Mise en garde habituelle pour éviter toute déconvenue : le récit qui suit est bien davantage un recueil d’infos pratiques qu’un carnet de voyage...
Une photo des tours de la Svanétie, sur fond de
Caucase, a suffi à nous donner envie de découvrir ce pays encore peu connu. Voyage beaucoup plus facile que nous l’avions imaginé lors de sa préparation.
Un accueil chaleureux, une architecture typique, des paysages variés et grandioses, une gastronomie savoureuse et un vrai culte pour le vin. Une très belle découverte.
NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :
Ven 1er Sept –
Vol Atlas Global - Paris CDG / Tbilissi via Istanbul - Arrivée du vol à 02h20 – 3 nuits à TbilissiSam –
TbilissiDim –
TbilissiLun –
Road trip – Bodbé -
2 nuits à SighnaghiMar – Boucle autour de
Telavi : Nekresi – Gremi –
Alaverdi – Ikalto...
Mer – Jvari –
Ananuri – Tsminda Sameda Church –
nuit à StepantsmindaJeu –
Mtskheta - Uplistsikhe –
nuit à KoutaïssiVen –
Koutaïssi – Piste entre Sairme et
Abastumani – Fort d’Akhaltsike -
nuit à AkhaltsikheSam – Sapara Monastery -
Vardzia –
nuit à VardziaDim – Retour vers
Tbilissi via Ninotsminda et Manglisi –
Fin du road trip -
2 nuits à TbilissiLun – David Garedja via Gareji Line
Mar – Envol vers
Mestia –
2 nuits à MestiaMer – Ushguli
Jeu – Retour à
Tbilissi –
4 nuits à TbilissiVen –
TbilissiSam –
TbilissiDim –
TbilissiLun 18 Sept –
Vol Atlas Global : départ à 05h05
BUDGET :Cours du lari (ou GEL et on voit aussi sur place ლ) : 1 lari = 0,35 €
Dépenses préalables : Vols réguliers sur Atlas Global via
Istanbul : 337 €/p l’A/R
Vols
Tbilissi-
Mestia sur Vanilla Sky : 65 laris le vol soit 90 € les 2 A/R
Dépenses sur place : Location Vitara Suzuki 4X4 : 343 € payé cash en €
Essence : 121 €
Hébergement : 849 € pour 17 nuits (hébergement très disparate, voir le détail plus bas)
Autre : 859 € (essentiellement les repas, les sites sont pour la plupart gratuits)
CB bien acceptée.
Budget total tout compris : environ 2 936 € (hors achats perso)
2 de nos hôtels étaient assez chers et nous avons souvent accompagné nos repas d’un (ou de plusieurs) verre(s) de vin. Il est donc assez facile de réduire ce budget.
GUIDES et CARTES :Lonely Planet – 5e Ed Mai 2016 – En anglais.
Les guides Peuples du Monde - Géorgie – Patrick Kaplanian – En français
Très bien documenté. Très utile pour un périple en voiture.
Carte : Reise Know How Georgien – 1:350 000
Tbilisi City Map 2015 – Geoland – 1:10 000
Application Smartphone Maps.me
TRANSPORTS :
1 – Vols 1.1 – InternationauxRéservés sur Opodo.
Atlas Global propose des vols via
Istanbul avec des correspondances pas trop longues.
Attention, nous étions tout heureux d’avoir trouvé un retour TBS/
IST avec un départ l’après-midi. Mais Atlas Global a annulé ce vol quelques jours avant notre départ et nous a proposé un nouveau départ à... 5h du matin... Au final, je crains qu’il soit difficile de trouver des départs ou des arrivées autres qu’en pleine nuit. Ça reste un voyage long et inconfortable...
Taxi de l’aéroport à l’hôtel : 30 laris (à l’arrivée comme au départ).
1.2 – MestiaRéservés auprès de Vanilla Sky, sur leur site :
new.vanillasky.ge/FlightsPage.aspx
De bonnes infos ici :
travelsurfrepeat.com/...i-tbilisi-to-mestia/
Pour se rendre en Svanétie depuis
Tbilissi, le trajet est long... Si vous manquez de temps, l’avion est une excellente option.
2 inconvénients : devoir réserver précisément 1 mois à l’avance (ce qui peut figer un peu le programme) et prévoir un plan B au cas où le vol serait annulé (mauvais temps). Nous avons pris le risque.
Ce fut extraordinaire ! 45 minutes de vol dans un petit avion (15 places) avec le
Caucase en toile de fond ! Superbe !
Une navette (un sprinter Mercédès bleu) nous conduit de
Tbilissi (au métro Rustaveli, près du “monument du vélo” -je ne sais pas comment appeler cette drôle de sculpture-) jusqu’à l’aéroport de Natakhari (à environ 25km de
Tbilissi), gratuitement (enfin, c’est inclus dans le prix du billet) à l’aller comme au retour. Départ à 7h30 précises (attention, il faut être à l’heure, il n’y a pas d’appel) pour un décollage à 9h.
A
Mestia, l’aéroport se situe à 2,5 km du centre. 10 laris en taxi. Nous l’avons rejoint à pied le jour du départ. Décollage de
Mestia à 11h.
La réservation est facile, elle se fait en ligne (1 mois à l’avance, pas plus tôt, mais pas plus tard non plus vu le peu de places...). On paie par CB et on reçoit le ticket par mail aussitôt. 65 laris le vol (130 l’A/R) navette incluse.
