Lucbertrand · 3 janvier 2019 à 12:08 · 88 photos 25 messages · 6 participants · 1 911 affichages | | | | 3 janvier 2019 à 12:08 · Modifié le 23 jan. 2019 à 14:50 Ruta 40 de San Antonio de los Cobres à Londres à vélo 600 km Message 1 de 25 · Page 1 de 2 · 1 629 affichages · Partager 11 octobre 35 km 921 m de dénivelé de San Antonio à 10 km de l’Abra del Acay
Nous venons de passer deux jours dans cette petite ville, afin que Jean-Paul se remette de sa chute. Le médecin avait préconisé 48 heures de repos minimum. Ses plaies sont en bonne voie, aucune infection ne s’est déclarée. Il faut dire qu’il a été bien soigné. Cependant ses lèvres très tuméfiées le font souffrir. En tout cas nous devons une fière chandelle à la police argentine qui nous a sortis d’un mauvais pas.
San Antonio de los Cobres
Notre hostal
Donc après ces deux jours de pause, où nous avons bien mangé, presque de l’embourgeoisement, nous reprenons la route. André et moi avons aussi apprécié cet interlude, car les dix premiers jours ont été rudes, et l’accident de Jean-Paul nous a aussi secoués. Nous avons bien conscience que nous ne sommes pas passés très loin d’une grosse catastrophe.
Dans un premier temps la route est goudronnée sur 12 kilomètres. Tout semble aller pour le mieux, même si nous sommes partis tard pour une étape qui promet d’être dure. En effet, nous nous dirigeons vers l’Abra del Acay, 4895 m, le col routier le plus haut d’ Amérique du Sud.
L’embranchement de la piste en direction de l’Abra del Acay est atteint. Nous nous y engageons. Elle n’est pas très roulante, gravier et sable sont une vraie gêne. Alors Jean-Paul après seulement quelques centaines de mètres, ne se sent plus de rouler dans ces conditions, car il n’a pas analysé les raisons de sa chute. Alors il nous annonce qu’il renonce. Cette décision je la ressens comme un coup de massue. Moment très douloureux, alors que nous avons préparé ce voyage depuis 8 mois, cela me paraît inconcevable de perdre l’un de nous trois en route, après moins de deux semaines.
Jean-Paul part
Mais la réalité est là, et il faut bien l’accepter. Quand le moral déserte et que psychologiquement on est atteint, il n’y a d’autre alternative que l’abandon. Moment déchirant, très difficile, doit-on laisser notre camarade rejoindre la route et rentrer seul à Salta distant de 140 km ? Il nous incite à reprendre notre route, et nous rassure sur sa capacité à rejoindre Salta. C’est un vieux baroudeur, qui a beaucoup roulé seul. Moment très difficile, nous nous embrassons et je pleure. Il retourne à la route asphaltée et nous le regardons la rejoindre. Il va faire du stop et une demi-heure après un pick-up va le conduire directement à Salta où il sera rapatrié en France grâce à son assurance.
Nous nous retrouvons à deux, ne pas se poser trop de questions, replonger au plus vite dans l’action. Pas facile, mais que faire d’autre ? La séparation au cours d’un grand voyage, c’est la première fois que j’y suis confronté. Nous sommes venus chercher l’aventure, et quand elle prend des directions inattendues et douloureuses il faut s’y plier, et surmonter au plus vite sa peine.
André est le compagnon idéal, calme et rassurant, alliant une très bonne forme physique à un moral à toutes épreuves, cela m’aide dans ce moment douloureux. J’ai pu le constater au cours des 10 jours précédents. Mon esprit est vite accaparé par cette piste qui va nous conduire à près de 5000 m.
Une ligne droite semble se perdre à l’infini, piste de sable et de gravier. Nous avons de la difficulté à imaginer par où va se faufiler l’itinéraire au milieu de ces immenses pans de montagne qui nous dominent. Les Andes, alors que j’y ai déjà effectué deux longs séjours à vélo, je reste toujours surpris par le gigantisme de ces coins loin de tout. Mais je reste soucieux en pensant à Jean-Paul. Nous saurons que tout s’est bien passé dans trois jours, lorsque nous aurons accès au dieu wifi.
Dans ces moments de déchirure, on réalise ce que représentent les compagnons de voyage dans ces entreprises un peu engagées. Cette envie commune de se dépasser qui nous a décidés à partir ensemble, nous a unis plus qu’on ne le pense, d’où cette douleur au moment de la séparation.
Et puis un léger vague à l’âme me fait regarder ces immensités désertes battues par le vent comme tristes et hostiles. Je me demande alors ce qui me pousse à me mettre dans cet inconfort à partir vers un col, que de toutes façons je n’atteindrai pas avant la nuit. Dès à présent je ne peux m’empêcher de penser au prochain bivouac, qui dans le meilleur des cas ne sera pas confortable.
