1 500 kilomètres à vélo en Mongolie 15 mai - 15 juin 2016 Lucbertrand · 1 avril 2017 à 12:16 · 238 photos 60 messages · 11 participants · 10 499 affichages | | | | À: Mlefevre · 7 avril 2017 à 14:16 Re: 1 500 kilomètres à vélo en Mongolie 15 mai - 15 juin 2016 Message 21 de 60 · Page 2 de 3 · 1 248 affichages · Partager Bonjour Marie, je t'attends toujours avec tes chiens dans mon paradis vosgien  . Concernant les problèmes d'enregistrement pour séjour supérieur à 30 jours je ne peux rien te dire nous avions un visa 30 jours et nous n'avons rien fait en arrivant. C'est mon copain qui avait apporté nos passeports au consulat de Mongolie à Paris pour les obtenir. Concernant le gaz lorsque tu arrives sur la place centrale d' Ulan Bator en laissant le gros building bleu en arc de cercle derrière toi, tu longes sur le même bord la place et quand tu arrives dans l'angle opposé ou à peu près tu as un magasin de sport qui vend du gaz, un peu sur la gauche je crois me rappeler. En tout cas ce pays décoiffe, même si mon grand amour reste l'Atacama  bon voyage Luc | | | Annonce · Sponsorisé | | | À: Lucbertrand · 7 avril 2017 à 14:44 Re: 1 500 kilomètres à vélo en Mongolie 15 mai - 15 juin 2016 Message 22 de 60 · Page 2 de 3 · 1 242 affichages · Partager Il est possible qu'on s'y balade pendant le WE de Pâques, si la météo s'y prête!
On peut désormais faire les visas par correspondance sans passer par un intermédiaire, c'est tout récent.
Je vais me noter dans un coin tes indications de jeu de piste pour trouver du gaz, merci!
On part fin mai, ça approche!
A+
Marie | | | À: Mlefevre · 7 avril 2017 à 17:31 Re: 1 500 kilomètres à vélo en Mongolie 15 mai - 15 juin 2016 Message 23 de 60 · Page 2 de 3 · 1 233 affichages · Partager bonjour, pour les visas il ne faut pas s'enregistrer. Lors de mon premier voyage en 2011, n'ayant pas eu vent de ces infos, je n'ai fait aucun enregistrement, mais je ne comptais pas rester plus de 30 jours. Aucun problème à la frontière. Nous avions eu une info en 2013 comme quoi il fallait s'enregistrer à Oglii dans les 7 jours dans le cas d'une prolongation de visa. (dans le guide Lonely P.) A Oglii les responsables de l'enregistrement n'étaient pas du tout au courant, ils ont téléphoné à UB pour avoir des précisions. Résultats, pas d'enregistrement et prolongation de visa uniquement à UB. | | | À: Perju · 7 avril 2017 à 17:50 Re: 1 500 kilomètres à vélo en Mongolie 15 mai - 15 juin 2016 Message 24 de 60 · Page 2 de 3 · 1 230 affichages · Partager Cool Merci pour l'info ! Marie | | | À: Lucbertrand · 7 avril 2017 à 22:13 · Modifié le 17 avr. 2017 à 16:34 Re: 1 500 kilomètres à vélo en Mongolie 15 mai - 15 juin 2016 Message 25 de 60 · Page 2 de 3 · 1 217 affichages · Partager 12ème étape passage col Höl Sayayn bivouac 56 km
Encore une nuit au grand calme. Nous nous attendons aujourd’hui à une étape difficile, l’incertitude de l’enneigement du col n’est pas levée. Réveil très matinal, il ne fait pas bien froid. Nous faisons notre thé accompagné de gâteaux. Depuis presque deux semaines que nous faisons équipe, nous avons pris nos habitudes comme un vieux couple.
Rien de tel qu’une expérience un peu en dehors de la routine pour souder les membres d’un groupe. Toutes les personnes avec lesquelles j’ai arpenté trois continents à vélo je les ai connues par internet, souvent par VF. La plupart du temps je m’en suis fait des amis avec lesquels nous avons projeté d’autres voyages. Le fait de partir comme cela avec des individus, hommes ou femmes, que l’on a appris à connaître par une correspondance électronique puis téléphonique fait pour moi totalement partie de l’aventure. Bien évidemment, il ne faut pas partir avec n’importe qui. Mais il suffit de quelques échanges pour assez bien cerner son interlocuteur. Mon premier voyage à vélo remonte à 2009 et depuis j’en ai effectué de l’ordre de 25 d’une semaine ou de trois mois et demi. J’ai dû passer deux ans sur la route ou la piste, et cette expérience de cohabitation avec de nouveaux compagnons m’a incroyablement enrichi, alors que j’avais déjà un bon acquit, familial de camaraderie en particulier en alpinisme ou professionnel.
