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Téléphoner en France depuis la Russie pendant un long séjour? English translation pending
by Mw44 · 2011-07-13 · 6 replies
Bonjour à tou(te)s,

Je vais bientôt partir à Moscou pendant quelques mois et malgré mes recherches je n'arrive pas à trouver comment faire pour téléphoner sur place. Apparemment il n'est pas possible d'obtenir un forfait spécial "international" auprès de mon opérateur.

Mon téléphone actuel fonctionnera-t-il là-bas? Et de plus, comment effectuer mes appels vers la France et en Russie?

Je ne sais pas s'il faut souscrire à un abonnement sur place (=formalités lourdes surtout pour une personne connaissant peu la langue) ou acheter des cartes comme nous pouvons trouver dans les kiosques français.

Plus globalement, à qui m'adresser une fois sur place?
Trajet en bus en Thaïlande et sécurité? English translation pending
by Gudule · 2011-07-05 · 24 replies
Bonjour à tous Au fil des conversations lues sur le forum et un peu partout sur le net , je commence à flipper pas mal à cause des nombreux vols et agressions commis dans les bus de nuit , voir de jour !!! J'arrive à bangkok le 24 juillet et avais prévu de passer une nuit sur kao san road avec un départ vers krabi le lendemain en bus de nuit . Ensuite , après quelques jours , je file sur ko samui une semaine en bus de jour pour finir par un trajet de nuit retour sur bangkok au départ de samui, et retour en france 2 jours plus tard . Au fil des discutions qui amènent à penser qu'on pouvait nous endormir via la cllim par gaz soporifique ou via la nourriture (je n'accepte jamais ni bouffe , ni boisson que l'on me propose dans les bus , mais achète au départ dans les 7 eleven ou autres) je ne sais plus quoi en penser . J'ai lu à plusieurs reprise que l'on conseillait de partir avec la compagnie songserm Ou puis je trouver cette agence sur kao san road ou alentours ? Est ce vraiment sécurisant de partir avec eux . Je ne suis pas a 2 ou 300 baths de plus sur le prix du billet pour etre en sécurité. Au pire : que me conseilleriez vous pour me sécuriser au mieux "bagages en soutes et sac à dos emmené en cabine avec moi" et comment les sécurisé (sangle cadenas avec code et cadenas sur sac à dos ? ) . Prévoyant de tenir mon argent dans la poche de mon jean's ainsi que mon passeport et visa ..........il ne devrait pas y avoir de problème .Qu'en pensez vous ?? Merci d'avance de m'aider et me rassurer . PS: Ayant passé par une agence de voyage l'année dernière (me fixant sur ao nang pendant deux semaines) je n'ais rien vu , ni entendu d'anormal à ce sujet .Et devant la facilité de se déplacer , j'ai voulu cette année partir par moi méme et voir le maximum en peu de tps
Vol Air France Genève-Montréal: erreur de frappe de nom de famille sur GoVoyages English translation pending
by Djoue15 · 2011-07-04 · 6 replies
Bonjour,

Je vois que je ne suis pas la première à qui ça arrive, mais j'ai fait une erreur de frappe en réservant mes billets électroniques sur Govoyages, pour la compagnie AirFrance. J'ai inversé 2 lettres dans mon nom de famille. Je voyage de Genève à Montréal, avec une escale à Paris pour l'aller, Amsterdam au retour.

J'ai lu toutes sortes de réponse, notamment à savoir que c'était plus grave une erreur sur le nom de famille que le prénom. J'ai tout de suite signalé à Govoyages, qui n'ont d'autres propositions que de tout bonnement acheter un autre billet à 900 euros !!

J'hésite à appeler directement AirFrance, tout en étant prête à devoir payer des frais, ou essayer de me présenter à l'aéroport comme si de rien n'était.

Est-ce quelqu'un a déjà vécu cette situation avec une erreur dans le nom de famille pour la compagnie AirFrance ?

Merci de vos réponses.
Carte de résident en Thaïlande English translation pending
by Kirua187 · 2011-06-24 · 7 replies
Bonjour,

N'ayant pas trouve les infos desirees via la fonction recherche, je me permet d'ouvrir un nouveau sujet. Je reside en Thailande, et plus precisement sur Ayutthaya, et je suis actuellement en possession d'un visa etudiant. Je vais avoir besoin tres rapidement d'acquerir un 2 roues, et, pour etre dans les regles (immatriculation, assurance...), j'aurais besoin de faire faire une carte de resident... Trouvant vraiment tout et n'importe quoi sur le net, j'aimerais que quelqu'un qui en a deja fait une me donne la liste des documents a fournir au service de l'immigration...

Une autre chose aussi concernant le permis de conduire, J'ai actuellemt mon permis francais et mon permis international... je suis arrive le 6 Avril 2011 sur le territoire thai, ressorti pour aller faire mon visa ED et rerentre le 9 Juin 2011... Quand mon permis international arrivera t'il a expiration ?? Et comment puis-je obtenir un permis Thai ?

Kop Khun krap Sawadee Krap, bye bye
Informations pratiques d'un voyage en Afghanistan English translation pending
by Ilivic · 2011-06-23 · 27 replies
Bonjour, Actuellement en Afgha pour quelques semaines, j'essaierai de mettre a jour ce fil le plus possible au fur et a mesure.

Visa Obtenu a Paris facilement, en une semaine. $40 pour un mois de sejour, extensibles sur place selon eux. Aucun papier particulier a fournir. Bon site Web de l'ambassade.

Frontiere Mashhad-Herat. Attention, d'Iran tous les bus partent tres tot! Arrive a la gare routiere a 7h du mat il n'y avait deja plus rien. On m'a mis dans un bus pour Taybad (18 000 rials) d'ou un savari m'a emmene a la frontiere avec deux autres passagers pour 20 000 rials/pers. Passage sans encombre. Pause-dejeuner de 12h a 13h chez les douaniers iraniens. Cote afghan, prevoir 20 000 rials de photos faites sur place, impossible d'y couper en apportant les notres, 'la taille passeport ne convient pas'. Mouais. De la, bus frequents pour Herat, a une centaine de km. La route met deja dans l'ambiance, je vous laisse la surprise!

Herat Le choc Iran/Afgha est rude! Aucune possibilite de s'aventurer plus loin dans le pays par la terre, que ce soit par le nord, le centre ou le sud. Les Afghans eux-memes sont bloques dans la troisieme ville du pays coupee du reste du monde. C'est pour ca que les agences de voyage pullulent. J'ai achete un billet d'avion (bien que je haisse cela) a l'une d'elles, Kam Air, Herat-Mazar, pour 4 900 Afghanis, une centaine de dollars. Les prix ont bien augmente, l'offre aussi. Hotel Marco Polo : tres secure ; chambre simple (avec deux lits) sans sdb pour $25. Staff sympa, petit-dej consequent, situation tres centrale.
Obtenir un visa pour l'Inde (très urgent) English translation pending
by Emi641 · 2011-06-17 · 14 replies
Bonjour tout le monde! Je sais qu'obtenir un visa peut-être un vrai parcours du combattant... Je sais aussi qu'en payant, il y a moyen d'avoir un visa en urgence... Je viens d'ailleurs de raccrocher, j'étais en ligne avec visaexpress... Mais même avec eux, impossible d'avoir un visa avant jeudi prochain... Pardon... Je vous explique... Un ami a eu un accident... Au népal... Après des semaines critiques, ils estiment qu'il est transportable. Sa soeur l'avait rejoint. Elle le laisse entre les mains des toubibs et rentre de son coté. Il devait rentrer aujourd'hui. Coup de fil à sa mère: il est mort. Quelques heures plus tard, re-coup de fil: ils ont réussi à le réanimer... Mais donc bien entendu, impossible de lui faire reprendre l'avion. Donc arrêt à Dehli. Il est apparemment dans le coma. On en sait pas plus sur son activité cérébrale pour l'instant. La soeur est en route pour rentrer, tout le monde bosse. J'ai eu sa mère au tél, d'ici ce soir, s'il tient le coup, elle me demanderait peut-être de me rendre à son chevet. Mais impossible, avec ces **** d'obligations de visas de partir avant une semaine! Et on ne sait pas s'il va tenir jusque là... Je suis attérée et démunie... J'appelle tous les gens qui me viennent à l'esprit... J'ai 3000 fenêtres ouvertes sur l'ordi... Je ne sais pas vers qui me tourner... Et impossible d'entrer sans visa, faut pas rêver... Au secours! Quelqu'un connaîtrait-il une combine? Des gens? Des diplomates? N'importe... Et, au passage, si quelqu'un est à Dehli et se sent d'aller voir Antoine à l'hopital, pour lui dire qu'il n'est pas tout seul...... Merci d'avance pour vos réponses.... (j'ai conscience que ce post n'est pas super limpide... Ne m'en voulez pas, c'est un peu l'état de mes neurones en ebulition...)
Thai Airways: modalités pour changer sa date de retour? English translation pending
by Breizhtois · 2011-06-17 · 9 replies
Bonjour,

Je me trouve actuellement au siam mais j'ai appris un deces dans ma famille aujourd'hui meme. Je desirer me rendre a l'enterrement en France. Or, je ne rentre theoriquement que dans 9 jours. Je suis parti avec la Thai Airways de CDG et je voudrais savoir si quelqu'un etait au courant de la politique de la Thai Airways dans ce genre de situation.

C'est a dire le cout que peut engendrer pour l'usager le changement de date de retour et s'il etait preferable d'appeler un numero special ou se rendre dans une agence Thai Airways.

Merci d'avance pour votre aide.
Prix actuel de Lower et Upper Antelope Canyon? (14 juin 2011) English translation pending
by LeTigre · 2011-06-14 · 21 replies
Salut,

par curiosité, combien ça coute ça en 2011 ?? Et il parait qu'on ne peut plus avoir le photograph pass qui permet(tait) de rester tranquillement tout seul dans Lower Antelope Canyon ?
Boîtes de nuit à Los Angeles, Las Vegas et San Francisco? English translation pending
by Pierrejac · 2011-06-13 · 13 replies
Bonjour nous somme 5 jeunes de 21 ans et sur le forum j'ai vraiment du mal a trouver des boite de nuit simpa sur LA - LV - SF notre style de musique est généraliste ou electro breff des endroits meme bar Lounge du moment que sa bouge qui a des jeunes on veus un endroit ou les américains s'éclate 😛 Merciiii les gens 😎
Prolongation d'autorisation de séjour de trois mois English translation pending
by Celia44 · 2011-06-11 · 15 replies
Pour résumer ma situation, je suis française et travaille actuellement sur Agadir en cumulant 2 boulots. j'espère obtenir prochainement une carte de Résident, les formalités nécessaires auprès de l'ANAPEC sont en cours. Mon autorisation de séjour de 3 mois expire mi-juillet. Elle est apparemment renouvelable de 3 mois. Quelqu'un pourrait-il m'indiquer les formalités à effectuer ? Merci d'avance.
Frontière possible de la Turquie à l'Egypte? English translation pending
by Zalquin · 2011-06-10 · 12 replies
Bonjour à tous, voilas dans mon projet de tour du monde avec deux enfants de quatre et sept ans, je souhaite aller jusqu'en Turquie, jusque la pas de problème! mais quels pays peut-on traverser pour nous rendre en Egypte? (les moins risqué bien sur et frontières praticable) 1° Syrie-Liban-Israël-Egypte OU 2° Syrie-Jordanie-Israël-Egypte OU si c'est faisable, une traversé en bateau de la Turquie à l'Egypte??? Cela fait beaucoup de questions mais je sais que vous pourrez m'aider😛
Passer des vacances à petits prix à Saint-Martin? English translation pending
by Fleurcamelia · 2011-05-31 · 7 replies
Bonjour,

Je pars au mois de juillet à Saint-Martin avec mon époux et notre fille de 8ans, nous avons loué un studio. Je me demandais s'il y avait moyen de manger au resto pour pas trop cher nous restons comme même 20 nuitées. Est-ce que vous me proposer de manger à l'exterieur ou de faire sois même à manger.

