Bonjour!
Depuis le mois de septembre 2001, les
USA ont pris la décision de ne plus donner le bénéfice du doute à qui que ce soit qui entre sur leur territoire... incluant leurs bons alliées de toujours, les Canadiens. Il vous (européens)est sans doute difficile de rationaliser et de comprendre cette paranoïa, mais elle est très réelle, et entretenue de main de maîtres aux
USA pour des motifs assurément strictement politiques/électoralistes/démagogiques.
Depuis qu'ils ont mis sur pied le Homeland Security Office, les douanes aériennes, terrestres et maritimes ont été sécurisé pour empêcher coûte que coûte que ces malheureux événements se répètent. Les installations d'inspection ont été revampé à coût de centaines de millions de $. Les douaniers u.s. sont très nombreux aux différents points d'entrée et ARMÉS faut-il le préciser (matraque, menottes et revolver)...
Les bagages à main et de soutes sont fouillés sur une base régulière avec un acharnement sans pitié. Je prend souvent des vols en partance de
Burlington (
Vermont), 15 vols jusqu'à présent, et mes bagages de soute ont toujours ce petit feuillet qui indique qu'ils ont été fouillés... Ils savent, avant même que l'avion arrive sur le tarmac, qui se retrouvera à l'intérieur... Des listes de passagers dits "indésirables" circulent sur les ordis des cies aériennes u.s. et internationales, et chaque terminal d'ordi des douaniers u.s. regorgent d'info sur vous: tous vos antécédents de vols, durée de séjours y apparaissent sans aucune exception...
Depuis que des "terroristes" (Armed Ressam, entre autres)
seattletimes.nwsource.com/...381_webressam27.html
sont entrés sur leur territoire en provenance du
Canada, la paranoïa est à son comble et ne fléchira pas pour les siècles à venir...
Voici ce qui nous est arrivé le 17 juillet 2007:
Partis de
Montréal, nous sommes 3 citoyens canadiens de naissance dans la quarantaine, on ne peu plus "blancs", et munis de nos passeports respectifs (ce qui était rare à l'époque, car il était permis de franchir la frontière seulement munis de permis de conduire...). Rendus au poste frontalier de Lacolle, le douanier prend "un peu trop" de temps et épluche avec un zèle évident nos passeports.
Après un bon 6/7 minutes de silence (une éternité en terme de temps de "passage" aux frontières
Canada/
USA pour un/des citoyens canadiens de naissance...), il ne pose qu'un seule question: anyone received a stress test lately? Étant relativement bilingue fonctionnels, nous se saisissons pas toute la subtilité de la question. Nous pensons au mot "stress" pris dans son sens psychologique et non pas médical... (franchement, j'aurais dû mieux saisir que les autres étant bibliothécaire médical, mais comme le terme ne me disait rien, et que le contexte général de la question n'était pas "médical", nous avons répondus: non
Moins d'un millionnième de seconde plus tard, deux mastodontes sortent de nulle part, et se plantent directement face au capot de la voiture, la main sur l'étui de leur révolveur. Inutile de préciser que ça ruine une fête assez rapidement merci...
Le douanier demande à ce que la voiture se déplace vers un petit hangar. Là-bas, on nous demande de quitter le véhicule. Un bidule sort du plafond et se met à tournoyer autour de la voiture pendant quelques minutes. On nous fait entrer dans un pièce où 3 douaniers nous posent des questions. Étant un peu plus volubile que mes amis, je finis par comprendre: ils ont noté une source de radioactivité dans ou près de la voiture, ont passé celle-ci au détecteur, le résultat est négatif (merci mon dieu...) et demande à nouveau à propos de ce "stress test".
Gino, patient coronaire, a effectivement passé un scintigraphie avec radioisotope (thallium) 4 jours plus tôt, et les différents détecteurs placés près de la cabine du douanier avaient tout enregistré...
Morale de l'histoire: 80 minutes de perdus, et pas mal de sueur froide...
Toujours être d'une politesse excessive avec les douaniers u.s.. Donnez du Yes Sir/No Sir à profusion. Les regarder fixement dans les yeux quand vous répondez à leurs questions. Chacune de leur parole doit être bu comme du petit lait sans rouspéter, et faire office de parole d'évangile. Ne transportez aucun fruit/légume/viande, et respectez à la lettre les directives qui permettent d'entrer aux
USA.
Cacher des comprimés, les changer de contenant, cacher des serynges, ou chercher à cacher de simples sacs à stomie est franchement risqué... Si vous avez une bonne raison (j'ai pas écrit: une bonne excuse), pas grand chose à risquer, mais si l'explication est boîteuse, alors là: bonjour les dégats!!!
Le nombre de Canadiens interdits de séjour aux
USA à cause d'un casier judiciaire (condamnation pour simple vol à l'étalage, conduite en état d'ébriété et autres offenses passablement inoffensives) sont nombreux. Et croyez-le ou non, même un pardon reçu 10 ou 20 ans plus tard pourrait ne rien changer au déni d'accéder aux
USA... Le pouvoir discrétionnaires des douaniers U.S. frôle le scandale, mais qu'y pouvons-nous???
Marc,
Montréal