Results for "Mont-Tremblant+et+(trajet+ou+transport+ou+route+ou+bus+ou+voiture+ou+vélo)+|+128"
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Planning a bike trip?
Who are you? Where are you from? Where are you going?
Like last year at this time, a post about bike travel ideas.
How many of us are preparing a trip planned for this year? Probably a lot.
What’s yours—the one you’ve been dying to do for so long, maybe too long? For us, it’s a modest PARIS-MARATHON by bike, followed by MARATHON-ATHENS on foot in June 2010. And you?
May the passion keep growing before, during, and after! Happy planning and safe travels to everyone.
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How many of us are preparing a trip planned for this year? Probably a lot.
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Cinq semaines au Canada: parc dans l'Ouest et Québec English translation pending
Bonjour à tous,
Vu qu'après une lecture du guide du routard sur le Canada, je suis loin d'être décidé, je me permets de m'en remettre à vous. J'aimerais partir 5 semaines au Canada (mi-juillet à fin août) avec comme envie, la découverte des belles villes (Toronto, Québec, Montréal...), des randos dans les parcs nationaux (les rocheuses), quelques jours en canoë (je ne sais pas quel parc s'y prête le mieux?), et un petit passage aux chutes de Niagara.
Je n'aurai pas la possibilité de louer une voiture, par contre, j'ai droit à 2 vols. Je comptais donc arriver à Calgary (ou Vancouver) et ensuite prendre un vol vers Montréal.
Je me pose des questions quand au mode de transport, sans voiture est-ce faisable? Pour les parcs, les explicatifs du guide m'ont un peu déçu, lequel consseilleriez vous (Baff, Jasper)? Sont-ils joignables sans voiture? Pour la partie Est, je comptais aller de Montréal à la ville de Québec et ensuite à Tadoussac pour l'observation des mamiphères marins. Et ensuite retour vers Toronto et les chutes. Est-ce que j'oublie quelque chose.
Voilà, beaucoup de question donc,
Merci à vous pour votre aide,
Patrick
Vu qu'après une lecture du guide du routard sur le Canada, je suis loin d'être décidé, je me permets de m'en remettre à vous. J'aimerais partir 5 semaines au Canada (mi-juillet à fin août) avec comme envie, la découverte des belles villes (Toronto, Québec, Montréal...), des randos dans les parcs nationaux (les rocheuses), quelques jours en canoë (je ne sais pas quel parc s'y prête le mieux?), et un petit passage aux chutes de Niagara.
Je n'aurai pas la possibilité de louer une voiture, par contre, j'ai droit à 2 vols. Je comptais donc arriver à Calgary (ou Vancouver) et ensuite prendre un vol vers Montréal.
Je me pose des questions quand au mode de transport, sans voiture est-ce faisable? Pour les parcs, les explicatifs du guide m'ont un peu déçu, lequel consseilleriez vous (Baff, Jasper)? Sont-ils joignables sans voiture? Pour la partie Est, je comptais aller de Montréal à la ville de Québec et ensuite à Tadoussac pour l'observation des mamiphères marins. Et ensuite retour vers Toronto et les chutes. Est-ce que j'oublie quelque chose.
Voilà, beaucoup de question donc,
Merci à vous pour votre aide,
Patrick
Suite prépa d'un juillet 2015 namibien - A la recherche d'aides, de conseils, d'idées, de rires... English translation pending
Bonjour,
En janvier dernier nous avons décidé de partir découvrir la Namibie sur une base de 22 nuits sur place plus 2 en avion, du 8 au 31 juillet 2015. Depuis, je me suis lancée dans la prépa de ce voyage...
Vous retrouverez tout le clavardage autour de nos questions de résas d'avion, d'hébergements, de choix de voiture, de petits détails de la vie quotidienne, de budget, d'itinéraire et d'organisation de nos 12 premiers jours par là... Un grand merci à toutes celles et tous ceux qui y ont largement contribué 😉
Comme j'ai conscience qu'il peut être complexe d'entrer dans une très longue discussion qu'on a pas suivi, vous en trouverez une synthèse par ici...
L'itinéraire choisi est le suivant - qqs détails à ajuster mais globalement le parcours est bon...

Si une de ces journées vous intéresse, c'est en première partie...

Au fil des échanges et de mes recherches, j'ai ouvert une page de sites Internet aidants, il y en a plus de 50...
Ce second post va correspondre à la prépa détaillée des 12 journées suivantes... Bien sûr, les tours et détours autour de ce voyage sont toujours encouragés et bienvenus... J'apprécie d'être déjà dans l'ambiance voyage par ce biais... J'aime aussi bcp les instants détente...
D'avance, merci à celles et ceux d'entre vous nous aidant dans cette suite de prépa de nos espérés beaux moments voyagesques 2015...
En janvier dernier nous avons décidé de partir découvrir la Namibie sur une base de 22 nuits sur place plus 2 en avion, du 8 au 31 juillet 2015. Depuis, je me suis lancée dans la prépa de ce voyage...
Vous retrouverez tout le clavardage autour de nos questions de résas d'avion, d'hébergements, de choix de voiture, de petits détails de la vie quotidienne, de budget, d'itinéraire et d'organisation de nos 12 premiers jours par là... Un grand merci à toutes celles et tous ceux qui y ont largement contribué 😉
Comme j'ai conscience qu'il peut être complexe d'entrer dans une très longue discussion qu'on a pas suivi, vous en trouverez une synthèse par ici...
L'itinéraire choisi est le suivant - qqs détails à ajuster mais globalement le parcours est bon...

Si une de ces journées vous intéresse, c'est en première partie...

Au fil des échanges et de mes recherches, j'ai ouvert une page de sites Internet aidants, il y en a plus de 50...
Ce second post va correspondre à la prépa détaillée des 12 journées suivantes... Bien sûr, les tours et détours autour de ce voyage sont toujours encouragés et bienvenus... J'apprécie d'être déjà dans l'ambiance voyage par ce biais... J'aime aussi bcp les instants détente...
D'avance, merci à celles et ceux d'entre vous nous aidant dans cette suite de prépa de nos espérés beaux moments voyagesques 2015...
Transport de Montréal aux chutes Niagara English translation pending
dans 15 jours je vais visiter le canada Est. je reste 10 jours aux environs de Montréal. Il parait que de ne pas voir les chutes du Niagara serait une ....faute grave !😕
cela fait 650 kms !!! avez vous une solution, j'ai entendu dire par Hydravion ??? merci de vos réponses.
cela fait 650 kms !!! avez vous une solution, j'ai entendu dire par Hydravion ??? merci de vos réponses.
Itinéraire de quinze jours au Québec en juillet 2013 English translation pending
Bonjour à tous!
Je me tourne vers vous pour vous demander des avis sur notre itinéraire prévu au Québec (et un peu en Ontario) pour juillet prochain, et pour avoir quelques conseils.
J1 : Paris-Montréal.
J2 : Montréal.
J3 : Montréal.
J4 : Montréal-Québec La liaison se fera en car avec Orléans Express tôt le matin.
J5 : Québec.
J6 : Québec-La Malbaie Prise de la voiture de location en centre-ville de Québec. - chutes Montmorency - Ste Anne de Beaupré - Baie St Paul
J7 : La Malbaie-Tadoussac - randonnée dans le parc des hautes gorges
J8 : Tadoussac et environs. - croisière ou kayak vers les Escoumins... visite de la ville de Tadoussac...
J9 : Tadoussac-Roberval - Ste Rose du Nord
J10 : Roberval et les environs - Zoo de St Félicien
J11: Roberval-St Alexis de Monts - séjour en pourvoirie
J12 : St Alexis Pourvoirie.
J13 : St-Alexis-Ottawa Remise du véhicule en début d'après-midi. Visite de la ville.
J14 : Ottawa-Montréal - visite du musée à Gatineau. Car Greyhound pour rentrer à Montréal en fin de soirée.
J15 : Montréal-Paris Vol tard dans la soirée.
- Cet itinéraire est-il faisable? On voudrait quand même prendre le temps de découvrir ce petit bout de pays, et non passer notre temps dans les transports ou la voiture.
- Initialement, l'an dernier, on avait déjà prévu d'aller au Canada (Québec+ Ontario). Notre voyage n'a pas pu se faire pour plusieurs raisons. Mais on avait prévu les chutes du Niagara et Toronto. Tout le monde me dit que d'aller au Canada et ne pas voir Niagara est un vrai sacrilège... Bon admettons. Sauf que NIagara, c'est sacrément loin de tout, sauf de Toronto. Mais ayant déjà vu NY, est-ce qu'on ne sera pas trop déçu par Toronto? Surtout que du coup, si je reprends le trajet de l'an dernier, ça nous fait des jours de location de voiture en plus, donc de l'argent supplémentaire à dépenser. Les chutes en valent-elles le coup à ce point?
- Passer 3jours pleins à Montréal est-ce nécessaire? Je préfère rentrer plus tôt d'Ottawa en J14 pour être sur place en J15 et prendre l'avion. Même s'il est en fin de soirée, cela me rassure plus. Mais en début de séjour? J'entends tout et son contraire.
- En J7 dans le Charlevoix, peut-on faire le petit détour par le parc des Hautes-gorges, faire une randonnée de quelques heures et faire ensuite le trajet jusqu'à Tadoussac et prendre le traversier? La route jusqu'au parc est-elle "belle", ou bien ça va nous prendre des heures pour faire une trentaine de kilomètres?
- en J8 : Qu'est-ce qu'on peut faire dans les environs de Tadoussac, à part les baleines qui ne nous prendront pas la journée? Y a-t-il de chouettes balades dans cette partie du fjord?
- prendre les cars comme transport pour certaines parties du trajet est-ce judicieux? Cela nous économise des jours de location/de parking/et d'essence. Je pense donc que financièrement, on est gagnants.
Je vous remercie d'avance pour votre aide dans la finalisation de notre séjour.
J1 : Paris-Montréal.
J2 : Montréal.
J3 : Montréal.
J4 : Montréal-Québec La liaison se fera en car avec Orléans Express tôt le matin.
J5 : Québec.
J6 : Québec-La Malbaie Prise de la voiture de location en centre-ville de Québec. - chutes Montmorency - Ste Anne de Beaupré - Baie St Paul
J7 : La Malbaie-Tadoussac - randonnée dans le parc des hautes gorges
J8 : Tadoussac et environs. - croisière ou kayak vers les Escoumins... visite de la ville de Tadoussac...
J9 : Tadoussac-Roberval - Ste Rose du Nord
J10 : Roberval et les environs - Zoo de St Félicien
J11: Roberval-St Alexis de Monts - séjour en pourvoirie
J12 : St Alexis Pourvoirie.
J13 : St-Alexis-Ottawa Remise du véhicule en début d'après-midi. Visite de la ville.
J14 : Ottawa-Montréal - visite du musée à Gatineau. Car Greyhound pour rentrer à Montréal en fin de soirée.
J15 : Montréal-Paris Vol tard dans la soirée.
- Cet itinéraire est-il faisable? On voudrait quand même prendre le temps de découvrir ce petit bout de pays, et non passer notre temps dans les transports ou la voiture.
- Initialement, l'an dernier, on avait déjà prévu d'aller au Canada (Québec+ Ontario). Notre voyage n'a pas pu se faire pour plusieurs raisons. Mais on avait prévu les chutes du Niagara et Toronto. Tout le monde me dit que d'aller au Canada et ne pas voir Niagara est un vrai sacrilège... Bon admettons. Sauf que NIagara, c'est sacrément loin de tout, sauf de Toronto. Mais ayant déjà vu NY, est-ce qu'on ne sera pas trop déçu par Toronto? Surtout que du coup, si je reprends le trajet de l'an dernier, ça nous fait des jours de location de voiture en plus, donc de l'argent supplémentaire à dépenser. Les chutes en valent-elles le coup à ce point?
- Passer 3jours pleins à Montréal est-ce nécessaire? Je préfère rentrer plus tôt d'Ottawa en J14 pour être sur place en J15 et prendre l'avion. Même s'il est en fin de soirée, cela me rassure plus. Mais en début de séjour? J'entends tout et son contraire.
- En J7 dans le Charlevoix, peut-on faire le petit détour par le parc des Hautes-gorges, faire une randonnée de quelques heures et faire ensuite le trajet jusqu'à Tadoussac et prendre le traversier? La route jusqu'au parc est-elle "belle", ou bien ça va nous prendre des heures pour faire une trentaine de kilomètres?
- en J8 : Qu'est-ce qu'on peut faire dans les environs de Tadoussac, à part les baleines qui ne nous prendront pas la journée? Y a-t-il de chouettes balades dans cette partie du fjord?
- prendre les cars comme transport pour certaines parties du trajet est-ce judicieux? Cela nous économise des jours de location/de parking/et d'essence. Je pense donc que financièrement, on est gagnants.
Je vous remercie d'avance pour votre aide dans la finalisation de notre séjour.
La voie verte véloroute du grand sentier Transcanadien English translation pending
Bonjour
Le projet : Un sentier qui traverserait le Canada . Le Grand Sentier comprendra 24 000 km de pistes multi-usages qui traversera le Canada La mission de Sentier Transcanadien consistera à améliorer et à étendre le Sentier en cherchant le soutien nécessaire. Claudio, sta matin, va savoir pourquoi, rêve tout à coup d'y péripater un bout ..
simple phantasme passager ? ou véritable projet ? allez savoir oui je sais il existe qlq posts sur le sujet sur VF, mais semblent dater un peu
si qlq cyclonautes ont des conseils, infos, claudio achète pour un projet 2018 ?
cbandiera.free.fr/...anada-grand-sentier/ merci claudio de la faverges

Le projet : Un sentier qui traverserait le Canada . Le Grand Sentier comprendra 24 000 km de pistes multi-usages qui traversera le Canada La mission de Sentier Transcanadien consistera à améliorer et à étendre le Sentier en cherchant le soutien nécessaire. Claudio, sta matin, va savoir pourquoi, rêve tout à coup d'y péripater un bout ..
simple phantasme passager ? ou véritable projet ? allez savoir oui je sais il existe qlq posts sur le sujet sur VF, mais semblent dater un peu
si qlq cyclonautes ont des conseils, infos, claudio achète pour un projet 2018 ?
cbandiera.free.fr/...anada-grand-sentier/ merci claudio de la faverges

