Parvat · 18 novembre 2005 à 16:44 43 messages · 10 participants · 11 643 affichages | | | | Salam,
Merci pour ce récit vivant qui nous rappelle de si bons souvenirs: c'est vrai Nasser est fantastique! Elgoli nous y avons campé et le gardien des "chiottes" eh oui ! nous récitait des poèmes en farsi! des étudiants sont venus faire causette jusqu'à 3 h du mat: heureusement, les enfants étaient couchés mais le rond-point de toute façon très bruyant!
Encore Khodahafez. Valérie. | | | Annonce · Sponsorisé | | | Salaaam  Merci tout plein Izanora, oh que oui nous nous sommes peut être croisées? Je quittais la Belgique début avril quand tu quittais l' Inde... Pondy, Kaou et Landtrotteur dont j'ai été visité votre site qui laisse rêveur... Superbe. Tout le monde garde de beaux souvenirs d' Iran on dirait... Et que de préjugés n'avais je pas avant d'y aller... Ils sont bien injustifiés. La suite arrive! Patience siouplaît 
Mibinmemette! A plus tard! | | | "Après cette tranche de rire monumentale, parfumée à la glace à la vanille, on cherche un internet café et on demande à plusieurs personnes... Au bout d’un moment, "montez ! " Nous dit un jeune au volant de sa voiture... On monte et il nous conduit à un net café un peu plus loin. Au bout d’une heure de correspondance, on ne peut encore pas payer... C’est génial, mais ca m’embête quand même... Quel accueil ont ils eux, quand ils viennent en Europe???
21/4, on quitte Kaleybar, direction Ardabil.
Le taxi collectif de Kaleybar à Ahar ne fut pas très confortable... Il roulait comme un malade! Ne respectait pas du tout la limitation de vitesse de 60km/h, vu qu'il fonçait à du 170km/h!!! Pili coincé entre le changement de vitesse et moi, moi coincée entre Pili et la portière, m'accrochant comme je pouvais... La route longeant les montagnes, une fois à gauche, une fois à droite... Heureux d'arriver entier à Ahar, on prend un taxi privé pour Ardabil, ville vieille de 1500 ans! Et voilà, je suis installée dans un hotel tout propret, j’attends Pili et nous partons visiter le mausolée du Cheikh Safi. Ce Cheikh, (mort en 1334) chef spirituel, est le fondateur de l’empire des Safavides, et son arrière-petit-fils, le Shah Ismaël, à déclarer le Chi’isme religion d’état. Ce qui est toujours d’actualité. (plus d'infos sur l'histoire de l' Iran ici: homepages.ulb.ac.be/~jmalek/sefevides.html ) Cet endroit regroupe un joli petit parc bien entretenu, l’extérieur tout décoré de mosaïques, dans les tons bleus, récitant le nom d'Allah je ne sais combien de fois, et à l’intérieur, de nombreuses salles plus belles les unes que les autres avec des alcôves dorées, ses tapis gigantesques, parmi elles se trouve une salle nommée "le petit paradis", une autre est le temple des derviches, la salle des lanternes, le domicile des martyrs, puis le sanctuaire... La tombe de marbre du Cheikh est d’un ouvrage absolument monumental... Quelle finesse, j’ai rarement pareil travail... Que sera donc Esfahan? | | | "Dans la soirée, on s’offre une pizza, j’en ai un peu ras le bol des kebabs. Dans ce resto, un homme sans sourire n’arrête pas de nous poser de drôles de questions... "Vous aimez l’ Iran? Qu’est ce qui est mieux, ici ou chez vous? Les rues, les bâtiments, c’est mieux ici hein? Vous venez dîner chez moi?" "Euh, non merci, nous sommes en train de dîner" Ces questions nous semblent vraiment bizarre... Et la pizza est un régal. Demain, Rasht et Masuleh ou nous resterons qques jours et retrouverons Tama.
