Kirghisthan. De Biskek à Scholpon Ata.
Départ de la gare routière de
Bishkek repérée la veille. Il faut demander " Auto vaksal". Facile à trouver. La gare routière dessert tout le pays et offre même des liaisons pour l'
Ouzbékistan et le
Kazakhstan.
Bishkek serait même, à mon sens, un excellent point de chute car les pays environnants semblent faciles d'accès et les Français n'ont besoin d'aucun visa pour le Kirghiztan.
L'Auto Vagsal.. Gare routière.
Pour Scholpon Ata et
Karakol, quatre départs quotidiens de 7 à 11 heures théoriquement échelonnés toutes les heures. Je dis théoriquement car j'ai constaté que les mini- bus ne partaient que pleins. Ce sont des bus (fourgons) Mercedes, tous en bon état, et plutôt confortables. Très correctement aménagés, propres et sains mécaniquement.
Le coût du trajet est de 250 soms (3,5 euros) pour environ 250 Kms et environ 4 heures de route. Le chauffeur ne prend théoriquement personne sur le trajet et chacun dispose d'un espace correct à l'intérieur du véhicule. Pas de climatisation.
C'est la sortie de la capitale qui prend le plus de temps. Après une vingtaine de kilomètres, la route en mauvais état, laisse place à une double voie bien entretenue.
Tout le trajet se fait sur une plaine où les cultures vivrières et maraîchères dominent. Le paysage n'a rien d'exceptionnel sauf les pics enneigés qui se découpent au loin sur l'horizon. Il faut attendre deux bonnes heures pour que, avant d'aborder le lac
ISSYK KUL, les montagnes environnantes commencent à s'imposer un peu plus et transformer le panorama.
L'arrivée se fait sans encombre selon le timing prévu. Bizarrement, il existe deux gares routières à Scholpon Ata. Il me semble préférable de descendre en plein cœur du "centre ville", peu développé, juste un kilomètre après la première gare routière d'où partent tous les mini- bus pour
Bishkek.
Comme je l'ai précisé plus haut, il existe une autre gare routière pour quitter Schophon Ata en direction de
Karakol.
Doit- on s'arrêter à Scholpon Ata..?Personnellement, je n'en suis pas convaincu. Sauf si vous avez du temps et que vous voulez faire le trajet cool. Le lac, bien sûr, présente un attrait potentiel indéniable dans un environnement de montagnes aux pics enneigés. Ce devrait être sublime.
Pourtant je reste perplexe. La municipalité n'a rien su mettre en valeur et parfois même, le manque d'entretien des espaces verts gâche carrément l'esthétique générale. Dommage..!
Quant à la ville elle- même, elle n 'offre que peu d'attraits. Peu ou pas de restaurants, vie nocturne inexistante, quelques petits supermarchés, pas de spécificité architecturale. La route principale qui la traverse et c'est tout. Peut - être un musée que je n'ai pas visité car fermé et une baignade dans les eaux glacées et limpides du lac peuvent inciter à passer une après- midi à Scholpon Ata.
Pas de problème pour trouver une chambre d'hôtel pour le peu qu'on soit hors saison et que l'on lise le cyrillique. Rien n'est écrit en anglais et les autochtones sont peu versés dans l'emploi de langues étrangères.
Bref.. Rien n'est trop compliqué mais rien ne coule de source.
En résumé. La ville ne vaut que par son emplacement au bord du plus grand lac du Kirghisthan. Cependant la beauté naturelle du site mériterait mieux. C'est un endroit de villégiature apprécié par les Kirghyzes.
On peut avoir envie de s'arrêter mais pas vraiment envie d'y rester..!
De Scolphon Ata à Karakol. - mai 2014.
Les mini- bus Mercedes partent presque à la sortie de la ville à un km environ du centre.
Le prix du trajet pour
Karakol est de 150 soms et la durée de 2 heures environ.