Un cimetière au milieu de ces montagnes désolées, lieu de paix par excellence. Nous y faisons une halte. Profitons de la vie, il est temps de se remettre en route et de nous habituer à notre nouvelle configuration à deux au lieu de trois.
Après une dizaine de kilomètres, une épingle à cheveux, et là va commencer une longue séance de poussage qui va se terminer le lendemain à midi. Quelques voitures et motos passent. Vers les 16h nous décidons de nous arrêter pour bivouaquer. L’altitude est de 4500 m. Nous choisissons probablement le seul endroit acceptable pour planter les tentes sur toute cette longue montée.
Notre installation dérange un joli troupeau de vigognes qui était établi un peu en dessous dans un lieu marécageux, étonnant pour une zone désertique. Mais il faut dire que de hauts sommets nous dominent, et qu’à certaines périodes de l’année les précipitations sont importantes. Donc, il existe probablement de vastes poches d’eau s, ce qui permet d’entretenir ces ruisseaux, qui s’étalent sur des replats.
Nous sommes assez bien installés, le lieu est magnifique et austère. Le vent souffle modérément. Nous nous préparons rapidement une platée de semoule cuisson une minute et disparaissons chacun dans notre tente pour 12 heures.
Pour ma part la nuit ne sera pas très bonne, j’ai un peu froid, mon duvet aurait-il perdu ses qualités ? Il faut dire que je l’ai depuis une dizaine d’années. Pourtant je m’enfile dans un sac à viande, puis dans le duvet et par-dessus le tout un sur-sac.
Dans la nuit lorsque le vent se sera arrêté très tard, nous entendrons quelques animaux aux cris étranges, sans doute des oiseaux. | | | Annonce · Sponsorisé | | | À: Lucbertrand · 4 janvier 2019 à 23:03 · Modifié le 23 jan. 2019 à 15:00 Re: Ruta 40 de San Antonio de los Cobres à Londres à vélo 600 km Message 2 de 25 · Page 1 de 2 · 1 551 affichages · Partager 12 octobre 39 km 591 m de dénivelé arrêt à Salladios
Après une nuit froide, mais sur un sol assez plat, ce qui n’avait pas été évident à trouver, il est temps de plier les affaires. Il est 7 heures. Comme toujours dans ces régions il est nécessaire de démarrer tôt, pour profiter des heures matinales sans vent. Pour le moment nous sommes relativement épargnés. Ces préparatifs du matin par des températures négatives ne sont jamais très agréables. Cela nous fait nous activer encore plus, le mouvement générant de la chaleur. Mais l’agitation déclenche vite l’essoufflement, nous sommes à 4500 m.
Après un petit-déjeuner spartiate nous démarrons à 8h30. Le soleil vient juste de nous toucher, cela fait un bien fou. Il nous faut pousser les vélos à deux sur 300 m afin de remonter à la piste. A peine y avons-nous fait quelques dizaines de mètres, qu’un camion s’arrête et le conducteur nous demande si nous voulons monter. Nous déclinons l’offre en remerciant chaleureusement. Si nous avions cédé à la tentation nous l’aurions regretté toute notre vie.
Cela me fait penser à Brigitte, qui est à quelques jours de vélo derrière nous. Je l’ai connue grâce à VF, et je devrais la voir le WE du 19 et 20 janvier au festival CCI. Elle fait partie de cette « bande d’illuminés » que j’appelle « les folles et les fous de l’ Atacama ». Pour en faire partie, il faut tout simplement avoir traversé le Sud Lipez à vélo. Donc pour en revenir à Brigitte elle vient juste de traverser le Sud Lipez à vélo en solitaire pour la seconde fois. Et je me suis étonné de savoir pourquoi une deuxième fois, en effet après la première tous se promettent de ne pas y revenir. D’ailleurs, elle est peut-être le seul être humain à avoir réédité l’expérience. Sa réponse à ma question a été lumineuse, la première fois dans un passage difficile elle avait accepté de monter dans un pick-up qui lui avait proposé de franchir la difficulté. Pour cela elle est revenue. Chapeau !
Cela avait failli m’arriver le long de la laguna Colorada au cœur du Sud Lipez, sur une piste épouvantable, ligne droite de 16 km, je crois me souvenir. J’allais craquer à la proposition d'un chauffeur de 4X4, et la jeune femme au moral plus que d’acier avec laquelle je traversais l’ Atacama, m’a demandé, presque en s’excusant « ça ne te gêne pas si moi je continue à vélo ? ». Pour moi ce fut l’électrochoc. Il n’était plus question que j’accepte de monter dans ce véhicule, et voilà comment grâce à Flora j’ai sauvé l’honneur.
Flora dans le Sud Lipez
Bivouac dans le Sud Lipez à près de 5000m Donc, voilà nous nous lançons dans une longue séance de poussage des vélos de 3h30 jusqu’à ce fameux Abra del Acay, qui est le plus haut col routier d’ Amérique du Sud à 4895 mètres. Au fur et à mesure que nous montons le décor s’élargit et nous voyons à plus d’une centaine de kilomètres. En particulier, en face de nous à une cinquantaine de kilomètres le volcan Tuzgle, que nous venons de gravir, dresse sa pyramide, ornée sur le côté gauche de plusieurs coulées de lave noire.
