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GR 70 Stevenson: descriptif de l'étape Pradelles - Cheylard-l'Évêque English translation pending
by Hmoul · 2014-04-08 · 4 replies
Je suis à la recherche du descriptif FFRP de l'étape Pradelles-Le Cheylard l'Evêque. Est-ce qu'un randonneur pourrait m'en procurer une photocopie ? Merci d'avance
Randonnées à découvrir dans le sud de l'Auvergne English translation pending
by Cadenette · 2011-05-15 · 4 replies
J'habite une superbe région dans le sud de l'Auvergne. (Pradelles) Voilà de superbes randonnées à découvrir. Le GR 700 La Régordane, ancien chemin muletiers, Le GR70 de R.L.Stevenson Mais aussi les 220 km des Gorges de L'Allier. Endroit féérique dans un nouveau monde. Pour les amoureux de la marche sachez que l'association du tourisme de Cayres et de Pradelles organisent le 14/15/16 mai le circuit du Mont GERBIER au MEZENC Le Mercredi 25 Mai le circuit La Chapelle GRAILLOUSE. Le 29 Mai Une randonnée des plus beaux villages de France . Le 8 juin randonnée en forêt de MEYGAL. Le 15 juin LE CHEMIN du GRAY sur le plateau du Devez Le 22 Le 22 juin Un beau circuit entre AUVERGNE et VELAY et le 29 juin Un circuit de montagne LE ROC de FENESTRE il atteint 1494 m.

A savoir que Pradelles se situe à 6 km de la lozère et 3 km de l'Ardèche. Cela serait dommage de ne pas découvrir cette magnifique région . En la découvrant j'en ai posé mes valises pour ne plus en repartir, c'est pour vous dire qu'en France on a vraiment de très très jolis coins à découvrir

Bon week end à vous
Randonnée en France sur le chemin de Stevenson (GR70) English translation pending
by Tropi · 2010-02-11 · 17 replies
Bonjour

Une amie et moi même avons décidé de nous lancer dans les traces de M. Stevenson, mais sans la compagnie d'une descendance de Modestine.

Le départ est prévu le 8 mai 2010 .. Plus la date approche, plus nos jambes fourmillent !!

Voici les étapes que nous avons décidé : Puy en Velay => Le Monastier => Le Boucher Saint Nicolas => Pradelles => Cheylard l'Eveque => Bastide Puy Laurent => Le Bleymard => Pont de Montvers => Florac => Cassagnas => Pont de Burgen => Saint Jean du Gard => Ales. En ce qui concerne l'hébergement, nous optons pour des gites en autonomie pour la plupart. Les réservations sont en cours.

Cette Randonnée sera notre premiere longue randonnée, et nous serions preneuses de vos conseils concernant : - Un entrainement physique préalable. - Les Etapes choisies

- Les gîtes à éviter - La Pharmacie à prévoir - Les vêtements à emporter - Les choses indispensables diverses et variées, que bien entendu nous nous rendrons comptes une fois en route, que nous ne les avons pas ...

Enfin voilà , toutes vos remarques seront les bienvenues ..

Merci
Canal de la Robine à vélo (France) English translation pending
by Institisa · 2011-01-24 · 4 replies
bonjour, enseignante, je souhaite organiser un séjour avec mes élèves, j'ai acheté un livre, j'ai surfé sur internet .... il me manque l'avis d'un "pratiquant" pour la portion Le Somail, Narbonne , Port la Nautique car les indications que j'ai me semblent insuffisamment précises Merci de votre aide, je mettrai sur ce forum nos remarques après le séjour. Isabelle
Gites sur le GR70 chemin de Stevenson et âne pour quatre jours pour un enfant (France) English translation pending
by Raishun · 2007-12-18 · 2 replies
Cherche Ane coopérant pour 4 jours avec un enfant de 10 ans sur le GR 70? ( chemin de Stevenson) quelqu'un connait un annier sympas? Et quelle partie est la plus abordable pour les enfants? si jamais vous connaissez aussi quelques gites sympas et pas chers, je prends! Merci!
Le chemin de Stevenson (GR 70) du Puy-en-Velay à Alès hors-saison février-mars 2019 English translation pending
by Purpurkopf · 2019-03-03 · 3 replies
Bonjour à tous,

Je vous livrerai dans quelques jours, après la fin de mon périple, le récit de ma randonnée sur le chemin de Stevenson (GR 70), effectuée hors-saison (je n'ose pas vraiment dire en hiver vu les températures record relevées) du 24 février au 4 mars 2019. Seront détaillées en particulier les modalités pratiques (hébergement, ravito, enneigement), ce qui vous permettra de planifier votre propre itinéraire hivernal. Mais en un mot, allez-y c'est un vrai bonheur ! Quelques photos pour vous faire patienter...
Chemin de Stevenson à l'envers English translation pending
by Flav86 · 2015-08-03 · 4 replies
Bonjour tout le monde!

Pour les connaisseurs du chemin de stevenson, pourriez vous me dire si c'est envisageable de prendre le chemin en sens inverse (départ saint jean)? est ce que physiquement cela augmente significativement la difficulté ^^?

Merci pour vos réponses!
À pied sur les pas de Stevenson (chemin de Stevenson, France) English translation pending
by Sylvie37 · 2008-03-12 · 9 replies
j'ai fait le chemin de Saint Jacques de Compostelle de Tours à Santiago, à pied avec une amie et j'envisage de faire seule le chemin de Stevenson avec un âne au mois de septembre 2008 j'aimerais avoir quelques témoignages sur ce chemin, est-il compliqué de le faire seule avec un âne, l'organisation est-il indispensable ? merci de votre aide
Le chemin de L.R Stevenson à travers les Cévennes English translation pending
by Clolomb · 2013-08-17 · 4 replies
Je cherche des participants séniors de préférence pour faire le Stevenson en septembre.
Chemin Stevenson: Le Puy-en-Velay - Alès en combien de temps? English translation pending
by Maquillass · 2013-07-18 · 15 replies
bonjour, Assez urgent : -j'aimerais savoir svp combien de jours à pied marche normale 4km/h pour rejoindre le Puy à Alès (chemin stevenson) environ 11 kgs sur le dos 2 de plus environ en comptant la nourriture - si je peux trouver des épiceries et boulangeries + eau potable facilement sur le parcours (je marche en utilisant ma tente pas de gites d'étapes) -la meilleure saison pour effectuer ce parcours (juillet ? août ? septembre ? octobre?) - s'il peut exister des problèmes de sécurité (chiens de bergers agressifs ou en errance autres animaux, insécurité provenant des hommes ?) - s'il n'y a pas trop de monde sur le chemin ...

Remerciements par avance.
De Grenoble à Monptellier sur les chemins de Compostelle English translation pending
by Lahax · 2011-01-19 · 14 replies
Bonjour les cavaliers!

Je viens sur ce forum pour recevoir des conseils, peut-être des adresses, et pourquoi pas trouver des compagnons de route.

Adorant les chevaux, les voyages et l'espagnol, j'ai comme rêve de faire un jour la route de St Jacques de Compostelle, jusqu'à Santiago, aller / retour.

Comme je n'ai pour l'instant fait de rando équestre qu'avec l'UCPA, j'aimerai commencer par un plus petit voyage à cheval.

Pour l'instant j'ai trouvé l'itinéraire et la date... C'est un début! Je compte partir trois semaines en juin, en partant de Saint Etienne de Saint Geoirs (près de Grenoble) pour relier Monptellier en passant par le Puy. Il s'agit d'un itinéraire bis du chemin de St Jacques, appelé le chemin de Regordane.

Pour le cheval, j'ai deux pistes : un camargue qui viendrait d'Arles, et que je ramènerai à sa maison (mais que je ne connais pas!), ou le cheval que je monte régulièrement, mais qui a toujours été pieds nus (j'ai peur d'abimer ses supers pieds en le ferrant, et je ne suis pas encore sûre que mon projet colle avec ceux de son propriétaire).

Bref, je ne suis pas encore très avancée, juste très très motivée!

Je me pose pas mal de questions, sur l'alimentation du cheval, sur la façon de le gérer la nuit. L'idéal serait de trouver des points de chute où je puisse nourrir et loger mon cheval chaque nuit, pour pas trop trop cher, mais j'aimerai aussi être préparée à passer la nuit sous tente. Je me demande aussi comment le soigner, vers qui me tourner en cas de soucis, peut-être qu'il existe des "urgences vétérinaires"? Et pour la maréchalerie? Je ne sais rien faire moi-même, je me demande si avec une ferrure neuve et pour trois semaines seulement je peux faire l'impasse.

J'aimerai que des personnes qui ont l'expérience de ce genre de rando me donne leur avis. Et que d'autres me disent s'ils ont le même genre d'envies, qu'on puisse se retrouver!

Au cas où, voici les villes où je pense passer:

1 / Départ : Saint Siméon de Bressieux Marnans / Roybon / La Trappe / Saint Antoine l'Abbaye / Montmiral (Saint Michel sur Savasse) / Saint peray OU ALORS La Côte Saint André / Revel Tourdan / Chavanay / Bourg-Argental / Monfaulcon en Velay / Tence / Saint Julien Chapeuil 2 / Au Puy en Velay : prendre le chemin de Regordane Bizac / Costaros / Pradelles / Langogne / Luc / La Bastide Puylaurent / La Garde Guérin / Villefort / St André Capcèse / Génolhac / Chamborigaud / Portes / Le Pradel / St Martin de Valgalgues / Ales / Vézénobres / Ners / Boucoiran / La Calmette / Nîmes / Garons / Saint Gilles 4 / Arrivée : Montpellier 5/ En prime : Arles

Au plaisir de vous lire!

