Les carnets d'Ulysse (suite): le grand tour du Larzac Tomas3 · 15 juillet 2009 à 11:21 · 76 photos 83 messages · 5 participants · 17 091 affichages | | | | À: Arrawak · 19 août 2009 à 10:00 Re: Les carnets d'Ulysse (suite): le grand tour du Larzac Message 61 de 83 · Page 4 de 5 · 2 006 affichages · Partager Mon cher Georges je pense que tu fais allusion à " with Grumpy or somebody else" Ce qui veut dire : "avec Grumpy ou quelqu'un d'autre " Voilà. Bonne balade sur le forum. | | | Annonce · Sponsorisé | | | À: Tomas3 · 19 août 2009 à 10:10 Re: Les carnets d'Ulysse (suite): le grand tour du Larzac Message 62 de 83 · Page 4 de 5 · 2 003 affichages · Partager  Connaîtrais-tu un coin tranquille, avec internet, afin que je puisse lire ton carnet? Car, depuis ce matin, j'essaye et suis dérangé sans cesse, par des fournisseurs de matériaux en bâtiment, qui ne savent pas que j'ai revendu mon entreprise pour être tranquille. Ma femme, infirmière suffit pour m'entretenir (je plaisante). donc, j'y retourne au Larzac, dans la fraîcheur, sous les cyprès devant l'entrée des cimetiéres. | | | À: Tomas3 · 19 août 2009 à 10:32 Re: Les carnets d'Ulysse (suite): le grand tour du Larzac Message 63 de 83 · Page 4 de 5 · 2 000 affichages · Partager  Oui, j'ai toujours pensé que les ânes étaient de pauvres animaux, exploités par l'homme, pour lui servir de transport.
En plus, quand on te dit que tu es un âne, c'est très péjoratif.
Donc, nous allons rétablir la réputation de cet animal, doux, sensible, pas sot du tout, qui a tendance à se laisser berner, par amour de l'homme qui lui donne sa nourriture quotidienne. Alors, ne lui reprochons pas son ôpiniatreté (têtu comme un âne), quand il refuse d'aller là où on veut l'entraîner. Et on sait aussi, que répudié, il devrait finir seul dans son coin, abandonné. Et bien ce n'est pas le cas, j'en connais un qui a une ânesse fidèle, des ânons gentils, et assez généreux pour avoir sur son dos, tout ce que l'on veut bien lui faire porter. Il s'appelle Anatole, vient d'Anatolie. il vient de se faire plein de copains. et que vivent les ânes de bonne volonté. | | | À: Collerette · 20 août 2009 à 6:44 Re: Les carnets d'Ulysse (suite): le grand tour du Larzac Message 64 de 83 · Page 4 de 5 · 1 985 affichages · Partager ciao collerette,
tu sais que notre ami TWD est passé à la vitesse supérieure:il a franchi hier la limite des 4000 atmosphères certes, il nous doit bien çà, nous qui assurons la maintenance de son vaisseau quand il disparaît au mois d'août en équipage Grumpy pour d'improbables "escapades", et puis, il y a le contenu de son post (pratiquement illimité) mais, enfin chapeau, j'espère que dans la journée, entre deux siestes, il nous en sera reconnaissant...
J'ai cru observer que tu travaillais beaucoup de nuit ces temps-çi...j'ai cru lire un check-up de OK de maintenance sur un vieux post inter-galactique...il y a tellement longtemps que j'explore la planète Larzac qu'à la fin de mon expédition, je te promet de rejoindre ton vaisseau...mais j'ai encore du travail dans un certain cimetière, sous certains cyprès...
et puis, il y a aussi mes animaux, dont il faut que je m'occupe...
Fanny, Modestine et Célestine... (6)
Fanny, Modestine et Célestine, les trois ânes, ne se connaissaient que de l’enclos du voyagiste.Depuis trois jours, ils voyageaient seuls avec des humains...et ce n’était pas de tout repos...
Fanny, l’ânesse des Stevenson, n’était pas trop perturbée par la fille du couple, Manu, qui passait son temps à lire lors des étapes d’herbe fraîche.
Elle souffrait par contre de solitude « anesque », tant un âne est malheureux lorsqu’il n’a pas de compagnon, et ce ne sont pas les coups de pique de Mr Stevenson qui auraient pu le rassurer...