Il faut présenter son passeport pour embarquer.
2 – Location de voiture (sans chauffeur)Suzuki Grand Vitara loué auprès de Cars4Rent pour 7 jours.
cars4rent.ge/
Excellent service. Aucune mauvaise surprise. Je recommande sans réserve !
- 343 € payés cash en € (comme annoncé lors de la location), au moment de la prise en charge de la voiture. Le paiement en CB induit des frais. J’ai donc choisi l’option cash € ultra simple.
- Pas de caution, pas d’empreinte de carte.
- Voiture livrée à notre hôtel par Ika qui prend le temps de nous expliquer son fonctionnement et de répondre à nos questions.
- Pas d’état des lieux, ni avant, ni après. La voiture était en très bon état. On lui a rendu dans le même état, mais affreusement poussiéreuse. Même le plein d’essence n’a pas été vérifié.
- Plutôt que de louer un GPS, l’agence nous avait conseillé de télécharger Maps.me. Un adaptateur était déjà en place sur l’allume cigare pour recharger le smartphone et le support parebrise était également fourni.
- Nous avons rendu la voiture à notre hôtel. Ika est venu la récupérer à l’heure dite.
- Km illimité, 2 chauffeurs sans frais, permis français ok.
Bref, une location ultra simple et un service très professionnel (j’avais posé des tas de questions par mail, j’ai toujours eu une réponse dans l’heure).
Enfin, le plus important : la voiture était en très bon état. Nous n’avons eu aucun problème.
Nous avions opté pour un 4X4, d’abord parce que j’imaginais un réseau routier très sommaire (ce qu’il n’est pas) et aussi pour nous donner la possibilité d’emprunter des pistes (ce que nous avons fait une fois, pour notre plus grand bonheur).
3 – Métro, bus, téléphériquePour prendre le métro, le bus ou le téléphérique, il faut détenir une carte porte-monnaie. Elle s’achète à n’importe quel guichet et coûte 2 laris. Ensuite, on la charge comme on veut. Soit aux guichets, soit aux automates orange qu’on voit partout et qui proposent un menu en anglais. Pour info, pour recharger c’est le bouton tout en haut à gauche du menu en anglais (on a un peu cherché). La carte n’est pas nominative, ainsi une carte suffit pour 2. On la pose ensuite sur le lecteur du tourniquet pour entrer. 0,5 lari le trajet en métro. Correspondance en bus possible dans la limite d’1h30. C’est beaucoup plus simple à utiliser qu’à expliquer !....
Le téléphérique est plus cher (2,5 lari le trajet entre le parc Rike et la citadelle Narikala).
HEBERGEMENTS :Notre critère de choix est toujours l’emplacement.
Nous avons opté pour des hôtels plutôt que des guesthouses. L’anonymat des hôtels nous convient mieux... Trop tard, on ne changera plus à notre âge

.
La propreté est une constante !
Le petit déj est servi (trop) tard, généralement à partir de 9h avec une qualité assez disparate.
Prix indiqués par nuit. Paiement souvent cash.
Tbilissi (pour les premières nuits)
Lowell Hotel – 19 K. Makashvili street
135 laris/nuit pdej inclus – Paiement CB
Réservation faite sur booking.com
Plus une pension de famille qu’un hôtel. Accueil chaleureux et souriant.
Chambre claire et spacieuse. Petit dej inclus, pantagruélique et succulent. Nous avons compté jusqu’à 10 plats différents apportés sur la table ! Tous délicieux.
Gros (seul) défaut : la localisation. Au-dessus de Rustavéli, au bout d’une longue rue en pente très raide, dans un quartier morne.
Tbilissi (pour les dernières nuits)
D Corner Hotel –
Jerusalem Square 2
193 laris/nuit pour la grande chambre familiale (il ne restait que celle-là) – Paiement CB
Réservation faite sur place quelques jours avant.
Pdej (inclus) archi dégueu en sous-sol. On a zappé.
Gros (seul) avantage : la localisation. A 2 pas des rues piétonnes et animées de Shardeni, Bambis et Ereckle II.
On a payé l’emplacement. Sans doute un peu trop cher, on aurait dû négocier.
SighnaghiNana’s GH – Sarajishvili 2 (Lonely Planet)
25 laris/nuit et /p + 10 laris le pdej soit un total de 140 laris pour nos 2 nuits – Paiement cash
Belle demeure typique au parquet grinçant et au grand balcon de bois. Elle donne sur la petite place du village. Grande chambre. Sdb commune. Etonnamment, petit déj assez quelconque.
Stepantsminda (ou Kazbegi)Hotel
Stepantsminda – Au cœur du village.
130 laris/nuit sans pdej - cash
Grande chambre confortable, vue sympa sur l’église de la Trinité et le mont Kazbek
KutaïssiHostel Lion, Tamar The Queen 40
80 laris/nuit + 10 le pdej – cash
Quelconque - Parking
AkhaltsikheOld Town, 106 Eqvtime Atoneli str
80 laris pdej inclus – cash
Réservé sur Booking la veille
Bien situé, au pied du fort (Rabati Castle).
VardziaVardzia Resort
www.vardziaresort.com
375 laris/nuit petit dej buffet inclus.
