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Itinéraire et hébergement à San Francisco, Las Vegas et Miami English translation pending
Début Novembre, ma femme et moi, avons décidé d'effectuer un petit tour aux états unis .( 12 nuits)
Arrivée San francisco, 3 ou 4 jours sur place avec location de véhicule.
1° question: Dans quel coin sympa, faut il réserver un hôtel (union square, fisherman's wharf, civic center .............)?
Ensuite départ en voiture pour Las vegas.Passage par death valley.
2°question: Pourriez vous m'indiquer l'itinéraire(col tioga fermé ?), le nombre de kilomètre approximatif.
Aprés 2 nuits à LV, départ en avion pour Miami.Séjour de quelques jours MIAMI BEACH avec location de voiture.
3°question: Quelle température air et eau? Endroit sympa ou pas terrible?
j'ATTENDS AVEC IMPATIENCE TOUS VOS CONSEILS .
MERCI
p.s:Les parcs nationaux feront l'objet d'un prochain voyage🙂
Retour et impressions après 20 jours à l'ouest … des USA English translation pending
En cet fin d’automne hivernal, alors que les jours raccourcissent et que les nuits s’allongent, que parfois le blues s’installe avec la grisaille persistante, je vous invite à un voyage au soleil, notre voyage, le premier aux USA. Il est certes classique, sans doute banal, rien avoir avec les merveilles publiées par nos chers « piliers » du forum. J’ai longtemps hésité à le poster, doutant de son intérêt et voilà, aujourd’hui je me lance. Que chacun y prenne ce qu’il souhaite ! C’est cela, après tout, l’esprit du forum. 🙂
Notre voyage a été une réussite et c’est en grande partie grâce à vous, à vos carnets de voyage, vos réflexions, vos blogs, vos réponses à mes questions, vos avis, vos conseils, vos discussions que j’ai souvent suivies dans l’ombre. Je ne citerai personne, j’en oublierais c’est certain, mais je pense que beaucoup se reconnaitront. A vous tous pour votre temps donné, partagé, MERCI ! 😏
Ce compte rendu comporte quelques remarques pratiques et surtout, des impressions personnelles qui pourront surprendre et qui ne sont donc pas forcément celles de tout le monde.
Road trip prévu du 12 juillet au 1er aout 2013 :
Arrivée PHOENIX, 1 nuit
PHOENIX > SEDONA, 1 nuit
SEDONA > GRAND CANYON, 1 nuit
GRAND CANYON > MONUMENT VALLEY, 1 nuit
MV > PAGE via Navajo National Monument, 2 nuits
PAGE > BRYCE CANYON via Kanab, 2 nuits
BRYCE > LAS VEGAS via Zion NP et Red Cliffs, 2 nuits
LAS VEGAS > DEATH VALLEY via scenic road, 1 nuit
DEATH VALLEY > MAMMOTH LAKES via Lone Pine & Alabama Hills, 2 nuits
MAMMOTH LAKES > EL PORTAL via Tioga road, 1 nuit
EL PORTAL > FISH CAMP, 1 nuit
FISH CAMP > SAN FRANCISCO, 4 nuits
Participants : famille de 4 personnes avec 2 ados de 19 et 16 ans, fille et garçon.
Hôtels :
Réservation de tous les hôtels soit par booking.com, soit directement, presque 10 mois avant, tous annulables sans frais. Aucun problème sur place et aucune surprise niveau prix.
Nous avons choisi en priorité des hôtels dans ou proche des parcs (objectif : gagner du temps et profiter au max), souvent avec piscine (on n’y reste jamais longtemps mais qu’est ce que ça fait du bien, en soirée, de s’y détendre un moment !), gamme de prix moyen/sup (pas mal de Best Western) et, lorsque c’était possible (en l’occurrence 11 nuits sur 19) avec 3 couchages (3 lits ou 2 lits + canapé lit). Mes ados sont en effet de taille conséquente et pas toujours enclins à une promiscuité quotidienne. Ceci a été le gage d’une certaine « sérénité » pour un surcoût consenti.
A 2 reprises (Las Vegas et Mammoth Lakes soit 4 nuits) nous avons loué un véritable appartement, 2 chambres et une vraie cuisine ce qui nous a permis de rompre avec la routine pique-nique, restaurant et de faire une pause en prenant un peu plus nos aises, appréciable sur un trip de presque 3 semaines.
Vols :
Réservés bien après les hôtels.
Départ du Luxembourg vers 11h30 via British Airways, 2h30 d’escale à Londres et arrivée 17h à Phoenix. Pour le retour, départ de SF vers 19h, 2h30 d’escale à Londres et arrivée Lux à 18h.
Aucun problème à l’aller comme au retour. À l’aller, Il a bien fallu 1h30 pour changer de terminal, beaucoup de monde aux différents contrôles. Par contre, au retour, 30 minutes auraient suffi. L’aéroport de Londres Heathrow est très bien indiqué, avec du personnel partout pour renseigner et orienter les voyageurs. Impossible de s’y perdre.
Sur British Airways : écrans individuels, 6 films en français, beaucoup plus en anglais (normal non ?) Bonne surprise au niveau des repas qu’on a trouvé vraiment bon (pourtant, je vous assure que je suis difficile) et personnel naviguant très sympathique et souriant ce qui ne gâche rien. Bref, une bonne surprise là aussi.
Voiture :
Réservée avec locationdevoiture.fr pour leur prix et la clarté de leurs contrats. Prestataire Alamo.
Après avoir longtemps hésité, SUV, pas SUV, nous avons opté pour un Dodge Grand Caravan. Oui je sais, c’est grand pour 4 mais on n’avait pas envie de s’embêter et là, c’était juste génial niveau coffre et confort. On avait 4 gros sacs de voyage, 4 petits sacs à dos (pas toujours si petits que ça) auxquels se sont rapidement rajouté une énorme glacière, un sac d’épicerie diverse et bien sûr l’inévitable sac de linge sale sans compter les bidons d’eau de réserve, les chaussures, bref tout le foutoir qui s’accumule inévitablement au fil des jours.
Assurance : formule complète avec garantie pneus, dessous de caisse et bris de glace parce que je suis d’un naturel plutôt stressé. Évidemment, c’est toujours quand on l’a qu’on n’en a pas besoin ! Tant mieux, ça m’arrange !
Pas d’attente au comptoir à l’arrivée (si, c’est possible), l’employée nous informe des assurances optionnelles et devant mon visage fermé et mon « no thank you » peut-être un peu trop catégorique me rassure : « c’est juste pour que vous soyez au courant » sans insister d’avantage. OUF !
Voiture sans problème, 2 jeux de clé (séparés !), roue de secours, notice dans la boite à gant, vidange faite récemment. Consommation : un peu plus de 9l/100km (après conversions diverses) sur 4200 km. On l’a abandonnée à l’aéroport de San Francisco avec regrets.
Repas :
10 petits-déjeuners sur les 19 nuits étaient inclus dans le prix des chambres, les autres ont été pris à l’extérieur ou dans la chambre.
A midi : pique-nique à chaque fois, sandwichs, salades, fruits, gâteaux … sauf à San Francisco.
Le soir : 3 restaurants et sinon, repas dans la chambre (salades, soupes, plats cuisinés congelés ou non et 1 seule fois un mac do). Je sais, on n’a pas privilégié la gastronomie locale mais franchement, le soir on était crevé.
Résultat : un bilan nourriture bien inférieur à 15 $/pers/j boissons comprises.
Remarques : on trouve tout, ABSOLUMENT TOUT, PARTOUT, des fruits nettoyés ou non, des légumes pour les salades en rayons entiers, des pâtes, du thon, des condiments (huile d’olive, vinaigre balsamique !!!), du jambon, du fromage (même si je n’ai pas trouvé le meilleur) etc … et tout cela en supermarché. D’accord, il n’y a pas la baguette de chez nous mais des pains de mie, aux céréales, au lait … Franchement, il faut arrêter de dire que la nourriture est mauvaise et le choix restreint ! J’avais lu tellement d’âneries à ce sujet que j’avais fini par y croire 😮 alors, si je peux un peu inverser le mouvement …
J’en ai fini avec les considérations générales. Promis, la prochaine fois, on rentre dans le vif du sujet.
A bientôt ! 😉
Notre voyage a été une réussite et c’est en grande partie grâce à vous, à vos carnets de voyage, vos réflexions, vos blogs, vos réponses à mes questions, vos avis, vos conseils, vos discussions que j’ai souvent suivies dans l’ombre. Je ne citerai personne, j’en oublierais c’est certain, mais je pense que beaucoup se reconnaitront. A vous tous pour votre temps donné, partagé, MERCI ! 😏
Ce compte rendu comporte quelques remarques pratiques et surtout, des impressions personnelles qui pourront surprendre et qui ne sont donc pas forcément celles de tout le monde.
Road trip prévu du 12 juillet au 1er aout 2013 :
Arrivée PHOENIX, 1 nuit
PHOENIX > SEDONA, 1 nuit
SEDONA > GRAND CANYON, 1 nuit
GRAND CANYON > MONUMENT VALLEY, 1 nuit
MV > PAGE via Navajo National Monument, 2 nuits
PAGE > BRYCE CANYON via Kanab, 2 nuits
BRYCE > LAS VEGAS via Zion NP et Red Cliffs, 2 nuits
LAS VEGAS > DEATH VALLEY via scenic road, 1 nuit
DEATH VALLEY > MAMMOTH LAKES via Lone Pine & Alabama Hills, 2 nuits
MAMMOTH LAKES > EL PORTAL via Tioga road, 1 nuit
EL PORTAL > FISH CAMP, 1 nuit
FISH CAMP > SAN FRANCISCO, 4 nuits
Participants : famille de 4 personnes avec 2 ados de 19 et 16 ans, fille et garçon.
Hôtels :
Réservation de tous les hôtels soit par booking.com, soit directement, presque 10 mois avant, tous annulables sans frais. Aucun problème sur place et aucune surprise niveau prix.
Nous avons choisi en priorité des hôtels dans ou proche des parcs (objectif : gagner du temps et profiter au max), souvent avec piscine (on n’y reste jamais longtemps mais qu’est ce que ça fait du bien, en soirée, de s’y détendre un moment !), gamme de prix moyen/sup (pas mal de Best Western) et, lorsque c’était possible (en l’occurrence 11 nuits sur 19) avec 3 couchages (3 lits ou 2 lits + canapé lit). Mes ados sont en effet de taille conséquente et pas toujours enclins à une promiscuité quotidienne. Ceci a été le gage d’une certaine « sérénité » pour un surcoût consenti.
A 2 reprises (Las Vegas et Mammoth Lakes soit 4 nuits) nous avons loué un véritable appartement, 2 chambres et une vraie cuisine ce qui nous a permis de rompre avec la routine pique-nique, restaurant et de faire une pause en prenant un peu plus nos aises, appréciable sur un trip de presque 3 semaines.
Vols :
Réservés bien après les hôtels.
Départ du Luxembourg vers 11h30 via British Airways, 2h30 d’escale à Londres et arrivée 17h à Phoenix. Pour le retour, départ de SF vers 19h, 2h30 d’escale à Londres et arrivée Lux à 18h.
Aucun problème à l’aller comme au retour. À l’aller, Il a bien fallu 1h30 pour changer de terminal, beaucoup de monde aux différents contrôles. Par contre, au retour, 30 minutes auraient suffi. L’aéroport de Londres Heathrow est très bien indiqué, avec du personnel partout pour renseigner et orienter les voyageurs. Impossible de s’y perdre.
Sur British Airways : écrans individuels, 6 films en français, beaucoup plus en anglais (normal non ?) Bonne surprise au niveau des repas qu’on a trouvé vraiment bon (pourtant, je vous assure que je suis difficile) et personnel naviguant très sympathique et souriant ce qui ne gâche rien. Bref, une bonne surprise là aussi.
Voiture :
Réservée avec locationdevoiture.fr pour leur prix et la clarté de leurs contrats. Prestataire Alamo.
Après avoir longtemps hésité, SUV, pas SUV, nous avons opté pour un Dodge Grand Caravan. Oui je sais, c’est grand pour 4 mais on n’avait pas envie de s’embêter et là, c’était juste génial niveau coffre et confort. On avait 4 gros sacs de voyage, 4 petits sacs à dos (pas toujours si petits que ça) auxquels se sont rapidement rajouté une énorme glacière, un sac d’épicerie diverse et bien sûr l’inévitable sac de linge sale sans compter les bidons d’eau de réserve, les chaussures, bref tout le foutoir qui s’accumule inévitablement au fil des jours.
Assurance : formule complète avec garantie pneus, dessous de caisse et bris de glace parce que je suis d’un naturel plutôt stressé. Évidemment, c’est toujours quand on l’a qu’on n’en a pas besoin ! Tant mieux, ça m’arrange !
Pas d’attente au comptoir à l’arrivée (si, c’est possible), l’employée nous informe des assurances optionnelles et devant mon visage fermé et mon « no thank you » peut-être un peu trop catégorique me rassure : « c’est juste pour que vous soyez au courant » sans insister d’avantage. OUF !
Voiture sans problème, 2 jeux de clé (séparés !), roue de secours, notice dans la boite à gant, vidange faite récemment. Consommation : un peu plus de 9l/100km (après conversions diverses) sur 4200 km. On l’a abandonnée à l’aéroport de San Francisco avec regrets.
Repas :
10 petits-déjeuners sur les 19 nuits étaient inclus dans le prix des chambres, les autres ont été pris à l’extérieur ou dans la chambre.
A midi : pique-nique à chaque fois, sandwichs, salades, fruits, gâteaux … sauf à San Francisco.
Le soir : 3 restaurants et sinon, repas dans la chambre (salades, soupes, plats cuisinés congelés ou non et 1 seule fois un mac do). Je sais, on n’a pas privilégié la gastronomie locale mais franchement, le soir on était crevé.
Résultat : un bilan nourriture bien inférieur à 15 $/pers/j boissons comprises.
Remarques : on trouve tout, ABSOLUMENT TOUT, PARTOUT, des fruits nettoyés ou non, des légumes pour les salades en rayons entiers, des pâtes, du thon, des condiments (huile d’olive, vinaigre balsamique !!!), du jambon, du fromage (même si je n’ai pas trouvé le meilleur) etc … et tout cela en supermarché. D’accord, il n’y a pas la baguette de chez nous mais des pains de mie, aux céréales, au lait … Franchement, il faut arrêter de dire que la nourriture est mauvaise et le choix restreint ! J’avais lu tellement d’âneries à ce sujet que j’avais fini par y croire 😮 alors, si je peux un peu inverser le mouvement …
J’en ai fini avec les considérations générales. Promis, la prochaine fois, on rentre dans le vif du sujet.
A bientôt ! 😉
Floride: passer quatre jours sur Key Largo ou à Naples? English translation pending
bonjour
j'ai besoin de votre avis en effet je pars avec mon mari en floride en janvier nous allons passer 5jours sur Miami et ensuite nous hésitons entre 4 jours dans les keys (plutot key largo car moins cher) ou 4jours à Naples?
Nous cherchons la plage la détente et un peu de shopping avec un budget de 100 eur grand max la nuit.
Merci de votre aide et de vos conseils
Itinéraire et hébergements dans l'Ouest américain pour juillet et août 2011 English translation pending
Bonjour,
comme déjà vu sur ce forum pourriez-vous me dire si notre itinéraire tient la route? (sans jeux de mots)
30/07 3 NUITS SAN FRANCISCO VILLA FLORENCE 02/08 1 NUIT PISMO BEACH B.W. SHORE CLIFF RESORT 03/08 2 NUITS LOS ANGELES B.W. HOLLYWOOD HILLS 05/08 1 NUIT PALM SPRINGS BEST WESTERN PALM SPRINGS 06/08 1 NUIT PHOENIX SCOTTSDALE COTTONWOODS 07/08 1 NUIT GRAND CANYON CANYON PLAZA RESORT 08/08 1 NUIT PAGE HOLIDAY INN EXPRESS 09/08 1 NUIT ST GEORGE RAMADA INN 10/08 2 NUITS LAS VEGAS MONTE CARLO ou LUXOR ou TREASURE ISLAND 12/08 1 NUIT DEATH VALLEY FURANCE CREEK RANCH 13/08 1 NUIT YOSEMITE B.W. GATEWAY OAKHURST 14/08 1 NUIT SAN FRANCISCO CLARION AIRPORT
merci d'avance
comme déjà vu sur ce forum pourriez-vous me dire si notre itinéraire tient la route? (sans jeux de mots)
30/07 3 NUITS SAN FRANCISCO VILLA FLORENCE 02/08 1 NUIT PISMO BEACH B.W. SHORE CLIFF RESORT 03/08 2 NUITS LOS ANGELES B.W. HOLLYWOOD HILLS 05/08 1 NUIT PALM SPRINGS BEST WESTERN PALM SPRINGS 06/08 1 NUIT PHOENIX SCOTTSDALE COTTONWOODS 07/08 1 NUIT GRAND CANYON CANYON PLAZA RESORT 08/08 1 NUIT PAGE HOLIDAY INN EXPRESS 09/08 1 NUIT ST GEORGE RAMADA INN 10/08 2 NUITS LAS VEGAS MONTE CARLO ou LUXOR ou TREASURE ISLAND 12/08 1 NUIT DEATH VALLEY FURANCE CREEK RANCH 13/08 1 NUIT YOSEMITE B.W. GATEWAY OAKHURST 14/08 1 NUIT SAN FRANCISCO CLARION AIRPORT
merci d'avance
Jamaïque: femme seule et hébergement English translation pending
Bonjour,
Je vais seule en jamaique en juillet durant 3 semaines. J ai un peu d appréhension en tant que femme mais j ai vraiment envie de le faire. J'ai besoin de plusieurs informations.
est ce que 3 semaines n est pas un peut trop long pour la jamaique en étant seule ?
Comme tous les pays, il y a des zones où des quartiers à éviter: quels sont ils ? Je souhaiterais trouver plusieurs hébergements ( ville / campagne / plage ) petit budget et même chez l'habitant.
Je suis preneuse de toutes les astuces, bon plans et autres...
merci à tous ceux et celles qui prendront le temps de me lire et de me répondre.
Audrey😎
Je vais seule en jamaique en juillet durant 3 semaines. J ai un peu d appréhension en tant que femme mais j ai vraiment envie de le faire. J'ai besoin de plusieurs informations.
est ce que 3 semaines n est pas un peut trop long pour la jamaique en étant seule ?
Comme tous les pays, il y a des zones où des quartiers à éviter: quels sont ils ? Je souhaiterais trouver plusieurs hébergements ( ville / campagne / plage ) petit budget et même chez l'habitant.
Je suis preneuse de toutes les astuces, bon plans et autres...
merci à tous ceux et celles qui prendront le temps de me lire et de me répondre.
Audrey😎
Contrastes 2016 entre Utah et Colorado English translation pending
Kiki veut un nouveau carnet avec des photos, hein, qui ?? Allez, c’est parti…
Cette année 2016, ce sera un voyage de contrastes, entre Utah et Colorado :
Rouge / Vert Aridité / Luxuriance Chaleur / Fraîcheur Thé glacé / Bière Mormons / Cow-Boys Et j’en passe et des meilleures, on pourrait continuer…
Rappel du contexte rapide : ce sera notre énième voyage aux US, cette fois-ci de Sin City à the Mile High city (NDLR : Las Vegas à Denver pour les non-initiés mais il y en a peu ici).
On a privilégié certains plus petits parcs ou endroits moins connus du grand public (mais pas à ceux des habitués du forum…), et dans les grands parcs, les randos non effectuées lors de voyages précédents. Une partie shopping est également au programme pour contenter Madame (bibi).
C’est comme d’habitude moi qui ai tout programmé, tout booké, préparé le roadbook détaillé plastifié afin que tout roule comme sur des roulettes sur place. Monsieur (Steph) sera lui le seul conducteur sur place, assisté de l’expérimentée copilote GG (toujours moi).
C’est parti pour le carnet !
Jeudi 09/06/16. Chapitre 1: Strike again and go to the moon
Notre vol était initialement prévu samedi à 10H30, mais le préavis de grève (grrr) des pilotes Air France nous a fait flipper. AF ayant encouragé ses clients qui le pouvaient à anticiper leurs déplacements sans frais, mardi soir, on a fait la demande de report via la page Facebook AF, ce qui a été fait en quelques minutes, chapeau le service client sur ce coup.
On a donc été reportés sur le même vol le 10 au lieu du 11. On avait un souci avec notre hôtel réservé non annulable non remboursable pour la nuit du 10 au nouvel hôtel Ibis Styles CDG Airport qu’on voulait tester.
On a fait une demande de changement en expliquant notre cas gentiment par email, je les ai eus par téléphone également, et ils ont répondu dans la nuit que c’était OK contre un petit supplément car le tarif était différent du lendemain. On a apprécié le geste commercial, ils auraient pu refuser à cause de la clause non modifiable…
Le 9, nous voilà donc partis à l’assaut du RER B, qui comme d’habitude est en grève. Pff... Tous les trains à Châtelet sont annoncés terminus Gare du Nord, sans annonce en anglais pour expliquer qu’il faut faire la connexion plus haut pour aller plus loin. Je pense aux pauvres touristes étrangers qui doivent se sentir bien esseulés…
A Gare du Nord, c’est très mal indiqué pour trouver le quai d’où partira un train pour CDG. On doit demander à un gars de la sécurité qui nous renseigne, pas de gilet rouge en vue. Des américaines nous filent le train, elles ont compris qu’on allait à l’aéroport.
Un train bondé finit par arriver sur le quai, Terminus tout le monde descend. Sauf que les touristes chinois, eux, ils n’ont pas compris qu’il fallait descendre et changer de train pour continuer sur Paris. Plein de touristes s’obstinent à faire le piquet dans le train, avant que sous la pression des autres touristes qui eux veulent monter, ils finissent par descendre et laisser le train vide pour à peine 1 seconde avant qu’il soit bondé de nouveau. Le cirque !
On joue des coudes et montons avec notre barda. Ah, la joie d’être là, dans les 50 degrés ambiants… La chaleur humaine, il n’y a que ça de vrai. Quelle chance, on peut profiter de fragrances délicates telles que « odeur de vieille pisse » ou encore le fabuleux « effluve d’aisselles rance non lavées depuis au moins 2 semaines ». C’est la cohue malodorante, on prend notre mal en patience. Et encore, on n’avait pas réalisé qu’on aurait dû faire ce trajet le jour du match de l’Euro France-Roumanie à l’heure d’aller au Stade, j’imagine la triple galère que ça a dû représenter le lendemain…
On arrive donc à Roissypôle 2H30 après le départ, nouveau record. Le nouvel hôtel Ibis Styles CDG Airport est accessible à pieds de la gare RER, en face de son vieillissant cousin et à côté du nouveau Pullman plus cher.
A l’arrivée, on nous donne 2 bons pour une boisson gratuite au bar pour nos désagréments de changement de réservation, on n’en demandait pas tant, what else ?
Ben si, un paquet de fraises Tagada et une bouteille d’eau nous attendent dans la chambre, petite touche sympa. L’hôtel est très récent, la déco orientée vers la Lune et l’espace. Les couloirs sentent bon le neuf et le propre, la chambre est parfaite. On pense qu’on reviendra au vu du bon rapport qualité prix.

Dîner au Novotel où ils ont oublié de mettre les crevettes frites dans ma salade aux crevettes frites, c’est un peu balot, et dodo avant le départ demain.
Cette année 2016, ce sera un voyage de contrastes, entre Utah et Colorado :
Rouge / Vert Aridité / Luxuriance Chaleur / Fraîcheur Thé glacé / Bière Mormons / Cow-Boys Et j’en passe et des meilleures, on pourrait continuer…
Rappel du contexte rapide : ce sera notre énième voyage aux US, cette fois-ci de Sin City à the Mile High city (NDLR : Las Vegas à Denver pour les non-initiés mais il y en a peu ici).
On a privilégié certains plus petits parcs ou endroits moins connus du grand public (mais pas à ceux des habitués du forum…), et dans les grands parcs, les randos non effectuées lors de voyages précédents. Une partie shopping est également au programme pour contenter Madame (bibi).
C’est comme d’habitude moi qui ai tout programmé, tout booké, préparé le roadbook détaillé plastifié afin que tout roule comme sur des roulettes sur place. Monsieur (Steph) sera lui le seul conducteur sur place, assisté de l’expérimentée copilote GG (toujours moi).
C’est parti pour le carnet !
Jeudi 09/06/16. Chapitre 1: Strike again and go to the moon
Notre vol était initialement prévu samedi à 10H30, mais le préavis de grève (grrr) des pilotes Air France nous a fait flipper. AF ayant encouragé ses clients qui le pouvaient à anticiper leurs déplacements sans frais, mardi soir, on a fait la demande de report via la page Facebook AF, ce qui a été fait en quelques minutes, chapeau le service client sur ce coup.
On a donc été reportés sur le même vol le 10 au lieu du 11. On avait un souci avec notre hôtel réservé non annulable non remboursable pour la nuit du 10 au nouvel hôtel Ibis Styles CDG Airport qu’on voulait tester.
On a fait une demande de changement en expliquant notre cas gentiment par email, je les ai eus par téléphone également, et ils ont répondu dans la nuit que c’était OK contre un petit supplément car le tarif était différent du lendemain. On a apprécié le geste commercial, ils auraient pu refuser à cause de la clause non modifiable…
Le 9, nous voilà donc partis à l’assaut du RER B, qui comme d’habitude est en grève. Pff... Tous les trains à Châtelet sont annoncés terminus Gare du Nord, sans annonce en anglais pour expliquer qu’il faut faire la connexion plus haut pour aller plus loin. Je pense aux pauvres touristes étrangers qui doivent se sentir bien esseulés…
A Gare du Nord, c’est très mal indiqué pour trouver le quai d’où partira un train pour CDG. On doit demander à un gars de la sécurité qui nous renseigne, pas de gilet rouge en vue. Des américaines nous filent le train, elles ont compris qu’on allait à l’aéroport.
Un train bondé finit par arriver sur le quai, Terminus tout le monde descend. Sauf que les touristes chinois, eux, ils n’ont pas compris qu’il fallait descendre et changer de train pour continuer sur Paris. Plein de touristes s’obstinent à faire le piquet dans le train, avant que sous la pression des autres touristes qui eux veulent monter, ils finissent par descendre et laisser le train vide pour à peine 1 seconde avant qu’il soit bondé de nouveau. Le cirque !
On joue des coudes et montons avec notre barda. Ah, la joie d’être là, dans les 50 degrés ambiants… La chaleur humaine, il n’y a que ça de vrai. Quelle chance, on peut profiter de fragrances délicates telles que « odeur de vieille pisse » ou encore le fabuleux « effluve d’aisselles rance non lavées depuis au moins 2 semaines ». C’est la cohue malodorante, on prend notre mal en patience. Et encore, on n’avait pas réalisé qu’on aurait dû faire ce trajet le jour du match de l’Euro France-Roumanie à l’heure d’aller au Stade, j’imagine la triple galère que ça a dû représenter le lendemain…
On arrive donc à Roissypôle 2H30 après le départ, nouveau record. Le nouvel hôtel Ibis Styles CDG Airport est accessible à pieds de la gare RER, en face de son vieillissant cousin et à côté du nouveau Pullman plus cher.
A l’arrivée, on nous donne 2 bons pour une boisson gratuite au bar pour nos désagréments de changement de réservation, on n’en demandait pas tant, what else ?
Ben si, un paquet de fraises Tagada et une bouteille d’eau nous attendent dans la chambre, petite touche sympa. L’hôtel est très récent, la déco orientée vers la Lune et l’espace. Les couloirs sentent bon le neuf et le propre, la chambre est parfaite. On pense qu’on reviendra au vu du bon rapport qualité prix.

Dîner au Novotel où ils ont oublié de mettre les crevettes frites dans ma salade aux crevettes frites, c’est un peu balot, et dodo avant le départ demain.
California! Nevada! Utah! Oh!
After my trip to Oregon in 2018 (see Travel Journal "Oregon and Only Oregon"), I vaguely intended to return to the West (the western USA, of course—the west of France is where I almost live) someday, later... with no specific date or plan.
November 2018, I stumbled upon a promotion for round-trip flights from Paris to San Francisco. Well, I *stumbled*—they must’ve collected some "data" on me to make sure this deal crossed my path. And it worked! My ESTA was still valid, and two days later, it was decided: May 13, 2019 (departure from Paris) to June 15, 2019 (return to Paris).
The travel style? Just like last year: low-budget trip, rental car, and accommodation only in campgrounds, with no reservations to stay as free as possible.
Exceptions? 3 nights in a youth hostel upon arrival in downtown San Francisco, and 1 night on the way back (right before flying) in Montara, near Pacifica—a spot that seemed well-located for driving back to the airport in the middle of the night.
Now, to sketch out the rough itinerary. Here’s what it looked like after the trip:
Westernmost point: Montara Lighthouse on the coast, 30 km south of San Francisco (California); Easternmost point: Zion National Park (Utah). Northernmost point: Reno (Nevada). Southernmost point: Spring Mountain Ranch State Park in Blue Diamond, near Las Vegas (Nevada).
Another view:

I’ll be spending 33 days in this little area! I’m a slow traveler.
Meanwhile, I realized that in some places I wanted to visit (Las Vegas and National Parks), it was better to book ahead. So, I added to my reservations: - 2 nights in a hostel in Las Vegas - 6 nights of camping in the national parks (2 at Zion NP, 2 at Yosemite NP, 2 at Sequoia-Kings Canyon NP). Between all these dated stops, it’s a choose-your-own-adventure from the ideas I found.
I’m also a slow writer—slow writer, slow traveler—so it’ll take me a while to wrap this up. I’ll start tomorrow.
November 2018, I stumbled upon a promotion for round-trip flights from Paris to San Francisco. Well, I *stumbled*—they must’ve collected some "data" on me to make sure this deal crossed my path. And it worked! My ESTA was still valid, and two days later, it was decided: May 13, 2019 (departure from Paris) to June 15, 2019 (return to Paris).
The travel style? Just like last year: low-budget trip, rental car, and accommodation only in campgrounds, with no reservations to stay as free as possible.
Exceptions? 3 nights in a youth hostel upon arrival in downtown San Francisco, and 1 night on the way back (right before flying) in Montara, near Pacifica—a spot that seemed well-located for driving back to the airport in the middle of the night.
Now, to sketch out the rough itinerary. Here’s what it looked like after the trip:
Westernmost point: Montara Lighthouse on the coast, 30 km south of San Francisco (California); Easternmost point: Zion National Park (Utah). Northernmost point: Reno (Nevada). Southernmost point: Spring Mountain Ranch State Park in Blue Diamond, near Las Vegas (Nevada).
Another view:

I’ll be spending 33 days in this little area! I’m a slow traveler.
Meanwhile, I realized that in some places I wanted to visit (Las Vegas and National Parks), it was better to book ahead. So, I added to my reservations: - 2 nights in a hostel in Las Vegas - 6 nights of camping in the national parks (2 at Zion NP, 2 at Yosemite NP, 2 at Sequoia-Kings Canyon NP). Between all these dated stops, it’s a choose-your-own-adventure from the ideas I found.
I’m also a slow writer—slow writer, slow traveler—so it’ll take me a while to wrap this up. I’ll start tomorrow.
Conseils pour se marier à Las Vegas! English translation pending
Bonjour. Moi et ma compagne, souhaitons nous marier à Las Vegas pour diverses raisons comme par exemple le fait de ne pas le faire comme certains, à la salle des fêtes à écouter Patrick Sebastien, à se prêter à des jeux ridicules ou à calmer les esprits échauffés des habituels "boit sans soif"... 🤪 J'aimerais aussi apporter à notre petite qui aura alors, entre 5 et 6 ans une richesse supplémentaire au niveau culturel et le formidable souvenir d'accompagner sa maman en robe blanche, devant l'officiant. Que pourriez vous nous conseiller sachant que nous serons accompagnés de 5 invités et que vous passerons environ 7 jours sur place. Location de voitures, hôtels, distractions à Las Vegas etc, etc... Ma première idée serait de loger au Circus Circus Hotel car il permet aussi aux enfants de se divertir. Y'a t-il des personnes qui se sont déjà, ou qui comptent se marier à Las Vegas ?
Bed & Breakfast en Louisiane English translation pending
Bonjour,
quelqu'un a-t-il séjourné au B &B "Acadian Bed and Breakfast" tenu par Ray et Lea LeJeune à Lafayette ? ils ont d'excellentes recommandations dans le Routard et le Petit Futé, mais je ne trouve rien d'autre sur le Web, même pas des photos...
Merci d'avance
Je rentre de Las Vegas English translation pending
Nous venons de passer un séjour mémorable de 10 jours à Las Vegas( DU 4 au 14 avril 2011), si vous avez des questions( location de véhicule, mariage, hôtel, bon restaurants, spectacles etc etc), je me ferais un plaisir d'y répondre.😛😏
Réservation Booking à Las Vegas English translation pending
Bonjour,
Je suis actuellement à Las Vegas j'ai fait une réservation sur Booking basic à des tarifs préférentiels.sauf qu'au Lobby de l'hôtel il me réclame des ressorts fee qui sont maintenant déjà inclus dans les tarifs Booking . Alors que j'ai payé 45 € la chambre il me réclame 44,80 € de ressort fee , soit le prix normal de la chambre. Donc c'est une grosse arnaque et Booking ne veut rien savoir et ne peut rien faire impossible de se faire rembourser par Booking et par l'hôtel.
Premier road-trip en famille dans l'Ouest américain et escapade à New-York English translation pending
FABULEUX ! Nous sommes revenus depuis presque 3 semaines et si nous devions qualifier en un mot ce voyage, c'est ce terme qui viendrait en premier... Suivi de FANTASTIQUE, INOUBLIABLE, EXCEPTIONNEL...et ce, pour nous 4, Daniel mon mari, nos deux adolescentes Marie 17 ans, Clémence 15 ans et moi Babeth !
Ce voyage c'était avant tout le mien puisqu'il s'agissait d'un rêve d'enfant : je l'ai voulu, je l'ai rêvé et assidûment préparé seule de A à Z pendant un an, d'autant plus que c'était vraiment notre premier GRAND VOYAGE. Au départ, je dois avouer que j'avais des appréhensions... Dans mon esprit, il y avait un monde entre l'organisation de nos city trips européens où nous nous déplaçons en transports en commun et les distances à parcourir aux USA en voiture et cela me faisait un peu peur...et puis en lisant les carnets des uns et des autres, je me suis dit après tout pourquoi pas nous ? Daniel mon mari était partant pour la conduite, pour lui no stress et il m'a poussée à ce que nous organisions nous-mêmes NOTRE voyage. J'ai donc lu quantités de carnets et sites dédiés à l'ouest américain. VF a été mon "livre de chevet" pendant un an. Je ne suis finalement intervenue que très peu sur le forum car en cherchant j'ai toujours trouvé les réponses à mes questions. J'ai bien-sûr soumis notre itinéraire aux avis avertis et toujours très judicieux de la part de voyageurs accomplis de cette destination mais j'ai aussi profité du partage des bons plans de futurs voyageurs qui comme nous accompliraient leur premier road trip en 2015.
La préparation de road trip a été à elle seule une fabuleuse expérience, je me suis vraiment régalée ! Je voyageais déjà... Ma tribu, elle, m'a laissé carte blanche, préférant avoir l'effet de surprise... Cela a du bon et du moins bon car souvent je me demandais si telle ou telle visite ou randonnée, allait avoir son effet...Bref, j'ai activement préparé ce voyage et ce fut un réel plaisir en amont tout comme l'est aujourd'hui le tri des photos, la préparation des livres photos et le récit de ce voyage sur VF pour prolonger et revivre encore ces instants fabuleux !!!
Pour parler chiffres, ce road trip nous l'avons budgétisé pendant 3 ans car au départ, le voyage envisagé à court terme était New-York, le rêve ultime... Puis je suis passée à un périple dans l'Est avec la visite des villes de Washington, Boston et Philadelphie, le berceau de l'histoire américaine...puis je me suis rapidement rendue compte que ce voyage n'intéresserait que moi... Mon mari adore les grands espaces et la nature et l'ouest s'est alors imposé et du coup, il fallait remplir la tirelire...
Nous avons passé 16 jours dans l'ouest et 4 jours pleins à New-York. C'était peu dans l'Ouest mais on voulait maintenir New-York. Alors on s'est contenté des grands classiques et incontournables d'un premier voyage. C'était soutenu, ça on le savait mais pas insoutenable. Certes, le matin c'était réveil à 6h30 ; c'était pas des vacances grasse mat' mais en même temps on n'était pas là pour ça. De même, les trajets en voiture ne nous ont jamais pesé, on était tellement happé par le paysage que ça ne nous a jamais semblé long. Les filles, quelquefois dormaient, installées comme des princesses dans notre carrosse...
LE COUT Quelques chiffres : Le coût de notre voyage de 20 jours pour 4 personnes nous est revenu à 14 000€, (3 500€ par personne) détaillé comme suit :
LES VOLS Réservés début octobre 2014, directement sur le site de British Airways Le vol aller : MARSEILLE / LOS ANGELES via LONDRES (4h d'escale) avec British Airways Le vol retour : NEW-YORK / MARSEILLE via LONDRES(4h d'escale) avec British Airways Coût des vol aller/retour : 4 406€ pour 4 adultes soit 1 100€ par personne
Vol interne : SAN FRANCISCO / NEW-YORK avec DELTA (réservation effectuée sur le site de DELTA) Coût du vol interne : 570€ + 90€ de valises (4 valises à 25$ l'unité payables au moment de l'enregistrement en ligne)
Coût total des vols : 5 066€ Pas donné... mais après cela n'a fait qu'augmenter...
ESTA : 50€
LES HOTELS : 3 443 € (réservés courant octobre 2014) On a opté pour des hôtels dans ou très près des parcs. De même, dans les villes, des hôtels toujours très bien placés.
NOURRITURE : 2 080€ Petit- déjeuner à l'hôtel quand c'était prévu ou dans la chambre quand ce n'était pas le cas, pique-nique à midi, restaurant tous les soirs.
EXCURSIONS + TRANSPORT (cartes de transports bus/métro à San Francisco et New-York) : 2 306€ Gros budget incluant pour 4 personnes : billets Universal Studios en Front of Line, hélico Grand Canyon, visite privée de Monument Valley avec un guide Navajo, survol du lac Powell, visite de Secret Canyon, New-York City Pass
VOITURE : 780€ Réservation faite directement sur ALAMO.FR pour un minivan 7 places. On a eu un Chrysler Town & Country et franchement c'était top car on avait 4 grosses valises + la glacière + les chaussures de marche +... C'était vraiment ce qu'il nous fallait, on était installé comme des rois, on l'a abandonnée à regret à San Francisco...
ESSENCE : 280€ pour 3 500km parcourus
Voilà pour la partie chiffres, maintenant rentrons dans le détail pour le récit et photos de nos journées. C'est, je le rappelle, un voyage très classique qui n'apportera sans doute rien aux grands voyageurs de cette destination mais plutôt aux futurs voyageurs qui comme nous envisagent ce voyage. Chaque expérience est vécue différemment mais apporte à mon sens toujours quelque chose...et j'ai beaucoup appris en lisant les carnets des uns et autres. C'est donc un juste retour pour moi de partager ce que nous avons vécu et aussi je dois l'admettre l'occasion de revivre ce formidable périple, qui nous a donné je crois le virus de l'Ouest...
JOUR 1 - jeudi 23 juillet - Le grand départ
Ca y est le grand jour est enfin arrivé avec un sentiment d'excitation mêlé d'appréhension...🙂🙂 La journée de la veille a été consacrée aux bagages et pourtant je vérifie encore une fois tous les points de ma ckeck-list pour être certaine de ne rien oublier d'essentiel...pour le reste après tout on peut voir sur place, on part quand même dans un pays hautement civilisé...
Bref, on dit au revoir à nos deux bons gros chiens Buck et Harley (le coeur gros quand même...😕) qui seront sous la surveillance de Tatie Jo qui vient garder la maison pour 3 semaines...🙂🙂 Et nous voilà partis vers l'aéroport de Marseille-Provence avec nos 4 grosses valises rouges toutes neuves dans notre Citroën Berlingo...😉
Voiture garée au chèque parking (tarif raisonnable de 65€ pour 20 jours), on a de l'avance donc petit café en attendant l'heure d'enregistrement des bagages. Puis 2 files d'attente, dont une pour les voyageurs qui ont déjà leurs cartes d'embarquement, c'est notre cas. Dans la file je discute avec un groupe de marathoniens qui font le même parcours que nous mais dans l'autre sens... Puis c'est notre tour, je me fais confirmer par l'agent chargé de l'enregistrement des bagages que nos 4 valises suivront bien jusqu'à Los Angeles et après le traditionnel contrôle de sécurité enfin on embarque pour Londres. L'avion est à l'heure, 2 heures de vol, on a l'habitude, tout va bien. Puis nous arrivons à Heathrow, nous changeons de terminal, tout est parfaitement bien indiqué, nous prenons la navette et nous y sommes en 30 minutes. Et là commence notre attente de 3h30 d'escale avant d'embarquer dans l'A380 pour Los Angeles. J'ai en effet préféré voir large car en 2012 lors de notre voyage à Londres, nous avions eu 2h de retard...on a donc joué la sécurité. Le simple fait de voir notre vol affiché me remplit de joie : LOS ANGELES ! Et oui c'est enfin notre tour ! 🙂🙂🙂 Allez c'est parti, on embarque, je ne suis pas placée près de ma tribu qui eux sont tout devant mais deux rangées derrière au milieu.... Je sympathise avec mon voisin anglais qui vit depuis plusieurs années à Los Angeles et qui connaît bien la France. Comme disent mes filles, "Ca y est, maman s'est fait un nouveau copain !"🙂 Sauf que l'avion décolle avec 1h15 de retard 🙁... et c'est parti pour 11h de vol. Petite coupe de champagne en arrivant, on est très bien installé avec de la place pour les jambes, de larges écrans avec pleins de films en français et les repas pas si mal que ça finalement "chicken or pasta ?" 😉...Mon mari ne dort pas mais bon il dort très peu habituellement alors dans un avion encore moins... Enfin nous arrivons à 20h45 au lieu de 19h30, heure d'arrivée initialement prévue. Je stresse un peu, arrivée tardive à L.A. on n'est pas couché 🤪...On passe l'immigration rapidement, très peu d'attente et l'agent très sympa tente quelques phrases en français. Puis récupération des bagages, ouf ! On les a tous ! Passage à la douane, RAS, puis navette direction loueur ALAMO. Circulation dense à Los Angeles, j'espère qu'on va gérer. Enfin ALAMO, je vais directement aux bornes d'enregistrement car j'avais pris la précaution de nous préenregistrer en ligne. Contrat imprimé en français, tout est OK avec les assurances que j'avais choisies et je refuse les autres. Cela nous a pris 3 minutes, on traverse pour aller en face dans le parking, section Minivan et là on choisit son véhicule. Ce sera un Chrysler Town & Country noir, très récent, moins de 7000 miles. Je fais rapidement le tour du véhicule, pas évident dans le noir de voir quelque chose...On rabat 3 des sièges arrière, on charge nos 4 valises, on s'installe et c'est parti pour la mise en place du GPS...qui rapidement nous capte à L.A. J'avais quand même par précaution imprimé un itinéraire papier jusqu'à notre hôtel au cas où...Ah, le levier de vitesse est sur la tableau de bord et pas les lettres D, R, P...dessus. Puis, en mettant la clé on s'aperçoit que c'est électronique, un voyant avec la lettre de notre position apparaît sur l'écran. Moi pas stressée à mon mari " : tu ne voudrais pas un peu rouler sur le parking pour une rapide petite adaptation à l'automatique..." Ce à quoi il me répond " : "pas besoin, je gère..."😉. Et c'est parti, direction le Magic Castle Hôtel à Hollywood, à 30/40 minutes à peu près de LAX. Mon mari gère la conduite et les filles et moi surveillons les speed limit et lui indiquons quand tourner. On prend le coup pour les arrêts aux feux, un peu compliquée la montée de Sunset Boulevard la première fois avec une automatique et beaucoup de monde même à 23h00... Je vois les rues et avenues défiler, Melrose, Wilshire, Sunset, Hollywood... Ca y est les filles, on est à L.A 🙂🙂 !!! On arrive à notre hôtel, je rentre faire le check-in, mon mari et les filles attendent devant. On me dit que le parking sous l'hôtel est plein, on devra donc laisser le véhicule sur les places de parking 15 minutes et on la rentrera demain matin. L'hôtel est sympa tout comme le personnel d'ailleurs, on dirait la série "Melrose Place" avec la piscine au centre et les appartements autour. Nous sommes au rez-de chaussée, la chambre est spacieuse, c'est une junior suite, avec une petite cuisine et une vraie table pour 4, wifi gratuit. Nous prévenons par mail nos proches de notre arrivée et nous nous écroulons sur nos lits, il est 23h45 🤪... Ca y est les vacances peuvent commencer ! On est aux States !!!
Ce voyage c'était avant tout le mien puisqu'il s'agissait d'un rêve d'enfant : je l'ai voulu, je l'ai rêvé et assidûment préparé seule de A à Z pendant un an, d'autant plus que c'était vraiment notre premier GRAND VOYAGE. Au départ, je dois avouer que j'avais des appréhensions... Dans mon esprit, il y avait un monde entre l'organisation de nos city trips européens où nous nous déplaçons en transports en commun et les distances à parcourir aux USA en voiture et cela me faisait un peu peur...et puis en lisant les carnets des uns et des autres, je me suis dit après tout pourquoi pas nous ? Daniel mon mari était partant pour la conduite, pour lui no stress et il m'a poussée à ce que nous organisions nous-mêmes NOTRE voyage. J'ai donc lu quantités de carnets et sites dédiés à l'ouest américain. VF a été mon "livre de chevet" pendant un an. Je ne suis finalement intervenue que très peu sur le forum car en cherchant j'ai toujours trouvé les réponses à mes questions. J'ai bien-sûr soumis notre itinéraire aux avis avertis et toujours très judicieux de la part de voyageurs accomplis de cette destination mais j'ai aussi profité du partage des bons plans de futurs voyageurs qui comme nous accompliraient leur premier road trip en 2015.
La préparation de road trip a été à elle seule une fabuleuse expérience, je me suis vraiment régalée ! Je voyageais déjà... Ma tribu, elle, m'a laissé carte blanche, préférant avoir l'effet de surprise... Cela a du bon et du moins bon car souvent je me demandais si telle ou telle visite ou randonnée, allait avoir son effet...Bref, j'ai activement préparé ce voyage et ce fut un réel plaisir en amont tout comme l'est aujourd'hui le tri des photos, la préparation des livres photos et le récit de ce voyage sur VF pour prolonger et revivre encore ces instants fabuleux !!!
Pour parler chiffres, ce road trip nous l'avons budgétisé pendant 3 ans car au départ, le voyage envisagé à court terme était New-York, le rêve ultime... Puis je suis passée à un périple dans l'Est avec la visite des villes de Washington, Boston et Philadelphie, le berceau de l'histoire américaine...puis je me suis rapidement rendue compte que ce voyage n'intéresserait que moi... Mon mari adore les grands espaces et la nature et l'ouest s'est alors imposé et du coup, il fallait remplir la tirelire...
Nous avons passé 16 jours dans l'ouest et 4 jours pleins à New-York. C'était peu dans l'Ouest mais on voulait maintenir New-York. Alors on s'est contenté des grands classiques et incontournables d'un premier voyage. C'était soutenu, ça on le savait mais pas insoutenable. Certes, le matin c'était réveil à 6h30 ; c'était pas des vacances grasse mat' mais en même temps on n'était pas là pour ça. De même, les trajets en voiture ne nous ont jamais pesé, on était tellement happé par le paysage que ça ne nous a jamais semblé long. Les filles, quelquefois dormaient, installées comme des princesses dans notre carrosse...
LE COUT Quelques chiffres : Le coût de notre voyage de 20 jours pour 4 personnes nous est revenu à 14 000€, (3 500€ par personne) détaillé comme suit :
LES VOLS Réservés début octobre 2014, directement sur le site de British Airways Le vol aller : MARSEILLE / LOS ANGELES via LONDRES (4h d'escale) avec British Airways Le vol retour : NEW-YORK / MARSEILLE via LONDRES(4h d'escale) avec British Airways Coût des vol aller/retour : 4 406€ pour 4 adultes soit 1 100€ par personne
Vol interne : SAN FRANCISCO / NEW-YORK avec DELTA (réservation effectuée sur le site de DELTA) Coût du vol interne : 570€ + 90€ de valises (4 valises à 25$ l'unité payables au moment de l'enregistrement en ligne)
Coût total des vols : 5 066€ Pas donné... mais après cela n'a fait qu'augmenter...
ESTA : 50€
LES HOTELS : 3 443 € (réservés courant octobre 2014) On a opté pour des hôtels dans ou très près des parcs. De même, dans les villes, des hôtels toujours très bien placés.
NOURRITURE : 2 080€ Petit- déjeuner à l'hôtel quand c'était prévu ou dans la chambre quand ce n'était pas le cas, pique-nique à midi, restaurant tous les soirs.
EXCURSIONS + TRANSPORT (cartes de transports bus/métro à San Francisco et New-York) : 2 306€ Gros budget incluant pour 4 personnes : billets Universal Studios en Front of Line, hélico Grand Canyon, visite privée de Monument Valley avec un guide Navajo, survol du lac Powell, visite de Secret Canyon, New-York City Pass
VOITURE : 780€ Réservation faite directement sur ALAMO.FR pour un minivan 7 places. On a eu un Chrysler Town & Country et franchement c'était top car on avait 4 grosses valises + la glacière + les chaussures de marche +... C'était vraiment ce qu'il nous fallait, on était installé comme des rois, on l'a abandonnée à regret à San Francisco...
ESSENCE : 280€ pour 3 500km parcourus
Voilà pour la partie chiffres, maintenant rentrons dans le détail pour le récit et photos de nos journées. C'est, je le rappelle, un voyage très classique qui n'apportera sans doute rien aux grands voyageurs de cette destination mais plutôt aux futurs voyageurs qui comme nous envisagent ce voyage. Chaque expérience est vécue différemment mais apporte à mon sens toujours quelque chose...et j'ai beaucoup appris en lisant les carnets des uns et autres. C'est donc un juste retour pour moi de partager ce que nous avons vécu et aussi je dois l'admettre l'occasion de revivre ce formidable périple, qui nous a donné je crois le virus de l'Ouest...
JOUR 1 - jeudi 23 juillet - Le grand départ
Ca y est le grand jour est enfin arrivé avec un sentiment d'excitation mêlé d'appréhension...🙂🙂 La journée de la veille a été consacrée aux bagages et pourtant je vérifie encore une fois tous les points de ma ckeck-list pour être certaine de ne rien oublier d'essentiel...pour le reste après tout on peut voir sur place, on part quand même dans un pays hautement civilisé...
Bref, on dit au revoir à nos deux bons gros chiens Buck et Harley (le coeur gros quand même...😕) qui seront sous la surveillance de Tatie Jo qui vient garder la maison pour 3 semaines...🙂🙂 Et nous voilà partis vers l'aéroport de Marseille-Provence avec nos 4 grosses valises rouges toutes neuves dans notre Citroën Berlingo...😉
Voiture garée au chèque parking (tarif raisonnable de 65€ pour 20 jours), on a de l'avance donc petit café en attendant l'heure d'enregistrement des bagages. Puis 2 files d'attente, dont une pour les voyageurs qui ont déjà leurs cartes d'embarquement, c'est notre cas. Dans la file je discute avec un groupe de marathoniens qui font le même parcours que nous mais dans l'autre sens... Puis c'est notre tour, je me fais confirmer par l'agent chargé de l'enregistrement des bagages que nos 4 valises suivront bien jusqu'à Los Angeles et après le traditionnel contrôle de sécurité enfin on embarque pour Londres. L'avion est à l'heure, 2 heures de vol, on a l'habitude, tout va bien. Puis nous arrivons à Heathrow, nous changeons de terminal, tout est parfaitement bien indiqué, nous prenons la navette et nous y sommes en 30 minutes. Et là commence notre attente de 3h30 d'escale avant d'embarquer dans l'A380 pour Los Angeles. J'ai en effet préféré voir large car en 2012 lors de notre voyage à Londres, nous avions eu 2h de retard...on a donc joué la sécurité. Le simple fait de voir notre vol affiché me remplit de joie : LOS ANGELES ! Et oui c'est enfin notre tour ! 🙂🙂🙂 Allez c'est parti, on embarque, je ne suis pas placée près de ma tribu qui eux sont tout devant mais deux rangées derrière au milieu.... Je sympathise avec mon voisin anglais qui vit depuis plusieurs années à Los Angeles et qui connaît bien la France. Comme disent mes filles, "Ca y est, maman s'est fait un nouveau copain !"🙂 Sauf que l'avion décolle avec 1h15 de retard 🙁... et c'est parti pour 11h de vol. Petite coupe de champagne en arrivant, on est très bien installé avec de la place pour les jambes, de larges écrans avec pleins de films en français et les repas pas si mal que ça finalement "chicken or pasta ?" 😉...Mon mari ne dort pas mais bon il dort très peu habituellement alors dans un avion encore moins... Enfin nous arrivons à 20h45 au lieu de 19h30, heure d'arrivée initialement prévue. Je stresse un peu, arrivée tardive à L.A. on n'est pas couché 🤪...On passe l'immigration rapidement, très peu d'attente et l'agent très sympa tente quelques phrases en français. Puis récupération des bagages, ouf ! On les a tous ! Passage à la douane, RAS, puis navette direction loueur ALAMO. Circulation dense à Los Angeles, j'espère qu'on va gérer. Enfin ALAMO, je vais directement aux bornes d'enregistrement car j'avais pris la précaution de nous préenregistrer en ligne. Contrat imprimé en français, tout est OK avec les assurances que j'avais choisies et je refuse les autres. Cela nous a pris 3 minutes, on traverse pour aller en face dans le parking, section Minivan et là on choisit son véhicule. Ce sera un Chrysler Town & Country noir, très récent, moins de 7000 miles. Je fais rapidement le tour du véhicule, pas évident dans le noir de voir quelque chose...On rabat 3 des sièges arrière, on charge nos 4 valises, on s'installe et c'est parti pour la mise en place du GPS...qui rapidement nous capte à L.A. J'avais quand même par précaution imprimé un itinéraire papier jusqu'à notre hôtel au cas où...Ah, le levier de vitesse est sur la tableau de bord et pas les lettres D, R, P...dessus. Puis, en mettant la clé on s'aperçoit que c'est électronique, un voyant avec la lettre de notre position apparaît sur l'écran. Moi pas stressée à mon mari " : tu ne voudrais pas un peu rouler sur le parking pour une rapide petite adaptation à l'automatique..." Ce à quoi il me répond " : "pas besoin, je gère..."😉. Et c'est parti, direction le Magic Castle Hôtel à Hollywood, à 30/40 minutes à peu près de LAX. Mon mari gère la conduite et les filles et moi surveillons les speed limit et lui indiquons quand tourner. On prend le coup pour les arrêts aux feux, un peu compliquée la montée de Sunset Boulevard la première fois avec une automatique et beaucoup de monde même à 23h00... Je vois les rues et avenues défiler, Melrose, Wilshire, Sunset, Hollywood... Ca y est les filles, on est à L.A 🙂🙂 !!! On arrive à notre hôtel, je rentre faire le check-in, mon mari et les filles attendent devant. On me dit que le parking sous l'hôtel est plein, on devra donc laisser le véhicule sur les places de parking 15 minutes et on la rentrera demain matin. L'hôtel est sympa tout comme le personnel d'ailleurs, on dirait la série "Melrose Place" avec la piscine au centre et les appartements autour. Nous sommes au rez-de chaussée, la chambre est spacieuse, c'est une junior suite, avec une petite cuisine et une vraie table pour 4, wifi gratuit. Nous prévenons par mail nos proches de notre arrivée et nous nous écroulons sur nos lits, il est 23h45 🤪... Ca y est les vacances peuvent commencer ! On est aux States !!!
Circuit accompagné dans l'Ouest américain: votre avis et expérience? English translation pending
Bonjour,
Nous souhaiterions partir dans l'ouest des etats unis en circuit accompagné. Les circuits "rêves de l'Ouest" chez selectour et "Stars de l'Ouest" chez vacances transat nous interessent. Y a t'il quelqu'un qui a réalisé un de ces deux circuits et peut nous renseigner sur les qualités au niveau hebergement et rythme ( heure de reveil le matin, qualité des bus...)
Cordialement
Cordialement
Mimi et Maumau, Martine et DD ou 4 amis dans l’Ouest américain English translation pending
Bonjour 🙂
Nous voilà de retour depuis presque deux semaines et il faut que je me colle à ma tablette tant que mes souvenirs sont encore bien ancrés dans ma tête de sexagénaire !!Bon je me lance !! Quand je vois les superbes comptes rendus ça craint !! L’ordi et moi c’est pas une longue histoire d’amour, je tape avec deux doigts et je n’ai pas la plume facile !! Alors soyez indulgents !! J’espere surtout que ça pourra servir à d’autres comme ceux déjà écrits m’ont été utiles. Comme je vais mettre longtemps à tout retranscrire, n’hesitez pas à me contacter en MP si ça urge Tout d’abord un immense merci à tous ceux qui m’ont aidée à préparer cette virée du 7 au 24 septembre 2017 en répondant à mes nombreuses questions par leurs conseils avisés ( je ne les nomme pas, ils se reconnaîtront !! ) Tout d’abord nous !! On est 4 amis entre 59 et 62 ans ( la vieille, c’est moi !!!). On habite le Var et on se connaît depuis plus de 20 ans Mimi ( Michèle) : la plus petite, la rigolote, celle de la bande qui parle le mieux anglais et n’a pas la langue dans sa poche si on la chatouille Maumau ( Maurice) : son mari, le renard argenté à moustache, de l’humour ponctué d’expressions provençales poilantes, un de nos chauffeurs DD ( André) : le barbu, mon petit mari depuis 39 ans, le plus sérieux de la bande, notre deuxième chauffeur Marcalamar (Martine): moi, la blonde à lunettes, la pipelette de service, qui ai passé des heures sur les forums en ayant une peur bleue de ne pas réussir l’organisation du voyage
BBalade à sur la côte ouest (Californie et Las Vegas) English translation pending
Ayant beaucoup aimé lire vos récits de voyage avant de m’envoler moi-même, j’apporte aujourd’hui ma contribution. Voici donc le carnet de voyage de 16 jours de périple à deux à travers l'Ouest des Etats-Unis, avec le choix délibéré de se consacrer à la Californie dans sa diversité, ainsi que Las Vegas, Death Valley et Yosemite Park. Pas de grande boucle à travers les parcs nationaux donc, mais un circuit alternant grande ville, route côtière et découverte de la faune et la flore via quelques grands parcs animaliers. Un périple ayant aussi pur but de découvrir la Californie espagnole, latine, mexicaine, ses missions, ses maisons en adobe et ses taquerias. Au niveau de l’hébergement un choix d’hôtels et de B&B choisi avec soin pour leur cadre, leur rapport qualité/prix, leur emplacement t tous réservés à l’avance après des mois de préparatifs méticuleux (mais il faut dire qu’autant que le voyage lui-même, j'aime aussi tout particulièrement construire celui-ci essayant de déterminer le parcours idéal, dévorant les guides touristiques et les forums... Le voyage, pour moi c'est un peu comme une peinture après avoir crayonné l’esquisse...)
Voici le plan de route: 1-Vol direct pour Los Angeles– Long Beach 2- Los Angeles 3- Las Vegas 4- Las Vegas 5- Death valley Lone Pine 6- Yosemite / Mariposa 7->10 San Francisco 11- Monterey Carmel Pacific Grove 12- Big Sur/ Hearst Castle /Santa Maria 13->14 San Diego 15- Carsbald 16- Los Angeles
Et voici le récit :
Lundi 21 Juillet
Après un long voyage (11 heures de vol, 2 heures de retard, 2 heures de douane et de formalités pour récupérer la voiture de location, une Toyota Corolla choisie à regret par pragmatisme, pour sa consommation raisonnable, au détriment des Chevrolet et autres...) nous voici à L.A Plus exactement à Long Beach, un peu en retrait du centre de cette ville qui n'en a pas vraiment, au bord de la mer, après un court temps passé sur des routes 2*6 voies bordées de palmiers, de lauriers roses et d'hibiscus en fleurs. Pour cette première nuit, j'avais réservé la chambre Vagabond, à Turret House, incroyable maison victorienne aux allures de manoir hanté, où nous rentrons avec le code fourni par email et nous nous installons « comme chez nous », en l'absence des propriétaires. Une lumière tamisée illumine chaque pièce, le frigo est plein, une musique douce anime la maison, des livres sont éparpillés autour du piano et dans le jardin, la fontaine glougloute: sur la table des pêches attendent qu'on les goûte et le jacuzzi fume. Une lettre de bienvenue contenant la clé de notre chambre nous confirme que nous ne nous sommes pas trompés d'adresse, un chat vient à notre rencontre... La « Vagabond Room » est à l'image de ce rêve inhabité, parfaite avec sa baignoire à l'ancienne et son immense lit où s'empilent les coussins damassés. Au pied du lit une ancienne malle de voyage somnole. Chaque détail semble avoir été pensé avec soin par ce couple d'hommes d'âge mûr, bronzés et athlétiques, que nous croiseront bien plus tard. Epuisés par le voyage et neuf heures de décalage horaire, nous allons nous rassasier d'énormes burritos au Cinco de Mayo, petit resto mexicain familial de quartier.Enfin, malgré l'heure tardive, nous ne résistons pas à l'opportunité de se baigner dans un «hot tub » à la lueur des lampions et de la nuit étoilée. Pour nos premières heures à Los Angeles, que rêver de mieux...
Mardi 22 Juillet
Dans notre maison enchantée, la journée commence de façon aussi féerique qu'elle s'est terminée. A peine le temps de saluer, Jeff, notre hôte, qui termine la préparation du petit-déjeuner et nous voilà seuls dans une salle à manger victorienne, bercés par la musique classique, face à une pyramide de confitures bio, de salade de fruits fraîche, de céréales, de thés, de scones et de bagels... Prendre le thé dans de la porcelaine fine et se croire seuls a monde, c'est un sentiment délicieux. Nous découvrirons plus tard, le lendemain, que nous n'étions pas les seuls habitants de la maison, mais l'illusion fut parfaite, petit-déjeuner matinal (7 heures) aidant. Le décalage horaire a du bon parfois, elle donne l'impression d'avoir bien plus de temps encore pour explorer les lieux et profiter pleinement du voyage. Levés tôt, nous partons admirer le Queen Mary, paquebot assez impressionnant même s'il restera désormais pour toujours à quai... Ravie, j'aperçois mon premier pélican brun (on s'apercevra sans doute assez vite que j'aime profondément les animaux, c'est d'ailleurs un des axes de mes choix de vacances...). Un tournage semble se préparer autour du bateau, donnant le ton de cette journée, placée sous le signe d'Hollywood (dont on cherchera d'ailleurs en vain et à la tombée de la nuit les lettres sur la colline, mais c'est peine perdue...). Après cette étape maritime, découverte des embouteillages de Los Angeles puis arrivée aux Universal Studios, où nous entrons en traversant le Village, délire coloré et démesuré où se côtoient gorille, guitare géante, sock shop, magnet shop, popcorn shop (une tendance américaine à la spécialisation se dessine). C'est tout de même impressionnant, plus qu'à Orlando, que je connais déjà, tout comme les décors des attractions que nous allons expérimenter: Jurassik Park (très humide), la maison hantée, les vrais décors du Studio Tram Tour mais aussi le Simpson Ride, attraction selon nous la plus jubilatoire du parc, que nous parcourons en privilégiés grâce à nos exorbitants Front of Line Pass. 18h: direction Walk of Fame, Hollywood Boulevard, le Chinese Theatre où je mets ma main dans l'empreinte d'Emma Watson l'air de rien, en essayant de ne pas me faire trop remarquer. Le quartier est très joli au coucher du soleil, dans le clignotement des néons, mais la fatigue nous empêche d'en profiter pleinement... De retour au parking, nous croisons Batman dans la galerie marchande, sortant probablement des toilettes... C'est ça, Hollywood...

Mercredi 23 Juillet
Ce matin, nous quittons Los Angeles et notre nid douillet victorien. J'ai rencontré les chiens de la maison, deux gentils bouledogues un peu étranges et comme on avait un peu d'avance (encore un réveil matinal...), nous sommes allés à la plage. J'ai une faiblesse particulière pour la plage au petit matin, quand elle est encore déserte et qu'on peut courir dans les vagues en photographiant les mouettes de passage. Le soleil est là, c'est une belle journée. Nous sommes en route pour Corona, la ville du Fender Museum, étape incontournable pour réaliser le rêve de mon compagnon de voyage et le visiter enfin. C'est un tout petit musée plein de guitares signées ou non par des stars, détaillant les étapes de fabrication de ces légendaires instruments, avec une exposition consacrée à Johnny Cash et une petite boutique souvenir, parfait pour les vrais fans (qui prendront soin de se renseigner sur les jours et heures d'ouvertures, assez alambiqués).
Après cette pause musicale, nous prenons le chemin de Las Vegas. Les premiers paysages arides, qui deviendront familier durant les 4 heures de route qui suivront, apparaissent. Des montagnes ocres ou terre de sienne, parsemées de végétation vert sombre puis des collines de cailloux jaune pâle, totalement nues... C'est là que nous trouvons Calico, la ville fantôme écrasée de soleil.
La plupart des bâtiments ne sont pas, c'est vrai, authentiques ici mais l'atmosphère du Far West est bien présente et nous jouons les touristes jusqu'au bout en faisant une photo d'époque en costume, un souvenir décalé et amusant de notre visite... Et puis, après deux longues heures de route Las Vegas apparaît enfin. Il fait encore jour, la ville est incontestablement moins impressionnante au soleil et c'est véritablement la nuit qu'elle se révèle. Le Luxor, notre hotel, est à son image: grandiose, grandiloquent, excessif. Le parterre de machines à sous, de tables de black jack ou de roulettes crépite continuellement et ce n'est que dans notre suite (avec jacuzzi, un petit luxe que nous avons voulu nous offrir, relativement abordable en semaine à L.V) que nous trouvons un peu de calme. A la nuit tombée, Las Vegas se révèle au travers de sa parure de néons clignotants, le laser de la pyramide du Luxor illumine la ville, la foule se presse sur les passerelles qui mènent d'un casino à l'autre. L'Excalibur, le New York New York et sa statue de la liberté, le MGM et son lion gigantesque... L'émerveillement est partout. Les distances sont grandes d'un casino à l'autre même si passerelles, bus et métro les relient et on se retrouve parfois dans un autre établissement sans même s'en rendre compte, perdu au milieu des machines à sous... Nous dînons dans un des multiples petits restaurants d'un faux quartier de New York reconstitué, avec le vrombissement du grand huit passant au dessus de nos têtes par intermittence et après une dernière baignade dans le jacuzzi nous allons dormir, vaincus.

