Mercredi 20 février –
TortolaMercredi matin, je me lève et vais, comme d’habitude m’installer sur le balcon pour profiter des premiers rayons et observer les îles lointaines. J’ai à chaque fois l’impression de vivre un moment privilégié...
Je me rappelle de la phrase de Léonardo dans Titanic : «
Je suis le roi du monde ! »... C’est (modestement) un peu ça.
Les
Iles Vierges sont là, devant moi, petit archipel accidenté et boisé puis on se rapproche de
Tortola.
Nous avons prévu de visiter les Baths, sur l’île de
Virgin Gorda, comme bien d’autres avant nous. Il semble que ce soit un incontournable.
J’ai toujours rêvé des
Seychelles et je crois que ce site s’en approche beaucoup.
Nous sortons du Luminosa vers 9 heures, espérant attraper le ferry de 9 h30. Il faut sortir du port, marcher pendant ¼ d’heure vers la gauche (sur la carte fournie par Costa, c’est l’endroit noté « ferry »).
C’est très facile à trouver de toute façon, tout le monde y va !
En arrivant, on se fait littéralement agripper par un rabatteur de Smith’s qui veut nous vendre son passage. On ne s’en laisse pas conter car on veut partir avec Speedy, comme cela était conseillé par ceux qui nous ont précédés. Il nous suit jusque devant le comptoir de Speedy, cherchant à nous attirer vers le sien, nous empêchant de parler à la caissière qui attend, imperturbable : elle a l’habitude...
On paye 33 dollars par personne (il faut lui dire qu’on est arrivé sur le Costa pour avoir la réduction), elle nous donne de petits bracelets roses qui permettront de nous repérer à l’aller et au retour.
Puis on attend...longtemps...Le départ n’est qu’à 10h 30... (ne vous pressez pas de sortir du Luminosa, de toute façon, vous n'aurez pas le ferry de 9 h !).
Si vous choisissez Smith’s, leur bateau part, lui, à 10 h. C’était d’ailleurs l’argument de vente de l’excité qui nous a suivis partout.
On en profite pour aller acheter nos bouteilles d’eau. On a fait de petits sandwichs avec le pain et le fromage du buffet de petit-déjeuner et pris des fruits.
On embarque, ça pousse, ça double : j’observe, incrédule, la trajectoire d’un Italien qui prend un malin plaisir à doubler tout le monde et grappille dès qu’il le peut, quelques centimètres. Peu de temps après, il adresse un salut triomphal à ses amis encore à quai. On a les petites victoires qu’on mérite...
Quel gros beauf quand même !

On part, c’est long...On traverse la passe de Sir Francis Drake. Et 40, 45 minutes après c’est l’arrivée.
On embarque dans un taxi-bus rigolo, sorte de 4x4 auquel on a rajouté une roulotte ouverte. Il y en a partout là-bas et tous sont personnalisés... C’est pittoresque.
Ce qui l’est moins, c’est la suspension des véhicules qui grince misérablement à chaque dos d’âne : gare aux douleurs lombaires !

En arrivant sur le parking, vous verrez une caisse : sans doute pour l’entrée au « parc ». Inutile, descendez directement vers « Devil’s bay, Top of the bath’s » (c’est indiqué par de petits pancartes en bois).
On y est ! Un amoncellement hallucinant d’énormes rochers lisses d’un beau gris un peu argenté, sur lesquels poussent çà et là quelques palmiers. Tout ça au bord de la mer turquoise. D’où sortent-ils ? Comment ont-ils été disposés ainsi ?...
On commence notre visite, on va crapahuter : mettez-vous en maillot directement, vous pourrez plonger comme bon vous semble dans les étranges « baths », aux couleurs surnaturelles que vous découvrirez au hasard de la balade. Ce sont de magnifiques trous d’eau dans des cavernes, éclairés par quelques rayons de soleil, ce qui donne cette étrange transparence à l’eau.
C’est un vrai labyrinthe dans lequel on s’amuse à se perdre. Corde, échelles, escaliers pentus : on se prend pour
Indiana Jones !
Le parcours débouche sur la plage de Devil’s bay, sur laquelle s’écrasent de bonnes vagues. Le drapeau est rouge mais de nombreux baigneurs tentent le diable. Ça me paraît tout de même assez risqué, et Paméla Anderson ne viendra pas vous sauver si vous vous noyez !
On s’installe sur de gros rochers pour admirer le site et pique-niquer tranquillement. Sinon il y a la plage bondée...
Louis râle car je l’empêche d’aller nager avec les fous furieux. On décide de retourner dans le labyrinthe pour se baigner dans les trous d’eau. On en trouve un bien isolé, c’est génial : l’eau arrive entre les roches puis se retire au gré des vagues : thalasso garantie !
On rentre ensuite assez fatigués avec le bateau de 15h 30 puis, de retour sur le Luminosa, on découvre l’heure du thé : au choix, petits gâteaux, fruits,... pizzas (!). Certains passagers se bâfrent comme c’est pas permis. Ce soir, c’est la soirée italienne...
Sur cette soirée, je ne m’étendrai pas pour laisser aux néophytes le plaisir de la découverte. Sachez quand même que j’ai dansé avec mon serveur et que :
a) a) Je danse comme un pied.
b) b) Lui aussi.
c) c) On était grotesques.
d) d) Marc et Louis ont bien rigolé !
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