Montréal-New York en voiture de location ou autre transport? English translation pending
Bonjour,
Nous allons séjourner à montréal du 18/12 au 01/01 prochain avec nos 2 enfants.
Est-il possible de se rendre à new york avec une voiture louée au canada ? Si oui à quels tarifs environ et quelles formalités à accomplir (passage en douane avec passeports français, visas etc...) ? Est-ce envisageable à cette saison (neige, gel sur les routes etc...) Sinon y-a-t-il d'autres possibilités (train, car etc...) ?
(j'ai regardé pour l'avion mais le moins cher m'annonce des tarifs de 1400€ A/R pour 4 😮 trop cher !!!)
Merci d'avance à ceux qui pourront me renseigner !!!
Vanessa
Merci d'avance à ceux qui pourront me renseigner !!!
Vanessa
Vacances courtes et sportives autour de Montréal English translation pending
Bonjour,
Je pars du 25 Septembre au 2 Aout en vacances au Canada et j'aurais besoin de vos avis. Mon avion atterit et repart de Montreal. N'ayant que peu de temps, j'essaye de définir un parcours qui me permette de voir les centres d'intérêt suivants (sachant que je n'ai pas prévu de louer de voiture): - Montreal - Quebec - Un parc national pour faire des activités sportives (vélo notamment) et voir les couleurs de l automne sur les forêts d'érables Je sais pas si en 8 jours tt ca peut tenir.
Voici les pistes que j'explore pour le moment et les questions que je me pose: - Arrivée à l'aéroport de Montréal -> Départ immédiat pour Quebec: Est-ce que vous savez s'il y a un transport en commun pratique pour aller de l aeroport Intl de Montreal à Quebec (la ville)? - Visite d'une journée à Quebec - Ballades VTT dans le parc national de la Jacques Cartier et autres activités sportives: Est-ce que vous avez une idée de combien de jours il faut pour voir les coins qui valent vraiment le coup dans le parc? Quels sont ces coins? J'aimerais aller à vélo de Quebec au parc. Est-ce que ca vous parait jouable et est-ce que le chemin vaut le coup en suivant la route verte? Est-ce qu'il y a des transports publics pour aller la bas? Est-ce que vous savez si on peut louer des VTT sur le parc? Est-ce que vous avez des suggestions d'activité sportives à cette période? Des endroits pour dormir conviviaux? Est-ce qu'on y voit les belles couleurs de l'automne - En fonction du temps que je passe au parc, je me tâte pour descendre de Quebec à Montréal en vélo en suivant la route verte: Est-ce que qqun l'a déjà fait et sur combien de jours? Est-ce que vous savez si et où on peut louer des vélo à Quebec et le rendre à Monteral? Est-ce que les paysages sont chouettes? Est-ce qu on croise du monde? Si je n'y vais pas en vélo il y a t-il des transports en communs efficaces pour le trajet Quebec et Montreal? - 2 jours à Montreal: Est-ce que vous connaissez une super piscine à Montreal?
Je ne suis pas sûr que tout tienne sur 8 jours... Dans les options alternatives je regarde: - A la place de jacques Cartier, est-ce que je ne fait pas l'un de ces parcs: Oka, Mont Orford, Mont Tremblant? Sont-ils +, - aussi charmants et sauvage que Jacques Cartier? Un autre parc à recommander? Accessibles en transport en commun? - Si je ne vais pas au parc Jacques Cartier est-ce que la ville de Quebec est un immanquable?
Bon en tous cas merci à ceux qui prendront le temps de répondre à mon message.
Cedric
Je pars du 25 Septembre au 2 Aout en vacances au Canada et j'aurais besoin de vos avis. Mon avion atterit et repart de Montreal. N'ayant que peu de temps, j'essaye de définir un parcours qui me permette de voir les centres d'intérêt suivants (sachant que je n'ai pas prévu de louer de voiture): - Montreal - Quebec - Un parc national pour faire des activités sportives (vélo notamment) et voir les couleurs de l automne sur les forêts d'érables Je sais pas si en 8 jours tt ca peut tenir.
Voici les pistes que j'explore pour le moment et les questions que je me pose: - Arrivée à l'aéroport de Montréal -> Départ immédiat pour Quebec: Est-ce que vous savez s'il y a un transport en commun pratique pour aller de l aeroport Intl de Montreal à Quebec (la ville)? - Visite d'une journée à Quebec - Ballades VTT dans le parc national de la Jacques Cartier et autres activités sportives: Est-ce que vous avez une idée de combien de jours il faut pour voir les coins qui valent vraiment le coup dans le parc? Quels sont ces coins? J'aimerais aller à vélo de Quebec au parc. Est-ce que ca vous parait jouable et est-ce que le chemin vaut le coup en suivant la route verte? Est-ce qu'il y a des transports publics pour aller la bas? Est-ce que vous savez si on peut louer des VTT sur le parc? Est-ce que vous avez des suggestions d'activité sportives à cette période? Des endroits pour dormir conviviaux? Est-ce qu'on y voit les belles couleurs de l'automne - En fonction du temps que je passe au parc, je me tâte pour descendre de Quebec à Montréal en vélo en suivant la route verte: Est-ce que qqun l'a déjà fait et sur combien de jours? Est-ce que vous savez si et où on peut louer des vélo à Quebec et le rendre à Monteral? Est-ce que les paysages sont chouettes? Est-ce qu on croise du monde? Si je n'y vais pas en vélo il y a t-il des transports en communs efficaces pour le trajet Quebec et Montreal? - 2 jours à Montreal: Est-ce que vous connaissez une super piscine à Montreal?
Je ne suis pas sûr que tout tienne sur 8 jours... Dans les options alternatives je regarde: - A la place de jacques Cartier, est-ce que je ne fait pas l'un de ces parcs: Oka, Mont Orford, Mont Tremblant? Sont-ils +, - aussi charmants et sauvage que Jacques Cartier? Un autre parc à recommander? Accessibles en transport en commun? - Si je ne vais pas au parc Jacques Cartier est-ce que la ville de Quebec est un immanquable?
Bon en tous cas merci à ceux qui prendront le temps de répondre à mon message.
Cedric
Boucle New York - New York en allant au Québec English translation pending
Bonjour à tous,
je vais passer 3 semaines au mois de septembre dans le Nord des Etats Unis. J'ai d'abord prévu d'aller une semaine de NewYork (dont un jour ou deux peut-être à Washington) puis ensuite, j'ai 2 semaines pas encore définies durant lesquelles je souhaite visiter le Quebec. Je suis tout seul, pas de moyen de locomotion pour l'instant, et je souhaite faire du camping, et sinon des auberges de jeunesse dans les villes (Montreal, Toronto)
Dans les grandes lignes, voilà ce que je compte faire : Relier la ville de Quebec depuis NY (en train ou bus de nuit, par Greyhound ?) j'hésite à faire une étape d'un jour à Boston, je ne sais pas si la ville en vaut le coup (j'ai lu pas mal d'avis contraires sur Boston) Rester 2 jours à Quebec. Me diriger (en bus ?) vers le Parc de la Gaspesie, pour y rester 3 jours Redescendre ensuite au sud, en passant par Charlevoix. Est-ce possible de rejoindre Charlevoix depuis le Parc de la Gaspesie sans passer par Quebec (en traversant le bras de mer en bateau, au niveau de l'Ile aux Coudres par exemple ?) Rester un jour à Charlevoix. Faire Charlevoix - Montreal (Bus, train ?) Rester 3 jours à Montreal (dont une journée au Mont Tremblant peut-être ?) Rejoindre Toronto, en faisant une halte d'un jour au Parc de Sandbanks (plage magnifique parait-il ...) Rester un jour et une nuit à Toronto. Aller aux Chutes du Niagara, puis ensuite, reprendre un bus (ou un avion ?) pour rejoindre NY, étape finale .
Je suis tout seul, je pense utiliser le bus au maximum (compagnie Intercar ?), mais peut-être le train est il plus rapide ou moins cher ?
Cela vous semble-til possible en 14 jours ? Y'a t il des etapes à eviter dans mon circuit ? ou au contraire des choses à faire que je n'ai pas listées ?
Merci merci beaucoup d'avance pour votre aide !!
je vais passer 3 semaines au mois de septembre dans le Nord des Etats Unis. J'ai d'abord prévu d'aller une semaine de NewYork (dont un jour ou deux peut-être à Washington) puis ensuite, j'ai 2 semaines pas encore définies durant lesquelles je souhaite visiter le Quebec. Je suis tout seul, pas de moyen de locomotion pour l'instant, et je souhaite faire du camping, et sinon des auberges de jeunesse dans les villes (Montreal, Toronto)
Dans les grandes lignes, voilà ce que je compte faire : Relier la ville de Quebec depuis NY (en train ou bus de nuit, par Greyhound ?) j'hésite à faire une étape d'un jour à Boston, je ne sais pas si la ville en vaut le coup (j'ai lu pas mal d'avis contraires sur Boston) Rester 2 jours à Quebec. Me diriger (en bus ?) vers le Parc de la Gaspesie, pour y rester 3 jours Redescendre ensuite au sud, en passant par Charlevoix. Est-ce possible de rejoindre Charlevoix depuis le Parc de la Gaspesie sans passer par Quebec (en traversant le bras de mer en bateau, au niveau de l'Ile aux Coudres par exemple ?) Rester un jour à Charlevoix. Faire Charlevoix - Montreal (Bus, train ?) Rester 3 jours à Montreal (dont une journée au Mont Tremblant peut-être ?) Rejoindre Toronto, en faisant une halte d'un jour au Parc de Sandbanks (plage magnifique parait-il ...) Rester un jour et une nuit à Toronto. Aller aux Chutes du Niagara, puis ensuite, reprendre un bus (ou un avion ?) pour rejoindre NY, étape finale .
Je suis tout seul, je pense utiliser le bus au maximum (compagnie Intercar ?), mais peut-être le train est il plus rapide ou moins cher ?
Cela vous semble-til possible en 14 jours ? Y'a t il des etapes à eviter dans mon circuit ? ou au contraire des choses à faire que je n'ai pas listées ?
Merci merci beaucoup d'avance pour votre aide !!
Projet d'itinéraire de 11 jours pour visiter le Québec (en famille) English translation pending
Hello à tous !
Nous partons au Québec à la mi juin en famille (ma fille a 11 ans).
Je n'ai pas encore fait les détails. Pour le moment, j'essaie surtout d'être sûre de moi pour valider les billets d'avion ;) Savoir si cet itinéraire est réalisable...
Nous avons 11 jours. C'est assez court pour visiter le Québec, j'en conviens ;) Alors on essaie de faire au mieux. Nous ne souhaitons pas courir dans tous les sens, mais profiter de chaque moment. Evidemment, on a aussi envie d'en voir le plus... Pas facile de trouver le juste milieu...
J'ai commencé un premier itinéraire. Pourriez-vous y jeter un œil svp ? Quelque chose pour parait incohérent ?
14, 15, 16, 17 : Montréal 17, 18, 19 : Mauricie 19, 20, 21 : Fjord du Saguenay + Tadoussac (avec sortie baleines certainement) 21, 22, 23 : Charlevoix + Chutes Montmorency 23, 24, 25 : Québec 25 : retour Montréal pour prendre l'avion le soir
Merci :)
Nous partons au Québec à la mi juin en famille (ma fille a 11 ans).
Je n'ai pas encore fait les détails. Pour le moment, j'essaie surtout d'être sûre de moi pour valider les billets d'avion ;) Savoir si cet itinéraire est réalisable...
Nous avons 11 jours. C'est assez court pour visiter le Québec, j'en conviens ;) Alors on essaie de faire au mieux. Nous ne souhaitons pas courir dans tous les sens, mais profiter de chaque moment. Evidemment, on a aussi envie d'en voir le plus... Pas facile de trouver le juste milieu...
J'ai commencé un premier itinéraire. Pourriez-vous y jeter un œil svp ? Quelque chose pour parait incohérent ?
14, 15, 16, 17 : Montréal 17, 18, 19 : Mauricie 19, 20, 21 : Fjord du Saguenay + Tadoussac (avec sortie baleines certainement) 21, 22, 23 : Charlevoix + Chutes Montmorency 23, 24, 25 : Québec 25 : retour Montréal pour prendre l'avion le soir
Merci :)
Piste cyclable "Le P'tit train du Nord" dans les Laurentides English translation pending
Bonjour,
Nous serons au Quebec l'été prochain ( aout ou septembre) Et nous envisageons de parcourir à vélo la piste cyclable "le P'tit Train du Nord" dans les Laurentides . Mont Laurier/St-Jérôme
En 5 jours et en pratiquant le camping de préférence .
Nous avons une certaine expérience de la rando vélo au long cours ( euro vélo 6, l'Alsace, la vallée du Lot, la Hollande , etc...) Mais cette fois on louerait les vélos sur place en faisant le retour par bus vers Montréal .
Quelqu'un a-t-il fait ce voyage , dans quel sens est-ce préférable ? quelles sont les difficultés éventuelles , les possibilités de camping ?
Merci et à bientôt sur ce forum
Pierre de Lorient
Étape(s) après la visite de Montréal? English translation pending
Bonjour,
Nous allons, mon épouse et moi, nous rendre à Montréal du 5 au 13 octobre. Nous restons 7 jours sans compter les jours d'aller/retour.
Nous souhaitons organiser notre voyage.
Nous hésitons après la visite de Montréal entre prendre le chemin du nord (ville du Québec et alentours) ou le chemin du sud (Toronto, Niagara Falls). Nous avons décider de ne pas aller aux Etats-Unis pendant ce voyage.
Est-ce que quelqu'un peut éclairer nos lanternes et nous aider à choisir.
Dans l'un ou l'autre choix quelles sont les étapes intéressantes qu'on pourrait réaliser durant notre séjour?
Merci d'avance pour vos réponses.
Nous allons, mon épouse et moi, nous rendre à Montréal du 5 au 13 octobre. Nous restons 7 jours sans compter les jours d'aller/retour.
Nous souhaitons organiser notre voyage.
Nous hésitons après la visite de Montréal entre prendre le chemin du nord (ville du Québec et alentours) ou le chemin du sud (Toronto, Niagara Falls). Nous avons décider de ne pas aller aux Etats-Unis pendant ce voyage.
Est-ce que quelqu'un peut éclairer nos lanternes et nous aider à choisir.
Dans l'un ou l'autre choix quelles sont les étapes intéressantes qu'on pourrait réaliser durant notre séjour?
Merci d'avance pour vos réponses.
Bon plan pour un voyage au Canada et à New York? English translation pending
Bonjour !
Je me suis inscrit sur le forum le week end dernier, dans l'idée de trouver des bons plans pour les Etats Unis et le Canada. J'ai fait pas mal de recherches sur le forum, et je trouve la communauté plutôt cool et sympa, alors à mon tour de poser mes questions :)
Alors voilà, cet été nous avons prévu d'aller au Canada en juillet, nous avons déjà dans l'idée de rester sur Montréal pendant 10 jours, et d'aller tourner un peu autour dans certains parcs et aussi aller faire un tour à Québec (j'ai cru lire sur le forum que ce n'était qu'à ~200km de Mtl, bien vrai ?). Par la même, nous comptons nous rendre aux Chutes du Niaggara, et surement à Toronto en passage, puisque nous irions là bas par le bus, d'ailleurs merci à vous car j'ai pu chopper pas mal de sites pour les trajets en bus ;) Pendant que j'y suis, je suis aussi preneur d'infos là dessus, si vous conseillez ou non, ou bien si il est préférable de prendre le train ?
Donc, déjà si vous avez des bons plans sur le Canada, dans la région (plutôt vaste) de Mtl-Québec jusqu'à Niaggara Falls, je suis preneur ! Est-ce que Ottawa vaut le détour ? Aussi, nous avons fixé 10 jours sur Mtl pour tourner un peu autour, mais est-ce mieux de changer d'hébergement chaque nuit, par exemple pour aller à Québec et sa région ? D'ailleurs, il y a quoi à visiter/voir vers là bas ? En fait, je ne connais pas du tout le Canada, donc c'est l'occasion ou jamais. Le truc c'est qu'on a trouvé un appartement niquel à Mtl pour 250€ la semaine, grace à une collégue, et ne voulant pas trop nous embêter c'est pour ça qu'on s'est dit d'emblais qu'on resterait crécher là bas quelques temps... Mais si vous avez quelques sites pour chopper des hotels bon rapport qualité/prix sur les lieux d'excursions principaux, encore une fois je suis preneur !! (Ou même, et encore mieux, si d'expérience vous avez des adresses !)
En résumé donc, je suis désireux d'infos en pagaille sur le Canada, donc surtout n'hésitez pas !! :P
Sinon, j'aurais vraiment beaucoup aimé aller faire un petit tour à NY, puisque la ligne de bus semble être régulière et assez facile entre les deux points. Le seul hic c'est que le budget n'est pas infini, et que tout ce que je vois sur NY avoisinne les 1000$/semaine, donc là encore je fais appel à votre vécu et à vos bonnes astuces :) (J'ai bien trouvé une annonce par un collégue à 1000€/semaine, mais ça reste trop cher pour moi...) D'ailleurs, pendant que j'y suis, je me demandais si il y avait des choses à voir dans la région de NY...?
Merci d'avance !!
Je me suis inscrit sur le forum le week end dernier, dans l'idée de trouver des bons plans pour les Etats Unis et le Canada. J'ai fait pas mal de recherches sur le forum, et je trouve la communauté plutôt cool et sympa, alors à mon tour de poser mes questions :)
Alors voilà, cet été nous avons prévu d'aller au Canada en juillet, nous avons déjà dans l'idée de rester sur Montréal pendant 10 jours, et d'aller tourner un peu autour dans certains parcs et aussi aller faire un tour à Québec (j'ai cru lire sur le forum que ce n'était qu'à ~200km de Mtl, bien vrai ?). Par la même, nous comptons nous rendre aux Chutes du Niaggara, et surement à Toronto en passage, puisque nous irions là bas par le bus, d'ailleurs merci à vous car j'ai pu chopper pas mal de sites pour les trajets en bus ;) Pendant que j'y suis, je suis aussi preneur d'infos là dessus, si vous conseillez ou non, ou bien si il est préférable de prendre le train ?
Donc, déjà si vous avez des bons plans sur le Canada, dans la région (plutôt vaste) de Mtl-Québec jusqu'à Niaggara Falls, je suis preneur ! Est-ce que Ottawa vaut le détour ? Aussi, nous avons fixé 10 jours sur Mtl pour tourner un peu autour, mais est-ce mieux de changer d'hébergement chaque nuit, par exemple pour aller à Québec et sa région ? D'ailleurs, il y a quoi à visiter/voir vers là bas ? En fait, je ne connais pas du tout le Canada, donc c'est l'occasion ou jamais. Le truc c'est qu'on a trouvé un appartement niquel à Mtl pour 250€ la semaine, grace à une collégue, et ne voulant pas trop nous embêter c'est pour ça qu'on s'est dit d'emblais qu'on resterait crécher là bas quelques temps... Mais si vous avez quelques sites pour chopper des hotels bon rapport qualité/prix sur les lieux d'excursions principaux, encore une fois je suis preneur !! (Ou même, et encore mieux, si d'expérience vous avez des adresses !)
En résumé donc, je suis désireux d'infos en pagaille sur le Canada, donc surtout n'hésitez pas !! :P
Sinon, j'aurais vraiment beaucoup aimé aller faire un petit tour à NY, puisque la ligne de bus semble être régulière et assez facile entre les deux points. Le seul hic c'est que le budget n'est pas infini, et que tout ce que je vois sur NY avoisinne les 1000$/semaine, donc là encore je fais appel à votre vécu et à vos bonnes astuces :) (J'ai bien trouvé une annonce par un collégue à 1000€/semaine, mais ça reste trop cher pour moi...) D'ailleurs, pendant que j'y suis, je me demandais si il y avait des choses à voir dans la région de NY...?
Merci d'avance !!
Premier voyage seul au Québec! English translation pending
Bonjours à tous,
Comme le tire l'indique, je compte partir seul au Québec du 16 septembre au 28 septembre.
Mon itinéraire est en cour d'élaboration, le problème c'est que je sais pas combien de jours consacrer à chaque endroit. Sachant que je compte louer une voiture ( faut il la louer à Montréal ou Québec ? ). Si vous pouviez me conseiller je vous en serez très reconnaissant.
Montréal ( peut être un tour dans les Laurentides ) Québec ( chute Montmorency, L'île d'Orléans ) Charlevoix ( dormir à Baie St-Paul ) Saguenay ( dormir à Chicoutimi ou Jonquière ? ) Tadoussac Pour la suite je ne sais pas si j'aurais le temps de visiter la Gaspésie ça va me faire beaucoup de route.
Quand pensez vous ?
Voila j'attend vos suggestions merci.
Comme le tire l'indique, je compte partir seul au Québec du 16 septembre au 28 septembre.
Mon itinéraire est en cour d'élaboration, le problème c'est que je sais pas combien de jours consacrer à chaque endroit. Sachant que je compte louer une voiture ( faut il la louer à Montréal ou Québec ? ). Si vous pouviez me conseiller je vous en serez très reconnaissant.
Montréal ( peut être un tour dans les Laurentides ) Québec ( chute Montmorency, L'île d'Orléans ) Charlevoix ( dormir à Baie St-Paul ) Saguenay ( dormir à Chicoutimi ou Jonquière ? ) Tadoussac Pour la suite je ne sais pas si j'aurais le temps de visiter la Gaspésie ça va me faire beaucoup de route.
Quand pensez vous ?
Voila j'attend vos suggestions merci.
"Touriste Français, Touriste Sasak" - ou 3000km en scooter en Indonésie (Sumbawa, Florès, Sumba) English translation pending
Bon, je ne vais pas refaire les présentations...
Enfin, si, un peu quand même...
Il y a 2 ans, j'ai fait une rencontre qui a bouleversé ma façon de voyager, avec un pêcheur de l'île Lombok, qui est mon p'tit frère maintenant. J'ai pu raconter tout ça, les anciens de VF s'en souviendront, dans mon premier carnet "Sasak story".
Même tempérament, même passion pour la géographie, même rêves de voyages (sauf que moi j'ai la chance de pouvoir en réaliser pas mal!), même goûts pour les endroits isolés, même signe astrologique (j'y crois pas mais là quand même...), même philosophie de la vie permettant de se détacher pas mal du matériel pour se consacrer à l'Essentiel, évidemment deux têtes-en-l'air comme c'est pas permis, enfin plein de mêmes et j'en oublie !
Par contre pas du tout les mêmes vies. Lui, son bureau comme il dit, c'est la mer. Il est éleveur de langoustes et cultivateur d'algues.

Tour à tour, on se prête mutuellement à un jeu qu'on aime bien, une sorte de "Vis ma Vie" pour reprendre l'émission de télé...
En 2007, je lui ai fait découvrir un peu son île, Lombok, car il n'avait jamais pu sortir de son village, faute de moyens de transport dans cette région isolée du sud de Lombok. Faute de moyens tout court aussi...
La vie de touriste: il a trouvé ça pas mal ! C'était toujours très rigolo: des regards curieux du genre "qu'est ce qu'ils foutent ensemble ces 2 là?", et moi qui répondais à chaque fois, histoire de mettre un peu plus le trouble: "bah, touriste français, touriste sasak"! Et ça finissait immanquablement en éclats de rire, en "viens boire le café", "viens manger à la maison", etc...
Et puis ça a un petit peu démystifié ses idées sur les touristes, puisqu'il pensait jusque là que nous étions tous comme les milliardaires des séries B Indonésiennes qui passent à longueur de temps... Il a l'esprit naturellement grand ouvert, mais ces petites échappées l'ont certainement ouvert un peu plus.
Les mois ont passé... Je suis revenu dans son village en février 2008, où là j'ai fait le "vis ma vie" dans l'autre sens: 2 semaines au village, embourbé dans la saison des pluies, pour vivre avec les villageois, à leur rythme. Un voyage sans programme, sans réellement grand chose à visiter, je n'y allais pas pour ça. Mais juste pour vivre une vie qui m'est si lointaine... j'ai raconté ça dans mon autre carnet "hello Mister Loïc", puisque bien sûr maintenant on ne dit plus "Hello Mister", ou "Hello tourist", ou "Hello Bule"... je suis le français le plus connu du village 😉
Alors ben depuis, les liens se forcément tissés avec les habitants, particulièrement avec mon p'tit frère bien sûr, puisqu'on peut dire qu'on a gardé les vaches langoustes ensemble !
Ah, au fait, pour ceux qui connaissent pas, il s'appelle Rumaji mon petit frère.
De longs mois ont passé... et je suis revenu l'été 2008 tenir la promesse que j'avais faite un an avant: je lui avais proposé cette idée folle de voyager ensemble pendant 1 mois, de réaliser son rêve, ou plutôt notre rêve. Car moi aussi je rêve, c’est une nouvelle forme de Voyage pour moi : voyager avec un local, mais pas un guide professionnel, un simple pêcheur, un touriste Sasak qui baroude avec un touriste Français, comme 2 frères… voyager avec un Indonésien, c’est voyager comme je n’ai jamais voyagé auparavant, une découverte d’un pays qui va m’ouvrir ses portes encore plus facilement.
Le rêve du pêcheur.
Pendant un an, je lui ai téléphoné régulièrement, en lui posant à chaque fois la question : « Tu es toujours partant pour partir 1 mois ensemble en juin prochain ? » « Oui, bien sûr » me répondait-il à chaque fois
Mais j’avais toujours l’appréhension qu’il finisse par me dire non, car ce n’est pas facile de stopper son travail, de vivre sans sa famille, de changer de vie, pendant 1 mois. A plusieurs reprises, je lui ai dit de bien anticiper son absence, notamment confier la gestion des langoustes et des algues à son frère et à son père. Je craignais qu’il finisse par se rendre à l’évidence qu’il lui est impossible de partir si loin et si longtemps.
Lorsque je suis arrivé dans son village, oui, il était prêt, fin prêt, encore plus prêt que je ne pouvais l’espérer : dans sa maison, je retrouve mes photos accrochées au mur, le planisphère que je lui ai offert et j’ai même droit à un message de bienvenue :

Il a également pris soin de vendre toutes ses langoustes et toutes ses algues avant que j’arrive…
« Ainsi nous pouvons partir l’esprit libre. Je n’ai pas besoin de payer quelqu’un pour s’occuper de mes langoustes ! »
Tout vendre… Je n’y avais même pas pensé. Il ira loin ce petit.
Alors justement nous allons partir loin. En scooter de location, nous allons parcourir 3000km pendant 5 semaines, nous menant, à travers les routes défoncées et au gré des ferrys schedules, vers les îles de Sumbawa, Komodo, Florès et Sumba.
A suivre....
Enfin, si, un peu quand même...
Il y a 2 ans, j'ai fait une rencontre qui a bouleversé ma façon de voyager, avec un pêcheur de l'île Lombok, qui est mon p'tit frère maintenant. J'ai pu raconter tout ça, les anciens de VF s'en souviendront, dans mon premier carnet "Sasak story".
Même tempérament, même passion pour la géographie, même rêves de voyages (sauf que moi j'ai la chance de pouvoir en réaliser pas mal!), même goûts pour les endroits isolés, même signe astrologique (j'y crois pas mais là quand même...), même philosophie de la vie permettant de se détacher pas mal du matériel pour se consacrer à l'Essentiel, évidemment deux têtes-en-l'air comme c'est pas permis, enfin plein de mêmes et j'en oublie !
Par contre pas du tout les mêmes vies. Lui, son bureau comme il dit, c'est la mer. Il est éleveur de langoustes et cultivateur d'algues.