Alexandra
Randonnée de quinze jours sur le chemin de Stevenson ou chemin de Regordane? English translation pending
by Kiki17 · 2011-01-07 · 7 replies
Bonjour et bonne année à tous

Ma question est dans le titre : j'hésite pour une rando de 15 jours environ en mai 2010 entre le chemin de Stevenson et le chemin de la Régordane Quelqu'un connait-il ces 2 itinéraires et lequel me conseillez-vous Merci pour vos réponses

Christian
Chemin de Stevenson en juillet 2011: vos témoignages sur ces itinéraires? English translation pending
by Halt · 2010-12-09 · 24 replies
Ma femme et moi, nous avons fait le chemin de Saint Jacques de Compostelle du Puy à Santiago, en 65 jours cette année. Au mois de juillet 2011, nous envisageons de faire le Stevenson puis rejoindre Alès et Avignon ou alors rejoindre le GR 700 jusqu'à Saint Gilles. Nous serions très heureux d'avoir vos témoignages sur ces itinéraires. Est-il facile de trouvez des gîtes ? Merci d'avance
Randonnée avec un âne English translation pending
by Perelingot · 2008-01-22 · 7 replies
BONJOUR LES AMI(E)S

JE RECHERCHE TOUJOURS QUELQU'UN QUI POURRAIT ME PRETER OU ME LOUER A UN TARIF SYMPA, UN TARIF ROUTARD AUTREMENT DIT, UN ANE OU UNE ANESSE POUR M'ACCOMPAGNER SUR LE CAMINO DE ST JACQUES DE COMPOSTELLE. OU ALORS, JE SUIS EGALEMENT OK POUR ACCOMPAGNER UNE OU PLUSIEURS PERSONNES SUR CE MÊME CHEMIN QUI ONT DECIDE DE PARTIR AVEC UN OU PLUSIEURS ANES. JE PARS, EN EFFET, LE 7 AVRIL 2008 DU PUY EN VELAY (43) POUR ST-JACQUES (ESPAGNE).

MERCI DE ME RENSEIGNER S'IL VOUS PLAIT, CA DEVIENT URGENT

Amitiés

René O.
Remorque monoroue Aevon pour vélo English translation pending
by Katmandou38 · 2007-07-31 · 13 replies
Bonjour,

Je suis nouveau sur le forum, malgrés mes recherches je n'ai pas trouvé d'infos sur la remorque mono roue Aevon. Elle semble très bien, en plus elle existe en deux tailles. Est ce que quelqu'un à des infos ou des retours d'experience à partager ?

Merci par avance
France: chemin de Stevenson English translation pending
by Jmix30 · 2005-10-30 · 9 replies
Bonjour,

Je prévois en 2006 d'effectuer le chemin de stevenson du Puy en velay jusqu'à Alés. Apparement on peut l'effectuer en 12 jours, qu'en pensez vous?

Merci pour vos réponses 🙂,

jmix
Quelles routes à moto dans le Limousin, Cévennes et Auvergne? English translation pending
by Marijanick · 2016-06-13 · 14 replies
Nous partons à moto cet été pour trois semaines et passerons par le Limousin pour rejoindre le sud des Cévennes et ensuite remonter par Aubusson pour rentrer. Quelles routes sont pittoresques à emprunter dans ces régions ? il y a beaucoup de beaux villages d'après ce que j'ai pu lire mais je ne trouve rien sur les routes. Si quelqu'un peut nous conseiller ce serait très sympa. Preneurs aussi pour des conseils d'hébergements et de sites à ne pas rater. Un grand merci d'avance 😏
Topo guide pour le chemin de Stevenson? (France) English translation pending
by Etoilyo · 2011-03-05 · 33 replies
Bonjour,

Nous allons faire le chemin de Stevenson début Avril et nous cherchons le topo guide du chemin (GR 70) qui est en rupture de stock et impossible à trouver même d'occasion. Nous cherchons donc une personne qui pourrait nous le prêter ou nous le vendre. Merci de vos réponses, il nous reste un mois avant le départ.
Randonnée en solitaire sur le chemin de Stevenson en avril 2010 English translation pending
by Maisange · 2010-02-25 · 8 replies
Je souhaite randonner en solitaire sur le chemin de Stevenson la deuxième quinzaine d'Avril 2010. J'ai parcouru beaucoup de discussions et je n'ai pas lu de témoignages sur des marcheurs qui auraient effectués cette randonnée à cette époque-là de l'année. Je vais le démarrer "à l'envers" en partant de St Jean du Gard et le remonter pour moitié pour une première fois (environ du 15 au 21 avril). De cette façon-là, j'ose espérer avoir un temps plus clément et plus avancé dans le Printemps en démarrant par le Sud. Est-ce un bon choix ? ou est-ce trop tôt dans l'année ?

je suis preneuse de tous vos conseils éclairés.

Merci pour vos témoignages.

Anne Marie
Location de voiture à Carcassonne? English translation pending
by Elkan · 2009-05-20 · 3 replies
Bonjour à tous,

J'aimerai partir à carcassonne en septembre en avion. je resterai principalement sur place mais aimerais aussi visiter quelques villages et autres lieux danbs les environs. Sur place, je compte louer une voiture (pour 3 personnes). Connaissez-vous une bonne astuce pour que cela me revienne le moins cher possible ?? J'ai regarder via les compagnies très connues mais cela reste cher. Par exemple, est-il plus intéressant de louer la voiture à l'aéroport ou dans la ville ? merci à tous ceux qui prêteront un peu d'attention à mon message.
France et Espagne à vélo en 2009 English translation pending
by Vivelevelo · 2008-04-06 · 18 replies
Bonjour tout le monde !!!!

Amoureux des voyages et du sport, j'me suis décidé à découvrir une grande partie de la France et de l'Espagne......à vélo !!!! C'est encore loin car je souhaite réaliser ce petit périple en 2009 mais vu que ce sera une grande première pour moi, je préfére bien le préparer !!!

C'est pour cela que j'aimerai bien avoir des conseils et en particulier sur le parcours !!! Donc si vous avez déja fait votre tour de France et/ou d'Espagne et bien je serai ravi de voir le trajet que vous avez pris histoire de m'inspirer et de me donner de nouvelles idées 🙂!!!! Je compte le faire en 3, 4 mois et plus précisément de juin à Septembre 2009 !!!

De plus, si ce projet vous interresse et vous tente et bien n'hésitez à me faire signe !!!

Merci d'avance😉 !!!

Julien
Chemin Régordane, St-Gilles ou GR700 (France) English translation pending
by Wapizagonke · 2007-07-25 · 25 replies
Bonjour tout le monde!

Je prépare un voyage en France et j'aimerais faire le chemin Régordane (St-Gilles ou Gr700) à pied qui part de Puy-en-Velay et qui se rend à St-Gilles. Il n'y a aucune information sur ffrando et sur aucun autre site sauf sur gr-info qui est très bien mais qui ne m'indique pas les distances. Quelqu'un as-t-il déja fait cette randonnée??? Elle semble méconnu... J'aimerais savoir en combien de jours de marche il se fait et si ça vaut la peine. J'aimerais aussi savoir si c'est facile de bivouaquer dans ce coin.

Merci d'avance! 😉

Caroline
Meilleur itinéraire Angoulême (Charente)-Aubenas (Ardèche) en août 2007 English translation pending
by Gcd · 2007-03-13 · 19 replies
Bonjour à toutes et tous,

j'habite à angoulême et souhaite rejoindre cet été au mois d'aout le petit village de lussas où se déroule un festival de documentaire à vélo avec mes sacoches et mes jambes. Je pense faire du camping sauvage avec ma tente et mon réchaud. Etant débutant en voyage à vélo, je me demande quel serait le meilleur itinéraire pour rejoindre lussas en ardèche (à côté de montélimar) à partir d'angoulême sans trop de difficultés dues au relief du massif central. Je ne trouve pas de solution en regardant les cartes ign car je ne sais pas bien lire les cartes😕. ce sera mon premier voyage à vélo c'est pourquoi je vous demande de l'aide pour qu'il se déroule du mieux possible.

merci d'avance.🙂
Que voir en... Auvergne English translation pending
by VoyageForum · 2014-01-20 · 10 replies
Que voir en Auvergne ? Pour préparer votre futur voyage ou week-end, un aperçu des principaux sites et lieux à visiter dans la région (carte).

L'Auvergne est l'une des 22 régions de la France métropolitaine. Elle est composée des départements de l'Allier (03), Cantal (15), Haute-Loire (43), Puy de Dôme (63).

