Results for "Bois+Vincennes+|+127"
21424 results found.
Trajet entre Saigon et Phu Quock (Vietnam) English translation pending
bonjour
je dois me rendre de saigon à l'île de Phu quock mon amie et moi sommes malades en bateau dès que nous montons dessus donc nous recherchons les tarifs horaires des vols pour s'y rendre !!
merci à tous car dans les guides je ne trouve pas cette info
babycarnybird
Retour de l'hôtel Viva Wyndham Palace à Bayahibe English translation pending
bonjour a tous.je viens juste de rentrer de cet hotel et je dois dire que ca a passé tres vite ces 12 jours dans ce complexe .apres 9 h d'avion et 45 mn de retard d'avion, nous avons été tranferer pendant 1h30 a bayahibe, c'etait le soir et nous avons traverser des villes ou l'on a pu s'apercevoir de la misere.arrivé au palace, nous avons eus du mal a retrouver notre chambre car l'hotel est grand et est divisé en deux, la partie palace et la partie beach .il faut compter 2 jours pour trouver ses reperes .d'une facon generale, l'animation est au top, ca bouge tout le temps et partout, le matin aquagym, jeux en tout genre, l'apres midi lecons de bachata et merengue et le soir spectacle qui se passe au beach, a ne pas manquer car pratiquement semi professionnelle .pour la boissons et la nourritures, c'est simple c'est quand on veut, il y a de tout et pour tout les gouts, vous pouvez meme vous restaurer la nuit avec des pizzas cuites au feu de bois, hamburger et hot dog .vous pouvez egalement reserver dans les restos a theme pour le lendemain.nous les avons tous fait
viva café : le top du top, cadre idyllique, services et presentations haut de gamme et plats delicieux (un repas en france dans le meme genre c'est au moins 100 euros).
l'italien et mexicain :tres bon et service impecable
l'asiatique:bon (pourtant je suis pas un fanatique de plats asiatiques) mais plats assez relevés
le roca grill :sans plus
apres tout depend des gouts de chacun bien sur .
excursion faite a l'ile de sanoa mais pas par l'hotel car hors de prix .nous avons passés une journée formidable et avec rien que des francais qui ont su s'amuser . merci a l'organisateur et a l'equipe pour cette journée .
le personnel de l'hotel est dans l'ensemble souriant et serviable mais ne parlant pas trop le francais, ni l'anglais .
chambre spacieuse et propre mais donnant sur un autre batiment donc pas le top .clim un peu bruyante et wc qui fuyait malgré une intervention de leur part apres mon appel ;
le seul point negatif est le time sharing, en fait ce sontdes gens qui sont payés par l'hotel et reconnaissable a leurs chemises blanches et qui essayent de vous faire venir au bureau afin de vous faire signer des contrats pour venir 2 ou 3 fois dans l'année dans la chaine d'hotels .pour ma part j'ai pratiquement été harceler, car voyant mon refus, il a commencer a me dire que de toute facon les europpéens se foutent du sort des dominicains et haitiens, etc ...j'ai trouver ca limite . pour ne pas etre embeter, vous dites que vous n'avez pas de carte bleue, ou sinon quand il vous accoste vous dites que ca fait deja plusieurs jours que vous ets ici et que vous avez deja été au "vacation club "du beach et que vous connaissez . en principe ca doit marcher .
sinon cadre superbe et plages tres propres, magnifiques jardins.pour terminer je dirais que vous pouvez y aller les yeux fermés et profitez zn bien car ca passe tres vite et n'hesitez pas a sortir de l'hotel .si vous voulez d'autres renseignements n'hesitez pas .
Voyage en Norvège en fourgon aménagé English translation pending
Bonjour
Nous souhaitons faire un voyage en Norvège en Mai et Juin 2009 avec notre fourgon . Il s'agit d'un California VW (pas de douche à bord et autonomie réduite en eau). Habituellement, nous faisons 2 ou 3 jours en camping sauvage, suivis de 1 nuit en camping .
Nous envisageons de monter jusqu'au Cap Nord en longeant le plus possible la cote, puis de prendre fin mai un bateau Hurtigruten pour redescendre jusqu'à Bergen (le passage du véhicule est gratuit dans ce sens là)
Pensez-vous que c'est jouable à la période envisagée ? . Les questions que nous nous posons concernent l'état des routes à cette période en particulier dans le nord (possibilité de neige ou/et de fermeture ?), l'ouverture des campings, les sites à ne pas manquer, etc...
Sommes preneurs de toute suggestion d'itinéraire et de tous vos conseils
Merci par avance
Cadeaux souvenirs, artisanat, vêtements au Costa Rica? English translation pending
Bonjour a Tous!!!!!
Je pars au Costa rica pour les fêtes. Cette année avec le voyage le budget cadeaux de noël est très limité.
Du coup j'ai pensé faire mes achats sur place. Pouvez vous me dire qu'est ce que l'on trouve sur place? Est ce que les prix sont abordables?
Merci beaucoup
Bonnes stations de ski en mars 2009 au Canada ou aux États-Unis? English translation pending
Bonjour à tous
Desireux avec un ami de changer un peu des alpes francaises, nous pensions à aller sur le continent nord americain pour y faire du ski alpin en mars prochain. Mias nous ne connaissons rien sur ces destinations...
Certains d'entre vous ont ils des conseils à nous donner concernant les bonnes stations, la periode la plus propice ou autre?
merci d'avance. kevrad
Certains d'entre vous ont ils des conseils à nous donner concernant les bonnes stations, la periode la plus propice ou autre?
merci d'avance. kevrad
Exposition "Rapa Nui" (Île de Pâques) à Paris English translation pending
Avis à tous les amoureux inconditionnels de l'île de Pâques (dont je suis !)
Notre compagnie nationale EDF s'était distinguée il y a quelques années avec une campagne de publicité (que j'avais personnellement trouvé de très mauvais goût 🏴☠️) qui utilisait le courant de pensée à la mode du "développement durable", pour défendre de manière douteuse et exclusive ses seuls intérêts commerciaux.
Cette campagne associait des montages grotesques "à la Photoshop" de statues de l'ile de Pâques enceintes (?) avec un discours étrange sur l'auto-destruction de la civillisation Pascuane, et ceci au mépris de toutes les théories archéologiques récentes, qui soutiennent d'avantage l'hypothèse du cataclysme climatique (effet "El Nino")EDF ne devait sans doute pas être au courant (😉) de ces dernières découvertes archéologiques !
Heureusement et enfin (pour se faire pardonner ?), la fondation EDF organise depuis le 20 novembre une exposition "Rapa Nui", rue Récamier à Paris
Petite expo sans grande prétention, mais très sympathique quand même, donc qui mérite un petit détour.. (expo gratuite, qui plus est ! 🙂 Attention, ça n'ouvre que l'après-midi !)
On y oublie un peu les moaï (excepté une réplique de celui du British Museum à l'entrée) pour se concentrer d'avantage sur la géologie, la botanique les voyages des grands navigateurs et surtout une quinzaine de magnifiques objets en bois sculptés (kavakava, reimiro, tangata, ...) provenant du musée Branly ou de collections privées
En bonus, des dessins de Pierre Loti et quelques photos intéressantes.
Attention, si vous y allez, car il y a une salle au sous-sol (très mal indiquée 😕) où on trouve des copies et même un original ( ?...j'ai des doutes compte tenu de la rareté de l'objet) de tablettes rongorongo, à ne pas rater (dommage qu'il y ait si peu d'explication sur cette écriture étrange)
L'expo a été construite sous la surveillance des époux Orliac, spécialistes CNRS français du sujet, ce qui lui donne toute crédibilité
Tant que l'intelligence archéologique finira par l'emporter sur la stupidité des publicitaires, une lueur d'espoir planera encore sur ce monde de brutes ! (combien de temps encore ? 🤪)
Pour plus d'infos, lien ci-dessous :
http://fondation.edf.com/...rapa-nui-600729.html
Notre compagnie nationale EDF s'était distinguée il y a quelques années avec une campagne de publicité (que j'avais personnellement trouvé de très mauvais goût 🏴☠️) qui utilisait le courant de pensée à la mode du "développement durable", pour défendre de manière douteuse et exclusive ses seuls intérêts commerciaux.
Cette campagne associait des montages grotesques "à la Photoshop" de statues de l'ile de Pâques enceintes (?) avec un discours étrange sur l'auto-destruction de la civillisation Pascuane, et ceci au mépris de toutes les théories archéologiques récentes, qui soutiennent d'avantage l'hypothèse du cataclysme climatique (effet "El Nino")EDF ne devait sans doute pas être au courant (😉) de ces dernières découvertes archéologiques !
Heureusement et enfin (pour se faire pardonner ?), la fondation EDF organise depuis le 20 novembre une exposition "Rapa Nui", rue Récamier à Paris
Petite expo sans grande prétention, mais très sympathique quand même, donc qui mérite un petit détour.. (expo gratuite, qui plus est ! 🙂 Attention, ça n'ouvre que l'après-midi !)
On y oublie un peu les moaï (excepté une réplique de celui du British Museum à l'entrée) pour se concentrer d'avantage sur la géologie, la botanique les voyages des grands navigateurs et surtout une quinzaine de magnifiques objets en bois sculptés (kavakava, reimiro, tangata, ...) provenant du musée Branly ou de collections privées
En bonus, des dessins de Pierre Loti et quelques photos intéressantes.
Attention, si vous y allez, car il y a une salle au sous-sol (très mal indiquée 😕) où on trouve des copies et même un original ( ?...j'ai des doutes compte tenu de la rareté de l'objet) de tablettes rongorongo, à ne pas rater (dommage qu'il y ait si peu d'explication sur cette écriture étrange)
L'expo a été construite sous la surveillance des époux Orliac, spécialistes CNRS français du sujet, ce qui lui donne toute crédibilité
Tant que l'intelligence archéologique finira par l'emporter sur la stupidité des publicitaires, une lueur d'espoir planera encore sur ce monde de brutes ! (combien de temps encore ? 🤪)
Pour plus d'infos, lien ci-dessous :
http://fondation.edf.com/...rapa-nui-600729.html
Logement à Arusha (Tanzanie) English translation pending
Bonjour,
je voudrais avoir vos conseils sur les lodges à Arusha ou alentours, pour une nuit après l'ascension du Kili donc je souhaiterais un logement confortable avec une bonne cuisine
J'avais vu l'Onsea House, mais assez cher, qqun connait il le Karama lodge?
Je suis preneuse de toutes les infos!!
merci à tous Soffy
merci à tous Soffy
Lequel choisir: Tikal (Guatemala) ou Copan (Honduras)? English translation pending
Voici, j'ai l'intention de visiter l'Amérique centrale sous peu...Voila deux(2) attractions majeures afin de connaitre le peuple Maya. Alors si je ne peux faire les deux places. On choisit Tikal (Guatemala) ou Copan (Honduras). Intéressant comme discussion....lire de points de vue de routards qui ont visité....
Merci des commentaires qui suivront.
Hôtel tout-inclus sur Koh Tao? English translation pending
Bonjour,
Avec ma femme et mes 2 enfants, nous seront sur Koh Tao du 16 au 23 decembre. Pour leur en mettre plein la vue 😛😛 (en fait, c´est surtout l´anniversaire de ma femme), je recherche un hotel "all inclusive" ou un hotel tres bien sur Koh Tao.
D´autre part, vue que la haute saison commence a ces dates la, est-ce que j´ai encore un espoir de trouver quelque chose ????
Des experiences, des conseils, des ordres idees de tarifs, ...?
Merci
Manu
Famille Dali dans le Pacifique (Nouvelle-Calédonie) English translation pending
depuis deux ans nous vivons en "New Calédonia" vacances à lîle des pins, au Vanuatu et bientôt Lifou n'hésiter pas à nous poser vos questions sur la vie en Nouvelle Calédonie
sur notre blog http://dalidec.skyrock.com/ 😉😎
sur notre blog http://dalidec.skyrock.com/ 😉😎
Souvenirs autorisés de Madagascar? English translation pending
Bonjour à tous,
Je voudrais des avis sur la question suivante:
Je suis à Majahanga et je suis tombé sur plusieurs boutiques à souvenirs. Très beaux objets en coco, cornes de zébus, bouliers, etc. Je me demande au passage si on ne trouve pas l'équivalent à Tana!
D'autre part, comment se fait-il que ces boutiques, tout à fait officielles, aient le droit de vendre à la fois des mâchoires de requins(sujet évoqué précedemment sur le Forum), des articles en véritable peau de crocodile, des carapaces de tortues de mer et de terre (je pensais que ces animaux étaient protégés), des sculptures en eben ou en bois de rose, enfin bref, tout ce qui ferait d'un acheteur un consommateur non respectueux de l'environnement...
Alors j'ai demandé des explications aux différents teneurs des boutiques qui m'ont plus ou moins expliqué qu'ils avaient des autorisations spéciales pour les animaux, et que les objets en bois précieux étaient autorisés car ils ne sont pas vendus à l'état brut, mais travaillés.
J'aimerai récolter des avis sur les lois s'il y en a... et également sur l'impact écotouristique que ce genre d'achat engendre.(Je dois avouer que, comme beaucoup d'autres gens j'en suis sûr, je me laisserais assez facilement tenté par ce genres de souvenirs, tant ils sont jolis et vraiment insolites). Qu'en pensez-vous?
Merci d'avance pour vos réponses...
Je voudrais des avis sur la question suivante:
Je suis à Majahanga et je suis tombé sur plusieurs boutiques à souvenirs. Très beaux objets en coco, cornes de zébus, bouliers, etc. Je me demande au passage si on ne trouve pas l'équivalent à Tana!
D'autre part, comment se fait-il que ces boutiques, tout à fait officielles, aient le droit de vendre à la fois des mâchoires de requins(sujet évoqué précedemment sur le Forum), des articles en véritable peau de crocodile, des carapaces de tortues de mer et de terre (je pensais que ces animaux étaient protégés), des sculptures en eben ou en bois de rose, enfin bref, tout ce qui ferait d'un acheteur un consommateur non respectueux de l'environnement...
Alors j'ai demandé des explications aux différents teneurs des boutiques qui m'ont plus ou moins expliqué qu'ils avaient des autorisations spéciales pour les animaux, et que les objets en bois précieux étaient autorisés car ils ne sont pas vendus à l'état brut, mais travaillés.
J'aimerai récolter des avis sur les lois s'il y en a... et également sur l'impact écotouristique que ce genre d'achat engendre.(Je dois avouer que, comme beaucoup d'autres gens j'en suis sûr, je me laisserais assez facilement tenté par ce genres de souvenirs, tant ils sont jolis et vraiment insolites). Qu'en pensez-vous?
Merci d'avance pour vos réponses...
Sans ti-punch au Wadi Rum English translation pending
Petra c'est peut-être très bien, mais je ne suis pas nabatéen moi, j'ai encore de la route à faire!!!
Dans la courte liste des incontournables jordaniens, un nom apparaît tout en bas, si on se réfère à l'ordre chronologique : Le Wadi Rum.
Ca n'est pas très loin de Petra, moins de 100km et c'est ma dernière étape dans ce pays puisque plus au sud, comme dirait Moïse, s'ouvre la Mer Rouge.
