un peu d'histoire
République de CroatiePrésident élu au suffrage universel depuis 2010 : Ivo JosipovicCapitale : Zagreb Superficie : 56 600 km2Habitants : 4 300 000Monnaie : kuna (10 kuna = 1,3€)Religion catholique à 98%La
Croatie est l'héritière du royaume croate médiéval indépendant, rattachée ensuite à l'empire autrichien devenu empire austro-hongrois en 1867.
La république de
Croatie devient un état intégré à la fédération socialiste yougoslave en 1945, fédération dirigée par Josip Tito. En 1991, la
Croatie déclare son indépendance, non reconnue par la fédération yougoslave, ce qui déclenche la guerre dans les balkans (1991/1995).
La forme de la
Croatie est celle d'un croissant qui part de l'extrémité orientale des Alpes, longe le littoral de l'Adriatique avec ses 1 185 îles et îlots et est formée par le massif montagneux des Alpes dinariques au centre.
La
Croatie compte sept parcs nationaux, dont le parc des lacs de
Plitvice, inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO.
Quelques pistes Possibilité d'arriver directement par la route (Italie, Slovénie) ou par le ferry d'Italie vers la Croatie (plusieurs destinations possibles en particulier Ancone/Split)Éviter juillet aout, il y a beaucoup de monde et les campings sont vite pleinsLa vie est moins chère qu'en France sauf...les campingsCamping sauvage interdit partoutLes campings : grands et bondés en bord de mer. Préférer les places en hauteurPayer le parcmètre, la police est très vigilanteLes plages : surtout des plages de galets, quelques plages de sable. Attention aux oursins, avoir des chaussons spéciaux (en vente partout sur place). Prendre masque et tuba, l'eau est translucide. Ne pas oublier la crème solaire !A ne pas manquer : le parc des lacs de Plitvice (Plitvica jezera) fabuleux endroit, y aller tôt le matin dès l'ouverture pour être tranquilles; faire le tour des lacs supérieurs, il n'y a personne ! Compter la journée entière pour tout faire. Camping Korona (7kms après les lacs)L'île de Cres: le village, les villages de Lubenice et Valun. Resto Riva sur le port, très bon resto. Les plages de l'autre côté de la baie, après la marina.Sur la côte : Sibenik, Primosten, Trogir, camping Autocamp Adriatic à Primosten. Longer la côte par la riviera makarska, quelques petits campings au bord de la merFaire ses emplettes en Bosnie et le plein d'essence (moins cher qu'en Croatie)A Dubrovnik, faire le tour par les remparts et/ou se balader sous les remparts (moins de monde), ne pas rater le café Buza avec terrasses au-dessus de l'eau. Une bonne pizzeria: le « Mea Culpa ». Camping Kupari 10km après Dubrovnik (possibilité de prendre le bateau pour y aller et arriver par la mer) pour son côté atypique et beaucoup de place.La péninsule de Peljesac : Mali Ston et Ston, les remparts, les salines. S'arrêter pour déguster des fruits de mer, un délice !L'île de Korcula, très belle île accessible en bateau depuis Orebic. Korcula, très belle petite ville fortifiée. La grotte de Vela Spila à Vela Luka : pas vraiment intéressant. Camping Ravnocamp à Prizba (pour les tentes ou petits vans) et le Mindel au bout de l'île après Vela Luka au milieu des oliviers avec de grands emplacements (notre préféré) avec possibilité de se baigner à Marina Bok (superbe). Un bon resto à Prizba en allant vers Grizba : le CerinSplit : palais superbe en bord de mer, énormément de monde. Resto le Black Cat (a changé de nom) un peu à l'écart
Notre voyage à 2 en petit camping car
Nous décidons pour ce périple, de zapper l'
Istrie et la Slavonie et de nous cantonner à quelques îles, à la côte dalmate, au parc des lacs de
Plitvice et à
Dubrovnik. Nous commençons notre périple en
Croatie en embarquant à Brestova, sur la côte est de l'
Istrie, pour l
'île de Cres, dans le golfe du Kvarner. L'île à premier abord est très aride, puis boisée, et très peu peuplée. La route qui mène à la ville de
Cres est assez étroite et un peu défoncée.
