faites, la clientèle est principalement américaines (dont amérique latine, sud) ils sont friands de jeux d argent et nous nous sommes pris au jeu aussi. On vous formera basiquement sur les diamants, on vous encouragera à en acheter à bord...Il y a un grand casino ou on peut effectivement gagner des sous :)
Seul petit regret, pas de piste avec musique du soleil pour danser à deux... c est plutot soirées années 80 et white party sur le pont très bien aussi. Il y a de très bons animateurs dont un en particulier (directeur je crois très jeune avec des lunettes) qui mériterait vraiment de faire de la TV tellement il est bon dans ce qu il fait.
- à bord il n y a pas de forfait boisson alcoolisées sauf un à 500$ hors taxes, mais possibilité d acheter qq bouteilles de vins qui seront servies à table à votre convenance à prix raisonnables (23 $ env.) Du coup on évite les passagers ivres aussi...
- à bord TOUT EST TRES CHER! le verre de vin 9 $ hors taxes...! la bouteille d eau 6.50 $ hors taxe.... la carte de Bingo 39 $...... attention donc à votre budget. PAS de wifi gratuit. - les taxes journalières sont des env. 13$ par jour et par passager, la question était pourquoi doit-on encore laisser des pourboires si cette taxe est censée les englober ? eh oui aux US les "tips" sont obligatoires.... et le personnel les adore.
- chambres: les cabines sont petites mais bien pensées, les lits doubles sont reliés en king size sans trou au milieu car ils sont bien zippés, nous étions en cabine balcon au 15 ème étage, nous avons entendu quelques bruits des enfants qui courraient au dessus de nous mais rien de bien dérangeant.
- le personnel est adorable pour nous constitué majoritairement de personnes de Thailande (dont un connu partout, il s appelle "washi washi :)), Indonésiens, Indiens. J'aimerais préciser sans tabou que contrairement aux concurrents européens, ils savent se tenir et ne sont pas insistants avec les femmes seules (je parle par expérience et de celles de mes amies voyageant seules, c est une reproche fréquemment fait à MSC et Costa...)
- attention le son est horriblement fort pour toutes les animations il semblerait que les normes US soient bien supérieures à celles de l UE donc si comme moi vous souffrez d acouphènes ou d hyperacousie vous allez vivre un cauchemar à tout coin animé, même les jeux, je pense qu'ils avoisinent les 110-120 Db (seul de la douleur) contrairement à l UE qui est censé bloquer à 100 db. Mon ami a eu très mal aux oreilles partout, n oubliez pas vos boules quiès en cire (plus discret que la mousse fluo qui dépasse :))
- la nourriture: cafétéria, variée et bonne. Restaurants: bonne mais sans plus. Peu variée. Point super il n y a pas d heure pour aller manger vous êtes libres de manger dans un des 4 restaurants à bord gratuits (en fait c est 2 restaurants et 2 endroits fast-food + la cafétéria) Les tables ne sont pas attribuées d office et les restaurants sont absolument splendides. En tout plus de 25 points de restaurations (principalement payants excepté es 4 inclus)
- attractions: toboggan à bouée très sympa mais beaucoup de monde, et 2 toboggans à sensation forte (trappe qui s ouvre sous vos pieds, mais il y a eu un accident sérieux lors de notre voyage....), minigolf qui porte bien son nom car il est mini-mini, un accrobranche très apprécié, terrain de basket etc, salle de sport, spa, atrium avec un remake de "à prendre ou à laisser" (jeu d argent)...on ne s'ennuie pas à bord.
- spectacles: show jazz etc, pour tous les goûts, y compris d'autres dans une salle de cabaret, et aussi shows réservés aux adultes.
- enfants et ados: le paradis est au 4ème pont tout un étage d animation pour les petits et les ados sont chez eux au pont 17 avec une salle "parent free"
-moyenne d âge: beaucoup de jeunes ados et leurs parents entre 40-50, quelques personnes plus âgées aussi bien sur.
- surprise: les américains sont polis et s'excusent facilement quand ils vous bousculent par accident, fait rare du côté de la Méditerranée ou certains sont prêts à vous grimper dessus à la cafétéria.
- les excursions: trop courtes mais superbes !
Partout nous sommes sortis nous mêmes sans organisation du navire et tout s est bien déroulé. Toutefois les locaux vous sautent dessus à l arrivée de partout, prenez le temps de choisir votre chauffeur, prenez un chauffeur agrée.
SAINT-THOMAS: ne ratez pas comme nous la MAGEN BEACH sous prétexte que le chauffeur ne la trouve pas assez loin du port et vous promène à Sapphire beach, très belle aussi mais pas autant que la première, regrets... Comptez env. 25 $ aller retour. Shopping: Il y a un magasin de chaussures très chouette et pas cher du tout au port.
TORTOLA: superbe petite île avec des jolies plages.
NASSAU: un peu décevant, la ville est en récession et le luxe du très beau complexe Atlantis (à voir !!) est absolument démesuré face aux quartiers pauvres ou il n y a même pas d eau courante dans les maisons. Attention à ne pas vous éloigner des zones touristiques....pour votre sécurité et n exposez pas vos petites "richesses".
Conclusion: si vous parlez anglais et si vous avez encore le prix de votre croisière à investir dans les dépenses à bord, cette croisière est faite pour vous !! ne vous privez pas de balcon même si c est plus cher, cela en vaut vraiment la peine.
En tout cas nous la referions sans hésiter.
nous revenons d'une croisière sur ce navire flambant neuf et je souhaiterais laisser un avis pour celles et ceux qui souhaitent faire une croisière sur ce bateau.
Nous avons passé une très bonne semaine, tout est superbe, moderne, bien pensé et étudié, quelques astuces pratiques comme les prises USB sur les lampes des chambres qui évitent les adaptateurs US, et des leds sur les numéros de chambre pour indiquer que vous êtes dans la chambre et que vous ne souhaitez pas être dérangé ou bien que vous attendez le room service.
Le navire est actuellement le plus large du monde (d'après les dires des animateurs) et il ne bouge pas, la mer était assez calme mais j ai deja connu des navires qui tanguaient bien plus vite)
Ce qu'il faut savoir les + et les - :
- nous avons trouvé que l'organisation est excellente, pas de bouchons humains ni à l embarquement et le débarquement est hyper bien organisé, musique et distribution de linges et boissons, lors des excursions c'est fluide, pour un navire capable d accueillir 5000 passagers, tout s 'est passé rapidement et calmement.
à la fin de la croisière on ne vous mettra pas dans le théatre à 07h du matin comme sur des navires italiens (Ms... et Co..) car ici avec Norwegian vous débarquez à l'heure que vous choisirez !! Nous avons quitté le navire et notre cabine calmement à 09h35 le matin. (sortie max 10h00).
- il n y a pas de harcèlement au micro dans votre chambre pour "BINGO BINGO" à tout bout de champs !!! quel plaisir!! quelques annonces discrètes... La soirée du capitaine dure 30 minutes, c est très différent.
- à bord tout est exclusivement en anglais, excepté sur demande le journal de bord donc si votre anglais est nul, pensez à télécharger votre meilleur appli de traduction ou armez-vous de patience et de dictionnaires.
- les animations sont très bien faites, la clientèle est principalement américaines (dont amérique latine, sud) ils sont friands de jeux d argent et nous nous sommes pris au jeu aussi. On vous formera basiquement sur les diamants, on vous encouragera à en acheter à bord...Il y a un grand casino ou on peut effectivement gagner des sous :)
Seul petit regret, pas de piste avec musique du soleil pour danser à deux... c est plutot soirées années 80 et white party sur le pont très bien aussi. Il y a de très bons animateurs dont un en particulier (directeur je crois très jeune avec des lunettes) qui mériterait vraiment de faire de la TV tellement il est bon dans ce qu il fait.
- à bord il n y a pas de forfait boisson alcoolisées sauf un à 500$ hors taxes, mais possibilité d acheter qq bouteilles de vins qui seront servies à table à votre convenance à prix raisonnables (23 $ env.) Du coup on évite les passagers ivres aussi...
- à bord TOUT EST TRES CHER! le verre de vin 9 $ hors taxes...! la bouteille d eau 6.50 $ hors taxe.... la carte de Bingo 39 $...... attention donc à votre budget. PAS de wifi gratuit. - les taxes journalières sont des env. 13$ par jour et par passager, la question était pourquoi doit-on encore laisser des pourboires si cette taxe est censée les englober ? eh oui aux US les "tips" sont obligatoires.... et le personnel les adore.
- chambres: les cabines sont petites mais bien pensées, les lits doubles sont reliés en king size sans trou au milieu car ils sont bien zippés, nous étions en cabine balcon au 15 ème étage, nous avons entendu quelques bruits des enfants qui courraient au dessus de nous mais rien de bien dérangeant.
- le personnel est adorable pour nous constitué majoritairement de personnes de Thailande (dont un connu partout, il s appelle "washi washi :)), Indonésiens, Indiens. J'aimerais préciser sans tabou que contrairement aux concurrents européens, ils savent se tenir et ne sont pas insistants avec les femmes seules (je parle par expérience et de celles de mes amies voyageant seules, c est une reproche fréquemment fait à MSC et Costa...)
- attention le son est horriblement fort pour toutes les animations il semblerait que les normes US soient bien supérieures à celles de l UE donc si comme moi vous souffrez d acouphènes ou d hyperacousie vous allez vivre un cauchemar à tout coin animé, même les jeux, je pense qu'ils avoisinent les 110-120 Db (seul de la douleur) contrairement à l UE qui est censé bloquer à 100 db. Mon ami a eu très mal aux oreilles partout, n oubliez pas vos boules quiès en cire (plus discret que la mousse fluo qui dépasse :))
- la nourriture: cafétéria, variée et bonne. Restaurants: bonne mais sans plus. Peu variée. Point super il n y a pas d heure pour aller manger vous êtes libres de manger dans un des 4 restaurants à bord gratuits (en fait c est 2 restaurants et 2 endroits fast-food + la cafétéria) Les tables ne sont pas attribuées d office et les restaurants sont absolument splendides. En tout plus de 25 points de restaurations (principalement payants excepté es 4 inclus)
- attractions: toboggan à bouée très sympa mais beaucoup de monde, et 2 toboggans à sensation forte (trappe qui s ouvre sous vos pieds, mais il y a eu un accident sérieux lors de notre voyage....), minigolf qui porte bien son nom car il est mini-mini, un accrobranche très apprécié, terrain de basket etc, salle de sport, spa, atrium avec un remake de "à prendre ou à laisser" (jeu d argent)...on ne s'ennuie pas à bord.
- spectacles: show jazz etc, pour tous les goûts, y compris d'autres dans une salle de cabaret, et aussi shows réservés aux adultes.
- enfants et ados: le paradis est au 4ème pont tout un étage d animation pour les petits et les ados sont chez eux au pont 17 avec une salle "parent free"
-moyenne d âge: beaucoup de jeunes ados et leurs parents entre 40-50, quelques personnes plus âgées aussi bien sur.
- surprise: les américains sont polis et s'excusent facilement quand ils vous bousculent par accident, fait rare du côté de la Méditerranée ou certains sont prêts à vous grimper dessus à la cafétéria.
- les excursions: trop courtes mais superbes !
Partout nous sommes sortis nous mêmes sans organisation du navire et tout s est bien déroulé. Toutefois les locaux vous sautent dessus à l arrivée de partout, prenez le temps de choisir votre chauffeur, prenez un chauffeur agrée.
SAINT-THOMAS: ne ratez pas comme nous la MAGEN BEACH sous prétexte que le chauffeur ne la trouve pas assez loin du port et vous promène à Sapphire beach, très belle aussi mais pas autant que la première, regrets... Comptez env. 25 $ aller retour. Shopping: Il y a un magasin de chaussures très chouette et pas cher du tout au port.
TORTOLA: superbe petite île avec des jolies plages.
NASSAU: un peu décevant, la ville est en récession et le luxe du très beau complexe Atlantis (à voir !!) est absolument démesuré face aux quartiers pauvres ou il n y a même pas d eau courante dans les maisons. Attention à ne pas vous éloigner des zones touristiques....pour votre sécurité et n exposez pas vos petites "richesses".
Conclusion: si vous parlez anglais et si vous avez encore le prix de votre croisière à investir dans les dépenses à bord, cette croisière est faite pour vous !! ne vous privez pas de balcon même si c est plus cher, cela en vaut vraiment la peine.
En tout cas nous la referions sans hésiter.
Avis détaillé en français sur le Norwegian Escape 2016 English translation pending
Bonjour,
nous revenons d'une croisière sur ce navire flambant neuf et je souhaiterais laisser un avis pour celles et ceux qui souhaitent faire une croisière sur ce bateau.
Nous avons passé une très bonne semaine, tout est superbe, moderne, bien pensé et étudié, quelques astuces pratiques comme les prises USB sur les lampes des chambres qui évitent les adaptateurs US, et des leds sur les numéros de chambre pour indiquer que vous êtes dans la chambre et que vous ne souhaitez pas être dérangé ou bien que vous attendez le room service.
Le navire est actuellement le plus large du monde ( d'après les dires des animateurs) et il ne bouge pas, la mer était assez calme mais j ai deja connu des navires qui tanguaient bien plus vite)
Ce qu'il faut savoir les + et les - :
- nous avons trouvé que l'organisation est excellente, pas de bouchons humains ni à l embarquement et le débarquement est hyper bien organisé, musique et distribution de linges et boissons, lors des excursions c'est fluide, pour un navire capable d accueillir 5000 passagers, tout s 'est passé rapidement et calmement.
à la fin de la croisière on ne vous mettra pas dans le théatre à 07h du matin comme sur des navires italiens (Ms... et Co..) car ici avec Norwegian vous débarquez à l'heure que vous choisirez !! Nous avons quitté le navire et notre cabine calmement à 09h35 le matin. (sortie max 10h00).
- il n y a pas de harcèlement au micro dans votre chambre pour "BINGO BINGO" à tout bout de champs !!! quel plaisir!! quelques annonces discrètes... La soirée du capitaine dure 30 minutes, c est très différent.
- à bord tout est exclusivement en anglais, excepté sur demande le journal de bord donc si votre anglais est nul, pensez à télécharger votre meilleur appli de traduction ou armez-vous de patience et de dictionnaires.
- les animations sont très bien faites, la clientèle est principalement américaines (dont amérique latine, sud) ils sont friands de jeux d argent et nous nous sommes pris au jeu aussi. On vous formera basiquement sur les diamants, on vous encouragera à en acheter à bord...Il y a un grand casino ou on peut effectivement gagner des sous :) Seul petit regret, pas de piste avec musique du soleil pour danser à deux... c est plutot soirées années 80 et white party sur le pont très bien aussi. Il y a de très bons animateurs dont un en particulier (directeur je crois très jeune avec des lunettes) qui mériterait vraiment de faire de la TV tellement il est bon dans ce qu il fait.
- à bord il n y a pas de forfait boisson alcoolisées sauf un à 500$ hors taxes, mais possibilité d acheter qq bouteilles de vins qui seront servies à table à votre convenance à prix raisonnables (23 $ env.) Du coup on évite les passagers ivres aussi...
- à bord TOUT EST TRES CHER! le verre de vin 9 $ hors taxes...! la bouteille d eau 6.50 $ hors taxe .... la carte de Bingo 39 $...... attention donc à votre budget. PAS de wifi gratuit.
- les taxes journalières sont des env. 13$ par jour et par passager, la question était pourquoi doit-on encore laisser des pourboires si cette taxe est censée les englober ? eh oui aux US les "tips" sont obligatoires.... et le personnel les adore.
- chambres: les cabines sont petites mais bien pensées, les lits doubles sont reliés en king size sans trou au milieu car ils sont bien zippés, nous étions en cabine balcon au 15 ème étage, nous avons entendu quelques bruits des enfants qui courraient au dessus de nous mais rien de bien dérangeant.
- le personnel est adorable pour nous constitué majoritairement de personnes de Thailande (dont un connu partout, il s appelle "washi washi :) ), Indonésiens, Indiens. J'aimerais préciser sans tabou que contrairement aux concurrents européens, ils savent se tenir et ne sont pas insistants avec les femmes seules (je parle par expérience et de celles de mes amies voyageant seules, c est une reproche fréquemment fait à MSC et Costa...)
- attention le son est horriblement fort pour toutes les animations il semblerait que les normes US soient bien supérieures à celles de l UE donc si comme moi vous souffrez d acouphènes ou d hyperacousie vous allez vivre un cauchemar à tout coin animé, même les jeux, je pense qu'ils avoisinent les 110-120 Db (seul de la douleur) contrairement à l UE qui est censé bloquer à 100 db. Mon ami a eu très mal aux oreilles partout, n oubliez pas vos boules quiès en cire (plus discret que la mousse fluo qui dépasse :) )
- la nourriture: cafétéria, variée et bonne. Restaurants: bonne mais sans plus. Peu variée. Point super il n y a pas d heure pour aller manger vous êtes libres de manger dans un des 4 restaurants à bord gratuits (en fait c est 2 restaurants et 2 endroits fast-food + la cafétéria) Les tables ne sont pas attribuées d office et les restaurants sont absolument splendides. En tout plus de 25 points de restaurations (principalement payants excepté es 4 inclus)
- attractions: toboggan à bouée très sympa mais beaucoup de monde, et 2 toboggans à sensation forte (trappe qui s ouvre sous vos pieds, mais il y a eu un accident sérieux lors de notre voyage....), minigolf qui porte bien son nom car il est mini-mini, un accrobranche très apprécié, terrain de basket etc, salle de sport, spa, atrium avec un remake de "à prendre ou à laisser" (jeu d argent) ...on ne s'ennuie pas à bord.
- spectacles: show jazz etc, pour tous les goûts, y compris d'autres dans une salle de cabaret , et aussi shows réservés aux adultes.
- enfants et ados: le paradis est au 4ème pont tout un étage d animation pour les petits et les ados sont chez eux au pont 17 avec une salle "parent free"
-moyenne d âge: beaucoup de jeunes ados et leurs parents entre 40-50, quelques personnes plus âgées aussi bien sur.
- surprise: les américains sont polis et s'excusent facilement quand ils vous bousculent par accident, fait rare du côté de la Méditerranée ou certains sont prêts à vous grimper dessus à la cafétéria.
- les excursions: trop courtes mais superbes ! Partout nous sommes sortis nous mêmes sans organisation du navire et tout s est bien déroulé. Toutefois les locaux vous sautent dessus à l arrivée de partout, prenez le temps de choisir votre chauffeur, prenez un chauffeur agrée.
SAINT-THOMAS: ne ratez pas comme nous la MAGEN BEACH sous prétexte que le chauffeur ne la trouve pas assez loin du port et vous promène à Sapphire beach, très belle aussi mais pas autant que la première, regrets... Comptez env. 25 $ aller retour. Shopping: Il y a un magasin de chaussures très chouette et pas cher du tout au port.
TORTOLA: superbe petite île avec des jolies plages.
NASSAU: un peu décevant, la ville est en récession et le luxe du très beau complexe Atlantis (à voir !!) est absolument démesuré face aux quartiers pauvres ou il n y a même pas d eau courante dans les maisons. Attention à ne pas vous éloigner des zones touristiques....pour votre sécurité et n exposez pas vos petites "richesses".
Conclusion: si vous parlez anglais et si vous avez encore le prix de votre croisière à investir dans les dépenses à bord, cette croisière est faite pour vous !! ne vous privez pas de balcon même si c est plus cher, cela en vaut vraiment la peine.
En tout cas nous la referions sans hésiter.
nous revenons d'une croisière sur ce navire flambant neuf et je souhaiterais laisser un avis pour celles et ceux qui souhaitent faire une croisière sur ce bateau.
Nous avons passé une très bonne semaine, tout est superbe, moderne, bien pensé et étudié, quelques astuces pratiques comme les prises USB sur les lampes des chambres qui évitent les adaptateurs US, et des leds sur les numéros de chambre pour indiquer que vous êtes dans la chambre et que vous ne souhaitez pas être dérangé ou bien que vous attendez le room service.
Le navire est actuellement le plus large du monde ( d'après les dires des animateurs) et il ne bouge pas, la mer était assez calme mais j ai deja connu des navires qui tanguaient bien plus vite)
Ce qu'il faut savoir les + et les - :
- nous avons trouvé que l'organisation est excellente, pas de bouchons humains ni à l embarquement et le débarquement est hyper bien organisé, musique et distribution de linges et boissons, lors des excursions c'est fluide, pour un navire capable d accueillir 5000 passagers, tout s 'est passé rapidement et calmement.
à la fin de la croisière on ne vous mettra pas dans le théatre à 07h du matin comme sur des navires italiens (Ms... et Co..) car ici avec Norwegian vous débarquez à l'heure que vous choisirez !! Nous avons quitté le navire et notre cabine calmement à 09h35 le matin. (sortie max 10h00).
- il n y a pas de harcèlement au micro dans votre chambre pour "BINGO BINGO" à tout bout de champs !!! quel plaisir!! quelques annonces discrètes... La soirée du capitaine dure 30 minutes, c est très différent.
- à bord tout est exclusivement en anglais, excepté sur demande le journal de bord donc si votre anglais est nul, pensez à télécharger votre meilleur appli de traduction ou armez-vous de patience et de dictionnaires.
- les animations sont très bien faites, la clientèle est principalement américaines (dont amérique latine, sud) ils sont friands de jeux d argent et nous nous sommes pris au jeu aussi. On vous formera basiquement sur les diamants, on vous encouragera à en acheter à bord...Il y a un grand casino ou on peut effectivement gagner des sous :) Seul petit regret, pas de piste avec musique du soleil pour danser à deux... c est plutot soirées années 80 et white party sur le pont très bien aussi. Il y a de très bons animateurs dont un en particulier (directeur je crois très jeune avec des lunettes) qui mériterait vraiment de faire de la TV tellement il est bon dans ce qu il fait.
- à bord il n y a pas de forfait boisson alcoolisées sauf un à 500$ hors taxes, mais possibilité d acheter qq bouteilles de vins qui seront servies à table à votre convenance à prix raisonnables (23 $ env.) Du coup on évite les passagers ivres aussi...
- à bord TOUT EST TRES CHER! le verre de vin 9 $ hors taxes...! la bouteille d eau 6.50 $ hors taxe .... la carte de Bingo 39 $...... attention donc à votre budget. PAS de wifi gratuit.
- les taxes journalières sont des env. 13$ par jour et par passager, la question était pourquoi doit-on encore laisser des pourboires si cette taxe est censée les englober ? eh oui aux US les "tips" sont obligatoires.... et le personnel les adore.
- chambres: les cabines sont petites mais bien pensées, les lits doubles sont reliés en king size sans trou au milieu car ils sont bien zippés, nous étions en cabine balcon au 15 ème étage, nous avons entendu quelques bruits des enfants qui courraient au dessus de nous mais rien de bien dérangeant.
- le personnel est adorable pour nous constitué majoritairement de personnes de Thailande (dont un connu partout, il s appelle "washi washi :) ), Indonésiens, Indiens. J'aimerais préciser sans tabou que contrairement aux concurrents européens, ils savent se tenir et ne sont pas insistants avec les femmes seules (je parle par expérience et de celles de mes amies voyageant seules, c est une reproche fréquemment fait à MSC et Costa...)
