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9 mai. Je viens d’arriver à
Shiraz, je suis au petit hôtel « Esteghal », sur le net j’ai un message de Carol et Fabio me disant qu’ils sont ici à l’hôtel Abadana ! Génial ! J’y vais de ce pas !
Je cherche, cherche mais je ne trouve pas. J’arrive à l’Abandan hôtel, mais c’est pas le bon. Le réceptionniste encore une fois bien aimable, envoie un employé de l’hôtel m’accompagné à l’Abadana !
Mais Fabio et Carole sont sorti, déjà 23h, j’attends 35 minutes, puis comme je veux partir, le réceptionniste ne veut pas ! Il sort de l’hôtel, et m’accompagne au mien ! je suis sciée par tant de gentillesse.
La je me change, prend une douche, et on toque à ma porte... C'est l'espagnol rencontré à Alamut et revu à Esfahan!
On papote 10 minutes, mais le réceptionniste de l'hôtel toque à la porte, et fou Jaime (prononcer Raimer) l'espagnol à la porte comme un chien...
Puis il revient toquer à la porte, et la bloque en me disant:
« tomorrow we must talk, this man no good »
« ok ok, now let me please, I'll sleep »
5 minutes plus tard, il revient toquer a ma porte !
« telephone for you », je descends, personne au tel et il m'enferme a la réception avec lui!
Je gueule « what do you want? let me go! » en m'entendant gueuler, il ouvre la porte, et me dit :
« you no good, I call the police! »
J'ai fait un scandale, reveillé tout l'hôtel !
« Yes call the police, I didn't do anything wrong! »
J'étais énervée!!! En plus je devais me réveiller a 7h pour aller a Persépolis. Je suis sortie de l'hôtel et j'ai voulu appeler les flics, mais bon après moulte énervement des deux cotes, je suis rentrée dormir en prenant deux somnifères.
Heureusement que le suédois de la chambre a cote m'a réveillé ce matin, sinon je loupais la journée et perdais 10 euros.
Bon, le couple d’allemand avec qui je partage le taxi viennent d’arriver, je ferme mon journal et vous raconter ma journée à Persépolis ce soir !../...
Waouh..... Quelle journée magnifique !!!
Persépolis fut la capitale de Darius 1er, empereur de l’Achéménide en 500 avant JC !
Cet empire s’étendait sur une bonne partie du moyen orient voir au delà.
De l’
Egypte en Afghanistan en passant par la
Grèce et le
Liban, Alexandre le grand y mit fin en 330 avant JC.
Je n’en avais jamais entendu parlé avant de venir... Mais qu’as tu appris à l’école ma fille ? ;o)
Ensuite visite de Necropolis, (tombe de Darius) Pasargadae et retour.
Bref, je rentre a l'hôtel, douche je suis contente de voir que ce n'est plus le même mec a la réception.
J'irai à Kerman demain. En tout cas, l'histoire d'hier m'a refroidit, j'ai plus envie de rester dans cette ville, même pas envie de la découvrir...
Je pars manger dans un quartier branché de la ville, je m’offre une pizza, car les kebab et les soupes euh, je commence à avoir fait le tour...
Je me sens bien seule dans ce resto branché...
Morteza et sa sœur Maryam, viennent m’aborder, je suis contente de pouvoir parler un peu. Ils me proposent de venir me chercher et de passer la matinée de demain ensemble, ils m’emmèneront voir le tombeau d’Hafez le poète...
J’accepte avec plaisir...
12 mai, arrivée à Kerman
Donc hier Morteza est venu m'attendre devant l'hôtel et avec Ali, son meilleur ami, ils m'ont d’abord emmené visiter un jardin botanique, le Bagh-e Eram.
Au bord d’un bassin à l’eau transparente se trouve un splendide pavillon décorés de mosaïques bleues et d’éclats de miroirs, le jardin est féerique. Roseraie, orangeraie, allée d’énormes cyprès...
Après cette balade ils m’emmènent au mausolée d’Hafez le célèbre poète.
La tombe est sculptée d’un poème joliment calligraphié et est recouverte d’un toit en dôme, encore décoré de mosaïques et d’éclats de miroirs, c’est incroyable de beauté ces décorations...
Dans le jardin entourant le tombeau, se cache une admirable chaikaneh aux serveurs enturbannés. On trouve une table et commandons des thés avec une qalyan.
Ensuite lunch dans un superbe restaurant, mais j’ai du payer l’addition, et pour trois dans ce bel endroit ce n’était pas donné... Enfin bon.