Cres est une très jolie petite ville fleurie, avec un port tout mignon. Sur la côte sud, nous visitons
Valun, encore un minuscule port qui se mérite : on laisse le camping car dans un parking en hauteur et on descend à pied par une route bien raide. On y trouve des petits restos sympas, deux plages de galets et un camping réservé aux tentes.
En continuant la route vers le sud de l'île, on trouve
Lubenice, un village tout en pierre, avec ses petites églises, perché sur un promontoire rocheux d'où l'on a une vue magnifique sur toutes les îles alentour et le continent. On l'atteint par une route très étroite
.A
Cres, le camping est très grand mais archicomble sauf en hauteur où nous trouvons un emplacement mais sans beaucoup d'ombre. Par contre, des plantes poussent partout : roquette, fenouil, thym, etc... !
En faisant le tour du port et de la marina en vélo, de l'autre côté de la baie, on peut trouver des petites plages paisibles, ombragées et un peu ventées (celles du camping sont bondées), avec une eau translucide au fond parsemé d'oursins et de drôles d'algues en forme de boudins noirs !
Il y a même un sentier à travers les pins, plein de papillons, qui longe la mer et où on peut dénicher quelques criques sympathiques.
On dégotte aussi un super restaurant, le « Riva » (jambon et fromage du coin, calamars grillés et vin blanc de pays à tomber raide!).
Après deux jours sur
Cres, nous prenons la route en direction
des lacs de Plitvice, via l'île de
Krk, que nous atteignons par bateau, puis par la route car l'île est reliée au continent par un pont.
Après avoir longé une partie de la superbe côte dalmate, nous nous arrêtons à
Senj pour une visite de la ville et une baignade bien méritée à cause de la chaleur, dans un endroit assez particulier, près du port, sorte de piscine naturelle avec petits «salons » et bar sympa.
Senj est marquée par les stigmates de la guerre, avec des maisons défoncées ou criblées de balles ou de trous d'obus, assez déconcertant!
Nous continuons vers Otocac (pron.Ototchac) où nous pic-niquons dans un grand parc en centre ville. La route s'enchaine par un grand plateau où là aussi, les stigmates de la guerre sont bien présents : maisons abandonnées, églises éventrées, murs criblés de balles, tombes de combattants...
Nous arrivons vers les
lacs de Plitvice, où nous cherchons un camping. Nous empruntons un raccourci, une route indiquée comme route régionale sur la carte et qui s'avère en fait être une route forestière à une seule voie, très jolie mais assez crispante avec le camping car, vu qu'on ne voit rien en face... C'est super bucolique, et au final, on ne croise qu'une seule voiture pendant 9kms.
Nous trouvons le grand camping « Korona » à 7kms des lacs, un grand camping mais très chouette. Le soir, nous apercevons un drôle de chat noir dans la prairie qui ressemble plutôt à un puma.
Nous décidons de nous lever aux aurores pour être à l'ouverture du parc avant la cohue des touristes. Faut dire que le
parc des lacs de Plitvice (Plitvicka Jezera) est classé au patrimoine mondial. Donc lever à 6h00 pour être sur site à 7h30.
Le parc est constitué de 16 lacs de taille croissante, en « escalier », sur 130m de dénivelé, qui sont alimentés par une multitude de petits torrents, cascades ou chutes, au milieu de forêts diverses, peuplés de papillons, de libellules...que l'on visite en se baladant sur des passerelles en bois. Des travertins se sont formés ici et là, barrières naturelles de pierre poreuse et calcaire couvertes de fougères souvent.