Jeudi 24 Juillet
Aujourd'hui, je compte bien profiter de la journée et de la nuit restant à Las Vegas pour continuer d'explorer la ville et ses merveilles. Nous commençons la journée en testant le buffet du Luxor à 7 heures du matin, une heure où les casinos sont extrêmement tranquilles, un peu somnolant... Un solide petit-déjeuner parfait pour une journée si dense où nous irons d'abord du Luxor au Paris en passant par le MGM et le Tropicana. Tous les casinos sont différents mais en même temps semblables par leur exubérance et leur gigantisme. Le Paris Las Vegas est admirable dans sa reconstitution des qua de Paris, on se croirait revenu à la maison... le faux ciel peint en trompe l'oeil (qu'on retrouve au Venetian ou au Caesar) donne une lueur presque naturelle à l'ensemble, on s'y croirait.
Parcourir le Strip à midi n'est recommandé par personne, la chaleur est étouffante et le soleil piquant mais il faut braver cela pour profiter un peu de cette étape et la climatisation généreuse et omniprésente permet de survivre à tout cela relativement facilement. Je décide néanmoins de quitter temporairement l'univers du jeu pour rejoindre celui du shopping, au Premium Outlet Center. Je ne me considère pas comme une accro du shopping, loin de là et je dépense rarement des fortunes en vêtements. Si je choisis de faire ce détour par l'outlet, c'est surtout parce que tout le monde en parle sur les forums et autres et qu'il semblerait inconvenant de ne pas profiter d'un euro outrageusement fort par rapport au dollar. C'est donc avec surprise que je me retrouve prise au piège de la consommation, émerveillé par l'abondance, la nouveauté et l'abondance des centres commerciaux américains... Après deux heures je ne suis pas rassasiée, il faudra en visiter d'autres, si possible... en attendant il est l'heure d'une pause bien méritée et d'une sieste. J'en profite pour expérimenter la piscine, en tous points conformes à mes fantasmes de série télé avec ces garçons musclés jouant au ballon dans une piscine peu profonde, ces fontaines, ces filles en bikini et son DJ diffusant de la musique forte, pendant que les nantis se détendent dans leur bungalow privé tendu de toile de lin... La soirée commence, nous nous rendons au Venetian, réplique impressionnante de Venise avec palais des doges, gondoliers et pont des soupirs... moi qui ne connaît pas encore cette ville, ce casino me donne presque envie de m'y rendre.
Nous dînons ensuite au buffet de Treasure Island et nous jouons un peu aux machines à sou quelques dollars, jamais plus, histoire de s'amuser un peu. On ne gagne pas grand chose mis à part des souvenirs, c'est déjà ça. Le spectacle de pirates et de sirènes sexy de Treasure Island commence, avec jeux d'eau, feu d'artifice et chorégraphies étudiées, tout cela est assez jubilatoire, très conforme à l'esprit de cette ville de paillettes où des danseuses en bikini dansent sur les machines à sous pour attirer les clients. 
Nous continuons ensuite à flâner, entrons au Casino Royale, en hommage à 007 puis au Caesar Palace (immense, trop immense si bien qu'on s'y perd). Juste le temps d'entrevoir le ballet des fontaines du Bellagio avant de reprendre le Deuce pour rejoindre l'hôtel et s'endormir, fourbus...
Vendredi 25 Juillet
Encore un réveil matinal pour moi ce matin, je vais jouer une dernière fois sur les machines, où je gagne rapidement 10$ de plus que ma mise, que je décide d'empocher sans trop insister, heureuse de ma minuscule victoire. Avant d'affronter la Vallée de la Mort, nous passons prendre le petit-déjeuner à la Maison du Pancakes, les meilleurs de Las Vegas parait-il, où je fais un festin de pancakes aux fraises et à la chantilly maison. Death Valley, que de craintes et de fantasmes projetés sur ce lieu que tout le monde s'accorde à éviter durant les chaleurs de l'été... Nous attaquons une longue route au travers d'un désert plein de touffes d'herbes sèches et de drôles d'arbustes à épines (dont je ne connais malheureusement pas le nom) qui peu à peu se transforment en amas rocheux, collines multicolores... A Death Valley Junction, nous achetons l'eau qu'on nous suggère de prendre en quantité, en cas de défaillance mécanique, au milieu de ce désert certes habité, muni d'infrastructures et de routes goudronnés mais un désert quand même, avec ces dangers, ces serpents et surtout sa chaleur... Je ne saurais pas dire la température exacte qui régnait là-bas: 45, 50 degrés... mais la chaleur était en tous cas si intense qu'en montant la colline de Zabriskie Point, bravant une brise brûlante, mes jambes semblaient liquides.
J'apprécie néanmoins la majesté du lieu, le panorama de montagnes couleur ocre, jaune ou orangé. Nous voilà à midi dans la vallée de la mort.La route semble moins hostile que je ne l'aurais cru, sauf sur la fin où il faut endurer des kilomètres de lacets mais les paysages sont superbes, lunaires, grandioses. Nous faisons peu d'arrêts car malgré tout nous ne sommes pas très fiers au milieu de ce désert, même si nous ne sommes pas seuls et nous coupons souvent la climatisation pour préserver le moteur, au détriment de notre température corporelle... finalement les litres d'eau achetés ne sont pas inutiles.
Arrêt à Stovepipe Wells, paysage de dunes de sable blanc brûlant et magnifiques, lumière aveuglante...

On ne s'éternise pas, heureux d'avoir « survécus » et avec une pensée pour ceux qui passaient là en chariot, en route pour les mines. On se réfugie dans notre sympathique hôtel de Lone Pine, tout proche de la Sierra Nevada, où les paysages sont bien différents et de nouveaux accueillants, c'est fou comme en si peu de distance, tout peu changer. Le motel où nous dormons a hébergé parait-il John Wayne et d'autres célébrités du monde du western, en tournage par ici, il fourmille de souvenir et cette toute petite ville aux allures de village de montagne est bien agréable, à la nuit tombée. Nous dînons au Seasons, le restaurant « gastronomique » de la ville, où l'on constate que le service à l'américaine est encore bien loin, niveau style, de celui de nos restaurants parisiens... cela dit, on y gagne en convivialité et la nourriture est excellente. Notre journée s'achève par une promenade dans la grande rue de la ville, bordée de prés où paissent quelques chevaux et surplombés par la montagne...
Samedi 26 Juillet
La route depuis Lone Pine jusqu'au Tioga Pass est magnifique, on y croise d'anciens paysages volcaniques occupés par des lacs, dont le célèbre Mono Lake et ses concrétions calcaires, où l'on s'arrête un moment pour admirer le paysage, tout comme les mouettes (géantes!) qui vivent là. De nombreux peintres amateurs ou non semblent apprécier le lieu eux aussi.
Nous entrons donc dans Yosemite Park par la route des crêtes et je suis soulagée de ne pas me retrouver engluée dans un flot ininterrompu de touristes, comme je le craignais un peu. Evidemment, nous ne sommes pas seuls en plein mois de juillet, un samedi, mais le parc semble bien assez grand pour tout le monde (cette remarque sera contredite plus tard, aux abords du village, où un embouteillage monstre nous fera renoncer à y faire un saut). Nous roulons donc dans les montagnes, traversant la verdoyante vallée de Tuolumne Meadows où serpente la rivière Merced, invitant à la baignade. Je lis avec avidité tous les documents concernant les ours fournis par le Visitor Center et même si nous croisons quelques « Bear Sanctuary », nous n'en verrons aucun. Néanmoins, ma soif de rencontre animalière sera étanchée un peu plus tard à moindre échelle. Nous faisons un arrêt pique-nique sur les berges du lac Tenaya, paradisiaque lac de montagne translucide à 3000 mètres d'altitude bordé de sapins auquel, grâce à la magie des parcs américains, on peut accéder en voiture, sans effort, c'est presque trop facile 😉
C'est ici que nous faisons connaissance avec des geais noirs au plumage bleuté, pas très farouches, qui viennent guetter la nourriture (que nous n'avons techniquement pas le droit de leur donner d'ailleurs mais ils ne semblent guère s'en soucier). Les points de vue le long du parcours sont tous plus beaux les uns que les autres, depuis Tunnel View on domine l'ensemble du parc et on peut admirer la performance de tout ceux qui escaladent El Capitan...

Après une brève tentative, nous évitons donc la vallée et son village pour nous diriger directement vers Mariposa Grove et sa forêt de séquoias vraiment géants. Ces arbres qui furent sauvés d'une exploitation commerciale grâce à la qualité médiocre de leur bois nous contemplent de haut et la balade est agréable. C'est là que je peux observer ma première biche, broutant impassible parmi les séquoias et ne se souciant guère de ces touristes qui la mitraillent avec leurs appareils.
C'est là aussi que nous croisons (enfin!) des écureuils, pas non plus très gênés par notre présence. J'ai eu mon quota d'émotion nature pour aujourd'hui, je suis rassasiée, on peut rejoindre Mariposa où j'ai réservé avec soin une chambre dans un joli B&B...
Il ne reste qu'une petite heure de route et sur le chemin, nous admirons les couleurs orangés du ciel, couleurs un peu étranges à cette heure mais je mets ça sur le compte des orages de fin d'après-midi, courant dans cette région, parait-il. Le GPS nous mène vers notre foyer pour la nuit, une belle maison victorienne située en retrait sur les collines de Mariposa. Nous ne remarquons rien, pas même en arrivant sur place, quand une légère pluie de cendres nous accueille, un peu comme si quelques pétales de fleurs de cerisiers flottaient dans l'air. Originaires de Bourgogne, de Paris, nous avons la chance (et la stupidité) de ne pas avoir su reconnaître les signes d'un feu de forêt... Un violent incendie a commencé tout proche de Yosemite et notre nous informe que les pompiers peuvent donner le signal de l'évacuation dans les minutes à venir... Je suis bouleversée et en colère de ne pas avoir soupçonné le drame qui était en train de se jouer et la peur commence à m'assaillir. On nous conseille de ne pas chercher d'hôtel dans la région, une ville proche ayant déjà été entièrement évacuée. On retourne donc à Mariposa, après avoir croisé un barrage routier et le shérif qui commence à boucler certaines routes, pour prendre de l'essence et quitter la région au plus vite. Là, nous croisons des pick up bourrés à craquer de paquets, de valises, de chiens... et on comprend alors que ces gens se préparent au pire, qu'ils risquent de tout perdre.
Après une heure de route, nous trouvons une chambre libre, la dernière, dans la ville de Merced. Des pompiers logent aussi à l'hôtel, prêt à rejoindre ceux déjà sur place en renfort. Merced est une ville agricole, entourée de champs et de prés où paissent le bétail... ici tout est calme, on ne se douterait de rien. Quel curieux pays.
Dimanche 27 Juillet
San Francisco s'approche, au loin des nuages gris. Un peu perturbée par les événements de la veille, je crains d'autres incendies dans la région. En fait, c'est la brume glaciale qui enveloppe toute la baie, masquant même le haut des grattes-ciels... la différence de température est saisissante. Nous passons par Oakland où nous jetons brièvement un oeil au Jack London Square et au Farmer Market présent ce jour-là, tout ceci serait certainement bien plus agréable sous le soleil... Nous entrons dans San Francisco par Bay Bridge pour rejoindre notre hôtel, le Buena Vista Motor Inn, tout proche de Fisherman Wharf où nous partons en balade pour l'après-midi. Le soir, j'ai réservé depuis longtemps déjà notre visite nocturne d'Alcatraz. Je suis transie de froid et me retrouve contrainte, à l'image semble-t-il de ¾ des touristes présents, d'investir dans un sweat à capuche San Francisco... Fisherman est évidemment très touristique mais il est plaisant de s'y promener en admirant les boutiques, la foule qui fait la queue devant chez Boudin (je goûte leur pain et le trouve un peu acide), les crabes qui s'amoncèlent devant les restaurants à poissons, le « Lefty's », magasin réservé aux gauchers, comme dans les Simpsons... et puis Pier 39 et ses lions de mer, toujours présents au rendez-vous et visiblement décontractés, somnolant et entassés sur leur ponton.
Départ pour Alcatraz en nocturne. Le soleil se couche et même si la vue sur la baie n'est pas idéale (le brouillard ne nous laissera pas même entrevoir le Golden Gate), l'arrivée sur l'île reste magique, accompagnés par des nuées de mouettes (dont une très grande colonie vit là) et par les pélicans, alcatraz... S'il est déjà étrange de visiter une prison, il est encore plus inhabituel de s'y aventurer la nuit, ce qui suscite une légère excitation teintée de mystère. Nous traversons donc la prison sur les traces de tous les prisonniers qui nous ont précédés, et nous écoutons certains d'entre eux nous raconter la vie ici, via l'audioguide. Les cellules, le réfectoire, l'hôpital éclairé par des lanternes... les allusions aux films qui ont rendu « The Rock » mondialement célèbre. Nous terminons la visite par une petite conférence nocturne sur la fuite la plus célèbre d'Alcatraz et le mystérieux rôle joué par la lune dans cette histoire puis nous prenons le bateau du retour, pressés de retrouver un peu de chaleur. Une visite très instructive et agréable.

Lundi 28 Juillet
Une journée dense de visites à San Francisco. Nous achetons le pass 3 jours pour les transports en commun et nous prenons le cable car jusqu'à Chinatown. Il est 10 heures, nous n'avons pas à attendre et pouvons nous asseoir pour contempler le spectacle des rues de San Francisco, montagnes russes grandeur nature surplombant l'océan. Le temps n'a pas changé, les rues sont peu animées jusqu'à Chinatown où se pressent les marchands en tous genres: meubles exotiques, légumes, encens, ginseng, cerfs-volants... et des dizaines de petits restaurants où on peut trouver des dim sum, spécialité du quartier. Les façades colorées, temples et pagodes en tous genres donnent l'impression d'avoir changé de continent.
Après déjeuner, nous changeons à nouveau d'ambiance puisque je tiens à visiter Mission, le quartier mexicain... on s'y rend en métro en passant par Castro, le quartier gay. Au delà de l'ambiance latino et des nombreuses taquerias qu'on pet y trouver, c'est surtout pour les murales que j'ai voulu visiter Mission. Ainsi, au hasard des ruelles, on se retrouve dans une enfilade de fresques colorées toutes différentes, souvent magnifiques, parfois politiques ou abordant des thèmes contemporains qui touchent la communauté. C'est simplement beau.


Cette ville est vraiment grande est malgré l'usage de modes de transport variés, on marche énormément. Après une pause à l'hôtel nous allons dîner dans le quartier italien de North Beach, histoire de faire un saut au City Lights Bookstore, berceau de la contre-culture et de déguster des pâtes au Stinking Rose, restaurant à la gloire de l'ail dans tous ses états...
Mardi 29 Juillet
Aujourd'hui j'ai 30 ans à San Francisco. Nous allons visiter la baie et traverser d'abord le Golden Gate, que je n'ai toujours pas vraiment vu. De celui-ci, c'est le destin, je ne verrai que quelques piliers rouges émergeant du brouillard et rien de plus...
Et puis, passé le pont et quelques kilomètres après celui-ci, le soleil apparaît comme s'il avait toujours été là, à nous attendre juste de l'autre côté du pont. Nous découvrons Sausalito et ses mignonnes maisons flottantes puis nous prenons la route côtière. Une route aux points de vue vraiment magnifique (notamment Muir Beach Overlook, chemin comme suspendu au dessus de l'océan, serpentant sur une falaise en à pic) mais route abominable avec ses 12 miles de virages en épingles, à l'aller comme au retour... Nous nous rendons à Bolinas et sa lagune peuplée d'oiseaux, petit village étrange, dernier village hippie où l'on croise des enfants peignant une glisière de sécurité à l'entrée de la ville. Bolinas c'est une nature préservée et splendide, quelques personnages hauts en couleur, des marchands de miel bio, des artistes, des oeuvres d'art décalées un peu partout... Un endroit où on a un peu le sentiment de déranger et où il doit faire bon se retirer du monde et vivre en harmonie avec la nature.


Après ce périple côtier, cap sur Sonoma et le Wine County, pays où les vignes s'étendent à perte de vue, me rappelant ma Bourgogne natale. Sonoma est ne vile typique de l'époque coloniale mexicaine, une ville où on pourrait encore croiser Zorro et Tornado, avec son Presidio et ses maisons en adobe.
En ce jour particulier, nous nous offrons un enveloppement de boue aux herbes, typique de la région. Je ressors perplexe de ce rituel étrange où se retrouve plongé dans le noir, recouvert de boue et enveloppé par des tonnes de couvertures. Un saut ensuite à l'outlet de Napa et le soir, dîner sur Cow Hollow, quartier chic de San Francisco, dans un élégant et renommé resto italien où on m'apporte ma part de gâteau avec une petite bougie... C'est une belle journée, même si j'apprends le soir que la terre a tremblé à Los Angeles, ce qui m'angoisse un peu même si je sais qu'il n'y a eu aucun dommage. Je m'endors en rêvant de tremblements de terre...
Mercredi 30 Juillet
Incroyable, il fait beau! On commence par une promenade en bord de mer près de Fort Mason, on parviendrait presque à voir ce fameux pont qui joue les arlésiennes et Alcatraz qui semble tout près. On prend ensuite le cable car jusqu'à Union Square, paradis du shopping: Macy's, Neiman Marcus, Tiffany, les plus grandes enseignes se pressent autour de cette grande place carrée, comme son nom l'indique. Depuis la passerelle arrière, les trajets en cable car sont vraiment impressionnants, j'ai une pensée pour Starsky et Hutch... Nous déjeunons en terrasse au dernier étage de Macy's, à la Cheesecake Factory, dont par le plus grand des hasards on fête le 30ème anniversaire, tous les cheesecake sont à 1€ du coup c'est l'émeute et on se retrouve avec 3 parts énormes histoire d'en profiter! Un choix un peu ambitieux. L'après-midi, je pars en solitaire à la découverte de Haight Ashbury, le quartier hippie de la ville. Détour d'abord par Alamo Square et ses Painted Ladies, que je parviens à photographier en bravant le vent glacial qui s'est soudain mis à souffler en haut de la colline qui surplombe la rue.
Le quartier regorge de maisons typiquement victoriennes de toutes les couleurs, rappelant la vie d'un autre temps. A Haigth Ashbury, celles-ci se mêlent aux boutiques new age peintes de dessins psychédéliques, aux boutiques de pipes en verres, de vêtements d'occasion, de tie and dye et de tatouages. L'ambiance y est vraiment décalée et les gens qui s'y promènent cultivent eux aussi ce décalage. 
C'est notre dernier jour à San Francisco, j'aime bien cette ville mais je me rends compte que je l'aime surtout au soleil, trop rare durant ce séjour. 3 choses amusantes que je retiendrai de S.F et de ses habitants: ils aiment le jogging ils aiment le shopping (et le feraient aimer à n'importe qui) ils aiment les chiens
Dommage qu'il fasse si froid...
Jeudi 31 Juillet
Nous voilà en route pour le Sud! Comme prévu mais ça me surprend toujours, on retrouve le soleil peu après avoir passé Bay Bridge. Direction Monterrey via la Silicon Valley (et ses bouchons). Nous visitons tout d'abord Carmel et surtout sa mission, un véritable îlot de calme et de verdure en pleine nature, avec son jardin exubérant où on peut même voir des colibris, son église espagnole, son petit musée retraçant la vie quotidienne à l'époque des missions...On ne regrette pas d'avoir fait ce petit détour, avant de rejoindre l'aquarium de Monterrey.
Beaucoup de monde dans cet aquarium mondialement réputé mais ça vaut le détour: des aquariums géants contenant des milliers de litres d'eau parfois sur deux étages, peuvent contenir un ban de sardines entier, thons, requins, etc et bien sûr d'innombrables « jelly », méduses de toutes tailles et de toutes couleurs, formant des ballets féeriques. Il y a aussi des loutres, de rivière et de mer ainsi que de sympathiques bassins où on peut toucher concombres de mer, raies ou petits poissons...
Ce soir-là, j'ai réservé dans un très beau B&B sur Pacific Grove, donnant sur l'océan et la côté déchiquetée, où l'on peut prendre l'apéritif en contemplant la mer. A quelques centaines de mètres, sur une plage protégée, on peut apercevoir à travers le grillage un banc de phoques gris, dorant au soleil...
Au vu d'un tel contexte, il serait dommage de ne pas profiter du coucher de soleil et nous allons le contempler sur une plage un peu plus loin. La marée est montante, les vagues s'écrasent sur les rochers dans des gerbes d'écumes tandis que des pélicans et même des oies sauvages passent au ras des vagues. C'est vraiment un beau spectacle...
Vendredi 1er Août
Big Sur. Sans doute un des lieux les plus sauvages et les plus beaux du pays, des dizaines de kilomètres de côte déchiquetée préservés, sans une seule villa pour venir la défigurer, un mélange de Bretagne et de Côte d'Azur dans ce qu'elle a de plus beau s'étale sur des kilomètres le long de la route n°1, la route côtière. Arrivés au village de Big Sur, les pancartes « We love you firefighters » célèbrent la reconnaissance des habitants, les pompiers ayant réussi a stopper les récents incendies souvent au ras des maisons. Dans l'air flotte encore une odeur de fumée, rappelant à tous la chance que tous ces magnifiques paysages aient pu être préservés. Après un bref arrêt au Henry Miller Memorial, étrange petit havre de paix un peu hippie, la route se poursuit, enchaînant les paysages côtiers à couper le souffle, jusqu'à Hearst Castle.
J'hésitais à visiter ce château étrange, paradis rêvé d'un vrai milliardaire, délire hispanique avec tourelle, fontaine égyptienne, parc immense... Finalement on ne regrette pas cette visite encadrée par un guide sympathique, ne serait-ce que pour ces deux piscines immenses, l'une surplombant la mer et l'autre intérieure, toute en marbre, dont la beauté laisse rêveur et nous donnerait presque envie de rejouer au casino, toucher du doigt la possibilité d'accéder à une telle vie.
Samedi 2 Août
Une longue route jusqu’à San Diego nous attend, la dernière grande étape de notre périple. Les 3500 km de ce voyage n’auront finalement pas été trop pesants, sans doute grâce aux nombreuses étapes effectuées. Nous faisons tout d’abord un crochet par Lompoc, la ville de l’horticulture et des champs de fleurs, nichée au creux d’une vallée. En août la saison et déjà bien avancée mais il reste quand même quelques jolis paysages bucoliques à saisir au passage…
Arrivée à Santa Barbara en pleine « Fiesta » mexicaine, c’est le rêve pour moi qui souhaite tant découvrir ce pays lors d’un prochain voyage. Santa Barbara semble ainsi être retournée au temps de son passé mexicain, beaucoup de gens sont costumés et de nombreuses familles vendent dans la rue d’étranges œufs peints remplis de confettis, qu’on peut jeter sur ses amis ensuite…
Les rues sont envahies d’étals d’artisanat, de stand de tacos ou de margaritas, un orchestre joue en live sur la place… tout cela colle parfaitement au décor de cette ville élégante, hispanique et pleine de charme où j’aurais aimé m’attarder plus longtemps… mais notre prochaine étape nous attend et en harmonie avec le thème de cette journée, j’ai réservé un merveilleux B&B (Vintage Sol), une casita rien que pour nous décorée à merveille par une mexicaine cordon bleu et antiquaire, une sorte de modèle féminin pour moi ! Ici deux parts de lemon pie maison nous attendent dans le frigo, on écoute du jazz à la lueur des bougies et on prend le petit déjeuner dans le patio, un régal…
Dimanche 3 Août
Si j’ai choisi d’aller jusqu’à San Diego, c’est bien sûr pour visiter son zoo, et même ses zoos puisque j’ai investi dans le billet combiné San Diego Zoo/Wild Animal Park, au détriment de Sea World (je n’allais quand même pas imposer 3 parcs animaliers en deux jours à mon compagnon de route, tout le monde a ses limites)… On débute donc la visite tôt le matin pour éviter la foule et on file droit en direction de l’enclos des pandas, où je sais qu’il y aura très vite la queue (oui à San Diego on fait véritablement la queue pour voir des pandas…). C’est vrai qu’il est impressionnant ce face à face avec ces énormes nounours noir et blanc, qui nous regardent en mâchouillant leur tige de bambou.
Le bébé est là aussi (c’est son anniversaire, un an aujourd’hui d’où une présence de la presse assez impressionnante), s’entraînant à évoluer dans les arbres de son enclos… la proximité avec les animaux est assez exceptionnelle. Le zoo de San Diego est situé dans un canyon, c’est donc très vallonné et on hésite pas à utiliser le téléphérique qui traverse tout le parc pour aller voir « Bear Plunge », l’impressionnant bassin des ours blancs où on peut régulièrement les voir plonger et nager, ce qui à mon sens et l’une des plus belles choses qu’il soit donné d’observer dans le monde animal (en France aussi, on peut avoir cette opportunité au zoo d’Amneville, au moment du repas des ours). A voir aussi, les nombreux autres enclos des ours nichés dans le canyon, la balade en bus à deux étages, à faire plutôt le matin (à partir de midi, la plupart des animaux, pas bêtes, vont dormir à l’ombre), la possibilité de nourrir les girafes… Un très beau parc pour une jolie balade. Après une pause à l’hôtel, on part faire une escape sur l’île de Coronado, accessible par un pont et où le célèbre complexe hôtelier Del Coronado tient une place de choix. On se contente d’aller admirer un très beau coucher de soleil sur l’une de ses plages, avant de rejoindre le Gaslamp Quarter, quartier « historique » animé de San Diego, pour dîner chez Donovan, célèbre Steak House de la région (parfait pour célébrer l’anniversaire de mon ami carnivore). A notre retour dans la chambre, notre hôtesse a préparé du chocolat chaud et un gâteau d’anniversaire avec une bougie…
Lundi 4 Août
J’ai longtemps hésité à aller jusqu’à Tijuana, bien consciente du fait que cette ville ne me donnerait absolument pas l’image du Mexique que j’attends, une ville frontière où les américains viennent faire du shopping de médicaments et se saoûler, une ville dangereuse où le narcotrafic n’est pas une légende. C’est en voyant les prix pratiqués par les boutiques du Bazaar del Mundo, un centre commercial reconstituant une place du marché mexicaine à San Diego, que j’ai finalement cédé à mon impulsion initiale : poser un pied au Mexique, peu importe où et acheter quelques vrais bibelots mexicains. Nous sommes donc allés jusqu’à San Ysidro pour gare la voiture, avons payé le bus qui nous a déposé directement Avenida de la Revolucion après un passage à la frontière sans problème. Là-bas évidemment on est constamment accosté par des vendeurs en tous genres, robes, faux bijoux en argent, propriétaires d’ânes peints en zèbres (je ne m’explique toujours pas ce détail) tirant un chariot pour la photo souvenir… Il y a pourtant quelques vraies boutiques d’artisanat où je trouve mon bonheur et où je peux enfin un peu pratiquer mon espagnol, m’attirant la sympathie du vendeur qui par ailleurs est un grand fan d’Edith Piaf. On mange aussi de bonnes enchiladas dans un restaurant un peu plus retiré de la rue et on reprend le bus en début d’après-midi. Je ne suis pas déçue car je m’attendais à eu près à ce que j’ai trouvé à Tijuana et puis je suis quand même heureuse d’avoir pu discuter un peu et rapporter quelques souvenirs. Le retour aux Etats-Unis, il fallait s’y attendre, prend beaucoup plus de temps que l’aller. Alors que nous sommes loin des jours et des horaires de pointe, il faudra 1h30 pour passer la douane… je pense aux coyotes qui chassent tous ceux qui essaient de passer cette frontière au péril de leur vie parfois, je pense à ce mur qu’ils construisent là comme pour se protéger de la pauvreté des gens qui vivent ici. La dernière étape du voyage sera au bord de mer, à Carsbald, au Pelican Cove Inn, un autre charmant B&B tenue par une énergique et bavarde américaine. J’aimerais voir le Wild Animal Park au coucher du soleil, quand les animaux se réveillent un peu, alors nous y allons et arrivons vers 18h, quand la plupart des visiteurs sont partis. Le parc ferme à 21h en été. Il est lui aussi immense, avec une plaine africaine à couper le souffle, immense, où les animaux peuvent évoluer en quasi liberté. Au Lion Camp, on peut voir des lionceaux de un an batifoler dans l’herbe à à peine un mètre de nous, sans grillage, c’est très agréable.
On prend ensuite le tram qui fait le tour de la plaine, juste à l’heure pour assister en même temps au coucher du soleil. Girafes, rhinocéros, buffles… paissent en liberté, le soleil se couche, c’est magique, on se croirait presque dans la savane et notre guide nous dit que c’est son heure préférée pour faire la visite. La nuit est tombée et la plupart des chemins d’accès du parc sont fermés, surprise. On ne verra donc rien d’autre et on décide de revenir demain, puisque notre billet nous l’autorise.

Mardi 5 Août
C’est le jour du départ mais comme nous prenons l’avion à 23h à Los Angeles, il nous reste encore un peu de temps. Retour donc au Wild Animal Park où nous pouvons observer les condors, nourrir de grosses perruches multicolores, caresser antilopes et biches dans un enclos prévu à cet effet, bref apprécier ce zoo où la encore, le luxe de l’espace permet semble-t-il de donner une vraie qualité de vie aux animaux tout en permettant au visiteur d’en prendre plein les yeux. Nous revenons sur Los Angeles en passant par Newport Beach, un dernier centre commercial (quoi, encore ?😉) et on rend la voiture avant de nous envoler vers Paris…
Voilà, pour tous les détails pratiques et autres conseils que je pourrais éventuellement donner, je suis à votre disposition... 🙂
Voici le plan de route: 1-Vol direct pour Los Angeles– Long Beach 2- Los Angeles 3- Las Vegas 4- Las Vegas 5- Death valley Lone Pine 6- Yosemite / Mariposa 7->10 San Francisco 11- Monterey Carmel Pacific Grove 12- Big Sur/ Hearst Castle /Santa Maria 13->14 San Diego 15- Carsbald 16- Los Angeles
Et voici le récit :
Lundi 21 Juillet
Après un long voyage (11 heures de vol, 2 heures de retard, 2 heures de douane et de formalités pour récupérer la voiture de location, une Toyota Corolla choisie à regret par pragmatisme, pour sa consommation raisonnable, au détriment des Chevrolet et autres...) nous voici à L.A Plus exactement à Long Beach, un peu en retrait du centre de cette ville qui n'en a pas vraiment, au bord de la mer, après un court temps passé sur des routes 2*6 voies bordées de palmiers, de lauriers roses et d'hibiscus en fleurs. Pour cette première nuit, j'avais réservé la chambre Vagabond, à Turret House, incroyable maison victorienne aux allures de manoir hanté, où nous rentrons avec le code fourni par email et nous nous installons « comme chez nous », en l'absence des propriétaires. Une lumière tamisée illumine chaque pièce, le frigo est plein, une musique douce anime la maison, des livres sont éparpillés autour du piano et dans le jardin, la fontaine glougloute: sur la table des pêches attendent qu'on les goûte et le jacuzzi fume. Une lettre de bienvenue contenant la clé de notre chambre nous confirme que nous ne nous sommes pas trompés d'adresse, un chat vient à notre rencontre... La « Vagabond Room » est à l'image de ce rêve inhabité, parfaite avec sa baignoire à l'ancienne et son immense lit où s'empilent les coussins damassés. Au pied du lit une ancienne malle de voyage somnole. Chaque détail semble avoir été pensé avec soin par ce couple d'hommes d'âge mûr, bronzés et athlétiques, que nous croiseront bien plus tard. Epuisés par le voyage et neuf heures de décalage horaire, nous allons nous rassasier d'énormes burritos au Cinco de Mayo, petit resto mexicain familial de quartier.Enfin, malgré l'heure tardive, nous ne résistons pas à l'opportunité de se baigner dans un «hot tub » à la lueur des lampions et de la nuit étoilée. Pour nos premières heures à Los Angeles, que rêver de mieux...
Mardi 22 Juillet
Dans notre maison enchantée, la journée commence de façon aussi féerique qu'elle s'est terminée. A peine le temps de saluer, Jeff, notre hôte, qui termine la préparation du petit-déjeuner et nous voilà seuls dans une salle à manger victorienne, bercés par la musique classique, face à une pyramide de confitures bio, de salade de fruits fraîche, de céréales, de thés, de scones et de bagels... Prendre le thé dans de la porcelaine fine et se croire seuls a monde, c'est un sentiment délicieux. Nous découvrirons plus tard, le lendemain, que nous n'étions pas les seuls habitants de la maison, mais l'illusion fut parfaite, petit-déjeuner matinal (7 heures) aidant. Le décalage horaire a du bon parfois, elle donne l'impression d'avoir bien plus de temps encore pour explorer les lieux et profiter pleinement du voyage. Levés tôt, nous partons admirer le Queen Mary, paquebot assez impressionnant même s'il restera désormais pour toujours à quai... Ravie, j'aperçois mon premier pélican brun (on s'apercevra sans doute assez vite que j'aime profondément les animaux, c'est d'ailleurs un des axes de mes choix de vacances...). Un tournage semble se préparer autour du bateau, donnant le ton de cette journée, placée sous le signe d'Hollywood (dont on cherchera d'ailleurs en vain et à la tombée de la nuit les lettres sur la colline, mais c'est peine perdue...). Après cette étape maritime, découverte des embouteillages de Los Angeles puis arrivée aux Universal Studios, où nous entrons en traversant le Village, délire coloré et démesuré où se côtoient gorille, guitare géante, sock shop, magnet shop, popcorn shop (une tendance américaine à la spécialisation se dessine). C'est tout de même impressionnant, plus qu'à Orlando, que je connais déjà, tout comme les décors des attractions que nous allons expérimenter: Jurassik Park (très humide), la maison hantée, les vrais décors du Studio Tram Tour mais aussi le Simpson Ride, attraction selon nous la plus jubilatoire du parc, que nous parcourons en privilégiés grâce à nos exorbitants Front of Line Pass. 18h: direction Walk of Fame, Hollywood Boulevard, le Chinese Theatre où je mets ma main dans l'empreinte d'Emma Watson l'air de rien, en essayant de ne pas me faire trop remarquer. Le quartier est très joli au coucher du soleil, dans le clignotement des néons, mais la fatigue nous empêche d'en profiter pleinement... De retour au parking, nous croisons Batman dans la galerie marchande, sortant probablement des toilettes... C'est ça, Hollywood...
Mercredi 23 Juillet
Ce matin, nous quittons Los Angeles et notre nid douillet victorien. J'ai rencontré les chiens de la maison, deux gentils bouledogues un peu étranges et comme on avait un peu d'avance (encore un réveil matinal...), nous sommes allés à la plage. J'ai une faiblesse particulière pour la plage au petit matin, quand elle est encore déserte et qu'on peut courir dans les vagues en photographiant les mouettes de passage. Le soleil est là, c'est une belle journée. Nous sommes en route pour Corona, la ville du Fender Museum, étape incontournable pour réaliser le rêve de mon compagnon de voyage et le visiter enfin. C'est un tout petit musée plein de guitares signées ou non par des stars, détaillant les étapes de fabrication de ces légendaires instruments, avec une exposition consacrée à Johnny Cash et une petite boutique souvenir, parfait pour les vrais fans (qui prendront soin de se renseigner sur les jours et heures d'ouvertures, assez alambiqués).
Jeudi 24 Juillet
Aujourd'hui, je compte bien profiter de la journée et de la nuit restant à Las Vegas pour continuer d'explorer la ville et ses merveilles. Nous commençons la journée en testant le buffet du Luxor à 7 heures du matin, une heure où les casinos sont extrêmement tranquilles, un peu somnolant... Un solide petit-déjeuner parfait pour une journée si dense où nous irons d'abord du Luxor au Paris en passant par le MGM et le Tropicana. Tous les casinos sont différents mais en même temps semblables par leur exubérance et leur gigantisme. Le Paris Las Vegas est admirable dans sa reconstitution des qua de Paris, on se croirait revenu à la maison... le faux ciel peint en trompe l'oeil (qu'on retrouve au Venetian ou au Caesar) donne une lueur presque naturelle à l'ensemble, on s'y croirait.
Parcourir le Strip à midi n'est recommandé par personne, la chaleur est étouffante et le soleil piquant mais il faut braver cela pour profiter un peu de cette étape et la climatisation généreuse et omniprésente permet de survivre à tout cela relativement facilement. Je décide néanmoins de quitter temporairement l'univers du jeu pour rejoindre celui du shopping, au Premium Outlet Center. Je ne me considère pas comme une accro du shopping, loin de là et je dépense rarement des fortunes en vêtements. Si je choisis de faire ce détour par l'outlet, c'est surtout parce que tout le monde en parle sur les forums et autres et qu'il semblerait inconvenant de ne pas profiter d'un euro outrageusement fort par rapport au dollar. C'est donc avec surprise que je me retrouve prise au piège de la consommation, émerveillé par l'abondance, la nouveauté et l'abondance des centres commerciaux américains... Après deux heures je ne suis pas rassasiée, il faudra en visiter d'autres, si possible... en attendant il est l'heure d'une pause bien méritée et d'une sieste. J'en profite pour expérimenter la piscine, en tous points conformes à mes fantasmes de série télé avec ces garçons musclés jouant au ballon dans une piscine peu profonde, ces fontaines, ces filles en bikini et son DJ diffusant de la musique forte, pendant que les nantis se détendent dans leur bungalow privé tendu de toile de lin... La soirée commence, nous nous rendons au Venetian, réplique impressionnante de Venise avec palais des doges, gondoliers et pont des soupirs... moi qui ne connaît pas encore cette ville, ce casino me donne presque envie de m'y rendre.
Nous continuons ensuite à flâner, entrons au Casino Royale, en hommage à 007 puis au Caesar Palace (immense, trop immense si bien qu'on s'y perd). Juste le temps d'entrevoir le ballet des fontaines du Bellagio avant de reprendre le Deuce pour rejoindre l'hôtel et s'endormir, fourbus...
Vendredi 25 Juillet
Encore un réveil matinal pour moi ce matin, je vais jouer une dernière fois sur les machines, où je gagne rapidement 10$ de plus que ma mise, que je décide d'empocher sans trop insister, heureuse de ma minuscule victoire. Avant d'affronter la Vallée de la Mort, nous passons prendre le petit-déjeuner à la Maison du Pancakes, les meilleurs de Las Vegas parait-il, où je fais un festin de pancakes aux fraises et à la chantilly maison. Death Valley, que de craintes et de fantasmes projetés sur ce lieu que tout le monde s'accorde à éviter durant les chaleurs de l'été... Nous attaquons une longue route au travers d'un désert plein de touffes d'herbes sèches et de drôles d'arbustes à épines (dont je ne connais malheureusement pas le nom) qui peu à peu se transforment en amas rocheux, collines multicolores... A Death Valley Junction, nous achetons l'eau qu'on nous suggère de prendre en quantité, en cas de défaillance mécanique, au milieu de ce désert certes habité, muni d'infrastructures et de routes goudronnés mais un désert quand même, avec ces dangers, ces serpents et surtout sa chaleur... Je ne saurais pas dire la température exacte qui régnait là-bas: 45, 50 degrés... mais la chaleur était en tous cas si intense qu'en montant la colline de Zabriskie Point, bravant une brise brûlante, mes jambes semblaient liquides.
J'apprécie néanmoins la majesté du lieu, le panorama de montagnes couleur ocre, jaune ou orangé. Nous voilà à midi dans la vallée de la mort.La route semble moins hostile que je ne l'aurais cru, sauf sur la fin où il faut endurer des kilomètres de lacets mais les paysages sont superbes, lunaires, grandioses. Nous faisons peu d'arrêts car malgré tout nous ne sommes pas très fiers au milieu de ce désert, même si nous ne sommes pas seuls et nous coupons souvent la climatisation pour préserver le moteur, au détriment de notre température corporelle... finalement les litres d'eau achetés ne sont pas inutiles.
On ne s'éternise pas, heureux d'avoir « survécus » et avec une pensée pour ceux qui passaient là en chariot, en route pour les mines. On se réfugie dans notre sympathique hôtel de Lone Pine, tout proche de la Sierra Nevada, où les paysages sont bien différents et de nouveaux accueillants, c'est fou comme en si peu de distance, tout peu changer. Le motel où nous dormons a hébergé parait-il John Wayne et d'autres célébrités du monde du western, en tournage par ici, il fourmille de souvenir et cette toute petite ville aux allures de village de montagne est bien agréable, à la nuit tombée. Nous dînons au Seasons, le restaurant « gastronomique » de la ville, où l'on constate que le service à l'américaine est encore bien loin, niveau style, de celui de nos restaurants parisiens... cela dit, on y gagne en convivialité et la nourriture est excellente. Notre journée s'achève par une promenade dans la grande rue de la ville, bordée de prés où paissent quelques chevaux et surplombés par la montagne...
Samedi 26 Juillet
La route depuis Lone Pine jusqu'au Tioga Pass est magnifique, on y croise d'anciens paysages volcaniques occupés par des lacs, dont le célèbre Mono Lake et ses concrétions calcaires, où l'on s'arrête un moment pour admirer le paysage, tout comme les mouettes (géantes!) qui vivent là. De nombreux peintres amateurs ou non semblent apprécier le lieu eux aussi.
Nous entrons donc dans Yosemite Park par la route des crêtes et je suis soulagée de ne pas me retrouver engluée dans un flot ininterrompu de touristes, comme je le craignais un peu. Evidemment, nous ne sommes pas seuls en plein mois de juillet, un samedi, mais le parc semble bien assez grand pour tout le monde (cette remarque sera contredite plus tard, aux abords du village, où un embouteillage monstre nous fera renoncer à y faire un saut). Nous roulons donc dans les montagnes, traversant la verdoyante vallée de Tuolumne Meadows où serpente la rivière Merced, invitant à la baignade. Je lis avec avidité tous les documents concernant les ours fournis par le Visitor Center et même si nous croisons quelques « Bear Sanctuary », nous n'en verrons aucun. Néanmoins, ma soif de rencontre animalière sera étanchée un peu plus tard à moindre échelle. Nous faisons un arrêt pique-nique sur les berges du lac Tenaya, paradisiaque lac de montagne translucide à 3000 mètres d'altitude bordé de sapins auquel, grâce à la magie des parcs américains, on peut accéder en voiture, sans effort, c'est presque trop facile 😉
Après une brève tentative, nous évitons donc la vallée et son village pour nous diriger directement vers Mariposa Grove et sa forêt de séquoias vraiment géants. Ces arbres qui furent sauvés d'une exploitation commerciale grâce à la qualité médiocre de leur bois nous contemplent de haut et la balade est agréable. C'est là que je peux observer ma première biche, broutant impassible parmi les séquoias et ne se souciant guère de ces touristes qui la mitraillent avec leurs appareils.
Il ne reste qu'une petite heure de route et sur le chemin, nous admirons les couleurs orangés du ciel, couleurs un peu étranges à cette heure mais je mets ça sur le compte des orages de fin d'après-midi, courant dans cette région, parait-il. Le GPS nous mène vers notre foyer pour la nuit, une belle maison victorienne située en retrait sur les collines de Mariposa. Nous ne remarquons rien, pas même en arrivant sur place, quand une légère pluie de cendres nous accueille, un peu comme si quelques pétales de fleurs de cerisiers flottaient dans l'air. Originaires de Bourgogne, de Paris, nous avons la chance (et la stupidité) de ne pas avoir su reconnaître les signes d'un feu de forêt... Un violent incendie a commencé tout proche de Yosemite et notre nous informe que les pompiers peuvent donner le signal de l'évacuation dans les minutes à venir... Je suis bouleversée et en colère de ne pas avoir soupçonné le drame qui était en train de se jouer et la peur commence à m'assaillir. On nous conseille de ne pas chercher d'hôtel dans la région, une ville proche ayant déjà été entièrement évacuée. On retourne donc à Mariposa, après avoir croisé un barrage routier et le shérif qui commence à boucler certaines routes, pour prendre de l'essence et quitter la région au plus vite. Là, nous croisons des pick up bourrés à craquer de paquets, de valises, de chiens... et on comprend alors que ces gens se préparent au pire, qu'ils risquent de tout perdre.
Après une heure de route, nous trouvons une chambre libre, la dernière, dans la ville de Merced. Des pompiers logent aussi à l'hôtel, prêt à rejoindre ceux déjà sur place en renfort. Merced est une ville agricole, entourée de champs et de prés où paissent le bétail... ici tout est calme, on ne se douterait de rien. Quel curieux pays.
Dimanche 27 Juillet
San Francisco s'approche, au loin des nuages gris. Un peu perturbée par les événements de la veille, je crains d'autres incendies dans la région. En fait, c'est la brume glaciale qui enveloppe toute la baie, masquant même le haut des grattes-ciels... la différence de température est saisissante. Nous passons par Oakland où nous jetons brièvement un oeil au Jack London Square et au Farmer Market présent ce jour-là, tout ceci serait certainement bien plus agréable sous le soleil... Nous entrons dans San Francisco par Bay Bridge pour rejoindre notre hôtel, le Buena Vista Motor Inn, tout proche de Fisherman Wharf où nous partons en balade pour l'après-midi. Le soir, j'ai réservé depuis longtemps déjà notre visite nocturne d'Alcatraz. Je suis transie de froid et me retrouve contrainte, à l'image semble-t-il de ¾ des touristes présents, d'investir dans un sweat à capuche San Francisco... Fisherman est évidemment très touristique mais il est plaisant de s'y promener en admirant les boutiques, la foule qui fait la queue devant chez Boudin (je goûte leur pain et le trouve un peu acide), les crabes qui s'amoncèlent devant les restaurants à poissons, le « Lefty's », magasin réservé aux gauchers, comme dans les Simpsons... et puis Pier 39 et ses lions de mer, toujours présents au rendez-vous et visiblement décontractés, somnolant et entassés sur leur ponton.
Départ pour Alcatraz en nocturne. Le soleil se couche et même si la vue sur la baie n'est pas idéale (le brouillard ne nous laissera pas même entrevoir le Golden Gate), l'arrivée sur l'île reste magique, accompagnés par des nuées de mouettes (dont une très grande colonie vit là) et par les pélicans, alcatraz... S'il est déjà étrange de visiter une prison, il est encore plus inhabituel de s'y aventurer la nuit, ce qui suscite une légère excitation teintée de mystère. Nous traversons donc la prison sur les traces de tous les prisonniers qui nous ont précédés, et nous écoutons certains d'entre eux nous raconter la vie ici, via l'audioguide. Les cellules, le réfectoire, l'hôpital éclairé par des lanternes... les allusions aux films qui ont rendu « The Rock » mondialement célèbre. Nous terminons la visite par une petite conférence nocturne sur la fuite la plus célèbre d'Alcatraz et le mystérieux rôle joué par la lune dans cette histoire puis nous prenons le bateau du retour, pressés de retrouver un peu de chaleur. Une visite très instructive et agréable.
Lundi 28 Juillet
Une journée dense de visites à San Francisco. Nous achetons le pass 3 jours pour les transports en commun et nous prenons le cable car jusqu'à Chinatown. Il est 10 heures, nous n'avons pas à attendre et pouvons nous asseoir pour contempler le spectacle des rues de San Francisco, montagnes russes grandeur nature surplombant l'océan. Le temps n'a pas changé, les rues sont peu animées jusqu'à Chinatown où se pressent les marchands en tous genres: meubles exotiques, légumes, encens, ginseng, cerfs-volants... et des dizaines de petits restaurants où on peut trouver des dim sum, spécialité du quartier. Les façades colorées, temples et pagodes en tous genres donnent l'impression d'avoir changé de continent.
Après déjeuner, nous changeons à nouveau d'ambiance puisque je tiens à visiter Mission, le quartier mexicain... on s'y rend en métro en passant par Castro, le quartier gay. Au delà de l'ambiance latino et des nombreuses taquerias qu'on pet y trouver, c'est surtout pour les murales que j'ai voulu visiter Mission. Ainsi, au hasard des ruelles, on se retrouve dans une enfilade de fresques colorées toutes différentes, souvent magnifiques, parfois politiques ou abordant des thèmes contemporains qui touchent la communauté. C'est simplement beau.
Cette ville est vraiment grande est malgré l'usage de modes de transport variés, on marche énormément. Après une pause à l'hôtel nous allons dîner dans le quartier italien de North Beach, histoire de faire un saut au City Lights Bookstore, berceau de la contre-culture et de déguster des pâtes au Stinking Rose, restaurant à la gloire de l'ail dans tous ses états...
Mardi 29 Juillet
Aujourd'hui j'ai 30 ans à San Francisco. Nous allons visiter la baie et traverser d'abord le Golden Gate, que je n'ai toujours pas vraiment vu. De celui-ci, c'est le destin, je ne verrai que quelques piliers rouges émergeant du brouillard et rien de plus...
Après ce périple côtier, cap sur Sonoma et le Wine County, pays où les vignes s'étendent à perte de vue, me rappelant ma Bourgogne natale. Sonoma est ne vile typique de l'époque coloniale mexicaine, une ville où on pourrait encore croiser Zorro et Tornado, avec son Presidio et ses maisons en adobe.
Mercredi 30 Juillet
Incroyable, il fait beau! On commence par une promenade en bord de mer près de Fort Mason, on parviendrait presque à voir ce fameux pont qui joue les arlésiennes et Alcatraz qui semble tout près. On prend ensuite le cable car jusqu'à Union Square, paradis du shopping: Macy's, Neiman Marcus, Tiffany, les plus grandes enseignes se pressent autour de cette grande place carrée, comme son nom l'indique. Depuis la passerelle arrière, les trajets en cable car sont vraiment impressionnants, j'ai une pensée pour Starsky et Hutch... Nous déjeunons en terrasse au dernier étage de Macy's, à la Cheesecake Factory, dont par le plus grand des hasards on fête le 30ème anniversaire, tous les cheesecake sont à 1€ du coup c'est l'émeute et on se retrouve avec 3 parts énormes histoire d'en profiter! Un choix un peu ambitieux. L'après-midi, je pars en solitaire à la découverte de Haight Ashbury, le quartier hippie de la ville. Détour d'abord par Alamo Square et ses Painted Ladies, que je parviens à photographier en bravant le vent glacial qui s'est soudain mis à souffler en haut de la colline qui surplombe la rue.
C'est notre dernier jour à San Francisco, j'aime bien cette ville mais je me rends compte que je l'aime surtout au soleil, trop rare durant ce séjour. 3 choses amusantes que je retiendrai de S.F et de ses habitants: ils aiment le jogging ils aiment le shopping (et le feraient aimer à n'importe qui) ils aiment les chiens
Dommage qu'il fasse si froid...
Jeudi 31 Juillet
Nous voilà en route pour le Sud! Comme prévu mais ça me surprend toujours, on retrouve le soleil peu après avoir passé Bay Bridge. Direction Monterrey via la Silicon Valley (et ses bouchons). Nous visitons tout d'abord Carmel et surtout sa mission, un véritable îlot de calme et de verdure en pleine nature, avec son jardin exubérant où on peut même voir des colibris, son église espagnole, son petit musée retraçant la vie quotidienne à l'époque des missions...On ne regrette pas d'avoir fait ce petit détour, avant de rejoindre l'aquarium de Monterrey.
Beaucoup de monde dans cet aquarium mondialement réputé mais ça vaut le détour: des aquariums géants contenant des milliers de litres d'eau parfois sur deux étages, peuvent contenir un ban de sardines entier, thons, requins, etc et bien sûr d'innombrables « jelly », méduses de toutes tailles et de toutes couleurs, formant des ballets féeriques. Il y a aussi des loutres, de rivière et de mer ainsi que de sympathiques bassins où on peut toucher concombres de mer, raies ou petits poissons...
Ce soir-là, j'ai réservé dans un très beau B&B sur Pacific Grove, donnant sur l'océan et la côté déchiquetée, où l'on peut prendre l'apéritif en contemplant la mer. A quelques centaines de mètres, sur une plage protégée, on peut apercevoir à travers le grillage un banc de phoques gris, dorant au soleil...
Au vu d'un tel contexte, il serait dommage de ne pas profiter du coucher de soleil et nous allons le contempler sur une plage un peu plus loin. La marée est montante, les vagues s'écrasent sur les rochers dans des gerbes d'écumes tandis que des pélicans et même des oies sauvages passent au ras des vagues. C'est vraiment un beau spectacle...
Vendredi 1er Août
Big Sur. Sans doute un des lieux les plus sauvages et les plus beaux du pays, des dizaines de kilomètres de côte déchiquetée préservés, sans une seule villa pour venir la défigurer, un mélange de Bretagne et de Côte d'Azur dans ce qu'elle a de plus beau s'étale sur des kilomètres le long de la route n°1, la route côtière. Arrivés au village de Big Sur, les pancartes « We love you firefighters » célèbrent la reconnaissance des habitants, les pompiers ayant réussi a stopper les récents incendies souvent au ras des maisons. Dans l'air flotte encore une odeur de fumée, rappelant à tous la chance que tous ces magnifiques paysages aient pu être préservés. Après un bref arrêt au Henry Miller Memorial, étrange petit havre de paix un peu hippie, la route se poursuit, enchaînant les paysages côtiers à couper le souffle, jusqu'à Hearst Castle.
J'hésitais à visiter ce château étrange, paradis rêvé d'un vrai milliardaire, délire hispanique avec tourelle, fontaine égyptienne, parc immense... Finalement on ne regrette pas cette visite encadrée par un guide sympathique, ne serait-ce que pour ces deux piscines immenses, l'une surplombant la mer et l'autre intérieure, toute en marbre, dont la beauté laisse rêveur et nous donnerait presque envie de rejouer au casino, toucher du doigt la possibilité d'accéder à une telle vie.

Samedi 2 Août
Une longue route jusqu’à San Diego nous attend, la dernière grande étape de notre périple. Les 3500 km de ce voyage n’auront finalement pas été trop pesants, sans doute grâce aux nombreuses étapes effectuées. Nous faisons tout d’abord un crochet par Lompoc, la ville de l’horticulture et des champs de fleurs, nichée au creux d’une vallée. En août la saison et déjà bien avancée mais il reste quand même quelques jolis paysages bucoliques à saisir au passage…