- attention le son est horriblement fort pour toutes les animations il semblerait que les normes US soient bien supérieures à celles de l UE donc si comme moi vous souffrez d acouphènes ou d hyperacousie vous allez vivre un cauchemar à tout coin animé, même les jeux, je pense qu'ils avoisinent les 110-120 Db (seul de la douleur) contrairement à l UE qui est censé bloquer à 100 db. Mon ami a eu très mal aux oreilles partout, n oubliez pas vos boules quiès en cire (plus discret que la mousse fluo qui dépasse :) )
- la nourriture: cafétéria, variée et bonne. Restaurants: bonne mais sans plus. Peu variée. Point super il n y a pas d heure pour aller manger vous êtes libres de manger dans un des 4 restaurants à bord gratuits (en fait c est 2 restaurants et 2 endroits fast-food + la cafétéria) Les tables ne sont pas attribuées d office et les restaurants sont absolument splendides. En tout plus de 25 points de restaurations (principalement payants excepté es 4 inclus)
- attractions: toboggan à bouée très sympa mais beaucoup de monde, et 2 toboggans à sensation forte (trappe qui s ouvre sous vos pieds, mais il y a eu un accident sérieux lors de notre voyage....), minigolf qui porte bien son nom car il est mini-mini, un accrobranche très apprécié, terrain de basket etc, salle de sport, spa, atrium avec un remake de "à prendre ou à laisser" (jeu d argent) ...on ne s'ennuie pas à bord.
- spectacles: show jazz etc, pour tous les goûts, y compris d'autres dans une salle de cabaret , et aussi shows réservés aux adultes.
- enfants et ados: le paradis est au 4ème pont tout un étage d animation pour les petits et les ados sont chez eux au pont 17 avec une salle "parent free"
-moyenne d âge: beaucoup de jeunes ados et leurs parents entre 40-50, quelques personnes plus âgées aussi bien sur.
- surprise: les américains sont polis et s'excusent facilement quand ils vous bousculent par accident, fait rare du côté de la Méditerranée ou certains sont prêts à vous grimper dessus à la cafétéria.
- les excursions: trop courtes mais superbes ! Partout nous sommes sortis nous mêmes sans organisation du navire et tout s est bien déroulé. Toutefois les locaux vous sautent dessus à l arrivée de partout, prenez le temps de choisir votre chauffeur, prenez un chauffeur agrée.
SAINT-THOMAS: ne ratez pas comme nous la MAGEN BEACH sous prétexte que le chauffeur ne la trouve pas assez loin du port et vous promène à Sapphire beach, très belle aussi mais pas autant que la première, regrets... Comptez env. 25 $ aller retour. Shopping: Il y a un magasin de chaussures très chouette et pas cher du tout au port.
TORTOLA: superbe petite île avec des jolies plages.
NASSAU: un peu décevant, la ville est en récession et le luxe du très beau complexe Atlantis (à voir !!) est absolument démesuré face aux quartiers pauvres ou il n y a même pas d eau courante dans les maisons. Attention à ne pas vous éloigner des zones touristiques....pour votre sécurité et n exposez pas vos petites "richesses".
Conclusion: si vous parlez anglais et si vous avez encore le prix de votre croisière à investir dans les dépenses à bord, cette croisière est faite pour vous !! ne vous privez pas de balcon même si c est plus cher, cela en vaut vraiment la peine.
En tout cas nous la referions sans hésiter.
Visite de la ville de Mexico English translation pending
Bonjour à tous. Mon épouse, un couple d'amis et moi sommes allés visiter la ville de Mexico dernièrement (du 2 au 7 mars). Vu que nous séjournons une partie de l'hiver à Puerto Vallarta, nous avons décidé de nous y rendre par avion. Nous avons choisi début mars, espérant que la température soit un peu plus chaude qu'en janvier ou février. Dès la mi-janvier, j'ai commencé à vérifier sur internet les disponibilités et prix des billets d'avions. Finalement, j'ai choisi la cie "low cost" Vivaaerobus et le prix total payé pour les 4 personnes fut de 5600 pesos aller et retour soit un super de bon prix pour un voyage d'un heure et 10 minutes. A ce prix, il faut prendre la catégorie "light" qui donne droit à 1 bagage que l'on apporte dans l'avion dans le compartiment au dessus des sièges + un sac à main (ou l'équivalent), le tout ne devant pas dépasser 10 kilos ce qui fut amplement suffisant compte tenu de notre situation particulière. Allez sur le site pour d'autres options et autres prix pour ceux qui doivent voyager avec + de valises! Les vols aller-retour se sont très bien déroulés avec des avions très récents (Airbus 320).
Départ de Puerto Vallarta vers 11:00 PM le 2 mars et arrivée à l'Hôtel vers 1:00 AM. Nous avions réservé à l'Hôtel Zocalo Central à proximité du Zocalo. Endroit très bien tenu mais chambre petite et lits (2 lits simples) très étroits. Au prix payé (1747 pesos la nuit), je recommande d'autres endroits avec des chambres plus spacieuses.
Tous les "must" à visiter qui suivent sont accessibles à pied à partir du Zocalo: Cathédrale, Palais national (passeport requis), Templo Mayor, Palacio de Bellas Artes, Parc Alameda, Museo Nacional de Arte (très belles œuvres du peintre mexicain José Maria Velasco (1840-1912) qui a peint la campagne mexicaine de façon très convaincante). Prendre le temps d'aller visiter le Palacio Postal (bureau de poste) situé non loin de Bellas Arte. Près du Zocalo sur la rue 16 de septiembre, entrez voir le lobby du Gran Hotel de Mexico (très, très beau avec son plafond en verre coloré). Prenez le temps de vous promener aux alentours du Zocalo dans un 360 degrés.
Comme nous aimons beaucoup la marche, nous nous sommes rendus au Bosque de Chapultepec en partance du Zocalo, direction Bellas Artes, puis parc Alameda jusqu'à l'avenue Paseo de la Reforma, direction le parc Chapultepec. Environ 1:30 à 2:00 heures de marche au total mais un bonheur de marcher Le Paseo de la Reforma. Ce dimanche-là, en avant-midi, l'avenue était réservée aux cyclistes et joggers. Beaucoup d'arbres sur l'Avenue, de super beaux buildings ingénieusement bien pensés par les architectes mexicains, beaucoup d'animation sur l'Avenue en ce dimanche avant-midi, bref nous en avons eu plein les yeux! Le reste de la journée consacré à la visite du château Chapultépec (une couple d'heures) et du Musée d'anthropologie (3-4 heures). Pour les seniors, toujours avoir une pièce d'identité avec l'âge puisque de nombreux musées et autres endroits octroient une réduction de prix pour cette catégorie de personnes.
Concernant les Pyramides de Teotihuacan, nous avons favorisé un tour organisé puisque ce matin-là, en se promenant aux alentours de Zocalo, nous sommes abordés par un vendeur de "tours" qui se disait prêt à nous amener aux Pyramides en mini-van et que nous serions que nous 4 avec un guide et le chauffeur. Nous avons posé nos conditions à savoir ne pas nous faire visiter 3-4 endroits prévus lors du parcours aller (genre magasins pour nous faire acheter des choses). Par contre, nous avons accepté l'arrêt à la Basilique de Notre-Dame de Guadalupe où nous sommes demeurés une trentaine de minutes, suffisant pour voir l'ancienne et la nouvelle Basilique et les alentours. Arrivée aux Pyramides vers 1:00 PM, dîner dans un restaurant choisi par notre guide puisque lui et le chauffeur y ont mangé gratuitement mais c'est correct, cela fait partie de la "game". Par la suite, visite des Pyramides avec ascension des Pyramides du Soleil et de la Lune, très belle vue du haut de ces Pyramides. Départ pour le retour à l'Hôtel vers 4:00 PM et arrivée vers 5:30 PM. Le guide et le chauffeur ont été super surtout le guide, un aîné passionné qui nous donné maintes informations à l'aller, sur place et au retour. Belle journée. Coût de l'excursion: 2000 pesos pour les 4.
Dernière journée et la plus chaude de toutes (23 C, ensoleillé), nous avons monté à bord du Turibus (égal à l'Open tour à Paris). Prix: 140 pesos en semaine, 165, les fins de semaine. 4 trajets proposés: Centro (environ 2:30 heures), Sur (sud) (environ 3:30), Polanco et Basilica (environ 2 heures chacun). Bien sûr, vous pouvez descendre aux arrêts proposés, visiter les alentours et reprendre l'autobus plus tard. Allez sur le site Web de Turibus pour les arrêts des 4 circuits. Par exemple, si vous désirez visiter la maison Frida Kahlo, prendre le circuit SUR et descendre à l'arrêt Museo Frida Kahlo. Pour les personnes désireuses de descendre souvent et visiter des endroits spécifiques, l'idéal est de prendre son temps quite à faire un circuit par jour, le prix du billet n'étant pas dispendieux. Pour ceux qui ne désirent pas descendre, après 2 circuits dans la même journée, vous serez saturés vu les nombreuses attentes aux lumières, le traffic, etc. Espacer d'une journée ou deux avant de faire les 2 autres circuits restants.
Nous sommes allés également au 44e étage de la tour Latino-americana pour l'observation de la ville 360 degrés. Essayez d'y aller en semaine car moins de monde.
En réalité, il nous aurait fallu une couple de jours de plus, soit une journée pour aller visiter les jardins de Xochimilco (assez éloigné du centre) et le Stade Aztéca (je suis fan de soccer), de même que de marcher certains quartiers tels Condesa, Roma, etc.
Mes coups de cœur: marcher sur la rue piétonnière Francisco Madero en partance du Zocalo, sur l'Avenue Paseo de la Reforma, le Musée National de Arte, etc. Constat: ville très propre à tout le moins dans le centre touristique; plus de verdure que je ne croyais. Superbe ville!!!! Superbe voyage!!!!
Départ de Puerto Vallarta vers 11:00 PM le 2 mars et arrivée à l'Hôtel vers 1:00 AM. Nous avions réservé à l'Hôtel Zocalo Central à proximité du Zocalo. Endroit très bien tenu mais chambre petite et lits (2 lits simples) très étroits. Au prix payé (1747 pesos la nuit), je recommande d'autres endroits avec des chambres plus spacieuses.
Tous les "must" à visiter qui suivent sont accessibles à pied à partir du Zocalo: Cathédrale, Palais national (passeport requis), Templo Mayor, Palacio de Bellas Artes, Parc Alameda, Museo Nacional de Arte (très belles œuvres du peintre mexicain José Maria Velasco (1840-1912) qui a peint la campagne mexicaine de façon très convaincante). Prendre le temps d'aller visiter le Palacio Postal (bureau de poste) situé non loin de Bellas Arte. Près du Zocalo sur la rue 16 de septiembre, entrez voir le lobby du Gran Hotel de Mexico (très, très beau avec son plafond en verre coloré). Prenez le temps de vous promener aux alentours du Zocalo dans un 360 degrés.
Comme nous aimons beaucoup la marche, nous nous sommes rendus au Bosque de Chapultepec en partance du Zocalo, direction Bellas Artes, puis parc Alameda jusqu'à l'avenue Paseo de la Reforma, direction le parc Chapultepec. Environ 1:30 à 2:00 heures de marche au total mais un bonheur de marcher Le Paseo de la Reforma. Ce dimanche-là, en avant-midi, l'avenue était réservée aux cyclistes et joggers. Beaucoup d'arbres sur l'Avenue, de super beaux buildings ingénieusement bien pensés par les architectes mexicains, beaucoup d'animation sur l'Avenue en ce dimanche avant-midi, bref nous en avons eu plein les yeux! Le reste de la journée consacré à la visite du château Chapultépec (une couple d'heures) et du Musée d'anthropologie (3-4 heures). Pour les seniors, toujours avoir une pièce d'identité avec l'âge puisque de nombreux musées et autres endroits octroient une réduction de prix pour cette catégorie de personnes.
Concernant les Pyramides de Teotihuacan, nous avons favorisé un tour organisé puisque ce matin-là, en se promenant aux alentours de Zocalo, nous sommes abordés par un vendeur de "tours" qui se disait prêt à nous amener aux Pyramides en mini-van et que nous serions que nous 4 avec un guide et le chauffeur. Nous avons posé nos conditions à savoir ne pas nous faire visiter 3-4 endroits prévus lors du parcours aller (genre magasins pour nous faire acheter des choses). Par contre, nous avons accepté l'arrêt à la Basilique de Notre-Dame de Guadalupe où nous sommes demeurés une trentaine de minutes, suffisant pour voir l'ancienne et la nouvelle Basilique et les alentours. Arrivée aux Pyramides vers 1:00 PM, dîner dans un restaurant choisi par notre guide puisque lui et le chauffeur y ont mangé gratuitement mais c'est correct, cela fait partie de la "game". Par la suite, visite des Pyramides avec ascension des Pyramides du Soleil et de la Lune, très belle vue du haut de ces Pyramides. Départ pour le retour à l'Hôtel vers 4:00 PM et arrivée vers 5:30 PM. Le guide et le chauffeur ont été super surtout le guide, un aîné passionné qui nous donné maintes informations à l'aller, sur place et au retour. Belle journée. Coût de l'excursion: 2000 pesos pour les 4.
Dernière journée et la plus chaude de toutes (23 C, ensoleillé), nous avons monté à bord du Turibus (égal à l'Open tour à Paris). Prix: 140 pesos en semaine, 165, les fins de semaine. 4 trajets proposés: Centro (environ 2:30 heures), Sur (sud) (environ 3:30), Polanco et Basilica (environ 2 heures chacun). Bien sûr, vous pouvez descendre aux arrêts proposés, visiter les alentours et reprendre l'autobus plus tard. Allez sur le site Web de Turibus pour les arrêts des 4 circuits. Par exemple, si vous désirez visiter la maison Frida Kahlo, prendre le circuit SUR et descendre à l'arrêt Museo Frida Kahlo. Pour les personnes désireuses de descendre souvent et visiter des endroits spécifiques, l'idéal est de prendre son temps quite à faire un circuit par jour, le prix du billet n'étant pas dispendieux. Pour ceux qui ne désirent pas descendre, après 2 circuits dans la même journée, vous serez saturés vu les nombreuses attentes aux lumières, le traffic, etc. Espacer d'une journée ou deux avant de faire les 2 autres circuits restants.
Nous sommes allés également au 44e étage de la tour Latino-americana pour l'observation de la ville 360 degrés. Essayez d'y aller en semaine car moins de monde.
En réalité, il nous aurait fallu une couple de jours de plus, soit une journée pour aller visiter les jardins de Xochimilco (assez éloigné du centre) et le Stade Aztéca (je suis fan de soccer), de même que de marcher certains quartiers tels Condesa, Roma, etc.
Mes coups de cœur: marcher sur la rue piétonnière Francisco Madero en partance du Zocalo, sur l'Avenue Paseo de la Reforma, le Musée National de Arte, etc. Constat: ville très propre à tout le moins dans le centre touristique; plus de verdure que je ne croyais. Superbe ville!!!! Superbe voyage!!!!
3 mois de vacances au Brésil English translation pending
Bonjour aux membres de ce site.
Nous sommes plusieurs couples de sexagénaires passés qui nous adressons sur ce site afin de tenter obtenir des informations précises tant il existe de contradictions par les "on dit que" qui s'avèrent faux 9 fois/10!... Ayant prévu de passer 3 mois de vacances au Brésil, CHALEUR, pollutions et nuisances sonores seraient nos ennemis principaux.Il semblerait que CURITIBA soit la ville la plus équilibrée en matière de climatologie et en tous les cas la plus "fraîche" du Pays d'aprés ce qui se dit sur Wikipedia et autres sites.Cependant nous sommes également prévenus de ceci: http://mondeacplanete.blog.lemonde.fr/2014/03/27/au-bresil-curitiba-lex-ville-modele-damerique-latine-peine-a-se-reinventer/
Nous avons aussi lu quelque part que "Les quartiers Ahù et Barigui seraient très agréables".
Questions: 1) ces quartiers sont-ils suffisamment éloignés de ces grands centres urbains ET de ces odeurs malsaines en question comme l'indique le chapitre: "Insécurité et problèmes sanitaires" de cette page-Blog ?
2) Si cela ne serait le cas, quels endroits de Curitiba seraient les plus appropriés à notre demande ?
3) Par ailleurs y-a-t-il des Hotels et Quesadas à tarifs abordables pour notre petit budget($ 250-300/mois serait paraît-il possible:est-ce vrai?)dans ces quartiers et serait-il facile pour des touristes de louer un studio(aux mêmes tarifs)à Curitiba et au Brésil en général? Est-il préférable de passer directement par les Propriétaires ou par Agences? Si la seconde possibilité serait la meilleure, lesquelles seraient les moins onéreuses et que nous demanderait-on comme documents en dehors des Passeports ? Bis)Sur quels meilleurs sites de locations par direct Particuliers pourrions-nous trouver ce que nous cherchons trés exactement?
4) Est-il possible de restationner 3 mois en touristes(si envie de prolonger notre séjour)sans besoin de demander visa ad hoc mais simplement en quittant le Pays pour 24hs comme cela est possible dans d'autres contrées?
5) Quelle(s) autre(s) ville(s) du Brésil se "rapprocheraient" de Curitiba point de vue Climat et fraîcheur sans être pour autant en haute montagne et éloignés des grandes agglomérations...?
En espérant obtenir possible réponse PRECISES de la part de LOCAUX Brésiliens(et éventuellement d'autres personnes possedant infos sérieuses), et avec nos remerciements anticipés.
(Des personnes du 3è Âge qui parlent un peu l'Anglais si cela faciliterait certain/e/s informateurs/trices Etranger/e/s)
Nous sommes plusieurs couples de sexagénaires passés qui nous adressons sur ce site afin de tenter obtenir des informations précises tant il existe de contradictions par les "on dit que" qui s'avèrent faux 9 fois/10!... Ayant prévu de passer 3 mois de vacances au Brésil, CHALEUR, pollutions et nuisances sonores seraient nos ennemis principaux.Il semblerait que CURITIBA soit la ville la plus équilibrée en matière de climatologie et en tous les cas la plus "fraîche" du Pays d'aprés ce qui se dit sur Wikipedia et autres sites.Cependant nous sommes également prévenus de ceci: http://mondeacplanete.blog.lemonde.fr/2014/03/27/au-bresil-curitiba-lex-ville-modele-damerique-latine-peine-a-se-reinventer/
Nous avons aussi lu quelque part que "Les quartiers Ahù et Barigui seraient très agréables".
Questions: 1) ces quartiers sont-ils suffisamment éloignés de ces grands centres urbains ET de ces odeurs malsaines en question comme l'indique le chapitre: "Insécurité et problèmes sanitaires" de cette page-Blog ?
2) Si cela ne serait le cas, quels endroits de Curitiba seraient les plus appropriés à notre demande ?
3) Par ailleurs y-a-t-il des Hotels et Quesadas à tarifs abordables pour notre petit budget($ 250-300/mois serait paraît-il possible:est-ce vrai?)dans ces quartiers et serait-il facile pour des touristes de louer un studio(aux mêmes tarifs)à Curitiba et au Brésil en général? Est-il préférable de passer directement par les Propriétaires ou par Agences? Si la seconde possibilité serait la meilleure, lesquelles seraient les moins onéreuses et que nous demanderait-on comme documents en dehors des Passeports ? Bis)Sur quels meilleurs sites de locations par direct Particuliers pourrions-nous trouver ce que nous cherchons trés exactement?
4) Est-il possible de restationner 3 mois en touristes(si envie de prolonger notre séjour)sans besoin de demander visa ad hoc mais simplement en quittant le Pays pour 24hs comme cela est possible dans d'autres contrées?
5) Quelle(s) autre(s) ville(s) du Brésil se "rapprocheraient" de Curitiba point de vue Climat et fraîcheur sans être pour autant en haute montagne et éloignés des grandes agglomérations...?
En espérant obtenir possible réponse PRECISES de la part de LOCAUX Brésiliens(et éventuellement d'autres personnes possedant infos sérieuses), et avec nos remerciements anticipés.
(Des personnes du 3è Âge qui parlent un peu l'Anglais si cela faciliterait certain/e/s informateurs/trices Etranger/e/s)
Drogue du viol à Cuba English translation pending
J'ai cherché sur le sujet sur ce forum et je n'ai rien trouvé de récent.
Un de mes amis est allé à Varadero en janvier. Je ne nommerai pas l'hôtel où il séjournait. Il arrive tard le premier soir, il n'a pas la clé du coffre avant le lendemain matin. Il décide l'aller prendre une bière à la discothèque de l'hôtel, apporte son argent sur lui et se retrouve dépouillé sur la plage, il s'est même fait voler son jeans. Six autres clients ont subi le même sort. Évidemment, on suspecte la sécurité de l'hôtel d'être de mèche avec les voleurs.
Deux copines ont aussi été droguées à la kétamine il y a quelques années à Santa Lucia, mais le motif n'était pas le "vol".
On ne le dira jamais assez, surveillez vos drinks! Même si le plus bel homme ou la plus belle femme du monde vient vous chercher pour danser, terminez votre verre avant ou ne le buvez pas après l'avoir laissé sans surveillance.
Un de mes amis est allé à Varadero en janvier. Je ne nommerai pas l'hôtel où il séjournait. Il arrive tard le premier soir, il n'a pas la clé du coffre avant le lendemain matin. Il décide l'aller prendre une bière à la discothèque de l'hôtel, apporte son argent sur lui et se retrouve dépouillé sur la plage, il s'est même fait voler son jeans. Six autres clients ont subi le même sort. Évidemment, on suspecte la sécurité de l'hôtel d'être de mèche avec les voleurs.
Deux copines ont aussi été droguées à la kétamine il y a quelques années à Santa Lucia, mais le motif n'était pas le "vol".
On ne le dira jamais assez, surveillez vos drinks! Même si le plus bel homme ou la plus belle femme du monde vient vous chercher pour danser, terminez votre verre avant ou ne le buvez pas après l'avoir laissé sans surveillance.
Sécurité en Colombie English translation pending
nous avons très envie d'aller en Colombie, deux semaines (Bogota, Armenia et la vallée du café, côte caraibe : Santa Marta et Palomino, Cartagena) mais sommes effrayés par tout ce que nous pouvons lire ici où là. Qu'en est-il du danger d'un tel voyage, en prenant évidemment les précautions d'usage. Merci à tous
ClaireetPhil
Amérique du Sud début février à mi-mars English translation pending
Bonjour à tous,
Tout d'abord, merci du temps que vous allez me consacrer à me répondre :)
J'ai 23 ans, et j'ai décidé de faire mon premier road trip hors de mes frontières française en solo.
Mon choix se porte sur l’Amérique du sud de début février à mi-mars (1 mois et demi donc)
Au départ, je me voyait bien partir au chili, beaucoup de gens m'on dis que c'était pas mal la bas, mais j'en ai entendu des vertes et des pas mur (pas exemple, qu'un européen ne serais absolument pas dépaysé la bas)
En plus, le pays est très grand, et je serais frustré de ne pas tout faire en 1 mois et demi. Et puis le chili c'est tout de même 4200 km de long, avec trop de climats différents (notamment le froid, donc pour camper, ça peu devenir problématique).
