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New York pour la quatrième fois: que faire? English translation pending
by Drazen · 2018-02-09 · 15 replies
Bonjour,

Avec ma femme nous partons pour une semaine à NYC début juin. Il s'agira pour nous de notre 4 ème escapade à Big Apple après 10 jours en décembre 2008, 20 jours en aout-sept 2011 et 10 jours en novembre 2013. Aussi, nous avons déjà vu les immanquables et nous projetons de visiter la ville sous un angle nouveau et différent. Avez vous des bonnes idées, insolites, à nous proposer? J'avais pensé à une ballade en vélo sur une journée sur Governor Island et Staten Island par exemple, ou encore la visite de la Réserve Fédérale dans South Manhattan.
Pourquoi aller en Tunisie? English translation pending
by Ihéb19071997 · 2018-02-05 · 16 replies
Souvent, aller en Tunisie ne fait pas partie des rêves des voyageurs.

Trop touristique, trop proche, juste une plage au soleil. Son image de clubs de vacances et de tourisme de masse lui colle à la peau…

On y va quand même. Tout simplement parce qu’un jour, on a envie de plage et de soleil, et que la Tunisie, c’est pas cher !

Et là, on découvre autre chose… On découvre autre chose et on tombe sous le charme !

Comme tous les voyageurs que j’ai accueillis ici et qui sont repartis avec un autre regard.

Comme tous mes amis facebook qui par leurs “j’aime”, partages, photos et commentaires me rappellent chaque jour combien ils aiment la Tunisie et les Tunisiens.

Comme moi.

Bien sûr, vous trouverez toujours des râleurs pour vous dire le contraire ! Mais dans leurs cas, un autre pays produit les mêmes effets. Oublions-les !

Alors, revenons-en à notre question première : pourquoi aller en Tunisie ?

Parce qu’il y a la mer, le soleil… et plus ! Même si lézarder du matin au soir sur la plage dans un club vacances n’est pas votre dada, la mer, c’est quand même sympa. Surtout si elle est limpide comme celle de Tunisie, avec une eau à plus de 20° 6 mois de l’année.

La cerise sur le gâteau ? Il reste plein de plages désertes ! Des longues plages de sable blanc, des côtes rocheuses, des criques sauvages. Mais celles-ci, vous ne les trouverez pas dans les brochures touristiques…

Il y a la mer, mais il y a aussi :

la montagne : ocre et désertique dans le sud, cachant des villages berbères et des oasis ; verdoyante dans le nord-ouest , aux sommets parfois enneigés. le Sahara, occupant plus de 30% du territoire, un Sahara de sable et de dunes, le Grand Erg oriental, piqueté de quelques monts tabulaires et de sources d’eau chaude. des déserts de sel dont le plus connu est le Chott El Djerid, véritables terres de mirages. quelques grandes villes le long des côtes et, à l’intérieur des terres, des espaces infinis. Une côte nord totalement désertée, des oliveraies à l’infini, des km de route sans croiser personne, des bergers au milieu de nulle part, des oasis qui bordent le désert, un Sahara qui finit quelques 1 500 km plus au sud…

Sensation de liberté…

Dans ce tout petit pays, plus de 3 fois plus petit que la France, vous pouvez passer de l’un à l’autre en une journée.

De la mer à la montagne. De la montagne au Sahara. Du Sahara aux forêts verdoyantes. Des forêts verdoyantes aux oliveraies. Toutes les combinaisons sont possibles !

Parce que vous pouvez y faire plein de choses extraordinaires Passer la nuit sous les étoiles au cœur des dunes avec des hommes du désert Faire de la plongée dans des eaux limpides, poissonneuses et abritant de nombreuses épaves Dormir dans un ksar, une maison troglodyte ou dans une cabane perchée dans un palmier Survoler le Sahara en ULM Vous baigner dans un bassin d’eau chaude naturelle en plein hiver dans une oasis Naviguer en felouque avec les pêcheurs, pêcher des poulpes, des éponges et des oursins Randonner à cheval entre déserts de pierre et de sable Vous faire chouchouter dans des palaces au raffinement extrême Visiter les lieux de tournage de Star Wars Partir en autarcie complète en méharée dans le Sahara en compagnie des nomades Observer les dauphins à Djerba Mais la Tunisie, c’est aussi le paradis des amateurs de sport nautiques, des joueurs de golf, des chasseurs, des pêcheurs ou des ornithologues, des astronomes amateurs et professionnels, des amoureux des vieilles pierres…

Parce que la Tunisie est un livre d’histoire à ciel ouvert La Tunisie, c’est plus de 3 000 ans d’Histoire, la succession de nombreuses civilisations qui s’y sont installées.

La Tunisie, c’est Carthage, la célèbre cité punique devenue puissance dominante de la Méditerranée occidentale, la Carthage de Salammbô écrit par Flaubert, site archéologique classé au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1979. Plusieurs fois détruite, reconstruite, convoitée par tous. Les Romains qui en firent la capitale de la nouvelle province d’Afrique, les Vandales, les Byzantins puis les Arabes qui la délaissèrent pour Tunis, la cité voisine. La Tunisie, c’est aussi :

l’aqueduc de Zaghouan à Carthage, long de 123 km, alimentant en eau la capitale ; les villas souterraines de Bulla Regia, luxueuses villas construites en sous-sol, constructions quasi uniques dans le monde antique ; l’amphithéâtre d’El Jem, un véritable colosse circulaire au milieu de rien, le troisième plus grand Colisée après ceux de Rome et Capoue ; l’extraordinaire Dougga, la « petite ville romaine la mieux conservée de l’Afrique du Nord », remarquable par sa taille — 70 hectares —, la conservation exceptionnelle de ses monuments et la richesse historique de son passé punique, numide, romain et byzantin. Certainement l’un des plus beaux sites archéologique du pays et l’un des plus importants de toute l’Afrique romaine ; le musée du Bardo qui possède l’une des plus riches et des plus belles collections au monde des mosaïques romaines. Kairouan, la première ville sainte du Maghreb, et sa grande mosquée, le plus ancien lieu de prière du monde musulman occidental, un vrai chef d’oeuvre ; les médinas de Tunis, Sousse et Sfax

Parce qu’il y a les Tunisiens… Je sais, ça fait un peu lapalissade, et pourtant…

D’un voyage, en dehors des paysages, ce sont surtout les rencontres, les sourires et les moments de partage qu’on garde en mémoire.

Et c’est particulièrement vrai pour la Tunisie.

Parce que les Tunisiens sont accueillants, naturellement. Parce qu’ils sont souriants, plein d’humour, parce qu’ils prennent le temps, parce que vous n’êtes pas un parmi d’autres.

Parce qu’ils sont curieux de vous connaître, de voyager à travers vous. Parce qu’ils vous ouvrent la porte et vous accueillent comme des rois.

Bien sûr, il y a aussi ceux qui vous prennent pour un touriste avec tout ce qu’il y a de plus détestable. En face, il y a parfois aussi ceux qui se comportent comme des touristes avec tout ce qu’il y a de plus détestable. La Tunisie, c’est aussi :

l’aqueduc de Zaghouan à Carthage, long de 123 km, alimentant en eau la capitale ; les villas souterraines de Bulla Regia, luxueuses villas construites en sous-sol, constructions quasi uniques dans le monde antique ; l’amphithéâtre d’El Jem, un véritable colosse circulaire au milieu de rien, le troisième plus grand Colisée après ceux de Rome et Capoue ; l’extraordinaire Dougga, la « petite ville romaine la mieux conservée de l’Afrique du Nord », remarquable par sa taille — 70 hectares —, la conservation exceptionnelle de ses monuments et la richesse historique de son passé punique, numide, romain et byzantin. Certainement l’un des plus beaux sites archéologique du pays et l’un des plus importants de toute l’Afrique romaine ; le musée du Bardo qui possède l’une des plus riches et des plus belles collections au monde des mosaïques romaines. Kairouan, la première ville sainte du Maghreb, et sa grande mosquée, le plus ancien lieu de prière du monde musulman occidental, un vrai chef d’oeuvre ; les médinas de Tunis, Sousse et Sfax

Parce qu’il y a les Tunisiens… Je sais, ça fait un peu lapalissade, et pourtant…

D’un voyage, en dehors des paysages, ce sont surtout les rencontres, les sourires et les moments de partage qu’on garde en mémoire.

Et c’est particulièrement vrai pour la Tunisie.

Parce que les Tunisiens sont accueillants, naturellement. Parce qu’ils sont souriants, plein d’humour, parce qu’ils prennent le temps, parce que vous n’êtes pas un parmi d’autres.

Parce qu’ils sont curieux de vous connaître, de voyager à travers vous. Parce qu’ils vous ouvrent la porte et vous accueillent comme des rois.

Bien sûr, il y a aussi ceux qui vous prennent pour un touriste avec tout ce qu’il y a de plus détestable. En face, il y a parfois aussi ceux qui se comportent comme des touristes avec tout ce qu’il y a de plus détestable.
Itinéraire de 13 jours au nord du Laos English translation pending
by LeaMarechal · 2018-01-28 · 7 replies
Bonjour a tous,

Nous partons au Laos en Mars/Avril pour 13 jours plein sur place. Pour nous aider a planifier notre itinéraire du mieux possible, nous aimerions avoir votre avis et retours d'experiences passées au Laos. Par manque de temps nous avons décidé de nous concentrer uniquement sur le nord du pays. Nous souhaitons nous deplacer en transport locaux ou moto. Nous sommes fan de randos / rencontre des locaux / nuits chez l' habitant/ voyage solidaire...

Nous arrivons et repartons de Vientiane. Nos interrogations: - Vientiane, mérite t'elle de s'y arrêter? - Luang Prabang + environ, Combien de jours y passer? - Nous voulons faire des trecks au nord Mang La ? Nong Khiaw ? Mang Ngoy ? Luang Namtha? Muang sing? - La plaine des jarres vaut elle le détour? - Un arret de 1 jour a Vang vieng est-il suffisant?

Evidemment, nous n'avons que 13 jours sur place et nous savons que nous allons passer du temps dans les transports et qu'il faudra faire des choix. Toutes propositions et idées sur d'autre villes/destinations sont les bienvenus :) En attendant vos réponses! Merci et bonne journée!!

Léa et Olivier
Australie du Sud: Adélaïde + 2 itinéraires English translation pending
by Vaikeaiti · 2018-01-11 · 0 replies
cette partie de l' Australie est souvent moins visitée que d'autres et pourtant elle permet de belles perspectives sur une nature riche et diverse et un bord de mer toujours étonnant. Adelaïde, la capitale de l' Etat, profite d'un climat méditerranéen très agréable avec des états chauds et secs et des hivers frais et lumineux. Le centre ville est compact et peut être facilement visité et exploré à pied. La ville a été établie et planifiée selon la vision du Colonel William Light, chargé en 1836 de construire une nouvelle ville, sans l' apport de travail forcé, ce qui est assez unique en Australie. Ville des mille églises au départ, Adelaïde est devenue un centre vivant de culture et d'art et s'enorgueillit à juste titre d'une qualité de vie remarquable. Un festival des arts a lieu tous les deux ans ( années paires ) fin février début mars. A quelques kms du centre ville se trouve Port Adelaïde et son centre historique qui mérite une visite. on peut s'y rendre facilement en train, en voiture ou en bus. Excursion aussi possible et facile à Glenelg, un faubourg excentré en bord de mer. Outre la plage, les cafés , les boutiques et l' ambiance, on ira voir le site The Old Gum Tree où le Gouverneur Hindmarsh a officiellement reconnu la colonie le 28 décembre 1836. Beaucoup de choses à voir le nez en l'air dans le centre ville : de King William Street ( General Post Office 1867, Old Treasury Building 1839, Town Hall 1866, Edmund Wright House 1876 ) à North Terrace ( West ) et North Adelaïde. Egalement à voir les Jardins Botaniques, créés au not-est de la ville en 1855 et puis North terrace ( East ) surtout pour le Tandanya NL Aboriginal Cultural Institute sur Grenfell Street, le South Australian Museum et le passionnant Migration Museum qui retrace l'histoire du peuplement et de l' immigration en Australie du Sud.

A Itinéraire Barossa, Fleurieu et Kangourou Island ( 5 jours / 500 kms ) On quitte Adelaïde par le nord en direction de Gawler, la plus ancienne bourgade d'Australie du Sud et qui date de 1839. la visite se fait à pied et en solo. Ne pas manquer le petit Folk Museum qui retrace l'histoire pionnière de la ville ( dans Murray Street, anciennement Telegraph Station ). Puis on file vers Lyndoch et la Barossa Valley, initialement peuplée par des Luthériens venus de Silésie et de Prusse dans les années 1830. C 'est la région des vignobles les plus connus de l' état et d'Australie, une cinquantaine en tout. La vallée ( et ses vignobles ) s'étend de Lyndoch à Angaston sur environ 30 kms. la plus allemande des bourgades est Tanunda créée à partir du village initial de Langmeil en 1843. L' endroit est classé patrimoine national. Si on prend le temps, on visitera des musées et quelques propriétés vinicoles autour de Tanunda. L'idéal est bien sur de se promener dans la vallée tranquillement en voiture et de s'arrêter souvent. De Tanunda, on va vers Nuriootpa ( en langue aborigène, " lieu de rencontre " ), Angaston et Keyneton. je conseille la visite de la propriété Henschke Wines pour ses exceptionnels vins rouges. De là, on part v ers mount Pleasant et Birdwood, puis Palmer et Mannum, cette dernière étant l'une des plus anciennes bourgades sur la Murray River et anciennement un port très actif où fut construit le premier bateau à vapeur, le Mary Ann en 1853. On visitera le musée flottant, anciennement PS Marion, un bateau à aube construit en 1897. Des promenades en bateau sont possibles. De Mannum on emprunte la Murray River Road, on passe sur le Murray Bridge et on continue sur la Highway 1 vers Strathalbyn, bourgade rurale fondée comme son nom l' indique par des Ecossais en 1839, et située à l' entrée de la Péninsule de Fleurieu. La ville mérite un arrêt bienvenu ne serait-ce que pour ses bâtiments anciens. De Strathalbyn, on continue vers Goolwa, à l'embouchure de la Murray River et proche de l' immense lac Alexandrina. Goolwa aussi mérite un arrêt un peu prolongé si l'on aime flâner. De Goolwa, on rejoint Victor harbor et on pénètre dans la Péninsule de Fleurieu. A noter le Urimbirra Wildlife Park et une ribambelle de petits villages et hameaux qui valent le détour. Granite Island, reliée à la terre ferme par une jetée, héberge une colonie de pingouins-fées et de phoques. De Victor harbor, on file vers Cape Jervis, point de départ des ferries vers Kangaroo island. Sur cette île bien connue, peu d'habitants. C'est un sanctuaire naturel, faune et flore, lande et forêts d'eucalyptus. L'île est vaste, 145 kms de long sur 60 kms de large; on logera à Penneshaw, American River, Parndana ou Kingscote. A voir absolument : le Seal Bay Conservation Park, le Kelly Hill Conservation Park, le Cape du Couedic ( et son phare ) le Cape Borda ( et son phare également ), les Remarkable Rocks et bien sur le Flinders Chase National Park où les balades sont vraiment exceptionnelles d'un point de vue nature. Vous l'aurez compris, kangaroo island est l' attraction touristique et naturelle N° 1 de cet itinéraire, ce qui n'empêcha pas d'acheter quelques bonnes bouteilles à boire dans la Barossa Valley. Joindre l' agréable ... à l' agréable ! Retour vers Adelaïde via Mc Laren Vale, une région vinicole de qualité. Le Wine Bushing Festival en octobre permet de profiter d'une ambiance festive unique.

