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Réserve Bokeo au Laos? English translation pending
by Dorval · 2007-01-22 · 6 replies
Bonjour! Je voulais savoir si quelqu'un a visité Bokeo au Laos? J'ai fait une recherche sur le forum mais il y avait seulement 2 liens mais pas de commentaires de quelqu'un qui y est vraiment allé... Apparamment, il y a une grosse réserve naturelle et des trees house pour loger et des réseaux de cables pour se déplacer, j'aimerais savoir comment c'est au juste, si vous y etes allé, vous avez aimé? Qu'y a-t-il autour de la réserve? Merci 🙂
"The Gibbon Experience" à Bokeo dans le nord du Laos? English translation pending
by Yann40370 · 2008-07-22 · 23 replies
Bonjours a tous!!!!! Qui connais "The gibbon experience"? J'aimerai avoir des info sur l'assos et sur les prix pratiqué. Merci
Itinéraire pour une randonnée dans la province laotienne de Bokeo? English translation pending
by Malamille · 2010-06-03 · 5 replies
Bonjour, je dispose d'une petite dizaine de jours fin juin pour aller marcher en solo (et pas sur les routes😉) au Laos. Finalement, l'ouest de la province de Bokeo me dirait bien, soit du côté de de Muang Meung (en-dessous de Xien Kok) ou plus au sud vers Muang mom peut-être plus facile d'accès depuis Huai Xai? Le but, c'est bien entendu, la découverte des villages et des habitants... J'attend avec impatience vos avis et conseils sur un itinéraire, les condition météo prévisibles à cette époque... etc... D'avance merci.
Traversée de la Thaïlande (sud-nord) via frontière Laos (Bokeo) English translation pending
by Pranae · 2006-01-07 · 5 replies
Bonjour, Je suis voyageuse-débutante et en quête d'une multitude d'infos. Je pars au Laos (2 mois) dans la région de Bokeo (Nord) pour y effectuer un stage pour mes études. Je suis donc à la recherche de renseignements sur la traversée de la Thaïlande de Bkk à Chiang Khong pour pouvoir passer la frontière dans le nord (trains, dispo des visas pour le laos...). Vu le peu de temps et d'argent dont je dispose, je recherche le meilleure itinéraire pour arriver au Laos. Je suis aussi ouverte à toutes sortes d'infos sur la culture, les habitants, le climat, l'accés à internet, le palu... Enfin vous aurez compris que toute info est la bienvenue!! Merci beaucoup 🙂
Descendre le Mékong de Houei Xai à Luang Prabang ou faire l'inverse? English translation pending
by Martine1948 · 2011-02-08 · 5 replies
Je pars rendre visite à une famille dans la province de Bokéo.J'aimerais ensuite poursuivre jusqu à Louang Prabang et faire une boucle par le nord pour revenir à Houei Xai.Est-il préférable de descendre le Mékong de Houei Xai à Luang Prabang puis revenir par le bus en passant par Oudom Sai et Louang Namtha .Ou faire le trajet contraire c'est à dire d'abord prendre la route de Louang Namtha - Oudom Sai- Louang Prabang puis revenir en remontant le Mékong jusqu'à Houei Xai.
Un mois dans le nord du Laos, un concentré de nature! English translation pending
by Mllegazou · 2016-04-17 · 19 replies
Bonjour à tous,

Je voulais partager avec vous le récit du petit mois que je viens de passer dans le nord du Laos avec mon conjoint, car cette destination m’a littéralement enchantée… Nous nous sommes baladés de Huay Xai à Vientiane en passant par la jungle de Bokéo, Luang Namtha, Phongsaly, Muang Khua, Muang Ngoi, Nong Kwiaw et Luang Prabang. Le récit est ci-dessous, pour ceux qui veulent des infos plus pratiques (budget, bonnes adresses) c’est par ici : smilingaroundtheworld.com/2016/03/21/bilan-laos/ Le récit commence à la frontière entre Thaïlande et Laos.

J1 - De Thaïlande au Laos

Le passage de la frontière s’effectue en plusieurs étapes – d’abord obtenir le tampon de sortie de Thaïlande, puis attendre et prendre le bus qui traverse le no man’s land entre les deux pays, puis remplir la fiche d’entrée au Laos, la donner avec le passeport et la photo d’identité, et enfin attendre qu’on nous appelle pour récupérer et payer le visa. Nous prenons ensuite un tuk-tuk jusqu’à Huay Xai, qui se trouve à une douzaine de kilomètres de la frontière. Nous voilà arrivés !

Notre arrivée à Huay Xai est marquée par un gros changement de programme. Le projet initial était de dormir ici une nuit puis de prendre le bateau qui conduit le long du Mékong jusqu’à Luang Prabang, en deux jours de navigation. C’était sans compter une Hollandaise rencontrée dans le bus, qui nous parle de la Gibbon Experience… Il s’agit d’un tour de 2 ou 3 jours dans la jungle de Bokéo, entre tyroliennes géantes et randonnée, à la recherche des gibbons sauvages. Nous n’en avions jamais entendu parler, mais nous sommes immédiatement tentés… Le bureau de la Gibbon Experience se situe dans la rue principale de Huay Xai et nous filons rapidement nous renseigner. Deux tours partent demain, un de deux jours et un de trois jours, et il reste deux places dans le tour de trois jours qui est également celui où les chances de voir les gibbons sont maximales… C’est cher et totalement imprévu, mais c’est une opportunité qui ne se représentera peut-être pas ! Après quelques discussions nous réservons donc, selon le bon principe que « Les folies sont les seules choses que l’on ne regrette jamais » (proverbe ne s’appliquant sans doute pas à toutes les situations, mais jusqu’à présent toujours efficace en voyage -)). Yeeeha, à nous les tyroliennes et les gibbons ! L’excitation et le stress se mélangent… A la fois j’ai hâte hâte hâte, et à la fois la perspective des tyroliennes sur la canopée, à plus de 100 mètres de hauteur m’effraie totalement. On verra bien !

Nous dînons chez Daauw Home Restaurant & Homestay, une fondation qui vient en aide aux femmes hmongs. Nous partageons un dîner vegan avec les bénévoles qui y travaillent et deux voyageurs suédois très sympas, Bo et Tünde. Durant le dîner le courant se coupe à plusieurs reprises, bienvenue au Laos… Nos lampes frontales vont être bien utiles. En discutant avec Bo et Tünde nous nous apercevons que nous logeons dans la même guesthouse et qu’ils ont réservé le même tour de trois jours pour demain, c’est chouette !

De retour à la chambre nous préparons nos sacs pour le lendemain et nous couchons rapidement, réveil programmé pour 6H oblige -)

J2, J3, J4 : La Gibbon Experience, ou trois jours dans la jungle laotienne, entre tyroliennes, cabanes dans les arbres et gibbons

Notre arrivée au Laos fut donc marquée par un coup de folie, la réservation du parcours 3 jours/2 nuits avec Gibbon Experience. Derrière cette dénomination un peu pompeuse se cachent en fait trois grands plaisirs :

- Dormir dans des cabanes perchées dans de hauts arbres - Passer la journée à faire de la tyrolienne au-dessus de la canopée - Et guetter les gibbons !

Nous avons donc passé trois jours dans la jungle de Bokéo, à crapahuter dans la forêt, à passer d’une vallée à une autre à coup de tyroliennes époustouflantes, et à guetter les gibbons… que nous avons finalement vus à deux reprises, et surtout entendus ! Leur chant est très particulier et totalement hallucinant, on dirait qu’il est électronique…

Les tyroliennes sont impressionnantes, suspendues qu’elles sont à plus de 100 mètres du sol, sur des distances allant jusqu’à 440 mètres. La première fut terrifiante, les autres totalement excitantes… Filer ainsi à toute vitesse au-dessus des arbres, accrochée à un filin d’acier, est absolument indescriptible. Je croyais voler…

Les cabanes quant à elles sont des rêves pour adultes ayant gardé leur âme d’enfant, jugez un peu… Des maisons à trois voire quatre niveaux, perchées au sommet d’arbres immenses, des ouvertures partout sur la forêt environnantes… J’ai particulièrement aimé la salle de bains, ce n’est pas tous les jours que l’on peut se doucher dans un tel cadre -)

Les photos parleront mieux que les mots pour vous donner une idée de ces trois jours suspendus… dans le temps et dans les airs :-)





J5, J6, J7 : Luang Namtha, un coup de cœur immédiat !

Quatre bonnes heures de bus séparent Huay Xai de Luang Namtha, où nous arrivons en début d’après-midi. Le voyage se passe très bien, nous profitons des paysages laotiens en écoutant de la musique, nous nous sentons au paradis ! Nous faisons le trajet avec Bo et Tünde, nos amis suédois de la Gibbon Experience. Ils étaient déjà venus à Luang Namtha avant d’aller à Huay Xai, et ne font cette fois que passer pour récupérer une jupe dans un restaurant (une histoire délicieusement improbable, en gros Tünde a acheté une jupe laotienne, et des dames lui ont dit qu’il lui manquait une ceinture, du coup elle leur a laissé la jupe pendant le reste de son voyage au Laos et doit la récupérer avec la ceinture aujourd’hui) et prendre un avion pour Vientiane. Ils nous recommandent quelques adresses et nous nous disons au revoir après 4 jours passés ensemble, c’était une rencontre bien sympathique.

Grosse bourgade capitale de la province du même nom, Luang Namtha est comme posée au milieu d’une plaine entourée de montagnes. Nous nous y sentons immédiatement à notre aise, et après l’intensité folle des trois jours de Gibbon Experience nous ressentons le besoin de nous poser un peu afin de digérer tout cela. Il y a ici tout ce qu’il faut pour cela et nous nous créons un petit cocon bien agréable durant ces quelques jours. Nous nous installons à la Sing Sa Moud Guesthouse, une guesthouse toute neuve où nous avons une chambre archi propre avec un matelas confortable. Le wifi est de bonne qualité et nous permet de téléphoner en France sans que cela ne coupe toutes les deux minutes – ce qui avait été la constante des dernières tentatives ! Côté repas nous prenons rapidement nos habitudes à Lai’s Place le midi, où nous alternons cuisine laotienne et quelques plats internationaux. Le soir nous dînons au marché de nuit où une dame propose des soupes faites devant nous avec les ingrédients de notre choix. Et le matin, c’est mango with sticky rice à la chambre, nous investissons dans la canette de lait concentré et nous nous le préparons nous-même avec des mangues et du riz du marché. Nous trouvons également une dame qui fait de la laundry pour 10 000 kips le kg (1,10 euros), nous lui confions l’intégralité de notre garde-robe… Un bon lavage en machine, il n’y a que ça de vrai ^^ Bref, à Luang Namtha nous nous sentons comme à la maison, et on en profite !



L’objectif initial de notre séjour à Luang Namtha est de faire un trek dans la réserve naturelle de Nam Tha. J’avais repéré ce grand parc national sur la carte du Laos lorsque je préparais notre séjour ici, et avais immédiatement été tentée… Luang Namtha fourmille d’agences spécialisées, pas facile de faire son choix ! Il faut aussi essayer de constituer un groupe, car le tarif est fonction du nombre de participants. Après un petit benchmarking nous jetons finalement notre dévolu sur Forest Retreat, une agence qui nous fait bonne impression et qui propose un trek « survivor » de deux jours dans la jungle, avec longues journées de marche, découverte de la nourriture disponible dans la jungle et construction de notre abri pour la nuit ( !) Nous sommes les seuls fadas tentés par ce trek apparemment, mais pour 2 c’est plus de 100USD/personne, totalement hors budget surtout après la Gibbon Experience. Nous ne sommes pas pressés et nous décidons donc d’attendre qu’un groupe se constitue… Nous voudrions être au moins 4, et au maximum 6-7. C’est très pratique et bien rodé, on laisse un acompte à l’agence en précisant exactement ce que l’on veut faire et combien de participants on veut, et ils font ensuite leur possible pour constituer un groupe. S’ils y parviennent on y va, sinon on a le choix entre partir à deux pour plus cher, ou bien laisser tomber et récupérer notre acompte.