Le Wadi Rum a beau ne pas être très loin de Wadi Musa, le seul bus à faire la liaison quand on voyage par ses propres moyens est à 6h du matin et ça c'est sale. A mon réveil, Martha et Jamal sont encore bien trop à leurs rêves pour que je les en tire. Tous les deux retournent sur Amman ce jour mais plus tard, les chanceux. Sur la pointe des pieds, je quitte le dortoir. J'ai juste assez de forces pour attendre le minibus qui nous attrape à l'hotel, et y refermer les yeux. Le trajet ne dure qu'une heure, c'est dommage, j'aurais presque envie que ça dure plus longtemps pour pouvoir vraiment scier du bois comme on fait dans les bandes dessinées. Dans le minibus, entre deux sorties temporaires de sieste, je parle avec un type qui connait déjà son programme pour les deux jours à venir : partir 2 jours dans le désert et faire 2 nuits avec les guides bédouins. Il tente de me convaincre de me joindre à lui pour faire baisser les couts. Moi, mon programme initiale était de me reposer pendant 24h si je trouve un logement et de partir seulement le lendemain vaquer dans le désert avec les bédouins. Je dis à mon accolyte qu'on verra bien une fois arrivés. Qui vivra verra. On me sort de mon sommeil de plomb à l'arrivée au Wadi Rum. A l'extérieur, l'office du tourisme local tient plus de guichet au guide qui attendent le chaland que de centre d'informations. On voit bien qu'ils n'ont pas eu beaucoup de poissons à se mettre sous la dent car dès que la porte du bus s'est ouverte, c'est plus ou moins au plus insistant. En jetant un rapide coup d'oeil aux alentours, je constate que le "village" n'en est pas un et que trouver un hotel même cher ici est une gageure. Ma journée sieste et jus de fruits en humant l'air du désert fout le camp au lieu de monter le camp. Le flamand qui cherchait un compagnon du désert aura eû raison de trouver un guide à l'avance; et comme la vue de payer plein pot un guide dont je ne peux vérifier les états de services ne me satisfait pas, je me joints à lui. Malgré le fait que le guide n'aura pas qu'un seul passager, le tarif reste assez élevé. Plus de 50 euros pour 24h avec 4x4 et nuit sous les étoiles plus 25 euros pour 2 heures de ballade à dos de chameau. Le tarif est à la tête du client. Ah si j'étais une blonde à forte poitrine... Pendant qu'on discute finances, une 3ème laronne se présente. Une petite japonaise d'une vingtaine d'années toute droit débarquée de Tokyo et en Jordanie pour une semaine. Le tarif ne baissera pas pour autant...
La session dans le désert doit débuter par la chevauchée en chameau. On va voir les bêtes se faire atteler. De fières montures, bien plus grandes que des chevaux, heureusement qu'il m'en faut plus pour avoir le vertige!! Dans un coin de l'enclos, un bébé chameau tète sa maman. Il a un an et a presque déjà sa taille adulte. Je me dis que la chamelle a bien du courage de donner naissance à un si grand enfant si sa taille à 1 an approche déjà la taille adulte... En quelques minutes, trois bestiaux sont prêts à être montés, un grand et deux plus petits. Comme mes connaissances du monde animale bien que sommaires sont déjà bien rondelettes, il va de soi que le plus grand des chameaux, surement le dominant, devra passer en premier ensuite suivi par les 2 autres. Il faut donc que je me place discrètement pour que celui-ci soit mien. Tel le perfide serpent, je me glisse de telle façon que banco, j'arrive à mes fins, et effectivement le plus grand passe devant, je n'aurais pas de flamand ou de japonaise dans le champ de vision, simplement le désert.
Le Wadi Rum est un désert plat. On y trouve quelques dunes de sable de couleurs diverses et variées, mais ce qui attire l'attention ici c'est que, comme à Petra, de grandes montagnes sortent de terre, grimpants à pics vers le ciel. Pour la petite histoire, c'est un peu aussi la 2ème maison de Lawrence d'Arabie.
Les chameaux sont lancés à allure modeste, pas de galop car pas de rennes et pas d'étriers, en plus quand on est grimpé dessus, c'est vachement haut. Derrière nous, un petit gamin d'environ 12 ans nous guide de sa voix. Les chameaux de toute façon connaissent le chemin par coeur, on pourrait presque y aller tous seuls. C'est d'ailleurs l'impression que ça donne pour moi, la seule chose dans le champ autre que le désert, c'est l'arrière de la tête de ma bête. La ballade est paisible, le chameau fait des pas immenses qu'il faut accompagner du mieux possible pour ne pas se déplacer une vertèbre. Depuis son dos, on peut voir ses épaules effectuer les vas-et-viens. On devine aussi que malgré son air placide, le chameau a pleins de chevaux sous le capot. Va pas falloir exciter l'animal. La chevauchée est sensée durer 2 heures et comme je n'ai pas pris ma montre, impossible de savoir à quel rythme on va. Seule indication, comme on a pas d'étriers, chaque fois que le chameau fait un pas, on a le sentiment de s'écraser un peu plus l'entre-jambes. Plus on avance donc, plus j'ai l'impression de devoir faire le grand écart. La seule notion de temps que j'ai, c'est qu'au départ tout va bien, et que plus on avance plus j'ai les tendons qui sifflent. Fallait bien trouver un point négatif au fait de grimper la plus grande monture, ceui-ci en est un sacré!!!
Plus loin, alors que les chameaux procèdent sans prévenir à une pause pipi, je me dis que définitivement il serait temps aussi pour nous de faire une pause pour éviter d'avoir à marcher comme John Wayne pour le restant de nos jours. Est-ce que j'interromps tout le monde, ou est-ce que je passe la douleur sous silence? Peut-être du fait de mon éducation chez les bonnes soeurs chez qui on apprend les bonnes manières, je garde le silence et serre les dents. Dans les faits, j'ai bien fait de ne pas demander car 5 minutes plus tard, ça doit faire 2 heures qu'on est parti, il faut mettre pieds à terre. Comme prévu, mes premières foulées post-chameau sont étranges : impossible de rapprocher le pied droit du pied gauche. Mais en quelques pas, tout rentre dans l'ordre. Le petit bonhomme qui nous suivait durant la chevauchée nous donne à chacun à attraper la corde nous reliant à notre chameau. On est maintenant à pieds, détachés les uns des autres et on a pour ainsi dire tous un chameau à la main. La sensation de liberté est incroyable, la bête fait 2 fois ma taille et est docile comme un chiot à qui on donne un su-sucre. Elle marche un mètre derrière moi sans broncher qu'on tourne à gauche, à droite, ou qu'on prenne une photo. Tout le monde a le sourire, le chameau aussi. Cette petite marche où l'on prend le temps de se dégourdir les jambes avec grâce dure un petit 1/4 d'heure, après quoi un pick-up 4X4 quasi flambant neuf arrive à notre hauteur. C'est notre nouvelle monture. Elle est conduite par Atahid avec qui on passera le reste du temps. C'est un bédoin d'une grosse vingtaine d'année, il a un style incroyable dans sa jelabah (orthographe!?!) blanche, un sourire émail diamant, et une nouvelle copine backpacker chaque semaine. La répartition dans le 4X4 est toute simple. Atahid est au volant. Le flamand et la japonaise sont à l'intérieur, à l'arrière. Le braïce qui sent l'appel du grand air est à l'arrière à l'extérieur, affalé sur ses bagages pour rendre le chemin cahoteux confortable. Je ne comprends toujours pas et ça ne vaut pas que pour cette fois-ci pourquoi les touristes sont plus à l'aise à l'étroit sous un toit que les cheveux au vent avec pour seul plafond le ciel du désert ou d'ailleurs. D'ailleurs, autre remarque désobligeante, aucuns de mes 2 "partenaires" n'aura eû la bonne idée de s'assoir à côté d'Atahik, ne serait-ce que par courtoisie... Ainsi soit-il, envole-toi mon Braïce!!!! On passe ainsi une grande partie de l'après-midi en s'arrêtant de temps à autre pour admirer des peintures rupestres, un canyon, une arche naturelle, ou grimper difficilement une haute dune de sable rouge pour la redescendre le plus vite possible avec chute et galipettes à la clé. Le flamand et la japonaise descendant cette même dune comme on va prendre le thé chez la Reine d'Angleterre, le petit doigt levé...
Tout au long de la journée, les paysages fantastiques se succèdent. Où que l'on soit dans ce désert, à 360°, il y a une photo à faire; et les photos sont immancables tant la lumière est belle, tant le sable et les montagnes sont colorés. Tout simplement dantesque!
Vers 16h, alors que le soleil s'approche dangereusement du sommet des montagnes, il est l'heure de rejoindre notre campement. La voiture nous y dépose. Plusieurs tentes sont disposées, la montagne à se dressent à 5 mètres d'elles. Lorsque la montagne, le mur, rejoint le sol, une sorte de rideau est tendu. De l'autre coté, la paroi s'enfonce suffisament pour que notre abri soit établi. 5 à 6 matelas sont posés sur un contrefort rocheux, le sol est plat, il y a plusieurs petites tables, un foyer pour faire un feu, le grand luxe version bedouine. Qui plus est, des toilettes qui serviront et une douche qui ne servira pas sont également disponibles. Atahik nous propose de nous installer et d'aller voir le coucher du soleil, pendant ce temps, lui et un de ces accolytes nous mijoteront une recette bien comme il faut. On marche jusqu'à un endroit idéal pour admirer le spectacle mais le coucher de soleil est plus ou moins gaché par un satané nuage qui obstrue tout le ciel. Le vent aura beau souffler comme c'est pas permis, le nuage, énorme, ne bougera pas. Qu'il en soit ainsi, de toute façon, avec ou sans ciel multicolore, on en a pleins les yeux de cette journée idyllique. A la nuit tombée, on rentre attirés par l'odeur de tomate persillée qui émane de la cuisine. A peine rentrés, la tambouille nous talonne. Nous ne sommes que 5 et il y a de quoi nourrir une armée entière. Quatre assiètes plus tard, j'ai l'estomac qui dit "j'en peux plus". C'est l'heure de profiter du feu de camp. Atahik nous sort un oud (guitare arabe) de derrière les fagots et se met à jouer et à chanter. Ses doigts enchaînent sans fausses notes et à un rythme incroyablement élevé des chansons du cru. Dehors, les nuages ne sont plus et le ciel se pare de milliers d'étoiles. A 19h15, la japonaise tombe de sommeil. A 19h20, le flamand fait une parfaite imitation de la japonaise. Atahik s'arrête de jouer pour ne pas troubler le sommeil de ses hôtes. Tant pis pour ceux qui ne veulent pas dormir... Faut quand même pas déconner, 19h20, extinction des feux!! Ils m'ont pris pour un chat d'appartement ou quoi?!?
Bibi prend sa musique dans sa poche, un coussin sous le bras et s'en va rejoindre le plafond étoilé. La lune qui n'a que faire des gens qui dorment a vite fait de me rejoindre pour répandre un peu de lumière sur mon after-party. Les étoiles filantes passent à un rythme soutenu à l'inverse du rythme des morceaux écoutés. Tout est calme, pas question de troubler la tranquilité des lieux ainsi que celle de mes neurones. Toutefois, à quelques occasions, les notes de musique s'accélèrent, je me lève, deviens champion d'air-guitare et danse comme un dératé pour un hommage enflammé à cette journée et cette soirée dans le désert. Pour le lendemain matin, j'ai prevenu Atahik qu'il me réveille à 5h pour le levé de soleil, des occasions comme celle-ci ne se présentant pas tous les 4 matins. Le départ du Wadi Rum est pour moi comme pour la japonaise à 6h, le flamand reste lui une journée de plus, le veinard... Un ave Maria et un brossage de dents plus tard, je m'endors sur ma paillasse.
Je suis réveillé le lendemain (mercredi) par Atahik alors que le petit déjeuner trône déjà sur la table. Vérification faite, il est 5h35, c'est con à dire à cause de l'heure mais j'ai trop dormi!! Comme toujours, le flamand et la japonaise prenne un autre chemin que le mien et mette les pieds sous la table. Moi, je me lève et boucle mon sac en moins d'une minute, j'enfile mes adadas, jette mon sac à l'arrière du pick-up et cours littéralement dans la plaine désertique pour compenser les minutes perdues à faire la grasse matinée. J'ignore quelle image ça peut donner, mais il est 5h40 et je cours à perdre haleine dans le désert après le soleil. Je suis rattrapé par la voiture 15 minutes plus tard alors que je cours encore en prenant des photos!!! On me prend au vol, direction le minibus qui descend vers Aqaba à 1h de route. Pas levé depuis 20 minutes, j'ai déjà fait le plein de désert. La japonaise est à l'arrière comme prévu, le flamand est resté au camp et dans ma course folle j'ai oublié de lui dire au revoir pas comme prévu mais presque, je m'installe cheveux au vent comme prévu... A 6h pétantes, c'est la fin au Wadi Rum, le minibus nous prend.
24h dans un endroit comme celui-là, c'est évidemment trop court. Mais d'un autre côté, j'ai profité de chaque seconde comme si c'était la première, ou la dernière, à vous de voir. Quoi qu'il en soit, merci Atahik pour la ballade, la musique, le feu, la cuisine géniale faîte de peu. Merci au chameau pour m'avoir chauffé les adducteurs. Merci au désert pour le reste. Wadi Rum quand tu nous tiens, comme un refrain.
Le Wadi Rum a beau ne pas être très loin de Wadi Musa, le seul bus à faire la liaison quand on voyage par ses propres moyens est à 6h du matin et ça c'est sale. A mon réveil, Martha et Jamal sont encore bien trop à leurs rêves pour que je les en tire. Tous les deux retournent sur Amman ce jour mais plus tard, les chanceux. Sur la pointe des pieds, je quitte le dortoir. J'ai juste assez de forces pour attendre le minibus qui nous attrape à l'hotel, et y refermer les yeux. Le trajet ne dure qu'une heure, c'est dommage, j'aurais presque envie que ça dure plus longtemps pour pouvoir vraiment scier du bois comme on fait dans les bandes dessinées. Dans le minibus, entre deux sorties temporaires de sieste, je parle avec un type qui connait déjà son programme pour les deux jours à venir : partir 2 jours dans le désert et faire 2 nuits avec les guides bédouins. Il tente de me convaincre de me joindre à lui pour faire baisser les couts. Moi, mon programme initiale était de me reposer pendant 24h si je trouve un logement et de partir seulement le lendemain vaquer dans le désert avec les bédouins. Je dis à mon accolyte qu'on verra bien une fois arrivés. Qui vivra verra. On me sort de mon sommeil de plomb à l'arrivée au Wadi Rum. A l'extérieur, l'office du tourisme local tient plus de guichet au guide qui attendent le chaland que de centre d'informations. On voit bien qu'ils n'ont pas eu beaucoup de poissons à se mettre sous la dent car dès que la porte du bus s'est ouverte, c'est plus ou moins au plus insistant. En jetant un rapide coup d'oeil aux alentours, je constate que le "village" n'en est pas un et que trouver un hotel même cher ici est une gageure. Ma journée sieste et jus de fruits en humant l'air du désert fout le camp au lieu de monter le camp. Le flamand qui cherchait un compagnon du désert aura eû raison de trouver un guide à l'avance; et comme la vue de payer plein pot un guide dont je ne peux vérifier les états de services ne me satisfait pas, je me joints à lui. Malgré le fait que le guide n'aura pas qu'un seul passager, le tarif reste assez élevé. Plus de 50 euros pour 24h avec 4x4 et nuit sous les étoiles plus 25 euros pour 2 heures de ballade à dos de chameau. Le tarif est à la tête du client. Ah si j'étais une blonde à forte poitrine... Pendant qu'on discute finances, une 3ème laronne se présente. Une petite japonaise d'une vingtaine d'années toute droit débarquée de Tokyo et en Jordanie pour une semaine. Le tarif ne baissera pas pour autant...
