UnaMilanese · 23 octobre 2024 à 18:37 · 29 photos 18 messages · 6 participants · 999 affichages | | | | 23 octobre 2024 à 18:37 · Modifié le 23 oct. 2024 à 19:48 Message 1 de 18 · 999 affichages · Partager 5 heures du mat, j'ai des frissons. Le brouillard glacial de février 2022 enveloppe le terminal 2 désert car fermé pour travaux, aux marges duquel se trouve mon hôtel. J'attends, seule à l’arrêt dans la nuit noire, la première navette du jour qui doit m'amener au T1. Je n'ai aucune idée de là où je vais. Je n'en connais que le nom : Jérusalem. Je suis intégralement goy, aussi intégralement athée, mais je fréquente celle ville imaginaire depuis des décennies. Elle hante, fantastique, les images médiévales qui m'ont naguère longuement occupée. Elle s'introduit régulièrement dans mes conduits auditifs au petit malheur la malchance des nouvelles égrenées par les radios du monde. Elle cristallise nombre de délires de l'espèce humaine à laquelle j'appartiens. Je ne sais rien d'elle, je n'ai lu aucun guide. Mais je veux la voir, y marcher, la vivre quelques jours. La rendre réelle, matérielle.
Le vol est à l'heure. C'est l'époque du FFP2 obligatoire sur tous les vols qui touchent terre en Italie (en Europe ?). L'équipage lutte vaillamment contre l'indiscipline des passagers qui déploient des trésors d'imagination pour l'enlever : boire ml par ml la boisson commandée, puis grignoter mm3 par mm3 le snack qui suit, prétexter des difficultés respiratoires, en arracher les élastiques... Un rabbin passe faire la quête dans les rangs. Des hommes se mettent leurs tefilines, endossent leur châle rituel et se balancent à la cadence de leur prière. Déjà l'ailleurs.
L'aéroport Ben Gourion est un très bel aéroport, monumental, lumineux, fonctionnel, orné de vestiges archéologiques et d'immenses photographies qui mettent en scène dans ses œuvres le grand homme du pays. J'y récupère mon visa sur une borne, passe rapidement l'interrogatoire de rigueur que m'inflige un militaire avachi sur son siège, retire des shekels à un distributeur, me fais curer les narines dans l'un des multiples postes de test moléculaire en échange de quoi j'obtiens un bracelet jaune style village de vacances tout inclus qui m'autorise à franchir les portes extérieures, passe un temps fou (je crois que je ne suis pas douée) dans la cohue à dénicher un sherout qui part pour Jérusalem puis m'absorbe dans la contemplation du paysage. Du genre méditerranéen, terre rouge et végétation rabougrie, encombré de constructions galopantes. Je fais de la musculation de fessiers dans ce trafic dans lequel un chauffeur napolitain serait l'incarnation de l'indolence routière. Des embouteillages à n'en plus finir annoncent la proximité de la ville. Le sherout me dépose à quelques pas de mon hôtel, le Saint Georges Cathedral Pilgrim guest house, juste en lisière des pointillés qui sur les plans marquent la séparation de la Jérusalem juive et de la Jérusalem arabe. C'est un complexe agréable, avec un jardin intérieur et de belles chambres aux voutes de pierres apparentes, et il vaut mieux parce que je ne suis pas autorisée à le quitter jusqu'à ce que je reçoive du résultat de mon test. Les employés de la réception, particulièrement serviables, m'orientent dans la myriade de propositions de livreurs de repas à domicile. Un toit, l'estomac plein, il ne reste plus qu'à attendre. Lire Caillois, consulter les rumeurs toujours plus précises, toujours plus grondantes, de guerre qui s'annonce, encore, en Europe, naviguer sur le plan virtuel de la ville pour avoir une idée de la direction à prendre une fois libérée.