22/4, la route est superbe... La végétation est luxuriante, on se croirait en Europe presque tellement c’est vert. On croise beaucoup de campeurs iraniens venus se rafraîchir loin de la capitale. Traversons des fôrets suivies de rizières à n'en plus finir, puis on longe la mer Caspienne et on arrive à Rasht. En descendant du bus on voit une station de taxi, on se dit "aie, on va encore devoir bien argumenté pour avoir un bon prix jusque Masuleh"... Un chauffeur nous dit que si l’on veut y aller en minibus, ils sont juste en face.??? Hop, pour 10 centimes d’euro on prend le bus... (il voulait pas bosser le taximan ?) Mais le bus ne va pas plus loin que Fuman, alors on doit prendre un taxi privé, et grimpons les collines encore une fois toutes vertes, croisons encore plein de campeurs, et arrivons à Masuleh en début d’après midi. Va-t-on trouvé Tama facilement??? On cherche après Abbas Mamdad, qui à ce qu'il parait, a de belles chambres à louer... Il est haut perché ce village, mais il est aussi mignon qu’on le dit. Il faut du souffle pour le visiter... Enfin on trouve son fils qui nous amène à son père après nous avoir offert un thé et une qaylian (narguilé) à l’orange... La maison de Mamdad est tout au-dessus du village, ca grimpe fort... Quand nous voyons la chambre, mes yeux s’écarquillent ! Une chambre et un salon aux tapis persans déposés les uns sur les autres pour que ce soit plus confortable, puis une grande porte vitrée donnant sur la terrasse à la vue grandiose... Le tout pour 8 euros par nuit pour deux. Après 5minutes, Abbas nous dit de changer de chambre et nous montre une pièce sans fenêtre... Le fils cadet n’est pas content car nous voulons gardé ce qu’on nous a proposé, et c’est la chambre du fils cadet en fait... Je suis bien désolée pour lui mais bon... Bref, on part visiter le village après avoir reçu encore un petit thé, et après 10 minutes "Tama!!!!!!!" Quelle joie de se revoir! Il s'est fait plein de copains ici, et nous présente a tout le monde... Il passe un super séjour ici, ca fait plaisir à voir. | | | "23/4
J'ai laissé les deux hommes crapahuter dans la montagne, et je suis restée à me balader dans le village... Je bois chai sur chai sans pouvoir en payer un seul, joue au backgammon et perds deux fois de suite. Tout d’un coup, plein d’écolières arrivent, toutes fofolles de voir une occidentale, elles me posent toutes sortes de questions et l’une d’elle casse le sucrier, alors elles s’enfuient en courant.
Un peu après, c’est un car de touristes iraniens de Mashad qui arrive, et zou c'est reparti pour une série incroyable de questions auxquels je prends plaisir a répondre. Je pose pour des photos, des séances vidéos... Ils sont adorables, je papote beaucoup avec Madhi et son père Hossein vivant à Mashad, on échange nos emails, et ils doivent déjà partir. Moi aussi je me décide à bouger, je photographie le village, croise une famille française, Erwin, Laeticia, et leur deux filles qui font un tour du monde de trois ans en camping car... ( www.family-dreamtime.net ) De retour sur la jolie terrasse, je m’écoute de la bonne zik en rêvant devant ce beau village... Les maisons agglutinées les unes aux autres à flan de colline, comme un escalier, d'ailleurs, le toit de l'un est la terrasse de l'autre. Toutes les maisons sont de couleur crème, jaune ou ocres. Avec les arbres bien verts et le ciel tout bleu, c'est vraiment un chouette coin... Je m’écoute l’album "Harvest" de Neil Young, et les chutes d’eau pas loin, je suis bien...
Quelques heures plus tard... Avec Pili tout à l’heure, nous avons mangé une truite grillée avec du riz à la terrasse d’un mignon resto, et Medhi, copain à Tama est arrivé avec qque chose spécialement pour moi... héhéhé... Dès que j'ai reçu ce petit paquet, je suis allée le goûter tranquillos, le Best Of Patti Smith (Land) le plus fort possible, je me suis faite une petite full moon party à moi toute seule! Je me suis défoulée comme une malade (bonjour la digestion) sur les confortables tapis persans au salon, chouette piste de danse... Les deux doubles portes ouvertes donnant sur la nuit tombante, la lune est pleine, je m'amuse à la regarder aux jumelles, et je redanse encore sur Dancing Barefoot ou Gloria. Et tant pis si j’enfreins la loi... Quelle imbécile loi qui interdit la danse...
Comme j’ai dit aux autres que je ressortais les voir, je suis partie retrouvé Pili, Tama, Medhi et toute une bande de copain avec qui on a passé une délicieuse soirée. Mais je rentre avant eux. Il fait nuit et je porte un pantalon clair avec un gilet long jusqu’en dessous des fesses. Il n’est pas assez long car je me fais suivre... Comme je le vois dans un coin faisant des gestes obscènes, je lui crie un "No way!!!" tonitruant et continue mon chemin. Mais j’entends encore des " psssst pssst ", alors je lui ai hurlé un "Dégaaaage!" le plus fort que j’ai pu et il a pris la poudre d’escampette dévalant les escaliers le plus vite possible. Sur ce je perds mon chemin, et deux femmes à une fenêtre m’ont entendue gueuler pour sur, elles m’indiquent la maison de Abbas l’électricien. Comme j’y arrive, je vois une autre femme, la voisine d’Abbas, qui me déblatère encore un tas de mots et semble m’attendre. Je comprends qu’elle aussi m’a entendue crier, et elle est venue voir si je rentrais bien. Quelle chouette voisine... J’irai lui apporter des échantillons de parfums demain pour la remercier... Aaaah ce que c’est donc le pied de voyager... Ce n’est pas à Bruxelles qu’une voisine inconnue ferait ca... Et tant pis pour moi, je remettrai le long manteau noir, surtout le soir. Lou Reed et les cascades derrière... Quand je suis rentrée de ma petite aventure, j’ai voulu m’installer sur la terrasse, mais j’ai vu des "tonnes " de chauve souris voler non loin de moi. Il m’a même sembler y avoir un nid au-dessus de ma tête... Enfin, à 3 mètres, deux trous sombres dans un coin du plafond... Je suis rentrée vite fait... "Such a Perfect Day" je m’endors le sourire aux lèvres... | | | Hello, Je termine ma lecture de tes jours iraniens. J'ai comme l'impression que les iraniens posent la même question un peu inquiète, à savoir : si nous aimons leur pays. On nous demandait aussi souvent si nous aimions les américains ? Beaucoup disaient les détester et si nous leur demandions pourquoi les prix se discutaient en dollars, ils étaient très mal à l'aise. La loi islamique est une dure loi pour le peuple. Nous avons longtemps discuté avec un très vieux vigneron dont la vigne avait été arrachée!, il vivotait durement sur sa terre aride... Bref, à quand la suite, c'est qu'il faut que je voyage moâ | | | Bonjour Pondy 
Pareil pour nous concernant les questions... Oh que oui la loi islamique est une dure loi pour le peuple... Combien de fois n'ai je pu voir une incroyable tristesse dans les yeux de ceux qui ont connu le temps des boutiques Chanel, Cartier et des femmes en mini jupes, dans les rues de Téhéran... Je suis triste aussi pour des amis de là bas, Shalaleh et Majit qui ne peuvent pas se marier, Sharam qui est homo dans un pays ou on les pend, et tant et tant d'autres...
