Lanzarote, une île volcanique exposant les œuvres architectoniques de César Manrique. Alanay · 8 mai 2012 à 14:06 · 67 photos 26 messages · 7 participants · 9 725 affichages | | | | 8 mai 2012 à 14:06 · Modifié le 13 mai 2012 à 22:38 Lanzarote, une île volcanique exposant les œuvres architectoniques de César Manrique. Message 1 de 26 · Page 1 de 2 · 8 209 affichages · Partager De grands espaces propices à la randonnée, du beau temps assuré et du dépaysement sans aller à l’autre bout de notre planète, tels étaient nos desiratas pour cette semaine d’avril 2012.
La lecture d’un article évoquant « un développement touristique fondé sur le respect de la nature, la limitation du nombre de visiteurs et la mise en valeur des ressources locales » ou encore « la démonstration grandeur nature qu'il est possible de concilier tourisme, écologie et projet artistique » retient notre attention. (httplemonde.fr/voyage/article/2011/12/01/l-ile-canarienne-de-lanzarote-reve-d-un-artiste-visionnaire_1607960_3546.html#xtor=EPR-32280433-[NL_voyage]-20111202)
Les récits de Marie, Pierre, Jean-Fi ont fini par nous convaincre... et nous inspirer. Merci à eux !
Lanzarote, l’île des Canaries classée dans son intégralité Réserve de biosphère par l'Unesco, sera donc notre destination printanière.
En moins de 48h, l’organisation fut bouclée :
Lanzarote, l’île la plus septentrionale des Canaries, à 140 km des côtes marocaines et à plus de 1 000 km de l’ Espagne, d’une superficie de 845 km2 (8 fois celle de Paris) est couverte de plus de 300 cratères. Son paysage revêt un aspect rude et lunaire. La végétation est rare, quelques vallées accueillent des villages entourés de palmiers. Lanzarote est surtout une île minérale. Ici, point de champs agricoles, place à la lave qui recouvre plus du tiers de la superficie de l’île. Parfois, comme au Parc National de Timanfaya, ce sont des coulées de lave pétrifiées, ailleurs ce sont des plages volcaniques noires, plus loin ce sont des roches rouges - brunes,...
Si les 300 cratères sont l’une des caractéristiques de Lanzarote, César Manrique en est indéniablement l’artiste visionnaire qui sut convaincre dès 1966 les autorités locales du développement de l’île "Nous ne devons copier personne. C'est nous que l'on viendra copier, une fois que nous aurons révélé la personnalité de notre île !".
Durant toute la semaine, le temps sera assez, voire très venteux. Le ciel sera plus ou moins couvert, la température ne semblera jamais très élevée, mais le soleil nous brûlera tout de même et dès le premier soir, il faudra recourir à la crème après soleil pour calmer les ardeurs du soleil.
Samedi 14 avril 2012
17h45, (18h45 heure française), l’avion se pose sur le tarmac d’ Arrecife, après 4h20 de vol. Nous voici arrivés à Lanzarote. Le voyage est somme toute assez long car à ces heures s’ajoutent les 5h30 du trajet en voiture de Paris à l’aéroport de Francfort Hahn (485 km), ancien aéroport militaire à 180 km à l’est de Francfort et dédié quasi uniquement aux vols Ryanair.
En moins de 3/4 heure, nous récupérons nos bagages et prenons possession de notre 4x4, un Pathfinder rouge rutilant qui nous permettra de sillonner routes et chemins de l’île.
Notre gîte, la Casa Cora, est situé dans les hauteurs de La Asomada, à un petit quart d’heure de l’aéroport. Perdus en route, Heidi viendra à notre rencontre et nous accueille très chaleureusement. La semaine s’annonce calme, les gites voisins ne sont pas loués.
La Finca La Asomada est entourée d’un très joli jardin, dessiné et entretenu par Heidi. On s’y promène comme dans un labyrinthe, les coins succèdent aux recoins, les cactus se mêlent à d’autres plantes grasses, de nombreux fauteuils invitent au repos.
Dimanche 15 avril
Le ciel est assez dégagé. Nous nous rendons au marché de Téguise qui s’avère être un marché dédié aux seuls touristes : babioles et souvenirs en tout genre, hot dogs, saucisses allemandes,... aucun stand de fruits et légumes. Nous pensions naïvement qu’en dehors de la haute saison, ce serait plus varié, le tour est vite abrégé.
Téguise, ancienne capitale de l’île jusqu’en 1852, regroupe des maisons traditionnelles ou des habitations beaucoup plus récentes. Toutes ont en commun, les murs blancs, les petites ouvertures et des portes et fenêtres peintes en vert ou en bleu.
Route au nord-est pour Guatiza, gros village entouré de cultures de figuiers. Sur les feuilles de ceux-ci, est élevé un insecte parasite appelé Cochenille dont, après un processus soigneux de manufacture, est extrait un intense colorant carmin, très apprécié dans l’industrie alimentaire et cosmétique. Cette culture est néanmoins en déclin à cause de la concurrence du marché des colorants synthétiques industriels.
Nous serons surtout très surpris par le calme régnant dans ce village. On rencontre peu de monde, on ne voit aucun enfant jouant dehors, on n’entend aucun bruit, de nombreux volets sont fermés : maisons de touristes ou habitudes locales ?
Tout proche de Guatiza, le jardin de Cactus, où nous passerons près de 2 heures.
La visite peut y être beaucoup plus brève, les touristes-caristes la font au pas de charge. Pour nous, ce fut un plaisir de déambuler sur les sinueux sentiers de pierre et les volées de marche. On prend son temps, on s’étonne des formes étranges, des couleurs, on est comme « zen-ifiés » par la permanence des lignes courbes, les formes convexes et concaves.