Nous profitons de ces premiers jours à Luang Namtha pour visiter un peu les environs. Le deuxième jour, nous louons des vélos et filons plein sud jusqu’à l’aéroport, minuscule mais avec tout ce qu’il faut. Il est comme posé au milieu des champs avec une mini tour de contrôle, j’adore :-) Il y a 4 avions par jour, 2 qui arrivent de Vientiane et 2 qui y repartent, avec 2 compagnies différentes… mais les mêmes horaires à 30 minutes près, cherchez l’erreur ! Nous découvrons également un joli temple habité par plein de jeunes moines. Nous essayons ensuite de pousser un peu plus loin jusqu’à de petits villages, mais la route goudronnée laisse place à de la terre battue et les vélos de ville que nous avons loués ne sont vraiment pas adaptés, on laisse tomber.

Le troisième jour, nous montons à pied jusqu’au temple et au stûpa qui surplombent la ville la balade n’est pas difficile et de là-haut la vue sur la plaine et les montagnes est très belle. Durant nos balades nous sommes étonnés de découvrir de multiples énormes maisons, soit toutes neuves soit en construction, dans un style très chinois… C’est étrange de voir ces énormes bâtisses voisiner avec de petites maisons de bois, et nous nous interrogeons quant à leurs propriétaires. La frontière chinoise n’est qu’à une cinquantaine de kilomètres, est-ce que ce sont des Chinois qui viennent faire construire ici où le coût de la vie est moins cher ? Est-ce que ce sont de riches Laotiens qui sont propriétaires ? Nous n’aurons pas la réponse… Mercredi 1er mars au soir nous apprenons que le groupe pour le trek est constitué, nous serons donc sept. Départ demain matin aux aurores, opération survie on !

J8 et J9 : Deux jours dans l’enfer vert

Il est à peine 7 heures lorsque nous retrouvons le reste du groupe à l’agence pour le début de notre trek de deux jours en mode « survivor ». Nous allons passer ces deux jours avec un couple de Belges très sympathiques avec lesquels le courant passe tout de suite, et trois nord-Américains (deux Américains et une Canadienne) avec lesquels c’est moins évident de prime abord, impression qui se confirmera tout au long du trek (disons qu’on aurait aimé trouver le bouton « pause », mais qu’il était visiblement absent…) Nous petit-déjeunons ensemble puis grimpons dans la camionnette qui va nous conduire au début du trek. Une bonne heure de route plus tard nous arrivons au village d’où nous allons partir. Trois guides sont avec nous ils chargent leurs sacs de provisions et nous donnent les sacs de riz vides qui nous serviront de hamac ce soir.

Première étape, traverser la rivière… On commence mollo, l’agence a tout prévu et un petit canoë gonflable nous attend. Trop facile le mode survie ! Bon, on ne pavoise pas longtemps, ça ne dure pas et la première montée juste après la rivière a vite fait de nous remettre les idées en place… C’est raide de chez raide, le sentier est étroit et gadouilleux, et les premières chutes ne tardent pas. Nous enchaînons ainsi plusieurs montées bien raides et des descentes tout aussi à pic, et je ne sais pas bien ce qui est le pire des deux. Nous sommes entourés d’une végétation luxuriante, mais nous n’en profitons qu’à moitié, occupé que nous sommes à surveiller sans cesse où nous mettons les pieds pour ne pas nous étaler ! Le gérant de l’agence nous avait dit que le trek serait « challenging », on comprend bien ce qu’il voulait dire ^^ Nous avançons lentement et le guide principal commence à s’inquiéter, nous risquons d’arriver à la nuit tombée au bivouac…

La pause déjeuner fait du bien à tout le monde. Les guides vont cueillir de grandes feuilles de palmier et de bananier et disposent tout un tas de mets appétissants dessus : sauce tomate, riz gluant, tofu frit, légumes verts sautés… Nous nous régalons et savourons cette pause ! L’après-midi se poursuit sur la même lancée que la matinée, on monte et on descend sans cesse. Le petit sentier du matin a disparu et nous traçons désormais notre route dans la jungle, précédés par nos guides qui coupent les plus grosses branches à coup de machette. Les guides nous montrent quelques fruits locaux et empreintes, c’est sympa. Il y a beaucoup de bambous, souvent gigantesques, Benoît se sent comme un pou sur une tête chevelue -), quant à moi je suis attaquée par une sangsue au bord d’un cours d’eau, brrr ! L’effort physique est intense mais le moral est plutôt bon, sauf pour l’Américaine qui a du mal à suivre le rythme et devient de plus en plus renfrognée.

Nous arrivons finalement à 17H30 au sommet de la montagne où nous allons passer la nuit, pile poil dans les temps pour le coucher de soleil, hip hip hip hourra ! La vue sur la jungle est magnifique, nous sommes fiers de l’effort accompli pour arriver jusque-là…. Nous profitons des dernières lueurs du jour pour préparer nos abris pour la nuit. Nous découvrons que le bambou sert à tout, piliers et jointures d’abri, plats pour la cuisine, et même cordes lorsqu’on le coupe en fines lamelles… Nous enfilons les sacs de riz sur de longs bambous, tenus écartés en haut et en bas par un morceau de bambou transversal. Voilà nos hamacs ! Nous installons tout cela sous un demi-toit fait de bambou et de feuillage, et mettons la moustiquaire (pleine de trous) en place. Nous voilà prêts !

Nous dînons de nouveau sur de grandes feuilles de bananier, c’est un peu la lutte car les quantités ne sont pas énormes, et autant dire que nous avons tous archi faim après cette journée de marche… Il y a du riz à gogo mais peu de garnitures, enfin cela ira. Nous passons ensuite un bon moment à discuter avec les Belges autour du feu de camp, en admirant les étoiles… Le ciel est très clair et on les voit très bien. A 20H30 tout le monde est KO et file se coucher.

C’est là que le vrai cauchemar commence. Je découvre en me couchant qu’une autoroute des fourmis passe à quelques centimètres de ma tête. Qu’à cela ne tienne, on bourre des vêtements dessus pour qu’elles dévient leur chemin, et nous nous couchons comme cela. Il fait étonnamment chaud, nous nous glissons simplement dans nos draps de soie et laissons les sacs de couchage de côté pour le moment. Les hamacs ne sont pas si inconfortables que cela et nous finissons par nous endormir.

Je me réveille deux heures plus tard alertée par une drôle de lumière orangée, et j’aperçois alors de grandes flammes à quelques mètres de notre bivouac… Les flammes sont immenses et montent vers le ciel, cela me fait penser à un début d’incendie. Déterminée à ne pas rôtir dans la jungle, je me lève pour voir ce qu’il se passe au final c’est simplement le plus jeune guide qui a décidé de ranimer le feu à minuit. Nous apprendrons le lendemain qu’il y a pas mal d’ours dans le coin, ainsi que des éléphants sauvages et même quelques tigres… A-t-il entendu quelque chose, avait-il simplement froid, nous ne le saurons pas !

Lorsque je retourne vers mon hamac je réalise que les fourmis n’ont pas du tout dévié leur route, mais qu’elles ont en fait complètement colonisé les vêtements que nous avions posés, en appelant leurs copines à la rescousse… Je frôle l’hystérie et décide alors de changer de sens sur le hamac. Je préfère avoir un peu la tête en bas – le hamac était un peu en pente - que dormir avec des dizaines de fourmis près de ma tête… Je fais la manip’ et me réinstalle sur la couchette, qui avec tout ça ne tarde pas à éjecter le morceau de bambou écarteur, faisant s’effondrer le lit. Je ne sais plus bien à ce moment-là si je dois rire ou pleurer… Je le récupère par terre, Benoît m’aide à le remettre et, plein de pitié, me donne son hamac qui a l’air plus solide… jusqu’à ce qu’il s’effondre aussi quelques heures plus tard, suivi de peu par le sien qu’il rattrape in extremis. Je finis par me rendormir avant d’être réveillée par le froid qui est tombé, mais mon sac de couchage aussi… il est par terre, plein de feuilles pourries et de terre humide, joie, bonheur. Je le récupère et prie pour qu’il n’y ait pas de bestiole dedans… A cinq heures du matin c’est la pluie qui nous réveille, comme nous avons changé de sens sur le hamac nous ne sommes plus du tout protégés et il nous pleut littéralement dessus. Nous échangeons un regard résigné, avant de rabattre notre sac de couchage sur notre tête d’un même geste. On n’est plus à ça près… Enfin, la nuit se termine par la découverte d’une énorme araignée, certainement cousine germaine des tarentules, juste au-dessus de ma tête à l’intérieur de la moustiquaire.

Après cette nuit cauchemardesque la deuxième journée de trek est bien difficile… autant hier nous avions la pêche, autant aujourd’hui nous avons hâte que tout cela se termine. Nous commençons la journée par une petite heure de descente jusqu’à la rivière, où nous dévorons la soupe de nouilles qui nous est servie. Nous découvrons à cette occasion le « Jungle Camp », nettement plus confortable que nos abris de fortune ! La matinée se passe comme hier entre montées et descentes au cœur de la jungle… Nous comprenons mieux désormais l’horreur vécue par les soldats lors de la guerre du Vietnam, entre la chaleur, la boue, les insectes, c’est vraiment l’enfer vert ici…

Après le déjeuner, le guide nous annonce que c’en est fini de monter et de descendre, hip hip hip hourra ! Notre joie est de courte durée, certes nous avançons sur du « plat »… mais c’est au cœur d’un lit de rivière boueux, végétouffu (il me fallait bien un néologisme pour décrire cela…), avec plein de pierres glissantes et de troncs de bananiers pourris qu’il faut escalader. Cela nous achève… Soudain Benoît me fait signe de m’arrêter et d’écouter j’entends alors un doux bruit de scooter dans le lointain, la civilisation est proche !!! Cela ravive notre motivation, il y a de l’espoir ! Une petite heure plus tard nous rejoignons la rivière principale que nous retraversons en canoë, avant de rentrer à Luang Namtha en minibus. Victoire, on l’a fait, on a survécu… et maintenant on rentre :-D

Nous retrouvons avec bonheur notre petite chambre à Luang Namtha. Nous récupérons le guide du Laos laissé à notre intention à l’accueil de la guesthouse par deux Stéphanoises rencontrées il y a quelques jours. Nous passons ensuite une soirée tranquille entre dépôt de linge à la laundry – il en a bien besoin après ces deux jours…, western food pour le dîner et enfin petite série à la chambre…

J10 : En scooter dans la campagne laotienne

Pour notre dernière journée à Luang Namtha nous décidons de louer un scooter afin de partir explorer les environs. C’est une première pour nous, nous n’avons jamais conduit de deux roues ! Nous retournons chez le même loueur que pour les vélos, et après avoir laissé notre passeport en caution nous nous installons sur notre engin motorisé. Quelques tours de pâté de maison plus tard nous nous sentons en confiance, c’est parti !