La suite arrive, patience, patience, elle est pas prête encore... | | | 24/4, Gazvin. Et bien oui, finalement nous avons décidé de bouger tous les trois. Taxi jusque Rasht, et bus pour Gazvin... Ce bus était une vraie fournaise, l’air co ne fonctionnant qu’à un pour cent de sa lointaine capacité, en plus il est tombé deux fois en panne. Des passagers descendaient et arrêtaient un autre bus sur la route. J’avais bien envie de faire pareil. Je crève de chaud sous ce voile, je ne le supporte pas du tout ainsi que ce long et pourtant fin manteau noir... Quelle couleur sous ce soleil de plomb ! Moi qui suis libre et indépendante, j’ai vraiment du mal. Pili toujours cool, et Tama cool aussi, tous les deux têtes nues et tee shirt à manches courtes. Alors zut. A la deuxième panne, j’ai pris mon sac et j’ai arrêté un autre bus. Pili et Tama restant dans la fournaise. Arrivée à l’hotel, j’attends les deux mecs, je râle... Nous avons pour la première fois des mots de travers ensemble... Je sens que je prendrai de l’air dans quelques jours... Ce sont de très chouettes compagnons de voyage, mais ce n’est pas toujours évident d’être 24h/24h ensemble. Bon dodo, demain à nous le château des Assassins ! ! !
25/4 : Gazvin - Alamut. 4h 30 de route, pour faire... 80 km... La route est magnifique, vraiment grandiose, elle serpente à travers des montagnes, des belles vallées toutes vertes, des cols encore enneigés par endroit, je suis dans un état second. On s’est levé super tôt et je suis épuisée, j’ai du mal à garder les yeux ouverts mais je me force tellement cette route est époustouflante de beauté. J’ai la tête collée à la vitre durant tout le trajet, mais je vous dis pas l’état de mes fesses après... Un minibus pourri et bondé de monde... Enfin nous y sommes, la région est somptueuse, mais l'accueil euh... bof, nous sommes bien moins impressionnés que les autres dans le guest book. Je laisse les hommes marchander, mais euh... Laissez donc faire la Mama... "Trop cher, restez là moi je vais camper"... " non non, c’est dangereux, ok, votre prix est le mien " (héhéhé)
Pili et Tama sont encore aller crapahuter dans la montagne, j'ai fait un petit tour, mais suis rentrée relax ensuite. Tout a coup, deux têtes à la porte de la chambre... Deux mecs qui parlent très bien l'anglais, ils se présentent, Ignaci et Jaime, deux espagnols qui ses sont rencontres dans un musée a Téhéran deux jours plus tôt. Le courant passe très bien avec Jaime, mais il va a Masuleh ensuite, tandis que nous descendons vers Téhéran et Esfahan... On se quitte alors que je deviens malade olalalaaa, pas géniale du tout du tout la chiotte de monsieur Ali quand on est obligé d'y passer un bon moment plusieurs fois par jour et par nuit...
26/4 olalaaa la nuit.... Bon tant pis, je vais qd même grimper voir ce qu'il reste du château des Assassins... .../... | | | Mais de rien chère Kaou :) Je revoyage moi aussi :)
L' Iran est aussi sur ma liste de pays... à revoir tellement j'ai aimé...
Voilà la suite 
"26/4 Olalaaa la nuit.... Bon tant pis, je vais qd même grimper voir ce qu'il reste du château des Assassins...
Selon la légende, le terme " Assassins " viendrait du mot arabe " Hashishiyun ", les mangeurs de Haschisch. Ce château aurait été le refuge de tueurs, qui se droguaient pour aller accomplir leurs méfaits. Mais il y a d’autres interprétations, comme celle d’Amin Maalouf dans son roman " Samarcande " disant que le terme Assassins voudrait dire "fidèle au Assass ", le fondement de la foi.
La route grimpe du tonnerre, je mets un temps dingue pour y arriver, mais je vais à mon aise tandis que les fistons courent sur les rochers... Je croise beaucoup de touristes iraniens sur le chemin, certains parlent bien l’anglais et même parfois le français, d’autres m’offrent des biscuits, enfin j’arrive au sommet. La vue est encore une fois très jolie. Sur le flanc des montagnes rocailleuses, des petits oasis de champs cultivés, tout verts, y sont accrochés.