Le col est situé à 25 kilomètres et il nous domine de 400 mètres de dénivelé. Nous souhaitons y arriver vers midi afin d’y marquer la pause si les conditions ne sont pas trop hostiles. Mais on ne sait jamais ce que la piste réserve, on peut avancer à trois ou à douze à l’heure. On ne sait jamais à l’avance comment cela va se passer, d’autant plus que nous n’avons pas réussi à avoir un témoignage de cycliste ayant emprunté cet itinéraire.
Ce matin l’air est limpide, le vent très faible, le ciel bleu. Le printemps semble avancer à grands pas, le vert prend l’ascendant sur le gris minéral de la caillasse. La piste n’est pas toujours marquée, ou parfois elle disparaît sous de grandes surfaces de neige.
Mais la vallée nous donne le sens général de façon évidente. Les yourtes continuent de ponctuer notre itinéraire de façon très dispersée. De nombreux animaux nous accompagnent, principalement des yaks.
Nous nous sentons sereins dans cet environnement amical, certes un peu frais car je roule avec ma doudoune quelques heures. Mais le soleil monte et alors un simple t-shirt suffit. Je remplace même mon casque par un chapeau.
Dans les derniers kilomètres la déclivité se fait plus sévère, la neige par moments couvre la piste nous obligeant à pousser nos vélos dans les pentes environnantes, mais de façon très ponctuelle. Les derniers virages sont là, plus tôt que prévu, trop raides pour rester sur nos montures. C’est en poussant que nous atteignons le col marquant le point le plus haut de notre balade mongole, il culmine à un peu plus 2700 m, pas très loin de de l’altitude de l’Iseran.
Pas de vent, incroyable c’est la première fois depuis notre départ. On a de la chance, j’imagine à cet endroit un courant d’air avec l’effet venturi, ce doit être intenable. L’autre versant se révèle, immense on s’y attendait. Il paraît beaucoup plus sec, bien qu’il soit orienté au nord.
Une prairie devant un petit lac, nous nous installons pour pique-niquer. A notre arrivée un important troupeau de yaks détale presque dans la panique. Le soleil chauffe, nous nous couchons dans l’herbe et allons y rester une heure. Nous ne sommes plus dans les conditions hostiles du désert de Gobi où nous mangions en essayant de nous abriter derrière nos sacoches et parfois en grelottant. Pourvu que cela dure.
La descente est entamée, la piste se révèle horrible, des gros cailloux absolument partout, pas moyen de les éviter. C’est une très rude épreuve pour les avant-bras, les poignets et les mains. On se traîne à une vitesse d’escargot. Sous l’assaut de ces secousses je vais perdre ma carte et ne pas m’en rendre compte immédiatement. C’est la catastrophe. Je remonte à pied et la retrouve un kilomètre plus haut. Même si nous suivons l’itinéraire grâce à la trace GPS qu’Yves a matérialisée, la carte permet une vue d’ensemble, ce qui nous permet d’anticiper notre itinéraire à plusieurs jours. Suite à cette prospective Yves en grand sorcier trace sur sa tablette le parcours.
Nous arrivons dans des zones plus plates, mais la piste reste effroyable. Elle finit même par disparaître et nous poussons dans zones de gros galets. De plus ce versant étant beaucoup plus sec, nous ne voyons plus de rivière et l’eau commence à manquer. Il fait chaud et les efforts sont intenses. Nous espérons en trouver avant la nuit, d’autant plus qu’il n’y plus une yourte du fait de l’aridité du terrain.
Enfin la délivrance, nous traversons un petit ruisseau, ce qui nous permet de refaire notre stock d’eau.
Quelques kilomètres plus bas la pelouse reprend le dessus, les animaux et les yourtes font à nouveau leur apparition. Nous nous installons pour la nuit. Je suis très fatigué, même si le kilométrage est faible la journée aura été bien remplie. Mais elle n’est pas finie.
