Ce voyage a ete fait en aout 98 sur
Haiti/
St Domingue.
J'accompagnais un groupe de 10 personnes (une abberation pour un circuit dit de "decouverte" et particulierement pour
Haiti !) sur 3 semaines dont une douzaine de jours sur
Haiti.
Ci-joint mon compte-rendu de voyage.
Autrement, pour
Haiti tu peux aussi aller voir la fiche ABM sur ce pays a la page
www.abm.fr/fiche/haitificf.html
CARNET DE ROUTE (8/98)
Compte-rendu d'un voyage de 3 semaines en Haitï (une douzaine de jours) et
St Domingue réalisé en organisé et pour lequel j'étais l'accompagnateur.
Haïti en organisé - on était 11 ! - est un véritable non-sens dès lors que l'on veut fonctionner comme peut le faire un individuel (transports et hébergements locaux, itinérance..) car le pays est difficile et n'offre pas les structures ou le confort que la plupart des habitués des voyages organisés attendent en général. Mais c'était le choix de l'agence. Bref, je pense qu'
Haïti est à découvrir en individuel ou en tout petit groupe, 5 ou 6 maxi, avec des gens motivés (autrement mieux vaut aller ailleurs !).
<> De Sto Domingo à Port au Prince
Départ vers 9h30 de Sto Domingo avec le seul minibus qui effectue le trajet le mercredi entre les deux capitales. Minibus neuf, climatisé, avec un siège pour chacun pour 20 US $/pers. (il existe aussi un bus très grand confort - Terrabus - pour env. 40 US $/pers). Celui-ci vient vous prendre directement à l'hôtel Luna del Norte (Benito Gonzales 89; Sto Domingo. Tél. : 687-0124. Prix par pers./nuit : 6, 5 à 7, 5 US $) où des rabatteurs haïtiens passent tous les soirs; on peut donc convenir de l'heure du passage pour le lendemain. Au bout de 2h00 et trois nouveaux arrêts en ville, le minibus n'a toujours pas quitté Sto Domingo pour cause de chargement de marchandises, engueulades et embrouilles diverses entre les conducteurs/passagers (tous haïtiens). Départ effectif peu avant midi et RAS jusqu'au poste frontière de
St Domingue où la route est bonne et le paysage sympa. Une heure plus tard et 10 US $ en moins payés pour sortir du pays, arrivée au poste haïtien.
C'est clair que ce premier contact avec
Haïti aura été un peu particulier : bordel sans non; difficile de savoir qui fait quoi, civil ou militaire; arrestation un peu musclée d'une personne ayant tenté de passer en force la frontière à... mobylette. Par contre aucun problème pour nous (prévoir 10 US $ + 1, 5 US $ de taxes).
On repart ensuite pour arriver de nuit à
Port au Prince. Cette arrivée aura été l'un des moments marquants du voyage. Rues de la ville défoncées et détrempées, pas de lumière, immeubles délabrés, et une population assez miséreuse rodant autour du bus lors des arrêts (il est vrai que
Port au Prince est plutôt craignos, surtout à la nuit tombée). Bref, une bonne intro pour un film d'horreur.
Le minibus moyennant finances supplémentaires nous conduit jusqu'à
Pétionville (6 km) à la Pension Doux Séjour (qui a légèrement augmenté ses prix depuis l'an passé). Durée du voyage : 12h00 pour un peu moins de 400 km.
Accueil sympa du patron, mais il faut attendre un peu l'eau pour la douche et celle-ci est rationnée (ce n'est pas un problème particulier à l'hôtel mais général à
Pétionville). Possibilité de manger dans les nombreux restos proches (l'hôtel est dans le centre).
Pétionville - la banlieue chic de
Port au Prince - est sûre, y compris la nuit où l'on peut se balader à pied dans le centre.
