Mjp · 13 octobre 2018 à 22:36 · 283 photos 63 messages · 12 participants · 12 932 affichages | | | | 13 octobre 2018 à 22:36 · Modifié le 15 oct. 2018 à 16:49 Message 1 de 63 · Page 1 de 4 · 9 798 affichages · Partager Iguazu, Uyuni, Altiplano, Cordillère, autant de noms mythiques qui résonnent à l'oreille des voyageurs comme des promesses de découvertes inoubliables. Nous partons pour 8 semaines à la découverte de ces espaces grandioses. En voici un aperçu:
13/06: Nous embarquons vers CDG puis, peu avant minuit, décollons vers Buenos Aires. Le vol se déroule sans histoire quand vers 5h du matin, encore endormis, nous entendons la commandante de bord nous annoncer qu'elle a du faire demi-tour en plein océan à cause d'une fuite hydraulique et que nous allons retourner à Paris. C'est une grosse déception car nous craignons de passer de longues heures d'attente et notre journée de redécouverte de Buenos Aires est fichue...
14/06 : vers 7h30 nous atterrissons sous la bienveillante protection des pompiers qui refroidissent les freins. Une fois dans l'aérogare il nous faut encore faire la queue au comptoir pour obtenir une carte d'embarquement sur le nouveau vol programmé avec un nouvel avion à 13H30. Avec un peu de retard nous nous installons dans nos sièges d'autant plus de plaisir que l'heure annoncée pour l'arrivée est 22h, donc pas trop tard pour profiter de l'hôtel réservé et récupérer un peu de ces longues heures de vol et d'attente. Cette fois, le vol se déroule sans contretemps et à 22h précises nous atterrissons à Buenos Aires. Les formalités de police se déroulent très rapidement, les bagages sont vite récupérés et, à la sortie, le guichet Tienda Leon nous tend les bras pour réserver une voiture qui nous emmène de suite vers l'hôtel en 45 minutes.
15/06 : un copieux petit déjeuner buffet nous cale avant d'affronter la fraîcheur matinale de l'hiver qui nous surprend un peu quand nous partons à la recherche d'un distributeur de billets qui nous délivre chichement ses pesos (4500 maximum par retrait). Un taxi nous conduit vers l'aeroparque. Nous redécouvrons la grande avenue du 9 juillet et ses encombrements et en 40 minutes nous sommes arrivés. En 1h50 Latam nous mène à Puerto Iguazu en survolant d'abord les buildings tentaculaires de Buenos Aires, le gigantesque estuaire du rio de la Plata puis les immenses étendues agricoles des plaines argentines qui, peu à peu, cèdent la place à des zones forestières denses. Juste avant l'atterrissage, nous apercevons le rio Iguazu qui déroule ses courbes et un nuage de brume marquant l'emplacement des chutes. Le bus assure la desserte en porte à porte des hôtels du centre et à 15h nous pouvons déposer nos bagages à l’hôtel Lilian. Un peu affamés, notre première envie est de trouver un restaurant qui pourra calmer notre fringale. Le premier trouvé sera le bon et un biftec de chorizo accompagné de fritas papas aura vite raison de notre appétit. Une rapide découverte de la ville paisible aux maisons basses noyées sous la végétation nous mène sur les bords du rio. Le ciel gris, la poussière rouge des rues, la végétation créent une ambiance bien particulière et dépaysante.
IGUAZU16/06 : nous empruntons le bus à la gare routière pour rejoindre le parc des chutes d'Iguazu, distantes d'environ 20 kms. L'ambiance est plutôt calme en ce début de matinée et la foule que nous craignions n'est, par chance, pas au rendez-vous. Suivant les conseils « avisés » de notre guide papier nous commençons par le circuit inférieur qui, par un système d'escaliers et de passerelles métalliques humides et glissantes, permet de découvrir la base de plusieurs cascades environnées de roche rouge et ocre baignant dans une végétation luxuriante. Le soleil est de la partie et des arcs-en-ciel soulignent la vapeur blanche qui s'échappe du pied des chutes. Le spectacle vaut particulièrement par le nombre et la répartition des cascades alignées sur un arc rejoignant les deux rives du rio. A la fin du parcours nous rejoignons le sentier supérieur qui domine les cataractes d'où s'échappent des volutes de brume emportées par la brise. Le bouillonnement et la puissance des chutes accompagnées du bruit permanent de l'eau constituent un remarquable spectacle mais nous laissent un peu sur notre faim car nous avons l'impression d'un spectacle déjà vu ailleurs et pas complètement exceptionnel. Heureusement la gorge du diable, dernier belvédère sur la rive argentine nous fera changer d'avis tellement la puissance du fleuve est impressionnante. Dans un fracas incroyable l'eau dévale une large gorge d'où remontent des nuées ballottées par les mouvements d'air.
Avant d'emprunter le petit train qui transporte les visiteurs vers la garganta nous avions achetés quelques empanadas pour calmer notre fringale mais les coatis voraces qui rodent autour des tables de pique nique se sont précipités pour déchirer le sac les contenant et nous en voler une grande partie !!!
Avant de quitter le parc, nous décidons de parcourir à nouveau le sentier inférieur dans le sens opposé et nous apprécions beaucoup ce nouveau parcours avec une luminosité différente du matin.