Olalaaa, sorry je peux plus continuer, les devoirs de la nature m’appelle, ca fait déjà une demi-heure que je me sers les fesses... Vive les voyages!!! De retour à " l’hotel ", hotel est un bien grand mot... En fait monsieur Ali à une chambre de libre sur le toit de sa maison, un paquet de matelas dans un coin, et on s’est fait un p’tit chez nous bien momentané. Il n’y a pas d’eau chaude dans la salle de bain, donc on doit aller au hamam.../...
Rolalaaaa ce hamam!!! Pili et Tama sont parti dans celui des hommes, et je rentre dans celui des femmes... Dans la première pièce, murs, sol, plafond et banquettes sont carrelés de blanc. 4 ou 5 femmes s’habillent, se déshabillent, et me regardent toutes des pieds à la tête... Hum... Bon je me déshabille... Devrais je garder un tissu autour de moi ou pas ? Bon, je m’entoure d’un paréo et rentre dans la deuxième pièce... Euh bon, ok... Une dizaine de femmes toutes complètement nues m’observent... Et ca papote... J’aurais pas du mettre mon paréo, et j’aurais du prendre un grand bol pour me verser de l’eau chaude sur le corps... Mes tatouages font de l’effet... Habillée on ne voit rien, mais euh, à poil, ces jolis motifs colorés ne sont pas discrets du tout... Je ne suis pas vraiment à l’aise dans ce hamam. Dommage, il y fait super bon, bien chaud... Je me marre interieurement en observant ces femmes... Je me croirais presque dans un film... Cette atmosphère embuée est envoutante... Après je ne sais combien d'enfants, leurs corps sont pour la plupart bien massifs, les seins plats, énormes, en pastèques ou en raquette de ping pong pour une toute vieille... J'espère ne jamais être comme ca... La douche se libère, je m’y engouffre. En sortant je paie des clopinettes à une vieille femme, et retrouve Tama et Pili. Ils étaient seuls dans leur hamam, qui n’était pas chaud du tout m’ont ils dit. Petit souper à l’hotel (un vrai apparemment) plus haut dans le village, encore assez floklo la bienvenue, ils ne doivent pas voir souvent des occidentaux, mais le repas fut bon. Dodo, et re 80 km en 4h 30 à travers les montagnes, à nouveau le visage collé à la vitre tellement c’est beau comme paysage... Arrivés à Gazvin, on prend un train cette fois ci, pour Téhéran... | | | " Téhéran. On n’y restera qu’une journée, n’ayant aucune envie de rester dans cette grande ville.
27 Avril 2005
En sortant de la gare de Téhéran, on marche jusqu’au métro. On a repairé un bon resto dans le guide, et nous avons envie de bien manger... Il est loin ce métro, nous longeons la gare pendant plus d’un kilomètre. Les bâtiments sont assez laids, gris, comme la ville polluée, sans charme particulier. Dans le métro quand il arrive, on voit que dans les wagons de tête il n’y a que des femmes, et dans ceux de queue, que des hommes... Bon, euh... je monte dans un wagon de tête, à tout à l’heure Pili et Tama ! Ce métro est bondé. Je suis debout, mais une femme me fait de la place à côté d’elle avec un grand sourire. J’observe une autre avec son perroquet tout joli sur l’épaule, elle lui fait choisir une petite enveloppe, et dedans est inscrit un genre d’horoscope. L’enveloppe ne coûte que qques pièces, beaucoup de femmes lui en achètent, et lisent ces secrets en silence, solennellement... Une jeune fille me demande dans un anglais quasi impeccable, d’ou je viens, si je suis mariée etc... Je lui répond que mon fils et mon mari sont dans l’autre wagon réservé aux hommes, que nous sommes belges (pardon les fistons) et elle traduit pour toute l'assemblée, écoutant attentivement, et commentant ensuite entre elles... En sortant du métro, on se balade dans les rues, les souks, achetons des fruits secs de toutes sortes que nous grignotons en chemin, et trouvons le resto. Je me prends une pizza... Waouh miam... Elle semble rester dans mon fragile estomac... A travers la vitre nous regardons déambuler les passants... Certaines jeunes filles ont les cheveux teintés en blond, le foulard recouvrant à peine la moitié du crâne, le manteau long obligatoire très, très moulant... Et on continue à déambuler dans la capitale iranienne... Zut, non, la pizza ne veut pas rester ou elle est 5 minutes de plus... J’en ai marre d’avoir la chi*sse... Les " tuvalet " ne sont pas un exemple de propreté... On cherche une pharmacie... " Hospital, hospital " nous indiquent tous les passants à qui nous demandons... M’enfin ? Je vais pas aller à l’hosto pour une simple diarrhée ? C’est vrai que je suis faible, et que le moindre verre d’eau dégage aussi vite qu’il est entré mais bon... Bref, on trouve un hosto... Personne ne parle anglais... On fini par se comprendre, et le toubib me donne une ordonnance. A la pharmacie de l’hosto, on ne délivre rien sans être passé d’abord par l’hôpital. On me donne une perfusion, seringue et différentes pilules, le tout dans un sac plastique. C’est quoi ce délire... je ne vais pas me faire une piqûre moi-même quand même ? Je comprends rien sur les notices en farsi... Je rends la perfusion, la seringue, et on s’en va... Plus tard je me dis que j’aurais sans doute du retourner voir le toubib, et recevoir cette perfusion, mais bon tant pis. On rentre vers la gare, visitons d’autres marchés, et prenons le train de nuit, super chouette, pour Esfahan. Trois euros chacun le billet de train en première classe! C’est incroyable comme les trajets sont bon marché dans ce pays, grâce au prix de l’essence, moins de 2 centimes d’euro le litre!!! Nous partageons le compartiment avec un jeune couple Nasrine et Ahmed, et leurs enfants, Sadro et Najelo. Vraiment sympa ce train, moderne, confortable, je m’endors vite, alors que d’habitude c’est le contraire... 28 avril! Tavaloda mobarak Pili!!! Bon anniversaire!!!! Belle Esfahan dont rien que ton nom fait rêver, me voilà!  " | | | " Selon une légende, Esfahan a été bâti sur le lieu de chute d' Adam , après qu'il a été chassé du parad is...