B Australie du Sud Centre Ouest, Yorke Peninsula, Eyre Peninsula + The Flinders Ranges ( 7 jours / 2000 kms ) Attention : températures très élevées en été et routes ( et pistes ) parfois difficiles. Cet itinéraire est conseillé plutôt entre mai et octobre. la Yorke Peninsula est une région anciennement minière ( extraction du cuivre ) et historique. La Eyre Peninsula attire davantage pour ses petits ports, sa côte déchiquetée et ses vastes espaces naturels. Egalement pour ses propriétés vinicoles les plus anciennes d'Australie, le vin y est de grande qualité, supérieur, à mon avis, à ce qu'on peut trouver dans la Barossa Valley, un peu victime de son succès et parfois un peu bling-bling... On quitte Adelaïde vers le nord, direction Port Wakefield. Cette première étape n' a rien de fantastique, on fera par contre un détour vers le vieux village de Balaclava ( 26 kms à l' est ) tout à fait remarquable. De là, on continue vers Kadina, au centre de la région minière, appelée Little Cornwall, en raison d'un afflux important d'émigrants venus de Cornouailles en GB. la route continue de Kadina vers Moonta, Wallaroo, Port Broughton, Port Pirie ( située sur le Spencer Gulf ) puis Port Augusta. Toute cette partie peut être faite assez rapidement, le trajet est plus intéressant ensuite. On oblique vers la Eyre Peninsula, Whyalla puis Cowell, petite ville connue pour son jade noir très rare, son jade vert également ainsi que des carrières de marbre. C 'est ma première étape avec une balade dans le Whyalla Fauna and Reptile Park tout proche. De Whyalla, on descend vers le sud de la péninsule vers Tumby Bay ( on y mangera des huîtres et on pourra aller à la pêche au gros ... et / ou voir et s'approcher des grands requins blancs nombreux le long de cette côte ou encore partir en excursion dans les îles du Sir Joseph Banks Group Conservation Park, un ensemble maritime connu pour ses lions de mer, ses dauphins et ses oies sauvages ), puis Port Lincoln qui abrite la plus grande flotte de thoniers australienne. Je conseille une balade en voiture sur la falaise de Port Lincoln à Cape Carnot à l' extrémité de la péninsule : la côte est sublime, plages, falaises abruptes, grottes, trous du souffleur, phoques à fourrure, kangourous et émeus sur la lande. le passage est plus ou moins privé mais permis. Suite du voyage : il faut remonter le long de la côte puis obliquer vers l' intérieur vers Kimba et Fort Knob. A partir de Kimba, on peut s'enfoncer dans l' intérieur de la péninsule à la recherche des petits villages pittoresques, des forêts impressionnantes d'eucalyptus et des propriétés vinicoles haut de gamme. L' exploration de cette péninsule ne réservera que de bonnes et belles surprises. On remonte vers Port Augusta puis vers Quorn ( un train à l'ancienne fonctionne dans la vallée sur 33 kms, le Pichi Richi Railway ) puis Hawker ( via les Yourambulla Caves et leurs peintures rupestres ). Cette ville de Hawker peut être une étape majeure : on peut y louer des tours en hélicoptère ou en avion en survol des Flinders Ranges ou partir en excursions organisée en 4X4. Bien sur, on peut aussi remonter jusqu'à Wilpena Pound, y loger dans un environnement unique ( bungalows en pleine nature entourés de kangourous ). De Wilpena Pound on peut entrer profondément dans le Flinders Ranges NP : attention, pistes caillouteuses, peu de circulation, grosses chaleurs, et 4X4 obligatoire si on veut circuler en solo ( même si je n' avais qu' une Toyota standard pour un tour sur piste de 450 kms... tout s'est bien passé, mais j'ai regretté de ne pas être mieux équipé... ). il y a une station avec motel où l'on peut loger et de là prendre une excursion en 4X4 le long d'une route en abrupt et qui serpente entre d'anciennes mines d'uranium jusqu' en haut du pic d'où l' on peut voir la plaine désertique à perte de vue. Cette extension dans le parc est un must, ne la loupez pas, c'est inoubliable. de Wilpena Pound, on reprend la route du sud jusqu'à Quorn, mais en obliquant ensuite vers Peterborough ( musée ferroviaire ) puis Burra, ville ( anciennement ) minière comme tant d'autres ayant attiré au plus fort du boom du cuivre des émigrants venus de Cornouailles, du pays de Galles, d'Ecosse et d'Allemagne. les mines ne fonctionnèrent que pendant 30 ans pour être finalement abandonnées. De Burra, on fera une incursion dans la ville de Clare, très irlandais initialement ( en hommage au County Clare en Irlande ) située dans la partie nord des Mount Lofty Ranges et connue pour son agriculture prospère et ses vignobles ( Eaglehawk estate 1851, Leasingham Wines 1893 ). Le vignoble Sevenhill Cellars 1851 est propriété des Jésuites. Si on est lassé des vignobles, on pourra visiter la Bungaree Station, un ranch datant de 1841 qui ouvre ses portes au public et permet en particulier ( ce n' est pas tout le temps ) de voir tondre des moutons ( en un temps record... quelle habileté !!! ) Via Saddleworth et Tarlee, on rejoint finalement Adelaïde pour la troisième fois lors de ce voyage. Bien sur, je parle de 2000 kms en tout, mais avec l' extension vers l'intérieur de la Eyre Peninsula et l'autre extension à l'intérieur du parc des Flinders Ranges, on est plutôt du côté de 3400 kms. il faut donc rallonger le temps du voyage aussi. Voyageusement votre Moana
Avis et transports sur Palawan English translation pending
by Damienrch · 2017-11-11 · 38 replies
Bonjour à tous,

Départ dans 1 mois pour mon premier voyage aux Philippines 😊 Quelques questions se posent encore quant à l’organisation finale du voyage, en cause, les transports / trajets.

Présentation du voyage : du 8 au 30 décembre

- N'ayant pas réussis à me décider dans les destinations j'ai choisi un séjour express dans le nord de Luzon et la région de Batad (J'ai déjà bien lu tout vos retour sur ce point malgré tout je ne peux pas passer à coté d'un site classé comme celui ci, nous courrons donc avec nos bus de nuit en "bons touristes asiatiques" ne me jugez pas c'est assez dur comme ça 😛)

- Etape 2 : Palawan : 3j et 4 nuits sur Coron puis un bateau pour El Nido. Il nous reste alors seulement 4 ou 5j sur Palawan. (Entre El Nido et ses Islands hopping et Port Barton)

- Etape 3 : Visayas : pour les 8 jours restants entre Moalboal (probable arrivée sur Cebu depuis PP donc autant essayer de voir ce fameux sardine run bien que ce soit couteux en temps 🤪) Dumategue (excursion sur Apo et une pour les requins baleine, plus flâner sur Rizal Bd) Siquijor (intéressé par la cascade de Cambugahay, paliton beach et son coucher de soleil et le mysticisme de cette ile) Bohol (un petit lever de soleil au chocolate hills, Un RDV avec les tarsiers. Kayaker sur la rivière à la nuit tombée pour y apprécier le calme et les lucioles et plonger sil nous reste du temps :) )

Ma principale question réside sur Palawan. 1) Il semble vraiment compliqué de rejoindre PP depuis port Barton, qu'en pensez vous ? Le LP ne donne que 2 départs de jeepney et rien n'est écrit sur la ville de Roxas. Est il envisageable de partir le matin de Port Barton et d'enchainer avec un avion pour Cebu ?

2) Et donc pour vous l’itinéraire vous semble t il fiable ? (J'ai réduis au maximum tout ce que je voulais voir, je n'ai pu me résoudre à retirer d'autres étapes)

3) Je n'ai vraiment pas l'habitude de planifier ni de réserver tout à l'avance durant mes voyages. Cependant j'ai lu qu'il était préférable de réserver les avions à l'avance question de budget. J'ai lu à plusieurs reprise sur ce forum que les vacances de Noël était l'occasion pour de nombreux philippins de retourner chez eux. Faut il également que je réserve nos hébergements ? Ou bien continuer à faire comme d'habitude et vérifier / négocier les chambres sur place ?

Je vous remercie d'avance Damien Enregistrer
Discussion autour du thème du mois d'octobre 2017: "Le vent et ses effets" English translation pending
by Pyrene64 · 2017-10-02 · 98 replies
Ici le fil de discussion et photos hors concours

Retour au concours ici : https://voyageforum.com/v.f?post=8263511;live=1;
Destination paysage et plage avec enfants pour février English translation pending
by Adumas4 · 2017-08-22 · 7 replies
Bonjour Je suis une fan du forum et tout juste rentrée de notre grand voyage de cet été (3 semaines camping + hotel côte ouest des US) nous cherchons une destination pour notre prochain hiver 2019, oui je sais c'est loin mais j'ai besoin de rêver ... Alors voila, on a fait la Thailande en famille (4 enfants) et nous 2 le Sri Lanka (on a vraiment adoré) On aime surtout les paysages les jolies quartiers les balades (3-4 heures dans la nature) et ce qui nous a manqué aux US c'est de pouvoir (pour les enfants) faire qq jours de plage au moins à la fin du séjour (comme nous avions fait en thailande).

Alors voila j'avais pensé au costa rica, j'ai vu qq carnets mais j'ai pas été complétement emballée ... je viens de lire qq trucs sur le yucatan ça m'interesse mais j'ai l'impression que c'est surtout plage (et ça c'est pas trop notre truc) et pas assez paysage ... Alors autre destinations??? le pérou, plage ? Ca serait pour un séjour de 2 semaines. MErci à tous
Circuit d'un mois en Israël avec 2 enfants English translation pending
by Thaitrip · 2017-06-22 · 13 replies
Bonjour à tous

nous partons un mois en août avec nos deux enfants, et nous hésitons sur le circuit le plus optimal à la fois en terme de visites, en terme de coût et en terme de détente. Nous souhaitons passer au moins une semaine à Jérusalem, une semaine dans le Nord, une semaine à Eilat pour faire de la plongée et aller en Jordanie voir Petra, et quelques autres visites (mer morte, ...).

Notre question principale est : pour visiter le nord, faut-il nécessairement bouger tout le temps (notre mode de vie est déjà très nomade au quotidien et nous avons besoin de nous poser un peu) ou est-il possible de se poser à Safed, Tibériade (ou un autre endroit mieux adapté) et rayonner de là ?

Voici les deux idées principales que nou avons eues et nous serions preneurs de vos retours, idées, suggestions, ...

1° Commencer par aller visiter le nord en se posant à Haïfa, Safed, Tibériade ou un autre endroit que vous nous suggéreriez 2° descendre le Jourdain pour aller vers Jérusalem et y passer une semaine 3° descendre vers Eilat en passant par la mer morte 4° Eilat et Jordanie 5° remontée vers Tel Aviv et retour en France

deuxième solution : 1° commencer par Jérusalem 8 jours 2° aller vers le nord (Safed, Tbériade, ...) 8 jours 3° descendre vers la mer morte quelques jours (puis Mitzpe Ramon...) 4° Eilat et Petra 5° retour Tel Aviv et France

Que pensez-vous ? Faut-il absolument louer une voiture pour se déplacer facilement avec ces itinéraires et 2 enfants ? Si oui, étant donné qu'une voiture n'est pas nécessaire à Jérusalem l'itinéraire 2 est-il plus optimal ?

Merci infiniment
Happiness World Tour English translation pending
by Frenchalex · 2017-05-30 · 4 replies
😮 4 mois en Inde 😉 10 jours au Sri Lanka 😊 21 jours au Nepal

Pourquoi ? Soutenir l'éducation et la santé avec notre petite ONG et le film.

Comment fait on ? En quittant tout, maison, famille, amis, jobs, clients, voitures pour réaliser le film !

Que se dit on ? Vais-je réaliser mon rêve à la retraite ou maintenant ?

Où ? Inde, Sri Lanka, Nepal, Myanmar, Thaïlande, Laos, Vietnam, Singapore, Malaisie, Indonésie, Australie, N.Zélande, Argentine, Chili, Pérou, Guatemala, Belize, Mexique, USA, Canada.

Ceci est le début d'un voyage de 18 mois dans 18 pays ou plus selon le budget. L'idée est simple; réaliser un film documentaire sur le bonheur autour du monde. Quel voyageur ne recherche pas un peu (ou beaucoup) de bonheur en voyageant, partageant son expérience de vie autour du globe ? Nous "interviewons" des gens de tous azimuts, déjà célèbres ou non à propos du bonheur; si il existe, ou et comment ?

A l'heure de cet article nous sommes au Népal après 20 jours, de courtes visites et beaucoup de travail. Le voyage commençait en Inde le 6 Janvier 2017, après avoir fait des classes de Yoga de deux mois dans le Kerala (à la saison des fruits !!), nous partions interroger des gurus et mentors locaux, Sadhguru, Amma en Kerala et Tamil Nadu. Nous avons eu la chance de rencontrer Rasha l'auteur de "UN", américaine vivant à Tiruvannamalai, une ville de pèlerinage et siège de l'ashram de Sri Ramana au pied de la montagne sacrée Arunachala. Que nous avons escaladée à la lampe frontale dès 3h00 du matin, sachant qu'il ferait déjà 30 degrés à 10h00 ! Une ascension formidable, avec un lever de soleil inoubliable au sommet !

Le voyage prendra fin à Dharamsala après avoir perdu 15% de faculté auditive et une capacité pulmonaire considérablement réduite. Il faut savoir qu'en Inde, tout le monde klaxonne sans raison et tout le temps (c'est le mode de conduite nationale) et que 90 % de la population brûle les ordures ménagères dans les rues, offrant régulièrement des effluves toxiques. Ce ne fut pas ma première expérience en Inde, mais la 3ème, incluant des études en médecine ayurvedique en 2012 (pour infos). Nous avons soutenu une école pour non-voyants à Jaipur, en leur permettant d'acheter des nouveaux ordinateurs avec un logiciel adapté pour les aveugles.

Une halte de dix jours au Sri Lanka en Mars fut pour nous l'équivalent de "vacances" en voyage :) 10 jours de soleil, de vagues, de propreté et de routes praticables et rapides, nous avons fait un tour de 700 KM dans l'île en scooter, en passant dans les réserves naturelles avec les éléphants, et les montagnes (2100m.) où pousse le thé Sri Lankais. Un souvenir et un goût d'aventure fantastique.

De retour en Inde, Dharamsala fut salvateur pour notre équilibre, un lieu 'frais' grâce à l'altitude et plus calme. La ville du Dalai Lama offre une énergie différente, des moines du monde entier visitent ce lieu de paix avec vue sur les pics enneigés. Nous avons le plaisir de 'croiser' rapidement le Dalai Lama, de visiter et méditer dans son temple. Notre interview avec sa sainteté nous ayant été refusée préalablement. Nous avons rencontré Dawa, un réfugié tibétain qui nous a ému par son histoire, sa fuite du Tibet, la perte de son père arrêté par les militaires, sa difficulté à trouver du travail, ... Nous l'avons aidé avec l'aide d'une amie en Suisse à avoir un niveau de vie plus agréable pendant quelque temps. Aujourd'hui est notre dernier jour au Nepal, nous n'oublierons jamais ces montagnes magnifiques, le sourire des enfants dans la rue à qui on a offert des cadeaux et aussi aux enfants de l'école Nag qui nous ont montré le bonheur à leur façon. Nous partons demain direction le Myanmar vers de nouvelles aventures où nous attendent des enfants âgés de 3 à 5 ans dans un village isolé... Mais tout cela est une autre histoire !

Alexandre et Laetitia
Franco-Tunisien veut vivre en Tunisie: formalités? English translation pending
by Douance · 2017-04-02 · 26 replies
Bonjour tout le monde, je souhaite partir m'installer en TUNISIE !!! J'ai besoin de conseils ! beaucoup de conseil s'il vous plait !

Voici mon histoire : Je m'appels Mehdi, j'ai 38 ans. Je suis né en 1979 à Lyon, d'un papa Tunisien naturalisé Français et d'un mère Française . Je possède donc depuis ma naissance la double nationalité Franco/Tunisienne. J'ai vécu en France toute ma vie et j'ai connu la Tunisie durant mon enfance pour les vacances d'été . J'ai perdu mon père en novembre 2014, et je n'étais pas retourné en Tunisie depuis plus de 16 ans avant son décès . Depuis maintenant 2 an et demi, je multiplie les allés et retours France Tunisie chaque mois et je ne peux plus me passer de mon village ! Je ne sais pas parler Tunisien, mais mes nombreux allés/retour me permettent d'enrichir petit à petit mon vocabulaire, et ma famille est très très présente sur place .

Aujourd'hui je désire vendre mon appartement et partir vivre dans le village de mon père, je sens que mon avenir est là-bas et je suis vraiment trop enthousiaste à l'idée de m'y installer .

Seulement voila, comment faire ? comment puis-je emmener une voiture avec moi (Je n'ai plus de FCR, déjà vendu en 2000) . Comment ça se passe pour emmener tout ce qui est hifi avec moi ? télés et ordinateurs ? Pour ce qui est de l'administratif sur place, ce n'est pas un problème pour moi, mais j'ai besoin de renseignements concernant mes droits d’import pour m'installer sur place.

PS: j'aimerais y rester définitivement pour début 2018 .

Merci à toutes et à tous d'avoir pris le temps de me lire.

Bien cordialement.

Mehdi
État du chemin Toulouse - Sète (à vélo) English translation pending
by Truitedemer · 2017-03-27 · 19 replies
Bonsoir a tous les avis les plus divers positifs ou négatifs circulant sur différents sites , avez vous un avis récent sur l état cyclable du chemin de halage qui doit jouxter le canal du midi dans la portion Toulouse Séte ? nous sommes un couple de 65ans l humidité ne nous fait pas peur , mais les frondrieres pleines de boue en bordure de l eau oui . nous partirions fin Avril et nous sommes équipés de vélos 26 pouces , shimanos XT triple , pneus Schwalbe marathon , Départ fin Avril 2017 pour 8/10 j Merci ML
Derrière l'Africain se cache l’Afrique! English translation pending
by Elcanadiense · 2017-02-14 · 124 replies
Derrière l'africain se cache l'Afrique et derrière l'Afrique se découvre l'africain !

Voici notre carnet de voyage et nos plus belles photos, nos plus beaux souvenirs, les gens rencontrés, les contacts réalisés, les lieux ou situations particulières, les visites kitchs ou kétaines. Ici pas de censure, pas de recadrage, retouche...des images avec tous leurs défauts. Le but étant de partager et non de publier chez National Geographic 😎

Ce périple de 50 jours a été réalisé grâce aux conseils de Francky4, Blesl, mimi48, et plusieurs autres discuté il y a 2-3 ans. Francky4 tu m'as dis que tu serais intéressé par le récit de ma longue aventures en sol africain alors le voici sans censure...

Aventure: 50 jours dans l'est africain entre le Kénya, la Tanzanie et Zanzibar. Voici l'itinéraire que nous avons réalisé décembre 2014 à février 2015.

Nous essaierons d'être le plus ponctuel que possible dans la rédaction et la publication du récit afin de ne perdre l'intérêt.

L'embarquement est pour bientôt alors mettez une note dans vos ''discussion suivi''.
Voyage Croatie en voiture English translation pending
by ImanMidebou · 2017-01-22 · 8 replies
Bonjour à tous,

Je me tourne vers vous pour partager l'organisation de mon voyage en Croatie pour mi mai, et j'ai quelques questions.

Je vais louer une voiture à l'aéroport. Sachez que j'essaie de faire le tour des endroits naturels les plus beaux à voir. Mais nous voulons pas trop trop nous épuiser durant le voyage.

J1: Arrivée le soir à Zadar, dodo sur place. J2: Je prend la voiture jusqu'à Plitvice pour visiter les lacs et je rentre à Zadar. J3: Je prend la voiture jusqu'à Paklenica pour la visiter, je rentre à Zadar et je visite la ville. J4: On va jusqu'à Krka pour visiter et on va jusqu'à Split pour visiter. J5: On va jusqu'à Markaska pour visiter les montagnes du Biokovo et on revient à Split. J6: On va à Dubrovnick pour visiter la ville. J7: On pars à l'île de Mljet ou on passe la nuit la bas J8: On rentre à Dubrovnick, on visite un peu et on rentre le soir.

Alors j'ai quelques questions... Est-il réellement nécéssaire de visiter Zadar ou vaudrait-il mieux que j'aille dans une ville qui soit plus proche de Plitvice et de Paklenica afin d'éviter les longues routes? Sibénik et Trogir valent-ils le coup d'être visités? Pour aller à Mljet en voiture, par quelle ville vaut-il mieux aller? Y a t-il des randonnées dans les montagnes du Biokovo? Ai-je oublié un endroit important à visiter? J'ai lu qu'il fallait payer pour passer de Split à Dubrovnick, est-ce vrai? Si oui, combien? Est-il difficile de trouver des places pour se garer dans les villes?