17/06 : aujourd'hui, nous partons sur la rive brésilienne. Le soleil est bien présent à nouveau et l'air matinal vif (6°). Le chauffeur du bus oublie un peu trop souvent de tenir le volant et de regarder la route mais le bus doit connaître le chemin... Le contrôle des passeports à la frontière est rapide et il n'est que 9h quand nous arrivons à l'entrée du parc. Après avoir acheté les billets d'entrée nous montons dans un bus à impériale. Croyant bénéficier d'une vue élargie nous nous précipitons à l'étage, ce qui nous permet de nous geler durant tout le trajet sans bénéficier du moindre paysage car la route serpente en forêt. Accompagnés par la foule des visiteurs nous empruntons le sentier en balcon qui domine le rio et rapidement offre des vues spectaculaires sur l'ensemble des chutes. Nous apprécions cette vue panoramique sur la rive visitée la veille. Le sentier rejoint rapidement les abords de la gorge du diable et une passerelle spectaculaire permet de plonger au cœur des embruns où les flots bouillonnants sont à portée de main. Il faut un peu se frayer un chemin dans la foule qui use et abuse des selfies devant les chutes mais le spectacle est vraiment impressionnant.
Difficile de se résoudre à quitter les lieux tellement la fascination est grande devant la force des éléments. De retour à l'entrée du parc il suffit de parcourir 200 mètres pour trouver le parc des oiseaux qui sera notre promenade de l'après-midi. Dans un cadre forestier plaisant et calme d'immenses volières permettent d'observer de près toucans, ibis rouges, flamands, perroquets colorés, etc...
Le parcours est très intéressant et la multitude de couleurs chatoyantes fascinante. Le même chauffeur de bus que le matin nous ramène à Puerto Iguazu avec toujours autant de fougue !!! | | | Annonce · Sponsorisé | | | À: Mjp · 13 octobre 2018 à 22:50 Message 2 de 63 · Page 1 de 4 · 9 792 affichages · Partager Bonsoir, Les images sont soignées, notamment les cadrages, ça donne envie de découvrir la suite... | | | À: Mjp · 15 octobre 2018 à 17:20 Message 3 de 63 · Page 1 de 4 · 9 723 affichages · Partager SALTA18/06 : 15 minutes avant l'heure prévue, le bus nous attend devant l'hôtel pour nous mener à l'aéroport où l'enregistrement des bagages est très rapide. Nous survolons d'infinies étendues sans relief qui prennent un aspect de plus en plus aride. Peu avant l'arrivée, les sommets dénudés de la cordillère apparaissent en arrière plan sous un ciel bleu intense, tandis qu'au creux d'une large plaine s'étale la ville de Salta. Un taxi nous conduit rapidement vers le centre ville. Après un déjeuner dans un restaurant typique nous rejoignons le pied du cerro san Bernardo et, dédaignant les télécabines, nous grimpons à pied les quelques 1000 marches qui rejoignent le sommet. Cet exercice nous dégourdit après ces journées d'inactivité. Le soleil est ardent mais, heureusement, le chemin est bien ombragé. Du haut, une vue panoramique s'offre sur la ville.
Nous rejoignons ensuite le centre en traversant les quartiers résidentiels aux belles maisons de style espagnol avant d'arriver sur la place du 9 juillet entourée d'arcades et d'agréables terrasses.
19/06 : la journée est consacrée à la visite de Salta. Au petit matin, il fait frais dans les rues que le soleil n'atteint pas encore. Nous arpentons les rues piétonnes animées par de nombreux badauds. Un écran géant installé au coin d'une rue réunit les fans de foot qui vibrent aux exploits des joueurs de la coupe du monde.
Nous nous dirigeons d'abord vers le marché : comme partout on y trouve des stands alimentaires avec les inévitables carcasses de viande peu appétissantes, les stands colorés de fruits, légumes, épices, sacs de feuilles de coca et, évidemment, les bazars où se côtoient accessoires de téléphonie et plastiques ménagers.
Au fil des rues nous découvrons quelques belles façades ornées de balcons en bois.
Sur la place du 9 juillet le centre culturel offre un intérieur de grande beauté avec son escalier de marbre et ses verrières colorées.
Tout à côté, le musée de l'archéologie de haute montagne présente une passionnante découverte des rites incas et des momies retrouvées sur les sites sacrés de certains hauts sommets andins. En début d'après-midi, des hauts parleurs diffusant de la musique nous attirent et nous découvrons le défilé des enfants des écoles primaires réunis pour une cérémonie de reconnaissance au drapeau argentin : chaque enfant porte, parfois un peu crispé, un drapeau aux couleurs de l' Argentine et l'hymne national est entonné avec ferveur.