Réservation faite par email, quelques semaines plus tôt.
Folie douce qu’on a justifiée par le peu de choix à
Vardzia et l’envie de se faire plaisir au milieu de notre voyage...
Le prix est justifié. Coup de cœur !
MestiaHotel
Mestia, dans la rue principale
90 laris sans pdej – cash
Immense chambre... vide.
A côté de la place centrale et des bus pour Ushguli. C’est son seul intérêt...
REPAS :
Influence turque, iranienne, russe... La cuisine géorgienne est goûteuse dès lors qu’on sort du tout-venant qui lui est un peu roboratif à notre goût. Le pain géorgien, cuit au four, est délicieux.
Les khachapuris : voilà qui fait partie du tout-venant, vendus partout ! Pâte à pain recouverte de fromage fondu et agrémenté de viande, d’un œuf... Pour quelques laris, on est calé. Mon conseil : 1 pour 2, ça suffit.
Les khinkalis : de gros raviolis fourrés à la viande, au fromage, aux champignons, aux pommes de terre... Selon le lieu, c’est assez insipide et sec ou carrément divin. Mangez avec vos doigts, en le tenant par son chapeau (qu’on ne mangeait pas d’ailleurs, aucun intérêt, que de la pâte). Commencez par aspirer le bouillon avant de croquer le chausson (sous peine de s’ébouillanter les doigts). Attention, il peut être très chaud. Souvent vendus par assiette de 5. A l’unité à la maison du khinkali, Rustaveli ave (j’en parle plus bas).
Les churchkhelas : vous en verrez, c’est certain ! Ce sont ces longues crottes bizarres, accrochées par grappes colorées. Franchement, ça ne fait pas très envie. Il s’agit en fait d’une friandise. Des noix ou des noisettes enrobées d’un jus de raison gélifié parfumé (kiwi, grenade, raison noir...). Ça coûte entre 2 et 5 laris le churchkhela. Il faut y goûter. Ceux qui aiment les bonbons Haribo gélatineux aimeront sans aucun doute.
Le vin : La
Géorgie a une grande expérience et une grande culture du vin. Le mode de production est assez différent du nôtre. Le résultat aussi. Vous aurez souvent l’occasion de les goûter, au restaurant, au verre, ou lors de visite de producteurs. Vous verrez aussi souvent des kvevri, ces grandes jarres de terre cuite qu’ils enterrent pour faire fermenter leur vin.
L’expérience est intéressante, des vins blancs taniques, des vins orange, des vins rouges lourds et corsés... Nous qui sommes grand amateur de vins, nous avons été surpris et parfois déroutés, notamment avec les vins orange (qui sont obtenus à partir de cépages blancs qui fermentent en kvevri avec la peau et les rafles).
Quelques prix (en moyenne) :
1 bouteille d’eau d’1,5 litre en superette : 1-1,2 laris
1 khachapuri : 6 laris
1 salade tomate/concombre : 8-10 laris
1 chachlik (brochette) : 10-15 laris
1 plat de viande : 15-20 laris
1 coca / 1 bière : 2-3 laris
1 verre de vin au restau : 7 à 15 laris
Le pain est parfois payant : 1 lari
Le service est parfois ajouté : 10%
Quelques adresses sympas :
- Organique Josper Bar, Bambis rigi 12 à TbilissiDifficile d’avoir une place en terrasse ! A l’entrée des rues piétonnes, ce restaurant joue la carte de la bonne cuisine dans une ambiance calme. On s’est régalé avec les côtes d’agneau au riz pilaf.
Service très souriant. Un peu plus cher qu’ailleurs (plat à 30, verre de vin à 12).
- Bloom Café, Erekle II à TbilissiJuste pour la superbe assiette de fruits de saison. 25 laris. C’est cher mais il y en a pour 4 ! Rafraichissant ! Un super goûter !
- Kanudosi Café à SighnaghiSur la route entre Bodbé et
Sighnaghi.
Magnifique vue sur
Sighnaghi et la vallée.
Cuisine simple et prix ultra doux. C’est surtout la vue qui vaut le coup.
- Pheasant’s tears, Baratashvili 18 à SighnaghiRestaurant renommé, nous réservons la veille. Nous choisissons la formule Wine Tasting. 4 verres pour 25 laris, 7 pour 40. On choisit 7. Que l’on accompagne de 2 plats de viandes et de 2 plats de légumes. Tout est délicieux. De la très belle cuisine. Et les vins sont... surprenants ! Notamment les vins orange.
163 laris pour nous 2. L’expérience et la qualité des plats justifient le prix.
- Lomsia Hotel, Kostava 10 à AkhaltsikheExcellent repas, prix raisonnables. Environ 50 laris pour nous 2 avec pour chacun 1 plat de viande, 1 plat de légumes et 1 verre de vin.
Vraiment une belle adresse même si le cadre est plutôt aseptisé.
Et un gros coup de cœur :
- Khinkali House, 37 Rustaveli Ave, Tbilissi En face du métro Rustaveli. Ouvert 7/7 24/24
Je n’avais pas apprécié les khinkalis jusqu’à ce que je goûte ceux du Khinkali House.