Merci beaucoup pour vos réponses!! Toute critique est à prendre! Je suis à mon troisième voyage organisé (Italie: région amalfitaine et naples ainsi qu'Istanbul), et c'est le premier que je fais en voiture.
Islande août 2016 English translation pending
by Mlefevre · 2016-09-24 · 17 replies
Hello! Voilà la suite de nos aventures débutées en mai. Bonne lecture! Marie



Lien vers le récit avec texte et photos en cliquant ici

ISLANDE AOUT 2016 Suite de nos aventures débutées en Mai 2016. Samedi 06 août 2016 J1 Gullfoss Langjokull F335 Après un vol sans histoire depuis Paris CDG (on a croisé Caroline à la sortie de son avion, qui s’avère être aussi le nôtre! On en a profité pour échanger nos clés : elle récupère la voiture laissée sur le parking de CDG pour rentrer à Nancy), nous quittons l’aéroport en milieu d’après-midi. Ravitaillement, puis après avoir longé le Thingvallavatn qui nous étonne toujours avec son allure de lac scandinave, nous filons vers Gullfoss encore éclairée par le soleil déclinant, et entrons dans le domaine des hauts plateaux puis bifurquons vers l’ouest sur la F335, qui file vers le sud du Langjökull. Nous nous posons pour la nuit près du Sandvatn. Bienvenue en Islande, le pays des nuages !



Dimanche 07 août 2016 J2 Langjokull F336 Kerlingarfjoll F735 Grand ciel bleu au réveil, avec juste ce qu’il faut de nuages à l’ouest sur le Langjökull. Nous continuons sur la F335, impatients de voir ce qu’elle nous réserve. La piste est longuette, pas très roulante, mais la lumière est superbe. Nous dépassons un tout petit refuge, auquel sont adossés 2 v��los (courageux cyclistes car ça fait une trotte, nous passons sans nous arrêter pour ne pas les déranger… il est 5h du matin ! Oui nous sommes restés à l’heure française histoire de profiter des belles lumières) Nous passons un gué peu profond à cette heure matinale mais pas très lisible quant à l’endroit où traverser (peu de traces), puis abandonnons le fourgon un peu plus loin car la pente devient très raide. Nous continuons à pied vers le lac Hagavatn, d’où s’écoule cette vigoureuse cascade. Les petits cumulus de la nuit se sont transformés en lenticulaires du plus bel effet, on adore ! Le Langjökull fait son apparition. En mai nous avions eu l’occasion de nous balader sur son versant ouest. Le sud n’est pas mal non plus ! Un peu de vie dans ce monde hyperminéral, c’est l’été ! Retour vers le fourgon garé un peu plus bas dans la vallée. Il est 7h30, le soleil passe au-dessus des montagnes… Nous redescendons la F335, toujours surveillés par quelques jolis nuages lenticulaires, reprenons la F35 vers le nord, puis bifurquons vers la F336, piste facile puisqu’aménagée pour des tours en mountain trucks sur le glacier. Personne à cette heure matinale…superbe vue sur le glacier et ces belles montagnes tourmentées. Retour sur la F35, nous dépassons le Hvitarvatn près duquel nous avions campé il y a 4 ans, puis tournons vers l’est (F347) et le massif de Kerlingarfjoll que nous n’avions fait qu’effleurer la dernière fois à cause du mauvais temps. Cette fois il fait très beau, aussi nous dépassons le camping et nous filons directement vers le parking du haut. Profitons du beau temps pour sortir des sentiers battus (et balisés) ! Nous descendons vers la passerelle, puis nous remontons la vallée de Hveradalir en rive gauche. Les sommets de Snaekollur et Lodmundur (un peu plus de 1400 m) nous font de l’œil, mais on préfère se concentrer sur les manifestations géothermiques. Festival de couleurs avec ce généreux soleil ! Pas facile de trouver le meilleur chemin dans ce dédale de rhyolite et de sources chaudes… Arrivés en haut de la vallée, avant de changer de versant nous décidons d’aller voir ce gros névé de plus près, d’un peu trop près en fait ! Fred se retrouve soudain englué dans 60 cm de sables mouvants, gros fou rire une fois qu’il s’en extirpe, pantalon et chaussures repeints couleur locale ! Pour traverser la vallée, Il nous faut franchir encore 2 ruisseaux, Un bleu et un rouge, incroyable !



Le bleu passe sous un pont de neige joliment sculpté… Retour parfois un peu acrobatique jusqu’au fourgon (il eut été plus simple de revenir sur nos pas en restant en rive G de la rivière principale, mais on préfère les boucles !) Nous filons ensuite sur la F35 toujours vers le nord, afin de faire trempette à Hveravellir. Fred s’y baigne tandis que je fais un tour dans la zone géothermale à présent très aménagée. Elle surplombe le camp. A l’ouest le Langjökull…toujours lui (il fait 50 km de long) Nous prenons ensuite la F735 étonnamment champêtre, et nous posons tout au bout de la piste, avec vue imprenable sur le Langjökull et le petit refuge de Thjofadalir (nous y apercevons 2 randonneurs qui parcourent sans doute le sentier de randonnée du Kjalvegur qui longe le flanc est du glacier) Les « ornières » sont en fait les traces des passages répétés des chevaux.

Lundi 08 août 2016 J3 Landmannalaugar Skalli Ce matin le ciel est un peu couvert mais les premiers rayons du soleil éclairent tout de même le Langjökull.



A contre-jour les fumerolles de Hveravellir, à une dizaine de km. En route pour le Landmannalaugar, nous reprenons la F35 vers le sud cette fois, puis la route 30, si bucolique, avec ses fermes et ses balles de foin multicolores (si quelqu’un a une explication ? C’est comme les chamallows, il y en a des blanches, noires, vertes, bleues et rose !) Nous passons au nord du redoutable Hekla (volcan « en retard » dans son rythme éruptif théorique, gloups !) La piste F208 qui mène au Landmannalaugar est très fréquentée, il n’y a plus que de rares gués, belle occasion de faire une pause-déjeuner en regardant les voitures traverser…il y a les prudents qui attendent que les autres leur ouvrent la voie, les habitués qui ralentissent juste ce qu’il faut pour épargner leur radiateur, et les frimeurs qui vont tout schuss…une voiture de rangers est venue examiner le gué en le traversant à plusieurs reprises dans tous les sens afin de s’assurer de l’absence de danger (trou, grosse pierre) On n’a jamais vu autant de rangers que cette année… Depuis ce gué on voit bien la cascade rouge de Raudufossar, où je prévois une petite balade… Après avoir traversé une zone très verte prisée des moutons, Nous arrivons enfin près des premières montagnes de rhyolite et de la grosse coulée de lave. Le ciel est pour le moins…perturbé ! Belles collines très graphiques malgré le temps qui se couvre. Nous grimpons (la piste est très raide avec une tôle ondulée énorme) jusqu’au Ljotipollur, lac de cratère d’une étrange teinte métallique dans un écrin de roches rouges, dont quelques courageux cyclistes font le tour… Puis nous faisons une petite pause au col qui surplombe le Frostadavatn et cette énorme coulée de lave. Rivière bleue, montagnes vertes et rouges, nous voilà presqu’arrivés. Voilà le camp du Landmannalaugar. Les prévisions météo semblent un peu trop optimistes, mais confiants, nous prenons le nécessaire pour bivouaquer et partons en milieu d’après-midi à la recherche des montagnes bleues (voir épisode précédent ici ! sites.google.com/...sgil-landmannalaugar) Il devrait faire beau demain : l’idée est de bivouaquer au pied de Hattver ce soir, puis d’aller à Sveinsgil demain et de rentrer ensuite. Nous partons vers Skalli, dépassons le sommet et cherchons du regard la crête qui doit nous permettre de descendre vers la Jokulgil. « Coup de chance » (remarquez les guillemets), un groupe d’une dizaine de personnes qui arrive en face bifurque sans hésiter vers l’est. Nous pensons vu l’importance du groupe qu’ils sont accompagnés d’un guide et leur emboîtons le pas, d’autant plus volontiers que là où ils ont tourné se trouve un petit panneau indiquant Hattver. Je me dis que cette fois-ci devrait être la bonne, toutefois un peu contrariée à l’idée que nous ne serons pas seuls ce soir au bivouac. Très vite le groupe part vers le NE tandis que 2 ou 3 piquets rouge nous poussent à continuer plein est. Le doute s’installe…Nous préférons suivre les piquets, qui disparaissent très vite…pas de trace visible…on tâtonne, on va voir par ici, par là, pas de trace… Il pleuviote depuis 1 heure, le groupe a l’air d’hésiter aussi, prend une crête, puis l’autre…un courageux pose son sac et part en éclaireur mais impossible de voir ce que ça donne plus bas… Bref, tout le groupe décide de descendre une crête sans savoir comment elle se termine… Tout ça ne nous inspire pas, il est 19h30, on en a plein les pattes de ces descentes/remontées en sol meuble ou très profondément moussu. Alors on décide de bivouaquer sur la crête au pied de Skalli, et de profiter du beau temps prévu demain pour y voir plus clair. Notre crête est par là mais où exactement, mystère ?

Mardi 09 aout 2016 J4 Landmannalaugar Skalli fin Raudufossar Un peu de pluie pendant la nuit mais pas de vent. Petit pipi vers 5h, le ciel est dégagé du côté du Torfajökull, au sud où nous irons tout-à-l’heure, chouette ! Attendons tout de même le lever du soleil, il fera meilleur… Par contre au Nord, côté Blahnukur, c’est couvert… Nous nous rendormons une petite heure, toujours pas de soleil…nous sommes dans la soupe, flûte ! Impossible de trouver la fameuse crête dans ces conditions ! Caramba, encore raté ! Nous décidons de faire contre mauvaise fortune bon cœur et de terminer le tour de Skalli. Les paysages ont l’air superbe, même si on n’en devine que quelques échantillons ! Personne au sommet du Blahnukur à cette heure matinale. La coulée de lave s’étend jusqu’au camp du Landmannalaugar encore assoupi. Nous rejoignons finalement le Laugavegur, Puis arrivons en vue du camp. Il nous reste à contourner la coulée de lave, En passant par le col de Brennisteinsalda. Il est 8h30 et nous croisons une foule de randonneurs qui démarrent le trek du Laugavegur. Les prévisions météo sont très glauques pour les jours qui viennent et nous frémissons en voyant l’équipement de certains. Enormes sacs avec plein de trucs accrochés partout qui brinquebalent, tellement pleins que certains portent leur tente à la main ! Ça va saigner ! Pour le moment le ciel se dégage, profitons-en ! Ces jolies mousses savent elles aussi profiter du micro-climat généré par les fumerolles. Et les moutons se débrouillent eux aussi très bien. Nous voilà de retour au camp, qui se reconnaîtra ? Il nous faut profiter au maximum des dernières heures de beau temps alors Après une pause déjeuner près de la Jokulgil, où nous en profitons pour faire sécher la tente, Nous repartons vers Raudufossar. Un sentier balisé mène jusqu’au pied de la cascade. Nous traversons ce charmant ruisseau bordé d’une mousse si verte qu’elle donne l’impression d’être ensoleillée ! Le sentier, non balisé, mais évident, monte ensuite en rive gauche de la cascade. Pourquoi ne pas se contenter de cette jolie cascade ? Il faut jeter un œil sur google earth pour avoir la réponse…. Nous remontons la rivière jusqu’au pied de cette montagne, 2 km environ, à plat… Et là ! Nous arrivons à la source de la rivière rouge : une énorme résurgence, incroyable ! Nous mangeons un morceau près de la source, guettant un hypothétique rayon de soleil… Puis nous commençons à avoir froid, il est temps de redescendre, non sans admirer encore et encore les incroyables couleurs de cette rivière et de ses petits affluents.

La pluie annoncée n’est toujours pas là, alors nous décidons de rester dans le coin jusqu’à ce qu’il fasse vraiment moche et nous allons dormir près du lac Kirkjufellsvatn, juste en dehors du parc National où il est interdit de stationner pour la nuit en dehors du camp. Il sera toujours temps de quitter la région demain si le temps est trop mauvais pour espérer profiter des paysages.

Mercredi 10 août 2016 J5 Landmannalaugar Sveinsgil F208 sud 4h01 : j’ouvre un œil…lever de soleil sur les montagnes ! Incroyable, non seulement il ne pleut pas mais en plus il y a du soleil. Branle-bas de combat, il faut en profiter, on se reposera quand il fera moche ! Que pourrait-on bien faire aujourd’hui ? Tiens, si on allait voir les montagnes bleues ? Fred est OK, sans broncher : lui aussi devient obsédé par cet endroit. Je m’attendais à quelques réticences mais non…il faut dire que le fait d’essayer par ce côté doit nous faire découvrir d’autres paysages. Et puis cette fois j’ai une trace GPS (trouvée sur google earth, wikiloc) Nous longeons le bord du lac, survolés par des oies au vol encore assez désordonné ! Il y a encore des progrès à faire avant la migration ! Le vol en V ressemble plutôt à un W ! Puis nous montons vers le col, entre mousses vertes et sources orangées. Après 1h de marche, nous sommes au col, puis nous traversons un petit plateau d’altitude avant de tomber bouche-bée sur les montagnes colorées du Landmannalaugar avec à nos pieds les méandres de la Jokulgil. Nous suivons scrupuleusement notre trace GPS, qui ne passe pas toujours aux meilleurs endroits (notre prédécesseur a dû pas mal tâtonner) quand soudain du bleu apparait au milieu de la rhyolite jaune et rouge ! Il nous faut à présent descendre dans la vallée, rejoindre la confluence, traverser la Sveinsgil puis remonter en face sur cette crête hérissée de pics, gloups ! C’est sur cette crête qu’il y a 4 ans nous avions renoncé, épuisés et frigorifiés. D’ici on voit très bien Skalli et la crête que le groupe de randonneurs que nous avions suivis avant-hier avait choisi de descendre. Elle se termine par une cascade à sec, un ressaut infranchissable ! Il a dû y avoir de l’ambiance dans le groupe quand ils sont arrivés à ce cul-de-sac ! Impossible toutefois d’identifier avec certitude la bonne crête depuis Skalli…Je me demande si les piquets n’ont pas été déplacés… Bref, nous voilà en haut de l’abominable crête. Il y a une trace, qui semble se terminer au niveau des pics. Ensuite nous perdons le sentier. Le vent souffle fort, le sol est instable, les pentes sont raides, on commence à en avoir plein les pattes… Ne trouvant pas de passage « raisonnable » pour continuer au-delà des pics, nous traçons tout droit vers la rivière dans un immense pierrier bien raide et bien instable, mais ça passe. Les collines se rapprochent, on distingue d’ailleurs une tente. Encore une colline, un nouveau pierrier, et nous voilà au bord de la rivière, en un seul morceau, ouf ! Un miraculeux rayon de soleil nous accueille alors que nous arrivons au Graal !

Il y a là un couple de jeunes Suisses qui a bivouaqué ici ! Ils sont bien chargés car ils voyagent sac au dos et trimballent en permanence toutes leurs affaires avec eux, chapeau ! Ils ont randonné avant au Hornstrandir (3 jours de tempête bloqués sous la tente) et ont parcouru le Laugavegur (un peu affolés par le monde) Ici c’est plus tranquille ! Ils repartent vers le Landmannalaugar et nous restons seuls à profiter de l’endroit, l’explorant sous toutes ses coutures. Le fond de l’air est trop frais pour une pause réparatrice, aussi nous décidons de ne pas repasser par l’horrible crête où nous a emmenés notre trace GPS mais de rentrer par la rivière. Une dizaine de traversées à gués plus tard (courant raisonnable et eau au maximum à mi-cuisse. A 2 avec des bâtons c’est sans problème), nous retrouvons la confluence de la Sveinsgil et de son affluent. Le retour nous semble être une formalité maintenant que nous savons où passer. Nous croisons peu avant l’ultime col un couple d’Islandais plus tout jeune, qui a bivouaqué dans un vieux Landrover près du Kirkjufellsvatn comme nous. C’est la 6 ou 7ème fois qu’ils vont aux montagnes « vertes ». Eux les voient vertes. Le temps devient très menaçant mais ça ne semble pas les émouvoir. Il pleut quand nous retrouvons le fourgon…3h de marche pour le retour (4h à l’aller, 3h pour le retour, 17 km et 1000 m de dénivelé) Après une bonne douche, nous parcourons la F208 sud avec un temps aussi bouché que la dernière fois ! Dommage car elle est très belle ! Nous prenons en ministop à plusieurs reprises une motarde dont le compagnon a bien du mal à franchir les gués successifs au volant de sa moto de route bien chargée. A chaque gué, elle embarque avec nous ce qui lui évite de traverser à pied. C’est vraiment chaud pour la moto ! Une chute dans un gué et le moteur est fichu je pense… Du coup il se fait tard et nous nous contentons de quitter le parc d’Eldja où le bivouac est aussi interdit pour aller nous poser au bord de la piste 209. Nous voyons passer une douzaine de 4X4 italiens à la queue leu leu….puis plus personne !

Jeudi 11 août 2016 J6 Fjardrargljufur Il fait trrrès moche, on va pouvoir se reposer (positivons !) Nous regagnons la route N°1, faisons le plein de bouffe, d’eau et de gasoil à Kirjubaejarklaustur, une longue séance internet… Puis une petite balade le long du canyon de Fjardrargljufur, très (trop) fréquenté et très (trop) balisé (cordes un peu partout), histoire de prendre un peu l’air et de s’ouvrir l’appétit. Nous déjeunons quelque part le long d’une piste dans le Myrdalssandur, près de ce que j’appelle une colline « à biquette ». Il y a plein de petites collines surmontées d’une biquette d’herbe, je ne sais pas pourquoi ? Puis en dépit des prévisions pas mirobolantes nous décidons de faire demain le tour du Myrdalsjökull par le nord si bien qu’après avoir poussé jusqu’à Hvolsvöllur pour bien compléter le plein de gasoil, nous trouvons un coin pour la nuit dans les Vosges… enfin quelque part dans une forêt de sapins où l’on trouve même des groseilles, sur la route 261, un peu avant qu’elle ne se transforme en piste.