Ces séances de poussage contrairement à ce que l’on pourrait penser ne sont pas d’horribles calvaires, même si bien évidemment physiquement c’est difficile de pousser nos lourdes montures de longues heures. Mais nous vivons une très belle expérience. Nos corps se sont adaptés aux conditions climatiques, chaud, froid, brûlures du soleil d’altitude, brutalité du vent. Et puis, comment décrire cette joie interne, alors que dans ces immensités nous avons la certitude que nous surmonterons l’obstacle, même si nous devons y passer plusieurs jours supplémentaires. L’idée de s’affranchir de la tyrannie de la montre est l’une des clefs de la passion de ces voyages dans la lenteur.
Nous sommes si conditionnés par la loi des rendez-vous à ne pas louper. Quand je lis des comptes-rendus de voyage du genre 3 semaines, avec plusieurs milliers de kilomètres et trois ou quatre transferts en avion, je me trouve très bien dans mon col où il va me falloir deux jours pour triompher d’une montée de 40 kilomètres, qui ne m’autorisera pratiquement pas à monter sur mon vélo. Cela me fait aussi penser à une belle formule dans le dernier livre du général Pierre de Villiers « Qu’est-ce qu’un chef ?». En Afghanistan il discutait avec un chef local qui lui a dit : Vous avez des montres et nous nous avons le temps.
Midi au sommet, il y a une troupe de motards et deux voitures. Le vent souffle en tempête. Nous ne nous éternisons pas. Quelques photos pour immortaliser le lieu, et surprise la passagère de l’une des voitures sans doute surprise et impressionnée de voir des vélos lourdement chargés en ce lieu improbable, vient nous « taper » à chacun la bise. Que c’est bon, cela me rappelle s’il en était besoin, que j’ai une épouse et qu’elle me manque beaucoup, mais voilà je pars. L’un de mes bons camarades, baroudeur devant l’éternel, avec un air désabusé dit souvent « on part toujours avec une multitude de bonnes raisons de rester chez soi ».
Une longue descente nous plonge dans un extraordinaire monde minéral. De ce côté du col la route est beaucoup plus vertigineuse. Les bourrasques de vent parfois nous bousculent, attention au ravin. On a tendance à raser la paroi. Il fait froid sur les premiers kilomètres, puis la chaleur prend le dessus. Nous traversons bon nombre de ruisseaux qui s’étalent sur la route. Mes sacoches avant ayant beaucoup souffert, d’avoir frotté contre des pierres du chemin sont trouées. L’eau va y pénétrer et je constaterai qu’elle aura occasionné de la casse dans mon matériel électrique.
En milieu d’après-midi nous arrivons au minuscule village de Salladios, balayé par un vent furieux. Je demande au seul homme que nous voyons, s’il est possible d’avoir un lieu à l’abri du vent pour la nuit. Juste à côté il nous ouvre une belle pièce vide de 70 mètres carrés et nous permet de nous y installer. C’est le nirvana. Vers les 16h dans ces pays de vent en furie, on a toujours l’appréhension de devoir dormir dehors. Et voilà comment par une rencontre improbable la nuit va être fort agréable. De plus sur le pas de la porte il y a un robinet et de l’eau à profusion. Je n’échangerais pas mon hangar du bout du monde contre un hôtel 5 étoiles. Surtout que les étoiles avec la nuit qui va venir, j’en aurai des milliers et des très grosses.
Notre homme va partir et nous allons rester seuls, en quelque sorte les gardiens de nuit du village déserté. C’est le miracle permanent du voyage à vélo.
Le toit qui nous a généreusement été prêté | | | Salut Luc,
Suite du voyage à 2.... beaucoup d'émotions partagées..... la vérité à l'état brute... la souffrance, quel voyage intérieur tu nous fait pénétrer!! Oser avouer ses larmes, en voyage... que c'est beau, que c'est grand!!! J'espère que ton ami jean-Paul n'est pas resté sur cette renonciation et qu'il remontera en selle bientôt. En tout cas, je partage ton point de vue, vous êtes des fous du vélo, des fous.....tout fous!!
Le col del abra del acay...Des photos splendides d'un endroit irréel...
Nous y sommes passés il y a 2 ans et je revois avec plaisir ce paysage qui m'avait enchantée et évidemment nous avions fait la photo près du panneau et la-bas, il y avait même un renard qui m'avait pris en affection. Je fais partie de ces gens qui font ce chemin en 4x4, c'est certainement plus rapide et plus facile, mais ça permet quand même de profiter du paysage. On y a aussi parfois des crevaisons et c'est encore une autre histoire. Nous avons eu 3 crevaisons en moins de 24 h, changer un pneu de 4x4 à cette altitude... c'est essoufflant!! C'est bigrement gros ces machins là, et c'est lourd!! Et la problématique de trouver un sol plat dans ce genre d'endroit pour changer le pneu est la même que pour pouvoir y planter la tente.
