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Bon hôtel à Key West situé près de Mallory Square English translation pending
by Bluesjake · 2015-02-06 · 14 replies
Hello les ami(e)s,

Je recherche pour trois nuits à Key West, un bon hôtel (3 ou 4 étoiles) situé près de Duval Street et Mallory Square.

Si possible avec parking et piscine.

Arrivée le 28 avril et départ le 1er mai 2015.

J'ai repéré le Crowne Plaza Key West La Concha, le Hyatt Sunset Harbor Resort, le Pegasus International Hotel, le Lighthouse Court Hotel, le Chelsea House, l'Albury Court Hotel...

Si vous connaissez ces hôtels ou d'autres, merci de me donner votre avis.

Bon week end !

RV 😎
Choix d'un hôtel dans l'Ouest américain English translation pending
by Maat · 2014-09-27 · 16 replies
Bonsoir

Je prépare actuellement un voyage ds l'ouest américain, je m'inspire de tous les avis, itinéraires , brefs je lis tous les forums sur ce sujet. Ma question va vous paraître bête , mais tant pis je la pose ! Je fais de simulations pour réserver des hôtels pour 3 personnes et là , je m'aperçois que les modèles de chambre en France ne sont pas les même au USA, je suis perdue entre king bed, queen bed , simple, double et j'en oublie . Bref à Los Angeles par ex , on me propose pour 3 au Holi...inn , 1 king bed. Donc chambre pour 2 !? Ds différents posts j'ai compris que les chambres étaient + gde et accueillaient pour 4 personne en général. Ma question est simple pour une chambre pour 3 , mon compagnon et notre de fille de 15 ans. Qu'est ce que je choisis ? Merci pour vos réponses pour la novice que je suis ! Edith
Achat d'un GPS English translation pending
by Injalka · 2013-03-20 · 14 replies
Bonjour,

Suite à mon premier message demandant conseil sur l'utilisation d'un GPS aux Etats-Unis, aujourd'hui je m'adresse à vous pour l'achat d'un GPS. Je suis allée voir sur AMAZON et autres et je me rends compte qu'il y a beaucoup de choix. Je ne suis pas très douée pour la recherche et je souhaite que quelqu'un me dise quel GPS acheter exactement (carte EUROPE USA Ouest Américain), quelle marque, avec une utilisation simple, ma fourchette de prix étant entre 150 et 200 €.

Merci à vous,

Injalka
Route 66 à moto: chaîne de motels? English translation pending
by Steph1318 · 2013-02-06 · 10 replies
Bonsoir, je me prépare à faire la route 66 à moto en aout 2015, nous partons à 15. pouvez vous me conseiller sur une marque de chaine motel en particulier qui va offrir un rapport qualité prix sympa. Merci d'avance Stéphane🙂
Recherche prêt d'un GPS carte Etats-Unis English translation pending
by Papa72130 · 2013-01-09 · 16 replies
bonjour

je recherche le prêt d' un GPS usa pour un voyage au mois de mars a los angeles Evidemment les frais sont a ma charge

merçi a tous
De Yellowstone à Disneyland en passant par Vegas (résumé+photos) English translation pending
by Myosotisd · 2012-10-10 · 39 replies
Voyage du 3 au 25 Septembre avec comme point de départ Las Vegas pour rejoindre le Yellowstone, Grand Teton et finir pour une semaine à Anaheim et Los Angeles

J'ai preparé ce voyage un peu plus de trois mois avant le départ car le contexte économique de ma boîte était assez compliquée (attente d'un PSE) donc j'ai du faire des concessions sur le prix des billets d'avion (jamais payé si cher pour septembre) et sur le logement à Yellowstone (complet il faut généralement s'il prendre presque un an à l'avance pour les logements les plus économiques) en dormant dans une cabine à 10km de l'entrée ouest du parc.

Pour les billets d'avion, je suis passée par Opodo avec un Lyon/Franckfort/Philadelphie/Las Vegas soit plus de 24h de voyage et deux compagnies Lufthansa puis Us Airways pour les deux vols suivants, prix 750€ par personne

Pour les hôtels, pour Las Vegas, j'ai choisi le Flamingo alors qu'habituellement je vais à l'Imperial Palace voisin mais il y a actuellement de très gros travaux avec la construction d'un nouvelle complexe Linq derrière, j'ai réservé direcement sur le site avec un lien trouvé sur
http://www.smartervegas.com/hotels.aspx pour un tarif de 85€ sur les 3 nuits (les prix sont beaucoup plus élevés à Vegas les vendredi et samedi soirs ça multiplie par dix des fois)

Pour les hôtels d'étape à Orem et Provo (banlieues de Salt Lake City) je suis passée par le site d'enchères cachées américaines Priceline où pour 50€ la nuit j'ai eu deux hôtels deux et demi étoiles de qualité un Best Western, et un La Quinta (avec à chaque fois piscines intérieures, petit déj et wifi gratuit, la literie est également d'une qualité bien supérieure au 2 étoiles)

A West Yellowstone, on a passé 6 nuits dans les cabines en bois d'un camping KOA, on a chosit les plus basiques qui comprennent un lit, un lit surposé, un chauffage éléctrique (indispensable vu les températures la nuit), les sanitaires sont communs, et le camping possède une magnifique piscine couverte avec un jacuzzi, pas contre le wifi marche super mal, j'ai payé 67$ la nuit en achetant la carte koa qui fait gagné 10% et est valable un an http://www.yellowstonekoa.com/cabins.html

A Jackson un nuit en cabine toujours dans un KOA cabine identique au premier mais moins cher et camping beaucoup plus petit, pas de piscine mais le wifi marchait nickel http://koa.com/campgrounds/jackson-hole/

Au retour sur Vegas comme on était samedi soir on a logé hors du strip au Tuscany and Suites pour 67€ http://tuscanylv.com/ très sympa à 5 min à pied du Bally donc accès au strip très rapide, chambre immense de 55m2, joli piscine, point noir wifi payant dans les chambres, gratuit dans les parties communes et frais par nuit obligatoires de 15$ qu'on s'est bien remboursé à la machine à sous ;-)

A Anaheim 6 nuits au http://www.valueinnanaheim.com/ motel basique à 10min à pieds de l'entrée des parcs Disney, piscine sympa, un peu vieux, petit déj horrible, wifi correct 270€ les 6 nuits

A Los Angeles motel à 5 min en voiture de LAX pratique pour le départ et pour éviter les embouteillages http://www.valueinnanaheim.com/ 190$ les trois nuits, très calme, wifi très bon, piscine fermée lors de notre séjour, à 10 min de la plage, 30 min d'Universal et Hollywood.

Pour la voiture je suis passée par elocationdevoiture (via Alamo) pour un SUV standard 375€ du 5 au 16/09 prise à l'aéroport de Las Vegas et retour à Anaheim sur West Katella Avenue le 16/09

La seconde voiture par Avis toujours sur West Katella Avenue pour 3 jours 75€

Le budget nourriture est à la base de 40$ par jour pour deux personnes mais finalement ça sera plutôt en moyenne 50$ (j'ai pas mal de Groupons et de réductions prises sur les sites des restos pour atteindre ce chiffre)

Voilà la présentation est faite, nous sommes à trois jours du départ et Lufthansa annonce des suppressions de vols à cause d'importantes grèves...
Avis, Hertz aux États-Unis: aucune petite voiture avec GPS English translation pending
by Jphilippe77 · 2012-10-02 · 51 replies
Voila je viens d’appeler hertz puis avis..

Je leurs fait part de mon désir d'avoir une voiture "premier prix" (on est 2, peu de trajet)

Je leurs signifie que sur leurs sites web il m'est impossible de prendre une petite voiture et d'avoir le gps en option.

Réponse de leurs part :

seul les voitures de la catégorie supérieur ont la possibilitée d avoir un GPS en option!

Exemple : Hertz- KIA RIO = 168e pour la semaine, je valide..et aucune option GPS!

Toyota corola = 198e pour la semaine et oo miracle! gps dispo!!

Que faire?
Séjour de dix-huit jours au Sri Lanka English translation pending
by Aleximagine · 2012-09-28 · 9 replies
Bonjour à tous,

Voilà, je pars (en couple), 18 jours pour le Sri Lanka, à cheval entre octobre et novembre... Je sais qu'il ne s'agit pas de la meilleure période (voire de la pire) niveau précipitation mais on ne choisit pas toujours ses vacances et a 580 l'aller retour, cela reste il me semble une bonne opportunité de découvrir cette ile.

On a l'habitude de vadrouiller, un sac pour deux, et de voir du pays et on souhaite continuer sur cette optique. Néanmoins, on n'a pas eu de vacances depuis quelques temps et on souhaite se reposer, notamment au bord des plages avec si possible snorkeling et/ou plongée.

Quels sont vos conseils sur l'itinéraire ? Moyens de transport ? Et incontournable (même voire surtout pas touristique) ? Thé, parc nationaux, temples, plage...? Autre chose, quel est le prix moyen d'une guesthouse cheap cheap à cette saison ?

Merci pour vos précieux conseils.
Entrées dans divers parcs d'attractions au Texas English translation pending
by Dallas77 · 2012-06-03 · 1 reply
Hi,

Je pars en famille au TEXAS au mois de juillet 2012. Nous avons prévu la visite de certains parcs d'attractions tels que la NASA à HOUSTON , la réserve naturelle de corpus christi, le porte avion de la marine US Lexington, le parc aquatique schlitterbahn a Port Isabel, Natural Bridge Caverns et Sea World à San Antonio et le ranch des Ewings a DALLAS.

Quelqu'un pourrait me conseiller sur la façon d'obtenir des billets d'entrées moins chers ?😉

Merci de votre aide.😄

Sandrine😛
Un havre de paix en Asie pour faire une retraite ou une cure ayurvéda? English translation pending
by Amelm · 2012-05-19 · 12 replies
Voilà près d'un mois que je cherche un endroit où je pourrais éliminer tout le stress et les éxcès de  la vie citadines.. Mon premier choix c'est tourné vers l'Inde, pour faire une cure d'ayurveda, j'ai trouvé des endroits comme kalari kovilakom qui je pense me comblerai complètement mais les prix sont exorbitant ( 7000 euros pour 21 jours)... Avez-vous des suggestions de havre de paix en Asie où je pourrais partir seule ?  

D'avance, Merci beaucoup pour votre aide! 
Acheter des CD de musique aux États-Unis English translation pending
by Pat124 · 2012-02-06 · 6 replies
Bonjour à tous.

Ma question est assez simple, chez nous nous avons des magasins genre FNAC, Virgin Megastore, pour ne citer que ceux là, où il est possible d’acheter des CD de musique en tout genre et pas rien que spécialisé que dans un style de musique.

Existe-t-il au USA des chaînes de grande distribution de ce genre.

Je pars bientôt pour Orlando et Key west. Et un peu plus tard dans l’année à New York ? Las Vegas et San Francisco.
Notre plan pour New York/Orlando/Miami en avril 2012 English translation pending
by Thierry74380 · 2011-12-04 · 17 replies
voici le plan de nos vacances prévues pour avril 2012😎

départ le 6 avril de Genève (départ 13h20) pour New York (arrive JFK 18h30) avec BA location pour 6 nuits a l hôtel Best western jamaica inn visite de l Empire state building , Eslie island, Rockfeller center, Brookling bridge , madame Tussaud, Ground o , shopping dans Manhattan, 🙂

depart de new york le jeudi 12 de JFK a 15 h pour orlando arrive 18 heures avec american airlines location pour 3 nuits au Floridian hotel ans suites , visite de Universal studio et de shopping a l outlet d'orlando

location de voiture et depart le dimanche 15 au matin pour miami et petit passage par cap canaveral arrive a miami beach le soir location pour 5 nuits a l hotel Best western on the bay inn & marina visite de miami beach, parc des everglades avec balade en air boats et si le temps le permet plage

retour le jeudi 19 de miami vers geneve avec BA

voila vivement avril
Voyager un an en Australie en campervan ou en 4x4? English translation pending
by Maud1985 · 2011-11-06 · 28 replies
Bonjour à tous,

Nous partons en autralie a 2 entre 6 mois et 1 an, mais nous hesitons entre acheter un van ou un 4x4 (à rajouter : rooftop) , quelle solution serai la plus pratique sachant que nous comptons faire le tour de l'australie en passant par le centre et certaines iles ( fraser island ). Nous voudrions un véhicule équipé pour avoir une autonomie niveau repas.. Est ce que cela existe déjà? On voulait prendre un van équipé mais on hésite sachant qu'il y a beaucoup d'endroit plus accessible en 4x4. Si vous connaissez des bons plans ou avez des conseils n'hésitez pas.