>> Pension Doux Séjour : 32 rue Magny (à 300 m de la place centrale). Tél. / Fax : T : 57-1560 (pour le fax appeler avant). Prix par pers. et par nuit : 12 US $. Bon rapport qualité-prix pour des chambres de 2 ou 3 avec sdb, clim, propres et bien entretenues. Eventuellement, il peut être préférable d'appeler avant car l'hôtel est parfois plein. L'intérêt premier du Doux Séjour est que via ses proprios ont peut entrer très facilement en contact avec les associations d'Aristide. On peut aussi y laisser des affaires si l'on compte repasser par
Port au Prince. A noter toutefois que le proprio (bourgeoisie haïtienne), même s'il est très sympa, n'est pas toujours de bon conseil pour ce qui est de son pays qu'il connaît d'ailleurs à priori bien moins que la
France (voyager en tap-tap semble déjà pour lui une abbération !). Une excellent adresse quand même.
>> P'tit bistro d'
Haiti : 40 rue Grégoire (tout près du centre). Tél. : 57.30.42. Très bon bar-resto où parmi plusieurs plats créoles les nostalgiques de la cuisine française pourront aussi se rassasier. Intéressant aussi que de rencontrer le patron, Jean Sabatier, qui habite le pays depuis 25 ans et est le représentant des Français d'
Haïti.
>> Pas mal d'autres bars et resto un peu similaires dans le centre.
>> Galerie Nader : à côté du P'tit bistro. Gallerie de peinture haut de gamme. Bien et instructif pour ceux qui sont intéressés par le sujet.
<> Port au Prince/Pétionville (visite)
Premier problème de la journée : l'attente et la durée du service (un peu plus d'une heure) pour le petit déjeuner à l'hôtel. Là aussi les choses ne sont pas spécifiques à la pension mais générales au pays où la notion de temps, y compris dans le travail, est assez différente de celle des pays occidentaux.
Deuxième problème : l'attente pour partir voir l'association Lafanmi Selavi. La rencontre a été organisée via les propriétaires de la pension Doux Séjours qui connaissent Aristide et ont leurs entrées dans les différentes structures qu'il a créé. Bref, la personne (responsable de la radio à Selavi) qui devait nous guider arrive une heure plus tard que prévu (mais la patronne nous avait prévenu au petit déj.).
Visite de Lafanmi Selavi (env. 2h00), les locaux, les gamins, le personnel et rencontre avec un
Suisse qui travaille là depuis plusieurs semaines. Celui-ci confirme qu'Aristide est loin de faire l'unanimité dans le pays, que ses sources de financement sont pour le moins obscures (impossible d'en connaître l'origine), que Sélavi et ses autres associations ne sont pas forcément des réussites telles que présentées généralement, et qu'à l'évidence la radio, le site web et la TV (créée cet été) de Sélavi sont aussi et surtout des outils de propagande pour Aristide en vue des prochaines élections de 2001. Bref, le
Suisse semble assez réservé; on sent que les choses ne sont pas aussi nettes qu'elles devraient ou en tous cas pourraient.
Pour changer de l'argent on peut aller à la Sogebank de
Pétionville (des Gourdes ou dollars US cash contre travellers; pour des dollars cash contre des Gourdes s'adresser aux changeurs des rues). Visite des galeries d'art de
Pétionville. En milieu d'après-midi très violent orage qui va transformer pendant deux heures les rues en pente de
Pétionville en véritables torrents.
<> Port au Prince > Port Salut via Les Cayes (transport)
Départ de la pension (qui peut garder des affaires si l'on doit repasser) en tout début de matinée. Comme la veille le petit déj prendra 1h00. De la station de tap-tap de
Pétionville (300 m de l'hôtel) nous affrétons un véhicule perso jusqu'à celle des tap-tap de
Port au Prince (station Sud). De là, un minibus est affrété de suite pour se rendre à
Cayes où nous devons rester la soirée afin de profiter de la fête du 15 août. Un peu moins de 200 km sur une route assez pourrie (comme partout dans le pays). Arrêts à la demande en cours de route.
Arrivés aux
Cayes les hôtels de la ville sont pleins. Continuation vers
Port Salut. Rallonge financière pour le véhicule (réaffrêté pour la semaine suivante pour le
Port au Prince -
Cap Haïtien) qui nous mène jusqu'à
Port Salut. Installation au Village communautaire en bord de plage.