Vendredi 12 août 2016 J7 F261 F210 Strutur F232 Il a plu toute la nuit, ça sent bon le sous-bois. La veille nous avons fait une petite balade dans la forêt, qui est exploitée, en témoigne cette toute petite scierie. Nous dépassons la dernière ferme avant le domaine des glaciers. Comme il a bien plu, ça ruisselle de partout, ce qui m’inquiète un peu pour les gués. Cette piste F261 longe en rive droite la Markafjlot vers Thorsmork . Elle est bien plus facile que la F249, en rive gauche et permet d’avoir un bon aperçu de cette vallée. Il faut toutefois une voiture avec une bonne garde au sol. Le Gigjokull, admiré en mai, nous fait en cette fin d’été un peu pitié. C’est une langue de l’Eyjafjallajökull, le fameux glacier dont un volcan sous-glaciaire a bloqué le ciel européen il y a quelques années. Nous arrivons « en face » de Husadalur, principal camp de la vallée de Thorsmork, inaccessible puisque la Markafjlot n’est pas franchissable à cet endroit (on la traversera plus au nord sur un pont). Au-dessus de Husadalur, le Valahnukur où nous sommes montés en mai. Ensuite la piste grimpe sur les flancs de Einhymingur, la montagne cornue, emblématique du trek du Laugavegur. A ses pieds le refuge de Hrutkollur et déjà des couleurs d’automne. Il faut désormais un vrai 4X4. Plus loin plusieurs gués, dont celui-ci sur la Innri-Emstrua. C’est par-là que nous partageons la piste avec les marcheurs du Laugavegur mais à cette heure matinale il n’y a pas encore grand-monde. Pour ceux qui voudraient faire ce trek sans croiser de voiture (pas très glamour de marcher là où passent des voitures je trouve), faites comme nous : les pistes 261 et 210 n’ouvrent qu’après la 208 (piste qui mène au Landmannalaugar) donc en tout début de saison, il n’y a sur le trek aucune voiture et beaucoup moins de marcheurs, mais de la neige (pieds mouillés garantis !) Certes en tout début d’été vous ne verrez pas ces attendrissantes fleurs roses qui égaient ce paysage minéral… Nous arrivons au gué de Hvanngil vers 9h mais ne le traversons pas puisque nous poursuivons vers l’est sur la F210. Après un passage laborieux sur des plaques de lave où il faut vraiment rouler au pas, nous traçons sur le Maellifellsandur, immense désert de sable noir, où trône le…Maellifell encapuchonné d’épais nuages. Juste avant ce volcan, nous tournons vers le nord en direction du Strutur, autre volcan emblématique, près duquel se trouve le refuge éponyme. Nous sommes sur le Strutivegur, sentier de randonnée infiniment moins fréquenté que le Laugavegur (mais aux paysages moins colorés) Nous déjeunons puis partons faire trempette à Strutslaug, source chaude située à quelques km. Il ne s’agit pas vraiment d’une simple balade digestive, mais d’une vraie randonnée avec un peu de dénivelé. Nous remontons d’abord une jolie rivière bordée de mousse fluorescente qui contraste avec la roche volcanique d’un noir profond, puis nous la quittons pour grimper sur le plateau ce qui nous offre une vue terrible sur le Mordor ! Encore quelques montées et descentes (le plateau est sillonné de ruisseaux qui ont creusé la cendre) et nous arrivons en vue du Holmsarlon et de ses marécages moussus. La source chaude se trouve au nord-ouest du lac (le sentier est balisé puisqu’on est sur le Strutivegur) Eclaircie miraculeuse en arrivant : un groupe d’anglais tout roses nous accueille gentiment. Le hotpot est very hot et il faut passer par ici et surtout pas par là si on ne veut pas finir comme un homard ! Pendant qu’ils se rhabillent nous explorons un peu les alentours : ici on doit pouvoir faire cuire un œuf très rapidement ! Nous faisons une trempette rapide car l’eau est beaucoup trop chaude pour moi, impossible de m’y plonger entièrement. Arrivent ensuite 2 Suisses (encore ! et toujours des germanophones) qui font le Strutivegur. Nous leur cédons volontiers la place, on est à point ! Retour vers le refuge de Strutur, en dépassant les Anglais complètement ramollis par leur baignade (je me demande s’ils sont rentrés avant la nuit !) En tout cas cet hélico qui passe devant le Strutur (968 m contre 790 pour le Maelifell) n’était pas pour eux… Cette fois le Maelifell s’est échappé des nuages ! On distingue la piste qui mène au refuge de Strutur. Au fond le Myrdalsjökull. Nous repassons en face du Mordor avec sa rivière de sang qui se mélange plus bas à une rivière d’un bleu plus classique. Nous prenons tout notre temps pour déguster la fin de la piste et nous émerveillons de voir un peu de vie dans cet univers si austère !

Afin d’éviter un gué réputé difficile nous quittons la F210 et poursuivons sur la F232. Après le noir du Myrdalssandur, le sol reprend des couleurs. Nous longeons le Myrdalsjökull depuis plusieurs dizaines de km et celui-ci nous impressionne toujours autant. Il fait presque nuit quand nous nous posons près de la Holmsa. Nous avons adoré cette traversée, même si nous n’aurions pas boudé quelques rayons de soleil supplémentaires !

Samedi 13 août 2016 J8 Langisjor Breidbakur Skaelingar Eldja F233 4h15 une lueur rose me réveille ! Vite, profitons de cette lueur solaire inespérée ! La nature s’éveille à peine, nous dérangeons des foultitudes d’oies « roses », tandis que les moutons émergent tout juste, presque tous endormis sur les flancs nord-est des collines afin de profiter du soleil levant. Devrons-nous traverser ces méandres de la Holmsa qui ondulent paresseusement dans la plaine ?



Non la piste les contourne, passe près du Sandfellsjökull et après un ou deux gués débonnaires rejoint la 209 puis comme il ne pleut pas et qu’il nous reste plein de carburant, nous filons par la F208 en direction de Langisjor, où nous étions allés il y a quelques années avec un temps pourri. J’espère cette fois pouvoir admirer la vue depuis le Sveinstindur (1103 m) Le temps d’avaler un morceau, son sommet disparait dans les nuages, grmbl ! J’active le plan B (B comme Bien moins fatigant !) : une piste (il y a un panneau) mène vers Breidbakur, à l’ouest du Langisjor, allons voir ce qu’il en est. Elle est superbe, bien que parfois assez difficile (pentes raides et gros cailloux). Nous n’y croisons qu’un gros camion 4X4. C’est un cul de sac mais ça vaut vraiment le coup d’aller tout au bout (1h de mémoire pour 10 km) A l’est la Tungnaa qui nait du Vatnajökull Et à l’ouest le Langisjor. Au-delà par beau temps on doit pouvoir discerner la chaine du Laki, mais pas aujourd’hui… Retour sur la F235 puis nous prenons à G (vers l’est) une piste qui passe dans un lac ! La piste (difficile) passe donc dans le Blautulon, on la voit qui réapparait un peu plus loin. Rien de difficile mais c’est assez flippant car on ne voit pas d’éventuels rochers immergés. Elle passe ensuite un peu au sud d’Uxatindar aux petits airs de Devil’s Tower. Plus loin elle longe la Skafta. Malgré une météo qui s’améliore je ne parviens toujours pas à distinguer les volcans du Laki…pourtant tout proches en théorie (6 km) Je pense qu’ils sont trop petits et qu’on ne les identifie que lorsqu’ils sont alignés comme lorsque l’on grimpe au sommet du Lakagigar. Nous passons près du refuge de Skaelingar où nous franchissons le gué 3 fois dont une fois en marche arrière (gloups, qq gros cailloux) pour faire traverser un randonneur (un Français cette fois) Encore un gué assez profond mais sans courant et nous revoilà sur la F208 près de la faille d’Eldja, où nous ne sommes jamais allés, craignant la foule. La lumière devient superbe en cette fin de journée et il ne devrait plus y avoir trop de monde : allons-y ! Nous devenons civilisés et prenons même avis auprès de la rangerette quant au plus beau sentier ! Elle nous conseille sans hésiter de prendre celui du haut, qui permet de surplomber la rivière et offre une vue grandiose sur Ofaerufoss et le Gjatindur. Nous réalisons que nous sommes passés tout près tout-à-l’heure ! J’adore au fil de nos pérégrinations comprendre et reconnaitre peu à peu le paysage. Quand il fait beau c’est plus facile évidemment ! Nous descendons vers la cascade, puis remontons jusqu’à une plate-forme métallique fort intelligemment placée derrière un éperon rocheux, ce qui la rend quasi invisible de loin. Retour au fourgon par le bas, toujours dans la belle lumière du soir. Encore une journée qui finit en beauté ! Enhardis par les capacités de franchissement de notre fourgon, nous décidons d’aller voir de plus près ce fameux gué sur la piste F233, réputé difficile et que nous avions choisi d’éviter lors de notre tour du Myrdalsjökull. Depuis la F233, nous apercevons une dernière fois au loin la gigantesque faille d’Eldja, puis la piste descend dans la vallée et rejoint le Strutivegur au niveau du gué sur la Sydriofaera. Nous suivons scrupuleusement les indications de notre Trackbook et ça passe sans problème. Nous dormons un peu plus loin au bord de la piste. Je me rends compte à présent que nous avons bêtement oublié d’aller voir à quoi ressemble le lac Alftavoetn (à ne pas confondre avec l’Alftavatn situé plus à l’ouest).

Dimanche 14 août 2016 J9 F233 F210 langues glaciaires du sud Pas de lueur rosée ce matin, il fait moche, trrrès moche. Encore quelques gués et nous rejoignons la F210, faisons nos adieux au Maelifell et au Myrdalsjökull, dérangeant à nouveau quelques oies dans la vallée de la Holmsa.

Petit détour vers la cascade d’Axlarfoss (remarquez toutes les petites résurgences à G de la cascade) Puis nous poursuivons vers le sud du Myrdalsjökull. Point météo sitôt arrivés sur la route N°1 : les prévisions ne sont guère folichonnes pour les jours à venir dans le sud, filons donc vers l’est ! Nous faisons une pause déjeuner près du Breidarlon : une piste permet de s’approcher tout près du glacier ! Puis nous faisons un saut au Fjallsarlon, qui comme le Breidarlon est un lac issu du Vatnajokull, plus grand glacier d’Islande et d’Europe, grand comme la Corse. Incontournable arrêt au Jokulsarlon, où il y a un monde fou et même des bouchons sur le parking ! Nous remarquons des cartons sur plusieurs glaçons ?! Si quelqu’un a une explication ?! Moins de monde sur la plage du Jokulsarlon… Puis nous prenons la piste F985 qui monte au-dessus de la langue glaciaire du Skalafellsjökull mais le temps est si bouché que je n’ai aucune photo potable ! De cet endroit partent plusieurs « pistes » qui permettent (avec des engins adaptés of course) de traverser le Vatnajökull, ça m’épate ! Sous la pluie, nous reprenons la route N°1 et dormons sur une piste qui descend vers la mer un peu après Höfn.

Lundi 15 août 2016 J10 Therribjörg Encore une journée grise qui s’annonce, profitons-en pour rouler et changer de région. En route pour Egilstadir où nous faisons un bon ravitaillement, une bonne séance internet. C’est fou le nombre d’Italiens rencontrés cette année en Islande, particulièrement dans l’est ! J’ai repéré une rando au nord de Egilstadir, près de la route 917 qui était fermée en mai. Une piste qui part de la 917 permet de s’approcher du départ de la balade, mais nous devons nous arrêter un peu avant le parking car c’est impossible pour nous de franchir ce bourbier en montée. Après 1/2h de marche nous arrivons au vrai départ de la rando, il est déjà 15h00 passées… L’éclaircie espérée dans l’après-midi se fait attendre… Le sentier, balisé, file vers le nord dans des champs de cailloux pas très « roulants ». Le ciel est couvert, et au fil de la montée nous nous retrouvons dans les nuages, grmbl ! L’heure tourne, et je me demande si ça vaut bien la peine de poursuivre quand une trouée dans les nuages nous donne un petit espoir.

Voilà les montagnes colorées de Therribjörg que nous cherchons 600 m plus bas, cette petite crique faisait office de port de commerce ( !!! c’est dire si le coin est par ailleurs hostile à toute forme d’accostage) mais les difficultés pour hisser ensuite la marchandise au sommet de la falaise ont rapidement conduit à son abandon. Il nous faudrait descendre au niveau de la mer pour bien profiter de la vue sur les falaises mais il se fait tard, le temps est incertain, le sentier est hyper raide dans des éboulis, si bien que nous préférons rebrousser chemin. Quelques rayons de soleil sur le chemin du retour essaient de nous faire changer d’avis…sans succès. C’est une balade à faire par beau temps et de préférence le matin pour avoir un bon éclairage sur les pics colorés. L’éclaircie arrive enfin, découvrant les sommets du massif des Dyrfjöll. A nos pieds le Heradssandur, gigantesque delta de 25 km de large, où se jettent pas moins de 3 rivières dont la Jokulsa a dal issue du Vatnajokull (encore lui !). C’est sur cette rivière glaciaire (et la Jokulsa i Fjlotsdal qui se jette dans le Lagarfjlot) qu’a été construit le gigantesque barrage de Karahnjukar, où nous irons dans les jours qui viennent. Nous reprenons la route 917 en direction de Vopnafjordur et nous trouvons une petite piste au bord de la mer pour passer la nuit, juste en face du village. Coucher de soleil wagnérien qui nous fait presque louper un superbe arc en ciel tellement nous sommes hypnotisés par les couleurs du ciel ! A l’ouest (ben oui !) le soleil couchant et dans notre dos cet arc en ciel qui va durer plusieurs dizaines de minutes !

Mardi 16 août 2016 J11 Stori Karl Hjodaklettar Karl og Kerling Herdubreidalindir Au programme aujourd’hui la péninsule de Langanes pour aller voir une colonie de Fous de Bassan (îlot de Stori Karl) La piste est longuette et je croise les doigts pour que les fous soient au RDV car les paysages à eux seuls ne justifient pas tous ces km. Toujours matinaux, nous y arrivons vers 7h30 et le site est désert… Quelques pas vers la mer et oui ! Le rocher est blanc d’oiseaux, ça virevolte dans tous les sens. Tous les stades de maturité sont représentés et les jeunes ados s’entrainent à la voltige aérienne. En y regardant bien, quelques cadavres d’oiseaux flottent entre deux eaux au pied de la falaise. Ça passe ou ça casse ! Et visiblement il y a pas mal de pertes… Une passerelle en surplomb permet d’admirer sans risque les volatiles, il fait très bon, nous passons un bon moment sur place avant de reprendre la piste. Beaucoup de bois flotté comme partout sur la côte nord. La piste pour Hjodaklettar était fermée en mai et comme nous avions envie d’y retourner (vu une seule fois avec les enfants en 2003, ça commence à dater), nous allons y faire une petite balade. Nous passons près de la grotte de lave, où se déroule une cérémonie étudiante apparemment, puis on continue vers la montagne rouge qui surplombe la Jokulsa A Fjollum, issue du….Vatnajökull (encore !) C’est cette rivière qui donne les cascades de Selfoss, Dettifoss et Hafragilfoss où nous avons fait une superbe balade en mai. A présent, il y a déjà quelques couleurs automnales et pas mal de myrtilles et autres camarines. Le ciel est blanc, il y a pas mal de monde, on connait déjà un peu le coin, bref…bof ! Tiens si nous allions vers le sud, voir Karl og Kerling, nous ne connaissons pas et personne ne va par là… Très bonne surprise cette petite balade de quelques km : le ciel est bleu et blanc, il n’y a personne et on découvre l’endroit et ça nous a bien plu ! 2 énormes colonnes de basalte s’élancent vers le ciel dans un méandre de la tumultueuse Jokulsa (… a Fjollum donc) qui se fraie un passage entre orgues basaltiques et cendres rouges Tandis que quelques fleurs égaient le tableau… Nous repartons vers l’aval et le parking, puis reprenons la route 862 vers Myvatn. Le ciel se dégage et c’est un festival de lenticulaires avec une lumière splendide ! Si on en profitait pour faire la F88 au moins jusqu’à Herdubreidalindir ? OK, mais d’abord filons à Myvatn refaire le plein de gasoil ! Nous ne prenons pas le temps de nous arrêter pour faire des photos du ciel, persuadés que cela va durer mais hélas, le temps de passer à Myvatn, le ciel se normalise… Je suis sûre que ceux qui étaient ce 17 août 2016 vers 17h00 dans ces parages gardent du ciel un souvenir ému, c’était splendide… Bref, voilà le ciel quand nous arrivons en vue de l’Herdubreid, pas mal mais tellement moins magique que 2 h avant, snif…Ce volcan tabulaire est emblématique de la région ! On le voit de presque partout…quand le temps le permet ! Nous longeons la Jokulsa a Fjollum, encore elle, qui s’étire entre désert et montagnes. 1er gué sur la Linda, son affluent puis 2ème gué, bien balisé. Tout au fond l’imposant massif de Kverkjoll avec sa langue glaciaire caractéristique qui coupe en 2 la montagne et au 2ème plan l’oasis de Herdubreidalindir. Ciel flamboyant au crépuscule, Aux couleurs du drapeau islandais.



Quelques campeurs arrivent encore après nous. Ce sont pour la plupart des Islandais qui savent que cet endroit est bien plus douillet que le minéral camp de l’Askja.