Arrivée à Santa Barbara en pleine « Fiesta » mexicaine, c’est le rêve pour moi qui souhaite tant découvrir ce pays lors d’un prochain voyage. Santa Barbara semble ainsi être retournée au temps de son passé mexicain, beaucoup de gens sont costumés et de nombreuses familles vendent dans la rue d’étranges œufs peints remplis de confettis, qu’on peut jeter sur ses amis ensuite…
Dimanche 3 Août
Si j’ai choisi d’aller jusqu’à San Diego, c’est bien sûr pour visiter son zoo, et même ses zoos puisque j’ai investi dans le billet combiné San Diego Zoo/Wild Animal Park, au détriment de Sea World (je n’allais quand même pas imposer 3 parcs animaliers en deux jours à mon compagnon de route, tout le monde a ses limites)… On débute donc la visite tôt le matin pour éviter la foule et on file droit en direction de l’enclos des pandas, où je sais qu’il y aura très vite la queue (oui à San Diego on fait véritablement la queue pour voir des pandas…). C’est vrai qu’il est impressionnant ce face à face avec ces énormes nounours noir et blanc, qui nous regardent en mâchouillant leur tige de bambou.
Le bébé est là aussi (c’est son anniversaire, un an aujourd’hui d’où une présence de la presse assez impressionnante), s’entraînant à évoluer dans les arbres de son enclos… la proximité avec les animaux est assez exceptionnelle. Le zoo de San Diego est situé dans un canyon, c’est donc très vallonné et on hésite pas à utiliser le téléphérique qui traverse tout le parc pour aller voir « Bear Plunge », l’impressionnant bassin des ours blancs où on peut régulièrement les voir plonger et nager, ce qui à mon sens et l’une des plus belles choses qu’il soit donné d’observer dans le monde animal (en France aussi, on peut avoir cette opportunité au zoo d’Amneville, au moment du repas des ours). A voir aussi, les nombreux autres enclos des ours nichés dans le canyon, la balade en bus à deux étages, à faire plutôt le matin (à partir de midi, la plupart des animaux, pas bêtes, vont dormir à l’ombre), la possibilité de nourrir les girafes… Un très beau parc pour une jolie balade. Après une pause à l’hôtel, on part faire une escape sur l’île de Coronado, accessible par un pont et où le célèbre complexe hôtelier Del Coronado tient une place de choix. On se contente d’aller admirer un très beau coucher de soleil sur l’une de ses plages, avant de rejoindre le Gaslamp Quarter, quartier « historique » animé de San Diego, pour dîner chez Donovan, célèbre Steak House de la région (parfait pour célébrer l’anniversaire de mon ami carnivore). A notre retour dans la chambre, notre hôtesse a préparé du chocolat chaud et un gâteau d’anniversaire avec une bougie…
Lundi 4 Août
J’ai longtemps hésité à aller jusqu’à Tijuana, bien consciente du fait que cette ville ne me donnerait absolument pas l’image du Mexique que j’attends, une ville frontière où les américains viennent faire du shopping de médicaments et se saoûler, une ville dangereuse où le narcotrafic n’est pas une légende. C’est en voyant les prix pratiqués par les boutiques du Bazaar del Mundo, un centre commercial reconstituant une place du marché mexicaine à San Diego, que j’ai finalement cédé à mon impulsion initiale : poser un pied au Mexique, peu importe où et acheter quelques vrais bibelots mexicains. Nous sommes donc allés jusqu’à San Ysidro pour gare la voiture, avons payé le bus qui nous a déposé directement Avenida de la Revolucion après un passage à la frontière sans problème. Là-bas évidemment on est constamment accosté par des vendeurs en tous genres, robes, faux bijoux en argent, propriétaires d’ânes peints en zèbres (je ne m’explique toujours pas ce détail) tirant un chariot pour la photo souvenir… Il y a pourtant quelques vraies boutiques d’artisanat où je trouve mon bonheur et où je peux enfin un peu pratiquer mon espagnol, m’attirant la sympathie du vendeur qui par ailleurs est un grand fan d’Edith Piaf. On mange aussi de bonnes enchiladas dans un restaurant un peu plus retiré de la rue et on reprend le bus en début d’après-midi. Je ne suis pas déçue car je m’attendais à eu près à ce que j’ai trouvé à Tijuana et puis je suis quand même heureuse d’avoir pu discuter un peu et rapporter quelques souvenirs. Le retour aux Etats-Unis, il fallait s’y attendre, prend beaucoup plus de temps que l’aller. Alors que nous sommes loin des jours et des horaires de pointe, il faudra 1h30 pour passer la douane… je pense aux coyotes qui chassent tous ceux qui essaient de passer cette frontière au péril de leur vie parfois, je pense à ce mur qu’ils construisent là comme pour se protéger de la pauvreté des gens qui vivent ici. La dernière étape du voyage sera au bord de mer, à Carsbald, au Pelican Cove Inn, un autre charmant B&B tenue par une énergique et bavarde américaine. J’aimerais voir le Wild Animal Park au coucher du soleil, quand les animaux se réveillent un peu, alors nous y allons et arrivons vers 18h, quand la plupart des visiteurs sont partis. Le parc ferme à 21h en été. Il est lui aussi immense, avec une plaine africaine à couper le souffle, immense, où les animaux peuvent évoluer en quasi liberté. Au Lion Camp, on peut voir des lionceaux de un an batifoler dans l’herbe à à peine un mètre de nous, sans grillage, c’est très agréable.
On prend ensuite le tram qui fait le tour de la plaine, juste à l’heure pour assister en même temps au coucher du soleil. Girafes, rhinocéros, buffles… paissent en liberté, le soleil se couche, c’est magique, on se croirait presque dans la savane et notre guide nous dit que c’est son heure préférée pour faire la visite. La nuit est tombée et la plupart des chemins d’accès du parc sont fermés, surprise. On ne verra donc rien d’autre et on décide de revenir demain, puisque notre billet nous l’autorise.
Mardi 5 Août
C’est le jour du départ mais comme nous prenons l’avion à 23h à Los Angeles, il nous reste encore un peu de temps. Retour donc au Wild Animal Park où nous pouvons observer les condors, nourrir de grosses perruches multicolores, caresser antilopes et biches dans un enclos prévu à cet effet, bref apprécier ce zoo où la encore, le luxe de l’espace permet semble-t-il de donner une vraie qualité de vie aux animaux tout en permettant au visiteur d’en prendre plein les yeux. Nous revenons sur Los Angeles en passant par Newport Beach, un dernier centre commercial (quoi, encore ?😉) et on rend la voiture avant de nous envoler vers Paris…
Voilà, pour tous les détails pratiques et autres conseils que je pourrais éventuellement donner, je suis à votre disposition... 🙂
L'Ouest américain: départ et retour à Denver (3 semaines) English translation pending
Bonjour,
Je me décide d'ouvrir un post dédié afin de ne pas faire n'importe quoi trop rapidement...🤪
En gros, nous sommes deux adultes et trois enfants (qui auront 4 ans 1/2, 8 ans et 10 ans en juillet 2019).
Nous aimerions partir trois semaines dans l'ouest mais avec départ et retour à Denver. Venant de Belgique, nous partirons de Bruxelles, c'est le plus pratique pour nous.
Pourquoi Denver? Car pour l'instant, il n'y a que via Icelandair (que l'on connait) qui donne un prix correct (+/- 4030€ pour nous 5).
Nos Estas et passeports sont ok (partis à NY cette année).
Pour la période, c'était soit juillet soit le congé de Pâques en avril. Au final, on a décidé de privilégier juillet malgré les désavantages de la chaleur, la foule etc.
Le but de ce post (dans un premier temps) est de savoir si c'est pas un peu dingue de partir de Denver pour faire une GROSSE boucle.
C-à-d → Denver, Las Vegas, LA, SF etc pour revenir par le nord sur Denver. En +/- 20 jours...😇
Si c'est totalement débile, nous devrions trouver des vols vers LA ou SF afin de faire une boucle plus petite. Du coup, prix encore plus conséquent mais autant faire les choses correctement, quitte à devoir post-poser ce voyage à 2020...🙁
Je vous remercie d'avance pour votre précieuse aide. Je m'en vais me documenter! 🙂
Je me décide d'ouvrir un post dédié afin de ne pas faire n'importe quoi trop rapidement...🤪
En gros, nous sommes deux adultes et trois enfants (qui auront 4 ans 1/2, 8 ans et 10 ans en juillet 2019).
Nous aimerions partir trois semaines dans l'ouest mais avec départ et retour à Denver. Venant de Belgique, nous partirons de Bruxelles, c'est le plus pratique pour nous.
Pourquoi Denver? Car pour l'instant, il n'y a que via Icelandair (que l'on connait) qui donne un prix correct (+/- 4030€ pour nous 5).
Nos Estas et passeports sont ok (partis à NY cette année).
Pour la période, c'était soit juillet soit le congé de Pâques en avril. Au final, on a décidé de privilégier juillet malgré les désavantages de la chaleur, la foule etc.
Le but de ce post (dans un premier temps) est de savoir si c'est pas un peu dingue de partir de Denver pour faire une GROSSE boucle.
C-à-d → Denver, Las Vegas, LA, SF etc pour revenir par le nord sur Denver. En +/- 20 jours...😇
Si c'est totalement débile, nous devrions trouver des vols vers LA ou SF afin de faire une boucle plus petite. Du coup, prix encore plus conséquent mais autant faire les choses correctement, quitte à devoir post-poser ce voyage à 2020...🙁
Je vous remercie d'avance pour votre précieuse aide. Je m'en vais me documenter! 🙂
Idées reçues et bizarreries sur les États-Unis English translation pending
Salut à vous, fans ou futurs-fans de ce magnifique pays 🙂.
Je n'ai pas souvenir d'un post où serait recensé les idées reçues (vraies ou non) & les bizarreries des USA. Je pense qu'on en parle pas assez. Si je me trompe, veuillez m'en excuser d'avance.
En complément, ce post traite des différences entre France les États Unis où l'on peut trouver de nombreux témoignages intéressants.
Aller, je me lance:
Les routes: Je sais pas où vous habitez mais j'ai toujours entendu dire que les routes aux USA étaient supeeeeeer larges... mais à part dans certaines villes (rue annexes de Moab par ex. où 6 voitures pourraient se croiser), les routes principales ou les routes telles que sunset, Hollywood bd ou autres ne sont pas plus larges qu'en Françe. Les différences de niveaux entre les routes et les parkings sont impressionnantes, tu passes trop vite, ça frotte! Ça doit être pour ça qu'ils ont tous des 4x4 😛
La robinetterie: (Je me souviens d'un post la dessus). Alors là, incroyable... il y a presque autant de principes de robineterie que d'hôtels (j'exagère à peine). Tourner/tirer/pousser/basculer/Etc... c'est un jeu ou quoi? Y'a même des fois, il a fallu quelques secondes pour trouver 😐. De plus, impossible d'économiser l'eau pour certains de ces robinets, pour avoir l'eau chaude, il faut tourner à fond. On ne peut pas avoir un simple filet d'eau chaude.
Le "bye": Par exemple, après avoir acheté des cartes postales, lorsque l'on quittait la caisse, on disait simplement "thank you" puis "bye" et dans la majorité des cas, on ne nous répondait pas ou alors il faisait une tête étrange 😮. Je ne pense pas qu'on ai rêvé, vous pouvez nous expliquer ??
L'éclairage : Dans la majorité de nos hôtels, les chambres ont toujours été (très) sombres et ne possédaient presque jamais de point d'éclairage central. En revanche, les lampes de chevet, de coin de pièce, de bureau, etc.. en veux-tu en voilà... ça prend du temps d'éteindre tout ça quand on quitte la pièce 🤪. Ils sont pas au point là dessus...
Voilà, c'est tout ce qui me vient à l'esprit pour le moment. Si vous avez des réponses ou d'autres points, n'hésitez pas 😉.
Je n'ai pas souvenir d'un post où serait recensé les idées reçues (vraies ou non) & les bizarreries des USA. Je pense qu'on en parle pas assez. Si je me trompe, veuillez m'en excuser d'avance.
En complément, ce post traite des différences entre France les États Unis où l'on peut trouver de nombreux témoignages intéressants.
Aller, je me lance:
Les routes: Je sais pas où vous habitez mais j'ai toujours entendu dire que les routes aux USA étaient supeeeeeer larges... mais à part dans certaines villes (rue annexes de Moab par ex. où 6 voitures pourraient se croiser), les routes principales ou les routes telles que sunset, Hollywood bd ou autres ne sont pas plus larges qu'en Françe. Les différences de niveaux entre les routes et les parkings sont impressionnantes, tu passes trop vite, ça frotte! Ça doit être pour ça qu'ils ont tous des 4x4 😛
La robinetterie: (Je me souviens d'un post la dessus). Alors là, incroyable... il y a presque autant de principes de robineterie que d'hôtels (j'exagère à peine). Tourner/tirer/pousser/basculer/Etc... c'est un jeu ou quoi? Y'a même des fois, il a fallu quelques secondes pour trouver 😐. De plus, impossible d'économiser l'eau pour certains de ces robinets, pour avoir l'eau chaude, il faut tourner à fond. On ne peut pas avoir un simple filet d'eau chaude.
Le "bye": Par exemple, après avoir acheté des cartes postales, lorsque l'on quittait la caisse, on disait simplement "thank you" puis "bye" et dans la majorité des cas, on ne nous répondait pas ou alors il faisait une tête étrange 😮. Je ne pense pas qu'on ai rêvé, vous pouvez nous expliquer ??
L'éclairage : Dans la majorité de nos hôtels, les chambres ont toujours été (très) sombres et ne possédaient presque jamais de point d'éclairage central. En revanche, les lampes de chevet, de coin de pièce, de bureau, etc.. en veux-tu en voilà... ça prend du temps d'éteindre tout ça quand on quitte la pièce 🤪. Ils sont pas au point là dessus...
Voilà, c'est tout ce qui me vient à l'esprit pour le moment. Si vous avez des réponses ou d'autres points, n'hésitez pas 😉.
Carnet de voyage été 2009: New York et l'Ouest américain English translation pending
Bonjour,
De retour, et comme promis avant notre départ, voici notre carnet de voyage, qui nous a permis de découvrir pendant 25 j New York et l'ouest américain durant le mois de juillet 2009. Vous trouverez d'autres messages sur la préparation de notre voyage dans le forum.
Jeudi 09/07 – L’envol vers les USA
Ca y est ! Nous sommes prêts et le départ s’annonce.
A Bordeaux, le pilote British Airways est aussi impatient que nous, voir plus, car il fait un faux départ : il met les gaz et freine au milieu de sa course d’élan. Demi-tour au milieu de la piste - Un peu de tension et d’inquiétude nous gagne ... Mais il se remet sur le plot de départ comme si il ne s’était rien passé et au GO du starter, remet la gomme et enfin s’envole. Ouf …
RAS sur le vol par la suite. Pas de problème non plus sur le transfert en bus entre Gatwick et Heathrow (le terminal 4 n’est pas tout proche des autres quand même). Ce transfert a quand même permis à Thomas de découvrir les célèbres bus anglais à 2 étages.
Avec le décalage horaire, c’est un peu du n’importe quoi pour les repas (17h30 ?? et 0h00)
A l’arrivée, transfert en bus jusqu’à notre hôtel proche de la Central Station et premier aperçu de Manhattan, de loin et de près en passant par Time Square.
Belle entrée en matière.
Avant de nous coucher à 9h30 (il est 3h30 du matin en France et la journée a été longue), nous décidons quand même du programme du lendemain – La statue de la Liberté pour commencer.
Vendredi 10/07 – J1 à New York
Réveil de bonne heure pour Thomas et Thierry : 05h00 à NY (11h en France, toujours un décalage de 6h mais c’est la dernière fois que je parlerai des heures françaises).
Sylvie et Romain font la grasse matinée en se levant à 6h30.
Je consulte les messages sur mon téléphone et super nouvelle : Romain a eu son brevet avec la mention TB. Very good news (merci papy et mamie). Sylvie fait partager sa joie aux voisins.
On fête immédiatement cela royalement en trinquant avec un verre d’eau (pas de café ni de jus d’orange) complété avec des chocos françaises.
Quelques SMS plus tard pour avertir tout le monde, on file prendre le métro new-yorkais pour aller à la pointe sud de Manhattan. Même pas le temps pour un petit café et nous voila partis sur le premier bateau, vers la grande silhouette si familière. La traversée est magnifique.
Avant d’attaquer la statue, un petit déjeuner au soleil et c’est parti.
Oups …, la queue s’est déjà formée et nous allons attendre presque 2 heures avant de pouvoir rentrer dans le socle de la Grande Dame. Petite déception car on ne pourra pas monter dans la tête qui vient d’ouvrir le 04 juillet après 8 ans d’interruption suite aux attentats des twin tower : il fallait réserver à l’avance car le nombre d’entrée est limité : et mince !!!
Un petit tour par la boutique de souvenirs et on part ensuite vers Ellis Island, superbe visite qui nous fait découvrir ce que pouvait ressentir les migrants souhaitant tenter leur chance aux US. Le retour en bateau nous offre une vue splendide sur Manhattan, avec ses tours et ses bâtiments de style si différents.
Thomas se fait quelques copains à notre descente du bateau et va nous faire un petit spectacle dans la rue avec quelques amis du Bronx.
On remonte ensuite à pied dans les rues animées, en passant a coté de la Bourse de NY et de Wall street, pour aller voir Ground Zero. C’est un grand trou en travaux, ce qui laisse quand même envisager l’ampleur de la catastrophe. On reprend le métro vers la Central Station, magnifique gare en marbre et de nombreux lustres superbes.
Malgré la fatigue de cette première journée, on fait quelques magasins : 1er achat de « Converse » pour Romain et un peu de nourriture pour le soir (on n’a pas la force de ressortir manger) et le petit-déj du lendemain. Retour à l’hôtel pour une petite douche, le diner et DODO.
Samedi 11/07 – J2 à New York
Visite Empire State pour commencer la journée. Vue la longueur des couloirs pour atteindre l’ascenseur, on est super content d’y être allé de bonne heure. Grosse déception car King Kong n’était pas là.
Point de vue magnifique avec un super temps et de la visibilité.
Premier Mc DO : A part la boisson, les portions ne sont pas forcement plus grosses qu’en France et la qualité est équivalente.
Constat confirmé : les américains sont super sympa : par exemple, la caissière de MACY nous fait 10% de réduction en allant nous chercher un bon spécial. Les employés sont en général partout très sympas.
Départ ensuite pour Time Square : quelle animation ! Cela grouille de partout et encore, on est en journée. On est dans la 10ème dimension ! Il y a quelques personnages surprenants.
Deux visites marrantes : Toys’r us et sa grande roue intérieure, et un magasin sur quatre étages entièrement dédié à M&M’s, des colonnes entières de M&M’s, ça nous a fait rêver !!.
On y reviendra un soir car cela doit aussi être impressionnant la nuit.
On laisse l’agitation et la foule pour aller au Musée d’art moderne (MOMA) : des toiles et œuvres très intéressantes.
Retour ensuite à l’hôtel en passant par le Waldorf Astoria où nous sommes rentrés dans le magnifique hall art déco de ce palace de luxe.
La marche a encore été plus longue qu’hier : demain, on circulera le maximum en métro et bus.
Dimanche 12/07 – J3 à New York
Dimanche 12/07 – J3 Messe Gospel à Harlem
Ce matin, comme tous les dimanches (ou presque !!!), nous irons à la messe.
Ici, c’est bien car on a le choix entre celle de 8h et celle de 11h : à l’unanimité (n’est ce pas les enfants ?), ce sera 11h.
Le voyage en bus sera intéressant car il nous permettra de passer très rapidement de Manhattan avec ses buildings à Harlem avec ses immeubles bas et parfois dégradés, alors que l’on est seulement à un bloc de Central Parc et ses maisons aux façades majestueuses. Le contraste est saisissant.
A notre arrivée vers l’église (merci Martine pour l’adresse) , nous nous mettons dans la file d’attente. Les fidèles rentrent d’abord au rez de chaussée et les touristes à l’étage ensuite. Ce moment nous permet de voir arriver quelques fidèles dans des tenues telles qu’on les imaginait. Les femmes ont mis leurs plus belles robes et les hommes leurs costumes, avec parfois un peu de « bling bling ». Il y a également quelques couleurs surprenantes de temps en temps mais cela est très authentique.
La messe sera un grand moment de bonheur : les chants sont magnifiques et il y a beaucoup d’émotion. Le spectacle est également dans la salle. Quelle surprise de voir les personnes danser, se lever, crier pour faire partager leur foi avec les orateurs ou encore se donner des accolades sur certains prêches.
Nous les avons accompagnés en rythmant leurs magnifiques chansons.
Thomas et Romain ont trouvé des enfants jouant à la DS pendant la cérémonie.
Cela va être dur la prochaine fois que nous irons à l’église de leur dire de ne pas bouger.
Cette messe fut un vrai moment de bonheur.
Dimanche 12/07 – J3 Suite de la journée
Après la messe, nous avons été dans Central Parc pour pique-niquer. Le parc est un havre de paix mais avec aussi une foule de sportifs.
Cela va du jogger qui pousse son enfant dans une poussette jusqu’à la personne âgée qui risque de tomber à chaque foulée. Les New-Yorkais sont fanas de sport.
L’après-midi, nous avons visité Guggenheim. L’exposition est consacrée à l’architecte Franck Lloyd Wright, véritable génie qui a conçu le bâtiment du musée Guggenheim. Nous avons tous les quatre étés passionnés par cette visite.
Après cette nourriture culturelle, nous sommes revenus à une réalité plus commerciale : le plus grand magasin de jouet de la ville Schartwz puis Apple Store, magasin qui présente en avant première dans le monde tous les produits Apple : pour Romain et Thierry gros moment d’émotion.
Enfin pour clore cette belle journée, nous sommes partis voir Time Square de nuit (toujours autant de monde et d’animation). Fin de la journée : Ouf !
Lundi 13/07 – J4 – Dernier jour à NY
Pour démarrer la journée, nous partons faire la traversée du pont de Brooklin à pied. C’est marrant d’être au dessus des voitures. Cette balade nous donne également de belles vues sur Manhattan.
Visite ensuite de Chinatown avec ses bazars et son agitation. Il suffit ensuite de traverser une rue et on se retrouve à Little Italy, avec ses cafés italiens (un peu cher le café : 4, 5 dollar le luxe total !mais au moins il est bon !) et ses décorations et peintures aux couleurs vertes, rouges et blanches. .
Cette journée est émouvante, nous avons conscience que nous allons quitter cette ville qui a su nous toucher. Nous aimons ce mélange de races, de conditions sociales : une vraie leçon de tolérance.
Lundi 13/07 – Transfert vers Las Vegas
2ème fouille au corps pour Thierry en 2 vols US. Qu’est-ce qui ne leur plait pas aux douaniers US ? Il a le look terroriste ? Au concours, Romain n’est pas loin derrière : 1 sur 2, pour lui. Les douaniers ont contrôlé avec insistance son sac qui contenait vous vous en doutez des objets très controversés : MP4, oreiller, livres…. Prochain test à San Francisco pour le retour (je devrais peut-être faire un petit excès de vitesse en voiture pour augmenter mon avance mais je ne suis pas sûr que mon coté joueur soit apprécié…)
Sur le vol New-York-Las Vegas, nous avons eu à nos cotés des voisins pittoresques. Deux dames tellement obèses qu’elles étaient coincées dans leurs sièges. Une jeune fille placée à leur droite à coté du hublot se faisait toute petite. Je ne vous dis pas quand celle-ci avait besoin d’aller aux toilettes ! Un monsieur ronflant comme un camion, mais aussi une autre jeune fille largement tatouée qui descendait les apéros comme des coca.
Lundi 13/07 – Arrivée Las Vegas et La voiture
Notre arrivée sur Las Vegas est royale : la ville s’est parée de toutes ses lumières pour nous recevoir. L’aéroport est luxueux. Il est tellement grand qu’il faut prendre un tram pour aller récupérer ses bagages. On est bien dans la ville du jeu : à peine débarqué, on entend déjà le bruit des machines à sous.
On prend également un grand coup de chaud : il fait 40° à 23h30.
Nous prenons possession de la voiture de location et là malgré la fatigue (rappelons qu’il est 1 heure du matin), nous avons eu le droit à un moment d’anthologie avec Thierry et la boîte automatique qui a suscité de bons délires. Qu’est ce que je fais de cette pédale et de ce levier ? Nous avons eu le droit à un tour du parking très comment dire…..haché ! Nous vous rassurons, il conduit maintenant comme un vrai pro.
Mardi 14/07 – Las Vegas et transfert vers Grand Canyon
Depuis que nous sommes arrivés à Las Vegas, le mot mal-bouffe prend toute sa mesure. Nous avons pris notre petit déjeuner sur le mode buffet en libre service. Certaines personnes ont mangé en un repas ce que nous n’avons pas mangé nous à quatre. Nous hallucinons devant les verres de coca dés le matin, la hauteur des gâteaux divers et variés posés dans les assiettes (record = 3 gaufres l’une sur l’autre avec de la confiture et recouvertes de chantilly). Les New Yorkaises étant minces et très élégantes, nous pensions que les médias exagéraient le problème de nutrition dans ce pays : nous pouvons affirmer le contraire. Emilianne, si tu veux travailler aux US, tu n’auras pas de problème à trouver de la clientèle.
Grosse chaleur dès que l’on sort de l’hôtel. Pour se balader en ville, on prendra la voiture la semaine prochaine. Petit tour rapide sur le célèbre Strip en voiture pour avoir une première vue des hôtels et de leurs décors qui semblent en carton pâte, et ensuite première grosse traversée en voiture (4h30) pour rejoindre Grand Canyon via le barrage Hooverdam (les grands œuvres et chantiers sont à la taille du pays)
Passage obligé par la mythique route 66 à Seligman et arrivée à l’hôtel de Tusayan. Super ! Il y a internet (ouf pour le blog) et une piscine : depuis le temps que Thomas voulait se baigner, à peine dans la chambre, il était déjà en maillot. Il avait raison : rien de mieux pour se détendre après les grosses chaleurs !!
Mercredi 15/07 – Grand Canyon
Avant de partir vers le grand canyon, on a réservé pour le tour en hélico : ce sera demain matin.
Arrivée au parc (merci Laurent et Valérie pour la carte d’entrée qui a fonctionnée) et premier point de vue grandiose. On en prend plein « les mirettes ». On passe au Visitor Center pour voir les ballades possibles. Ce sera «Bright Angel Trail », en version intermédiaire, 10 km et 4 à 6h prévue quand même. Super baptême de rando pour Thomas qui sera à la hauteur du défi. Notre petit cabri Romain a fait l’éclaireur loin devant pendant une grande partie de la remontée.
Pendant la descente, on a eu 3 gouttes de pluie qui ont essayé de nous dissuader d’aller plus loin. Peine perdue, et le soleil a de nouveau fait son apparition (près de 30 °). On a bu au moins 3 litres d’eau par personne.
Beaucoup d’écureuils tout au long du parcours : à la fin, on n’y faisait presque plus attention. Pendant le pique-nique, ils devenaient presque menaçants pour trouver de la nourriture.
Cette longue descente puis remontée est une manière très intéressante de découvrir et de retrouver le côté nature du canyon, surtout par rapports aux différents points de vue où il y a parfois beaucoup de monde. Au-delà du canyon, le parc est très sympa avec sa forêt de pins qui sent bon.
Retour à l’hôtel ensuite avec piscine avant d’aller manger et de rêver d’hélicoptère (on a vu les photos de Guylaine et Pascal sur leur blog et on salive déjà).
Jeudi 16/07 – Grand Canyon – hélico – Mexican Hat
Suite à la rando d’hier, les jambes commencent à se faire sentir.
Départ en hélico ce matin.
Superbe expérience : quelles sensations !!!!
C'était vraiment à faire.
Sylvie a bien entendu été tirée au sort pour être à côté du pilote, pendant que Thierry, Romain et Thomas essayait de compenser (en vain !!) les 250 kg du couple d’américain qui faisaient le vol avec nous.
Après ce voyage, retour sur terre via les navettes du parc qui nous permettent de voir différents points de vue. Nous repartons par la sortie Est et en profitant de la super vue du canyon depuis Desert View avec sa tour « ancienne » (1930 = ancien pour les Américains).
Traversée ensuite des territoires Navajo pour passer Monument Valley et arriver à Mexican Hat. Les paysages sont époustouflants.. Nous avons l’impression d’être au bout du monde, dans un motel au bord de la San Juan River.
Le diner dans un restaurant avec des chanteurs de « country » confirme notre impression.
Vendredi 17/07 – Monument Valley – Lake Powell - Page
Avant de redécouvrir Monument Valley, nous faisons un petit détour pour aller voir Mexican Hat Rock et Goosenecks (méandres de la San Juan River).
Nous partons ensuite directement pour Page.
Sur la route, nous faisons une halte à la plage sur le Lake Powell dans un cadre idyllique. Nous devions rester ½ heure. Nous sommes partis au bout de 3h et encore par ce qu’il faisait vraiment trop chaud (>40°). Moment historique : Sylvie s’est baignée longuement : cela ne lui était plus arrivé depuis 1999 en Dordogne avec Claire et Wilfried. Nous avons fait un concours de plongeon assidu, gagné haut la main par Romain et Thomas.
En soirée, nous avons assisté au coucher de soleil sur d’autres méandres magnifiques, ceux du Colorado à Horseshoe Bend.
L’exceptionnel devient notre quotidien.
Au fait, un défi spécial touristo-français a été lancé par Pauline et Camille. Le but ? Photographier les plaques (d'immatriculations) des 51 états des USA. : nous acceptons de relever le défi (12 plaques déjà trouvées en 3 heures). Résultats dans un peu moins de 3 semaines. Le perdant paiera bien entendu l’apéro.
Demain : Grande Journée avec THE WAVE (à suivre ...)
Samedi 18/07 – The Wave - Page
Nous rappelons pour ceux qui n’auraient pas eu le début de l’histoire que the WAVE est un site naturel dont la roche forme des vagues, comme son nom l’indique (le parfait bilingue aura déjà traduit).
Il faut déjà connaitre ce site qui n’est jamais cité sur les guides touristiques. Mais Thierry, à qui on ne l’a fait pas, a déniché cette visite potentielle en surfant sur le web. Pourquoi potentielle, me direz vous ? Parce que seuls 20 personnes par jour peuvent y rentrer suite à tirage au sort. Et, vous l’avez deviné nous sommes les « lucky » qui ont eu un billet d’entrée. (Vous remarquerez mes progrès fulgurants en anglais).
Malgré la chance, ce site se mérite et pour s’y rendre une randonnée de 4 heures aller-retour est nécessaire. 4 heures oui mais sous 110° fahrenheit soit 43° degré Celsius.
Lever 5h30 et nous voilà donc partis ce matin. Mais surprise avant d’atteindre le lieu de départ il faut emprunter un chemin de terre tout cabossé sur 15 kms (vous l’avez vu sur la photo, nous n’avons pas de 4X4). Cela rappelle, en pire, le chemin pour rejoindre la maison que nous avions loué en Toscane (Gatien, Valérie et Eric verront très bien de quoi je parle). Non, ils ne nous décourageront pas ! Et, on a bien fait de résister : une pure merveille. Les paysages aux alentours sont magnifiques, presque surréalistes et compensent par leur beauté la difficulté du trail. Les cartes des Rangers sont hyper précises et la végétation sur les photos ne change que très peu, pour se repérer il suffit également de suite les "cairns" laissés par les précédents randonneurs et également suivre les traces de pas dans le sable! A part ça, pas de signalisation.
Après quelques petites pauses, 1h45 de marche et après une ultime montée, nous atteignons enfin Le Paradis des yeux et des photographes, et nous tombons en extase devant ce trésor caché de l' Ouest américain !!! Il n'y a pas de mot pour décrire avec justesse la beauté de ce site .... Les photos en parleront mieux que nous. Cerise sur le gâteau, nous étions seuls. Seul un petit lapin nous a salué sur notre passage (c’était peut être un Rangers déguisé !!)
Encore une fois, les garçons ont été à la hauteur. Ils sont prêts pour des trekkings.
Nous rentrons à l’hôtel vers 14h00 assez fatigué ... mais la nuit sera remplie de beaux "wêves" !!!!
Cet après-midi, ce sera repos et détente au bord de la piscine.
Dimanche 19/07 – Page
Ce matin, nous avions prévu de laisser dormir un peu plus les enfants. Mais le sort en a décidé autrement : la femme de ménage a sonné à 8h. Raté Romain pour la grasse matinée !
Cap sur Antelope Canyon : « Lower » en premier et « Upper » ensuite.
Le premier se visite à pied au travers d’un boyau étroit, sculpté par les eaux, aux couleurs ocre, orange et rouges. Il faut parfois se contorsionner entre les parois en faisant attention à ne pas se cogner la tête.
Pas si tranquille que ça le canyon car, en août 1997, suite à un orage violent, 11 touristes, Français pour la plupart, ont trouvé la mort dans ce canyon emportés par un torrent de boue.
Pour « Upper Antelope, c’est visite guidée obligatoire, où nous sommes accompagnés d’un guide Navajo (nom du peuple indien à qui appartient Antelope Canyon - Lower comme Upper). Cela démarre par un tour de pickup 4x4 avec les visiteurs derrière. On a tiré le bon numéro : le guide/chauffeur est à fond sur la piste très sablonneuse. Les enfants sont ravis et ont décollé à plusieurs reprises de leur siège. Cela bougeait tellement que le guide avait conseillé de sortir casquettes et lunettes : cela s’est bien entendu vérifié exact puisque nous avons réussi à rattraper au vol une bouteille d’autres visiteurs mais manqué la casquette d’un enfant. Beaucoup de monde dans ce canyon mais un guide super qui a joué de la flute, nous a indiqué tous les meilleures positions pour faire des photos, quand il ne les prenait pas directement à notre place, avec le résultat au bout (voir photos). Les deux sites sont magnifiques.
Pique nique mémorable dans la voiture avec la clim allumée : il fait vraiment trop chaud dehors !
Nous avons profité de la bonne habitude des américains, qui proposent des box à la fin du repas au restaurant. Nous avons ainsi fini de déguster les pizzas de la veille au soir, réchauffées par le soleil d’Arizona.
Après cela, plongeons pour tout le monde dans le cadre idyllique du Lake Powell pour une nouvelle baignade. Cela va être dur de quitter cet endroit et même Sylvie est d’accord : l’eau à 30° est tout à fait à son goût.
Visite rapide du barrage de Glen Canyon (3 plaques de voitures en +, eh ! eh ! ) puis départ ensuite pour Bryce Canyon et de nouvelles aventures.
Nous ne sommes pas sûrs pendant 2 jours de pouvoir mettre à jour nos commentaires car nous allons dormir dans des parcs nationaux, en compagnie des animaux.
Lundi 20/07 – Bryce Canyon
Arrivée avec quelques averses hier soir (il fait toujours 30° !).
Nous découvrons Bryce Canyon. Vaillamment, nous rechaussons nos chaussures pour faire une nouvelle randonnée. Pour motiver Thomas, nous ne prononçons pas le mot de « randonnée » mais utilisons l’expression « faire une petite promenade », promenade qui va quand même durer plus de 2 heures (je vous rassure, au bout de 5mn, il courait partout et avait une pêche d’enfer). Nous avons eu un orage et de la grêle au milieu de la rando et nous avons pique-niqué une nouvelle fois dans un endroit insolite : une arche formée par la roche. Le dessert a été pris après l’orage dans une sorte de grotte. L’aventure, c’est l’aventure !
Le site est grandiose, avec ses cheminées aux nuances variées, ses ponts, la faune et la flore encore différente de tout ce qu’on a pu voir jusqu’à présent. Vraiment un endroit splendide!
Nous dormons ce soir dans le lodge à l’intérieur du parc. Les touristes partis, nous pouvons disposer seuls du parc. Un Ranger nous rassure : il n’y a pas d’ours !
Les photos seront mises en lignes plus tard (d'ici 1 à 2 jours).
Nous sommes aujourd’hui à la moitié de notre voyage. Il nous reste encore de belles journées en perspective.
Demain, d'autres points de vue de Bryce et première découverte de Zion.
Mardi 21/07 – Zion
Ballade jusqu’au fond du parc (Bryce Point) où l’on va avoir la plus belle vue sur l’amphithéâtre du parc. En chemin, premières rencontres avec des sortes de biches/cerfs.
Départ ensuite vers Zion avec quelques averses sur la route.
A l’arrivée dans le parc, nous débutons par une petite mise en jambe (1h de ballade).
Le fait de dormir au Lodge nous permet d’aller en voiture jusqu’au milieu du parc environ. Nous sommes arrivés en avance et cela nous permet de choisir notre chalet. Il a un charme fou avec sa petite véranda, son petit banc en bois et sa cheminée intérieure en pierre.
On dépose les affaires et on part pour une nouvelle ballade : Emeralds Pools. Petite déception car il n’y a pas beaucoup d’eau (on s’y attendait un peu quand même) mais la ballade est jolie et nous permet de voir de près d’autres biches (2 heures de plus au compteur pédestre). Heureusement que nous partons demain pour Las Vegas, Thomas demande grâce.
Autour du chalet, nous avons divers animaux qui viennent nous rendre visite : dindons sauvages, écureuils, biches, … et même chenille géante sur les couvertures (Brrrrr....)
Nous avons une fois de plus la sensation d'être au plus proche de la nature. Quelle sérénité !, enfin presque. On vous racontera la nuit plus tard
Logistique
Pour la logistique hôtel/Valises/voiture c'est rodé et nickel. Toutes les réservations sont prêtes, y compris celles non payées à l'avance. Pour l'instant, nous n'avons eu aucune mauvaise surprise sur la qualité des hôtels. Les chambres sont confortables.
En ce qui concerne les valises, chacun prend en charge la sienne. Contrairement à ce que craignions initialement, ce n'est pas la galère de changer régulièrement d'hôtel. Nous avons pris le rythme.
On a trouvé deux laveries, avec sèche-linges dans les hôtels à Mexican Hat et ici à Lone Pine.
Pour les repas, nous pique-niquons souvent en achetant la nourriture dans les petits supermarchés et on complète par les restaurants où on peut avoir quelques surprises quand l'assiette arrive. Soit parfois, on ne comprend pas la carte et nous avons du mal à comprendre certains serveurs qui ont oublié d'enlever leur chewing-gum, soit il y a toujours des assaisonnements ou compléments rajoutés et qui ne sont pas tous du meilleur goût.
Pour l'anglais, on se débrouille même si il y a parfois quelques mots qui nous échappent ou nous posent problème. Même Thomas et moi nous lançons dans des phrases. Romain comprend bien. Thierry comprend pas forcément tout mais assure.
Mercredi 22/07 – Zion/Las Vegas le retour
Malgré l’angoisse de Sylvie par rapport aux bestioles, la nuit s’est bien passée.
Petit déjeuner au lodge et départ en navette jusqu’au fond du parc pour la belle ballade (2h) au bord de la rivière. Pour Thomas ce fut un peu plus qu’au bord : suite à une glissade, il s’est retrouvé les fesses dans l’eau. Avec la température ambiante, il a séché assez rapidement. N’étant pas équipé pour ensuite marcher dans l’eau, on renonce à aller dans les narrows. De même, impossible d’aller faire la rando Angels Landing (4h) car les jambes des enfants demandent grâce.
Retour au lodge pour un pique-nique sur la pelouse avec en dessert un « smoothie » (mélange de jus de fruit et de glaçons, passés au mixeur) aux fruits rouges délicieux, déjà gouté la veille. Départ ensuite vers Las Vegas en traversant des villages typiques à la sortie du parc. La fin de la route est aussi impressionnante par ses paysages mais on commence à s’y habituer.
Nous arrivons à Las Végas où nous logeons cette fois à Luxor, l’hôtel en forme de Pyramide. L’hôtel Circus Circus à coté ressemble presque à un petit hôtel familiale. Le Luxor est démesuré, nous avons notre chambre au 27ème étage (sur 30) avec vue sur l’Excalibur, hôtel en forme de château Disney, un bout de la tour Eiffel, et du New York-New York.
Nous filons nous rafraîchir à la piscine, il faut retrouver de l’énergie pour sortir en soirée voir le strip de la ville. Le « Strip » est le mot qui désigne une bande de route, ici c’est est la rue principale où tous les principaux hôtels se situent Nous découvrons les paillettes, les lumières, les filles en tenues de soirées élégantes (enfin, suivants leurs critères: robes courtes voir très très courtes, avec le maximum de paillettes !). Comme dirait Bigard, on a un sacré lâché de P……. sauvages.
En dehors de cette bande de Lumière, les rues adjacentes sont peu entretenues et laisse apercevoir la misère. Nous sommes surpris de découvrir un nombre relativement important de SDF, ce que nous n’avions pas trouvé pour l’instant dans les autres villes. Les enfants ont fait un lien avec les pertes aux jeux. Est-ce la seule raison ?
Notre ballade nocturne est épuisante : le Strip est long (6km) et on est presque obligé de passer dans les casinos ou l’on finit parfois par se perdre dans les dédales bien entendu mal signalés. Tout est fait pour garder le client. On abrège à minuit à la moitié du strip en rentrant en monorail.
Alors que la moyenne des précipitations est proche du zéro dans cette zone désertique, nous avons eu droit à quelques gouttes de pluie alors qu’il fait 40°.
Jeudi 23/07 – Las Vegas suite
Réveil un peu plus tardif et direction le buffet pour le petit déjeuner : on prend la formule « All you can Eat » pour la journée, ce qui veut dire que l’on peut venir manger autant de fois qu’on le souhaite : Pour nous ce sera 3 repas classiques. Les serveuses débarrassent les assiettes rapidement et Romain a du littéralement s’agripper à la sienne pour la conserver alors que la serveuse la tirait de son côté.
Ce matin, séance de shopping dans Las Vegas Premium Outlet, un grand « Quai des marques ».
Notre Ado trouve pas mal de choses à son goût : Levi’s, Converse, … Cela commençait à être urgent vu le nombre de centimètres manquants en bas de ses pantalons. Nous ne sommes pas en reste non plus : les prix sont moins chers qu’en France et le taux de change rajoute à nos bonnes affaires. On espère que tout rentrera dans les valises pour le retour.
Nouveau rafraichissement à la piscine de l’hôtel.
Séance de bandit manchot : 1cents la partie, 3mn 30s au total et deux réprimandes de la sécurité car les enfants n'ont pas le droit de regarder.
Après le repas, nous décidons quand même de repartir sur le strip pour voir le spectacle du Treasure Island et l’hôtel Venetian. Pour éviter la marche, nous prenons la voiture et, après plusieurs tours et détours involontaires par les entrées d’hôtels et les files réservées aux taxis et aux voituriers, nous finissons par nous garer au self parking du Palazzo. Le spectacle de bateaux est quelconque. Par contre, les décos des casinos sont surprenantes, parfois kitchs, parfois magnifiques.
Vendredi 24/07 – Death Valley/ Lone Pine
Nous quittons Las Vegas sans trop de regrets et nous laissons le mot de la fin à Thomas : "Vegas, ça lasse !"
Départ vers Death Valley, vestige d’un lac asséché entre 2 chaines de montagnes et dont l’altitude est parfois sous le niveau de la mer. Les paysages sont lunaires et la température à l’ombre est sympathique (46°), avec en plus une petite brise chaude : un vrai bonheur !
Petite angoisse lorsque nous sommes pratiquement seuls sur la route et que la voiture présente des signes de fatigue à cause des fortes montées : et si nous tombions en panne …
Nous arrivons ensuite à Lone Pine, petit village au pied de la Sierra Nevada , où on aperçoit un peu de neige sur certains sommets. A notre arrivée au Best Western, nous nous dirigeons vers la laverie (cela commençait à devenir urgent) , puis aussitôt après vers la piscine.
Nous retrouvons comme dans tous les hôtels depuis le début la traditionnelle bible sur la table de chevet. Conseil aux futurs voyageurs : inutile de vous charger !
Repas au centre-ville (on ne risque pas de le rater !) dans un resto au décor dédié aux westerns, le Mt Withney Restaurant : heureuse surprise car les plats sont délicieux.
Samedi 25/07 – Mono Lake/ Lee Vining / Bodie
Réveil en sursaut à 9h36 : le petit déj ferme à 10h
La route vers Lee Vining et Mono lake laisse à l’ouest la Sierra Nevada et le Mt Whitney. Petit détour par la station de ski assez huppée de Mammoth Lake, qui comporte un aéroport et de nombreuses boutiques de luxe.
Arrivée ensuite au Murpheys Lodge, qui sera notre hébergement ce soir. Après le repas, départ pour la ville de Bodie, ancien ville de chercheur d’or, détruite par le feu puis abandonnée et aujourd’hui Monument historique. Il reste 150 maisons en bois, laissées en l’état depuis l’abandon en 1940 environ. Cela représente 5% de la ville à son apogée. Tout a été laissé tel quel (les 3 derniers miles de la route d’accès n’ont même pas été goudronnés) et nous nous sommes projetés à cette époque là. Les américains n’en ont pas fait un parc d’attraction et c’est tout à leur honneur : il n’y a même pas un bar et le magasin de souvenir est réduit à sa plus simple expression. Nous avons apprécié cette visite.
Sur la route du retour vers Lee Vinning, nous tentons la baignade à Mono Lake, avant le village, sans aller jusqu’à South Tuffa qui est visiblement le seul point de baignade autorisé. Nous allons alors tomber au bout du chemin sur une Rangers qui va nous prêter ses jumelles et sa longue vue pour nous faire découvrir la faune de ce lac salé, classé réserve naturelle. Grâce à elle, nous apercevons au loin un nid sur une des concrétions calcaires au milieu du lac ainsi que plusieurs variétés d’oiseaux sauvages. Tant pis pour la baignade, nous préférons prolonger ce moment de quiétude et d’authenticité.
dimanche 26/07 – Yosemite Parc
Surprise à l’extinction des feux : on y voit presque comme en plein jour dans la chambre. Le couvre-lit servira de double-rideaux mais sera quand même insuffisant. C’est notre première nuit difficile. L’hôtel n’est pas à recommander.
Petit déj à Lee Vinning : pas terrible non plus. Cette ville qui sert de point de passage vers Yosemite ne nous laissera pas un souvenir impérissable.
Le parc de Yosemite nous fait rapidement oublier ces légers désagréments : la montée par le Tioga Pass, ouvert seulement de juin à septembre à cause de la neige, est splendide.
Arrêt baignade et farniente impromptu à Tenaya Lake (superbe panorama à 2500 m d’altitude !) : l’eau est légèrement plus fraiche, lac de montagne oblige ! Seuls trois d’entre nous se sont baignés : devinez qui ne s’est pas baigné, sachant que Thomas a été le premier à l’eau : réponse en photos …
Malheureusement, il a fallu quitter ce havre de paix pour aller voir nos premiers Séquoias mais aussi pour éviter les coups de soleil (n’est ce pas Thierry et Romain !).
Tuolumn Grove sera notre première randonnée : nous découvrons enfin ces arbres géants et mythiques que sont les séquoias. Il ne vaut mieux pas prendre une pigne de pin sur la tête vu la taille de certaines, qui malgré ce que l'on pourrait croire, ne sont pas celles du séquoia. Nous sommes passés dans un tronc de séquoia tombé, formant un tunnel. Les habitants (araignées) n'ont pas apprécié notre visite et nous l'ont fait savoir en se vengeant principalement sur Romain.
Les journées passent vite, de plus en plus vite. Il est déjà temps de rejoindre l’hôtel.
Heureusement, celui-ci n’a rien à voir avec l’établissement de la veille. Le cadre est sympa et nous ne parlons pas de la piscine extérieure dans un environnement paradisiaque. Une fois de plus, plongeon pour tout le monde et ce qui devient habituel, Sylvie nage aussi.
Seul petit bémol dans cet hôtel, pas de connexion Wifi donc pas de mise à jour possible du blog et pas de lecture pour nous de vos messages que nous apprécions beaucoup chaque jour.
Lundi 27/07 – Yosemite Parc Again
Au réveil ce matin, le bras de Romain a doublé de volume : elles n'y sont pas allées de main morte les bestioles.
De nouveau, cap vers Yosemite Parc. Nous nous dirigeons vers Yosemite Village pour faire nos courses pour le pique-nique du midi. Nous bouquinons les différents documents remis à l'entrée du parc pour choisir notre randonnée. Thierry souhaite faire celle de Yosemite Falls : Falls veut dire cascades. Thomas et Sylvie, eux, souhaitent faire celle de Mirror Lake. Romain, lui, est indécis. Comme dans toute bonne démocratie la majorité l'emporte.
Nous voilà partis pour Mirror Lake et à l'arrivée nous nous sommes trouvés à John Muir Trail. Nous nous sommes garés à un parking d'où partaient plusieurs chemins en terre, sans indications. Après avoir mis nos provisions dans des casiers anti-ours, nous sommes partis et bien sûr nous n'avons pas pris le bon chemin. Au lieu de faire une ballade tranquille au bord du lac pour pique-niquer et nous baigner, nous voilà embarqués sur une randonnée classée difficile (1h30 de montée sans discontinuer, 600 marches en granit à gravir pour arriver en haut du 2ème point) mais le résultat sera au rendez-vous : d'abord une cascade grandiose (Vernal Falls) et au dessus, un bassin avec juste en amont des toboggans naturels. Malgré la fraicheur de l'eau, Romain et Thomas n'ont pas résisté. Nous n'irons pas voir la cascade suivante (Nevada falls à 3km) ni le Half Dome (7km) car le temps nous manque (pas les jambes …). Après la descente plus rapide, nous partons vers le sud du parc (Mariposa Grove) pour voir une autre forêt de séquoia. Nous choisissons cette fois de prendre le tram pour faire la visite (il était temps car nous prenons le dernier wagon !). Le site est la plus grande futaie de séquoia géant du parc et la visite sympa (quoiqu'un peu chère !) : cela saute pas mal dans les wagons et Romain a évité les troncs creux..
Un seul regret dans Yosemite : nous n'avons pas vu de bears (ours). Désolé Eric. Par contre, nous avons rencontrés un gray fox mais également des deers et les traditionnels sqirrels, sans compter bien entendu les beers et autres buds : à vos dictionnaires !
Départ ensuite pour OakHurst Lodge avec une petite baignade dans la piscine avant le repas.
Aucune plaque trouvée aujourd'hui : c'est vrai qu'il n'est pas facile de les arracher sans se faire voir. Cela ne va pas être facile de les faire rentrer dans la valise.
Yosemite est un parc magnifique et un lieu de rêve pour les randonneurs.
Mardi 28/07 – Carmel et Monterey
Visite de Carmel, ville dont Clint Eastwood a été maire pendant 3 ans : il y a des arbres partout, il est interdit de les couper. Dans certains quartiers, il n’y a pas de trottoirs pour éviter que les gens s’y promènent à pied. Les maisons sont magnifiques, il doit y avoir au minimum 20 pièces dans chaque maison. Nous avons également joué à retrouver celles des 7 nains car certaines d’entre elles ressemblent à des maisons « Disney ».
Nous visitons la mission San Carlos Borromeo qui a des allures d’hacienda mexicaine.
Nous empruntons ensuite la célèbre «17 miles Drive », route privée à péage, avec entre autre le fameux Pebble Beach Golf. La route serpente près de la côte, entre golfs, pins, cyprès et des propriétés toutes aussi somptueuses les unes que les autres. On a même vu des biches sur les greens. Premiers Sea Lions , les éléphants de mer, également. Nous sommes dans un monde de luxe et de raffinement absolu.
La température a nettement baissé par rapport à Yosemite : nous commençons à ranger les shorts et à sortir les vestes dans un premier temps.
Le soir, nous allons nous promener dans le centre-ville de Monterey, vers Fishermann Wharf où nous voyons les Sea Lions affalés. Le centre-ville, petit port de pêche, a beaucoup de charme.
La piscine de l’hôtel est extérieure et pour la première fois, nous ne prenons pas l’option baignade : il fait trop froid. Nous avons été mal habitués. Quant à l’océan : même pas la peine d’y penser !
Demain cap sur notre dernière destination : San Francisco.
Mercredi 29/07 – Monterey
Ce matin, destination l’aquarium de Monterey. Nous prévoyons d’y passer la matinée avant de partir pour San Francisco. Bilan : nous y arrivons à 10h 30 et nous en repartons à 15h30. L’aquarium est d’une qualité incroyable. Tout est bien conçu : le bâtiment moderne entièrement vitrée est tourné vers la mer. Il offre une grande variété d’espèces mais son atout est d’avoir su le mettre en valeur en alternant le coté éducatif et le coté ludique avec beaucoup d’ateliers interactifs, de bassins tactiles : une référence en terme de lieu de connaissances.
Heureusement que nous ne lisons pas couramment l’anglais sinon nous partions dans la soirée !
Petit pincement au cœur en nous installant dans la voiture : nous réalisons que nous partons pour notre dernière destination. Mais, bon encore quatre jours dont nous comptons profiter au maximum.
Nous arrivons sur San Francisco et passons prés de Silicone Valley. Nous sommes un peu émus de passer à côté de cet endroit mythique. Hewlett et Packard y ont débuté encore étudiants pour fonder leur entreprise, Steve Jobs a commencé dans son garage pour créer le 1er Mac et sa société Apple. Que de sociétés créées par des hommes de génies défilent devant nos yeux : HP, Google, Oracle, Ebay, Yahoo …Petit clin d’œil à nos amis les informaticiens : Pascal, Gatien, Alain, Erics
Nous voyons encore un autre endroit prestigieux : l’université de Stanford que la famille Stanford a crée à la mémoire de leur fils décédé à l’âge de 15 ans. Les bâtiments sont majestueux : quelle différence avec les bâtiments délabrés de la fac de science de Talence. Les universités prestigieuses défilent : Palo Alto, Berkeley.
L’arrivée sur San Francisco enchante Romain par son dédale de routes et lui rappelle, moment de nostalgie, son jeu vidéo « Burn Out » (petit rappel il n’y a pas joué depuis maintenant trois semaines : une éternité !).
Nous nous installons à l’hôtel et grand confort nous n’allons plus bouger pour trois nuits.
Nous mangeons dans un restaurant italien sur Fisherman Wharf et décidons de remettre au lendemain la découverte de la ville. Il est déjà 21h30 et nous sommes fatigués.
Jeudi 30/07 – San Francisco
Nous décidons de ne pas prendre la voiture pour découvrir San Francisco mais les transports en commun. Nous commençons par le Cable Car, sorte d’antique funiculaire sur lequel on peut s’accrocher et rester sur le marchepied. Bonne surprise, le départ est situé à côté de notre hôtel. Nous pouvons ainsi nous installer où on le souhaite. Thierry, Thomas et Romain s’installent le corps à l’extérieur accrochés à une barre et les pieds sur le marchepied. Sylvie aura l’occasion plus tard dans la journée de tester également cette position. La sensation est assez sympa surtout dans les grandes descentes et quand deux Cable Cars se croisent.
Bonne nouvelle également : le temps se réchauffe car la température a varié entre 20° et 25°, sauf le soir où la brume est tombée sur les hauteurs.
Nous découvrons le centre ville de San Francisco en nous rendant à Union Square. Nous allons déambuler à pied. L’un des charmes de la ville tient en ses collines mais la conséquence de ce charme et comme nous l’a indiqué une fidèle auditrice : nous avons parcouru la ville à pied en alternant de bonnes montées...descentes...montées... descentes.... Ce vallonnement nous conduit d’Union Square au Financial Distric jusqu’à Chinatown. Nous faisons un détour pour admirer une tour appelé Transamerica pyramid, le plus haut gratte-ciel de San Francisco. Nous retrouvons également un bâtiment conçu par Franck Lloyd Wright génial architecte dont nous vous avons déjà parlé lors de notre visite à New York. Ceux qui ne connaissent pas encore dépêchez-vous de combler cette lacune on vous le dit il est génial, un vrai visionnaire pour son époque !
Nous nous sommes fait plaisir dans le minuscule quartier français et nous sous sommes arrêtés dans le Café de la presse, au coin de Chinatown : vrais expresso pour les grands et croissants, chocolatine pour les enfants. Un délice !
Ces petits détails commencent à nous manquer avec pour Thierry et Romain, comme autre détail, un bon steak sans sauce.
Nous visitons quelques magasins, dont Macy, où nous déjeunerons (bonne adresse : des pâtes, du poulet grillé, des fruits, des légumes : cela change des hamburgers !!).
Après avoir repris des forces, nous décidons de nous attaquer, toujours à pied, à la Coit Tower (le nom n’a rien à voir avec ce que vous pourriez penser mais provient du nom de la personne qui a financé le bâtiment !) : c’est une tour qui domine la ville. La vue y est magnifique mais avant cela, la montée sur Telegraph Hill l’est aussi : nous admirons au passage la dextérité des conducteurs pour se garer dans les rues en pentes. Nous empruntons les Filbert Steps : un escalier, tantôt en brique, tantôt en bois, qui permet de descendre la colline parmi les arbres, les massifs de fleurs et des maisons en bois.
La journée a été longue : retour à l’hôtel.
Demain visite d’Alcatraz : « The Rock » pour les intimes
Vendredi 31/07 – San Francisco-Alcatraz
Nous avons du mal à démarrer ce matin et nous partons vers 10h 30.
Nous commençons par Lombard St, la seule rue qui serpente en lacets alors que toutes les autres sont droites. Une vraie curiosité à faire à pied mais aussi en voiture. Pour nous aujourd’hui, c’est à pied que nous allons la parcourir (elle est proche de l’hôtel, ouf !). La pente pour y arriver est assez rude, on s’échauffe les muscles. Vu le nombre de voiture qui passent, heureusement au ralenti, je plains les voisins.
Nous prenons un Cable Car au vol en haut de la rue pour rejoindre les «Piers» pour une ballade avant d’aller voir Alcatraz. Repas au Rain Forest, restaurant au décor de jungle : on se croirait chez Disney.
Le départ pour Alcatraz est prévu à 13h45 : nous sommes un peu juste alors nous avons droit à un petit jogging digestif sur les quais : ouf ! Nous sommes arrivés à temps.
Le trajet en bateau permet d’avoir un vue imprenable sur la baie de San Francisco qui est grandiose, ainsi que sur la ville. Il y a du soleil mais le fond de l’air est frais et le haut du Golden Gate est toujours dans le brouillard.
Arrivés sur l’île, nous « chaussons » nos audio guides et nous débutons la visite. La bande son nous fait vivre de façon très vivante la prison et l’histoire de ses locataires dont le célèbre Al Capone.
Après cette visite, nous repartons vers Market Street en trolley bus pour essayer de finir quelques achats. Nouveau Cable Car pris au vol sur Powell Street (sans resquiller, alors qu’il y avait près d’1 heure de queue au terminus ??) qui nous ramène à l’hôtel.
Ce soir, nous commençons à rassembler les affaires dans les sacs pour préparer le retour.
Samedi 01/08 – San Francisco-Sausalito
Dernière journée : Thierry veut en profiter à fond et part en repérage seul dès 8h le matin, laissant le reste de la famille dormir : encore en décalage horaire ?. Visite à nouveau, en famille cette fois, du Pier 39, célèbre quai de San Francisco car il héberge une colonie de Sealions sur ses pontons flottants. Malgré le côté commercial, ce quai a un certain charme.
Après avoir monté la portion sinueuse de Lombard Street à pied, nous la faisons aujourd’hui en voiture.
C’est presque plus compliqué de s’y rendre que de la descendre : les routes pour aller au sommet de la colline sont toutes plus pentues les unes que les autres. Il faut ensuite faire la queue pour descendre au ralenti. L’impression est rigolote.
Nous nous dirigeons ensuite vers Alamo Square pour aller voir un autre symbole de la ville : les Painted Ladies. Le contraste est saisissant entre ces maisons victoriennes en bois aux couleurs pastel et la modernité des gratte-ciels en arrière plan. Le quartier regorge de maisons toutes aussi belles et parfois très luxueuses.
Direction ensuite vers le Golden Gate Bridge, toujours aussi embrumé : il a plus de charme de loin que de près. Nous avons préféré la traversée du Brooklin Bridge à New York.
Nous allons ensuite déjeuner en bord de mer à Sausalito, avec une vue imprenable sur San Francisco et sa baie. Sausalito est une ville agréable, assez huppée, paradis des plaisanciers. On y trouve un peu après le centre villes des maisons flottantes construites initialement par les hippies mais qui aujourd’hui sont de véritables villas pour certaines.
Après un tour sur la côte du Pacifique, nous prenons le chemin de notre dernier hôtel aux USA, près de l’aéroport : toutes les bonnes choses ont une fin.
Fin du voyage
Nous sommes à Bordeaux depuis lundi soir 16 h 10.
Le voyage a été long mais s'est bien passé : aucun retard d’avion. Un peu de bazar quand même à Gatwick avec des files interminables pour passer le contrôle de sécurité. Nous avons très peu dormi dans les différents avions empruntés et mangé un peu à n’importe quelle heure. Nous finissons de récupérer du décalage horaire : 1er nuit OK (la fatigue du voyage !) mais tout le monde debout à 4h du mat la seconde nuit après une nuit blanche pour Sylvie et Thomas.
Comme vous avez peut-être du l’apercevoir au travers de nos articles, notre 1er séjour aux USA a été vraiment passionnant et nous espérons vous avoir fait partager notre plaisir d'être là-bas.
Impressions générales / conclusion Nous sommes rentrés enchantés de ce voyage qui est notre premier aux Etats-Unis.
Nous avons parcouru en voiture 3500kms dans une grande variété de paysages allant de New York à la côte Ouest, des déserts de l'Utah et de l'Arizona aux montagnes de la Sierra Nevada et à la côte pacifique.
Pour un premier voyage, nous ne nous sommes pas contentés d'un circuit classique, déjà par l’escale à New York et le choix délibéré de se passer de la visite de Los Angeles. Nous l'avons émaillé de sites sortant des sentiers battus, dont le fameux Wave et également quelques randos dans les différents parcs, sans compter les kilomètres parcourus à pied dans les villes.
Malgré notre condition physique relativement correcte, nous étions bien contents de nous reposer chaque jour après les différents efforts, soit au bord d’une piscine ou d’un lac par exemple.
Nos impressions générales :
- L'accueil des américains : il suffit de sortir une carte de sa poche (sans rien demander) et il y a toujours quelqu'un qui spontanément vous renseigne. Ils ont également un grand sens du service (resto, commerces, …), sauf à Las Vegas où le côté commercial l’emporte malheureusement. Aucun sentiment « anti Français » ressenti.
- Temps : 25° /30 ° environ à New York Plus de 40° à Las Vegas , Page. Un peu moins au Grand Canyon, à Bryce et Zion . Quelques gouttes de pluie à Bryce et plus étonnant, à Las Vegas malgré les 40°.
Très chaud dans Death Valley (45° à l’ombre) Nettement plus froid à San Francisco (18 à 25°) et encore on a eu de la chance : nous n’avons même pas sortis la polaire emmenée par précaution. C’est marrant, c’est le seul endroit où le rayon souvenirs parka/polaire est plus grand que le rayon Tshirt.
- La voiture : conduite très cool sur des routes extra larges. En revanche, les Américains ne respectent pas plus la vitesse que nous, contrairement à ce qu'on avait lu avant notre départ et la crainte du shérif sortant de n’importe où !
Essence pas chère (entre 2$6 et 3, 4$ le gallon de 3, 8l), routes gratuites, location de voiture sans problème, un peu d’apprentissage pour la boite auto (la position P obligatoire pour pouvoir retirer la clé de contact par exemple) mais bien sympa ensuite sur les routes américaines.
Très pratique, les feux de l’autre coté de la route : plus de torticolis pour regarder la couleur du feu parce qu’un autre véhicule est avancé. On peut également tourner à droite au feu rouge, s’il n’y a personne bien sûr.
Autre truc marrant : les carrefours à 4 stops. Le premier arrivé sera le premier sorti : l’ordre d’arrivée est bien respecté par tous.
De gros Trucks magnifiques croisés et également des chargements très longs. C’est également le cas de camping –cars qui sont immenses, tractés par des pick-up monstrueux et qui remorquent souvent une voiture « classique » en plus. Certains ont même des jets ski et/ou un quad. Je ne vous dis pas la taille des convois sur la route !!. Idem pour les trains de marchandises avec un nombre très important de wagons.
Les infrastructures sont prévues pour donc cela ne pose pas trop de soucis.
Pas d’aire de repos comme en France : on sort de la route aux embranchements et là il y a généralement une station service.
- GPS : bien pratique pour ne pas perdre trop de temps dans les grandes villes. En dehors des grosses agglomérations (SF, Las Vegas), vu le nombre de routes et d’intersections, et malgré l’absence souvent de panneaux indicateurs, il n’y a pas trop de risque de se perdre si on a une carte. Le GPS est quand même très intéressant car il indique à tout moment le temps restant pour sa destination finale, ce qui n’est pas forcément simple à calculer rapidement après conversion des miles.
- Les prestations hôtelières : nous avions réservé à l’avance tous les hébergements. Ils nous ont donné pratiquement entière satisfaction. Etant donné que nous étions 4, nous avons eu de grandes chambres à chaque fois (2 lits Queens – cafetière, sèche cheveu, fer, table à repasser systématiques et souvent frigo + micro-onde). Je comprends maintenant la surprise de certains américains pouvant débarquer dans certains de nos hôtels, à Paris par exemple.
Même dans les plus petits endroits et avec des réservations effectuées par mail (Mexican Hat par exemple), nous n’avons eu aucune mauvaise surprise : nous étions bien attendus. Au fur et à mesure de notre périple, cela a contribué à diminuer nos quelques craintes subsistantes.
- Logement dans les parcs : Nous avons couché dans Bryce Canyon et Zion. Pour Bryce, nous conseillerons plutôt un hébergement à l’entrée du parc. Le logement à l’intérieur (plus cher) ne se justifie par particulièrement. Le Zion Lodge est sympa et permet d’accéder rapidement aux ballades. Il permet également d’amener son véhicule au centre du parc. Les restaurants le soir dans les parcs sont plutôt chers.
- Café : Dur dur de savourer un bon expresso comme en France. Les américains ne sont pas trop adeptes du "Petit noir". La dose minimum pour eux est le gobelet, type McDo, de 250ml .... En plus il faut faire attention pour le boire car il est super chaud quand il est servi : c’est pour pouvoir durer longtemps, longtemps … On peut même le boire à la paille. On a donc parfois fait comme les vrais américains : café acheté à la station service et bu ensuite au volant.
Heureusement quand même, la chaîne "Starbucks Café", que l’on trouve presque partout permet de boire un petit café de temps en temps. Il est un peu plus cher que le gobelet géant : on en a même trouvé à 4$ dans le quartier Little Italy à New York.
- Bud : C’est de la bière (ça c’est pour ceux qui n’ont pas trouvé dans le dictionnaire la traduction) Même moi, j’ai du montrer mon ID (un papier d’identité) pour acheter une bière. Vu mon âge, soit les lunettes de la vendeuse étaient mal réglées, soit elle était très flatteuse.
- Eau : on boit beaucoup, il y a beaucoup de points d’eau partout, même parfois dans certaines randos, et surtout l’eau est potable. Dans les hôtels, il y a des distributeurs de glace partout mais attention, pour les départs en rando, la glace prends plus de volume que l’eau. Pour the Wave, il n’y a pas de point d’eau, nous avons été un peu juste en eau malgré près de 3 l environ par personne.
- Toilettes (restrooms en américain) : il y en a partout et elles sont propres, ce qui change de certains endroits en France.
- Les repas : pique-nique un repas sur deux environ, soit par fatigue de ressortir le soir, soit par souplesse de pouvoir manger n’importe où mais également pour éviter d’aller dans des restos tout le temps. Difficulté à trouver des choses «natures» : il y a toujours une sauce, les yaourts, même estampillés light, ont de la crème incorporée.
Nous n’avons pas acheté de glacière : nous faisions nos achats de nourriture régulièrement. Cela aurait pu être utile car parfois, les sandwichs et boissons étaient un peu chauds.
Pas trop de repas Mc DO mais quand même quelques repas avec de vrais hamburgers dans les restos (steak entre tranches de pain, salade, tomates, oignons, cornichons et assaisonnement à part) : très bons en général.
Les fruits et légumes sont plus chers qu'en France et surtout le prix correspond à une livre. Les prix des articles sont indiqués hors taxe, même en grande surface : c’est le cas pour tous les produits, de la carte postale aux vêtements. C’était difficile pour nous de prévoir le montant exact des achats en arrivant à la caisse.
Beaucoup de personnel dans les restos avec en plus une particularité (de plus en plus connue dans nos activités informatiques) : la spécialisation. Chacun sa fonction : on peut avoir 4 à 5 personnes différentes avec chacune un rôle bien défini (le placeur, le serveur qui prend la commande, le serveur qui apporte les plats, celui qui s’occupe des boissons, celui qui dessert les assiettes) et cela, même dans les restos de moyenne gamme. On voit déjà cela en France dans certaines chaines.
- Internet : le Wifi est présent pratiquement partout. Il est souvent gratuit mais peut être aussi facturé de 10 à 15 $ par jour. On en trouve dans les Mc DO et les Starbuck Café. A New York, notre chambre permettait de capter le réseau du café voisin : cela nous a évité de trimballer le portable et nous a permis de faire les mises à jour du blog plus rapidement. On a même trouvé le Wifi au milieu de Bryce Canyon dans l’épicerie près du lodge.
- Paiements : On trouve partout des distributeurs de billets jusque dans certaines petites épiceries. Certains prennent une commission en $ (on retire 200$ et la en fait le relevé CB est de 203 $)
La formule des chèques de voyage en $ est très pratique, inutile de les changer à la banque car la plupart des commerçants les acceptent (un ou deux ont bien retourné le chèque 4 à 5 fois pour vérifier avant de l’accepter) et rendent la monnaie en $, comme s'il s'agissait d'argent liquide.
Autre particularité : lorsque l’on paye par CB, le ticket que l’on nous remet peut comporter 2 lignes supplémentaires : Une pour le service (tip ou gratuity) et une pour le nouveau total; il ne faut pas oublier de compléter les deux lignes sinon le caissier risquerait de les compléter lui-même.
En fonction de votre carte bancaire, pensez a faire augmenter votre plafond de carte bleu pour ne pas être bloqué sur place. Ce conseil est valable également pendant votre période de préparation car certaines prestations (avion, hôtel, ...) sont parfois à payer d'avance.
- Achats : Quelques achats/Tshirt souvenirs à New York et San Francisco. Pas mal d’achats de vêtements pour les enfants (Converse, Tennis Nike, jeans Levi’s, T shirt) et pour les parents (Ralph Lauren, T.Hilfiger). Les achats ont été faits principalement dans les Outlets à Las Vegas et Mammoth Lake(Ralph Lauren), ainsi que chez MACY (sorte de Galerie Lafayette, plus cher que les outlets mais avec quelques soldes intéressantes).
En gros, entre le prix et le taux de change à un peu moins de 1, 40$ pour 1 €, les réductions sont de 30 à 60% par rapport au prix en France
Dommage que les valises soient limitées en poids et en taille (et le portefeuille aussi) !!
Nos coups de cœur !
Nous avons adoré les endroits suivants (dans le désordre)
- Bryce Canyon et son amphithéâtre.
- Grand Canyon avec notamment la ballade en hélicoptère (à faire absolument)
- Yosemite, ses dômes, ses lacs, ses cascades et ses séquoias.
- Les villes :
o San Francisco, à ne pas manquer, si charmante
o New York, grandiose, à voir absolument.
- Page/Lake Powell pour ses lieux de baignades et Antelope Canyon
- Et bien sûr The Wave, fabuleux
Nos « petits moins » - Zion : pas de chance car la visite s’est effectuée pour nous après les musts que sont Grand Canyon, Antelope Canyon, the Wave et Bryce Canyon. Emerald Pools est un peu décevant en été, Riverside Walk est sympa et nous n’avons pas eu le temps d’aller faire la ballade dans les Narrows ni la fameuse rando « Angels Landing ». Nous conseillerions de le traverser juste ou d’y rester en faisant les ballades (mais cela impose d’avoir du temps).
- Las Vegas : c’est incontournable à voir mais cela manque de charme. Outlets intéressants.
Nos regrets : - ne pas avoir eu plus de temps car il y a plein de choses magnifiques à découvrir et d’activités à faire (randos complémentaires, cheval, rafting, ….)
- ne pas avoir croisé d'ours à Yosemite (on ne dirait sûrement pas ça si on s’était trouvé face à eux)
Conclusion finale
De supers souvenirs partagés à quatre. Nous sommes prêts à repartir pour d’autres périples.
Plein de lieux mythiques que nous avons la chance de découvrir et qui nous reviendront régulièrement à l’esprit au détour des films, des séries américaines, des journaux télévisés et des posters ou affiches.
J'espère que ce carnet vous donnera envie de découvrir les merveilles que nous avons pu voir. N'hésitez pas à nous laisser vos commentaires et vos questions, nous serons heureux d'y répondre.
Cordialement
Thierry
De retour, et comme promis avant notre départ, voici notre carnet de voyage, qui nous a permis de découvrir pendant 25 j New York et l'ouest américain durant le mois de juillet 2009. Vous trouverez d'autres messages sur la préparation de notre voyage dans le forum.
Jeudi 09/07 – L’envol vers les USA
Ca y est ! Nous sommes prêts et le départ s’annonce.
A Bordeaux, le pilote British Airways est aussi impatient que nous, voir plus, car il fait un faux départ : il met les gaz et freine au milieu de sa course d’élan. Demi-tour au milieu de la piste - Un peu de tension et d’inquiétude nous gagne ... Mais il se remet sur le plot de départ comme si il ne s’était rien passé et au GO du starter, remet la gomme et enfin s’envole. Ouf …
RAS sur le vol par la suite. Pas de problème non plus sur le transfert en bus entre Gatwick et Heathrow (le terminal 4 n’est pas tout proche des autres quand même). Ce transfert a quand même permis à Thomas de découvrir les célèbres bus anglais à 2 étages.
Avec le décalage horaire, c’est un peu du n’importe quoi pour les repas (17h30 ?? et 0h00)
A l’arrivée, transfert en bus jusqu’à notre hôtel proche de la Central Station et premier aperçu de Manhattan, de loin et de près en passant par Time Square.
Belle entrée en matière.
Avant de nous coucher à 9h30 (il est 3h30 du matin en France et la journée a été longue), nous décidons quand même du programme du lendemain – La statue de la Liberté pour commencer.
Vendredi 10/07 – J1 à New York
Réveil de bonne heure pour Thomas et Thierry : 05h00 à NY (11h en France, toujours un décalage de 6h mais c’est la dernière fois que je parlerai des heures françaises).
Sylvie et Romain font la grasse matinée en se levant à 6h30.
Je consulte les messages sur mon téléphone et super nouvelle : Romain a eu son brevet avec la mention TB. Very good news (merci papy et mamie). Sylvie fait partager sa joie aux voisins.
On fête immédiatement cela royalement en trinquant avec un verre d’eau (pas de café ni de jus d’orange) complété avec des chocos françaises.
Quelques SMS plus tard pour avertir tout le monde, on file prendre le métro new-yorkais pour aller à la pointe sud de Manhattan. Même pas le temps pour un petit café et nous voila partis sur le premier bateau, vers la grande silhouette si familière. La traversée est magnifique.
Avant d’attaquer la statue, un petit déjeuner au soleil et c’est parti.
Oups …, la queue s’est déjà formée et nous allons attendre presque 2 heures avant de pouvoir rentrer dans le socle de la Grande Dame. Petite déception car on ne pourra pas monter dans la tête qui vient d’ouvrir le 04 juillet après 8 ans d’interruption suite aux attentats des twin tower : il fallait réserver à l’avance car le nombre d’entrée est limité : et mince !!!
Un petit tour par la boutique de souvenirs et on part ensuite vers Ellis Island, superbe visite qui nous fait découvrir ce que pouvait ressentir les migrants souhaitant tenter leur chance aux US. Le retour en bateau nous offre une vue splendide sur Manhattan, avec ses tours et ses bâtiments de style si différents.
Thomas se fait quelques copains à notre descente du bateau et va nous faire un petit spectacle dans la rue avec quelques amis du Bronx.
On remonte ensuite à pied dans les rues animées, en passant a coté de la Bourse de NY et de Wall street, pour aller voir Ground Zero. C’est un grand trou en travaux, ce qui laisse quand même envisager l’ampleur de la catastrophe. On reprend le métro vers la Central Station, magnifique gare en marbre et de nombreux lustres superbes.
Malgré la fatigue de cette première journée, on fait quelques magasins : 1er achat de « Converse » pour Romain et un peu de nourriture pour le soir (on n’a pas la force de ressortir manger) et le petit-déj du lendemain. Retour à l’hôtel pour une petite douche, le diner et DODO.
Samedi 11/07 – J2 à New York
Visite Empire State pour commencer la journée. Vue la longueur des couloirs pour atteindre l’ascenseur, on est super content d’y être allé de bonne heure. Grosse déception car King Kong n’était pas là.
Point de vue magnifique avec un super temps et de la visibilité.
Premier Mc DO : A part la boisson, les portions ne sont pas forcement plus grosses qu’en France et la qualité est équivalente.
Constat confirmé : les américains sont super sympa : par exemple, la caissière de MACY nous fait 10% de réduction en allant nous chercher un bon spécial. Les employés sont en général partout très sympas.
Départ ensuite pour Time Square : quelle animation ! Cela grouille de partout et encore, on est en journée. On est dans la 10ème dimension ! Il y a quelques personnages surprenants.
Deux visites marrantes : Toys’r us et sa grande roue intérieure, et un magasin sur quatre étages entièrement dédié à M&M’s, des colonnes entières de M&M’s, ça nous a fait rêver !!.
On y reviendra un soir car cela doit aussi être impressionnant la nuit.
On laisse l’agitation et la foule pour aller au Musée d’art moderne (MOMA) : des toiles et œuvres très intéressantes.
Retour ensuite à l’hôtel en passant par le Waldorf Astoria où nous sommes rentrés dans le magnifique hall art déco de ce palace de luxe.
La marche a encore été plus longue qu’hier : demain, on circulera le maximum en métro et bus.
Dimanche 12/07 – J3 à New York
Dimanche 12/07 – J3 Messe Gospel à Harlem
Ce matin, comme tous les dimanches (ou presque !!!), nous irons à la messe.
Ici, c’est bien car on a le choix entre celle de 8h et celle de 11h : à l’unanimité (n’est ce pas les enfants ?), ce sera 11h.
Le voyage en bus sera intéressant car il nous permettra de passer très rapidement de Manhattan avec ses buildings à Harlem avec ses immeubles bas et parfois dégradés, alors que l’on est seulement à un bloc de Central Parc et ses maisons aux façades majestueuses. Le contraste est saisissant.
A notre arrivée vers l’église (merci Martine pour l’adresse) , nous nous mettons dans la file d’attente. Les fidèles rentrent d’abord au rez de chaussée et les touristes à l’étage ensuite. Ce moment nous permet de voir arriver quelques fidèles dans des tenues telles qu’on les imaginait. Les femmes ont mis leurs plus belles robes et les hommes leurs costumes, avec parfois un peu de « bling bling ». Il y a également quelques couleurs surprenantes de temps en temps mais cela est très authentique.
La messe sera un grand moment de bonheur : les chants sont magnifiques et il y a beaucoup d’émotion. Le spectacle est également dans la salle. Quelle surprise de voir les personnes danser, se lever, crier pour faire partager leur foi avec les orateurs ou encore se donner des accolades sur certains prêches.
Nous les avons accompagnés en rythmant leurs magnifiques chansons.
Thomas et Romain ont trouvé des enfants jouant à la DS pendant la cérémonie.
Cela va être dur la prochaine fois que nous irons à l’église de leur dire de ne pas bouger.
Cette messe fut un vrai moment de bonheur.
Dimanche 12/07 – J3 Suite de la journée
Après la messe, nous avons été dans Central Parc pour pique-niquer. Le parc est un havre de paix mais avec aussi une foule de sportifs.
Cela va du jogger qui pousse son enfant dans une poussette jusqu’à la personne âgée qui risque de tomber à chaque foulée. Les New-Yorkais sont fanas de sport.
L’après-midi, nous avons visité Guggenheim. L’exposition est consacrée à l’architecte Franck Lloyd Wright, véritable génie qui a conçu le bâtiment du musée Guggenheim. Nous avons tous les quatre étés passionnés par cette visite.
Après cette nourriture culturelle, nous sommes revenus à une réalité plus commerciale : le plus grand magasin de jouet de la ville Schartwz puis Apple Store, magasin qui présente en avant première dans le monde tous les produits Apple : pour Romain et Thierry gros moment d’émotion.
Enfin pour clore cette belle journée, nous sommes partis voir Time Square de nuit (toujours autant de monde et d’animation). Fin de la journée : Ouf !
Lundi 13/07 – J4 – Dernier jour à NY
Pour démarrer la journée, nous partons faire la traversée du pont de Brooklin à pied. C’est marrant d’être au dessus des voitures. Cette balade nous donne également de belles vues sur Manhattan.