1- ALLIER (03) Charroux : grâce notamment à ses vieilles maisons à colombage, Charroux est classé parmi les "plus beaux villages de France".Château de Chareil-Cintrat : c'est un château Renaissance du XVIe siècle inscrit aux monuments historiques. Château de La Palice : dans la commune de Lapalisse, un mélange de style médiéval et Renaissance pour ce château agrémenté de beaux jardins.Montluçon : la plus grande agglomération du département possède de vieux quartiers et un certain patrimoine religieux.Moulins : la préfecture de l'Allier a un assez joli centre urbain.Prieuré de Souvigny : très beau prieuré situé dans la commune de Souvigny, pas loin de Moulins.Vichy : c'est une des principales villes d'Auvergne et avant tout une ville thermale.Patrimoine naturel Gorges de la Sioule : jolies gorges surplombant la rivière Sioule qui coule dans le Puy de Dôme et l'Allier. On peut y pratiquer l'escalade, le canoë et admirer au passage quelques vieux châteaux et églises de l'époque médiévale.2- CANTAL (15)Aurillac : c'est la préfecture du Cantal. Elle possède quelques monuments à valeur historique.Château d'Alleuze : les vestiges d'une forteresse perchée du Moyen-Age dans le village du même nom.Château d'Auzers : joli petit château du XVIe siècle.Château de Conros : gros château médiéval à Arpajon sur Cère.Château de La Trémolière : un château-musée du XVe siècle construit à Anglards-de-Salers.Château de La Vigne : c'est un château médiéval situé à Ally.Château de Pesteils : joli château-musée et son parc situés à Polminhac.Château de Val : beau château médiéval en bordure d'un lac dans la commune de Lanobre.Lioran : c'est le plus grand domaine skiable de tout le Massif Central.Marcolès : très joli village médiéval du sud du Cantal.Saint-Flour : cette sous-préfecture possède un joli centre avec des remparts et une cathédrale du XVe siècle.Salers : au delà d'être connue pour la race bovine à laquelle elle a donné le nom, cette commune est aussi labélisée "plus beaux villages de France" pour son habitat.Tournemire : avec son château, son église du XIIe siècle et ses vieilles maisons, le village est inscrit parmi les "plus beaux villages de France".Viaduc de Garabit : impressionnant viaduc ferroviaire à structure métallique construit par Gustave Eiffel à la fin du XIXe siècle. Il permet de franchir les Gorges de la Truyère. Patrimoine naturel Monts du Cantal : très jolie région faiblement peuplée avec de nombreuses vallées reliées par des cols et d'anciens volcans éteints (les puys : Mary, Griou, etc). C'est un endroit propice aux activités sport-nature.Parc naturel régional des volcans d'Auvergne : le plus grand parc régional de France offre de magnifiques paysages, des lacs, de beaux villages, quelques stations de ski, et surtout de multiples possibilités de randonnées. On peut le découvrir en partie aussi avec le Gentiane Express qui est un petit train touristique fonctionnant en saison.Plomb du Cantal : c'est le second sommet le plus haut du Massif Central (1 855 m). On peut atteindre son sommet en rando ou en téléphérique.Puy Griou : un autre ancien volcan des Monts du Cantal vers lequel on peut randonner.Puy Mary : c'est un des "puy" les plus connus et surtout les plus visités d'Auvergne. C'est aussi un classique de la randonnée.3- HAUTE-LOIRE (43)Abbaye de La Chaise-Dieu : une des abbayes bénédictines les plus connues d'Auvergne.Arlempdes : dans un très joli environnement, à la naissance de la Loire, c'est un des plus beaux villages de la région avec notamment son vieux châteaux fort.Blesle : avec ses petites ruelles et ses vielles maisons, Blesle est classé parmi les "plus beaux villages de France".Brioude : la sous-préfecture de la Haute-Loire possède un assez joli centre-ville.Château de Polignac : les restes d'une forteresse médiévale perchée dominant la vallée de Polignac et le bassin du Puy.Château de Rochebaron : les vestiges d'un ancien château fort moyenâgeux sur un piton rocheux. Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle : cette route mythique de pèlerinage classée à l'UNESCO relie diverses villes européennes à Santiago de Compostela en Espagne. Au delà de sa valeur religieuse, celle-ci est désormais devenue un classique de la randonnée. Une des principales routes françaises part du Puy-en-Velay.Eglise Saint-Michel d'Aiguilhe : une étonnante chapelle perchée au sommet d'un étroit piton volcanique dans la commune d'Aiguilhe.Lavaudieu : un autre village de Haute Loire classé "plus beaux villages de France". Il abrite notamment une abbaye du XIIe siècle.Le Puy en Velay : c'est la préfecture de la Haute-Loire avec un joli centre-ville. Néanmoins, le Puy est surtout connue pour être le départ d'une des quatre principales routes des Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle.Monistrol sur Loire : cette petite ville possède quelques vestiges moyenâgeux tels qu'un donjon et plusieurs petits châteaux.Pradelles : avec ses édifices moyenâgeux, la commune compte parmi les "plus beaux villages de France".Patrimoine naturel Gorges de l'Allier : ce "canyon" creusé par la rivière Allier est commun à la Lozère et la Haute-Loire. On peut découvrir ses paysages et les villages qui le bordent (Saint-Ilpize, Lavoûte-Chilhac...) par la route ou en train touristique. Les gorges sont aussi propices à la randonnée et au canoë.Lac du Bouchet : grand lac des environs du Puy-en-Velay.Parc naturel régional Livradois-Forez : ce parc à cheval sur deux régions offre de beaux paysages, avec notamment les Monts du Forez, et des possibilités de randonnées ou de ski. On peut également le découvrir en partie grâce au petit train touristique du Livradois-Forez.4- PUY DE DÔME (63)Abbaye de Mozac : dans la commune du même nom, c'est une des plus importantes abbayes d'Auvergne.Basilique d'Orcival : c'est dans ce village niché au creux d'une vallée qu'on peut découvrir cette très belle église romane.Château d'Aulteribe : château médiéval situé sur la commune de Sermentizon.Château de Chazeron : à Loubeyrat, un château médiéval agrandi sur le modèle de Versailles quelques siècles plus tard.Château de Murol : les vestiges d'un ancien château fort perché pas très loin du Mont-Dore.Château de Parentignat : construit au début du XVIIIe siècle, c'est un des plus richement meublés de France. Il possède également une importante collection privée de peintres français des XVII et XVIIIe siècles. Château de Villeneuve-Lembron : belle demeure seigneuriale du XVe siècle.Clermont-Ferrand : la préfecture de région possède un vieux centre autour de sa cathédrale de même qu'un réseau de caves souterraines.Issoire : cette sous-préfecture du Puy de Dôme abrite une jolie abbatiale de style roman (Saint-Austremoine) ainsi que plusieurs autres édifices religieux intéressants.La Bourboule : station thermale au coeur du Massif du Mont-Dore. La Sauvetat : au sud de Clermont-Ferrand, ce village est constitué d'un ensemble fortifié médiéval.Le Grand Sancy : avec la mise en commun des domaines skiables des stations de Super-Besse et du Mont-Dore s'est créée la principale station de ski du Massif Central. Elle est située dans le Puy de Sency.Montpeyroux : tout près de Clermont, ce petit bourg perché dominé par son donjon est classé parmi les "plus beaux villages de France".Riom : cette sous-préfecture possède un centre ancien où on peut encore voir de belles demeures.Saint-Floret : superbe village médiéval aux maisons de tuiles roses classé parmi les "plus beaux villages de France".Saint-Nectaire : au delà du fromage qui a fait sa réputation, le village possède aussi une des plus belles églises romanes de la région.Saint-Saturnin : une belle église romane et une forteresse médiévale avec des maisons regroupées tout autour font que cette commune est elle aussi inscrite aux "plus beaux villages de France".Thiers : laville possède un joli centre ancien, avec notamment nombre de maisons à colombage, plusieurs manoirs et diverses églises. En parallèle, Thiers a aussi un certain patrimoine industriel du fait de son activité dans la coutellerie.Usson : un beau village perché sur un piton volcanique avec à la clé un joli panorama sur les environs.Viaduc des Fades : cet imposant viaduc ferroviaire datant du tout début du XXe siècle fut en son temps le plus haut pont du monde.Volvic : internationalement connue pour son eau naturelle, Volvic compte également les vestiges d'une forteresse médiévale : le Château de Tournoël.Vulcania : à l'ouest de Clermont-Ferrand, à Saint-Ours, Vulcania est un mélange de musée et de parc d'attractions consacré aux volcans.Patrimoine naturel Banne d'Ordanche : piton volcanique au dessus de La Bourboule dont on peut atteindre le sommet en une petite balade.Gorges de la Sioule : jolies gorges surplombant la rivière Sioule qui coule dans le Puy de Dôme et l'Allier. On peut y pratiquer l'escalade, le canoë et admirer au passage quelques vieux châteaux et églises de l'époque médiévale.Lac d'Aydat : c'est le plus grand lac d'Auvergne. Il accueille une base nautique et est apprécié des pêcheurs.Lac de Guéry : ce lac d'altitude (le plus haut d'Auvergne) est reconnu au niveau de la pêche, y compris en hiver à travers la glace qui le recouvre. On trouve nombre d'autres lacs dans les environs.Massif du Mont-Dore : joli massif volcanique avec de nombreux lacs et volcans éteints situé dans le parc des Volcans d'Auvergne. On y vient pour la randonnée, le ski ou la découverte des stations thermales assez nombreuses dans les environs. C'est là aussi qu'est le Puy de Sancy, sommet du Massif Central.Parc naturel régional Livradois-Forez : ce parc à cheval sur deux régions offre de beaux paysages, avec notamment les Monts du Forez, et des possibilités de randonnées ou de ski. On peut également le découvrir en partie grâce au petit train touristique du Livradois-Forez.Parc naturel régional des volcans d'Auvergne : le plus grand parc régional de France offre de superbes paysages, des lacs, de beaux villages, quelques stations de ski, et surtout de multiples possibilités de randonnées. Puy de Sancy : avec ses 1 885 m c'est le sommet du Massif Central. On peut y randonner ou skier dans les stations du Mont-Dore, Super-Besse et Chastreix-Sancy.- LE PLUS APPRÉCIÉ...