Ici, ils se commandent à la pièce. Entre 0,5 et 0,75 lari. Nous les avons tous goûtés. Nos préférés : le khinkali “Kalakuri”, à la viande mélangée de porc et bœuf et ceux aux pommes de terre (une purée en fait). Avec 4 kalakuri + 2 potatoes chacun, nous étions repus. Ce qui fait un bon repas pour 14 laris pour 2 ! Avec la boisson (sodas/bière). Imbattable.
Malgré l’aspect austère du restaurant et la clim’ trop froide, nous y sommes allés 3 fois !
TBILISSI :Plus de 5 journées pleines nous ont permis de profiter pleinement de cette jolie ville, bien agréable à vivre. Et surtout d’y flâner, sans but précis.
On a particulièrement aimé :
- le quartier Bethléem et surtout la maison aux vitraux (3 Betlehemi street)
- le quartier des bains et la longue balade le long de la petite rivière jusqu’à la cascade (en pleine ville !)
- le pont de la paix, de jour et de nuit
- la vue depuis la citadelle, de jour et de nuit
- la redescente à pied depuis la citadelle en passant par les églises Zemo et Kvemo Betlehemi
- la vue depuis la statue de Vakhtang Gorgasali sous l’église Metekhi
- l’avenue David Aghmashenebeli. Elle devient piétonne à la fin (au sud)
- le parc du 9 avril pour s’y reposer et s’amuser des chiens qui viennent se rafraichir et jouer dans l’eau de la fontaine
- le musée de la
Géorgie (7 laris)
- les églises... l’embarras du choix !
- le musée ethno (à faire seulement si vous avez du temps). Le bus 61 (départ sur la place de la Liberté) vous dépose au pied du funiculaire pour Turtle Lake. 1 lari pour monter jusqu’au lac. Turtle Lake est un étang assez mal entretenu, ce qui donne à l’ensemble un côté un peu tristounet que quelques restaurants, pourtant plutôt sympas, ne réussissent pas vraiment à égayer.
Une tour svane atteste du musée ethno, un peu plus haut. On s’approche de la grille. Malheureusement, c’est seulement une sortie nous explique le gardien... Il faut donc descendre pour atteindre l’entrée, au choix, en empruntant la route goudronnée qui y mène ou en coupant à travers la colline par le petit sentier bien raide qui part de cette grille. Le gardien nous le montre, on s’y engage. On finit par quelques centaines de mètres sur la route pour enfin atteindre l’entrée. C’est un peu rageant de monter pour redescendre mais ça reste néanmoins plus facile de monter à Turtle Lake et de descendre ensuite pour atteindre l’entrée du musée que d’y monter depuis l’arrêt de bus.
3 laris l’entrée avec un plan. Les maisons ouvertes sont, pour certaines, commentées par d’aimables bénévoles.
On finit notre visite au restaurant Rachasubani, accessible depuis le parc-musée, installé dans une jolie maison de bois. Nous y déjeunerons bien et pas cher. Leur pain est divin !
C’est une visite sympa, qui demande un peu de temps et qui prend plus de sens en fin de voyage plutôt qu’en début.
Longue descente sur la route goudronnée pour retrouver le bus 61 qu’on reprend à droite de la station Rompetrol.
On a moins aimé :
- le théâtre de marionnettes de Rezo Gabriadze, 30 laris la place. Nous avons vu “Diamond of Marshal De Fante”. Humour potache. J’attendais quelque chose de plus fin, de plus poétique. Et puis la lecture des sous-titres nous prive beaucoup du spectacle.
Nous n’avons pas pratiqué les bains. Nous avons juste visité le Orbeliani Bath (celui au portail en mosaïque bleu), tout juste ré-ouvert après sa complète restauration. C’est sublime !
Contrairement à ce que j’imaginais (face aux récits, aux photos, on imagine des tas de choses et on est toujours surpris de l’écart avec la réalité. D’où la nécessité de faire le voyage !), donc, contrairement à ce que j’imaginais,
Tbilissi est une ville festive et gaie, où il est facile de trouver des coins sympas pour prendre un verre, bien manger, se reposer, profiter... Certains quartiers sont certes délabrés par manque de moyen pour les entretenir mais néanmoins toujours propres. D’autres, au contraire, ont profité d’un programme de restauration (comme D. Asghmashenebeli). Cette avenue est magnifique.
Partout, l’accueil est souriant et chaleureux. Et pour peu que vous entriez en clamant garmardjoba, le sourire s’élargit encore.
DAVID GAREDJA :Par frilosité (à tort) et parce que nous voulions consacrer du temps à
Sighnaghi (à raison), nous avons décidé d’aller à David Gareja (ou Gareji) depuis
Tbilissi grâce aux minibus Gareji Line plutôt qu’avec notre voiture.
Départ quotidien à 11h. Point de rencontre : le square Pouchkine (à côté de la place de la Liberté). Réservation inutile (ne perdez pas votre temps -comme on l’a fait- à venir la veille reconnaître les lieux, il n’y a aucune ambiguïté et aucun souci).
On y arrive vers 10h30 et nous sommes aussitôt abordés par une jeune-fille qui nous demande si on va à David Gareja. Euh, oui... Ça se voit tant que ça ? Elle nous remet alors un petit prospectus avec les consignes et un plan du site. Pas mal ! En fait, tous les touristes qui se pointent au square Pouchkine vers 10h30 vont à David Gareja.
A 11h, nous montons dans un minibus (il y en aura 2, je pense qu’il y en a autant que nécessaire), nous payons 25 laris/p (l’A/R) et nous partons. Nous arrivons à David Gareja à 13h40 après 2 pauses en route.