Visite ensuite de Chinatown avec ses bazars et son agitation. Il suffit ensuite de traverser une rue et on se retrouve à Little Italy, avec ses cafés italiens (un peu cher le café : 4, 5 dollar le luxe total !mais au moins il est bon !) et ses décorations et peintures aux couleurs vertes, rouges et blanches. .
Cette journée est émouvante, nous avons conscience que nous allons quitter cette ville qui a su nous toucher. Nous aimons ce mélange de races, de conditions sociales : une vraie leçon de tolérance.
Lundi 13/07 – Transfert vers Las Vegas
2ème fouille au corps pour Thierry en 2 vols US. Qu’est-ce qui ne leur plait pas aux douaniers US ? Il a le look terroriste ? Au concours, Romain n’est pas loin derrière : 1 sur 2, pour lui. Les douaniers ont contrôlé avec insistance son sac qui contenait vous vous en doutez des objets très controversés : MP4, oreiller, livres…. Prochain test à San Francisco pour le retour (je devrais peut-être faire un petit excès de vitesse en voiture pour augmenter mon avance mais je ne suis pas sûr que mon coté joueur soit apprécié…)
Sur le vol New-York-Las Vegas, nous avons eu à nos cotés des voisins pittoresques. Deux dames tellement obèses qu’elles étaient coincées dans leurs sièges. Une jeune fille placée à leur droite à coté du hublot se faisait toute petite. Je ne vous dis pas quand celle-ci avait besoin d’aller aux toilettes ! Un monsieur ronflant comme un camion, mais aussi une autre jeune fille largement tatouée qui descendait les apéros comme des coca.
Lundi 13/07 – Arrivée Las Vegas et La voiture
Notre arrivée sur Las Vegas est royale : la ville s’est parée de toutes ses lumières pour nous recevoir. L’aéroport est luxueux. Il est tellement grand qu’il faut prendre un tram pour aller récupérer ses bagages. On est bien dans la ville du jeu : à peine débarqué, on entend déjà le bruit des machines à sous.
On prend également un grand coup de chaud : il fait 40° à 23h30.
Nous prenons possession de la voiture de location et là malgré la fatigue (rappelons qu’il est 1 heure du matin), nous avons eu le droit à un moment d’anthologie avec Thierry et la boîte automatique qui a suscité de bons délires. Qu’est ce que je fais de cette pédale et de ce levier ? Nous avons eu le droit à un tour du parking très comment dire…..haché ! Nous vous rassurons, il conduit maintenant comme un vrai pro.
Mardi 14/07 – Las Vegas et transfert vers Grand Canyon
Depuis que nous sommes arrivés à Las Vegas, le mot mal-bouffe prend toute sa mesure. Nous avons pris notre petit déjeuner sur le mode buffet en libre service. Certaines personnes ont mangé en un repas ce que nous n’avons pas mangé nous à quatre. Nous hallucinons devant les verres de coca dés le matin, la hauteur des gâteaux divers et variés posés dans les assiettes (record = 3 gaufres l’une sur l’autre avec de la confiture et recouvertes de chantilly). Les New Yorkaises étant minces et très élégantes, nous pensions que les médias exagéraient le problème de nutrition dans ce pays : nous pouvons affirmer le contraire. Emilianne, si tu veux travailler aux US, tu n’auras pas de problème à trouver de la clientèle.
Grosse chaleur dès que l’on sort de l’hôtel. Pour se balader en ville, on prendra la voiture la semaine prochaine. Petit tour rapide sur le célèbre Strip en voiture pour avoir une première vue des hôtels et de leurs décors qui semblent en carton pâte, et ensuite première grosse traversée en voiture (4h30) pour rejoindre Grand Canyon via le barrage Hooverdam (les grands œuvres et chantiers sont à la taille du pays)
Passage obligé par la mythique route 66 à Seligman et arrivée à l’hôtel de Tusayan. Super ! Il y a internet (ouf pour le blog) et une piscine : depuis le temps que Thomas voulait se baigner, à peine dans la chambre, il était déjà en maillot. Il avait raison : rien de mieux pour se détendre après les grosses chaleurs !!
Mercredi 15/07 – Grand Canyon
Avant de partir vers le grand canyon, on a réservé pour le tour en hélico : ce sera demain matin.
Arrivée au parc (merci Laurent et Valérie pour la carte d’entrée qui a fonctionnée) et premier point de vue grandiose. On en prend plein « les mirettes ». On passe au Visitor Center pour voir les ballades possibles. Ce sera «Bright Angel Trail », en version intermédiaire, 10 km et 4 à 6h prévue quand même. Super baptême de rando pour Thomas qui sera à la hauteur du défi. Notre petit cabri Romain a fait l’éclaireur loin devant pendant une grande partie de la remontée.
Pendant la descente, on a eu 3 gouttes de pluie qui ont essayé de nous dissuader d’aller plus loin. Peine perdue, et le soleil a de nouveau fait son apparition (près de 30 °). On a bu au moins 3 litres d’eau par personne.
Beaucoup d’écureuils tout au long du parcours : à la fin, on n’y faisait presque plus attention. Pendant le pique-nique, ils devenaient presque menaçants pour trouver de la nourriture.
Cette longue descente puis remontée est une manière très intéressante de découvrir et de retrouver le côté nature du canyon, surtout par rapports aux différents points de vue où il y a parfois beaucoup de monde. Au-delà du canyon, le parc est très sympa avec sa forêt de pins qui sent bon.
Retour à l’hôtel ensuite avec piscine avant d’aller manger et de rêver d’hélicoptère (on a vu les photos de Guylaine et Pascal sur leur blog et on salive déjà).
Jeudi 16/07 – Grand Canyon – hélico – Mexican Hat
Suite à la rando d’hier, les jambes commencent à se faire sentir.
Départ en hélico ce matin.
Superbe expérience : quelles sensations !!!!
C'était vraiment à faire.
Sylvie a bien entendu été tirée au sort pour être à côté du pilote, pendant que Thierry, Romain et Thomas essayait de compenser (en vain !!) les 250 kg du couple d’américain qui faisaient le vol avec nous.
Après ce voyage, retour sur terre via les navettes du parc qui nous permettent de voir différents points de vue. Nous repartons par la sortie Est et en profitant de la super vue du canyon depuis Desert View avec sa tour « ancienne » (1930 = ancien pour les Américains).
Traversée ensuite des territoires Navajo pour passer Monument Valley et arriver à Mexican Hat. Les paysages sont époustouflants.. Nous avons l’impression d’être au bout du monde, dans un motel au bord de la San Juan River.
Le diner dans un restaurant avec des chanteurs de « country » confirme notre impression.
Vendredi 17/07 – Monument Valley – Lake Powell - Page
Avant de redécouvrir Monument Valley, nous faisons un petit détour pour aller voir Mexican Hat Rock et Goosenecks (méandres de la San Juan River).
Nous partons ensuite directement pour Page.
Sur la route, nous faisons une halte à la plage sur le Lake Powell dans un cadre idyllique. Nous devions rester ½ heure. Nous sommes partis au bout de 3h et encore par ce qu’il faisait vraiment trop chaud (>40°). Moment historique : Sylvie s’est baignée longuement : cela ne lui était plus arrivé depuis 1999 en Dordogne avec Claire et Wilfried. Nous avons fait un concours de plongeon assidu, gagné haut la main par Romain et Thomas.
En soirée, nous avons assisté au coucher de soleil sur d’autres méandres magnifiques, ceux du Colorado à Horseshoe Bend.
L’exceptionnel devient notre quotidien.
Au fait, un défi spécial touristo-français a été lancé par Pauline et Camille. Le but ? Photographier les plaques (d'immatriculations) des 51 états des USA. : nous acceptons de relever le défi (12 plaques déjà trouvées en 3 heures). Résultats dans un peu moins de 3 semaines. Le perdant paiera bien entendu l’apéro.
Demain : Grande Journée avec THE WAVE (à suivre ...)
Samedi 18/07 – The Wave - Page
Nous rappelons pour ceux qui n’auraient pas eu le début de l’histoire que the WAVE est un site naturel dont la roche forme des vagues, comme son nom l’indique (le parfait bilingue aura déjà traduit).
Il faut déjà connaitre ce site qui n’est jamais cité sur les guides touristiques. Mais Thierry, à qui on ne l’a fait pas, a déniché cette visite potentielle en surfant sur le web. Pourquoi potentielle, me direz vous ? Parce que seuls 20 personnes par jour peuvent y rentrer suite à tirage au sort. Et, vous l’avez deviné nous sommes les « lucky » qui ont eu un billet d’entrée. (Vous remarquerez mes progrès fulgurants en anglais).
Malgré la chance, ce site se mérite et pour s’y rendre une randonnée de 4 heures aller-retour est nécessaire. 4 heures oui mais sous 110° fahrenheit soit 43° degré Celsius.
Lever 5h30 et nous voilà donc partis ce matin. Mais surprise avant d’atteindre le lieu de départ il faut emprunter un chemin de terre tout cabossé sur 15 kms (vous l’avez vu sur la photo, nous n’avons pas de 4X4). Cela rappelle, en pire, le chemin pour rejoindre la maison que nous avions loué en Toscane (Gatien, Valérie et Eric verront très bien de quoi je parle). Non, ils ne nous décourageront pas ! Et, on a bien fait de résister : une pure merveille. Les paysages aux alentours sont magnifiques, presque surréalistes et compensent par leur beauté la difficulté du trail. Les cartes des Rangers sont hyper précises et la végétation sur les photos ne change que très peu, pour se repérer il suffit également de suite les "cairns" laissés par les précédents randonneurs et également suivre les traces de pas dans le sable! A part ça, pas de signalisation.
Après quelques petites pauses, 1h45 de marche et après une ultime montée, nous atteignons enfin Le Paradis des yeux et des photographes, et nous tombons en extase devant ce trésor caché de l' Ouest américain !!! Il n'y a pas de mot pour décrire avec justesse la beauté de ce site .... Les photos en parleront mieux que nous. Cerise sur le gâteau, nous étions seuls. Seul un petit lapin nous a salué sur notre passage (c’était peut être un Rangers déguisé !!)
Encore une fois, les garçons ont été à la hauteur. Ils sont prêts pour des trekkings.
Nous rentrons à l’hôtel vers 14h00 assez fatigué ... mais la nuit sera remplie de beaux "wêves" !!!!
Cet après-midi, ce sera repos et détente au bord de la piscine.
Dimanche 19/07 – Page
Ce matin, nous avions prévu de laisser dormir un peu plus les enfants. Mais le sort en a décidé autrement : la femme de ménage a sonné à 8h. Raté Romain pour la grasse matinée !
Cap sur Antelope Canyon : « Lower » en premier et « Upper » ensuite.
Le premier se visite à pied au travers d’un boyau étroit, sculpté par les eaux, aux couleurs ocre, orange et rouges. Il faut parfois se contorsionner entre les parois en faisant attention à ne pas se cogner la tête.
Pas si tranquille que ça le canyon car, en août 1997, suite à un orage violent, 11 touristes, Français pour la plupart, ont trouvé la mort dans ce canyon emportés par un torrent de boue.
Pour « Upper Antelope, c’est visite guidée obligatoire, où nous sommes accompagnés d’un guide Navajo (nom du peuple indien à qui appartient Antelope Canyon - Lower comme Upper). Cela démarre par un tour de pickup 4x4 avec les visiteurs derrière. On a tiré le bon numéro : le guide/chauffeur est à fond sur la piste très sablonneuse. Les enfants sont ravis et ont décollé à plusieurs reprises de leur siège. Cela bougeait tellement que le guide avait conseillé de sortir casquettes et lunettes : cela s’est bien entendu vérifié exact puisque nous avons réussi à rattraper au vol une bouteille d’autres visiteurs mais manqué la casquette d’un enfant. Beaucoup de monde dans ce canyon mais un guide super qui a joué de la flute, nous a indiqué tous les meilleures positions pour faire des photos, quand il ne les prenait pas directement à notre place, avec le résultat au bout (voir photos). Les deux sites sont magnifiques.
Pique nique mémorable dans la voiture avec la clim allumée : il fait vraiment trop chaud dehors !
Nous avons profité de la bonne habitude des américains, qui proposent des box à la fin du repas au restaurant. Nous avons ainsi fini de déguster les pizzas de la veille au soir, réchauffées par le soleil d’Arizona.
Après cela, plongeons pour tout le monde dans le cadre idyllique du Lake Powell pour une nouvelle baignade. Cela va être dur de quitter cet endroit et même Sylvie est d’accord : l’eau à 30° est tout à fait à son goût.
Visite rapide du barrage de Glen Canyon (3 plaques de voitures en +, eh ! eh ! ) puis départ ensuite pour Bryce Canyon et de nouvelles aventures.
Nous ne sommes pas sûrs pendant 2 jours de pouvoir mettre à jour nos commentaires car nous allons dormir dans des parcs nationaux, en compagnie des animaux.
Lundi 20/07 – Bryce Canyon
Arrivée avec quelques averses hier soir (il fait toujours 30° !).
Nous découvrons Bryce Canyon. Vaillamment, nous rechaussons nos chaussures pour faire une nouvelle randonnée. Pour motiver Thomas, nous ne prononçons pas le mot de « randonnée » mais utilisons l’expression « faire une petite promenade », promenade qui va quand même durer plus de 2 heures (je vous rassure, au bout de 5mn, il courait partout et avait une pêche d’enfer). Nous avons eu un orage et de la grêle au milieu de la rando et nous avons pique-niqué une nouvelle fois dans un endroit insolite : une arche formée par la roche. Le dessert a été pris après l’orage dans une sorte de grotte. L’aventure, c’est l’aventure !
Le site est grandiose, avec ses cheminées aux nuances variées, ses ponts, la faune et la flore encore différente de tout ce qu’on a pu voir jusqu’à présent. Vraiment un endroit splendide!
Nous dormons ce soir dans le lodge à l’intérieur du parc. Les touristes partis, nous pouvons disposer seuls du parc. Un Ranger nous rassure : il n’y a pas d’ours !
Les photos seront mises en lignes plus tard (d'ici 1 à 2 jours).
Nous sommes aujourd’hui à la moitié de notre voyage. Il nous reste encore de belles journées en perspective.
Demain, d'autres points de vue de Bryce et première découverte de Zion.
Mardi 21/07 – Zion
Ballade jusqu’au fond du parc (Bryce Point) où l’on va avoir la plus belle vue sur l’amphithéâtre du parc. En chemin, premières rencontres avec des sortes de biches/cerfs.
Départ ensuite vers Zion avec quelques averses sur la route.
A l’arrivée dans le parc, nous débutons par une petite mise en jambe (1h de ballade).
Le fait de dormir au Lodge nous permet d’aller en voiture jusqu’au milieu du parc environ. Nous sommes arrivés en avance et cela nous permet de choisir notre chalet. Il a un charme fou avec sa petite véranda, son petit banc en bois et sa cheminée intérieure en pierre.
On dépose les affaires et on part pour une nouvelle ballade : Emeralds Pools. Petite déception car il n’y a pas beaucoup d’eau (on s’y attendait un peu quand même) mais la ballade est jolie et nous permet de voir de près d’autres biches (2 heures de plus au compteur pédestre). Heureusement que nous partons demain pour Las Vegas, Thomas demande grâce.
Autour du chalet, nous avons divers animaux qui viennent nous rendre visite : dindons sauvages, écureuils, biches, … et même chenille géante sur les couvertures (Brrrrr....)
Nous avons une fois de plus la sensation d'être au plus proche de la nature. Quelle sérénité !, enfin presque. On vous racontera la nuit plus tard
Logistique
Pour la logistique hôtel/Valises/voiture c'est rodé et nickel. Toutes les réservations sont prêtes, y compris celles non payées à l'avance. Pour l'instant, nous n'avons eu aucune mauvaise surprise sur la qualité des hôtels. Les chambres sont confortables.
En ce qui concerne les valises, chacun prend en charge la sienne. Contrairement à ce que craignions initialement, ce n'est pas la galère de changer régulièrement d'hôtel. Nous avons pris le rythme.
On a trouvé deux laveries, avec sèche-linges dans les hôtels à Mexican Hat et ici à Lone Pine.
Pour les repas, nous pique-niquons souvent en achetant la nourriture dans les petits supermarchés et on complète par les restaurants où on peut avoir quelques surprises quand l'assiette arrive. Soit parfois, on ne comprend pas la carte et nous avons du mal à comprendre certains serveurs qui ont oublié d'enlever leur chewing-gum, soit il y a toujours des assaisonnements ou compléments rajoutés et qui ne sont pas tous du meilleur goût.
Pour l'anglais, on se débrouille même si il y a parfois quelques mots qui nous échappent ou nous posent problème. Même Thomas et moi nous lançons dans des phrases. Romain comprend bien. Thierry comprend pas forcément tout mais assure.
Mercredi 22/07 – Zion/Las Vegas le retour
Malgré l’angoisse de Sylvie par rapport aux bestioles, la nuit s’est bien passée.
Petit déjeuner au lodge et départ en navette jusqu’au fond du parc pour la belle ballade (2h) au bord de la rivière. Pour Thomas ce fut un peu plus qu’au bord : suite à une glissade, il s’est retrouvé les fesses dans l’eau. Avec la température ambiante, il a séché assez rapidement. N’étant pas équipé pour ensuite marcher dans l’eau, on renonce à aller dans les narrows. De même, impossible d’aller faire la rando Angels Landing (4h) car les jambes des enfants demandent grâce.
Retour au lodge pour un pique-nique sur la pelouse avec en dessert un « smoothie » (mélange de jus de fruit et de glaçons, passés au mixeur) aux fruits rouges délicieux, déjà gouté la veille. Départ ensuite vers Las Vegas en traversant des villages typiques à la sortie du parc. La fin de la route est aussi impressionnante par ses paysages mais on commence à s’y habituer.
Nous arrivons à Las Végas où nous logeons cette fois à Luxor, l’hôtel en forme de Pyramide. L’hôtel Circus Circus à coté ressemble presque à un petit hôtel familiale. Le Luxor est démesuré, nous avons notre chambre au 27ème étage (sur 30) avec vue sur l’Excalibur, hôtel en forme de château Disney, un bout de la tour Eiffel, et du New York-New York.
Nous filons nous rafraîchir à la piscine, il faut retrouver de l’énergie pour sortir en soirée voir le strip de la ville. Le « Strip » est le mot qui désigne une bande de route, ici c’est est la rue principale où tous les principaux hôtels se situent Nous découvrons les paillettes, les lumières, les filles en tenues de soirées élégantes (enfin, suivants leurs critères: robes courtes voir très très courtes, avec le maximum de paillettes !). Comme dirait Bigard, on a un sacré lâché de P……. sauvages.
En dehors de cette bande de Lumière, les rues adjacentes sont peu entretenues et laisse apercevoir la misère. Nous sommes surpris de découvrir un nombre relativement important de SDF, ce que nous n’avions pas trouvé pour l’instant dans les autres villes. Les enfants ont fait un lien avec les pertes aux jeux. Est-ce la seule raison ?
Notre ballade nocturne est épuisante : le Strip est long (6km) et on est presque obligé de passer dans les casinos ou l’on finit parfois par se perdre dans les dédales bien entendu mal signalés. Tout est fait pour garder le client. On abrège à minuit à la moitié du strip en rentrant en monorail.
Alors que la moyenne des précipitations est proche du zéro dans cette zone désertique, nous avons eu droit à quelques gouttes de pluie alors qu’il fait 40°.
Jeudi 23/07 – Las Vegas suite
Réveil un peu plus tardif et direction le buffet pour le petit déjeuner : on prend la formule « All you can Eat » pour la journée, ce qui veut dire que l’on peut venir manger autant de fois qu’on le souhaite : Pour nous ce sera 3 repas classiques. Les serveuses débarrassent les assiettes rapidement et Romain a du littéralement s’agripper à la sienne pour la conserver alors que la serveuse la tirait de son côté.
Ce matin, séance de shopping dans Las Vegas Premium Outlet, un grand « Quai des marques ».
Notre Ado trouve pas mal de choses à son goût : Levi’s, Converse, … Cela commençait à être urgent vu le nombre de centimètres manquants en bas de ses pantalons. Nous ne sommes pas en reste non plus : les prix sont moins chers qu’en France et le taux de change rajoute à nos bonnes affaires. On espère que tout rentrera dans les valises pour le retour.
Nouveau rafraichissement à la piscine de l’hôtel.
Séance de bandit manchot : 1cents la partie, 3mn 30s au total et deux réprimandes de la sécurité car les enfants n'ont pas le droit de regarder.
Après le repas, nous décidons quand même de repartir sur le strip pour voir le spectacle du Treasure Island et l’hôtel Venetian. Pour éviter la marche, nous prenons la voiture et, après plusieurs tours et détours involontaires par les entrées d’hôtels et les files réservées aux taxis et aux voituriers, nous finissons par nous garer au self parking du Palazzo. Le spectacle de bateaux est quelconque. Par contre, les décos des casinos sont surprenantes, parfois kitchs, parfois magnifiques.
Vendredi 24/07 – Death Valley/ Lone Pine
Nous quittons Las Vegas sans trop de regrets et nous laissons le mot de la fin à Thomas : "Vegas, ça lasse !"
Départ vers Death Valley, vestige d’un lac asséché entre 2 chaines de montagnes et dont l’altitude est parfois sous le niveau de la mer. Les paysages sont lunaires et la température à l’ombre est sympathique (46°), avec en plus une petite brise chaude : un vrai bonheur !
Petite angoisse lorsque nous sommes pratiquement seuls sur la route et que la voiture présente des signes de fatigue à cause des fortes montées : et si nous tombions en panne …
Nous arrivons ensuite à Lone Pine, petit village au pied de la Sierra Nevada , où on aperçoit un peu de neige sur certains sommets. A notre arrivée au Best Western, nous nous dirigeons vers la laverie (cela commençait à devenir urgent) , puis aussitôt après vers la piscine.
Nous retrouvons comme dans tous les hôtels depuis le début la traditionnelle bible sur la table de chevet. Conseil aux futurs voyageurs : inutile de vous charger !
Repas au centre-ville (on ne risque pas de le rater !) dans un resto au décor dédié aux westerns, le Mt Withney Restaurant : heureuse surprise car les plats sont délicieux.
Samedi 25/07 – Mono Lake/ Lee Vining / Bodie
Réveil en sursaut à 9h36 : le petit déj ferme à 10h
La route vers Lee Vining et Mono lake laisse à l’ouest la Sierra Nevada et le Mt Whitney. Petit détour par la station de ski assez huppée de Mammoth Lake, qui comporte un aéroport et de nombreuses boutiques de luxe.
Arrivée ensuite au Murpheys Lodge, qui sera notre hébergement ce soir. Après le repas, départ pour la ville de Bodie, ancien ville de chercheur d’or, détruite par le feu puis abandonnée et aujourd’hui Monument historique. Il reste 150 maisons en bois, laissées en l’état depuis l’abandon en 1940 environ. Cela représente 5% de la ville à son apogée. Tout a été laissé tel quel (les 3 derniers miles de la route d’accès n’ont même pas été goudronnés) et nous nous sommes projetés à cette époque là. Les américains n’en ont pas fait un parc d’attraction et c’est tout à leur honneur : il n’y a même pas un bar et le magasin de souvenir est réduit à sa plus simple expression. Nous avons apprécié cette visite.
Sur la route du retour vers Lee Vinning, nous tentons la baignade à Mono Lake, avant le village, sans aller jusqu’à South Tuffa qui est visiblement le seul point de baignade autorisé. Nous allons alors tomber au bout du chemin sur une Rangers qui va nous prêter ses jumelles et sa longue vue pour nous faire découvrir la faune de ce lac salé, classé réserve naturelle. Grâce à elle, nous apercevons au loin un nid sur une des concrétions calcaires au milieu du lac ainsi que plusieurs variétés d’oiseaux sauvages. Tant pis pour la baignade, nous préférons prolonger ce moment de quiétude et d’authenticité.
dimanche 26/07 – Yosemite Parc
Surprise à l’extinction des feux : on y voit presque comme en plein jour dans la chambre. Le couvre-lit servira de double-rideaux mais sera quand même insuffisant. C’est notre première nuit difficile. L’hôtel n’est pas à recommander.
Petit déj à Lee Vinning : pas terrible non plus. Cette ville qui sert de point de passage vers Yosemite ne nous laissera pas un souvenir impérissable.
Le parc de Yosemite nous fait rapidement oublier ces légers désagréments : la montée par le Tioga Pass, ouvert seulement de juin à septembre à cause de la neige, est splendide.
Arrêt baignade et farniente impromptu à Tenaya Lake (superbe panorama à 2500 m d’altitude !) : l’eau est légèrement plus fraiche, lac de montagne oblige ! Seuls trois d’entre nous se sont baignés : devinez qui ne s’est pas baigné, sachant que Thomas a été le premier à l’eau : réponse en photos …
Malheureusement, il a fallu quitter ce havre de paix pour aller voir nos premiers Séquoias mais aussi pour éviter les coups de soleil (n’est ce pas Thierry et Romain !).
Tuolumn Grove sera notre première randonnée : nous découvrons enfin ces arbres géants et mythiques que sont les séquoias. Il ne vaut mieux pas prendre une pigne de pin sur la tête vu la taille de certaines, qui malgré ce que l'on pourrait croire, ne sont pas celles du séquoia. Nous sommes passés dans un tronc de séquoia tombé, formant un tunnel. Les habitants (araignées) n'ont pas apprécié notre visite et nous l'ont fait savoir en se vengeant principalement sur Romain.
Les journées passent vite, de plus en plus vite. Il est déjà temps de rejoindre l’hôtel.
Heureusement, celui-ci n’a rien à voir avec l’établissement de la veille. Le cadre est sympa et nous ne parlons pas de la piscine extérieure dans un environnement paradisiaque. Une fois de plus, plongeon pour tout le monde et ce qui devient habituel, Sylvie nage aussi.
Seul petit bémol dans cet hôtel, pas de connexion Wifi donc pas de mise à jour possible du blog et pas de lecture pour nous de vos messages que nous apprécions beaucoup chaque jour.
Lundi 27/07 – Yosemite Parc Again
Au réveil ce matin, le bras de Romain a doublé de volume : elles n'y sont pas allées de main morte les bestioles.
De nouveau, cap vers Yosemite Parc. Nous nous dirigeons vers Yosemite Village pour faire nos courses pour le pique-nique du midi. Nous bouquinons les différents documents remis à l'entrée du parc pour choisir notre randonnée. Thierry souhaite faire celle de Yosemite Falls : Falls veut dire cascades. Thomas et Sylvie, eux, souhaitent faire celle de Mirror Lake. Romain, lui, est indécis. Comme dans toute bonne démocratie la majorité l'emporte.
Nous voilà partis pour Mirror Lake et à l'arrivée nous nous sommes trouvés à John Muir Trail. Nous nous sommes garés à un parking d'où partaient plusieurs chemins en terre, sans indications. Après avoir mis nos provisions dans des casiers anti-ours, nous sommes partis et bien sûr nous n'avons pas pris le bon chemin. Au lieu de faire une ballade tranquille au bord du lac pour pique-niquer et nous baigner, nous voilà embarqués sur une randonnée classée difficile (1h30 de montée sans discontinuer, 600 marches en granit à gravir pour arriver en haut du 2ème point) mais le résultat sera au rendez-vous : d'abord une cascade grandiose (Vernal Falls) et au dessus, un bassin avec juste en amont des toboggans naturels. Malgré la fraicheur de l'eau, Romain et Thomas n'ont pas résisté. Nous n'irons pas voir la cascade suivante (Nevada falls à 3km) ni le Half Dome (7km) car le temps nous manque (pas les jambes …). Après la descente plus rapide, nous partons vers le sud du parc (Mariposa Grove) pour voir une autre forêt de séquoia. Nous choisissons cette fois de prendre le tram pour faire la visite (il était temps car nous prenons le dernier wagon !). Le site est la plus grande futaie de séquoia géant du parc et la visite sympa (quoiqu'un peu chère !) : cela saute pas mal dans les wagons et Romain a évité les troncs creux..
Un seul regret dans Yosemite : nous n'avons pas vu de bears (ours). Désolé Eric. Par contre, nous avons rencontrés un gray fox mais également des deers et les traditionnels sqirrels, sans compter bien entendu les beers et autres buds : à vos dictionnaires !
Départ ensuite pour OakHurst Lodge avec une petite baignade dans la piscine avant le repas.
Aucune plaque trouvée aujourd'hui : c'est vrai qu'il n'est pas facile de les arracher sans se faire voir. Cela ne va pas être facile de les faire rentrer dans la valise.
Yosemite est un parc magnifique et un lieu de rêve pour les randonneurs.
Mardi 28/07 – Carmel et Monterey
Visite de Carmel, ville dont Clint Eastwood a été maire pendant 3 ans : il y a des arbres partout, il est interdit de les couper. Dans certains quartiers, il n’y a pas de trottoirs pour éviter que les gens s’y promènent à pied. Les maisons sont magnifiques, il doit y avoir au minimum 20 pièces dans chaque maison. Nous avons également joué à retrouver celles des 7 nains car certaines d’entre elles ressemblent à des maisons « Disney ».
Nous visitons la mission San Carlos Borromeo qui a des allures d’hacienda mexicaine.
Nous empruntons ensuite la célèbre «17 miles Drive », route privée à péage, avec entre autre le fameux Pebble Beach Golf. La route serpente près de la côte, entre golfs, pins, cyprès et des propriétés toutes aussi somptueuses les unes que les autres. On a même vu des biches sur les greens. Premiers Sea Lions , les éléphants de mer, également. Nous sommes dans un monde de luxe et de raffinement absolu.
La température a nettement baissé par rapport à Yosemite : nous commençons à ranger les shorts et à sortir les vestes dans un premier temps.
Le soir, nous allons nous promener dans le centre-ville de Monterey, vers Fishermann Wharf où nous voyons les Sea Lions affalés. Le centre-ville, petit port de pêche, a beaucoup de charme.
La piscine de l’hôtel est extérieure et pour la première fois, nous ne prenons pas l’option baignade : il fait trop froid. Nous avons été mal habitués. Quant à l’océan : même pas la peine d’y penser !
Demain cap sur notre dernière destination : San Francisco.
Mercredi 29/07 – Monterey
Ce matin, destination l’aquarium de Monterey. Nous prévoyons d’y passer la matinée avant de partir pour San Francisco. Bilan : nous y arrivons à 10h 30 et nous en repartons à 15h30. L’aquarium est d’une qualité incroyable. Tout est bien conçu : le bâtiment moderne entièrement vitrée est tourné vers la mer. Il offre une grande variété d’espèces mais son atout est d’avoir su le mettre en valeur en alternant le coté éducatif et le coté ludique avec beaucoup d’ateliers interactifs, de bassins tactiles : une référence en terme de lieu de connaissances.
Heureusement que nous ne lisons pas couramment l’anglais sinon nous partions dans la soirée !
Petit pincement au cœur en nous installant dans la voiture : nous réalisons que nous partons pour notre dernière destination. Mais, bon encore quatre jours dont nous comptons profiter au maximum.
Nous arrivons sur San Francisco et passons prés de Silicone Valley. Nous sommes un peu émus de passer à côté de cet endroit mythique. Hewlett et Packard y ont débuté encore étudiants pour fonder leur entreprise, Steve Jobs a commencé dans son garage pour créer le 1er Mac et sa société Apple. Que de sociétés créées par des hommes de génies défilent devant nos yeux : HP, Google, Oracle, Ebay, Yahoo …Petit clin d’œil à nos amis les informaticiens : Pascal, Gatien, Alain, Erics
Nous voyons encore un autre endroit prestigieux : l’université de Stanford que la famille Stanford a crée à la mémoire de leur fils décédé à l’âge de 15 ans. Les bâtiments sont majestueux : quelle différence avec les bâtiments délabrés de la fac de science de Talence. Les universités prestigieuses défilent : Palo Alto, Berkeley.
L’arrivée sur San Francisco enchante Romain par son dédale de routes et lui rappelle, moment de nostalgie, son jeu vidéo « Burn Out » (petit rappel il n’y a pas joué depuis maintenant trois semaines : une éternité !).
Nous nous installons à l’hôtel et grand confort nous n’allons plus bouger pour trois nuits.
Nous mangeons dans un restaurant italien sur Fisherman Wharf et décidons de remettre au lendemain la découverte de la ville. Il est déjà 21h30 et nous sommes fatigués.
Jeudi 30/07 – San Francisco
Nous décidons de ne pas prendre la voiture pour découvrir San Francisco mais les transports en commun. Nous commençons par le Cable Car, sorte d’antique funiculaire sur lequel on peut s’accrocher et rester sur le marchepied. Bonne surprise, le départ est situé à côté de notre hôtel. Nous pouvons ainsi nous installer où on le souhaite. Thierry, Thomas et Romain s’installent le corps à l’extérieur accrochés à une barre et les pieds sur le marchepied. Sylvie aura l’occasion plus tard dans la journée de tester également cette position. La sensation est assez sympa surtout dans les grandes descentes et quand deux Cable Cars se croisent.
Bonne nouvelle également : le temps se réchauffe car la température a varié entre 20° et 25°, sauf le soir où la brume est tombée sur les hauteurs.
Nous découvrons le centre ville de San Francisco en nous rendant à Union Square. Nous allons déambuler à pied. L’un des charmes de la ville tient en ses collines mais la conséquence de ce charme et comme nous l’a indiqué une fidèle auditrice : nous avons parcouru la ville à pied en alternant de bonnes montées...descentes...montées... descentes.... Ce vallonnement nous conduit d’Union Square au Financial Distric jusqu’à Chinatown. Nous faisons un détour pour admirer une tour appelé Transamerica pyramid, le plus haut gratte-ciel de San Francisco. Nous retrouvons également un bâtiment conçu par Franck Lloyd Wright génial architecte dont nous vous avons déjà parlé lors de notre visite à New York. Ceux qui ne connaissent pas encore dépêchez-vous de combler cette lacune on vous le dit il est génial, un vrai visionnaire pour son époque !
Nous nous sommes fait plaisir dans le minuscule quartier français et nous sous sommes arrêtés dans le Café de la presse, au coin de Chinatown : vrais expresso pour les grands et croissants, chocolatine pour les enfants. Un délice !
Ces petits détails commencent à nous manquer avec pour Thierry et Romain, comme autre détail, un bon steak sans sauce.
Nous visitons quelques magasins, dont Macy, où nous déjeunerons (bonne adresse : des pâtes, du poulet grillé, des fruits, des légumes : cela change des hamburgers !!).
Après avoir repris des forces, nous décidons de nous attaquer, toujours à pied, à la Coit Tower (le nom n’a rien à voir avec ce que vous pourriez penser mais provient du nom de la personne qui a financé le bâtiment !) : c’est une tour qui domine la ville. La vue y est magnifique mais avant cela, la montée sur Telegraph Hill l’est aussi : nous admirons au passage la dextérité des conducteurs pour se garer dans les rues en pentes. Nous empruntons les Filbert Steps : un escalier, tantôt en brique, tantôt en bois, qui permet de descendre la colline parmi les arbres, les massifs de fleurs et des maisons en bois.
La journée a été longue : retour à l’hôtel.
Demain visite d’Alcatraz : « The Rock » pour les intimes
Vendredi 31/07 – San Francisco-Alcatraz
Nous avons du mal à démarrer ce matin et nous partons vers 10h 30.
Nous commençons par Lombard St, la seule rue qui serpente en lacets alors que toutes les autres sont droites. Une vraie curiosité à faire à pied mais aussi en voiture. Pour nous aujourd’hui, c’est à pied que nous allons la parcourir (elle est proche de l’hôtel, ouf !). La pente pour y arriver est assez rude, on s’échauffe les muscles. Vu le nombre de voiture qui passent, heureusement au ralenti, je plains les voisins.
Nous prenons un Cable Car au vol en haut de la rue pour rejoindre les «Piers» pour une ballade avant d’aller voir Alcatraz. Repas au Rain Forest, restaurant au décor de jungle : on se croirait chez Disney.
Le départ pour Alcatraz est prévu à 13h45 : nous sommes un peu juste alors nous avons droit à un petit jogging digestif sur les quais : ouf ! Nous sommes arrivés à temps.
Le trajet en bateau permet d’avoir un vue imprenable sur la baie de San Francisco qui est grandiose, ainsi que sur la ville. Il y a du soleil mais le fond de l’air est frais et le haut du Golden Gate est toujours dans le brouillard.
Arrivés sur l’île, nous « chaussons » nos audio guides et nous débutons la visite. La bande son nous fait vivre de façon très vivante la prison et l’histoire de ses locataires dont le célèbre Al Capone.
Après cette visite, nous repartons vers Market Street en trolley bus pour essayer de finir quelques achats. Nouveau Cable Car pris au vol sur Powell Street (sans resquiller, alors qu’il y avait près d’1 heure de queue au terminus ??) qui nous ramène à l’hôtel.
Ce soir, nous commençons à rassembler les affaires dans les sacs pour préparer le retour.
Samedi 01/08 – San Francisco-Sausalito
Dernière journée : Thierry veut en profiter à fond et part en repérage seul dès 8h le matin, laissant le reste de la famille dormir : encore en décalage horaire ?. Visite à nouveau, en famille cette fois, du Pier 39, célèbre quai de San Francisco car il héberge une colonie de Sealions sur ses pontons flottants. Malgré le côté commercial, ce quai a un certain charme.
Après avoir monté la portion sinueuse de Lombard Street à pied, nous la faisons aujourd’hui en voiture.
C’est presque plus compliqué de s’y rendre que de la descendre : les routes pour aller au sommet de la colline sont toutes plus pentues les unes que les autres. Il faut ensuite faire la queue pour descendre au ralenti. L’impression est rigolote.
Nous nous dirigeons ensuite vers Alamo Square pour aller voir un autre symbole de la ville : les Painted Ladies. Le contraste est saisissant entre ces maisons victoriennes en bois aux couleurs pastel et la modernité des gratte-ciels en arrière plan. Le quartier regorge de maisons toutes aussi belles et parfois très luxueuses.
Direction ensuite vers le Golden Gate Bridge, toujours aussi embrumé : il a plus de charme de loin que de près. Nous avons préféré la traversée du Brooklin Bridge à New York.
Nous allons ensuite déjeuner en bord de mer à Sausalito, avec une vue imprenable sur San Francisco et sa baie. Sausalito est une ville agréable, assez huppée, paradis des plaisanciers. On y trouve un peu après le centre villes des maisons flottantes construites initialement par les hippies mais qui aujourd’hui sont de véritables villas pour certaines.
Après un tour sur la côte du Pacifique, nous prenons le chemin de notre dernier hôtel aux USA, près de l’aéroport : toutes les bonnes choses ont une fin.
Fin du voyage
Nous sommes à Bordeaux depuis lundi soir 16 h 10.
Le voyage a été long mais s'est bien passé : aucun retard d’avion. Un peu de bazar quand même à Gatwick avec des files interminables pour passer le contrôle de sécurité. Nous avons très peu dormi dans les différents avions empruntés et mangé un peu à n’importe quelle heure. Nous finissons de récupérer du décalage horaire : 1er nuit OK (la fatigue du voyage !) mais tout le monde debout à 4h du mat la seconde nuit après une nuit blanche pour Sylvie et Thomas.
Comme vous avez peut-être du l’apercevoir au travers de nos articles, notre 1er séjour aux USA a été vraiment passionnant et nous espérons vous avoir fait partager notre plaisir d'être là-bas.
Impressions générales / conclusion Nous sommes rentrés enchantés de ce voyage qui est notre premier aux Etats-Unis.
Nous avons parcouru en voiture 3500kms dans une grande variété de paysages allant de New York à la côte Ouest, des déserts de l'Utah et de l'Arizona aux montagnes de la Sierra Nevada et à la côte pacifique.
Pour un premier voyage, nous ne nous sommes pas contentés d'un circuit classique, déjà par l’escale à New York et le choix délibéré de se passer de la visite de Los Angeles. Nous l'avons émaillé de sites sortant des sentiers battus, dont le fameux Wave et également quelques randos dans les différents parcs, sans compter les kilomètres parcourus à pied dans les villes.
Malgré notre condition physique relativement correcte, nous étions bien contents de nous reposer chaque jour après les différents efforts, soit au bord d’une piscine ou d’un lac par exemple.
Nos impressions générales :
- L'accueil des américains : il suffit de sortir une carte de sa poche (sans rien demander) et il y a toujours quelqu'un qui spontanément vous renseigne. Ils ont également un grand sens du service (resto, commerces, …), sauf à Las Vegas où le côté commercial l’emporte malheureusement. Aucun sentiment « anti Français » ressenti.
- Temps : 25° /30 ° environ à New York Plus de 40° à Las Vegas , Page. Un peu moins au Grand Canyon, à Bryce et Zion . Quelques gouttes de pluie à Bryce et plus étonnant, à Las Vegas malgré les 40°.
Très chaud dans Death Valley (45° à l’ombre) Nettement plus froid à San Francisco (18 à 25°) et encore on a eu de la chance : nous n’avons même pas sortis la polaire emmenée par précaution. C’est marrant, c’est le seul endroit où le rayon souvenirs parka/polaire est plus grand que le rayon Tshirt.
- La voiture : conduite très cool sur des routes extra larges. En revanche, les Américains ne respectent pas plus la vitesse que nous, contrairement à ce qu'on avait lu avant notre départ et la crainte du shérif sortant de n’importe où !
Essence pas chère (entre 2$6 et 3, 4$ le gallon de 3, 8l), routes gratuites, location de voiture sans problème, un peu d’apprentissage pour la boite auto (la position P obligatoire pour pouvoir retirer la clé de contact par exemple) mais bien sympa ensuite sur les routes américaines.
Très pratique, les feux de l’autre coté de la route : plus de torticolis pour regarder la couleur du feu parce qu’un autre véhicule est avancé. On peut également tourner à droite au feu rouge, s’il n’y a personne bien sûr.
Autre truc marrant : les carrefours à 4 stops. Le premier arrivé sera le premier sorti : l’ordre d’arrivée est bien respecté par tous.
De gros Trucks magnifiques croisés et également des chargements très longs. C’est également le cas de camping –cars qui sont immenses, tractés par des pick-up monstrueux et qui remorquent souvent une voiture « classique » en plus. Certains ont même des jets ski et/ou un quad. Je ne vous dis pas la taille des convois sur la route !!. Idem pour les trains de marchandises avec un nombre très important de wagons.
Les infrastructures sont prévues pour donc cela ne pose pas trop de soucis.
Pas d’aire de repos comme en France : on sort de la route aux embranchements et là il y a généralement une station service.
- GPS : bien pratique pour ne pas perdre trop de temps dans les grandes villes. En dehors des grosses agglomérations (SF, Las Vegas), vu le nombre de routes et d’intersections, et malgré l’absence souvent de panneaux indicateurs, il n’y a pas trop de risque de se perdre si on a une carte. Le GPS est quand même très intéressant car il indique à tout moment le temps restant pour sa destination finale, ce qui n’est pas forcément simple à calculer rapidement après conversion des miles.
- Les prestations hôtelières : nous avions réservé à l’avance tous les hébergements. Ils nous ont donné pratiquement entière satisfaction. Etant donné que nous étions 4, nous avons eu de grandes chambres à chaque fois (2 lits Queens – cafetière, sèche cheveu, fer, table à repasser systématiques et souvent frigo + micro-onde). Je comprends maintenant la surprise de certains américains pouvant débarquer dans certains de nos hôtels, à Paris par exemple.
Même dans les plus petits endroits et avec des réservations effectuées par mail (Mexican Hat par exemple), nous n’avons eu aucune mauvaise surprise : nous étions bien attendus. Au fur et à mesure de notre périple, cela a contribué à diminuer nos quelques craintes subsistantes.
- Logement dans les parcs : Nous avons couché dans Bryce Canyon et Zion. Pour Bryce, nous conseillerons plutôt un hébergement à l’entrée du parc. Le logement à l’intérieur (plus cher) ne se justifie par particulièrement. Le Zion Lodge est sympa et permet d’accéder rapidement aux ballades. Il permet également d’amener son véhicule au centre du parc. Les restaurants le soir dans les parcs sont plutôt chers.
- Café : Dur dur de savourer un bon expresso comme en France. Les américains ne sont pas trop adeptes du "Petit noir". La dose minimum pour eux est le gobelet, type McDo, de 250ml .... En plus il faut faire attention pour le boire car il est super chaud quand il est servi : c’est pour pouvoir durer longtemps, longtemps … On peut même le boire à la paille. On a donc parfois fait comme les vrais américains : café acheté à la station service et bu ensuite au volant.
Heureusement quand même, la chaîne "Starbucks Café", que l’on trouve presque partout permet de boire un petit café de temps en temps. Il est un peu plus cher que le gobelet géant : on en a même trouvé à 4$ dans le quartier Little Italy à New York.
- Bud : C’est de la bière (ça c’est pour ceux qui n’ont pas trouvé dans le dictionnaire la traduction) Même moi, j’ai du montrer mon ID (un papier d’identité) pour acheter une bière. Vu mon âge, soit les lunettes de la vendeuse étaient mal réglées, soit elle était très flatteuse.
- Eau : on boit beaucoup, il y a beaucoup de points d’eau partout, même parfois dans certaines randos, et surtout l’eau est potable. Dans les hôtels, il y a des distributeurs de glace partout mais attention, pour les départs en rando, la glace prends plus de volume que l’eau. Pour the Wave, il n’y a pas de point d’eau, nous avons été un peu juste en eau malgré près de 3 l environ par personne.
- Toilettes (restrooms en américain) : il y en a partout et elles sont propres, ce qui change de certains endroits en France.
- Les repas : pique-nique un repas sur deux environ, soit par fatigue de ressortir le soir, soit par souplesse de pouvoir manger n’importe où mais également pour éviter d’aller dans des restos tout le temps. Difficulté à trouver des choses «natures» : il y a toujours une sauce, les yaourts, même estampillés light, ont de la crème incorporée.
Nous n’avons pas acheté de glacière : nous faisions nos achats de nourriture régulièrement. Cela aurait pu être utile car parfois, les sandwichs et boissons étaient un peu chauds.
Pas trop de repas Mc DO mais quand même quelques repas avec de vrais hamburgers dans les restos (steak entre tranches de pain, salade, tomates, oignons, cornichons et assaisonnement à part) : très bons en général.
Les fruits et légumes sont plus chers qu'en France et surtout le prix correspond à une livre. Les prix des articles sont indiqués hors taxe, même en grande surface : c’est le cas pour tous les produits, de la carte postale aux vêtements. C’était difficile pour nous de prévoir le montant exact des achats en arrivant à la caisse.
Beaucoup de personnel dans les restos avec en plus une particularité (de plus en plus connue dans nos activités informatiques) : la spécialisation. Chacun sa fonction : on peut avoir 4 à 5 personnes différentes avec chacune un rôle bien défini (le placeur, le serveur qui prend la commande, le serveur qui apporte les plats, celui qui s’occupe des boissons, celui qui dessert les assiettes) et cela, même dans les restos de moyenne gamme. On voit déjà cela en France dans certaines chaines.
- Internet : le Wifi est présent pratiquement partout. Il est souvent gratuit mais peut être aussi facturé de 10 à 15 $ par jour. On en trouve dans les Mc DO et les Starbuck Café. A New York, notre chambre permettait de capter le réseau du café voisin : cela nous a évité de trimballer le portable et nous a permis de faire les mises à jour du blog plus rapidement. On a même trouvé le Wifi au milieu de Bryce Canyon dans l’épicerie près du lodge.
- Paiements : On trouve partout des distributeurs de billets jusque dans certaines petites épiceries. Certains prennent une commission en $ (on retire 200$ et la en fait le relevé CB est de 203 $)
La formule des chèques de voyage en $ est très pratique, inutile de les changer à la banque car la plupart des commerçants les acceptent (un ou deux ont bien retourné le chèque 4 à 5 fois pour vérifier avant de l’accepter) et rendent la monnaie en $, comme s'il s'agissait d'argent liquide.
Autre particularité : lorsque l’on paye par CB, le ticket que l’on nous remet peut comporter 2 lignes supplémentaires : Une pour le service (tip ou gratuity) et une pour le nouveau total; il ne faut pas oublier de compléter les deux lignes sinon le caissier risquerait de les compléter lui-même.
En fonction de votre carte bancaire, pensez a faire augmenter votre plafond de carte bleu pour ne pas être bloqué sur place. Ce conseil est valable également pendant votre période de préparation car certaines prestations (avion, hôtel, ...) sont parfois à payer d'avance.
- Achats : Quelques achats/Tshirt souvenirs à New York et San Francisco. Pas mal d’achats de vêtements pour les enfants (Converse, Tennis Nike, jeans Levi’s, T shirt) et pour les parents (Ralph Lauren, T.Hilfiger). Les achats ont été faits principalement dans les Outlets à Las Vegas et Mammoth Lake(Ralph Lauren), ainsi que chez MACY (sorte de Galerie Lafayette, plus cher que les outlets mais avec quelques soldes intéressantes).
En gros, entre le prix et le taux de change à un peu moins de 1, 40$ pour 1 €, les réductions sont de 30 à 60% par rapport au prix en France
Dommage que les valises soient limitées en poids et en taille (et le portefeuille aussi) !!
Nos coups de cœur !
Nous avons adoré les endroits suivants (dans le désordre)
- Bryce Canyon et son amphithéâtre.
- Grand Canyon avec notamment la ballade en hélicoptère (à faire absolument)
- Yosemite, ses dômes, ses lacs, ses cascades et ses séquoias.
- Les villes :
o San Francisco, à ne pas manquer, si charmante
o New York, grandiose, à voir absolument.
- Page/Lake Powell pour ses lieux de baignades et Antelope Canyon
- Et bien sûr The Wave, fabuleux
Nos « petits moins » - Zion : pas de chance car la visite s’est effectuée pour nous après les musts que sont Grand Canyon, Antelope Canyon, the Wave et Bryce Canyon. Emerald Pools est un peu décevant en été, Riverside Walk est sympa et nous n’avons pas eu le temps d’aller faire la ballade dans les Narrows ni la fameuse rando « Angels Landing ». Nous conseillerions de le traverser juste ou d’y rester en faisant les ballades (mais cela impose d’avoir du temps).
- Las Vegas : c’est incontournable à voir mais cela manque de charme. Outlets intéressants.
Nos regrets : - ne pas avoir eu plus de temps car il y a plein de choses magnifiques à découvrir et d’activités à faire (randos complémentaires, cheval, rafting, ….)
- ne pas avoir croisé d'ours à Yosemite (on ne dirait sûrement pas ça si on s’était trouvé face à eux)
Conclusion finale
De supers souvenirs partagés à quatre. Nous sommes prêts à repartir pour d’autres périples.
Plein de lieux mythiques que nous avons la chance de découvrir et qui nous reviendront régulièrement à l’esprit au détour des films, des séries américaines, des journaux télévisés et des posters ou affiches.
J'espère que ce carnet vous donnera envie de découvrir les merveilles que nous avons pu voir. N'hésitez pas à nous laisser vos commentaires et vos questions, nous serons heureux d'y répondre.
Cordialement
Thierry
Route 66 depuis Chicago avant les grands parcs de l'Ouest English translation pending
Bonjour
Nous partons cet Eté avec mon mari et mes enfants aux usa (3 enfants de 12, 16 et 18 ans). Arrivée Chicago départ Los Angeles pour faire la route 66 puis plusieurs parcs de l Ouest.
J'ai déjà ouvert une discussion concernant la visite des parcs et çe n'est pas sur cette partie de l'itinéraire que je m'interroge aujourd'hui.
Avant les parcs, , nous comptons donc faire la route 66, pour partie sur l'autoroute qui la longe et pour partie sur la route 66 elle même. Les étapes seraient, après 3 nuits àChicago, saint Louis Springfield Oklahoma city Amarillo puis Santa Fe puis direction les parcs. Avec 1 nuit par étape et 300 à 500 km par jour.
Ce qui veut dire que pendant 3 semaines, à part 3 nuits à Chicago au début et 3 nuits à LA à la fin du voyage, nous ferions 10 étapes d'1 nuit ou 2 nuits maxi et environ 4600 km.
Certains d'entre vous ont ils fait cette expérience? Quels conseils donneriez vous sur la partie du circuit qui concerne la route 66? Cela vaut-il la peine? L'alternative étant de faire un vol intérieur de Chicago vers les parcs, ce qui nous ferait "économiser" 4 nuits et pas mal de km, mais la découverte en moins.
Merci d'avance pour vos réponses
Retour de Jamaïque English translation pending
Bonjour à tous,
Me voilà de retour de 3 semaines en Jamaique. Ces trois semaines ont été magnifiques et j'ai effectivement eu un pincement au coeur au moment de prendre l'avion retour.
Mon itinéraire : Montego Bay-Negril-Black River-Treasure Beach-Ocho rios-Montego Bay.
Si vous avez des questions sur ce pays magnifique, je me ferais un plaisir de vous répondre.
Merci à tous ceux qui m'avaient conseillé avant mon départ.
Véro
Me voilà de retour de 3 semaines en Jamaique. Ces trois semaines ont été magnifiques et j'ai effectivement eu un pincement au coeur au moment de prendre l'avion retour.
Mon itinéraire : Montego Bay-Negril-Black River-Treasure Beach-Ocho rios-Montego Bay.
Si vous avez des questions sur ce pays magnifique, je me ferais un plaisir de vous répondre.
Merci à tous ceux qui m'avaient conseillé avant mon départ.
Véro
Découverte de l'Ouest américain à travers quatre États, pendant vingt-cinq jours(1ère partie) English translation pending
Bonjour à tous(tes),
Voilà bientôt 3 semaines que je suis rentrée des USA après un fabuleux voyage de 25 jours en famille. C'était notre 1er long périple en dehors de l'Europe. Après avoir bourlingué un peu partout dans les pays nous environnants, je me suis lancée dans la préparation de ce voyage dans l'Ouest américain qui nous tentait depuis bien longtemps... Et ce fut une réussite totale.
Je voudrais donc commencer par vous remercier, vous les membres de VF qui de part votre site internet, votre intervention quasi quotidienne ou votre récit de voyage, m'ont permis de bénéficier de votre expérience et connaissance du terrain.
Une mention toute particulière:
- à Jean-Pierre Laudet (alias Jipou)(et son site Laudet.fr) qui, pendant des mois, a répondu patiemment à toutes mes questions et envoyé un tas de cartes et documentations intéressantes...
- à Bernard Guichet(alias Zitounet) qui régulièrement m'a encouragée...
- à Patrice Raveneau (alias jdakota)(il saura pourquoi...)
- à Patrick (alias PS131), le roi de la carte google maps, qui m'a suggéré de réserver un vol en avion à partir de Moab, ce qui reste un de nos plus beaux souvenirs!
- à Philippe Schuller (alias Sedonax)et ses interventions toujours très pertinentes, et qui la veille de mon départ, répondait dans l'urgence à une de mes questions...
- à Thierry Lagarde (alias Wavemaster) et Philippe Schuller (Sedonax)(toujours lui) pour leur site internet ouestusa.fr dont je me suis largement inspirée pour tracer notre itinéraire
- à Laurence et Dominique pour leur site Roadtrippin.fr très explicite
- à Annie et André Molinet pour leur site the.wave.free.fr/ qui m'a permis de comprendre toutes les subtilités de l'inscription pour la Wave, autre souvenir mémorable
Quelques jours après le retour (le temps de se reposer - ben oui, ce ne sont pas des vacances...-, de lessiver et ranger tout le barda emporté... - et bon dieu, qu'est-ce qu'il y en a...- , de se remettre du jet-lag... - dur, dur, la rentrée...), j'ai commencé à rédiger un compte-rendu de ce grand et beau voyage. Tout d'abord, très égoïstement : cela me permettait de revivre une 2ème fois ces 25 jours passés beaucoup trop vite sur place... Et puis, je me suis prise au jeu... j'ai étoffé le texte, l'ai truffé de détails (j'espère que ça ne sera pas indigeste!), en pensant que cela pourrait peut-être servir à de futurs voyageurs en quête de renseignements...
Alors, me voilà maintenant en train de poster, comme d'autres, mon carnet de voyage... Je n'ai pas l'humour de Vazyvite, ni le talent d'un écrivain... Les grands experts connaissant le terrain comme leur poche, trouveront sans doute le texte beaucoup trop long (difficile de résumer en quelques lignes, 25 jours vécus intensivement, du lever au coucher de soleil...) , mais peut-être que d'autres préparant leur futur voyage, trouveront intéressant de suivre nos pérégrinations heure par heure...(J'ai volontairement mis l'heure le plus souvent possible, car lors de ma préparation, je me suis souvent demandée si je n'avais pas trop chargé le planning...)
Je vous livre ici les 16 premiers jours : les étapes de San Francisco à Bryce Canyon N.P.
Les 8 autres jours sont décrits sur le post suivant: voyageforum.com/...ost=2865731;#2865731
Le récit n'est malheureusement pas encore illustré, les 6000 photos étant toujours au stade du triage...
Carnet de voyage : notre 1er périple dans l’OUEST AMERICAIN du 27/06/2009 au 21/07/2009 à travers 4 Etats : la Californie, l’Arizona, l’Utah, le Nevada
ITINERAIRE: San Francisco – Côte Pacifique – Los Angeles – Grand Canyon – Page – Monument Valley – Moab – Torrey – Bryce Canyon – Zion – Las Vegas – Death Valley – Yosemite – San Francisco.( Total: 4500 Miles)
METEO: très beau temps partout sauf un orage entre Oatman et Kingman et 2 après-midi nuageuses
Coût pour 4 personnes considérées comme adultes :
Le vol : billets d’avion achetés sur internet 9 mois avant le départ (par l’intermédiaire de CheapTickets) Aller : vol British Airways : Bruxelles- Londres (escale de 3H30)- San Francisco Retour : vol British Airways : San Francisco- Londres (escale de 1H00)- Bruxelles Prix : 4370 $= 2960 € (1€=1, 47$)
L’hébergement : Hôtels, la plupart réservés sur internet 6 à 8 mois avant le départ (et pré-payés avec possibilité d’annulation) Prix : 2500 € pour 23 nuits
Le véhicule de location: Dodge Durango AWD, loué chez Alamo, à l’aéroport de San Francisco, par l’intermédiaire de Autoeurope Prix : 760 €/23 jours (assurances comprises sauf pneus et bris de glace)+ 67 $ pour le plein d’essence
La consommation en essence : 760 $ pour 4500 miles parcourus (540 € pour 7200 Kms) (1€=1, 4$) +/- 13, 5 L/100Kms
Les restos+nourriture+boissons : La moitié des petits- déjeuners étaient compris dans le prix de la chambre Le midi : repas pique nique le plus souvent Le soir : resto Total de tous les repas : 3000 $ (2150 €)
Les activités (4pers.): certaines réservées un peu avant le départ (*) Total: 2670 $ (1900 €)
Pass 1 jour cable car à San Francisco : 44 $/4pers + Parking payant à San Francisco : 90$ Alcatraz* (pour la visite nocturne): 132 $/4pers Universal Studio à L.A. (entrée normale): 236 $/4pers Survol en hélico* au Grand Canyon : 502 $/4pers Entrées des parcs : Pass : 80 $/véhicule Point Lobos (Côte Pacifique) : 8 $/véhicule Pfeiffer Big Sur(Côte Pacifique) : 8 $ + 5 $ pour la beach /véhicule Julia Pfeiffer(Côte Pacifique) : 8 $ /véhicule Upper Antelope Canyon(Lac Powell) : 124 $/4pers (Lower : 25$/pers) The Wave* (Coyote Buttes North/ Vermillon Cliffs) : 5 $(inscription) +28 $/4pers Monument Valley : 20 $/4pers Dead Horse Point : 7 $/véhicule Survol en avion* (3H à partir de Moab, au-dessus de Canyonlands, Capitol Reef, Lac Powell) : 1340 $ /4pers Goblin Valley : 7 $/véhicule Kodachrome Basin : 6$/véhicule Bodie : 20 $/4pers
Coût total par personne* pour un voyage de 25 jours/23 nuits: 2200 € sans les activités 2700 € avec les activités * : sur base des frais d’hébergement et de voiture partagés entre 4 personnes
Après tous ces calculs, je lance le récit...
Sa 27/6: Bruxelles – Londres - S.F ; Nuit à S.F.
Voici ce qui était prévu au planning (5560 Mi-8900 Km) - Décollage de Bruxelles à 9h55 - Escale de 3H30 à Londres, et arrivée à l’aéroport de San Francisco à 16h30, heure locale - Aller chez Alamo pour louer la voiture (764€/23jours) - Au soleil couchant, aller à la Coit Tower ou aux Twin Peaks
Voici ce que nous avons fait - Réveil (enfin, c’est un grand mot…car aucun de nous quatre trop excités par le voyage, n’a vraiment bien dormi…) et départ très matinal pour arriver vers 7H15 à l’aéroport de Bruxelles. C’est notre aimable voisin qui nous y amène avec sa remorque pleine de bagages. - Petit problème au comptoir d’enregistrement à Bruxelles : nous sommes bien enregistrés pour le vol Londres-San Francisco, mais pas pour le vol Bruxelles-Londres et ce dernier affiche complet!! Pourtant, notre ticket électronique prouve bien que nous avons réservé et payé 4 places pour ce vol !! Ça commence bien !! Après 20 minutes d’attente assez nerveuse, on nous attribue des places prévues pour d’autres…qui se rendent uniquement à Londres et n’ont donc pas de correspondance à prendre (dommages collatéraux pour British Airways)…
- Si seulement nos petits soucis du départ avaient pu s’arrêter là... On atterrit à Heathrow… On se promène dans les couloirs, on mange un bout, on prend le métro (et oui, un terminal à Heathrow, c’est légèrement plus grand qu’un terminal à Bruxelles), on arrive enfin devant notre porte d’embarquement pour SF. Un Boeing derrière les vitres semble prêt à décoller… Jusque là tout est normal ! Sauf que du joli Boeing, en dessous de l’aile droite, s’écoule du fuel !!! Sur le tarmac, personne ne s’inquiète… Seul un gars vient tous les quarts d’heure jeter un sac de sable sur la flaque qui ne cesse de s’étendre… Je pense que le gars a bien jeté une dizaine de sacs… Et nous, nous poirotons en regardant ce spectacle qui n’est guère rassurant… Bien entendu, pendant cette attente, British Airways reste muet … On suppose donc que l’avion a été rempli avec trop de fuel et que celui-ci reflue… Finalement, une machine viendra en pomper l’excédent et nous pourrons alors embarquer avec 2H de retard … Nous arrivons donc vers 18H30 à SF après un vol de 11H (avec belle vue sur les glaciers de l’Islande, les icebergs du Groenland et la baie d’Hudson !) Nous passons rapidement la douane et récupérons nos 4 valises (enfin un bon point pour British Airways !)
- La file au comptoir Alamo n’est pas trop longue, nous sommes donc servis assez rapidement. Malheureusement, c’est le week-end de la Gay-Pride à SF. Il y a donc beaucoup de monde en ville et plus beaucoup de voitures disponibles !!! On a pourtant réservé depuis plus de 8 mois, un Dodge Durango 4WD qui devrait nous permettre de parcourir certaines pistes du Far-West… On nous fournit un mini-bus Ford ou quelque chose qui y ressemble en tout cas…Ce n’est pas du tout le modèle qui était prévu. Avec ce genre de véhicule, il nous sera impossible de réaliser l’itinéraire envisagé !! Nous préférons attendre l’arrivée d’un 4x4. Après plus d’1H, nous finissons par dénicher un Dodge Durango qui a une haute garde au sol mais ce n’est pas un vrai 4x4 : seulement un AWD nous assure le responsable ! Nous devons le croire sur parole car nulle part, nous ne voyons indiquer la mention AWD et aucun commutateur commandant l’aide à la descente par frein moteur, ni manuel de conduite dans la boite à gants… Dépités et fatigués, nous quittons l’aéroport à bord de ce véhicule, convaincus qu’il s’agit d’un 4x2 et qu’il nous faudra essayer de l’échanger le lendemain dans une autre agence…Décidemment, le début de ce périple démarre difficilement !! Il nous faut maintenant rallier le centre de SF en évitant d’éventuels problèmes de circulation dus aux manifestations de la Gay-Pride…
- Le trajet se fait sans encombre (ouf !!) mais il est déjà plus de 21H30 quand nous arrivons enfin à notre hôtel (Orchard Garden) très bien situé, juste à côté de la porte de Chinatown. N’ayant pas le courage d’aller la garer nous-mêmes, nous laissons la voiture au valet ! Après tout, nous sommes en Amérique ! Yes ! Et tant pis s’il nous en coûte 40$ ! Le soleil étant couché depuis belle-lurette, nous reportons au lendemain, notre visite à la Coit Tower ou aux Twin Peaks… Là, j’en suis à me demander comment on va faire demain, pour trouver le temps de recaser ces visites et passer dans les autres agences de voitures, vu le planning prévu déjà bien chargé !!
- Malgré notre intense fatigue, nos estomacs crient famine…Pas question d’aller dormir le ventre vide…Nous nous précipitons vers le Lori’s Diner le plus proche (l'endroit idéal pour manger un bon burger, dans un cadre typiquement américain rétro des années 50)... et arpentons à pied nos 1ères rues en pente de SF. Elles auront raison de nous qui regagnerons notre hôtel complètement exténués. Cela faisait 26 heures que nous étions debout…
Di 28/6: S.F. ; Nuit à S.F.
Voici ce qui était prévu au planning (100Km) - 11H-12H15 : messe gospel à la Glide Memorial Church (il faut y arriver 20 min plus tôt) - en voiture, pour faire le circuit 49 Mile Scenic Drive
Voici ce que nous avons fait
Après un rapide déjeuner au Starbucks du coin, nous récupérons notre véhicule et entamons le début de la 49 Mile Scenic Drive, tout en évitant les quartiers Chinatown et Financial District que nous parcourrons à pied le lendemain. Le temps est splendide : ciel bleu, plein soleil, aucune brume à l’horizon, 25°C ! Quelle chance… Nous gravissons les rues pentues de SF, croisons des cable-cars, passons devant la Grace Cathedral de style néo-gothique et le Mark Hopkins Hotel (au croisement Mason/California St) au sommet duquel on peut grimper pour avoir une belle vue d’en haut…mais faute de trouver une place où garer la voiture, nous ne pourrons pas nous y rendre… Et pourtant nous tournerons au moins 4 fois autour du pâté de maisons…Bon, là, il faut bien l’admettre : il est difficile de garer dans le centre de SF en dehors des parkings payants… Nous arrivons au Musée du cable-car (Mason St) mais il n’ouvre qu’à 10H…Nous admirons les très belles maisons victoriennes autour de Union Street ainsi que celle de Haas Lilianthal House .
Mais il est temps de redéposer la voiture au valet de l’hôtel (Bah oui… pour 40$, on peut la lui confier 24H quand même !...) pour rejoindre à pied la Glide Memorial Church (Ellis St) où nous arrivons vers 10H30 et assistons aux 20 dernières minutes de la messe gospel. En fait, suite à la Gay-Pride, les horaires sont complètement modifiés.
Ensuite, nous rallions Market St et jetons un coup d’oeil rapide à la parade de la Gay-Pride qui y défile… (Bof ! Très spécial !!). Nous regardons le retournement à la force des bras, du cable-car sur la plate-forme tournante, au terminus, près du Visitor Center de la Powell Station ; et achetons d’ailleurs nos Muni Pass pour la journée de demain.
Nous rejoignons la place Union Square entourée de grands magasins, grimpons gratuitement au sommet du Westin Saint Francis Hotel grâce aux ascenseurs extérieurs qui nous y propulsent en quelques secondes. De là-haut, nous avons une vue impressionnante sur la baie de SF côté Est. Après, nous nous rendons au 8ème étage du Macy’s pour déguster un cheesecake sur la terrasse de la fameuse Cheesecacke Factory (pas de doute, nous sommes bien aux States !). Il fait délicieusement bon…et même très chaud. Nous n’avons pas mis de crème solaire et on sent bien que l’on commence à cuire !!
Il faut maintenant passer aux choses moins agréables et courir dans les différentes agences Alamo du centre de SF pour essayer de trouver le véhicule idéal, c.-à-d. un 4x4…En vain… Après plus d’1H30 de recherche, nous devons nous résigner : nous ne trouverons pas, ici, de véhicule plus adapté que notre Dodge Durango dégoté la veille à l’aéroport… Il a quand même de bons atouts : il est pratiquement neuf (12000Mi au compteur), il a une haute garde au sol ( très important pour ne pas cogner le bas de caisse dans les pistes caillouteuses), les pneus ainsi que la roue de secours sont en parfait état et nous constatons bien la présence d’un cric pour le cas échéant (bien caché et découvert avec l’aide d’internet)! (J’ai repris la liste des bons conseils de Philippe Schuller alias Sedonax sur VF) Pour être sûrs qu’il s’agit bien d’un AWD, nous décidons d’aller le lendemain demander l’avis d’un garagiste (car aujourd’hui, c’est dimanche).
Après tout ce temps « perdu », il est pressant maintenant de reprendre le cours de la 49 Mile Scenic Drive… Direction Filbert St, la rue la plus pentue de SF (vue plongeante de SF) et Lombart St, la rue la plus tortueuse que nous prendrons plaisir à redescendre 2 fois ! (chacune située au croisement de Hyde Street)
Nous poursuivons la visite par la Coit Tower à Telegraph Hill (belles fresques murales dans le hall) mais nous ne prendrons pas l’ascenseur pour y monter jusqu’au sommet : la vue depuis le bas est déjà pas mal ! Nous empruntons les Filbert Steps à la recherche des jardins suspendus remplis de perroquets sauvages…Mais cela doit être une légende car point de beaux jardins ni de beaux perroquets !! Nous n’y avons vu qu’un vilain corbeau tout déplumé !!! A moins qu’ils ne se trouvent tout à fait dans le bas de la colline… Mais sans être sûrs, nous n’avons pas eu le courage de descendre si bas… Nous reprenons la voiture jusqu’à Ghirardelli Square (ancienne chocolaterie désaffectée, réhabilitée en espace commercial) où nous dégustons une bonne glace…au chocolat bien sûr. Nous longeons la baie à pied quelques instants, il fait alors nettement plus frais : le vent du large souffle !!
Nous remontons en voiture, direction : la marina. Nous dépassons Fort Mason et faisons une halte au Palace of Fines Arts, énorme rotonde aux colonnades élégantes, style gréco-romain. On ne s’attend pas à trouver ici pareil monument ! Le cadre est très bucolique. Deux couples de jeunes mariés s’y font d’ailleurs prendre en photo. Nous n’avons pas le temps d’entrer dans l’Exploratorium dont les expositions scientifiques interactives attirent pourtant les enfants…
En voiture à nouveau, nous longeons le Parc Predisio puis la route panoramique qui conduit à Fort Point. De là, nous avons un point de vue exceptionnel sur le Golden Gate Bridge. Nous reprenons la 49 Mile Scenic Drive qui maintenant longe l’Océan Pacifique. Nous nous arrêtons plusieurs fois pour admirer d’ici le Golden Gate Bridge…C’est un jour sans brume. Quelle chance !! Dernière halte à Cliff House (nous n’avons pas trouvé le soi-disant musée gratuit des automates !!) et le long de l’immense plage Ocean Beach (rendez-vous des surfeurs). Les points de vue sont grandioses.
Mais il est encore trop tôt pour traverser le pont que nous avons dépassé depuis quelques kilomètres, afin d’aller admirer le soleil couchant de l’autre côté. Nous décidons alors de monter aux Twin Peaks, les 2 collines jumelles situées près de Mission District, à 300 m d’altitude et qui permettent d’avoir une vue à 360° sur SF et sa Baie. Là-haut, nous sommes balayés par un vent glacial. Nous nous empressons d’enfiler nos vestes polaires !! La vue est magnifique et aucunement gâchée par le brouillard pourtant si fréquent à SF mais totalement absent aujourd’hui, pour notre plus grand bonheur.
Sans trainer, nous regagnons alors le fameux GGB que nous voulions traverser plus tôt et ainsi rejoindre Battery Spencer View. D’ici, on domine le pont avec SF en arrière-plan. Au soleil couchant, c’est magnifique !
Il est maintenant presque 20H30 et le soleil est couché. Nous regagnons le centre de SF (5$ pour retraverser le pont dans ce sens-là) en faisant le crochet par Alamo Square et le quartier Haight-Ashburry si délicieux avec leurs typiques maisons victoriennes. Mais il commence à faire noir. Nous reviendrons demain pour faire de splendides photos…
Nous avons même la folie de nous arrêter dans le quartier Mission à la recherche des fresques murales, mais la nuit est complètement tombée et nous ne pourrons plus que les apercevoir succinctement !! Et cela sera notre fatale erreur : quand on se présentera dans les restos pour souper, il sera presque 22H et nous serons refusés partout… Nous devrons à nouveau nous contenter d’un Lori’s Diner… Une fois, c’est bien !!! Mais deux fois, c’est trop… Il parait qu’il y a tant de bons restos à SF !!! Ce sera le seul hic de la journée… Ce soir, nous garerons nous-mêmes notre voiture dans un parking situé tout près de l’hôtel (Stockton St) (25$/jour)
Lu 29/6: S.F. ; Nuit à S.F.
Voici ce qui était prévu au planning à pied/ cable-car pour faire: - Chinatown, - Financial District - Embarcadero - Fisherman’s Wharf - Alcatraz (à 18H45 mais il faut arriver 30 min. à l’avance) (33$/pers.)
Voici ce que nous avons fait
Tout ce qui était prévu (Bon, je l'ai fait court, ce récit pour ce jour!!).
A noter qu’il ne faut pas oublier de visiter, dans Financial District, le musée gratuit (420, Montgomery St) de la Wells Fargo, compagnie exploitant les diligences lors de la ruée vers l’or et qui depuis est devenue une des banques les plus riches du pays. L’ Embarcadero Center est aussi très agréable à traverser le long des passerelles piétonnières en admirant les buildings de Financial District. Ne pas hésiter à entrer dans l’hôtel Hyatt Regency (face au Ferry Building) pour admirer le superbe atrium et prendre les ascenseurs intérieurs pour grimper au dernier étage et se diriger vers les grandes vitres qui offrent une vue extraordinaire sur la baie de SF et sur Market St. De plus, avant de monter dans un cable-car pour Fisherman’s Wharf, nous reprendrons la voiture en début d’après-midi, pour retourner à Alamo Square, à Haight-Ashburry, et dans le quartier Mission revoir les belles fresques murales.
Comme prévu la veille, nous irons dans un garage indépendant à la sortie de la ville. Là, le garagiste bien sympathique nous confirmera que notre véhicule est bien un AWD. Nous quitterons donc ce garage bien plus confiants que la veille… et déciderons de garder ce véhicule sans plus trop nous tracasser… (la suite du périple nous confirmera que nous avons eu raison) Avant de redéposer notre voiture au parking près de l’hôtel, nous ferons une dernière halte dans le Civic Center pour admirer l’hôtel de ville et son impressionnant dôme plus grand que celui du Capitole de Washington.
Bilan des choses non vues à SF : la visite du musée du cable-car, l’Exploratorium, la traversée à pied ou en vélo du GGB, le Golden Gate Park, la Mission Dolores, la traversée du Oakland Bay Bridge et la vue depuis Treasure Island. Mais grâce au fait d’avoir pu circuler en voiture, nous avons pu en seulement 2 jours, voir les principaux quartiers de SF, y compris la très surprenante visite nocturne d’Alcatraz. Au fait, si on revient d’Alcatraz avec la dernière navette du bateau, ne pas trainer en arrivant sur SF si on désire ensuite aller souper. En effet, même à Fisherman’s Wharf pourtant très touristique, les restos ne reçoivent plus de clients après 22H00 !
Ma 30/6: S.F.- San Luis Obispo ; Nuit à San Luis Obispo
Voici ce qui était prévu au planning (240 Mi-390 Km)
Côte Pacifique avec arrêts à : - Gilroy (outlets) ? + Wal-Mart ? - Monterey (Pacific Grove, 17 mile drive), - Point Lobos, - Big Sur, - San Simeon...
Voici ce que nous avons fait
Nous quittons San Francisco par l’autoroute 101 vers San Jose, traversant d’immenses vignobles californiens et la Silicon Valley connue pour être le berceau des technologies de pointe. Beaucoup d’habitants de San Francisco et de ses environs travaillent ici, et empruntent donc chaque matin ce même itinéraire. Le trafic s’en ressent et se trouve ainsi très chargé. Il faut conduire attentivement la voiture. Les nombreux freinages répétés empêchent d’enclencher le cruise control.
L’arrêt dans les outlets de Gilroy fut trèèèèèèèèèès long (2H30)... Difficile de faire moins tant les magasins sont nombreux et les prix alléchants !! Nous en profitons pour acheter la glacière au Wal-Mart du coin et faire le plein de boissons. Remarque : Pour obtenir des bons de réduction très avantageux (allant jusqu’à -20%) dans les outlets, il faut s’enregistrer préalablement sur leur site internet. On peut alors imprimer les coupons ou bien, sur place, se présenter avec le code, à l’information qui délivrera le VIP Coupon Book.
Le temps jouant contre nous, nous passons Monterey sans nous y arrêter, nous faisons une halte rapide à Carmel pour voir la Mission San Carlos de Borromeo, une des plus belles de Californie parait-il. Ensuite nous nous arrêtons à Point Lobos State Reserve (8$/véhicule) pour marcher le long du court sentier Sea Lion Trail (1Km/1H) doté de magnifiques points de vue sur la côte ainsi qu’au loin sur de nombreux otaries se dorant au soleil ! Nous les sentons plus que nous ne les voyons !
Sur la CA1, 15 Mi au sud de Monterey, nous nous arrêtons peu avant le Bixby Creek Bridge. Le panorama vers le sud avec ce pont très photogénique est splendide. Plus loin, nous photographions le Point Sur, énorme rocher volcanique dans la mer.
Vu l’heure avancée, nous sommes obligés de supprimer les randos prévues dans Pfeiffer Big Sur State Park , mais nous empruntons quand même la Sycamore Canyon Rd située 1Mi plus au sud et qui nous conduit à Pfeiffer Beach, endroit bien plaisant et très photogénique aussi. Malheureusement, le ciel s’est obscurci, le soleil a disparu, remplacé par de gros nuages… Nous n’enfilons pas nos maillots !! Et ne nous attardons pas.
Le point de vue dominant la paradisiaque crique de Julia Pfeiffer Burns SP avec sa chute d’eau, est vraiment à ne pas rater. Nous trouvons cet endroit magnifique bien que le ciel soit tout gris…Alors sous le soleil, qu’est-ce que ça doit être !... Nous continuons à longer cette route côtière parsemée de nombreux points de vue tous aussi beaux les uns que les autres (l’Irlande ou la Bretagne en plus intense). Dommage que le beau temps ne soit plus de la partie !!
La nuit finit par tomber bien avant que nous n’atteignons San Simeon… Nous ne verrons donc pas les éléphants de mer de Piedras Blancas, ni le Hearst Castle (mais il n’était quand même pas au programme, sa visite demandant presque 2H), ni Vista Point à Cambria, ni le Morro Rock de Morro Bay. Nous souperons dans un des seuls restos ouverts sur cette route (très cher d’ailleurs !!) et arriverons bien tard au Best Western Royal Oak de San Luis Obispo. Ce n’est quand même pas une raison suffisante pour nous refourguer une chambre au WC bouché !… A ce propos, nous remarquerons partout que, la conception des cuvettes des WC américains rend leur utilisation moins performante que les nôtres… Je ne sais pas si je me fais bien comprendre…
Me 1/7: San Luis Obispo- L.A. ; Nuit à Hollywood
Voici ce qui était prévu au planning (230 Mi- 370 Km) Arrêts à: - Camarillo (outlets) ? + Wal-Mart ? - visite de Venice Beach, - visite de Santa Monica, - vue à partir du Getty Museum (coucher de soleil à 20H10) - vue à partir de Mulholland Drive
Voici ce que nous avons fait
Vers 9h, nous prenons la route vers L.A. sans nous arrêter ni à la Mission de Lompoc, ni à Solvang d’influence danoise, ni aux stations balnéaires très renommées de Santa Barbara et de Malibu. Nous dinons dans un des nombreux fast food (ce n’est pas le choix qui manque ici : burgers, sandwichs, salades, spécialités mexicaines…) et comme d’habitude, ma fille nous demande : « C’est fontaine ici ? », sous entendu : c’est boisson à volonté ?... car il faut savoir qu’aux USA, on peut se resservir autant de fois qu’on le désire (« fontain soda » sur la carte)! Cela est aussi souvent valable le soir, dans les restos, où les serveurs n’hésitent pas remplir à nouveau votre verre vide … Durant toutes les vacances, ma fille fera une cure de « Dr Pepper ». Et nous, très souvent, nous boirons une « lemonade » très désaltérante. Quand les garçons commanderont une bière, ils devront systématiquement montrer leur passeport pour prouver leur âge… (21ans, c’est le minimum légal pour pouvoir boire de l’alcool aux USA!) On fera une pause dans les outtlets de Camarillo où on dépensera encore quelques $...
Ensuite, nous nous dirigeons vers Venice Beach. Le trafic sur l’autoroute devient de plus en plus dense ! Il y a 7 bandes de circulations dans chaque direction!! Et ça dépasse de chaque côté !! Pas de doute, nous sommes en Amérique !! Nous nous promenons quelques instants dans l’ex-Venise américaine, le long des quelques canaux restants bordés d’habitations modernes fantaisistes puis allons nous garer près de la plage. L’Ocean Front Walk bordé de nombreux palmiers est un lieu très animé, nous croisons beaucoup de cyclistes, roller-bladers, artistes de rue, diseuses de bonne aventure… et même des culturistes s’exerçant là devant tous les passants !! Cet endroit nous rappelle de nombreux films et séries vus à la TV… Sur le sable, on passe à côté des fameuses tours de sauvetage et des gardes-côtes, bouées rouges à la main, scrutant la mer… Il ne manque que Pamela ! Nous remontons à pied jusqu’à Santa Monica et son Pier bien connu et repérons même la plaque commémorative dédiée à la route 66 qui aboutissait ici autrefois. Nous nous baladons dans la 3rd Street, une vaste allée piétonne animée de spectacles de rues, et bordée de restos, cafés et boutiques en tout genre (au grand désarroi des garçons qui désespèrent à chaque fois que leur sœur fait mine de rentrer dans l’une d’entre elles…)