Quant aux hotels 5 étoiles... euh, dans le coin il n'y en a pas. Mais dans le ciel..... 
Imagine que sur cette piste tortueuse et étroite nous avons dû croiser un autre véhicule. Ce fût sportif!!! 
Je continue de te suivre et de ne pas t'envier!!! | | | 13 octobre Salladios la Poma 19 km 110 m de dénivelé
La longue nuit a été confortable, nos tentes ayant été montées dans l’immense pièce mise à notre disposition par le responsable du poste sanitaire de ce minuscule village. Bien à l’abri nous nous préparons pour une courte étape, au cours de laquelle nous aurons tout loisir de contempler l’immense nature qui nous entoure.
Le vent a soufflé en furie jusqu’à deux heures du matin. Heureusement que nous avons trouvé ce bâtiment par chance. C’est le grand intérêt de ces voyages à vélo au bout du monde, ne pas savoir où l’on va dormir. Et si c’est dehors cela peut selon les conditions laisser en mémoire des moments d’anthologie, accroché aux mâts de la tente. Mais souvent la situation se démêle au dernier moment. Nous avons eu de la chance, car l’homme qui nous a donné l’autorisation est parti une demi-heure après notre entrée dans le village, et il s’en est fallu de peu que nous nous manquions. Mais l’aventure aurait pris une autre tournure, c’est aussi simple que cela.
Le village est désert, pas âme qui vive. Dans ce matin calme un silence absolu règne. Nous savons que cela sera de courte durée, notre ami le vent va venir nous baigner de sa mélodie.
Vers 9 heures sans précipitation nous nous mettons en route pour une vingtaine de kilomètres. La vallée est magnifique, grandes parois rocheuses rouges, dominées par de gigantesques sommets au-dessus des 4500 m. De nombreuses cultures ponctuent les bords des rivières. De grandes taches vert sombre tranchent sur l’aridité du désert. Des arbres, parfois en ligne le long de la piste, nous prodiguent une ombre agréable. Cela est étrange car depuis une dizaine de jours nous n’en avons pratiquement pas vu.
Nous avançons lentement, car les divers recoins de la vallée sont merveilleux à contempler. Tout est tellement différent de ce que nous avons traversé au cours des 10 jours précédent. Cela tient en grande partie à l’altitude, de 4000 mètres nous sommes passés à 2000. D’immenses candélabres colonisent les flancs de montagne. Certains se découpent sur les crêtes, comme les gardiens de ces régions andines.
Vers midi nous arrivons à la Poma. Nous nous trompons de village et rentrons dans l’ancienne Poma, village détruit par un tremblement de terre en 1930. C’est avec émotion que nous remontons une rue déserte, bordée de maisons abandonnées depuis presque un siècle. Mais très vite nous réalisons notre erreur et rejoignons la nouvelle Poma distante de seulement un kilomètre, cachée dans un repli du terrain.
Nous rejoignons l’auberge de l’Acay au très bon accueil. Cela fait du bien de s’octroyer un après-midi de repos après cette longue ascension de l’Abra del Acay. Et grâce au « dieu wifi » nous allons être rassuré par le message que Jean-Paul nous a laissé.
Ces villages perdus ont tous l’air triste, écrasés par les montagnes qui les dominent. On n’y voit presque personne, seuls quelques chiens aboient. Et comme toujours, la première colline est marquée d’un chemin de croix aux pierres blanches. Et à la Poma ce n’est pas une croix qui en marque le point culminant, mais un grand christ. Nous nous rendons sur ce petit belvédère, duquel nous avons une vue d’ensemble sur le village. Cela nous permet aussi de repérer par quel embranchement nous allons reprendre notre descente de la Ruta 40 demain.
| | | Le coucher de soleil que vous contemplez est exactement comme ceux que je contemple chez moi depuis quelques temps: on a l'impression d'un embrasement généralisé du ciel. C'est magnifique!!
Quant aux cactus, los cardones, j'adore leur côté irrévérencieux pour certains!!
Essayais-tu de les imiter avec les bras levés?
A chacun sa croix!!!! 
Bonne suite de voyage! | | | Hello Luc, Un récit passionnant et touchant, des paysages oniriques. Ne jamais perdre de vue que les aventures sont faites pour se corser. Sinon ce serait trop facile, trop simple.... | | | À: Lucbertrand · 6 janvier 2019 à 20:08 · Modifié le 7 jan. 2019 à 12:11 Re: Ruta 40 de San Antonio de los Cobres à Londres à vélo 600 km Message 7 de 25 · Page 1 de 2 · 1 428 affichages · Partager 14 octobre La Poma à Cachi 58 km 260 m de dénivelé
Ce matin nous comptons faire une assez longue étape, mais comme toujours nous ignorons les distances, et les informations contradictoires se bousculent.
