À
Bali, les propriétés à moins de 3 mètres du niveau de la mer sont condamnées à être submergées
En termes de propriétés de rêve, que vouloir de plus qu’une villa sur le bord de la mer avec l’odeur saline et le bruit des vagues envoûtant ? Prenez garde ! la réalité climatique "prospective" est beaucoup moins rose.
Le cinquième rapport du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC) demeure alarmant concernant la hausse du niveau des mers. Toutes les petites îles et propriétés de moins de trois mètres au-dessus du niveau de la mer sont hélas "condamnées" à être "submergées" dans les décennies qui viennent par suite du réchauffement climatique mondial qui gonflera le niveau des océans et intensifiera les tempêtes maritimes avec la fureur décuplée des vagues déferlantes. (1)
Peter Christoff, professeur et environnementaliste à l’université de
Melbourne, explique dans son ouvrage intitulé : « Four Degrees of Global Warming –
Australia in a Hot World » que 3 mètres au-dessus du niveau de la mer est l’hauteur minimale sécuritaire pour 1) un quelconque développement immobilier et 2) l’évaluation financière de la valeur actualisée (d’ici 2100) de tous les terrains situés le long des littoraux maritimes.
M. Christoff mentionne également que : « (...) l'
Indonésie, avec une population de 240 millions d’habitants et un territoire réparti sur 17 000 îles, est particulièrement vulnérable. Actuellement, 1,1 % de la population de l'
Indonésie vit dans les zones côtières basses d'un mètre et 6,4% dans la zone de trois mètres sujettes à des inondations côtières dans un monde avec une augmentation moyenne de quatre degrés. Cela impliquerait le déplacement potentiel jusqu'à 15 millions de personnes. » (1) (Traduction libre)
À noter que le déplacement de 15 million sur 240 million, cela correspond à 6,25 %, autrement dit, six personnes actuelles sur cent qui devront un jour, d'ici quelques décennies, quitter leur lieu actuel de résidence pour cause d'inondation.
Deux conséquences financières "dramatiques" en découlent
1) D’une part, il est scientifiquement prouvé que le « RISQUE » d’inondation d’un quelconque terrain en bordure de l’océan va fluctuer (dans les années à venir) selon le critère du "trois mètres au-dessus du niveau de la mer" => à la baisse pour les plus élevés, et à la hausse pour les moins de 3 mètres.
2) Les frais d’assurance-inondation pour les propriétés de moins de trois mètres au-dessus du niveau de la mer vont "gonfler" (tout comme les océans sous l'effet de la chaleur accrue) au point de devenir inabordable ou même, à la limite, disparaître du marché des entreprises privées d'assurance parce que trop onéreux pour la grande majorité des proprios ordinaires.
L’une des conséquences mathématico-financières de cette hausse « QUASI-CERTAINE » du niveau de la mer sera que la « VALEUR ACTUALISÉE » des terrains en bord de mer partout dans le monde, et en
Indonésie, sera une augmentation pour tous et chacun des terrains se situant à plus de trois mètres du niveau de la mer et, inversement, une baisse des « VALEUR ACTUALISÉES » des terrains à moins de 3 mètres.
Intan Goyana & L'équipe
Bali Radar
(1) Jean-Paul Fritz, Antarctique : on sait maintenant que la fonte des glaces est bien irréversible, Le Nouvel Observateur,
tempsreel.nouvelobs.com/...en-irreversible.html
(2) Peter Christoff, October 9, 2013, Four Degrees of Global Warming:
Australia in a Hot World, Routledge, page 192
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