Nous reprenons la voiture vers 19H30 et nous dirigeons vers le Getty Museum situé sur les hauteurs. Malheureusement une grille fermée nous en barre l’accès ; du coup, notre projet d’assister là au coucher de soleil tombe à l’eau !! Nous nous dirigeons ensuite vers Beverly Hills et marquons une pause à Rodeo Drive, la rue la plus chic des USA, lieu de tournage de « Pretty Woman ». Que d’élégance !! Nous passerons la soirée un peu plus loin, au Farmers Market et dans l’immense shopping center attenant, « The Grove » qui est à ciel ouvert et où il fait bon flâner, même sans rien acheter.
Avant de rejoindre notre hôtel (Holiday Inn Beverly Garland) situé près de Universal Studios, nous ferons une dernière halte nocturne sur Mulholland Drive, la petite route de crête serpentant sur les hauteurs de L.A. et d’où nous pourrons avoir une vue imprenable sur le Downtown et ses hauts buildings.
Je 2/7: L.A. ; Nuit à Hollywood
Voici ce qui était prévu au planning (40 Km)
A 9H (pour certains): Universal Studios Ou (pour d’autres): L.A. Downtown + Sunset Blvd+ Melrose Ave+ Farmers Market + Beverly Hills( Rodéo Drive ) , Beverly Center + Bel Air+ UCLA+ Getty Center A 17H (tous ensemble): Hollywood Blvd A 18h30 : Hollywood sign + vue depuis Griffith Park
Voici ce que nous avons fait
Après un bon petit déjeuner très varié et copieux (le meilleur du séjour), nous allons finalement tous ensemble passer la journée à Universal Studios. Nous y arrivons un peu avant 10H… Nous trouvons à garer près de l’entrée (12$) et il n’y a pas de grandes files aux caisses pour acheter son ticket d’entrée (67$/pers). Nous bénéficions chacun d’un bon de réduction de 8$ glané sur internet…
Jusque 11H, il n’y a pas grand monde. Ensuite, le parc se remplira mais sans que ça ne soit jamais dérangeant. Nous n’avons jamais attendu plus de 20 minutes pour accéder à une attraction l’après-midi (presque aucune attente le matin). Pour éviter les files aux attractions, il est conseillé de commencer par la partie inférieure du parc (Jurassic Park, Revenge of the Mummy, Special Effects et Backdraft). L’après-midi, nous passons dans la partie supérieure et allons à The Simpsons, Shrek 4D, House of Horrors, puis nous assistons au très bon spectacle aquatique Waterworld (horaire défini) et finissons par la visite guidée des studios à bord d’un bus qui nous emmène pendant plus d’1H à travers différents décors de cinéma. Nous quittons le parc vers 16H45 avec la sensation d’en avoir vu l’essentiel. Nous n’avons seulement pas essayé la nouvelle attraction remplaçant Fear Factor Live. Aucune attraction n’est vraiment à sensations fortes, et moi qui ne suis pas une inconditionnel de ce genre de chose, j’ai finalement passé une bonne journée !!
On repasse une nouvelle fois sur Mulholland Drive pour voir la vue de jour sur Downtown. Puis on gare la voiture au shopping center d’Hollywood. De là, nous partons déambuler sur le Hollywood Boulevard et découvrir les nombreuses étoiles évoquant de grandes stars et qui sont incrustées dans le trottoir. Celle de Mickael Jackson, décédé quelques jours plus tôt, est couverte de fleurs. Comme tout le monde, nous glissons aussi nos mains ou nos pieds dans les empreintes des stars qui sont gravées dans le ciment devant le Man’s Chinese Theater. Je repère dans une rue perpendiculaire (1732, N Las Palmas Ave), le Vivian’s Hotel « minable » qui a servi de décor dans « Pretty Woman ».
Ensuite, en voiture, nous essayons de nous rapprocher du signe HOLLYWOOD, symbole du quartier et situé sur les hauteurs au nord, sur les flancs du Mont Lee. Grâce au plan fléché préalablement, nous le trouvons sans problème…mais plus aucune de ses ampoules ne scintillent dans la nuit… Un mythe s’effondre !! Plutôt que de grimper au Griffith Park comme prévu, nous retournons une fois de plus passer la soirée comme la veille, dans l’immense shopping Center « The Grove », ma fille y ayant repéré l’incontournable magasin Abercrombie (ce drôle de magasin où flotte dans l’air un parfum tenace et où l’on fait ses courses dans la pénombre…Peut-être pour ne pas voir la qualité médiocre de leurs tissus ?... Je vais me faire huer !. Bizarre que toutes les jeunes filles européennes soient dingues de cette marque.) Il devient maintenant urgent d’acheter un sac pour y mettre toute sa nouvelle garde-robe ! Ça en est fini des achats de vêtements ouf !). Demain, nous arrivons au 1er Parc… J’ai hâte…
Ve 3/7: L.A.-Grand Canyon; Nuit à Tusayan
Voici ce qui était prévu au planning (480 Mi-770 Km) Arrêts à: - Barstow (outlets) + Calico ?? - Oatman - Kingman - Seligman - Williams (souper)
Voici ce que nous avons fait
Aujourd’hui, c’est l’étape la plus longue de notre périple : presque 800 Kms nous séparent du Grand Canyon… 8H30 : Nous sortons facilement de L.A. par la route 134 suivie de la 210, sans rencontrer le moindre embouteillage (situation exceptionnelle due au fait que beaucoup d’habitants de L.A. ont déjà quitté la ville la veille au soir pour profiter de leur long week end incluant l’Independance Day). Nous arrivons 2H30 plus tard à Barstow. Là, on se dégourdit un peu les jambes.Devinez où ??...dans les outlets pardi ! Là, même les garçons se laisseront tenter…
Après être remontés en voiture (ben oui : il faut grimper pour s’installer dans un 4x4 !), nous hésitons à nous arrêter à la ville-fantôme de Calico. Les rumeurs la traitant de « piège à touristes », nous passons l'étape et poursuivons notre chemin. La conduite automatique et le cruise control enclenché permettent au conducteur d’être relax au volant… Nous traversons le désert de Mojave… La route longue et droite à l’infini fait somnoler ma fille à l’arrière. Quant à moi, l’excitation du voyage, la découverte de nouveaux paysages et la musique entrainante du lecteur CD me tiennent bien éveillée. La compilation spécialement concoctée pour ce trip tourne en boucle dans l’appareil… rien que de bons vieux tubes anglais contant l’Amérique et que même les jeunes connaissent…
Nous passons notre temps à photographier à travers le pare-brise ou dans les rétroviseurs, de gros trucks (camions) rutilants typiquement américains, des camping-cars tellement gigantesques que derrière, ils tractent un énorme 4x4 comme nous nous y mettrions des vélos, des bikers chevauchés par des gars plutôt virils ou les surprenants arbres de Josué qui jalonnent le trajet. Quand nous sortirons de la voiture, lors d’un arrêt à la station essence, nous serons happés par un air chaud insoutenable (drôle de sensation…).
Nous quittons la Californie et entrons en Arizona. Très vite, nous empruntons un vieux tronçon de la mythique Road 66 qui nous conduit jusqu’à Oatman, ancienne ville minière du début du XXème siècle. Les ânes utilisés autrefois dans les mines s’y baladent maintenant librement dans la rue principale, dans un décor de western bien sympathique… Détour à conseiller vraiment !! En quittant ce village typique du Far West, nous avons de beaux points de vue sur les montagnes environnantes, mais nous ne tardons pas à essuyer un violent orage, suivi d’une pluie battante qui nous poursuivra jusqu’à Kingman où de beaux arcs en ciel zèbreront un ciel encore menaçant. Il est presque 18H et nous nous arrêtons au bar avec une vache sur le toit pour grignoter quelque chose en attendant un repas plus conséquent prévu 2H plus tard à Williams… Nous ne le savons pas encore, mais cet en-cas constituera en fait notre seul souper… En effet, nous avons à peine repris l’autoroute devant nous amener à Seligman que nous rencontrons un bouchon qui finalement s’avéra durer 2H… Accident ?? Problème dû à l’orage ??? Nous ne le saurons jamais… Nous aurons bon scruter l’horizon à la jumelle, nous ne comprendrons jamais le pourquoi…
Toujours est-il qu’il est déjà 20H30 quand nous pouvons enfin avancer et nous diriger maintenant vers Seligman que nous atteignons vers 21H30, alors qu’initialement il devait être 19H30… La nuit est tombée depuis longtemps et c’est dans le noir que nous visitons cette petite ville autrefois située sur la légendaire route 66 et qui maintenant est quelque peu ressuscitée, suite à l’intervention des frères Delgadillo qui se sont amusés à recréer un peu l’ambiance d’antan, en exposant des objets d’époque. On peut ainsi admirer de vieilles bagnoles, celles-là mêmes qui ont inspiré le film « Cars » des studios Disney Pixar. Nous serons quelque peu déçus de cette visite…L’ex-route 66 étant remplacée par une nationale à 4 bandes, il est quand même difficile de s’imaginer les lieux à l’époque ! Mais il est vrai que dans le noir, ce n’était pas l’idéal ! Nous ne nous attardons pas trop et poursuivons notre chemin jusqu’à Williams que nous atteignons vers 22H15, soit bien trop tard pour espérer manger dans le resto envisagé ou visiter cette ville typique du Far West… De plus, il nous reste encore 45 minutes de route pour arriver à notre hôtel à Tusayan. Et dire qu’il est prévu demain de se lever avant l’aurore pour aller au Grand Canyon, assister au lever de soleil qui a lieu à 5H15 ! A ce moment, je me dis qu’il va falloir revoir le planning ! A noter que sur cette route 64 toute droite menant à Tusayan mais où la vitesse est assez limitée, nous rencontrerons par deux fois des Rangers garés sur le bas- côté, à cette heure pourtant avancée de la nuit.
Sa 4/7: Grand Canyon ; Nuit à Tusayan
Voici ce qui était prévu au planning (30 Km) A 5H15 : sunrise A 8H30 : survol en hélico (vol prévu à 9H) avec la société Papillon : 125$/pers pour 30 min de vol Visite des principaux points de vue le long de la Hermits Rest Rd Courte rando sur le South Kaibab Trail jusqu’à Cedar Ridge (4.5Km / 2 ou 3H) A 19H50 : sunset à Yaki Point
Voici ce que nous avons fait
Bien évidemment, vu l’arrivée tardive à l’hôtel (Best Western Squire Inn) la veille au soir, j’ai reporté le sunrise au lendemain. Après un sommaire petit déjeuner, nous nous rendons pour 8H30, à l’aérodrome de Tusayan jouxtant notre hôtel. Après les préliminaires concernant les consignes de sécurité, nous montons dans l’hélico et nous installons aux places prédéterminées suivant notre poids. Nous sommes 7 avec le pilote. Un couple de jeunes nous accompagne. Le temps est idéal : ciel bleu et ensoleillé et pas trop chaud pour éviter les turbulences. L’hélico prend vite de l’altitude survolant une forêt luxuriante de sapins, et se dirige droit devant lui. Ne nous étant pas approchés du bord auparavant, nous sommes vierges de toutes impressions… Huit minutes après le décollage, nous arrivons au gouffre que le pilote traverse jusqu’à la rive nord avant de faire demi-tour. On en prend plein les mirettes et on mitraille à tout va. Ce n’est pas pour rien que l’on nomme cette région Grand Canyon. Les deux rives sont éloignées l’une de l’autre d’une bonne vingtaine de Kms et tout au fond, bien loin, on aperçoit le Colorado. C’est lui qui a ainsi façonné ce labyrinthe de canyons et de gorges érodées…Une merveille de la nature !
Vers 9H45, nous sommes de retour sur la terre ferme et reprenons notre véhicule pour nous rendre au Parc situé 9 Mi plus loin. A l’entrée, nous payons 80 $ pour obtenir notre National Parks Pass qui sera valable pour l’entrée de tous les N.P. et Monuments Nationaux. (les S.P. - State Park- restant, eux, payants). Arrivés dans Grand Canyon Village, nous nous perdons un peu dans le dédale de rues et finissons par dénicher le supermarché situé Market Plaza, où nous allons acheter de quoi faire un pique nique. Il est 11H45 quand nous passons devant la gare ; nous y voyons justement l’arrivée du train en provenance de Williams, mais point de locomotive à vapeur comme autrefois! Nous garons notre voiture près du Bright Angel Lodge et montons alors dans une navette gratuite obligatoire, qui dessert les différents points de vue de la Hermits Rest Road longue de 13 Kms. Nous alternerons ainsi marche et navette le long du Rim Trail (sentier au bord du Canyon) et dinerons en contemplant un fabuleux panorama. Nous sommes impressionnés par l'immensité du paysage mais pas totalement séduits: il s'en dégage une sensation de "trop grand", "trop infini", "trop loin"...
Vers 16H, fatigués par les randos et la chaleur, nous décidons d’annuler la descente prévue à l’intérieur du Canyon et rentrons nous reposer et nous rafraichir à la piscine de l’hôtel. Vers 18H, nous retournons au Parc pour assister à Yavapai Point, au magnifique coucher de soleil embrasant la roche de belles couleurs chaudes. Pour une fois nous ne souperons pas trop tard, en face de notre hôtel, dans un restaurant typiquement cow-boy, au Yippee-ei-o Steakhouse et verrons passer le cortège célébrant l’Independance Day, défilant aux couleurs de la Nation.
Di 5/7: Grand Canyon-Page ; Nuit à Page
Voici ce qui était prévu au planning (140 Mi-230 Km) Desert View drive, Arrêts à: - Little Colorado, - Cameron Trading Post - Marble Canyon, - Lee’s Ferry, - rando Cathedral Wash?? (4Kms/2H A-R), - Horseshoe Bend (meilleure luminosité avant 16h), - Barrage Glen Canyon, - Coucher de soleil sur le Lac Powell (à 19H50)
Voici ce que nous avons fait
5H00 : Dans le noir, nous quittons le parking de l’hôtel encore endormi à cette heure très matinale. Il n’y a pas de temps à perdre, le soleil ne va pas nous attendre pour se lever… Nous passons la cahutte de l’entrée du Parc… Personne… Nous rencontrons quelques biches broutant en lisière de forêt, et nous nous dirigeons vers Mather Point …Aie…aie…aie… Le parking est presque plein ; ça va être noir de monde… De toute façon, nous n’avons plus le temps d’attraper une navette pour aller plus loin ! Nous allons jusqu’au point de vue et là, le spectacle est au rendez-vous : les rayons du soleil éclairent progressivement les roches et les buttes qui prennent des teintes de plus en plus colorées. Nous restons là presque 1H à photographier ce tableau. Les gens encore assoupis se font discrets…
6H15 : Nous n’avons pas déjeuné mais nous avons des barres et autres boissons énergisantes. Il fait bon, pas trop chaud et nous sommes en pleine forme. Nous décidons d’entamer la rando annulée la veille. Chargés de nos sacs à dos, nous prenons la navette qui nous conduit au début du sentier South Kaibab Trail. Nous ne sommes pas très nombreux à randonner si tôt…Tant mieux…Nous laissons les quelques personnes partir avant nous et bien vite, nous nous retrouvons seuls devant cette immensité… Que du bonheur ! Nous descendons jusqu’à Cedar Ridge en suivant cet ancien sentier de mines. En chemin, nous croisons beaucoup d’écureuils pas farouches du tout et plutôt espiègles… Lors d’une halte, il y en a même un qui osera s’aventurer dans mon sac resté entrouvert et en ressortira, victorieux, ma barre de céréales entre ses pattes … Il vient de voler mon déjeuner !!! Plus tard, nous remontons vers la Rim et rencontrons des personnes cette fois beaucoup plus nombreuses, entamant seulement la descente, sous un soleil qui déjà se fait sentir... Cette rando faite ainsi à la fraîche à l’intérieur même du Canyon, est assurément le meilleur moment passé dans le Grand Canyon et un de nos excellents souvenirs sur l’ensemble du voyage. Nous ressentons enfin la sensation d'avoir pris le poul de cet immense Grand Canyon.
9H15 : Nous sommes revenus au point de départ et attendons la navette qui doit nous ramener à notre voiture. Elle passe d’abord par Yaki Point, un autre point de vue 3 étoiles sur le Grand Canyon. Mais, tant pis, nous n’avons pas le temps de nous y arrêter si nous voulons profiter du petit déjeuner servi jusque 10H dans notre hôtel. Et maintenant, nous avons l’estomac dans les talons !!!
10H00 pile : Nous arrivons à la salle du petit déjeuner… Il était temps !!
11h30 : Nous quittons l’hôtel plus tard que prévu !! Une dernière fois, nous rallions Grand Canyon Village et tournons maintenant vers l’Est pour visiter les points de vue aménagés le long de la Desert View Drive longue de 40Kms. Les derniers nous offrent une belle vue sur le fleuve Colorado que jusqu’ici nous ne faisions qu’entrapercevoir.
15H30 : Nous sortons du Park par l’entrée Est et entrons sur le territoire indien des Navajos. La route est parsemée de petites échoppes tenues par des Indiens qui vendent ici des bijoux (beaucoup de turquoises) confectionnés par eux. Les filles se régalent ! Les garçons beaucoup moins ! Nous longeons aussi les gorges du Little Colorado creusées par une rivière qui prend sa source à l’est de l’Arizona et qui rejoint le Colorado dans le Grand Canyon. Ces gorges étroites sont magnifiques et méritent une visite ! Un peu plus loin, on s’arrête une nouvelle fois, au grand dam des garçons, pour visiter le Trading Post de Cameron, grand magasin vendant des objets d’art navajo (chers !).
18H : Nous arrivons à Marble Canyon. Malgré l’heure tardive, il fait encore vraiment très chaud. Nous sortons pourtant de la voiture pour admirer les 2 ponts côte à côte : le vieux Navajo Bridge datant de 1929 qui permettait, là, de traverser le Colorado pour passer en Utah, les barrages de Page et Las Vegas n’étant pas encore construits à l’époque, et qui maintenant est devenu piétonnier, et le nouveau pont plus moderne mais construit à l’identique de l’ancien. Passé ce pont, on se dirige vers Lee’s Ferry, en admirant les superbes falaises rouge-orangées de Vermillon Cliffs si belles en cette fin de journée et en passant à côté de rochers impressionnants de par leur taille et leur forme. Vu l’heure avancée, nous sautons la rando prévue Cathedral Wash qui permet de rejoindre le Colorado en suivant un wash (rivière asséchée). Quelques Kms plus loin, nous arrivons à Lee’s Ferry où nous trempons nos pieds dans l’eau et regardons quelques rafts arrivant de Page et d’autres s’apprêtant pour s’élancer demain, plus loin en direction du Grand Canyon… Les garçons auraient vraiment aimé embarquer, pour plusieurs jours, à bord de l’un d’entre eux…Mais le temps nous manque !!
18H45 : Maintenant, il est urgent de faire demi-tour pour rejoindre Page si on veut avoir la chance d’admirer le coucher de soleil sur le Lac Powell programmé pour 19H50. Sur la route, nous dépassons la rando Horseshoe Bend remise à plus tard, repérons notre hôtel (Days Inn), traversons Page sans traîner, passons au-dessus du barrage sans s’arrêter et arrivons enfin à Scenic View, point de vue surplombant le lac et qui offre un beau panorama, surtout au soleil couchant qui teinte le tout en rose. Ensuite, nous irons à l’hôtel nous enregistrer, ferons quelques courses en face, à l’immense Wal-Mart pour la journée du lendemain et souperons au très sympathique Ken’s Old West à l’ambiance cow-boy et country. Voilà qui clôturera une journée bien chargée commencée avant l’aube !
Lu 6/7: Page ; Nuit à Page
Voici ce qui était prévu au planning (130 Mi-185 Km) - piste House Rock Valley pour aller à the Wave, Wire Pass , Buckskin Gulch, - ou/et Paria Movie Set - ou/et Paria Rimrocks (Toadstool hoodoos (à faire tôt le matin ou en fin d’après-midi - et coucher de soleil à Alstrom Point (4H A-R à partir de Page) (à 19H50)
Voici ce que nous avons fait
Aujourd’hui est le jour de la rando dont on parle depuis des mois…THE WAVE… car bien peu ont la veine de pouvoir contempler cette merveille de la nature et les heureux élus s’y sont pris bien à l’avance! En effet, il s’agit d’un site protégé dont seul un nombre limité de personnes y ont accès, 20 par jour très exactement ! Et pour ce faire, il faut participer par internet, à un tirage au sort qui a lieu 4 mois avant le jour J désiré et qui désigne les 10 premiers gagnants…C’est ainsi qu’en mars, nous avons tenté notre chance et avons décroché tous les quatre notre permis !...C’était inespéré car il y avait presque 150 postulants ! Aujourd’hui donc, il était prévu de se lever comme hier, de très bonne heure, pour randonner pendant qu’il fait frais. Oui, mais c’est sans compter avec la fatigue qui commence à se faire sentir !!
Le temps de déjeuner, de s’équiper (remplir de glaçons la glacière et les camel-bags) et de faire le plein d’essence, il est déjà 7H20 quand nous quittons Page !... et 9H30 (Heure Utah) quand nous atteignons le parking du Wire Pass Trailhead où débute cette fameuse rando située à cheval sur l’Arizona et l’Utah. Le temps étant splendide depuis plusieurs jours, les 13 Kms de la piste House Rock Valley menant jusque là sont facilement praticables. Préalablement, nous nous sommes quand même arrêtés brièvement à la Paria Contact Station pour nous assurer de ne pas y rencontrer de problème. (Les Rangers s’apprêtaient à désigner 10 autres heureux gagnants pour le lendemain…) Il fait déjà presque 30° !... Nous remplissons nos sacs à dos d’eau, de barres et boissons énergisantes, chips et sandwichs… Nous nous tartinons de crème solaire… Nous chaussons nos bottines de marche… ajustons casquettes et lunettes de soleil…accrochons notre permis à un sac à dos… Equipés en plus de notre boussole et des plans censés nous guider, nous voilà enfin prêts pour parcourir les 4, 5 Km nous séparant du saint des saints… 800 mètres plus loin, nous nous inscrivons sur le registre disposé à cet effet dans une boîte en fer… Et là, je m’aperçois que j’ai laissé, dans la voiture, les explications concernant la visite des alentours de la Wave… Flûte !... On se tâte… Bah ! On s’en passera… Et puis, non… C’est trop bête… La voiture n’est pas si loin ! Mon fils, courageux, rebrousse chemin pour aller les rechercher… En attendant, les autres se mettent à l’ombre ! Une demi-heure plus tard, il est déjà de retour !... Tous ensemble, nous nous remettons en route, direction plein sud. La rando grimpe régulièrement. Nous suivons sans peine les indications fournies par le BLM. Nous repérons facilement les cairns disposés çà et là. On se retourne assez souvent pour photographier les lieux et ainsi se créer des points de repère pour le retour… (J’avais lu ce truc donné par quelqu’un sur internet !...) La rando est unique…On ne sait où donner de la tête… Les rochers sont si photogéniques ! Tout ici, est déjà si beau, que nous nous demandons bien ce que nous allons découvrir plus tard !... Nous prenons tout notre temps et nous nous arrêtons fréquemment pour admirer les lieux. Arrivés en bas de l’ultime montée, nous décidons de nous installer à l’ombre d’un genévrier, le seul arbre du coin et de pique-niquer pour reprendre des forces, tout en surveillant qu’un serpent ou un scorpion n’apparaisse pas !... Seul, un lézard inoffensif nous tient compagnie… Mais, même lui, je le tiens à l’œil !! Les 350 derniers mètres en montée dans le sable et sous le cagnard sont les plus durs !... Arrivés en haut les premiers, les garçons ne nous attendent plus et découvrent l’entrée principale de la Wave bien avant nous, les filles, qui la contournons sans la voir !… Ils finissent par venir nous rechercher… Et là, le spectacle est à son apogée… The Wave, la vague, porte bien son nom. Et la roche a une multitude de couleurs. Les draperies de grès façonnées par le vent et si fragiles sont vraiment de toute beauté… Je reste là, assise, savourant le tableau ! Les enfants tout excités sont déjà partis explorer les environs immédiats… Ils sont montés sur les rochers à droite et à gauche et prennent des dizaines de photos… avec eux …sans eux… Et puis très vite, un de mes fils décide de s’aventurer encore plus loin pour voir Second Wave, Sand Cove, Melody Arch… Au bout d’1H, l'autre part à sa recherche… en vain… Il revient sans lui… C’est un allemand passant près de nous qui nous dit l’avoir vu grimper et explorer… Finalement, nous restons là bien plus longtemps que prévu. Les quelques personnes croisées sont déjà reparties bien avant nous… Il est presque 14H30 quand nous quittons à regret cet endroit exceptionnel. Oui, mais là, il fait vraiment très, très chaud. De plus, les enfants s’aperçoivent qu’ils n’ont plus grand-chose à boire !... Nous trouvons le chemin du retour sans problème en suivant à nouveau les cairns et en longeant des falaises pour essayer de trouver de l’ombre le plus possible, car autour, pas le moindre petit arbuste où s’abriter. Alors, nous marchons sans nous arrêter. Très vite, les enfants se retrouvent à sec et siphonnent mon camel- bag… J’ai été plus économe qu’eux ! Moi, sentant la fatigue arriver, j’avale un Power Shoot censé me rendre des forces rapidement… Malgré cela, j’ai vraiment du mal à achever les 2 derniers Kms … Je marche comme un automate… Le plus dur est d’arriver à avancer dans le sable : c'est éreintant… et inévitablement, il s’insinue dans mes chaussures, comprimant ainsi considérablement mes pieds déjà échauffés… Arrivée à la voiture, il me faudra une bonne demie- heure pour me ressaisir… Une chose est sûre : cette rando est LA RANDO du voyage…celle dont nous nous souviendrons longtemps…Je n’aurai qu’un regret : celui de ne pas avoir poursuivi les washs de Wire Pass et de Buckskin Gulch. J’aurais aimé traverser ces slots Canyons étroits de moins d’1 mètre et encadrés de hautes falaises.
Il est 16h30 quand nous quittons le parking du Wire Pass Trailhead. Une demie- heure plus tard, nous avons rejoins la route 89. Nous n’avons plus le temps d’aller ni à Old Paria ni aux Toadstool hoodoos.
Arrivés à Big Water, nous enchaînons directement sur la piste devant nous conduire à Alstrom Point, l’un des plus beaux points de vue sur le Lac Powell. Avant d’y arriver, on passe d’abord près de Nipple Bench où les badlands offre un décor désertique, quasi lunaire, impressionnant… Le silence est maître des lieux… Pas un arbre… Nous sommes seuls… D’ailleurs, pendant 3H, nous ne rencontrerons pas âmes qui vivent! Il parait que c’est ici que fut tourné « La planète des singes ». Nous mitraillons l’endroit avant de poursuivre la piste. Nous soulevons derrière nous des nuages de poussière grise… Après une vingtaine de Miles et plusieurs embranchements, nous sommes contents de voir le panneau indiquant « Alstrom Point 5 Miles » car l’heure avance et nous voyons déjà le soleil décliner. Nous arrivons au 1er point de vue non sans mal à cause de nombreux rochers. Nous stoppons là quelques instants pour voir le splendide panorama se teinter de rose mais les garçons n’ont qu’une idée en tête : rallier le 2ème point de vue. J’essaye de les en dissuader…Nous n’avons qu’un AWD, le soleil se couche et la suite de la piste traversée par des bancs de roche est introuvable… Mais rien n’y fait : ils partent à pied pour essayer de la repérer. L’ayant retrouvée, nous poursuivons…cahin caha car les rochers sont de plus en plus difficiles à passer… Souvent l’un d’eux descend pour guider l’autre resté au volant! Et dire qu’il va falloir refaire tout ce chemin en sens inverse !... Je me vois déjà crever un pneu et être contrainte de passer la nuit ici ! J’imagine la tête du gars qui nous a loué la voiture à San Francisco s’il nous voyait à cet instant ! (ça, je le répéterai plus d’une fois au cours des 6 jours à venir…) Victorieusement, nous arrivons enfin au bout. C’est vrai qu’ici c’est encore plus beau. Mais là, le soleil est vraiment au bout de sa course. Il ne faut plus traîner ! Je ne tiens pas à refaire la toute fin de piste dans le noir ! Le retour se fait plus aisément que l’aller : on reconnait les passages difficiles rencontrés peu auparavant. Je suis soulagée quand on arrive enfin à la partie gravillonnée. Il nous faudra alors encore 1H pour rentrer à Page.
Ereintés par cette longue journée, nous nous contenterons d’un souper rapide mais plutôt bon au Denny’s situé près du barrage de Page. Mais pourquoi donc les Américains ont-ils la fâcheuse manie de mettre la clim à fond ??... Certains rentreront à l’hôtel se doucher et se coucher pendant que d’autres (les plus courageux…) iront une nouvelle fois refaire le plein de boissons et chips au Wal-Mart situé juste en face et qui ouvre vraiment tard le soir !!!. Remarque : Les rayons des grandes surfaces sont plein d’aliments qu’on ne trouve pas chez nous : en dehors du fait que tout est à la taille XXL, on y voit aussi des œufs liquides dans des boites en carton semblables à celles du lait , d’énormes gâteaux et biscuits aux couleurs flash, des poudres et pilules en tout genre pour se maintenir en forme… mais aussi des salades à composer soi-même et ça, c’est super bon (on les paye suivant leur poids). Il faut aller y faire un tour pour se rendre compte…
Ma 7/7: Page-Monument Valley ; Nuit à Monument Valley
Voici ce qui était prévu au planning (125 Mi-200 Km) - Upper et Lower Antelope Canyon - Navajo N.M. - à 17-18H : Monument Valley (sunset à 20H45, heure locale)
Voici ce que nous avons fait Une journée passée chez les Indiens : 8H30 : Après une bonne nuit de sommeil, 2 d'entre nous sommes chargés (nous avons été tirés au sort) d’aller à la cahute des Indiens située à la sortie de Page (près des 3 grandes cheminées de l’usine électrique), pour réserver la visite de 11H00 d’Upper Antelope Canyon (25$/pers + 6$/pers pour entrée sur le territoire navajo... C’est cher, ils ne perdent pas le nord, ces indiens ! ) De retour à l’hôtel, nous récupérons les 2 autres qui ont pu ainsi gagner ½ H de sommeil en plus. Après le déjeuner, nous rechargeons les bagages dans la voiture, faisons le check-out et partons visiter Horseshoe Bend situé 2 Mi plus au sud et que nous n’avions pas pu faire l’avant-veille. Il est à peine 10H00 et le soleil ne tape pas encore de trop ! Les 20 minutes de marche nécessaires pour arriver à ce point de vue se font sans problème. Seul le début est en légère montée. Ensuite, un chemin de sable descend petit à petit. Arrivés à son extrémité, nous nous trouvons devant un site vertigineux surplombant un des méandres du Colorado en forme de fer à cheval (d’où le nom). Là-bas, tout au fond, nous apercevons des bateaux qui nous semblent bien petits ! A ne surtout pas rater lors d’une visite au Lac Powell !!!
10H40 : Nous sommes de retour à Antelope Canyon et attendons le départ des 4x4 navajos qui doivent nous mener à ce slot canyon réputé pour son étroitesse et les rais de lumière qui y pénètrent en été quand le soleil est au zénith. Et ça tombe bien : aujourd’hui, c’est grand soleil ! Après 15-20 minutes de trajet sur une piste sablonneuse qui secoue pas mal, nous débarquons des 4x4 et suivons notre guide. Petit (gros !) bémol : nous ne sommes pas seuls. En effet, cet endroit est très prisé des touristes, surtout à cette heure-ci où un mince filet de lumière arrive à s’infiltrer à l’intérieur. Les groupes se suivent à la queue leu leu tout le long des 400 mètres que fait ce canyon.
Mais ne boudons pas notre plaisir : les parois rocheuses sculptées par l’eau ont des formes incroyables et celles irradiées par le soleil dévoilent une superbe palette de couleurs… La scène est de toute beauté et les appareils photo crépitent. Notre guide très sympa nous conseille sur la manière de réussir nos clichés. Au bout d’1H, après avoir fait l’aller-retour tout le long du canyon, nous remontons dans le 4x4 qui nous ramène au point de départ. Encore une visite à ne pas rater, surtout qu’elle ne demande aucun effort ! (A moins que l’on déteste la foule !) Nous n’irons pas de l’autre côté de la route visiter la partie Lower Antelope Canyon qui parait-il est aussi extraordinaire mais ne reçoit pas les rayons du soleil (aussi 25$/pers)
12H40 : Nous retournons une dernière fois à Page pour aller voir le point de vue sur le barrage. Au passage, nous achetons une salade au Denny’s que nous allons déguster au bord du lac (à Chains Area), histoire de mettre les pieds dans de ce magnifique lac que nous n’avons même pas eu le temps d’approcher de près !
14H30 : Il nous faut déjà reprendre la route : Monument Valley nous attend…Mais dans 2 jours, nous reviendrons ici, au Lac Powell... en avion... Nous passons à côté de Navajo N.M. qui contient des ruines d’anciens villages indiens, mais le temps nous presse une fois de plus et nous ne nous y arrêtons pas.
16H30 (heure Arizona) = 17H30 (heure Utah/Navajo) : Nous approchons de Monument Valley. Les 1ères buttes et mesas apparaissent. Elles nous semblent familières ! Surtout pour moi qui, enfant, avait la permission le samedi soir, de regarder la télévision et notamment des productions hollywoodiennes avec des cow-boys et des indiens. Maintenant, je suis ici au cœur de l’action… En effet, ce parc est un lieu mythique dans l’histoire du cinéma : il servit de décor naturel à de nombreux westerns jusque dans les années 60. Après nous être acquittés des 4x 5$ auprès de la Mme Navajo, à la cahute de l’entrée, nous stoppons quelques mètres plus loin pour admirer et photographier bien sûr, le trio de buttes, emblème du parc, à savoir les Mittens et Merrick Buttes, celles-là mêmes vues dans d’innombrables films. Puis, nous nous élançons sur la piste qui contourne de nombreux autres monolithes provenant de l’érosion des mesas leur donnant des formes très variées rappelant parfois l’aspect d’animaux. Ils sont impressionnants de part leur hauteur de plusieurs centaines de mètres ! Le circuit est accessible à tous types de véhicules quand il est sec. Mais il est quand même pas mal défoncé à certains endroits, surtout au début. Avec notre AWD, nous n’avons aucun problème, même avec tout notre barda resté à l’arrière. Il nous faut +/- 2 H pour faire toute la boucle. Nous revenons à temps à l’entrée pour assister là, sur les hauteurs, au magnifique coucher de soleil sur les remarquables buttes Mittens et Merrick. Puis, tout à côté, nous visiterons gratuitement des hogans, ces habitations typiquement indiennes en bois et argile. Ensuite, nous nous dépêcherons d’aller faire le check-in au Goulding Lodge situé dans ce cadre exceptionnel, à quelques Kms de là. Nous arriverons au resto du site vers 21H, peu avant sa fermeture…(accueil, chambre et nourriture pas terribles !)
Petit encarté à propos des douches dans les chambres d’hôtel : dans chaque hôtel, il faut se familiariser avec le système différent de chez nous, permettant de régler la pression de l’eau ainsi que le débit de l’eau chaude… Certains systèmes étant plus opérationnels que d’autres… ou du moins certains étant plus simples d’utilisation que d’autres… Plusieurs fois, nous serons pris de fous rires en entendant le premier se doucher en s’acharnant sur le robinet et en invectivant le pommeau de douche…
Ce soir-là, nous nous endormirons en regardant, à la TV, un DVD loué à la réception…un vieux western (of course !) de John Ford tourné dans ce parc avec le renommé John Wayne. A refaire, nous testerions plutôt le tout nouvel hôtel installé au cœur même du parc, The View Hotel.
Me 8/7: Monument Valley-Moab; Nuit à Moab
Voici ce qui était prévu au planning (165 Mi-265 Km) - Valley of the Gods (boucle de 25Kms/1H30) - Gooseneck - Moki Dugway - Muley Point - ruines indiennes Mule Canyon (3Kms/1H30 A-R) - arrêt à Newspaper rock? - ou Needles et/ou Anticline Overlook?( = énorme détour uniquement pour 2 points de vue!!!!), - près de Moab: Fisher Towers (sunset à 20H45)
Voici ce que nous avons fait
6H00 : Nous nous levons tôt pour assister au lever de soleil depuis le balcon de notre chambre qui a une vue imprenable sur les pitons du Parc. Mais ce sera très bref, car encore fatigués, nous retournerons vite nous recoucher !...
8H30 : Seuls 2 d'entre nous sont debout pour aller visiter le très instructif musée historique du coin, situé à côté de notre chambre. Il s’agit en fait de l’ancien comptoir trading post de Harry Goulding venu s’installer ici en 1923, qui fit du commerce avec les indiens navajos de la région et qui plus tard, réussira à convaincre John Ford de venir à Monument Valley pour y tourner des westerns.
9H15 : Tous ensemble, nous reprenons la route…direction Mexican Hat, petit village perché au-dessus de la San Juan River. Mais auparavant, nous nous retournons pour photographier Monument Valley dans l’autre sens, celui éclairé le matin par le soleil. C’est vraiment la photo à ne pas oublier de faire!!
Nous quittons définitivement l’Arizona et pénétrons en Utah. Il est prévu, ici, de parcourir la région à travers de nombreuses pistes, hors des sentiers battus, pendant les 6 jours à venir. Que d’aventures en perspective ! Les routes 261 et 316 nous mènent jusqu’à Gooseneck, un point de vue splendide sur les méandres de la San Juan River située 300 mètres plus bas et se lovant autour de hautes falaises de couleur… noire (tiens, ça nous change des roches rouges !). Demi-tour pour nous rendre quelques Kms plus loin au début de la piste de Valley of the Gods que nous parcourons dans le sens Est-Ouest. Il s’agit d’un circuit de 25Kms dont l’accès étonnamment libre, nous permet de nous promener à travers une plaine parsemée de buttes à l’instar de Monument Valley, à l’énorme différence près que nous y sommes pratiquement seuls : pendant 1H30, nous ne croiserons que 2 voitures ! A l’issue de ce chemin de terre facilement carrossable, on revient sur la route 261.
En poursuivant la route 261, nous entamons quelques Kms plus loin, une véritable ascension. La route (Moki Dugway), ici, n’est plus goudronnée et grimpe en formant des lacets très étroits à flanc de colline, pour atteindre finalement le plateau de Cedar Mesa à 1700m. Juste après le dernier lacet de la Moki Dugway, on peut accéder par une piste sur la gauche, au point de vue Muley Point Overlook donnant également un bel aperçu des méandres de la San Juan River.
Nous rejoignons rapidement la route 95 d’où, 15 kms plus loin, démarre une piste menant à la rando Mule Canyon. Sur l’ensemble de notre périple, c’est le seul endroit où nous avons le temps de nous arrêter pour voir des ruines indiennes et bien qu’il ne s’agisse que d’anciens greniers, je tiens particulièrement à ne pas les rater… Mettons le contexte : personne, très chaud, des bestioles partout, des arbres en travers de la rando... Au bout de 1Km, nous apercevons une roche percée de trous et qui ressemble aux fameux greniers indiens, appelée House of Fire... On la prend sous tous les angles... 1/2H plus tard, retour à la voiture (cette fois par le bon chemin non semé d’embuches) et là surprise... : il ne s’agit pas du bon rocher, la photo ne correspond pas à celle de mon guide!! Inutile de dire que les enfants ont refusé d’y retourner… Nous avons plié bagage et sommes partis pour Moab sans tarder (avec mouches et moustiques dans la voiture !)
Il est passé 15H quand nous arrivons à Blanding, petit village agricole où nous nous arrêtons pour manger un morceau et faire le plein d’essence. Nous ne nous attardons pas et reprenons la route. Passé Monticello, nous repérons le gros rocher Church Rock et l’embranchement de la route 211(en cul-de-sac) menant 56 Kms plus loin aux Needles !... pas le temps donc de s’y engouffrer (même pour aller jusqu’au News Paper Rock couvert de vieux pétroglyphes indiens). Encore plus loin, nous voyons un autre embranchement également en cul-de-sac, menant aux points de vue Needles et Anticline Overlooks, mais la route pour y arriver est aussi vraiment trop longue: 120Kms/2H A-R pour voir les deux !...et nous y renonçons aussi!
Un peu plus loin, nous marquons une courte halte pour admirer la Wilson Arch. Nous voyons quelques personnes grimper jusqu’à son pied. Vers 17H, nous arrivons enfin à Moab, petite ville touristique très animée, entourée de falaises rouges, et dont la Main Street est bordée de petites boutiques, hôtels, fast food, restos, … et loueurs de 4x4, vélos, rafts, kayaks…En effet, ici, les sportifs sont rois ! Plusieurs parcs sont à visiter aux alentours. Nous nous installons donc ici pour 3 nuits.
Le temps de faire le check-in au Best Western Canyonlands Inn (à ne pas confondre avec l’autre, le Greenwell Inn), nous voilà déjà repartis… direction : route 128. Ma fille, après avoir hésité à rester pour profiter de la piscine, décide de nous suivre… Il n’y a pas de temps à perdre : le soleil se couche à 20H45… La 128 est une route scénique longeant le Colorado. Elle est encaissée entre de hautes falaises rouges. Nous passons à côté de deux magnifiques ranchs aménagés en hôtels 4*. Le cadre est splendide… Nous faisons un petit détour pour nous rapprocher de Castle Rock, un rocher en forme de doigt levé, vu dans beaucoup de pubs. D’ailleurs la région a inspiré beaucoup de cinéastes. John Wayne, encore lui !, joua ici les scènes de « Rio Grande ».
A 32 Kms de la jonction avec la 191, nous voici arrivés à la rando qui nous intéresse, à savoir Onion Creek Road. Il ne s’agit pas d’une rando à pied ; il suffit de suivre en voiture, cette route qui traverse la rivière à de nombreuses reprises. C’est assez ludique mais en cette saison et vu que la région n’a pas essuyé de gros orages depuis longtemps, le niveau de l’eau est vraiment très très bas. Les garçons quittent alors la piste et s’amusent à suivre carrément le lit de la rivière… C’est donc assez sportif…
19H30 : Nous sommes à présent sur la piste menant aux Fisher Towers, d’immenses et abruptes monolithes rouges aux formes dentelées. A cette heure correspondant au soleil couchant, ces tours s’embrasent et se teintent d’un rouge flamboyant se détachant dans un ciel bleu vif. Le tableau est magnifique… Ce n’est pas le premier mais on ne s’en lasse vraiment pas. Les garçons décident de randonner pendant 1H en suivant le chemin partant du parking.
21H45 : De retour à Moab, nous faisons le plein de boissons au City Market drôlement bien achalandé et allons souper au très renommé Moab Brewery à la déco très originale, aux serveurs très sympathiques, aux très bons plats variés et pas hors de prix… vraiment une adresse à recommander ! N’arrivant pas à bout du dessert hyper copieux, nous repartirons de là avec un doggy bag !
Je 9/7: Moab; Nuit à Moab
Voici ce qui était prévu au planning (125 Mi-200 Km) - Sunrise à Mesa Arch dans Island in the Sky (à 6H00) - Survol en avion (2H30) par la société Red Tail (330$/pers) - Island In The Sky - Dead Horse Point - retour à Moab par Shafer Trail+Potash Road+Route 279 (50Kms/3H) - Negro Bill Canyon??(6Kms/3H30 A-R) ou Onion Creek Road?? (en voiture:26Miles/2H A-R)
Voici ce que nous avons fait Nous n’avons pas le courage de nous lever suffisamment tôt pour le sunrise sur Mesa Arch qui a lieu à 6H00 Pour y arriver, il faut compter 1H de route depuis Moab et 15 minutes de marche !!...Il aurait donc fallu quitter Moab vers 4H45 !! Et là, je n’ai réussi à convaincre personne…
Début juin, j’ai réservé chez Red Tail Aviation, un survol en petit avion Cessna à partir de l’aérodrome de Moab. Nous y arrivons vers 8h00. De Moab, il faut compter +/-30 min pour y arriver. Le vol est prévu à 8h30. Le temps est splendide : soleil et ciel bleu avec quelques nuages blancs pas du tout menaçants…Bref, les conditions de vol semblent tellement optimum que j’en oublie malheureusement de donner, préventivement, à chacun un anti-nauséeux… Nous survolons pendant presque 3H, à basse altitude, les régions au- dessus de Canyonlands (Island in the sky + Needles + The Maze), de Capitol Reef N.P. et du Lac Powell jusqu’au Rainbow Bridge. C’est M-A-G-N-I-F-I-Q-U-E…Le co-pilote voulant lui-même réaliser un reportage photos, le pilote s’arrange pour nous placer sans cesse dans le meilleur angle pour avoir les vues optimales de chaque coin. Les appareils photo mitraillent sans cesse.
Qu’est-ce que Canyonlands ? Imaginez, aux Origines, un immense plateau, dominé par des sommets et des dizaines de cours d'eau dont le Colorado, qui chacun s'attaquent à ce plateau pour le labourer, le creuser, le raviner inexorablement, creusant dans la roche tendre de merveilleux canyons, et créant aussi une multitude d’arches et d’aiguilles rocheuses. Le Colorado pour éviter parfois le combat avec la roche dure, la contourne dans d’innombrables méandres. Le parc de Capitol Reef préserve un autre joyau de la nature : la Waterpocket Fold qui est un plissement gigantesque de la croûte terrestre, serpentant sur 160Km. Ce soulèvement impressionnant de roche multicolore s’est créé il y a 65 millions d’années ! Pour survoler le Lac Powell, nous redescendons vers le sud-ouest et revenons ainsi au-dessus de la région où nous étions encore 2 jours plus tôt. Le barrage construit à Page en 1963, sur le Colorado , a permis la naissance de ce lac artificiel s’étirant sur 300 Km . En effet, pendant 17 ans, les dizaines de canyons en amont se sont remplis peu à peu, d’eau provenant du Colorado et de ses affluents. Le paysage créé ainsi par l’homme est majestueux : d’énormes falaises rouges tombent dans ce lac d’un bleu profond, aux côtes très découpées . Il est dommage que ma fille, ayant le mal de l’air, n’en profitera pas pleinement !! Sans conteste, c’est l’un de nos meilleurs souvenirs… Vu le prix…heureusement !!
Vers 11H30, nous reprenons la voiture pour nous diriger vers Dead Horse Point SP que nous atteignons 1H plus tard (7$/véhicule). Il s’agit d’un promontoire situé à 600 mètres du vide à partir duquel on a une vue unique sur le plateau creusé d’une multitude de canyons ainsi que sur un méandre très photogénique du Colorado. Bien que nous l’ayons vu d’avion, nous apprécions vraiment ce parc et y restons une bonne heure à contempler la vue. Nous rencontrons aussi une famille habitant près de chez nous et avec laquelle, nous échangeons nos impressions de voyage ! Que le monde est petit !...
Nous reprenons le volant pour nous diriger maintenant vers la partie nord de Canyonlands, c.-à-d. Island in the Sky. Peu après le visitor center, nous nous arrêtons pour contempler le Shafer Trail et ses lacets vertigineux à flancs de montagne que nous comptons emprunter tout à l’heure pour retourner à Moab. Les garçons attendent ce moment depuis longtemps… (depuis qu’ils en ont vu des vidéos sur YouTube…)
Mais pour l’heure, nous partons à la découverte du parc. Nous suivons la route nous menant de point de vue en point de vue mais la magie attendue n’opère pas autant que prévu… Ce matin, les vues depuis l’avion volant à basse altitude étaient tellement extraordinaires que nous restons ici un peu sur notre faim… Peut-être étions-nous blasés ? Peut-être étions-nous fatigués ? Peut-être avions-nous trop le soleil dans les yeux ? Peut-être étions-nous trop pressés ou trop excités à l’idée d’entamer le Shafer Trail ?... Seule la rando jusque Mesa Arch sera appréciée à sa juste valeur...
17H30 : Le moment tant attendu est enfin arrivé : nous voilà à l’entame de la descente de la falaise en suivant cette piste utilisée autrefois à l’époque où les mines d’uranium étaient exploitées. Nous surplombons le vide de plusieurs centaines de mètres et cela sans parapet ! Mais c’est un peu comme les pistes de ski qui, vues de loin, semblent très pentues et qui, une fois que l’on est dedans, semblent nettement plus faciles… C’est donc sans vertige et sans réelle difficulté que nous arrivons en bas…
Nous commençons alors une autre piste, la White Rim Trail, tracée sur la plus basse terrasse du Canyon et espérons aller jusque Musselman Arch. Oui, mais là, les choses se corsent… La piste est vraiment en mauvaise état avec de gros cailloux à franchir…Et la route est encore longue. Nous préférons rebrousser chemin et nous avons bien fait car la suite ne va pas non plus être des plus faciles… En effet, après la descente de Shafer Trail, nous devons prendre la Potash Road censée être une piste en graviers, sans grosses difficultés, même pour des véhicules 4x2… Mais bien au contraire, elle s’avère être cahoteuse, très dégradée avec de nombreux trous et gros cailloux… Même notre AWD haut sur pattes peine un peu et nous devons rouler vraiment lentement en regardant où l’on place les roues pour ne pas toucher le bas de caisse ! Les garçons y prennent un certain plaisir… « Voilà une vraie piste » disent-ils… En définitive, le Shafer Trail nous a semblé bien facile en comparaison de la Potash Road… Nous mettons donc plus de temps que prévu pour parcourir les 13Miles et je suis contente d’arriver aux bassins de décantation des mines de potasse qui marquent la fin de cette piste.
De là, nous prenons alors la route 279 goudronnée, longeant des falaises plongeant dans le Colorado et offrant de splendides paysages. Nous passons à côté de la rando menant à Bowtie et Corona Archs que nous avons survolées en avion ce matin.
21H15 : Nous arrivons à Moab et allons manger près de l’hôtel, au resto italien Pasta Jay’s (très bon plat du jour)
Ve 10/7: Moab ; Nuit à Moab
Voici ce qui était prévu au planning (60 Mi-100 Km) - Arches N.P. (sunset à 20H45)
Voici ce que nous avons fait Ce matin, le ciel est partiellement nuageux. Heureusement que le vol en avion a eu lieu la veille ! Aujourd’hui, pas plus qu’hier, nous n’avons eu le courage de nous lever suffisamment tôt pour le sunrise sur Mesa Arch dans Island in the Sky. La fatigue du voyage se fait sentir…
Au programme : le parc Arches N.P. qui se situe à la sortie nord de Moab. Sur la droite, grimpe une route qui nous y amène. Voilà encore un parc qui a inspiré de nombreux cinéastes et metteurs en scène… Ça promet ! Ce petit parc contient le plus grand nombre d’arches naturelles au monde : 2000 ! dont 90 sont accessibles au public. Elles résultent de l’érosion des falaises et des crêtes rocheuses par la pluie, le froid, le gel dont la puissance est immense, le vent qui transporte du sable… Ces éléments attaquent la paroi de la roche au point le plus fragile, ce qui forme un trou qui augmente avec le temps. L’origine des arches est donc bien différente de celle des ponts naturels résultant de l’action d’un cours d’eau creusant un passage au travers d’une paroi rocheuse lui barrant la route. Les arches sont donc souvent exposées en hauteur pour être érodées tandis que les ponts naturels se retrouvent habituellement bien cachés au fond des canyons là où passent les rivières. Grâce à l'érosion qui poursuit lentement son travail de sape, de nouvelles arches se forment encore pendant que d'autres s'effondrent et meurent définitivement.
9H00 : Comment perdre du temps pourtant si précieux ??? Passés la guérite de l’entrée, nous nous rendons compte qu’il n’y a peut-être plus assez d’essence dans le réservoir. La route goudronnée qui traverse le parc du sud au nord fait quand même 70Kms aller-retour. Nous rebroussons donc chemin et retournons à Moab faire le plein !!! De retour à nouveau dans le parc, nous suivons la Scenic Drive en nous arrêtant aux différents points de vue la jalonnant. A son terme, commence la rando Devil’s Garden Trail. Nous y arrivons plus tard que prévu et le parking est plein… En tournant, nous finissons par trouver une place… A présent, le soleil frappe. C’est donc sac au dos que nous marchons (3Km/1H30 A-R) jusqu'à la plus grande arche du parc, la Landscape Arch, très spectaculaire avec ses 93 mètres de long. Elle est si mince et frêle qu’elle peut s’effondrer à tout instant. D’ailleurs pour la petite histoire, c’est elle qui aurait dû s’appeler Delicate Arch mais il y a eu confusion lors de l’attribution des noms… La chaleur nous accablant, nous renonçons à poursuivre plus loin jusqu’à Double O Arch et faisons demi-tour en passant néanmoins par Pine Tree Arch sous laquelle poussent des arbres. Il a beau faire chaud, il y a beaucoup de monde dans ce coin du parc et notamment des familles avec de jeunes enfants peinant à avancer, équipés pour tout le monde d’une seule bouteille d’eau tiédie par la température ambiante … Nous, nous sommes bien contents de pouvoir nous rafraichir avec de l’eau gardée bien froide grâce à nos poches isothermes enfermées dans nos sacs à dos ! De retour à la voiture, nous rebroussons chemin et nous arrêtons pour pique niquer près de Sand Dune Arch, facile d’accès et qui, comme son nom l’indique, est une arche dans le sable. Là, des enfants en ont fait leur terrain de jeux, et y jouent au football !
Nous poursuivons en voiture jusqu’à la partie dénommée Windows Section… Toujours autant de monde… Il est vrai que c’est un des plus beaux endroits du parc. Un court sentier mène à 3 arches différentes et un autre, plat et pas plus long, nous conduit à Double Arch, un ensemble de 2 arches reliées entre elles et formant un groupe massif impressionnant.
Puis, nous retournons vers l’entrée du parc en nous arrêtant notamment à Park Avenue, un ensemble de rochers de couleur rouge-orange, tellement hauts qu’ils font penser à des buildings longeant une rue… Il est 15H15. Nous décidons de rentrer à l’hôtel et de nous octroyer 2 bonnes heures de repos afin de reprendre des forces pour la rando prévue fin de journée... (piscine pour certains, l’eau du jacuzzi étant bien trop chaude pour pouvoir y entrer !) Nous dégustons aussi une délicieuse salade achetée au City Market.
18h00 : Ragaillardis, nous quittons l’hôtel… Retour à Arches N.P. et plus précisément au parking de Delicate Arch Trail. Il parait que c’est LA rando à ne surtout pas rater même si elle n’est pas des plus faciles ! En effet pour atteindre Delicate Arch, symbole de l’Utah sur toutes les plaques minéralogiques, il faut grimper sur du slickrock pendant 2Kms… Nous voilà prévenus… Moi, après la "balade" de la Wave, plus rien ne m’effraie !... A cette heure, il fait nettement moins chaud. Les garçons prennent rapidement de l’avance. nous, les filles, les voyons déjà au loin gravir la roche nue. Nous les suivons à notre rythme… Ils arrivent au sommet bien avant nous et s’inquiètent car ayant déjà mitraillé l’arche de nombreuses fois, la batterie de leur appareil photo vient de rendre l’âme, et ils comptent maintenant sur le mien ! Sans souci ni fatigue (la Wave m’a vraiment vaccinée), nous les rejoignons et admirons le spectacle avec eux… L’arche est située au bord d’un précipice avec en toile de fond, les montagnes de La Sal Mountains. La scène vaut vraiment le déplacement d’autant plus à cette heure où l’arche est éclairée par la douce lumière d'un beau coucher de soleil. Seules ombres au tableau : un malencontreux nuage qui va accélérer ce coucher de soleil et la foule massée en-dessous de l’arche difficilement délogeable malgré les huées des photographes ! Nous redescendrons en partie dans la pénombre, à la lumière de la lampe de poche que j’avais pris soin d’embarquer et croiserons bien des personnes entamant seulement l’ascension… Je me demande toujours ce qu’elles ont bien pu voir !
Nous souperons vers 21H45 au restaurant Zax Pizza (très bonnes pizzas) d’où nous repartirons avec les foulards semblables à ceux des cow-boys, servant de serviettes !...
Sa 11/7: Moab-Torrey ; Nuit à Torrey
Voici ce qui était prévu au planning (156 Mi-250 Km) - Arrêts à Little Wild Horse Canyon Goblin Valley S.P, Capitol Reef: Fruita Scenic Drive Points de vue Panorama Point, Sunset Pt et Goosenecks ...
Voici ce que nous avons fait
8H30 : Check-out et départ de Moab, le ciel est couvert. Ce soir, nous dormons près du parc de Capitol Reef.
Peu avant 10H30 : Arrivée a Little Wild Horse Canyon. Le temps est toujours un peu orageux. Il tombe d’ailleurs quelques gouttes. On s’arrête donc au visitor center de Goblin Valley. La ranger ne se mouille pas, c’est le cas de le dire. Elle ne conseille ni ne déconseille la rando dans ce slot canyon. On décide malgré tout de pousser jusque là pour voir si d’autres personnes s’y sont aventurées. Il y a 2 voitures sur le parking et on tente notre chance. Bien nous en a pris, la pluie cesse rapidement pour laisser place au soleil. Nous passons 1H à remonter le cours de cette rivière asséchée avant de faire demi-tour. Soit dit en passant, il est très amusant de se faufiler ainsi entre 2 falaises abruptes sans rester coincer.
13H00 : Arrêt rapide (45min) à Goblin Valley State Park (7$). Il fait très (trop) chaud, le soleil est au zénith et ça tape.
Ensuite route vers Torrey. Nous traversons un paysage lunaire, désertique et rocailleux. A partir de Hanksville, on longe les méandres de la Fremont River. On veut s’arrêter à Cainneville pour casser la croûte, à Mesa Farm Market plus exactement, réputé pour ses produits frais « homemade ». Manque de chance, le proprio vient de fermer la boutique (il est alors plus de 15H). En chemin on s’arrête pour regarder le gué qu’il faut passer pour rejoindre Cathedral Valley. Le niveau d’eau n’apparait pas élevé et pour le fun, les garçons veulent s’essayer à le passer. Mais vu l’heure bien avancée, j’arrive à les en dissuader. Arrêt à la Waterfall le long de la route 24. Beaucoup de gens s’y baignent mais l’eau trouble et rougeâtre de la Fremont River rebute ma fille qui décide finalement de ne pas y faire trempette. Arrêt le long de la passerelle en bois, aux pétroglyphes indiens gravés à même la falaise. Ils auraient plus de 1000 ans ! Ce n’est pas pour rien qu’ils sont assez effacés ! Tour rapide au visitor center pour voir la fameuse carte en 3D reconstituant les détails géologiques du parc.
Peu avant 16H00 : Arrivée à Fruita, ville fondée par les Mormons au XIXème siècle qui irriguèrent ici des vergers et où on espère cueillir quelques fruits. Il parait que c’est autorisé ! (le ventre est vide depuis le déjeuner). Malheureusement nous ne voyons que des fruits encore verts sur les arbres. D’autres seraient-ils passés avant nous ?? Même les biches soit disant en grand nombre autour de cet oasis, ne sont pas présentes en abondance. On se dépêche d’aller à la ferme Gifford, pour enfin se restaurer. Bof ! Il ne reste que des glaces. Le ventre vide, nous nous engageons sur la Scenic Drive longeant la Waterpocket Fold, mais les pistes semblent tristounettes : le ciel s’est obscurci complètement. Sans soleil, les rochers on perdu leur belle couleur rouge. On pénètre dans Capitol Gorge en espérant apercevoir quelques desert bighorns… Aucun à l’horizon ! On s’aventure à pied sur le chemin de Pionner Register et moi par manque de chance, je me tords la cheville sur le premier caillou venu… Retour anticipé à la voiture pour mettre de la glace immédiatement (la glacière en est pleine). Les enfants poursuivront sans moi jusqu’au rocher où les pionniers, au XIXème siècle, gravaient leur noms avant de s’aventurer à traverser la Waterpocket Fold, l’immense barrière rocheuse de 100 Mi de long, créée il y a 65 millions d'années. Bref, fin de journée plutôt morose et toujours le ventre vide. Capitol Reef vu du sol ne nous a pas émerveillés, c’était beaucoup plus beau vu d’avion. Le soleil daignera quand même faire une apparition furtive, au lieu-dit Sunset Point. Et là, nous serons enfin subjugués par la palette de couleurs qui nous est offerte au soleil couchant. De plus, nous y serons pratiquement seuls. Quel calme devant ce paysage coloré!
Check in rapide au motel Austin Chuckwagon (chambre très bien et la moins onéreuse du séjour). Et enfin nous nous régalerons d’un bon repas très copieux au Cafe Diablo. Nous n’arriverons pas à avaler entièrement les desserts pourtant délicieux. On n’avait jamais vu des coupes de glace aussi énormes.
Di 12/7: Torrey-Tropic ; Nuit au Ruby’s Inn
Voici ce qui était prévu au planning (165 Mi-265 Km) - Piste Notom Bullfrog Road(31Miles/1H30 entre la route 24 et la bifurcation pour Burr Trail), Strike Valley Overlook (1H), Piste Burr Trail (36Miles/1H30 entre la bifurcation avec la Notom Bullfrog et Boulder) - arrêt à Boulder : musée Anasazi - Route 12 avec incursion ds Hole-in-the-Rock Road ?? Ou Kodachrome Basin?? et Cottonwood Canyon Rd ?? - Près de Tropic : rando Mossy Cave (1, 5Km/1H A-R)
Voici ce que nous avons fait
9H30 : Départ du motel plus tard que prévu. Nous avions tous besoin d’une nuit plus longue que d’habitude. Avant de quitter définitivement Torrey, petite halte au magasin de souvenirs du coin (Trading Post) pour acheter chapeau de cow boy et autres babioles. Heureusement ma cheville n’est pas gonflée et elle tiendra la route pour les randos à venir. Après plusieurs hésitations nous décidons de ne pas faire la Notom Bullfrog Road sans grand intérêt visuellement parlant, mais plutôt de faire le Burr Trail aller- retour en nous disant que les vues sont différentes d’un sens à l’autre. La 1ère partie de la piste (jusqu’à Long Canyon) est goudronnée et est la plus belle. Le soleil est à nouveau présent et les couleurs de la roche sont bien resplendissantes. Nous poursuivons jusqu’aux switchbacks que nous descendons (nous sommes ainsi passés à travers la Waterpocket Fold, vous savez : l'immense barrière rocheuse ) jusqu’au croisement avec la Notom Bullfrog Road avant de faire demi-tour. Nous ne faisons pas le morceau de piste Upper Muley Twist Canyon qui conduit au point de vue Strike Valley Overlook. D’une part, nous n’avons qu’un AWD et pas un vrai 4WD (inutile de prendre un risque) et d’autre part, nous avons tellement bien vu la Waterpocket Fold depuis l’avion que nous ne jugeons plus le point de vue indispensable.
Au retour : pause-dîner d’une heure, au resto situé au début du Burr Trail. Très bons quesadillas…Sur la terrasse en sortant, j’ai la chance d’apercevoir brièvement un oiseau mouche se désaltérant à l’abreuvoir spécialement disposé pour ce genre de volatile. Pas le temps de sortir l’appareil photo, il est déjà parti… Vu l’heure (15H45), nous zappons la visite au musée Anasazi de Boulder et filons sur la route 12 en admirant les paysages jusque Escalante. Cette route est réputée pour être une des plus belles de l’Ouest : c’est une Scenic Byway. Et en effet, elle serpente au sommet d’une crête avec de chaque côté le vide et des points de vue superbes sur des canyons creusés dans la roche blanche et jaune. La pause-café au Kiva Koffehouse bénéficiant de ce cadre splendide, sera annulée : il ouvre jusque 16h et il est …16h15 !
Nous nous engageons alors dans la piste Hole-in-the-Rock Road, très facile jusque Devil’s Garden. Nous nous y promenons au milieu des arches et gros champignons dressés, sur fond de ciel couleur bleu pétant. Nous sommes seuls sur le site. Demi-tour pour reprendre la route 12 jusque Cannonville où nous nous arrêtons pour visiter Kodachrome Basin. Il est 19H, le soleil décline et les couleurs sur les roches multicolores sont splendides. Nous sommes ici aussi pratiquement seuls. Nous parcourons à pied Nature Trail( malheureusement à l’ombre) et Grand Parade Trail et allons en voiture admirer l’énorme monolithe appelé Chimney Rock. Tous ces hauts doigts dressés, sorte de geysers pétrifiés (pour parler « soft » !), disséminés dans le parc sont étranges.
Le reste de la route 12 pour aller jusqu’à l’entrée du parc Bryce Canyon est magnifique : passé Tropic, on aperçoit déjà des hoodoos couleur saumon. Il est trop tard pour entamer la rando Mossy Cave, le soleil est couché. Nous arrivons une fois de plus, tard, à notre hôtel, le Ruby’s Inn. Après le check- in et quelques courses au general store, pour le déjeuner du lendemain, nous filons au resto où nous avons la chance d’obtenir une table rapidement (vu l’heure : presque 22H, il n’y a plus foule). Sachant qu’ici c’est plus l’usine à touristes qu’un resto au menu raffiné, nous choisissons un plat simple qui n’occasionne aucune mauvaise surprise.
La suite sur le post suivant : voyageforum.com/...ost=2865731;#2865731 Elle décrit les étapes suivantes:
Lu 13/7: Bryce Canyon N.P. ; Nuit au Ruby’s Inn
Ma 14/7: Tropic-Zion-L.V. ; Nuit à Las Vegas
- Springdale ( Zion N.P.) - Valley of Fire S.P. ( à faire fin de journée)
Me 15/7: Las Vegas ; Nuit à Las Vegas
Je 16/7: L.V.-Death Valley ; Nuit à Furnace Creek Ranch (ds Death Valley)
- Visite de Death Valley
Ve 17/7: Death Valley-Lee Vining; Nuit à Lee Vining
- Visite Death Valley - Arrêt à Mammouth Lakes?? - Visite Bodie (ville-fantôme) ?? - Coucher de soleil à Mono Lake
Sa 18/7: Lee Vining- Yosémite ; Nuit à Oakhurst
- Visite Bodie (ville-fantôme) - Arrêt à Saddlebag Lake - Tioga Pass : rando Tuolumne Meadows (1H30) arrêt à Tenaya Lake Olmsted Point - Visite Vallée Yosémite - Coucher de soleil à Glacier¨Point
Di 19/7: Yosémite N.P. ; Nuit à El Portal
- rando Mariposa Grove (forêt de séquoias géants) (2.5 à 8 Kms/ 1 à 4H) - rando Panorama Trail ( de Glacier Point à Curry Village :14Kms/6 à 8H) ou Vernal Fall( jusqu’au sommet : 5Kms/3H A-R) ou+Nevada Fall (jusqu’au sommet : 11Kms/6H A-R)
Lu 20/7: Retour à S.F. par Tiburon , Sausalito, Golden Gate Bridge ; Nuit dans l’avion
- Sausalito - décollage à 18H50 (S.F.-Londres- Bruxelles)
Ma 21/7: Arrivée à Bruxelles à 16H30
Voilà bientôt 3 semaines que je suis rentrée des USA après un fabuleux voyage de 25 jours en famille. C'était notre 1er long périple en dehors de l'Europe. Après avoir bourlingué un peu partout dans les pays nous environnants, je me suis lancée dans la préparation de ce voyage dans l'Ouest américain qui nous tentait depuis bien longtemps... Et ce fut une réussite totale.
Je voudrais donc commencer par vous remercier, vous les membres de VF qui de part votre site internet, votre intervention quasi quotidienne ou votre récit de voyage, m'ont permis de bénéficier de votre expérience et connaissance du terrain.
Une mention toute particulière:
- à Jean-Pierre Laudet (alias Jipou)(et son site Laudet.fr) qui, pendant des mois, a répondu patiemment à toutes mes questions et envoyé un tas de cartes et documentations intéressantes...
- à Bernard Guichet(alias Zitounet) qui régulièrement m'a encouragée...
- à Patrice Raveneau (alias jdakota)(il saura pourquoi...)
- à Patrick (alias PS131), le roi de la carte google maps, qui m'a suggéré de réserver un vol en avion à partir de Moab, ce qui reste un de nos plus beaux souvenirs!
- à Philippe Schuller (alias Sedonax)et ses interventions toujours très pertinentes, et qui la veille de mon départ, répondait dans l'urgence à une de mes questions...
- à Thierry Lagarde (alias Wavemaster) et Philippe Schuller (Sedonax)(toujours lui) pour leur site internet ouestusa.fr dont je me suis largement inspirée pour tracer notre itinéraire
- à Laurence et Dominique pour leur site Roadtrippin.fr très explicite
- à Annie et André Molinet pour leur site the.wave.free.fr/ qui m'a permis de comprendre toutes les subtilités de l'inscription pour la Wave, autre souvenir mémorable
Quelques jours après le retour (le temps de se reposer - ben oui, ce ne sont pas des vacances...-, de lessiver et ranger tout le barda emporté... - et bon dieu, qu'est-ce qu'il y en a...- , de se remettre du jet-lag... - dur, dur, la rentrée...), j'ai commencé à rédiger un compte-rendu de ce grand et beau voyage. Tout d'abord, très égoïstement : cela me permettait de revivre une 2ème fois ces 25 jours passés beaucoup trop vite sur place... Et puis, je me suis prise au jeu... j'ai étoffé le texte, l'ai truffé de détails (j'espère que ça ne sera pas indigeste!), en pensant que cela pourrait peut-être servir à de futurs voyageurs en quête de renseignements...
Alors, me voilà maintenant en train de poster, comme d'autres, mon carnet de voyage... Je n'ai pas l'humour de Vazyvite, ni le talent d'un écrivain... Les grands experts connaissant le terrain comme leur poche, trouveront sans doute le texte beaucoup trop long (difficile de résumer en quelques lignes, 25 jours vécus intensivement, du lever au coucher de soleil...) , mais peut-être que d'autres préparant leur futur voyage, trouveront intéressant de suivre nos pérégrinations heure par heure...(J'ai volontairement mis l'heure le plus souvent possible, car lors de ma préparation, je me suis souvent demandée si je n'avais pas trop chargé le planning...)
Je vous livre ici les 16 premiers jours : les étapes de San Francisco à Bryce Canyon N.P.
Les 8 autres jours sont décrits sur le post suivant: voyageforum.com/...ost=2865731;#2865731
Le récit n'est malheureusement pas encore illustré, les 6000 photos étant toujours au stade du triage...
Carnet de voyage : notre 1er périple dans l’OUEST AMERICAIN du 27/06/2009 au 21/07/2009 à travers 4 Etats : la Californie, l’Arizona, l’Utah, le Nevada
ITINERAIRE: San Francisco – Côte Pacifique – Los Angeles – Grand Canyon – Page – Monument Valley – Moab – Torrey – Bryce Canyon – Zion – Las Vegas – Death Valley – Yosemite – San Francisco.( Total: 4500 Miles)
METEO: très beau temps partout sauf un orage entre Oatman et Kingman et 2 après-midi nuageuses
Coût pour 4 personnes considérées comme adultes :
Le vol : billets d’avion achetés sur internet 9 mois avant le départ (par l’intermédiaire de CheapTickets) Aller : vol British Airways : Bruxelles- Londres (escale de 3H30)- San Francisco Retour : vol British Airways : San Francisco- Londres (escale de 1H00)- Bruxelles Prix : 4370 $= 2960 € (1€=1, 47$)
L’hébergement : Hôtels, la plupart réservés sur internet 6 à 8 mois avant le départ (et pré-payés avec possibilité d’annulation) Prix : 2500 € pour 23 nuits
Le véhicule de location: Dodge Durango AWD, loué chez Alamo, à l’aéroport de San Francisco, par l’intermédiaire de Autoeurope Prix : 760 €/23 jours (assurances comprises sauf pneus et bris de glace)+ 67 $ pour le plein d’essence
La consommation en essence : 760 $ pour 4500 miles parcourus (540 € pour 7200 Kms) (1€=1, 4$) +/- 13, 5 L/100Kms
Les restos+nourriture+boissons : La moitié des petits- déjeuners étaient compris dans le prix de la chambre Le midi : repas pique nique le plus souvent Le soir : resto Total de tous les repas : 3000 $ (2150 €)
Les activités (4pers.): certaines réservées un peu avant le départ (*) Total: 2670 $ (1900 €)
Pass 1 jour cable car à San Francisco : 44 $/4pers + Parking payant à San Francisco : 90$ Alcatraz* (pour la visite nocturne): 132 $/4pers Universal Studio à L.A. (entrée normale): 236 $/4pers Survol en hélico* au Grand Canyon : 502 $/4pers Entrées des parcs : Pass : 80 $/véhicule Point Lobos (Côte Pacifique) : 8 $/véhicule Pfeiffer Big Sur(Côte Pacifique) : 8 $ + 5 $ pour la beach /véhicule Julia Pfeiffer(Côte Pacifique) : 8 $ /véhicule Upper Antelope Canyon(Lac Powell) : 124 $/4pers (Lower : 25$/pers) The Wave* (Coyote Buttes North/ Vermillon Cliffs) : 5 $(inscription) +28 $/4pers Monument Valley : 20 $/4pers Dead Horse Point : 7 $/véhicule Survol en avion* (3H à partir de Moab, au-dessus de Canyonlands, Capitol Reef, Lac Powell) : 1340 $ /4pers Goblin Valley : 7 $/véhicule Kodachrome Basin : 6$/véhicule Bodie : 20 $/4pers
Coût total par personne* pour un voyage de 25 jours/23 nuits: 2200 € sans les activités 2700 € avec les activités * : sur base des frais d’hébergement et de voiture partagés entre 4 personnes
Après tous ces calculs, je lance le récit...
Sa 27/6: Bruxelles – Londres - S.F ; Nuit à S.F.
Voici ce qui était prévu au planning (5560 Mi-8900 Km) - Décollage de Bruxelles à 9h55 - Escale de 3H30 à Londres, et arrivée à l’aéroport de San Francisco à 16h30, heure locale - Aller chez Alamo pour louer la voiture (764€/23jours) - Au soleil couchant, aller à la Coit Tower ou aux Twin Peaks
Voici ce que nous avons fait - Réveil (enfin, c’est un grand mot…car aucun de nous quatre trop excités par le voyage, n’a vraiment bien dormi…) et départ très matinal pour arriver vers 7H15 à l’aéroport de Bruxelles. C’est notre aimable voisin qui nous y amène avec sa remorque pleine de bagages. - Petit problème au comptoir d’enregistrement à Bruxelles : nous sommes bien enregistrés pour le vol Londres-San Francisco, mais pas pour le vol Bruxelles-Londres et ce dernier affiche complet!! Pourtant, notre ticket électronique prouve bien que nous avons réservé et payé 4 places pour ce vol !! Ça commence bien !! Après 20 minutes d’attente assez nerveuse, on nous attribue des places prévues pour d’autres…qui se rendent uniquement à Londres et n’ont donc pas de correspondance à prendre (dommages collatéraux pour British Airways)…
- Si seulement nos petits soucis du départ avaient pu s’arrêter là... On atterrit à Heathrow… On se promène dans les couloirs, on mange un bout, on prend le métro (et oui, un terminal à Heathrow, c’est légèrement plus grand qu’un terminal à Bruxelles), on arrive enfin devant notre porte d’embarquement pour SF. Un Boeing derrière les vitres semble prêt à décoller… Jusque là tout est normal ! Sauf que du joli Boeing, en dessous de l’aile droite, s’écoule du fuel !!! Sur le tarmac, personne ne s’inquiète… Seul un gars vient tous les quarts d’heure jeter un sac de sable sur la flaque qui ne cesse de s’étendre… Je pense que le gars a bien jeté une dizaine de sacs… Et nous, nous poirotons en regardant ce spectacle qui n’est guère rassurant… Bien entendu, pendant cette attente, British Airways reste muet … On suppose donc que l’avion a été rempli avec trop de fuel et que celui-ci reflue… Finalement, une machine viendra en pomper l’excédent et nous pourrons alors embarquer avec 2H de retard … Nous arrivons donc vers 18H30 à SF après un vol de 11H (avec belle vue sur les glaciers de l’Islande, les icebergs du Groenland et la baie d’Hudson !) Nous passons rapidement la douane et récupérons nos 4 valises (enfin un bon point pour British Airways !)
- La file au comptoir Alamo n’est pas trop longue, nous sommes donc servis assez rapidement. Malheureusement, c’est le week-end de la Gay-Pride à SF. Il y a donc beaucoup de monde en ville et plus beaucoup de voitures disponibles !!! On a pourtant réservé depuis plus de 8 mois, un Dodge Durango 4WD qui devrait nous permettre de parcourir certaines pistes du Far-West… On nous fournit un mini-bus Ford ou quelque chose qui y ressemble en tout cas…Ce n’est pas du tout le modèle qui était prévu. Avec ce genre de véhicule, il nous sera impossible de réaliser l’itinéraire envisagé !! Nous préférons attendre l’arrivée d’un 4x4. Après plus d’1H, nous finissons par dénicher un Dodge Durango qui a une haute garde au sol mais ce n’est pas un vrai 4x4 : seulement un AWD nous assure le responsable ! Nous devons le croire sur parole car nulle part, nous ne voyons indiquer la mention AWD et aucun commutateur commandant l’aide à la descente par frein moteur, ni manuel de conduite dans la boite à gants… Dépités et fatigués, nous quittons l’aéroport à bord de ce véhicule, convaincus qu’il s’agit d’un 4x2 et qu’il nous faudra essayer de l’échanger le lendemain dans une autre agence…Décidemment, le début de ce périple démarre difficilement !! Il nous faut maintenant rallier le centre de SF en évitant d’éventuels problèmes de circulation dus aux manifestations de la Gay-Pride…
- Le trajet se fait sans encombre (ouf !!) mais il est déjà plus de 21H30 quand nous arrivons enfin à notre hôtel (Orchard Garden) très bien situé, juste à côté de la porte de Chinatown. N’ayant pas le courage d’aller la garer nous-mêmes, nous laissons la voiture au valet ! Après tout, nous sommes en Amérique ! Yes ! Et tant pis s’il nous en coûte 40$ ! Le soleil étant couché depuis belle-lurette, nous reportons au lendemain, notre visite à la Coit Tower ou aux Twin Peaks… Là, j’en suis à me demander comment on va faire demain, pour trouver le temps de recaser ces visites et passer dans les autres agences de voitures, vu le planning prévu déjà bien chargé !!
- Malgré notre intense fatigue, nos estomacs crient famine…Pas question d’aller dormir le ventre vide…Nous nous précipitons vers le Lori’s Diner le plus proche (l'endroit idéal pour manger un bon burger, dans un cadre typiquement américain rétro des années 50)... et arpentons à pied nos 1ères rues en pente de SF. Elles auront raison de nous qui regagnerons notre hôtel complètement exténués. Cela faisait 26 heures que nous étions debout…
Di 28/6: S.F. ; Nuit à S.F.
Voici ce qui était prévu au planning (100Km) - 11H-12H15 : messe gospel à la Glide Memorial Church (il faut y arriver 20 min plus tôt) - en voiture, pour faire le circuit 49 Mile Scenic Drive
Voici ce que nous avons fait
Après un rapide déjeuner au Starbucks du coin, nous récupérons notre véhicule et entamons le début de la 49 Mile Scenic Drive, tout en évitant les quartiers Chinatown et Financial District que nous parcourrons à pied le lendemain. Le temps est splendide : ciel bleu, plein soleil, aucune brume à l’horizon, 25°C ! Quelle chance… Nous gravissons les rues pentues de SF, croisons des cable-cars, passons devant la Grace Cathedral de style néo-gothique et le Mark Hopkins Hotel (au croisement Mason/California St) au sommet duquel on peut grimper pour avoir une belle vue d’en haut…mais faute de trouver une place où garer la voiture, nous ne pourrons pas nous y rendre… Et pourtant nous tournerons au moins 4 fois autour du pâté de maisons…Bon, là, il faut bien l’admettre : il est difficile de garer dans le centre de SF en dehors des parkings payants… Nous arrivons au Musée du cable-car (Mason St) mais il n’ouvre qu’à 10H…Nous admirons les très belles maisons victoriennes autour de Union Street ainsi que celle de Haas Lilianthal House .
Mais il est temps de redéposer la voiture au valet de l’hôtel (Bah oui… pour 40$, on peut la lui confier 24H quand même !...) pour rejoindre à pied la Glide Memorial Church (Ellis St) où nous arrivons vers 10H30 et assistons aux 20 dernières minutes de la messe gospel. En fait, suite à la Gay-Pride, les horaires sont complètement modifiés.
Ensuite, nous rallions Market St et jetons un coup d’oeil rapide à la parade de la Gay-Pride qui y défile… (Bof ! Très spécial !!). Nous regardons le retournement à la force des bras, du cable-car sur la plate-forme tournante, au terminus, près du Visitor Center de la Powell Station ; et achetons d’ailleurs nos Muni Pass pour la journée de demain.
Nous rejoignons la place Union Square entourée de grands magasins, grimpons gratuitement au sommet du Westin Saint Francis Hotel grâce aux ascenseurs extérieurs qui nous y propulsent en quelques secondes. De là-haut, nous avons une vue impressionnante sur la baie de SF côté Est. Après, nous nous rendons au 8ème étage du Macy’s pour déguster un cheesecake sur la terrasse de la fameuse Cheesecacke Factory (pas de doute, nous sommes bien aux States !). Il fait délicieusement bon…et même très chaud. Nous n’avons pas mis de crème solaire et on sent bien que l’on commence à cuire !!
Il faut maintenant passer aux choses moins agréables et courir dans les différentes agences Alamo du centre de SF pour essayer de trouver le véhicule idéal, c.-à-d. un 4x4…En vain… Après plus d’1H30 de recherche, nous devons nous résigner : nous ne trouverons pas, ici, de véhicule plus adapté que notre Dodge Durango dégoté la veille à l’aéroport… Il a quand même de bons atouts : il est pratiquement neuf (12000Mi au compteur), il a une haute garde au sol ( très important pour ne pas cogner le bas de caisse dans les pistes caillouteuses), les pneus ainsi que la roue de secours sont en parfait état et nous constatons bien la présence d’un cric pour le cas échéant (bien caché et découvert avec l’aide d’internet)! (J’ai repris la liste des bons conseils de Philippe Schuller alias Sedonax sur VF) Pour être sûrs qu’il s’agit bien d’un AWD, nous décidons d’aller le lendemain demander l’avis d’un garagiste (car aujourd’hui, c’est dimanche).
Après tout ce temps « perdu », il est pressant maintenant de reprendre le cours de la 49 Mile Scenic Drive… Direction Filbert St, la rue la plus pentue de SF (vue plongeante de SF) et Lombart St, la rue la plus tortueuse que nous prendrons plaisir à redescendre 2 fois ! (chacune située au croisement de Hyde Street)
Nous poursuivons la visite par la Coit Tower à Telegraph Hill (belles fresques murales dans le hall) mais nous ne prendrons pas l’ascenseur pour y monter jusqu’au sommet : la vue depuis le bas est déjà pas mal ! Nous empruntons les Filbert Steps à la recherche des jardins suspendus remplis de perroquets sauvages…Mais cela doit être une légende car point de beaux jardins ni de beaux perroquets !! Nous n’y avons vu qu’un vilain corbeau tout déplumé !!! A moins qu’ils ne se trouvent tout à fait dans le bas de la colline… Mais sans être sûrs, nous n’avons pas eu le courage de descendre si bas… Nous reprenons la voiture jusqu’à Ghirardelli Square (ancienne chocolaterie désaffectée, réhabilitée en espace commercial) où nous dégustons une bonne glace…au chocolat bien sûr. Nous longeons la baie à pied quelques instants, il fait alors nettement plus frais : le vent du large souffle !!
Nous remontons en voiture, direction : la marina. Nous dépassons Fort Mason et faisons une halte au Palace of Fines Arts, énorme rotonde aux colonnades élégantes, style gréco-romain. On ne s’attend pas à trouver ici pareil monument ! Le cadre est très bucolique. Deux couples de jeunes mariés s’y font d’ailleurs prendre en photo. Nous n’avons pas le temps d’entrer dans l’Exploratorium dont les expositions scientifiques interactives attirent pourtant les enfants…
En voiture à nouveau, nous longeons le Parc Predisio puis la route panoramique qui conduit à Fort Point. De là, nous avons un point de vue exceptionnel sur le Golden Gate Bridge. Nous reprenons la 49 Mile Scenic Drive qui maintenant longe l’Océan Pacifique. Nous nous arrêtons plusieurs fois pour admirer d’ici le Golden Gate Bridge…C’est un jour sans brume. Quelle chance !! Dernière halte à Cliff House (nous n’avons pas trouvé le soi-disant musée gratuit des automates !!) et le long de l’immense plage Ocean Beach (rendez-vous des surfeurs). Les points de vue sont grandioses.