C'est assez époustouflant à vrai dire, d'une beauté à couper le souffle. L'eau est très claire, verte ou bleu turquoise, des arbres se sont calcifiés dans l'eau, on y voit une kyrielle de poissons s'y faufiler, même des anguilles. Jusqu'à 9h1/2, peu de monde et en dehors du circuit traditionnel, c'est pas la foule non plus.
A noter que c'est à cet endroit qu'a commencé le conflit entre serbes et croates, début avril 1991 avec les premières victimes de cette guerre.
Nous quittons
Plitvice à destination de
l'île de Pag et descendons vers le sud via Gospic. Nous empruntons une route un peu sinueuse avec de magnifiques points de vue sur cette île très caillouteuse et nous prenons un nouveau bateau pour la rejoindre.
C'est l'île des dentelles et du renommé fromage de
Pag. Il fait une chaleur caniculaire encore
. Après deux tentatives infructueuses pour trouver un camping un peu isolé (pas d'électricité, pas d'ombre ou pas de place) en empruntant des pistes chaotiques, nous arrivons à dénicher le très grand camping « Simuni » (3000 places avec chalets, mobil home, restos et tutti quanti).
Nous nous installons près de l'entrée, là où il y a le moins de monde.
En nous éloignant un peu du camping et des plages bondées qui le bordent, nous dénichons des criques isolées où l'eau est toujours aussi cristalline et chaude (27°) et des oursins.
Nous prenons les masques pour regarder les poissons et les...oursins. Superbe !
Le soir, nous dégottons aussi un petit restaurant où l'on mange sur la terrasse au-dessus du port du village de Simuni.
Le lendemain, nous décidons d'aller jusqu'à la
ville de Pag en VTT.La chaleur même à 9h est étouffante. Après 7km de montée sous le cagna, nous apercevons
Pag dans le fond. Nous constatons que la pente du retour est à 8%, alors nous décidons de rebrousser chemin et de ne visiter la ville que demain.
La chaleur est toujours aussi dense. Nous retournons dans notre petit coin sous les pins pour profiter encore de la mer avant de continuer vers le sud. Nous quittons le camping qui est hyper cher (les campings dans l'ensemble sont immenses et chers).
Pas de camping sauvage en
Croatie, c'est interdit.
Nous partons visiter
Pag ville. La ville est très animée, plein de dentelles en vente dans les rues et aussi une belle église. Nous quittons
Pag en longeant des salines qui paraissent désaffectées, mais non, elles fonctionnent encore.
Sur la route qui relie l'île au continent, nous achetons du fromage de
Pag et apercevons un magnifique château au bout d'un promontoire. L'île est reliée au continent par un pont, ce qui nous permet de rejoindre la route de
Sibenik qui est notre prochaine étape assez rapidement.
Sibenik est moins touristique que
Split ou
Dubrovnik, mais la vieille ville accrochée à la colline a néanmoins beaucoup de charme, avec ses petites ruelles et sa cathédrale toute blanche à l'extérieur et toute...noire à l'intérieur ! C'est assez surprenant comme contraste. L'influence vénitienne se fait sentir, comme d'ailleurs dans la plupart des villes croates.
C'est l'architecte Juraj Dalmatinac (Georges le dalmate) qui a commencé au 15ème siècle la construction de la cathédrale. Il a d'ailleurs participé à la réalisation de pas mal d'édifices en
Croatie et on retrouve souvent son nom et son...buste.
La cathédrale de
Sibenik a la particularité de présenter sur son porche latéral deux gros lions sculptés, Adam et Ève en petite tenue et sur sa partie arrière 71 têtes de bonshommes (et de bonnes femmes) inspirées de « vrais » personnages de l 'époque, très réalistes.
A l'intérieur, les pierres sont noires. On y découvre un magnifique baptistère dont la voute est sculptée.
Sibenik a aussi un grand château qui surplombe la mer.
Sibenik dévoile également de charmantes
églises à chaque coin de rue. Agréable, il n'y a pas de boutiques de souvenirs partout, cela reste relativement discret.