Ce jardin de cactus, inauguré en 1990 est la dernière œuvre spatiale de César Manrique. A l’origine, il s’agit d’une carrière laissée à l’abandon puis transformée en dépotoir. Manrique acquiert le terrain, fait restaurer le moulin traditionnel et y plante un jardin, tel une œuvre d’art. Dans cet amphithéatre, les murs sont formés par des terrasses qui descendent du terrain, en gradins. La collection de cactus y est impressionnante : plus de 7 200 exemplaires de 1 100 espèces différentes, originaires des Canaries, du Maroc mais aussi de régions plus lointaines ( Mexique, Pérou, Chili, USA, Kenya, Tanzanie, Madagascar).
Nous poursuivons vers le Nord et faisons halte à la Playa Garita au sud d’Arrieta pour y pique niquer. L’endroit est calme, seuls 2 ou 3 surfeurs essaient de passer les premières vagues. On peine à imaginer qu’il puisse y avoir foule en été.
Nous rejoignons, à l’intérieur des terres, le village d’Haria situé au milieu d’une vallée plantée de palmiers. On raconte qu’au 17ème et 18ème siècles, chaque naissance donnait lieu à la plantation d’un ou de deux palmiers (fille ou garçon).
Même impression qu’à Guatiza : grand calme dans ce gros bourg. Ce n’est d’ailleurs pas pour nous déplaire.
Nous nous promenons sur les hauteurs d’Haria. Cette randonnée en boucle de 2 heures environ, sans grand dénivellé, nous fait traverser d’anciennes cultures étagées. La plupart semblent à l’abandon, certaines paraissent entretenues mais la terre y est noire, on n’y voit aucune pousse. On croise pourtant quelques jardiniers / agriculteurs. Rapidement, la piste s’amenuise, devient sentier puis rétrécit encore. En l’absence de végétation, il est facile de s’orienter et c’est par un « chemin » dans la roche que nous rejoignons la falaise d’El Risco qui s’étend longitudinalement sur 22 km depuis l’extrémité nord de l’île, jusqu’aux alentours de Teguise. La vue est plongeante tant sur l’île Graciosa au nord.
que sur les plages plus au sud.
Nous longeons un large mur visant probablement à protéger la vallée des rafales de vent
et rejoignons sur le versant opposé une piste qui redescent tranquillement vers Haria, sur les pentes de la Montana Ganada.
Le sentier sinue à travers la broussaille et quelques plantes dont on ne sait pas très bien si elles sont sauvages ou non.
A notre retour, le village d’Haria est toujours aussi calme...
Après une bonne glace, sur la jolie Plaza Leon y Castillo, nous reprenons la LZ 10, qui offre de très beaux points de vue sur la vallée de Tabayesco et au loin l’Atlantique.
Petit arrêt à la Casa Museo del Campesino (musée du paysan).
Là, au centre géographique de l’île (nous sommes près de San Bartolomé sur la LZ 30 au sud de Mozaga), où trois zones de terrains différenciés se rejoignent (les champs de lave, la terre fertile de la Geria et les sablières de la vallée), César Manrique a édifié le Monument de la Fécondité et y a adjoint la Maison Musée du Paysan.
Le Monument de la Fécondité, tout de blanc, se détache sur l’horizon. Cette sculpture géante (15 m de haut) est réalisée à partir d’anciens containers d’eau, de voiliers et de divers objets peints et assemblés entre eux. Elle fût réalisée en 1968. Image attachée: Photo postée par le membre Alanay. | | | À: Alanay · 8 mai 2012 à 14:24 Re: Lanzarote, une île volcanique exposant les œuvres architectoniques de César Manrique. Message 2 de 26 · Page 1 de 2 · 8 167 affichages · Partager Super, un nouveau carnet sur Lanzarote... Et moi qui n'ai toujous pas commencé le mien.
Voilà un début bien prometteur, qui met l'eau à la bouche.
Dommage qu'une seule photo s'affiche.
Bon courage pour la suite. | | | À: Bluequark · 8 mai 2012 à 14:59 Re: Lanzarote, une île volcanique exposant les œuvres architectoniques de César Manrique. Message 3 de 26 · Page 1 de 2 · 8 135 affichages · Partager Bonjour Bluequark
Merci pour ces encouragements. Oui, c'est un premier carnet... j'en ai d'autres en attente mais jamais achevés. Pour les photos, erreur de manipulation, je m'y remets.... mais je m'accorde d'abord une pause pour lire tes dernières pages sur le Laos. C'est vraiment un beau voyage que vous avez fait.
A bientôt la suite.
Armelle | | | À: Alanay · 8 mai 2012 à 18:24 Re: Lanzarote, une île volcanique exposant les œuvres architectoniques de César Manrique. Message 4 de 26 · Page 1 de 2 · 8 072 affichages · Partager Bonjour Armelle,
Un bien beau récit m' évoquant personnellement bien des souvenirs...  Vivement la suite, que je ne manquerai pas de dévorer également ! Merci d' avoir partagé.
Amicalement. Jean-Fi. | | | À: Alanay · 8 mai 2012 à 18:30 Re: Lanzarote, une île volcanique exposant les œuvres architectoniques de César Manrique. Message 5 de 26 · Page 1 de 2 · 8 060 affichages · Partager Ça y est, il y a les photos. Bien agréable à lire et à regarder.
Cela me rappelle des bons souvenirs (pas si lointains  ).