Merci d'avance.
Avis sur itinéraire de trois semaines dans l'Ouest américain en juillet 2012? English translation pending
by Jphilippe92 · 2011-08-01 · 16 replies
Bonjour,

C’est notre troisième voyage dans l’ouest prévu pour juillet 2012 que je soumets à vos avis et conseils d’experts. J’ai zappé certains lieux déjà faits, tels que SF, Zion, Grand Canyon, Page, afin de découvrir d’autres régions et d’en approfondir d’autres.

J1 - Arrivée à Tucson.

J2 - Sonora Desert Museum - Saguaro NP - Nuit à Tucson.

J3 - Route vers Phoenix – Nuit (Ma femme adore Phoenix et je ne veux pas la contrarier😕)

J4 - Route vers Holbrook - Painted Desert en fin de journée - Nuit à Holbrook.

J5 - Matin: Petrified Forest - Après midi : Route vers Chinle - Nuit à Chinle et ses 2 merveilleux hôtels.

J6 - Matin: Canyon de Chelly (descente dans le canyon)- Après midi: route vers Cortez - Nuit à Cortez.

J7 - Matin: Mesa Verde NP - Route vers Moab ou Monticello.

J8 à J11 - Arches - Dead Horse SP - Excursion de 2 jours, soit The Maze, soit Needles District.

J 12 - Route vers Torrey, si possible en chemin Crystal Geyser et Crack Canyon - Nuit à Torrey.

J 13 - Excursion une journée Cathedrale Valley – Nuit à Torrey.

J 14 - Route vers Bryce. Rte 12 - Nuit peut-être au BW de Bryce ??

J 15 - Matin : Bryce Canyon (déjà vu 2 fois mais ma femme veut y retourner) On évitera de faire la Navajo Loop trail une troisième fois, Queen’s Garden Trail peut-être ?

Après midi : route vers St Georges via Cedar Breaks NM - Nuit à St Geoges ?

J 16 - Matin : Snow Canyon - Après midi : route vers Las Vegas. Nuit LV.

J 17 - Route vers Furnace Creek (malgré la chaleur en cette saison on ne se lasse pas de Death Valley) Nuit à Furnace.

J 18 - Route vers Lone Pine - Après midi : Alabama Hills (ou le lendemain matin) - Nuit Lone Pine.

J 19 - Route vers LA, Universal City. Probablement nuit au Hilton à côté.

J 20 - Universal Studios, mes (grands) enfants veulent refaire les Simpson (bon d’accord…moi aussi…)

J 21 à J23 LA : Redondo Beach, parce que souvenirs d’enfance et nostalgie d’il y a 38 ans)

J 24- Départ.

Tout cela vous semble t-il correct ? D’autres choses à voir sur la route ?

Pour les excursions (Canyon de Chelly, Canyonlands et Cathedrale Valley) je compte faire appel à des opérateurs locaux et ça ce fera si les conditions météo le permettent... Dans The Maze ou Needles nous espérons donc pouvoir camper une nuit afin que ma femme surmonte sa phobie des insectes et autre bestioles ; en quelque sorte, c’est l’aventure…😛

Merci,

Jean-Philippe
Retour en Arabie heureuse... (Yémen) English translation pending
by Phil64 · 2010-07-14 · 15 replies
Je ne pensais pas retourner de sitot au Yemen, mais voila que l'on m'invite pour trois semaine, je me voyais mal refuser ! Le ministere du tourisme nous invite. Nous, c'est 4 francais, 1 anglais , un ecossais et 2 espagnols pour voyager, dessiner, peindre et exposer a Sanaa dans le cadre du festival d'ete de Sanaa. Une aubaine pour moi pour revoir des amis croises l'an passe et enrichir le carnet de l'annee precedente de nouveaux dessins, en particulier certains que je n'avais pu faire a cause de la pluie ou la chaleur. Voici en direct live, les mails envoyes de la bas... J'essayerai d'ecrire un peu plus, mais la faut que je me replonge dans le suq de Sanaa... A tres bientot n'hesitez pas a laissez votre commentaire ! Phil

MARDI 5 JUILLET 2010 As salam ou walecoum ! Ca y est, me revoilà a Sanaa, le voyage démarre plutôt bien puisque, comme je l'espérais, nous logeons dans une des plus hautes maison-tour de la vielle ville, le Best Hotel, et j'ai donc retrouvé avec plaisir la manager qui avait apprécié mes carnets l’an passé. Voyage impecc’ ; on a sympathisé avec le steward qui nous a déjà invité chez lui, on l'appellera quand on aura le temps... et il nous a offert a chacun une miniature de maison-tour ! Magnifique chambre avec qamareyas, portes traditionnelles, TV, frigo (cool pour l'insuline) et au 5eme donc une vue du tonnerre sur le vieux Sanaa, je pense que le croquis depuis la fenêtre s'imposera...! Là, on s'apprête à dîner avec les deux british (des peintres hors pairs!) sur la terrasse surplombant cette ville magique, les 2 espagnols arrivent demain. Il fait moins chaux qu'en France ! 25 degrés à l'arrivée à 18h. A bientôt ! Je file manger et retrouver les autres.

JEUDI 7 JUILLET 2010 Salam, L'air est très sec, il ne pleut pas et il ne fait pas trop chaud non plus, nickel ! Super ambiance dans le groupe. Pas encore eu de présentation officielle ni de repas « prout prout », on est en fait traités comme de simples touristes et ces 1ers jours, on a eu l'après-midi entier de libre à Sanaa pour aller croquer. Je me suis fait inviter par des jeunes, qui m'ont reconnu, à manger une salta par terre devant la grande mosquée. Des rencontres comme j'aime !! Hier, on a croqué dans la rue avec Aurélie et Stéphanie. C’est génial d'être ensemble, mais il faut vraiment que je bosse les portraits car avec Stéphanie à côté... elle assure vraiment : en 2 jours, près de 15 portraits magnifiques. Aurélie, je n'aimais pas trop ce que j'avais vu d'elle, mais là, je la trouve très inspirée par le Yemen ; c'est super ce qu'elle a fait. Chacun a son style, c'est ça qui est génial. Les Anglais sont aussi bien sympas : Charles fait de superbes aquarelles très rapides, souvent sans crayon, direct au pinceau ! Phil l'Ecossais et les 2 Espagnols sont de vrais peintres, pas du tout habitués à croquer à l'extérieur. Du coup, ils comptent bosser d'après des photos qu'ils prennent dans la journée. Etonnant ! Alors que nous produisons pas mal, eux ne feront peut-être que 6 peintures... On ne sait toujours pas vraiment pour l'expo, mais on s'amuse bien... et c’est le pied d'être dans cet hôtel, un petit luxe au cœur du Vieux Sanaa. Mais c’est trop bizarre de commander au resto sans débourser un centime... Aujourd'hui, nous avons joué aux touristes en minibus ; on a enchaîné 5 villages pour lesquels il m'avait fallu presque une semaine lors de mon premier voyage ! A Kawkaban, on a pu s'arrêter chez Yahia où j'avais passé 4 nuits. Génial !! Je leur ai offert les copies de leurs portraits, et je suis passé un peu pour la vedette du groupe… quel bonheur de revoir cette famille ! Avant cela, on a pu s'arrêter assez longtemps au Wadi Dhar, ce qui m'a permis de dessiner ce palais emblématique que je n'avais pas pu croquer l'an dernier à cause de la pluie. C'est vraiment chouette ce groupe, car on se motive les uns les autres. Par exemple, arrêtés devant le paysage de canyon du Wadu Dhar, je me suis poussé à croquer le paysage ; je ne suis pas mécontent et dans l'ensemble, ce fut un bon exercice de rapidité ! Bon, je vais arrêter là, car demain, lever tôt pour aller en montagne. Là aussi j'espère revoir Ahmed et Kamal pour leur donner les portraits. Je retrouve donc avec grand plaisir le Yemen, et tout le groupe est charmé par l'accueil dans la rue, la bienveillance des gens, si loin des clichés... je me régale aussi à parler l'arabe.

VENDREDI 8 JUILLET 2010

Salam, Quel pied ce voyage ! Toujours une super ambiance avec le groupe. Hier, visite express (et même pire) en montagne. J'ai retrouvé non vieil ami Ahmed, le guide avec qui j'avais passé 5 jours l'an dernier. Bien fatigant toute cette route pour si peu de temps resté sur place. Nous avons eu droit à une escorte : d'abord un pick-up avec une grosse mitrailleuse montée dans la benne (ambiance...) puis des policiers avec kalachnikov dans une voiture de police avec sirène !! Bien pratique pour doubler ! J'ai retrouvé mon pote Guillaume et nous sommes allés manger un kebab avec un pote yemeni ; génial de pouvoir profiter de mon temps. Les 2 british ont décidé de rester à Sanaa pour avancer leur peinture à l'huile. Du coup, moi aussi j'ai décidé de ne pas aller à Taez. 5h aller plus 5 heures retour pour voir au pas de course des villes et villages que j'ai déjà vus, j'ai préféré zapper ! Et j'ai bien fait : le guide a compris, et j'ai bien bossé aujourd'hui, tout en faisant plein de rencontres, comme lors de mes voyages en solo. J'ai fait les dessins que je n'avais pas faits l'an dernier, trop content ! Je ne sais pas si c'est l'émulation du groupe, mais je crois bien que je progresse. Ce matin, un bon moment de partage avec les gens assis dans la rue pour dessiner une scène de rue. Quand je pense à Phil dans sa chambre qui peint, rien à voir avec ce que je peux vivre et partager avec les gens ! Soudain, j'entends quelqu’un crier mon nom : "Philip !" Ali me retrouve un an après et m'invite a boire le thé dans sa maison. Il est vrai que, vu le peu de touristes qu'il a pu avoir en un an, ce n’est pas dur de se rappeler de moi. Il vient de se marier, comme son frère d'ailleurs. Je lui demande si sa femme est jolie, comment elle s'appelle... et bien, il m'apprend qu'au Yémen, c’est impossible de savoir le prénom de sa femme, et seule sa famille proche peut la rencontrer ! Sympa, non ??? A défaut de pouvoir lui faire la bise ou même de la voir, je fais le portrait d'Ali après lui avoir fait un cours sur le diabète. Bien sûr ici, pas de sécu. Je me suis renseigné à la pharmacie si je pouvais avoir des bandelettes au cas où… possible, mais à 9 500 la boîte de 50, soit pas loin de 28 euros !!! Soit 110 euros pour une consommation d’1 mois, j'imagine même pas le prix de l'insuline.... Je retrouve ensuite le petit resto sympa de Bab el Yemen. Il est un peu tard, mais j'arrive à trouver à manger. Je m'installe dehors. Sitôt fini, je vais me laver les mains, et reviens prendre un chai (thé). Je découvre alors 3 gamins à ma table en train de dévorer mes restes ! Des vieux assis sur un banc sont très élégants avec leurs châles colorés. Du coup, je ne résiste pas à leur titrer le portrait, ce qui provoque un véritable attroupement de gens de tous âges, et je deviens l'attraction de la place ! Je ne suis pas mécontent de mes portraits monochromes.... Pas rassasié, je passe la porte et retrouve la place pour continuer mon croquis de l'autre jour dont je suis assez fier. D'ailleurs Phil, prof d'art à l’Edinburgh College of Art School and Architecture me dira plus tard, que s’il devait m’acheter un dessin, ce serait celui-là.... Nous mangeons ensemble après qu'il m'ait montré son travail. Il a fait développer des photos 20x30 cm et les a accrochées au mur, au dessus d'une toile sur laquelle il reproduit debout la photo, mais je n'échangerais pas mes dessins et mes rencontres de la journée pour l’une de ses peintures a l'huile.... Demain encore une journée a Sanaa en solo, trop cool !! Bien content aussi de retrouver mon arabe de jour en jour ; j'adore parler cette langue, en fait. Sinon, il ne fait pas trop chaud et même limite frais tout en haut sur la terrasse de notre fabuleux hôtel. Il a plu un peu hier après-midi et en fin d'après-midi aujourd'hui, suffisamment pour que je me réfugie sous un étal dans le souk.
La Côte Ouest américaine + Las Vegas sans voiture... English translation pending
by Nerdinette · 2010-07-06 · 2 replies
Bonsoir à tous,

J'envisage de retourner sur la Côte Ouest des USA en septembre pour 2 semaines maxi (+/- 2 jours)... seule, sans permis et donc sans voiture (c'est là que ça se complique ^^). J'ai trouvé bcp de conseils sur le forum... mais surtout beaucoup de conseils pour des gens louant une voiture. Or, comme je vais devoir me débrouiller autrement, j'espère que vous pourrez m'aider à optimiser mon petit séjour !

