Chefrancis · 1 novembre 2018 à 0:22 · 35 photos 14 messages · 4 participants · 1 770 affichages | | | | 1 novembre 2018 à 0:22 Message 1 de 14 · 1 770 affichages · Partager Pour sortir de PAP, demander de vous conduire au Portail Léogane en moto taxi, environ 125G/150G depuis Delmas 83, puis les tarifs des minibus sont tarifés donc pas de négociation. La route est belle, mais faite votre prière car on se croirait dans Mariocart. A partir de carrefour Dufort, on commence la montagne, cela monte pas mal, soyez près d'une fenêtre à gauche car il y a de belles photos à faire. La station de Jacmel est en dehors de la ville, prenez une moto taxi pour aller à la place Toussaint Louverture, vous avez le grand hôtel directement sur place pour 50$us, basique mais central. Nous avons remonté la rue pour aller vers le cimetière, à environ 10mn de marche une rue sur la droite avec une buvette au coin (coin La normande et Alcius Charmant), demander pour madame Nohier. Elle a deux petits apparts à 100 us pour trois nuits ou 50us/nuit. C'est très sécuritaire, calme et propre, bon il y a bien la musique de la buvette, mais comme je vous l'ai déjà dit dans un précédent carnet, les bouchons d'oreilles sont indispensables en Haiti. La ville est sympas, avec son marché de fer, vestige d'un temps colonial, bon spot photos. La promenade sur le bord de mer est correct, j'ai bien aimé le retour des pêcheurs en pm, j'ai moins aimé la dump sur la plage. Il y a aussi un musée/ centre d'exposition des artistes dans un bâtiment pas loin des pêcheurs. La ville vaut son coup d’œil, le mieux est de se balader en faisant les rues du centre, pas beaucoup de voitures et de belles maisons d'un autre temps avec des scènes de rue qui valent les photos. Attention, pas facile de trouver de la bouffe de rue le soir, mangez avant la nuit, il y a bien des restos mais c'est cher. Ne manquer surtout pas le Bassin bleu, 500G en moto taxi par le chemin qui traverse la rivière ou 1000G en faisant le grand tour par le nouveau pont. Vous laisser pas embobiner par les gamins du village, il y a un droit d'entrée, mais ensuite le chemin vous y emmène direct, par contre l’artisanat du village est joli. Prendre un Taptap pour Marigot, demander au gens de vous arrêter Au Surf Haiti guest house, réserver sur le site si vous arrivez en w.e., 50us/nuit, mais vous le regretterez pas, le meilleur rapport qualité prix du coin, un endroit de paradis dans une maison magnifique. Un endroit qui te fait oublier la ville; on peut manger des paninis ou des croques au bar, sinon demandez pour que l'on vous livre une boite repas du resto du village. Le midi on mangeait sur le bord de la route, le bouiboui paye vraiment pas de mine, mais c'est la cantine des locaux. Le peu de plage qui reste est dégueu, des déchets, des déjections et des sargasses qui fermentent, rien pour avoir envie de se mettre en maillot. De toute façon je ne me suis baigné en mer qu'à Port Salut, mais souvent en rivière. Si vous êtes le mardi à Marigot aller au port, c'est le jour du marché et du retour des pirogues de contrebande de la République. Animation garantie et photos géniales, le spectacle durent plusieurs heures non stop. Attention pour aller aux Cayes depuis Jacmel, ne faite pas comme nous, ne vous arrêtez pas au carrefour Duffort en espérant prendre un bus pour Les Cayes. Ils ne s'arrêtent pas, revenir sur PAP y dormir une nuit, puis faire la longue route pour Les Cayes de bonne heure le matin. Suite dans un prochain carnet. Image attachée: | | | Hola hola, Je m’accroche... | | | La route est longue pour Les cayes mieux vaut partir de PAP le matin de bonne heure, les embouteillages