Je rentre d'une visite du
Sénégal à vélo pendant ce mois de novembre 2016, et je résume ici les principaux points qui pourraient servir à ceux qui envisagent un voyage du même type.
1. Les vents dominants en novembre sont des vents du nord, parfois forts. C'est l'information que donnait les sites météo, et elle s'est avérée vraie. J'ai atterri à
Dakar; j'ai ensuite mis mon vélo sur le toit d'un taxi collectif pour
Saint-Louis du Sénégal, puis
Podor sur le fleuve, d'où j'ai commencé à pédaler vers le sud. A noter : j'ai logé à l'Espace Thialy (httpcauris.sn/
thialy/), avec qui j'ai organisé le transfert du carton avec le vélo à l'aller et au retour, et chez qui j'ai pu laisser le carton pendant le voyage (la sortie de l'aéroport de
Dakar avec un grand carton peut causer pas mal de soucis si on n'est pas attendus et si on ne connaît pas le pays).
2. Il fait chaud à très chaud en novembre. Il est très inconfortable, voire impossible de pédaler entre 11h30 et 15h (j'ai eu 44°C sur le vélo vers 14h dans la région de
Kaolack). La solution de s'arrêter en milieu de journée à l'ombre pour manger et attendre que le soleil baisse n'est pas praticable : il n'y a pas l'équivalent de cafés/restaurants sur le bord de la route dans les villages. J'ai donc fait mes étapes d'une traite. A noter que le
Sénégal est très plat (point le plus haut du voyage : 100 m d'altitude, un peu au sud de
Thiès).
3. Il faut rouler en adoptant une attitude défensive, en particulier autour des grandes villes où le trafic peut être très dense et assez chaotique.
4. De
Podor, je me suis dirigé vers le sud en passant par
Richard Toll, Gnith, Louga, puis
Thiès. De cette dernière ville j'ai emprunté une bretelle sur Sindia, qui permettait d'éviter l'agglomération dakaroise. Le trafic sur la route le long de la
Petite Côte est très dense sur la route qui longe la mer; il devient plus gérable au sud de
M'Bour. Ensuite
Palmarin, puis contourner le Siné-
Saloum (par la seule route possible) vers le nord, en passant par Fimla. La traversée de la
Gambie est faite avec un taxi 7 places en partant de l'idée que le chauffeur gérerait les douaniers des deux côtés, ce qui n'a pas été entièrement le cas (on m'a demandé la facture du vélo en ré-entrant au
Sénégal...). La suite, de
Ziguinchor à
Cap Skirring, a été la plus intéressante du voyage, avec la traversée du Siné-
Saloum. Pour éviter de retraverser la
Gambie, le voyage de retour sur
Dakar est fait avec le ferry
Ziguinchor-
Dakar.
Finalement, et ceci n'engage que moi, en tant que voyageur non accompagné : la visite des villes et des villages ne présente en général qu'un intérêt modeste, y compris
Dakar. Par contre les scènes autour de vie quotidienne autour des villages de pêcheurs peuvent être uniques. Du point de vue de la sécurité, pas de problèmes pendant les trois semaines, mais il faut noter qu'on se retrouve dans une attitude défensive peu agréable en étant abordé continuellement, en particulier dans les villes. Autrement, les Sénégalais qui ne tournent pas autour des touristes ont été accueillants, agréables et prêts à aider. J'ai trouvé des hébergements (de passables à très corrects, suivant les endroits) tout le long du parcours, en cherchant sur internet (le pays est bien couvert par le réseau, et on trouve du wifi un peu partout, même si lent et aléatoire). J'ai eu à utiliser ma propre moustiquaire quelquefois, l'hébergement n'en possédant pas. Je n'ai pas pris d'antipaludéens, mais je me suis par contre consciencieusement badigeonné de répellents à longueur de journée. On trouve de l'eau minérale et des fruits partout.
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