Allier : Charroux; Gorges de la Sioule.

Cantal : Marcolès; Monts du Cantal; Parc naturel régional des volcans d'Auvergne; Plomb du Cantal; Puy Griou; Puy Mary; Salers; Tournemire.

Haute-Loire : Blesle; Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle; Gorges de l'Allier; Parc naturel régional Livradois-Forez.

Puy de Dôme : Massif du Mont-Dore; Parc naturel régional Livradois-Forez; Parc naturel régional des volcans d'Auvergne; Puy de Sancy; Saint-Floret; Vulcania.

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Randonnée dans les gorges de l'Allier English translation pending
by Mjp · 2013-09-08 · 1 reply
Depuis le Moure de la Gardille jusque Brioude, l'Allier a creusé son lit au coeur de plateaux étendus et sauvages. La rivière, souvent encaissée dans des gorges profondes, ne rencontre que de rares villages et aucune route ne la longe. Seule l'audacieuse voie ferrée, où circule encore le célèbre "cévenol", réussit au prix de nombreux viaducs et tunnels à en suivre le cours au plus près. Ce train permet au randonneur de rejoindre très facilement les lieux de départ et d'arrivée et d'adapter la durée du parcours à ses envies. C'est ainsi que nous avons a entrepris la découverte de ce bel itinéraire depuis Langeac jusque Labastide Puylaurent.

La randonnée, décrite en détail dans le topo "vallée et gorges de l'Allier" de l'association Chamina, ne présente pas de difficulté particulière mais le balisage très vieux et souvent effacé mériterait d'être rénové pour mettre en valeur cette traversée fort intéressante mais visiblement très peu parcourue.

De Langeac à Prades: 19,1 kms, 530 m de dénivellation, 5h de marche

Après avoir longé les rives de l'Allier dominées par le clocher de la collégiale Saint Gal nous nous éloignons de la rivière pour quitter Langeac par de larges chemins serpentant au milieu de prairies. Les premiers mamelons apparaissent et les pentes douces permettent de s'échauffer en douceur. En cette fin de printemps la nature éclate de couleurs: champs à l'herbe bien grasse, fleurs abondantes et ruisseaux à l'eau claire composent un tableau bucolique. Des traces de l'activité humaine passée subsistent: des cheminées de brique témoignent du travail de la mine d'autrefois tandis que fontaines, lavoirs et massives demeures en pierre rappellent l'importance des villages. Mais, dorénavant, ceux que nous traversons paraissent bien calmes et endormis. Arrivés sur les crêtes nous découvrons à nouveau la vallée de l'Allier avec, en toile de fond, les montagnes du Velay. Il faut maintenant redescendre vers le village de Chanteuges appuyé sur un piton volcanique au bord de la rivière et efficacement protégé par son abbaye aux fortifications imposantes. Par une succession de montées et de descentes sur de larges chemins tantôt au milieu des prairies, tantôt dans la forêt, nous poursuivons vers Bourleyre étalé sur un vaste plateau avant de retrouver un cheminement en balcon au dessus de l'Allier. Peu avant Saint Julien des Chazes la vue plonge sur la rivière et la chapelle sainte Marie des Chazes dans son écrin de verdure. Une rapide descente conduit au bord de l'Allier . Nous traversons le village sans rencontrer âme qui vive puis, sur la rive droite, rejoignons la chapelle romane située au pied d'une falaise de basalte. Nous posons les sacs au pied de l'escalier pour admirer cet édifice sobre aux proportions harmonieuses quand les cris d'autres visiteurs nous alertent et nous font revenir précipitamment pour découvrir 2 couleuvres enlacées sur l'escalier à proximité des sacs et qui ne semblent nullement dérangées par nos allées et venues ... En poursuivant à proximité de la rivière nous atteignons ensuite rapidement le village de Prades, magnifiquement situé dans un méandre au pied d'un escarpement d'orgues basaltiques.

De Prades à Saugues:18,1 kms, 710 m de dénivellation, 5h de marche

Une averse brutale nous surprend au moment du départ. Mais, après un arrêt pour le ravitaillement dans la boulangerie/épicerie/bar du village la pluie cesse, les nuages se déchirent et des rayons de soleil font leur apparition. C'est donc plein d'enthousiasme que nous gravissons le raidillon qui franchit les rives abruptes de l'Allier. Sur les conseils de notre hôtesse du gîte des escargots bleus nous évitons les rives de la Seuge dont la traversée risque d'être délicate compte tenu des pluies abondantes du printemps et nous rejoignons directement le rebord du plateau de la Margeride après environ 45 minutes de montée. Le paysage s'ouvre alors sur de grands espaces de prairies vallonnées et bordées de genêts éclatants de lumière sous le soleil revenu. Jusqu'au village de Charraix le sentier en balcon offre des vues plongeantes sur Prades et la vallée de l'Allier , en particulier vers le chaos rocheux du Bounou. Ici, les constructions massives en granit sont impressionnantes et d'énigmatiques croix à boules balisent les chemins. En suivant de petites routes serpentant entre hameaux et prairies, sous l'oeil placide des troupeaux, nous rejoignons l'itinéraire prévu initialement à Cubelles dont l'église est surmontée d'un élégant clocher à peigne. En poursuivant sur le vaste plateau illuminé à perte de vue par les buissons de genêts nous atteignons la Seuge que nous longeons jusqu'aux abords de la petite ville de Saugues, étape fréquentée sur le chemin de Compostelle.

De Saugues à Monistrol: 12,9 kms, 210 m de dénivellation, 3h30 de marche

L'étape du jour est courte. Nous en profitons pour visiter tranquillement les ruelles tortueuses de Saugues bordées de solides bâtisses de granit. Empruntant ensuite "à l'envers" le chemin de Compostelle nous remontons sur les hauteurs dominant la ville. Les grands espaces de la Margeride s'ouvrent derrière nous. Troupeaux de vaches et de moutons témoignent encore de la permanence d'une activité pastorale. Le contraste avec les journées précédentes est surprenant: nous n'avions rencontré jusqu'à présent aucun autre marcheur et, aujourd'hui, nous ne cessons de croiser des pèlerins très étonnés en nous voyant avancer dans la direction opposée à la leur. Quelques uns s'effrayent même, croyant s'être trompés de route et redoutant durant quelques instants de devoir parcourir des kilomètres supplémentaires !!! Sur ce parcours le balisage est omniprésent: il n'est plus vraiment nécessaire d'avoir l'oeil rivé sur la carte et le GPS. Même les panneaux publicitaires abondent, indiquant ici où là un gîte ou une auberge et, aussi, quelques oeuvres d'art évoquant le pèlerinage : aucun risque de se perdre. Le ciel se fait soudain menaçant nous incitant à allonger le pas. Dans la raide descente vers Monistrol la pluie s'invite. Heureusement, une grotte à l'intérieur de laquelle est construite la chapelle sainte Madeleine nous accueille pour patienter avant l'accalmie. Dans le creux de la vallée, blotti au bord de l'Allier, émergeant des brumes, Monistrol apparaît et une petite route nous conduit rapidement vers notre gîte. De tous temps Monistrol a été un important point de franchissement de l'Allier et un pont moderne a remplacé les barques empruntées jadis par les pèlerins.

De Monistrol à Pourcheresse: 21 kms, 1000 m de dénivellation, 6h15 de marche

Nous quittons les rives de l'Allier en suivant le creux d'un vallon au milieu d'un épais sous-bois de feuillus. Le chemin remonte ensuite sur le plateau au milieu des pâtures et des champs de céréales colorés par les coquelicots et les bleuets. Dans les hameaux traversés quelques habitants s'activent déjà à préparer le prochain hiver en tronçonnant le bois de chauffage. Une fois atteint Douchanez, de grands espaces de forêts et de landes se découvrent devant nous. L'Allier apparaît au fond de profondes gorges séparant le plateau de la Margeride de celui du Devès. Les villages se font rares et seuls quelques troupeaux animent ce paysage sauvage. A nouveau, nous sommes seuls et ne rencontrons pas âme qui vive. Dans les hameaux, de confortables maisons de pierre superbement restaurées jouxtent des bâtisses abandonnées et lézardées. La marche est très agréable au milieu de ces vastes paysages étendus verdoyants. Une fois La Bastide dépassée le sentier dévale une pente bien raide au sein d'une forêt profonde pour rejoindre la vallée de l'Allier à proximité de la zone touristique de pont d'Alleyras. Mais la journée n'est pas finie. Il nous faut maintenant remonter 350 mètres de dénivellation pour rejoindre le haut du plateau. Auparavant nous découvrons la petite église romane de Vabres avec son clocher à peigne et son étonnant appareillage de pierres mêlant granite et basalte. Le chemin de montée est heureusement ombragé. Il est, en outre, agrémenté de quelques personnages inattendus réalisés en paille et en tissu par des habitants du village qui incitent ainsi les promeneurs à découvrir les chemins "fabluleux" de la commune d'Alleyras. Et, pour terminer cette longue journée, nous serons chaleureusement accueilli par nos hôtes à Pourcheresse.