Des yourtes à proximité arrive un gamin avec un vélo neuf. Ce dernier est de très mauvaise qualité. Il n’arrive pas à passer les vitesses. Il veut que nous lui réparions. Yves s’y emploie avec bon cœur, mais après un dur combat de plus d’une heure le dérailleur ne marche toujours pas. Le gamin n’est pas content et nous le fait comprendre en campant devant nous afin que nous nous remettions au travail. C’est reparti pour un round sans plus de succès. Mais le drôle insiste, il nous engueulerait presque.
La fatigue aidant notre patience atteint ses limites, et nous lui faisons ressentir avec calme qu’il commence à nous courir sur le haricot. Nous ne nous occupons plus de lui, et nous passons à la préparation de notre repas. Il nous surveille d’un air courroucé, et enfin après un long moment il se lasse et repart vers sa yourte. On se regarde Yves et moi et nous éclatons de rire en essayant d’étouffer au maximum nos débordements. La Mongolie est vraiment pleine de surprises !
La soirée sera paisible dans ce décor gigantesque au milieu des animaux qui se déplacent avec nonchalance quasiment au milieu de nos tentes. Nous n’échangerions pas notre lieu de stationnement pour le plus beau des hôtels de la planète. J’ai toujours constaté que les choses qui avaient le plus de valeur ne coûtaient pas un centime ! Sur cette pensée philosophique je m’endors rapidement d’un sommeil lourd de toutes les secousses de la journée. | | | À: Lucbertrand · 7 avril 2017 à 22:48 · Modifié le 8 avr. 2017 à 9:27 Re: 1 500 kilomètres à vélo en Mongolie 15 mai - 15 juin 2016 Message 26 de 60 · Page 2 de 3 · 1 212 affichages · Partager a vue de nez, je dirais 8 kg, 6 kg, 9 kg dans l'ordre des photos....bonne récolte ! C'est sympa de les ramasser....mais après y'a du taf  Ceci dit on est récompensé pendant les soirées d'hiver.... | | | À: Lucbertrand · 8 avril 2017 à 1:48 · Modifié le 8 avr. 2017 à 2:17 Re: 1 500 kilomètres à vélo en Mongolie 15 mai - 15 juin 2016 Message 27 de 60 · Page 2 de 3 · 1 205 affichages · Partager Salut Luc
Je découvre à travers ton récit et tes photos l'immensité (monotone, c'est ce que je ressens) des plaines (steppes) mongoliennes. Tes photos me donnent une impression d'immobilisme, sincèrement, j'ai l'impression de voir 10 fois la même photo sur une plaine au milieu de nulle part, avec le même petit chemin qui la traverse. J'en suis au 4ème jour, et j'ai l'impression que tu es toujours au même endroit!!!!  N'avez vous pas eu l'impression de faire du surplace? 
Est-ce juste une impression rendue par les photos, ou bien y a-t-il une différence pour toi dans l'immensité traversée? Je sais que souvent, les photos ne rendent pas justice complètement aux sites. A partir du 5ème jour ça change.... un peu.... C'est fou non? 
N'est-ce pas frustrant d'avoir autant de gens qui t'interrogent sans jamais pouvoir leur répondre faut de langue commune? Et le dessin comme moyen de communication, vous avez essayé?
Puis au 12ème jour, enfin des montagnes. Ahhhhh!! Enfin, un peu de mouvement. C'est plus sympa. Du coup j'attends la suite!!!!!! 
Pourquoi as-tu cessé d'incorporer tes photos à l'intérieur du texte? C'était plus sympa!! | | | À: Diamina · 8 avril 2017 à 9:58 Re: 1 500 kilomètres à vélo en Mongolie 15 mai - 15 juin 2016 Message 28 de 60 · Page 2 de 3 · 1 192 affichages · Partager Bonjour Diamina, effectivement les immensités de la steppe mongole changent très peu au fil des kilomètres. Il est certain que c'est un voyage très différent des autres. Mais justement le fait d'être noyé dans un décor immobile à l'infini cela en fait une expérience unique, tout particulièrement dans la lenteur du déplacement à vélo et parfois à pied quand la piste est trop mauvaise, trop molle ou trop raide.
Tu sens ton voyage plus que tu ne le vois. En effet, c'est plus par les sensations physiques de tes muscles en train de pédaler, de ta peau au contact du vent et du froid que se constitue le souvenir que tu garderas de cette plongée dans un autre monde. A deux, la relation à l'autre est aussi partie intégrante du voyage, lorsque nous échangeons en cours de route ou le soir nos perceptions et ressentis qui sont parfois un peu différents. Cette force et cette confiance que l'on ressent à deux à partir et à s'enfoncer dans une sorte de néant créent des liens, car on se révèle à l'autre dans la difficulté.