J'aimerai donc rester dans l'hémisphère sud, avec un pays pas trop grand (par exemple de la taille du costa rica, panama etc)
Je vais vous dire ce que j'aime quand même, de manière à m'aiguiller au maximum sur ma possible destination.
j'aime : les petits coin de paradis, la nature luxuriante mais pas trop dangereuse (pas comme l'amazonie) j'aime faire la fêtes, trouver des petites cabanes près des plages à siroter une téquilla au son endiablé de la salsa latino, faire des truc que je peu pas forcément faire en france (deltaplane, saut en parachute, jet ski etc...), avec des centres villes assez animés, et assez typé latino. Trouver des petits resto' dans des quartiers typique (j'aime la bidoche saignante :p)
Ce que j'aime moins : m'égarer dans des plateaux ou des déserts infinissable, perdre trop de temps dans ce genre de chose, et ne pas pouvoir profiter de belle choses a force d'avoir crapahuter pendant des heures (par exemple faire l'ascension des volcans etc...)
Du coup, j'aimerai vraiment faire des choses qui sorte de l'ordinaire ! quel pays me conseillez vous de faire (avec tous les critères inscrits plus haut)
merci à vous tous.
Tout d'abord, merci du temps que vous allez me consacrer à me répondre :)
J'ai 23 ans, et j'ai décidé de faire mon premier road trip hors de mes frontières française en solo.
Mon choix se porte sur l’Amérique du sud de début février à mi-mars (1 mois et demi donc)
Au départ, je me voyait bien partir au chili, beaucoup de gens m'on dis que c'était pas mal la bas, mais j'en ai entendu des vertes et des pas mur (pas exemple, qu'un européen ne serais absolument pas dépaysé la bas)
En plus, le pays est très grand, et je serais frustré de ne pas tout faire en 1 mois et demi. Et puis le chili c'est tout de même 4200 km de long, avec trop de climats différents (notamment le froid, donc pour camper, ça peu devenir problématique).
J'aimerai donc rester dans l'hémisphère sud, avec un pays pas trop grand (par exemple de la taille du costa rica, panama etc)
Je vais vous dire ce que j'aime quand même, de manière à m'aiguiller au maximum sur ma possible destination.
j'aime : les petits coin de paradis, la nature luxuriante mais pas trop dangereuse (pas comme l'amazonie) j'aime faire la fêtes, trouver des petites cabanes près des plages à siroter une téquilla au son endiablé de la salsa latino, faire des truc que je peu pas forcément faire en france (deltaplane, saut en parachute, jet ski etc...), avec des centres villes assez animés, et assez typé latino. Trouver des petits resto' dans des quartiers typique (j'aime la bidoche saignante :p)
Ce que j'aime moins : m'égarer dans des plateaux ou des déserts infinissable, perdre trop de temps dans ce genre de chose, et ne pas pouvoir profiter de belle choses a force d'avoir crapahuter pendant des heures (par exemple faire l'ascension des volcans etc...)
Du coup, j'aimerai vraiment faire des choses qui sorte de l'ordinaire ! quel pays me conseillez vous de faire (avec tous les critères inscrits plus haut)
merci à vous tous.
Chili: voyager seule... ou accompagnée English translation pending
Hola Amigos,
Je souhaiterais faire un voyage au Chili de 3 semaines environ. je n'ai pas encore réellement de parcours pré-défini, je suis plutôt en train de définir mes prochaines vacances! Est-ce que 3 semaines seraient "suffisant" pour en prendre plein les yeux et découvrir le Chili? De plus, je serais surement seule (une femme seule au Chili, est-ce risqué?) mais je parle couramment l'espagnol
Merci pour vos réponses 😉 Débo
Je souhaiterais faire un voyage au Chili de 3 semaines environ. je n'ai pas encore réellement de parcours pré-défini, je suis plutôt en train de définir mes prochaines vacances! Est-ce que 3 semaines seraient "suffisant" pour en prendre plein les yeux et découvrir le Chili? De plus, je serais surement seule (une femme seule au Chili, est-ce risqué?) mais je parle couramment l'espagnol
Merci pour vos réponses 😉 Débo
Papouasie 2005, traîtreusement abandonnés par nos guides au beau milieu de la jungle English translation pending
SECOND TOME, CHAPITRE IX - JOHN WAYNE, SA DESCENDANCE ET SA FAMILLE
- John, Zazou et naps dans la jungle papoue, entre les mauvais esprits qui rôdent et leurs guides qui se font la malle ils sont pas sauvés les pauvres... -
Octobre 2005, rappel de l’épisode précédent : après avoir bien failli se retrouver amputé d'un bout d'intestin quelque part entre l'Afghanistan et l'Inde, naps, notre héros d'occase, s'était mis en route pour l'Indonésie, accompagné de son pote Zazou, dit Zaza, dit bogra, dit le dormeur, dit le philosophe arabe, qui l'avait rejoint...
Alors le premier mois ça allait être repos total, on en avait bien besoin autant l’un que l’autre. Zazou parce qu’il arrivait de France où il avait travaillé dur, et naps pour tout ce que lui était arrivé depuis disons l’époque du récit 95 heures (voir le chapitre XX du premier tome), parce que crois-le ou pas mais il ne s’était pas vraiment ni posé ni reposé depuis tout ce temps. À l’arrivée en Indo on ne peut avoir qu’un visa d’un mois mais ça ira pour l’instant, on ressortira plus tard en faire un de 60 jours à l’ambassade, le tout nous faisant trois mois dans le pays ce qui suffira amplement. Pour commencer nous décidâmes de retourner sur les îles près de Manado, dans le nord de Sulawesi, on avait bien aimé à l’époque. Perso j’aurai voté pour Siladen, mais aux dernières nouvelles l’île s’étant dotée d’hôtels de luxe nous jetâmes plutôt notre dévolu sur Bunaken. Hélas ici aussi ça avait bien changé, l'atmosphère jadis si conviviale était devenu mercantile et en plus maintenant il y avait une taxe de 150000 roupies pour la soi-disant conservation du milieu marin. L’idée était partie d’un abruti de chercheur américain, ce genre de crétin qui vient se mêler des affaires d’un pays sans rien savoir de comment ledit pays tourne. Bravo espèce de débile mental, tu as donné une nouvelle occasion aux indos de se faire de l’argent de poche sur le dos des touristes. Au bout de quelques jours que nous étions sur l’île passèrent donc les collecteurs de fond pour réclamer la fameuse dîme, ils étaient attendus de pied ferme... Les deux types étaient sympas et pas fautifs des agissements de leurs patrons, c'est pourquoi je leur parlai gentiment, quoique sans ambages : écoutez les gars, j'ai rien contre vous mais soyons honnêtes, vous savez aussi bien que moi que l’argent en question ne sera pas utilisé pour la conservation quelle qu’elle soit mais qu’il va être détourné par vos chefs pour se payer des belles bagnoles et des belles gonzesses. En conséquence de quoi mon pote et moi nous refusons de payer ! Les mecs en restent pantois, ils ne s’attendaient pas à ce qu’un étranger parle de la sorte, en plus dans leur langue, et ils restent un peu interdits car ils savent bien de quoi je parle. J’enfonce un peu plus le couteau vu qu’ils ont avec eux un diagramme des sommes extorquées depuis la mise en application de cette escroquerie : bon alors deux milliards et demi de roupies ont été grattés (plus de 250000 dollars quand même) et qu’est ce qui a été fait avec ? J’ai vu qu’ils ont construit une jetée là-bas mais personne ne l’utilise, les locaux parce qu’elle est trop loin du village et qu’ils préfèrent accoster directement en face de celui-ci, les touristes parce qu’elle est trop loin des hôtels et qu’ils préfèrent accoster directement en face de ceux-ci, bel exemple de manque de planification et de gaspillage en somme. À part ça ils ont bien immergé à droite à gauche quelques cases en ciment pour que du corail neuf y pousse, mais ne me dites pas qu’il y en a eu pour deux milliards et demi ! Donc pas un centime pour ces voleurs, et s’il faut qu’on parte de cette île et bien c’est pas un problème, par contre vous ferez perdre de l’argent au propriétaire de l’hôtel (argument bien choisi car le proprio nous écoute, et les gars se sentent mal envers lui). Ils se grattent la tête et ne me contredisent pas, car tout ça c'est la stricte et triste vérité, seulement ils ont quand même un boulot, même s'il est sale, à faire... Bon, on va faire comme ça les mister, vous ne payez que 50000, qui sont normalement pour l’entrée à la journée (150 c’est pour le séjour illimité), et c’est OK. Même 50 ça me fait mal au ventre de les sortir et je renâcle, mais Za intervient : allez c’est bon espèce de rastègue que tu es, sors un peu tes sous que t’es blindé de toute façon et paye, au moins on peut rester ici à se reposer au lieu de retourner dans cette ville pourrite de Manado ! Vaincu par la puissance de cette logique, elle aussi sans ambages, je cède. On paye et au final on se quitte bons amis avec les deux moustachus, je leur avais parlé avec respect et ils avaient bien compris que je n’en avais pas après eux (et aussi, je pense, parce qu’au fond ils me donnaient raison). Tiens, en parlant de ça je vais faire un peu de pub gratuite : pas longtemps après avoir écrit ce texte j’étais tombé sur un guide du croutard Indonésie et y avais jeté un œil, histoire de voir un peu les énormités qu’ils avaient pu écrire et de me marrer un bon coup. Je lis le passage sur Bunaken et découvre à ma grande stupeur qu’ils encensent ce racket qui d’après eux est une bonne chose pour l’environnement, nouvelle preuve, si besoin en était, que ce sont des blaireaux qui ne savent pas de quoi ils parlent. Après genre deux semaines on commença à en avoir marre et Zazou voulait voir Bali. J’eus beau lui répéter qu’il n’y avait pas grand chose sur cette île il n’en démordit pas, quand il a une idée quelque part le bogra tu la lui enlèves pas comme ça, une vache (bogra en arabe) c’est têtu parfois. C’était sur le chemin du retour et comme je ne peux rien refuser à Za j’acceptai... Une fois à Bali on avait flemmardé dans différentes parties de l’île, on avait loué des motos pour se balader un peu et Zaza avait profité d’être là pour acheter pas mal de souvenirs pour son appart. Les balinais sont de véritables artistes et ils font des choses magnifiques, notamment au niveau sculptures, et si j’avais un pied-à-terre je me serais sûrement laissé tenter moi aussi par l’une ou l’autre pièce tant certaines sont finement ouvragées et joliment travaillées. En plus il y avait très peu de tourisme cette année-là car on était juste un peu après la deuxième bombe de Bali et cela permit à Zazou (qui me traite toujours de radin mais qui ne s’est pas vu quand il marchande) de réaliser de très bonnes affaires. Naps, quant a lui, s’offrit un nouveau hamac fait de ce tissu très soyeux qu’un petit malin vend sur internet une fortune en disant, sans rire et je cite, qu’il lui a fallu dix ans d'études et de recherches pour mettre au point le concept, y en a qui ont honte de rien ! À la fin du séjour Za admit quand même qu’il n’y avait en effet pas tant que ça à voir ou à faire sur cette île et fit cette remarque, comme d'habitude bien ciblée : ben dis donc, les balinais, ils en foutent pas une, ils passent leur temps à aller au temple, ah ils l’ont belle les types ! Mais trêve de plaisanterie, maintenant les choses sérieuses allaient commencer, il nous fallait un visa de deux mois car je tenais à réaliser un vieux rêve : traverser à pied et en bateau l’intérieur de la Papouasie. Nous nous arrangeâmes pour arriver à Penang trois jours avant la fin du Ramadhân, sachant bien qu’après cette date tous les consulats seront fermés, et comme le visa est délivré en 24 heures on devrait être bon. Au consulat, chouette, c'est le même lunetteux que la dernière fois, il est sympa. Je parle quand même angliche avec lui car je sais qu’ils sont suspicieux, et s’il m’entend parler indonésien il risque de commencer à se demander si je ne suis pas un de ces toutous qui restent longtemps dans le pays et s’y enfoncent, ceux-là même dont le gouvernement essaie de se débarrasser en rendant plus difficile l’obtention des visas. Badaboum, il nous dit de revenir dans dix jours. Mais, il reste trois jours avant la fin du Ramadhân, objectai-je. Oui, mais demain c’est Deepavali et ils ferment, pour ne réouvrir qu’après la semaine légale de vacances post-mois du jeûne (avec un circonflexe sur le u, on ne parle pas de jeunesse mais je pense que tu avais compris) dite « lebaran ». Je vois, Deepavali est une fête hindoue, ces mêmes hindous que vous savez critiquer pour leurs milles dieux et leur propension à en faire images et idoles, mais dont vous savez aussi apparemment profiter des congés quand bien même ils sont en l’honneur de ce que vous appelez des faux dieux. Passons... On va la tenter à l’indo et lui proposer -en biaisant car il faut que les apparences soient sauves, ça marche comme ça chez eux- des sous : OK mais dites-moi, peut-être que vous pouvez nous aider et nous on vous aide aussi, on peut payer un petit supplément pour avoir le visa aujourd'hui. Il rigole, car il a très bien compris mon louvoiement, mais hélas y a rien à faire, le consul, qui est celui qui signe les visas, est déjà parti. Et oui, parce que si tu penses que les fonctionnaires français sont des fainéants et des incapables je te recommande d'aller voir leurs confrères indos... J’abats ma dernière carte : mais peut être que vous pouvez le signer vous-même le visa, le consul finalement on n’en a pas besoin, non ? C’est pas l’envie qui lui en manquerait car il sait qu’il y a soussous à la clé mais il refuse, il doit avoir peur de s’attirer des ennuis et je ne peux lui en tenir grief, même si je sais qu’il n’y aurait pas eu de blème... Une fois dehors c est le conseil de guerre entre les chefs de tribus algériennes et siciliennes : bon alors, qué far ? Soit on attend dix jours ici mais ça va vite devenir gavant, soit on trace direct et on chope un visa d’un mois à la frontière mais dans ce cas il faudra changer les plans. Za n’a pas envie de peigner la girafe dix jours à Penang et moi non plus donc le choix s’impose de lui même... La traversée de la Papouasie ça sera pour un autre jour, parce qu’en un mois c’est pas faisable, mais on va quand même y aller se faire une petite virée dans la jungle, surtout que Zazou n’y est encore jamais allé. Je vais envoyer un émail à mon pote Iwein (lis I Wayne, tu comprendras qu’avec un tel nom un minot mal éduqué comme qui tu sais ne pouvait pas résister à la tentation de l'appeler John Wayne, on s’amuse comme on peut) qui est basé dans le coin pour ses recherches ornithologiques, va-t-en savoir, s'il faut on pourrait aller avec lui dans la forêt et chercher des piafs par la même occasion... Je t’ai jamais parlé d’Iwein ? En fait si, mais c’était dans le premier tome et comme je ne veux pas t’infliger la lecture d’un tel ramassis de calembredaines je te la refais, présentations... Iwein est un belge flamand que j'avais rencontré la première fois que j’étais en Papouasie cinq ans auparavant, et avec lequel on s était revus quelques fois par la suite. Il est plus jeune que moi mais la valeur n’attendant pas le nombre des années ça ne l’avait pas empêché à l époque d’avoir déjà derrière lui plusieurs voyages dans le coin, et il m avait donné de bonnes infos sur la région autour de Manokwari qu’il connaissait bien pour y avoir passé du temps à étudier ses zoziaux (si le cœur t’en dit va lire le chapitre VIII du premier tome mais fais gaffe, c’est pas de la littérature pour premier communiant). Car Iwein est un ornithologue confirmé, il connaît tous les volatiles de Papouasie par leur petit nom et peut même les identifier rien qu’à leur chant, et c’est du costaud parce que d’après lui il y a plus de 400 espèces dont pas mal d’endémiques. C’est que contrairement à la plupart des gars qui sont dans la profession et qui ne quittent que rarement leur bureau le Iwein, lui, il passe le plus clair de son temps sur le terrain. Il a d'ailleurs à son actif deux coups fumants : et d’une il avait réussi à enregistrer le chant d’un oiseau qui ne l’avait jamais été jusque-là, et de deux il avait pu enregistrer un piailleur d’une famille qu’on croyait éteinte, prouvant par la même que ce n’était pas le cas. Malgré tout ça il reste simple notre Iwein, car même s’il pourrait aisément faire son beau vu son expérience et ben c'est tout le contraire, il est très discret. Il est pas du genre à se la jouer devant les pépettes ni à se la raconter comme le font les blaires à la lonely planet, qui franchement comparés à lui n’ont pas grand chose à dire et ne sont que des petits pipeaux bombeurs de torse qui cherchent à en mettre plein la vue avec deux bouts de ficelle... Physiquement il est ma fois comme monsieur tout le monde, ou même comme le beau-fils idéal (dixit mon ex-belle-mère). On pourrait s’attendre à voir un gars tatoué, aux dreadlocks épaisses et longues avec des sapes genre le mec cool et décontracté, mais il n’en est rien (car ce sont ceux qui en montrent le plus qui en font le moins et inversement, c’est bien connu du reste). Il est habillé, mmmh... on va dire classique, a les cheveux courts, est quasiment toujours bien rasé, du moins quand il est à la ville (il a pas de mal remarque, ça pousse guère chez lui) et passe inaperçu dans la foule. Par contre, il a certaines particularités physiques qui prouvent qu’il était vraiment né pour sa passion. Déjà ses doigts ont des articulations très noueuses qui font penser à des serres d’oiseau de proie. Ensuite son nez n’est pas en bec d’aigle, mais il est légèrement bombé et on remarque tout de suite la ressemblance avec un bec d’oiseau. Le pire c’est si on l'observe avec attention, il y a quelque chose dans sa silhouette et sa dégaine qui fait qu’on a l'image d'un piaf qui vient en tête, les aborigènes diraient que son animal-totem est un volatile, les hindous qu’il a été une créature ailée dans une incarnation passée. Délire de naps dis-tu ? Je ne crois pas car Zazou, qui le rencontrait pour la première fois et à qui je n avais pas parlé d’animal-totem, me confia un peu plus tard que, je cite : c’est drôle, quand on le regarde bien il fait vraiment penser à un oiseau ! CQFD... Tu n’as jamais eu ce genre de sentiment avec certaines personnes (soit dit sans aucun mépris ou moquerie, c'est juste une impression un peu étrange) ? Perso ça m'arrive souvent, l'un me fait penser à un chat, l'autre à un renard, un autre encore à une chouette, sans oublier mon pote le pithécanthrope du premier chapitre. Enfin en tout cas on tombait bien, Iwein était justement prêt à partir pour Manokwari faire des recherches sur une montagne qu’il ne connaissait pas et ou les papous n’allaient pas, ce qui pouvait être un indicateur d’une faune nombreuse et variée vu l’absence de chasse. Rendez-vous fut pris à bord d’un Pelni, un de ces gros ferries indo qui vus de dehors ont l’air d’un bateau de croisière mais qui vus de dedans sont plus proches d’un mélange entre un cirque, un zoo et un jardin d’enfants. Je ne m’étendrai pas sur le sujet car je l’ai déjà fait (va lire le chapitre III du premier tome pour de plus amples informations sur cet exercice de survie en milieu hostile, mais sache qu'il est déconseillé aux âmes sensibles) et me contenterai de dire que la jonction s’effectua sans anicroche. Iwein nous présenta dans la foulée sa femme (car il est marié, j’avais oublié de te le dire, et désolé pour celles qui avaient déjà des idées derrière la tête), une jolie petite indo d’origine chinoise... Et ben dis donc Iwein, t'en as de la chance mon gars, c'est pas à moi que ça arriverait ! Vu comme t’es fauché et radin par dessus le marché, et vu comme tu vis, elle est pas avec toi pour le pognon ni pour la grande vie à l’occidentale ça c’est sûr ! Madame une fois partie nous commençâmes à parler entre hommes du bon vieux temps, et entre autres de l’histoire décrite dans le récit dont je te parlais plus haut (chapitre VIII, premier tome) qui avait toujours fait marrer Iwein. Puis le Pelni s’ébranla et mis le cap sur Manokwari...