De Pourcheresse à Saint Haon: 19,5 kms, 610 m de dénivellation, 5h10 de marche

Après une sympathique soirée riche de discussions et de découvertes sur la vie de ces hauts plateaux nous reprenons notre route au milieu des prés, enchantés en permanence par les paysages étendus et colorés que nous parcourons. De nombreux massifs de genêts apportent leur note de lumière joyeuse tandis que des cumulus joufflus décorent le ciel. Quelques points de vue remarquables laissent apparaître l'Allier bien loin en contrebas. Ensuite, l'itinéraire rejoint la petite commune de saint Vénérand peuplée d'une cinquantaine d'âmes puis saint Christophe d'Allier et ses 140 habitants: c'est le grand calme et il n'y a évidemment aucun commerce pour compléter notre ravitaillement. Même le boulanger itinérant, que nous croisons au hasard d'un carrefour, ne peut nous dépanner car il est à court de pain... Le cheminement n'est pas toujours facile à suivre dans certains sentiers envahis de hautes herbes avec un balisage très ancien et souvent inexistant. Et voilà que quelques tiques profitent de notre passage pour jouer les passagers clandestins... Eglises romanes avec leurs élégants clochers à peigne et croix de granit ponctuent notre route. Leur sobriété s'accorde bien avec la rudesse de cette terre. De grandes zones de cultures et de pâturages occupent les deux plateaux dominant l'Allier nous offrant des perspectives élargies. Nous pouvons même apercevoir au loin saint Haon où nous ferons étape ce soir. Chapeauroux est remarquablement situé au confluent de deux rivières et les ouvrages de la ligne ferroviaire montrent l'audace de ses constructeurs. Nous quittons dorénavant la rive gauche et partons à la découverte du Nouveau Monde: un nom propice à stimuler l'imagination des voyageurs en quête d'aventure ! Pour terminer la journée il faut rejoindre saint Haon situé sur le plateau en empruntant un chemin panoramique qui grimpe allègrement vers une coulée de lave abrupte puis débouche près du hameau du Thor dont les maisons semblent en piteux état. Il faut ensuite louvoyer au mieux sur un chemin humide et boueux qui alourdit la semelle de nos chaussures. Par de larges chemins plus fréquentables nous rejoignons enfin saint Haon, un peu endormi en cette chaude après-midi. La douceur de la fin de journée nous permet de découvrir tranquillement les jolies constructions de granit de ce village.

De Saint Haon à Pradelles: 21,2 kms, 610 m de dénivellation, 5h15 de marche

Le paysage prend, aujourd'hui, un autre aspect avec ses grands champs cultivés de lentilles. D'anciens volcans aux formes arrondies caractéristiques émergent de ce plateau volcanique. Le sentier qui contourne saint Haon par les Coustilles est envahi par les herbes hautes encore humides de la rosée de la nuit: visiblement, l'itinéraire n'est pas très fréquenté... Au niveau d'une première crête, peu après la croix de Chamblas curieusement ornée d'un coeur, la vue porte très loin vers le sud et, pour la première fois, nous apercevons le Moure de la Gardille près duquel l'Allier s'extrait de la terre. A proximité de Landos le chemin longe un maar (ancien cratère volcanique) dans lequel s'est formée une tourbière. Nous rejoignons ensuite le célèbre chemin de Stevenson, itinéraire très fréquenté et sur lequel nous retrouvons évidemment beaucoup de randonneurs. Aujourd'hui, notre cheminement reste constamment en altitude et s'éloigne des rives de l'Allier pour parcourir un vaste plateau cultivé où nous bénéficions de vues étendues sur les lointains. Seuls quelques vallons parcourus par des ruisseaux nous plongent dans la fraîcheur de sous-bois peu étendus. Au passage nous observons le viaduc d'Arquejol supportant une voie ferrée abandonnée et reconvertie en itinéraire pour vélo-rail. Quelques kilomètres avant l'arrivée le village médiéval de Pradelles apparaît, stratégiquement installé sur un éperon pour mieux surveiller la vallée. Dans le village, quelques nobles demeures aux façades de pierre témoignent de l'importance passée de cette étape pour les marchands et les pélerins en route vers saint Gilles.

De Pradelles à Fouzilhac: 22,2 kms, 570 m de dénivellation, 5h30 de marche

Une belle lumière rasante éclaire les champs dès le début de cette fraîche matinée. Puis, très vite les nuages envahissent le ciel et diffusent un pâle éclairage peu propice aux photos. Et pourtant, nous arrivons dans "le sud" en franchissant les limites de la Lozère à proximité de Langogne atteinte au terme d'une longue descente. La cité paisible est nichée au bord de l'Allier . Nous profitons du petit supermarché idéalement situé à l'entrée de la ville pour compléter notre ravitaillement. Après avoir traversé les faubourgs le large chemin reprend doucement de l'altitude pour rejoindre le plateau et s'enfonce ensuite dans un vaste massif forestier. Nous abandonnons l'itinéraire de Stevenson et sa cohorte de randonneurs afin de poursuivre sur le sentier des gorges de l'Allier où, comme d'habitude, nous sommes seuls. Quelques clairières dans la hêtraie laissent de rares aperçus sur la vallée de l'Allier en contrebas ou sur les massifs situés plus au sud. L'impression de solitude est forte et les rares hameaux traversés sont déserts. Les lieux sont propices à la retraite et à la méditation et c'était sans nul doute l'objectif des créateurs du monastère laïque découvert près du hameau de Choisinès... ne courte descente permet de franchir la vallée du tumultueux torrent de Langouyrou avant de rejoindre les Huttes où nous sommes surpris de découvrir dans ce bout du monde des maisons de villégiature très récentes. Le gîte de Cheylard L' Evêque étant complet, nous sommes contraints de faire un détour par Fouzilhac où nous avons réservé un hébergement dans une yourte dont nous allons tester le confort au cours d'une soirée humide et fraîche.

De Fouzilhac à Labastide Puylaurent: 25,2 kms, 565 m de dénivellation, 6h de marche

Nous partons de bon matin pour notre dernière étape et ce sera la plus longue. Très rapidement, nous pénétrons dans la forêt de Mercoire que nous ne quitterons quasiment plus jusqu'à l'arrivée. Un court arrêt à Cheylard l'Evêque nous permet d'admirer un dernier clocher à peigne avant de suivre la longue piste forestière qui doit nous mener sur la crête tout près des sources de l'Allier à 1500m d'altitude. Tant que nous suivons le chemin de Stevenson tout va bien....mais quand nous l'abandonnons pour suivre celui décrit dans notre topo des gorges de l'Allier les choses se compliquent. En effet, un immense domaine de chasse occupe tout le versant situé sous le Moure de la Gardille et il est ceinturé de kilomètres de clôture: évidemment, notre topo de 1998, non réactualisé, nous propose une traversée directe. Après quelques minutes de perplexité et de recherche, voulant vraiment éviter de retourner sur nos pas, nous découvrons qu'un large chemin semble suivre l'extérieur de la clôture et, d'après notre GPS, rejoindre plus loin l'itinéraire prévu. De fait, nous n'imaginions pas que ce domaine était si étendu et nous avons eu quelques difficultés à trouver le bon cheminement pour rejoindre enfin la crête. Un simple panneau d'information aurait pu aiguiller les randonneurs sur l'itinéraire de contournement que nous avons découvert de retour à la maison !!! Une fois arrivés sur la crête une observation attentive et insistante du terrain assistée du GPS est nécessaire pour découvrir la sente qui descend vers la source de l'Allier: mais nous aurions vraiment regretté de ne pas trouver cette source située dans une petite combe au milieu de la hêtraie. Ensuite, le sentier parcourt longuement la ligne de crête offrant une vue panoramique avant d'entamer sa descente au milieu des buissons de genêts et des pâturages. Il rejoint enfin le chemin de Stevenson avant de redescendre vers Labastide, terme de notre randonnée.
Rando, entre Lozère, Mézenc et Velay English translation pending
by Chouhibou · 2012-02-15 · 2 replies
Bonjour, Ce n'est pas vraiment de saison, mais voici le topo d'une rando de quelques jours faite l'été dernier. A bien y réfléchir, c'est la bonne saison: cela vous donnera peut être des (bonnes) idées pour l'été prochain. En tout cas si vous êtes un peu marcheur, c'est un parcours que je vous recommande vraiment. (et je vous le recommande énormément si vous n'êtes pas marcheur: c'est l'endroit pour s'y mettre, à la marche)

C'est un peu long mais ça tombe bien, vous en aviez marre de regarder la télé.