On apprécie la plage, la baignade et la langouste servie le soir.
Au sujet du Village communautaire celui-ci est désormais géré depuis peu par un français et un haïtien qui ont de gros projets afin de drainer la clientèle un peu fortunée de
Pétionville : création de 50 lits supplémentaires, piscine, équipements nautiques divers, financement partiel du goudronnage de la route
Cayes-
Port Salut, achat d'un minibus pour les balades, etc. Depuis leur arrivée, ils ont également amélioré l'existant; conséquence les prix ont déjà augmenté et devraient continuer dans ce sens.
>> Village communautaire : Plage de
Port Salut (2km après la sortie du village). Pas de téléphone. Prix par pers. et par nuit : 12 US $ par pers. selon le bungalow choisi (sdb commune ou indépendante); en cas de manque de place possibilité de dormir dans une maison annexe. Bon rapport même si les prix ont largement augmenté et vont continuer dans ce sens vu les projets prévus par les nouveaux gérants. Clientèle à la fois d'expats de
Port au Prince (encore peu nombreux vu le trajet) venant surtout le week-end, et de locataires à l'année (tels 2 policiers qui logent là à temps plein); donc parfois un risque qu'il n'y ait pas assez de place pour tout le monde. Bungalows face à la mer bien entretenus. Personnel et gérant sympas; on peut y faire aussi des rencontres intéressantes avec les expats de passage. Une adresse à conserver ne serait-ce que pour sa localisation (et de toute manière le choix est plus que restreit à PS avec juste un autre hôtel pas terrible).
<> Port Salut (visite)
Deux journées de vacances : baignade, bronzette, bouffe, petite balade aux cascades proches (avec guide de l'hôtel) et au village voisin, balade en pirogue. Discussions intéressantes avec le gérant haïtien (Jean-Pierre) et les autres occupants du village (un couple de jeunes coopérants et surtout le représentant des Français d'
Haïti installé dans le pays depuis 25 ans également propriétaire du Bistro à
Pétionville).
Très (et plus) intéressant à faire : la randonnée à la Forteresse des Platons (1 journée) ou la découverte sur deux jours de la côte sud (départ en pirogue et retour à pied en longeant la plage avec nuit chez l'habitant).
<> Port Salut > Jacmel (transport)
Départ très tôt le matin avec le pick-up d'un habitant du village devant se rendre à
Cayes. Arrivée une heure et demie plus tard à la station de tap-tap de
Cayes. Là, des bus collectifs qui partent vers
Port au Prince et peu de petits véhicules à affréter. Toutefois un haïtien émigré au
Québec accepte de prendre gratuitement 4 personnes du groupe dans son gros 4X4 jusqu'à l'embranchement pour
Jacmel (env. 150 km). Affrètement d'un tap-tap pour les autres. Comme cela se reproduira à d'autres reprises le chauffeur fait alors descendre une bonne partie des passagers pour nous prendre (y a des fois où on se sent un peu limite avec ses dollars et ses envies d'occidental).
Après 3h00 de route (et un bon orage dans les derniers km) on arrive à Dufort, au croisement de la route pour
Jacmel. Notre véhicule continue lui vers
Port au Prince. Affrètement du pick-up du gérant de la station Texaco pour nous rendre à
Jacmel (seul des tap-tap et des camions bondés s'arrêtent au croisement pour charger des passagers pour
Jacmel; pour trouver des véhicules perso obligation d'aller jusqu'à la ville de Leogane distante d'une dizaine de km).
Les 40 km jusqu'à
Jacmel sont superbes (413 virages à travers un paysage de montagne) sur une route goudronnée et très bien entretenue (la seule du pays) financée par les Français qui ont poussé le luxe jusqu'à installer des glissières de sécurité et des panneaux de signalisation comme chez nous (panneaux d'ailleurs incompréhensibles pour les haïtiens chez qui se genre de chose n'existe pas). Arrivée 1h30 plus tard à
Jacmel. Installation à la Pension Alexandra et à l'Hôtel de la Place. Gros orage en fin d'après-midi.