C'est chose faite le lendemain et la première destination est assez naturellement la vieille ville. La première porte qui se présente est la porte de Jaffa, donc va pour la porte de Jaffa, qui permet de passer du chaos encombré de véhicules en tout genre au dédale de ruelles encombré de marchandises en tout genre.
| | | Annonce · Sponsorisé | | | Un carnet qui va me rappeler des souvenirs ! Même si la période devait être plus propice à un séjour serein. (Pas de COVID, pas de mur, une certaine détente entre les différentes communautés...) | | | À: Attila · 23 octobre 2024 à 19:42 · Modifié le 23 oct. 2024 à 20:14 Re: Jérusalem, la terrestre Message 3 de 18 · 986 affichages · Partager Bonsoir  , j'y étais moi aussi dans une période relativement calme du point de vue de la coexistence des différentes composantes de la très hétéroclite population, en bonne touriste nez au vent je n'ai pas perçu de tensions palpables. La présence militaropolicière était même moindre que dans la France sous vigipirate, ou plus discrète.
Le nez au vent, au pif, une balade dans cette ville de pierres, dans ces ruelles étroites et souvent sombres. Et en pente ! C'est la première découverte : Jérusalem est une ville de montagne.
Elle a le coté agréable des villes orientales, de ses miniboutiques regorgeant de tout et souvent de n'importe quoi. Elle sent les épices et le sésame.
Elle est changeante aussi. Si l'architecture, au delà des édifices proprement religieux qui pullulent (qui l'eut cru !), est très homogène, il n'est pas difficile de savoir dans quel quartier on marche en observant la population qui s'y presse. Pas après pas, mollets tendus, je déambule. Oh, tiens, l'église du Saint Sépulcre ! Un homme fait de la trottinette à l'intérieur, un autre dont je ne vois que les chevilles sous sa soutane puisqu'il est monté sur une échelle, ajuste une ampoule dans l'édicule qui abrite le tombeau du Christ. Ça ne respire pas le mysticisme... Portiques et contrôles à gogo, je débouche devant le mur des lamentations, rigoureusement scindé en deux : vaste espace pour messieurs, petit espace pour mesdames. Je longe le mur d'Al Aqsa. Les voies du labyrinthe ne me conduiront pas au Dôme du Rocher dont je ne verrai l'étincelante coupole que de loin.
| | | Hier j'ai arpenté, sillonné la vieille ville, aujourd'hui j'en ferai le tour. Un piano joue à la porte de Sion. Un vieil homme se repose, ou médite, à la porte des Maghrébins.
Je me perds, descends dans un ravin infranchissable, retourne sur mes pas, ne trouve pas le chemin qui me permettrait de suivre les remparts.
Rebrousse complètement chemin, reSion, reJaffa, au fond, puis ascension jusqu'à la nouvelle porte, puis la porte de Damas, celle d'Hérode, zigzague entre les voitures garées n'importe comment pour atteindre la porte des Lions, voit en contrebas la Porte Dorée, murée (ils attendent la venue du Messie pour l'ouvrir) et finis par me balader dans le cimetière qui la longe (pour être les premiers à accueillir le Messie, si j'ai bien compris le plan).
Beaucoup plus humblement, ce qui me manque cruellement est un plan google maps (d'où ma chute dans le ravin). Celui, papier, de la ville pris à l’hôtel donne les grandes lignes, les axes principaux de la ville mais est loin d’être assez détaillé et puis, c'est drôlement commode de ne se soucier de rien, aller au hasard et quand on en a assez se faire ramener au bercail par le satellite compatissant. Mon extension de forfait pour Israël apparait active aux employés Vodafone que je contacte, mais internet disparait complètement lorsque je m'éloigne de l'orbite du wifi de l’hôtel, quant au téléphone, il a purement et simplement disparu.
| | | À: UnaMilanese · 23 octobre 2024 à 21:24 · Modifié le 24 oct. 2024 à 12:27 Re: Jérusalem, la terrestre Message 5 de 18 · 962 affichages · Partager A la tuile technique Internet s'ajoute la tuile technique du chargeur en panne de l'appareil photo.