Départ 7h30, temps idéal pour rouler, température fraîche, absence de vent et luminosité rasante sur les formations géologiques aux teintes vives. Sur les bords de la rivière que nous longeons nous discernons quelques pêcheurs, mais nous ne prenons pas le temps d’aller les interroger. Manifestement nous sommes sur une rivière à truite. Nous descendons la Quebrada del Toro, les gorges du Taureau. Spectacle magnifique, mais piste qui parfois fait vibro-masseur du fait d’une tôle ondulée aux vagues rapprochées et profondes.
Nous roulons bien, et Euréka les 13 derniers kilomètres sont asphaltés. Je m’en donne à cœur joie et j’appuie comme un sourd sur les pédales. Que c’est bon de s’envoler au-delà des 30km/h, cela fait plus de 10 jours que cette possibilité ne nous avait pas été accordée, même en descente.
Nous pensons retrouver pour quelques centaines de kilomètres une pratique du vélo plus normale, bien que la piste ne soit pas finie, mais plus de dénivelés infernaux qui nous conduisent à des latitudes dépassant les 4000 mètres. La petite ville de Cachi est touristique. Elle possède un centre pittoresque. Nous nous installons dans un hostal bien situé. Un restaurant sympathique en face sur la place nous ouvre sa porte. Nous commençons par un verre d’un magnifique vin blanc au bouquet prononcé, servi bien frais. Cela fait un bien fou. Puis une assiette bien organisée entre cabri et légumes divers. Même si nous y sommes bien habitués, changer un peu de notre platée de riz ou de pates ce n’est pas désagréable.
15 octobre Cachi à Molinos 48 km 600 m de dénivelé
Ce matin départ à 7h30, hier le midi et le soir restaurant sympathique, vin blanc le midi et rouge pour ma part le soir, André est resté au blanc, mais se fut très raisonnable. La piste est très souvent une terrible tôle ondulée, on ressort de là les neurones « vibromassés. »
Cette région est beaucoup plus habitée que la précédente, ce qui est logique, nous ne sommes plus qu'à 2200 m d’altitude. La végétation a repris tous ses droits.
Malheureusement, le trafic est plus important, donc sur piste cela implique d’évoluer par moments dans un nuage de poussière. Les conditions météo restent très favorables. Les terribles bourrasques qui sévissent en altitude épargnent en grande partie ces fonds de vallée. Les violentes bourrasques de l’Abra del Acay ne nos manquent pas.
La petite bourgade de Molinos, perdue au-milieu de nulle part, nous y arrivons vers 13h. juste à l’entrée du village une albergue très sympathique nous invite à l’arrêt. Les prix y sont doux et à l’eau très chaude. Le nirvana.
Histoire incroyable, je me promène dans le village et vais contempler l’église datant de 1922. Là, un vieux monsieur m’aborde et me conduit sur un côté de l’édifice. Il me demande de regarder une simple vitre, et m’interroge sur ce que je vois. Effectivement je discerne une forme qui me fait penser à la Vierge. Il sourit et me dit que depuis 8 mois cette apparition se manifeste tous les jours à 9 heures le matin et 17 heures l’après-midi. Je laisse chacun en penser ce qu’il veut.
Dans ce village, il y a, comme dans beaucoup d’autres lieux, un monument commémoratif des combats menés par les Indiens contre les conquistadors. Cette colonisation qui remonte maintenant à cinq siècles, a laissé des traces parmi ces peuples des Andes. Ils ne manquent pas une occasion de se remémorer leurs racines indiennes d’avant l’arrivée des Espagnols. Mais cela ne les empêche pas d’avoir embrassé la religion catholique.
Nous longeons depuis l’Abra del Acay le rio Calachaqui, qui est le cours d’eau le plus long d’ Argentine, soit 2150 kilomètres. Nous allons le suivre encore quelques 200 kilomètres, puis son cours va obliquer à l’est en direction de l’Atlantique, alors que la Rura 40 reste au cap plein sud. Mais à cette époque, il n’a rien d’imposant. Nous sommes en saison sèche, donc les eaux sont à l’étiage. Mais à partir de janvier, il n’en sera plus de même, et parfois certains tronçons de cette route seront infranchissables pour raisons d’inondations.
| | | Que esfuerzos!!!!! Juste pour manifester mon admiration car j'en reste muette, en fait. | | | 16 octobre Molinos à San Carlos 90 km 780 m de dénivelé
Après une nuit réparatrice dans ce village perdu, nous partons à 7 heures du matin. Nous ne savons pas que nous lançons dans notre plus longue étape en temps de pédalage depuis le départ.
Aux heures matinales, les rayons du soleil encore bas sur l’horizon mettent en valeur tous les recoins de ces montagnes qui prennent les teintes les plus surprenantes. Les contrastes des multiples couches géologiques qui se superposent et s’imbriquent sont révélés par cette lumière tangentielle.