Mercredi 17 août 2016 J12 Askja coulée du Bardabunga Pluie durant la nuit et même au réveil. Du coup grasse mat’ et internet… Le ciel est gris et nous ne faisons pas de photos sur la piste qui mène à l’Askja. Nous y arrivons en milieu de journée. La rangerette (c’est simple on n’a vu sur ce voyage que des rangers filles !) nous confirme qu’une amélioration est prévue à partir de 15h00. Du coup nous prenons le temps de déjeuner avant de démarrer vers 15h30 directement depuis le camp une rando qui mène sur la lèvre du cratère de l’Askja. Le sentier continue ensuite jusqu’au petit lac (le Viti) mais il faut ensuite revenir par la piste, bof. Nous décidons de faire un aller-retour jusqu’au bord du cratère. Le sentier s’élève rapidement au-dessus du camp, Au loin nous apercevons la piste qui monte au parking duquel on rejoint les lacs (Oskjuvatn le grand et Viti le petit chaud par une marche d’une quarantaine de minutes, que nous avons déjà faite 2 fois, autant changer…) Quelques trouées de ciel bleu au loin mais pour le moment nous prenons une bonne averse ! Mais qui dit pluie et soleil dit…arc en ciel ! Il suffit de le chercher, il est là dans notre dos, du côté de l’Herdubreid au pied duquel nous avons dormi cette nuit. Nous dépassons quelques lacs asséchés, qui doivent se remplir lors de la fonte des neiges pour disparaitre ensuite car les ponces et cendres blondes de l’Askja sont très poreuses et ne retiennent pas l’eau. Voici la dernière longueur avant d’arriver sur la lèvre du cratère, alors qu’arrive enfin l’éclaircie attendue ! Au loin l’Herdubreid reste coiffé de nuages. Waouh, quelle vue époustouflante ! Le lac Oskuvatn (1000 m d’altitude environ) scintille au soleil tandis qu’au loin on devine la courbe des bords de la caldeira de l’Askja. En y regardant bien, plus au nord, on devine la dépression du Viti, le petit lac chaud (28°C ) où nous nous étions baignés lors de notre 1er voyage avec les enfants. Le sentier continue vers les lacs. Les gens qui nous suivaient y descendent, tandis que nous restons fascinés à détailler les contours du Mordor (encore !) vers le sud. Nous sommes à contre-jour : les couleurs sont moins perceptibles mais les fumerolles bien mises en valeur. Quand nous sommes arrivés, juste après l’averse, toute la zone où nous sommes à présent fumait sous l’effet de l’évaporation de l’eau de pluie chauffée par le soleil sur le sol de cendres noires. Ça a duré 10 ou 15 mn et puis plus rien. A présent le sol est sec. Nous essayons de repérer l’endroit où s’est produit le gigantesque glissement de terrain en juillet 2014. Un énorme pan de montagne s’est détaché de la partie sud-est des montagnes entourant l’Oskjuvatn, créant un tsunami de plusieurs mètres de haut qui a déferlé vers le Viti. Heureusement cela s’est produit peu avant minuit et il n’y a donc pas eu de victime. A la suite de cet éboulement, le niveau du lac a monté de 1 ou 2 m alors qu’il est le plus profond d’Islande (220 m) et qu’il fait environ 4 km de diamètre ! Pour plus de détails : en.vedur.is/...hes/articles/nr/2929

Le ciel se couvre à nouveau, nous avons bénéficié d’une éclaircie miraculeuse, quel timing ! A la descente, l’Herdubreid (1682 m) semble entrer en éruption ! Il est pourtant éteint depuis 10000 ans, une paille pour l’Islande ! Que faire à présent ? Nous sommes tentés par la piste 910 ouest pour rejoindre la F26 mais les 2 rangerettes interrogées (séparément !) nous la déconseillent fortement sans toutefois nous l’interdire. Nous choisissons d’être raisonnables et d’aller vers Kverkfjoll. Par excès de confiance (nous sommes déjà venus par ici 2 fois) Fred néglige de regarder la carte et m’envoie sans faire exprès sur la piste 910 ouest ! Quand nous réalisons notre erreur, quelques km plus loin, en tombant sur ce lac- le Dyngjuvatn, nous décidons finalement de continuer sur cette piste jusqu’aux premières difficultés. Il sera toujours temps de faire demi-tour ! Comment résister à l’envie de continuer sur cette superbe piste de sable qui nous mène tout droit vers la coulée de lave du Bardarbunga (éruption d’aout 2014 à février 2015), tandis qu’à plus de 70 km de là le Kverkfjoll brille dans le soleil miraculeusement réapparu ! Au nord, l’Herdubreid avec une lumière d’enfer ! Nous traversons une zone parfois inondée-sans doute lors de la fonte des neiges, puis la piste tourne vers le sud-ouest, en direction du Bardarbunga qui se situe en fait très loin dans la partie ouest du Vatnajökull à 70 km, mais sa coulée de lave est venue jusqu’à la Jokulsa a Fjollum, la forçant à se détourner vers l’est. Nous nous arrêtons à un petit parking d’où part une balade de quelques centaines de mètres sur la coulée toute récente. Nous y trouvons des Suisses (encore et toujours des germanophones !) dont le guide connait bien l’Islande. Lui aussi nous déconseille de continuer sur cette 910 ouest. Enfin arrive un gros 4X4 de scientifiques islandais (c’est fou le nombre de scientifiques qui trainent dans le coin !) qui parlent un Français parfait et confirment que la piste traverse des champs de lave difficiles à négocier et qu’ils ont dû faire demi-tour devant un gué trop gros pour leur énorme voiture. L’affaire est entendue, nous n’irons pas ! Avec tout ça il est bien tard, la nuit va tomber aussi décidons nous de passer la nuit sur ce parking. Atmosphère de fin de journée et de bout du monde incroyable. Cerise sur le volcan, la pleine lune se lève majestueusement tandis que le massif de Kverkfjoll s’emmitoufle dans une couette de nuages pour la nuit.



Ah là là ! Quelle journée encore une fois ! Merci Fred de n’avoir pas regardé la carte !

Jeudi 18 août J13 Skafta, Askja bis, Kverkfjoll Excellente nuit avec des rêves de volcans et de coulée de lave qui dévalent les escalators d’un centre commercial, trop bien ! Il fait beau, très beau, immensément beau ! Vite, 5h30, on décolle. Hier sur la belle piste de sable, nous avons vu un petit panneau marqué Svarta, si on allait voir ! Nous longeons vers l’aval la coulée de lave du Bardabunga : la fraicheur matinale et le contre-jour révèlent une foule de fumerolles, c’est magnifique (bon OK, j’aurais payé cher pour survoler l’éruption mais c’est trop tard !) Au sud Kverkfjoll garde encore un peu sa couette, le fond de l’air est frais là-haut à presque 2000m! La piste est bien balisée, elle mène jusqu’à la confluence de la Svarta (une rivière étrange qui apparait comme ça au milieu du désert, on la voit très bien sur Google Earth) avec la Jokulsa a Fjollum dont le cours a été détourné par la coulée de lave. A présent, 2 ans après l’éruption, la coulée et donc la rivière ont refroidi et il n’est plus possible de s’y baigner agréablement ! Quelle étrange impression d’assister à la création de la planète en léger différé ! Sur notre « vieux continent » nous n’avons pas l’habitude de voir un paysage se modifier en quelques années sans intervention humaine… Retour en repassant par le Dyngjuvatn, vers le camp de Drekagil, au pied de l’Askja. Il est encore tôt, tout le monde ou presque roupille encore et les tours opérateurs n’ont pas encore eu le temps d’arriver de Myvatn : si on en profitait pour une petite virée par le chemin classique jusqu’aux lacs Oskjuvatn et Viti. 8h15 : personne en arrivant sur le site, excepté nos Suisses de la veille qui sont déjà sur le chemin du retour. Au 1er plan le Viti 28°C et plus loin l’Oskujuvatn, d’un bleu profond. Bel écrin rouge pour le petit lac aux eaux laiteuses ! Nous reprenons la F88 sur quelques km avant de bifurquer sur la F910 (Est !) pour traverser la Jokulsa (A Fjollum) puis vers la F902 en direction de Kverkfjoll. La piste nous avait enchantés la dernière fois et c’est encore le cas aujourd’hui. Un peu de verdure au milieu du désert par ci, Une colline jaune aux allures de dune par- là,

une montagne rouge un peu plus loin, des champs de pierre ponce à perte de vue, jusqu’à l’Herdubreid. Nous arrivons vers 15h00 au refuge de Sigurdaskali, payons pour la nuit (3600 ISK pour 2), et poursuivons jusqu’au parking de la grotte de glace. L’accès en est déconseillé et de toute façon pas facile puisqu’il faut marcher sur la moraine glacée pour franchir une rivière avant d’accéder à la grotte. Nos crampounets nous aident bien ! Nous faisons une très courte et brève incursion à l’entrée de la grotte : des blocs de glace tombés du plafond ne nous donnent pas envie de pousser plus avant l’exploration ! Retour acrobatique au parking d’où l’on aperçoit les fumerolles de Hveradalur, une zone géothermique située en haut du glacier, que nous avons effleurée lors d’une superbe rando la dernière fois. sites.google.com/...hautesterresislande/

En payant pour la nuit j’ai questionné la rangerette quant à la possibilité de dormir dans la cabane des glaciologues en haut du glacier : ce n’est possible qu’accompagné d’un guide… Elle me confirme d’autre part que la rivière chaude de Hveragil située à l’est de Sigurdaskali est désormais froide depuis un phénomène brutal de fonte glaciaire il y a quelques jours. Bref, nous retournons au camp et profitons du beau temps pour grimper au Virkisfell, petit sommet qui surplombe le camp. De là-haut nous observons la naissance de la Jokulsa A Fjollum issue du Dyngjujökull, langue du Vatnajökull. Plus loin l’énorme coulée de lave du Bardarbunga et tout au fond le massif de l’Askja. Vers le nord l’inévitable Herdubreid. Gros plan sur le glacier, la rivière et la moraine : la terre est bien vivante, quelle énergie ! Vers le nord-est les montagnes prennent des reflets dorés dans le soleil couchant.

Vendredi 19 août 2016 J14 Hvannalindir Ciel limpide au réveil ! Nous quittons Kverkfjoll par la F902 puis bifurquons vers la F903 par endroits très austère pour prendre le temps de découvrir plus en détails l’oasis de Hvannalindir où nous sommes déjà passés il y a 4 ans mais sans prendre le temps de nous y arrêter. La Linda n’est pas une rivière glaciaire, ses eaux sont limpides et la traverser est un vrai régal. Une piste en cul de sac part vers le sud : nous nous garons au terminus quelques km plus loin et grimpons par un sentier balisé vers le col situé à l’est. De cet endroit nous surplombons les méandres de la Linda (pas la même qu’à Herdubreidalindir), qui se faufile dans une coulée de lave ancienne. Cet endroit fut habité il y a très longtemps par des hommes qui vivaient de l’élevage des moutons et de la capture des oies sauvages. Même s’il s’agit d’une oasis, vivre ici devait être incroyablement difficile. Sur ce panoramique, on distingue de G à D le massif de Kverkfjoll à 30 km, au centre de l’image et à l’arrière- plan celui de l’Askja puis la forme tabulaire de l’Herdubreid et enfin la rivière Kreppa, qui nait du Bruarjökull (langue du Vatnajökull) Nous descendons de l’autre côté du col vers les gorges de la Kreppa. A l’arrière- plan le Bruarjökull et Kverkfjoll. Retour vers Hvannalindir (dont le nom vient de l’angélique, la fleur qui pousse ici à profusion), l’oasis autrefois habitée, cernée de montagnes désertiques. Ici il y a de la vie !



Mais dès que l’on s’éloigne des rives de la Linda, la végétation se raréfie puis disparait complètement. Voilà l’endroit où vivaient vers les années 1760 un couple de hors-la-loi. Ils s’abritaient dans des cavités naturelles au sein même de la coulée de lave. Bonne cachette mais vraiment pas douillette ! On a bien aimé cet endroit tout en contraste ! Nous reprenons la piste vers le nord, franchissons le 2ème gué sur la Linda puis poursuivons sur la F910 puis la F905 vers Modrudalur et la route N°1. La piste est assez pénible alternant tôle ondulée et plaques de lave où il faut rouler au pas. Voilà la carte de la région. Notez qu’on ne peut pas camper à Hvannalindir, c ‘est bien dommage car le coin est charmant. La cambuse est vide, il est temps de refaire les pleins à Egilstadir, plongée dans la soupe. Seuls les Dyrfjoll émergent des nuages ! La météo est tristounette pour demain, seule la région de Lonsoarefi sur la côte sud-est semble épargnée par le mauvais temps : nous filons donc plein sud sur la 938, puis la 939 et dormons au bord de la mer juste après Djupivogur.

Samedi 20 août J15 F980 vers Lonsöraefi Stafafell Réveil vers 5h du fait de la belle lumière qui filtre dans le fourgon ! Je file dehors faire quelques photos et c’est la débandade chez les huitriers-pies qui passent et repassent en escadrilles bruyantes !

Dans cet extrême sud-est de l’Islande, il y a une multitude d’oiseaux ! Je pense qu’ils se préparent pour la grande migration d’automne : on les voit se nourrir, s’entraîner à voler en formation, prêts pour le grand voyage dès que les conditions seront optimales. Quelques taches blanches inertes nous rappellent que la nature (et les voitures) ne fait pas de cadeaux. Il y aurait de quoi nourrir plusieurs familles de renards mais nous n’en voyons pas, ils sont chassés… Nous quittons la côte juste après avoir dépassé Stafafell en tournant sur la piste F980 qui mène à Lonsöraefi Nature Reserve. La piste est réputée difficile, principalement à cause d’un gué délicat. Allons voir, nous ferons demi-tour si besoin. La lumière matinale est superbe et nous avons même la chance d’apercevoir un renard polaire qui dispute à un grand labbe et à un goéland marin la carcasse d’un mouton. Après une dizaine de km de piste, nous voilà arrivés dans la vallée de la Jokulsa I Loni, qu’il nous faut traverser. Nous négocions 1 ou 2 méandres puis ça se corse : celui-ci semble profond avec pas mal de courant. Fred se dévoue pour aller à pied sonder les fonds et tenter de trouver un passage. Nous ne voyons même pas où se trouve la piste de l’autre côté : le lit de la rivière fait environ 1 km de large et nous devinons tout là-bas grâce aux jumelles et à la présence d’un panneau qu’elle doit réapparaitre à perpète ! Bref, nous décidons de faire demi-tour, ça nous semble trop hasardeux, d’autant plus qu’il faudra ensuite refaire le chemin inverse et que nous savons que sous l’effet du soleil le niveau des rivières glaciaires monte au fil de la journée. Nous pensons suivre les traces que nous avions prises à l’aller, erreur ! Après 20 m nous voilà posés dans du sable mou, sans danger immédiat puisqu’il n’y a qu’une vingtaine de cm d’eau. Nous sommes samedi, il est 8h du matin, nous avons bon espoir qu’une voiture passe et nous libère d’un petit coup de sangle. Nous patientons 4h en vain, et finissons par contacter le 112 (il y a du réseau) qui nous passe la police locale qui nous envoie un dépanneur. 1h plus tard plus tard arrive un fourgon allemand sosie du nôtre, qui aurait pu nous aider mais le dépanneur est en route et Madame n’est pas chaude pour prendre le risque de traverser … Bref, un gros 4X4 arrive tout schuss et en 2 mn nous voilà tirés (au sens propre) d’affaire. Nous payons un peu plus loin par carte bancaire, dès que nous retrouvons suffisamment de réseau : 323 €. Pour l’Islande, ça me semble correct (ils sont venus à 2, un samedi, de Höfn située à 30 km de route + 10 km de piste pas roulante) Plutôt penauds, nous nous rabattons sur les collines colorées de Stafafell mais le charme n’opère pas. Le ciel s’est couvert, l’endroit est un peu fréquenté (il y a quelques maisons de vacances dans le coin) et les possibilités de randonnée semblent se limiter à la remontée d’une ou deux gorges qui seraient mieux mises en valeur par quelques rayons de soleil. Nous nous installons pour la nuit près du phare de Eystrahom à l’est du Lonsfjördur.

Dimanche 21 août 2016 J16 Hallomstadur Snaefell Retour sur Egilstadir puis nous filons le long de la rive sud du Lagarfjlot. Il fait gris, aussi nous en profitons pour faire une halte champêtre dans la jolie forêt de Hallomstadur où pousse profusion de myrtilles, groseilles et autres framboises. Il y a même ici aussi une scierie ! Dire que l’Islande était autrefois boisée comme peut l’être la Scandinavie (nous sommes à la latitude de Bergen) Lors de l’arrivée des premiers vikings il y a plus de 1000 ans, un tiers du pays était couvert de forêts ! Le bois a été coupé pour se chauffer et se loger, l’élevage des moutons a empêché la régénération de la forêt et aujourd’hui la forêt représente moins de 2% du territoire (2 fois plus qu’en 1950) contre 11% pour les glaciers ! Depuis 1950 de nouvelles forêts sont plantées (et protégées du pâturage), avec une accélération depuis 1990. 13 ans se sont écoulés depuis notre 1er voyage en Islande et en effet la différence est flagrante ! Pas de photos du Lagarfjlot dont les eaux grises ne nous inspirent pas. Les eaux turbides de la Jokulsa A Dal, rivière dont j’ai parlé plus haut, qui se jette normalement dans la mer sur la côte nord, sont en grande partie détournées au niveau du barrage de Karahnukur pour alimenter une usine hydro-électrique, puis rejetées dans la Jokulsa I Fjoltsdal qui se termine dans ce lac dont la couleur reflète l’énorme quantité de sédiments qui autrefois allaient directement dans l’océan. L’écosystème en serait bouleversé puisque la lumière peine à pénétrer les eaux du lac et n’assure plus la photosynthèse nécessaire aux plantes qui nourrissent les poissons…Toute cette histoire a fait couler beaucoup d’encre et suscité beaucoup de controverse. La construction de ce gigantesque barrage s’est accompagnée de la création d’une route en parfait état jusqu’à celui-ci. On pénètre donc en toute facilité le domaine des Hauts Plateaux par la 910 (est). Alors que la plaine était sous les nuages, plus haut la couche nuageuse semble se disloquer, Même si le Snaefell reste emmitouflé. Nous tournons à G vers le sud sur la piste F909 et apparait le ciel bleu ! C’est une zone de pâturage pour les rennes (même si leur territoire a diminué depuis la création du lac de barrage, le Halslon) et je scrute en vain le paysage à leur recherche. Quand je détaille les indications de ce panneau, je me dis qu’ils doivent se planquer car la chasse est ouverte depuis quelques jours. D’ailleurs on entend un coup de feu… Je lève le suspense de suite, nous ne verrons qu’un seul renne, mort (sans doute le coup de feu entendu un peu plus tôt) sur un quad lui-même tiré par un gros 4X4 (dont le conducteur ne dit même pas merci quand on s’écarte pour le laisser passer, comme chez nous quoi !). Des bois magnifiques, snif ! J’en suis toute retournée… Ils ont été importés de Norvège au 18ème siècle, pour en faire l’élevage, sans succès et sont retournés à l’état sauvage. En fait le renard polaire est le seul animal « indigène », il serait arrivé il y a trrrès longtemps par la banquise. A partir du 1er septembre, les oies aussi sont tirées… Bon, revenons à nos paysages magnifiques…. De ce côté ouest le Snaefell (1833 m, à ne pas confondre avec son homonyme de l’ouest dans la péninsule de Snaefellsness !) resplendit dans la chaude lumière de l’après-midi. Ce volcan éteint depuis 10000 ans est le plus haut sommet « libre » d’Islande si l’on excepte les montagnes prisonnières du Vatnajökull. Il s’élève de plus de 1000 m dans la plaine. Bref, il en impose… Nous dépassons le refuge, puis le parking du sentier qui mène au sommet du Snaefell, traversons encore un gué en admirant au loin le scintillement du Bruarjökull et de Kverkfjoll, et poursuivons la piste vers le sud, en faisant un petit détour au sommet du Bjalfafell. De ce petit sommet nous reconnaissons vers l’ouest de D à G après le Snaefell, l’inévitable Herdubreid puis le massif de l’Askja et enfin le Bruarjökull. Vers l’est l’Eyjabakkajokull. Derrière c’est le Lonsöraefi où nous nous sommes ensablés la veille ! Voilà la face sud du Snaefell, nous essayons de deviner par où l’on peut accéder au sommet… Nous nous rapprochons lentement de l’Eyjabakkajökull. La visibilité est excellente : à l’arrière- plan derrière le lac Haslon, Trolladynja est à 75 km, Askja et Herdubreid à 60 km ! Dans notre dos, le roi Snaefell et ses vassaux ! Allons-nous monter sur le glacier ? Pas possible, une rivière de fonte nous en sépare ! Il fait un froid de canard près de cet immense congélateur d’où s’écoule une bise glacée ! Doudoune et coupe-vent indispensables alors que nous étions en polaire il y a quelques km. Nous prenons la piste du retour alors que la lumière devient de plus en plus belle, quel spectacle ! L’eau est partout ! Sous toutes les formes ! Et ici une jolie mousse qui profite d’une résurgence semble presque fluorescente sur sol de cendres noires. Elle pousse aussi dans les moindres rigoles, profitant de l’eau, source de vie et du relatif abri qu’offrent ces minuscules dépressions contre le vent. Nous n’avons pas envie de dormir près du refuge que nous imaginons plein de chasseurs (sans doute à tort) et décidons de quitter le parc (où le bivouac est interdit hors du camp) et de trouver un coin pour voir le soleil se lever demain sur le volcan. Derniers rayons fantastiques sur le volcan ! Garanti sans colorant ni retouche !