Nous commençons par aller voir That Phum Phuk, un stûpa construit sur les ruines d’un autre détruit par les bombardements de la guerre du Vietnam. L’endroit est très paisible. La route pour y aller traverse de nombreux champs et rizières où nous apercevons pas mal de buffles. La route quant à elle est souvent occupée par des poules, des coqs voire des chèvres, il faut faire attention !

Nous retournons à Luang Namtha pour le déjeuner puis reprenons la route en direction des cascades de Namdee, qui sans être exceptionnelles sont néanmoins l’occasion d’une agréable balade à la fraîche.

Nous filons ensuite plein sud vers la « boucle des villages », une boucle d’une vingtaine de kilomètres traversant plusieurs hameaux occupés par diverses ethnies, notamment des Black Thaïs. C’est celle que nous avions commencé à faire en vélo au début de notre séjour, avant de renoncer. Nous repassons devant l’aéroport puis nous nous encanaillons sur des routes de terre battue. La ville disparaît rapidement et nous nous retrouvons en plein cœur de la campagne, entre rizières et champs. Plusieurs petits villages se succèdent, avec leurs maisons de bois et bambou devant lesquelles sèchent ail, oignons et autres plantes moins connues. Les animaux déambulent en liberté et s’enfuient en nous voyant arriver. Les enfants nous font de grands signes en nous criant « Sabaidie » (bonjour) lorsque nous passons, c’est chou :-) Nous savourons cette virée en mode liberté !

Nous roulons ainsi jusqu’à la tombée de la nuit, et après un joli coucher de soleil sur la campagne laotienne nous rendons notre scooter sans encombre. Mine de rien après une journée dessus nous sommes bien fatigués, c’est que c’est plus physique qu’on ne le pense – surtout quand on n’est pas habitués ! En tout cas nous sommes bien contents d’avoir sauté le pas de la location de scooter il faut être prudent, mais la liberté que ce mode de transport procure est géniale.

Nous récupérons notre linge et passons une dernière soirée au marché de nuit avant de filer préparer nos bagages. Luang Namtha nous a décidément bien plu, mais il est temps de reprendre la route :-)

J11 et J12 : Luang Namtha – Oudomxai – Phongsaly, un long trajet pour le bout du monde

Notre prochaine étape est Phongsaly, tout au nord du Laos. Un bus direct s’y rend chaque jour mais est interdit aux étrangers car il traverse la Chine. Nous sommes donc obligés de couper le trajet en deux : un premier trajet jusqu’à Oudomxai, ce qui est un peu rageant car c’est plein sud alors que l’on va plein nord, puis un bus d’Oudomxai à Phongsaly. Les deux bus ne sont pas coordonnés et nous devons donc passer une nuit à Oudomxai. Phongsaly, ça se mérite !

Nous quittons donc Luang Namtha le samedi 5 mars au matin, non sans un petit pincement au cœur. Nous nous sommes vraiment sentis bien dans cette ville ! Les trois heures de bus vers Oudomxai se passent sans encombre et nous trouvons rapidement une chambre à quelques pas du centre-ville. La chambre est assez miteuse, la tuyauterie fuit dans la salle de bains et les ressorts semblent prêts à sortir des matelas, mais ça ira pour une nuit…

Autant le dire tout de suite, Oudomxai ne nous fera pas chavirer, loin de là… De notre arrivée à notre départ le lendemain, tout est soit compliqué soit sans génie. Cela commence avec le déjeuner j’ai lu beaucoup d’éloges d’un petit restaurant ici, Souphailins Restaurant. Partout est indiqué que la cuisine est tellement délicieuse qu’il faut persévérer en dépit de la file d’attente souvent longue, du coup nous décidons d’y aller tout de suite pour déjeuner. Cela s’avère en définitive une déception, nous ne trouvons pas les plats extraordinaires. Passe encore sur le « Gaspacho » qui me tentait tant et qui s’avère être une salade de légumes cuits et crus en sauce blanche sucrée - ce n’est pas une recette locale, je peux le comprendre – mais le reste des plats 100% laotiens ne nous convainquent pas plus. Seule petite consolation, il n’y avait absolument personne, nous n’avons donc pas attendu des heures pour finalement être déçus -)

L’après-midi passe lentement, il n’y a pas grand-chose à faire et nous nous sentons vraiment en transit sur la route de Phongsaly. Benoît se pose à la chambre entre PC et album photo, quant à moi je pars faire un tour en ville. Je monte notamment au sommet de la colline Phu That, dont le temple surplombe la ville. Il n’est pas extraordinaire mais disons que cela occupe ! Là-haut je fais la connaissance de trois jeunes Laotiens qui sont ravis de pouvoir parler un peu anglais, ils me posent toutes les questions qu’ils ont apprises à l’école, ça fait un peu interrogatoire mais c’est mignon.

Le soir nous nous mettons en quête d’un restaurant, que nous ne trouverons pas. Benoît termine dans un boui-boui avec une soupe de nouilles, et moi je finis le reste de mes nouilles pas bonnes de ce midi. Il y a des jours comme ça… !

Nous nous couchons ensuite comme nous pouvons entre deux ressorts le lendemain matin la malédiction d’Oudomxai nous poursuit, nous ne trouvons presque rien à acheter en prévision du long voyage qui nous attend. Nous partons « la fleur au fusil » comme dirait Benoît avec juste un peu de riz et un paquet de chips, ça risque d’être long et de gargouiller…

Le trajet pour Phongsaly prend neuf heures, sur une route de montagne, sinueuse et étroite, parfois en cours de travaux. Les virages se succèdent au rythme des haut-le-cœur et des vomissements des Laotiens, visiblement très sujets au mal des transports. Je garde les yeux fixés sur le paysage pour éviter le même sort pendant que Benoît bouquine, le petit veinard ! Nous nous enfonçons dans une région encore très enclavée et cela se voit, les paysages sont très campagnards, les villages que nous traversons sont petits et les constructions rudimentaires.

Nous nous arrêtons pour déjeuner à 10H45, on ne se fait pas prier pour attaquer riz, bok choy et pois cuisinés ! Nous reprenons ensuite la route, le bus s’arrête régulièrement pour prendre de nouveaux passagers. Au beau milieu de nulle part un autre couple de Français monte, ils viennent du Vietnam tout proche. Leur bus les a déposés là et ils étaient prêts à marcher jusqu’à ce qu’un bus pour Phongsaly passe… La chance était de leur côté on dirait ! Nous sommes bien contents d’arriver enfin à Phongsaly. Notre aventure de transports n’est néanmoins pas tout à fait terminée, la gare routière est à trois kilomètres du centre-ville… Nous commençons à marcher puis les Français quelques mètres devant nous arrêtent un pick-up qui accepte de les monter en ville. Le chauffeur nous fait signe de nous incruster également, on ne se fait pas prier !

Commence ensuite le grand challenge de chaque arrivée dans un nouveau lieu : trouver une chambre pas trop miteuse pour pas trop cher, le tout au calme et pas trop loin du centre (challenge, quand tu nous tiens…) La recherche commence mal, les chambres que l’on visite sont sales, humides et chères. Nous finissons par trouver notre bonheur dans une petite guesthouse à une rue de la rue principale, la chambre est correcte, le matelas est bon (c’est un nouveau critère de choix depuis la chambre à Oudomxai -)) et le robinet signé Philippe Starck (au moins) achève de nous convaincre… !

Une bonne douche plus tard nous ressortons dîner. Il n’est pas très tard mais nous ne voulons pas courir le risque de rater le coche, et nous faisons bien, Phongsaly n’a pas l’air très animée la nuit tombée. Ici il faut oublier les restaurants avec menus, on choisit directement dans le frigo ce que l’on veut manger. Nous optons pour des pois mangetout avec du tofu, mais la cuisinière refuse le tofu pour une raison qui nous échappe encore aujourd’hui. Ce sera donc pois mangetout et haricots verts, le tout avec une belle montagne de riz blanc. Nos estomacs sont plus que ravis !

Nous nous couchons contents d’avoir triomphé de tout cela et d’être enfin arrivés à destination. Nous nous sentons vraiment au bout du monde, cela m’enchante mais Benoît a encore besoin d’être convaincu -)

J13, J14, J15, J16 : Phongsaly, au bout du monde

Encore très enclavée et relativement à l’écart des circuits touristiques classiques, Phongsaly a un sérieux goût de bout du monde qui me plaît tout de suite. J’avais eu cette même impression à Kirkenes, le sentiment de me retrouver dans un endroit où l’on pourrait croire que le temps s’est arrêté. Entre affiches de propagande communiste placardées dans la ville, portraits de Mao dans les restos – où l’on choisit son repas directement dans le frigo, les menus n’existent pas – couvre-feu à 23 heures et chants patriotiques / nouvelles de la région diffusées matin et soir par des haut-parleurs partout dans la ville, sans oublier le clairon bi-journalier, je me sens sur une autre planète....

Nous ne devions rester que deux jours à Phongsaly, nous y resterons finalement trois – un peu involontairement, puisque le jour où nous devions louer un scooter il n’y en avait plus – mais je dois dire que rester un jour de plus dans ce bout du monde n’est pas pour me déplaire… Nous nous baladons en ville, explorons les environs, et surtout je m’imprègne de cette atmosphère si différente de tout ce que je connais. Nous apprécions aussi d’avoir moins chaud, nous avons pris de l’altitude et après la Thaïlande où l’on a littéralement cuit cela fait du bien. Seul bémol, les gens ne sont pas toujours très souriants ni accueillants et à plusieurs reprises nous nous sentons un peu comme un cheveu sur la soupe. Quant aux chiens, ils doivent être racistes… ! On ne compte plus le nombre de fois où on s’est fait aboyer/grogner dessus, alors que les Laotiens passaient sans encombre. Benoît manque même se faire mordre à deux pas de la guesthouse, nous nous équiperons pas la suite régulièrement de bâtons et de pierres à visée dissuasive.

Côté balades, il y a de quoi faire dans le coin. La ville en tant que telle offre déjà pas mal d’options, entre le marché ultra vivant, la vieille ville, plusieurs bassins dont on peut faire le tour, un temple… Je pars aussi en exploration dans l’hôpital, une expérience étonnante puisque celui-ci s’avère ouvert mais totalement désert. Je me sentirais presque en Urbex, c’est pour dire -) Quant au pourquoi de l’absence de patients, je ne saurais le dire…

Nous visitons également l’intéressant musée des groupes ethniques, qui détaille les différentes ethnies qui existent au Laos et explique certaines caractéristiques de leurs modes de vie et croyances. Cette visite nous permettra par la suite de mieux comprendre certaines choses et certains détails, on recommande ! Par contre arrivez tôt si vous voulez prendre votre temps, les dames ont une fâcheuse tendance à vouloir fermer (très) en avance, visite terminée ou pas. Une autre balade facile et sympa consiste à monter jusqu’au sommet du mont Phou Fa, qui avec ses 1625m surplombe la ville. Nous sommes toujours aussi fans des vues panoramiques, et celle-ci répond totalement aux critères -)

Le deuxième jour nous partons en randonnée dans les villages environnants. La balade fait 18kms A/R et nous conduit jusqu’aux villages de Khounsouk Noy puis Khounsouk Luang, sur une route en terre battue qui offre un joli panorama sur les champs et les plantations de thé alentours.