Nous continuons jusqu'à
Primosten, en suivant la côte. Plein de campings miniatures, mais pas du tout d'ombre et comme c'est encore la canicule, on opte pour un grand camping ombragé avec de superbes emplacements en terrasses et vue sur la mer : le plus beau camping jusqu'à présent, l'Autocamp Adriatic, le plus cher aussi (40€ la nuit), juste en surplomb de la mer.
Ce matin, nous partons à vélo jusqu'à
Primosten, à environ 5kms de là. La côte est moins raide que sur
Pag, il y a des endroits ombragés sur la route. De la route, on aperçoit la drôle de forme de ce site : deux presqu'îles presque identiques en formes de raquette de ping pong, l'une faite de plages et d'arbres, l'autre abritant le village. Nous abandonnons les vélos en bas du village, car il se visite à pied. On en fait le tour par des remparts très bien aménagés, donc avec vue sur la mer tout le temps. Nous grimpons jusqu'à l'église sur le promontoire par des ruelles étroites. C'est un village très pittoresque. Le nombre de yachts amarrés dans la marina au pied du village en atteste !
Nous poursuivons vers
Dubrovnik, en faisant une halte dans cette magnifique cité médiévale de
Trogir. Nous trouvons un grand parking de l'autre côté de la vieille ville, à l'ombre.
Trogir est située sur une sorte d'îlot relié à la terre ferme par deux ponts. L'entrée est gardée par une immense tour, la tour St Marc, et par des portes à vantaux.
La ville est cernée de remparts et on repère des églises un peu partout. C'est très touristique et les magasins de souvenirs s'en donnent à cœur joie...On y trouve là aussi de petites ruelles étroites et une magnifique place où trône la cathédrale St Laurent, une des plus belles de
Croatie. Elle ressemble un peu à celle de
Sibenik, avec ses 2 lions et Adam et Ève nus comme des vers. A l'intérieur, le tombeau de Jean de
Trogir le bien nommé et diverses sculptures raffinées.
Nous quittons
Trogir pour
Dubrovnik par une route majestueuse, appelée la
Magistrale, ou riviera de
Makarska, où alternent charmants villages, ports croquignolets, plages de galets, pins, lauriers roses ou blancs, figuiers, etc. Des odeurs et des vues pas possibles et...toujours la chaleur !
Les îles ou îlots se succèdent dans le lointain. Vraiment une très belle route entre la mer Adriatique et le massif du Biokovo. Une centaine de kilomètres avant
Dubrovnik, nous passons la frontière de la
Bosnie-Herzégovine, qui coupe la
Croatie sur 14kms, ce qui lui permet un petit accès à la mer et faisons quelques achats, car ici, c'est beaucoup moins cher.
Après ce petit passage en
Bosnie, commence une route complètement différente qui s'éloigne de la mer, où on longe d'abord le delta de la Neretva, particulièrement fertile puis où, au détour d'un virage, on aperçoit de grands lacs aux eaux vertes entourées de bois.
Mostar est à 45 kms, mais malheureusement, nous n'y allons pas.
Mostar, ville de
Bosnie chargée d'histoire avec son vieux pont coupé en 2 (reconstruit depuis) qui reste le symbole de la guerre en
Bosnie et de la séparation des communautés musulmanes et catholiques. Il semblerait que ce soit quand même devenu un « bazar » très touristique.
Finalement, nous poursuivons vers
Dubrovnik d'une traite. Nous arrivons vers 21h00 dans le camping Kupari situé après la ville fortifiée (repéré sur un site de voyageur avant de partir).
On dirait un ancien camp militaire, avec des baraquements rudimentaires en guide de sanitaires! On n'a aucun mal à trouver une place !.