Pourriez-vous aussi me donner des escursions à ne pas rater.

Merci d'avance pour vos bons conseils.

Sandra
Esta refusé: comment faire? English translation pending
by Floverry · 2011-05-25 · 27 replies
je suis dans une panique monumentale !!!!!! je part dans 1 mois et mon esta est refusé !! je n'ai aucun soucis, ni casié ni soucis perso !!! je ne comprend pas !! ils me disent d'apeller le numéro en anglais et ils parlent telement vite que je comprend rien !!

et l'ambassade ne peux rien faire !!

svp besoin d'aide !!!

merci
Maux de têtes à cause de la chaleur en Asie: remèdes? English translation pending
by 1éthique · 2011-05-04 · 19 replies
Quand je suis en Asie, j'ai parfois de forts maux de têtes à cause du soleil. Avez-vous des remèdes de grand-mères pour mieux accepter ce cher soleil ?

J'utilise une casquette, je bois et je renifle un inhalateur. C'est bien mais pas suffisant.

Et vous, que faites-vous pour apprivoiser notre ami soleil ?
Cambodge: une loi pour protéger les jeunes filles du mariage English translation pending
by Phénixthai · 2011-05-03 · 26 replies
"le Cambodge a promulgué une loi interdisant aux hommes étrangers de plus de 50 ans et gagnant moins de 1 700 euros par mois de se marier avec une cambodgienne."

Discrimination par l'argent, encore! Même si sur le fond je comprends ce choix, pourquoi ce critère? Si tu es vieux et riche, tu as le droit à l'amour et au mariage, si tu es vieux mais... moins riche... je ne développe pas, ... je vous laisse faire avant que le poste ne soit supprimé par la censure !

Article complet

Shakespeare lève-toi, Roméo et Juliette ne sont pas morts. 🙂
Location de vélo cyclotourisme à Bruxelles? English translation pending
by Abberley · 2011-05-02 · 12 replies
Bonjour ; J'envisage de faire une petite boucle cet été en vélo de 15 jours sur la Belgique et les Pays Bas. Me rendant à Bruxelles en avion et sachant à chaque fois les complications pour mettre son vélo en soute (et le prix souvent élevé également), j'aimerai savoir s'il est possible de louer un vélo de cycloturisme à Bruxelles ! En vous remerciant !
Road trip Yucatan-Belize-Guatemala fin mai 2011: budget et durée? English translation pending
by BackFire · 2011-04-25 · 19 replies
Bonjour a vous globe-trotters du monde entier !

Voila un moment que je parcours ce forum a la recherche de la moindre info pouvant m'être utile et ensuite inscrit pour pouvoir un jour faire appel a vous, et bien on dirait que le moment est venu :)

Donc je suis français, j'ai 22ans, et j'etudie actuellement a Atlanta aux USA. J'ai pas mal voyage pendant ce semestre (Savannah, Miami, Chicago, Nouvelle-Orleans, Boston, New York et ai descendu le Rio Grande en canoë a Big Bend NP) et les cours se terminent début mai. Mon retour en France étant prévu pour le 1er juin, j'ai 1 mois pour faire 1 Max de choses. (désole pour tout ce bavardage mais je pose la situation avant de passer aux choses sérieuses 😉) Jusqu'au 7 mai donc je serais a DC, ensuite je file en Floride pour faire Miami, Everglades, Keys et Bahamas avant de partir en croisière dans les Caraïbes: Cozumel, Belize City, Roatan, iles Caymans. Ce jusqu'au 22 mai.

C'est la que je fais appel a vous, j'ai du 23 mai au 1er juin quartier libre et je souhaiterai de Miami arriver sur Cancun pour démarrer une sorte de roadtrip. J'ai bien sur repéré pas mal d'infos sur le forum, ce qui m'a permis de commencer a réfléchir sur une idée d'itinéraire: - 23 mai arrivée sur Cancun en début d'aprem, reste de la journée sur la ville et les environs (plage, visite...) nuit a Cancun

- 24 mai départ de Cancun pour Chetumal avec stops a Playa Del Carmen et Tulum (5/6h entre Cancun et Chetumal) nuit a Chetumal

- 25 mai excursion a Banco chinchorro (de Xcalac?) + trajet Chetumal/Belize City 3/4h (formalités frontières ? J'ai 1 passeport français et 1 Visa américain) nuit a Belize City ?

- 26 mai Half Moon Caye + Blue Hole , départ pour le Guatemala et Flores avec un stop a Belmopan (durée ?) nuit a flores

- 27 mai visite de Tikal et du lac, départ pour Palenque (saut par San Cristobal?) durée Flores/Palenque? Nuit a Palenque

- 28 mai Palenque/Villahermosa (2h) visite de la ville puis départ vers Campeche (6h) nuit a Campeche

- 29 mai Campeche/Merida (3h) avec stop a Uxmal (Puuc Route?) nuit a Merida - 30 mai Merida/Cancun (5/6h) avec stop a Chichen Itza et Valladollid, nuit a Cancun

- 31 mai Cancun, excursion a Isla Holbox pour requins baleines ? Ou modif dans l'itinéraire

- 1er juin départ Cancun pour Atlanta

A quel budget dois-je m'attendre ? Sachant que je suis étudiant et adepte des auberges de jeunesse, prêt a dormir dans des cabanes ou hamacs ! 1000$ est-ce utopique ? Et au niveau des trajets, je souhaiterai tout faire en bus évidemment étant seul. Comment cela fonctionne t il ? Au mexique j'ai vu les réseaux de bus mais c possible de s'arrêter pour des stops et en reprendre plus tard ? (par ex le 1er jour Cancun-Chetumal avec Tulum) Et au Belize et Guatemala, trajets faisables en bus ? Et en 10 jours c'est réalisable? J'ai souvent un rythme d'enfer dans mes voyages...

Toutes les remarques motifs ou éventuelles suggestions sont bien sur les bienvenues 😉

Merci a tous pour votre aide

Kev
Refus d'embarquement à Beyrouth avec Alitalia English translation pending
by Streghetta2b · 2011-04-23 · 12 replies
Bonjour à toutes et à tous,

De décembre 2010 à janvier 2011 mon ami et moi sommes partis en vacances au Liban, son pays d'origine. Tous deux militaires, nous avons au préalable effectué toutes les démarches nécessaires (auprès du ministère de la Défense) pour pouvoir partir dans ce pays. Nous avons donc pris un vol aller retour MARSEILLE-ROME-BEYROUTH. Pour partir nous n'avons eu aucun soucis. Nous avons effectivement été contrôlés à Rome, mais il n'y a pas eu de problème particulier. C'est au retour que cela s'est compliqué.... En effet, mon ami est Libanais. Engagé dans la légion étrangère depuis quelques années, il ne détient pas encore la nationalité française. En tant que légionnaire, il ne possède donc pas de carte de séjour. A l'embarquement à Beyrouth il a donc présenté son passeport Libanais muni d'un visa de retour pour la France (Visa émanant du Consulat du Liban à Marseille) ainsi que sa carte d'identité militaire. Prétextant qu'il ne possédait pas de carte de séjour , l'hôtesse a refusé son embarquement. Puis, cette même hôtesse nous a indiqué qu'elle avait des consignes des autorités italiennes. Nous avons également présenté un certificat de Pacs émanant d'un Tribunal d'Instance, un justificatif de domicile (facture EDF récente), tous les documents émanant du ministère de la Défense et m'autorisant à accompagner mon conjoint dans sa famille, l'autorisation de permission de mon conjoint mais rien n'y a fait. J'ai finalement dû racheter deux billets retour Beyrouth-Paris (sauf que cette fois, le vol Beyrouth-Paris avait lieu le 23 janvier à 2heures du matin.... et sur le passeport de mon conjoint, l'autorisation de retour en France était pour le 22 janvier 2011... mais là c'est une autre histoire 😠).

De retour en France j'ai effectué une réclamation auprès d'Alitalia. Ces derniers sont d'accord pour me rembourser le vol Beyrouth-Rome-Marseille que nous n'avons pas utilisé, mais nullement pour me rembourser le vol Beyrouth-Paris, stipulant que nous n'avons pas présenté le "bon" document à l'embarquement. Lorsque j'ai demandé à mon interlocutrice ce qu'elle appelait "le bon document" elle n'a pas été capable de me répondre et depuis je n'ai plus de nouvelle. Dans le même temps, j'ai appelé la police italienne à l'aéroport de Rome et mon interlocuteur m'a confirmé que les papiers que nous avons présentés étaient suffisant pour accéder à l'embarquement. Il a conclu la conversation en disant que les gens voient peu de légionnaires passer les frontières et ils ne savent donc pas que pour ces derniers ne possèdent pas de carte de séjour.

Ma question est donc la suivante: pour un cas particulier comme celui-là, pouvez-vous m'indiquer s'il existe des textes de loi stipulant que la carte d'identité militaire ainsi que le passeport muni d'un visa de retour étaient suffisants pour voyager via l'Italie? Dans le cas d'une réponse positive j'entamerai des démarches judiciaires auprès de cette compagnie aérienne.