Il y a 4 lieux que j'aimerais visiter, même brièvement : San Francisco, Las Vegas, le Grand Canyon et le Yosemite Park. J'ai conscience que compte tenu de la très courte durée de mon séjour, ce ne sera qu'un "avant-goût" de ces différents lieux. J'ai également une contrainte : je dois à tout prix passer au moins deux jours à Los Angeles (une amie à voir et 1/2 journée de RDV à caler). Après simulations tarifaires variées, j'ai l'impression que la solution aller-retour Paris > Los Angeles est la plus économique plutôt que d'arriver dans une ville et de repartir d'une autre. Du coup, je comptais commencer par la partie Los Angeles du voyage.

LOS ANGELES

Possibilité 1 - arrivée en soirée à LA. Hôtel du côté de Hollywood Boulevard (Magic Castle Hotel ou Best Western) et soirée relax. - le premier jour, mon amie me rejoindra à l'hôtel et nous irons à pied à Hollywood Boulevard où on récupérera un bus vers Venice Beach pour passer la journée du côté de Venice & Santa Monica. Apparemment, il faut compter 1 heure de bus sans bouchons pour y arriver. En fin de journée, retour en bus vers le nord de L.A. J'aimerais aller à Griffith Park, pour visiter l'observatoire... mais quid des transports ? Savez-vous si, à partir d'Hollywood Boulevard ou des hôtels précités, il existe des manières simples de se rendre là-bas et surtout d'en revenir quand on part à la fermeture, vers 22h (hors WE car j'arriverai sans doute en semaine) ? - le deuxième jour, je calerai mes rendez-vous jusqu'à 14h ou 15h (pas loin de l'hôtel donc toujours du côté de Hollywood Blvd). Avez-vous des suggestions sur ce que je pourrais faire pour occuper le reste de la journée ?

Possibilité 2 - arrivée à LA en soirée. - le lendemain, caler mes RDV le matin, passer l'après-midi à Venice Beach et la soirée à Santa Monica (si je ne vais pas à l'observatoire Griffith pour cause de transports trop galères).

SUITE DU SEJOUR

Ensuite, j'aimerais partir le lendemain matin (le 2e ou 3e jour de mon séjour selon le programme de Los Angeles) et faire la partie San Francisco/Yosemite/Las Vegas/Grand Canyon du voyage. C'est là que ça se complique un peu : j'ai tendance à croire que le circuit semi-organisé serait la meilleure solution pour moi qui n'ai pas de voiture. J'ai trouvé pas mal de circuits différents sur le site
http://gotobus.com/ mais je n'arrive pas à dire s'ils sont bien conçus ou pas. J'ai une mauvaise image des circuits (= l'image du groupe suivant le guide comme des moutons sans autonomie). Cependant, quand on part seule sans voiture, je me dis que ça m'éviterait bien des galères.

J'aimerais avoir des avis d'habitués des USA sur ces circuits : ils ne proposent qu'une journée à San Francisco, c'est un peu ce qui coince chez moi car ça me paraît très très juste.

OPTIONS ENVISAGEES

A ce jour, je me penche sur 2 options :

Option 1 - arrivée à LA en soirée. - 1 ou 2 jours à Los Angeles. - réservation d'un circuit au départ de Los Angeles, qui passe par SF, Yosemite, Grand Canyon, LV et qui me ramène à LA pour mon vol retour (je pourrais opter pour un circuit 10 jours comme celui-ci : http://www.gotobus.com/us/losangelesca/tours/losangeles_lasvegas_sanfrancisco10_daytour_978-195.html). Le retour à L.A. s'effectue en fin de journée. - 1 journée à L.A avant un retour vers la France le lendemain midi.

Total : 10 jours/9 nuits de circuit + 2 ou 3 nuits (1 ou 2 jours) à L.A. en début de séjour + 2 nuits/1 jour en fin de séjour = 12 ou 13 jours sur place, 13 ou 14 nuits.

Option 2 - arrivée à LA en soirée. - 1 ou 2 jours à Los Angeles. - départ pour San Francisco par mes propres moyens (= bus, train, avion), 2 ou 3 jours sur place. - réservation d'un circuit au départ de San Francisco et faisant Yosemite/Grand Canyon/LV sur 4 jours, comme celui-ci : http://www.gotobus.com/us/oaklandca/tours/sftoyosemite_lasvegas_grandcanyon4_daytour_358-465.html. Le retour se fait à San Francisco. - Départ le lendemain matin et retour à Los Angeles en bus par exemple. Soirée à L.A. - 1 journée à L.A avant un retour vers la France le lendemain midi.

Intuitivement, mon impression est que l'option 2 me ferait perdre beaucoup de temps en allers-retours pour rien et risquerait de me coûter plus cher au final. Peut-être avez-vous une autre piste à me suggérer. Mon post est très long mais j'espère avoir vos avis et conseils. Merci d'avance !
Voyage routier de quinze jours dans l'Ouest américain English translation pending
by Lifeisshort · 2010-01-31 · 24 replies
Bonjour,

avec mon ami nous sommes en train de planifier nos vacances de septembre 2010, et sommes tous les 2 partants pour un road trip dans l'ouest des Etats Unis. 🙂

J'ai beau me casser la tête avec les sites d'itinéraires🤪 je n'arrive pas à savoir comment organiser le voyage pour perdre le moins de temps possible (15 jours c'est court), nous aimerions visiter les lieux suivants :

- Monument Valley - Grand Canyon - Antelope Canyon / Page / Moab - Canyonlands - Arches - Bryce Canyon - Las Vegas (si trop juste en 2 semaines je l'enleverais) - Death Valley - Yosemite - Sequoia park - Joshua tree (possibilitée de le supprimer)

J'aurais adorer voir Yellowstone mais j'ai fait une croix dessus parce qu'en 15 jours ce n'est pas possible. 😕

J'aimerais terminer par LA (avec Universal Studio entre autre) pour prendre l'avion jusqu'à SF est y passer 2-3 jours avant de rentrer en France.

Je ne sais pas à quel aéroport attérir pour que ce soit le plus pratique à l'aller. Nous allons louer une voiture et dormir dans des motels (que je reserverais lorsque notre itinéraire aura avancé).

A votre avis, est ce que le programme que j'ai prévu est réalisable en 15 jours ? Et dans quel ordre vaut- il mieux le faire.

Merci d'avance. 😉
Voir les Fisher Towers à Moab depuis le parking? (États-Unis) English translation pending
by Jororemy · 2010-01-17 · 19 replies
Bonjour,

pendant les 3 jours que nous restons a Moab, nous souhaitons en tre autre alle voir les Fisher Towers et a ce sujet nous avons besoin d'une présicion.

Sont elles visibles et peuvent elles être prises en photo depuis le parking ou bien faut il faire la randonnée de 7Km(aller/retour) pour pouvoir les voir?

Quelques metres ne nous font pas peur mais nous ne sommes pas faire de grandes randonnées.

Merci
Fast food à New York English translation pending
by Lilo97 · 2009-06-07 · 12 replies
bonjour je voulais savoir combien coûtent les menus des fast food a new york? mac do, burger king, kfc et aussi les pizzerias. merci
Hôtels de l'Ouest américain: petit déjeuner compris? English translation pending
by Codi · 2009-02-21 · 6 replies
Bonjour à tous,

Pourriez-vous m'indiquer si le petit déjeuner est compris dans le prix de la chambre dans les hôtels des villes suivantes : Marriott airport (LOS ANGELES) Mirage (LAS VEGAS) Furnace creek Ranch (DEATH VALLEY) Best Western Hill house (BAKERFIELD) Comfort Inn (OAKURST) Best Wester Timber Cove Lodge (LAC TAHOE) Kensington Park (SAN FRANCISCO) Carmel Mission Inn (MONTEREY) Best Western Peppertree Tree Inn (SANTA BARBARA) Best Western Gateway (SANTA MONICA)

Merci de vos réponses qui me seront trés utiles pour préparer mon budget.
Passage à Torrance, banlieue de Los Angeles English translation pending
by Dede22 · 2008-06-18 · 2 replies
bonjour, je vais pour le boulot une semaine a Torance qui se trouve apparemment à 1heure de LA. J'aurais souhaité ramené des fringues de Basket a mon gars (tee shirt..... ) et j'ai aussi de l'electronique a acheter Ap photo numeric est ce quelqu'un aurait une addresse svp ? merci
Expérience touristique dans l'Ouest américain English translation pending
by Colorianne · 2008-05-26 · 43 replies
Arrivée depuis peu sur ce forum, je dévore carnets de voyages et discussions, étanchant une soif dont j'ignorais jusqu'alors l'intensité.

Je suis une grande voyageuse… quasi uniquement via les livres, internet et les rêves. Dans la vraie vie, je suis un peu clouée au sol de mon patelin pour de nombreuses raisons qui, je l'espère, ne résisteront pas à ma volonté de faire changer les choses.

Je n'ai pas beaucoup voyagé (même si tout est relatif) et je ne crois pas avoir grand-chose d'intéressant à raconter, mais je voudrais quand même ajouter ma pierre à l'édifice, apporter ma petite contribution à ce site si riche. Du coup je viens y narrer mon dernier voyage : un circuit organisé - des plus touristiques - dans l'ouest américain. Apparemment, à ce que j'ai pu lire, ce genre de voyage n'a guère la cote auprès des habitués de ce forum, férus d'aventure et mettant très fort l'accent sur la différence entre le "touriste" et le "voyageur". Pour ma part, j'y ai trouvé des intérêts divers, ce fut une expérience enrichissante, même si je ne pense pas la renouveler de sitôt.

Donc voilà : J'avais en projet depuis longtemps de partir à la découverte de l'ouest américain. Je pensais que c'était un des coins les plus beaux de la Terre (alors que je ne savais pas grand-chose dessus finalement), je suis fascinée par les indiens depuis toujours, j'aime les grands espaces et j'aspirais à trouver là-bas un panel de paysages suffisamment variés et grandioses pour me rassasier d'horizon, de beauté et de nature pour longtemps, au moins le temps de patienter avant de pouvoir repartir ailleurs…

Donc me voilà avec mon idée, une occasion à célébrer : nos dix ans de mariage, et, par chance, un peu d'argent en poche (3000 euros) : des droits d'auteurs gagnés en marge de nos ressources habituelles et donc non comptés dans le budget familial d'ordinaire assez serré. Mon désir premier était de louer une voiture et d'arpenter les parcs nationaux sac au dos, en campant. Mais l'organisation m'est apparue après recherches assez délicate : nous avons des enfants à faire garder (4), mon mari a peu de congés et il aurait fallu, pour voir tout ce que je voulais, partir au moins 3 semaines/un mois, et encore… Bref. Donc grosse frustration de ma part. Je suis assez inapte aux concessions et déteste faire des choix par défaut... Et puis au milieu de mes tergiversations, arrive dans la boîte aux lettres une pub Voyages Carrefour que j'entrevois à la seconde où je balance tout à la poubelle, avec une promotion sur un circuit de 10 jours "découverte de l'ouest américain" à 1500 euros par personne, tout compris. Je fais souvent confiance aux petits signes de la vie, alors d'emblée je me dis : "Ma foi, pourquoi pas ?!" et je fonce… Je paye les arrhes, fais refaire mon passeport, mon mari fait faire le sien, on s'organise, et fin octobre 2007 : on part.

Me voilà donc, moi la solitaire, la sociophobe, amoureuse du silence et de la liberté (dans le sens : pouvoir faire mes propres choix et suivre mes impulsions, mon mari n'étant jamais un obstacle à mes désidératas), immergée dans un groupe de 37 personnes de tous genres, tous styles, opiniâtrement accrochées à leur place dans le bus et soucieuses du respect scrupuleux du programme du voyage, qu'ils transportent avec eux en permanence, bien à l'abri sous une pochette plastique.