Nos trois oiseaux de mauvais augure (je sais, c'est un peu facile mais j'ai pas pu résister) voguaient donc sur les mers chaudes de Papouasie. Il y avait Iwein le héron flamand, Zazou el bogra d'Algérie, et naps le fennec franco-siciliano-maltais... Le voyage se déroula sans problèmes et surtout sans prises de tête, car les Pelni ne sont plus aussi bondés qu’au bon vieux temps vu la guerre tarifaire que leur livrent les compagnies aériennes. Comme on a un peu de temps avant d’arriver à Manokwari je vais en profiter pour te faire un petit topo historico-politico-économico-sociologico-culturel d'occase sur la Papouasie. Que ceux que ce genre de passage gave, et que ceux qui l’ont déjà lu dans le premier tome (parce que j’ai fait un copier-coller, qu’est-ce que tu crois), me pardonnent, il leur suffit de descendre un peu pour accéder directement à la suite de l’histoire... La Papouasie Nouvelle-Guinée, porte de la Mélanésie et du Pacifique, connue localement sous le nom d'Irian Jaya mais que les indonésiens venaient juste de rebaptiser de son nom originel Papua (prononcez Papoua), histoire d'essayer d'endormir les papous et de leur faire oublier dans la foulée qu'ils les colonisent et pillent leurs richesses. Cette île (car c'est une île, la deuxième en superficie après le Groenland), plus grande que la France ou que Bornéo, est située dans l'hémisphère sud, un peu en-dessous de l’Équateur, et par là-même jouit d'un climat chaud et humide toute l'année avec évidemment de nombreuses pluies. C'est une immense jungle, même si ça déforeste comme partout, la troisième du monde après l'Amazonie et la forêt d'Afrique centrale. La partie orientale, dite PNG (Papua Niugini), a été longtemps sous tutelle/colonie australienne mais est maintenant indépendante, depuis les années 70 s'il m’en souvient bien. La partie occidentale quant à elle a été volée à ses habitants et est présentement colonisée par les indonésiens. Comment cela fut-il possible ? Une nouvelle foi grâce à l'hypocrisie et la vilenie de nos démocraties occidentales, USA en tête (classique me direz-vous ? Vous avez bien raison). Rappelons les faits : l’Indo était une colonie hollandaise mais ceux-ci décampèrent comme des lapins lorsque les japs débarquèrent pendant la seconde guerre. Une fois les sushis repartis en 1945 nos belanda (c'est comme ça qu'on les appelle ici) revinrent tranquillement et sans complexes seulement voilà, les indos ne les voulaient plus. Soekarno (le premier président du pays mais qui ne l'était pas encore à l’époque) prit la tête de la rébellion, mais il ne serait pas allé bien loin à mon humble avis si les américains n'avaient pas fait pression sur les hollandais, en menaçant de leur couper l'aide à la reconstruction d'après-guerre, pour qu'ils lâchent l’archipel. Pourquoi ont-ils fait ça ? Sûrement pas par humanisme, c'est interdit par leur religion. Alors ? Un peu de patience, vous allez vite comprendre si ce n'est déjà fait... De là Soekarno ce petit malin javanais fit main basse sur toutes les îles et fut assez intelligent pour baptiser le nouveau pays Indonésie au lieu de l’appeler Javanésie, une appellation pourtant plus adaptée vu qu'en fait les autres îles se retrouvaient purement et simplement sous domination javanaise, mais qui aurait heurté la sensibilité de beaucoup en dehors de Java. Comme tout dictateur qui se respecte il s'enfla d’orgueil et très rapidement il ne se sentit plus pisser à la tête de son royaume tout neuf. Il lui fallait maintenant aller jusqu'au bout de sa pathologie mentale et de son goût du pouvoir et pour cela il devait élargir son territoire, ce genre de malades n'en ont jamais assez, ça fait partie de leur folie. Et tiens, justement les Moluques avaient décliné l'offre qui leur avait été faite et n'avaient pas voulu rejoindre cette république bananière pour cause de religion différente et d'hostilité manifeste envers Java, un tel affront et une telle ingratitude ne pouvaient être tolérés ! Qu'à cela ne tienne, on envoie l'armée et ses soudards, on massacre assez de gens pour que ceux qui sont encore en vie aient peur et le tour est joué, les Moluques sont intégrées à l'Indonésie et quant à l'avis de ses habitants tout le monde s'en fout. On a agi comme un de ces colons qu'on dit par ailleurs abhorrer mais c'est pas grave, l'Occident n'a rien dit et tout va bien, voilà donc un hochet supplémentaire pour ce cher Soekarno. Mais ça ne suffisait pas et il ne pouvait s'empêcher de lorgner sur la Papouasie. Si elle était à lui il ferait une belle culbute, pensez donc, il augmenterait sa bananeraie de 22%. Un territoire vierge, plein de ressources naturelles et très peu peuplé, la bonne affaire quoi... Seulement le problème, et de taille, c'est que les hollandais y étaient encore. Faire le beau et pérorer lors de ses discours officiels en disant qu'il les avait foutus dehors (en évitant soigneusement de parler de l'aide providentielle des américains bien sûr, encore aujourd’hui les indos ignorent ce fait historique et croient que c'est ce héros national de camarade Soekarno qui les a libérés) c'était une chose, les attaquer de front c'en était une autre et il devait bien se douter qu'il prendrait une déculottée. Il tenta quand même d'envoyer des espions et des agitateurs sur place, en espérant rallier les papous à sa cause, mais non, les papous ils s'en fichaient bien pas mal de ce nabot arrogant et de sa république simiesque et ça ne marcha pas. Les papous, aux dires de tous et surtout des vieux qui ont connu la période belanda et qui t'en parlent aujourd’hui encore presque les larmes aux yeux, avaient ma foi les hollandais à la bonne. En plus l'Asie ils s’en cognent, la Papouasie c'est déjà la Mélanésie et le Pacifique, rien à voir. Tout y est différent, la faune, la flore, et aussi les habitants qui appartiennent au groupe ethnique de la Nouvelle Calédonie, des îles Vanuatu ou Salomon. À l'époque Soekarno était réputé pour ses diatribes violentes contre l'Occident et sa proximité avec le communisme, et tout ça ne plaisait pas aux américains car ils risquaient bien de perdre une position stratégique dans leur jeu d'échec à l'échelle mondiale. Le biz fut le suivant : on intervient à l'ONU et fait en sorte que les hollandais te livrent la Papouasie clés en main, et toi tu te calmes un peu et tu nous signes de bons contrats juteux dans ton pays. Affaire fut faite et les belanda durent partir, on était en 1961... Après une période de transition les moustachus, qui sont les rois de l’hypocrisie et du faux semblant, décidèrent d'organiser ce qui fut appelé « l'acte de libre choix » pour laisser soi-disant les papous décider s’ils voulaient être indépendants ou rejoindre l'Indo définitivement. Tu me diras ils y étaient un peu obligés vu que c'était une condition posée par l'ONU pour son aide providentielle, cette ONU qui au niveau hypocrisie et faux semblants n'a de leçons à recevoir de personne non plus. Le vote fut une mascarade car aucun suffrage universel ne fut organisé et seuls quelques chefs de tribus votèrent, les uns avec un pistolet sur la tempe, les autres avec une liasse de billets dans la poche, et le résultat - prévisible - fut annoncé : la Papouasie occidentale était officiellement rattachée à l'Indonésie, avec la bénédiction du monde occidental. Les blanquets eurent leur bakchiche, juste retour des choses pour leur bienveillance envers l'Indonésie. Des contrats en pagaille partout dans le pays pour l'extraction de pétrole et de gaz, et la cerise : la mainmise sur la plus grande mine d'or du monde et la troisième de cuivre, en Papouasie justement, quelle coïncidence n'est-ce pas... Tout allait bien dans le meilleur des mondes, la Javanésie s'était agrandie, les occidentaux pouvaient dépecer tranquillement le pays tout en jetant quelques cacahouètes au chef, et ça a continué ainsi jusqu’à nos jours. La Papouasie en 2000 et bien c'est comme partout dans le monde en territoire colonisé : les papous sont pas contents et haïssent les indos, l'OPM (la guérilla) a fait son apparition. Les indos, lavés du cerveau comme ils l'ont été par la propagande officielle, sont sûrs de leur bon droit et d'être chez eux et viennent en masse s'établir dans ce nouvel Eldorado où tout reste à construire, ce qui génère une certaine activité économique et des opportunités de travail ou de bizness qu'ils n'auraient pas trouvées sur leurs îles d’origine, surtout les javanais chez qui c'est très pauvre et très surpeuplé. On ne peut pas leur en tenir rigueur, ce sont de pauvres gens qui sont venus tenter leur chance, attirés par l'espoir d'une vie meilleure, surtout à l'époque où le gouvernement avait ses programmes de transmigration (dans un souci d’indonésianiser l'île, le bien-être de ses concitoyens n'ayant évidemment jamais été à l’ordre du jour). En ces temps-là le gouvernement te payait le bateau pour y aller et te donnait un terrain ainsi qu'un stock de riz le temps que tu aies des récoltes, et il va sans dire que ces programmes ont rencontré un franc succès dans un pays où la vie n'est pas facile. Bien sûr la réalité n'a pas toujours été aussi idyllique que les promesses (terrains inondables, mal situés, sujets aux éboulements, hostilité de la population papoue), c'est ce que j'appelle prendre en otage ses propres gens. Une fois sur place les indos s'y sont fixés et y ont fait souche, et un jour ou l’autre (comme au Tibet ou au Xinjiang dont nous parlerons d'ici peu) il y aura plus de nouveaux venus que de première nation, cf. les Amériques ou l'Australie, voilà, la boucle est bouclée. J’en vois qui commencent à s’assoupir, revenons à nos trois oiseaux... Pendant que naps déballait son cours d’histoire à deux balles le bateau était arrivé à Manokwari, il était minuit. On avait bien rigolé pendant le voyage, surtout que bogra et moi on passe notre temps à se chamailler et à s’envoyer des vannes foireuses. Iwein n’avait pas l’habitude d’un naps comme ça, et oui, il ne m’avait jamais vu avec quelqu'un de mon village et encore, Za c’est pas le pire et de loin, quand je suis avec X ou pithécanthrope attention les dégâts (voir le chapitre XXI du premier tome) ! On avait fini par lui dire : tu vois John, avec nous t'as pas fini de rire et tu te marreras bien plus avec les arabo-latins que nous sommes qu’avec ces anglo-saxons qu’ont pas de sang ! En descendant du bateau je scrutai la jetée, espérant voir ma petite papouette. La dernière fois que j’étais à Manokwari j’étais aussi arrivé de nuit et je l’avais rencontrée sur cette même jetée, une très belle fille à la peau chocolat (je bombe le torse, exact, ça fait du bien à mon ego), et vu la conclusion de l’histoire à l’époque je me disais qu’un phénomène récurrent ne serait pas de refus. Las, elle n’était pas là, nous allâmes dormir dans une case chez des amis d’Iwein. Le lendemain nous primes quand même une chambre à l’hôtel car nous avions besoin de préparer certaines choses dans le calme. Ensuite nous fîmes un petit détour par chez les poulagas, pas qu’on les aime ces tordus mais il nous fallait une « surat jalan » (permis dont on a besoin dèss qu’on quitte les villes pour s’enfoncer dans l intérieur). Avec Za on laisse John parler, il les connaît vu qu’il est souvent dans le coin. J’entends le corrompu en chef qui commence à insinuer qu’Iwein est notre guide, qu’on le paye et que donc il ramasse des sous au black. Je les connais les gabarits, le gars espère probablement gratter une rallonge, il est temps que j’intervienne : excusez-moi monsieur mais je vous ai entendu parler et je pense qu'il me faut corriger certaines de vos allégations. Mon ami et moi-même nous ne sommes pas des enfants et nous n’avons besoin d’aucun guide pour aller dans la forêt. Comme vous entendez je maîtrise votre langue et vous imaginez bien que je suis à même de me débrouiller seul. De plus, je n’en suis pas à mon premier voyage dans la région, consultez vos archives et vous verrez que je suis déjà venu à plusieurs reprises, et à chaque fois sans mister Iwein. Iwein est un ami et il nous a proposé de l’accompagner dans la forêt en amis, il n’y a absolument aucune histoire d’argent entre nous. Le moustachu se calme, mais il réclame quand même des sous pour l’obtention du bout de papier. La corruption, tristement classique et tellement répandue dans ce pays, une véritable plaie. Petit conciliabule à trois en français (car John parle notre belle langue) : Il exagère quand même John, à l’époque ils demandaient beaucoup moins ! Je sais, à chaque fois ils augmentent, c'est que le pays connaît une sacrée inflation et vous pensez bien qu’ils s’alignent. De toute façon si on paye pas adieu le permis et adieu le trip, tout ce qu’on peut faire c’est marchander ! Passons, et disons que nous finîmes par avoir le papelard... Ensuite il fallait bien faire les courses. La cigogne des Flandres sortit une liste de commission, basée sur le temps que nous allions rester et le nombre de bouches à nourrir, écrite par sa chère et tendre, c'est quand même pratique de temps en temps une femme... Nous achetâmes une tonne de riz, des nouilles déshydratées, des sauces et épices, des légumes frais qui se conservent, du thon en boîte, des biscuits, du café, du thé, du sucre, enfin tout ce qu’il fallait pour un séjour en autonomie complète car c’est de ça qu’il allait s’agir. Le lendemain nous prîmes un minibus jusqu’au village machin chose d’où nous commencerons à marcher demain. Nous fîmes nos politesses au chef, déposâmes nos sacs là où nous allions dormir (c’est à dire par terre) puis la discute put commencer... C’est surtout John qui tient le crachoir vu que c'est son trip, Zazatte et naps baillent aux corneilles. En premier lieu il s’enquiert de savoir qui a les droits territoriaux pour la montagne sur laquelle il avait jeté son dévolu. Car même si pour l'occidental non averti la forêt a toujours l’air d’être la même partout, en vrai telle partie appartient au village A, telle autre au village B, et bien sûr A n’aime pas que B vienne batifoler sur son terrain et inversement. Ces droits sont à prendre très au sérieux et t'as vraiment intérêt à savoir où tu mets les pieds, parce que sinon ça peut rapidement dégénérer au coupe-coupe ou à la flèche, sans rire. D’après le chef le versant par où nous allons passer était à lui (en fait plutôt à son village, mais un peu de mégalomanie n’a jamais fait de mal a personne) donc on était bon. Ensuite il fallait des porteurs qui connaissaient le coin, surtout pour savoir où trouver de l’eau. Ça y en a pas, personne du village n’est jamais monté là-haut à part le chef dans sa jeunesse car en ce temps-là il vivait dans cette forêt (c’était avant l’époque où le village a été déplacé à son emplacement actuel en bord de route). Il serait bien allé avec nous mais il nous fait voir sa jambe, il a une superbe infection purulo-suintante, hors de question. Pas de panique, il va nous présenter trois hommes de confiance à qui il expliquera deux-trois trucs sur la topographie et tiens, justement les voilà, présentations : Bernart (oui, avec un « t »), un colosse d'environ 25 ans, il a l'air très sympa ; Barnabas (dont ils se moquent en disant qu’il est celui qui a été échangé contre le Christ, cf. la Bible), à peu près le même âge mais beaucoup plus petit, et qui a l’air sympa aussi mais qui est toujours dans les vapes, à croire qu’il a fumé dix spliffs d’affilée (sauf qu’il n’y en a pas ici, j'en conclus que son cerveau doit produire naturellement tétrahydrocannabinol et endorphines) ; Martinus, plus âgé, qui vient paraît-il de la « ville », il a l'air OK comme les autres. En avant pour les tractations. Ils veulent un gros paquet de sous mais on ne la fait pas au Iwein, il connaît ce type de chant. Il explique, posément mais fermement, que pour l’instant il est en phase de repérages et ne peut se permettre de jeter l’argent par les fenêtres, mais que si l'étude est concluante et que dans le futur il emmène des groupes payants là il arrosera beaucoup plus. Ils sont d’accord, tope là et à demain matin ! Le chef tente le coup de la donation pour l’église (en fait donation pour sa pomme), Iwein refait valoir ce que dit plus haut, le chef insiste, Iwein reste inflexible, le chef abandonne. Maintenant que le biz est réglé passons aux choses sérieuses, à savoir l’interview. Za et moi on est célibataires et le chef se désintéresse assez vite de nous, ce qui l’intéresse c’est Iwein et sa poule (je sais, elle est facile aussi celle-là mais que veux-tu, on fait avec ce qu’on a). Ça fait longtemps que tu es marié ? Un peu... Ah ! Alors tu as des enfants ! Non, pas encore... Quoiiiiiiiiiiiiiiiiiii ? T’as pas de descendance (keturunan, ça veut dire exactement ça) ? Tu te rends pas compte, qui va prendre soin de toi quand tu seras vieux ? Boah, je verrai bien d'ici là... Non non non, tu te rends vraiment pas compte, il te FAUT une descendance, tu dois laisser une trace de toi en ce monde, mourir sans descendance c’est le pire de tout !!! Je traduis à Zazou, on a mal au ventre à force de rire. Au bout d un moment je n’y tiens plus et lance : c’est pas qu’il veut pas chef, c'est juste qu’il peut pas, il a mati pucuk (bourgeon mort, si tu vois l'analogie) ! John dément véhément, le chef reprend ses conseils avisés, ça dure un bon moment... Je ne suis pas certain qu’il ait convaincu notre échassier des images d’Épinal d’avoir des petits poussins, mais en tout cas au bout d’un moment il nous laisse... La nuit arrive, va falloir manger un bout. Les papous s’ils sont gentils n’en sont pas moins pas doués pour recevoir, si tu vas pas voir par toi-même ce qu’il en est t’es pas prêt de manger ! On entre donc dans le territoire des femmes (la cuisine) et s’enquiert de si on peut cuisiner etc. Elles nous proposent de le faire pour nous et on accepte sans difficulté, faire la bouffe n'est pas un travail d'homme comme chacun sait en Papouasie... Un peu de riz et d’aubergine, le tour est joué. Demain il va falloir se lever tôt et en forme alors extinction des feux rapide, nous nous endormîmes au son des insectes virevoltants dans l’air nocturne...
Swangi, Professionnalisme.
Le lendemain nous nous mîmes en route, mais pas si tôt que ça parce que si les pinsons d’outre-Ardennes sont matinaux, ce n'est pas le cas des oiseaux migrateurs provençaux, loin s’en faut. Nous suivîmes pendant genre deux kilomètres la route goudronnée qui mène à Manokwari, puis nous obliquâmes à droite et entrâmes dans la forêt. La grue blond cendrée avec ses bottes en caoutchouc et les trois papounets - pieds nus - nous avaient déjà mis bien 200 mètres sur ce début de parcours, et ça nous avait pas plu avec le bogra donc nous accélérâmes le pas, l'honneur de la Provence était en jeu ! Ça fait plaisir de se retrouver dans la nature et le vert, même si pour l’instant ce n’est que de la forêt secondaire. Après un certain temps nous fîmes un petit arrêt près d’une rivière, et Bernard décida de se baquer. Une fois sa chemise tombée je constatai qu’il était vraiment balèze, le genre de gars avec qui il vaut mieux être pote... Un peu plus tard nouvel arrêt, près d’une autre rivière (ou peut être la même mais plus haut, va savoir), ce coup-ci pour manger. Le casoar nain (il est pas grand notre Iwein) nous confia que des fois sa femme le suivait dans ses expéditions et qu’elle faisait la cuisine. Ouais, mais là elle est pas venue, t’as vraiment pas assuré espèce d’oiseau de paradis d’occase ! Un petit feu, l’eau chauffe. Pendant ce temps j’en profite pour rincer ma chemise, déjà bien transpirée, et je la mets à sécher sur une branche, on se tient propre dans la famille naps figure-toi ! L’eau bout, on y jette des pâtes, elles cuisent, on les sort et met un peu de sauce, on partage, tout va bien. Il commence à pleuvioter trois gouttes, parfait, ça va rafraîchir l’air. Par contre on voit qu’en amont ça tombe dur, le ciel est noir d’encre. Avec Zazou on remarque que l’eau monte un peu, tiens, c'est marrant ! Oulah ! Mais c’est qu’elle se met à monter à vue d’œil, oh oh les gars, faut qu’on se casse de là, vite, on va se faire emporter ! Tout le monde s’affaire pour récupérer, qui son sac, qui sa chemise, qui les casseroles, et monte en quatrième vitesse sur la berge, en essayant de ne pas faire tomber son assiette et ce qu'il y reste de pâtes. À peine arrivés en haut ça se met à dévaler très fort en contrebas, et le bord de rivière où on était à peine 30 secondes plus tôt est complètement inondé, avec un sacré courant. Ça me rappelle les images de la catastrophe de Vezons la romaine, on a eu du bol, moins deux on était emportés... C’est le moment pour la mouette pygmée de nous sortir son célèbre : alley, ça c’est pas pour rigoler hein ! On finit nos pâtes et on repart... Chemin faisant on rencontre un gros lézard, un genre de varan de Komodo mais la taille en dessous, son corps doit faire un mètre de long. Il est accroché tranquille à un tronc d’arbre à quelques mètres du sol, et a l’air de se concentrer en vue d’une ascension. Bernart recule, terrifié : ça mange les humains ce truc !!! On rigole : meuh non Nanart, c'est nous qui pourrions le manger, regarde-le, il est de loin pas assez gros pour nous transformer en chair à pâté voyons ! On s'arrête pour l'observer, Bernart se met prudemment sur le côté. La mésange à longue queue (!) convient que c’est le plus gros qu’il ait jamais vu, mais que par contre ce type de bestiau est courant dans le coin. Au bout d'un moment le monstre papouphage se décide enfin à monter au sommet de l’arbre, nouveau mouvement nerveux de Ber qui décidément flippe comme une bête. Bon allez on repart, sinon il va nous faire une attaque... Le chemin sur lequel nous marchons est encore assez large et on voit, aux traces dans la boue, que des camions passent dans le coin. On comprend vite pourquoi en voyant des arbres abattus et du bois déjà débité en planches, signe d’une certaine activité de bûcheronnage. La perdrix à œil bleu nous explique que les papous vendent des concessions d’abattage - pour une bouchée de pain, est-il besoin de le préciser ? - à des indos qui viennent ensuite couper tout ce qui a une valeur. Ma foi, ça reste artisanal et au moins ce sont les petits qui en bénéficient, et puis ils ne pourront jamais tout détruire comme ils ont fait à Bornéo car ici la géographie est différente, ça monte tout de suite raide. Et d’ailleurs ça commence à monter en effet, on quitte la « route » pour suivre un petit sentier non carrossable et on entre dans la forêt primaire. Le milieu d’après-midi bien tassé arrive, il est temps de préparer le camp. Zaza et naps c’est facile, ils ont leurs hamacs moustiquaire, en deux-deux c’est fait. Le passereau à la huppe platine est assez intéressé par le système qui présente, c’est vrai, beaucoup d’avantages : pas lourd, peu encombrant, facile et rapide à monter et démonter. Ceci dit l’orfraie belge c'est un pro, et il est très au point pour ce genre d'escapades. Il a un « terpal » (grande bâche imperméable) qu’il pose sur une armature en bois montée au préalable par les bons soins de nos papous experts du coupe-coupe, et ensuite à l’intérieur il bâtit avec des bouts de branches une sorte de plan de travail qui va servir à cuisiner et à poser la bouffe qui a besoin de prendre l’air, et sur lequel il compte bien dormir en fin de soirée. Une fois terminé c’est vraiment pas mal ce petit salon sylvestre, on y tient debout, il y a de l’espace, c'est cosy comme on dit de nos jours. Le moineau cisalpin (t’avais-je dit qu’Iwein est d’origine italienne ?) note le point GPS (car il a un GPS, je te rappelle que c’est un pro), comme ça au retour on pourra se resservir de ce camp et de l’armature, évitant ainsi de couper de nouveaux arbres, dit-il. Sentiment tout à ton honneur mon cher gypaète pas barbu ! D’après son machin électronique nous sommes à 300 mètres d’altitude (j’avais oublié de te le dire mais on est partis du niveau de la mer, celle-ci se trouve juste derrière le village où on a dormi hier soir). J’admets que c’est pratique mais j’ai pas confiance dans tous ces gadgets, ça prend l’humidité et ça tombe en panne, ça n’a plus de piles etc. Dans le cas de l’aigle botté de choc et de ses recherches ça peut être utile j’en conviens, mais dans le mien rien ne vaut la boussole et le soleil. Partage des taches : les plumes blanches font la cuisine, les plumes noires font la vaisselle. Ça leur va, j’imagine qu’ils n’ont jamais dû faire la cuisine, cette basse besogne réservée aux femmes, de leurs vies, en Papouasie on est des hommes, des vrais ! Y a pas à dire, ils ont tout compris, je sais pas ce qu’il s’est passé chez nous mais à un moment ou à un autre les hommes ont foiré, et maintenant c’est trop tard pour inverser la vapeur... On se fait une bonne plâtrée de riz avec quelques légumes et condiments divers et on mange de bon cœur, la marche ça creuse. Après le repas on discute de choses et d’autres et les papous nous sortent les histoires habituelles de swangi (lis "souangui"). Ce terme désigne la magie noire en général, mais aussi ceux qui s’y adonnent, et dans cette région ils croient tous durs comme fer qu’un swangi se planque dans la forêt et attend que tu passes pour t’embrocher d’une de ses flèches empoisonnées (enfin j’imagine qu’il doit y en avoir plusieurs vu que la forêt est vaste). Ce à quoi je réponds immanquablement : pardi ! Le gars il a que ça à faire de passer sa vie à bouffer des racines et des vers, à se prendre la pluie, à se taper les stiques, les sangsues et autres bébêtes charmantes, tout en t’attendant, surtout que comme tu sais qu’il est là tu évites le coin ! Peine perdue, ils ne te croiront jamais mon pote, tu es un blanc et tu n’y comprends rien, c'est bien connu du reste. Bon, disons que c’est la version locale et pour adultes du croquemitaine... C’est l’heure du dodo, nos trois amis se sont fait un petit lit douillet en feuilles près du feu, le faisan de Nouvelle-Guinée sors son matelas gonflable et l’installe sur la table du living-room, Zaza et moi-même nous regagnons nos quartiers surélevés... Après une bonne nuit bercés par les bruits de la forêt on se prépare à repartir. Le canard à front blanc s’est levé avant tout le monde pour aller traquer ses congénères, Za et naps ont décliné l’offre. Un petit café et quelques pâtes quand même, puis l’ascension démarre. Ça commence à monter dur, le balbuzard et les trois proies à swangi caracolent en tête, bogra et mézigue on peine. Bogra parce que ça fait bien vingt ans qu’il fume comme un pompier, mézigue parce que je suis rouillé et parce que je n’ai jamais été un champion d’escalade de toute façon. Zazou crache vraiment ses poumons le pauvre, il serait peut-être bien temps qu’il arrête... Rien de spécial à te raconter ce jour-là, un stop pour le midi et un autre le soir au village fantôme papou. Dans ce reste de village il ne reste plus une baraque, mais on voit bien qu’il y a eu de l’occupation humaine car la forêt y est plus clairsemée, voire quasi inexistante sur un petit périmètre, et on trouve même quelques reliques archéologiques comme un bout d’assiette et un bidon percé... La fauvette sarde (Iwein, il venait de Sardaigne ton père ?) nous annonce que nous sommes à 800 mètres, ce qui nous fait une belle jambe je te l’avoue. On se refait un bon repas, cuisiné de main de maître