Aussi, elle se vengeait en broutant tout et n’importe quoi, même les chardons bleus et rouges des causses, épais et piquants : on aurait dit qu’elle avait une langue de girafe...
Par contre, Modestine et Célestine, eux, ne souffraient pas de solitude « anesque », mais de l’acharnement de leurs petits compagnons humains : six drôles de cinq à quinze ans à vouloir les chevaucher à tour de rôle...
Or ces ânes n’étaient plus de ces ânes de bâts du XIX ième siècle, mais des ânes élevés en enclos et nourris aux meilleurs mélanges de foin, de maïs et de soja...
Ils n’étaient pas du tout, mais alors pas du tout des animaux de cirque ou de parade, il leur tardait de rejoindre l’étape et le pré du gîte, où Philippe, l’accompagnateur, leur réservait le foin le plus sucré du causse.
Ils auraient droit aux épluchures de melon du groupe et retrouveraient Fanny, l’ânesse des Stevenson, taillée comme une mule, mais ânesse quand même...et les petits ânes braieraient de plaisir de se retrouver...
Pour un humain, les braiements de l’ânesse Fanny, lorsqu’elle sentait arriver ses compagnons d’infortune, étaient d’une étonnante vigueur et avaient quelque chose d'humain et surprenaient plus d’un des compagnons de l’étrange équipée... Images attachées: Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. | | | À: Tomas3 · 20 août 2009 à 8:11 Re: Les carnets d'Ulysse (suite): le grand tour du Larzac Message 65 de 83 · Page 4 de 5 · 1 979 affichages · Partager J'aime infiniment ces animaux et tu en parles bien. Si j'avais du terrain j'aurai un couple d'anes avec une biquette et deux moutons pour qu'ils ne s'ennuient pas. Rien que pour moi. Et j'apprendrai aux rares visiteurs la douceur et la gentillesse de ces animaux et à les respecter. | | | À: Arrawak · 21 août 2009 à 5:12 · Modifié le 21 août 2009 à 5:49 Re: Les carnets d'Ulysse (suite): le grand tour du Larzac Message 66 de 83 · Page 4 de 5 · 1 966 affichages · Partager j'en connais un qui s'appelle anatole, qui veut bien porter sur son dos tout ce qu'on veut lui faire porter...
ciao, arrawak,
tu as l'air d'avoir une connaissance sinon une pratique personnelle des ânes...tu as raison...mais ils ont un saint patron, l'âne de buridan, dont je te raconterai les aventures une autre fois, cet âne les a tous vengés de ce qu'ils ont eu à subir, et, foi d'âne, c'était bien mérité... mais l'on s'égare encore une fois, si l'on parlait des Stevenson, les locataires de l'âne dont on cause...
Mr et Mrs Stevenson : (8)
Quand le couple Stevenson, leur fille Manu, et leur ânesse, Fanny, étaient apparus, ils avaient posé Manu, son gros livre et Fanny, dans le pré le plus proche, et cherchaient, hagards, leur hébergement :
Les deux gîtes étaient à vingt mètres, mais Pénélope et Ulysse avaient déjà déposé leurs sacs et leurs duvets dans le premier gîte, et le grand gîte de 12 places était réservé...
Par 34° degrés à l’ombre, ils tournaient désespérément pour trouver un coin où se doucher. Ulysse leur offrit aimablement l’hospitalité...
Mr Stevenson avait une ressemblance étrange avec Mr Hulot de Jacques Tati, quant à Madame Stevenson, c’était une jeune femme de 40 ans, réservée et presque pincée, mais c’était peut-être de la timidité, au short très court sur des cuisses fuselées...
Pénélope trouva très vite Mr Stevenson « un peu niais », il faut dire qu’il avait une voix forte et l’assurance d’un randonneur à qui on ne le fait pas...
Ulysse ne trouvait pas le couple antipathique : il offrit même ses services à soigner les ampoules de l’imprudent Mr Hulot, chaussé d’Alpenstock dans le Grand Causse.
La conversation s’engagea et ils sympathisèrent à la façon de randonneurs isolés dans les étendues steppiques du Larzac...