Nous poursuivons nos déambulations vers la cathédrale, l'église saint François aux murs roses et blancs éblouissants de lumière et aux fresques intérieures richement décorées, puis l'austère monastère san Bernardo avant de nous rendre à la gare routière pour vérifier les horaires de bus vers la Bolivie. Au retour, nous traversons le parc saint Martin, très fréquenté autour de son grand bassin.
| | | À: Mjp · 15 octobre 2018 à 21:46 · Modifié le 17 oct. 2018 à 21:22 Message 4 de 63 · Page 1 de 4 · 9 704 affichages · Partager SALTA - PURMAMARCA20/06 : chargés de nos bagages nous traversons le centre de Salta qui nous semble plutôt désert et rejoignons en une dizaine de minutes les bureaux de l'agence où nous avons réservé une voiture. Nous apprenons que c'est un jour férié. Une fois les formalités remplies nous partons dans un Duster Renault et traversons facilement la ville vers le nord pour emprunter la N9 par la montagne. La route longe d'abord le lit d'une large rivière bordée d'une dense végétation puis, par de multiples virages, grimpe dans la montagne recouverte de forêts avant de redescendre dans la vallée en longeant quelques retenues d'eau importantes. Après San Salvador de Jujuy nous décidons d'aller découvrir les lagunes de Yala. Après un rapide ravitaillement dans une épicerie judicieusement placée au bord de la route nous quittons la vallée principale pour remonter par une raide piste poussiéreuse vers les lagunes situées à plus de 2000 m. Dans un environnement boisé elles sont entourées par des hautes montagnes arides.
Après le pique-nique rapide nous redescendons dans la vallée et reprenons la route principale. Le paysage se transforme et nous sommes environnés de montagnes aux couleurs variées. De pauvres villages aux maisons d'adobe bordent la route. Nous faisons halte à Tombaya pour admirer l'église, caractéristique de la région, en bordure de la place ombragée. La vallée se resserre quand nous empruntons la route de Purmamarca, surplombée d'impressionnantes falaises rouges. Nous y trouvons facilement une chambre. Nous partons ensuite pour une balade à pied autour de la montagne des 7 couleurs sous un ciel intensément bleu. Notre guide préféré conseillait de partir en fin de journée mais l'ombre avait déjà envahi les abords du village. Ceci ne nous empêche pas d'apprécier un paysage très sauvage au cœur d'étendues arides parsemées de cactus.
Nous prolongeons la promenade hors sentier pour nous rapprocher de ces zones de roches multicolores et déchiquetées.
Enfin, un petit tour dans le village envahi de marchands d'objets artisanaux nous permet de choisir notre restaurant pour le soir.
PURMAMARCA - TILCARA21/06 : premier jour de l'été en Europe, ici premier jour de l'hiver sous un ciel tout bleu avec des températures fraîches le matin (quelques degrés à 2000 m et chaudes sous le soleil ardent de la journée). En début de matinée nous retournons vers la montagne aux 7 couleurs magnifiquement éclairée par le soleil. Les maisons du village brillent aussi de belles couleurs.
De bonne heure, sur la place, les marchandes de couvertures et souvenirs sont déjà installées. Après quelques courses à la petite épicerie nous prenons la route vers Tilcara. Toujours entourés de montagnes riches en couleurs nous longeons la large vallée du rio Grande.
À Tilcara nous logeons au centre andin pour l'éducation et la culture. Nous empruntons ensuite la piste caillouteuse au dessus du village qui offre des vues impressionnantes sur la vallée pour atteindre la gorge du Diable (encore une !).
Après avoir acquitté notre droit d'entrée nous descendons rapidement jusqu'au torrent puis en une vingtaine de minutes, dans un paysage d'une grande aridité, au milieu des raides parois délitées de la quebrada de Alforcito nous atteignons une petite cascade. Évidemment, après notre passage à Iguazu, elle nous paraît bien modeste !
Nous retournons ensuite à Tilcara pour visiter le pucara, ancienne forteresse dominant la vallée. Des restaurations permettent d'observer les modestes habitations du village dorénavant entourées de multiples cactus.
| | | À: Mjp · 17 octobre 2018 à 21:44 Message 5 de 63 · Page 1 de 4 · 9 626 affichages · Partager TILCARA - HUMAHUACA22/06 : après un petit tour dans Tilcara pour nos achats quotidiens nous reprenons la route vers le nord en direction de Humahuaca distant d'une quarantaine de kilomètres. La large vallée est toujours entourée de roches aux coloris variés avec, cependant, une dominante de rouge. Le ciel est particulièrement limpide. Nous faisons un arrêt à Uquia dont le clocher de l 'église a pour particularité d'être détaché du corps du bâtiment. A l'intérieur, un surprenant retable baroque orne le chœur. Nous reprenons la voiture pour rejoindre le chemin qui mène à la quebrada de las Senoritas. Le cheminement dans un univers aride au milieu de parois rouges escarpées est un régal pour les yeux. Le sentier est la plupart du temps tracé dans le lit de la rivière à sec, balisé par de petits rubans rouges sur les arbustes. Au cours de la pause pique-nique un troupeau de chèvres accompagné de sa bergère nous surprend dans cet univers austère qu'on imagine inoccupé. Nous reprenons la marche en montée douce pour pénétrer dans un canyon étroit surplombé de falaises aux couleurs toutes plus incroyables les unes que les autres jusqu'à ce que le chemin bute sur un enchevêtrement de pics, de gorges et de cheminées. Une balade facile à ne pas manquer.