Merci
Tarif pour louer une villa deux mois à Agadir: bonne adesse pas tros chère? English translation pending
by Jfbatz · 2011-04-18 · 19 replies
bonjour lesquels d'entres vous auront une bonne adresse, surtout entre particuliers, pour se caler 2 mois (nov-dec) a agadir au maroc. 1 couple avec un enfant de 5 ans merci
Voyage familial à Las Vegas mi-juin English translation pending
by Mahel · 2011-04-11 · 22 replies
Je prévois faire un voyage à las vegas mi-juin et y amener mes parents qui sont dans la cinquantaine. Je pars également avec ma cousine. C'est notre première fois à vegas et ce sera probablement leur unique voyage là-bas. Je recherche un hotel a prix moyen (environ 700-1000$ pour 5 nuits). J'aimerais être situé sur la strip où tout est plus facile d'accès. Je veux quand même que ce soit beau et class, pour gâter mes parents, sans être trop coincé car nous sommes des gens bien ordinaires! On adore les casinos et je pense que la piscine est un essentiel en juin a vegas! J'avais pensé réserver au MIrage qui me semblait bien et rénové d'après internet, mais quelqu'un m'a plutot suggéré le flamingo, bien situé, immense piscine et moins cher... Le luxor, Monte carlo, le TI, le Riviera, le new-york-new-york, le imperial, le circus-circus et le tropicana sont également dans nos prix sur expedia. Je suis confuse avec tout ce choix!!!🤪 Lequel est le meilleur compromis pour la localisation, la vue, la beauté et le confort de ses chambres, le casino et la piscine??? Avez-vous également des restaurants à prix raisonables à nous suggérer (20-30$)? Merci😏
Visites d'Abydos/Denderah et Edfou/Kom Ombo (Egypte) English translation pending
by Root76 · 2011-04-08 · 26 replies
Bonjour,

Nous partons en egypte le 21 MAI prochain, et nous allons commencer notre séjour par deux jours à Luxor, puis 1 jour pour visiter les temples D'Abydos et Denderah, ensuite retour à Luxor pour y passer un dérnier jour , puis départ vers assouan en passant par EDFOU et KOM OMBO, nous envisageons de passer 2 jours à Assouan avant de s'envoler vers le Caire. Ainsi j'ai deux questions concerant les visites des temps, en effet je voudrais savoir est ce qu'il est possible de partir à Abydos et Denderah (y passer la journée) avec un taxi avec lequel on négocie les prix sur place ou bien vaut-il mieux y aller avec une agence, et ensuite pareil pour EDFOU et KOM OMBO , quel est le meilleur moyen d'y aller, train ou Taxi.

Je vous remercie d'avance.
Périple Bordeaux - Saint-Jacques-de-Compostelle à VTT English translation pending
by Bégnat33 · 2011-04-05 · 7 replies
Bonjour à tous. Au mois de juin, je pars avec mon épouse, de Bordeaux (Léognan) jusqu'à st Jacques de Compostelle en VTT avec une remorque à une roue. Nous souhaitons passer par les pistes cyclables qui bordent la cote jusqu'à Hendaye, puis en Espagne, par la route qui jouxte le chemin du nord, par la cote également. Nos interrogations: Comment sont les pistes cyclables jusqu'à la frontière ? Quelqu'un, peut-il nous indiquer l'itinéraire en Espagne ? La route est-elle dangereuse ? Y a t'il des dénivelés importants ? Trouve t'on des campings et des gites facilement ? Autres avis qui pourraient nous être utile. Pour le retour, Quelqu'un a t'il pris le bus avec un vélo avec sacoches et un vélo avec remorque ?

Merci de votre aide Cordialement
Horaires des bus Chengdu-Kangding? English translation pending
by Tonivoyage · 2011-03-25 · 23 replies
J arrive à Chengdu par le train et je voudrais rejoindre Kangding. A qu elle gare routiere dois je me rendre et quelqu un connait il les horaires des bus pour Kangding. Combien de temps faut il pour le trajet. Est il toujours necessaire de souscrire une assurance (PICC il me semble) pour voyager en bus dans le sichuan? Qu el hotel choisir (pas cher) a Kangding et que faut il y voir? Kangding litang, quelqu un connait il et a t il des tuyaux? merci par avance. thierry
Tourisme au Népal en 2011 English translation pending
by Transeurasia · 2011-03-17 · 15 replies
Bonjour a tous ceux qui souhaitent se rendre au Nepal en cette "Tourism Year",

Nous sommes actuellement a Kathmandou, depuis quelques semaines. Nous venons au Nepal regulierement depuis 1998. Nous avons pu avoir un petit apercu de ce qu'il retourne de cette fameuse annee :Certains sites web annoncent que le visa est gratuit, il n'en est rien (100 dollars US pour 90 jours). Faux espoirs.Il faut toujours payer des permis pour randonner dans les parcs naturels et en plus, il faut maintenant se munir d'une carte TIMS qui coute 1470 roupies (soit 14.70 euros).Le Ministere du tourisme a mis plein de grandes affiches un peu partout dans la ville et a meme fait un depliant dans un tres beau papier, tout en couleur. Ce sont les seules marques de cette annee speciale.Les personnes qui travaillent dans le secteur du tourisme sont furieuses (enfin, comme peuvent l'etre les Nepalais, c'est-a-dire tres detendues mais tres critiques aussi) parce que tous les touristes demandent ce qu'il y a de special cette annee et qu'il n'y a rien de special. Les rues sont toujours aussi crades, les ordures brulees toujours aussi puantes, la Bishnumati est immonde. Rien n'a donc change au niveau de la gestion des dechets. Il n'y a pas plus de poubelles non plus. Les batiments anciens (sites, bahals et vieilles maisons) ne sont pas entretenus ni renoves. Par contre, ils sont facilement detruits pour y construire d'horribles immeubles a la place (les prix des terrains ont terriblement augmente a Kathmandou). L'urbanisation est completement anarchique, ce qui rend le traffic encore plus desagreable qu'avant pour les pietons (augmentation des vehicules a moteurs dans les petites ruelles sans trottoirs).Les prix gouvernementaux ont tous augmente (entree des parcs nationaux et des sites - a peu pres le double des prix de 2008). Il faut compter environ 3000 Roupies pour l'ensemble des sites de la vallee de Kathmandou (soit 30 euros).Il y a une forte augmentation de vendeurs de hashish a Thamel (a peu pres tous les 50m), dont la police ne semble pas se preoccuper ou plutot qu'elle semble proteger.Les taximen refusent systematiquement de mettre leur compteur a la nuit tombee, ce qui n'etait pas le cas avant. Ils en profitent pour demander environ le double ou le triple du prix. Par contre, ils n'hesitent pas, en journee, a demander si on a besoin d'un taxi a tous les coins de rue... ca, ca n'a pas trop change.Bon, evidemment les Nepalais restent toujours aussi souriants et agreables. C'est ca qui fait la beaute du pays (et les montagnes aussi).

Bon voyage a tous.
Route Conakry (Guinée) - Freetown (Sierra Leone)? English translation pending
by Lalilib · 2011-02-26 · 11 replies
Bonjour à tous, je recherche des informations sur la route de Conakry à Freetown : je m'interroge sur la durée du voyage, la route est-elle bonne ? Faut-il un visa pour entrer en Sierra Leone ? Y a-t-il une grosse différence de niveau de vie entre les deux pays ? Je suis aussi preneuse de bonnes adresses à Freetwon ! merci !!
Trois semaines au Vietnam de Hanoï à Ho Chi Minh: itinéraire, activités...? English translation pending
by Maxime3544 · 2011-02-24 · 13 replies
Bonjour,

Nous sommes un couple qui effectue un tour du monde en sac à dos et nous allons passer par le vietnam de mi-novembre à début décembre et nous souhaitons traverser le vietnam du nord au sud.

J'aurais aimé avoir des renseignements sur le meilleur itinéraire possible, les choses à faire et à ne pas faire de vos expériences.

J'aurais aimé également avoir des renseignements sur les transports au Vietnam. Est ce facile de voyager sachant que nous voulons tout faire en terrestre (Peut être un peu speed?). Les transports public ou les cars à touristes?

Pour aller à la baie d'halong, est il mieux de passer par une agence? Est-il possible de reserver avec une agence juste l'aller de hanoi et ensuite continuer par nos propres moyens vers le sud ou prendre un aller retour hanoi/baie d'halong?

Nous arriverons du Laos. Est ce facile de passer la frontière. Est-il mieux de faire le visa avant (sachant que j'ai appeler l'ambassade du vietnam à Paris et il demande 75 €/personne ou de le faire sur place à la frontière?).
Laos du Nord au Sud English translation pending
by Oreille · 2011-02-15 · 7 replies
Bonjour,

Rentrée depuis un peu plus d'une semaine, je commence l'écriture d'un petit carnet plus ou moins pratique. J'espère que ça sera utile à quelqu'un !

Qui ? Moi-même et mon compagnon (le Chauve, le Belge, ou Marc, selon mon humeur) Où ? Départ de Paris, passage par Bangkok, puis enfin le Laos Quand ? Trois semaines entre janvier et février, une bonne période Comment ? En indépendant. Sans avoir de budget, nous avons essayé de dépenser assez peu (nous partons pour un mois aux usa en Mars, il faut qu'il nous reste quelques économies !). Uniquement au Laos, nous avons dépensé 400€ chacun (sans compter le transit par la Thaïlande, donc).

Première partie : Aller au Laos, Luang Namtha, Luang Prabang.

Nous quittons Paris le vendredi 14 Janvier, au soir. Une escale à Oman (moi non plus, je ne savais pas trop où c'était) et nous sommes déjà samedi soir quand on atterrit à Bangkok, décalage horaire oblige. Rentrer en Thaïlande est très simple : on fait la queue, on sourit au monsieur, on tend le passeport, on se laisse prendre en photo et il donne un coup de tampon. Et tout ça gratuitement. Je ne citerai pas de noms, mais y'en a un ou deux qui pourraient en prendre de la graine... Le lendemain matin, nous prendrons le premier vol pour Chiang Rai. On opte donc pour la facilité : trouver un hôtel près de l'aéroport. J'avais lu que certains proposaient des navettes, mais impossible de les trouver. On s'en passera aisément : des "offices de tourisme" (qui n'ont rien d'officiel) se chargent de tout, moyennent commission. On est ainsi pris en charge jusqu'au lendemain, les deux taxis compris. Nous voilà au SP Power Lodge, un hôtel sans charme où il nous faut insister pour obtenir un lit double ("vous ne voulez pas deux lits séparés, vous êtes sûrs ?"), mais qui offre eau chaude, télévision, wifi et petit déjeuner. On n'en demandait pas tant, mais c'est appréciable. Je découvre les poignées de porte thaïlandaises, que nous retrouverons aussi au Laos : il faut enfoncer un bouton à l'intérieur pour fermer la porte, même de l'extérieur. Ce qui permet de faire des blagues très drôles, comme pousser le bouton de la porte de la salle de bain pour que la prochaine personne qui ferme la porte, la bloque. Ou comment, ayant fermé les toilettes pour la nuit, je n'ai pas su les ouvrir, quand je me suis levée pour faire pipi à 3h mu mat'. J'ai du aller déranger l'un des employés, qui jouait avec une voiture téléguidée, pour qu'il m'ouvre. Ils semblent avoir l'habitude, il avait tout un attirail pour ce genre de situation... mais aucune clef. Dimanche matin, nous embarquons avec Air Asia, la version asiatique de Ryanair : faut être ni gros ni grand, et heureusement que le vol était court. Chiang Rai est tout au nord de la Thaïlande, et c'est de là que nous allons pouvoir le plus facilement rejoindre le Laos. Et quand je dis facilement, je n'exagère rien : tout est extrêmement fluide et s'enchaîne parfaitement. Dans l'aéroport de Chiang Rai, on trouve un comptoir pour taxis prépayés, ça évite les surprises. Nous payons 200 baths pour aller jusqu'à la gare routière, pile pour le départ du bus pour Chiang Khong (130 baths). Il ne nous dépose pas tout à fait là où on le voudrait, et les tuk-tuk le savent bien : ils attendent les touristes pour les emmener à la frontière. Enfin, quand je dis frontière... C'est un vrai moulin percé, à tel point qu'il nous faut chercher le poste frontière pour le trouver, bien planqué. Un coup de tampon et nous voilà hors de Thaïlande, traversant le Mékong sur une petite pirogue pour rejoindre le Laos. Là, c'est exactement pareil, c'est à nous de chercher le poste frontière. On remplit des formulaires, on donne les passeports et surtout, on paye. 30$ pour moi, 35$ pour le Belge, plus 1$ chacun parce qu'on est dimanche (au retour on payera aussi parce qu'il sera plus de 16h...). On paye en dollars. De sombres calculs d'équivalences de monnaies, entre l'euro, le dollar et le kip laotien rendent celui-ci plus intéressant pour nous.



