Results for "Kolka+|+123+>+216"
1195 results found.
Lettonie: bus de Riga à Kolka? English translation pending
bonjour,
je cherche à savoir s'il existe des bus qui vont de Riga à Kolka. Sur le site ecolines.net je n'ai pas trouvé, mais peut-être y-a-t-il d'autres lignes?
Merci 🙂
Lettonie - îles estoniennes en bateau? English translation pending
Bonjour,
Je voudrais savoir s'il est possible de rejoindre l'île estonienne Saaremaa saar depuis la côte lettonne côté Ventsplis, Kolka ou Riga, et si les navettes sont fréquentes en juillet.
Merci d'avance
Etienne
Je voudrais savoir s'il est possible de rejoindre l'île estonienne Saaremaa saar depuis la côte lettonne côté Ventsplis, Kolka ou Riga, et si les navettes sont fréquentes en juillet.
Merci d'avance
Etienne
Voyage Lituanie - Lettonie à vélo à partir de Klaipèda English translation pending
Bonjour !!
Je suis entrain de réfléchir à un petit voyage à vélo d'une dizaine de jours dans les pays Baltes. Je suis actuellement au nord de l'Allemagne et pense donc rejoindre Klaipèda par ferry (et à défaut de mieux, je repartirais aussi de Klaipèda).
J'imagineais donc faire une boucle en faisant toute la côte jusqu'au cap Kolka, puis redescendre sur Riga et enfin rejoindre Klaipèda et mon ferry de retour!
J'ai quelques questions, d'abord sur l'état des routes le long de la côte, mais surtout sur les possibilités d'hébergements. Je n'aurais pas de tente, donc je cherche si possible à loger chez l'habitant ou dans des petites auberges pas cher ... est-ce qu'on trouve ça facilement dans les petites villes de la côte ?
Dernière question, je sais pas si j'arriverais à boucler la boucle dans les temps, et donc j'aurais aimé garder la possibilité de faire le trajet Riga-Klaipèda en bus. Il y a à voir beaucoup de connexions, mais ma grande question est : est-il possible de prendre un vélo dans le bus ? Il n'y a malheureusement pas de ligne de chemin de fer!
Je vous remercie d'avance pour vos réponses, ou pour tout autre conseil concernant mon petit périple à vélo!
Bon vent !
Pascal
Je suis entrain de réfléchir à un petit voyage à vélo d'une dizaine de jours dans les pays Baltes. Je suis actuellement au nord de l'Allemagne et pense donc rejoindre Klaipèda par ferry (et à défaut de mieux, je repartirais aussi de Klaipèda).
J'imagineais donc faire une boucle en faisant toute la côte jusqu'au cap Kolka, puis redescendre sur Riga et enfin rejoindre Klaipèda et mon ferry de retour!
J'ai quelques questions, d'abord sur l'état des routes le long de la côte, mais surtout sur les possibilités d'hébergements. Je n'aurais pas de tente, donc je cherche si possible à loger chez l'habitant ou dans des petites auberges pas cher ... est-ce qu'on trouve ça facilement dans les petites villes de la côte ?
Dernière question, je sais pas si j'arriverais à boucler la boucle dans les temps, et donc j'aurais aimé garder la possibilité de faire le trajet Riga-Klaipèda en bus. Il y a à voir beaucoup de connexions, mais ma grande question est : est-il possible de prendre un vélo dans le bus ? Il n'y a malheureusement pas de ligne de chemin de fer!
Je vous remercie d'avance pour vos réponses, ou pour tout autre conseil concernant mon petit périple à vélo!
Bon vent !
Pascal
Pays baltes en été à vélo English translation pending
Bonjour à tous,
J’envisage de partir faire du vélo dans les pays Baltes cet été ; je souhaite savoir si il est possible de longer plus ou moins les côtes en étant tranquille sur les routes ( sans grosse circulation camions etc.). Si il est également possible de revenir en train depuis mon point de départ ( koenigsberg ou Klaipeda).
Jérôme
Que voir en... Lettonie English translation pending
Que voir en Lettonie ?
Pour préparer votre futur voyage, un aperçu des principaux sites et lieux à visiter dans le pays (carte).
On peut diviser la Lettonie en deux zones avec la côte et l'intérieur.
1- LA CÔTEJurmala : station balnéaire populaire des environs de Riga. Elle possède une des plus longues plages d'Europe du Nord ainsi qu'une belle architecture bois datant de la fin du XIXe siècle. Le parc de Kemeri avec ses petits lacs et fumerolles est à sa périphérie.Karosta : une ancienne base militaire secrète soviétique près de Liepaja qu'on peut visiter.Kuldiga : une localite de l'ouest avec un joli centre ancien. La cascade de Ventas Rumba est à proximité.Liepaja : ville balnéaire de la côte ouest avec pas mal d'édifices religieux et quelques bâtiments Art Nouveau.Riga : superbe capitale dont le centre ancien est d'ailleurs classé au patrimoine de l'UNESCO.Ventspils : cet important port de la Baltique est aussi un port ferries à destination de l'Allemagne, la Suède ou St Petersbourg.Patrimoine naturelCap Kolka : de jolis paysages dunaires, des plages, des oiseaux (dans le petit parc national de Slitere) et des maisons en bois dans les villages de cette partie de la Courlande.Ventas Rumba : cette cascade située à côté de la ville de Kuldiga est une des plus larges d'Europe avec ses 250 m... pour à peine 2 m de haut.2- L'INTÉRIEURChâteau de Bauska : un château du XVe-XVIe siècle en bord de rivière dans la commune du même nom.Château de Rundale : superbe palais baroque du XVIIIe siècle qui servit en son temps de résidence aux ducs de Courlande. C'est une des principales attractions du pays.Château de Stameriena : château néo-classique du XIXe siècle sur la commune de Gulbene.Cesis : au coeur du Parc national de la Gauja dans lequel on peut pratiques nombre d'activités outdoor, Cesis est une petite ville avec deux châteaux, un centre ancien et des rues pavées.Daugavpils : c'est la seconde agglomération de Lettonie située dans une région aux nombreux lacs. Elle possède un centre ancien.Jekabpils : une ville moyenne avec de vieux quartiers.Jelgava : la ville est connue pour abriter le très joli palais baroque de Jelgava qui, comme celui de Rundale, servait autrefois de résidence aux ducs de Courlande.Litgane : ce village aux maisons de bois dans le Parc national de la Gauja accueille une réserve animalière avec des ours, lynx, bisons, oiseaux...Madona : cette grosse bourgade entourée de collines, lacs, rivières et forêts est considérée comme la capitale des sports d'hiver en Lettonie. On peut également y randonner ou pratiquer des sports nautiques en été.Rezekne : ville moyenne de la région des lacs, au sud-est, avec quelques musées, plusieurs édifices religieux et les ruines d'une forteresse médiévale.Seda : le village est connu pour son architecture stalinienne des années (19)50.Sigulda : petite ville aux portes du Parc national de la Gauja. Outre les activités sport-nature à faire dans celui-ci, Sigulda dispose de plusieurs monuments historiques comme les ruines de sa forteresse médiévale ou son "nouveau château".Patrimoine naturelParc national de la Gauja : c'est le plus grand et le plus ancien parc de Lettonie. Il offre de beaux paysages, des grottes (dont celles de Gutmans), plus des opportunités de randonnées en tous genres, de ski et de canoë. On peut également y découvrir plusieurs châteaux (Sigulda, Turaida, Cesis...) et monuments anciens dans ses petits villages.Parc national de Razna : ce parc du sud-est abrite de nombreux lacs et forêts propices aux activités sport-nature.3- LE PLUS APPRÉCIÉ...
Château de Rundale; Jurmala; Riga; Parc national de la Gauja.
- © VoyageForum -
On peut diviser la Lettonie en deux zones avec la côte et l'intérieur.
1- LA CÔTEJurmala : station balnéaire populaire des environs de Riga. Elle possède une des plus longues plages d'Europe du Nord ainsi qu'une belle architecture bois datant de la fin du XIXe siècle. Le parc de Kemeri avec ses petits lacs et fumerolles est à sa périphérie.Karosta : une ancienne base militaire secrète soviétique près de Liepaja qu'on peut visiter.Kuldiga : une localite de l'ouest avec un joli centre ancien. La cascade de Ventas Rumba est à proximité.Liepaja : ville balnéaire de la côte ouest avec pas mal d'édifices religieux et quelques bâtiments Art Nouveau.Riga : superbe capitale dont le centre ancien est d'ailleurs classé au patrimoine de l'UNESCO.Ventspils : cet important port de la Baltique est aussi un port ferries à destination de l'Allemagne, la Suède ou St Petersbourg.Patrimoine naturelCap Kolka : de jolis paysages dunaires, des plages, des oiseaux (dans le petit parc national de Slitere) et des maisons en bois dans les villages de cette partie de la Courlande.Ventas Rumba : cette cascade située à côté de la ville de Kuldiga est une des plus larges d'Europe avec ses 250 m... pour à peine 2 m de haut.2- L'INTÉRIEURChâteau de Bauska : un château du XVe-XVIe siècle en bord de rivière dans la commune du même nom.Château de Rundale : superbe palais baroque du XVIIIe siècle qui servit en son temps de résidence aux ducs de Courlande. C'est une des principales attractions du pays.Château de Stameriena : château néo-classique du XIXe siècle sur la commune de Gulbene.Cesis : au coeur du Parc national de la Gauja dans lequel on peut pratiques nombre d'activités outdoor, Cesis est une petite ville avec deux châteaux, un centre ancien et des rues pavées.Daugavpils : c'est la seconde agglomération de Lettonie située dans une région aux nombreux lacs. Elle possède un centre ancien.Jekabpils : une ville moyenne avec de vieux quartiers.Jelgava : la ville est connue pour abriter le très joli palais baroque de Jelgava qui, comme celui de Rundale, servait autrefois de résidence aux ducs de Courlande.Litgane : ce village aux maisons de bois dans le Parc national de la Gauja accueille une réserve animalière avec des ours, lynx, bisons, oiseaux...Madona : cette grosse bourgade entourée de collines, lacs, rivières et forêts est considérée comme la capitale des sports d'hiver en Lettonie. On peut également y randonner ou pratiquer des sports nautiques en été.Rezekne : ville moyenne de la région des lacs, au sud-est, avec quelques musées, plusieurs édifices religieux et les ruines d'une forteresse médiévale.Seda : le village est connu pour son architecture stalinienne des années (19)50.Sigulda : petite ville aux portes du Parc national de la Gauja. Outre les activités sport-nature à faire dans celui-ci, Sigulda dispose de plusieurs monuments historiques comme les ruines de sa forteresse médiévale ou son "nouveau château".Patrimoine naturelParc national de la Gauja : c'est le plus grand et le plus ancien parc de Lettonie. Il offre de beaux paysages, des grottes (dont celles de Gutmans), plus des opportunités de randonnées en tous genres, de ski et de canoë. On peut également y découvrir plusieurs châteaux (Sigulda, Turaida, Cesis...) et monuments anciens dans ses petits villages.Parc national de Razna : ce parc du sud-est abrite de nombreux lacs et forêts propices aux activités sport-nature.3- LE PLUS APPRÉCIÉ...
Château de Rundale; Jurmala; Riga; Parc national de la Gauja.
- © VoyageForum -
Les immanquables de la Baltique, en camping-car English translation pending
Bonjour à tous
partons en CC vers le 15 avril pour suivre les bords de la Baltique
nous partirons de l'Allemagne direction la Russie
nous sommes amoureux de: nature
de faune
et de beaux paysages
nous n'avons pas de limite de temps
pouvez vous nous donner les endroits à ne pas manquer
sur ce morceau de côte, des escapades vers un proche intérieur nous convient
pour ces différents pays des démarches administratives particulières
pour pouvoir y rentrer
merci à tous, toutes vos infos nous serons très utiles
Pistes de Finlande à moto English translation pending
Bonjour.