La session dans le désert doit débuter par la chevauchée en chameau. On va voir les bêtes se faire atteler. De fières montures, bien plus grandes que des chevaux, heureusement qu'il m'en faut plus pour avoir le vertige!! Dans un coin de l'enclos, un bébé chameau tète sa maman. Il a un an et a presque déjà sa taille adulte. Je me dis que la chamelle a bien du courage de donner naissance à un si grand enfant si sa taille à 1 an approche déjà la taille adulte... En quelques minutes, trois bestiaux sont prêts à être montés, un grand et deux plus petits. Comme mes connaissances du monde animale bien que sommaires sont déjà bien rondelettes, il va de soi que le plus grand des chameaux, surement le dominant, devra passer en premier ensuite suivi par les 2 autres. Il faut donc que je me place discrètement pour que celui-ci soit mien. Tel le perfide serpent, je me glisse de telle façon que banco, j'arrive à mes fins, et effectivement le plus grand passe devant, je n'aurais pas de flamand ou de japonaise dans le champ de vision, simplement le désert.
Le Wadi Rum est un désert plat. On y trouve quelques dunes de sable de couleurs diverses et variées, mais ce qui attire l'attention ici c'est que, comme à Petra, de grandes montagnes sortent de terre, grimpants à pics vers le ciel. Pour la petite histoire, c'est un peu aussi la 2ème maison de Lawrence d'Arabie.
Les chameaux sont lancés à allure modeste, pas de galop car pas de rennes et pas d'étriers, en plus quand on est grimpé dessus, c'est vachement haut. Derrière nous, un petit gamin d'environ 12 ans nous guide de sa voix. Les chameaux de toute façon connaissent le chemin par coeur, on pourrait presque y aller tous seuls. C'est d'ailleurs l'impression que ça donne pour moi, la seule chose dans le champ autre que le désert, c'est l'arrière de la tête de ma bête. La ballade est paisible, le chameau fait des pas immenses qu'il faut accompagner du mieux possible pour ne pas se déplacer une vertèbre. Depuis son dos, on peut voir ses épaules effectuer les vas-et-viens. On devine aussi que malgré son air placide, le chameau a pleins de chevaux sous le capot. Va pas falloir exciter l'animal. La chevauchée est sensée durer 2 heures et comme je n'ai pas pris ma montre, impossible de savoir à quel rythme on va. Seule indication, comme on a pas d'étriers, chaque fois que le chameau fait un pas, on a le sentiment de s'écraser un peu plus l'entre-jambes. Plus on avance donc, plus j'ai l'impression de devoir faire le grand écart. La seule notion de temps que j'ai, c'est qu'au départ tout va bien, et que plus on avance plus j'ai les tendons qui sifflent. Fallait bien trouver un point négatif au fait de grimper la plus grande monture, ceui-ci en est un sacré!!!
Plus loin, alors que les chameaux procèdent sans prévenir à une pause pipi, je me dis que définitivement il serait temps aussi pour nous de faire une pause pour éviter d'avoir à marcher comme John Wayne pour le restant de nos jours. Est-ce que j'interromps tout le monde, ou est-ce que je passe la douleur sous silence? Peut-être du fait de mon éducation chez les bonnes soeurs chez qui on apprend les bonnes manières, je garde le silence et serre les dents. Dans les faits, j'ai bien fait de ne pas demander car 5 minutes plus tard, ça doit faire 2 heures qu'on est parti, il faut mettre pieds à terre. Comme prévu, mes premières foulées post-chameau sont étranges : impossible de rapprocher le pied droit du pied gauche. Mais en quelques pas, tout rentre dans l'ordre. Le petit bonhomme qui nous suivait durant la chevauchée nous donne à chacun à attraper la corde nous reliant à notre chameau. On est maintenant à pieds, détachés les uns des autres et on a pour ainsi dire tous un chameau à la main. La sensation de liberté est incroyable, la bête fait 2 fois ma taille et est docile comme un chiot à qui on donne un su-sucre. Elle marche un mètre derrière moi sans broncher qu'on tourne à gauche, à droite, ou qu'on prenne une photo. Tout le monde a le sourire, le chameau aussi. Cette petite marche où l'on prend le temps de se dégourdir les jambes avec grâce dure un petit 1/4 d'heure, après quoi un pick-up 4X4 quasi flambant neuf arrive à notre hauteur. C'est notre nouvelle monture. Elle est conduite par Atahid avec qui on passera le reste du temps. C'est un bédoin d'une grosse vingtaine d'année, il a un style incroyable dans sa jelabah (orthographe!?!) blanche, un sourire émail diamant, et une nouvelle copine backpacker chaque semaine. La répartition dans le 4X4 est toute simple. Atahid est au volant. Le flamand et la japonaise sont à l'intérieur, à l'arrière. Le braïce qui sent l'appel du grand air est à l'arrière à l'extérieur, affalé sur ses bagages pour rendre le chemin cahoteux confortable. Je ne comprends toujours pas et ça ne vaut pas que pour cette fois-ci pourquoi les touristes sont plus à l'aise à l'étroit sous un toit que les cheveux au vent avec pour seul plafond le ciel du désert ou d'ailleurs. D'ailleurs, autre remarque désobligeante, aucuns de mes 2 "partenaires" n'aura eû la bonne idée de s'assoir à côté d'Atahik, ne serait-ce que par courtoisie... Ainsi soit-il, envole-toi mon Braïce!!!! On passe ainsi une grande partie de l'après-midi en s'arrêtant de temps à autre pour admirer des peintures rupestres, un canyon, une arche naturelle, ou grimper difficilement une haute dune de sable rouge pour la redescendre le plus vite possible avec chute et galipettes à la clé. Le flamand et la japonaise descendant cette même dune comme on va prendre le thé chez la Reine d'Angleterre, le petit doigt levé...
Tout au long de la journée, les paysages fantastiques se succèdent. Où que l'on soit dans ce désert, à 360°, il y a une photo à faire; et les photos sont immancables tant la lumière est belle, tant le sable et les montagnes sont colorés. Tout simplement dantesque!
Vers 16h, alors que le soleil s'approche dangereusement du sommet des montagnes, il est l'heure de rejoindre notre campement. La voiture nous y dépose. Plusieurs tentes sont disposées, la montagne à se dressent à 5 mètres d'elles. Lorsque la montagne, le mur, rejoint le sol, une sorte de rideau est tendu. De l'autre coté, la paroi s'enfonce suffisament pour que notre abri soit établi. 5 à 6 matelas sont posés sur un contrefort rocheux, le sol est plat, il y a plusieurs petites tables, un foyer pour faire un feu, le grand luxe version bedouine. Qui plus est, des toilettes qui serviront et une douche qui ne servira pas sont également disponibles. Atahik nous propose de nous installer et d'aller voir le coucher du soleil, pendant ce temps, lui et un de ces accolytes nous mijoteront une recette bien comme il faut. On marche jusqu'à un endroit idéal pour admirer le spectacle mais le coucher de soleil est plus ou moins gaché par un satané nuage qui obstrue tout le ciel. Le vent aura beau souffler comme c'est pas permis, le nuage, énorme, ne bougera pas. Qu'il en soit ainsi, de toute façon, avec ou sans ciel multicolore, on en a pleins les yeux de cette journée idyllique. A la nuit tombée, on rentre attirés par l'odeur de tomate persillée qui émane de la cuisine. A peine rentrés, la tambouille nous talonne. Nous ne sommes que 5 et il y a de quoi nourrir une armée entière. Quatre assiètes plus tard, j'ai l'estomac qui dit "j'en peux plus". C'est l'heure de profiter du feu de camp. Atahik nous sort un oud (guitare arabe) de derrière les fagots et se met à jouer et à chanter. Ses doigts enchaînent sans fausses notes et à un rythme incroyablement élevé des chansons du cru. Dehors, les nuages ne sont plus et le ciel se pare de milliers d'étoiles. A 19h15, la japonaise tombe de sommeil. A 19h20, le flamand fait une parfaite imitation de la japonaise. Atahik s'arrête de jouer pour ne pas troubler le sommeil de ses hôtes. Tant pis pour ceux qui ne veulent pas dormir... Faut quand même pas déconner, 19h20, extinction des feux!! Ils m'ont pris pour un chat d'appartement ou quoi?!?
Bibi prend sa musique dans sa poche, un coussin sous le bras et s'en va rejoindre le plafond étoilé. La lune qui n'a que faire des gens qui dorment a vite fait de me rejoindre pour répandre un peu de lumière sur mon after-party. Les étoiles filantes passent à un rythme soutenu à l'inverse du rythme des morceaux écoutés. Tout est calme, pas question de troubler la tranquilité des lieux ainsi que celle de mes neurones. Toutefois, à quelques occasions, les notes de musique s'accélèrent, je me lève, deviens champion d'air-guitare et danse comme un dératé pour un hommage enflammé à cette journée et cette soirée dans le désert. Pour le lendemain matin, j'ai prevenu Atahik qu'il me réveille à 5h pour le levé de soleil, des occasions comme celle-ci ne se présentant pas tous les 4 matins. Le départ du Wadi Rum est pour moi comme pour la japonaise à 6h, le flamand reste lui une journée de plus, le veinard... Un ave Maria et un brossage de dents plus tard, je m'endors sur ma paillasse.
Je suis réveillé le lendemain (mercredi) par Atahik alors que le petit déjeuner trône déjà sur la table. Vérification faite, il est 5h35, c'est con à dire à cause de l'heure mais j'ai trop dormi!! Comme toujours, le flamand et la japonaise prenne un autre chemin que le mien et mette les pieds sous la table. Moi, je me lève et boucle mon sac en moins d'une minute, j'enfile mes adadas, jette mon sac à l'arrière du pick-up et cours littéralement dans la plaine désertique pour compenser les minutes perdues à faire la grasse matinée. J'ignore quelle image ça peut donner, mais il est 5h40 et je cours à perdre haleine dans le désert après le soleil. Je suis rattrapé par la voiture 15 minutes plus tard alors que je cours encore en prenant des photos!!! On me prend au vol, direction le minibus qui descend vers Aqaba à 1h de route. Pas levé depuis 20 minutes, j'ai déjà fait le plein de désert. La japonaise est à l'arrière comme prévu, le flamand est resté au camp et dans ma course folle j'ai oublié de lui dire au revoir pas comme prévu mais presque, je m'installe cheveux au vent comme prévu... A 6h pétantes, c'est la fin au Wadi Rum, le minibus nous prend.
24h dans un endroit comme celui-là, c'est évidemment trop court. Mais d'un autre côté, j'ai profité de chaque seconde comme si c'était la première, ou la dernière, à vous de voir. Quoi qu'il en soit, merci Atahik pour la ballade, la musique, le feu, la cuisine géniale faîte de peu. Merci au chameau pour m'avoir chauffé les adducteurs. Merci au désert pour le reste. Wadi Rum quand tu nous tiens, comme un refrain.
Pétra comme ma poche English translation pending
Dimanche matin, pratiquement comme tous les dimanches, le réveil sonne avant que le coq ait une chance de chanter. Seulement ce dimanche, les autres tout comme moi, on est plus feignants que d'habitude. Je me lève malgré tout à l'heure pour prendre la température auprès de mes camarades, personne n'a envie de sortir de ses draps, on ira voir l'aube sur Petra le lendemain...
On se rendort sans fixer le réveil, on verra bien de quel bois on se chauffe plus tard... La malédiction se poursuit, je suis encore le premier debout. C'est le moment d'en profiter, en plus de la douche quotidienne, je me rase pour la première fois depuis 3 semaines. Finie la barbe de la jungle. A 9h, je réveille les autres, pas question d'attendre plus longtemps.
On arrive à Petra vers 10h30, c'est l'heure de pointe. Il va vraiment falloir qu'on en mette un coup le lendemain matin pour devancer le troupeau. On traverse le Siq. C'est toujours aussi impressionnant et sans aucun doute ce que je préfère à Petra. Il semblerait que pour le troupeau il en soit tout autre. Tous les gens ne voient les alentours que sur les écrans minuscules de leur appareil photo numérique. Ils semblent tous attendre de voir le Trésor pour déclencher les ostilités oubliant que le siq est une merveille géologique, un endroit sans pareil.
En arrivant devant le trésor, comme la veille c'est la foule des grands jours. Martha et Jamal prennent quelques clichés mais impossible d'avoir le trésor dans le champ de la caméra sans avoir aussi le flot des touristes. Je me charge donc de faire la police de la photo sur la place surchargée. Le carton jaune dans une main, le carton rouge dans l'autre, je fais valoir mon autorité naturelle en brandissant mes sanctions de couleurs. Certains ne comprennent pas tout de suite ce qui leur arrive, le jaune se transforme en rouge. Les sourires se tranforment en hilarité générale chez mes coéquipiers.
Moi je ne prends pas de photos, de toute façon, comme on sera les premiers le lendemain, rien ne presse.
On quitte le Trésor sur ces bouffoneries. aujourd'hui (Samedi) il va falloir sortir du sentier principal et comme le site de Petra est immense, ça ne va pas être trop dur de trouver un itinéraire bis. Décision est prise de tenter l'ascension de l'Umm Al-Biyara. C'est une montagne aux allures infranchissables car ses flancs ne sont pas obliques mais se dressent aussi droits que mes cartons lorsque je les brandis.