Tour à tour, on se prête mutuellement à un jeu qu'on aime bien, une sorte de "Vis ma Vie" pour reprendre l'émission de télé...
En 2007, je lui ai fait découvrir un peu son île, Lombok, car il n'avait jamais pu sortir de son village, faute de moyens de transport dans cette région isolée du sud de Lombok. Faute de moyens tout court aussi...
La vie de touriste: il a trouvé ça pas mal ! C'était toujours très rigolo: des regards curieux du genre "qu'est ce qu'ils foutent ensemble ces 2 là?", et moi qui répondais à chaque fois, histoire de mettre un peu plus le trouble: "bah, touriste français, touriste sasak"! Et ça finissait immanquablement en éclats de rire, en "viens boire le café", "viens manger à la maison", etc...
Et puis ça a un petit peu démystifié ses idées sur les touristes, puisqu'il pensait jusque là que nous étions tous comme les milliardaires des séries B Indonésiennes qui passent à longueur de temps... Il a l'esprit naturellement grand ouvert, mais ces petites échappées l'ont certainement ouvert un peu plus.
Les mois ont passé... Je suis revenu dans son village en février 2008, où là j'ai fait le "vis ma vie" dans l'autre sens: 2 semaines au village, embourbé dans la saison des pluies, pour vivre avec les villageois, à leur rythme. Un voyage sans programme, sans réellement grand chose à visiter, je n'y allais pas pour ça. Mais juste pour vivre une vie qui m'est si lointaine... j'ai raconté ça dans mon autre carnet "hello Mister Loïc", puisque bien sûr maintenant on ne dit plus "Hello Mister", ou "Hello tourist", ou "Hello Bule"... je suis le français le plus connu du village 😉
Alors ben depuis, les liens se forcément tissés avec les habitants, particulièrement avec mon p'tit frère bien sûr, puisqu'on peut dire qu'on a gardé les vaches langoustes ensemble !
Ah, au fait, pour ceux qui connaissent pas, il s'appelle Rumaji mon petit frère.
De longs mois ont passé... et je suis revenu l'été 2008 tenir la promesse que j'avais faite un an avant: je lui avais proposé cette idée folle de voyager ensemble pendant 1 mois, de réaliser son rêve, ou plutôt notre rêve. Car moi aussi je rêve, c’est une nouvelle forme de Voyage pour moi : voyager avec un local, mais pas un guide professionnel, un simple pêcheur, un touriste Sasak qui baroude avec un touriste Français, comme 2 frères… voyager avec un Indonésien, c’est voyager comme je n’ai jamais voyagé auparavant, une découverte d’un pays qui va m’ouvrir ses portes encore plus facilement.
Le rêve du pêcheur.
Pendant un an, je lui ai téléphoné régulièrement, en lui posant à chaque fois la question : « Tu es toujours partant pour partir 1 mois ensemble en juin prochain ? » « Oui, bien sûr » me répondait-il à chaque fois
Mais j’avais toujours l’appréhension qu’il finisse par me dire non, car ce n’est pas facile de stopper son travail, de vivre sans sa famille, de changer de vie, pendant 1 mois. A plusieurs reprises, je lui ai dit de bien anticiper son absence, notamment confier la gestion des langoustes et des algues à son frère et à son père. Je craignais qu’il finisse par se rendre à l’évidence qu’il lui est impossible de partir si loin et si longtemps.
Lorsque je suis arrivé dans son village, oui, il était prêt, fin prêt, encore plus prêt que je ne pouvais l’espérer : dans sa maison, je retrouve mes photos accrochées au mur, le planisphère que je lui ai offert et j’ai même droit à un message de bienvenue :

Il a également pris soin de vendre toutes ses langoustes et toutes ses algues avant que j’arrive…
« Ainsi nous pouvons partir l’esprit libre. Je n’ai pas besoin de payer quelqu’un pour s’occuper de mes langoustes ! »
Tout vendre… Je n’y avais même pas pensé. Il ira loin ce petit.
Alors justement nous allons partir loin. En scooter de location, nous allons parcourir 3000km pendant 5 semaines, nous menant, à travers les routes défoncées et au gré des ferrys schedules, vers les îles de Sumbawa, Komodo, Florès et Sumba.
A suivre....
Projet voyage au Québec du 10 au 21 août (Montréal - Québec - Gaspésie) English translation pending
Bonjour à tous
Tout d'abord tous mes vœux pour cette nouvelle année 😊🇨🇦 ça y est pour nous le compte à rebours à sonner, les choses deviennent concrètes 😍nous avons réservé nos billets d'avions notre séjour se déroulera du 10 au 21 août Nous devons voir pour louer une voiture car l'idée est de passer 2/3 jours maximum à Montréal, 3/4 jours à Québec et découvrir la Gaspesie Petite question faut il louer une voiture sur Montréal ou peut on se déplacer facilement en métro ? Bus ?.... On a éventuellement penser à prendre le train de Montréal à Québec et de louer une voiture à partir de Québec jusqu'à la fin de notre séjour qu'en pensez-vous ? Autre question L'AVE doit être faite combien de temps avant ? Pour les hébergements on pense à faire du Air Bnb et se faire un bel hôtel du côté de Percé, côté excursion voir des baleines vers Percé, les chutes de Montmorency, un parc national pour des balades, du kayak et des milliers de photos 😝😝😊😊
Tout d'abord tous mes vœux pour cette nouvelle année 😊🇨🇦 ça y est pour nous le compte à rebours à sonner, les choses deviennent concrètes 😍nous avons réservé nos billets d'avions notre séjour se déroulera du 10 au 21 août Nous devons voir pour louer une voiture car l'idée est de passer 2/3 jours maximum à Montréal, 3/4 jours à Québec et découvrir la Gaspesie Petite question faut il louer une voiture sur Montréal ou peut on se déplacer facilement en métro ? Bus ?.... On a éventuellement penser à prendre le train de Montréal à Québec et de louer une voiture à partir de Québec jusqu'à la fin de notre séjour qu'en pensez-vous ? Autre question L'AVE doit être faite combien de temps avant ? Pour les hébergements on pense à faire du Air Bnb et se faire un bel hôtel du côté de Percé, côté excursion voir des baleines vers Percé, les chutes de Montmorency, un parc national pour des balades, du kayak et des milliers de photos 😝😝😊😊
D'Erevan à Téhéran: récit d'un voyage entre Caucase et Moyen-Orient English translation pending
Je vous propose mon premier carnet de voyage, entre Caucase et Moyen Orient. Plutôt long, j'espère que vous aurez la patience de le lire jusqu'au bout...
Arménie - Iran : récit de voyage
Samedi 30 septembre : Vol matinal Bruxelles - Erevan avec Ukraine International. Rien à redire sur la compagnie (j’avais lu de nombreux avis catastrophiques) : courte escale à Kiev, avions récents et confortables mais aucun service gratuit à bord (ressemble à du low cost). Pour un vol payé 250 € (aller Erevan, retour depuis Téhéran), cela vaut la peine.
Longue attente à l’arrivée à Erevan, mais, ça y est, me voilà arrivé. Excité et anxieux à la fois, il s’agit de mon premier voyage entièrement seul pour une période de 2 semaines, qui plus est dans une région où l’offre touristique est faible. A moi l’inconnu... A la sortie, j’achète directement une carte sim locale et, le taxi que m’avait proposé mon logement AirBnb pour 10€ est là à m’attendre. J’aime ces premiers instant dans un nouveau pays, et ma première impression sur le trajet jusqu’en ville est ce curieux mélange d’ambiance ex-soviétique et d’Orient. Cette impression se renforcera au cours de mon séjour avec en plus, dans la capitale, le constat que ce pays se tourne aussi de plus en plus vers l’occident.
L’accueil à mon logement est formidable et ajoute de la chaleur à cet austère building dans lequel il se trouve. Voulant être au plus près de la population j’ai minutieusement choisi une chambre chez l’habitant (sur AirBnb) et cela aura été un très bon choix, bien qu’un peu plus onéreux : 20€/nuit au lieu de 10€ en hostel. Avant de partir explorer la ville, mon hôte, Shoghik, qui vit là avec sa fille Ellen et son mari, me propose de m'asseoir avec eux et de partager les fruits, l’Halva, le café arménien, les gâteaux, ... disposés sur la table pour mon arrivée.
Je sors prendre le pouls de la ville en commençant par la place de la République puis place de l’Opéra et jusqu’à Cascade. A la tombée de la nuit, tout s’anime : les gens sortent, les rues deviennent bondées, les terrasses se remplissent, les familles sortent dans les parcs et les jeunes se rassemblent. Je suis surpris par tant de vie et d’animation, il fait agréable de se promener dans les rues de la capitale au coucher du soleil. Je me mets alors en quête d’un endroit que l’on m’a conseillé pour aller souper. Cet endroit étant un peu à l’écart et je prends un taxi pour m’y rendre. Ici, personne ou presque ne parle anglais, pour communiquer c’est soit Arménien soit Russe. Comme je ne parle aucun des deux, gestes, sourires et l’aide de Google traduction feront l’affaire…ou pas : me voilà déposé dans un quartier totalement sombre et inanimé, pas le moindre resto en vue. En marchant 10 min je finis par tomber sur un snack qui propose de la délicieuse viande grillée que l’on me sert avec des légumes au goût inouï, des herbes aromatiques et… une bouteille de Vodka. Je suis seul, à l’unique grande table du « restaurant », qui sert aussi probablement de salle à manger pour la famille. En rentrant, Shoghik m’invite à prendre un bol de soupe fumante devant la télé avec elle et Elen.
Dimanche 1er octobre :
Après un petit déjeuner préparé avec beaucoup d’amour, composé de blit (petites crêpes ressemblant à des blinis), d’Afsianka (porridge), de fruits râpés, d’Halva et d’autres gâteaux locaux, je me mets en route vers le marché couvert de la ville. Sur le chemin, le long de cette avenue principale un peu plus éloignée du centre, je retrouve des similitudes avec certaines villes d’Asie à travers cette alternance de bâtiments décrépis et de nouveaux centres commerciaux modernes et ultras kitsch. Le tout, bien entendu, ponctué par le bruit des klaxons et de la circulation infernale. Ma balade dans le marché couvert n’est pas sans me rappeler celui de Kiev, mais, de nouveaux, avec cette touche asiatique en plus. Les étals sont magnifiques et éclectiques : bouquets de fleurs en fruits secs, grands pains plats, miel local et pieds de porc sont au menu.
Marché couvert de Erevan
Fasciné depuis toujours par les trains, je hèle un taxi jusqu’à la gare. L’unique train du jour au départ est à destination de Tbilissi, en Géorgie et mon taximan, persuadé que je désire m’y rendre, rentre dans un long débat en russe pour me convaincre de me conduire lui-même jusque-là. Une fois visité l’imposant bâtiment à l’architecture typiquement soviétique, je prends le métro pour retourner vers le centre-ville et monter sur une des collines de la ville, là où se situe 2 imposants monuments à la gloire du pays et de l’URSS. Une vieille fête foraine que je pensais désaffectée jouxte ces 2 édifices solennels et le contraste est plutôt amusant.
Après avoir flâné là-haut, je me dirige vers la mosquée de la ville, entièrement restaurée. Appelée la « mosquée bleue », et cachée derrière de vieux bâtiments, elle a plutôt fière allure et me donne un petit avant-goût de ce qui m’attend en Iran. Je me repose quelques minutes sur un banc dans le jardin avant d’aller prendre une bière en terrasse en profitant des derniers rayons de soleil. Je me dirigerai ensuite vers un petit resto de cuisine typique du Haut-karabagh : du pain fourré aux herbes aromatiques passé un grill.
Sur le retour, je profiterai de l’animation de la ville, et notamment du spectacle son et lumière aux fontaines de la Place de République. En rentrant le soir chez Shoghik, un souper m’attendra pour compléter mon repas frugal de ce soir. Son mari, chauffeur, et que je n’ai pas encore rencontré, rentre d’un périple avec des clients. Je m’arrange avec lui pour la journée de demain : il me déposera à mon hôtel à Eghegnazor en faisant un stop à Khor Virap, à Areni pour goûter la production de vin local et enfin à Noravank.
Gare de Erevan
Monument "Mère Arménie" à Erevan, et sa fête foraine
Lundi 2 octobre :
Je me réveille avec le bruit de la pluie sur les tôles ondulées du parking en contrebas de ma chambre. La météo s’annonce médiocre et nous nous mettons en route avec Edgar vers 10h00, direction Khor Virap. Après 1h de route et un arrêt d’une demi heure pour faire le plein de gaz liquide (interdiction de rester près du véhicule pendant ce temps), nous arrivons avec le soleil au monastère. Le lieu est majestueux mais je ne verrai rien du Mont Ararat, complètement dans le brouillard. Juste en contrebas, j’observe des paysans travaillant aux champs avec de vieux tracteurs déglingués. Un peu plus loin, s’étend une sorte de no man’s land marquant la séparation avec l’ennemi juré, la Turquie, à moins d’un kilomètre.
Monastère de Khor VIrap
Champs aux alentours de Khor Virap
On se remet en route. Petit à petit, la route alors dans la plaine, s’élève et devient une route de montagne sinueuse. Les paysages s’escarpent et le dernier virage avant un col ouvre la perspective sur un horizon steppe et de pics rocheux à couper le souffle. Quelques maisons sont blotties au creux de petites vallées, formant des hameaux ou le temps semble s’être arrêté. La conduite d’Edgar se fait plus brusque et plus rapide, et celle des autres conducteurs également, jusqu’à frôler l’accident. Nous voilà à 3 sur 2 bandes afin de laisser passer la voiture en face doublant dans un virage sans visibilité. On l’a vraiment échappé belle. Quelques jurons d’Edgar en arménien plus tard, nous arrivons à Areni en même temps que la pluie pour y goûter le vin dans une cave. Pas trop convaincu par ce qu’il m’est offert à goûter, j’achète malgré tout une bouteille pour prendre comme apéro si l’occasion se présente avant mon passage en Iran.
Arrêt sur la route entre Khor Virap et Areni
Edgar commence à s’agiter, alors que je traine un peu dans la cave, il m’attend dans la voiture et klaxonne plusieurs fois pour que je me dépêche. Nous reprenons la route vers le site de Noravank, situé à 20km, à tombeau ouvert. Par chance, la pluie a fait place à des éclaircies. Il y a du monde. Enfin, façon de parler, ça reste l’Arménie. Disons qu’il doit y avoir une trentaine de personnes sur le site, surtout des visiteurs venus à la journée depuis Erevan. Je prends beaucoup de plaisir à explorer les deux églises dans ce cadre fantastique. Ce sera l’une des plus belles visites du pays…qui sera écourtée car Edgar, qui, pressé de rentrer, crie après moi à ma recherche. Manque de chance pour lui, j’ai marché pendant 10 min sur un petit sentier qui monte dans la montagne afin d'avoir une vue de recul sur le monastère et les montagnes rouges et abruptes qui l’entourent. Je prendrai tout mon temps pour redescendre.
Edgar me dépose chez mes nouveaux hôtes, au Shushan B&B (10€/nuit) où je suis accueilli par Arumen, le fils aîné de la famille. Il joue dans le salon avec un ami au backgammon. Je reste là un peu avec eux à les regarder jouer et à essayer de comprendre les règles tout en mangeant des fruits accompagné d’un café arménien. Il est 17h, un rayon de soleil passe par la fenêtre et la pluie s’arrête dehors. Je profite de l’accalmie pour sortir et me diriger vers un vieux pont médiéval enjambant le torrent dans la vallée, un peu plus en contrebas du village. J’avais repéré les lieux dans un vieux livre en noir et blanc dans la bibliothèque de ma chambre.
C’est depuis le carrefour principal de la ville, là où croise la principale route Nord-Sud du pays, que débute le sentier. Ici, se concentrent une pompe à essence, un garagiste et un restaurant, semblant être l’unique point de ravitaillement à 100km à la ronde, conférant à cet endroit une ambiance de far ouest arménien. Après 20 minutes de marche à travers champs, j’arrive jusqu’au au pont de la photo. La vue sur celui ci avec le torrent et les nuages se déchirants sur les montagnes en arrière-plan est remarquable. De là, j’aperçois un homme en train de pêcher avec sa femme. Il me fait signe de les rejoindre à grand renfort de gestse et de mots que je ne comprends pas. Quand j’arrive à sa hauteur, son immense sourire me met de suite en confiance. Il me montre comment il pèche, avec un bout de ficelle attaché à un bâton, puis, d’un hochement de tête, me désigne le maigre produit de sa pêche dans un petit sceau. Alors que je m’apprête à retourner sur mes pas, ils m’invitent à les suivre jusqu’à leur maison, située 200 mètres plus haut à travers champs. Je refuse d’abord poliment plusieurs fois, puis face à leur insistance et leur gentillesse, je finis par accepter.
Pêcheur à Eghegnazor
Ces deux paysans, Ashat et Ushi, semblent vivre totalement coupé du monde. Leur maison consiste en une unique pièce en terre battue ou l’on y mange, dort et cuisine. Dans un coin de la pièce trône une vieille télé à écran cathodique à l’image neigeuse et diffusant un soap opéra bollywoodien sous-titré en cyrillique. Je me vois prié de m’asseoir pendant que le café chauffe. Alors que la femme d’Ashat apporte le café, voilà mon hôte de retour avec des tomates du potager. Il lui fait des gestes en me souriant pour lui montrer qu’il ne veut pas du café. Ashat me fait un clin d’œil et, caché derrière une étagère, il sort une bouteille de vodka dans laquelle il a fait macérer des baies. Ashat semble très amusé et fier de me montrer combien sa vodka est forte et comment on la boit cul-sec dans des petits verres.
Pendant ce temps Ushi apporte le repas : elle commence à sortir de grandes crêpes de pain sec, qu’elle arrose légèrement pour lui redonner sa consistance normale. Ensuite, elle découpe soigneusement en quartier les tomates rapportées par son mari ainsi que des tranches d’un fromages de leur élevage accompagné de piments, poivrons et d’herbes aromatiques : feuilles de menthe, de réglisse, d’anis et d’autres dont je suis incapable d’identifier le goût. Tout a une saveur fabuleuse, les tomates sont juteuses, sucrées et pleine de parfum, jamais avant je n’en avais mangé de telles. Le fromage aussi est extraordinaire et le goût combiné à celui de la tomate et des herbes aromatiques est juste divin. Je n’ai plus faim, mais je Ashat et Ushi m’obligent à manger encore, ils veulent faire honneur à leur invité.
Le temps passe vite, nous ne parlons aucune langue commune, mais nous parlerons tout le repas et toute la soirée. Je ressens une gentillesse et un accueil pur et authentique chez ces gens comme rarement j’en ai rencontré lors d’autres voyages. Entre temps la nuit est tombée. Mes hôtes veulent que je reste dormir là et, à contrecœur, je refuse. Ils ont peur que je me fasse attaquer par des chiens errant sur le retour dans le noir et décident de m’accompagner une partie du chemin. Ils me donnent aussi un grand bâton pour me défendre, si des chiens venaient à m’attaquer. Nous nous disons au revoir et je rentre dormir dans la pension le cœur lourd de les quitter.
Mardi 3 octobre :
Un petit déjeuner typique et du bon café m’attendent. La maman de Arumen vient me saluer, c’est elle qui est aux fourneaux. A 9h00 arrive le taxi que m’avait négocié la famille la veille pour aller visiter les alentours de Eghegnazor pour toute la journée. Mon chauffeur ne parle que Russe et Arménien, et, quand on doit communiquer, il appelle sa femme qui fait la traduction au téléphone. Le soleil est de la partie ce matin et je sais que ça ne durera pas. J’ai envie de retourner à Noravank pour revoir le site avec la lumière matinale, tout seul et sans pression comme la veille. Quand nous arrivons, nous sommes en effet presque seuls, il n’y a qu’un camping-car immatriculé en hollande qui a passé la nuit là. J’en croiserai quelques-uns de ces mobile-home immatriculés en Europe, ce qui est toujours une grande joie pour les locaux de les apercevoir. L’atmosphère matinale à Noravank est surréelle, presque divine, avec ces gros nuages noirs, qui s’accrochent aux montagnes. Ils sont percés de rayons de soleil qui illuminent uniquement les églises du site, comme un rayon divin. Initialement j’avais prévu une randonnée (trouvée sur Wikiloc) qui se termine à Noravank après avoir traversé des gorges profondes. Mais suite aux pluies d’hier et à celles annoncées cet après-midi, on me l’a déconseillé. Je parcours malgré tout les 10 premières minutes à contre sens jusqu’à une source avant de remonter en voiture, direction Eghegis, Arates et environs.