Nous poursuivons ensuite la route vers Humahuaca, le paysage change petit à petit, la vallée s'élargissant et laissant apparaître les vastes étendues de l'altiplano. À Humahuaca, nous trouvons rapidement un hôtel et partons sans perdre de temps vers la montagne aux 14 couleurs pour arriver avant le coucher du soleil. À la sortie du village, des travaux barrent la route et nous devons louvoyer sur de petits chemins défoncés pour rejoindre la large piste qui monte à 4350 m vers le Hornacal. Arrivés là haut, nous sommes complètement étourdis par la beauté de ses plissements réguliers multicolores, et un peu aussi par l'altitude... Nous descendons lentement vers le belvédère en sachant, qu'à cette altitude rien ne sert de courir. Un léger vent atténue l'ardeur des rayons du soleil.
Après avoir admiré ce spectacle nous redescendons tranquillement vers Humahuaca en profitant du vaste paysage qui s'offre devant nous.
HUMAHUACA - IRUYA - PURMAMARCA23/06 : le village est complètement désert et, à 9h, nous avons quelques difficultés à trouver une épicerie ouverte pour acheter notre provision d'eau. Pour la première fois, quelques nuages apparaissent au dessus des sommets, empêchant le soleil de nous réchauffer. Nous partons vers Iruya, petit village isolé dans une vallée de la cordillère. Pour l'atteindre nous empruntons une piste sur une cinquantaine de kilomètres en franchissant un col à 4000m. La montée se déroule dans de vastes paysages vallonnés avec en toile de fond des montagnes colorées. Nous traversons quelques modestes villages aux minuscules maisons d'adobe où la vie semble comme suspendue. Au col, une bise glaciale nous transperce le temps de capter quelques photos. Sur l'autre versant, les pentes sont beaucoup plus escarpées et la piste dévale par de multiples lacets.
Des plateaux suspendus au dessus d'abrupts délités accueillent de nombreux hameaux entourés de parcelles cultivées délimitées par des murets. La piste traverse à plusieurs reprises des gués où coule un mince filet d'eau à cette période. On imagine facilement que lorsque des pluies violentes s'abattent sur la région le parcours doit être autrement compliqué.
Le village d'Iruya apparaît enfin, établi de chaque côté du torrent surplombé de hautes parois.
Les ruelles pavées étroites sont bordées de maisons basses aux façades colorées. Beaucoup d'habitants portent encore des habits traditionnels.
Après un déjeuner dans une taverne locale nous reprenons la piste en sens inverse. Une fois la route 9 rejointe nous décidons de poursuivre jusque Purmamarca pour raccourcir notre trajet vers le paso de Jama, prévu le lendemain. | | | À: Mjp · 17 octobre 2018 à 22:23 Message 6 de 63 · Page 1 de 4 · 9 617 affichages · Partager PURMAMARCA - PASO DE JAMA - SUSQUES24/06 : ce matin, le ciel est complètement gris et les nuages bouchent la vallée. Craignant le mauvais temps, et surtout la neige, vers le paso de Jama notre hôtelier nous conseille de descendre au poste de gendarmerie situé à 3 kilomètres pour nous renseigner. Les gendarmes nous rassurent en précisant qu'il n'y a aucun problème sur la route. Nous remontons donc sur la large route qui suit d'abord le fond de la vallée bordée de rochers aux couleurs scintillantes malgré le temps encore gris. En prenant de l'altitude nous perçons rapidement la couche de nuages pour retrouver un ciel bleu toujours aussi lumineux.
La route quitte la vallée pour escalader par de nombreux lacets les pentes raides qui mènent au col de Potrerillos à 4170 m. Sur le versant ouest, le décor change complètement avec, au loin, les Salinas Grandes qui déploient leurs immenses étendues blanches devant des chaînes de montagne colorées. La route traverse ensuite l'étendue plate du salar par une longue ligne droite.
Une fois le salar dépassé, la route s'insinue entre les montagnes à l'aspect de plus en plus aride. Quelques troupeaux de vigognes et parfois de lamas accompagnés de leur gardien animent ce paysage particulièrement inhospitalier. Le village de Susques apparaît au détour d'un virage.
Avec ses maisons basses adossées à la pente, le vent violent qui disperse des nuages de poussières, ses rues défoncées on pourrait rêver mieux comme halte mais c'est le seul endroit pour se loger entre Purmamarca et le col. Nous cherchons donc un hôtel et le premier trouvé sera le bon : les chambres sont simples mais propres avec de l'eau chaude, le tout à un tarif raisonnable. Il n'y a pas de chauffage mais les lits sont pourvus de grosses couvertures bien chaudes. Nous déposons les bagages et partons vers le paso de Jama, distant encore de 110 kilomètres. Les paysages spectaculaires sont changeant tout au long du parcours : désert caillouteux, salars, étendues d'herbes dorées, hauts sommets des Andes enneigées pour finalement atteindre la laguna de Jama, magnifique étendue alternant zones ocres asséchées, ruisseaux gelés, herbes blanchies par le givre et le sel. Un régal pour les yeux et nous faisons de nombreux arrêts photos malgré le vent frisquet qui balaye les hauts plateaux.
Arrivés au poste de douane nous devons faire demi tour et profitons de la station service pour compléter notre plein d'essence avant de retourner à Susques. Ce village qui semble si déshérité dispose quand même de plusieurs hôtels, d'un distributeur bancaire et d'un poste d'essence.