Comme vous, nous nous étions inspirés des carnets de Marie et de Pierre. | | | À: Alanay · 8 mai 2012 à 18:42 Re: Lanzarote, une île volcanique exposant les œuvres architectoniques de César Manrique. Message 6 de 26 · Page 1 de 2 · 8 057 affichages · Partager Lundi 16 avril
Le temps est plutôt nuageux, le ciel se dégagera dans la journée pour se couvrir à nouveau. Le vent est fort. Aujourd’hui, nous explorerons plutôt le sud de l’île. Nous commençons par la Playa Quemada, sur la côte est, à une dizaine de kilomètres de la Finca La Asomada. Nous emmenons les maillots de bain mais l’eau est encore trop froide pour s’y baigner. Il s’agit d’une plage de sable noir volcanique bordée de restaurants de fruits de mer. Hormis ces établissements, une demi dizaine, tout au plus, il n’y a aucun commerce. A cette saison et à cette heure assez matinale, nous n’y croiserons personne. Nous apercevons quelques bateaux qui voguent près des viviers. Les quelques maisons sont comme ailleurs basses et blanches.
Nous reprenons la route pour Femès, petite bourgade située plus à l’ouest dans un col entre deux massifs volcaniques et surplombant la plaine du Rubicon, tout au sud. La route (LZ 702) est belle ; elle monte et tourne entre les pâturages des chèvres et des vallées plus luxuriantes. Ici, point de coulée de lave, mais des massifs aux couleurs ocres, brunes.
Puis, dans la descente vers la côte Sud de l’île, on aperçoit de loin la station de Playa Blanca et toutes ses plages. Plus on s’en approche, plus on voudrait s’en éloigner... Ici, tout sent la frénésie immobilière touristique : des hôtels, des clubs, des cottages, tous pareils, tous voisins... pour beaucoup inachevés ou déjà en décrépitude. Nous n’irons pas sur la côte ; le temps ne s’y prête pas, la foule touristique même peu dense ne nous attire pas. A la platitude des murs uniformes, nous préférerons le sentier de la Montana Roja.
197 mètres de dénivelé, c’est peu, mais situé sur la plaine désertique du Rubicon, ce volcan en constitue la plus haute proéminence. Le sentier est bien marqué, la promenade doit être assez populaire, nous y croisons du monde sans qu’il n’y ait foule pour autant. En moins d’une heure, on monte sur la crète, on en fait le tour puis l’on descend dans le cratère pour en remonter au coté opposé.
Portant bien son nom de Montana Roja, les pierres sont rouges, orangées. La caldera est couverte, tant dans sa base que sur ses flancs, de noms et prénoms formés à l’aide de pierres blanches qui se détachent sur ce sol rouge. Nous ne manquerons pas à cette tradition ; il est vrai qu’avec seulement 4 lettres, notre nom s’écrit bien vite...
Du haut du volcan, on mesure bien les désastres d’un développement touristique intense et inachevé. De nombreux terrains ont été aménagés, des voies d’accès sont tracées, bitumées, mais ne mènent à rien.
De retour dans la plaine, nous parcourerons quelques pistes plus sauvages sur la côte ouest en remontant légèrement vers le nord. Le 4x4 est indispensable. Il n’y a pas vraiment de plages, la côte est accidentée, les vagues sont assez fortes.
Petite pause auprès de l’Atlante del Sol hôtel, totalement abandonné et probablement squatté. Symboles dérisoires et emblématiques de la folie immobilière, ces cubes de béton dans un endroit, certes spectaculaire mais aussi isolé, font face à une mer qui doit probablement se déchaîner par gros temps.
Nous remontons toujours un peu plus au nord pour rejoindre les Salines de Janubio qui constituent les plus grands marais salants des îles Canaries. Construites au début du XX ème siècle, elles sont toujours en activité gràce à l’appui de l’Union européenne au titre d’attraction touristique... C’est dire que l’on n’y verra pas d’engins motorisés ou automatisés. Au contraire, les rigoles sont encore en état et l’on a plaisir à s’y promener.
L’eau est ainsi retenue pour évaporation dans des bassins peu profonds qui forment un joli éventail de couleurs variant très certainement en fonction du temps et du moment de la journée.
Avec ce ciel couvert, nous ne capterons pas les couleurs extrêmes de rose. Néanmoins, la gamme des blancs, gris et bleutées est de toute beauté. Ces couleurs se détachent du bleu de la mer et du noir qui couvre la longue plage adjacente. Nous nous promettons de revenir pour un coucher de soleil ou par grand ciel bleu pour bénéficier de ces couleurs peu naturelles. L’occasion ne nous sera malheureusement pas donnée.
Route toujours vers le centre nord de l’île, le long de la LZ 56 se trouve la Montana Cuervo qui est le but de notre dernière promenade de la journée.
Surnommé « le joyau de la couronne », ce volcan est réellement de toute beauté. Son environnement à lui seul est impressionnant ; à la différence de la Montana Roja qui s’érige au milieu d’une plaine désertique, la Montana Cuervo, comme beaucoup d’autres est située dans le champ de lave qui recouvre environ un tiers de la surface de l’île et qui constitue pour une bonne partie le Parc National des Montagnes de Feu de Timanfaya. Très vite, l’isolement est complet. Nous ne croiserons que deux couples. La promenade commence par un chemin qui serpente sur cette mer de lave rigidifiée. Les « vagues » ont des formes courbes et ondulantes ; les couleurs sombres ne sont jamais sinistres.
Un sentier commence à faire le tour du volcan à sa base puis permet de rentrer dans le cratère par un pan qui s’est effondré. Le dénivellé est minime (une vingtaine de mètres). Ici, les pentes sont abruptes, les couleurs sont violacées. Les vulcanologues doivent certainement s’émerveiller des conditions d’explosion de ce cone. Nous apprécierons tout autant les géraniums sauvages qui avec leur rose soutenu rendent l’endroit surnaturel.