Très vite, la pimbêche de Mrs Stevenson se révéla au grand jour : quand elle refusa de partager la table des 16 autres randonneurs : elle préférait la fraîcheur de la grande salle à manger du gîte à la grande table extérieure par 34° à l’ombre : ce en quoi, elle n’avait pas tout à fait tort.
Ulysse et Pénélope proposèrent de partager leur table : les stevenson était un couple de I9 ans d’ancienneté, le cap des sept ans fatidique passé, avec désormais leurs habitudes et leurs certitudes...
Madame Stevenson avait étudié le mandarin lors d’un séjour d’un an de son mari à Taiwan, mais ne possédait pas encore, selon elle, les 1200 caractères de base suffisants pour déchiffrer cette langue difficile...
Elle assura cependant travailler fortement les tonalités gutturales et les vocalises de la langue d’emprunt de Teilhard de Chardin...
Elle donnait l’impression de supporter son grand niais de Mr Hulot, mais n’en menait pas moins son couple de main de maître, sous des dehors réservés et polis...Cette jeune femme laissait à Ulysse la pensée fugitive qu’elle devait avoir plusieurs vies...mais Ulysse n’avait pas l’intention d’approfondir cette facette de la personnalité de la belle jeune femme..
Il trouvait les cuisses de madame Stevenson fort jolies et pensait que ce trek dans le Causse n’aurait que le mérite de les muscler un peu plus... Images attachées: Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. | | | À: Tomas3 · 21 août 2009 à 9:23 Re: Les carnets d'Ulysse (suite): le grand tour du Larzac Message 67 de 83 · Page 4 de 5 · 1 957 affichages · Partager Ulysse et Pénélope ont été fort courtois envers les Stevenson de prêter leur douche et de les inviter à leur table. Mme Stevenson a le genre typique de l'anglaise pincée, coincée, serrée. Mr Hulot ne doit pas s'amuser tous les jours. | | | À: Tomas3 · 21 août 2009 à 9:49 Re: Les carnets d'Ulysse (suite): le grand tour du Larzac Message 68 de 83 · Page 4 de 5 · 1 954 affichages · Partager  Je suppose, que vu les "belles cuisses fuselées", que tu as bien mattées à ce qu'il paraît, la prudence voudrait que Mme Stevenson, soit placée à table entre mR sévenson et Pénélope.
En tous cas, je saurai où placer ma femme si tu m'invites à dîner.
Bon, ceci dit, nulle interdiction pour regarder les jolies choses, mais comme au musée, regarder sans toucher.
c'était bien sûr pour rire, je te connais assez pour savoir que tu es un parfait gentleman, tout comme moi, qui détourne mon regard des jolies femmes, de peur de les mettre mal à l'aise.
(Il me semble, que j'en entends déjà rire quelques uns qui lisent cette réflexon profonde, tapis dans l'ombre). Il est sain de se dilater la rate, il paraît que celà chasse les mauvaises flatulences. | | | À: Arrawak · 21 août 2009 à 11:14 Re: Les carnets d'Ulysse (suite): le grand tour du Larzac Message 69 de 83 · Page 4 de 5 · 1 940 affichages · Partager ciao arrawak,
tu sais que je ne te reconnais plus depuis que tu as fait ton TWD, quelle audace dans tes propos.. tu ne te serais pas comporté comme çà à la table du commandant du queen Victoria quand même... si tu continues d'ailleurs, tu vas finir comme la baronne Zu Guttenberg qui s'était entichée de Horst Schlemer lors des dernières présidentielles dans un pays voisin, virés tous les deux au premier tour...
j'aimerais bien te conserver comme mon plus fidèle lecteur...Ulysse d'ailleurs que tu connais bien mérite mieux que çà... | | | À: Tomas3 · 21 août 2009 à 12:47 Re: Les carnets d'Ulysse (suite): le grand tour du Larzac Message 70 de 83 · Page 4 de 5 · 1 935 affichages · Partager  Eh bien camarade? aurais-tu perdu ton sens de l'humour? Donc, je ferai attention à mes propos la prochaine fois Si je peux........... Bon, j'ai lu avec attention ce dernier récit, je dirai même avec délectation, et je pense qu'ily aura d'autres pages sur ce carnet. Vive le Larzac | | | À: Tomas3 · 22 août 2009 à 12:00 Re: Les carnets d'Ulysse (suite): le grand tour du Larzac Message 71 de 83 · Page 4 de 5 · 1 935 affichages · Partager  bon, il serait tout de même temps que je parle de ton super accueil dans ta maison familiale, chaleureuse, agréablement fraîche par ce vendredi de canicule passé en ta compagnie. Je t'aurais bien chippé quelques livres dans ta bibliothèque, mais, tout de même çà ne se fait pas entre gens bien élevés
Le champagne en apéritif était excellent, les petites tomates cerises, au goût du jour Et tes filets de cabillaud sur riz basmati, supers bons. Tu es vraiment un excellent cuisinier. Le dessert, faisselle de fromage frais, avec la confiture maison à volonté divine. Bon, si j'étais une femme, je te demanderais en mariage. Mais......Je ne suis qu'un home rien qu'un homme chantait Alain Barrière à une certaine époque incertaine.