Dans le taxi qui nous emmènent à l’Amir Kabir hotel, nous avons les yeux grands ouverts à la recherche de beaux monuments, mais on n’en voit pas beaucoup... Les rues sont larges, souvent une allée bordée d’arbres sépare la rue au milieu. L’hôtel semble être le rendez vous des routards au long court. Nous avons une chambre triple au rez de chaussée, donnant sur le patio. Nous y rencontrons Kris, un aussie-polonais qui parcoure le monde du haut de ses 23 ans, de l’ Australie, la Chine à la Grèce et retour Russie, Kazakhstan, Ouzbékistan, Turkménistan, Iran... Etonnant voyageur... Donc Pili, Tama, Kris et moi allons voir l’Imam square, Kris est ici depuis quelques jours, il nous montre le chemin. On arrive à la place de l’Imam... Elle est énorme, la plus grande du monde après Tian amnen. A l'origine elle était un terrain de polo et le souverain pouvait assister aux rencontres depuis la terrasse d’un de ses palais. Notre première impression est décevante, on longe les bassins, passons devant le palais d’Ali Kapu et nous approchons d’une des deux gigantesques mosquées qui bordent la place... On comprend mieux. C’est en effet à la hauteur de sa réputation... On achète des billets, et on entre, passons la grande porte de bois finement ouvragée... WAOUH Terrible terrible terrible terrible!!! Je n’ai jamais vu si belle mosquée au monde! Des alcôves, des portiques, des dômes tout de mosaïques dans les tons bleu! Une grande cour avec deux bassins pour les ablutions, une salle de prière au plafond en dôme, des petites mosaïques bleues partout, une pierre noire sur le sol marque l’emplacement où le dôme est à son zénith, une tape des mains une bonne fois produit 7 échos bien particuliers, j’en ai presque la tête qui tourne... C’est incroyable de finesse... Je passe sous des porches, et pénètre dans un petit jardin entourant un bassin. Je m’installe dans un coin, et je reste là bien longtemps... J’écris mon journal, observe les moineaux, les beaux papillons multicolores. L’un d’eux virevolte autour de moi pendant qques instants... Il est mignon, pas très grand, rouge noir et orange... Pili et Tama me rejoignent, et nous nous donnons rendez vous à 20h devant la mosquée pour aller au resto indien fêter l’anniversaire de Pili! Ca nous changera des kebabs et falafels. Et je reste là profitant du soleil, seule, tranquille... Je me lève et vais regarder toutes les plantes différentes autour du petit bassin, mais je dérange les oiseaux, alors je retourne m’asseoir, me fume une p’tite clope en cachette, et continue à rêver, puis à nouveau déambuler dans cette gigantesque mosquée, les inscriptions arabes sur les murs sont majestueuses... Je n’ai pas trop envie de papoter, alors je couvre bien ma tête du foulard obligatoire, et je reste dans mon petit monde à planer sur tout ce que je vois... En sortant je me balade devant les magasins sous les arches entourant la place. Je croise encore Zizou, parlant très bien français, qui nous avait abordé quand nous sommes arrivés. Je vais boire un thé dans sa boutique. Sympa, il ne me sort pas le grand jeu des tapis, il me parle plutôt de sa famille nomade, me montre des photos, et il est temps de rejoindre Pili et Tama. Chouette le resto, fort épicé, vraiment comme là bas la cuisine. Pas vraiment l’atmosphère mais on a bien mangé. Une petite promenade vers le pont Kadhju, le plus vieux de la ville. Sous ce pont se trouve une très mignonne chaikaneh (maison de thé où l’on peut fumer le qaylan/chicha). On enlève nos sandales, et pénétrons dans une jolie petite pièce sous un dôme, le sol recouvert de tapis confortable, des coussins, nous sommes seuls dans la pièce. On toque à la porte, voilà la qalyan, le thé... Génial.... " | | | Je n'ai pas encore tout lu....un eptit peu chaque jour, comme on déguste qque chose de précieux...mais déjà, c'st décidé....un jour j'irai en Inde par la route! et j'espère ne pas être obligée d'attendre la retraite pour cela! Je continue de vous suivre.... Encorell (eh oui!) | | | Devant les nombreuses demandes de mes fans,  voilà encore un p'tit bout! Bonne lecture! 