Et puis, il y a ces rencontres aléatoires, même si nous n'avons pas de langue commune, il passe un message par les yeux. Le voyage à vélo dans ces steppes c'est un peu comme pour un croyant qui effectue une retraite dans un monastère à la recherche de sa foi et de lui-même. C'est pour moi très difficile de décrire la réalité de ce que je ressens au cours de ces balades. Et puis, la mémoire décante et après des mois le voyage t'apparaît différent encore, transformant les petites souffrances en souvenirs de plaisir. Trop dur d'en parler, il faut sauter sur un vélo et partir. 
Je n'ai pas incorporé les photos, car je n'ai pas pris le temps, mais peut-être que les photos coupent un peu trop le texte? Et puis le gros pavé en bas de texte je trouve cela esthétique. Mais bon je vais prendre le temps de les incorporer, si on m'en fait une fois de plus la remarque; Bonne journée Luc | | | À: Diamina · 8 avril 2017 à 10:03 Re: 1 500 kilomètres à vélo en Mongolie 15 mai - 15 juin 2016 Message 29 de 60 · Page 2 de 3 · 1 189 affichages · Partager Salut la Marocaine......c'est plat, c'est monotone, c'est grisouné, y'a du zef, pas d'abris, pas de restos, deux trois personnes tous les 100km........p'tain de pays !!!!! Y'a même pas un Mongol qui fait du stop, t'emmène chez son cousin qui a sa ger (yourte en Marocain) dans le coin, que même toi tu vas te taper la tête en entrant tellement c'est bas (alors j'te dis pas pour JF....), qui justement vend des pulls cachemire, qu'il faut voir pour le plaisir des yeux, que si tu n'en veux pas c'est pas grave mais tu prendras bien un thé salé, avec un p'tit fromage fermenté 8 mois sur le toit de la yourte (ger en Mongol)......j'te le dis, p'tain de pays !!!!  te fies pas aux photos de Luc...il n'est bon que pour les Bolets..... 
Alors je t'explique, la Mongolie c'est 1386 fois...... la Martinique (si si j'ai fais le calcul)  alors en vélo!!!!......surtout que le Luc y l'a pas l'air bien vaillant, y l'avance pas vite, j'te dis il est bon pour les Champignons et encore pas tous...les morilles y l'y va même plus j'te dis...c'est trop loin..., donc y fait pas beaucoup de km en fait y fait du sur place avec ce p'tain de vent dans ce p'tain d'pays ! Viens avec ton quatquat, si si tu peux le faire, t'as fait Chégaga toute seule (presque) et tu verra la Mongolie c'est aussi beau que le Maroc...y'a les mêmes paysages (moins les rabatruc  ) mais faut faire plus de km......j'lui ai dit à Luc, en vélo c'est pas bon !!!  Tu m'en veux pas Luc ? j'irai faire du vélo avec toi dans les Vosges...en septembre avec un panier.... | | | À: Perju · 8 avril 2017 à 10:14 Re: 1 500 kilomètres à vélo en Mongolie 15 mai - 15 juin 2016 Message 30 de 60 · Page 2 de 3 · 1 187 affichages · Partager Bonjour jean-Pierre, statistiquement octobre est meilleur que septembre pour le boletus edulis. J'ai beaucoup de mal à faire du vélo en dehors des voyages et puis le panier au guidon avec 15 kilos de cèpes c'est dur. Si tu viens cesera l'occasion d'en faire. Donc tu es absolument le bienvenu dans mon paradis, j'ai de quoi loger largement dans des conditions meilleures que la steppe venteuse. Bonne journée Luc | | | À: Lucbertrand · 8 avril 2017 à 10:57 · Modifié le 8 avr. 2017 à 11:14 Re: 1 500 kilomètres à vélo en Mongolie 15 mai - 15 juin 2016 Message 31 de 60 · Page 2 de 3 · 1 184 affichages · Partager statistiquement octobre est meilleur que septembre pour le boletus edulis
ça c'est super !!! tu passes chez moi avant (c'est meilleur en Septembre en haute-savoie, après pas chaud en altitude), comme ça on va faire deux saison en une ! 
| | | À: Lucbertrand · 8 avril 2017 à 12:05 Re: 1 500 kilomètres à vélo en Mongolie 15 mai - 15 juin 2016 Message 32 de 60 · Page 2 de 3 · 1 175 affichages · Partager Salut Luc,
Tu sens ton voyage plus que tu ne le vois
Mais ça c'est vrai quelle que soit la destination où tu choisis de faire du vélo, non? A vélo, forcément, tu le sens ton voyage.