Noravank
Il faut 45 minutes de voiture sur des routes de plus en plus étroites et isolées pour rejoindre ces anciennes églises arméniennes, pour certaines très anciennes et en ruine, nichées dans des alpages à l’aspect de steppes. Je suis surpris de voir la quantité de pièces archéologiques, essentiellement des pierres dans lesquelles sont sculptées des croix et des écritures parfois presque millénaires, et qui sont à terre, sans protection et à la portée de tous qui souhaiterait les emporter.
Arates
Nous mettons ensuite cap sur le Selim Pass, après un bref arrêt plein de gaz liquide et sandwich. La route remonte une vallée, d’abord large, ensuite de plus en plus escarpée. Les paysages sont magnifiques et grandioses. Le paysage herbeux, totalement jauni après la sécheresse de l’été, sans un seul arbre, consiste en une steppe aride et immense, entourée de sommets. Juste en dessous du col se trouve un des plus ancien et des mieux préservé caravansérail (Caravansérail de Sélim) de la route de la soie, ce qui était le but premier de mon ascension. Je suis excité d’aller visiter cet ancien lieu d’accueil des marchands de l’époque et de leurs montures sur leur route vers l’Orient lointain. C’est mon intérêt pour la route de la soie qui m’a amené à vouloir découvrir ces contrées, notamment après la lecture du livre de Bernard Ollivier « la longue marche ». Le caravansérail est presque intact et orné d’écritures arméniennes et arabes. A l’intérieur on peut facilement identifier les pièces de vie des hommes et des bêtes, mais aussi des espaces de vente. Un marchand vend du miel, des alcools locaux et des herbes aromatiques. Il parle le français, ce qui est très rare par ici. Je lui achète un petit pot de miel puis prenons la route pour redescendre de l’autre côté du col, jusqu’au lac Sevan et au cimetière de Noraduz, réputé pour ses khatchkars. A présent le ciel est bas, gris et il tombe une fine pluie glaciale. Plus haut sur les sommets, une couche blanche apparaît : ce sont les premières neiges de l’année. Le lac Sevan, que j’ai vu d’un bleu éclatant sur les cartes postales à Erevan, a la même couleur que le ciel et se tient le long de la route déglinguée traversant des villages vides et sales. Le tout transpire d’une ambiance cafardeuse. Je me promène rapidement à travers les khatchkars, qui sont des stèles commémoratives de près de 2 mètres de haut et sur lesquelles sont représentées des scènes de la vie quotidienne de l’époque. Pour quelques Drams, une vieille dame m’explique la signification des représentations sculptées sur les stèles principales, ce qui donne un peu de vie à ce cimetière sous la grisaille. Nous repassons le col dans l’autre sens, là-haut le vent souffle et la température tombe à 0 degré. Je peux sentir le froid passer à travers vitres mal isolées de la vielle Lada aux pneus lisses. En perdant de l'altitude la météo se fait plus clémente et j'observe que mon chauffeur se détend. Après la visite d’une énième église et un bref passage chez un bijoutier pour changer des euros, mon taxi me dépose à ma pension. Nous nous reverrons demain pour le chemin jusqu’à Goris car il n’y a pas de marshrutka sur cet axe demain, ou alors de façon très incertaine.
Lorsque je rentre, un couple d’allemand vient juste de s’installer à la pension. Nous passons le début de soirée tous ensemble avec les enfants avant d’aller manger dans un resto que nous recommande nos hôtes, le long de la « Motorway 2 » (comprendre « la route défoncée vers le sud »). Plutôt sympas, ils m’offrent le repas et la bière. Ils m’expliquent aller eux aussi en Iran par après, mais en avion, faute d’avoir obtenu le visa à temps (obligatoire pour le passage terrestre mais délivré à l’aéroport). Nous rentrons dans le noir à la lumière de nos frontales sous la bruine glaciale et ouvrons la bouteille de vin que j’ai achetée et que nous finirons à 2 avec Micha car Hannah m’apprend qu’elle est enceinte. Je trouverai rapidement le sommeil…
Mercredi 4 octobre:
Après un petit déjeuner vite avalé et avoir fait mes adieux, je me mets en route vers Goris avec mon taxi de la veille. Les nuages de pluie de hier s’ouvrent et se déchirent à présent en lambeaux sur la pointe des sommets et des collines environnants. Il a fait froid cette nuit, et les timides éclaircies laissent entrevoir les alpages saupoudré d’une fine couche blanche de neige fraîche. Le contraste de la blancheur étincelante de la neige avec le jaune des herbes brûlées de la steppe, sur le fond de nuages s’écharpant sur les pics rocheux, est magique. A travers les minces espaces de ciel bleu fusent quelques rayons soleil réchauffant l’atmosphère et les teintes froides du paysage. La route zigzague en larges virages dans le fond de l’ample vallée, monte est descend en laissant apercevoir, au détour d’une courbe ou d’un petit col, le long ruban foncé d’asphalte s’étirant à la l’infini vers un banc de brouillard. En chemin, nous faisons halte à Jermuk, station thermale dont le nom s’étale sur toutes les bouteilles d’eau minérale du pays et dont les façades neuves des bâtiments et la signalisation existante au bord de la route lui confère un aspect chic. Jermuk, également station de ski construite par les russes à l’époque, verra sous peu ses hôtels remplis par les skieurs. L’air est piquant et, avant de rejoindre la voiture, je me réchauffe les mains avec une bouteille d’eau vide que je rempli à une source d’où jaillit de l’eau à 55 degrés.
Neige fraîche au Vorotan Pass avant Goris
La route se poursuit avec le passage du Vorotan Pass. Ici les nuages s’accrochent et la route est à présent totalement enneigée. Elle le restera jusqu’à proximité de Goris. J’avais convenu avec mon chauffeur qu’il me dépose au téléphérique pour Tatev (le “Wings of Tatev”), mais vu la neige et le brouillard je décide qu’il est inutile de monter là haut et nous poursuivons jusqu’à Goris où je me fais déposer à l’auberge de jeunesse (Eden Hostel & Guesthouse, 9€/nuit). Il fait glacial dehors et tout autant à l’intérieur lorsque je rentre dans le hall de l'auberge. Se tient là, debout et raide comme la justice, un jeune de mon âge et qui attend depuis 15 minutes que quelqu’un de la réception vienne l'accueillir. Nous trouvons un mot de la réceptionniste avec un numéro auquel appeler en cas d’absence. 5 minutes plus tard une dame sympa, mais avec qui la capacité à communiquer est limitée, nous montre notre dortoir et nous amène un radiateur électrique plus que bienvenu.
Nous ressortons presque immédiatement à la recherche d’un endroit où manger. Je fais plus ample connaissance avec Ido, il est israélien et est un ancien officier de l'armée. Il ne mange pas casher à proprement parler, mais suit malgré tout certaines règles alimentaires, comme celles de ne pas manger de porc et de ne pas mélanger les produits laitier avec de la viande. Du coup, ça restreint pas mal les possibilités des lieux ou se sustenter, surtout dans dans un pays comme l’Arménie et d’autant plus dans un bled comme Goris. Finalement, un kebab d’agneau avec du riz fera l’affaire. A cet instant, je n’ai pas encore conscience que ce menu constituera, jusqu’à l’écœurement parfois, à peu près l’essentiel, la variété de viande mise à part, de mon régime alimentaire iranien.
Alors que Ido, qui déteste déjà ce temps gris, froid et maussade qui lui est pourtant inconnu dans ses contrées septentrionales, rentre à l’auberge se reposer et se connecter au Wifi, je m’en vais explorer le vieux Goris. Le vieux Goris est en fait le pendant de Kandovan, en Iran. Des habitations troglodytes creusée dans du tuf, faisant fortement penser à la Cappadoce. Mais la tête enfouie sous ma capuche, les mains frigorifiées et les pieds mouillés, le charme opère peu et je me précipite dans le premier bistrot ouvert que je croise. Un café pour me réchauffer le corps et deux Kilika de 66cl (bière locale) pour me réchauffer le cœur.
Quand je rentre à l’auberge, Ido a fait connaissance avec une nouvelle arrivée qui partage notre chambre: Anna, qui est Moscovite. On fait passer le temps en jouant aux cartes dans la cuisine en buvant du thé bien chaud. Tous les trois, nous souhaitons aller demain visiter le monastère de Tatev et arrangeons un taxi avec l’auberge. Finalement, un invité surprise de dernière minute, un compagnon de voyage que Ido a croisé en Géorgie 1 mois auparavant et qui se trouve par hasard dans la taverne du village ou nous allons souper, s’ajoutera à nous pour l’aventure du lendemain.
Jeudi 5 octobre:
La Lada bleue clinquante édition spéciale rideau de fer nous attend fièrement devant l’hostel. Notre chauffeur, dont le sourire est aussi brillant que les enjoliveurs chromés de son ancêtre, discute du prix et de l’itinéraire en russe avec Anna et la gérante de l’auberge. Finalement, on ne va pas se contenter de Tatev, on va pousser jusqu’à Sisian, pour aller voir Karahunj, le Stone Age local, mais aussi une cascade, le monastère de Vorotnavank et un vieux pont menant au lac de Shamb. J’avais initialement l’intention de prendre la marshrutka de 13 ou 15 heures jusqu’à Kapan puis Meghri pour passer la frontière iranienne le lendemain matin tôt.Mais l'itinéraire alléchant et la joie de partager cette aventure aux allures de road trip avec mes nouveaux amis me plait plus.
Je resterai donc une nuit de plus dans ce lit dont le confort relève plus du hamac, tant il est creusé. Mais ça n’a pas la moindre importance. Je suis assis à l’arrière, écrasé contre la fenêtre. A cinq dans cette voiture, en comparaison, voyager avec Ryanair relève du luxe ultime. Je rigole intérieurement du groupe éclectique que nous formons en route vers “on ne sait pas vraiment où”. Vingt quatre heures auparavant nous étions encore de parfaits inconnus, et maintenant nous voilà tel un groupe de pote qui se connaît depuis toujours. Il n’y a qu’en voyage que ce genre de dynamique de groupe se crée.
Compagnons de voyage et taxi Lada clinquant
Le soleil brille de mille feux ce matin. Fini la grisaille et la pluie. En revanche il a neigé la nuit sur les hauteurs, et au premier col que la route franchi, il y a une petite accumulation de quelques centimètres. Le paysage blanchi est spectaculaire, et nous sommes tous ébahi devant tant de beauté. Pour les deux autres garçons, c’est presque une première de voir de la neige, ou, en tout cas, d’en voir de si près. Ils ont fait arrêter le taxi pour pouvoir toucher la neige et, tels des gamins, s’amusent à lancer des boules de neige. Ce qui fait bien poiler notre chauffeur, blasé des hivers glacials qui peuvent sévir dans la région (jusqu’à - 40 °c paraît-il). Peu après s’être remis en route, nous croisons des bergers en transhumance qui envahissent la route avec leurs vaches. Perchés sur leurs chevaux pour guider le troupeau, ils ont des airs de cow-boy du far-ouest. J’en profite pour les prendre en photo avec le paysage désolé en arrière plan.
Transhumance
Nous poursuivons ensuite jusqu’à Karahunj. Il y a plus de monde par ici, mais pour que l’endroit ait vraiment de l'intérêt, il faudrait un guide, sinon ce n’est qu’un champ où se trouvent des pierres levées sans logique apparente. J’en profite pour prendre un café dans une roulotte et nous échangeons quelques mots avec un homme accoutré comme pour aller gravir l’Everest. Soudain, choc des civilisations: l’homme demande à Ido d’où il vient. L’Israélien répond à l’homme qui lui répond à son tour “alors c’est donc toi mon ennemi juré ? Je suis Iranien”, avec un air rieur traduisant qu’il n’en pense rien. S’en suivra ensuite dans la voiture une discussion sur les problèmes entre les deux pays.
D’ailleurs, sur ces routes du grand Sud arménien, l’Iran commence à se faire plus présente: nous croisons de nombreux camions immatriculés en Iran mais aussi des pancartes de restaurants ou de garages le long de la route où la traduction n’est plus en Russe mais en Persan. Quelques dizaines de minutes plus tard, nous voilà au bord d’une belle cascade. Avec les pluies des jours précédents, il y a du débit, ce qui la rend imposante. Après les selfies de rigueur, nous nous réentassons dans la vieille Lada en route vers le monastère de Vorotnavank. Il est parfaitement bien préservé et vraiment imposant, le long d’une petite route dans une nature intacte. Avant de poursuivre vers Tatev, nous faisons un long détour par une vallée traversée par un vieux pont et menant à un joli lac entouré de hauts plateaux.
Sur la route
Monastère de Vorotnavank
Vieux pont menant au lac de Shamb, proche de Sisian
Le lieux de départ du téléphérique pour Tatev est en contraste total avec le reste du pays: moderne et blinquant. D’un coup, on se croirait téléporté en Suisse. Nous achetons nos tickets par carte de crédit pour un départ à 15h30, soit 45 minutes plus tard. En attendant, on en profite pour se restaurer un peu devant la vue sur la vallée en contrebas. On loupe notre départ et devons changer notre billet. Le monastère de Tatev est très beau, mais j’ai déjà vu tellement d’églises arméniennes et de monastères que je suis un peu blasé. Je m’éloigne un peu pour avoir une vue avec du recul avec le montagnes enneigées de l’Azerbaïdjan et du Haut-Karabagh au loin. Initialement, j’avais prévu de redescendre à pieds en passant par le pont suspendu et les sources chaudes, mais l’heure tardive et la météo des jours précédent contrediront mes projets. Nous rentrons doucement à Goris et allons souper ensemble des plats locaux à la taverne du village, à côté de l'hôtel Goris.
Tatev
Vendredi 6 octobre:
La marshrutka vers le Sud ne passera pas avant 13h et, comme j’ai déjà un hôtel réservé et payé à Jolfa, et que je veux passer la frontière iranienne le plus tôt possible dans la journée, je demande au taxi d’hier de me conduire jusqu’à Agarak, au poste frontière. Je n’ai jamais autant pris de taxi en voyage qu’en Arménie. Mais la rareté des transports publiques dans le Sud et l’isolement de certains endroits ne me laisse pas d'autre choix. Et puis, ça me donne l'occasion de m'arrêter quand je veux pour admirer les paysages ou de faire des détours par des petits villages en dehors de l’axe principal.
Je fais mes adieux à Anna et Ido. Anna remontera au Nord vers Areni, pour aller à la fête du vin, en stop avec des Argentins séjournant dans l’autre dortoir de l'auberge. Avant de se séparer elle m'apprendra quelques mots de base en russe pour communiquer avec le conducteur. Ido, quant à lui, passera quelques jours par Erevan avant d’aller prendre son vol retour à Tbilissi.
J’embarque donc dans la Lada d’hier, à l’avant cette fois ci, en route vers le Sud et l’Iran. Mon chauffeur a pris sa femme avec, j’ai cru comprendre qu’elle n'avait jamais été jusque là et qu’elle est curieuse de découvrir une autre part de son pays. Les paysages changent petit à petit, les panoramas steppiques font place à une forêt dense puis à des paysages plus alpins, avec le franchissement du col de Meghri à 2535 mètres. Au loin, on aperçoit déjà les premières montagnes d’Iran. A la descente, le décor change, tout devient plus aride et plus sec.
A l’arrière, la femme de mon chauffeur m’a gentiment préparé des sandwiches pour ne pas que je reste le ventre vide. Comme un dernier geste d’hospitalité à l’arménienne avant de rentrer dans un nouvel univers inconnu. Plus nous approchons de l’Iran et plus le thermomètre augmente drastiquement. Alors que le Meghri Pass était couvert de neige, nous croisons un panneau indiquant 25 degrés en traversant Meghri. Et soudain, nous débouchons dans une vallée. D’un seul coup, il n’y a plus d’herbe, plus d’arbre, plus de couleur. Les collines bien que plus basses se font abruptes, brisées, rocailleuses et d’une couleur aussi sombre que de la pierre de volcan. L’univers dans lequel nous entrons est radicalement différent de tout ce que j’ai vu jusqu’à maintenant: lunaire et inhospitalier. Sur la gauche de la route, l’accès est barré par des barbelés tout du long, et quelques miradors ponctuent le chemin. De l'autre côté des barbelés coule l’Araxe, et sur la rive d’en face s’étend la République Islamique l’Iran. Cette arrivée progressive sur l’Iran avec l’apparition soudaine de ces terres désertiques sonne comme une mise en garde. Je suis impressionné et ressens un mélange d’excitation, de me retrouver à ce point précis du globe, et d’anxiété quant à ce qui m’attend de l’autre côté.
En route vers l'Iran, arrivée sur Kapan
Ils me regardent affectueusement m’éloigner du taxi et, après un dernier signe de la main à mon chauffeur et sa femme, je passe le portail d’accès aux douanes arméniennes. Quelques camions sont garés là, en attente de leur passage sur l’autre rive. Nous sommes vendredi, l’équivalent de notre dimanche en Iran, et tout est plutôt calme. Quelques chauffeurs de taxi attendent le client et des enfants revendent des cartes sim prépayées. D’autres boivent du thé dans le grand hall qui fait aussi office de bar. Je suis apparemment le seul à traverser la frontière car un fonctionnaire vient ouvrir exprès pour moi le guichet. Quelques questions d’usages et un coup de tampon plus tard, me voilà officiellement sorti d’Arménie.
A la sortie du bureau des douanes, une large route mène jusqu’à un pont au dessus de l’Araxe. Il y a la possibilité d’emprunter des voiturettes de golf pour franchir ce no man’s land de 500 mètres entre les deux pays, mais l’instant est solennel et je préfère en savourer pleinement chaque seconde. L’envie de faire perdurer un peu ce moment l’emporte sur mon empressement d’entrer en Iran. L’entrée Nord du pont, côté Arménien donc, est gardée par un soldat Russe qui contrôle une dernière fois mon passeport. Les rambardes du pont sont peintes de gris jusqu’à exactement la moitié, devenant blanches, rouges et vertes ensuite pour symboliser le changement de pays. En dessous, coule le torrent boueu. De l’autre côté, un jeune soldat tout mince m'accueille d’un “Salam”, mon premier Salam, et m’indique vers où me diriger. Au pied du poste frontière, dans lequel je m’engouffre, trône fièrement un immense drapeau iranien repérable des kilomètres à la ronde.
Mon visa en poche, le passage en douane est très rapide jusqu'à ce que, avant de récupérer mon sac sortant de la machine à rayon X, un homme, apparemment haut gradé, me demande de le suivre dans son bureau. Ce doit être le chef des douanes, car il est en chaussette dans le salon adjacent à son bureau, richement décoré de tapis persans. Il me pose toute une série de questions sur mes connaissances à propos de l’Iran et de la raison de mon voyage dans ces contrées reculées, loin des zones touristiques telles que Shiraz ou Ispahan. Apparemment convaincu par mes réponses, il me remet enfin mon passeport, à deux mains, en me souhaitant la bienvenue en Iran. Je ressors de là un peu déboussolé: était-ce de simples questions d’usages ou bien ma présence ici est-elle réellement source de suspicions ? Bien que je chasse rapidement ces pensées de ma tête, un léger malaise me poursuivra pour le reste de la journée.
Tout est extrêmement calme ici. Je change les Drams arménien qu’il me reste en Rials, ainsi qu’une centaine d’euros. Me voilà à présent multi millionnaire. Il n’y a que très peu de savari dans la vallée de l’Araxe, et, de surcroît nous sommes vendredi. Je n’ai à nouveau d’autre choix que de négocier un taxi. Avant d’aller à Jolfa, 70 km plus à l’Ouest, je souhaite faire le détour par le vieux petit village d’Ushtabin, 30 km à l’Est du poste frontière. Le changement d’ambiance est radical avec l’Arménie, essentiellement dans l’attitude des gens. Ils sont tout aussi gentils et chaleureux, mais nettement plus extraverti et moins repliés sur eux-mêmes. J’avais ressenti le même décalage, à une échelle beaucoup plus forte, en passant d’Israël en Palestine il y a quelques années. Mon chauffeur s'arrêtera vingt fois entre la frontière et Ushtabin pour prendre des gens au bord de la route, parler avec des connaissances, aller acheter des fruits ou encore embarquer ou livrer des colis. A plusieurs reprises nous amènerons de jeunes soldats d’un village à l’autre.
La route longe tout du long le cours de l’Araxe. La zone est stratégique d’un point de vue géopolitique et potentiellement explosive car juste en face se trouve, en alternance, l’enclave Azerbaïdjanaise du Nakhitchevan, l’Arménie et l’Azerbaïdjan, deux pays en guerre. J'aperçois de loin miradors, bases militaires et canons anti aérien. Mais aussi des villages animés, des voitures et même un train de passager. Il est étonnant de pouvoir entrevoir de si près ces mondes qui se haïssent mutuellement, et pourtant s'ils savaient comme, vu d’ici, à quel point ils se ressemblent. De mon côté de la frontière, bien que la route soit ponctuée de fortins poussiéreux et de soldats retranchés, mitraillette en bandoulière, derrière des sac de sable, l’ambiance semble plus détendue. L’Iran, pays ami des deux autres, n’a, a priori, rien à craindre.
Après un carrefour avec l’axe principal, la route se fait plus étroite et prend de la hauteur. Nous arrivons peu après au village. Il est construit sur les pentes d’une colline. Toutes les maisons aux toits plats sont construites en argile et serrées les unes contre les autres dans un labyrinthe de petites ruelles pavées. Quelques enfants jouent dans les rues et sont surpris par la présence d’un étranger. Mes quelques mots de Farsi les surprennent autant que ça les fait marrer. Plus tard, j’apprendrai que dans toute la province les habitants parlent l’Azéri et non le Farsi, parfois source de difficulté avec le gouvernement qui refuse de reconnaître la langue comme officielle.
Dans ce petit village le temps semble s’être arrêté: un homme transporte du fourrage sur son âne tandis que les femmes lavent le linge ensemble dans de grandes bassines. De retour au taxi, nous nous mettons en route à toute vitesse vers Jolfa. A 140km/h dans la vallée de l’Araxe j’ai à peine le temps d’admirer les paysages de dingues tout autour de moi. En chemin, nous nous arrêtons dans un bouiboui pour dévorer un délicieux kebab, avant de reprendre la route accompagnés de deux soldats et d’un étudiant à l’arrière.
Un homme transporte du fourrage sur son âne
Après m’être installé dans ma chambre à Jolfa pour deux nuit (Tourist Inn, 30€/nuit), je pars explorer les alentours. Jolfa est une zone franche économique, on y trouve une foule de boutiques. D’autant plus que le poste frontière Azéri se situe en plein centre ville, ce qui favorise les commerces en tous genres. D’ailleurs, beaucoup de magasins ont leurs enseignes écrites en Azéri, mais le plus surprenant est la présence d’un Domino’s Pizza, chaîne de fast-food américaine. J’avais repéré à l’entrée de la ville un pont ferroviaire situé à côté d’un mémorial ou des gens se prenaient en photo et je décide de poursuivre jusque là a pied.
C’était sans compter sur Payman, un automobiliste qui passe par là et qui tient absolument à me déposer là où je vais. Avec sa femme et son fils, il m’explique la signification du mémorial et prend des selfies de nous, sous le regard attentif des deux soldats qui gardent le pont depuis un mirador placé au dessus des rails. Ce pont, qui permet aux trains marchandises venant de Turquie d’amener leur cargaison en Iran via l’Azerbaïdjan est un lieu stratégique bien gardé. Payman insiste ensuite pour m'emmener faire du shopping, et ne me laisse pas l’occasion de refuser. Bien que j’aie appliqué la règle du Taroof, qui veut que l’on refuse plusieurs fois une offre avant de l’accepter, me voilà malgré moi dans sa voiture sur les grands axes de circulation à l’extérieur de Jolfa. Je suis surpris par la modernité: de nombreux centre commerciaux design et flambant neuf remplis grandes enseignes américaines et internationales. Apparemment, l’embargo américain ne s’est pas invité jusqu’à ce mini Dubaï Iranien. A l'extérieur les voies rapides sont bondées, entretenues et décorées pour le mois d’Achoura, rien avoir avec l’image glauque et poussiéreuse que l’on a de l’Iran en Occident. Même si, bien entendu, ce lieu n’est pas représentatif de l’Iran en général. Payman insiste pour me payer quelques chose, je refuse, il insiste, je refuse, il insiste… Je finis par prendre ce qu’il y a de moins cher dans le magasin: un tube de dentifrice. Payman est fier comme Artaban de présenter son nouveau pote européen à tout qui veut bien l’entendre aux caisses. Spontanément les “Welcome in Iran” fusent et je me vois invité à prendre leur numéro de portable “au cas où j’aurais besoin d’aide”. Finalement, Payman qui rentre ensuite sur Tabriz, me dépose à mon hôtel et je ressors immédiatement manger juste en face. De toute façon je ne comprends rien à la carte écrite uniquement de ces belles arabesques persanes et je choisis un kebab au hasard. Le ventre plein, fatigué, je rentre dormir. Ca aura été une longue et intense journée.
Suite ci dessous ->
Arménie - Iran : récit de voyage
Samedi 30 septembre : Vol matinal Bruxelles - Erevan avec Ukraine International. Rien à redire sur la compagnie (j’avais lu de nombreux avis catastrophiques) : courte escale à Kiev, avions récents et confortables mais aucun service gratuit à bord (ressemble à du low cost). Pour un vol payé 250 € (aller Erevan, retour depuis Téhéran), cela vaut la peine.
Longue attente à l’arrivée à Erevan, mais, ça y est, me voilà arrivé. Excité et anxieux à la fois, il s’agit de mon premier voyage entièrement seul pour une période de 2 semaines, qui plus est dans une région où l’offre touristique est faible. A moi l’inconnu... A la sortie, j’achète directement une carte sim locale et, le taxi que m’avait proposé mon logement AirBnb pour 10€ est là à m’attendre. J’aime ces premiers instant dans un nouveau pays, et ma première impression sur le trajet jusqu’en ville est ce curieux mélange d’ambiance ex-soviétique et d’Orient. Cette impression se renforcera au cours de mon séjour avec en plus, dans la capitale, le constat que ce pays se tourne aussi de plus en plus vers l’occident.
L’accueil à mon logement est formidable et ajoute de la chaleur à cet austère building dans lequel il se trouve. Voulant être au plus près de la population j’ai minutieusement choisi une chambre chez l’habitant (sur AirBnb) et cela aura été un très bon choix, bien qu’un peu plus onéreux : 20€/nuit au lieu de 10€ en hostel. Avant de partir explorer la ville, mon hôte, Shoghik, qui vit là avec sa fille Ellen et son mari, me propose de m'asseoir avec eux et de partager les fruits, l’Halva, le café arménien, les gâteaux, ... disposés sur la table pour mon arrivée.
Je sors prendre le pouls de la ville en commençant par la place de la République puis place de l’Opéra et jusqu’à Cascade. A la tombée de la nuit, tout s’anime : les gens sortent, les rues deviennent bondées, les terrasses se remplissent, les familles sortent dans les parcs et les jeunes se rassemblent. Je suis surpris par tant de vie et d’animation, il fait agréable de se promener dans les rues de la capitale au coucher du soleil. Je me mets alors en quête d’un endroit que l’on m’a conseillé pour aller souper. Cet endroit étant un peu à l’écart et je prends un taxi pour m’y rendre. Ici, personne ou presque ne parle anglais, pour communiquer c’est soit Arménien soit Russe. Comme je ne parle aucun des deux, gestes, sourires et l’aide de Google traduction feront l’affaire…ou pas : me voilà déposé dans un quartier totalement sombre et inanimé, pas le moindre resto en vue. En marchant 10 min je finis par tomber sur un snack qui propose de la délicieuse viande grillée que l’on me sert avec des légumes au goût inouï, des herbes aromatiques et… une bouteille de Vodka. Je suis seul, à l’unique grande table du « restaurant », qui sert aussi probablement de salle à manger pour la famille. En rentrant, Shoghik m’invite à prendre un bol de soupe fumante devant la télé avec elle et Elen.
Dimanche 1er octobre :
Après un petit déjeuner préparé avec beaucoup d’amour, composé de blit (petites crêpes ressemblant à des blinis), d’Afsianka (porridge), de fruits râpés, d’Halva et d’autres gâteaux locaux, je me mets en route vers le marché couvert de la ville. Sur le chemin, le long de cette avenue principale un peu plus éloignée du centre, je retrouve des similitudes avec certaines villes d’Asie à travers cette alternance de bâtiments décrépis et de nouveaux centres commerciaux modernes et ultras kitsch. Le tout, bien entendu, ponctué par le bruit des klaxons et de la circulation infernale. Ma balade dans le marché couvert n’est pas sans me rappeler celui de Kiev, mais, de nouveaux, avec cette touche asiatique en plus. Les étals sont magnifiques et éclectiques : bouquets de fleurs en fruits secs, grands pains plats, miel local et pieds de porc sont au menu.
Marché couvert de ErevanFasciné depuis toujours par les trains, je hèle un taxi jusqu’à la gare. L’unique train du jour au départ est à destination de Tbilissi, en Géorgie et mon taximan, persuadé que je désire m’y rendre, rentre dans un long débat en russe pour me convaincre de me conduire lui-même jusque-là. Une fois visité l’imposant bâtiment à l’architecture typiquement soviétique, je prends le métro pour retourner vers le centre-ville et monter sur une des collines de la ville, là où se situe 2 imposants monuments à la gloire du pays et de l’URSS. Une vieille fête foraine que je pensais désaffectée jouxte ces 2 édifices solennels et le contraste est plutôt amusant.
Après avoir flâné là-haut, je me dirige vers la mosquée de la ville, entièrement restaurée. Appelée la « mosquée bleue », et cachée derrière de vieux bâtiments, elle a plutôt fière allure et me donne un petit avant-goût de ce qui m’attend en Iran. Je me repose quelques minutes sur un banc dans le jardin avant d’aller prendre une bière en terrasse en profitant des derniers rayons de soleil. Je me dirigerai ensuite vers un petit resto de cuisine typique du Haut-karabagh : du pain fourré aux herbes aromatiques passé un grill.
Sur le retour, je profiterai de l’animation de la ville, et notamment du spectacle son et lumière aux fontaines de la Place de République. En rentrant le soir chez Shoghik, un souper m’attendra pour compléter mon repas frugal de ce soir. Son mari, chauffeur, et que je n’ai pas encore rencontré, rentre d’un périple avec des clients. Je m’arrange avec lui pour la journée de demain : il me déposera à mon hôtel à Eghegnazor en faisant un stop à Khor Virap, à Areni pour goûter la production de vin local et enfin à Noravank.
Gare de Erevan
Monument "Mère Arménie" à Erevan, et sa fête foraineLundi 2 octobre :
Je me réveille avec le bruit de la pluie sur les tôles ondulées du parking en contrebas de ma chambre. La météo s’annonce médiocre et nous nous mettons en route avec Edgar vers 10h00, direction Khor Virap. Après 1h de route et un arrêt d’une demi heure pour faire le plein de gaz liquide (interdiction de rester près du véhicule pendant ce temps), nous arrivons avec le soleil au monastère. Le lieu est majestueux mais je ne verrai rien du Mont Ararat, complètement dans le brouillard. Juste en contrebas, j’observe des paysans travaillant aux champs avec de vieux tracteurs déglingués. Un peu plus loin, s’étend une sorte de no man’s land marquant la séparation avec l’ennemi juré, la Turquie, à moins d’un kilomètre.
Monastère de Khor VIrap
Champs aux alentours de Khor VirapOn se remet en route. Petit à petit, la route alors dans la plaine, s’élève et devient une route de montagne sinueuse. Les paysages s’escarpent et le dernier virage avant un col ouvre la perspective sur un horizon steppe et de pics rocheux à couper le souffle. Quelques maisons sont blotties au creux de petites vallées, formant des hameaux ou le temps semble s’être arrêté. La conduite d’Edgar se fait plus brusque et plus rapide, et celle des autres conducteurs également, jusqu’à frôler l’accident. Nous voilà à 3 sur 2 bandes afin de laisser passer la voiture en face doublant dans un virage sans visibilité. On l’a vraiment échappé belle. Quelques jurons d’Edgar en arménien plus tard, nous arrivons à Areni en même temps que la pluie pour y goûter le vin dans une cave. Pas trop convaincu par ce qu’il m’est offert à goûter, j’achète malgré tout une bouteille pour prendre comme apéro si l’occasion se présente avant mon passage en Iran.
Arrêt sur la route entre Khor Virap et AreniEdgar commence à s’agiter, alors que je traine un peu dans la cave, il m’attend dans la voiture et klaxonne plusieurs fois pour que je me dépêche. Nous reprenons la route vers le site de Noravank, situé à 20km, à tombeau ouvert. Par chance, la pluie a fait place à des éclaircies. Il y a du monde. Enfin, façon de parler, ça reste l’Arménie. Disons qu’il doit y avoir une trentaine de personnes sur le site, surtout des visiteurs venus à la journée depuis Erevan. Je prends beaucoup de plaisir à explorer les deux églises dans ce cadre fantastique. Ce sera l’une des plus belles visites du pays…qui sera écourtée car Edgar, qui, pressé de rentrer, crie après moi à ma recherche. Manque de chance pour lui, j’ai marché pendant 10 min sur un petit sentier qui monte dans la montagne afin d'avoir une vue de recul sur le monastère et les montagnes rouges et abruptes qui l’entourent. Je prendrai tout mon temps pour redescendre.
Edgar me dépose chez mes nouveaux hôtes, au Shushan B&B (10€/nuit) où je suis accueilli par Arumen, le fils aîné de la famille. Il joue dans le salon avec un ami au backgammon. Je reste là un peu avec eux à les regarder jouer et à essayer de comprendre les règles tout en mangeant des fruits accompagné d’un café arménien. Il est 17h, un rayon de soleil passe par la fenêtre et la pluie s’arrête dehors. Je profite de l’accalmie pour sortir et me diriger vers un vieux pont médiéval enjambant le torrent dans la vallée, un peu plus en contrebas du village. J’avais repéré les lieux dans un vieux livre en noir et blanc dans la bibliothèque de ma chambre.
C’est depuis le carrefour principal de la ville, là où croise la principale route Nord-Sud du pays, que débute le sentier. Ici, se concentrent une pompe à essence, un garagiste et un restaurant, semblant être l’unique point de ravitaillement à 100km à la ronde, conférant à cet endroit une ambiance de far ouest arménien. Après 20 minutes de marche à travers champs, j’arrive jusqu’au au pont de la photo. La vue sur celui ci avec le torrent et les nuages se déchirants sur les montagnes en arrière-plan est remarquable. De là, j’aperçois un homme en train de pêcher avec sa femme. Il me fait signe de les rejoindre à grand renfort de gestse et de mots que je ne comprends pas. Quand j’arrive à sa hauteur, son immense sourire me met de suite en confiance. Il me montre comment il pèche, avec un bout de ficelle attaché à un bâton, puis, d’un hochement de tête, me désigne le maigre produit de sa pêche dans un petit sceau. Alors que je m’apprête à retourner sur mes pas, ils m’invitent à les suivre jusqu’à leur maison, située 200 mètres plus haut à travers champs. Je refuse d’abord poliment plusieurs fois, puis face à leur insistance et leur gentillesse, je finis par accepter.
Pêcheur à EghegnazorCes deux paysans, Ashat et Ushi, semblent vivre totalement coupé du monde. Leur maison consiste en une unique pièce en terre battue ou l’on y mange, dort et cuisine. Dans un coin de la pièce trône une vieille télé à écran cathodique à l’image neigeuse et diffusant un soap opéra bollywoodien sous-titré en cyrillique. Je me vois prié de m’asseoir pendant que le café chauffe. Alors que la femme d’Ashat apporte le café, voilà mon hôte de retour avec des tomates du potager. Il lui fait des gestes en me souriant pour lui montrer qu’il ne veut pas du café. Ashat me fait un clin d’œil et, caché derrière une étagère, il sort une bouteille de vodka dans laquelle il a fait macérer des baies. Ashat semble très amusé et fier de me montrer combien sa vodka est forte et comment on la boit cul-sec dans des petits verres.
Pendant ce temps Ushi apporte le repas : elle commence à sortir de grandes crêpes de pain sec, qu’elle arrose légèrement pour lui redonner sa consistance normale. Ensuite, elle découpe soigneusement en quartier les tomates rapportées par son mari ainsi que des tranches d’un fromages de leur élevage accompagné de piments, poivrons et d’herbes aromatiques : feuilles de menthe, de réglisse, d’anis et d’autres dont je suis incapable d’identifier le goût. Tout a une saveur fabuleuse, les tomates sont juteuses, sucrées et pleine de parfum, jamais avant je n’en avais mangé de telles. Le fromage aussi est extraordinaire et le goût combiné à celui de la tomate et des herbes aromatiques est juste divin. Je n’ai plus faim, mais je Ashat et Ushi m’obligent à manger encore, ils veulent faire honneur à leur invité.
Le temps passe vite, nous ne parlons aucune langue commune, mais nous parlerons tout le repas et toute la soirée. Je ressens une gentillesse et un accueil pur et authentique chez ces gens comme rarement j’en ai rencontré lors d’autres voyages. Entre temps la nuit est tombée. Mes hôtes veulent que je reste dormir là et, à contrecœur, je refuse. Ils ont peur que je me fasse attaquer par des chiens errant sur le retour dans le noir et décident de m’accompagner une partie du chemin. Ils me donnent aussi un grand bâton pour me défendre, si des chiens venaient à m’attaquer. Nous nous disons au revoir et je rentre dormir dans la pension le cœur lourd de les quitter.
Mardi 3 octobre :
Un petit déjeuner typique et du bon café m’attendent. La maman de Arumen vient me saluer, c’est elle qui est aux fourneaux. A 9h00 arrive le taxi que m’avait négocié la famille la veille pour aller visiter les alentours de Eghegnazor pour toute la journée. Mon chauffeur ne parle que Russe et Arménien, et, quand on doit communiquer, il appelle sa femme qui fait la traduction au téléphone. Le soleil est de la partie ce matin et je sais que ça ne durera pas. J’ai envie de retourner à Noravank pour revoir le site avec la lumière matinale, tout seul et sans pression comme la veille. Quand nous arrivons, nous sommes en effet presque seuls, il n’y a qu’un camping-car immatriculé en hollande qui a passé la nuit là. J’en croiserai quelques-uns de ces mobile-home immatriculés en Europe, ce qui est toujours une grande joie pour les locaux de les apercevoir. L’atmosphère matinale à Noravank est surréelle, presque divine, avec ces gros nuages noirs, qui s’accrochent aux montagnes. Ils sont percés de rayons de soleil qui illuminent uniquement les églises du site, comme un rayon divin. Initialement j’avais prévu une randonnée (trouvée sur Wikiloc) qui se termine à Noravank après avoir traversé des gorges profondes. Mais suite aux pluies d’hier et à celles annoncées cet après-midi, on me l’a déconseillé. Je parcours malgré tout les 10 premières minutes à contre sens jusqu’à une source avant de remonter en voiture, direction Eghegis, Arates et environs.