L'intérêt, c'est que l'on peut aller à
Dubrovnik par bateau taxi, l'embarcadère est à 10' à pied. Après une nuit encore bien étouffante, nous prenons donc le petit bateau à 9h30 qui nous emmène par étapes (Milni, puis île de
Lokrum) vers cette superbe ville. Nous avons même la chance d'assister à une entrainement de water polo dans une piscine naturelle d'eau de mer. On longe un moment la côte et on aperçoit encore les stigmates de la guerre avec de grands hôtels abandonnés et percés de trous d'obus.
Ce joyau de la côte Adriatique croate est une ville close entourée de remparts très imposants, aux maisons couvertes de tuiles roses, aux ruelles fleuries, aux avenues en pierres polies, aux devantures avec leurs « portes à genoux, avec ses places, ses palais...
Elle a subi diverses influences, mélangeant esprit slave et vénitien qui fait tout son charme !
Après cette superbe visite, nous regagnons le camping de Kupari, toujours avec la bateau taxi, qui fait à nouveau une halte sur l'île de
Lokrum, sur laquelle nous voudrions bien accoster, mais le temps nous manque !
Nous quittons notre « camp » au matin, un écureuil noir comme la guerre nous tient compagnie et nous dirigeons vers l'île de
Korcula en traversant la
péninsule de Peljesac, longue de 62kms. C'est assez montagneux, comme d'ailleurs toutes les îles croates, mais boisé d'oliviers, de palmiers, de pins...
Les très jolis villages de Mali Ston et Ston, au début de la péninsule, sont reliés par une muraille de 5,5kms, très bien conservée, la plus longue d'Europe. On peut l'emprunter à pied d'un bout à l'autre.
C'est aussi sur cette presqu'île que se développent les premiers vignobles et aussi les élevages de moules et d'huitres. Nous nous arrêtons pour en déguster quelques espèces et c'est un régal !
Après ce petit intermède gustatif extrêmement agréable, nous attrapons le bateau qui nous emmènent sur
l'île de Korcula..
Cette île que nous rejoignons en à peine 10mn est étroite et montagneuse, jouissant d'un climat pratiquement subtropical, avec des plantes grasses, des oliviers, des citronniers, des lauriers roses...
C'est la ville de
Korcula qui nous accueille à l'arrivée. Très belle ville fortifiée, un peu comme un mini Dubronik, elle s'étend sur une petite péninsule et est construite selon un plan original : à partir de la rue principale partent de petites ruelles disposées comme des arêtes de poisson, pour protéger du vent ou de la chaleur. Il paraît que c'est aussi la ville natale de Marco Polo. C'est d'ailleurs controversé, même si plein de croates sur l'île portent encore le nom de Polo. En tout cas, la maison où il serait né se trouve dans le village.
Korcula est aussi très réputée pour ses vins et son huile d'olive...
Pas facile de trouver un camping! Nous traversons l'île en long, en large et en travers, surtout en long d'ailleurs, jusqu'à Vela Luka, 120 Kms AR pour dénicher enfin à 8h00 du soir un petit camping plutôt réservé aux tentes où on nous propose une place en terrasse, la dernière, en plein soleil ! Comme la nuit tombe déjà, nous n'avons pas trop le choix.
Le lendemain après une petite baignade, nous partons vers la pointe de l'île et empruntons par un pur hasard une autre route côtière, pour atteindre le bout de l'île, une route très peu fréquentée, sinueuse mais merveilleuse, de
Pupnat à Prizla, qui traverse ou vignobles ou pinèdes, et quelques jolis villages perdus !
Nous trouvons un camping sympa à
Prizba, le Ravnocamp, sous les oliviers, très simple, avec quelques tentes seulement et juste une place pour notre petit camion. Le proprio se rue sur nous pour nous accueillir et nous placer avec la meilleure orientation pour l'ombre. Il fait toujours près de 40° le jour, à peine moins la nuit. La plage de galets est à 100m à pied, pas mal mais sans plus et après 16h00, c'est la cohue !