par nos trois butors (et c’est rien de le dire, surtout naps qui a toujours été vilain avec les filles, déjà à l’école primaire il se régalait à leur tirer les couettes. Mais sache quand même que le butor, avant d’être un mufle, est un volatile de France). Le lendemain c'est déjà la routine : le chevalier cul blanc (tringa ochropus) se lève très tôt pour socialiser avec ses cousins, les deux faucons pèlerins dorment jusqu’au dernier moment, et une fois tout le monde sorti de son poulailler respectif ça graille et boit du café en pépiant... Puis on repart, ça monte toujours. Du fait qu’on est déjà en altitude la forêt n’est pas très méchante avec nous, pas ou disons peu de stiques, pas de sangsues, aucun de ces gros taons qui font un mal de chien et te pompent un litre de sang à chaque piqûre, aucun non plus de ces moucherons dont le but dans la vie est de venir se noyer dans l’humidité de tes yeux après avoir bien tournoyé autour. Il fait pas trop chaud non plus, mais bien sûr des fois ça pleut et on se retrouve trempés. Pas trop dérangeant toutefois si c’est dans la journée car d’ici au soir ça a eu le temps de sécher in situ, et sinon il y a le feu, c'est bien pour ça, entre autres, qu’il a été inventé, pas vrai ? Par contre un problème commence à se poser, c’est que l’eau se raréfie. En basse altitude ça n'est jamais un souci, les cours d’eau ne manquent pas et tout baigne dans la moisissure de toute façon. Mais dès que tu t’élèves il y a moins de rivières, c’est logique... On établit le camp près d’une immense flaque d’eau dans laquelle tu pourrais carrément te baigner, mais que t’as pas intérêt car c’est notre réserve de flotte ! L’engin de la gelinotte des bois marque 1300 mètres... Les trois cordons bleus font une nouvelle fois des prouesses culinaires et on mange comme des rois, ou plutôt des aigles royaux. Le troglodyte mignon (troglodytes troglodytes) décide qu’avant d’aller plus avant il convient de faire des repérages pour trouver de l’eau. Ce qui veut dire que demain les deux bartavelles vont pouvoir faire la grasse, car vu qu’ils sont blancs et ignorants ce sera pas eux qui s’y colleront, chouette ! Ahhh !!! Une bonne flemme, y a que ça de vrai, hein Zazou ? C’est pas lui qui va me contredire... Par contre il a caillé dur cette nuit, le froid arrivait non pas d’en haut mais d’en dessous et tout ça c’est pas bon pour mes futurs rhumatismes. C’est vrai qu’on est en altitude, je n’y avais pas pensé, ce soir je sors ma couverture de survie. On se lève, personne dans le camp mais on va pas se laisser abattre, un bon café et tout ira bien. Petite promenade dans les alentours, pas mal ce coin, c’est vraiment la nature à l’état brut qui t’accueille en son sein, le monde végétal dans toute sa splendeur comme qui dirait. Les arbres, omniprésents bien sûr, sont couverts de mousse, et des petits nuages d’humidité qui se forment ici et là donnent un air fantomatique au tout... On entend des voix, il semble que la volière rentre au bercail. Ils n’ont pas vu une goutte d’eau, demain ils partiront plus tôt et essaieront de monter jusqu’au sommet voir s’ils en trouvent, et aussi pour évaluer la faisabilité de l'ascension avec le chargement et les deux handicapés que je n’ai pas besoin de nommer. Le repas de midi est pantagruélique, et quand tu cuisines comme ça mon pote tu te demandes si ça vaut le coup finalement de se marier... Après manger je fais quelques réglages de flash sur mon appareil photo, ça ne plaît pas du tout à Martinus : arrête, tu vas faire venir l’orage ! Je rigole et lui explique que ça n’a rien à voir puis, pensant qu’il avait compris, je continue mon office. Reflash, là il s'énerve : ARRÊTE JE TE DIS, tu vas vraiment faire venir l’orage ! Rien à faire, soupir... Avec le mégapode on va faire un petit tour histoire qu’il nous présente à sa famille. Ouais, sauf que j’ai toujours été nul pour repérer les volatiles : regarde là-bas, il y a un oiseau magnifique ! Où ça ? Là-bas ! Où ? Là-bas ! Je le vois pas, où tu as dit ? Là, suis mon doigt! Où ? Souvent je ne vois le machin qu’au dernier moment, genre quand il s’envole, et je me décourage. Zazou n’a pas l’air très doué non plus, non vraiment, je crois qu’on n’est pas faits pour l’ornithologie... On revient au camp, les papous ont fait une trouvaille : des œufs de maléo. Ils sont énormes et Za et moi on voit tout de suite la belle omelette que ça va faire, et on s’en pourlèche les babines d’avance. La corneille noire fronce le sourcil, faut pas déranger ces bestiaux, y en a déjà plus beaucoup et faut leur foutre la paix, qu’il dit. Réflexion faite il a raison, mais il admet lui-même que c’est de toute façon trop tard, même si on les remettait dans le nid la femelle ne voudrait plus s’en occuper vu qu’ils ont notre odeur. Les papous jurent leurs grands Dieux qu’ils les ont trouvés par terre, m'ouais... Au moment des les ouvrir on s’aperçoit que dans l’un d’eux le poussin avait déjà commencé à se former, c’est pas joli à voir. Les papous nous demandent timidement s’ils peuvent garder celui-là pour eux, pensant probablement que nous refuserions et voudrions garder pour nous ce met de choix. Grands seigneurs nous acceptons... Désolé pour la famille maléo, mais en consolation leur sacrifice n’aura pas été vain, que du bon jaune et presque pas de blanc, l'omelette restera dans les annales de la forêt crois-moi ! Il est temps d’aller pioncer et je n’oublie pas de sortir ma couvrante en aluminium qui fait un bruit d’enfer, mais qui est censée éviter à ma chaleur de s’éparpiller sottement dans le milieu ambiant. Elle empêche ma chaleur de se perdre, exact, mais elle reste sans effet sur ce froid qui vient d'en dessous, la nuit fut une nouvelle fois frisquette... Re-grasse, re-café, re-promenade, et en fin d'après midi les pionniers reviennent. Ils n’ont pas réussi à atteindre le sommet mais ont quand même grimpé jusqu’à 1900 mètres (la montagne culmine à 2000 et des brouettes), et hélas ils n’ont pas vu le moindre point d’eau, il semblerait que le trip soit un peu compromis. On verra demain, en attendant on se réunit autour du feu pour savourer un de ces bons petits plats dont nous commençons à avoir le secret. Ce soir-là un vent de révolte souffle dans les troupes, attisé par Martinus, ils estiment maintenant n’être pas assez payés et en veulent pour preuve que ça a été dur de monter toutes les provisions jusqu’ici. C’est tout à fait vrai, et heureusement d’ailleurs qu’ils étaient là sinon je sais pas comment on aurait fait, même avec seulement la moitié de la bouffe vu qu’on aurait été moitié moins de monde. Mais comme le leur fait remarquer très judicieusement le petit duc le plus dur avait été fait, là ça déjà faisait deux jours qu’ils se la coulaient quand même relativement douce tout en étant malgré tout nourris (grassement me sens-je obligé d’ajouter) et payés, et qu’ensuite il ne leur restera plus qu’à redescendre avec beaucoup moins de poids vu que d’ici là toute la bouffe aura été mangée. Le soulèvement s’arrêta là... À part ça l'ambiance générale est sereine, excepté quelques petites frictions entre Zazou et l’étourneau unicolore. Za ne pense qu’à bouffer et ne veut pas comprendre que, si on a assez au niveau riz et denrées de base, il y a certains articles avec lesquels il faut être un peu plus parcimonieux, entre autres les légumes et les sauces. Il dit que c’est pas grave, que quand tout sera fini on n’aura qu’à redescendre, sans se rendre compte que pour Iwein, contrairement à nous deux les invités, tout ça n’est pas un jeu, il est là pour faire des repérages en vue d’emmener des groupes et pour ce faire il a besoin de rester un certain temps. L’autre jour ils se sont pris le bec à ce sujet mais je ne me suis pas mêlé de ces jérémiades Zazoutiennes, je le connais le bougre, il m’a déjà fait le coup plus d’une fois... Oah et puis c’est pas bien méchant, ce sont juste disons quelques petits points de désaccord, mais rien qui justifie qu’on prenne les armes. En tous les cas maintenant c’est l’heure du repos, et j’ai un petit problème : feignant comme à mon habitude je n’avais pas attaché les coins de la bâche qui me sert de toit, et du coup celle-ci était en contact avec le hamac tout à l’heure quand il a plu. Et alors ? Et ben alors c’est ce genre de matériau qui est imperméable tant qu’on ne le touche pas mais qui laisse passer l’eau dès qu’il est en contact avec quoi que ce soit. Tu me suis ? Oui, ça veut dire que mon hamac est trempé, et vu comme je me les suis gelées hier il est hors de question que je refasse la même en étant en plus dans un lit mouillé. Je vais dormir avec les papous sur leur lit de feuilles près du feu, et en fait cette nuit sera très agréable car même si le sol est plus dur que dans mon hamac je dors bien au chaud. Le lendemain l’hirondelle rustique avait pris une grande décision : il est impossible d'aller plus loin, donc on va rester ici et explorer les alentours (ça on l’avait déjà plus ou moins compris hier). Mais comme on est un peu légers en bouffe Martinus et Barnabas vont redescendre (on leur paiera le retour bien sûr) et Bernart restera avec nous. On leur paye donc leur salaire, plus le jour supplémentaire pour redescendre, et on leur file même un extra. Bernart nous demande si ça ne nous embête pas de leur passer l’argent qu’on lui doit jusqu’à aujourd'hui pour qu’ils puissent le donner à sa femme qui en a besoin pour les courses. Pas d’histoire Ber ! Martinus et Barnabas descendent et Bernart part vers le haut de la montagne, probablement pour aller chercher des légumes sauvages ou va-t-en savoir quoi d’autre, pensais-je sur le moment. On tape le café, discutaille mais le Ber ne revient pas. Avec Za, habitués que nous sommes des escrocs vu qu’on vient d'un petit village qui en est clafi, on voit tout de suite le mal : il a fait style il montait et en fait il a rejoint ses potes et est redescendu avec eux, c'est pour ça qu’il a demandé les sous soi-disant pour sa femme, il avait déjà tout combiné ! La bécasse des bois (scolopax rusticola) ne veut pas y croire : non, c'est pas possible, il a dû avoir un accident ! Avec le bogra on ricane : bin non té ! Il est né dans la forêt, il a des pieds comme des planches de surf et une carrure dans laquelle on en logerait facile deux comme toi, et tu crois qu’il est tombé dans un trou comme un de ces toutous qu’un jour peut-être tu emmèneras ici ? Il ne veut pas se rendre à l’évidence et part à sa recherche, avec le Zazou on hausse les épaules et on se refait un caoua... Il revient au bout d’un moment, et n'ayant pas trouvé de Ber agonisant dans un ravin il commence à nous croire, même s’il a du mal à réaliser la chose et sort des : « c'est pas croyable quand même, il nous a abandonné, comme ça, mais pourquoi ? », et autres incrédulités du même tonneau. Pourquoi ? Ma foi, y a plein d’explications possibles mon cher gobe-mouches mais c’est pas l’important, l’important c’est qu’ils n’ont pas assuré et ont manqué à leurs devoirs, et ça c’est grave. Passe encore que ça soit avec nous qui ne sommes pas des flippés et qui sommes largement capables de redescendre par nos propres moyens, mais qu’est ce qu’ils en savaient d’abord qu’on en était capables ? On aurait pu prendre peur, s’asseoir par terre et pleurer en s’imaginant perdus dans la jungle. Tu vois le tableau s’ils te font ce plan quand tu es avec tes clients qui ont payé une fortune pour leur trip ? Tu les imagines tes cliclis? Crises de nerfs, on est perdus dans la forêt, comment on va faire, on va crever ici etc. Pas très professionnel tout ça...
(à suivre...)
- John, Zazou et naps dans la jungle papoue, entre les mauvais esprits qui rôdent et leurs guides qui se font la malle ils sont pas sauvés les pauvres... -
Octobre 2005, rappel de l’épisode précédent : après avoir bien failli se retrouver amputé d'un bout d'intestin quelque part entre l'Afghanistan et l'Inde, naps, notre héros d'occase, s'était mis en route pour l'Indonésie, accompagné de son pote Zazou, dit Zaza, dit bogra, dit le dormeur, dit le philosophe arabe, qui l'avait rejoint...
Alors le premier mois ça allait être repos total, on en avait bien besoin autant l’un que l’autre. Zazou parce qu’il arrivait de France où il avait travaillé dur, et naps pour tout ce que lui était arrivé depuis disons l’époque du récit 95 heures (voir le chapitre XX du premier tome), parce que crois-le ou pas mais il ne s’était pas vraiment ni posé ni reposé depuis tout ce temps. À l’arrivée en Indo on ne peut avoir qu’un visa d’un mois mais ça ira pour l’instant, on ressortira plus tard en faire un de 60 jours à l’ambassade, le tout nous faisant trois mois dans le pays ce qui suffira amplement. Pour commencer nous décidâmes de retourner sur les îles près de Manado, dans le nord de Sulawesi, on avait bien aimé à l’époque. Perso j’aurai voté pour Siladen, mais aux dernières nouvelles l’île s’étant dotée d’hôtels de luxe nous jetâmes plutôt notre dévolu sur Bunaken. Hélas ici aussi ça avait bien changé, l'atmosphère jadis si conviviale était devenu mercantile et en plus maintenant il y avait une taxe de 150000 roupies pour la soi-disant conservation du milieu marin. L’idée était partie d’un abruti de chercheur américain, ce genre de crétin qui vient se mêler des affaires d’un pays sans rien savoir de comment ledit pays tourne. Bravo espèce de débile mental, tu as donné une nouvelle occasion aux indos de se faire de l’argent de poche sur le dos des touristes. Au bout de quelques jours que nous étions sur l’île passèrent donc les collecteurs de fond pour réclamer la fameuse dîme, ils étaient attendus de pied ferme... Les deux types étaient sympas et pas fautifs des agissements de leurs patrons, c'est pourquoi je leur parlai gentiment, quoique sans ambages : écoutez les gars, j'ai rien contre vous mais soyons honnêtes, vous savez aussi bien que moi que l’argent en question ne sera pas utilisé pour la conservation quelle qu’elle soit mais qu’il va être détourné par vos chefs pour se payer des belles bagnoles et des belles gonzesses. En conséquence de quoi mon pote et moi nous refusons de payer ! Les mecs en restent pantois, ils ne s’attendaient pas à ce qu’un étranger parle de la sorte, en plus dans leur langue, et ils restent un peu interdits car ils savent bien de quoi je parle. J’enfonce un peu plus le couteau vu qu’ils ont avec eux un diagramme des sommes extorquées depuis la mise en application de cette escroquerie : bon alors deux milliards et demi de roupies ont été grattés (plus de 250000 dollars quand même) et qu’est ce qui a été fait avec ? J’ai vu qu’ils ont construit une jetée là-bas mais personne ne l’utilise, les locaux parce qu’elle est trop loin du village et qu’ils préfèrent accoster directement en face de celui-ci, les touristes parce qu’elle est trop loin des hôtels et qu’ils préfèrent accoster directement en face de ceux-ci, bel exemple de manque de planification et de gaspillage en somme. À part ça ils ont bien immergé à droite à gauche quelques cases en ciment pour que du corail neuf y pousse, mais ne me dites pas qu’il y en a eu pour deux milliards et demi ! Donc pas un centime pour ces voleurs, et s’il faut qu’on parte de cette île et bien c’est pas un problème, par contre vous ferez perdre de l’argent au propriétaire de l’hôtel (argument bien choisi car le proprio nous écoute, et les gars se sentent mal envers lui). Ils se grattent la tête et ne me contredisent pas, car tout ça c'est la stricte et triste vérité, seulement ils ont quand même un boulot, même s'il est sale, à faire... Bon, on va faire comme ça les mister, vous ne payez que 50000, qui sont normalement pour l’entrée à la journée (150 c’est pour le séjour illimité), et c’est OK. Même 50 ça me fait mal au ventre de les sortir et je renâcle, mais Za intervient : allez c’est bon espèce de rastègue que tu es, sors un peu tes sous que t’es blindé de toute façon et paye, au moins on peut rester ici à se reposer au lieu de retourner dans cette ville pourrite de Manado ! Vaincu par la puissance de cette logique, elle aussi sans ambages, je cède. On paye et au final on se quitte bons amis avec les deux moustachus, je leur avais parlé avec respect et ils avaient bien compris que je n’en avais pas après eux (et aussi, je pense, parce qu’au fond ils me donnaient raison). Tiens, en parlant de ça je vais faire un peu de pub gratuite : pas longtemps après avoir écrit ce texte j’étais tombé sur un guide du croutard Indonésie et y avais jeté un œil, histoire de voir un peu les énormités qu’ils avaient pu écrire et de me marrer un bon coup. Je lis le passage sur Bunaken et découvre à ma grande stupeur qu’ils encensent ce racket qui d’après eux est une bonne chose pour l’environnement, nouvelle preuve, si besoin en était, que ce sont des blaireaux qui ne savent pas de quoi ils parlent. Après genre deux semaines on commença à en avoir marre et Zazou voulait voir Bali. J’eus beau lui répéter qu’il n’y avait pas grand chose sur cette île il n’en démordit pas, quand il a une idée quelque part le bogra tu la lui enlèves pas comme ça, une vache (bogra en arabe) c’est têtu parfois. C’était sur le chemin du retour et comme je ne peux rien refuser à Za j’acceptai... Une fois à Bali on avait flemmardé dans différentes parties de l’île, on avait loué des motos pour se balader un peu et Zaza avait profité d’être là pour acheter pas mal de souvenirs pour son appart. Les balinais sont de véritables artistes et ils font des choses magnifiques, notamment au niveau sculptures, et si j’avais un pied-à-terre je me serais sûrement laissé tenter moi aussi par l’une ou l’autre pièce tant certaines sont finement ouvragées et joliment travaillées. En plus il y avait très peu de tourisme cette année-là car on était juste un peu après la deuxième bombe de Bali et cela permit à Zazou (qui me traite toujours de radin mais qui ne s’est pas vu quand il marchande) de réaliser de très bonnes affaires. Naps, quant a lui, s’offrit un nouveau hamac fait de ce tissu très soyeux qu’un petit malin vend sur internet une fortune en disant, sans rire et je cite, qu’il lui a fallu dix ans d'études et de recherches pour mettre au point le concept, y en a qui ont honte de rien ! À la fin du séjour Za admit quand même qu’il n’y avait en effet pas tant que ça à voir ou à faire sur cette île et fit cette remarque, comme d'habitude bien ciblée : ben dis donc, les balinais, ils en foutent pas une, ils passent leur temps à aller au temple, ah ils l’ont belle les types ! Mais trêve de plaisanterie, maintenant les choses sérieuses allaient commencer, il nous fallait un visa de deux mois car je tenais à réaliser un vieux rêve : traverser à pied et en bateau l’intérieur de la Papouasie. Nous nous arrangeâmes pour arriver à Penang trois jours avant la fin du Ramadhân, sachant bien qu’après cette date tous les consulats seront fermés, et comme le visa est délivré en 24 heures on devrait être bon. Au consulat, chouette, c'est le même lunetteux que la dernière fois, il est sympa. Je parle quand même angliche avec lui car je sais qu’ils sont suspicieux, et s’il m’entend parler indonésien il risque de commencer à se demander si je ne suis pas un de ces toutous qui restent longtemps dans le pays et s’y enfoncent, ceux-là même dont le gouvernement essaie de se débarrasser en rendant plus difficile l’obtention des visas. Badaboum, il nous dit de revenir dans dix jours. Mais, il reste trois jours avant la fin du Ramadhân, objectai-je. Oui, mais demain c’est Deepavali et ils ferment, pour ne réouvrir qu’après la semaine légale de vacances post-mois du jeûne (avec un circonflexe sur le u, on ne parle pas de jeunesse mais je pense que tu avais compris) dite « lebaran ». Je vois, Deepavali est une fête hindoue, ces mêmes hindous que vous savez critiquer pour leurs milles dieux et leur propension à en faire images et idoles, mais dont vous savez aussi apparemment profiter des congés quand bien même ils sont en l’honneur de ce que vous appelez des faux dieux. Passons... On va la tenter à l’indo et lui proposer -en biaisant car il faut que les apparences soient sauves, ça marche comme ça chez eux- des sous : OK mais dites-moi, peut-être que vous pouvez nous aider et nous on vous aide aussi, on peut payer un petit supplément pour avoir le visa aujourd'hui. Il rigole, car il a très bien compris mon louvoiement, mais hélas y a rien à faire, le consul, qui est celui qui signe les visas, est déjà parti. Et oui, parce que si tu penses que les fonctionnaires français sont des fainéants et des incapables je te recommande d'aller voir leurs confrères indos... J’abats ma dernière carte : mais peut être que vous pouvez le signer vous-même le visa, le consul finalement on n’en a pas besoin, non ? C’est pas l’envie qui lui en manquerait car il sait qu’il y a soussous à la clé mais il refuse, il doit avoir peur de s’attirer des ennuis et je ne peux lui en tenir grief, même si je sais qu’il n’y aurait pas eu de blème... Une fois dehors c est le conseil de guerre entre les chefs de tribus algériennes et siciliennes : bon alors, qué far ? Soit on attend dix jours ici mais ça va vite devenir gavant, soit on trace direct et on chope un visa d’un mois à la frontière mais dans ce cas il faudra changer les plans. Za n’a pas envie de peigner la girafe dix jours à Penang et moi non plus donc le choix s’impose de lui même... La traversée de la Papouasie ça sera pour un autre jour, parce qu’en un mois c’est pas faisable, mais on va quand même y aller se faire une petite virée dans la jungle, surtout que Zazou n’y est encore jamais allé. Je vais envoyer un émail à mon pote Iwein (lis I Wayne, tu comprendras qu’avec un tel nom un minot mal éduqué comme qui tu sais ne pouvait pas résister à la tentation de l'appeler John Wayne, on s’amuse comme on peut) qui est basé dans le coin pour ses recherches ornithologiques, va-t-en savoir, s'il faut on pourrait aller avec lui dans la forêt et chercher des piafs par la même occasion... Je t’ai jamais parlé d’Iwein ? En fait si, mais c’était dans le premier tome et comme je ne veux pas t’infliger la lecture d’un tel ramassis de calembredaines je te la refais, présentations... Iwein est un belge flamand que j'avais rencontré la première fois que j’étais en Papouasie cinq ans auparavant, et avec lequel on s était revus quelques fois par la suite. Il est plus jeune que moi mais la valeur n’attendant pas le nombre des années ça ne l’avait pas empêché à l époque d’avoir déjà derrière lui plusieurs voyages dans le coin, et il m avait donné de bonnes infos sur la région autour de Manokwari qu’il connaissait bien pour y avoir passé du temps à étudier ses zoziaux (si le cœur t’en dit va lire le chapitre VIII du premier tome mais fais gaffe, c’est pas de la littérature pour premier communiant). Car Iwein est un ornithologue confirmé, il connaît tous les volatiles de Papouasie par leur petit nom et peut même les identifier rien qu’à leur chant, et c’est du costaud parce que d’après lui il y a plus de 400 espèces dont pas mal d’endémiques. C’est que contrairement à la plupart des gars qui sont dans la profession et qui ne quittent que rarement leur bureau le Iwein, lui, il passe le plus clair de son temps sur le terrain. Il a d'ailleurs à son actif deux coups fumants : et d’une il avait réussi à enregistrer le chant d’un oiseau qui ne l’avait jamais été jusque-là, et de deux il avait pu enregistrer un piailleur d’une famille qu’on croyait éteinte, prouvant par la même que ce n’était pas le cas. Malgré tout ça il reste simple notre Iwein, car même s’il pourrait aisément faire son beau vu son expérience et ben c'est tout le contraire, il est très discret. Il est pas du genre à se la jouer devant les pépettes ni à se la raconter comme le font les blaires à la lonely planet, qui franchement comparés à lui n’ont pas grand chose à dire et ne sont que des petits pipeaux bombeurs de torse qui cherchent à en mettre plein la vue avec deux bouts de ficelle... Physiquement il est ma fois comme monsieur tout le monde, ou même comme le beau-fils idéal (dixit mon ex-belle-mère). On pourrait s’attendre à voir un gars tatoué, aux dreadlocks épaisses et longues avec des sapes genre le mec cool et décontracté, mais il n’en est rien (car ce sont ceux qui en montrent le plus qui en font le moins et inversement, c’est bien connu du reste). Il est habillé, mmmh... on va dire classique, a les cheveux courts, est quasiment toujours bien rasé, du moins quand il est à la ville (il a pas de mal remarque, ça pousse guère chez lui) et passe inaperçu dans la foule. Par contre, il a certaines particularités physiques qui prouvent qu’il était vraiment né pour sa passion. Déjà ses doigts ont des articulations très noueuses qui font penser à des serres d’oiseau de proie. Ensuite son nez n’est pas en bec d’aigle, mais il est légèrement bombé et on remarque tout de suite la ressemblance avec un bec d’oiseau. Le pire c’est si on l'observe avec attention, il y a quelque chose dans sa silhouette et sa dégaine qui fait qu’on a l'image d'un piaf qui vient en tête, les aborigènes diraient que son animal-totem est un volatile, les hindous qu’il a été une créature ailée dans une incarnation passée. Délire de naps dis-tu ? Je ne crois pas car Zazou, qui le rencontrait pour la première fois et à qui je n avais pas parlé d’animal-totem, me confia un peu plus tard que, je cite : c’est drôle, quand on le regarde bien il fait vraiment penser à un oiseau ! CQFD... Tu n’as jamais eu ce genre de sentiment avec certaines personnes (soit dit sans aucun mépris ou moquerie, c'est juste une impression un peu étrange) ? Perso ça m'arrive souvent, l'un me fait penser à un chat, l'autre à un renard, un autre encore à une chouette, sans oublier mon pote le pithécanthrope du premier chapitre. Enfin en tout cas on tombait bien, Iwein était justement prêt à partir pour Manokwari faire des recherches sur une montagne qu’il ne connaissait pas et ou les papous n’allaient pas, ce qui pouvait être un indicateur d’une faune nombreuse et variée vu l’absence de chasse. Rendez-vous fut pris à bord d’un Pelni, un de ces gros ferries indo qui vus de dehors ont l’air d’un bateau de croisière mais qui vus de dedans sont plus proches d’un mélange entre un cirque, un zoo et un jardin d’enfants. Je ne m’étendrai pas sur le sujet car je l’ai déjà fait (va lire le chapitre III du premier tome pour de plus amples informations sur cet exercice de survie en milieu hostile, mais sache qu'il est déconseillé aux âmes sensibles) et me contenterai de dire que la jonction s’effectua sans anicroche. Iwein nous présenta dans la foulée sa femme (car il est marié, j’avais oublié de te le dire, et désolé pour celles qui avaient déjà des idées derrière la tête), une jolie petite indo d’origine chinoise... Et ben dis donc Iwein, t'en as de la chance mon gars, c'est pas à moi que ça arriverait ! Vu comme t’es fauché et radin par dessus le marché, et vu comme tu vis, elle est pas avec toi pour le pognon ni pour la grande vie à l’occidentale ça c’est sûr ! Madame une fois partie nous commençâmes à parler entre hommes du bon vieux temps, et entre autres de l’histoire décrite dans le récit dont je te parlais plus haut (chapitre VIII, premier tome) qui avait toujours fait marrer Iwein. Puis le Pelni s’ébranla et mis le cap sur Manokwari...