Un tuk-tuk plus tard nous voilà à la gare routière, tout contents d'être à l'heure pour le dernier bus de la journée en direction de Luang Namtha (il n'y en a que deux, un à 9h, l'autre à 12h30, ça nous coute 55 000 kips chacun). Le bus, remplis de locaux, de gros cartons, d'enfants et de poules met 4h30 à arriver à destination. Mais on perd une heure bêtement : au terminus, nous pensons naïvement être à Luang Namtha, puisque c'est la ville pour laquelle nous avions acheté un billet. Mais sur notre plan, on ne comprend pas très bien où on doit aller. On commence à marcher. On se fait indiquer une direction. On continue de marcher sans comprendre. Dans le Guide du Routard, la gare est à quelques centaines de mètres seulement du centre ville. On passe alors à côté d'une borne : Luang Namtha, 8km. Il y a en fait deux gares, mais le guide ne précise pas que celle qui est sur le plan ne correspond pas à tous les bus. On marche jusqu'à la tombée de la nuit, puis on se résout à prendre le premier tuk-tuk qui passe, parce qu'il y a des chiens partout...

Nous prenons une chambre au Darasavat (60 000/nuit). Il s'agit de petits bungalows en bois, très mignons, donnant sur un étang et la campagne. Seul défaut, c'est ni isolé ni chauffé, et à cette saison, les nuits sont fraiches. Et je ne parle pas de l'eau froide qui ne motivait pas franchement à prendre une douche. La première journée, nous passons à l'Office de Tourisme pour réserver un trek (moins cher que dans les agences privées) et récupérer un "plan" de la région. Celui-ci indique les chemins à prendre pour un grand tour de vélo autour de la ville. Pour 10 000 kips, je loue pour la journée un petit vélo sans vitesse pendant que son altesse le Belge ne peut assoir son popotin que sur un VTT à 15 000. Nous ferons une trentaine de kilomètres. Le trajet ne présente pas de grandes difficultés mais fait mal aux bras : les chemins caillouteux, ça ne pardonne pas. On commence par aller à la cascade de Nam Dee, un peu ridicule mais rafraichissante. On n'y reste pas longtemps cependant, un magnifique serpent traverse le sentier juste devant nous. Ce sera d'ailleurs la journée des serpents, puisqu'on en recroisera un mort et un vivant (puis plus du tout jusqu'au tout dernier jour). La première moitié du parcours est très sympa. On traverse des rizières sur de minuscules sentiers, qui disparaissaient parfois, nous laissant traverser les hautes herbes en chantant, pour éloigner les bestioles sympathiques qu'on trouve dans ces contrées. La deuxième moitié est moins agréable, on passe sur des routes plus larges, pleines de cailloux, de trous, et de poussière (une route au Laos est rarement goudronnée). Du coup, on rentre assez tôt à Luang Namtha.

La ville est construite de façon très simple : il y a une rue principale, où se trouvent les guesthouses, les restaurants, les agences, et puis il y a les rues parallèles, où on ne croise plus un seul blanc et où la nourriture est bien moins chère. On mange vietnamien en regardant un entrainement de foot-volley, un sport très impressionnant. Le soir, par contre, le meilleur endroit pour manger se trouve au cœur du "quartier touristique" : le marché de nuit. Quelques tables, quelques étals, et on choisit tous les trucs bizarres qu'on veut ! On essaye des brochettes, des choux, des pièces de poulet, etc. Et une vingtaine de chiens attend, patiemment, avec de grands yeux, qu'on leur donne les restes, ou qu'on tourne les yeux.

Le lendemain matin, on part pour nos deux jours de "trek". Je ne pense pas qu'on puisse appeler trek une expédition d'une si courte durée. Néanmoins, j'ai été très surprise par sa difficulté : des putains de dénivelés ! Sur la première partie, on fait des pauses constamment tellement ça monte. Et pour nous faciliter la tache, même si on s'en doutait, le chemin n'est pas des plus praticables. Enjamber des racines, ne pas regarder en bas, faire attention à sa tête, traverser sur des bouts de bambous, voire carrément remonter par le lit d'un ruisseau. Nous marcherons cinq heures le premier jour, et sept le second, pour rentrer par un chemin différent. Mais au final, les descentes sont plus douloureuses que les montées : bonjour les genoux.



En rentrant à Luang Namtha, nous prenons une chambre au Ulanan. Pour 10.000 kips de moins que notre précédentes guesthouse, nous perdons le charme, les moustiques et les araignées, mais gagnons une télé avec une chaîne anglaise, et de la presque eau chaude. Par contre, là encore, il nous faut insister pour avoir un grand lit double. Je commence à comprendre que la coupe ultra courte faite avant le départ les perturbe. Je me dis que d'autres indices devraient les mettre sur la voie, genre mes seins, mais ce sera pareil tout au long du voyage. Pire, ce soir là nous mangeons au marché de nuit et trois quinquagénaires solitaires se joignent à nous. Deux japonnais et un sud-coréen. Le Belge s'amuse à montrer ce qu'il sait dire dans les deux langues. Nous parlons des pays que nous avons aimé. Le coréen est impressionnant, c'est son deuxième voyage à vélo de chez lui au Laos, et il est déjà allé dans beaucoup d'autres endroits, toujours à vélo. Au fil de la discussion et de la bière (la première du Japonnais n°2 !), le sud-coréen (oui, vous m'excuserez, j'ai eu un peu de mal à retenir leurs noms) se détend et commence à m'expliquer que, de loin, avant de venir s'incruster, il pensait que j'étais le petit frère du Belge. Il me demande pardon, tout en rigolant, et je fais mine de ne pas me vexer, mais ça explique pourquoi on nous propose deux lits...

Jeudi matin, nous partons pour Luang Prabang. Ça ne semble pas loin, sur une carte, mais il faut la journée pour y aller. Le bus (80.000 chacun) avance lentement, s'arrête souvent pour charger des tonnes de marchandises, puis les décharger. Les paysages sont magnifiques, on ne s'ennuie pas. Mais 70 km avant d'arriver, le chauffeur casse sa boîte de vitesse. Impossible de repartir. Tout le monde doit sortir du bus. Comme nous sommes dans une côte et que le bus ne tient que par une cale en bois et quelques pierres, on ne se fait pas prier. Nous restons sur le bas côté, à rigoler avec les autres passagers. C'est à cet instant qu'on mesure les différences culturelles : personne ne râle ! Seconde différence, une demi-heure plus tard, un autre bus est là pour nous emmener à destination. Les dirigeants de la scnf devraient faire un stage ici ! Le nouveau bus est bien mieux que le précédent. Tout neuf, climatisé, grand, rapide. Mais le chauffeur décide de mettre une vidéo très mal filmée d'une chanteuse à la voix très aiguë avec le son à fond. Malgré les boule quiès (l'accessoire indispensable pour moi, il n'y a qu'une nuit où je m'en suis passée...), c'est avec de gros maux de crane que nous arrivons à Luang Prabang. Comme quoi, on était bien mieux dans notre vieux bus.

Le Belge négocie le tuk-tuk et nous nous enfilons dedans, direction le quartier des guesthouses. Leur nombre est assez dingue dans la rue, il n'y a que ça. Pourtant, il nous faudra en faire plusieurs pour en trouver une qui n'affiche pas complet et nous convienne (une fenêtre et un prix correct). Nous voilà chez Somjith (100.000 pour un balcon mais la salle de bain commune). Point positif : c'est un peu à l'écart du brouhaha de la rue principale. Point négatif : il faut enlever ses chaussures. Ça peut paraitre con, mais c'est super chiant. Au Laos, ils ne savent pas faire les salles de bain. Dans la même pièce, ils mettent une pomme de douche, un lavabo et les toilettes. Forcément, le sol est mouillé en permanence. Ah, et autre point commun à pratiquement tous les hôtels : les draps. Oui, ils ont tous des draps, forcément (quoique) mais surtout, des draps trop petits. Et je ne parle pas de 10cm, non quand je rentre mon 1m60 dans un lit fait au Laos, j'ai le choix entre couvrir bon buste et couvrir mes pieds. Formidable.



Nous passons la première journée à tourner dans la ville, plutôt agréable même si l'omniprésence des touristes est assez hallucinante. Je croyais le Laos relativement peu touristique, mais nous nous concentrons tous dans les mêmes endroits... On commence par une déconvenue. Alors que nous cherchons un bateau pour les grottes de Pak Ou, un homme nous dit qu'il cherche d'autres gens pour partir avec des clients qu'il a déjà. On s'accorde sur le prix, et il nous dit de revenir à midi. On se promène donc le long du Mékong. On visite un temple. Puis on revient. L'autre couple censé venir n'est pas là. On attend. Toujours rien. Un peu paniqué, l'homme revient nous voir et nous dit qu'il va trouver d'autres personnes, si on attend un peu. Il aurait un copain qui. Bref, on attend. Il trouve. On attend. Et personne ne vient. Ca fait plus d'une heure qu'on fixe le Mékong quand notre homme revient, un baril d'essence à la main, en nous disons qu'on peut y aller, on sera seuls mais ça ne sera pas beaucoup plus cher. On lui explique qu'on s'était mis d'accord sur un prix au départ, que ça n'est pas notre problème si les autres l'ont planté. Le ton monte un peu et on finit par s'en aller, question de principe. C'est un peu énervés et dégoutés d'avoir perdu ainsi une demi-journée qu'on se met en quete d'un restaurant où nous détendre. La rive du Mékong regorge de terrasses. On en choisit une qui ne paye pas de mine mais où les prix nous semble normaux : Mékhong Kongveha. Et on fait bien, c'est tellement bon qu'on y retournera deux jours plus tard. De nos trois semaines, c'est le meilleur resto qu'on ait fait. Et avec ça, le service était impeccable, la famille très gentille. Bref, bonne adresse. (Le menu est assez amusant dans ses approximations anglaises, mais reste compréhensible)



L'après midi, nous tentons d'aller voir de l'autre côté d'un des ponts de bambous. Il y en a deux, ils sont tous les deux payants, et ça ne vaut pas franchement la peine. Le premier donne accès à une "plage" avec un bar et un peu de sable. C'est "sympa" mais au bout de dix minutes on s'ennuie. Le second donne accès à... bah on n'a pas compris, en fait. On finit l'après-midi en gravissant le Mont Phousi (20 000), comme la plupart des touristes de la ville ! De là-haut, on a une vue panoramique sur toute la ville.