Circulade, entre Lozère, Mézenc et Velay

Jeudi : Ce soir je bivouaque au sommet de Pézouillouse, un nom qui fleure bon le sud, le sud de l’Ardèche en l’occurrence. C’est pas très malin parce que j’imagine qu’au petit matin, à 1300 m d’altitude, il ne fera pas chaud. Peut-être bien. Mais de cette crête la vue est splendide, notamment sur le mont Lozère et les vallées qui l’environnent, et puis le soleil commence à baisser, et puis je trouvais sympa de planter la tente tout à côté d’un champs où paissent les brebis dont les clochettes tintent joliment dans la montagne. C’est un peu con-con une brebis, et un mouton c’est pareil, mais j’aime ce petit tintamarre qu’ils font. J’ai apprécié la première étape –courte- de cette rando qui doit m’amener à Langogne (Lozère 48), en 6/7 jours. Rien de formidable toutefois entre Labastide Puylaurent mon point de départ et Notre Dame des neiges. J’avais volontairement zappé cette étape lors de ma descente du Stevenson, en juillet (http://voyageforum.com/v.f?post=4373543;page=unread#unread). Force est de constater que je n’avais rien raté, même si le site, l’abbaye, n’est pas désagréable. On peut loger ici comme le fit Stevenson il y a plus d’un siècle. Il y consacre un long chapitre dans son « Voyage avec un âne… ». A l’intérieur ce ne doit pas être la franche rigolade puisque les moines n’ont pas le droit de parler. Ajouter à l’enfermement physique, un enfermement psychologique et social, voilà qui me dépasse. Certains - des gens comme vous et moi - viennent ici le temps d’une retraite de quelques jours, le temps de se ressourcer, de se retrouver (avec soi-même). S’enfermer pour se retrouver, quel bizarre concept ! Je fais ça très bien affalé dans mon canapé, un verre de Pic St Loup aux lèvres ! Et en quoi l’enfermement, la prière de 5h (du mat’ !!) et la promiscuité avec des moines muets peuvent-ils bien aider à la méditation ? Pour gâcher définitivement le tableau, j’apprends que ces trappistes-là ne font même pas de bière, la misère (j’apprendrai plus tard qu’ils font du vin, notamment un blanc moelleux, j’aime pas le blanc moelleux). Mais Je m’emporte, ok, ok, chacun son chemin. En poursuivant sur le GR7 je m’engage sur les premiers dénivelés positifs, jamais bien longs. Après le croisement du « Coulet de Pécovol » ma moyenne baisse d’un cran, mais pas à cause de la fatigue : par gourmandise ! Le chemin est bordé de framboisiers et devinez-quoi ?: c’est pleine saison ! Miam et gros miam, j’en ai plein les doigts, c’est trop bon et après mes blasphèmes de tout à l’heure, une preuve de plus de la non-existence de Dieu (mais si demain je meurs dans d’atroces souffrances gastriques pour avoir confondu framboises et amanites phalloïdes, je la ramènerai moins). Encore une bonne côte à grimper et me voici donc sur cette crête où je bivouaque, bien loin du tumulte de la ville et des villages. Carottes râpées, sandwich au jambon et pomme : un repas en bivouac c’est bien meilleur qu’à la maison, car on prend conscience que demain on n’aura plus à porter les 500 grammes ingurgités ce soir. Le soleil se couche, le vent se calme. Bêêêêêêêê….. pas les moutons

Vendredi : Je poursuis sur cette crête qui laisse deviner de belles perspectives sur la campagne environnante. Le chemin descend et j’arrive vite au Bez où l’auberge est accueillante. Situé sur la ligne de partage des eaux, j’en profite pour faire le plein (d’eau !). 200 mètres et quelques framboises plus haut, le col du Pendu à 1435 m sera probablement un des points les plus hauts de ma rando. Je croise là quelques spécimens de l’espèce humaine, dont je devine qu’ils sont à la recherche de champignons, mais clairement les spécimens des espèces ovines et bovines sont les plus nombreux depuis mon départ. Au pied d’un champs d’éoliennes je devine tout au fond le Gerbier de Jonc dont j’ai repéré auparavant la silhouette sur le net. Et puis le Mézenc, un peu plus haut. Le café pris au « Pas de l’âne » est juste dégueu mais il fait bon se poser là quelques minutes. Un jeune, marcheur solitaire, m’y interpelle à propos de mon sac qui lui parait très léger. Le sien pèse 15 kg (ouftiiii) et il n’en peut plus de le porter. Tu m’étonnes ! Papotage sympa. Mais nos routes bifurquent vite car lui file vers Le Puy. La montagne ardéchoise a beaucoup à offrir en termes de paysages, alternance de surfaces boisées et de prairies. Je suis donc désormais bien loin des Cévennes où la forêt laisse peu de place aux pâturages. C’est juste avant le hameau de Fontbonne –où un chien genre saucisson à pattes m’agresse- que le point de vue est le plus spectaculaire sur cette petite « chaîne de puys » qui court du Gerbier au Mézenc. En matinée le ciel voilé me préservait de la chaleur du soleil, je souffre plus cet après-midi alors que les nuages ont disparu et j’apprécie d’autant plus les quelques sous-bois de hêtres. Mais le soleil n’est plus très méchant quand j’arrive au lac Ferrand. Croquignolet ce lac mais privé et interdit à tout campement. C’est vraiment dommage à l’heure où mes jambes méritaient un peu de repos. Je pique-nique là quand même et ce n’est qu’en repartant que je m’aperçois que ça aussi –le pique-nique – est interdit. Pas vu pas pris . Quelques centaines de mètres plus loin une belle prairie m’accueille. Vue sur une montagne boisée sur laquelle le soleil va lentement se coucher. C’est ici que je plante ma tente ce soir, même si le lieu me parait un peu trop fréquenté par les promeneurs. Aujourd’hui j’ai vu un renard et 2 chevreuils. J’ai mangé 2 mûres et 3 fraises des bois et si j’avais trouvé et revendu autant de cèpes que j’ai avalé de framboises, j’aurais pu me payer un bon resto demain.

Samedi : C’est peu dire que les nuits sont fraîches, et le sac de couchage Ultralight de chez Décathlon est probablement top sur la plage mais à 1200 mètres d’altitude, j’ai clairement dépassé ses limites. J’ai peu dormi donc. La balade du jour commence en sous-bois par un petit déjeuner sauvage aux framboises (ou bien un petit déjeuner aux framboises sauvages comme il vous convient). Les cueilleurs de champignons s’en donnent à cœur-joie. Enfin, les clairières et les belles vues sur les volcans éteints : Les falaises du Gerbier de Jonc qui domine Ste Eulalie semblent grignotées par quelques arbres intrépides. M’y voici justement à Ste Eulalie. Un petit coucou à Mme la boulangère, à Mme la charcutière, à Mme l’épicière et au M. du bistrot. Le temps de quelques courses et d’un café, je dois déjà connaître la moitié des villageois. Et il est grand temps que je fasse connaissance avec M. ou Mme du camping car une bonne douche ne me ferait pas de mal avant de poursuivre. Le bureau du camping est vide et cette douche est d’autant meilleure qu’elle est, du coup, gratuite. Les 5,5 kms qui séparent Ste Eulalie du Gerbier sont à parcourir sur le bitume, à l’écart du GR. Ce n’est donc pas le terrain que le randonneur préfère, d’autant plus que le cafetier du village l’a bien prévenu de la densité des baraques à frites à proximité de la source. Oui mais voilà. De mes premières leçons de géographie à l’école primaire, je me souviens de 3 choses. - L’utilisation de l’échelle qui apparait sur une carte - La Nouvelle-Zélande est située aux antipodes de la France - La Loire, plus long fleuve français, prend sa source au mont Gerbier de Jonc. Depuis mes 8-10 ans j’ai parfaitement compris l’utilisation (à l’époque bien nébuleuse) d’une échelle et j’ai visité 2 fois (oui oui je suis un sacré veinard) la Nouvelle-Zélande. Alors non, je ne raterai pas la source de la Loire et ses baraques à frites. Il y a de la nostalgie dans ces 5,5 kms de bitume qui parfois longent le fleuve. Il y a –allez n’ayons pas peur des mots- du voyage initiatique dans l’air et les dernières centaines de mètres qui montent dans un paysage serein mènent à un sanctuaire : le Gerbier. Mouais, c’est ridicule ! Quelle connerie ! Sacraliser ce moment-là est aussi con que s’enfermer pendant une semaine avec une bande de curés muets, à la recherche d’un je ne sais quel soi-même enfoui. Mais, très tolérant avec moi-même, je m’autorise ces contradictions-là. Une fois arrivé, on n’est pas déçu, si on aime les frites. Quant à la Loire, son premier filet coule d’un robinet ! Peu importe, voici une ligne à rayer sur ma liste de trucs à faire avant de mourir. Un coup d’œil à la colonne de fourmis humaines qui grimpe au sommet. Je leur laisse cette victoire. Ma gourde est pleine du plus grand fleuve français et j’ai désormais le Mézenc en ligne de mire, plein nord. Du GR3, je rejoints vite le GR7 et j’aurais bien planté ma tente là, juste avant cette jonction, pour passer la nuit dans ce joli pré, en compagnie des vaches indolentes. Mais le soleil est encore haut. A peine plus bas, au croisement du GR7 et de la départementale 378, j’admire le plus beau paysage de mon périple. Une parfaite harmonie entre forêts, bois et prairies ; les modestes sommets désormais bien arrondis d’anciens volcans ; une ferme ; une autre ; une belle ruine là-bas à flanc de colline ; enfin, en toile de fond, le Mézenc. Evidemment quand on use de superlatifs pour décrire un panorama qui nous transporte, on atteint vite la misère sémantique pour décrire le paysage qui, quelques kilomètres plus loin, touche au sublime : sur la carte IGN Top25, pli C9, sur le GR7, un poil au sud du Mézenc, il y a une étoile rouge ; là on domine le cirque des Boutières et quand j’ai vu le paysage le mot qui m’est venu c’est « Wouahoooooooo… » (oui, j’avais prévenu que ça ne volait pas haut coté vocabulaire). Et le Mézenc et le Gerbier et puis le Gouleyou, les roches de Borée, le suc de Touron et celui de Sara, tous autant de clochetons volcaniques sont témoins : devant ce paysage unique, assurément un des plus beaux que j’ai vu en France, le saucisson de Mme la charcutière et le pain de Mme la boulangère de Ste Eulalie se marient drôlement bien. Et définitivement, c’est ici, à 1560 mètres d’altitude, que je plante ma tente. Where else ?