Mais il est encore trop tôt pour traverser le pont que nous avons dépassé depuis quelques kilomètres, afin d’aller admirer le soleil couchant de l’autre côté. Nous décidons alors de monter aux Twin Peaks, les 2 collines jumelles situées près de Mission District, à 300 m d’altitude et qui permettent d’avoir une vue à 360° sur SF et sa Baie. Là-haut, nous sommes balayés par un vent glacial. Nous nous empressons d’enfiler nos vestes polaires !! La vue est magnifique et aucunement gâchée par le brouillard pourtant si fréquent à SF mais totalement absent aujourd’hui, pour notre plus grand bonheur.
Sans trainer, nous regagnons alors le fameux GGB que nous voulions traverser plus tôt et ainsi rejoindre Battery Spencer View. D’ici, on domine le pont avec SF en arrière-plan. Au soleil couchant, c’est magnifique !
Il est maintenant presque 20H30 et le soleil est couché. Nous regagnons le centre de SF (5$ pour retraverser le pont dans ce sens-là) en faisant le crochet par Alamo Square et le quartier Haight-Ashburry si délicieux avec leurs typiques maisons victoriennes. Mais il commence à faire noir. Nous reviendrons demain pour faire de splendides photos…
Nous avons même la folie de nous arrêter dans le quartier Mission à la recherche des fresques murales, mais la nuit est complètement tombée et nous ne pourrons plus que les apercevoir succinctement !! Et cela sera notre fatale erreur : quand on se présentera dans les restos pour souper, il sera presque 22H et nous serons refusés partout… Nous devrons à nouveau nous contenter d’un Lori’s Diner… Une fois, c’est bien !!! Mais deux fois, c’est trop… Il parait qu’il y a tant de bons restos à SF !!! Ce sera le seul hic de la journée… Ce soir, nous garerons nous-mêmes notre voiture dans un parking situé tout près de l’hôtel (Stockton St) (25$/jour)
Lu 29/6: S.F. ; Nuit à S.F.
Voici ce qui était prévu au planning à pied/ cable-car pour faire: - Chinatown, - Financial District - Embarcadero - Fisherman’s Wharf - Alcatraz (à 18H45 mais il faut arriver 30 min. à l’avance) (33$/pers.)
Voici ce que nous avons fait
Tout ce qui était prévu (Bon, je l'ai fait court, ce récit pour ce jour!!).
A noter qu’il ne faut pas oublier de visiter, dans Financial District, le musée gratuit (420, Montgomery St) de la Wells Fargo, compagnie exploitant les diligences lors de la ruée vers l’or et qui depuis est devenue une des banques les plus riches du pays. L’ Embarcadero Center est aussi très agréable à traverser le long des passerelles piétonnières en admirant les buildings de Financial District. Ne pas hésiter à entrer dans l’hôtel Hyatt Regency (face au Ferry Building) pour admirer le superbe atrium et prendre les ascenseurs intérieurs pour grimper au dernier étage et se diriger vers les grandes vitres qui offrent une vue extraordinaire sur la baie de SF et sur Market St. De plus, avant de monter dans un cable-car pour Fisherman’s Wharf, nous reprendrons la voiture en début d’après-midi, pour retourner à Alamo Square, à Haight-Ashburry, et dans le quartier Mission revoir les belles fresques murales.
Comme prévu la veille, nous irons dans un garage indépendant à la sortie de la ville. Là, le garagiste bien sympathique nous confirmera que notre véhicule est bien un AWD. Nous quitterons donc ce garage bien plus confiants que la veille… et déciderons de garder ce véhicule sans plus trop nous tracasser… (la suite du périple nous confirmera que nous avons eu raison) Avant de redéposer notre voiture au parking près de l’hôtel, nous ferons une dernière halte dans le Civic Center pour admirer l’hôtel de ville et son impressionnant dôme plus grand que celui du Capitole de Washington.
Bilan des choses non vues à SF : la visite du musée du cable-car, l’Exploratorium, la traversée à pied ou en vélo du GGB, le Golden Gate Park, la Mission Dolores, la traversée du Oakland Bay Bridge et la vue depuis Treasure Island. Mais grâce au fait d’avoir pu circuler en voiture, nous avons pu en seulement 2 jours, voir les principaux quartiers de SF, y compris la très surprenante visite nocturne d’Alcatraz. Au fait, si on revient d’Alcatraz avec la dernière navette du bateau, ne pas trainer en arrivant sur SF si on désire ensuite aller souper. En effet, même à Fisherman’s Wharf pourtant très touristique, les restos ne reçoivent plus de clients après 22H00 !
Ma 30/6: S.F.- San Luis Obispo ; Nuit à San Luis Obispo
Voici ce qui était prévu au planning (240 Mi-390 Km)
Côte Pacifique avec arrêts à : - Gilroy (outlets) ? + Wal-Mart ? - Monterey (Pacific Grove, 17 mile drive), - Point Lobos, - Big Sur, - San Simeon...
Voici ce que nous avons fait
Nous quittons San Francisco par l’autoroute 101 vers San Jose, traversant d’immenses vignobles californiens et la Silicon Valley connue pour être le berceau des technologies de pointe. Beaucoup d’habitants de San Francisco et de ses environs travaillent ici, et empruntent donc chaque matin ce même itinéraire. Le trafic s’en ressent et se trouve ainsi très chargé. Il faut conduire attentivement la voiture. Les nombreux freinages répétés empêchent d’enclencher le cruise control.
L’arrêt dans les outlets de Gilroy fut trèèèèèèèèèès long (2H30)... Difficile de faire moins tant les magasins sont nombreux et les prix alléchants !! Nous en profitons pour acheter la glacière au Wal-Mart du coin et faire le plein de boissons. Remarque : Pour obtenir des bons de réduction très avantageux (allant jusqu’à -20%) dans les outlets, il faut s’enregistrer préalablement sur leur site internet. On peut alors imprimer les coupons ou bien, sur place, se présenter avec le code, à l’information qui délivrera le VIP Coupon Book.
Le temps jouant contre nous, nous passons Monterey sans nous y arrêter, nous faisons une halte rapide à Carmel pour voir la Mission San Carlos de Borromeo, une des plus belles de Californie parait-il. Ensuite nous nous arrêtons à Point Lobos State Reserve (8$/véhicule) pour marcher le long du court sentier Sea Lion Trail (1Km/1H) doté de magnifiques points de vue sur la côte ainsi qu’au loin sur de nombreux otaries se dorant au soleil ! Nous les sentons plus que nous ne les voyons !
Sur la CA1, 15 Mi au sud de Monterey, nous nous arrêtons peu avant le Bixby Creek Bridge. Le panorama vers le sud avec ce pont très photogénique est splendide. Plus loin, nous photographions le Point Sur, énorme rocher volcanique dans la mer.
Vu l’heure avancée, nous sommes obligés de supprimer les randos prévues dans Pfeiffer Big Sur State Park , mais nous empruntons quand même la Sycamore Canyon Rd située 1Mi plus au sud et qui nous conduit à Pfeiffer Beach, endroit bien plaisant et très photogénique aussi. Malheureusement, le ciel s’est obscurci, le soleil a disparu, remplacé par de gros nuages… Nous n’enfilons pas nos maillots !! Et ne nous attardons pas.
Le point de vue dominant la paradisiaque crique de Julia Pfeiffer Burns SP avec sa chute d’eau, est vraiment à ne pas rater. Nous trouvons cet endroit magnifique bien que le ciel soit tout gris…Alors sous le soleil, qu’est-ce que ça doit être !... Nous continuons à longer cette route côtière parsemée de nombreux points de vue tous aussi beaux les uns que les autres (l’Irlande ou la Bretagne en plus intense). Dommage que le beau temps ne soit plus de la partie !!
La nuit finit par tomber bien avant que nous n’atteignons San Simeon… Nous ne verrons donc pas les éléphants de mer de Piedras Blancas, ni le Hearst Castle (mais il n’était quand même pas au programme, sa visite demandant presque 2H), ni Vista Point à Cambria, ni le Morro Rock de Morro Bay. Nous souperons dans un des seuls restos ouverts sur cette route (très cher d’ailleurs !!) et arriverons bien tard au Best Western Royal Oak de San Luis Obispo. Ce n’est quand même pas une raison suffisante pour nous refourguer une chambre au WC bouché !… A ce propos, nous remarquerons partout que, la conception des cuvettes des WC américains rend leur utilisation moins performante que les nôtres… Je ne sais pas si je me fais bien comprendre…
Me 1/7: San Luis Obispo- L.A. ; Nuit à Hollywood
Voici ce qui était prévu au planning (230 Mi- 370 Km) Arrêts à: - Camarillo (outlets) ? + Wal-Mart ? - visite de Venice Beach, - visite de Santa Monica, - vue à partir du Getty Museum (coucher de soleil à 20H10) - vue à partir de Mulholland Drive
Voici ce que nous avons fait
Vers 9h, nous prenons la route vers L.A. sans nous arrêter ni à la Mission de Lompoc, ni à Solvang d’influence danoise, ni aux stations balnéaires très renommées de Santa Barbara et de Malibu. Nous dinons dans un des nombreux fast food (ce n’est pas le choix qui manque ici : burgers, sandwichs, salades, spécialités mexicaines…) et comme d’habitude, ma fille nous demande : « C’est fontaine ici ? », sous entendu : c’est boisson à volonté ?... car il faut savoir qu’aux USA, on peut se resservir autant de fois qu’on le désire (« fontain soda » sur la carte)! Cela est aussi souvent valable le soir, dans les restos, où les serveurs n’hésitent pas remplir à nouveau votre verre vide … Durant toutes les vacances, ma fille fera une cure de « Dr Pepper ». Et nous, très souvent, nous boirons une « lemonade » très désaltérante. Quand les garçons commanderont une bière, ils devront systématiquement montrer leur passeport pour prouver leur âge… (21ans, c’est le minimum légal pour pouvoir boire de l’alcool aux USA!) On fera une pause dans les outtlets de Camarillo où on dépensera encore quelques $...
Ensuite, nous nous dirigeons vers Venice Beach. Le trafic sur l’autoroute devient de plus en plus dense ! Il y a 7 bandes de circulations dans chaque direction!! Et ça dépasse de chaque côté !! Pas de doute, nous sommes en Amérique !! Nous nous promenons quelques instants dans l’ex-Venise américaine, le long des quelques canaux restants bordés d’habitations modernes fantaisistes puis allons nous garer près de la plage. L’Ocean Front Walk bordé de nombreux palmiers est un lieu très animé, nous croisons beaucoup de cyclistes, roller-bladers, artistes de rue, diseuses de bonne aventure… et même des culturistes s’exerçant là devant tous les passants !! Cet endroit nous rappelle de nombreux films et séries vus à la TV… Sur le sable, on passe à côté des fameuses tours de sauvetage et des gardes-côtes, bouées rouges à la main, scrutant la mer… Il ne manque que Pamela ! Nous remontons à pied jusqu’à Santa Monica et son Pier bien connu et repérons même la plaque commémorative dédiée à la route 66 qui aboutissait ici autrefois. Nous nous baladons dans la 3rd Street, une vaste allée piétonne animée de spectacles de rues, et bordée de restos, cafés et boutiques en tout genre (au grand désarroi des garçons qui désespèrent à chaque fois que leur sœur fait mine de rentrer dans l’une d’entre elles…)
Nous reprenons la voiture vers 19H30 et nous dirigeons vers le Getty Museum situé sur les hauteurs. Malheureusement une grille fermée nous en barre l’accès ; du coup, notre projet d’assister là au coucher de soleil tombe à l’eau !! Nous nous dirigeons ensuite vers Beverly Hills et marquons une pause à Rodeo Drive, la rue la plus chic des USA, lieu de tournage de « Pretty Woman ». Que d’élégance !! Nous passerons la soirée un peu plus loin, au Farmers Market et dans l’immense shopping center attenant, « The Grove » qui est à ciel ouvert et où il fait bon flâner, même sans rien acheter.
Avant de rejoindre notre hôtel (Holiday Inn Beverly Garland) situé près de Universal Studios, nous ferons une dernière halte nocturne sur Mulholland Drive, la petite route de crête serpentant sur les hauteurs de L.A. et d’où nous pourrons avoir une vue imprenable sur le Downtown et ses hauts buildings.
Je 2/7: L.A. ; Nuit à Hollywood
Voici ce qui était prévu au planning (40 Km)
A 9H (pour certains): Universal Studios Ou (pour d’autres): L.A. Downtown + Sunset Blvd+ Melrose Ave+ Farmers Market + Beverly Hills( Rodéo Drive ) , Beverly Center + Bel Air+ UCLA+ Getty Center A 17H (tous ensemble): Hollywood Blvd A 18h30 : Hollywood sign + vue depuis Griffith Park
Voici ce que nous avons fait
Après un bon petit déjeuner très varié et copieux (le meilleur du séjour), nous allons finalement tous ensemble passer la journée à Universal Studios. Nous y arrivons un peu avant 10H… Nous trouvons à garer près de l’entrée (12$) et il n’y a pas de grandes files aux caisses pour acheter son ticket d’entrée (67$/pers). Nous bénéficions chacun d’un bon de réduction de 8$ glané sur internet…
Jusque 11H, il n’y a pas grand monde. Ensuite, le parc se remplira mais sans que ça ne soit jamais dérangeant. Nous n’avons jamais attendu plus de 20 minutes pour accéder à une attraction l’après-midi (presque aucune attente le matin). Pour éviter les files aux attractions, il est conseillé de commencer par la partie inférieure du parc (Jurassic Park, Revenge of the Mummy, Special Effects et Backdraft). L’après-midi, nous passons dans la partie supérieure et allons à The Simpsons, Shrek 4D, House of Horrors, puis nous assistons au très bon spectacle aquatique Waterworld (horaire défini) et finissons par la visite guidée des studios à bord d’un bus qui nous emmène pendant plus d’1H à travers différents décors de cinéma. Nous quittons le parc vers 16H45 avec la sensation d’en avoir vu l’essentiel. Nous n’avons seulement pas essayé la nouvelle attraction remplaçant Fear Factor Live. Aucune attraction n’est vraiment à sensations fortes, et moi qui ne suis pas une inconditionnel de ce genre de chose, j’ai finalement passé une bonne journée !!
On repasse une nouvelle fois sur Mulholland Drive pour voir la vue de jour sur Downtown. Puis on gare la voiture au shopping center d’Hollywood. De là, nous partons déambuler sur le Hollywood Boulevard et découvrir les nombreuses étoiles évoquant de grandes stars et qui sont incrustées dans le trottoir. Celle de Mickael Jackson, décédé quelques jours plus tôt, est couverte de fleurs. Comme tout le monde, nous glissons aussi nos mains ou nos pieds dans les empreintes des stars qui sont gravées dans le ciment devant le Man’s Chinese Theater. Je repère dans une rue perpendiculaire (1732, N Las Palmas Ave), le Vivian’s Hotel « minable » qui a servi de décor dans « Pretty Woman ».
Ensuite, en voiture, nous essayons de nous rapprocher du signe HOLLYWOOD, symbole du quartier et situé sur les hauteurs au nord, sur les flancs du Mont Lee. Grâce au plan fléché préalablement, nous le trouvons sans problème…mais plus aucune de ses ampoules ne scintillent dans la nuit… Un mythe s’effondre !! Plutôt que de grimper au Griffith Park comme prévu, nous retournons une fois de plus passer la soirée comme la veille, dans l’immense shopping Center « The Grove », ma fille y ayant repéré l’incontournable magasin Abercrombie (ce drôle de magasin où flotte dans l’air un parfum tenace et où l’on fait ses courses dans la pénombre…Peut-être pour ne pas voir la qualité médiocre de leurs tissus ?... Je vais me faire huer !. Bizarre que toutes les jeunes filles européennes soient dingues de cette marque.) Il devient maintenant urgent d’acheter un sac pour y mettre toute sa nouvelle garde-robe ! Ça en est fini des achats de vêtements ouf !). Demain, nous arrivons au 1er Parc… J’ai hâte…
Ve 3/7: L.A.-Grand Canyon; Nuit à Tusayan
Voici ce qui était prévu au planning (480 Mi-770 Km) Arrêts à: - Barstow (outlets) + Calico ?? - Oatman - Kingman - Seligman - Williams (souper)
Voici ce que nous avons fait
Aujourd’hui, c’est l’étape la plus longue de notre périple : presque 800 Kms nous séparent du Grand Canyon… 8H30 : Nous sortons facilement de L.A. par la route 134 suivie de la 210, sans rencontrer le moindre embouteillage (situation exceptionnelle due au fait que beaucoup d’habitants de L.A. ont déjà quitté la ville la veille au soir pour profiter de leur long week end incluant l’Independance Day). Nous arrivons 2H30 plus tard à Barstow. Là, on se dégourdit un peu les jambes.Devinez où ??...dans les outlets pardi ! Là, même les garçons se laisseront tenter…
Après être remontés en voiture (ben oui : il faut grimper pour s’installer dans un 4x4 !), nous hésitons à nous arrêter à la ville-fantôme de Calico. Les rumeurs la traitant de « piège à touristes », nous passons l'étape et poursuivons notre chemin. La conduite automatique et le cruise control enclenché permettent au conducteur d’être relax au volant… Nous traversons le désert de Mojave… La route longue et droite à l’infini fait somnoler ma fille à l’arrière. Quant à moi, l’excitation du voyage, la découverte de nouveaux paysages et la musique entrainante du lecteur CD me tiennent bien éveillée. La compilation spécialement concoctée pour ce trip tourne en boucle dans l’appareil… rien que de bons vieux tubes anglais contant l’Amérique et que même les jeunes connaissent…
Nous passons notre temps à photographier à travers le pare-brise ou dans les rétroviseurs, de gros trucks (camions) rutilants typiquement américains, des camping-cars tellement gigantesques que derrière, ils tractent un énorme 4x4 comme nous nous y mettrions des vélos, des bikers chevauchés par des gars plutôt virils ou les surprenants arbres de Josué qui jalonnent le trajet. Quand nous sortirons de la voiture, lors d’un arrêt à la station essence, nous serons happés par un air chaud insoutenable (drôle de sensation…).
Nous quittons la Californie et entrons en Arizona. Très vite, nous empruntons un vieux tronçon de la mythique Road 66 qui nous conduit jusqu’à Oatman, ancienne ville minière du début du XXème siècle. Les ânes utilisés autrefois dans les mines s’y baladent maintenant librement dans la rue principale, dans un décor de western bien sympathique… Détour à conseiller vraiment !! En quittant ce village typique du Far West, nous avons de beaux points de vue sur les montagnes environnantes, mais nous ne tardons pas à essuyer un violent orage, suivi d’une pluie battante qui nous poursuivra jusqu’à Kingman où de beaux arcs en ciel zèbreront un ciel encore menaçant. Il est presque 18H et nous nous arrêtons au bar avec une vache sur le toit pour grignoter quelque chose en attendant un repas plus conséquent prévu 2H plus tard à Williams… Nous ne le savons pas encore, mais cet en-cas constituera en fait notre seul souper… En effet, nous avons à peine repris l’autoroute devant nous amener à Seligman que nous rencontrons un bouchon qui finalement s’avéra durer 2H… Accident ?? Problème dû à l’orage ??? Nous ne le saurons jamais… Nous aurons bon scruter l’horizon à la jumelle, nous ne comprendrons jamais le pourquoi…
Toujours est-il qu’il est déjà 20H30 quand nous pouvons enfin avancer et nous diriger maintenant vers Seligman que nous atteignons vers 21H30, alors qu’initialement il devait être 19H30… La nuit est tombée depuis longtemps et c’est dans le noir que nous visitons cette petite ville autrefois située sur la légendaire route 66 et qui maintenant est quelque peu ressuscitée, suite à l’intervention des frères Delgadillo qui se sont amusés à recréer un peu l’ambiance d’antan, en exposant des objets d’époque. On peut ainsi admirer de vieilles bagnoles, celles-là mêmes qui ont inspiré le film « Cars » des studios Disney Pixar. Nous serons quelque peu déçus de cette visite…L’ex-route 66 étant remplacée par une nationale à 4 bandes, il est quand même difficile de s’imaginer les lieux à l’époque ! Mais il est vrai que dans le noir, ce n’était pas l’idéal ! Nous ne nous attardons pas trop et poursuivons notre chemin jusqu’à Williams que nous atteignons vers 22H15, soit bien trop tard pour espérer manger dans le resto envisagé ou visiter cette ville typique du Far West… De plus, il nous reste encore 45 minutes de route pour arriver à notre hôtel à Tusayan. Et dire qu’il est prévu demain de se lever avant l’aurore pour aller au Grand Canyon, assister au lever de soleil qui a lieu à 5H15 ! A ce moment, je me dis qu’il va falloir revoir le planning ! A noter que sur cette route 64 toute droite menant à Tusayan mais où la vitesse est assez limitée, nous rencontrerons par deux fois des Rangers garés sur le bas- côté, à cette heure pourtant avancée de la nuit.
Sa 4/7: Grand Canyon ; Nuit à Tusayan
Voici ce qui était prévu au planning (30 Km) A 5H15 : sunrise A 8H30 : survol en hélico (vol prévu à 9H) avec la société Papillon : 125$/pers pour 30 min de vol Visite des principaux points de vue le long de la Hermits Rest Rd Courte rando sur le South Kaibab Trail jusqu’à Cedar Ridge (4.5Km / 2 ou 3H) A 19H50 : sunset à Yaki Point
Voici ce que nous avons fait
Bien évidemment, vu l’arrivée tardive à l’hôtel (Best Western Squire Inn) la veille au soir, j’ai reporté le sunrise au lendemain. Après un sommaire petit déjeuner, nous nous rendons pour 8H30, à l’aérodrome de Tusayan jouxtant notre hôtel. Après les préliminaires concernant les consignes de sécurité, nous montons dans l’hélico et nous installons aux places prédéterminées suivant notre poids. Nous sommes 7 avec le pilote. Un couple de jeunes nous accompagne. Le temps est idéal : ciel bleu et ensoleillé et pas trop chaud pour éviter les turbulences. L’hélico prend vite de l’altitude survolant une forêt luxuriante de sapins, et se dirige droit devant lui. Ne nous étant pas approchés du bord auparavant, nous sommes vierges de toutes impressions… Huit minutes après le décollage, nous arrivons au gouffre que le pilote traverse jusqu’à la rive nord avant de faire demi-tour. On en prend plein les mirettes et on mitraille à tout va. Ce n’est pas pour rien que l’on nomme cette région Grand Canyon. Les deux rives sont éloignées l’une de l’autre d’une bonne vingtaine de Kms et tout au fond, bien loin, on aperçoit le Colorado. C’est lui qui a ainsi façonné ce labyrinthe de canyons et de gorges érodées…Une merveille de la nature !
Vers 9H45, nous sommes de retour sur la terre ferme et reprenons notre véhicule pour nous rendre au Parc situé 9 Mi plus loin. A l’entrée, nous payons 80 $ pour obtenir notre National Parks Pass qui sera valable pour l’entrée de tous les N.P. et Monuments Nationaux. (les S.P. - State Park- restant, eux, payants). Arrivés dans Grand Canyon Village, nous nous perdons un peu dans le dédale de rues et finissons par dénicher le supermarché situé Market Plaza, où nous allons acheter de quoi faire un pique nique. Il est 11H45 quand nous passons devant la gare ; nous y voyons justement l’arrivée du train en provenance de Williams, mais point de locomotive à vapeur comme autrefois! Nous garons notre voiture près du Bright Angel Lodge et montons alors dans une navette gratuite obligatoire, qui dessert les différents points de vue de la Hermits Rest Road longue de 13 Kms. Nous alternerons ainsi marche et navette le long du Rim Trail (sentier au bord du Canyon) et dinerons en contemplant un fabuleux panorama. Nous sommes impressionnés par l'immensité du paysage mais pas totalement séduits: il s'en dégage une sensation de "trop grand", "trop infini", "trop loin"...
Vers 16H, fatigués par les randos et la chaleur, nous décidons d’annuler la descente prévue à l’intérieur du Canyon et rentrons nous reposer et nous rafraichir à la piscine de l’hôtel. Vers 18H, nous retournons au Parc pour assister à Yavapai Point, au magnifique coucher de soleil embrasant la roche de belles couleurs chaudes. Pour une fois nous ne souperons pas trop tard, en face de notre hôtel, dans un restaurant typiquement cow-boy, au Yippee-ei-o Steakhouse et verrons passer le cortège célébrant l’Independance Day, défilant aux couleurs de la Nation.
Di 5/7: Grand Canyon-Page ; Nuit à Page
Voici ce qui était prévu au planning (140 Mi-230 Km) Desert View drive, Arrêts à: - Little Colorado, - Cameron Trading Post - Marble Canyon, - Lee’s Ferry, - rando Cathedral Wash?? (4Kms/2H A-R), - Horseshoe Bend (meilleure luminosité avant 16h), - Barrage Glen Canyon, - Coucher de soleil sur le Lac Powell (à 19H50)
Voici ce que nous avons fait
5H00 : Dans le noir, nous quittons le parking de l’hôtel encore endormi à cette heure très matinale. Il n’y a pas de temps à perdre, le soleil ne va pas nous attendre pour se lever… Nous passons la cahutte de l’entrée du Parc… Personne… Nous rencontrons quelques biches broutant en lisière de forêt, et nous nous dirigeons vers Mather Point …Aie…aie…aie… Le parking est presque plein ; ça va être noir de monde… De toute façon, nous n’avons plus le temps d’attraper une navette pour aller plus loin ! Nous allons jusqu’au point de vue et là, le spectacle est au rendez-vous : les rayons du soleil éclairent progressivement les roches et les buttes qui prennent des teintes de plus en plus colorées. Nous restons là presque 1H à photographier ce tableau. Les gens encore assoupis se font discrets…
6H15 : Nous n’avons pas déjeuné mais nous avons des barres et autres boissons énergisantes. Il fait bon, pas trop chaud et nous sommes en pleine forme. Nous décidons d’entamer la rando annulée la veille. Chargés de nos sacs à dos, nous prenons la navette qui nous conduit au début du sentier South Kaibab Trail. Nous ne sommes pas très nombreux à randonner si tôt…Tant mieux…Nous laissons les quelques personnes partir avant nous et bien vite, nous nous retrouvons seuls devant cette immensité… Que du bonheur ! Nous descendons jusqu’à Cedar Ridge en suivant cet ancien sentier de mines. En chemin, nous croisons beaucoup d’écureuils pas farouches du tout et plutôt espiègles… Lors d’une halte, il y en a même un qui osera s’aventurer dans mon sac resté entrouvert et en ressortira, victorieux, ma barre de céréales entre ses pattes … Il vient de voler mon déjeuner !!! Plus tard, nous remontons vers la Rim et rencontrons des personnes cette fois beaucoup plus nombreuses, entamant seulement la descente, sous un soleil qui déjà se fait sentir... Cette rando faite ainsi à la fraîche à l’intérieur même du Canyon, est assurément le meilleur moment passé dans le Grand Canyon et un de nos excellents souvenirs sur l’ensemble du voyage. Nous ressentons enfin la sensation d'avoir pris le poul de cet immense Grand Canyon.
9H15 : Nous sommes revenus au point de départ et attendons la navette qui doit nous ramener à notre voiture. Elle passe d’abord par Yaki Point, un autre point de vue 3 étoiles sur le Grand Canyon. Mais, tant pis, nous n’avons pas le temps de nous y arrêter si nous voulons profiter du petit déjeuner servi jusque 10H dans notre hôtel. Et maintenant, nous avons l’estomac dans les talons !!!
10H00 pile : Nous arrivons à la salle du petit déjeuner… Il était temps !!
11h30 : Nous quittons l’hôtel plus tard que prévu !! Une dernière fois, nous rallions Grand Canyon Village et tournons maintenant vers l’Est pour visiter les points de vue aménagés le long de la Desert View Drive longue de 40Kms. Les derniers nous offrent une belle vue sur le fleuve Colorado que jusqu’ici nous ne faisions qu’entrapercevoir.
15H30 : Nous sortons du Park par l’entrée Est et entrons sur le territoire indien des Navajos. La route est parsemée de petites échoppes tenues par des Indiens qui vendent ici des bijoux (beaucoup de turquoises) confectionnés par eux. Les filles se régalent ! Les garçons beaucoup moins ! Nous longeons aussi les gorges du Little Colorado creusées par une rivière qui prend sa source à l’est de l’Arizona et qui rejoint le Colorado dans le Grand Canyon. Ces gorges étroites sont magnifiques et méritent une visite ! Un peu plus loin, on s’arrête une nouvelle fois, au grand dam des garçons, pour visiter le Trading Post de Cameron, grand magasin vendant des objets d’art navajo (chers !).
18H : Nous arrivons à Marble Canyon. Malgré l’heure tardive, il fait encore vraiment très chaud. Nous sortons pourtant de la voiture pour admirer les 2 ponts côte à côte : le vieux Navajo Bridge datant de 1929 qui permettait, là, de traverser le Colorado pour passer en Utah, les barrages de Page et Las Vegas n’étant pas encore construits à l’époque, et qui maintenant est devenu piétonnier, et le nouveau pont plus moderne mais construit à l’identique de l’ancien. Passé ce pont, on se dirige vers Lee’s Ferry, en admirant les superbes falaises rouge-orangées de Vermillon Cliffs si belles en cette fin de journée et en passant à côté de rochers impressionnants de par leur taille et leur forme. Vu l’heure avancée, nous sautons la rando prévue Cathedral Wash qui permet de rejoindre le Colorado en suivant un wash (rivière asséchée). Quelques Kms plus loin, nous arrivons à Lee’s Ferry où nous trempons nos pieds dans l’eau et regardons quelques rafts arrivant de Page et d’autres s’apprêtant pour s’élancer demain, plus loin en direction du Grand Canyon… Les garçons auraient vraiment aimé embarquer, pour plusieurs jours, à bord de l’un d’entre eux…Mais le temps nous manque !!
18H45 : Maintenant, il est urgent de faire demi-tour pour rejoindre Page si on veut avoir la chance d’admirer le coucher de soleil sur le Lac Powell programmé pour 19H50. Sur la route, nous dépassons la rando Horseshoe Bend remise à plus tard, repérons notre hôtel (Days Inn), traversons Page sans traîner, passons au-dessus du barrage sans s’arrêter et arrivons enfin à Scenic View, point de vue surplombant le lac et qui offre un beau panorama, surtout au soleil couchant qui teinte le tout en rose. Ensuite, nous irons à l’hôtel nous enregistrer, ferons quelques courses en face, à l’immense Wal-Mart pour la journée du lendemain et souperons au très sympathique Ken’s Old West à l’ambiance cow-boy et country. Voilà qui clôturera une journée bien chargée commencée avant l’aube !
Lu 6/7: Page ; Nuit à Page
Voici ce qui était prévu au planning (130 Mi-185 Km) - piste House Rock Valley pour aller à the Wave, Wire Pass , Buckskin Gulch, - ou/et Paria Movie Set - ou/et Paria Rimrocks (Toadstool hoodoos (à faire tôt le matin ou en fin d’après-midi - et coucher de soleil à Alstrom Point (4H A-R à partir de Page) (à 19H50)
Voici ce que nous avons fait
Aujourd’hui est le jour de la rando dont on parle depuis des mois…THE WAVE… car bien peu ont la veine de pouvoir contempler cette merveille de la nature et les heureux élus s’y sont pris bien à l’avance! En effet, il s’agit d’un site protégé dont seul un nombre limité de personnes y ont accès, 20 par jour très exactement ! Et pour ce faire, il faut participer par internet, à un tirage au sort qui a lieu 4 mois avant le jour J désiré et qui désigne les 10 premiers gagnants…C’est ainsi qu’en mars, nous avons tenté notre chance et avons décroché tous les quatre notre permis !...C’était inespéré car il y avait presque 150 postulants ! Aujourd’hui donc, il était prévu de se lever comme hier, de très bonne heure, pour randonner pendant qu’il fait frais. Oui, mais c’est sans compter avec la fatigue qui commence à se faire sentir !!
Le temps de déjeuner, de s’équiper (remplir de glaçons la glacière et les camel-bags) et de faire le plein d’essence, il est déjà 7H20 quand nous quittons Page !... et 9H30 (Heure Utah) quand nous atteignons le parking du Wire Pass Trailhead où débute cette fameuse rando située à cheval sur l’Arizona et l’Utah. Le temps étant splendide depuis plusieurs jours, les 13 Kms de la piste House Rock Valley menant jusque là sont facilement praticables. Préalablement, nous nous sommes quand même arrêtés brièvement à la Paria Contact Station pour nous assurer de ne pas y rencontrer de problème. (Les Rangers s’apprêtaient à désigner 10 autres heureux gagnants pour le lendemain…) Il fait déjà presque 30° !... Nous remplissons nos sacs à dos d’eau, de barres et boissons énergisantes, chips et sandwichs… Nous nous tartinons de crème solaire… Nous chaussons nos bottines de marche… ajustons casquettes et lunettes de soleil…accrochons notre permis à un sac à dos… Equipés en plus de notre boussole et des plans censés nous guider, nous voilà enfin prêts pour parcourir les 4, 5 Km nous séparant du saint des saints… 800 mètres plus loin, nous nous inscrivons sur le registre disposé à cet effet dans une boîte en fer… Et là, je m’aperçois que j’ai laissé, dans la voiture, les explications concernant la visite des alentours de la Wave… Flûte !... On se tâte… Bah ! On s’en passera… Et puis, non… C’est trop bête… La voiture n’est pas si loin ! Mon fils, courageux, rebrousse chemin pour aller les rechercher… En attendant, les autres se mettent à l’ombre ! Une demi-heure plus tard, il est déjà de retour !... Tous ensemble, nous nous remettons en route, direction plein sud. La rando grimpe régulièrement. Nous suivons sans peine les indications fournies par le BLM. Nous repérons facilement les cairns disposés çà et là. On se retourne assez souvent pour photographier les lieux et ainsi se créer des points de repère pour le retour… (J’avais lu ce truc donné par quelqu’un sur internet !...) La rando est unique…On ne sait où donner de la tête… Les rochers sont si photogéniques ! Tout ici, est déjà si beau, que nous nous demandons bien ce que nous allons découvrir plus tard !... Nous prenons tout notre temps et nous nous arrêtons fréquemment pour admirer les lieux. Arrivés en bas de l’ultime montée, nous décidons de nous installer à l’ombre d’un genévrier, le seul arbre du coin et de pique-niquer pour reprendre des forces, tout en surveillant qu’un serpent ou un scorpion n’apparaisse pas !... Seul, un lézard inoffensif nous tient compagnie… Mais, même lui, je le tiens à l’œil !! Les 350 derniers mètres en montée dans le sable et sous le cagnard sont les plus durs !... Arrivés en haut les premiers, les garçons ne nous attendent plus et découvrent l’entrée principale de la Wave bien avant nous, les filles, qui la contournons sans la voir !… Ils finissent par venir nous rechercher… Et là, le spectacle est à son apogée… The Wave, la vague, porte bien son nom. Et la roche a une multitude de couleurs. Les draperies de grès façonnées par le vent et si fragiles sont vraiment de toute beauté… Je reste là, assise, savourant le tableau ! Les enfants tout excités sont déjà partis explorer les environs immédiats… Ils sont montés sur les rochers à droite et à gauche et prennent des dizaines de photos… avec eux …sans eux… Et puis très vite, un de mes fils décide de s’aventurer encore plus loin pour voir Second Wave, Sand Cove, Melody Arch… Au bout d’1H, l'autre part à sa recherche… en vain… Il revient sans lui… C’est un allemand passant près de nous qui nous dit l’avoir vu grimper et explorer… Finalement, nous restons là bien plus longtemps que prévu. Les quelques personnes croisées sont déjà reparties bien avant nous… Il est presque 14H30 quand nous quittons à regret cet endroit exceptionnel. Oui, mais là, il fait vraiment très, très chaud. De plus, les enfants s’aperçoivent qu’ils n’ont plus grand-chose à boire !... Nous trouvons le chemin du retour sans problème en suivant à nouveau les cairns et en longeant des falaises pour essayer de trouver de l’ombre le plus possible, car autour, pas le moindre petit arbuste où s’abriter. Alors, nous marchons sans nous arrêter. Très vite, les enfants se retrouvent à sec et siphonnent mon camel- bag… J’ai été plus économe qu’eux ! Moi, sentant la fatigue arriver, j’avale un Power Shoot censé me rendre des forces rapidement… Malgré cela, j’ai vraiment du mal à achever les 2 derniers Kms … Je marche comme un automate… Le plus dur est d’arriver à avancer dans le sable : c'est éreintant… et inévitablement, il s’insinue dans mes chaussures, comprimant ainsi considérablement mes pieds déjà échauffés… Arrivée à la voiture, il me faudra une bonne demie- heure pour me ressaisir… Une chose est sûre : cette rando est LA RANDO du voyage…celle dont nous nous souviendrons longtemps…Je n’aurai qu’un regret : celui de ne pas avoir poursuivi les washs de Wire Pass et de Buckskin Gulch. J’aurais aimé traverser ces slots Canyons étroits de moins d’1 mètre et encadrés de hautes falaises.
Il est 16h30 quand nous quittons le parking du Wire Pass Trailhead. Une demie- heure plus tard, nous avons rejoins la route 89. Nous n’avons plus le temps d’aller ni à Old Paria ni aux Toadstool hoodoos.
Arrivés à Big Water, nous enchaînons directement sur la piste devant nous conduire à Alstrom Point, l’un des plus beaux points de vue sur le Lac Powell. Avant d’y arriver, on passe d’abord près de Nipple Bench où les badlands offre un décor désertique, quasi lunaire, impressionnant… Le silence est maître des lieux… Pas un arbre… Nous sommes seuls… D’ailleurs, pendant 3H, nous ne rencontrerons pas âmes qui vivent! Il parait que c’est ici que fut tourné « La planète des singes ». Nous mitraillons l’endroit avant de poursuivre la piste. Nous soulevons derrière nous des nuages de poussière grise… Après une vingtaine de Miles et plusieurs embranchements, nous sommes contents de voir le panneau indiquant « Alstrom Point 5 Miles » car l’heure avance et nous voyons déjà le soleil décliner. Nous arrivons au 1er point de vue non sans mal à cause de nombreux rochers. Nous stoppons là quelques instants pour voir le splendide panorama se teinter de rose mais les garçons n’ont qu’une idée en tête : rallier le 2ème point de vue. J’essaye de les en dissuader…Nous n’avons qu’un AWD, le soleil se couche et la suite de la piste traversée par des bancs de roche est introuvable… Mais rien n’y fait : ils partent à pied pour essayer de la repérer. L’ayant retrouvée, nous poursuivons…cahin caha car les rochers sont de plus en plus difficiles à passer… Souvent l’un d’eux descend pour guider l’autre resté au volant! Et dire qu’il va falloir refaire tout ce chemin en sens inverse !... Je me vois déjà crever un pneu et être contrainte de passer la nuit ici ! J’imagine la tête du gars qui nous a loué la voiture à San Francisco s’il nous voyait à cet instant ! (ça, je le répéterai plus d’une fois au cours des 6 jours à venir…) Victorieusement, nous arrivons enfin au bout. C’est vrai qu’ici c’est encore plus beau. Mais là, le soleil est vraiment au bout de sa course. Il ne faut plus traîner ! Je ne tiens pas à refaire la toute fin de piste dans le noir ! Le retour se fait plus aisément que l’aller : on reconnait les passages difficiles rencontrés peu auparavant. Je suis soulagée quand on arrive enfin à la partie gravillonnée. Il nous faudra alors encore 1H pour rentrer à Page.
Ereintés par cette longue journée, nous nous contenterons d’un souper rapide mais plutôt bon au Denny’s situé près du barrage de Page. Mais pourquoi donc les Américains ont-ils la fâcheuse manie de mettre la clim à fond ??... Certains rentreront à l’hôtel se doucher et se coucher pendant que d’autres (les plus courageux…) iront une nouvelle fois refaire le plein de boissons et chips au Wal-Mart situé juste en face et qui ouvre vraiment tard le soir !!!. Remarque : Les rayons des grandes surfaces sont plein d’aliments qu’on ne trouve pas chez nous : en dehors du fait que tout est à la taille XXL, on y voit aussi des œufs liquides dans des boites en carton semblables à celles du lait , d’énormes gâteaux et biscuits aux couleurs flash, des poudres et pilules en tout genre pour se maintenir en forme… mais aussi des salades à composer soi-même et ça, c’est super bon (on les paye suivant leur poids). Il faut aller y faire un tour pour se rendre compte…
Ma 7/7: Page-Monument Valley ; Nuit à Monument Valley
Voici ce qui était prévu au planning (125 Mi-200 Km) - Upper et Lower Antelope Canyon - Navajo N.M. - à 17-18H : Monument Valley (sunset à 20H45, heure locale)
Voici ce que nous avons fait Une journée passée chez les Indiens : 8H30 : Après une bonne nuit de sommeil, 2 d'entre nous sommes chargés (nous avons été tirés au sort) d’aller à la cahute des Indiens située à la sortie de Page (près des 3 grandes cheminées de l’usine électrique), pour réserver la visite de 11H00 d’Upper Antelope Canyon (25$/pers + 6$/pers pour entrée sur le territoire navajo... C’est cher, ils ne perdent pas le nord, ces indiens ! ) De retour à l’hôtel, nous récupérons les 2 autres qui ont pu ainsi gagner ½ H de sommeil en plus. Après le déjeuner, nous rechargeons les bagages dans la voiture, faisons le check-out et partons visiter Horseshoe Bend situé 2 Mi plus au sud et que nous n’avions pas pu faire l’avant-veille. Il est à peine 10H00 et le soleil ne tape pas encore de trop ! Les 20 minutes de marche nécessaires pour arriver à ce point de vue se font sans problème. Seul le début est en légère montée. Ensuite, un chemin de sable descend petit à petit. Arrivés à son extrémité, nous nous trouvons devant un site vertigineux surplombant un des méandres du Colorado en forme de fer à cheval (d’où le nom). Là-bas, tout au fond, nous apercevons des bateaux qui nous semblent bien petits ! A ne surtout pas rater lors d’une visite au Lac Powell !!!
10H40 : Nous sommes de retour à Antelope Canyon et attendons le départ des 4x4 navajos qui doivent nous mener à ce slot canyon réputé pour son étroitesse et les rais de lumière qui y pénètrent en été quand le soleil est au zénith. Et ça tombe bien : aujourd’hui, c’est grand soleil ! Après 15-20 minutes de trajet sur une piste sablonneuse qui secoue pas mal, nous débarquons des 4x4 et suivons notre guide. Petit (gros !) bémol : nous ne sommes pas seuls. En effet, cet endroit est très prisé des touristes, surtout à cette heure-ci où un mince filet de lumière arrive à s’infiltrer à l’intérieur. Les groupes se suivent à la queue leu leu tout le long des 400 mètres que fait ce canyon.
Mais ne boudons pas notre plaisir : les parois rocheuses sculptées par l’eau ont des formes incroyables et celles irradiées par le soleil dévoilent une superbe palette de couleurs… La scène est de toute beauté et les appareils photo crépitent. Notre guide très sympa nous conseille sur la manière de réussir nos clichés. Au bout d’1H, après avoir fait l’aller-retour tout le long du canyon, nous remontons dans le 4x4 qui nous ramène au point de départ. Encore une visite à ne pas rater, surtout qu’elle ne demande aucun effort ! (A moins que l’on déteste la foule !) Nous n’irons pas de l’autre côté de la route visiter la partie Lower Antelope Canyon qui parait-il est aussi extraordinaire mais ne reçoit pas les rayons du soleil (aussi 25$/pers)
12H40 : Nous retournons une dernière fois à Page pour aller voir le point de vue sur le barrage. Au passage, nous achetons une salade au Denny’s que nous allons déguster au bord du lac (à Chains Area), histoire de mettre les pieds dans de ce magnifique lac que nous n’avons même pas eu le temps d’approcher de près !
14H30 : Il nous faut déjà reprendre la route : Monument Valley nous attend…Mais dans 2 jours, nous reviendrons ici, au Lac Powell... en avion... Nous passons à côté de Navajo N.M. qui contient des ruines d’anciens villages indiens, mais le temps nous presse une fois de plus et nous ne nous y arrêtons pas.
16H30 (heure Arizona) = 17H30 (heure Utah/Navajo) : Nous approchons de Monument Valley. Les 1ères buttes et mesas apparaissent. Elles nous semblent familières ! Surtout pour moi qui, enfant, avait la permission le samedi soir, de regarder la télévision et notamment des productions hollywoodiennes avec des cow-boys et des indiens. Maintenant, je suis ici au cœur de l’action… En effet, ce parc est un lieu mythique dans l’histoire du cinéma : il servit de décor naturel à de nombreux westerns jusque dans les années 60. Après nous être acquittés des 4x 5$ auprès de la Mme Navajo, à la cahute de l’entrée, nous stoppons quelques mètres plus loin pour admirer et photographier bien sûr, le trio de buttes, emblème du parc, à savoir les Mittens et Merrick Buttes, celles-là mêmes vues dans d’innombrables films. Puis, nous nous élançons sur la piste qui contourne de nombreux autres monolithes provenant de l’érosion des mesas leur donnant des formes très variées rappelant parfois l’aspect d’animaux. Ils sont impressionnants de part leur hauteur de plusieurs centaines de mètres ! Le circuit est accessible à tous types de véhicules quand il est sec. Mais il est quand même pas mal défoncé à certains endroits, surtout au début. Avec notre AWD, nous n’avons aucun problème, même avec tout notre barda resté à l’arrière. Il nous faut +/- 2 H pour faire toute la boucle. Nous revenons à temps à l’entrée pour assister là, sur les hauteurs, au magnifique coucher de soleil sur les remarquables buttes Mittens et Merrick. Puis, tout à côté, nous visiterons gratuitement des hogans, ces habitations typiquement indiennes en bois et argile. Ensuite, nous nous dépêcherons d’aller faire le check-in au Goulding Lodge situé dans ce cadre exceptionnel, à quelques Kms de là. Nous arriverons au resto du site vers 21H, peu avant sa fermeture…(accueil, chambre et nourriture pas terribles !)
Petit encarté à propos des douches dans les chambres d’hôtel : dans chaque hôtel, il faut se familiariser avec le système différent de chez nous, permettant de régler la pression de l’eau ainsi que le débit de l’eau chaude… Certains systèmes étant plus opérationnels que d’autres… ou du moins certains étant plus simples d’utilisation que d’autres… Plusieurs fois, nous serons pris de fous rires en entendant le premier se doucher en s’acharnant sur le robinet et en invectivant le pommeau de douche…
Ce soir-là, nous nous endormirons en regardant, à la TV, un DVD loué à la réception…un vieux western (of course !) de John Ford tourné dans ce parc avec le renommé John Wayne. A refaire, nous testerions plutôt le tout nouvel hôtel installé au cœur même du parc, The View Hotel.
Me 8/7: Monument Valley-Moab; Nuit à Moab
Voici ce qui était prévu au planning (165 Mi-265 Km) - Valley of the Gods (boucle de 25Kms/1H30) - Gooseneck - Moki Dugway - Muley Point - ruines indiennes Mule Canyon (3Kms/1H30 A-R) - arrêt à Newspaper rock? - ou Needles et/ou Anticline Overlook?( = énorme détour uniquement pour 2 points de vue!!!!), - près de Moab: Fisher Towers (sunset à 20H45)
Voici ce que nous avons fait
6H00 : Nous nous levons tôt pour assister au lever de soleil depuis le balcon de notre chambre qui a une vue imprenable sur les pitons du Parc. Mais ce sera très bref, car encore fatigués, nous retournerons vite nous recoucher !...
8H30 : Seuls 2 d'entre nous sont debout pour aller visiter le très instructif musée historique du coin, situé à côté de notre chambre. Il s’agit en fait de l’ancien comptoir trading post de Harry Goulding venu s’installer ici en 1923, qui fit du commerce avec les indiens navajos de la région et qui plus tard, réussira à convaincre John Ford de venir à Monument Valley pour y tourner des westerns.
9H15 : Tous ensemble, nous reprenons la route…direction Mexican Hat, petit village perché au-dessus de la San Juan River. Mais auparavant, nous nous retournons pour photographier Monument Valley dans l’autre sens, celui éclairé le matin par le soleil. C’est vraiment la photo à ne pas oublier de faire!!
Nous quittons définitivement l’Arizona et pénétrons en Utah. Il est prévu, ici, de parcourir la région à travers de nombreuses pistes, hors des sentiers battus, pendant les 6 jours à venir. Que d’aventures en perspective ! Les routes 261 et 316 nous mènent jusqu’à Gooseneck, un point de vue splendide sur les méandres de la San Juan River située 300 mètres plus bas et se lovant autour de hautes falaises de couleur… noire (tiens, ça nous change des roches rouges !). Demi-tour pour nous rendre quelques Kms plus loin au début de la piste de Valley of the Gods que nous parcourons dans le sens Est-Ouest. Il s’agit d’un circuit de 25Kms dont l’accès étonnamment libre, nous permet de nous promener à travers une plaine parsemée de buttes à l’instar de Monument Valley, à l’énorme différence près que nous y sommes pratiquement seuls : pendant 1H30, nous ne croiserons que 2 voitures ! A l’issue de ce chemin de terre facilement carrossable, on revient sur la route 261.
En poursuivant la route 261, nous entamons quelques Kms plus loin, une véritable ascension. La route (Moki Dugway), ici, n’est plus goudronnée et grimpe en formant des lacets très étroits à flanc de colline, pour atteindre finalement le plateau de Cedar Mesa à 1700m. Juste après le dernier lacet de la Moki Dugway, on peut accéder par une piste sur la gauche, au point de vue Muley Point Overlook donnant également un bel aperçu des méandres de la San Juan River.
Nous rejoignons rapidement la route 95 d’où, 15 kms plus loin, démarre une piste menant à la rando Mule Canyon. Sur l’ensemble de notre périple, c’est le seul endroit où nous avons le temps de nous arrêter pour voir des ruines indiennes et bien qu’il ne s’agisse que d’anciens greniers, je tiens particulièrement à ne pas les rater… Mettons le contexte : personne, très chaud, des bestioles partout, des arbres en travers de la rando... Au bout de 1Km, nous apercevons une roche percée de trous et qui ressemble aux fameux greniers indiens, appelée House of Fire... On la prend sous tous les angles... 1/2H plus tard, retour à la voiture (cette fois par le bon chemin non semé d’embuches) et là surprise... : il ne s’agit pas du bon rocher, la photo ne correspond pas à celle de mon guide!! Inutile de dire que les enfants ont refusé d’y retourner… Nous avons plié bagage et sommes partis pour Moab sans tarder (avec mouches et moustiques dans la voiture !)
Il est passé 15H quand nous arrivons à Blanding, petit village agricole où nous nous arrêtons pour manger un morceau et faire le plein d’essence. Nous ne nous attardons pas et reprenons la route. Passé Monticello, nous repérons le gros rocher Church Rock et l’embranchement de la route 211(en cul-de-sac) menant 56 Kms plus loin aux Needles !... pas le temps donc de s’y engouffrer (même pour aller jusqu’au News Paper Rock couvert de vieux pétroglyphes indiens). Encore plus loin, nous voyons un autre embranchement également en cul-de-sac, menant aux points de vue Needles et Anticline Overlooks, mais la route pour y arriver est aussi vraiment trop longue: 120Kms/2H A-R pour voir les deux !...et nous y renonçons aussi!
Un peu plus loin, nous marquons une courte halte pour admirer la Wilson Arch. Nous voyons quelques personnes grimper jusqu’à son pied. Vers 17H, nous arrivons enfin à Moab, petite ville touristique très animée, entourée de falaises rouges, et dont la Main Street est bordée de petites boutiques, hôtels, fast food, restos, … et loueurs de 4x4, vélos, rafts, kayaks…En effet, ici, les sportifs sont rois ! Plusieurs parcs sont à visiter aux alentours. Nous nous installons donc ici pour 3 nuits.
Le temps de faire le check-in au Best Western Canyonlands Inn (à ne pas confondre avec l’autre, le Greenwell Inn), nous voilà déjà repartis… direction : route 128. Ma fille, après avoir hésité à rester pour profiter de la piscine, décide de nous suivre… Il n’y a pas de temps à perdre : le soleil se couche à 20H45… La 128 est une route scénique longeant le Colorado. Elle est encaissée entre de hautes falaises rouges. Nous passons à côté de deux magnifiques ranchs aménagés en hôtels 4*. Le cadre est splendide… Nous faisons un petit détour pour nous rapprocher de Castle Rock, un rocher en forme de doigt levé, vu dans beaucoup de pubs. D’ailleurs la région a inspiré beaucoup de cinéastes. John Wayne, encore lui !, joua ici les scènes de « Rio Grande ».
A 32 Kms de la jonction avec la 191, nous voici arrivés à la rando qui nous intéresse, à savoir Onion Creek Road. Il ne s’agit pas d’une rando à pied ; il suffit de suivre en voiture, cette route qui traverse la rivière à de nombreuses reprises. C’est assez ludique mais en cette saison et vu que la région n’a pas essuyé de gros orages depuis longtemps, le niveau de l’eau est vraiment très très bas. Les garçons quittent alors la piste et s’amusent à suivre carrément le lit de la rivière… C’est donc assez sportif…
19H30 : Nous sommes à présent sur la piste menant aux Fisher Towers, d’immenses et abruptes monolithes rouges aux formes dentelées. A cette heure correspondant au soleil couchant, ces tours s’embrasent et se teintent d’un rouge flamboyant se détachant dans un ciel bleu vif. Le tableau est magnifique… Ce n’est pas le premier mais on ne s’en lasse vraiment pas. Les garçons décident de randonner pendant 1H en suivant le chemin partant du parking.
21H45 : De retour à Moab, nous faisons le plein de boissons au City Market drôlement bien achalandé et allons souper au très renommé Moab Brewery à la déco très originale, aux serveurs très sympathiques, aux très bons plats variés et pas hors de prix… vraiment une adresse à recommander ! N’arrivant pas à bout du dessert hyper copieux, nous repartirons de là avec un doggy bag !
Je 9/7: Moab; Nuit à Moab
Voici ce qui était prévu au planning (125 Mi-200 Km) - Sunrise à Mesa Arch dans Island in the Sky (à 6H00) - Survol en avion (2H30) par la société Red Tail (330$/pers) - Island In The Sky - Dead Horse Point - retour à Moab par Shafer Trail+Potash Road+Route 279 (50Kms/3H) - Negro Bill Canyon??(6Kms/3H30 A-R) ou Onion Creek Road?? (en voiture:26Miles/2H A-R)
Voici ce que nous avons fait Nous n’avons pas le courage de nous lever suffisamment tôt pour le sunrise sur Mesa Arch qui a lieu à 6H00 Pour y arriver, il faut compter 1H de route depuis Moab et 15 minutes de marche !!...Il aurait donc fallu quitter Moab vers 4H45 !! Et là, je n’ai réussi à convaincre personne…
Début juin, j’ai réservé chez Red Tail Aviation, un survol en petit avion Cessna à partir de l’aérodrome de Moab. Nous y arrivons vers 8h00. De Moab, il faut compter +/-30 min pour y arriver. Le vol est prévu à 8h30. Le temps est splendide : soleil et ciel bleu avec quelques nuages blancs pas du tout menaçants…Bref, les conditions de vol semblent tellement optimum que j’en oublie malheureusement de donner, préventivement, à chacun un anti-nauséeux… Nous survolons pendant presque 3H, à basse altitude, les régions au- dessus de Canyonlands (Island in the sky + Needles + The Maze), de Capitol Reef N.P. et du Lac Powell jusqu’au Rainbow Bridge. C’est M-A-G-N-I-F-I-Q-U-E…Le co-pilote voulant lui-même réaliser un reportage photos, le pilote s’arrange pour nous placer sans cesse dans le meilleur angle pour avoir les vues optimales de chaque coin. Les appareils photo mitraillent sans cesse.
Qu’est-ce que Canyonlands ? Imaginez, aux Origines, un immense plateau, dominé par des sommets et des dizaines de cours d'eau dont le Colorado, qui chacun s'attaquent à ce plateau pour le labourer, le creuser, le raviner inexorablement, creusant dans la roche tendre de merveilleux canyons, et créant aussi une multitude d’arches et d’aiguilles rocheuses. Le Colorado pour éviter parfois le combat avec la roche dure, la contourne dans d’innombrables méandres. Le parc de Capitol Reef préserve un autre joyau de la nature : la Waterpocket Fold qui est un plissement gigantesque de la croûte terrestre, serpentant sur 160Km. Ce soulèvement impressionnant de roche multicolore s’est créé il y a 65 millions d’années ! Pour survoler le Lac Powell, nous redescendons vers le sud-ouest et revenons ainsi au-dessus de la région où nous étions encore 2 jours plus tôt. Le barrage construit à Page en 1963, sur le Colorado , a permis la naissance de ce lac artificiel s’étirant sur 300 Km . En effet, pendant 17 ans, les dizaines de canyons en amont se sont remplis peu à peu, d’eau provenant du Colorado et de ses affluents. Le paysage créé ainsi par l’homme est majestueux : d’énormes falaises rouges tombent dans ce lac d’un bleu profond, aux côtes très découpées . Il est dommage que ma fille, ayant le mal de l’air, n’en profitera pas pleinement !! Sans conteste, c’est l’un de nos meilleurs souvenirs… Vu le prix…heureusement !!
Vers 11H30, nous reprenons la voiture pour nous diriger vers Dead Horse Point SP que nous atteignons 1H plus tard (7$/véhicule). Il s’agit d’un promontoire situé à 600 mètres du vide à partir duquel on a une vue unique sur le plateau creusé d’une multitude de canyons ainsi que sur un méandre très photogénique du Colorado. Bien que nous l’ayons vu d’avion, nous apprécions vraiment ce parc et y restons une bonne heure à contempler la vue. Nous rencontrons aussi une famille habitant près de chez nous et avec laquelle, nous échangeons nos impressions de voyage ! Que le monde est petit !...
Nous reprenons le volant pour nous diriger maintenant vers la partie nord de Canyonlands, c.-à-d. Island in the Sky. Peu après le visitor center, nous nous arrêtons pour contempler le Shafer Trail et ses lacets vertigineux à flancs de montagne que nous comptons emprunter tout à l’heure pour retourner à Moab. Les garçons attendent ce moment depuis longtemps… (depuis qu’ils en ont vu des vidéos sur YouTube…)
Mais pour l’heure, nous partons à la découverte du parc. Nous suivons la route nous menant de point de vue en point de vue mais la magie attendue n’opère pas autant que prévu… Ce matin, les vues depuis l’avion volant à basse altitude étaient tellement extraordinaires que nous restons ici un peu sur notre faim… Peut-être étions-nous blasés ? Peut-être étions-nous fatigués ? Peut-être avions-nous trop le soleil dans les yeux ? Peut-être étions-nous trop pressés ou trop excités à l’idée d’entamer le Shafer Trail ?... Seule la rando jusque Mesa Arch sera appréciée à sa juste valeur...
17H30 : Le moment tant attendu est enfin arrivé : nous voilà à l’entame de la descente de la falaise en suivant cette piste utilisée autrefois à l’époque où les mines d’uranium étaient exploitées. Nous surplombons le vide de plusieurs centaines de mètres et cela sans parapet ! Mais c’est un peu comme les pistes de ski qui, vues de loin, semblent très pentues et qui, une fois que l’on est dedans, semblent nettement plus faciles… C’est donc sans vertige et sans réelle difficulté que nous arrivons en bas…
Nous commençons alors une autre piste, la White Rim Trail, tracée sur la plus basse terrasse du Canyon et espérons aller jusque Musselman Arch. Oui, mais là, les choses se corsent… La piste est vraiment en mauvaise état avec de gros cailloux à franchir…Et la route est encore longue. Nous préférons rebrousser chemin et nous avons bien fait car la suite ne va pas non plus être des plus faciles… En effet, après la descente de Shafer Trail, nous devons prendre la Potash Road censée être une piste en graviers, sans grosses difficultés, même pour des véhicules 4x2… Mais bien au contraire, elle s’avère être cahoteuse, très dégradée avec de nombreux trous et gros cailloux… Même notre AWD haut sur pattes peine un peu et nous devons rouler vraiment lentement en regardant où l’on place les roues pour ne pas toucher le bas de caisse ! Les garçons y prennent un certain plaisir… « Voilà une vraie piste » disent-ils… En définitive, le Shafer Trail nous a semblé bien facile en comparaison de la Potash Road… Nous mettons donc plus de temps que prévu pour parcourir les 13Miles et je suis contente d’arriver aux bassins de décantation des mines de potasse qui marquent la fin de cette piste.
De là, nous prenons alors la route 279 goudronnée, longeant des falaises plongeant dans le Colorado et offrant de splendides paysages. Nous passons à côté de la rando menant à Bowtie et Corona Archs que nous avons survolées en avion ce matin.
21H15 : Nous arrivons à Moab et allons manger près de l’hôtel, au resto italien Pasta Jay’s (très bon plat du jour)
Ve 10/7: Moab ; Nuit à Moab
Voici ce qui était prévu au planning (60 Mi-100 Km) - Arches N.P. (sunset à 20H45)
Voici ce que nous avons fait Ce matin, le ciel est partiellement nuageux. Heureusement que le vol en avion a eu lieu la veille ! Aujourd’hui, pas plus qu’hier, nous n’avons eu le courage de nous lever suffisamment tôt pour le sunrise sur Mesa Arch dans Island in the Sky. La fatigue du voyage se fait sentir…
Au programme : le parc Arches N.P. qui se situe à la sortie nord de Moab. Sur la droite, grimpe une route qui nous y amène. Voilà encore un parc qui a inspiré de nombreux cinéastes et metteurs en scène… Ça promet ! Ce petit parc contient le plus grand nombre d’arches naturelles au monde : 2000 ! dont 90 sont accessibles au public. Elles résultent de l’érosion des falaises et des crêtes rocheuses par la pluie, le froid, le gel dont la puissance est immense, le vent qui transporte du sable… Ces éléments attaquent la paroi de la roche au point le plus fragile, ce qui forme un trou qui augmente avec le temps. L’origine des arches est donc bien différente de celle des ponts naturels résultant de l’action d’un cours d’eau creusant un passage au travers d’une paroi rocheuse lui barrant la route. Les arches sont donc souvent exposées en hauteur pour être érodées tandis que les ponts naturels se retrouvent habituellement bien cachés au fond des canyons là où passent les rivières. Grâce à l'érosion qui poursuit lentement son travail de sape, de nouvelles arches se forment encore pendant que d'autres s'effondrent et meurent définitivement.
9H00 : Comment perdre du temps pourtant si précieux ??? Passés la guérite de l’entrée, nous nous rendons compte qu’il n’y a peut-être plus assez d’essence dans le réservoir. La route goudronnée qui traverse le parc du sud au nord fait quand même 70Kms aller-retour. Nous rebroussons donc chemin et retournons à Moab faire le plein !!! De retour à nouveau dans le parc, nous suivons la Scenic Drive en nous arrêtant aux différents points de vue la jalonnant. A son terme, commence la rando Devil’s Garden Trail. Nous y arrivons plus tard que prévu et le parking est plein… En tournant, nous finissons par trouver une place… A présent, le soleil frappe. C’est donc sac au dos que nous marchons (3Km/1H30 A-R) jusqu'à la plus grande arche du parc, la Landscape Arch, très spectaculaire avec ses 93 mètres de long. Elle est si mince et frêle qu’elle peut s’effondrer à tout instant. D’ailleurs pour la petite histoire, c’est elle qui aurait dû s’appeler Delicate Arch mais il y a eu confusion lors de l’attribution des noms… La chaleur nous accablant, nous renonçons à poursuivre plus loin jusqu’à Double O Arch et faisons demi-tour en passant néanmoins par Pine Tree Arch sous laquelle poussent des arbres. Il a beau faire chaud, il y a beaucoup de monde dans ce coin du parc et notamment des familles avec de jeunes enfants peinant à avancer, équipés pour tout le monde d’une seule bouteille d’eau tiédie par la température ambiante … Nous, nous sommes bien contents de pouvoir nous rafraichir avec de l’eau gardée bien froide grâce à nos poches isothermes enfermées dans nos sacs à dos ! De retour à la voiture, nous rebroussons chemin et nous arrêtons pour pique niquer près de Sand Dune Arch, facile d’accès et qui, comme son nom l’indique, est une arche dans le sable. Là, des enfants en ont fait leur terrain de jeux, et y jouent au football !
Nous poursuivons en voiture jusqu’à la partie dénommée Windows Section… Toujours autant de monde… Il est vrai que c’est un des plus beaux endroits du parc. Un court sentier mène à 3 arches différentes et un autre, plat et pas plus long, nous conduit à Double Arch, un ensemble de 2 arches reliées entre elles et formant un groupe massif impressionnant.
Puis, nous retournons vers l’entrée du parc en nous arrêtant notamment à Park Avenue, un ensemble de rochers de couleur rouge-orange, tellement hauts qu’ils font penser à des buildings longeant une rue… Il est 15H15. Nous décidons de rentrer à l’hôtel et de nous octroyer 2 bonnes heures de repos afin de reprendre des forces pour la rando prévue fin de journée... (piscine pour certains, l’eau du jacuzzi étant bien trop chaude pour pouvoir y entrer !) Nous dégustons aussi une délicieuse salade achetée au City Market.
18h00 : Ragaillardis, nous quittons l’hôtel… Retour à Arches N.P. et plus précisément au parking de Delicate Arch Trail. Il parait que c’est LA rando à ne surtout pas rater même si elle n’est pas des plus faciles ! En effet pour atteindre Delicate Arch, symbole de l’Utah sur toutes les plaques minéralogiques, il faut grimper sur du slickrock pendant 2Kms… Nous voilà prévenus… Moi, après la "balade" de la Wave, plus rien ne m’effraie !... A cette heure, il fait nettement moins chaud. Les garçons prennent rapidement de l’avance. nous, les filles, les voyons déjà au loin gravir la roche nue. Nous les suivons à notre rythme… Ils arrivent au sommet bien avant nous et s’inquiètent car ayant déjà mitraillé l’arche de nombreuses fois, la batterie de leur appareil photo vient de rendre l’âme, et ils comptent maintenant sur le mien ! Sans souci ni fatigue (la Wave m’a vraiment vaccinée), nous les rejoignons et admirons le spectacle avec eux… L’arche est située au bord d’un précipice avec en toile de fond, les montagnes de La Sal Mountains. La scène vaut vraiment le déplacement d’autant plus à cette heure où l’arche est éclairée par la douce lumière d'un beau coucher de soleil. Seules ombres au tableau : un malencontreux nuage qui va accélérer ce coucher de soleil et la foule massée en-dessous de l’arche difficilement délogeable malgré les huées des photographes ! Nous redescendrons en partie dans la pénombre, à la lumière de la lampe de poche que j’avais pris soin d’embarquer et croiserons bien des personnes entamant seulement l’ascension… Je me demande toujours ce qu’elles ont bien pu voir !
Nous souperons vers 21H45 au restaurant Zax Pizza (très bonnes pizzas) d’où nous repartirons avec les foulards semblables à ceux des cow-boys, servant de serviettes !...
Sa 11/7: Moab-Torrey ; Nuit à Torrey
Voici ce qui était prévu au planning (156 Mi-250 Km) - Arrêts à Little Wild Horse Canyon Goblin Valley S.P, Capitol Reef: Fruita Scenic Drive Points de vue Panorama Point, Sunset Pt et Goosenecks ...
Voici ce que nous avons fait
8H30 : Check-out et départ de Moab, le ciel est couvert. Ce soir, nous dormons près du parc de Capitol Reef.
Peu avant 10H30 : Arrivée a Little Wild Horse Canyon. Le temps est toujours un peu orageux. Il tombe d’ailleurs quelques gouttes. On s’arrête donc au visitor center de Goblin Valley. La ranger ne se mouille pas, c’est le cas de le dire. Elle ne conseille ni ne déconseille la rando dans ce slot canyon. On décide malgré tout de pousser jusque là pour voir si d’autres personnes s’y sont aventurées. Il y a 2 voitures sur le parking et on tente notre chance. Bien nous en a pris, la pluie cesse rapidement pour laisser place au soleil. Nous passons 1H à remonter le cours de cette rivière asséchée avant de faire demi-tour. Soit dit en passant, il est très amusant de se faufiler ainsi entre 2 falaises abruptes sans rester coincer.
13H00 : Arrêt rapide (45min) à Goblin Valley State Park (7$). Il fait très (trop) chaud, le soleil est au zénith et ça tape.
Ensuite route vers Torrey. Nous traversons un paysage lunaire, désertique et rocailleux. A partir de Hanksville, on longe les méandres de la Fremont River. On veut s’arrêter à Cainneville pour casser la croûte, à Mesa Farm Market plus exactement, réputé pour ses produits frais « homemade ». Manque de chance, le proprio vient de fermer la boutique (il est alors plus de 15H). En chemin on s’arrête pour regarder le gué qu’il faut passer pour rejoindre Cathedral Valley. Le niveau d’eau n’apparait pas élevé et pour le fun, les garçons veulent s’essayer à le passer. Mais vu l’heure bien avancée, j’arrive à les en dissuader. Arrêt à la Waterfall le long de la route 24. Beaucoup de gens s’y baignent mais l’eau trouble et rougeâtre de la Fremont River rebute ma fille qui décide finalement de ne pas y faire trempette. Arrêt le long de la passerelle en bois, aux pétroglyphes indiens gravés à même la falaise. Ils auraient plus de 1000 ans ! Ce n’est pas pour rien qu’ils sont assez effacés ! Tour rapide au visitor center pour voir la fameuse carte en 3D reconstituant les détails géologiques du parc.
Peu avant 16H00 : Arrivée à Fruita, ville fondée par les Mormons au XIXème siècle qui irriguèrent ici des vergers et où on espère cueillir quelques fruits. Il parait que c’est autorisé ! (le ventre est vide depuis le déjeuner). Malheureusement nous ne voyons que des fruits encore verts sur les arbres. D’autres seraient-ils passés avant nous ?? Même les biches soit disant en grand nombre autour de cet oasis, ne sont pas présentes en abondance. On se dépêche d’aller à la ferme Gifford, pour enfin se restaurer. Bof ! Il ne reste que des glaces. Le ventre vide, nous nous engageons sur la Scenic Drive longeant la Waterpocket Fold, mais les pistes semblent tristounettes : le ciel s’est obscurci complètement. Sans soleil, les rochers on perdu leur belle couleur rouge. On pénètre dans Capitol Gorge en espérant apercevoir quelques desert bighorns… Aucun à l’horizon ! On s’aventure à pied sur le chemin de Pionner Register et moi par manque de chance, je me tords la cheville sur le premier caillou venu… Retour anticipé à la voiture pour mettre de la glace immédiatement (la glacière en est pleine). Les enfants poursuivront sans moi jusqu’au rocher où les pionniers, au XIXème siècle, gravaient leur noms avant de s’aventurer à traverser la Waterpocket Fold, l’immense barrière rocheuse de 100 Mi de long, créée il y a 65 millions d'années. Bref, fin de journée plutôt morose et toujours le ventre vide. Capitol Reef vu du sol ne nous a pas émerveillés, c’était beaucoup plus beau vu d’avion. Le soleil daignera quand même faire une apparition furtive, au lieu-dit Sunset Point. Et là, nous serons enfin subjugués par la palette de couleurs qui nous est offerte au soleil couchant. De plus, nous y serons pratiquement seuls. Quel calme devant ce paysage coloré!
Check in rapide au motel Austin Chuckwagon (chambre très bien et la moins onéreuse du séjour). Et enfin nous nous régalerons d’un bon repas très copieux au Cafe Diablo. Nous n’arriverons pas à avaler entièrement les desserts pourtant délicieux. On n’avait jamais vu des coupes de glace aussi énormes.
Di 12/7: Torrey-Tropic ; Nuit au Ruby’s Inn
Voici ce qui était prévu au planning (165 Mi-265 Km) - Piste Notom Bullfrog Road(31Miles/1H30 entre la route 24 et la bifurcation pour Burr Trail), Strike Valley Overlook (1H), Piste Burr Trail (36Miles/1H30 entre la bifurcation avec la Notom Bullfrog et Boulder) - arrêt à Boulder : musée Anasazi - Route 12 avec incursion ds Hole-in-the-Rock Road ?? Ou Kodachrome Basin?? et Cottonwood Canyon Rd ?? - Près de Tropic : rando Mossy Cave (1, 5Km/1H A-R)
Voici ce que nous avons fait
9H30 : Départ du motel plus tard que prévu. Nous avions tous besoin d’une nuit plus longue que d’habitude. Avant de quitter définitivement Torrey, petite halte au magasin de souvenirs du coin (Trading Post) pour acheter chapeau de cow boy et autres babioles. Heureusement ma cheville n’est pas gonflée et elle tiendra la route pour les randos à venir. Après plusieurs hésitations nous décidons de ne pas faire la Notom Bullfrog Road sans grand intérêt visuellement parlant, mais plutôt de faire le Burr Trail aller- retour en nous disant que les vues sont différentes d’un sens à l’autre. La 1ère partie de la piste (jusqu’à Long Canyon) est goudronnée et est la plus belle. Le soleil est à nouveau présent et les couleurs de la roche sont bien resplendissantes. Nous poursuivons jusqu’aux switchbacks que nous descendons (nous sommes ainsi passés à travers la Waterpocket Fold, vous savez : l'immense barrière rocheuse ) jusqu’au croisement avec la Notom Bullfrog Road avant de faire demi-tour. Nous ne faisons pas le morceau de piste Upper Muley Twist Canyon qui conduit au point de vue Strike Valley Overlook. D’une part, nous n’avons qu’un AWD et pas un vrai 4WD (inutile de prendre un risque) et d’autre part, nous avons tellement bien vu la Waterpocket Fold depuis l’avion que nous ne jugeons plus le point de vue indispensable.
Au retour : pause-dîner d’une heure, au resto situé au début du Burr Trail. Très bons quesadillas…Sur la terrasse en sortant, j’ai la chance d’apercevoir brièvement un oiseau mouche se désaltérant à l’abreuvoir spécialement disposé pour ce genre de volatile. Pas le temps de sortir l’appareil photo, il est déjà parti… Vu l’heure (15H45), nous zappons la visite au musée Anasazi de Boulder et filons sur la route 12 en admirant les paysages jusque Escalante. Cette route est réputée pour être une des plus belles de l’Ouest : c’est une Scenic Byway. Et en effet, elle serpente au sommet d’une crête avec de chaque côté le vide et des points de vue superbes sur des canyons creusés dans la roche blanche et jaune. La pause-café au Kiva Koffehouse bénéficiant de ce cadre splendide, sera annulée : il ouvre jusque 16h et il est …16h15 !
Nous nous engageons alors dans la piste Hole-in-the-Rock Road, très facile jusque Devil’s Garden. Nous nous y promenons au milieu des arches et gros champignons dressés, sur fond de ciel couleur bleu pétant. Nous sommes seuls sur le site. Demi-tour pour reprendre la route 12 jusque Cannonville où nous nous arrêtons pour visiter Kodachrome Basin. Il est 19H, le soleil décline et les couleurs sur les roches multicolores sont splendides. Nous sommes ici aussi pratiquement seuls. Nous parcourons à pied Nature Trail( malheureusement à l’ombre) et Grand Parade Trail et allons en voiture admirer l’énorme monolithe appelé Chimney Rock. Tous ces hauts doigts dressés, sorte de geysers pétrifiés (pour parler « soft » !), disséminés dans le parc sont étranges.
Le reste de la route 12 pour aller jusqu’à l’entrée du parc Bryce Canyon est magnifique : passé Tropic, on aperçoit déjà des hoodoos couleur saumon. Il est trop tard pour entamer la rando Mossy Cave, le soleil est couché. Nous arrivons une fois de plus, tard, à notre hôtel, le Ruby’s Inn. Après le check- in et quelques courses au general store, pour le déjeuner du lendemain, nous filons au resto où nous avons la chance d’obtenir une table rapidement (vu l’heure : presque 22H, il n’y a plus foule). Sachant qu’ici c’est plus l’usine à touristes qu’un resto au menu raffiné, nous choisissons un plat simple qui n’occasionne aucune mauvaise surprise.
La suite sur le post suivant : voyageforum.com/...ost=2865731;#2865731 Elle décrit les étapes suivantes:
Lu 13/7: Bryce Canyon N.P. ; Nuit au Ruby’s Inn
Ma 14/7: Tropic-Zion-L.V. ; Nuit à Las Vegas
- Springdale ( Zion N.P.) - Valley of Fire S.P. ( à faire fin de journée)
Me 15/7: Las Vegas ; Nuit à Las Vegas
Je 16/7: L.V.-Death Valley ; Nuit à Furnace Creek Ranch (ds Death Valley)
- Visite de Death Valley
Ve 17/7: Death Valley-Lee Vining; Nuit à Lee Vining
- Visite Death Valley - Arrêt à Mammouth Lakes?? - Visite Bodie (ville-fantôme) ?? - Coucher de soleil à Mono Lake
Sa 18/7: Lee Vining- Yosémite ; Nuit à Oakhurst
- Visite Bodie (ville-fantôme) - Arrêt à Saddlebag Lake - Tioga Pass : rando Tuolumne Meadows (1H30) arrêt à Tenaya Lake Olmsted Point - Visite Vallée Yosémite - Coucher de soleil à Glacier¨Point
Di 19/7: Yosémite N.P. ; Nuit à El Portal
- rando Mariposa Grove (forêt de séquoias géants) (2.5 à 8 Kms/ 1 à 4H) - rando Panorama Trail ( de Glacier Point à Curry Village :14Kms/6 à 8H) ou Vernal Fall( jusqu’au sommet : 5Kms/3H A-R) ou+Nevada Fall (jusqu’au sommet : 11Kms/6H A-R)
Lu 20/7: Retour à S.F. par Tiburon , Sausalito, Golden Gate Bridge ; Nuit dans l’avion
- Sausalito - décollage à 18H50 (S.F.-Londres- Bruxelles)
Ma 21/7: Arrivée à Bruxelles à 16H30
Retour de 2 semaines en Jamaïque English translation pending
Bonjour à tous
Je reviens d'un très beau voyage de 2 semaines en Jamaïque (en décembre). si vous voulez des infos et conseils, n'hésitez pas à me contacter.
Je reviens d'un très beau voyage de 2 semaines en Jamaïque (en décembre). si vous voulez des infos et conseils, n'hésitez pas à me contacter.
Apologie du sud-ouest des États-Unis en hiver English translation pending
APOLOGIE DU SOUTHWEST EN HIVER
Tout d’abord, ceci n’est pas un carnet, car il n’y est absolument pas tenu compte des dates, des hébergements, des distances et autres détails qui d’une période à l’autre ne changent guère et sont largement répertoriés dans des carnets ou des sites comme celui D’Itat, que je remercie grandement au passage. Seule précision importante, c’est que nous y étions en février. Je remercie aussi chaleureusement Sedonax pour son site très riche Ouest USA, qui m'a permis de contacter les paria outfitters que sont Steeve et Susan, ainsi que de découvrir Altstrom point, à Page.
Parmi les nombreux carnets que j’ai eu l’occasion de découvrir, sur le sud-ouest des Etats-Unis visité en été, il ne s’est pas passé une fois sans que les voyageurs ne se plaignent de la chaleur, de cette chaleur pesante, étouffante, suffocante, qui vous donne l’impression de fondre sur place, de carrément vous liquéfier spontanément, malgré les litres d’eau que vous ingérez, celle que les autorités américaines surnomment « HEAT CAN KILL » !!!!!!
Certains guerriers grecs qui sévissent sur ce forum sont des ardents défenseurs de la chaleur surtout à MOAB!!!! Et comme je ne suis pas à moitié taquine, j'ai décidé de prendre le contre pied de cette position, et surtout de ne pas parler de Moab.
La chaleur, on dirait une bête sournoise, vicieuse, malveillante qui vous prend toute votre énergie, sans vous laisser aucun répit. (Certain dirait que ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort. C'est vrai!!!!!) Mais si ! Le répit arrive quand la chaleur s’éloigne, et qu’arrive AVEC LE PLUS GRAND BONHEUR la fin de la journée, vers 17h. Vous pouvez alors espérer quelques mansuétudes climatiques et profiter des derniers rayons du soleil pour, vite, faire quelques ballades avant 22h.
Voilà ce qui vous guette à las Vegas, à Monument valley, et à Death valley en été.
Alors qu’en hiver, en hiver, hummmmmmmmm !!!!!!!!!!!!!!!!!!! Je sais ! Vous pourriez objecter qu’il y a le printemps, ou l’automne ! Peut-être !
Mais l’hiver, ah l’hiver et son air revigorant, revivifiant ! Que du bonheur qui vous rend plus énergique, plus rapide dans vos gestes, plus empressés aussi.......d'aller prendre un bon chocolat chaud avec beaucoup de crème!!!!!!
La chose la plus importante que je tiens à signaler concernant l’hiver dans le southwest des Etats-Unis, c’est QU’IL NE FAIT PAS CHAUD !!!!!!!!!!!!
A las Vegas, dans la nuit de notre arrivée : 5°C ! 16°C l’après midi. Ce n’est pas beau ça !!!!!! Pas une goutte de sueur, pas d’impression de tête qui explose à cause de l’ensoleillement intense, pas de manque d’entrain du à cette insupportable chaleur et pas de besoin impératif d’aller farnienter aux abords d’une piscine. Vous profitez à fond de votre journée. Visites, shopping, restaurants, spectacles du cirque du soleil. Zen !!! Entre parenthèses "le rêve" c'est génial, spectaculaire, grandiose. A aller voir absolument!
En été les piscines sont bondées, et il est difficile d’y trouver de la place. Au contraire, en hiver, les piscines pour la plupart extérieures sont très peu fréquentées, voire vides, va savoir pourquoi, et il y a plein de places de disponibles. Pendant la journée, vous vous déplacez normalement sans avoir besoin de vous abriter du soleil. Au contraire, vous profitez à fond de chacun de ses rayons.
Le soir, chaudement couvert, vous assistez aux différentes animations que sont les fontaines du bellagio, les pirates du Treasure island, l'éruption du volcan du mirage, et là personne n’a envie de se faire mouiller. Bon à part ça, Las Vegas reste LAS VEGAS, avec son cortège de lumières, de shows, d’hôtels tous plus rutilants les uns que les autres, et ce gaspillage d’eau et d’énergie sans limite. Bref : Las Vegas !
Une fois quittée las Vegas, direction le grand canyon. Petit détour pour voir le HOOVER dam. Puis nuit à Tusayan. Il fait un je ne sais quoi qui vous pousse à avancer plus vite, à vous frotter énergiquement vos mains gantées, à émettre des brrrr. Oserais-je dire que c’est pour se réchauffer ! Peut-être !
5°C la journée, -7°C la nuit. …………… d’autant plus que le soleil se couche vers 18h, au lieu de 22h en été ! Indubitablement, il ne fait pas chaud ! Certains ont trouvé qu’il faisait froid. Mais quand on a visité le Sud Lipez bolivien en hiver, on ne craint plus rien !!!!!!!!!!!! Contrairement à la Bolivie en hiver, aux USA, les hôtels sont chauffés et même bigrement chauffés!!! Un vrai bonheur que de rencontrer ces havres de paix après vos visites.
On est même paré le lendemain pour un tour en hélicoptère au dessus du grand canyon. Sublimissime !!! De la neige, qui deci dela saupoudre les roches, telle du sucre vanillé !!! Miam! Miam ! Mais la grande majorité des canyons gardent leurs couleurs naturelles. 50 minutes de vol, pour 30 mn au dessus du grand canypn, dans un hélicoptère tout confort : l’Ecostar !