La promenade commence par un chemin tranquille qui nous fait voir de nouvelles caves creusées dans la roche, certaines ne sont que des trous larges d'un mètre ou deux, d'autres sont encore de grande façades érodées. Grace au LP, on trouve notre chemin qui biffurque pour se diriger droit vers la paroi verticale. A vue d'oeil, c'est impossible d'aller plus loin. A vue de carte, c'est largement jouable. En effet, comme la veille pour se rendre au monastère, un chemin délicat composé de marches taillées dans la pierre se dresse presque à pic. L'ascension est longue et plus ou moins pénible selon qu'on soit physiquement en forme ou non. En ce qui me concerne, même si je transpire à grosses gouttes et que je porte dans mon sac à dos l'essentiel de notre pic-nic à venir (y compris 3 grandes bouteilles d'eau), je sème encore mes équipiers qui auront tôt fait de ne plus me considérer comme un fumeur apathique; c'est à mon tour de rigoler lorsque chaque fois qu'ils me rejoignent, ils passent 10 minutes à essayer de retrouver leur souffle. La montée dure une bonne heure uniquement sur ces escaliers fragiles et inégaux. Le plus souvent, d'un côté la montagne nous jauge de tout son haut, de l'autre c'est le vide à faire peur. On atteint le sommet en ordre dispersé autour de 13h. Là-haut, il n'y a personne, nous sommes seuls à profiter du spectacle ce qui exhale encore un peu plus le sentiment du devoir accompli. A 360°, pas un point plus haut que le notre, on domine Petra et les vallées alentours, superbe spectacle à l'heure du déjeuner. Menu du jour : Houmous, vaches qui rit, fruits et pain frais. en plus on a de quoi nourrir, au niveau quantité, un groupe d'une dizaine de personnes. Ce sera tout pour.nous, largement assez pour ce faire exploser la ceinture. A l'issue du repas, une sieste est même votée. et on a beau s'être recouchés ce matin, ce sommeil-là vient immédiatement et est on ne peut plus réparateur. Au réveil, la vue est toujours là, je me réjouis pour ne pas dire plus. L'après-midi, à ce rythme, avance sacrément vite et comme ici, il n'y a pas le moindre bédouin pour nous ramener à bon port, il faut partir pour être rentrer sans avoir à courir pour éviter de dormir dans la montagne ou tomber dans un gouffre en trébuchant sur une marche glissante. D'ailleurs, en parlant de trébucher, je vous épargne les détails mais en quittant notre lieu de villégiature de l'après-midi, je suis parti le premier pour soulager ma vessie. A un endroit, il fallait descendre un endroit qu'il faut escalader sur 2 mètres dans le sens de la montée. Pour descendre, tout grimpeur vous dira qu'il faut toujours faire face à la montagne pour avoir un meilleur contrôle. Je connais cela par coeur. Mais sur le moment, l'empressement urinaire était tel que je suis descendu dos à la montagne. Bien mal m'en a pris, à la retombé sur le sol, je suis un minimum déséquilibré, suffisamment pour que tout mon corps pivote et que le mouvement m'entraîne dans le vide. Heureusement pour moi, je sais me servir de mes bras. Mon bras droit saisit la montagne, je retrouve l'équilibre mais m'arrache la moitié des ongles dans l'opération. C'est mieux qu'autre chose même si il n'y a propablement pas de manucure à Wadi Musa. Je devrait m'en passer... Je me suis donc fait une belle frousse, même si 2 minutes plus tard, je n'y pense même plus, seul la vue de mes ongles martyrisés me rappellera la mésaventure jusqu'au passage au coupe-ongles.
La descente des marches se fait tout tranquillement, le soleil masqué par la montagne. Les jambes sont encore endolories par la montée du matin, mais j'ai encore la pêche. Une fois en bas, il faut encore marcher plus d'une heure pour rejoindre la sortie principale, ce n'est donc pas un mal d'avoir gardé un peu d'énergie. On repasse devant le Trésor dans la pénombre du soleil couchant, tous les veaux sont partis, c'est un bon avant-gout de ce qui nous attend le lendemain matin. Le Siq derrière nous, il fait enfin nuit, et ça y est, j'en ai plein les pattes, comme les autres... En sortant, les taxis tentent de nous extorquer des tarifs pour nouveaux venus. Mais on est là depuis deux jours, et chaque fois que le tarif est inapproprié et que le chauffeur ne consent pas à le baisser, il se voit adresser un carton jaune en retour. En s'éloignant un peu, on attrape finalement un taxi abordable pour rejoindre l'hotel. Le "all-you-can-eat-buffet" nous attend. Quatre assiettes seront encore nécessaires pour me rassasier. J'ai la sensation qu'en voyage, je pourrais manger sans m'arrêter et ne jamais avoir la sensation d'être plein.
Après dîner, des bédouins jouent de la musique, du oud, c'est charmant. Et comme ce soir là, je tourne à la bière fraiche, je finis par danser comme un dératé provoquant une nouvelle fois l'hilarité générale.
Ces nouveaux efforts auront vite fait de me renvoyer à mon lit. Il est quand même près de minuit lorsque je ferme les yeux. Le réveil est fixé à 5h45. Le site de Petra ouvrant à 6h, il s'agira de sauter dans nos pantalons pour attaquer une nouvelle journée fatigante mais gratifiante. En plus, aujourd'hui on a réservé nos places pour le lendemain soir assister au spectacle de Petra-by-night, le Siq et le Trésor éclairés de 1500 bougies, ça promet!!!! En attendant, place à la récupération.
Lundi matin, 5h45, le réveil sonne, il est l'heure d'aller bosser. Pas moyen de repousser l'échéance, c'est sans doute mon dernier jour à Petra. A l'instard d'un capitaine de soirée version matinée, je réveille mon petit monde. Les habits s'enfilent rapidement. Le temps de repasser par le supermarché déjà ouvert (tu crois quand même pas que j'allais écrire que j'allais repasser mes fringues à 6h du matin!!), on achète de quoi refaire un déjeuner efficace et nous voilà partis. Au poste de contrôle des billets, il n'y a pas grand monde. Il est 6h30 quand on s'y pointe et les gardiens sont encore dans le cirage, comme nous en somme... On retrouve le Siq pour la 3ème journée consécutive, on est comme chez nous. Le long du kilomètre de marche, on doit croiser 3 autres matinaux. Le silence est d'or et le plaisir décuplé. Le soleil est déjà levé mais on n'est pas en retard, le Siq est tellement étroit que de toute façon la lumière n'y pénètre jamais complêtement. Nos pas résonnent dans les lieux. A la fin du long corridor, la silouhette du Trésor se laisse entrevoir et, pour la première fois, pas l'ombre d'un bob pour gâcher la vue. L'endroit d'ordinaire bourdonnant est baigné de calme. Seuls une petite dizaine de personnes sont arrivées avant nous, mais à cette heure là, tout le monde est respectueux du plaisir des autres. Les cameliers ne proposent pas encore les ballades et nous laissent profiter du calme. Voir le Trésor à cette heure, c'est comme le voir pour la première fois, effet garanti. Les conditions resteront identiques pendant presque une heure, les gens arrivent au compte-gouttes. En plus, c'est le moment pendant lequel la lumière pénètre pour éclairer en partie l'auguste batiment. La lumière disparaît à 8h30, c'est à dire l'heure à laquelle le gros des troupeaux déboule. En 5 minutes, c'est rempli de visiteurs, de charioles, de vendeurs à la sauvette. Il est temps pour nous de lever le camp.
L'itinéraire du jour ne nous éloigne pas pour autant du Trésor, puisqu'en contournant le Siq par la droite, il est théoriquement possible de pouvoir dominer le Trésor depuis un point de vue à l'écart de la foule puisque nécessitant une nouvelle heure de grimpette. On profite de l'itinéraire pour en plus aller voir en détails des batiments que nous avions gardés non-visités pour cette occasion. En plus, on fait en sorte que tout le long, on devance la meute. On profite du plancher des chameaux une heure avant d'entamer la nouvelle ascension. Comme la veille et l'avant-veille, dès que le sentier entame la montée, le chemin se transforme en escaliers. Et comme d'habitude, on arrête spontanément de parler alors qu'on franchit les premières marches. L'effort est violent et le second souffle se fait attendre. Pas bien longtemps quand même, je grimpe maintenant comme un chamois. Alors qu'on approche du sommet, la vue en contrebas s'ouvre sur l'amphithéâtre de 4000 places, c'est beau et bienvenue pour faire une petite pause. Petite car le plat de résistance nous rappelle quand même à son bon souvenir. 3 backpackers sont déjà sur le chemin de la redescente et sont encore bouche bée du spectacle à suivre pour nous. On reprend les sacs et zou, quinze minutes de marche(s) plus tard, on se fraye un passage entre les rochers et le Trésor est là, 100 mètres en contrebas. Là où nous sommes seuls, encore, à profiter de la perspective. En dessous, devant le Trésor, ils ont des centaines à passer sans se douter qu'au dessus de leur tête trois cigales se dorent au soleil avec les yeux posés sur la même chose qu'eux mais en version aérienne. Comme en plus, on connait la technique, on mange comme des lions affamés tout le bardas que nous avions durement porté jusqu'à cette endroit reculé.
la redescente est provoquée par l'arrivée de quelques personnes un peu bruyante à notre gout mais pas de crise, nous avons plus que largement squatté le point de vue pendant plus de 2h sans voir personne à notre étage. Lorsque nous atteignons le bas des marches, il est 14h. On peut maintenant dire qu'on a fait le gros des itinéraires sur le site de Petra. Reste maintrenant à attendre le soir même la découverte de Petra-by-night... Touit le monde entre à l'hotel pour dormir, profiter de la terrasse ensoleillée, ou écrire à ses ouailles. L'après-midi s'écoule enfin dans un calme relatif, c'est bon de pouvoir se poser un peu! Ca durera jusqu'au coucher du soleil que l'on partagera avec les nouveaux venus dans les murs, notre parole est celle d'anciens combattants pour qui Petra n'a plus de secrets, les nouveaux posent les questions et écoute religieusement les réponses d'autant que je pense qu'en 3 jours, on a bien obtimisé notre emploi du temps. Il fait nuit avant 18h, c'est pas qu'on est pressé mais autant ne pas être en retard. L'entrée de nuit est à 20h30, on quitte l'hotel à 19h. Le temps de manger dans le village, d'arriver à l'entrée principale, de s'inscrire sur le registre des visiteurs nocturnes, on est dans les startings-blocks à 20h comme prévu.
La foule s'agite, il est 20h25. Un guide vient faire l'inventaire de ce qu'il faut faire et ne pas faire. Les visiteurs qui sont au nombre de 300-400, doivent garder le silence durant toute la durée de la soirée (tant mieux). Tous devront marcher les uns derrières les autres dans le Siq pour que chacun puisse se satisfaire du plus grand angle de vue (re-tant mieux). A 20h30 sonnantes et trébuchantes, le convoi se met en place. Tout le monde reçoit l'ordre de se rendre devant l'entrée principale pour donner son billet et, plus important, prendre sa place dans la file. Ayant flairé le coup il y a de nombreuses minutes, le Braïce national a entraîner ses compagnons dans son sillage pour être parmi les premiers. Et devinez quoi? En arrivant à la grille, on EST les premiers!!!! Le guide qui sera tout seul pour faire transiter dans le Siq toute la caravane a malgré tout 3 amis avec lui. Bordel!!! Ils nous passent devant et on reste impuissants. Pas même un carton jaune à dresser, les potes du guide sont inattaquables. Nos positions dans la file sont donc N°4, 5 et 6, pas mal pour un coup d'essai. La ligne formée par les visiteurs se met en mouvement. Seul le bruit des pas se donne à notre écoute. De toutes façons, dès que quelqu'un a la mauvaise idée d'ouvrir la bouche, il est repris de volée par des "Chuuuuuuut" unanymes. Avant le Siq, les bougies se suivent tous les 10 mètres. Dans le Siq, elles sont de parts et d'autres éloignées de 5 mètres les unes des autres. Ce n'est pas assez pour qu'on puisse voir grand chose mais juste suffisant pour voir où on met les pieds sur le sol tantôt plat, tantôt pavé, tantôt rocailleux. Ceux qui mettent le nez pour la première fois dans le Siq ne doivent avoir aucune idée de ce qui les toise. Nous, en vieux de la vieille, on plane!! On marche comme ça à pas rapide jusqu'au Trésor. Ici, les bougies sont partout sur le sol; un véritable damier sauf qu'il y en a des centaines!! Toujours dans le silence, nous sommes invités à nous assoir sur de grands tapis installés en long à travers les rangées de mèches incandescentes. C'est confortablement installés qu'on pourra profiter du spectacle. Le reste de la meute finit par s'assoir aussi. Le trésor nous domine dans une quasi-obscurité. Un "quasi" qui fait une énoooorme différence. Des bédouins arrivent avec de grands plateaux, tout le monde se voit offrir en un temps record un thé chaud pas nécessaire car il fait encore une vingtaine de degrés mais c'est bienvenue quand même. Une fois tout le monde servi, un musicien arrive. Il tient dans sa main une sorte de petit violon dont il ne tarde pas à jouer. Toute l'audience a l'oreille rivée vers la mélodie mystérieuse et envoutante. Le bédouin musicien entame par moment également des chants ancestraux. C'est beau comme de voir Petra éclairée par des centaines de bougies. A l'issue de la performance, le flot des applaudissements vient rompre magistralement le silence donnant à tous une chair de poule pas piquée des hannetons. Lorsque les applaudissements s'interrompent, le son d'un fifre (petite flûte) sort des entrailles du trésor. La chair de poule est permanente. De l'unique immense porte du batiment sort un nouveau bédouin qui nous délivre de nouvelles ritournelles en marchant entre les spectateus assis. Le morceau est religieusement écouté. Les gens ont pour moitié les yeux rivés sur le musicien mouvant, les autres sur la façade immobile. Et alors que le musicien se stoppe, les appaudissements reviennent déchirer le silence. L'effet sonore est surpuissant et vaut à lui seul le détour. Les applaudissements finis, les gens comprennent que la représentation est terminée. 90% des auditeurs prennent alors le chemin de la sortie, pas nous. Nous, il faudra attendre qu'on nous dise de partir pour qu'on lève le camp, pas folle la bête! On dira donc un dernier au revoir à Petra parmi les derniers. Le Siq s'ouvre pour nous dans un dernier silence éclairé faiblement par l'éclat des bougies mais illuminé de dizaines de souvenirs vécus ici.
Inutile de dire que ces 3 jours resteront longtemps présents dans les coeurs de chacuns. Marche, découverte et contemplation. Programme exquis ponctué de repas gargantuesques. La dernière soirée sera du même accabi (orthographe accabi ?!?), et l'échange d'adresses e-mail solennel. Je serais le premier levé le lendemain matin à une heure que la pudeur matinale m'interdit de dévoiler. Les aux-revoirs et à bientôts se feront avant la fermeture des écoutilles.