Le dernier jour nous louons un scooter pour nous rendre à Ban Komaen, où se trouve une plantation de thé vieille de 400 ans. Les arbres à thé ont été cultivés puis abandonnés, et ont donc grandi jusqu’à atteindre des tailles que l’on ne voit habituellement jamais dans ce type de plantation – jusqu’à six mètres pour les plus hauts. Les paysages sur la route sont assez proches de ceux que nous avons vus la veille nous traversons de nouveau plusieurs villages où les gens vaquent à leurs occupations. La plantation de thé quant à elle tient ses promesses, on peut se balader à côté et un petit musée donne pas mal d’infos intéressantes. Quelques villageois vendent le produit de leur récolte, sous une forme inhabituelle pour nous puisqu’ici le thé se présente sous forme de… cigares, si, si. Bon, cela ne se fume pas hein (en tout cas on n’a pas testé -)).

Nous quittons Phongsaly avec des ressentis différents quant à cette étape. Je suis pour ma part très contente d’être venue jusqu’ici, j’ai trouvé que le coin avait vraiment un goût d’aventure… Pour Benoît c’est différent, il a apprécié les balades mais le fait de devoir lutter pour tout (manger, trouver un scooter qui fonctionne etc) lui laisse une impression en demi-teinte. Prochaine étape Muang Khua que nous allons rejoindre avec un nouveau moyen de transport : à nous le bateau !

J17 et J18 : En bateau pour Muang Khua !

Nous quittons Phongsaly aux aurores le jeudi 10 mars, et un tuk-tuk, un bus, un bateau et un autre bus plus tard nous arrivons à Muang Khua, 200 kms plus au sud. Prendre le bateau nous change du bus, et je ne me lasse pas de regarder le paysage au fur et à mesure que nous descendons la Nam Ou. La végétation est magnifique et de temps en temps un petit village apparaît, comme bâti au milieu de nulle part. Un barrage a été construit en contrebas il y a quelques années et on voit clairement l’impact de celui-ci sur l’environnement avec des arbres noyés, des villages abandonnés… Nous voyageons avec une famille de Danois assez sympa, et quelques Laotiens se succèdent au fil des villages où nous accostons.

Il y a de l’animation à Muang Khua, un mariage se prépare dans l’hôtel chic de la ville et autant dire que ça va envoyer du lourd… Les tables sont dressées, des centaines de chaises installées, et d’énormes enceintes n’attendent plus que le DJ pour entrer en action. Le hic c’est que la plupart des hôtels sont situés dans la même zone… Benoît finit par nous dénicher une petite guesthouse dans une rue un peu plus éloignée, on devrait pouvoir dormir cette nuit.

Muang Khua se situe au confluent entre la Nam Pak et la Nam Ou et est entourée de petites montagnes karstiques, c’est joli comme tout. Le long de la rivière les habitants cultivent de petits potagers bien organisés. La ville semble toutefois en pleine extension/construction, et les balades à pied dans les environs sont du coup limitées… La campagne environnante a quasiment disparu au profit de large excavations et travaux de terrassement, c’est dommage et cela ternit un peu notre séjour ici. Nous faisons tout de même un petit tour, et puis nous nous baladons en ville entre marché, temple, bords de rivière… Nous allons également faire nos curieux au mariage qui bat effectivement son plein une bonne partie de la nuit, mais notre hôtel s’avère un excellent choix niveau tranquillité. Le lendemain ils remettent ça avec un anniversaire, c’est qu’il y a de l’ambiance ici !

Muang Khua ne sera pas notre étape fétiche au Laos mais s’y arrêter un jour ou deux (ou plus si vous voulez randonner dans les environs) n’est pas désagréable. Pour notre part nous continuons ensuite à redescendre vers le sud, direction Muang Ngoi !

J19 et J20 : Muang Ngoi, un joli coin de campagne (où nous avons failli dormir à la belle étoile)

C’est de nouveau en bateau que nous rejoignons Muang Ngoi. Nous apprécions décidément beaucoup ce moyen de transport, qui présente le double avantage de nous offrir de superbes paysages tout en limitant les heures de route sur les routes sinueuses de la montagne laotienne ! Le bateau est rempli à son maximum, nous sommes près d’une vingtaine serrés à bord – à tel point que nous sommes à plusieurs reprises contraints de débarquer le temps que le bateau puisse passer des rapides en étant moins chargé. Le capitaine décharge alors la moitié des passagers, fait traverser l’autre moitié, les décharge à leur tour et revient chercher le premier groupe, le tout en manœuvrant comme un as à contre-courant.

A Muang Ngoi nous nous mettons en quête d’une chambre, mais une mauvaise surprise nous attend : tout semble complet. Nous nous séparons alors, Benoît garde les sacs pendant que je continue les recherche partout la réponse est la même, « full, full, full ». C’est la première fois que cela nous arrive… Nous ne réservons jamais nos hébergements en Asie et nous n’avions jusqu’à présent jamais eu de souci de ce type. Un monsieur finit par nous expliquer ce qu’il se passe, ce week-end il y a deux mariages et une « fête de funérailles « (si, si) en même temps… Du coup toutes les familles concernées ont réservé des chambres. Le village n’est pas immense et j’ai bientôt fait le tour de toutes les options possibles. Un bungalow me passe sous le nez à deux minutes près, c’est rageant… On me propose ensuite une chambre en plein travaux, sans portes ni fenêtre ni salle de bains, je décline… on me parle enfin d’un village à 3kms de là où il devrait y avoir des chambres, bref, ça craint ! Alors que je n’y croyais plus je finis par trouver une chambre pour laquelle la réservation vient d’être annulée – c’est miteux et en plein sur la rue principale, mais nous ne sommes vraiment pas en position de faire la fine bouche, on prend ! On ne proteste même pas lorsque l’hôtelier vient nous demander une rallonge de 20 000 kips, c’est pour dire… On a un toit sur la tête pour ce soir et c’est présentement tout ce qui compte.

La recherche de logement nous a mis KO et nous passons la fin de la journée tranquillement. Nous déjeunons puis faisons un tour en ville. Muang Ngoi s’organise autour de sa rue principale, bordée quasi-exclusivement de guesthouses et restos. Le soir nous nous trouvons un resto indien pour dîner, cela enchante nos papilles quelques peu lassées de la nourriture laotienne… Nous faisons ensuite un tour by night en ville, où nous tombons sur la « fête de funérailles ». Les convives boivent et mangent tout en regardant un match de boxe, le tout autour du cercueil, c’est assez étonnant... Nous n’avons vraiment pas l’habitude de cela dans notre culture ! Le soir nous profitons comme prévu de la sono du mariage, enfin avec les boules quiès ça passe !

Le lendemain la journée commence bien avec un copieux petit-déjeuner buffet servi dans la guesthouse juste en face de la nôtre. Gaufres, crêpes, omelette aux pommes de terre, fruits, on se régale. Nous bouclons ensuite nos sacs et déménageons, un bungalow face à la rivière que j’avais repéré hier s’est libéré, c’est cool ! Nous avons même une petite terrasse avec hamac, le tout pour le même prix que notre chambre de la nuit dernière.

Nous partons ensuite en balade dans les environs de Muang Ngoi. La campagne autour se prête bien à la randonnée sur un jour ou deux, les chemins sont bien tracés et balisés et il y a pas mal de petits villages où l’on peut faire étape pour déjeuner voire passer la nuit. Notre premier arrêt est pour la grotte de Tham Kang, à 3kms du village. Une fois de plus nous sommes frappés entre les différences en terme de conditions de sécurité entre le Laos et l’Europe… en France une telle grotte serait soit interdite d’accès, soit ultra balisée à l’intérieur, ici rien de tout cela, on peut juste y entrer et s’y promener à ses risques et périls. Nous installons nos lampes frontales et zou, c’est parti. Nous avons chacun la nôtre, hors de question de reproduire la mésaventure de la carrière de marbre de Paros, dans les Cyclades, où nous nous étions retrouvés sans lumière ! La grotte est immense et très impressionnante. C’est fou de voir à quel point on pourrait s’y perdre facilement, nous avons fait très attention au chemin que nous avons emprunté et pourtant pour le retour nous devons être vigilants, tout se ressemble…



Nous poursuivons ensuite notre balade dans la campagne laotienne, entre rizières, pics karstiques dans le lointain, petits cours d’eau… C’est joli et bucolique à souhait, et nous ne croisons pas grand monde. Cette balade restera parmi nos meilleurs souvenirs de rando laotienne, on vous la recommande vivement si vous passez dans le secteur ! Nous marchons jusqu’au village de Ban Na puis de Hoy Bo, où nous nous arrêtons pour un déjeuner tardif. La dame qui tient le restaurant est un poème à elle toute seule, elle piapiate sans arrêt, tente de nous faire changer notre commande et de nous vendre le produit de ses travaux de tissage – je craquerai à la fin pour une écharpe ! – déverse sur notre table un sac plein de photos des gens qui sont passés par son resto… C’est totalement surréaliste et cela nous fait beaucoup rire.





De retour à Muang Ngoi nous découvrons avec dépit que notre petit resto indien est fermé ce soir, tant pis, ce sera le grand retour des nouilles sautées ! Nous passons une bonne nuit dans notre bungalow, accompagnés par un petit crapaud (in)visiblement caché dans les murs et qui donne de la voix à intervalles réguliers. Le lendemain matin après un dernier petit-déjeuner buffet nous reprenons le bateau, direction Nong Khiaw !

J21 et J22 : Rando et vélo à Nong Khiaw

Après notre agréable étape à Muang Ngoi, nous reprenons notre lente descente vers le sud, toujours en bateau. Cette fois le trajet est court puisqu’il faut à peine une heure pour rejoindre Nong Khiaw. Comme lors de nos derniers trajets en bateau les paysage sont très beaux avec beaucoup de végétation, quelques villages et de temps en temps une petite crique sableuse. Nous trouvons cette fois très rapidement notre logement il y a de la place dans l’hôtel que nous avions repéré et nous nous installons dans un adorable bungalow face à la rivière. Il est très propre, pas cher et nous avons une jolie terrasse, c’est parfait ! Nous profitons immédiatement de notre belle terrasse ensoleillée pour attaquer la lessive – les lessives à la main sont décidément le côté obscur des voyages au long cours, quant au séchage des affaires n’en parlons pas… Notre premier réflexe lorsque nous visitons une chambre avec terrasse est de se dire « chouette, on va pouvoir laver nos affaires », c’est pour vous dire ^^

Nous filons ensuite déjeuner au resto du Nong Kiau River Side, qui est l’hôtel chic du coin – d’après le Routard la cuisine y est délicieuse et à peine plus chère qu’ailleurs. Le restaurant surplombe la rivière et nos spaghettis (on vous a déjà dit que nous n’en pouvions plus de la nourriture laotienne… ?) sont délicieux. C’est décidé, on prend pension ici pour les repas -) Benoît se pose ensuite à la chambre pendant que je pars à pied visiter les grottes de Pha Tok, à quelques kilomètres du centre-ville. La balade est jolie, la ville est entourée de hauts pics karstiques qui se détachent à contre-jour dans le ciel. Les grottes en revanche s’avèrent moins spectaculaires que celle que nous avons visitée à Muang Ngoi celle qui est facilement accessible est immense mais très ouverte sur l’extérieur, quant aux autres grottes elles sont plus ou moins interdites d’accès… J’y fais un petit tour mais ne trouvant pas de passage évident pour vraiment m’enfoncer à l’intérieur, je renonce. J’hésite ensuite à continuer jusqu’à des cascades indiquées par un petit panneau, mais je n’ai aucune idée de la distance à laquelle elles sont, et entre la longue marche et la chaleur je commence à être bien KO. Je fais donc demi-tour, et après une petite pause banana milk-shake puis visite de temple j’arrive dans le centre de Nong Khiaw pile pour le coucher du soleil, timing parfait !