J'ai cette année (juin 2013) parcouru le Danemarck, La suède, La laponie et la Norvège. L'année prochaine j'envisage de retourner en Norvège et en Laponie en remontant la Finlande. Cependant je souhaiterai la remonter par ce qui a de plus beau et en empruntant des pistes. Qui pourrait me donner des tuyaux quand aux itinéraires ? Ce périple est prévu pour août 2014, est ce la meilleure période ?
J'ai cette année (juin 2013) parcouru le Danemarck, La suède, La laponie et la Norvège. L'année prochaine j'envisage de retourner en Norvège et en Laponie en remontant la Finlande. Cependant je souhaiterai la remonter par ce qui a de plus beau et en empruntant des pistes. Qui pourrait me donner des tuyaux quand aux itinéraires ? Ce périple est prévu pour août 2014, est ce la meilleure période ?
Voyage à vélo dans les Pays Baltes: choix cornélien! English translation pending
Bonjour à tous, je suis en train d'organiser une randonnée à vélo d'une dizaine de jours en solo dans les Pays Baltes, pour la fin du mois de juillet. Tout ce que je sais pour le moment est que j'atterris à Riga vers minuit, avec mon vélo, et que je repars du même aéroport. Je compte pédaler 7-8 jours à raison de 70km par jour en moyenne (pour avoir le temps de visiter), et consacrer un peu de temps à la visite de Riga.
En ce qui concerne l'hébergement, j'emporte une toute petite tente au cas où, mais loger chez l'habitant me tente assez.
A partir de là, trois options possibles:Me cantonner à la visite de la Lettonie (je pense que j'aurais le temps de faire à peu près le tour du pays)Aller de Riga à Tallinn (avec de nombreux détours bien sûr), visiter cette dernière, puis prendre le train pour Riga avec mon vélo.Même option, mais cette fois entre Riga et Vilnius.
Je suis en train de potasser le guide Lonely Planet sur les Pays Baltes, mais le choix est difficile, car ce que je lis me donne envie d'aller dans chacun des trois pays!
Voilà, donc si vous avec des suggestions d'itinéraires, ou même d'hébergements, je les accueillerai avec plaisir, et ne manquerai pas de les utiliser! Merci beaucoup d'avance, Marine
Aide pour vélo volé à Riga en Lettonie English translation pending
Bonjour a tous,
Parti pour un tour d europe de 8 mois en mars dernier mon epopee et serieusement entrave par le vol de mon velo. Le voleur a gentillement detache ma remorque, decoupe l antivol ...tout ca sous le nez de 2 gardes et de cameras de securite ...
Voila je lance ce message au cas ou quelqu un aurrait des contacts sur Riga pour m aider a repartir en selle ... petit materiel pour le velo, porte bagage ...etc
De plus, si vous connaissez quelqu un qui voyage ce week end ou en debut de semaine pour Riga n hesitez pas a m envoyer un MP, je dois en effet recevoir les pieces d attache de ma remorque depuis la france ... cela me ferait gagner quelque jours.
Merci d avance pour votre aide, conseil .... et pour tout ceux qui partent cet ete dans les balcans no stress .. c est juste un manque de chance, et ces pays valent vraiment le coup d etre vu ....
A plus,
Francois
Parti pour un tour d europe de 8 mois en mars dernier mon epopee et serieusement entrave par le vol de mon velo. Le voleur a gentillement detache ma remorque, decoupe l antivol ...tout ca sous le nez de 2 gardes et de cameras de securite ...
Voila je lance ce message au cas ou quelqu un aurrait des contacts sur Riga pour m aider a repartir en selle ... petit materiel pour le velo, porte bagage ...etc
De plus, si vous connaissez quelqu un qui voyage ce week end ou en debut de semaine pour Riga n hesitez pas a m envoyer un MP, je dois en effet recevoir les pieces d attache de ma remorque depuis la france ... cela me ferait gagner quelque jours.
Merci d avance pour votre aide, conseil .... et pour tout ceux qui partent cet ete dans les balcans no stress .. c est juste un manque de chance, et ces pays valent vraiment le coup d etre vu ....
A plus,
Francois
Discussion autour du thème du mois d'octobre 2017: "Le vent et ses effets" English translation pending
Ici le fil de discussion et photos hors concours
Retour au concours ici : https://voyageforum.com/v.f?post=8263511;live=1;
Retour au concours ici : https://voyageforum.com/v.f?post=8263511;live=1;
Concours photo VF août 2015 "Et si on allait à la plage?" English translation pending
Bonjour à tous,
Je lance le nouveau thème du concours VF du mois d'Août 2015 "Et si on allait à la plage ?"
En ces mois de juillet et août les esprits sont logiquement tournés vers les vacances alors pour ce nouveau thème je vous propose de tous nous retrouver à la plage de VF. Sortez les parasols, n'oubliez pas votre maillot de bain, la crème solaire et les lunettes de soleil. Vous avez déjà repéré un transat dépêchez vous y' en aura pas forcément pour tout le monde.
Bref vous l'avez déjà compris il s'agira d'élire "photographiquement parlant" la plus belle plage de VF. Plages de sable blanc, de sable noir, de galets, de graviers ou même pelouse, plage déserte ou "encombrée" tout est bien entendu autorisé à condition qu'il n'y ait aucune ambiguité sur le lieu, on doit pouvoir se baigner ici !
N'oubliez pas votre porte monnaie pour vous acheter une glace, possibilité aussi de prendre une collation ou boire un coup au resto ou au bar de la plage à condition de voir dans le cliché le sable ou la mer (ou plus généralement l'eau de baignade).
Règlement de ce concours photo en quelques points :
Dépôt des images jusqu'au dimanche 23 Août à minuit !
3 photos maxi postées par membre avec un petit commentaire sur le lieu et le contexte de sa prise de vue.
1 seule photo par message svp.
Prises de vues réalisées en voyage (mais ballades pour nous faire découvrir son pays ou sa région acceptées).
Votes ouverts à tous du lundi 24 au dimanche 30 Août minuit !
Interdiction de voter pour ses propres clichés.
Photo n°1 = 3 points Photo n°2 = 2 points Photo n°3 = 1 point
Tous les membres de VF peuvent voter en précisant son pseudo suivi du numéro de photo avec si possible un petit commentaire pour expliquer son choix.
La photo gagnante est celle qui obtiendra le plus de points. L'heureux vainqueur aura la tâche d'organiser le concours du mois de Septembre. En cas d'égalité le vainqueur sera celui qui aura obtenu le plus grand nombre de premières places.
Ici c'est le fil pour déposer vos photos (Un post par photo svp !) et plus tard ce sera celui des votes.
Pour discuter sur les photos il faut aller sur le fil de discussion intitulé : Discussion autour du Concours photos "Et si on allait à la plage ?"
Cliquez ici pour visualiser le diaporama de toutes les photos (merci encore et toujours à Herikles pour sa collaboration).
Cordialement Magellan18
Je lance le nouveau thème du concours VF du mois d'Août 2015 "Et si on allait à la plage ?"
En ces mois de juillet et août les esprits sont logiquement tournés vers les vacances alors pour ce nouveau thème je vous propose de tous nous retrouver à la plage de VF. Sortez les parasols, n'oubliez pas votre maillot de bain, la crème solaire et les lunettes de soleil. Vous avez déjà repéré un transat dépêchez vous y' en aura pas forcément pour tout le monde.
Bref vous l'avez déjà compris il s'agira d'élire "photographiquement parlant" la plus belle plage de VF. Plages de sable blanc, de sable noir, de galets, de graviers ou même pelouse, plage déserte ou "encombrée" tout est bien entendu autorisé à condition qu'il n'y ait aucune ambiguité sur le lieu, on doit pouvoir se baigner ici !
N'oubliez pas votre porte monnaie pour vous acheter une glace, possibilité aussi de prendre une collation ou boire un coup au resto ou au bar de la plage à condition de voir dans le cliché le sable ou la mer (ou plus généralement l'eau de baignade).
Règlement de ce concours photo en quelques points :
Dépôt des images jusqu'au dimanche 23 Août à minuit !
3 photos maxi postées par membre avec un petit commentaire sur le lieu et le contexte de sa prise de vue.
1 seule photo par message svp.
Prises de vues réalisées en voyage (mais ballades pour nous faire découvrir son pays ou sa région acceptées).
Votes ouverts à tous du lundi 24 au dimanche 30 Août minuit !
Interdiction de voter pour ses propres clichés.
Photo n°1 = 3 points Photo n°2 = 2 points Photo n°3 = 1 point
Tous les membres de VF peuvent voter en précisant son pseudo suivi du numéro de photo avec si possible un petit commentaire pour expliquer son choix.
La photo gagnante est celle qui obtiendra le plus de points. L'heureux vainqueur aura la tâche d'organiser le concours du mois de Septembre. En cas d'égalité le vainqueur sera celui qui aura obtenu le plus grand nombre de premières places.
Ici c'est le fil pour déposer vos photos (Un post par photo svp !) et plus tard ce sera celui des votes.
Pour discuter sur les photos il faut aller sur le fil de discussion intitulé : Discussion autour du Concours photos "Et si on allait à la plage ?"
Cliquez ici pour visualiser le diaporama de toutes les photos (merci encore et toujours à Herikles pour sa collaboration).
Cordialement Magellan18
Discussion sur le concours photo de juin 2015 - Contrastes English translation pending
Le concours est lancé, ça se passe ici !
Vos meilleures photos 2012 English translation pending
Bonjour à tous les voyageurs photographes du monde 🙂
Et si nous terminions l'année en partageant nos plus belles photos 2012 ? Je vous propose de poster 8 clichés (maximum) - 6 réalisés en voyage - 1 pour nous faire découvrir un coin de votre pays, ville, village... - 1 dont le thème est libre
On essaye de ne pas tricher, la photo devra être réalisée en 2012, thèmes respectés, qualité de rigueur. On n'est pas obligé de tout proposer dans le même message. Ce n'est pas un concours, les critiques constructives et les bons conseils seront appréciés ! N'oublions pas que nous ne sommes que d'humbles amateurs...
Qui ouvre le bal ?
"S’il n’y a pas d’émotion, s’il n’y a pas un choc, si on ne réagit pas à la sensibilité, on ne doit pas prendre de photo. C’est la photo qui nous prend." Henri Cartier-Bresson
Et si nous terminions l'année en partageant nos plus belles photos 2012 ? Je vous propose de poster 8 clichés (maximum) - 6 réalisés en voyage - 1 pour nous faire découvrir un coin de votre pays, ville, village... - 1 dont le thème est libre
On essaye de ne pas tricher, la photo devra être réalisée en 2012, thèmes respectés, qualité de rigueur. On n'est pas obligé de tout proposer dans le même message. Ce n'est pas un concours, les critiques constructives et les bons conseils seront appréciés ! N'oublions pas que nous ne sommes que d'humbles amateurs...
Qui ouvre le bal ?
"S’il n’y a pas d’émotion, s’il n’y a pas un choc, si on ne réagit pas à la sensibilité, on ne doit pas prendre de photo. C’est la photo qui nous prend." Henri Cartier-Bresson
Voyage d'une vie (à vélo) English translation pending
Bonjour à tous
Vous me connaissez plus ou moins pour certains. Je voulais vous remercier pour votre patience et vos contributions ces 2 dernières années qui m'ont aidées à préparer mon voyage. J'ai parfois lancé des sujets un peu bébêtes mais on se pose mille questions et ce qui peut être évident quand on répond à un message l'est moins lors d'une préparation.