Dimanche : C’est le plic-plic des gouttelettes sur la toile de tente qui me réveille. Zut ! Le ciel est sombre mais heureusement la pluie est hésitante. Je démonte vite fait et file me mettre à l’abri, sous le toit de chaume d’un gîte fermé, et en vente. C’est mort pour le Mézenc dont le sommet est pris dans les nuages. Et même si le ciel semble s’éclaircir, la grimpette me ferait arriver tard à Fay sur Lignon (prononcer Faï) au risque donc de me faire marcher à nouveau sous d’autres averses. Et puis une pancarte « Maison forestière, gîte, snack-bar à 2 km » me promet monts et merveilles et en tout cas café et, rêvons un peu, croissant. On vous accueille ici avec un grand panneau « OUVERT » mais laissez tomber, c’est FERME. J’enrage car voilà un détour dont je me serai bien passé et à défaut de petit déjeuner, j’avale mes rancœurs envers ces gens qui vivent du tourisme et à la fois se contrefoutent de ce qu’il attend, le touriste. Un 14 août, ne pas ouvrir son snack-bar situé au pied du Mézenc, c’est fort. Je le contourne justement le Mézenc, d’abord en forêt, puis à travers la belle campagne non plus ardéchoise, mais désormais de Haute-Loire. A Chaudeyrolles, l’auberge « Jean le dindon » sert un café très moyen mais l’ambiance très familiale et la belle vue depuis la terrasse font qu’on pardonne beaucoup. Les nuages moutonnent bien et le challenge c’est d’arriver sec au Fay. Sur le chemin qui y mène le paysage perd de sa superbe. J’arrive sec et j’aurais de quoi l’être vraiment –comme un coucou- car j’ai compté 6 bars (ou maisons identifiées comme telles) dans ce bled. Au café des amis, la vieille qui me sert un café n’est pas particulièrement amicale. Le gris des nuages n’annonce rien de bon. A l’unanimité de moi-même je décide de descendre au camping prendre une douche et faire le point plus tard. Je quitte sans regret le café des amis où les vieilles braillardes qui hurlent après les chiourmes qui le sont tout autant me saoulent un chouilla. Le festival sur Lignon transmet sa coolitude extrême au camping situé juste en face. Ici pas de braillards mais Higelin en musique de fond et quelques gratteurs de guitare devant leur tente. Cools aussi les patrons du camping, partis pour 3 jours, pendant le week-end du 15 août, je le crois pas !!! On (un campeur) m’invite donc à utiliser les douches gratuitement. Et c’est décidément une grande journée car au moment de quitter le bloc sanitaire je trouve refuge dans la tente principale du festival pour éviter la monstrueuse averse qui s’abat sur la tente principale du festival (j’assume complètement cet humour à 2 balles). Les nuages ne font rien qu’à confirmer les prévisions de Météo-France. Après 1 km de marche je trouve refuge près d’une maison qui semble abandonnée. Et là, sous un abri de fortune, grignotant ce qui me reste du saucisson de Mme la charcutière et du bon pain de Mme la boulangère, les automobilistes qui passent, c’est sûr, me prennent pour un vagabond. Je rebrousse chemin à la faveur d’une accalmie. Après tout ce festival m’avait l’air bien sympathique et c’est une belle soirée pour tester l’étanchéité de la tente. Ce soir, sous ma tente, il y a moi et mon odeur de randonneur, pourtant deux fois lavé aujourd’hui, qui imprègne mes vêtements. Et depuis la tente d’à côté, berceuse agréable, me viennent les répétitions du groupe qui se produit ce soir au festival. Je m’endors au son du jazz manouche.

Lundi : Il a plu au cours de la nuit, ça a peut-être refroidi les fêtards qui ne se sont pas couchés tard. Le ciel est bas. A marcher dans l’herbe détrempée mes chaussures même pas Goretex prennent vite l’eau. J’aime marcher sur cette voie romaine où on devine parfois, au creusement des pierres, le passage répét�� des carrioles antiques. Cette voie a 2.000 ans. Donc grosso modo 70 générations de commerçants, paysans, randonneurs et pèlerins de tous poils l’ont empruntée. Je trouve ça émouvant de poser mes pas dans les pas de ceux-là. C’est mon côté gonzesse. Le lac de St Front n’est pas enthousiasmant sous ce temps maussade. Un peu plus haut les arbres se font discrets et la campagne s’ouvre en grand. Les paysans ont dessiné une jolie mosaïque. Les maisons et les toits du village de St Front sont à l’image du ciel, gris. M. le curé, de toute évidence très fier de la sonorité de ses cloches, rameute ses ouailles vers sa belle église romane. Avec ce tintamarre tout le département est au courant : nous sommes le 15 août (Tiens, d’un coup, je me demande : le 15 août c’est grosse chouille à ND des neiges ? Les moines sortent les cotillons ? De ce que j’en sais c’est autorisé s’ils sont silencieux. Par exemple les pétards sont interdits). Les premiers rayons de soleil redonnent le sourire à la campagne. Encore de jolis promontoires volcaniques (le rocher d’Aiglet, le mont d’Alambre, la roche du Bachat). Difficile d’imaginer que ces prairies et collines si douces et paisibles faisaient autrefois du paysage un enfer, mis à feu et à lave. Le chemin est essentiellement bitumé mais très peu fréquenté. Petite pause devant un nouveau paysage, pas forcément spectaculaire, mais reposant. Freycenet-la-tour est un petit village mi-mi, qui a su préserver l’authenticité de son architecture. Une vieille dame serviable, assise sur un banc depuis peut-être des lustres, se lève pour aller remplir ma bouteille d’eau chez elle. Après la forêt des Courbes, j’arrive sur un plateau. Des murs de pierre séparent les pâturages les uns des autres. Un peu trop de soleil toutefois pour confondre avec l’Irlande. La descente est abrupte sur Le Monastier mais ce soir je reste en haut, sur le plateau. C’est ici que je plante la tente sur une aire de bivouac sensationnelle au soleil couchant. Aujourd’hui, 15 août, je campe aux pieds de la Vierge qui domine les toits roses de la ville. C’est pas un hommage çà ?

Mardi : Réveil dans un brouillard qui se lève en 10 minutes, le temps d’atteindre le centre-ville. Avec son nom bien franchouillard, son abbatiale qui s’affiche romane mais finalement s’offre gothique, et ses belles maisons, j’avais envie de l’aimer Le Monastier sur Gazeille. Mais non, même un jour de marché, le charme n’opère pas. Arrêt douche et toilettes, 1,60 euro, au camping en contrebas. J’ai par contre beaucoup aimé les 2 premiers hameaux du chemin Stevenson, Courmacès puis Le Cros. J’ai aimé les granges, les belles maisons de granit, de basalte, et de roches volcaniques et j’ai cherché dans le paysage les champs de la célébrissime lentille du Velay. Si je peux en parler c’est que j’ai eu une longue conversation avec un monsieur bavard, fier de son rude pays, de sa belle maison de granit, de basalte (si dur à travailler) et de roches volcaniques, fier de ses jardinières de lentilles (dont la récolte a déjà débuté dans les champs). A l’aplomb de Goudet, Frémajoux est une belle maison isolée qui donnerait, si je n’avais pas autant de sang nomade, des envies d’investissement. Les plus gros pourcentage de mon périple dessinent une vallée dans laquelle s’est blotti le village. Et au milieu coule une rivière, la Loire, qui offre ici une belle plage. L’œil est désormais moins attiré par le paysage – peut-être l’accoutumance – mais quel plaisir de traverser ces hameaux, tous charmants, où les maisons sont le plus souvent remarquablement rénovées. La randonnée est parfois l’occasion d’assister à certains spectacles auxquels on ne s’attend pas, en l’occurrence un gros insecte, genre méga-sauterelle, en train de pondre sur un chardon. J’ai assisté à l’accouchement et aux dernières nouvelles la mère et les enfants se portaient bien. Après Bargette je me retourne. Car aujourd’hui le spectacle est dans mon dos : - à l’horizon le 1er champs d’éolienne que j’ai longé voici 4 jours - J’ai un doute sur le Gerbier mais je suis sûr de reconnaître les 2 sommets (en fait ils sont 3) du Mézenc. - Le 2eme champs d’éoliennes au pied desquelles je suis passé - Et puis là-bas, je le parierai, Le Monastier Grand moment de solitude au Bouchet St Nicolas où l’épicier, un grand malade à éviter celui-là, se croit obligé de me faire un plan du chemin Stevenson pour éviter que je me perde. Je fuis et je renonce au camping municipal. De toute façon je n’ai sué que 4 ou 5 litres d’eau aujourd’hui, je suis donc quasiment propre, pas besoin de douche. Une demi-heure plus tard je plante la tente sur un champs moissonné, entre lentilles et orge.

