C'est une histoire qui date de bien plus de 15 ans :Du grand classique au niveau distribution d'eau en
France: Une fois les infrastructures majeures du réseau d eau mises en place apres la 2e guerre mondiale, des concessions ont été accordées à des intérêts privés (CGE, veolia). Ils ont encaissé les paiements des guadeloupeens en rognant sur les frais d entretien de fond du réseau. Le réseau s est dégradé au fil du temps.
Un rapport du 5 juillet 2001 de l inspection des affaires sociales sur la présence de pesticides (chlordécone) dans les eaux de consommation humaine en
Guadeloupe mentionne un réseau «vétuste« et «insuffisamment entretenu», et également «Il apparaît cependant[...] que ce réseau ne soit plus adapté aux besoins, et ce pour deux raisons principales : d'une part les infrastructures s'avèrent insuffisantes au moment de la saison sèche et d'autre part l'état d'entretien du réseau en fait une cause importante de fuites qui contribuent, avec d'autres raisons, au mauvais rendement global puisqu'il s'avère que seulement 50% de l'eau prélevée est effectivement distribuée et facturée.»
en 2013, la situation est devenue ingérable: plus de 75% de pertes entre les captages et les compteurs individuels, plus assez d' eau pour alimenter tout le monde, mise en danger des services d urgence, de santé, écoles, collèges et lycées fermés pour des raisons d'hygiene, idem pour les restaurants et l'ensemble de l'industrie touristique... Après avoir encaissé l'argent pendant 50 ans, ils se sont débarassés la patate chaude en refilant le réseau pourri aux collectivités publiques: les profits pour eux et les milliards de frais pour restaurer le réseau d'eau aux frais des contribuables, avec la complicité des élus qui ont fermé les yeux pendant 50 ans.
en 2014 la commune de
sainte rose a prevu un plan de revovation sur 30 ans pour sauvegarder dans l'urgence des emplois et des competences indispensables, mais aucun plan à l'échelle du departement n est encore acté ni a court terme ni a long terme.
pour rappel: article du 28 mars 2014 (il y a 9 mois), sur
france antilles: «Eau : de plus en plus de communes au régime sec» «Quand l'eau ne coule pas au robinet, chacun s'organise comme il peut. Bruno prend sa douche dans son jardin avec son
arrosoir. Valérie lave la vaisselle avec ses réserves...» 9 mois avant la grève... mais aujourd hui pour
france antilles, les «trois points du protocole d accors: 1) Concernant les jours non travaillés des salariés grévistes :
- Un jour sera retenu sur le solde de RTT du mois de février.
- Les autres jours de grève seront rémunérés comme étant des jours travaillés.
2) La direction s'engage à mettre le point suivant à l'ordre du jour de la prochaine réunion ordinaire du comité d'entreprise : « réflexion sur l'organisation future pour les salariés non concernés par le périmètre Siaeag ».
3) La direction de la Générale des eaux
Guadeloupe s'engage à n'intenter aucune poursuite à l'encontre des salariés grévistes.» On tape sur les grévistes, mais pas un mot sur VEOLIA/CGE et les années de négligence et de refus d investir dans un réseau digne de ce nom
Mardi matin, aux alentours de 7 heures, la direction de la Générale des eaux et l'intersyndicale UGTG et CFE-CGC ont signé la suspension du conflit de l'eau, qui avait débuté le 15 décembre.
Il devrait y avoir de l'eau, en principe, dans les robinets pour les festivités de Noël, du jour de l'An et même après. La direction de la Générale des eaux et l'intersyndicale UGTG et CFE-CGC ont paraphé, mardi matin, un protocole d'accord intitulé « de fin de grève » et, pour l'intersyndicale, c'est un protocole d'accord « de suspension de conflit », commencé le 15 décembre.
Depuis mardi, le travail a repris sur l'ensemble du territoire. Il ne devrait plus y avoir de coupures d'eau et la distribution est totale sur l'ensemble du réseau. D'après Célestin Esnard Lycaon, délégué syndical UGTG et porte-parole de l'intersyndicale, « Nous avons choisi de parler de suspension de conflit parce qu'il y avait des points techniques et des interrogations à éclaircir. C'est une formule de prudence. »
LES JOURS DE GRÈVE RÉMUNÉRÉS
Frédéric Certain, directeur général de la Générale des eaux, a déclaré : « Ce qui importe, c'est la satisfaction de l'ensemble des parties. La signature du protocole d'accord a permis la reprise du travail et de la distribution de l'eau : la normalité. Les conditions de distribution sont satisfaisantes depuis vendredi, et l'ensemble du personnel a repris le travail depuis mardi. »
L'intersyndicale a paraphé l'accord une fois que la direction de la Générale des eaux a consenti sur trois points dont, en substance, sur le fait qu'un jour sera retenu sur le solde de RTT (réduction de temps de travail) du mois de février 2015 et que les autres jours de grève seront rémunérés comme étant des jours travaillés et sur le fait que la direction s'engage à n'intenter aucune poursuite à l'encontre des salariés grévistes.
En fait, les employés de la Générale des eaux étaient inquiets, car la direction avait envoyé un courrier au Syndicat intercommunal de l'alimentation et de l'assainissement de la
Guadeloupe (Siaeag), précisant que l'ensemble des moyens humains (143 agents) et matériels serait transféré au 1er janvier 2015. Selon Célestin Esnard Lycaon, les employés appréhendaient mal l'arrivée de cette date ; car, pour eux, le Siaeag n'était pas en capacité de prendre en échange les 143 agents.