Le départ

Nous partons à Paris la veille du départ. Durant le trajet, on ne parle pas beaucoup. On ne parle pas tellement en général : on se connait par cœur, on n'a guère besoin de mots entre nous. On est tous les deux dans le même état : bouillonnant d'enthousiasme et d'impatience. On n'est pas partis tous les deux depuis tellement longtemps ! On n'est jamais partis plus loin que la Norvège ensemble, et ça remonte à 1994, au temps du lycée... Ce voyage est une première. On se regarde souvent et on rigole comme des gosses.

Comme il est pressé de se mettre dans l'ambiance US, mon mari me propose de faire un détour à EuroDisney. Je ne raffole pas de l'idée : je n'aime par particulièrement cet endroit, et si je vais aux US, il est clair pour moi que ce n'est pas pour l'ambiance et les us et coutumes locales auxquelles j'ai déjà eu l'occasion de goûter et qui m'indiffèrent plus qu'autre chose. J'y vais pour les paysages.

Mais je ne veux pas gâcher notre bonne humeur en faisant la difficile, alors on se retrouve au milieu de groupes de touristes enjoués (comme nous !), des lumières multicolores et d'une ritournelle guillerette qui me file d'emblée mal au crâne, à chercher un endroit où grignoter quelque chose. Il jette son dévolu sur un restau de style country, celui-là même où on avait bu une bière la dernière fois qu'on est venus ici, il y a quoi… 12 ans ? Le menu me rebute d'emblée. Du gras, du sucré… J'aurais préféré du poulet tandoori. Mais bon, allons, je penche pour du chili et un bon vieux coca. Allons-y pour se mettre dans l'ambiance sans rechigner !! J'espérais au moins un fond musical en rapport avec le thème du restau, des petits airs country dansants, mais non, j'ai droit à un "Show" sur le thème d'Halloween, avec ricanements de sorcières et numéros de cirque sur fond de toiles d'araignées. Je prends le parti d'en rire même si, au fond, j'ai envie de prendre mes jambes à mon cou pour goûter au calme cet exquis temps d'attente qui précède le départ…

J'arrive adroitement à abréger la soirée, plaidant le fait qu'on doit se lever à 5 h, qu'il est tard, blablabla. On roule jusqu'à l'hôtel. On se gare, on monte à la réception et on attend des plombes : un bus a dû arriver avant nous et c'est blindé de mecs qui attendent leur clé en scotchant devant un match de foot (ou de rugby) en buvant de la bière. Et puis finalement c'est à nous. La nana nous cherche dans l'ordi, et nous trouve pas… On se mare : on s'est plantés d'hôtel… Le notre, de la même chaine, est une dizaine de bornes plus loin. Ca, j'aime. Donc on repart, et on finit par trouver notre lit.

Le lendemain, à l'aéroport, autre anecdote: la machine qui valide notre enregistrement (aucun être humain à l'horizon, mais vu le prix de notre voyage, pourrais-je m'en plaindre ?) refuse d'accréditer mon billet. De nombreuses femmes sont dans mon cas. On doit être du même groupe. Ca râle, ça vocifère, ça s'agite. Moi je me mare intérieurement. J'attends. Les choses vont forcément s'arranger, et même si on rate notre avion, il y en aura bien un autre… et si celui-ci se scratche on sera bien content d'avoir été retardés. Bref.

Un être humain, finalement, arrive, une hôtesse très jolie et sophistiquée, mais guère souriante. Elle ouvre le dos de la machine pour lui imposer sa volonté. Il parait qu'un incompétent de l'agence de voyage a fait une balourdise avec les noms de jeunes filles des femmes mariées, et que c'est à cause de ça que ça coince. On nous réenregistre donc manuellement, et ça prend des plombes. Comme les bonnes femmes n'en peuvent plus d'indignation et s'étouffent d'impatience, je les laisse passer devant moi en leur adressant mon plus beau sourire. Mieux, j'essaie d'orienter le sujet sur ce qu'on va voir, là-bas… Mais curieusement ça ne semble pas les passionner.

Finalement, tout s'enchaine bien : j'obtiens mon billet, et nous attendons tranquillement le départ : je fais le plein de bouquins et de thé avant le décollage. J'aime les aéroports : on y croise tellement de gens différents ! Je tape la discute avec un jeune type qui doit avoir mon âge et m'apostrophe en me voyant feuilleter un bouquin d'Amélie Nothomb (il est fan, moi aussi…). Il me raconte qu'il part pour Shanghai… Il est plutôt beau garçon et a l'air très gentil. Je croise des femmes en saris, des groupes de japonais, des hommes seuls à la barbe hirsute, avec des marques de bronzage aux bras et sur les mollets, portant un sac à dos crasseux. Voilà à quoi j'aimerais ressembler… si j'étais un homme célibataire !… J'imagine leur histoire, leur périple. N'est-ce pas extraordinaire, tous ces gens qui se croisent, arrivent et partent dans tous les coins du monde ?…

Nous discutons un peu avec un couple assez atypique : ils sont très grands tous les deux, ont l'air jeune (ils ont quarante ans), un peu "out" mais souriant. Lui plutôt dégarni, elle avec une masse de cheveux… naturellement et étrangement... totalement blancs. Comme moi, elle n'a pas réussi à enregistrer son billet, et une hôtesse le lui a carrément déchiré en lui disant que comme ça il était certain qu'on lui en referait un. C'est d'un prosaïsme !! Ils sont un peu inquiets mais prennent ça avec bonne humeur. Ils s'appellent Gilles et Nathalie, et vont faire le même circuit que nous…

Le voyage en avion est une attraction. Le moment du décollage est toujours un moment fort : nous quittons le sol français… Le retrouvera-t-on ?

Je prends sur moi pour me forcer à respirer le plus calmement possible. Je suis claustrophobe à mes heures et il me faut une dose phénoménale de volonté pour ne pas céder à l'angoisse : je donnerais cher pour qu'on puisse ne serait-ce qu'ouvrir une fenêtre… Etre enfermée dans cette boîte en fer, si haut, avec la perspective d'y rester coincée onze heures n'est pas pour me réjouir. J'essaie de penser à autre chose, imagine les enfants qui, de la terre, la tête renversée en arrière, montrent du doigt cet étrange oiseau blanc qui étincelle, là-haut dans le ciel, en disant à leur mère, comme le ferait mon petit dernier " Oh !! Un n'ayon… !!"

Correspondance à Londres. Nous avons une heure pour changer d'avion, cause retard du premier. Alors, avec mon mari, on ne cherche pas à comprendre : on court. On dépasse des membres du groupe qui rigolent en disant que "ils seront bien obligés de nous attendre". Moi, dans ma petite tête de voyageuse inexpérimentée, je ne suis pas certaine qu'on retarde un Boeing 747 pour trois clampins en retard, alors on continue de courir comme des fous. J'étouffe à moitié de rire en galopant… C'est super grisant. Lorsque je suis partie à Lillehammer, il y a 14 ans maintenant, le train qui m'amenait à Paris s'est arrêté deux heures sur la voie et je suis arrivée à l'aéroport à l'heure pile du décollage théorique : je cavalais exactement de la même façon, sur les tapis roulants, trainant ma valise jusqu'à la porte d'embarquement, sans m'enregistrer ni montrer mon passeport ni rien (suis surprise, en y repensant, que la sécurité ne m'aie pas sauté dessus d'ailleurs…).

Dans l'avion, je cherche des yeux les cheveux blancs de Nathalie : Ni Gilles ni elle ne sont là… J'espère qu'ils nous rejoindront sans encombre.

Décollage. J'ai hérité d'une place au centre de l'avion, loin des hublots. Frustration intense : moi je ne vois rien et les trois quarts de ceux qui ont un hublot ont fermé leur volet pour pouvoir dormir ou regarder un film à l'aise !… La rage !! Du coup je quitte ma place et squatte le hublot près des toilettes, avec un autre couple de jeunes, dont le mec a un énorme appareil photo. On profite de la vue chacun son tour, en se souriant. On s'extasie. Il fait un temps superbe. Nous survolons le Groenland… C'est une grande émotion pour moi.



Le reste du temps, j'écoute les gens parler. On dirait qu'ils ne se rendent pas compte qu'ils sont à 10 km du sol, qu'ils se fichent de l'endroit qu'ils survolent. Peut-être ont-ils l'habitude ? Moi je raffole de cette sensation d'être perdue dans le ciel, quelque part au-dessus d'un endroit de la Terre que je ne connais pas et que je ne pourrais même pas situer précisément sur une carte : j'ignore où je suis, j'ignore quelle heure il est… Plus de repères spatio-temporels : c'est grisant, jubilatoire !!

Mon mari n'est pas à côté de moi (faute au problème d'enregistrement), il est entre deux dames qui lui font la conversation. Je préfère que ce soit lui que moi ! Pour me ré imprégner un peu de l'anglais, je regarde "Brokeback Mountain" en vo.

Arrive l'Amérique. Le temps toujours magnifique nous permet de profiter amplement de la vue : nous survolons le plateau du Colorado, des Canyons, Las Vegas… Ces couleurs !! C'est magnifique ! La terre est rouge et ridée comme une peau de vieille femme indienne !

Arrivée à Los Angeles

Nous atterrissons à Los Angeles. Le soleil me parait étrange, nimbé d'un halo indéfinissable. Il est 16h et pourtant l'ambiance est crépusculaire : ce sont les incendies qui font rage depuis plusieurs jours déjà. La fumée obstrue l'horizon et ternit le ciel.

Notre guide nous attend. Drôle de gars !! Un grand type extrêmement maigre, avec des cheveux longs et gris, qui a l'air de fumer beaucoup trop. Il mâchouille un chewing-gum en tenant nonchalamment son écriteau… Celui-là, je sens qu'il va me plaire, et ce d'autant plus que mes collègues touristes le regardent d'emblée d'un œil suspicieux.

Certains de nos comparses du groupe (qu'on a commencé à repérer à l'enregistrement et dans l'avion) n'ont pas leurs bagages, qui arriveront avec de la chance lors du prochain vol. Ca râle un max, ça panique ("Mais comment je vais faire sans mon pyjama et ma trousse de toilette ?"). On attend qu'un maximum de monde retrouve sa valise, en s'observant les uns les autres. Certaines affinités apparentes (comme l'âge, tout bêtement) ont créé des petits groupes au milieu de notre troupeau. Mon homme est un animal particulièrement sociable, qui discute avec tous ceux qui croisent son regard. De temps en temps, il revient vers moi pour me prouver qu'il n'oublie pas que je suis là, à l'écart, droite comme un piquet, à observer avec attention la diversité des gens qui passent près de nous… Il me montre, hilare, le gobelet d'un demi-litre de café clair qu'il vient d'acheter, et me décrit avec enthousiasme les aliments qu'il a aperçu derrière la vitrine. L'aéroport entier sent le graillon.

Notre guide – de son prénom : Robert - nous sort de l'aéroport : la chaleur nous tombe dessus. C'est un choc délicieux. Elle est loin, la grisaille d'octobre !! Soudain Robert est pris d'un coup de sang brutal : il bondit et se met à courir comme un dératé derrière un minibus. Ce dernier finit par s'arrêter et on grimpe tous dedans en entassant les valises. On roule à travers la ville. C'est… une ville… américaine… Pas grand-chose à en dire. J'aime pas les villes en général, celle-là ne n'inspire pas plus que les autres. La végétation, seule, m'enthousiasme : des palmiers immenses, des bougainvilliers magnifiques, des lantanas énormes…

Notre hôtel est des plus banals. Robert fait l'appel et nous distribue les clés. Lorsque nous entrons dans notre chambre, nous trouvons tout sans dessus dessous : on dirait qu'un ouragan est passé par là. Les draps du lit sont en vrac, tout traîne par terre… J'imagine fugacement avec quel entrain un couple a dû s'envoyer en l'air pour mettre un tel bazar…

Bref. Donc notre chambre a été nettoyée par une femme de type mexicain, en tablier, qui nous a fait de charmants sourires.

Et puis notre guide nous a conseillé de rester à l'hôtel et d'aller nous coucher tard, cause décalage horaire. Pincez-moi je rêve. Rester à l'hôtel ? Il est fou lui ou quoi ? Apparemment pas tant que ça, vu que c'est ce que tous les membres du groupe ont décidé de faire… sauf nous. Pourtant on n'est pas les plus jeunes.

On saute dans un taxi qui attend devant le Mac Do du coin. On ne sait pas trop où aller, alors on lui dit simplement "We wanna go to the beach, please" et on s'en remet à lui. Au moment de quitter la rue, on a un sursaut d'angoisse : on n'a aucun papier sur nous qui nous aurait permis de retrouver l'hôtel… Pas malin… Heureusement, le chauffeur a repéré l'endroit et nous donne l'adresse.