NoravankIl faut 45 minutes de voiture sur des routes de plus en plus étroites et isolées pour rejoindre ces anciennes églises arméniennes, pour certaines très anciennes et en ruine, nichées dans des alpages à l’aspect de steppes. Je suis surpris de voir la quantité de pièces archéologiques, essentiellement des pierres dans lesquelles sont sculptées des croix et des écritures parfois presque millénaires, et qui sont à terre, sans protection et à la portée de tous qui souhaiterait les emporter.
AratesNous mettons ensuite cap sur le Selim Pass, après un bref arrêt plein de gaz liquide et sandwich. La route remonte une vallée, d’abord large, ensuite de plus en plus escarpée. Les paysages sont magnifiques et grandioses. Le paysage herbeux, totalement jauni après la sécheresse de l’été, sans un seul arbre, consiste en une steppe aride et immense, entourée de sommets. Juste en dessous du col se trouve un des plus ancien et des mieux préservé caravansérail (Caravansérail de Sélim) de la route de la soie, ce qui était le but premier de mon ascension. Je suis excité d’aller visiter cet ancien lieu d’accueil des marchands de l’époque et de leurs montures sur leur route vers l’Orient lointain. C’est mon intérêt pour la route de la soie qui m’a amené à vouloir découvrir ces contrées, notamment après la lecture du livre de Bernard Ollivier « la longue marche ». Le caravansérail est presque intact et orné d’écritures arméniennes et arabes. A l’intérieur on peut facilement identifier les pièces de vie des hommes et des bêtes, mais aussi des espaces de vente. Un marchand vend du miel, des alcools locaux et des herbes aromatiques. Il parle le français, ce qui est très rare par ici. Je lui achète un petit pot de miel puis prenons la route pour redescendre de l’autre côté du col, jusqu’au lac Sevan et au cimetière de Noraduz, réputé pour ses khatchkars. A présent le ciel est bas, gris et il tombe une fine pluie glaciale. Plus haut sur les sommets, une couche blanche apparaît : ce sont les premières neiges de l’année. Le lac Sevan, que j’ai vu d’un bleu éclatant sur les cartes postales à Erevan, a la même couleur que le ciel et se tient le long de la route déglinguée traversant des villages vides et sales. Le tout transpire d’une ambiance cafardeuse. Je me promène rapidement à travers les khatchkars, qui sont des stèles commémoratives de près de 2 mètres de haut et sur lesquelles sont représentées des scènes de la vie quotidienne de l’époque. Pour quelques Drams, une vieille dame m’explique la signification des représentations sculptées sur les stèles principales, ce qui donne un peu de vie à ce cimetière sous la grisaille. Nous repassons le col dans l’autre sens, là-haut le vent souffle et la température tombe à 0 degré. Je peux sentir le froid passer à travers vitres mal isolées de la vielle Lada aux pneus lisses. En perdant de l'altitude la météo se fait plus clémente et j'observe que mon chauffeur se détend. Après la visite d’une énième église et un bref passage chez un bijoutier pour changer des euros, mon taxi me dépose à ma pension. Nous nous reverrons demain pour le chemin jusqu’à Goris car il n’y a pas de marshrutka sur cet axe demain, ou alors de façon très incertaine.
Lorsque je rentre, un couple d’allemand vient juste de s’installer à la pension. Nous passons le début de soirée tous ensemble avec les enfants avant d’aller manger dans un resto que nous recommande nos hôtes, le long de la « Motorway 2 » (comprendre « la route défoncée vers le sud »). Plutôt sympas, ils m’offrent le repas et la bière. Ils m’expliquent aller eux aussi en Iran par après, mais en avion, faute d’avoir obtenu le visa à temps (obligatoire pour le passage terrestre mais délivré à l’aéroport). Nous rentrons dans le noir à la lumière de nos frontales sous la bruine glaciale et ouvrons la bouteille de vin que j’ai achetée et que nous finirons à 2 avec Micha car Hannah m’apprend qu’elle est enceinte. Je trouverai rapidement le sommeil…
Mercredi 4 octobre:
Après un petit déjeuner vite avalé et avoir fait mes adieux, je me mets en route vers Goris avec mon taxi de la veille. Les nuages de pluie de hier s’ouvrent et se déchirent à présent en lambeaux sur la pointe des sommets et des collines environnants. Il a fait froid cette nuit, et les timides éclaircies laissent entrevoir les alpages saupoudré d’une fine couche blanche de neige fraîche. Le contraste de la blancheur étincelante de la neige avec le jaune des herbes brûlées de la steppe, sur le fond de nuages s’écharpant sur les pics rocheux, est magique. A travers les minces espaces de ciel bleu fusent quelques rayons soleil réchauffant l’atmosphère et les teintes froides du paysage. La route zigzague en larges virages dans le fond de l’ample vallée, monte est descend en laissant apercevoir, au détour d’une courbe ou d’un petit col, le long ruban foncé d’asphalte s’étirant à la l’infini vers un banc de brouillard. En chemin, nous faisons halte à Jermuk, station thermale dont le nom s’étale sur toutes les bouteilles d’eau minérale du pays et dont les façades neuves des bâtiments et la signalisation existante au bord de la route lui confère un aspect chic. Jermuk, également station de ski construite par les russes à l’époque, verra sous peu ses hôtels remplis par les skieurs. L’air est piquant et, avant de rejoindre la voiture, je me réchauffe les mains avec une bouteille d’eau vide que je rempli à une source d’où jaillit de l’eau à 55 degrés.
Neige fraîche au Vorotan Pass avant GorisLa route se poursuit avec le passage du Vorotan Pass. Ici les nuages s’accrochent et la route est à présent totalement enneigée. Elle le restera jusqu’à proximité de Goris. J’avais convenu avec mon chauffeur qu’il me dépose au téléphérique pour Tatev (le “Wings of Tatev”), mais vu la neige et le brouillard je décide qu’il est inutile de monter là haut et nous poursuivons jusqu’à Goris où je me fais déposer à l’auberge de jeunesse (Eden Hostel & Guesthouse, 9€/nuit). Il fait glacial dehors et tout autant à l’intérieur lorsque je rentre dans le hall de l'auberge. Se tient là, debout et raide comme la justice, un jeune de mon âge et qui attend depuis 15 minutes que quelqu’un de la réception vienne l'accueillir. Nous trouvons un mot de la réceptionniste avec un numéro auquel appeler en cas d’absence. 5 minutes plus tard une dame sympa, mais avec qui la capacité à communiquer est limitée, nous montre notre dortoir et nous amène un radiateur électrique plus que bienvenu.
Nous ressortons presque immédiatement à la recherche d’un endroit où manger. Je fais plus ample connaissance avec Ido, il est israélien et est un ancien officier de l'armée. Il ne mange pas casher à proprement parler, mais suit malgré tout certaines règles alimentaires, comme celles de ne pas manger de porc et de ne pas mélanger les produits laitier avec de la viande. Du coup, ça restreint pas mal les possibilités des lieux ou se sustenter, surtout dans dans un pays comme l’Arménie et d’autant plus dans un bled comme Goris. Finalement, un kebab d’agneau avec du riz fera l’affaire. A cet instant, je n’ai pas encore conscience que ce menu constituera, jusqu’à l’écœurement parfois, à peu près l’essentiel, la variété de viande mise à part, de mon régime alimentaire iranien.
Alors que Ido, qui déteste déjà ce temps gris, froid et maussade qui lui est pourtant inconnu dans ses contrées septentrionales, rentre à l’auberge se reposer et se connecter au Wifi, je m’en vais explorer le vieux Goris. Le vieux Goris est en fait le pendant de Kandovan, en Iran. Des habitations troglodytes creusée dans du tuf, faisant fortement penser à la Cappadoce. Mais la tête enfouie sous ma capuche, les mains frigorifiées et les pieds mouillés, le charme opère peu et je me précipite dans le premier bistrot ouvert que je croise. Un café pour me réchauffer le corps et deux Kilika de 66cl (bière locale) pour me réchauffer le cœur.
Quand je rentre à l’auberge, Ido a fait connaissance avec une nouvelle arrivée qui partage notre chambre: Anna, qui est Moscovite. On fait passer le temps en jouant aux cartes dans la cuisine en buvant du thé bien chaud. Tous les trois, nous souhaitons aller demain visiter le monastère de Tatev et arrangeons un taxi avec l’auberge. Finalement, un invité surprise de dernière minute, un compagnon de voyage que Ido a croisé en Géorgie 1 mois auparavant et qui se trouve par hasard dans la taverne du village ou nous allons souper, s’ajoutera à nous pour l’aventure du lendemain.
Jeudi 5 octobre:
La Lada bleue clinquante édition spéciale rideau de fer nous attend fièrement devant l’hostel. Notre chauffeur, dont le sourire est aussi brillant que les enjoliveurs chromés de son ancêtre, discute du prix et de l’itinéraire en russe avec Anna et la gérante de l’auberge. Finalement, on ne va pas se contenter de Tatev, on va pousser jusqu’à Sisian, pour aller voir Karahunj, le Stone Age local, mais aussi une cascade, le monastère de Vorotnavank et un vieux pont menant au lac de Shamb. J’avais initialement l’intention de prendre la marshrutka de 13 ou 15 heures jusqu’à Kapan puis Meghri pour passer la frontière iranienne le lendemain matin tôt.Mais l'itinéraire alléchant et la joie de partager cette aventure aux allures de road trip avec mes nouveaux amis me plait plus.
Je resterai donc une nuit de plus dans ce lit dont le confort relève plus du hamac, tant il est creusé. Mais ça n’a pas la moindre importance. Je suis assis à l’arrière, écrasé contre la fenêtre. A cinq dans cette voiture, en comparaison, voyager avec Ryanair relève du luxe ultime. Je rigole intérieurement du groupe éclectique que nous formons en route vers “on ne sait pas vraiment où”. Vingt quatre heures auparavant nous étions encore de parfaits inconnus, et maintenant nous voilà tel un groupe de pote qui se connaît depuis toujours. Il n’y a qu’en voyage que ce genre de dynamique de groupe se crée.
Compagnons de voyage et taxi Lada clinquantLe soleil brille de mille feux ce matin. Fini la grisaille et la pluie. En revanche il a neigé la nuit sur les hauteurs, et au premier col que la route franchi, il y a une petite accumulation de quelques centimètres. Le paysage blanchi est spectaculaire, et nous sommes tous ébahi devant tant de beauté. Pour les deux autres garçons, c’est presque une première de voir de la neige, ou, en tout cas, d’en voir de si près. Ils ont fait arrêter le taxi pour pouvoir toucher la neige et, tels des gamins, s’amusent à lancer des boules de neige. Ce qui fait bien poiler notre chauffeur, blasé des hivers glacials qui peuvent sévir dans la région (jusqu’à - 40 °c paraît-il). Peu après s’être remis en route, nous croisons des bergers en transhumance qui envahissent la route avec leurs vaches. Perchés sur leurs chevaux pour guider le troupeau, ils ont des airs de cow-boy du far-ouest. J’en profite pour les prendre en photo avec le paysage désolé en arrière plan.
TranshumanceNous poursuivons ensuite jusqu’à Karahunj. Il y a plus de monde par ici, mais pour que l’endroit ait vraiment de l'intérêt, il faudrait un guide, sinon ce n’est qu’un champ où se trouvent des pierres levées sans logique apparente. J’en profite pour prendre un café dans une roulotte et nous échangeons quelques mots avec un homme accoutré comme pour aller gravir l’Everest. Soudain, choc des civilisations: l’homme demande à Ido d’où il vient. L’Israélien répond à l’homme qui lui répond à son tour “alors c’est donc toi mon ennemi juré ? Je suis Iranien”, avec un air rieur traduisant qu’il n’en pense rien. S’en suivra ensuite dans la voiture une discussion sur les problèmes entre les deux pays.
D’ailleurs, sur ces routes du grand Sud arménien, l’Iran commence à se faire plus présente: nous croisons de nombreux camions immatriculés en Iran mais aussi des pancartes de restaurants ou de garages le long de la route où la traduction n’est plus en Russe mais en Persan. Quelques dizaines de minutes plus tard, nous voilà au bord d’une belle cascade. Avec les pluies des jours précédents, il y a du débit, ce qui la rend imposante. Après les selfies de rigueur, nous nous réentassons dans la vieille Lada en route vers le monastère de Vorotnavank. Il est parfaitement bien préservé et vraiment imposant, le long d’une petite route dans une nature intacte. Avant de poursuivre vers Tatev, nous faisons un long détour par une vallée traversée par un vieux pont et menant à un joli lac entouré de hauts plateaux.
Sur la route
Monastère de Vorotnavank
Vieux pont menant au lac de Shamb, proche de SisianLe lieux de départ du téléphérique pour Tatev est en contraste total avec le reste du pays: moderne et blinquant. D’un coup, on se croirait téléporté en Suisse. Nous achetons nos tickets par carte de crédit pour un départ à 15h30, soit 45 minutes plus tard. En attendant, on en profite pour se restaurer un peu devant la vue sur la vallée en contrebas. On loupe notre départ et devons changer notre billet. Le monastère de Tatev est très beau, mais j’ai déjà vu tellement d’églises arméniennes et de monastères que je suis un peu blasé. Je m’éloigne un peu pour avoir une vue avec du recul avec le montagnes enneigées de l’Azerbaïdjan et du Haut-Karabagh au loin. Initialement, j’avais prévu de redescendre à pieds en passant par le pont suspendu et les sources chaudes, mais l’heure tardive et la météo des jours précédent contrediront mes projets. Nous rentrons doucement à Goris et allons souper ensemble des plats locaux à la taverne du village, à côté de l'hôtel Goris.
TatevVendredi 6 octobre:
La marshrutka vers le Sud ne passera pas avant 13h et, comme j’ai déjà un hôtel réservé et payé à Jolfa, et que je veux passer la frontière iranienne le plus tôt possible dans la journée, je demande au taxi d’hier de me conduire jusqu’à Agarak, au poste frontière. Je n’ai jamais autant pris de taxi en voyage qu’en Arménie. Mais la rareté des transports publiques dans le Sud et l’isolement de certains endroits ne me laisse pas d'autre choix. Et puis, ça me donne l'occasion de m'arrêter quand je veux pour admirer les paysages ou de faire des détours par des petits villages en dehors de l’axe principal.
Je fais mes adieux à Anna et Ido. Anna remontera au Nord vers Areni, pour aller à la fête du vin, en stop avec des Argentins séjournant dans l’autre dortoir de l'auberge. Avant de se séparer elle m'apprendra quelques mots de base en russe pour communiquer avec le conducteur. Ido, quant à lui, passera quelques jours par Erevan avant d’aller prendre son vol retour à Tbilissi.
J’embarque donc dans la Lada d’hier, à l’avant cette fois ci, en route vers le Sud et l’Iran. Mon chauffeur a pris sa femme avec, j’ai cru comprendre qu’elle n'avait jamais été jusque là et qu’elle est curieuse de découvrir une autre part de son pays. Les paysages changent petit à petit, les panoramas steppiques font place à une forêt dense puis à des paysages plus alpins, avec le franchissement du col de Meghri à 2535 mètres. Au loin, on aperçoit déjà les premières montagnes d’Iran. A la descente, le décor change, tout devient plus aride et plus sec.
A l’arrière, la femme de mon chauffeur m’a gentiment préparé des sandwiches pour ne pas que je reste le ventre vide. Comme un dernier geste d’hospitalité à l’arménienne avant de rentrer dans un nouvel univers inconnu. Plus nous approchons de l’Iran et plus le thermomètre augmente drastiquement. Alors que le Meghri Pass était couvert de neige, nous croisons un panneau indiquant 25 degrés en traversant Meghri. Et soudain, nous débouchons dans une vallée. D’un seul coup, il n’y a plus d’herbe, plus d’arbre, plus de couleur. Les collines bien que plus basses se font abruptes, brisées, rocailleuses et d’une couleur aussi sombre que de la pierre de volcan. L’univers dans lequel nous entrons est radicalement différent de tout ce que j’ai vu jusqu’à maintenant: lunaire et inhospitalier. Sur la gauche de la route, l’accès est barré par des barbelés tout du long, et quelques miradors ponctuent le chemin. De l'autre côté des barbelés coule l’Araxe, et sur la rive d’en face s’étend la République Islamique l’Iran. Cette arrivée progressive sur l’Iran avec l’apparition soudaine de ces terres désertiques sonne comme une mise en garde. Je suis impressionné et ressens un mélange d’excitation, de me retrouver à ce point précis du globe, et d’anxiété quant à ce qui m’attend de l’autre côté.
En route vers l'Iran, arrivée sur KapanIls me regardent affectueusement m’éloigner du taxi et, après un dernier signe de la main à mon chauffeur et sa femme, je passe le portail d’accès aux douanes arméniennes. Quelques camions sont garés là, en attente de leur passage sur l’autre rive. Nous sommes vendredi, l’équivalent de notre dimanche en Iran, et tout est plutôt calme. Quelques chauffeurs de taxi attendent le client et des enfants revendent des cartes sim prépayées. D’autres boivent du thé dans le grand hall qui fait aussi office de bar. Je suis apparemment le seul à traverser la frontière car un fonctionnaire vient ouvrir exprès pour moi le guichet. Quelques questions d’usages et un coup de tampon plus tard, me voilà officiellement sorti d’Arménie.
A la sortie du bureau des douanes, une large route mène jusqu’à un pont au dessus de l’Araxe. Il y a la possibilité d’emprunter des voiturettes de golf pour franchir ce no man’s land de 500 mètres entre les deux pays, mais l’instant est solennel et je préfère en savourer pleinement chaque seconde. L’envie de faire perdurer un peu ce moment l’emporte sur mon empressement d’entrer en Iran. L’entrée Nord du pont, côté Arménien donc, est gardée par un soldat Russe qui contrôle une dernière fois mon passeport. Les rambardes du pont sont peintes de gris jusqu’à exactement la moitié, devenant blanches, rouges et vertes ensuite pour symboliser le changement de pays. En dessous, coule le torrent boueu. De l’autre côté, un jeune soldat tout mince m'accueille d’un “Salam”, mon premier Salam, et m’indique vers où me diriger. Au pied du poste frontière, dans lequel je m’engouffre, trône fièrement un immense drapeau iranien repérable des kilomètres à la ronde.
Mon visa en poche, le passage en douane est très rapide jusqu'à ce que, avant de récupérer mon sac sortant de la machine à rayon X, un homme, apparemment haut gradé, me demande de le suivre dans son bureau. Ce doit être le chef des douanes, car il est en chaussette dans le salon adjacent à son bureau, richement décoré de tapis persans. Il me pose toute une série de questions sur mes connaissances à propos de l’Iran et de la raison de mon voyage dans ces contrées reculées, loin des zones touristiques telles que Shiraz ou Ispahan. Apparemment convaincu par mes réponses, il me remet enfin mon passeport, à deux mains, en me souhaitant la bienvenue en Iran. Je ressors de là un peu déboussolé: était-ce de simples questions d’usages ou bien ma présence ici est-elle réellement source de suspicions ? Bien que je chasse rapidement ces pensées de ma tête, un léger malaise me poursuivra pour le reste de la journée.
Tout est extrêmement calme ici. Je change les Drams arménien qu’il me reste en Rials, ainsi qu’une centaine d’euros. Me voilà à présent multi millionnaire. Il n’y a que très peu de savari dans la vallée de l’Araxe, et, de surcroît nous sommes vendredi. Je n’ai à nouveau d’autre choix que de négocier un taxi. Avant d’aller à Jolfa, 70 km plus à l’Ouest, je souhaite faire le détour par le vieux petit village d’Ushtabin, 30 km à l’Est du poste frontière. Le changement d’ambiance est radical avec l’Arménie, essentiellement dans l’attitude des gens. Ils sont tout aussi gentils et chaleureux, mais nettement plus extraverti et moins repliés sur eux-mêmes. J’avais ressenti le même décalage, à une échelle beaucoup plus forte, en passant d’Israël en Palestine il y a quelques années. Mon chauffeur s'arrêtera vingt fois entre la frontière et Ushtabin pour prendre des gens au bord de la route, parler avec des connaissances, aller acheter des fruits ou encore embarquer ou livrer des colis. A plusieurs reprises nous amènerons de jeunes soldats d’un village à l’autre.
La route longe tout du long le cours de l’Araxe. La zone est stratégique d’un point de vue géopolitique et potentiellement explosive car juste en face se trouve, en alternance, l’enclave Azerbaïdjanaise du Nakhitchevan, l’Arménie et l’Azerbaïdjan, deux pays en guerre. J'aperçois de loin miradors, bases militaires et canons anti aérien. Mais aussi des villages animés, des voitures et même un train de passager. Il est étonnant de pouvoir entrevoir de si près ces mondes qui se haïssent mutuellement, et pourtant s'ils savaient comme, vu d’ici, à quel point ils se ressemblent. De mon côté de la frontière, bien que la route soit ponctuée de fortins poussiéreux et de soldats retranchés, mitraillette en bandoulière, derrière des sac de sable, l’ambiance semble plus détendue. L’Iran, pays ami des deux autres, n’a, a priori, rien à craindre.
Après un carrefour avec l’axe principal, la route se fait plus étroite et prend de la hauteur. Nous arrivons peu après au village. Il est construit sur les pentes d’une colline. Toutes les maisons aux toits plats sont construites en argile et serrées les unes contre les autres dans un labyrinthe de petites ruelles pavées. Quelques enfants jouent dans les rues et sont surpris par la présence d’un étranger. Mes quelques mots de Farsi les surprennent autant que ça les fait marrer. Plus tard, j’apprendrai que dans toute la province les habitants parlent l’Azéri et non le Farsi, parfois source de difficulté avec le gouvernement qui refuse de reconnaître la langue comme officielle.
Dans ce petit village le temps semble s’être arrêté: un homme transporte du fourrage sur son âne tandis que les femmes lavent le linge ensemble dans de grandes bassines. De retour au taxi, nous nous mettons en route à toute vitesse vers Jolfa. A 140km/h dans la vallée de l’Araxe j’ai à peine le temps d’admirer les paysages de dingues tout autour de moi. En chemin, nous nous arrêtons dans un bouiboui pour dévorer un délicieux kebab, avant de reprendre la route accompagnés de deux soldats et d’un étudiant à l’arrière.
