Mardi 1er septembre, Le Golfe du Morbihan, suite,
Une ornithologue a cru déceler la présence d’un martin pêcheur. Vite tous à l’affut !
Mais, craintif et peureux, il est resté caché et ne s’est pas montré.
La balade continue, nous approchons doucement d'un cimetière à bateau sous le regard méfiant des mareyeurs qui ne nous voient pas arriver d’un bon œil sur leur territoire.
Dans le parc à huitres c’est (enfin !) une aigrette qui toute à sa tâche ne s’effraie pas de notre approche, moteur coupé, et nous laisse l'observer.
Une conférence nous apprendra que les Aigrettes Garzette ont été les grandes victimes de la mode des chapeaux à plumes au XIXème siècle. Ces plumes reflétaient la position sociale des femmes, elles devaient être grandes et hautes. Ce fut une véritable hécatombe pour les oiseaux pendant des décennies jusqu’à ce que les femmes prennent conscience du massacre qu’engendrait cette mode et cessent de porter des plumes et même des oiseaux morts sur leurs chapeaux.
Au retour, les vagues croisées et un plaisancier peu délicat qui ne ralenti pas au milieu des courants nous fait prendre deux grosses vagues qui nous noient et nous trempent. C’est tellement amusant ! Il y a un peu d’eau dans le fond du zodiac....
Ceux là sont plus agréables à croiser, ils sont beaux et inoffensifs.
A l’approche du Jacques Cartier, plus une seule vague, c’est une mer d’huile.
Cette superbe sortie aura duré 3 heures. Au retour après s’être changé, nous sommes ravis de pouvoir nous régaler d’huitres fraîches et de Champagne (encore !), et pour le dessert... une crêpe Suzette.