A deux, la relation à l'autre est aussi partie intégrante du voyage, lorsque nous échangeons en cours de route ou le soir nos perceptions et ressentis qui sont parfois un peu différents.
Encore une fois, c'est aussi vrai dans un splendide décor du désert d'Atacama, non!!! Je le vis à chaque voyage, puisque je voyage toujours avec JF (comme Perju en parle....) et je suis d'accord sur le fait que les ressentis sont souvent différents.
Cette force et cette confiance que l'on ressent à deux à partir et à s'enfoncer dans une sorte de néant créent des liens, car on se révèle à l'autre dans la difficulté.
Bah, tant qu'à faire, autant que le néant soit sympa à regarder, et de la difficulté, y en a partout où il y a des pistes et un environnement hostile. Dans la puna argentine, il y a vraiment de quoi satisfaire ce genre de désirs!!! Je te rejoins complètement dans le fait de se révéler à l'autre dans la difficulté. Ça je l'ai vécu l'an dernier quand nous avons eu une crevaison à plus de 4000m d'altitude et que nous avons eu du mal à utiliser le cric m...... du toyota 4 runner, tout ça dans le vent et le froid, et la crainte de devoir dormir en pleine nature. Heureusement pour nous que le 2ème camionneur qui est passé en 2heures d'arrêt sur la piste a bien voulu s'arrêter et nous aider. Et je ne parle pas des autres pneus crevés!!! Je l'ai aussi ressenti quand nous nous sommes enneigés à plus de 4500m et qu'il a fallu creuser...... longtemps!!!!  C'est le genre de moment où tu apprécies d'avoir avec toi quelqu'un qui a le moral d'acier!!!
Et puis, il y a ces rencontres aléatoires, même si nous n'avons pas de langue commune, il passe un message par les yeux.
Ahhhh! Là, je vais te croire sur parole, mais est-ce suffisant? J'adore bavarder avec les gens quand je voyage, et puisque Perju a commencé à parler du Maroc, l'une des frustrations que j'ai eue, a été lorsque nous sommes allées visiter les gorges de tislit, et que je n'ai pas pu converser avec le guide et sa famille parce que leur français était réduit à des notions plus que basiques, et que mon arabe et ma pratique de la langue berbère sont inexistants!!!
Le voyage à vélo dans ces steppes c'est un peu comme pour un croyant qui effectue une retraite dans un monastère à la recherche de sa foi et de lui-même.
Ah oui!!! Effectivement, j'aime beaucoup la comparaison entre les parois austères d'une chambre de monastère et la monotonie des steppes mongoles. C'est la comparaison la plus incroyable qui soit!!!! 
Trop dur d'en parler, il faut sauter sur un vélo et partir.
Bon ben..........., je vais me contenter de te croire alors!!!!!! 
Et puis le gros pavé en bas de texte je trouve cela esthétique. Mais bon je vais prendre le temps de les incorporer, si on m'en fait une fois de plus la remarque;
Bah, si c'est pour l'esthétique,..........   ...... Mais pour le côté pratique, ce serait quand même sympa d'avoir les photos qui s'insèrent dans le texte qui les concerne!!! (Là, ça fait 2 fois pour la remarque, donc ça devrait aller maintenant!!!    )
A toi aussi!!! 
PS: N'écoute pas notre plaisantin Perju...   . Continue ton récit car c'est le genre de voyage que je ne connaitrai jamais: à vélo dans la plaine mongole!!!! Donc, on le vit avec toi par procuration.Merci! | | | À: Perju · 8 avril 2017 à 12:21 Re: 1 500 kilomètres à vélo en Mongolie 15 mai - 15 juin 2016 Message 33 de 60 · Page 2 de 3 · 1 168 affichages · Partager Coucou Perju,
Y'a même pas un Mongol qui fait du stop, t'emmène chez son cousin qui a sa ger (yourte en Marocain) dans le coin, que même toi tu vas te taper la tête en entrant tellement c'est bas (alors j'te dis pas pour JF....), qui justement vend des pulls cachemire, qu'il faut voir pour le plaisir des yeux, que si tu n'en veux pas c'est pas grave mais tu prendras bien un thé salé, avec un p'tit fromage fermenté 8 mois sur le toit de la yourte (ger en Mongol)......j'te le dis, p'tain de pays !!!!