jusqu'à Carrefour puis encore du Mario kart jusqu'à carrefour Duffort. Ensuite on monte la montagne moins abrupte que la route de Jacmel par contre il y a plus de villes et de villages. Encore une fois pour prendre de beaux clichés soyez près d'une fenêtre du côté gauche du mini-bus, les scènes de marché sur le bord de la route seront bien éclairées et vous serez du côté de la côte quand vous longerez la mer. Arrivé Aux Cayes nous avons tout de suite pris un autre mini-bus pour Port-Salut, une fois passé le village, demandez qu'on vous arrête à l'hôtel Le reposoir, c'est le début d'une petite route avec une barrière qui longe la plage. Les hôtels et restos y sont installés, j'ai visité tous les hôtels et plus vous allez vers le bout de la plage et moins c'est cher. Le reposoir est à 100$us c'est l'hôtel des expatriés, mais vous avez toutes les commodités wifi inclus, par contre il n'y a plus de plage depuis Mathews. Vu notre budget, nous avons été dans le dernier (Pointe sable Guest house) qui est celui par contre qui à le plus beaux jardin et un petit-dej copieux, le chocolat chaud maison est délicieux et le café très fort. Les chambres sont basiques, comme tous les autres de toute façon, il y a de l'électricité le soir et de l'eau courante pour 40$us on se plaint pas. Port Salut est plein la fin de semaine avec les M'as-tu-vu de la bourgeoisie locale et les expatriés de toutes sortes qui arrivent avec leur gros tout-terrains. J'ai préféré les jours tranquilles de semaine la plage est déserte, le matin les pêcheurs partent de bonnes heures, de belles photos avec une bonne lumière. La plage est propre comparée aux autres visitées, c'est le seul endroit où je me suis baigné dans la mer durant nos trois semaines de voyage. Pour manger, les restos sur la plage cuisinent langoustes et poissons, mais c'est vraiment pas donné. Le midi, sur le bord de la route des cuisinières s’installent et font à manger pour les locaux, c'est aussi bon pour une fraction du prix des restos. Par contre le soir il n'y a rien, il vous faut remonter au village, vers 18 h au carrefour Natccom il y des femmes qui cuisinent des grillades, on y a mangé plusieurs jours un poulet grillé avec salade et riz délicieux, on mange sur le muret de pierre avec les gens de la place. Vu leur regard et leurs remarques il n'y a pas beaucoup de '' Le Blanc'' qui mangent ici. Il y a en face un petit Kiosque où l'on peut siroter sa Prestige en regardant la vie du village. De beaux clichés à faire, j'essaierai de faire un carnet sur la photo en Haiti, c'est vraiment pas évident. Quand vous remontez vers le village depuis la plage, vous verrez sur votre gauche une tour cellulaire, il y a un chemin de terre, suivez le pendant 20 mn environ. Vous verrez sur la gauche un escalier de béton qui descend, en bas se trouve un bassin avec une cascade. Pas aussi belle que Bassin bleu, mais moins touristique que Saute-Mathurine, c'est le rendez-vous des enfants du village. La baignade sous la cascade est super agréable, nous y étions un dimanche matin pendant que tout le monde est à la messe, moment de paix et de fraîcheur bien apprécié. Port-salut est l'endroit le plus touristique que nous ayons visité, mais de toute façon nous n'avons croisé aucun voyageur en trois semaines de séjour dans la péninsule du sud au cours de juillet 2018. Suite dans un prochain carnet. Image attachée: | | | Super ton carnet,
En fait, ça me rappelle des souvernits d’enfance. Ce “le blanc m’a bien fait rire” 😂. Il est vrai qu’il n’y a pas beaucoup d’etrangers qui mangent dans ce qu’on peut appeller : des restaurants populaires, ça n’empeche pas que c’est des fois meilleures.