C'est aujourd’hui que débute ma nouvelle vie, c'était en effet ma dernière journée au travail 🙂 Je lève les voiles (en espérant avoir le vent dans le dos 😛) le 4 mars, dans 2 semaines. Je voyagerai tant que j'en aurai les moyens financiers et l'envie.
Je serai beaucoup moins présent sur le forum mais je saurai à qui m'adresser pour des conseils !
Bonne préparation de vos futurs voyages et merci à tous.
Oui, une autre vie est possible ...
Oui, une autre vie est possible ...
Route Kolda - Cap Skiring (Sénégal) English translation pending
Bonjour,
Qui à fait récemment venant de Tambacounda, la route de Kolda à Cap Skiring ? Est ce qu'il faut mieux passer par le nord du fleuve Casamance: Kolda-Bignona-Ziguinchor-Cap Skiring ou par le Sud du fleuve :Kolda-Tanaf-Goucomp-Ziguinchor et Cap Skiring ? Par le route du Nord , je crois qu'il y a un bac (souvenir de 2009 !) peut être maintenant un pont ? par la route du Sud qui longe la Guinée Bissau il n'y a pas le fleuve à traverser ? l'état de la route ? Merci de tout vos renseignements
Qui à fait récemment venant de Tambacounda, la route de Kolda à Cap Skiring ? Est ce qu'il faut mieux passer par le nord du fleuve Casamance: Kolda-Bignona-Ziguinchor-Cap Skiring ou par le Sud du fleuve :Kolda-Tanaf-Goucomp-Ziguinchor et Cap Skiring ? Par le route du Nord , je crois qu'il y a un bac (souvenir de 2009 !) peut être maintenant un pont ? par la route du Sud qui longe la Guinée Bissau il n'y a pas le fleuve à traverser ? l'état de la route ? Merci de tout vos renseignements
Péninsule de Kola (Russie) English translation pending
je suis en train de préparer un petit tour dans la péninsule de Kola avec un unimog a partir de fin avril je suis preneur de tous renseignements ! je vous remercie par avance!
Hébergement sur Kolda au Sénégal English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis à la recherche d'un hébergement sur Kolda pour deux personnes (deux filles), pour les mois d'août, septembre et octobre. Je bénéficie de quelques contacts mais si, par hasard, l'un d'entre vous avait des infos sympas, je prends.
Merci pour vos réponses et bonne fin de week end !
Je suis à la recherche d'un hébergement sur Kolda pour deux personnes (deux filles), pour les mois d'août, septembre et octobre. Je bénéficie de quelques contacts mais si, par hasard, l'un d'entre vous avait des infos sympas, je prends.
Merci pour vos réponses et bonne fin de week end !
Région de Kolda au Sénégal English translation pending
Bonjour,
Je dois me rendre dans la région de Kolda au Sénégal à Kounkane plus précisément. Je sais que C'est très éloigné de Dakar et je me demande si il est facile de s'y rendre. Si les chemins sont accessible (si il y en a bien sur lol) Le meilleur moyen et le moins cher bien sur et les options possibles. Je ne connais aucunement ce pays donc tout renseignements entre ces 2 villes seront appréciés exemple les choses à visiter et à éviter ;)
Merci à l'avance. Pat
Je dois me rendre dans la région de Kolda au Sénégal à Kounkane plus précisément. Je sais que C'est très éloigné de Dakar et je me demande si il est facile de s'y rendre. Si les chemins sont accessible (si il y en a bien sur lol) Le meilleur moyen et le moins cher bien sur et les options possibles. Je ne connais aucunement ce pays donc tout renseignements entre ces 2 villes seront appréciés exemple les choses à visiter et à éviter ;)
Merci à l'avance. Pat
Avis sur les gorges de Kola au Cameroun English translation pending
province du nord, à une 100 de kilomètres de la Garoua et 12 de la ville de Guider.
Les gorges de Kola de tous les sites de la région du nord et de l'extreme-nord que j'ai eu l'occasion de visiter reste pour moi celui qui m'a le plus marqué et impressionné! des pierres de couleurs , de formes et de tailles differentes qui s'etendent sur plus de deux hectares, site calme et reposant avec la grotte dite "chambre du diable" que l'on peut explorer en saison sèche en descendant tout au fond des gorges asséchées.moi j'ai adoré et vous?
Les gorges de Kola de tous les sites de la région du nord et de l'extreme-nord que j'ai eu l'occasion de visiter reste pour moi celui qui m'a le plus marqué et impressionné! des pierres de couleurs , de formes et de tailles differentes qui s'etendent sur plus de deux hectares, site calme et reposant avec la grotte dite "chambre du diable" que l'on peut explorer en saison sèche en descendant tout au fond des gorges asséchées.moi j'ai adoré et vous?
Sécurité en Casamance, dans la province de Kolda? (Sénégal) English translation pending
bonjour,
je pars 15 jours en décembre au senégal, en casamance dans la province de Kolda pour un séjour humanitaire. évidemment je suis allée me renseigner sur le site des affaires étrangères, et je dois dire que cela m'a un peu refroidie.🤪 Mon accompagnateur et employeur qui connait bien l'Afrique et cette région en particulier m'a dit qu'il n'y avait pas de problème.😎 je compte beaucoup sur vos avis et expériences pour m'expliquer comment cela se passe vraiment. risque d'attaque, vol, violence. Je pars travailler à DIOBE KABENDOU. d'autant que je pense emmener mon fils de 15 ans avec moi. Merci d'avance
je pars 15 jours en décembre au senégal, en casamance dans la province de Kolda pour un séjour humanitaire. évidemment je suis allée me renseigner sur le site des affaires étrangères, et je dois dire que cela m'a un peu refroidie.🤪 Mon accompagnateur et employeur qui connait bien l'Afrique et cette région en particulier m'a dit qu'il n'y avait pas de problème.😎 je compte beaucoup sur vos avis et expériences pour m'expliquer comment cela se passe vraiment. risque d'attaque, vol, violence. Je pars travailler à DIOBE KABENDOU. d'autant que je pense emmener mon fils de 15 ans avec moi. Merci d'avance
Russie: 10 jours dans la péninsule de Kola English translation pending
10 jours dans la péninsule de Kola - Carnet de voyage
21 Juillet 2005. Me voici une nouvelle fois en route pour de nouvelles aventures. Direction le nord : Mourmansk, le cercle polaire, la taïga et la toundra…
Je retrouve les fameux trains russes et leur appréciable 3ème classe : pas cher, confortable… Tout dépend de ses voisins en fait. Aujourd’hui, je ne suis pas gâté. A droite, une mère et sa fille, que je n’ai pu m’empêcher de qualifier intérieurement de « prudes » dès que je les ai vus. Les filles russes qui ricanent tout le temps et ont peur de tout et de tout le monde. En face, un couple qui passe le temps à manger et à boire de la bière en bouteilles de 2 litres. Pas trop de conversation donc. Heureusement, ça n’est que pour 27 heures. Avec des pauses de 25mn toutes les 6-8h, où attendent une armée de babouchkas équipées de poissons séchés, glaces, beignets, journaux, bières… Tout ce qu’il faut pour le voyage.
Dommage, 3 wagons plus loin, il y a un groupe qui part descendre des rivières dans le nord ; j’ai rencontré un des leurs à la gare, son sac m’avait intrigué : il était facilement 2 fois plus gros que le mien qui pourtant fait bien ses 20-25kg. J’essaierais bien de m’incruster avec eux, surtout que je pars en vrai touriste. Je ne sais pas du tout ce qu’il y a à voir et où je vais aller. J’ai bien la version russe du P’tit Futé, mais qui est pas très explicite.
Il s’avère qu’ils n’ont pas de place. Je conserve la carte du guide ; ça pourra servir pour un prochain voyage. De toute façon je veux conserver ma liberté. Avoir un peu de temps seul, pour penser, me reposer, faire le point. C’est indispensable de temps en temps.
Le départ a été assez difficile et fatiguant : accident sur l’A1 : je rate mon avion à une minute près, attend 6h le suivant. J’arrive tard à Saint-Pétersbourg, juste le temps de faire le sac, prendre une douche, puis enfiler le costard pour régler 2-3 affaires urgentes avant de partir. Il se met à pleuvoir, une bonne pluie ininterrompue qui dure toute la journée. Du train, je prie pour que ça s’arrête : je pars avec la tente ; et je préfère évite de randonner sous la pluie dès le 1er jour.
Au début, j’avais prévu de descendre à Apatity pour aller en « Hibiny », une région montagneuse et couverte de toundra. Très connue en Russie pour le ski l’hiver, puis pour la randonnée l’été. Le train arrivé en gare, je n’ai pas envie de descendre : le temps est trop gris, il fait limite nuit (moi qui était venu voir le jour polaire…), la pluie n’a pas cessé un moment, et en plus le paysage est moche : des usines désaffectées, des friches industrielles, des barres d’immeubles… J’hésite à descendre. La responsable du wagon vient m’engueuler parce que le train va repartir. Je prends quand même mon temps, je me dis que tant pis, je vais rester 4h de plus dans le train, et je vais aller sur la côte de la mer de Barents, le temps sera peut-être meilleur là-bas. Le train repart, tout le wagon me regarde comme si j’étais débile. 5mn après, en discutant avec la voisine, j’apprends que toute la côte nord est une « ZATO », zone militaire interdite aux étrangers et même aux russes qui n’y habitent pas. Oups, qu’est ce que je vais faire… ? Par dépit, je descend à la gare suivant, Olenegorsk. Il pleut trop, la gare est toute glauque, avec seulement quelques randonneurs qui partent vu qu’ils sont trempés. Je ne sais pas du tout ce qu’il y a à faire dans la région.
C’est le moment où tu te dis : « mais qu’est-ce que je fous là ? Pourquoi je ne suis pas resté peinard me reposer en Bretagne ? ». Pour répondre à cette (déprimante) question, j’engage la conversation avec un couple de randonneurs qui fuit vers le sud. Ils me conseillent un lac, le « Seïdozera », très beau, et lieu mythique des Saams, le peuple qui habitait le nord initialement. Par dépit, je me décide y aller, et de laisser les choses aller. Il pleut, je ne peux rien faire, alors rien ne sert de se stresser inutilement. Je laisse donc les choses aller, je vais bien voir où ça va me mener.
J’attends le bus pour Revda dans le café de la gare routière, très dépouillé (tendance feng-shui ?) : un comptoir qui fait aussi épicerie, 10m vide et au fond 5 tables, toutes pleines. Très bizarre, on a l’impression d’arriver dans un autre monde. 1h30 de bus sous une la pluie, il y a une couche de 10cm d’eau sur la route. La vue est sympathique : des arbres, des arbres, des arbres. Toujours les mêmes en plus, des bouleaux et des sapins. Pour couper la monotonie heureusement, un arrêt de bus au milieu de nul part avec une fille qui attend sous son parapluie, comme sortie de nul part. Puis une petite base militaire, vide, certainement désaffectée. Dans la cour, à 5m des grilles de l’entrée, un joli missile de 4m de long, incliné à 45°, comme prêt à partir. On ne s’ennuie pas…
21h, arrivée à Revda, 8000 habitants. C’est une ville comme je n’en ai jamais vu : tout tourne autour du kombinat, qui produit du concentré qui est ensuite envoyé dans l’Oural pour fabriquer de l’acier. Je rentre dans un magasin pour demander où dormir. Il y a la vendeuse et la cliente :
Nicolas – Bonjour ! Où est-ce qu’on peut dormir dans cette ville ? La vendeuse – A l’hôtel, mais il est vraiment pas top. Nicolas – Et c’est possible de dormir chez l’habitant ? La vendeuse (après avoir échangé un regard avec la cliente) – Non, on ne connaît personne. Nicolas 😕– Zut alors. La cliente – Ben chez moi, il y a de la place…
Et me voici invité pour la nuit chez Natalia. Direct, elle me dit « déshabillez-vous ». Je me dis, « c’est bon, je vais y passer ». Mais non, en fait, c’était une invitation à prendre une douche chaude. A peine sorti, je me retrouve devant un thé et un repas, et aussitôt fini un lit tout propre m’attends et me voici couché. Limite bordé ! Une vraie maman !