SUSQUES - SAN ANTONIO DE LAS COBRES25/06 : la nuit a été fraîche : 12° le soir et 8° le matin dans la chambre. Seuls le soir, dans la salle de restaurant nous avons dîné emmitouflé et particulièrement bien dormi grâce aux épaisseurs de chaudes couvertures. Ce matin, il gèle dehors et nous ne traînons pas dans les rues pour rejoindre l'épicerie. Nous reprenons la direction de Salinas Grandes. Pour visiter les lieux où le sel est récolté nous utilisons les services d'un guide qui nous accompagne dans notre voiture et nous conduit vers les bassins creusés pour la décantation. Au milieu de cette immense étendue infiniment blanche nous découvrons des bassins aux eaux turquoise d'une grande limpidité tandis que notre guide nous explique le dur travail nécessaire à la récolte du sel.
Nous reprenons ensuite la route 79, large piste longeant sur plusieurs dizaines de kilomètres les bords du salar. Quelques rares petits villages témoignent d'une présence humaine limitée dans cet environnement si austère.
Nous roulons sans rencontrer âme qui vive si ce n'est quelques troupeaux de vigognes farouches ou des ânes et des lamas plus curieux.
Les paysages sont variés et somptueux: vaste plateau sans fin bordé de chaînes de hautes montagnes ou de mamelons, tantôt planté d'arbustes ras ou d'herbes jaunes, tantôt envahi de sable et de cailloux. À l'approche de san Antonio de las Cobres l'aridité est de plus en plus palpable. Le village aux rues poussiéreuses est situé à plus de 3800 m et, malgré le soleil ardent, il y fait plutôt froid. Les rares habitants rencontrés sont tous emmitouflés. Nous trouvons une petite chambre et partons pour une rapide découverte du village à l'aspect un peu désolé...
| | | À: Mjp · 18 octobre 2018 à 12:22 Message 7 de 63 · Page 1 de 4 · 9 590 affichages · Partager Waouuuu Les photos sont juste sublimes !!! Un bien joli voyage, vivement la suite !! | | | À: Mjp · 18 octobre 2018 à 19:15 Message 8 de 63 · Page 1 de 4 · 9 563 affichages · Partager SAN ANTONIO DE LAS COBRES - CACHI26/06 : il fait très froid quand nous quittons l’hôtel vers 9h pour prendre la route du col Abra de Acay. La large piste de la ruta 40 est très roulante sur les hauts plateaux et monte sans excès par de larges lacets au milieu d'une végétation de plus en plus rase. Le panorama est exceptionnel dans la douce lumière matinale.
Derrière nous vers le nord apparaît le salar des Salinas Grandes à plus de 100 kilomètres de distance alors que de hauts sommets enneigés surgissent de chaque côté. Les arrêts photos sont brefs car une bise glacée souffle. Au col, à 4895 m, le vent est encore plus violent et il faut faire des efforts pour marcher, le souffle un peu court sous l'effet de l'altitude et des rafales.
Je ne ressens par contre aucun problème de mal de tête ou de nausée. La descente est beaucoup plus raide sur une piste parfois étroite taillée, par endroits, dans des parois rocheuses abruptes qui imposent une conduite prudente. Quelques passages de gué sont gelés mais se négocient sans réelle difficulté.
Les paysages magnifiques et variés nous ravissent: d'abord, des pentes austères et arides avant de rejoindre la vallée du rio calchaqui entourée de parois rougeoyantes. Au fur et à mesure de la descente l'environnement devient moins sauvage, quelques maisonnettes apparaissent et des champs font leur apparition. Les herbes dorées sur fond de montagnes striées rouges forment un superbe tableau.
La vallée s'élargit et s'humanise et, à l'approche des villages, nous croisons quelques véhicules alors que nous n'en avions rencontré aucun durant toute la montée. Des troupeaux de vaches profitent de l'herbe des abords du rio.
Quelques kilomètres avant Cachi nous rejoignons la route de Salta et profitons du bitume pour les derniers tours de roue. À Cachi, nous trouvons facilement une chambre dans une jolie bâtisse agréablement restaurée avec un patio ensoleillé au calme.
Nous profitons ensuite de la température clémente pour parcourir les rues du village aux maisons blanches. Nous ne sommes plus qu'à 2200 m,. De tous les bars jaillissent les cris passionnés des supporters de l'équipe de football argentine qui joue sa qualification. Nous montons ensuite sur la butte du cimetière qui offre un vaste panorama sur la vallée et la ville. | | | À: Mjp · 20 octobre 2018 à 21:34 · Modifié le 21 oct. 2018 à 21:04 Message 9 de 63 · Page 1 de 4 · 9 482 affichages · Partager CACHI - CAFAYATE27/06 : nous gagnons l'aérodrome situé au dessus de Cachi pour avoir un panorama sur le Nevado Cachi éclairé par le soleil levant puis poursuivons sur la route 40 vers le sud.
De nombreuses habitations en adobe, dont beaucoup menacent ruines, bordent la route.
Jusque Molinos la vallée ne présente pas de vue spectaculaire malgré la présence de montagnes de chaque côté.
À Molinos, plaisant village aux maisons blanchies et aux ruelles pavées, nous découvrons un centre d'interprétation qui présente une intéressante histoire de la vallée Calchaqui. Puis nous visitons l'église qui a la particularité d'avoir un chemin de croix tissé en laine de lama.