J’attendrai pour lire la suite😊😊 | | | Après quelques jours à Port-Salut, nous revenons sur Les Cayes (150G), le portail (le nom pour la gare des bus en Haiti) est loin du centre ville, il faut prendre une moto-Taxi pour 50G. Les rares adresses d’hôtels que nous avions au centre ville (sorties du Petit Futé) étaient soient fermés ou en ruine après le passage de Mathiews. Il y a bien de beaux hôtels $$$ sur la route de Gelée, c'est loin du centre et il n'y a que des champs autours, nous avons été au Guy pour y rencontrer des expatriés, il nous a semblé confortable et sûr. Après plusieurs heures de marche pour trouver un hôtel bon marché, nous avons trouvé le Caribbean à 60$US la nuit, pas le grand luxe mais c'est correct, préféré une chambre sur l'arrière du bâtiment car on est en plein centre-ville pas loin du marché. Nous y sommes resté plusieurs jours et nous n’avons pas vus d'autres clients sur les 4 étages que compte l'édifice. Je vous donne un tuyau, il y a des balcons au bout de l'édifice qui sont d'excellents observatoires sur la vie de la rue, j'y a fait de bonnes photos avec un télé-objectif, le toit aussi est accessible pour avoir une vue sur la ville ou pour faire sécher son linge. Le centre ville est beau avec ses maisons à arcades, il y a beaucoup de commerces et d'animation; pas loin de l'hôtel vous verrez un grand bâtiment carré orange, c'est le marché. il y a des petits commerces sur tout le pourtour, j'ai mis deux jours pour voir qu'a certains endroits il y a des passages pour ce rendre au centre de l'édifice. Je vous préviens, il faut prendre son courage à deux mains pour y faire un tour. C'est sombre, étroit et les gens vous lâchent pas du regard, là encore il n'en revenait pas de voir un ''le blanc'' ici. Ça vaut vraiment la visite, j'y suis aller plusieurs fois à différentes heures de la journée sur plusieurs jours, c'est une fois que les gens ne me calculaient plus que j'ai pu prendre des clichés. Ce qui m'a marqué Aux Cayes c'est la saleté de la ville, le centre ville est une décharge avec des fossés remplis d'une eau verdâtre ou noire en fermentation. Si vous allez au port, là c'est pareil la ''plage'' est couverte de fatras, par contre on a une vue sur l’ île à vache et sur les bateaux à voile. Les gens essayent bien de ramasser les détritus de bonne heure le matin, mais la quantité de monde et l'absence de benne à ordure fait qu'en quelques heures cela devient une poubelle à ciel ouvert. Je vous préviens cela peut être choquant pour certaines personnes, évitez la ville si vous n'aimez pas la foule qui vous dévisage et les images fortes. Suite du séjour Aux Cayes dans un prochain carnet. Images attachées: | | | La difficulté Aux Cayes est de s'alimenter dans la rue, le midi c'est possible autour du marché on trouve des cuisinières qui font riz aux haricots avec du poulet en sauce. Par contre le soir, le centre-ville est très clame, les commerces sont fermés et il y a peu de monde. Nous avons erré un bon moment avant de trouver quelque chose à manger. Il faut se rendre au nord de l'hôtel Carribean au coin de rue Général Marion en face de la station Total. En soirée des femmes vendent des plats, nous y avons mangé une salade de spaghettis très copieuses plusieurs fois. Le resto de l'hôtel fait des repas si on les avertis à l'avance, par contre la bière Prestige est étonnamment pas chère au bar. Le jardin en face de la cathédrale est sympas c'est un endroit où il fait bon de s'y arrêter, puis c'est le seul endroit où vous trouverez quelques souvenirs pour touristes. Nous n'avons pas été à l' Île à vache, il y a quelques beaux hôtels et un ou deux endroits pas trop cher pour se loger, par contre y manger bon marché est difficile. Nous n'avions pas le temps, ni le budget pour s'y rendre. Vous pourrez vous connecter à un Wifi à l'Alliance Française en demandant à la secrétaire, c'est le seul endroit où nous avons pu en avoir. D'ailleurs en face, il y a une pharmacie avec un décor figé dans les années 50; j'y ai acheté de l'essence de vanille et de grenadine très parfumées. J'ai trouvé que la ville n'avait rien de vraiment intéressante au point de vue touristique, par contre elle l'ai au point de vue société, le centre est une fourmilière très commerciale où il y a de bons clichés à faire. Si vous arrivez à supporter la saleté, cela vaut le coup. Des Cayes nous voulions aller à Camp Perrin, mais par manque de repères, nous nous sommes retrouvé à Jérémie. Suite dans un prochain carnet. Images attachées: | | | Si vous partez Des Cayes pour Camp Perrin depuis le portail on vous indiquera des Tap-Taps qui feront la route en 1 heure environ pour pas très cher. Mais si vous vouliez continuer ensuite sur Jérémie, vous serez surement obligé de revenir Aux Cayes pour prendre un mini-bus qui eux partent seulement quand ils sont pleins. Pour résumer, Camp Perrin étant sur la route de Jérémie les mini-bus y passent sans s'arrêter et sans prendre de passagers. Le mieux est d'aller jusqu'à Jérémie et en revenant demander au chauffeur de vous arrêter à Camp Perrin. La route en juillet 2018 était asphaltée sur un