Nous passons une bonne nuit dans notre petit bungalow – on passera juste sur l’épisode où un énorme coléoptère a littéralement traversé notre toit de bambou pour venir atterrir sur notre plancher – et nous décidons de changer les plans et de prolonger notre séjour ici. Nous ne devions rester qu’une nuit car nous sommes un peu justes niveau timing (notre vol pour Tokyo part dans 12 jours de Bangkok), mais entre notre bungalow archi confortable, les bons restos et les jolies balades à faire dans les environs, Nong Khiaw nous a pris dans ses filets !

Le lendemain nous louons des vélos et partons en direction des cascades Hoiy Qang que j’avais repérées la veille. J’ai bien fait de ne pas y aller à pied, elles s’avèrent à une dizaine de kilomètres du centre-ville. Nous galérons un peu pour les trouver, il n’y a pas beaucoup de panneaux mais deux commerçantes et l’institutrice d’un village que nous traversons nous donnent un petit coup de main sur la fin. Plus qu’une cascade il s’agit en fait d’un ensemble de cascades, accessibles via un chemin qui serpente dans la forêt. Nous passons près de deux heures à nous balader d’une cascade à l’autre, nous sommes tous seuls et nous jouons les explorateurs !

De retour à Nong Khiaw nous rendons les vélos puis filons déjeuner dans le même resto que la veille. C’est qu’il nous faut prendre des forces, le sport n’est pas fini pour aujourd’hui... Le point de vue de Nong Khiaw nous attend ! Le principe est simple, il s’agit tout simplement de grimper au sommet de l’une des montagnes qui surplombe la ville… La balade est plus longue que ce que nous pensions mais se fait bien. Nous traversons différents types de végétation, d’abord des bananeraies puis vraiment de la jungle avec des lianes etc, avant de finir par un dernier tronçon plus aride et pierreux. De là-haut la vue est brumeuse mais tout de même jolie, et nous regardons le soleil couchant se dissoudre dans les nuages. La descente est moins sympa, la nuit tombe assez vite et les araignées sortent chasser, il y en a partout sur le chemin et les bas-côtés. Nos lampes font briller leurs yeux, du coup on ne peut pas les louper… Elles sont grosses sans être énormes, mais il y en a clairement trop pour moi et je pousse un grand ouf de soulagement en retrouvant la rue principale de Nong Khiaw !

Nous passons ensuite une soirée tranquille. Nous resterions bien une ou deux nuits de plus dans notre petit bungalow face à la Nam Ou, mais bon, Luang Prabang nous attend !

J23, J24, J25 : Luang Prabang, ou trois jours de farniente sur les bords du Mékong

Fini le bateau – enfin, on aurait pu mais c’était vraiment hors budget car il fallait en privatiser un- c’est en minibus que nous rejoignons Luang Prabang. Les quatre heures de route se font bien et après la traditionnelle recherche de logement nous posons nos valises dans une petite guesthouse plutôt mignonne, où nous réservons d’emblée pour deux nuits.

J’avais passé six jours à Luang Prabang en 2012, et la ville n’a pas tellement changé depuis. Quelques hôtels de charme supplémentaires sont apparus et les bords de Mékong ont été un peu réaménagés, mais en dehors de cela je reconnais bien les lieux. Luang Prabang est toujours aussi agréable et facile à visiter, cela nous rappelle Chiang Mai. Disons que pour l’authenticité laotienne on repassera, mais que pour buller quelques jours entre hôtel confortable, nourriture variée et balades tranquilles en ville et dans les environs, c’est juste parfait. Nous retrouvons avec joie les petits stands de nourriture variée comme en Thaïlande, et nous nous régalons de jus de fruits frais pressés, de sandwichs à l’avocat et de rouleaux de printemps. Notre seule déception gustative sera pour le marché de nuit… On y trouve des stands de type « buffet » où l’on peut remplir son assiette pour 10 000 ou 15 000 kips (environ 1,5 euros), et j’y avais pris mes quartiers en 2012. J’y amène donc Benoît le premier soir, on se sert et on commence à manger… lorsque je vois Benoît blêmir face à un asticot gigotant sous un légume. Petite pause citation dans le texte pour vous retranscrire au mieux la situation via ce cri de désespoir de Benoît face à un vermisseau tentant désormais de fuir discrètement sur le bord de son assiette... « Ah, si seulement il avait été cuit, ça aurait été autre chose, mais là… » Bref, cela nous coupe l’appétit ! Nous parvenons à nous faire rembourser l’assiette et nous filons vers des horizons moins véreux -) Cela corrobore plusieurs récits de voyageurs ayant été malades après avoir mangé au marché de nuit. Les soirs suivants nous nous contenterons de profiter des jolis stands du marché de nuit, en mangeant ailleurs, pas fous !

La ville est très arborée et fleurie, c’est très agréable. Les boutiques sont jolies et donnent envie d’y entrer, quant aux bords de Mékong il est toujours aussi agréable de s’y promener. Nous marchons pas mal en ville, flânant d’un temple à l’autre, ou plutôt d’un parc de temple à l’autre -) Dans l'un des temples se tient une jolie expo photo sur la méditation à Luang Prabang. Nous entrons également dans l'Institut français, ancien logement du directeur de l'école primaire dans les années 1950. Pierre Desproges y passa d'ailleurs une partie de son enfance, son père étant alors directeur de l'école. Le bâtiment est joli en revanche les dessins affichés à l'intérieur nous étonnent... Les enfants ont illustré des mots français dont nous trouvons le choix étrange : "tap-tap", "vigousse", "fada"... Je fais aussi un tour du côté de l’étang de Boua Kang Bung, un quartier étonnant de Luang Prabang où de petites maisons sont bâties autour d’étangs marécageux. Entre deux balades nous faisons des pauses jus de fruits frais et/ou pâtisseries françaises –il y a plusieurs chouettes pâtisseries ici – bref c’est la belle vie :-)



Nous empruntons également le pont de bambou qui traverse le fleuve afin d’aller voir Ban Xangkhong, un village spécialisé dans le tissage (soie et coton) et dans la fabrication de papier artisanal avec inclusions de fleurs et de feuilles séchées. On résiste comme on peut, mais nous ferons tout de même quelques emplettes au marché de nuit !

Le premier soir nous assistons à la projection en plein air du film Chang, un documentaire américain de 1927 absolument passionnant sur la vie d’une famille de paysans dans la jungle du Siam. Les deux réalisateurs (Cooper et Schoedsack) ont vécu dans la jungle durant 18 mois pour réaliser ce film… avant de réaliser, quelques années plus tard, le fameux King Kong. Le film est projeté jusqu’en octobre 2016 tous les soirs dans deux hôtels de la ville (à 19h au Sanctuary Hotel, à 19H30 au Victoria Xieng Thong Palace) et vraiment on vous recommande d’y aller. Le deuxième soir nous grimpons au sommet du mont Phousi pour voir le coucher de soleil, nous ne sommes pas tous seuls et la brume rend le spectacle un peu décevant. Une fois de plus le soleil se dissout dans les nuages sans véritablement se coucher. Nous testons ensuite l’Utopia, un bar atypique en bord de Mékong où les Monaco citron – colorés en vert, St Patrick oblige - descendent tous seuls -)

Le dernier matin nous mettons le réveil à 5H30 pour aller assister à l’aumône des moines tous les moines sortent des temples pour aller mendier leur nourriture, en longues processions orange. Autant en 2012 j’avais été frappée par le peu de respect de certains touristes qui gênaient la procession pour prendre des photos voire toucher les moines, autant cette fois je trouve qu’il y a beaucoup moins de monde et que les gens gardent leurs distances. Nous avons vu plusieurs affiches en ville insistant sur l’importance de respecter cette cérémonie religieuse, ceci explique peut-être cela. Juste à côté se tient le marché du matin.

Nous quittons Luang Prabang très contents de cette étape. J’avais beaucoup aimé cette ville lors de mon séjour en 2012 et cette impression s’est confirmée lors de ce deuxième séjour. Quant à Benoît il a lui aussi été conquis. Nous nous disons juste qu’un jour il faudra qu’on y retourne en budget « vacances » et pas TDM, certains hôtels de charme nous ont vraiment fait de l’œil ! En tout cas pour qui veut découvrir le Laos sans trop sacrifier son confort, c’est vraiment une étape idéale…

En ce qui nous concerne le confort attendra encore un peu, nous quittons Luang Prabang pour Vientiane en bus de nuit, option « VIP » s’il vous plaît ! Cela sonnait bien sur le papier, dans la vraie vie l’inscription en gros sur le pare-brise « KING OF BUS » instille un sérieux doute dans nos esprits, et la découverte de nos couchettes doubles crasseuses au lieu des mignonnes couchettes individuelles comme celles que j’avais eues en 2012 achève de détruire nos espoirs. Enfin, nous devons être cyniques car certains gardent malgré tout un optimisme à toute épreuve, l’un des passagers se met à chercher le signal wifi du bus, ce qui à défaut d’aboutir aura le mérite de nous faire rire -)

J26 et J27 : Comme un air de France à Vientiane

Notre nuit n’est finalement pas si mauvaise – on se réveille toutes les une à deux heures, mais on arrive à se rendormir à chaque fois - et nous nous mettons à la recherche d’une chambre dès notre arrivée. C’est de nouveau un peu la galère, il est tôt et la plupart des gens n’ont pas encore checké out. Lorsque nous trouvons enfin une chambre libre, l’hôtelier nous demande une rallonge pour avoir la chambre tout de suite alors qu’elle est vide. C’est la première fois que cela nous arrive et nous tournons les talons. Nous finissons par trouver notre bonheur (ou presque) à la Mixay Paradise Guesthouse. Ce ne sont pas vraiment des rigolos – des listes d’interdiction diverses et variées sont placardées partout dans l’hôtel et ils sont vraiment très à cheval sur les règles – mais l’hôtel et la chambre sont propres et à un tarif correct pour la capitale (100 000 kips soit 9 euros pour une chambre double avec ventilateur et sdb commune). On réserve !

Comme Luang Prabang, Vientiane est fidèle à mes souvenirs. J’ai une grande affection pour cette petite capitale souvent mal aimée des touristes, je la trouve très attachante… En plus il y a pas mal de choses à faire et à visiter. Nous nous baladons en ville, je fais découvrir à Benoît mes coins préférés. Nous montons au sommet du Patuxai, le grand arc de triomphe de Vientiane, nous nous baladons au bord du Mékong entre marché nocturne et cours de gym en musique...

Et puis, nous prenons nos quartiers avec joie dans les divers boulangeries et restos français de la ville, vestiges de son passé colonial. Viennoiseries, salade de chèvre chaud et pizza pour moi, camembert pané et escalope milanaise pour Benoît, soufflé aux fruits, après trois mois de voyage en Asie on se fait plaisir sans (trop) attaquer le budget. Je retrouve aussi avec joie mon petit buffet végé du marché Khua Din, la soupe de taro au lait de coco est toujours aussi bonne ! Nous passons également une matinée à l’Alliance Française à bouquiner, on apprécie de retrouver des magazines et BD en français.