Un homme transporte du fourrage sur son âneAprès m’être installé dans ma chambre à Jolfa pour deux nuit (Tourist Inn, 30€/nuit), je pars explorer les alentours. Jolfa est une zone franche économique, on y trouve une foule de boutiques. D’autant plus que le poste frontière Azéri se situe en plein centre ville, ce qui favorise les commerces en tous genres. D’ailleurs, beaucoup de magasins ont leurs enseignes écrites en Azéri, mais le plus surprenant est la présence d’un Domino’s Pizza, chaîne de fast-food américaine. J’avais repéré à l’entrée de la ville un pont ferroviaire situé à côté d’un mémorial ou des gens se prenaient en photo et je décide de poursuivre jusque là a pied.
C’était sans compter sur Payman, un automobiliste qui passe par là et qui tient absolument à me déposer là où je vais. Avec sa femme et son fils, il m’explique la signification du mémorial et prend des selfies de nous, sous le regard attentif des deux soldats qui gardent le pont depuis un mirador placé au dessus des rails. Ce pont, qui permet aux trains marchandises venant de Turquie d’amener leur cargaison en Iran via l’Azerbaïdjan est un lieu stratégique bien gardé. Payman insiste ensuite pour m'emmener faire du shopping, et ne me laisse pas l’occasion de refuser. Bien que j’aie appliqué la règle du Taroof, qui veut que l’on refuse plusieurs fois une offre avant de l’accepter, me voilà malgré moi dans sa voiture sur les grands axes de circulation à l’extérieur de Jolfa. Je suis surpris par la modernité: de nombreux centre commerciaux design et flambant neuf remplis grandes enseignes américaines et internationales. Apparemment, l’embargo américain ne s’est pas invité jusqu’à ce mini Dubaï Iranien. A l'extérieur les voies rapides sont bondées, entretenues et décorées pour le mois d’Achoura, rien avoir avec l’image glauque et poussiéreuse que l’on a de l’Iran en Occident. Même si, bien entendu, ce lieu n’est pas représentatif de l’Iran en général. Payman insiste pour me payer quelques chose, je refuse, il insiste, je refuse, il insiste… Je finis par prendre ce qu’il y a de moins cher dans le magasin: un tube de dentifrice. Payman est fier comme Artaban de présenter son nouveau pote européen à tout qui veut bien l’entendre aux caisses. Spontanément les “Welcome in Iran” fusent et je me vois invité à prendre leur numéro de portable “au cas où j’aurais besoin d’aide”. Finalement, Payman qui rentre ensuite sur Tabriz, me dépose à mon hôtel et je ressors immédiatement manger juste en face. De toute façon je ne comprends rien à la carte écrite uniquement de ces belles arabesques persanes et je choisis un kebab au hasard. Le ventre plein, fatigué, je rentre dormir. Ca aura été une longue et intense journée.
Suite ci dessous ->
J'habite à Playa del Carmen English translation pending
alors si vous avez des questions, n'hésitez pas. Mais soyez précis svp... De meme, je ne connais pas la couleur du couvre-lit de tel ou tel hotel... 😛
Amicalement
Philippe
Amicalement
Philippe
Road trip de 12 jours au Québec English translation pending
Bonjour à tous,
Certains m'ont déjà lu et aidé et m'ont conseillé d'ouvrir ici une prépa afin d'être plus vue 😉 Donc me voilà 🙂
Nous partons le 23 juin de Marseille pour Montréal. Retour le 10 juillet à 21h50 de New York. Nous partons avec nos deux enfants qui auront 14 et 8 ans 3/4 😄😄
Les billets d'avion ont été acheté fin août. Billets multidestinations donc, chez Air France au départ de Marseille pour 1980 euros pour nous quatre.
Maintenant, je me penche (ou plutôt re penche) sur l'itinéraire 😛
Nous avons finalement écarté le parc de la Mauricie car on nous a prévenu (ici 😉) qu'il y avait des travaux et que les meilleurs points de vue ne seraient pas accessibles.
Je lis beaucoup de carnets, de CR et voilà où j'en suis dans notre planning. Je viens vous le soumettre afin d'avoir vos avis et conseils 🙂🙂
Jour 1: Arrivée à Montréal à 14h55. Récupération de la voiture de loc et direction Drummondville à 110kms.
Jour 2: Visite du village québecois d'antan Puis direction Lévis pour le parc des chutes de la Chaudière
Jour 3: Québec
Jour 4 : Québec, île d'Orléans?
Jour 5 : Chutes Montmorency Ste Anne de Beaupré Canyon ste Anne Petite rivière st François
Jour 6: Parc national des grands Jardins Malbaie Baie des rochers
Jour 7: Tadoussac Centre d'observation du cap de bon désir Les bergeronnes
Jour 8: Parc national du fjord de Saguenay en passant par St Siméon (126 kms) Nuit à Saguenay
Jour 9: Parc Jacques Cartier. Arrêt à l'étape (239 kms)
Jour 10: Wendake Puis direction Montréal par le chemin du Roy
Jour 11: Montréal
Jour 12: Direction NY en train
Voilà voilà. J'attends vos avis et conseils concernant le trajet, les choses à voir, les logements etc.... 3 parcs "programmés" est ce une bonne idée??
Merci d'avance pour votre aide précieuse ! 🙂
Certains m'ont déjà lu et aidé et m'ont conseillé d'ouvrir ici une prépa afin d'être plus vue 😉 Donc me voilà 🙂
Nous partons le 23 juin de Marseille pour Montréal. Retour le 10 juillet à 21h50 de New York. Nous partons avec nos deux enfants qui auront 14 et 8 ans 3/4 😄😄
Les billets d'avion ont été acheté fin août. Billets multidestinations donc, chez Air France au départ de Marseille pour 1980 euros pour nous quatre.
Maintenant, je me penche (ou plutôt re penche) sur l'itinéraire 😛
Nous avons finalement écarté le parc de la Mauricie car on nous a prévenu (ici 😉) qu'il y avait des travaux et que les meilleurs points de vue ne seraient pas accessibles.
Je lis beaucoup de carnets, de CR et voilà où j'en suis dans notre planning. Je viens vous le soumettre afin d'avoir vos avis et conseils 🙂🙂
Jour 1: Arrivée à Montréal à 14h55. Récupération de la voiture de loc et direction Drummondville à 110kms.
Jour 2: Visite du village québecois d'antan Puis direction Lévis pour le parc des chutes de la Chaudière
Jour 3: Québec
Jour 4 : Québec, île d'Orléans?
Jour 5 : Chutes Montmorency Ste Anne de Beaupré Canyon ste Anne Petite rivière st François
Jour 6: Parc national des grands Jardins Malbaie Baie des rochers
Jour 7: Tadoussac Centre d'observation du cap de bon désir Les bergeronnes
Jour 8: Parc national du fjord de Saguenay en passant par St Siméon (126 kms) Nuit à Saguenay
Jour 9: Parc Jacques Cartier. Arrêt à l'étape (239 kms)
Jour 10: Wendake Puis direction Montréal par le chemin du Roy
Jour 11: Montréal
Jour 12: Direction NY en train
Voilà voilà. J'attends vos avis et conseils concernant le trajet, les choses à voir, les logements etc.... 3 parcs "programmés" est ce une bonne idée??
Merci d'avance pour votre aide précieuse ! 🙂
Québec en hiver ou en été English translation pending
Bonjour,
Nous aimerions partir au Québec mais nous ne savons pas à quelle saison partir hiver ou été, je sais les deux voyages sont totalement différents mais nous voyons des points positifs et négatifs pour les deux saisons et nous sommes indécis.
Nous aimerions faire un voyage en famille, 4 enfants et 6 adultes ( grands parents, parents et petits enfants).
Nous aimerions partir 10 jours voir 15 jours, Montréal et ses alentours nous attirent ainsi que Québec, la région de Charlevoix et de Saguenay.
En sachant qu' il y a des enfants de 2 et 3 ans, nous sommes très nature, sportifs et attirés par les animaux.
Pouvez. Vous m'éclairer et me donner des activités à faire, les incontournables et celles qui sortent un peu de l'ordinaire.
Merci d'avance ce forum m'a toujours aidé dans mes choix de voyage et se sont révélés très judicieux une fois sur place
Mel
Avis sur itinéraires au Québec en transport en commun English translation pending
Bonjour à tous !
J'ai pour projet avec un ami de partir une petite quinzaine de jours au Québec en août prochain, et je suis à la recherche d'avis sur des idées de programme :)
Petite particularité : nous ne pouvons pas conduire pour le moment, nous voudrions donc relever le défi de nous déplacer exclusivement en transports en commun et en utilisant les navettes touristiques disponibles. C'est un parti pris, nous avons conscience que la voiture est nettement plus pratique pour se déplacer en dehors des villes, que les distances sont grandes et les transports en commun peu développés du fait des densités de population. On essaye donc de construire un programme sympa en composant avec ce handicap. De toute façon on ne veut pas d'un programme trop chargé, on préfère prendre notre temps, l'idée est de visiter Montréal et Québec ainsi que de se rendre dans au moins 2 parcs nationaux parmi les plus beaux et avoir un aperçu de la nature québécoise. Ce sera notre première fois en Amérique du Nord ;)
Pour l'instant j'ai élaboré deux ébauches d'itinéraire :
Programme 1 :
-Arrivée à Montréal -3 nuits à Montréal pour récupérer du décalage horaire et visiter la ville -Trajet Montréal-Québec en train -2 à 3 nuits à Québec pour visiter la ville -Excursion au parc National de la Jacques Cartier via le bus Intercar, 1 nuit sur place -retour à Québec pour une nuit -Trajet vers Sainte-Anne-des-Monts en autobus Orléans Express, puis le lendemain matin nous prendrions la navette pour nous rendre dans le parc de Gaspésie, avec un total de 4 nuits dans la zone (à Sainte-Anne et dans le parc) pour passer 3 jours dans le parc -Retour en autobus et vol retour à Québec (ou bien à Montréal si nous ne pouvons pas avoir un vol AR multi-destination) Optionnel : l'autobus Orléans Express va jusqu'à Gaspé à proximité du parc Forillon si j'ai bien compris, mais il ne semble pas y avoir de moyen de transport pour rejoindre le parc ensuite, et ça commence à faire loin
Programme 2 :
-Arrivée à Montréal -4 nuits à Montréal, incluant une excursion avec aller-retour dans la journée, soit au parc Mauricie soit au parc du Mont-Tremblant (à choisir) via l'organisme Navette Nature -Trajet vers Québec -2 à 3 nuits à Québec pour visiter la ville -Excursion au parc National de la Jacques Cartier via le bus Intercar, 2 nuits sur place -Retour à Québec pour une nuit et vol retour à Quebec (ou bien à Montréal si nous ne pouvons pas avoir un vol AR multi-destination) Optionnel : quitte à rester dans la zone de Québec, l'idéal aurait été d'aller également du côté de Charlevoix, en particulier dans le parc des Hautes gorges qui a l'air superbe, mais pour le moment je n'ai pas trouvé de solution pour se rendre dans ce parc sans véhicule. J'ai vu qu'il y avait également la zone de Saguenay et du lac Saint-Jean qui pourrait être intéressante? Peut-être également une croisière aux baleines si possibilité.
Que pensez-vous de ces idées, cela vous parait-il faisable et à peu près cohérent pour une première expérience au Québec? (ou au contraire complètement idiot ? :) ) Si nous allons au parc de Gaspésie, quel parc serait le plus complémentaire en terme de paysages parmi Mauricie, Mont-Tremblant et la Jacques-Cartier?
N'hésitez pas si vous avez des remarques, des suggestions ou des idées de choses à voir ou à faire ! (même si vous n'êtes pas sûr de la faisabilité sans véhicule)
Merci d'avance pour vos informations !
J'ai pour projet avec un ami de partir une petite quinzaine de jours au Québec en août prochain, et je suis à la recherche d'avis sur des idées de programme :)
Petite particularité : nous ne pouvons pas conduire pour le moment, nous voudrions donc relever le défi de nous déplacer exclusivement en transports en commun et en utilisant les navettes touristiques disponibles. C'est un parti pris, nous avons conscience que la voiture est nettement plus pratique pour se déplacer en dehors des villes, que les distances sont grandes et les transports en commun peu développés du fait des densités de population. On essaye donc de construire un programme sympa en composant avec ce handicap. De toute façon on ne veut pas d'un programme trop chargé, on préfère prendre notre temps, l'idée est de visiter Montréal et Québec ainsi que de se rendre dans au moins 2 parcs nationaux parmi les plus beaux et avoir un aperçu de la nature québécoise. Ce sera notre première fois en Amérique du Nord ;)
Pour l'instant j'ai élaboré deux ébauches d'itinéraire :
Programme 1 :
-Arrivée à Montréal -3 nuits à Montréal pour récupérer du décalage horaire et visiter la ville -Trajet Montréal-Québec en train -2 à 3 nuits à Québec pour visiter la ville -Excursion au parc National de la Jacques Cartier via le bus Intercar, 1 nuit sur place -retour à Québec pour une nuit -Trajet vers Sainte-Anne-des-Monts en autobus Orléans Express, puis le lendemain matin nous prendrions la navette pour nous rendre dans le parc de Gaspésie, avec un total de 4 nuits dans la zone (à Sainte-Anne et dans le parc) pour passer 3 jours dans le parc -Retour en autobus et vol retour à Québec (ou bien à Montréal si nous ne pouvons pas avoir un vol AR multi-destination) Optionnel : l'autobus Orléans Express va jusqu'à Gaspé à proximité du parc Forillon si j'ai bien compris, mais il ne semble pas y avoir de moyen de transport pour rejoindre le parc ensuite, et ça commence à faire loin
Programme 2 :
-Arrivée à Montréal -4 nuits à Montréal, incluant une excursion avec aller-retour dans la journée, soit au parc Mauricie soit au parc du Mont-Tremblant (à choisir) via l'organisme Navette Nature -Trajet vers Québec -2 à 3 nuits à Québec pour visiter la ville -Excursion au parc National de la Jacques Cartier via le bus Intercar, 2 nuits sur place -Retour à Québec pour une nuit et vol retour à Quebec (ou bien à Montréal si nous ne pouvons pas avoir un vol AR multi-destination) Optionnel : quitte à rester dans la zone de Québec, l'idéal aurait été d'aller également du côté de Charlevoix, en particulier dans le parc des Hautes gorges qui a l'air superbe, mais pour le moment je n'ai pas trouvé de solution pour se rendre dans ce parc sans véhicule. J'ai vu qu'il y avait également la zone de Saguenay et du lac Saint-Jean qui pourrait être intéressante? Peut-être également une croisière aux baleines si possibilité.
Que pensez-vous de ces idées, cela vous parait-il faisable et à peu près cohérent pour une première expérience au Québec? (ou au contraire complètement idiot ? :) ) Si nous allons au parc de Gaspésie, quel parc serait le plus complémentaire en terme de paysages parmi Mauricie, Mont-Tremblant et la Jacques-Cartier?
N'hésitez pas si vous avez des remarques, des suggestions ou des idées de choses à voir ou à faire ! (même si vous n'êtes pas sûr de la faisabilité sans véhicule)
Merci d'avance pour vos informations !
Petite semaine à Toronto (y compris Niagara) et région de Québec English translation pending
Bonjour
Je vais essayer d'aller à l'essentiel.
Nous projetons un voyage (départ la dernière semaine de septembre en avion depuis Marseille d'une durée d'environ 17-18 jours) avec une petite semaine sur Toronto incluse (avec Niagara compris) .Mon interrogation se porte sur le reste du séjour et comment l'articuler .
Nous avons dejà fait la Colombie Britannique en voiture mais là nous souhaitons éviter la voiture pour les villes et bien entendu en louer une afin de profiter de la nature et des paysages notamment les couleurs à cette époque de l'année. (été indien?)
Nous n'avons pas encore réservé le vol en ne sachant pas d'où l'on va commencer notre voyage (au choix toronto, montreal ou quebec).
Ne connaissant pas du tout cette partie du Canada disons qu'en commençant par la ville de quebec ou de montreal comment articulerez vous le circuit pour arriver à Toronto ?
Nous sommes deux adultes , nous aimons marcher (pas la grande randonnée), découvrir des lieux sauvages , et en même temps des villes. Nous savons qu'au Canada il faut faire beaucoup de kilometres mais là nous souhaitons prendre un peu du temps pour apprécier pleinement les paysages et découvrir des lieux magiques sans faire de la route uniquement.
Pourquoi ne pas prendre le train sur une partie de route ininteressante par exemple ?
Nous attendons avec impatience vos propositions et nous sommes preneuses de tout conseil.
Merci à et à bientot de vous lire.
choupinette
Camping dans les laurentides le 2-3 juillet 2005 English translation pending
Bonjour chers voyageurs et amateurs de plein air! 😄
J'organise une nouvelle rencontre VF dans le coin de Montréal (en fait dans les Laurentides juste au nord) pour la fin de semaine du 2-3 juillet. Plusieurs d'entre vous seront en congé le 1er juillet alors devrais-je dire pour la longue fin de semaine!
Je vous propose une formule un peu différente... le camping!
Je connais un camping "sauvage" à Labelle, tout à coté de la rivière rouge. C'est fort sympathique, il y a des terrains isolés parmi les pins, de beaux petits sentiers et l'auto est quand meme pas trop loin au besoin. Un site de feu de camp commun pour faire un gros feu le soir, des tipis (habitations indiennes) pour ceux qui aimeraient tenter l'expérience. Dans la journée? La piste cyclable du petit train du nord passe à coté, possibilité de vélo. Le village du Mont Tremblant avec ses pistes de roller, de vélo, lacs, pédalo, attractions touristiques est à 15 minutes... La rivière rouge à coté où c'est possiblie de louer des kayaks et canots ou descente en "trippe" (comme un pneu). Je crois qu'on aurait notre lot d'activités!! Et bien sur, jaser voyage, faire des feux de camps, gratter la guitare, manger des marshmallow, etc!!!
C'est un camping pour des tentes, pas de camping-car... 🤪 C'est pas très grand, je devrai réserver d'avance. J'aimerais savoir s'il y a des intéressés. Si vous voulez venir 1 ou 2 journées au lieu de toute la fin de semaine, ca peut etre possible aussi.
Je me propose pour l'organisation du co-voiturage et pour les tentes... Donc si vous etes intéressé, répondez-moi et me dire d'où vous venez, si vous avez une voiture, les dates que vous y serez et si vous avez une tente (et que vous acceptez des vfistes dans votre tente).
Ce email se veut une entrée en matière pour savoir si c'est possible à organiser ou si je me lance dans le vide... Ca ne vous engage à rien. Par contre, quand j'aurai vos réponses et que je commencerai l'organisation, vous devrez me confirmer et faire un dépot pour le terrain de camping et le co-voiturage.
A bientot!!!
Véronique
J'organise une nouvelle rencontre VF dans le coin de Montréal (en fait dans les Laurentides juste au nord) pour la fin de semaine du 2-3 juillet. Plusieurs d'entre vous seront en congé le 1er juillet alors devrais-je dire pour la longue fin de semaine!
Je vous propose une formule un peu différente... le camping!
Je connais un camping "sauvage" à Labelle, tout à coté de la rivière rouge. C'est fort sympathique, il y a des terrains isolés parmi les pins, de beaux petits sentiers et l'auto est quand meme pas trop loin au besoin. Un site de feu de camp commun pour faire un gros feu le soir, des tipis (habitations indiennes) pour ceux qui aimeraient tenter l'expérience. Dans la journée? La piste cyclable du petit train du nord passe à coté, possibilité de vélo. Le village du Mont Tremblant avec ses pistes de roller, de vélo, lacs, pédalo, attractions touristiques est à 15 minutes... La rivière rouge à coté où c'est possiblie de louer des kayaks et canots ou descente en "trippe" (comme un pneu). Je crois qu'on aurait notre lot d'activités!! Et bien sur, jaser voyage, faire des feux de camps, gratter la guitare, manger des marshmallow, etc!!!
C'est un camping pour des tentes, pas de camping-car... 🤪 C'est pas très grand, je devrai réserver d'avance. J'aimerais savoir s'il y a des intéressés. Si vous voulez venir 1 ou 2 journées au lieu de toute la fin de semaine, ca peut etre possible aussi.
Je me propose pour l'organisation du co-voiturage et pour les tentes... Donc si vous etes intéressé, répondez-moi et me dire d'où vous venez, si vous avez une voiture, les dates que vous y serez et si vous avez une tente (et que vous acceptez des vfistes dans votre tente).
Ce email se veut une entrée en matière pour savoir si c'est possible à organiser ou si je me lance dans le vide... Ca ne vous engage à rien. Par contre, quand j'aurai vos réponses et que je commencerai l'organisation, vous devrez me confirmer et faire un dépot pour le terrain de camping et le co-voiturage.
A bientot!!!
Véronique
Découverte automnale d'une partie de l'est canadien et de New York English translation pending
Bonjour à tous,
Compte rendu de notre séjour au Canada du 25 septembre au 8 octobre puis à New York du 8 au 15 octobre. Je vais essayer de faire comme pour mon dernier CR
Les préparatifs :
30 ans ça se fête !!
Du coup on décide de se faire plaisir… mais vu que nous n’avons pas gagné au loto tout ce qui pouvait être payé en amont l’a été pour étaler le budget le plus possible et se faire plaisir sur place.
Voici le planning de notre séjour : - 25/09 : Arrivée à Toronto - 26/09 : Toronto - 27/09 : Toronto – Niagara falls - 28/09 : Niagara falls – Gananoque – Ottawa - 29/09 : Ottawa - 30/09 : Ottawa – Mont Tremblant - 01/10 : Mont Tremblant - 02/10 : Mont Tremblant – Québec - 03/10 : Québec – Tadoussac – Québec - 04/10 : Québec - 05/10 : Québec – Montréal - 06/10 : Montréal - 07/10 : Montréal - 08/10 : Montréal – New York - 09/10 – 14/10 : New York - 15/10 : Départ de New York
La première étape a été les billets d’avion pour Noël 2018 : 773€ pour 2 via Alitalia Vol aller : Milan - Rome - Toronto Vol retour : New York - Paris – Milan Bien penser à faire l’AVE ($14) et l’ESTA ($28) avant de partir.
Et après consultation des prix pratiqués, nous avons décidé de prendre l’avion pour faire Montréal – New York 216€ pour 2
En ce qui concerne l’hébergement, nous nous nous sommes principalement logés via la plateforme AirBnb au Canada et en hôtel à New York. Dans chaque cas, logements avec salle de bain privative et en moyenne cela nous a couté 61€/nuit au Canada et 170€/nuit à New York.
Nous avons également loué une voiture pour nos déplacements au Canada entre Toronto et Montréal pour 219€.
Je ne vais pas lister toutes les dépenses mais seulement les principales. Certains prix seront données en €, d’autre en $ (pour 2) c’est normal pas d’inquiétude. Au vu de la qualité de ma prose, j’essaie de ne pas trop détailler le voyage donc si vous voulez plus de précisions n’hésitez pas à demander.
J’essaie de ne pas trop détailler le voyage donc si vous voulez plus de précisions n’hésitez pas à demander.
C’est parti !!
Mardi 24 septembre :
Départ de Savoie direction Arona sur les rives du lac de garde,