Nous devons repartir à 16h. Ce qui nous laisse à peine 2h30. Philippe ronchonne dans sa barbe...
On file vers Lavra, le monastère du bas. Bien restauré. Et puis, le cadre, une fois de plus est magnifique. Paysage aride aux strates colorées...
On doit ensuite grimper aux grottes du monastère d’Udabno. On s’agace un peu car c’est mal fléché et notre temps est compté. En fait, c’est une grande boucle qu’on peut faire dans un sens ou dans l’autre.
Commencez par monter jusqu’à la tour de guet. Là, un chemin raide grimpe à droite dans la colline. Laissez-le, ce sera le chemin de retour. Poursuivez vers quelques grottes en contrebas. Elles sont vides et sans intérêt. Un peu plus loin, une source dans une de ces grottes. Peut-être verrez-vous toujours l’affreux tuyau rouge qui en sort. Passez cette grotte et suivez le chemin sablonneux qui grimpe dans la colline vers la gauche. Vous allez arriver à la chapelle de la Résurrection où 2 militaires gardent la frontière, sur la crête d’une haute colline. Derrière vous (d’où vous venez), la
Géorgie, face à vous, cette immense plaine aride, l’
Azerbaïdjan.
Les grottes sont creusées dans la falaise, côté Azeri. Donc, quand on regarde la chapelle, on ne les voit pas, on ne les devine même pas ! Contournez la chapelle et descendez dans la falaise en suivant les piquets de métal. Vous allez longer cette falaise et admirer les grottes en chemin. Au bout du chemin dans la falaise, vous remonterez de l’autre côté (côté
Géorgie) pour boucler la boucle. Vous arriverez alors à la tour de guet par le sentier que vous avez délaissé tout à l’heure.
On peut faire ce tour dans l’autre sens, ça marche aussi (c’est ce que nous avons fait d’ailleurs), mais je pense que c’est plus facile et plus simple dans ce sens-là.
2 heures suffisent à faire cette boucle, en ne traînant pas trop...
Attention, prévoyez des chaussures adéquates. Les tongs ne sont vraiment pas adaptées du tout. Sandales à scratch mini. Apportez de l’eau, car pour une fois, pas de point d’eau. Enfin, protégez-vous du soleil. Il tape fort ici et les efforts que l’on fournit pour grimper nous transforment vite en poivron, tomate, pivoine... au choix.
Un peu d’agilité est nécessaire, on a parfois des rochers à enjamber... Une personne âgée de notre groupe a dû faire ½ tour et je trouve un peu regrettable qu’elle n’ait pas été avertie avant.
Au retour, nous ferons une pause obligée à l’hôtel-restaurant Oasis d’Udabno, un lieu devenu mythique, qui ne peut pas laisser indifférent... On aime ou on déteste.
La piste pour atteindre David Gareja est faisable... Regret !! Nous aurions dû venir à David Gareja par nous-mêmes. Ça nous aurait évité les désagréments du groupe (temps compté, arrêts imposés et vieux grognons habituels...)
NOTRE ROAD TRIP :7 jours au volant d’un Suzuki Vitara. Nous n’avions réservé aucun hôtel (sauf le dernier à
Vardzia) pour nous laisser toute liberté. Nous avons bien fait car grâce à la qualité des routes, nous avons fait de nombreuses extensions non prévues.
Maps.me :Commençons par la logistique. Nous avions téléchargé l’application Maps.me sur le smartphone. Appli gratuite et qui fonctionne hors connexion. Comme un GPS. En mieux et en moins bien...
En mieux, car elle marche aussi à pied, en ville. Pour les city trip, c’est super ! Elle connait le nom des hôtels, des restaurants, des églises... Assez magique !
En moins bien, car elle ne connait pas le “Faites demi-tour dès que possible”. Elle ne prévient pas si on se trompe. C’est ainsi qu’on s’est retrouvé à 10km de la frontière arménienne. Qu’importe, on y a vu des petits villages superbes ! On n’a pas regretté notre erreur.
Donc, soyez quand même attentifs. J’avais une carte (papier) sur les genoux et ça complète bien.
A part cette réserve, c’est une appli extraordinaire ! Et qui remplace sans problème un GPS.
L’essence :Des stations-service partout ! En moyenne 2,15 laris le litre de premium. Paiement par CB. Et on vient vous servir, comme chez nous... dans le temps. Attention quand même, pas de station à
Vardzia (j’ai gagné un mojito sur ce coup-là

!). Faites-le plein à Aspindza.
Les routes :Elles sont en bon état. Même si parfois on trouve de gros nids de poule. Et puis, parfois, des vaches, des moutons, des dindons... Peu de barbelés, donc, les animaux décident.
La piste Sairme-
Abastumani (entre
Koutaïssi et
Akhaltsikhe) est un de nos plus grands souvenirs !
Par contre, la piste qui monte à l’église Tsminda Sameba à
Stepantsminda (
Kazbegi) est très très mauvaise. Je pense que le Vitara passait. La voiture oui, nous non... Trop peu aguerris à ce genre de conduite, nous avons préféré nous en remettre à un taxi local (80 laris l’A/R pour 4).