Un joli labyrinthe de forme circulaire formé avec quelques pierres ajoute à l’inatendu et à la surprise du lieu.
C’est vraiment de toute beauté. A nous couper le souffle... d’autant que nous sommes à l’abri du vent !
Nous reprenons notre marche, sur les hauteurs, pour poursuivre le tour du cône. Nous sommes fouettés par le vent. La vue est lointaine.
Une très belle promenade. Il est 17h, nous retournons tranquillement dans notre « sweet home » à la Finca La Asomada.
En début de soirée, nous allons à Arrecife pour dîner au restaurant situé dans le Castillo de San José au dessous du MIAC, Musée International d’Art Contemporain. Ce musée situé dans une ancienne forteresse militaire, face à la mer, a été créé à l’initiative de César Manrique qui a dirigé les travaux de restauration et de transformation de ce castillo qui était à l’état de ruine. En raison de l’heure tardive, il nous est demandé de faire le tour en moins d’un quart d’heure. Dix minutes nous suffiront... Sont exposées des peintures contemporaines qui ne retiennent pas notre regard.
Dans la base du bâtiment circulaire, donc sous le musée, se trouve le restaurant. Aménagé par Manrique, il est remarquable. On y descend par un escalier épuré.
L’espace paraît infini. Le recours au bois clair, à la pierre et à la peinture blanche contribuent à créer une ambiance calme, sereine. D’immenses baies vitrées couvrent toute une façade semi circulaire. Paradoxalement, l’ambiance est très feutrée. La vue sur le port qui s’illumine ajoute au coté féerique. Les serveurs portant des nœuds papillons participent au coté chic du lieu. Réputé pour ses 4 fourchettes, le restaurant propose une carte variée dans laquelle chacun de nous trouvera son bonheur. Nous goûterons un vin blanc semi sec d’El Grifo, l’une des principales exploitations viticoles de l’île. Au dessert, crêpes Suzette et bananes flambées sont préparées sous nos yeux et bien arrosées. En fin de repas, il nous est offert un cocktail coloré,... sans alcool, ouf ! Gastronomie inventive, cadre imaginatif, service soigné,... voilà un excellent moment qui restera en mémoire. | | | À: J2p · 8 mai 2012 à 18:50 Re: Lanzarote, une île volcanique exposant les œuvres architectoniques de César Manrique. Message 7 de 26 · Page 1 de 2 · 8 050 affichages · Partager Bonjour Jean-Fi,
Merci pour ta lecture,... la suite arrive, doucement... l'introduction de photos est vraiment très longue. Je n'ai probablement pas encore la bonne méthode.
m' évoquant personnellement bien des souvenirs... 
tu ne crois pas si bien dire... j'avais noté dans ma wish-list, la destination de Lanzarote, ton retour a contribué à la décision  
A bientôt Armelle | | | À: Alanay · 8 mai 2012 à 19:36 Re: Lanzarote, une île volcanique exposant les œuvres architectoniques de César Manrique. Message 8 de 26 · Page 1 de 2 · 8 042 affichages · Partager Ah oui Armelle, pour un premier carnet, bravo, il faudra continuer. Le verbe est bien agréable à lire, et les photos super!!!!!! | | | À: Alanay · 8 mai 2012 à 22:44 Re: Lanzarote, une île volcanique exposant les œuvres architectoniques de César Manrique. Message 9 de 26 · Page 1 de 2 · 8 024 affichages · Partager l'introduction de photos est vraiment très longue.
A qui le dis-tu!   | | | À: Alanay · 10 mai 2012 à 22:43 · Modifié le 10 mai 2012 à 23:54 Re: Lanzarote, une île volcanique exposant les œuvres architectoniques de César Manrique. Message 10 de 26 · Page 1 de 2 · 7 983 affichages · Partager Mardi 17 avril
Aujourd’hui, cap au Nord. Au programme, randonnée pour descendre la falaise d’El Risco (et la remonter au retour...) et visite de 3 sites majeurs aménagés par César Manrique ou par son ami, Jesus Soto: le Mirador del Rio, la Cueva de Los Verdes et les Jameos del Agua.
Nous empruntons la LZ 30 qui traverse les vignobles de la Geria. Nous ne nous lassons pas de voir ces petits murets semi circulaires, faits de pierres posées les unes sur les autres, sans aucun ciment, qui protègent du vent les ceps de vigne ou les cactus.
Peu avant Teguise, nous verrons plusieurs agents de l’équipement balayer la route. Et, oui, ils balaient la route. On en verra également plus loin et l’on réalise alors pourquoi le réseau routier nous a semblé en si bon état : pas de sable, ni de gravillons volcaniques sur les routes, alors même que le vent les soulève parfois.
Après Téguise, nous poursuivons sur la LZ 10, l’un des grands axes qui monte jusqu’à Haria. Puis, nous empruntons une route beaucoup moins passante et ensuite un très joli chemin rural carrossable bordé de murets de pierre du village de Yé au Mirador del Rio.
Le Mirador del Rio est situé à 475 m d’altitude sur le sommet du Risco de Famara, falaise qui s’étend longitudinalement sur 22 km depuis l’extrémité nord de l’île, (dont le Mirador del Rio est très proche) jusqu’aux alentours de Téguise.
Grande chance, il n’y a pas foule. Aucun bus de touristes, seules quelques familles déambulent tranquillement. Le Mirador del Rio est une création de César Manrique. Il incarne son projet enthousiaste d’intégrer l’art et la nature. Les travaux ont été terminés en 1973. Le bâtiment, pourtant de taille importante, est à peine visible de l’extérieur. Sa structure est dissimulée sous une épaisse peau de pierre. Ce camouflage rend l’ensemble mimétique à son environnement.