tiers environ, une belle route construite par les dominicains, mais assez rapidement on passe sur une piste de cailloux où l'on se fait brasser pendant plusieurs heures dans la poussière et la chaleur. La route est tellement mauvaise que bon nombre de véhicules y éclatent des pneus ou cassent des morceaux. Aller à Jérémie se mérite, nous avons mis pas loin de 5 heures pour nous y rendre. Arrivé sur place le cul en compote, déshydraté et couvert de poussière, nous n'avions pas le goût de dormir dans ce que j'appelle un Sordid Hôtel, nous n'avons pas beaucoup de budget, mais de temps en temps vaut mieux investir un peu que de finir dégoutté. Jérémie est construite entre la mer et la montagne, cela grimpe très rapidement. Les petits hôtels ne sont pas nombreux, j'en ai visité deux autour de 80-100$us sans grand luxe (hôtel Le bon temps et La cabane), par acquis de conscience j'ai poussé jusqu'à Place Charmant pour voir. Ma surprise au départ fût de constaté que c'est une Américaine qui dirige l'endroit. Elle me demande de quelle organisation je fais parti, elle fût surprise quand je lui ai répondu que j'était touriste et Backpacker de surcroît, pas de gros budget bla, bla, bla. Nous étions depuis pas loin de deux semaines en Haiti et n'avions pas vu un seul touriste, et faut vraiment le vouloir pour aller jusqu'à Jérémie. Est-ce pour nous plaire ou pour remplir son hôtel...? Bref, elle m'a fait un deal, pour 135$us avec souper et déjeuner nous pouvions occuper la plus belle chambre de l'hôtel. C'était cher pour notre budget, mais nous en avons eu pour notre argent, la chambre était tellement belle et grande que nous avons demandé s'il n'y avait d'erreur quand son adjoint nous a ouvert la porte de la chambre. Nous y avons rencontré un expatrié français et sa femme qui nous ont pas mal expliqué les dessous de la vie en Haiti. La ville a été dévastée, et le mot est faible, par Mathews, mais je pense que la résilience est dans les gènes des haïtiens, la ville ne garde que peu de traces du passage de l'ouragan. Elle est une des plus propres que nous ayons vu, j'ai aimé Jérémie pour ses attraits bien différents, le centre avec ses maisons à colonnades, son marché, son port avec les enfants qui se baignent, sa plage juste à côté recouverte de milliers de coquilles de lambis. Il y a de belles images, et il est plutôt facile d'en prendre sans se faire engueuler. Nous avons même assisté à un match de foot sur la plage à la sortie de la ville où le spectacle était aussi bien sur le terrain que dans le public. A partir du deuxième soir, nous avons déménagé au centre-ville le diocèse loue des chambres pour 40$us payable en gourdes, c'est juste en face de l'alliance française. C'est très basique, mais on peut tout faire à pied. Mais là encore, c'est mangé qui a été le plus dur, les rues se vident le soir, le resto du diocèse cuisine des plats simples avec du poisson ou poulet si on l'ai averti. Nous sommes resté plusieurs jours à Jérémie et j'en aurait bien pris plus si nous avions eu plus de temps, c'est la ville que j'ai le plus aimé a déambuler dans le rues et regarder les gens vivre. Suite dans un prochain carnet direction Camp Perrin. Images attachées: | | | Juste wawwwww!
En passant, Jeremie est la ville des poètes en Haiti. En fait, la plupart des poètes haïtiens sont originaires de cette région. J’ai pour objectif de m’y rendre lors d’un prochain passage en Haïti.
J’admire Votre courage, car il faut vraiment avoir l’audace nécessaire, malgré ce que l’on entend sur Haïti, pour oser s’aventurer aussi loin dans ce pays.
J’ai hâte de lire la suite | | | La suite Big Chef! | | | A Jérémie le portail est assez loin du centre, une moto-taxi vous y conduira pour 50 gourdes. Prévoyez de partir de bonne heure le matin, la route est longue. Si comme nous vous vouliez faire un arrêt à Camp Perrin, vous n'avez d'autre choix que de payer le billet jusqu'aux Cayes et de vous arrêter à la jonction avec la Nationale 7. Suivant les jours, vous n'aurez pas le choix du véhicule pour faire la route, nous avions fait l'aller avec un mini-bus et trouver ça un peu dur. Le retour c'est fait dans un bus scolaire modifié, pour ceux qui vivent en Amérique du nord vous savez très bien ce que je veux dire. Pour les autres, c'est le bus jaune des films américains, qui dans l'échelle de l'inconfortable est juste après le dromadaire, quoique que le dromadaire est silencieux et le bus fait un bruit du diable. De plus il est modifié, pas qu'il a un moteur de corvette, non c'est juste que le propriétaire a fait mettre des grandes planches entre les bancs pour pouvoir gagner quelques places assises. Il faut faire du saute mouton pour regagner sa place, mais la surprise est quand on s'assoie, disons que le rembourrage de la planche n'a pas été aussi soigné que le siège original. Des heures de plaisirs sur une route défoncée dans un bus qui vous brasse sans bon sens tout ça dans le vacarme d'un moteur diesel qui a dû mal à passer en deuxième. Jérémie se mérite à l'aller comme au retour. Après des heures d'attente que le bus se remplisse, nous partons pour Camp Perrin.