La conduite :En dehors de l’autoroute, peu de circulation. Nous pouvions nous arrêter facilement pour prendre une photo ou simplement profiter.
Cela dit, les Géorgiens conduisent assez vite et ignorent le code de la route. Ils doublent quand ils veulent, avec ou sans visibilité, qu’il y ait ou non une bande blanche. Ceux d’en face n’ont plus qu’à s’écarter. Soyez donc toujours prêts à cette éventualité. Une fois qu’on a compris cette sale habitude (inconcevable chez nous sous peine d’injures, d’appels de phare, de coups de klaxons...), on est parés. Nous avons roulé sagement et prudemment, jamais de nuit, et n’avons eu aucun problème, ni même aucune frayeur.
Nos étapes :
Lundi : Tbilissi – SighnaghiPour la prise en main, étape courte et facile.
On n’a pas voulu y inclure David Gareja par prudence et pour profiter de
Sighnaghi, jolie petite bourgade avec ses maisons colorées aux balcons de bois.
Bodbé : juste avant d’arriver à
Sighnaghi, route goudronnée jusqu’au bout. Ne confondez pas avec la source qui elle est desservie par une piste. Du vécu.
Mardi : Boucle en Kakhétie : Sighnaghi – Kvelatsminda (église à double dômes) – Nekresi – Gremi – Alaverdi – Ikalto – Chavchavadze Museum – Numisi Wine Museum (à Velistsikhe) – SighnaghiÇa peut paraitre lourd sur le papier mais, en fait, ça se fait tout seul.
Nekresi : une navette monte les touristes pour 1,5 laris l’A/R. C’est raide, ça vaut le coup.
Chavchavadze Museum à Tsinandali : 5 laris/p. Ça change des églises. Entrée (en voiture) par un grand portail de fer forgé. On la rate facilement, elle est mal indiquée.
Numisi Wine Museum à Velistsikhe : 3 laris/p. Petite visite super sympa et très intéressante emmenée par une jeune fille joviale et dynamique. Un vrai moment de plaisir.
Aucun regret sur le choix de revenir dormir à
Sighnaghi plutôt que de faire étape à
Telavi qui a moins de charme. Ça nous a d’ailleurs permis d’aller diner au Pheasants Tears à
Sighnaghi (qu’on avait réservé la veille).
Mercredi : Sighnaghi – Jvari – Ananouri – StepantsmindaNous grimpons vers le
Caucase en empruntant la route militaire. Beaux paysages. Les collines de la Kakhétie se transforment en montagnes.
Nous avons quitté
Sighnaghi vers 8h15, pris tout notre temps dans les visites des magnifiques sites de Jvari et d’Ananouri et nous sommes arrivés à
Stepantsminda (on parle aussi de
Kazbegi) vers 15h15.
Nous avons alors le temps de chercher un “taxi” pour monter à l’église Tsminda Sameba. On trouve 2 compagnons de route pour partager le taxi qui demande 80 laris pour l’A/R et 40 minutes sur place.
45 minutes d’une affreuse piste, rocailleuse, poussiéreuse, étroite, défoncée... Le chauffeur est parfois obligé de reculer pour laisser passer la voiture en sens inverse. Vraiment pas simple. Et beaucoup de voitures, c’est un vrai défilé, à cette heure-ci, dans les 2 sens. Conscients de nos limites, on est ravi d’avoir délégué cette montée difficile. En haut, beaucoup de monde. Ça reste magique !! D’autant qu’à 16h30, la lumière est très belle, le soleil est face à l’église et aux montagnes derrière. De l’autre côté, le Mont Kazbek.
L’église en elle-même a assez peu d’intérêt. Mais c’est évidemment son cadre qui est magique. En 40 minutes, on a largement le temps de chercher les meilleurs points de vue pour les photos.
Il y a un point d’eau au pied de l’église. Inutile de se charger.
Soirée fraîche, nous sortons nos gilets (on avait fini par croire qu’on s’était chargé pour rien).
Jeudi : Stepantsminda – Mtskheta – Uplistsikhe – KoutaïssiGrosse étape...
On quitte
Stepantsminda à 7h30, sous un ciel couvert, heureux d’être monté à l’église hier après-midi. Après 2 heures de route (la même qu’hier), pauses photos comprises, nous arrivons à
Mtskheta. Magnifique cathédrale Svetitskhoveli ! Vers midi, nous reprenons la route et nous arrivons rapidement à Uplistsikhe, site troglodyte. L’entrée est payante. C’est tellement rare ! 5 laris. Le temps est épouvantable : pluie et vent. Du coup, bien involontairement, nous abrégeons notre visite. Enfin, nous reprenons la route pour le dernier segment et nous arrivons à
Koutaïssi que nous atteignons à 17h30 après 3 heures de route fatigante. La pluie et un bouchon dû à un accident nous ont ralentis.
Par conviction, nous avons passé
Gori sans nous y arrêter.
Grosse étape, certes, mais rendue possible par la qualité de la route (c’est même une autoroute de
Mtskheta jusqu’au-delà de
Gori) et surtout par les visites qui ont découpé et allégé le trajet.
Vendredi : Koutaisi – Baghdati – Kur Sairme – piste via le col Zekari – Abastumani – AkhaltsikheMagnifique journée !
Visite de Koutaisi en commençant par l’impressionnante Colchis Fountain. Puis nous filons vers le marché, coloré, vivant, animé, authentique. Puis bien sûr la cathédrale de Bagrati (bôf) et surtout le monastère de Gelati, magnifique.