"29/4 aujourd’hui... En rentrant hier soir nous avons rencontré Simon et Olivier qui font la route Inde - Europe. On a papoté jusqu’à 2h du mat’ ! Se filant plein d’infos. Ce matin nous partons tous les 5 manger une falafel et se balader encore dans l’Imam square. Quand on nous demande, « which country ? » on répond tous ensemble « Swiss, France, Belgium » ! :o) Zizou est encore devant la mosquée de l’Imam, il nous offre le thé dans sa boutique et cette fois nous parle tapis. Il raconte longuement leurs origines, leurs motifs, les tapis de mariage avec des fleurs d’opium, les zoroastriens, etc... C’est super intéressant. Ensuite il nous emmène derrière la mosquée, dans les petites rues désertes de touristes, on se croirait dans un village, mignon comme tout... A nouveau installée dans un des petits jardins de l’Imam Mosquée, j’ai laissé les hommes vaquer à leurs visites, et je rêve encore, assise sur une pierre sous une arcade au plafond décoré comme partout de jolis motifs en mosaïques. J’écoute les oiseaux, vais dire bonjour aux petits poissons blancs qui nagent paisiblement dans le bassin au milieu des plantes vertes, et me balade à nouveau dans le lieu de culte, l’école coranique, je ne sais ou regarder, c’est étourdissant de beauté... Cette mosquée est sans doute la plus belle du monde ? Comment est ce possible autrement ? Un groupe de jeunes iraniennes viennent 5 minutes, elles piaillent comme des poulettes ;o) Je n’ai pas envie de papoter, et je m’éloigne bien cachée sous mon foulard. Dans le Palais d’Ali Kapu, j’observe les délicates miniatures peintes sur les murs et les plafonds. L’art perse est magnifique, surprenant... Des dorures, des petits miroirs, du bois dentelés, des marqueteries les plus fines et par-dessus tout ces fresques aux miniatures fleuries... Guillerettes... Je reste là émerveillée encore un bon bout de temps...
30 avril 2005 Je m’en vais visiter la Jameh Masjid, la mosquée du vendredi... En passant dans un bazar, je vois des chadors... J’en ai marre d’être regardée tout le temps, suivie parfois, en tout cas observée de la tête aux pieds sans arrêt quand je suis seule. Alors hop! Je m’en achète un... Les deux vendeuses de la boutique veulent savoir pourquoi, et je leur explique que c’est à cause des mains baladeuses, ce qui n’est pas tout à fait faux, je sens des mains me frôler d’un peu près parfois... Quelle horreur à porter ce truc!!! Je marche dedans presque à chaque pas! Les vendeuses me montrent comment le porter, en mettant une partie du tissu sous chaque bras. Bien sur on est obligée de garder les bras serrés contre le corps, et de faire des petits pas... En route pour la mosquée, j’entends l’appel du muezzin... Quand j’y arrive, on me laisse rentrer sans problème, sans me demander quoique ce soit. Alors je m’installe dans un coin de la cour, et observe... La porte principale est encore une fois époustouflante... Le ciel est tout gris, je ne prends quasi pas de photos, je compte sur Pili qui ne devrait pas tarder. Et en effet, je vois Olivier, Simon, Pili et Tama qui arrivent, je rencontre aussi Marc et Mustafa, et on visite tous ensemble ce joyaux de l'art islamique..." | | | Je découvre ce pays grâce à toi, tes mots me téléporte dans ces endroits envoûtants ! Vivement la suite. Bisous | | | Et la suite......??????
Tu vas tout de même pas nous planter là ? Moi, je veux tout connaître, le Pakistan, l'agression et tout et tout 
Quand tu as un petit moment, tu penses à nous qui surveillons quotidiennement les rubriques de Vf et qui nous languissons de la suite de ton récit Allez Parvati, à ton clavier, s'vous plaît m'dame
Bizzzzzzzzz | | |  Merci Chinook  Et merci Lotus bleue  C'est vrai que ca motive ces p'tits mots... La suite arrive... Patience... | | | Voilà encore un p'tit bout...
"Tama rentre avec Pili à l’hotel, je dis aurevoir à Tama qui s’en va tout à l’heure pour Shiraz, Pili, lui va à Garmeh demain. On se retrouvera à Yazd dans 10 jours. C’est agréable cette manière de voyager, si on aime être ensemble, on aime aussi voyager seul. Avec Olivier, on fume une bonne clop, discretos dans un coin de la mosquée, ensuite avec Simon, Marc et Moustafa on va visiter le vieux et énorme bazar avec ses kilomètres de galeries qui rejoint la place de l’Imam. On passe vraiment un bon moment, l'atmosphère est grandiose dans ce bazar, un vrai de vrai, avec les hommes enturbannés, les boutiques aux marchandises hétéroclites... Quelques rayons de soleil pénètrent à travers les petites ouvertures toutes rondes au sommet des arcades formant le plafond... C'est comme dans des peintures représentant une ville des les mille et une nuits... C'est dans ce décor que nous disons aurevoir à Simon et Olivier, ils rentrent à l'hotel et partent pour Masuleh ce soir. Bon voyage à vous deux très cher! Une minuscule ruelle nous emmène dans les jardins d'une école coranique bien cachée, magnifique... On reste un moment dans le calme de ce jardin, à rêver, observer, profitant du moment présent... Et nous continuons notre balade...