La piste d'atterrissage et de décollage elle même est tapissée de blanc.

Quelques ressentis de ce voyage dans le sud ouest des USA en hiver.
Dans les parcs, nous avons eu des températures négatives le matin et le soir, mais tout à fait acceptables dans la journée ( entre 40 et 50°F selon la voiture). Va falloir faire les conversions en degrés celcius tout seul comme des grands!!!!!
Au grand canyon, nous avons vraiment apprécié d'y avoir visité un maximum de points de vue, aussi bien entre hermit rest et grand canyon village que du côté est, sur la désert view drive.
A mohave point,
Mohave point, au coucher de soleil
Puis sur la desert view drive,


Vu l'immensité du site, ces points de vue permettent d'avoir des angles de vue vraiment différents, avec vues sur le Colorado ou pas d'avoir plus de chance de rencontrer des animaux.

Des élans, "elks" en anglais, entrain de brouter près de la route qui mène à maricopa point.
A ceux qui ont lu mes pérépéties dans les andes, cela ne vous rappelle pas une certaine vigogne?
"Mais qu'est-ce qu'elle a à me photographier comme cela, cette paparazzi?" semble-t-il me dire. "Eh, je ne suis pas une starlette de vegas!!!!"
En outre, le fait d'avoir fait le tour en hélicoptère de 50 mn, nous a permis d'avoir une vue du ciel complémentaire. Ceci dit, heureusement que nous avions choisi le tour de 50 mn, car le survol commence et finit par 10 mn au dessus de la forêt, aller et retour, ce qui est d'un intérêt discutable!!!! Voir le grand canyon des 2 côtés est et ouest puis du ciel, c'est comme visité les chutes d'Iguazú côté brésilien et côté argentin, puis du ciel en hélicoptère, et enfin d'en bas dans un jetboat. Ce sont des vues complémentaires. Il me reste à descendre le colorado en rafting pour compléter mon expérience du grand canyon. Peut-être dans une autre vie?
La désert view drive se poursuit pour rejoindre les villes de Page ou de Kayenta menant à Monument valley. C'est une route panoramique et de nombreux arrêts photographiques s'imposent. Ceci ne ressemble t-il pas au gâteau chocolat rencontré dans la quebrada del toro en Argentine?

Pour ce qui est de Monument Valley, dormir au View est un vrai plus, et je suis très contente d'avoir pris les chambres avec star view. Assister au lever et au coucher du soleil sur les 3 soeurs, ( the 3 sisters) de sa chambre, un pur bonheur!!! Surtout que les températures extérieures sont au dessous de 0°C!!!! Mais si en plus, vous avez le courage d'aller sur la terrasse du view ou sur le parking pour admirer l'ensemble du paysage alors le spectacle est encore plus fantastique.
Il y a plein de monolithes, de mesas ou buttes gigantesques dans ce parc, qui valent vraiment d'être valorisés ,

Et celle là près du parking du view, n'est-elle pas imposante? Ne semble-t-elle pas monter la garde devant les habitations des employés du view?
C'est vrai, c'est la photo des 3 buttes rendues célèbres par les westerns qui a fait le tour du monde.
Si vous voulez profitez de toutes la splendeur du lever du soleil, il faut faire le sacrifice de se lever tôt! Très tôt!!!! Pour un lever de soleil prévu à 7h10, de splendides couleurs bleutées, orangées, rosées, sont observables dans le ciel mettant en contraste les buttes restées dans le noir dès 6h15!

Puis le soleil se lève. Vu de la chambre,
Vue de la terrasse du view,
Ceci dit, en été, c'est encore plus tôt!! Et le soir, une fois le soleil couché à 18h10, et non à 22h comme en été , vous pouvez encore vous offrir le luxe de rester assister à la lente métamorphose du ciel qui se pare de jaune, rouge, violet, orange, bleu, rose, parfois successivement , parfois en même temps, donnant lieu à un spectacle s'étalant sur au moins 3/4H, avant de s'assombrir complètement. En été, cela vous obligerait à aller dormir vers 23h pour vous lever vers 4 ou 5h du mat, pour assister à l'ensemble des 2 spectacles dans leur intégralité !!! Bouhhhhhhhhh!!!
Pour ce qui est du dîner au view, étant donné que l'hôtel appartient à une famille Navajo, vous pouvez découvrir des mets traditionnels navajos. Nous avons eu le mérite d'avoir testé!!! L'histoire ne retiendra pas notre opinion à ce sujet.
En quittant, Monument Valley, faire le détour vers Mexican hat, pour découvrir le drôle de chapeau qui lui donne son nom.
Puis juste avant mexixan hat, vous pouvez aller voir le goosenecks state park qui vaut vraiment le coup." La San Juan river à creusé la montagne pendant des millénaires, lui donnant cette forme si particulière de cous d'oies qui se succèdent, et au milieu de ces cous d'oies, serpente inlassablement, la rivière dont le vert tranche nettement avec les différentes strates noires de la montagne." (il me semble que c'est Sedonax qui a dit cela sur son site ou quelqu'un d'autre que j'ai du lire ???????)

Merci à Sedonax pour les infos de son site ouest USA qui nous ont facilement permis de trouver tout cela.
Un premier cou d'oie,
Puis un autre cou d'oie!
Si en plus, vous avez le courage de poursuivre et de prendre la moki dugway, piste pleine de graviers s'enroulant autour de la montagne, grimpant inexorablement, tournant, s'incurvant, se rétrécissant, s'élargissant pour vous permettre finalement d'arriver tout en haut, afin de pouvoir vous rendre à muley point, et si vous avez la chance d'avoir un 4x4, alors vous pourrez arriver au bout de cette piste de 6 km en terre battue, souvent boueuse, à cause de la neige qui fond, et qui n'a rien à envier aux pistes des parcs du nord Chili ou du sud lipez. (Cette info m'a été fourni aussi sur le forum mais je ne sais plus par qui, en tout cas merci!)
la moki dugway, avec des traces de neige
Puis muley drive point, piste en terre battue avec des traces de neige tout autour, digne de celles rencontrées en argentine, ou au Chili ou encore en Bolivie en hiver austral 2012.

Et lá!!!!! Wouah! Vous avez une vue imprenable sur toutes la vallée, que vous venez de quitter. Vous voyez monument vallée au loin, la valley of the gods, le goosenecks state park, etc....
Je n'hésite pas à aller très près du bord pour les photos, pendant que mon mari plus sage, prend des photos de loin.
Il vaut mieux ne pas souffrir du vertige, c'est certain! Mais qu'elle aventure pour y arriver!

Voilà! Mon compte rendu tout à fait subjectif, s'arrête là pour le moment.
A+
Tout d’abord, ceci n’est pas un carnet, car il n’y est absolument pas tenu compte des dates, des hébergements, des distances et autres détails qui d’une période à l’autre ne changent guère et sont largement répertoriés dans des carnets ou des sites comme celui D’Itat, que je remercie grandement au passage. Seule précision importante, c’est que nous y étions en février. Je remercie aussi chaleureusement Sedonax pour son site très riche Ouest USA, qui m'a permis de contacter les paria outfitters que sont Steeve et Susan, ainsi que de découvrir Altstrom point, à Page.
Parmi les nombreux carnets que j’ai eu l’occasion de découvrir, sur le sud-ouest des Etats-Unis visité en été, il ne s’est pas passé une fois sans que les voyageurs ne se plaignent de la chaleur, de cette chaleur pesante, étouffante, suffocante, qui vous donne l’impression de fondre sur place, de carrément vous liquéfier spontanément, malgré les litres d’eau que vous ingérez, celle que les autorités américaines surnomment « HEAT CAN KILL » !!!!!!
Certains guerriers grecs qui sévissent sur ce forum sont des ardents défenseurs de la chaleur surtout à MOAB!!!! Et comme je ne suis pas à moitié taquine, j'ai décidé de prendre le contre pied de cette position, et surtout de ne pas parler de Moab.
La chaleur, on dirait une bête sournoise, vicieuse, malveillante qui vous prend toute votre énergie, sans vous laisser aucun répit. (Certain dirait que ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort. C'est vrai!!!!!) Mais si ! Le répit arrive quand la chaleur s’éloigne, et qu’arrive AVEC LE PLUS GRAND BONHEUR la fin de la journée, vers 17h. Vous pouvez alors espérer quelques mansuétudes climatiques et profiter des derniers rayons du soleil pour, vite, faire quelques ballades avant 22h.
Voilà ce qui vous guette à las Vegas, à Monument valley, et à Death valley en été.
Alors qu’en hiver, en hiver, hummmmmmmmm !!!!!!!!!!!!!!!!!!! Je sais ! Vous pourriez objecter qu’il y a le printemps, ou l’automne ! Peut-être !
Mais l’hiver, ah l’hiver et son air revigorant, revivifiant ! Que du bonheur qui vous rend plus énergique, plus rapide dans vos gestes, plus empressés aussi.......d'aller prendre un bon chocolat chaud avec beaucoup de crème!!!!!!
La chose la plus importante que je tiens à signaler concernant l’hiver dans le southwest des Etats-Unis, c’est QU’IL NE FAIT PAS CHAUD !!!!!!!!!!!!
A las Vegas, dans la nuit de notre arrivée : 5°C ! 16°C l’après midi. Ce n’est pas beau ça !!!!!! Pas une goutte de sueur, pas d’impression de tête qui explose à cause de l’ensoleillement intense, pas de manque d’entrain du à cette insupportable chaleur et pas de besoin impératif d’aller farnienter aux abords d’une piscine. Vous profitez à fond de votre journée. Visites, shopping, restaurants, spectacles du cirque du soleil. Zen !!! Entre parenthèses "le rêve" c'est génial, spectaculaire, grandiose. A aller voir absolument!
En été les piscines sont bondées, et il est difficile d’y trouver de la place. Au contraire, en hiver, les piscines pour la plupart extérieures sont très peu fréquentées, voire vides, va savoir pourquoi, et il y a plein de places de disponibles. Pendant la journée, vous vous déplacez normalement sans avoir besoin de vous abriter du soleil. Au contraire, vous profitez à fond de chacun de ses rayons.
Le soir, chaudement couvert, vous assistez aux différentes animations que sont les fontaines du bellagio, les pirates du Treasure island, l'éruption du volcan du mirage, et là personne n’a envie de se faire mouiller. Bon à part ça, Las Vegas reste LAS VEGAS, avec son cortège de lumières, de shows, d’hôtels tous plus rutilants les uns que les autres, et ce gaspillage d’eau et d’énergie sans limite. Bref : Las Vegas !
Une fois quittée las Vegas, direction le grand canyon. Petit détour pour voir le HOOVER dam. Puis nuit à Tusayan. Il fait un je ne sais quoi qui vous pousse à avancer plus vite, à vous frotter énergiquement vos mains gantées, à émettre des brrrr. Oserais-je dire que c’est pour se réchauffer ! Peut-être !
5°C la journée, -7°C la nuit. …………… d’autant plus que le soleil se couche vers 18h, au lieu de 22h en été ! Indubitablement, il ne fait pas chaud ! Certains ont trouvé qu’il faisait froid. Mais quand on a visité le Sud Lipez bolivien en hiver, on ne craint plus rien !!!!!!!!!!!! Contrairement à la Bolivie en hiver, aux USA, les hôtels sont chauffés et même bigrement chauffés!!! Un vrai bonheur que de rencontrer ces havres de paix après vos visites.
On est même paré le lendemain pour un tour en hélicoptère au dessus du grand canyon. Sublimissime !!! De la neige, qui deci dela saupoudre les roches, telle du sucre vanillé !!! Miam! Miam ! Mais la grande majorité des canyons gardent leurs couleurs naturelles. 50 minutes de vol, pour 30 mn au dessus du grand canypn, dans un hélicoptère tout confort : l’Ecostar !




La piste d'atterrissage et de décollage elle même est tapissée de blanc.

Quelques ressentis de ce voyage dans le sud ouest des USA en hiver.
Dans les parcs, nous avons eu des températures négatives le matin et le soir, mais tout à fait acceptables dans la journée ( entre 40 et 50°F selon la voiture). Va falloir faire les conversions en degrés celcius tout seul comme des grands!!!!!
Au grand canyon, nous avons vraiment apprécié d'y avoir visité un maximum de points de vue, aussi bien entre hermit rest et grand canyon village que du côté est, sur la désert view drive.
A mohave point,

Mohave point, au coucher de soleil

Puis sur la desert view drive,



Vu l'immensité du site, ces points de vue permettent d'avoir des angles de vue vraiment différents, avec vues sur le Colorado ou pas d'avoir plus de chance de rencontrer des animaux.
Des élans, "elks" en anglais, entrain de brouter près de la route qui mène à maricopa point.

A ceux qui ont lu mes pérépéties dans les andes, cela ne vous rappelle pas une certaine vigogne?

"Mais qu'est-ce qu'elle a à me photographier comme cela, cette paparazzi?" semble-t-il me dire. "Eh, je ne suis pas une starlette de vegas!!!!"

En outre, le fait d'avoir fait le tour en hélicoptère de 50 mn, nous a permis d'avoir une vue du ciel complémentaire. Ceci dit, heureusement que nous avions choisi le tour de 50 mn, car le survol commence et finit par 10 mn au dessus de la forêt, aller et retour, ce qui est d'un intérêt discutable!!!! Voir le grand canyon des 2 côtés est et ouest puis du ciel, c'est comme visité les chutes d'Iguazú côté brésilien et côté argentin, puis du ciel en hélicoptère, et enfin d'en bas dans un jetboat. Ce sont des vues complémentaires. Il me reste à descendre le colorado en rafting pour compléter mon expérience du grand canyon. Peut-être dans une autre vie?
La désert view drive se poursuit pour rejoindre les villes de Page ou de Kayenta menant à Monument valley. C'est une route panoramique et de nombreux arrêts photographiques s'imposent. Ceci ne ressemble t-il pas au gâteau chocolat rencontré dans la quebrada del toro en Argentine?


Pour ce qui est de Monument Valley, dormir au View est un vrai plus, et je suis très contente d'avoir pris les chambres avec star view. Assister au lever et au coucher du soleil sur les 3 soeurs, ( the 3 sisters) de sa chambre, un pur bonheur!!! Surtout que les températures extérieures sont au dessous de 0°C!!!! Mais si en plus, vous avez le courage d'aller sur la terrasse du view ou sur le parking pour admirer l'ensemble du paysage alors le spectacle est encore plus fantastique.
Il y a plein de monolithes, de mesas ou buttes gigantesques dans ce parc, qui valent vraiment d'être valorisés ,


Et celle là près du parking du view, n'est-elle pas imposante? Ne semble-t-elle pas monter la garde devant les habitations des employés du view?

C'est vrai, c'est la photo des 3 buttes rendues célèbres par les westerns qui a fait le tour du monde.

Si vous voulez profitez de toutes la splendeur du lever du soleil, il faut faire le sacrifice de se lever tôt! Très tôt!!!! Pour un lever de soleil prévu à 7h10, de splendides couleurs bleutées, orangées, rosées, sont observables dans le ciel mettant en contraste les buttes restées dans le noir dès 6h15!

Puis le soleil se lève. Vu de la chambre,

Vue de la terrasse du view,

Ceci dit, en été, c'est encore plus tôt!! Et le soir, une fois le soleil couché à 18h10, et non à 22h comme en été , vous pouvez encore vous offrir le luxe de rester assister à la lente métamorphose du ciel qui se pare de jaune, rouge, violet, orange, bleu, rose, parfois successivement , parfois en même temps, donnant lieu à un spectacle s'étalant sur au moins 3/4H, avant de s'assombrir complètement. En été, cela vous obligerait à aller dormir vers 23h pour vous lever vers 4 ou 5h du mat, pour assister à l'ensemble des 2 spectacles dans leur intégralité !!! Bouhhhhhhhhh!!!
Pour ce qui est du dîner au view, étant donné que l'hôtel appartient à une famille Navajo, vous pouvez découvrir des mets traditionnels navajos. Nous avons eu le mérite d'avoir testé!!! L'histoire ne retiendra pas notre opinion à ce sujet.
En quittant, Monument Valley, faire le détour vers Mexican hat, pour découvrir le drôle de chapeau qui lui donne son nom.

Puis juste avant mexixan hat, vous pouvez aller voir le goosenecks state park qui vaut vraiment le coup." La San Juan river à creusé la montagne pendant des millénaires, lui donnant cette forme si particulière de cous d'oies qui se succèdent, et au milieu de ces cous d'oies, serpente inlassablement, la rivière dont le vert tranche nettement avec les différentes strates noires de la montagne." (il me semble que c'est Sedonax qui a dit cela sur son site ou quelqu'un d'autre que j'ai du lire ???????)

Merci à Sedonax pour les infos de son site ouest USA qui nous ont facilement permis de trouver tout cela.
Un premier cou d'oie,

Puis un autre cou d'oie!

Si en plus, vous avez le courage de poursuivre et de prendre la moki dugway, piste pleine de graviers s'enroulant autour de la montagne, grimpant inexorablement, tournant, s'incurvant, se rétrécissant, s'élargissant pour vous permettre finalement d'arriver tout en haut, afin de pouvoir vous rendre à muley point, et si vous avez la chance d'avoir un 4x4, alors vous pourrez arriver au bout de cette piste de 6 km en terre battue, souvent boueuse, à cause de la neige qui fond, et qui n'a rien à envier aux pistes des parcs du nord Chili ou du sud lipez. (Cette info m'a été fourni aussi sur le forum mais je ne sais plus par qui, en tout cas merci!)
la moki dugway, avec des traces de neige

Puis muley drive point, piste en terre battue avec des traces de neige tout autour, digne de celles rencontrées en argentine, ou au Chili ou encore en Bolivie en hiver austral 2012.

Et lá!!!!! Wouah! Vous avez une vue imprenable sur toutes la vallée, que vous venez de quitter. Vous voyez monument vallée au loin, la valley of the gods, le goosenecks state park, etc....

Je n'hésite pas à aller très près du bord pour les photos, pendant que mon mari plus sage, prend des photos de loin.

Il vaut mieux ne pas souffrir du vertige, c'est certain! Mais qu'elle aventure pour y arriver!