Le chemin, à un certain moment, longe le lac. C'est vraiment joli et c'est pourquoi je recommanderais de se placer sur le côté droit du véhicule. Côté lac donc.
La route est bordée sur une longue distance, comme souvent dans le pays, d'une double rangée de peupliers dont le bas des troncs est peint en blanc. Les montagnes à gauche et le lac à droite laissent la place pour une bande de terre d'environ 2 à 3 kms de champs cultivés. Les maisons apparaissent parfois d'un autre temps et on remarque que les travaux des champs ne sont pas encore mécanisés comme en Europe. On sent que le pays peine à entrer dans une vraie modernité qui ne se traduit pour l'instant qu'au travers des téléphones portables et des berlines allemandes.
A cette époque de l'année, des milliers d'arbres fruitiers sont en fleurs, ce qui renforce le côté paisible de l'environnement.
L'arrivée à
Karakol se fait à la gare internationale des bus. Pas vraiment proche du centre ville. Il est préférable de prendre un taxi. La course est à 50 soms, mais on vous demandera le double.
Le centre ville s'étale sur à peine un Km². Donc plutôt petit. Mais tout ce qu'il faut voir s'y trouve..ou presque.!!
Karakol est surtout le point de départ de belles (et parfois coûteuses) randonnées dans les montagnes environnantes.
Une adresse pour manger des plats "européens" et offrant le Wifi: le
"ZARINA".
Juste à côté, le "
Karakol café" qui offre aussi le WiFi gratuit mais pratique des prix plus élevés. La jeune patronne, ayant vécu aux US parle anglais couramment. Ça peut dépanner... Le restaurant " l'
Everest " est disparu sauf dans le guide du "petit Futé" qui comme souvent donne des informations qui datent. Avec les infos que je vous donne ici et celles que vous glanerez sur place, vous pouvez faire l'économie de son achat.
A savoir aussi que les restaurants et autres magasins n'ouvrent pas avant 8h30 le matin.
Il y a 3 ou 4 possibilités d'hébergement dans le secteur centre- ville.
Le NÉOPHYTE, qui pratique des prix trop élevés pour le service offert. Chambres exiguës sans confort ni salle de bain pour 450 soms minimum par personne. Dommage car bien situé. A choisir si rien d'autre. Mais il va subir de plein fouet la concurrence des nouveaux hôtels proches et devra revoir sa politique de prix sous peine de disparaître...
Le YAK, à deux rues. (Rue Gagarine). Assez spécial. Une ancienne et typique maison traditionnelle, tenue par Serguei, un vieux monsieur sympathique, qui offre des chambres qui ne sont pas vraiment des chambres, mais d'anciennes pièces à vivre... Surprenant, désuet, mais pas sans charme.
Le seul point sombre sont les sanitaires pas vraiment engageants et un déficit de propreté. Dommage..! 300 soms par pers. Les plus fauchés pourront planter leur tente dans un coin du jardin avec vue sur une vieille 2Cv laissée sur place il y a bien des années par des Français.
Le
"PARK hôtel ", à l'opposé (2 rues) du Néophyte. Plus récent, meilleur confort, un poil plus cher. Probablement le meilleur rapport qualité/prix du centre ville. 500 soms par personne avec douche et wc dans la chambre. Possibilité de petit - déjeuner pour 100 som.
Le jeune fils du patron est très serviable et parle un peu anglais. Une bonne adresse.
Il faut ensuite s'écarter un peu plus mais ce ne sera jamais très loin.
Juste avant la rivière sur votre droite, un hôtel tout neuf. Originalement baptisé " Hôtel Café.." Le Manhattan ouvrira ses portes prochainement. Sur la rue principale, vous ne pourrez pas le rater en allant au Park Hotel. Plus d'autres adresses encore un peu plus excentrés.
Les excursions dans les environs.