MDR!!!!   Mais alors,..... Tu suis vraiment le carnet sur le Maroc, c'est fou!!!!  
avec un p'tit fromage fermenté 8 mois sur le toit de la yourte (ger en Mongol)
Et ça se mange ça? 
Viens avec ton quatquat, si si tu peux le faire, t'as fait Chégaga toute seule (presque)
Je serais obligée de louer un 4x4 en Mongolie, car de la Martinique ça pourrait être un peu difficile!!! 
la Mongolie c'est aussi beau que le Maroc...y'a les mêmes paysages (moins les rabatruc
C'est difficile à croire à partir des photos de Luc, pour le moment. J'attends la suite pour voir en attendant de pouvoir venir dans les Alpes te voir et découvrir tes photos!! Si, si, j'finirai par venir.... | | | À: Perju · 8 avril 2017 à 12:28 Re: 1 500 kilomètres à vélo en Mongolie 15 mai - 15 juin 2016 Message 34 de 60 · Page 2 de 3 · 1 163 affichages · Partager ça c'est super !!! tu passes chez moi avant (c'est meilleur en Septembre en haute-savoie, après pas chaud en altitude), comme ça on va faire deux saison en une !
S'il te plait, va pas t'intoxiquer avec un champignon vénéneux, hein!!!! | | | À: Lucbertrand · 8 avril 2017 à 23:23 · Modifié le 9 avr. 2017 à 4:31 Re: 1 500 kilomètres à vélo en Mongolie 15 mai - 15 juin 2016 Message 35 de 60 · Page 2 de 3 · 1 149 affichages · Partager 13ème étape Bulgan bivouac un peu après 56 km
Au lever le temps a changé. Une petite pluie fine s’installe dans un ciel complètement bouché. Comme toujours dans ces conditions, nous nous demandons que faire. Attendre une accalmie ou partir. Pour ma part je suis toujours partisan du mouvement, Yves aussi, ça tombe bien. Nous avons pris la bonne option, les précipitations vont rester faibles et vers 10 heures le temps va nettement s’améliorer.
Nous descendons une vallée magnifique, la piste est excellente, les cailloux ayant disparu. Nous roulons sur une trace de terre dure. Le printemps est de plus en plus présent, la température presque clémente malgré la pluie. Des arbres de différentes essences que je n’arrive pas à identifier apparaissent. Dans ces steppes le plus insolite étant de ne pas voir d’arbres sur des centaines de kilomètres.
Très intrigant, nous passons un pont, ce qui ne nous était pas arrivé depuis longtemps. Mais juste avant ce dernier un beau panneau carré au liseré bleu comporte le dessin d’un magnifique cèpe de Bordeaux. Qu’est-ce que cela veut dire ? Peut-être une interdiction de ramasser ce champignon ? Dans tous les cas de figure, il faut des arbres. Il y en a bien regroupés en parcelles de forêt, ce sont des conifères. Mais plusieurs centaines de mètres plus haut, ils sont regroupés selon l’orientation du terrain, au nord les arbres et pour les autres orientations l’herbe.
La vallée est trop belle, elle nous entraîne sur une mauvaise piste.
Nous le réalisons grâce à la trace GPS. En effet, dans une grande courbe de la vallée, il faut la quitter et escalader un pan de montagne très raide sur plusieurs centaines de mètres de dénivelé. Au début nous restons sur les vélos, puis chacun poussera sa monture. Pour terminer sur les trois cents deniers mètres de dénivelé, nous nous mettrons à deux pour pousser chacun de nos vélos à tour de rôle. On en bave un grand coup. J’applique ma méthode habituelle quand cela devient très difficile. Je compte mes double-pas et j’essaye de tenir jusqu’à vingt. Je suis toujours étonné de voir que l’on avance assez vite de cette manière. Peut-être est-ce une question d’entraînement. Deux mois plus tôt dans les pentes très raides des pistes du nord Laos je l’avais déjà appliquée, mais surtout au cours de la traversée du Sud Lipez en Bolivie des heures durant j’avais à coup de vingt parfois de dix double-pas avancé dans la poussière volcanique. Durant cet exercice le temps est aboli, il faut prendre son mal en patience. Avec philosophie profiter de la nature gigantesque qui nous entoure pour s’en imprégner au mieux.