Bon, parlons un peu de l'arrivée imprévue de ton fils, il sait qu'il peut venir n'importe quand et qu'il y aura toujours un couvert pour lui. Oui, je crois qu'il a écarquillé les yeux pour le TDM, Et que celà lui a donné l'envie d'en faire autant.
Bon, la fin de soirée, dans ce salon de thé aux succulents gâteaux, a clôturé notre rencontre, avec la promesse de de se retouver sur VF.
Je dois dire, que tous les vfistes que j'ai pu rencontrer jusqu'à présent ne m'ont jamais déçu. | | | À: Arrawak · 22 août 2009 à 13:44 Re: Les carnets d'Ulysse (suite): le grand tour du Larzac Message 72 de 83 · Page 4 de 5 · 1 923 affichages · Partager Dis moi mon cher Georges tu a été gâté par notre ami Tomas, tu m'avais un peu parlé de son hospitalité et, tu ne fais que confirmer qu"il est un hôte parfait et gentleman pardessus tout. Je suis contente pour vous deux de cette excellente journée passée ensemble et en compagnie de sa famille. Bravo Tomas. | | | À: Collerette · 22 août 2009 à 17:45 Re: Les carnets d'Ulysse (suite): le grand tour du Larzac Message 73 de 83 · Page 4 de 5 · 2 109 affichages · Partager  Oui, il est agréable de voir, que la personne en virtuel, ne vous déçoit pas dans la réalité, et qu'elle est telle que l'on se l'était imaginée. | | | À: Arrawak · 22 août 2009 à 23:09 Re: Les carnets d'Ulysse (suite): le grand tour du Larzac Message 74 de 83 · Page 4 de 5 · 2 100 affichages · Partager N'en jetez plus, chère Collerette, vous allez me faire rougir...
Non, mon hospitalité ne vaut pas celle de Francoise, l'hôtesse du gîte de la Vernède, comme tu vas le voir, c'est dans les coins les plus inhospitaliers que l'on trouve souvent des personnes au coeur d'or...
L’hôtesse du bout du Monde : (9)
Au-delà du cirque du bout du monde, dans le Larzac méridional, après cinq kilomètres de menhirs et de mares closes, vous gagnez le hameau ruiné de la Vernède, d’où émerge le toit pointu d’une grosse ferme encore en activité...
Tout autour : des bâtiments ruinés, sauf trois : deux bâtiments restaurés et blancs : les gîtes, et un autre en cours de restauration : une magnifique maison caussenarde...
Dans la cour, deux chiens de garde, l’un de chasse, l’autre, » un vrai loup des steppes » (cf.photo ci-jointe)
Françoise la montpelliéraine, et son mari breton, viennent vous accueillir, malgré la mine patibulaire des chiens...
Lorsque j’avais réservé la veille, quand j’avais dit ne pas vouloir réserver le repas du soir, j’avais senti comme une réticence dans la voix de Françoise...Je l’avais rappelé dans la minute, me ravisant, pour confirmer la demi-pension...
Je sentais qu’il y avait péril en la demeure à ne pas la prendre, à 25 Kms de tout restaurant et de toute épicerie, un lundi soir, en France...
Ulysse et pénélope ne furent pas déçus...Françoise non seulement « assurait » la demi-pension, mais le contenu des buffets ressemblait plus à une commande chez « Le Notre » qu’à un « en-cas sur le causse ».