On accède rapidement à la pièce principale, grand espace peint de blanc, légèrement vouté, avec deux vastes fenêtres en verre qui forment les yeux du Mirador.
Ces deux ouvertures vitrées sont concaves horizontalement et légèrement obliques verticalement. La pièce est ainsi innondée de lumière, la vue sur l’île de La Graciosa est extraordinaire, la communication entre l’intérieur et l’extérieur est indicible. L’un des balcons extérieurs est suspendu sur l’abîme. Le garde-fou réalisé en fer et en bois donne à cet espace l’aspect de la proue d’un bateau.
Après ces doux moments contemplatifs, nous nous rendons un peu plus près du village de Yé pour faire une très belle randonnée le long de la falaise d’El Risco jusqu’à d’anciennes salines.
Très vite le chemin se fait sentier et du haut de la falaise, nous apercevons le tracé tout en virage qui nous conduira 440 mètres plus bas au niveau de la mer. C’est ensuite au milieu des cailloux et dans une végétation assez riche que nous marchons pour aller au pied du Mirador.
Les salines ne sont plus exploitées mais les murets qui cernent les bassins d’évaporation sont toujours présents.
La remontée se ferra assez facilement grâce au vent qui nous rafraîchit.
Il s’agit d’une très belle randonnée de 3 heures environ.
Par les petites routes, à travers le champ de lave de la Corona, dont l’éruption daterait de 3 000 à 5 000 ans, nous rejoignons Orzola, petit port au nord de l’île d’où partent les bateaux pour l’île de La Graciosa. Le vent souffle fort. L’air est chargé d’embruns.
Nous reprenons la route LZ1 qui longe la côte nord-est et qui se déroule tel un ruban d’asphalte posé sur la mer de lave à quelques pas de la mer bleue. Nous apercevons de temps à autre quelques plages, mais la côte est essentiellement faite de rochers ou de scories volcaniques.
La Cueva de los Verdes est la partie visitable d’un tunnel volcanique de plus de 6 km qui va du cône volcanique jusqu’à la mer et se poursuit sous l’eau sur plus d’un kilomètre et demi (le tunnel de l’Atlantide). Le tunnel s’est produit suite au refroidissement et à la solidification de la partie supérieure d’une coulée de lave en contact avec l’air alors que le magma fondu continue à couler à l’intérieur. L’éboulement partiel de la voûte forme une structure dénommée « Jameo ». Le tunnel en compte 21 sur toute sa longueur. C’est le second plus long tunnel volcanique au monde après celui de Kazamura à Hawaï.
Inauguré en 1964, le parcours respecte l’espace intérieur. L’artiste de Lanzarote et ami de César Manrique, Jesus Soto, a introduit une sonorisation d’ambiance qui valorise les qualités accoustiques du site et a installé un éclairage mettant en valeur les reliefs et les textures. Ces installations sont très respectueuses de l’environnement naturel. Avec un guide, nous parcourons environ 1 km de galeries superposées avec des interconnexions verticales entre elles. L’intérieur du tunnel va jusqu’à cinquante mètres de haut avec des largeurs qui frisent les quinze mètres. La gamme de couleurs qui ornent les voûtes et les parois est particulièrement riche. Les couleurs rougeâtres sont dues à l’oxydation du contenu en fer des basaltes. Les multiples tonalités ocres proviennent des reflets de la lumière sur les efflorescences salines produites par les filtrations de l’eau depuis la surface. Nous sommes ébahis par une telle richesse chromatique.
Quelques mètre plus loin, également à l’intérieur du tunnel volcanique produit par l’éruption du Corona, se trouve Les Jameos del Agua qui doivent leur nom à l’existence d’un lac intérieur et qui sont au nombre de trois. Ces Jameos ont été aménagés par César Manrique et inaugurés en 1966 mais complétement finalisés en 1977.
Ici, à nouveau, toute l’ingéniosité de César Manrique nous enthousiasme. L’harmonie entre la nature et la création artistique est stupéfiante. Des escaliers en colimaçon construits en bois et pierres volcaniques, une végétation abondante, un décor épuré nous mènent à un lac naturel d’eau claire et transparente où vivent plusieurs espèces endémiques parmi lesquelles les crabes aveugles. Ce spécimen rare et unique au monde est ainsi le symbole des Jameos del Agua.
Un peu plus loin, nous accèdons au second Jameo, jardin exubérant et exotique où fleurit une végétation surprenante de palmiers, de cactus, de crotons et de figuiers qui entourent une piscine blanches aux formes serpentines et aux eaux d’un bleu intense d’aquarelle.
Au delà, un grand auditorium a été aménagé à l’intérieur d’une grotte volcanique. Il est le lieu de soirées musicales estivales. | | | À: Alanay · 11 mai 2012 à 21:43 · Modifié le 23 mai 2012 à 23:28 Re: Lanzarote, une île volcanique exposant les œuvres architectoniques de César Manrique. Message 11 de 26 · Page 1 de 2 · 7 775 affichages · Partager Mercredi 18 avril
Coté météo, le vent ne faiblit pas, le ciel est brumeux mais le soleil toujours présent. Aujourd’hui, nous restons dans le centre de l’île : journée volcans.
Nous quittons notre gite par une très belle piste traversant quelques vignobles et rejoignant la route de La Géria. Quel soin, quel travail pour protéger ainsi chaque cep. Ces formes arrondies, ces pierres angulaires sont très agréables à l’oeil et forment de beaux dessins géométriques.
La route LZ 67 qui longe le Parc National de Timanfaya est bordée de part et d’autre des coulées grises de lave. La route est droite puis épouse les formes des coulées. Au sud du village de Mancha Blanca, nous prenons une route étroite bordée de petits murets direction le nord ouest, puis une piste (4x4 indispensable) qui traverse le Parc National des Volcans et nous mènera au nord de la Caldera Blanca (rando N° 35).