Lundi 22 août 2016 J17 Snaefell Laugavellir Pas de lever de soleil ! Le volcan est dans la soupe (et nous aussi) Pas de panique…nous avons remarqué hier que les nuages s’accumulent à l’est du volcan et qu’il peut faire beau de l’autre côté… Nous avons d’ailleurs vérifié et revérifié la météo : il devrait faire beau ! Pas envie de me farcir 1033 m de dénivelé pour ne rien voir. Je n’aime pas le sport ! Et voilà, nous sortons des nuages ! Départ vers les nuages (mais le sommet est au soleil hein !)…pour l’ascension du volcan vers 7h30, il y a déjà 3 ou 4 autres voitures sur le parking. Un 1er névé est franchi dans la soupe, ça monte lentement mais sûrement, on ne voit pas grand-chose d’autre que nos pieds et la brume nous rafraichit bien ! Puis nous émergeons des basses couches, nous entrons dans le domaine des Dieux (c’est vraiment l’impression que ça donne !) Quel spectacle ! Le sentier est bien tracé. Le seul passage vraiment pénible est finalement cette crête très raide et glissante (dont j’appréhende surtout la descente) Le balisage disparait d’ailleurs à partir de là et un temps dégagé est indispensable pour continuer à moins d’avoir une trace GPS. Fred m’attend pour mettre les crampounets car la suite se passe dans la neige. Nous croiserons d’autres marcheurs qui redescendent du sommet, sans crampons et sans problème. Mais puisque nous les avons, c’est tout de même plus confortable. Idem pour les bâtons de marche… Dernière ligne droite vers le sommet, ouf, nous y sommes ! 1833 m. Il est temps car ça se couvre ! Le Herdubreid et son allée de nuages : on ne l’aura jamais autant vu que cette année ! Le fond de l’air est frais là-haut, il faut redescendre…Au loin le Haslon et Kverkfjoll. A l’est d’énormes ondulations nuageuses !

Ah, ça va mieux à la descente ! Nous repassons près des séracs Puis sur la crête Puis à droite de cette crête de rhyolite assaillie de nuages Ensuite nous repassons dans la soupe, en émergeons assez vite, Repassons le gros névé, au soleil. Au fond la colline de Bjalfafell où nous sommes montés hier depuis la piste qui mène au glacier. Après 5h de marche, nous retrouvons le fourgon, tandis que les nuages arrivent cette fois tous azimut… Quel timing ! Fred a envie de retourner à la cascade chaude où nous étions allés il y a 4 ans, nous n’en sommes pas très loin… En route donc pour le barrage de Karahnukur, où nous admirons l’arc-en-ciel sur le flux résiduel de la Jokulsa A Dal (le gros du débit est détourné pour alimenter une centrale hydro-électrique), ça pulse ! Nous voilà sur la rive NO du Halson avec la vue sur le Snaefell. Ensuite nous prenons une mauvaise piste (après avoir fait demi-tour sur la bonne !!) parcourons 17 pénibles km en 2h pour finir par nous planter dans une ornière 100 m avant la fin de la piste ! Personne dans le coin, pas de réseau….bref, Fred finit par nous déplanter après moult manœuvres de cric, ouf ! Un bon décrassage s’impose ! Elle est toujours aussi bonne !

Mardi 23 août 2016 J18 Dyrfjoll Hvitserkur Nous avons trrrès bien dormi près de la cascade dont nous explorons un peu les alentours. Fred refait un petit plouf, Puis nous reprenons la (bonne) piste, en fait indiquée partout sur les panneaux informatifs de la région (que je photographie mais ne lis qu’après une fois rentrée…) Voilà la vallée de la cascade chaude de Laugavellir. Nous repassons près du Haslon avec à l’est le Snaefell et au sud Kverkfjoll. Passage rapide à Egilstadir (carburant, eau, bouffe, poubelles…) et nous filons plein nord vers le massif de Dyrfjöll qu’on avait adoré en mai ! J’ai repéré 2 randonnées dans le coin : le tour de Hvitserkur (à ne pas confondre avec l’arche de la côte nord…) et Störurd. Comme la journée est déjà avancée, nous optons pour Hvitserkur, d’autant que les Dyrfjöll sont dans les nuages. Départ vers 14h après avoir déjeuné près de la mer à Bakkagerdi, puis pris la piste F946 sur son 1er tiers. Un panneau indique le départ de la randonnée. Ce qui ressemble à des ornières de 4X4 mal éduqués correspond en fait aux traces de chevaux ! Stadarfjall, jolie montagne de rhyolite joue à cache-cache avec les nuages… Le lac Gaesavotn à ses pieds attire pas mal d’oiseaux. La piste continue entre Stadarfjall et Hvitafjall mais nous la quittons en hors sentier vers l’est. La végétation facilite le hors piste ! Voici la face nord de Hvitserkur. Nous visons ce col dans les nuages. Un dernier regard vers Stadarfjall puis nous basculons de l’autre côté vers un plateau très sauvage. Ensuite nous poursuivons dans un pierrier très inconfortable d’où l’on voit la mer. Nous suivons en fait une trace wikiloc qui ne correspond sans doute pas au parcours idéal (il eût fallu élargir un peu le tour pour le rendre moins casse-gueule) ! Cette vallée nous a tous les deux fait penser à Kauaï, avec ses falaises si vertes et escarpées qui plongent dans l’océan ! Après cet autre col, nous quittons la mer (et donc les nuages qui viennent s’amonceler sur la côte) On rrredescend dans une autre vallée dont nous traversons puis longeons vers l’aval la rivière avant de remonter vers l’ultime col, ouf ! A l’arrière- plan la vallée de Husavik où nous irons tout-à-l ’heure… en fourgon ! Fred part devant et m’évite les dernières centaines de mètres de descente. Volontiers ! Nous continuons donc la piste vers Husavik, dans la belle lumière du couchant.

Nous nous posons pour la nuit sur le plateau sans descendre vers Husavik, après avoir failli une nouvelle fois nous planter dans une flaque piégée (un énorme trou !) Nous reprenons le bateau après-demain, soyons prudents ! Ultime rayon de soleil sur les falaises de rhyolite…

Jeudi 24 août 2016 J19 Dyrfjoll Storurd C’est le jour de la rando vers Storurd que nous démarrons vers 7h00. Le sentier balisé démarre du col qui surplombe le delta de Heradssandur, sur la route 94. Au loin on aperçoit les falaises colorées de Therribjörg où nous sommes allés il y a quelques jours. Dans ce delta convergent 3 rivières : la Jokulsa a Dal rescapée du barrage de Karahnukur, la Lagarfjlot et la Selfjlot de moindre importance. Nous longeons la crête de Geldingafjall qui offre une vue imprenable sur les Dyrfjöll et après quelques kilomètres nous tombons d’un coup sur le cirque de Storurd. Avec un peu d’imagination on comprend qu’un énorme pan de la montagne s’est écroulé, créant cette brèche monumentale. Les gros blocs d’éboulis ont ensuite été transportés par le glacier qui existait autrefois plus bas dans la vallée. Un joli lac d’un bleu typiquement glaciaire complète le tableau.

La moraine est assez ancienne pour être végétalisée et fleurie. Elle est si douillette qu’une sieste s’impose : les sols islandais sont souvent plus rudes ! D’étranges ronds de mousse nous interpellent… ça nous rappelle les ronds de sorcière de nos prairies. Plutôt que de revenir par le même sentier, nous continuons en boucle vers l’ouest puis le nord afin de rejoindre la route 94 (c’est toujours balisé) Le terrain en fond de vallée est très humide et les linaigrettes s’y sentent bien ! Quelques myrtilles aux couleurs d’automne quand le terrain est plus sec… Nous apercevons à nouveau l’océan, la route n’est plus très loin mais il va falloir la remonter jusqu’au col pour récupérer le fourgon. Fred part devant et se fait prendre en stop par un bus scolaire (qui a emmené 6 enfants toute la journée à la piscine de Egilstadir, ils sont trrrès calmes !) et il est déjà là à m’attendre avec le fourgon quand j’arrive à la fin du sentier, super ! Demain nous reprenons le bateau à Seydisfjordur. Il est donc temps de reprendre la route vers Egilstadir. Nous détaillons le relief des Dyrfjoll et suivons du regard le parcours effectué tout-à-l ‘heure à pied. Nous trouvons un bel endroit pour notre dernière nuit en Islande, sur le haut plateau entre Egilstadir et Seydisfjordur. Vendredi 25 août 2016 J20 7h00, le Norröna arrive, il fait encore beau ! Au revoir Seydisfjordur !























Problème pneu craquelé English translation pending
by Lauren89 · 2016-09-11 · 34 replies
Bonjour,

la discussion n'est pas directement liée au voyage à vélo mais au vélo en lui-même.

Je suis depuis quelques mois en Guyane, j'ai acheté un vélo de route d'occasion et lui ai redonné une petite jeunesse ( bianchi pro race team). Je roule avec depuis Déc 2015 et j'ai remarqué ce matin que le pneu arrière était craquelé, en fait une grosse craquelure sur environ 25-30 cm. Je précise que le pneu est neuf de décembre dernier et n'a seulement que 800km, c'est un Schwable lugano (le vélociste n'avait que ça en stocke qui me paraissait assez résistant).

Je me demande si je peux encore rouler avec et surtout quelles en sont les causes, mauvaises qualités... ou bien tout simplement à cause de la chaleur car le bitume doit bien être dans les 40-50°c en plein soleil. Et si vous connaissez un pneu de route qui soit résistant à la chaleur je suis preneur.

Merci.
Nom de ce lieu en Corse English translation pending
by Chatquirat · 2016-07-07 · 13 replies
Bonjour à toutes et tous,

Qui peux m'aider à résoudre cette énigme.

Voici les 4 indices :

- un des endroits de repos préféré des locaux et des étrangers - au centre d'une des plus anciennes belles villes - le monument d'un grand empereur y est érigé sur ma partie sud - sa multitude de cafés me rend encore plus attrayante

Merci d'avance de votre aide et belle journée
Bilan de 3 semaines et demie au Cambodge English translation pending
by Guigui6083 · 2016-06-22 · 5 replies
Dans le cadre de notre tour du monde, vous trouverez ci-dessous un bilan de nos aventures.

Avant le voyage : Si vous souhaitez visiter la région du Mondolkiri, pensez à acheter de la malorone car le palu est encore présent dans cette région.

On a testé pour vous : – Le scooter : étant donné que le Routard le déconseillait fortement pour la vétusté des routes et car la conduite serait « interdite » aux étrangers à Angkor (il y aurait de nombreux contrôles de police vous demandant un petit billet), on souhaite faire un petit mot dessus. Tout d’abord, nous avons été très surpris par la qualité des routes qui sont au moins en aussi bon état qu’au Vietnam. Il faut faire seulement attention aux « dos d’âne » non signalés. Ensuite, changement de lois ou coup de chance, nous sommes passés par de nombreux « Police Stop » et n’avons jamais été inquiétés ou arrêtés.

– Le Tuk-tuk : c’est LE moyen de transport pour se rendre vers les sites touristiques en ville. Il faut compter en général entre 3-5$ pour une course de quelques kms.

– La crevaison : Aprés quelques heures dans les chemins caillouteux, il fallait bien que cela arrive. Heureusement, cela est arrivé à quelques kms de Kampot où le changement de la chambre à air nous a peu coûté (5 dollars).

Indice Bière : Au Cambodge, il faut compter entre 0,50 (verre de bière locale) et 1,5 euros (bière étrangère) en général. Sauf à Siem Reap/Angkor où les tarifs sont doublés voir triplés. On a même trouvé des bières trappistes dans certains minimart mais au même prix qu’en France.

Notre bilan

Comme beaucoup des gens le conseillent, on ne peut pas se limiter à visiter Angkor. Même si de nombreux paysages sont arides lors de la saison sèche (ce qui est normal avec les 35 degrés quotidiens), ce magnifique pays a beaucoup à offrir malgré un gouvernement très corrompu. Phnom Phen et son palais royal, Kampot et la richesse de ses paysages, Angkor et ses fameux temples, la richesse naturelle du Mondolkiri et une expérience inoubliable avec les éléphants montrent bien que ce pays mérite au moins trois semaines !

Nous avons adoré ses habitants, toujours souriants, prêts à vous aider ou discuter. Cela nous a permis de pouvoir échanger plus avec les locaux et de mieux connaître leur pays.

Malgré une histoire récente tragique marquée par les kmers rouges, une pauvreté importante et une corruption encore bien présente, nous espérons que ce pays va évoluer rapidement et surtout trouver la place qu’il mérite à côté de ses voisins Thaïlandais et Vietnamiens.

1) Stats Jours : 21 jours Kilomètres : 2600 Villes/îles => Phnom Penh, Kampot-Kep, Koh Tonsay, Siem Reap, Kratie, Sen Monorom, Stung Streng Budget initial : 25 euros par jour par personne Budget final : 36 euros. On s’est fait plaisir à Angkor notamment avec des hôtels avec piscine car la chaleur le méritait bien Treck : 1 à Sen Monorom

2) Top Chef (classement restaurant) a) Genevieve’s (Siem Reap) pour sa bonne action, il donne 10% de ses profits à des projets locaux. b) Le Tigre de papier à Siem Reap, surtout pour la charlotte à la mangue et fruit de la passion c) Burger Gourmand à Siem Reap: un des meilleurs burgers que nous avons mangé de notre vie

3) Top Paysages Phnom Chisor Lever de soleil Angkor wat Le fleuve de Kampot (promenade en bateau pour le coucher du soleil)

4) Coups de coeur a) Kampot, Kep et l’ile Koh Tonsay : pour leurs calmes et leurs paysages b) Tha Phrom: ce temple n’a rien à envier à Angkor Wat. Le meilleur moment pour y aller c’est vers 16h pour profiter des rayons de soleil qui traversent le temple. c) Friends & Stuff à Phnom Penh : ce restaurant de tapas appartient à un réseau qui a pour but la formation de jeunes marginalisés et la promotion de l’entrepreneuriat. Non seulement leurs tapas sont délicieuses, mais ils ont aussi un magasin de produits artisanaux très originaux. 5) Conseils et astuces À faire: – à Kampot, si vous louez un scooter pour aller aux plantations de poivre, vérifiez bien les pneus car la route est assez hard. – si vous partez dans l’est du pays (notamment pour Sen Monorom ou le Laos), se renseigner sur les compagnies de bus (tripadvisor). Il n’y a que de petites compagnies qui font un peu ce qu’ils veulent avec les passagers et mentent notamment sur la durée des trajets.

A éviter: – Les groupes de touristes chinois sur le site d’Angkor même si parfois c’est une mission impossible car ils sont partout – Eléphant Treck : Cette activité est encore présente au Cambodge, notamment à Angkor. Ne jamais monter sur un éléphant, cela est très mauvais pour leurs dos et leurs esprits.
Compte rendu: déçue par les Cubains English translation pending
by Cendrines · 2016-04-14 · 26 replies
Bonjour à tous,

Je suis rentrée lundi d'un voyage de 3 semaines à Cuba. Je suis partie avec mon compagnon et nous avons voyagé en bus viazul et en taxi collectifs et nous avons logé en casas particulares. Nous avons fait le parcours suivant : - la havane - vinales - pinar del rio - la havane (pour le concert des rolling stones - super : ) - santiago - holguin - camaguey - santa clara - trinidad - cienfuegos - playa larga - la havane

C'était un premier voyage et si cela était à refaire, je choisirai d'effectuer moins d'étapes pour un peu plus de temps de découvertes.

Je regrette que nous n'ayons pas loué une voiture pour avoir plus d'autonomie et avoir la possibilité de nous arrêter dans des endroits un peu plus à l'écart des centres touristiques et de moins subir les assauts de jineteros. Seulement, la location de voiture coute un bras....

Un conseil : partir avec une téléphone doté d'un bon gps et de cartes consultables hors ligne, cela nous a bien aidé chaque jour.