Le parcours devient ensuite beaucoup plus varié avec une succession de paysages sauvages et surprenants : roches rouges alternent avec des espaces pierreux gris, blancs, verts qui attestent de la variété géologique de la région. Des zones désertiques à la maigre végétation alternent avec des hameaux bordés d'espaces cultivés dont les quelques maisons témoignent de l'activité agricole. Quelques bodegas se présentent même au bord de la route mais nous ne voyons que de rares et minuscules champs de vignes. Un petit détour vers Angastaco, village isolé dans un décor de far west désertique, nous permet de trouver le comedor Machamama où nous déjeunons copieusement pour un prix modique. La route se poursuit au travers de plusieurs quebrada dont la plus spectaculaire, la quebrada de Flechas, traverse un ensemble impressionnant de roches blanches ou grises tourmentées par l'érosion. L'accès rapide à un petit belvédère près de la route montre l'étendue de la zone et la complexité du relief.
À l'approche de Cafayate, la vallée s'élargit et le rio Calchaqui brasse de belles eaux d'un bleu profond. Vingt kilomètres avant l'arrivée, le ripio laisse place à une route goudronnée à ma grande satisfaction après ces trois journées de conduite sur piste.
QUILMES - QUEBRADA DE LAS CONCHAS28/06 : nous partons visiter le site de Quilmes. Dès la sortie de Cafayate les vignobles apparaissent de chaque côté de la route et les bodegas se succèdent. À Quilmes, un centre d'interprétation présente l'histoire et les modes de vie de la cité. Malheureusement, aucune explication n'est fournie en anglais ou français et aucune carte ne permet de comprendre clairement l'organisation du site. La ville qui accueillait plusieurs milliers d'habitants est établie sur le versant d'une colline et dominée par des forteresses. La visite permet d'observer la taille importante des habitations dont les soubassements ont été reconstitués.
Nous retournons ensuite vers Cafayate avant de prendre la route de la quebrada de las Conchas. Sur une quarantaine de kilomètres la géologie nous offre des formes d'une incroyable variété dans des palettes de couleurs innombrables. Gorges, surplombs, cannelures, fissures, plissements, strates se mêlent et s'entremêlent des deux côtés de la route. Des contrastes violents d'ombre et de lumières soulignent les parois verticales et resserrées de la gorge du diable et de l'amphithéâtre.
Après la gorge du diable nous repartons en sens inverse ce qui nous permet de profiter de nouveaux points de vue sur des formations rocheuses particulièrement soulignées par le soleil de fin de journée.
CAFAYATE - SALTA29/06 : vers 9h, nous prenons la route de Salta et parcourons à nouveau la quebrada de la Conchas.
D'une manière générale, les sites sont plutôt dans l'ombre et les points de vue moins intéressants qu'avec le soleil de fin d'après-midi. Par contre, l'amphithéâtre et la gorge du diable, ne voient pas encore le soleil, ce qui permet de bien mieux apprécier les nuances de forme et de couleur des falaises. Tout en louvoyant au fond de la vallée sinueuse qui devient de plus en plus verdoyante nous gagnons la grande plaine agricole située au sud de Salta. À l'approche de la ville les villages se rapprochent et la circulation se densifie. Dans Salta l'animation nous paraît plus importante que lors de notre précédent séjour. Les drapeaux argentins se vendent comme des petits pains en cette veille de rencontre de football France Argentine. | | | À: Mjp · 20 octobre 2018 à 22:09 · Modifié le 6 nov. 2018 à 12:02 Message 10 de 63 · Page 1 de 4 · 9 477 affichages · Partager SALTA - TOLAR GRANDE30/06 : Roland, français expatrié qui a créé l'agence Salta excursions vient nous chercher pour prendre la route vers San Antonio de la Cobres. La route emprunte la longue quebrada del Toro aux roches encore une fois très colorées, franchit le col de Abra Blanca à 4080m avant de redescendre vers San Antonio. Nous suivons la ligne de chemin de fer du train des nuages aux ouvrages d'art métalliques à l'aspect rouillé. À San Antonio de las Cobres nous déjeunons dans un comedor au centre du village. Le match France Argentine bat son plein et tous les convives ont les yeux rivés sur le petit écran. Quand les argentins marquent un but une clameur immense envahit la salle mais lorsque, quelques minutes plus tard, les français marquent à leur tour, c'est l'abattement. Tout au long du repas nous frémissons au rythme des supporters. Quand, à la fin du match, la France l'emporte, l'amertume des spectateurs est palpable.
Nous poursuivons notre route par le viaduc métallique de Polvorilla, ouvrage d'art permettant au train de franchir un ravin à 60 mètres de haut.
La piste en bon état parcourt des paysages sauvages, franchit le col Abra Chorillos à 4560m. Au passage nous découvrons le village abandonné de Cauchari aux maisonnettes d'adobe, la gare de Laguna Seca puis le village de Pocitos aux petites maisons basses plus ou moins abandonnées.
La piste file ensuite droit pendant 12 kilomètres sur le salar de Pocitos, à la surface irrégulière et grumeleuse.
Ensuite, un véritable décor de science fiction se déroule le long du chemin avec des formes et des couleurs encore jamais vues. En particulier, le cheminement sinueux au milieu des mamelons du desierto del Laberinto est un ravissement.