Françoise la montpelliéraine qui avait oublié son accent, était toute attention pour ses hôtes (17 !!) Non seulement, elle assurait le repas du soir et le petit-déjeuner, mais les ânes et leurs humains étaient assurés d’emporter sur leurs bâts le repas de midi de l’étape du jour, les rations de fourrage étant livrées, gîte après gîte, par le voyagiste.
Comme les gîtes étaient à 500 mètres de ses cuisines, Françoise assurait une navette, coffre ouvert, avec sa voiture personnelle, et les plats n’avaient pas besoin d’être réchauffés.
Pas du tout commerçante, mais dotée d’une écoute profonde de ses hôtes de passage, cette hôtesse faisait le bonheur des randonneurs par sa sollicitude (comme dirait Fraise tagada : du latin : sollus cieo, sans cesse inquiète)
Ulysse qui l’interrogeait sur les meilleurs souvenirs qu’elle gardait de ses hôtes de passage, eut droit à une confidence intime : c’était l’équipe de tournage du « Monde des Abeilles »...le groupe, composé du réalisateur et de nombreux techniciens, qui l’avait le plus intriguée et la plus passionnée...
Ils étaient asservis par la météo et les habitudes des abeilles qu’ils filmaient et leur rythme de vie, ainsi que celui de l’hôtesse, avait été dicté par l’heure de la récolte du pollen sur le causse...
Françoise servait au rythme des abeilles, abeille elle-même au très gros cœur, à des kilomètres de toute vie à la ronde, au cœur du grand causse méridional...
Si vous passez un jour entre deux menhirs et deux mares desséchées et que vous apercevez un chien de garde qui ressemble à un loup, n’hésitez pas : la demeure de la montpelliéraine et du breton n’est plus très loin et vous serez assuré de la plus belle hospitalité sur le causse... Images attachées: Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. | | | À: Tomas3 · 23 août 2009 à 4:21 Re: Les carnets d'Ulysse (suite): le grand tour du Larzac Message 75 de 83 · Page 4 de 5 · 2 090 affichages · Partager Une bien belle rencontre que tu a fait là, ton hôtesse du bout du Causse. Généreuse, serviable, gentille, avec personne à 25 km à la ronde les gens retirés sont toujours adorables et savent accueillir les voyageurs comme il se doit. J'ai connu cela plusieurs fois dans ma jeunesse. Plus un loup des steppes pas commun dans le Causse. | | | À: Tomas3 · 23 août 2009 à 18:04 Re: Les carnets d'Ulysse (suite): le grand tour du Larzac Message 76 de 83 · Page 4 de 5 · 2 079 affichages · Partager  Voici un texte qui nous relaxe, et dieu sait si nous en avons besoin. Celà me donne envie de partir, chercher la fraîcheur, le soir, et dormir dans un gîte, au calme, loin de l'agitation du midi, où affluent les touristes, et surtout les voitures. Ici, on travaille au rythme des cigales, autrement dit, on se pose quelque part, sans même avoir le courage de chanter......... Mais, les meilleurs jours restent à venir. Septembre avec sa méditerranée aux eaux claires, et plage lagon. Des activités qui vont reprendre, plus agréables. Le retour des rouges gorges et des mésanges, dans le noyer au fond du jardin.
Très original ton voyage avec les ânes pour porter les casse croûtes, j'espère au moins que tu avais prévu quelques amuse-gueules pour eux, autre que le foin. Bon, je ne sais si c'est la chaleur, mais je n'ai pas "la plume alerte" ce soir............ Donc, je me réserve pour la suite du voyage. A bientôt | | | À: Arrawak · 24 août 2009 à 10:13 Re: Les carnets d'Ulysse (suite): le grand tour du Larzac Message 77 de 83 · Page 4 de 5 · 2 066 affichages · Partager ciao arrawak,
voici un texte qui nous relaxe...et qui parle pourtant de réalités...
Saint Michel d'Alajou-Le Cros : (10)
Les sentiers de grande randonnée peuvent se croiser sur le Grand Causse : il ne s’agit pas de prendre l’un pour l’autre, à peine de se retrouver à plusieurs kilomètres de son itinéraire d’origine...
Les villages étant rares, il est parfois difficile de se repérer, malgré les cartes et les guides de la FPRP, et c’est un bonheur de pouvoir demander son chemin...