>> Manoir Alexandra et Hôtel de la Place : 3 rue de l'Eglise, sur la place principale (Hôtel de la Place) et la grande batisse en face pour ce qui est du Manoir. Tél. / Fax : Inconnu et de toute façon ça serait un miracle que quelqu'un réponde dans les deux. Prix par pers. et par nuit : identiques, 250 Gourdes (env. 16 US $) par pers.
Le Manoir est avant tout à conseiller pour ceux qui aiment les très grandes maisons début de siècle non dépourvues de charme et surtout la vue sur la baie de
Jacmel. Malheureusement, comme beaucoup d'hôtels de ce genre dans le monde, celui-ci vit sur une gloire passée et tout tombe lentement en décrépitude (façade, chambres, 1 sdb commune...).
L'autre hôtel est plus moderne et confortable (bon resto). Dans les deux cas, pas grand chose à attendre du personnel (il y a rarement qqu'un au Manoir et tout le monde s'en fout à l'Hôtel de la Place). Deux adresses toutefois intéressantes même s'il existe aussi au choix d'autres établissements moins chers sur place ou situés en bordure des plages à quelques km de
Jacmel.
<> Jacmel (visite)
Randonnée avec guide aux Chutes du Bassin Bleu. Départ très tôt le matin. Le tap-tap affrété à l'Hôtel de la Place ne pouvant franchir la rivière sur le chemin le plus court, on fait un détour de plusieurs km pour rejoindre le site. Chaleur et tape-cul habituel et panne aux 2/3 du parcours (env. 30 mn pour réparer). Quelques km plus loin le véhicule ne peut plus grimper la piste trop défoncée et l'on doit continuer à pied jusqu'aux chutes. Environ 1h30 de marche avec une pente raide dans un premier temps, puis un peu d'escalade qui se termine par une petite descente en rappel pour accéder au troisième bassin. Baignade malgré l'eau boueuse due aux dernières pluies.
A peine le retour entamé nous avons droit à un véritable déluge pendant environ deux heures avec éclairs et tonnerre; le tout assez impressionnant dans cette vallée. Trempés, on s'abrite en deux groupes dans des maisons abandonnées. L'orage un peu calmé, on continue à pied pour rejoindre la ville via le chemin le plus court (env. 5km) avec obligation de se dépêcher pour éviter la rapide montée des eaux de la rivière (il n'y a qu'un gué).
Avec le guide, on envisage au cas où la possibilité de dormir chez l'habitant au village situé à proximité de la rivière (lorsque celle-ci est en crue la zone des chutes est coupée de
Jacmel). Arrivés à la rivière, le niveau de l'eau nous arrive à la ceinture et le courant est assez violent. Passage assez délicat (et même un peu limite), grande émotion générale après la traversée et retour à la ville via... la décharge municipale.
La fin de la journée est consacrée à la
visite de la ville, du port, du cimetière et des boutiques de
Jacmel. Repas à l'Hôtel de la Place.
<> Jacmel > Port au Prince (visite et transport)
Début de matinée consacré à une dernière visite de la ville, puis départ ensuite vers
Port au Prince en minibus affrété avec le guide de la veille. Environ 1h30 d'arrêt au centre de
Port au Prince pour la
visite (Panthéon, Musée d'Art, Cathédrale). Je "garde" le minibus (bagages trop visibles) pendant que le groupe scindé en deux fait sa visite. Déception assez générale de tous quant aux choses vues. Continuation ensuite avec le minibus vers
Pétionville et la pension Doux Séjour.
<> Port au Prince > Cap Haitien (transport)
Le tap-tap qui nous avait amené à
Port Salut repasse nous chercher à l'hôtel comme convenu à 8h30. Départ pour
Cap Haïtien. Environ 7h00 de route pour 270 km.