Nos trois oiseaux de mauvais augure (je sais, c'est un peu facile mais j'ai pas pu résister) voguaient donc sur les mers chaudes de Papouasie. Il y avait Iwein le héron flamand, Zazou el bogra d'Algérie, et naps le fennec franco-siciliano-maltais... Le voyage se déroula sans problèmes et surtout sans prises de tête, car les Pelni ne sont plus aussi bondés qu’au bon vieux temps vu la guerre tarifaire que leur livrent les compagnies aériennes. Comme on a un peu de temps avant d’arriver à Manokwari je vais en profiter pour te faire un petit topo historico-politico-économico-sociologico-culturel d'occase sur la Papouasie. Que ceux que ce genre de passage gave, et que ceux qui l’ont déjà lu dans le premier tome (parce que j’ai fait un copier-coller, qu’est-ce que tu crois), me pardonnent, il leur suffit de descendre un peu pour accéder directement à la suite de l’histoire... La Papouasie Nouvelle-Guinée, porte de la Mélanésie et du Pacifique, connue localement sous le nom d'Irian Jaya mais que les indonésiens venaient juste de rebaptiser de son nom originel Papua (prononcez Papoua), histoire d'essayer d'endormir les papous et de leur faire oublier dans la foulée qu'ils les colonisent et pillent leurs richesses. Cette île (car c'est une île, la deuxième en superficie après le Groenland), plus grande que la France ou que Bornéo, est située dans l'hémisphère sud, un peu en-dessous de l’Équateur, et par là-même jouit d'un climat chaud et humide toute l'année avec évidemment de nombreuses pluies. C'est une immense jungle, même si ça déforeste comme partout, la troisième du monde après l'Amazonie et la forêt d'Afrique centrale. La partie orientale, dite PNG (Papua Niugini), a été longtemps sous tutelle/colonie australienne mais est maintenant indépendante, depuis les années 70 s'il m’en souvient bien. La partie occidentale quant à elle a été volée à ses habitants et est présentement colonisée par les indonésiens. Comment cela fut-il possible ? Une nouvelle foi grâce à l'hypocrisie et la vilenie de nos démocraties occidentales, USA en tête (classique me direz-vous ? Vous avez bien raison). Rappelons les faits : l’Indo était une colonie hollandaise mais ceux-ci décampèrent comme des lapins lorsque les japs débarquèrent pendant la seconde guerre. Une fois les sushis repartis en 1945 nos belanda (c'est comme ça qu'on les appelle ici) revinrent tranquillement et sans complexes seulement voilà, les indos ne les voulaient plus. Soekarno (le premier président du pays mais qui ne l'était pas encore à l’époque) prit la tête de la rébellion, mais il ne serait pas allé bien loin à mon humble avis si les américains n'avaient pas fait pression sur les hollandais, en menaçant de leur couper l'aide à la reconstruction d'après-guerre, pour qu'ils lâchent l’archipel. Pourquoi ont-ils fait ça ? Sûrement pas par humanisme, c'est interdit par leur religion. Alors ? Un peu de patience, vous allez vite comprendre si ce n'est déjà fait... De là Soekarno ce petit malin javanais fit main basse sur toutes les îles et fut assez intelligent pour baptiser le nouveau pays Indonésie au lieu de l’appeler Javanésie, une appellation pourtant plus adaptée vu qu'en fait les autres îles se retrouvaient purement et simplement sous domination javanaise, mais qui aurait heurté la sensibilité de beaucoup en dehors de Java. Comme tout dictateur qui se respecte il s'enfla d’orgueil et très rapidement il ne se sentit plus pisser à la tête de son royaume tout neuf. Il lui fallait maintenant aller jusqu'au bout de sa pathologie mentale et de son goût du pouvoir et pour cela il devait élargir son territoire, ce genre de malades n'en ont jamais assez, ça fait partie de leur folie. Et tiens, justement les Moluques avaient décliné l'offre qui leur avait été faite et n'avaient pas voulu rejoindre cette république bananière pour cause de religion différente et d'hostilité manifeste envers Java, un tel affront et une telle ingratitude ne pouvaient être tolérés ! Qu'à cela ne tienne, on envoie l'armée et ses soudards, on massacre assez de gens pour que ceux qui sont encore en vie aient peur et le tour est joué, les Moluques sont intégrées à l'Indonésie et quant à l'avis de ses habitants tout le monde s'en fout. On a agi comme un de ces colons qu'on dit par ailleurs abhorrer mais c'est pas grave, l'Occident n'a rien dit et tout va bien, voilà donc un hochet supplémentaire pour ce cher Soekarno. Mais ça ne suffisait pas et il ne pouvait s'empêcher de lorgner sur la Papouasie. Si elle était à lui il ferait une belle culbute, pensez donc, il augmenterait sa bananeraie de 22%. Un territoire vierge, plein de ressources naturelles et très peu peuplé, la bonne affaire quoi... Seulement le problème, et de taille, c'est que les hollandais y étaient encore. Faire le beau et pérorer lors de ses discours officiels en disant qu'il les avait foutus dehors (en évitant soigneusement de parler de l'aide providentielle des américains bien sûr, encore aujourd’hui les indos ignorent ce fait historique et croient que c'est ce héros national de camarade Soekarno qui les a libérés) c'était une chose, les attaquer de front c'en était une autre et il devait bien se douter qu'il prendrait une déculottée. Il tenta quand même d'envoyer des espions et des agitateurs sur place, en espérant rallier les papous à sa cause, mais non, les papous ils s'en fichaient bien pas mal de ce nabot arrogant et de sa république simiesque et ça ne marcha pas. Les papous, aux dires de tous et surtout des vieux qui ont connu la période belanda et qui t'en parlent aujourd’hui encore presque les larmes aux yeux, avaient ma foi les hollandais à la bonne. En plus l'Asie ils s’en cognent, la Papouasie c'est déjà la Mélanésie et le Pacifique, rien à voir. Tout y est différent, la faune, la flore, et aussi les habitants qui appartiennent au groupe ethnique de la Nouvelle Calédonie, des îles Vanuatu ou Salomon. À l'époque Soekarno était réputé pour ses diatribes violentes contre l'Occident et sa proximité avec le communisme, et tout ça ne plaisait pas aux américains car ils risquaient bien de perdre une position stratégique dans leur jeu d'échec à l'échelle mondiale. Le biz fut le suivant : on intervient à l'ONU et fait en sorte que les hollandais te livrent la Papouasie clés en main, et toi tu te calmes un peu et tu nous signes de bons contrats juteux dans ton pays. Affaire fut faite et les belanda durent partir, on était en 1961... Après une période de transition les moustachus, qui sont les rois de l’hypocrisie et du faux semblant, décidèrent d'organiser ce qui fut appelé « l'acte de libre choix » pour laisser soi-disant les papous décider s’ils voulaient être indépendants ou rejoindre l'Indo définitivement. Tu me diras ils y étaient un peu obligés vu que c'était une condition posée par l'ONU pour son aide providentielle, cette ONU qui au niveau hypocrisie et faux semblants n'a de leçons à recevoir de personne non plus. Le vote fut une mascarade car aucun suffrage universel ne fut organisé et seuls quelques chefs de tribus votèrent, les uns avec un pistolet sur la tempe, les autres avec une liasse de billets dans la poche, et le résultat - prévisible - fut annoncé : la Papouasie occidentale était officiellement rattachée à l'Indonésie, avec la bénédiction du monde occidental. Les blanquets eurent leur bakchiche, juste retour des choses pour leur bienveillance envers l'Indonésie. Des contrats en pagaille partout dans le pays pour l'extraction de pétrole et de gaz, et la cerise : la mainmise sur la plus grande mine d'or du monde et la troisième de cuivre, en Papouasie justement, quelle coïncidence n'est-ce pas... Tout allait bien dans le meilleur des mondes, la Javanésie s'était agrandie, les occidentaux pouvaient dépecer tranquillement le pays tout en jetant quelques cacahouètes au chef, et ça a continué ainsi jusqu’à nos jours. La Papouasie en 2000 et bien c'est comme partout dans le monde en territoire colonisé : les papous sont pas contents et haïssent les indos, l'OPM (la guérilla) a fait son apparition. Les indos, lavés du cerveau comme ils l'ont été par la propagande officielle, sont sûrs de leur bon droit et d'être chez eux et viennent en masse s'établir dans ce nouvel Eldorado où tout reste à construire, ce qui génère une certaine activité économique et des opportunités de travail ou de bizness qu'ils n'auraient pas trouvées sur leurs îles d’origine, surtout les javanais chez qui c'est très pauvre et très surpeuplé. On ne peut pas leur en tenir rigueur, ce sont de pauvres gens qui sont venus tenter leur chance, attirés par l'espoir d'une vie meilleure, surtout à l'époque où le gouvernement avait ses programmes de transmigration (dans un souci d’indonésianiser l'île, le bien-être de ses concitoyens n'ayant évidemment jamais été à l’ordre du jour). En ces temps-là le gouvernement te payait le bateau pour y aller et te donnait un terrain ainsi qu'un stock de riz le temps que tu aies des récoltes, et il va sans dire que ces programmes ont rencontré un franc succès dans un pays où la vie n'est pas facile. Bien sûr la réalité n'a pas toujours été aussi idyllique que les promesses (terrains inondables, mal situés, sujets aux éboulements, hostilité de la population papoue), c'est ce que j'appelle prendre en otage ses propres gens. Une fois sur place les indos s'y sont fixés et y ont fait souche, et un jour ou l’autre (comme au Tibet ou au Xinjiang dont nous parlerons d'ici peu) il y aura plus de nouveaux venus que de première nation, cf. les Amériques ou l'Australie, voilà, la boucle est bouclée. J’en vois qui commencent à s’assoupir, revenons à nos trois oiseaux... Pendant que naps déballait son cours d’histoire à deux balles le bateau était arrivé à Manokwari, il était minuit. On avait bien rigolé pendant le voyage, surtout que bogra et moi on passe notre temps à se chamailler et à s’envoyer des vannes foireuses. Iwein n’avait pas l’habitude d’un naps comme ça, et oui, il ne m’avait jamais vu avec quelqu'un de mon village et encore, Za c’est pas le pire et de loin, quand je suis avec X ou pithécanthrope attention les dégâts (voir le chapitre XXI du premier tome) ! On avait fini par lui dire : tu vois John, avec nous t'as pas fini de rire et tu te marreras bien plus avec les arabo-latins que nous sommes qu’avec ces anglo-saxons qu’ont pas de sang ! En descendant du bateau je scrutai la jetée, espérant voir ma petite papouette. La dernière fois que j’étais à Manokwari j’étais aussi arrivé de nuit et je l’avais rencontrée sur cette même jetée, une très belle fille à la peau chocolat (je bombe le torse, exact, ça fait du bien à mon ego), et vu la conclusion de l’histoire à l’époque je me disais qu’un phénomène récurrent ne serait pas de refus. Las, elle n’était pas là, nous allâmes dormir dans une case chez des amis d’Iwein. Le lendemain nous primes quand même une chambre à l’hôtel car nous avions besoin de préparer certaines choses dans le calme. Ensuite nous fîmes un petit détour par chez les poulagas, pas qu’on les aime ces tordus mais il nous fallait une « surat jalan » (permis dont on a besoin dèss qu’on quitte les villes pour s’enfoncer dans l intérieur). Avec Za on laisse John parler, il les connaît vu qu’il est souvent dans le coin. J’entends le corrompu en chef qui commence à insinuer qu’Iwein est notre guide, qu’on le paye et que donc il ramasse des sous au black. Je les connais les gabarits, le gars espère probablement gratter une rallonge, il est temps que j’intervienne : excusez-moi monsieur mais je vous ai entendu parler et je pense qu'il me faut corriger certaines de vos allégations. Mon ami et moi-même nous ne sommes pas des enfants et nous n’avons besoin d’aucun guide pour aller dans la forêt. Comme vous entendez je maîtrise votre langue et vous imaginez bien que je suis à même de me débrouiller seul. De plus, je n’en suis pas à mon premier voyage dans la région, consultez vos archives et vous verrez que je suis déjà venu à plusieurs reprises, et à chaque fois sans mister Iwein. Iwein est un ami et il nous a proposé de l’accompagner dans la forêt en amis, il n’y a absolument aucune histoire d’argent entre nous. Le moustachu se calme, mais il réclame quand même des sous pour l’obtention du bout de papier. La corruption, tristement classique et tellement répandue dans ce pays, une véritable plaie. Petit conciliabule à trois en français (car John parle notre belle langue) : Il exagère quand même John, à l’époque ils demandaient beaucoup moins ! Je sais, à chaque fois ils augmentent, c'est que le pays connaît une sacrée inflation et vous pensez bien qu’ils s’alignent. De toute façon si on paye pas adieu le permis et adieu le trip, tout ce qu’on peut faire c’est marchander ! Passons, et disons que nous finîmes par avoir le papelard... Ensuite il fallait bien faire les courses. La cigogne des Flandres sortit une liste de commission, basée sur le temps que nous allions rester et le nombre de bouches à nourrir, écrite par sa chère et tendre, c'est quand même pratique de temps en temps une femme... Nous achetâmes une tonne de riz, des nouilles déshydratées, des sauces et épices, des légumes frais qui se conservent, du thon en boîte, des biscuits, du café, du thé, du sucre, enfin tout ce qu’il fallait pour un séjour en autonomie complète car c’est de ça qu’il allait s’agir. Le lendemain nous prîmes un minibus jusqu’au village machin chose d’où nous commencerons à marcher demain. Nous fîmes nos politesses au chef, déposâmes nos sacs là où nous allions dormir (c’est à dire par terre) puis la discute put commencer... C’est surtout John qui tient le crachoir vu que c'est son trip, Zazatte et naps baillent aux corneilles. En premier lieu il s’enquiert de savoir qui a les droits territoriaux pour la montagne sur laquelle il avait jeté son dévolu. Car même si pour l'occidental non averti la forêt a toujours l’air d’être la même partout, en vrai telle partie appartient au village A, telle autre au village B, et bien sûr A n’aime pas que B vienne batifoler sur son terrain et inversement. Ces droits sont à prendre très au sérieux et t'as vraiment intérêt à savoir où tu mets les pieds, parce que sinon ça peut rapidement dégénérer au coupe-coupe ou à la flèche, sans rire. D’après le chef le versant par où nous allons passer était à lui (en fait plutôt à son village, mais un peu de mégalomanie n’a jamais fait de mal a personne) donc on était bon. Ensuite il fallait des porteurs qui connaissaient le coin, surtout pour savoir où trouver de l’eau. Ça y en a pas, personne du village n’est jamais monté là-haut à part le chef dans sa jeunesse car en ce temps-là il vivait dans cette forêt (c’était avant l’époque où le village a été déplacé à son emplacement actuel en bord de route). Il serait bien allé avec nous mais il nous fait voir sa jambe, il a une superbe infection purulo-suintante, hors de question. Pas de panique, il va nous présenter trois hommes de confiance à qui il expliquera deux-trois trucs sur la topographie et tiens, justement les voilà, présentations : Bernart (oui, avec un « t »), un colosse d'environ 25 ans, il a l'air très sympa ; Barnabas (dont ils se moquent en disant qu’il est celui qui a été échangé contre le Christ, cf. la Bible), à peu près le même âge mais beaucoup plus petit, et qui a l’air sympa aussi mais qui est toujours dans les vapes, à croire qu’il a fumé dix spliffs d’affilée (sauf qu’il n’y en a pas ici, j'en conclus que son cerveau doit produire naturellement tétrahydrocannabinol et endorphines) ; Martinus, plus âgé, qui vient paraît-il de la « ville », il a l'air OK comme les autres. En avant pour les tractations. Ils veulent un gros paquet de sous mais on ne la fait pas au Iwein, il connaît ce type de chant. Il explique, posément mais fermement, que pour l’instant il est en phase de repérages et ne peut se permettre de jeter l’argent par les fenêtres, mais que si l'étude est concluante et que dans le futur il emmène des groupes payants là il arrosera beaucoup plus. Ils sont d’accord, tope là et à demain matin ! Le chef tente le coup de la donation pour l’église (en fait donation pour sa pomme), Iwein refait valoir ce que dit plus haut, le chef insiste, Iwein reste inflexible, le chef abandonne. Maintenant que le biz est réglé passons aux choses sérieuses, à savoir l’interview. Za et moi on est célibataires et le chef se désintéresse assez vite de nous, ce qui l’intéresse c’est Iwein et sa poule (je sais, elle est facile aussi celle-là mais que veux-tu, on fait avec ce qu’on a). Ça fait longtemps que tu es marié ? Un peu... Ah ! Alors tu as des enfants ! Non, pas encore... Quoiiiiiiiiiiiiiiiiiii ? T’as pas de descendance (keturunan, ça veut dire exactement ça) ? Tu te rends pas compte, qui va prendre soin de toi quand tu seras vieux ? Boah, je verrai bien d'ici là... Non non non, tu te rends vraiment pas compte, il te FAUT une descendance, tu dois laisser une trace de toi en ce monde, mourir sans descendance c’est le pire de tout !!! Je traduis à Zazou, on a mal au ventre à force de rire. Au bout d un moment je n’y tiens plus et lance : c’est pas qu’il veut pas chef, c'est juste qu’il peut pas, il a mati pucuk (bourgeon mort, si tu vois l'analogie) ! John dément véhément, le chef reprend ses conseils avisés, ça dure un bon moment... Je ne suis pas certain qu’il ait convaincu notre échassier des images d’Épinal d’avoir des petits poussins, mais en tout cas au bout d’un moment il nous laisse... La nuit arrive, va falloir manger un bout. Les papous s’ils sont gentils n’en sont pas moins pas doués pour recevoir, si tu vas pas voir par toi-même ce qu’il en est t’es pas prêt de manger ! On entre donc dans le territoire des femmes (la cuisine) et s’enquiert de si on peut cuisiner etc. Elles nous proposent de le faire pour nous et on accepte sans difficulté, faire la bouffe n'est pas un travail d'homme comme chacun sait en Papouasie... Un peu de riz et d’aubergine, le tour est joué. Demain il va falloir se lever tôt et en forme alors extinction des feux rapide, nous nous endormîmes au son des insectes virevoltants dans l’air nocturne...