Nous décidons ensuite de rejoindre
Akhaltsikhe en coupant court, tout droit par la piste. Nous serons récompensés de notre choix. La piste (25km) est bonne, facile et nous fait découvrir des paysages 360° de toute beauté ! Nous mettrons 1h50 pour parcourir ces 25km mais la moitié du temps, nous étions arrêtés pour prendre des photos !! Ce fut un des moments clé de notre voyage !
Le fort d’
Akhaltsikhe est une reconstitution intéressante (6 laris)
Samedi : Akhaltsikhe – Sapara Monastery – VardziaPetit crochet pour aller au
monastère Sapara. Perdu dans la forêt. A notre arrivée, un pope vient nous ouvrir l’église, couverte de fresques. Belle découverte. Au calme. Les bus ne peuvent pas venir ici, la route est un cul de sac, trop étroite pour permettre à un bus de faire demi-tour (à ce jour...)
L’étape est courte jusqu’à
Vardzia. Nous y sommes vers midi, ce qui nous laisse l’après-midi pour visiter le site. 5 laris l’entrée. Il nous faudra 2 heures environ pour visiter ce site remarquable tant par les grottes elles-mêmes que par le paysage environnant.
Nous profiterons de la fin de l’après-midi pour buller dans ce bel hôtel confortable. La piscine est belle mais fraîche. Vraiment fraîche, parole de Lorraine !
Dimanche : Vardzia – Akhalkalaki - Ninotsminda – Manglisi - Tbilissi Retour au bercail par une belle route qui longe un temps une rivière vigoureuse. Après Ninotsminda, nous allons longer de grands lacs où les hommes emmènent leurs troupeaux (moutons ou vaches) boire... Magnifiques scènes rurales. On choisit ensuite de rejoindre
Tbilissi par Manglisi qui, pense-t-on, doit offrir de plus beaux paysages que la “nationale”. Nous ne regrettons pas notre choix. Route très agréable et surement moins fréquentée. Nous arriverons à
Tbilissi vers 15h30.
Au final, en dehors de l’étape lourde de jeudi, nous avons trouvé cette grande boucle facile et magnifique. Nous rendons la voiture le lundi matin. A 9h, comme prévu, Ika est à l’hôtel Lowell pour la récupérer. Donc, on n’a même pas eu à tourner dans
Tbilissi.
Tous les 2, nous aurions aimé poursuivre cette route. Rouler encore et encore à travers ces paysages parfois rudes, parfois bucoliques, parfois grandioses... Traverser ces villages ruraux où les pyramides branlantes de ballots de paille et les meules de foin flanquent chaque maison. S’arrêter devant les troupeaux de vaches qui déambulent selon leur bon vouloir puisqu’aucun barbelé ne les stoppe. Longer ces torrents vigoureux alimentés par des cascades qui dévalent des collines, admirer ces collines qui peu à peu se transforment en montagnes.
Si c’était à refaire, on louerait 3/4 jours de plus pour aller à David Gareja par nous-mêmes, pour pousser jusqu’à
Batumi et voir la Mer Noire. Ou juste pour faire durer le plaisir.
Vous l’avez compris, ce périple fut une grande réussite.
Si vous hésitez encore (comme ce fut notre cas lors de la préparation de ce voyage) et que ce carnet vous rassure au point de vous lancer, j’aurai atteint mon but !
LA SVANETIE :C’est en avion depuis
Tbilissi que nous arrivons à
Mestia. Survol magique du
Caucase.
A
Mestia, je vous recommande la visite de la tour Khergiani (2 laris). On peut grimper jusqu’en haut, sur le toit, par une volée d’échelles impressionnantes mais sans danger. D’en haut, superbe vue sur
Mestia.
Elle se situe B. Khergiani str 13, à côté de l’hôtel café Old House. A ne pas confondre avec le musée du même nom.
Le musée Mikheil Khergiani (3 laris) est très intéressant. Je ne connaissais pas cet alpiniste. Musée émouvant. On peut également grimper dans la tour de sa maison mais, ici la redescente est beaucoup plus impressionnante car la dernière grande échelle fait face au vide de la tour et n’est pas fixée (selon Philippe, moi, grande courageuse, je suis restée en bas... pour garder le sac. Quoi ??!!...

)
Enfin, le musée de la Svanétie (7 laris) propose une collection assez limitée mais très bien mise en valeur. J’ai aimé.
Le Café Laila sur la place centrale propose d’excellents pains perdus (5 laris). Délicieux au petit déj. Avec, depuis la terrasse, les sommets blancs en toile de fond.
Nous nous rendons à l’Office du Tourisme, sur la grande place de
Mestia. Quel est le meilleur moyen pour aller à Ushguli ? Le mec me répond sans hésiter : “louez un taxi, ça vous laissera plus de temps sur place, le bus ne vous laisse que 2 heures”. 200 laris... Bon ok...
Puis, on va se renseigner auprès du ticket office des bus (voisin du
Mestia Hotel où nous logions). 30 laris/p, départ à 9h, 2 heures de piste, retour à 16h... Les 2 heures sur place viennent de se transformer en 5...