Arrivée à l'Hôtel Beck. Les Jardins de l'Océan, un bon hôtel, a réduit sa capacité et loue surtout ses chambres à des expats; donc pas de possibilité d'hébergement. Négociations un peu dures avec les responsables du Beck au sujet du prix des chambres qui passent de 44 US $/pers à 20. A ce sujet il faut dire que le patron du Beck, au demeurant pas très facile, s'est rattrapé ensuite en augmentant d'environ 50 % les prix des repas (14 US $) et des petit déj. (7 US $); ce qui malgré tout n'est pas encore forcément excessif d'ailleurs si l'on juge la qualité. Le soir, descente à pied vers la ville en partie dans le noir (panne d'électricité) vers un resto "100% haïtien" (repas avec les nombreuses boissons pour environ 20 FF/pers).
>> Hôtel Beck : Sur la colline. Tél. : 62-0001. Prix par pers. et par nuit : 2O US $ par pers. (normalement 40). Les hôtels du Cap sont chers même si la qualité est un peu meilleure qu'ailleurs. Bel hôtel situé sur les hauteurs à 2 km env. du centre. Seul inconvénient, proprio pas très sympa et un peu filou. Une adresse éventuellement à garder, même si les Jardins de l'Océan semblent mieux (mais dur, dur de trouver de la place); à voir aussi l'Hôtel du Roi Christophe (belle demeure coloniale dans le centre) qui hors saison peut faire des prix (mais c'est du haut de gamme).
<> Cap Haïtien/La Citadelle (visite)
Départ tôt avec un tap-tap affrété la veille à l'hôtel. Il vient nous chercher à domicile à l'heure prévue pour nous amener à Milot (le village de la citadelle); 20 km et environ 1h00 de route. De là, entourés d'une nuée de gamins/guides/etc, on prend les billets + un guide + 4 chevaux à partager. 7 km de montée assez ardue sous la chaleur; visite de la citadelle et retour à Milot aux alentours de 14h00. Balade intéressante. Nouveau tap-tap affrété pour
Cap-Haitien. Visite de la ville (archi coloniale; marché; Hôtel Roi Christophe, une très belle demeure coloniale). Repas au Beck, bon et service stylé dans un cadre sympa.
<> Cap Haitien > Fort Liberté > Frontière St Domingue (transport)
Départ tôt le matin pour
Fort Liberté à 55 km du Cap en direction de la frontière (env. 2h00 de route). Arrivée dans la ville ("quelconque" ou "typique" au choix), puis direction l'Hôtel Bayaha (30 US $/pers; avant négociations) très bien tenu par une française du Gers mariée à un haïtien. Accueil très sympa de la patronne qui ne voit pas beaucoup d'européens en dehors de quelques expats de l'ONU. L'intérêt premier de
Fort Liberté est la balade en bateau dans la Baie à la découverte des anciens forts français. Manque de chance, la météo étant devenue assez mauvaise, pas de possibilité de sortie en mer dans l'après-midi (mais possibilité pour le lendemain en matinée).
Direction la frontière et Santiago à
St Domingue. Le même tap-tap nous conduit alors jusqu'au poste haïtien. Passage assez rapide (moins d'une heure) de la douane haïtienne (rien à payer) avec juste une seule embrouille au sujet d'un reçu blanc fourni à notre arrivée dans le pays et qui d'après le douanier aurait dû être jaune (!). Comme toujours, après quelques palabres, tout s'arrange. On passe le no man's land en motoconchos (motos) pour arriver côté
St Domingue à Dajabon. Le changement de décor est saisissant après le délabrement haïtien. Seul problème, comme l'on est samedi le bureau de l'émigration qui distribue les formulaires d'entrée (que l'on nous avait repris à la sortie du pays) est fermé bien que la douane, elle, soit ouverte.
Comme par hasard un pseudo guide haïtien est là pour nous aider (il sera toutefois utile pour la suite malgré les 15 US $ que j'ai dû lui payer). Je pars donc avec lui en motoconcho au domicile de la préposée aux formulaires qui habite à l'autre bout de la ville. Le temps d'y mettre la main dessus et d'acheter 10 US $ chaque les formulaires en question et l'on est de retour à la douane. Petit problème supplémentaire de reçu au sujet des 10 US $ payés à la sortie de
St Domingue la fois précédente là aussi résolus après discussion. Puis direction la gare des bus pour Santiago.