on se rapproche de l’aéroport de Milan MXP, notre vol est prévu à 10h le lendemain matin. Nuit à Blue relais Maggiore 57€ (avec petit déjeuner).
Mercredi 25 septembre :
Départ de bonne heure pour aller déposer la voiture à Mister parking, un des nombreux parking lowcost de MXP (63€ pour 3 semaines, pas trouvé moins cher). Puis le navette nous amène gratuitement jusqu’au terminal demandé.
Décollage à l’heure, escale sans problème et nous arrivons à Toronto à 19h15 heure locale, passage de la douane ultra rapide et direction le centre-ville via l’UP express et le tram, un peu long mais bien pratique.
Arrivée à l’hôtel vers 21h heure locale, dodo.
2 nuits à l’auberge Clarence Park $240 (sans petit déjeuner) pas grand chose à dire sur le rapport qualité/prix, le mieux que nous ayons trouvé.
Sympa la vue !!

Jeudi 26 septembre :
Réveillé et au garde à vous à 5h… dur. Nous décidons de partir nous balader vers le Rodger center


Avant d’aller prendre un brunch

Le temps de repasser à l’hôtel payer, direction à pied Nathan Phillips square

Puis Yonge Dundas square

Pas de repas le midi mais on s’arrêtera quand même au St Lawrence market.