Le taxi nous dépose à Manhattan Beach. Le soleil a un drôle d'air, perdu dans la fumée lointaine. Cet endroit est bizarre, indéfinissable : le bord de plage est inhabituel, des maisons petites et collées les unes contre les autres, très moches, emmêlées dans les câbles électriques, font face au front de mer. Tout semble construit à la va-vite. Ca ne paye vraiment pas de mine.



Pour moi, l'intérêt de la balade est que nous voilà tous les deux au bord de l'océan Pacifique, pour la première fois. Je fais un zoom arrière mental sur la Terre pour bien visualiser où nous sommes. J'essaie de visualiser la distance qui me sépare de mes enfants, qui doivent dormir profondément à l'instant où j'y pense. Je suis si loin d'eux, et pourtant à l'échelle rien que du système solaire, nous sommes quasi au même endroit… Le temps, l'espace, sont vraiment de drôles de notions, tellement relatives…

Nous marchons sur une jetée au bout de laquelle des hommes de type asiatique pêchent en buvant des cannettes de soda. Il y a des surfeurs dans l'eau, en combinaisons, des mecs musclés et de jolies blondes en lycra qui courent ou qui font du roller. On se croirait dans une série télé, c'est trop bizarre.



Je ne suis pas à l'aise. J'ai mal au ventre, et je réalise avec stupéfaction que j'ai peur. Je ne sais pas pourquoi. J'ai peur et je déteste ça. Néanmoins je ne veux pas céder à cet état d'âme, et on prend le temps de se balader. On s'envoie même une énorme glace (qu'elles sont bonnes, les glaces américaines !) pleine de tout un tas de friandises. Une bombe calorique j'imagine, ça doit être l'enfer ici pour les californiennes qui veulent garder la ligne !!

Retour à l'hôtel par un chemin deux fois plus long qu'à l'aller : le chauffeur du taxi a voulu faire son beurre. Du coup je fais la grosse naïve (je fais ça très bien) et ne paye que ce qui est marqué sur le compteur, sans ajouter de pourboire. Il s'énerve un peu. "Quoi ? Moi pas comprendre… Désolée…" Et on file.

Mon mari veut prendre un café, on ne tient plus debout, on est saoulés de fatigue. On s'est levés à 5 h, on a pris 9 heures de décalage horaire dans la tête : pour nous il est 6h du mat, cela fait pratiquement 24 heures qu'on n'a pas fermé l'œil. On passe au Mac Do à côté de l'hôtel pour y acheter un café : damned ! Tous les membres du groupe sont là, attablés devant des menus maxi best of et des cocas. Il ne manquait que nous! Nous... et Gilles et Nathalie qui sont restés je ne sais où…

Premier jour : Los Angeles

Le lendemain matin, nous faisons la queue au buffet pour déjeuner. Des drôles de trucs, tous très gras et très sucrés. On goûte à tout en rigolant et en suçant soigneusement nos doigts poisseux. Nous retrouvons avec soulagement Gilles et Nathalie : ils ont eu des soucis à cause du billet déchiré et sont arrivés à 3h dans la nuit par le vol d'après le nôtre. Qui plus est, il leur manque une valise, celle de Gilles. Ils prennent cela en souriant, sans râler. Je sens qu'ils vont me plaire, eux aussi !!

Notre bus arrive. Robert nous explique que le chauffeur est arménien. Il ajoute que les arméniens sont des bourreaux de travail et qu'ici, en Californie, ils sont pratiquement plus nombreux que dans leur pays. Beaucoup vivent entre eux au point que certains ne parlent pas anglais alors qu'ils sont nés sur le sol américain. Leaven est attachant. Il amuse la galerie en déblatérant les chapelets d'injures françaises que lui a appris Robert… Toujours souriant, gentil et prévenant, il est aussi calme et pondéré que Robert est speed et nerveux : tous les deux forment un drôle de tandem. Un soir, Leaven nous a offert un coup à boire et, quelque peu éméché, nous a longuement parlé de sa femme et de son fils, morts tous les deux, de sa souffrance et sa solitude qui le rendent " krrrazy !!". Robert écoute, mais ne dit rien. J'aimerais bien en savoir un peu plus sur lui, mais je n'ose rien demander.

Nous quittons donc l'hôtel : nous montons dans le bus et nous installons au fond, comme de vrais "jeunes", devant Gilles et Nathalie. On ignorait, en prenant place, que ces sièges nous seraient, de fait, tacitement attribués jusqu'à la fin du voyage… Robert ironise là-dessus, en nous disant qu'il a déjà eu des petits pépés qui se sont cognés dessus pour une histoire de places. Peut-être, sous couvert de nous raconter une anecdote, anticipe-t-il ce genre de dérapage en mettant le groupe au parfum d'emblée. Il ajoute, la voix tremblante "En plus, ils ont fait ça à Monument Valley… c'est complètement insensé… sur la terre sacrée des indiens… ".

Nous sommes sensés aller visiter la ville. Tout le monde a l'air de bonne humeur et est pressé de commencer à s'en mettre plein la vue. Or, au bout de quelques kilomètres, se met à flotter dans l'air une drôle d'odeurs de caoutchouc brûlé… Et on commence à trouver louche la fumée qui sort du bus, juste sous nos pieds. On s'arrête. Leaven descend et va verser une bouteille d'eau là où ça fume… On repart… On s'arrête à nouveau… il va remplir un seau dans un cours d'eau vaseux et le verse à nouveau sur la fumée. Ca fait un gros "Pchhhh" plein de vapeur… on re-re-roule… on fait du 2 à l'heure. Robert explique qu'il y a un soucis mais qu'il voudrait arriver au moins au bord de la mer pour qu'on puisse faire quelque chose pendant la réparation. On avance à coups de dizaines de mètres, en s'arrêtant tout le temps (je suis sûre qu'on aurait été plus vite à pieds…) et finalement le bus s'arrête près de Venice beach. Robert s'énerve au téléphone, il a des mouvements nerveux, il tire comme un forcené sur un truc qui ressemble fort à un pétard.

Il nous explique que le bus va être réparé sur place (par des collègues de Leaven, arméniens eux aussi) et nous emmène sur la plage. Ca ne ressemble pas aux plages de chez nous. Bon, il y a le sable, les palmiers, mais aussi une vue sur une usine hideuse, tout près, et puis tout semble crasseux. Il y a des graffitis sur les troncs d'arbres, sur les murs, par terre. Les petites boutiques de souvenirs, de tee-shirts, de casquettes, s'alignent en enfilade face à la plage. Elles ressemblent à des stands de kermesse. Un jeune noir avec des rastas et des fringues aux couleurs de la Jamaïque se promène en haranguant les passants. J'aimerais bien savoir de quoi il parle mais je ne comprends pas grand-chose à ce qu'il dit, on dirait un mélange de plusieurs langues, et il parle à toute allure... Il a l'air un peu frappé, mais sympathique. En tout cas il en a, des choses à dire ! Il ne tarit pas une seconde…

Nous avons attendu plus de trois heures et demie que le bus soit prêt à repartir : on a donc eu le temps d'arpenter les lieux. Gilles et Nathalie en ont profité pour acheter quelques fringues pour que Gilles puisse se changer si sa valise met du temps à nous retrouver.

Les meilleures choses sont souvent les plus simples. Je marche dans l'eau du pacifique au milieu de petits oiseaux blancs très vifs qui picorent je ne sais quoi dans le sable. Je leur fais peur parfois pour qu'ils se sauvent et ris comme une gamine. Comme quand j'étais petite, j'écris mon prénom dans le sable en attendant qu'une vague vienne l'effacer, en pensant que c'est comme ça, la vie : on existe, et puis très vite notre nom est oublié…

On découvre un poste de secours : on se croirait vraiment dans "Alerte à Malibu", on s'attendrait presque à voir débouler Pamela Anderson ! L'attraction a d'ailleurs un succès certain et des filles du groupe se font prendre en photo pendues au bras d'un charmant sauveteur imberbe aussi musclé que bronzé.



Les collègues de Leaven mettront trois heures à nous trouver, et 20 minutes à réparer le bus. Certains membres du groupe ne cachent pas leur agacement.

Finalement on aura quand même le temps d'aller marcher sur la "fame avenue", au milieu des étoiles imprimées sur le trottoir. Je mettrais même mes mains dans l'empreinte de celles de Meryl Streep, avec une pensée émue pour "Sur la route de Madison"…

Mis à part le théâtre, cette rue n'a rien d'exceptionnel, et ressemble à n'importe quelle rue d'ailleurs… Je commence à comprendre pourquoi les étrangers aiment tellement Paris : quelle classe, à côté de ce que je vois ici !…

Las Vegas

Direction La Vegas. Le paysage défile. J'aime ce temps de voyage : je passerai des heures dans ce bus à ne rien faire d'autre que me remplir les yeux de la vue, presque sans penser. Juste regarder, et apprécier le temps qui s'écoule si lentement, pour une fois !… Cela m'avait fait cet effet-là au Maroc, dans la vallée du Draa. Je regrettais juste qu'il y ait la clim, car j'aurais aimé être écrasée par la chaleur qui rayonnait du paysage… Rouler, rouler, et me remplir de l'instant, jusqu'à en être saoule.

Robert est un très bon guide, il aime ce qu'il fait et le fait bien. Il est dithyrambique et passionnant. Il nous parle de son pays d'adoption (il est ici depuis 23 ans) avec beaucoup de chaleur et d'enthousiasme. De temps en temps il s'arrête et se grille un pétard. Les gens du groupe gloussent en voyant ça, et se chuchotent des trucs avec des airs de conspirateurs. C'est dingue… Il vient souvent au fond du bus pour parler avec nous. Il nous explique, au passage, qu'il se fait prescrire son herbe en traitement de son hyperactivité. Ca m'étonne pas !… J'aime bien l'odeur, et puis ça me rappelle des souvenirs…

Nous arrivons à Las Vegas de nuit. Ca brille de partout. On loge au "four queens", un hôtel immense à la façade couverte de petites lampes colorées et clignotantes comme celles des fêtes foraines, avec des milliers de chambres (je ne me souviens plus combien). On traverse les salles de jeux pour accéder aux ascenseurs. Il y en a des dizaines, ainsi que des couloirs à n'en plus finir. C'est ahurissant. Des gens de tous les styles sont pendus aux machines à sous : des jeunes, des vieux, des bien fringués, des "craspouilles". Tous ont l'air fasciné, parfois blasé. Certains ont l'air de franchement s'ennuyer. Je les comprends. Je m'ennuierais à mourir si on me demandait de tirer le levier d'un de ces trucs. Il faudrait me payer cher pour que je perde ne serait-ce qu'une minute à ce genre de chose. Même pas envie de m'y frotter "juste pour dire que je l'ai fait".

Robert nous fait visiter la ville. On se promène dans des hôtels : le Bellagio, avec un jardin intérieur superbe, créé par un artiste dont j'ai oublié le nom, le Venezian avec sa place Saint Marc miniature, ses gondoles naviguant sur une eau bleu turquoise empestant le chlore, menés par des gondoliers poussant la chansonnette pour des couples de touristes hilares. Le plafond est un grand ciel bleu peint très réaliste, la lumière reproduit celle du jour. C'est complètement… irréel... Qui plus est je perçois tout à travers un voile opaque de fatigue et un mal de crane lancinant. Ca ressemble à un rêve, c'est fantasmagorique… Les boutiques de luxe se succèdent. Des touristes du monde entier se promènent là, qui la tête en l'air, qui se prenant en photo sur le pont des soupirs, sur fond sonore du "fantôme de l'opéra". C'est trop pour moi. Je suis littéralement épuisée et complètement hermétique à tout ça. Il y a trop de bruit, trop de monde, trop d'attractions, trop de clinquant. Ma tête cogne abominablement. L'attraction du volcan-fontaine cracheur de feu est le comble du kitsch. Je m'endors même, assise sur le bord du trottoir, la tête appuyée contre un tronc d'eucalyptus, pendant que tout le monde s'exclame et filme l'événement. Robert fume, un peu en retrait. Je parle un peu avec lui de ses peintures : pendant la saison morte, il est artiste peintre et expose dans des galeries. Il me fait beaucoup penser à mon grand-père, qui peignait lui aussi, en plus loufoque. J'aime ses réactions vives, la façon dont il joue la provoc en apostrophant les membres du groupe, mi figue-mi raison, avant de s'éclaffer. C'est un artiste, un passionné… Il me plait bien, ce type !!