Cap sur la ville moderne pour essayer de les résoudre. Grandes avenues où circulent des trams qui ressemblent à ceux de Bordeaux. Boutiques comme partout ailleurs en Europe, mêmes marques, mêmes vitrines. La particularité est peut-être l'intense imbrication de bâtiments d'époques allant du XIXème à nos jours, sans que ne se dessinent des quartiers bien définis, comme si la ville s'était développée dans un premier temps de manière très aérée, remplie ensuite, chaque espace se comblant d'une architecture en cours au moment où elle est construite, sans ordre, sans plan d'ensemble. L'autre particularité est la quantité de langues qui s'entendent partout et leur mélange à l'hébreu au sein d'une conversation. L'autre particularité est que l'on y mange bien : des soupes qui mijotent dans leur énormes chaudrons alignés en devanture et que l'on déguste sur des tables alignées sur les trottoirs, des étals absolument énormes de tout ce qui peut se mettre en salade (la totalité des légumes secs, la totalité des légumes verts, tous les fruits secs ou non, l'intégralité des graines de la création, tout, absolument tout) composée selon l'envie du moment. Je crois être entrée, en vain, dans tous les magasins d'appareils photos, pour finir par dénicher dans une quincaillerie en sous-sol un chargeur soit-disant universel qui ne fonctionnera jamais. Je crois être entrée dans la moitié des magasins de téléphonie mobile, également en vain puisque je ne me suis pas résolue, peut-être à tort, à acquérir une carte sim locale que les employés, avec une patience infinie face à mon angliche tâtonnant et décidément trop limité pour une conversation technique, se sont acharnés à me proposer. Une journée loin des synagogues, mosquées et églises, à Jérusalem.
| | | Le type qui vainc à mains nues des tigres de Sibérie et pilote en même temps 4 avions de chasse (la mythification n'est pas l'apanage de temps révolus...) amasse des troupes à la frontière de l' Ukraine m'annoncent les journaux du matin.
Pas de téléphone, tant pis pour Pétra, si proche, où des agences locales proposent des excursions à la journée.
So what ?
Je n'ai décidément pas du tout envie de me lancer à la recherche des lieux où des vieux schnocks mataient la jeune et replète Suzanne, où le Roi Lyre faisait la même chose avec l'épouse d'Uri, où l'Espoir des chrétiens a agonisé sur une croix pour racheter la faute du premier homme et ouvrir les portes du salut à ceux qui le suivront, où il a imposé un Noli me tangere à une jolie prostituée repentie,... cela restera une lourde topographie mentale, et rien d'autre.
Il y a quand même un lieu qui me tente, un lieu qui dans la vie d'ado prérézosocio qui se formaient au contact de la littérature, a un certain relief :
Le juste opposera le dédain à l'absence et ne répondra plus que par un froid silence au silence éternel de la Divinité.
C'est solennel, ça claque et en jette. Bravo Alfred ! Va pour le Mont des oliviers.
Le relief n'est pas seulement intellectuel et moral. Ça grimpe raide à partir de la porte de Jaffa, descend profond dans un vallon encaissé puis remonte en pente escarpée. Les blancs gradins qui s'étagent sur les pentes et sont si visibles de la vieille ville ne sont pas une carrière mais un gigantesque cimetière, la vue d'ensemble sur la ville stratifiée est magnifique.
Et il est beau de se laisser aller la contemplation de la lumière sur le tronc noueux d'un si vieil olivier, rêvant de paix, impossible.
| | | Un tiers de batterie, même en économisant drastiquement, avant l'extinction de l'appareil photo. Il faut faire un choix stratégique de ce dont je souhaite emporter un souvenir visuel.
Le marché, Mahane Yehuda, s'impose. Je contourne Mea Shearim (j'ai lu que les femmes ont l'obligation de s'y vêtir de jupes longues, telles des sirènes poisson, et je me déplace, joyeusement mobile, en pantalon, pourvue de deux jambes avec entrejambe).
Flânerie dans l'opulence colorée, cacophonique, dans des promesses accessibles de textures et de saveurs.