Rapidement la piste devient difficile, pierres et sable. Ce dernier est terrible, il force à pousser le vélo, heureusement pas sur de grandes distances généralement. Ces pistes très changeantes, presque à chaque mètre la consistance du sol est différente. Il faut être aux aguets. Sans arrêt scruter quelques dizaines de mètres en avant, et en fonction des traces, de la couleur du sol, et des amas de pierres ou de sable, ne pas hésiter à rouler à droite, à gauche ou au milieu. Heureusement la circulation automobile n’est pas très importante.
Nous traversons une petite chaîne de montagnes, un hérissement de pics rocheux de quelques dizaines de mètres de hauteur. La piste est agrémentée de belles côtes, dans une chaleur qui augmente avec la hauteur du soleil. A 13 heures, arrêt improbable au milieu de trois maisons, à la recherche d’un peu d’ombre dans ce monde minéral où l’on suffoque. Nous cherchons seulement à échapper à la brûlure du soleil le temps d’une pause. Le propriétaire des lieux nous donne l’autorisation de nous mettre à l’abri sur sa terrasse couverte. Et luxe suprême il nous invite à nous installer à une table.
Il s’agit d’un vigneron. Il possède un hectare, qu’il exploite avec un ouvrier. Sa production annuelle est de 1200 à 1300 bouteilles. Bien évidemment, nous le goûtons au cours de notre repas à base de pain, saucisson, fromage et fruit. Donc on lui achète une bouteille pour le prix modique de 3 euros. Beau breuvage noir, à la belle senteur, 100 % malbec. Nous l’apprécions tous les deux, et comme nous pensons dormir sur place nous ne lésinons pas et paf la bouteille !
Il nous fait ensuite visiter ses installations. Il traite son vin en autonomie totale. Une exploitation vinicole en miniature. Les tonneaux viennent de France.
Notre vigneron tout fier nous a montré la médaille d’or qu’il a gagnée au concours vinicole de Mendoza. Cela paraît incroyable que dans cette région aux conditions climatiques si extrêmes on puisse faire un vin plus que correct avec des cépages comme le malbec, qui est utilisé en France dans la région de Cahors. J’en déduis qu’avec le réchauffement climatique qui nous inquiète tout, le pinard sera la dernière chose à disparaître.
Mais voilà après cet arrêt de deux heures, nous ne trouvons pas de quoi loger sur place et attendre tout l’après-midi dans des conditions de confort minimum, nous reprenons notre route. De plus les meedjes ces horribles bestioles, comme en Ecosse passent à l’attaque, donc par 35 degrés nous reprenons nos vélos avec l’enthousiasme de la délivrance. Et paradoxe, le vin ne doit pas être trafiqué du tout, rien ne bouge, enfin dans nos corps, car la piste reste aussi chaotique, mais le miracle du vélo, même à 6 ou 8 km/h, une petite brise permet d’avoir l’impression qu’il ne fait pas si chaud que cela.
Cependant, notre consommation d’eau va être importante sur cette piste qui réverbère une chaleur torride.
Nous arrivons à San Carlos à 18h30, la forme commence à venir, car nous ne nous sentons pas fatigués malgré les conditions et le temps passé à pédaler. Il y a une dizaine de jours on faisait sur les pistes des étapes de 20 ou 30 km, adaptation à l'altitude en cours. Le corps a besoin de s’adapter à ce qui est un vrai changement de mode de vie. On doit le ménager, afin de le préparer à affronter les très fortes chaleurs de l'après-midi. A priori l’adaptation est en bonne voie pour endurer les longues séances sous les rayons incandescents du soleil.
Les cinq derniers km sont effectués sur goudron, nous les parcourons à vive allure, quelle différence !!!
San Carlos est une petite ville tranquille. Après quelques recherches, une auberge tenue par une femme très sympathique et très serviable offre le lieu idéal pour nous remettre de cette étape exigeante. Sur la place centrale, comme généralement dans les villages et petites villes d’ Amérique du Sud, nous nous installons dans un restaurant correct aux prix doux et au vin délicieux. Pour le vin ce n’est pas toute l’ Amérique du Sud.
Après un bel effort intense et de longue durée, on se sent heureux. On réalise que son corps est une belle mécanique qui ne demande qu’à fonctionner, si on a su ne pas le maltraiter et le laisser s’adapter. Lorsque je voyage classiquement en voiture, je ne ressens jamais ces sensations de plénitude, de bien être que seul un effort soutenu déclenche. Come dit mon ami Jean, qui est mon gourou du voyage à vélo, on et en plein effet de vélothérapie. | | | Salut Luc,
Vous avez traversé la magnifique quebrada de las flechas sans vous arrêter pour faire des photos? | | | Bonjour Diamina Mais si j'en ai mis des photo de cette fameuse Quebrada de Flechas, toutes les dernières sont prises en traversant cette impressionnante chaîne de montagne. Effectivement, je ne l'ai pas mentionnée, laissant le plaisir aux personnes, chez lesquelles cela donnerait des envies d'y aller, de découvrir. Ce nom de Flechas, a été donné en référence aux pics pointus qui jaillissent vers le ciel comme des flèches. Pour ceux qui sont intéressés il y a un guide pratique de la Ruta 40, et on y est encore sur pas mal de tronçons tranquilles. Même en voiture cela reste une belle aventure, où il faut choisir sa saison, car les conditions météo peuvent devenir très adverses, et en altitude cela peut devenir vite la galère.