La promenade commence par un chemin tranquille qui nous fait voir de nouvelles caves creusées dans la roche, certaines ne sont que des trous larges d'un mètre ou deux, d'autres sont encore de grande façades érodées. Grace au LP, on trouve notre chemin qui biffurque pour se diriger droit vers la paroi verticale. A vue d'oeil, c'est impossible d'aller plus loin. A vue de carte, c'est largement jouable. En effet, comme la veille pour se rendre au monastère, un chemin délicat composé de marches taillées dans la pierre se dresse presque à pic. L'ascension est longue et plus ou moins pénible selon qu'on soit physiquement en forme ou non. En ce qui me concerne, même si je transpire à grosses gouttes et que je porte dans mon sac à dos l'essentiel de notre pic-nic à venir (y compris 3 grandes bouteilles d'eau), je sème encore mes équipiers qui auront tôt fait de ne plus me considérer comme un fumeur apathique; c'est à mon tour de rigoler lorsque chaque fois qu'ils me rejoignent, ils passent 10 minutes à essayer de retrouver leur souffle. La montée dure une bonne heure uniquement sur ces escaliers fragiles et inégaux. Le plus souvent, d'un côté la montagne nous jauge de tout son haut, de l'autre c'est le vide à faire peur. On atteint le sommet en ordre dispersé autour de 13h. Là-haut, il n'y a personne, nous sommes seuls à profiter du spectacle ce qui exhale encore un peu plus le sentiment du devoir accompli. A 360°, pas un point plus haut que le notre, on domine Petra et les vallées alentours, superbe spectacle à l'heure du déjeuner. Menu du jour : Houmous, vaches qui rit, fruits et pain frais. en plus on a de quoi nourrir, au niveau quantité, un groupe d'une dizaine de personnes. Ce sera tout pour.nous, largement assez pour ce faire exploser la ceinture. A l'issue du repas, une sieste est même votée. et on a beau s'être recouchés ce matin, ce sommeil-là vient immédiatement et est on ne peut plus réparateur. Au réveil, la vue est toujours là, je me réjouis pour ne pas dire plus. L'après-midi, à ce rythme, avance sacrément vite et comme ici, il n'y a pas le moindre bédouin pour nous ramener à bon port, il faut partir pour être rentrer sans avoir à courir pour éviter de dormir dans la montagne ou tomber dans un gouffre en trébuchant sur une marche glissante. D'ailleurs, en parlant de trébucher, je vous épargne les détails mais en quittant notre lieu de villégiature de l'après-midi, je suis parti le premier pour soulager ma vessie. A un endroit, il fallait descendre un endroit qu'il faut escalader sur 2 mètres dans le sens de la montée. Pour descendre, tout grimpeur vous dira qu'il faut toujours faire face à la montagne pour avoir un meilleur contrôle. Je connais cela par coeur. Mais sur le moment, l'empressement urinaire était tel que je suis descendu dos à la montagne. Bien mal m'en a pris, à la retombé sur le sol, je suis un minimum déséquilibré, suffisamment pour que tout mon corps pivote et que le mouvement m'entraîne dans le vide. Heureusement pour moi, je sais me servir de mes bras. Mon bras droit saisit la montagne, je retrouve l'équilibre mais m'arrache la moitié des ongles dans l'opération. C'est mieux qu'autre chose même si il n'y a propablement pas de manucure à Wadi Musa. Je devrait m'en passer... Je me suis donc fait une belle frousse, même si 2 minutes plus tard, je n'y pense même plus, seul la vue de mes ongles martyrisés me rappellera la mésaventure jusqu'au passage au coupe-ongles.
La descente des marches se fait tout tranquillement, le soleil masqué par la montagne. Les jambes sont encore endolories par la montée du matin, mais j'ai encore la pêche. Une fois en bas, il faut encore marcher plus d'une heure pour rejoindre la sortie principale, ce n'est donc pas un mal d'avoir gardé un peu d'énergie. On repasse devant le Trésor dans la pénombre du soleil couchant, tous les veaux sont partis, c'est un bon avant-gout de ce qui nous attend le lendemain matin. Le Siq derrière nous, il fait enfin nuit, et ça y est, j'en ai plein les pattes, comme les autres... En sortant, les taxis tentent de nous extorquer des tarifs pour nouveaux venus. Mais on est là depuis deux jours, et chaque fois que le tarif est inapproprié et que le chauffeur ne consent pas à le baisser, il se voit adresser un carton jaune en retour. En s'éloignant un peu, on attrape finalement un taxi abordable pour rejoindre l'hotel. Le "all-you-can-eat-buffet" nous attend. Quatre assiettes seront encore nécessaires pour me rassasier. J'ai la sensation qu'en voyage, je pourrais manger sans m'arrêter et ne jamais avoir la sensation d'être plein.
Après dîner, des bédouins jouent de la musique, du oud, c'est charmant. Et comme ce soir là, je tourne à la bière fraiche, je finis par danser comme un dératé provoquant une nouvelle fois l'hilarité générale.
Ces nouveaux efforts auront vite fait de me renvoyer à mon lit. Il est quand même près de minuit lorsque je ferme les yeux. Le réveil est fixé à 5h45. Le site de Petra ouvrant à 6h, il s'agira de sauter dans nos pantalons pour attaquer une nouvelle journée fatigante mais gratifiante. En plus, aujourd'hui on a réservé nos places pour le lendemain soir assister au spectacle de Petra-by-night, le Siq et le Trésor éclairés de 1500 bougies, ça promet!!!! En attendant, place à la récupération.
Lundi matin, 5h45, le réveil sonne, il est l'heure d'aller bosser. Pas moyen de repousser l'échéance, c'est sans doute mon dernier jour à Petra. A l'instard d'un capitaine de soirée version matinée, je réveille mon petit monde. Les habits s'enfilent rapidement. Le temps de repasser par le supermarché déjà ouvert (tu crois quand même pas que j'allais écrire que j'allais repasser mes fringues à 6h du matin!!), on achète de quoi refaire un déjeuner efficace et nous voilà partis. Au poste de contrôle des billets, il n'y a pas grand monde. Il est 6h30 quand on s'y pointe et les gardiens sont encore dans le cirage, comme nous en somme... On retrouve le Siq pour la 3ème journée consécutive, on est comme chez nous. Le long du kilomètre de marche, on doit croiser 3 autres matinaux. Le silence est d'or et le plaisir décuplé. Le soleil est déjà levé mais on n'est pas en retard, le Siq est tellement étroit que de toute façon la lumière n'y pénètre jamais complêtement. Nos pas résonnent dans les lieux. A la fin du long corridor, la silouhette du Trésor se laisse entrevoir et, pour la première fois, pas l'ombre d'un bob pour gâcher la vue. L'endroit d'ordinaire bourdonnant est baigné de calme. Seuls une petite dizaine de personnes sont arrivées avant nous, mais à cette heure là, tout le monde est respectueux du plaisir des autres. Les cameliers ne proposent pas encore les ballades et nous laissent profiter du calme. Voir le Trésor à cette heure, c'est comme le voir pour la première fois, effet garanti. Les conditions resteront identiques pendant presque une heure, les gens arrivent au compte-gouttes. En plus, c'est le moment pendant lequel la lumière pénètre pour éclairer en partie l'auguste batiment. La lumière disparaît à 8h30, c'est à dire l'heure à laquelle le gros des troupeaux déboule. En 5 minutes, c'est rempli de visiteurs, de charioles, de vendeurs à la sauvette. Il est temps pour nous de lever le camp.
L'itinéraire du jour ne nous éloigne pas pour autant du Trésor, puisqu'en contournant le Siq par la droite, il est théoriquement possible de pouvoir dominer le Trésor depuis un point de vue à l'écart de la foule puisque nécessitant une nouvelle heure de grimpette. On profite de l'itinéraire pour en plus aller voir en détails des batiments que nous avions gardés non-visités pour cette occasion. En plus, on fait en sorte que tout le long, on devance la meute. On profite du plancher des chameaux une heure avant d'entamer la nouvelle ascension. Comme la veille et l'avant-veille, dès que le sentier entame la montée, le chemin se transforme en escaliers. Et comme d'habitude, on arrête spontanément de parler alors qu'on franchit les premières marches. L'effort est violent et le second souffle se fait attendre. Pas bien longtemps quand même, je grimpe maintenant comme un chamois. Alors qu'on approche du sommet, la vue en contrebas s'ouvre sur l'amphithéâtre de 4000 places, c'est beau et bienvenue pour faire une petite pause. Petite car le plat de résistance nous rappelle quand même à son bon souvenir. 3 backpackers sont déjà sur le chemin de la redescente et sont encore bouche bée du spectacle à suivre pour nous. On reprend les sacs et zou, quinze minutes de marche(s) plus tard, on se fraye un passage entre les rochers et le Trésor est là, 100 mètres en contrebas. Là où nous sommes seuls, encore, à profiter de la perspective. En dessous, devant le Trésor, ils ont des centaines à passer sans se douter qu'au dessus de leur tête trois cigales se dorent au soleil avec les yeux posés sur la même chose qu'eux mais en version aérienne. Comme en plus, on connait la technique, on mange comme des lions affamés tout le bardas que nous avions durement porté jusqu'à cette endroit reculé.
la redescente est provoquée par l'arrivée de quelques personnes un peu bruyante à notre gout mais pas de crise, nous avons plus que largement squatté le point de vue pendant plus de 2h sans voir personne à notre étage. Lorsque nous atteignons le bas des marches, il est 14h. On peut maintenant dire qu'on a fait le gros des itinéraires sur le site de Petra. Reste maintrenant à attendre le soir même la découverte de Petra-by-night... Touit le monde entre à l'hotel pour dormir, profiter de la terrasse ensoleillée, ou écrire à ses ouailles. L'après-midi s'écoule enfin dans un calme relatif, c'est bon de pouvoir se poser un peu! Ca durera jusqu'au coucher du soleil que l'on partagera avec les nouveaux venus dans les murs, notre parole est celle d'anciens combattants pour qui Petra n'a plus de secrets, les nouveaux posent les questions et écoute religieusement les réponses d'autant que je pense qu'en 3 jours, on a bien obtimisé notre emploi du temps. Il fait nuit avant 18h, c'est pas qu'on est pressé mais autant ne pas être en retard. L'entrée de nuit est à 20h30, on quitte l'hotel à 19h. Le temps de manger dans le village, d'arriver à l'entrée principale, de s'inscrire sur le registre des visiteurs nocturnes, on est dans les startings-blocks à 20h comme prévu.
La foule s'agite, il est 20h25. Un guide vient faire l'inventaire de ce qu'il faut faire et ne pas faire. Les visiteurs qui sont au nombre de 300-400, doivent garder le silence durant toute la durée de la soirée (tant mieux). Tous devront marcher les uns derrières les autres dans le Siq pour que chacun puisse se satisfaire du plus grand angle de vue (re-tant mieux). A 20h30 sonnantes et trébuchantes, le convoi se met en place. Tout le monde reçoit l'ordre de se rendre devant l'entrée principale pour donner son billet et, plus important, prendre sa place dans la file. Ayant flairé le coup il y a de nombreuses minutes, le Braïce national a entraîner ses compagnons dans son sillage pour être parmi les premiers. Et devinez quoi? En arrivant à la grille, on EST les premiers!!!! Le guide qui sera tout seul pour faire transiter dans le Siq toute la caravane a malgré tout 3 amis avec lui. Bordel!!! Ils nous passent devant et on reste impuissants. Pas même un carton jaune à dresser, les potes du guide sont inattaquables. Nos positions dans la file sont donc N°4, 5 et 6, pas mal pour un coup d'essai. La ligne formée par les visiteurs se met en mouvement. Seul le bruit des pas se donne à notre écoute. De toutes façons, dès que quelqu'un a la mauvaise idée d'ouvrir la bouche, il est repris de volée par des "Chuuuuuuut" unanymes. Avant le Siq, les bougies se suivent tous les 10 mètres. Dans le Siq, elles sont de parts et d'autres éloignées de 5 mètres les unes des autres. Ce n'est pas assez pour qu'on puisse voir grand chose mais juste suffisant pour voir où on met les pieds sur le sol tantôt plat, tantôt pavé, tantôt rocailleux. Ceux qui mettent le nez pour la première fois dans le Siq ne doivent avoir aucune idée de ce qui les toise. Nous, en vieux de la vieille, on plane!! On marche comme ça à pas rapide jusqu'au Trésor. Ici, les bougies sont partout sur le sol; un véritable damier sauf qu'il y en a des centaines!! Toujours dans le silence, nous sommes invités à nous assoir sur de grands tapis installés en long à travers les rangées de mèches incandescentes. C'est confortablement installés qu'on pourra profiter du spectacle. Le reste de la meute finit par s'assoir aussi. Le trésor nous domine dans une quasi-obscurité. Un "quasi" qui fait une énoooorme différence. Des bédouins arrivent avec de grands plateaux, tout le monde se voit offrir en un temps record un thé chaud pas nécessaire car il fait encore une vingtaine de degrés mais c'est bienvenue quand même. Une fois tout le monde servi, un musicien arrive. Il tient dans sa main une sorte de petit violon dont il ne tarde pas à jouer. Toute l'audience a l'oreille rivée vers la mélodie mystérieuse et envoutante. Le bédouin musicien entame par moment également des chants ancestraux. C'est beau comme de voir Petra éclairée par des centaines de bougies. A l'issue de la performance, le flot des applaudissements vient rompre magistralement le silence donnant à tous une chair de poule pas piquée des hannetons. Lorsque les applaudissements s'interrompent, le son d'un fifre (petite flûte) sort des entrailles du trésor. La chair de poule est permanente. De l'unique immense porte du batiment sort un nouveau bédouin qui nous délivre de nouvelles ritournelles en marchant entre les spectateus assis. Le morceau est religieusement écouté. Les gens ont pour moitié les yeux rivés sur le musicien mouvant, les autres sur la façade immobile. Et alors que le musicien se stoppe, les appaudissements reviennent déchirer le silence. L'effet sonore est surpuissant et vaut à lui seul le détour. Les applaudissements finis, les gens comprennent que la représentation est terminée. 90% des auditeurs prennent alors le chemin de la sortie, pas nous. Nous, il faudra attendre qu'on nous dise de partir pour qu'on lève le camp, pas folle la bête! On dira donc un dernier au revoir à Petra parmi les derniers. Le Siq s'ouvre pour nous dans un dernier silence éclairé faiblement par l'éclat des bougies mais illuminé de dizaines de souvenirs vécus ici.
Inutile de dire que ces 3 jours resteront longtemps présents dans les coeurs de chacuns. Marche, découverte et contemplation. Programme exquis ponctué de repas gargantuesques. La dernière soirée sera du même accabi (orthographe accabi ?!?), et l'échange d'adresses e-mail solennel. Je serais le premier levé le lendemain matin à une heure que la pudeur matinale m'interdit de dévoiler. Les aux-revoirs et à bientôts se feront avant la fermeture des écoutilles.
Chili: route/itinéraire mythique? English translation pending
Je suis a la recherche d'un itineraire mythique au Chili!
Je me documente je vois bien que pas grand chose n'a ete ecrit ni filme sur le Chili.
Est-ce que qqn aurait une idee?
Ce pays me parait magnifique, surprenant, tellement different du Nord au Sud... il doit bien y avoir une route mythique, une histoire a raconter...
Merci de votre aide!
Vaccins spécifiques pour la Thaïlande? English translation pending
Salut à tous
Je pars en Thailande pour 3 semaines le 28 novembre prochain. Vol sec jusqu'a Bangkok, direction le nord et ensuite redescendre vers les iles. A part le vaccin DTP je n'ai rien fait. Est ce que je prends des gros risques?
Je pars en Thailande pour 3 semaines le 28 novembre prochain. Vol sec jusqu'a Bangkok, direction le nord et ensuite redescendre vers les iles. A part le vaccin DTP je n'ai rien fait. Est ce que je prends des gros risques?
Balades et visites en Guadeloupe avec des enfants de 3 et 5 ans? English translation pending
Bonjour,
Nous allons en Guadeloupe (5 jours Basse-Terre et 5 jours St-François) avec des enfants de 3 et 5 ans fin janvier 2009. Je sais que nous allons rater des choses car nous ne pourrons pas faire de longues balades. Hereusement on aura une voiture.
Avez-vous des idées de visites qui plairons aux parents et enfants ?
par expl : des cascades ou il ne faut pas trop marcher, aquarium, ...
Merci.
Nous allons en Guadeloupe (5 jours Basse-Terre et 5 jours St-François) avec des enfants de 3 et 5 ans fin janvier 2009. Je sais que nous allons rater des choses car nous ne pourrons pas faire de longues balades. Hereusement on aura une voiture.
Avez-vous des idées de visites qui plairons aux parents et enfants ?
par expl : des cascades ou il ne faut pas trop marcher, aquarium, ...