Elles sont nombreuses si vous aimez la marche. Les locaux sont disposés à vous aider dans votre périple moyennant finances
Sinon vous pouvez aller à Jetti Oghuz
Prendre un taxi à partir du Bazar. Pour Jetti Oghuz Village. 30 soms par personne
De là, un second taxi jusque " Sanatori." 30 soms encore. Sur place quelques cafés et une balade possible à cheval s'il fait beau.
En résumé, vous l'aurez compris,
Karakol est comme de nombreuses villes du Kirghisthan.
Pas vraiment folichon folichon.. On en a généralement vite fait le tour et il y a rarement quelque chose à découvrir. (Cependant, à
Karakol, ce serait dommage de rater la très belle église orthodoxe, à deux pas du Yak hôtel).
Et si vous n'aimez pas les treks, il y a fort à parier que vous n'y resterez pas plus de 2 ou 3 jours maximum.
De Karakol à Naryn -mai 2014.
Après un stop inutile à Tamga où il n'y a vraiment rien à voir et à faire j'ai poursuivi grâce à l'amabilité d'un local qui repartait pour
Bishkek, d'une voiture pour Balykchy. (moyennant finance bien sûr...)
De
Karakol jusque Balykchy, le trajet est, à mon goût, plus joli que sur la rive nord du lac.
La route longe vraiment le rivage et c'est un bonheur de contempler les dégradés émeraudes allant jusqu'au bleu le plus intense renforcés par un léger moutonnement de l'eau.
Peu de cultures et peu d'arbres. Un paysage plus désertique qui met bien en valeur le lac.
Balykchy est une ville pivot. On peu se rendre à Biskhek distant d'environ 200 Kms ou vers Nayryn via Kochtor qu'on laisse de côté.
Partant vers Nayrin, on longe un splendide lac de barrage pendant une petite dizaine de kilomètres. Un bleu dense qui tranche sur la roche orangée.
La route est en excellent état jusqu'à environ 80 Kms de Nayryn. En totale reconstruction grâce aux Chinois. Il faut dire que c'est la voie principale entre la capitale et la
Chine. Donc.. Mais ce sera d'ici quelques mois une belle route asphaltée.
Le paysage est splendide. De hautes montagnes aux pics enneigés et aux flancs veloutés en ce mois de mai.. Végétation rase la plupart du temps. Nous ne sommes pourtant pas très haut. Par endroits, flancs rocailleux qui entraînent des éboulis sur la route...
Quelques yourtes jalonnent le trajet. Elles ne sont pas là pour les touristes.
De nombreux chevaux se baladent apparemment en totale liberté.
Apparemment seulement..!
La ville de
Naryn n'incite pas à la joie quand on y arrive sous la pluie. C'est une ville terne, où la grisaille domine. Des immeubles bas, mal entretenus, et beaucoup de magasins qui ont fermé leurs portes il y a plusieurs années avec le départ des Russes. Les arbres eux- mêmes semblent dépressifs.
Heureusement une bonne adresse pour la nuit. Sans doute la seule.!!
Le "Celestial Mountain guest- house". Un peu excentré mais propre et offrant des chambres toutes catégories avec ou sans petit déjeuner. A ce propos je ne recommande pas le petit déjeuner facturé 200 soms car cela me semble très
excessif pour ce qui est offert.
A cette époque de l'année, le prix de la double est de 1500 avec Wc et douche intérieurs alors que la double avec toilettes extérieures était de 1200. La différence est à l'avantage de la plus chère car bien plus confortable et spacieuse.
On peut manger sur place ou juste à l'entrée de l'hôtel dans le petit parc où on vous servira bière pression et chachliks succulents. Seul problème, les tables sont à l'extérieur. Et quand il fait froid, ça n'a rien de sympa.
Il y a bien le "Corona", en centre ville, (30 soms en taxi) pour les amoureux de l'époque surannée des années soviétiques... Tout y est. Salle immense sans le moindre charme, plafonds hauts, nappes blanches recouvertes de plastique transparent, sono qui hurle des musiques improbables et serveuses revêches qui ne feront pas le moindre effort pour vous comprendre.