La succession ininterrompue de ces paysages si surprenants est exceptionnelle. Les nuages ajoutent leur touche avec des irisations sur un large spectre de couleur. Petits canyons étroits et sinueux succèdent à de vastes plaines où la piste file droit sur des kilomètres. Le soleil commence à décliner quand nous atteignons Tolar Grande, véritable village au milieu de nulle part. Quelques rares habitants déambulent dans un environnement qui semble si hostile. Nous logeons dans une chambre simple où le petit radiateur peine à réchauffer la pièce.
TOLAR GRANDE01/07 : la chambre est restée fraîche durant la nuit (11° au réveil) mais les couvertures du lit étaient suffisantes pour ne pas souffrir du froid. Vers 9h, il fait encore frais quand nous repartons en voiture. De nombreux nuages couvrent les sommets vers l'ouest. Nous joignons rapidement le site d'Ojos de Mar situé à quelques kilomètres de Tolar. En bordure du salar, des bassins d'eau turquoise abritent des stromatholites, organismes vivants ayant contribué à la création de la vie il y a 3500 millions d'année... Encore une fois, les contrastes de couleur entre la blancheur du salar, l'eau limpide et les teintes chaudes des montagnes proches sont envoûtants.
Nous rejoignons ensuite le site d'el Arenal, dune de sable dans un décor de mamelons rouges. Nous grimpons, en ménageant notre souffle car nous sommes vers 3600m, au sommet de la dune qui offre une vue étendue sur le salar de Arizaro. Nous sommes parfois un peu bousculés par le vent et ne traînons pas trop pour prendre les photos.
La descente de la dune directement dans la pente est un vrai plaisir, un peu trop bref car la dénivellation n'est pas très importante. Pour éviter le vent violent qui balaie le salar notre guide nous propose d'aller visiter une grotte de sel, surprenant tunnel naturel qui traverse de part en part un des multiples mamelons autour desquels nous circulons. L'ensemble paraît plutôt fragile et nous nous contentons d'observer les 2 entrées de la grotte et les concrétions de sel qui les ornent.
Pour le déjeuner, nous retournons au comedor où nous avons dîné la veille et nous sommes toujours les seuls clients : il n'y a pas âme qui vive dans Tolar Grande et les rares passants se pressent pour éviter la bise.
Dans l'après-midi nous traversons le salar de Arizaro, 3 ème plus grand salar du monde après Uyuni et Atacama. Nous avons l'impression de découvrir la planète Mars tant les lieux paraissent inhospitaliers. À perte de vue de tous côtés ce ne sont que terre et sel séchés et mélangés en mottes irrégulières. Au bout de 70 kilomètres nous découvrons la merveille du jour : le cône d'Arita aux formes parfaites comme posé sur la blancheur du salar. Les nuages poussés par le vent balayent le ciel et peignent de teintes changeantes le cône et le salar : tantôt gris foncé, tantôt rosé, tantôt marron clair ou foncé selon les caprices de la lumière. Nous gravissons ensuite en voiture une piste qui mène à un belvédère exceptionnel sur l'étendue du salar orné de son cône.
Au retour nous bénéficions des lumières de fin de journée qui colorent de rose les montagnes au pied desquelles se tient Tolar Grande.
TOLAR GRANDE - SALTA02/07 : moins 6° en début de journée et nous ne ressentons pas vraiment le froid en sortant car il n'y a pas de vent. Nous prenons la route du retour. Sur la cordillère, les sommets les plus hauts sont couverts de neige fraîche scintillantes sous le soleil matinal. Les montagnes les plus proches s'éclairent petit à petit sous nos yeux. Nous reprenons la piste vers Pocitos avec une variante évitant le passage des siete curvas. L'aspect est différent de l'aller du fait de la lumière matinale.
À Pocitos nous changeons d'itinéraire par la route 129 qui passe par le col Abra de Gallo à plus de 4600 m. Au passage nous découvrons les paysages de la Puna avec ses touffes d'herbe dorées qui décorent les pentes, l'étendue blanche de la saline des Pastos Grandes et le village isolé de Santa Rosa de los Pastos Grandes surmonté de son sommet enneigé.
Des troupeaux de vigognes sauvages s'enfuient à notre approche et même un suri qui court comme un dératé en bordure de route. Nous faisons halte à San Antonio de las Cobres pour le déjeuner et reprenons ensuite la route pour rejoindre Salta où nous retrouvons un temps très nuageux et doux. Nous partons une dernière fois dans les rues de la ville pour la laverie, l'achat de billets de bus pour le lendemain et des courses au supermarché que nous avons quelques difficultés à retrouver. Les rues sont très animées dans la soirée et les files d'attente toujours aussi importantes aux caisses et aux distributeurs de billets..