Nous avons trouvé que Cuba était une belle ile, pittoresque, photogénique. Nous avons été fascinés par les jardins botaniques, la vallée de Vinales, l'architecture éclectique. Nous avons trouvé très intéressant de découvrir le pays de l'intérieur compte tenu de sa situation très particulière... En revanche, nous avons été profondément déçus par l'attitude de l'essentiel des cubains que nous avons rencontrés.

Je précise que je suis partie bien consciente de leurs conditions de vie, je sais qu'ils manquent de tout, que leurs salaires sont tout à fait dérisoires et que régulièrement, il y a des pénuries de produits essentiels.

Peut-être s'agit-il de naiveté de ma part, mais j'avais cru volontiers tous les gens qui m'avaient dit que les cubains étaient fort sympathiques, chaleureux et accueillants.

Nous avons trouvé au contraire qu'ils étaient désagréables, malpolis voire parfois insultants et enfin uniquement intéressés par la manne financière que l'on représente en tant que touriste. Sur trois semaines, on a peut-être eu trois ou quatre conversations sincères avec des cubains. Autrement, on a essayé de nous arnaquer tous les jours, plusieurs fois par jours (pour ne pas dire continuellement). Tous les jours on nous a proposé avec insistance des superbes affaires de (faux) cigares, tous les jours des supers restos, la casa de la maman, le taxi du cousin, la paladar du frangin (heureusement nous étions au courant pour les commissions, mais difficile d'y échapper parfois). On a essayé de nous pousser à rentrer dans des superettes pour acheter de l'eau pour des bébés (autre arnaque bien connue). Impossible d'obtenir des tickets a certaines caisses de superettes (arnaque sur le prix des bouteille d'eau bien connue). On nous a demandé des sommes plus ou moins importantes comme çà, dans la rue et cela, jamais avec le sourire, parce que bon, faut pas pousser. Au bout de 15 jours, j'en avais tellement marre que je voulais rentrer, je me sentais harcelée. La dernière semaine, on a fait semblant de rien comprendre à ce que l'on nous disait... Plus d'interaction...

Je précise ici que nous voyagions avec nos sacs à dos et que mis a part un appareil photo chacun, nous ne faisions pas étalage de richesses (que nous n'avons pas ; )

Si jamais on ne prenait pas les petits déjeuners ou les diners dans les casa, les propriétaires nous faisaient clairement la gueule. N. B. : on peut trouver les équivalents d'un petit déjeuner de casa dans les cafétérias d'état pour 5 fois moins chers. On paye son repas deux fois moins cher dans les paladars que dans les casas (et 4 fois moins chers dans les restaurants d'état). Donc forcément, on veut bien que les cubains accèdent à un meilleur niveau de vie grâce au tourisme, mais la note devient très vite salée si on prend tous ses repas en casas...

Les seules personnes avec qui il nous a été possible de discuter, ce sont les cubains qui ont eu l'opportunité de voyager. Nous avons rencontré un propriétaire de casa de double nationalité qui avait vécu 8 ans en Espagne et plusieurs cubains qui avaient voyagé grâce à leur métiers.

Je ne veux pas dissuader les gens de partir, mais partez en connaissance de cause. Tapez dans un moteur de recherche "arnaques cubaines" et "déception cuba" et allez lire quelques blogs avant de partir, histoire de partir en connaissance de cause et éviter ainsi d'être trop décu par l'attitude des cubains.

Si je repars à Cuba, ce sera uniquement pour l'architecture. Je comprends ceux qui conseillent de partir en voyage organisé. Si l'on part pour admirer les beautés naturelles de l'ile, j'imagine que c'est encore la meilleure solution de voyage.

A bon entendeur...

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Madeira, l'autre visage du Portugal English translation pending
by MonicaR · 2016-04-05 · 5 replies
Bonjour les forumeurs,

Celà fait maintenant bien longtemps que je n'avais plus rien posté dans ce forum. Ce sderniers mois ayant été plutôt calmes côté voyages. En effet, à part une petite semaine à New York que nous connaissions déjà bien, nous n'étions plus partis.

Et puis, notre enfant ayant commencé l'école en septembre, voyager devient un peu plus compliqué, vacances scolaires oblige... Mais nous avons tout de même décidé departir explorer une partie de notre pays natal que nous ne connaissions pas, l'île de Madère.

Madère (enportugais : Madeira) est un archipel du Portugal composé de l'île du même nomet de plusieurs autres petites îles, situé dans l'océan Atlantique, au large duMaroc. Il constitue une région autonome sous le nom de région autonome de Madère (en portugais : Região Autónoma da Madeira) dont Funchal est la capitale.

Nous sommes partis en famille, avec notre enfant de 3 ans et demi et mes parents la soixantaine.

Le depart s'est fait de Luxembourg qui a un vol direct vers Funchal.

Quelques jours avant mon mari ne cesse de répéter que l’aéroport de Funchal est l’un de plus dangereux du monde et c’est très nerveuse que je m’apprête à prendre l’avion cette fois-ci.

Heureusement comme vous l’aurez deviné tout s’est bien passé, et nous nous rendons donc à notre hôtel situé entre Funchal et Câmara de Lobos.

Nous commençons notre visite des lieux et partons à pied le long de la passerelle à côté de la mer vers Funchal (une bonne demie heure de marche) sur la plage Formosa une plage de sable noir et surtout de cailloux. Il fait chaud, tout estparfait.



Nous attaquons Funchal en commençant par la Marina. Les gros paquebots don't débarqueront des milliers de touristes chaque jours, ne cesseront de nous étonner. Petite anecdote que vous avez peut-être entendu à la télé, le jour denotre arrivée, une britannique, après s’être disputée avec son mari à Funchal et restée à terre. Toutefois, en voyant le navire partir sans elle, cette dernière s’est jettée à l’eau a nagé pendant quatre heures pour essayer de rattraper le bateau. Les gardes côtes l’ont repêchée 4 heures plus tard en hypothermie. Comble de l’histoire, son mari n’était plus à bord, préférant écourter ses vacances et prendre un avion direct vers l’Angleterre.

Bref, nous par contre, ne nous jetterons pas à l’eau de tout le séjour, elle était bientrop froide pour ça. Nous commençons donc par la Marina et nous promenons vers le téléférique. Nous sommes dimanche, il n’y a pas foule, car les traditionnels « paniers d'osier »de Monte, qui glissent vers Funchal depuis plus d'un siècle ne travaillent pas aujourd’hui. Pas grave, nous décidons tout de même de faire le voyage et nous ne le regretterons pas voyant la foule qu’il y aura les jours d’après. Une fois dans le téléférique (pour mon fils ce sera un avion sans ailes) on peut admirer et regarder la ville s'éloigner.La nature est escarpée, entourée du bleu de l'Atlantique. Dela ville jusqu'à la paroisse de Monte, située en altitude, on peut également voir la beauté naturelle de Madère, l'orographie et la géologie.

L'environnement évolue au fur et à mesure de la montée, et côtes verdoyantes, monts et vallées viennent sesubstituer à la maille urbaine, dans un voyage sur fond de ville et mer. Leparcours s'achève à Monte, un lieu au paysage et à l'environnement romantiques où nous déciderons de visiter le jardin tropical Monte Palace. Nous y resteronsquelques heures et puis repartirons par le téléférique et attaquons la visitela vieille ville de Funchal, qui est pour moi la plus belle, avec ses peinturesmurales un peu près partout.









Nous mangerons une bonne « Espetada de vaca » et dégusterons également le traditionnel « poncha » , une boisson préparée à base d’ « aguardente »de canne, de miel et de fruits (généralement du citron, fruit de la passion ouclémentines).

Notre deuxième journée s’annonce morose ! Nous nous réveillons sous un épais brouillard et les températures ont également drastiquement chuté. Peu importe, nous ferons nos visites prévues quand même. Nous partons direction Cabo Giraoet son Skywalk. Impressionnant et pas adéquat aux vertigineux, ça peut en effet faire son effet !Malheureusement, il y a beaucoup de brouillard et nous ne profiterons pas pleinement de ce spectacle de la nature.



Nous reprenons la route direction Garajau, afin de voir le Cristo Rei. Arrivés surplace il commence à pleuvoir et la pluie nous suivra pratiquement toute lajournée. Le rendu des photos ne sont pas superbes mais nous ne disposerons dutransport que pour la journée et devrons faire avec le temps. Après Garajau, nous traçons vers Machico et puis Santana, là où sont les typiques maisonnettes de Madère.

Le chemin duretour se fera par Portela , qui a un très beau point de vue malgré le brouillard.



Comme vous le constaterez, nous avons délibérément et très malheureusement laissé de côté les randonnées dans les levadas, par peur que ce soit difficile avec un enfant et mes parents. Nous avons décidé d’y retourner un jour, quand les enfants seront plus grands et capables de nous suivre.

Nous irons encore jusqu’au Pico do Areiro mais là encore, un épais brouillard ne nous donne aucune visibilité. Nous ne voyons plus qu’un mètre devant nous et il ne fait plus que 5 degrés dehors. C’est déçus que nous repartirons mais ce sera peut être pour un prochain voyage.

Nous passerons, à la demande de mon homme, à Camacho, lieu où l’on a joué aufootball pour la toute première fois en territoire portugais en 1875.

Le lendemain sera pareil, voire pire côté météo, nous décidons donc de passer la journée à nous relaxer dans le spa de notre hôtel après tout nous sommes ici aussi pour se reposer. Et au final, ce sera une très bonne journée détente…

Quatrième jour, le temps semble enfin s’améliorer et nous retournons d’abord visiter le reste de la ville de Funchal. Nous nous perdons dans les rues en visitant la cathédrale, le marché, les différents jardins et le casino et nous nous arrêterons dans un bar pour boire ma nouvelle boisson préférée, le Nikita !Mélange de bière et de vin blanc, de glace et de jus d’ananas ou de fruit de la passion. Un délice !





Nous partons ensuite pour Câmara de Lobos , une petite ville de pêcheurs , très sympathique, où je prendrais ma deuxième Nikita de la journée…



Pour notre dernière journée, nous prendrons les services d’un taxi qui nous emmènera faire un tour. Nous visiterons Ribeira Brava, Serra da Encumeada, Seixal, o Veu daNoiva, et Porto Moniz.

Finalement cette partie de Madère nous plaire beaucoup plus, la nature dans toute sa splendeur. Malheureusement, la vieille route entre Seixal et le Veu da Noiva a dû être fermée par risque d’éboulements, et la nouvelle route plus sûre n’a aucun charme, l’on passe de tunnel en tunnel.

Porto Moniz et ses piscines naturelles est très charmant aussi…

Bilan :le temps n’a malheureusement pas été en notre faveur et nous avons été très déçus mais l’île est vraiment très belle, et nous aimerions vraiment beaucoup mieux la découvrir un jour avant qu’elle soit complètement colonisée par lestouristes allemands…







Votre avis m'intéresse... Floride ou Louisiane English translation pending
by Elilia · 2016-01-03 · 26 replies
Bonjour,

Alors voila, cela fait un an et demi que nous sommes revenus de notre road trip ouest américain, mais voila l'envie s'est agrandit et nous sommes prêts pour repartir en Amérique pour une quinzaine de jours le problème est l'endroit mon compagnon serait partant pour faire le Floride (plus New York en deux jours ) et moi je suis plutôt pour la Louisiane, pour la nature faune et flore la ville m’étouffe assez rapidement.

Donc pour tous ceux et qui été soit en Floride soit en Louisiane pouvez-vous m'éclairer pour savoir quel projet serait le mieux en sachant qu'on partirait au mois de juin. (je sais il est temps de s'y mettre).
Italie: Les saveurs salées sucrées de l'ouest de la Sicile English translation pending
by Jemaflor · 2015-10-26 · 1 reply
Et si on laissait, le temps d'une balade, les vestiges archéologiques et les plages qui font à juste titre la renommée de la Sicile ? A l'extrémité ouest de l'île, entre Trapani et Marsala, ce sont surtout les papilles qui sont en éveil. Suivez-moi sur cet itinéraire gustatif entre marais-salants et vignobles … Dommage que vous ne puissiez déguster qu'avec les yeux ! J'espère que les photos et le récit vous mettrons tout de même l'eau à la bouche.



Au menu, pour débuter, un premier plaisir ... mais celui-là, il est visuel. Une lumière chaude baigne l'horizon marin. Les brumes de l'aurore sont encore présentes et l'on ne devine seulement que la silhouette d'une côte. Est-ce déjà celle de la Sicile ? Probablement pas mais plutôt celles des îles Eglades, on les aperçoit au loin noyées dans le brouillard. Notre bateau de croisière progresse lentement, le cap est fixé sur Trapani , la principale ville de l'ouest sicilien. Le temps de contempler ce lever de soleil et nous voilà à présent en vue du port.



Habituellement, c'est plutôt un phare que l'on distingue en premier lorsqu'on aborde une côte . Ici, il y en a bien un mais il est plus discret que la tour fortifiée qui trône à l'entrée du port. Une tour au doux nom de Castello della Colombaia, en quelque sorte c'est une originale tour-pigeonnier : à la fois vigie, système défensif et pigeonnier, refuge et point de départ de colombes porteuses de messages … que l'on espère de paix ? De l'histoire ancienne, ces pigeons voyageurs, c'était bien avant l'ère des communications sans fil et d'internet ! Un bateau de pêche part en mer et ride à peine les eaux calmes bordant les quais de la ville. Avec notre point de vue privilégié depuis le pont supérieur du navire, le panorama est splendide sur l'ensemble de Trapani.



Devant nous, le port avec ses bateaux de pêche et de plaisance puis à l'extrémité de la digue à gauche, on aperçoit une autre tour emblématique de la ville, la Tour de Ligny, un bastion édifié en 1671 dans le but de défendre la cité des incursions de pirates et autres assaillants. Au-delà des immeubles du front de mer, ce sont les clochers et l'élégant dôme vert d'une église que l'on remarque le plus.

Je ne me lasse pas de ces arrivées depuis la mer, au petit matin, alors que les rayons du soleil dorent les façades d'une ville qui se réveille. C'est une vision à la fois apaisante et stimulante, une atmosphère idéale pour bien débuter la journée et mettre en appétit de découvertes à terre, durant l'escale. Justement, avant même de débarquer, on a déjà un aperçu d'une des activités phares de la région, il suffit de diriger le regard vers la zone portuaire et les marais environnants. Le sel, « l'Or blanc », est une des richesses de la région et cela depuis bien longtemps … L'histoire relate que ce sont les Phéniciens qui ont les premiers produit et commercialisé ce fameux sel de l'ouest sicilien.



...................................................................................

Partons donc à la découverte de cette première saveur … en empruntant la fameuse « Via dell sale » (« Route du sel » était-il vraiment besoin de traduire ?). Située à une vingtaine de kilomètres de Trapani, la lagune de Stagnone est sans aucun doute le lieu où il faut faire halte afin d'en savoir plus sur l'exploitation du sel. Un endroit où la nature est si généreuse et le panorama si caractéristique qu'il est classé en Réserve naturelle régionale depuis 1982.



Une lagune aux eaux peu profondes protégée de la mer par une digue naturelle constituée par une île qui s'étire tout en longueur, l'île Grande. Et entre lagune et terre, le paysage est quadrillé à perte de vue par les bassins rectangulaires des marais salants. Pour ceux qui trouveraient ce panorama horizontal quelque peu monotone, il y a pour agrémenter la vue, au moins trois élégants moulins à vent, disposés comme des tours sur un échiquier, mais là, c'est en couleurs !



Le moulin d'Infersa construit au 16ème siècle (et restauré depuis !) fait parti de la Saline Ettore e Infersa, une grande exploitation de la région qui est également organisée pour permettre aux visiteurs d'avoir un aperçu du travail du sel. Un intéressant compromis. Pour récolter du sel, il faut la conjonction de plusieurs facteurs : une mer à forte salinité, du vent et du soleil … toutes ces conditions sont idéalement réunies ici sur cette côte de la Sicile.



Dès l'entrée de la saline, la vue des ouvriers charriant des brouettes lourdement chargées de sel rappelle, s'il en était besoin, que l'exploitation du sel nécessite aussi le savoir-faire et le travail des Hommes. Assurément un dur labeur ! Charger les brouettes à la pelle et les pousser jusqu'à ces monticules sous une chaleur souvent étouffante ne doit pas être de tout repos … et le nombre de brouettes menées, on le compte toujours car il constitue une unité de mesure afin de déterminer le poids approximatif de ces collines de sel.



Comme dans toute production, le sel a aussi ses différentes qualités allant du gros sel basique au sel très fin. Mais la fine fleur de cet « Or blanc », c'est la « Fior di sale » . Cette « Fleur de sel » est un produit aux subtiles qualités gustatives, alliant saveur salée, iodée … et encore bien plus, vous dit-on pendant la visite. On vous propose même d'en déguster quelques cristaux. J'avoue qu'en milieu de matinée, du sel pur si subtil soit-il ne me tente pas vraiment ! Mais bien sûr, j'ai réservé la dégustation à plus tard, comme beaucoup de visiteurs j'ai acheté moi aussi un pot de cette fameuse fleur de sel locale.

On peut bien sûr l'utiliser pour assaisonner toutes les préparations culinaires : pasta, pizza, sauce tomate … (il fallait bien que je cite à un moment ou un autre ces incontournables spécialités italiennes, voilà c'est fait !). Mais revenons à notre délicate fleur de sel, elle dévoile tous ces arômes utilisée par exemple, dans l'assaisonnement des crudités et des salades mais je la préfère plus encore lorsque elle vient terminer la préparation de toasts faits de pain arrosé de quelques gouttes d'huile d'olive extra vierge (sicilienne, pourquoi pas ?), recouvert de tomates broyées et d'une … pincée de fleur de sel, évidemment. C'est goûteux et sympa à l'apéritif, une vraie saveur qui fleure bon la Méditerranée.

Dernière précision à propos de la fleur de sel, une telle qualité gustative nécessite des conditions météo très particulières pour son élaboration : soleil et forte chaleur pour l'évaporation et une absence totale de vent pour que les cristaux forment une croûte superficielle bien isolée du reste de la saumure.



Je ne pense pas que cette sculpture de bateau en sel, exposée à l'intérieur du moulin, soit constituée de fleur de sel mais elle n'en est pas moins esthétique. Cette salle d'exposition juxtapose le corps principal du moulin où l'on peut voir ces grosses meules de pierres, elles étaient utilisées autrefois pour broyer et moudre le sel. En levant les yeux, c'est l'ingénieux mécanisme que l'on découvre, engrenages, poulies ... le tout solidement fixé à une imposante charpente.