Le nouveau retraité chasseur et son braque allemand, la vieille dame atteinte « d’hirsutisme » dans son potager, les maçons bénévoles, le vieux monsieur qui balaie l’entrée cimentée de sa cour : dans tous les cas, deux observations se font jour : ce sont tous de vieilles personnes, et, à chaque fois, ils insistent pour accompagner Ulysse et pénélope et les remettre sur le bon chemin...
Quand on parle un peu avec eux, ils avouent d’abord qu’ils rencontrent beaucoup de marcheurs sans pour autant que ces marcheurs leur parlent, et, si l’on approfondit avec eux, ils vous avouent que cette rencontre est le bonheur du jour.
Il suffit d’écouter nos Caussenards après leur avoir demandé le chemin pour qu’ils vous racontent leur vie, leurs enfants, leurs chiens...
Ces petits vieux sont comme les petits vieux des Contes des Lettres de Mon Moulin d’Alphonse Daudet, ils meublent leur solitude de petits riens et chaque petit rien s’ajoute à un petit rien...
Il ne faut pas cependant en conclure rapidement à l’hospitalité du Caussenard : aucun ne nous a offert l’eau et le pain, et pourtant, il nous est parfois apparu que nous étions sur le point de manquer d’eau : non, la population du Causse est vieille et solitaire, les paysans et les maisons se meurent, les ruines des hameaux désertés s’emplissent de buis et de genévriers... Images attachées: Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. | | | À: Tomas3 · 24 août 2009 à 11:46 Re: Les carnets d'Ulysse (suite): le grand tour du Larzac Message 78 de 83 · Page 4 de 5 · 2 057 affichages · Partager Le Causse est quasi un désert, terre pauvre où pas grand chose ne doit pousser à part les herbes folles, les génévriers et le buis. La désertification de cette région se comprend, les jeunes ne veulent pas rester dans un désert et préfèrent la ville. Ne reste que les vieux avec leurs troupeaux et leurs chiens, et ces vieux sont contents de rencontrer des voyageurs quelque peu égarés pour discuter de leur vie, de leur solitude. Bien vu Ulysse. | | | À: Tomas3 · 24 août 2009 à 12:52 Re: Les carnets d'Ulysse (suite): le grand tour du Larzac Message 79 de 83 · Page 4 de 5 · 2 048 affichages · Partager  LES VIEUX DE JACQUES BREL la pendule au salon qui dit oui qui dit non
Celà résume, la solitude campagnarde,
Dommage que les marcheurs ne leur parlent pas, des sauvages impolis, qui vont dans une région et ne saluent pas, incivilité en quelque sorte. Dans le Sud, idem, à la plage, formation de clans, clan des Parisiens, clan des Lyonnais, nous, on devrait presque partir pour leur laisser la place. Bon, les gens du Nord, on peut engager une conversation, et d'une année sur l'autre, ils nous reconnaissent et viennent discuter, vive les chtis.
Si tu vas dans le Morvan, tu auras l'hospitalité, dans les hameaux de campagne, et de très belles forêts, à l'automne, dans le parc naturel, tu croiseras biches et cerfs. Et sit tu aimes la cueillette des champignons, tu seras gâté.
Certes, comme le dis Collerette, la rudesse du climat ne doit pas rendre les gens très faciles, tout comme leur vie. J'imagine l'hiver, avec la bise, la neige, très peu doivent avoir un véhicule, se déplacer, rien que pour aller au village à la boulangerie doit être une expédition. Je pense qu'ils doivent avoir un fournil. Des vaches à traire. Des chèvres, des poules et des oeufs. Bref, de quoi soutenir un siège. Vive les paysans qui savent s'adapter aux rudesses de leur vie. | | | À: Arrawak · 28 août 2009 à 10:31 Re: Les carnets d'Ulysse (suite): le grand tour du Larzac Message 80 de 83 · Page 4 de 5 · 2 026 affichages · Partager " on retrouve, chez tous ces carnetistes amateurs ou professionnels, ce don singulier de voir ce que nous négligeons, de capter dans la banalité du quotidien un brin de poésie, une atmosphère... Cet art aussi, en mémorisant moments privilégiés, émotions et rencontres, d'intensifier la vie"...
Eliane Patriarca | Carnets similaires sur le Sud-Ouest de la France: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 1 382 visiteurs en ligne depuis une heure! |