Sur la terrasse de la Chaikaneh qui borde la place de l'Imam, nous buvons un thé en fumant une qaylan, la vue est magique... Ce coucher de soleil derrière le dôme de la mosquée, l'orange, le rouge, le jaune se réfléchissant sur ses mosaïques, sur l'eau des bassins, dans les quelques nuages... Il est presque 20h, beaucoup de fidèles se rendent prier, on entend le muezzin... Je regarde la mosquée allumée sur certaines parties absolument merveilleuses... La lumière de la soirée est féerique... Je quitte cette fois Marc et Mustafa, merci à vous pour cette très chouette après midi! :o) De retour à l’hotel, nous avons déménagé pour le dortoir Pili et moi. Nous y rencontrons Robert, hongrois, et Godo, japonais. Robert étudie l’arabe et l’histoire islamique à Beyrouth depuis 5 ans. Il est très intéressant, je le questionne non stop, mais son anglais n’est pas très bon, malesh, on se comprend... You aie sakat! Oya sumi! Bonne nuit!" | | | Bon, et si je terminais??? Lentement mais surement... Voilà la suite 
" 1/5/05 Salut Pili ! Bon voyage à Garmeh, et à bientôt :o) Je reste donc seule à Esfahan, j’adore les vieilles pierres, et j’aime beaucoup cette ville. Je pars d’abord visiter la Lotfolah mosquée, sur Imam square. L’originalité de cette mosquée est en autre la couleur crème de son dôme. La salle des prières est située sous la coupole, majestueuse, où l’art des mosaïques atteint son sommet. Il est dit que ce dôme est d’un travail le plus compliqué qui soit de tout Esfahan. Construite entre 1600 et 1620, sous le règne d’Abbas 1er, dédicacée à son beau-père, ce sont les femmes qui y prient. Voilà pourquoi, probablement car les historiens n’en sont pas surs, il n’y a ni minaret, ni cour intérieure. Les arabesques, les motifs floraux ou animaux sont exceptionnels de finesse... J’attends qu’un groupe s’en aille, et je reste seule quelques instants à rêver... 2eme visite de la journée : Le palais d’Ali Kapu. Encore un endroit magnifique... Surtout les peintures florales partout sur les murs et les plafonds... C’est de cette belle terrasse que le sultan regardait les courses de polo sur la place... Ce palais servait d’entrée au parc impérial, dans ce parc, se trouve un féerique pavillon, le " Sehel Sotun ". On l’appelle le pavillon aux 40 colonnes malgré qu’il n’y en ait que 20, superbement sculptées, les autres 20 colonnes sont le reflet des premières, dans un joli bassin entouré de rosiers tout fleuris... Ce parc est magnifique, hibiscus et bougainvilliers, palmiers de toutes sortes... Je meurs de soif et aperçois un chaikaneh tout mignon... Les tables sous les arbres, je pars commander une qaylan et un chai, et profite des rayons du soleil... Je reste ici bien longtemps, seule, tranquille, j’écris et je rêve... 3 jeunes arrivent à ma table. Mona, Medhi et Fatima. On passe plus d’une heure à " papoter ". C’est gai comme tout, même si nos conversations sont limitées à cause de la langue, je passe une délicieuse après midi. Ils montent dans un taxi et on se sépare en s’embrassant Mona, Fatima et moi, pas Medhi bien sur, je ne peux même pas lui serrer la main... On ne sait jamais, si on le surprenait à toucher une femme autre que la sienne, ne fut ce que serrer la main d’une touriste, il risque des ennuis, c’est illégal... Je retourne vers Imam square à travers le bazar. Je craque pour une reproduction d’un célèbre artiste, peintre de miniatures. J’hallucine sur les théières en argent ou en cuivre jaune ou rouge, aux formes si particulières avec leurs longs becs verseurs comme un serpent prêt à l’attaque. Le tout est évidemment finement ou grossièrement sculpté, il y en a pour toutes les bourses. Je flashe aussi sur les assiettes, tasses, sous tasses, vases etc. peints délicatement dans les tons principalement turquoises. Je rentre dans un atelier ou l’on en fabrique où j’apprends qu’elles sont faites de cuivre. J’observe les artisans au travail, on se questionne, je les prends en photo, et achète une petite assiette toute mignonne. Ca fait déjà depuis longtemps que je rêve devant ces belles pièces, vues dans je ne sais quel magazine de voyage... .../... Retour vers l’hotel, tranquille à travers le bazar que j’adore. J’ai dîné d’un sandwich kebab et je me suis fait arnaquer je crois, mais bon, ce n’est que de 20 ou 30 centimes. Rzzzz...