Et me voici invité pour la nuit chez Natalia. Direct, elle me dit « déshabillez-vous ». Je me dis, « c’est bon, je vais y passer ». Mais non, en fait, c’était une invitation à prendre une douche chaude. A peine sorti, je me retrouve devant un thé et un repas, et aussitôt fini un lit tout propre m’attends et me voici couché. Limite bordé ! Une vraie maman !
Natalia à 49 ans. Elle habite depuis plus de 20 ans ici, et à quitté son mari car il buvait trop. Sa fille élève un enfant seule dans l’immeuble d’en face. Toutes 2 travaillent au kombinat. Elle devrait déjà être à la retraite normalement : vu que le kombinat émet des radiations, les employés s’arrêtent de travailler à 45 ans. Mais depuis la privatisation, les salaires (90€ par mois…) sont payés une fois sur 3, alors il faut quand même continuer malgré la danger. Et en Russie, impossible de déménager. Pour vivre quelque part, il faut une autorisation, le « propiska ». Et, à moins d’avoir beaucoup d’argent pour soudoyer les autorités, c’est quasiment impossible de quitter ce genre de ville. Sympathique, non ?
Du coup, pour survivre, ils produisent un maximum eux-mêmes : ils récoltent les baies dans la toundra, ramassent des herbes qui remplaceront le thé où agrémenteront la soupe. Ils ont aussi de petits jardins, mais difficiles à entretenir avec un hiver de 9 mois, et une moyenne de –25° au plus fort de l’hiver.
Le lendemain, bonne surprise, la pluie a cessé : je commence la randonnée, direction le lac Seïdozera. Le début du chemin se situe après le kombinat, à 3km de la ville. Je prends le bus de l’usine pour y aller, avec les employés. Je traverse ensuite l’usine. Une vraie ruine, avec un périmètre tout pollué tout autour. Et juste après commence la nature et les beaux paysages : une vallée toute de pierres, avec des montagnes à pic de chaque côte, puis un plateau recouvert de cailloux et de mousses, où on se repère avec des cairns, et enfin le lac au loin, avec une descente à travers la taïga, qui commence par une petite forêt de bouleaux nains, comme des bonzaïs géants. Je rencontre un groupe de russe, les « kosmopaïck » qui voyagent dans les lieux et sites liés aux météorites, OVNI et légendes mystiques, comme ce lac, sacré pour les Saams, en raison d’une tâche à forme humaine, haute d’une trentaine de mètre sur une falaise. Il paraît aussi que des gens deviennent fous après avoir séjourné au lac. Parfois, la brume tombe pendant 3 jours, on ne voit plus les cairns et les gens se perdent. On les retrouve fous, ou gelés au printemps suivants… J’arrive toujours à tomber dans des endroits spé…
Comme pour illustrer ces légendes, on perd la moitié du groupe, avant de passer une soirée bivouac tranquille. Surprise au matin, le lac, qui était parfaitement transparent le soir, est vert le matin. Mais c’est un vrai vert, profond, épais, comme si on avait versé de la peinture dans le lac. Je mets 5mm d’eau dans ma casserole, on ne voit plus le fond. Ce lac mérite bien sa réputation !
Au matin, je repars. Je fais un pari risqué : je vais jusqu’à un autre lac, où j’espère trouver un bateau pour la ville de Lovozera. S’il n’y a pas de bateau, il me faudra revenir sur mes pas, avec pas assez de bouffe pour aller jusqu’au bout. Pourvu qu’il n’y ait pas de brume !
Je me fais donc une journée de marche sur le bord du lac. En tout, je ne croise qu’un groupe de personnes qui bivouaquaient. Le paysage est magnifique, le lac décidemment vert. Puis j’arrive en soirée au bord du lac, en priant pour trouver un bateau. Il faut savoir que c’est un endroit vraiment paumé. Déjà, Revda se situe à 100km de la route principale, qui est l’axe de développement de la région. A part Revda et Lovozera, il n’y a rien d’autre que la forêt, des rivières et des lacs, sur des centaines de kilomètres. Je m’attends donc à trouver des pêcheurs ou des personnes faisant du tourisme fluvial, il n’y a aucun bateau régulier. Et là coup de chance, je vois des tentes, 3 mecs habillés en treillis (tenue de tous les russes qui passent leurs congés dans la nature) avec un catamaran gonflable. Je m’approche, et avant que je n’aie le temps d’ouvrir la bouche, on me demande si je sais ramer. Il faut être en effet 4 pour conduire le catamaran, et un de leur pote est malade et est rentré à Moscou. Me voilà embauché pour 10h de rames le lendemain ! On croit rêver… A part les moustiques, les esprits ont été plutôt cool avec moi !
Finalement, il pleut toute la nuit et la température baisse de 5°. Vu que je n’ai pas de vêtements étanches, mes nouveaux compagnons préfèrent ne pas partir à la rame. On profite alors de la visite surprise du garde nature, qui nous tracte pendant 3h avec son petit bateau à moteur. L’arrivée à Lovozera est magnifique : toutes les berges sont couvertes de petites cabanes à bateau colorées qui se reflètent dans l’eau du lac parfaitement immobile. Puis quand on se rapproche du centre, les barres d’habitation et les cheminées rappellent que quand même on est en Russie !
On fête notre retour à la terre avec quelques bières et un bon saucisson de renne. Et on reprend la route. Ils vont pagayer plus loin dans les rapides, et me déposent au passage à minuit à Revda où je retourne chez Natalia qui m’accueille à bras ouverts.
C’est intéressant de voir comment les russes voyagent. Les nouveaux riches partent à l’étranger, à Paris et à Nice, qui sont du dernier chic, et où ils peuvent allègrement claquer leurs sous. C’est assez flagrant à La Défense, où après une séance photo devant l’Arche, ils filent tout droit au centre commercial et ressortent les bras chargés de fringues et de grands crus. Les autres par contre voyagent beaucoup dans la nature. Ca a vraiment une autre dimension qu’en France. Ils sont très proches de la nature (même si par ailleurs ils ne la respectent pas toujours, il suffit de voir la quantité de détritus le long des routes) et adeptes des vacances tranquille au bord d’un lac ou d’une rivière, à pêcher, bivouaquer, randonner. En tout cas ceux que j’ai rencontré, parce qu’il y en a une bonne partie aussi qui sont fan des vacances à Sotchi, sur des plages qui feraient trouver celles de la Côte d’Azur peu peuplées l’été…
Le lendemain en route vers Mourmansk, en bus. 3h30 de bus depuis Revda, avec un changement. Je suis juste en transit à Mourmansk, je monte dans le 1er bus pour Nikel, non loin de la Norvège. Un contrôle du FSB au passage, quelques questions sur l’objet de mon voyage et ils recopient mon passeport et mon visa comme une photocopieuse. A 20km au nord de Mourmansk, il y a la ville de Severomorsk, port militaire nucléaire totalement fermé.
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Les moustiques 🤪
Il sont omniprésents, les bois, c’est leur pays !
La plupart du temps, c’est supportable, quand il n’y en a que 10 ou 20 à vous tourner autour. Mais parfois, ils s’énervent, par exemple en soirée ou après la pluie. Là on peut en avoir des centaines à voler autour de vous et à guetter la moindre faille pour vous bouffer. Ca donne vaguement l’impression d’être un caca odorant, avec son régiment de mouches qui se disent « hummm, le repas est servi ! ». De plus, ils n’ont aucune pudeur : ils entrent dans les oreilles, sous le pantalon, et piquent même à travers les vêtements.
Heureusement, on apprécie la biodiversité : il y a aussi les mouches noires, minuscules, elles ne font pas de bruit, on ne sent pas quand elles se posent, mais elles, elles embarquent carrément un bout de peau. Et aussi de gros moustiques marrons, qui volent à 30-40cm de vous et soudain attaquent en piquée et plantent directement leur effroyable pompe dans votre tendre petite chaire.
Pour y parer, 3 méthodes : Marcher vite (relou au moment de la pause ou le soir). Faire un feu et se mettre dans la fumée. Utiliser un anti-moustique. J’en ai un qui dure 8h. Les moustiques n’ont pas dû lire la notice parce qu’après 8mn ils sont d’attaque !Enfin, le refuge suprême, c’est la tente. Pour entrer, mettre son sac et fermer, il faut au maximum 20 secondes. Ca suffit pour laisser entrer 40 moustiques. Commence alors une séance rituelle d’écrasage de moustiques. A la fin on a une petite pâte de moustiques écrasés entre le pouce et l’index. Et pas moyen de sortir se rincer les doigts… Bonne nuit !
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Il faut 5h de bus ensuite pour rejoindre Nikel . Tout le temps on longe la ZATO ; toute la zone littorale fermée. Chaque sommet un peu plus haut que les autres est coiffé d’antennes et de radars. Puis au milieu on passe dans une zone militaire mais non fermée. Tous les passeports sont vérifiés, le mien l’est pendant 40mn par un militaire qui a l’air de vouloir m’enfler, ou de faire du zèle. Finalement ils me laissent passer. J’ai eu de la chance parce que je n’ai pas ma carte de sortie, qui est restée à Saint-Pétersbourg.
A partir de là, la paysage est exotique, parsemé de bases militaires (photos interdites, je préfère ne pas tenter…). Ici, des casernes avec des soldats qui s’exercent. Là, une colonne de char. Plus loin un parking de quelques centaines de blindés. En fait, la Norvège était au temps de l’URSS la seul frontière avec l’OTAN, la Finlande ayant signé avec Staline un traité : la Finlande reste neutre et les soviétiques ne l’occupent pas comme ailleurs en Europe de l’Est. D’où l’incroyable présence militaire… Et encore on ne voit pas tous les missiles atomiques qui doivent être planqués un peu partout.
Enfin, on arrive à Zapoliarni, puis 40mn plus tard à Nikel. Là le paysage est encore plus exotique. Fini les bases militaires, elles sont remplacées par des collines marrons, vierges de toute végétation, avec des petits pics qui un jour furent des arbres. On se demande s’il y a eu un essai nucléaire, mais en fait il semble que ça soit simplement les émissions des kombinats d’extraction et de transformation de nickel qui se trouvent dans les 2 villes. Ambiance post-apocalyptique sympathique ! Je descend à Nikel, le terminus. La ville est collée au kombinat, heureusement les vents dominants sont dans le bon sens. Mais bon, l’espérance de vie ne doit quand même pas être top. Le décor alentours est constitué de collines ravagées. La ville est toute glauque.
Je ne m’attarde pas, la frontière norvégienne est à 30km, ça doit être plus propre là-bas pour poser la tente. Vu qu’il n’y a pas de transports en commun qui passent la frontière, je pars en stop et me fait prendre très vite par un norvégien qui est allé faire le plein de produits pas chers en Russie. On passe la seule douane entre les 2 pays ; à 20h, on est la 40ème voiture de la journée… Heureusement qu’il m’a pris ! J’y serai encore sinon ! On passe un no man land de 15km entre les 2 pays, hérissé de miradors. Puis on arrive en Norvège.
Changement radical. Ce sont 2 mondes différents. Côté norvégien, tu peux boire dans n’importe quel ruisseau, tout est propre, tout est pur. Fini les barres d’habitations, place aux maisons individuelles de toutes les couleurs. On sent qu’on est arrivé dans un autre monde ! Mon chauffeur me pose sur les bords d’un fjord, je bivouaque et profite du coucher de soleil, de 22h à 3h du matin. Je n’ai pas le courage d’enchaîner le lever de 3h à 7h. C’est très pratique ces jours polaires : ça fait faire des économies considérables en lampe de frontale. Par contre, les moustiques ne vont jamais se coucher. Ca c’est vraiment ballot.