Swangi, Professionnalisme.
Le lendemain nous nous mîmes en route, mais pas si tôt que ça parce que si les pinsons d’outre-Ardennes sont matinaux, ce n'est pas le cas des oiseaux migrateurs provençaux, loin s’en faut. Nous suivîmes pendant genre deux kilomètres la route goudronnée qui mène à Manokwari, puis nous obliquâmes à droite et entrâmes dans la forêt. La grue blond cendrée avec ses bottes en caoutchouc et les trois papounets - pieds nus - nous avaient déjà mis bien 200 mètres sur ce début de parcours, et ça nous avait pas plu avec le bogra donc nous accélérâmes le pas, l'honneur de la Provence était en jeu ! Ça fait plaisir de se retrouver dans la nature et le vert, même si pour l’instant ce n’est que de la forêt secondaire. Après un certain temps nous fîmes un petit arrêt près d’une rivière, et Bernard décida de se baquer. Une fois sa chemise tombée je constatai qu’il était vraiment balèze, le genre de gars avec qui il vaut mieux être pote... Un peu plus tard nouvel arrêt, près d’une autre rivière (ou peut être la même mais plus haut, va savoir), ce coup-ci pour manger. Le casoar nain (il est pas grand notre Iwein) nous confia que des fois sa femme le suivait dans ses expéditions et qu’elle faisait la cuisine. Ouais, mais là elle est pas venue, t’as vraiment pas assuré espèce d’oiseau de paradis d’occase ! Un petit feu, l’eau chauffe. Pendant ce temps j’en profite pour rincer ma chemise, déjà bien transpirée, et je la mets à sécher sur une branche, on se tient propre dans la famille naps figure-toi ! L’eau bout, on y jette des pâtes, elles cuisent, on les sort et met un peu de sauce, on partage, tout va bien. Il commence à pleuvioter trois gouttes, parfait, ça va rafraîchir l’air. Par contre on voit qu’en amont ça tombe dur, le ciel est noir d’encre. Avec Zazou on remarque que l’eau monte un peu, tiens, c'est marrant ! Oulah ! Mais c’est qu’elle se met à monter à vue d’œil, oh oh les gars, faut qu’on se casse de là, vite, on va se faire emporter ! Tout le monde s’affaire pour récupérer, qui son sac, qui sa chemise, qui les casseroles, et monte en quatrième vitesse sur la berge, en essayant de ne pas faire tomber son assiette et ce qu'il y reste de pâtes. À peine arrivés en haut ça se met à dévaler très fort en contrebas, et le bord de rivière où on était à peine 30 secondes plus tôt est complètement inondé, avec un sacré courant. Ça me rappelle les images de la catastrophe de Vezons la romaine, on a eu du bol, moins deux on était emportés... C’est le moment pour la mouette pygmée de nous sortir son célèbre : alley, ça c’est pas pour rigoler hein ! On finit nos pâtes et on repart... Chemin faisant on rencontre un gros lézard, un genre de varan de Komodo mais la taille en dessous, son corps doit faire un mètre de long. Il est accroché tranquille à un tronc d’arbre à quelques mètres du sol, et a l’air de se concentrer en vue d’une ascension. Bernart recule, terrifié : ça mange les humains ce truc !!! On rigole : meuh non Nanart, c'est nous qui pourrions le manger, regarde-le, il est de loin pas assez gros pour nous transformer en chair à pâté voyons ! On s'arrête pour l'observer, Bernart se met prudemment sur le côté. La mésange à longue queue (!) convient que c’est le plus gros qu’il ait jamais vu, mais que par contre ce type de bestiau est courant dans le coin. Au bout d'un moment le monstre papouphage se décide enfin à monter au sommet de l’arbre, nouveau mouvement nerveux de Ber qui décidément flippe comme une bête. Bon allez on repart, sinon il va nous faire une attaque... Le chemin sur lequel nous marchons est encore assez large et on voit, aux traces dans la boue, que des camions passent dans le coin. On comprend vite pourquoi en voyant des arbres abattus et du bois déjà débité en planches, signe d’une certaine activité de bûcheronnage. La perdrix à œil bleu nous explique que les papous vendent des concessions d’abattage - pour une bouchée de pain, est-il besoin de le préciser ? - à des indos qui viennent ensuite couper tout ce qui a une valeur. Ma foi, ça reste artisanal et au moins ce sont les petits qui en bénéficient, et puis ils ne pourront jamais tout détruire comme ils ont fait à Bornéo car ici la géographie est différente, ça monte tout de suite raide. Et d’ailleurs ça commence à monter en effet, on quitte la « route » pour suivre un petit sentier non carrossable et on entre dans la forêt primaire. Le milieu d’après-midi bien tassé arrive, il est temps de préparer le camp. Zaza et naps c’est facile, ils ont leurs hamacs moustiquaire, en deux-deux c’est fait. Le passereau à la huppe platine est assez intéressé par le système qui présente, c’est vrai, beaucoup d’avantages : pas lourd, peu encombrant, facile et rapide à monter et démonter. Ceci dit l’orfraie belge c'est un pro, et il est très au point pour ce genre d'escapades. Il a un « terpal » (grande bâche imperméable) qu’il pose sur une armature en bois montée au préalable par les bons soins de nos papous experts du coupe-coupe, et ensuite à l’intérieur il bâtit avec des bouts de branches une sorte de plan de travail qui va servir à cuisiner et à poser la bouffe qui a besoin de prendre l’air, et sur lequel il compte bien dormir en fin de soirée. Une fois terminé c’est vraiment pas mal ce petit salon sylvestre, on y tient debout, il y a de l’espace, c'est cosy comme on dit de nos jours. Le moineau cisalpin (t’avais-je dit qu’Iwein est d’origine italienne ?) note le point GPS (car il a un GPS, je te rappelle que c’est un pro), comme ça au retour on pourra se resservir de ce camp et de l’armature, évitant ainsi de couper de nouveaux arbres, dit-il. Sentiment tout à ton honneur mon cher gypaète pas barbu ! D’après son machin électronique nous sommes à 300 mètres d’altitude (j’avais oublié de te le dire mais on est partis du niveau de la mer, celle-ci se trouve juste derrière le village où on a dormi hier soir). J’admets que c’est pratique mais j’ai pas confiance dans tous ces gadgets, ça prend l’humidité et ça tombe en panne, ça n’a plus de piles etc. Dans le cas de l’aigle botté de choc et de ses recherches ça peut être utile j’en conviens, mais dans le mien rien ne vaut la boussole et le soleil. Partage des taches : les plumes blanches font la cuisine, les plumes noires font la vaisselle. Ça leur va, j’imagine qu’ils n’ont jamais dû faire la cuisine, cette basse besogne réservée aux femmes, de leurs vies, en Papouasie on est des hommes, des vrais ! Y a pas à dire, ils ont tout compris, je sais pas ce qu’il s’est passé chez nous mais à un moment ou à un autre les hommes ont foiré, et maintenant c’est trop tard pour inverser la vapeur... On se fait une bonne plâtrée de riz avec quelques légumes et condiments divers et on mange de bon cœur, la marche ça creuse. Après le repas on discute de choses et d’autres et les papous nous sortent les histoires habituelles de swangi (lis "souangui"). Ce terme désigne la magie noire en général, mais aussi ceux qui s’y adonnent, et dans cette région ils croient tous durs comme fer qu’un swangi se planque dans la forêt et attend que tu passes pour t’embrocher d’une de ses flèches empoisonnées (enfin j’imagine qu’il doit y en avoir plusieurs vu que la forêt est vaste). Ce à quoi je réponds immanquablement : pardi ! Le gars il a que ça à faire de passer sa vie à bouffer des racines et des vers, à se prendre la pluie, à se taper les stiques, les sangsues et autres bébêtes charmantes, tout en t’attendant, surtout que comme tu sais qu’il est là tu évites le coin ! Peine perdue, ils ne te croiront jamais mon pote, tu es un blanc et tu n’y comprends rien, c'est bien connu du reste. Bon, disons que c’est la version locale et pour adultes du croquemitaine... C’est l’heure du dodo, nos trois amis se sont fait un petit lit douillet en feuilles près du feu, le faisan de Nouvelle-Guinée sors son matelas gonflable et l’installe sur la table du living-room, Zaza et moi-même nous regagnons nos quartiers surélevés... Après une bonne nuit bercés par les bruits de la forêt on se prépare à repartir. Le canard à front blanc s’est levé avant tout le monde pour aller traquer ses congénères, Za et naps ont décliné l’offre. Un petit café et quelques pâtes quand même, puis l’ascension démarre. Ça commence à monter dur, le balbuzard et les trois proies à swangi caracolent en tête, bogra et mézigue on peine. Bogra parce que ça fait bien vingt ans qu’il fume comme un pompier, mézigue parce que je suis rouillé et parce que je n’ai jamais été un champion d’escalade de toute façon. Zazou crache vraiment ses poumons le pauvre, il serait peut-être bien temps qu’il arrête... Rien de spécial à te raconter ce jour-là, un stop pour le midi et un autre le soir au village fantôme papou. Dans ce reste de village il ne reste plus une baraque, mais on voit bien qu’il y a eu de l’occupation humaine car la forêt y est plus clairsemée, voire quasi inexistante sur un petit périmètre, et on trouve même quelques reliques archéologiques comme un bout d’assiette et un bidon percé... La fauvette sarde (Iwein, il venait de Sardaigne ton père ?) nous annonce que nous sommes à 800 mètres, ce qui nous fait une belle jambe je te l’avoue. On se refait un bon repas, cuisiné de main de maître par nos trois butors (et c’est rien de le dire, surtout naps qui a toujours été vilain avec les filles, déjà à l’école primaire il se régalait à leur tirer les couettes. Mais sache quand même que le butor, avant d’être un mufle, est un volatile de France). Le lendemain c'est déjà la routine : le chevalier cul blanc (tringa ochropus) se lève très tôt pour socialiser avec ses cousins, les deux faucons pèlerins dorment jusqu’au dernier moment, et une fois tout le monde sorti de son poulailler respectif ça graille et boit du café en pépiant... Puis on repart, ça monte toujours. Du fait qu’on est déjà en altitude la forêt n’est pas très méchante avec nous, pas ou disons peu de stiques, pas de sangsues, aucun de ces gros taons qui font un mal de chien et te pompent un litre de sang à chaque piqûre, aucun non plus de ces moucherons dont le but dans la vie est de venir se noyer dans l’humidité de tes yeux après avoir bien tournoyé autour. Il fait pas trop chaud non plus, mais bien sûr des fois ça pleut et on se retrouve trempés. Pas trop dérangeant toutefois si c’est dans la journée car d’ici au soir ça a eu le temps de sécher in situ, et sinon il y a le feu, c'est bien pour ça, entre autres, qu’il a été inventé, pas vrai ? Par contre un problème commence à se poser, c’est que l’eau se raréfie. En basse altitude ça n'est jamais un souci, les cours d’eau ne manquent pas et tout baigne dans la moisissure de toute façon. Mais dès que tu t’élèves il y a moins de rivières, c’est logique... On établit le camp près d’une immense flaque d’eau dans laquelle tu pourrais carrément te baigner, mais que t’as pas intérêt car c’est notre réserve de flotte ! L’engin de la gelinotte des bois marque 1300 mètres... Les trois cordons bleus font une nouvelle fois des prouesses culinaires et on mange comme des rois, ou plutôt des aigles royaux. Le troglodyte mignon (troglodytes troglodytes) décide qu’avant d’aller plus avant il convient de faire des repérages pour trouver de l’eau. Ce qui veut dire que demain les deux bartavelles vont pouvoir faire la grasse, car vu qu’ils sont blancs et ignorants ce sera pas eux qui s’y colleront, chouette ! Ahhh !!! Une bonne flemme, y a que ça de vrai, hein Zazou ? C’est pas lui qui va me contredire... Par contre il a caillé dur cette nuit, le froid arrivait non pas d’en haut mais d’en dessous et tout ça c’est pas bon pour mes futurs rhumatismes. C’est vrai qu’on est en altitude, je n’y avais pas pensé, ce soir je sors ma couverture de survie. On se lève, personne dans le camp mais on va pas se laisser abattre, un bon café et tout ira bien. Petite promenade dans les alentours, pas mal ce coin, c’est vraiment la nature à l’état brut qui t’accueille en son sein, le monde végétal dans toute sa splendeur comme qui dirait. Les arbres, omniprésents bien sûr, sont couverts de mousse, et des petits nuages d’humidité qui se forment ici et là donnent un air fantomatique au tout... On entend des voix, il semble que la volière rentre au bercail. Ils n’ont pas vu une goutte d’eau, demain ils partiront plus tôt et essaieront de monter jusqu’au sommet voir s’ils en trouvent, et aussi pour évaluer la faisabilité de l'ascension avec le chargement et les deux handicapés que je n’ai pas besoin de nommer. Le repas de midi est pantagruélique, et quand tu cuisines comme ça mon pote tu te demandes si ça vaut le coup finalement de se marier... Après manger je fais quelques réglages de flash sur mon appareil photo, ça ne plaît pas du tout à Martinus : arrête, tu vas faire venir l’orage ! Je rigole et lui explique que ça n’a rien à voir puis, pensant qu’il avait compris, je continue mon office. Reflash, là il s'énerve : ARRÊTE JE TE DIS, tu vas vraiment faire venir l’orage ! Rien à faire, soupir... Avec le mégapode on va faire un petit tour histoire qu’il nous présente à sa famille. Ouais, sauf que j’ai toujours été nul pour repérer les volatiles : regarde là-bas, il y a un oiseau magnifique ! Où ça ? Là-bas ! Où ? Là-bas ! Je le vois pas, où tu as dit ? Là, suis mon doigt! Où ? Souvent je ne vois le machin qu’au dernier moment, genre quand il s’envole, et je me décourage. Zazou n’a pas l’air très doué non plus, non vraiment, je crois qu’on n’est pas faits pour l’ornithologie... On revient au camp, les papous ont fait une trouvaille : des œufs de maléo. Ils sont énormes et Za et moi on voit tout de suite la belle omelette que ça va faire, et on s’en pourlèche les babines d’avance. La corneille noire fronce le sourcil, faut pas déranger ces bestiaux, y en a déjà plus beaucoup et faut leur foutre la paix, qu’il dit. Réflexion faite il a raison, mais il admet lui-même que c’est de toute façon trop tard, même si on les remettait dans le nid la femelle ne voudrait plus s’en occuper vu qu’ils ont notre odeur. Les papous jurent leurs grands Dieux qu’ils les ont trouvés par terre, m'ouais... Au moment des les ouvrir on s’aperçoit que dans l’un d’eux le poussin avait déjà commencé à se former, c’est pas joli à voir. Les papous nous demandent timidement s’ils peuvent garder celui-là pour eux, pensant probablement que nous refuserions et voudrions garder pour nous ce met de choix. Grands seigneurs nous acceptons... Désolé pour la famille maléo, mais en consolation leur sacrifice n’aura pas été vain, que du bon jaune et presque pas de blanc, l'omelette restera dans les annales de la forêt crois-moi ! Il est temps d’aller pioncer et je n’oublie pas de sortir ma couvrante en aluminium qui fait un bruit d’enfer, mais qui est censée éviter à ma chaleur de s’éparpiller sottement dans le milieu ambiant. Elle empêche ma chaleur de se perdre, exact, mais elle reste sans effet sur ce froid qui vient d'en dessous, la nuit fut une nouvelle fois frisquette... Re-grasse, re-café, re-promenade, et en fin d'après midi les pionniers reviennent. Ils n’ont pas réussi à atteindre le sommet mais ont quand même grimpé jusqu’à 1900 mètres (la montagne culmine à 2000 et des brouettes), et hélas ils n’ont pas vu le moindre point d’eau, il semblerait que le trip soit un peu compromis. On verra demain, en attendant on se réunit autour du feu pour savourer un de ces bons petits plats dont nous commençons à avoir le secret. Ce soir-là un vent de révolte souffle dans les troupes, attisé par Martinus, ils estiment maintenant n’être pas assez payés et en veulent pour preuve que ça a été dur de monter toutes les provisions jusqu’ici. C’est tout à fait vrai, et heureusement d’ailleurs qu’ils étaient là sinon je sais pas comment on aurait fait, même avec seulement la moitié de la bouffe vu qu’on aurait été moitié moins de monde. Mais comme le leur fait remarquer très judicieusement le petit duc le plus dur avait été fait, là ça déjà faisait deux jours qu’ils se la coulaient quand même relativement douce tout en étant malgré tout nourris (grassement me sens-je obligé d’ajouter) et payés, et qu’ensuite il ne leur restera plus qu’à redescendre avec beaucoup moins de poids vu que d’ici là toute la bouffe aura été mangée. Le soulèvement s’arrêta là... À part ça l'ambiance générale est sereine, excepté quelques petites frictions entre Zazou et l’étourneau unicolore. Za ne pense qu’à bouffer et ne veut pas comprendre que, si on a assez au niveau riz et denrées de base, il y a certains articles avec lesquels il faut être un peu plus parcimonieux, entre autres les légumes et les sauces. Il dit que c’est pas grave, que quand tout sera fini on n’aura qu’à redescendre, sans se rendre compte que pour Iwein, contrairement à nous deux les invités, tout ça n’est pas un jeu, il est là pour faire des repérages en vue d’emmener des groupes et pour ce faire il a besoin de rester un certain temps. L’autre jour ils se sont pris le bec à ce sujet mais je ne me suis pas mêlé de ces jérémiades Zazoutiennes, je le connais le bougre, il m’a déjà fait le coup plus d’une fois... Oah et puis c’est pas bien méchant, ce sont juste disons quelques petits points de désaccord, mais rien qui justifie qu’on prenne les armes. En tous les cas maintenant c’est l’heure du repos, et j’ai un petit problème : feignant comme à mon habitude je n’avais pas attaché les coins de la bâche qui me sert de toit, et du coup celle-ci était en contact avec le hamac tout à l’heure quand il a plu. Et alors ? Et ben alors c’est ce genre de matériau qui est imperméable tant qu’on ne le touche pas mais qui laisse passer l’eau dès qu’il est en contact avec quoi que ce soit. Tu me suis ? Oui, ça veut dire que mon hamac est trempé, et vu comme je me les suis gelées hier il est hors de question que je refasse la même en étant en plus dans un lit mouillé. Je vais dormir avec les papous sur leur lit de feuilles près du feu, et en fait cette nuit sera très agréable car même si le sol est plus dur que dans mon hamac je dors bien au chaud. Le lendemain l’hirondelle rustique avait pris une grande décision : il est impossible d'aller plus loin, donc on va rester ici et explorer les alentours (ça on l’avait déjà plus ou moins compris hier). Mais comme on est un peu légers en bouffe Martinus et Barnabas vont redescendre (on leur paiera le retour bien sûr) et Bernart restera avec nous. On leur paye donc leur salaire, plus le jour supplémentaire pour redescendre, et on leur file même un extra. Bernart nous demande si ça ne nous embête pas de leur passer l’argent qu’on lui doit jusqu’à aujourd'hui pour qu’ils puissent le donner à sa femme qui en a besoin pour les courses. Pas d’histoire Ber ! Martinus et Barnabas descendent et Bernart part vers le haut de la montagne, probablement pour aller chercher des légumes sauvages ou va-t-en savoir quoi d’autre, pensais-je sur le moment. On tape le café, discutaille mais le Ber ne revient pas. Avec Za, habitués que nous sommes des escrocs vu qu’on vient d'un petit village qui en est clafi, on voit tout de suite le mal : il a fait style il montait et en fait il a rejoint ses potes et est redescendu avec eux, c'est pour ça qu’il a demandé les sous soi-disant pour sa femme, il avait déjà tout combiné ! La bécasse des bois (scolopax rusticola) ne veut pas y croire : non, c'est pas possible, il a dû avoir un accident ! Avec le bogra on ricane : bin non té ! Il est né dans la forêt, il a des pieds comme des planches de surf et une carrure dans laquelle on en logerait facile deux comme toi, et tu crois qu’il est tombé dans un trou comme un de ces toutous qu’un jour peut-être tu emmèneras ici ? Il ne veut pas se rendre à l’évidence et part à sa recherche, avec le Zazou on hausse les épaules et on se refait un caoua... Il revient au bout d’un moment, et n'ayant pas trouvé de Ber agonisant dans un ravin il commence à nous croire, même s’il a du mal à réaliser la chose et sort des : « c'est pas croyable quand même, il nous a abandonné, comme ça, mais pourquoi ? », et autres incrédulités du même tonneau. Pourquoi ? Ma foi, y a plein d’explications possibles mon cher gobe-mouches mais c’est pas l’important, l’important c’est qu’ils n’ont pas assuré et ont manqué à leurs devoirs, et ça c’est grave. Passe encore que ça soit avec nous qui ne sommes pas des flippés et qui sommes largement capables de redescendre par nos propres moyens, mais qu’est ce qu’ils en savaient d’abord qu’on en était capables ? On aurait pu prendre peur, s’asseoir par terre et pleurer en s’imaginant perdus dans la jungle. Tu vois le tableau s’ils te font ce plan quand tu es avec tes clients qui ont payé une fortune pour leur trip ? Tu les imagines tes cliclis? Crises de nerfs, on est perdus dans la forêt, comment on va faire, on va crever ici etc. Pas très professionnel tout ça...
(à suivre...)
Quels cadeaux offrir à des Guatémaltèques? English translation pending
Bonjour
Je pars au Guatemala dans un mois.
Je serai hébergée par une famille guatémaltèque avec 3 enfants qui ont entre 7 et 11 ans.
Quels cadeaux puis-je apporter pour leur faire plaisir?
De quoi peuvent-ils avoir besoin?
J'ai pensé à quelques jeux simples (dominos, puissance 4, mikado...) pour pouvoir communiquer et jouer avec les enfants même si on a du mal à se parler car je ne parle pas espagnol... Leur maman est bilingue.
Aidez-moi s'il vous plait, j'aimerai tellement faire plaisir à ces gens si gentils et si souriants!
Merci d'avance!
Circuit en Inde du Sud du 15 au 25 février 2012 English translation pending
Bonjour,
C'est la première fois que nous partons en Inde et nous ne savons pas trop comment nous organiser. Tout d'abord, comme nous ne partons que 10 jours ( arrivée à Bangalore le 16/02 à 1h30 du matin et départ le 25/02 à 3h50 ), nous ne savons pas si nous ne privilégions qu'un "côté" de l'Inde du sud et lequel ( la partie ouest ou la partie est, sachant que sur "le routard", ils sont beaucoup plus prolixes et enthousiastes sur le kerala que sur le tamil nadu ) ou si nous tentons de faire les deux côtés.
De plus, j'avoue que je stresse un peu à l'idée d'arriver à 1h30 à Bangalore et de ne pas savoir où aller. Les hôtels seront-ils ouverts à cette heure-là ?