Ultime attraction : à minuit, toutes les lumières de la rue de notre hôtel s'éteignent brusquement et l'écran géant de plusieurs centaines de mètres qui la couvre sur toute sa longueur diffuse un spot vidéo bruyant et laid d'une vingtaine de minutes. Mon mari est épaté. Moi très lasse, complètement vidée.

Dans cet hôtel immense, perdue au milieu des couloirs qui n'en finissent pas, en cherchant le numéro de ma chambre sur des dizaines de portes semblables, je sens la claustrophobie m'oppresser. Je suis montée me coucher seule : mon mari n'a pas résisté à l'appel du jeu, et n'imagine pas quitter Las Vegas sans avoir tenté sa chance. Il passera une bonne heure à jouer 20 $ en pièces d'1 ct… Il reviendra bredouille, mais content (il est toujours content !). Moi, entre temps, j'ai ouvert grand la fenêtre, ai "plongé dans la vue" pendant un moment, puis suis tombée dans les bras de Morphée sans demander mon reste… Les lits, aux US, sont merveilleusement confortables…

Vallée de feu

De jour, Las Vegas perd le peu de charme qu'on pourrait lui trouver de nuit. De la fenêtre de l'hôtel, nous voyons des dizaines de chantiers d'Hôtels, tous plus énormes les uns que les autres. Il parait que l'un deux va comporter 12 000 chambres… Un record. Pour moi, tout cela dépasse l'entendement…



Nous repartons. La ville s'arrête d'un coup, et on se retrouve enfin, brutalement, seuls en plein désert. La terre et les roches sont grises, à perte de vue. Et puis tout à coup, au détour d'un virage s'amorce une ligne rouge. Nous passons dans la vallée de feu, avec ses rochers si particuliers : rouges aux formes rondes. Les strates de la roche ondulent. C'est magnifique. Je respire à grands traits, j'escalade, je cours, je grimpe, je prends quelques photos. Je me régale. Ici, le regard peut porter tellement loin... Il y a de l'air, du vent, du silence, des couleurs chaudes mais sobres. Ca repose l'esprit… Me voilà dans mon élément. Leaven s'inquiète de me voir grimper partout, puis sourit lorsque Robert lui montre que j'ai les chaussures de rando aux pieds. Le petit groupe de jeunes se marrent lorsque l'un d'entre eux lance dans ma direction : "Eh, regardez, c'est Lara Croft !…"



Zion

Zion est en option dans le programme. Robert nous explique que c'est une ineptie et qu'il faut absolument que nous y passions. Pour cela, tout le monde doit payer 10$. Si l'un d'entre nous refuse, personne n'ira. Il sait y faire : tout le monde paye sans broncher.

On traverse un paysage montagneux magnifique. Les roches sont de toutes les couleurs, les aspen arborent un feuillage jaune flamboyant. Les érables sont rouges, la lumière qui tombe du ciel est superbe, diaphane, presque irréelle. Les rivières et les montagnes se succèdent. Pour moi, c'est un paradis, l'extase complète. J'ouvre les yeux de toutes mes forces, et mon cerveau n'est même plus capable de penser autre chose que "que c'est beau, que c'est beau, QUE C'EST BEAU !!!!"…





Arrêt photo. Je rêve… Je n'avais jamais vu paysage si coloré, à la fois sauvage et accueillant. L'idée de ne faire que traverser sans même prendre le temps d'une petite balade sur un sentier me tord l'estomac. J'imagine même fuguer, m'évaporer quelques heures dans le paysage : ils seraient bien obligés de m'attendre, là, non ?

Pour le coup, au moment du départ, mon mari a, lui, bel et bien disparu. Grincements de dents des autres membres du groupe : "Si ça commence comme ça, qu'il faut tout le temps attendre quelqu'un…" blablabla. Je cours et fonce aux toilettes d'où j'extrais mon homme. On galope vers le bus, on arrive essoufflés.







Bryce Canyon

Après ça, je ne me souviens plus bien de l'ordre dans lequel on a fait les visites, et j'ai la flemme de prendre une carte. Peu importe, de toutes façons.

Nous avons passé la nuit d'avant Bryce Canyon à Saint George. C'est une ville peuplée de mormons. J'ai une de leur bible à la maison et on en avait invité deux à manger chez nous, à l'époque où on est était étudiants. On avait pas mal discuté pour essayer de comprendre leurs idées, leurs croyances. On était allés à leur église voir une bande vidéo raconter leur histoire. Ils étaient très gentils et faisaient des cookies excellents. Ils avaient été ravis de manger de la bonne cuisine (en toute modestie). Ca m'a fait drôle de me retrouver sur leur terrain…

Nous avons dormi dans des petits cabanons en bois aux lits toujours aussi confortables, mais dans lesquels nous avons eu froid. Il fait frisquet, dans ce coin. L'air sent la montagne, l'altitude. Au matin, nous assistons au lever du soleil : il émerge d'une lointaine montagne, au bout de l'interminable route. Tout est silencieux… moment d'éternité…



En arrivant sur le parking, près d' "Inspiration point", Robert nous suggère, afin de nous ménager le plus grand effet de surprise possible, de quitter le bus et de le suivre sur une centaine de mètres en s'empêchant de regarder autre chose que le sol. Je ne savais pas du tout ce que nous allions trouver (c'est vrai, je n'ai fait volontairement aucune recherche sur les sites que nous allions voir, pour ne rien attendre de précis). J'ai donc fait ce qu'il suggérait, amusée et suffisamment motivée pour ne pas tricher. Les mains en œillères, j'ai scruté le bitume jusqu'à-ce qu'il nous dise "Allez-y" et alors là… Ca a été un vrai choc !!

Mon cœur s'est serré dans ma poitrine. J'étais littéralement pétrifiée. Mon mari, lui, avait les larmes aux yeux. On était incapable de dire quoi que ce soit. Autour de nous, les gens s'exclamaient "Whoua !! Ma-gni-fi-que !!"

Jamais je n'aurais cru qu'un paysage pareil puisse exister.

Quel paysage… incroyable !!... Quelle beauté, quelle immensité, quelle profondeur, quelle étrangeté ! Quelles couleurs ! Quelle lumière se dégage de cet endroit ! J'étais subjuguée, fascinée. Que n'aurais-je donné pour pouvoir passer plusieurs jours à arpenter les sentiers que l'on apercevait de loin slalomer entre les rochers et les sapins immenses, dormir à la belle étoile à même le sable et s'éveiller au matin alors que s'enfuit l'ombre de ce cirque extraordinaire…





Lake Powell

Nous avons vu peu de chose du Lake Powell. Le survol en avion était cher, ce n'était pas prévu dans notre budget, donc nous sommes restés au sol. Le temps était maussade, il parait que la vue de l'avion était sympa… Comme il n'y avait rien d'autre à faire, nous avons passé le temps en visitant un supermarché… Marrant, de voir ce que consomment les américains : les galettes pour fajitas vendues par paquets de 100, les sauces pour glaces, les gâteaux flashy version Halloween...

Monument Valley

Monument Valley reste mon plus grand souvenir, tout comme le voyage à travers la réserve indienne. Ce lieu semble avoir une âme et il en émane une ambiance très particulière. J'ai eu l'impression d'y toucher du doigt la notion de "la terre" : terre habitée, terre d'appartenance.

En traversant les territoires indiens, ces steppes vert de gris parsemées de cactées, ces prés immenses où paissent des chevaux en liberté, encadrés de roches sombres, j'étais un peu frappée de stupeur. Le front collé à la vitre, je ne décollais pas du paysage. J'aurais aimé que tout le monde se taise … Ne réalisaient-ils pas où nous étions ?



Sans cesse, je voyais des images de la vie qui avait dû s'écouler ici, il y a seulement quelques siècles. J'allais marcher dans leurs pas, je découvrais leurs terres. Combien étaient passés ici, chassant, vivant, simplement, avant que l'homme blanc vienne les décimer ?… J'avais du mal à respirer, j'avais envie de pleurer, sans tout à fait comprendre pourquoi.

Et puis nous sommes arrivés sur le site par la route où Forest Gump s'est arrêté de courir, un beau jour. Je comprends mieux pourquoi les photos de Monument Valley sont si connues et servent à illustrer tant de CD et de livres. Une ambiance très "spirituelle" de dégage d'ici. J'ai du mal à trouver les mots pour en parler.

Juste avant de descendre, Robert nous annonce que nous avons tous droit à une visite du site en 4 x 4 conduits par des indiens, et un barbecue au pied des roches. Il ajoute "Sauf pour un couple, mais ça va sûrement s'arranger…" et v'là-t-y pas que le couple en question, c’était nous !… Les seuls à pas avoir la carte fidélité carrefour qui donne droit gratuitement à l'excursion et à pas avoir lu le paragraphe détaillant ce point dans le fascicule ! Damned !! … Tout le monde compatit "Oh, c'est ballot !!"

Enfin, tout s'achète, et 40 dollars plus tard on grimpe nous aussi dans les camionnettes 4 x 4 qui nous emmènent au milieu du paysage.

Ce dernier est d'une beauté pénétrante et d'une luminosité incroyable. D'après Robert, les indiens pensaient (et pensent peut-être toujours) que l'humanité a émergé au cœur de cet endroit. Je ne sais pas si c'est vrai, mais l'ambiance qui se dégage de ces lieux est vraiment particulière.



J'ai, une fois encore, l'estomac qui se retourne à l'idée de repartir. Je me jure intérieurement de revenir, un jour, et de rester là le temps au moins de pouvoir y assister à un lever ou coucher de soleil…

Le pique-nique offert par les indiens est bien rodé : on fait la queue pour aller chercher notre plateau repas qui comprend un steak, des haricots, un peu de salade iceberg (comme celle des hamburgers) et une galette de blé. C'est plutôt bon. Pendant que tout le monde s'attarde sur les tables en tapant la causette, je m'éclipse, seule avec mon appareil photo. Je ne sais pas si j'ai le droit de m'éloigner : dans un bouquin j'avais lu que les indiens n'appréciaient pas du tout qu'on sorte des sentiers balisés. Mais je prends le risque. Ils ne vont pas me scalper pour me punir, et vu comme ils sont obèses, je cours sûrement bien plus vite qu'eux !… Je contourne un monolithe immense. Le paysage s'étend, magnifique, éclairé par un soleil radieux. Quelles couleurs !!... Le rouge ocre de la terre se marie à merveille avec le vert de gris des quelques arbustes, le gris clair du tronc des arbres (je ne me souviens plus du nom de la variété : ce sont des troncs très ridés qui se torsadent en poussant). Dans le sable rouge, parfois, il y a des empruntes d'animaux.

J'ai d'ailleurs l'occasion d'apercevoir un chipmunk. Sûrement a-t-il l'habitude des touristes, car il ne semble pas très apeuré. Clic ! Une jolie photo dans la boîte… Je me lance dans l'ascension d'un terre-plein, à quatre pattes, et admire la vue d'en haut. Je vois arriver un camping-car… Ca alors ! Il est français !! Il s'arrête et le conducteur descend pour grimper juste à côté de moi. On se sourit. Sa femme sort et gueule que c'est dangereux, et que "chériiii redescend s'il te plait… allez arrête tes conneries…" Il soupire et reste là, la main en visière, pour regarder autour de lui. Dépitée, sa femme remonte dans le camping car.

Je finis par retrouver le groupe qui n'a pas bougé, alors que plus d'une heure s'est écoulée depuis que je les ai quittés. On remonte dans les 4x4, direction : la boutique de souvenirs…

Je HAIS les boutiques de souvenirs. Je les hais parce que c'est une arnaque totale : tout est fabriqué en Chine, et puis parce qu'on y passe des heures précieuses que j'aimerais cent mille fois mieux passer à profiter du site, en marchant simplement… Ce gâchis de temps et d'argent m'horripile. Alors je reste à l'extérieur, j'attends en discutant avec Robert ou en observant les symptômes de mes acolytes touristes pris de fièvre acheteuse galopante.

Ce fut un arrachement douloureux, pour moi, de quitter cet endroit.