Je croyais être arrivé au paradis, mais je déchante vite le lendemain : il pleut presque toute la journée et il commence à vraiment cailler. C’est ça la contrepartie des 69° de latitude nord. Ensuite je passe une journée passionnante sur le bord de la route pour faire du stop. Une voiture toutes les 6 minutes, et une chance sur 25 de se faire prendre. Ca fait 2h30 d’attente pour chaque lift. Plutôt ennuyeux. Mais on m’avait prévenu que par ici, les gens n’aiment pas trop les étrangers et voient les touristes pas d’un très bon œil. J’en ai fait les frais. Je veux retourner en Russie ! Heureusement le paysage est magnifique, comme le Connemara ou l’Ecosse : des collines sur lesquelles s’alternent pierres et mousses, le sommet caché par les nuages et le pied se jetant dans la mer ou un fjord. Pour agrémenter le tout, les rennes sont omniprésents. Les voitures vont très lentement tant le risque de shooter l’animal malentendant sont fortes. En voiture, on en voit toutes les 10mn. Ils sont en liberté l’été, puis sont regroupés l’hiver. Les nomades saams s’occupent de la transhumance et traversent avec eux de vastes étendues de forêt, jusqu’en Laponie. Pas le temps de les voir, dommage. Tant pis, il faudra revenir☺ Il paraît que ça donne une très bonne viande après. Les russes eux ne semblent pas l’apprécier, parce que de l’autre côté de la frontière en n’en voit pas un seul. L’explication est que les rennes se nourrissent d’une plante très sensible à la pollution, jusqu’aux traces d’essences sur les bords des routes. Côté russe ils ne sont pas très forts là-dessus…
Finalement j’arrive à Bugoynes, un village de pêcheurs de 300 habitants environ, un paquet de maisons colorées blotties sur une presqu’île. On y pêche le « king crab », le même que celui qui s’échappe des fermes d’élevage ailleurs et zigouille tous les autres pauvres petits crabes. Le village est joli mais vraiment trop froid. La nuit la tempête se lève : il pleut, beaucoup de vent, 5°… J’ai dû mettre la tente dans un jardin pour avoir un peu d’abri, c’est impossible ailleurs. La tente souffre terriblement, et moi au dessous je ne dors pas. Au matin, je dois repartir pour Kirkenes, puis la Russie. Je remballe tout sous la pluie, sous le regard stupide des propriétaires qui me regardent par la fenêtre en se disant « qu’est ce qu’il doit avoir froid ! ». Effectivement, je suis gelé. Je commence le stop à la sortie du village. Une dame me fait de grands signes. Elle voit que j’ai froid et m’invite chez elle à prendre un café, une douche chaude, un repas… Pas le temps d’en profiter, elle connaît tout le village et me trouve une voiture qui partait à l’instant pour Kirkenes. Dommage, j’aurais bien aimé discuter et voir un peu comment ils vivent dans un village aussi éloigné de tout. Et essayer de comprendre un peu ces gens qui me font penser à des îliens ou des montagnards, bourrus, peu accueillants, vivant dans des conditions extrêmes, mais qui peuvent aussi être très ouverts dès qu’on a brisé la glace.
Vu que presque tous les Norvégiens parlent un anglais impeccable, la communication est facilitée. Au début je pensais que nous Français étions vraiment mauvais pour les langues, mais en fait les Norvégiens trichent, leur langue ressemble beaucoup à l’anglais (sauf l’accent, qui est comme dans la pub Krisproll).
Retour à Kirkenes, que beaucoup qualifient de ville russe compte-tenu du grand nombre de russes qui y ont élu domicile en raison de la meilleure qualité de vie. En tout cas ça ne ressemble pas du tout à la Russie. C’est une petite ville de 5000 habitants qui figure sur toutes les cartes compte-tenu de sa position délicate pendant la guerre froide. Mauvaise surprise : le bus pour Mourmansk coûte plus de 50€. J’avais payé 6€ en Russie pour faire presque le même chemin en sens inverse. Et oui, c’est pas le même niveau de vie la Norvège. Même pour des Français c’est cher. On le comprend très vite quand on va dans les magasins. Finalement, j’ai trouvé une solution « à la russe » ; je suis allé demandé aux chauffeurs des rares voitures immatriculées en Russie s’ils partait pour Mourmansk, et bien sûr, dès qu’il y a un business à faire, il y a toujours un russe derrière, je suis tombé sur un gars qui fait tous les jours l’aller-retour en voiture et prend les gens qui n’ont pas de place dans le bus où le trouvent trop cher. Et l’avantage c’est que le retour est bouclé en 3h là où le bus en prend 5. 2 jours en Norvège, c’était court, mais avec le temps et sans voiture c’était déjà beaucoup. Mais ça appelle à un autre voyage.
Arrivée à Mourmansk le soir, j’appelle Vitali qui m’avait donné son numéro dans un bus quelques jours auparavant. Il vient avec Max, un de ses amis, habillé tout en noir, et on part chercher un hôtel. Il y a le choix entre les hôtels type occidentaux, à 50€ la nuit, et les hôtels russes à 4€ la nuit. C’est un peu miteux, mais pour le prix on s’y fait. Sauf que pour les étrangers les prix sont multipliés par 5. Assez énervant. Au 3ème, je me décide à rester malgré tout, mais mes compagnons ne me laissent pas, ils ne veulent pas me laisser me faire arnaquer royalement devant leurs yeux. Du coup Max m’invite chez lui. Il habite chez ses parents dans une barre d’habitation. Comme toujours dans ces pays là, très moche dehors, mais très confortable à l’intérieur, décoré et aménagé avec soin. On a passé la soirée à discuter devant quelques bières.
Puis le lendemain, ils m’ont fait un programme de visite de la ville, assez inédit : Mourmansk par les hauteurs ! Ca consiste à se promener sur les collines, au milieu de rochers et de mousses, avec plein de vent et 6°. On commence par Aliocha, une statue de soldat d’au moins 30m de haut qui domine la ville et surveille les nazi qui jadis menaçaient au loin. Jolie vue sur le port et le brise-glace nucléaire. Puis on se retrouve dans une carrière de pierre et sur d’autres collines. Je suis sûr que ça n’est pas dans le programme des tour-operators (évidemment : il n’y a pas de tour-operators à Mourmansk. Il n’y a pas de touristes de toute façon) ! Après 5h de marche, on redescend en ville. Moi je suis gelé, les autres sont peinards en t-shirt. C’est vrai qu’eux autres ont une autre conception du chaud et du froid.
Direction le café, où on rejoint 2 autres gars tout en noir et où on goûte la bière locale. On parle hard-rock, ils s’inquiètent de savoir si en France on a des groupes vu qu’ils n’en connaissent aucun. Ils me montrent des photos de leur dernier concert, lors d’une soirée qu’ils ont organisé en mémoire d’un chanteur de métal disparu quelques années avant. C’est super intéressant de voir la jeunesse de Mourmansk. Ils n’ont pas du tout les mêmes valeurs que leurs aînés, sont beaucoup plus ouverts au monde, ont envie de voyager, ne sont plus attaché à un système qu’ils n’ont connu que dans leur enfance. Les temps changent… Est-ce que ça deviendra à terme comme chez nous ? J’ai un doute, même si les modes de vie et les cultures vont se rapprocher, je pense qu’il existe une profonde identité russe qui fera que ça sera toujours différent là-bas.
Le soir ils m’accompagnent à la gare et le train repart, 29h jusqu’à Saint-Pétersbourg. Dommage, c’était court et il y avait encore beaucoup à voir et à vivre. D’autant plus qu’un voyage est d’autant plus intéressant qu’on parle couramment la langue et qu’on peut avoir de vraies discussions solides avec les gens qu’on rencontre. Je trouve également la Russie beaucoup plus intéressante en dehors de Moscou et Saint-Pétersbourg, où les mentalités sont très différentes. La vie est complètement différente en dehors de ces villes, et les gens naturellement beaucoup plus accueillants et ouverts à discuter, beaucoup plus directs, beaucoup plus russes.
21 Juillet 2005. Me voici une nouvelle fois en route pour de nouvelles aventures. Direction le nord : Mourmansk, le cercle polaire, la taïga et la toundra…
Je retrouve les fameux trains russes et leur appréciable 3ème classe : pas cher, confortable… Tout dépend de ses voisins en fait. Aujourd’hui, je ne suis pas gâté. A droite, une mère et sa fille, que je n’ai pu m’empêcher de qualifier intérieurement de « prudes » dès que je les ai vus. Les filles russes qui ricanent tout le temps et ont peur de tout et de tout le monde. En face, un couple qui passe le temps à manger et à boire de la bière en bouteilles de 2 litres. Pas trop de conversation donc. Heureusement, ça n’est que pour 27 heures. Avec des pauses de 25mn toutes les 6-8h, où attendent une armée de babouchkas équipées de poissons séchés, glaces, beignets, journaux, bières… Tout ce qu’il faut pour le voyage.
Dommage, 3 wagons plus loin, il y a un groupe qui part descendre des rivières dans le nord ; j’ai rencontré un des leurs à la gare, son sac m’avait intrigué : il était facilement 2 fois plus gros que le mien qui pourtant fait bien ses 20-25kg. J’essaierais bien de m’incruster avec eux, surtout que je pars en vrai touriste. Je ne sais pas du tout ce qu’il y a à voir et où je vais aller. J’ai bien la version russe du P’tit Futé, mais qui est pas très explicite.
Il s’avère qu’ils n’ont pas de place. Je conserve la carte du guide ; ça pourra servir pour un prochain voyage. De toute façon je veux conserver ma liberté. Avoir un peu de temps seul, pour penser, me reposer, faire le point. C’est indispensable de temps en temps.
Le départ a été assez difficile et fatiguant : accident sur l’A1 : je rate mon avion à une minute près, attend 6h le suivant. J’arrive tard à Saint-Pétersbourg, juste le temps de faire le sac, prendre une douche, puis enfiler le costard pour régler 2-3 affaires urgentes avant de partir. Il se met à pleuvoir, une bonne pluie ininterrompue qui dure toute la journée. Du train, je prie pour que ça s’arrête : je pars avec la tente ; et je préfère évite de randonner sous la pluie dès le 1er jour.
Au début, j’avais prévu de descendre à Apatity pour aller en « Hibiny », une région montagneuse et couverte de toundra. Très connue en Russie pour le ski l’hiver, puis pour la randonnée l’été. Le train arrivé en gare, je n’ai pas envie de descendre : le temps est trop gris, il fait limite nuit (moi qui était venu voir le jour polaire…), la pluie n’a pas cessé un moment, et en plus le paysage est moche : des usines désaffectées, des friches industrielles, des barres d’immeubles… J’hésite à descendre. La responsable du wagon vient m’engueuler parce que le train va repartir. Je prends quand même mon temps, je me dis que tant pis, je vais rester 4h de plus dans le train, et je vais aller sur la côte de la mer de Barents, le temps sera peut-être meilleur là-bas. Le train repart, tout le wagon me regarde comme si j’étais débile. 5mn après, en discutant avec la voisine, j’apprends que toute la côte nord est une « ZATO », zone militaire interdite aux étrangers et même aux russes qui n’y habitent pas. Oups, qu’est ce que je vais faire… ? Par dépit, je descend à la gare suivant, Olenegorsk. Il pleut trop, la gare est toute glauque, avec seulement quelques randonneurs qui partent vu qu’ils sont trempés. Je ne sais pas du tout ce qu’il y a à faire dans la région.
