Bonjour
Un des bases du métier d'assureur (les mutuelles complémentaires) est de surfer sur les peurs des gens, en agitant des chiffres mirobolants et des risques, qui, s'ils ne sont pas totalement des mensonges, sont souvent des cas extrêmes, ce qui leur permet de facturer des prestations d'assurance sur des risques faibles (c'est typiquement le genre de produits sur lesquels ils ont de bonnes marges).
Pour ma part, j'ai été hospitalisé en urgence à
Bali dans une belle clinique moderne, j'avais attrapé la dengue. ça m'a coûté 150€ par jour, et je suis resté 3 jours à l'hôpital. A mon retour en
France, j'ai envoyé à la sécu toutes les factures (j'ai vaguement traduit les soins écrits en indonésien et converti les millions de rupiah) et j'ai été remboursé à 65%, puis ma mutuelle a complété tout le reste à 100%. Je précise que je n'avais fait aucune démarche avant mon départ.
D'autre part, pour ce qui est d'une éventuelle avance de frais d'hospitalisation, ne pas oublier que l'assurance carte bleue classique permet une avance d'argent (et non une prise en charge des soins comme on entend souvent parler) jusqu'à 11.000€ pour la part sécu et 11000€ pour la part mutuelle (j'ai sauvagement résumé, il faut lire le détail des brochures selon le type de carte qu'on a)
www.europ-cartes.com/..../Notices/FR_S53...
C'est vrai Denis, les hopitaux pour Indo ne sont pas chers (Rumaji ou moi avons été soignés plusieurs fois gratuitement pour des petits bobos) mais ça convient pour des petits bobos. En cas de pépin, il faut aller dans une "clinique pour riches" et là on arrive vite à plusieurs centaines ou milliers d'euros. Pas de panique pour autant, soit on se garde au chaud un petit pécule pour être son propre assureur (sachant qu'on avance, puis on se fait rembourser au retour), soit on vérifie bien sa couverture carte bleue (et on oublie pas de payer avec), et en dernier recours on souscrit une assurance voyage complémentaire si vraiment on arrive pas à dormir ou si on fait un voyage à risques (voyage sportif notamment, et là encore attention aux conditions de non application des clauses contractuelles selon les sports pratiqués, ils éliminent forcément les activités pour lesquelles ils doivent casser la tirelire!...)