Ce n'est pas le lit d'une rivière, mais la route principale pour Jérémie. Suite dans un prochain carnet. Images attachées: | | | Ayant fait 2 sejours de quelques mois chacun, j'ai egalement connu les plaisirs de "l'autobus scolaire"!!!!!! | | | Camp Perrin n'est pas compliqué, il y a la partie haute de la ville sur un plateau traversé par une route faite en bloc de ciment. On y retrouve le collège, des commerces et des hôtels, nous étions au Family villa hôtel. En remontant la route principale, quand vous longerez le grand mur du collège sur votre gauche, il y aura un chemin, prenez le et une centaine de mètres plus loin vous y serez. 40$us pour une double avec un bon petit déjeuner, les chambres sont calmes et propres. C'est un hôtel qui a bonne réputation, préférez les chambres dans le bâtiment principal, elles sont plus ventilées et la terrasse est plus agréable. Par contre sur la route principale, vous trouverez le Kanpinn hôtel, les soirs de fin de semaine ils organisent des concerts et la musique y est très forte. Choisissez cet endroit si vous voulez de l'animation, de la danse et tous les troubles qui vont avec... Le problème avec Camp Perrin c'est que c'est tout en longueur, et que la partie de la ville la plus vivante est loin, il faut descendre du plateau et se diriger vers la rivière. Le bas de la ville est plus animé, si vous avez la chance d'y être un jour de marché vous ne serez pas déçu. Celui-ci est très grand et la foule est nombreuse, j'y ai pris mes plus beaux portraits et scène de rue. On y retrouve les étals de bouffe de rue à côté de la station de moto-taxi, ça paye pas de mine, la salle où l'on mange à l'air glauque et sombre, mais la bouffe est bonne. Nous avons comparé avec le Picca Pollo sur le plateau, et franchement c'est meilleur en bas pour une fraction du prix. Le lit de la rivière est composé de galets blancs, c'est immense et on y retrouve du monde qui utilise l'eau pour faire leur lavage en tous genres. Dans la côte qui sépare les deux parties de la ville, il y a un canal qui détourne l'eau de la rivière. Il sert de bain public au village, les enfants viennent s'y amuser et les grands y faire leur toilette. Il y fait frais et l'endroit vaut qu'on s'y arrête un moment pour profiter du spectacle. Les collines environnantes sont faciles d'accès, il y a de nombreux animaux en pâturage et la ballade de bon matin m'a permis de faire de beaux clichés. Par contre les jours où nous étions là, il y faisait humide avec un brouillard qui avait du mal à se dissiper. Il a fallu deux jours pour sécher notre lessive, vous savez ce climat tropical humide qui vous fait moisir alors que vous êtes encore vivant. Mais le principal intérêt de la ville est les chutes Saute-Mathurine qui se trouve à 30mn de la ville en moto. La route pour s'y rendre est sympas; vous devrez payer un droit d'entrée minime pour descendre aux chutes. L'endroit est beau et bien aménagé, par contre dès le milieux de la matinée les touristes haïtiens débarquent et c'en est fini de la tranquillité. Ils arrivent avec des enceintes de son et la musique commence à jouer à tue tête. J'ai rien contre l'idée, il faut juste être au courant si on préfère avoir le bucolique de l'endroit. Nous y étions vers 8h30 et nous avons pu profiter de l'endroit dans le calme tout en observant les petits vendeurs qui viennent s’installer, de plus à cette heure la lumière est en plein sur les chutes. D'ailleurs méfiez vous, car pendant toute le saison sèche ou en dehors des grosses pluies la rivière est détournée vers la centrale électrique et les chutes ne coulent pas. Nous y étions en juillet et au regard de la végétation qui poussait sur la falaise des chutes, cela faisait un long moment qu'elles n'avaient pas coulées. Dans l'enceinte, il y a un artiste qui expose toutes sortes de produits, cela vaut le coup de jeter un œil car les souvenirs sont durs à trouver dans le coin. Pour quitter Camp Perrin, il faut se rendre dans le bas de la ville en moto, de là partent les tap-taps pour Les Cayes, il faut compter une trentaine de minutes pour rejoindre la