En visitant ce moulin on réalise encore plus l'importance du vent dans la production de ce sel. Indispensable, le vent participe à l'évaporation de l'eau de mer dans la saline, il fait aussi tourner les ailes du moulin pour actionner d'une part des pompes qui maîtrisent la hauteur d'eau dans les bassins et d'autre part le vent anime les meules de broyage des amas de sel. Une triple action ! Enfin autrefois, car de nos jours le souffle d'Eole ne reste seulement indispensable que pour la première étape : l'évaporation. Pour le reste, pompage et broyage sont maintenant mécanisés.

L'escalier en colimaçon permet de gagner une terrasse extérieure d'où la vue dominante s'étend des marais salants jusqu'à la lagune un point de vue vraiment très photogénique avec le plus des moulins éloignés. Pour accentuer cette présence (moulins dans le paysage), je compose ma photo en visant à travers le cadre de bois de l'aile du moulin, celui où je me trouve. En résultat cela donne une photo particulièrement quadrillée entre les montants de l'aile en avant-plan et puis les formes géométriques des bassins de la saline.





A côté des pyramides de sel, on voit des alignements de tuiles, de quoi intriguer les visiteurs. L'explication nous est donnée : les tuiles servent à recouvrir pendant la période hivernale les tas de sel, histoire de les protéger de l'humidité ambiante et des averses. Ainsi, dans quelques semaines, ces tuiles viendront chapeauter les monticules de cristaux de sel et donner un autre aspect aux marais salants.

J'aurai bien aimé faire la photo de ces « toitures » saisonnières mais pour cela il ne faudrait pas être un voyageur de passage … Dans mes souhaits d'amateurs de photos, il y a aussi la vision des moulins avec leurs pales recouvertes de tissu, cela doit valoir le cliché comme les nuances rosées que prennent à certains moments les bassins et puis surtout, l'aspect le plus photogénique des lieux se situe au moment du coucher de soleil avec un ciel embrasé par des teintes chaudes et une surface des salines se transformant en de véritables miroirs d'eau, à bon entendeur … ......................................................................

Le canal situé en premier plan mène vers la lagune et ses quatre îles, embarquons maintenant pour une balade sur l'eau, d'île en île. Voilà Scola, un vrai confetti, la plus petite des quatre. C'est une impression d'abandon que l'on a en regardant ces bâtiments anciens en piteux état, il faudrait des moyens financiers importants pour les restaurer, peut-être qu'un jour …





Barrant l'horizon, l'Isola Grande sépare la mer des eaux de la lagune. En observant depuis le bateau l'eau sur laquelle nous naviguons lentement, on constate la très faible profondeur de cette étendue lagunaire, seulement une vingtaine de centimètres de hauteur. La clarté (et surtout la faible profondeur) permet de distinguer parfaitement le fond, il est tapissé d'algues ondulant au gré des courants. Par endroits poussent des salicornes, une plante parfois appelée « cornichon de mer » dont la saveur alliant sel et iode est appréciée pour donner un goût marin à quelques préparations culinaires.





Maintenant nous longeons l'île de San Pantaleo, une tour et une villa apparaissent derrière le rideau d'arbres. Sur cette île a été aménagé un musée archéologique car ici comme dans de nombreux lieux en Sicile des témoignages de présence de civilisations anciennes ont été mis au jour à travers des fouilles. Ces découvertes archéologiques, on les doit à un homme qui a passé une partie de sa vie à diriger des recherches sur cette île arrondie d'environ 1 km de diamètre. Joseph Whitaker, un Anglo-sicilien mort en 1936 s'est en effet passionné pour l'histoire de ce territoire. Quelques ruines disséminées ça et là témoignent du riche passé des lieux. Ici, à l'époque phénicienne avait été fondée une importance cité, Mozia (en sicilien) ou Mothia, c'était au VIII ème siècle avant J.-C. Bien protégée par des remparts, la florissante ville s'étendait sur l'ensemble de l'île et vivait d'échanges commerciaux maritimes avec une grande partie du bassin méditerranéen.



Les quelques vestiges aperçus maintenant depuis notre embarcation correspondent aux ruines du port de l'île : le Cothon. Le bassin de 2 hectares et les installations portuaires servaient à l'époque à l'entretien des navires phénico-puniques. L'île isolée au milieu des eaux de la lagune était tout de même accessible par des convois roulants … cela vous étonne ? Explications : profitant de la faible hauteur du niveau de l'eau, les ingénieux habitants avaient eu la bonne idée de fabriquer des charrettes munies de très hautes roues … fallait y penser ! Une chaussée d'un kilomètre environ bien empierrée permettait ainsi de gagner la terre ferme depuis l'îlot. Judicieux, n'est-ce pas ? Comme partout ailleurs, le cycle de l'Histoire est invariable ... Mozia après des heures de gloire a connu un déclin irrémédiable, la cité fut détruite en 397 av J.-C. Ensuite, il semble que les lieux furent abandonnés sous domination romaine.

Sur San Pantaleo, il y a donc des vestiges archéologiques mais également quelques cultures avec des parcelles de vigne …

Voilà une transition toute indiquée pour introduire la seconde saveur de cet itinéraire gourmand, l'autre spécialité de la région, et celle-là est savoureusement sucrée, je veux parler du fameux vin de Marsala. ........................................................................

Suite du récit (Marsala, le vin et Trapani, la ville --> voir le message suivant -->
Itinéraire en voiture sud-ouest de la France English translation pending
by Ddeschen · 2015-09-28 · 12 replies
Bonjour, nous sommes 2 couples fin cinquantaine et nous commençons à planifier un voyage dans le sud ouest de la France début juin 2016.

Le plan initial est de bouger quelque peu la première semaine et nous fixer pendant une semaine à un endroit, ensuite une autre semaine à un autre endroit et de rayonner à partir de ces endroits. Évidemment, nous aurions une voiture de location pour la durée du voyage.

Les régions/villes visées; le Périgord, Région de Bordeaux, Carcassonne, Arles et Avignon (limite est), et pour le reste, vos suggestions.

Une virée de 2-3 jours à Barcelone (en voiture?) pourrait aussi nous attirer.

Aussi, y a-t-il des plages intéressantes dans la portion ouest de la Méditerranée?

Cetrtain que ça donne beaucoup de possibilités; j’ai hâte d’avoir vos suggestions.

Merci à l’avance.

Daniel
Un mois en Colombie, Équateur ou Nicaragua? English translation pending
by Kentinho · 2015-07-27 · 15 replies
Bonjour,

nous sommes deux à vouloir partir un mois et nous hésitons sur notre destination... Nous hésitons sur Colombie Equateur et Nicaragua, sachant que nous aimerions bien passer par la Colombie. Nous avons déjà fait ensemble argentine chili Pérou et Bolivie. Quels sont les différences entre ces trois pays. Qu'avez vous préféré? Le voyage est pour le mois de Janvier. Merci par avance pour vos réponses

Quentin
Conseils pour un premier voyage hors d'Europe! English translation pending
by Alekx · 2015-07-22 · 3 replies
Bonjours à toutes et à tous, C’est la première fois que je post quelque chose ici alors j’espère que c’est dans la bonne catégorie et que je ne vais pas me faire taper sur les doigts haha :)

Pour vous expliquer brièvement ma situation : Mes parents n’ont jamais été de grands voyageurs donc je n’ai que très rarement voyagé en dehors de la France (Belgique, Suisse). J’ai donc décidé il y a deux ans qu’il fallait ce bouger un peu et essayer d’apprendre l’anglais (parce qu’à 25 ans il était temps). Je suis alors allé en 2014/15 pour 1 an en Erasmus aux Pays-Bas ou j’y ai effectivement appris la langue anglaise en un temps record. Vivre à l’étranger et côtoyer des nationalités de tout pays ma alors donné envie de bouger dans le monde et d’essayer de le découvrir un peu plus par mes yeux et non pas la tv. J’ai pus cette année avec ma classe de master 2, visiter un peu le Portugal, et je me suis réuni avec mes anciens collègue en Pologne et ça ma conforté dans mon idée d’aller à l’aventure, et peut être même tenter le PVT par la suite (même si je commence à pas être jeune alors il va falloir accélérer la chose haha).

Tout cela pour dire que je ne suis jamais parti hors d’Europe. Fin septembre ce fini mon master 2 et avant de rentrer pleinement dans la vie active et lancer des projets pour aller travailler à l’étranger, je voudrai me faire un gros voyage histoire de fêter toutes ces années de dur labeur. A la base je devais aller au Brésil pendant 2 mois car mon ancien colocataire Brésilien devais m’héberger etc et j’avais donc pris mes billets Air France dans ce sens. Cependant maintenant ça sent le sapin comme qui dirais et je vais devoir changer mes billets et j’hésite fortement à soit réduire le temps au Brésil et aller autre part en Amérique du Sud voir Caraïbes (Cuba m’attire fortement), soit à envisager d’autres destinations et parcours comme aller en Asie ou les Iles. Bref, j’étudie ce qui est faisable et un plan B.

Ce que je souhaiterais : j’aimerai beaucoup partir cet hiver la ou il y a du soleil, pas forcément l’été à 40° mais un peu de chaleur quand même et avec pas loin de belles plages avec de l’eau qui soit bleue et transparente (j’adore la mer, mais pas vraiment celle de La Rochelle quoi). Avec de la civilisation (j’adore l’architecture qui change un de ce que l’on voit) mais aussi beaucoup d’espaces naturelles (j’adore la nature comme les forets, pas trop la montagne) histoire de ce reposer et de pouvoir méditer et réfléchir tranquillement (hé oui j’ai pas mal de chose à réfléchir aussi pendant ce voyage). Bref, beaucoup de dépaysement, de rencontres culturels dans des espaces naturels mais aussi un peu de ville. Un endroit où on sera compris aussi en Anglais, et où si possible ce ne soit pas trop dangereux haha. C’est pour cela qu’à la base j’avais pensé à l’Asie, Amérique du Sud et Caraïbes. Vu que c’est plutôt pour de la découverte, avoir du dépaysement et surtout prendre le temps de me poser et réfléchir je vais de fait partir seul. Je me suis commander un accessoire de Work-Out et je vais bientôt commencer un entrainement spécial de remise en forme pour Backpackers donc une forte mobilité est possible que ce soit à pied ou autre. Après je cherche aussi à partir le plus de temps possible, 1 mois minimum, maximum 2 mois.

Budget : si c’est avant décembre dans les 2000€, si c’est après décembre dans les 3000€.

Du coup je ne sais pas trop ce qui est possible ou pas selon mon budget et ce que je souhaite et je suis un peu perdu dans ces recherches, c’est pourquoi si certains d’entre vous qui avez probablement voyagés vers ces destinations peuvent m’aider et donner certains conseils, je suis preneur !

Merci d’avance et bonne journée à vous !
Trek de Leh à Chikka en autonomie English translation pending
by Brzhiwerzhon · 2015-06-21 · 5 replies
Salut à tous, Namaste,

tout d'abord je voulais m'excuser d'ouvrir un nouveau topic, mais j'ai beau fouiller sur le net, je ne trouve pas de confirmation concernant le trek que j'aimerais faire.

Voilà, alors je me rends à Leh début juillet, et je voudrais faire un trek d'une quinzaine de jours, 3 ou 4 ce n'est pas assez, pour moi en tout cas. Je prends un trek comme un défi physique, mais aussi pour le plaisir de marcher, les paysages etc. Je précise aussi que je suis fumeur, mais que je ne fumerai pas durant les étapes de peaks. J'ai déjà été super malade l'an passé, ça m'a suffit! Je ne suis pas un expert des montagnes, mais j'ai fait quelques treks, et je suis plutôt "fit". récemment j'ai fait des treks en Birmanie (bon là c'était plus une ballade, super facile mais vraiment cool), et en Indonésie (le Rinjani, fantastique!) L'an passé j'ai fait l'annapurna que j'ai trouvé vraiment facile. Enfin, je m'attendais a bien plus dur.

Bref, je comptais faire un trek cette année, en partant de LEH. Je voudrais juste savoir ce dont j'ai besoin (tente? réchaud? permis comme au Nepal?) et s'il est possible de le faire ne autonomie. D'habitude je suis content de prendre un guide, mais cette fois ci je n'ai pas forcément le budget pour malheureusement. Je parle très bien anglais, c'est déjà ça...Mais je ne suis vraiment pas sur de mon coup. Alors si vous connaissez un peu le coin, je voudrais bien une éclaircie sur le sujet ;-)

Alors voilà mon itinéraire : Leh Lamayuru Wanla Sumdo Machu Skumpata Sengge (basecamp) Lalang Zenghan Hanumil Pishu Pipiting Dragkar Reru Purne Phuktal Purne Kuru Kargyak Dartse Sumdo Chikka

Ce sont les étapes que j'ai reussi a trouver sur le net, cependant je n'ai aucune idée de : l'hebergement, restauration, possibilité en autonomie, frequentation (j'avoue préférer rencontrer de temps en temps du monde, histoire d'être sur que je ne suis pas perdu!)

Est ce que l'un d'entre vous a deja effectué ce trek ? Qu'en pensez vous ?

Merci de vos réponses !
Camping Wassey beach à Massa English translation pending
by Corgnac · 2015-06-11 · 48 replies
Bonjour on nous avait conseillé le camping wassey beach à Massa , mais je ne sais pas ce qu'il apporte l'hiver mais en cette saisson ( avril mai juin), les sanitaires sont réduits, seuls ceux de la piscine fonctionnent et pas d'eau chaude, l'entrée de la pisdcine est à 50 dh même pour les camping cariste, on arrive à négocier à 30 dh mais quand même, si on y reste longtemps, c'est un budget, elle est ouverte aux marocains du village, alors bonjour le calme et elle est entetenue à la marocaine : bonjour mychoses et champignons à éviter
Snorkeling et sorties au Mexique English translation pending
by Belek86 · 2015-04-17 · 6 replies
Bonjour à tous!!

Voila avec un ami nous voudrions partir au mois d’août au mexique, du 15 au 30 à peu près et nous arrivons pas à nous décider dans quel coin... Cancun, playa del carmen, puerto aventuras ou akumal...

Le truc c'est qu'on est fan de snorkeling, donc akumal me semble la destination idéal mais le hic c'est que nous sommes jeunes et on veut donc aussi pouvoir profiter de sorties en tous genre...

Playa del carmen bouge bien mais il y t'il des barrière de corail sur le plage proche des hôtel?!

Puerto aventuras est un bon compromis car il est situé entre playa del carmen et akumal... Ma question est la suivante, si on réside à puerto aventuras, il y à t'ils des navettes qui nous permette de voyager entre playa del carmen et notre hotel à des heure tardives?! Pour aller à akumal pendant la journée il y à t'il pareillement des bus qui font le transport?! Le cout?!

Je suis preneur de tous conseil!!
Avis Tente Quickhiker Ultralight 4 English translation pending
by Pascaldu34 · 2015-03-28 · 14 replies
Bonjour la communauté ... Novice j'ai monter les vélos de rando cette hiver .Il ne me reste plus que le matos dédier . J'ai passé commande chez DKT de la tente http://www.decathlon.fr/tente-quickhiker-ultralight-4-id_8243148.html , elle me semble correct . J'hésite qd même , nous sommes deux , je pense et espère y loger les vélos "?" Y a t'il parmi vous des utilisateurs de ce model ? Y a t'il une fenétre ? si bloqué par mauvais temps , sans vu extérieur... J'aimerais également des retours sur le matelas autogonflant A200UL http://www.decathlon.fr/matelas-autogonflant-a200ul-xl-id_8206717.html . Bref il me faut m'équiper de A a Z Tente , matelas , duvet budget "60 euros environ" réchaud , popette pour deux Toute les infos seront les bienvenus

Un grand merci 😛

Pascal du Tarn 😏
Couple 22 ans, où partir pour une première expérience africaine? English translation pending
by TibDx · 2015-02-22 · 20 replies
Bonjour à tous,

Après avoir beaucoup voyagé en Asie du sud et du sudest, ma copine et moi-même avons décidé de partir au mois de Juin à la découverte de l'Afrique.

L’idée est de faire un voyage pas trop cher alliant découverte culturelle, découverte d’endroits typiques, en s’éloignant autant que possible des sentiers battus. Notre but est de découvrir le pays, ses richesses et sa culture, en évitant le tourisme de masse. Notre budget est d'environ 1500/1800 euros (billets compris) par personne. Il nous est donc difficile voire impossible de louer un 4x4 ou une voiture avec notre budget (à part peut etre en Afrique du Sud si j'ai bien compris). Nous prévoyons de voyager en mode "backpacker", en prenant les transports en commun (à part si vous avez un plan d'enfer pour louer une voiture pas cher!) Nous avons trouvé des billets entre 450 et 550 euros pour les destinations suivantes: Kenya; Tanzanie, Rwanda, Afrique du Sud, Mozambique, Cap Vert. Nous sommes très ouverts sur les destinations que vous pourriez nous proposer!

Nous avons déjà fait pas mal de recherche mais il est difficile de choisir..

Toutes ces destinations ont sans doutes leurs avantages et inconvénients.. J'en appelle aux connaisseurs et amoureux de l'Afrique pour nous aider dans notre choix! 🙂

Pendant ce voyage nous aimerions faire quelques jours de safari (ce serait l'effort financier du voyage), quelques jours (voire plus) sur la côte pour se poser, manger du poisson grillé et faire de la plongée\snorkeling, découvrir les richesses du pays, traverser des villages où nous pourrions rencontrer des locaux et découvrir l'atmosphère locale et peut être même repartir avec des recettes de cusine de plats typiques après un petit passage dans les cuisines du coin! Nous aimons les balades dans la nature, découvrir le pays tel qu'il est et pas uniquement les endroits "à voir".

Voilà quelques pistes qui pourraient vous donner une idée de ce que nous recherchons dans un voyage! Nous sommes conscients qu'il peut être difficile de faire tout ce programme sur ce voyage à cause de nos contraintes budgétaires, c'est pour ça que nous avons besoin de vos conseils!

Merci d’avance pour vos réponses et témoignages !

Bonne soirée et bon début de semaine!

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