Nous visitons également le visitor center de la COPE, une ONG qui fabrique des prothèses et offre des soins, notamment de réhabilitation physique, aux personnes victimes d’engins explosifs et dont j’avais manqué la visite en 2012. Le Laos détient en effet le triste record de pays le plus bombardé en rapport avec son nombre d’habitant. Durant la guerre du Vietnam, les Américains l’ont en effet bombardé non stop, alors que le pays était neutre dans ce conflit. Oui, mais il était situé sur le trajet des avions américains rentrant à leur base… et comme atterrir avec encore des bombes à bord était trop dangereux, les pilotes larguaient leurs cargaison sur le chemin du retour. Quarante ans après le sol laotien est encore truffé de plusieurs dizaines de millions d’engins explosifs depuis la fin de la guerre (1974) 20 000 Laotiens ont été tués ou gravement blessés par ces bombes non explosées. Parmi eux, 13 500 ont perdu un membre et 40% sont des enfants. On estime qu’actuellement une centaine de Laotiens sont encore tués ou blessés chaque année par ces engins. Associé aux conditions sanitaires limitées, cela conduit à des dizaines d’amputation, blessures lourdes et cécités tous les ans… L’objectif de la COPE est de fournir des soins de rééducation de qualité pour ces personnes, notamment lorsqu’une amputation a dû être réalisée. Ils prennent en charge la personne, font des prothèses adaptées, et effectuent le travail de rééducation jusqu’à ce que la personne sache se débrouiller avec sa prothèse, et puisse rentrer dans son village. Outre l’impact pour les victimes, le fait que le sol soit ainsi contaminé limite de manière importante le développement du pays (comment développer ses champs et construire sur un sol plein de bombes). Des travaux de déminage sont en cours, mais cela prend du temps, d’autant plus que les aides financières apportées par les responsables, notamment les USA, restent très inférieures à ce qui serait nécessaire et à ce qui a été dépensé durant la guerre pour justement bombarder. Injustice, quand tu nous tiens… Enfin, nous avons trouvé la visite passionnante et très bien faite avec panneaux, objets, témoignages et films. Si vous passez par Vientiane, n’hésitez pas ! Mais prévoyez bien deux heures si vous voulez avoir un bon aperçu des choses. Nos deux jours à Vientiane passent à toute vitesse et nous quittons définitivement le Laos le lendemain matin… Pas de doute, on reviendra !
Retour d'expérience: 3 semaines au nord du Laos (en individuel) English translation pending
by Asafar · 2015-01-12 · 4 replies
sabaïdee

j'ai largement sollicité votre connaissance et expérience pour préparer mon voyage, alors à mon tour je contribue à la mutualisation. j'avais prévu une arrivée par bangkok (et un retour) et houexay car je devais aller a la gibbon experience, dans la forêt de bokeo et j'avais aussi prévu de trekker à partir de phongsaly ; en fait pour des raisons personnelles je n'ai pas pu faire ces deux activités. mon voyage était entre le 6 décembre et le 1 janvier

1re partie

très vite j'aurais une déconvenue : je croyais arriver à houexay par le mékong : en fait on arrive en bus et du coté de l'imaginaire, ce n'est pas du tout la même chose!!

houexay : gh daauw homestay, bungalows à 90 000k (relativement sommaires): c'est une asso qui s'occupe de l'insertion des femmes issues des minorités, mais pas je n'ai pas eu ce discussion sur les projets; je vais voir la dame bpa gh qui parle francais pour un trajet sur la nam tha avec nuit en village chez le batelier: elle me répond que c'est tres cher : 200 dollars , c'est a dire le même prix qu'une agence ayant pignon sur rue départ le lendemain assez tot pour la gare routière et Luang namtha gh zuela (90 000K) c'est beau , sympa, mais pas de jardin contrairement à ce qu'indique le lonely ; un restaurant et des locations de velos et scotters. -kayack sur la nam tha avec visite d'un village kamu et d'un village lenten (j'ai oublié le nom de l'agence : aucune inscription dans l'agence ou je voulais aller, celle là etait la seule à avoir des reservations : on etait 5 et cela m'a couté 194 000 k); il ne faut pas etre trop regardant sur les questions de "sécurité" et surtout prévoir de quoi se changer avant le retour (de nuit pour nous suite à chavirage et mouillés) en tuk tuk -visites des villages aux alentours , cascade de nam dee en tuk tuk reservé à la même agence et négocié pour 200 000 k -changement de mon billet d'avion a laoairlines , comme je ne veux plus repasser 2 jrs a bangkok au retour , je change mon billet pour faire luang prabang-bkk le meme jour que mon vol pour paris qui est en fin de journée : on veut me faire payer un supplement de 30 dollars alors que mon biller indique que l'on peut changer une fois sans frais; finalement ils conviennent que je n'ai rien a payer (c'est ecrit sur le document que je produis!) repas le soir au marché de nuit et je teste de droles de bestioles (chauve souris??) -visite l'office du tourisme pour voir comment je vais à xieng kok : ils ne savent pas si le marché du 14 existe mais me renseignent sur le bus direct pour muang là a muang long, (plusieurs gh chinoises a partir de 50 000K, clean) plus de bus : il faut louer un minivan 200 000K pour xieng kok le prix est affiché a la gare routière (en lao) comme on nous le fait constater! comme il y a un couple de francais on partage les frais et on part directement

xieng kok venue là en principe pour un marché qui se tient le 14 et le 28 du mois nous y sommes donc le 13 en debut d'apres midi gh : resort bungalows (50 000 K avec moustiquaire, ventilo, tele, baguettes, et brosse a dent et dentifrice !!terrasse mais un peu sommaire cependant et lit un peu raide mais .... l'emplacement est géant , surplombant le mékong resto au même endroit : il y a un groupe de suisses qui attend le bateau pour houexay pas d'activité le soir ds le village qui témoignerait de la venue de marchands, et rien le lendemain, pas de marché donc et personne n'est en capacité de nous renseigner je dois chercher un minivan pour retourner a muang la , et le trouve assez rapidement ; le chauffeur accepte le prix qu'on a payé a l'aller; j'enchaine avec le bus pour muang sing

muang sing po lou gh : bungalows dans un très beau jardin (70 000 k) -marché tot le matin , dans le brouillard et le froid ; pas de bestioles curieuses et un peu déçue ; j'attendais certainement plus de couleurs... - office du tourisme : des trois personnes a l'accueil, aucune ne lève la tête a mes sabaidee ; du coup je repars........... -location de vtt et ballade dans les environs mais je ne trouve pas grand chose retour a luang nam tha ou il y a moins de touristes que la première fois

départ pour muang la (30 KM après oudomxay) bcp de "blancs "ds le bus qui va à oudomxay; ambiance avec drapeaux du laos et du parti communiste partout : en fait il y a pendant plusieurs jours des olympiades et aucune chambre disponible (en fait tjrs a la même date en decembre) j'avais repéré le village de muang la pour lequel le tuk tuk demande 300 000K ! comme le bus pour muang kua va partir , je monte dedans au dernier moment et dis que je descends a muang la : 30 000K

gh lhakham hotel : lit super king size, terrasse... pour 100 000K, au bord de la rivière je ne trouverai pas la source d'eau chaude ni le tres luxueux resort le soir au "resto du coin" je decouvre un couple de francais qui a payé les 300 000k k du tuk tuk et une jeune viennoise qui a du dormir dehors sur un banc de la gare routière a oudomxay, faute de gh et qui est bien contente de rencontrer quelqu'un avec qui parler ;

le problème est pour moi maintenant de trouver une place confortable (ou je peux allonger mes jambes)dans le bus pour phongasly : le manager de la gh envoie une dame qui attend le bus avec ns au bord de la route pour expliquer ma situation au chauffeur , et c'a fonctionne. belle et longue , longue route jusqu'à phongsaly ou on arrive de nuit

phongsaly

gh seng saly a 50 000 (mais glauque , je ne resterai pas ) puis hotel viphaphone à 100 000K pas de tuk tuk a la gare routière , alors on commence a marcher, et il fait bien froid finalement on en croise un qui nous emmene ( on est donc 4 , rencrontrés a muang la et on fera un bout de route ensemble) -froid , très froid et brouillard de la vallée -hauts-parleurs qui de 5 a 7 (matin et soir) clament de la propagande , des chants (patriotiques, ) et du clairon ; c'est a la fois drole et surprenant car pas entendu ailleurs

pas de touristes ici, et donc pas trop de possibilité de trekker sauf en payant bien cher tuk tuk par l'office du tourisme pour 300 000K pour les plantations de thé et les villages deux autres villages ne sont plus accessibles, la piste étant trop défoncée

a l'ot on ns explique comment on fait pour rejoindre hat sa , afin d'enchainer sur la descente de la nam ou
Trois jours de trek dans le nord du Laos English translation pending
by Kelleu · 2011-08-16 · 6 replies
Bonjour,

Nous sommes actuellement a Vientiane et programmons d aller au nord pour 3 jours de trek. Les avis sont tres partages concernant les differentes regions de trek.

Nous avons lu pas mal de post sur la region de Bokeo et sur ses 3 villes de depart de trek ( luang nam tha , muang sing et Vieng Phuka) mais nous n arrivons pas a nous decider. Il semblerait que Vieng Phuka soit plus authentique , mais est ce facile d acces et auriez vous des guides ou une agence a nous conseiller? les tarifs ?

Sinon quelqu un connait il les trek dans la region de Phongsaly?

Merci

Amelie
"Gibbon experience" et descente du Mekong jusqu'à Luang Prabang (Laos) English translation pending
by Vérochoco · 2009-01-03 · 6 replies
Bonjour,

De retour du Laos, je souhaitais juste faire connaître "the Gibbon experience", une formidable expérience pour découvrir une magnifique forêt, dans la province de Bokéo, au Nord du Laos. Cela se situe dans la ville de Houai Xai, à la frontière entre le Laos et la Thailande. Nous avons passé 2 nuits dans des cabanes construites dans la canopée, à 30 ou 40 m de hauteur, à nous déplacer d'arbres en arbres en tyroliennes (certaines font plusieurs centaines de mètres de longueur) ! Le temps de rêver, la tête dans les nuages, à filer comme des oiseaux au-dessus d'une immensité verte ! Exceptionnel !

Ensuite nous sommes descendus sur le Mekong jusqu'à Luang PRabang, en réservant une croisière 3 jours 2 nuits chez Luang Say. Nous avons été déçus des prestations, cela nous semble trop cher pour ce que c'est. Il n'empêche que la croisière jusqu'à Luang Prabang est une très bonne option, mais à mon avis, il est aussi bien de réserver sur place un bateau lent, le parcours est le même.

Voilà, ce ne sont que nos impressions, mais si ça peut aider les futurs voyageurs...

Véro
Yuans chinois au Laos? English translation pending
by Aisling · 2007-09-09 · 6 replies
j arrive au Laos en venant de Chine avec des Yuans. Puis je utiliser mes yuans dans le nord du Laos ? puis je changer mes yuans au Laos en arrivant ?
Traffic conditions on the Louang Namtha–Houei Sai road for cycling across
by Pierlu · 2026-02-26 · 3 replies
Hi there,

Coming from Laos (*), I’m planning to enter Thailand by bike via the Fourth Thai–Lao Friendship Bridge.

Before this bridge was built, I’d already cycled the road from Louang Namtha to Houei Sai and crossed the river by boat to reach Thailand.