Mercredi : Le Velay c’est le pays de la lentille. Et définitivement, ça n’est pas le pays du café. Au bar de la bascule, à Landos comme ailleurs dans le coin, on ne me sert qu’un infâme jus de chaussette. C’est aussi le pays des abreuvoirs et des lavoirs. Je rencontre ici mon 2eme randonneur solitaire, en l’occurrence une randonneuse, que je devine anglophone à sa façon de dire bonjour. J’aurais certes pu lui conter fleurette – le basalte qui fait les maisons et délimite les parcelles, les champs de lentilles de bleu et de blanc lorsqu’ils n’ont pas été traités, autant de discours que les femmes aiment à entendre – mais on n’est pas là pour rigoler, je suis là pour avaler des kilomètres ma p’tite dame, allez zou, le bonjour chez les rosbifs et tchao. Au moment de franchir une petite crête après Landos, en doublant sur la gauche les deux derniers cônes volcaniques, le changement est évident : au sud s’étend la Lozère et c’est alors 90% du territoire qui est couvert de forêts. Le mont Lozère fait désormais office de ligne d’horizon. La fourberie de nos voisins d’outre-Manche n’est plus à prouver, et la randonneuse de Landos profite de ma pause syndicale au hameau d’Arouejol pour me dépasser et … filer à l’anglaise. C’est peut-être à cause de ce trop-plein de forêt que le sentier semble hésiter. Il flirte encore avec quelques sommets qui affichent 1159m, 1202m, 1265m, mais ces grimpettes successives sont pour moi les dernières à endurer. Un peu plus loin je profite de la pause-goûter de l’anglaise (ridicule et risible besoin de s’alimenter) pour reprendre la pôle position. Du dernier sommet je décide une pause face au lac de Naussac, comme une mer promise puisque terme de mon périple (Naussac et Langogne sont voisines). Une dernière fois, profitant de ma pause-déjeuner et poussant donc la bassesse à son comble, l’anglaise reprend la tête du classement. Le chemin descend rapidement sur Pradelles, dans les bois. L’anglaise fait le stop de trop à l’entrée de la ville. Une rapide causette me confirme qu’elle a un accent pas catholique et c’est gonflé d’afficher ici un accent so british. Car le grand fait d’arme dont se glorifie la ville catholique est d’avoir repoussé, au XVIIe siècle, les envahissants protestants à grands coups de pierre dans la tronche, si, si. Et si vous aimez les belles histoires de crânes fracassés, vous en saurez plus en visitant la vieille cité, car il faut visiter Pradelles, de loin la plus jolie ville du parcours Stevenson. Je marche très lentement sur les 5 derniers kilomètres, tout en descente, qui me mènent à Langogne. Comme un dernier clin d’œil du séduisant Velay, un paysan moissonne son champs de lentilles. Quel état d’esprit anime le commun des randonneurs qui en finit d’un tel périple ? Y’a-t-il de la fierté tirée de la mission (bien) menée à terme, de la performance accomplie ? En ce qui me concerne, c’est l’amertume qui l’emporte, le regret de quelque chose de pas fini, un gros coup de blues. Longer la nationale 88 pour parcourir les derniers hectomètres n’arrange rien à ce sentiment-là. Langogne n’est pas désagréable, la menthe à l’eau que l’on me sert sous les belles halles est fraîche. Je ne m’étale pas là-dessus, j’ai mieux décrit cette ville (et j’ai parlé de sa fabuleuse charcuterie) sur http://voyageforum.com/v.f?post=4373543;page=unread#unread , récit de ma descente du Stevenson à partir de Langogne. Je plante la tente au camping situé sur les bords du lac de Naussac, 12,80 euros la nuit. A ce prix-là pas de mouches, pas de fourmis, pas de bestioles qui entrent dans la tente. A ce prix-là piscine, terrain de tennis, barbecue collectif et douches à volonté. Et zéro charme. Oui, je m’y sentais bien dans mes champs de lentilles.

Jeudi, 12h20 Gare de Langogne, je traverse les voies. Je m’installe dans le TER pour Nîmes. A bien y réfléchir, il me semble que le GR7 traverse la France des Vosges (vient-il d’Allemagne ?) à Andorre (file-t-il en Espagne ?). A raison de 5 jours de marche consécutifs, 20 kms parcourus par jour de marche, 1 jour de repos au 6eme jour, le GR7 est faisable en 2 mois. Sifflet strident du chef de gare, il lève son drapeau ; les portes claquent. C’est parti !

Chouhibou.
Chemin de Stevenson pour un marcheur "moyen" English translation pending
by Cjjc · 2011-04-24 · 29 replies
Bonjour, jeune retraité, je souhaite tenter le chemin de Stevenson vers mi-juin, soit dans un mois et demi ... J'ai réuni tous les documents nécessaires. Mais avant de réserver quelques étapes, je voulais l'avis de randonneurs expérimentés : ce sera ma première marche sur plusieurs jours et je prévois de ne dormir qu'en gîte/chambre d'hôte pour limiter le poids de mon sac. Je prévois aussi de découper certaines étapes un peu longues ... mais tout cela me semble un peu théorique. Je suis un marcheur moyen. Dès lors, je suis preneur de tout conseil. Rencontrerais-je des difficultés particulières ? Je ne souhaite pas réserver toutes les nuitées pour me laisser une certaine marge en cas de fatigue : cela vous semble-t-il possible ? Vous remerciant d'avance de vos conseils, je vous salue JJ
Périple Clermont-Ferrand - Madrid à vélo début mars English translation pending
by Linlin74 · 2011-01-21 · 14 replies
Bonjour à tous,

Je suis nouveau sur le forum. Je me suis mis un projet en tête il y a très peu de temps : me rendre de Clermont à Madrid la première quinzaine de mars. Déjà que pensez vous de la période ? je sais qu'il ne va pas forcément faire très chaud mais je n'ai pas tellement le choix des dates, mes congés ne peuvent pas être décalés et je ne veux pas repousser mon départ, j'ai besoin de partir. Je ne pars pas avant non plus car il faut que je me prépare. Ensuite que me conseillez vous pour le parcours ? plutôt Est des Pyrénées ou Ouest (Atlantique) sachant qu'il faut que j'évite l'altitude pour ne pas être coincé par la neige. Je ne sais pas trop si c'est très possible en fait. Mon parcours ne doit pas dépasser 1300km... Voilà le plus gros de mon problème est l'itinéraire, si vous pouviez me conseiller ! merci
GR70, chemin de Stevenson: budget, gîtes/campings? English translation pending
by Zebululu · 2009-04-12 · 54 replies
Bonjour à tous, J'ai pour projet de partir sur les traces de Stevenson au mois d'aout 2009 .. Je pense le parcourir en 15 jours, auriez vous une idée du budget à prévoir ?! Comment se passe la réservation des gîtes ou camping ?! Réservation à l'avance ou le matin même ?! C'est ma première rando seule, envie de nature et de liberté ! Pensez vous que je fais le bon choix en choississant le GR70?! Y'a t-il des risque à partir seule ?! Merci de vous réponses, hésitez pas à partagez votre expérience sur ce parcours, j'aimerai beaucoup avoir quelques avis avant de partir ..
La France à vélo: que choisir??? English translation pending
by Mauditroni · 2007-03-19 · 29 replies
Bonjour,

Je suis en train de préparer un pracours en vélo (seule) cette été. Je n'ai jamais fait de vraie randonnée en vélo mais ai de la volonté et de la force. Alors j'aimerai savoir ce qui est essentiel avant une traversé du pays. A quoi faut il penser, quelles sont les régions les plus agréables à vélo et celles qui ne le sont pas. Je compte partir de Strasbourg et aimerai visiter Marseille ou Pau....

Je voudrais surtout découvrir les régions de France et travailler autour des campagnes françaises en essayant de voir si il y'a des gens qui quittent les villes pour vraiment essayer de retouver une autre vie à la campagne...

Faut il forcément un vélo super cher pour un tel périple? existe t-il des bonnes carte de france pour les chemins à vélo???? Combien faut il compter comme budget par jour pour manger et camper ou se payer une petite auberge de temps en temps?

Combien faut il compter pour un vélo (simple) apte à tenir un ou deux mois de route? des conseils ??? Et pour des sacoches??? quel autre achat est nécessaire? Bref...toute info est bonne à prendre alors merci pour votre aide!.. A bientot!

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