Un terme me vient, en anglais, qui me semble convenir parfaitement pour le qualifier : "Peacefull"… Maintenant, lorsque j'ai les nerfs en pelote pour une raison ou une autre, que j'ai peur ou que je me sens mal, je replonge mentalement dans la quiétude quasi mystique que j'ai ressentie là-bas. Je me visualise, en haut de ma butte de terre ocre, baignée de soleil et bercée par un vent léger, le regard embrassant ces merveilles de la nature…







Grand Canyon

Sur la route :



Ce que j'ai préféré, lors de notre découverte de Grand Canyon, c'est la découverte, justement. Du parking, nous avons emprunté un petit chemin goudronné à travers bois, où on pouvait admirer quantités de ces arbres fascinant, torsadés aux troncs gris dont j'ai oublié le nom. Et puis d'un seul coup d'un seul, à travers les branches, j'ai commencé à entre-apercevoir de la couleur, de la brume… Encore quelques pas, et VLAN ! D'un seul coup la vue m'a giflée avec une formidable intensité.

J'ai déjà dit que j'aime les grands espaces, je crois. Là-bas, je m'en suis gavée, remplie jusqu'à la lie. A force de respirer tout cet air à grands traits, j'avais la tête qui tournait. J'étais ivre. Ivre d'immensité, ivre de grandeur, ivre d'étonnement… Où que mon regard se pose, j'étais fascinée… émerveillée…



Dans mon euphorie, j'avançais très près du bord du précipice. Je m'imaginais plonger, tête la première, dans cette faille grandiose. Je pense à "Telma et Louise" : chouette endroit, pour se suicider !... J'ai toujours été sensible à l'appel du vide, et l'envie d'oser un vol plané me hantais tellement violemment, perchée sur mon rocher, que je me suis prise calmement par la main pour, raisonnablement, fuir la tentation d'un acte somme toute assez déraisonnable…



La balade fut vraiment agréable, mais elle a duré quoi ? Une heure, une heure trente ? Vraiment pas assez, ça c'est certain. Comme j'aurais aimé prendre le temps de descendre au fond du canyon, d'arpenter le site pendant des jours et des jours, m'en imprégner… Mais non, il fallait se dépêcher car deux gars du groupe ont pris l'option "survol en hélicoptère" et nous avons du les emmener à l'héliport. Pendant ce temps, Robert nous a emmenés voir un film sur grand écran, racontant la découverte du canyon et nous permettant de plonger virtuellement au fond des failles… C'est beau, c'est sûr, mais je me suis sentie complètement ridicule d'être là, devant cet écran, à quelques pas du site réel. Non de non, pourquoi n'y a-t-il aucune option "randonnée" dans ce circuit ? Pas assez cher ? Ah, ça, on ne m'y reprendra plus !…

A la sortie du film, nous nous retrouvons comme par hasard dans une boutique de souvenirs. Je maudits les voyages organisés de toute ma frustration et sors, seule, ruminer mon impuissance.





Calico

Sur la route : Désert Mojave (et un train de 2 km de long tiré par 4 locomotives...)

Robert nous a mis de suite au parfum "Ceux qui trouvent que Calico est un attrape-touriste sont de petits snobinards". Et bien soit, alors j'en suis, sans complexes. Je n'ai pas compris… Calico est sensée être une ville fantôme… Or de la ville d'origine, il ne reste pratiquement rien. Tout est bidon, ou presque. On a droit à la totale : enfilade de boutiques décorées monstrueusement pour Halloween, à l'entrée de laquelle trôle une énorme citrouille gonflable. Entre la petite école en bois style "petite maison dans la prairie" et le petit train de la mine, je ne sais pas ce qui fait le plus kitsch...



Ce qui m'agace, en fait, n'est pas tant cette gabegie d'amusements gentillets, ce toc, ces flonflons… C'est plutôt qu'à cause de tout ça on passe si facilement à côté de l'essentiel !… Comment se plonger dans le passé, essayer d'imaginer ce qu'était réellement la vie, ici, du temps des chercheurs d'or, au milieu de ce tintouin de fête foraine ? Des gens ont vécu ici, ont souffert peut-être. Personnellement, j'aurais mis l'endroit en valeur autrement. Chacun son truc.



Enfin, de toutes façons, je n'ai pas eu beaucoup le temps de me poser des questions : nous avions pour consigne de nous dépêcher afin d'arriver au restaurant avant un car de coréens, sous peine de ne plus rien avoir à manger (!!). Donc à midi tapante tout le monde est dans le bus… Ah, mais non, manquent deux dames à l'appel !! On les attendra 20 minutes : le groupe ne cache pas son animosité, les pauvres sont grillées jusqu'à la fin du séjour ! Et tout ça pour des babioles chinoises à acheter, encore…

Nous arrivons malgré tout au restau avant les coréens. Mais l'ambiance est tendue : une escarmouche éclate entre les deux dames retardataires et un couple genre "je sais tout, j'ai tout vu" (tous les ans ils font un voyage carrefour, depuis 20 ans !), ils se prennent la tête avec virulence pour une histoire de places. Ah, qu'est-ce qu'on se marre !!

Sequoia national park

Nous partons pour la Sierra Nevada : la route se met à grimper au milieu d'une forêt splendide éclairée par les magnifiques couleurs de l'automne. Soudain, nous émergeons en plein soleil : devant nous s'étale, à perte de vue, un mer blanche de nuages. C'est féérique. Du coup on a droit à un arrêt photo non prévu !

Le parc national des séquoias géants mériterait bien sûr qu'on y marche, qu'on y dorme, qu'on y vive, qu'on y passe du temps. Je m'y suis bien plu, pendant les trois heures sur place : 1 heure de balade dans les sentiers balisés, et deux heures de pique-nique pendant lesquelles je me suis sauvée. Partie droit devant moi, j'ai marché silencieusement quelques temps dans la forêt et suis restée longtemps sans bouger, à me faire oublier pour pouvoir observer les chipmunks tout à mon aise.

J'ai pu, à ma manière, profiter de la beauté et de la tranquillité du lieu. C'était tellement… comme j'aime !! Et ce silence peuplé par les seuls bruits de la nature… Il était si bienfaisant qu'il m'a fallu du temps pour réaliser que je n'entendais plus aucun bruit humain : aucun moteur, aucun rire. J'ai compris soudain que je m'étais vraiment beaucoup éloignée, et que je ne savais pas du tout où j'étais. En voulant revenir sur mes pas, je n'ai même pas été fichue, compte tenu de mon pitoyable sens de l'orientation, de savoir dans quelle direction aller… Et puis m'est revenue brusquement la mise en garde que Robert nous avait fait concernant la présence d'ours, par ailleurs spécifiée sur chaque poubelle de l'aire de pique nique. Croiser un animal de cette taille doit être intéressant… mais je n'étais pas tellement rassurée. A vouloir jouer les exploratrices solitaires, je me suis tout bonnement et simplement perdue... Bref. Donc j'ai couru un peu dans tous les sens, au hasard, en essayant de retrouver un chemin. Et puis, après quelques longues minutes, j'ai entendu, venant de très loin, le son du sifflet de Robert qui battait le rappel de son troupeau…

Lorsque je suis arrivée au bus, très en retard, essoufflée, en nage et rouge comme une pivoine, je m'attendais à des remarques acerbes, et j'ai eu la surprise de constater que tout le monde - ou presque - me souriait d'un air attendri : mon mari leur avait expliqué, pendant le repas, avec le regard humide d'affection dont il a le secret (je le connais !), à quel point j'étais sauvage et avais besoin de mon quota de silence et de solitude.

La mer de nuages

Les racines d'un sequoia déraciné





L'intérieur d'un arbre mort





Golden Hills

Ce paysage est fabuleux. Je n'aurais jamais imaginé ça : des collines toutes rondes, à perte de vue, désertes et couvertes d'herbe dorée !! De temps en temps, au creux de ce giron étonnant, surgit un arbre à l'allure fantomatique sur fond de ciel gris. Magnifique.





San Fransisco

Pas grand chose à dire sur San Fransisco, déjà parce que c'est une ville et que je ne sais pas parler des villes en général. C'est chouette parce que ça monte et ça descend tout le temps, les rues sont toutes penchées, et puis à cause de la mer. Et puis j'ai bien aimé la cathédrale Sainte Marie.

C'est très grand, San Fransisco. On a couru pendant une heure, avec Gilles et Nathalie, rien que pour passer du pier 34 au pier 39, alors qu'à vue de nez, sur la carte, ça avait pourtant l'air d'être très proche…

La baie est jolie, dans la brume, et puis j'aime bien les embruns, les lions de mer et leurs "aboiements", les vols de pélicans …

Sinon dans la ville même, je suis tombée nez à nez avec un mec qui se piquait dans un abri de bus… Ca fait bizarre… Et puis je n'étais pas à l'aise, d'une manière générale. La ville, la foule, le bruit, les monuments, aussi intéressant que ce puisse être sûrement, ça me laisse toujours un peu de glace. Je m'y ennuie plus qu'autre chose. Nous trainons tout l'après midi dans les rues, visitons quelques endroits intéressants comme le musée d'art moderne, et faisons les boutiques avec Gilles et Nathalie qui veulent ramener une paire de Converse à chacun de leurs six enfants…

Le lendemain : dernier repas dans une cafet kitsch à souhait. Nous sommes encore avec Gilles et Nathalie. J'en ai mare du thé infect que je bois depuis le début du séjour, alors en guise de dernier en-cas je m'offre un énorme crumble aux pommes tiède avec glace au lait, cacahuètes grillées et montagne de chantilly, histoire de finir les dollars qui nous restent. Mais cette merveille sucrée est à peine entamée qu'on vient nous arracher de nos sièges : Allez, faut pas traîner, on décolle !! Soit… avant que j'aie eu le temps de dire ouf, ni une, ni deux, la serveuse me verse tout dans un gobelet en polystyrène et me file cuiller et serviettes en papier pour la route, avec un grand sourire. Ils ont l'esprit pratique, ces américains.

Le toit de la cathedral Sainte Marie.

Le golden Gate Bridge, évidemment

Contraste...



Robert nous quitte à l'aéroport : nous sommes son dernier groupe de la saison et il s'envole pour Phoenix. Il a les larmes aux yeux. Il ne joue pas la comédie je crois : ce type est un grand sensible, c'est une évidence. Le groupe l'ovationne, et j'applaudis moi aussi avec force : il restera dans ma mémoire. Je lui souhaite une chouette vie…

Pendant le voyage du retour, "Madame je sais tout" est à côté de moi, accaparée pas Madame "Si vous saviez comme j'ai souffert", qui lui raconte sa vie en large et en travers, pendant au moins trois heures. Quoi que je fasse, je ne peux pas ne pas entendre et capte quelques bribes de conversation. L'autre compatit, y va de son petit conseil, flatte et caresse dans le sens du poil, et dès que la malheureuse à tourné le dos, elle se tourne vers moi, et me dit d'un air profondément agacé : "Non mais y'en a vraiment qui pensent qu'on n'a que ça à faire d'écouter leurs petits malheurs… Comme si elle était la seul à avoir des problèmes !... pfff…". Son aveu d'hypocrisie est tellement inattendu, pour moi, que j'en ai la chique coupée… Du coup je ferme les yeux et fais semblant de dormir, des fois qu'elle ait envie de continuer à me parler.

Nous survolons Londres à nouveau : j'ai une pensée pour mes deux petites sœurs qui y sont en vadrouille au même moment : peut-être voient-elles l'avion passer, d'en bas, sans savoir que je suis à l'intérieur ?…

Vol jusqu'en France. Mon mari dort. J'ai, enfin, une place contre un hublot, et lutte pour garder les yeux ouverts. Le soleil filtre entre les nuages, c'est joli, tellement paisible… C'est toujours accueillant, de revoir le sol français : les routes sinueuses, les petits chemins… Rien à voir avec le damier rectiligne qui quadrille le paysage américain. Les champs semblent minuscules, tout y est à échelle humaine, avec un charme désuet. Le contraste est grand.

Tout le monde est fatigué, on se sépare à la va-vite. Mon mari refuse de donner ses coordonnées aux membres du groupe, il joue franc-jeu et leur dit "je sais très bien qu'on ne se recontactera pas". Ils le regardent, un peu gênés… Je me contente de sourire. Nous faisons encore un bout de chemin avec Gilles et Nathalie, avant de les quitter eux aussi. Depuis octobre, on les a revus, deux fois déjà, on partage une amitié basée sur des affinités nombreuses, croisées, et parfois surprenantes… C'est rare ! On a ramené des amis dans nos valises !…

Le temps de rentrer chez nous, nous avons trois heures pour recouvrer nos esprits et réintégrer notre vie quotidienne : les enfants, le travail, la maison… Ca fait tout drôle.

