Coucou...
Les oiseaux volent, l'eau scintille, chaque coup de pinceau est visible, la bande son est parfois surprenante, qui entremêle Nina Simone et Jordi Saval, Ryūichi Sakamoto et Janis Joplin, Smetana, Grieg...
Une prouesse technologique pour laquelle le lieu, tel qu'il est configuré, et la manière de gérer les horaires de visites, ne sont pas tout à fait à la hauteur.
Les entrées, sur réservation exclusivement, ont lieu toutes les 1/2h... mais les gens s'ajoutent à ceux déjà
immergés qui ne sortent pas.
Donc à moins d'avoir le privilège de la première séance, on s'agglutine à une foule trop nombreuse, qui empêche toute déambulation.
Trop de piétinements sur la projection au sol, trop (insupportablement trop) de mains munies d'écrans, levées haut pour photographier ou filmer, qui interposent flashs et luminosités perturbantes entre le regard et les toiles projetées.
Les tableaux sont répartis sur 10 séquences, mais comme le spectacle est permanent, on rentre et on le prend en route. Il ne recommence pas à chaque début de visite.
Après les images du
Japon Rêvé et de
Verse, il faut donc rester pour espérer voir l'intégralité de Van Gogh, grossir un peu plus la foule nombreuse... et devenir gênant en plus d'avoir été gêné.
Si le lieu n'était qu'un cube aux six surfaces projetant la même image, peut-être que l'impression
immersive serait complète mais il y a des poteaux, des décrochés, une salle ronde qui offre d'autres tableaux... et souvent en surimpression la silhouette des gens.
Tout au fond de la salle, sur la gauche en entrant, il y a une sorte de mezzanine. Nous n'avons pas pu y accéder car les précédents n'en étaient pas descendus, mais de ce point de vue là, l'expérience est peut-être plus intense.