At the time, the condition of that road was impeccable, and most importantly, traffic was light.

So I’m wondering if anyone who’s taken it recently can tell me whether traffic has increased since the bridge opened.

Thanks in advance!

(*) I’m currently cycling in China (Yunnan)
Questions about itinerary and weather for a 1-week family trip to Laos
by Cheutintin · 2026-02-10 · 8 replies
Hello, We’re a family of four with two teens aged 16 and 18. We’re heading to Thailand this summer. We’ll arrive in Bangkok and plan to take a flight to Luang Prabang. I’ve seen there are some great visits and excursions to do (temples, markets, waterfalls) and maybe even venture a bit north to places like Nong Khiaw, Muang Xay, Muang Ngoy, or Oudom Xay. But I’ve also heard about the Bokeo region with the Gibbon Experience. Since we won’t be able to do everything, I’d love to hear about your experiences, impressions, and advice on the two options I’m considering, especially since we’ll be meeting family in Chiang Mai, Thailand, afterward.

Option 1: A loop from Luang Prabang heading slightly north, then a flight from Luang Prabang to Chiang Mai.

Option 2: A few days in Luang Prabang, exploring within a few dozen kilometers around, then heading to Bokeo province for the 2-day/1-night Gibbon Experience. For this option, I saw on Rome2Rio that it’s possible to book a ferry trip on the Mekong from Luang Prabang to Huay Xay—they mention about 8 hours. But is that realistic? What type of boat is it? Then, to get to Chiang Mai, there aren’t many options—bus or minivan—but how does crossing the border work?

Finally, for those of you who’ve been to Laos in August, what was the weather like? We’ve already visited Thailand, Vietnam, and Cambodia during the same period over the past four years and weren’t really bothered by bad weather.

Thanks for your feedback! Best regards, Aurélien
Trajet de Nong Khiaw à Louang Namtha et itinéraire (Laos) English translation pending
by Romano46 · 2019-10-18 · 3 replies
Bonjour amis Voyageurs, voyageuses,

Je prévois de partir environs 2 semaines en décembre pour le nord du Laos.

arrivé à Vientiane le 14 décembre normalement, je partirais sur Vang Vieng puis Luang Prabang et enfin Nong Khiaw et Muang Ngoy.

Ensuite j'aimerais rejoindre la Thailand (Chiang Rai) par la frontière Houei Sai/Chiang Khong via Luang Namtha mais apparemment il n'y aurait pas de bus directe de Nong Khiaw à Luang Namtha (ou alors j'ai pas cherché correctement).

Je vous saurais très reconnaissant si vous avez des tuyaux pour rejoindre Luang Namtha pour par cher. si vous avez quelques recommandations à me faire concernant mon itinéraire je suis également preneur.

Je vous remercie d'avance pour votre aide !

Romain
E-visa pour le Laos English translation pending
by Gabiroulette · 2019-08-24 · 5 replies
Hola , Depuis le 4 Juillet 2019 il est possible de demander un e-visa en ligne .... ( 79€ ) ma question : Est-il toujours possible d'arriver par avion à Vientiane et de prendre son visa a l'aéroport ?? en payant 30$ en cash ou ceci n'est pas faisable ???? merci des réponses de connaisseurs
Transport de Chiang Kong à Chiang Rai English translation pending
by Hco · 2019-02-25 · 3 replies
Je pense faire la remontée du Mékong de Luang Prabang à Huay Xay et passer la frontière pour Chiang Kong en fin d’après-midi ( 18 h environ ) Est il possible de prendre un bus ou un transport privé ( taxi , minivan ) pour se rendre à Chiang Rai à cette période de la journée Merci pour vos infos
Itinéraire Laos 1 mois English translation pending
by Feelinggood1 · 2015-12-18 · 1 reply
Salut à tous, C'est mon premier voyage en Asie pour 6 mois pour Vietnam, Cambodge, Laos, Birmanie, Thailande et Malaysie. J'ai besoin de vos lumière pour améliorer mon itinéraireJe cherche avant tout l'authenticité, j'aime les musées, la découverte du milieu artisanal du pays, et l'art contemporain. J'aime beaucoup aussi marcher (j'ai un très bon rythme de marche). J'accepte le fait que je ne suis pas le seul touriste, mais si il y en a beaucoup trop trop, j'ai peur que ca entrave un peu mon périple. Si je peux aider quelques paysans je suis totalement open! N'hésitez pas à critiquer. N'hésitez pas à ajouter des lieux de visites entre parenthèses dans les zones ou villes) ou à m'aider à être plus précis dans mon itinéraire Merci de me donner de votre temps!

Itineraire Laos :

-En provenance du Cambodge. 1 mois pour le Laos -Trajet jusqu’à Pakse, remontée par les 4000 îles (Si Phan Don) = 2 jours -Pakse = 2 jours -Plateau des Bolovens = 2 jours -Savannakhet (reste coloniaux, musées, temple, That Ing Hang Stupa) = 2 jours -Région de Khammouane - Thakhèk (Kon Lor Cave, galeries, grotte, Elephant cave de Tham Xang = 3 jours -Vientiane = 2 jours -Vang Viang (Tham Phu Kham Cave + Blue Lagoon) = 3 jours -Luang Prabang – Pak Ou = 3 ou 4 -Province de Bokéo – Gibbon Experience = 3 jours -Louang Namtha pour Trek à Nam Ha par exemple = 2 ou 3 jours
Gibbon Experience: quand et où réserver? (Laos) English translation pending
by Patfranck · 2015-12-15 · 2 replies
Bonjour. Nour préparons notre voyage pour le laos en janvier 2016 . nous allons faire le gibon expérience dans le nord . Avez vous un conseil pour réserver cette expérience ? Comment et quoi faire pour bien faire ;-) Merci d'avance de vos idées et conseils Pat et Franck
Circuit nord Laos English translation pending
by Asafar · 2014-09-02 · 4 replies
bonjour

c'est pour décembre sur trois semaines consacrées au nord et pour le moment je suis seule, mais j'espère bien trouver quelqu'un pour partager ce voyage !

j'arriverai ss doute par huay xay, venant de bankock, (j'ai vu un vol de paris avec qatar airway pour moins de 500 euros avec des horaires convenables) et j'aimerai :

-tester les tyroliennes et une nuits ds la canopee ds la foret de bokeo (gibbon experience) quelqu'un connait il? quel avis?? seule, c'est envisageable ? (pas envie d'être seule dans une cabane la nuit); c'est un vrai projet ou attrape touriste, , ??

puis

- rejoindre phongsali : comment ?, cb de temps : je ne vois pas de route simple qui relie les 2 ; le faire en une seule fois ne semble pas possible, des etapes donc (, lesquelles ?) pour

eventuellement faire un treck (2/ 3 jrs) et ensuite

-descendre (ou remonter ?) la nam ou en plusieurs étapes jusqu'a nong khia puis

-bus pour LP (2 ou 3 jrs) puis -vang vieg et /ou ventiane et retour par le m^me poste frontière

est-ce faisable compte tenu des modalités de transport ? et du fait que je n'ai pas envie de faire "la course", y a t'il des impasses dommageables, ,??

je vous remercie bcp de vos contributions et de nos échanges
Dépenses au Cambodge en janvier 2013 English translation pending
by FabGreg · 2013-05-06 · 10 replies
Un peu tardif, mais voici quelques ratios de dépenses sur la base d'un voyage en solo effectué en janvier 2013, sur 14 jours au Cambodge en une grande boucle autour du lac Tonle Sap.

Circuit réalisé : venant de Thaïlande où j'avais visité des temples khmers (Sikhoraphum, Phimai, Phanom Rung, Ta Muang...), entrée par le poste frontière d'O'Smach, Banteay Chhmar, Battambang, Kompong Chhnang, Udong visité en passant, Phnom Penh, escapade scooter d'1 j en Bokeo (Phnom Da, Angkor Borei, Phnom Chisor), Phnom Santuk en passant, Kompong Thom, longue journée en moto-dop (Sambor Prei Kuk, Preah Khan de Kompong Svay, RN66 (voie royale) incluant le pont angkorien Spean Ta Ong, dépose à Beng Mealea), Srayong, Koh Ker, Sra Em, Prasat Preah Vihear, Siem Reap et le parc d'Angkor (4 j), puis retour en Thaïlande par Poipet.

Bien que la monnaie nationale soit le riel, j'indique mes dépenses en dollar, car cette monnaie y a cours partout, et est même parfois favorisée (cf. cours pratiqué au Musée National de Phnom Penh).

Hébergement : 6,2 $ / nuitée, généralement dans de modestes guesthouses propres et bien situées, chambre double (sauf 3 nuitées à Phnom Penh), sans climatisation, souvent avec TV, salle de bains privée (sauf 2 nuitées), toujours avec 1 bouteille d'eau minérale (0,5 l), parfois avec PC Internet en libre service.

Alimentation : 4,4 $ / j, essentiellement repas dans de petites gargotes complétés par des achats de fruits. Inclus environ 3 litres / j d'eau minérale (2 500 riels / bouteille de 1,5 l), dont une bouteille de 0,5 l fournie avec la chambre.

Visites : 6,6 $ / j. Tous les sites d'intérêt dans les lieux où je suis passé, hormis les sites génocidaires. Sans la moindre restriction hormis le temps dans une journée. Sous-évalué, car sans l'avoir cherché, je n'ai pas eu à payer pour les sites de Beng Mealea ($5), Koh Ker (10$), et Preah Vihear (?). Les 4 jours à Angkor renchérissent fortement la dépense, sans aucun regret évidemment.

Transports : 13,5 $ / j, en parcourant quelques 155 km par jour. Mais ce ratio n'est qu'indicatif car les coûts sont très hétérogènes selon le mode de transport adopté. Essentiellement des transports collectifs (autocars, van, taxis collectifs), 2 locations de scooter sur 1 j (pour les sites autour de Battambang et ceux du Bokeo), aucun taxi privé, mais 5 motodops longue-distance (Samraong -> Banteay Chhmar, la journée Kompong Thom -> Beng Mealea, Kulen -> Tbaeng Meanchey, Sra Em -> Preah Vihear A/R, 1 j Angkor), 3 j de location bicyclette pour Angkor, pas mal de marche à pied en ville. La longue journée Kompong Thom -> Beng Mealea rend la moyenne non significative, car 60 $ à elle seule. Impose donc une analyse détaillée, à suivre.

Autres : 0,8 $ / j, principalement blanchisserie et Internet (de l'ordre de 1 $ / heure).

Dans l'ensemble, hors achats personnels évidemment, mon rythme de dépense a été de 31,6 $ / j, soit 24,1 euros / j (au taux de change moyen de 5 204 riels / euro et de 1,31 $ / euro). Mais il conviendrait que je neutralise la journée en moto-dop Kompong Thom -> Beng Mealea, car trop atypique.

Reste à établir l'analyse détaillée des coûts de transport selon le mode de transport utilisé, en mettant là encore de côté la longue journée en moto-dop Kompong Thom -> Beng Mealea vraiment hors norme.

Pour les intéressés, je tiens à votre disposition les dépenses unitaires et hébergements utilisés sur chacune des étapes effectuées.

Pour établir un budget, veiller à appliquer un taux d'inflation aux ratios présentés, à titre de mise à jour.

En espérant que cela puisse aider certains voyageurs...