Tout finit par arriver. La pente diminue, nous pouvons à nouveau pousser chacun notre vélo, puis l’enfourcher. Rapidement une crête est atteinte et nous basculons dans une nouvelle vallée. Nous prenons des raccourcis, et c’est en plein champ particulièrement raide et plus ou moins marécageux que nous rejoignons le lit d’une rivière.
Nous y faisons une longue pause, bien installés dans une herbe moelleuse. La température est clémente, le temps à l’air d’avoir définitivement décidé de basculer vers l’été.
Nous rejoignons le petit village de Bulgan, à ne pas confondre avec la ville du même nom située quelques centaines de kilomètres plus au nord. Un étrange attelage constitué d’un yak massif et d’une carriole en bois tout aussi massive conduite avec lenteur nous croise au niveau des premières maisons. Les enfants arrivent, on leur demande l’épicerie. L’un d’eux saute sur un vélo et nous accompagne. Une fois sur place, nous y trouvons les produits habituels, saucisses, riz, gros gâteaux sablés et quelques fruits, sans oublier les canettes de bière. A la sortie du village nouvelle pause dans l’herbe, puis nous reprenons la piste pour quelques kilomètres et installons notre campement à proximité de la rivière, afin de pouvoir nous laver. Au-dessus de nous quelques yourtes. Un couple en descend accompagné de leur petite fille. L’homme nous offre un grand bol de fromage blanc et un de fromage plus fait. Les deux sont excellents, et du fait de la quantité, ce sera quasiment notre repas du soir.
Encore une journée bien remplie dans un environnement toujours aussi surprenant, se montrant sous un jour beaucoup plus amical du fait de la végétation qui prend son essor. | | | À: Lucbertrand · 10 avril 2017 à 21:47 Re: 1 500 kilomètres à vélo en Mongolie 15 mai - 15 juin 2016 Message 36 de 60 · Page 2 de 3 · 1 119 affichages · Partager Salut Luc, Bizarre le panneau, malheureusement dans certaines régions de France il existe les mêmes...avec une croix rouge en travers...cela commence à venir chez nous (74) certains proprios de zones forestières mettent des interdictions de ramassage sur leurs parcelles, parcelles paumées à des km des zones habitées et accessibles uniquement à pieds ou en 4X4.... 
Pour le plaisir, va regarder cette vidéo réalisée par un couple de quatquatreux (ils ont également réalisé un guide sur la Mongolie, en vente sur leur site). www.casa-trotter.com/....php?f=27&t=9119
C'est pour Diamina également, elle aura ainsi une vision plus " idyllique" du pays  Bonne soirée ! jp | | | À: Perju · 11 avril 2017 à 1:22 Re: 1 500 kilomètres à vélo en Mongolie 15 mai - 15 juin 2016 Message 37 de 60 · Page 2 de 3 · 1 113 affichages · Partager Coucou,
C'est pour Diamina également, elle aura ainsi une vision plus " idyllique" du pays 
Merci. Effectivement, ça aurait pu l'être. Est-ce le désert de Gobi qu'on voit lors du passage en partie désertique?? Et le squelette à la fin de la vidéo, c'est pour montrer ce qui attend ceux qui osent s'y aventurer? 