Notre deuxième jour sera bien plus intéressant. Nous louons un scooter (190 000 pour un 125 automatique sans le plein, c'est assez cher) et partons en direction de Kuang Si. A une trentaine de kilomètres de Luang Prabang, on découvre des ours, et surtout, un lieu paradisiaque, mêlant piscines naturelles et cascades, le tout dans la foret, avec de petits sentiers, de petits ponts et une eau limpide. Tout en haut, une cascade encore plus haute, avec un panneau "to the top". Forcément, on monte. Et on le regrette : c'est de la véritable escalade pour ne rien voir, la vue étant bouchée par les arbres ! En redescendant, le Belge s'arrête dans la plus basse piscine, histoire de tester l'eau, quand même. Et apparemment, c'était agréable !



L'après-midi, nous roulons vers le Nord, sans rien trouver de passionnant. Au final, on regrettera de ne pas être restés dans l'eau.



Pour notre troisième et dernier jour, on réessaie d'aller aux grottes de Pak Ou. Nous payons 80 000 chacun à une agence, le long du Mékong. Ils nous emmènent à l'embarcadère où une petite cinquantaine de touristes est divisée en groupes de cinq ou six. Les bateaux partent alors à la queue leu leu. Il nous faudra plus d'une heure pour rejoindre la grotte, et découvrir que l'entrée n'était pas inclue (20 000), et que la-dite entrée ne comprend pas le prix des toilettes ("donation"). En chemin, on s'arrête dans un village. Dans Le Routard, ça avait l'air sympa. En vrai, c'est juste horrible. Les touristes errent, tels des zombies, dans les rues d'un village transformé en Disneyland. Il n'y a pas une seule maison qui ne soit pas une boutique, on est sollicité de tous les côtés, même par des enfants. Les magasins vendent les classiques, tissus, bijoux et bestioles dans de l'alcool. Nos compagnons de bateau étant aussi passionnés que nous, on ne tarde pas à repartir. Les grottes seront également assez décevantes. Bah, ce sont des trous avec des Bouddhas partout...
Obtenir un visa touriste pour la Chine pour un jour et demi? English translation pending
by Mahalo31 · 2011-02-14 · 7 replies
Bonjour,

Je pars en Australie le 5mars avec Air China et à mon retour, je fais une escale d un jour et demi à Pékin, j aimerais sortir de l aéroport pour aller visiter. J ai appelé tous les consulats de France, l Ambassade mais personne ne me répond... comment puis je faire? J ai vu les documents à fournir, ca me semble bizarre de fournir mes certificats de revenus des 3 derniers mois... Et je vois partout qu on ne peut pas le faire par courrier, hors, j habite à Montpellier et il n y a pas de consulat de Chine ici...

Si vous connaissez la façon de faire, j ai besoin de votre aide!!!!!

Merci bcp. Laurie

PS: je reste un jour et demi, j arrive à 6h du matin à l aéroport et je veux aller visiter la Grande Muraille, donc si vous connaissez des navettes qui font ca à partir de l aéroport, ca serait le top!!!!!
Traversée du Pérou à vélo (octobre 2010) English translation pending
by Lucbertrand · 2011-02-11 · 3 replies
Après la traversée de l’Equateur, je vous livre mon journal au jour le jour de la traversée du Pérou, qui va se dérouler sur un peu plus d’un mois jusqu’à la frontière bolivienne à Desguadero, ville frontière sur le lac Titicaca.

Les jours (J) correspondent au jour depuis notre départ de Quito et non depuis notre entrée au Pérou.

J33 dimanche 19 septembre

Zumba à Namballe 35km de piste Passage de frontière Equateur Bolivie

Le jour se lève une fois de plus sur une journée qui s'annonce humide. La ville est nimbée de brouillard. Outre la multitude de poules et de coqs qui comme d'habitude font leurs vocalises à ce moment, nous entendons les chants des militaires stationnés à proximité.

Nous espérons faire une grande étape de 70 kilomètres. Rapidement nous comprenons que notre projet ne tiendra pas. En effet le terrain jusqu'à la frontière est une fois de plus très accidenté. Les montées certes jamais très longues, sont cependant particulièrement pentues. L'atmosphère est saturée d'humidité, de gros bancs de brume stagnent accrochés au relief, constitué d'une multitude de mouvements de terrain couverts d'une forêt épaisse.

Nous passons notre dernier village équatorien, puis un peu plus loin, un premier poste militaire. Nos passeports sont contrôlés. Le chef de poste veut être pris en photo avec nous. Pour se faire il s'équipe de son fusil et se met fièrement entre nous, tandis que l'un de ses hommes prend le cliché. Notre chemin se poursuit le long d’une crête qui semble monter dans le ciel. Près du sommet d’une bosse boueuse, voire gluante, à la déclivité très forte, il nous faut batailler comme des fous pour ne pas mettre pied à terre. Que c'est raide. Un tout dernier hameau constitué de quelques baraques, avant de plonger sur le Rio qui marque la frontière. Un petit bistrot, nous nous y arrêtons boire notre dernière bière d'Équateur. Là on nous met en garde sur le Pérou. Fini pour vous la tranquillité.

Une grande descente et en-dessous nous voyons enfin la frontière. Du côté équatorien, les formalités vite accomplies, nous franchissons un grand pont. Nous sommes seuls. Une barrière en barre l'accès au Pérou. Personne pour l'ouvrir. Nous faisons des signes, vers des personnes de l'autre côté. Elles nous encouragent à passer dessous, ce que nous faisons. Nous foulons le sol du Pérou. Nous traversons un terre-plein d'une centaine de mètres et arrivons devant un groupe guitare à la main qui chante à capella. De toute évidence, il s'agit des douaniers. L'un d'entre eux se lève et nous emmène dans un bureau pour effectuer les contrôles d'usage. Pendant que nos remplissons un formulaire, il joue au solitaire sur son ordinateur, jetant de temps en temps un coup d'œil sur ce que nous écrivons. Puis il nous envoie au poste de police faire tamponner nos écrits. Là un jeune policier qui se réveille, nous accueil tout sourire. Nous retournons voir notre douanier qui avait repris sa place parmi les chanteurs et rapidement nous sommes libérés. Nous mangeons dans un petit restaurant à même le poste frontière. On a l'impression dans ces points de passage secondaires de se retrouver quelques siècles en arrière, où de temps en temps quelques voyageurs devaient franchir les frontières. Après un repas agréable, nous reprenons notre route et en quelques kilomètres nous arrivons à Namballe. La première impression n’est pas très favorable, le niveau de vie semble moins élevé qu'en Équateur, mais nous sommes dans un village reculé. Nous trouvons un hôtel. La tenancière, d’un âge déjà avancé, commence par nettoyer la poussière, les clients ne semblant pas se bousculer. Bien que son hôtel soit poussiéreux et lugubre, elle au contraire est avenante et très serviable, bien que son regard soit empreint d’une tristesse, ou d’une lassitude de la vie. De toute évidence, elle n’a pas l’air d’être d’origine indienne, mais espagnole, et son adaptation sans doute depuis des dizaines d’années dans cette contrée reculée n’a pas due se faire facilement.

J34 lundi 20 septembre Namballe à San Ignacio 45 km de piste

Ce matin nous allons vraiment nous lancer dans la traversée du Pérou, pays très grand et très montagneux. Au moment de quitter l'hôtel, le propriétaire nous offre une dizaine de bananes. Après un petit-déjeuner consistant à base d'œufs, de riz, de youkas, de café et de lait nous sommes prêts pour démarrer. Nous avons pu constater que là aussi comme en Équateur, le matin les rues sont envahies d'écoliers et de collégiens en tenue. La piste n'est pas en bon état, de plus elle commence par monter sur presque onze kilomètres. Ensuite vient un replat sur une courte distance et de nouveau une montée sans fin de huit kilomètres. Durant cette ascension en pleine chaleur, en passant devant une maison, une fois encore on me propose des bananes que je prends. Puis succède une autre côte. Cela va faire presque vingt kilomètres de côte sur un chemin difficile. Dans un passage particulièrement raide, la boue envahit la chaussée, ce qui fait chuter ma vitesse déjà faible. Mes chaussures sont fixées sur mes cale-pieds, du fait de la très faible vitesse je n’arrive pas à les dégager. Une seule alternative, essayer de continuer à avancer en développant un effort surhumain pour ne pas m’aplatir dans une boue visqueuse sous le regard intrigué de gamins à l’entrée d’un village.

Il est midi, nous nous arrêtons dans ce village au nom évocateur: la Nueva Esperenza. Les gens y sont très gentils. Un banc public nous accueille et nous consommons nos provisions très frugales comme lors de tous ces arrêts pique-nique. Des gamins s'approchent et nous entamons la conversation. À notre tour nous offrons des bananes. L'un de ces gamins nous emmène dans le bar de son père pour prendre un café. Ce village est très agréable et nous éprouvons quelques difficultés à reprendre notre route. Un peu plus loin, ce sont des grenades qui nous sont gentiment proposées. Elles sont succulentes. En remerciement Jean offre une de ses médailles de la Vierge qu’il a achetées à Lourdes. Vers quinze heures notre but de la journée est atteint. Nous avons parcouru quarante cinq kilomètres à une moyenne d'un peu plus de huit à l'heure!

La campagne électorale en vue des élections régionales bat son plein. Une multitude d'affiches concernant les différents candidats fleurissent un peu partout. Les maisons sont en pisé, donc de couleur terne. De nombreuses façades sont peintes aux couleurs des différents candidats. Les propriétaires acceptent-ils cela afin d'avoir une façade propre et peinte de fraîche date? Mais que deviendront ces murs peints une fois les élections passées?

Ce soir en arrivant à l'hôtel, nous procédons à un grand nettoyage de nos vélos, car ces centaines de kilomètres de piste les ont franchement salis.

J 35 mardi 21 septembre

San Ignacio Jaen 112 km

La nuit est somme toute assez bonne, malgré le bruit, car en Amérique du Sud le bruit est omniprésent, et s'il n'y en a pas assez, on allume une radio ou une télé que l'on met à fond et cela à toute heure du jour, jusque tard dans la nuit et on reprend très tôt le matin.

