Pour toi Alan et tous les autres qui revait d'Arg-e Bam, quelques lignes de mon journal d'Iran....
Le soleil se lève doucement sur la cité d’Arg-e
Bam, de mon petit havre de paix dans la cour ensoleillé de la GH fort sympathique ou je suis on peu voir se pointer fièrement le sommet de la forteresse si on étire le cou. Tout est calme, après le tumulte de
Yazd à l’aurore on se sent perdu au milieu du désert, je ne connais pas encore cette cité, mais les yeux fermés j’y imagine les hordes de barbares montant fièrement leurs chevaux la traversée en chevauchant à fier allure. Leur carrure est imposante, leur prestance impose le respect, je voudrais pouvoir retourner dans le temps pour connaître ces grands maîtres ces grands inquisiteurs, voir Genghis Khan terrorisé tout le monde, voir comment il était perçu, voir Alexandre le Grand chevauché vers
Ispahan,
Persépolis je mélange toutes les époques les lieux les dates, mais en même temps mon esprit se perd volontiers dans ces époques d’une autre opulence, d’un autre espace temps.
La route jusqu'à la forteresse est calme, devant un car de touriste, même ici, en fait ici on voyage peu en solo encore a notre époque les gens ont peur, peur de la traite des blanches, peur d’être mise en prison si elle ne porte pas le tchador, si une mèche de cheveux dépasse de leur voile, de leur foulard, mais ces gens ne sont pas plus respectueux pour autant il ce cache derrière un groupe une autorité reconnue, les femmes portent les chemise de qualité de leur mari, des chemises ample soit mais transparente a souhait, ou est le respect, la dignité de ne pas voir un autre peuple une autre coutume étrangère a la notre comme une attaque comme quelques chose de primitif, pourquoi ce seraient nous qui aurais raison.
J’aime voir les femmes drapées dans leur foulard, elles sont d’une coquetterie que nous avons perdu, elles ont un charme qu’on ne connaît plus, une sensualité surprenante, tous ce joue avec les yeux avec les mains, elles ont une classe simple en haillon ou en tchador de qualité.
La cité se dresse, une grande rue en terre se pointe devant moi, au bout je distingue les marches qui me permettront de monter vers la forteresse, vers ce lieu interdit pour les femmes a une autre époque, la ou l’homme brave et fort gardait la porte de l’orient des envahisseur potentiel. Une porte de choix placé au centre des autres royaumes.
La terre s’illumine sous le soleil, cette argile semble tellement fragile, tellement friable et pourtant elle supporte des murs a l’épreuve du temps, a l’épreuve des entrées importune. Peu de fioriture, doucement on reconstruit un endroit perdu dans l’imaginaire perdu dans les comptes qu’on raconte aux enfants. Pourra telle encore longtemps résister au intempéries au catastrophe naturel. On a l’impression que le vent peu la balayer d’une seul souffle, mais elle résiste pour que les locaux puissent continuer encore et encore a raconter les légendes d’autrefois.
Au détour des rues, des ruelles, des sentiers, des petites porte s’ouvrent, des petits chemin vers le passé qui laisse mon esprit voguer vers d’autre temps, sur une porte deux battoir, un pour la femme un pour l’homme pour ne pas obliger l’homme a ce souiller s’il passe, s’il arrive après une femme. En haut de la tour la vue est imprenable, a perte de vue un désert tranquille qui coure à perte de vue vers d’autre lieu encore plus fermé encore inconnu. Une grande allé descend abruptement contournant la citadelle, les meurtrières ont été restauré, cette argile me fascine, un immense château de sable. La chaleur est accablante, quelques instant je voudrais enlever tous ces vêtements que je dois porter pour être en accord avec les lois du pays, je voudrais sentir le vent chaud qui vient balayer la forteresse de son soleil couchant, je voudrais le sentir s’engouffrer dans mes cheveux.... Le silence est revenu le soleil s’éloigne, un homme voit sa dernière heure quand cherchant la meilleur vue pour le soleil l’argile s’écroule sous ses pieds..............
Le silence est brisé le charme est rompu..... aujourd’hui la terre a trembler emportant avec elle des siècles de souvenirs de tueries, de disette, des siècles d’un autre temps qu’on ne connaîtra jamais autrement que par les livres. Un peuple se retrouve sans image, sans vie, les références sont englouties avec le corps de leurs enfants endormis à jamais, les pleurs ne font plus rien revivre, il faut continuer à vivre et reconstruire sur les dalles brisées pour recommencer la vie ré alimenté les histoires de jadis.
En souvenir d'un endroit plein de charme, et a la mémoire des familles...