Nous avons donc choisi l’option bus et bien nous en a pris. Nous sommes partis à 9h30 (le temps d’être plein), à 11h30 nous étions sur place. 4h30 sur place. Ça nous a largement suffi puisque nous n’avions pas prévu de randonner vers les glaciers. Et 60 laris au lieu de 200...
Selon vos projets, renseignez-vous bien.
Il me parait impensable de venir à
Mestia sans pousser jusqu’à Ushguli. La piste est longue et fatigante, trimballés que nous étions au fond du minibus. Néanmoins, quel spectacle !
Notre plus beau point de vue (par rapport à ce que NOUS avons fait) : depuis le hameau du milieu (celui qui est encore très préservé avec ses toits en lauze, désolée, je n’ai pas noté son nom), traversez la rivière par le pont et grimpez sur la colline en face. La vue y est extraordinaire !
Les randonneurs que nous avons croisés à
Kazbegi (avec qui nous avons partagé notre taxi pour monter à l’église) venaient d’ici, de Svanétie, et le regrettaient déjà. Il semble (et je veux bien le croire !) que l’environnement de la Svanétie est plus beau que celui du Mont Kazbek. Si vous devez choisir...
Pour notre part et pour ce que nous avions prévu, 2 nuits à
Mestia sont parfaitement suffisantes.
SI C’ETAIT A REFAIRE :
Je ne regrette pas d’avoir abandonné l’idée de coupler l’
Arménie et la
Géorgie sur ces 2 semaines. La
Géorgie justifie largement 2 semaines.
Si nous avions su que les routes étaient aussi bonnes (et les pistes faciles pour les néophytes du 4X4 que nous sommes), nous aurions ajouté 3/4 jours de location de voiture pour pousser jusqu’à
Batumi et aller à David Garedja par nous-mêmes. Rouler en
Géorgie est un vrai bonheur !
D’autant qu’avec plus de 5 jours pleins à
Tbilissi, nous commencions à tourner en rond le dernier jour... Heureusement, la ville est très agréable à vivre, donc, ce ne fut pas pénible, loin de là. Le voyage est devenu vacances. Pas de quoi se plaindre !
Escapade en Svanétie en avion : super bon plan !
Les églises : une indigestion ? Non... mais il faut reconnaître qu’au bout de quelques jours, on les confond un peu... Le cadre est souvent superbe (en Kakhétie, Jvari,
Ananuri,
Kazbegi bien sûr, Sapara...). Et, pour ma part, j’ai aussi assez souvent préféré l’extérieur à l’intérieur. La couleur chaude des pierres, les sculptures sur les murs, les tambours à 12 ou 16 pans, les tuiles vernissées... Quoi qu’il en soit, leur visite est gratuite, toujours intéressante. Après, qu’on y passe 10 minutes ou 1 heure, c’est selon. Et même si on les confond, quelle importance... il reste une impression générale, typique et cohérente. On saura désormais reconnaitre une église géorgienne. C’est le principal à mon sens. Seuls les experts me contrediront.
Gamardjoba (bonjour) et madloba (merci) : 2 mots magiques à retenir. Et facile à dire ! Plus facile que
Mtskheta....
DIVERS :L’accueil : chaleureux, serviables, souriants, aimables... on ne s’y attendait pas !
La langue : langue difficile. On a quand même appris à dire bonjour et merci... C’est tout... Pour le reste, communication en anglais, sans problème.
La carte bancaire : largement utilisée
Le climat à cette époque : idéal ! ciel limpide, beau soleil, température chaude (30°) mais supportable. Même en Svanétie, il a fait beau et bon. Nous n’avons sorti notre gilet qu’à
Stepantsminda et en Svanétie, le soir.
Vêtements : la visite des églises nécessite pour les femmes de porter un foulard sur la tête et une jupe. Le pantalon n’est pas permis (pour les femmes). Le nécessaire est gracieusement prêté à chaque entrée. Les hommes en short étaient également obligés de se couvrir les jambes avec... les jupes prêtées.
L’affluence touristique à cette époque : beaucoup de touristes à
Tbilissi, surtout des Russes. Moins ailleurs. Etonnamment, très peu de touristes sur les sites en Kakhétie (Nekresi,
Alaverdi...).
Les problèmes de santé : nous avons usé et abusé des points d’eau de source disponibles absolument partout. En pleine ville, près des églises, partout... Alors forcément, nos intestins se sont un peu rebellés. Rien de méchant. Nous n’avons d’ailleurs pas cessé de nous rafraichir de cette façon pour autant.
Les moustiques : ràs
Internet : wifi très largement répandu
Electricité : adaptateur inutile
Les achats perso : rien. Un magnet. Même pas pour nous...
On a beaucoup aimé :Les points d’eau potable partout.
La piste entre Sairme et
Abastumani, au Sud de
Koutaïssi (pour rejoindre
Akhaltsikhe)
La liberté de visiter tous les lieux de culte (église, mosquée, synagogue) et la gratuité
Les chiens et les chats errants, sympas, pas craintifs
La limonade faite maison avec citron et menthe. Un goût de mojito sans alcool. Rafraichissant !
Les nombreux parcs à
Tbilissi, ombragés, avec de nombreux bancs pour se poser
On a moins aimé :Les conduites de gaz extérieures qui défigurent les façades, triste reliquat de l’époque soviétique.
En conclusion : Quel magnifique périple que nous aurions tant aimé prolonger !