Nous démarrons tardivement, huit heures trente, du fait d'un passage à la banque qui n'ouvre qu'à huit heures. A l'ouverture une longue queue est déjà formée sur le trottoir. Heureusement Alain grâce à l'intervention d'un employé passe assez rapidement, et nous voilà partis. Nous découvrons que contrairement à ce que nous pensions, et ce qui était mentionné sur nos cartes la route n'est pas asphaltée. A cette heure tardive pour commencer une longue étape, nos espoirs d'atteindre Jaen seront très probablement déçus. Après trois kilomètres de montée, nous avons la bonne surprise de trouver une longue descente de 16 kilomètres. Une fois encore en passant sur un caillou Jean crève. Le temps de la réparation nous nous faisons agresser par des petits insectes très urticants. Ils me rappellent les medges écossaises, qui sont grosses comme des grains de poivre moulu et qui attaquent en nuages. Là, la densité est moindre, mais les piqûres tout aussi douloureuses, générant de gros boutons que l'on a tendance à gratter. Nos jambes sont couvertes de croûtes. En effet, cela fait déjà plusieurs jours que nous sommes soumis à ces horribles insectes que l'on voit à peine.

Une fois au bas de la côte, la piste suit une rivière au gros débit qui serpente dans une vallée large. Il fait très chaud, une brume de chaleur estompe les contrastes et tout semble gris La circulation est faible, mais lorsqu'un véhicule nous double ou nous croise, nous sommes plongés dans un nuage de poussière qui pique la gorge et les yeux. Sur le bord de la route une échoppe propose des jus de fruits. Nous savourons un excellent jus d'ananas, sucré et moelleux, pour un sol ce qui correspond à 0,25 centime d'euro. Des vigiles régionaux y stationnent et nous renseignent. A priori ils surveillent les routes afin de les sécuriser contre d'éventuels délinquants. En tout cas ils ont des armes avec balle engagée dans le canon, donc ils ne semblent pas être là pour rigoler.

Après 55 kilomètres de piste, oh! Miracle, d'un coup sans transition un joli bitume bien lisse prend la relève. Un panneau indicateur mentionne Jaen à 55 kilomètres, il est midi. Nos espoirs de rejoindre cette ville ce soir nous habitent de nouveau. Un restaurant dans un village nous propose l'incontournable poulet riz. Mais là comme en Équateur le repas est accompagné de succulents jus de fruits. Par contre, il est toujours très difficile d'obtenir un café, alors qu'on le cultive dans le pays, inexplicable!

Un peu plus loin, nous réussissons en en obtenir un, très bon. La propriétaire du bar a refusé que nous la payions, elle a insisté pour nous l'offrir. Depuis que nous sommes entrés au Pérou, il ne s'est pas écoulé un jour sans que l'on nous donne quelque chose et cela sans aucune arrière-pensée, refusant toute compensation de quelque ordre que se soit. A quatorze heures, sous un soleil de plomb nous reprenons la route. Mais le goudron et le terrain plat nous rendent l'effort très supportable. Il est étrange, après plus de trois cents kilomètres de piste, où nous nous traînions à des moyennes horaires à un chiffre, de nous sentir avancer sans trop appuyer sur les pédales à plus de vingt à l'heure. Cependant une côte de quelques huit kilomètres vers les quinze heures, sous une chaleur terrible, nous sommes seulement à six cents mètres d'altitude, va nous faire quelque peu souffrir, bien que nous la montions à un bon rythme.

Nous rencontrons un jeune cycliste qui nous accompagne une vingtaine de kilomètres. Il nous propose de nous arrêter chez lui, nous présente à ses parents et nous offre une boisson fraîche. Cela fait du bien et nous change de notre eau et notre coca qui sont au moins à trente degrés.

À cinq heures après cette agréable pause, nous entamons les dix huit kilomètres qui nous séparent de Jaen. Le terrain est en descente et nous atteignons la ville avant la nuit. Peu avant cette dernière, un étrange check-point nous intrigue. Il semble tenu par des détrousseurs de route armés de fusils et à moitié habillés de tenue militaire. Ils nous interpellent en nous traitant de gringos, nous montrant des pièces, nous incitant à être généreux. Nous ne freinons pas et nous engouffrons dans la descente raide qui fait suite. Quatre kilomètres plus bas une patrouille de police stationne sur le bas-côté. Je n'ai rien compris à cette étrange situation.

L’arrivée en ville à la tombée de la nuit est étonnante. Nous sommes dans le tiers-monde, circulation grouillante dans une poussière qui recouvre tout. À la première impression cette ville nous est désagréable et hostile, mais nous réviserons notre jugement. Un hôtel qui vient d'ouvrir, il y juste deux semaines, nous propose de jolies chambres pour l'équivalent de sept euros. Cependant au Pérou, il ne faut pas demander d'eau chaude, d'ailleurs il n'y a qu'un robinet pour l'eau froide. Le patron, gentiment, nous emmène et nous dépose au centre ville pour que nous allions dîner, puis il vient nous récupérer à vingt et une heure trente. Son 4X4 à l'instar des façades des maisons est tout bariolé d'affiches électorales. Ici on affiche sans vergogne ses opinions politiques.

J36 mercredi 22 septembre

Jaen en attente du bus pour Trujillo à 22h30

Nous avions décidé de nous avancer en bus, car la traversée du Pérou est immense et je n'aurais pas assez de trois mois et demi pour me rendre à Santiago. De plus certaines zones avant la ville de Trujillo sont réputées peu sûres, en particulier à cause des «rançonneurs». Nous avions compris que le bus pour Trujillo était à 10 heures du matin, mais non c'était à 22h30. Nous avons donc une journée à occuper. Nous en profitons pour nous promener dans la ville et nous laisser guider par notre intuition. De toute évidence, la vie est très animée en Amérique du Sud. Le bruit est toujours présent, bien que les véhicules fassent peu de bruit. En particulier dans la ville de Jaen, il y a des milliers de tricycles à moteur, genre pousse-pousse qui font office de taxi. Nous utilisons leurs services pour un prix modique de l'ordre de cinquante centimes d'euro.

Nous assistons à une manifestation de la jeunesse en faveur du respect de la nature et de la personne. Des enfants et des adolescents, défilent en portant des panneaux, abordant une multitude de thèmes: la lutte contre l'alcoolisme, la drogue, le sida, la violence, les infractions routières, le respect de la couche d'ozone etc... Certains des enfants sont déguisés en soleil, forêt, oiseau ou autre représentant de la nature. J'ai fait des clichés attendrissants de tout ce petit monde, mais malheureusement mon appareil photo me sera volé avant que j'ai pu les exploiter.

Vingt deux heures trente, le bus part à l'heure. Tout est bien organisé, en particulier pour les bagages, qui sont bien contrôlés et à l'embarquement et au débarquement. Nous pouvons mettre nos vélos sans les démonter.

J 37 jeudi 23 septembre

Trujillo

Notre bus parcourt cinq cents kilomètres en dix heures. La nuit a été pour moi assez confortable. De temps à autre je me réveille, et je constate que nous franchissons des routes escarpées et pas toujours goudronnées. En particulier je me souviens avoir vu une grande descente en lacets dans laquelle des phares de camions se déplaçant à faible vitesse matérialisaient la chaussée.

Nous arrivons à Trujillo à huit heures trente avec une heure de retard sur l'horaire prévu. La ville semble assez agréable. Rapidement nous sommes au centre et trouvons un hôtel. C'est là alors que nous discutons avec le tenancier, qu'un individu entre et demande la carte de l'établissement. En ressortant il est très probablement reparti avec mon sac à dos dans lequel j'avais mis certaines de mes affaires: GPS, appareil photo, habits, lunettes, certains de mes papiers comme contrats d'assurance, billet avion retour, carnet de vaccination, etc... Heureusement j'avais pris la précaution de photographier les documents importants et de les mettre sur l'ordinateur et sur ma boîte mail. Mais cela donne un bon coup au moral. On se demande toujours si on ne serait pas mieux chez soi. Mais même chez soi, on se fait voler. Il y a six mois on m'a volé mes papiers et pourtant nous étions dans la maison. Alors il ne faut pas se poser trop de questions et encaisser les coups, en se disant qu'ils font partie de la vie.

J 38 vendredi 24 septembre

Toujours Trujillo

Nous sommes un jour de plus dans cette ville pour des problèmes techniques de vélos. Demain nos problèmes de pneu devraient se régler et j'espère que nous pourrons reprendre l'action et nous diriger vers la Cordillère Blanche distante de 320 kilomètres. Je dois dire que l'immobilité après m'être fait voler mon sac contenant de nombreuses affaires, est propice à gamberger, et ce n'est pas bon du tout. J'en arrive à me demander ce que je fais là. Nous avons changé de lieu pour cette seconde nuit dans cette ville. Nous sommes hébergés chez Luchio, connu dans le monde entier par les cyclotouristes au long cours qu'il accueille. Manifestement la pièce dans laquelle nous dormons tout les trois est sympathique et on sent qu'elle irradie des ondes positives. Sans doute toute l'énergie des cyclistes qui y ont dormi, plus de cinq cents. Nombreux d'entre eux ont marqué l'arrêt dans leur périple de l'Alaska à la Terre de Feu, souvent voyage d'une durée supérieure à un an. J’ai du mal à digérer le vol de mes affaires. J'essaie de me raisonner en me disant qu'il ne s'agit que de pertes matérielles. On m'a conseillé de lire un livre étudiant le dépouillement suite au vol. Il en analyse 16 degrés. En ce qui me concerne, on ne doit pas dépasser le niveau 3, donc à priori, rien de bien grave, mais on ressent tout de même un traumatisme.

J39 samedi 25 septembre

Trujillo Viru 58 km

Nos derniers problèmes techniques réglés nous reprenons notre route vers le sud à 11h30. La sortie de la vile n'est pas très compliquée, bien que nécessitant quelques kilomètres dans un trafic intense. Enfin nous voilà sur la panaméricaine. À la ville succède le désert. Cela paraît paradoxal à ces latitude, en effet mille kilomètres à l'est on se trouve en pleine forêt amazonienne. L’aridité est due à un courant froid de l'océan Pacifique qui baigne les côtes à cet endroit. Le paysage est étrange, succession de grands mouvements de terrain, mi-montagnes, mi-dunes. Le tout baigné dans une brume d'altitude qui en estompe les hauteurs et les reliefs. Il fait froid, nous roulons bien habillés. Mais cela ne devrait pas durer, car nous rentrerons demain plus en avant dans les terres et le phénomène climatique disparaîtra. La route que nous suivons passe d'après la carte à 30 kilomètres de la mer. Jean me fait remarquer, qu'il aperçoit dans la grisaille la mer, et les vagues qui se brisent sur la plage sont très nettement discernables. Cela me semble impossible, et pourtant effectivement à quelques trois kilomètres les vagues sont bien réelles. Je commence à douter que nous soyons sur la bonne route, mais pas d'autre alternative. Il semblerait d’après la carte que la route sur laquelle je pense être rejoint la panaméricaine trente kilomètres plus loin Eh bien non, nous sommes bien sur la panam, et la route que je crois suivre, tracée sur la carte, tout du moins l'une de nos cartes, n'existe pas. Après une cinquantaine de kilomètres nous arrivons dans la petite ville de Virù. Après avoir visité plusieurs hôtels très glauques, nous en trouvons un très sympathique, tenu par une dame fort agréable. Cette petite ville nous plait bien. Comme partout en ce moment au Pérou, les élections battent le plein et il y a agitation et bruit permanents.

