1 - ENTEBBE –atterrissage en Ouganda
C’est parti pour le début du carnet ! On est en mai 2023 et je viens de finir mes examens à la fac. Après une nuit d’avion et une escale expresse à
Nairobi, j’atterris à
Entebbe au petit matin.
À peine sorti du terminal, la chaleur et l’humidité me frappent. Pas de doute, je suis bien arrivé au niveau de l’
équateur, prêt à découvrir la « Perle de l’Afrique », comme on surnomme l’
Ouganda.
Enfin presque car déjà la première galère se pose. La veille, alors que j’attendais mon vol à l’aéroport, le propriétaire de la guesthouse où je devais passer la nuit m’envoie un message. Il est parti en déplacement au
Rwanda mais entre temps, les pluies ont emporté le pont sur la route principale, bloquant les bus ou les obligeant à un très long détour. On verra que j’aurais l’occasion de le vérifier par moi-même. Bref il est coincé à l’autre bout du pays.
Finalement, une solution est vite arrangée. Le chauffeur venu me récupérer à l’aéroport me trouve un petit hôtel abordable dans le centre d’
Entebbe. Je vérifie la chambre, elle est basique mais clean, ça ira très bien pour une nuit.
Une fois mes affaires déposées, je pars découvrir la ville qui, il faut bien l’avouer, n’a pas énormément à offrir. N’ayant pas spéciale envie de visiter le village des reptiles ou le zoo de l’UWEC (
Uganda Wildlife Education Centre), ce qui a peu d’intérêt quand on vient observer des animaux en totale liberté, c’est vers le
jardin botanique que je me dirige.
À peine arrivé je me fais déjà alpaguer par un guide, Bright. Impossible de vérifier si c’était obligatoire ou si j’ai juste été naïf, on va mettre ça sur le dos de la fatigue du voyage...
Ce vaste parc aménagé par les colons britanniques grouille de vie. Beaucoup d’espèces végétales tropicales : arbres, fleurs, épices diverses, aux mille couleurs et odeurs. Parmi elles, une toute petite fleur à l'odeur intense de fruit de la passion, que je retrouverai à plusieurs reprises dans le pays.
Le jardin borde le
lac Victoria. Il sert aussi de refuge à de nombreux animaux : deux espèces de singes : des vervets peu farouches et des colobes guéréza tout en noir et blanc, pleins d'espèces d’oiseaux dont des calaos imposants. Mais aussi d’autres résidentes moins sympathiques, dont j’épargne la photo par respect pour tous les arachnophobes du forum !
En sortant, Bright me propose de me joindre à un tour en bateau dans les
marais de Mabamba, à proximité de la ville, pour observer les différentes espèces d’oiseaux que l’on trouve aux abords du lac. L’idéal étant d’arriver à repérer le bec-en-sabot, un grand échassier au bec photogénique, qui trône au sommet de la chaîne alimentaire de ces marais. J’accepte avec plaisir mais finalement les touristes américains qui devaient théoriquement se joindre à nous ne pointeront jamais le bout de leur nez.
On se rend à l’embarcadère de la ville. Notre petit bateau traverse les eaux tranquilles du
lac Victoria en direction des marécages.
Au passage, on aperçoit l’ancien terminal de l’aéroport, théâtre de la prise d’otages d’
Entebbe qui a valu à la ville sa triste réputation. La zone est aujourd’hui une base militaire inaccessible et l’aéroport actuel est situé en bordure de celui-ci.
l'ancien terminal
On arrive ensuite dans ces fameux marécages et la traque du bec-en-sabot commence. On scrute chaque bosquet de papyrus à la recherche du volatile mais aucune trace de lui. Néanmoins, la diversité des espèces d’oiseaux est impressionnante : hérons (

), martins-pêcheurs, tisserins, aigles pêcheurs africains, cormorans..., au milieu des roseaux et des papyrus. Normalement je ne suis pas forcément fan des oiseaux mais je dois reconnaître que l'excursion vaut quand même le coup !
Même si l’oiseau recherché n’a finalement pas souhaité se montrer, la journée n’est pas perdue pour autant. En peu de temps, j’ai déjà eu un aperçu des richesses naturelles que recèle l’
Ouganda.
C’est l’heure du retour en ville. Je ne me suis pas encore posé depuis mon arrivée, c’est donc l’heure d’une sieste bien méritée. Le soir venu, je pars me promener dans les rues de la ville, sans vraiment d’autre but que de sentir un peu l’ambiance, plutôt détendue.
J’en profite pour repérer le point de départ des minibus (qu’on appelle ici
taxis) qui rejoignent la capitale
Kampala, pour la journée de demain et partir en direction du
sanctuaire de Ziwa, ma prochaine étape.