Non loin le "Addek", tout aussi soviétique, plus fréquenté, mais autant dépouillé d'intérêt sauf si vous aimez attendre, installé à une table bancale qu'une serveuse bien attentionnée daigne venir vous adresser la parole.
Bref.. Ville vraiment pas folichonne. Surtout s'il fait gris.
Au Celestial hôtel, on vous proposera un tour pour aller voir le " pseudo caravan-sérail" à environ 80 Kms. Cela me semble très cher. 3500 soms pour la prestation. On frise l'arnaque sauf si vous trouvez à partager avec d'autres touristes.
Bref, vous l'avez compris, sauf à être amoureux des treks et nostalgique de l'époque soviétique,
Naryn est une ville étape. Mais c'est souvent le cas, me semble-t- il pour les villes du Kirghiztan qui, il faut bien l'avouer, n'offrent qu'un intérêt limité.
De Nayrin à Bishkek. - le 12 mai 2014.
* Info.Ne pouvant me rendre à Dajall Abad via KAZARMAN (col encore fermés à cette époque de l'année), j'ai donc dû faire demi-tour et repartir à
Bishkek. Ce qui fut une erreur. J'aurais dû passer par
KOCHKOR.
Départ vers 9 heures de Nayrin sous un beau soleil à peine voilé.
Tous les véhicules partent de la gare routière en centre- ville.
Aucun problème pour se rendre à Bischkek.
Coût normal du trajet : 500 en taxi partagé et 350 en mini bus. 5 heures de trajet.
Là encore.. Attention aux arnaques avec les taxis privés. Faites -vous bien préciser le prix et les conditions du transport.
Arrivée à la gare routière centrale de
Bishkek.
Taxi à 100 soms pour le Sakura hôtel. Réservé ce matin par téléphone.
De Bishkek à Toktogul. - 13 mai 2014.
Les départs pour
Osh et Toktogul se font au même endroit que ceux pour
Karakol.
" autovagsal " C'est à dire la gare routière. Mais les bus et taxis ne sont pas localisés au même endroit dans la gare routière. Cherchez.. C'est pas grand.!!
Toujours la horde des rabatteurs prêts à vous trouver le véhicule qui part tout de suite pour la direction que vous avez choisie.
Cette fois, je les ignore car je sens le mensonge bien huilé.
Je trouve un jeune homme, souriant, qui m'affirme que 500 soms par personne c'est bien suffisant. Nous sommes deux passagers et cela coûtera 1000 soms et non 1200 comme l'avait annoncé le rabatteur. Départ immédiat dans une berline Mercedes qui date mais parfaitement propre et en bon état mécanique. Il part voir son épouse qui devrait accoucher le lendemain. Ça lui paye le carburant et c'est une aubaine pour moi.
Ce trajet d'environ 250 Kms dure 4 heures et franchit 2 cols à plus de 3000 mètres.
Sous le soleil c'est vraiment somptueux et c'est a coup sur un des " must "du Kirghistan.
A la sortie de la ville, les premiers 80kms sont insignifiants. Il faut attendre la bifurcation sur la gauche avant..?, pour commencer à entrevoir une large belle plaine.
Puis on arrive aux pieds des montagnes avant d'entrer dans une gorge étroite et profonde où coule un torrent aux eaux limpides et impétueuses.
C'est absolument magnifique sous le soleil.
Les flancs de montagnes sont rocailleux et propices aux éboulements. La montée se fait par une route en bon état qui grimpe avec parfois des dénivelés de plus de 15%. On monte lentement en altitude et, après un tunnel de la largeur d'à peine 2 véhicules, nous arrivons au sommet à plus de 3000 mètres. La neige est toujours présente à cette époque de l'année et il fait frisquet
Puis on redescend vers Toktogul par une large vallée aux reliefs plus doux mais vraiment majestueuse. Là encore, de la neige recouvre les hauteurs environnantes. Chaque virage laisse découvrir un magnifique panorama sublimé par un ciel d'un azur profond. J'admire l'immensité des lieux. C'est vraiment très beau.