A quelques mètres de sa grande voisine, la Montana Caldereta exhibe ses couleurs brunes et rouges. Beaucoup moins haute (326 m contre 461 m pour la Blanca), et surtout beaucoup moins large de diamètre, elle n’en est pas moins plaisante. On accède de suite à l’ouverture vers son cratère.
Ces deux volcans, qui tant sur leurs flancs que dans leur cratères sont assez uniformes sont séparés par une plage de lave tortueuse, faite de gros blocs de pierreux, très noirs. On s’y repère néanmoins facilement gràce aux cairns. Ensuite, sans difficultés majeures, et par un petit sentier on grimpe très vite en haut de la Caldera Blanca par le bord le plus affaissé du cratère.
L’enjeu consiste maintenant à faire le tour circulaire du cratère. La vue de toute part est très belle et porte loin... et le vent qu’aucun élèment naturel ne peut ici freiner, souffle de plus en plus fort.
Au point le plus haut du cratère, un vaste cairn permet de s’abriter un peu de la force d’Eole. Nous y pique niquerons avec face à nous les vastes étendues du Parc National de Timanfaya et à nos pieds un curieux assemblage de pierres s’inspirant des murets viticoles : quel est donc cet animal ?
Nous poursuivons notre ronde puis quittons le cratère pour descendre sur le flanc nord du volcan. Là, le vent est beaucoup moins fort, quelques plantes sauvages colorient joliment le sentier pierreux.
Retour par la même piste, puis route vers le village côtier de Tenesar : 1 chien, 2 chats, 2 voitures, une petite vingtaine de maisonnettes... et de fortes vagues. Quel isolement !
Le soleil se fait plus présent, nous filons au Parc National de Timanfaya. Que va donner le tour en bus (14 km), souvent décrié ? Le prochain part dans moins de 10 minutes,... allons y !
La fragilité de l’environnement et la volonté de préserver l’éco système a conduit à la création, sous la direction de César Manrique et de Jésus Soto, de cette Route des Volcans de 14 km, inaugurée en 1970 que seuls les bus peuvent emprunter.
Contre toute attente, nous avons bien aimé ce tour. Suivant les conseils d’Heidi, notre hôte, nous nous sommes placés à droite (c’est à dire sur le coté gauche en montant dans le bus par l’avant), car il est vrai que les sites sont plutôt sur le coté externe du circuit. La lumière était douce, les points de vue sont inhabituels au sens où certains ne sont pas visibles (à notre humble connaissance) ailleurs, les commentaires en français sont assez pédagogiques (les chauffeurs ont tous un CD dans chaque langue, il faut par contre veiller à le demander car leur préférence va à l’espagnol, l’anglais et l’allemand).
Les éruptions spectaculaires de 1730 à 1736 comptent parmi les plus importantes dans l’histoire du volcanisme mondial pour la quantité de lave déversée et pour la durée. Quand la terre se calma finalement le 16 avril 1736, un tiers de l’île était couvert de lave et 12 villages avaient été détruits. Le Parc de Timanfaya, déclaré Parc National en 1974, occupe les 51 km2 où se sont succédées les éruptions les plus importantes. Aujourd’hui, la zone entière est submergée par un profond silence impressionnant. La dernière éruption volcanique date de 1824.
La journée est déjà bien avancée, l’heure de l’apéritif approche... la visite d’une Bodega s’impose ! Le long de la route LZ 30, elles sont une demie douzaine à proposer leurs vins de malvoisie. Ce cépage d’origine méditéranéenne est parfaitement adapté aux contraintes locales. Les ceps sont plantés assez profondèment dans des creux circulaires tels de petits cratères faits de poudre de lave.
Les racines tirent profit du sol volcanique qui stocke le peu d’eau de pluie (pour mémoire, la pluviométrie est d’environ 150 mm par an, soit 4 fois moins qu’à Paris). Les réserves étant néanmoins limitées, les plants sont espacés (300 à 900 à l’hectare). Ils sont surtout protégés des vents désséchants par les murets empilant les pierres. La production est nécéssairement entièrement manuelle, nul tracteur ni « enjambeur » n’est utilisé pour les divers travaux ou pour les vendanges.
C’est El Grifo qui avec son logo de Griffon stylisé et dessiné par... César Manrique a retenu notre attention.
Outre la dégustation, il est proposé la visite d’un petit musée aménagé en partie dans d’anciennes caves. Là sont entreposés de nombreuses presses, en miniature ou de taille réelle, des pompes, des tonneaux en bois, des pressoirs, des alambics.
Jeudi 19 avril
Qui dit Lanzarote, pense volcans, œuvre de Manrique,... mais Lanzarote est aussi l’un des 22 sites mondiaux qui acceuille le fameux triathlon de l’Ironman. Parcourir 3,86 km à la nage, 180 km en vélo (avec un total de 2 551 m de montées) et 42,2 km de marathon en moins de 17h, tel est le challenge des 1.800 participants attendus le 19 mai 2012.
Sur l’île, il n’est donc pas rare de croiser des cyclistes, seuls ou en groupe. Parfois même, il suffit d’un court arrêt à un point de vue pour être aussitôt rattrapé et doublé. Il nous fallait donc dédier une journée à la petite reine.... En route pour Puerto del Carmen où nous louerons des VTT : plutôt que de relever le défi de la vitesse, nous ambitionnons de soulever la poussière des chemins.