M'mmmouais......... | | | À: Perju · 11 avril 2017 à 8:22 Re: 1 500 kilomètres à vélo en Mongolie 15 mai - 15 juin 2016 Message 38 de 60 · Page 2 de 3 · 1 104 affichages · Partager Bonjour Jean-Pierre, superbe cette vidéo, l'utilisation d'un drone ça change tout. j'aimerais savoir combien de temps il faut pour créer un montage comme celui-là? Luc | | | À: Lucbertrand · 11 avril 2017 à 9:10 Re: 1 500 kilomètres à vélo en Mongolie 15 mai - 15 juin 2016 Message 39 de 60 · Page 2 de 3 · 1 097 affichages · Partager Bonjour Luc, je fais régulièrement un film au retour de mes voyages, cet été il couvre le désert de Manguistau (kazak) jusqu'au Pamir et à une durée d'1h15 mn, cela m'a pris certainement plus de 200h de montage. C'est un film comprenant beaucoup d"effets", de photos avec zoom panoramique et de petites vidéos, sans compter la voix off les titres et la bande son. Par contre à la prise de vue c'est assez rapide, photos et vidéo avec caméra embarquée sur le 4X4. Pas grand chose à faire de particulier. Pour le film de Cecile, je pense que c'est l'inverse, la partie montage doit être assez simple (une fois les extraits choisis) il suffit de" coller" des passages vidéos. Par contre c'est effectivement à la prise de vue que cela doit prendre du temps, déjà trouver l'idée, mettre le drone en position et contrôler son déplacement, certainement refaire des prises si pas contant du résultat....etc...mais je pense que ce n'est peut-être pas plus long que le temps pris par certains photographes pour réaliser leur cliché (trouver le bon angle, attendre la bonne luminosité, refaire le cadrage...) Je suis en train d'étudier la question et j'ai déjà un modèle de drone en vue | | | À: Perju · 11 avril 2017 à 10:04 Re: 1 500 kilomètres à vélo en Mongolie 15 mai - 15 juin 2016 Message 40 de 60 · Page 2 de 3 · 1 091 affichages · Partager 14ème étape Tetselegs 31 km
La chaîne de montagne de Hangayn Nuruu est traversée, nous laissons derrière nous les sommets enneigés et les pistes pierreuses. Devant nous s’ouvrent maintenant des moutonnements parcourus de chemins au revêtement de terre souple aux pneus. Sans difficulté nous atteignons Tetselegs.
La ville nous est apparue du haut d’une colline. Une multitude de toits multicolores donne un aspect engageant à la bourgade. Elle est installée au pied d’une grande falaise de roche claire.
Nous y pénétrons par une ruelle en pente au sol chaotique.
Après quelques recherches nous trouvons la guest house indiquée dans notre guide. Elle est tenue par un Australien. Nous retrouvons les standards occidentaux, et ma foi ce n’est pas désagréable, de l’eau courante et chaude, des toilettes sans besoin d’aller faire des acrobaties sur une planche au-dessus d’un trou puant, ce qui est souvent le cas lorsque l’on fréquente ce qui tient lieu de guest house locale.
15ème étape Battsengel 89 km
Étrange sensation, nous roulons sur du goudron, après la piste très accidentée qui traversait le massif de Hangayn Nuruu nous avons plus l’impression de glisser sur une surface sans aspérités que de rouler. Mais cela ne va pas durer. En effet, nous quittons ce beau bitume pour repartir à travers la steppe. Effectivement un vieux panneau tout rouillé indique la direction de notre destination sur la gauche. Une longue montée nos conduit à un belvédère permettant une vue à 360 degrés.
Une descente très raide, puis la piste part plein nord. Cela est étonnant car ce n’est pas notre direction. La trace GPS indique bien un itinéraire qui s’oriente vers l’est, mais pas le moindre soupçon de chemin, de plus la prairie ne semble pas très roulante. Nous quittons notre belle piste mal orientée et faisons une tentative à l’est à l’estime. Nous tombons sur une zone marécageuse et nous faisons littéralement dévorer par des midges, sensation absolument terrible. Des dizaines de piqûres et cela va nous gratter pendant plus d’une semaine. Nous réussissons à nous extraire de ce piège et faisons carrément demi-tour pour revenir à notre point de départ de la piste au niveau du panneau rouillé. Nous reprenons la route goudronnée sur 7 km, puis à gauche nous nous engageons sur une piste qui s’éloigne doucement de cette dernière. Elle est très roulante et s’enfonce dans l’immensité verte, où de loin en loin les troupeaux ponctuent la plaine.
La steppe change rapidement avec le printemps qui s’installe. Y rouler est un vrai plaisir. Le vélo dans ces conditions, température idéale, absence de vent, beau temps et piste étroite dure et lisse, procure les plus belles sensations. Nous nous fions à la trace GPS au milieu de cette immensité moutonnée.
Nous arrivons en un point où le village que nous souhaitons atteindre apparaît dans le lointain, 15 kilomètres. La piste perd son bel aspect et redevient caillouteuse et nous rentrons une fois de plus une séance de vibromassage, qui va durer un long, très long moment. Là encore c’est tout l’intérêt du voyage à vélo, ne jamais chercher à estimer ce qui nous attend, car pour un rien tout change du tout au tout. | Carnets similaires sur la Mongolie: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 24 381 visiteurs en ligne depuis une heure! |