J40 samedi 26 septembre

Viru Chuquicara 97 km dont 51 de piste

Départ 8 heures, après une nuit qui n'a pas été très bonne malgré le confort du lieu. Durant 38 kilomètres nous suivons la panaméricaine, mais le trafic est faible. Nous faisons une halte dans une petite ville très active, marché, boutiques et beaucoup de monde. J'essaie de commencer à racheter ce que je me sui fait voler. Mais couteau à lame repliable et autres petits objets de campeurs, ils ne connaissent pas. Nous quittons comme prévu la Panam et nous engageons plein est sur un chemin non asphalté mais qui roule bien. Très vite le brouillard se déchire, le ciel devient bleu et la chaleur revient. Nous allons suivre ce chemin durant 51 km. Sur les trente derniers kilomètres il est de moindre qualité et nous devons appuyer un peu plus sur les pédales. À notre droite de l'autre côté de la rivière, une belle route goudronnée nous nargue. Mais pas de pont pour la rejoindre. Enfin en voilà un, il s’est fait longuement attendre! Encore huit kilomètres et nous arrivons à Chuquicara, alignement de maisons le long de la route, petit air de far-West au milieu des grandes montagnes des Andes qui nous entourent. La station service à l’entrée de cette minuscule agglomération nous loue pour un prix dérisoire deux petites pièces où nous nous installons. Ce côté spartiate perdu au milieu de nulle part dans des montagnes qui nous écrasent me plaît beaucoup. Cette vallée en 1970 a connu un séisme terrible qui a tout ravagé, en particulier du fait de l'effondrement d'un grand lac d'altitude qui a produit un gigantesque déferlement d'eau et de boue, 80 000 morts tout au long de la vallée que nous remonterons les deux jours qui viennent.

Nous trouvons un petit local, où il est possible de boire une bière que nous apprécions après notre longue étape. La propriétaire du lieu nous raconte divers anecdotes survenues lors du grand bouleversement du au tremblement de terre. La population de Chuquicara a été prévenue par une forte vibration qui devançait le flot de boue. De ce fait, presque tous les êtres humains ont eu le temps de courir vers la montagne et se mettre en sécurité sur les pans escarpés qui dominent le vallon. Des photos de gare et de machines à vapeur sur le mur attirent notre attention. On nous explique que jusqu’à la catastrophe de 1970, le train arrivait jusqu’ici. Tout a été entièrement détruit lors de ces événements tragiques, au point qu’il n’en reste aucune trace.

J41 dimanche 27 septembre

Chuquicara Huallanca 69 km de piste

Après une nuit tranquille au cours de laquelle à plusieurs reprises je suis sorti dans l'espoir, déçu, de voir la Croix du Sud, nous reprenons la route à huit heures. Le macadam s'arrête après quatre cents mètres et la piste n'est pas bonne du tout, pierreuse et sableuse, la tôle ondulée s’imposant de temps à autre sur de longues distances. Les fesses vont en pâtir, les poignets aussi. Malgré le très mauvais état de la chaussée, cet itinéraire est emprunté par des véhicules, certes pas très nombreux, mais souvent de gros gabarit, cars et camions. Nous évoluons parfois dans des nuages de poussière, qui nous pénétrent de toutes parts, les yeux et les narines sont les parties les plus sensibles à ces nuages désagréables.

Le panorama devient grandiose car la rivière que nous suivons s'insinue entre la Cordillère Blanche et la Noire. Les sommets qui nous entourent et que nous ne voyons pas, cachés par leurs contreforts culminent pour certains d'entre eux à plus de 6000 mètres. Des noms de montagnes prestigieuses, comme le Huscaran, l'Aplamayo me remémorent les nombreux livres que j'ai lus sur les Andes. À un détour du chemin une pyramide de neige se dévoile juste un instant avant d'être à nouveau masquée par un premier plan. Je crois avoir vu l'Alpamayo, que certains qualifient de plus belle montagne du monde avec sa pyramide parfaite qui monte presque à six mille mètres. Cette gorge, que nous remontons, nous fait souffrir, d'autant plus qu'il y des tunnels dans lesquels nous sommes aveugles, mais que le spectacle est grandiose dès que la lumière revient.

Attirés par un nuage noir en bordure de falaise, nous nous arrêtons discuter avec des hommes en train d'exploiter de manière très artisanale une mine de charbon, du Zola ! Ils poussent sur un tapis roulant en plein air le minerai qui dégage ce qui s’apparente à une fumée épaisse, dans laquelle les mineurs sont baignés. Leur peau est entièrement noire, seuls les yeux tels des billes de verre ressortent du visage. Je n’ose imaginer quel est l’état de leurs poumons !

À 17 heures nous atteignons notre but, bien contents d'en finir car l’étape a été particulièrement éprouvante entre cailloux et poussière. Il était temps car la pluie arrive et la couleur du ciel ne laisse aucune illusion sur l’évolution à court terme du temps. Un petit hôtel très sympathique nous accueille et j'y suis très sensible. Des petites chambres bien aménagées sont particulièrement agréables. Nous rencontrons un Allemand qui va de Trujillo à Lima à vélo et qui pour le moment suit le même itinéraire que nous.

J42 lundi 28 septembre

Huallanca à Caraz 41 km dont 20 de piste

L'hôtel a un nom bien adapté au lieu « Canyon del Pato», car ce sont les gorges que nous remontons. Nous y avons passé un excellent moment dans ses petites chambres individuelles, magnifiquement ordonnées, avec des couleurs chatoyantes. Aujourd'hui nous allons parcourir la seconde partie du canyon, avec ses 35 tunnels. Tous les guides décrivent cette section comme magnifique et à ne pas manquer. Oui c'est joli et impressionnant par endroits du fait de l'encaissement et des à-pics sur la rivière dans certains endroits très étroits. Mais la couleur générale est terne, ocre clair, les faces rocheuses semblent délitées et herbeuses, le panorama est restreint. Par contre hier, nous étions dans une vallée moins resserrée, mais les montagnes qui nous entouraient semblaient se perdre dans le ciel quelques kilomètres plus haut. Les couleurs de la roche s'étalaient sur toute une gamme du noir au jaune en passant par le vert. Non, à mon goût personnel l'étape de la veille était plus grandiose, dans une gorge s’apparentant plus à une vallée permettant d’admirer un vaste panorama s’envolant jusqu’à de hautes altitudes, où la géologie à travers ses chaos, ses pierriers, ses falaises, ses strates martyrisées, le tout dans un mélange de couleurs stupéfiant, ne laisse pas de nous surprendre.

Après un petit-déjeuner agréable en compagnie de Reiner, l'Allemand de Düsseldorf, rencontré hier nous prenons la route sans nous presser vers les dix heures, l'étape n'étant pas très longue et le dénivelé de 800 mètres. Avant de partir, Alain jette un coup d'œil à ma chaîne qui me procure quels soucis. En effet sur le plateau du milieu, elle ne tient pas sur les pignons et saute. Il faut dire que depuis notre départ le matériel a été particulièrement éprouvé entre côtes en cailloux à plus de dix pour cent et bains de boue et de sable.

L'étape se passera sans problème. Cependant, il faut faire attention lorsqu'on s'engage dans un tunnel de ne pas se trouver face à un bus, qui roule vite, avec une visibilité nulle, et des espaces avec les parois rocheuses de quelques dizaines de centimètres. À la halte pique-nique de midi nous tombons sur une famille costaricaine. Ils parlent tous bien le français. Le fils a habité quelques mois rue Bugeaud à Lyon, tout près de chez mes parents. Le monde est petit. Avec satisfaction nous voyons arriver le goudron après vingt kilomètres. On a l'impression de se mettre à voler et cette sensation si agréable qui me pousse à faire du voyage à vélo est au rendez-vous et j'appuie comme un sourd sur les pédales et me sens grisé par des vitesses de trente à l'heure.

L’agglomération dans laquelle nous arrivons est très animée et nous nous installons dans un agréable hôtel sur la « Plaza des armas», qui correspond toujours au centre de la ville. Le soir, nous prenons notre repas dans un restaurant en compagnie de Reiner et une autre Allemande lancée dans un périple de 9 mois en Amérique du Sud. Elle compte rentrer dans son pays en mai 2011pour les 70 ans de son père.

Jean veut absolument profiter de notre passage au pied de la Cordillère Blanche pour effectuer un trek. Notre choix se porte sur l’un des plus connus, le trekking de Santa Cruz. Nous organisons à l'arraché le programme de la randonnée des deux jours à venir, normalement prévue sur 4 jours. Nous comptons effectivement parcourir cet itinéraire en deux jours seulement. Je ne suis pas très fana de ces plans montés, comme je le dis à l'arrache. On loue, par chance sur information à neuf heures du soir, un sac à dos, on complète avec mon North face, sac de voyage à bretelles de gros volume, mais pas sac à dos et le petit sac d'Alain. On achète de la nourriture au marché ouvert très tard. Par l'intermédiaire de l'hôtelier on réserve un taxi qui nous prendra à 6 heures et c'est parti.

J43 mardi 29 septembre

Première partie du trek

5h30 petit déjeuner, 6h le taxi nous prend. C’est une vieille bagnole déglingue. Le chauffeur commence par faire le plein et gonfler un pneu arrière, oui un seul ! Puis nous partons pour le village de Cashapampa, à 2900 mètres d'altitude, par une piste chaotique. Le trajet dure une heure. Une fois sur place nous essayons de louer un muletier car deux de nos sacs sont lourds, celui de Jean particulièrement. Mais nos espoirs sont déçus. En effet trouver à sept heures du matin dans un village endormi quelqu'un pour une balade de plusieurs jours, car le muletier doit revenir, est mission improbable voire impossible. Les mules il n’y en aura pas, nous les remplacerons. Nous voilà partis le long d'un vallon monotone d'une longueur quasi-infinie. Nous doublons vers les treize heures le premier point d'arrêt habituel à 3850 mètres. Nous espérons pousser jusqu'au suivant à 4250 mètres, afin de nous positionner au mieux pour passer le lendemain au plus tôt le col de Punta Union à 4750 mètres. Cette vallée est vraiment sans fin et d'une grande monotonie, ressemblant un peu à certaines vallées de l'Oisans, mais sans pratiquement aucune vue sur les sommets et puis beaucoup, beaucoup plus longue. Attention, je prends cet exemple de l’Oisans, alors que paradoxalement c’est le massif montagneux que je préfère. Revenons à la Cordillère Blanche, vers les seize heures après avoir longé un grand lac et traversé le très long plat qui lui fait suite, enfin le panorama s’agrandit et quelques sommets nous apparaissent. Ils sont plongés dans les nuages et la pluie se met de la partie. Au pied de la côte qui fait suite au lac, un bâtiment toilettes, mis en place pour les trekkeurs est le seul abri que nous trouvons. Nous nous y installons entre excréments et trou bien plein servant de réceptacle. La position est loin d'être confortable, mais au moins le toit en tôle de cette infrastructure circulaire nous protège. Étant humide, je commence à prendre froid, bien que la température reste clémente. Nous sommes à 4000 mètres et le soir arrive. De plus je n'ai pas de veste de montagne, la mienne étant partie avec le sac que l'on m'a volé la semaine dernière. Je pense pouvoir en racheter une lors de notre étape prochaine dans la ville de Huaraz, grande ville touristique, lieu de départ de balades dans la Cordillère. Enfin une accalmie toute relative, nous en profitons pour monter nos deux tentes. Nous faisons un feu qui finit par prendre, malgré la forte humidité du bois. Nous passerons une nuit assez confortable, malgré l’effet de l'altitude. En effet, à partir de 4000 mètres en position couchée, je ressens une sorte de malaise désagréable. Cette sensation je l'avais déjà éprouvée il y a trois ans dans l'Himalaya, lorsque j'avais fait le tour des Annapurna.