SALTA - YAVI03/07 : il bruine au réveil. Après un rapide aller/retour au distributeur de billets nous gagnons à pied la gare routière. Le chargement des bagages est l'occasion d'une petite discussion avec l'employé qui veut nous faire payer 10 ARS alors que la personne du guichet avait confirmé que le transport des bagages était gratuit. Finalement nous lui laissons 5 ARS de pourboire. Le bus très confortable avec des sièges inclinables part avec 20 minutes de retard. Nous traversons de grandes plaines agricoles avant d'atteindre San Salvador de Jujuy où nous rejoignons la route empruntée avec la voiture au début du séjour. Aux arrêts, des vendeurs d'empanadas, biscuits ou verres de gelée font rapidement le tour du bus. Après Humahuaca la route rejoint l'altiplano avec ses grands espaces semi désertiques. Quelques villages perdus au bord de la route sont l'occasion de brefs arrêts. Pour les derniers kilomètres de nombreux passagers sont obligés de rester debout. L'influence de la Bolivie toute proche se ressent dans les vêtements et les visages des passagers. À la gare routière de la Quiaca, Marisol contactée par Roland nous retrouve et nous emmène à Yavi, distant de 18 kms, où elle tient une petite hospedaje. Elle est très sympathique et joviale. La chambre est sommaire mais propre, équipée d'un chauffage un peu capricieux. | | | À: Mjp · 21 octobre 2018 à 3:13 Message 11 de 63 · Page 1 de 4 · 9 461 affichages · Partager Salut MJP,
Voilà un super parcours que vous avez réalisé.
J'ai visité la plupart des lieux que tu décris et c'est un ravissement de voir tes photos. la route qui mène à tolar grande a une autre lumière que celle que j'ai vue. Il y a beaucoup d'autres lieux que je revisite à travers ton carnet comme Susques, las grandes salinas. Mais ce qui me surprend le plus, ce sont les couleurs autour du cono de arita . Je n'avais pas eu ces couleurs blanches et rosées. Nous avons raté le belvédère au dessus du cono de arita et toutes tes photos me donnent furieusement envie d'y retourner.
C'est dommage de ne pas avoir continuer jusqu'à Antofalla pour son magnifique salar et jusqu'à antofagasta de la sierra, pour découvrir el campo de piedra pomez .
J'attend ta partie Bolivie.
Merci déjà de ce partage. | | | À: Diamina · 21 octobre 2018 à 21:02 Message 12 de 63 · Page 1 de 4 · 9 433 affichages · Partager Merci du commentaire Nous avons aussi regretté de ne pas continuer vers Antofalla et Antofagasta car nous avons vraiment été fasciné par la région de Tolar Grande, mais il a fallu faire des choix et nous voulions passer plusieurs semaines en Bolivie | | | À: Mjp · 23 octobre 2018 à 13:17 Message 13 de 63 · Page 1 de 4 · 9 383 affichages · Partager Magnifique carnet est très belles photos. Merci pour ce partage. 
Je me réjouis de lire la suite, la partie Bolivie m’intéresse spécialement.
Pour un futur voyage, peux-tu me dire chez qui tu as loué la voiture? | | | À: Ticapi · 23 octobre 2018 à 22:18 Message 14 de 63 · Page 1 de 4 · 9 357 affichages · Partager Bonsoir, J'avais loué la voiture à l'agence Sixt du centre ville de Salta avec une réservation préalable par internet | | | À: Mjp · 24 octobre 2018 à 2:30 Message 15 de 63 · Page 1 de 4 · 9 347 affichages · Partager Salut Mjp,
As-tu pu payer par carte de crédit pour ta réservation? | | | À: Diamina · 24 octobre 2018 à 20:19 Message 16 de 63 · Page 1 de 4 · 9 306 affichages · Partager Oui, j'ai payé par carte Visa | | | À: Mjp · 24 octobre 2018 à 20:31 Message 17 de 63 · Page 1 de 4 · 9 305 affichages · Partager Re-coucou,
Merci pour ta réponse précédente.
Est-ce que le dollar blue et l'euro blue ont disparu? Y a-t-il toujours des arbolitos? des casas de cambio au noir? La carte de crédit est-elle acceptée sans supplément partout où tu es passé? Il y a 2 ans, quand nous étions allés en Argentine, j'avais dû me déplacer avec beaucoup d'espèces car la carte de crédit était très peu acceptée. J'avais emporté beaucoup d'euros que j'avais changés à Mendoza, première ville argentine où nous sommes arrivés, car nous étions arrivés en voiture depuis Santiago, par le paso del christo redentor. | | | À: Diamina · 24 octobre 2018 à 20:38 Message 18 de 63 · Page 1 de 4 · 9 300 affichages · Partager La carte de crédit est peu acceptée dans les commerces mais il y a des distributeurs dans beaucoup de villages. Par contre le montant du retrait est limité ce qui oblige à retirer de l'argent tous les jours ou presque avec des frais évidemment.... | | | À: Mjp · 25 octobre 2018 à 1:02 Message 19 de 63 · Page 1 de 4 · 9 283 affichages · Partager Par contre le montant du retrait est limité ce qui oblige à retirer de l'argent tous les jours ou presque avec des frais évidemment....
Bon, il vaut toujours mieux venir avec un paquet d'espèces alors. C'est plus sûr!! Surtout que je suppose que les DAB sont parfois à sec. Finalement, pas de grands changements en fait!!! | | | À: Mjp · 2 novembre 2018 à 13:52 Message 20 de 63 · Page 1 de 4 · 5 794 affichages · Partager Superbe récit et photos magnifiques. Vivement la suite. | Carnets similaires sur l'Argentine: Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 3 118 visiteurs en ligne depuis une heure! |