L'après-midi, une longue marche vers la "colonie grecque" repérée sur le plan, en passant par la "colonie allemande", le long de la toute droite Emek Efraim et des tortueuses rues adjacentes. Larges trottoirs, jardins luxuriants, ombre des pins, vieilles maisons et petits immeubles récents, plaisir de la balade à l'écart des très chargées avenues du centre ville, même en se perdant.
C'est mon dernier jour complet : demain sera consacré à faire le test PCR indispensable pour pouvoir être acceptée en Italie, loin dans un hôpital de la ville arabe puisque dans la ville juive ce sera shabbat, puis au transfert à l'aéroport.
Il faut décider si j'y vais, ou pas. L'irrépressible terreur qui avait submergé la toute jeune adulte lorsqu'elle avait compris que l'inhumain est le propre de l'homme, que l'inconcevable peut parfaitement être conçu dans ses moindres détails, est devenue marginale dans une vie, mais elle est intacte. Je sais que je ne reviendrai pas à Jérusalem, devenue ville réelle où je n'ai plus rien à faire, et crois que je regretterai plus tard de ne pas y être allée. Alors je tremble, et j'y vais.
Yad Vashem est un immense parc sur Mont Herzl.
Des arbres, des herbes, des allées,
un musée qui expose documents et vestiges et retrace l'histoire de l’anéantissement des juifs (je ne suis pas juive, je n'écrirai ni Shoah, ni Holocauste, adoptant, Européenne, la traduction l'allemand "Die Vernichtung des Judens"), où des profs pilotent des lycéens distraits et bruyants.
et des monuments de mémoire :
un wagon de marchandise que les rails mènent dans le vide,
le jardin des justes où chacun a son arbre et sa plaque,
une massive sculpture dédiée aux soldats juifs ayant combattu contre les nazis,
une colonne de l'héroïsme,
une vaste pièce nue où brule la flamme du souvenir,
....
le mémorial des 1 500 000 enfants assassinés. Une pièce noire, des miroirs où scintillent à l'infini une myriade de bougies allumées et des voix neutres qui égrènent. Un nom, un prénom, un age, un lieu Un nom, un prénom, un age, un lieu Un nom, un prénom, un age, un lieu Un nom, un prénom, un age, un lieu Un nom, un prénom, un age, un lieu Un nom, un prénom, un age, un lieu Un nom, un prénom, un age, un lieu Un nom, un prénom, un age, un lieu Un nom, un prénom, un age, un lieu Un nom, un prénom, un age, un lieu Un nom, un prénom, un age, un lieu Un nom, un prénom, un age, un lieu .... .... .... | | | À: UnaMilanese · 24 octobre 2024 à 14:08 · Modifié le 25 oct. 2024 à 12:40 Re: Jérusalem, la terrestre Message 8 de 18 · 919 affichages · Partager Un homme en uniforme arrête le taxi, arabe forcément, c'est Shabbat, aux abords de l'aéroport. Il contrôle les papiers attentivement, ceux du chauffeur d'abord, puis les miens. - D'où venez-vous ? - De Jérusalem. Vous savez, c'est une ville plutôt connue dans le monde et je voulais la voir.
| | | Si je t'oublie, Jérusalem, que ma main droite se dessèche !Que ma langue s'attache à mon palais, si je ne me souviens de toi, si je ne fais de Jérusalem le principal sujet de ma joie !
Si je t'oublie, Jérusalem, c'est que je ne te connais pas. Je ne me suis jamais perdue dans ta poussière, immergée dans tes couleurs, tes odeurs, tes saveurs, je n'ai jamais effleuré tes murs de pierre, témoins silencieux de tant de larmes, de tant de sang.
Si je t'oublie, Jérusalem, c’est que je te connais mal. Jusqu'ici ne parviennent que la fureur, les grondements, la haine des uns, des autres, qui ne te laissent aucun espoir d’être enfin ce que tu es, ce que tu es depuis toujours, le berceau de ces cultures si proches pourtant mais qui ne savent pas, qui ne savent plus ou qui n’ont jamais su être ensemble.