Puerto del Carmen, principale station balnéaire de Lanzarote, au sud d’ Arrecife s’étend telle une tentacule le long de la Playa Blanca. Certes, il n’y a pas d’immeubles, mais un dédale de rues où s’alignent les villas, hôtels et résidences. On ne dénombre plus les « German würst », « English spoken clinics » et autres établissements qui sont prêts à accueillir les visiteurs. La principale artère de la ville est l’Avenida de la Playas qui s’étend sur plus de 4km et qui, bordée de boutiques et restaurants, longe la plage.
Equipés, casqués, plein d’entrain... nous commençons notre circuit qui doit nous mener à Puerto Calero, port de plaisance un peu plus au sud, puis à Yaiza, El Golfo, Les Salines, puis retour... 50 km au total. Les coups de pédale s’enchaînent, les changements de vitesse se font de plus en plus fréquents, après la montée, on rejoint la route, plus plate qui nous mène à Puerto Calero, première étape !
Puerto Calero est à l’opposé de sa grande voisine, Puerto del Carmen : port de plaisance agréable et paisible qui retient une population sûrement plus aisée. Peu de temps pour flâner, nous repartons par une route toute droite au bout de laquelle nous tournerons à gauche pour longer par une piste la LZ2 jusqu’à Yaiza.
La route est droite, déserte, aucune habitation ne la borde, à droite comme à gauche, ce ne sont que terrains vagues. La route est aussi ascendante, 200 mètres de dénivellé,... on se muscle les mollets.... La route droite, déserte et ascendante est un couloir à vent,...on souffle, on s’essouffle...
Ouf, on arrive à l’embranchement du chemin. On reprend son souffle, on se retourne, on se félicite du chemin parcouru...et on s’interroge sur la suite !... D’un commun accord, (vite trouvé !) nous décidons de réduire nos ambitions et d’explorer les chemins plus caillouteux pour rejoindre l’horizontalité de la côte.
Par des chemins de terre, nous resdescendons vers Puerto del Carmen et rejoignons la piste cyclable qui va jusqu’à Arrecife. Playa de los Pocillos, Punta Lima, Playa Montanosa, Playa de Guasimeta, Playa Honda, Playa Reducto... les plages se suivent mais ne ressemblent pas toujours. Retour par le même parcours qui est somme toute assez plaisant, en vélo.
Après l’effort,... le réconfort ! Ce soir, restaurant à El Golfo. Et, puisqu’un plaisir ne se savoure pas seul, nous nous offrons la piste de La Géria. Peu avant le soleil couchant, c’est de toute beauté.
El Golfo est un ancien village de pêcheurs sur la côte sud est de l’île où se sont installés plusieurs restaurants de fruits de mer. C’est au Costa Azul, un peu isolé en hauteur de la plage, que nous mangerons une bonne daurade grillée au four. Nous nous installons en terrasse. Il fait bon et le soleil rougit à l’horizon. | | | À: Alanay · 12 mai 2012 à 8:27 Re: Lanzarote, une île volcanique exposant les œuvres architectoniques de César Manrique. Message 12 de 26 · Page 1 de 2 · 7 746 affichages · Partager Très belle visite de Lanzarote, vivement la suite! | | | À: Alanay · 23 mai 2012 à 22:27 · Modifié le 23 mai 2012 à 23:01 Re: Lanzarote, une île volcanique exposant les œuvres architectoniques de César Manrique. Message 13 de 26 · Page 1 de 2 · 7 685 affichages · Partager La suite arrive... doucement !
Vendredi 20 avril
Le ciel est toujours couvert mais la température reste agréable. Aujourd’hui, nous visitons une partie du sud ouest de l’île. Route donc vers El Golfo à travers les vignes de La Geria ; on ne s’en lasse pas.
En chemin, nous nous arrêtons à Yaiza, joli village de maisons blanchies à la chaux. Certaines arborent des balcons de bois ouvragés. Nous faisons une petite ballade sur les hauteurs du village.
Nous y voyons de belles plantes grasses, dont nous ignorons le nom.
Peu avant El Golfo, le Charco de los Clicos. Il s’agit d’un cratère initialement circulaire et partiellement rempli d’eau de couleur verte qui serait due aux algues marines qui ne se développent qu’à cet endroit.
Un des cotés du cratère a été érodé par la mer qui continue certainement son œuvre d’érosion. Une plage de sable volcanique noire cottoie ainsi la caldeira.
Le manque de soleil atténue très certainement les couleurs ce jour là... et a probablement incité de nombreux touristes à faire la tournée des sites faciles d’accès. Seul bénéfice, nous ne risquons pas de nous perdre !
Le village d’El Golfo reste encore bien calme en ce début de matinée. Les restaurateurs interpelleront probablement les promeneurs un peu plus tard.
Route ensuite vers le sud par la LZ 102 qui longe la côte pour un deuxième arrêt : les deux grottes marines de Los Hervideros (traduisez : « les sources bouillonnantes ») creusées dans la lave et dans lesquelles la mer s’engouffre. La marée est déjà assez haute, le vent plutôt faible, la houle limitée...nous n’assisterons pas à des mouvements d’eau démesurés. Néanmoins, l’arrêt se justifie. Le site est aménagé de sorte que l’on puisse parcourir l’endroit sans danger et même surplomber par une ouverture naturelle, les flots mouvementés.
Nous longeons ensuite les Salines de Janubio ; la lumière n’est malheureusement toujours pas au rendez vous. Nous poursuivons vers Femés, appelé également Balcon de Femès, en raison de sa situation topographique : le village est haut perché et offre une vue plongeante sur la côte sud.
Pique nique, café, encouragements auprès des cyclistes qui avancent avec une facilité parfois déconcertante malgré le dénivellé... nous apprécions surtout le calme après les bains de foule du matin.
Une petite randonnées pour l’après midi ? Les avis sont partagés, certains opteront pour un retour à la Finca, d’autres parcoureront le sentier qui relie Plaza de Femès à Playa Quemada où les premiers viendront les rechercher.