LE SIAEAG RENFORCÉ FINANCIÈREMENT
« Maintenant que le Siaeag a été renforcé financièrement par le conseil régional, le conseil général, et les communautés d'agglomération et qu'il retrouve son rythme de croisière, les employés sont rassurés. Le Siaeag peut désormais payer à la Générale des eaux les 15 millions d'euros qu'il lui devait, ainsi que ses salariés et ses différentes dettes. »
Le Siaeag n'aura plus à prendre 14 3 agents, mais 120. Car la commune du Moule, qui était au Siaeag, a intégré la communauté du Nord Grande-Terre et travaille avec la Générale des eaux. 23 agents y desserviront donc la commune du Moule.
La signature du protocole d'accord transitoire relatif au transfert des personnels et activités de la Générale des eaux au Siaeag permettra la mise en place d'un comité de pilotage et de la structure de concertation sociale qui seront installés au plus tard le 31 décembre par le préfet de Région, Jacques Billant.
La grève menée par l'intersyndicale UGTG et CFE-CGC de la Générale des eaux est donc suspendue. Néanmoins, la situation de la Générale des eaux n'est pas totalement réglée.
(1) Laurent Bernier (Siaeag), Frédéric Certain (Générale des eaux), Jocelyn Sapotille (CA Nord
Basse-Terre) Gabrielle Louis-Carabin (CA Nord Grande-Terre), Éric Jalton (Cap Excellence), Victorin Lurel (conseil régional), Jacques Anselme (conseil général), Marcel Sigiscar (Office de l'eau), en présence du préfet Jacques Billant.
Les grandes lignes du protocole
Le protocole d'accord a été signé par l'ensemble des partenaires (1), dimanche, au terme de quatre heures de négociations, contrairement à celui de jeudi, qui avait été refusé par la Générale des eaux
Guadeloupe (GEG). Ce nouvel accord intègre le précédent. Voici ses grandes lignes :
- Le Siaeag devient un syndicat mixte ouvert, intégrant la Région, le Département et les communes et communautés d'agglomération signataires, qui lui apportent leur soutien afin de l'aider à garantir les conditions d'exercice de son activité.
- Le Siaeag et la Geg mettent en oeuvre le transfert des composantes du service, personnels, matériels, contrats de service et marchés en cours dans un délai de six mois.
- Un comité de pilotage de ce transfert est créé entre le Siaeag, la GEG, le conseil régional et le conseil général, auquel participent, à titre d'experts, les services de l'État. w Une structure de concertation sociale intégrant les organisations syndicales est mise en oeuvre au plus tard le 31 décembre par le préfet.
- Les dates de transfert des services et des personnels doivent être impérativement mises en oeuvre dans les délais suivants :
- au plus tôt le 1er janvier 2015, et au plus tard le 1er mars 2015, transfert au Siaeag des activités de production d'eau et des personnels y afférant ;
- au plus tôt le 1er février 2015, et au plus tard le 1er avril 2015, transfert au Siaeag des activités de gestion des réseaux et personnels y afférant ;
- au plus tôt le 1er mai 2015, et au plus tard le 1er juillet 2015, transfert au Siaeag de la totalité des personnels affectés à l'exploitation des services de l'eau et de l'assainissement collectif et particulièrement les services support.
- La GEG continuera d'apporter son assistance dans des conditions à définir par convention pendant deux mois supplémentaires à compter du 1er juillet 2015, afin d'assurer une transition dans les meilleures conditions tant pour le service public de l'eau et de l'assainissement collectif, que pour le personnel.
- La Région, le Département, les communes et communautés d'agglomération signataires de l'accord garantissent chaque mois la disponibilité de la trésorerie nécessaire au paiement des personnels transférés au Siaeag.
- À compter du 1er janvier 2015 et jusqu'au 1er septembre 2015, la Geg assure au Siaeag une prestation de service que le syndicat s'engage à rémunérer tous les mois s'agissant de la part imputable aux charges de personnel et tous les trimestres pour la part imputable aux autres charges.
- Le règlement de la dette du Siaeag à la GEG, dans la limite de 15,3 millions d'euros, est assuré par les signataires tels que décrrit dans l'accord du jeudi 18 décembre :
- 5,6 millions d'euros sont versés par le Siaeag à la GEG avant le 31 décembre ;
- le solde est versé par le Siaeag à la GEG avant le 31 janvier, sur la base de justificatifs.
IL A DIT - Laurent Bernier, président du Siaeag : « Un message de confiance »
« J'envoie un message de confiance à tous les personnels. Nous les rencontrerons dès que possible. Le calendrier des rencontres a déjà été établi avec la Générale des eaux. Nous mettrons en place, conformément aux engagements, l'intégralité des décisions signées par les élus dans le protocole d'accord. »
Les trois points du protocole d'accord
1) Concernant les jours non travaillés des salariés grévistes :
- Un jour sera retenu sur le solde de RTT du mois de février.
- Les autres jours de grève seront rémunérés comme étant des jours travaillés.
2) La direction s'engage à mettre le point suivant à l'ordre du jour de la prochaine réunion ordinaire du comité d'entreprise : « réflexion sur l'organisation future pour les salariés non concernés par le périmètre Siaeag ».
3) La direction de la Générale des eaux
Guadeloupe s'engage à n'intenter aucune poursuite à l'encontre des salariés grévistes.