C’est le moment où tu te dis : « mais qu’est-ce que je fous là ? Pourquoi je ne suis pas resté peinard me reposer en Bretagne ? ». Pour répondre à cette (déprimante) question, j’engage la conversation avec un couple de randonneurs qui fuit vers le sud. Ils me conseillent un lac, le « Seïdozera », très beau, et lieu mythique des Saams, le peuple qui habitait le nord initialement. Par dépit, je me décide y aller, et de laisser les choses aller. Il pleut, je ne peux rien faire, alors rien ne sert de se stresser inutilement. Je laisse donc les choses aller, je vais bien voir où ça va me mener.
J’attends le bus pour Revda dans le café de la gare routière, très dépouillé (tendance feng-shui ?) : un comptoir qui fait aussi épicerie, 10m vide et au fond 5 tables, toutes pleines. Très bizarre, on a l’impression d’arriver dans un autre monde. 1h30 de bus sous une la pluie, il y a une couche de 10cm d’eau sur la route. La vue est sympathique : des arbres, des arbres, des arbres. Toujours les mêmes en plus, des bouleaux et des sapins. Pour couper la monotonie heureusement, un arrêt de bus au milieu de nul part avec une fille qui attend sous son parapluie, comme sortie de nul part. Puis une petite base militaire, vide, certainement désaffectée. Dans la cour, à 5m des grilles de l’entrée, un joli missile de 4m de long, incliné à 45°, comme prêt à partir. On ne s’ennuie pas…
21h, arrivée à Revda, 8000 habitants. C’est une ville comme je n’en ai jamais vu : tout tourne autour du kombinat, qui produit du concentré qui est ensuite envoyé dans l’Oural pour fabriquer de l’acier. Je rentre dans un magasin pour demander où dormir. Il y a la vendeuse et la cliente :
Nicolas – Bonjour ! Où est-ce qu’on peut dormir dans cette ville ? La vendeuse – A l’hôtel, mais il est vraiment pas top. Nicolas – Et c’est possible de dormir chez l’habitant ? La vendeuse (après avoir échangé un regard avec la cliente) – Non, on ne connaît personne. Nicolas 😕– Zut alors. La cliente – Ben chez moi, il y a de la place…
Et me voici invité pour la nuit chez Natalia. Direct, elle me dit « déshabillez-vous ». Je me dis, « c’est bon, je vais y passer ». Mais non, en fait, c’était une invitation à prendre une douche chaude. A peine sorti, je me retrouve devant un thé et un repas, et aussitôt fini un lit tout propre m’attends et me voici couché. Limite bordé ! Une vraie maman !
Et me voici invité pour la nuit chez Natalia. Direct, elle me dit « déshabillez-vous ». Je me dis, « c’est bon, je vais y passer ». Mais non, en fait, c’était une invitation à prendre une douche chaude. A peine sorti, je me retrouve devant un thé et un repas, et aussitôt fini un lit tout propre m’attends et me voici couché. Limite bordé ! Une vraie maman !
Natalia à 49 ans. Elle habite depuis plus de 20 ans ici, et à quitté son mari car il buvait trop. Sa fille élève un enfant seule dans l’immeuble d’en face. Toutes 2 travaillent au kombinat. Elle devrait déjà être à la retraite normalement : vu que le kombinat émet des radiations, les employés s’arrêtent de travailler à 45 ans. Mais depuis la privatisation, les salaires (90€ par mois…) sont payés une fois sur 3, alors il faut quand même continuer malgré la danger. Et en Russie, impossible de déménager. Pour vivre quelque part, il faut une autorisation, le « propiska ». Et, à moins d’avoir beaucoup d’argent pour soudoyer les autorités, c’est quasiment impossible de quitter ce genre de ville. Sympathique, non ?
Du coup, pour survivre, ils produisent un maximum eux-mêmes : ils récoltent les baies dans la toundra, ramassent des herbes qui remplaceront le thé où agrémenteront la soupe. Ils ont aussi de petits jardins, mais difficiles à entretenir avec un hiver de 9 mois, et une moyenne de –25° au plus fort de l’hiver.
Le lendemain, bonne surprise, la pluie a cessé : je commence la randonnée, direction le lac Seïdozera. Le début du chemin se situe après le kombinat, à 3km de la ville. Je prends le bus de l’usine pour y aller, avec les employés. Je traverse ensuite l’usine. Une vraie ruine, avec un périmètre tout pollué tout autour. Et juste après commence la nature et les beaux paysages : une vallée toute de pierres, avec des montagnes à pic de chaque côte, puis un plateau recouvert de cailloux et de mousses, où on se repère avec des cairns, et enfin le lac au loin, avec une descente à travers la taïga, qui commence par une petite forêt de bouleaux nains, comme des bonzaïs géants. Je rencontre un groupe de russe, les « kosmopaïck » qui voyagent dans les lieux et sites liés aux météorites, OVNI et légendes mystiques, comme ce lac, sacré pour les Saams, en raison d’une tâche à forme humaine, haute d’une trentaine de mètre sur une falaise. Il paraît aussi que des gens deviennent fous après avoir séjourné au lac. Parfois, la brume tombe pendant 3 jours, on ne voit plus les cairns et les gens se perdent. On les retrouve fous, ou gelés au printemps suivants… J’arrive toujours à tomber dans des endroits spé…
Comme pour illustrer ces légendes, on perd la moitié du groupe, avant de passer une soirée bivouac tranquille. Surprise au matin, le lac, qui était parfaitement transparent le soir, est vert le matin. Mais c’est un vrai vert, profond, épais, comme si on avait versé de la peinture dans le lac. Je mets 5mm d’eau dans ma casserole, on ne voit plus le fond. Ce lac mérite bien sa réputation !
Au matin, je repars. Je fais un pari risqué : je vais jusqu’à un autre lac, où j’espère trouver un bateau pour la ville de Lovozera. S’il n’y a pas de bateau, il me faudra revenir sur mes pas, avec pas assez de bouffe pour aller jusqu’au bout. Pourvu qu’il n’y ait pas de brume !
Je me fais donc une journée de marche sur le bord du lac. En tout, je ne croise qu’un groupe de personnes qui bivouaquaient. Le paysage est magnifique, le lac décidemment vert. Puis j’arrive en soirée au bord du lac, en priant pour trouver un bateau. Il faut savoir que c’est un endroit vraiment paumé. Déjà, Revda se situe à 100km de la route principale, qui est l’axe de développement de la région. A part Revda et Lovozera, il n’y a rien d’autre que la forêt, des rivières et des lacs, sur des centaines de kilomètres. Je m’attends donc à trouver des pêcheurs ou des personnes faisant du tourisme fluvial, il n’y a aucun bateau régulier. Et là coup de chance, je vois des tentes, 3 mecs habillés en treillis (tenue de tous les russes qui passent leurs congés dans la nature) avec un catamaran gonflable. Je m’approche, et avant que je n’aie le temps d’ouvrir la bouche, on me demande si je sais ramer. Il faut être en effet 4 pour conduire le catamaran, et un de leur pote est malade et est rentré à Moscou. Me voilà embauché pour 10h de rames le lendemain ! On croit rêver… A part les moustiques, les esprits ont été plutôt cool avec moi !
Finalement, il pleut toute la nuit et la température baisse de 5°. Vu que je n’ai pas de vêtements étanches, mes nouveaux compagnons préfèrent ne pas partir à la rame. On profite alors de la visite surprise du garde nature, qui nous tracte pendant 3h avec son petit bateau à moteur. L’arrivée à Lovozera est magnifique : toutes les berges sont couvertes de petites cabanes à bateau colorées qui se reflètent dans l’eau du lac parfaitement immobile. Puis quand on se rapproche du centre, les barres d’habitation et les cheminées rappellent que quand même on est en Russie !
On fête notre retour à la terre avec quelques bières et un bon saucisson de renne. Et on reprend la route. Ils vont pagayer plus loin dans les rapides, et me déposent au passage à minuit à Revda où je retourne chez Natalia qui m’accueille à bras ouverts.
C’est intéressant de voir comment les russes voyagent. Les nouveaux riches partent à l’étranger, à Paris et à Nice, qui sont du dernier chic, et où ils peuvent allègrement claquer leurs sous. C’est assez flagrant à La Défense, où après une séance photo devant l’Arche, ils filent tout droit au centre commercial et ressortent les bras chargés de fringues et de grands crus. Les autres par contre voyagent beaucoup dans la nature. Ca a vraiment une autre dimension qu’en France. Ils sont très proches de la nature (même si par ailleurs ils ne la respectent pas toujours, il suffit de voir la quantité de détritus le long des routes) et adeptes des vacances tranquille au bord d’un lac ou d’une rivière, à pêcher, bivouaquer, randonner. En tout cas ceux que j’ai rencontré, parce qu’il y en a une bonne partie aussi qui sont fan des vacances à Sotchi, sur des plages qui feraient trouver celles de la Côte d’Azur peu peuplées l’été…
Le lendemain en route vers Mourmansk, en bus. 3h30 de bus depuis Revda, avec un changement. Je suis juste en transit à Mourmansk, je monte dans le 1er bus pour Nikel, non loin de la Norvège. Un contrôle du FSB au passage, quelques questions sur l’objet de mon voyage et ils recopient mon passeport et mon visa comme une photocopieuse. A 20km au nord de Mourmansk, il y a la ville de Severomorsk, port militaire nucléaire totalement fermé.
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Les moustiques 🤪
Il sont omniprésents, les bois, c’est leur pays !
La plupart du temps, c’est supportable, quand il n’y en a que 10 ou 20 à vous tourner autour. Mais parfois, ils s’énervent, par exemple en soirée ou après la pluie. Là on peut en avoir des centaines à voler autour de vous et à guetter la moindre faille pour vous bouffer. Ca donne vaguement l’impression d’être un caca odorant, avec son régiment de mouches qui se disent « hummm, le repas est servi ! ». De plus, ils n’ont aucune pudeur : ils entrent dans les oreilles, sous le pantalon, et piquent même à travers les vêtements.
Heureusement, on apprécie la biodiversité : il y a aussi les mouches noires, minuscules, elles ne font pas de bruit, on ne sent pas quand elles se posent, mais elles, elles embarquent carrément un bout de peau. Et aussi de gros moustiques marrons, qui volent à 30-40cm de vous et soudain attaquent en piquée et plantent directement leur effroyable pompe dans votre tendre petite chaire.
Pour y parer, 3 méthodes : Marcher vite (relou au moment de la pause ou le soir). Faire un feu et se mettre dans la fumée. Utiliser un anti-moustique. J’en ai un qui dure 8h. Les moustiques n’ont pas dû lire la notice parce qu’après 8mn ils sont d’attaque !Enfin, le refuge suprême, c’est la tente. Pour entrer, mettre son sac et fermer, il faut au maximum 20 secondes. Ca suffit pour laisser entrer 40 moustiques. Commence alors une séance rituelle d’écrasage de moustiques. A la fin on a une petite pâte de moustiques écrasés entre le pouce et l’index. Et pas moyen de sortir se rincer les doigts… Bonne nuit !
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Il faut 5h de bus ensuite pour rejoindre Nikel . Tout le temps on longe la ZATO ; toute la zone littorale fermée. Chaque sommet un peu plus haut que les autres est coiffé d’antennes et de radars. Puis au milieu on passe dans une zone militaire mais non fermée. Tous les passeports sont vérifiés, le mien l’est pendant 40mn par un militaire qui a l’air de vouloir m’enfler, ou de faire du zèle. Finalement ils me laissent passer. J’ai eu de la chance parce que je n’ai pas ma carte de sortie, qui est restée à Saint-Pétersbourg.