Nous avons vu qu'il valait mieux pour un circuit en autotour prendre une voiture avec chauffeur-guide. En auriez-vous à nous conseiller ?
Enfin, je rêvais d'aller en house-boat mais dans le guide que nous avons lu, ils disent qu'il y en a bcp trop, que ça fait bcp de bruit et que ce n'est pas si calme que ça. Qu'en pensez-vous ?
Merci d'avance pour tous vos précieux conseils. D'ailleurs, si vous avez de bonnes adresses d'hôtels à nous indiquer, nous sommes preneurs ( budget maxi : 60-80 euros la nuit pour 2 ).
Et au risque de paraître ridicule, j'ai une question concernant le thé : j'adore en boire mais toujours dans "le routard", ils insistent fortement sur l'hygiène et le fait de ne pas boire d'eau du robinet. Or, si je veux boire du thé, est-ce que je ne cours pas de risques ?
Audrey
C'est la première fois que nous partons en Inde et nous ne savons pas trop comment nous organiser. Tout d'abord, comme nous ne partons que 10 jours ( arrivée à Bangalore le 16/02 à 1h30 du matin et départ le 25/02 à 3h50 ), nous ne savons pas si nous ne privilégions qu'un "côté" de l'Inde du sud et lequel ( la partie ouest ou la partie est, sachant que sur "le routard", ils sont beaucoup plus prolixes et enthousiastes sur le kerala que sur le tamil nadu ) ou si nous tentons de faire les deux côtés.
De plus, j'avoue que je stresse un peu à l'idée d'arriver à 1h30 à Bangalore et de ne pas savoir où aller. Les hôtels seront-ils ouverts à cette heure-là ?
Nous avons vu qu'il valait mieux pour un circuit en autotour prendre une voiture avec chauffeur-guide. En auriez-vous à nous conseiller ?
Enfin, je rêvais d'aller en house-boat mais dans le guide que nous avons lu, ils disent qu'il y en a bcp trop, que ça fait bcp de bruit et que ce n'est pas si calme que ça. Qu'en pensez-vous ?
Merci d'avance pour tous vos précieux conseils. D'ailleurs, si vous avez de bonnes adresses d'hôtels à nous indiquer, nous sommes preneurs ( budget maxi : 60-80 euros la nuit pour 2 ).
Et au risque de paraître ridicule, j'ai une question concernant le thé : j'adore en boire mais toujours dans "le routard", ils insistent fortement sur l'hygiène et le fait de ne pas boire d'eau du robinet. Or, si je veux boire du thé, est-ce que je ne cours pas de risques ?
Audrey
Visiter une fabrique de cigares à Varadero? English translation pending
Est-ce que à varadero, on peut voir une fabrique de cigares ?
Et ça, sans aller à la Havane.
Et ça, sans aller à la Havane.
Choix de villes à visiter en Californie? English translation pending
voilà, je vais partir d'ici peu en californie, seul probleme je ne sais pas quelle ville choisir, quelle ville est la plus passionnante et la plus enrichissante svp a tous ceux qui sont partis en californie conseillez moi j'ai deja pensé a San diego, San francisco, et bien entendu Los angeles jai besoin de vos avis sur ces villes je vous remercie infiniment
Amicalement Jm
Amicalement Jm
Voyage en famille au Panama English translation pending
Bonjour,
J'envisage de partir au Panama en juillet 09 avec mes deux garçons de 14 et 12 ans pour rencontrer des tribus indiennes.
Devrons-nous essuyez des pluies incessantes? Quel est le degré de sécurité là bas? Les enfants veulent découvrir des populations qui vivent en harmonie avec la nature. Est-ce donc une bonne destination?Avez-vous d'autres destinations plus appropriées à me conseiller?
Merci pour vos réponse
Pascale
Bons plans autour de Saint-Florent (Haute-Corse) avec enfants en août? English translation pending
Bonjour,
Qqun a-t-il de bons plans (restos, visites, activités) autour de St Florent pour cet été (août) ?
Merci
Riche la Tunisie English translation pending
Je viens par ce sujet éclaircir certaines idées à beaucoup de gens qui ont des préjugés sur la tunisie et les tunisiens.
1/ Le tourisme en tunisie n'est que 6.8 % du Produit national brut. 2/ Il n'y à pas de pauvreté en tunisie, la classe moyenne et les riches sont majoritaires (allez voir du côté des quartiers huppés de tunis, menzah, ennasr, carthage, marsa, gammarth, hammamet et sousse, sfax et djerba et vous allez voir le réel niveau de vie des tunisiens). 3/ Le peuple tunisien est un peuple trés acceuillant, trés tolérant, certes il y à des gens comme d'ailleurs partout qui sont malhonnête (si non ca sera le paradis), mais la majorité des gens sont corrects, donc svp, plus de peur, laisser vous allez en tunisie et vous allez passer de superbes vacances, les gens vont vous inviter et seront heureux de vous acceuillir. 4/ si votre séjour n'été pas agréable, pour une raison ou une autre, ne généralisez pas, ne dites pas que tout le pays est mauvais, que les tunisiens sont collants (parcequ'un ou deux vendeur vous a collé !!), respectez ce pays riche de 3000 ans d'histoire qui aime la différence et adore les étrangers.
1/ Le tourisme en tunisie n'est que 6.8 % du Produit national brut. 2/ Il n'y à pas de pauvreté en tunisie, la classe moyenne et les riches sont majoritaires (allez voir du côté des quartiers huppés de tunis, menzah, ennasr, carthage, marsa, gammarth, hammamet et sousse, sfax et djerba et vous allez voir le réel niveau de vie des tunisiens). 3/ Le peuple tunisien est un peuple trés acceuillant, trés tolérant, certes il y à des gens comme d'ailleurs partout qui sont malhonnête (si non ca sera le paradis), mais la majorité des gens sont corrects, donc svp, plus de peur, laisser vous allez en tunisie et vous allez passer de superbes vacances, les gens vont vous inviter et seront heureux de vous acceuillir. 4/ si votre séjour n'été pas agréable, pour une raison ou une autre, ne généralisez pas, ne dites pas que tout le pays est mauvais, que les tunisiens sont collants (parcequ'un ou deux vendeur vous a collé !!), respectez ce pays riche de 3000 ans d'histoire qui aime la différence et adore les étrangers.
Prix le moins cher pour un vol Paris - La Paz? English translation pending
bonjour à tous,
quelqu'un aurait il l'idée du prix du billet entre paris et la paz avec la compagnie la moins chere ???
merci de vos reponses
Olive
quelqu'un aurait il l'idée du prix du billet entre paris et la paz avec la compagnie la moins chere ???
merci de vos reponses
Olive
L'Inde pour un premier grand voyage seule English translation pending
Je suis étudiante à science po et l'année prochaine je dois partir une année à l'étranger. J'aimerais aller en Inde (sachant qu'a part la Grèce d'où je suis originaire j'ai jamais voyagé seule). On m'a dit que pour une fille seule l'Inde c'était dangereux et mles discussdions sur le forum m'ont pas rassuré. Alors j'aimerai votre avis sur les risques de l'Inde. Merci d'avance.
Mexico DF English translation pending
Hola,
Je serai à Mexico DF autour du 20 dec pour quelques jours et je n'ai pas de guide. Qq'1 peut me conseiller un hotel bon marche dans le centre, et pourquoi pas qq tuyaux ou impressions sur la ville, des lieux apprécies...
Merci,
Armelle,
Je serai à Mexico DF autour du 20 dec pour quelques jours et je n'ai pas de guide. Qq'1 peut me conseiller un hotel bon marche dans le centre, et pourquoi pas qq tuyaux ou impressions sur la ville, des lieux apprécies...
Merci,
Armelle,
Epicerie du bout du monde English translation pending
Hello a tous ..., par ce que pour faire de la bonne cuisines ils faut des bon produits et si possible importé, je propose cette discussion pour y mettre les adresses des épicerie du bout du monde que vous avez put croiser ou que vous connaisser ...
En temps qu'ancien cuisinier et voyageur, j'en est quelques une sousle coude, mais n'hésitez pas a complèté....
Je cherche aussi une épisserie Américaine ....
Une première pour commencer la liste (que j'éspère longue...)
Epicerie Arméniène:
Rue Bleu dans le 9 arrondissement àParis
En temps qu'ancien cuisinier et voyageur, j'en est quelques une sousle coude, mais n'hésitez pas a complèté....
Je cherche aussi une épisserie Américaine ....
Une première pour commencer la liste (que j'éspère longue...)
Epicerie Arméniène:
Rue Bleu dans le 9 arrondissement àParis
Lequel de ces deux pays est le moins risqué pour une femme seule (Mexique ou Colombie) English translation pending
Bonjour,
Je projette de partir seule pendant 3 semaines en juillet, au Mexique ou en Colombie. Mais je ne sais pas lequel des deux choisir, mon choix se fera en fonction du pays le moins risqué.
J'attends donc vos conseils et avertissements concernant la destination à prendre. Merci !
On ne peut fuir son pays, comme l’avait déjà affirmé Danton English translation pending
La rubrique « Pensées, réflexions de voyageurs est en basses eaux, les Matthews et les Rhume n’ont plus rien à se mettre sous la dent. Est ce que mon sujet va les faire revenir?
Voila, je suis profondement déprimé par notre pays pour ce qu’il a été encore récemment et pour ce qu’il devient. En bref, je suis toujours ravi de m’en éloigner. Au retour, passer les barrières de Roissy est une épreuve , même s’il y a le plaisir de revoir mes proches.
En fait je ne m’éloigne pas tant que cela, car je suis rattrapé par l’admiration, l’attachement, l’amour porté à la France par mes interlocuteurs. j’en suis ému tout en étant mal à l’aise. ils peuvent être critiques sur les Français, mais l’art de vivre, l’architecture, les arts, les parfums, la gastronomie, les paysages les subjugent. Bien sûr il peut y avoir des amoureux déçus, tels des Japonais arrivant dans le pays idéalisé dans leurs rêves , sont confrontés à la réalité de la saleté, du laisser aller ou de la laideur: Le syndrome français, pendant du syndrome de Florence. Il y a une telle unanimité pour notre pays qui peut déclencher des jalousies et des propos amers d’ anglosaxons toujours a l’affut pour nous flinguer. J’en suis troublé.
Reflexions de Bobo? Dois je me faire soigner pour schizophrènie? Ou oui, nos aIeux ont construit un pays exceptionnel.
Voila, je suis profondement déprimé par notre pays pour ce qu’il a été encore récemment et pour ce qu’il devient. En bref, je suis toujours ravi de m’en éloigner. Au retour, passer les barrières de Roissy est une épreuve , même s’il y a le plaisir de revoir mes proches.
En fait je ne m’éloigne pas tant que cela, car je suis rattrapé par l’admiration, l’attachement, l’amour porté à la France par mes interlocuteurs. j’en suis ému tout en étant mal à l’aise. ils peuvent être critiques sur les Français, mais l’art de vivre, l’architecture, les arts, les parfums, la gastronomie, les paysages les subjugent. Bien sûr il peut y avoir des amoureux déçus, tels des Japonais arrivant dans le pays idéalisé dans leurs rêves , sont confrontés à la réalité de la saleté, du laisser aller ou de la laideur: Le syndrome français, pendant du syndrome de Florence. Il y a une telle unanimité pour notre pays qui peut déclencher des jalousies et des propos amers d’ anglosaxons toujours a l’affut pour nous flinguer. J’en suis troublé.
Reflexions de Bobo? Dois je me faire soigner pour schizophrènie? Ou oui, nos aIeux ont construit un pays exceptionnel.
"Bahia, terre du bonheur" English translation pending
Il est facile de comprendre pourquoi les Brésiliens surnomment Bahia "Terra da Felicidade" (la terre du bonheur).
L'État du Nord-Est, avec son littoral ensoleillé, est un paradis tropical.
Salvador, la capitale (originale du Brésil), est aussi le théâtre de l'une des plus grandes célébrations du carnaval au monde.
Mais un coup d'œil aux blazon officiel de Bahia, ornée de la devise latine per ardua surgo (je me lève dans l'adversité), laisse entrevoir une passé plus sombre.
Bahia est plus que le soleil, le sable et les fêtes de rue ... à partir du XVIe siècle, c'était un carrefour de la traite négrière.
Des millions d'esclaves africains sont déportés vers le Brésil; plus d'un million d'entre eux sont passés par Salvador et ont été immédiatement envoyés travailler dans les plantations sucrières voisines.
Aujourd'hui, Bahia est une terre de contrastes imprégnée de traditions culturelles africaines.
Pour vivre l'expérience de la capitale colorée d'Afro-Brésil, faites comme les locaux. Embrassez le présent et profitez de la plage - mais n'oubliez jamais le passé, même lorsque la fête bat son plein.
La capoeira en action La capoeira - une forme d'art afro-brésilien unique qui mélange les arts martiaux et la danse - est née dans les quartiers esclavagistes surpeuplés des plantations sucrières de Bahia. Là-bas, sous le couvert de la nuit, les esclaves pratiquaient l'autodéfense. Afin de masquer leur entraînement physique auprès de leurs maîtres, ils ont commencé à incorporer l'acrobatie et la danse, en ajoutant le rythme des instruments de percussion simples. A la moitié du XIX siècle, l'esclavage est proscrit et une paire de maîtres de capoeira développe la discipline en une forme d'art dans deux écoles distinctes. Un de ces capoeiristes, le légendaire Mestre Bimba, s'est produit pour le président brésilien en 1928 - et le reste est de l'histoire. Aujourd'hui, vous pouvez voir les capoeiristes dans les rues, ou des 'Rodas' (cercles de capoeira) sur la plage, et surtout dans les académies traditionnelles de capoeira du Pelourinho et dans le Fort Santo Antonio, le centre historique salvadorien, qui a été honoré par l'UNESCO. Jetez un coup d'oeil à l'Associação de Capoeira Mestre Bimba, la plus ancienne école de capoeira du monde, pour voir les maîtres pratiquer, ou pour vous inscrire à un cours vous-même.
Essayez l'encas de rue afro-brésilien Cherchez les odeurs qui montent des stands de nourriture et des petits chariots le long des plages et des rues de la ville. C'est ici que vous trouverez les Baianas - des femmes bahianaises vêtues de robes traditionnelles en dentelle blanche, de foulards superposés et de bijoux colorés en perles - préparant des plats d'inspiration africaine. Le classique à essayer est l'acarajé, un beignet frit en purée de pois noirs. A noter la cuve d'huile en ébullition: c'est le dendê, une huile de palme (non rafinée) forte originaire d'Afrique, et un aliment de base de la cuisine bahianaise. C'est la base d'un certain nombre de plats que vous voudrez essayer, comme le moqueca (un riche ragoût de fruits de mer à base de tomates et d'ail.) N'oubliez nonplus de boire une caipirinha, le cocktail national brésilien à base de limes, de sucre et de cachaça, un alcool de rhum à base de canne à sucre. Au Salvador, vous trouverez des variations sur la caipirinha classique qui incorporent des fruits colorés comme la pastèque et le fruit de la passion.
Assistez à une représentation du Balé Folclorico Le Balé Folclórico de Bahia (ballet folklorique de Bahia de renommée mondiale) vous propose un spectacle inoubliable au Teatro Miguel Santana. Ce n'est pas comme n'importe quel ballet que vous avez déjà vu. Des dizaines de musiciens, danseurs et chanteurs interprètent un répertoire de danses traditionnelles "d'esclaves", de capoeira, de samba et de danses cérémonielles associées au Candomblé, une religion culte qui s'est développée en Afro-Brésil. C'est un spectacle visuel extravagant - les points forts incluent des danseurs de feu tournoyants et des capoeiristes agiles qui se déplacent au rythme des cloches, des tambours et des percussions africaines - qui donne un aperçu pratique de l'histoire et de la culture bahianaises.
Cherchez la musique au vif dans la rue Il n'est pas dificile de rencontrer de la musique afro-brésilienne: c'est la bande originale de Bahia. La vie quotidienne à Salvador semble s'animer au rythme des instruments de percussion traditionnels comme le berimbau (instrument en forme d'archet utilisé dans la capoeira), l'atabaque (un grand tambour en bois) et l'agogô (une cloche aiguë). Le mardi soir, rendez-vous au Pelourinho pour assister à une puissante performance d'Olodum, le légendaire corps de tambours afro fondé en 1979 (le même groupe a participé au clip vidéo de l'hymne de protestation de Michael Jackson, 'They Don't Care About Us', dirigé par Spike Lee en 1995). Ensuite, halte dans l'atelier de Mestre Lua Rasta, maître capoeira, musicien, artisan et érudit des percussions afro-brésiliennes. Mestre Lua Rasta tanne son propre cuir et récolte le bois sur une île de l'autre côté de la baie de Salvador, ramenant les matériaux à son atelier pour fabriquer de beaux instruments uniques. Vous pouvez lui en acheter un ou organiser un cours de percussion.
Vous voyez, il y en a pour tous les gouts et les couleurs à Bahia.
La capoeira en action La capoeira - une forme d'art afro-brésilien unique qui mélange les arts martiaux et la danse - est née dans les quartiers esclavagistes surpeuplés des plantations sucrières de Bahia. Là-bas, sous le couvert de la nuit, les esclaves pratiquaient l'autodéfense. Afin de masquer leur entraînement physique auprès de leurs maîtres, ils ont commencé à incorporer l'acrobatie et la danse, en ajoutant le rythme des instruments de percussion simples. A la moitié du XIX siècle, l'esclavage est proscrit et une paire de maîtres de capoeira développe la discipline en une forme d'art dans deux écoles distinctes. Un de ces capoeiristes, le légendaire Mestre Bimba, s'est produit pour le président brésilien en 1928 - et le reste est de l'histoire. Aujourd'hui, vous pouvez voir les capoeiristes dans les rues, ou des 'Rodas' (cercles de capoeira) sur la plage, et surtout dans les académies traditionnelles de capoeira du Pelourinho et dans le Fort Santo Antonio, le centre historique salvadorien, qui a été honoré par l'UNESCO. Jetez un coup d'oeil à l'Associação de Capoeira Mestre Bimba, la plus ancienne école de capoeira du monde, pour voir les maîtres pratiquer, ou pour vous inscrire à un cours vous-même.
Essayez l'encas de rue afro-brésilien Cherchez les odeurs qui montent des stands de nourriture et des petits chariots le long des plages et des rues de la ville. C'est ici que vous trouverez les Baianas - des femmes bahianaises vêtues de robes traditionnelles en dentelle blanche, de foulards superposés et de bijoux colorés en perles - préparant des plats d'inspiration africaine. Le classique à essayer est l'acarajé, un beignet frit en purée de pois noirs. A noter la cuve d'huile en ébullition: c'est le dendê, une huile de palme (non rafinée) forte originaire d'Afrique, et un aliment de base de la cuisine bahianaise. C'est la base d'un certain nombre de plats que vous voudrez essayer, comme le moqueca (un riche ragoût de fruits de mer à base de tomates et d'ail.) N'oubliez nonplus de boire une caipirinha, le cocktail national brésilien à base de limes, de sucre et de cachaça, un alcool de rhum à base de canne à sucre. Au Salvador, vous trouverez des variations sur la caipirinha classique qui incorporent des fruits colorés comme la pastèque et le fruit de la passion.
Assistez à une représentation du Balé Folclorico Le Balé Folclórico de Bahia (ballet folklorique de Bahia de renommée mondiale) vous propose un spectacle inoubliable au Teatro Miguel Santana. Ce n'est pas comme n'importe quel ballet que vous avez déjà vu. Des dizaines de musiciens, danseurs et chanteurs interprètent un répertoire de danses traditionnelles "d'esclaves", de capoeira, de samba et de danses cérémonielles associées au Candomblé, une religion culte qui s'est développée en Afro-Brésil. C'est un spectacle visuel extravagant - les points forts incluent des danseurs de feu tournoyants et des capoeiristes agiles qui se déplacent au rythme des cloches, des tambours et des percussions africaines - qui donne un aperçu pratique de l'histoire et de la culture bahianaises.
Cherchez la musique au vif dans la rue Il n'est pas dificile de rencontrer de la musique afro-brésilienne: c'est la bande originale de Bahia. La vie quotidienne à Salvador semble s'animer au rythme des instruments de percussion traditionnels comme le berimbau (instrument en forme d'archet utilisé dans la capoeira), l'atabaque (un grand tambour en bois) et l'agogô (une cloche aiguë). Le mardi soir, rendez-vous au Pelourinho pour assister à une puissante performance d'Olodum, le légendaire corps de tambours afro fondé en 1979 (le même groupe a participé au clip vidéo de l'hymne de protestation de Michael Jackson, 'They Don't Care About Us', dirigé par Spike Lee en 1995). Ensuite, halte dans l'atelier de Mestre Lua Rasta, maître capoeira, musicien, artisan et érudit des percussions afro-brésiliennes. Mestre Lua Rasta tanne son propre cuir et récolte le bois sur une île de l'autre côté de la baie de Salvador, ramenant les matériaux à son atelier pour fabriquer de beaux instruments uniques. Vous pouvez lui en acheter un ou organiser un cours de percussion.
Vous voyez, il y en a pour tous les gouts et les couleurs à Bahia.
Chili: le plus beau pays du monde... English translation pending
Le plus beau pays du monde est ... le Chili!
Parmi les plus de 70 pays que nous (couple 70 et 66 ans) avons eu le plaisir de visiter, le Chili est de loin (de très loin...) le plus attrayant . Nous avons pu le vérifier très récemment lors de notre troisième voyage au Chili qui comprenait la Carretera Austral, le Grand Nord (Parc national Lauca, Salar de Huasco) et cerise sur le gâteau (l'Ile de Pâques) .
Tout un chacun peut avoir des intérêts ou avis différents sur les pays visités , mais nous pensons qu'aucun pays au monde n'offre une telle variété de paysages et de beautés naturelles comme le Chili (volcans, déserts, glaciers, lacs, ...)
De plus, le Chili est le pays où les habitants sont les plus accueillants pour le visiteur (le seul autre pays comparable à ce niveau est le Japon).
On se sent en sécurité partout (!) et leur compagnie aérienne LAN est une des meilleures au monde .
Le Chili n'est pas bon marché, mais les prix sont acceptables pour nous Européens.
Voyage seule dans des auberges de jeunesse en Patagonie English translation pending
Bonjour, je compte partir pour buenos aires en mars 2016. Mon plan est de descendre à Ushuaia et ensuite Puerto Natales, el calfate, el chalten, san Carlos de bariloche, mendoza, Santiago, san Pedro de Atacama And Maubert La Paz. Je compte dormir dans des auberges de jeunesse et faire quelques expéditions. Alors, une amie me dit que c'est très dangereux de voyager seule lorsque tu ne parles pas l'espagnol. Dois-je changer de destination et opter pour l'Espagne par exemple? Comment doit-on gérer l'argent? En avoir beaucoup ou l'essentiel ? Est-ce sécuritaire de ga des notre argent à l'auberge de jeunesse? Qu'en est-il des iPhone ou iPad? Dangereux de se le faire voler si on prend des photos? Beaucoup de questions comme vos pouvez voir... Alors si quelqu'un peut m'éclairer sur ces points, j'aimerais beaucoup.