2 mai Installée au bord de la rivière Zayandeh, j’ai été visité le pont Khaju datant de 1650. En même temps pont et barrage, il est construit sur deux niveaux, rempli d'arcades... Au milieu se trouve un joli pavillon où le roi Abbas II pouvait se reposer et admirer la vue... Les berges sont étonnamment fleuries, et ce de chaque côté de la rivière. La pelouse est grasse et confortable, l’eau fraîche et le soleil tape... Quelle délicieuse pause, quel délicieux moment... Je suis en Iran... A Esfahan ! J’ai parfois du mal à le croire...
Un peu plus tard... C’est à l’église arménienne de Vank, vieille de 400 ans, que je rouvre mon cahier. A l’intérieur, les décorations sont un mélange perse et européen. Je ne sais pas si je trouve ca beau... C’est très rococo, fresques bibliques et mosaïques islamiques, atmosphère chargée, lourde... Le dôme est d’une splendeur... Tout de mosaïques, surmonté d’une croix... Dans l’enceinte de l’église, je vais visiter le petit musée relatant entre autre le génocide arménien... Alors que je suis en train d’écrire, j’entends un groupe de français. Ils ont fini la visite, et le guide leur a donné 10 minutes de pause. Je commence à papoter avec l’un d’eux, puis c’est tout le groupe qui m’entoure en me posant 1000 questions... " Et vous voyagez seule ? Vous n’avez pas peur ? Vous en avez du courage... " etc... Ca me fait rigoler intérieurement... " | | | "3 mai 05
Fabio!!! Carole!!! Quelle géniale surprise!!! Un super couple de Suisse voyageant un an jusqu'au Kirghizistan par la route AR. Nous les avions rencontre à Karadut, en Turquie, et revu a Urfa, toujours en Turquie. Et donc me voilà toute contente de les revoir! Ils s’installent dans leur chambre, et je ferme mon sac car je compte aller à Shiraz ce soir par le bus de nuit. On part dans la ville et buvons un thé chez Zizou et Iraj, visitons l’Imam Mosquée, reprenons un thé dans la jolie chaikaneh du parc Sotun. J’adore cette maison de thé au calme et dans la verdure. On papote bien longtemps tous les trois, le bonheur dans ce bel endroit... On rentre à l'hotel, mais je me tape une petite grippe maintenant... Pas le pied pour aller a Shiraz et visiter les sites. Alors je reste deux jours de plus a Esfahan, comme me le conseille Carole et Fabio et rejoindrai Pili et Tama à Yazd dans 2 ou 3 jours. Ils sont impatients d'aller au Pakistan, moi je préfère y aller à mon aise, et surtout de pas y aller avec la crève... Donc je visiterai le Pakistan par moi-même... on se rejoindra en cour de route... On s’offre un bon p’ tit resto, encore une bien belle soirée, et zou, dodo.
Toutouachoumbidou... Pfffff j’arrête pas d’éternuer, et se moucher en Iran dans des lieux publics est une grave insulte... Mon paquet de kleenex géant à côte de moi, je ne suis pas sortie aujourd'hui, juste qques thés à cote, et un tour a la pharmacie. J'ai explique comme je pouvais, avec des atchoums et des keufs keuf puis en montrant ma tête et mon nez que j'ai attrape une petite grippe, et puis quand il m'a donne les médocs, le pharmacien m’a parlé très bien l'anglais! De retour a l'Amir Kabir hotel, 7 jours que je suis ici déjà... Installée dans la cour de l’hotel, on n’entend quasiment pas le bruit de la ville, qques fleurs dans des bacs et une affreuse fontaine au milieu mais qui rafraichit, c’est sympa cet hotel. Ismael, le jeune réceptionniste de nuit parle très très bien l’anglais, il est sympa et mignon comme tout. On papote souvent, comme une grande sœur et son p’tit frère :o) Je parviens enfin à m'habituer à porter ce 'tain de foulard et le long manteau noir... Ce qui est génial quand on est une fille seule dans ce pays, si on s'habille a l'iranienne, personne ne vient me déranger car les hommes ne peuvent pas parler aux femmes seules, donc je me balade tout à mon aise! Pas de "hello felouque" comme en Egypte, ni de "hello one roupie" comme en Inde...
5 mai Je me lève, prends mon p’tit dèj’ à côté, Carole et Fabio me rejoignent. Quand je retourne à l’hotel, et le gérant me dit qu’il y a un espagnol qui me cherche ! Jaime ! Ca alors ! Rencontré à Alamut il y a 10 jours, c’est génial de se retrouver ! Mais non, non, je résiste, dis au revoir à Carole, Fabio et Jaime, et je pars vers la gare des bus avec un jeune anglais de l’hotel. C’est toujours mieux en pays islamique, de voyager avec un homme, même plus jeune que moi. Nous disons aux autres voyageurs, curieux, que je suis sa tante, et qu’il est mon neveu... 15h 30, je suis au Silk road hotel de Yazd. Mais ou est donc Tama ? " | Carnets similaires sur la Turquie: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 3 314 visiteurs en ligne depuis une heure! |