Bonne journée Luc | | | Bonjour Antoinette, mais non dans ce type d'aventure il suffit de partir et puis écouter son corps, ensuite on est vite très surpris de voir comme il s'adapte. Et cela quelque soit l'âge. J'étais le petit jeune de la bande avec mes 65 ans, mes camarades avaient 67 et 72 ans. Certes il ne faut pas vouloir ne pas voir que l'on vieillit, mais on reste jeune si dans sa tête on reste un peu entreprenant. Et puis le voyage à vélo, c'est surtout une aspiration philosophique de couper totalement temporairement avec notre mode de vie sédentaire et bien planifié. Lorsque l'on croise des voyageurs au long cours à vélo, on s'arrête systématiquement pour discuter un quart d'heure ou deux heures.On a pratiquement toujours à faire à des femmes et des hommes au regard lumineux et au visage transformé par cette indescriptible sensation que procure l'errance au long cours à la force des mollets.
Je vais dire quelque chose qui peut surprendre mais que je ressens profondément. Ces visages sereins et ses sourires épanouis ainsi que ces regards illuminés je les retrouve souvent chez les nones et les moines dans les monastères, lieu dans lesquels j'aime me rendre en quête "d'absolu". Une dernière petite chose, pas besoin d'aller forcément à l'autre bout de la Terre pour ressentir de belles émotions. Les vignobles du Lac Léman du côté de Vevey (je n'ai pas dit Genève ) au cours de ma balade les Vosges-Chamonix en novembre représentent un des plus beaux souvenirs esthétiques de ma vie. Luc | | | Hello Luc, je suis ravie de vous suivre une nouvelle fois. Assidue à cette belle lecture que vous nous proposez. Catherine | | | Bonjour Catherine et merci, toujours agréable de savoir que ça intéresse. Je vais mettre rapidement la suite encore quelques centaines de km jusqu'à Londres. Dans un autre post après je parlerai de la suite, Cuesta Zapata et paso San Francisco, entre empire du sable et empire du vent. Luc | | | J'avais lu ton récit de ton périple, et je t'avais bien admiré aussi de le faire en novembre, je dois dire. Si je devais me lancer dans ce genre de voyage, je pense que je le ferais à pied.... (ou avec un vélo à assistance électrique, mais vu ce que pense mon mari- qui, lui fait pas mal de vélo, de ces engins, on oublie...) Je vais te suivre dans la suite de tes aventures. | | | Salu Luc,
Mais si j'en ai mis des photo de cette fameuse Quebrada de Flechas, toutes les dernières sont prises en traversant cette impressionnante chaîne de montagne.
On ne se rend pas compte sur tes photos que ce sont des flèches rocheuses qui vous entourent.
De la route, perchée dans mon 4x4, voici ce que j'ai vu et que je ne retrouve pas sur tes photos d'où mon étonnement.
Là aussi, on est accueilli en s'approchant de la côte par des flèches majestueuses.
Et une fois à l'intérieur, il y a une courte marche qui mène à un point de vue (mirador)indiqué par un panneau, chemin qu'on peut prendre si on n'a pas le vertige et qui permet d'avoir une vue d'en haut.
Moi aussi, je fais partie de ceux qui sont amoureux de ces contrées hostiles mais ô combien attachantes. Que ce soit la puna, le sud lipez, l' atacama....pour le moment, je n'y suis allée qu'en hiver.. mais j'ai bon espoir d'y aller à la toussaint pour découvrir des cols (des pasos) qui sont fermés en hiver. Tu as encore d'autres voyages à vélo à faire en perspective!!  Quand tu auras fini ton carnet, on en reparlera si tu veux bien... 
Bises. | | | 17 octobre San Carlos à Cafayate 24 km de goudron
Lever tardif après la séance d'hier. Départ 10 heures pour 24 km sur un excellent goudron. Nous mettons à peine plus d'une heure pour les parcourir. La région viticole découvre ses vignobles dans cette immense plaine que nous dominons. Cafayate, ville touristique qui a un charme certain. Comme toujours en Amérique du Sud une place centrale très agréable, entourée de terrasses de café, où il fait bon aller déguster une bière locale peu alcoolisée, ou un verre de malbec, ce fameux cépage qui entre autres est le principal constituant des vins de Cahors. J'y étais déjà passé il y a cinq ans lors d'une autre traversée dans ce désert d'Atacama. Nous sommes dans le même gîte qu'il y a 5 ans, les souvenirs remontent. Il a un nom tout naturel pour l’endroit « Ruta 40 ».