J44 mercredi 30 septembre

Deuxième partie du trek

Durant la nuit les nuages s'estompent laissant la place à un ciel peu clair à cause de la forte humidité, laissant voir cependant quelques étoiles. Vraiment tout est différent de ce que l'on peut voir dans l'hémisphère nord. Moi qui suis souvent le nez en l'air la nuit à chercher les différentes constellations, les planètes ou à essayer de repérer les satellites, j'ai l'impression devant ce ciel inconnu de me trouver sur une autre planète.

Lever six heures, nous déjeunons en pliant et à 6h45 nous sommes en route. Nous remplissons nos bouteilles au torrent, grossi par les pluies d'orage. L'eau est trouble, nous doublons la dose de pastilles purifiantes. Une course va s'engager pour essayer de rejoindre avant seize heures le village de Vaqueria à 3700mètres d'altitude et distant d'une trentaine de kilomètres en passant par un col à 4750 mètres. Le rythme est bon. Le chemin monte régulièrement au début. Un vaste cirque montagneux se découvre. Nous sommes entourés de montagnes qui se situent toutes entre 5800 et 6200 mètres. Le spectacle est majestueux, mais je n’oublie pas l'effort fourni hier dans cette longue vallée ennuyeuse. À 9heures30 le col est atteint. Il fait bon. Nous mangeons quelques provisions et nous lançons dans la course vers Vaqueria en espérant prendre un moyen de transport. L'extrait de carte que je possède annonce 7 heures pour atteindre notre but, mais cela dans le cadre d'un circuit de quatre jours. Attention cependant de ne pas se fouler un pied dans ce chemin très accidenté par endroits. Je pense surtout à Jean et Alain qui portent les deux plus grosses charges. Nous passons le point de bivouac de Cachinpampa avec du retard sur l'horaire. Notre espoir d'attraper le dernier «colectivo» ou transport en commun semble s'envoler. Mais nous ne sacrifions pas une petite halte repas. Nous remplissons nos gourdes dans un ruisseau qui collecte les crottes d'animaux, puis nous repartons avec en ligne de mire le dernier bus en fin de randonnée. Nous arrivons au point de contrôle du parc du Huscaran et nous constatons que nous avons repris un peu d'avance. Je dois préciser que hier matin au démarrage, nous avons payé de l'ordre de 20 euros chacun pour commencer notre randonnée et un ticket confirmant notre payement nous a été délivré. Sur ce billet figurent le nom et le numéro de passeport. Nous traversons des zones habitées. Les gamins, pour la première fois, depuis que nous sommes au Pérou nous réclament quelque chose. Mais notre train ne nous laisse pas vraiment le temps de leur répondre. Devant nous, l'ultime remontée pour atteindre le village. Par différentes rampes, nous l'atteignons vers 15heures40. Là il nous est confirmé qu'un colectivo passera vers 16 heures, mais l'horaire nous dit-on est fluctuant, mais pas de souci nous pouvons patienter en toute sécurité. Nous buvons une bière. L'heure prévue est dépassée depuis longtemps, mais à nos questions il nous est répondu de ne pas s'alarmer. Après 16h30, un gros camion avec une benne type bétaillère à ciel ouvert s'arrête. On nous invite à y monter, en nous précisant que c'est le colectivo. Le chauffeur nous ouvre la haute porte arrière et nous rejoignons dans un espace de poussière à ciel ouvert les trois Indiens blottis au fond derrière la cabine. Durant trois heures nous allons vivre une expérience unique en étant secoués de manière invraisemblable le long d'une piste qui passe au milieu d'un univers de pics totalement féeriques. Nous passerons un col à 4800 mètres. La longue montée vers ce col nous ouvre un espace d'une beauté infinie. Les Indiens sont particulièrement accueillants. Outre les deux hommes et la femme assis avec nous au fond de cet enclos en bois que constitue la remorque, deux Indiennes et un Indien sont assis en hauteur au niveau du toit de la cabine. Une fois le point haut atteint, je pensais que le panorama extraordinaire, qui nous surplombait durant cette heure de montée, allait disparaître. En effet en plongeant sur l'autre versant tout change. De magnifique, le paysage devient franchement stupéfiant. Je n'ai jamais rien vu de tel dans ma vie. Surtout le soir lorsque la lumière oblique donne des teintes presque irréelles. Le Huscaran s'est découvert jaillissant, masse sombre par le rocher et éclatante par la glace. Il nous domine de ses 6700 mètres, dégageant une impression de sauvagerie indomptable, montagne envoûtante. Face à cette masse énorme jaillissant tout en puissance massive, le Nevad Huandoy, s'élevant lui aussi à plus de 6000 mètres déploie au soleil couchant ses immenses draperies glacées et élancées sur des pentes d'une raideur à couper le souffle. En effet, du fait des conditions climatiques différentes de celles de l'Europe et de l'Asie, la neige tient sur des pentes plus raides que dans les autres massifs montagneux dans d’autres continents. Il en résulte ces formations de neige et de glace qui s'élancent dans le ciel, défi à la gravitation. Les Indiens s'excitent un peu à ce spectacle et l'un d'eux me demande mon appareil photos et fait une série de photos magnifiques. En effet, il se tient mieux en équilibre que moi dans cette remorque, alors que nous descendons à toute vitesse un chemin mal pavé. Les deux Indiennes en hauteur, avec le froid de la nuit qui vient, nous rejoignent dans la benne. L'une est institutrice dans un village éloigné et fait ce trajet chaque semaine. La nuit tombe complètement. Nous nous enfonçons dans une gorge, surplombée d'immenses parois rocheuses verticales. Que le site est sauvage.

Le trajet durera 3 heures et nous roulerons à mon avis de l'ordre de 80 à 100 kilomètres. Vers les 19h45 nous arrivons à la ville de Yungay, qui a la sinistre particularité d'avoir été complètement détruite lors du tremblement de terre de 1970. En effet un immense pan du Huscaran, glace, boue et roche, avait déferlé sur la ville. Cette vague minérale avait mis deux minutes pour atteindre la cité et ensevelir ses 20 000 habitants. Le lieu a été conservé en l'état et constitue un immense cimetière sans tombe commémorant les victimes du drame. Nous y repasserons en vélo lorsque nous reprendrons notre itinéraire vers le sud. Nous disons au-revoir aux Indiens qui éclatent de rire, en constant qu'une Indienne à qui j'avais prêté mon Kway, par étourderie et pas intentionnellement oublie de me le rendre en descendant.

Au terminal de la ville un colectivo plus classique nous ramène à Caraz. Expérience de deux jours conduite à l'arrache. Arrivés sur la «Plaza des Armas» une fois de plus la campagne électorale bat son plein. Un bruit infernal monte d'un stand monté sur lequel, un orateur surexcité hurle de façon hystérique et invraisemblable devant une petite foule d'Indiens. Les Indiennes sont habillées de façon traditionnelle, avec de grands chapeaux et des vêtements de couleurs vives. En longeant la place, alors que je me bouche les oreilles, un feu d'artifice explose juste au-dessus de nous et je crains de recevoir quelques boules incandescentes. L'Amérique du Sud ça vit! Une fois posées nos affaires nous allons dîner en retraversant la place à l'agitation de folie.

J45 vendredi 1 octobre

Caraz

La nuit n'est pas très bonne, mélange de fatigue et d'interrogations. En effet, malgré les choses fabuleuses que nous avons faites et vues, j'ai la sensation de m'éloigner du projet pour lequel je me suis engagé, Quito Santiago à vélo. Lorsque je fais le décompte des jours, je trouve que nous avons passé la moitié de notre temps à des activités autres que pédaler vers Santiago. Le parcours me paraît déjà tellement long, et de me disperser, entre problèmes techniques, attente et activités certes intéressantes mais annexes, entame ma motivation et me plonge dans un certain état de malaise. Jusqu'à présent les voyages à vélo que j'ai effectués étaient rondement menés, axés presque uniquement sur le fait de pédaler. Les autres activités nécessitant du temps, je les vis un peu comme une entrave au projet. Je sais que si je n'adhère pas j'ai tout loisir de m'arrêter et rentrer à la maison ou de partir seul. Voilà, j'ai un peu de vague à l'âme. Ce matin je suis même allé me renseigner sur les vols Cusco Lyon, de fois que je décide d'arrêter mon voyage dans cette ville.

Aujourd'hui, repos, nous avons quelques traces de notre balade éclair. En ce qui me concerne, outre quelques courbatures, un début de sciatique me tire la fesse droite. Mais je ne pense pas que le vélo amplifiera la douleur. Alain a récupéré par le chauffeur d'un colectivo son guide Pérou Bolivie et sa méthode d'espagnol, oubliés à l’étape précédente. La mienne, méthode assimil, a disparu, comme un certain nombre d'autres choses dans le sac qui s'est envolé à Trujillo. Mais comme vient de me l'écrire mon fils, il ne me reste qu'à appliquer la devise que je lui ai enseignée: si tu perds quelque chose tu t'en passes.

SUITE A VENIR
Joindre le consulat de Cuba à Montréal? English translation pending
by Starfish2 · 2011-02-10 · 5 replies
Bonjour,

Comment fonctionne le consulat de Cuba à Montréal ? Est-il possible de parler à un préposé au téléphone? J'essaie de joindre quelqu'un depuis deux semaines et je tombe toujours sur leur message enregistré... J'ai aussi formulé mes questions via des courriels (en français) et je n'ai pas plus eu de réponses. En début de semaine, je leur ai écrit de nouveaux et j'ai demandé que quelqu'un me rappelle. Personne ne m'a téléphoné...

Je suis de Québec, est-ce qu'on va me recevoir si je me déplace ??? Cela devient frustrant, d'autant plus que mes questions ne concernent pas les choix proposés dans leur menu. J'ai cherché mes réponses ailleurs, mais on me réfère toujours au consulat...

Quelqu'un peut m'aider ?

Merci !

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