Voilà! Mon compte rendu tout à fait subjectif, s'arrête là pour le moment.
A+
Avis sur circuit autotour de quinze jours dans l'ouest des États-Unis? English translation pending
Bonjour, nous souhaitons partir (3 adultes + 2 enfants) cet été, au mois d'aout dans l'ouest des USA avec une extension de New-York. Voici, notre itinéraire, établi avec un voyagiste:
J1: Bordeaux- Phoenix
J2/J3: Grand Canyon
J4: Monument Valley
J5/J6: Page
J7: Bryce Canyon
J8: Springdale
J9: Las Vegas
J10/J11/J12: San Francisco
J13/J14/J15: New York
Pour nous 5, le voyagiste nous a fait un devis à 12300 € comprenant:
- les vols France/USA + les vols intérieurs Las Vegas/San Franscico-- San Francisco/ New York
- la location de la voiture de J1 à J9
- la réservation des hotels.
Qu'en pensez-vous au niveau du tarif et du circuit?
De plus, nos enfants auront 6 1/2 ans et 8 3/4 ans au moment du départ et ce sera notre 1er voyage de ce style.
Je vous remercie d'avance pour vos réponses que j'attends avec impatience !!!
Avis sur un circuit de trois semaines en Floride en été 2012 English translation pending
Bonjour,
Après avoir parcouru de nombreux posts et de superbes blogs (bravo Noémie, cendriion!), je me lance dans ma première demande.
Nous sommes une famille de 4 (dont 2 enfants de 5 et 8ans) et nous comptons partir en Floride l'été 2012 (début juillet) pour un autotour.
Nos principaux objectifs sont :
- Mixer les points incontournables (Miami, Key West, Orlando) et la découverte du côté nature de la Floride (plages sauvages, sources, animaux, ...) ;
- Eviter les grands parcours en voiture pour les enfants ;
- Etapes si possibles dans des hôtels, Motels ou B&B avec du charme et près de lieux intéressants pour une petite activité nocturne familiale (resto + balade)
Sur base de mes différentes lectures, j'ai confectionné le circuit suivant. pourriez-vous me donner vos avis et conseils sur celui-ci ainsi que sur les questions en fin de post. Merci !!!!🙂
Séjour: 20 jours, 19 nuits. Arrivée Miami et départ Orlando (avec option1 : 19jours et 18 nuits)
Arrivée à Miami
3 nuits à Miami:
- visite ville, quartier art déco, plages, ...
2 nuits à Key West :
- Traversée des Cayes avec un premier arrêt dans les Everglades (entrée Homestead). Arrivée à Key West : 1ère nuit
- Visite Key West. 2ème nuit
1 nuit à Key Largo :
- Remontée des Cayes avec des arrêts à planifier. 1 nuit à Key Largo
3 nuits à Fort Myers Beach ou Naples :
- Traversée des Everglades avec arrêts (Shark Valley ou Big Cypress National reserve) et arrivée à FMB ou Naples. 1ère nuit
- Découverte des plus belles plages de la région d’hébergement + repos. 2ème nuit
- Excursion vers Sanibel, Captiva ou maison d’Edison à Fort myers. 3ème nuit
2 nuits région de Tampa (St Peter beach ?) ou 3 nuits (option1)
- Remontée vers la région de Tampa avec arrêt à Sarasota ( Siesta Key beach et/ou Ringling museum). Arrivée à St Pete Beach. 1ère nuit
- Excursion vers Fort Soto Beach, Caladesi Island ou Lithia Springs. 2ème nuit
2 nuits à Ocala :
- Départ de la région de Tampa en passant par Homosassa Springs. Arrivée à Ocala. 1ère nuit ;
- Visite des sources d’Ocala Forest (Silver Glen Springs, Juniper Springs...). 2ème nuit;
2 nuits à St Augustine (ou option1 : suppression de cette étape)
- Traversée de la région (arrêts à prévoir) et arrivée à St augustine. 1ère nuit
- Visite St augustine et région ?. 2ème nuit
* option 1 : enlever l’arrêt à St Augustine et ajouter une nuit dans la région de Tampa ainsi qu’une excursion vers les sources d'Ichetucknee Springs au départ d’Ocala.
4 nuits à Orlando :
- Départ vers Orlando en passant par Daytona Beach et Rock Springs. 1ère nuit
- Visite d’un parc. 2ème nuit.
- Excursion Cap Canaveral + région ou un parc orlando. 3 ème nuit
- Visite d’un 2 ème parc. 4ème nuit
Départ d’Orlando
J'ai encore quelques doutes sur ce circuit:
- arrêt à Fort Myers beach ou bien Naples ? J'aimerais profiter de l'étape du Golfe du Mexique pour découvrir de belles plages sauvages (pas trop béton si possible), éventuellement redescendre à Everglade city si on a pas eu le temps de faire un tour en Airboat lors de la traversée depuis key largo et recharger les batteries dans un hôtel sympa (p-ê type resort) pour les enfants. Quel endroit pour répondre le mieux à cette demande: FMB ou Naples ?
- J'aimerais ajouté une 3ème nuit à FMB-Naples ou bien dans la région de Tampa (st pete beach ?) pour pouvoir se poser un peu et diversifier nos visites (plages, sources, parc, musée accessible avec enfants...). Quel endroit pour répondre le mieux à cette demande ?
- Ocala , St augustine ou bien les 2 ? Après le départ de la région de Tampa, j'envisageais une étape de 2 nuits à Ocala (après un détour par Homossassa springs) afin de pouvoir visiter à notre aise l'Ocala forest et ses sources. qu'en pensez-vous ? est-ce trop ? la bonne saison? un autre endroit ? Après Ocala, j'hésite entre remonter jusqu'à Saint augustine ou bien redescendre sur Orlando. Est-ce que l'étape de St augustine est un incontournable selon vous ?
OUF ! j'espère ne pas vous avoir tous assommer avec ma "petite" demande 🤪
Après avoir parcouru de nombreux posts et de superbes blogs (bravo Noémie, cendriion!), je me lance dans ma première demande.
Nous sommes une famille de 4 (dont 2 enfants de 5 et 8ans) et nous comptons partir en Floride l'été 2012 (début juillet) pour un autotour.
Nos principaux objectifs sont :
- Mixer les points incontournables (Miami, Key West, Orlando) et la découverte du côté nature de la Floride (plages sauvages, sources, animaux, ...) ;
- Eviter les grands parcours en voiture pour les enfants ;
- Etapes si possibles dans des hôtels, Motels ou B&B avec du charme et près de lieux intéressants pour une petite activité nocturne familiale (resto + balade)
Sur base de mes différentes lectures, j'ai confectionné le circuit suivant. pourriez-vous me donner vos avis et conseils sur celui-ci ainsi que sur les questions en fin de post. Merci !!!!🙂
Séjour: 20 jours, 19 nuits. Arrivée Miami et départ Orlando (avec option1 : 19jours et 18 nuits)
Arrivée à Miami
3 nuits à Miami:
- visite ville, quartier art déco, plages, ...
2 nuits à Key West :
- Traversée des Cayes avec un premier arrêt dans les Everglades (entrée Homestead). Arrivée à Key West : 1ère nuit
- Visite Key West. 2ème nuit
1 nuit à Key Largo :
- Remontée des Cayes avec des arrêts à planifier. 1 nuit à Key Largo
3 nuits à Fort Myers Beach ou Naples :
- Traversée des Everglades avec arrêts (Shark Valley ou Big Cypress National reserve) et arrivée à FMB ou Naples. 1ère nuit
- Découverte des plus belles plages de la région d’hébergement + repos. 2ème nuit
- Excursion vers Sanibel, Captiva ou maison d’Edison à Fort myers. 3ème nuit
2 nuits région de Tampa (St Peter beach ?) ou 3 nuits (option1)
- Remontée vers la région de Tampa avec arrêt à Sarasota ( Siesta Key beach et/ou Ringling museum). Arrivée à St Pete Beach. 1ère nuit
- Excursion vers Fort Soto Beach, Caladesi Island ou Lithia Springs. 2ème nuit
2 nuits à Ocala :
- Départ de la région de Tampa en passant par Homosassa Springs. Arrivée à Ocala. 1ère nuit ;
- Visite des sources d’Ocala Forest (Silver Glen Springs, Juniper Springs...). 2ème nuit;
2 nuits à St Augustine (ou option1 : suppression de cette étape)
- Traversée de la région (arrêts à prévoir) et arrivée à St augustine. 1ère nuit
- Visite St augustine et région ?. 2ème nuit
* option 1 : enlever l’arrêt à St Augustine et ajouter une nuit dans la région de Tampa ainsi qu’une excursion vers les sources d'Ichetucknee Springs au départ d’Ocala.
4 nuits à Orlando :
- Départ vers Orlando en passant par Daytona Beach et Rock Springs. 1ère nuit
- Visite d’un parc. 2ème nuit.
- Excursion Cap Canaveral + région ou un parc orlando. 3 ème nuit
- Visite d’un 2 ème parc. 4ème nuit
Départ d’Orlando
J'ai encore quelques doutes sur ce circuit:
- arrêt à Fort Myers beach ou bien Naples ? J'aimerais profiter de l'étape du Golfe du Mexique pour découvrir de belles plages sauvages (pas trop béton si possible), éventuellement redescendre à Everglade city si on a pas eu le temps de faire un tour en Airboat lors de la traversée depuis key largo et recharger les batteries dans un hôtel sympa (p-ê type resort) pour les enfants. Quel endroit pour répondre le mieux à cette demande: FMB ou Naples ?
- J'aimerais ajouté une 3ème nuit à FMB-Naples ou bien dans la région de Tampa (st pete beach ?) pour pouvoir se poser un peu et diversifier nos visites (plages, sources, parc, musée accessible avec enfants...). Quel endroit pour répondre le mieux à cette demande ?
- Ocala , St augustine ou bien les 2 ? Après le départ de la région de Tampa, j'envisageais une étape de 2 nuits à Ocala (après un détour par Homossassa springs) afin de pouvoir visiter à notre aise l'Ocala forest et ses sources. qu'en pensez-vous ? est-ce trop ? la bonne saison? un autre endroit ? Après Ocala, j'hésite entre remonter jusqu'à Saint augustine ou bien redescendre sur Orlando. Est-ce que l'étape de St augustine est un incontournable selon vous ?
OUF ! j'espère ne pas vous avoir tous assommer avec ma "petite" demande 🤪
Hôtels à Las Vegas: Stratosphere ou Tropicana? English translation pending
salut
lorsque je cherche dans les premiers prix sur hotels.com
j'ai le choix entre le stratosphere et le tropicana
les comments sur tripadvisor sont mitigés
L'un d'entre vous a t il déjà testé l'un de ces 2 hotels ?
Vos Comments / avis expériences vécues sur place m'intéressent
j'ai 2 nuitées en semaine et une le vendredi prix moyen 46 euros la nuit
au plaisir de vous lire
bonne soirée
lorsque je cherche dans les premiers prix sur hotels.com
j'ai le choix entre le stratosphere et le tropicana
les comments sur tripadvisor sont mitigés
L'un d'entre vous a t il déjà testé l'un de ces 2 hotels ?
Vos Comments / avis expériences vécues sur place m'intéressent
j'ai 2 nuitées en semaine et une le vendredi prix moyen 46 euros la nuit
au plaisir de vous lire
bonne soirée
Retour de voyage: tour de la Jamaïque en voiture de location English translation pending
Impression générale
2 semaines pour le tour de l’île ça permet de le faire tranquillement, de rouler prudemment, et de rester 2 nuits au même endroit.
Au départ on avait hésité à louer une voiture car les avis étaient assez partagés sur les forums sur l’état des routes et la conduite locale. Pour l’état des routes, on a eu ce qu’on attendait (et parfois pire), par contre la bonne surprise a été la conduite des jamaïcains pas vraiment différente qu’en France, voire même plus respectueuse en ce qui concerne le comportement vis-à-vis des piétons. On s’habitue vite au petit coup de klaxon signifiant qu’on va vous doubler, et ça se passe bien. Evidemment conduire très prudemment car les nids de poule peuvent surgir à chaque instant (+ parfois les voitures qui doublent en face et il faut se serrer pour passer à 3 + les chèvres + les vélos + les gens qui traversent brutalement + ceux qui ne marchent pas tout à fait droit...)
GPS : indispensable car peu de panneaux mais avoir aussi une bonne carte pour vérifier ce qu'il raconte. Pour ne pas payer une fortune un supplément lors de la location, utiliser son smartphone avec une des applis basées sur les cartes gratuites comme OpenStreetMap. La carte est alors stockée sur le smartphone et l'appli fait le guidage avec le GPS du smartphone. Ca marche sans connexion internet, contrairement à Maps et consorts (ne pas oublier l’adaptateur à brancher sur l'allume cigare). On rentre les hébergements avec leurs coordonnées GPS et il n’y a plus qu’à se laisser guider.
Hébergements : le prix est plus élevé que dans d'autres pays, on avait tout réservé d’avance et à part un hébergement qu’on a quitté car on ne nous donnait pas ce qu’on avait demandé, pas de mauvaises surprises sur les chambres.
Accueil : dans les hôtels et les sites touristiques on a été surpris par l’accueil à la réception ou à la caisse qui est souvent mitigé, voire froid… malgré des prix élevés ! Par contre le personnel est agréable. Dans les restaurants ça va : c’est l’avantage quand le service n’est pas compris dans l’addition, l’accueil est tout de suite plus souriant…
Sécurité : on s'est baladé à pied de New Kingston à la mer (soit 6 km) sans problème, mais c’est vrai que c’était un dimanche matin donc le moment le plus calme de la semaine. A Montego Bay on a eu le chaud et le froid : d’un côté on a perdu une pochette sur un petit parking devant des magasins et en revenant 5 minutes plus tard l’un deux l’avait récupéré et nous l’a rendu avec tout dedans, de l’autre il y a eu quelques heures plus tard et quelques mètres plus loin une agression à moto avec arrachage de sac d’une touriste mais c’était 1h du matin et la police touristique qu’on voit beaucoup en journée était partie depuis longtemps.
Circuit : on a fait le tour de l’île à partir de Kingston en commençant par l’est.
Kingston Bus 1 (120 JMD) à prendre sur South Parade pour Hellshire beach (le dimanche départ aux heures paires de Kingston, aux heures impaires de Hellshire). Le restau était moyen et il faut être vigilant sur les prix mais ambiance locale et bon enfant. Devon house : belle maison de l'extérieur, intérieur pas exceptionnel, glaces soit disant réputées finalement assez quelconques (Berthillon 3 – I scream 0) mais copieuses et comprises dans le prix d'entrée.
Bob Marley Museum : rien à dire de particulier, tout le monde y va de toute façon
Kingston – Morant Bay – Boston Bay – Port Antonio Route mauvaise sur cette partie est de l’île peu fréquentée des touristes Superbe plage (payante 1000 JMD) de Frenchman’s cove et ambiance jamaïcaine très sympa à Winnifred Beach.
Ocho Rios Route assez bonne mais qui tourne pas mal L’incontournable Dunn’s river : faire la remontée (sans guide) en regardant le spectacle des groupes de nord américains et de japonais se faisant chauffer à blanc par les guides, photographes et vidéastes afin que les photos et vidéos qui leur seront proposées à la sortie se vendent bien ! Fern Gully : joli mais on ne peut pas s’y ballader à pied, c’est uniquement en voiture, dommage. Ocho Rios Museums and Art Galleries : 6 km avant Ocho Rios, un petit musée gratuit plutôt décevant mais la maison est jolie (et c’est sur la route donc il suffit de s’arrêter). Nine miles : on a zappé car 4h de route A/R et les CR qu’on a lus n’étaient pas super.
Montego Bay Route excellente, tour rapide dans le centre de Falmouth Si on n’est pas dans un des multiples all inclusive disséminés autour de la ville, ça se passe (pour les touristes) Gloucester avenue pour les restaus et la Doctor’s cave beach (payante 6 USD) pour la plage. Greenwood Great House : 25 km avant Montego Bay et à 5’ de la route en grimpant un peu. On a bien aimé et pourtant : c’est très cher (20 USD), l’accueil par la tenancière est plus que froid (seul rôle : annoncer le prix et compter les billets), la visite par la guide est un peu récitée, mais maison ayant vraiment du charme avec du mobilier et des objets d’époque + une belle vue (et visite privée car on était les seuls touristes).
Negril Route excellente Là c’est vraiment les vacances : plage superbe au nord, falaises superbes au sud, mer belle et calme, il y en a pour tous les goûts. Et puis on peut sortir la nuit pour le diner sans trop se poser de questions que ce soit sur la plage ou sur la route. L’incontournable Rick’s café vaut le coup même si plein de touristes, mais il y a du spectacle et de la musique en fin de journée, et l’entrée est libre.
De Negril à Treasure Beach (via Appleton Rum Factory) Route bonne jusque Black River puis mauvaise pour Appleton Factory et Treasure Beach. On a zappé Ys Falls car déjà beaucoup de baignades les jours précédents et pas le temps de tout faire car les trajets prennent du temps. Appleton Rum Factory : visite chère (20 USD ?), on vous envoie au bar avant la visite avec punch (bien tassé) à volonté. Alors après sous le soleil… A la fin, c’est dégustation de toutes les variantes de rhum possibles (jeune, 12 ans, café, crème, …) à volonté, puis on vous colle encore une mignonette dans la poche avant de repartir et de passer par le magasin… Sinon pas énormément de choses à voir.
Treasure Beach On retourne dans des zones sans tourisme de masse. Belle plage (mais ce n’est pas Negril), sable brun, pêcheurs. Village calme, un peu hors du temps, un charme certain.
De Treasure Beach au Blue Mountains Alligator Pond : petit marché aux poissons avec arrivée des barques de pêcheurs. D’autres arrivées de barques en continuant sur la plage quelques centaines de mètres vers la gauche après la première pointe. Et puis bien sûr le restaurant Little Ochie qui a été à la hauteur de sa réputation : 2 excellentes et copieuses langoustes grillées et cuisinées pour 15 USD chacune. Aucun autre touriste non jamaicain. Ensuite cap plein Est par la belle petite route déserte qui serpente entre mer et montagne et rejoint en 25 km Milk River (chaussée parfois bonne, souvent mauvaise, voire très mauvaise, compter 45'). Puis plein nord pour retrouver (quelques beaux nids de poules plus tard) l'A2 et l'autoroute vers Kingston.
Blue mountains Route assez bonne jusqu'à EITS café, puis mauvaise jusqu'au camp militaire, puis très mauvaise (vitesse = 10 à 15 km/h) jusqu'au col à Holywell. Belles (petites) ballades sur les sentiers bien entretenus, belle vue de tous les côtés. Possibilité de gouter le café directement chez le producteur en redescendant un peu de l'autre côté vers Buff Bay.
Port Royal Au bout du bout, le fort se visite et on peut y voir la bizarre Giddy house. Ne pas manquer le restaurant Gloria's, on y était un vendredi soir et il y avait foule, rue remplie de tables et grosse sono sur la place. Ah, ce brown stew fish et ses festivals... Voilà, si vous avez des questions, n'hésitez pas
GPS : indispensable car peu de panneaux mais avoir aussi une bonne carte pour vérifier ce qu'il raconte. Pour ne pas payer une fortune un supplément lors de la location, utiliser son smartphone avec une des applis basées sur les cartes gratuites comme OpenStreetMap. La carte est alors stockée sur le smartphone et l'appli fait le guidage avec le GPS du smartphone. Ca marche sans connexion internet, contrairement à Maps et consorts (ne pas oublier l’adaptateur à brancher sur l'allume cigare). On rentre les hébergements avec leurs coordonnées GPS et il n’y a plus qu’à se laisser guider.
Hébergements : le prix est plus élevé que dans d'autres pays, on avait tout réservé d’avance et à part un hébergement qu’on a quitté car on ne nous donnait pas ce qu’on avait demandé, pas de mauvaises surprises sur les chambres.
Accueil : dans les hôtels et les sites touristiques on a été surpris par l’accueil à la réception ou à la caisse qui est souvent mitigé, voire froid… malgré des prix élevés ! Par contre le personnel est agréable. Dans les restaurants ça va : c’est l’avantage quand le service n’est pas compris dans l’addition, l’accueil est tout de suite plus souriant…
Sécurité : on s'est baladé à pied de New Kingston à la mer (soit 6 km) sans problème, mais c’est vrai que c’était un dimanche matin donc le moment le plus calme de la semaine. A Montego Bay on a eu le chaud et le froid : d’un côté on a perdu une pochette sur un petit parking devant des magasins et en revenant 5 minutes plus tard l’un deux l’avait récupéré et nous l’a rendu avec tout dedans, de l’autre il y a eu quelques heures plus tard et quelques mètres plus loin une agression à moto avec arrachage de sac d’une touriste mais c’était 1h du matin et la police touristique qu’on voit beaucoup en journée était partie depuis longtemps.
Circuit : on a fait le tour de l’île à partir de Kingston en commençant par l’est.
Kingston Bus 1 (120 JMD) à prendre sur South Parade pour Hellshire beach (le dimanche départ aux heures paires de Kingston, aux heures impaires de Hellshire). Le restau était moyen et il faut être vigilant sur les prix mais ambiance locale et bon enfant. Devon house : belle maison de l'extérieur, intérieur pas exceptionnel, glaces soit disant réputées finalement assez quelconques (Berthillon 3 – I scream 0) mais copieuses et comprises dans le prix d'entrée.
Bob Marley Museum : rien à dire de particulier, tout le monde y va de toute façon
Kingston – Morant Bay – Boston Bay – Port Antonio Route mauvaise sur cette partie est de l’île peu fréquentée des touristes Superbe plage (payante 1000 JMD) de Frenchman’s cove et ambiance jamaïcaine très sympa à Winnifred Beach.
Ocho Rios Route assez bonne mais qui tourne pas mal L’incontournable Dunn’s river : faire la remontée (sans guide) en regardant le spectacle des groupes de nord américains et de japonais se faisant chauffer à blanc par les guides, photographes et vidéastes afin que les photos et vidéos qui leur seront proposées à la sortie se vendent bien ! Fern Gully : joli mais on ne peut pas s’y ballader à pied, c’est uniquement en voiture, dommage. Ocho Rios Museums and Art Galleries : 6 km avant Ocho Rios, un petit musée gratuit plutôt décevant mais la maison est jolie (et c’est sur la route donc il suffit de s’arrêter). Nine miles : on a zappé car 4h de route A/R et les CR qu’on a lus n’étaient pas super.
Montego Bay Route excellente, tour rapide dans le centre de Falmouth Si on n’est pas dans un des multiples all inclusive disséminés autour de la ville, ça se passe (pour les touristes) Gloucester avenue pour les restaus et la Doctor’s cave beach (payante 6 USD) pour la plage. Greenwood Great House : 25 km avant Montego Bay et à 5’ de la route en grimpant un peu. On a bien aimé et pourtant : c’est très cher (20 USD), l’accueil par la tenancière est plus que froid (seul rôle : annoncer le prix et compter les billets), la visite par la guide est un peu récitée, mais maison ayant vraiment du charme avec du mobilier et des objets d’époque + une belle vue (et visite privée car on était les seuls touristes).
Negril Route excellente Là c’est vraiment les vacances : plage superbe au nord, falaises superbes au sud, mer belle et calme, il y en a pour tous les goûts. Et puis on peut sortir la nuit pour le diner sans trop se poser de questions que ce soit sur la plage ou sur la route. L’incontournable Rick’s café vaut le coup même si plein de touristes, mais il y a du spectacle et de la musique en fin de journée, et l’entrée est libre.
De Negril à Treasure Beach (via Appleton Rum Factory) Route bonne jusque Black River puis mauvaise pour Appleton Factory et Treasure Beach. On a zappé Ys Falls car déjà beaucoup de baignades les jours précédents et pas le temps de tout faire car les trajets prennent du temps. Appleton Rum Factory : visite chère (20 USD ?), on vous envoie au bar avant la visite avec punch (bien tassé) à volonté. Alors après sous le soleil… A la fin, c’est dégustation de toutes les variantes de rhum possibles (jeune, 12 ans, café, crème, …) à volonté, puis on vous colle encore une mignonette dans la poche avant de repartir et de passer par le magasin… Sinon pas énormément de choses à voir.
Treasure Beach On retourne dans des zones sans tourisme de masse. Belle plage (mais ce n’est pas Negril), sable brun, pêcheurs. Village calme, un peu hors du temps, un charme certain.
De Treasure Beach au Blue Mountains Alligator Pond : petit marché aux poissons avec arrivée des barques de pêcheurs. D’autres arrivées de barques en continuant sur la plage quelques centaines de mètres vers la gauche après la première pointe. Et puis bien sûr le restaurant Little Ochie qui a été à la hauteur de sa réputation : 2 excellentes et copieuses langoustes grillées et cuisinées pour 15 USD chacune. Aucun autre touriste non jamaicain. Ensuite cap plein Est par la belle petite route déserte qui serpente entre mer et montagne et rejoint en 25 km Milk River (chaussée parfois bonne, souvent mauvaise, voire très mauvaise, compter 45'). Puis plein nord pour retrouver (quelques beaux nids de poules plus tard) l'A2 et l'autoroute vers Kingston.
Blue mountains Route assez bonne jusqu'à EITS café, puis mauvaise jusqu'au camp militaire, puis très mauvaise (vitesse = 10 à 15 km/h) jusqu'au col à Holywell. Belles (petites) ballades sur les sentiers bien entretenus, belle vue de tous les côtés. Possibilité de gouter le café directement chez le producteur en redescendant un peu de l'autre côté vers Buff Bay.
Port Royal Au bout du bout, le fort se visite et on peut y voir la bizarre Giddy house. Ne pas manquer le restaurant Gloria's, on y était un vendredi soir et il y avait foule, rue remplie de tables et grosse sono sur la place. Ah, ce brown stew fish et ses festivals... Voilà, si vous avez des questions, n'hésitez pas
De San Francisco à Las Vegas (avec adolescentes) English translation pending
Bonjour à tous,
Je sais que le sujet à été abordé mais je veux mettre mon voyage à ma couleur.
Je n'ai pas encore réservé car j'aimerais des commentaires s.v.p.
Nous sommes 4 (2 adultes et 2 filles de 13 et 15 ans)
Voici:
Jr1: Arrivée à San Francisco visite golden gate, tour de ville...
Jr2: SF visite Alcatraz et autres... (j'ai quand même plusieurs idées)
Jr3: Avant-midi pour activités à SF? Départ route 01
Jr4 et 5 Arrêts (Santa Cruz, Monterey, Santa Barbara??) Hôtel??
Jr 6-7-(8) Los Angeles (activités: à LA, San Diego et Universel studio?)
Jr (8)-9-10-11et 12 Las Vegas (au moins 2 spectacles, shows gratuits dans la rue, le vieux Vegas et Le grand Cayon en hélico)
À Las Vegas, nous voulons prendre du temps pour relaxer aussi à la piscine...
Questions: 1. Avez-vous des suggestions pour mon trajet de San Francisco à LA (points d'intérêts) 2. Où loger pour moins de $250-$300 à SF 3. Où loger à LA
Merci de votre précieuse collaboration VF!
Je sais que le sujet à été abordé mais je veux mettre mon voyage à ma couleur.
Je n'ai pas encore réservé car j'aimerais des commentaires s.v.p.
Nous sommes 4 (2 adultes et 2 filles de 13 et 15 ans)
Voici:
Jr1: Arrivée à San Francisco visite golden gate, tour de ville...
Jr2: SF visite Alcatraz et autres... (j'ai quand même plusieurs idées)
Jr3: Avant-midi pour activités à SF? Départ route 01
Jr4 et 5 Arrêts (Santa Cruz, Monterey, Santa Barbara??) Hôtel??
Jr 6-7-(8) Los Angeles (activités: à LA, San Diego et Universel studio?)
Jr (8)-9-10-11et 12 Las Vegas (au moins 2 spectacles, shows gratuits dans la rue, le vieux Vegas et Le grand Cayon en hélico)
À Las Vegas, nous voulons prendre du temps pour relaxer aussi à la piscine...
Questions: 1. Avez-vous des suggestions pour mon trajet de San Francisco à LA (points d'intérêts) 2. Où loger pour moins de $250-$300 à SF 3. Où loger à LA
Merci de votre précieuse collaboration VF!
Utah + Yellowstone en été 2011 English translation pending
Bonjour,
Cela me paraissait tôt, c'est donc en dilettante que je commençais à regarder pour l'an prochain, mais apparement Yellostone est un problème au niveau de l'hébergement.
J'étais dans l'Ouest cette année et cela m'a vraiment plu je souhaite donc y retourner. Au niveau des dates rien n'est figé mais apparemment ce serait du 21 Juillet au 7 Août. Mon idée était de "traîner un peu dans l'Utah (Zion les Narrows, Buksking Gulch, Torrey où je veux retourner pour faire Cathedral Valley, le secteur d'Escalante) et Yellostone. Ah! j'oubliais il faut aussi faire un crochet par Las Vegas pour contenter tout le monde. Si j'ai le temps faire une pointe à Mesa Verde et Durango.
Je pense faire une Boucle Salt Lake City - Salt Lake City (moins cher que de repartir de LV et il y a des vols directs pour Paris).
Ma question vaut-il mieux commencer par Yellostone ou par l'Utah ? Question corollaire: y-a-t-il autant de monde à Yellostone pour que les hôtels soient déjà pratiquement complet ?
J'affinerais le programme en fonction de cette réponse et des disponibilités des hôtels
Merci d'avance, cordialement
Jean-François
Cela me paraissait tôt, c'est donc en dilettante que je commençais à regarder pour l'an prochain, mais apparement Yellostone est un problème au niveau de l'hébergement.
J'étais dans l'Ouest cette année et cela m'a vraiment plu je souhaite donc y retourner. Au niveau des dates rien n'est figé mais apparemment ce serait du 21 Juillet au 7 Août. Mon idée était de "traîner un peu dans l'Utah (Zion les Narrows, Buksking Gulch, Torrey où je veux retourner pour faire Cathedral Valley, le secteur d'Escalante) et Yellostone. Ah! j'oubliais il faut aussi faire un crochet par Las Vegas pour contenter tout le monde. Si j'ai le temps faire une pointe à Mesa Verde et Durango.
Je pense faire une Boucle Salt Lake City - Salt Lake City (moins cher que de repartir de LV et il y a des vols directs pour Paris).
Ma question vaut-il mieux commencer par Yellostone ou par l'Utah ? Question corollaire: y-a-t-il autant de monde à Yellostone pour que les hôtels soient déjà pratiquement complet ?
J'affinerais le programme en fonction de cette réponse et des disponibilités des hôtels
Merci d'avance, cordialement
Jean-François
8-Day Trip to the Marquesas Islands from Papeete
This trip is a more budget-friendly—and shorter—alternative to the 14-day Aranui 5 cruise, which includes a few days at sea and a detour to Bora Bora in the Leeward Islands on the way back. The advantage of the cruise is that it lets you see and visit (though far too quickly) the two islands of Tahuata and Fatu Hiva, which don’t have airports. By plane, you’ll only be able to land on 4 of the 6 islands. However, Tahuata is accessible from Hiva Oa via a day trip (or two-day trip) shuttle. Plan for two extra days in your total time dedicated to the Marquesas Islands (called *Fenua Enata* in Marquesan language).
Our itinerary is perfect for those who aren’t excited by cruises and prefer to get closer to the local communities. This 9-day trip cost us around 2500 € all-inclusive. For a 14-day cruise on the Aranui, expect to pay 2300 € per person for a basic cabin for four, or 3800 € per person for a superior double cabin.
Air Tahiti offers a 4-island Marquesas Pass (Nuku Hiva, Ua Pou, Ua Huka, and Hiva Oa) for 86,000 XPF (about 700 €). The journey is made on an ATR 72 from Tahiti to Nuku Hiva or Hiva Oa, and on a 19-seat Twin Otter between the islands (often only 13 or 15 seats are available due to cargo, so book well in advance). We’re traveling as a couple. We booked our family-run guesthouse stays at the Tourism Fair in early February, where you can meet the owners and make your choice. Stays are almost always half-board or breakfast-only. Transfers are usually included, but you can always book a car or taxi.
**NUKU HIVA**
**A LITTLE GEOGRAPHY** Nuku Hiva (NH) is located about 1,500 km from Tahiti, in the north of French Polynesia. At 387 km², it’s the second-largest island in French Polynesia after Tahiti. It was formed by incredible volcanic phenomena and cataclysms between 1 and 6 million years ago, which lifted the island thousands of meters above the sea. Even after millennia of slow erosion, collapses, and settling, NH remains the most majestic of the Marquesas, with its sheer cliffs, deep valleys featuring immense waterfalls, and black walls that were once the inner walls of enormous volcanoes.
**A LITTLE HISTORY** The first contact between NH’s inhabitants and Europeans was in 1595 with Spanish navigators who only stayed briefly. It wasn’t until the late 18th century that Europeans arrived in greater numbers on NH (and the other Marquesas Islands), disrupting a very fragile social and cultural balance. It’s believed that nearly 100,000 people lived on Nuku Hiva at that time—a population decimated over the decades by epidemics, diseases brought by Europeans, and alcohol used for barter. The disastrous result: by the 1930s, only 2,500 people remained, having largely lost their identity and living in poverty. Today, the island has about 2,600 inhabitants spread across several villages, with Taiohae as the main one.
**NUKU HIVA IN LITERATURE**
1 / One of the famous writers who visited NH and stayed there was Herman Melville, who arrived in July 1842, the author of *Moby Dick*. The island had just come under French protectorate. Seduced by the enchanting *vahinés* and dazzled by his paradisiacal vision of the place, Melville deserted his ship. He ended up a prisoner of a local tribe, the Taipi, in Taipivai, where he stayed for a month and a half until an Australian ship captain secured his release in exchange for a musket and a roll of cotton fabric! Melville wrote a novel about this tumultuous episode in his life, considered a classic of travel literature. The book, *Typee: A Peep at Polynesian Life*, published in 1846 in the United States, was a huge success.
2 / Another famous Scottish writer, Robert Louis Stevenson, arrived in NH aboard a yacht that anchored in Anaho Bay, the island’s most beautiful, in July 1888. Stevenson was already known for two magnificent novels that marked their era: *Treasure Island* and *Dr. Jekyll & Mr. Hyde*. Stevenson, too, was captivated by the island’s natural beauty, though he also noted the devastating decline in identity, socio-cultural life, and physical health of a population ravaged by disease and alcohol. His account of his stay, *In the South Seas: An Account of Experiences and Observations in the Marquesas, Paumotus, and Gilbert Islands During Two Cruises on the Yacht Casco (1888) and the Schooner Equator (1889)*, was published in 1896 in New York, four years after his death in Apia, Western Samoa, where he had settled. It was also published in London in 1900.
3 / In August 1903, Victor Segalen, a French naval doctor, ethnologist, and archaeologist, landed in NH from the ship *La Durance*, sent to Polynesia to recover the possessions of the painter Paul Gauguin, who had died in April of that year. He, too, was enthralled by the Marquesas but lamented the loss of identity, dignity, and pride of the Māori, alienated by a Christianization that destroyed their culture and customs, denied their gods, and erased their past. He wrote about his experience, doubts, and fears in *Les Immémoriaux*.
4 / In December 1907, Jack London arrived in NH aboard the sailboat *Stark*, following in the footsteps of his illustrious predecessor, Herman Melville. London was in poor physical condition, exhausted from his relentless travels that had taken him from the Klondike in Canada to Japan, Australia, and London in Europe. He was appalled and shocked by Nuku Hiva’s degraded health situation: where Melville had encountered over 2,000 vigorous and healthy Marquesan warriors, London found only 12 suffering from various diseases—the rest had been wiped out by tuberculosis! His approach remained humanistic, and he maintained a sharp geopolitical awareness of these traditional Polynesian cultures, weakened by the inexorable advance of modernity in the early 20th century. He continued his journey to the Tuamotu Islands and Tahiti, publishing *Martin Eden*, the moving account of his initiatory voyage in the South Pacific, in 1911.
5 / Finally, Alain Gerbault, a writer, linguist, ethnologist, and tireless traveler, arrived in the Marquesas via the Panama Canal in December 1933. He was completely exhausted after an endless crossing on a small sailboat, the *Firecrest*. Enthralled by his stay in the Marquesas, he continued to the Tuamotu Islands in 1934, then Tahiti in 1935. Gerbault fought for the preservation of traditions, as well as the songs and dances banned by the Churches and the French Administration (these bans lasted over 50 years, mind you...!!!). Bora Bora remained his favorite island. A staunch Pétainist during World War II, he was forced to flee Bora Bora for Samoa, then Tonga, and finally Timor, a half-Portuguese island and thus neutral during the war. His travel accounts, *In Pursuit of the Sun: Logbook from New York to Tahiti* and *A Paradise Is Dying*, were published in the late 1940s. He died in Timor in 1941, and his ashes were repatriated to Bora Bora.
Back to our trip and stay.
**Day 1: April 27**
Departure from Papeete at 6:30 AM—we had to wake up two hours earlier and reach the airport in the dark. Takeoff at dawn, good weather en route, flight duration: 4 hours.
Arrival around 10:30 AM in Nuku Hiva, the first stop of this trip. We booked two nights in half-board at Pension Koku’u, transfers included. Maybe not such a great idea, those included transfers, especially on this unique island where the airport is located on *Terre Déserte*, on the other side of the mountain, opposite and about 45 km from the main village of Taiohae. They’re charged at a steep price. Expect 6,000 XPF round-trip by taxi, but 15,000 XPF charged by guesthouses or hotels. The difference is notable. It wasn’t the best idea, but we can’t go back. Even for residents like us who know how to travel in Polynesia, the Air Tahiti employee who sold me the Pass couldn’t give any useful advice about the stay itself—probably because he’d never been to the Marquesas. It’s really annoying! In short, the good idea to remember is renting a car (like a Suzuki) to be free to manage your time and stop at leisure. The road signage is a bit basic, but you’ll manage just fine. Our host Alvane waits for us—without a sign (sic!)—and after searching for each other for 5 minutes, we’re off on a journey of over an hour (with photo stops) in a Land Rover with smooth tires (luckily, it’s not raining!). The recently paved and marked mountain road is impeccable. No time to catch our breath at the guesthouse; we leave immediately (not a great idea after waking up at dawn plus 4 hours on a plane) for a half-day hike that was also included in the prepaid stay. A sandwich was provided (really pathetic for the physical effort required), we have water, and we fill a few bottles at the spring near the ceremonial site of Taipivai, our first stop. Then the hike begins in the Hanaheu Valley, descending toward Anaho Bay and its namesake beach. A magnificent and wild spot, a few sailboats anchored, we swim—the water is really warm, over 30°C at the shore. That warm is rare and not necessarily pleasant. We then have to climb a very steep slope; this hike is actually quite tough. The air is still, humid, and stifling under the foliage, there’s a bit of mud, and tiny ants (which don’t bite, I’ll have you know), locally called *fofolles*, running over shoes, ankles, and calves. Not very pleasant...! On top of that, there are mosquitoes to protect against! In hindsight, it seems wise to bring energy bars from Papeete if you plan to hike on the afternoon of your arrival day. We weren’t careful... Result: a moment of weakness for me and a hyperventilation attack climbing back up from Anaho Bay!!! We return to the guesthouse at night. There we find Claudine and her four children—Marquesan-style atmosphere, friendly and casual. We share family life. Very simple room with a bathroom, no mosquitoes, we can sleep with the window open, but the night will be noisy, as is often the case in Polynesia. Roosters are everywhere and don’t sleep, dogs bark or whine. So we end up waking up early... like everyone else.
**Day 2: April 28**
We booked a full-day excursion with Thierry: it starts with a 45-minute boat ride to reach Hakatea Beach, hidden in a small secret bay like many along Nuku Hiva’s coasts. From there, the hike lasts all day—11 km round-trip on flat but also rugged terrain (ancient paved and elevated paths over 1,000 years old)—and river crossings. Bring the right shoes (like plastic Crocs with high socks—not very stylish but practical). We cross the former village of Hakaui, walk along the foundations of dwellings, and there are still weathered tikis in the lush vegetation. The ultimate goal of this hike is to reach the tall Vaipo waterfall. The place is magical, with openings in the vegetation and immense trees allowing photos of the treetops and caves where funeral canoes containing the bones of chiefs or great warriors were once placed. We return the same way to the beach and take another boat ride to reach Taihoae’s port. Back at the guesthouse after a glimpse of Taihoae’s waterfront.











**UA POU**
**Day 3: April 29**
Back to the airport in the late morning for the second flight of the trip to Ua Pou. 20-minute crossing in a Twin Otter (18 seats but only 13 occupied due to cargo between the islands). Beautiful weather, blue sea, nice photos to take upon departure from NH and arrival in UP. We’re greeted by Jérôme, a former military man turned tourism professional, who runs Pension Pukue’e with his wife Elisa, a native of UP. We’re in for two exceptional days. The guesthouse is comfortable, Jérôme and Elisa are very professional and pleasant. Jérôme is also a professional hiker, and Elisa is an excellent cook. We leave quickly for a half-day excursion to Hohoi, after a stop at the archaeological, cultural, and religious site of Maui’a, the Tavaka tribe’s territory. Jérôme is there to explain how Marquesan society functioned at the time and the events that took place on a site still largely buried under vegetation. Then we visit a flower-stone sculptor he knows—the only place in the Marquesas where you’ll find these stones. They’re collected in the river flowing into the sea at Hohoi, sometimes on the beach itself. Back to the guesthouse.
**Day 4: April 30**
A nature hike in the mountains—moderately difficult—toward the Vaiea waterfall is on our program for a good 4 hours. It’s hot, there are mosquitoes, and the dip in the pool under the waterfall (24°C water) is a rare pleasure. Lunch at a friend of Jérôme’s, a former chef for French minister François Fillon, who prepares delicious food. Elisa picks us up by car to return to the guesthouse. Ua Pou is a beautiful and elegant island with its sharp peaks and wild nature. Our favorite, thanks to Jérôme and his wife.







**UA HUKA**
**Day 4: May 1**
Departure for Ua Huka, the smallest inhabited island in the northern group of the Marquesas, located about 1,300 km northeast of Tahiti. Landing is at the oldest airfield in the Marquesas, built in 1972, between the villages of Vaipaee and Hane. Ua Huka has about 680 inhabitants, according to the last census, spread across 3 villages (since the 1870s): Vaipaee, Hane, and Hokatu. The island peaks at Mount Hitikau at only 884 meters. Its origin: a Hawaiian-type shield volcano that—over a few million years—collapsed to become a caldera (or elliptical depression) in which two small volcanoes appeared, the craters of Tahoatikiau and Teepoepo, now part of the Vaikivi Park. The island is rugged and wild, lower than the others, so less cloud-covered and drier. The bays are jagged, the coastline in ochre tones above the intense blue of the sea, and the beaches are constantly disturbed by the powerful surf. The village of Hokatu is only a few kilometers away (just 14 km of road on the island), but Maurice, our host, drives slowly, and it takes time to go up and down. The road is entirely paved or concreted, which isn’t the case on Ua Pou, for example. The guesthouse is disappointing, perched above the village and thus isolated. Beautiful view of the famous Hane motu and the sparkling sea under the bright sun. Apart from that, there are mosquitoes and cockroaches, the bungalow isn’t clean. Meals are taken with Maurice and Delphine in the village—fine dining isn’t on the menu! Ouch!!! We didn’t luck out...
**Day 5: May 2**
Early in the morning, after breakfast, Delphine takes us to the craft center, which turns out to be a letdown—the items for sale are, in my opinion, crude and poorly carved. Nothing like what’s offered at the Marquesas Fair, held twice a year in Papeete, where you can admire and buy small wonders: wood carvings, flower stone, and coral. Delphine is disappointed we’re not interested, and it shows... She’s a bit sulky! These are items meant for Aranui cruise passengers who land on Ua Huka once every two weeks... Solo travelers like us don’t seem to interest her much. The rest of the day—spent with Maurice—is dedicated to visiting cultural centers and small museums, like the Sea Museum in Hane with its ancient canoes, the municipal archaeological museum on the Te Tumu site above the airfield, the petroglyph house near Hokatu Beach, and finally the Papuakeikaraa arboretum, which gathers endemic plants from all over Polynesia and an impressive citrus collection. No excursion planned to Vaikivi Park, toward the previously mentioned craters that recall the island’s volcanic past. Also missing are the viewpoints, the unique endemic vegetation, and especially the petroglyphs. Too bad... at that price!!! Still, in the evening, we go fishing—with sandwiches and drinks in coolers—with other villagers from the dock at the end of the paved road. It’s cool, windy, no mosquitoes, lots of fish caught, and a great atmosphere. Plus, magnificently starry skies.
Ua Huka is one of the rare islands not invaded by the black rat, which has preserved its birdlife, particularly the ultramarine lorikeet (or *pihiti* in Marquesan), which feeds almost exclusively on flower nectar (banana, coconut, hibiscus, mango, guava trees). A dog imported from New Zealand has been specially trained to detect rats: it inspects cargo unloaded from boats and the docks.
I recommend spending two full days on the island—one for visiting the various museums, the other for hiking in the island’s center park, where the archaeological sites are in their raw state: foundations of agricultural terrace walls, gathering places (or *tohua*), dwelling pavements (or *paepae*), sacred sites (or *me’ae* in Marquesan, *marae* in Tahitian) with their tikis and petroglyphs.
To finish, a bit of info on the island’s name, tied to Marquesan oral culture: according to the legend of the creation of the six Marquesas Islands, Ua Huka is the one that puts the finishing touch on the construction of the god Oatea’s house, each island having a defined architectural function. Ua Huka represents the hole (*ua*) where the god deposits what’s left (*huka* in Marquesan) of the unused materials during construction.
**HIVA OA**
**Day 6: May 3**
Departure in the late morning for Hiva Oa. Maurice—who had other things to do—dropped us off at the airfield 3 hours early... so this stop is a bit of a flop, even if we decided to stay positive! Hiva Oa is the third-largest island in French Polynesia after Tahiti and Nuku Hiva, and before Raiatea in the Leeward Islands. The island is beautiful, lush, verdant, and jagged. The mountains soar into the sky, the sea views are grand, the light is sublime—we’re lucky. Beautiful weather. Tania from Pension Kanahau waits for us at the airport. We’re in for two wonderful days with her. Tania is welcoming, smiling, and dynamic. What a pleasure to be with her, at her place—she cooks divinely and serves the best tuna in the world (the Big Eye reserved for the Japanese) and croquettes made with lobster, shrimp, and crab with breadfruit cubes, for example. Comfortable bungalow, no mosquitoes at night, we can sleep with the window open. It’s fantastic! After settling in, Tania takes us to town in Atuona, a pleasant and well-laid-out little village. We start with lunch—a delicious raw fish in coconut milk—then continue with the must-see attractions: the Catholic cemetery where Paul Gauguin and Jacques Brel’s graves are, overlooking the town; the abandoned Protestant cemetery, reclaimed by the bush, with impressive Marquesan warrior tombs made of huge coral slabs and adorned with a tiki head (harder to find, as no one goes there... ask for directions!); the craft center; the Gauguin Museum (and the Jacques Brel Museum); and the waterfront. While we stroll peacefully, Tania organizes an excursion for the next day, May 4, a full day with Pifa O’Connor, a 36-year-old who knows his island inside out, is passionate about local history, and with whom we’ll hit it off.
**Day 7: May 4**
Pifa arrives at 8 AM sharp at the guesthouse, and we immediately buy sandwiches and water at a small supermarket in Atuona. First, we make a brief stop by the roadside at an unmarked spot, from which we descend a small path through dense vegetation leading to the famous smiling tiki—the only one of its kind in the Marquesas and Polynesia. The place is improbable, the tiki isn’t huge, but it’s beautiful and impressive. Then we’re off on the road that, dizzyingly, runs along and overlooks the island’s northern coast, at the edge of the ancient volcano. Few vehicles pass, the road—now a rocky track—is full of potholes, and we proceed slowly. (Note that this road has been fully paved since 2018.) The panoramas are majestic, with every shade of green against the blue sea. We stop again at the top of a cliff adorned with a huge stone, the *sacrifice stone*, from which young virgin girls were once thrown into the sea to appease angry gods. Another pause for lunch this time, at a small restaurant near the exceptional archaeological site of Puamau. We’ll experience the highlights of this trip during this excursion with our guide, Pifa, who spares no explanations. We discover, on a vast esplanade, the ceremonial complexes of Ta’a Oa and Meae Te I’Ipona, the latter featuring superb tikis, particularly the reclining tiki—or *Maki Taua Pepe*—representing Motherhood, a woman giving birth in a squatting position, as was often the case in many civilizations. Also notable is the *Takaii*, the largest tiki recorded in Polynesia to date. There’s also a huge stone with a now-blunt edge, on which the circumcision of chiefs’ and notables’ pre-adolescent sons was performed. A tough ordeal! But that’s not all! It seems there are more on the mountainside rising steeply behind the archaeological site—overturned tikis, platforms, and, apparently, a giant tiki at the top, which must have fallen but was visible from afar on the sea 30 or 40 years ago, according to the island’s elders. This meeting, worship, and living place—it was actually a small town—is immense. Thousands of people once lived in this part of the island. The site—a religious, social, and cultural sanctuary—would be the size of the largest Mayan sites in Yucatán, but the few concerned owners—two or three families who own the mountainside—don’t want to hear about intensive clearing or tree cutting for now. UNESCO rightly asks for some compliance efforts to grant special treatment to Hiva Oa in particular and the Marquesas in general. We’re not there yet, unfortunately, due to insurmountable local rigidities! This kind of attitude is quite typical in Polynesia: people are afraid to uncover *marae* buried under vegetation—they’re taboo and sometimes said to emit negative and deadly waves, so it’s better not to disturb or anger the ancient spirits or gods who might take revenge. The old religion is never far away in Polynesia, despite the successes of the missionaries.
We return to the guesthouse in the late afternoon. Last night in the Marquesas with Tania, who prepares a fine and delicious meal. Note that dinner costs 2,500 XPF per person.
**Day 8: May 5**
We take the plane as planned, via Nuku Hiva (short stopover). Arrival on time in Papeete.
May this travel journal inspire many of you to visit the Marquesas one day. It’s far, it’s expensive, it’s the trip of a lifetime—it’s unforgettable and unmissable.
Our itinerary is perfect for those who aren’t excited by cruises and prefer to get closer to the local communities. This 9-day trip cost us around 2500 € all-inclusive. For a 14-day cruise on the Aranui, expect to pay 2300 € per person for a basic cabin for four, or 3800 € per person for a superior double cabin.
Air Tahiti offers a 4-island Marquesas Pass (Nuku Hiva, Ua Pou, Ua Huka, and Hiva Oa) for 86,000 XPF (about 700 €). The journey is made on an ATR 72 from Tahiti to Nuku Hiva or Hiva Oa, and on a 19-seat Twin Otter between the islands (often only 13 or 15 seats are available due to cargo, so book well in advance). We’re traveling as a couple. We booked our family-run guesthouse stays at the Tourism Fair in early February, where you can meet the owners and make your choice. Stays are almost always half-board or breakfast-only. Transfers are usually included, but you can always book a car or taxi.
**NUKU HIVA**
**A LITTLE GEOGRAPHY** Nuku Hiva (NH) is located about 1,500 km from Tahiti, in the north of French Polynesia. At 387 km², it’s the second-largest island in French Polynesia after Tahiti. It was formed by incredible volcanic phenomena and cataclysms between 1 and 6 million years ago, which lifted the island thousands of meters above the sea. Even after millennia of slow erosion, collapses, and settling, NH remains the most majestic of the Marquesas, with its sheer cliffs, deep valleys featuring immense waterfalls, and black walls that were once the inner walls of enormous volcanoes.
**A LITTLE HISTORY** The first contact between NH’s inhabitants and Europeans was in 1595 with Spanish navigators who only stayed briefly. It wasn’t until the late 18th century that Europeans arrived in greater numbers on NH (and the other Marquesas Islands), disrupting a very fragile social and cultural balance. It’s believed that nearly 100,000 people lived on Nuku Hiva at that time—a population decimated over the decades by epidemics, diseases brought by Europeans, and alcohol used for barter. The disastrous result: by the 1930s, only 2,500 people remained, having largely lost their identity and living in poverty. Today, the island has about 2,600 inhabitants spread across several villages, with Taiohae as the main one.
**NUKU HIVA IN LITERATURE**
1 / One of the famous writers who visited NH and stayed there was Herman Melville, who arrived in July 1842, the author of *Moby Dick*. The island had just come under French protectorate. Seduced by the enchanting *vahinés* and dazzled by his paradisiacal vision of the place, Melville deserted his ship. He ended up a prisoner of a local tribe, the Taipi, in Taipivai, where he stayed for a month and a half until an Australian ship captain secured his release in exchange for a musket and a roll of cotton fabric! Melville wrote a novel about this tumultuous episode in his life, considered a classic of travel literature. The book, *Typee: A Peep at Polynesian Life*, published in 1846 in the United States, was a huge success.
2 / Another famous Scottish writer, Robert Louis Stevenson, arrived in NH aboard a yacht that anchored in Anaho Bay, the island’s most beautiful, in July 1888. Stevenson was already known for two magnificent novels that marked their era: *Treasure Island* and *Dr. Jekyll & Mr. Hyde*. Stevenson, too, was captivated by the island’s natural beauty, though he also noted the devastating decline in identity, socio-cultural life, and physical health of a population ravaged by disease and alcohol. His account of his stay, *In the South Seas: An Account of Experiences and Observations in the Marquesas, Paumotus, and Gilbert Islands During Two Cruises on the Yacht Casco (1888) and the Schooner Equator (1889)*, was published in 1896 in New York, four years after his death in Apia, Western Samoa, where he had settled. It was also published in London in 1900.
3 / In August 1903, Victor Segalen, a French naval doctor, ethnologist, and archaeologist, landed in NH from the ship *La Durance*, sent to Polynesia to recover the possessions of the painter Paul Gauguin, who had died in April of that year. He, too, was enthralled by the Marquesas but lamented the loss of identity, dignity, and pride of the Māori, alienated by a Christianization that destroyed their culture and customs, denied their gods, and erased their past. He wrote about his experience, doubts, and fears in *Les Immémoriaux*.
4 / In December 1907, Jack London arrived in NH aboard the sailboat *Stark*, following in the footsteps of his illustrious predecessor, Herman Melville. London was in poor physical condition, exhausted from his relentless travels that had taken him from the Klondike in Canada to Japan, Australia, and London in Europe. He was appalled and shocked by Nuku Hiva’s degraded health situation: where Melville had encountered over 2,000 vigorous and healthy Marquesan warriors, London found only 12 suffering from various diseases—the rest had been wiped out by tuberculosis! His approach remained humanistic, and he maintained a sharp geopolitical awareness of these traditional Polynesian cultures, weakened by the inexorable advance of modernity in the early 20th century. He continued his journey to the Tuamotu Islands and Tahiti, publishing *Martin Eden*, the moving account of his initiatory voyage in the South Pacific, in 1911.
5 / Finally, Alain Gerbault, a writer, linguist, ethnologist, and tireless traveler, arrived in the Marquesas via the Panama Canal in December 1933. He was completely exhausted after an endless crossing on a small sailboat, the *Firecrest*. Enthralled by his stay in the Marquesas, he continued to the Tuamotu Islands in 1934, then Tahiti in 1935. Gerbault fought for the preservation of traditions, as well as the songs and dances banned by the Churches and the French Administration (these bans lasted over 50 years, mind you...!!!). Bora Bora remained his favorite island. A staunch Pétainist during World War II, he was forced to flee Bora Bora for Samoa, then Tonga, and finally Timor, a half-Portuguese island and thus neutral during the war. His travel accounts, *In Pursuit of the Sun: Logbook from New York to Tahiti* and *A Paradise Is Dying*, were published in the late 1940s. He died in Timor in 1941, and his ashes were repatriated to Bora Bora.
Back to our trip and stay.
**Day 1: April 27**
Departure from Papeete at 6:30 AM—we had to wake up two hours earlier and reach the airport in the dark. Takeoff at dawn, good weather en route, flight duration: 4 hours.
Arrival around 10:30 AM in Nuku Hiva, the first stop of this trip. We booked two nights in half-board at Pension Koku’u, transfers included. Maybe not such a great idea, those included transfers, especially on this unique island where the airport is located on *Terre Déserte*, on the other side of the mountain, opposite and about 45 km from the main village of Taiohae. They’re charged at a steep price. Expect 6,000 XPF round-trip by taxi, but 15,000 XPF charged by guesthouses or hotels. The difference is notable. It wasn’t the best idea, but we can’t go back. Even for residents like us who know how to travel in Polynesia, the Air Tahiti employee who sold me the Pass couldn’t give any useful advice about the stay itself—probably because he’d never been to the Marquesas. It’s really annoying! In short, the good idea to remember is renting a car (like a Suzuki) to be free to manage your time and stop at leisure. The road signage is a bit basic, but you’ll manage just fine. Our host Alvane waits for us—without a sign (sic!)—and after searching for each other for 5 minutes, we’re off on a journey of over an hour (with photo stops) in a Land Rover with smooth tires (luckily, it’s not raining!). The recently paved and marked mountain road is impeccable. No time to catch our breath at the guesthouse; we leave immediately (not a great idea after waking up at dawn plus 4 hours on a plane) for a half-day hike that was also included in the prepaid stay. A sandwich was provided (really pathetic for the physical effort required), we have water, and we fill a few bottles at the spring near the ceremonial site of Taipivai, our first stop. Then the hike begins in the Hanaheu Valley, descending toward Anaho Bay and its namesake beach. A magnificent and wild spot, a few sailboats anchored, we swim—the water is really warm, over 30°C at the shore. That warm is rare and not necessarily pleasant. We then have to climb a very steep slope; this hike is actually quite tough. The air is still, humid, and stifling under the foliage, there’s a bit of mud, and tiny ants (which don’t bite, I’ll have you know), locally called *fofolles*, running over shoes, ankles, and calves. Not very pleasant...! On top of that, there are mosquitoes to protect against! In hindsight, it seems wise to bring energy bars from Papeete if you plan to hike on the afternoon of your arrival day. We weren’t careful... Result: a moment of weakness for me and a hyperventilation attack climbing back up from Anaho Bay!!! We return to the guesthouse at night. There we find Claudine and her four children—Marquesan-style atmosphere, friendly and casual. We share family life. Very simple room with a bathroom, no mosquitoes, we can sleep with the window open, but the night will be noisy, as is often the case in Polynesia. Roosters are everywhere and don’t sleep, dogs bark or whine. So we end up waking up early... like everyone else.
**Day 2: April 28**
We booked a full-day excursion with Thierry: it starts with a 45-minute boat ride to reach Hakatea Beach, hidden in a small secret bay like many along Nuku Hiva’s coasts. From there, the hike lasts all day—11 km round-trip on flat but also rugged terrain (ancient paved and elevated paths over 1,000 years old)—and river crossings. Bring the right shoes (like plastic Crocs with high socks—not very stylish but practical). We cross the former village of Hakaui, walk along the foundations of dwellings, and there are still weathered tikis in the lush vegetation. The ultimate goal of this hike is to reach the tall Vaipo waterfall. The place is magical, with openings in the vegetation and immense trees allowing photos of the treetops and caves where funeral canoes containing the bones of chiefs or great warriors were once placed. We return the same way to the beach and take another boat ride to reach Taihoae’s port. Back at the guesthouse after a glimpse of Taihoae’s waterfront.











**UA POU**
**Day 3: April 29**
Back to the airport in the late morning for the second flight of the trip to Ua Pou. 20-minute crossing in a Twin Otter (18 seats but only 13 occupied due to cargo between the islands). Beautiful weather, blue sea, nice photos to take upon departure from NH and arrival in UP. We’re greeted by Jérôme, a former military man turned tourism professional, who runs Pension Pukue’e with his wife Elisa, a native of UP. We’re in for two exceptional days. The guesthouse is comfortable, Jérôme and Elisa are very professional and pleasant. Jérôme is also a professional hiker, and Elisa is an excellent cook. We leave quickly for a half-day excursion to Hohoi, after a stop at the archaeological, cultural, and religious site of Maui’a, the Tavaka tribe’s territory. Jérôme is there to explain how Marquesan society functioned at the time and the events that took place on a site still largely buried under vegetation. Then we visit a flower-stone sculptor he knows—the only place in the Marquesas where you’ll find these stones. They’re collected in the river flowing into the sea at Hohoi, sometimes on the beach itself. Back to the guesthouse.
**Day 4: April 30**
A nature hike in the mountains—moderately difficult—toward the Vaiea waterfall is on our program for a good 4 hours. It’s hot, there are mosquitoes, and the dip in the pool under the waterfall (24°C water) is a rare pleasure. Lunch at a friend of Jérôme’s, a former chef for French minister François Fillon, who prepares delicious food. Elisa picks us up by car to return to the guesthouse. Ua Pou is a beautiful and elegant island with its sharp peaks and wild nature. Our favorite, thanks to Jérôme and his wife.







**UA HUKA**
**Day 4: May 1**
Departure for Ua Huka, the smallest inhabited island in the northern group of the Marquesas, located about 1,300 km northeast of Tahiti. Landing is at the oldest airfield in the Marquesas, built in 1972, between the villages of Vaipaee and Hane. Ua Huka has about 680 inhabitants, according to the last census, spread across 3 villages (since the 1870s): Vaipaee, Hane, and Hokatu. The island peaks at Mount Hitikau at only 884 meters. Its origin: a Hawaiian-type shield volcano that—over a few million years—collapsed to become a caldera (or elliptical depression) in which two small volcanoes appeared, the craters of Tahoatikiau and Teepoepo, now part of the Vaikivi Park. The island is rugged and wild, lower than the others, so less cloud-covered and drier. The bays are jagged, the coastline in ochre tones above the intense blue of the sea, and the beaches are constantly disturbed by the powerful surf. The village of Hokatu is only a few kilometers away (just 14 km of road on the island), but Maurice, our host, drives slowly, and it takes time to go up and down. The road is entirely paved or concreted, which isn’t the case on Ua Pou, for example. The guesthouse is disappointing, perched above the village and thus isolated. Beautiful view of the famous Hane motu and the sparkling sea under the bright sun. Apart from that, there are mosquitoes and cockroaches, the bungalow isn’t clean. Meals are taken with Maurice and Delphine in the village—fine dining isn’t on the menu! Ouch!!! We didn’t luck out...
**Day 5: May 2**
Early in the morning, after breakfast, Delphine takes us to the craft center, which turns out to be a letdown—the items for sale are, in my opinion, crude and poorly carved. Nothing like what’s offered at the Marquesas Fair, held twice a year in Papeete, where you can admire and buy small wonders: wood carvings, flower stone, and coral. Delphine is disappointed we’re not interested, and it shows... She’s a bit sulky! These are items meant for Aranui cruise passengers who land on Ua Huka once every two weeks... Solo travelers like us don’t seem to interest her much. The rest of the day—spent with Maurice—is dedicated to visiting cultural centers and small museums, like the Sea Museum in Hane with its ancient canoes, the municipal archaeological museum on the Te Tumu site above the airfield, the petroglyph house near Hokatu Beach, and finally the Papuakeikaraa arboretum, which gathers endemic plants from all over Polynesia and an impressive citrus collection. No excursion planned to Vaikivi Park, toward the previously mentioned craters that recall the island’s volcanic past. Also missing are the viewpoints, the unique endemic vegetation, and especially the petroglyphs. Too bad... at that price!!! Still, in the evening, we go fishing—with sandwiches and drinks in coolers—with other villagers from the dock at the end of the paved road. It’s cool, windy, no mosquitoes, lots of fish caught, and a great atmosphere. Plus, magnificently starry skies.
Ua Huka is one of the rare islands not invaded by the black rat, which has preserved its birdlife, particularly the ultramarine lorikeet (or *pihiti* in Marquesan), which feeds almost exclusively on flower nectar (banana, coconut, hibiscus, mango, guava trees). A dog imported from New Zealand has been specially trained to detect rats: it inspects cargo unloaded from boats and the docks.
I recommend spending two full days on the island—one for visiting the various museums, the other for hiking in the island’s center park, where the archaeological sites are in their raw state: foundations of agricultural terrace walls, gathering places (or *tohua*), dwelling pavements (or *paepae*), sacred sites (or *me’ae* in Marquesan, *marae* in Tahitian) with their tikis and petroglyphs.
To finish, a bit of info on the island’s name, tied to Marquesan oral culture: according to the legend of the creation of the six Marquesas Islands, Ua Huka is the one that puts the finishing touch on the construction of the god Oatea’s house, each island having a defined architectural function. Ua Huka represents the hole (*ua*) where the god deposits what’s left (*huka* in Marquesan) of the unused materials during construction.

**HIVA OA**
**Day 6: May 3**
Departure in the late morning for Hiva Oa. Maurice—who had other things to do—dropped us off at the airfield 3 hours early... so this stop is a bit of a flop, even if we decided to stay positive! Hiva Oa is the third-largest island in French Polynesia after Tahiti and Nuku Hiva, and before Raiatea in the Leeward Islands. The island is beautiful, lush, verdant, and jagged. The mountains soar into the sky, the sea views are grand, the light is sublime—we’re lucky. Beautiful weather. Tania from Pension Kanahau waits for us at the airport. We’re in for two wonderful days with her. Tania is welcoming, smiling, and dynamic. What a pleasure to be with her, at her place—she cooks divinely and serves the best tuna in the world (the Big Eye reserved for the Japanese) and croquettes made with lobster, shrimp, and crab with breadfruit cubes, for example. Comfortable bungalow, no mosquitoes at night, we can sleep with the window open. It’s fantastic! After settling in, Tania takes us to town in Atuona, a pleasant and well-laid-out little village. We start with lunch—a delicious raw fish in coconut milk—then continue with the must-see attractions: the Catholic cemetery where Paul Gauguin and Jacques Brel’s graves are, overlooking the town; the abandoned Protestant cemetery, reclaimed by the bush, with impressive Marquesan warrior tombs made of huge coral slabs and adorned with a tiki head (harder to find, as no one goes there... ask for directions!); the craft center; the Gauguin Museum (and the Jacques Brel Museum); and the waterfront. While we stroll peacefully, Tania organizes an excursion for the next day, May 4, a full day with Pifa O’Connor, a 36-year-old who knows his island inside out, is passionate about local history, and with whom we’ll hit it off.
**Day 7: May 4**
Pifa arrives at 8 AM sharp at the guesthouse, and we immediately buy sandwiches and water at a small supermarket in Atuona. First, we make a brief stop by the roadside at an unmarked spot, from which we descend a small path through dense vegetation leading to the famous smiling tiki—the only one of its kind in the Marquesas and Polynesia. The place is improbable, the tiki isn’t huge, but it’s beautiful and impressive. Then we’re off on the road that, dizzyingly, runs along and overlooks the island’s northern coast, at the edge of the ancient volcano. Few vehicles pass, the road—now a rocky track—is full of potholes, and we proceed slowly. (Note that this road has been fully paved since 2018.) The panoramas are majestic, with every shade of green against the blue sea. We stop again at the top of a cliff adorned with a huge stone, the *sacrifice stone*, from which young virgin girls were once thrown into the sea to appease angry gods. Another pause for lunch this time, at a small restaurant near the exceptional archaeological site of Puamau. We’ll experience the highlights of this trip during this excursion with our guide, Pifa, who spares no explanations. We discover, on a vast esplanade, the ceremonial complexes of Ta’a Oa and Meae Te I’Ipona, the latter featuring superb tikis, particularly the reclining tiki—or *Maki Taua Pepe*—representing Motherhood, a woman giving birth in a squatting position, as was often the case in many civilizations. Also notable is the *Takaii*, the largest tiki recorded in Polynesia to date. There’s also a huge stone with a now-blunt edge, on which the circumcision of chiefs’ and notables’ pre-adolescent sons was performed. A tough ordeal! But that’s not all! It seems there are more on the mountainside rising steeply behind the archaeological site—overturned tikis, platforms, and, apparently, a giant tiki at the top, which must have fallen but was visible from afar on the sea 30 or 40 years ago, according to the island’s elders. This meeting, worship, and living place—it was actually a small town—is immense. Thousands of people once lived in this part of the island. The site—a religious, social, and cultural sanctuary—would be the size of the largest Mayan sites in Yucatán, but the few concerned owners—two or three families who own the mountainside—don’t want to hear about intensive clearing or tree cutting for now. UNESCO rightly asks for some compliance efforts to grant special treatment to Hiva Oa in particular and the Marquesas in general. We’re not there yet, unfortunately, due to insurmountable local rigidities! This kind of attitude is quite typical in Polynesia: people are afraid to uncover *marae* buried under vegetation—they’re taboo and sometimes said to emit negative and deadly waves, so it’s better not to disturb or anger the ancient spirits or gods who might take revenge. The old religion is never far away in Polynesia, despite the successes of the missionaries.
We return to the guesthouse in the late afternoon. Last night in the Marquesas with Tania, who prepares a fine and delicious meal. Note that dinner costs 2,500 XPF per person.
**Day 8: May 5**
We take the plane as planned, via Nuku Hiva (short stopover). Arrival on time in Papeete.
May this travel journal inspire many of you to visit the Marquesas one day. It’s far, it’s expensive, it’s the trip of a lifetime—it’s unforgettable and unmissable.