A partir de là, la paysage est exotique, parsemé de bases militaires (photos interdites, je préfère ne pas tenter…). Ici, des casernes avec des soldats qui s’exercent. Là, une colonne de char. Plus loin un parking de quelques centaines de blindés. En fait, la Norvège était au temps de l’URSS la seul frontière avec l’OTAN, la Finlande ayant signé avec Staline un traité : la Finlande reste neutre et les soviétiques ne l’occupent pas comme ailleurs en Europe de l’Est. D’où l’incroyable présence militaire… Et encore on ne voit pas tous les missiles atomiques qui doivent être planqués un peu partout.
Enfin, on arrive à Zapoliarni, puis 40mn plus tard à Nikel. Là le paysage est encore plus exotique. Fini les bases militaires, elles sont remplacées par des collines marrons, vierges de toute végétation, avec des petits pics qui un jour furent des arbres. On se demande s’il y a eu un essai nucléaire, mais en fait il semble que ça soit simplement les émissions des kombinats d’extraction et de transformation de nickel qui se trouvent dans les 2 villes. Ambiance post-apocalyptique sympathique ! Je descend à Nikel, le terminus. La ville est collée au kombinat, heureusement les vents dominants sont dans le bon sens. Mais bon, l’espérance de vie ne doit quand même pas être top. Le décor alentours est constitué de collines ravagées. La ville est toute glauque.
Je ne m’attarde pas, la frontière norvégienne est à 30km, ça doit être plus propre là-bas pour poser la tente. Vu qu’il n’y a pas de transports en commun qui passent la frontière, je pars en stop et me fait prendre très vite par un norvégien qui est allé faire le plein de produits pas chers en Russie. On passe la seule douane entre les 2 pays ; à 20h, on est la 40ème voiture de la journée… Heureusement qu’il m’a pris ! J’y serai encore sinon ! On passe un no man land de 15km entre les 2 pays, hérissé de miradors. Puis on arrive en Norvège.
Changement radical. Ce sont 2 mondes différents. Côté norvégien, tu peux boire dans n’importe quel ruisseau, tout est propre, tout est pur. Fini les barres d’habitations, place aux maisons individuelles de toutes les couleurs. On sent qu’on est arrivé dans un autre monde ! Mon chauffeur me pose sur les bords d’un fjord, je bivouaque et profite du coucher de soleil, de 22h à 3h du matin. Je n’ai pas le courage d’enchaîner le lever de 3h à 7h. C’est très pratique ces jours polaires : ça fait faire des économies considérables en lampe de frontale. Par contre, les moustiques ne vont jamais se coucher. Ca c’est vraiment ballot.
Je croyais être arrivé au paradis, mais je déchante vite le lendemain : il pleut presque toute la journée et il commence à vraiment cailler. C’est ça la contrepartie des 69° de latitude nord. Ensuite je passe une journée passionnante sur le bord de la route pour faire du stop. Une voiture toutes les 6 minutes, et une chance sur 25 de se faire prendre. Ca fait 2h30 d’attente pour chaque lift. Plutôt ennuyeux. Mais on m’avait prévenu que par ici, les gens n’aiment pas trop les étrangers et voient les touristes pas d’un très bon œil. J’en ai fait les frais. Je veux retourner en Russie ! Heureusement le paysage est magnifique, comme le Connemara ou l’Ecosse : des collines sur lesquelles s’alternent pierres et mousses, le sommet caché par les nuages et le pied se jetant dans la mer ou un fjord. Pour agrémenter le tout, les rennes sont omniprésents. Les voitures vont très lentement tant le risque de shooter l’animal malentendant sont fortes. En voiture, on en voit toutes les 10mn. Ils sont en liberté l’été, puis sont regroupés l’hiver. Les nomades saams s’occupent de la transhumance et traversent avec eux de vastes étendues de forêt, jusqu’en Laponie. Pas le temps de les voir, dommage. Tant pis, il faudra revenir☺ Il paraît que ça donne une très bonne viande après. Les russes eux ne semblent pas l’apprécier, parce que de l’autre côté de la frontière en n’en voit pas un seul. L’explication est que les rennes se nourrissent d’une plante très sensible à la pollution, jusqu’aux traces d’essences sur les bords des routes. Côté russe ils ne sont pas très forts là-dessus…
Finalement j’arrive à Bugoynes, un village de pêcheurs de 300 habitants environ, un paquet de maisons colorées blotties sur une presqu’île. On y pêche le « king crab », le même que celui qui s’échappe des fermes d’élevage ailleurs et zigouille tous les autres pauvres petits crabes. Le village est joli mais vraiment trop froid. La nuit la tempête se lève : il pleut, beaucoup de vent, 5°… J’ai dû mettre la tente dans un jardin pour avoir un peu d’abri, c’est impossible ailleurs. La tente souffre terriblement, et moi au dessous je ne dors pas. Au matin, je dois repartir pour Kirkenes, puis la Russie. Je remballe tout sous la pluie, sous le regard stupide des propriétaires qui me regardent par la fenêtre en se disant « qu’est ce qu’il doit avoir froid ! ». Effectivement, je suis gelé. Je commence le stop à la sortie du village. Une dame me fait de grands signes. Elle voit que j’ai froid et m’invite chez elle à prendre un café, une douche chaude, un repas… Pas le temps d’en profiter, elle connaît tout le village et me trouve une voiture qui partait à l’instant pour Kirkenes. Dommage, j’aurais bien aimé discuter et voir un peu comment ils vivent dans un village aussi éloigné de tout. Et essayer de comprendre un peu ces gens qui me font penser à des îliens ou des montagnards, bourrus, peu accueillants, vivant dans des conditions extrêmes, mais qui peuvent aussi être très ouverts dès qu’on a brisé la glace.
Vu que presque tous les Norvégiens parlent un anglais impeccable, la communication est facilitée. Au début je pensais que nous Français étions vraiment mauvais pour les langues, mais en fait les Norvégiens trichent, leur langue ressemble beaucoup à l’anglais (sauf l’accent, qui est comme dans la pub Krisproll).
Retour à Kirkenes, que beaucoup qualifient de ville russe compte-tenu du grand nombre de russes qui y ont élu domicile en raison de la meilleure qualité de vie. En tout cas ça ne ressemble pas du tout à la Russie. C’est une petite ville de 5000 habitants qui figure sur toutes les cartes compte-tenu de sa position délicate pendant la guerre froide. Mauvaise surprise : le bus pour Mourmansk coûte plus de 50€. J’avais payé 6€ en Russie pour faire presque le même chemin en sens inverse. Et oui, c’est pas le même niveau de vie la Norvège. Même pour des Français c’est cher. On le comprend très vite quand on va dans les magasins. Finalement, j’ai trouvé une solution « à la russe » ; je suis allé demandé aux chauffeurs des rares voitures immatriculées en Russie s’ils partait pour Mourmansk, et bien sûr, dès qu’il y a un business à faire, il y a toujours un russe derrière, je suis tombé sur un gars qui fait tous les jours l’aller-retour en voiture et prend les gens qui n’ont pas de place dans le bus où le trouvent trop cher. Et l’avantage c’est que le retour est bouclé en 3h là où le bus en prend 5. 2 jours en Norvège, c’était court, mais avec le temps et sans voiture c’était déjà beaucoup. Mais ça appelle à un autre voyage.
Arrivée à Mourmansk le soir, j’appelle Vitali qui m’avait donné son numéro dans un bus quelques jours auparavant. Il vient avec Max, un de ses amis, habillé tout en noir, et on part chercher un hôtel. Il y a le choix entre les hôtels type occidentaux, à 50€ la nuit, et les hôtels russes à 4€ la nuit. C’est un peu miteux, mais pour le prix on s’y fait. Sauf que pour les étrangers les prix sont multipliés par 5. Assez énervant. Au 3ème, je me décide à rester malgré tout, mais mes compagnons ne me laissent pas, ils ne veulent pas me laisser me faire arnaquer royalement devant leurs yeux. Du coup Max m’invite chez lui. Il habite chez ses parents dans une barre d’habitation. Comme toujours dans ces pays là, très moche dehors, mais très confortable à l’intérieur, décoré et aménagé avec soin. On a passé la soirée à discuter devant quelques bières.
Puis le lendemain, ils m’ont fait un programme de visite de la ville, assez inédit : Mourmansk par les hauteurs ! Ca consiste à se promener sur les collines, au milieu de rochers et de mousses, avec plein de vent et 6°. On commence par Aliocha, une statue de soldat d’au moins 30m de haut qui domine la ville et surveille les nazi qui jadis menaçaient au loin. Jolie vue sur le port et le brise-glace nucléaire. Puis on se retrouve dans une carrière de pierre et sur d’autres collines. Je suis sûr que ça n’est pas dans le programme des tour-operators (évidemment : il n’y a pas de tour-operators à Mourmansk. Il n’y a pas de touristes de toute façon) ! Après 5h de marche, on redescend en ville. Moi je suis gelé, les autres sont peinards en t-shirt. C’est vrai qu’eux autres ont une autre conception du chaud et du froid.
Direction le café, où on rejoint 2 autres gars tout en noir et où on goûte la bière locale. On parle hard-rock, ils s’inquiètent de savoir si en France on a des groupes vu qu’ils n’en connaissent aucun. Ils me montrent des photos de leur dernier concert, lors d’une soirée qu’ils ont organisé en mémoire d’un chanteur de métal disparu quelques années avant. C’est super intéressant de voir la jeunesse de Mourmansk. Ils n’ont pas du tout les mêmes valeurs que leurs aînés, sont beaucoup plus ouverts au monde, ont envie de voyager, ne sont plus attaché à un système qu’ils n’ont connu que dans leur enfance. Les temps changent… Est-ce que ça deviendra à terme comme chez nous ? J’ai un doute, même si les modes de vie et les cultures vont se rapprocher, je pense qu’il existe une profonde identité russe qui fera que ça sera toujours différent là-bas.
Le soir ils m’accompagnent à la gare et le train repart, 29h jusqu’à Saint-Pétersbourg. Dommage, c’était court et il y avait encore beaucoup à voir et à vivre. D’autant plus qu’un voyage est d’autant plus intéressant qu’on parle couramment la langue et qu’on peut avoir de vraies discussions solides avec les gens qu’on rencontre. Je trouve également la Russie beaucoup plus intéressante en dehors de Moscou et Saint-Pétersbourg, où les mentalités sont très différentes. La vie est complètement différente en dehors de ces villes, et les gens naturellement beaucoup plus accueillants et ouverts à discuter, beaucoup plus directs, beaucoup plus russes.