18 octobre Cafayate à Santa Maria 80 km
Après un moment agréable dans l’auberge La Ruta 40, nous démarrons à 7 heures du matin. Nous n’aurons que de la route goudronnée, donc les 80 km ne nous prennent pas longtemps.
A la sortie de la ville les vignobles s’étalent sur de grandes surfaces. Certains semblent en construction. Cela nécessite un gros travail d’arrachage de cette végétation austère et très agressive, du fait de la multitude d’épineux aux épines énormes et très pointues. La route se situe dans une vallée entre deux chaînes de montagnes. Ces dernières ne sont pas très spectaculaires et s’apparentent plus à de gigantesques collines qui culminent entre 3000 et 4000 m d’altitude.
Un Argentin en train de traverser son pays à vélo nous croise. Bien évidemment nous discutons longuement avec lui, et comme toujours ces rencontres de hasard nous procurent un immense plaisir.
A midi nous entrons dans la petite ville de Santa-Maria. Sa place centrale est adorable, mise en valeur par une multitude d’arbres qui lui donne un magnifique cachet, sous lesquels une ombre reposante nous protège d’un soleil agressif.
19 octobre Santa Maria à Hualfin 117 km
L’étape du jour est longue, et nous ne savons pas quel est le nombre de kilomètres qui nous séparent du village que nous voulons atteindre. En effet, sur notre carte aux 1/ 2 000 000, nous avons de la difficulté à évaluer les distances avec précision.
Dès le départ, pourtant matinal le vent nous est contraire. Après une quarantaine de km il va nous devenir favorable, mais pas jusqu’au bout. Tout au long des 40 derniers km un vent puissant va nous freiner, parfois presque nous immobiliser. Mais nous arrivons malgré tout à 16h30 à Hualfin.
Etape étonnant, rien à voir, 117 km presque droits dans un décor qui ne change pratiquement pas. Alors que nous faisons notre pause casse-croûte, protégés de la chaleur dans un système de buses sous la route, nous sommes rejoints par un jeune couple de Britanniques qui sont partis de Bogota il y a 6 mois et qui vont en Terre de Feu. Nous avons enfin l’explication concernant les traces de pneus de vélo que nous avons vues deux jours durant lors de la montée de l’Abra del Acay, c’était eux.
20 Octobre Hualfin à Londres 75 km
Etape sans problème, route en bon goudron que nous avons parcourue dans la matinée. Tout au long de la Ruta 40 les perruches font un bruit incroyable, en décollant en bandes compactes, et tout particulièrement au cours de cette étape elles sont particulièrement présentes.
Une fois arrivés à Londres, nous nous renseignons sur la fameuse « Cresta Zapata » que nous comptons suivre. D’abord au syndicat d’initiative on me répond que la route est très dangereuse et que la police en interdit l’accès. Puis dans l’hébergement où nous sommes, on a beaucoup de mal à comprendre que nous voulions prendre cette route qui est à l’abandon depuis des années. Manifestement, vu la réputation nous ne devrions pas rencontrer grand monde. Toutes ces réticences et mises en garde ne font qu’aiguiser notre curiosité, et pour rien au monde nous passerions ailleurs.
Un petit rappel sur la guerre des Malouines qui reste une blessure ouverte chez les Argentins. A plusieurs reprises sur l'itinéraire de 3600 kilomètres que nous avons parcouru nous en avons vu les manifestations commémoratives, sous forme de monuments, de statues représentant les soldats argentins ou ce panneau souvent vu "las Malvinas son argentinas".
Voilà, là se termine mon récit sur ces 600 kilomètres de Ruta 40. Nous allons nous engager sur des routes plus rudes entre sable et vents furieux, à la recherche de nouvelles aventures. | | | Salut Luc,
Une fois arrivés à Londres, nous nous renseignons sur la fameuse « Cresta Zapata » que nous comptons suivre. D’abord au syndicat d’initiative on me répond que la route est très dangereuse et que la police en interdit l’accès.
Nous aussi nous avions voulu emprunter cette fameuse cuesta zapata, mais on nous a répondu que la route était fermée aux automobilistes. Nous n'avons pas transgressé l'interdiction!!  J'aurai donc le bonheur de la découvrir par tes photos. 
A bientôt pour la suite et encore merci pour cette 2ème partie de trajet sur la ruta 40. | | | Bonsoir Diamina, je pense qu'en voiture ça aurait été compliqué, des parties effondrées qui sans doute en véhicule demandent des travaux de terrassement. La descente vers le paso San Francisco des gros cailloux, en voiture sans doute très délicat. En deux jours nous n'avons vu qu'une petite moto, un ouvrier argentin qui passait par la montagne pour éviter les 2 ou 300 km du tour par la route goudronnée. En avant goût je te mets deux photos. Luc
| | | Merci Luc pour ces premières photos qui effectivement me consolent de ne pas avoir emprunté cette route. Nous avons bien fait d'être sages et de continuer ailleurs. | Carnets similaires sur l'Argentine: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 23 481 visiteurs en ligne depuis une heure! |