Ils m’ont ensuite déposé à l’hôtel, j’ai fait mon sac, et je suis partie à la gare des bus. et retour a l'hôtel ou j'ai fait mon sac et j'ai été acheté un ticket de bus pour Kerman, départ à 21h.
J’ai pu laissé mon sac au bureau de la compagnie de bus, et je suis partie dans la ville.
Je me suis arrêtée boire un jus de carotte frais, et j'ai reçu des sourires en me baladant, le moral est revenu !
J'arrive au pied de la citadelle de Karim Khan. 4 hauts murs avec des tours joliment décorées par les briques en relief, l'une des tours est tout a fait de travers, comme la tour de Pise...
Karim Khan fut le fondateur de la dynastie Zand, qui occupa l’
Iran au 18eme siècle. Il fit de
Shiraz sa capitale, c’est dans cette période que cette ville débordante de magnifiques bâtiments fut à son apogée.
Cette citadelle fut le centre politique de Karim Khan et ses successeurs.
A l'intérieur, par une petite porte que j'ai failli ne pas voir, un vieil hammam... Terrible.... J'y suis bien restée une heure si pas plus.
Les murs et plafonds tous décorés, sculptés, des arcades et colonnes de pierre, le plafond de dômes où au milieu des ouvertures rondes laissent passer la lumière et donne une superbe atmosphère...
Je me serais crue il y a je ne sais combien d'années... J'y reste plus d'une heure, mettant mon journal à jour dans la lumière tamisée.
En sortant, je vois l'office du tourisme mais il est fermé. Une belle affiche attire mon attention, c'est la mosquée Nasir el Molk. Hop, je regarde ou c'est, et je prends un taxi. Je tends un billet de 10 000 riels au chauffeur, prix touriste, mais il me rend 5000! Chouette. Je rentre dans la mosquée...
Très élégante, les carrelages fleuris et guillerets sur les murs dômes etc., sur certains carreaux de céramique, des maisons européennes... ???
Je rêve et visite tous les coins de cette jolie mosquée... Dans les salles de prières, les grandes fenêtres sont toutes faites de vitraux multicolores...
J'y reste bien longtemps, écris mon carnet, et rêve encore et toujours...
Quand j'entends un groupe de touristes français, je me joints à eux pour écouter discrètement les explications du guide, mais le guide me souhaite la bienvenue, et j'apprends que les maisons européennes sur qques carreaux de céramiques sont la car celui pour qui la mosquée a été construite adore l'Europe...
Apres cette visite guidée, le guide offre 10 minutes de libre au petit groupe de français au joli accent du sud...
Ils les passent a me poser diverses questions... J'ai l'impression d'être une héroïne... "Vous voyagez seule? Quel courage etc etc...'
Ensuite ils repartent, je les suis un peu plus tard, après que le gardien m'ait offert une jolie affiche de cette mosquée.
En sortant je me balade et m'arrête pour manger des samosas, je reçois encore des sourires... Le moral est bien revenu! Toutoubidou!!!
Un "bête" sourire fait tellement chaud au coeur parfois...
Je prends plein de photos, d'une boulangerie, des chauves souris géantes passant dans la rue (femmes en chador;)) etc, et rentre dans le bazar vakil. Je suis bien... Tranquille... Je vois un monsieur au drôle de chapeau vendre a boire, j'essaie, et c'est de l'eau de rose, waouh, fraîche et délicieuse...
Au moment de payer, il me prend un billet de 5000 riels des mains (50 centimes) mais comme je tire la tête toute étonnée et qu'il reçoit des remarques des iraniens autour, il me rend 3000 riels.
Ensuite je reste dans ce coin la car c'est tout mignon...
J'entend a cote de moi " tu fais de belles photos?" C'est Patrick, le
Suisse avec qui Tama Pili et moi avions partage un taxi pour visiter les alentours de Yazd ! Quel plaisir de le revoir !
On se balade à la recherche d'un chaikaneh et on tombe par hasard sur le superbe vieil hammam transforme en maison de thé. Le Dizzi Vakil Hammam.
On papote longuement, fumant une qalyan, profitons de la beauté et de la fraîcheur de l’endroit, du plaisir de discuter dans sa langue maternelle, et nous baladons ensuite a nouveau dans le bazar. Arrives a l'office du tourisme, on se sépare, et je papote avec Sharham qui bosse au bureau du tourisme, son anglais est parfait, et son français très bon. On papote tellement que je ne vois pas l'heure tourner, et je fonce prendre mon bus pour Kerman. "