ville. En partant de bonne heure le matin, nous avons réussi à prendre un minibus pour PAP et arriver à la capitale au milieux de l'après midi. Il faut dire que nous avions un chauffeur qui avait le pied pas mal lourd, nous avons fait la route en un temps record au péril de notre vie et celle des 19 personnes du minibus. J'ai regretté de ne pas être baptisé et même croyant, car des jours comme celui-ci on a besoin du protection divine... Suite au prochain carnet. Images attachées: | | | Par expérience et aussi par goût, nous préférons visiter les capitales à la fin de nos séjours. Cela permet de s’imprégner d'une culture et d'être moins sur la défensive. Il faut parfois du courage ou de l'inconscience dans certaines capitales ou grandes villes. Surtout dans les endroits pas très fréquentés par les touristes et que le peu d’informations que vous avez ne sont pas très rassurantes. Même après plus de deux semaines en dehors de PAP, la capitale était encore tendue, la situation politique instable et les gens toujours en colère. Il a fallu jongler avec les menaces de grèves générales et les rassemblements de policiers armés dans certains quartiers du centre-ville. La ville est très bien desservie par son réseau de tap-taps, il suffit souvent de lire sur le véhicule ses points de terminus. Bizarrement, les tarifs ne sont pas clairs, des fois tu donnes 50gds ou 100gds qu'il faut aller porter au chauffeur lors de l'arrêt demandé. Là aussi, il faut être attentif, il est préférable de s’asseoir vers la descente, car à l'intérieur on ne voit rien du paysage et cela deviens difficile de se repérer. Cela m'a permis de bonnes photos par la même occasion. Pour se déplacer plus vite ou pour aller dans un endroit plus précis, il y a toujours les motos taxi, mais je ne vous cacherai pas que c’est vraiment dangereux. Faire de la moto dans une ville où le code de la route a été réinventé, avec comme premier article que c'est le plus gros ou le plus riche qui gagne, se déplacer dans cette ville montagneuse est vraiment une expérience en soi. Ajoutez à cela un sac photo sur le ventre et un sac à dos dans le dos et vous verrez que 20mn de ce traitement demandent de la force et un bon karma. La ville est très étendue, le bas de la ville, à part le quartier du palais présidentiel, est très déconseillé. Carrefour, Martissant, La saline et Cité soleil enfin tous les quartiers au bord de mer nous ont été déconseillés pendant cette période, il y avait des coups de feu et des morts par balles régulièrement. Je m'en suis rendu compte quand j'ai voulu aller visiter la rhumerie Barbancour qui se trouve au milieu des champs à la sortie de la ville. Pour y aller depuis Delmas, il faut longer les quartiers coincés entre l'aéroport et la mer. Est-ce que c'est mon instinct ou le nom de Cité soleil, mais j'ai vécu un drôle de moment quand je suis passé sur le boulevard qui traverse ce lieux? La foule est nombreuse, les tas d’ordures en feu et les bâtiments garnis de barbelés, barreaux aux fenêtres et gardes armés ne donnent pas un air rassurant à l’endroit. Assis derrière mon chauffeur de moto, j’essayais de me faire le plus discret possible. Après plusieurs recherches, nous avons trouvé le chemin pour aller à l’usine. Il est juste au coin de l’ancien ministère de l’agriculture, ensuite il suffit de rouler un moment sur la route de terre et on arrive à la rhumerie. Le lieu est gardé par une armée de gros bras avec fusils qui ne sont pas fait pour chasser la tourterelle. La sécurité est stricte, on dépose ses papiers, ensuite on est accompagné jusqu’au bureau des ventes. Je n’ai pas pu visiter la place, même en faisant les yeux doux, ils étaient en rénovation. Il est peut-être prudent de téléphoner avant, ce que j’ai essayé de faire sans résultat. Par contre on peut y acheter du rhum moins cher que dans les boutiques ou à l’aéroport. Le 8 ans d’âge est vraiment bon pour un prix raisonnable. Nous avons été deux fois sur Pétionville, au bout du bld Delmas vous trouverez le grand marché. Un bric à brac de marchandises dans une foule immense. Les marchands ne sont