Puis apparaissent quelques sapins sur le côté sud de la montagne. Côté nord, herbe rase toujours. On redescend en suivant les eaux turbulentes du torrent qui longe la route. Quelques yourtes en bordure de route proposent du miel et le fromage local. Le froid s'estompe et la végétation renaît. On croise des troupeaux de moutons et de chevaux.
Au loin on distingue la ville de Toktogul nichée dans un écrin d'arbres d'un vert sombre.
On y arrive doucement. Direction la gare routière.
Un hôtel juste a côté. Le... je sais plus... Au N° 170. Malgré une façade plutot correcte, c'est vieillot, murs décrépis, le tout à peine propre et peu engageant. 400 soms par personne sans douche ni toilette.
A deux kilomètres environ de là, sur la route principale de
Osh, l'hôtel "Akbermet", m'ouvre ses portes. Rien de comparable pour 100 soms de plus. Chambres un peu exiguës mais confortables et propres. WC intérieur et douche extérieure. Pas d'Internet ni WiFi. Possibilité de manger pour un prix correct et bière pression à 70 soms. Ce pourrait être une bonne adresse, probablement la seule du coin, si en plus on avait une douche disponible dans la chambre. Staff pas toujours souriant. Cependant, à recommander sauf pour ceux qui ont le sommeil léger car vous dormirez vraiment en bordure de route.
Mais dans ce cas, il semble préférable d'éviter l'étape Toktogul car peu ou pas d'autre alternative pour se loger.
Une visite au lac de barrage en contre- bas s'impose. Il a noyé sous ses eaux l'ancienne ville. Attention c'est à 7 ou 8 Kms de l'hôtel. Donc difficile de s'y rendre à pied. Les taxis sont très très gourmands. Bus locaux..
Mais, encore une fois, c'est vraiment beau. Ne pas rater la vue le soir.
De Toktogul à Jallal Abad.
Une belle route d'environ 5 a 6 heures de trajet vous emmènera de Toktogul à Jallal.
Les mini- bus partent assez tôt de la gare routière. Le coût du trajet est de 310 soms.
Soit 10 fois moins que ce qu'espèrent les chauffeurs de taxi, toujours aussi arnaqueurs...
Le trajet, quoique moins majestueux que celui de
Bishkek à Toktogul reste magnifique.
La plaine est plus ouverte et laisse plus d'espace au regard.
Jallal Abad mérite bien une étape. Et j'irai même jusqu'à penser que la ville est plus sympa que
Osh. Calme et sans prétention avec un petit bazar plein de vie et de couleurs.
On peut loger au
Sputnik. Un hôtel à recommander car le staff est super sympa et ici on commence à voir les sourires. De la gare routière on peut prendre le bus N* 110 qui vous dépose juste en face de l'hôtel. "Zoula" vous accueillera avec sourire (doré) et gentillesse.
Chambre doubles à 1000 soms petit déjeuner inclus.
On est un peu loin du centre ville mais c'est calme et il y a de nombreux bus pour s'y rendre.
De Jallal Abad on peut se rendre à
Osh en 1h30 pour 120 soms en mini- bus. Si vous avez le temps faites une petite halte à Ouzgen.
La ville de
Osh n'offre rien de particulier. Et, contrairement aux affirmations du petit Menteur, le bazar n'a rien d'exceptionnel. Quand va-t-on cesser d'acheter ce guide pourtant bien cher, qui se moque de ses lecteurs..?
Le trajet d'OSH à
Bishkek peut s'effectuer d'une traite malgré les 700 kms. Compter 1000 soms par personnes en taxi privé.
Images attachées:
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