Salut,
Je ne sais pas à quoi ressemblent ces guêtres mais je n'y crois pas du tout. Ces bestioles parviennent à se glisser et à se faufiler absolument partout, même dans les plus étroits et les plus fins interstices. Le problème avec ce genre de protection, c'est que tu ne pourras pas surveiller et voir celles qui auront parfois malgré tout réussi à t'atteindre, et lorsque tu t'en apercevras ce sera trop tard (c'est lorsqu'elles sont suffisamment gavées et qu'elles se détachent d'elles mêmes que les démangeaisons deviennent vraiment perceptibles ; on ne ressent pas toujours la piqûre, généralement d'ailleurs très peu douloureuse, surtout durant l'effort de marche). Sans compter qu'il faudra à chaque fois que tu t'immobilises pour te débarrasser de ces accoutrements (et ça, s'immobiliser sur place, il faut absolument éviter dans les zones à risques car trois ou quatre secondes suffisent souvent à ces bestioles, très alertes, vivaces et rapides, pour atteindre et agripper le marcheur !). De la même façon, comme dit Michelde, il est important d'avoir des chaussures faciles et rapides à enlever pour évacuer de temps en temps les bestioles.
Quand au coup du sel ou des cigarettes, ça me fait un peu rigoler : quand on se retrouve avec plusieurs sangsues sur chaque pied (et même seulement deux ou trois), ces manipulations "de salon" sont bien trop compliquées et prennent trop de temps (car là aussi, cela implique de s'immobiliser sur place et il faut absolument éviter ça dans les zones à risques). Dans ces cas-là, ni sel ni poivre ni moutarde, personnellement je les fais "sauter" d'une pichenette (certains disent "chiquenaude" !) exercée bien latéralement, en raclant la peau, à l'aide d'un objet plat (j'utilise les bords de ma boussole "plaquette").
Par contre je confirme là-aussi ce que dit Michelde : les anti-moustiques au DEET sont la seule protection réellement efficace que j'ai testée à ce jour. L'inconvénient est qu'il faut s'en re-badigeonner souvent car les zones humides (frottements de la végétation contre les jambes, projections d'eau ou de boue, etc.) "lessivent" rapidement le produit (et c'est justement dans les zones humides qu'il faut être le mieux protégé car c'est là qu'abondent les sangsues).
Par ailleurs en ASE, j'ai parfois vu les locaux utiliser un produit "maison" vraiment efficace mais dont je n'ai jamais pu découvrir ni la provenance ni la composition : il s'agit de petits cristaux violacés qu'ils diluent dans de l'eau dont ils se badigeonnent ensuite les pieds. Cela semble bien toxique car ils prennent toujours de bonnes précautions pour ne pas en avoir de contact avec les mains (ils se fabriquent des sortes de pinceaux pour l'appliquer).
A +
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