Merci.
Consigne à l'aéroport de Phuket? English translation pending
Bonjour,
Quelqu'un pourrait me dire s'il existe un endroit où laisser un sac avec nos vêtements d'hiver en arrivant à Phuket pendant une dizaine de jours .
Merci à tous
😏
Graines indiennes... English translation pending
Bonjours,
est ce que quelqu'un saurait avec quoi sont fait les chapelets et les coliers qu'on voir partout en Inde?
C'est une sorte de graine rugueuse, on voit souvent les dieux en porter dans leur représentation.
J'ai souvent demande ce que c'etait en Inde, mais je n'ai jamais reussi a avoir de reponse claire!
Merci
Bons plans et astuces pour petit budget à Calcutta? English translation pending
je suis a la recherche de ts vos bons plans et asutuces pour voyager, loger, se nourir pas cher a Calcutta (inde) !!!😉 mais aussi pour voyager de maniere économique a l'intérieur du pays!!!
merciii
Horaires pour un train Dakar-Bamako? English translation pending
Bonjour,
Je suis à la recherche d'information fiables pour un voyage en train vers Bko au départ de Dakar = jours de circulation - tarifs.
Merci pour votre aide.
Je suis à la recherche d'information fiables pour un voyage en train vers Bko au départ de Dakar = jours de circulation - tarifs.
Merci pour votre aide.
Transporter du tabac pour narguiller avec du charbon dans l'avion vers la Jamaïque? English translation pending
bonjour,
j'aimerai ramener des narguillers en jamaique avec le tabac et le charbon qui va avec pour faire gouter a mes amis, mais j'aimerai savoir si d apres vous cela peut poser des problemes aux douanes. Vu que ds certains pays, les controles deviennent tres severes, et je ne sais pas si les douanes jamaicaine connaissent la chicha orientale donc d'apres vous puis je les ramener ou pas?
J espere avoir des avis et des reponses😉
Mon voyage en Sologne English translation pending
...
Bonjour,
Amateur de photo en voyage, voici le site que j'ai ouvert depuis mon installation en Sologne.
J'ai dû quitter mon charollais natal pour m'y rendre, et je ne vous cache pas qu'au départ le dépaysement a été un peu rude.
Enfin, on s'y fait, et voici ce que ses agréables paysages m'inspirent. Vos commentaires sont les bienvenus.
Http://www.en-sologne.book.fr
A+ Sam 🙂
Bonjour,
Amateur de photo en voyage, voici le site que j'ai ouvert depuis mon installation en Sologne.
J'ai dû quitter mon charollais natal pour m'y rendre, et je ne vous cache pas qu'au départ le dépaysement a été un peu rude.
Enfin, on s'y fait, et voici ce que ses agréables paysages m'inspirent. Vos commentaires sont les bienvenus.
Http://www.en-sologne.book.fr
A+ Sam 🙂
Faire la fête, sortir en boîte à Yaoundé? (Cameroun) English translation pending
Bonjour, je pars à Yaoundé pour Quatre jours seulement, je voudrai connaitre les meilleurs endroits où on peut dancer et faire la fête la nuit. Je voudrai faire un endroit haut de gamme pour une soirée, et une autre soirée dans un lieu populaire. Aussi, connaissiez-vous des restos où on mange trés bien ? Merci à l'avance.
Népal, décembre 2007- Partie 3 English translation pending
partie 1:
où au temple nous avons assisté à un mariage
et swayanbunaht et monter des 364 marches


visite de bungamati et khokhana

patan
durbur square ktm

Certes parfois cela peut sembler un peu dense, notamment les deux dernières journées. Mais nous commencions le matin à 8h00 pour terminer au coucher du soleil. C'est vrai que j'ai parfois le regret de ne pas avoir pu passer plus de temps sur les sites (notamment patan et dubur square) comme nous l'avons fait à bakthapur. Probablement du a notre guide qui voulait nous montrer le principal, mais qu'on aurait très bien pu découvrir de nous même. Enfin c'est ainsi... Dakinshali, Chobar, Bungamati et Kokhana n'était pas prévu dans mon programme initial, c'est à l'initiative du guide (et/ou agence) que nous les avons visité, et sincèrement je ne regrette pas. J'ai adoré me perdre dans les ruelles de Bungamati et Kokhana a regardé les artisans travailler le bois ou le métal. Cela reste un moment privilégié, loin de la horde de touriste de kathmandu. Après, en un seul voyage et en seulement deux semaines, il est certain qu'on ne peut pas tout voir, ni s'attarder partout. Mais qui s'est, cela fera peut être l'occasion d'un autre voyage...

où au temple nous avons assisté à un mariage
et swayanbunaht et monter des 364 marches


visite de bungamati et khokhana

patan
durbur square ktm

Certes parfois cela peut sembler un peu dense, notamment les deux dernières journées. Mais nous commencions le matin à 8h00 pour terminer au coucher du soleil. C'est vrai que j'ai parfois le regret de ne pas avoir pu passer plus de temps sur les sites (notamment patan et dubur square) comme nous l'avons fait à bakthapur. Probablement du a notre guide qui voulait nous montrer le principal, mais qu'on aurait très bien pu découvrir de nous même. Enfin c'est ainsi... Dakinshali, Chobar, Bungamati et Kokhana n'était pas prévu dans mon programme initial, c'est à l'initiative du guide (et/ou agence) que nous les avons visité, et sincèrement je ne regrette pas. J'ai adoré me perdre dans les ruelles de Bungamati et Kokhana a regardé les artisans travailler le bois ou le métal. Cela reste un moment privilégié, loin de la horde de touriste de kathmandu. Après, en un seul voyage et en seulement deux semaines, il est certain qu'on ne peut pas tout voir, ni s'attarder partout. Mais qui s'est, cela fera peut être l'occasion d'un autre voyage...
Passage de douane Thaïlande-France avec souvenirs English translation pending
Bonjour les voyageurs,
Petite question pratico-pratique concernant l achat de souvenirs en Asie et notamment en Thailande. Nous sommes actuellement en Tour du Monde et avons commence par l Asie.
Evidemment, la place ds nos sacs pour l achat de souvenirs est plutot reduite ms on a des amis qui viennent nous rejoindre en Thailande et qui pourront raporter certains de nos achats avec eux a leur retour en France.
Histoire qu ils ne soient pas derange au passage de frontiere et aux divers controles a l aeroport (thailandais ou francais), j aurai voulu savoir si qq pouvait me renseigner sur les limites qui existent qd on fait passer des objets a l etranger ou les eventuels trucs a savoir, a ne pas faire.
Pour le moment, on a achete que des babioles sur les marches, rien de precieux (pas d ivoire, pas de sac en croco, pas d objet anciens). Ms les douaniers peuvent-ils poser probleme si ils voient un sac entier de petites babioles comme ca (echarpes, t-shirt de marque de biere, statuettes en bois, etc)
Merci d avance pour vos conseils et experiences !
Petite question pratico-pratique concernant l achat de souvenirs en Asie et notamment en Thailande. Nous sommes actuellement en Tour du Monde et avons commence par l Asie.
Evidemment, la place ds nos sacs pour l achat de souvenirs est plutot reduite ms on a des amis qui viennent nous rejoindre en Thailande et qui pourront raporter certains de nos achats avec eux a leur retour en France.
Histoire qu ils ne soient pas derange au passage de frontiere et aux divers controles a l aeroport (thailandais ou francais), j aurai voulu savoir si qq pouvait me renseigner sur les limites qui existent qd on fait passer des objets a l etranger ou les eventuels trucs a savoir, a ne pas faire.
Pour le moment, on a achete que des babioles sur les marches, rien de precieux (pas d ivoire, pas de sac en croco, pas d objet anciens). Ms les douaniers peuvent-ils poser probleme si ils voient un sac entier de petites babioles comme ca (echarpes, t-shirt de marque de biere, statuettes en bois, etc)
Merci d avance pour vos conseils et experiences !
Jeu de société "toc" d'origine canadienne English translation pending
Bonjour.
J’ai découvert un jeu de société appelé « toc » qui serait d’origine canadienne.
Cela se joue avec des billes et un jeu de belote.
Il y a une ressemblance avec le jeu de l’oie et les petits chevaux.
Est-ce que quelqu’un aurait des renseignements à ce sujet ?
Merci d’avance.
Retour d'un voyage en Argentine du 12 au 29 septembre English translation pending
Partie seule en Argentine pendant 2 semaines en septembre. J'appréhendais un peu parce que je ne parle pas espagnol mais cela s'est très bien passé, on arrive toujours à communiquer.
Quelques remarques :
J'ai tout fait en bus : Buenos Aires - Salta - Tilcara - Salta - Iguazu - Buenos Aires. Les hotels : Buenos Aires au début, en auberge de jeunesse, Hostel Clan dans microcentro, très bruyant, je déconseille, surtout quand on est un peu sous le coup du décalage horaire. 100 peso Du coup au retour je change pour the Clan House en face, plus jolie déco et atmosphère plus sereine mais pas de chance il y avait un club à côté, tapage nocturne insupportable tout le week-end. 130 peso Donc aucune adresse à recommander. Salta : hotel Regidor, sur la place. sympa et pas trop cher. 110 pesos Tilcara : Cerro Chico. Très chouette, jolis bungalows avec poêle à bois. Piscine. Excellente adresse. 120 peso Iguazu : testé d'abord l'hosteria los Helechos (130 peso), bof puis l'hotel St Georges(140 peso), même prix et beaucoup plus agréable, super piscine et super petit dej'.
J'ai fait tous les trajets en bus, c'était très sympa et pas si fatiguant. BA-Salta avec Flechabus en cama. La meilleure des compagnies que j'ai prise. Salta-Iguazu direct mais en semi-cama. Pas de couverture fournie, j'ai eu froid. Iguazu-BA en super cama.
Du côté de Tilacara, j'ai fait Humahuaca et Pumamarca en bus locaux, très sympa. Pour aller aux salinas grande depuis pumamarca en mini-bus qui nous démarchent au sortir du bus.
Depuis Salta, j'ai pris le tren a las nubes, extrêmement décevant. Longue, très longue journée. Les paysages sont sympa mais ressemblent à ceux du nord, dans la quebrada de humahuaca. C'est vraiment un train à touristes, cela manque totalement d'authenticité. Bref, pour 140 dollars (super cher) je déconseille, cela ne vaut pas le coup.
Fait aussi une journée de balade à cheval dans une estancia avec asado à midi. Super sympa, super balade, la jument la plus chouette que j'ai jamais montée. Sayta cabalgatas. Ils viennent nous chercher à Salta. 200 peso la journée.
Iguazu, vraiment génial. J'ai d'abord fait le côté argentin puis le brésilien, je recommande dans ce sens. Penser à apporter un pique nique pour pouvoir déjeuner sur la petite île dans le parc national argentin. On découvre les chutes petit à petit du côté argentin, prévoir d'y passer la journée. Une demi journée suffit du côté brésilien pour une vue d'ensemble.
Buenos Aires. Prenant des leçons de tango à Paris, j'avais décidé de tester les milongas. Pas facile de trouver les bons spots... vendredi soir, salons Canning, bof. Atmosphère assez vieille, tango de salon. samedi soir, la Cathedral. J'ai pris un cours à 20h, super endroit, super ambiance, j'ai adoré. Après il n'y avait pas de milonga. Le prof m'a amené danser dans un autre endroit, Peru 571, Buenos aires club et là c'était génial. Excellents danseurs, ambiance jeune, tango nuevo, c'était magnifique. La milonga commence à 00h30. dimanche soir, Confiteria Ideal, très joli endroit début de siècle mais devenu un repaire à touristes. J'ai juste regardé le cours (pour touristes), gros contraste avec le super cours de la veille ! Puis milonga pour touristes...
Les photos : http://picasaweb.google.com/c.denouel/Argentine?authkey=FZbI3WpF2iE#
Bon voyage à ceux qui partent...!
Quelques remarques :
J'ai tout fait en bus : Buenos Aires - Salta - Tilcara - Salta - Iguazu - Buenos Aires. Les hotels : Buenos Aires au début, en auberge de jeunesse, Hostel Clan dans microcentro, très bruyant, je déconseille, surtout quand on est un peu sous le coup du décalage horaire. 100 peso Du coup au retour je change pour the Clan House en face, plus jolie déco et atmosphère plus sereine mais pas de chance il y avait un club à côté, tapage nocturne insupportable tout le week-end. 130 peso Donc aucune adresse à recommander. Salta : hotel Regidor, sur la place. sympa et pas trop cher. 110 pesos Tilcara : Cerro Chico. Très chouette, jolis bungalows avec poêle à bois. Piscine. Excellente adresse. 120 peso Iguazu : testé d'abord l'hosteria los Helechos (130 peso), bof puis l'hotel St Georges(140 peso), même prix et beaucoup plus agréable, super piscine et super petit dej'.
J'ai fait tous les trajets en bus, c'était très sympa et pas si fatiguant. BA-Salta avec Flechabus en cama. La meilleure des compagnies que j'ai prise. Salta-Iguazu direct mais en semi-cama. Pas de couverture fournie, j'ai eu froid. Iguazu-BA en super cama.
Du côté de Tilacara, j'ai fait Humahuaca et Pumamarca en bus locaux, très sympa. Pour aller aux salinas grande depuis pumamarca en mini-bus qui nous démarchent au sortir du bus.
Depuis Salta, j'ai pris le tren a las nubes, extrêmement décevant. Longue, très longue journée. Les paysages sont sympa mais ressemblent à ceux du nord, dans la quebrada de humahuaca. C'est vraiment un train à touristes, cela manque totalement d'authenticité. Bref, pour 140 dollars (super cher) je déconseille, cela ne vaut pas le coup.
Fait aussi une journée de balade à cheval dans une estancia avec asado à midi. Super sympa, super balade, la jument la plus chouette que j'ai jamais montée. Sayta cabalgatas. Ils viennent nous chercher à Salta. 200 peso la journée.
Iguazu, vraiment génial. J'ai d'abord fait le côté argentin puis le brésilien, je recommande dans ce sens. Penser à apporter un pique nique pour pouvoir déjeuner sur la petite île dans le parc national argentin. On découvre les chutes petit à petit du côté argentin, prévoir d'y passer la journée. Une demi journée suffit du côté brésilien pour une vue d'ensemble.
Buenos Aires. Prenant des leçons de tango à Paris, j'avais décidé de tester les milongas. Pas facile de trouver les bons spots... vendredi soir, salons Canning, bof. Atmosphère assez vieille, tango de salon. samedi soir, la Cathedral. J'ai pris un cours à 20h, super endroit, super ambiance, j'ai adoré. Après il n'y avait pas de milonga. Le prof m'a amené danser dans un autre endroit, Peru 571, Buenos aires club et là c'était génial. Excellents danseurs, ambiance jeune, tango nuevo, c'était magnifique. La milonga commence à 00h30. dimanche soir, Confiteria Ideal, très joli endroit début de siècle mais devenu un repaire à touristes. J'ai juste regardé le cours (pour touristes), gros contraste avec le super cours de la veille ! Puis milonga pour touristes...
Les photos : http://picasaweb.google.com/c.denouel/Argentine?authkey=FZbI3WpF2iE#
Bon voyage à ceux qui partent...!