Si je t'oublie, Jérusalem, je te chercherai dans les livres...
Si je t'oublie, Jérusalem, alors je cheminerai dans les images alléchantes, ou saisissantes, dans les mots de ce carnet (parvenu à surmonter bien des tracas, ou des tracasseries)... flâneries sensibles dans tes ruelles colorées, déambulations poignantes dans tes lieux allégoriques. | | | Comme un lamento sur le Golgotha, dont on trouverait les stigmates sur les mollets et les fessiers.
Un chemin de croix. Quelle idée aussi de n'avoir lu aucun guide au préalable mais d'embarquer Vigny et Caillois (pas son Ponce Pilate, quand même?). Jérusalem, une construction mentale ?
Fallait-il laisser l'adulte rendre réel, matérialiser le fantastique de la petite fille ?
Et pour les tuiles techniques, que n'aviez-vous le 06 de l'ordonnateur suprême !
Un plaisir de lecture. | | | Le fleuve Alphée, un homme qui a embrassé de vastes pans du savoir humain n'aime plus que les pierres. Ceci dit, Ponce Pilate, lu il y a très longtemps, est un texte beau et douloureux.
La petite fille ignorait tout de Jérusalem. La "ville sainte" date de ma troisième décénie, de la surprise de constater que le christianisme n'avait pas disparu avec le moyen âge et de l'étude qui en a découlé. Cette ville était devenue colère, l'absolu de la colère. Devant l'orgueil démesuré de bipèdes qui prétendent exécuter contre d'autres, tout aussi convaincus qu'eux, la mission confiée par leur Dieu, comme si celui-ci n'était pas capable de l'accomplir lui même, sans leur misérable et trop souvent mortel appui. C'est encombrant la colère. Et la seule manière d'éliminer celle-ci était de balayer la puissance mentale de cette ville avec le balai de sa réalité, ses rues, son trafic cahotique, ses saveurs cosmopolites, ses religieux divers et variés marchant dans ses rues, parmi des milliers d'autres personnes qui vivent juste là avec leurs problèmes ordinaires, ou presque, sa cacophonie,...
Elle est devenue tristesse. C'est plus souple, la tristesse.
Kola, merci pour ce beau texte. La suite non écrite de ce psaume est un appel à une cruelle vengeance toutefois. | | | Bonjour UM,
il a imposé un Noli me tangere à une jolie prostituée repentie
Vu la délicate chanson dont les paroles te servent d’incipit, on s’attendait plutôt à ce qu’il lui reponde : ça m’tente... | | | où le Roi Lyre faisait la même chose avec l'épouse d'Uri,.
Vous êtes sure de l'orthographe du nom ? | | | Bonjour, Oui, tout à fait sure de l'orthographe. Pas complètement de l'instrument concerné en revanche. Il parait qu'il ressemblait à cela :
Catherine | | | Bonjour, Oui, tout à fait sure de l'orthographe. Pas complètement de l'instrument concerné en revanche. Il parait qu'il ressemblait à cela :
Catherine
J'ai cru que vous parliez du roi Lear. Au temps pour moi. | | | Pas exactement les mêmes cieux... Mais si on y songe... un vieux roi veut partager son royaume entre ses 3 filles mais pour cela elles doivent l'aduler avec beaucoup beaucoup d'ostentation... un écho, ténu, est possible | | | Pas exactement les mêmes cieux... Mais si on y songe... un vieux roi veut partager son royaume entre ses 3 filles mais pour cela elles doivent l'aduler avec beaucoup beaucoup d'ostentation... un écho, ténu, est possible 
Je n'avais pas compris la relation entre le Roi David et sa Lyre et l'autre Roi Lear. Le concept de Roi Lyre m'était inconnu. Et cela vient d'où cette similitude ? Un historien connu ? | | | Et cela vient d'où cette similitude ?
Du jeu.
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