Il s’agit d’une promenade facile, toute en descente, sur un sentier bien balisé qui commence à flanc de coteau du Pico Redondo, et s’élargit rapidement quelques mètres plus bas dans le Barranco (la ravine) de la Higuera étonnament fleuri de plants sauvages de Nicotine.
ou coloré par des figuiers.
Le site est protégé (Parc Naturel Los Ajaches), nous n’y croiserons personne, aucune habitation n’y est implantée, y subsiste néanmoins des ruines de batiments ou de murets. Cette vallée isolée et étroite est le lieu de passage de fils électriques à haute tension qui seuls donnent un aspect humain aux lieux.
Facilement, nous rejoignons le plateau surplombant la côte que nous longerons pour arriver à Playa Quemada.
Images attachées: Photo postée par le membre Alanay. Photo postée par le membre Alanay. | | | À: Alanay · 23 mai 2012 à 23:12 Re: Lanzarote, une île volcanique exposant les œuvres architectoniques de César Manrique. Message 14 de 26 · Page 1 de 2 · 7 669 affichages · Partager Samedi 21 avril
Dernier jour sur l’île. Nous traînons à la Finca ; c’est vrai que l’on y est bien, loin de tout bruit avec vue sur la mer et à l’horizon, l’île de Fuerteventura.
En fin de matinée, nous nous rendons à la Fondation César Manrique située entre Téguise et Arrecife, près de Tahiche.
Cette fondation officiellement inaugurée en 1992, par César Manrique est son ancienne maison et ses dépendances. Elle est bâtie sur un terrain de 30 000 m2 qui se trouve sur un fleuve de lave figé datant des éruptions qui eurent lieu entre 1730 et 1736. La bâtiment tire profit de cinq grandes bulles de lave et comporte 2 étages. La surface habitable est de 1 800 m2, à laquelle se rajoutent 1 200 m2 de terrasses et de jardins.
Nous tombons sous le charme de cet endroit. Il y a peu de visiteurs et nous pouvons donc déambuler à notre guise, dans le calme et sans bousculade.
Le ciel est toujours couvert et pourtant il fait bon. Un dernier pique nique sur la plage ? Décision unanime pour retourner à la Playa Garita, au sud d’Arrieta où nous nous étions arretés le dimanche midi. Presqu’une semaine déjà ! Le temps est passé très vite.
16h, il faut repartir, laver la voiture, enregistrer les bagages, monter à bord. 18h 25, l’avion décolle. Il atterrira à 23h20 à Francfort Hahn. Il y pleut... Notre séjour canarien s’achève. | | | À: Alanay · 24 mai 2012 à 21:57 Re: Lanzarote, une île volcanique exposant les œuvres architectoniques de César Manrique. Message 15 de 26 · Page 1 de 2 · 7 646 affichages · Partager Bonsoir,
Ah cela se termine déjà. Dommage.
C'est marrant de lire les impressions des uns et des autres sur cette destination quasi absente du forum avant le carnet de Marie !!!! | | | À: Bluequark · 24 mai 2012 à 22:26 Re: Lanzarote, une île volcanique exposant les œuvres architectoniques de César Manrique. Message 16 de 26 · Page 1 de 2 · 7 613 affichages · Partager Bonsoir Bluequark,
Ah cela se termine déjà
oui, déjà.... enfin, il m'a tout de même fallu plus de 2 semaines pour raconter un périple d'une seule semaine  ,
lire les impressions des uns et des autres
C'est vrai que Lanzarote nous a bien plu : la géologie très marquée et l'absence de panneaux publicitaires contribuent au dépaysement. En une semaine, nous nous sommes bien ressourcés. Une destination facile qui souffre peut être de la concurrence de ses îles voisines. Tant mieux si mon récit contribue un peu à inciter d'autres VF à visiter Lanzarote.
A bientôt sur d'autres destinations | | | À: Alanay · 24 mai 2012 à 22:59 Re: Lanzarote, une île volcanique exposant les œuvres architectoniques de César Manrique. Message 17 de 26 · Page 1 de 2 · 7 610 affichages · Partager Re,
En réalité les carnets de Marie et Pierre ont fait beaucoup d'émules : nous y sommes aussi allés pendant les vacances de février dernier, en nous en inspirant largement.
Je vois que finalement vous n'êtes pas allés ax "piscines naturelles". | | | À: Bluequark · 25 mai 2012 à 0:25 Re: Lanzarote, une île volcanique exposant les œuvres architectoniques de César Manrique. Message 18 de 26 · Page 1 de 2 · 7 596 affichages · Partager bravo à Armelle pour le carnet... en "complément", les fameuses piscines naturelles... debut avril également ! - pas mal, mais bon pas non plus à tomber par terre ! (et certains avaient évoqué des températures quasi tropicales...30°C... nous, on s'est abstenus pour la baignade...!)
| | | À: Alanay · 25 mai 2012 à 3:45 Re: Lanzarote, une île volcanique exposant les œuvres architectoniques de César Manrique. Message 19 de 26 · Page 1 de 2 · 7 590 affichages · Partager Bonjour,
Merci Armelle pour cette très agréable balade m' évoquant bien des souvenirs personnels !
Amicalement. Jean-Fi. | | | À: Alanay · 25 mai 2012 à 7:26 Re: Lanzarote, une île volcanique exposant les œuvres architectoniques de César Manrique. Message 20 de 26 · Page 1 de 2 · 7 587 affichages · Partager Bien belle balade à Lanzarote à tes côtés 
Sylvie | Carnets similaires sur les îles Canaries: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 2 240 visiteurs en ligne depuis une heure! |