pas achalant, mais il faut accepter de se faire bousculer et on entend ‘’le Blanc’’ souvent accompagné du regard insistant vers mon appareil photo. En descendant l’avenue Panaméricaine, vous remarquerez bon nombre de boutiques où vous trouverez tous ce que vous voudrez. Il y a même une très longue fresque qui a pour intérêt de représenter la vie de la jeunesse locale. N’ayant pas beaucoup d’adresses pour souper, nous avons atterri au Muncheez, oh cruels regrets. Cela coûte une fortune, bien plus cher qu’au Québec, ils ne font plus de plats haïtiens, on doit se rabattre sur des pseudos burgers plus industriel que ça tu meurs. Même la bière coûte deux fois le prix. Si vous voulez rencontrer des expatriés ou la bourgeoisie locale, c’est la place. Pour les souvenirs, le mieux est de descendre vers Les jardins du Mupanah et le palais présidentiel, on y trouve des petites échoppes ou l’art haïtien est bien représenté et pas trop de cochonnerie Made in China. Pour ma part, j’ai plutôt opté pour les supermarchés de Delmas et essayé de ramener un grand éventail de produits locaux. On y trouve des confitures, des blocs pour faire du chocolat chaud, de l’extrait de vanille ou de grenadine et bien sûr plusieurs sortes de café. Question santé, il n’y a pas de problème pour trouver des médicaments de premières nécessités. Les médecins sont nombreux dans toutes les grandes villes et les pharmacies sont approvisionnées par la République Dominicaine qui vendent leurs produits au gros prix bien sûr. Nous avions notre trousse de premiers secours avec les médicaments usuels dans ce genre de voyage. Nous avons fait des heureux en laissant une grande partie de notre stock avant de rentrer. Par contre, pour des problèmes plus graves je vous conseille de sortir du pays au plus vite. En conclusion, je n’ai pas trouvé Port au Prince d’un intérêt extraordinaire, la pollution de l’air est tellement importante que le ciel y est souvent voilé et l’air dans certaines zones de la basse ville est quasiment irrespirable. Je ne dirai pas que j’ai vraiment aimé la capitale, c’est plutôt une base de départ ou un carrefour pour le reste du pays qui à mon avis à bien plus à offrir.
Le clash entre très pauvres et très riches y est aussi plus marqué qu’ailleurs, je suis persuadé que la situation finira mal entre les métis, la bourgeoisie dirigeante et le reste de la population. Le peuple est au désespoir, et une jeunesse nombreuse et sans boulot qui n’a plus confiance en ses dirigeants pourrait choisir la violence pour se construire un avenir. Malheureusement je n’invente rien, les événements depuis juillet 2018 m’incitent à penser que je pourrai avoir raison. Ce sentiment est le fruit que de notre expérience, par contre il est enrichi par des discutions avec des jeunes haïtiens ou des personnes connaissant bien la situation du pays. Je suis content d’avoir été en Haïti, nous avons pu nous rendre compte par nous-même de la réalité de ce peuple résiliant, pas toujours agréable ou souriant, mais qui le serait à leur place. Ce texte est le dernier de notre périple, mais je serai toujours intéressé à échanger avec ceux qui veulent poursuivre la discussion. Images attachées: | | | Nous avons remonté la rue pour aller vers le cimetière, à environ 10mn de marche une rue sur la droite avec une buvette au coin (coin La normande et Alcius Charmant), demander pour madame Nohier. Elle a deux petits apparts à 100 us pour trois nuits ou 50us/nuit. C'est très sécuritaire, calme et propre, bon il y a bien la musique de la buvette, mais comme je vous l'ai déjà dit dans un précédent carnet, les bouchons d'oreilles sont indispensables en Haiti.
Bonjour,
Merci pour le bon plan. Je compte me rendre en Haïti à la fin du mois pour 2 semaines, ce conseil pourrait m'être précieux. Je n'apporte que peu d'importance à l'hébergement, juste un endroit avec un lit propre et de quoi se laver. Les prix sont dissuasifs lorsque l'on voyage seul.
Merci encore. | Discussions similaires sur Haïti: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 17 964 visiteurs en ligne depuis une heure! |