Durant le trajet, on ne parle pas beaucoup. On ne parle pas tellement en général : on se connait par cœur, on n'a guère besoin de mots entre nous. On est tous les deux dans le même état : fatigués, et bien décidés à repartir le plus vite possible.
Parc National du Yosemite: hôtel Yosemite Lodge ou Wawona hôtel? English translation pending
by Amandyne51 · 2007-04-27 · 11 replies
Quel hébergement vous me conseillez? merci!
Découvrir l'Égypte fin mai 2007 English translation pending
by Colibri69 · 2007-02-22 · 5 replies
Bonjour

Nous souhaitons découvrir l'Egypte fin Mai 2007. Tout d'abord la date est elle bien choisis ? Nous optons pour un circuit de deux semaines qui combinera Le Caire, Croisière sur le Nil avec les visites et au final du repos dans un bel hôtel. Notre budget : maxi 800 à 1000 euros par personne maxi.

Merci de nous faire partager votre expérience sur ce genre de circuit.

Merci d'avance..😏
Relier Salta (Argentine) à Uyuni (Bolivie) en voiture English translation pending
by Amely78 · 2007-01-18 · 14 replies
Bonjour, j'ai déjà passé des heurses à parcourir ce site et c'est passionant!

Je pars à mon tour en Argentine de mi-février à mi-mars. Nous sommes en train de préparer un itinéraire. Nous souhaitons passer 4-5 jours dans la région de Salta-La quiaca et ensuite aller en Bolivie à Uyuni.

Selon vos expériences est-il facile de parcourir la région salta-jujuy-humahuaca-laquiaca en voiture, traverser la frontière et rejoindre Uyuni pour y passer 3 jours?

Pour ce périple, nous avons 8 jours. Nous souhaitons ensuite rejoindre Iguazu (en avion).

Merci de vos conseils!

Amélie.
Budget à deux familles pour trois semaines dans l'Ouest américain? English translation pending
by Kumari · 2007-01-18 · 15 replies
Bonjour, Nous planifions un sejour d’environ 18 ou 21 jours dans l’ouest des USA en juillet ou aout. Arrivee a los angeles, detour sur san diego, flagstaff et les environs (monument valley et death valley), las vegas et terminus a san francisco.

Nous sommes deux familles composes pour l’une de 2 adultes et 3 enfants et l’autre 2 adultes et 2 enfants. Nous en sommes a la phase du budget et hesitons entre louer des vehicules et loger dans des motels ou bien louer un mobile home (RV) pour la duree totale des sejours. Quelle solution vous paraît etre la plus avantageuse (confort, prix) ?

Merci d’avance pour vos conseils et experiences
Vos avis sur la chaîne de motels Travelodge dans l'Ouest américain? English translation pending
by Peryreuch · 2006-04-20 · 25 replies
😊 Bonjour à tous, je prépare également notre voyage pour cet été (juillet) dans l'Ouest américain. Actuellement je planche sur les différents motels et catégories de prix (avec ou sans petit déj, etc.). Des amis nous ont recommandé les Motel6, mais eux ne proposent jamais de breakfeast. Comme nous sommes 7 en familles, il nous faut chaque fois 2 chambres et donc 7 petits déjeuners ailleurs. Qui peut m'indiquer env. le prix d'un ptit déjeuner pour me faire une idée??? Seconde question: j'ai vu que la chaîne Travelodge offre pas mal de motels, d'après les photos cela à l'air tout à fait correct, souvent avec petit déjeuner et à des prix moins chers que Best Western et Days'Inn. Qui peut me donner des indications positives ou négatives sur cette chaîne afin de m'éviter de grosses déceptions à l'arrivée. J'ai vu que les Best Western avait toujours de bonnes notes auprès des personnes qui y ont résidé, mais voilà lorsqu'il faut chaque fois deux chambres, et qu'on passe 28 nuits là-bas, ça taxe... et finalement on n'y est que pour dormir🙂 Merci d'avance à tous ceux qui apporteront de l'eau à mon moulin.
West USA Road Trip August 2022
by Mitch341 · 2025-05-16 · 79 replies
Hello everyone,

I’m starting a travel journal about the amazing round trip I took in August 2022 with a big circuit through the US West.

Here’s what I posted on another travel forum back when VoyageForum hadn’t yet regained its freedom. 😉

Hello!

We got back yesterday in the middle of the afternoon, and here’s a quick first take on the 2022 round trip.

Has America changed? You could say that, yeah. For better? For worse? Who knows. A massive circuit—nearly 8,000 kilometers, actually around 5,000–6,000 miles.

Round-trip flights went smoothly, except for Air France on the way back, which let a rather large dog in the cabin with an owner who let it roam around the plane. Cool, Air France... Outrageous!

The rough itinerary: Salt Lake City. Jackson Hole–Grand Teton. Yellowstone. Cody. Rock Springs. Moab–Arches–Canyonlands. Monument Valley. Grand Canyon. Bryce Canyon. Zion Park. Las Vegas. Death Valley. Mammoth Lakes. Tioga Road. Mariposa. Yosemite Valley. San Francisco.

Tourists on site—a sociological study:

Italians: Always nice but just as loud as ever! Hispanics: Same as the Italians, just a different language. Germans: *Ein, zwei, ach mein Gott!* Order and discipline! Americans: Still no manners whatsoever. Pathetic. I’m only talking about the tourists, not the locals who work there. Quebecers: Pure joy! English-speaking Canadians: Same as the Americans. Asians: For the Japanese, it’s perfect. But the others from the Middle Kingdom... Let’s not start a war over this. There’s already Ukraine going on. And yet... Israelis: Still no manners. The Kibbutz kids are the bane of this country. French: Some excellent, some very good, some good, and some... not much.

Note that tourists in the northern part of the trip were much better behaved than those in the south. "Hello," "Goodbye," offering a hand? Etc. Few Asians in Grand Teton and Yellowstone. Lots of locals. The same goes for hotel staff in the northern part—more attentive. Really cool!

On the other hand, we were pretty surprised not to encounter any African-American locals in Montana, Wyoming, Utah, or even Arizona—whether tourists or employees. It’s quite striking, to be honest.

The Hotels:

Holiday Inn - 206 South West Temple, Salt Lake City, UT 84101, United States. A modern but soulless hotel. Basically, a place to pass through. Minimal breakfast.

Miller Park Lodge - 155 North Jackson Street - Jackson Hole, Wyoming. Not a hotel but a luxury motel. 750 € for two nights!! No breakfast. Huge room where you could hold a tea dance!! Well-located. No staff. Only room of the month-long stay that was fully redone during those two days.

Best Western Weston Inn. 103 Gibbon Avenue, West Yellowstone, MT 59758 Well-located, not far from the park entrance. Minimal breakfast. Friendly staff. Room refreshed every two days.

Best Western Sunset Inn. 1601 8th St, Cody, 82414-4134 Very good. Quiet. Good breakfast. Friendly staff.

Baymont by Wyndham 2717 Dewar Drive, Rock Springs, WY 82901 Very good. Quiet. Good breakfast. Friendly staff. Too many pets that should be "not allowed." Hello, hygiene!

Wingate by Wyndham Moab. 126 South Highway 191, Moab, 84532 End of the "family" hotels. Start of the tourist hotels. Too many pets that should be "not allowed." Hello, hygiene! Minimal breakfast.

Hampton Inn Kayenta. US Highway 160, Kayenta, AZ 86033, United States A stopover hotel run by the Navajos. Friendly staff wearing masks. Lots of people. Too many pets that should be "not allowed." Hello, hygiene! Minimal breakfast.

La Quinta by Wyndham Williams. 1100 Cataract Lake Rd, Williams, AZ 86046, United States Finally, Route 66 for 500 meters! The staff is there. Nothing more. Too many pets that should be "not allowed." Hello, hygiene! Minimal breakfast.

BEST WESTERN PLUS Ruby's Inn. 26 South Main Street, Bryce Canyon City, UT 84764, United States A factory!!! Great Hispanic or Romanian staff! A liquor store in the hotel! Awesome! Very good breakfast, but go early because the crowd—and the jerks—are there! Too many pets that should be "not allowed." Hello, hygiene!

BEST WESTERN Casino Royale - 3411 Las Vegas Boulevard South, Strip, Las Vegas Good hotel at a reasonable price. No breakfast, but Denny’s is next door. Quiet hotel despite the casino. Friendly staff. No memory of seeing any pets!

Shilo Inn Mammoth Lake. 2963 Main Street, Mammoth Lake Disastrous! Ineffective security system. Fire doors propped open with wooden wedges. Tiny breakfast room. No staff in the room. Tables not cleaned. Minimal breakfast. Gross pool. Rooms need work. No, the whole hotel needs to be redone. They say they’re renovating. They’d be better off tearing it down. Too many pets that should be "not allowed." Hello, hygiene! Very bad memory. Apparently, there’s supposed to be staff in this hotel.

Quality Inn Yosemite Valley Gateway. 4994 Bullion Street, Mariposa, CA 95338 Hotel or motel? Booking should clean up its listings! No room refresh! Minimal breakfast. The staff is there. Nothing more.

Comfort Inn by the Bay. 775 Van Ness Avenue, Marina District, San Francisco No room refresh in four days! Minimal breakfast. Friendly and helpful staff. Well-located. Depends on what for, but well-located.

And then there are those who steal apples from the breakfast to put in their bags in the morning, those who fill up their famous US water bottles with orange juice from the breakfast pump, those who don’t clear their tables—I could go on. And also, those who don’t say hello or respond to a greeting!

Met some super nice French people (in the northern parks)! They’ll recognize themselves!

And the magic phrase that opens doors with Americans: "Do you speak French? OK, good!" Laughter guaranteed!

Don’t try that with Asians who run souvenir shops in big cities—they have no sense of humor unless it’s about the color of the green bill.

The park rangers are always available! Great!

And 5,000 photos to sort and organize, plus a few hours of dashcam videos!

See you soon.

Until the next update...
Aller ou pas en Thaïlande? English translation pending
by Sandchar · 2018-04-08 · 200 replies
Bonjour à tous, J'étais en train de préparer un voyage pour la Thaïlande pour partir en Janvier avec mon mari et en lisant les avis sur les visites des temples de ce pays, je me rends compte que beaucoup de commentaires commencent par :"Y être assez tôt pour éviter les bus de touristes...", "Y être vers 6h30 ou 7h pour ne pas être noyé sous le flot des touristes ...", etc ... En allant sur internet, des articles sur le flot de touristes venus de Chine m'ont interpellée. En effet, il s'avère qu'en 10 ans, le nombre de touristes visitant la Thaïlande a plus que triplé, battant cette année tous les records avec 35 millions d'arrivées, mais rien n'a été prévu pour protéger l'environnement. 10 millions de touristes chinois ont visité la Thaïlande en 2017 et on en attend environ 12 millions sur 2018... On connaît le côté sans gêne de cette population (je peux vous citer des exemples de nos précédents voyages sur Paris ou sur la côte Ouest des USA). Je suis commerciale et parmi mes clients, 2 sont partis en Thaïlande cet hiver et l'un m'a dit que c'était la deuxième fois qu'il y allait (la 1ère fois en 2008), et que ce pays avait beaucoup changé, qu'il avait perdu son ême, et qu'il était déçu par le tourisme de masse et ce que cela engendre, le deuxième m'a dit qu'il n'y retournerait plus car il y avait vraiment trop de monde, que ce pays était sale, etc ... J'aime voyager mais je ne me vois pas, en vacances, me lever à 5h00 du matin pour aller visiter un temple (sachant que sur une journée, je vais au moins en visiter 5, par exemple, à Chiang Mai) car sinon, le site est envahi et on ne peut plus en profiter de façon sereine (je ne parle bien sûr pas de privatiser un site ! mais il y a des limites). Je souhaiterais, si c'est possible, avoir des retours de personnes qui y sont allées et qui peuvent me dire si elles ont aimé leur voyage, ou si au contraire, elles ne l'ont pas apprécié autant qu'elle l'aurait souhaité...en toute honnêteté. Merci pour vos réponses. Bien cordialement Sandrine
Recherche hôtel familial sur Los Angeles English translation pending
by Fanny26 · 2017-10-27 · 20 replies
Bonjour j’ai besoin d’aide pour le choix d’un hôtel dans Los Angeles avec un bon service le quartier m’inporte un peu comme les distances sont assez éloignées car j’ai peur de me tromper dans notre choix nous sommes trois et nous y serons en juillet merci beaucoup de me partager vos expériences car le choix est si grand et les prix si différents

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