Nous partons explorer le coin en VTT. Ça monte un peu après
Grisca, un joli petit port encore, pour rejoindre la piste, on cherche une crique pour le lendemain...qu'on ne trouve pas. Alors, on rebrousse chemin. C'est là qu'on repère un restaurant « routard », le Cerin, que nous testons le soir même et qui nous plait bien : bon et pas cher, avec table en terrasse, vue sur les îles au loin et coucher de soleil en prime.
Aujourd'hui, faut trouver de l'argent quelque part pour payer le camping. Encore un peu de vélo en longeant la mer pour arriver à
Brna où par chance se trouve un distributeur. Des français qui campent avec nous nous indiquent pour l'après-midi une crique isolée.
Nous reprenons notre piste d'hier et découvrons au détour d'un virage, un chemin qui descend vers la mer, que nous n'avions pas remarqué la veille et où nous sommes seules. La plage est envahie de cochonneries, genre bouteilles en plastique et autres détritus, mais par contre l'eau : une piscine, du sable au fond (oui, la première) et une couleur cristalline à n'en pas croire ses yeux! Superbe !
Départ pour
Vela Luka, au bout de l'île. Visite de Vela Spila, une grotte particulière. La route qui y mène est étroite à souhait dans les oliviers. Il faut laisser son véhicule et marcher 1 ou 2kms pour l'atteindre. Ce site est assez insolite, mais ca ne vaut pas les 2 étoiles du « routard ».
Vela Luka est la plus grande ville de l'île de
Korcula, elle est restée très authentique avec son port en L. Le camping « Mindel » se trouve à 5kms environ, vers le bout du bout de l'île. Il est super sympa, ombragé avec des oliviers, peu peuplé, bien entretenu et les emplacements sont très grands. Nous nous y installons et le propriétaire nous indique un endroit pour nous baigner, appelé «
Marina bok », à environ 1km. Merveille : des rochers tout blancs, une mer encore plus turquoise, des fonds marins fabuleux, des petits poissons qui nous glissent entre les jambes, un pur bonheur.
Nous repartons en longeant la côte pour trouver un autre sentier. Il faut crapahuter sur les rochers. Après une bonne heure de marche, on trouve une autre plage de galets, beaucoup moins belle, mais on peut s'y baigner facilement.
Debout à 4h30 pour aller attraper le bateau à 6h00, direction
Split, dernière étape...
Split est connu surtout pour Dioclétien, l'empereur qui a construit un palais grandiose de 3,5 ha au bord de l'Adriatique, avec de nombreux monuments, des petites ruelles, différents palais, une belle cathédrale et surtout des fondations sous le palais, sortes de catacombes, qui ont une histoire un peu spéciale puisque, inoccupés, les habitants y ont déversé pendant des années leurs ordures ménagères, en creusant des trous dans le plancher. A tel point que lorsque le déblaiement a commencé, le niveau des ordures atteignaient la hauteur des voutes. Le point positif, c'est que cela a permis une excellente conservation de ces souterrains.
Bref, ce pourrait être un très beau site, mais gâché par une débauche de petits magasins, à l'extérieur et à l'intérieur des remparts, genre souks. Et puis, que de monde !
Une excentricité : la statue monumentale de Grégoire, évêque de Nin et un plaisir dans cette foule : un petit restaurant un peu à l'écart de la vieille ville, le Black Cat, où l'on mange super bien pour pas cher.
Le voyage se termine, nous regagnons le port.
Le contrôle à la frontière avant l'embarquement est très rigoureux.Ferry pour Ancône, départ 17h00, arrivée 22h00.
Images attachées:
Photo postée par le membre
Lulukat.
Photo postée par le membre
Lulukat.
Photo postée par le membre
Lulukat.
Photo postée par le membre
Lulukat.
Photo postée par le membre
Lulukat.
Photo postée par le membre
Lulukat.
Photo postée par le membre
Lulukat.
Photo postée par le membre
Lulukat.