Fabrice
Payer en bahts le visa du Laos à Chiang Khong? English translation pending
by Crisduf · 2010-04-06 · 3 replies
Bonjour,

Je voudrais savoir s' il est possible et + avantageux de payer le visa laotien en bath à la frontière de chiang khong, ou alors en dollars.Si vous pouviez me donner le prix en bath. Car changer euros en dollars (com)puis euros en bath (re com)puis euros en kips(re re com)donc si je pouvais me passer des dollars pour le visa. Est ce que à Luang nantham on peux changer ses euros, ou plutôt à la frontière? Merci de vos réponses.
Tous les postes frontières Laos / Cambodge / Vietnam / Thaïlande ici English translation pending
by Zatetlou444 · 2009-03-06 · 7 replies
Bonjour-Bonjour,

Voila j’ai pensé qu’il serait utile de faire le bilan sur tous les postes de frontières entre : Thaïlande / Laos / Cambodge / Vietnam pays énormément fréquentés et dont on manque toujours d'informations fiable sur les postes frontières, voila donc la liste de tous ces postes frontières, j'ai pioché un peu de partout sur internet et surtout sur le site des 3 ambassades de France Vietnam / Laos / Cambodge.

J’attends vos commentaires de pied ferme, savoir si des postes on récemment fermés / ouverts, et surtout je souhaiterais savoir si on peut s’octroyer un visa a chacun de ces postes ou si il faut en avoir un en avance pour certains postes frontières. LAOS : Aéroports internationaux · Aéroport international de Wattay (Vientiane) LA 17°59'16.70"N / LO 102°33'43.90"E · Aéroport international de Luang Prabang LA 19°53'49.99"N / LO 102° 9'38.70"E · Aéroport international de Pakse (Champassack)

Frontières Laos / Thaïlande · Point d’entrée international de Houeixay (Bokeo) / Xiangkhong · Point d’entrée international de Savannakhet / Moukdahane (ferry) · Point d’entrée international de Vangtao (Champassack) / Xongmek LA 15° 7'50.63"N / LO 105°28'32.11"E · Point d’entrée international de Vientiane / Nongkai (pont de l’amitié)

Frontières Laos / Vietnam · Point d’entrée international de Namphao-Keoneua (Bolikhamxay), route n° 8A reliant Lak Sao à Vinh LA 18°23'24.10"N / LO 105° 9'35.14"E · Point d’entrée international de Denesavanh (Savannakhet) / Lao Bao, route n° 9 reliant Savannakhet à Dong Ha LA 16°37'33.65"N / LO 106°35'3.83"E · Point d’entrée international de Nonghet (Xieng Khouang) / Nam Kan, route n° 7 reliant Phonsavanh à Vinh LA 19°29'9.65"N / LO 104° 5'43.65"E

Frontière Laos / Chine · Point d’entrée international de Boten (Luang Namtha) / Bohan (Yuhan) LA 21°11'41.91"N / LO 101°40'49.90"E

Frontières Laos / Cambodge ?

Vietnam : Frontières Vietnam / Chine : · Point d’entrée international de Mong Cai (Quang Ninh) - Voie terrestre · Point d’entrée international de Huu Nghi (Lang Son) - Voie terrestre · Point d’entrée international de Dong Dang (Lang Son) - Voie ferrée · Point d’entrée international de Lao Cai (Lao Cai) - Voie terrestre ou ferrée

Frontières Vietnam / Laos (voie terrestre) : · Point d’entrée international de Cau Treo (Ha Tinh) · Point d’entrée international de Cha Lo (Quang Binh) · Point d’entrée international de Lao Bao (Quang Tri) · Point d’entrée international de Tay Trang (Dien Bien) · Point d’entrée international de Na Meo (Than Hoa) · Point d’entrée international de Nam Can (Nghe An)

Frontières Vietnam / Cambodge (voie terrestre) : · Point d’entrée international de Moc Bai + Sa Mat(Tay Ninh) · Point d’entrée international de Vinh Xuong + Tinh Bien (An Giang) · Point d’entrée international de Bo Nue (Binh Phuoc) · Point d’entrée international de Thuong Phuoc (Dong Thap) · Point d’entrée international de Xa Xia (Kien Giang)

Aéroports internationaux : · Aéroport de Noi Bai (Hanoï) · Aéroport de Tan Son Nhat (Ho Chi Minh Ville) · Aéroport de Da Nang (Da Nang) · Aéroport de Dien Bien Phu (Lai Chau)

Ports maritimes internationaux : · Port de Van Gia (Quang Ninh) · Port de Hon Gai (Quang Ninh) · Port de Cam Pha (Quang Ninh) · Port de Hai Phong (Hai Phong) · Port de Hai Thinh (Nam Dinh) · Port de Diem Dien (Thai Binh) · Port de Thanh Hoa (Thanh Hoa) · Port de Nghi Son (Thanh Hoa) · Port de Xuan Hai (Ha Tinh) · Port de Ben Thuy (Nghe An) · Port de Cua Viet (Quang Tri) · Port de Thuan An (Thua Thien Hue) · Port de Vung Ang (Ha Tinh) · Port de Da Nang (Da Nang) · Port de Quy Nhon (Binh Dinh) · Port de Nha Trang (Khanh Hoa) · Port de Vung Tau (Ba Ria Vung Tau) · Port de Sai Gon (Ho Chi Minh Ville) · Port de Dong Thap (Dong Thap) · Port de My Thoi (An Giang) · Port de Hon Chong (Kien Giang) · Port de Nam Can (Ca Mau) · Port de Sa Ky (Quang Ngai) · Port de Ky Ha (Quang Nam)

CAMBODGE Aéroports Internationaux · Aéroport International de Phnom Penh · Aéroport International de Siem Reap

Frontières Cambodge / Vietnam · Point d’entrée international de Bavet (routier) (province de Svay Rieng) · Point d’entrée international de Ka-orm Samnor (province de Kandal) · Point d’entrée international de Phnom Den (province de Takeo) · Point d’entrée international de Dong Kro Lor (province de Stung Treng) · Point d’entrée international de Tropiang Sre (province de Kratie) · Point d’entrée international de Tropiang Phlong (province de Kompong Cham) · Point d’entrée international de Prek Chak (province de Kom Pot) · Point d’entrée international de Banteay Chakrey (province de Prey Veng)

Frontières Cambodge / Thaïlande · Point d’entrée international de Cham Yeam (routier) (province de Koh Kong) · Point d’entrée international de Poï Pet (routier) (province de Banteaymeanchey) · Point d’entrée international d’O’Smach (routier) (province de Udormeanchey) · Point d’entrée international de Prum (ville de Païlin) · Point d’entrée international de Daung (province de Battambang) · Point d’entrée international de Chuam (province de Udormeanchey)

Frontières Cambodge / Laos · Point d’entrée international de O’Yadav (province de Ratanakiri)
Documentaire sur l'écotourisme au Laos sur Arte le 21 juillet English translation pending
by Sirikit · 2008-07-06 · 4 replies
😏 Ne manquez pas un documentaire sur l'ecotourisme au Laos. diffusion sur ARTE le 21 juillet a 20h15. duree: 45mn la serie s'intitule : les nouveaux paradis. elle couvre 10 pays debute le 14 juillet du lundi au vendredi. voir le site de la chaine: http://www.arte.tv/fr/programmes/242, date=21/07/2008.html rubriques: la reserve naturelle de Gibbon experience: des cabanes dans les arbres reliees par des tyroliennes a Bokeo d'ou on peut voir et entendre des gibbons.magnifique projet d'un Francais base au Laos. voir son site web: www.gibbonx.org un trek a dos d'elephant a Hongsa en association avec Elefantasia (une ONG), un trek a pied, la descente du Mekong et de la Nam Ou. un ecolodge a Pak Beng, la grotte de Konglo, la meditation en foret, la ville de Luang Prabang et ses derives (non-respect des touristes lors de la quete matinale des bonzes). si vous desirez + d'infos voici mon e.mail: gerbaultd@yahoo.fr j'ai travaille sur ce tournage.
Postes frontières du Laos avec les pays voisins English translation pending
by FAaNnie · 2006-11-03 · 1 reply
Frontière Thaïlande-Laos à Nakhon Phanom English translation pending
by Flipflop · 2005-11-10 · 3 replies
bonjour peux t on passer au laos par Nakhon Phanom-Tha Khaek et se voir delivrer un visa touristique ? ou faut il passer par Mukdakan-Savannakhet ?

merci
Obtention du visa à la frontière Thaïlande-Laos? English translation pending
by Sourire29 · 2005-07-04 · 4 replies
Bonjour,

j'ai en partie trouvé ma réponse concernant les visas. > Thailande vers Cambodge : achat du visa à toutes les frontières. ok. > Thailande vers LAOS : Je pars en Thailande et nous allons vers le nord, Chiang Ray pour entrer au LAOS à Houaxay Xiengkong. Pouvez-vous me confirmer que nous pouvons acheter le visa vers le LAOS à cette frontière ?

Je vous remercie d'avance de vos réponses.
Obtention du visa Laos à la frontière thaï? English translation pending
by Yolapin · 2004-12-10 · 8 replies
salut, je pars au laos et vietnam debut janvier et j'aimerai savoir s'il est possible d'obtenir le visa du laos a la frontiere thai?prix, delai d'attente?..

en fait je prend le visa vietnam par action visas mais pour le laos il parait que c'est moins chere sur place.76€ par action visas contre 30 dollars sur place, et comme il m'en faut plusieurs..🤪
Périple dans le nord du Laos en 8 jours English translation pending
by Moah1012 · 2017-11-22 · 15 replies
Bonjour les voyageurs ! Nous avons abandonné l'idée d'aller au sud de la Birmanie (îles Mergui) pour nous consacrer au nord du Laos. Je serai intéressé pour avoir des informations sur un éventuel périple de 8 jours après 3 jours à Luang Prabang puis 3 jours à vivre "The Gibbon Expérience" et depuis ce site quelles pourraient être les destinations possibles et les moyens de transport pour découvrir la partie nord du Laos avant de rejoindre Luang Prabang après 8 jours de balade... Nous commençons le 21/12 pour repartir le 01/01/18 pour la Thaïland. Merci de vos informations Cordialement Moah1012
Aller de Chiang Mai à Hanoi via Luang Prabang par la route English translation pending
by Naaje · 2016-02-17 · 6 replies
Bonjour à tous Je souhaite aller de Chiang Mai à Hanoi en passant par Luang Prabang au laos. Quels sont les itinéraires les plus simples à utiliser? Je décompose en gros l'itinéraire Chiang Mai - LP et l'itinéraire LP - Hanoi. J'aimerais faire le trajet uniquement par voie terrestre, mais si l'une des deux parties et trop compliquée, ben, tant pis je la ferai par avion... Je suis sur la route depuis sept mois, et j'avoue que parfois je fatigue un peu.... 🤪 D'après les discussions que j'ai pu lire, le trajet CM - LP semble plus facile à faire? En passant par Chiang Kong et Huay Xai, je dois compter combien de jours, par la route et/ou bateau?

Là où j'ai plus de mal à trouver des infos, c'est sur a partie LP - Hanoi. Quel serait l'itinéraire que vous recommanderiez: par Sam Nua pour rejoindre Nam Soi au Vietnam (puis train vers hanoi, j'adore les trains, c'est pour moi le plus beau moyen de voyager 🙂), ou Muang Ngoi Neua pour rejoindre Dien Bien Phu?

Et si je dois prendre l'avion sur une des deux parties de l'itinéraire, quelles compagnies sont OK, et lesquelles à éviter?

merci à tous!!! 🙂

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