Voyage à travers la Carélie et la péninsule de Kola (vidéo) English translation pending
Une contribution aux voyages immobiles imposés par le confinement.
https://www.youtube.com/watch?v=fbOP80TVwiM&t=73s
https://www.youtube.com/watch?v=fbOP80TVwiM&t=73s
Cherche quelqu'un pour me ramener du Gotu Kola de l'Inde ou du Sri Lanka English translation pending
cherche quelq'un qui pourait me ramener de l ' INDE ou de SRI LANKA
UNE GROSSE POIGNEE DE GRAINES à REPLANTER OU EN TEINTURE MERE OU QUELQUES TUBES DE CREME SI ça
existe
de GOTU KOLA
s'apelle aussi SCENTELLA ASIATICA
POUR ECZEMA ET VARICES EN MEDECINE TRADITIONNELLE
MEME SI TRES PEU DE GENS ONT DES VARICES EN ASIA C EST CULTIVé LA BAS
SI EN TEINTURE MERE ça EXISTE PAS , il doit bien y a voir des racines pour mauvaise circulation veineuse ou en
FEUILLES
extrait de GOTU KOLA
N A RIEN A VOIR AVEC LA NOIX DE KOLA
ET COMMENT ça SE REPLANTE en EUROPE
merci pour le coup de main ça doit pas etre bien cher sur place suis basé dans le sud ouest
à bientot
UNE GROSSE POIGNEE DE GRAINES à REPLANTER OU EN TEINTURE MERE OU QUELQUES TUBES DE CREME SI ça
existe
de GOTU KOLA
s'apelle aussi SCENTELLA ASIATICA
POUR ECZEMA ET VARICES EN MEDECINE TRADITIONNELLE
MEME SI TRES PEU DE GENS ONT DES VARICES EN ASIA C EST CULTIVé LA BAS
SI EN TEINTURE MERE ça EXISTE PAS , il doit bien y a voir des racines pour mauvaise circulation veineuse ou en
FEUILLES
extrait de GOTU KOLA
N A RIEN A VOIR AVEC LA NOIX DE KOLA
ET COMMENT ça SE REPLANTE en EUROPE
merci pour le coup de main ça doit pas etre bien cher sur place suis basé dans le sud ouest
à bientot
Russie: en canoe sur les rivières de Carélie et Kola English translation pending
Coucou,
Départ prochain pour Tallinn puis St Petersbourg. A 2 et pour 4 semaines, canoes gonflables en bandollières, nous progetons de descendre la rivière Kem jusqu'à son embouchure (Mer blanche face aux Solovetski) puis certainement la Voronia, plus au Nord et cette fois dans la Toundra.
St petersbourg est notre base pour trois jours : Quelqu'un connait-il une adresse pour trouver de bonnes cartes de Carélie et de l'oblast de Mourmansk? Existe-t'il un magasin pour trouver un réchaud, des "objets campement" et éventuellement du matériel pour navigation fluviale (type pagaies ou bidons étanches) à St Petersbourg ou Petrozavodsk? Avec un visa obtenu grâce à un faux voucher 30 jours à St Petersbourg, les douaniers risquent-ils d'être tatillons avec 2 petits Français entrant avec des bateaux Gonflables? Sortant quelques 1000 km plus au Nord pour la Norvège? Quand on ne quitte pas les campgnes (voir la forêt ou la toundra), y a t-il une combine pour se faire enregistrer? Est-ce si important? Quelqu'un a t'il déja pris du poisson dans ces coins?
Assez de questions (j'en garde en reserve). Merci. Jibb
Assez de questions (j'en garde en reserve). Merci. Jibb
Sichuan: trek de cinq à sept jours entre Gongga Shan et Minya Konka? English translation pending
Bonjour à tous,
Je serai dans le Sichuan début août pour une durée de 10 jours, je prévois d’aller faire un peu de trekking à Gongga shan/Minya Konka ( près du glacier Hailouguo) pour 5-7 jours Je recherche des informations sur les itinéraires de trekking dans cette région qui dureraient environ 4 jours (sans compter les transports). J’aimerais également savoir s’il est indispensable de prendre un guide ou s’il est possible de se débrouiller seul.
Merci d’avance pour votre aide
Sam
Je serai dans le Sichuan début août pour une durée de 10 jours, je prévois d’aller faire un peu de trekking à Gongga shan/Minya Konka ( près du glacier Hailouguo) pour 5-7 jours Je recherche des informations sur les itinéraires de trekking dans cette région qui dureraient environ 4 jours (sans compter les transports). J’aimerais également savoir s’il est indispensable de prendre un guide ou s’il est possible de se débrouiller seul.
Merci d’avance pour votre aide
Sam
Agence pour voiture avec chauffeur en Inde English translation pending
Bonjour
Nous partons en Inde au Rajasthan en Novembre , nous avons trouvés une agence KALKA TRAVELS à New Delhi , si vous avez voyagé avec cette agence merci de nous donner des informations sur votre séjour avec cette agence.
Merci
Antarctique à la voile, en livres English translation pending
Bonjour,
cette discussion fait suite à celle "Antarctique à la voile" qui se voulait plus technique. Kola l'a orienté vers la lecture et je propose donc de changer de rubrique.
Il m'a parlé de deux livres :
"Zona Frigida", de la Norvégienne Anne B Ragde (ça se passe en Arctique) ,
puis de "Traversée" de l'Australienne Nikki Gemmel.
De mon côté je lui ai parlé d'Isabelle Autissier, qui ne se contente pas de naviguer, mais écrit aussi très bien.
Nous en étions à justement parler d'Isabelle et il me demandait ce que je lui conseillait. Voici ma réponse :
D'Isabelle Autissier, j'ai récemment lu "Soudain seuls". D'abord, j'ai trouvé que c'était un livre d'aventures classique, avec de grosses invraisemblances. Mais la 2e partie aborde des thèmes très forts qui vont bien au-delà de la simple découverte de ces terres très rudes.
D'Isabelle Autissier, j'ai récemment lu "Soudain seuls". D'abord, j'ai trouvé que c'était un livre d'aventures classique, avec de grosses invraisemblances. Mais la 2e partie aborde des thèmes très forts qui vont bien au-delà de la simple découverte de ces terres très rudes.
Trek en pays Gurung English translation pending
Bonjour,
Je viens de rentrer d'un mini-trek en pays Gurung dans la région de Kolki. Logement chez l'habitant. Conditions sommaires. Mais tellement enrichissant! Cette route n'est plus empruntée par les touristes donc ceux qui recherchent un trek original, je ne peux que leur conseiller à condition qu'ils ne soient pas regardant sur le confort.
Vous avez un résumé ici: http://mimi-bulle.blogspot.com/2013/12/musique-trek-en-pays-gurung-211213.html
Mais j'en profite aussi pour vous préciser que lors d'un hebergement dans une école (super expérience encore une fois), le proviseur m'a demandé de rechercher des bénévoles s'il y avait des gens intéressés. Pas de compétences requises, juste l'envie de partager. Un anglais correct est nécessaire mais sans plus. Je viens de publier un post sur ce sujet dans la rubrique bénévolat.
Donc, si vous cherchez une combinaison trek/bénévolat, ce trek est fait pour vous.
PS: me contacter en MP si vous êtes intéressés par le bénévolat.

Je viens de rentrer d'un mini-trek en pays Gurung dans la région de Kolki. Logement chez l'habitant. Conditions sommaires. Mais tellement enrichissant! Cette route n'est plus empruntée par les touristes donc ceux qui recherchent un trek original, je ne peux que leur conseiller à condition qu'ils ne soient pas regardant sur le confort.
Vous avez un résumé ici: http://mimi-bulle.blogspot.com/2013/12/musique-trek-en-pays-gurung-211213.html
Mais j'en profite aussi pour vous préciser que lors d'un hebergement dans une école (super expérience encore une fois), le proviseur m'a demandé de rechercher des bénévoles s'il y avait des gens intéressés. Pas de compétences requises, juste l'envie de partager. Un anglais correct est nécessaire mais sans plus. Je viens de publier un post sur ce sujet dans la rubrique bénévolat.
Donc, si vous cherchez une combinaison trek/bénévolat, ce trek est fait pour vous.
PS: me contacter en MP si vous êtes intéressés par le bénévolat.

La Laponie russe est un extraordinaire terrain d'aventure English translation pending
Je voudrais tout d'abord remercier Nikolaï pour son post '10 jours dans la péninsule de Kola' que j'ai du lire une bonne dizaine de fois. Les infos sur cette région sont plutôt rares et son texte est vraiment intéressant et toujours d'actualité.
Pour les personnes intéressées ou curieuses, voilà le récit de notre périple en 4x4 (juillet 2013) que je vais essayer d'agrémenter de quelques photos.
Après avoir passé le Cercle polaire en Finlande et remonté jusqu’en Norvège, nous arrivons à la frontière Norvège-Russie de Skorkog où nous étions déjà venus en 2004. Nous avions alors trouvé un lieu touristique avec panneau explicatif et kiosque à souvenirs. Aujourd’hui, le panneau a disparu et le kiosque est fermé. Peu importe, nous sommes là pour passer la frontière et découvrir cette partie de Laponie qui nous est encore inconnue. Coté norvégien, la barrière s’ouvre sans même que l’on ne se soit arrêté mais coté russe, les formalités durent une heure et l’ambiance est froide voir glaciale pour AS qui doit attendre en plein courant d’air pendant le contrôle du véhicule. Pas de mots gentils ni de sourires, seuls des petits dépliants des douanes de Murmansk posés sur une table semblent nous souhaiter la bienvenue. Puis la route longe la frontière matérialisée par une clôture barbelée, éclairée et surveillée. Après 50 minutes et quelques errements, nous découvrons les villes minières de Nikel et Zapoliarny. Les logements collectifs soviétiques (qui ressemblent aux barres d’immeubles de nos banlieues) sont regroupés à deux pas du combinat et des mines d’extraction du minerai. La nature est marquée par les importants rejets de dioxyde de souffre, le sol est marron et la végétation a disparu. C’est un véritable cauchemar pour nous qui sortons de douze jours en Scandinavie et ce n’est pas la météo médiocre qui égaie quoi que ce soit. Nous nous arrêtons manger un peu plus loin, à Petchenga, près de la faucille et du marteau, symbole du communisme, avec vue sur les immeubles délabrés mais habités. Nous sommes près de la mer de Barents mais il est inutile de songer à s’en approcher. Toute cette zone est une ZATO réglementée et interdite aux étrangers. De multiples panneaux, des antennes et l’omniprésence des militaires et des casernes nous le confirment. En fin d’après midi, nous arrivons à Murmansk.
Après avoir passé le Cercle polaire en Finlande et remonté jusqu’en Norvège, nous arrivons à la frontière Norvège-Russie de Skorkog où nous étions déjà venus en 2004. Nous avions alors trouvé un lieu touristique avec panneau explicatif et kiosque à souvenirs. Aujourd’hui, le panneau a disparu et le kiosque est fermé. Peu importe, nous sommes là pour passer la frontière et découvrir cette partie de Laponie qui nous est encore inconnue. Coté norvégien, la barrière s’ouvre sans même que l’on ne se soit arrêté mais coté russe, les formalités durent une heure et l’ambiance est froide voir glaciale pour AS qui doit attendre en plein courant d’air pendant le contrôle du véhicule. Pas de mots gentils ni de sourires, seuls des petits dépliants des douanes de Murmansk posés sur une table semblent nous souhaiter la bienvenue. Puis la route longe la frontière matérialisée par une clôture barbelée, éclairée et surveillée. Après 50 minutes et quelques errements, nous découvrons les villes minières de Nikel et Zapoliarny. Les logements collectifs soviétiques (qui ressemblent aux barres d’immeubles de nos banlieues) sont regroupés à deux pas du combinat et des mines d’extraction du minerai. La nature est marquée par les importants rejets de dioxyde de souffre, le sol est marron et la végétation a disparu. C’est un véritable cauchemar pour nous qui sortons de douze jours en Scandinavie et ce n’est pas la météo médiocre qui égaie quoi que ce soit. Nous nous arrêtons manger un peu plus loin, à Petchenga, près de la faucille et du marteau, symbole du communisme, avec vue sur les immeubles délabrés mais habités. Nous sommes près de la mer de Barents mais il est inutile de songer à s’en approcher. Toute cette zone est une ZATO réglementée et interdite aux étrangers. De multiples panneaux, des antennes et l’omniprésence des militaires et des casernes nous le confirment. En fin d’après midi, nous arrivons à Murmansk.
Voyage en Inde avec une agence English translation pending
Nous souhaitons partir en Inde et plus particulièrement au rajasthan au mois de juillet. Est-ce que quelqu'un connaît l'agence Kalka Travel - voyageeninde pour louer une voiture avec chauffeur ? ou sinon le nom d'une agence sérieuse ? Ensuite quel hôtel à Dehli ?
Nous nous rendons ensuite à Agra, que me conseillez-vous comme hôtel ?