L'umbanda, une modalité métissée du candomblé
Dans les années 1930, le candomblé, considéré comme un culte arriéré, souffrit des persécutions. À la même époque, une modalité « blanchie », l'umbanda, se développa, d'abord à
Rio de Janeiro, puis se diffusa dans tout le pays. Cet amalgame de spiritisme et de candomblé désafricanisé est devenu une religion nationale, symbole du mythe du creuset racial et culturel. Du spiritisme, l'umbanda récupérait la croyance en la réincarnation ainsi que la communication directe avec les « guides » ou esprits qui s'incarnent dans les médiums. Mais, à l'instar du candomblé, il est difficile de parler d'orthodoxie et de systématiser les différentes « lignes » qui fragmentent cette religion. Les esprits qui travaillent dans l'umbanda sont divisés en quatre groupes : les caboclos ou esprits des Indiens, les pretos velhos ou « vieux noirs », esprits des esclaves, les Exus et les enfants. Par la présence incontournable d'Exu, l'umbanda se situe dans la continuité du candomblé dont elle incarne la modalité la plus métissée. Si elle accepte les règles de la classe dominante, elle peut aussi, sous sa forme quimbanda, les défier et les contrer. Nous retrouvons-là toute l'ambiguïté de ces cultes de possession.
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il existe un Centre de Estudes Afro-Orientais (CEA)à l'UFBA de
Salvadoret en faisant une simple recherche sur l'Internet on trouve facilement les liens vers les universités où des secteurs de recherche dans ce domaine sont actifs.
par ex :
www.iea.usp.br/...ntato/contato52.html
www.edusp.com.br/detlivro.asp?ID=39783
peut être que par l'université de
Sao Paulo elle pourrait trouver des aides de recherche.
Quant à trouver des pratiquants de l'Umbanda, oui, pas facile. je n'ai jamais rencontré ces gens, la majorité de mes amis sont spiritistes. Plus facile de rencontrer des adeptes du candomblé à
Salvador que ceux de l'Umbanda à
Rio de Janeiro !
Mais pour l'instant c'est nous deux qui discutons, où est passée notre herisson ?
abraçao jean marc