Dis-moi Damas English translation pending
Je quitte la rocaille et le sable.
Je dis provisoirement au revoir à l'air pur de ces contrées presque vierges.
La civilisation contemporaine m'appelle à grand renfort d'embouteillages et de klaxons, c'est le retour de la ville.
Le premier bus quittant Palmyre pour rejoindre Damas est à 9h, heure ridiculement tardive pour moi qui suis prêt à tout. A 8H30, je suis réveillé et opérationel. A 8h35, je suis les fesses dans un taxi. Pas le temps de "goodbye" à mes compagnons de ces 2 derniers jours, de toute manière tout ce petit monde ambulant prend au moins la route de la Jordanie et je reverrais à coup sûr la majorité d'entre eux dans la semaine qui nous conduiera jusqu'à Petra. J'en salive à l'avance... A 9h, ponctualité quand tu nous tiens, le car démarre. A 9h10, bercé par une musique douce, je m'endors comme un bébé. De toute façon, le paysage est plat et monotone, rien de tel pour me faire fermer les yeux. Je suis réveillé peu de temps après par le personnel de la compagnie qui me force presque à accepter le gobelet qu'il me tend et pour lequel le fait de me réveiller lui paraissait absolument indispensable. Soit. Je bois son eau fraiche et me rendors. Deux heures plus tard, le même brave gars me réveille à nouveau pour me demander s'il peut ramasser mon verre en plastique donc vide depuis deux heures... Re-soit. Quoi qu'il en (re)soit, vu l'heure qui approche les midi, on ne devrait plus tarder à traverser les premiers faubourgs de la ville, il est largement temps d'émerger. Le gusse finit son même manège auprès des autres passagers et, alors qu'il a fini et a mis toute sa récolte de détritus dans un joli sac poubelle, le bus stoppe, la porte s'ouvre et le gars jette tout sur le bord de la route au milieu de nulle-part. J'hallucine, hurle de rage à l'intérieur de mon moi et comprend alors mieux pourquoi les bas-côtés des routes syriennes ressemblent plus à une décharge quà un joli paysage champêtre. Aucuns scrupules le gars... Désolant...
On arrive à La gare routière de Damas peu de temps après. Pour y parvenir, on se rend compte que la ville est situé sur une grande plaine seulement rompue à la périphérie par de petites collines où les logements précaires faisant passer nos bons vieux HLM pour des palaces deauvillois, s'entassent du bas vers le sommet, des habitations les moins récentes vers les plus récentes. Je me dis que le problème de ceux qui ce sont installés les premiers, c'est qu'ils doivent maintenant recevoir sur la tête les déchets de tous ceux qui ont construit après eux, c'est à dire en amont de la colline. Délicieux...
A la gare routière, la solution de facilité pour moi qui ne maîtrise pas la langue, c'est de monter dans le premier taxi qui se présente et de lui indiquer le nom d'un hotel décrit dans le LP. En 2 minutes, on est en route. Chose curieuse et inédite pour moi en Syrie, le taxi est équipé d'un compteur. Pas besoin donc de fixer un prix à l'avance, je suis en terrain conquis, du moins je le pense... A l'arrivée dans l'environnement immédiat de l'hotel, alors que le taxi s'arrête, le compteur indique 62, 50 soit à peu près 1 euro pour 10 minutes de conduite zigzagante entre les autres voitures. Bonne affaire, bonne affaire! Mais, alors que je donne 75 livres au chauffeur, celui-ci me mime 200 livres, grosse différence. L'incompréhension est totale et le ton monte. Le taxi-man n'en démord pas une seconde, le prix est 200 et c'est tout. C'est plus qu'il n'en fallait pour qu'il se voit désigné le premier carton rouge du voyage (Je voyage avec toujours en poche un carton jaune et un carton rouge, dans tous les pays c'est un signal qui se comprend). Je lui paye malgré tout ses 200 livres et pars en claquant la portière.
J'apprendrais par la suite que la station de bus se trouvant hors des limites administratives de la ville, le prix classique était bien 200 livres. C'était bien la peine de s'énerver...
Mon nouvel hotel est un poil plus cher que d'habitude mais le fait d'être dans la capitale y est pour beaucoup. Eux n'ont pas battu Marseille 4-2 à l'extérieur mais il n'en demeure pas moins que c'est la capitale. L'hotel est organisé avec au centre une grande cour intérieure, au centre de celle-ci une fontaine toute mignonne, les chambres étants réparties autour au rez-de-chaussée et au premier étage. C'est super joli, je suis conquis. J'y suis même tellement bien qu'avant de penser à quoi que ce soit d'autre, je commande un thé et un narguilé. La dégustation s'éternise mais c'est l'extase.
En début d'après-midi, je pars affronter le flot des voitures et des piétons. Je dis "affronter" et le mot n'est pas trop fort. Par exemple pour traverser la route, il faut faire comme "frog", la grenouille qui doit slalommer entre les voitures pour ne pas y rester. Les conducteurs ont l'habitude de ne pas freiner pour laisser passer les piétons, heureusement que l'expérience parisienne m'a endurci à ce niveau là car autrement je serais encore en train d'attendre mon tour pour traverser. Le but de la marche d'aujourd'hui est d'atteindre la vieille ville, prétenduement le plus beau quartier du Moyen-Orient d'après le LP. D'un pas ferme et décidé, je franchis les carrefours les uns après les autres et, au détour d'une rue, je croise un type que j'avais déjà croisé à Palmyre. Un genevois anciennement avocat qui a subitement décidé de tout quitter pour s'installer à Damas pour y apprendre l'arabe. Le type qui connait bien les lieux m'informe que je suis parti dans la direction opposée à la vieille ville et que ça fait un moment que ça dure car je me suis déjà éloigné de près de 2km de ma destination initiale. Oups!!! Merci mon gars, vraiment!!!! Et comme en plus on est plutôt contents et étonnés d'être tombés l'un sur l'autre dans cette ville surpeuplée, on va boire quelques tisanes car la bière est toujours fannie au bar. Pendant ce laps de temps, le temps vire au gris et l'orage se fait entendre, il est temps de se dire au revoir et peut-être à plus tard car la température du fait des nuages a subitement perdu une dizaine de degrés. Juste le temps pour lui de me ré-indiquer quand même où se trouve la vieille ville et où se trouve mon hotel, on se sait jamais, et me voilà déjà sur la route du retour. Je découvre alors mes voisins de dortoirs : un australien en voyage depuis 18 mois dont le prénom m'échappe, Sarah, une américaine sur le point d'emménager à Damas pour 3 mois dans le but d'apprendre elle aussi la langue, et Faisal, un belgo-marocain dans la région pour plusieurs semaines. L'ambiance est bonne à ce point que la décision de rester en leur compagnie fait son chemin. De toute façon, je serais encore là le lendemain et aurais toute la journée pour trouver ce satané centre historique sachant que le reste de la ville n'est pas aussi avenante que le vieux Damas d'après ce qu'en dit le LP.
La fin de journée file comme une comète et il est 22h quand je quitte tout ce petit monde pour rentrer à l'hotel le premier t'écrire au sujet de Palmyre. Une heure plus tard, les autres reviennent à leur tour. Ils s'endormirons vers minuit alors que je continuerais à taper jusqu'à 2h30, suffisamment longtemps donc pour en avoir plein les yeux de l'écran, à la limite de la crise d'épilepsie.
Au réveil du lendemain (mardi), tout le monde a déjà quitté la chambre, je suis le dernier à trainasser au lit. Ca n'était pas arrivé depuis plusieurs semaines donc à ce moment là, je fructifie en tournant sans relache sous mes couvertures jusqu'à 11h, le luxe!!!! je me paye aussi le luxe de prendre le petit déjeuner optionnel de l'hotel, cher par rapport aux gargottes du quartier, mais au milieu de notre cour dont j'ai oublié de préciser qu'elle avait un toit végétale comme du lière, sympa. Une brosse à douche et en route!! Encore!!! Cette fois, pas d'erreurs, j'ai en tête l'endroit où je me suis fourvoyer à l'envers la veille; j'y passe un sourire en coin. En moins de 2, me voici devant l'entrée de la vieille ville dont je réalise qu'il est très difficile de la rater parce qu'à ce coin-là trone la citadelle et ses murs fortifiés hauts de plusieurs mètres. Je devais vraiment avoir une poutre dans l'oeil pour avoir manqué ça, bref... En entrant par un porte colossale, on pénètre dans le souk par une allée très large et haute de 12 mètres sous plafond vouté. La voute est faîte de vitre et les rayons du soleil la traverse par faisceaux, ça a de la gueule comme on dit. La taille du batiment y est pour beaucoup. Les boutiques sont assez banales et vendent principalement du prêt-à-porter. Quelques-unes assez rares diversifient l'offre et vendent des narguilés. En se qui concerne les épices, les antiquités ou les bijous, faudra s'adresser ailleurs. Le passage principal est long d'un bon kilomètre et au bout on débouche sur la mosquée Umayyad, la plus grande mosquée de Damas en passant sous un arc de triomphe n'ayant pas grand chose à envier à ceux aperçus en Turquie ou ailleurs en Syrie sauf qu'ici c'est en plein centre-ville! Nouvelle mosquée, nouveau déchaussage. A l'intérieur, le silence. Tout le tour de la place centrale de la mosquée est paré de mosaïques et le sol est brillant au point de m'éblouir en réfléchissant la lumière du soleil. On sent que cette mosquée tient une place historique importante dans la ville, tout semble pas neuf mais très ancien, et comme c'est merveilleusement conservé on dira comme neuf. Une vidéo, quelques photos, on avance. De l'autre côté, la ville prend de nouvelles dimensions : tout est exigu, les immeubles sont le plus souvent en pierre et de nombreuses rues sont couvertes de lierre sans doute pour protéger les habitants de la chaleur estival. Moi, j'ai pas chaud mais j'ai encore faim, donc direction la sandwisherie locale et ses "shawarmas" divins. Un puis deux, ça suffira ou bientôt je ne pourrais plus voir mes pieds! Le chemin continue en longeant de mur d'enceinte de la vieille ville qui me permettra de ne pas partir pas des chemins approximatifs, je rejoins le quartier chrétien puis le quartier juif. Dans le quartier juif, beaucoup sont partis, mais hospitalité locale incroyable oblige, même si les familles juives ont émigré en catastrophe il y a plus de 20 ans, aucune de leur demeure n'a été squattée ou vandalisée. Les maisons ou les commerces attendent juste le retour au pays de leurs propriétaires d'origine. Respect oblige. Chapeau bas les syriens!!
En bouclant la boucle pour retourner à mon point d'entrée dans la ville historique, je passe enfin par les étales d'épices, de café, de cuir. Les odeurs se mélangent pour le plus grand bonheur du visiteur qui se comblera d'autant plus que les patisseries orientales sont aussi de la partie. J'ai beau être déjà plein comme une outre, 2 baklavas sauront me régaler. Les connaisseurs (hein mon Bast') apprécieront...
La promenade ici est bouclée en quelques 3 heures, et effectivement c'est vraiment plein de charme, rien à voir avec le bruit et l'odeur de l'autre côté dans la ville nouvelle où tout est le plus souvent gris clair voire gris foncé. L'air n'y sent plus la cannelle mais le monoxyde de carbone. Je retourne dans mon havre de paix de cour intérieur où ma chambrée n'est pas loin. Mon ventre va exploser mais c'est pour la bonne cause ou presque : cette cause c'est la mienne!!
Je préfèrerais ensuite rester sur ce sentiment de bien-être trouvé dans la ville fortifiée et me garderais de sortir trop loin ce soir là pour ne pas avoir à affronter les affres d'une urbanisation anarchique. De toute façon, niveau urbanisation anarchique, demain (mercredi) je pars pour Amman, la capitale jordanienne. Et à en juger par le plan de la ville, c'est pire qu'un labyrinthe. Aucune chance de retrouver son chemin, j'en salive à l'avance. Mais demain est comme d'habitude un autre jour. Sauf qu'en plus cette fois, demain est un autre pays. Mon passeport fait le beau comme un chiot qui attend un su-sucre, et il me plait de le satisfaire.
Grosses bises de ce côté-ci de la frontière en attendant plus... toujours plus... insatiable...
En attendant, comme je l'avais fait pour la Turquie, je vais vous faire un petit récapitulatif sur la Syrie.
La Syrie n'est pas un pays très évident pour un voyageur inexpérimenté. Je sais bien qu'on ne peut pas tout avoir mais très peu de syriens parle anglais et c'est un peu plus difficile qu'ailleurs d'avoir une conversation avec des locaux. Toute les villes que j'ai faites ont un quartier historique chargé de charme, mais le reste du temps, le pays étant assez pauvre, l'architecture locale ne rend pas grace à la culture arabe telle qu'on se l'imagine. Même en centre ville la couleur prédominante est le gris parpaint et l'air est souvent chargé en pollution due au fait que les pots catalytiques ne sont pas encore majoritaires ici. Hors des villes, le pays est principalement plat et à mesure que l'on s'aventure à l'est, le désert prend ses droits. Un désert rocailleux mélangé de sable ou de rares oliviers ont vraiment du mal à se faire une place.
La nourriture est très proche de se qu'on trouve en Turquie et je pense que dans toute la zone, les influences sont les même hormi le fait qu'en Syrie, on trouve des plats berbères à base de riz, de yahourt et d'amandes. Ca fait un bon compromis si on a envie de manger autre chose.
Les Syriens quant à eux sont en grande majorité des gens délicieux. L'hospitalité est une chose qui veut vraiment dire quelque chose ici. Même si on refuse d'acheter quoi que ce soit, et même si eux n'ont pas énormément de moyens, on sent que l'argent n'est pas la chose qui compte le plus au monde. Je me suis même vu retourné plusieurs fois le bakshish que je voulais laissé. Il est également coutume pour eux apparemment d'offrir le thé à tour de bras et croyez-moi que quand on vient de Paris, c'est tout sauf banal et on en redemanderait presque si on était pas gêné par tant de générosité. Je ne sais pas contre pas quoi dire sur les syriennes car je ne me souviens même pas avoir parlé à une femme durant mon séjour. La religion tient une place très importante et on se félicite parfois de pouvoir ne serait-ce que voir les cheveux d'une femme. Je me souviens qu'à Aleppo, on est déjà content quand on voit son visage...
Enfin le cout de la vie est ici dérisoire en comparaison de la turquie et donc d'autant plus en comparaison de l'Europe. Mise à part qu'à Damas tout est 2 fois plus cher que partout ailleurs dans le pays, ça reste extrèmement abordable. A Damas, le dortoir de 4 lits revenait à 10 euros alors qu'en province, ça tournait plus autour de 5 euros. Pour la nourriture, les transports, l'entrée sur les sites, tout est à l'échelle, on aurait presque envie de leur dire d'augmenter les prix pour les touristes.
Je ne sais pas si je retournerais un jour en Syrie, mais en tout cas ça vaut largement le déplacement. Choukran les gars!! A une autre fois les filles!