Retour à l’hotel pour une petite sieste avant de repartir dans l’autre sens au Distillery historic District

Nous terminons la journée par un jolie couché de soleil sur les îles de Toronto ($16)

Et en haut de la CN Tower ($86)


Belle mise en jambe, agréablement surpris mais grosse journée quand même, va falloir se calmer…
Vendredi 27 septembre :
Pas tout à fait remis du décalage horaire debout tôt. Nous tachons de trouver de quoi faire un bon brunch comme la veille (touristes !!) Le temps de récupérer nos bagages, de passer devant la fac de Toronto, il est déjà l’heure de récupérer notre carrosse. A la base une petite voiture simple (comme en France quoi)… « Oh… wait !! » Finalement nous nous retrouvons avec un gros Mitsubishi Outlander flambant neuf, 18000km… Seul véhicule dispo pour retourner à Montréal. Bon, on va prendre l’assurance ($87) on sait jamais…
Direction donc Niagara falls et ses impressionnantes chutes,
Sa ville parc d’attraction

Et son flot ininterrompu de bus touristiques…
Nous n’avons pas fait l’excursion en bateau jusqu’au pied des chutes, cela ne nous a pas attiré.
Nuit au Glengate Hotel & suites 76€ (avec le petit déjeuner) Bof…
Samedi 28 septembre :
Bien fait de prendre l’assurance pour la voiture, coups de clef sur la portière…
Longue route le long du lac Ontario jusqu’à Gananoque. Nous arrivons il pleut et il n’y a pas bien de visibilité. On annule la croisière aux 1000 îles, dommage… On en profite pour se balader en ville où se déroule une petite fête de village. Comme dans les films


Cela nous fait arriver plus tôt à Ottawa, nous en profitons pour nous promener et aller manger en ville

Tous les parkings en centre-ville sont payant et ultra chers (quelque soit la ville)…
Logement pour 2 nuit à Gatineau 105,5€
Compte rendu de notre séjour au Canada du 25 septembre au 8 octobre puis à New York du 8 au 15 octobre. Je vais essayer de faire comme pour mon dernier CR
Les préparatifs :
30 ans ça se fête !!
Du coup on décide de se faire plaisir… mais vu que nous n’avons pas gagné au loto tout ce qui pouvait être payé en amont l’a été pour étaler le budget le plus possible et se faire plaisir sur place.
Voici le planning de notre séjour : - 25/09 : Arrivée à Toronto - 26/09 : Toronto - 27/09 : Toronto – Niagara falls - 28/09 : Niagara falls – Gananoque – Ottawa - 29/09 : Ottawa - 30/09 : Ottawa – Mont Tremblant - 01/10 : Mont Tremblant - 02/10 : Mont Tremblant – Québec - 03/10 : Québec – Tadoussac – Québec - 04/10 : Québec - 05/10 : Québec – Montréal - 06/10 : Montréal - 07/10 : Montréal - 08/10 : Montréal – New York - 09/10 – 14/10 : New York - 15/10 : Départ de New York
La première étape a été les billets d’avion pour Noël 2018 : 773€ pour 2 via Alitalia Vol aller : Milan - Rome - Toronto Vol retour : New York - Paris – Milan Bien penser à faire l’AVE ($14) et l’ESTA ($28) avant de partir.
Et après consultation des prix pratiqués, nous avons décidé de prendre l’avion pour faire Montréal – New York 216€ pour 2
En ce qui concerne l’hébergement, nous nous nous sommes principalement logés via la plateforme AirBnb au Canada et en hôtel à New York. Dans chaque cas, logements avec salle de bain privative et en moyenne cela nous a couté 61€/nuit au Canada et 170€/nuit à New York.
Nous avons également loué une voiture pour nos déplacements au Canada entre Toronto et Montréal pour 219€.
Je ne vais pas lister toutes les dépenses mais seulement les principales. Certains prix seront données en €, d’autre en $ (pour 2) c’est normal pas d’inquiétude. Au vu de la qualité de ma prose, j’essaie de ne pas trop détailler le voyage donc si vous voulez plus de précisions n’hésitez pas à demander.
J’essaie de ne pas trop détailler le voyage donc si vous voulez plus de précisions n’hésitez pas à demander.
C’est parti !!
Mardi 24 septembre :
Départ de Savoie direction Arona sur les rives du lac de garde,

on se rapproche de l’aéroport de Milan MXP, notre vol est prévu à 10h le lendemain matin. Nuit à Blue relais Maggiore 57€ (avec petit déjeuner).
Mercredi 25 septembre :
Départ de bonne heure pour aller déposer la voiture à Mister parking, un des nombreux parking lowcost de MXP (63€ pour 3 semaines, pas trouvé moins cher). Puis le navette nous amène gratuitement jusqu’au terminal demandé.
Décollage à l’heure, escale sans problème et nous arrivons à Toronto à 19h15 heure locale, passage de la douane ultra rapide et direction le centre-ville via l’UP express et le tram, un peu long mais bien pratique.
Arrivée à l’hôtel vers 21h heure locale, dodo.
2 nuits à l’auberge Clarence Park $240 (sans petit déjeuner) pas grand chose à dire sur le rapport qualité/prix, le mieux que nous ayons trouvé.
Sympa la vue !!

Jeudi 26 septembre :
Réveillé et au garde à vous à 5h… dur. Nous décidons de partir nous balader vers le Rodger center


Avant d’aller prendre un brunch

Le temps de repasser à l’hôtel payer, direction à pied Nathan Phillips square

Puis Yonge Dundas square

Pas de repas le midi mais on s’arrêtera quand même au St Lawrence market.

Retour à l’hotel pour une petite sieste avant de repartir dans l’autre sens au Distillery historic District

Nous terminons la journée par un jolie couché de soleil sur les îles de Toronto ($16)

Et en haut de la CN Tower ($86)


Belle mise en jambe, agréablement surpris mais grosse journée quand même, va falloir se calmer…
Vendredi 27 septembre :
Pas tout à fait remis du décalage horaire debout tôt. Nous tachons de trouver de quoi faire un bon brunch comme la veille (touristes !!) Le temps de récupérer nos bagages, de passer devant la fac de Toronto, il est déjà l’heure de récupérer notre carrosse. A la base une petite voiture simple (comme en France quoi)… « Oh… wait !! » Finalement nous nous retrouvons avec un gros Mitsubishi Outlander flambant neuf, 18000km… Seul véhicule dispo pour retourner à Montréal. Bon, on va prendre l’assurance ($87) on sait jamais…
Direction donc Niagara falls et ses impressionnantes chutes,

Sa ville parc d’attraction

Et son flot ininterrompu de bus touristiques…
Nous n’avons pas fait l’excursion en bateau jusqu’au pied des chutes, cela ne nous a pas attiré.
Nuit au Glengate Hotel & suites 76€ (avec le petit déjeuner) Bof…
Samedi 28 septembre :
Bien fait de prendre l’assurance pour la voiture, coups de clef sur la portière…
Longue route le long du lac Ontario jusqu’à Gananoque. Nous arrivons il pleut et il n’y a pas bien de visibilité. On annule la croisière aux 1000 îles, dommage… On en profite pour se balader en ville où se déroule une petite fête de village. Comme dans les films


Cela nous fait arriver plus tôt à Ottawa, nous en profitons pour nous promener et aller manger en ville

Tous les parkings en centre-ville sont payant et ultra chers (quelque soit la ville)…
Logement pour 2 nuit à Gatineau 105,5€
Voyage en train au Canada English translation pending
Bonjour,
Je prévois de partir au Canada au mois de mai ou juin pour une durée de 10 à 15 jours. Pour ce voyage, je souhaiterai créer moi-même mon circuit. Pour cela j'aurai aimé connaitre quelques uns des lieux ''incontournables'' à visiter au Canada (Québec compris). Pour relier les différentes étapes j'ai pensé au train ou à l'avion (la voiture est exclue) mais je suppose que le train sera plus économique, qu'en pensez vous? Pensez vous que cela peut-être un bon moyen de découvrir le Canada ?
Je voudrai aussi savoir si vous aviez une idée approximative des prix des trajets en train, (pour que je puisse faire une estimation), j'ai cru comprendre que c'était assez cher ... existe-t-il un pass spécial jeune par exemple ? ou autre ? J'ai visité la page des Rails canadiens mais je n'arrive pas tellement à faire le trie dans toutes les infos. Quelles villes/parcs me conseilleriez vous tout particuliérement? Avez vous quelques adresses d'hôtels (les plus économiques possibles)
Merci d'avance pour tous vos renseignements.
Léa
Je prévois de partir au Canada au mois de mai ou juin pour une durée de 10 à 15 jours. Pour ce voyage, je souhaiterai créer moi-même mon circuit. Pour cela j'aurai aimé connaitre quelques uns des lieux ''incontournables'' à visiter au Canada (Québec compris). Pour relier les différentes étapes j'ai pensé au train ou à l'avion (la voiture est exclue) mais je suppose que le train sera plus économique, qu'en pensez vous? Pensez vous que cela peut-être un bon moyen de découvrir le Canada ?
Je voudrai aussi savoir si vous aviez une idée approximative des prix des trajets en train, (pour que je puisse faire une estimation), j'ai cru comprendre que c'était assez cher ... existe-t-il un pass spécial jeune par exemple ? ou autre ? J'ai visité la page des Rails canadiens mais je n'arrive pas tellement à faire le trie dans toutes les infos. Quelles villes/parcs me conseilleriez vous tout particuliérement? Avez vous quelques adresses d'hôtels (les plus économiques possibles)
Merci d'avance pour tous vos renseignements.
Léa
Circuit de dix jours au Québec pour septembre: votre avis? English translation pending
Bonjour,
Je suis en train de planifier un circuit de dix jours au Québec pour Septembre. Je suis nouveau sur le forum et je sais qu'il existe déjà plusieurs sujets similaires. Néamoins je sollicite a nouveau nos experts québecois 😛 afin d'améliorer mon circuit. Je suis preneur de toutes critiques, astuces ou conseils pour ce qui est du trajet des logement, visites, restos ou autres.
Voici ce que j'avais prévu initialement :
Jour 1 : Arrivée a Montréal a 15h, location d'un véhicule et visite de la ville. Jour 2 : Montréal, journée de récupération + visite Jour 3 : Montréal -> Québec par l'autoroute. Visite de Québec l'après-midi et le soir. Jour 4 : Québec (arrêt aux chutes Montmorency) > Baie St paul / Ile aux coudres- > Nuit à La Malbaie Jour 5 : Parc des grands jardins -> Anse saint Jean / petit Saguenay -> Nuit à Tadoussac Jour 6 : Baleine en zodiac le matin. Puis direction St Félicien avec escale à Sainte Rose du nord (ici j'ai un doute, vaut il mieux dormir a Chicoutimi ou la Joncquière ou alors cela ne vaut pas le coup ?) Jour 7 : Zoo le matin / Lac l'après-midi. Nuit a St-Felicien Jour 8 : St-Felicien -> La Tuque -> Parc de la mauricie l'aprés-midi. Nuit aux alentours du parc. Jour 9 : Mauricie -> Mont tremblant -> nuit à Montréal Jour 10 : Vol depuis Montreal à 9h
Je vous remercie d'avance.
Je suis en train de planifier un circuit de dix jours au Québec pour Septembre. Je suis nouveau sur le forum et je sais qu'il existe déjà plusieurs sujets similaires. Néamoins je sollicite a nouveau nos experts québecois 😛 afin d'améliorer mon circuit. Je suis preneur de toutes critiques, astuces ou conseils pour ce qui est du trajet des logement, visites, restos ou autres.
Voici ce que j'avais prévu initialement :
Jour 1 : Arrivée a Montréal a 15h, location d'un véhicule et visite de la ville. Jour 2 : Montréal, journée de récupération + visite Jour 3 : Montréal -> Québec par l'autoroute. Visite de Québec l'après-midi et le soir. Jour 4 : Québec (arrêt aux chutes Montmorency) > Baie St paul / Ile aux coudres- > Nuit à La Malbaie Jour 5 : Parc des grands jardins -> Anse saint Jean / petit Saguenay -> Nuit à Tadoussac Jour 6 : Baleine en zodiac le matin. Puis direction St Félicien avec escale à Sainte Rose du nord (ici j'ai un doute, vaut il mieux dormir a Chicoutimi ou la Joncquière ou alors cela ne vaut pas le coup ?) Jour 7 : Zoo le matin / Lac l'après-midi. Nuit a St-Felicien Jour 8 : St-Felicien -> La Tuque -> Parc de la mauricie l'aprés-midi. Nuit aux alentours du parc. Jour 9 : Mauricie -> Mont tremblant -> nuit à Montréal Jour 10 : Vol depuis Montreal à 9h
Je vous remercie d'avance.
Itinéraire 15 jours au Québec English translation pending
Bonjour a tous,
J'envisage sérieusement un voyage de 15 jours au Québec avec ma compagne fin septembre 2017 (du 18/09 au 02/10). Aussi, ne connaissant pas du tout cette région du monde, j'ai un peu vagabondé sur google et les forums de voyage. Après une très brève étude, j'envisagerai ce trajet (toute première ébauche): -Montréal -Mont-Tremblant -Trois Rivières -Lac Saint-Jean -Saguenay -Tadoussac -Québec
J'ai ainsi plusieurs questions. Cet itinéraire est-il envisageable en 15 jours? Les destinations choisies sont-elles intéressantes? Y'a-t-il d'autres endroits immanquables que j'aurai oublié? Quel temps accordé a chaque lieu (autre que les villes surtout)? Enfin, y allant fin septembre, le temps risque-t-il d'être compliqué?
Je vous remercie d'avance pour votre aide 🙂 Je me documente au fur et a mesure, du coup je m'excuse d'avance si le projet n'est pas encore très cohérent.
J'envisage sérieusement un voyage de 15 jours au Québec avec ma compagne fin septembre 2017 (du 18/09 au 02/10). Aussi, ne connaissant pas du tout cette région du monde, j'ai un peu vagabondé sur google et les forums de voyage. Après une très brève étude, j'envisagerai ce trajet (toute première ébauche): -Montréal -Mont-Tremblant -Trois Rivières -Lac Saint-Jean -Saguenay -Tadoussac -Québec
J'ai ainsi plusieurs questions. Cet itinéraire est-il envisageable en 15 jours? Les destinations choisies sont-elles intéressantes? Y'a-t-il d'autres endroits immanquables que j'aurai oublié? Quel temps accordé a chaque lieu (autre que les villes surtout)? Enfin, y allant fin septembre, le temps risque-t-il d'être compliqué?
Je vous remercie d'avance pour votre aide 🙂 Je me documente au fur et a mesure, du coup je m'excuse d'avance si le projet n'est pas encore très cohérent.
Travel tips for Québec / Toronto.
Hi everyone,
We’re planning to head to Québec on June 11th (departing from CDG) and return around July 3rd, leaving from Toronto—so about 3 weeks there, traveling by rental car.
We’re thinking of stopping in Ottawa to visit a friend.
We’d love to see the "must-see" spots, but not *too* many, along with nature, parks, some short hikes, canoeing, a seaplane ride, and wrapping up with Niagara Falls.
Do you think we can fit all that into the time we have?
What are the spots you’d recommend not missing along our route?
Is a short trip to Gaspésie at the start of our trip worth considering?
Anyway, as you’ve probably guessed, we’re still in the early planning stages and aren’t quite sure how to organize everything 🤪
Thanks in advance for your thoughts and advice!
Circuit Montréal-Chicago English translation pending
Bonjour à tous,
Nous faisons appel à vous pour des conseils quant à un roadtrip Montréal-Chicago de 10-14 jours en juillet prochain. Chicago sera la destination principale du voyage, avec comme arrêts Toronto, Niagara Falls et p-e Wasaga beach. Nous sommes à la recherche des autres arrêts de notre itinéraire. Idéalement, comme nous aurons visité 2 villes, quelques jours en nature, au bord de l'eau seraient intéressants. Nous regardons donc autour des grands lacs et la partie est du lac Michigan. Que conseilleriez-vous dans les alentours de Chicago ou sur le chemin entre Montréal-Chicago?
Merci à l'avance pour vos précieux conseils? 🙂
MC
Nous faisons appel à vous pour des conseils quant à un roadtrip Montréal-Chicago de 10-14 jours en juillet prochain. Chicago sera la destination principale du voyage, avec comme arrêts Toronto, Niagara Falls et p-e Wasaga beach. Nous sommes à la recherche des autres arrêts de notre itinéraire. Idéalement, comme nous aurons visité 2 villes, quelques jours en nature, au bord de l'eau seraient intéressants. Nous regardons donc autour des grands lacs et la partie est du lac Michigan. Que conseilleriez-vous dans les alentours de Chicago ou sur le chemin entre Montréal-Chicago?
Merci à l'avance pour vos précieux conseils? 🙂
MC
Partir un mois seul au Québec English translation pending
Bonjour, je pars de Bretagne dans deux semaines pour le quebec(arrivée Quebec), Je n'est pas vraiment organisé mon voyage, je pars un peu en barroudeur dira t'on, sac a dos et carte de la province.
Je pars surtout dans l'esprit decouverte de grands espaces, nature rando et bien sur decouverte de la culture quebecquoise.
J'aimerai faire un maximum de trucs, voir le sud et le nord mais je crois que je ne me rends pas bien compte des distances.
Les parcs nationaux m'attirent bcp... ce sera camping de préference, auberge a l'occasion et en bus et stop. Voila dans les grosses lignes.
J'aurai aimé avoir quelques réactions et vos pensés sur ce voyage, savoir si certains ont deja vecu sou tentés cette aventure. Y a t'il des regions plus interressantes que d'autres (nord, sud), des itinéraires conseillés? Enfin pleins de questions quoi. Je pense organiser mon voyage a mon arrivée a Quebec (office de tourisme) et recueillir un max d'infos sur place. J'ai le guide du routard. Apparemmment le camping la-bas est facile et bien pour un budget modéré. Voila.
Merci d'avance pour vos suggestions at avis.🙂