Autrefois, j'avais un e-Trex qui vivait un bon 28 heures avant de tomber et se nourrissait de batteries AA. Je l'avais payé une fortune, mais côté énergie, c'était génial. On me l'a piqué en...
Roumanie, désolé pour le cliché. J'ai fait sans ensuite jusqu'en
Allemagne, où j'ai mis la main pour 70€ sur un modèle un peu hybride — City Nav 2010 inclus ! — qui a une durée de vie de 4h (et une batterie interne

). Je suis donc forcé de transporter un re-chargeur qui fonctionne avec des piles AA. Ça marche à merveille. Faut juste pas que la batterie interne ne rende l'âme sous la pluie intense dans un champ dénué de tout abri, comme c'est arrivé quelques fois.
Je n'avais pas cet appareil au début. Une fois en
Vendée, j'ai pris une route qui allait dans le bon sens (le sud) et j'ai roulé en souriant pendant 25 km pour me rendre compte que je m'étais engagé dans une péninsule coupée de tout. C'est au bout de la route que j'ai découvert ma gaffe. Il faisait presque noir. Je n'avais absolument rien à manger, plus d'eau à boire, j'étais à court de lingettes et les batteries de ma lampe et de mon cellulaire étaient à plat. J'ai monté ma tente dans le ronces et je me suis souhaité, tout collant et puant : « bonne nuit maudit crétin ». Le mois suivant j'avais mon GPS.
De nos jours, je prépare bien ma route et souvent, la machine est planquée loin dans la sacoche de guidon (je ne suis pas maniaque des tracés et des statistiques). Lorsque j'entre dans un bled qui semble compliqué ou que je ne sais vraiment plus où je suis par rapport à la carte ou à mon plan, je sors la bête. Ma copine et moi l'avons presque embrassé avec la bouche l'été dernier alors qu'il nous a sorti de Langon dans le pont entre Canal de la Garonne et Mios-Bazas. Il était tard, y avait du routier stressé et du père-de-famille bourré de pastis. Après une semaine de cathédrale verte, c'est un vrai choc. Bref. Il nous a pris la main et hop ! 45 minutes plus tard, nous étions en forêt.
Bons voyages, toutes et tous !
É.