Le premier bus quittant Palmyre pour rejoindre Damas est à 9h, heure ridiculement tardive pour moi qui suis prêt à tout. A 8H30, je suis réveillé et opérationel. A 8h35, je suis les fesses dans un taxi. Pas le temps de "goodbye" à mes compagnons de ces 2 derniers jours, de toute manière tout ce petit monde ambulant prend au moins la route de la Jordanie et je reverrais à coup sûr la majorité d'entre eux dans la semaine qui nous conduiera jusqu'à Petra. J'en salive à l'avance... A 9h, ponctualité quand tu nous tiens, le car démarre. A 9h10, bercé par une musique douce, je m'endors comme un bébé. De toute façon, le paysage est plat et monotone, rien de tel pour me faire fermer les yeux. Je suis réveillé peu de temps après par le personnel de la compagnie qui me force presque à accepter le gobelet qu'il me tend et pour lequel le fait de me réveiller lui paraissait absolument indispensable. Soit. Je bois son eau fraiche et me rendors. Deux heures plus tard, le même brave gars me réveille à nouveau pour me demander s'il peut ramasser mon verre en plastique donc vide depuis deux heures... Re-soit. Quoi qu'il en (re)soit, vu l'heure qui approche les midi, on ne devrait plus tarder à traverser les premiers faubourgs de la ville, il est largement temps d'émerger. Le gusse finit son même manège auprès des autres passagers et, alors qu'il a fini et a mis toute sa récolte de détritus dans un joli sac poubelle, le bus stoppe, la porte s'ouvre et le gars jette tout sur le bord de la route au milieu de nulle-part. J'hallucine, hurle de rage à l'intérieur de mon moi et comprend alors mieux pourquoi les bas-côtés des routes syriennes ressemblent plus à une décharge quà un joli paysage champêtre. Aucuns scrupules le gars... Désolant...
On arrive à La gare routière de Damas peu de temps après. Pour y parvenir, on se rend compte que la ville est situé sur une grande plaine seulement rompue à la périphérie par de petites collines où les logements précaires faisant passer nos bons vieux HLM pour des palaces deauvillois, s'entassent du bas vers le sommet, des habitations les moins récentes vers les plus récentes. Je me dis que le problème de ceux qui ce sont installés les premiers, c'est qu'ils doivent maintenant recevoir sur la tête les déchets de tous ceux qui ont construit après eux, c'est à dire en amont de la colline. Délicieux...
A la gare routière, la solution de facilité pour moi qui ne maîtrise pas la langue, c'est de monter dans le premier taxi qui se présente et de lui indiquer le nom d'un hotel décrit dans le LP. En 2 minutes, on est en route. Chose curieuse et inédite pour moi en Syrie, le taxi est équipé d'un compteur. Pas besoin donc de fixer un prix à l'avance, je suis en terrain conquis, du moins je le pense... A l'arrivée dans l'environnement immédiat de l'hotel, alors que le taxi s'arrête, le compteur indique 62, 50 soit à peu près 1 euro pour 10 minutes de conduite zigzagante entre les autres voitures. Bonne affaire, bonne affaire! Mais, alors que je donne 75 livres au chauffeur, celui-ci me mime 200 livres, grosse différence. L'incompréhension est totale et le ton monte. Le taxi-man n'en démord pas une seconde, le prix est 200 et c'est tout. C'est plus qu'il n'en fallait pour qu'il se voit désigné le premier carton rouge du voyage (Je voyage avec toujours en poche un carton jaune et un carton rouge, dans tous les pays c'est un signal qui se comprend). Je lui paye malgré tout ses 200 livres et pars en claquant la portière.
J'apprendrais par la suite que la station de bus se trouvant hors des limites administratives de la ville, le prix classique était bien 200 livres. C'était bien la peine de s'énerver...
Mon nouvel hotel est un poil plus cher que d'habitude mais le fait d'être dans la capitale y est pour beaucoup. Eux n'ont pas battu Marseille 4-2 à l'extérieur mais il n'en demeure pas moins que c'est la capitale. L'hotel est organisé avec au centre une grande cour intérieure, au centre de celle-ci une fontaine toute mignonne, les chambres étants réparties autour au rez-de-chaussée et au premier étage. C'est super joli, je suis conquis. J'y suis même tellement bien qu'avant de penser à quoi que ce soit d'autre, je commande un thé et un narguilé. La dégustation s'éternise mais c'est l'extase.
En début d'après-midi, je pars affronter le flot des voitures et des piétons. Je dis "affronter" et le mot n'est pas trop fort. Par exemple pour traverser la route, il faut faire comme "frog", la grenouille qui doit slalommer entre les voitures pour ne pas y rester. Les conducteurs ont l'habitude de ne pas freiner pour laisser passer les piétons, heureusement que l'expérience parisienne m'a endurci à ce niveau là car autrement je serais encore en train d'attendre mon tour pour traverser. Le but de la marche d'aujourd'hui est d'atteindre la vieille ville, prétenduement le plus beau quartier du Moyen-Orient d'après le LP. D'un pas ferme et décidé, je franchis les carrefours les uns après les autres et, au détour d'une rue, je croise un type que j'avais déjà croisé à Palmyre. Un genevois anciennement avocat qui a subitement décidé de tout quitter pour s'installer à Damas pour y apprendre l'arabe. Le type qui connait bien les lieux m'informe que je suis parti dans la direction opposée à la vieille ville et que ça fait un moment que ça dure car je me suis déjà éloigné de près de 2km de ma destination initiale. Oups!!! Merci mon gars, vraiment!!!! Et comme en plus on est plutôt contents et étonnés d'être tombés l'un sur l'autre dans cette ville surpeuplée, on va boire quelques tisanes car la bière est toujours fannie au bar. Pendant ce laps de temps, le temps vire au gris et l'orage se fait entendre, il est temps de se dire au revoir et peut-être à plus tard car la température du fait des nuages a subitement perdu une dizaine de degrés. Juste le temps pour lui de me ré-indiquer quand même où se trouve la vieille ville et où se trouve mon hotel, on se sait jamais, et me voilà déjà sur la route du retour. Je découvre alors mes voisins de dortoirs : un australien en voyage depuis 18 mois dont le prénom m'échappe, Sarah, une américaine sur le point d'emménager à Damas pour 3 mois dans le but d'apprendre elle aussi la langue, et Faisal, un belgo-marocain dans la région pour plusieurs semaines. L'ambiance est bonne à ce point que la décision de rester en leur compagnie fait son chemin. De toute façon, je serais encore là le lendemain et aurais toute la journée pour trouver ce satané centre historique sachant que le reste de la ville n'est pas aussi avenante que le vieux Damas d'après ce qu'en dit le LP.
La fin de journée file comme une comète et il est 22h quand je quitte tout ce petit monde pour rentrer à l'hotel le premier t'écrire au sujet de Palmyre. Une heure plus tard, les autres reviennent à leur tour. Ils s'endormirons vers minuit alors que je continuerais à taper jusqu'à 2h30, suffisamment longtemps donc pour en avoir plein les yeux de l'écran, à la limite de la crise d'épilepsie.
Au réveil du lendemain (mardi), tout le monde a déjà quitté la chambre, je suis le dernier à trainasser au lit. Ca n'était pas arrivé depuis plusieurs semaines donc à ce moment là, je fructifie en tournant sans relache sous mes couvertures jusqu'à 11h, le luxe!!!! je me paye aussi le luxe de prendre le petit déjeuner optionnel de l'hotel, cher par rapport aux gargottes du quartier, mais au milieu de notre cour dont j'ai oublié de préciser qu'elle avait un toit végétale comme du lière, sympa. Une brosse à douche et en route!! Encore!!! Cette fois, pas d'erreurs, j'ai en tête l'endroit où je me suis fourvoyer à l'envers la veille; j'y passe un sourire en coin. En moins de 2, me voici devant l'entrée de la vieille ville dont je réalise qu'il est très difficile de la rater parce qu'à ce coin-là trone la citadelle et ses murs fortifiés hauts de plusieurs mètres. Je devais vraiment avoir une poutre dans l'oeil pour avoir manqué ça, bref... En entrant par un porte colossale, on pénètre dans le souk par une allée très large et haute de 12 mètres sous plafond vouté. La voute est faîte de vitre et les rayons du soleil la traverse par faisceaux, ça a de la gueule comme on dit. La taille du batiment y est pour beaucoup. Les boutiques sont assez banales et vendent principalement du prêt-à-porter. Quelques-unes assez rares diversifient l'offre et vendent des narguilés. En se qui concerne les épices, les antiquités ou les bijous, faudra s'adresser ailleurs. Le passage principal est long d'un bon kilomètre et au bout on débouche sur la mosquée Umayyad, la plus grande mosquée de Damas en passant sous un arc de triomphe n'ayant pas grand chose à envier à ceux aperçus en Turquie ou ailleurs en Syrie sauf qu'ici c'est en plein centre-ville! Nouvelle mosquée, nouveau déchaussage. A l'intérieur, le silence. Tout le tour de la place centrale de la mosquée est paré de mosaïques et le sol est brillant au point de m'éblouir en réfléchissant la lumière du soleil. On sent que cette mosquée tient une place historique importante dans la ville, tout semble pas neuf mais très ancien, et comme c'est merveilleusement conservé on dira comme neuf. Une vidéo, quelques photos, on avance. De l'autre côté, la ville prend de nouvelles dimensions : tout est exigu, les immeubles sont le plus souvent en pierre et de nombreuses rues sont couvertes de lierre sans doute pour protéger les habitants de la chaleur estival. Moi, j'ai pas chaud mais j'ai encore faim, donc direction la sandwisherie locale et ses "shawarmas" divins. Un puis deux, ça suffira ou bientôt je ne pourrais plus voir mes pieds! Le chemin continue en longeant de mur d'enceinte de la vieille ville qui me permettra de ne pas partir pas des chemins approximatifs, je rejoins le quartier chrétien puis le quartier juif. Dans le quartier juif, beaucoup sont partis, mais hospitalité locale incroyable oblige, même si les familles juives ont émigré en catastrophe il y a plus de 20 ans, aucune de leur demeure n'a été squattée ou vandalisée. Les maisons ou les commerces attendent juste le retour au pays de leurs propriétaires d'origine. Respect oblige. Chapeau bas les syriens!!
En bouclant la boucle pour retourner à mon point d'entrée dans la ville historique, je passe enfin par les étales d'épices, de café, de cuir. Les odeurs se mélangent pour le plus grand bonheur du visiteur qui se comblera d'autant plus que les patisseries orientales sont aussi de la partie. J'ai beau être déjà plein comme une outre, 2 baklavas sauront me régaler. Les connaisseurs (hein mon Bast') apprécieront...
La promenade ici est bouclée en quelques 3 heures, et effectivement c'est vraiment plein de charme, rien à voir avec le bruit et l'odeur de l'autre côté dans la ville nouvelle où tout est le plus souvent gris clair voire gris foncé. L'air n'y sent plus la cannelle mais le monoxyde de carbone. Je retourne dans mon havre de paix de cour intérieur où ma chambrée n'est pas loin. Mon ventre va exploser mais c'est pour la bonne cause ou presque : cette cause c'est la mienne!!
Je préfèrerais ensuite rester sur ce sentiment de bien-être trouvé dans la ville fortifiée et me garderais de sortir trop loin ce soir là pour ne pas avoir à affronter les affres d'une urbanisation anarchique. De toute façon, niveau urbanisation anarchique, demain (mercredi) je pars pour Amman, la capitale jordanienne. Et à en juger par le plan de la ville, c'est pire qu'un labyrinthe. Aucune chance de retrouver son chemin, j'en salive à l'avance. Mais demain est comme d'habitude un autre jour. Sauf qu'en plus cette fois, demain est un autre pays. Mon passeport fait le beau comme un chiot qui attend un su-sucre, et il me plait de le satisfaire.
Grosses bises de ce côté-ci de la frontière en attendant plus... toujours plus... insatiable...
En attendant, comme je l'avais fait pour la Turquie, je vais vous faire un petit récapitulatif sur la Syrie.
La Syrie n'est pas un pays très évident pour un voyageur inexpérimenté. Je sais bien qu'on ne peut pas tout avoir mais très peu de syriens parle anglais et c'est un peu plus difficile qu'ailleurs d'avoir une conversation avec des locaux. Toute les villes que j'ai faites ont un quartier historique chargé de charme, mais le reste du temps, le pays étant assez pauvre, l'architecture locale ne rend pas grace à la culture arabe telle qu'on se l'imagine. Même en centre ville la couleur prédominante est le gris parpaint et l'air est souvent chargé en pollution due au fait que les pots catalytiques ne sont pas encore majoritaires ici. Hors des villes, le pays est principalement plat et à mesure que l'on s'aventure à l'est, le désert prend ses droits. Un désert rocailleux mélangé de sable ou de rares oliviers ont vraiment du mal à se faire une place.
La nourriture est très proche de se qu'on trouve en Turquie et je pense que dans toute la zone, les influences sont les même hormi le fait qu'en Syrie, on trouve des plats berbères à base de riz, de yahourt et d'amandes. Ca fait un bon compromis si on a envie de manger autre chose.
Les Syriens quant à eux sont en grande majorité des gens délicieux. L'hospitalité est une chose qui veut vraiment dire quelque chose ici. Même si on refuse d'acheter quoi que ce soit, et même si eux n'ont pas énormément de moyens, on sent que l'argent n'est pas la chose qui compte le plus au monde. Je me suis même vu retourné plusieurs fois le bakshish que je voulais laissé. Il est également coutume pour eux apparemment d'offrir le thé à tour de bras et croyez-moi que quand on vient de Paris, c'est tout sauf banal et on en redemanderait presque si on était pas gêné par tant de générosité. Je ne sais pas contre pas quoi dire sur les syriennes car je ne me souviens même pas avoir parlé à une femme durant mon séjour. La religion tient une place très importante et on se félicite parfois de pouvoir ne serait-ce que voir les cheveux d'une femme. Je me souviens qu'à Aleppo, on est déjà content quand on voit son visage...
Enfin le cout de la vie est ici dérisoire en comparaison de la turquie et donc d'autant plus en comparaison de l'Europe. Mise à part qu'à Damas tout est 2 fois plus cher que partout ailleurs dans le pays, ça reste extrèmement abordable. A Damas, le dortoir de 4 lits revenait à 10 euros alors qu'en province, ça tournait plus autour de 5 euros. Pour la nourriture, les transports, l'entrée sur les sites, tout est à l'échelle, on aurait presque envie de leur dire d'augmenter les prix pour les touristes.
Je ne sais pas si je retournerais un jour en Syrie, mais en tout cas ça vaut largement le déplacement. Choukran les gars!! A une autre fois les filles!
Auberges de jeunesse, cabinas et hôtels à Montezuma et Arenal? (Costa Rica) English translation pending
Auriez-vous des suggestions d'hôtels pas chers, auberges de jeunesse, cabinas, etc, des coups de coeur à Montezuma et Arenal??? Nous allons au Costa Rica du 2 au 12 janvier...devrions-nous réserver à l'avance ou il y a toujours moyen de s'arranger sur place?? Merci!
Catherine
Train "Lézard rouge"? English translation pending
Salutre.
Qui a déjà pris le train le lézard rouge de Tozeur, c'est une animation interressante? je cherche le tarif ? et les horaires (départ et durée)? Merci d'avance.
Qui a déjà pris le train le lézard rouge de Tozeur, c'est une animation interressante? je cherche le tarif ? et les horaires (départ et durée)? Merci d'avance.